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N e vo pa me ie s s je pu ur te bl la z iq ue  !

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La nature s’installe en ville

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Programme neuf « Domaine des Perrières », plusieurs appartements à la vente Page 7

Interviews de : Manuel Tornare, Pierre-André Loizeau, Benoît Genecand, Peter Wullschleger, Olivier Philippe, Natacha Litzistorf, Vincent Desprez, Yves Lachavanne. P. 23 à 34

Tour du monde Lausanne, Royaume-Uni, Mexique, Canada, Japon, Burkina Faso, France. P. 37 à 46

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Italie, Genève, Royaume-Uni.

Vente et location : vaste choix d’offres À l’intérieur P. 71 à 110

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Concourons à embellir la ville !

L

a thématique des espaces verts en milieu urbain peut être abordée de multiples façons différentes, mais cependant complémentaires. Dans nos pays développés, déjà largement urbanisés, apparaît la nécessité de garder ou de recréer un lien avec la nature. De nombreux enfants des villes ignorent tout simplement que les carottes ne poussent pas sur les arbres. Le mouvement Cittaslow (émanation du sympathique Slow Food) vise ainsi à favoriser les cultures individuelles urbaines, la diversité des modes de vie et l’autonomie des populations citadines. Relevons que si Cittaslow compte déjà plus de 100 villes adhérentes dans le monde, on n’en compte qu’une seule en Suisse (Mendrisio). Sans doute sommes-nous trop occupés... ou trop riches ? 

éditorial

Une autre approche du sujet tient à la prise de conscience, un peu lente à notre avis, que l’on a passablement négligé la qualité des espaces extérieurs, notamment au moment de construire. Le maître de l’ouvrage et l’architecte ont généralement tendance à considérer que leur mission est achevée lorsqu’un immeuble est construit et occupé, et ne se soucient pas réellement de son environnement. Quant aux collectivités publiques, il leur est sans doute plus facile de faire adopter un crédit pour la construction d’une école, d’une bibliothèque ou d’une station d’épuration, que pour l’embellissement d’une place ou la valorisation d’un terrain vague. Heureusement, la situation évolue – quoique trop lentement à notre goût – et les architectes paysagistes constituent désormais une corporation reconnue, praticiens d’une discipline à part entière. Il convient de promouvoir leur intervention le plus systématiquement possible : ce sont des « rehausseurs » de qualité de vie. Ayons aussi systématiquement le réflexe du concours lorsqu’il s’agit de remanier une zone importante. Un exemple ? A Genève, le très intéressant projet de parking des « Clés de Rive », qui pourrait permettre le réaménagement en zone piétonnière d’un important périmètre (rue PierreFatio – rond-point de Rive – rue d’Italie). L’occasion est trop belle d’organiser un vrai concours international pour l’aménagement des extérieurs, permettant de créer un espace urbain dont nous puissions être fiers et qui contribue au rayonnement de notre Cité. Saisissons-là ! D’ailleurs, les créations des architectes paysagistes prennent aussi des formes ludiques et éphémères, très appréciées du public. Que l’on songe à Lausanne Jardins (www.lausannejardins.ch ; dernière édition en 2009, prochaine en 2014, espérons que la fréquence sera revue à la hausse) ou encore aux créations originales, renouvelées chaque année, présentées dans le cadre du Festival de Chaumont-sur-Loire (www.domaine-chaumont.fr), qui draine un nombre croissant de visiteurs. A quand une manifestation similaire à Genève ? Elle générerait un tourisme de qualité autant qu’elle plairait à la population locale. Enfin, sur un plan plus global et mondial, rappelons-nous que l’urbanisation est un phénomène massif : si 30% de la population mondiale était concentrée dans les villes en 1950, la proportion est passée à 50% actuellement, avec des prévisions dépassant 60% en 2030. C’est dire que le thème de l’amélioration de la qualité de vie, et des aménagements extérieurs en milieu urbain, n’est pas qu’une lubie d’esthète, mais une nécessité vitale. Notre dossier vous apporte non seulement les réflexions d’un certain nombre d’acteurs locaux que nous avons interviewés, mais vous propose aussi un petit tour du monde en accéléré, qui illustre la diversité des initiatives et des propositions - allant de déductions fiscales au Mexique pour favoriser la végétalisation des toits aux « commandos urbains » agissant au Canada et aux USA, en passant par les jardins potagers londoniens ou encore par la mini-tour agricole imaginée pour le Burkina Faso, qui a obtenu la Médaille d’or du Salon des Inventions de Genève.

Thierry Barbier-Mueller Administrateur délégué de la Société Privée de Gérance n° 26 - Printemps 2010 -

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N°26 – PRINTEMPS 2010

impressum Une publication de la

SOCIÉTÉ PRIVÉE

DE GÉRANCE Route de Chêne 36 – 1208 Genève Tél. : 022 849 61 61 Fax : 022 849 61 00 www.spg.ch

Service des publications

Route de Chêne 36 – 1208 Genève Tél. : 022 849 65 60 Fax : 022 849 61 80 E-mail : publications@immorama.ch www.immorama.ch

Editeur responsable Thierry Barbier-Mueller

Rédactrice en chef

Christine Esseiva redaction@immorama.ch

Publicité

Edouard Carrascosa edouard.carrascosa@spg.ch Tél. 022 849 65 61 - Fax 022 849 61 80

Cahier immobilier et distribution Béatrice Repole ; Cécile Heymans 

Mise en pages et production

Sandra Cattaud, Johana Couprie, Martine Musy

Abonnements

Silvia Farinha, Liliana Lima, Simon Jöhr, Michael Polla

Tél. 022 849 65 57/68/69

abonnements@immorama.ch

Ont participé à la réalisation de ce numéro : Claude Atallah D. Bakis-Métoudi Philippe Buzzi Nicole Saint-Jal

J.-F. Assenarre Carine Bosson Martin  Dunning Budimir Stoja

Impression, reliure, corrections

sommaire Editorial par Thierry Barbier-Mueller . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .     . 3

réseau   La Côte vaudoise, une région bénie des dieux . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 solidarité  L’actualité solidaire de la SPG . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 concours Concours SPG/HEPIA : Mise en scène d’espaces urbains . . . . . . 15 fiche La vie d’un immeuble racontée sur une fiche recto verso . . . . . . . . . . 20 dossier local : • La nature s’installe en ville par Thierry Oppikofer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 dossier international : • Florilège d’idées vertes par Christine Esseiva . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 label Montrez-nous vos charges, nous vous dirons comment les faire baisser 49 anniversaire  La société SPG Intercity fête ses dix ans . . . . . . . . . . . . . . . 53 financement Comment financer et assurer votre bien immobilier ? . . . . . . 61 patrimoine La plus vieille maison de Suisse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 écologie La taxe sur le CO2 pour assainir les bâtiments . . . . . . . . . . . . . . 67

Vaste choix d’offres immobilières : SPG FINEST PROPERTIES Suisse Votre résidence à la montagne, en ville ou au bord de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . 71 SPG Genève et environs – Vaud Villas à vendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Appartements à vendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Immeubles à vendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Appartements et villas à louer, programme neuf à louer . . . . . . . . . . . . . . . . . . Parkings à louer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Locaux commerciaux à louer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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Imprimeries Réunies Lausanne SA, Renens

Couverture

Vitamine, Genève Photos : iStockphoto, Objectif 31 Tirage contrôlé (FRP/REMP): 225 883 exemplaires Tirage de ce numéro: 300 000 exemplaires Paraît deux fois par an (printemps et automne) Fondé en 1997

Cette publication est éditée par le Groupe SPG, composé de la Société Privée de Gérance, Rytz & Cie SA et IFA. Tous droits réservés. © 2010 Société Privée de Gérance, Genève Prochaine parution en octobre 2010

Version électronique www.immorama.ch

SPG Intercity Genève et environs – Vaud – Yverdon-les-Bains Locaux commerciaux à louer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 RytZ Vaud Villas à vendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .     102 Propriétés à vendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .     104 Appartements à vendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .     105 IFA France voisine Appartements à vendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .     106 Villas à vendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 Faites une folie ! Châteaux et manoirs à vendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .      109 .... Une autre folie ! Ile à vendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .     110

n° 26 - Printemps 2010 -

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réseau La Côte vaudoise, une région bénie des dieux

N e vo pa me ie s s je pu ur te bl la z iq ue  !

Depuis 1947 : de grands et de petits projets Yves Rytz parle avec passion de ce territoire auquel il est très attaché, personnellement et professionnellement. Créée en 1947, la régie immobilière qui porte son nom allie les avantages de la proximité – condition sine qua non d’une connaissance intime du terrain – à une large ouverture sur les marchés internationaux – renforcée depuis 1988 par son alliance avec la Société Privée de Gérance, avec laquelle elle partage le même profil d’agence multiservices, active à la fois dans les domaines de la gérance, du courtage, du conseil et de la promotion. Leader sur le marché de la Côte vaudoise, RYTZ & Cie S.A. est l’un des artisans du formidable développement qu’a connu cette partie du canton de Vaud ces cinquante dernières années – aujourd’hui encore, le district de Nyon continue de battre tous les records de croissance en Suisse. Dans le domaine de la promotion, elle a piloté de nombreux projets importants et modestes, allant d’opérations ponctuelles se limitant à la construction de quelques villas jusqu’à la réalisation de quartiers complets, en passant par celle de grands équipements comme le centre commercial de Signy près de Nyon. Nouvelle construction Le « Domaine des Perrières » à Coppet comprend sept immeubles de trois étages et des duplex, ainsi que vingt bâtiments comprenant cinq logements chacun.

Le « Domaine des Perrières » à Coppet La construction du « Domaine des Perrières » à Coppet, en collaboration avec le bureau d’architectes MR & A à Nyon, est l’une de ses dernières grandes réalisations. L’histoire commence au tournant du millénaire. Le terrain de 7 hectares, en pente douce vers le lac, se situe idéalement à moins de 10 minutes à pied des services (écoles primaires, collège, commerces) et de la gare de Coppet – qui offre des liaisons directes avec Genève, l’aéroport international, Lausanne et les grandes villes de Suisse. Un plan de quartier est légalisé en 2001. Il organise la réalisation de 176 logements en PPE en trois étapes, formant une extension du bourg de Coppet, en continuité avec l’urbanisation existante. Les immeubles sont répartis dans un grand parc traversé par de nombreux chemins piétonniers. Les voitures des résidents sont garées en sous-sol, accessibles directement depuis chaque immeuble. La première étape porte sur sept immeubles de trois étages et duplex abrités sous de vastes toitures à deux pentes, rappelant les silhouettes des demeures traditionnelles de la région. Groupées à l’arrière du terrain sur un arc de cercle, ces grandes maisons d’allure très confortable sont reliées au rez-de-chaussée par une enfilade d’arcades de commerces et de services, offrant l’agrément d’une promenade couverte en bordure du parc. Les balcons profitent de vues larges sur le lac et sur le Jura, enjambant les volumes plus bas réalisés dans les étapes suivantes.

■ Pour en savoir plus www.rytz.com 8

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La plus grande partie du parc est habitée par des constructions encore plus individualisées. D’élégantes demeures s’alignent en rangées, alternant avec des jardins privatifs, perpendiculaires au lac pour dégager au maximum les vues sur le paysage lacustre et le Jura. Chacune d’elles abrite cinq appartements, dont deux en rez-dejardin, deux à l’étage noble et un en attique : elle réalise le programme de « villas urbaines » comme on en voit dans les quartiers les plus huppés, mais dans une architecture résolument moderne aux toitures plates et aux lignes pures, teintées d’une légère touche anglo-saxonne par des murs de brique rouge. Aux façades d’entrée, plutôt fermées et discrètes, s’opposent les façades sur jardin dotées de balcons de verre et de larges baies vitrées coulissantes, qui laissent pénétrer un maximum de lumière dans des appartements aux surfaces très généreuses, aux finitions soignées, que les acheteurs ont pu personnaliser pendant la construction. Après la réalisation d’une deuxième étape, la troisième étape du plan de quartier vient de se terminer avec la livraison de huit nouvelles résidences totalisant 56 appartements en PPE de 3 à 6 pièces : une adresse très enviable dans l’une des communes résidentielles les plus convoitées de la Côte vaudoise. ■


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réseau La Côte vaudoise, une région bénie des dieux

Groupe SPG : un réseau de compétences

Le « Domaine des Perrières » à Coppet. Pour répondre aux besoins de logements des particuliers, en provenance de tous les pays du monde, de nouvelles constructions fleurissent en terre vaudoise.

www.rytz.com La Côte vaudoise, une région bénie des dieux

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algré les aléas de l’économie mondiale, l’attractivité de la Côte vaudoise est plus forte que jamais. En provenance de Genève, du reste du canton de Vaud, de Suisse, d’Europe et de tous les pays du monde, les ménages et les firmes sont toujours aussi nombreux à élire domicile dans cette région bénie des dieux, qui offre des avantages géographiques, fonctionnels et fiscaux exceptionnels. La régie RYTZ & Cie S.A., associée de la Société privée de gérance à Genève, est l’un des acteurs majeurs du développement régional. Depuis cinquante ans, elle est passée maître dans la production de logements de qualité, répondant aux attentes de clientèles souvent très exigeantes. L’une de ses récentes réalisations est le quartier des Perrières à Coppet, dont elle vient d’achever la dernière étape. Une région bénie des dieux « Le premier atout de la région est la qualité de vie », précise Yves Rytz, administrateur de la régie nyonnaise. « Les habitants de la Côte vaudoise profitent du voisinage immédiat des agglomérations de Genève et Lausanne et des services de niveau métropolitain que cela implique : le Grand Théâtre, l’aéroport international, l’Opéra, le CIO et bien d’autres forment une extraordinaire collection d’équipements pour des villes d’aussi petite taille. Ils ont à leurs pieds le plus grand lac d’Europe de l’ouest, ses plages, ses ports et ses paysages incomparables. Le Jura est tout proche, avec une offre étendue de loisirs d’été et d’hiver. Et les hautes Alpes sont à une heure et demie de voiture ou de train. Un autre atout très attractif est le régime fiscal : ces dernières années, il a attiré dans la région de nombreux résidents d’origine étrangère. Et la Côte vaudoise a eu l’honneur d’accueillir des enseignes prestigieuses dans les domaines des hautes technologies, des activités tertiaires et du sport, dont le fleuron du siège mondial de l’UEFA. La présence de plusieurs écoles internationales et privées réputées est également un avantage rare, déterminant pour les choix de localisation de nombreux acteurs des scènes internationales. » 8

réseau Par Claire Vaudremont

« Le premier atout de la région est la qualité de vie. »

RYTZ & Cie S.A. Yves Rytz Administrateur Avenue Alfred-Cortot 7 1260 Nyon (VD) Tél. +41 22 36 36 000 info@rytz.com - www.rytz.com

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xxxxxxxx sous-titre


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solidarité L’actualité solidaire de la SPG

Associations soutenues en 2010 par la société privée de gérance.

Ensemble, qui accueille des enfants mentalement handicapés (2004) ; la Maison Chance Suisse au Vietnam, qui œuvre en faveur des handicapés et des orphelins dans un quartier défavorisé d’Hô Chi Minh-Ville (2006) ; l’Association d’Aide à Gao, qui lutte contre la malnutrition des enfants au Mali (2007) ; la Restavek Foundation, qui vient en aide à des familles pauvres d'Haïti (2005) ; l’Association un Avenir par l’Ecole, qui équipe et anime des ludothèques au Mali (2008), ou encore Le Sourire de Chiang Khong, qui prend en charge des enfants de Thaïlande du Nord (2009) ; Fondation Hôpital de pédiatrie Kantha Bopha du Dr Beat Richner, qui prend en charge et soigne des enfants cambodgiens (2003). En 2010, pour marquer son 50e anniversaire, la société privée de gérance a souhaité sponsoriser plus directement deux projets. L’Association Humanitaire Cœurs pour Tous a été fondée en 1998 par un groupe de médecins, infirmiers et techniciens pour promouvoir la santé dans les pays en voie de développement et, plus particulièrement, la prise en charge de maladies cardiaques. Aux Hôpitaux Universitaires de Genève ou sur place (Maroc, Serbie, Mozambique, etc.), elle opère à titre bénévole des enfants souffrant de maladies cardiovasculaires, ce qui leur permet de guérir et de retrouver une vie normale. L’Association François-Xavier Bagnoud s’est donné pour but la lutte contre la pauvreté et le sida dans les pays en développement. Elle soutient particulièrement les orphelins et les enfants laissés dans le sillage de la pandémie. La société privée de gérance s’est engagée à l’aider à concrétiser un objectif très précis : la construction de onze puits au Mali, qui apporteront aux enfants la ressource élémentaire – malheureusement trop rare en Afrique – de robinets d’eau potable.

Les cartes de vœux de la société privée de gérance depuis 2003

Solidarité en ligne Cartes de vœux, sponsorings ciblés donnent lieu chaque fois à une promotion auprès de cercles élargis de contributeurs et à un suivi des réalisations au fil du temps... Ces initiatives de la SPG composent une actualité solidaire, rendue accessible sur son site Internet www.spg.ch/solidarite. Les associations souhaitant déposer leur candidature y trouveront une fiche de demande de soutien. Et tous les publics pourront assister en temps réel à la mise en œuvre des projets qu’ils auront contribué à rendre possibles. ■

© Massimo Piras

Moudatt

La SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE est heureuse d’aider l’ASSOCIATION POUR LE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT INTéGRé (ASDI) de Moudatt, qui œuvre pour la reconstitution et l’accroissement de cheptels de vaches au profit d’éleveurs nomades, pour la formation professionnelle des jeunes et le développement du maraîchage. SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE Route de Chêne 36 CH–1208 Genève - www.spg.ch

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2010 : Association pour le Soutien au Développement Intégré (ASDI) de Moudatt / Mali

2006 : Maison Chance Suisse / Vietnam

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2009 : Le Sourire de Chiang Khong / Thaïlande

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2008 : Association un Avenir par l’Ecole / Mali

2005 : Restavek Foundation / Haïti

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2004 : Ecole La Petite Arche Fondation Ensemble / Genève

2007 : Association d’Aide à Gao / Mali

2003 : Fondation Hôpital de pédiatrie Kantha Bopha du Dr Beat Richner / Cambodge


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solidarité L’actualité solidaire de la SPG

© Massimo Piras

Cette année, la SOCIéTé PRIVéE DE GéRANCE soutient plusieurs associations actives dans le registre de l’humanitaire et de l’environnement. Au travers de ses cartes de vœux, pour la nouvelle année 2010, la SOCIéTé PRIVéE DE GéRANCE a présenté à tous ses clients et partenaires l’ASDI, l’Association pour le Soutien au Développement Intégré de Moudatt, qui œuvre pour la santé et l’éducation de populations et de jeunes défavorisés au Mali.

En 2010, la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE fêtera ses 50 ans d’immobilier. A cette occasion, elle soutiendra plusieurs associations caritatives qui œuvrent pour la santé et l’éducation de populations ou de jeunes défavorisés. Avec cette carte de vœux, © Massimo Piras

© Massimo Piras

la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE est heureuse de présenter et d’aider l’association malienne ASDI et vous adresse ASDI signifie CONSTRUIRE en langue tamacheq (langue touareg du Mali)

ASSOCIATION POUR LE SOUTIEN AU DÉVELOPPEMENT INTÉGRÉ (ASDI) de Moudatt Place Notre-Dame 8 – CH–1700 Fribourg

ses meilleurs vœux solidaires pour 2010. La Direction et les collaborateu rs de L’INFOR MATION IMMOBILIÈR E et d’IMMOR AMA

Coordonnées bancaires : Mohamed Ag Hamma Code SWIFT : ECOCMLBA Compte : ECOBANK Mali Code banque : D0090 – Code guichet : 01001 Numéro de compte : 102077006017 – Clé RIB : 32

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Carte de vœux 2010

L’actualité solidaire de la SPG

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ASSOCIATION POUR LE SOUTIEN AU DÉVELOPPEMENT INTÉGRÉ (ASDI) Dans la vallée du Tilemsi, contrée située au nordest du Mali, Mohamed Ag Hamma et Natascha Farenzena ont lancé en 2004 un projet d’entraide dans le but de soutenir la population de la région, régulièrement frappée par la sécheresse et la famine. Fondé sur la constitution d ’un cheptel communautaire de vaches, ce programme humanitaire permet notamment à une famille, pendant toute une année, de bénéficier du lait d’une vache pour sa consommation propre et la production de beurre ou de fromage.

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solidarité

omme beaucoup d’autres entreprises genevoises, la Société Privée de Gérance soutient des projets généreux, répondant aux besoins de populations démunies. Ce rôle social figure d’ailleurs en bonne place dans sa Charte d’entreprise. Selon une tradition bien établie, elle s’engage fortement dans des actions précises, aux objectifs clairement définis, en contact direct avec les personnes qui les pilotent et celles qui en bénéficient.

Par Robin Charlert

Les actions sociales de la société privée de gérance se sont diversifiées au fil du temps. Aux traditionnelles cartes de vœux de fin d’année se sont ajoutés des soutiens actifs de projets ciblés, dans le registre de l’humanitaire et de l’environnement. Au total, ces démarches finissent par composer une « actualité solidaire » assurément modeste, si l’on pense à l’immensité des besoins, mais chaleureuse et efficace.

« L’entreprise met ainsi à disposition non seulement son soutien financier, mais aussi son capital de relations sociales et professionnelles, ainsi que ses forces de diffusion et de communication. »

Vingt ans de cartes de vœux Il y a vingt ans, la société privée de gérance avait eu l’idée d’utiliser la traditionnelle carte de vœux, que chaque entreprise se fait un plaisir d’adresser en fin d'année à ses partenaires, pour la mettre au service d’une cause généreuse. Le principe est simple : chaque carte de vœux présente une action sociale ou humanitaire et invite le destinataire à y contribuer – la société privée de gérance étant, bien sûr, le premier contributeur sur la liste. L’entreprise met ainsi à disposition non seulement son soutien financier, mais aussi son capital de relations sociales et professionnelles, ainsi que ses forces de diffusion et de communication. Pour le choix des actions soutenues, la philosophie de la société privée de gérance l’a portée plutôt à retenir de petites structures, proches des besoins concrets, avec lesquelles elle est en mesure d’établir et d’entretenir des contacts personnalisés et durables. Depuis vingt ans, les domaines concernés ont été l’aide à l’enfance défavorisée, la santé, l’éducation et l’écologie. Parmi les nombreux projets soutenus, citons quelques exemples récents comme l’Ecole La Petite Arche, à Genève de la Fondation 8

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savoir plus :

Consulter notre page web : www.spg.ch/solidarite E-mail : solidarite@spg.ch

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concours Concours SPG/HEPIA : Mise en scène d’espaces urbains

Le concours SPG/HEPIA s’est déroulé du 25 au 29 janvier 2010. Piloté pour la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE par Thierry Barbier-Mueller, administrateur, et pour la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève par Claude Zuber, professeur HES d’architecture, il a rassemblé une vingtaine d’étudiants des filières Architecture et Paysage de l’HEPIA.

