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d ialogue Mensuel pour les salutistes et amis de l’Armée du Salut

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Photo :  Werner Tschan

Aux armes, salutistes  ! Il faut enfiler l’équipement divin pour partir au combat Visite de la Générale en Suisse Nouvelles salutistes

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Dialogue

Photo  : stefanie zehfuss_flickr.com

Annonces

Prêt au combat Je fais du hockey sur glace et chaque match que nous jouons est un peu comme un combat. Mais avant de monter sur la glace, il faut enfiler tout son équipement et être prêt à «  combattre  ». La Parole de Dieu affirme que nous avons à mener un combat spirituel. Et comme pour une rencontre de hockey, il faut être correctement équipé et prêt à lutter. Pour cela, il faut se parer des armes que Dieu nous met à disposition (voir Ephésiens 6  : 10 − 18). Dans ce numéro de dialogue, le major Beat Schulthess explique quelles sont ces armes et comment les utiliser (cf. pages 4 et 5). Vous y découvrirez également des exemples concrets de personnes qui mènent ce combat pour faire avancer le Royaume de Dieu (cf. page 6). La différence entre le combat du chrétien et le match de hockey est qu’en Dieu, nous avons déjà la victoire. Il ne reste plus qu’à nous mettre en marche  ! Sébastien Goetschmann

Charte internationale de l’Armée du Salut L’Armée du Salut est un mouvement international et fait partie de l’Eglise chrétienne universelle. Son message se fonde sur la Bible. Son ministère est motivé par l’amour de Dieu. Sa mission consiste à annoncer l’Evangile de Jésus-Christ et à soulager, en Son nom, sans distinction aucune, les détresses humaines.

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«dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · avril 2013


Info AdS

«  Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon  » Le 1er juin, Gabrielle Keller, Directrice de la communication, relèvera un nouveau défi. Sa route l’emmène en Europe de l’Est. Elle désire que de nombreuses personnes soient bénies.

Y a-t-il une réaction d’un lecteur que tu n’oublieras jamais  ? G. K.  : Oui. Mais j’ai pardonné.

cinq ans et nous entretenons depuis des liens amicaux. Je suis heureuse qu’il revienne travailler ici. Bien sûr, pas mal de choses ont changé depuis.

Que souhaites-tu à nos lecteurs  ? G. K.  : Qu’ils examinent toutes choses et retiennent ce qui est bon. Si nos écrits peuvent, de surcroît, être une source de bénédiction, nous aurons alors atteint notre objectif principal.

Pourquoi nous quittes-tu  ? Gabrielle Keller  : 30 ans après ma conversion, 5 ans après mon engagement à l’Armée du Salut et un an après mon enrôlement, je continue ma route  : à partir du 1er juin, je servirai l’Armée du Salut en Pologne. Comment te sens-tu quand tu songes à ton nouvel environnement de travail  ? G. K.  : Sereine, malgré les immenses défis qui m’attendent.

Qu’est-ce qui a changé  ? G. K.  : Chaque rédacteur s’occupait d’un ou deux magazines. Les autres moyens de communication, y compris le rapport annuel, la communication avec les médias et la communication numérique étaient pris en charge par d’autres personnes. Aujourd'hui, nous travaillons davantage, plus vite et différemment. Avec nos ressources limitées, nous ne pouvons cependant pas toujours répondre à toutes les attentes. Cela n’est pas toujours facile à accepter.

Comment, d’après-toi, l’Armée du Salut a-t-elle évolué  ? G. K.  : L’Armée du Salut est composée de toutes sortes de personnes. Mais Dieu agit au delà. Cette volonté de le servir rend l’Armée du Salut merveilleuse  !

Que souhaites-tu à Jacques Tschanz  ? G. K.  : Lorsqu’il a été muté à Vevey, il m’a offert une carte avec un miroir et ce verset biblique  : «  Jésus, l’ayant regardé, l’aima  ». C’est cette bénédiction que je lui souhaite.

Quels défis laisses-tu à ton successeur, le major Jacques Tschanz  ? G. K.  : J’ai collaboré avec Jacques il y a

Quelle a été ta plus belle expérience  ? G. K.  : De pouvoir gagner la confiance de salutistes confirmés.

Martin Künzi, Chef du Département marketing martin_kuenzi@armeedusalut.ch

Ce sont cinq années de ta vie professionnelle que tu as données à la Rédaction de l’Armée du Salut. Au nom de la Direction, je tiens à te remercier du fond du cœur. Tu t’es constamment efforcée de communiquer les actualités de l’Armée du Salut et les thèmes de société importants sous une forme compréhensible et attrayante. Mais plus que tout, tu souhaitais que l’Evangile de Jésus-Christ puisse transparaître dans tes textes et ton travail. Ton dévouement m’a toujours impressionné et c’est avec grand regret que je dois te laisser partir. Pour ton prochain défi, je te souhaite beaucoup de courage, de sagesse et de réussite. Que Dieu te bénisse  ! MK

De vous à moi

Photos  :  Werner Tschan

En avant ! «  S o ld ats, en avant  !  »  : voilà ce que nous entonnons dans un chant bien connu. «  En avant  !  », cet appel sous forme d’ordre peut nous sembler très exigeant. Il se peut que cet appel nous cause un certain malaise. Récemment je me suis moi-même surpris, pendant une promenade, à utiliser de tels propos avec notre petit-fils  : «  Viens ici, dépêche-toi, ne traîne pas ainsi  !  » J’avais hâte d’avancer, c’est-à-dire de rentrer à la maison, bien au chaud. Il avait cependant encore tellement à découvrir. «  En avant  !  » renseigne sur notre objectif.

