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d ialogue Mensuel pour les salutistes et amis de l’Armée du Salut

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Photo :  Sara Stöcklin

J’étais étranger, et vous m’avez recueilli Quel accueil réservons-nous aux étrangers  ? Visite des commissaires Birgitte Brekke et Dorita Wainwright Nouvelles salutistes

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Dialogue

Editorial Photo : MAD

Concert du Camp de Musique

Photo  :  Jacques Tschanz

19 avril, soirée du samedi de Pâques  : la salle de spectacle de Ste-Croix se remplit des familles et amis des campeurs et d’habitants du lieu.

C’est que le concert final du Camp de Musique a construit sa réputation depuis des années. Et cette année encore il a tenu ses promesses. Imaginez plus d’une centaine de campeurs accompagnés d’un staff d’une quarantaine d’adultes réunis pendant une semaine aux Rasses. Cette ruche bourdonnante d’activités (guitare, danse, composition, tambourin, brassband, percussion, chant, création de décors et de costumes) a permis à chacun d’apprendre quelque chose de nouveau, mais aussi de

créer des liens et d’approfondir sa foi. Le résultat est là, sous nos yeux … l’histoire biblique de Daniel, mise en scène. Que de talents et d’imagination. Les tableaux se succèdent et nous entraînent dans la vie avec ses hauts et ses bas, ses succès et ses revers, relevant l’importance de faire confiance à Dieu qui prend soin de nous et d’oser témoigner de son amour, même si cela coûte  ! Jacques Tschanz

Annonce Salvation Street, le groupe de jeunes salutistes qui anime les rues des plus grandes villes de Suisse romande, remet ça le 17 mai 2014, dès 14h, à la Place de la Gare d’Yverdon-les-Bains. Le label Cortes Music (un label de rap chrétien, dont fait partie MIJ Ases) est partenaire de l’évènement. Rap, chorégraphies, sketchs, barbes à papa, tout est gratuit  ! Alors n’hésitez pas à en profiter. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’Œuvre de jeunesse  : salvy.ch

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A l’écoute des besoins de l’étranger Le résultat de la votation de février dernier le prouve, il n’est pas évident de s’ouvrir à l’étranger, de l’accueillir et de le soutenir. Prendre soin de l’étranger est pourtant un commandement de Dieu (cf. page 6). C’est que les différences culturelles et la méconnaissance de l’autre instaurent d’emblée une certaine séparation, qui peut être difficile à combler. Parfois perdus dans une société qu’ils ne comprennent pas, les migrants ont peu de repères et de ressources auxquels s’accrocher. Même s’ils désirent profondément s’intégrer, ils se heurtent quotidiennement à des obstacles très pratiques (cf. page 5). «  Car l’Eternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et terrible, qui ne fait point acception des personnes et qui ne reçoit point de présent, qui fait droit à l’orphelin et à la veuve, qui aime l’étranger et lui donne de la nourriture et des vêtements.  » (Deutéronome 10  :  17-18). Efforçons-nous à aimer et accueillir chacun, comme Dieu le fait continuellement pour nous. Sébastien Goetschmann

Charte internationale de l’Armée du Salut L’Armée du Salut est un mouvement international et fait partie de l’Eglise chrétienne universelle. Son message se fonde sur la Bible. Son ministère est motivé par l’amour de Dieu. Sa mission consiste à annoncer l’Evangile de Jésus-Christ et à soulager, en Son nom, sans distinction aucune, les détresses humaines.


Info AdS

Une Armée du Salut jeune et dynamique Une place toute particulière sera faite à la jeunesse lors du Congrès territorial des 10 et 11 mai à Bulle.

UN Peuple

un appel une passion !

Congres territorial 10.-11. Mai 2014 - Bulle

En organisant un programme spécial teens dans le cadre du Congrès territorial de l’Armée du Salut, nous voulons rejoindre les jeunes dans leurs préoccupations, être au plus proche de leurs intérêts. Ce n’est pas une mise à l’écart, d’ailleurs le lancement et la clôture du Congrès se font en commun pour montrer que nous sommes

armeedusalut.ch/teens-congres

«  Une armée  », mais au contraire la preuve que nous voulons être à l’écoute de notre jeunesse. Teens (13 - 18) Si tu as envie de passer un week-end extraordinaire, de partager avec d’autres jeunes chrétiens et de faire la fête, alors ne

manque Bulle 2014 sous aucun prétexte  ! La salle 050 de l’Espace Gruyère, qui accueillera le Congrès, sera réservée aux teens uniquement. Funpark, bar à cocktails, salon et monde de la Bible multimédia t’attendent. Le samedi soir, un super groupe t’entraînera dans un temps de louange et tu pourras vivre, en direct, l’inauguration du nouveau logo rELOVution. Viens prendre une part active, particulièrement lors des discussions sur les îles thématiques du dimanche, au Congrès. Enfants (5 - 12) Les plus jeunes auront également un programme spécial durant tout le Congrès. Ils découvriront le kibi HolzBauWelt de la Ligue pour la lecture de la Bible germanophone, et seront plongés dans des aventures bibliques de construction. Une garderie sera aussi mise en place, mais pas durant tout le week-end. Les programmes complets se trouvent sur le site dédié au Congrès  : armeedusalut.ch/ congres La Rédaction

De vous à moi

Photos  :  Werner Tschan

Accueillir des étrangers D’après le dictionnaire, le terme «  étranger  » signifie  : autre, qui n’est pas d’ici ; exotique ; qui n’a pas de lien ; qui n’est pas familier à quelqu’un ; qui n’est pas intime … Devonsnous et pouvons-nous accueillir des étrangers, des personnes différentes, des réfugiés  ? A cette question, une grande partie de la population suisse répond par la négative. N’est-ce pas la peur de l’inconnu qui pousse tant de personnes à adopter une attitude défensive  ? D’une part, nous voyageons volontiers dans des pays étrangers afin de découvrir ce qui est inconnu, d’autre part, accueillir des personnes étrangères dans notre pays nous semble plutôt compliqué. Tant qu’on en reste aux discussions théoriques, c’est facile d’argumenter. Et pourtant, savons-nous comment les étrangers domiciliés dans notre pays perçoivent notre «  hospitalité  »  ?