© Objectif 31

Concours SPG/HEPIA : «VOIR et REVOIR »

Mise en scène d’espaces urbains

concours

L

a vie de l’ancienne Ecole des Beaux-Arts de Paris était rythmée par une multitude de concours d’émulation, portant le nom des généreux mécènes qui les avaient dotés pour soutenir le progrès des arts et encourager les talents (le « Chenavard », le « Godebœuf », le « Rougevin », etc.). Aujourd’hui, la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE et la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA) renouent avec cette grande tradition en lançant un concours d’idées intitulé « VOIR et REVOIR » qui vise à transformer des espaces urbains existants à Genève. Echos d’une première édition passionnante.

Intitulé «VOIR et REVOIR : scénographies urbaines », le concours SPG/HEPIA 2010 invitait des étudiants de première, deuxième et troisième année à imaginer la mise en scène d’un espace urbain genevois de leur choix. L’exercice devait être réalisé par des groupes de deux étudiants de disciplines différentes, l’architecture, le paysage ou le génie civil, qui ont appris à se connaître et à travailler ensemble pour l’occasion. Il s’est déroulé dans un atelier marathon d’une semaine, du 25 au 29 janvier, consacré à la découverte du programme, à la formation Elévation : des groupes interdisciplinaires, au choix d’un espace à traiter, le développement d’un projet interdisciplinaire et à sa présentation (plans, perspectives, maquette, vidéo, bande-son, etc.). Ambiance studieuse et sympathique Et vendredi 29 janvier 2010, à 13h, neuf équipes d’étudiants présentaient les résultats de leurs réflexions. Le jury SPG/HEPIA a été tout d’abord agréablement surpris par la qualité des présentations, tant au niveau des projections (images 3D) que des maquettes ou des présentations orales qui furent tantôt hésitantes, tantôt enthousiastes, en tout cas toujours touchantes et sympathiques. Le choix des espaces Pour ce qui est des espaces urbains retenus, les étudiants ont fixé leur choix sur un petit nombre de lieux emblématiques de Genève, majoritairement situés en Vieille Ville et au bord du Rhône – la seule exception étant un projet pour Ech 1:200 

Par Richard Quincerot Lauréats du concours SPG/HEPIA 2010 : « VOIR et REVOIR : scénographies urbaines »

Promenade de la Treille

Vue de jour

Passage Montbrillant

Christelle Brot Mikaël Meyer 29.01.2010

WORKSHOP SCENOGRAPHIES URBAINES

Place Belmont n° 26 - Printemps 2010 -

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concours Concours SPG/HEPIA : Mise en scène d’espaces urbains

Concours SPG/HEPIA 2010 : membres du jury. Composition du jury Dominique Bakis-Métoudi, Directrice SPG Asset Development Thierry Barbier-Mueller, Administrateur délégué du Groupe SPG Patrice Bezos, Architecte Laurent Essig, Professeur HES Véronique Pittori, Historienne de l’art Richard Quincerot, Urbaniste Laurent Sallin, Professeur HES Claude Zuber, Professeur HES Groupes d’étudiants concourant Aymeric Boireau et Florian Olivier Briffot ; Christelle Brot et Michael Meyer ; Carole Caner et Matthieu Caneravi ; Anne-Claire Douchant et Emil Ham Petersson ; Guillaume Hernach et David Martini ; Pablo Gabay et Stéphane Koularmanis ; Adrien Gros et Guillaume Lancelot ; Paul Lacaze et Ludovic Miazza ; Thibault Laubriat et Sébastien Wolleb. ■ Pour en savoir plus : www.spg.ch/sponsoring

occasions de célébration : l’idée de compétition crée un suspense, que dénoue la proclamation du vainqueur. Ainsi, plusieurs concours internationaux ont été des temps forts de l’histoire de l’architecture, attirant des centaines de concurrents sur des programmes majuscules, pour la plupart publics, mais aussi privés (le concours pour l’immeuble du Chicago Tribune de 1922, 263 projets, par exemple). très médiatisés, ils furent pour leurs organisateurs d’excellents outils de promotion internationale (comme le concours pour le Centre Beaubourg à Paris, 1971, 681 projets). Ils suscitèrent aussi de furieuses polémiques nourries par la frustration des perdants, avec dénonciations de compétition truquée et appels prophétiques au jugement de l’histoire. le chahut le plus retentissant fut celui organisé à Genève par le Corbusier à la suite du concours international pour le Palais de la société des Nations (1927, 377 concurrents), qui permit aux « modernes » de s’affirmer comme des  prétendant légitimes aux plus grandes commandes publiques. Le champ clos de la qualité architecturale De fait, le concours réalise une sorte de coup de force : choisir un projet en présentant ce choix comme impartial, car issu de la libre concurrence, alors qu’il existe en architecture plusieurs conceptions de la qualité. la procédure compense la part d’arbitraire qui existe en architecture par l’organisation d’une compétition : elle produit de la décision, ce qui n’est pas sa moindre qualité ! Pour prêter le moins possible  le  flanc  à  la  contestation,  le  concours se définit comme un champ  clos, un « autre monde » régi par une seule règle : la concurrence sur la qualité. Au départ, le commanditaire écrit un « programme », qui est en même temps l’énoncé du but à atteindre et le contrat liant les acteurs : ce document est la seule information que les concurrents et le jury aient à connaître. Puis chaque architecte élabore son « projet » dans le retrait de son atelier, sans contact avec le commanditaire ou le jury : il rend sa proposition de manière anonyme, pour que la compétition se joue uniquement sur la qualité des projets. Enfin, le jury délibère à huis  clos, pour éviter les fuites et les influences malvenues : son jugement est sans appel, étayé sur un rapport très laconique, offrant le moins de prise possible

à la critique, et sur une exposition des projets, faisant la transparence sur la compétition. Une fois la procédure terminée, le jury dispersé, les projets rendus à leurs auteurs, la polémique peut bien faire rage dans les couloirs ou dans la presse : l’absence de voie de recours la rend à peu près inoffensive. Concours publics : l’organisation comme enjeu Depuis plus d’un siècle, la profession d’architecte utilise l’organisation des concours publics comme un levier d’action pour formater à son avantage ses relations à la commande publique. son argument de base est le don du projet : les architectes risquent gratuitement leur travail dans des procédures d’intérêt général, ne produisant qu’un gagnant et une multitude de perdants. en contrepartie, la profession attend des commanditaires publics qu’ils respectent un certain nombre de conditions : conformité à une norme d’organisation des concours, recours aux conseils d’un architecte pour écrire le programme, jury comprenant une majorité d’architectes, engagement à attribuer le mandat au vainqueur, etc. en suisse, cette stratégie connut un remarquable succès : la puissante société des ingénieurs et des architectes (sIA) eut longtemps un quasi-monopole de l’organisation des concours d’architecture,  régis  par  une  norme  très  unifiée.  Aujourd’hui concurrencés par d’autres professionnels de la régulation de la concurrence (en particulier droit des marchés publics), les architectes ont dû  concéder  une  diversification  des  formes de concours (notamment mandats d’études parallèles, concours concepteurs-investisseurs, etc.), la norme sIA 142 devenant plus souple, mais aussi moins structurante pour l’identité professionnelle. Concours privés : l’excellence comme seul enjeu les concours privés n’ont pas à supporter cette surcharge d’enjeux symboliques ou professionnels. N’étant pas lié par des accords généraux impliquant la puissance publique, un opérateur privé a les mains libres pour organiser des compétitions ne retenant qu’un enjeu : la production d’un projet d’excellence par l’émulation des architectes. Document also available in English imprimé sur du papier

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Disons-le d’emblée, produire de la qualité architecturale n’est pas qu’une lubie de mécène aux poches profondes. Au-delà d’un acte généreux envers le public, une architecture ambitieuse et reconnue comme telle génère une plus-value économique en rendant un immeuble plus désirable, plus concurrentiel et valorisant en termes d’image pour son occupant, en tout cas, voire son constructeur.

Un concours privé est une procédure légère, ne nécessitant que des précautions de bon sens, faciles à mettre en œuvre avec un peu d’attention et d’expérience.  Il  faut  d’abord  définir  avec  précision  le  défi  proposé  aux  architectes : conception d’un immeuble ou uniquement d’une façade, aménagement d’un ensemble ou seulement d’une place ou d’un jardin, recherche d’efficacité  ou  création  d’une  image  de marque, etc. Il faut ensuite déterminer l’ouverture du concours : les concours privés invitent généralement un petit nombre d’architectes, présélectionnés selon leur expérience ou leur renommée, dans plusieurs pays si l’on souhaite donner à la compétition une dimension internationale. les invités sont assurés d’une rétribution raisonnable et d’un engagement ferme en cas  de  victoire.  Il  faut  ensuite  fixer  les  conditions de la compétition : composer un jury faisant autorité, écrire le programme, fixer un calendrier. Il faut enfin  piloter le déroulement de la procédure, en offrant les meilleures conditions de travail aux concurrents et aux membres du jury. Chaque organisateur choisit la publicité qu’il entend donner à l’événement : le concours peut rester privé, réservé à un petit cercle d’initiés, ou être valorisé par une médiatisation plus ou moins étendue, selon l’impact du projet et les moyens disponibles. Une procédure légère pour un résultat assuré Aucune procédure ne saurait résoudre à elle seule tous les problèmes du monde. en suscitant une saine émulation entre architectes, le concours d’architecture permet de produire des projets d’une qualité supérieure. les concours privés s’en tiennent à cette fonction de base : ils sont performants et faciles à organiser, avec un minimum de soin et d’expérience. Dès qu’ils se chargent d’autres enjeux, les concours deviennent plus complexes, plus lourds de significations :  il  faut  renoncer  à  les  réduire à une simple procédure et les accepter tels qu’ils sont, l’un des théâtres où se jouent nos relations ambivalentes à l’idée de « libre concurrence ». ■

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Il suffit pour cela d’une organisation minimale, n’engageant que des moyens comparativement modestes au regard de l’enjeu : la conception d’immeubles ou d’espaces d’une qualité supérieure, créant une image de marque et une attractivité durables.

Les concours d’architecture privés Par Richard Quincerot, urbaniste

Il est surprenant dès lors de constater que les concours d’architecture sont relativement peu pratiqués, en proportion de tout ce qui se construit et s’est construit dans notre région. Et pourtant le rôle de « réhausseur » de qualité d’un concours n’est pas vraiment contesté. Alors, où est le problème ? En premier lieu, sans doute le fait que le concours soit souvent mis sur pied pour des projets emblématiques en a fait un instrument intimidant à l’excès (« mon projet n’est pas suffisamment important pour une telle démarche »).Ensuite, cet instrument est souvent utilisé par des collectivités publiques, dans des démarches obligatoirement très formalistes et plutôt lourdes, dans lesquelles le secteur privé ne se reconnaît pas.

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C’est donc l’occasion de rappeler ici que le concours peut se pratiquer pour des objets de moindre importance, et aussi répondre à des exigences de souplesse et de planification serrée. Nous l’avons expérimenté à plusieurs reprises, et sommes d’ailleurs admiratifs de la réactivité et de la réponse presque toujours favorable des divers architectes consultés, de tous horizons et de tous pays. Il reste sans doute un obstacle plus subtil à la mise en place de concours d’architecture et de nature psychologique : la crainte du maître de l’ouvrage de perdre le contrôle (il est plus « cosy » de mandater son architecte après une sélection unilatérale) ; mais c’est oublier que les modalités du concours peuvent laisser un très libre choix au maître de l’ouvrage. Et c’est oublier aussi que, par le biais d’un concours, on se donne la chance d’être positivement surpris par une proposition qui va souvent bien au-delà de ses attentes et de ses objectifs initiaux. Exprimons-le autrement : en prenant l’habitude de poser des questions ouvertes, on se donne plus de chances d’obtenir des réponses intéressantes !

Thierry Barbier-Mueller Administrateur délégué du Groupe SPG

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ue le meilleur gagne ! » Dans bien des domaines, la mise en concurrence des talents est le plus sûr moyen d’atteindre l’excellence. en architecture, c’est le rôle des concours, qui invitent des architectes à rivaliser d’intelligence et de créativité pour produire le meilleur projet dans une situation donnée. Il existe deux types de concours d’architecture. les concours publics sont les plus connus : très exposés et surchargés d’enjeux, il arrive qu’ils suscitent la polémique. Plus discrets, les concours privés atteignent plus sûrement leur but : ils n’ont pas d’autre enjeu que la production d’un projet de haute qualité. le concours d’architecture applique le modèle de la « libre concurrence » à la conception de bâtiments ou d’aménagements précis, pour lesquels une qualité supérieure est recherchée. la procédure consiste à réunir les conditions d’une compétition pure et loyale, où seule la valeur des projets compte. Le concours définit un champ clos où  les concurrents et le jury n’ont qu’un souci en tête : élaborer et choisir le « meilleur projet », qui surpasse en qualité tous les autres.

De multiples avantages On sait les innombrables usages politiques, économiques, sociaux, sportifs, culturels... qui sont faits du modèle abstrait de la libre concurrence. sa « main invisible » soulagerait les puissants du souci de gouverner en départageant automatiquement les talents, ce qui conduirait au meilleur état du monde possible. les concours d’architecture sont une application littérale de ce modèle. Ils se voient prêter, du coup, toutes sortes d’avantages : ce serait la meilleure manière de produire un projet, mais aussi de choisir un architecte, de révéler de jeunes talents, de promouvoir la qualité architecturale, d’organiser le débat démocratique, d’observer l’évolution des tendances, etc. Apothéose de l’excellence, les concours d’architecture seraient des « jeux olympiques de l’art », selon la formule de César Daly (premier journaliste d’architecture, XIXe siècle). Pour le meilleur ou pour le pire Plus pragmatiquement, les concours ont valeur d’événements, tranchant sur le cours habituel des choses. Du lancement au jugement, le déroulé de la procédure offre plusieurs www.spgassetdevelopment.ch

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Pour en savoir plus sur les concours d’architecture privés, commander la Newsletter n°2 de SPG Asset Development : asset@spg.ch

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le passage Montbrillant. Autrement dit, des « scènes » déjà bien établies, mais que les étudiants ont proposé d’occuper (potager vertical à la place du Rhône, par exemple) ou de détourner (laves rouges dégoulinant de la cathédrale jusqu’aux Rues-Basses). Aucune équipe ne s’est intéressée aux espaces publics et privés de la périphérie de Genève, qui sont pourtant ceux qui présentent les plus graves déficits d’image et d’usage. La liberté offerte n’a donc pas été entièrement exploitée. Certains concurrents ont interprété l’idée de « mise en scène » en proposant des installations événementielles (bottes de paille au pont des Bergues, par exemple), alors que d’autres ont prévu des aménagements plus importants et plus durables (gradins au pont des Bergues ou sur la place de la Madeleine). Il faut dire aussi que le concours limitait sévèrement les moyens utilisables, en recommandant aux étudiants de faire la part belle au réemploi inventif de matériaux simples et bon marché. Projets locaux récompensés Les préférences du jury sont allées aux trois projets les plus localisés, qui entretenaient des rapports de plus grande complicité avec les espaces urbains choisis. A la différence des autres concurrents, trois équipes d’étudiants ont imaginé des dispositifs très spécifiques qui renforcent la singularité des lieux, les caractères qui font qu’ils sont uniques et ne ressemblent à aucun autre. Christelle Brot et Michael Meyer avaient retenu le passage Montbrillant sous les voies ferrées, contre la gare Cornavin. Un choix pour le moins risqué mais particulièrement pertinent : en attente de réaménagement depuis des décennies, ce boyau obscur à la propreté douteuse est pourtant fréquenté tous les jours par des milliers de voyageurs des TPG et des CFF. Leur proposition se situe à la hauteur du quai central du tramway : des tubes de couleurs vives, éclairés de l’intérieur, tracent leur chemin à la verticale, introduisant dans cet univers de coulisses techniques une logique symbolique transparente (tubes = flux) ; à l’intérieur des tubes, des haut-parleurs diffusent et mêlent les sons de la campagne et de la ville à diverses heures de la journée, que relient les réseaux ferroviaires urbains et régionaux. A l’opposé, Anne-Claire Douchant et Emil Ham Petersson avaient cherché un lieu romantique et calme, à l’écart des flux urbains. Ils ont été touchés par la solitude d’un arbre planté au centre de la très confidentielle place Belmont, à mi-hauteur de la Vieille Ville et des Rues-Basses. Pour aider cet arbre isolé à exister, en nouant un dialogue avec la ville de pierre et les passants, ils proposent de suspendre des toiles de couleurs chaudes de manière aléatoire autour de l’arbre de façon qu’elles se balancent au gré du vent comme son feuillage, les toiles étant arrimées à des fils de nylon reliant les points d’accrochage disponibles autour de la petite place, comme le ferait une toile d’araignée. Paul Lacaze et Ludovic Miazza se sont attaqués à un lieu beaucoup plus exposé. Entre la promenade supérieure de la Treille et le mur des Réformateurs au pied de la Vieille Ville, ils se sont intéressés à l’étage intermédiaire de la rue de la Croix-Rouge. Leur proposition consiste à tendre, à la limite du trottoir, une « paroi » verticale de fils de couleur qui s’élève parallèlement à la muraille, enjambe le talus planté et rejoint les frondaisons de la Treille. L’équipe a illustré de vues saisissantes cette idée d’un emballage léger du vieux rempart, aujourd’hui réduit à un axe de transit inconfortable et ainsi « scénographié ». Trois prix ex æquo Estimant les trois projets de même valeur, le jury a choisi de leur accorder trois prix ex æquo de CHF 2 000.–. Les chèques seront remis aux étudiants ce printemps dans le cadre d’une cérémonie officielle à laquelle participeront l’ensemble des protagonistes, mais à laquelle la presse sera aussi conviée. Les projets lauréats seront exposés prochainement à l’HEPIA pour s’offrir à la vue du public. La prochaine session du concours est d’ores et déjà programmée en janvier 2011. 


concours Concours SPG/HEPIA : Mise en scène d’espaces urbains

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– Dans ce concours d’idées SPG/HEPIA, l’architecture et le paysage sont délibérément mêlés ? Pensez-vous que ces deux disciplines s’ignorent trop souvent ? De moins en moins. Dans la pratique professionnelle, ce genre de collaboration est une constante. Par ce processus, nous essayons d’anticiper la collaboration entre métiers voisins et parfois relativement similaires en favorisant le décloisonnement, en stimulant les rencontres et les amitiés préprofessionnelles entre étudiant(e)s. J’ajouterais, que cette façon de faire s’est intensifiée depuis la réunion sous l’appellation HEPIA des anciennes écoles EIG (Ecole d’ingénieurs de Genève) et EIL (Ecole d’ingénieurs de Lullier), ainsi que la recherche de solutions Claude Zuber, et de propositions respectant les principes du développement durable dans tous Professeur HES à l’HEPIA. les projets d’études et réflexions menés. – Vous étiez au côté des étudiants durant cette semaine d’atelier ; vous avez donc assisté à toutes leurs recherches, leurs hésitations, leurs mises en forme. Pouvezvous nous dire comment ils ont vécu le déroulement de ce concours ? Propos recueillis par Christine Esseiva Comme un moment particulier dans leur cursus, très positif et agréablement vécu, malgré les conditions de travail et les exigences élevées et particulières que sont : la durée de ce travail limitée dans le temps (une semaine intense), l’obligation implicite d’aller droit au but, en posant une hypothèse rapide et pertinente, la grande liberté projectuelle offerte, la possibilité de proposer librement, la découverte d’un(e) partenaire jusqu’alors inconnu(e) (les équipes sont constituées le premier jour), la présence d’un jury externe, de professionnels et, bien sûr, l’intérêt de la compétition par les prix offerts. – Quels critères ont été retenus pour sélectionner les meilleurs projets ? Projet remarqué lors du Les projets présentés sont le résultat de la bonne tenue de l’atelier, de son état concours SPG/HEPIA 2010 : d’esprit et de la qualité de nos étudiant(e)s et de leurs propositions ; il n’y a pas de « Voir et Revoir : scénographies urbaines » critères à proprement parler, la liberté étant laissée aux étudiant(e)s de présenter ou non leur travail au jury. Cela dit, ce cas pratique est comptabilisé (crédit) dans le cadre de leur formation, autrement dit l’enjeu est double et très attractif. – Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans le déroulement du concours ou dans les propositions faites ? Ce qui me surprend toujours, bien que nous pratiquions ce type d’atelier depuis plus de cinq années, c’est la rapidité avec laquelle la relation entre des personnes qui ne se connaissaient pas avant ou mal et des professions en devenir se crée 64760_spgp_immorama 22_cahier:62410_spgp_immorama 19 41-88 1.2.2008 12:43 Page 59 et devient productive, pour présenter une proposition commune. Place du Rhône – Quels sont les avantages d’un tel concours dans le cursus d’un étudiant ? Les avantages sont nombreux, mais incontestablement le principal pour ce genre de partenariat, introduit dans le cursus, est d’offrir aux étudiant(e)s la possibilité d’être confronté(e)s de manière directe au monde professionnel et de rencontrer les acteurs de leur domaine une première fois, avec leurs idées concrétisées dans un projet. ■

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A lire aussi :

label , page 49 - Printemps 2010 - n° 26

e quand date la dernière rénovation d’un immeuble ? La toiture a-t-elle été réparée récemment ? A-t-on déjà installé des robinets avec économiseur d’eau ? Où en est l’isolation thermique ? Ces questions – et bien d’autres – sont le lot commun de tout gérant de patrimoine immobilier. C’est à lui qu’il appartient de tout savoir sur la construction d’un immeuble, de suivre l’historique des petits et des grands travaux, de prévoir les améliorations nécessaires et de signaler au propriétaire des possibilités de valorisation. Pour l’aider à répertorier toutes les informations pertinentes sur la vie et l’état d’un immeuble, la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE a créé, en partenariat avec la société de conseil en développement durable Signa-Terre, une « Fiche Patrimoine » informatisée. Historique complet Philippe Buzzi, directeur du Département Gérance à la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE, est l’un des initiateurs de la démarche. « L’idée de départ était d’avoir en même temps un « carnet de santé », qui donne le diagnostic technique de l’immeuble, et un « cahier de vie », avec l’historique des travaux passés, la durée de vie des équipements et les travaux futurs à prévoir. » Non contente de sécuriser l’administration de l’immobilier, en rendant les données moins dépendantes de la personne du gérant, la Fiche Patrimoine est également très utile pour le propriétaire, complète Philippe Buzzi. Ainsi, dans un cas récent de succession après décès, les héritiers ont été très heureux de trouver cette fiche synthétique pour connaître l’état de leur patrimoine. » Tout sur un recto verso « La Fiche Patrimoine centralise toute l’information pertinente, précise Jean-François Assenarre, directeur Informatique à la SPG : l’identité de l’immeuble, son carnet d’entretien et ses performances énergétiques.» Sur ce dernier plan, la société SignaTerre apporte toute l’expertise et les garanties nécessaires : c’est elle qui avait mis au point en 2007 l’« ImmoLabel® », indicateur certifié notant chaque immeuble de A à G selon ses dépenses de chaleur, ses émissions de CO2 et sa consommation d’eau et d’électricité (voir notre article p. 49). La société SignaTerre a complété la Fiche par d’autres indicateurs synthétiques du développement durable (déchets, eau, amiante, bruit, etc.). « Cet outil va vite devenir indispensable, conclut Jean-François Assenarre, pour aider les régies à capitaliser l’information immobilière et les propriétaires à prendre les bonnes décisions pour leur patrimoine immobilier. » ■


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« La vie se trouve dans les espaces libres ! »

N e vo pa me ie s s je pu ur te bl la z iq ue  !