Dans quelle direction est-ce que je vais  ? Le chant dit «  Pour la sainte guerre, …  » Il est vrai que nous évitons cette notion, car le langage guerrier ne nous est pas familier. Et pourtant le poète utilise une formulation tirée de la Parole de Dieu  : «  En effet, ce n’est pas contre l’homme que nous avons à lutter, mais contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes.  » (Ephésiens 6  :  12). Vers la victoire ! C’est avec courage que nous pouvons nous engager dans cette aventure, car Jésus nous guide et ne nous abandonne pas. A l’image du sportif voulant atteindre son objectif  : il sait qu’il ne doit pas s’encombrer de trop de poids et qu’il doit rester à jour sur le point technique et technologique. Nous aussi, nous sommes mis au défi de ne pas nous encombrer d’anciennes casseroles dans notre progression, mais plutôt de re-

vêtir jour après jour l’armure et de combattre dans les rangs des soldats. Ce n’est pas une sinécure que de hisser la bannière de Christ à notre époque. Nous sommes parfois tellement occupés avec nous-mêmes que nous perdons de vue Jésus. Est-ce que nous aurions besoin d’un «  en avant  !  » prononcé avec amour dans notre vie spirituelle  ? L’auteur du texte de la chanson veut nous encourager à lutter pour l’œuvre de Christ et à transmettre la bonne nouvelle  : «  Acclamons ensemble Jésus, d’un seul cœur.  » Commissaires Franz et Hanny Boschung, Chefs de territoire franz_boschung@armeedusalut.ch hanny_boschung@armeedusalut.ch «dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · avril 2013

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Dossier – Aux armes, salutistes  !

Toujours plus loin, Jésus nous donne la victoire  ! «  Enfin, mes frères et sœurs, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans sa force toute-puissante.  » (Ephésiens 6  : 10). Dans la force de Dieu, nous pouvons revêtir une armure divine et apprendre à vivre dans la victoire. Quels sont les éléments qui composent cette armure  ? Le major Beat Schulthess connaît cette armure grâce à son travail au Centre d’aumônerie d’Uster.

La ceinture de vérité «  Je suis dépendant au jeu.  », nous a expliqué une personne que nous avons aidée dans le cadre d’un accompagnement spirituel. Elle vivait une double vie depuis plus de dix ans. Presque personne n’avait connaissance de sa dépendance, pas même son conjoint. Nous avons pu l’aider à mettre la ceinture de vérité  : en avouant son péché et en suivant une instruction prophétique, elle a vécu une libération totale. Elle a, entre-temps, trouvé une patrie spirituelle dans le Poste.

Photo / montage  : Rolf Messerli

Le bouclier de la foi Avoir la foi signifie avoir une forte confiance. Une confiance dans le Seigneur et en sa Parole. En pratique, lors des tentations, notre combat victorieux peut par exemple prendre la forme que nous proclamons  : «  Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, retire-toi, Satan  !  » Car il est écrit  : «  Si le Fils vous libère, vous êtes vraiment libre  !  » (voir Matthieu 4  :  1−11). La meilleure défense, c’est l’attaque  !

Les chaussures du zèle pour proclamer l’Evangile Il s’agit plus exactement d’un Evangile de paix, de paix divine. Un jour, un homme a frappé à notre porte au service d’aumônerie. Il luttait depuis plus de 15 ans contre une grave dépendance à la pornographie. Il était chrétien de longue date. Nous avons pu lui proclamer l’Evangile de paix. Dans son cas, la proclamation de la paix était liée à un accompagnement de notre part sur plusieurs mois. Par des mesures ciblées, nous l’avons aidé à se libérer de sa consommation pornographique. Finalement, sur le banc de prière, il a fondu en larmes et a vécu une libération totale. Lors de la prière de délivrance (Matthieu 18  : 18), il a dit en sanglotant que quelque chose «  l’avait quitté  ». Dès ce moment-là, il était parfaitement libre. Cela fait maintenant plus d’une année. Entre-temps, il a été intégré avec précaution dans le travail d’accompagnement spirituel, afin de s’occuper tout particulièrement des personnes dépendantes de la pornographie.

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Le casque du salut «  … Prenez aussi le casque du salut,  » (Ephésiens 6  : 17). Porter le casque, cela signifie que  nous revêtons ce qui est revenu aux chrétiens par l’acte de délivrance de Christ à la croix. Un chrétien né de nouveau peut avoir la profonde certitude d’être sauvé. Cette certitude lui confère, dans sa vie quotidienne, une profonde assurance. Il sait  : «  Par Jésus-Christ, je dispose de la vie éternelle  ! Par Jésus-Christ, tous mes péchés me sont pardonnés  ! Par Jésus-Christ, je suis devenu un enfant de Dieu  !  »

