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Février 2018

AFFOURRAGEMENT Optimisme des constructeurs de mélangeuses Six mélangeuses-distributrices électriques côte à côte Landini en route avec le « Six-pack » Cinq tendances de fond en machinisme agricole


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1565 MISSY, Cottier Missy SA

2720 TRAMELAN, GBT Sàrl

1566 ST AUBIN, BOVET SA

2803 BOURRIGNON, Rémy Ackermann Sàrl

1625 SÂLES (GRUYÈRE), H. Brodard & Fils SA

3179 KRIECHENWIL, Hämmerli Agro Tech AG

1734 TENTLINGEN, Jungo Landmaschinen AG

3225 MÜNTSCHEMIER, Jampen Landmaschinn AG 6943 VEZIA, Pietra Tecnica Agricola Sagl


Février 2018 | Éditorial • Sommaire

Actualité 4

Editorial

En bref

Marché 8 12

14 18 28 30

Cinq tendances de fond en machinisme agricole Statistique d’immatriculation 2017 des tracteurs, transporteurs et faucheuses à deux essieux

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Thème principal : affourragement L’électricité gagne l’affourragement Six mélangeuses-distributrices côte à côte Remorques mélangeuses dans les exploitations suisses Optimisme des constructeurs de mélangeuses

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Impression 34 38 40

Tracteur Claas « Arion 430 » à fort potentiel d’optimisation Le Landini « 7-230 » en route avec le « Six-pack » Le Krone « MX » et sa paroi avant pivotante

Plate-forme 42 44 46 58 48 49

Production d’énergie et efficacité des ressources Cercle de machines : en route sur des voies nouvelles Une barrière invisible Salon Tier&Technik à Saint-Gall En savoir plus Un acteur important pour la transmission automatique Capturer les gouttelettes d’huile les plus fines

Management 50 52

Utilisation extra-agricole des tracteurs et autres véhicules Coûts comparés de deux systèmes d’affourragement

Sécurité 54

Proximité dangereuse des mélangeuses

Passion 56

L’« Autopower-man » et son John Deere « 7810 »

ASETA 58 59 62 66 67

ASETA présente au salon Tier&Technik à Saint-Gall Comptes rendus des assemblées des sections Nouvelles des sections Pionnier du Jura Les cours ASETA et l’impressum

Page de couverture Non seulement les mélangeusesdistributrices électriques n’émettent pas de gaz d’échappement, mais leurs coûts d’utilisation sont aussi moins élevés.

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www.youtube.com/­ agrartechnikCH

www.facebook.com/­ CHLandtechnik

Roman Engeler

L’affouragement est un processus éminemment important en production animale qui, avec la traite conventionnelle, constitue aussi l’une des tâches les plus astreignantes pour les éleveurs laitiers. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’on tente, par toutes sortes de moyens et de dispositifs, à accélérer la réalisation de ces travaux et à réduire les efforts physiques qu’ils imposent. Les mélangeuses-distributrices sont une solution parmi d’autres. Les premières sont apparues dans les exploitations d’engraissement bovin; leurs suivantes ont tracé leur voie, derrière un tracteur ou comme automotrices, dans les couloirs d’affouragement des élevages laitiers. Le marché de ces engins est sous l’influence directe des prix du lait et de la viande. Après une longue période de baisse, constructeurs et distributeurs de ces matériels retrouvent une certaine confiance. Une reprise se profile, constate notre rédacteur Ruedi Hunger dans une enquête en page 30. Il a aussi voulu connaître, auprès des importateurs suisses, quels types et tailles de machines avaient les faveurs des utilisateurs. Les réponses figurent en page 28. La tendance s’oriente vers des mélangeuses-distributrices à entraînement électrique. Elles polluent moins l’air et coûtent moins cher en énergie et en frais généraux. Huit fournisseurs ont des mélangeuses-distributrices automotrices électriques à leur catalogue. Ruedi Burkhalter en a examiné six, toutes différentes, dans autant d’exploitations, et il propose une comparaison des systèmes qu’il a vus. Pour conclure que chaque modèle ne convient pas d’égale manière à chaque troupeau (page 14 et ss).

L’édition nº 3 paraîtra le 15 mars 2018

Photo : Roman Engeler

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Actualités

En bref

Rectificatif

Biomasse Suisse organise le 18 avril 2018 le 6 e Forum Bioénergie, à l’Alten Spital à Soleure. Plusieurs exposés traiteront des carburants d’origine biologique. Heinz Pöttinger quitte la direction opérationnelle et rejoint le conseil de surveillance de l’entreprise familiale qui porte son nom. Wolfgang Moser et Herbert Wagner vont renforcer la direction.

Dans le dernier Technique Agricole  ( janvier 2018 ), une erreur a échappé à la rédaction dans l’article « Aperçu du marché des pulvérisateurs pour grandes cultures ». Dans plusieurs tableaux, à

Motorex a mis en ligne un site internet totalement remodelé : www.motorex.ch. Roger Ramseier devient le nouveau responsable de la distribution chez Serco Technique agricole. BSA et Eckart, constructeurs de citernes à lisier intégrés au groupe Bauer, ont nommé Michael Osters et Christian Kittel respectivement directeurs technique et commercial pour ces marques. Amazone annonce un chiffre d’affaires record pour 2017, à 457 millions d’euros, soit 12,6 % de plus qu’en 2016. Fliegl veut intensifier ses activités et son soutien à ses concessionnaires US. Le siège est transféré du Wisconsin vers l’Illinois. Après une absence de presque 20 ans, Pirelli fait son retour en Europe avec ses nouveaux pneus premium « PHP ». Spudnik, constructeur américain de machines pour la culture de pommes de terre et de betteraves, filiale de Grimme depuis 2003, fête ses 60 ans. Manitou clôt l’exercice 2017 sur un chiffre d’affaires de 1,591 milliard d’euros, de 19 % supérieur à celui de 2016 et anticipe une nouvelle croissance de 10 % pour 2018. L’an dernier, Bucher Industries a amélioré ses ventes de 9,4 %, à 2,647 milliards de francs. Kuhn, sa filiale de machinisme agricole, a bénéficié d’une forte croissance. Sa nouvelle gamme de tracteurs « MF 3700 » vaut à Massey Ferguson une récompense à l’innovation à la « Fieragricola » de Vérone ( I ). La plateforme digitale 365FarmNet et la firme céréalière autrichienne Saatbau ont remporté une médaille d’or pour leurs solutions numériques destinées au commerce de céréales. C’était au salon Polagra, en Pologne.

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Technique Agricole

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partir de la page 14, Robert Aebi Technique agricole SA apparaît comme importateur de la marque Lemken. Cette dernière nous signale qu’elle dispose depuis plus de 20 ans de sa propre succursale en Suisse et que ses produits n’ont jamais été importés par Robert Aebi Technique agricole SA. Depuis le 1er  janvier 2018, il se trouve que des centres régionaux de Robert Aebi Technique agricole sont aussi concessionnaires locaux de Lemken. La direction et la rédaction de Technique Agricole  prie les parties concernées et ses lecteurs de les excuser pour cette erreur.

Nouveauté chez Joskin Avec la remorque basculante « TransSpace 9200 », les utilisateurs disposent d’un maximum de volume et d’une caisse parfaitement adaptée au transport de pommes de terre. Le volume de chargement de 30,8 m³ ( hors dôme et rehausses  ) pour une longueur de 9,20  m répond aux besoins grandissants de la clientèle. Sur 6,50  m de long, le côté gauche de 1,25 m de haut est plus bas de 25 cm que le côté droit. Ce dernier, tout comme la face avant et la porte arrière, mesure donc 1,50 m de haut. Cette découpe offre l’avantage de diminuer la hauteur de chute des pommes de terre au chargement. Grâce à une rehausse hydraulique de 50  cm sur le côté gauche et des re-

hausses fixes ( en option ) de 25 cm sur les autres côtés, la caisse atteint une hauteur de 1,75 m et une contenance de 36,2 m³. Sur la version standard, la course de la rehausse hydraulique est limitée à 25 cm pour une hauteur totale de caisse de 1,50 m.

Ça roule pour les roues sans air Michelin commercialise en Europe une roue complète sans air. Cet assemblage combinant jante et pneumatique en une seule pièce, garanti increvable, est disponible depuis le début de l’année en deux versions pour des chargeurs compacts et des chargeurs à direction différentielle. Comme cette unité est dépourvue d’air, elle est bien moins sensible aux pannes que les pneumatiques conventionnels et offre un fonctionnement et une fiabilité particulièrement sûrs.


Actualités

Machines indispensables en agriculture

L’Association suisse de la machine agricole ( ASMA ) a tiré le bilan d’une année d’intense activité à l’occasion de sa 78 e assemblée générale. Et 2018 ne sera pas en reste, avec l’« Agrama » et plusieurs procédures de consultation, ainsi que l’entrée en vigueur d’ordonnances qui concernent le trafic agricole ( freins de remorques, porteà-faux avant ). S’exprimant sur le sujet complexe de « L’avenir du machinisme en regard de la politique agricole suisse », le président de l’association, Jürg Minger ( à gauche sur la photo ), conclut que

l’agriculture ne peut prospérer sans un secteur du machinisme qui soit innovant. La numérisation va s’imposer comme un défi, aussi bien pour l’agriculteur que pour le secteur du commerce de machines agricoles. L’ASMA a réorganisé sa commission de l’« Agrama », qui est désormais dirigée par le directeur de l’association, Pierre-Alain Rom ( à droite sur la photo ) pour organiser la manifestation l’automne qui vient. Pierre-Alain Rom est secondé par Christian Penet, Adrian Schürch et Kurt Bachmann, représentants les régions, et par Ueli Peter, chef des halles. L’« Agrama » disposera, c’est nouveau, d’une aire extérieure exclusivement réservée aux démonstrations. Les comptes annuels de l’association, forte de 155 adhérents, bouclent sur une perte de 14 000  francs, un peu plus élevée que la somme initialement au budget. Ce dernier prévoit, pour 2018, un bénéfice de 7000 francs.

Les remorques, quelle complexité Les remorques, voilà un sujet complexe : c’est ce qu’a mis en évidence la formation organisée fin janvier par Agro-entrepreneurs Suisse «  Remorques de transport agricoles, quels sont les critères décisifs ? ». Quelque 35 personnes ont parcouru durant toute cette journée les postes thématiques installés sur le site de Serco Technique agricole SA à Oberbipp ( BE ), tels que « Freins », « Trains roulants  » ou encore «  Dispositions légales ».

Erich Jenny ( Marolf ), Stefan Marti ( AM Suisse ), Paul Burkhard ( Wabco ) et Roger Stirnimann ( Haute des sciences agronomiques, forestières et alimentaires de Zollikofen ) étaient les animateurs de cette session. En clôture, l’entrepreneur de travaux agricoles Rolf Haller et son attelage tracteur-remorque 40 km/h doté d’une commande électronique de freinage ( EBS, pour Electronic braking system ) a fait une démonstration d’arrêt d’urgence sur route mouillée, montrant la supériorité de ce système par rapport à un train routier dépourvu d’EBS.

Nouveau mariage rouleau-étrille

Düvelsdorf lance sur le marché les « Green.Rake » et « Terra.Roller », une nouvelle herse à prairie complétée par un rouleau. Cette combinaison d’outils permet de niveler, étriller, semer et rouler en un seul passage ; elle est proposée en largeurs de travail de 6, 7,5 et 9  mètres. Divers semoirs pneumatiques peuvent être montés sur la herse pour les sursemis, avec un nouveau module de commande par smartphone, par tablette ou Isobus. Chaque élément est facile à installer et à démonter pour être utilisé seul ou en combinaisons adaptées à divers cas.

« Pro Days » chez Joskin

Début janvier, le groupe Joskin organisait durant six jours ses traditionnels « Pro Days » sur son site de production de Soumagne ( B ). La 17e édition de ces journées professionnelles est une réussite totale. Elle a attiré pas moins de 10 000 personnes qui ont visité les halles de la maison et pu examiner les matériels exposés tout à leur guise.

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Actualités

Gamme complète de chargeurs

Innovations pour la Suisse

Aggeler SA expose au salon Tier&Technik une sélection de chargeurs Giant, de chargeurs téléscopiques Manitou et de broyeur Humus. Le Manitou « MT 420 » ( photo ) de 1,6 m de largeur hors-tout pour 2 tonnes de charge utile et la nouvelle gamme « MLT NewAg » avec sa « Supercabine » seront dévoilés pour la première fois. Cette cabine dispose d’un agencement et d’une insonorisation dignes d’une auto moderne.

L’importateur suisse de Güttler exposera au salon Tier&Technik à Saint-Gall un accessoire innovant pour compléter la herse à dents à ressorts « SuperMaxx ». Du travail du sol en profondeur jusqu’au semis, ce système remplit toutes les conditions pour répondre aux exigence de modernité et environnementales. Leiser expose, en plus des produits Güttler, des chasses-neige, des saleuses et des épareuses Rasco.

De captivantes expositions spéciales

La 6 e Foire des machines de chantier se tiendra du 21 au 24 mars 2018 à Berne. Son concept a été entièrement revu et ce salon sera ponctué de démonstrations spectaculaires en direct, d’expositions spéciales captivantes et de forums novateurs. En outre, le premier ou la première champion( ne ) suisse des machinistes y sera couronné( e ). Les inscriptions pour ce championnat sont ouvertes en ligne jusqu’au 3 mars prochain. Changement majeur : la foire introduit l’inscription complète pour les visiteurs, qui obtiendront désormais un badge personnalisé. Afin d’éviter les longues files d’attente, il est recommandé d’acheter son billet à l’avance pour accéder rapidement à la manifestation (  www.baumaschinenmesse.ch ). 6

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Pour une ferme plus propre Kärcher procède au lancement d’une nouvelle génération de nettoyeurs à haute pression à eau froide, de taille moyenne. Ces instruments de construction modulaire sont fabriqués en matériaux de haute qualité, garants de leur robustesse et d’une longue durée de vie. Les nouveaux modèles mobiles standard sont répartis en trois gammes pour répondre à l’ensemble des besoins de la clientèle et ils sont destinés à un très large spectre d’utilisations. Dotés de poignées rétractables et de roues de qualité, ils sont aisés à déplacer. Une version munie d’un enrouleur de tuyau haute pression est aussi proposée. Les nettoyeurs stationnaires sont, entre autres, destinés à des usages agricoles. Simples à installer, ils peuvent se monter contre un mur ou une paroi. En Suisse, Kärcher proposera les « HD 7/17 » et « HD 8/18 », deux exécutions en 400 V disponibles en trois versions. Ces nouveaux nettoyeurs seront présentés au salon Tier&Technik à Saint-Gall.


Actualités

Show sous les flocons

« Fraiser, déblayer, déneiger, saler, gravillonner » : tel était le thème du grand show hivernal qu’a pu suivre en divers

lieux du pays une foule de visiteurs de Suisse et de régions voisines des pays limitrophes, entre la fin du mois de janvier et le début de février. Comme fait exprès, la neige se mit à tomber le dernier jour, conférant une ambiance hivernale parfaitement adaptée à cet événement organisé par Holder, Hako, Zaugg, Schiltrac, Forst Act, Sauerburger, Mutter et Wintec. Il était principalement destiné aux responsables de services communaux de voirie, aux membres de commissions d’acquisition et aux professionnels du déneigement, de la vente et du négoce de véhicules.

Concours SMS En partenariat avec un commerçant en machines agricoles, Technique Agricole vous propose de gagner chaque mois un superbe modèle de tracteur.

Des milieux agressifs ? Même pas peur ! Les milieux agressifs ne sont pas un obstacle pour l’« Optimix 2A », tout en acier inoxydable. Ce nouveau brasseur à moteur immergé qui fait son apparition au catalogue Wälchli est la solution idéale pour les milieux à pH acide ou particulièrement agressifs. Ce brasseur, au rapport qualité/prix attractif, sera exposé d’abord au salon Tier&Technik à Saint-Gall, puis à l’Agrimesse à Thoune ( BE ), en mars.

Journées d’information pour entrepreneurs L’association Agro-entrepreneurs Suisse a commencé sa nouvelle série de journées d’information fin janvier, chez Agro-Technik Zulliger, sur le thème « Trafic routier ». Plus de 80 chefs d’exploitations et leurs collaborateurs ont rallié Hüswil ( LU ), entre autres pour s’informer des dernières évolutions dans le domaine du trafic. Daniel Bolliger, de Schmiedrued ( AG ), Toni Schaller, de Altbüron ( LU ) et Thomas Haller, de Birrhard ( AG ), tous trois entrepreneurs, ont parlé des avantages et des inconvénients liés à l’utilisation de camions dans l’agriculture. Willi Signer, de Matzingen ( TG ), a fourni un certain nombre de « trucs » pour transformer un camion à plaques blanches en camion agricole 40 km/h ( plaques vertes ). En outre, les participants ont pu s’informer sur le programme de machines d’Agro-Technik Zulliger. La remorque à tapis roulant Strautmann «  Aperion 2101  » était l’objet central de cette présentation.

Dans cette édition, vous pouvez gagner un modèle Siku d'un John Deere « 6210R » à l'échelle 1 :32.

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Envoyez un SMS ( coût 1 fr. ) avec la mention SVLT, votre nom et votre adresse au numéro 880, et avec un peu de chance, vous remporterez ce modèle réduit de tracteur John Deere « 6210R ». Christian Keller, de Maur ( ZH ), est l’heureux gagnant du modèle de tracteur Fendt « 724 Vario » mis en jeu dans l’édition de janvier de Technique Agricole.

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Marché | Interview

Cinq tendances de fond en machinisme agricole Technique Agricole a demandé à Thomas Herlitzius, professeur et responsable de la chaire de technologies agricoles à l’Université technique de Dresde (TU Dresden), comment évoluait actuellement le secteur des machines agricoles. Wolfgang Rudolph * Technique Agricole : Comme on l’a constaté lors de la dernière Agritechnica, le machinisme agricole reste marqué par la loi de la croissance, et en particulier par la productivité, ce qui se traduit par des moteurs plus puissants, un travail plus rapide et des zones de travail plus larges. Les agriculteurs déplorent toutefois qu’il est toujours plus difficile de décharger des machines chères et volumineuses. En outre, avec des charges sur l’essieu avant pouvant atteindre 25 t, ces machines tassent trop le terrain. Comment le secteur de la technique agricole réagit-il à ces défis ? Thomas Herlitzius : Je vois ici cinq tendances de fond, qui mettent chacune l’accent sur la numérisation de l’agriculture en vue d’une augmentation des performances qui, elle-même, permet cette numérisation. L’une des grandes tendances de l’agriculture 4.0 est la conjonction de l’automatisation des machines et des processus. C’est en effet le seul moyen de tirer le maximum de la capacité technique des machines tout en diminuant les frais de processus. Quelles sont les solutions privilégiées ? On se demande en ce moment si chaque machine doit nécessairement disposer de son propre opérateur. Une seule personne pourrait gérer plusieurs machines agricoles grâce aux possibilités qu’offre l’automatisation de processus en matière d’allègement du travail et de soutien déci­sionnel. Pouvez-vous citer des exemples ? Je pense notamment à deux concepts actuels dits « Feldschwarm ». L’un a été pré-

* Wolfgang Rudolph est journaliste spécialisé et vient de Bad Lausick (D).

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Thomas Herlitzius est professeur et titulaire de la chaire de technologies agricoles à l’Université technique de Dresde. Photos : Carmen Rudolph

senté à l’Agritechnica : il s’agit du robot « Xaver » de Fendt d’environ 70 kg qui devrait semer du maïs sur près d’une hectare en une heure et localiser pratiquement chaque plant en vue des soins ultérieurs. Si une machine tombe en panne, celle qui la remplace peut reprendre le travail là où il a été interrompu. Dans le projet « Feld­ schwarm » mené conjointement par un consortium d’entreprises et organismes de recherche saxons et John Deere, les unités de semis ne sont pas totalement autonomes, mais elles communiquent entre elles ainsi qu’avec le système de gestion. L’utilisateur guide ainsi des machines

ultra-automatisées et automobiles devant ou derrière son tracteur qui fait office de centrale et opère comme s’il tirait une remorque géante. L’humain garde donc la main ? Oui. Il y a toute une série de raisons sociales et économiques qui justifient l’intégration de l’homme dans les solutions d’automatisation collaboratives plutôt que son exclusion suite à une automatisation totale. C’est comme dans la danse : il faut s’entraîner régulièrement pour parvenir à suivre le rythme. Dans le domaine de la technique agricole, cela signifie que,


Interview | Marché

intelligente par analyse de grandes bases de données, est véritablement du numérique de haut niveau.

« Chaque machine devra-t-elle disposer de son propre opérateur ou les concepts ‹ Schwarm­ feld › sont-ils la solution d’avenir ? », se demande Thomas Herlitzius.

si l’on cesse de faire appel aux opérateurs chevronnés et à leurs décisions fondées (en admettant que ce soit possible dans un avenir proche), leurs compétences ne seront plus assez entraînées ni transmises. Si cette automatisation totale devait toutefois se révéler réalisable et souhaitée, l’interface entre l’homme et la machine serait assez facile à surmonter, alors que l’inverse n’est pas vrai. Cela semble un avenir encore lointain pour beaucoup qui affirment souvent que, contrairement à ce qu’il se passe dans les applications industrielles de type 4.0, les environnements de me­ sure changent constamment dans l’agriculture. C’est effectivement l’un des défis propres à la numérisation dans le secteur agraire. Nous savons toutefois qu’il n’est pas impossible à relever. Les mécanismes agricoles manquent encore et toujours de capteurs suffisamment robustes, notamment dans le domaine du travail du sol. En outre, l’expérience accumulée sur le terrain reste à traduire en algorithmes exploitables par des machines pour pouvoir développer des modules de commande adéquats. Pour surmonter ces obstacles, il faut atteindre un niveau de collaboration interdisciplinaire inédit entre constructeurs, botanistes, agriculteurs et exploitants. Vous avez évoqué cinq grandes ten­ dances. Comment le secteur évolue-­t-il encore ?

La hausse de la demande en faveur de châssis préservant davantage le sol a donné naissance à une autre tendance. On constate, en comparant les tarifs de différents constructeurs, que les agriculteurs sont prêts à payer pour cela environ 50 000 euros supplémentaires, indépendamment du prix de base de la machine. Les scientifiques ne sont toutefois pas unanimes par rapport au fait que des châssis sur chenilles soient plus respectueux du sol et améliorent la traction. Un essieu supplémentaire pourrait être une alternative. Ce système a l’avantage d’être moins coûteux et plus durable, tout en offrant moins de résistance au roulement que des chenilles. Parlant de rentabilité, si les investisse­ ments consacrés à la technique agri­ cole moderne augmentent, c’est aussi le cas des pertes dues aux pannes… Certes, mais les machines gagnent en disponibilité. Les systèmes de diagnostic à distance et de prévisions de maintenance constituent pour moi la troisième tendance. Les prévisions en matière de fonctionnalité des composants se basent sur l’accumulation des sollicitations. La résistance prévue lors de la construction est comparée aux sollicitations effectivement mesurées par les capteurs afin de calculer l’usure, ce qui permet de remplacer à temps les moteurs concernés et d’éviter la panne de toute la machine. L’obtention et la collecte de données de capteurs, mais surtout leur interprétation

On parle déjà depuis quelque temps de cette construction légère, mais j’ai l’impression qu’elle n’est pas en­ core présente dans la vie pratique quotidienne... Je suis d’accord avec vous. Objectivement, on voit toutefois la puissance massique (kg par kW ou ch) diminuer de plus en plus. Ainsi, si l’évolution des moissonneuses-batteuses continue dans le même sens, elles afficheront en 2030 une puissance allant jusqu’à 530 kW, ce qui exigera un moteur diesel de 13 ou 16 l, un module de coupe de 35 à 40 pieds de long et une trémie d’une capacité de 16 m³. À vide, l’ensemble pèsera 22 t. La densité de puissance des moteurs diesel ayant rapidement progressé, le poids de ces machines par rapport à la puissance des moteurs a bel et bien diminué, passant de 50 kg/kW dans les années 1950/1960 à 40 kg/kW aujourd’hui. Néanmoins, comme leur poids ne peut plus augmenter en raison de la pression au sol et des réglementations du trafic, cette valeur a dû encore diminuer à 35 kg/kW alors que les machines doivent se montrer plus performantes. Ce n’est clairement plus possible avec de l’acier. Il s’agirait donc d’opter pour l’alu­ minium. Ou pensez-vous à d’autres maté­riaux  ? Même avec davantage d’aluminium, on ne pourrait que se rapprocher de ces puissances massiques. Les composites à fibres seront donc toujours plus présents dans les modules structurels et fonctionnels. Le poids de ces composites est six fois moindre que celui de l’acier, à capacité de charge identique. Ils sont cependant aussi six fois plus chers. En conséquence, il faudra voir comment le marché réagit à ces augmentations de coûts et si de nouveaux concepts tels que des essaims de plus petites machines peuvent constituer une alternative économique. Les nouveaux matériaux ne sont pas les seuls facteurs d’augmentation des prix des machines. Les systèmes de dépollution des gaz d’échappement des moteurs sont eux aussi coûteux, sans pour autant générer de béné­ fices directs pour l’agriculteur. Incontestablement. Mais ici aussi, on voit une évolution. C’est là pour moi la 2 2018 Technique Agricole

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Marché | Interview

cinquième grande tendance : les teneurs en oxyde d’azote et en particules fines des gaz d’échappement ont drastiquement chuté grâce à la norme Euro 4. Les constructeurs de moteurs ont déjà présenté des solutions de traitement des gaz d’échappement conformes à la norme Euro 5, qui entrera en vigueur dès 2019. On cherche désormais à diminuer les émissions de CO2 du secteur agricole. Cette exigence politique n’engendre cependant pas de limites de flotte au niveau de l’UE, comme c’est le cas pour les voitures ou les utilitaires légers. Il n’y a donc pas de valeurs limites de consommation de carburant moyenne et, donc, de rejets de CO2 au km sur tous les véhicules neufs d’un constructeur X immatriculés en Europe. Faire baisser la moyenne d’émission du parc de véhicules grâce à des modèles de tracteurs purement électriques n’est pas encore à l’ordre du jour, malgré le succès de l’électrification des chaînes cinématiques.

