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LE MAGAZINE DE SWIS S - S K I / / M ARS 2 0 1 8

La Suisse sort

LE GRAND JEU Ã PyeongChang


Audi est le sponsor titre de l’Audi FIS Ski World Cup. Skieuse: Lara Gut

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audi.ch Audi Q7 e-tron quattro 3.0 TDI tiptronic, 258 ch, 1,9 l/100 km, équivalence essence: 4,4 l/100 km, 50 g CO₂/km (moyenne de tous les véhicules neufs vendus: 133 g/km), mise à disposition d’énergie: 24 g CO₂/km, cat. E.


Éditorial La pluie de médailles de PyeongChang «Onze ou plus», tel était l’objectif visé par Swiss Olympic pour les Jeux Olympiques de 2018. Avec ses 15 médailles, la Suisse a largement atteint cet objectif, et même égalé le record de 1988 à Calgary. 13 médailles sur 15 ont été décrochées par des athlètes de Swiss-Ski, dont la plupart s’étaient déjà distingués par de bons résultats avant les JO. Ils ont donc réussi l’exploit de confirmer leurs bonnes performances lors d’une manifestation de grande envergure, ce qui est loin d’être facile. Et pourtant, nous avons essuyé quelques revers dès le début des Jeux avec l’absence de Mélanie Meillard, de Iouri Podladtchikov et de Dave Hablützel pour cause de blessures, sans parler du vent violent qui a perturbé la planification des compétitions et du norovirus qui a sévi parmi nos athlètes. La situation a changé du tout au tout lorsque Beat Feuz a décroché le bronze en descente. Cette première médaille a été importante car elle a enlevé un peu de pression aux athlètes. À partir de là, tout a marché comme sur des roulettes pour la Suisse. Dario Cologna s’est adjugé sa quatrième médaille d’or olympique lors du 15 km en style libre, la troisième consécutive dans la même discipline. Avec

le quadruple champion olympique Simon Ammann, il est ainsi devenu le sportif d’hiver suisse le plus titré aux Jeux Olympiques. En ski alpin, on retiendra surtout les magnifiques performances de Wendy Holdener, qui a remporté pas moins de trois médailles. Les médailles de Michelle Gisin, Beat Feuz et Ramon Zenhäusern ainsi que le titre en compétition par équipe ont complété le bilan exceptionnel de l’équipe suisse de ski alpin. Pour Swiss-Ski, les Jeux de PyeongChang ont également été un succès de par la diversité des médailles obtenues. Je me remémore avec joie le doublé surprenant des spécialistes de slopestyle Sarah Höfflin et Mathilde Gremaud, la victoire brillante du snowboardeur Nevin Galmarini en slalom géant parallèle ainsi que les médailles de Marc Bischofberger et de Fanny Smith en skicross. J’espère que cette mission olympique couronnée de succès avec une équipe solide dans le domaine alpin et la diversité des médailles obtenues nous aidera à acquérir de nouveaux sponsors et apportera un nouveau souffle à nos discussions politicosportives, afin que nous puissions participer aux prochains Jeux Olympiques d’hiver 2022 à Pékin avec une équipe tout aussi forte.

M A R KU S WO L F DIR E CT E U R D E SW I S S -S K I

SPONSOR PRINCIPAL SWISS-SKI

SPONSORS SWISS-SKI

AUTOMOBILES

OFFICIAL BROADCASTER

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Sommaire // Mars 2018 Le magazine de Swiss-Ski

F OC U S 6 // / Jeux Olympiques d’hiver 2018 à PyeongChang La a délégation olympique suisse a récolté 15 médailles au total dont 13 en ski/snowboard.

46 22

PER RS ON N AGE S 22 // Backstage Ruedi Weber est entraîneur responsable du télémark chez Swiss-Ski depuis cinq ans et travaille l’été comme maître-nageur. 26 // Nostalski L’ancien skieur de compétition Ralf Kreuzer est «délégué pour les Jeux Olympiques de Sion 2026».

AC TIF 30 // Championnats du monde juniors en Suisse Les Suisses ont gagné onze médailles rien qu’aux Championnats du monde juniors de ski alpin à Davos. 40 // Cinq courses populaires de ski de fond sous la loupe Joies et peines de Flavio Godenzi et Fabiana Manzoni lors de leur première participation à une course populaire de ski de fond. 44 // Notre ski-club Le ski-club Arpettaz-Nendaz fête ses 90 ans d’existence et les 50 ans de sa cabane. 46 // Grand Prix Migros Dans les coulisses de la plus grande compétition mondiale pour enfants à Adelboden.

S E RV IC E 48 // ISPO à Munich L’abondance de neige cet hiver fut gage d’une bonne ambiance au plus grand salon international du sport. 54// Nordica Le fabricant italien de skis et chaussures de ski a présenté sa nouvelle collection en Laponie finlandaise. 56 // LEKI Le skieur de vitesse Beat Feuz explique l’importance capitale qu’ont les bâtons de ski pour réussir sa course.

Standards 01 // Éditorial 04 // Panorama 19 // Mixed zone

LE MAGA Z IN E D E SWISS -SK I / / MA R S 2018

La Suisse sort

LE GRAND JEU à PyeongChang

58 // La voix romande 60 // Trois infos brèves 62 // Sci Svizzera italiana

63 // Sudoku 64 // P.-S.

Couverture Défilé des 170 athlètes suisses hommes et femmes au stade olympique de PyeongChang. C’était il y a à peine six semaines. Ils sont rentrés au bercail avec quinze médailles, dont treize récoltées en ski. Photo: Keystone

54 MARS 2018

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Panorama L A-LA- LA, LA- LA- LA ! «Lalala – lalela – lalala – lalela.» Même après une énième tentative, on n’arrive toujours pas à entendre exactement ce que les dames de Corée du Nord tout de rouge vêtues chantent en battant des mains et en se balançant dans les deux sens. Cette chorégraphie tout en monotonie, c’en fut à certains moments même trop pour les spectateurs qui écoutaient et regardaient patiemment. Les pom-pom girls nordcoréennes étaient un «cadeau» du «frère» coréen situé plus au nord qui a envoyé aux Jeux ce groupe fort de 200 têtes chargé de chanter la victoire. Toujours est-il que dans des tribunes parfois clairsemées, ces dames assurèrent au moins un peu d’ambiance ...

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PHOTO: KEYSTONE

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Focus // Jeux Olympiques d’hiver PyeongChang 2018

F FOCUS

Pyeong À PyeongChang, environ 3000 athlètes se sont mesurés durant 17 jours de compétition dans 15 disciplines sportives avec 102 médailles à la clé. À quoi viennent s’ajouter 3000 journalistes et presque 10 000 collaboratrices et collaborateurs de chaînes télévisées. Les Coréens, pleins de zèle et toujours souriants, s’efforcèrent de gérer cet événement colossal si possible sans heurts. Un événement qui a consacré d’heureuses et heureux gagnant(e)s et qui a réservé parfois aussi quelques surprises. Par exemple Ramon Zenhäusern, qui n’était

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gChang jusqu’ici jamais monté sur le podium d’une épreuve de slalom en Coupe du monde et qui a remporté la médaille olympique d’argent. Nous autres Suisses, nous sommes très heureux que la «machine à médailles» ait si bien fonctionné pour nous. Les athlètes de Swiss-Ski ont récolté 13 médailles, ce que l’on n’avait pas vu depuis trente ans à des Jeux Olympiques d’hiver. Un mois après la manifestation, nous

PHOTO: KEYSTONE

montrons une fois encore les plus belles images de ces Jeux et offrons un aperçu des coulisses du village olympique.

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PHOTO: KEYSTONE

Focus // Jeux Olympiques d’hiver PyeongChang 2018

DOUBLÉ DES FRE ESKIEUSES Après la blessure de Giulia Tanno, les espoirs concernant l’équipe féminine de freeski reposaient sur Sarah Höfflin et Mathilde Gremaud. Et les deux Suissesses ont brillé! Elles ont relégué la concurrence au second plan et signé un incroyable doublé en s’emparant de la médaille d’or et de la médaille d’argent.

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PHOTOS: MÀD

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Focus // Jeux Olympiques d’hiver PyeongChang 2018

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ƚůĞƉŽƌƚĞͲĚƌĂƉĞĂƵĞƐƚര͘͘͘ĂƌŝŽŽůŽŐŶĂ͗ heureusement qu’il avait un mât pour LJĮdžĞƌůĞĚƌĂƉĞĂƵůŽƌƐĚĞůĂĐĠƌĠŵŽŶŝĞ d’ouverture! Sinon, personne n’aurait vu ůĂĐƌŽŝdžďůĂŶĐŚĞ͘

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TRIPLÉ HISTORIQUE Après ses deux médailles d’or sur le 15 km skating en 2010 à Vancouver et en 2014 à Sotchi, Dario Cologna était de nouveau le favori de cette course à PyeongChang. Et ce qui a suivi est entré dans les livres d’histoire. Le Suisse a remporté la médaille d’or pour la troisième fois consécutive sur cette distance et a définitivement rejoint les rangs des plus grands fondeurs de l’histoire.

PHOTO: NORDI CF OCUS

Légère confusion après le repas de l’équipe: ůĞƐĂƚŚůğƚĞƐŽŶƚĚƸŵĞƩƌĞůĞƵƌŶŽŵƐƵƌ leurs chaussures histoire de les retrouver du premier coup. Sauf Ramon Zenhäusern évidemment!

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Fokus // Olympische Winterspiele PyeongChang 2018

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PHOTO: KEYSTONE

DEUX MÉDAILLES POUR BEAT FEUZ En tant que leader de la Coupe du monde de descente, Beat Feuz n’avait qu’une idée en tête avant la descente olympique: remporter une médaille. Et il l’a fait! Battu seulement par le duo norvégien Aksel Lund Svindal et Kjetil Jansrud, le Suisse a décroché le bronze en descente. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Parti avec le dossard 16 en super-G, le skieur de l’Emmental termine à 13 centièmes seulement de la première place et remporte une nouvelle médaille, en argent cette fois!


Fokus // Olympische Winterspiele PyeongChang 2018

PHOTO: KEYSTONE

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DEUX AMIES SUR LE PODIUM Quatre ans après sa grande sœur Dominique, Michelle Gisin est elle aussi devenue championne olympique. Grâce à sa meilleure manche de slalom de la saison, la Suissesse a pris la tête du combiné et personne n’a pu l’en déloger. Et puisque Wendy Holdener a ravi la 3e place, les deux amies ont pu fêter leur médaille ensemble.

Un record: 170 athlètes suisses se sont rendus à PyeongChang.

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Focus // Jeux Olympiques d’hiver PyeongChang 2018

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Un joyeux anniversaire à Roman Furger! En plus du fondeur, neuf autres athlètes suisses ont fêté leur anniversaire en Corée du Sud. Espérons que l’ambiance était bonne! La machine magique des fondeurs: «Jenny 2» est elle aussi venue en avion pour rendre leurs skis plus rapides.

«BISCHI » EN ARGENT Il perce en Coupe du monde puis confirme aux Jeux Olympiques: Marc Bischofberger continue sur sa lancée et remporte sans chichi la médaille d’argent en skicross! Une récompense méritée qui vient couronner une saison exceptionnelle.

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PHOTO: GEPA

Le chouchou des bénévoles: si seulement le vent avait soutenu notre Simon Ammann aussi bien que les bénévoles sud-coréens.


PHOTO: KEYSTONE

Focus // Jeux Olympiques d’hiver PyeongChang 2018

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CINQ CŒURS POUR LA SUISSE Cinq skieurs et skieuses suisses ensemble sur la plus haute marche du podium! Lors de l’épreuve par équipes, Ramon Zenhäusern, Daniel Yule, Luca Aerni, Wendy Holdener et Denise Feierabend n’ont laissé aucune chance à la concurrence et ont apporté une quatrième médaille d’or à la Suisse! Wendy Holdener ajoute quant à elle une troisième médaille à sa collection olympique, puisqu’elle a déjà remporté l’argent et le bronze.

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L’embarras du choix: les skis à droite de ĞĂƚ&ĞƵnjĂƵƌĂŝĞŶƚͲŝůƐƐƵĸƉŽƵƌƌĞŵƉŽƌƚĞƌ l’or? Bien sûr que non! Le serviceman ^ĞƉƉ<ƵƉƉĞůǁŝĞƐĞƌƐĂŝƚĐĞƋƵ͛ŝůĨĂŝƚ͘ DĂůŝŐŶĞƐ͕ĐĞƐƐŶŽǁďŽĂƌĚĞƵƐĞƐ͗ĚĞŵĂƵǀĂŝƐĞƐ ůĂŶŐƵĞƐƉƌĠƚĞŶĚĞŶƚƋƵĞŶŽƐƐƉĠĐŝĂůŝƐƚĞƐ Ĩ ĠŵŝŶŝŶĞƐĚƵƐůŽƉĞƐƚLJůĞĂƵƌĂŝĞŶƚĐŽŶĐůƵƵŶ ƉĂĐƚĞĂǀĞĐůĂŵĠƚĠŽĂĮŶƋƵĞůĞƐƋƵĂůŝĮĐĂƟŽŶƐ ƐŽŝĞŶƚĂŶŶƵůĠĞƐ͘DĂŝƐĚĂŶƐƋƵĞůďƵƚ͍ ĂƌĕĂůĞƵƌĂƉĞƌŵŝƐĚĞƐĞƋƵĂůŝĮĞƌƚŽƵƚĞƐůĞƐ ƋƵĂƚƌĞƉŽƵƌůĂĮŶĂůĞƐĂŶƐůĞǀĞƌůĞƉĞƟƚĚŽŝŐƚ͘ Pas bête!

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Focus // Jeux Olympiques d’hiver PyeongChang 2018

BON APPÉTIT!

Quel est le goût de cette médaille? Ramon Zenhäusern remporte une sensationnelle médaille d’argent en slalom! Du haut de ses deux mètres, il décroche la seulement troisième médaille suisse de l’histoire en slalom, 38 ans après Jacques Luthy. À l’issue de la course, le Valaisan avait du mal à réaliser: «Je n’arrive pas à y croire!» Le skieur de Viège n’était encore jamais monté sur le podium en slalom sur le circuit de la Coupe du monde.

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PH OTO: KEYSTONE

ͨůůĞnjĂƌŝŽ͊ͩ͗ůĞƐƐŬŝĞƵƌƐĂůƉŝŶƐƟĞŶŶĞŶƚ les pouces à Dario Cologna au bord de ůĂƉŝƐƚĞĚĞƐŬŝĚĞĨŽŶĚ͘


PHOTO: GEPA

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ĞƐĂŶŶĞĂƵdžŽůLJŵƉŝƋƵĞƐƵŶƉĞƵĚŝīĠƌĞŶƚƐ͗ ĠƚĂŶƚĚŽŶŶĠƋƵĞůĞƐĐŽŵƉĠƟƟŽŶƐĚĞƐ ƐŬŝĐƌŽƐƐĞƵƌƐĂǀĂŝĞŶƚůŝĞƵĂƐƐĞnjƚĂƌĚŝǀĞŵĞŶƚ͕ ůĞƐĂƚŚůğƚĞƐƐĞƐŽŶƚƉƌĠƉĂƌĠƐĚĂŶƐ ů͛ĂƌĐŚŝƉĞůũĂƉŽŶĂŝƐĚ͛KŬŝŶĂǁĂ͘ƚƐĞƐŽŶƚ ƋƵĂůŝĮĠƐƉŽƵƌdŽŬLJŽϮϬϮϬര͘͘͘ĞŶŶĂƚĂƟŽŶ ƐLJŶĐŚƌŽŶŝƐĠĞ͘

L’AT TENTE EST ENFIN TERMINÉE Pour sa troisième participation aux Jeux Olympiques, la spécialiste du skicross Fanny Smith a enfin remporté cette médaille tant attendue. À l’issue de la course, la Vaudoise de 25 ans était soulagée d’avoir décroché la 3e place devant la favorite suédoise Sandra Näslund. Quatre ans après la déception de Sotchi, Fanny Smith s’est donc «réconciliée» avec les Jeux Olympiques.

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Focus // Jeux Olympiques d’hiver PyeongChang 2018

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YEAAAAAAAH! Au terme du run qui lui vaut de l’or en slalom géant parallèle, Nevin Galmarini laisse éclater sa joie. Après l’argent décroché à Sotchi, le snowboardeur alpin originaire de l’Engadine est sacré champion olympique à PyeongChang. L’actuel leader de la Coupe du monde n’a laissé aucune chance à ses adversaires, malgré un public entièrement acquis à la cause du Sud-Coréen Lee Sangho.

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PH OTO: KEYSTONE

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Focus // Jeux Olympiques d’hiver PyeongChang 2018

13 MÉDAILLES Comme il y a 30 ans Un écart de vingt ans sépare les Jeux Olympiques d’hiver de Nagano en 1998 et ceux de PyeongChang en 2018. Durant ces deux décennies, la moisson de médailles récoltées par les skieuses et skieurs suisses n’a cessé de croître, de même que le nombre de disciplines sportives. Le ski a connu la plus forte progression, surtout grâce aux nouvelles disciplines de la «new school generation». Cinq des treize médailles gagnées en Corée du Sud sont à porter au compte du freestyle et du snowboard. Il n’y a jamais eu autant de médailles remportées que cette année depuis trente ans (Calgary en 1988). À l’époque, la Suisse avait également récolté 13 médailles en ski (trois médailles d’or, cinq médailles d’argent et cinq de bronze) – sans toutefois compter les disciplines freestyle et snowboard qui à l’époque n’existaient JOSEPH WEIBEL pas encore.

