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FOCUS

U N S U P P LÉMEN T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

BIM & INFRASTRUCTURES

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Une approche multidisciplinaire

LE BIM, C’EST BIEN L’open BIM, c’est mieux

LE STANDARD BIM Un futur standard européen

GETFLOWBOX.COM

UM JUIN 2017

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REAL LIFE. REAL STORIES. REAL IMPACT.

SE FORMER AU BIM

PARTN PAG

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Interview

MATTHIAS ACHERMANN

A la tête de l’entreprise Amstein+Walthert, il évoque les évolutions du secteur de la construction

RÉNOVATION & CONSTRUCTION DÉMÉNAGEMENT & NETTOYAGE JARDINAGE & PAYSAGISME NUMÉRO GRATUIT

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2 Éditorial Contenu

La modélisation des données du bâtiment, ou la technique enfin transparente Construire un bâtiment demande un haut degré de technicité, mais cela ne se voit généralement pas, que ce soit pour des raisons de technique ou de conception. Prestations exceptionnelles, bonne idées ou qualité des détails passent ainsi également souvent inaperçues. Le travail de l’installateur et du projeteur disparaît derrière les parois, et demeure à jamais invisible. Tandis que les coûts, eux, sont bien visibles sur la facture. La numérisation de l’industrie du bâtiment offre l’opportunité de rendre la technique et les installations visibles. Ce

dès le début du projet, au moyen de visualisations, ou après son achèvement, par une documentation détaillée, ou encore sous la forme d’un modèle de données complet. Cela permet de mettre en valeur les services utilisés au quotidien mais dissimulés dans ou derrière les murs. Le travail effectué devient lui aussi plus transparent : il prend un visage, une valeur, et avec lui les métiers du bâtiment. Le client voit ce dont il bénéficie pour son argent. Prenons un exemple : l’eau ne coule pas toute seule du robinet, elle passe par des systèmes de tuyau-

terie et de robinetterie, etc. Lorsque ceux-ci sont visibles, c’est dans des endroits que l’on ne visite pas souvent, comme le soussol. Alors pourquoi ne pas utiliser activement le numérique pour montrer à son client dans quoi il investit exactement? La numérisation arrive dans les entreprises, adaptée aux projets, aux exigences et aux priorités de celles-ci. Chacun doit décider pour lui-même quand et comment relever ce défi. Comme pour toute décision, il s’agit de mesurer les avantages et les inconvénients, mais il n’est plus possible d’ignorer ce

phénomène. La numérisation n’évincera pas l’industrie du bâtiment; elle lui permettra de connaître un bel avenir.

Canal de distribution PME Magazine, Juin 2017 Impression Swissprinters

09 Expert Panel

17 BIM Bientôt la norme 18 Isolation 19 AEL SA 21 Construire durablement 22 Réglementations Rolf Mielebacher Président de domaine suissetec

Smart Media produit et publie des suppléments thématiques qui paraissent avec les médias suisses. Nos publications innovatrices permettent d’attirer l’attention sur nos clients et de renforcer leurs marques. Notre contenu rédactionnel se distingue par sa qualité et son originalité.

Equipe éditoriale SMA

08 Le consulting, pour un meilleur BIM

16 La réalité virtuelle

SMART MEDIA

Graphisme Anja Cavelti

07 Le nouveau siège de l'ECA en BIM

15 AREMIS

Chef de projet Thibaut Mochel Country Manager Pascal Buck

06 Newis SA

14 Les solutions logicielles

FOCUS BIM & INFRASTRUCTURES thibaut.mochel@smartmediaagency.ch

05 lanz oensingen ag

12 La formation au BIM

domaines de la CAO-BIM et Facility Management. www.fr.mum.ch

Design Smart Media Agency S.A.

04 Le BIM, c'est quoi?

10 Interview Matthias Achermann

Mensch und Maschine Suisse SA (MuM) est un centre de compétences à valeur ajoutée dans les

PREMIUM PARTNER:

03 Burckhardt+Partner SA

23 Efficacité énergétique Bonne lecture! Thibaut Mochel Chef de projet

Smart Media Agency S.A. Gerbergasse 5, 8001 Zurich, Suisse Tel. 044 258 86 00 E-Mail pascal.buck@smartmediaagency.ch Web www.smartmediaagency.ch


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Burckhardt+Partner SA Brandreport 3

