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NUMÉRø   DIX

AVRIL.  >  JUIN. 2014 musiques actuelles & arts numériques


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Attention perle(s) rare(s) ! Au cas où vous ne seriez pas au courant, le magazine Stereolux que vous tenez entre vos mains est le 10e numéro d’une série inaugurée en octobre 2011. Pour célébrer cet anniversaire, pas de couverture spéciale et encore moins de photos chocs. Cependant l’habit ne faisant pas le moine, vous trouverez dans ce magazine plus d’un trésor. Pour l’annonce des événements à ne pas manquer suivez le guide ! Voyagez avec Cøpen’Art au cœur de la scène artistique de Copenhague (page 7). Le festival Indigènes vous entraînera pendant 6 jours au plus près de la musique indie d’aujourd’hui (page 10). La création numérique ne sera pas en reste avec la performance très attendue de la Cie new-yorkaise Temporary Distortion ou l’exposition estivale L'œil du Cyclope mettant à l’honneur la bande dessinée numérique (page 24). D’autres belles surprises sont à découvrir dans ce magazine mais rassurez-vous : Stereolux n’attendra pas la sortie du 50e numéro pour se surpasser !

La fée de San !

© Gregg Bréhin

V

ous ne croyez pas aux contes de fées ? Vous avez tort. Le 26 février dernier, une fée était bien à Stereolux. C’était une belle amazone à la crinière dorée nous venant de Londres. Elle se nomme Ebony Bones et, d’un coup de baguette magique, elle a ouvert les portes du bal à un musicien angevin. Alors qu’il débutait la soirée au sein de San Carol, STW, guitariste discret (officiant également avec Eagles Gift et Future Dust), s’est fait débaucher après son concert afin d’accompagner les Anglais sur la fin de leur tournée française (en remplacement au pied levé de leur guitariste habituel, mobilisé sur d’autres fronts). Deux jours pour emmagasiner les riffs épileptiques de quatorze morceaux avant d’enchaîner quelques dates, dont une soirée au Chabada, sans doute mémorable pour la jeune recrue. STW n’y a pas laissé de basket en repartant et personne ne sait s’ils se marièrent ni s’ils eurent beaucoup d’enfants.

Human beatbox, tu contest ? près Lyon l’an dernier, Nantes accueillera à Stereolux le jeudi 1er juin le 8ème championnat de France de human beatbox. L’art d’imiter avec sa bouche les sons de percussions, scratchs et autre boite à rythme est désormais bien implanté en France, notamment grâce à des initiatives comme le battle T.K.O du festival HIP Opsession, rendez-vous organisé par l’asso Pick Up Production et le collectif Beatbox France. C’est tout naturellement que ces deux structures se sont retrouvées pour l’organisation de cet événement qui accueillera de 60 à 80 participants pendant plus de six heures de compétition. Les champions des diverses catégories (solo homme/femme, équipe) seront qualifiés pour le championnat du monde organisé à Berlin. Comme souvent, c’est sans doute au détour de chorales beatbox improvisées dans un couloir que les spectateurs vivront les moments les plus forts. Au rythme de l’imprévu.

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© David Gallard

A


MYO, LE BRACELET DE CONTRÔLE GESTUEL DÉBARQUE A STEREOLUX ! A

près la Kinect et la Leap Motion, la dernière née des interfaces gestuelles analyse l’activité électrique des muscles pour interpréter les mouvements de la main, des doigts et du bras.Quelles applications pour les arts numériques

et la scène  ? Le laboratoire Arts & Technologies de Stereolux teste le Myo dans sa version béta en partenariat avec Polytech Nantes. Contrôler des lumières en dansant, moduler un son d’un mouvement de la main ou encore déclencher une machine à fumer, tout sera testé ! Résultats à découvrir le 11 juin (voir la prog du labo).

Hip-hop vs reggae, l’union fait la force

Eotone L

es fans de comics sont familiers du concept de crossover, réunion de deux univers distincts l’espace d’un numéro spécial, quand bien même les maisons d’édition des héros seraient différentes. À défaut d’un Batman vs Spider-Man, c’est une soirée 100% bass culture réunissant le meilleur du reggae et du hip-hop que les associations Getup ! et Pickup proposeront le samedi 5 avril à Stereolux. Baptisée Street & Yards, l’événement accueillera plus de 15 artistes et marque la première collaboration entre ces deux structures -la première défend la culture reggae et organise des concerts depuis 2008, la seconde active depuis 1999 porte notamment le festival HIP OPsession. Les deux salles de Stereolux seront dédiées à l’évènement : la salle maxi verra défiler MC’s et chanteurs (dont les hollandais géniaux de Dope D.O.D.) tandis que la salle micro accueillera les groupes lives. La présence de la légende jamaïcaine Horace Andy achève de rendre ce rendez-vous inédit incontournable. Drop the bass !

D

avid Letellier (Fr) & Herman Kolgne(CAN) Installation  / Sculpture sonore et cinétique Réunissant les quatre métropoles de Québec, Montréal, Rennes et Nantes, ce projet de coopération (France-Québec) est le fruit d’une coproduction inédite entre quatre structures de ces territoires. Le Mois Multi, Elektra, l’association Electroni-k et Sterolux ont proposé à deux artistes de concevoir un projet artistique reliant ces villes. Travail sur le thème du vent, les données récupérées en temps réel (force et direction) sont restituées, en mouvement et en son, sur quatre pavillons, créant ainsi une symphonie combinatoire. Ce travail, impliquant fortement le laboratoire Arts & Technologies de Stereolux, a également fait l’objet d’un partenariat avec l’université de Nantes (IUT de Carquefou) qui a réalisé la conception technique et la fabrication de l’œuvre.Sa présentation inaugurale doit s’effectuer à l’occasion de la Biennale d’Arts Numériques de Montréal, fin mai 2014. Prochaine étape à Scopitone (16 au 21 septembre prochain), avant le festival Maintenant à Rennes en octobre et le Mois Multi en février 2015.

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CARTE BLANCHE Rubin Steiner

3 au Temps Machine. © Karl Leguillon.  Black Bamboule (JB Pneu + Jérémie The Dictaphone) le 5/11/201

Profitant qu’il est nvité à Stereolux le 26 avril prochain à l’occasion de la soirée consacrée au label Platinum ( cf. page 10 ), nous avons proposé une carte blanche à l’artiste Rubin Steiner, un homme très occupé qui se pose beaucoup de questions. On m’a demandé d’écrire un truc sur le fait que je suis musicien et (aussi) programmateur d’une salle de concerts – Le Temps Machine, à Joué-lès-Tours. J’ai commencé par écrire des considérations trop générales, et surtout trop longues, sur la culture et puis... et puis je me suis posé beaucoup trop de questions, comme souvent. Y a-t-il d’autres musiciens (en activité) programmateurs de salles de concerts en France ? (aucune idée). Est-ce que musicien et programmateur ce sont des jobs simples ? (non). Est-ce que je reçois beaucoup de bons disques ? (non). Est-ce que l’argent public doit servir à payer l’art non rentable ? (oui !) Est-ce que les cachets de certains groupes sont trop élevés ? (oui). Est-ce que je préfère faire de la musique ? (oui). Est-ce que c’est un boulot de fonctionnaire que d’être programmateur ? (non, et ça ne doit jamais le devenir). Est-ce que je ferai ça encore longtemps ? (non). Est-ce qu’aller voir un groupe qu’on ne connaît pas c’est normal ? (oui). Est-ce que Less Playboy Is More Cowboy, Sonic Protest, Villette Sonique, Musiques Volantes, Teriaki, Mo-Fo et Soy sont mes festivals préférés ? (oui). Est-ce qu’on peut remplir facilement le temps qu’il nous reste après le boulot et avant le dodo par autre chose que ce qu’on nous matraque à la radio et à la télé ? (oui). Est-ce qu’on peut vivre sans télé ? (oui). Est-ce que je pourrais arrêter d’être programmateur demain pour avoir plus de temps pour faire de la musique ? (oui). Est-ce que Nisennenmondai, 10LEC6, Meridian Brothers, Orchestra Of Spheres, Felix Kubin, Chausse Trappe, The Dictaphone, Guess What, Atom TM, Black Bamboule, Beak, Ricky Hollywood, Powerdove, Kim, The Chap, Wilfried, Tapetronic, Thee Satisfaction, Prinzhorn Dance School, Anika, Gala Drop, David Grubbs, The Oscillation, Spectrum, Paris Suit Yourself, Gablé, Zombie Zombie (et beaucoup d’autres) sont des groupes que je suis fier d’avoir programmés au Temps Machine ? Oui. Elitisme pour tous ? Oui. Niche ? Non. On n’est pas des chiens.

Rubin Steiner

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Performance / Temporary Distortion 16 & 17 avril – Salle Maxi

Les 16 et 17 avril, la performance My Voice Has An Echo In It démontrera qu’en termes de plaisir, la durée compte. Beaucoup. /

Basée à New York, la compagnie Temporary Distortion propose, avec My Voice Has An Echo In It, une performance ambitieuse : pendant six heures, quatre musiciens joueront dans un espace clos, une sorte de couloir cerné de miroirs sans tain via lesquels le public pourra les voir, casques sur les oreilles pour découvrir leurs morceaux. Kenneth Collins, créateur de l’installation, nous éclaire sur ce pari fou.

Alexandre Hervaud

Parlez-nous du processus créatif derrière la performance, qu’est-ce qui est venu en premier : sa durée, le rapport indirect avec le public... ? Lors des premières performances de Temporary Distortion à New York en 2002, on jouait devant très peu de spectateurs, quarante maximum à la fois. C’était à cause de la taille des lieux, mais aussi parce que personne ne nous connaissait ! Quand on a commencé à gagner en notoriété, on a eu l’opportunité de jouer devant plus de gens. Le souci, dans ces lieux plus grands, c’est la perte de cette proximité avec l’audience, fondamentale pour nous. My Voice Has An Echo In It tente de résoudre ce problème en s’adressant à un public nombreux, mais limité à vingt-quatre personnes en simultané. Chaque spectateur peut bénéficier de cette intimité grâce à la durée de la performance. Plus on allonge le temps, plus on peut réduire l’espace. Si on joue assez longtemps, chaque spectateur doit pouvoir ressentir notre travail de près. Et grâce aux miroirs sans tain, le public pourra nous regarder sans que nous puissions le voir en retour, ou l’inverse selon l’éclairage. Vous n’avez pas conçu la performance pour qu’elle soit suivie de A à Z par le public, mais pour qu’il puisse aller et venir comme bon lui semble... Effectivement, ce n’est pas conçu pour être vécu comme une sorte d’œuvre marathon pour le spectateur, qui est invité à laisser sa place pour que tout le monde en profite. C’est une forme d’autonomie qu’on donne au spectateur, qui choisit comment profiter de la performance, aussi bien pour lui que pour les autres spectateurs.

La toute première fois que vous avez joué six heures d’affilée, c’était lors de la première près de New York ; vous ne l’aviez jamais expérimenté pendant les répétitions ? Tout à fait, c’était notre première expérience de ce genre, et on est tous tombés d’accord : ça passe bien plus vite qu’on ne l’imaginait ! Vous avez cherché à connaître les réactions du public après les premières représentations de la performance ? Pour la toute première, qui tenait plus de la répétition ouverte au public, on n’avait pas encore construit l’installation physique autour de nous. Même si les spectateurs nous écoutaient au casque, on était ensemble, dans la même pièce, ce qui nous a permis d’observer leurs réactions. Beaucoup sont restés bien plus longtemps qu’on ne l’imaginait. On aime bien savoir l’effet que produit notre travail sur les gens, mais on ne cherche pas du tout à l’imposer. C’est à eux d’y trouver ce qu’ils veulent.

Composition architecturale

John Sully est le compositeur résident de la compagnie Temporary Distortion. Cet artiste multimédia nous éclaire sur ses influences pour l’installation. Les variations de Brahms ne sont jamais très loin, tout comme les albums-concepts de Pink Floyd (Wish You Were Here, Animals, The Wall). Tout ce qui vient de David Lynch, pareil, sans oublier la musique avec un côté sombre comme les Doors, le Velvet Underground, Nick Cave, les Stooges, PJ Harvey. Mais on ne peut pas vraiment dire qu’ils aient influencé la musique de la performance. Pour My Voice Has An Echo In It, il y a plusieurs motifs récurrents, parfois joués très vite et déformés, ou au contraire plutôt lents et délicats. La composition a été faite d’un point de vue architectural, en imaginant la façon dont je voulais structurer six heures de son. Cette installation est une commande de EMPAC / Experimental Media and Performing Arts Center, Rensselaer Polytechnic Institute, Troy, NY. Composer Commission awarded du New York State Council on the Arts. Soutien additionnel du New York State Council on the Arts avec le soutien du Governor Andrew Cuomo and the New York State Legislature. Résidence rendue possible grâce au Watermill Center.

Performance / Temporary Distortion 16 avril (de 18h > 00h) & 17 avril (de 16h > 22h) – Salle Maxi + marathon musicale de Laurent Allinger dans le hall

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A bien des égards, la scène musicale de Copenhague ne diffère pas tant que ça de celles des autres capitales européennes. Comme ailleurs, on y trouve un mouvement underground prospère qui accompagne les groupes de leurs débuts dans des clubs sordides à leurs premiers pas sur de grandes scènes ; un public très actif de mélomanes et une variété de salles de concerts de tailles diverses, capables d’accueillir n’importe quel type de groupe. Et c’est ici qu’a lieu chaque année l’un des plus grands festivals rock du continent, le Roskilde Festival.