1 Oui, c’est tout à fait possible. C’est un concept que l’on appelle gestion différenciée. La gestion des différents espaces est pensée en fonction de leur usage. Des espaces beaucoup parcourus, très visibles, seront beaucoup plus intensément entretenus que d’autres, plus discrets. Ces derniers, laissés dans un état plus « sauvage », peuvent accueillir une biodiversité très intéressante. Mais le niveau d’entretien dépend aussi beaucoup de la perception qu’a le public de son environnement. Le « propre en ordre » est malheureusement souvent synonyme de perte de diversité, d’appauvrissement des milieux. C’est donc aussi au niveau de l’évolution des mentalités qu’il nous faut travailler, et faire passer le message qu’une prairie fauchée tardivement, même si elle donne l’impression d’un certain abandon, est riche d’une vie souvent insoupçonnée. 2 J’ai toujours été étonné d’entendre, dans la terminologie utilisée par certains architectes, que les espaces non construits étaient des espaces « négatifs ». Le terme utilisé est pour moi révélateur de la façon avec laquelle ces espaces sont traités : un décor de théâtre coloré dont toute vie est absente. Or, la vie se trouve justement dans ces espaces. 3 A une époque où plus de la moitié de la population mondiale vit dans des villes, je considère comme fondamental le maintien d’espaces verts et vivants dans ces cités. Ces espaces sont pour beaucoup le seul lien qui rattache les citadins à une réalité qu’on oublie trop souvent en zone urbaine, à savoir que l’Homme fait partie d’une Nature, dont il se nourrit et dont il dépend pour sa survie. En milieu urbain, le rôle essentiel des zones vertes est donc éducatif et social, un rappel permanent de cette réalité. Les surfaces sont trop petites pour justifier une vocation utilitaire.

4 Les parcs peuvent jouer le rôle de lieu de réunion festif dans leur composante sociale. Cependant, je souhaiterais que ces espaces soient avant tout considérés comme des lieux naturels en ville, dans lesquels les éléments importants sont les plantes et les animaux qui pourraient y vivre, offerts à l’observation et à la contemplation du public.

Questions 1

Est-il possible de créer, d’entretenir et de développer des espaces verts originaux – par leur forme, leur taille, leur variété – dans un univers urbain dense, comme celui de Genève ?

2

Les maîtres d’ouvrage publics, institutionnels et privés accordent-ils suffisamment d’intérêt aux espaces verts et leur consentent-ils assez d’investissements ?

3

Les espaces verts ont-ils systématiquement, selon vous, une vocation éducative, une vocation sociale (lieux de rencontre), une vocation utilitaire (dépollution de l’air, voire culture de fleurs ou de plantes)  ?

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5 Les problèmes qui surgissent sont rarement le fait de quelques individus indélicats (bien que cela arrive), mais plutôt de la masse des personnes qui prennent chacune une place de plus en plus grande, qui répètent les mêmes gestes malheureux, qui piétinent les mêmes espaces. Il faut donc que les espaces verts soient dimensionnés en fonction du nombre de visiteurs qu’ils peuvent accueillir. Comme corollaire, on peut dire qu’on ne peut pas agrandir la ville sans prévoir des espaces verts aux dimensions raisonnables. 6 Toute action qui permet de rendre son lieu de vie agréable est la bienvenue. Toute action qui rappelle que l’Homme fait partie du monde des vivants est nécessaire. 7 La difficulté réside dans la perception de la qualité d’un milieu. Cette qualité ne sera probablement pas la même pour un botaniste que pour un architecte. Je crains donc qu’une subvention n’atteigne pas les buts pour lesquels je l’aurais donnée en tant que défenseur de la biodiversité. Par ailleurs, un environnement de qualité ne veut pas nécessairement dire coûts supplémentaires au moment de l’implantation. Le problème est plus dans la méconnaissance des actions à mener. Autant que je sache, l’Etat encourage des industriels à transformer les zones qui entourent leurs locaux en friches favorisant une augmentation de la biodiversité. Généralement, ces solutions permettent à la fois de diminuer les frais d’entretien de ces zones, d’augmenter la diversité biologique et d’améliorer la perception de l’environnement par les collaborateurs et les clients, qui s’y sentent mieux. ■ 8


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1 Il est vrai que le centre de Genève présente une forte densité. Mais si l’on considère la ville dans sa dimension de métropole, on constate que la qualité de ses espaces verts est phénoménale. De la Jonction à l’extrême ouest du canton, on peut cheminer le long du Rhône quasiment sans traverser de route. Dans le cadre du projet Praille–Acacias–Vernets, une « voie bleue » est prévue le long de l’Arve. Une voie, c’est encore mieux qu’un espace. C’est la coordination de nombreux espaces permettant de se déplacer dans un environnement de qualité. Un regret : on manque parfois d’occasions, par exemple en installant des trams sans penser à « verdir » un peu leur trajet. Et, certaines fois, on manque de « suivi » dans les ambitions d’espaces verts, entre autres du côté d’Uni-Mail où l’effet souhaité de voûte de verdure (les branches élevées des arbres se rejoignant) a échoué dans l’indifférence générale. 2 Non, vraisemblablement. Cette question vient en fin de plan financier. Une meilleure collaboration entre privé et public, portant par exemple sur l’entretien des espaces à long terme, est souhaitable.

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L’écolepour chacun pour soi! La naturetous, s’installe en ville

Benoît Genecand

Consultant indépendant, président de la Chambre genevoise immobilière

« Ne pas enfermer les espaces verts dans des boîtes conceptuelles. »

3 Les espaces verts sont multifonctionnels. Il ne faut pas essayer de les enfermer dans des boîtes conceptuelles, qu’elles soient vertes ou non ! L’une de leurs fonctions est aujourd’hui de s’interconnecter. Je pense qu’il y a un risque de devenir un peu technocratique si l’on entend planifier en détail l’usage que fera la population des espaces verts. Je préfère d’ailleurs le terme allemand de Freiräume – espaces libres – où les enfants pouvaient inventer des aventures extraordinaires, faire des cabanes… Il y avait des risques, mais qu’est-ce que c’était bien !

4 Pas forcément. Certains événements ont déjà lieu dans les grands parcs – théâtre, concerts – ou à l’échelle d’un quartier. Il ne me paraît pas nécessaire d’en faire davantage. Pour reprendre le cas des rives du Rhône, je trouverais dommage que cette irruption de la nature presque sauvage en pleine ville soit trop « cadrée », et qu’on y installe des chemins en petits gravillons, des pavillons de glaciers et autres gadgets superflus.

5 Oui. Je me refuse à emboucher les trompettes de la décadence du sens civique, du laisser-aller, de la course vers le pire. Les gens vivent de plus en plus longtemps, de mieux en mieux : ce ne sont donc pas tous des marginaux destructeurs. Tout n’est pas de plus en plus moche, de plus en plus sale, de plus en plus irrécupérable. Naturellement, il ne faut pas non plus pécher par naïveté et imaginer qu’un mur blanc tout neuf, placé entre deux murs pleins de tags, va rester immaculé.

6 Dans un centre urbain, cela n’a pas beaucoup de sens. Genève n’est pas Ovronnaz. L’idée de transformer les citadins du XXIe siècle en club de cultivateurs de géraniums sur balcon est un peu illusoire. 7

La voie du partage des tâches – le maître d’ouvrage assure l’investissement initial, puis la commune se l’approprie et en assure l’entretien, quand l’espace est vraiment public – paraît préférable. Cet axe de réflexion me semble intéressant, et chaque partenaire consentirait ainsi un effort. On conçoit mal, en effet, que l’Etat ou la collectivité financent directement ou non des extérieurs standard, visant simplement à mieux commercialiser une promotion. Eventuellement, un mécénat public ou une subvention pourraient être imaginés s’il s’agit de véritables espaces verts ou d’aménagements publics, voire de statues ou de peintures d’artistes locaux, mais cela risque de générer beaucoup de bureaucratie. ■ 8

Questions 4

Doit-on rendre les parcs et les grands espaces verts plus « vivants », et comment (jeux, spectacles) ?

5

Placer les espaces verts sous la « sauvegarde du citoyen » est-il suffisant, aujourd’hui, pour assurer le respect de ceux-ci par un public parfois peu civique ?

6

Dans ce domaine, faut-il encourager les initiatives individuelles (balcons fleuris, concours d’embellissement, etc.) ?

7

Les pouvoirs publics devraient-ils accorder des facilités (déductions fiscales, subventions, etc.) aux maîtres d’ouvrage qui font l’effort de concevoir des espaces verts de qualité ? Etes-vous favorable à un mécénat en la matière ?

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dossier La nature s’installe en ville

1 Absolument ! La qualité et l’originalité ne sont pas proportionnelles à la taille, comme l’illustre notre célèbre couteau suisse. Les denses territoires urbains exigent néanmoins de relever davantage de défis, non seulement en termes de configuration, mais aussi d’intensité d’usage, d’exigences et d’attentes de la part des habitants. Il est important, pour la réussite d’un projet, d’associer les futurs utilisateurs le plus en amont possible.

Peter Wullschleger

Secrétaire général de la Fédération suisse des architectes paysagistes à La Chaux-de-Fonds

« Les autorités doivent donner l’exemple. »

2 Bien sûr que non, et pas seulement à Genève ! Très souvent, les espaces libres ne sont pas considérés comme un élément réel de la qualité d’un projet architectural, mais plutôt comme quelque chose de nice to have, et lorsqu’on cherche à économiser, ce sont eux qui sont sacrifiés. La signification d’espaces libres ou verts de qualité en milieu urbain ou dans les zones d’habitation est fréquemment sous-estimée. Pour les familles avec de jeunes enfants, des espaces de liberté proches de la maison ou de l’appartement sont pourtant l’un des critères essentiels du choix d’un logement, voire d’un quartier. 3 Les espaces verts ou libres urbains remplissent toujours plusieurs fonctions à la fois, dont la proportion peut varier suivant la situation ou les impératifs du lieu. A cet égard, en ville, c’est souvent l’aspect social qui prédomine.

4 Pas nécessairement. Là encore, tout dépend de la situation précise et du but recherché. Les idées d’utilisation des espaces publics sont variées. Des lieux calmes et sereins sont aussi indispensables que des espaces animés et fréquentés. Mais si l’usage d’un espace vert, par exemple, ne donne pas satisfaction parce qu’il est mal conçu ou peu attrayant, il faut évidemment agir.

5 Il est clair que le comportement des visiteurs des parcs et espaces publics se révèle très différent de ce qu’il fut voilà cinquante ans, et cela ne concerne pas seulement ces lieux. On doit en tenir compte dans la planification des projets. Il est aujourd’hui possible de réaliser des installations résistant au vandalisme, et l’entretien intensif de certains espaces doit absolument faire partie des budgets d’investissement et d’entretien à long terme. Souvent, le respect témoigné à un lieu dépend aussi de sa qualité intrinsèque. Plus la configuration de ce lieu répond aux besoins de ses utilisateurs, mieux il est entretenu, et moins il risquera d’être dégradé.

6 Certes, cela peut aider à sensibiliser la population à la beauté de l’environneQuestions 1

Est-il possible de créer, d’entretenir et de développer des espaces verts originaux – par leur forme, leur taille, leur variété – dans un univers urbain dense, comme celui de Genève ?

2

Les maîtres d’ouvrage publics, institutionnels et privés accordent-ils suffisamment d’intérêt aux espaces verts et leur consentent-ils assez d’investissements ?

3

Les espaces verts ont-ils systématiquement, selon vous, une vocation éducative, une vocation sociale (lieux de rencontre), une vocation utilitaire (dépollution de l’air, voire culture de fleurs ou de plantes) ?

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ment, mais il faut que ce type d’initiatives soit bien planifié et ne remplace d’aucune manière l’approche professionnelle des aménagements d’espaces verts privés, semi-privés et publics.

7

Non. Une offre adéquate et un haut standard de qualité doivent être encouragés auprès des maîtres d’ouvrage, pour les espaces verts comme pour les immeubles proprement dits. Les dispositions légales et réglementaires de la construction le permettent aisément. Un mécénat ne se justifie pas davantage pour les espaces environnant un immeuble que pour les fenêtres ou les portes. Naturellement, il est indiqué que les pouvoirs publics montrent l’exemple, dans le cadre de leurs propres réalisations. On convaincra plus facilement les donneurs d’ordres privés s’ils constatent que les autorités qui posent des exigences de ce type dans les procédures d’autorisation prennent elles-mêmes leurs responsabilités pour créer des espaces verts et des aménagements de qualité. ■ 8


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1 Si l’on s’affranchit de la question financière, rien ne devrait s’opposer à l’émergence d’une culture créative du jardin et de l’espace public urbain. La réalité semble assez différente, le jardin et les espaces publics en général sont encore sous l’emprise d’une pensée conventionnelle, hyper-fonctionnaliste sinon conservatrice.

2 Il est certain que les choses ont beaucoup évolué. La ville est devenue un lieu de plaisir et de confort où la lenteur, la flânerie sont des valeurs dominantes. Cela impose un autre partage de l’espace, et c’est à ce titre un formidable enjeu politique. C’est aussi plus que jamais un extraordinaire outil de valorisation du patrimoine foncier. Il existe en effet un réel intérêt de tous les acteurs de la ville, et les investissements semblent suffisants. Ce que nous constatons, c’est plutôt une insuffisance des moyens de gestion de ces espaces, insuffisance durable compte tenu du contexte économique, et cela nous oblige à repenser notre mode d’élaboration des projets.

3 Ils ont cette triple vocation, à des degrés et à des parts variables selon les contextes. Mais la vraie vocation d’un lieu, c’est avant tout de pouvoir provoquer une émotion, susciter un étonnement. Le grand spectacle n’est pas obligatoire, cette émotion peut être produite par une chose très simple, comme une pelouse bien réglée dans sa géométrie comme dans sa topographie : elle offre ainsi une netteté et une présence qui la mettent en tension avec son environnement et lui confèrent un statut autre qu’une simple étendue verte.

Olivier Philippe

Architecte paysagiste associé de l’Agence TER, Paris

« La ville est devenue un lieu de plaisir et de confort. »

4 J’aime souvent citer l’exemple du parc de la Villette à Paris. Ce parc, dessiné par le Suisse-Américain Bernard Tschumi, a été, pour les Parisiens, une véritable révolution. Ce n’est pas son esthétique, que certains raillent pour son expressivité trop marquée, qui me surprend. C’est le fait que Tschumi ait inventé le parc urbain moderne ; quelque chose qui relève du champ de foire et du jardin. Un lieu qui combine la polyvalence d’usage, l’hyper-programmation au travers des nombreux événements et équipements, et le plaisir tactile et sensuel d’une vaste pelouse plane, accessible enfin à tous et tout le temps. Le parc n’est plus uniquement un lieu de nature ou de représentation de celle-ci, comme se voulaient ses homologues du XIXe siècle. On les veut aujourd’hui très hybrides, lieux par excellence d’un plaisir qui met en mouvement tous les sens, dans des temporalités différentes.

5 Les parcs et jardins, selon notre expérience, sont généralement bien respectés ; il y a très peu de dégradations, y compris dans des endroits dits sensibles, par exemple dans la périphérie parisienne où il nous est arrivé de nous trouver confrontés à des bandes de jeunes durant les chantiers. Une fois les végétaux installés, ils sont beaucoup moins sujets à des déprédations que ce n’est le cas dans les espaces publics non « verts ». Naturellement, il faut assurer l’entretien et le suivi, en intervenant dès qu’un dégât a été constaté.

6

Très probablement, mais j’avoue une certaine défiance par rapport à ces questions d’« embellissement », qui véhiculent fréquemment une idée très réductrice et immobile de ce qui relèverait du « beau ».

7 La déduction fiscale est une idée intéressante. Un système qui s’inspirerait de ce qui est pratiqué aux Etats-Unis pour les œuvres d’art me paraîtrait assez incitatif. Mais l’efficacité de ce type de dispositif est liée à une véritable plusvalue des aménagements, en termes esthétiques et écologiques. Il faudrait donc subordonner les déductions à cette plus-value. Cela exigerait un mode de sélection difficile à mettre en place. ■ 8

Questions 4

Doit-on rendre les parcs et les grands espaces verts plus « vivants », et comment (jeux, spectacles) ?

5

Placer les espaces verts sous la « sauvegarde du citoyen » est-il suffisant, aujourd’hui, pour assurer le respect de ceux-ci par un public parfois peu civique ?

6

Dans ce domaine, faut-il encourager les initiatives individuelles (balcons fleuris, concours d’embellissement, etc.) ?

7

Les pouvoirs publics devraient-ils accorder des facilités (déductions fiscales, subventions, etc.) aux maîtres d’ouvrage qui font l’effort de concevoir des espaces verts de qualité ? Etes-vous favorable à un mécénat en la matière ?

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1 J’élargirais la question à l’ensemble du territoire genevois et à sa région. Notre filière d’étude travaille sur la gestion du paysage de l’Agglomération franco-valdo-genevoise, ce qui me paraît indispensable pour concevoir des scénarios d’aménagement en prenant un peu de recul. A Genève, on manque de vision globale. Il n’y a pas franchement de politique novatrice en matière d’aménagement des espaces publics, qui ne sont pas uniquement à considérer sous l’angle des « espaces verts », et l’on vit sur des acquis, des héritages… Bref, on nourrit une vision passéiste, alors que Genève mériterait des espaces publics dignes de notre époque. Il y en a très peu. Les choses vont peut-être changer… Lausanne paraît plus audacieuse en la matière ; des interventions urbaines récentes l’ont démontré ou d’autres actions, telles que ses « jardins partagés », une expérience intéressante de valorisation de petits périmètres, espaces « délaissés » mis à la disposition des habitants des quartiers, comme parfois des pieds d’arbres. A mon sens, il ne faut pas coller du vert partout. Certains espaces urbains ne nécessitent pas systématiquement une « végétalisation » mais méritent aussi de devenir/de rester libres, ou d’être aménagés de façon minérale.

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L’écolepour chacun pour soi! La naturetous, s’installe en ville

Vincent Desprez

Professeur HES, Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève, filière Architecture du paysage

« Associer les professionnels du paysage dès le début du projet. »

2 Le problème est là ! Il ne s’agit même pas vraiment d’argent, mais de planification. Lorsqu’on construit, on prête attention à l’objet, on lance des concours, on prévoit l’imprévisible pour ne pas rater son ouvrage. Eh bien, on devrait associer les professionnels du paysage à un projet dès son origine ! Une bonne intervention se fait aujourd’hui de manière interdisciplinaire. Les grands chantiers ne peuvent plus aboutir à coups de diktats. Et si l’on doit consulter les spécialistes après coup, cela a des répercussions, parfois lourdes, sur les coûts de l’ouvrage.

3 Les trois à la fois. Dans les lieux urbains ou périurbains, il convient d’attacher beaucoup d’importance à l’usage futur de l’espace et aux attentes de la population. C’est pour elle qu’on aménage, on l’oublie trop souvent. On peut aussi, et simultanément, s’intéresser à la biodiversité qui va se créer, à la faune et à la flore urbaines qui vont coloniser l’espace. La notion de « nature » en ville n’est pas un concept réservé à je ne sais quel ayatollah de l’environnement. C’est une réalité, même si cette « nature » est fortement empreinte d’intervention humaine.

4 C’est une question d’échelle, dans tous les sens du terme. Cela dépend de la taille et de la configuration des espaces publics et des espaces verts. Il faut respecter les lieux et leur éventuelle vocation établie. Par exemple, la mise en lumière de certains parcs et/ou l’éclairage des arbres, très en vogue, peut engendrer des troubles sur les écosystèmes. Mais on peut aussi avoir des lieux – comme à Genève le pont de la Machine – où l’animation est bienvenue, surtout si elle est éphémère. Au Jardin botanique, des activités de découverte des plantes et de leurs milieux paraissent plus indiquées que d’en faire une annexe du Paléo Festival ! En somme, il ne faut pas dénaturer un espace, qu’il soit vert ou non, mais le valoriser en y développant des activités adaptées.

5

Il est vrai que les incivilités représentent un problème de société, qui se répercute aussi sur les espaces verts, les parcs et les lieux publics. Diverses mesures, allant des panneaux d’interdiction aux caméras ou aux vigiles, sont prises… sans convaincre vraiment. Si la population, quel que soit son âge ou son statut social, se sent chez elle dans un environnement de qualité, elle aura davantage de respect pour lui. A cet égard, sur le site de formation de Lullier (Centre de formation professionnelle Nature et Environnement et 8

Questions 4

Doit-on rendre les parcs et les grands espaces verts plus « vivants », et comment (jeux, spectacles) ?

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Placer les espaces verts sous la « sauvegarde du citoyen » est-il suffisant, aujourd’hui, pour assurer le respect de ceux-ci par un public parfois peu civique ?

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Dans ce domaine, faut-il encourager les initiatives individuelles (balcons fleuris, concours d’embellissement, etc.) ?

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Les pouvoirs publics devraient-ils accorder des facilités (déductions fiscales, subventions, etc.) aux maîtres d’ouvrage qui font l’effort de concevoir des espaces verts de qualité ? Etes-vous favorable à un mécénat en la matière ?