La Suisse se met au BIM Légèrement en retard par rapport à ses voisins européens quant à l’utilisation du Building Information Modeling, les entreprises helvétiques sont néanmoins de plus en plus nombreuses à utiliser cet outil. Par ailleurs, on constate que les maîtres d’ouvrage sont toujours plus sensibles à cette évolution technologique. TEXT THOMAS PFEFFERLÉ

Si l’évolution technologique et méthodologique du BIM touche actuellement les entreprises suisses actives dans le secteur de la construction, nos voisins européens s’avèrent déjà compétents et précurseur dans le domaine. En Angleterre par exemple, l’utilisation du BIM est depuis plusieurs années un critère de sélection dans le cadre des appels d’offres publics. En Suisse, le Building Information Modeling fait son apparition de manière progressive. Les bureaux d’ingénieurs et d’architecture sont en effet de plus en plus nombreux à maîtriser cet outil. En même temps, on peut également observer un intérêt grandissant chez les maîtres d’ouvrages et propriétaires

immobiliers qui souhaitent également bénéficier du modèle BIM dès la livraison du bâtiment pour sa gestion au quotidien. Parmi les entreprises helvétiques qui se sont formées à l’utilisation du BIM, on peut notamment citer Burckhardt+Partner SA. Bureau suisse d’architecture et de planification générale d’importance majeure, il compte des succursales implantées à Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Zurich et Berlin. Depuis 2014, l’entreprise s’est clairement orientée vers la maîtrise de ce nouvel outil et a donc entrepris d’importants efforts en matière de formation continue. «Passer au BIM a impliqué de mettre en place tout un système de formation en interne, souligne

J’aime comparer le passage au BIM à celui du dessin sur papier calque aux logiciels informatiques il y a plusieurs années déjà. Oliver Henninger, partenaire associé au sein de Burckhardt+Partner SA. Nous avons dû procéder par étapes, tout d’abord en définissant via des groupes de travail une vision globale d’intégration de l’outil au sein de nos bureaux. Puis en identifiant les personnes internes responsables pour la formation. Cette approche permet d’uniformiser l’utilisation du BIM tout en créant

Séance BIM chez Burckhardt+Partner

des synergies entre nos succursales. J’aime comparer le passage au BIM à celui du dessin sur papier calque aux logiciels informatiques il y a plusieurs années déjà. Et dans ce sens, nous avons la chance d’avoir une direction ouverte et clairvoyante sur les évolutions de notre métier.» TRANSPARENCE TOTALE Parmi les multiples avantages du BIM, l’un des principaux consiste à bénéficier d’une meilleure communication entre les différents acteurs impliqués dans un projet. Le processus BIM apporte une valeur ajoutée, en plus d’être un outil 3D, l'ensemble de l'information relative au bâtiment est contenu dans la maquette numérique, unique source de documentation, celle-ci peut être accessible et complétée par tous les participants en tout temps, y compris pour le contrôle des coûts ou la planification de chantier. Le BIM est une méthode de travail nous accompagnant à travers toutes les phases, du projet à la réalisation. Il ne se substitue en outre pas à la créativité.

Burckhardt+Partner SA Burckhardt+Partner SA est le plus grand bureau suisse d’architecture et de planification générale, avec des succursales implantées à Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Zurich et Berlin. Fondée en 1951 à Bâle, l’entreprise a été convertie en 1981 en société anonyme. En qualité de partenaires, partenaires associés et associés, 58 collaborateurs dirigeants en assument la responsabilité et participent en tant qu’actionnaires aux résultats économiques de la société. www.burckhardtpartner.ch


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4 Le BIM, c’est quoi?

Une nouvelle preuve de l’efficacité de l’economie collaborative Le Building Information Modeling (BIM) ou encore la Modélisation des Données du Bâtiment (MIB) est un ensemble d’outils (processus, modèles, logiciels) qui visent à faciliter la communication et la collaboration entre les différents acteurs impliqués dans la construction d’un bâtiment ou d’une infrastructure. Avec le BIM, il devient plus aisé pour un maitre d'ouvrage de garder sous contrôle ces trois paramètres incontournables pour réussir un projet à savoir les coûts, les délais et la qualité. TEXTE PATRICE BIÈVRE