1998 Nagano (JAP)

5

2006 Turin (ITA)

8

2018 PyeongChang (KOR)

Or

Ski alpin

Or

Boardercross

1

Or

Snowboard

1

Snowboard

Argent

Ski alpin

1

Bronze

Ski alpin

1

Freestyle

1

Snowboard

1

Argent Bronze

2

2

Freestyle

1

Freestyle

1

Ski de fond

1

Ski alpin

1

Snowboard

1

Snowboard

1

Argent

Ski alpin

3

Ski alpin

2

Freestyle

2

Bronze

Ski alpin

2

Freestyle

1

2002 Salt Lake City (USA)

6

2010 Vancouver (CAN)

8

Or

Saut à skis

2

Or

2

Ski alpin

Snowboard

1

Saut à skis

2

Argent

Freestyle

1

Bronze

Ski alpin

1

Ski de fond

1

Ski de fond

1

Argent

Snowboard

1

Bronze

Ski alpin

1

Snowboard

1

2014 Sotchi (RUS) Or

Argent Bronze

13

Ski alpin

9

Snowboard

2

Ski alpin

2

Ski de fond

2

Snowboard

1

Biathlon

1

Ski alpin

1

( texte et sta ti s ti ques )

La statistique prend en compte les disciplines ski alpin, ski nordique, freestyle, snowboard, biathlon.

TABLEAU COMPLET DES MÉDAILLES Rang Pays

Or

Argent

Bronze

Total

Or

Argent

Bronze

Total

1

Norvège

14

14

11

39

16

Rang Pays République populaire de Chine

1

6

2

9

2

Allemagne

14

10

7

31

17

Slovaquie

1

2

0

3

3

Canada

11

8

10

29

18

Finlande

1

1

4

6

4

États-Unis

9

8

6

23

19

Grande-Bretagne

1

0

4

5

5

Pays-Bas

8

6

6

20

20

Pologne

1

0

1

2

6

Suède

7

6

1

14

21

Hongrie

1

0

0

1

7

Corée du Sud

5

8

4

17

22

Ukraine

1

0

0

1

8

Suisse

5

6

4

15

23

Australie

0

2

1

3

9

France

5

4

6

15

24

Slovénie

0

1

1

2

10

Autriche

5

3

6

14

25

Belgique

0

1

0

1

11

Japon

4

5

4

13

26

Espagne

0

0

2

2

12

Italie

3

2

5

10

27

Nouvelle-Zélande

0

0

2

2

13

Athlètes olympiques de Russie

2

6

9

17

28

Lettonie

0

0

1

1

14

Tchéquie

2

2

3

7

29

Kazakhstan

0

0

1

1

15

Biélorussie

2

1

0

3

30

Liechtenstein

0

0

1

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De grandes émotions, des moments uniques.

e nt & r, d’arg

de bro

n ze

les d’o médail , in lp b r o n ze r, ski a t & de e n n e e g r ld ’a Ho ’or ailles d aille d Wendy in, méd in, méd lp d’or lp a a i le i k il s k a éd eu z , Yule, s fond, m Beat F Daniel ’or ski de ’or , t d a n n e aille d le g g il r Colo in, méd r & d’a , mé da lp in ’o a d i Dario t lp r g e nt k s a ’argen daille ille d’a end , s in, ski é a b is d a m r é G , ie aille d m in e e d ll i, lp F é e k a s h e m i e is k , ic s M , fre os s Den usern , r r, skicr e m aud Ze n h ä f be r ge aille d’o ilde Gr o d h h é t c a m Ra m o n is , M Marc B ki alpin le d’or erni, s le d’or médail il i, a Luca A k d s é e ,m , fre rd alpin Höf flin owboa Sarah n s i, bronze in ille de almar a G d é in m v s, Ne skicros Smith, Fanny

Photos : Keystone

s de o r é h t nes e ï o r é h 018 – Nos 2 g n a Ch us ! Pyeong est fier de vo ki Swiss-S et

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swiss-ski.ch MARS 2018

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NG C U R LI . SWISS à s uisses n atio rling s u c e Félicit d ipes ux é qu aux de


Mixed zone

Les Sud-Coréens ne disent jamais non

A

près avoir donné une conférence aux dirigeants de Swiss Olympic et aux fédérations de sports d’hiver, on m’a demandé d’informer également les athlètes sur les différences culturelles ou, plus simplement, sur «le pays et les Coréens». Au cours de mon séjour en Corée, j’ai eu l’occasion de travailler avec des responsables du monde de la politique, de la diplomatie, de l’armée, de l’administration et du sport. J’ai ainsi pu découvrir les points forts et les points de vue, parfois différents, des Coréens. L’automne dernier, plusieurs nations et fédérations sportives bien connues ainsi que de grands sportifs ont remis en question leur participation aux Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang en raison des reportages médiatiques occidentaux sur les tensions politiques dans la péninsule coréenne. Les déclarations martiales et les menaces de la Corée du Nord sont pour nous inhabituelles et donc inquiétantes. En revanche, les SudCoréens sont presque habitués à la rhétorique du Nord. Au cours des dernières années, l’aéroport d’Incheon a été élu plusieurs fois le meilleur du monde pour ses prestations de services. Le nouveau terminal 2 high-tech a de plus ouvert ses portes en janvier 2018, soit juste avant le début des Jeux Olympiques. Le contrôle des passeports (immigration) est organisé de manière professionnelle, et la remise des bagages personnels et hors format est très rapide. Les dimensions du nouveau terminal offrent une excellente vue d’ensemble et un maximum d’espace aux passagers. Tous les membres de la délégation suisse ont été accueillis en personne par Seil Yang, un ancien général coréen, et moi-même, puis conduits au «Bureau de connexion» par le chemin le plus rapide. Là les attendaient les bus réservés qui devaient les conduire aux différents sites. Le temps d’attente à l’aéroport a ainsi été réduit au minimum absolu. La plupart des athlètes me connaissaient soit déjà personnellement soit de la conférence que j’avais donnée lors de la journée d’information de Swiss Olympic. Certains d’entre eux m’ont envoyé un e-mail avant les Jeux Olympiques pour me questionner sur la situation politique, la sécurité pendant les JO, les visites à Séoul et la cuisine coréenne. Une fois sur place, leurs questions

Jean-Jacques Joss Divisionnaire lib., ancien officier de carrière dans l’infanterie et chef de la délégation suisse de 2007 à 2012 au sein de la Commission indépendante des nations neutres pour la surveillance de l’armistice en Corée , membre de l’équipe de direction élargie de Swiss Olympic aux Jeux Olympiques d’hiver 2018 de PyeongChang.

LES DÉCLARATIONS MARTIALES ET LES MENACES DE LA CORÉE DU NORD SONT POUR NOUS INHABITUELLES ET DONC INQUIÉTANTES.

portaient davantage sur les pourboires à laisser dans les cafés et restaurants locaux, sur les conséquences du Nouvel An lunaire (fête du Nouvel An coréenne) ou sur des sujets très personnels. Mais il existe également des parallèles entre la Suisse et la Corée: nous avons une topographie similaire et quatre saisons, même si, en Corée, l’été est beaucoup plus chaud et plus lourd et l’hiver plus froid et sec en raison du vent sibérien. La mentalité aussi est semblable: les deux pays sont connus pour leur assiduité, leur amabilité et leur serviabilité. Par contre, nous avons des manières très différentes: les Coréens sont généralement plus ouverts, plus directs et posent des questions qui nous paraissent trop personnelles. Lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois, des questions comme «Combien gagnez-vous?», «Pourquoi n’avez-vous pas d’enfant?», «Allez-vous souvent à l’église?» peuvent surprendre. Autre chose importante à savoir: les Sud-Coréens ne disent jamais «non». Ce mot ne fait pas partie de leur vocabulaire. Il est donc pas toujours très simple pour nous de travailler avec eux. J’ai eu l’occasion d’assister personnellement à quelques temps forts sportifs. Le plus grand moment pour moi a été le premier match de nos joueuses de hockey sur glace contre la Corée réunifiée; il m’a beaucoup touché, car je suis parfois nostalgique de l’époque où je vivais en Corée. En tant qu’ancien biathlète, j’ai également «dû» regarder une compétition de biathlon et j’ai réussi à suivre certaines courses par intermittence sur les écrans du terminal 2. «Par intermittence» parce que la télévision coréenne s’est davantage concentrée sur les sports de glace connus en Corée et interrompait même les diffusions en direct de courses de ski pour repasser du short track ou du patinage de vitesse. Je me rappellerai également toujours de mon expérience de co-commentateur de la cérémonie d’ouverture: le correspondant de la SRF pour l’Asie orientale, Pascal Nufer, étant tombé malade, j’ai dû le remplacer spontanément. Après avoir passé exactement un mois en Corée, j’étais impatient de retrouver ma famille et j’ai atterri à Zurich le 26 février avec le gros des athlètes.

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Advertorial // voyageplan

ISLANDE ET SUÈDE

SÉJOUR DE SKI HÉLIPORTÉ À PROXIMITÉ Vous souhaitez faire de l’héliski, comme au Canada, sans long trajet ni décalage horaire? Dans l’extrême nord de l'Europe, ce rêve devient réalité. Arctic Heliskiing et Arctic Elements offrent en Islande et en Suède, autant d’expériences de ski, de snowboard et de nature que dans la patrie de l’héliski, le Canada. Et surtout, lorsque la saison de l'héliski prend fin au Canada, elle débute au cercle polaire arctique.

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pays d’origine. Arctic Heliskiing et Arctic Elements exercent cette activité dans d’impressionnants endroits, comme nos principaux partenaires canadiens. Les normes d’exploitation et de sécurité sont semblables à celles d'outre-Atlantique. Les deux prestataires volent exclusivement avec de petits hélicoptères et des petits groupes. L'héliski en petit groupe permet, en général, de faire plus de dénivelés et d’obtenir des groupes plus homogènes, afin que le plaisir du ski et du snowboard soit encore plus grand. Arctic Heliskiing en Islande Arctic Heliskiing est le premier opérateur d'héliski de l'île et le seul avec un domaine aussi exclusif et gigantesque, proche d'Akureyri. Son fondateur, Jökull «JB» Bergmann, est le pionnier de l'héliski en Islande. Formé au Canada, il a été le premier guide d’héliski Islandais à retourner dans son pays natal et a transformé l'idyllique ferme d'élevage de moutons de sa famille en un fantastique lodge d'héliski. De style nordique, il est composé de chalets pour les hôtes, avec sauna et jacuzzi. Les hélicoptères décollent directement devant les deux lodges – du lodge de Klængshóll à Skíðadalur (Skital) et du

second lodge qui se trouve directement en bord de mer. Les skieurs et snowboarders, accompagnés de leurs guides expérimentés, sont déposés en haut des cônes volcaniques, atteignant les 1800 mètres d’altitude. Les pentes descendent parfois jusqu’aux bords de mer, traversant de mystiques paysages montagneux, où beaucoup d'Islandais croient que les fées et les trolls y vivent. En Islande, l'héliski est une toute nouvelle expérience en pleine nature. Elle se combine à merveille avec une escale dans la capitale, Reykjavik, entourée de volcans, de geysers et de thermes. Arctic Elements en Suède Les doux paysages de Laponie suédoise sont tout aussi impressionnants. «Cette région est parfaite pour le freeride», pensait Mattias Cöster, lorsqu'il travaillait comme pisteur à l'Abisko Resort, à la fin des années 1990. En Laponie, les larges pistes dépourvues d'arbre semblent être faites pour l'héliski. En 2004, Cöster et Hannibal Thorsen réalisent leur rêve en créant leur propre entreprise d'héliski. Elle est aujourd'hui le leader du ski héliporté en Suède et l'une des plus grandes d’Europe. En moyenne, vous pouvez atteindre les 7000 à 8000

PHOTO: MARTIN SÖDERQVIST

PHOTO: MARTIN SÖDERQVIST

P HOTO : YVE S GAR NE AU

P HOTO : YVE S GAR NE AU PHOTO: YV ES GA RNEAU

Vous vous sentez toujours un peu nostalgique quand le redoux arrive ou lorsque vous rangez les skis et les snowboards pour le long sommeil de l’été? Et si la saison pouvait maintenant se prolonger? Non seulement avec quelques slaloms sur d’impressionnants glaciers, mais aussi avec la pratique de l'héliski qui est le nec plus ultra de la saison. A l’extrême nord de l'Europe, les carres ne chauffent que lorsque la saison s'achève dans les Alpes et dans les autres hotspots de l'héliski. Arctic Heliskiing, qui se trouve dans le nord de l'Islande, vole même jusqu’en juin. Le fascinant soleil de minuit au cercle polaire arctique permet la pratique de l'héliski presque 24 heures sur 24! L’extrême nord de l'Europe semble être le parfait endroit pour clôturer la saison de ski. L'Islande et la Suède offrent non seulement des paysages sauvages, mais aussi des pentes parfaites. Les pentes douces et abruptes s’allient pour satisfaire tous les niveaux. Et tout cela, sur des montagnes dépourvues d’arbre. Si vous n'êtes pas un fan de ski en forêt, l'Islande et la Suède vous captiveront. Bien qu’il n’y ait pas de forêt comme au Canada, l’héliski en Islande et en Suède est similaire à celui pratiqué dans son

mètres de dénivelés par jour, en skiant uniquement sur des pistes dénuées d’arbre. La saison s'y étend de mars à fin mai. Les deux lodges d'Arctic Elements sont situés à Björklinden et Riksgränsen. Tous deux possèdent un accès à une station de ski: vous pouvez donc aussi skier et surfer lors des jours de mauvais temps. De plus, il existe de nombreuses autres activités inoubliables pour les journées où il est impossible de voler: la pêche sur glace, la randonnée en traîneau à chiens ou encore la découverte des paysages enneigés de Scandinavie en motoneige.

Dans la brochure Powder Dreams de voyageplan, les programmes d'Arctic Elements (Suède) et d’Arctic Heliskiing (Islande) ainsi que d'autres prestataires d'héliski aux quatre coins du monde peuvent être réservés aux meilleures conditions.

Informations et réservations: voyageplan T 021 966 44 11 www.powderdreams.ch/fr

voyageplan I Grand-Rue 98 I CH-1820 Montreux T +41 (0)21 966 44 11 I snow@voyageplan.ch I www.powderdreams.ch

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Personnages // Backstage

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Personnages // Backstage

PERSONNAGES

Ruedi Weber

L’HOMME DE TOUTES LES SITUATIONS

PHOTOS: STEPHA N BOEGLI

Cela fait cinq ans que Ruedi Weber occupe la fonction de chef entraîneur Télémark chez Swiss-Ski. Il n’exerce cependant cette activité que durant les mois d’hiver; en été, il travaille comme maître-nageur.

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Personnages // Backstage

À

Saas-Fee, un vent glacial souffle sur le glacier et le soleil pointe tout juste. La journée s’annonce ensoleillée en ce matin de novembre. Ruedi Weber et son équipe préparent un tracé d’entraînement: grâce au soutien du domaine skiable et à un véhicule de piste, un tremplin a été construit et le chef entraîneur, armé d’une perceuse et d’un ruban métrique, installe un parcours. Plus tard, il fera des vidéos afin d’analyser les descentes et de corriger le parcours si nécessaire.

CE SKI ALPIN UN PEU DIFFÉRENT ME PLAÎT CAR JE NE DOIS RENONCER NI AUX BOSSES, NI À LA POUDREUSE, NI AUX PENTES RAIDES.

400 grammes de cheddar en cas de podium L’ancien garde-frontière est chef entraîneur chez Swiss-Ski depuis 2013. Précédemment, il a été l’entraîneur assistant de Michel Bonny durant trois ans. Sa fascination pour le télémark a commencé il y a près de 30 ans. «Ce ski alpin un peu différent me plaît car je ne dois renoncer ni aux bosses, ni à la poudreuse, ni aux pentes raides», s’enthousiasme ce sportif de 53 ans. Certaines choses sont constamment là pour rappeler à Ruedi Weber que ce sport reste un peu marginal. Parmi elles, son engagement chez Swiss-Ski, assuré seulement sur la moitié de l’année. «En tant qu’entraîneur, cela constituerait un avantage de pouvoir se consacrer toute l’année à cette activité mais cela devrait à ce moment-là également être le cas pour les ath-

lètes.» Or, ceux-ci travaillent ou étudient encore tous à côté. Le télémark a subi une transformation ces dernières années: il est devenu plus professionnel, la présence médiatique s’est accrue et les courses sont désormais retransmises en direct sur Internet. Mais il est difficile pour un sport non olympique de trouver suffisamment de sponsors. Le montant de la récompense décernée par un organisateur – s’il y en a une – n’est pas défini par la FIS. «Aux États-Unis, j’ai déjà vécu une compétition où les places sur le podium étaient récompensées par 400 grammes de cheddar», raconte Ruedi Weber. L’équipe de télémark ne dispose pas non plus de ses propres techniciens de service, ni d’une physiothérapeute voyageant systématiquement avec elle. La saison dernière, la thérapeute n’était présente que pour les Championnats du monde et pour la finale de Coupe du monde. «Lors de nos déplacements, je suis l’interlocuteur de tous et pour tout, du travail dans la neige à l’assistance médicale en passant par les problèmes personnels.» Le métier de chef entraîneur ne nécessite donc pas seulement un savoir-faire technique mais aussi une bonne dose de psychologie, de capacité à s’imposer et de patience ainsi qu’une oreille attentive. Lors des déplacements et des compétitions, il bénéficie généralement du soutien de son prédéces-

À Saas-Fee, Ruedi Weber prépare un tracé d’entraînement pour ses skieurs sur le glacier.