Concerts / CøPEN'ART 17, 18 & 19 avril – Salle Micro Le 17, 18, et 19 avril, Stereolux accueille les soirées CøPEN'ART. Pour en savoir plus sur la scène bouillonnante de la capitale danoise, on a demandé à Simon Rune Knudsen, journaliste danois de 23 ans basé à Copenhague, de jouer les guides.

Au-delà de ces points communs, Copenhague a tout de même des spécificités qui lui permettent de sortir du lot. Pendant des années, la ville était plus reconnue pour sa scène jazz — notamment grâce au Copenhagen Jazz Festival — et ce n’est que depuis peu que les groupes rock, pop et electro du cru ont dépassé les frontières scandinaves pour s’immiscer dans les programmations européennes, avec des formations comme The Raveonettes, Oh Land ou Trentemøller. Des centaines de nouveaux groupes excitants se sont formés dans leur sillon et, comme il est difficile de mettre une étiquette sur les tendances musicales d’une ville entière sans donner d’exemples précis, commençons avec la nouvelle vague du punk danois.

�� Fuck you >> à la danoise Décrit un peu partout par l’expression “the new Danish way of fuck you”, plusieurs groupes punk et noise de Copenhague ont attiré l’attention de médias internationaux ces trois dernières années. Citons le punk sombre et explosif de Iceage, Lower, Lust for Youth ou encore Vår, des groupes suivant un code de conduite résolument hardcore. Toute cette vague punk a déferlé depuis l’une des plus petites salles de Copenhague, Mayhem, située dans un vieil entrepôt abandonné aux murs noirs parsemés de graffitis. L’autre genre qui n’a pas tardé à prendre son envol à Copenhague, c’est le psyché [ça tombe bien, on en parle aussi pages 8 et 9, N.D.L.R.]. Des salles comme le Loppen (situé dans le quartier libertaire et autogéré de Christiana), le Drone (un bar sombre et enfumé qui transpire la rock attitude) ou le Stengade 30 (une salle qui a vu défiler à peu près tout l’underground du coin de ces quatre dernières décennies) sont les terres d’accueil du florissant mouvement néo-psyché de Copenhague. Des groupes plus tout jeunes comme Baby Woodrose et Spids Nøgenhat — ce dernier tire son nom d’un des plus puissants champignons hallucinogènes, trouvé au Danemark — continuent de tourner, tandis que des groupes plus récents comme The Wands, De Underjordiske et Telstar Sound Drone constituent la nouvelle garde prête à en découdre. La plupart de ces formations dégagent comme une impression de morosité ; certains y verront le signe distinctif des Scandinaves, d’ordinaire plutôt réservés (et parfaitement heureux comme ça) si on les compare aux habitants des pays du sud de l’Europe. Cette caractéristique se retrouve également dans les scènes locales postpunk et electro, à l’image du bien nommé groupe post-punk Shiny Darkly, ou encore des Get Your Gun et autres The Woken Trees. Tous semblent s’inspirer des aspects les plus austères de la vie à Copenhague, avec leurs ambiances froides et gothiques qui collent si bien aux rues de la capitale.

Copenhague, ni tout blanc, ni tout noir

Tout n'est pas si noir A l’opposé de ce spectre plutôt sombre, une pelletée de groupes pop et electrorock réchauffent l’ambiance. Des groupes comme Reptile Youth, WhoMadeWho ou Broke sont désormais connus pour leurs performances live déchaînées et leurs morceaux reflètent la part plus lumineuse de la scène locale, aux sonorités rythmées et qui remplit les plus grandes salles comme le Pumpehuset, le Bremen ou encore le Vega. Impossible de ne pas dénicher à Copenhague de proposition(s) musicale(s) live à son goût, quel que soit le soir de la semaine. Avec moins d’un million d’habitants intra-muros, la ville est relativement petite en comparaison d’autres capitales, ce qui a des conséquences dans le milieu underground : tout le monde se connaît et travaille ensemble. Unie de la sorte, cette scène musicale encourage les mélanges et expérimentations au-delà des genres musicaux. Et il se pourrait bien que cette synergie soit ce qui permet à Copenhague de se différencier de ses homologues du reste de l’Europe. Soirée Cøpen'art – le 17, 18 & 19 avril — Salle Micro WhoMadeWho / Sekuoia / Sune Peterson & Jakob Shmid / The Wands / Shiny Darkly / Oracle O. / Darkness Falls / Rangleklods / Linkoban.

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DOSSIER

© Gregg Bréhin

De Brian Jonestown Massacre à Birth of Joy en passant par les Nantais de Marginals et de COSMONAUTS, le psyché se portera bien à Stereolux ce trimestre. Retour sur un genre qui fleure bon l’acide et le cool. / Basile Farkas

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DOSSIER

Tels des champignons dans un sous-bois, les festivals psychédéliques pullulent dans nos bourgades. Paris en compte au moins deux avec le récent International Festival of Psychedelic Music et l’excellent City Sounds. Et tandis qu’au Texas, Austin accueille l’impressionnant Psych Fest des Black Angels depuis 2008, celui-ci a connu l’an dernier sa première déclinaison à Angers avec le réjouissant Levitation. D’autres tentatives du même genre ont eu, ou auront lieu, à Liverpool, Berlin, Eindhoven, Tokyo ou même à Yverdon en Suisse et dans le Mecklembourg. La liste n’étant pas exhaustive et les organisateurs desdits festivals d’ailleurs pas (encore ?) décidés à se faire la guerre. Sans doute un vieux reste d’esprit hippie. Clairement, le psychédélisme est de retour. Le paysage aujourd’hui est kaléidoscopique, car composé d’un nombre incommensurable de groupes qui assument ou revendiquent l’étiquette “psyché”, mais dans une variété de styles démentielle. Un bref flash back, acide mais historique, s’impose. Au mitan des années 1960, tous les ingrédients sont réunis pour que le monde occidental connaisse une révolution contre-culturelle sans précédent. A ce point précis, disons 1967, tout se coordonne pour que le monde accède à un nouvel état de conscience. “Révélateur de l’âme”, voilà ce que signifie le mot “psychédélique”, inventé un peu plus tôt, en 1956, par Humphry Osmond, un psychiatre anglais qui savait créer des mots à partir du grec et qui surtout aimait mener des expérimentations avec les drogues hallucinogènes — au nom de la science évidemment. En découle une sorte de big bang miraculeux où le monde est passé d’un coup à la couleur grâce à divers acteurs : groupes (à San Francisco, Los Angeles ou Londres), écrivains, laboratoires pharmaceutiques, artistes, créateurs de mode et d’instruments de musique (on a tout à fait le droit d’accorder une importance historique aux t-shirts tie dye, mais ne sous-estimons jamais le rôle de la pédale wah wah, de la fuzz, du Mellotron ou de l’orgue Hammond). La suite est connue : libération des mœurs, de l’esprit et des coupes de cheveux, autorisation du port de la sandale et surtout publication de disques merveilleux de Jimi Hendrix, Jefferson Airplane, Beatles, Pretty Things, Tomorrow, Pink Floyd, Love, Byrds, Donovan, Cream, Rolling Stones et des centaines d’autres. A la fin des sixties néanmoins le mouvement s’arrête et l’utopie psychédélique part en sucette. Au même titre que le cerveau de Syd Barrett.

Un vaste fourre-tout Aujourd’hui ? Il est au moins autant de groupes psyché en 2014 que de formations grunge en 1993 ou britpop en 1995. L’étiquette est cool, classieuse, elle procure à peu de frais une aura mystérieuse. Elle est pourtant légitime et sans doute moins volatile que les termes “electroclash”, “dubstep” ou “nu metal”. Interrogé sur ladite appellation, James Bagshaw, chanteur-guitariste des excellents Temples, a une réponse maligne à fournir : le terme “psychédélique” lui convient « d’autant plus facilement qu’il regroupe tout un tas de choses, des groupes électroniques, des trucs sixties à guitares. Il n’y a aucune norme ». Vrai. Que trouve-t-on aujourd’hui dans ce

vaste fourre-tout ? Le terreau d’influences est incroyablement riche : krautrock, shoegaze, garage, folk, heavy rock seventies, sunshine pop, etc. On recense donc des groupes barbus à la force de frappe certaine, comme les Anglais hypnotiques d’Hookworms, mais aussi un jeune baladin hollandais dont la musique est délicate comme une porcelaine ancienne (merveilleux Jacco Gardner). Beaucoup ont pleinement saisi les possibilités de l’électronique (Moon Duo et ses rythmes motorik, Jagwar Ma et son trip Madchester halluciné) quand d’autres continuent d’utiliser un équipement antique (les Black Angels par exemple, sans doute les plus gros bosseurs au sein de cette bande de chevelus). On peut trouver ici des génies qui enregistrent en solitaires des chefs-d’œuvre introspectifs (bonjour Kevin Parker de Tame Impala), des Canadiens qui ressuscitent le sitar (Elephant Stone), des héritiers cosmiques de Pink Floyd (The Oscillation), des membres du fan club de Jesus And Mary Chain (Crocodiles, ou les têtes de nœud islandaises de Singapore Sling), des jeunes gens qui auraient sans doute adoré vivre dans les sixties (Foxygen) ; des chansons de trois minutes, d’autres qui s’obstinent sur les deux mêmes accords une demi-heure durant. Plus besoin de venir du quartier mythique de Haight Ashbury à Frisco pour être crédible. Des Chiliens (The Holydrug Couple), des Japonais (les vétérans fous d’Acid Mothers Temple) et même des Français (Wall Of Death, Orval Carlos Sibelius, ou la faramineuse Melody’s Echo Chamber) se sont fait leur place au sein de cette scène protéiforme.

Débrouillardise & autarcie Comment tout cela est-il reparti ? Quelques pionniers étaient là dès les années 80 : en Angleterre, Ride et toute la smala shoegaze, Jesus And Mary Chain ou Spacemen 3 (duquel naîtra le non moins brillant Spiritualized). Aux Etats-Unis, Anton Newcombe, le grand architecte des Brian Jonestown Massacre trace sa route depuis vingt ans. Coup de chance, ses fulgurances créatives sont aussi fréquentes que ses moments de folie. Beaucoup de ses compatriotes ont ensuite fait de même : les sympathiques Dandy Warhols, les Warlocks dans le rôle des losers magnifiques, Black Rebel Motorcycle Club, Asteroid #4, Quarter After... Dans le lot, peu ont fait fortune, beaucoup ont même des jobs alimentaires pour survivre. La débrouillardise pour temps de crise a succédé à l’idéal beatnik. Dans leur coin, les groupes psychédéliques nouveaux prônent l’autarcie, et ce faisant disposent d’une incroyable liberté. Tout est permis dès lors : monter son propre label, son studio d’enregistrement, organiser son festival ou réaliser ses propres affiches (les posters sérigraphiés sont redevenus un art en soi). Avant l’implosion de l’industrie du disque, le mouvement psychédélique a fait sien la vieille antienne punk et indie : do it yourself (encore faut-il le faire bien, mais c’est une autre histoire). En tout cas, c’est le retour des micro-labels et des artistes à la productivité exacerbée (Ty Segall sort un album tous les six mois, tout comme les francstireurs de Thee Oh Sees). Comme à chaque fois, le filtre du temps fera son tri. Non, tous les groupes de l’internationale psyché ne sont pas des surdoués. Oui, il règne même parfois une certaine monotonie, dans les mélodies (que celui qui sifflote du Dead Meadow sous la douche nous jette la première pierre) ou le choix des noms (clairement les gars, il faudrait arrêter de s’appeler “Black quelque chose” ou “Death trucmuche” à chaque fois). Ces arguties importent peu. C’est dans cette petite niche de liberté que le rock a su maintenir allumée cette petite flamme si précieuse : l’excitation. C’est déjà pas mal.

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Indigènes rebat les cartes Du 22 au 26 mai, le festival Indigènes revient avec une deuxième édition qui démontrera que non, les AngloSaxons n’ont pas le monopole de l’indie rock. Avant-goût des festivités via un tour du monde imaginaire en trois destinations. / Alexandre Hervaud

Festival Indigènes du 22 au 26 mai Salle Maxi & Micro Cat Power / Jagwar Ma / Brian Jonestone Massacre / The Ex / Har Mar Superstar / François & the Atlas Mountain / Rodrigo Amarante / The K / Follakzoïd…

Concerts, expositions, conférence / Festival Indigènes du 22 au 26 mai – Salle Maxi & Micro

� Hola amigo ! Traíner à Santiago m’a rappelé mes cours d’espagnol, tout mon vocabulaire me revient, c’est loco. Mais j’ai aussi appris de nouveaux mots comme marraqueta (du pain sans graisse), chicha (une boisson des Andes fermentée) ou encore FÖllakzoid (groupe de rock cosmique et psyché à te retourner la tête en live). Eux, j’ai pas trop compris leur nom, mais niveau son, t’inquiète, pas de problèmes de traduction.