L’intérêt du Building Information Modeling (BIM), réside dans le fait qu’il a permis de développer un langage commun à l’ensemble des acteurs intervenant sur un chantier de construction. Grâce à cette harmonisation des procédures aujourd’hui l’architecte, les mandataires spécialisés, le constructeur et l’utilisateur final partagent la même vision depuis la conception d’un ouvrage jusqu’à son exploitation. Cette nouvelle approche a facilité l’émergence de solutions dédiées au suivi des chantiers. Avec ces outils innovants, à chaque phase du cycle de vie d’un bâtiment: conception, réalisation, exploitation voire même sa démolition on peut à tout moment savoir qui fait quoi, quand, comment, avec quoi. Cette gestion structurée de l’information associée à la technologie 3D a permis non seulement de numériser l’ensemble du cycle

de vie d’un bâtiment mais aussi de le modéliser. C’est ainsi que sont apparus les maquettes numériques 3D qui détaillent les propriétés de tous les composants utilisés lors de la construction d’un bâtiment. Cette maquette numérique, encore appelée prototype numérique, est une représentation rigoureusement fidèle du bâtiment. Elle permet de simuler, étudier différentes hypothèses relatives à la construction de ce dernier sous contraintes de respect des coûts et des normes ainsi que de visualiser l’impact de certaines décisions en temps réel. Comme toutes les données sont centralisées au sein du modèle BIM, la moindre modification apportée au projet est automatiquement visible sur l’ensemble de la documentation, les plans, les coupes et les façades. Avec ceci, non seulement on réalise un gain de temps lors de

mise à jour de la documentation mais de plus on réduit les risques d’erreurs de manière significative. Depuis son apparition, la méthode BIM fait l’unanimité aussi bien du côté des gouvernements que des bailleurs de fonds privés. En effet, elle a eu le mérite d’apporter de la transparence au niveau des coûts dans un secteur très souvent affectés par les problèmes de surfacturation pour cause de versements de commissions occultes à l’étranger. En améliorant la communication entre les différentes

parties prenantes impliquées dans un projet, elle contribue à les rendre plus efficaces. Ces derniers étant plus efficaces arrivent plus facilement à respecter les délais. C’est pour aider les acteurs du bâtiment, à négocier au mieux cette nouvelle transition culturelle qu’une entreprise comme Swiss-BIM s’est créée récemment. Installée à Genève, Lausanne et Fribourg cette société oriente et conseille les clients, les mandataires et les entreprises dans l’adoption et l’optimisation du processus BIM.


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lanz oensingen ag Brandreport 5

LANZ est «BIM Ready!» Bien jusqu’à présent, meilleur dorénavant L'an prochain, l’entreprise familiale célèbrera son 100è anniversaire. LANZ est à la fois le symbole de produits économiques et à la pointe de la technique, fabriqués et développés dans ses propres usines. TEXTE MARCEL SCHNEIDER

Au cœur de la ville d’Oensingen, dans le canton de Soleure, environ 75 collaborateurs fabriquent des produits destinés au transport et à la distribution de l’énergie et des données dans les bâtiments et les installations, les conduits de câbles et les canalisations électriques. LANZ est l’assurance de délais de livraison rapides et d’une qualité très élevée à des prix raisonnables. En tant que fournisseur de composants électriques, LANZ reconnait l’importance ainsi que la praticabilité de la modélisation des données du bâtiment (BIM).

Tous les produits LANZ sont également disponibles sous format Revit compatibles avec BIM. Les fichiers peuvent être téléchargés individuellement ou par groupe de produits, gratuitement et sans inscription sur le site internet www.lanz-oens.com. Ils ont été élaborés en collaboration avec des spécialistes BIM expérimentés. Ces services permettent à LANZ d’apporter son soutien aux concepteurs et aux maîtres d’ouvrage, et de mettre en œuvre la conception avec efficacité et rentabilité. L'établissement des fichiers BIM demeure la priorité absolue

Données BIM pour canalisations électriques (à gauche) A6_FRANZ 22.05.2007 8:54 et conduits de câble (à droite). pour LANZ afin qu’en un an, ceux-ci puissent être mis en œuvre depuis l’idée jusqu’à la finition. LANZ est fier d’être l’unique fabricant de conduits de câbles et de canalisations électriques, pour lesquels il met à la disposition de ses clients des fichiers BIM de manière simple et gratuite.