L’épée de l’Esprit Cette épée est la Parole de Dieu  : en disposant de cette arme, nous pouvons oser faire des pas de foi  ! Nous osons faire des choses dans la foi que nous ne risquerions pas sinon. Récemment, une jeune femme a été libérée d’une allergie alimentaire très sévère. Elle ne pouvait plus manger ni poissons, ni céréales, ni produits laitiers. Après la prière, nous avons convenu avec elle, sans exercer la moindre pression et en prenant les précautions indispensables, qu’elle vienne chez nous à la maison et qu’elle ose faire un pas de foi. Elle devait manger de l’émincé accompagné de sauce à la crème. Cela faisait de nombreuses années que la jeune femme ne pouvait plus manger ce genre de plat sans que de fortes crampes d’estomac ne l’accablent. Elle a fait ce pas sur la Parole de Dieu. En Jacques 5  : 14 −15, il est écrit  : «  Quelqu’un parmi vous est-il malade  ? Qu’il appelle les anciens de l’Eglise et que les anciens prient pour lui en lui appliquant de l’huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera.  » Et en Esaïe 53  : 4 −5  : «  Pourtant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé. Et nous, nous l’avons considéré comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, il était blessé à cause de nos transgressions, brisé à cause de nos fautes  : la punition qui nous donne la paix est tombée sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.  » Depuis cet épisode, elle est désormais complètement guérie depuis déjà cinq mois. Après ce pas de foi, des médecins ont examiné la jeune femme. Les examens ont attesté d’une guérison complète. Notre Poste a été encouragé lorsque cette jeune femme a donné son témoignage lors de l’une de nos réunions de sanctification.

La cuirasse de la justice Il s’agit ici de la justice que Christ a acquise pour nous à la croix. Pourquoi  ? Afin que nous soyons justifiés, c’est-à-dire que nous soyons réconciliés avec Dieu. Derrière cette cuirasse, le croyant peut évoluer dans une tranquillité et une sécurité offertes par Dieu. Avec le prophète Daniel, nous pouvons prier ceci  : «  En effet, ce n’est pas en nous appuyant sur nos actes de justice que nous te présentons nos supplications, mais en nous appuyant sur ta grande compassion.  » (Daniel 9  : 18).

Prêts au combat Le passage de la Bible sur l’armure divine montre entre autres très clairement ceci  : nous sommes sauvés pour sauver  ! Dans nos Postes salutistes, nous y sommes formés. Revêtons donc l’armure et combattons  ! Major Beat Schulthess, Officier de Poste, Zurich-Oberland

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Dossier – Aux armes, salutistes  !

Photo  : Magali Rivolet

Dans le cadre du Défi Josué, nous sommes partis le lundi 28 janvier pour un mois en Inde, avec l’école biblique de la Factory.

Les élèves de la Factory ont enseigné dans des centres de formation d’Empart et visité diverses institutions de l’Armée du Salut. Ici, une école de l’Armée du Salut au Punjab.

Nous sommes arrivés dans un pays avec une culture, un contexte économique et une histoire qui nous étaient totalement inconnus. Arriver dans un tel endroit était à la fois effrayant et excitant. Après quelques jours d’adaptation et de découverte, j’étais prête à donner, à partager, à découvrir encore plus et à être défiée. Le plus merveilleux est

que plus on donne aux autres, plus on reçoit. J’ai été très impressionnée par ça. Donner pour recevoir J’étais partie dans l’idée d’être disponible, d’être à l’écoute, de pouvoir partager, témoigner, pouvoir donner le meilleur de moimême. J’ai pu expérimenter la présence

et la puissance de Dieu pendant tout le voyage, et particulièrement après un des enseignements que j’ai apporté. À la fin de mon message, on a fait un appel et plusieurs personnes ont demandé la prière. Que ce soit pour leur avenir, leur situation familiale, leurs défis spirituels, mais aussi pour des guérisons. Le lendemain, une jeune fille est venue nous dire que pour la première fois, depuis des mois, elle n’avait plus mal au ventre  ! J’ai vraiment pris conscience qu’en donnant juste un petit peu de moi, j’ai reçu tellement plus en retour. Des sourires, des présents, mais également un sentiment inexplicable, mais qui fait tellement chaud au cœur. Un sentiment qui m’a fait sentir à la fois la présence de Dieu dans ma vie et sur ce pays, mais également un fort sentiment joie, de reconnaissance pour l’immense hospitalité des indiens. Je retiens beaucoup d’événements de ce voyage, mais surtout que si on met nos chaussures et qu’on est prêt à donner de nous, de notre temps, on reçoit tellement plus en retour, tellement de bénédictions. Ysaline Estiévenart, en formation au Défi Josué

Mon travail, ma dignité 60 ans, réfugiée reconnue, sans qualification professionnelle. Jani Ndiaye* n’a aucune chance sur le marché du travail. L’Armée du Salut se bat pour lui obtenir un emploi fixe. Cela fait maintenant quatre ans que Jani Ndiaye travaille dans une brocante de l’Armée du Salut. Sans salaire, car elle est bénévole. Chaque jour, elle parcourt de nombreux kilomètres pour se rendre au travail, ce qui montre à quel point elle l’apprécie. Un jour, un collègue lui parle de travailPLUS. Cette offre de l’Armée du Salut vient en aide à des personnes désireuses de réintégrer le marché du travail. Car chômage rime avec marginalisation. Jani Ndiaye, qui n’a encore jamais eu d’emploi rémunéré en Suisse, a décidé de s’inscrire. Sa situation de départ n’était pas optimale. C’est là, déjà, qu’a commencé l’engagement de l’équipe de l’Armée du Salut, explique Karin Wüthrich, collaboratrice de travailPLUS. Son équipe a décidé de