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Personnages // Backstage

Voilà cinq ans que le chef entraîneur Ruedi Weber est l’homme fort de l’équipe de télémark de Swiss-Ski.

seur et actuel chef de discipline Hans-Peter Birchler. Ce dernier tente de soulager le chef entraîneur, afin que Ruedi Weber puisse lui aussi se retirer un peu. Le chef entraîneur cuisine volontiers Par manque de personnel, aucun coach de Swiss-Ski n’est posté ni au départ, ni directement à l’arrivée. «Nous devons regarder à l’avance où nous pouvons laisser les habits chauds, les radios, etc.», décrit Ruedi Weber. Pas de serviceman à la station de fartage non plus: les skis sont toujours préparés par les athlètes eux-mêmes. Pendant la course, le chef entraîneur se tient près du loom, analyse le saut et donne des bâtons de réserve aux athlètes en plus de son feed-back. Une bonne partie du travail de Ruedi Weber ne se joue pas sur la neige mais consiste à organiser et à coordonner les entraînements, l’hébergement et les déplacements. Dans le cadre de sa préparation, l’équipe s’entraîne chaque année à Saas-Fee, où les athlètes se partagent des appartements. Chacun y cuisine à tour de rôle, y compris le chef entraîneur. «Mon apprentissage de cuisinier prend alors tout son sens», affirme ce dernier avec un clin d’œil. Ses spécialités sont les plats de viande un peu complexes, comme les jarrets de porc avec des légumes, pour chan-

ger des pizzas et des pâtes. Tous les membres de l’équipe participent aux tâches ménagères. Ruedi Weber constate des différences générationnelles: tandis que les plus âgés voient d’euxmêmes ce qu’il y a à faire, les plus jeunes doivent plus souvent être rappelés à leurs tâches. «Mais cela fonctionne plutôt bien.» En hiver, les membres de l’équipe de télémark sont souvent les uns sur les autres, les appartements et les chambres étant pratiquement toujours surpeuplés. «En Slovénie, huit personnes se partageaient une chambre prévue pour quatre», raconte l’entraîneur. Il est donc d’autant plus important que les membres de l’équipe s’entendent bien. Un ou deux entraînements sont aussi organisés durant l’été, histoire que les skieurs ne se perdent pas de vue, par exemple un tour à vélo. Maître-nageur de la «plus belle piscine de Suisse» D’octobre à mars, Ruedi Weber est en route pour Swiss-Ski 100 jours durant. En déplacement, le chef entraîneur privilégie l’unité vestimentaire puisque l’idée est d’être reconnus en tant qu’équipe. «Du coup, on me qualifie volontiers de sergent-major», sourit le Thounois. Pour compléter son salaire entre les courses, il travaille comme moniteur de sports de neige chez

Grindelwaldsports, où il enseigne le télémark et le ski alpin. Et comme déjà évoqué, l’été, le chef entraîneur Télémark travaille comme maîtrenageur pour la «plus belle piscine de Suisse», comme il dit, soit pour la piscine thounoise surnommée «Strämu». Ruedi Weber apprécie beaucoup de pouvoir être à la maison pour passer du temps avec sa femme et aller aux champignons. Ses deux professions lui plaisent et lui permettent de varier ses activités. Les deux fonctions ont bien évidemment des points communs: elles exigent une certaine forme physique et sont basées sur les contacts humains. Quand on lui demande quelle saison il préfère, il répond sans hésiter: «J’aime bien l’été, mais ce que je préfère, c’est la neige.» REGULA LAZZARETTI

CHAMPIONNATS DU MONDE JUNIORS DE TÉLÉMARK Les Championnats du monde juniors de télémark auront lieu du 21 au 25 mars à Mürren, en plus de la finale de Coupe du monde. Une soixantaine d’athlètes provenant de quinze nations différentes y sont attendus. Ils se battront pour cinq titres: classique, sprint, sprint parallèle, épreuve par équipe et Overall Sondre Norheim Trophy.

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De compétiteur à ouvreur olympique

«Projet 2026»: Ralf Kreuzer, ambassadeur des Jeux Olympiques d’hiver prévus à Sion.

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Personnage // Nostalski

C’étaient des ouvreurs qui n’en portaient pas le nom, ces coureurs de fin de classement avec des numéros de dossard élevés préposés à l’établissement d’une trace correcte pour les autres quand les conditions de descente étaient délicates. L’ancien skieur de compétition Ralf Kreuzer est quasiment l’«ouvreur» qui fait cette trace pour la candidature valaisanne aux Jeux Olympiques. En tant que «délégué pour Sion 2026», c’est une boussole virtuelle qu’il suit.

C

’est le Conseil d’État, c’est-à-dire le gouvernement valaisan, qui a confié ce travail à Kreuzer. «Font partie des tâches principales du délégué du canton du Valais pour les Jeux Olympiques d’hiver 2026 la présidence et la conduite du groupe de travail interne», voici ce qu’on peut lire en langage administratif dans son «cahier des charges». «Je fais la liaison entre le canton et le comité de candidature», explique Kreuzer qui, dans cette fonction, a passé dix jours aux Jeux Olympiques de PyeongChang.

PHOTO: KEYSTONE

Des sentiments mitigés Chez un ex-skieur de compétition, un tel séjour éveille forcément des sentiments mitigés. «Bien sûr, dit Kreuzer, l’idée que ce serait cool d’être de la partie de manière active traverse parfois l’esprit. Mais je sais aussi ce qu’arriver aussi loin exige et tout ce qu’il y a derrière. Le chapitre de la compétition est clos. Ce que je fais maintenant me convient. Mon intérêt se porte ailleurs.» Il aurait pourtant le meilleur âge pour se mesurer à d’autres, 34 ans. À PyeongChang, Aksel Lund Svindal et André Myhrer ont remporté un titre olympique. Tous deux ont un an de plus que lui. Mais Kreuzer a «clos ce chapitre» au printemps 2012, pour citer ses propres mots. Après sa quatrième blessure grave au genou en cinq ans, il a mis fin à sa carrière, qui avait jadis commencé de manière très prometteuse. Blessures en série: la poisse À l’hiver 2005/2006, dans sa génération, celle de 1983, Kreuzer était le numéro 2 mondial du super-G derrière l’Autrichien Mario Scheiber. Il prit la deuxième place du Championnat suisse à la Lauchernalp, devant Didier Défago, Daniel Albrecht, Carlo Janka, Patrick Küng ou Silvan Zurbriggen. Mais ensuite vinrent les blessures, une fois une lésion méniscale grave, trois fois les ligaments. En allemand, on pourrait presque renommer le ligament («Kreuzband») en «Kreuzerband». Ainsi, en cinq ans, il ne participa qu’à 15 épreuves de Coupe du monde. Une d’entre elles

est restée particulièrement gravée dans sa mémoire, celle de novembre 2008 à Lake Louise. L’entraînement avait pour enjeu de se qualifier face à Olivier Brand et Beat Feuz pour la dernière place au départ, qu’il décrocha grâce au troisième meilleur temps devant des cracks comme Svindal, Guay, Walchhofer ou Innerhofer. Lors de cette qualification, Beat Feuz était tombé et s’était lui aussi déchiré le ligament. Le malheur des uns ... Kreuzer voulut saisir sa chance pendant la course, il attaqua et chuta également – blessure au genou no 3, fin de sa saison dès novembre. Kreuzer trouve néanmoins du positif mâtiné d’humour noir à cette culbute: «Cela m’a permis de lancer la carrière de Carlo Janka ...» Pardon? Kreuzer: «Il s’écoula beaucoup de temps avant que je sois évacué suite à ma blessure. Pendant cette interruption, les conditions météo changèrent. La piste gagna en vitesse pour ceux qui avaient un numéro de dossard élevé. Carlo saisit sa chance et finit deuxième avec le numéro de départ 65.» C’était son premier podium. Comme les deux pilotes de Salomon, Feuz et Kreuzer, firent défaut en même temps, leur serviceman Bruno Inniger se retrouva au chômage technique. Salomon l’envoya en Coupe d’Europe, où Patrick Küng amorça une série de victoires. Un an plus tard, Kreuzer prit un nouvel élan en Coupe du monde aux côtés de Küng, avec qui il partageait le préparateur Franz Nadig. ... fait le bonheur des autres Dans l’entourage de Kreuzer, Janka, Feuz et Küng s’envolèrent vers les plus hautes sphères. Avant de promouvoir un officier, Napoléon avait pour habitude de s’enquérir: «Cet homme a-t-il de la chance?» Concernant Kreuzer, la réponse serait simple: non, lui non, mais les gens autour de lui, oui. Si ce n’est pas un bon présage pour «Sion 2026» ... Comme nous l’avons déjà raconté, sa quatrième blessure au genou, fruit d’un entraînement estival à Las Leñas en Argentine, marqua la fin définitive de la carrière du malchanceux Ralf Kreuzer. Il ne se résigna pas à son sort et tira profit de ses pauses forcées. Parallèlement à la rééducation, il continua ses études: «Pendant cette période, j’achevai mon bachelor en économie et marketing et commençai mon master, que je terminai peu après m’être retiré de la compétition. Je pus ainsi entrer dans la vie professionnelle directement après ma carrière de skieur de compétition.» Chez les managers Il travailla trois ans et demi à l’agence GFC de Giusep Fry et géra entre autres le marketing de la finale de Coupe du monde 2013/2014 à Lenzerheide. Puis il entra chez le spécialiste en

marketing de droits sportifs Infront, «pour mettre un pied dans le business international, après m’être familiarisé avec le national». Lorsque le poste de délégué pour les Jeux Olympiques fut mis au concours, il se porta candidat: «C’est un projet captivant, dans ma région. Je peux le soutenir à 100 %, avec le nouvel angle d’approche du CIO, le retour dans les montagnes, lieu des sports d’hiver par excellence, sur la base d’installations de compétition et de structures existantes. Je suis convaincu que nous sommes face à un projet de pointe pour le Valais et toute la Suisse, qui déclenchera une grande dynamique sportive et économique au bénéfice de tous.» Forts vents contraires Il est néanmoins conscient d’une chose: «Ce ne sera pas simple.» De forts vents contraires soufflent de plusieurs côtés. Ce qu’il comprend dans une certaine mesure: «Par le passé, tout ne s’est pas déroulé de manière optimale en lien avec le CIO et les Jeux.» À ses yeux, information et émotion sont les maîtres mots: «Nous aimerions expliquer le projet à la population et susciter l’enthousiasme, comme l’a fait par exemple Ramon Zenhäusern qui pourrait en théorie encore participer en 2026.» Kreuzer – aussi un Valaisan Sa médaille d’argent est presque un cadeau du ciel pour la votation du 10 juin, quand la population valaisanne devra donner son avis sur un crédit de 62 millions. De ce point de vue, c’est le «bon» athlète qui est monté sur le podium. Ce qui n’empêche pas Kreuzer de relativiser malicieusement: «Les autres slalomeurs aussi auraient été des Valaisans ...» Kreuzer ne peut pas renier son origine – il vient de Visperterminen. Après des incursions dans les Grisons, en Argovie et dans le canton de Zoug, la famille, qui a deux jeunes enfants, habite désormais de nouveau en Valais, à Grimisuat au-dessus de Sion. Le «plan 2026» Selon l’issue de la candidature, son séjour làbas pourrait durer un certain temps: «Mon plan est de travailler pour ce projet jusqu’en 2026.» En sachant naturellement que jusque-là, il y a encore quelques obstacles à surmonter. Ce n’est pas lui qui sortira l’arsenal publicitaire pour le projet: en tant que représentant du canton, il doit faire preuve d’une certaine réserve et n’a pas le droit de participer à la campagne sur la votation pour des raisons de forme: «Mais dans mes contacts avec les acteurs du comité et avec les autres partisans du projet, on voit bien entendu mon attitude fondamentalement favorable.» Il faut dire qu’en tant qu’excompétiteur, il n’a pas non plus besoin de cacher son opinion. Sa crédibilité est son meilleur argument. Un fait qui le caractérise depuis toujours. Bonne chance! RICHARD HEGGLIN MARS 2018

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Advertorial // Mountain Bike Holidays

RÉGION SERFAUS-FISS-LADIS

AVENTURES ET ACTION À VÉLO POUR TOUTE LA FAMILLE

FOTOS: MOUN TA IN BIKE HOLIDAYS

La montagneuse station de Serfaus-Fiss-Ladis, réputée pour ses formules vacances VTT, est située sur une terrasse ensoleillée à environ 500 mètres au-dessus de la vallée de l'Inn. Dans le triumvirat du village, l'ancienne contradiction «Bike & Family» est devenue un véritable concept de réussite. Avec beaucoup d'habileté et de savoir-faire sur le plateau inondé de soleil, tout un monde d'expériences pour les jeunes et moins jeunes a émergé.

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La région a récemment reçu le prix «Approved Bike Area» de «Mountain Bike Holidays» dans la catégorie «Easy & Family». Accompagnés de deux amis, ma femme et moi sommes venus ici pour explorer les activités qui sont offertes dans le paysage montagneux unique du Tyrol. Par ailleurs, nous aimerions examiner de plus près les offres familiales afin de pouvoir éventuellement passer des vacances à vélo avec les enfants dans l'Oberinntal. À Serfaus, nous atteignons le Lifehotel «Mountain Bike Holidays» pour touristes actifs, où nous avons réservé pour les trois prochains jours. L’association du sport, du plaisir et de la joie de vivre insouciante est très importante pour les propriétaires, Barbara et Florian Geiger. Ce concept se ressent dans toute la maison, qui a été meublée et équipée en tenant compte du caractère spécial. Le directeur de l'hôtel, Florian, que je connais déjà depuis plusieurs années, nous a surpris feuilletant le vaste carnet de voyage et nous a recommandé la découverte du Möseralm, un parcours de difficulté modérée de 20 kilomètres à une altitude de presque 500 mètres. Un peu tendus par le voyage, nous souhaitons tout d’abord profiter de l'offre généreuse de bien-être proposée au Lifehotel. Alors que nous éclaboussons les hommes dans la zone de baignade «Aqua Vitalis», nos épouses préfèrent

transpirer dans le «Sauna Vitalis». Après la détente, le plaisir. Fidèle à la devise «Un esprit sain dans un corps sain», l'équipe de cuisine propose un menu du soir fantastique qui répond à tous nos desiderata et représente la préparation parfaite pour notre première visite à vélo. Nous sommes donc prêts pour une journée mouvementée dans les montagnes du Tyrol. Depuis l'hôtel à Serfaus, la piste cyclable vous emmène tranquillement à Fiss, où commence la montée vers la station intermédiaire du Schönjochbahn. Au-dessus de l'Inn, le chemin mène à de splendides prés alpins jusqu’au Falterjöchl tout proche et offre des vues imprenables sur les montagnes de l'Ötztal. Il semble que le sauna était la meilleure préparation, les dames étant déjà loin devant au moment où nous passons le Frommersalp en haletant lourdement. Une descente nous permet ensuite de bien avancer et, grâce à cette poussée de motivation, nous parvenons à nous rejoindre peu après le point le plus haut du parcours. Après un court trajet, un singletrack facile à emprunter nous mène jusqu’au Möseralm, où nous compensons d'abord la perte de liquide avec une boisson rafraîchissante. Le temps ne saurait être plus agréable. Nous profitons du soleil pendant un moment en appréciant la vue exceptionnelle.

Un grand sourire illumine nos visages. Nous empruntons alors un autre single track, plus large, et retournons rapidement à Sarfaus pour organiser notre prochain parcours. Demain, nous aimerions aller plus haut, d'une part pour échapper un peu aux températures estivales et d'autre part pour ressentir encore plus de plaisir en descente. Il y a au total neuf téléphériques dans la région de SerfausFiss-Ladis, qui transportent les motards et les motos vers les sommets, assurant ainsi une augmentation significative des profondeurs. Après avoir fait un tour supplémentaire vers le copieux petit déjeuner présenté sous forme de buffet, nous partons l’estomac plein et de bonne humeur faire une promenade alpine à vélo sur le Schönjöchl. Grâce aux téléphériques de Schönjoch, nous atteignons la station de montagne, située à plus de 2400 mètres d'altitude. Il fait frais, à cette hauteur – nous sommes heureux d’avoir encore une courte montée devant nous et pédalons dur pour nous réchauffer. Le soleil, qui brille comme hier dans le ciel bleu vif, contribue aussi à notre réchauffement et, peu de temps après, les premières gouttes de sueur apparaissent sur nos fronts. Arrivés au point culminant, un impressionnant panorama nous attend, que nous contemplons avec émerveillement. Les glaciers des innombrables sommets comptant

parmi les Trois Mille Sommets qui vont de l'Ötztal à la Silvretta brillent au soleil du matin et répondent une fois de plus à la question de savoir pourquoi nous aimons tant les Alpes. L’autre raison pour laquelle nous avons gravi les montagnes du Tyrol se trouve à présent devant nous: le Frommestrail. Depuis le Schönjöchl en passant par le Matekopf et jusqu'à Ladis, ce parcours classique entièrement repensé offre 1200 mètres de dénivelé – c’est un pur plaisir de rouler dans ce lieu. Associé à ce paysage de montagne à couper le souffle et aux plus beaux panoramas, le Frommestrail est un véritable bijou pour les vététistes. Après les événements que nous avons vécus ce weekend, c’est une évidence: nous reviendrons la prochaine fois avec les enfants, qui s'amuseront sur le bike park pendant que nous continuerons notre exploration, cette fois-ci dans les tunnels. À Serfaus-FissLadis, tout le monde en a pour son argent. Dans le cadre majestueux du Tyrol, d’inoubliables expériences vous attendent.

Renseignements Tourismusverband Serfaus-Fiss-Ladis www.serfaus-fiss-ladis.at Lifehotel für aktive Geniesser www.bikeserfaus.com Mountain Bike Holidays www.bike-holidays.com

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Actif // CHM juniors de ski alpin Davos/Kandersteg et Goms

Cet hiver, la Suisse accueille trois Championnats du monde juniors. Deux d’entre eux, les Championnats du monde juniors de ski alpin et de ski nordique, appartiennent déjà au passé. Il est donc grand temps de revenir sur ces deux événements.

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Actif // CHM juniors de ski alpin Davos/Kandersteg et Goms

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«Le slalom géant des hommes a mis mes nerfs à rude épreuve»

Aux CHM juniors à Davos, les athlètes suisses n’ont pas cessé d’être à la fête. Avec un butin de onze médailles et la victoire au Marc Hodler Trophy, ils ont égalé le record de 2011 à CransMontana. Le chef de la relève Ski alpin, Beat Tschuor, revient pour nous sur ces dix jours.