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Espaces verts, espaces libres, espaces urbains : bien plus qu’un poumon dans la ville

A

utrefois, il semblait naturel aux premiers lecteurs du « Petit Nicolas » que leur héros et ses copains fissent leurs premières armes dans le terrain vague jouxtant l’école communale. A Genève, dans les années 60, le vieil observatoire abandonné sur la promenade du même nom, en plein centre-ville et face au Musée d’art et d’histoire, servait de théâtre à des jeux d’enfants. Sans surveillance ni précaution, les bambins s’égaillaient dans l’escalier en colimaçon, sautaient par les fenêtres du premier étage, un vieux matelas amortissant leur chute… Aujourd’hui, tout cela ferait rire notre progéniture et trembler nos édiles, à une époque où patrouilleurs scolaires et psychologues encadrent les « activités de temps libre » et où chaque espace vert fait l’objet d’une « gestion ». Reprenons toutefois notre sérieux, pour constater que d’immenses progrès ont été accomplis dans la prise en compte des attentes de toutes les classes d’âge en matière d’environnement urbain. Espaces verts en Romandie, espaces libres en terre alémanique (Freiräume) font l’objet d’une véritable prise de conscience. On veut du convivial, du beau, parfois un zeste d’originalité. La ville doit à nouveau susciter l’affection, sinon l’amour, de ses habitants et de ses visiteurs. L’architecture bassement fonctionnelle n’a plus la cote, les parterres de fleurs crottoirs pour chiens non plus. Ni les donneurs d’ordres, ni les pouvoirs publics, ni les citoyens ne veulent plus de la végétation famélique hâtivement arrimée à un monticule de remblai truffé de déchets de chantier. On se réapproprie les interstices, on réfléchit au-delà du géranium de balcon. Au cœur d’un paysage urbain peu à peu remodelé, nos interlocuteurs offrent aux lecteurs d’Immorama un premier éclairage sur cette révolution verte, 8 aussi tranquille que, fort heureusement, inéluctable. ■

dossier Propos recueillis par Thierry Oppikofer

Ont répondu à nos questions : p. 25 Manuel Tornare, Conseiller administratif de la Ville de Genève p. 26 Dr Pierre-André Loizeau, Directeur des Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève p. 27 Benoît Genecand, Consultant indépendant, président de la Chambre genevoise immobilière p. 28 Peter Wullschleger, Secrétaire général de la Fédération suisse des architectes paysagistes à La Chaux-de-Fonds p. 29 Olivier Philippe, Architecte paysagiste associé de l’Agence TER, Paris p. 30 Natacha Litzistorf, Directrice d’equiterre p. 31 Vincent Desprez, Professeur HES, Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève, filière Architecture du paysage p. 33 Yves Lachavanne, Responsable du Service des parcs et promenades de la Ville de Lausanne

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1 Oui. La gestion différenciée dans les espaces verts de la ville de Genève tend à considérer chaque espace comme unique, tenant compte du génie du lieu : son histoire, son aspect, sa situation dans la ville, son utilisation, l’implantation de bâtiments patrimoniaux, le respect de l’environnement, etc.

2 Petit à petit, ils y arrivent, ils ont compris l’importance de ne pas créer des no man’s land sans âme, souvent ingérables, vite en friche autour des constructions.

3 Oui, sur tous les plans. Les arbres (et leur diversité, en privilégiant des essences de nos régions) font partie du patrimoine, ce sont des références tout en étant des poumons sanitaires indispensables. Les parcs sont des lieux conviviaux qui permettent les rencontres, la pratique du sport, le rêve, la réflexion, l’accès à la beauté. Faune et flore doivent aussi être en symbiose pour favoriser la plénitude de leur vocation.

4 On peut le faire, mais, ces dernières années, on a souvent considéré les parcs comme des places, en oubliant que l’herbe, les massifs ou les arbres ne sont pas du macadam ! Exemple : les Fêtes de Genève au Jardin Anglais. Un parc vit, respire, il est tout « nature », on doit en tenir compte. 5 Depuis 1982, la Ville de Genève, grâce à Guy-Olivier Segond, a levé l’interdiction de se prélasser sur les espaces herbeux, dans les parcs. Leur sauvegarde est placée sous la responsabilité des citoyennes et des citoyens. Ils attirent de plus en plus de public, en fonction de la météo et des manifestations. Il est vrai que les incivilités augmentent, la police municipale n’a – hélas ! – pas les forces suffisantes pour empêcher certaines déprédations ou même saccages. Mais on y réfléchit afin de prendre des mesures. « Pour commander à la nature, il faut d’abord lui obéir », dit le philosophe anglais Francis Bacon.

6 Oui, on le fait. Mais il est vrai qu’on pourrait sensibiliser davantage le public à cette forme de participation citoyenne qui consiste à embellir la ville.

7 Oui, car c’est l’ensemble de la collectivité qui en bénéficie. ■

Questions 1

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Manuel Tornare

Conseiller administratif de la Ville de Genève

« Pour commander à la nature, il faut d’abord lui obéir. » Francis Bacon, philosophe anglais (1561-1626)

En 2008, la Ville de Genève, avec l’appui des Fondations Edmond & Benjamin de Rothschild, a rénové l’Orangerie du parc Mon-Repos, rebaptisée « Pavillon Plantamour ». Le pavillon a été mis à la disposition de l’Association La Libellule, qui a pour objectif de sensibiliser le public à l’observation, à l’intégration et à la protection de la nature. Toute l’année, expositions, conférences, excursions permettent aux Genevois de mieux connaître et de respecter la nature, notamment leurs espaces verts. Informations : www.lalibellule.ch

4 Doit-on rendre les parcs et les grands espaces verts plus « vivants », et comment (jeux, spectacles) ?

5

Est-il possible de créer, d’entretenir et de développer des espaces verts originaux – par leur forme, leur taille, leur variété – dans un univers urbain dense, comme celui de Genève ?

Placer les espaces verts sous la « sauvegarde du citoyen » est-il suffisant, aujourd’hui, pour assurer le respect de ceux-ci par un public parfois peu civique ?

2

Dans ce domaine, faut-il encourager les initiatives individuelles (balcons fleuris, concours d’embellissement, etc.) ?

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Les pouvoirs publics devraient-ils accorder des facilités (déductions fiscales, subventions, etc.) aux maîtres d’ouvrage qui font l’effort de concevoir des espaces verts de qualité ? Etes-vous favorable à un mécénat en la matière ?

Les maîtres d’ouvrage publics, institutionnels et privés accordent-ils suffisamment d’intérêt aux espaces verts et leur consentent-ils assez d’investissements ? Les espaces verts ont-ils systématiquement, selon vous, une vocation éducative, une vocation sociale (lieux de rencontre), une vocation utilitaire (dépollution de l’air, voire culture de fleurs ou de plantes) ?

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dossier La nature s’installe en ville

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1 C’est une question fondamentale, qui a trait à la qualité de vie en ville. Toute

Natacha Litzistorf Directrice d’equiterre

« Les gens doivent aimer la ville. »

notre action vise non seulement à créer, mais effectivement à développer et à entretenir des espaces verts incitant les citadins à ne pas s’exiler hors du périmètre urbain pour trouver de la nature. Cet étalement de l’habitat génère des problèmes de transport et de pollution, entre autres. Avec d’autres acteurs de la société, equiterre cherche à développer des espaces verts, et à faire participer les gens à ces aménagements. Nos « jardins de poche » mettent en valeur de petites friches, de petits interstices qui deviennent des lieux de respiration, voire de repos. Entretenus par les habitants, ce sont des sites conciliant économie de moyens, aspect social et bénéfice environnemental.

2 Beaucoup d’efforts sont aujourd’hui consentis, mais pas encore suffisamment. Nous cherchons à dialoguer, notamment avec les entrepreneurs généraux, pour qu’ils comprennent mieux que les « extérieurs » de qualité représentent une plusvalue, même si elle n’est pas toujours convertible d’emblée en termes monétaires, encore qu’il y ait des exemples, notamment en France, où les « pieds de bâtiment » soignés aient contribué notablement à élever la valeur locative. Dans certains cas, la négociation entre différents propriétaires et la commune, en vue d’établir un simple « jardin de poche », a permis de désembrouiller des problèmes de gestion foncière ! 3 Ils ont évidemment les trois vocations. Le vert crée du lien social ; on sympathise facilement, ne serait-ce qu’en admirant les mêmes fleurs. Sur le plan du climat, l’importance des espaces verts, y compris « verticaux » (façades, toits végétalisés), est patente. On sait aussi que la verdure a un effet bénéfique sur la santé ; les convalescents, selon une étude récente, se remettent plus vite lorsque leur chambre de clinique donne sur le jardin !

4 Une animation n’est pas utile chaque semaine. Mais des opérations comme « Nature en ville », concilient les aspects ludiques et éducatifs. Au-delà, on recherche souvent, dans un parc ou un jardin public, un paysage sonore différent et une certaine tranquillité. En somme, il faut éviter de transformer les espaces verts en musées, mais aussi de les dynamiser à l’excès.

Questions 1

Est-il possible de créer, d’entretenir et de développer des espaces verts originaux – par leur forme, leur taille, leur variété – dans un univers urbain dense, comme celui de Genève ?

2

Les maîtres d’ouvrage publics, institutionnels et privés accordent-ils suffisamment d’intérêt aux espaces verts et leur consentent-ils assez d’investissements ?

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Les espaces verts ont-ils systématiquement, selon vous, une vocation éducative, une vocation sociale (lieux de rencontre), une vocation utilitaire (dépollution de l’air, voire culture de fleurs ou de plantes) ?

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5 Cela dépend de la manière dont ces espaces ont été créés ou développés. Si les gens s’approprient un lieu, ils le respecteront. Les espaces verts de quartier, par exemple, ne subissent pas trop de déprédations. Pour les parcs un peu plus grands, nous préconisons des mesures éducatives et préventives, et des initiatives de motivation des habitants et des visiteurs, plutôt que des écriteaux et des barrières. Un peu à l’image de la campagne « Le Respect », c’est un travail de longue haleine. 6 Certes, les concours de géraniums et autres manifestations de ce genre présentent un côté un peu kitsch, voire désuet. Mais au moins les citadins ont-ils ainsi quelque chose à eux, qui les lie à la nature. Quoique les jardins familiaux, par exemple, représentent un lieu de concentration d’engrais chimiques qui en font littéralement des terrains pollués. Pourtant, ne soyons pas trop puristes: fleurir son balcon, le comparer à celui du voisin, ce sont des gestes individuels qui finissent par donner un élan collectif vers la nature en ville. 7 Je trouve cela tout à fait intéressant. Plutôt que le bâton, manions un peu la carotte ! Les pouvoirs publics s’y retrouveraient sur le plan financier, et l’on inciterait chacun à améliorer la qualité de notre environnement. Après tout, en matière agricole, cette politique a donné de bons résultats paysagers. Nous sommes ouverts à des mesures innovantes, si elles permettent d’atteindre une meilleure qualité d’environnement urbain. ■ 8


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dossier La nature s'installe en ville

Questions 6

Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture), par exemple, on peut signaler, au regard de l’état des infrastructures, que les jeunes qui y étudient et y travaillent sont moins enclins que d’autres à se laisser aller aux tags et autres dégradations. A Neuchâtel, des aménagements de places de jeu ont été réalisés en associant les jeunes des quartiers et les enfants des écoles à une politique de rénovation des espaces publics… et cela a bien marché.

7

6 Je reste sceptique face à ces manifestations, qui font surtout prospérer les jardineries. Je crois davantage à la prise de conscience de l’environnement au travers d’autres types de démarches participatives, d’associations et d’activités de quartier, tel l’entretien de « jardins partagés » urbains, etc. Certes, cela doit être encadré, avec un cahier des charges à respecter. A Lausanne, l’opération « Lausanne Jardins » a permis de conférer de nouveaux usages à certains lieux publics laissés à l’abandon. Lorsqu’on a voulu démonter certains aménagements imaginés par des étudiants de notre filière, les habitants ont souhaité que ceux-ci soient pérennisés et s’y sont opposés !

Dans ce domaine, faut-il encourager les initiatives individuelles (balcons fleuris, concours d’embellissement, etc.) ? Les pouvoirs publics devraient-ils accorder des facilités (déductions fiscales, subventions, etc.) aux maîtres d’ouvrage qui font l’effort de concevoir des espaces verts de qualité ? Etes-vous favorable à un mécénat en la matière ?

7

Tout ce qui peut inciter à cultiver la qualité est bienvenu. Après tout, on subventionne bien les panneaux solaires ! Mais le rôle des pouvoirs publics me paraît d’abord de faire preuve d’exigence en la matière vis-à-vis de leurs mandataires et de leurs collaborateurs, et de se donner les moyens de leurs ambitions… Un immeuble, une école, un pont sont inaugurés au moment de leur splendeur : ils sont tout neufs et ils s’altèrent ensuite. Un jardin, lui, attendra des années avant de trouver une beauté accomplie et de correspondre au projet initial. On doit s’en donner les moyens. ■ 8

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L’écolepour chacun pour soi! La naturetous, s’installe en ville

1 La densification du bâti des villes (tendance très actuelle) conduit nécessairement à la raréfaction de leurs espaces libres. Dès lors, pour assurer une qualité de vie aux citadins, l’enjeu majeur réside dans le maintien et l’aménagement d’espaces libres de qualité, diversifiés tant par leur taille, leur forme, que par les usages qu’ils offrent. Mis en réseau à l’échelle de la ville, les parcs urbains, les squares de proximité, les promenades, les avenues arborées, ainsi que tous les petits coins de nature nichés dans les espaces interstitiels, contribuent à son attractivité et répondent aux attentes de ses habitants. Depuis 1997, les différentes éditions de Lausanne Jardins, festival de jardins contemporains, ont démontré les possibilités de valoriser l’espace urbain grâce à des interventions originales dans des contextes insolites, souvent avec des moyens très simples. Le futur écoquartier, prévu dans le nord-ouest lausannois dans le cadre du projet Métamorphose, sera sans doute lui aussi un formidable terrain d’expériences propice à des aménagements paysagers différents, conviviaux et respectueux de l’environnement.

2 La Ville de Lausanne accorde une grande importance à la valorisation et à l’entretien de son patrimoine végétal. Ses élus soutiennent de nombreux projets impliquant engagement et investissements : restauration des grands parcs historiques ; aménagement d’espaces publics de qualité ; gestion différenciée des espaces verts offrant une plus grande place à la nature en ville. Les espaces verts privés, qui occupent une part importante du territoire urbain, ne bénéficient pas toujours de la même attention. Lors de nouvelles constructions, les aménagements extérieurs font souvent figure de parent pauvre au regard des investissements consentis pour le bâti. Leur intégration en amont dans les réflexions et le recours aux compétences d’architectes paysagistes devraient permettre d’améliorer leur qualité, sans engendrer nécessairement de surcoût.

3 Les espaces verts urbains jouent bien sûr un rôle social, culturel, esthétique, récréatif, écologique… Leur vocation spécifique doit cependant être définie en fonction du contexte et tenir compte des besoins des utilisateurs. Une approche différenciée de l’usage des parcs à l’échelle de la ville s’impose donc, pour permettre à chaque utilisateur de trouver son bonheur. A titre d’exemple, le Service des parcs et promenades de Lausanne a initié en 1996 le projet des « plantages », petits lopins potagers de proximité mis à la disposition d’habitants dans divers quartiers. Ceux-ci offrent la possibilité à des citadins de garder un contact avec la terre et favorisent le lien social entre jeunes et moins jeunes, entre populations d’origines diverses. Autre exemple, l’aménagement de petits « espaces publics du quotidien » répondant à la demande grandissante de lieux permettant de croquer un en-cas durant la pause de midi sur un banc public, à l’ombre d’un arbre. 4 Les parcs et les grands espaces verts doivent rester avant tout des lieux de promenade, propices au ressourcement et à la contemplation, des espaces offrant une liberté de mouvement, dépourvus de tensions sociales. A vouloir les rendre trop « vivants », on prend le risque de les transformer en « supermarchés ». Cela n’excluant pas occasionnellement l’organisation de fêtes, de concerts ou de projections de films, comme c’est le cas dans les plus beaux parcs lausannois par les belles journées d’été.

5 Nous ne déplorons que peu d’actes de vandalisme dans nos espaces verts. Arbres et massifs fleuris semblent bénéficier d’un respect naturel de la part 8 d’une majorité de la population. En revanche, Lausanne n’est pas épargnée

Yves Lachavanne

Responsable du Service des parcs et promenades de la Ville de Lausanne

« La qualité n’engendre pas nécessairement de surcoût. »

Questions 1

Est-il possible de créer, d’entretenir et de développer des espaces verts originaux – par leur forme, leur taille, leur variété – dans un univers urbain dense ?

2

Les maîtres d’ouvrage publics, institutionnels et privés accordent-ils suffisamment d’intérêt aux espaces verts et leur consentent-ils assez d’investissements ?

3

Les espaces verts ont-ils systématiquement, selon vous, une vocation éducative, une vocation sociale (lieux de rencontre), une vocation utilitaire (dépollution de l’air, voire culture de fleurs ou de plantes) ?

Questions 4

Doit-on rendre les parcs et les grands espaces verts plus « vivants », et comment (jeux, spectacles) ?

5

Placer les espaces verts sous la « sauvegarde du citoyen » est-il suffisant, aujourd’hui, pour assurer le respect de ceux-ci par un public parfois peu civique ?

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dossier La nature s’installe en ville

6

Dans ce domaine, faut-il encourager les initiatives individuelles (balcons fleuris, concours d’embellissement, etc.) ?

7

Les pouvoirs publics devraient-ils accorder des facilités (déductions fiscales, subventions, etc.) aux maîtres d’ouvrage qui font l’effort de concevoir des espaces verts de qualité ? Etes-vous favorable à un mécénat en la matière ?

par le « littering », ce nouveau phénomène qui conduit à retrouver des quantités invraisemblables de déchets au sol plutôt que dans les poubelles. Ces incivilités augmentent considérablement les frais de nettoyage, puisque, en l’espace de dix ans, le temps consacré à cette seule tâche dans nos parcs est passé de 6 000 à 17 000 heures par année (soit l’équivalent de six postes de travail en plus). Des campagnes de sensibilisation et l’éducation à l’environnement en milieu scolaire sont probablement le meilleur remède pour lutter contre ce fléau.

6 Il faut prêcher par l’exemple. Les jardins éphémères de Lausanne Jardins ont permis à leurs visiteurs de découvrir d’autres formes de fleurissement, qui se distinguaient du traditionnel bac de géraniums suspendu au balcon. Ils sont certainement à l’origine d’initiatives citoyennes spontanées, comme celle de ces habitants qui se sont approprié certaines petites surfaces au pied d’arbres de rues lausannoises, en y semant des roses trémières, des cosmos ou des capucines, les transformant en de charmants « petits jardins de poche ».

7 Difficile d’envisager l’utilisation des deniers publics à la réalisation d’aménagements d’espaces verts privés. Il appartient aux promoteurs immobiliers, aux gérances, aux coopératives et aux particuliers de s’inscrire dans la mouvance actuelle du développement durable. Le rôle des pouvoirs publics est de montrer l’exemple, en réalisant des aménagements de qualité, et de promouvoir des pratiques nouvelles respectueuses de l’environnement. Nous espérons, par exemple, que les « plantages » communaux lausannois s’inviteront au pied des immeubles des gérances privées. Une aide à la planification de tels lieux par les services de la Ville est envisagée. ■ butty26.pdf 01/02/2010 14:38:26

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dossier La nature s’installe en ville

Lausanne :

Des jardiniers pour inspirer les urbanistes

Par Valérie Hoffmeyer Suisse

« L’idée fleurit à Lausanne que les jardins siéraient mieux à l’espace public que l’art ou le mobilier urbain. » Lire l’intégralité de cet article sur www.immorama.ch

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Aux Croisettes, l’expérience « Plantons ! » a été le siège de nombreuses fêtes tout au long de l’été, du vernissage officiel de Lausanne Jardins 2009, en mai, et à la récolte de clôture, en octobre.

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N e vo pa me ie s s je pu ur te bl la z iq ue  ! Les jardins éphémères ont le vent en poupe dans les villes d’Europe. Mais ceux de Lausanne, parmi les plus réussis, peinent à faire école, malgré de nombreuses tentatives d’imitation. Récit d’une recette avec le commissaire des éditions 2004 et 2009, Francesco Della Casa. Ce fut la plus belle réussite de cette édition 2009 : 800 m2 de potagers, un verger ressuscité, aucune déprédation et une fréquentation réjouissante autour des cultures, puis des récoltes de fruits et de légumes produits in situ. Qui aurait parié sur ce jardin-là, au cœur d’un quartier densément habité et réputé difficile, assez loin du centre-ville ? Francesco Della Casa, assurément. Cet architecte, rédacteur en chef de la revue Tracés, ancien porte-parole de la Chambre immobilière genevoise et commissaire des deux dernières éditions de Lausanne Jardins, fait partie des convaincus de l’« outil » jardin pour aménager les villes et les quartiers autrement et dans la durée. Peu de déprédations « Lors du concours d’idées de cette édition de Lausanne Jardins, d’autres équipes s’étaient intéressées au périmètre en pied d’immeubles aux Croisettes, nouvellement desservi par le métro M2. Avec la louable intention d’améliorer l’image de ce quartier peu riant, l’une d’elles avait proposé de fleurir tous les balcons avec la même plante, pour un effet de façade. Une image intéressante, certes, mais pas du tout en prise avec les habitants. Qu’est-ce que cela leur aurait apporté, si ce n’est d’uniformiser encore plus leur lieu de vie et de leur imposer d’inutiles contraintes ? » interroge Francesco Della Casa. « Si les gens ne comprennent pas le sens d’un aménagement, ils se sentent agressés ou exclus. S’ensuivent toujours des déprédations. » De là à déduire que les plantes siéent mieux à l’espace public que l’art ou le mobilier urbain, il n’y a qu’un pas que Francesco Della Casa hésite à peine à franchir. « Les objets subissent très souvent des dégâts, les plantes très rarement. » Visitée par près de 40 000 personnes, cette manifestation, qui met l’espace public à la fête sans esbrouffe, ne semble pas s’essouffler depuis son lancement en 1997, sous la houlette déterminée de la syndique d’alors, Yvette Jaggi. « Son talent a été, entre autres, d’associer d’emblée le Service municipal des parcs et promenades (SPP) à la manifestation, non seulement pour l’entretien des jardins, mais aussi pour en imaginer une partie. Résultat : une émulation à la créativité plus que réjouissante, qui a fait du SPP l’un des plus pointus d’Europe », apprécie Francesco Della Casa. Fédérer autour du projet Le concept est-il exportable à Genève par exemple ? « Bien sûr, pour autant [que la Ville] parvienne à fédérer ses différents services autour d’un tel projet. Et à motiver ses autorités à lui en donner les moyens. » A Lausanne, les élus votent tous les quatre ans une enveloppe d’un million de francs, à laquelle s’ajoutent d’autres types de participations : en 2009, les TL (Transports publics de la région lausannoise) ont mis à disposition toutes leurs infrastructures. L’entretien est également assuré « gracieusement » par le SPP et certains jardins bénéficient de la manne de mécènes privés. Et les retombées ? Gratuite, la manifestation ne génère que des bénéfices indirects, notamment sur le plan touristique. Mais, selon Francesco Della Casa, la Ville en retire d’autres avantages sur le long terme, aussi réels que difficiles à quantifier. « Cela va de la reconquête d’espaces résiduels au décloisonnement administratif, estime-t-il, en passant par la pérennisation de certains jardins, une vingtaine au total depuis le début de Lausanne Jardins. Certaines réalisations ouvrent aussi le débat: prenez la place du Château dans la Vieille-Ville. D’ordinaire utilisée en parking, elle a été plantée cette année de milliers de géraniums. L’idée de la redonner aux piétons a non seulement été lancée, mais elle a pris forme également, à échelle réelle. Tout le monde a pu voir ce que cela donnait et je suis persuadé que son aménagement futur ira dans ce sens. » Le jardin pour révéler la ville ? «  Oui, et aussi : les jardiniers pour inspirer les urbanistes... qui en ont grandement besoin. » ■ 8