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prendre contact avec de potentiels employeurs pour Jani Ndiaye. Cela signifie également qu’il ne fallait pas perdre de vue l’objectif en cas de ré- Epreuve de force. L’Armée du Salut s'investit pour la ponse négative. Les collaborateurs justice. Image symbolique. de travailPLUS unissent toutes leurs forces pour trouver un lieu d’affectation où Le travail, c’est l’intégration Jani Ndiaye pourra effectuer une formation «  Un poste de travail fixe donnerait de la diprofessionnelle de plusieurs mois. Ils de- gnité à Jani Ndiaye  », explique Karin Wüthvront ensuite l’aider à trouver un employeur rich. «  Elle se sentirait mieux intégrée dans qui accepte de lui offrir un poste de travail notre société et plus responsable face à fixe, rémunéré en fonction de ses compé- celle-ci  ». Il n’est pas encore certain que tences. Mais il reste encore à trouver le fi- l’équipe de travailPLUS parvienne à lui obnancement de sa formation. A ce niveau-là, tenir un poste de travail fixe. Mais ce qui est travailPLUS sera peut-être confronté à des sûr, c’est que personne ne baissera les bras. difficultés d’ordre politique et social. Il se La Rédaction peut en effet que personne n’accepte de donner des garanties financières. * Nom modifié par la rédaction

Photo  : ramon blanquer_flickr.com

Du zèle pour proclamer l’Evangile


Echos

«  Salutistes, cultivez un style de vie sain  !  »

Photo  : Alexander Egger

La Générale Linda Bond, Cheffe de l’Armée du Salut internationale, était en Suisse du 22 au 24 mars. A plusieurs reprises, elle a appelé à honorer Dieu à tout instant de la vie. En plus des autres interventions musicales, des chants et des danses, le groupe de l’Armée du Salut « Takasa », qui concourra en mai au Concours de l’Eurovision de la chanson pour la Suisse, a chanté la chanson « You and me ». Le soir, la Générale a particulièrement encouragé les jeunes à consacrer leur vie entière à Christ.

les Lt-Colonels Massimo et Anne-Florence Tursi, ont dirigé le culte. Le chœur mixte de Thoune et la fanfare du Poste salutiste de Berne ont assuré la partie musicale du programme.

Tout abandonner pour Dieu Le dimanche des Rameaux, la Générale a invité à mener un style de vie sain lors du culte au Poste de Zurich Central. L’Armée du Salut doit honorer son Seigneur en étant une Armée sainte et pure, libre de tout préjugé et ouverte à tout le monde. La Générale a de nouveau encouragé les jeunes : « Ne laissez personne vous dire que vous êtes l’Armée de demain. Vous êtes l’Armée d’aujourd’hui ! » De nombreuses personnes ont répondu à l’appel de reconsacrer leur vie à Dieu et se sont agenouillés sur le banc de prières. Le Poste de Zurich Central était plein. La fanfare du Poste de Zurich Central et un chœur mixte ont assuré la partie musicale du culte. Après le culte, la Générale a participé à une réception dans le foyer de l’Armée du Salut à la Molkenstrasse. Elle y a rencontré des représentants de la Ville, des Eglises zurichoises, des médias ainsi que des officiers et des responsables d’institutions salutistes zurichois. Florina German Photo  : Alexander Egger

Photo  : Bernhard Hottiger

Photo  : Claude Coeudevez

A l’occasion de la Nuit des musées de Berne le 22 mars, la Générale a encore répondu à des questions tard «  Jésus est le seul Sauveur  », a prêché la Générale Linda Bond (g.) le soir. Un public nomà la Collégiale de Berne, traduite par la lt.-col. Anne-Florence Tursi. breux était venu au Musée. Les auditeurs La Générale a dirigé les Conseils d’officiers ont notamment appris à quoi ressemblait à Berne, prêché lors de plusieurs cultes, le quotidien d’une Générale et comment donné de nombreux interviews et visité un elle avait été élue. foyer à Zurich. Au cours de son voyage, elle a aussi rencontré des représentants Soyez une armée purifiée  ! de différentes Eglises et discuté avec eux. Samedi, 23 mars, la Générale Linda Bond a visité le Congrès romand à Payerne. Elle Professer Jésus a appelé les quelque 600 participants à Lors du culte public dans la Collégiale de prier pour un réveil. Elle a fait référence au Berne, la Générale a encouragé les per- passage de Marc 11  :  15 −19  : Jésus chassonnes présentes à professer clairement sant les marchands du Temple. L’Armée leur foi en Jésus. Elle s’est référée à la du Salut devrait aussi être un lieu pur dans question de Jésus  : «  Que disent les foules lequel les personnes peuvent se sentir acà mon sujet  ?  » (Luc 9  :  18 − 26). «  Jésus ceptées, a insisté la Générale. De nomest l’unique sauveur du monde. Qui est-il breux auditeurs ont répondu à son appel pour vous  ?  », a demandé la Générale aux de se mettre en ordre avec Dieu. L’aprèsquelque 700 personnes présentes au culte midi, la Générale a exhorté à recommenpublic. Les hôtes, les Commissaires Franz cer à pleurer pour les gens perdus et à et Hanny Boschung, Chefs du Territoire et préparer le réveil en priant.

Toujours le sourire  : La Générale Linda Bond interviewée par la major Christine Staiësse et la capitaine Agnès Wahli, avec le Poste junior de Zurich Central et devant la Collégiale de Berne avec les commissaires Franz et Hanny Boschung ainsi qu'Emil Ramsauer du groupe «  Takasa  ». «dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · avril 2013

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Echos

Malleray met les talents artistiques à l’honneur

Le but de ces activités culturelles est de créer un lien entre la foi personnelle et sa manifestation artistique, et ouvrir ainsi les portes de notre communauté au grand public, qu’il soit chrétien ou non. Les émotions exprimées soit par les peintures, soit par la musique ont parlé de façons diverses aux personnes présentes. Elles ont également suscité des questions et permis de créer des contacts entre l’Armée du Salut et les autres communautés chrétiennes de la région et d’ailleurs. Quand la peinture exprime la foi Samedi 2 mars, le vernissage de l’exposition de tableaux a donné la possibilité au camarade du Poste de Malleray Pius Arpagaus de parler de ses émotions qui découlent de sa foi. Il a commencé à dessiner et à peindre il y a cinq ans et considère que les images parlent mieux que ses mots. C’est un moyen original de partager des expériences qui ont marqué sa vie ainsi que la paix et la joie d’être avec le Seigneur.