Beat Tschuor, je suppose que les objectifs fixés pour les CHM juniors ont été largement dépassés? En effet, nos attentes ont été plus que comblées. Avec cinq médailles d’or, la performance de Marco Odermatt sort bien entendu du lot, mais l’excellente performance d’équipe est un point important, comme en atteste la victoire au Marc Hodler Trophy. Ce classement ne tient pas uniquement compte des médailles, mais aussi des classements dans le top 10 des deux meilleurs athlètes de chaque nation. Quelle a été la recette du succès de l’équipe suisse? L’excellente alchimie dans le staff qui a permis aux athlètes de se sentir tout de suite bien a été la clé du succès. Je suis en outre convaincu que grâce au responsable du matériel, Daniel Züger, qui a procédé à des tests de skis sur le

Bolgen, nous avons pu grappiller les centièmes de seconde décisifs. Sa collaboration avec les techniciens a été excellente. La confiance et l’intérêt manifestés par la fédération ont par ailleurs été un facteur important. Et puis, il faut dire que les athlètes reçoivent une bonne formation dans les clubs, les associations régionales et les centres de performance, et que Swiss-Ski dispose dès lors d’une bonne base. Dans quelle mesure le fait de concourir à domicile a-t-il été un avantage? Ces trois dernières années, nous nous sommes préparés à cet événement de façon ciblée et avons organisé beaucoup de courses et de Championnats suisses à Davos. La pente, c’est quasiment notre chez-nous. Le jour J, le plan préparé de longue date a parfaitement fonctionné. De quels moments gardes-tu un souvenir particulier? La médaille d’or d’Aline Danioth en combiné alpin a été un moment fort. La veille, elle avait chuté en super-G et elle a dû se faire violence pour se représenter au départ. Ses coaches ont fait de l’excellent travail. Le slalom géant des hommes a mis mes nerfs à rude épreuve. Pendant la reconnaissance le matin, nous avons vu que Marco Odermatt était fatigué après les quatre médailles d’or et qu’il n’était pas tout à fait prêt. Être resté aussi serein après la 1re manche et avoir ensuite réalisé une fantastique 2e manche, c’était vraiment du grand art.

Beat Tschuor, chef de la relève Ski alpin.

Enfin, le triomphe dans l’épreuve par équipe, que nous avons remportée pour la première fois, a été une véritable surprise. Revenons-en à Marco Odermatt. Comment expliques-tu son succès? Ce qui le caractérise c’est sa modestie, son côté terre à terre et sa décontraction. Il est très loin pour quelqu’un d’à peine 20 ans. Il sait ce qu’il fait, comment il doit réagir et agir, et il est capable de prendre les bonnes décisions. Pour un entraîneur, c’est l’athlète idéal. Selon toi, quelles sont ses chances de percer en Coupe du monde? Je pense que cela ira vite. Il est important qu’il entretienne le slalom géant et le super-G et MARS 2018

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Actif // CHM juniors de ski alpin Davos/Kandersteg et Goms

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3 Marco Odermatt a su garder son sang-froid dans sa discipline phare et a remporté sa cinquième médaille d’or. 4 Le chef de la relève Ski alpin, Beat Tschuor, soulève le Marc Hodler Trophy dans les airs. 5 Aline Danioth a remporté la victoire en combiné alpin. Il s’agit de sa deuxième médaille à Davos après sa 3e place en slalom.

1 Cinq médailles d’or lors des mêmes CHM juniors, personne n’avait réussi cet exploit avant Marco Odermatt. 2 Compétition par équipe: la Suisse a remporté la compétition par équipe pour la toute première fois. Une expérience particulière pour les athlètes individuels Camille Rast, Semyel Bissig, Aline Danioth et Marco Odermatt. 5

Sans les cinq médailles d’or de Marco Odermatt, le bilan suisse ne serait pas aussi brillant. C’est un fait, mais chaque membre de l’équipe a, d’une façon ou d’une autre, à un moment ou à un autre, réalisé une performance. Nous avons en outre dû déplorer deux défections en slalom: Marco Kohler (blessure au genou) et Nicole Good (commotion cérébrale). Et il ne faut pas oublier que la favorite chez les juniors filles, Mélanie Meillard, n’était pas au départ. Nous aurions donc pu faire encore mieux! Malgré l’excellent résultat, il y a certainement aussi des aspects qui t’ont déplu? Le slalom géant des dames a été une déception pour moi. Plusieurs athlètes, dont Camille Rast, ont été éliminées, ce qui m’a fait réfléchir un moment. Dans le slalom des hommes, nous 32

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n’avons pas fait d’étincelles. Il reste un grand potentiel à exploiter dans cette discipline. L’impression générale est qu’il y a eu beaucoup d’éliminations ... C’est exact. Elles s’expliquent notamment par la météo et la visibilité. Mais les considérations tactiques des traceurs, parfois contestables, sont également en cause. Dans le slalom des hommes, 30 des 124 athlètes au départ se sont classés. En super-G, seuls douze des trente meilleurs ont franchi l’arrivée. À un endroit, la sécurité n’était pas assurée du fait du traçage. Cela ne fait pas avancer le sport. Il ne faut pas oublier que ce sont des CHM pour les juniors. Les jeunes doivent pouvoir s’y amuser. Dans le combiné alpin des dames, la décision a été prise d’effectuer le slalom en premier, pour une question de lumière, ce qui n’était pas optimal d’un point de vue tactique. Bon nombre de spécialistes de la vitesse ont déjà été éliminées lors du slalom. À ce sujet, tout le monde doit balayer devant sa propre porte: les entraîneurs, les nations, la FIS et le jury. Dans l’ensemble,

nous avons toutefois vu des compétitions de haut niveau à Davos. Je ne peux que complimenter le comité d’organisation et les remontées mécaniques qui ont fait en sorte qu’une telle manifestation puisse avoir lieu. Ils ont démontré qu’ils étaient capables de mettre une manifestation de grande envergure sur pied. M A R I O N K AU F MA N N

LES 11 MÉDAILLES SUISSES Marco Odermatt: or en descente, en super-G, en combiné alpin et en slalom géant Compétition par équipe: or pour Camille Rast, Aline Danioth, Semyel Bissig et Marco Odermatt Aline Danioth: or en combiné alpin et bronze en slalom Juliana Suter: argent en descente Lars Rösti: bronze en descente Semyel Bissig: argent en combiné alpin Stephanie Jenal: bronze en super-G

PHOTOS: M ANUEL LOPEZ / JWSC DAVOS 2018

qu’il n’ait pas le sentiment de devoir tout miser sur la descente. Il doit prendre le temps d’acquérir de l’expérience pour devenir un athlète complet.


Actif // CHM juniors de ski alpin Davos/Kandersteg et Goms

PHOTOS: PAT RI C MANI / JWSC 2018

Une belle performance d’équipe grâce à des compétitions parfaitement organisées

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Cette année, les Championnats du monde juniors et M23 des disciplines ski de fond, saut à ski et combiné nordique ont eu lieu à Kandersteg et dans la vallée de Conches. Les organisateurs peuvent se montrer satisfaits: les épreuves ont parfaitement organisées et ont suscité bien du suspense et des émotions dans le Haut-Valais et l’Oberland bernois.

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1 Valerio Grond dans le 10 km classique juniors. Il a remporté le bronze dans le sprint. 2 Giuliana Werro dans le skiathlon juniors dames. 3 L’équipe féminine du relais juniors: Giuliana Werro, Lea Fischer, Anja Weber et Désirée Steiner. 4 Alina Meier et son drapeau sur la joue. 5 Nadine Fähndrich, heureuse de sa médaille d’argent en sprint.

u point de vue suisse, les trois médailles décrochées par nos athlètes en ski de fond ont sans nul doute constitué le moment fort de ces CHM juniors et M23, de retour dans notre pays pour la première fois depuis tout juste 20 ans. Cela faisait onze ans que les fondeurs suisses n’avaient plus remporté autant de médailles; à l’époque, les athlètes suisses Silvana Bucher, Curdin Perl et Dario Cologna avaient même obtenu quatre médailles à Tarvisio. Le résultat de cette année est donc tout à fait remarquable. La favorite a comblé les attentes C’est Valerio Grond qui a initié cette belle performance d’équipe en décrochant le bronze lors du sprint des juniors contre toute attente. Le lendemain, une autre médaille en sprint est tombée dans l’escarcelle de la Suisse: Nadine Fähndrich a répondu aux attentes élevées et s’est classée deuxième dans la catégorie M23. Deux jours plus tard, elle a renoué avec le succès en terminant troisième lors de la course de distance sur 10 km en style classique. Dans

l’aire d’arrivée, Nadine Fähndrich s’est dite très heureuse d’avoir pu montrer également lors d’une course de distance qu’elle faisait partie des meilleures au monde dans sa catégorie d’âge. Des lacunes dans le domaine de la distance L’entraîneur des juniors chez Swiss-Ski, Charles Pralong, s’est montré satisfait des performances de ses protégés: «En sprint, nous MARS 2018

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Actif // CHM juniors de ski alpin Davos/Kandersteg et Goms

1 Nadine Fähndrich à l’arrivée du sprint M23 dames. 2 Les médaillés suisses (Nadine Fähndrich et Valerio Grond) avec Beda Klee (à g.), 4e du sprint M23.

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avons largement répondu aux attentes. Le bronze de Valerio Grond, les deux belles 11es places de Janik Riebli et Lea Fischer ainsi que le 25e rang de Carine Heuberger sont des résultats tout à fait encourageants. Dans le domaine de la distance, nous ne sommes malheureusement pas encore à la hauteur par rapport aux autres nations. Certaines lacunes persistent, même si Désirée Steiner arrive à rivaliser avec les meilleures et que Giuliana Werro et Janik Riebli ont obtenu de bons résultats.»

Des montées raides pour attirer les spectateurs L’organisation irréprochable des épreuves a été un autre point très positif de cet événement, en plus des trois médailles suisses. Selon Edi Zihlmann, chef de la relève Ski de fond chez Swiss-Ski, le parcours correspondait à un niveau international élevé en vue de l’homologation ultérieure. Pour les spectateurs, les deux montées raides dans les aires de départ et d’arrivée ont été particulièrement attrayantes

puisqu’elles ont permis de départager les concurrents lors de chaque épreuve. La haute vallée de Conches peut également être fière d’avoir attiré chaque jour autant de spectateurs. En effet, ces derniers ont été nettement plus nombreux que sur d’autres sites de compétition ces dernières années. Les Championnats du monde juniors et M23 organisés en Suisse ont donc été un succès à tous les niveaux. J U L I A PH I L I P O N A

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Crystal Club / Dr. Heinz Grütter-Jundt-Stiftung zur Förderung des alpinen Skisportes SNOWACTIVE

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Chronique // Médecin

Le point de non-retour Les Jeux Olympiques de PyeongChang appartiennent au passé. Petit retour en arrière ... Lorsque notre avion décolle en direction de Séoul, il n’y a plus de retour possible. Ce que je n’ai pas avec moi à ce moment-là me manquera pendant l’ensemble des Jeux et je ne peux plus rattraper ce que je n’ai pas préparé. J’ai tout planifié pendant des mois et j’ai passé près de 24 heures à faire mes bagages. Maintenant, c’est l’heure de vérité. À la porte d’embarquement avant le décollage, deux entraîneurs constatent qu’ils n’ont pas de somnifères. J’en ai à portée de main dans une poche de ma veste et les leur montre ostensiblement. Leurs visages se réjouissent à l’idée du long sommeil qui les attend pendant le voyage jusqu’en Asie. À peine sommes-nous arrivés que la mauvaise nouvelle tombe: un norovirus s’est répandu parmi les agents de sécurité des Jeux Olympiques. Pour les athlètes, la gastro-entérite est souvent synonyme d’abandon. Lors de la re-

Dr méd. Walter O. Frey Médecin-chef de Swiss-Ski Chef de service à Balgrist Move > Med Zürich

mise des tenues, tous les membres de la délégation ont reçu un désinfectant pour les mains à titre préventif. Un mois déjà avant les Jeux, nous avons commencé à ne plus nous serrer la main pour nous saluer, optant à la place pour le «check» (poing contre poing). Cela permet de rompre la chaîne d’infection et le virus n’a même jamais atteint la plupart de nos athlètes. Lors des premières manches d’entraînement du slalom géant en ski alpin, Mélanie Meillard se blesse gravement au genou gauche. Je l’ac-

compagne à l’hôpital coréen pour qu’elle passe une IRM. Elle doit être rapatriée en Suisse, où il est actuellement 3 h 30 du matin. «Est-ce que j’appelle le médecin-chef de la Rega?» Après quelques secondes d’incertitude, le rapatriement est mis en place. Le Centre Rega commence à planifier un vol retour immédiat dans un avion de ligne avec surclassement. «Tu vois cette grande montée sur la piste làbas?», me demande Selina Gasparin le soir d’après, alors que nous sommes dans le bus qui nous conduit sur le site où sera bientôt disputé le sprint de 7,5 km en biathlon. «Ce soir, pendant la compétition, nous allons mourir là-bas.» «Comment ça mourir?», pensais-je. Il me vient ensuite à l’esprit: «Est-ce que j’ai bien pris avec moi le défibrillateur portable?» L’athlète chevronnée rit avec malice et ajoute: «Bon, mourir peut-être pas, mais beaucoup souffrir.» Et là, mon cœur s’est remis à battre plus sereinement.

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Notre engagement

helvetia.ch/swiss-ski

Neige gelée. Piste difficile. Arriver en sécurité.

FOTO: Z VG.

Arriver en sécurité avec Helvetia, partenaire officiel de Swiss-Ski.

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Actif // Famigros

Un changement

Silvio, Manuela, Lynn et Yannik ont participé pour la première fois à un Famigros Ski Day. «snowactive» a pu accompagner la jeune famille durant cette journée.

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l est 8 h 00 du matin. Le soleil se lève sur la ville de Zurich. Yannik (6 ans) et Lynn (9 ans) viennent tout juste de se réveiller et se préparent pour participer au Famigros Ski Day de Hoch-Ybrig avec leurs parents Manuela et Silvio. La fatigue visible des deux enfants est probablement liée au fait que le dimanche à cette heure-ci, la petite famille se trouve généralement dans son appartement de vacances à 36

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Savognin. Et là-bas, la journée commence par un petit-déjeuner équilibré. «Comme nous passons tous nos week-ends dans les Grisons, nous aimons bien prendre notre temps le matin.» Mais la situation en ce 4 février n’est pas la même et les quatre passionnés de ski sortent de leur cocon habituel de Savognin pour prendre le départ du Famigros Ski Day dans la station de Hoch-Ybrig, proche de Zurich. «Nous faisons une infidélité à Savognin. Mais nous avons pensé que ce serait un changement bienvenu par rapport au reste de la saison», déclare Manuela au sujet de cette escapade dans un autre domaine skiable. «Depuis le début de la semaine, nous nous réjouissons tous de cette journée de ski un peu différente.»

C’est parti ! Arrivés à la station inférieure, les quatre membres de la famille récupèrent leur dossard avec le numéro élevé 379, puis ils rejoignent la station supérieure avec quelque 380 autres familles. La matinée est calme, seuls quelques nuages cachent les rayons du soleil qui cherchent à illuminer le paysage enneigé. La famille poursuit son voyage de découverte au beau milieu des arbres vêtus de blanc. Aujourd’hui, la journée ne commence pas comme d’habitude par une première descente, mais par une visite du village. Ou plutôt par une minute et demie d’exercices genoux fléchis. Au stand consacré au test pour les sports de neige, les participants découvrent en effet comment se sent Lara Gut

PHOTO: ALPHA FOTO

BIENVENU


Actif // Famigros

pendant la descente de St-Moritz. Mais cet exercice ne semble poser aucun problème à Lynn: «Je pourrais rester encore longtemps comme ça», déclare-t-elle tranquillement après une minute genoux fléchis. Attention, la prochaine Lara Gut est dans les starting-blocks!

Pas de victoire mais des souvenirs plein la tête Après avoir joué aux fléchettes au stand de Swiss-Ski, lancé des boules de neige chez Famigros, réalisé une photo-souvenir dans le photomaton de Rivella et mangé un petit croissant au stand de ravitaillement, direction le télésiège. Car, au bout de quelques descentes d’échauffement, le prochain moment fort arrive: comme à chaque Famigros Ski Day, les participants disputent la célèbre course familiale. Les quatre novices descendent la piste glacée sans aucune faute. Et après quelques instants de déception, ils se disent à peu près satisfaits de leur 52e place sur 380. «Ils sont beaucoup plus âgés que nous!», conclut le petit Yannik, 6 ans. Mais quoi qu’il en soit: avant la fin de la journée, les enfants auront oublié la victoire manquée et l’aventure globale aura chassé toutes les pensées négatives.

pas trop que sa médaille ne soit pas vraiment en or. Heureusement, la mascotte Famigros «Tobi» est là et redonne rapidement le sourire au garçon et à toute la famille. Au final, Yannik est tout aussi content de sa médaille que les autres enfants. Une fois la proclamation des vainqueurs terminée, les mordus de ski profitent des derniers efforts du soleil pour rejoindre leur voiture en passant par la descente de «Weglosen». Puis ils rentrent chez eux en longeant le lac de Zurich, ravis du cadeau offert par Famigros: un sac à chaussures de ski rempli de snacks et de boissons. Et tous sont d’accord sur un point: «Nous devrions aller voir ailleurs plus souvent!» QUE N T I N A E B E RL I

Lien vers la vidéo: http://bit.ly/fsd_hoch-ybrig

Silvio, Yannik, Lynn et Manuela posent avec leur médaille et la mascotte «Tobi».

Retour à la maison avec une fausse médaille d’or Le plus jeune de la famille ressent cependant encore une déception. En effet, Yannik n’aime

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Beat Feuz Champion du monde

L’ÉNERGIE POUR DEMAIN MARS 2018

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Actif // Oerlikon Swiss Cup

De l’Oerlikon Swiss Cup à

L’ÉLITE MOND

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Actif // Oerlikon Swiss Cup

Lors de la saison 2013/2014, Wendy Holdener a remporté non seulement le slalom géant de l’Oerlikon Swiss Cup à Splügen, mais aussi le classement général M21.

DIALE

PHOTOS: SWISS -SKI

Une victoire au classement général de l’Oerlikon Swiss Cup est l’objectif de chaque jeune skieur suisse, car cela lui ouvre la voie vers des succès de plus grande ampleur. Cinq fois champion du monde junior à Davos, Marco Odermatt par exemple doit son essor notamment à cette série de courses.

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es talents d’aujourd’hui sont les stars de demain. C’est la raison pour laquelle Swiss-Ski mise sur la promotion des athlètes de la relève. Mais cela ne serait pas possible sans soutien extérieur et le président de Swiss-Ski, Urs Lehmann, en est conscient:

Marco Odermatt a remporté le slalom géant de l’Oerlikon Swiss Cup à Savognin au début de l’année en s’imposant devant Maurus Sparr et Livio Simonet. Il s’est adjugé ainsi le titre de champion suisse M21.