Coucou ! Je traíne à Rio où j’ai per mon passeport, bu trop de cachaç du et croisé un chaman chelou, mais a tud bem, j’ai découvert une gloire loca o le : le barbu génial et polyglotte Rodrigo Amarante. Ici, ça reste une sta r absolue avec son ex-groupe Los Hermanos. Maintenant, il fait de la folk, un truc hypnotique. D’ailleu je ne sais plus où je suis, là. Adie rs, u.

n passeport, Youpi, j’ai retrouvé mo débarquer pour ça m’a bien arrangé e du coin, c’est un qu cla La e. nn bo Lis à énervés, PAUS, groupe de quatre potes . Avec leurs ale de la pop expé tropic e, ils ont déjà èn deux batteurs sur sc de Caribou e rti pa e ièr em pr joué en parie que Thom et de Radiohead, et je er derrière ss Yorke a eu du mal à pa est fini, p tri n mo t, es y Ça x. eu On se voit O. K.u pe je rentre un ous. Bis à Stereolux fin mai ?


GoSound e 2  round

Concerts / Gosound #2 Samedi 12 avril – SALLE Micro

Hervaud

En 2012, Stereolux tentait une expérience : confier la programmation d’une soirée à ses adhérents. A eux de travailler ensemble pendant plusieurs mois pour dénicher les groupes et organiser un plateau comme des professionnels. Le concept est de retour ce trimestre avec une soirée chargée : Nasser, Bot’Ox, Thylacine et Scarlet. Céline Barrett, adhérente de 28 ans un peu touche-à-tout, nous en dit plus.

Avais-tu participé à la première aventure GoSound, il y a deux ans ? Seulement en tant que spectatrice car je n’avais pas beaucoup de temps à l’époque. Les adhérents organisateurs me disaient que c’était une expérience vraiment intéressante, et les voir courir partout, bien occupés à tout organiser, ça m’a donné envie ! Cette deuxième session s’étant fait un peu attendre, à quel rythme peut-on espérer retrouver ces soirées GoSound ? Il n’y en a pas eu en 2013 car il faut un peu de temps pour se mettre en place, on a préféré la décaler pour se laisser davantage de temps de préparation. Et comme Stereolux fonctionne par saison d’octobre à juin, le premier GoSound s’intégrait à la saison 2012/2013, le nôtre est bien dans la

suivante (2013/2014), donc je pense qu’on devrait rester sur un concept annuel. On a gardé le nom GoSound pour essayer de créer une vraie identité à cette soirée, un concept que les gens reconnaissent d’une année sur l’autre. Bien sûr, on n’est pas à l’abri que les adhérents de l’année prochaine choisissent de ne rien garder, c’est le jeu ! Comment s’organise le travail collectif de préparation ? On s’est inscrits à l’atelier début 2013 et la première réunion officielle a eu lieu fin octobre. Depuis on bosse dessus régulièrement avec des réunions toutes les deux à trois semaines, et on essaie de se réunir entre adhérents dans des lieux moins officiels... Le vrai challenge, c’est de travailler en groupe, d’obtenir les avis de chacun rapidement. On ne peut pas contenter tout le monde, il faut faire des concessions. C’est un défi inhérent à GoSound et on le retrouvera dans chaque édition, je pense. La première fois, cinq groupes enchaînaient en salle Maxi, cette année on a voulu réduire un peu la longueur de la soirée, il n’y en aura donc “que” quatre et en salle Micro pour gagner un peu sur le budget ! Un coup de coeur en particulier dans la prog ? En cherchant des groupes locaux, j’ai découvert Scarlet,que j’ai proposé à l’équipe. Tout le monde était partant, et j’ai bien hâte de les voir sur scène. Gosound #2 — samedi 12 avril — Salle Micro Nasser / Bot'ox / Scarlet / Thylacine

Bot'Ox © Philippe Lebruman

La soirée programmée de A à Z par les adhérents à Sterolux remet le couvert avec quatre groupes prêts à retourner la salle Micro. / Alexandre


G O R P E M M RA 14 Avril  >  juin 20

Retrouvez toute la programmation (photos, vidéos, musique, etc) sur : stereolux.org Spectacles organisés par Stereolux : Spectacles organisés par des assos nantaises : Spectacles organisés par des producteurs privés :

SAM. 05 AVR.

STREET & YARDS hip hop, dub, reggae

01> 12 AVR. FESTIVAL SONOR MOBILES ILLEGITIMES Exposition radiophonique

FESTIVAL SONOR : MOBILES ILLEGITIMES (FR) : Ce dispositif se présente sous la forme d’un mobilier interactif, permettant de découvrir un kaléidoscope sonore sur le thème de la migration vécue par les femmes. Le spectateur est invité à créer sa propre expérience d’écoute et à découvrir ce sujet sensible et peu médiatisé. (Cette création a fait l’objet d’une résidence au sein du laboratoire Arts et Technologies de Stereolux.) www.etrangemiroir.org De 12h30 à 18h30 (22h les soirs de concerts) - Stereolux hall - Gratuit

MER. 02 AVR. GENERATION PUNK, POST PUNK et NEW WAVE #2 conférence

Le renouvellement des générations va enfin arriver au milieu des 70’s. Ce sera la vague punk et new wave. C’est un nouvel âge d’or pour le rock qui va voir défiler, en l’espace de six ans, plein de styles différents et tous passionnants (reggae blanc, cold wave, gothique, dub, funk, new wave, punkabilly, hardcore, heavy metal, indus, pirates, néoromantisme, technopop, ska...). 1983 marque la fin de l’ère analogique et aussi de cet âge d’or. Désormais, le numérique, le rap et la techno vont prendre le pouvoir. Intervenant : Christophe Brault, conférencier en musiques actuelles. 18h30 - La Place / Trempolino - Gratuit

VEN. 11 AVR.

TÊTES RAIDES

± La Demoiselle Inconnue chanson française

Avec la carte Stereolux = trois concerts gratuits : 1 place achetée = 1 place offerte :

MER. 09 AVR.

Pour la première fois à Nantes, les associations Get Up! et Pick Up Production s’unissent le temps d’une soirée exceptionnelle, Streets & Yards. La rencontre de deux univers et de différents styles musicaux, allant du reggae au hip hop en passant par la jungle et le dub... HORACE ANDY x SOUL STEREO (Jam) : On ne le présente plus, reconnu tant pour son talent et l’étendue de ses harmonies vocales que par ses nombreuses collab. tels que Dennis Brown, Sly & Robbie ou Massive Attack. DOPE D.O.D (PB) : Les hollandais jouent un hip hop sauvage aux influences dubstep et drum’n bass. Mais le hip hop reste au cœur, sombre, nerveux et provocateur. OBF SOUND SYSTEM (Fr) : (BROTHER CULTURE + KENYON + BUSTA FLEX) Acteur incontournable de la scène dub française et internationale ces militants du dub viendront démontrer une fois de plus leur réputation. BROTHER CULTURE (Uk) : Originaire de Londres, ce MC et DJ est reconnu dans le reggae roots, le dub, ainsi que dans le ska et l’électro. Ses collaborations avec The Prodigy, Zion Train, ou High Tone le prouvent. KENYON (USA) : Avec un rap très technique, imagé et teinté de nu-soul, KENYON s’est forgé une solide réputation de performeur. BUSTA FLEX (Fr) : Quinze ans après la sortie de son premier album éponyme, certifié disque d’or, Busta Flex reste l’une des plus grandes figures du rap estampillé 9.3. ONE SEED & AKALMY (Fr) : Qu’il s’agisse d’un hip hop rugueux et conscient pour AKALMY ou d’un reggae engagé et fidèle à ses racines pour ONE SEED, leur association va proposer une musique qui transcende les différences édifiées. SET & MATCH (Fr) : Rap technique, flow élastique et ambiances décontractées : les trois MC’s montpelliérains taquinent les genres (la pop ou l’électro) et cultivent une vision moderne du rap du sud. FIXPEN SINGE (Fr) : Réunion de Fixpen Sill (Kéroué et Vidji) et du Singe Fume sa Cigarette (Lomepal et Caballero) et du Dj Meyso, cette fine équipe promet un set unique. PANDA DUB (Fr) : Influencé par le dub français et anglais, PANDA DUB a su créer un style très personnel, issu d’un savant mélange de samples ethno, de mélodies électro percutantes et de rythmiques lourdes. BASS ADDICT : BASS ADDICT est une émission de radio Prun’, c’est aussi et surtout un crew de DJ’s composé de Deewaï, Dr JaKson, Mc Nasara, & Trez. 20h  >  4h — Salle Maxi et Micro Prévente : 21  € / Guichet : 25  € (org. Pick Up Prod & Asso  Get Up)

TÊTEs RAIDES (Fr) : C’est sans doute parce que notre époque, encore moins que d’autres, n’est pas à la poésie que le nouveau et vibrant projet des Têtes Raides est tellement salutaire. Corps de Mots revisite des poèmes de Rimbaud, Apollinaire ou encore Genet, et c’est comme un acte de résistance au joug du quotidien, aux oppressions de toutes sortes. Décidément, non, la grâce ne s’en est pas (tout à fait) allée de ce monde... La Demoiselle Inconnue (Fr) : Entre gravité et légèreté, cette jeune équilibriste passe d’une berceuse d’infidélité à une chanson d’amour pour zombie. Armée de guitares et de quelques accessoires incongrus, elle parsème ses textes d’impulsions impudiques ou électriques. Mais qui est donc la Demoiselle inconnue ? 20h — Salle Maxi Carte debout : 20  € - assis : 22  € Prévente debout : 24,60  € - assis : 27,60  € / Guichet (debout) 25  €

MER. 09 AVR.

BIRTH OF JOY ± The Oddmen Rock punk

Birth Of Joy (NL) : Ce power trio hollandais rallume la flamme du blues-rock psychédélique de l’âge d’or 1967-1972, et parvient à faire ressortir nos émotions les plus primaires. Mélangez MC5, Led Zep, les Doors et Queens of the Stone Age et vous aurez un aperçu de ce rock garage sixties sous stéroïdes. Une alchimie implacable et infernale. The Oddmen (Fr) : Après plus de trente concerts, les Nantais ont acquis une aisance certaine sur scène où ils déroulent un rock aux accents garage/british/psychédélique. Leur son progresse du blues énergique au psychédélisme, comme le glissement de la raison à la folie. 20h30 — Salle Micro Carte 9  € / Prévente 13,60  € Guichet 14€

PAGE 12  ~ STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRØ DIX

FESTIVAL SONOR Performances live radiophonique

FESTIVAL SONOR : [SONOR] c’est… un temps d’écoutes et de rencontres autour de la radio et de la création sonore. Une plongée dans le son sous toutes ses formes : documentaires, reportages, installations, causeries, lives, cartes blanches, musiques aventureuses, mixs ébouriffés et paysages sonores. La Radio Cousue Main - PERFORMANCE LABO-RADIOPHONIQUE : Matériel requis : oreilles, bouches, micro (un seul) et une enceinte quelque part... pour coudre une histoire dite, racontée, bruitée, «onomatopée», mimée, bougée à la seule force des voix, des corps qui se meuvent autour du micro. Une proposition qui retrouve la simplicité de la radio de création en studio, ses multiples formes et stratégies de recréation d’un réel. Atelier participatif sur inscription : sonor@jet-asso.fr Adieu Lenz - FICTION RADIOPHONIQUE : Deux hommes se parlent. Ils ne se connaissent pas. La conversation s’engage sous la forme d’un interrogatoire au sujet d’un banal séjour dans un appartement dont l’adresse est inconnue. A mesure que l’enquête progresse, son objet semble s’effacer. From US to EU / MINISYM : Une plongée dans l’œuvre de Moondog. Minisym mélange périodes et esthétiques à l’aide d’un «instrumenta¬rium» singulier et d’outils radiophoniques (magnétophones, loopers, bandes). Tantôt ancrée dans un passé sans nostalgie, puis animée d’une modernité quasi cosmique, la musique du compositeur utilise l’urgence contemporaine au service de la tradition oubliée, et Minisym se faufile dans les espaces laissés libres par Moondog. 20h30 — Salle Micro Réduit : 10  € / Guichet 12  € (Venir chercher sa place à Tremp  olino avant le mercredi soir) Org. Jet et Histoires d’Ondes)


SAM. 12 AVR.

GO SOUND #2

LUN. 14  AVR. J’EMMENE MA MAMAN A STEREOLUX ciné concert jeune public

Electro pop

Deuxième édition d’une soirée concoctée par les adhérents de Stereolux. Nasser (Fr) : S’inspirant du punk comme de la techno, le trio marseillais Nasser, formé en 2009, s’inscrit pleinement dans un electro-rock puissant et rageur. Fort de son expérience sur les routes, le deuxième album de Nasser est calibré pour le live et prouve que ces Marseillais sont un véritable groupe de scène : puissant et séduisant ! Bot’Ox (Fr) : Sans Dormir, le nouvel album du duo français Bot’ox, est un mélange envoûtant de pop-rock, d’italo-disco, de house et d’electronica. Composé à la fois de musique et de photographie, le projet de Cosmo Vitelli et Julien Briffaz travaille sur le thème récurrent de la discothèque abandonnée. Atmosphères mélancoliques et euphoriques se mêlent pour nous faire danser jusqu’au bout de la nuit. Scarlet (Fr) : Minimaliste, sexy et sauvage, le post-rock du groupe angevin, Scarlet, se retrouve dans l’innovant projet « XIII ARROWS », premier album concept où chaque tracks est accompagné d’un clip original et travaillé. Représentatif de l’univers qu’ils ont inventé, leur live à ne pas manquer est explosif et entraînant. Thylacine (Fr) : Après diverses expériences en tant que saxophoniste, Thylacine découvre en 2011 une nouvelle manière de composer à travers la musique électronique. Contrôlant en temps réel chaque élément sonore, il recrée, de manière subtile et audacieuse, une atmosphère à la fois puissante et mélancolique. Dans la mouvance trip hop/electronica teintée d’une couleur minimale, Thylacine nous délivre un live imagé et lumineux. 20h30 — Salle Micro Carte 10  € / Prévente 14,60  € Guichet 15€

DIM. 13 AVR.