Photos  : MAD

Dans la série de manifestations «  Art et foi  », le premier week-end de mars, l’Armée du Salut de Malleray a organisé une exposition de tableaux de Pius Arpagaus ainsi qu’un concert donné par la chorale russe «  Voskresenije  » (résurrection en français) de Saint-Pétersbourg. rale attendait les gens intéressés à l’entrée de l’Eglise. Occasion également de dialoguer avec les artistes après le concert. La soirée s’est terminée sous les applaudissements d’un public enchanté par la qualité musicale présentée. Lieutenante Roxana Termignone-Kozlovsky

La foi amène parfois des émotions violentes, comme l’exprime ce tableau qui représente la souffrance / Golgotha.

La Russie s’invite à Malleray Le dimanche soir 3 mars, à l’Eglise catholique de Malleray, l’Armée du Salut a introduit l’ensemble russe «  Voskresenije  » conduit par leur directeur Jurij Maruk. La chorale s’est présentée avec un répertoire divers de pièces de musique classique des XVIIIème et XIXème siècles (Rachmaninov, Tchaïkovski, Bizet), ainsi que des pièces appartenant au folklore russe, qui ont fait le délice de l’auditoire. Les membres de l’ensemble sont tous chanteurs et chanteuses professionnels et ont séduit le nombreux public venu à cette occasion par leur prestation a capella, par leur teneur lyrique et une chorégraphie originale. Une table garnie par des souvenirs et objets artisanaux de Russie et des CD avec les enregistrements de pièces de la cho-

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«dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · avril 2013

L’ensemble russe «  Voskresenije  » a été fondé en 1993 par Jurij Maruk. Il se produit habituellement avec quatre voix de femmes et quatre voix d’hommes.


Photo  : Sébastien Goetschmann

La chanteuse Sandra Roulet est venue partager son histoire samedi 16 mars, lors du Thé-vente organisé au Poste de Neuchâtel. Au total, une centaine de personnes ont participé à cette journée.

Au stand du thé-vente au Poste de Neuchâtel, de quoi se régaler en pâtisseries et douceurs.

Cette journée était une occasion de se rencontrer et de partager. En préambule de son concert, Sandra Roulet a voulu rappeler que même si chacun a une vie, une histoire différente, l'important c'est d'être là et de partager l'instant présent. La chanteuse de Malleray a donné son témoignage, entrecoupé de chants qu'elle a composés. Elle qui a perdu son mari de

manière brutale en novembre 2008, alors qu'ils avaient trois enfants entre huit et douze ans, a particulièrement parlé de la foi et de l'espérance. Atterrée, elle explique avoir fait le choix de se relever. Comme l'apôtre Paul, qui court vers son but (Philippiens 3  :  12 −14), elle s'est fixé l'objectif de sortir un CD. Les

Alain Auderset : un athée non pratiquant Le bédéiste imérien Alain Auderset a plusieurs cordes à son arc. Samedi 16 mars, il a présenté son one-man-show « athée non pratiquant  » devant le public de sa région, au CIP de Tramelan. Environ 160 personnes sont venues découvrir le talent d'humoriste d'Alain Auderset. Dans son one-man-show, il joue le personnage d'un athée qui ne croit absolument que ce qu'il voit. Cela l'amène à douter de tout, même que les croissants au chocolat contiennent réellement du chocolat, puisqu'il ne le voit pas. Au deuxième et parfois même au troisième degré, des thèmes sérieux comme la mort assistée sont abordés. A travers l'image d'un dernier voyage en train, Alain rappelle qu'on s'occupe de la manière dont les personnes vont mourir, mais qu'on ne s'inquiète pas où ils vont.   Les couples, les habits et la croyance absolue à ce que dit la télévision font partie des autres thèmes abordés avec parfois beaucoup d'ironie mais qui amène toujours une réflexion sur ce que nous croyons.

Un début difficile On sent que le spectacle est bien rôdé. Pourtant, tout n'a pas été simple, comme l'explique Alain : «  Un jour, je me suis dit que ce serait cool si un humoriste amenait quelque chose de plus que juste de l'humour. J'avais écrit cette réflexion dans ma lettre de prière et au moment de l'envoyer, je reçois un téléphone. On m'invitait à faire un spectacle d'humour au Sud de la France. J'ai écrit mes sketchs en deux mois et je me suis rendu là-bas. J'ai fait mes sketchs et personne n'a ri. En discutant avec l'organisateur, je me suis rendu compte qu'avec mon «  patois  » et mon accent, ils n'avaient rien compris. Je me suis demandé si ça valait la peine que je continue. J'ai prié et Dieu m'a dit que s'il m'avait appelé, c'est que j'en suis capable. J'ai alors réécrit tout le spectacle et je l'ai

chants parlent de rencontres, d'histoires de vie et de leur foi. Elle a dû se poser la question de savoir si elle croyait encore ce qu'elle chantait et elle a choisi de faire confiance en un Dieu bon et fidèle. Sandra Roulet a terminé son concert en partageant deux versets qui l'ont réconfortée durant la période de souffrance : «  J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.  » (Romains 8  :  18) «  C'est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles.  » (2 Corinthiens 4  :  16 −18). Un témoignage fort, qui nous invite à louer Dieu dans les bons moments, comme dans les moments difficiles de notre vie terrestre, car en lui, nous avons l'espérance de la vie éternelle. Sébastien Goetschmann

joué à l'Armée du Salut de Morges et les gens ont ri  ! Alors si vous dites  : Ce serait cool, si quelqu'un faisait ceci ou cela, ne cherchez plus, vous êtes appelés.  »   Sébastien Goetschmann Photo  : Sébastien Goetschmann