En visitant un Centre d’accueil temporaire, nous nous sommes plongés, l’espace d’un instant, dans le monde des «  étrangers  » dans notre pays. Lors de cette visite, l’atmosphère était lourde et nous avons croisé des visages affolés. Quelques heures plus tôt, une famille de quatre personnes avait été emmenée pour être expulsée de notre territoire. A cinq heures du matin, une escorte de 20 policiers avait fait irruption dans le Centre et avait tiré les résidents de leur sommeil. Les personnes concernées ont juste eu deux heures pour rassembler leurs affaires. Pouvons-nous imaginer ce que cela signifie de se coucher chaque soir, habités de la peur constante que tous nos espoirs de vie plus digne soient anéantis du jour au lendemain  ? C’est ce que vit aussi Nico, qui se cache depuis dix ans. En tant que réfugié non reconnu, il a été placé dans un Centre d’assistance minimale. Les huit francs qu’il reçoit doivent lui suffire pour subvenir à ses besoins en nourriture, en articles de toilettes, etc. Seulement, pour acheter ces articles, Nico doit quitter le périmètre du Centre et, ce fai-

sant, il se met en infraction et risque de finir en prison et de devoir payer des amendes conséquentes ... Nous avons, à de nombreuses reprises, accueilli chez nous des personnes étrangères pour une longue période et avons appris que vivre sous un même toit avec des étrangers pouvait être tant un défi qu’un enrichissement. Mais, en tant que chrétiens, nous sommes convaincus de voir l’image de Dieu dans chacun de nos semblables, qu’il soit étranger ou non, et voulons agir selon la Parole de Dieu  : «  Agissez l’un envers l’autre avec bonté et compassion. N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre,  ...  » Zacharie 7  :  10 Commissaires Franz et Hanny Boschung, Chefs de territoire franz_boschung@armeedusalut.ch hanny_boschung@armeedusalut.ch

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Dossier – J’étais étranger, et vous m’avez recueilli

De petits gestes peuvent faire la différence

Photo  : Sébastien Goetschmann

Accueillir l’autre, celui qui est différent de nous, ne veut pas forcément dire lui offrir de quoi se loger, se nourrir, se vêtir, ... Le réel accueil se trouve dans l’attitude d’hospitalité que nous adoptons. L’Armée du Salut et les personnes qui la composent mettent de nombreuses choses en place pour offrir cette hospitalité.

Pascal Schneider offre de son temps pour donner des cours de français à Lausanne.

Une amitié née grâce aux cours de français Sergueï est Ukrainien. Arrivé en Suisse en 2012, il a suivi, en compagnie de Dimitri et Tarras (deux compatriotes rencontrés au Portugal) les cours de français pour débutants, donnés par le Poste de l’Arc lémanique. Lors d’une rencontre au culte, Philip Surmont leur a alors proposé des cours supplémentaires (privés) dans le but de les aider à mieux s’intégrer. Ils sont rapidement devenus amis. En 2013, Natacha, l’épouse de Sergueï et leurs deux enfants ont pu le rejoindre en Suisse. Que ce soit pour les cultes, les cours de français ou d’autres occasions comme des repas (1ère raclette, grillades,  …) une belle amitié s’est forgée et, dans la mesure de ses moyens, Philip les aide pour les démarches administratives … ce qu’ils apprécient le plus. Les cours facilitent donc leur intégration, les démarches administratives auprès de la commune, avec la régie immobilière,  … mais leur ont surtout permis de construire de solides amitiés.

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Hébergements temporaires dans les Postes  : des lieux d’accueil pour se stabiliser Georges Blass est Espagnol. Comme bon nombre de migrants latins, il est venu chercher du travail en Suisse, mais peine à trouver une situation stable. Depuis quelques mois, il loge dans une des quatre chambres que le Poste de Vevey met à disposition. Même si la cohabitation peut s’avérer parfois compliquée avec les autres locataires, il est heureux de pouvoir habiter là. Avoir un appartement lui permet une certaine liberté, bien qu’il y ait des règles à respecter, comme dans tout bail. En plus de cette liberté, il sait qu’il peut s’adresser au responsable du Poste pour demander de l’aide, des conseils ou simplement discuter. C’est un précieux soutien. Grâce à cet appartement, Georges espère maintenant trouver un travail stable, qui lui permette d’être totalement indépendant.

De la Chine à Bâle La famille Zhao, originaire de Chine, vivait en Suisse depuis un mois lorsque le Poste de Bâle, qui chantait dans la rue un dimanche, l’a invitée à prendre le café et un morceau de gâteau dans la salle de culte de l’Armée du Salut. La musique et le groupe ont plu à la famille. «  Je me sentais seule et j’ai apprécié que ces gens m’accueillent de manière aussi sympathique et chaleureuse  », confie Madame Zhao. «  A partir de ce jour, nous sommes allés régulièrement au culte, même si la langue nous demandait beaucoup d’efforts. Nous nous sommes rapidement sentis comme à la maison.  » Grâce au soutien des membres du Poste et à la traduction du culte en anglais, les Zhao ont commencé à comprendre le message de la Bible, qui leur était jusqu’ici inconnu, et à en tirer de la force. «  Aujourd’hui, il nous manque quelque chose si nous n’allons pas à l’Eglise le dimanche  ». La Rédaction


Un pays d’accueil avec ses obstacles Qu’est-ce qu’un planning de buanderie  ? Faut-il garder les boîtes de conserve au réfrigérateur  ? Comment économiser de l’électricité  ? Dans le nouveau cours d’intégration organisé par l’Aide aux réfugiés de Berne, les migrants se familiarisent avec notre mode de vie.