La consommation de carburant serait-elle éventuellement à limiter ? Contrairement aux véhicules routiers, les machines agricoles consomment avant tout du carburant pour tracter un cultivateur ou hacher du maïs et non pour se déplacer. Elles effectuent des tâches, de sorte qu’une limitation pure et simple entraînerait des injustices et des conflits d’intérêts. Les exploitations dont le terrain à travailler est plutôt léger consomment moins d’énergie que celles dont le sol est lourd. Des agriculteurs qui ont décidé de réguler les mauvaises herbes de manière mécanique et doivent donc passer plusieurs fois sur le terrain seraient, du point de vue des émissions de CO2, désavantagés par rapport à ceux qui privilégient les désherbants chimiques. En outre, il n’y a pas que les moteurs des tracteurs et des machines de récolte qui produisent du CO2. Différents processus, tels que la fertilisation ou l’élevage, génèrent d’autres gaz néfastes pour le cli-

« Les capteurs nécessaires au développement de la numérisation de l’agriculture manquent encore dans un grand nombre de mécanismes », estime Thomas Herlitzius.

mat, comme le méthane ou le protoxyde d’azote. Faudrait-il alors intervenir à ce niveau ? Oui, et avant tout. Les constructeurs de machines agricoles estiment que la chaîne de processus pourrait générer nettement moins de CO2 que les moteurs déjà optimisés à l’extrême et plaident en faveur d’une méthode globale. Pour éviter que l’UE mette en place des réglementations légales portant sur les machines, le secteur tente de s’engager collectivement à prendre des mesures de réduction des rejets de CO2. Pour ce faire, outre les améliorations apportées aux machines, il analyse précisément les processus agricoles et les conditions réelles propres aux différents sites. Il formule alors des recommandations concrètes pour assurer une production efficace de plantes et de bétail moins polluante.

Pour Thomas Herlitzius, la diminution de la puissance massique (kg par ch) est une nécessité pour un grand nombre de machines agricoles. « Si leur puissance s’accroît encore, on doit développer de nouveaux matériaux de construction. »

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Pourriez-vous nous citer quelques exemples ? Cela peut aller d’installations de réglage de la pression des pneus à des outils améliorés, en passant par le recours à des biocarburants ou à l’adaptation des rotations de culture afin d’améliorer l’hygiène des champs et de réduire les passages. La numérisation permanente des données de processus et des analyses des grandes bases de données ouvre des possibilités considérables d’optimisation des chaînes de processus. Ceci permet d’économiser bien plus le CO2 que l’amélioration du niveau de fonctionnement des moteurs, très coûteuse et finalement peu efficace.


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Date, signature Envoyer le talon à: Technique Agricole Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture ASETA, Ausserdorfstrasse 31, CH-5223 Riniken Fax 056 462 32 01, E-Mail: zs@agrartechnik.ch

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Marché | Tracteurs

Marché des tracteurs en régression Les chiffres des immatriculations de tracteurs ont diminué de quelque 6 % l’année dernière. Fendt se situe toujours en tête de liste devant New Holland, alors que John Deere a repris la troisième place en évinçant Deutz-Fahr du podium. Roman Engeler

Immatriculations par marques 2017

2016

+/–

Fendt

391

386

5

New Holland

288

303

–15

John Deere

265

223

42

Deutz-Fahr

219

250

–31

Massey Ferguson

157

145

12

Steyr

127

163

–36

Claas

102

113

–11

Lindner

99

107

–8

Kubota

82

74

8

Hürlimann

81

86

–5

Case IH

74

111

–37

Same

49

57

–8 –20

Valtra

41

61

Landini

30

32

–2

McCormick

26

32

–6

Rigitrac

19

23

–4

9

3

6

JCB

En 2017, 2074 tracteurs ont été nouvellement immatriculés, ce qui correspond à 129 unités ou 5,9 % de moins que l’année précédente. Photo : Heinz Röthlisberger

Ces dernières semaines, différents médias ont publié des chiffres contradictoires quant au marché suisse des tracteurs. Dans ses analyses, Technique Agricole s’appuie toujours sur les chiffres de l’Association suisse de la machine agricole (ASMA), assurant ainsi la fiabilité des chiffres année après année. Avec 2074 tracteurs immatriculés en 2017, le marché suisse des tracteurs a été plus faible que les années antérieures (2016 : 2202 unités ; 2015 : 2534 unités ; 2014 : 2095 unités). Les ventes ont stagné, au moins dans la première partie de l’année, en raison de divers facteurs (comme la situation sur le marché du lait).

deuxième place avec 288 tracteurs vendus. New Holland a ainsi augmenté légèrement sa part de marché par rapport à l’année précédente. John Deere a connu une forte progression. En vendant 42 modèles de plus qu’en 2016, cette marque se classe à la troisième position avec 265 unités. Sa part de marché est ainsi passée de 2,6 % à 12,8 %. Ejecté du podium, le constructeur Deutz-Fahr occupe la quatrième place. Il a écoulé 31 unités de moins qu’en 2016 et également perdu quelques parts de marché.

Lamborghini

5

11

–6

Zetor

4

19

–15

Carraro

2

4

–2

Kioti

1

1

Autres

3

3

2074

2203

–129

Total

Case IH et Steyr figurent parmi les perdants de l’an dernier (−36 unités chez Steyr et −37 modèles chez Case IH), ceci tant en quantités qu’en parts de marché. Valtra (−20) a également perdu du terrain. Rigitrac, seul constructeur suisse de tracteurs, a vendu 4 unités de moins, mais tout de même livré 19 véhicules.

Fendt reste en tête La statistique d’immatriculation montre Fendt en tête avec 391 unités. Comme cette marque a également accru son nombre de ventes, sa part de marché a atteint le taux impressionnant de 18,9 %. New Holland a subi des pertes en matière de ventes (−15 unités), mais reste à la 12

Technique Agricole

2 2018

Les modèles les plus vendus l’année dernière ont été le Fendt « 211 Vario », le Fendt « 313 Vario » et le John Deere « 6130R ». Photos : ldd


Statistique des immatriculations de tracteurs par classes de puissance 800 2014 2015 2016 2017

Nombre de véhicules

700 600

s percevez la Avec nous, vou ité journalière: bonne indemn AGRI-revenu!

500 400 300 200 100

25 1–

>3

01

0 30

25 0

0 20

20 1–

Classes de puissance

18 1–

16 1– 18 0

14 1– 16 0

12 1– 14 0

10 1– 12 0

81 –1 00

80 61 –

<6

0

0

Par classes de puissance

Par modèles

La classe de puissance de 101 à 120 ch a été à nouveau la plus plébiscitée, avec 36,7 % des tracteurs (761 unités). Celle de 81 à 100 ch avec 23,2 % occupe le deuxième rang. Environ 60 % des tracteurs immatriculés en 2017 ont une puissance nominale située entre 81 et 120 ch. Les autres catégories de puissance ne subissent que des changements mineurs par rapport aux années précédentes. Un pourcentage plus faible de grands tracteurs ont été mis en circulation en 2017.

Comme ces deux dernières années, le Fendt « 211 Vario » (140 unités, 23 supplémentaires en version à voie étroite) et le Fendt «  313 Vario  » (90 tracteurs) mènent la danse en ce qui concerne le nombre de modèles. Les modèles John Deere « 6130R » (63 unités) et New Holland « T5.120 » (48 unités) complètent le palmarès. 

Transporteurs et faucheuses à deux essieux Transporteurs 2017

2016

Reform

95

82

13

Aebi

71

45

26

Lindner

37

36

1

8

5

3

Caron Schiltrac Total

+/–

5

3

2

216

171

45

Faucheuses à deux essieux Aebi

138

120

18

Reform

108

112

–4

41

31

10

Pasquali

7

5

2

BCS

6

8

–2

Antonio Carraro

Sauerburger Total

4

1

3

304

277

27

Pomme Diwa | © Agrisano

L’année dernière, les immatriculations de transporteurs ont augmenté de plus d’un quart (+26,3 %). Ce sont pas moins de 216 unités qui ont ainsi été vendues. Comme en 2016, Reform se place en tête avec 95 modèles écoulés, contre 71 pour Aebi. Le constructeur suisse Schiltrac a également augmenté ses ventes, qui passent de trois à cinq modèles. On observe un total de 304 ventes des faucheuses à deux essieux, soit une légère hausse, de 9,7 %, par rapport à 2016. Aebi, grâce à un sprint final en fin d’année, pointe comme l’année dernière en tête du classement avec 138 modèles (+18). Reform suit à la deuxième place avec 108 unités (−4), devant Antonio Carraro avec 41 modèles (+10). Sauerburger se distingue avec un pourcentage en forte augmentation, mais un chiffre qui reste bas avec 4 modèles vendus.

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Affourragement

Les modèles BalleMax « MyMischer» sont 100% «Swiss Made » et peuvent être alimentés par une prise 32 ampères.

L’électricité gagne l’affouragement Les mélangeuses automotrices électriques présentent de multiples avantages. Mais leur mobilité est réduite. Technique Agricole  a enquêté dans des exploitations, pour savoir quels étaient les critères d’achat à prendre en considération. Ruedi Burkhalter

En Suisse, les mélangeuses-distributrices à entraînement électrique ont le vent en poupe. Actuellement, huit constructeurs proposent un ou des modèles de mélangeuses automotrices électriques.  Technique Agricole  s’est rendu dans six fermes possédant chacune une machine différente. Les exploitants sont très satisfaits du choix de ces systèmes, révèlent les entretiens que nous avons pu avoir avec eux. Aucun de ces interlocuteurs ne voudraient rendre sa machine automo14

Technique Agricole

2 2018

trice électrique ni revenir à un équipement avec tracteur. On constate, d’autre part, que tous les modèles ne sont pas forcément adaptés à chaque ferme.

Economie, propreté, silence De nombreux éléments expliquent l’attrait dont bénéficient les mélangeuses électriques. Sur les exploitations que nous avons visitées, on cite prioritairement le critère des coûts en énergie, les coûts d’exploitation peu élevés, la simpli-

cité du pilotage et l’encombrement réduit. L’entraînement électrique diminue considérablement la facture d’énergie. Un des exploitants explique qu’il utilisait auparavant entre 6 et 8 litres de diesel par préparation et qu’il n’emploie maintenant plus que pour 2 francs de courant. L’économie en coût énergétique, dans son cas, dépasse donc 75 %. Il faut bien sûr, au moins de prime abord, mettre ce chiffre en relation avec le prix d’achat nettement plus élevé d’une mélangeuse électrique.


Affourragement

Toutefois, si l’on intègre dans le calcul le « vrai » coût réel du tracteur avec l’ancien système, ce dernier n’est globalement et à long terme pas forcément plus avantageux. L’argument souvent avancé est que l’on peut utiliser une vieux tracteur pas cher pour entraîner la mélangeuse-distributrice. En réalité, ces vieux engins consomment souvent pas mal de carburant, nécessitent d’inévitables réparations, émettent des gaz d’échappement, perdent de l’huile dans l’aire d’affouragement et ne sont donc pas une alternative aussi satisfaisante qu’on le prétend.

Pas de tracteur mobilisé Nos interlocuteurs sont unanimes : l’entraînement électrique permet de se passer d’un tracteur sur l’exploitation. Atteler-dételer la mélangeuse devient fastidieux à la longue et on finit par laisser un tracteur à demeure avec la machine. La chose est surtout appréciable lors des pics d’activités. Avec une mélangeuse-distributrice électrique autonome, « grand-papa » peut fourrager pendant que les tracteurs travaillent encore aux champs. Et puis, il n’y a plus de véhicule qui empeste l’étable et qui ramène de la saleté dans les couloirs car la mélangeuse-distributrice automotrice ne sort en principe pas du bâtiment. Reste à trouver le modèle le mieux adapté à chaque ferme…

La prise, un point crucial Avant d’acquérir une mélangeuse-distributrice électrique, il convient d'examiner de près les conditions et le contexte de

l’exploitation pour que cet achat soit judicieusement choisi. Le principal facteur limitant est généralement le raccordement électrique. La puissance électrique nominale disponible dans la plupart des fermes se situe entre le quart et la moitié, à peu près, de celle fournie normalement par un tracteur. Il faut choisir un moteur électrique qui n’épuise pas totalement le potentiel du branchement et qui laisse un minimum de réserve. Pour différentes raisons. D’abord parce qu’au démarrage et lorsqu’ils doivent fournir un brusque effort, la consommation des moteurs électriques dépasse la valeur nominale qu'ils indiquent. Le problème se complique encore si on utilise simultanément plusieurs consommateurs pour préparer le fourrage, par exemple une grue électrique pour remplir la mélangeuse. Or, pour exploiter tout le potentiel du bol ou de la cuve, l’organe mélangeur doit pouvoir continuer à tourner au moins à régime réduit durant l’opération. La règle de base veut qu’un interrupteur triphasé normal, avec des fusibles ou un disjoncteur de 40 ampères, suffise pour une machine d’une contenance de 10 m³ et 1500 kg de ration. Les fabricants proposent diverses solutions pour faire face à un réseau électrique un peu juste en capacité.

duction et subsidiairement des courroies trapézoïdales. Un tel dispositif offre un rendement pouvant atteindre 95 %. Si l’alimentation par le réseau est « un peu limite» mais la trémie d’une certaine taille, il faut souvent faire appel à un variateur de fréquence, un appareil requérant un investissement supplémentaire d’environ 3000 francs. Il sert, d’une certaine manière, de «démultiplication électrique » ; il permet de limiter l’alimentation électrique du moteur à une certaine valeur. Sans variateur de fréquence, lorsque le couple à fournir par le moteur est trop élevé (si on remplit un peu vite la mélangeuse, par exemple), le disjoncteur thermique coupe l’alimentation et la seule solution consiste généralement à vider la mélangeuse d’une partie de son contenu avant de recommencer l'opération. Avec un variateur de fréquence, par contre, le moteur va continuer à tourner, plus lentement mais en fournissant un couple suffisant pour venir à bout de l’effort, terminer par exemple de démêler une balle ronde. Puis il reprend sa course normale. En deux mots : à puissance d’alimentation égale, le variateur de fréquence permet d’obtenir un couple plus élevé du moteur.

L'hydraulique au secours du couple Des machines à fort rendement On distingue fondamentalement deux types d’entraînement, électro-mécanique et électro-hydraulique. Dans le premier cas, la puissance du moteur est transmise à l’organe mélangeur via une boîte de ré-

Avec un entraînement électro-hydraulique du mélangeur, c’est l’organe hydraulique qui joue le rôle de démultiplicateur lorsque les sollicitations augmentent. Dans un tel cas, le débit de la pompe hydraulique diminue tout simplement et le

Aperçu des mélangeuses électriques Constructeur de la mélangeuse/de l'entraînement www.bvl-group.de www.kurmann-technik.ch

Contenances

Systèmes de vis

Entraînements des vis

Distribution en Suisse

3,5 m3 à 20 m3

1 ou 2 vis verticale(s)

Mécanique, plus appoint hydraulique

www.kurmann-technik.ch

www.kuratli-maschinenbau.ch www.kuratli-maschinenbau.ch

3,5 m3 à 12 m3

2 vis horizontales

Mécanique

www.kuratli-maschinenbau.ch

www.zitech.it www.zitech.it

3 m3 à 18 m3

1 ou 2 vis verticale(s)

Mécanique

www.ruckliag.ch

www.sgariboldi.it www.fankhauser.swiss

5 m3 à 22 m3

1 vis horizontale

Mécanique

www.servicemeyer.ch

www.strautmann.de www.agrotechnikzulliger.ch

4 m3 à 16,5 m3

1 vis verticale

Hydraulique

www.agrotechnikzulliger.ch

www.siloking.com www.siloking.com

8 m3 à 14 m3

1 vis verticale

Mécanique

www.ott.ch

www.storti.com www.odermatt-lm.ch

10 m3 à 18 m3

2 vis horizontales

Mécanique

www.odermatt-lm.ch

www.ballemax.ch www.ballemax.ch

3 m3 à 7 m3

1 vis verticale

Hydraulique

www.ballemax.ch

2 2018 Technique Agricole

15


Affourragement

régime de la vis aussi. Avantage avec la variante hydraulique : elle permet de fournir un couple encore plus élevé que le variateur de fréquence. Par contre, le rendement de ce type de transmission est plus faible et les pompes et les moteurs hydrauliques s’usent plus. Kurmann est le seul constructeur à proposer un concept qui marie les avantages des entraînements mécanique et hydraulique. L’entraînement principal du mélangeur est mécanique. Si, par exemple au démarrage, l’effort demandé dépasse la capacité du système, un moteur hydraulique d'appoint, alimenté par le circuit de la machine, se met en route pour soutenir le mouvement. Grâce à ce « coup de pouce hydraulique » au démarrage, le couple fourni aux vis sans fin peut être augmenté jusqu’à 350 %, comparé à un entraînement mécanique. L’effort exigé dépend premièrement du type de fourrage à apprêter. Ce sont les balles rondes, de fourrage long, non coupé, qui sollicitent le plus le dispositif d’entraînement. Pour limiter au maximum l’effort demandé aux machines, surtout celles à moteur électrique, il est conseillé soit de couper au préalable ces balles avec une pince ou de les démêler tant que faire se peut à l’aide de la grue.

Six machines dans six étables Sur les pages suivantes, nous avons décrit les particularités de six machines, à la suite de nos visites d’exploitations. Deux marques ne sont pas représentées, BalleMax et Odermatt Machines agricoles.

Comparaison des coûts entre entraînement électrique ou par tracteur Fr. 8000 Fr. 6926

Fr. 7000 Fr. 6000 Fr. 5000

Fr. 3559

Fr. 4000

Fr. 2546

Fr. 3000 Fr. 2000 Fr. 1000 Fr. –

Tête d'entraînement électrique

Fr. 730 Coûts d'utilisation annuels

Tracteur Coût total annuel

En prenant en compte les coûts totaux du tracteur, la variante électrique se révèle nettement moins coûteuse. Dans cet exemple avec une mélangeuse BvL de 13 m³, le calcul a été réalisé sur la base d’une consommation de 4,5 litres de diesel par mélange. Source: Kurmann Technik

La BalleMax et ses bols jusqu’à 7 m³ est surtout destinée aux troupeaux de taille petite ou moyenne. Les BalleMax à vis mélangeuse verticale ont été spécialement conçues comme automotrices et se contentent donc toutes d’une alimentation de 32  ampères : Leurs quatre roues motrices leur permettent de gravir des rampes comme aucune autre concurrente. Odermatt Machines agricoles équipe la gamme « Akita », du constructeur italien Storti, de têtes d’entraînement électriques. Ces mélangeuses-distributrices sont dotées de bols de 10 m³ à 18 m³ et travaillent avec deux vis horizontales

tournant à contresens, de chaque côté d’une barre profilée centrale. Cette configuration permet de défaire des balles rondes ; le nombre élevé de couteaux est notamment apprécié sur les exploitations qui incorporent de grandes quantités de foin dans leurs rations. Autre particularité de ces machines, leur tête d’entraînement électrique peut se démonter en une vingtaine de minutes pour libérer le timon. En cas de besoin, la remorque mélangeuse-distributrice peut à nouveau être attelée à un tracteur En plus des machines automotrices décrites ici, il existe d’autres équipements d’affouragement électriques. La plupart des constructeurs de mélangeuses-distributrices proposent désormais leurs machines en version mélangeuses stationnaires électriques qui, en combinaison avec une distributrice entraînée par batteries, peuvent constituer une solution pour mécaniser intégralement l’affouragement dans des conditions où l'espace est compté. 

Vidéo sur les « mélangeuses électriques »

En cas de besoin, cette tête d'entraînement électrique Odermatt se démonte assez aisément et libère le timon original de la remorque. Photo : R. Burkhalter/LDD

16

Technique Agricole

2 2018

D’autres vidéos de machines et d’équipements agricoles sont disponibles sur le canal YouTube de Technique Agricole.


Une solution pour chaque exploitation Mélangeuses à entraînement électrique Modèles verticaux à une ou deux vis mélangeuses Modèles à vis électrique, avancement et direction hydr. Sortie à gauche ou à droite Tapis à l’avant ou à l’arrière Pesée avec programmation Contenances de 3 m3 à 18 m3 Pour espaces exigus (hauteur dès 1,85 m, largeur dès 1,40 m) Autres mélangeuses-distributrices

STESSLA

L'électricité dans le réservoir

Tête d'entraînement électrique

3

Omas

1,3 -26 m HORIZONTALE, VERTICALE, PADDLE Le petit GRAND

Modèles verticaux à une ou deux vis, de 3 m3 à 48 m3 Petits modèles pour 3-points à une vis, de 2 m3, 3 m3 ou 4 m3 Modèles horizontaux à deux vis, jusqu‘à 22 m3 Modèles horizontaux à deux vis et fraise à désiler, jusqu‘à 18 m3

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Affourragement

Le spécialiste pour les zones de montagne Brève évaluation + Capacité de coupe élevée mais besoins en courant limités + Conviennent à des étables très étroites + Pic à balles en option (autochargement) – Capacités limitées à 12 m3 – La capacité du centre de la cuve n’est utilisable en totalité qu’en installant des rehausses (la hauteur dépasse 230 cm pour la 12 m3).

 1

 2

 3 A Untereggen (SG), la Fabrique de machines Kuratli est dépositaire d’une longue expérience dans le domaine des mélangeuses électriques, accumulée depuis 1995. Elle a commencé par équiper d’une motorisation électrique des mélangeuses classiques pour tracteurs importées d’Italie. Mais depuis l’an 2000, elle ne commercialise plus que des systèmes entièrement développés et construits en interne. « Nous avons mis au point des systèmes mélangeurs à deux vis à rotation inverse dont la géométrie est étudiée pour limiter les pics d’effort et les besoins en puissance, donc spécialement conçus pour une motorisation électrique. Dans la plupart des cas, nos machines peuvent se 18

Technique Agricole

2 2018

passer de variateur de fréquence avec une belle économie à la clé », relate Silvio Kuratli. Le modèle présenté sur cette page (1) se contente d’un moteur de 18,5 kW et d’un branchement de 40 ampères. Il peut donc fonctionner dans la plupart des fermes isolées. Dans l’exploitation que nous avons visitée, le couloir d’affouragement est assez court. La machine n’a pas besoin d’enrouleur de câble. Les vis peuvent accueillir entre 50 et 120 lames réversibles ; grâce à sa capacité de coupe élevée, ce système de mélangeuse est très apprécié sur les exploitations sans ensilage. Il existe des couteaux spéciaux (2) pour les fourrages secs en vrac ; ils facilitent l’introduction du foin dans la mélangeuse. Les vis acheminent le fourrage des deux extrémités vers le centre, grâce à quoi, en ouvrant le capot arrière de la machine, on peut facilement introduire (hauteur 110 cm) dans la cuve, à la main ou avec un mini-chargeur, les composants complémentaires de la ration. Pour les fermes sans grue ni chargeur, Kuratli propose en option un pic à balles rondes hydraulique qui permet d’introduire sans effort des balles entières de silo ou de foin dans la cuve. La capacité de cette dernière va de 3,5 m³ à 12 m³, selon les modèles. Kuratli s’adresse donc prioritairement aux propriétaires de petits troupeaux. Les dimensions de l’engin sont compactes, ses trains roulants très maniables ; il entre même dans des bâtiments étroits. Les mélangeuses Kuratli possèdent toutes une trappe de distribution centrale, s’ouvrant à gauche ou à droite. Des convoyeurs à

chaînes sont proposés pour les crèches surélevées. La propulsion de la version présentée ici est assurée par les deux roues porteuses de l’essieu principal et non, comme sur la plupart des modèles dérivés de remorques, par la seul roue directrice. Ces deux roues motrices possèdent un moteur hydraulique individuel et un réducteur (3). La mélangeuse affronte ainsi bien plus facilement les rampes que les modèles à une seule roue motrice. Le poste de conduite et les commandes peuvent être placés à gauche ou à droite. Il n’est cependant pas possible de les déplacer a posteriori car le moteur et la transmission occupent l’autre côté de la machine. Malgré tout, il n’est pas très difficile de distribuer le fourrage du côté opposé au poste de conduite en s’aidant d’un rétroviseur et/ou d’une caméra. La direction de la machine est assurée par un petit volant, un système que les débutants maîtrisent plus rapidement et aisément que les leviers. La machine présentée ici coûte environ 50 000 francs. Mais on peut déjà accéder au modèle avec bol de 7 m³ et équipement de base pour moins de 30 000 francs. Une option d’équipement sans hydraulique, environ 8000 francs meilleur marché, est proposée, adaptée surtout aux plus petits modèles. La propulsion est alors assurée par un moteur électrique, sur la roue directrice du timon. Poussoirs et convoyeurs sont aussi à entraînement électrique. Enfin, ces mélangeuses-distributrices peuvent être montées sur rail. Leur mobilité est alors réduite en conséquence, mais ce sont les plus faciles à piloter et elles peuvent servir de distributrices automatiques. Leur prix se situe quelque part entre ceux des deux variantes précédentes. 


Affourragement

Mariage entre hydraulique et mécanique Brève évaluation + Rendement élevé de l’entraînement hydraulique + Très large assortiment de cuves et d’équipements + Certains modèles peuvent être dotés d’un dispositif de chargement – Relativement complexes, techniquement parlant. Prix en rapport – La tête d’entraînement ne s’enlève que sur le modèle « Multi »

 1 Kurmann Technik SA, à Ruswil (LU), propose trois têtes d’entraînement électriques pour les mélangeuses verticales BvL. Elle a une dizaine années d’expérience dans ce domaine. La « Classic» est destinée aux mélangeuses «V-Mix Plus» de 6,5 m³ à 15 m³. Le modèle «Multi» est prévu pour les «V-Mix Plus», «V-Mix T» et «V-Mix L» de 6,5 m³ à 17 m³. Quant à la plus légère de ces têtes, présentée ici, elle convient aux mélangeuses «Agilo» (1) de 3,5 m³ à 7,1  m³ et permet de créer un ensemble compact pour les étables basses et

 2

 3

étroites. Sur les modèles «Classic» et «Agilo », seule la cuve vient de BvL ; elle est montée sur un châssis Kurmann. Grâce à la diversité des trémies, des entraînements et des accessoires disponibles, Kurmann a l’offre la plus à même de permettre la réalisation de machines correspondant aux souhaits particuliers de la clientèle. « La mélangeuse électrique n’est pas un produit que l’on peut standardiser et livrer tel quel dans les fermes», explique Urs Kurmann, le directeur. «Le processus de choix exige une activité de conseil intensive, pour savoir, par exemple, si le branchement de la machine doit faire l’objet d’une demande de permis, s’agissant d’un appareil à courant fort. La machine n’est qu’un élément d’un puzzle à intégrer tout entier dans l’exploitation. » Le système d’entraînement, exclusif à l’heure actuelle, repose sur une transmission mécanique et un variateur de fréquence. De cette manière, le moteur de 18 kW est capable de fournir 180 % de son couple nominal. En plus, un « auxiliaire hydraulique » (2) peut être enclenché pour aider au démarrage ou à démêler des fourrages rebelles. Avec lui et à bas régime, le couple fournit peut encore être augmenté de 350 %, sans surcharger le réseau électrique. Avec une telle démultiplication, tout risque de blocage est pratiquement écarté. Dès que la pression dans le circuit hydraulique redescend en dessous d’un certain seuil, le moteur hydraulique est déconnecté du dispositif d’entraînement et le préparation du mélange peut se poursuit en mettant à profit le rendement de 95 % de la motorisation. La transmission des vis comporte trois vitesses ; la plus rapide sert à vider complètement la cuve.