PLUMES A GOGO PAR LA COMPAGNIE LULEBERU Ciné concert jeune public

PLUMES A GOGO (Fr) : Un véritable envol à la rencontre de canards, moineaux et volatiles de toutes sortes qui ont grand-soif de découvrir le monde ! Les musiciens Sharlubêr et Ludovic Mesnil revisitent une série de courts-métrages poétiques, drôles et colorés, réalisés dans les années 2000, avec une création musicale et sonore alliant douceur et énergie. Au son d’instruments à cordes, à vent mais aussi de chansons, de bruits de bouche, de percussions et de jouets divers, la compagnie Luluberu vous invite à un voyage initiatique, burlesque et aérien. 16h — Salle Micro - Tarif unique : 4  €

Le ciné-concert Plumes à gogo est présenté dans le cadre de J’emmène ma maman à Stereolux, pour sensibiliser le très jeune public aux arts visuels et numériques. 10h - Salle Micro / Tarif unique : 2  €

16 > 17 AVR. MY VOICE HAS AN ECHO IN IT 6h non stop - performance

MY VOICE HAS AN ECHO IN IT par la Cie Temporary Distortion (USA) : Durant six heures non-stop, contenus dans un couloir clos et équipé de miroirs sans tain, les artistes, tels des lions en cage, délivrent une performance que le public suit, équipé de casques disposés autour de cette boîte mystérieuse, observant sans être vu. Musique jouée en live, textes, vidéos, ce concert improbable est l’œuvre de la compagnie new-yorkaise Temporary Distortion, adepte des formes hybrides, à l’esthétique et au style définitivement «lynchiens». French Tourist (NANTES) : (DJ selector) sera l’écho musical de cet événement, dans le bar de Stereolux, pour un happening-marathon musical calé sur la même durée. Salle Maxi – Mercredi 16 avril de 18h à 00h (en continu) et jeudi 17 avril de 16h à 22h (en continu) Gratuit

17 > 19 AVR.

CØPEN’ART Music - performance art sonore et visuel – conf. - workshop

Pendant 3 jours Stereolux se met à l’heure danoise, présentant plusieurs facettes culturelles de la capitale, Copenhague. WHOMADEWHO : Si, pour ceux qui savent, ce groupe ne se présente presque plus, il aura fallu attendre le succès d’un single, le vénéneux Keep me in my Plane, pour faire exploser WhoMadeWho et son dancepunk discoïde et habité à la face du monde. Habitué à évoluer derrière le premier rang, le trio a pourtant déjà fait fondre Hot Chip, qui lui a demandé de remixer l’un de leurs titres !

SEKUOIA : Le flux vital du beatmaking seraitil uniquement distribué par les réseaux d’eau courante de Bristol, Londres ou Los Angeles ? Copenhague peut compter sur une scène vivace en la matière, au sein de laquelle Sekuoia fait office de centre de gravité à l’heure actuelle. Sune Petersen & Jakob Schmid : Sune est un activiste de la scène multimédia danoise. Artiste vidéaste, disciple du logiciel VVVV (permettant notamment de travailler la 3D en temps réel), il présente, en compagnie de son comparse musicien et producteur, un live fusionnant beat juggling et création visuelle minimale. 20h30 – Salle Micro - Carte 9  € prévente 13,60  € / guichet 14  €

VEN. 18 AVR. The Wands : Depuis 2011, The Wands nous sert sa vision première classe du psychérock, avec une élégance pop sortie d’on ne sait où. Hello I Know The Blow You Grow Is Magic, son unique EP, est un secret qui n’attend que d’être découvert. Pour ce qui est de la scène, le sortilège risque évidemment d’opérer… Shiny Darkly : Tient-on là les nouveaux Jesus and Mary Chain ? A moins qu’on ait trouvé les successeurs de Spacemen 3 ? On ressent même un peu de l’âme qui animait le grand Ian Curtis dans Shiny Darkly, trio de mômes fagotés comme s’ils s’étaient trompés d’époque, ce qui est évidemment un gage de bon goût musical. Oracle O. : Oracle O. se compose d’un guitariste chilien (Mauricio Santana) et d’une chanteuse irlando-danoise (Madeleine Käte McGowan). Le résultat ? Un mélange fuzzsoul faussement lo-fi mais aux structures riches et hallucinogènes, qui se retrouve dans un excellent premier album nommé Cracking The Eyes. A écouter absolument avant de les voir sur scène, au moins pour se préparer physiquement ! DMK // Sune Petersen : Détournée d’une de ses installations, DMK est une performance noisy expérimentale. Sune y anime un orchestre de robots ménagers (blender, mixer, presse-agrumes) et tubes néons, les seuls instruments joués pour réaliser cette symphonie mécanique déconcertante. 20h30 – Salle Micro - Carte 7  € ou gratuit / prévente 11,60  € guichet 12 €

SAM. 19 AVR. Darkness Falls : Sa pop rêveuse et atmosphérique cache bien des tourments et s’avère parfaite pour n’importe quel road trip solitaire pour «recoller les morceaux». Après un splendide premier album et une tournée impressionnante, ce duo féminin s’apprête à relancer un cycle émotionnel intense, dont une étape prendra place à Stereolux. Rangleklods : On tient le principal pouvoir de ce duo pas comme les autres : dégager un magnétisme fou, qui rendrait aussi bien The xx que Caribou ou Woodkid dingues de jalousie. Le duo élabore son deuxième album, attendez-vous donc à prendre du plaisir, chers petits cobayes. Linkoban : Le plus grand hobby de Linkoban, c’est de passer la pop, la ghetto tech et la musique de jeux vidéo au broyeur, puis de balancer une allumette dans le substrat né de l’opération. Le résultat, vous vous en doutez déjà, est rempli de basses rondes, de sirènes digitales et de folie de bon aloi. En clair ? Linkoban, c’est M.I.A. qui rencontre Buraka Som Sistema. Mettez du déo avant de venir, conseil d’ami. 20h30 – Salle Micro - Carte 9  € (1 place achetée = 1 place offerte) prévente 13,60  € / guichet 14  €

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MAR. 22 AVR. L’ART ET LE NUMERIQUE CONFONDUS Conférence

L’ART ET LE NUMERIQUE CONFONDUS (Fr) Par Dominique Moulon : Quelle est la place du numérique dans l’art ? Quelles sont les spécificités et les usages du médium numérique dans l’art contemporain ? Dominique Moulon démontrera pendant cette conférence que le numérique n’est autre qu’un médium de l’art contemporain dont il convient toutefois de considérer les spécificités et nous invitera à une mise en relation de l’art contemporain et de l’art numérique. Pourquoi l’art numérique n’existe pas ? Il y a pourtant une communauté, des usages mais pas de tendance. 18h30 — Batiment B Gratuit sur inscriptions

JEU. 24 AVR.

ANNA CALVI

± MIKHAEL PASKALEV Pop rock

Anna Calvi (GB) : Son premier album fut un coup d’éclat, le deuxième, One Breath, enfonce le clou : si les distorsions guitaristiques sont toujours présentes, les atmosphères varient, successivement déjantées, secrètes, lyriques. «Ensorcelante» est le terme qui le correspond le mieux à la belle Anglaise comme à sa musique. MIKHAEL PASKALEV (Norv) : Ce Norvégien d’origine bulgare possède l’art de créer une pop joyeusement bordélique et ultra-efficace, une multitude de petits tubes euphoriques faits pour éradiquer la morosité. Songwriter à la jolie moustache, il mêle pop, country et folk avec humour et autodérision. Un homme d’avenir, assurément. 20h — Salle Maxi Carte : 19  € / Prévente 23,60  € Guichet 24 €

VEN. 25 AVR.

BRETON Electro pop rock

BRETON (UK) : Fondé il y a quatre ans à Londres en référence au surréaliste français, ce collectif multimédia s’est exilé à Berlin pour enregistrer son second album, War Room Stories. Adepte des collisions de formes et de styles, il mélange pop, mathrock, electro, beats hip hop, synthés vintage, loin de toute standardisation. Breton a inventé sa propre zone d’autonomie et participe activement au renouveau de la pop music internationale. +1RE partie 20h — Salle Maxi — Carte 13  € Prévente 17,60  € / Guichet 18€ (attention changement de salle).


SAM. 26 AVR.

KAARIS

MAR. 29 AVR. BENJAMIN CLEMENTINE Soul Blues

MAR. 13 MAI « Berlin, symphonie d’une grande ville » par Zenzile

VEN. 16 MAI

KAVINSKY Electro

Ciné concert

Rap

KAARIS (FR) : Celui qui a débuté il y a dix ans dans l’écurie Niroshima avant d’être récemment mis sur orbite grâce à un featuring remarquable avec Booba, vient de sortir Or Noir, l’album hardcore que la sphère rap attendait depuis des lustres. C’est sombre et violent, imparable par son excès même – mais bon, on parle de hardcore, hein. +1RE partie 20h — Salle Maxi Carte 19  € / Prévente 23,60  € Guichet 24 €

SAM. 26 AVR.

PLATINUM PARTY Platinium

PLATINUM PARTY : Le label bordelais est né pour développer une scène electro française, expérimentale avec un fort esprit rock (Bosco, Curtis, Rubin Steiner et Bikini Machine), avant de lorgner vers le rock étranger : Powersolo, The Pack A.D., Tiger Bell et la scène hip hop US (Champagne Champagne ou Lateef). Platinum trace sa route avec toujours la même passion d’activiste vigoureux. Rubin Steiner (Fr) : Depuis 98, le Tourangeau n’en fait qu’à sa tête : il sample du vieux jazz, fait hurler sa guitare, compose des hymnes exotica, des tueries rock’n’roll, disco-punk ou hip hop. Aujourd’hui il joue avec des machines pour exhumer sa vision particulière de la musique dansante  : comme du DFA rétro-futuriste et SF en mode DIY, spontané et ingénieux. Rich Aucoin (Can) : Dans une grande récré rigolarde, le Canadien fait revivre et/ou cohabiter les Beach Boys, Flaming Lips, Arcade Fire, Bowie ou Daft Punk. Sur scène, ce performeur perturbé offre une tempête electro-popʼn’dance au génie mélodique, dans la fête, la beauté, la mélancolie et l’épique. Un feu d’artifice ! Shiko Shiko (Fr) : Entre post-punk hédoniste et electro-rock mutant, les Lillois créent des compositions épiques où se marient sans complexes rythmiques endiablées, riffs de guitares sauvages et mélodies pop sucrées. D’une énergie folle, leurs concerts donnent à voir un groupe habité, frénétique, instable et mystérieux. 20h30 - Salle Micro – Carte 8  € Prévente 12,60  € / Guichet 13  €

BENJAMIN CLEMENTINE (Ghana – BG) : Sa stature, son charisme, l’étrangeté de son parcours en font un personnage fascinant ; sa voix, grave et profonde, son sens inné de la mélodie, son chant expressif le placent d’emblée dans la lignée des grands artistes blues/soul. +1RE partie 20h — Salle Maxi — Carte 18  € Prévente 22,60  € / Guichet 23  € (tout assis - piano solo).

MAR. 29 AVR.

Zenzile (Fr) : De son passé dub jusqu’à sa première expérience de ciné-concert, Zenzile aura développé un sens de la musique cinématographique instrumentale propice à la contemplation comme à une forme de transe. Créant une véritable symphonie visuelle, le groupe rend ici un hommage saisissant au travail de l’avant-gardiste Walther Ruttmann, retraçant l’effervescence d’une cité, le frémissement d’une métropole qui fascine encore, près d’un siècle après son essor. 20h - Salle Maxi – Carte 5  € Réserva. 8,60  € / Guichet 10  €

THE STRYPES MER. 14 MAI ± THE MARGINALS Rock

The Strypes (Irl) : A eux quatre, ils cumulent à peine 70 ans mais ont parfaitement intégré l’essence du rock, du blues originel au pub rock 70’s. A coups de riffs énervés, ces gamins ont réussi en un temps record à mettre tout le monde d’accord : Snapshot, leur premier LP, est bluffant de frénésie, d’aisance et de justesse. Youth rules. The Marginals (Nantes) : «Trio orgue-guitaredrum, les Marginals ont fait parler d’eux à Nantes lorsqu’ils avaient l’âge des Strypes. Proposant à leurs débuts une pop garage brute sous forte influence 60’s, les morceaux se sont étendus dans l’espace-temps, laissant une grande place à l’improvisation et à l’expérimentation de nouveaux instruments et effets analogiques divers.» 20h30 — Salle Micro — Carte 12  € Prévente 16,60  € / Guichet 17  €

MER. 30 AVR.