«Nous sommes extrêmement fiers et reconnaissants que des entreprises internationales, comme Oerlikon dans le cas présent, s’engagent pour les sports de neige. Et ce pas chez les stars, mais au niveau de la relève.» Oerlikon est notamment le sponsor principal de l’Oerlikon Swiss Cup: la compétition comprend douze courses FIS où des classements séparés sont établis pour les athlètes des catégories M18 et M21. Cette série de courses a déjà révélé de nombreuses stars comme le montre le classement de ces dernières années. Wendy Holdener, Gino Caviezel et Corinne Suter figurent en tête de liste ainsi qu’un exemple plus récent: Marco Odermatt, cinq fois champion du monde junior à Davos. Il a à son actif deux victoires dans la catégorie M18 (2014, 2015) et une deuxième place au classement M21 (2015). «L’Oerlikon Swiss Cup est très appréciée par tous les athlètes et revêt une grande importance à leurs yeux. Mon objectif était d’arriver premier du classement général ou au moins de monter sur le podium», explique Marco Odermatt. Lorsqu’un athlète franchit cette étape, il remplit alors les critères de sélection pour l’admission dans un cadre de Swiss-Ski. Sa victoire au classement général de l’Oerlikon Swiss Cup a donc mené Marco Odermatt au cadre C puis B de Swiss-Ski. Une motivation pour les athlètes M18 Le chef de la relève Beat Tschuor souligne: «L’Oerlikon Swiss Cup constitue une étape intermédiaire extrêmement importante entre la catégorie M16 et la Coupe d’Europe. Les athlètes peuvent s’y mesurer dans toute la Suisse et dans toutes les disciplines.» C’est notamment au cours des premières années difficiles auprès de la FIS en tant qu’athlète M18 que l’Oerlikon Swiss Cup a un effet motivant, se souvient Marco Odermatt: «Les premières

courses FIS constituent pour chaque jeune athlète un retour sur terre assez brutal. On n’a en effet aucune chance de rivaliser avec l’élite. La série de courses permet de se mesurer à d’autres athlètes du même âge et de se situer d’après les résultats obtenus.» Il ajoute que l’«argent de poche» reçu par les trois premiers peut être utile à tout jeune athlète. Ses duels avec Loïc Meillard lui restent tout particulièrement en mémoire. Âgé d’un an de plus, le Romand était à l’époque de loin le meilleur junior et le battre était d’autant plus magnifique. Mais Beat Tschuor affirme que la série de courses n’est pas importante que pour les athlètes. «Grâce au soutien d’Oerlikon, nous avons pu trouver un organisateur et lui proposer un dédommagement. De plus, les courses sont très utiles aux entraîneurs pour les sélections et la planification de la saison. Cette dernière permet aussi aux athlètes de faire montre de leurs capacités au bon moment.» Des compétitions de qualité Marco Odermatt ne peut plus inclure toutes les courses M21 dans sa planification car sa priorité est la Coupe d’Europe. D’autres athlètes ont ainsi une chance de s’octroyer une place dans un cadre de Swiss-Ski. Même en l’absence du champion du monde junior, la qualité des compétitions reste égale à elle-même et les courses ont lieu sur des pistes parfaitement préparées par les organisateurs malgré la neige et le vent. Pratiquement tous les participants suisses aux CHM juniors se hissent dans les premiers rangs du classement général. Pour savoir quel athlète est actuellement en tête de liste et pour toute autre information sur l’Oerlikon Swiss Cup, rendez-vous sur https://www. swiss-ski.ch/fr/events/oerlikon-swiss-cup/. Qui sait, il s’agit peut-être d’une future star du ski? M A R I O N K AU F MA N N MARS 2018

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Actif // Ski de fond

BOUCLE APRÈS BOUCLE, LA LIGNE D’ARRIVÉE EN POINT DE MIRE La campagne de Graubünden Tourismus et «snowactive» s’est achevée avec succès à la fin de l’an dernier avec le tirage au sort de cinq participant(e)s à cinq courses populaires de ski de fond. Patricia Beck s’est lancée dès le début de la nouvelle année. Katrin Hofmann, elle, a malheureusement dû déclarer forfait pour le marathon de la Surselva. Une grippe carabinée l’a clouée au lit au moment de la course. Flavio Godenzi a pris sa place.

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Actif // Ski de fond

PHOTO: MÀD

«A

s-tu quelque chose de prévu ce weekend?» Non, rien de prévu. Telle fut ma réponse à la demande spontanée qui me fut faite le vendredi avant la course de la Surselva. Question suivie d’une autre, à savoir est-ce que je souhaiterais prendre part à l’opération «courses de ski de fond populaires» des Grisons – concrètement, au marathon de la Surselva. Car Katrin Hofmann, la gagnante de cette place de départ prestigieuse, avait dû annuler au dernier moment, étant tombée malade. Et me voilà le samedi matin, avec ma femme, en route pour Sedrun, où nous nous adonnons aux joies de la glisse sur les pistes du domaine d’Andermatt-Sedrun. Après un repas du soir raffiné à l’hôtel Postigliun et une promenade à travers le village de Sedrun, il ne reste plus qu’une chose à faire: passer une bonne et longue nuit de repos. Le lendemain matin, un splendide temps hivernal, de la neige à revendre et une piste de

fond parfaite nous attendent, les quelque 250 autres participants et moi. Alors c’est parti, direction le point de départ pour s’échauffer par une température déjà plutôt élevée. Le signal du départ retentit à onze heures pile, et je me trouve aussitôt confronté à une descente étroite. Heureusement, je m’en sortis sans casser de bâton. La première montée, avec plusieurs virages, écréma ensuite un peu le plateau de départ. C’est quand même impressionnant de voir comment la tête du peloton s’échappe en montant au loin avec tant de légèreté. Je remarque rapidement que le par-

cours est sensiblement plus exigeant que ce à quoi je m’attendais. Régulièrement, de petites montées ambitieuses, un tracé en dents de scie nous mettent au défi, enflammant quelque peu mes jambes dès le panneau des six kilomètres. Pouh, seulement six kilomètres sur vingt-cinq en tout. À présent, la piste longe le Rhin à travers la forêt, et après une autre montée, je rejoins la zone de départ. Passé le poste de ravitaillement, je m’élance pour le deuxième et dernier tour. Il se révéla au final beaucoup plus agréable, ayant pour corollaire «moins de coureurs, meilleure connaissance du terrain». Bientôt, seule la dernière côte, raide, me séparait encore de la ligne d’arrivée. Je dus de nouveau m’accrocher de toutes mes forces. À l’arrivée, une nuée de 1 et de 2 brillait sur l’écran: 1:12:21. J’avais réussi! Malgré l’intensité de l’effort, mon premier marathon de la Surselva fut une expérience formidable qui m’a procuré un grand plaisir. FLAVIO GODENZI MARS 2018

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Actif // Ski de fond

FABIANA MAN

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Actif // Ski de fond

ZONI

UN ENTHOUSIASME CONTAGIEUX M

algré tout, la nuit avant la course, j’ai très bien dormi dans la jolie chambre en bois d’arolle de l’hôtel Engiadina à Scuol. Après un délicieux petit déjeuner, me voici en route pour Martina. Il faisait un froid glacial mais tous les participants étaient motivés et de bonne humeur. L’organisation n’était pas compliquée du tout et finalement, plus de 120 coureuses et coureurs ont pris le départ. J’ai été assez surprise par le rythme des autres coureurs de fond. Bientôt, je n’apercevais plus que l’arrière de leurs skis ... Mais mon objectif n’était pas de décrocher un record. Je voulais simplement terminer la course. Participer est déjà très beau en soi, si bien que j’ai savouré chacun des 20 kilomètres parcourus. Le superbe paysage des bords de l’Inn y a évidemment contribué, de même que le temps tout simplement magnifique. Je dus lutter durant les derniers kilomètres, car il fallait parcourir

une boucle supplémentaire. La ligne d’arrivée se situe de l’autre côté. Alors là, il me faut de nouveau trouver en moi un surcroît de motivation, étant donné que les derniers mètres, hérissés de quelques dénivelés, paraissent encore plus longs. Mais finalement, j’étais très fière d’avoir réussi à terminer ma première course populaire, d’autant plus que mes premiers pas en ski de fond datent de décembre dernier ... Un semi-marathon de 20 kilomètres, ça n’est pas rien pour une novice! Comme je n’avais pas été particulièrement rapide durant mon parcours, j’ai reçu un prix de consolation – une participation gratuite à la prochaine Passlung. J’y serai, pour sûr! Bilan: la saison prochaine, je participerai certainement à diverses courses de ski de fond. Grâce au prix gagné au concours, je suis devenue une skieuse de fond enthousiaste! FA B I A N A MA N ZO N I

PHOTO: MÀD

Mes collègues m’ont assidûment rappelé ma participation à la Passlung, si bien que le dimanche précédant la course, j’ai consulté une fois encore les détails de la manifestation sur internet. En voyant les inscriptions, j’ai été quelque peu choquée car jusqu’ici, à peine un peu plus de 30 personnes s’étaient annoncées. Pour une débutante comme moi, ce sera à coup sûr un peu embarrassant, me suis-je dit.

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Actif // Ski-club Arpettaz

SKI-CLUB ARPET TAZ, 90 ANS D’HISTOIR D’HISTOIRE – 50 AN ANS DE CABANE

HISTOIRE C’est en avril 1927, au retour d’une excursion en direction de la Rosablanche qui faillit mal tourner à cause du mauvais temps, qu’un groupe de jeunes Nendards décida de fonder le ski-club Arpettaz-Nendaz.

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Actif // Ski-club Arpettaz

PHOTOS: MÀD

’assemblée constitutive qui eut lieu le 22 janvier 1928 réunissait 13 membres. De ce jour, le club n’a cessé de grandir. On en comptait 44 en 1943 et plus de 1200 aujourd’hui (passifs et actifs). C’est surtout à partir des années 1960 avec le développement des remontées mécaniques, que le club se met à grandir. Il organise ainsi en 1965 la coupe Kurikala, construit sa cabane au fond du vallon de Cleuson en 1968 et participe dès le début des années 1970 à l’organisation de nombreuses courses de ski régionales et nationales, dont le grand prix Ovo/Migros qui a lieu chaque année à Nendaz depuis 1974. Le ski-club Arpettaz a connu durant ses 90 ans d’existence, la concurrence, l’émulation et la collaboration avec deux autres ski-clubs locaux. Il est aujourd’hui le seul ski-club de Nendaz. Un ski-club, de nombreuses activités Dès les débuts, le ski-club adhéra à l’association romande de ski et s’il a soutenu le ski de compétition, il a surtout toujours essayé de favoriser le partage, l’entraide et la diversité des activités liées au ski et à la montagne. Aujourd’hui encore la formation et le soutien des jeunes compétiteurs représentent une part importante du travail du club avec un groupe de près de 60 jeunes tous âges confondus et la vitalité de la compétition au sein du club se mesure à la quinzaine de qualifiés chaque année à la final du Grand Prix Migros. Mais les activités offertes ne s’arrêtent pas là. En effet, le club organise également des cours de ski auxquels participent près d’une centaine de jeunes, ainsi que 3 groupes «ski fun» orientés vers d’autres disciplines des sports de neige tels que télémark, freeride, randonnée, ski cross, snowboard, etc. Durant l’été, des camps permettent à plus de 50 jeunes de découvrir la montagne et l’alpinisme sous la conduite de guides avec comme point de départ la cabane du club située à 2500 mètres d’altitude. Mis à part les traditionnelles activités, sorties et concours propres à tous les clubs, le ski-club Arpettaz offre la possibilité à ses membres de

se rencontrer chaque année lors de journées et week-ends de randonnées à ski et lors d’une haute-route d’une semaine qui amène les participants à travers toutes les Alpes et même plus loin certaines années. Une année de jubilé En cette année d’anniversaire du club et des cinquante ans de la construction de sa cabane, de nombreuses actions seront entreprises pour marquer l’évènement. Les festivités s’ouvriront le 18 mars, avec une course très spéciale. Le derby Drey bâ (qui signifie droit en bas en patois de Nendaz) permettra aux intrépides de se confronter, du sommet du Mont-fort, point culminant du domaine skiable des 4 vallées à 3300 m, jusqu’à Siviez à 1750 m d’altitude. La fête s’y poursuivra sous tente en musique et avec un repas qui sera partagé entre les participants à la course et les membres du club. Il est également prévu de faire une course/ rallye par équipe avec une arrivée à la cabane du club en montée cette fois, le 1er septembre pour l’inauguration d’un sentier «au fil du glacier» qui montrera sur un parcours d’environ 3 heures de marche le recul du glacier du Grand-Désert au pied de la Rosablanche durant les 150 dernières années. Enfin, en octobre un livre retraçant la longue histoire du club sera présenté lors d’une exposition pour clore cet anniversaire.

La carte de visite pour lŖhéliski dans le monde entier.

FA NNY D É L È ZE

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Les informations sur le ski-club ArpettazNendaz peuvent être trouvées sur son site internet www.arpettaz.ch.

+41 43 211 71 81

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Elias Gmünder

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Actif // Grand Prix Migros

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Beaucoup des petites mains Le Grand Prix Migros est la plus grande course de ski pour enfants du monde. Dans 13 localités, des enfants de 6 à 16 ans s’affrontent tout en vivant une journée inoubliable. Cette manifestation ne pourrait exister sans le soutien des skiclubs et de leurs nombreux bénévoles. Nous sommes allés observer leur travail à Adelboden.

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rasse matinée? Pas question! Ce dimanche, Adelboden est réveillée de bonne heure. Le Grand Prix Migros se prépare et de nombreux habitants sont impliqués dans l’affaire. Quelque 500 enfants et jeunes vont participer ici à une course de la série. Pour que tout se déroule sans encombre, une centaine de bénévoles sont requis. En effet, il faut de petites mains partout: au départ, à l’arrivée, sur la piste, dans la cantine, à la remise des dossards et dans le village des sponsors. Pour l’organisateur, il n’est pas facile de réunir autant de bonnes volontés. À Adelboden, cette mission revient à Andi Bircher, chef des bénévoles. Tout l’hiver, il a ouvert ses yeux et ses 46

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oreilles, et en a parlé aux personnes rencontrées dans la rue, sur les pistes ou au restaurant. «Étant donné que le Grand Prix se déroule sur deux pistes, il nécessite plus de bénévoles que d’autres courses. C’est un défi d’en trouver autant, mais d’une façon ou d’une autre, nous y parvenons toujours», explique Andi Bircher. Le corps des bénévoles est majoritairement constitué de parents des participants, qui assument la plus grande partie des tâches. Cette fois encore, Andi Bircher est parvenu à trouver les 85 personnes qu’il lui fallait pour la course et à les répartir entre les différents postes. Faire le maximum la veille La veille déjà, 30 bénévoles du ski-club étaient à l’œuvre, ainsi qu’une dizaine de personnes de Swiss-Ski et des sponsors. Le but est de faire le maximum avant la course: construction des cabanes de départ, installation des aires d’arrivée et du village des sponsors, préparation des pistes, mise en place des parcours et première partie de la remise des dossards ... sans oublier le ravitaillement de tous les bénévoles. La veille, donc, force pâtisseries et sandwiches ont été préparés pour que ceux-ci puissent prendre des forces pendant leur engagement. Ces pique-niques sont les premières choses acheminées en altitude ce dimanche depuis la station inférieure du Chuenisbärgli. Les radios et

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les gilets des bénévoles sont également préparés au petit matin, à 7 h 00, par les membres du CO. Une heure plus tard, les premiers bénévoles arrivent à la station inférieure. Tous sont habillés chaudement. Un vent fort fait rage et le brouillard enveloppe le Chuenisbärgli. Pour cette raison, les chefs des différents domaines donnent rapidement leurs instructions. La plupart des personnes n’en sont pas à leur premier engagement et savent ce qu’il faut faire. Celles qui le peuvent vont brièvement se mettre au chaud, privilège que tout le monde n’a pas. En effet, il faut mettre en place le chronométrage au départ et à l’arrivée, et procéder aux ultimes préparatifs sur la piste. Ensuite, tout est prêt. À 10 h 30, les premiers enfants s’élancent. Un départ dans la discipline L’aire de départ est maintenant très animée. Tout le monde se prépare pour la course et la tension est palpable. Trois bénévoles font en sorte que tout se déroule comme prévu: une personne est en charge d’un chronomètre manuel pour le cas où le départ ne se déclencherait pas automatiquement, une autre aide les enfants à se placer dans le bon ordre et une autre encore leur indique quand s’élancer. Cette dernière tâche revient à Peter Josi, qui a déjà presque tout vu: «Parfois, les enfants sont


Actif // Grand Prix Migros

1 Le ravitaillement des bénévoles a été préparé la veille. 2 La remise des dossards aux participants a également commencé la veille déjà. 3 Le matin de la course, les bénévoles reçoivent des instructions sur leurs tâches. 4 Au départ, les enfants sont lancés juste au bon moment sur la piste. 5 Un bénévole bien équipé pour une longue journée de course. 6 Les chronométreurs de l’arrivée sont en contact avec le chef des départs via radio. 7 Les grillades ont aussi leur place sur la a neige. eige. 8 Le cheff des s bénévoles Andi Bi Bircher (veste rouge) et les s bénévoles la lancent le démontage après la course.

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PHOTOS: TONI STOLLER / SWISS -SKI

si nerveux qu’ils oublient d’abaisser leur masque ou de fermer leurs chaussures de ski. Dans ces cas-là, je les aide rapidement.» Peter Josi communique aussi par radio avec les bénévoles de l’arrivée, leur indiquant quel dossard descend. Trois personnes de l’entreprise de chronométrage Sport-Timing sont assises dans un container au bas de la piste et gardent un œil sur les temps. Aujourd’hui, le brouillard leur complique la tâche: impossible de distinguer qui passe la ligne d’arrivée. Des contrôles sur la piste Au moins, ces personnes sont assises au chaud, ce qui n’est pas le cas des bénévoles déployés sur les deux pistes de courses, reconnaissables à leur gilet jaune: dix surveillants de porte sont présents sur chaque piste pour relever les fautes de passage de portes; en outre, trois responsables de secteur se tiennent au bord de chaque piste pour remplacer les piquets cassés ou aider les enfants tombés à terre. Andi Bircher distribue du thé chaud à ces bénévoles pour qu’ils puissent se réchauffer un peu. Endurcis, ces derniers prennent les choses à la rigolade: «Aujourd’hui, nous n’aurons eu froid qu’une fois.» Afin que les enfants partis avec un numéro de dossard élevé bénéficient aussi d’une bonne piste, des lisseurs descendent régulièrement la pente.