Sur l’« Agilo », les organes de conduite avec levier en croix sont regroupés sur un rail et peuvent très simplement être déplacés du côté où s’effectue la distribution. Sur sa plateforme, le conducteur peut changer de côté sans difficulté. Il y a d’innombrables accessoires de distribution disponibles ; sur la photo, on voit un tapis (3) qui s’oriente vers la gauche ou la droite, spécialement étudié pour les crèches avec des bords jusqu’à 85 cm de haut. L’entreprise qui nous a accueilli montre qu’il est possible de desservir sans problème deux couloirs d’affouragement avec un seul touret de câble d’alimentation. Pour sortir du bâtiment, la voie doit être à peu près plate car si elle est verglacée la machine avec sa seule roue motrice risque de transformer la sortie en une fort périlleuse et dangereuse partie de patins. Notre hôte remplit la machine par une trappe depuis un « solier », un étage au-dessus du couloir d’affouragement. Comme il est impossible de voir par la trappe, la mélangeuse est desservie par une commande radio qui affiche les données de la pesée. Cette façon de faire est certes pratique mais n’est de loin pas exempte de risques et il faut absolument que l’accès aux locaux puisse être fermé à toute personne tierce pendant l’opération. Kurman étudie depuis des années la possibilité d’utiliser des batteries pour alimenter ses machines, les faire rouler et entraîner les vis. « Techniquement, c’est parfaitement possible», explique Urs Kurman. «Toutefois, en raison du prix élevé des batteries qui doivent être périodiquement remplacées, nous considérons que cette technique n’est pas encore mûre pour passer à la phase commerciale. » 2 2018 Technique Agricole

19


Affourragement

Coupe structurée, besoin en puissance limité Brève évaluation + Capacité de coupe élevée, besoin en puissance relativement modeste + La plus grande cuve disponible actuellement, maintenance réduite + Pourra bientôt être complétée par une batterie d’accumulateurs – Les système de poussoir nécessite des bords relativement hauts – Le constructeur ne dispose encore que d’une expérience limitée – Longueur assez encombrante.

 1

 2

 3 L’unité d’entraînement électrique destinée aux mélangeuses Sgariboldi et mise en service pour la première fois au printemps 2017 est le fruit d’un développement commun de Service Meyer, de Hünenberg (ZG), et de la Fabrique de machines Fankhauser, de Schachen (LU). Les remorques mélangeuses appartiennent à la gamme « Monofeeder», à vis horizontale de grand diamètre. Ce principe de «poussoir mono-vis » (2) est un brevet Sgariboldi et constitue donc une exclusivité, que l’on ne trouve chez aucun autre fabricant. « Son fonctionnement est idéalement conçu pour le traitement de balles d’ensilage entières avec un entraînement 20

Technique Agricole

2 2018

électrique», explique un des co-développeurs, Heiri Meyer. La géométrie et la disposition uniques de la vis, des lames et des contre-lames et la lente rotation de l’ensemble (12 tr/min) doivent permettre d’obtenir une «coupe structurée» idéale avec un minimum d’effort et sans désagrégation. Les lames, jusqu’à nonante, sont autoaffûtables et, dans le cas d’un usage moyen, ont une durée de vie prévue jusqu’à cinq ans, sans nécessiter d’aiguisage. Comparé à des vis verticales, ce principe de fonctionnement provoque nettement moins de pics de charge. La ferme où nous avons vu la machine prépare annuellement plus de 800 balles rondes d’ensilage non coupé. Lors du tournage de notre vidéo, la machine a apprêté en 25  minutes un mélange constitué d’une balle «carrée » de foin écologique et de quatre balles rondes entières d’ensilage non coupé. Le plancher, sous la vis, est constitué d’une plaque d’acier de 8  mm ; en option, il peut encore être doublé d’un blindage de 4  mm en inox. Les vis acheminent le fourrage de l’arrière et de l’avant vers le centre de la cuve ; c’est pourquoi cette dernière s’ouvre à l’arrière et peut, au contraire des machines verticales, être chargée sans devoir lever le matériel au-delà de 2 mètres de hauteur. L’entraînement de la vis est mécanique, par un train de courroies trapézoïdales et une démultiplication. La machine cicontre (1), d’une capacité de 22  m³, est

mue par un moteur de de 30 kW avec variateur de fréquence mais, selon les conditions d’utilisation, un moteur de 22 kW suffirait à le faire fonctionner. On est donc ici en présence du plus grand appareil électrique automoteur de notre liste qui puisse être alimenté par une prise 40 ampères. Pour défaire des balles rondes entières, le montage d’un bras oscillant médian au milieu de la trémie est recommandé ; il sert à améliorer le flux du fourrage du centre vers les bords, réduisant ainsi le temps de démontage de la balle. La roue directrice motrice hydraulique a un angle de braquage de 90° et permet donc à la machine de tourner sur place. Les machines sont disponibles avec trappes gauche, droite ou des deux côtés, situées au milieu de la cuve. Le poste de conduite (3) est aménagé sur mesure pour chaque client. En plus de la place assise que l’on voit ici, on peut conduire la machine debout, juché sur une des plateformes latérales. La machine peut être dirigé avec un joystick, comme ici, ou avec un volant en option. Dès l’été 2018, un pack d’accumulateurs supplémentaires devrait être proposé. Cette version préparera le mélange avec du courant du réseau et utilisera ses batteries pour avancer jusqu’à 6  km/h et distribuer la ration, ce qui améliorera nettement son autonomie. Certes, le surcoût des accumulateurs ne devrait pas être négligeable mais il sera en partie déjà compensé par l’absence d’enrouleur à câble. Le grand modèle présenté ici, blindage inox compris, coûte environ 98  000 francs. Le plus petit modèle disponible, d’une capacité de 6  m³, est cependant proposé à partir de 35 000 francs. 


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Un jour, un accu, cinq préparations Brève évaluation + Autonomie vis-à-vis du réseau électrique (possibilité d’immatriculation) + Compacité, maniabilité, convient à des étables basses + Niveau élevé de confort – Prix élevé – Pas de dispositif d’autochargement – Chargeur spécial réquis

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 3 Avec son « eTruck 1408» (1), Siloking propose la première et, pour l’instant, la seule mélangeuse-distributrice automotrice fonctionnant intégralement sur batteries. Depuis novembre dernier, elle existe en deux versions à une vis verticale, de 8 m³ et 10 m³, ainsi qu’en un modèle plus allongé à deux vis verticales, de 14  m³. Pour l’instant, il n’y en a encore aucune en service en Suisse et nous sommes allés observer un de ces «eTruck » de l’autre côté de la frontière allemande, dans une ferme bavaroise. L’entraînement et la propulsion des trois modèles sont alimentés par des batteries 22

Technique Agricole

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au plomb particulièrement performantes de plus d’une tonne. Les modèles à une vis, eux, ont une capacité de 465 Ah et délivrent 80 volts. Les machines à deux vis disposent de 620 Ah. Ce « volume » de courant suffit pour préparer trois à cinq mélanges, tout dépend du type et de la quantité de fourrages. Le temps de recharge complète est de 11 heures. Le chargeur (2) se branche sur une prise de 400 volts mais de seulement 16 ampères. La capacité du réseau ne joue donc guère de rôle. En cas de panne de courant, même un générateur de puissance moyenne suffit à prendre le relais et à faire face aux imprévus. Pour ce qui est des batteries, on est loin de certains objets expérimentaux, tenant parfois du bricolage. C’est Jungheinrich qui les fournit, une entreprise au bénéfice d’une très longue expérience dans le domaine des gros accumulateurs pour élévateurs industriels (3). Le recours à des accumulateurs pourrait se révéler particulièrement intéressant pour les exploitations dotées d’une unité de production de biogaz ou d’une centrale photovoltaïque. Le courant peut être stocké dans la mélangeuse pendant les heures creuses où son prix de revente est le plus bas, pour être utilisé le lendemain. Le moteur du brasseur délivre une puissance de 15 kW et doit suffire à démêler des balles rondes entières, à préparer des mélanges homogènes et à vider

complètement la trémie. Les turbines sont garnies de lames réglables et peuvent tourner à 17, 33 ou 45 tr/min. La puissance de propulsion atteint 18 kW, la vitesse peut atteindre 20 km/h (variation continue) ; il y a deux niveaux d’allures, de 0 à 10 km/h et de 0 à 20 km/h. Avec sa longueur totale de seulement 6,35 m, ses trois roues avec direction à l’arrière, un empattement court et un rayon (externe) de braquage de 5,5 m (pour la machine à 1 vis), ce véhicule se révèle nettement plus maniable que n’importe quel attelage mélangeuse-tracteur. Avec des hauteurs de 225 cm et 238 cm, le « eTruck » entre plus facilement dans certaines étables que les petits tracteurs à cabine basse. La largeur hors-tout est de 194 cm. La cabine tout confort est montée devant les roues avant, les batteries directement au-dessus de ce même essieu, si bien que l’essentiel du poids de l’engin repose sur ses roues motrices, permettant au véhicule de gravir des rampes non négligeables. Quant à l’agrément de conduite, le « eTruck» n’a pas à craindre grand chose de la concurrence. Déjà sur la version basique, la cabine dispose de nombreuses finesses comme les rétroviseurs extérieurs chauffants, une ventilation et un chauffage, une balance programmable incluant le logiciel «Feeding Management », plus quatre projecteurs LED et un ensemble de caméras couleur avec quatre écrans, une caméra de recul et de pré-installations pour trois caméras supplémentaires. Il faut toutefois débourser 105  000 francs pour le plus petit modèle. Dans un premier temps, l’« eTruck » devrait surtout exercer ses atouts en usage collectif ou sur des exploitations disposant de plusieurs étables. 


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Affourragement

L’hydraulique diminue les pics de charge Brève évaluation + Consommation de courant contrôlée en réduisant le régime de la pompe + Compactes, maniables, conviennent aux étables basses + Pilotage depuis les deux côtés – Rendement réduit de l’installation hydraulique – Le régime de la vis peut diminuer drastiquement – Maintenance exigeante de l’hydraulique

 1 Cela fait des années déjà qu’Agro Technik Zulliger SA, de Hüswil (LU), équipe des mélangeuses verticales à une vis Strautmann d’une tête électrique construite par ses soins. Elle a d’abord utilisé des transmissions mécaniques et des variateurs de fréquence, avant de passer au tout hydraulique à partir de 2014 et de rebaptiser ses machines « Verti-Mix ESF-H ». Directeur de la maison, Roger Zulliger justifie ce choix par les multiples avantages de la transmission hydraulique. Cette configuration permet de séparer le moteur

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électrique du réducteur pour gagner en compacité. Elle laisse aussi plus de liberté pour ordonner les différents organes de la mélangeuse-distributrice avec, par exemple, un positionnement transversal du moteur qui libère de l’espace pour monter un tapis roulant optionnel sur la tête d’entraînement électrique. Le conducteur dispose ainsi d’une vue parfaitement dégagée sur le système de distribution, tandis que la machine conserve des dimensions raisonnables. Le modèle de 12  m³ présenté ici, le «  Verti-Mix 1251 ESF-H » (1), ne dispose pas de cet équipement mais de deux trappes latérales. L’hydraulique offre aussi une meilleure flexibilité dans le fonctionnement de la machine (variation du régime, du couple, besoin en courant). L’hydrostat sert de démultiplication entre le moteur et la vis. Ainsi, même si par exemple la cuve est pleine à ras, on commence par lancer le moteur électrique à vide avant de mettre lentement les vis en mouvement. On évite de la sorte les pics d’effort et de consommation. Durant la préparation du mélange, on règle le rapport de démultiplication en jouant sur le débit de la pompe pour éviter, là aussi, que le moteur ne « tire » trop de courant en cas de pic d’effort. Cette limite peut être programmée. Un couple bien plus élevé qu’avec une transmission mécanique est disponible au niveau de l’entraînement du mélangeur (2), ce qui limite fortement le risque de blocage de la vis. En outre, en actionnant la touche « Overdrive », on augmente de

100 % le régime de la vis, ce qui permet de vider totalement la cuve. Cet effet s’obtient en réduisant le débit absorbé par le moteur (modification de l’angle du plateau) hydraulique. Le rendement de l’hydraulique s’en trouve un peu réduit, mais sur l’exploitation que nous avons visitées, cet inconvénient est considéré comme un défaut très mineur en regard du bénéfice obtenu. Les mélangeuses de 7,5 m3 à 16,5 m3 sont munies en équipement standard d’un moteur de 22 kW, dont la puissance absorbée est limitée pour ne pas dépasser entre 41 et 63 ampères. On peut encore réduire ces valeurs, en option, où doter de même ces machines de moteurs jusqu’à 30 kW. Pour dimensionner l’entraînement, il faut tenir compte du fait que, sur les mélangeuses verticales, la réduction de la puissance et donc du régime de la vis provoque une baisse plus importante de la capacité de coupe que sur les machines horizontales. Les temps de préparation peut s’allonger en conséquence. Les commandes sont placées au milieu (3) de la machine. Le conducteur peut donc se tenir à gauche ou à droite. Une soupape à double effet sert pour la direction. On mentionnera encore qu’Agro Technik Zulliger propose aussi des variantes « Hybrid» de tous ses modèles à une vis. Elles disposent du même entraînement mécanique du mélangeur, mais conservent le timon pour les atteler à un tracteur en lieu et place d’une tête électrique. Ces «Hybrid» sont utilisées en mode stationnaire en hiver, branchées au réseau, mais peuvent être déplacées en tout temps. En été, ils peuvent par exemple «émigrer » à l’alpage ou bien, en cas de panne de courant, être entraînés classiquement par la prise de force d’un tracteur. 


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Affourragement

Avec des batteries disponibles en option Brève évaluation + Les machines les moins bruyante présentées ici + Conviennent aux étables basses + Peuvent être desservies et conduites des deux côtés – Vidange complète impossible si pas de transmission à deux vitesses en option – Distribution encore impossible en utilisant les accumulateurs

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 3 En 2014, l’italien Zitech, successeur de la marque Luclar, fut le premier constructeur étranger a sortir un prototype d’une mélangeuse-distributrice électrique automotrice. Son commanditaire était l’importateur Suisse Martin Ruckli SA. Depuis lors, le constructeur propose départ usine des mélangeuses à entraînement électrique, des verticales à une vis de la gamme « Chopper V1» de 3 m³ à 10 m³ et des machines à deux vis «Chopper V2 » de 3 m³ à 18 m³. Actuellement, Zitech propose ainsi un des plus grands choix du marché. On mentionnera en particulier la diversité des dimensions disponibles : les deux plus petits modèles à deux vis de 3 m³ et 5 m³ 26

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ne mesurent respectivement que 1,4 m de large pour 1,85 m de haut. Et le modèle présenté ici, le «  Chopper V2-18  » de 18 m³, ne mesure que 2,25 m de hauteur en exécution standard. C’est clairement le champion parmi les machines de ce volume. Le premier prototype de 18 m³ en photo ici (1), est en service ininterrompu en Suisse depuis 2014. Il a un entraînement mécanique, mû par deux moteurs électriques montés directement sur les boîtes de renvoi d’angle des vis mélangeuses. Cette disposition s’est révélée peu avantageuse pour démonter des balles rondes d’ensilage entières, dans la mesure ou chaque vis ne bénéficie que de la moitié de la puissance développée. Des blocages s’ensuivent parfois avec des fourrages difficiles. Ce problème a toutefois pu être résolu en utilisant une pince pour couper les balles. Du reste, il faut savoir que l’usage d’un tel outil est recommandé pour toutes les marques et tous les modèles de mélangeuses, du fait qu’il facilite l’enlèvement des films, réduit l’effort sur les transmissions et accélère l’opération de démontage de la balle. Le modèle a par la suite été l’objet de nombreuses transformations. Ainsi n’a-t-il plus qu’un seul moteur central pour entraîner les deux vis. Une transmission mécanique à deux rapports est en outre proposée en option qui permet de démêler des fourrages difficiles en enclenchant la première vitesse puis de brasser le mélange et de distribuer la ration à vitesse normale. Même si l’entraînement mécanique rend

les blocages peu vraisemblables, la mélangeuse est équipée de moteurs surdimensionnés par rapport à son volume. Les plus petits modèles de 3 m³ possèdent déjà un moteur de 11 kW, celui de 18 m³dispose de 44 kW. Si l’alimentation par le réseau n’est pas suffisante, un variateur de fréquence limite la consommation de la machine. L’utilisateur va cependant pouvoir continuer à profiter du couple élevé du moteur. Pour la conception des commandes, Zitech fait appel à une solution très convaincante. Les commandes principales pour avancer et diriger la mélangeuse sont regroupées sur un levier multifonctions (2) muni de plusieurs boutons. Le poste de conduite est placé de manière à ce que l’opérateur puisse changer de côté en cours de marche tout en « emportant » avec lui le levier de commande qu’il lui suffit de rebrancher du côté où il va s’installer. L’opération ne demande aucun effort. La plateforme surélevée de cette machine par ailleurs assez basse offre au conducteur une vue toujours dégagée, y compris par dessus la trémie. Zitech est le premier constructeur a proposer, en option depuis trois ans déjà, un dispositif d’entraînement à batteries (3). Ainsi équipé, on peut sans câble « à la patte », se déplacer vers une étable un peu éloignée par exemple, ou bien utiliser la machine en commun sur deux exploitations voisines, ou encore la conduire à l’occasion jusqu’à l’atelier. L’accumulateur ne permet cependant pas de se passer de câble et d’enrouleur car il est relativement petit et n’est pas (encore) suffisant pour vider la trémie. La version actuelle du « Chopper V2-18 » coûte 63 500 francs, câble, enrouleur et convoyeur latéral compris. Les modèles de départ sont disponibles à partir de 28 000 francs.


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Affourragement

Les mélangeuses-distributrices dans les exploitations suisses Les exploitations agricoles suisses diffèrent par leur taille. En outre, les effectifs de leurs animaux sont très variés, de même que leurs bases fourragères. Les attentes par rapport aux mélangeuses-distributrices sont d’autant plus disparates. Ruedi Hunger Sur le marché des mélangeuses-distributrices, l’assortiment est aussi divers que varié. Avantage : il couvre tous les besoins, tous les souhaits, ou presque. Avant un achat, il vaut donc la peine d’examiner de près l’ensemble de l’offre. Les rapports relatant les tendances et les évolutions du marché tirés de revues spécialisées, souvent étrangères, ne reflètent pas la situation sur le marché suisse. C’est

la raison pour laquelle Technique Agricole a contacté vingt fournisseurs de mélangeuses-distributrices et leur a posé trois questions. 1. Quel est le type de mélangeuse-distributrice le plus demandé ? 2. Quelles tendances constatez-vous dans le secteur de ces machines ? 3. Quelles sont les dimensions privilégiées par vos clients ?

Autres aspects évoqués : • L’entraînement électrique est «  tendance », mais la puissance électrique disponible peut être un facteur limitant (Kurat­li). Il existe deux types de mélangeuses électriques (Ruckli) : celles à vis électrique et entraînement hydraulique avec dévidoir de câble automatique, ainsi que les remorques-mélangeuses électriques à vis sans fin tirées par un tracteur.

Constructeur/importateur

Réponses aux questions

Gujer Innotec AG Vente Gujer Landmaschinen AG 8308 Mesikon www.gujerland.ch

1. La mélangeuse la plus demandée chez « Legu » est celle à pales. 2. Nous percevons une tendance aux mélangeuses automotrices diesel ou électriques. 3. Nos clients privilégient les remorques-mélangeuses de 3 m3.

Photo : « Legu 3000 », moteur diesel 17,6 kW ( 24 ch ), balance.

BalleMax Vente BalleMax GmbH 9304 Bernhardzell www.ballemax.com Photo : BalleMax « myMischer » « SD490 », moteur électrique 15 kW, rouleau de câble jusqu’à 120 m, de

1. Chez nous, seules les mélangeuses verticales sont demandées. Ce système a fait ses preuves en raison de la qualité du mélange dans toutes les conditions et du peu d’entretien nécessaire. 2. Nous constatons un regain d’intérêt des exploitations utilisant du fourrage sec. 3. Les modèles les plus vendus ont de 6 à 7 m3.

5 m3 à 7 m3.

Trioliet Importation & Vente Serco Landtechnik AG 4538 Oberbipp www.sercolandtechnik.ch

1. Les mélangeuses verticales sont les plus fréquentes en Suisse, parce qu’elles donnent les meilleurs résultats. 2. La tendance va globalement vers des machines plus grandes, mieux équipées et avec un pesage plus précis. 3. La plupart des mélangeuses vendues ont une capacité de 12 à 18 m3.

Photo : Trioliet « Solomix2 1800 », deux vis mélangeuses verticales, tapis transversal.

Siloking Importation & Vente Agriott Landmaschinen AG 3052 Zollikofen www.agriott.ch Photo : mélangeuse verticale Siloking avec deux vis de mélange, cadre de pesée et tapis de distribution.

Keenan Importation & Vente Agri Dubey SA 1530 Payerne www.agridubey.ch Photo : mélangeuse à pales Keenan avec profilé permettant de défaire les balles rondes, sortie du fourrage sur un ou deux côtés.

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Technique Agricole

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1. Le type le plus acheté (90 % ou plus) est de loin la mélangeuse verticale. 2. Tendances (en résumé) : aimants néodymes pour la saisie des corps étrangers métalliques ; automotrices avec fraise désileuse de plus en plus demandées ; « Softstart » pour mise en marche échelonnée de la vis mélangeuse. 3. Les machines les plus vendues ont une capacité de 5 m3 à 18 m3. 1. Keenan ne produit que des mélangeuses à pales assurant une coupe parfaite du fourrage et un mélange soigné. 2. La tendance est à l’entraînement électrique. Nous constatons de plus un intérêt accru pour les automotrices. 3. C’est le « MechFiber 365 » Keenan de 20 m3.


Affourragement

Elles conviennent particulièrement aux exploi­tations qui ont deux couloirs d’affourragement indépendants et où les émissions de gaz d’échappement ne sont pas souhaitées dans les bâtiments. • Les aimants, qui retiennent les pièces métalliques (y compris le métal blanc), sont de plus en plus demandés (Agriott). Les aimants en « néodyme » fixés à la vis se révèlent particulièrement efficaces. Ils sont constitués d’un alliage de néodyme, de fer et de bore et sont actuellement les plus puissants aimants permanents. • Au démarrage, les mélangeurs à deux et trois vis nécessitent un couple élevé. Par conséquent, il est souvent demandé des alternatives permettant une mise en

action alternée de la deuxième ou de la troisième vis sans fin. Cela protège l’embrayage de prise de force du tracteur. En outre, elles permettent l’utilisation de tracteurs moins puissants. • On observe également la prolifération de nouveaux systèmes électroniques de pesée et de commande (Agriott). Il existe une demande de systèmes radio pour la détermination de la ration et l’évaluation de la consommation sur le PC, la commande électro-hydraulique avec mémoire et l’affichage du poids sur smartphone.

Conclusion Une déclaration d’un constructeur de mélangeuses étranger peut également

Strautmann Importation & Vente Agro-Technik Zullinger GmbH 6152 Hüswil www.agrotechnikzullinger.ch

s’appliquer à la Suisse  : «  Les mélangeuses sont utilisées partout dans le monde  .» La seule question est de connaître la taille et l’équipement nécessaires. L’enquête montre une nette tendance en faveur des mélangeuses verticales. Les constructeurs suisses se consacrent à des produits de niche qui ont les faveurs de petites et moyennes exploitations, y compris en zone de montagne. Les entraînements électriques sont de plus en plus demandés. Les tailles les plus courantes varient considérablement. Un intérêt marqué pour les systèmes électroniques, permettant l’utilisation de tablettes et/ou de smartphones, est également perceptible.

1. En Suisse, les mélangeuses verticales ont une part de marché supérieure à 80 %. 2. Nous constatons une tendance à l’entraînement électrique, ainsi qu’aux machines permettant un mélange sec, c’est-à-dire sans ensilage. 3. Les mélangeuses d’une capacité de 10 m3 à 12 m3.

Photo : mélangeuse verticale Strautmann

Kuhn Importation & Vente Kuhn Center Schweiz 8166 Niederweningen www.kuhncenterschweiz.ch Photo : mélangeuse verticale Kuhn avec deux vis

1. Les mélangeuses verticales se sont clairement imposées en Suisse. 2. Comme la taille des exploitations augmente sans cesse, les machines plus grandes ou automotrices pour l’affourragement automatique sont un thème très actuel en Suisse. 3. Ce sont actuellement les mélangeuses de 14 m3 à 16 m3.

mélangeuses et tapis de sortie latéral.

Valmetal (Québec, Canada) Importation & Vente Gex-AgriMetal GmbH 3235 Erlach www.gex-agrimetal.ch Photo : mélangeuse verticale Valmetal avec deux vis

La société canadienne Valmetal est leader du marché en Amérique du Nord. Malheureusement, elle est (encore) peu connue en Suisse. Nous avons exposé deux fois à Agrama, mais n’avons encore vendu aucune mélangeuse à ce jour. Au Canada, les automotrices sont des machines portées installées sur d’anciens camions. Cela est vraisemblablement trop simple et trop avantageux pour les Européens !

mélangeuses et tapis de sortie avant.

Sgariboldi Importation & Vente Service Meyer Import 6331 Hünenberg www.servicemeyer.ch Photo : mélangeuse automotrice horizontale Sgariboldi

Kuratli Vente Kuratli Maschinenbau 9033 Untereggen www.kuratli-maschinenbau.ch Photo : mélangeuse horizontale Kuratli de 10 m3, à entraînement électrique et poussoir à fourrage.

Zitech Importation & Vente Martin Ruckli AG 6018 Buttisholz www.ruckliag.ch Photo : Zitech « Booster V1 », 3 m3, hauteur 2,25 m, distribution gauche/droite par poussoir.

1. Nous avons vendu surtout des mélangeuses horizontales. Celles à une vis sont simples à entretenir et à réparer car l’entraînement se trouve à l’avant et le roulement arrière est robuste. 2. Une vis implique un diamètre plus important, un régime inférieur et la préservation de la structure du fourrage 3. − 1. Nous ne construisons que des mélangeuses horizontales. Ce type convient bien aux étables de montagne étroites et basses. 2. Il existe une nette tendance aux mélangeuses entraînées électriquement. Une autre tendance dans les exploitations affourrageant du foin est aux mélangeuses de 10 m3. 3. Nous avons vendu principalement des machines de 7,5 m3 ( 15 kW ) ou 10 m3 (18,5 kW ). 1. Les machines verticales et les mélangeuses horizontales à deux vis représentent 90 % des ventes. 2. Les exploitations avec 15 à 30 vaches veulent une mélangeuse simple, bon marché et de qualité, avec balance et un ou deux poussoirs (pas de tapis de transport). 3. La contenance des machines neuves est le plus souvent de 3 m3 à 10 m3. Les achats de remplacement vont de 16 m3 à 30 m3.