Pour les requérants d’asile et les personnes admises en Suisse à titre provisoire, l’emménagement dans leur propre appartement est un temps fort. Mais il représente également un défi. Depuis 2013, l’Aide aux réfugiés de l’Armée du Salut a intégré, dans son programme d’apprentissage «  LernPunkt  », un cours visant à se familiariser avec le mode de vie en Suisse. Comme il n’existe aucune offre comparable dans le pays, ce cours constitue une expérience pionnière. Les obstacles à l’intégration Saskia Häfliger et Janine Renaud ont préparé le cours auquel je suis autorisée à participer durant une matinée. La salle de séminaire se remplit au fur et à mesure avec environ une douzaine de personnes d’origines différentes. D’autres personnes sont inscrites mais ne sont pas venues, bien que la participation au cours soit obligatoire pour la plupart d’entre elles. La communication fonctionne difficilement et s’avère être un obstacle majeur à mesure que le cours avance. En effet, si certains participants parlent déjà bien l’allemand, d’autres ne comprennent que quelques mots et certains ne savent ni lire, ni écrire.

Tout interdit  ? La concentration des participants démontre à quel point les règles en vigueur en Suisse ne sont pas prises à la légère. «  Les personnes qui ont déposé une demande d’asile s’appliquent à prouver leur volonté de s’intégrer  », affirme Nelly Aebischer, responsable du LernPunkt. «  Si le ramassage des déchets a lieu le lundi, êtes-vous autorisé à déposer vos ordures dans la rue la veille  ?  », demande Saskia Häfliger. Un jeune Tibétain répond alors consciencieusement  : «  Non  ! Dimanche, tout interdit  !  » L’exercice qui suit consiste à trier les déchets. La bouteille vide en plastique qui contenait originellement de l’huile est également un défi pour moi. Je me rends compte à quel point la vie en Suisse peut s’avérer compliquée pour les migrants et à quel point certaines règles peuvent leur sembler étranges. Nelly Aebis-

Photos  : Sara Stöcklin

Les formatrices n’ont d’autre choix que de travailler avec des symboles, des images et des exercices pratiques. Les règlements de maison, les mesures d’économie d’énergie, l’élimination et le recyclage des déchets, ainsi que l’utilisation des appareils ménagers figurent au programme du jour. Un appar-

tement modèle sur le lieu de formation sert à illustrer le propos. Dès le début du cours, les formatrices se heurtent à une nouvelle difficulté  : elles ne peuvent pas fournir aux participants une liste comportant toutes les règles qui régissent la vie en société dans notre pays. En effet, les règles ne varient pas seulement d’un canton à l’autre, mais également d’une commune à l’autre, et d’un appartement à l’autre. Etiquettes de taxe à ordures ou taxe au sac, papier et carton à recycler ensemble ou séparément, jours de lessive fixes ou libres  : les règles sont précises, mais ne sont pas toujours les mêmes.

Reza Ostad Djalil (à droite) lors d’un exercice.

cher présente la gestion de l’électricité et de l’eau comme un point crucial du cours. Les personnes qui n’étaient pas habituées à un tel confort trouvent déjà difficile de s’en passer. «  Par principe, on utilise l’ascenseur ou le tram plutôt que d’aller à pied.  » Un nouveau pays Reza Ostad Djalil, l’un des participants, a déposé une demande d’asile depuis bientôt sept ans. Cet Iranien de 44 ans a déjà suivi plusieurs cours de langue organisés par l’Aide aux réfugiés de l’Armée du Salut et parle bien l’allemand. Malgré toutes les règles en vigueur, la vie en Suisse représente pour lui, qui a fui son pays pour des raisons idéologiques, la liberté. Deux semaines après le cours, je lui rends visite dans son appartement à Langenthal (BE), qu’il partage avec trois autres requérants d’asile. L’appartement est peu meublé, mais très propre. Les hommes me montrent fièrement le vieux papier à recycler qu’ils ont entreposé sur le balcon. Je remarque également qu’ils ont mis une lampe économique dans le salon. La multiprise avec l’interrupteur à bascule que Saskia Häfliger a montré aux participants n’est pas une nouveauté pour Reza. Il a déjà franchi le cap de l’intégration et a trouvé une nouvelle patrie en Suisse. Sauf sur le papier. Il doit attendre et garder espoir jusqu’à ce que l’Office fédéral des migrations ait rendu sa décision finale. Après, il pourrait bien repartir à zéro dans un nouveau pays. Sara Stöcklin

Saskia Häfliger remet aux participants un sac avec des déchets, qu’ils doivent trier.

Pour plus d’informations (en allemand)  : fluechtlingshilfe.heilsarmee.ch «dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · mai 2014

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Dossier – J’étais étranger, et vous m’avez recueilli

Tu aimeras l’étranger comme toi-même  ! Que dit la Bible sur l’accueil de l’étranger, comment le vivre dans le concret  ? Ce sont des questions très actuelles …

La bénédiction de l’étrangère

Photo  : Sébastien Goetschmann

Lorsque j’étais officier de Poste à Vevey, j’ai constaté une nette évolution du nombre de personnes qui viennent demander de l’aide à la porte du Poste.

Aider les étrangers à s’intégrer est biblique. Ici, lors d’un cours de français à Lausanne.

L’Ancien Testament est très clair concernant les étrangers, et même si la loi de Moïse fait tout pour préserver les Israélites de l’influence des étrangers, elle se montre favorable à ces derniers partout où elle le peut. Elle les recommande à la bienveillance des Hébreux  : «  Tu n’opprimeras pas l’immigrant, tu ne l’exploiteras pas non plus …  » (Lévitique 19  :  33). Bien plus, l’immigrant doit être traité comme un indigène  : «  Tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été immigrants dans le pays d’Egypte. Je suis l’Eternel, votre Dieu.  » (Lévitique 19  :  34). Tout était organisé pour que l’étranger puisse s’intégrer. Condition indispensable pour garder un peuple uni. Des prérogatives leur étaient accordées lors des fêtes  : «  Alors viendront  : le Lévite, qui n’a ni part ni héritage avec toi, l’immigrant, l’orphelin et la veuve, qui résideront avec toi ; ils mangeront et se rassasieront, afin que l’Eternel, ton Dieu, te bénisse dans toute l’œuvre que tu entreprendras de tes mains.  » (Deutéronome 14  : 29  /  26  :  11). Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce que Dieu attend de son peuple. La majorité des rites religieux sont accessibles à l’étranger, la majorité des interdictions s’appliquent tant au Juif qu’à l’étranger. Tout est fait pour faciliter la naturalisation, qui était cependant refusée à certaines personnes en fonction de critères théocratiques (Deutéronome 23  :  7-8). Un dénombrement fait par Salomon mentionne la présence de 153 600 étrangers en Palestine. (2 Chroniques 2  :  17).