TAIRO

± NAAMAN Reggae dancehall

Taïro (FR) : Taïro représente parfaitement la force du métissage. En 10 ans, ce franco-marocain est devenu la référence en matière de Reggae/Dancehall en France. Nourri au reggae et aux sound-systems il prend la liberté d’y mêler soul, world ou hip-hop. Il se dégage de sa musique une vibration universelle, qui le hisse parmi les grandes voix positives du genre. Naâman (FR) : Depuis 2010, Naâman illumine la scène reggae française avec un reggae qui emprunte au hip-hop et au raggamuffin. Désormais accompagné sur scène du Deep Rockers Crew au grand complet, la voix de Naâman prend toute son ampleur, portée par le flow agile des 5 musiciens. Une énergie communicative qui ne laisse personne indifférent. 20h — Salle Maxi — Carte : 18  € Loc. : 22,60  € / Guichet : 23  €

THE EXCITMENTS JEU. 15 MAI ± NICOLE WILLIS Soul

The Excitments : Né de la rencontre entre la chanteuse Koko-Jean Davis et de musiciens du milieu soul de Barcelone, le groupe mélange rhythm’n’blues et soul authentique. Sur scène, ils développent un groove brut magnifié par une Koko au physique de Tina Turner époque Ike et à la voix d’Etta James ou d’Aretha. Nicole Willis & The Soul Investigators (Fin) : revenant sur le devant de la scène avec un deuxième album au son très Motown 60’s. Il y développe un esprit soul-rock psychédélique plus funky, avec la voix de la NewYorkaise Nicole Willis, pleine de force et de prestance. Une perle rare qui trouve son écrin dans une soul music intemporelle. +1RE partie (Esp)

20h30 - Salle Micro – Carte 12  € Prévente 16,60  € / Guichet : 17  €

PLAZA FRANCIA

KAVINSKY (OUTRUN LIVE) (Fr) : Après Nightcall, tube interplanétaire s’il en est, déboule Outrun, premier LP du sieur Kavinsky, soit une electro reconnaissable entre toutes que sert un univers hyper référencé 80’s ; une sorte de road trip surboosté, joyeusement décomplexé et redoutablement efficace. Le turbo est enclenché. +1RE partie 21h - Salle Maxi – Carte 21  € Prévente 25,60  € / Guichet 26  €

SAM. 17 MAI

MAC DEMARCO

± Tonstartssbandht Pop Rock lo-fi

MAC DEMARCO (Can) : Le jeune Montréalais s’est construit une solide réputation de glandeur magnifique, mixant avec une facilité déconcertante l’esthétique lo-fi américaine 90’s et une élégance très pop anglaise 80’s. Pourtant, derrière cette attitude nonchalante se cache un songwriting d’une maturité étonnante, à l’aise dans la cavalcade pop racée comme dans la rengaine folk mélancolique. Tonstartssbandht (Can) : Ces deux frères installés à Brooklyn, ont commencé à percer sur la scène indépendante de Montréal. Leur musique illustre leur amour pour le boogie, le rock psyché 60’s et la pop chorale. Sur scène, le duo guitare/basse montre un sens de l’urgence, de la douleur et de l’extase impressionnants. 20h30 — Salle Micro – Carte 8  € Prévente 12,60  € / Guichet 13  €

SAM. 17 MAI

FABRIQUE ON ! Ciné - auto -radio

Tango groove

PLAZA FRANCIA (Fr) : Catherine Ringer + Makaross et Muller de Gotan Project. Ce n’est ni du Rita Mitsouko, ni du Gotan Project, mais une entreprise inédite et hédoniste, aux inflexions hispaniques célébrant le chant, le groove et le tango ; un heureux mariage de goûts bigarrés narrant des amours passionnées et tragiques, quelque part entre la France et l’Argentine – sur la Plaza Francia. 20h - Salle Maxi – Carte 23  € Balcon 26  € / Prévente 28,60  € Balcon 31,60  € / Guichet 30  €

PAGE 14  ~ STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRØ DIX

Projection en plain air sur le parvis de La Fabrique de The Last Waltz de Martin Scorsese. The Last Waltz : Le dernier concert du groupe de rock américain The Band en 1976, dans la salle du Winterland Ballroom de San Francisco. Sur scène, de nombreux invités de prestige ayant côtoyé ce populaire groupe des années soixante et soixante-dix parmi lesquels Bob Dylan, mais également Neil Young, Muddy Waters ou encore Eric Clapton. Le concert est entrecoupé d’interwiews des membres du groupes. 18h30 – Parvis de La Fabrique Gratuit — Et aussi Dj’s, bar et restauration. Replis en Salle Maxi en cas d’intempérie


22 > 26 MAI

FESTIVAL INDIGENES

MAR. 03 JUIN

MIDLAKE ± CAVEMAN

11 JUIN > 06 JUIl. Dans l’œil du Cyclope Exposition

Avec : Cat Power (solo) / Brian Jonestown Massacre / Jagwar Ma / Har Mar Superstar / The Ex / Rodrigo Amarante / Frànçois & The Atlas Mountain / Vundabar / The K. / Fenster / Sarah W_Papsun / Cosmonauts / Föllakzoid / Funken / Odonis Odonis / WOOD DENTOTS / We Are Match / Paus / Le Feu! / Bantam Lyons Programmation complète annoncée ultérieurement...

27 > 28 MAI

DETROIT

Midlake (USA) : Au tennis on appelle ça un retour gagnant : en dépit du départ de leur leader/auteur, les Texans de Midlake ont su prendre la balle au rebond pour nous offrir, avec Antiphon, un nouveau et magnifique aperçu de leur folk-rock psyché, tout d’atmosphères majestueuses et d’arrangements somptueux. On applaudit. Caveman (Uk) : Les chansons majestueuses de ce groupe de Brooklyn, cousin de Grizzly Bear, Dodos ou Fleet Foxes, sont faites d’arpèges délicats et de mélodies ciselées. Des morceaux épiques au venin psychédélique, qui collent aux neurones mais font planer les âmes. 20h30 — Salle Micro – Carte 12  € Prévente 16,60  € / Guichet 17  €

20h — Salle Maxi - Complet

Soirée vernissage, le 11 juillet , salle micro, à partir de 19H. Plateforme intermedia Tous les jours – Accès libre Lundi au vendredi : 12H30 – 18H30 Le week-end : 14H00 – 18H30 / Gratuit

JEU. 12 JUIN HAKANAI & BIONIC ORCHESTRA

Beatbox

Chanson rock

DETROIT (Fr) : Un ex-16 Horsepower et un exNoir désir forment Détroit et nous offrent, avec Horizons, un voyage intime, dont le dépouillement musical libère la parole poétique, entre quiétude mélancolique et veine rock rageuse. Et pour celui qui voyage, l’horizon est une promesse de (re)commencement. Tulsa (Fr) : ce quatuor mixte bordelais laisse planer l’émotion sur des mélodies folk-blues épurées et minimalistes. Avec sa guitare sans fard ,des choeurs envoûtants et une rythmique brute.

Avec Professeur Cyclope, jeune structure nantaise portée par quelques grands noms de la création indépendante, la BD est entrée dans une nouvelle ère, elle devient tactile, sensible, interactive. Cette exposition (conçue en collaboration avec le Festival Pulp) dévoile des formes hybrides, au service de nouveaux modes de narration et de lecture « impliquée ». Le 9° art part à l’assaut du numérique. Le cyclope vous observe. Co-Production PULP Festival / La Ferme du Buisson – scène nationale de Marne-laVallée / Stereolux

SAM. 07 JUIN CHAMPIONNAT DE FRANCE BEATBOX

CHAMPIONNAT DE FRANCE BEATBOX org. Pick UP Production (Fr) : Pour la 1ère fois, le championnat de France de human beatbox débarque à Nantes ! Suite aux qualifications (la veille au Ferrailleur), Stereolux accueille les finales dans trois catégories : homme, femme et par équipes. Prouesses vocales, musicalité, humour… un spectacle jouissif, pour les novices comme pour les connaisseurs. Pour les beatboxers, inscription avant le 13 avril. Infos : www.pickup-prod.com et beatboxfrance@gmail.com 20h — Salle Maxi – Prévente 14  €

PRINTEMPS COREEN :

CONCERT D’OUVERTURE

Folk psyché

Seconde édition du festival Indigènes, une célébration de la scène indépendante, que celle-ci soit rock, folk, noise, pop ou electro – pourvu qu’elle soit sauvage et qu’elle développe une certaine éthique de son travail. Plus de 20 groupes se succéderont sur les deux scènes de Stereolux et du Ferrailleur pendant cinq jours. En parallèle, une exposition retraçant à l’aide de pochettes d’albums, 40 ans de musique indé sera à découvrir dans le hall de Stereolux ainsi q’une conférence et de projection de film.

VEN. 13 JUIN

Performance

Cette soirée singulière présente deux performances au milieu du public, deux dispositifs ou l’artiste dialogue, par la voix ou le mouvement, avec l’espace, les spectateurs, la musique et la vidéo, une nouvelle forme de poésie numérique. Hakanaï Adrien M / Claire B : Ce mot japonais évoque une matière insaisissable, impermanente, illustrée ici par la chorégraphie de la danseuse Akiko Kajihara, prisonnière d’un cube d’image en mouvement et plonge le spectateur dans un univers entre rêve et réalité. www.am-cb.net Bionic Orchestra 2.0 : Ezra revient nous conter l’histoire passionnelle qu’il entretient entre l’homme et la machine. Entre le chef d’orchestre et le magicien, il convie le public à une méditation poétique, ou chaque geste, chaque regard, chaque souffle créé une partition sonore, visuelle et lumineuse. 20h — Salle Maxi – Carte : 5  € Prévente 8  € / Guichet : 10  €

PAGE 15  ~ STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRØ DIX

Musique trad. coréenne, world music

Minyo Le Minyo (KR) : Le projet Minyo est une plongée dans les chants populaires coréens avec trois interprètes spectaculaires (Trésor National Humain) contant la vie quotidienne coréenne. NANT/CO : ce collectif de musiciens coréens (Joo-Seon Cho, E’ Joung-Ju) et nantais (Ripoche, Givone, Mary et Ovalles) récidive avec de nouvelles créations world music contrastées où le chant coréen s’envole sur des mélodies jazzy et se confronte aux sonorités percussives cubaines et coréenne du geomungo. 20h - Salle Maxi – Gratuit (co-production : Le Printemps Coréen & Stereolux)


SOIRÉE WASSUP House techno acid electro

LUN. 16 JUIN

PRINTEMPS COREEN Pays du matin calme

SOIRÉE WASSUP : OXXA, CABE FACE, DEADALUS, FERD : venez découvrir l’univers Naoneed Bass ! L’association Wassup met à l’honneur les musiques électroniques avec des battles de DJs et des lives efficaces. Deux équipes : Cabe et Oxxa avec leur techno/trap face à l’acid house/electro de Ferd et Deadalus.

Couleur de peau : miel (Kr/Fr) : Un film de Jung et Laurent Boileau (2012- 1H15) C’est son histoire que Jung, auteur de BD, conte dans ce format original qui mélange film d’animation, images de documentaires et d’archives personnelles. Celle d’un petit garçon qui grandit dans l’affection réconfortante de sa famille adoptive, mais aussi dans le doute et la recherche de son identité. (A découvrir en famille.) Echanges et discussion avec Jung, coréalisateur, à la fin de la projection.

22h > 4h — Salle Maxi Prévente : 8  € Guichet 11  € (Org. Wassup)

20h — Salle Maxi – Gratuit (co-production : Le Printemps Coréen & Stereolux)

SAM. 14 JUIN

JEU. 19 JUIN

FESTIVAL SPOT

Rap funk techno, psytrance, hardtek

© Etienne Houtin

VEN. 13 JUIN

Connexions Nantaises Post-Rock-Blues-Ambiant

SPOT, le festival itinérant des jeunes Nantais, marque une pause à La Fabrique-Stéréolux : découverte de jeunes talents assurée ! Salle Micro, le collectif Castle Hood, spécialisé dans la promotion des cultures urbaines locales, présente Phat Meal et Pacta Verba (deux formations hip hop aux influences soul, funk et jazz), Red Pompers (fanfare funk) et Dj Creeds (techno). Salle Maxi, l’association C’West présente la 3ème édition de son Nantes City Battle : un spectacle chorégraphié autour du hip hop, du double dutch et du freestyle ball avec des artistes nantais, français et internationaux. Avant de finir la soirée avec le gros espoir de la scène rap française : Deen Durdigo. (l’entourage). 20h - Salle Maxi et Micro – Gratuit (Org. Mairie de Nantes)

DIM. 15 JUIN CALYPS ATLANTIC Musiques du monde, steel band

CALYPS ATLANTIC (TRINI) : Nantes-Trinidad steel band party avec Valley Haros Steel Orchestra : énergie, précision rythmique et finesse des arrangements, le calypso dans toute sa splendeur ! Calyps’Atlantic : du calypso à la musique classique, le reggae ou la soul, ce steel band puisse sa richesse dans ses échanges avec Trinidad. 16h30 — Salle Micro – Prévente 7  € Guichet 10  € (Org. Calyps’Atlantic)

Connexions nantaises : La réunion de trois groupes nantais aux esthétiques éloignées, mais aux connexions humaines et artistiques fortes. Ils présenteront leurs propres sets et partageront la scène pour un final inédit : un concert commun, éphémère et exceptionnel, qu’ils répéteront à Stereolux. Western Trio & Federico Pellegrini (Nantes) : J.J Bécam (guitare) - L. Hilairet (synthé & warr guitar) - F. L’houtellier (batterie)F.Pellegrini (voix) Western Trio assume un post rock psychédélique et classieux, avec la présence de Federico, chanteur de French Cowboy qui balance des mélodies pop ultimes. Entre rock effréné, jazz débridé, electro minimale et bande-originale d’un road movie à inventer… Kokomo (Nantes) : W. Muton (chant - guitare basse) - Kevin Grosmolard (batterie - chant) Duo rock n’ blues dont la musique rime avec liberté et spontanéité. Sur scène, le jeune Warren et K20 libèrent une énergie brute et communicative, avec l’improvisation comme leitmotiv. La densité et la richesse des palettes sonores surprend et captive. Da Sweep (Nantes) : S. Guérive (Laptop, clavier) - K. Grosmolard (batterie, laptop, voix) C’est autour d’un projet musical très influencé par la scène électronique berlinoise que les deux nantais se réunissent. Ils y façonnent une musique dance floor ambient et mélodique, un univers instrumental très onirique agrémenté de touches vocales. 20h30 — Salle Micro - Carte : 6  € ou gratuit / Loc. : 10,60  € / Guichet : 11 €

Du 16 au 21 Sept. 2014 Festival Scopitone A l’heure où nous bouclons ce numéro, la programmation du festival est en pleine élaboration, le visuel est en cours de réalisation...Mais ce qui est certain, c’est que Scopitone reprend ses quartiers en septembre, que Stererolux sera le coeur du festival et que de nouvelles surprises sont concoctées pour voyager pendant quelques jours au rythme des arts numériques et des cultures électroniques. Les infos et actus régulières sont à suivre très bientôt...