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Affourragement

Un nouvel optimisme règne Depuis l’automne passé, le secteur du machinisme agricole a visiblement franchi le creux de la vague en termes de ventes. Les fabricants de mélangeuses ressentent également la tendance générale vers le haut. Ruedi Hunger

Une mélangeuse-distributrice doit avoir une taille adaptée à celle du troupeau, ce qui, sur le marché, laisse de la place aux constructeurs de petits modèles. Photo : R. Engeler

La mélangeuse-distributrice est un produit qui se vend dans toute l’Europe. Par conséquent, les fluctuations par pays s’amortissent à l’échelle du marché global. Facteur le plus important, le prix du lait exerce une influence décisive sur les ventes dans le secteur de la technique d’affourragement. Le marché laitier s’étant un peu apaisé et le prix du lait ayant tendance à 30

Technique Agricole

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remonter, les producteurs se remettent à investir, notamment dans le remplacement de machines qu’ils avaient ajourné. AgriDirect, entreprise spécialisée dans les études de marché, a interrogé 12 000 producteurs laitiers allemands ; il ressort de cette enquête que près de 6 % d’entre eux prévoient d’investir dans un système d’affourragement ces deux prochaines

années. La tendance est plus nette chez les producteurs avec plus de 200 vaches. Globalement, environ 60 % des producteurs souhaitent acheter une mélangeuse tractée et 15 % une automotrice. Avec environ 40 %, les proportions de mélangeuses tractées et automotrices sont plus ou moins identiques si l’on considère les exploitations de plus de 200 vaches.


Affourragement

Divers types de mélangeuses, leurs avantages et leurs inconvénients Avantages et inconvénients de la mélangeuse verticale + Travail en douceur + Bonne qualité du mélange + Convenant (très) bien aux balles rondes et aux grandes balles en général + Possibilité de régler/escamoter les lames, éventuellement par commande hydraulique + Chargement facile avec outils divers + Distribution bilatérale du fourrage + Dimensions compactes + Montages variés possibles sur trains roulants, etc.

− Possibilité limitée d’autochargement − Problèmes possibles en présence de fourrages longs − Hauteur élevée de l’appareil requérant une structure (bâtiment) adaptée

Avantages et inconvénients des grandes mélangeuses à vis ou à pales + Brasseurs ménageant la structure des fourrages qui ne se modifie pas pendant le mélange + Les composants de la ration sont manipulés en douceur + Structure simple et faible besoin en énergie + Sur automotrice, possibilité de désileuse ménageant la structure du fourrage + Possibilité de dispositif de coupe

− Sans dispositif de coupe, aucun concassage du fourrage − Sans dispositif de coupe, donc inadaptée pour les ensilages longs − Insertion indirecte de balles rondes − Précision de la ration pouvant être plus influencée lors du chargement qu’avec d’autres systèmes − Durée de la préparation plus longue

Avantages et inconvénients de la grande automotrice + Une seule machine pour l’ensemble des opérations + Utilisation flexible, avec des silos et des étables différents + Maniable, facile à déplacer + Vue d’ensemble sur toutes les fonctions + Prélèvement du fourrage propre + Chargement très précis + Utilisation à une seule personne

− Prix d’achat élevé, destinée donc aux grands troupeaux, aux entreprises ou à un usage collectif − Pour troupeau d’au moins 100 vaches − Taux d’utilisation de 500 heures/an min. − Machine à finalité unique − Entraînement hydrostatique

Avantages et inconvénients de la mélangeuse horizontale + Structure et entraînement simples + Autochargement possible/courant + Aucun problème de chargement externe + Réglage des lames individuel + Convient bien aux balles rondes + Mélange rapide de composants humides + Relativement peut coûteuse à l’achat

Constructeurs optimistes Le constructeur Strautmann a déjà déclaré à la dernière Agritechnica, en novembre 2017, que les éleveurs réinvestiraient dans les équipements dès qu’ils gagneraient à nouveau assez d’argent. Même si les exploitations doivent encore « boucher pas mal de trous » côté finances, Strautmann parie sur une stabilisation du marché des mélangeuses-distributrices en 2018. Trioliet a également été confronté pendant deux ans à une situation difficile sur le marché des techniques d’affourragement, mais distingue, depuis l’automne, des signes clairs de redressement. BvL souligne que si le marché des mélangeuses-distributrices présente des diversités régionales, il n’y a pas globalement de tendance sectorielle observable pour

l’un ou l’autre type d’engin. La demande est identique pour les grandes ou les petites machines. Les remorques mélangeuses, qu’elles soient pourvues ou non d’un dispositif de chargement, ou les machines automotrices, d’une capacité, tous modèles confondus, de 3,5 m3 à 46 m3, sont destinées à des fermes aussi diverses que variées. Marmix fait état d’une augmentation des achats de remplacement, mais ses responsables pensent qu’il faudra encore deux ans pour que les exploitations laitières soient de nouveau prêtes à investir des sommes importantes. Des exploitations de taille croissante apparaissent en France et aux Pays-Bas, où s’observe une hausse des ventes d’automotrices.

− Exploitation du volume dépendant du nombre de vis mélangeuses − Vis mélangeuse fermée prolongeant la durée de mélange par rapport à la vis ouverte − Chargement uniforme nécessaire − Fourrage long, besoin important en énergie − Risque de « compotage » selon le nombre de vis mélangeuses

Siloking souligne que la situation s’est stabilisée ou nettement améliorée depuis le dernier salon EuroTier, en 2016, engendrant ainsi une augmentation des ventes. La demande concerne l’ensemble de la gamme et des répercussions se font sentir sur les délais de livraison. Sgariboldi observe que la tendance est à l’évidence aux automotrices. L’Italien construit des mélangeuses verticales à partir de 1,3 m3. Les tailles les plus vendues sont 14 m3, 17 m3 et 20 m3. L’irlandais Keenan a annoncé l’an dernier le démarrage d’une collaboration avec le groupe italien Storti. Le résultat de cette alliance est une automotrice Keenan, pourvue de la technologie « InTouch » et d’un dispositif autochargeur ménageant la structure des fourrages. 2 2018 Technique Agricole

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Affourragement

Détail de l’équipement et concepts de mélangeuses Mélangeuse électrique pour petits troupeaux + Divers constructeurs, dont quelques suisses + Disponible sous forme de mélangeuse horizontale ou verticale à pales + Majoritairement électrique + Faible niveau sonore + Pas d’émissions de gaz d’échappement

− Puissance de raccordement de l’installation électrique pouvant être un facteur limitant − Le câble d’alimentation requiert une attention particulière − Exploitation insuffisante en montagne en été (problème général)

Une machine, deux applications La mélangeuse-distributrice est une machine qui fonctionne au quotidien sur nombre d’exploitations. Selon la stratégie d’affourragement, le système de stabulation et l’espace disponible, elle peut cependant aussi être utilisée pour la préparation de la litière. Dans ce contexte, il ne faut pas oublier qu’une « machine combinée » reste toujours un compromis. La mélangeuse à turbine convenant au paillage est devenue un produit de niche. Certaines mélangeuses verticales peuvent être équipées à l’avant ou à l’arrière d’une soufflerie pour le paillage. Leur débit est bon et de qualité. Selon la qualité de la paille, la soufflerie engendre une masse non négligeable de poussières. La paille ne doit pas contenir de corps étrangers (pierres...).

Précision indispensable, du chargement à la distribution Des mélanges précis et constants sont la clé pour un bon affourragement des vaches laitières. Les balances basiques de première génération avec écran et affichage du poids font place à de véritables systèmes de pesée, de gestion et de documentation. Les véhicules et engins de chargement doivent être intégrés dans le processus, via, par exemple, un réseau sans fil local. Inversement, le terminal de la mélangeuse-distributrice ou de son tracteur affiche des données de pesage et commande les fonctions électrohydrauliques.

La technologie NIR au service de la précision La spectrométrie proche infrarouge (NIR de son acronyme anglais) permet d’analyser et de connaître le contenu des fourrages en temps réel. Elle remplace le prélèvement d’échantillons. Elle permet d’analyser en temps réel, en continu, sans contact et de façon non destructive les composants de la ration. L’analyse NIR permet de charger la mélangeuse en fonction de la matière sèche. La précision globale des mesures est de l’ordre de quelques pourcents. Les mélangeuses-distributrices automotrices Siloking ont un dispositif NIR intégré à la désileuse. Faresin propose un système d’analyse correspondant.

Tout un cortège d’innovations

confort d’utilisation et de la précision des mélanges avec le pesage informatisé. La De manière générale, les fabricants s’efforcent de rendre leurs mélangeuses-­ connexion avec les programmes de gestion d’exploitation devient courante. distributrices plus « intelligentes ». La majorité d’entre eux disent vouloir donner à Walker-Technik a revu la structure des vis l’utilisateur des informations précieuses à des mélangeuses et celle des trémies propos de l’affourragement, le plus simpour réduire les temps de préparation et la consommation d’énergie. Walker obplement possible. Il y a des approches nouvelles dans le domaine de la caractériserve aussi une progression de la desation qualitative par capteurs du fourmande pour les vis et les trémies en acier rage. Le traitement et l’analyse des V2A. Le hollandais BvL juge que la mélangeuse images prises par des appareils directeest une machine clé ; elle doit parfaitement intégrés dans la mélangeuse perment correspondre aux besoins d’une exmettent d’identifier et d’évaluer en temps ploitation laitière, raison pour laquelle la réel le changement de structure du foursécurité de fonctionnement est une priorage durant le processus de préparation. Ainsi est-il possible de procéder aux morité. BvL équipe donc le dispositif de difications en cours de mélange. coupe des mélangeuses autochargeuses Kuhn constate que la technique proverticales d’une centrale de graissage gresse et que, parallèlement, la tendance auto­matique. est à des remorques mélangeuses et à La société Strautmann parle d’une segmentation relative aux attentes des achedes automotrices plus grandes. La maison teurs. Il y a, d’un côté, une clientèle qui évoque notamment l’amélioration du 32

Technique Agricole

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recher­che des machines aussi simples que possible. Pour ces utilisateurs, la fiabilité et la durabilité importent bien plus que la présence d’accessoires ou d’équipements complexes. À l’opposé, les exploitations spécialisées prêtent une importance vitale à la technologie, aux programmes de pesage, à l’échange de données, etc. Pour Kuhn, l’utilisation du système de gestion de l’affourragement « FeedTracking » est la voie pour obtenir les meilleurs résultats. Le chargement et le dosage traditionnels sont encore sources de trop de variations dans les rations. « FeedTracking » compare les rations programmées et celles distribuées, afin d’identifier et corriger rapidement les défauts. Siloking propose un choix complet d’équipements, de la simple balance de timon au « Siloking Data ». Ce dernier est un système de gestion d’affourragement qui se combine avec une commande radio de la balance et le contrôle des


Affourragement

fonctions hydrauliques de la mélangeuse. La gestion « Feeding » – gratuite – se fait via le terminal de données, un smartphone ou une tablette. Le conducteur peut consulter toutes les informations depuis sa cabine.

Motorisation électrique Fournisseurs de petites exploitations, des fabricants suisses ont joué un rôle de précurseurs dans le domaine des mélangeuses-distributrices électriques. Ensuite, les importateurs de « grands » fabricants ont transformé des mélangeuses de taille moyenne ou les ont équipées de tête d’entraînement électrique, avec ou sans train roulant. Aujourd’hui, l’entraînement électrique a le vent en poupe.

Vers des machines autonomes

Conclusion

Strautmann a présenté à l’Agritechnica de Hanovre une mélangeuse-distributrice automotrice automatique, peut-être la seule machine vraiment autonome à ce jour. Cette « Verti-Q » se déplace et affourrage sans conducteur, mais avec une commande intelligente, un système de navigation de haute précision, un scanner à laser 2D tournant, des capteurs et un puissant ordinateur industriel. Contrairement aux systèmes d’affourragement auto­matiques déjà disponibles et qui ne fonctionnent que de manière autonome, la « Verti-Q » peut aussi être pilotée depuis un poste de conduite. Des modèles de présérie seront mis en service mi-2018 sur des exploitations de taille moyenne.

Les machines d’affourragement allègent le travail de l’éleveur. Lorsqu’une crise économique survient − si le prix du lait est trop bas, par exemple − les exploitations, pour tenir bon, continuent d’investir, mais a minima. Quand le prix du lait remonte, les exploitants commencent par attendre pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un feu de paille, avant de se lancer. Puis ils réinvestissent. L’élan, à l’échelle mondiale, que le secteur du machinisme retrouve depuis quelque temps bénéficie désormais aussi aux constructeurs de matériels d’affourragement. L’optimisme revient, ils reprennent les devants en matière d’innovations et le secteur s’anime, même si ces nouveautés ont aussi leur prix. 

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Impression | Rapport de test

Un tracteur à fort potentiel d’optimisation Claas a conçu les tracteurs de la série « Arion 400 » pour les besoins des exploitations mixtes. Nous avons testé le modèle « 430 », qui, avec ses 110 ch, nous a semblé plus à l’aise dans les applications à la ferme et sur les surfaces herbagères que sur les terres ouvertes. Johannes Paar*

Pour son « Arion 430 », Claas a choisi une motorisation FPT au lieu du moteur quatre cylindres John Deere de même taille qui équipait la version précédente. Photos : Johannes Paar

Pour sa série « Arion 400 », Claas a abandonné les moteurs quatre cylindres de John Deere au profit des FPT. Une transmission à six rapports sous charge, disponible en option, équipait le tracteur testé. D’autres innovations ont été apportées à la cabine avec son toit panoramique, au joystick multifonctions, au système de gestion des manœuvres en bout de champ, à la direction dynamique et à diver­ses fonctions télématiques. La série « Arion 400 » comprend six modèles, dont la puissance s’étale entre 90 et 140 ch. Claas a mis à notre disposition le tracteur « Arion 430 », parfaitement

équipé et développant 110 ch. Les conducteurs l’ont testé pendant 200 heures dans des activités de fauchage, fanage et andainage, d’épandage de lisier, de travaux dans la cour de la ferme, de transports sur route et de manutention au chargeur frontal. Par ailleurs, la machine a été examinée sous toutes les coutures par les ingénieurs de l’Institut de recherche BLT de Wieselburg. Au fil des ans, Claas a réussi à surmonter quelques points faibles. Malheureusement il en subsiste quelques-uns. Quoi qu’il en soit, le constructeur annonce une suite pour bientôt.

Dimensions et poids *Johannes Paar est le rédacteur en chef de la revue agricole autrichienne Landwirt.

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Technique Agricole

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Avec tout son équipement, la machine testée pesait 6080 kg, soit 1080 kg de

plus que le poids figurant sur le prospectus. Cet écart s’explique principalement par les roues de grand diamètre et par les options comme l’hydraulique frontale, la prise de force avant, le climatiseur et le compresseur d’air, sans oublier les consoles de montage du chargeur frontal pré-installées en usine. Le poids total maximal admissible est de 8500 kg pour l’ensemble des six modèles. Il ne reste que 2420 kg pour la charge utile, ce qui est un peu léger notamment pour les exploitations de grandes cultures. Les limites maximales autorisées des charges à l’essieu de 4000 kg à l’avant et 6800 kg à l’arrière sont vite atteintes, notamment lorsqu’on travaille au chargeur. À Wieselburg on a mesuré une charge de 3935 kg à l‘essieu avant, chargeur frontal et


Rapport de test | Impression

Les éléments de commande sur la console latérale droite et le joystick multifonctions sur l’accoudoir sont facilement accessibles.

fourche à palettes montés. Précisons qu’il n’y avait pas de lest arrière. Attention, si vous devez faire valoir la garantie, le risque de litige est grand ! La faible hauteur de construction a en revanche été plébiscitée. Sur un tracteur équipé de pneus 540/65R38 à l‘arrière et 420/70R28 à l‘avant, l’institut BLT a mesuré une hauteur totale de 2,81 m. La maniabilité a été qualifiée de moyenne, le

Caractéristiques techniques du Claas « Arion 430 » Moteur : FPT, 4 cylindres, 3,5 l de cylindrée, common rail, refroidisseur d’air de suralimentation, norme antipollution Stage 4 (SCR, DOC) Régime nominal : 2200 tr/min Puissance nominale à la prise de force : 70,9 kW / ­9 6,4 ch Puissance maximale à la prise de force : 76,4 kW / 103,9 ch à 1900 tr/min Couple maximal : 469,7 Nm à 1100 tr/min Capacité du réservoir : 190 l de diesel, 22 l d’AdBlue Transmission : 24AV/24AR : 4 gammes à 6 rapports sous charge chacune, fonctions robotisées, inverseur, 40 km/h Prise de force arrière : 540/540E ou 540/540E/1000 Force de levage : 4000 kg à l’arrière, 1600 kg à l’avant (disponible en continu) Poids propre : 6080 kg (avec dispositif de relevage avant, de prise de force avant, consoles montées pour le chargeur frontal et le plein de carburant) Poids total autorisé : 8500 kg Pneus : AV : 420/70R28; AR : 540/65R38 Empattement : 2535 mm Niveau sonore en cabine : 72,0 dB(A) Prix : CHF 94 533.– ( équipement de base, hors TVA ) Données du constructeur

Le pont avant de Carraro avec suspension de roue individuelle autorise un débattement de 90 mm.

tracteur réalisant un diamètre de braquage de 13,2 m avec la transmission intégrale en service. L’empattement de 2,53 m est plutôt long.

Bonnes performances du moteur Le moteur à quatre cylindres à la pointe du progrès de FPT Industrial, d’un volume de 4,5 l, développe une puissance de 109 ch (selon le constructeur). La norme antipollution Stage 4 est respectée grâce à un système SCR (AdBlue) et un catalyseur d’oxydation. Les gaz d’échappement mesurés par l’institut BLT se sont avérés conformes. Les performances du moteur ont été jugées positives par l’équipe de test. Les mesures au banc d’essai vont dans le même sens : au régime nominal de 2200 tr/min, le moteur développe une puissance de 97 ch à la prise de force. La puissance maximale de 104 ch correspond à un régime de 1900 tr/min. La perte de puissance entre le moteur et la prise de force est de 12,5 % au régime nominal. La plage de fonctionnement à puissance constante s’étend sur un peu moins de 700 tr/min. Une caractéristique remarquable  : le couple maximal de presque 470 Nm est disponible à un régime moteur de 1100 tr/min, ce qui est bas, pour diminuer en continu jusqu’à atteindre 308 Nm au régime nominal. Le calcul donne une montée du couple de 52,6 % pour une baisse de régime de 50 %, et un couple de démarrage d’environ 150 %, des valeurs tout à fait convenables. Les conducteurs testant le tracteur se sont encore déclarés satisfaits de la consommation de diesel. À pleine charge, celle-ci évolue de 253 g/kWh au régime nominal à 223 g/kWh au régime optimal de 1500 tr/min.

Au contraire, la consommation d’AdBlue, avec 3,4–11,9 % de celle de carburant, est relativement élevée. Habituellement on fait un plein d’AdBlue pour deux pleins de carburant. Dans le cas de l’« Arion 430 », le réservoir de 22 l était presque toujours vide avant le moment de faire le deuxième plein de diesel. Le plus souvent, on arrivait cependant à finir sa journée de travail avec les 190 l du réservoir de diesel.

Transmission plus performante Irréprochable, la nouvelle transmission «  Hexashift  » offre huit rapports sous charge dans la plage de travail principale entre 4 et 12 km/h. L’équipe de testeurs l’a beaucoup appréciée. La commande manuelle, les nombreuses fonctions robotisées, l’étagement de la boîte, l’inversion de sens (dont l’agressivité est réglable) et les changements de rapport en souplesse ont également fait l’unanimité. Le seul bémol est le changement entre le levier inverseur au volant, qui s’actionne de la main gauche, et le bouton sur le joystick multifonctions sur l’accoudoir à droite. Il faut en effet choisir entre ces deux possibilités, mais comme le changement est assez compliqué, les conducteurs ont généralement renoncé à le faire. La transmission Hexashift fonctionne avec quatre gammes robotisées et six rapports sous charge. Ces derniers sont passés via une commande à deux positions sur le joystick multifonctions de l’accoudoir, sans actionner la pédale d’embrayage. Si le conducteur appuie sur la commande au-delà du point de résistance, clairement sensible, la transmission change de rapport. La pédale d’embrayage ne sert plus que pour les manœuvres délicates. Le modèle testé était muni de trois régimes de prise de force : 540, 540E et 1000. 2 2018 Technique Agricole

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Impression | Rapport de test

La prise de force atteint le régime nominal de 540 ou 1000 tr/min presque à la puissance maximale. La variante éco tourne à 540 tr/min lorsque le moteur est à 1530 tr/min, soit au régime où la consommation est minimale. Par ailleurs, la commande électrohydraulique de la prise de force peut être actionnée automatiquement par le relevage. À l’arrière, outre les boutons de commande du relevage, deux boutons sont prévus pour la mise en et hors service de la prise de force. Une pression sur le bouton jaune d’une durée inférieure à six secondes la fait tourner par impulsion. Pour la démarrer de manière permanente, il faut appuyer longtemps sur le bouton jaune. Un seul bouton d’arrêt est prévu à l’avant.

Un système hydraulique puissant Pour ses tracteurs « Arion 400 », Claas propose des pompes hydrauliques aux débits de 60, 98 ou 110 l/min. Le modèle testé était équipé d’une pompe à pistons axiaux de 110 l avec détection de charge. Le système hydraulique partage son circuit d’huile fermé avec la transmission et permet d’exporter jusqu’à 25 l d’huile pour des utilisateurs extérieurs. L’institut BLT a mesuré un débit d’huile maximal de 106,4 l/min, une puissance hydraulique de 22,1 kW et une pression d‘huile maximale de 187,4 bar. Dans ces domaines, le tracteur tient ses promesses. C’est aussi le cas des forces de levage, même si elles n’ont rien d’enthousiasmant. À l’arrière, l’« Arion » peut soulever près de 4 t aux bras de relevage inférieurs. La course de levage et la hauteur de transport (bras inférieurs en position haute ) sont conformes aux prescriptions de la norme ISO. L’institut BLT a mesuré à l’avant une force de levage continue de 1,6 t seulement. La géométrie du relevage arrière a aussi prêté le flanc à la critique : lorsque l’outil est relevé, il n’est pas tiré vers le tracteur, mais penche en arrière, ce qui se traduit par une garde au sol réduite dans les tournières. Un

L’huile moteur n’a besoin d’être renouvelée que toutes les 600 heures.

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bras de relevage supérieur hydraulique n’est pas d’un grand secours car difficile à régler de manière permanente. Un changement de trou du bras supérieur risquerait de réduire les forces de levage et de ralentir le relevage de l’outil. Le tracteur testé avait trois distributeurs mécaniques à l’arrière et deux soupapes électro-hydrauliques pour le chargeur frontal. Il aurait pu être équipé à l’arrière de quatre distributeurs proportionnels électroniques (variables en débit et en durée). Les leviers des distributeurs mécaniques sont placés sur la console latérale droite. La commande manque de souplesse. Le joy­stick multifonctions avec sa commande en croix permet un pilotage très sensible du chargeur frontal et n’a, quant à lui, recueilli que des éloges.

Cabine avec vue panoramique L’« Arion 400 » peut être équipé au choix de quatre structures de cabine, avec des toits différents. Le véhicule testé disposait d’une cabine « Panoramic », conçue pour le travail au chargeur frontal. La vue sur le chargeur en position haute est unique. Le toit vitré est dans la continuité du parebrise, réalisé d’une seule pièce, et rend la cabine très lumineuse. Un store robuste en matière plastique permet d’atténuer la lumière en cas de fort ensoleillement. Conforme à la moyenne, le niveau sonore dans la cabine a été qualifié d’agréable par les conducteurs. L’institut BLT a mesuré 72 dB(A) parvenant aux oreilles du conducteur. La suspension de la cabine et celle du pont avant ont aussi suscité des commentaires positifs. Le pont avant de Carraro avec suspension de roue individuelle offre un débattement de 90 mm. La suspension peut être activée et désactivée via un bouton. Le grand nombre de points à lubrifier rend la maintenance fastidieuse. Une centrale de graissage peut être installée moyennant un supplément de 1749 francs (hors TVA). Le climatiseur est placé sous le siège,

Appréciation + Puissance du moteur + Consommation de diesel + Transmission powershift avec fonctions robotisées – Charge utile – Consommation d’AdBlue – Force de levage

détail expliquant entre autres la faible hauteur de construction. Le réglage du régime des ventilateurs est progressif. Le tableau de bord avec ses affichages analogiques et numériques convainc par sa disposition claire. Il pivote en même temps que le volant. Les options de l’ordinateur de bord « CIS » sont commandées et surveillées via le bouton rotatif et la touche ESC situés à droite sur le support du tableau de bord. Les fonctions de la transmission sont visualisées sur un afficheur spécifique implanté sur le montant avant droit de la cabine. Jusqu’à huit projecteurs peuvent être montés sur le toit de la cabine pour faciliter le travail nocturne. Il existe des projecteurs à LED, plus puissants, mais qu’on ne peut actuellement trouver qu’auprès du concessionnaire. Claas a promis d‘améliorer l’accès à la cabine et la commande du frein à main, jugée inhabituelle par certains. Ces défauts devraient être corrigés en début d’année, en même temps que la mise en œuvre des nouvelles règles d’homologation du type. Un mot sur la direction dynamique : un bouton permet de réduire le nombre de tours de volant nécessaires pour un angle de braquage donné. L’ampleur de cette réduction dépend du mode préréglé (selon l’angle de braquage ou la vitesse). On dispose de quatre paliers fixes en mode manuel. Cette fonction permet d’adapter la direction à tous les besoins. Le modèle de base « Arion 430 » coûte près de 94 533 francs (hors TVA).

Le conducteur peut commander l’ensemble des fonctions sur le tableau de bord et à l’aide de l’écran couleur sur le montant de la cabine.


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Impression | Prise en main

Le nouveau « 7-230 » de Landini avec sa transmission automatique à six rapports « Robo-Six ». Photos : Ruedi Burkhalter et Roman Engeler

« Six-pack » italien Landini renouvelle sa série « 7 ». Technique Agricole a pu bien tester la version « Dynamic » du modèle de pré-production « 7-230 » équipé de la nouvelle transmission automatique à six rapports « Robo-Six » de ZF. Roman Engeler et Ruedi Burkhalter

Le groupe italien Argo construit des tracteurs des marques «  Valpadana  » ( tracteurs compacts), « McCormick » et « Landi­ni ». Ils sont distribués en Suisse par la firme Stauffer, Les Thioleyres (VD), où Technique Agricole a eu l’opportunité d’examiner de près un modèle de pré-production Landini « 7-230 », en variante « Dynamic » (Premium ), avec nouvelle transmission powershift «  Robo-­ Six » à six rapports et couleur spéciale. Ce tracteur a été spécialement amené en 38

Technique Agricole

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Suisse pour l’exposition interne de l’importateur avant Noël 2017.

Moteur FPT Cette série est équipée d’un moteur turbo 6 cylindres Fiat Powertrain (FPT) monté sur le châssis avec des silentblocs en caoutchouc. Ce moteur de 6,7 litres, avec système «  Hi-SCR  », respecte la norme d’émission de gaz d’échappement de Niveau 4. La puissance nominale du moteur de 6,7 litres refroidi à l’eau

corres­ pond, selon le constructeur, à 205 ch à 1900 tr/min sur le « 7-230 », un maximum de 226 ch étant possible avec « Power Plus » (boost). La suspension à roues indépendantes de l’essieu avant est commandée électroniquement. Elle est proposée en série dans la variante d’équipement « Dynamic ». Les roues avant offrent un angle de braquage de 55° qui, grâce à l’équipement supplémentaire « EazySteer », peut être atteint en un seul tour de volant.