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Renversement de point de vue dans le Nouveau Testament Le Nouveau Testament pose la question  : qui est étranger  ? Et plusieurs textes démontrent d’une part qu’il n’y a plus d’étrangers dans le royaume de Dieu qu’a inauguré Jésus-Christ, (Galates 3  :  28  /  Colossiens 3  :  11). D’autre part, que c’est nous qui sommes étrangers dans ce monde et voyageurs sur la terre en attendant d’entrer dans la patrie céleste (1 Pierre 2  : 11), notre cité à nous est dans les cieux (Philippiens 3  :  20), car nous sommes «  concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu  !  » (Ephésiens 2  :  19).

Des personnes de tous âges, nationalités, religions. Parmi ces personnes je me souviens de cette femme qui est venue après le culte un dimanche. En la voyant j’ai pensé à ces bandes organisées venant de l’Est, vivant de mendicité et d’autres expédients. Une «  clientèle  » exigeante et parfois assez «  pénible  » à qui j’offre un café, une oreille attentive, un conseil et parfois une aide financière. Autour d’une tasse de thé, j’écoute son histoire, la misère au pays, une fille handicapée, la recherche d’un travail dans la région, le besoin d’argent pour les médicaments. Le scénario habituel …

Tout ceci ne rend pas caduc le commandement de Lévitique 19  : «  Tu aimeras l’étranger comme toi-même  !  » même si cela n’est pas évident. Dans l’Eglise primitive, combien de disputes et de controverses juste pour savoir si l’étranger a le droit d’accéder au salut par la foi en Jésus-Christ. Merci à l’Esprit-Saint d’avoir choisi un Paul ou un Pierre pour rappeler que le Salut est pour toutes les nations. Si ce fait est acquis aujourd’hui dans l’Eglise, comment expliquer la peur que suscite l’étranger  ? N’apparaît-elle pas lorsque nous oublions d’une part notre condition d’étranger sur terre, et d’autre part l’importance d’aimer notre prochain comme nous-même, même s’il est «  étranger  »  ?

Pourtant, en moi murmure une voix qui me dit de l’aider concrètement. Vais-je une fois de plus me faire pigeonner  ? Après lui avoir offert une aide financière, je lui propose, si elle est d’accord, de prier pour elle. C’est ainsi que je faisais avec chaque personne que je recevais, car j’ai réalisé que souvent leur misère est aussi spirituelle. Un rayon illumine son visage et, dans un mauvais français, elle me dit qu’elle en serait ravie. Avant que j’aie eu le temps d’ouvrir la bouche, la voici se mettant à genoux, adressant à son Dieu une prière fervente, dans sa langue. Agenouillé auprès d’elle, je reste près de dix minutes jusqu’à ce qu’elle termine avec une prière de bénédiction à mon égard  ! «  N’oubliez pas l’hospitalité, car, grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli des anges  », nous dit Hébreux 13  :  2.

Jacques Tschanz

Jacques Tschanz


Echos

L’Armée du Salut est une chance

Photo  :  Sébastien Goetschmann

Le travail de l’Armée du Salut en Suisse, Autriche et Hongrie a été passé sous la loupe des commissaires Birgitte Brekke et Dorita Wainwright en février dernier. de Territoires. Il est difficile pour les gens d’ici de se détacher de tout ce qu’offre la société. Nous ne pouvons rien faire de mieux que d’inviter à se soumettre à la volonté de Dieu et à le laisser diriger, sans en appréhender les conséquences. C’est excitant de ne pas contrôler totalement notre propre destin  ! Quand je repense à ma vie, je dois avouer que ça n’aurait jamais été aussi intéressant, si j’avais suivi mes propres plans. D. W.  : Il y a aussi une forme de liberté là-dedans. Si je m’abandonne moi-même, avec tous mes plans, il y a tout à coup beaucoup plus de possibilités qui s’ouvrent. J’ai fait des choses dont je n’aurais même jamais osé rêver. Les commissaires Dorita Wainwright (à gauche) et Birgitte Brekke ont relevé l’apport imortant du Territoire Suisse, Autriche et Hongrie pour l’Armée du Salut internationale.

Sur mandat du Quartier Général international (Londres), les Commissaires ont rédigé un rapport sur les forces et les faiblesses, les opportunités et les défis de notre Territoire. A cet effet, elles se sont entretenues pendant deux jours avec les Chefs de Territoire et les responsables des différents Départements. Nous avons profité de leur présence pour leur poser quelques questions.

ne sommes pas pertinents. Les raisons de notre vocation sont toujours d’actualité.

Commissaires, vous voyagez à travers l’Europe et avez un aperçu global de la situation de l’Armée du Salut. Qu’avez-vous personnellement sur le cœur quand vous pensez à l’avenir de l’Armée du Salut  ? Birgitte Brekke  : il est important que nous soyons confiants en nous-mêmes. Nous ne devons pas nous sous-estimer ou nous justifier. Nous sommes une Armée qui est nécessaire. Ce pour quoi nous existons et sur quoi nous sommes fondés - le service aux pauvres - vient juste d’être découvert par d’autres communautés chrétiennes. Si nous restons fidèles à cette mission, Dieu nous bénira. Nous devons nous méfier de devenir trop «  ecclésiastiques  ». Nous devons rester une Armée, en route pour changer le monde, pour aider les gens dans leur détresse et les atteindre avec l’Evangile. Nous croyons que nous devons parfois nous adapter à notre temps. Mais si nous ne sommes pas populaires, cela ne signifie pas que nous

Quels sont les points forts et les spécificités que vous voyez dans l’Armée du Salut Suisse  ? B. B.  : Le Territoire est considéré comme l’un des plus actifs. C’est impressionnant de voir tout le travail qui est fait ici, dans divers domaines. Nous avons vu beaucoup d’enthousiasme chez les responsables avec qui nous avons parlé.

