VIE DE FAMILLE le changement, c’est tout le temps !
On est juste toi et moi… (Guillaume Grand)
Ah le silence, la sécurité et le bonheur d’être blottie dans ses bras. Passer des heures dans la salle de bain à se pouponner, faire l’amour 2 ou 3 fois d’affilée, rentrer à pas d’heure et même, se réveiller à 15h du mat’ (n’estce pas Isa ?). Combiner city-trip et « last minute » avec juste un p’tit baluchon (mais oui que 2 valises pour une femme c’est le strict mini-mum ! M’enfin). Charger son planning de sorties, de restos, de cinés, de festivals, marchés de Noël, de villages trucmuches, bref... là où tu peux danser, boire (avec modération) et t’amuser jusqu’aux p’tites heures du matin… MMMMhhh, mais que ça fait du bien ! Si tu es dans cette période : un conseil, savoure-là et rends-toi bien compte que ça ne durera pas ! Un tour de manège, un pipilanguette et 2 barrettes roses plus tard, tu sauras que : « le changement, c’est maintenant » !
Et puis juin (Rose)
Le voilà enfin ! Lui et sa petite frimousse d’amour, ses petites mimines fripées et sa peau si douce… Vous voilà enfin devenus parents, premiers fans de chacun de ses instants ! Et comme le chantait Teri Moïse « Tout a changé le jour où je t’ai donné la vie
Que ce soit l’arrivée de bébé, son passage à la maternelle jusqu’à ce qu’il commence son premier job et parte vivre dans son kot, chaque étape de la vie de famille a ses moments craquants et ses petits bouleversements. C’est parti pour un p’tit tour d’horizon en chanson.
» , et… tu ne crois pas si bien le dire ! À présent, tu penses pour 3, tu gagatises et ton jargon a légèrement été modifié en : pipi, caca, rots, bibis, coliques et toute la clique. Plus besoin d’un réveil matin, car ton tendre chérubin jouera de ses cordes vocales pour t’extirper de ton lit. Tes sorties ont changé de décor : tu les fais à la maison parce que tu te rends compte que bouger, c’est tout déménager et, qu’à minuit : t’as l’impression d’être au bout de ta vie ! Tu te lèves en mode zombie de nombreuses fois par nuit, cherchant désespérément après ta chère « grasse matinée » qui t’as lâchement abandonnée pour de nombreuses années. Tu as la mine épanouie, mais pas vraiment « super finie », car ton deuxième œil a loupé son mascara, le p’tit a fait caca et le temps de le changer, ben… t’es partie comme « ça »! Si tu es dans cette période : rassurestoi, tu vas trouver ton rythme et ta vitesse de croisière familiale. Car oui, vous êtes une famille maintenant ! Et puis, quand viendra le jour où tu prendras sur toi pour laisser ton
bambin chez papy et mamy pour sa première nuit; que tu le déposeras pour son premier jour à la crèche… certes, ton p’tit cœur de parent sera tout chiffonné, mais tu redécouvriras une légère liberté !
Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer l’école
(France Gall)
À la maternelle, sac au dos, il s’envole vers l’apprentissage et, maman, derrière la grille de l’école, verse une larme d’émotion tandis que papa cachera sa joie sous un « dis, tu n’vas pas pleurer pour ça ! ». Quelle joie de le voir découvrir autant de choses quand il rentre, même si la chanson du « petit escargot porte sur son dos… » te donne envie d’offrir un cd de variété à la maîtresse pour éviter tout secouage de pruniers ! Puis, tu constates que finalement, la crèche, c’était le bonheur jusque 18h et que c’est fini de prendre son temps pour aller rechercher le p’tit loup ! Non seulement tu dois te lever (trop) tôt, être à l’heure à l’école ET au boulot, mais en plus, tu dois faire ça en étant de bonne humeur et maquillée des deux yeux cette fois-ci ! Supplier les grands-parents pour qu’ils fassent la garderie (en règle générale, faut pas insister beaucoup) afin qu’on puisse trouver un créneau pour les courses et programmer la soirée. Réussir son organisation entre : les dîners, la prépa des potées, le bain, le bibi, les histoires, la machine à laver (zut je l’ai encore oubliée celle-là !) et le coucher du p’tit amour. On laissera ensuite place à la vaisselle et au rangement des jouets (non, tu n’attendras pas demain pour le faire parce que quand tu auras marché sur un Lego ou un je ne sais quoi de pointu à pieds nus… tu le feras de suite !), avant de pouvoir enfin te lover dans le canapé et regarder la télé quand… « Mammaaaaaaaannnnnnn ? » ! Si tu es dans cette période : ben, je t’invite à lire à la suite parce que ça ne s’arrangera pas tout de suite lol
Et ça continue, encore
et encore, c’est que le début d’accord, d’accord (Francis Cabrel)
« Quelque chose vient de tomber, sur les larmes de ton plancher » oui, ça, c’est le cartable de 15 kg de ton fils alors qu’il n’en pèse que 22 ! Bienvenue en primaire, chères petites lombaires !