Prise en main | Impression

Le modèle « 7-230 » est doté d’un moteur turbo à 6 cylindres FPT développant 205 ch.

Six rapports en marche Le cœur de cette série remise au goût du jour est sa transmission ZF incluant cinq groupes, six rapports à passage sous charge et un circuit d’inversion hydraulique. Landini l’appelle « Robo-Six » parce que, selon le mode choisi, les groupes et les rapports changent automatiquement, autrement dit de manière « robotisée », grâce à une commande électronique. La transmission peut être utilisée en mode manuel, champ ou transport. Si le conducteur sélectionne la variante manuelle, il commute lui-même les groupes et les rapports. Mais aucun embrayage n’est nécessaire puisque l’opération se fait simplement en appuyant sur un bouton sur le levier multifonction de l’accou­doir. En mode champ, les rapports à passage sous charge se changent automatiquement dans le groupe, alors qu’en mode transport, la boîte de vitesses commute automatiquement le groupe et les rapports. La fonction « Autoshift » adapte toujours le rapport correct ou opti­mal selon la charge, le régime et la vites­se. Il y a 30 vitesses avant et 15 arrière, ainsi qu’un groupe de rampantes en option, ce qui permet de disposer de 54x27 rapports. L’écran tactile très lisible de 12 pouces, disponible en option, permet également de présélectionner le rapport souhaité pour le démarrage après un arrêt. La fonction « stop-and-action » permet de manœuvrer uniquement avec les pédales de frein et d’accélérateur.

Composants hydrauliques Un système fermé à détection de charge est utilisé du côté de l’hydraulique. La pompe délivre 123 l/min à 205 bar, une pompe de 160 l/min étant disponible en

option. Un maximum de quatre unités de commande électriques sont disponibles à l’arrière avec contrôle du volume et du temps. Elles n’étaient pas encore assorties avec les leviers de commande dans la cabine de notre modèle d’essai. Deux dispositifs de commande se trouvent à l’avant. Un joystick permettant de faire fonctionner un chargeur frontal ou différent appareils individuels se trouve également à disposition. La capacité de levage à l’arrière s’élève à 9300 kg (catégorie II ou III). Un relevage frontal hydraulique (3500 kg) et une prise de force avant 1000 tr/min sont proposés en option. Les régimes de la prise de force arrière de 540, 540 Eco et 1000 Eco sont commutables par un dispositif électro-hydraulique. Deux appareils et la prise de force arrière peuvent être commandés depuis les garde-boue arrière du tracteur.

Fiche descriptive Landini « 7-230 Robo-Six » Moteur : 6 cyl., 6,7 l de cylindrée, FPT, stage 4 avec Hi-SCR Puissance nominale : 150 kW / 205 ch Puissance max. (boost) : 166 kW / 226 ch Régime nominal : 1900 tr/min Transmission : powershift « Robo-Six » à 5 groupes et 6 rapports à passage sous charge Prise de force : 540, 540 E, 1000 et 1000 E (option avant 1000) Hydraulique : 123 l/min à 205 bar, load sensing (option 160 l/min) Capacité de levage : 9300 kg (arrière), 3500 kg (avant, option) Poids à vide : 8000 kg Poids total autorisé : 13 000 kg Prix : dès CHF 176 050.– (TVA incluse) Données du constructeur

Confort dans la cabine La suspension hydraulique semi-active de la cabine ainsi que le siège conducteur pivotant et à suspension pneumatique offrent un confort supplémentaire. Le siège passager rabattable est un peu lourd. La climatisation fait partie de l’équipement standard. Le volant se règle en hauteur et en inclinaison. L’écran tactile de 12 pouces se trouve uniquement dans la liste des options. Si souhaité, il peut se compléter avec des composants Isobus, GPS ou RTK. Pour une bonne visibilité, un éclairage complet comprenant jusqu’à 16 phares, sur demande également en version LED, complète l’équipement.

La suspension à roues indépendantes de l’essieu avant « Dynamic » est commandée électroniquement.

Conclusion Notre tracteur d’essai était équipé d’un frein à air comprimé, ainsi que d’une soupape de freinage hydraulique conventionnelle. Il tirait une remorque à deux essieux. Son poids à vide lors de la marche s’élève à 8000 kg et le poids total autorisé à 13 tonnes. La nouvelle transmission donnait déjà une bonne impression de maturité. Pendant le trajet sur route à 40 km/h, le moteur fonctionnait silencieusement au régime de 1500 tr/min. Le Landini «  7-230  », dans sa version «  Dyna­ mic  », est disponible à partir de 176 050 francs (TVA incluse). La production en série des cinq modèles à 6 cylindres de cette série a déjà commencé. Trois modèles à 4 cylindres compléteront cette série dans le courant de cette année.

Les groupes et les rapports se changent via le levier multifonction de l’accoudoir.

Vidéo du Landini « 7-230 Robo-Six » D’autres vidéos de machines et d’équipements agricoles sont disponibles sur le canal YouTube de Technique Agricole.

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Impression | Rapport d’expérience

La nouvelle autochargeuse « MX 370 GD » avec paroi avant pivotante d’Oskar Schenk. On aperçoit le système de dosage des conservateurs d’ensilage installé par ce dernier. Photos : ldd

Paroi avant pivotante Krone a revisité ses remorques autochargeuses et distributrices de la gamme « MX » dont un modèle de pré-série est en service depuis l’été dernier dans l’entreprise de travaux agricoles d’Oskar Schenk, à Schwarzenbourg (BE). Heinz Röthlisberger Krone commercialise depuis 2009 ses remorques autochargeuses et distributrices de la gamme « MX ». Le constructeur allemand les a revisitées et présentées à la dernière Agritechnica de Hanovre. Un modèle de pré-série de la nouvelle « MX 370 GD » se trouve depuis juin dernier chez Oskar Schenk, agro-entrepreneur de 48 ans établi à Schwarzenbourg (BE). « Cette autochargeuse remplace la « MX 320 » que nous utilisions depuis 2012 », explique-t-il. Basée sur le même châssis, la « MX 370 GD » dispose d’une capacité de chargement de 37 m³, ce qui permet d’accroître le volume de près de 4 m³. « C’est à la paroi avant pivotante que nous devons ce volume supplémentaire », explique l’agro-entrepreneur.

Pivotant à l’avant et à l’arrière La paroi avant pivotante offre d’autres avantages que ce volume agrandi. Au début du processus de chargement, elle pivote en arrière pour assurer un meilleur tassement du fourrage. Une fois la remorque pleine, elle tourne en avant et augmente ainsi le volume disponible. Pendant le déchargement, la paroi avant assiste l’action du fond mouvant en effectuant des 40

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mouvements d’avant en arrière pour faciliter l’évacuation complète de la remorque. « La pression générée par la paroi avant, opposée à l’action des couteaux, contribue à une meilleure qualité de coupe », explique Oskar Schenk, qui utilise sa « MX 370 GD » tantôt comme autochargeuse pour produire de l’ensilage coupé court qui sera stocké en silo couloir, tantôt comme remorque pour transporter le fourrage vert au sein du chantier d’ensilage. La longueur de coupe se règle via la commande centrale des couteaux (choix entre 41, 21 ou 20 pièces). Selon Krone, le jeu complet de 41 couteaux permet d’obtenir une longueur de coupe théorique de 37 mm. En position zéro, le fourrage récolté est laissé intact. Pour faciliter le changement des couteaux, la barre de coupe peut pivoter latéralement vers l’extérieur. Oskar Schenk n’a pas voulu s’équiper du dispositif d’affûtage « SpeedSharp » proposé en option par Krone. «  Nous affûtons nousmêmes nos couteaux et nous partons aux champs tous les matins avec un jeu de couteaux aiguisés pour pouvoir les changer sur place, si nécessaire. Le changement ne demande que 10 minutes. »

Le pick-up « EasyFlow » assurant une largeur de travail de 1800 mm constitue un autre point fort de la « MX 370 GD ». Il est doté de cinq rangées de dents avec le système breveté de disposition des doubles dents en W censé assurer un flux continu du fourrage et un remplissage homogène des organes situés en aval. Les roues d’appui supplémentaires à l’arrière

Fiche descriptive Krone « MX 370 GD » Capacité : 37 m3 (DIN 11741) Pick-up : largeur de travail de 1800 mm (DIN 11220) Rotor de coupe : équipé de 41 couteaux Tambours de dosage : 2 (3 en option) Puissance d’entraînement nécessaire : minimum 140 ch L/l/h : 9,29/2,90/3,82 m Charge admissible du timon : 4 t en cas d’attelage par le bas (de série) Charge à l’essieu autorisée (tandem) : 18 t Pneus : 710/45 22,5 162 AB (de série) Prix : CHF 119 900.– (hors TVA) Données du constructeur


Rapport d’expérience | Impression

Agro-entreprise Schenk Oskar Schenk de Schwarzenbourg (BE) est agro-entrepreneur depuis 1990. Sa Sàrl emploie cinq collaborateurs, dont sa femme Renate. En haute saison l’effectif peut monter à treize. Les Schenk sont des « full-liners » : leur gamme de prestations va des semis aux travaux de récolte, et de l’épandage de lisier à

la mise en silo du fourrage. L’agro-entreprise possède trois presses spéciales pour produire de l’ensilage en boudin et figure parmi les plus grands prestataires dans ce domaine en Suisse. Pendant les mois d’hiver, la famille Schenk dirige en outre la patinoire Schwarz­ wasserbrücke non loin de Schwarzenbourg.

Oskar Schenk, agro-entrepreneur à Schwarzenbourg (BE).

du pick-up améliorent le suivi du sol. Le rotor de coupe à 8 pointes par étoile, d’un diamètre de 880 mm et d’une largeur d’alimentation de 1580 mm, est entraîné via un boîtier à bain d’huile placé latéralement.

200 ch pour tracter la remorque Les remorques « MX » sont équipées en série d’un essieu suiveur, un essieu directeur étant disponible en option. Pour le train de roulement, Krone mise sur un essieu tandem éprouvé à suspension mécanique avec une charge autorisée de 18 t. Un essieu tandem à compensation hydraulique est proposé en option. Les charges sont alors réparties de façon homogène sur les 2 essieux. Oskar Schenk a quant à lui opté pour l’essieu tandem à compensation hydraulique. La charge du timon autorisée en cas d’attelage par le bas est de 4 t

Les tambours de dosage de 470 mm de diamètre permettent un déchargement rapide de la remorque.

pour tous les modèles de la gamme « MX ». « Nous utilisons notre Fendt ‹ 720 › de 200 ch pour tracter la remorque de 37 m³ », raconte Oskar Schenk, qui insiste sur l’aisance dans le fonctionnement de son autochargeuse. Cette dernière dispose en outre des automatismes de chargement

et du timon articulé permettant de soulever l’avant de la remorque pour une meilleure garde au sol dans les tournières. Les positions du timon sont programmables, de manière à retrouver automatiquement la position mémorisée pour poursuivre le chargement. Oskar Schenk pilote son auto­chargeuse depuis le terminal de son tracteur Fendt. Les utilisateurs n’ayant pas de terminal compatible Isobus peuvent utiliser celui que Krone propose. Par ailleurs, Oskar Schenk a monté dans la remorque son propre système de dosage des conservateurs d’ensilage.

Conclusion

La barre de coupe, prévue pour recevoir jusqu’à 41 couteaux, peut pivoter latéralement vers l’extérieur pour changer les couteaux.

La gamme « MX » de Krone comporte cinq nouvelles remorques autochargeuses avec des capacités de 33 m³, 37 m³ et 40 m³. Dans la nomenclature des modèles, le sigle « GL » désigne une structure entièrement en acier, avec deux tambours de dosage (trois en option). Après avoir revisité ses gammes « AX » et « ZX » et «MX » lors des dernières années, Krone est désormais en mesure de proposer un choix complet de remorques autochargeuses et distributrices munies des équipements techniques les plus récents. 2 2018 Technique Agricole

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Plate-forme | Exposition

Pour les nouvelles installations photovoltaïques de plus de 100 kW, on peut choisir jusqu’au 30 juin 2018 entre une commercialisation directe ou une rétribution importante en une seule fois. Photos : Ruedi Hunger

Production d’énergie et efficacité des ressources D’ici 2050, l’Office fédéral de l’agriculture veut réduire drastiquement le niveau des émissions dans l’agriculture. La loi révisée est entrée en vigueur le 1er janvier 2018. Ruedi Hunger

Comme les effets de l’intervention de la Confédération sur l’agriculture sont encore largement inconnus, le cercle de machines des Grisons (« Maschinenring Graubünden ») a profité des discussions autour de la production d’énergie et de l’efficacité des ressources pour proposer quelques pistes de réflexion pour de nouvelles actions.

« Stratégie énergétique 2050 » La « Stratégie énergétique 2050 » poursuit la « rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC) » réussie mais surchargée. Des mesures et des pistes diverses devraient permettre à l’agriculture d’exploiter ses chances et son potentiel. Selon Matthieu Buchs, de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), le premier paquet de mesures de la nouvelle loi comprend des 42

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mesures visant à augmenter l’efficacité et le développement des énergies renouvelables ainsi que la sortie du nucléaire. Par définition, le terme d’efficacité énergétique signifie l’utilisation rationnelle de l’énergie. L’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) chiffre les objectifs et les valeurs indicatives de l’efficacité énergétique : • En 2020, la consommation énergétique moyenne par personne doit être réduite de 16 % par rapport à 2000 et de 43 % d’ici à l’année 2035. • Dans la même période, la consommation moyenne d’électricité par personne doit baisser de 3 % et/ou de 13 %. En 2020, le paquet de mesures prévoit d’augmenter la production nationale moyenne d’énergie renouvelable (sans énergie hydraulique) à 4400 GWh et à 11 400 en 2035. D’ici 2035, l’énergie hydrau­lique doit

fournir environ 37 400 GWh. La transformation de l’actuel RPC fait partie des mesures de soutien des énergies renouvelables. Cela signifie que les exploitants (d’installations) vendront eux-mêmes leur électricité sur le marché. Si l’exploitant peut injecter le courant à un prix supérieur à celui du prix de référence du marché, il obtient des recettes plus élevées que dans le cas d’une rétribution fixe (et inversement).

Energie solaire Christian Wolf de « MBRsolar » pense que tout le monde peut contribuer à la transition énergétique avec l’énergie solaire. L’efficacité d’une installation est avant tout influencée par le site, à savoir par les rayons du soleil. L’ensoleillement dépend du temps qu’il fait et de la saison. La renta­bilité d’un bâtiment est


Exposition | Plate-forme

forte­ment influen­cée par l’orientation du toit. Les toits exposés au sud permettent d’obtenir un rendement de 950 à 1200 kWh. Les orientations vers l’est ou l’ouest réduisent le rendement d’environ 10 % et un toit dirigé vers le nord n’assure une production que de mai à août. En principe, Christian Wolf estime que dans l’agriculture, les conditions de base du photovoltaïque sont bonnes, notamment du fait de la diminution constante des coûts du courant solaire. En plus du site, la rentabilité d’une installation est déterminée par le rapport qualité-prix et le contrat de rachat ou la propre consommation.

Énergie éolienne On peut utiliser l’énergie du vent dans les lieux ventés à proximité d’un raccordement au réseau (en particulier dans le cas des grandes éoliennes). Finalement – selon Andy Kollegger d’Ökostrom Suisse – le potentiel réel d’une installation éolienne est réalisé là où les organisations environnementales l’autorisent. Actuellement, les grandes éoliennes ont des difficultés, c’est pourquoi le potentiel réside dans les petits modèles avec une hauteur de moyeu de moins de 30 m et d’environ 100 kW.

Énergie issue de la biomasse humide Pour exploiter une installation de biogaz, il faut avoir l’esprit entrepreneurial. En outre, l’exploitant doit faire preuve de bons talents techniques. Le volume de travail est à ne pas sous-estimer, une exploitation agricole devrait en effet avoir une capacité de travail disponible d’environ 2 à 5 heures par jour. Parmi les autres conditions prérequises, on peut citer les enquêtes préalables concernant le substrat. En plus d’une quantité minimale de purin et de fumier (environ 3000 m3, correspondant à environ 120 GVE), l’exploitant doit savoir s’il dispose d’autre substrat potentiel pouvant être méthanisé dans sa ferme ou dans les exploitations voisines. Le raccordement aux axes de transport – en hiver également –, un espace suffisant et la possibilité d’utiliser une infrastructure déjà existante constituent des aménagements du site à effectuer en amont. Par ailleurs, il est primordial de déterminer les possibilités d’utilisation de la chaleur (groupement thermique, maisons etc.). L’exploitant doit enfin évaluer le potentiel de conflit éventuel et la distance par rapport aux zones habitées.

Un esprit entrepreneurial et un talent technique sont les qualités de base d’un exploitant d’installation.

Les besoins en énergie des systèmes de culture seront de plus en plus remis en question.

Commercialisation du courant Variante

Évaluation

Commercialisation lors de la rétribution du courant injecté à prix coûtant Rétribution en une fois, commercialisation de l’électricité physique Solution de propre consommation, commercialisation d’électricité physique excédentaire Solution de propre consommation, commercialisation d’électricité physique excédentaire Commercialisation du courant et certificat d’origine sur le libre-marché (via distributeurs directs)

Positive, mais avec de longues listes d’attente, on n’est pas sûr que le projet soit adjugé Positive, mais il n’est pas sûr que le projet fasse l’objet d’une décision positive Positive, intéressant pour le photovoltaïque N’est quasiment plus pratiquée, important: longueur des contrats analogue à GES Actuellement, les prix couvrant les frais ne sont pas réalisables (bientôt photovoltaïque)

Source : Stefan Mutzner, Ökostrom Schweiz, Fleco Power

Du courant qui vient de la ferme La commercialisation du courant de la ferme constitue un nouveau défi. Le tableau présente les différentes possibilités. Une chose est sûre, la RPC actuelle sera transformée en système de rétribution de courant injecté, orienté sur les coûts d’une commercialisation directe. La commer­cialisation directe sera introduite particulièrement pour les grandes installations. En 2020 au plus tard, les exploitants de grandes installations de RPC devront commercialiser eux-mêmes leur courant. Ce sera obligatoire pour les exploitants d’installations avec une puissance égale ou supérieure à 500 kW ayant déjà obtenu une RPC à la fin 2017 et pour les exploitants d’installations d’une puissance à partir de 100  kW qui seront intégrés à la RPC dès 2018. Tous les autres exploitants du GB-ER (groupe-bilan pour les énergies renouvelables) seront libres de passer à la commercialisation directe, un retour au statut initial étant alors exclu.

Objectifs de la lutte contre le réchauffement climatique Dans l’exposé qu’elle a présenté au colloque, Eva Reinhard, vice-directrice de l’OFAG, a expliqué pourquoi la lutte contre le réchauffement climatique nous concerne tous. En 2015, l’agriculture était responsable de 13,5 % des gaz à effets

de serre (GES). Elle se trouve en quatrième position derrière les transports (32,1 %), le bâtiment (26,4 %) et l’industrie (20,3 %). L’agriculture sera automatiquement sous pression si ceux qui sont classés devant elle réduisent leur GES, puisque le pourcentage de sa contribution augmentera. Les principaux gaz à effets de serre issus de l’agriculture sont le méthane et le protoxyde d’azote. Tous deux sont plus préjudiciables à notre climat que le dioxyde de carbone – le méthane 25 fois plus et le protoxyde d’azote 296 fois plus. Un des objectifs concerne notamment la production durable de produits alimentaires. Il faut continuer à développer les systèmes de production (comme la teneur en humus) pour améliorer la durabilité écologique. De même, les systèmes de production devraient être optimisés pour s’adapter au changement climatique et améliorer l’adéquation au site. Les émissions de nutriments et de pesticides sont à réduire pour protéger les ressources naturelles et l’écosystème global. On doit aussi diminuer la charge de l’atmosphère en gaz à effets de serre et en ammoniac. Les propos d’Eva Reinhard étaient de nature assez générale. Les auditeurs auraient souhaité plus de « substance », pour se faire une idée de ce à quoi les chefs d’exploitations doivent concrètement s’attendre dans leurs exploitations. 2 2018 Technique Agricole

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Plate-forme | Exposition

En route sur des voies nouvelles À la mi-décembre 2017, le colloque « Production d’énergie et efficacité des ressources à la ferme » a été organisé par le cercle de machines du canton des Grisons (« Maschinenring Graubünden »). C’est avec son gérant Claudio Müller que Technique Agricole s’est entretenu à cette occasion. Ruedi Hunger

Technique Agricole : Il y a dix ans encore, l’utilisation commune de machines était la compétence clé du cercle de machines du canton des Grisons. Qu’est-ce qui a changé entre-temps ?

« Nos objectifs sont des idées innovantes, être au cœur du temps, associer une forte disponibilité de service à une grande utilité pour les membres. »

Claudio Müller : Beaucoup de choses ont changé ! Pour pouvoir l’expliquer, il faut que je revienne brièvement en arrière. Le cercle de machines du canton des Grisons a été créé en 2009 en fusionnant les cinq cercles existant dans la région. À ce moment, la fourniture de machines constituait encore vraiment la compétence clé. Les locaux ne sont plus les mêmes : au début, le siège administratif, occupé par une seule personne, se trouvait dans un petit « bureau » situé au Plantahof, désormais, six postes sont occupés sur le site de Cazis. Nous allons augmenter prochainement les effectifs de deux postes.

Quelle est aujourd’hui l’activité du cercle de machines des Grisons ? C’est surtout dans ce domaine que se reflètent les grands changements. Nous nous efforçons de contribuer activement à la qualité de vie de nos exploitations agricoles. Nous sommes ainsi devenus un interlocuteur privilégié pour trouver du personnel motivé. Par exemple, quand on cherche une aide familiale dans une exploitation agricole, ou le moyen de soulager un foyer. Comme les exploitants agricoles sont des travailleurs motivés, la location de services nous permet également de les transmettre à la branche. Récemment, une autre grosse commande est venue s’y ajouter. Nous avons conclu des communautés d’achats pour nos membres avec différentes entreprises partenaires. En groupant les commandes, les membres obtiennent des conditions avantageuses. Nous organisons en outre la collecte des films d’ensilage avec un transporteur de la région du centre des Grisons (Mittelbünden). 44

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Claudio Müller, gérant du cercle de machines des Grisons. Photo : Ruedi Hunger


Exposition | Plate-forme

Dans le canton des Grisons, le cercle de machines a réalisé le « Projet de ressources d’ammoniac », terminé en 2016. Que va-t-il se passer maintenant ? De 2011 à 2016, nous avons administré le « Projet de ressources d’ammoniac » aux Grisons, pour le compte de l’office canto­ nal de l‘agriculture et de la géoinforma­ tion. Le projet comprenait l’utilisation de rampes d’épandage à tuyaux flexibles, des mesures constructives pour la réduc­ tion d’émissions d’ammoniac et une ali­ mentation équilibrée des vaches laitières. Ce programme cantonal n’a pas été pro­ longé. Parmi ces trois mesures, aujour­ d’hui la Confédération continue encore à soutenir l’épandage de purin par des rampes d’épandage avec une « contribu­ tion à l’efficience des ressources ».

Un autre projet suivi par le cercle de machines des Grisons est l’engagement relatif à la protection des eaux en matière de constructions dans l’agriculture. Pourquoi le cercle s’investit-il dans cette affaire ? C’est une bonne question – à première vue, notre engagement est un peu trou­ blant. Toutefois, la réponse est claire. La Confédération exige des cantons que la protection des eaux en matière de constructions soit contrôlée dans l’agri­ culture. Elle accorde cependant une cer­ taine marge de manœuvre aux cantons quant à l’application de la loi. Après avoir obtenu le mandat de contrôle des autori­ tés cantonales d’exécution, nous savions que nous pourrions réaliser des contrôles pratiques et peu coûteux. Si nous n’avions pas pris les choses en main, une « solu­ tion d’ingénieurs » bien plus coûteuse au­ rait été adoptée.

La production d’énergie et l’efficacité des ressources deviendront-elles de nouvelles compétences du cercle de machines (Grisons) ? À court terme, je ne le pense pas. Mais personnellement, je suis tout à fait convaincu que les sujets de l’énergie, des ressources et du climat acquerront une importance extrême dans toute la socié­ té. L’agriculture sera également concer­ née et devra apporter sa contribution. À mon avis, les questions qui concernent ces thèmes sont très complexes et la voie à suivre pour atteindre les objectifs est encore peu claire. Pour moi, l’augmenta­ tion de l’efficacité des ressources ne

« L’énergie inutilisée n’a pas besoin d’être produite et n‘engendre pas de coûts. » repré­sente pas une menace. Au contraire, j’y vois des chances pour l’agriculture. Ces chances existent de manière réaliste dans le domaine de la production d’énergie, de la réduction de CO2 ou dans la production d’énergie de réglage (biogaz). C’est pour­ quoi, en tant que cercle de machines, nous ne voulons pas simplement attendre que les lois et les règlements dictent leur conduite aux agriculteurs. Une action proactive des exploitations agricoles est requise.

Qu’entend-on par attitude proactive ? Notre objectif consiste en des solutions prévoyantes et praticables. Je ne peux pas encore vous dire comment elles se pré­ senteront. Des nouvelles possibilités de plus-values pourraient se présenter pour certains agriculteurs.

Cela signifie-t-il aussi que le cercle de machines des Grisons deviendra « conseiller en énergie » pour les exploitations agricoles ? On verra sous quelle forme nous nous en­ gagerons. Nous menons actuellement des discussions pour savoir si nous inter­ viendrons à l’avenir comme conseiller en énergie, soutien de processus, agents de mise en réseau entre l’agriculteur et l’au­ torité, voire comme distributeur, et je ne souhaite pas m’exprimer à ce propos. Comme nous l’avons entendu à la réu­ nion d’experts, la future suppression de la rémunération du courant à prix coûtant poussera certainement les « producteurs d’énergie » à traiter le sujet de la com­ mercialisation de l’énergie, en plus de ce­ lui de la production. Comme cette situa­ tion sera exigeante pour chacun, le cercle de machines pourrait donner un coup de main. Mais, ainsi que je l’ai déjà dit, nous devons d’abord débattre plus en détail de ces défis.

Le sujet est si complexe, qu’il faudra mettre en place un bureau de consultation. Qui d’autre pourrait prendre la tête dans ce domaine ? Bien sûr, on pourrait concevoir une plus grande activité du canton dans ce do­ maine du conseil aux exploitations agri­ coles. Mais présentement, je ne vois pas de signe dans cette direction.

C’est la raison pour laquelle je me pose déjà la question suivante : le cercle des machines ne devrait-il pas prendre luimême la tête ? Je suis tout à fait conscient du fait que nous avons besoin de soutien, une démarche en solitaire sera difficile. Cependant, je crois que l’on peut trouver le soutien nécessaire, car, dans ce do­ maine, il y a un intérêt public à atteindre les objectifs évoqués.