Dorita Wainwright  : Oui, nous ne devrions avoir aucune crainte d’être l’Armée du Salut. L’Armée du Salut est une chance. Des personnes de tous âges peuvent y prendre leur place, s’y sentir bien et endosser un rôle.

D. W.  : Le multilinguisme est une spécialité. Tout le monde ici semble être un génie de la langue  ! B. B.  : Il faut aussi mentionner les projets de développement. La Suisse apporte une contribution importante à l’Armée du Salut internationale. Et y a-t-il des défis particuliers que vous voyez pour nous  ? B. B.  : Le recrutement d’officiers et d’officières. Mais, c’est le cas pour bon nombre

B. B.  : Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui recherchent, une tâche, une mission, qui corresponde à leurs propres dons et capacités. Je ne peux pas me satisfaire de cette attitude. Les dons et les capacités, je les ai toujours reçus de pair avec la tâche à accomplir. Si j’avais adopté la position  : «  Voilà ce que je suis et ce que je peux faire  », je me serais non seulement limitée moi-même, mais également Dieu, par la même occasion. J’ai pu expérimenter, toujours à nouveau, que Dieu se charge de m’équiper de tout ce dont j’ai besoin pour accomplir ses missions. Bien sûr, il est plus facile de faire les choses pour lesquelles nous sommes doués. Développer de nouveaux dons ou faire quelque chose pour la première fois est éprouvant. Mais aussi tellement plus gratifiant  ! Questions  : Sara Stöcklin

Birgitte Brekke est née au Danemark et a servi comme officière de l’Armée du Salut en Europe et en Asie. Secrétaire internationale pour la Zone Europe depuis 2013, elle est donc le lien entre le Général et les responsables territoriaux. Dorita Wainwright est Anglaise. Elle a servi en Afrique et au Moyen-Orient. Depuis 2013, elle est Secrétaire pour les Ministères Féminins (Société & Famille) pour la Zone Europe. «dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · mai 2014

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Echos

En marche pour annoncer l’Evangile «  Aigle’is en marche  », vous connaissez  ? Depuis quatre ans, les membres des différentes Eglises d’Aigle s’unissent pour mener, tout au long de l’année, des actions en faveur de la ville. Il y a notamment une semaine spéciale de témoignages qui a été, cette année, appuyée par dix étudiants de l’Institut Biblique et Missionnaire Emmaüs. Au programme de cette semaine qui a eu lieu du 23 au 30 mars  : une présence à la gare, le projet «  semer l’évangile  » et une permanence de prière. En plus de cela, une soirée spéciale sur le thème de la souffrance, une soirée pour la jeunesse et un après-midi pour les enfants avec «  Quartier Libre  ». Recueil à vif de quelques réactions des participants de cette semaine. La présence à la gare c’est ... «  Echanger autour d’un questionnaire sur la solidarité et sur un possible rôle de Dieu dans l’entraide  », «  réaliser que les gens ont soif de Dieu  », «  ce sentiment d’être au bon endroit au bon moment  », «  voir l’intérêt des gens pour la prière et notre témoignage  », «  proposer un café ou du cake  », «  la joie de sentir une équipe avec soi  : j’avais peur d’aller vers quelqu’un, mais réaliser que plusieurs priaient pour moi à cet instant m’a donné la force d’aborder cette personne avec qui j’ai eu une discussion profonde  », «  aller au-delà des apparences  », «  constater un important besoin d’écoute  ».

L’importance de la prière La prière, c’est essentiel  ! Sans Christ, nous ne pouvons rien faire. «  Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire.  » (Jean 15  :  5). Avec sa protection, sa direction, son amour, nous sommes équipés pour aller à la rencontre des Aiglons. «  J’ai été affermie dans l’assurance que Dieu nous précède dans toutes nos actions  », «  ma vie de prière a été vivifiée par l’expérience de cette semaine et par les autres, j’ai vécu une transformation dans ma vie personnelle  », «  j’ai été encouragé de voir combien l’Esprit de Dieu inspire le groupe lorsqu’on prie plusieurs heures d’affilée avec des personnes de divers horizons  », «  la prière c’est voir Dieu répondre de manière inattendue  ».

Photos  : MAD

«  Semer l’évangile  » C’est un projet de Campus pour Christ, qui vise à offrir le film «  Jésus  » dans chaque foyer de Suisse. «  C’est sonner chez les gens en ne sachant pas quelle rencontre nous attend  », «  c’est partager de bons moments autour d’un café offert  », «  c’est être témoin de l’amour de Dieu afin que les gens aient envie de se retourner et de faire un pas vers Dieu  ». Une quinzaine de films ont ainsi pu être distribués à la population aiglonne.

Les enfants n’ont pas été oubliés, puisqu’un après-midi, avec Quartier Libre, leur était destiné.

Deux soirées ont également été proposées  : jeudi, le thème de «  l’espérance dans la souffrance  » a été porté par les puissants témoignages de deux femmes, suivi d’un temps de partage ouvert à chacun. Vendredi, l’accent a été mis sur la jeunesse avec un concert et un message. Nous étions dans la joie de voir de nombreuses personnes rencontrées durant la semaine nous rejoindre pour ces occasions  ! Avant de venir, plusieurs étudiants appréhendaient l’engagement durant la semaine. «  L’idée d’aborder les passants ou de faire du porte-à-porte nous rendait un peu anxieux. Au final, nous avons tous vécu une semaine exceptionnelle, pleine de surprises divines  ! Nous sommes allés audelà de nos limites, de nos peurs et cela en valait vraiment la peine  ! De plus, la collaboration entre ces Eglises est un bel exemple et nous a beaucoup encouragés. «  A igle’is en marche  » c’est l’unité dans la diversité et le dynamisme des Eglises d’Aigle. Nous partons heureux de savoir qu’il y a un avant et un après dans ce projet porté par les différentes communautés chrétiennes d'Aigle.  » La Rédaction

A la gare ou au Poste d’Aigle, les discussions ont été encourageantes.