Une fois que les enfants ont terminé leur ur desd cente, ils s’amusent dans le village des sponsors et se restaurent sous la cantine. Le chef Ruedi Trummer et dix autres personnes font en sorte que chacun ait le ventre plein. «Sur la piste, dans cette cabane, nos possibilités sont limitées. Nous ne pouvons pas faire de la grande cuisine.» Pour cette raison, deux grils ont été installés pour la cuisson de steaks et de saucisses à rôtir. La machine à hot-dogs tourne sans relâche puisque chaque athlète en reçoit un gratuitement. Ainsi, les enfants peuvent reprendre des forces avant de faire les jeux des sponsors. Des rangements immédiats Lorsque vers 15 h 00, les médailles sont remises devant l’école de Boden à l’occasion de la proclamation des résultats, le démontage est déjà lancé dans le village et sur la piste. Après tout, les touristes veulent pouvoir réinvestir les pistes le lendemain. Oliver Künzi, président du CO, tire un bilan positif de la journée: «Ces visages d’enfants heureux parlent d’eux-mêmes. Ils nous motivent à investir dans cette course.» Et de souligner qu’il trouve chaque année fascinant qu’autant de bénévoles soutiennent la manifestation. Il note que par un temps pareil, ceux qui doivent passer des heures sous le vent et dans le froid n’ont vraiment pas un rôle enviable.

Il est d’autant plus remarquable que les organisateurs parviennent à trouver les petites mains nécessaires pour chaque course. Toutes ces bonnes volontés contribuent à promouvoir la relève du ski de compétition. Grâce à leur engagement, les enfants peuvent bénéficier de premières expériences de course. M A R I O N K AU F MA N N

Créé en 1972, le Grand Prix Migros est aujourd’hui la plus grande manifestation de sport de loisirs alpin organisée par Swiss-Ski. D’innombrables stars y ont participé. Ainsi, Wendy Holdener et Michelle Gisin avaient déjà partagé un podium en 2003 dans le cadre de cette course de ski pour enfants et jeunes. De janvier à mars, 13 épreuves permettent aux 8–16 ans de se disputer un ticket pour la finale. Les trois meilleurs filles et garçons de chaque catégorie pourront se battre pour la victoire au classement général du 6 au 8 avril à Grächen. De leur côté, les enfants de 6 et 7 ans peuvent vivre une première course dans le cadre de la Mini Race. Depuis 17 ans, Migros soutient cette série en tant que sponsor principal. Mais l’appui des co-sponsors Thomy et Stöckli, et des fournisseurs Toko, Leki, Rivella et Descente est tout aussi indispensable à l’existence de cette course. Pour de plus amples informations: www.gp-migros.ch.

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PHOTOS: MÃ&#x20AC; D / JOSEPH WEIBEL

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Service // ISPO Munich 2018

Bonne

ambiance Lorsque l’hiver est bien enneigé, le commerce connaît une forte demande et la bonne humeur règne chez les consommateurs. Mais nous savons également qu’un hiver tel que celui que nous avons connu ces trois derniers mois est plutôt une exception. La tendance est à des hivers plus courts et plus tardifs. Joseph Weibel, rédacteur en chef de «snowactive», est allé jeter un coup d’œil au salon ISPO. MARS 2018

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e es sports d’hiver sous toutes leurs facettes sont le thème central du plus grand salon européen du sport ISPO à Munich. Près de 3000 entreprises y ont exposé leurs produits. L’ambiance qui régnait du côté de l’industrie du ski était très positive. Un hiver avec beaucoup de neige conduit vite à une forte demande. Des hivers très variables en longueur et en intensité, il y en a toujours eu. L’important est que la branche s’y adapte.

Le marché de la location progresse encore Ce recul s’explique par diverses raisons. Il ne faut pas sous-estimer la location de skis. Dans les pays voisins, la location de skis est encore plus répandue que chez nous. Selon la chaîne de magasins «Sport 2000», la location connaît un taux de croissance de 10 à 15% par an. L’association autrichienne du commerce d’articles de sport écrit même que 60% des nou-

Un marché mondial de trois millions de paires de skis Dans le magazine d’articles de sport allemand «SAZsport», le président «Wintersports Equipment» d’Amer Sports, Michael Schineis, fait la remarque suivante: «Lorsqu’on a trois semaines de neige en décembre, on peut s’estimer chanceux. Mais aujourd’hui, dans la production, on travaille sur une base sensiblement inférieure et pas dans l’espoir qu’il neige. Le marché mondial du ski est estimé à l’heure actuelle à un total d’environ trois millions de paires de skis. Il y a 25 ans, ce chiffre était presque deux fois plus élevé.»

veaux skis produits vont directement aux loueurs. D’après un sondage réalisé en Allemagne, 52% des consommateurs peuvent imaginer louer leur équipement de sport à long terme. En Suisse également, la location prend de plus en plus d’importance (voir sondage auprès de l’industrie). Normes très élevées Les innovations dans le domaine du matériel, c’est-à-dire les skis et les chaussures, se raréfient. Tout simplement parce que les normes de qualité ont atteint un niveau extrêmement élevé. On travaille beaucoup plus sur les détails. Ainsi, les skis et les chaussures, sans restrictions du point de vue de la qualité, deviennent une fois encore plus légers et la fonctionnalité, surtout dans le domaine des chaussures, est encore optimisée. Avec succès. Arrivée du numérique Les sports d’hiver n’échappent pas à la numérisation. La transformation numérique a changé l’industrie du sport à tous les échelons de la chaîne de valeur ajoutée, déclare Klaus Dittrich, directeur du salon de Munich. Il entend par là les nouvelles techniques de production et la fusion croissante entre la technologie et la fonction dans les articles de sport. C’est surtout dans le secteur du marketing et de la distribution que les choses ont changé aujourd’hui. J O S E PH W E I B E L

TENDANCES 2018/2019 ATOMI C Silvan Nideröst, Territory Commercial Executive Atomic Central Europe, Amer Sports SA Suisse Hiver 2017/2018 L’arrivée précoce de l’hiver fut une bénédiction. Après plusieurs hivers pauvres en neige, c’était important. Commerce de location Il s’accroît chaque année. Dans les stations, la location de matériel est devenue l’une des activités principales. Les sportifs d’hiver choisissent souvent de louer leur équipement à la saison. Atomic met l’accent sur le commerce de location et propose des prestations spéciales. 50

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Tendances de l’hiver à venir Plus léger, meilleur, plus fort. Tel est en tout cas le mot d’ordre chez Atomic. La tendance au développement de produits plus légers se poursuit en général. Potentiel de développement dans le domaine du matériel Poids, confort et commodité représentent des notions importantes. Dans le domaine «backcountry», il y a encore du potentiel d’innovation. Atomic lance pour l’hiver à venir la première fixation «Pin» qui garantit une ascension facile et des performances maximales en descente en tant que fixation freeride.

Silvan Nideröst avec les nouveaux modèles représentatifs Redster X9 et Hawx Prime 120.


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HEA D

N ORDIC A

Yves Isler, Marketing Manager Head Suisse

Ueli Schaub, CEO Tecnica Group Suisse SA

Hiver 2017/2018 En rétrospective, nous avons eu un bon début de saison qui se poursuit de manière très satisfaisante. Commerce de location La location représente une part importante pour nous et pour le marché de manière générale. Tendances de l’hiver à venir La réduction du poids est un thème essentiel. Chez Head, nous appelons cela «Light done right». Il s’agit de combiner produits allégés et performance. Pour les chaussures de ski, les systèmes d’adaptation simples et individuels sont très demandés. Notre solution: Liquid Fit. Potentiel de développement dans le domaine du matériel De très nombreux produits se maintiennent à un haut niveau. Les innovations et nouveaux développements comptent cependant beaucoup pour nous et stimulent le marché. C’est pourquoi HEAD lancera la saison prochaine la technologie LYT Tech pour skis et chaussures.

Yves Isler et le nouveau produit NEXO LYT 130 G.

Stefan Müller avec les nouveaux modèles emblématiques de la marque (skis: Hero Elite Short Turn Ti, chaussures: Hero World Cup).

DYNA STA R/ROSSIGN OL Stefan Müller, Marketing Dach, Rossignol Sàrl Suisse Hiver 2017/2018 L’arrivée précoce de l’hiver a entraîné une ambiance générale positive. Les sports d’hiver sont redevenus un sujet de prédilection. Les retours de la vente au détail sont totalement positifs. Commerce de location Chez nous, nous estimons la part du commerce de location à 50%. Dans des pays comme la France et l’Autriche, cette part est sensiblement plus élevée (65%). Tendances de l’hiver à venir Nous misons beaucoup sur notre nouvelle gamme Hero, que nous avons développée avec le concours d’athlètes de pointe. Elle séduit par sa puissance incomparable, son excellente adhérence et sa maniabilité. Potentiel de développement dans le domaine du matériel Du côté du matériel, il reste encore du potentiel à exploiter. Nous équipons par exemple certains de nos skis d’un noyau Air Core qui assure un rapport poids/performance idéal. Dans le domaine des chaussures de ski, nous utilisons des matériaux synthétiques qui, grâce à la technologie 3D, permettent de réduire encore le poids.

Hiver 2017/2018 Les magasins de sport ont fait état de très bonnes ventes, ce qui a engendré pour nous de nombreuses commandes supplémentaires de skis et chaussures de ski (50% de plus par rapport à l’année précédente). Commerce de location Le commerce de location ne cesse de s’amplifier, surtout dans les stations. La croissance du tourisme hivernal a naturellement des retombées positives sur le marché de la location. Nous avons cependant vendu sensiblement plus de skis pour la saison en cours. Tendances de l’hiver à venir Les innovations révolutionnaires se font rares. Néanmoins, de très nombreuses améliorations de détail ont été effectuées dans le domaine de l’équipement, à l’exemple des semelles GripWalk pour les chaussures de ski. Potentiel de développement dans le domaine du matériel Toutes les marques d’articles de sports d’hiver investissent de fortes sommes dans la recherche et le développement. Il en sera de même à l’avenir.

Ueli Schaub avec le nouveau ProMachine 130 et le Dobermann Spitfire RB.

K2 Felix Bösch, Sales & Country Manager K2 Switzerland GmbH Hiver 2017/2018 Statistiquement, cela n’arrive que rarement, mais un Noël sous la neige est optimal pour notre branche et nous l’avons clairement ressenti cette année. Commerce de location Le commerce de location a le vent en poupe, et il progresse aussi en plaine. Cette évolution pose de nouveaux défis aux fabricants et aux détaillants. La part de location influence assurément les résultats de la vente dans le commerce de détail.

Tendances de l’hiver à venir Nous restons fidèles à nos valeurs et poursuivons la spécialisation de notre gamme de modèles. Dans le domaine du ski de randonnée, nous procédons ainsi depuis vingt ans avec succès. Nos nouveaux produits 2018/2019 se concentrent sur les segments ski féminin et randonnée ainsi que chaussures de ski haute performance. Potentiel de développement dans le domaine du matériel Nous continuerons à l’avenir de mettre l’accent sur l’innovation et la spécialisation de notre offre globale. Innovation signifie pour nous aussi être crédibles et le rester.

Felix Bösch et les modèles Recon & Luv. MARS 2018

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FISCHER Walter Dietiker, Country Manager Fischer Sports Suisse Hiver 2017/2018 Les bonnes conditions de début de saison ont eu des effets totalement positifs. La marche des affaires, spécialement en novembre et décembre, a été très satisfaisante. Commerce de location Dans les pays limitrophes comme la France et l’Autriche, la tendance de la location de skis s’est établie plus tôt que chez nous. Mais le commerce de la location a fortement progressé sur le marché suisse ces dernières saisons et nous avons assisté à un net transfert de la vente à la location. La location à la saison est très populaire. Tendances de l’hiver à venir En ski, l’accent est mis sur le ski de piste, mais le ski de randonnée et le freeride sont des segments intéressants et prometteurs. Nous constatons une orientation du marché semblable en ce qui concerne les chaussures de ski. L’évolution dans le domaine des semelles représente un véritable plus pour tous les skieurs. Les nouvelles semelles GripWalk apportent une sensible amélioration du confort pour la marche et la station debout avec les chaussures de ski.

Potentiel de développement dans le domaine du matériel Nous continuons à développer des technologies apportant des avantages tangibles, visibles et crédibles afin de procurer encore plus de plaisir à nos clients dans la pratique des sports d’hiver. Nous nous efforçons aussi d’adopter une attitude responsable à l’égard de notre utilisation des ressources et de notre impact sur l’environnement. Johannes Schumann et les modèles S/Race Rush et la chaussure de ski S/Max Race. SALOMON Johannes Schumann, Territory Commercial Manager Salomon WSE Central Europe

Walter Dietiker, Country Manager, et Jessica Wiederhold avec les produits emblématiques RC4 The Curv et la chaussure de ski Ranger Free.

VÖL KL Beat Schuoler, CEO Völkl Suisse SA Hiver 2017/2018 Après un bon départ, le radoucissement de janvier a quelque peu freiné les ventes. Les mois suivants se révèlent cependant tout aussi décisifs pour parler de succès commercial. Commerce de location Le commerce de location prend de l’ampleur chez nous aussi. Il nous manque toutefois des chiffres fiables à ce sujet. Tendances de l’hiver à venir Marker, Dalbello et Völkl mettent l’accent sur la légèreté, la performance, la maniabilité et le confort. Potentiel de développement dans le domaine du matériel Il existe un certain potentiel dans la réduction de poids grâce aux nouveaux matériaux et nouvelles technologies. Il en va de même pour ce qui est de l’amélioration du confort, surtout dans le domaine des chaussures de ski. Je pense que nous devrons encore et toujours nous adapter aux besoins des consommateurs. 52

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Le responsable des ventes Bruno Risi et les modèles emblématiques Deacon 74 black et Racetiger SL.

Hiver 2017/2018 Dans l’ensemble, les retours du commerce de détail ont été définitivement meilleurs que l’année passée. L’Institut d’études de marché GfK confirme la tendance d’une croissance légèrement supérieure à un pourcentage à deux chiffres, principalement dans le domaine des chaussures de ski. Mais l’euphorie a été freinée ensuite en raison de la météo instable du mois de janvier. Commerce de location La demande d’articles de location est en augmentation. En Autriche, la location joue un rôle prédominant. La pratique de la location s’est établie depuis longtemps déjà dans tous les domaines de la vie quotidienne, et le ski ne fait pas exception. Le commerce s’est adapté à la demande en Suisse également et est en mesure de satisfaire au mieux les clients de ce segment. Tendances de l’hiver à venir Dans le domaine du ski alpin, nous observons deux catégories qui domineront la saison à venir: «Race» et «On Piste/Backcountry». En premier lieu sera présentée une chaussure de ski révolutionnaire dotée de la technologie «Carbon Core». Il s’agit d’un produit de compétition ne pesant que 1,6 kg, donc nettement moins que la norme. Par ailleurs, un nouveau ski de descente fera son apparition sur le marché, permettant même aux skieurs moins ambitieux de pratiquer un ski «sportif». Potentiel de développement dans le domaine du matériel Si l’hiver et la neige font une apparition précoce à l’avenir aussi, les ventes continueront de grimper. Le marché de la location devrait continuer à se développer, sans jamais toutefois évincer totalement le secteur de la vente. La chaussure de ski demeurera ces prochaines années un thème dominant.


Service // ISPO Munich 2018

PARFAIT POU R LE S C HAMPION S E N HE RB E Avec la veste de sports d’hiver «Jacket Kids» de Jack Wolfskin, les petits passionnés de neige sont parés pour de grandes aventures hivernales. La texture extérieure robuste Texapore Ottoman accompagne le moindre mouvement. La doublure intérieure Polyfiber Fill tient agréablement chaud. Les fermetures éclair en couleurs contrastées sont faciles à manipuler et soulignent le nouveau look.

ET ENCORE

FITNESS PAR-DESSUS TOUT Fitness, première partie Le département «fitness» de l’ISPO d’hiver prend de plus en plus de place. Les produits Blackroll sont très tendance, et d’autres couleurs que seulement le noir sont désormais disponibles. Le rouleau permet de dénouer les tensions musculaires de tout le corps, à condition de s’entraîner régulièrement. C’est là que réside souvent le problème des amateurs de fitness. DÉC EPTION Uvex a accueilli sur son stand la skieuse autrichienne Nicole Hosp qui avait remporté trois titres de championne du monde et fut première au classement général de Coupe du monde. Originaire du Tyrol, celle-ci avait cependant toutes les raisons d’être déçue par le résultat négatif du vote sur la candidature d’Innsbruck aux Jeux Olympiques d’hiver. Elle n’hésita pas, tout comme Markus Wasmeier, à exprimer clairement son mécontentement.

... ET COM ME N T! Le double champion olympique allemand Markus Wasmeier a participé à une interview menée par son partenaire et sponsor Uvex au stand de l’ISPO. On lui a demandé pourquoi, selon lui, la population faisait preuve d’une attitude négative envers les Jeux Olympiques, et sa réponse fut la suivante: «Le fait que les citoyens n’acceptent plus les Jeux Olympiques n’est pas dû à la manifestation en elle-même, mais à son organisation. Un peu d’humilité et de modestie ferait du bien au Comité olympique. Je souhaiterais que le CIO se rapproche des sportifs et de la population afin que le fossé entre les gens et la fédération s’amenuise.»