Outre la stratégie énergétique 2050, la loi sur le CO2 constituait un des sujets de la réunion d’experts. Quelle importance le cercle de machines accorde-t-il à l’efficience des ressources ? Si d’ici 2030, les transports, le bâtiment et l’industrie atteignent leurs objectifs de réduction, l’agriculture sera obligatoire­ ment de plus en plus sous pression et de­ vra également prendre des mesures. En ce qui concerne l’efficience des res­ sources, l’agriculture devrait intensifier sa réflexion. En outre, certaines ressources sont notoirement limitées et en ne les uti­ lisant pas, on économise des frais.

Pour la mise en œuvre, faut-il plus de conseil, d’information, de persuasion ou de pression ? Certainement un peu de tout cela ! Notre mission ne consistera certainement pas à exercer une pression. Celle-ci viendra d’elle-même à moyen terme. Le conseil, l’information, la persuasion et la proposi­ tion de solutions pourraient constituer des missions du cercle de machines.

Encore une dernière question : comment se présente l’engagement à court terme du cercle de machines dans le domaine de la « production d’énergie et de l’efficience des ressources à la ferme » ? Des programmes de financement de « pompes à vide commandées par fré­ quence », d’« échangeurs thermiques pour le refroidissement du lait », des com­ mandes groupées d’essence alkylée et l’administration du projet de ressources font partie de nos projets actuels. Nous envisageons aussi l’achat commun d’am­ poules à économie d‘énergie pour l‘éclai­ rage des étables, une mesure facilement applicable. 2 2018 Technique Agricole

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Plate-forme | Recherche

Une barrière invisible Depuis quelque temps les discussions tournent autour d’un système de clôture sans barrière physique qui délimite les pâturages juste par une ligne virtuelle. Comment un tel système peut-il fonctionner, et quelles seraient les raisons de l’adopter ? Ruedi Hunger Les exploitations pratiquant le pâturage intensif font appel à différentes sortes de clôtures : fixes, permanentes, électrifiées mobiles, etc. Tous ces systèmes nécessitent une main-d’œuvre importante – quoiqu’à des degrés variables – lors de la mise en place et exigent des investissements substantiels. L’attribution au jour le jour des bandes de pâturage implique une gestion rigoureuse de la pâture et se fait souvent «  au feeling  », après un simple examen visuel, forcément subjectif. C’est en s’appuyant sur ces préalables qu’un système de « clôture virtuelle » a été développé et testé en 2015 sur une exploitation pilote en Irlande. Cette approche technologique a pour vocation de mieux gérer la pâture et d’économiser la main-d’œuvre. Sur l’exploitation testée, la

La gestion de la pâture est principalement déterminée par les postes de coûts main-d’œuvre et équipements. Associé à un système automatique de mesure de la hauteur de pousse, un système de clôture virtuel permet de réduire fortement les besoins en main-d’œuvre dans la gestion d’une pâture rationnée intensive.

pâture était pratiquée sur trois zones, chacune regroupant de nombreuses surfaces pacagères de différentes tailles. Le cheptel était composé de 70 vaches laitières, dont la traite était assurée par un robot AMS (farm yard). Dans un tel système, l’attribution précise des rations d’herbe est décisive pour motiver les vaches à aller se faire traire. Le système

mis en œuvre comprenait, outre la clôture virtuelle proprement dite, un système de mesure de la disponibilité en herbe.

Mesure de la disponibilité en herbe Sans être au centre de l’étude, le système qui détermine la disponibilité en herbe assure néanmoins une fonction importante. Il mesure la densité et la hauteur de la

Le système de clôture virtuelle est une approche séduisante, mais sa mise en œuvre se heurte aux conditions topographiques et aux structures d’exploitation qui prévalent dans notre pays. Photo : Ruedi Hunger

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Recherche | Plate-forme

Smartphone

Économies de main-d’œuvre

Satellite - GPS

Données envoyées à l'appli sur smartphone : hauteur et densité de l'herbe

Allocation des ressources herbacées

Besoins par tête (MS / jour) Matières sèches (%) Taille du cheptel

Principe d’un système de gestion de la pâture composé d’une clôture virtuelle et d’un système automatique de mesure de la disponibilité en herbe. Photo : ldd

couverture herbacée dans les pâturages, à différentes positions de mesure dont les coordonnées GPS sont enregistrées. Les données sont transmises à une application sur smartphone qui calcule les surfaces de pâture à attribuer. Le GPS doit avoir une précision élevée pour assurer l’attribution de bandes de pâturage à même d’offrir aux vaches du fourrage en quantité suffisante, ne serait-ce que pour les inciter à ne pas négliger l’herbe à la périphérie de la zone attribuée. La clé du succès réside ainsi dans le calcul approprié des surfaces de pâturage. Il faut que les vaches se voient proposer du fourrage en quantités suffisantes, mais non excessives. Il est prévu de combiner ce système automatique de mesure de la hauteur de pousse avec le système de clôture virtuelle, ce qui permettra d’automatiser le processus d’attribution des pâturages dans sa totalité.

Système de clôture Une clôture virtuelle invisible maintient les vaches à l’intérieur de la zone de pâture qui leur a été allouée. Le prototype

utilisé dans le test se compose d’un récepteur GPS, d’une antenne radio et d’une station de base pour en corriger les données, ainsi que de dispositifs de stimulation tactile et auditif. Les vaches portent en outre un collier high-tech intégrant un capteur d’accélération pour mesurer leur activité. Ce collier coûte près de 300 francs. Un système de tracking* par GPS a encore été utilisé, afin d’améliorer l’aptitude de la clôture virtuelle dans les applications de type agricole.

Favoriser l’effet d’apprentissage Le système de clôture virtuelle définit une ligne d’alarme (–1 m) et une ligne d’arrêt. Lorsque la vache se trouve à un mètre de la clôture virtuelle, elle perçoit un signal acoustique. Elle est « stimulée » par une impulsion électrique dès qu’elle atteint la limite de la clôture. Celle-ci doit être définie précisément pour éviter que les vaches ne perçoivent des « stimuli » aléatoires. Avec une limite confuse, elles auraient en effet de la difficulté à intérioriser le tracé de la clôture, et le processus d’apprentissage en serait affecté.

Pour déterminer les besoins en main d’œuvre d’une clôture classique par rapport au système de clôture virtuelle, on a d’une part relevé l’activité du personnel et d’autre part procédé à un calcul par modélisation. La gestion manuelle demandait 30 minutes par jour et par zone de pâturage (3). Lors de la période de pâture testée s’étendant sur 10 mois, cela a représenté 458 MOh, soit 6,54 MOh par vache. Le système modélisé a donné 412 MOh/an ou 5,90 MOh/vache, soit une valeur inférieure de 10 %. Un certain nombre d’heures de main-d’œuvre sont néanmoins à prévoir pour la manipulation et la maintenance des équipements de la clôture virtuelle. Nous avons pris pour hypothèse une économie de maind’œuvre de 70 %.

Conclusion L’étude irlandaise a fait ressortir les importants besoins en main-d’œuvre liés à la gestion d’une pâture rationnée. Elle a aussi démontré que la clôture virtuelle possédait un fort potentiel d’amélioration de gestion de la pâture grâce à l’allocation dynamique des surfaces de pacage. Ce système ne remplacera sans doute jamais totalement les barrières fixes. Cellesci resteront indispensables le long des voies ferrées et des routes, ainsi que pour marquer les limites des exploitations. Par ailleurs, l’utilisation de clôtures virtuelles n’est pas forcément possible (ni pertinente) sur toutes les exploitations.

Source : 20 e colloque de technique agricole, VDI-MEG, 2016 * Tracking : synonyme de poursuite et désignant l’ensemble des objets servant au suivi simultané de plusieurs objets en mouvement.

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2 2018 Technique Agricole

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En savoir plus | Terminologie

Un acteur important pour la transmission automatique Le convertisseur de couple est un élément essentiel d’une transmission automatique. Son efficacité est décisive surtout dans des situations de démarrage inhabituelles. Heinz Röthlisberger

Le convertisseur de couple est un acteur important du fonctionnement d’une transmission automatique. D’un point de vue pratique, il sert à la fois d’aide au démarrage et d’embrayage reliant le moteur et la transmission. Le convertisseur de couple est conçu à la manière d’un embrayage Föttinger. Ce dernier ne se compose que de deux roues, l’une fonctionnant comme une turbine et l’autre comme une pompe (voir photo).

Roue turbine

Le fonctionnement Dotée de pales courbées, la roue pompe est entièrement remplie d’huile. Dès que cette roue se met à tourner, l’huile est projetée vers l’extérieur par la force centrifuge. L’huile est pressée vers l’extérieur avec l’augmentation de la vitesse de rotation de la roue. La roue pompe est installée en face de la roue turbine, qui est en fait une roue pompe inversée. L’huile rejetée par la roue pompe vient presser contre les pales de la roue turbine avant de retourner vers la roue pompe. Il se crée un cycle qui s’accélère continuellement. Cette combinaison ne constitue en fait qu’un embrayage Föttinger. Aucun couple n’est encore transmis.

Une roue folle pour le refoulement La conversion d’un couple nécessite ce que l’on nomme une roue folle. Cette dernière s’installe entre la roue pompe et la roue turbine. L’huile provenant de la pompe s’écrase contre les pâles à 90° de la roue folle. Il en découle un refoulement qui engendre une augmentation du couple sur la roue turbine. La roue pompe est fixée sur le carter, lui-même relié au moteur. Le moteur transmet l’énergie vers la roue pompe. Le dispositif comporte encore un embrayage (explication à suivre) et un arbre qui relie le convertisseur à la transmission et ainsi aux roues du véhicule.

Roue pompe Roue folle Le convertisseur de couple thermodynamique se compose d’une roue pompe, d’une roue turbine et d’une roue folle installée entre les deux premières. Photo : ldd

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Technique Agricole

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La deuxième phase est le démarrage, lorsque le feu passe au vert. À ce moment, le moteur génère un couple plus élevé sur la roue, parce que le chauffeur appuie sur la pédale des gaz. Le chauffeur lâche les freins et la roue turbine est animée par le flux d’huile. Celle-ci tourne alors bien moins vite que la roue pompe. Ceci en raison des pertes, mais aussi du freinage de l’écoulement de l’huile provoqué volontairement par la roue folle. Cette dernière réduit le régime de la roue turbine, mais augmente aussi son couple. L’augmentation du couple est importante surtout pour faciliter le démarrage de l’engin. La troisième phase décrit le déplacement à vitesse plus élevée. Dans cette situation, la roue pompe et la roue turbine ont un régime et un couple très proches et la roue libre tourne aussi à leur vitesse. L’embrayage intervient pour augmenter l’efficacité du dispositif en unissant la roue pompe et la roue turbine. Dans cette situation, le flux d’huile n’est plus responsable de la transmission de l’énergie.

Sur les chargeuses à pneus et téles­copiques Le convertisseur de couple hydrodynamique est principalement utilisé sur les machines de chantier et sur les voitures à transmission automatique. « Dans le milieu agricole, il l’est le plus souvent sur les grosses chargeuses à pneus et télescopiques ainsi que sur les petits véhicules à transmission hydrostatique », explique Jan Hesselbarth, de ZF Friedrichshafen. « Le convertisseur de couple n’est pour ainsi dire jamais utilisé sur les tracteurs en raison des inconvénients liés à son rendement et la charge thermique. Les avantages de l’augmentation du couple (démarrage) n’y sont pas nécessaires parce que les démultiplications de la transmission sont suffisantes », conclut Jan Hesselbarth.  Sources : Wikipédia ; vidéo d’apprentissage www.thomas-schwenke.me sur YouTube.

Trois phases

« Terminologie »

Dans la pratique, le convertisseur de couple réalise trois phases distinctes. Dans la première phase, la roue pompe est la seule à tourner. Ceci est par exemple le cas quand le véhicule est arrêté à un feu rouge. Le chauffeur a le pied sur le frein, le moteur tourne et entraîne ainsi la roue pompe.

Qu’est-ce qu’un « ABS » ? Comment fonctionne une injection « common ­rail » ? Pourquoi un « capteur NIR » reconnaît-il le vert d’une plante ? Technique Agricole répondra à ces questions et à bien d’autres, dans sa série « Terminologie ».


Technique | En savoir plus

Capturer les gouttelettes d’huile les plus fines À chaque explosion dans la chambre de combustion du moteur, une faible partie des gaz comprimés s’échappent vers le carter de vilebrequin. Ces gaz dits « blow-by » doivent être évacués pour en séparer les gouttelettes d’huile moteur qu’ils sont parvenus à entraîner. Ruedi Hunger Une des préoccupations majeures des motoristes est le « downsizing », soit la réduction de taille des moteurs à explosion. Il s’agit de construire des moteurs tout aussi puissants avec une cylindrée réduite, compensée par un taux de compression accru. Une des conséquences est que les gouttelettes d’huile entraînées par les gaz « blow-by » sont sensiblement plus fines à la sortie du reniflard de carter de vilebrequin. Compte tenu du faible espace disponible pour loger le moteur, on utilise généralement des séparateurs passifs, mais ceux à entraînement actif et à disques gagnent du terrain dans le domaine des véhicules utili­taires. Sommés de réaliser un séparateur plus performant et capable d’éli­ miner des gouttelettes plus fines, les développeurs sont face à un véritable défi, d’autant plus que le coût de fabrication doit rester modeste et la consommation d’énergie faible.

du turbocompresseur auraient pour effet d’en réduire le rendement.

Des séparateurs plus efficients En collaboration avec l’Institut für Mechanische Verfahrenstechnik (IMVT) de l‘Université de Stuttgart, les chercheurs travaillant pour le compte de l‘équipementier « Elring Klinger » ont mis au point deux systèmes de séparation actifs basés sur des principes très différents : d’une part un séparateur centrifuge entraîné par un moteur hydraulique

Gaz bruts

Empêcher la formation de dépôts Le traitement des gaz « blow-by » est essen­tiel car il faut empêcher l’huile d’atteindre le canal d’aspiration, où elle pourrait encrasser le refroidisseur d’air de suralimentation et dégrader les performances des catalyseurs de gaz d’échappement. Les dépôts d’huile sur les pales

ou électrique, caractérisé par une vitesse de rotation élevée et pouvant séparer des gouttelettes ultrafines (diamètre d50 < 0,5 µm), d’autre part un séparateur par voie humide, utilisé pour équiper les moteurs les plus compacts, lorsque de faibles pertes de pression sont acceptables. Les deux concepts se distinguent par une capacité de séparation élevée et contribuent à une réduction efficace des quantités d’huile entraînées dans le canal d’aspiration des moteurs à explosion, diesel ou essence.

Gaz purifiés Retour de l’huile

Parcours des gaz bruts et purifiés dans une centrifuge à entraînement hydraulique. Photo : Elring Klinger

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Management | Question de lecteur

Utilisation extra-agricole de tracteurs et d’autres véhicules Nous avons régulièrement à répondre à des questions sur les conditions d’utilisation de tracteurs hors du secteur agricole. Quel règlement s’applique-t-il ? Urs Rentsch et Dominik Senn

Verte ou blanche ? La question de l’immatriculation doit être clarifiée. Si un détenteur de tracteur veut accomplir des travaux extra-agricoles, il devra se tourner le plus souvent vers une immatriculation industrielle. Photo : Dominik Senn

Les tracteurs, transporteurs, engins de manutention et autres monoaxes avec une plaque minéralogique verte sont destinés à des travaux agricoles, en forêt et dans les secteurs apparentés. L’immatriculation agricole offre des avantages clairs par rapport aux autres véhicules utilitaires : les véhicules agricoles sont notamment libérés de l’interdiction de circuler le dimanche et la nuit. Dans la plupart des cantons, les taxes restent marginales. Le permis de conduire nécessaire est relativement simple à obtenir. Cependant, ces véhicules se prêtent aussi à d’autres travaux, hors des cas réglés par l’Ordonnance sur les règles de la circulation routière (OCR, voir encadré), principalement pour des transports ou le service hivernal. Dans le cas où un détenteur de véhicules agricoles réalise des travaux 50

Technique Agricole

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au service d’une commune ou du canton, il doit solliciter une autorisation spéciale qui sera accordée seulement si aucun véhicule industriel n’est à disposition et si l’utilisation agricole prédomine. S’il veut accomplir des travaux extra-agricoles, il devra se tourner le plus souvent vers une immatriculation industrielle, caractérisée par une plaque de contrôle blanche. On peut doter les véhicules de travail purs, comme le chargeur télescopique ou le chariot élévateur, d’une plaque bleue, conférant un statut permettant d’effectuer tous les types de travaux. Le coût de l’immatriculation en plaque blanche est le facteur décisif. Les taxes de circulation sont plus élevées pour les tracteurs industriels que pour leurs équivalents agricoles, et ce dans toute la Suisse, même si elles sont déterminées par les cantons.

Le plus souvent, la redevance poids lourds (RPLP) est encaissée de manière forfaitaire. Au contraire de celle des camions, la taxe relative aux tracteurs n’est pas calculée par rapport aux kilomètres parcourus, mais d’après le poids total et le poids remorquable. Elle s’élève actuellement à 110 francs par tonne et sa limite se situe à 3,5 tonnes. Les poids totaux et poids remorquables plus bas échappent à cette taxe. En outre, le détenteur a la possibilité de se libérer de la RPLP si aucune remorque ne doit être tirée avec le tracteur industriel (si celui-ci est par exemple utilisé uniquement lors du service hivernal).

Interdiction de conduite le dimanche et la nuit Pour les trajets industriels, il faut prendre en considération l’interdiction de circuler


Question de lecteur | Management

Tier & Technik Saint-Gall Du 22 au 25 février 2018, halle 1.1, stand 1.1.10 (Commerçants de Suisse orientale) Agrimesse Thoune

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Si le tracteur est utilisé pour des travaux de voirie, une autorisation spéciale pourra être obtenue à la condition que l’utilisation agricole prédomine. Photo : ldd

le dimanche et la nuit. En pratique, cela signifie que ces véhicules peuvent être employés pendant les jours ouvrables de 22 heures à 5 heures ainsi que les dimanches et jours fériés uniquement pour des travaux agricoles. Autrement, ils doivent rester au garage. De surcroît, le chauffeur doit posséder au moins le permis de catégorie F et être âgé de 16 ans révolus, même si les tracteurs industriels se distinguent techniquement à peine des tracteurs agricoles. Les véhicules industriels doivent porter deux plaques de contrôle, avec éclairage de la plaque arrière. Si l’on immatricule un tracteur agricole 30  km/h en blanc, celui-ci doit être muni d’une plaque à l’avant dans le cas où la mention « chariot à moteur industriel » figure sur le permis de circulation.

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Traction de remorque En principe, un véhicule à moteur peut tirer une seule remorque. Les tracteurs agricoles peuvent en tirer une de plus : c’est une exception ! Tant que la longueur totale n’est pas dépassée, une remorque non chargée ou une remorque de travail pourrait encore être accrochée. Les tracteurs industriels peuvent tirer deux remorques industrielles ou agricoles. Il faut cependant veiller à ce que ces remorques soient toujours immatriculées, indépendamment de leur vitesse limite. Cette règle ne concerne par les chariots industriels, qui peuvent tracter deux remorques ne nécessitant pas d’être immatriculées. En dépit de toutes ces restrictions, il faut tout de même mentionner qu’un tracteur industriel peut être employé de manière illimitée en agriculture. Pour les trajets agricoles avec un tracteur industriel, on peut aussi revendiquer les facilités concernant les interdictions de circuler, ou le permis de conduire nécessaire. 

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Courses agricoles selon l’OCR

Pour tout conseil, contactez-nous:

L’Ordonnance sur les règles de la circulation routière (OCR) définit les courses agricoles dans ses articles 86 à 90. Ce sont en principe toutes les courses en rapport avec une entreprise agricole ou sylvicole. Dans ces articles, le législateur recense les courses autorisées, celles en relation avec les besoins d’une exploitation agricole, le cas des coopératives, les courses interdites ainsi que les autorisations exceptionnelles. Les formulations sont parfois précises, mais dans d’autres cas, elles laissent une marge d’interprétation ouverte.

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Management | Économie d’entreprise

Coûts comparés de deux systèmes d’affourragement Pour des troupeaux d’une certaine taille, l’affourragement avec mélangeuse et tracteur est rarement remis en question car il permet d’optimiser les rations et d’éviter du travail manuel. L’investissement nécessaire freine l’adoption de la variante automatisée. Mais en réalité, la différence entre les deux options est moins grande qu’il n’y paraît. Willi Gut*

les données fournies par l’exploitant, à savoir un prix d’achat de 190 000 francs, avec amortissement sur 12  ans comme pour une mélangeuse. La consommation annuelle de courant s’élève à 7500 kWh, les coûts de réparation et d’entretien sont de 4000 francs par an. À cela vient s’ajouter le coût de construction de la cuisine de fourrage.

Conclusion Dans cet exemple, le coût des deux systèmes est quasi identique. L’AFS autorise une distribution de fourrage plus fréquente, au moins neuf fois par jour, et il peut être repoussé environ tous les trois quarts d’heure. À la mélangeuse, la ration est distribuée une fois et repoussée trois fois. Avec l’AFS, les vaches absorbent plus de fourrage et produisent donc plus de lait ; le troupeau est plus calme. Il est en outre possible de créer facilement deux groupes de vaches qui seront alimentées différemment. L’AFS a un inconvénient, il est exigeant relativement à la qualité des fourrages. La mélangeuse parvient à mieux broyer l’herbe ensilée et le foin. Il faut toutefois garder à l’esprit que le tracteur doit être utilisé à d’autres tâches aussi, si l’on veut atteindre le taux d’utilisation ART (450h/ an). Il doit donc être fréquemment dételé de la mélangeuse pour être employé à d’autres fins, faute de quoi le coût de la variante mélangeuse-tracteur augmente significativement.

Alternative électrique La distribution plus fréquente plaide en faveur du système automatique AFS. Photo : Schluechthof

Cet article vise à comparer les coûts d’une distribution de fourrage automatique (AFS, Automatic Feeding System) et ceux d’une procédure classique avec mélangeuse et tracteur. Le calcul se base sur une assez grande exploitation de 60 à 70 vaches, avec des silos couloirs, et intègre le prélèvement de l’ensilage (50 % maïs / 50 % herbe). Celui du foin n’est pas pris en compte, ni la distribution proprement dite du mélange, ces charges étant identiques pour les deux variantes.

coûts des machines sont tirés du rapport ART « Coûts-machines 2017 » (déduction faite du supplément risque), celui de la main-d’œuvre est estimé à 28 francs/ heure. Les ensilages sont prélevés à l’aide d’une pince, le mélangeur fait entre 12 et 14 m³ et le fourrage doit être repoussé trois fois par jour avec un petit tracteur et une lame. Comparé à la procédure automatique, l’affourragement des vaches taries génère une charge supplémentaire car elles doivent être alimentées séparément.

Mélangeuse et tracteur Le tableau 1 affiche les coûts de la variante avec mélangeuse et tracteur. Les *Willi Gut est enseignant et conseiller au Centre de formation et de vulgarisation agricoles du Schluechthof, à Cham (ZG).

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Technique Agricole

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Affourragement automatique Le tableau 2 montre les coûts de l’AFS. L’ensilage est prélevé avec une désileuse à bloc. Le temps de travail quotidien est identique. Les coûts du système d’alimentation automatique ont été calculés d’après

Les mélangeuses-distributrices électriques ne sont pas encore très connues, bien qu’il en existe depuis passé dix ans. Elles suscitent un regain d’intérêt depuis qu’elles sont alimentées avec un variateur de fréquence. Elles permettent aussi de traiter des balles d’ensilage entières. N’ayez pas peur de comparer leurs coûts avec ceux d’une mélangeuse attelée ! Le

Démonstration à l’étable La section zougoise de l’ASETA et le Centre de formation et de vulgarisation agricole du Schluechthof présenteront le 1er mars un système d’affourragement automatique à l’œuvre, ainsi que deux mélangeuses électriques et un appareil à défaire les balles. La présentation commencera à 13 h 15 à Hünenberg (ZG), dans la nouvelle étable du centre de formation agricole. Buvette ouverte dès 12 h.


Économie d’entreprise | Management

Tableau 1. Coûts tracteur-mélangeuse, par jour

Tableau 2. Coûts de l’AFS, par jour

Prélèvement du fourrage avec tracteur, chargeur frontal et pince crocodile Mélange et distribution Repoussages du fourrage Affouragement des vaches taries Total

Chargement de la cuisine de fourrage avec tracteur et désileuse à bloc Distribution avec système automatique, (y compris repoussages du fourrage) Construction bâtiment (cuisine 340 m³) Total

CHF 28.44 CHF 50.54 CHF 15.23 CHF 7.16 CHF101.37

CHF

30.63

CHF 63.13 CHF 5.59 CHF99.35

coût du diesel pour préparer un mélange atteint en effet près de 7 francs, là où une mélangeuse électrique de 20 kW va consommer pour seulement 2 francs de courant. Par mélange, les coûts totaux d’utilisation d’un moteur électrique sont deux fois moins élevés que ceux d’un tracteur. La maniabilité, la compacité et le faible niveau sonore sont d’autres points à l’actif des modèles électriques. Sans parler de l’absence d’émissions de gaz d’échappement et des opérations fastidieuses d’attelage/dételage du tracteur. L’électricité est très probablement appelée à gagner rapidement du terrain dans la préparation et la distribution des fourrages. Comparée à l’AFS, la mélangeuse parvient à mieux couper l’herbe ensilée et le foin. Les mélangeuses électriques constituent une alternative. Photo : Kurmann

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Sécurité | Prévention des accidents

Proximité dangereuse Avec une épouvantable régularité, pendant l’hiver, de graves accidents surviennent pendant l’affouragement du bétail. Des mélangeuses sont souvent impliquées. Ruedi Hunger Les mélangeuses facilitent le travail et économisent du temps. La réalisation du mélange de fourrage est souvent un travail solitaire. S’il se passe quelque chose à ce moment, personne n’est à proximité pour arrêter la machine et porter secours. Un accident arrive rarement par hasard, il est souvent « provoqué » ! Heureusement, les accidents où une personne tombe dans la mélangeuse sont rares. Pourtant, pour la

personne concernée, c’est une très faible consolation, c’est elle qui aura des blessures graves, au cas où quelqu’un peut rapidement stopper la machine. Si personne n’est à proximité et que la mélangeuse continue à tourner, cela se termine par la mort.

Souvent sous pression L’inattention, la négligence et la course contre la montre sont les causes princi-

pales des accidents. Une chute des soliveaux, d’une hauteur de deux à trois mètres se termine souvent par de lourdes blessures à la tête ou par la mort. Il est également frappant de voir des accidents se produire lors du déstockage de balles rondes, qui se mettent en mouvement parfois longtemps après les avoir reprises. En conséquence, il faut toujours se méfier des tas de balles, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des bâtiments.

Conclusion Les accidents peuvent survenir partout et en tout temps. En ce qui concerne l’affouragement du bétail, toutes les techniques utilisées comportent des risques. La course contre la montre et l’inattention ne sont pas des bonnes conseillères.