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«dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · mai 2014


50 ans de camps pour la Ligue du Foyer

Photo  : Jacques Tschanz

Du 10 au 17 juin 2014 aura lieu le cinquantième camp de la Ligue du Foyer, appelé aujourd’hui «  Vacances pour dames  ». Monique Störi, salutiste au Poste de Genève 1, n’en a pas manqué un seul.

Une nuit au Musée Lors de la Nuit des Musées de la ville de Berne, le Musée de l’Armée du Salut a attiré un nombreux public avec ses discussions sur le travail dans les prisons et auprès des prostituées.

Le Musée de l’Armée du Salut a de nouveau participé à la Nuit des Musées de la ville de Berne, le 21 mars. Ouvert de 18h à 2h du matin, il a accueilli 553 personnes. Une augmentation par rapport à 2013. Il s’agissait en grande partie d’un public jeune, intéressé et positivement étonné de découvrir le Musée de l’Armée du Salut en cette soirée particulière. L’uniforme, les grades et le mot Armée suscitent toujours des discussions animées.

Mon premier camp de la Ligue du Foyer était en 1964 avec l’adjudante Alice Terraz, à Adelboden. Nous étions un petit groupe de 14 dames de Vevey, Grandcour, Lausanne et Genève. Quelques années plus tard, le camp s’est déplacé à Venthône (VS) avec la brigadière Thévoz, qui a innové en organisant deux camps de dix jours. Avec une camarade de Lausanne, nous faisions les «  Poutzfrau  », mais avec plaisir, car nous le faisions pour le Seigneur.

Depuis plusieurs années, le camp a lieu à la Pelouse (Bex). C’est mon havre de paix, j’y suis heureuse. Avec la major Egger, nous avions une Major pleine d’amour, disponible pour chacune et si gentille. Je me sens à la maison, et chaque année l’étude biblique est un moment superbe. Le programme n’est pas trop chargé et chacune a la liberté de participer aux activités qui lui conviennent. De plus, la communion qu’on y trouve avec les sœurs est formidable.

Quand le Centre de Venthône fut vendu, les camps se déroulèrent dans la magnifique demeure de la Waldegg, puis à Leysin dans l’hôtel Vermont. Partout où je mettais les pieds avec la Ligue du Foyer, je me sentais heureuse. Il y a toujours eu des gens de qualité pour donner les études bibliques. Ces expériences spirituelles fortes nous ont permis de nous sentir plus unies les unes aux autres, ce qui me faisait me sentir aussi plus près de Dieu. C’est un enrichissement encore différent que dans un Poste. De nombreuses femmes sont bénies par ces camps.

Monique Störi

La Rédaction

Photo  : Corinne Gossauer

A 90 ans, Monique Störi se réjouit toujours autant de partager une semaine en compagnie de ses sœurs. Elle participera en juin à son cinquantième camp de la Ligue du Foyer.

Plus de la moitié des visiteurs ont assisté à l’une des six causeries qui présentaient le travail de l’Armée du Salut dans les prisons et dans le «  milieu  » de la prostitution. Un lieu unique de témoignage au nom du Christ et pour le prochain.

Prochaines dates Société et Famille 10 - 17 juin  : Vacances pour dames à Bex 8 au 12 septembre  : Vacances pour seniors à Bex Informations et inscriptions  : 022 321 50 92 ou paulette_egger@armeedusalut.ch

Des visiteurs attendant la causerie. «dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · mai 2014

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Nota bene

Nouvelles des Postes

Consécration / Présentation d’enfants Aigle  : Elisa Emery, Rachel Fastiggi, Noam Volet ; Fleurier  : Charlotte Cand, Rachel Gerber ; Neuchâtel  : Chrisdavid Junior Matondo ; Orbe  : Eliam Beney ; Saint-Aubin  : Anouk Heiniger. Nominations dans le Cercle d’amis Arc lémanique  : Josiane Lovey, Sévrine Weber ; Orbe  : Mélissa Robert ; Saint-Aubin  : Mireille Gaille. Enrôlement de soldats Aigle  : Rebecca Mondati. Mariages Aigle  : Alicia Tille et Xavier Monod, Vinciane Petter et François Crottaz, Pauline Capeille et Matthieu Pochon. Nominations de collaborateurs Arc lémanique  : Ysaline Estiévenart (animatrice jeunesse Renens), Séverine Lugeon (membre du Conseil de Poste) et Jean-Martin Tschantz (membre du Conseil de Poste). Promotions à la Gloire Aigle  : Mina Badoux, Robert Drapel, Monique Jaccard, Major Hulda Volet, Bluette Walther ; Arc lémanique  : José Cortés, Adrienne Roth ; Fleurier  : Irène Stoller ; Neuchâtel  : Bluette Bonny, Frieda Schwaar ; St-Aubin  : Lte-colonelle Liliane Donzé-Jeanneret, Ruth Ramelet-Reift et Alice Wyssmann-Bichsel. Promotions à la Gloire du Ciel

Heidi Bartl-Witz, la mère de la major Heidi Studer-Bartl du «  Lieu de rencontre du quartier Eidmattegge  » à Zurich, a été rappelée par le Seigneur le 28 mars 2014, à l’âge de 90 ans. Therese Bischof-Kappeler, la mère de la major Rita Leber-Bischof du Foyer pour hommes à Vienne, a été rappelée par le Seigneur le 26 mars 2014, à l’âge de 78 ans. Nous présentons nos sincères condoléances aux familles en deuil et voulons soutenir dans la prière tous ceux et celles qui sont touchés par ces départs.