Une journée sous le signe du partage

Alain Auderset fait rire et réfléchir son public. «dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · avril 2013

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Nota bene

Mutations internationales

Au 1er mai 2013 Le commissaire John Wainwright, officier du Territoire du Royaume-Uni avec la République d’Irlande, actuellement Auditeur international au Quartier Général international, deviendra Secrétaire international pour l’Administration d’entreprise. Il succédera à la commissaire Ann Woodall, qui prend sa retraite. Au 1er juin 2013 La commissaire Eva Marseille, officière du Territoire des Pays-Bas et de la République Tchèque, actuellement au Quartier Général international comme Secrétaire des ressources pour la Mission, deviendra également Secrétaire de Zone pour les Ministères Féminins pour la Zone Pacifique Sud et Asie Est. Agenda des Chefs

Les commissaires Franz et Hanny Boschung, responsables territoriaux  : 10 avril  : Visite des Centres pour refugiées 12 avril  : Visite des institutions à Bâle 21 avril  : Culte au Poste de St-Aubin 28 avril  : Culte au Poste de Gundeli Les lts-colonels Massimo Tursi, Secrétaire en chef et Anne-Florence Tursi, Secrétaire territoriale Société  &  Famille  : 23 – 28 avril  : Conférence internationale «  Called and Committed  », Londres 04 – 05 mai  : Inauguration à Renens

Mutations nationales au 1er juillet 2013

Le major Jean-Daniel Egger, du Poste de Neuchâtel à la direction du Poste de Fleurier et la major Nathalie Egger, du Poste de Neuchâtel à la direction du Poste de Fleurier (temps partiel) et au QGD Romandie, BabySong (temps partiel), dès le 1er novembre 2013, après un congé sabbatique.

Noces d’or 30 avril  : Capitaines Roland et Raymonde Reber-Bonzon, Talstrasse 30, 3053 Münchenbuchsee Promotion à la gloire du Ciel

Le mari de la major Susanne Wildi-Kaderli (R), Max Wildi-Kaderli a été rappelé à Dieu le 25 février 2013 à l’âge de 85 ans. Nous souhaitons à la famille affectée la paix et le réconfort de notre Seigneur.

Le major Jean Volet, d’Haïti à la direction du Poste de Neuchâtel et la major Christine Volet, d’Haïti au QGT, Secteur aumônerie, dès le 1er octobre 2013. La major Agnès Wahli, de l’Accueil de Nuit à Genève (direction à temps partiel) et de l’Aumônerie Œuvre sociale romande (temps partiel) à la direction de l’Accueil de Nuit à Genève.

La major Daniela Zurbrügg, du QGT, Secrétaire territoriale des candidatures et partenaire RH pour la Région Centre et les officiers au QGT, direction du Département du personnel et Membre de la Direction.

Les capitaines Manuel et Laetitia Fuhrer, du Poste de Moutier à la direction du Poste d’Affoltern am Albis.

La major Barbara Bösch, QGT S & F   : Family Work, sera en plus Secrétaire des candidats.

Les majors Ernest et Mary-José Bourquin, du Poste d’Affoltern am Albis à la direction du Poste de Zurich Central.

La camarade Gabrielle Keller, QGT direction de l’UO Communication part au service pour l'Armée du Salut en Pologne

Les lieutenants Marcel et Corinne Lanz, qui dirigeaient le Poste d’Argovie Est, démissionnent.

Le major Jacques Tschanz, du Poste de Vevey (sa succession sera annoncée plus tard) au QGT direction de l’UO Communication.

Les capitaines Markus et Dora Kunz, du Poste de Frutigen à la direction du Poste d’Argovie Est. Le lieutenant Rolf Schuiver, du Poste de Brienz (qui sera intégré dans le Poste d’Interlaken au 1er juillet 2013) à la direction du Poste de Frutigen. Les majors Markus et Eva Brunner, en séjour aux Etats-Unis, prendront la direction du Poste de Suisse centrale. Le major Hanspeter Leiser, du Poste de Zurich Unterland au Service d’aumônerie (collaboration). La major Monika Leiser, du Poste de Zurich Unterland au Centre communautaire Eidmattegge (collaboration). Les majors Samuel et Jacqueline Rieder, du Poste de Lucerne à la direction du Poste de Zurich Unterland. Le major Walter Bommeli, du Poste de

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«dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · avril 2013

La major Käthi Weber, du Centre communautaire Eidemattegge à la Crèche de Neumünsterallee (collaboration). Le major Urs Meyner, du QGT, Service des prisons (sa succession sera rendue publique plus tard) à la direction de l’ErikWickberg-Haus de Cologne. La major Marianne Meyner, du QGT, direction du Département du personnel au QGT à Cologne, direction du Département de l’œuvre sociale.

Le camarade Cyrille Court, du Poste de Fleurier à la direction du Poste de Moutier.

Félicitations

75 ans 5 mai  : Major Martlen Bösch-Lüthi, Rainstrasse 32, 8406 Winterthour

Zurich Central au QGD Est, collaboration et projets S & F.