Zones dangereuses

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S’il n’est pas possible de procéder différemment, le remplissage de la mélangeuse par le haut ne doit être fait que depuis une plate-forme ou par un trou sécurisé. En outre, la machine doit impérativement être immobilisée.

Des tierces personnes ne doivent pas se trouver dans la zone de manœuvre d’une mélangeuse.

Il faut privilégier un remplissage indirect des mélangeuses à l’aide d’un chargeur, d’un pont roulant ou d’un tapis roulant.

Les balles ou bottes stockées peuvent se mettre en mouvement après le prélèvement et mettre ainsi en danger des personnes.

Technique Agricole

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Prévention des accidents | Sécurité

Accidents en relation avec la technique d’affouragement Déroulement

Déclencheur

Mesures de prévention

Chute du soliveau ou au travers d’un dévaloir

Depuis un soliveau, le fourrage peut facilement et sans grand effort être jeté sur le sol de la grange.

Dès que la hauteur de chute dépasse un mètre, les ouvertures dans le sol, ainsi que les plates-formes et autres soliveaux doivent être munis de barrières.

Chute d’une balle ronde ou d’une pile de balles au stockage

Après qu’on a retiré des balles rondes (ou des bottes), celles qui restent sur le lieu de stockage peuvent se mettre en mouvement à l’improviste.

Lors du prélèvement de balles ou de bottes de silo, foin ou paille empilées ou stockées en hauteur sur une plateforme, personne ne doit se trouver dans la zone dangereuse à proximité du stockage.

Chute à l’intérieur d’une mélangeuse en mouvement

La plupart des mélangeuses actuelles peuvent absorber des balles entières sans sourcilier. Si une personne venait à chuter par un trou ou depuis un soliveau à l’intérieur d’une mélangeuse, elle n’a aucune chance d’en ressortir vivante.

Le remplissage d’une mélangeuse à fourrage en marche par le haut, depuis un soliveau ou un dévaloir est à proscrire absolument. Dans un cas pareil, on peut parler de négligence grave.

Lors du prélèvement du fourrage, il y a souvent des restes qui ne sont pas ramassés, on est vite tenté de compléter le travail de la machine !

Personne ne doit se trouver ni dans la zone de prélèvement ni dans celle de manœuvre de la machine. Si une intervention est nécessaire, procéder à l’arrêt de sécurité et ne rien entreprendre avant l’arrêt complet de la machine.

Lorsque la mélangeuse est remplie au maximum, il est possible que du fourrage déborde et tombe à terre. On peut tout à coup remarquer un corps étranger tourner à l’intérieur.

Repousser le fourrage à l’intérieur d’une mélangeuse à la main ou avec la jambe peut avoir des conséquences fatales. Si on doit « repêcher » un corps étranger ou repousser du fourrage, il faut procéder à un arrêt de sécurité au préalable.

Après la distribution du fourrage, il en reste parfois de petites quantités à l’intérieur de la mélangeuse.

Une vidange complète de la machine doit être possible sans travail manuel. Les restes éventuels de fourrage sont à enlever uniquement après l’arrêt complet de la machine.

Happement par la fraise de prélèvement

Blessures aux mains, aux bras ou jambes

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Portée avant

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Passion | Youngtimer

L’« Autopower-man » et son John Deere « 7810 » Christian Giger, agro-entrepreneur à Sevelen ( SG ), est un fonceur qui aime les grosses machines. Lui et ses dix John Deere « font la paire ». À preuve : seuls quatre de ses engins ont moins de 200 chevaux, mais les dix sont dotés d’une transmission « Autopower » ! Dominik Senn Implantée à Sevelen (SG), l’agro-entreprise des frères Christian, Hans Adam et Erich Giger est active dans la vallée du Rhin saint-galloise, dans le Seeztal à l’est du lac de Walenstadt, dans les Grisons, en principauté du Liechtenstein et dans le Vorarlberg autrichien. Si son nom « LU-Giger » est bref, la liste de ses machines s’allonge. Les Giger sont des « full-liner » : ils proposent une palette complète de travaux, de la préparation du sol pour le semis à la récolte. Et bien plus encore. Siégeant depuis deux ans au comité de la section Saint-Gall, Appenzell et Glaris de l’ASETA, Christian Giger est chargé d’élaborer son programme d’acti-

vités et des réunions des cercles (voir l’actualité des sections, p. 64).

frères en qualité de chef-remplaçant / responsable de l’atelier et chauffeur.

Le père était et reste un « mécano »

« Entreprise agricole full-liner »

L’origine du LU-Giger remonte aux années 1970, quand Hans Giger, le père, éleveur laitier, commença à récolter des céréales avec une moissonneuse-batteuse d’occasion John Deere. Il ensilait aussi du maïs et de l’herbe. « Notre père était et reste un mécano, souligne Christian Giger, et nous a transmis le virus. J’ai fait un apprentissage de paysan et Hans Adam est mécanicien en machines agricoles. C’est une bonne base pour notre entreprise. » Lorsqu’il l’a reprise en 1995, Christian Giger a engagé ses

« Ensuite, on s’est donné à fond », confie Christian Giger. Au départ, les frangins ont beaucoup investi dans un parc complet pour la production fourragère  ; ils possèdent la gamme intégrale de machines pour le travail du sol et la fertilisation ; ils ont acquis un semoir pour semis direct, deux combinaisons de semis, deux machines pour les semis sur bandes fraisées, un semoir à maïs ainsi que deux pulvérisateurs, un automoteur et un porté. Ont suivi la première presse à balles rectangulaires

L’agro-entrepreneur Christian Giger mise entièrement sur l’« Autopower » de John Deere. Photos : Christian Giger et Dominik Senn

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Youngtimer | Passion

Transport de neige vers le Liechtenstein.

Photo d’un attelage : l’agro-entrepreneur « full-liner » Christian Giger au travail.

en 1996, puis des presses à balles rondes. « On a dû engager des chauffeurs temporaires. Nous employons actuellement huit personnes à plein temps et trois à temps partiel », explique Christian Giger. À ce jour, LU-Giger dispose pour les récoltes de deux presses à balles parallélipipédiques et de deux presses-enrubanneuses à balles rondes Krone, d’une enrubanneuse Tanco, d’un broyeur, de huit remorques doseu­ ses, de bennes basculantes, d’une remor­ que poussée, de deux faucheuses Krone ultraperformantes, de trois ensileuses automotrices John Deere avec bec à maïs à rang variable, pick-up, appareil de saisie des récoltes, analyseur d’humidité, de deux moissonneuses-batteuses John Deere et New Holland ainsi que de douze tracteurs : dix John Deere, un Fendt « 936 » et un Deutz D « 4005 ». « Cela fait de nous des agro-entrepreneurs full-liner », résu­me Christian Giger. Nous assurons même le service hivernal pour la commune et des particuliers. Il a ainsi transporté de la neige d’un dépôt jusqu’à une piste de ski de fond à Steg, au Liechtenstein, pour permettre l’organisation d’une compéti­tion internationale.

sion ‹ Autopower › est excellente pour les travaux de fauche avec la combinaison triple, mais aussi pour la presse à balles rectangulaires et les transports. J’apprécie aussi sa grande cabine, les distributeurs à commande mécanique, la puissance du relevage qui remonte sans peine la charrue Lemken six-socs et, naturellement, le couple phénoménal du moteur ; c’est vraiment un ‹  Américain  », s’enthousiasme Christian Giger. Le « 7810 » n’a jamais présenté de signes de surchauffe. Il fait partie des tracteurs de la série « 7010 », fabriquée de 1997 à 2003 à Waterloo dans l’Iowa (USA), de toute évidence pour être utilisée dans des régions chaudes. « Bref, le rapport entre la puissance et le poids à vide de 8400 kilos est très intéressant », ajoute Christian Giger.

C’est bien un « Américain » Le John Deere « 7810 » de 2003 est arrivé sur l’exploitation de Sevelen en 2005 avec 1200 heures au compteur. « La transmis-

Prendre soin des collaborateurs et des machines Christian Giger traite bien ses employés et ses machines. « Ce sont les figures de proue de l’entreprise LU-Giger. Je demande à mes chauffeurs de conduire avec précaution afin de ménager l’environnement et de veiller tant à leur propre sécurité qu’à celle des autres. Les travaux de nuit ne sont effectués qu’en cas d’urgence absolue. Nous veillons attentivement à ce que nos machines travaillent le sol avec

ménagement. Par exemple, tous nos véhicules sont dotés de très grands pneus et de tout l’équipement que l’on peut l’attendre d’un partenaire moderne. » L’entretien méticuleux des machines appartient à cette philosophie : « 95% des travaux de maintenance sont effectués dans notre atelier. Il n’y a que les moteurs et l’électronique auxquels nous ne touchons pas. » Hans Adam effectue des travaux de maintenance préventive, même si les machines n’ont pas encore de « besoins ». Durant la période de garantie, il a fallu réviser la transmission ZF du « 7810 » ; seules des pièces d’usure ont dû être remplacées, malgré les 10 000 heures affichées au compteur. Depuis janvier 2014, LU-Giger produit de l’électricité avec une installation photovoltaïque placée sur le hangar à machines. Avec un millier de panneaux solaires d’une puissance de 260 kWp, elle compte parmi les plus importantes de Sevelen. Le courant est injecté dans le réseau public, ce qui réduit les émissions de CO .  2

Des revendeurs dans toute la Suisse John Deere est la principale marque mondiale de matériels agricoles. Ses machines sont vendues dans plus de 160 pays. L’entreprise a été créée en 1837 par John Deere, forgeron à Grand Detour, dans l’Illinois (USA). Le siège de l’entreprise se trouve actuellement à Moline dans ce même État fédéral. La plus grande usine hors des États-Unis est celle de Mannheim (D). D’autres sites européens se trouvent en Allemagne, à Zweibrücken, Bruchsal, Gummersbach, Stadtlohn (société Kemper), ainsi qu’aux Pays-Bas, à Horst aan de Maas. Robert Aebi Landtechnik AG et son réseau de plus de 100 concessionnaires est importateur général des machines agricoles John Deere pour toute la Suisse et du matériel espaces verts (tondeuses, tracteurs, etc.) pour la Suisse alémanique et le Tessin. Chalut Green Service, à Jussy (GE), avec quelque 60 revendeurs, est importateur des matériels espaces verts pour la Suisse romande.

Belle grille de protection pour ce John Deere arborant le logo de l’entreprise Giger.

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Plate-forme | Exposition

Technique de pointe à Saint-Gall Le salon « Tier & Technik » est devenu au cours des dernières années l’une des manifestations les plus importantes et les plus fréquentées de la branche. Il accueille pour cette 18e édition 480 exposants dont l’ASETA. Roman Engeler

La 18e édition du salon international pour l’élevage d’animaux de rente, la production agricole, les cultures spéciales et la mécanisation a lieu à Saint-Gall du 22 au 25 février 2018. Photo : ldd

Le salon « Tier & Technik » de Saint-Gall est un rendez-vous très attendu des acteurs des secteurs de l’élevage d’animaux de rente, des cultures spéciales et de la mécanisation agricole. Il montre à quel point l’agriculture suisse actuelle est performante. Le machinisme y tient une place centrale, à l’instar des expositions d’animaux. Du 22 au 25 février 2018, 480 exposants présenteront sur le site de l’Olma à SaintGall les machines agricoles et les méthodes de production les plus récentes. Les visiteurs auront l’occasion de découvrir un large éventail d’équipements de ferme et d’étable, de carburants et produits de consommation, de moyens de production, d’informations sur les cultures spéciales, de services pour une agriculture concurrentielle et bien d’autres choses encore. Le salon est aussi un lieu d’échange. De surcroît, des professionnels de l’élevage d’animaux de rente feront part de leurs expériences 58

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lors d’un forum. Ils donneront aussi des informations sur les nouveautés de la production laitière, de la conception des installations et d’autres secteurs.

Exposition « Drones et robots » Les drones ne fascinent pas que par leur capacité de voler. On accorde de plus en plus d’attention à ce qu’ils portent, notamment les caméras hyperspectrales. Dans le futur, ces dernières permettront d’examiner l’intérieur des feuilles afin de connaître l’état de santé des plantes. La numérisation s’étend également au travail du sol : les visiteurs du salon « Tier & Technik » pourront voir de leurs propres yeux un robot autonome effectuer des tâches de désherbage mécanique et de transport.

ASETA présente dans la halle 1.1 L‘Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA) sera doublement présente au salon « Tier & Technik ». Son président Werner

Salzmann, conseiller national, y donnera la conférence « Chances et risques de la numérisation » le jeudi 22 février 2018, lors de l’inauguration. Son stand (1.1.04) situé dans la halle 1.1 proposera un grand nombre d’informations (et un concours) aux visiteurs, par ailleurs invités le même jour à un apéritif à partir de 16 h 30. 

Informations pratiques Le salon « Tier & Technik » sera ouvert du 22 au 25 février tous les jours de 9 à 17 h. Le prix d’entrée est de 15 francs pour une carte journalière pour adultes (carte permanente à 25 francs), 7.50 francs pour une carte journalière pour enfants de 6 à 15 ans, apprentis, étudiants et militaires (carte permanente à 12.50 francs). Des tarifs avantageux sont pratiqués pour les familles ou pour les visites uniquement en soirée. Des offres Railaway à prix réduits sont disponibles sur le site sbb.ch/tiertechnik.


Sections | ASETA

SH

VD

Économiser le courant et baisser les coûts

Drones restés au sol

Bien que le secteur de l’agriculture utilise moins de 2 % de la consommation globale d’électricité en Suisse, des économies peuvent encore être réalisées dans les exploitations.

Les drones dans l’agriculture ont constitué l’un des thèmes abordés lors de l’assemblée générale de la section vaudoise de l’ASETA. Ils n’ont cependant pas pu voler à cause des conditions météorologiques.

Roman Engeler

Roman Engeler

Adrian Hug (à gauche) remplace Hanspeter Neukomm au comité, présidé par Bruno Gnädinger (au centre). Photo : Roman Engeler

Un nombre croissant de sections de l‘Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA) étudient l’électricité et conseillent les membres dans ce domaine. Ainsi, Félix Düring, agriculteur diplômé, installateur-électricien, et ancien président d’une section de l’ASETA, a donné une conférence sur ce thème. Il a expliqué que l’on peut réduire les coûts de courant de deux manières, soit en l’utilisant (autant que possible) pendant les heures à tarif réduit, soit en en consommant moins. Il a encore montré les mesures d’économie les plus efficaces et mentionné l’utilisation toujours plus fréquente de commandes intelligentes et de convertisseurs de fréquence (p. ex. pour les installations de séchage, ventilateurs ou pompes à vide), réglage optimal de la température des groupes frigorifiques et thermiques ainsi que le choix d’éclairages adéquats. Félix Düring a conclu en faisant remarquer que ces efforts ne produisaient pas toujours l’effet désiré, notamment en récupération de la chaleur, et que l’énergie « gagnée » devait ensuite être dépensée judicieusement.

Sur la bonne voie La section elle-même se porte bien et a fourni un surplus de travail en organisant l’assemblée des délégués de l’association faîtière en mars 2017. Cela s’est répercuté de manière positive sur les comptes, bouclés avec un joli bénéfice. Le président Bruno Gnädinger a adressé ses remerciements au comité d’organisation (quasiment celui de la section) sous forme de « smileys ». Hanspeter Neukomm a démissionné du comité après vingt-et-un ans d’activités. Son siège a été repris par Adrian Hug, âgé de 24 ans. Christian Meyer est dorénavant responsable des tests de pulvérisateurs de grandes cultures. Il a transmis son poste de trésorier à Daniel Schilling. 

Le président Jean-Luc Mayor a souhaité la bienvenue à une assistance venue nombreuse au centre cantonal de la protection civile de Gollion pour participer à l’assemblée générale de la section vaudoise de l’ASETA. Parmi les invités se trouvaient le conseiller national Jacques Nicolet, délégué du Parlement fédéral, ainsi que des représentants des sponsors, notamment fenaco, Motorex et Promondis. Ils ont exprimé leurs remerciements pour la collaboration fructueuse, avant de présenter leurs produits et leurs prestations lors de brefs exposés. Les affaires statutaires n’ont donné lieu à aucune discussion. Du fait que les comptes 2017 ont été bouclés avec un bénéfice, la cotisation reste inchangée en 2018. Le nombre de membres a légère­ment diminué, toutefois quelques nouvelles adhésions ont été enregistrées à la suite du salon Swiss Expo. Les personnes responsables des tests de pulvérisateurs et des contrôles de véhicules ont signalé certaines déficiences qu’elles constatent régulièrement. Ainsi, Michel Liaudat, du Service cantonal des automobiles et de la navigation (SAN), a indiqué que 95 % des contrôles statiques faisaient état de véhicules conformes, mais qu’en revanche les attelages présentaient des défauts dans 30 % des contrôles routiers.

Les drones offrent de nouvelles possibilités En seconde partie de la réunion, les entreprises « Altidrone » et « Agrofly » ont présenté leurs concepts quant à l’utilisation de drones dans l’agriculture. Il a fallu renoncer aux démonstrations de vol de ces appareils en raison de la tempête Le président de la section Jean-Luc « David », (ou « Friede- Mayor reçoit des informations de rike » en allemand). Les première main sur la technologie des drones. Photo : Roman Engeler drones peuvent appliquer les produits phytosanitaires de manière plus efficace, durable et avec moins de manipulations, dans les vignobles ou dans des endroits difficilement accessibles autrement. On envisage aussi de les utiliser pour l’arpentage ou l’analyse (aérienne) de la production végétale.  2 2018 Technique Agricole

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ZG

SO

Mélangeuses électriques dans le Chamau Les prescriptions sur la circulation routière ont été abordées à l’AG de la section Zoug de l’ASETA. Une démonstration de machines est prévue le jeudi 1er mars. Heinz Röthlisberger

Tracteurs : les Soleuroises prennent le volant Les Soleuroises sont-elles à l’aise au volant d’un tracteur ? L’AG de la section Soleure a appris que le cours 2017 a fait le plein et que celui de 2018 affiche déjà complet. Dominik Senn

« Les consommateurs veulent une nature totalement protégée, ils aspirent à la durabilité, souhaitent une protection animale exemplaire, le tout sur des fermes idylliques. Et ils ne veulent que des aliments parfaits. » C’est par ces mots que Philipp Freimann a ouvert la 62e assemblée générale de la section Philipp Freimann (à g.) et Beat Zoug de l’ASETA. Quand le Betschart, respectivement président voit les gens dans président et gérant de la section Zoug. Photo : Heinz Röthlisberger les grands magasins cherchant fébrilement les plus beaux et les meilleurs morceaux, il a parfois le sentiment que le consommateur souffre de quelque trouble de la perception et de la raison, a-t-il déclaré aux 80 membres et invités présents. Les comptes légèrement déficitaires présentés par le gérant, Beat Betschart, ont été acceptés à l’unanimité. La cotisation annuelle 2018 reste inchangée. Une intéressante démonstration de machines intitulée « Préparation des rations et affourragement sans tracteur » attend les adhérents le 1er mars dans le Chamau. « Au cours de cette journée, nous présenterons des mélangeuses-distributrices électriques et le nouveau système d’affourragement automatique du domaine du Chamau », a expliqué Willi Gut, du Centre de formation et de vulgarisation du Schluechthof. Il reste en outre des places libres pour le cours de conduite de tracteurs pour dames, le 10 avril au Chamau aussi. Le directeur de l’ASETA, Aldo Rui, a présenté dans son exposé les exigences qui attendent les agriculteurs et leurs véhicules.

En 2017, la section Soleure de l’ASETA a vu diminuer le nombre de participants aux cours de préparation au permis pour tracteur et cyclomoteur. Par contre, il n’y avait plus une place de libre au cours de conduite de tracteur pour dames qui s’est déroulé au centre agricole de l’Ebenrain (BL). Et le prochain cours de base qui aura lieu au Wallierhof, le 8 mai, affiche lui-aussi complet. C’est ce qu’a expliqué à l’assemblée générale le gérant de l’association, Beat Ochsenbein. « Les participantes ont trouvé le cours très bien. Il les a aidées à surmonter leur crainte de commettre des erreurs au volant d’un tracteur », a continué le gérant. Le programme d’activités 2018 accepté par l’assemblée prévoit un cours de formation à la conduite d’élévateurs agricoles, les 19 et 20 mars. Reconnu par la SUVA et l’OACP, il se terminera par un examen. Les 21 et 28 mars a lieu un cours de préparation au permis de tracteur et de cyclomoteur à Büren et au Wallier­ hof. Août sera l’époque des tests de pulvérisateurs à Witterswil, Sissach et à nouveau à Kestenholz. Le comité proposait de maintenir la cotisation à 85 francs pour 2018. L’assemblée l’a approuvé à l’unanimité. En 2017, l’association a perdu 11 membres mais enregistré 9 admissions, ce qui porte le nombre d’adhérents à 495 pour la section. Le comité a été reconduit dans son intégralité par applaudissements et c’est à l’unanimité que le nouveau réviseur, Alban Wyss, a été élu. Le directeur de l’ASETA, Aldo Rui, a attiré l’attention de l’assemblée sur les activités de l’association faîtière, notamment sur son nouveau site internet et sur les procédures de consultation en cours, qui concernent les freins de remorques ainsi que le porteà-faux avant des tracteurs. Il conseille à qui veut s’équiper d’opter pour des remorques à freins pneumatiques à double circuit.

« Ça change d’un canton à l’autre »

Beat Ochsenbein a appelé à étudier le programme d’encouragement pour le post-équipement des pulvérisateurs en dispositif de rinçage interne. Puis les participants sont allés visiter la nouvelle étable de la communauté Murer-Hänggärtner à Recherswil, avec son robot de traite.

La discussion s’est poursuivie entre les participants à l’assemblée au sujet des disparités cantonales sur les prescriptions de sécurité et les exigences en matière d’autorisations et d’immatriculation. Dans le canton de Zoug, un conducteur de moissonneuse-batteuse tractant sa barre de coupe derrière sa machine doit l’équiper d’une protection. Le conducteur concerné n’a jamais entendu parler d’une telle obligation dans un autre canton. Conclusion après l’évocation d’autres exemples de la même eau : si l’ordonnance sur la circulation routière vaut partout en Suisse, l’application de ses dispositions est bel et bien susceptible de varier en fonction des cantons. 60

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Robot de traite à l’œuvre

Christian Murer, caissier de la section Soleure de l’ASETA, a expliqué le fonctionnement du nouveau robot de traite.


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GE Visite d’une collection de tracteurs En prélude à leur 90e assemblée générale, les membres de l’Association genevoise des propriétaires de tracteurs (AGPT) ont eu l’occasion de visiter la collection de machines agricoles de Jean-Jacques Foëx à Confignon. Catherine Schweizer

La 90e assemblée générale de l’Association genevoise des propriétaires de tracteurs (AGPT) était précédée d’une visite passionnante de la halle de Confignon où Jean-Jacques Foëx, assisté de son épouse Monique, expose sa collection de machines incluant 23 tracteurs, 2 chenillards, une moissonneuse-lieuse et différents outils utilisés pour le travail des vignes. Aujourd’hui à la retraite, cet agriculteur diplômé qui a travaillé comme jardinier au CICR pendant 38 ans les a patiemment restaurés lui-même.

Nominations au comité et à la vérification des comptes Lors de la partie statutaire, le président Christophe Berthelet a de nouveau mentionné dans son rapport annuel les interventions menées par le comité auprès des autorités pour qu’elles prennent en compte les particulari- Les membres nouvellement élus au tés des véhicules agri- comité, Aurélien Lacraz (à g.) et coles lors de l’aménage- Thomas Läser entourent Christophe Berthelet, président de l’AGPT. ment des routes, action Photo : Catherine Schweizer par ailleurs saluée par les invités Marc Favre, président d’AgriGenève, Jean-Luc Jaton, collaborateur au Service de prévention des accidents dans l’agriculture (SPAA), et Olivier Kolly, membre du comité de l’association faîtière et président de la commission sectorielle Information. Christophe Berthelet a rappelé que les experts de l’AGPT tenaient désormais à jour la liste des pulvérisateurs à contrôler (56 en 2017) et qu’ils encaissaient eux-mêmes les frais de tests. L’effectif de la section se monte à 251 adhérents. Présentés par le gérant Bertrand Favre, les comptes 2017 clôturés avec un bénéfice de près de 2200 francs ont été approuvés sans opposition. La cotisation, inchangée en 2018, s’élève à 80 francs. Elle devrait toutefois être légèrement augmentée dans un proche avenir. C’est à l’unanimité et sous les applaudissements que Mathias Biery, Maxime Dethurens et Steve Röthlisberger ont été reconduits dans leurs fonctions, que Thomas Läser, de Presinge, et Aurélien Lacraz, de Bardonnex, ont été élus au comité, et que Denis Jotterand, de Meinier, a été nommé vérificateur des comptes, succédant à Laurent Vuillez. 

Point principal agriculture de montagne

1- 4 mars

2018 18 ème Foire suisse de l’agriculture et exploitation forestière Point principal agriculture de montagne Tous les jours de 9–17 h Adultes : CHF 8.–, Jeunes : jusqu’à 16 ans GRATUIT Park-and-ride, Bus no 6 au départ de la gare Grand choix d’exposition avec plus de 190 exposants Exposition d’animaux Tous les jours : Présentation de tracteurs de collection

www.agrimesse.ch 2 2018 Technique Agricole

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Assemblées générales JU/JB Samedi 10 mars 2018, 10 h Restaurant Sur la Mont, Coeuve

FR Mardi 20 février 2018, 9 h 30 Café de la Gare, Vuadens

BS, BL

Mardi 27 mars 2018, 13 h 15 Ebenrain, Sissach

GR Mercredi 21 février 2018, 20 h Restaurant zur alten Brauerei, Thusis

AG

NW Mercredi, 21 février 2018, 20 h Lussi‘s Hofmetzg, Rochushostatt, Oberdorf

Soirée technique argovienne : arrimage du chargement Mardi 20 mars 2018, de 19 h 30 à 22 h Centre agricole de Liebegg, Gränichen

NE Vendredi 23 février 2018, 13 h 15 Gorgier

VS Mardi 27 février 2018, 19 h Cave les fils Maye, Rue des Caves 12, Riddes

OW Jeudi 1er mars 2018, 20 h Restaurant Adler, Kägiswil

Selon la loi sur la circulation routière, le chargement doit être placé de manière à ne mettre personne en danger et à ne pas tomber. Avec les distances longues et les poids de chargement plus lourds, l’agriculture est tenue, comme toute la branche du transport, de respecter cette règle. Lors de la soirée technique argovienne, nous vous donnerons des conseils précieux pour que vous puissiez arrimer facilement et correctement vos marchandises à transporter. Responsable du cours : Hansjörg Furter, Centre agricole de Liebegg.

L’inscription n’est pas nécessaire. Le cours est gratuit. La manifestation est ouverte à tous les intéressés.