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«dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · mai 2014

Agenda des Chefs

Les commissaires Franz et Hanny Boschung, responsables territoriaux  : 20 mai  : Séance de Direction au Poste de Zurich Central 2 – 3 juin  : Conférence sur les objectifs annuels 2014, au Centre de séminaire et loisir Wydibühl 10 juin  : Présentation de la Stratégie 2014 - 2018, au Poste de Neuchâtel (Région Romande) 12 juin  : Séance du Conseil stratégique, à Berne 13 juin  : Présentation de la Stratégie 2014 - 2018, au Poste de Zurich Central (Région Est) 15 juin  : Culte au Poste d’Yverdon Les lts-colonels Massimo Tursi, Secrétaire en chef et Anne-Florence Tursi, Secrétaire territoriale Société  &  Famille  : 20 mai  : Séance de Direction au Poste de Zurich Central 2 – 3 juin  : Conférence sur les objectifs annuels 2014, au Centre de séminaire et loisir Wydibühl 5 - 6 juin  : One Army Impact Project Steering Committee, Londres 10 juin  : Présentation de la Stratégie 2014 - 2018, au Poste de Neuchâtel (Région Romande) 12 juin  : Séance du Conseil stratégique, à Berne 13 juin  : Présentation de la Stratégie 2014 - 2018, au Poste de Zurich Central (Région Est) Réunion d’adieux des commissaires Franz et Hanny Boschung et des lieutenants-colonels Massimo et AnneFlorence Tursi  : Dimanche 24 août 2014 à partir de 17h à la salle du Poste de Berne Conseils d’officiers 6 novembre 2014  : pour tous les officiers, à Berne 7 mai 2015  : pour tous les officiers, à Berne 5 novembre 2015  : pour tous les officiers, à Berne

Cours ouverts à tous

Introduction aux livres bibliques, divers enseignants  : de septembre 2014 à juin 2015, à l’Armée du Salut de Morges Formation des adultes, enseignant Pierre-Yves Wurtz  : semaine intensive du 30 juin au 4 juillet 2014, au Rimlishof à Buhl en Alscace (68530) Cours sur la communication non violente, enseignante Ruth Catalanotto  : les samedis 13 septembre, 11 et 18 octobre 2014, soit 18 heures de cours, à Vevey Informations détaillées des cours sur adscentredeformation.ch. Inscriptions  : s’adresser à Evelyne Rothacher 024 466 95 73 evelyne_rothacher@armeedusalut.ch

Félicitations

90 ans 5 juin  : Major Gladys Auberson-Cordey, Chemin de Renens 44, 1004 Lausanne 80 ans 21 mai  : Lieutenante-colonelle Jeannine Pellaton, Rue Francis Poulenc 23, F-82000 Montauban 9 juin  : Major Ruth Bossart, Treuackerstrasse 31, 9000 Saint-Gall

«  Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ luimême étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit.  » (Ephésiens 2  :  17-22).


Mutations internationales

Depuis le 1er avril 2014 La colonelle Lalngaihawmi, Commandante territoriale et Présidente des Ministères Féminins (MF) du Territoire Est de l’Inde a été promue au grade de commissaire. Au 1er juin 2014 Les colonels Charles et Denise Swansbury deviendront Secrétaire international pour les Programmes, respectivement Secrétaire pour la Mission et Secrétaire des MF pour la Zone Pacifique sud et Asie est au Quartier Général international. Ils seront promus au grade de commissaire, le colonel Charles Swansbury le 1er juin 2014 et la colonel Denise Swansbury le 2 juin 2014. Les commissaires Gerrit et Eva Marseille deviendront Commandant territorial, respectivement Présidente territoriale des MF pour le Territoire des Caraïbes. Les lieutenants-colonels Chelliah et Mallika Moni deviendront Commandant territorial, respectivement Présidente territoriale des MF pour le Territoire de l’Inde Centrale, avec promotion au grade de colonel. Ils succèderont aux commissaires M.Y Emmanuel et T. Regina Chandra Bai, qui se retireront du service actif. Les majors Chawnghlut Vanlalfela et Khupchawng Ropali deviendront Secrétaire en chef, respectivement Secrétaire territoriale des MF pour le Territoire de l’Inde du Sud-ouest, avec promotion au grade de lieutenant-colonel. Les lieutenants-colonels Davidson et Mariamma Varghese deviendront Secrétaire en chef, respectivement Secrétaire territoriale des MF pour le Territoire de l’Inde de l’Est. Ils succèderont aux lieutenants-colonels Lalramhluna et Kawlramthangi, qui se retireront du service actif. Les lieutenants-colonels Joginder Masih et Shanti Joginder deviendront Secrétaire en chef, respectivement Secrétaire territoriale des MF pour le Territoire de l’Inde de l’Ouest. Au 1er juillet 2014 Les commissaires M.C. et Susamma James deviendront Commandant territorial, respectivement Présidente territoriale des MF pour le Territoire de l’Inde de

l’Ouest. Ils succéderont aux colonels Thumati Vijayakumar et Thumati K. Manikyam, qui se retireront du service actif. Les lieutenants-colonels Edwin et Sumita Masih deviendront Commandant territorial, respectivement Présidente territoriale des MF pour le Territoire de l’Inde du Sud-est, avec promotion au grade de colonel. Les lieutenants-colonels Jashwant et Ruth Mahida deviendront Secrétaire en chef, respectivement Secrétaire territoriale des MF pour le Territoire de l’Inde Centrale. Les lieutenants-colonels Rodney et Wendy Walters deviendront Commandant territorial, respectivement Présidente territoriale des MF pour le Territoire de l’Europe de l’Est, avec promotion au grade de colonel. Ils succéderont aux colonels Kenneth et Paula Johnson, qui prendront de nouvelles fonctions dans leur Territoire d’origine (USA Sud). Le major Alexander Kharkov deviendra Secrétaire en chef pour le Territoire de l’Europe de l’Est, avec promotion au grade de lieutenant-colonel. Au 1er août 2014 Les lieutenants-colonels Godfrey et Diane Payne deviendront Commandant territorial, respectivement Présidente territoriale des MF pour le Territoire du Nigéria, avec promotion au grade de commissaire. La lieutenante-colonelle Diane Payne dès le 1er août 2014 et le lieutenant-colonel Godfrey Payne dès le 2 août. Ils succéderont aux commissaires Mfon et Ime Akpan, qui se retireront du service actif.