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AGENDA ATELIERS

&

CO

Stereolux propose à un large public (enfants, adultes et seniors) un panel d’ateliers de création et de pratique. Ludiques et créatifs, ces ateliers permettent de découvrir ou d’approfondir une pratique. Également au programme des réjouissances, des spectacles pour les tout-petits.

Atelier marionnettes électroniques

Marathon photo

Donnez vie à vos jouets ! Venez avec un de vos jeux ou jouets et tous ensemble nous créerons un spectacle de marionnettes automatisées. Une initiation à l’électronique et à l’informatique tout en s’amusant. En fin d’atelier, les parents pourront assister au spectacle des marionnettes nouvelle génération imaginées par les enfants.

Chaque participant ou équipe devra répondre à plusieurs thèmes photographiques. Chaque étape de prise de vue aura une durée limitée à l’issue de laquelle les photos seront restituées. Sur l’ensemble des 2 jours, les marathoniens auront produits une dizaine de photographies.

Avec Xavier Seignard (Développeur et bidouilleur)

Avec le collectif bellavieza

Dates : du lundi 28 au vendredi 30 avril de 10h à 12h30 et de 14h à 16h30 Prix : 40 € pour les 3 journées sur inscription inscription@stereolux.org Public : 10/12 ans

Dates : le samedi 31 mai de 10h à 13h et 14h à 18h, et dimanche 1er juin de 10h à 13h et de 14h à 17h Prix : 10 € Public : adulte

Atelier photo : “ Tilt Shift ”

Atelier mapping enfants

Le “Tilt Shift” est un procédé photographique en plein essor qui consiste à simuler un effet de miniaturisation sur les photos. Même si ce procédé existait bien avant l’arrivée des outils numériques, il est aujourd’hui utilisé essentiellement en post-production. Nous t’invitons à découvrir le Tilt Shit et à réaliser tes propres créations photographiques.

Nous allons créer avec les enfants différentes formes puis, les initier à la création de contenu : filmer, dessiner, photographier et bidouiller . Et enfin faire de la création numérique et appliquer le contenu sur les formes (mapping vidéo) et jouer ensemble aux vj’s avec des instruments rigolos !

Avec Philippe Destré (passionné par les nouvelles technologies, serial entrepreneur du web) Dates : du lundi 5 au mercredi 7 mai de 10h à 12h30 et de 14h à 16h30 Prix : 30 € pour les 3 journées sur inscription inscription@stereolux.org Public : 11/13 ans

Avec Aurélien Lafargue (Motion designer & Visual artist) Dates : du lundi 7 au vendredi 11 juillet de 10h30 à 13h et de 14h à 17h Prix : 60 € pour la semaine sur inscription inscription@stereolux.org Public : 9/11 ans

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Agenda du Laboratoire Arts & Technologies Expérimentation, projets innovants et création numérique Pour tout savoir sur nos événements, nos résidences et nos projets : www.stereolux.org/laboratoire-arts-et-technologies SESSIONS DU CODE CREATIF Le RV hebdo d’expérimentation numérique

> Le mercredi soir de 18h30 à 21h30 à Stereolux (plateau Multi), du 02 avril au 25 juin —

Dans un esprit d’apprentissage et de projets communs au croisement du code, de la création et de l’électronique, créez vos propres objets connectés, vos applications, vos installations interactives.

Cøpen'art COPENHAGUE : ART, SCIENCE ET FRICTIONS Conférence sur la scène underground

> Le jeudi 17 avril, de 18h30 à 19h30 au Bâtiment B —

Figure de proue des arts médiatiques dans les pays nordiques, Copenhague a vu naître des ateliers hybrides où science, arts, activisme, film, politique, biologie et technologie s’entrecoupent. Avec David Gauthier du collectif Science Friction.

LUMIERES SONORES

Workshop sur l’utilisation de la lumière comme synthétiseur

> Le samedi 19 avril, de 10h à 18h à Stereolux (plateau Multi) —

Une interaction entre des capteurs de lumière et des sons produits par synthèse sonore, à partir de code génératif : La lumière devient instrument de musique, avec une liaison immédiate entre l’optique et les textures sonores. Par le collectif Science Friction.

ELECTRONIQUE : PAS D’PANIQUE Des workshops pour pratiquer les bases

> Lundis 14 avril, 19 mai et 16 juin, de 18h30 à 22h30 à Stereolux (plateau Multi)

CINEMA ET ONDEs CEREBRALES Accueilli en phase de test par le Laboratoire, « Le Cinéma émotif » de Marie-Laure Cazin est un dispositif de cinéma interactif qui évolue en temps réel en fonction de l’activité cérébrale des spectateurs.

Sessions de tests

> Les 29 et 30 avril, de 14h à 18h à Stereolux (plateau Multi) Contact : boris.letessier@stereolux.org pour être testeur.

Présentation publique du projet

> Le mardi 29 avril, de 18h à 19h à Stereolux (plateau Multi)

OUVERTURE DES DONNEES EVENEMENTIELLES Lancement officiel du site

> Le mardi 10 juin, de 10h à 12h à Stereolux (plateau Multi) —

Dédiée au libre partage des données événementielles, la plateforme web OpenDataEvents est désormais opérationnelle. Venez découvrir ce projet unique issu d’une démarche concertée entre acteurs locaux !

STEREOLUX TECH’TIME : MYO, BRACELET DE CONTRÔLE GESTUEL

> Le mercredi 11 juin, de 18h30 à 20h00 au Bâtiment B —

Une conférence pour découvrir les possibilités techniques et les usages du bracelet Myo. Quelles pourraient être les applications scéniques et artistiques de cette nouvelle interface gestuelle ? Avec Laurent La Torpille.

LE RENOUVEAU DU MOBILIER URBAIN : NUMÉRIQUE, CREATIF, LUDIQUE

ENVIRONNEMENTS CONNECTÉS

Une approche du mobilier urbain centrée sur l’humain et la créativité. Comment inventer des espaces publics accueillants en créant du mobilier pour jouer, se détendre, découvrir, se rencontrer… ? Imaginons ensemble de nouveaux usages au croisement de la création numérique et des évolutions technologiques (objets connectés, systèmes embarqués low cost, nouveaux matériaux…).

> Le mercredi 18 juin (date à confirmer), de 9h30 à 18h30 à Stereolux (plateau Multi)

Journée de découverte : conférences et workshops

Résidences à venir :

> Le mardi 27 mai, de 9h30 à 17h30 à Stereolux (salle Micro et plateau Multi) —

Une journée pour découvrir, approfondir et inventer le mobilier urbain numérique de demain. En partenariat avec l’Ecole de Design Nantes Atlantique.

Résidence ouverte

> Du 19 au 23 mai à Stereolux (plateau Multi) —

Brainstorming et production collective de prototypes. Contactez boris. letessier@stereolux.org pour en savoir plus.

Appel à projets > Mai-juin 2014 —

Une idée de mobilier urbain créatif et connecté ? Profitez d’un soutien du Labo pour la réalisation d’un prototype. Contactez : boris.letessier@stereolux.org

WEB2DAY

Le RV annuel de l’innovation web et numérique

> Du 04 au 06 juin à Stereolux

Acquérir des notions d’électronique en décryptant et en fabriquant des systèmes variés tels qu’un chargeur de téléphone alimenté par une dynamo de vélo et une interface DMX. Vos projets sont aussi les bienvenus. Avec Vincent Alvo, ingénieur passionné.

Soutien à l’organisation de la manifestation, Stereolux participe aussi à la conception de tables-rondes, présente des projets et expose des prototypes réalisés au Laboratoire Arts & Technologies.

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Workshop sur les usages des capteurs d’ambiance

Une journée pour imaginer et prototyper les usages des données de capteurs d’ambiance placés au sein d’un lieu public ou d’un quartier. En partenariat avec l’Ecole de Design Nantes Atlantique.

Bsynhtome

Yro & Transforma (FR / DE) B-synthome // Performance Création du 2° volet d’un triptyque, ce travail est réalisée à partir de manipulation d’objet, textures, travail sur la lumière, les matières, pour une forme à situer entre live cinéma, théâtre, performance audiovisuelle. A découvrir à Scopitone en septembre prochain. Retour sur le premier volet de cette résidence (décembre 2012)

Dans l’œil du cyclope

Après sa première présentation à l’occasion du festival Pulp (la Ferme du Buisson), Professeur Cyclope planche à Stereolux au printemps, sur quelques pièces complémentaires pour l’exposition présentée en Juin dans la plateforme intermedia. En attendant son vernissage le 6 juin, il est toujours temps de découvrir ce 9° art hybride sur www.professeurcyclope.fr


Bombino

voyage scolaire

Un artiste nomade, un blues qui vient de loin, des élèves de 8 à 10 ans conquis... Retour sur une belle rencontre avec les principaux intéressés.

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Nous sommes des CE2 et des CM2 de l’école Jules Verne de Rouans (44), le 18 février nous avons été invités par Stereolux à venir assister à un concert de Bombino. Voici quelques unes de nos impressions, des dessins, un peu de géographie et un poème librement inspiré de Bombino lui-même.

La balade du Touareg Bombino, nomade du désert, Griot des temps modernes, Ton album a quitté ta terre A Nantes, nous avons ressenti ta peine Bombino, le nomade Tu nous amènes en balade A dos de chameau A la recherche de l’eau. De Nashville à Stereolux, Des Blacks Keys à Tinariwen Ce fut un grand luxe de te voir sur scène. Même si tu parles Tamasheq, Tu maitrises les Line-Check ! Ton Blues est comme une contestation Mais ton message est comme l’étoile du Berger, Il nous fait voyager Aux sons des percussions Ta guitare en bandoulière, Tu parcoures le monde avec ton folk sans frontière. Bombino, bon voyage, porte drapeau éclectique, Ton Afrique est électrique !! / Lola, Lucas, Nolann, Manon, Maxime, Elsa, Amélie, Quentin, Killian, Robin, Alexis, Mathias, Julie, Ruben, Margot, Lenny, Noémie et Anis

> Connaissez vous Omara Moctar ? Non ?!! Et bien nous, nous sommes allés le voir le 18 février à Stereolux. Ca vous dit toujours rien ? C’est l’homme qui se cache derrière le nom de Bombino ! Cet artiste nigérien compose ses musiques tout seul, à part le dernier album qui a été produit par Dan Auerbach des Black Keys. Il a appris la guitare tout seul et avec des livres qu’un ami lui a donné. Il a accepté de jouer pour nous avant son concert du 19 février Salle Micro. Il est touareg de la tribu des Ifoghas et parle le Tamasheq. Nous, on s’est renseigné sur ce pays lointain et cette tribu inconnue. Alors voici quelques infos : Le Niger est un pays d’Afrique de l’Ouest, entourée de l’Algérie, du Bénin, du Burkina Faso, du Tchad, de la Libye, du Mali

et du Nigeria. Savez-vous qui sont les Ifoghas ? C’est une tribu Touareg réunie autour d’un ancêtre commun Mohamed El Makhtar « Aitta ». Et bien Bombino vient du Niger mais la tribu se répartie dans trois pays (le Mali, l’Algérie et le Niger) et elle prend sa « source » dans le massif montagneux de l’Adrar Ifoghas. C’est au gré de ses déplacements qu’il a découvert la guitare électrique. Ben oui ! Les touaregs sont nomades !!