Cours de conduite de tracteur pour femmes Jeudi 5 avril 2018 ou vendredi 6 avril, de 9 h à 16 h 15 Centre agricole de Liebegg, Gränichen

TI Lunedi 5 marzo 2018, 19 h 30 Ristorante La Perla, S. Antonino

SZ Jeudi 8 mars 2018, 20 h Märchtstübli ( Markthalle), Rothenthur

AGRO-ENTREPRENEURS SUISSE Vendredi 9 mars 2018, 9 h 30 GVS Agrar, Schaffhouse

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Obtenir des explications complètes sur un tracteur, le manœuvrer avec ou sans remorque, connaître des outils portés comme la pirouette ou l’andaineur à toupies et les atteler au tracteur sans stress ni contrainte de temps. Thèmes abordés : maniement du tracteur, contrôles importants, manœuvres des tracteurs, des remorques et des outils portés en toute sécurité, situations dangereuses à la ferme, perception et maîtrise du terrain et de la route. Ce cours s’adresse aux femmes qui désirent approfondir leurs connaissances pratiques des tracteurs. Le permis de circulation de la voiture ou du tracteur est demandé. Des connaissances préalables ne sont pas nécessaires. Responsable du cours : Hansjörg Furter, Centre agricole de Liebegg. Prix : CHF 110.–, matériel de cours et repas de midi inclus si le mari, le partenaire ou l’ami est un membre de AVLT ; CHF 130.– pour les nonmembres. Inscription : jusqu’au 20 mars 2018 au Centre agricole de Liebegg, 5722 Gränichen, secrétariat, Marianna Kühn, 062 855 86 15, kurse@liebegg.ch


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Tests de pulvérisateurs 2018

La campagne de tests de freins 2018

Du lundi 9 au vendredi 13 avril 2018 Lengnau, Liebegg et Villigen

L’AFETA maintient sa campagne de test de freins pendant l’année 2018. Ces tests sont destinés aux chars et remorques en tout genre, 30 ou 40 km/h, qui tout au long de l’année remplissent leur rôle, dont la maintenance est trop souvent négligée. À l’issue du contrôle, vous disposerez d’un diagnostic précis de vos véhicules, établi par un professionnel agréé Agrotec Suisse. Ces tests ont lieu dans l’atelier agréé le plus proche de votre domicile. La liste des ateliers peut être consultée sur www.agrotecsuisse.ch. Important : les convois doivent être équipés pour les tests de freins de service hydraulique ou pneumatique.

Un test de pulvérisateur valide de moins de quatre ans est demandé pour les contrôles PER. Les tests de de pulvérisateurs de grandes cultures sont organisés par l’AVLT depuis 2012. Le gérant Thomas Voegeli est la personne de référence pour toutes les questions relatives à ces tests. Les détenteurs des pulvérisateurs de grandes cultures testés en 2014 recevront un formulaire d’inscription.

FR Cours de conduite pour agricultrices et jeunes conducteurs

Avantage : l’AFETA prend en charge pour ses membres un montant de 50 francs par essieu sur le prix du test. Pour cela, il vous suffit d’envoyer une copie de la facture à l’adresse suivante : AFETA/FVLT, Robert Zurkinden, Heitiwil 23, 3186 Düdingen Cette offre n’est pas valable pour l’achat de nouveau matériel ou en cas de convocation ultérieure à une expertise.

Samedi 3 mars 2018, de 9 h 00 à 16 h 30 Institut agricole de Grangeneuve, Posieux Vous voulez vous familiariser, parfaire vos connaissances dans la technique et les manœuvres avec tracteurs, avec ou sans remorque, et ceci sans stress ni manque de temps… Pour cela, l’Association fribourgeoise pour l’équipement technique de l’agriculture (AFETA) met sur pied un cours de conduite d’une journée qui s’adresse particulièrement aux agricultrices et jeunes conducteurs de véhicules agricoles avec un permis valable (catégorie : B, C, D, F, G). Prix : CHF 110.– pour les épouses et enfants des membres de l’AFETA et CHF 130.– pour les non-membres. Compris dans le cours : inscription, café-croissant, repas de midi, gilet de sécurité. Inscription : tout de suite et jusqu’au 23 février 2018 à l’adresse suivante : AFETA, Robert Zurkinden, robert.zurkinden@rega-sense.ch, tél. 079 680 16 68

Sur la trace de l’agriculture 4.0 Mercredi 14 mars 2018, présentations à 9 h 00 et à 13 h 30 Ferme de Christoph Rüttimann, Lustorf 3, Düdingen Présentation et démonstration des systèmes de guidage GPS les plus modernes adaptables aux véhicules et tracteurs de toutes marques. La manifestation a lieu par tous les temps et est ouverte à toutes les personnes intéressées.

LU Offre de cours actuelle Examen théorique de cyclomoteur ou de tracteur : les cours de préparation à l’examen théorique du permis de conduire des cyclo­ moteurs ou des tracteurs ont lieu le mercredi après-midi. Tarifs des cours incluant la plate-forme d’apprentissage en ligne (24 cartes de théorie) : CHF 70.– pour les membres et CHF 90.– pour les non-membres. Dates des prochains cours : mercredi 28 février 2018, à Sursee, de 13 h 15 à 17 h 30 ; mercredi 28 mars à Hochdorf, de e 13 h 15 à 17 h 30. Examen théorique de scooter ou de voiture : préparation en ligne pour CHF 29.–. Cours de base de scooter et moto : à Büron et à Sursee, CHF 300.– pour les membres et CHF 320.– pour les non-membres. Dates des prochains cours : cours n˚ 601 : samedis 10 et 17 mars 2018, de 12 à 16 h : Cours 603 : samedis 21 et 28 avril 2018, de 13 à 17 h. Cours de théorie sur le trafic routier : à Sursee, Schüpfheim et Hochdorf : CHF 220.– pour les membres et CHF 240.– pour les nonmembres. Dates des prochains cours : cours n˚ 402 : 4 soirs, les lundis et mercredis : 19, 21, 26, 28 mars 2018, de 19 à 21 h, à Sursee ; cours n˚ 403 : 4 soirs, les mardis et mercredis : 22, 23, 29, 30 mai 2018, de 19 à 21 h, à Sursee. Les cours n’ont lieu que si le nombre de participants est suffisant. Offre combinée pour les scootéristes : plus avantageuse que les prix à l’unité. Apprendre la théorie en ligne/cours de base 1 et 2 (8 leçons)/ cours de théorie sur le trafic routier (4 × 2 leçons) ; CHF 539.– pour les membres, CHF 579.– pour les non-membres. Cours de théorie camion : constitué de 32 leçons réparties par journée sur quatre semaines (un jour de cours par semaine). Le cours est composé de modules et on peut le commencer chaque semaine. Le prochain cours commence le 2 mars 2018 à Lucerne. Informations et inscription : (sous réserve de changements de lieux, de contenus, de prix ou de durée de cours) auto-école de la LVLT, Sennweidstrasse 35, 6276 Hohenrain, tél. 041 467 39 02, fax 041 460 49 01, info@lvlt.ch

Système de guidage vu depuis le poste du conducteur.

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Dates des tests de pulvérisateurs 2018

Mosnang, Oberstufenzentrum Sa 01.09.2018 SG-Winkeln, Kath. Pfarreiheim, Winkeln / StVA 

19.09.2018

12, 13 et 14 mars 2018 : tests de pulvérisateurs avec souffleuses 15 et 16 ainsi que 19 et 22 mars 2018 : tests de pulvérisateurs de grandes cultures

Wittenbach, Oberstufenzentrum Mi 05.09.2018 Rorschach, Aula Schulh. Burghalde / StVA

26.09.2018

Salez, Rheinhof Wangs, Parkhotel / StVA Mels

10. 10.2018

Les détenteurs de pulvérisateurs qui ne recevront pas d’invitation et qui souhaitent faire contrôler leurs appareils sont priés de nous contacter (info@lvlt.ch ou 041 467 39 02).

 SG 

 AR 

 AI 

 GL

Cours et examens théoriques de permis de tracteur 2018 Responsable du cours : Hans Popp, Karrersholz 963, 9323 Steinach 2e jour Lieu de cours 1er jour  + examen après-midimercredi après-midi

Niederbüren, Schulh. Probelokal Me 21.02.2018 SG-Winkeln, Kath. Pfarreiheim, Winkeln / StVA 

21.03.2018

Salez, Rheinhof Wangs, Parkhotel / StVA Mels

28.03.2018

Trogen, Rest. Krone Trogen, Rest. Krone / StVA Trogen

64

Me 07.03.2018

17.10.2018

Neu St. Johann, Klostergebäude Sa 29.09.2018 Kaltbrunn Rest. Löwen / StVA Kaltbrunn

24.10.2018

Widnau, Rest. Rosengarten Me 31.10.2018 Rorschach, Aula Schulh. Burghalde / StVA

28.11.29 18

Niederbüren, Schulh. Probelokal Sa 10.11.2018 SG-Winkeln, Kath. Pfarreiheim, Winkeln / StVA

05.12.2018

Kaltbrunn, Rest. Löwen Me 21.11.2018 Kaltbrunn, Rest. Löwen / StVA Kaltbrunn

12.12.2018

Wangs, Parkhotel Wangs , Parkhotel / StVA Mels

Sa 24.11.2018

 TG

04.04.2018

18.04.2018

Wangs, Parkhotel Wangs, Parkhotel / StVA Mels

09.05.2018

Sa 07.04.2018

Kaltbrunn, Rest. Löwen Me 11.04.2018 Kaltbrunn, Rest. Löwen / StVA Kaltbrunn

16.05.2018

Mosnang, Oberstufenzentrum Me 25.04.2018 SG-Winkeln, Kath. Pfarreiheim, Winkeln / StVA 

23.05.2018

St. Peterzell, Schulhaus Me 02.05.2018 SG-Winkeln, Kath. Pfarreiheim, Winkeln / StVA 

06.06.2018

Salez, Rheinhof Wangs, Parkhotel / StVA Mels

13.06.2018

Sa 26.05.2018

Wittenbach, Oberstufenzentrum Me 30.05.2018 Rorschach, Aula Schulh. Burghalde / StVA

20.06.2018

Widnau, Rest. Rosengarten Sa 16.06.2018 Rorschach, Aula Schulh. Burghalde / StVA

20.06.2018

Niederbüren, Schulh. Probelokal Sa 23.06.2018 SG-Winkeln, Kath. Pfarreiheim, Winkeln / StVA

18.07.2018

Wangs, Parkhotel Wangs, Parkhotel / StVA Mels

22.08.2018

Sa 07.07.2018

Kaltbrunn, Rest. Löwen Me 11.07.2018 Kaltbrunn, Rest. Löwen / StVA Kaltbrunn

29.08.2018

Trogen, Rest.Krone Trogen, Rest. Krone / SVA Trogen

12.09.2018

2 2018

St. Peterzell, Schulhaus Sa 22.09.2018 SG-Winkeln, Kath. Pfarreiheim, Winkeln / StVA

Sa 03.03.2018

Widnau, Rest. Rosengarten Sa 17. 03.2018 Rorschach, Aula Schulh. Burghalde / StVA

Technique Agricole

Sa 15.09.2018

Me 15.08.2018

Tests 2018 de pulvérisateurs de grandes cultures La section Thurgovie effectue les tests sur les sites suivants Lieux Firme Opfershofen Jakob Hofer AG, Hansueli Frick Hüttwilen Stefan Schlatter, Hauptstrasse Frauenfeld Beat Meier, Ifang Unter-Hörstetten Erwin Büchler, Schulstr. 7 Affeltrangen Märla AG Engishofen Oliver Engeli, Lerchenhof Diessenhofen Urban Dörig, St. Katharinental Kradolf Hans Felber, Austrasse Arenenberg BBZ, Landwirtschaftsbetrieb

Dates Me 04.04.2018 Lu 09.04.2018 Je 12.04.2018 Ma 17.04. 2018 Ve 20.04.2018 Je 31.05. 2018 Me 06.06.2018 Lu 11.06.2018 Je 14.06.2018

Sont soumis aux tests tous les appareils, y compris ceux des exploitations bio, contrôlés en 2014 pour la dernière fois et toujours en usage. Inscription : jusqu’au 20 mars 2018 à : VTL\Landtechnik, Markus Koller, Weierhofstr., 9542 Münchwilen, tél. : 071 966 22 43, courriel : info@tvlt.ch

Tests 2018 de pulvérisateurs horticoles et viticoles Du 19 au 29 mars 2018 Sulgen Les appareils soumis au contrôle doivent être techniquement au point. Inscription : jusqu’au 20 mars 2018 à VTL Landtechnik, Geschäftsstelle, info@tvlt.ch, Markus Koller, Weierhofstrasse 9, 9542 Münchwilen


Sections | ASETA

Voyage en Espagne de la section Thurgovie D’Andorre à la Costa Brava du 2 au 11 juin 2018 1er jour Voyage d’aller par le lac Léman, Lyon, Clermont-Ferrant en Auvergne, terre de volcans au cœur du Massif central et nuitée dans la région de Tulle 2e jour Poursuite du voyage vers le sud en passant par la région romantique de Rocamadour et le Canon des Alzou, Toulouse et son usine Airbus ; visite du musée de l’avion, puis arrivée dans la principauté d’Andorre 3e jour Découverte des vallées d’Andorre 4e jour Trajet par Collada de Toses (un col avec des vues époustouflantes) jusqu’à Ribes de Freser, village catalan pittorrsque, halte chez un producteur de mélangeuses distributrices, de citernes à purin et d’épandeurs à fumier, puis arrivée à la Costa Brava. 5e jour Excursion d’un jour facultative 6e jour Excursion à Montserrat et Barcelone. 7e jour Visite d’une exploitation horticole à Lleida 8e jour  Tour d’une journée sur la Costa-Brava avec halte à Tossa de Mar et à Blanes où le magnifique jardin botanique compte plus de 4000 plantes différentes 9e jour Voyage de retour via Perpignan et découverte du Viaduc de Millau, « l’ouvrage de tous les records ». Ce pont à haubans d’une longueur de 2460 mètres franchit le Tarn à une hauteur de 270 mètres 10e jour Retour (des changements de programme sont encore possibles) Prxs par personne en chambre double : CHF 1590.— Supplément pour chambre individuelle : C HF 300.— Prestations incluses dans le prix : voyage en car moderne, péages, 9 nuitées en demi-pension, visites guidées à Andorre, Barcelone, Montserrat, tour sur la Costa Brava, visites d’exploitations, trajet en train à crémaillère à Val de Nuria, pique-nique du neuvième jour (repas de midi) Inscription jusqu’au 24 février 2018 auprès de : VTL\Landtechnik, Markus Koller, Weierhofstr. 9, 9542 Münchwilen, tél. : 071 966 22 43 Merci de vous incrire immédiatement parce que le nombre de places est restreint.

Formation pour le permis G Les jeunes gens doivent suivre des cours de théorie en vue de l’obtention du permis de conduire de catégorie F/G. L’examen réussi donne le droit de conduire sur la voie publique des véhicules à moteur agricoles dont la vitesse maximale est de 30 km/h. Pour plus d’informations, consultez le site www.fahrkurse.ch

AG Lieux et dates de cours : Liebegg, 24.02.2018 et 03.03.2018, à 8 h 30 ; Frick / FiBL, 26.04.2018 et 03.05.2018, à 18 h 30. Contact : Yvonne Vögeli, Strohegg 9, 5103 Wildegg, 062 893 20 41, sektion.ag@agrartechnik.ch (possibilité d’enregistrement à court terme) BL, BS Lieu et dates de cours : Ebenrain, Sissach, 11.04.2018, 13 h 30, 31.10.2018, 13 h 30 ; lieu et dates d’examen : MFP Münchenstein, 21.04.2018, 9 h, 17.11.2018. Contact : Marcel Itin, 076 416 27 13, marcelitin@gmx.ch BE Contact : Peter Gerber, 031 879 17 45, Hardhof 633, 3054 Schüpfen, bvlt@bluewin.ch FR Contact : FVLT, Laurent Guisolan, route de Grangeneuve 31, 1725 Posieux, laurent.guisolan@fr.ch, 026 305 55 58 GR Lieux de cours : Landquart, Ilanz, Thusis, Scuol, Samedan. Contact : Luzia Föhn, 081 322 26 43, 7302 Landquart, foehn@ilnet.ch, www.svlt-gr.ch NE Contact : M. Bernard Tschanz, chemin du Biolet, 2042 Valangin, bernardtschanz@net2000.ch SG, AI, AR, GL Cours 1 : Schwanden (STVA), 10.03.2018, de 13 h 30 à 17 h 15. Cours 2 : Schwanden (STVA), 10.03.2018, de 8 h 15 à 12 h. Contact : Hans Popp, 071 845 12 40, Karrersholz 963, 9323 Steinach, hanspopp@bluewin.ch SH Contact : VLT-SH, Geschäftsstelle, Martin Müller, Haldenhof 286, 8213 Neunkirch, 079 656 74 58, www.vlt-sh.ch SO

 ZG

Lieux et dates de cours : cours préparatoire à Büren, Kreisschule Dorneckberg, 21.03.2018; cours préparatoire à Wallerhof, Riedholz, 28.03.2018 Contact : Beat Ochsenbein, 032 614 44 57, ochsebeis@bluewin.ch SZ, UR Contact : Florian Kälin, Geschäftsstelle VLT Schwyz et Uri, 055 412 68 63, 079 689 81 87, info@glarnernbeef.ch

Tests de pulvérisateurs de grandes cultures Lundi et mardi 26 et 27 mars 2018 Schluechthof Cham LBBZ Tests de pulvérisateurs avec souffleuses en horticulture 3 et 4 avril 2018 Schluechthof Cham LBBZ.

Cours de conduite de tracteur pour femmes 10 avril 2018 à Chamau, Hünenberg Obtenir des informations sur le tracteur, le manoeuvrer avec ou sans remorques, connaître des outils portés comme la pirouette ou l’andaineur à toupie et les atteler Renseignements et inscription : beatbet@bluewin.ch, 041 755 11 10.

TG Lieux et dates de cours : Fritschen, 03.03.2018, 14.03.2018; Alterswilen, 10.03.2018, 21.03.2018; Altnau, 17.03.2018, 28,03.2018; Münchwillen, 18.04.2018, 25.04.2018 Contact : VTL/Landtechnik, Markus Koller, 071 966 22 43, Weierhofstrasse 9, 9542 Münchwilen VD Lieu et date de cours : Oulens-sous-Echallens, mars, juin et octobre 2018 Contact : ASETA-Section vaudoise, Virginie Bugnon, chemin de Bon-Boccard, 1162 Saint-Prex, v.bugnon@bluewin.ch ZG cours préparatoires pour le permis de cat. G: 16.04.2018 et 19.04.2018 Contact : Beat Betschart, 041 755 11 10, beatbet@bluewin.ch ZH Lieu et date de cours : Strickhof, Lindau : 24.02.2018, 09.06.2018, 22.09.2018 et 17.11.2018, de 9 h 30 à 15 h 30 Contact : SVLT ZH, Eschikon 21, 058 105 98 22, Postfach, 8315 Lindau, www.svlt-zh.ch

2 2018 Technique Agricole

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ASETA | Portrait

Pionnier du Jura Christian Heusler, de Lugnez (JU), a le sens de la famille. Ce quadragénaire est aux petits soins pour sa femme Rosine, mathématicienne enseignant à mi-temps, et leurs enfants Romane, Juliet­te, Joachim et Benjamin nés respectivement en 2011, 2013, 2015 et 2017. Il a réaménagé pour eux l’habitation de ses parents en appartement accueillant avec une vaste cuisine, des balcons et des pièces spacieuses, qui doivent simplement encore être crépis. Christian Heusler a également rénové la ferme laitière après l’avoir reprise de son père. Par une suite de circonstances heureuses, il a hérité de l’exploitation de son oncle en 2008 et de celle de son beau-frère en 2014. Le maître agriculteur est aujourd’hui l’heureux propriétaire d’un domaine avec des animaux à l’engrais et un élevage de veaux. Il effectue la mise en place et la récolte des différentes cultures ainsi que le battage et l’ensilage du maïs avec ses propres machines, dont trois tracteurs. Il a construit une grange imposante l’an passé pour pouvoir les abriter. « Depuis quatre ans, nous avons cessé la production de lait. Le temps ainsi gagné a eu un effet positif sur la vie de famille », confie-t-il. Pierreux, marécageux ou argileux, les sols très hétérogènes de son terrain couvrent 67 hectares dont 4 se trouvent en France (Territoire de Belfort) et 7 constituent des pâturages d’estivage. Ce féru de technique agricole s’est affilié à la section Jura  /  Jura bernois de l’ASETA en 1996. « Lorsque le gérant Philippe Chevillat m’a proposé en 2012 de faire partie du comité, je n’ai pas hésité une seconde et j’ai accepté.» En 2017, Christian Heusler a été élu par l’assemblée pour succéder à Pierre Sommer (nommé quant à lui président d’honneur) à la tête de la section. Dès la première année, il a donné le ton de sa présidence en mettant en route, sur la suggestion du membre Fabien Nagel, un projet de GPS pour le « precision farming » en Ajoie, qui est développé conjointement avec la société allemande Vantage Digital GmbH et dont les détails de financement et de participation seront communiqués à l’assemblée générale de mars. La section Jura / Jura bernois de l’ASETA fait figure de pionnière avec cette démarche. « Notre section est en bonne santé financière et fonctionne bien, déclare Christian Heusler. La moyenne d’âge du comité est basse ; nous recrutons activement des nouveaux membres et veillons à ce que le championnat de conduite de tracteur organisé en marge de la Foire de Chaindon serve de vitrine à notre section. »

Propos recueillis par Dominik Senn

66

Technique Agricole

2 2018


Cours | ASETA

Les cours ASETA Lieux des cours de conduite G40

Cours de conduite G40

1260 *Nyon VD 1315 *La Sarraz VD 1510 *Moudon VD 1562 *Corcelles-près-Payerne VD 1630 **Bulle FR 1786 **Sugiez FR 1920 *Martigny VS 1964 *Conthey VS 2208 *Les Hauts-Geneveys NE 2720 *Tramelan BE 2852 *Courtételle JU 3186 Düdingen FR 3250 Lyss BE 3270 Aarberg BE 3421 Lyssach BE 3510 Konolfingen BE 3550 Langnau i. E. BE 3770 Zweisimmen BE 3800 Interlaken BE 3818 Grindelwald BE 3930 Visp VS 4222 Zwingen BL 4415 Lausen BL 4538 Oberbipp BE 4702 Oensingen SO 5040 Schöftland AG 5505 Brunegg AG 6056 Kägiswil OW

Tout titulaire d’un permis de catégorie G qui a participé au cours de conduite G40 est autorisé à conduire des véhicules spéciaux et des tracteurs agricoles à une vitesse de 40 km/h au maximum. Le cours de conduite G40 de l’Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture est reconnu par l’Office fédéral des routes (OFROU) et annoté dans le permis de conduire. Voir le site www.fahrkurse.ch pour davantage d’informations.

6130 Willisau LU 6210 Sursee LU 6276 Hohenrain LU 6430 Schwyz SZ 6472 Erstfeld UR 6702 ***Claro TI 7130 Ilanz GR 7302 Landquart GR 7430 Thusis GR 7524 Zuoz GR 7550 Scuol GR 8180 Bülach ZH 8200 Schaffhausen SH 8315 Lindau ZH 8460 Marthalen ZH 8500 Frauenfeld TG 8836 Biberbrugg SZ 8856 Tuggen SZ 8867 Niederurnen GL 8932 Mettmenstetten ZH 9133 Sitterdorf TG 8625 Gossau ZH 9436 Balgach SG 9465 Salez SG 9602 Bazenheid SG * en français ** en français et en allemand *** en italien

Vidéo sur les cours « G40 » D’autres vidéos de machines et d’équipements agricoles sont disponibles sur le canal YouTube de Technique Agricole.

Formation OACP

Lieu : Riniken AG

Module Date Premiers secours, allemand

sur demande

OTR1 et tachygraphie, allemand

12.02.2018

Assurer la charge, allemand

sur demande

Véhicules et technique, allemand

sur demande

Cours pour caristes Approuvé par la Suva, contrepoids, chariots télescopiques et élévateurs

Lieu et langue

1ère journée

Chavornay VD, français

12.02.2018

13.02.2018

Chavornay VD, français

16.02.2018

17.02.2018

Oberbipp BE, allemand

08.03.2018

09.03.2018

Oberbipp BE, allemand

12.03.2018

13.03.2018

Goldach SG, allemand

17.05.2018

18.05.2018

Oberbipp BE, allemand

25.10.2018

26.10.2018

Oberbipp BE, allemand

29.10.2018

30.10.2018

Rümlang ZH, allemand

sur demande

sur demande

Cours de soudure

De plus amples informations sur les cours sont disponibles sur www.agrartechnik.ch ou www.fahrkurse.ch, au 056 462 32 00 ou par courriel : zs@agrartechnik.ch

2e journée

Lieu : Riniken AG

Type de cours

Date

Soudage manuel à l’arc, allemand

sur demande

Soudage de métal sous gaz de protection, allemand

sur demande

Soudage Wolfram sous gaz de protection, allemand

sur demande

 Impressum 80 e année www.agrartechnik.ch Editeur Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA) Werner Salzmann, président Aldo Rui, directeur Rédaction Tél. : 056 462 32 00 Roman Engeler : roman.engeler@agrartechnik.ch Heinz Röthlisberger : heinz.roethlisberger@agrartechnik.ch Dominik Senn : dominik.senn@agrartechnik.ch Ruedi Hunger : hungerr@bluewin.ch Ruedi Burkhalter : r.burkhalter@agrartechnik.ch Abonnements et changements d’adresse Ausserdorfstrasse 31, 5223 Riniken Tél. : 056 462 32 00, Fax 056 462 32 01 www.agrartechnik.ch

Directeur de la publication Roman Engeler, Case postal, 5223 Riniken (AG) Tél. : 079 207 84 29 roman.engeler@agrartechnik.ch Annonces Stämpfli AG, Dominik Kittelmann Wölflistrasse 1, Case postale, 3001 Berne Tél. : 031 300 63 82, inserate@staempfli.com Alex Reimann, vente d’annonces Tél. : 079 607 46 59, inserate@agrartechnik.ch Tarif des annonces Tarif valable : 2018 Rabais pour la parution simultanée dans Schweizer Landtechnik Production et expédition AVD Goldach AG, Sulzstrasse 10–12, 9403 Goldach (SG) Paraît 11 fois par an

Prix de l’abonnement Suisse : CHF 110.– par an (TVA incluse) Gratuit pour les membres de l’ASETA Étranger : CHF 135.– (TVA exclue) Prochain numéro Thème principal : engrais de ferme Impression Test comparatif d’épandeurs à fumier portés Marché Les pneumatiques et leurs empreintes Plate-forme Invention pour l‘avenir L’édition 03 2018 paraîtra le 15 mars 2018. Dernier jour pour les ordres d’insertion : 2 mars 2018

2 2018 Technique Agricole

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Technique Agricole 02/2018  

Affourragement: Optimisme des constructeurs de mélangeuses, Six mélangeuses-distributrices électriques côte à côte

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