Fitness, deuxième partie Design épuré, bois massif: cet appareil d’entraînement fitness est presque entièrement fabriqué avec des matières premières renouvelables. Nohrd, le fabricant, propose aussi le TriaTrainer pour le travail des abdos et le renforcement musculaire, des espaliers et de nombreux autres appareils de fitness en bois. Notre photo présente le WaterGrinder, idéal pour fortifier la musculature du haut du corps.

DUR ABILITÉ Le principe de l’utilisation durable des ressources, selon lequel la conservation des caractéristiques essentielles, la stabilité et la capacité de régénération naturelle sont au premier plan, a pour nom «durabilité». Tout ce qui est produit devrait retourner à long terme dans le cycle naturel. Il en va de même pour les vêtements, comme l’illustrent les tendances observées chez la marque Prana.

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Service // Nordica

GARE À LA SÉRIE

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Service // Nordica

La station de ski finlandaise de Levi marquera-t-elle vraiment le succès de la gamme «Dobermann» en menant ses ambassadeurs sur le podium? Pourquoi pas, s’est dit Nordica en prenant la décision de développer cette série en vue des courses de Coupe du monde en Laponie.

N

ous sommes en Laponie finlandaise, dans un endroit paradisiaque à seulement 170 kilomètres du cercle polaire. Ici, c’est l’hiver, la neige et le froid – et la nuit perpétuelle, diraiton. Au départ tout là-haut, les meilleurs slalomeurs du monde. Parmi eux, l’Allemand Felix Neureuther qui, deux courses plus tard, se retrouve sur la plus haute marche du podium de la paisible station de Levi où se déroulent les épreuves de Coupe du monde. Quelques heures après – il fait encore aussi sombre qu’à midi – Felix est acclamé sur scène au côté de l’Italien Dominik Paris, vainqueur de la «Streif» il y a un an. Les deux champions courent pour la marque Nordica. Ils sont ambassadeurs de la série Dobermann, développée avec succès à Montebelluna. Des parrains célèbres Un autre des plus talentueux descendeurs actuels était également parrain de l’événement:

le Norvégien Kjetil André Aamodt, un fidèle de Nordica. Le champion de descente américain David Chodounsky et le Slovène Zan Groselj étaient de la partie eux aussi. Tous ont contribué au développement des nouveaux modèles, a-t-on entendu dire lors de l’impressionnante présentation en Finlande. Et voici les constatations des skieurs qui ont testé les nouveaux skis: le GSR RB FDT est une parfaite combinaison de technologies à la fois ultramodernes et éprouvées. La forme du ski a été complètement revue; le nouveau rayon de la spatule permet d’améliorer sensiblement l’équilibre, la puissance, le contrôle et la direction. La partie centrale plus étroite assure des changements de carres tout en souplesse et des virages plus dynamiques. Une surface de contact rallongée veille de surcroît à assurer des qualités de glisse optimales et une vitesse plus élevée.

*La coque et le chausson intérieur Cork Fit peuvent être chauffés pour garantir une parfaite adaptation de la cheville et du talon.

Un soulier comme sur mesure La constante évolution des skis va de pair avec celle des chaussures correspondantes. Leur nom: ProMachine. La technologie Tri-Fit permet de fabriquer une chaussure de compétition pratiquement sur mesure. Comment? La coque de la chaussure est ajustée grâce à la technologie infrarouge*, du chausson intérieur breveté en liège jusqu’à la plupart des composants (boucles, tiges, etc.). Le poids de la chaussure a même pu être diminué d’un quart, ce qui procure encore plus de confort. La chaussure est en outre équipée du système isotherme qui assure une étanchéité parfaite, maintenant les pieds au chaud et au sec. ProMachine est la première chaussure de 98 mm dotée d’une semelle Michelin GripWalk. J O S E PH WE I BE L

QUI COURT POUR LA MARQUE NORDICA? Actuellement, au sommet de la Coupe du monde de ski alpin, quatre skieurs disputent leurs courses de compétition équipés de skis et chaussures Nordica: Dominik Paris (ITA), participe à la Coupe du monde depuis 2008. Il a gagné la Streif (deux fois en descente, une fois en super-G). Vice-champion du monde 2013 à Schladming. Ses plus grands succès jusqu’à la fin de la saison 2016/2017: 8 victoires en Coupe du monde, 20 places de podium. Felix Neureuther (ALL), participe à la Coupe du monde depuis 2003. Il a gagné jusqu’ici cinq médailles de Championnats du monde. Ses plus grands succès jusqu’à la fin de la saison 2016/2017: 12 victoires en Coupe du monde, 46 places de podium.

PHOTOS: MÀD

Marcus Sandell (FIN), participe à la Coupe du monde depuis 2006. Ses plus belles réussites: champion du monde juniors et champion olympique. Fritz Dopfer (ALL), participe à la Coupe du monde depuis 2007. Médaille d’argent 2013 et médaille de bronze 2015 aux Championnats du monde (concours par équipes). Ses plus grands succès jusqu’à la fin de la saison 2016/2017: 9 places de podium.

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Felix Hemund, serviceman de Leki Suisse, regarde les bâtons courbés de Beat Feuz en gloussant: «Des bâtons qui mèneront à la victoire au Lauberhorn et aussi à celle du Hahnenkamm.» Il s’en est fallu de peu pour que le technicien Leki fasse mouche!

U N B ÂT O N D E L’ É T O F F E D O N T S O N T F A I T S L E S R Ê V E S n 1992, feu Corinne Rey-Bellet courut la deuxième manche du slalom géant de Crans-Montana avec un bâton en moins et termina troisième. Elle ne fut pas la seule à parvenir à franchir la ligne d’arrivée avec un résultat honorable dans de telles conditions et grâce à ce précieux auxiliaire. Mais ce n’est pas la règle. On ne prodiguera pas de louanges à quelqu’un qui descend vers l’arrivée avec un seul bâton, ou encore pire, sans bâtons. Un élément important Quatre jours avant le triomphe au Lauberhorn, nous rendons une petite visite au préparateur Felix Hemund dans l’atelier de l’hôtel Belvédère à Wengen. Sur l’établi, des poignées, des sangles, des dragonnes, des rondelles dont certaines coniques, et des pointes de bâtons. Ce sont les composants qui font du bâton de ski un élément important pour le skieur, et, c’est évident, pour le skieur de compétition. On peut dire de celui qui fend la bise sur la piste à plus de 100 km/h que ses bâtons épousent la forme de son corps de manière ergodynamique. Mais on ne trouve pas ces bâtons tordus dans le commerce. Chaque bâton est adapté 56

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individuellement à son utilisatrice ou utilisateur par Felix Hemund. Pour cela, tous les matériaux ne font pas l’affaire. Les bâtons de ski disponibles dans le commerce spécialisé sont en alliage d’aluminium. Les bâtons des professionnels sont fabriqués en alliage malléable aluminium-carbone. Les bâtons de Beat Feuz, par exemple, se composent de cinq pièces. Ceux d’un sportif d’une discipline plus technique en comptent sept. Les bâtons d’un spécialiste de descente portent à leur pointe ce qu’on appelle un cône; chez les slalomeurs et slalomeuses, c’est une rondelle. «La courbure indique-t-elle une victoire prochaine?» Beat Feuz rit en s’adressant à son serviceman Leki Felix Hemund: «J’espère que la courbure indique une victoire prochaine?» Les deux hommes rigolent en évoquant la course importante du samedi sans soupçonner que la plaisanterie va effectivement se transformer en victoire. «La longueur et la courbure sont déterminantes», dit Feuz, qui sait aussi qu’une course sans bâtons est synonyme de désastre. « Tu perds une seconde sur ta course.» Car à ses

dires, sans les bâtons, l’équilibre manque, tout simplement. Mais il est d’avis que le skieur amateur ne devrait pas lui non plus lésiner quand il achète des bâtons. «Les critères déterminants sont les bonnes propriétés du matériau, la bonne longueur et une fermeture de sécurité.» Beat Feuz désigne du doigt le système «Trigger» de Leki, utilisé d’ailleurs aussi dans le ski de compétition. J O S E PH W E I B E L

SUPER-G/DOWNHILL

Bien entendu, les bâtons originaux tels que Beat Feuz les utilise lors des grandes courses ne se trouvent pas dans le commerce. Mais le modèle «Super-G/Downhill» met également rapidement le skieur ambitieux sur la voie idéale. Il offre poignée Trigger S Downhill avec partie supérieure optimisée, aluminium ultrarigide, design Airfoil aérodynamique, courbure 3D et rondelle Downhill. Leki appelle ce modèle tout simplement le «roi de la vitesse».

PHOTOS: B&S

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Service // Leki

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La voix romande. Les Bugnenets-Savagnières Une région en transes hivernales

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n cette saison bénie des dieux, résolument branchés hiver, le gavage de neige a repris ses droits aux Bugnenets-Savagnières. Avec des pentes orientées nord, à l’ombre du Chasseral, le domaine skiable offre une diversité technique complète. Dans un cadre surprenant au charme discret. D’ailleurs, ceux qui n’ont jamais posé une spatule dans ce coin de pays se demandent à quoi l’endroit doit sa notoriété. Certes, Didier Cuche a taillé ses premiers virages en face du resto familial. Mais pas seulement! Les nombreux initiés ont capté depuis pas mal de lustres l’authenticité d’une station qui ne doit rien au gigantisme. Tout en proposant des variantes propres à consommer de l’adrénaline. Même à hautes doses pour les glisseurs pas nécessairement fanatiques de dénivelé.

Plantée à égale distance, ou peu s’en faut, de La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel et St-Imier, la topographie des Bugnenets-Savagnières capte d’emblée le regard par sa diversité. Tracés en partie au milieu des sapins, les 30 km de pistes, – identifiées noires, rouges ou bleues –, desservies par sept téléskis, proposent des changements de rythme inattendus. L’occasion de passer en mode majeur en enroulant les courbes dans une ambiance de mi-montagne. Sans transition, des coups de carres bien dosés autorisent des parenthèses en poudre à la sortie d’un virage. Lorsque l’élément vous met au défi de snober les balises. Sans risque d’avalanche. Là, aucun doute, on n’est pas sur la même longueur d’onde que les grosses boutiques alpines. Cependant, dénominateur commun avec ces

dernières, orfèvres en matière de traçage, les faiseurs de pistes des Bugnes-Savagnières connaissent leur job sur le bout des manettes de leurs machines. Palette de plaisirs blancs obligent, nul besoin d’être grand clerc pour décrypter les possibilités teintées d’émotion de trajectoires inédites. Lorsque les conditions d’enneigement sont optimales. A l’ouverture des remontées mécaniques. Avant que des hordes assoiffées de bol d’air débarquent. Des piquets et des leçons De prises de carres en compétition, il en est question aux Bugnenets-Savagnières. Depuis le début de la saison, skieuses et skieurs talentueux ont gommé des centièmes en visant le

Advertorial // Raiffeisen

50 années d’engagement en faveur de la reconnaissance, de l’acceptation et de l’égalité. Au départ, c’était un simple camp d’été pour enfants organisé dans les jardins des Kennedy, puis c’est devenu le plus grand mouvement sportif international pour personnes en situation de handicap mental. En 2018, Special Olympics fête ses 50 ans d’existence et profite de cette occasion pour attirer l’attention sur ses objectifs stratégiques.

L’un des principaux objectifs de Special Olympics consiste à mettre en place des offres d’entraînement adaptées aux personnes en situation de handicap mental dans les clubs et lors des manifestations sportives, afin de leur faciliter l’accès au sport. Si par exemple un enfant souhaite pratiquer le ski, il fait partie de Swiss-Ski, indépendamment du fait qu’il ait une déficience intellectuelle ou non. Il doit pouvoir s’entraîner au sein du club local, parti-

MISSION «SPECIAL OLYMPICS»: En tant que sponsor de la fédération de Swiss-Ski, Raiffeisen soutient fièrement la mission du mouvement «Special Olympics», qui est la suivante: «Nous aidons les personnes en situation de handicap mental à se développer par le sport. Elles ont ainsi l’occasion d’améliorer leur estime de soi, leur

indépendance et leur forme physique, et sont encouragées à faire de nouvelles choses. Nos événements leur permettent de partager des moments privilégiés avec d’autres sportifs, leur famille et leur environnement social.»

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Pour de plus amples informations: www.specialolympics.ch

ciper aux événements de ce dernier et tout simplement faire partie du groupe. Grâce à la convention avec Special Olympics, que Swiss-Ski a été l’une des premières associations faîtières à signer, et grâce au soutien de Raiffeisen en tant que partenaire des sports de neige, des jalons ont été posés dans ce domaine. Des courses de ski ouvertes aux enfants ayant une déficience intellectuelle La collaboration avec SwissSki, le Grand Prix Migros et le Famigros Ski Day a débuté en 2017. Cette année, pas moins de six courses sont ouvertes aux passionnés de ski de

Special Olympics. Lukas Hämmerli a participé au premier Grand Prix Migros de la saison à Hoch-Ybrig. Sous une faible chute de neige, il a pris le départ aux côtés de quatre autres enfants en situation de handicap. C’était une aventure unique pour les jeunes coureurs. «Montrer au public ce que je sais faire. Être encouragé et applaudi. C’était génial!», s’est extasié le Zurichois de 16 ans au terme de la course.

Le Grand Prix Migros à Hoch-Ybrig a accueilli aussi des passionnés de ski de Special Olympics.

PHOTO: M ÀD

Special Olympics Faire partie du groupe et partager la joie de pratiquer un sport


podium. Que ce soit dans le cadre de la Coupe Didier Cuche, de la Ragusa Ski Cup où autres, ces filles et garçons issus de Ski Romand, voire Ski Valais, ont rallié les pistes neuchâteloises pour en découdre. Et monter en puissance dans les classements. Sur une pente performante homologuée FIS, celle du Rumont, les uns et les autres ont connu des fortunes diverses. Rappel, dans un contexte dynamique, inhérent à la mise en place du CRP ski alpin GJ, les cracks en devenir de l’Arc jurassien se sont affirmés ici et ailleurs. A l’exemple d’Amélie Klopfenstein (SC Romand Bienne), sélectionnée début février par Swiss-Ski pour participer au Tournoi des 7 nations à Malbun. Rendez-vous international regroupant les 125 meilleurs skieurs mondiaux M16! Constat: depuis que les régionaux ont endossé le costume de prétendant aux places d’honneur extra muros, l’Arc jurassien connaît une extraordinaire dynamique de groupe. De quoi mettre en joie les responsables des clubs et du GJ. Dont Jérôme Ducommun, directeur des CRP alpin et nordique. Et le président Dimitri Gianoli. Dont on sait l’engagement sans faille.

Aldo H. Rustichelli est un fin connaisseur du monde du ski, notamment en Suisse romande. Durant de nombreuses années, il a enrichi l’édition francophone de «snowactive» (et auparavant de «Ski») d’articles sur la Romandie en général, sur le Valais francophone, le Jura neuchâtelois et le Jura bernois. Sous le titre «Voix de la Romandie», Aldo H. Rustichelli rédigera dans chaque numéro de notre magazine une chronique relative à la Suisse romande.

Aussi une note populaire Toujours sur le plan de la compète, mais populaire, le Famigros Ski Day labellisé Swiss-Ski a fait un véritable tabac fin janvier aux Bugnenets. La journée était à guichets fermés. Parole de participant. D’ailleurs, ce dernier d’affirmer que la saison prochaine le verrait sur le podium avec son clan!

Autre succès, celui rencontré par l’Ecole suisse des sports de neige Neuchâtel-Les Bugnenets. Où virages carvé et parallèle de base gagnent en précision! Avec, en finalité, de la banane en poudre. Etonnamment, alors que l’on prétend le ski en perte de vitesse, le proche horizon semble dégagé à l’ombre du Chasseral. Une montagne très convoitée qui mérite attention. Terrain de jeu pour les randonneurs, le paysage figé par le froid incite à la contemplation pour les uns. Heureux de gravir une face nord sur des courbes de niveau accessibles! Pendant que les candidats à la Patrouille des Glaciers avalent du dénivelé pour ne pas manquer leur rendez-vous avec la haute montagne! En participant, pour exemple, à La Chasseralienne. Une épreuve sous les étoiles au départ de Nods. En finalité, début février, jeu de sautevallée vers les Franches-Montagnes. Avec le 10e SnowUp interjurassien, entre Les Reussilles et Saignelégier. Une journée sous le soleil, pour des fans de neige adeptes de mobilité douce. Pas à dire, l’Arc jurassien ne fait pas dans la léthargie!

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Trois infos brèves 2

P HOTO S : MÀD

«cool and clean» disponible sous forme d’application

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Style mexicain pour les finales de la saison Wendy Holdener et Tina Weirather expertes en café? Les deux stars du ski ont été parmi les premières personnes mises dans le secret du nouveau produit lancé par Emmi cette année: le Caffè Latte Mexico Edition. Ce café a un goût particulièrement intense car les fèves sont torréfiées à plus haute température que pour les autres produits Caffè Latte. Et ça se sent! Wendy et Tina

apprécient leur rôle d’ambassadrices pour Emmi Caffè Latte. Elles collaborent toutes les deux avec Emmi depuis deux ans déjà. «Nous nous entendons bien», déclarent les deux skieuses d’un hochement de tête. Elles aiment aussi passer devant la caméra. Enfiler différentes tenues pour tourner des publicités est excitant, même si elles se sentent bien mieux sur des skis. Quoique même avec leur combinaison de

course, les coureuses seront «tendance» lors des compétitions de Crans-Montana et lors des finales de la saison, puisqu’elles porteront des dossards multicolores et seront équipées de gourdes qui s’inspireront du design des Caffè Latte mexicains.

Suivez Wendy et Tina sur Instagram: @emmicaffelatte @wendyholdener @tinaweirather

Le programme de prévention «cool and clean» de Swiss Olympic s’engage en faveur d’un sport propre, fair-play et performant. Il aide les responsables à encourager les compétences psychosociales des jeunes, à identifier précocement les dérives dangereuses et à réagir correctement. Rappel: les informations, les formes de jeux et les outils encourageant l’acquisition de compétences psychosociales applicables dans le sport au quotidien sont disponibles non seulement sur coolandclean.ch mais aussi en tant qu’application, pour une utilisation sans connexion Internet.