Les capitaines auxiliaires Yvan et Chantal Nicolet seront assistants au Poste de Neuchâtel. Le lieutenant Lukas Schenk, Cadet, Bâle 1 et Centre de formation sera dans l’équipe d’officiers du Poste de Berne (collaboration) et responsable pour le Poste de Münsingen. Le lieutenant Yanick Termignone, Cadet au Poste de Malleray (temps partiel) et Centre de formation à la direction du Poste de Malleray. La major Regula Kurilin, quitte le QGD Est (temps partiel). Sa nouvelle tâche sera rendue publique ultérieurement. Départs à la retraite en 2013  : La major Hanni Bommeli, le 31 mai La major Heidi Vogel, le 31 mai La major Doris Droz, le 31 août La major Josianne Bugnon, le 31 août


Nécrologie

Elle a une enfance mouvementé et est scolarisée en Angleterre, en France et en Suisse ; elle fait ses études à Glasgow, puis suit la formation d’officière de l’Armée du Salut à Paris, où elle fait la connaissance de Francy Cachelin. Ils se marient en 1951. Quatre enfants naissent de cette union  : Armand, Renée, Hervé et Anne-Florence. En tant qu’officière et officier de l’Armée du Salut, Geneviève et Francy Cachelin assument rapidement de grandes responsabilités. Ils occupent des fonctions dirigeantes en Suisse, en France, en Allemagne et en Angleterre. Peu avant leur départ à la retraite, ils voyagent dans 44 pays en tant qu’évangélistes internationaux. La passion et la motivation qu’ils mettent dans leur travail est toujours muée par le désir de gagner des âmes à Jésus. Geneviève Cachelin trouve facilement un chemin vers les cœurs et a toujours une oreille attentive. C’est aussi une oratrice talentueuse. A la retraite, d’abord à Berne, puis à St-Légier et enfin de nouveau à Berne, Geneviève Cachelin entretient des contacts épistolaires dans le monde entier et encourage ainsi de nombreuses personnes à persévérer dans leur foi en Christ. Puis les premiers signes de la maladie apparaissent. Son mari Francy Cachelin décède en été 2007. Geneviève trouve un nouveau chez-soi au Foyer «  Lorrainehof  » à Berne. Geneviève Cachelin passe les derniers mois de sa vie au «  Domicil Elfenau  ». Le 16 février 2013, le Seigneur rappelle sa servante à la maison. Un petit mot écrit à la main se référant à Jean 14  :  2 atteste de sa certitude  : «  Réjouissez-vous avec moi  ! Je suis dans la maison de mon Père  ». La Rédaction

Major Esther Zwahlen-Hadorn

Né le 22 mars 1923 dans une famille modeste de Neuchâtel, Maurice Jaquet est le benjamin de six enfants. Après sa scolarité, grâce à une bourse, il effectue des études de mécanicien de précision et de technicien électromécanicien au technicum. Puis s’engage dans l’industrie.

Esthe r Hador n vient au monde le 12 février 1930 à Gurzelen. Elle est la troisième d’une fratrie de quatre enfants. Elle perd tôt sa maman suite à un accident. Sa sœur s’occupe alors de sa famille.

Le tournant spirituel décisif qui va changer sa vie se déroule alors qu’il a 18 ans. Passionné de scoutisme et de nature, il sent de plus en plus son Créateur proche de lui. Il participe à une réunion de l’Armée du Salut à Neuchâtel, durant laquelle il consacre sa vie à Dieu. En 1948 il unit sa destinée à Gabrielle Vuille. Pendant neuf ans, il partage son temps, sa profession et le service salutiste, jusqu’au jour où, heureux parents de Micaël âgé d’un an, l’appel de Dieu pour un service à plein temps les surprend, sa femme et lui. Ils entrent à l’Ecole d’officiers de l’Armée du Salut en 1950. Suivent différentes affectations  : trois ans à Château-d’Oex, où ils perdent Ketsia, leur fillette de 13 mois, mais voient arriver Gabrielle. Trois ans aux Ponts-de-Martel, où Priscille vient agrandir la famille. Trois ans à La Chaux-de-Fonds, où ils fondent un groupe scout. Dix mois à Genève 2, où le major Maurice Jaquet tombe gravement malade. Il est alors affecté au Département commercial du Quartier Général national à Berne, pour cinq ans. Suivent trois ans comme animateur de jeunesse pour la Suisse romande, trois ans au Poste de Lausanne, puis la direction de l’hôtel-pension «  Vermont  » à Leysin, pour neuf ans. Enfin, cinq ans à l’administration et l’intendance de l’institution lausannoise «  La Résidence  ».

Photo  : MAD

Geneviève Booth vient au monde dans une famille salutiste le 2 mai 1925 à Hadley wood, dans la région londonienne. C’est l’aînée d’une fratrie de six enfants et l’arrière petite fille du fondateur, William Booth.