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mmodossier dossier

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Royaume-Uni :

Pour s’embellir, réduire la pollution et alléger le budget des ménages touchés par la crise, Londres a lancé un ambitieux programme visant à créer des milliers mmodossier de jardins communautaires. Dans les cités HLM, sur les toits et même sur l’eau L’écolepour tous, chacun pour soi! poussent dorénavant tomates et concombres. Les jardins communautaires fleurissent Au milieu des logements HLM décrépits de Blenheim Gardens, au pied des murs de briques noircies par la crasse, croissent désormais fleurs, tomates et potirons. « A la place de plates-bandes boueuses et vides, je me suis dit qu’on pouvait faire pousser des légumes » : en novembre 2008, Bonnie Hewson, une habitante de la cité, soumet l’idée à l’assemblée des résidents. « Ils ont tout de suite vu l’intérêt: les gens apprennent à se connaître, les ados s’impliquent et il y a moins de graffitis », se souvient-elle. En moins de temps qu’il n’en faut pour faire pousser une laitue, plus de 400 Par Loïc Vennin plates-bandes, squares, balcons et même le toit du Centre social en préfabriqué Royaume-Uni sont transformés en potagers communautaires pour le plus grand plaisir des centaines d’habitants de la cité HLM. « Tout le monde s’y est mis : des enfants aux grands-parents », raconte Bonnie. « Blenheim Gardens Estate » est ainsi devenu « Blenheim Gardens Edible Estate », nom du projet (ci-après BGEE). Des jardins communautaires comme BGEE, il en pousse un peu partout dans le monde. Mais la particularité de Londres est que cela fait partie d’un ambitieux projet visant à rendre plus « verte » la capitale britannique. Baptisé « Capital Growth », le programme vise à créer d’ici à 2012, date des Jeux olympiques d’été à Londres, 2 012 potagers réservés à la culture (fruits, légumes, herbes, fleurs...). Ouverts au public et gratuits, les terrains accueillent toute personne qui aurait « le pouce vert », comme on dit en anglais. Des subventions (de 200 à 1 500 livres) et des conseils sont accordés pour chaque projet sélectionné. 150 000 livres sterling ont ainsi été budgétisées. Eduquer, rencontrer, préserver Les objectifs sont multiples. Cultiver ses propres légumes allège le budget d’une population durement touchée par la crise. Apprendre à renouer avec la terre sensibilise aussi à l’environnement et donc aux problèmes de réchauffement planétaire. Enfin, « verdir » la ville réduit la pollution. Près du cinquième des émissions de CO2 du Royaume-Uni sont reliées aux produits alimentaires et, en particulier, à leur réfrigération, à leur transport ou à leur élevage en serre. Chose qui sera désormais évitée en cultivant son propre jardin. « C’est gagnant-gagnant, se félicite le maire de Londres, Boris Johnson. “ Capital Growth ” est bon pour la communauté et bon pour l’environnement. » BGEE a été le premier jardin communautaire à s’insérer dans le cadre de « Capital Growth », lancé en novembre 2008. Un peu plus d’un an après, plus de 200 jardins ont ainsi été créés. On a vu bon nombre de lotissements devenir « comestibles », comme Blenheim Gardens, mais également des écoles, des balcons et même une barge sur un bras de la Tamise rebaptisée The Floating Garden (le jardin flottant). L’engouement touche tous les types de site : une prison a ouvert un potager pour ses détenus, tandis que l’Hôtel Hilton de Trafalgar Square, en plein centre de Londres, va créer un jardin à herbes sur son toit. Dernier en date, le métro londonien a ouvert au public un terrain à l’abandon qui recouvre la station de Southwark, dans le sud-est de la capitale. Mais la mairie ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Est ainsi en projet la plantation de vignes sur des réservoirs d’eau, mais également d’arbres fruitiers dans les douves de la tour de Londres, ancienne forteresse de Guillaume le Conquérant. Quant aux fruits et légumes ainsi produits, Rosie Boycott, Le jardin communautaire conseillère environnementale de la mairie, n’a pas caché son ambition d’en d’Abbey Gardens. Un potager voir certains finir dans les assiettes des athlètes qui participeront aux Jeux de près de 2 km2 à l’est de Londres, olympiques de 2012. ■ 8 au moment de la première récolte. © Nina Pope

Pour se verdir, Londres devient comestible

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Burkina Faso :

Une invention simple et judicieuse a remporté la Médaille d’or au Salon des Inventions de Genève, en 2009. Il s’agit d’un système de culture en étages permettant mmodossier d’augmenter les surfaces cultivables tout en limitant les besoins en eau et en fai- L’écolepour tous, chacun pour soi! sant appel aux énergies renouvelables. Cette innovation a déjà séduit l’Afrique. Jean-Claude Rey habite à Bellevaux, dans le Chablais. Son chalet d’alpage de Nifflon n’a pas l’eau courante, mais bénéficie d’un important réservoir lorsque la neige fond au printemps. Toutefois, en altitude, les températures fraîches ne lui permettent pas de cultiver autant qu’en plaine et il doit alors se contenter de quelques mois de culture. Un voyage d’agrément en 1993 au « pays des hommes intègres » lui permet de constater que le temps des cultures y est également restreint à cause du manque d’eau et d’un soleil omniprésent. L’aide au développement devient alors son leitmotiv, ressassé jour après jour jusqu’à ce que ce charpentier de formation trouve « l’idée ». Rapidement peaufiné, le projet se meut en prototype et, en septembre 2008, un jardin à étages, autonome et peu gourmand en eau sort de terre. Toutes les techniques réunies, permettent d’obtenir le même rendement qu’un jardin de 1 500 m2 pour une tour cubique de 12 x12 x12 m. La tour agricole émerge Quelques racks à palettes recyclés et réunis forment l’ossature de cette structure en acier modulable. Pourvue d’un puits de lumière en son centre, celle-ci peut accueillir plusieurs niveaux et augmenter ainsi les surfaces cultivables. A chaque étage, des bacs en acier galvanisé sont installés à une hauteur modulable pour faciliter le travail de la terre. Plus besoin de courber l’échine sous la canicule pour planter et récolter ! L’acier galvanisé est un matériau léger que n’importe quel artisan de la planète sait travailler. Ces contenants sont fabriqués sur place, stimulant ainsi l’économie locale. La circulation à chaque étage est facilitée grâce à des passerelles en caillebotis. Outre ces détails techniques, relevons les nombreux intérêts que ce jardin à étages présente, à commencer par l’eau. Au Burkina Faso, un maraîcher puise en moyenne 4 000 l d’eau par jour, à 15 m de profondeur. C’est beaucoup d’eau et d’efforts ! D’autant qu’entre 50 et 60% de l’eau est perdue avant d’arriver aux plantes. Le système d’arrosage de la tour agricole est à même de récupérer 60 à 80% de l’eau et de l’acheminer vers la citerne après arrosage. Comment ? Grâce à un circuit efficace et écologique, qui récupère l’eau de pluie avant de la conduire, à l’aide d’un réseau de tuyaux, vers un réservoir-citerne enterré. Celui-ci est équipé de filtres et d’une pompe photovoltaïque qui permet de bénéficier d’une eau propre et contrôlée. Chaque jour, cette pompe est remontée et oxygénée afin d’empêcher que les bactéries se développent. Elle fonctionne grâce à l’énergie solaire et remonte l’eau vers les arroseurs qui la diffusent goutte à goutte directement au pied des plantes. Une technologie qui permet d’augmenter les rendements. D’autre part, les mauvaises herbes, privées d’eau, ne se développent pas, d’où moins de travail. Quand les moyens financiers le permettent, la domotique vient ajuster les temps d’arrosage et contrôler la consommation d’eau. Là encore, c’est l’énergie solaire qui fournit l’électricité nécessaire et permet une autonomie de fonctionnement. JeanClaude Rey estime que l’équipement en panneaux solaires d’un jardin de 200 m2 de surface génère suffisamment d’énergie pour fournir la lumière et alimenter le frigo de 5 000 à 7 000 personnes. Cette tour n’essaie pas uniquement de régler les problèmes d’eau et d’énergie elle offre aussi un moyen pour combattre les criquets et autres nuisibles grâce à l’installation de filets protecteurs contre les parois. Une solution simple qui n’éradique pas les insectes, mais stoppe les agressions. Autre nouveauté, les bacs de culture réalisés sur place peuvent désormais être remplis de terre indigène. « C’est le b. a. -ba explique Jean-Claude Rey, mais 8

Des jardins à étages pour lutter contre la malnutrition

Par Nathalie Pasquier Suisse

Maquette du jardin à étages. Quelques racks à palettes recyclés et réunis forment l’ossature de cette structure en acier modulable. Pourvue d’un puits de lumière en son centre, celle-ci peut accueillir plusieurs niveaux et augmenter ainsi les surfaces cultivables. n° 26 - Printemps 2010 -

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« Il faut revenir à la vie, notamment en réinstallant des ruches à côté des jardins, en utilisant le compost et le fumier… »

nous avons oublié cela. Les plantes ont besoin d’éléments indispensables à leur croissance et ça me met en colère de voir comment certains conçoivent aujourd’hui la culture. Il faut revenir à la vie, notamment en réinstallant des ruches à côté des jardins, en utilisant le compost et le fumier… », avant d’ajouter : « On se contente d’apporter le contenant, mais surtout pas notre technicité européenne et nos seringues. Là-bas, nous laissons chacun cultiver selon ses coutumes et son savoir-faire ancestral. » Au fond de chaque bac, une couche de billes d’argile ou de pierres volcaniques va jouer un rôle drainant et absorbant. Un séparateur naturel est ensuite posé avant d’ajouter 20 cm de terre de vie, riche en nutriments et en lombrics. Ces vers ne se contentent pas d’aérer et de drainer le sol, mais participent aussi à son enrichissement. La culture peut ainsi être totalement biologique et ouvrir un marché porteur auquel l’Afrique n’avait pour l’instant pas accès. Mais chacun reste libre de poursuivre ou non une culture labellisée biologique ou d’opter pour l’agriculture raisonnée. En dehors des semis, la tour peut aussi servir à la culture de la spiruline, ou algue bleue, et apporter ainsi une ration protéinée à la population. Elle peut encore permettre la fabrication des prégraines, ou semences, et devenir complètement indépendante des multinationales semencières. Et Jean-Claude insiste sur ce point : « Nous nous contentons d’apporter la structure, mais le complément sera produit sur place. C’est donc leur propre économie que les Africains vont pouvoir améliorer et peut-être parviendront-ils à exporter les fruits de leur récolte vers les pays voisins. » De petits jardins pour les balcons des villes L’idée en apparence simple de Jean-Claude Rey prend chaque jour plus d’ampleur, notamment depuis qu’elle a reçu une Médaille d’or au Salon des Inventions de Genève, en 2009. Aidé par des entreprises gouvernementales, l’entrepreneur est parvenu à multiplier rapidement les contacts tout en lançant son entreprise baptisée Courtirey. Si la pertinence de la tour agricole n’est plus à prouver dans les pays en développement, les fonds nécessaires sont, en revanche, plus difficiles à glaner ! Il faut en effet compter de 350 à 400 euros le mètre carré. D’où l’idée d’adapter le principe des cultures à étages aux besoins des pays riches. De petits jardins pour les balcons jusqu’à des jardins plus importants pour les producteurs et les maraîchers fonctionnant sur le même principe devraient permettre à tout un chacun de produire ses semences et ses semis, ou simplement de faire pousser quelques légumes, des fruits ou encore des plantes aromatiques. En prélevant environ 2 euros par bac, Jean-Claude Rey espère bien dégager suffisamment de fonds pour installer quelques jardins dans les cours d’école du Burkina Faso et permettre ainsi aux élèves de bénéficier d’une alimentation saine et riche toute l’année. Ce projet ne se contente pas de lutter contre la malnutrition, mais vise également un objectif éducatif : celui de prévenir l’illettrisme car, là-bas, tout enfant qui n’a pas la promesse d’un repas n’ira pas étudier. Le jardin à étages aurait pu se satisfaire d’être un joli projet de développement durable, mais Jean-Claude Rey lui a donné une dimension encore plus humaniste. ■ 8

Jean-Claude Rey, l’inventeur du jardin à étages.

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La nature s’installe en ville

dossier mmodossier

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Florilège d’idées vertes

L

es citadins appellent la nature de toutes leurs forces et de tous leurs sens. Besoin d’espace, d’air pur, de verdure, d’harmonie. De troquer leurs espaces stériles, inanimés, tristes et gris contre des lieux féconds, odorants, colorés et vivants. Dans le monde, les expériences d’intégration de la nature dans le périmètre urbain sont nombreuses, souvent inattendues. Le tour du monde qui suit constitue un répertoire – non exhaustif – de bonnes idées à faire fleurir. Les options choisies s’adaptent – naturellement – au mode de vie et à la culture de chacun des pays, au point que l’on serait tenté de les résumer ainsi : « Montre-moi ton jardin, je te dirai qui tu es. » Aussi les Anglais, réputés pour leurs talents de jardiniers, ont-ils lancé une grande campagne verte intitulée « Capital Growth » visant à créer d’ici à 2012, date des Jeux olympiques, pas moins de 2012 potagers à Londres ! Au Japon, les centres commerciaux prennent des airs de jardins suspendus où prolifèrent toutes espèces de plantes et plaident pour un shopping zen. Quant à Mexico, les toits de la ville se parent de vert grâce à une végétation indigène extrêmement résistante aux conditions climatiques. D’autres expériences encore brillent par leur originalité. Au Canada, à Montréal, des guérilléros verts ensemencent la ville grâce à de petites bombes... vertes ! On le verra en lisant notre dossier et en consultant notre IMMOWEB+, les idées ne manquent pas. Et si la tendance ne s’est pas encore transformée en réflexe nature, la poussée verte est bel et bien en marche. La ville est devenue un champ d’expérimentation tant au sens propre qu’au sens figuré. ■ 8

dossier Dossier réalisé par Christine Esseiva

tour du monde Sommaire p. 38 p. 39 p. 40 p. 41 p. 42 p. 43 p. 46

Lausanne Royaume-Uni Mexique Canada Japon Burkina Faso France

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N e vo pa me ie s s je pu ur te bl la z iq ue  !

dossier La nature s’installe en ville

Mexique :

Les toits prennent leur envol

Par Patrick John Buffe Mexique

© Patrick John Buffe

« Parallèlement aux toits verts, des façades végétalisées ont fait leur apparition dans le centre historique de Mexico. »

Mexico. Des murs végétalisés fleurissent sur les façades d’immeubles.

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A l’initiative de la mairie de Mexico, les toits verts ont commencé à faire leur apparition au cœur de la ville. Mais il faudra attendre encore quelques années pour que ces jardins aériens prennent racine et commencent à avoir des effets sur le réchauffement climatique qu’enregistre la capitale mexicaine. La ville de Mexico s’est convertie en une jungle de béton qui a phagocyté la plupart des espaces verts. Seul le parc de Chapultepec, dernier grand poumon de la capitale, a été épargné. Dans le cadre de sa politique de développement durable, le Gouvernement du District fédéral a lancé en 2007 un programme « Toits verts », qui vise à réduire les effets du réchauffement climatique et des îlots de chaleur urbains. Pour ce faire, la mairie a construit durant les deux dernières années quelque 12 000 m2 de toits verts sur des édifices publics, des écoles, des stations de métro, et plus récemment sur les terrasses d’un hôpital qui offre désormais aux patients un jardin où ils peuvent aller se promener. Mais, au dire de la ministre de l’Environnement de la capitale, Martha Delgado, ce n’est là que le début d’un ambitieux projet qui va se poursuivre : « Notre but d’ici à 2012 est de créer chaque année 3 000 m2 supplémentaires de toits verts. » Pionnière en Amérique latine Par rapport à d’autres expériences, cette ville offre plusieurs avantages pour la mise en place de tels projets. D’une part, ce ne sont pas seulement les grands immeubles qui offrent des toits-terrasses, mais aussi la plupart des maisons particulières. D’autre part, le Mexique dispose d’une végétation indigène qui s’adapte parfaitement à ces jardins aériens, car elle peut croître dans peu de terre et ne demande qu’un entretien minimal. C’est le cas notamment des succulentes, et plus particulièrement des cactacées. Elles sont capables de survivre à la pollution, aux températures élevées, au manque d’eau durant la saison sèche et aux précipitations abondantes durant l’époque des pluies. Pionnière en Amérique latine, la ville de Mexico est la première à disposer d’une norme relative à la végétalisation des toitures, qui établit les critères à respecter. Car il ne s’agit pas simplement de mettre des plantes en pots sur les terrasses des édifices, mais de recourir à une technique professionnelle qui prend en compte la charge supplémentaire que va supporter l’immeuble, l’installation de membranes imperméables, de drains d’évacuation des eaux et d’une couche de terre spécialement préparée, dont l’épaisseur dépendra du type de plantes qui couvriront cette superficie. Avantages fiscaux Depuis 2007, c’est le Gouvernement du District fédéral qui finance la plupart des toits verts de Mexico, dans la construction desquels il a déjà investi un million de francs suisses. Mais, à l’avenir, les autorités veulent que ce soient les particuliers qui prennent l’initiative. Il n’y a eu pour l’instant que quelques cas isolés, comme celui d’une grande banque privée. Mais il est vrai que, pour les particuliers, le prix de revient d’un toit vert – quelque CHF 100.– le mètre carré – est un obstacle de taille. D’où la nécessité de prévoir des mesures d’incitation fiscale, sans lesquelles « ces toits verts n’ont qu’une valeur symbolique », selon le professeur de l’Université Panaméricaine Sergio Ampudia Mello, car « le recours à la végétalisation des terrasses entre en concurrence avec d’autres usages, comme l’installation de réservoirs d’eau, d’antennes ou de panneaux solaires ». Les autorités de Mexico disposent déjà d’un Programme d’édifications durables qui offre des avantages fiscaux aux nouveaux immeubles qui incorporent des éléments écologiques, notamment des toits verts. Mais, en plus, la mairie va présenter prochainement à l’Assemblée législative du District fédéral un projet de loi qui offrira, selon Martha Delgado, « des avantages fiscaux à travers la réduction des taxes foncières pour les particuliers qui construisent un jardin sur le toit de leur édifice ». Une mesure qui pourrait permettre aux toits verts de prendre durablement racine dans la capitale mexicaine. ■ 8


z te je la e ! e m sur liqu e N pas pub ie vo

mmodossier dossier

écoles duenmonde La natureLes s’installe ville

Canada :

A Montréal, quand les bourgeons pointent le bout de leur nez, les guérilleros sont déjà sur le pied de guerre. A travers les pages Facebook, les mots d’ordre sont mmodossier lancés. Les rendez-vous se multiplient. Bombes dans le baluchon, les jardiniers L’écolepour tous, chacun pour soi! clandestins identifient leurs prochaines cibles : des espaces urbains ingrats laissés en friche. Sus à la désolation urbaine, les guérilleros verts fourbissent leurs armes, enfourchent leurs vélos et préparent l’attentat à la bombe… verte ! Le modus operandi est simple. A l’aide d’instructions glanées sur Internet, les jardiniers rebelles se rencontrent pour amorcer la préparation de leur arsenal, composé de bombes végétales (appelées seedbombs). C’est tout simple. Prenez une boule d’argile, un peu de compost, de terre et d’eau. Insérez quelques graines particulièrement vivaces triées sur le volet. Façonnez en boule, puis laissez durcir quelques jours. Bombarder de préférence dans Par Isabelle Paré un endroit moche, inaccessible à pied, en mal criant de verdure. Canada Sarah, une graphiste dans la trentaine, est une nouvelle adepte de ce loisir urbain. « L’invitation a été lancée sur la page Facebook d’une copine. Nous étions une vingtaine à nous rencontrer pour la première fois. Nous sommes repartis avec nos bombes qui ont été lancées çà et là quelques jours plus tard », explique-t-elle. Récemment implanté à Montréal, le guerilla gardening compte de plus en plus d’adeptes dans les pays anglo-saxons, où des centaines de citoyens tentent de reverdir leurs villes avec ces bombettes végétales. D’autres prennent leurs bêches la nuit tombée pour créer ces jardins spontanés sur des terres publiques. Souvent exercé de nuit, le seedbombing est l’opération la plus convoitée par ces écolos urbains en mal de verdure et de sensations fortes. Projetée à distance, la bombe permet d’ensemencer des terres difficiles d’accès. « Les endroits les plus propices sont les terrains contaminés, car certaines espèces de plantes, comme l’ortie, aident à nettoyer les sols. Le but n’est pas seulement d’embellir, mais aussi d’éveiller les consciences en utilisant un symbole qui frappe », affirme Jean-Sébastien Vermette, étudiant en sciences de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). La guerre au bitume Tous les moyens sont bons pour faire la guerre au bitume. A l’UQÀM, des étudiants ont pris d’assaut certaines des cours intérieures du campus pour y semer tomates et haricots. D’abord froissée, l’administration universitaire s’est résolue à leur céder l’entretien d’une partie des espaces verts, créant au passage quelques emplois d’été. Au plus fort de la belle saison, on n’y entend plus le ronron de la tondeuse à essence, remisée au profit d’une tondeuse manuelle. Les nouveaux potagers s’épanouissent désormais dans la cour intérieure du Pavillon des sciences et alimentent en légumes frais les bambins de la garderie de l’UQÀM et les S.D.F. d’un refuge, situé à deux jets de pierre. Petit à petit, plusieurs citoyens s’improvisent jardiniers pour injecter à petite dose un peu de chlorophylle dans leurs cités. Si certains jardinets improvisés sont vite rasés par le râteau des employés municipaux, plusieurs sont tolérés et deviennent partie intégrante du paysage urbain. Dans le quartier du Mile End à Montréal, Emilie, jeune étudiante en art, a ainsi réussi à infléchir le sort du poumon vert du secteur, que la compagnie de chemin de fer Canadian Pacific condamnait à un développement immobilier. Pour sensibiliser ses concitoyens à la valeur de ce refuge, la jeune femme y a créé une œuvre vivante, avec pelles et pioches. Voir aussi Pierres et arbustes y dessinent maintenant un immense symbole Roerich visible Italie, Genève, Royaume-Uni du haut des airs, semblable à celui utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale sur notre site : pour protéger églises, hôpitaux et écoles. « Pour moi, ce symbole est puissant. Il www.immorama.ch  illustre à quel point ce terrain a une grande valeur. Non seulement pour sa beauté, rubrique Bibliothèque. mais aussi en raison de sa biodiversité », dit-elle. Aux arbres, citoyens ! ■ 8

Des commandos urbains reverdissent la ville à coups de bombes végétales

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dossier La nature s’installe en ville

Japon :

La fusion de la ville et du jardin

Par Johann Fleuri Japon

Fukuoka City. La Préfecture de l’île de Kyushu réconcilie l’édifice et la nature.