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Résistant à 100% à la corrosion, pour STEP, usines d’incinération des ordures, installations extérieures, industrie alimentaire et pharmaceutique, tunnels routiers, ferroviaires et de métro. � Canalisations électriques LANZ HE 400 A – 6000 A 1000 V IP 68. Résistant à la corrosion. Imprégnées à la résine synthé- + tique. Aussi avec conducteur neutre 200%. Homolo- S guées EN / CEI. Production ISO 9001. � Canaux G, canaux C, chemins à grille, grilles surbaissées, multichemins, à grande portée, conduites montantes en acier zingué à chaud par trempage selon DIN 50 976 ou inoxydable A4 1.4571 et 1.4539 selon désir du client. Testés pour résistance au feu E 30 / E 90. � Profilés et colliers MULTIFIX pour installations coordonnées de câbles, tuyaux et conduites. A denture antiglissement. Certificat de chocs ACS 3 bar. Largement dimensionné. Parfaitement élaboré. Conforme aux normes CE et CEI. Conseils, offres, livraisons à prix avantageux lanz oensingen sa Tél. 062 388 21 21 Fax 062 388 24 24

Je suis intéressé par Veuillez m’envoyer la documentation. Pourriez-vous nous rendre visite à une date à convenir par téléphone? Nom / adresse / tél. fA6

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6 Brandreport Newis SA

Newis en plein BIM Spécialisée dans la géomatique et l’informatique dans le secteur de la construction, la société Newis est active dans le BIM. Encore peu développé en Suisse, ce concept associé à la modélisation 3D informée permet d’optimiser toutes les étapes de la conception à l’exploitation de constructions. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

Raphaël Chevailler Dans le secteur de la construction, cela fait maintenant une quinzaine d’années que l’on numérise les plans et données relatifs à un bâtiment et ses infrastructures afin de les conserver et exploiter efficacement. Spécialisée dans ce créneau depuis

sa création à Neuchâtel en 1988, l’entreprise Newis s’avère être une des rares à proposer un panel de prestations aussi large dans ce domaine. En effet, avec une quinzaine de collaborateurs, la société dispose de compétences en géomatique, en

La pluridisciplinarité de notre équipe nous permet de couvrir le large processus du BIM.

Dipl. Ing. HES en géomatique Directeur de Newis SA

systèmes d’informations géographiques ainsi qu’en développement de logiciels propres aux infrastructures réseaux (eau, gaz, électricité, fibre optique, etc.). Précurseur dans la numérisation des réseaux d’infrastructures, Newis l’est également aujourd’hui en ce qui concerne l’implémentation du BIM (Building Information Modeling). Le principe: réaliser une maquette 3D informée unique que l’on partage entre les différents corps de métiers impliqués dans une construction. Si réaliser une maquette 3D n’a rien de

nouveau dans le secteur, le BIM innove dans le sens où chaque détail du projet est enrichi en informations. Par exemple, pour le sol, on décrit le type de revêtement que l’on va poser, son prix, son fournisseur, la date à laquelle il sera installé, les opérations d’entretien relatives, etc. Et parallèlement à l’avancée des travaux, la maquette est constamment mise à jour afin d’en informer l’ensemble des acteurs concernés. D’autre part, qui n’a pas été confronté de refaire plusieurs fois les métrés d’un bâtiment? Si le BIM joue un rôle évident dès la phase de conception d’un projet, notamment pour éviter les éventuels conflits et problèmes entre les différents intervenants d’un chantier, il permet aussi de suivre de près son évolution mais aussi son exploitation une fois la construction achevée. Ainsi, en accompagnant un bâtiment durant toute sa durée de vie, le BIM permet de savoir constamment et avec un haut degré de précision les travaux d’entretien à effectuer, les moments durant lesquels il convient de les faire et les entreprises concernées. Active dans ce créneau depuis quelques années, Newis est à même de répondre aux besoins des acteurs de l’immobilier désirant implémenter le BIM dans leur bâtiment. Equipée entre autres d’un scan laser extérieur et intérieur, l’entreprise modélise en 3D les différents réseaux de canalisation, d’électricité, de chauffage ou encore de ventilation d’un bâtiment existant pour simuler et optimiser sa consommation énergétique. Newis propose en outre un accompagnement sur le long terme afin d’exploiter correctement et efficacement ces données. Plus d'information: www.newis.ch

A propos de Newis Active depuis 1988, Newis accompagne les projets BIM de leur analyse initiale, contribue à acquérir les données et à concevoir la maquette informée afin que les clients l’exploite à terme de manière efficiente. Elle est aussi à l’origine du site building-information-modeling.ch.