Major Maurice Jaquet-Vuille Photo  : MAD

Photo  : MAD

Commissaire Geneviève CachelinBooth

A dix-sept ans, Esther Zwahlen reçoit clairement l’appel de consacrer sa vie au service de Dieu au sein de l’Armée du Salut. Elle ne voit cependant aucune porte ouverte. Les versets de Esaïe 45  : 2 − 4 sont pour elle très prometteurs  : «  Je marcherai devant toi, j’aplanirai les pentes, je mettrai en pièces les portes en bronze et je briserai les verrous en fer  ». Elle suit en 1953 l’Ecole d’officiers et effectue son premier stage à Lenzburg puis, plus tard, à Bienne. Son futur mari a également reçu un appel de Dieu pour le service à plein temps. Ils se marient en 1955. Le couple sert ensemble à Uzwil, où ils accueillent leur premier enfant, Hilda-Ester. Ils s’en vont ensuite à Brienz, où naissent Ruth et Daniel. Ils reçoivent un nouvel ordre de marche pour Weinfelden. La famille s’agrandit à nouveau avec l’arrivée d’Elisabeth puis de jumelles, Susanne et Esther. Le couple sert à Steg et à Uster, puis dans le canton d’Argovie. Ils n’y travaillent que deux ans en raison des forces du mari, qui diminuent. Le couple est finalement dispensé de leur service et prend sa retraite en 1979. La Major Esther Zwahlen perd son mari peu de temps après. Suivent d’autres temps difficiles avec le décès subit de leur fils Daniel, qui laisse des blessures profondes.

La santé du major se détériore alors gravement et il se voit mettre progressivement à l’AI, après 35 ans de service, pour lesquels l’Armée du Salut est profondément reconnaissante. Le major Maurice Jaquet a été rappelé auprès de son Sauveur le 17 février 2013, dans sa 90ème année.

Esther Zwahlen, grand-maman et arrièregrand-maman, reste malgré tout reconnaissante envers le Seigneur pour Son réconfort et Son soutien. Son Seigneur et Sauveur l'a rappelée à la maison le 25 février, dans sa 84ème année.

Texte du major Maurice Jaquet, résumé par la Rédaction

La Rédaction «dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · avril 2013

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Auprès de la reine Comme souvent, Mme A. se tient silencieuse près du meuble de bureau et me regarde pendant que je tape quelque chose sur mon clavier. Soudain, elle me dit  : «  Vous êtes une reine.  »

Photo  : MAD

Maintenir le dialogue

Je lève la tête d’un air étonné. Il y a quelques semaines de cela, installées dans la salle de séjour, nous avions parlé de la signification des prénoms. Le mien est italien  : «  Regina  », c’est-à-dire «  Reine  » en français.

Regina Meyer-Albrecht, Veilleuse de nuit au Foyer pour femmes de Bâle

Dans le prochain «  dialogue  »

En Mathieu 18  :  19 − 20, Jésus dit  : «  Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux  ». Ce texte contient deux promesses  : la certitude de l’exaucement de nos prières et l’assurance de la présence du Seigneur. Les promesses de Jésus ne se limitent pas à un nombre précis. Jésus donne cependant une condition  : l’unité spirituelle dans la prière et un intérêt conscient pour les choses de Dieu. Lorsque nous sommes animés par le Saint-Esprit et que nous fixons nos regards sur Jésus, il est au milieu de nous. Il nous bénit et se révèle dans tout ce que nous avons besoin et demandons sans cesse ardemment. Major Heidi Knecht «dialogue» · mensuel de l’Armée du Salut · avril 2013

Impressum Mensuel pour les salutistes et amis de l’Armée du Salut. armeedusalut.ch Edition et rédaction Quartier Général Suisse-Autriche-Hongrie Laupenstrasse 5 - CP 6575 - CH-3001 Berne Téléphone 031 388 05 02 redaction@armeedusalut.ch Les changements d’adresse doivent nous être directement communiqués.

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Les promesses de la prière

Engagez-vous qu’ils disaient  ! Photo  : Martin Hei

Dialoguer avec Dieu

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Plus tard, elle m’offre un petit paquet entamé de galettes de riz. Je l’accepte avec joie et reconnaissance. Puis-je refuser qu’une demi-reine partage son repas avec moi  ?

JAB

Regarde, devant nous, vivent une multitude de personnes  : des personnes riches, cultivées, célèbres et des personnes normales comme toi et moi, mais aucune d’entre elles n’a le courage de dire d’elle  :

«  Je suis une demi-reine.  » Ou un demi-roi. Il me semble que cette rencontre anodine renferme un secret. Le royaume appartient aux humbles et aux pauvres. 3001 Berne

Alors je ris et je réponds  : «  Oui, je suis une reine  », feignant de toucher une couronne imaginaire sur ma tête. «  Mais, vous êtes aussi une reine  ». Elle me répond alors avec un sourire ravissant et inégalable  : «  Disons, une demi-reine …  »

Jésus a dit  : «  Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux  !  » Image symbolique.

Equipe de rédaction Sergent Martin Künzi  (Chef Marketing), Gabrielle Keller (Responsable Communication), Sébastien Goetschmann (Rédacteur), Major Christine Volet-Sterckx (Haïti), Monique Bürki (St-Aubin), Annelise Bergmann (Orbe) et Capitaine Pascal Donzé (Tramelan). Layout Rolf Messerli Impression rubmedia, Wabern/Berne Fondateur William Booth Générale Linda Bond Chef de territoire Commissaire Franz Boschung

Le WOW approche  : la consécration, l'ordination et la bienvenue des futurs officiers de l'Armée du Salut. Qu'est-ce qui les motive à s'engager dans ce ministère à plein-temps  ? Qui sont ces officiers qui ont entendu l'appel de Dieu et lui obéissent  ? Nous vous présenterons les cadets dans le prochain numéro. La Rédaction

Abonnement annuel dialogue Espoir * Etranger

CHF 46.– | 65.–* CHF 48.– | 67.–*

«  Ne les craignez point  ; car l’Eternel, votre Dieu, combattra luimême pour vous.  » Deutéronome 3  :  22


dialogue 4/2013 - Aux armes, salutistes !