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N e vo pa me ie s s je pu ur te bl la z iq ue  ! Pour créer de nouveaux espaces verts malgré le manque de place, l’archipel nippon allie environnement et édifice. Le résultat est la naissance de véritables poumons verts aux quatre coins du pays. « Tout comme le corps humain fonctionne grâce à la circulation du sang, l’environnement urbain doit dépendre des liens établis entre les espaces verts et l’eau », souligne Tatsuya Hiraga, designer paysagiste chez Nikken Sekkei. Depuis les années 70, ce cabinet d’architecture japonais conseille et propose des solutions immobilières plus vertes. « En raison du manque de ressources naturelles, le Japon a développé l’ingénierie écologique au point d’en être le leader, poursuit Tatsuya Hiraga. Notre technologie sert à maintenir des niveaux de performance optimale en matière d’énergie, de consommation et de conservation d’eau. Le tout avec un faible bilan carbone. » Figure de proue de ce savoir-faire nippon, le Namba Parks. En 2003, les architectes de The Jerde Partnership et de Nikken Sekkei imaginent un centre commercial de trente étages, paré de huit terrasses végétalisées en plein cœur d’Osaka, au sud de l’archipel. Né des poussières d’un ancien terrain de baseball, l’édifice est « une petite oasis verte », comme le souligne la presse locale. Vu du ciel, le Namba Parks ressemble à un canyon sorti des entrailles de la terre. Dans ses jardins : des bosquets d’arbres, des amas de roches, des falaises, de la pelouse, mais aussi des ruisseaux, des cascades, des étangs... Un poumon pour la troisième ville du Japon, qui souffrait d’un cruel manque d’espaces verts. Plus de nature dans la ville. Oui, mais à quel prix ? « Le jardin en lui-même n’est pas ce qu’il y a de plus onéreux, explique Fabrice Célestin, architecte paysagiste français, premier Occidental à avoir été diplômé en art du jardin japonais par le Japon. C’est surtout la partie logistique qui est très coûteuse lorsque l’on réalise un jardin en grande agglomération. L’accès au site est souvent difficile. Il faut également avoir recours à des engins de levage très imposants. » Et au Japon, le jardin, issu pourtant d’une tradition ancestrale, n’a plus la cote. « Le jardin japonais a beaucoup moins d’adeptes qu’il y a plusieurs années, déplore Fabrice Célestin. Aujourd’hui, les Japonais privilégient la construction de bâtiments à la réalisation de parcs ou de jardins. Cette tendance s’explique par le désintérêt des jeunes, mais également par un manque de place qui ne fait qu’augmenter. » Naissance du mouvement « Asian CrossRoads Over the Sea » Au nord de l’île de Kyushu, Fukuoka City, 1994. La ville doit rapidement s’équiper d’une préfecture. Le hic ? Il ne reste plus qu’un seul emplacement disponible : le dernier parc de la ville auquel tiennent particulièrement les habitants. L’architecte argentin Emilio Ambasz a alors une idée : « Le mouvement architectural moderne a proposé la maison dans le jardin. Ce n’était pas suffisant. Nous devons concevoir un pacte de réconciliation selon lequel on aurait les deux, l’édifice et le jardin, à savoir 100% des deux, organiquement intégrés. » De cette réflexion naît l’« Asian CrossRoads Over the Sea » (Acros). Un édifice d’une superficie de 1 0 0 000 m2 , aux allures de parc arboré, composée de quinze terrasses végétalisées. Dans l’enceinte, notamment, un musée, un théâtre, un parking sur plusieurs niveaux. Entre la nature dans l’édifice et l’édifice dans la nature, il n’y a parfois qu’un pas, franchi par Nikken Sekkei en 2002. Dans la forêt luxuriante du parc national Fuji-Hakone-Izu, dans la région du mont Fuji, se love le Pola Art Museum. Le fruit de dix ans de recherches. « Une année a été nécessaire pour étudier la faune et la flore présentes sur les 5,6 hectares du site, explique Ken Kannari, designer architectural en charge du projet. La structure du musée, construite majoritairement dans le sous-sol, est en forme d’hémisphère, pour une meilleure résistance à la pression de l’eau et permettre le développement des végétaux locaux. » Le résultat est à couper le souffle. « Lorsque l’on s’arrête devant l’immense baie vitrée du café du musée, on peut ressentir la puissance de cette magnifique forêt qui évolue à chaque instant. » Preuve que l’architecture et la nature ne sont pas incompatibles. ■ 8


dossier La nature s’installe en ville

France :

L’école du paysage, fruit de toutes les aventures humaines

Par Gilles Dusouchet France

« Le jardin : un espace protégé de la sauvagerie du monde, mais nourri de toutes les aventures humaines. »

web+ Voir aussi Italie, Genève, Royaume-Uni sur notre site : www.immorama.ch  rubrique Bibliothèque. 46

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N e vo pa me ie s s je pu ur te bl la z iq ue  ! Les paysagistes peuvent remercier le béton. Les grands ensembles et le développement urbain de l’après-guerre ont fait naître un besoin d’« espaces verts ». De quoi concéder un « droit de cité » aux jardiniers, jusqu’alors cantonnés à des travaux de plantation et d’entretien. Concession en trompe-l’œil, comme le fait remarquer Jacques Sgard, formé à l’Ecole des beaux-arts de Paris, qui dessina dans les années 50 et 70 le parc de La Courneuve et le parc André-Malraux, au pied des tours de La Défense. Le paysagiste n’était alors jamais consulté en amont du chantier, et devait « barbouiller de vert » le vide laissé entre les parkings et la voirie. Il n’empêche, une brèche s’était ouverte. Dans les années 80, la profession d’architecte paysagiste, mieux structurée, issue de filières de formation spécialisées, telle l’Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles, jadis simple école d’horticulture, gagnait le haut du pavé, réalisant de prestigieuses commandes publiques. Cette histoire, récente, autant que la mémoire des glorieux aînés, d’André Le Nôtre, jardinier du Roi-Soleil, à l’ingénieur Alphand, associé aux travaux du baron Haussmann, sous le Second Empire, caractérisent culturellement l’art du paysage en France. Mais son exercice actuel, soumis à des processus standardisés, reflète davantage la globalisation en marche qu’un quelconque « génie national ». Sous ce rapport, parler d’une « école française » serait abusif. A l’exception du jardin japonais dont la singularité résiste aux styles importés, tout ici relève d’un métissage dont la nature fournit le premier exemple. D’autant que, on l’ignore souvent, le paysagiste est un artisan nomade. Sa quête d’essences rares ou robustes l’amène à voyager dans le monde entier. Tel est le paradoxe du jardin contemporain, héritier du Garten germanique et de l’hortus latin, tous deux signifiant « enclos ». Un espace protégé de la sauvagerie du monde, mais nourri de toutes les aventures humaines. En revanche, le milieu, somme toute étroit, des paysagistes français qui se côtoient et s’évaluent en permanence a produit mieux qu’une école : un débat fécond entre la rigueur du dessin et l’inventivité du geste paysager, entre le géomètre et le botaniste. Même en partie résolue, cette opposition de principe s’enracine dans la vision des jardins historiques, des allées tracées au cordeau du château de Vaux-le-Vicomte aux « chinoiseries » du Désert de Retz, en passant par les rocailles et l’assemblage pictural des parcs à l’anglaise, tel celui des Buttes-Chaumont. En forçant le trait, le contraste apparaît entre les tenants d’un paysage architecturé et ceux qui créent les ressorts de son dynamisme organique. D’où la vieille querelle de la forme et du fond. Des architectes paysagistes, comme Michel Corajoud, à qui l’on doit le parc de Gerland, à Lyon, ou la promenade des quais, à Bordeaux, et Gilles Vexlard, de l’Agence Latitude Nord, qui a signé des bases de loisirs, un quartier urbain de Marne-la-Vallée ou le parc Riem de Munich, incarnent la « ligne dure », celle d’un dessin rigoureux, en rapport avec le minéral. Les jardins de Gilles Vexlard suivent la course de la lumière et s’ancrent dans une géologie des lieux. Gilles Clément, lui, campe sur un autre versant. Ce botaniste fureteur a livré notamment le parc André-Citroën à Paris, et les jardins du quai Branly. Sa pratique fait la part belle à la croissance spontanée et aux métaphores paysagères. L’inventeur du « jardin en mouvement » y voit le miroir d’une utopie, celle de vivre en paix au sein d’une nature apaisée. Ne pas négliger non plus ce laboratoire éphémère qu’est le Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire, ouvert à la création transversale, plasticiens et jardiniers y croisant leurs compétences. Le mur végétal de Patrick Blanc en fut l’un des événements. L’avenir se lit déjà dans les parcs de centre-ville aménagés sur des parcelles exiguës, inscrits dans la trame piétonne, économes en ressources. Sans oublier l’éclairage nocturne dont les techniciens, créateurs inspirés à l’image d’un Yann Kersalé, ont pris place, eux aussi, dans l’art du paysage. ■


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Le diagnostic énergétique : « L’ImmoLabel® est un puissant outil pour mesurer notamment la consommation d’énergie d’un bâtiment » explique Philippe Buzzi directeur du Département Gérance de la société privée de gérance.

Montrez-nous vos charges, nous vous dirons   comment les faire baisser

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n instantané de la consommation énergétique d’un bâtiment, c’est ce que propose une toute jeune société, Signa-Terre S.A., aux régies et aux propriétaires. La société privée de gérance a déjà « scanné » 90% des 780 immeubles qu’elle gère.

Par Valérie Hoffmeyer

Que consomme mon immeuble en termes de chauffage, d’électricité et d’eau chaude ? Trop ou juste ce qu’il faut ? Quelle est la marge d’amélioration dont je dispose ? Vaut-il la peine de faire vérifier les conduites d’eau ? Pour répondre à ces questions, il fallait jusqu’ici mener une estimation in situ de chaque bâtiment, et cela de fond en comble : performance de la chaudière, analyse des factures SIG pour l’eau et l’électricité, l’ensemble mis en regard du type de bâtiment et de son occupation. Puis comparer le tout avec d’autres immeubles, dans la mesure où ceux-ci ont déjà été évalués et cela de la même manière ! Une somme d’étapes que, beaucoup de propriétaires ne sont pas prêts à franchir, d’autant qu’ils ne sont pas certains, à l’arrivée, d’en tirer quelque profit. Beaucoup de mesures, parfois toutes simples, pourraient pourtant améliorer la performance énergétique d’un bâtiment si les gaspillages pouvaient être rapidement identifiés. Les bénéfices se mesureraient tant sur le plan financier qu’environnemental. Sans compter que cela permet de prendre de l’avance sur les législations à venir. Fort de ces constats, des professionnels de l’immobilier, de l’énergie et des systèmes d’information se sont regroupés pour créer la société Signa-Terre S.A. et proposer un outil d’évaluation regroupant tous ces paramètres : ImmoLabel®. « La Société privée de Gérance est en passe d’achever l’inventaire de tout le parc sous gestion, soit près de 780 immeubles », souligne Philippe Buzzi directeur du Département Gérance de la société privée de gérance. Le bilan de l’opération a été envoyé à chaque propriétaire début 2010.

« La Société privée de Gérance est en passe d’achever l’inventaire de tout le parc sous gestion, soit près de 780 immeubles. »

Toutes les données sur une page A4 Un label de plus ? Certes, mais celui-ci a le mérite de transformer une masse de données disparates (normes SIA, factures SIG, méthodes de gestion d’immeuble propres à chaque régie, statistiques cantonales...) en un langage simple et familier. A savoir celui de l’étiquette de consommation énergétique que l’on 8

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A lire aussi :

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« Nous ne pouvons rien imposer bien entendu, mais nous espérons qu’un propriétaire qui sera classé rouge en thermique par exemple – et donc en priorité 1 – prendra les mesures nécessaires. Propriétaires, gérants, locataires et environnement, nous avons tous à y gagner. »

* HES-SO Valais-Sion et Université de Genève, pôle Sciences et Environnement.

L’ImmoLabel® appliqué à tous les immeubles sous gestion de la société privée de gérance pour mesurer leur consommation énergétique.

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trouve sur tous les appareils ménagers. Celle-là même qui vous informe si votre lave-vaisselle est en classe A (vert : excellent élève, économe et durable) ou s’il fait partie des cancres du groupe G, étiquette rouge frappant les appareils voraces. L’immeuble ausculté se trouve ainsi résumé en six indices, informant en un coup d’œil sur l’ensemble de ses performances. « Nous tenions à ce que le diagnostic tienne sur une page A4, explique Laurent Isoard, de la société Signa-Terre. Cela permet de tout de suite voir dans quelle catégorie on se trouve et, selon les indices, de signaler un gros souci de chauffage ou une simple fuite d’eau. » A noter que le passage d’une classe à l’autre indique une différence de consommation de 50%, ce qui n’est pas négligeable à l’échelle d’un ou de plusieurs immeubles. Pour en arriver à cet état des lieux, les auteurs de cette analyse mènent dans un premier temps un travail de fourmi bénédictine. « Nous devons récolter toutes les données relatives aux charges d’entretien des immeubles, à savoir une cinquantaine de paramètres au total qui font presque tous partie de la « base de données » que tiennent les régies ; c’est pourquoi nous travaillons en étroite relation avec elles, au cœur même de leur outil de gérance. Puis nous recoupons toutes ces informations dans un outil informatique que nous avons développé avec deux hautes écoles romandes*. » En résultent trois indices qui correspondent à des normes établies, histoire d’utiliser des instruments existants et donc un langage commun, qui sont : 1. L’Indice de dépense de chaleur (IDC), dont l’établissement est obligatoire à Genève pour les immeubles datant d’avant 1993 ; il mesure l’énergie consommée pour chauffer 1 m2 de logement pendant une année, exprimé en (MJ/m2 an). Cet indice permet de se rendre compte de la performance de l’enveloppe thermique de l’immeuble. La moyenne cantonale se situant autour des 570 MJ/m2 , le maximum autorisé par la loi genevoise est de 600 MJ/m2 et un bâtiment à la norme Minergie® aux environs des 150 MJ/m2 . 2. L’Indice énergie, issu du cahier technique SIA 2031 du début 2009, est le plus complet, selon Philippe Buzzi, car il tient compte de la consommation thermique comme l’IDC, mais aussi électrique. Or, vraisemblablement, c’est cette denrée rare qui va le plus nous occuper ces prochaines décennies. Cette étiquette sera probablement celle qui deviendra obligatoire en Suisse. 3. L’indice climat – CO2 , issu également du cahier technique SIA 2031, tient compte de toutes les émissions de gaz à effet de serre par unité d’énergie consommée par le bâtiment (gCO2 /MJ). « Ces données sont complétées par trois indicateurs supplémentaires, qui affinent l’évaluation en tenant compte de la consommation d’eau globale d’un immeuble (m3/ m2) et celle d’électricité dans les communs (MJ/m2), modulées par un indicateur “ eau et électricité par habitant ” (en m3/hab et kWh/hab) qui permet de tenir compte de la densité d’occupation. Le tout sans jamais mettre un pied dans les immeubles concernés, ce qui aurait pris un temps considérable avec des résultats pas forcément plus précis et fiables », poursuit M. Buzzi. Fondé sur des données concrètes, l’ImmoLabel® ne comporte pas une grosse marge d’erreur. Réactions attendues La prochaine étape de cette opération dépendra des réactions des propriétaires d’immeubles, qui auront reçu leur Immolabel, pour ceux de la SOCIété Privée de gérance, début 2010. Dans son diagnostic, le label fournit d’ailleurs un tableau des priorités d’action à l’usage de ceux-ci, qui peuvent approfondir l’analyse et faire évaluer les retours sur investissement en cas de rénovations. « Nous ne pouvons rien imposer bien entendu, ajoute M. Buzzi, mais nous espérons qu’un propriétaire qui sera classé rouge en thermique par exemple – et donc en priorité 1 – prendra les mesures nécessaires. Propriétaires, gérants, locataires et environnement, nous avons tous à y gagner. » ■


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ARTISANS ASSOCIÉS S.à r.l. 60

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anniversaire Dix ans pour inventer de nouveaux métiers

Dixième anniversaire. Active principalement auprès de clients internationaux, la société SPG Intercity fête cette année ses dix ans d’existence marqués par une évolution du métier comme de la clientèle.

© Objectif 31

L’immobilier commercial

www.spgintercity.ch SPG Intercity : Dix ans pour inventer de nouveaux métiers

A

près dix ans d’existence, la société SPG Intercity vient à maturité avec, à son bord, de nouveaux métiers inventés au fil de l’évolution du marché et une clientèle toujours plus diversifiée.

Lancée grâce à la brèche ouverte par l’abrogation partielle de la Lex Friedrich (1998), cette société, détachée de la maison mère Société Privée de Gérance (son indépendance se remarque déjà à ses bureaux et son adresse entièrement distincts), avait d’emblée les bonnes fées penchées sur son berceau. Un patron dans les starting-blocks, un cadre dirigeant passionné, et un marché à prendre, ou plutôt à offrir à une clientèle internationale enfin autorisée à acquérir des surfaces commerciales en Suisse. Trois sites sont ouverts simultanément : Genève, Zurich et Bâle. Et, très vite, des clients à la taille des ambitions de ce service 100% helvétique, mais de culture très anglo-saxonne. Retour sur une réussite. « Ce qui a changé en dix ans ? Mais tout ! A commencer par les métiers que nous pratiquons », explique Martin Dunning, CEO et cheville ouvrière du projet avec Thierry Barbier-Mueller, administrateur de SPG Intercity. Au départ formé pour représenter ses clients étrangers (Polo Ralph Lauren, Colgate-Palmolive) auprès de propriétaires locaux, la société a élargi son activité naturellement vers... l’inverse, à savoir la représentation des propriétaires locaux auprès des entreprises cherchant à s’implanter en Suisse. « C’est sur cet élargissement progressif de nos tâches que nous avons acquis des compétences dans plusieurs domaines de l’immobilier commercial, qui représentent en somme autant de métiers différents. » Et Martin Dunning d’évoquer les origines culturelles de ces jobs, tous très largement inspirés de l’immobilier à l’anglo-saxon, plus précisément britannique. « Ce sont les maîtres : l’immobilier est pour eux une vraie culture, parfaitement transparente et transmise avec un sérieux inégalé. Les Anglais ont même une bible qui détaille précisément la manière d’évaluer un bien immobilier. Il faut dire qu’outreManche, une erreur dans ce domaine, et c’est le droit pénal qui peut s’appliquer. » Autres professions Et de quoi sont faites ces professions qui n’existaient pas dans notre pays il y a moins de dix ans ? « Elles découlent toutes de l’arrivée de sociétés étrangères 8

anniversaire Par Valérie Hoffmeyer

« SPG Intercity représente des propriétaires locaux auprès des entreprises cherchant à s’implanter en Suisse. »

■ En

savoir plus :

SPG Intercity Geneva 38 bis, avenue Eugène-Lance 1212 Grand-Lancy Tél.   +41 22 707 46 80 Fax +41 22 707 46 77 E-mail : geneva@spgintercity.ch www.spgintercity.ch

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anniversaire Dix ans pour inventer de nouveaux métiers

« Notre job : nous proposons des biens à l’achat à notre clientèle, parfois pour lui constituer un véritable portefeuille immobilier, puis nous nous chargeons de les remplir. »

N° 2

Nevertheless in this area Switzerland does enjoy a generally rather favourable situation when compared with other countries. And whereas up to now people have tended to focus on a comparison of corporation tax in various countries, a recent study has opportunely examined the taxation of a company’s salaried employees, with a view to a hypothetical relocation. And the result is eloquent ! Switzerland is up among the leaders, that is, among the countries applying the most clement taxation to qualified employees. This statement is valid in particular for the cantons of Zürich and Geneva, since the study takes account not only of federal tax but also of cantonal and municipal taxes and social charges. Thanks to the SPG Intercity Group’s experience all over Switzerland in the field of corporate relocation consulting, we have been able to assess the extent to which this criterion of taxation of employees who are liable to be expatriated is important for companies envisaging a location in Switzerland. Which shows just how useful we think the information contained in this newsletter is and how it is sure to fuel the debate on Switzerland’s enviable attractiveness in this area... An attractiveness which we hope the country will be keen to preserve and even enhance !

Thierry Barbier-Mueller

Markus Wüst Members of the Board of Directors of SPG Intercity Geneva - Zurich - Basel

General tax treatment of expatriates: increasingly a crucial factor for a relocation or the establishment of a subsidiary Switzerland extremely well-placed For decades the large multinational companies have considered only a single factor when they had to decide on where to relocate their head office or a regional office: corporate taxation rates. It has in fact long been accepted that workforces (salaried employees and managerial staff) were very immobile and that employees were therefore recruited locally at a location. But for about ten years now the location criteria for a multinational or for the partial relocation of a company have really changed, owing to the fact that with the globalization and interconnection of markets, the salaried employees and managerial staff of a company are also called upon to move outside of their national borders for a while. Thus the major groups are studying with everincreasing attention the fiscal and social benefits offered to their expatriate employees. These benefits are now as important as the tax breaks offered to newly-established companies. And for good reason. The transfer of a highly-qualified employee or executive represents a considerable expense for the employer. If the latter wants to guarantee the employee the same purchasing power and the same standard of living as that which the (future) expatriate enjoyed in his/her own country, he will have not only to compensate him for the removal and settlement expenses in the host country but also to cover all or part of the housing and schooling expenses if the expatriate has children. In addition and most importantly, it may be that the fiscal and social levies on the employee in the host country are higher than in the country of origin, which will necessarily incur higher labour costs for the employer if he wants to guarantee his employee a net income identical to that which he or she enjoyed in the country of origin. The figures are informative enough when it comes to measuring the burden for a company of the

cost of a mission abroad for one of its executi ves. Whereas an unmarried German national will "cost" his employer € 147,098 per annum in Germany if he is to be left with a net income of € 75,000 a year, the employer will have to spend € 167,330 on average in the European countries, China and the United States (that is, +29%). This expense may even rise as high as € 215,247 in Slovenia, which is three times the expatriate’s disposable income. The proportions are even higher for a German family with two children, since the average cost of expatriation to the company is virtually equivalent to what the employee costs in Germany, where a couple with children enjoys substantial social deductions (€ 209,320 as against € 119,415, +78%). A very recent comparative survey has for the first time reviewed the level of expatriates’ taxation in 20 countries, including Switzerland. This research, which was conducted by PriceWaterhouseCoopers and the ZEW (Centre for European Economic Research1), compares 20 countries - that is, 20 different tax regimes and 20 different socialsecurity systems - in order to determine the places where the cost of relocating a highly-qualified employee are the least high. Taking the example of German expatriates (either single or married with two children) and of American expatriates, the conclusions of this extensive survey are gratifying for Switzerland: in all the scenarios mentioned above, the Swiss Confederation comes out extremely well since it is always among the two or three most advantageous countries for a foreign employer (see chart). And even though the data taken into account (direct federal tax plus cantonal and municipal taxes plus social-security charges) are those of the canton of Zürich and it is known that other cantons, including Geneva or Vaud, have tax

2005

We don’t think there is a single taxpayer in any country whatsoever who thinks the taxation to which he or she is liable is too favourable − and the Swiss taxpayer is certainly not an exception to the rule !...