Le voilà sur le chemin des grands, on va lire et écrire correctement, compter et… se faire arnaquer ! « Mamaaannnn ? Je peux avoir de l’argent de poche s’il te plaît ? », « Ohhh et puis ce classeur, il est trop beau, je peux l’avoir ? », « Et le foot hein, je peux en faire du foot ? », « Machin lui il a trop de la chance, sa maman elle l’a inscrit au karaté en plus »… Et voilà ce qui résumera tes 6 années de primaires et les suivantes... ne te leurre pas ! Sans compter que les activités, il va les laisser tomber, recommencer une autre puis arrêter de nouveau… bref il va se chercher et toi, tu vas tourner en bourrique ! Fini les après-midi shopping, les moments de couple à deux et les week-ends pénards ! Non, parce que tu les passeras au bord du terrain de foot alors qu’il drache, et avec un peu de chance, ça sera à ton tour de laver les maillots de toute l’équipe ! Mais comme tu es une super maman et que rien n’est assez grand pour ton enfant, tu vas céder, craquer, jusqu’à ce que tu découvres « le chantage » ! Roooh, oui c’est vilain, mais « si tu ne ranges pas ta chambre, maman ne pourra pas t’emmener à la super boum de la jolie Julia, tu comprends ? » (Rire sarcastique). Si tu es dans cette période : tiens bon, l’adolescence arrive ! Garde tes excuses, chantages et autres sous le coude, tu vas en avoir besoin !
J’suis pas bien dans ma tête maman (Louane)
Alors que tu te réjouissais qu’il grandisse un peu, qu’il prenne plus d’indépendance, là… tu vas le regretter ! Le chantage ne marche plus, les fringues coûtent plus chers, l’argent de poche est négocié (et tu te fais encore arnaquer) et en prime : tu le gaves, tu ne comprends rien à la vie parce que lui, il sait tout sur TOUT! (Ben oui, après tout, t’es qui toi pour lui dire de quoi demain sera fait ? Franchement, t’as eu 16 ans avant lui ou quoi ?). C’est aussi le temps des sorties où tu vas devoir aller le rechercher dans « le carré », mais
que tu devras te garer 20 rues plus loin pour ne pas lui "mettre la honte". Le temps du grand chagrin d’amour, celui où tu ne t’es même pas rendue compte que ton bébé est devenu un p'tit homme alors que tu ne lui as pas encore parlé des « roses et des choux » ! Oui bon, on se doute qu’il a appris sans nous, mais, si quand il avait 3 ans, c’était « pourquoiii ?? » à tout bout de champ, là… t’éviterais bien quelques questions embarrassantes quand tu rentres dans sa chambre ! Eh oui, on est au courant que ça n’est pas le fumet du barbecue du voisin qui est arrivé jusqu'à ta chambre un beau matin ! Si tu pouvais éviter de nous prendre pour des c***s… « Ouais j’m’en fous, vivement mes 18 ans que j’me casse d’ici ! » (Charmant n’est-ce pas ? On s’en réjouit déjà). Si tu es dans cette période : c’est sûr, ce n’est pas évident. Les enfants sont ingrats et leurs paroles sont piquantes, parfois même blessantes. Mais n’oublies pas que ce n’est pas contre toi qu’ils se rebellent, mais contre leurs hormones et « le système ». Il arrive toujours à cette époque, même si cela se fait rare, qu’on fasse un gros câlin à sa môman (à condition que personne ne regarde). Garde le cap et prends patience…
J’me tire (Maître Gims)