Les Joystrings en visite au Congrès Dans le cadre du Congrès territorial des 10 et 11 mai, à Bulle, les lieutenants-colonels Peter et Sylvia Dalziel signeront des exemplaires de leur nouveau livre. Il y a 50 ans, alors que les guitares et les batteries étaient bannies des églises chrétiennes, l’Armée du Salut a formé le groupe pop «  Joystrings  ». C’était un des premiers groupes pop chrétiens de tous les temps, et les «  Joystrings  » ont connu un énorme succès, puisqu’ils ont conquis la 32e place des charts britaniques, avec la chanson 'It’s an open secret'. La lieutenante-colonelle Sylvia Dalziel, qui, dès 1965, faisait partie du groupe de cinq musiciens avec son mari, a écrit le livre „The Joystrings : The Story of The Salvation Army Pop Group”, ceci à l’occasion du 50e anniversaire du groupe. Le livre comprend une introduction du Général (R) John Larsson, un hommage de Sir Cliff Richard, une discographie complète et de nombreuses photographies n’ayant jamais été publiées. Sylvia et Peter visiteront les Postes de Bâle et de Coire, début mai, et présenteront leur ouvrage lors du Congrès à Bulle. La Rédaction

Les majors Friday et Glory Ayanam deviendront Secrétaire en chef, respectivement Secrétaire territoriale des MF pour le Territoire du Nigéria, avec promotion au grade de lieutenant-colonel. Au 1er septembre 2014 Les commissaires Brian et Rosalie Peddle sont mutés au Quartier Général international, comme Secrétaire international, respectivement comme Secrétaire des MF pour la Zone des Amériques et des Caraïbes.

«dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · mai 2014

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Maintenir le dialogue

Dans la beauté de ta présence Père,

gue française, indispensables pour, par exemple, faire mes courses ou m’informer sur les lieux culturels existants. Mais bien plus encore, ils m’ont permis d’intégrer la fanfare, me donnant ainsi l’opportunité de vivre ma passion pour la musique et de pratiquer le français.  » Propos recueillis par Hans Bruderer

Dans le prochain «  dialogue  »

Le plus bel âge

Edition et rédaction Quartier Général Suisse-Autriche-Hongrie Laupenstrasse 5 - CP 6575 - CH-3001 Berne Téléphone 031 388 05 02 redaction@armeedusalut.ch Les changements d’adresse doivent nous être directement communiqués. Equipe de rédaction Major Jacques Tschanz (Responsable Communication), Sébastien Goetschmann (Rédacteur), Major Christine Volet-Sterckx (Neuchâtel), Monique Bürki (St-Aubin) et Capitaine Pascal Donzé (Tramelan).

Je viens à toi pour célébrer ton nom. Je viens à toi pour te dire que je t’aime, que tu es mon Père et mon Seigneur.

Layout Rolf Messerli Impression rubmedia, Wabern/Berne Fondateur William Booth Général André Cox Chef de territoire Commissaire Franz Boschung

Je viens à toi, Dieu puissant, Sauveur accueillant, pour célébrer ta sainteté. Je viens à toi pour renouveler ma foi.

En ta présence, tout est bien, tout est paix et beauté, sérénité et bonheur. Pierre-Yves Zwahlen Prières d’espérance, Ed LLB

La vie est loin d’être terminée une fois la retraite arrivée. Pleins de vitalité, ces jeunes séniors participent à de nombreuses activités. Il en est de même à l’Armée du Salut, pour qui cette tranche de la population a toujours été une préoccupation. Découvrez diverses offres qui sont destinées aux jeunes séniors ainsi que plusieurs portraits dans le prochain numéro. La Rédaction

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«dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · mai 2014

Impressum Mensuel pour les salutistes et amis de l’Armée du Salut. armeedusalut.ch

Je viens à toi, tout rayonnant de la beauté de ta présence.

En ta présence, le monde s’apaise, les circonstances les plus douloureuses se parent d’espérance.

JAB

Dialoguer avec Dieu

Amadeu Cunha a trouvé un groupe dans lequel il peut exercer sa passion pour la musique grâce aux cours de français.

3001 Berne

«  Pour moi, jouer de la musique c’est vivre ; c’est essentiel pour mon bien-être. Jouer une mélodie me remplit de bons sentiments, que je peux communiquer à travers mon instrument préféré  : la basse. Depuis mon arrivée en Suisse, j’étais à la recherche d’un groupe et lorsque la fanfare du Poste de l’Arc lémanique s’est produite à la remise des certificats du cours, j’ai oublié les difficultés de la langue et interpellé le chef de fanfare. Aujourd’hui, je suis un heureux musicien du groupe. Grâce aux cours, je connais les rudiments de la lan-

cklin Photo  : Sara Stö

Amadeu Cunha est originaire du Portugal. C’est en suivant le cours de français donné par le Poste de l’Arc lémanique qu’il a trouvé un lieu où exercer sa passion pour la musique.

Photo  : Jacques Tschanz

Les cours de français lui ont permis de pratiquer sa passion

Abonnement annuel dialogue Espoir * Etranger

CHF 46.– | 65.–* CHF 48.– | 67.–*

«

 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ... Matthieu 25  :  35

»

Dialogue 5/2014 - J'étais étranger, et vous m'avez recueilli  

L'accueil de l'étranger est un précepte biblique. Comment s'y prendre ? Quelles difficultés cela peut-il engendrer ? Découvrez le dans ce nu...

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