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■ En

désireuses d’investir dans l’immobilier, pas seulement pour occuper un immeuble, mais aussi pour le louer à d’autres, le tranformer, le réaffecter par exemple. Notre job : nous proposons des biens à l’achat à notre clientèle, parfois pour lui constituer un véritable portefeuille immobilier, puis nous nous chargeons de les remplir. Un service qui intéresse également les investisseurs suisses, pour lesquels nous travaillons aussi désormais. » Dernier développement en date, celui qui consiste à trouver des terrains, à mener le projet de construction de bout en bout, jusqu’à la remise des clés au client. « Nous l’avons fait pour l’horloger Frédéric Constant, au cœur de la Watch Valley genevoise, ce qui n’était pas tout à fait son projet de départ. Mais nous l’avons convaincu que sa place était là ! » L’évolution de la clientèle a dicté celle des activités de la société, qui met aussi à son actif, non sans fierté, l’installation d’Apple dans l’ancien cinéma Hollywood, rue de Rive. Si de telles enseignes internationales sont arrivées sur le fax de SPG Intercity, c’est aussi grâce au réseau Cushman & Wakefield, puissante marraine de la société dès sa naissance puisque les dirigeants de la société privée de gérance avaient déjà signé un accord avec ce réseau mondial avant l’ouverture du marché de l’immobilier commercial helvétique aux étrangers. Cette alliance met à la disposition des vingt collaborateurs du bureau genevois quelque 150 sites dans le monde et 13 000 professionnels.

newsletter E ditorial

savoir plus :

La société SPG Intercity édite chaque année des newsletters en lien avec son activité. Abonnez-vous en envoyant un e-mail à geneva@spgintercity.ch n°1 : L'impact des normes IAS/IFRS sur la comptabilisation des valeurs et engagements immobiliers. n° 2 : Conditions cadres offertes aux expatriés : de plus en plus déterminantes pour une délocalisation ou l'implantation d’une filiale. n° 3 : Nouvelles formes de placements collectifs de capitaux dans le secteur immobilier. n° 4 : Le poids de l’immobilier dans le bilan des entreprises. cabeza n26.pdf 27/01/2010 09:45:40 www.spgintercity.ch/fr/portraet/newsletters

Made in Geneva Autant dire que cela ouvre les marchés et gomme les frontières. Hormis celle qui ceinture Genève côté France voisine et bloque l’accès à des biens et à des terrains devenus denrée rare sur le territoire genevois. « Cantonales ou nationales, ces frontières n’existent pas pour nos clients : la notoriété de Genève reste un puissant moteur, nos clients veulent la marque Geneva, peu importe qu’ils soient à 30 minutes ou à 10. D’où une part importante de nos clients – et de leurs employés – pour lesquels nous trouvons des biens sur territoire vaudois, fribourgeois, neuchâtelois, ainsi que dans les autres cantons suisses, via nos bureaux de Zurich et de Bâle. » Une palette humaine Quant aux ressources humaines, elles puisent elles aussi dans le Landerneau international, qui compose l’essentiel des troupes à 100% anglophones. « Notre Institut d’études immobilières (IEI) forme de très bons professionnels ; il faut pour exercer nos jobs une spécialisation qui s’acquiert pour le moment sur le terrain. Nous avons dans notre équipe des gens d’horizons très variés, tant sur le plan culturel que du point de vue de leur formation de base : biologiste ou spécialiste du marketing côtoient des personnes venues de la construction. Mais tous se sont formés à cet immobilier un peu particulier que nous pratiquons et le font avec passion. En dix ans, notre équipe comme notre palette de services ont suite p.56 8 atteint leur vitesse de croisière. »

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Brève « 2003 Retail »

anniversaire

Dix ans pour inventer de nouveaux métiers

N e vo pa me ie s s je pu ur te bl la z iq ue !

qUElqUEs trANsACtioNs dE réFérENCE 2000 – mCi worldCom / GE

Brève « 2001 Retail »

Premier client de SPG Intercity en 2000, cette société active dans les télécommunications a repris un ancien bâtiment SIG à Plan-les-ouates. La négociation réalisée par SPG Intercity a permis à MCI Worldcom d’obtenir une flexibilité de son bail longue durée, lui donnant ainsi le droit de le résilier annuellement sans pénalité.

2001 – The Phone House à Genève.

2001 – thE phoNE hoUsE / GE

Brève « 2001 Retail » 2002 – Gucci à Neuchâtel.

Suite à la signature d’un mandat exclusif pour l’implantation en Suisse de la société the Phone House (récemment rachetée par Swisscom), 18 surfaces de vente ont pu être ouvertes en une année dans les villes principales et leur siège administratif a été installé au cœur de Genève.

2002 – GUCCi / NE

Mandatés pour vendre les deux bâtiments du siège européen de SGI (15 000 m2) à Neuchâtel à la suite des événements du 11 Septembre, nous avons développé une stratégie nous permettant de vendre, après 12 mois, les bâtiments aux sociétés Gucci et New Wave et ce, malgré la situation économique mondiale.

Brève « 2002 – Gucci/Cortaillod »

2003 – l’oCCitANE / GE

2003 – L’Occitane en Provence à Genève.

L’enseigne L’occitane en Provence (groupe Clarins) nous a mandatés pour leur trouver une surface de vente au cœur des rues piétonnes de Genève. Nous avons dû négocier deux emplacements juxtaposés afin d’obtenir une surface suffisante, les conditions de location et le rachat des actions de l’un des emplacements.

– hEwlEtt pACKArd / GE Brève «« 2002 2003 –Retail » 2004 Brève Gucci/Cortaillod » Malgré de nombreux acheteurs pour le bâtiment Hewlett Packard situé à 2005 – Apollo real estate advisors (AREA).

www.spgintercity.ch

Meyrin, nous avons réussi, en une semaine, à acquérir ce site industriel pour la société Fordinvest au prix de 10 millions. Nous avons reloué toutes les surfaces vacantes de ce même bâtiment à de grandes enseignes telles que Sanofi, Hôpital de la tour et Firmenich. 8

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anniversaire Dix ans pour inventer de nouveaux métiers

quelques transactions de référence 2005 – Apollo real estate advisors (area) / GE

Première collaboration exclusive avec un fonds d’investissement étranger, AREA. En le représentant lors de l’acquisition d’un Centre de 32 000 m2 , SPG Intercity concrétisera autour d’un même projet l’ensemble de son expertise d’investissement, de mise en valeur des baux, de négociation de crédit, et, de gestion de projet. Huit acquisitions suivront sur le même schéma stratégique.

Photos pour brèves SPG Intercity 2006 – Nissan dans le canton de Vaud.

Brève « 2006 Nissan (case study) »

2006 – Nissan / vd

Ayant fait le choix de la Suisse pour établir le siège européen d’Infiniti, sa ligne de voitures haut de gamme, Nissan nous a mandatés pour trouver le lieu d’implantation idéal pour ses activités européennes. Sur nos conseils, le choix de Nissan s’est porté sur la location d’un bâtiment au A-One Business Center, à Rolle.

2007 – lvmh / ne

Nous avons réussi à réunir investisseur, constructeur et utilisateur autour d’un projet de construction savamment structuré, afin de permettre à chaque partie la parfaite maîtrise des risques et des coûts. C’est ainsi qu’un contrat de bail a été conclu avec LVMH à La Chaux-de-Fonds pour des ateliers horlogers.

2007 – pour LVMH à La Chaux-de-Fonds. Photos brèves SPG Intercity

Brève « 2007 – Rentals »

Brève « 2007 – Rentals »

2008 – CFF / Projet TRANSEUROPE / ne

Mandatés par les CFF pour louer plus de 13 500 m2, nous avons élaboré un concept inédit de commercialisation dit « La ligne Rouge ». Grâce au succès de ce concept, l’école HEARC s’est intéressée à la totalité des surfaces. Nous avons accompagné les CFF pendant 10 mois dans les négociations jusqu’à signature du bail.

2008 – CFF projet Transeurope à Neuchâtel.

2009 – Edwards life sciences / vd

Edwards Lifesciences nous a mandatés pour rechercher un site afin d’établir son siège européen pour regrouper ses activités. Après sélection de leur implantation à Nyon, nous avons mené à bien le pilotage de ce projet, défini le cahier des charges, choisi les partenaires, organisé le suivi des travaux, construction et aménagements. ■ murner o n25.pdf 29.07.2009 09:03:25

2009 – Edwards Life Sciences dans le canton Brève « 2009 – Edwards » de Vaud.

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Brève « 2009 – Edwards » n° 26 - Printemps 2010 -

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financement Comment financer et assurer votre bien immobilier ?

Le Département Financement & Assurances analyse la situation financière des personnes qui souhaitent acheter un logement et les aide à trouver le financement et l’assurance appropriés.

© iStock

Les défis de l’immobilier

Comment financer et assurer votre bien immobilier ?

P

our la majorité des ménages, l’acquisition d’un logement est l’investissement le plus important qu’ils auront à faire pendant toute leur vie. C’est aussi une démarche exceptionnelle : les ménages ont peu d’occasions de se familiariser avec les multiples offres de financement et d’assurances disponibles sur le marché. Résultat : pour le plus gros achat de leur existence, bien des gens se présentent non préparés et finissent, faute de mieux, par faire confiance au premier interlocuteur venu. Consciente du problème, la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE a décidé de mettre ses connaissances au service du public. Depuis le début de l’année 2010, un site Internet permet à toute personne intéressée d’obtenir gratuitement un conseil personnalisé sur les offres de financement et d’assurances. IMMORAMA a rencontré le concepteur de cette prestation, Budimir Stoja, responsable du Département Financement & Assurances de la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE. – Quelles prestations assure traditionnellement votre Département Financement & Assurances ? Budimir Stoja – Le volume d’activités immobilières de la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE nous permet d’entretenir un service spécialisé dans deux domaines. D’une part, le financement : lorsqu’une personne souhaite acheter un logement et financer son bien, voire renouveler une hypothèque ou demander un crédit de construction, nous analysons sa situation et l’orientons vers les meilleures offres disponibles. D’autre part, les assurances : nous aidons nos clients à trouver l’assurance vie la mieux adaptée pour profiter des allègements fiscaux prévus par la 

financement Par Nadine Villars

« Etant un service spécialisé de la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE, nous ne dépendons pas d’une banque ou d’une société d’assurances particulière.»

Budimir Stoja, Responsable du Département Financement & Assurances de la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE

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financement Comment financer et assurer votre bien immobilier ?

« Notre indépendance est certifiée par deux organes de contrôle : la FINMA, autorité de surveillance qui protège les clients des marchés financiers, et le Registre des intermédiaires en assurance, établi par la Confédération en 2007, conformément à la loi fédérale (LSA).»

N e vo pa me ie s s je pu ur te bl la z iq ue !

loi. Ces deux domaines sont passablement opaques : les possibilités offertes par les banques et les sociétés d’assurances sont nombreuses, complexes et en évolution constante, ce qui les rend difficilement maîtrisables par les nonprofessionnels. Notre rôle est de faire fonctionner la logique du marché dans l’intérêt de nos interlocuteurs : identifier, pour chaque cas particulier, la solution la plus avantageuse dans l’éventail des offres disponibles. – Comment faites-vous pour apporter un conseil gratuit et indépendant ? – Etant un service spécialisé de la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE, nous ne dépendons pas d’une banque ou d’une société d’assurances particulière. Dès lors, nous sommes totalement libres de conseiller l’offre qui convient le mieux à un client, en tenant compte uniquement des avantages qu’il peut en retirer. Cette prestation répond à la volonté de la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE d’offrir un service global à sa clientèle, couvrant l’ensemble des aspects de l’immobilier. Elle est assurée gratuitement : comme tout courtier, notre Département Financement & Assurances est rétribué par la banque ou par l’assureur à qui il adresse un client. Son indépendance est certifiée par deux organes de contrôle : la FINMA, autorité de surveillance qui protège les clients des marchés financiers, et le Registre des intermédiaires en assurance, établi par la Confédération en 2007, conformément à la loi fédérale (LSA). – D’où est venue l’idée d’ouvrir cette prestation à tous les publics ? – Pour conseiller les clients de la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE, nous devons de toute façon avoir une connaissance approfondie des marchés du financement et de l’assurance. Pourquoi ne pas en faire profiter d’autres personnes, qu’elles soient ou non clientes de la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE ? Le développement d’Internet, avec les facilités de contact qu’il autorise, nous a encouragés à tenter l’expérience. Et le test s’est révélé concluant. Aujourd’hui, toute personne intéressée, propriétaire ou locataire, avec ou sans relation avec la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE, peut s’adresser à notre service pour obtenir un conseil gratuit et indépendant en matière d’hypothèques ou d’assurances. Le contact peut s’effectuer par téléphone, en prenant rendez-vous avec l’un de nos collaborateurs, ou par Internet, en remplissant le questionnaire accessible sur www.spg.ch/financementetassurances.

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Dans les deux cas, notre réponse s’organise en trois temps : d’abord, nous rappelons les conditions générales de notre métier ; puis nous analysons les contraintes et les possibilités offertes à notre interlocuteur ; enfin, nous lui recommandons une ou plusieurs offres, en précisant ce qui les rend attrayantes en l’état actuel du marché. La consultation s’effectue, bien entendu, en toute confidentialité. – Quelle est la motivation de la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE ? – C’est d’abord, pour la SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE, une question d’image : en aidant les personnes à se repérer dans ces domaines compliqués que sont le financement et l’assurance, elle affirme ses compétences et sa volonté d’améliorer la transparence des marchés. C’est aussi un pari sur l’avenir : à l’ère de l’« économie de la connaissance », une grande régie ne peut plus se contenter de gérer des locaux, mais se doit de consacrer une énergie croissante au partage des connaissances et des informations sur le secteur de l’immobilier. ■


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patrimoine La plus vieille maison de Suisse a 5873 ans !

La plus vieille maison de Suisse se trouve à Bienne. Elle a fait l’objet d’une demande d’inscription au Patrimoine culturel mondial de l’UNESCO.

La plus vieille maison de Suisse a 5873 ans !

L

patrimoine

a découverte faite au cours de l’été 2007 à Sutz-Lattrigen, dans le canton de Bienne, par des archéologues est tout simplement incroyable : il s’agit des vestiges de la plus ancienne maison de Suisse ! Elle aurait 5873 ans.

Par Peter Sanders

La nouvelle n’a fait l’objet que de quelques courts articles dans les journaux de la région, et pourtant elle était d’importance nationale ! En effet, avec cette découverte, il ne s’agissait pas moins de la plus ancienne construction de notre pays ! Une découverte qui va d’ailleurs prochainement faire l’objet d’une demande d’inscription au Patrimoine culturel mondial de l’UNESCO.

« Les archéologues sont formels : il s’agit du plus ancien plan de maison qui puisse être documenté et daté avec précision ! »

Au bord du lac de Bienne Dans les années 80, le Service archéologique du canton de Berne avait dressé un inventaire complet de tous les vestiges lacustres repérés au bord du lac de Bienne. C’est ainsi que huit sites avaient été répertoriés sur quelque 3 km le long des rives du lac, sur la commune de Sutz-Lattrigen. Depuis des fouilles y sont menées. Tandis que des travaux archéologiques sur la partie ouest des rives ont été achevés en 2006, les fouilles sous-lacustres de la portion orientale des rives ont continué jusqu’à l’été 2008. Et c’est à ce moment-là, à cet endroit, au fond du lac, que les archéologues ont fait leur formidable découverte. 3863 av. J.-C. C’est une équipe de plongeurs du Service archéologique du canton de Berne qui a fait cette découverte historique fondamentale à Sutz-Lattrigen, un petit village situé sur la rive nord du lac de Bienne. D’après la datation dendrochronologique, cette construction remonterait à l’an 3863 av. J.-C. et aurait été entièrement réparée en l’an 3856. Les archéologues sont formels : il s’agit du plus ancien plan de maison qui puisse être documenté et daté avec précision ! Cette région du lac de Bienne était déjà connue auparavant pour ses vestiges remontant au temps des peuplades lacustres, ainsi appelées parce qu’elles vivaient dans des cabanes construites sur des pilotis et installées à quelques mètres du bord du lac. 8

Un plongeur prélève un échantillon de bois pour la datation dendrochronologique. n° 26 - Printemps 2010 -

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patrimoine La plus vieille maison de Suisse a 5873 !

Les palafittes au Patrimoine culturel mondial de l’UNESCO ? Les palafittes sont le nom donné aux pieux qui formaient les constructions lacustres dans la région des Trois-Lacs. C’est sur ces pieux que les habitations en bois étaient bâties. Découverte fondamentale autant sur le plan régional que national, la Confédération et les cantons concernés tentent d’inscrire les palafittes de Suisse (ceux de la région des Trois-Lacs en particulier - lacs de Bienne, de Morat et de Neuchâtel ), d’Allemagne, de France, d’Italie, d’Autriche et de Slovénie au Patrimoine culturel mondial de l’UNESCO. www.palafittes.ch

TRAVELEC ■ En savoir plus : Service archéologique

Ces vestiges de villages sur pilotis, fortement menacés par l’érosion, figurent parmi les plus importants de Suisse. Les plongeurs mandatés par le canton de Berne poursuivent actuellement leurs recherches en combinant des mesures de protection contre l’érosion avec des fouilles de sauvetage. Archéologie et conservation du patrimoine Au cours d’une conférence de presse, le conseiller d’Etat Bernhard Pulver, directeur de la Culture et de l’Instruction publique du canton de Berne, avait souligné l’importance des découvertes archéologiques faites au bord du lac de Bienne: « L’archéologie et la conservation du patrimoine constituent le fondement de l’héritage social et culturel de notre région, et donc un élément essentiel de la politique culturelle bernoise.» Il avait aussi rappelé les exigences contradictoires auxquelles sont soumises l’archéologie et la conservation du patrimoine, soulignant qu’un équilibre entre les intérêts en présence est toujours recherché. Recherches poursuivies A l’heure actuelle, les sites archéologiques situés à Sutz-Lattrigen devant le parc du domaine von Rütte font l’objet d’un suivi étroit du fait de leur érosion. Compte tenu de leur valeur à la fois scientifique et historique, parmi les plus importants de notre pays, les travaux de recherche dureront encore plusieurs années.

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La taxe sur le CO2 pour assainir les bâtiments

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Le Programme Bâtiments va permettre d’inciter et aider les propriétaires à mieux rénover et ainsi économiser l’énergie.

écologie

n Suisse, une taxe sur le CO2 est appliquée aux combustibles fossiles depuis le 1er janvier 2008. Cette taxe a augmenté le 1er janvier 2010. Le supplément encaissé permettra d’affecter CHF 200 millions à la rénovation énergétique des bâtiments et aux énergies renouvelables.

Par Jean-Louis Emmenegger

En préambule, rappelons que la taxe sur le CO2 est prélevée sur tous les combustibles fossiles utilisés à des fins énergétiques, comme l’huile de chauffage, le gaz naturel ou le charbon. Elle est perçue par l’Administration des douanes et payée directement par l’acheteur à son fournisseur. Mais attention : les carburants tels que l’essence et le diesel ne sont pas concernés par cette taxe.