/ Anaëlle, Adam, Alice, Romane, Laurine, Ana et Amandine

Un dossier sur cette rencontre comprenant dessins inédits et impressions des élèves est à retrouver sur le site : www.stereolux.org (onglet apprendre & pratiquer)

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Villes intelligentes ( en mode bêta )

“Smart” par-ci, “smart” par-là : ces dernières années, la ville intelligente aura conquis l’espace public, au sens littéral comme au figuré. Il ne passe pas une journée sans que l’on ne parle de la smart city dans les médias généralistes ou spécialisés, ni sans qu’une collectivité n’impulse un projet de “ville intelligente” à grands renforts de com’ et de partenariats public/privé. Loin de nous l’idée de cracher sur la smart city. Les principes théoriques et pratiques qui la définissent se justifient largement au prisme des réalités contemporaines. La ville est en effet loin d’être parfaite, et s’il est possible de corriger certaines de ses dérives (congestion, pollution, gaspillage, etc.) grâce au numérique, pourquoi s’en priver ? Le problème vient en réalité de ce que ses promoteurs entendent par “corriger” : dans leur bouche, on peut craindre de comprendre “lisser”, voire “policer”. C’est là une chimère presque aussi vieille que le numérique lui-même : la ville intelligente, qui n’est finalement que le dernier avatar des utopies urbaines, serait une ville parfaite, sans erreurs. C’est oublier que la ville est nécessairement chaotique — c’est précisément ce qui fait tout son sel. Le journaliste Xavier de la Porte le résumait parfaitement à l’antenne de France Culture dans un plaidoyer en faveur d’une « ville intelligente qui soit aussi ignorante, affective et idiote ». On ne pourrait trouver mieux que ces trois termes, qui méritent tout de même une explication. Ignorante, d’abord : cela implique d’admettre que le numérique n’est pas omniscient, contrairement à l’idée que l’on s’en fait. Dans cette perspective, si intelligente soit-elle, la ville de demain ne pourra pas répondre de toutes ses bêtises. Pour pallier ces lacunes, une solution : faire appel aux premiers concernés, soit les citadins eux-mêmes, en les intégrant dans les processus de conception-production des services qui régiront leurs vies futures.

Le Quartier des spectacles (Montréal) © Olivier Blouin

Le Quartier des spectacles (Montréal) © Janet Best

Le concept de “ville intelligente” séduit, mais gare à la tentation de villes lissées par le numérique et dénuées de tout chaos... / Philippe Gargov

Affective, ensuite, et cela découle directement du point précédent. Il manque aujourd’hui à la smart city cette envie de stimuler des interactions sensibles, sensitives, émotionnelles avec et entre les citadins. Le numérique n’est certes pas indispensable pour ça, mais il en a les moyens. Dans un contexte où les collectivités s’équipent d’un barda de capteurs, réseaux et systèmes en tous genres, pourquoi ne pas en profiter pour y saupoudrer ce qu’il faut de plaisir et d’irrationnel ? Idiote, enfin et surtout : la ville intelligente doit assumer le fait qu’elle se peut se tromper, échouer, se vautrer lamentablement. Après tout, nul ne sait de quoi demain sera vraiment fait. Mais ceci suppose une chose fondamentale : dépenser des millions, voire des milliards d’euros d’investissements publics et privés dans le smart, c’est prendre un risque inconsidéré et faire peser la menace d’une lourde épée de Damoclès sur la tête de nos collectivités aux pieds d’argile. Ce triptyque sémantique appelle donc un changement de paradigme plutôt qu’un renversement de la ville intelligente dans son ensemble. De tels préceptes une fois posés, comment les concrétiser ? L’enjeu est logiquement plus complexe à formuler, mais beaucoup trop nécessaire pour qu’on se laisse submerger. De nombreux exemples existent de fait aujourd’hui, qu’ils soient issus de micro-initiatives ou de plus ambitieux projets, qui tous tentent de matérialiser d’autres horizons pour l’intelligence urbaine. Les exemples ci-contre témoignent des horizons qui s’ouvrent quand on accepte l’idée d’une ville en mode bêta. Lentement mais sûrement, celleci fait d’ailleurs son petit bonhomme de chemin dans la tête de quelques décideurs, qui comprennent bien que leurs projets ne seront jamais acceptés comme tels. Car la réalité tient à un constat bête et méchant : le citadin lambda se fout que sa ville fonctionne “un peu mieux” ou gaspille “un peu moins”. Cessons donc de le submerger d’indicateurs de performance qui pèsent si peu pour son quotidien. Et laissons plutôt les habitants s’amuser avec les technologies numériques et trouver les utilisations qui leur correspondent. Que celles-ci soient utiles ou bien ludiques, perfectibles ou complètement débiles, ne nous regarde finalement pas.


Villes intelligentes Partages : la ville en peer-to-peer

— Parmi les sujets les plus évidents, les partages se révèlent un champs d’innovation particulièrement performant, désormais démocratisés grâce au partage de véhicules (autopartage / covoiturage) et d’appartements (sur le modèle d’Airbnb). En s’appuyant sur des réseaux sociaux — dédiés ou non —, les citadins peuvent aussi mettre en commun leurs machines à laver 1 ou le contenu non consommé de leurs frigos 2, et chacun y trouve son compte. 1 2

www.lamachineduvoisin.fr www.partagetonfrigo.fr

Hacking urbains : la ville en DIY

— C’est l’un des termes fondamentaux de la ville en mode bêta. Sans entrer dans le détail de ses turpitudes sémantiques, le hacking désigne le détournement de fonction que certains “hacktivistes” font subir aux infrastructures urbaines (mobilier, lampadaires, panneaux communicants, etc.). Plus que le numérique, c’est ici la culture de la bidouille et du piratage qui fait tout le sel de ces initiatives. Preuve — peut-être — de leur intelligence, des publicitaires s’en inspirent directement, à l’instar de McDonalds qui “pirate” les panneaux d’information en gare de Varsovie pour écouler du burger... 1 www.youtube.com/watch?v=E142QuEQirw

1

Parasitages énergétiques : braquage de ville

— Toujours plus loin dans le détournement, on trouve aussi le parasitage. Ou comment certains équipements, créés par des citadins et associations, viennent se greffer à l’existant. On pensera par exemple aux microturbines du collectif Energy Parasite 1, qui viennent produire de l’énergie le long d’escalators ou à flanc de tramway. Plus corrosif, le projet paraSITE de Michael Rakowitz 2 vient directement récupérer l’énergie des chaufferies urbaines pour alimenter des abris SDF. 1 2

www.energyparasites.net www.michaelrakowitz.com/projects/parasite

Crowdfunding : la ville cofinancée

— Difficile de ne pas envisager une application à la ville des préceptes du financement participatif. Le sujet est en vogue depuis quelque temps, porté par de sémillants projets, tels que ce parc new-yorkais...souterrain 1. L’idée est séduisante, du moins sur le papier. Restent quelques interrogations, presque philosophiques : est-il vraiment justifié de faire payer les citadins pour un projet urbain, même si c’est pour qu’il leur ressemble vraiment ? C’est là la principale limite d’une ville plus proche de ses habitants, qui cherche encore ses équilibres.  www.gizmodo.com/kickstarter-urbanism-why-building-a-park-takes-more-th-1203759880

1

La ville s’invente au Laboratoire Arts & Technologies de Stereolux Lieu d’émergence et d’expérimentation transdisciplinaire, le laboratoire s’attèle en 2014 aux nouveaux usages de la ville, du mobilier urbains interactif à des applications ludiques et créatives pour les environnements connectés. Les actions sont multiples : workshops, résidences et prototypes (cf prog du labo).


Platinum,

Concerts / Platinium party Samedi 26 avril – SALLE Micro

Rich Aucoin © Scoot Munn

A l’occasion d’une soirée dédiée au label Platinum, rencontre avec son boss Laurent Laffargue, très actif à Bordeaux où il est implanté, mais aussi bien au-delà. /

C’est par téléphone que nous contactons Laurent Laffargue, patron du label Platinum, en goguette outre-Atlantique. Depuis sa création en 1996, l’éventail des signatures du label basé à Bordeaux a de Matthieu Chauveau quoi impressionner — de l’electro hédoniste de Rubin Steiner à la pop ample de Rich Aucoin en passant par le rock bariolé de Shiko Shiko, à retrouver en concert le samedi 26 avril prochain à Stereolux. Tu es en ce moment aux Etats-Unis. C’est pour le travail ? J’y suis moitié pour le boulot, moitié pour le plaisir. J’avais des groupes à voir à San Francisco et après je vais à Austin au festival South by Southwest, un truc énorme. Il doit y avoir plus de 2 000 concerts en six jours. Il y aura beaucoup de gens, quelques groupes avec lesquels je travaille et j’en profiterai pour en rencontrer de nouveaux. A quoi ressemble le quotidien d’un directeur de label indépendant en 2014 ? Il y a un peu de tout. Le côté financier prend beaucoup le pas par rapport à il y a quelques années. On est obligés d’être très vigilants sur l’état de notre trésorerie. Après, il y a beaucoup d’écoute de nouveaux groupes. Des trucs que des copains ou des artistes avec qui on bosse nous envoient. Des groupes qui nous démarchent aussi eux-mêmes. Et il y a

Shiko Shiko

Rubin Steiner

label éveillé

bien sûr le suivi des groupes qu’on a signés. Accompagner l’enregistrement, le mixage, le mastering, la création de pochette, aller les voir sur certaines dates de leur tournée. Le côté un peu plus institutionnel prend aussi pas mal de place maintenant. Sur Bordeaux, on fait partie d’une fédération de labels indépendants [la FEPPIA, N.D.L.R.], dont je suis le viceprésident.

voire plus. Et mes artistes me demandaient régulièrement de venir m’installer à Paris parce que le développement était plus évident. Tu es plus présent, tu peux facilement communiquer. Mais je n’ai jamais eu cette envie-là parce que je suis hyper bien à Bordeaux. À Paris, on aurait sûrement plus de débouchés mais la vie y est beaucoup plus chère. Pas certain que ça nous rendrait service à l’heure actuelle...

Depuis 2000, vous faites aussi de l’édition. La synchronisation (placement d’une musique dans une publicité, un film, une série) est-telle une solution à la crise du disque ? Effectivement, on est producteur et éditeur. Tous les artistes sur Platinum sont signés en contrats d’artistes et sont en édition chez nous, hormis ceux qu’on a en licence [artistes étrangers ayant déjà un label, N.D.L.R.]. Heureusement qu’on a ces éditions. Chaque fois qu’on a eu des placements, les retombées économiques sont conséquentes, et on en a eu pas mal : Rubin Steiner sur des pubs Mennen et L’Oréal, Bikini Machine sur une pub BMW... On a également pas mal de morceaux placés dans des séries américaines. Avec la synchronisation, on arrive à combler une partie du déficit qui est sur la partie disques.

As-tu des projets pour les années à venir ? J’ai un projet à moyen terme, qui avait échoué il y a trois ans et qui consiste à regrouper plusieurs acteurs dans un même lieu à Bordeaux pour créer un complexe avec salles de concert, barresto, disquaire, librairie, labels, fédérations, etc. C’est peut-être encore d’actualité avec un acteur local qui s’occupe de la Rock School Barbey.

Comme les labels indépendants Vicious Circle ou Talitres, avec qui tu partages tes bureaux, Platinum est installé à Bordeaux. La question de s’implanter à Paris ne s’est jamais posée ? Si, au départ. Tous les artistes qu’on avait signés à l’époque étaient parisiens : Bosco, Curtis, etc. J’allais à Paris au moins deux fois par mois,

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Je crois que, en bon Bordelais, tu as fait des études d’œnologie... Des liens entre la gestion d’un label et la fabrication du vin ? Sur la notion de travail, pas vraiment... Le boulot du viticulteur, c’est quand même vachement physique ! Et je ne vais pas me plaindre de mes conditions de travail. Je suis dans un bureau, tranquille, j’écoute de la musique. Pas vraiment pénible. Mais ça reste des notions de plaisir. Écouter de la musique, c’est un plaisir. Et je ne connais aucun viticulteur qui n’aime pas ce qu’il fait. Créer son vin, ça relève aussi du plaisir. GPlatinium Party — sam. 26 avril — Salle Micro

Rich Aucoin / Shiko Shiko / Rubin Steiner


L’installation documentaire Mobiles Illégitimes propose des écoutes à tiroirs — au sens propre — que l’auditeur est libre de parcourir. Explications. /

Depuis huit ans, le festival Sonor réunit tous les degrés de l’expérimentation sonore. Stereolux s’associe cette année à la manifestation en présentant Mobiles Illégitimes, une installation documentaire de la compagnie Etrange Miroir consacrée à la migration vue par les femmes. Entretien avec, les concepteurs du projet.