Les athlètes de Swiss-Ski comptent sur Burgerstein Burgerstein développe des médicaments et des compléments alimentaires à base de micronutriments depuis 40 ans. Burgerstein étant un fournisseur officiel dans ce domaine, 60

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ses produits sont également utilisés par les membres des cadres de Swiss-Ski. En étroite collaboration avec les médecins de la fédération, Burgerstein offre un accompagne-

ment individuel aux athlètes et répond à leurs besoins spécifiques. Le concept innovant Burgerstein microcare a été mis au point pour permettre un apport de compléments encore

plus personnalisé. «Ces granulés permettent d’optimiser l’apport nutritionnel, de favoriser la récupération, de renforcer le système immunitaire et d’améliorer la performance au cas par cas», explique Walter O. Frey, médecin-chef chez Swiss-Ski. Les besoins en micronutriments d’un fondeur ou d’un biathlète sont totalement différents de ceux d’un snowboardeur ou d’un spécialiste de la descente par exemple. La situation d’entraînement individuelle entre également en ligne de compte. Burgerstein se félicite de participer aux succès des athlètes en tant que fournisseur de Swiss-Ski, mais les soutient aussi pendant leurs pauses pour cause de blessure. En effet, les compléments alimentaires peuvent également apporter une précieuse contribution au processus de guérison. «La confiance que plus de 300 athlètes suisses placent dans nos produits est la plus belle preuve de leur qualité et de leur efficacité», estime la CEO Tanja ZimmermannBurgerstein.

PHOTO: SWISS -SKI

Advertorial // Burgerstein


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Coupe du monde de snowboardcross du 16 au 18 mars 2018 à Veysonnaz Du 16 au 18 mars, le village de montagne valaisan sera placé sous le signe du snowboardcross: en effet, les meilleurs snowboardeurs du monde disputeront la dernière épreuve de la saison 2017/2018 à Veysonnaz à l’occasion de la finale de la Coupe du monde FIS. Cette course de Coupe du monde spectaculaire aura lieu à Veysonnaz pour la huitième fois déjà en présence des athlètes suisses Kalle Koblet, Simona Meiler, Alexandra Hasler et Cie. Située à proximité immédiate de la station supérieure, la piste de course est facile d’accès pour les spectateurs, les sportifs de neige et les promeneurs. Programme 16 mars: qualifications 17 mars: finale 18 mars: compétition par équipe

PHOTO: FISSNOWBOARD

www.veysonnaz.ch

Advertorial // BKW

Beat Feuz, star du ski Retrouvailles avec le bâtiment

PHOTO: M ÀD

Il y a onze ans, le champion du monde de descente Beat Feuz achevait un apprentissage de maçon. Grâce à son sponsor BKW, le voilà de retour sur un chantier. Si Beat Feuz, 30 ans, n’était pas aussi extraordinairement bon en ski, son univers serait aujourd’hui peut-être le domaine du bâtiment, et non les pistes enneigées. Car à côté des compétitions de ski et entraînements sportifs, le natif de l’Emmental a effectué un apprentissage de maçon quand il était jeune. «Je voulais faire quelque chose en plein air; un apprentissage dans le bâtiment s’y prêtait parfaitement», dit Feuz, qui ajoute que le travail

lui plaisait. Mais en même temps, le ski prit de plus en plus d’importance. Onze ans après ses examens de fin d’apprentissage, voilà Feuz de nouveau sur un chantier. BKW, sponsor de Swiss-Ski, lui fait visiter les travaux de l’«Allegra Lodge» près de l’aéroport de Kloten. 76 chambres d’hôtel, 14 business apartments et 109 appartements à louer sont en construction et seront achevés avant l’hiver prochain. «Très impressionnant. Nous n’avions jamais de si grands chantiers à l’époque», commente Feuz en souriant. Réalité virtuelle Cependant, la vraie surprise, il l’a quand il met les lunettes Holo-

Lens. Elles projettent des objets virtuels dans la réalité. Cela porte le nom de «mixed reality» dans le jargon professionnel. Grâce aux lunettes, Feuz voit soudain à l’intérieur de l’ossature et aperçoit les conduits et l’acier. Le bâtiment est subitement pourvu d’une façade et d’un confortable hall d’entrée d’hôtel. «Je me réjouis d’avance à l’idée de prendre plus tard un rafraîchissement ici, quand ce sera terminé», dit Feuz. Veiller à ce que cela puisse avoir lieu, c’est le travail, entre autres, du bureau d’ingénieurs Frey + Gnehm d’Olten dans le canton de Soleure, qui a conçu et réalisé l’ensemble de la construction.

«Faire partie de BKW nous permet d’exécuter de nouveaux projets de dimensions plus importantes, puisque nous nous unissons à des entreprises partenaires. De cette manière, nous pouvons continuer à nous développer », explique le chef de projet Schibli. Livrant ainsi peutêtre à l’avenir d’autres occasions d’émerveiller Beat Feuz, maçon de formation.

Le groupe BKW se mue de producteur d’électricité classique en une entreprise d’énergie et d’infrastructure aux multiples facettes et d’envergure internationale comptant plus de 6000 collaborateurs, tout en conservant son cœur de métier: l’ingénierie et le secteur de l’énergie. MARS 2018

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Sci Svizzera italiana

Debby Scanzio oltre 20 anni di freestyle

Nata a Faido il 25 dicembre 1986, Deborah Scanzio ha sempre abitato a Piotta, frazione di Quinto in Alta Leventina. Da lì ha iniziato presto a sciare sulle nevi di Airolo e già a due anni aveva gli sci ai piedi. Poco tempo dopo s’è appassionata alle gobbe, come racconta sul suo sito www.deborahscanzio.com: «A 10 anni ho scoperto il freestyle grazie allo Sci Club Airolo e in poco tempo la mia passione è diventata anche il mio lavoro». Debby ha partecipato ai Giochi Olimpici di Torino nel 2006, a Vancouver nel 2010 e a Sochi 2014, classificandosi nona, decima e undicesima. Per i suoi quarti giochi, quelli appena conclusi in Corea, avrebbe voluto fare meglio, ma le cose sono andate diversamente, come ha riferito a poche ora dall’amara prova delle gobbe dell’11 febbraio: «Ci ho provato in tutti i modi, ma alla fine la discesa ‹wow› non sono riuscita a farla e così la mia quarta Olimpiade s’è conclusa prematuramente dopo le qualificazioni. In passato mi era già capitato di riuscire a ‹rinascere› negli eventi più importanti, ma questa volta purtroppo sono rimasta ‹mediocre›: un tempo troppo alto, una sciata tra le gobbe contratta e due salti poco paganti». 62

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DICEMBRE MARZO 2018 2017

Il rammarico è tanto? «La delusione è grande, è vero. Innanzitutto perché la finale a 20 era decisamente alla mia portata e da lì avrei lottato per entrare in quella a 12. Avevo le capacità per fare meglio del 21° rango e, nonostante non sia riuscita a dimostrarlo, penso ancora che sia vero». Solo demerito tuo? «Io non sono riuscita ad esprimermi ai miei livelli, ma è anche vero che le altre ragazze presenti ai Giochi hanno un ottimo valore e hanno commesso pochissimi errori, alzando ulteriormente il livello della gara». Come hai vissuto i tuoi quarti Giochi olimpici? «Dal 2014 sono tornata a vestire i colori rossocrociati dopo aver gareggiato 12 anni per la federazione italiana e quindi ci tenevo ancor maggiormente a ben figurare in Corea. In uno sport tanto tecnico e dove ci si gioca tutto in pochi secondi è normale che in partenza ci sia del nervosismo. In molti mi hanno chiesto se il fatto di essere alla mia quarta partecipazione fosse un vantaggio, ma non saprei cosa rispondere. Penso che la cosa che ti calma di più in partenza è sapere che sai fare le cose». E tu come ti sentivi? «Nonostante i molti giorni di allenamento non ho fatto abbastanza discese complete: facevo dei pezzi buoni, ma ero sempre in difficoltà dopo il primo salto. Quando ho visto la pista ero preoccupata, ma piano piano ho preso confidenza. Nella seconda discesa mi sembra-

va di essere tranquilla, durante il giorno ho riso e scherzato con il mio team, nel riscaldamento le gambe andavano bene, ma come ho iniziato a sciare tra le gobbe mi sono sentita pesante». Quanto ci vuole per smaltire la delusione? «Ci tenevo a fare bene alle Olimpiadi per me ma anche per il mio team che è fantastico e che in questi giorni ha fatto di tutto e di più per mettermi nelle condizioni migliori. E poi per Swiss ski e Swiss olympic che mi hanno fatta sentire importante con il loro sostegno e la loro fiducia e per tutte le persone che tifavano per me. Purtroppo è andata così, non sono riuscita a cogliere l’attimo! Cercherò di rifarmi in Coppa del mondo, appuntamento il 10 marzo ad Airolo». Nel curriculum sportivo di Debby rimangono comunque questi risultati olimpici, una medaglia d’argento ai Mondiali junior conquistata nel 2006 e soprattutto quella di bronzo a livello assoluto ottenuta l’anno successivo a Madonna di Campiglio. In Coppa del Mondo la leventinese ho ottenuto quattro podi: tre secondi posti tra il 2007 e 2008 e una vittoria nel 2016. E L I A S TA MPA N O N I

INFORMAZIONI E CONTAT TI www.fssi.ch / info@fssi.ch

FOTO: GET TY IM AGES

Deborah Scanzio racconta la sua esperienza dopo il mancato obiettivo della finale ai Giochi coreani: «Ci ho provato in tutti i modi, ma alla fine la discesa ‹wow› non sono riuscita a farla e così la mia quarta Olimpiade s’é conclusa prematuramente».


Enigme – Sudoku Gagnez un sac pour chaussures de ski de SwissBull Difficile

«snowactive» tire au sort un sac pour chaussures de ski de SwissBull (sans chaussures ni casque) 2 compartiments: 1er compartiment pour les chaussures et un 2e pour le casque, les gants, les lunettes de ski, etc. Poignée et bretelles.

Participation: s Envoie les trois chiffres dans les trois cases de couleur par courriel avec la remarque «Enigme Snowactive» à info@snowactive.ch s Online sur www.snowactive.ch/wettbewerb s Par la poste à: Prosell AG Snowactive, Gösgerstrasse 15, Postfach 170 5012 Schönenwerd La date limite d’envoi est le 3 avril 2018 Moyen

CONDITIONS DE PARTICIPATION AUX CONCOURS

Sont autorisées à participer aux concours du magazine «Snowactive» toutes les personnes domiciliées en Suisse ou au Liechtenstein, exceptés les employés de «Snowactive», Swiss-Ski et Prosell AG, ainsi que de leurs entreprises partenaires ou agences mandatées. La date limite de participation est définie individuellement pour chaque concours.

Facile

Les gagnants sont tirés au sort à l’aide d’un algorithme aléatoire et informés de leur gain sans délai. Le tirage au sort du prix principal a lieu après la date limite de participation. Seules les indications correctes du participant (nom, adresse, localité) donnent droit à l’obtention du prix. Les prix sont envoyés par la poste à l’adresse indiquée.

Possibilités de participation: par courrier postal, email ou online.

Les prix ne sont ni convertibles en espèce ni ne peuvent être échangés. Les participants se déclarent d’accord que les données communiquées puissent être utilisées à des fins de marketing par «Snowactive» et ses partenaires.

Le concours ne donnera lieu à aucune correspondance. La voie juridique est exclue.

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P.-S. Réflexions sur les Jeux et certains chiffres

«L

’acronyme OPA évoque-t-il quelque chose pour vous?» Ce sigle vient du français «Organisation des pays alpins», les fédérations de ski des pays alpins. L’OPA s’est endormie dans les années 1970 et on l’a réveillée il y a deux ans. Les pays de l’arc alpin renforcent leur collaboration et s’impliquent dans l’organisation de compétitions pour la relève du ski nordique, mais aussi dans le domaine du ski alpin. Chaque année ont lieu en alternance des camps d’entraînement communs ayant pour objectif de promouvoir les disciplines de vitesse. Jusque-là, tout va bien. Entre-temps, les Jeux Olympiques de PyeongChang se sont terminés. L’intérêt du public pour les sports de neige et surtout les disciplines de ski et snowboard fut limité. Le journal «Blick» a compté comme spectateurs «200 pelés» lors de la descente masculine et qualifié le décor de «tragédie sans nom». Le vainqueur olympique Aksel Lund Svindal se montra compréhensif et dit que les courses de short track n’auraient sans doute pas attiré beaucoup plus de monde en Norvège. Et même lors des courses de ski, on peut à Kvitfjell parfois presque saluer chaque spectateur d’une poignée de main. Le ski de compétition est en premier lieu un sport télévisuel et un cirque ambulant en tournée promotionnelle, incluant les Jeux Olympiques. J’ai assisté à la première épreuve de ski de Coupe du monde à PyeongChang, ou plutôt Yongpyong, immédiatement après Nagano en 1998. Ce fut d’ailleurs Mike von Grünigen qui la remporta. Le «docteur Lee», comme tout le monde l’appelait, fut un élément moteur. Il

En tant que journaliste d’agence, Richard Hegglin a couvert les compétitions de ski durant quatre décennies. Il a siégé 20 ans au comité FIS Coupe du monde. Aujourd’hui il écrit pour «snowactive» et divers quotidiens.

rêvait de Jeux Olympiques en Corée du Sud. Je pensais: rêve toujours! Son rêve était meilleur que le mien. Pour la descente, il avait même une montagne de l’autre côté de la ligne de démarcation en vue, sur le sol nord-coréen, car elle paraissait plus adaptée. On tâta le terrain quant à la construction d’un tunnel long de plusieurs kilomètres. Nous nous demandâmes: mais à quoi cela rime-t-il? Roman Arnold, délégué technique du snowboard et du freestyle, publia une tribune dans le «Walliser Bote» où il fit le compte suivant: environ 6% de la population pratiquent les sports d’hiver en Corée du Sud. En Suisse, 37%. 6% d’une population totale de 51 millions d’habitants, cela correspond à 3 millions de personnes; exactement le même nombre qu’en Suisse. Revenons-en à l’OPA: en 52 ans de Coupe du monde, les descendeurs des pays alpins ramenèrent 47 fois le globe de cristal, si on inclut l’Austro-Luxembourgeois Marc Girardelli. Quatre récompenses revinrent à des Norvégiens, une à un Canadien, AUCUNE à un Amé-

ricain. Chez les dames, des Américaines s’imposèrent à dix reprises, mais pour le reste, ce furent uniquement des représentantes des pays de l’OPA. Loin de moi l’idée d’utiliser le mot «consanguinité», mais là, sur le coup, je ne trouve pas de synonyme. L’Autriche et la Suisse ont gagné à elles deux plus de la moitié des globes. L’Autriche compte 8,7 millions d’habitants, la Suisse 8,3, la Corée du Sud, je me répète, 51,3 millions. Et notre planète 7323 millions, ou 7,3 milliards. Les Jeux Olympiques sont un événement mondial. Choisir pour les accueillir des sites tels que PyeongChang (2018) ou Pékin (2022) est donc non seulement légitime, mais aussi souhaitable et important. Il n’y a que l’ordre chronologique qui laisse à désirer. Mais les Grisons se sont exclus eux-mêmes de la course pour 2022. Espérons que le Valais ne fera pas la même erreur. Sinon, un déséquilibre s’installera, déséquilibre aux conséquences dévastatrices. Les sports d’hiver, le ski et le snowboard doivent aussi de temps en temps retourner à leurs racines. Tradition ET modernité, il faut trouver le bon dosage. Nous avons besoin des Asiatiques, et les Asiatiques de nous. Quelqu’un qui n’a aucun lien avec le sport ne peut logiquement pas l’aimer. Le spectacle seul ne suffit pas. Même des descentes comme celles de Wengen ou Kitzbühel ne sont pas acquises pour l’éternité. C’est toute une industrie qui se rattache au ski et aux sports de neige, l’économie, le tourisme. Il ne s’agit pas que de médailles. Mais celles-ci aident à réaliser le rêve que «docteur Lee» eut jadis et qu’il transposa contre toute attente dans la réalité. See you in Sion in 2026!

IMPRESSUM Snowactive Mars 2018, 51e année; paraît 6 fois par an ISSN 1661-7185

Editeur, imprimeur et rédaction Strike Media Schweiz AG, Gösgerstrasse 15, 5012 Schönenwerd, Téléphone 062 858 28 20, Fax 062 858 28 29 en coopération avec Swiss-Ski, Case postale, 3074 Muri, Téléphone 031 950 61 11, Fax 031 950 61 12 Rédaction Snowactive Gutenbergstrasse 1, 4552 Derendingen, Téléphone 058 200 48 28 Directeur d’édition Wolfgang Burkhardt Rédaction Joseph Weibel (Direction; j.weibel@snowactive.ch), Röbi Brandl, Wolfgang Burkhardt, Erika Herzig (Direction; erika.herzig@swiss-ski.ch), Regula Lazzaretti (regula.lazzaretti@swiss-ski.ch), Annalisa Gerber (Sponsoring; annalisa.gerber@swiss-ski.ch)

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Rédaction de photo Erik Vogelsang Annonces Prosell AG, Schönenwerd, Rebekka Theiler (r.theiler@prosell.ch), Wolfgang Burkhardt (w.burkhardt@prosell.ch) Traductions Valérie Maynard et François Wehrli (Sprachdienste Vogt-Schild Druck AG, Derendingen/SO) Responsabilité design et production Brandl & Schärer AG, Olten, Röbi Brandl, Kurt Schärer Service abonnements Prosell AG, Schönenwerd, info@prosell.ch, Téléphone 062 858 28 28 Prix d’abonnement CHF 49.– pour un an, CHF 89.– pour 2 ans (TVA comprise) Copyright Strike Media Schweiz AG, Gösgerstrasse 15, 5012 Schönenwerd Reproduction Autorisée uniquement avec l’accord formel de la rédaction www.snowactive.ch, feedback@snowactive.ch, info@snowactive.ch

Changement d’adresse Changement d’adresse ancienne et nouvelle adresse à Swiss-Ski, Case postale, 3074 Muri, Téléphone 031 950 61 11, Fax 031 950 61 12

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Snowactive Mars 2018 Français  
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