« La taxe CO2 encourage donc une utilisation parcimonieuse des combustibles fossiles et un recours accru aux agents énergétiques produisant peu ou pas du tout de CO2. »

Pour le Conseil fédéral et le Parlement, cette taxe sur le CO2 est une taxe dite d’« incitation » dont l’effet concret est une hausse du prix de vente payé par l’utilisateur final. Elle encourage donc une utilisation parcimonieuse des combustibles fossiles et un recours accru aux agents énergétiques produisant peu ou pas du tout de CO2 . Elle rend également plus intéressants les investissements consentis pour mettre en œuvre des technologies plus efficaces (pour les systèmes de chauffage au mazout). Affectation et redistribution En Suisse, une taxe sur le CO2 est appliquée aux combustibles fossiles depuis le 1er janvier 2008. Il s’agit bien d’une « taxe » sur le CO2 et non pas d’un « impôt ». Les recettes qui en proviennent doivent être, selon la loi, redistribuées aux habitants – sous la forme d’une modeste réduction annuelle des primes de caisse-maladie –, ainsi qu’aux entreprises en proportion de leur masse salariale. Les recettes encaissées pendant l’année 2008 seront redistribuées en 2010. Il est à noter que les entreprises ont la possibilité de se faire exempter de cette taxe sur le CO2 si elles s’engagent envers la Confédération à limiter leurs émissions de CO2 . Augmentation dès le 1er janvier 2010 S’agissant du montant de la taxe sur le CO2 , le mécanisme de perception est rendu complexe par les délais entre la perception de la taxe et la prise en 8

n° 26 - Printemps 2010 -

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écologie La taxe sur le CO2 pour assainir les bâtiments

« Le secteur de la construction étant le domaine qui présente le plus grand potentiel d’économies d’énergie, un programme d’assainissement national peut devenir un pilier essentiel de la politique climatique suisse. »

En savoir plus :

– Office fédéral de l’environnement/OFEV www.bafu.admin.ch/co2-abgabe – Le Programme Bâtiments www.leprogrammebatiments.ch – Programmes des subventions cantonales Services de l’énergie de chaque canton – Union suisse des professionnels de l’immobilier/USPI www.uspi.ch – « Pour les propriétaires foncier édition spéciale », 4e édition 2009 éditeur : Office fédéral de l’énergie/OFEN

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compte du résultat annuel national d’émissions de CO2 par rapport aux objectifs fixés dans la loi. Cette comparaison entraîne une possible augmentation du montant de la taxe deux ans plus tard. Ainsi, en 2009 la taxe aurait dû doubler si les émissions de CO2 n’avaient pas baissé de plus de 10% en 2007 par rapport à 1990 (année de référence). Or, ces émissions ayant diminué de 11,2%, l’objectif a été atteint et la taxe est restée en 2009 au même niveau qu’en 2008 (soit CHF 12.– par tonne d’émissions de CO2). Pour 2010, par contre, les spécialistes avaient prédit que la taxe sur le CO2 serait augmentée. Leurs pronostics se sont révélés justes : en effet, l’objectif de réduction des émissions de gaz CO2 fixé dans la loi sur la taxe CO2 à 13,5% entre 1990 et 2008, n’ayant pas été atteint, le Conseil fédéral a entériné le triplement de la taxe sur le CO2 dès le 1er janvier 2010. Concrètement, la taxe sur les huiles de chauffage est donc passée de 3 ct./litre à 9 ct./litre (soit CHF 36.– par tonne de CO2). Du fait de sa répercussion sur le prix de vente du mazout, cette augmentation se retrouvera directement dans la facture de chauffage des propriétaires et des locataires. Pour les années à venir, rien n’indique pour l’instant que d’autres augmentations ne vont pas suivre ! En effet, jusqu’en 2012 la réduction des émissions de CO2 devra atteindre au moins 14,25% par rapport à 1990. Selon les spécialistes, cet objectif sera très difficile à atteindre pour notre pays. Le Programme Bâtiments La proposition d’utiliser les revenus de la taxe sur le CO2 pour financer le Programme Bâtiments a été discutée aux Chambres fédérales au printemps dernier. Considérant qu’il était souhaitable d’inciter et d’aider activement tous les propriétaires à mieux isoler leurs bâtiments et de favoriser les rénovations pouvant entraîner des économies d’énergie (par une diminution de la consommation de mazout), l’idée était d’affecter une partie du produit de la taxe sur le CO2 à des mesures incitatives en faveur des économies d’énergie dans le bâtiment. Le secteur de la construction étant le domaine qui présente le plus grand potentiel d’économies d’énergie, le Programme Bâtiments peut devenir un pilier essentiel de la politique climatique suisse. C’est dans cette optique que le Parlement a décidé le 12 juin 2009, dans le cadre d’une révision partielle de la loi sur le CO2 , de mettre en place le Programme Bâtiments énergétique des bâtiments dont la dotation de CHF 200 millions proviendra de la taxe sur le CO2 . Les mesures concerneront la rénovation des enveloppes des bâtiments (isolation des toitures, des murs et parois, des sols et plafonds, remplacement des fenêtres, etc.). Un tiers des fonds à affectation particulière sera mis à disposition pour l’encouragement des énergies renouvelables et de la récupération des rejets de chaleur. Ce sont les cantons qui attribueront les montants, selon une convention-cadre qui sera signée entre la Confédération et les cantons. Plans cantonaux Selon la Fédération romande immobilière (FRI), qui regroupe plus de 20 000 propriétaires, cette récente décision du Parlement permettra de favoriser de manière tangible, concrète, directe et durable l’amélioration énergétique des bâtiments. De plus, elle représente un coup de pouce aux entreprises actives dans ce domaine, qui pourront ainsi développer de nouvelles techniques pour réduire la consommation d’énergies fossiles. Ce programme national d’assainissement sera mis en place en coordination avec le plan d’assainissement de la Conférence des directeurs cantonaux de l’énergie. La FRI et les Chambres immobilières cantonales sont en discussion avec les cantons pour les inciter à compléter l’aide fédérale par une aide cantonale afin d’encourager les propriétaires à assainir massivement leurs immeubles. Sur le plan fiscal, la FRI entend demander que des mesures spécifiques soient accordées en faveur de la rénovation énergétique. ■


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5.ACACIAS – Lumineux et agréable appartement de 2,5 pièces situé à quelques minutes de Carouge et de l’université. Il bénéficie d’une vue dégagée sur l’Arve et le Salève. Cuisine équipée ouverte sur le salon, chambre, dressing, salle de bains. Surface : 54 m2. CHF 445 000.–

6. ANIÈRES – Bel appartement de 4 pièces situé dans un quartier résidentiel, bénéficiant d’un environnement calme et verdoyant. Sa surface de 97 m2 est prolongée par deux balcons respectivement de 22 m2. Il comprend un salon avec cheminée, 2 chambres, une salle de bains et un garage. CHF 1 150 000.–

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3. ANIÈRES – Dans un cadre bucolique et calme, charmant appartement de 4 pièces de 97 m2. Il est composé d'un salon/séjour avec coin repas ouvert sur la cuisine, 2 chambres avec accès au balcon, une salle de bains complète. Jardin + terrasse : 14 m2. Les activités sociales et commerciales sont à proximité. CHF 1 030 000.–

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7. CHAMPEL – Ce superbe duplex traversant de 10 pièces se situe dans un immeuble de standing, proche des commerces et des bus. Grand et lumineux, il comprend un salon/séjour, une salle à manger, 4 chambres dont une équipée d’un sauna, 4 salles d’eau, un box. Surface : 300 m2. Balcon : 19 m2 et terrasses : 109 m2. CHF 5 950 000.–

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2. SAINT-PREX – Entre Morges et Rolle, cet immeuble administratif se trouve dans une zone en plein développement (zone industrielle B). Il comprend des bureaux au rez-de-chaussée et au 1er étage, et 30 places de parcs extérieurs. Surface de plancher brut env. 900 m2. Importante réserve constructive ! Rendement brut: 5,69%. CHF 2 300 000.–

3. CENTRE - VILLE – Côté rive gauche, à deux pas du centre-ville, au rez d’un immeuble PPE mixte de 1992. A vendre 8 lots d’arcades commerciales et administratives dont 6 occupées de 653 m2 avec 258 m2 de dépôts. Possibilité de vente séparée, ces objets représentent un rendement brut de 6,19 %. Lot dès CHF 385 000.–

4. GENÈVE – Au cœur de la Vieille Ville et de ses sites touristiques, ce bien rare bénéficie d'une situation très enviée. L’immeuble comprend 7 logements et une arcade au rez.Très bonne réserve locative ! Travaux à prévoir. CHF 4 900 000.–

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6. GENÈVE – Portefeuille de 2 immeubles (logements + mixte), quartiers des Eaux-Vives et St Jean. Excellente situation, bonne réserve locative. Rendement brut 5,69%. CHF 10 800 000.–

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5. CHÊNE-BOURG – Au cœur du Vieux Chêne-Bourg, immeuble de 1830 à l’architecture piémontaise comprenant une arcade au rez + dépôts-atelier, au 1er étage : 2x3 pièces, 2 pièces et galletas à aménager dans les combles. Parcelle : 456 m2.Travaux de rénovation et d’agrandissement à prévoir. CHF 2 070 000.–

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7. GENÈVE CENTRE – Très bel immeuble de standing offrant de grands appartements (+100 m2) à hauts plafonds, parquets et cheminées anciennes. Alliant le charme et l’élégance, cet immeuble, proche du centre-ville, comporte une arcade au rez-de-chaussée, bureaux et logements (30 pièces au total) au 2e et 6e étage. Rendement brut 4%. CHF 21 000 000.–

8. GENÈVE – A la croisée des quartiers Tranchées, Bastions et Eglise Russe, cet hôtel particulier du XVIIIe siècle, entièrement rénové et en excellent état, comprend 2 étages sur rez + sous-sol aménagé. Hauts plafonds, parquets, moulures, charme et cachet garantis ! Vendu loué ou libre de tout occupant selon accord. Vente confidentielle en nom. Prix sur demande.

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9. CENTRE-VILLE – Arcade commerciale de 66 m2 sise au rez-de-chaussée à usage actuel de salon de beauté: 2 cabines de soins esthétiques, 2 postes onglerie, 2 sièges coiffeur. Libre de tout bail, disponible de suite pour activité similaire ou tout autre, exceptée restauration. Rendement théorique: 6,60%. CHF 1 000 000.– (commission non incluse)

10. GENÈVE – Dans un quartier très recherché, proche du centre-ville et de toutes commodités, cet immeuble administratif comprend bureaux, arcades, salles de conférence et 18 places de parking. Rendement brut : 5,74%. CHF 11 300 000.–

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11. EAUX-VIVES – Lot de 2 immeubles : quartier résidentiel offrant une vie citadine de qualité, quartier des Eaux-Vives en plein développement (Genève plage, gare des Eaux-Vives et Ceva).Très bon potentiel ! CHF 10 800 000.–

12. SUISSE ROMANDE – A vendre en Suisse Romande, centres commerciaux bien situés, bon rendement, locataires de qualité, fiabilité des enseignes, parkings à disposition dans zone mixte à grande fréquentation. Prix sur demande.

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CHF 507.– Belle arcade de 82 m2 y compris petite mezzanine donnant sur cour intérieur, magnifique vitrine très lumineuse. Exclusivement pour galerie d’art, show-room. Restauration exclue. Loyer charges comprises.

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Villas à vendre

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1. CHAVANNES-DES-BOIS – A 4 km de la sortie autoroute Coppet et de Versoix, villa individuelle et moderne à construire. Construction de qualité et finitions à choix. Environnement très calme. Avec vue dégagée sur la campagne et le Jura. CHF 1 715 000.–

2. ARZIER – Belle villa individuelle de 6 pièces + cuisine avec piscine dans un quartier résidentiel, en bordure de zone agricole.Vue imprenable sur le lac et les Alpes. Construction traditionnelle avec des matériaux de bonne qualité. Espace de vie d’environ 160 m2. CHF 1 450 000.–

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VENTE

va u d : À V E N D R E Villas

3. GENOLIER – Villa individuelle de type chalet comprenant 5 pièces + cuisine, située dans les hauts du village, dans un hameau résidentiel très tranquille. Proche de la gare Nyon/St-Cergue. Parcelle de 1 045 m2 clôturée. Environnement calme et vue sur les Alpes. CHF 1 595 000.–

4. CRANS-PRÈS-CÉLIGNY – Charmante villa individuelle de 8 pièces + cuisine. Sa position dominante lui confère une belle vue sur le lac et la chaîne des Alpes. Surface habitable de 260 m2 + sous-sol. Avec piscine extérieure. Parcelle de 1 124 m2 joliment arborée et très bien entretenue. CHF 2 950 000.–

5. COMMUGNY – Spacieuse villa individuelle de 6 pièces + cuisine. Située à deux pas du Collège de Terre Sainte, dans un quartier résidentiel très calme. Parcelle de 1 270 m2 bien arborée. Construction traditionnelle, rénovée en 2009. Surface habitable d’environ 260 m2. CHF 3 150 000.–

6. GIVRINS – Belle propriété située au nord du village, en bordure de zone agricole bénéficiant d’une vue sur le lac Léman, le massif du Mont-Blanc et le Jura. Excellente exposition, sans nuisances et accès autoroute "Nyon" à 5 km. Très beau jardin avec piscine. CHF 3 425 000.–

Renseignements : Agence de vente - Rytz & Cie SA Avenue A.-Cortot 7 – 1260 Nyon – Tél. 022 36 36 010 – vente@rytz.com – www.rytz.com

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Leader de l’immobilier sur la Côte vaudoise, entre Genève et Lausanne, la régie RYTZ & Cie SA, filiale du Groupe sPG, met à la disposition de ses clients ses compétences en matière de gérance-location, de courtage, d’évaluation et de promotions immobilières. Active depuis 1947, elle dispose dans son portefeuille de toutes les catégories d’objets: villas, appartements, PPE, parkings, terrains, propriétés de haut standing. Certifiée ISO 9001, elle offre un service de haute qualité, performant et de proximité. Grâce au Groupe sPG, solidement implanté en suisse, la régie rYTZ & & Cie sA fournit à ses clients un réseau de compétences et de savoirfaire multiservices.

RYTZ & CIE S.A. Avenue Alfred-Cortot, 7 1260 Nyon Tél. : +41 22 363 60 00 Fax : +41 22 363 60 20 E-mail : info@rytz.com www.rytz.com

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Propriétés à vendre

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v a u d  : à V E N D R E Propriétés CES OBJETS CONSTITUENT UNE SÉLECTION DE NOTRE PORTEFEUILLE. CONSULTEZ-NOUS POUR UNE PRÉSENTATION EXHAUSTIVE.

1. GILLY/BURSINS – Magnifique propriété vigneronne du XVIIIe siècle entièrement rénovée. Elle offre une vue imprenable sur le vignoble et un dégagement côté sud-est sur le lac et les Alpes. Surface habitable de 420 m2. Parcelle arborée avec magnifique jardin, une pergola et un petit étang. CHF 3 500 000.–

2. CRANS-PRÈS-CÉLIGNY – Belle propriété de 8 pièces située dans un bel écrin de verdure, à seulement 5 minutes à pied des rives du lac Léman, elle bénéficie d’un ensoleillement optimal de par son orientation sud-est. Construction traditionnelle sur 2 niveaux + sous-sol sur parcelle de 1 514 m2. CHF 2 600 000.–

Renseignements : Agence de Vente - Rytz & Cie SA Avenue A.-Cortot 7 – 1260 Nyon – Tél. 022 36 36 010 – vente@rytz.com – www.rytz.com

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Appartements à vendre

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2. NYON – A deux pas du centre-ville et dans une résidence de standing, somptueux appartement-attique en duplex de 211 m2 + terrasse de 28 m2 environ au total + grand garage fermé pour 2 voitures. Vue sur les Alpes et le lac. CHF 2 200 000.–

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1. FOUNEX – Au centre du village, spacieux appartement neuf de 4,5 pièces + cuisine. Surface PPE d’environ 140 m2 + jardin de 184 m2, cave, cave à vin, fitness et carnotzet. Livraison été-automne 2011. CHF 1 247 000.– + garage

3. COMMUGNY – Bel appartement de 4 pièces + cuisine avec jardin situé dans une charmante résidence à deux pas du centre du village, environnement très calme et bien arboré. Surface PPE de l’appartement 132 m2 environ. Surface du jardin 230 m2 environ. Avec 2 garages fermés de 28 m2 et 21 m2. CHF 1 250 000.– + garages

4. CHAVANNES-DES-BOIS – Magnifique appartement de 6,5 pièces + cuisine avec jardin privatif entièrement clôturé d’une surface d’environ 700 m2 avec pergola. Situation calme et ensoleillée. Box pour une voiture + une place de parc intérieure et une place de parc extérieure. CHF 1 480 000.–

5. GENOLIER – Luxueux et spacieux appartement de 2 pièces + cuisine, surface de 140 m2 environ + patio de 17 m2, dans résidence de haut standing. Il bénéficie d’une position dégagée offrant une vue panoramique sur le bassin lémanique et les Alpes. Une vaste terrasse d’environ 89 m2 agrémente cette habitation + un box intérieur pour une voiture. CHF 2 000 000.–

6. GLAND – Magnifique appartement duplex de 5,5 pièces + cuisine dans une charmante PPE de 15 lots. Construction de type traditionnelle avec de belles finitions. Surface utile avoisinant 160 m2 environ soit 4 chambres à coucher, 3 salles d’eau, salon et grande cuisine équipée et habitable. Proche de toutes les commodités (écoles, poste et gare). CHF 865 000.–

Renseignements : Agence de vente - Rytz & Cie SA Avenue A.-Cortot 7 – 1260 Nyon – Tél. 022 36 36 010 – vente@rytz.com – www.rytz.com

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Appartements à vendre

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france voisine : À VENDRE Appartements CES OBJETS CONSTITUENT UNE SÉLECTION DE NOTRE PORTEFEUILLE. CONSULTEZ-NOUS POUR UNE PRÉSENTATION EXHAUSTIVE.

1. AMPHION-LES-BAINS – Appartement « pieds dans l’eau » offrant une vue magnifique sur le lac Léman depuis sa terrasse. Il est composé d’une cuisine équipée ouverte sur le salon/salle à manger, de 2 chambres, d’une salle de bains, de 2 w.-c., d’une cave et d’un parking en sous-sol. EUROS 418 000.–

2. GAILLARD – Petite copropriété, coquet 3-pièces + cuisine entièrement équipée ouverte sur séjour. Parfait état. Vaste terrasse. Bonne exposition. EUROS 275 000.–

3. GAILLARD – Proche frontière de Moëllesulaz, beau 2-pièces + cuisine équipée situé au 5e étage avec balcon bénéficiant d’une magnifique vue sur le Salève. Cave et garage en sous-sol. EUROS 190 000.–

4. GAILLARD – Beau 2-pièces de 54 m² + cuisine ouverte sur coin repas, salon, une chambre. 1er étage. Cave en sous-sol, emplacement calme, proche commodités. EUROS 140 000.–

5. GAILLARD – Immeuble de bon standing offrant 5 pièces + cuisine équipée ouverte sur salle à manger de 110 m² habitable avec balcons. Une cave et un garage. Bonne exposition. EUROS 410 000.–

6. GAILLARD – Bénéficiant d’une vue magnifique sur le salève, 3-pièces + cuisine équipée traversant, situé au 6e et dernier étage avec 2 balcons. Cave en sous-sol. EUROS 212 000.–

Renseignements : IFA 3, place Porte de France (à 50 m de la douane de Moillesulaz) – FR - 74250 Gaillard Tél. +33 (0) 450 87 05 80 – Fax +33 (0) 450 87 08 23 – ifa@wanadoo.fr – www.agence-ifa.fr

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CES OBJETS CONSTITUENT UNE SÉLECTION DE NOTRE PORTEFEUILLE. CONSULTEZ-NOUS POUR UNE PRÉSENTATION EXHAUSTIVE.

1. VETRAZ-MONTHOUX – Villa individuelle offrant 145 m² sur 2 niveaux et 1 230 m² de terrain entièrement clos et arboré. 4 chambres, 2 salles de bains, sous-sol avec caves, buanderie et garage. Situation calme. Parfait état. EUROS 495 000.–

2. LE LYAUD – Environnement campagnard pour cette villa individuelle en bon état offrant cuisine équipée accès terrasse, salon-séjour avec cheminée accès jardin, 4 chambres, 2 salles de bains, mezzanine bureau, s/sol complet. Belle parcelle de 1 586 m² entièrement arborée. EUROS 405 000.–

3. MESSERY – Proche du Lac Léman, belle villa de plain-pied implantée sur un terrain de 1 600 m² clos et arboré bénéficiant d'une bonne exposition. Elle offre une cuisine entièrement équipée, salon, salle à manger avec cheminée 2 voire 3 chambres avec salles de bains et dressings. EUROS 490 000.–

4. REIGNIER – Jolie maison individuelle récente sur deux niveaux + appartement indépendant de type 2-pièces + cuisine équipée. Belle parcelle de 948 m² entièrement clôturée et arborée. Situation calme. EUROS 480 000.–

5. FILLINGES – Situation calme et campagnarde pour cette villa individuelle sur 2 niveaux offrant 200 m² habitable sur belle parcelle de 2 500 m² entièrement clôturée et arborée. S/sol complet avec caves et garage. Grande annexe dans le jardin pouvant servir d'atelier. EUROS 535 000.–

6. VETRAZ-MONTHOUX – Belle situation pour cette villa individuelle offrant cuisine équipée ouverte sur salon salle à manger, 6 chambres, 3 salles de bains, sous-sol avec garage 2 voitures, parcelle de 1 335 m². Vue dégagée. EUROS 530 000.–

Renseignements : IFA 3, place Porte de France (à 50 m de la douane de Moillesulaz) – FR - 74250 Gaillard Tél. +33 (0) 450 87 05 80 – Fax +33 (0) 450 87 08 23 – ifa@wanadoo.fr – www.agence-ifa.fr

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- Printemps 2010 - n째 26


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1. HAUTE-VIENNE – Situé dans la région de Limoges (aéroport, gare), dans une jolie campagne calme, vallonnée et préservée, ce superbe château des XVIe et XVIIIe siècles de 1 000 m2 environ comporte au rez-de-chaussée : une entrée, un bureau, une bibliothèque, trois salons, une salle à manger, une cuisine, des pièces de service et un confortable appartement de trois pièces. A l’étage : six chambres et six salles de bains, une bibliothèque, diverses salles et un appartement. Au-dessus, des salons de musique et un grenier. L’ensemble qui a été restauré, a conservé de beaux éléments décoratifs (boiseries, cheminées, parquets, plafonds moulurés). De belles dépendances et une piscine avec pool-house complètent le tout avec un joli territoire boisé agrémenté d’un étang, l’ensemble pour 38 hectares. EUROS 1 620 000.– 2. SARTHE – Situé à 240 km à l’ouest de Paris, très facile d’accès par l’autoroute et le train, ce beau château du XIXe siècle jouit d’un bel environnement vallonné. D’une surface habitable d’environ 700 m2, il comprend au rez-de-chaussée : une entrée, un petit et un grand salon, un bureau, une salle à manger et une cuisine. A l’étage : cinq chambres, trois salles de bains ou cabinet de toilette. Au second étage : des anciennes chambres et un grenier. L’ensemble comporte de jolis éléments décoratifs : parquets en chêne, cheminées de marbre, escalier de chêne. Les dépendances ont été aménagées en salles de réception. La maison secondaire comprend quatre pièces. Le parc, d’une surface de 7 hectares, est vallonné, boisé et agrémenté d’une pièce d’eau. EUROS 1 040 000.–

3. VENDEE – Ce château édifié il y a un siècle par la famille qui en est toujours propriétaire, est situé à 15 km des plages de l’Atlantique et à moins de 2 km des premiers commerces. Il comprend au rez-de-chaussée un vestibule, deux salons ouvrant sur une loggia, une salle à manger, un bureau et des pièces de service (grande cuisine, buanderie et lingerie). Les pièces de réception sont parquetées de chêne, ornées de cheminées en pierre sculptée, les plafonds sont moulurés. La surface par niveau est de 220 m2. L’étage comporte 8 chambres, 2 salles de bains, plusieurs cabinets de toilette et w.-c. Au-dessus chambres secondaires et grenier. Autour, beau parc à l’anglaise de 5 hectares environ planté de grands arbres : chênes, tulipiers de Virginie, acacias et conifères. EUROS 590 000.–

4. TOURAINE-POITOU – A environ 20 km de Chinon, au cœur d’une belle ville tous commerces, remarquable hôtel particulier de 1805, avec maison annexe, dépendances, cour d’honneur et jardin pour 3 214 m². Surface habitable d’environ 320 m² hors grenier aménageable, et hors sous-sol total. Habitat de grande qualité avec de beaux éléments décoratifs d’origine. Rez-de-chaussée : accès par deux perrons d'environ 160 m². Hauteur sous plafonds de 3,70 m. Superbes enfilades de réceptions. Parquets en chêne. Volets intérieurs. Vaste entrée de 40 m², bureau et salle à manger (avec cheminées). 1er étage : 4 chambres, 2 salles de bains, 1 grande salle d’eau et w.-c. 2e étage : grenier aménageable sur l’ensemble. Sous-sol : sous la totalité, voûté, en pierre de taille, carrelé de terre cuite. Ancienne cuisine à usage de buanderie, réserves, cave à vin, chaufferie et aquarium de 6 000 litres. EUROS 700 000.–

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