Mobiles / immigrées

« La manière dont on nomme ces femmes est évidemment très importante. Si on dit “immigrée clandestine”, cela amène un certain nombre de Laurent Mareschal représentations. Si on dit “mobile”, on renvoie à une pratique aussi ancienne que l’humanité : le déplacement d’un territoire à un autre. Cela pose autrement la question de la légitimité du déplacement en question [sic]. Le fait de s’intéresser spécifiquement aux femmes décale également le point de vue sur le sujet, le plus souvent abordé sous l’angle du travailleur immigré, éventuellement augmenté d’une famille. »

Mo no 

Sonore

« Dans ce travail, nous présentons uniquement du son. Nous souhaitons aborder ce sujet en le préservant de la puissance de l’image et des représentations qui sont associées à l’immigration. Écouter suppose une attention plus grande, laisse plus de place à l’imagination de l’auditeur. L’absence d’images crée une intimité particulière. C’est également vrai au moment de l’enregistrement. Un micro s’oublie plus facilement qu’une caméra. »

Installation documentaire

« Il y a en tout quarante capsules sonores tirées d’une vingtaine d’entretiens menés par sept documentaristes : témoignages, expériences vécues mais aussi points de vue sociologiques, juridiques et historiques. Chacune de ces capsules est écoutable indépendamment des autres. L’auditeur fait son propre parcours, au hasard ou en s’appuyant sur une carte de l’installation. C’est pour cette liberté que nous avons choisi la forme de l’installation, plutôt qu’une forme narrative, celle d’une émission de radio par exemple. Nous souhaitons proposer des éléments de réflexion plutôt que développer un discours didactique. »

Musique

« Les entretiens sont presque tous accompagnés de musique originale ou d’un travail sur des sons bruts. Là encore, c’est pour favoriser l’écoute, créer un climat, soutenir une émotion. De même que nous avons fait appel à plusieurs documentaristes, nous avons sollicité plusieurs musiciens. Mobiles Illégitimes est un travail très collectif. »

Documentaire /'art

« En fait, notre travail ne se résume pas à la matière documentaire qu’il rassemble. C’est aussi une démarche artistique. Le propos compte évidemment, mais on pourrait dire que nous cherchons autant à créer des émotions qu’à communiquer des informations. L’installation rappellera peut-être à certains le travail de l’artiste Christian Boltanski, notamment Les Archives qui réunissent des documents photographiques personnels dans des boîtes à biscuits. Nous aimons beaucoup sa définition de l’art : “L’art consiste à poser des questions, à donner des émotions, sans avoir de réponse.” »

mé dia Sonor est proposé par Jet FM et l’association Histoires d’Ondes. Le festival présente, du 4 au 13 avril, pas loin d’une trentaine d’installations, spectacles, lives, mixes, émissions de radio, rencontres et expériences diverses autour du son et de la création sonore, sous forme de collages, paysages sonores, cinéma sans images, fictions aventureuses, documentaires poétiques. Mobiles Illégitimes, du 1er au 14 avril à Stereolux Plus d’informations sur la compagnie Etrange Miroir : www.etrangemiroir.org Festival Sonor, du 4 au 13 avril – Plus d’informations : www.histoiresdondes.fr

© Quentin Faucompré

Tiroirs

« L’installation est constituée de quatre meubles à tiroirs, assez hauts. Quand l’auditeur ouvre un tiroir, il entend dans son casque le son correspondant. Le lien entre les portes et la bibliothèque de sons est automatisé grâce à un programme développé par Xavier Seignard et installé sur des Raspberry Pi (Ndlr : petits ordinateurs commercialisés pour quelques dizaines d'euros sous forme d'une carte mère et tournant sous Linux). Nous tenions beaucoup à proposer quelque chose de ludique et de confortable. Les conditions dans lesquelles l’auditeur est placé sont importantes, il faut que notre proposition soit aussi facile d’accès que possible. Finalement, le matériau que nous proposons pourrait très bien être accessible sur un site Web. Mais nous tenons à proposer une expérience physique. Et nous aimons que le spectateur soit là physiquement. »


en Corée, encore

�� Professeur Cyclope sort des écrans >>

Du 13 au 19 juin, le festival Printemps Coréen revient à Nantes pour une deuxième édition mettant en avant la musique et le cinéma. / Mathieu Perrichet

Innovation numérique, modèle économique ambitieux, auteurs talentueux : Professeur Cyclope impose sa marque et se décline sur papier et en exposition. / Mathieu Perrichet

Printemps Coréen, deuxième round, après une édition inaugurale l’an dernier. Niveau timing, Nantes prend un peu d’avance sur le reste de l’Hexagone. « Entre septembre 2015 et juin 2016, ce sera l’année culturelle croisée Corée-France. Le festival est donc une sorte de rendezvous en amont, un tremplin, permettant d’annoncer cet événement » explique Mee Ra Baudez, présidente de l’association nantaise Printemps Coréen.

Depuis mars 2013, installée dans le blockhaus DY10 sur l’île de Nantes, l’équipe de Professeur Cyclope s’affaire à publier chaque mois un magazine de « bandes dessinées nativement numériques ». Rencontre avec Gwen de Bonneval, l’un de ses fondateurs.

Durant une semaine, le pays du Matin calme – on parle ici de la péninsule dans son ensemble en ce qui concerne les arts traditionnels, Nord et Sud n’ayant formé qu’une seule entité dans le passé – sera mis à l’honneur grâce à une programmation éclectique : découverte de la gastronomie locale, cours de chant, initiation à la langue, spectacles de danse et concerts. Le tout réparti dans divers lieux culturels de la ville, de Cosmopolis à la maison de quartier Madeleine Champ-de-Mars en passant par le Cinématographe, le Passage Sainte-Croix... Stereolux accueillera la soirée d’ouverture qui verra notamment se produire le collectif Nant/Co. Le groupe se compose de quatre musiciens installés à Nantes (François Ripoche, Gustavo Ovalles, Daniel Givone, Simon Mary), de E’Joung-Ju (une musicienne de geomoungo, instrument à cordes traditionnel coréen) et de la chanteuse Joo-Seon Cho. Leur concert « sera l’un des points forts du festival » selon Mee Ra Baudez, d’autant que le projet a vu le jour l’an dernier dans le cadre de la première édition du festival.

Pouvez-vous nous présenter Professeur Cyclope ? Il s’agit d’un projet unique en Europe, expérimental, ambitieux et fédérateur, lancé par un collectif d’auteurs et de dessinateurs : Cyril Pedrosa, Fabien Vehlmann, Brüno, Hervé Tanquerelle et moi-même, autour de la bande dessinée spécialement conçue pour les écrans (scrolling vertical, cases en GIF…). L’ambition était de proposer des choses créatives pour relancer l’avenir de la BD sur le médium incontournable d’aujourd’hui. Un pari tenté grâce à un partenariat avec Arte qui coproduit la revue à hauteur de 50%. Sur le site de la chaîne, environ les deux tiers du magazine sont consultables gratuitement durant un mois. Le reste est visible sur notre site, en s’abonnant. En un an, nous avons enregistré 1 300 abonnements. Vous vous apprêtez à lancer le label Cyclope sur papier, n’est-ce pas paradoxal ? Non, car le magazine restera bel et bien numérique. Seuls quelques récits seront déclinés sur papier. Pour cela, certains auteurs réadapteront même leur travail. L’expérience n’est pas la même, le numérique permet des choses que le papier n’offre pas et vice versa. Nous voulons garder le meilleur des deux supports. C’est donc une démarche complémentaire.

« Le souhait du Printemps Coréen est de pouvoir faire découvrir à tous la culture coréenne au sens large, d’inviter à la création et de favoriser les résidences artistiques » résume cette dernière. Le sextet jouera sur scène ses morceaux « mélangeant musiques coréenne et occidentale, à l’image de la culture du pays située entre tradition et innovation ». C’est le printemps, mélangeons-nous.

Quelques mots sur votre exposition au Pulp Festival et son prolongement à venir à Stereolux ? Il s’agit d’une proposition du dessinateur Philippe Dupuy. L’installation interactive L’œil du Cyclope permet aux spectateurs de s’immerger physiquement dans l’univers de la BD numérique en mettant en avant les différents types de narration. A Stereolux, on reprendra en partie l’expo en y ajoutant de nouveaux modules encore à définir.

Le 13 & 16 juin 2014, dans le cadre du Printemps Coréen, projection à Stereolux du film d’animation Couleur de peau : miel, en présence de son réalisateur Jung Henin.

Du 11 juin au 6 juillet — Plateforme intermédia Exposition « Dans l’œil du Cyclope » www.professeurcyclope.fr

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Soundgarden, Superunknown, Deluxe Edition.

Alerte coup de vieux : 1994, c’était il y a vingt ans. Deux décennies depuis le lancement de la série Friends, la sortie en salle de Pulp Fiction et l’arrivée dans les bacs de l’album Superunknown de Soundgarden. Le groupe de Chris Cornell, actif de 1984 à 1997 avant une reformation en 2010, propose ici seize morceaux dont pas moins de cinq sortiront en single, dont le culte Black Hole Sun. Pour fêter ses vingt ans, l’album ressort dès le 3 juin dans deux éditions deluxe pléthoriques. La plus fournie, blindée d’inédits, contiendra tout de même quatre CD et un Blu-ray audio mixé en 5.1.! De quoi patienter jusqu’au concert du dimanche 22 juin sur la Main Stage 1 du Hellfest, aux côtés Black Sabbath et de Megadeth. Won’t you come ? A.H.

Goal of the Dead

de Benjamin Rocher et Thierry Poiraud.

Un village du Nord de la France, un match de foot entre les gars du coin et une équipe nationale, une épidémie de zombies suite à l’usage d’un produit dopant toxique... Avec de tels ingrédients, la comédie horrifique Goal of the Dead aurait pu virer au nanar cheap, mais c’est tout le contraire ! Ce projet dingue divisé en deux parties (1h20 chacune, la première signée Benjamin Rocher, la seconde Thierry Poiraud) est un cocktail jouissif d’humour trash. Avec une stratégie de distribution originale (projections événementielles hebdomadaires à Paris en mars, puis tournée en province avant la sortie vidéo début juin), le film a enchanté aficionados du genre et distributeurs étrangers séduits par ce concept qui tombe à pic, Coupe du monde oblige. Le film sera projeté en présence de l’équipe au Katorza le 28 mai, dans le cadre de l’Absurde Séance. A.H.

Grand Parc

On savait que la scène Cannaise était prolifique. Concrete Knives, Gablé, Granville, Samba de la Muerte, Superpoze, Jesus Christ Fashion Barbe ou Fakear tiennent le haut du pavé depuis quelques temps, mais c’est sans compté sur un nouveau venu : Grand Parc ! Pas d’album, juste quelques titres en cours d’enregistrement, et voilà déjà cette formation sur les route de France et d’Italie, faisant les premières parties de Conan Mockasin ou Lætitia Sheriff ! Il est donc temps de découvrir ce parc où pousse une faune noise-rock, composée de profondes et fragiles voix féminines accompagnées de guitares abrasives, au bord de l’asphyxie ! Trans-genre, Grand Parc sème aussi sur le terrain du hip-hop, le tout avec un songwritting remarquable et percutant ! Un jardin que l’on a hâte de découvrir ! https://grandparc.bandcamp.com/ R.B.

Trois Ombres, Cyril Pedrosa

Bien loin de l’actualité littéraire (il est paru en 2011), cet ouvrage de Cyril Pedrosa est un conte pour adultes. Joachim grandit avec ses parents, à l’écart du monde des hommes. Une nuit, trois ombres apparaissent au loin sur la colline. Ces chevaliers s’évanouissent dès qu’on s’en approche mais, c’est certain, ils viennent pour Joachim... Pedrosa, installé à Nantes, a été reconnu récemment pour sa bande dessinée Portugal. Il offre, avec Trois Ombres, une histoire universelle, poétique et bouleversante, qui traite de la perte d’un enfant — thème abordé récemment de manière plus frontale par le cinéma indépendant dans des films comme La Guerre est déclarée, Alabama Monroe… Un ouvrage intemporel, qu’on recommande aux parents, et à tous les autres aussi. L.D.

GIRL BAND

Remarqué grâce à son remix rock psychotique de Blawan, ce quatuor de Dublin fait une nouvelle apparition éclair avec un single ne faisant qu’attiser la curiosité. Malgré des allures de premiers de la classe dans le clip de ce titre, Girl Band n’a rien d’un groupe d’enfants de chœur. Filmé sans doute directement sur une télé noir et blanc à tube cathodique, avec un son caverneux — limite casserole —, le clip pose les couleurs les plus glauques de ce post-punk névrosé. Batterie binaire obsessionnelle, basse rugueuse et saturée, guitare lacérée et complaintes gouailleuses sentent bon l’humidité malsaine d’un squatt sombre et suintant. Cet EP en édition limitée à 300 exemplaires est sold out. Album à suivre de près,certainement… www.girlbanddublin.bandcamp.com C.H.

PEGASE

Futur

On ne se lasse pas d’écouter le premier album eponyme de Pegasse. Raphaël d’Hervez « ex - Minitel Rose » nous a concocté un savoureux mix entre ambient, electro pop et new wave. Les morceaux s’enchainent et nous plongent dans nos songes sans pour autant nous conduire à l’ennui et ça on peut dire que c’est fort. On fredonne et on bulle sur le titre « without reason », on esquisse quelques pas de danse sur «  The bad side of love  » ou bien encore sur «  Gold to share »…inutile d’en dire plus c’est un album à découvrir et à déguster qui devrait séduire pas mal de monde,c'est tout le mal qu'on peux leur souhaiter… P.S.

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CARTE STEREOLUX : Plein d’avantages à prix réduit !

La carte Stereolux est valable 1 an, de date à date. La carte Stereolux c’est : > Le tarif réduit garanti pour l’ensemble des spectacles produits par l’association, > 3 concerts gratuits durant la période de validité de votre carte (mentionnés dans notre magazine et sur www.stereolux.org par ce picto : ), > 3 concerts "1 place achetée = 1 place offerte" (mentionnés dans notre magazine et sur www.stereolux.org par ce picto : ), > des réductions au Pannonica, VIP, Chabada, Ubu, Fuzz’Yon, 6PAR4… et toutes les salles Fédélima Plus d’infos sur www.stereolux.org > Tarifs : - Gratuite pour les Pass Culture & Sport 2013 - 2014 en échange du chèque spectacle. - 9 € pour les demandeurs d’emploi et les porteurs de la carte blanche. (sur présentation d’un justificatif de moins de 3 mois) - 14,50 € pour les étudiants et les porteurs de la carte Cezam. (sur présentation d’un justificatif) - 18 € pour les salariés et tous les autres. - 29 € La « carte DUO » destinée à deux personnes domiciliées à la même adresse (personnes mariées, pacsées, concubins, frères et sœurs, colocataires...). Un justificatif de domicile sera demandé aux 2 personnes et ils devront avoir la même adresse. Offre limitée à 2 adultes et 6 enfants maximum.

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Stereolux magazine numéro 10 (avril - juin 2014)