Et voilà c’est fait, il a pris un kot et débute ses années à l’université (on peut toujours rêver). Sauf qu’il n’avait pas 18 ans comme il me l’avait annoncé, mais bien 20 parce qu’il a voulu, soi-disant, « approfondir » certaines matières (Dju, c’est presque joliment dit ainsi). Oui, mais ta vie a tellement été rythmée par lui (par eux, si tu as eu le cou-rage de remettre le couvert), que ça va te faire tout vide sans lui. La peur de t’ennuyer ? Malheur, mais ne parle pas trop vite ! Tu seras toujours là pour : laver son linge, lui cuisiner ses p’tits plats pour la semaine parce que « tu comprends m’man, ça revient trop cher de s’acheter à bouffer tu vois » (oh oui mon cœur, je comprends qu’avec l’achat indispensable de ton siège baquet avec écouteurs in-
tégrés pour jouer à tes jeux en ligne, tu es fauché). Sans compter qu’il reviendra tous les week-ends, mais qu’au final ta maison ressemblera à un hôtel et toi à un taxi (pour ne pas changer) ! Ohh que tu comprends tes parents maintenant (ouf, ça y est… c’est sûr, on a vieilli dit donc !). Si tu es dans cette période : ne lui dis pas trop qu’il te manque, il serait capable de voir l’opportunité de se faire bichonner tout en mettant des tunes de côté ! Alors pour calmer ses ardeurs illico : rentre de soirée plus tard que lui, coupe le code wifi, planque un autre frigo pour faire croire qu’il n’y a plus rien à becqueter, bouge tes billets de ton sac et ne gardes que la petite monnaie, planque les chargeurs GSM et la télécommande de la télé et… ton petit, à coup sûr, ne deviendra pas TANGUY ! (Meuh oui qu’on l’aime voyons… c’est juste que de l’imaginer ça soulage parfois)
Être une femme libérée, tu sais c’est pas si facile
(Cookie Dingler)
Mais c’est quand même bon d’être « Libérééééé, délivrééé ». On sort à nouveau, on s’octroie du temps pour nous, on fait du shopping sans acheter de chaussettes de foot, on peut passer une heure dans la salle de bain sans que la porte ne s’ouvre 5 fois pour vous demander quelque chose, on retrouve sa vieille copine « grasse mat’ » qui nous avait lâchement abandonnée et on refait le monde sans scrupules avec elle ! On réapprivoise sa vie de couple (enfin, il va falloir lui donner
un sacré coup de boost parce qu’on a plus 20 ans ), on se bichonne, on se pouponne, on reçoit toujours ses amis à la maison, mais si on range demain… on s’en fout et ça nous fait un bien fou !
Je(Céline lui Dion) dirai
« Je lui dirai qu’un jour une autre femme viendra l’aimer et qu’il l’aimera, que j’en mourrai de bonheur et de larmes… » Une fois que notre petit a quitté le nid, le vide s’agrandit, le manque s’intensifie et on constate qu’on a plus trop d’emprises sur sa vie. Le bonheur s’est installé avec lui et à présent, c’est la belle Julia qui veille sur lui. Alors qu’on s’était promis de ne pas être collant comme nos parents, on résistera… (mais pas bien longtemps), histoire de garder un contact ne serait-ce que filaire hebdoma-daire : « Allo, mon chéri ? C’est maman. » Et, comme un koala s’attache à sa branche… on s’accrochera à repenser, le cœur serré, à sa petite bouille et ses petites mimines toutes fripées, qu’il y a quelques années de cela, on tenait encore dans nos bras ! Mais c’est, le sourire aux lèvres, l’émotion dans la voix et les larmes au bord des yeux, qu’on pourra être fière et comblée d’avoir fait en sorte que son petit puisse voler !
Ah la famille… il n’y a que ça de vrai ! Marielle Botty - Stratag'M