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Brandreport 7

Le nouveau siège de l’ECA en BIM Après avoir remporté le concours d’architecture du nouveau siège de l’Etablissement cantonal d'assurance contre l'incendie et les éléments naturels, le bureau Architram et les entreprises partenaires du projet peaufinent leur maquette avec le BIM. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

Si la construction du nouveau siège de l’ECA doit démarrer cet automne à la Grangette (Lausanne), le futur bâtiment existe déjà virtuellement. Les entreprises partenaires du projet sont en effet en train de créer et peaufiner leur maquette 3D en informant et détaillant chaque élément de l’ouvrage. Architram, lauréat du concours d’architecture organisé en 2015 pour la réalisation du nouvel ouvrage, collabore étroitement avec les bureaux srg | engineering (ingénieurs CVE), Petignat & Cordoba (ingénieur civil)

ainsi que B.A. Consulting (ingénieur sanitaire). Après une première approche «classique» pour la participation au concours, l’ouvrage du nouveau siège de l’ECA est finement élaboré à l’aide du BIM. «Aujourd’hui, nous travaillons totalement sur notre maquette numérique 3D en renseignant dans le détail tous les éléments que nous incorporons au projet, souligne Damien Goel, dessinateur et responsable informatique chez Architram. Pour nous qui travaillons actuellement

sur la conception du bâtiment, le fait de collaborer par l’intermédiaire du BIM représente un avantage significatif en termes de coordination technique. Nous passons donc un peu plus de temps à peaufiner notre maquette durant ces premières phases, mais cela permet ensuite de gagner en temps et en efficacité durant l’exécution. Et pour le client, la maquette que nous réalisons pourrait constituer un outil en matière d’exploitation et de maintenance des locaux.» Si les entreprises impliquées dans le projet du futur siège de l’ECA n’en sont pas à leur première utilisation du BIM, ce bâtiment représente tout de même le premier ouvrage d’une telle envergure à réaliser ainsi. Ce qui, en termes de coordination et de collaboration, constitue un beau défi. Dans cette optique, les architectes et ingénieurs utilisent tous le même logiciel dans le but de faciliter et d’optimiser les échanges d’informations liées au projet. En parallèle, ils sont actuellement en train de préparer leur serveur afin de bénéficier

Nous construisons avec les outils du futur

l’avenir de l’ECA

de mises à jour communes et en temps réel. Ainsi, si l’une des entreprises ajoute un élément à la maquette, les autres le voient directement. Un outil clé qui permet de constamment être en phase avec l’évolution du projet. En Suisse, bien que de nombreuses entreprises ne

soient pas encore passées à l’utilisation du BIM, on peut déjà constater un intérêt certain pour cette technologie et les avantages qu’elle offre chez les maîtres d’ouvrages et propriétaires immobiliers. Et il est également de plus en plus répandu que les appels d’offres publics impliquent son utilisation.

En collaboration avec Architram / Architecte Petignat & Cordoba / ingénieur civil srg | engineering / ingénieurs CVE B.A. Consulting / ingénieur sanitaire


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8 Le consulting, pour un meilleur BIM Un partenaire CAO à votre écoute Mensch und Maschine Suisse SA (MuM) est un centre de compétences à valeur ajoutée dans les domaines de la CAO-BIM et Facility Management. Depuis 1984 nous fournissons en Europe et en Suisse les logiciels d’Autodesk, dont nous sommes leader du marché avec plus de 25% de part de marché. Autodesk nous a accordé le titre de Platinum Partner, soit le plus haut degré de compétences techniques, un avantage certain pour nos clients. En Suisse nous sommes présents dans 5 villes avec 95 collaborateurs. Le bureau romand se situe à Paudex près de Lausanne. Pour offrir un service de qualité à nos clients, nous employons une dizaine de collaborateurs expérimentés et compétents par secteurs d’activités. Nos Services • Conseil, mission d’audit et de consulting CAO - BIM • Formation, cours de qualité et à forte valeur ajouté. • Support, assistance personnalisé à distance ou sur site. • BIM coordination et assistance BIM à MO et EG • Mandat pour plans 2D to BIM pour le Facility Management. www.fr.mum.ch

Utiliser correctement les possibilités de la modélisation des données du bâtiment Il est incontestable que la modélisation des données du bâtiment (BIM) modifie la planification, la coordination et l'exécution des projets de construction. Cependant, l'incertitude persiste au sujet de la concrétisation de ces changements, de leurs conséquences sur les méthodes de travail et des conditions-cadres qui doivent être mises en place pour vraiment profiter de la technologie BIM. C'est ici que le consulting en BIM entre en jeu. TEXTE MARCEL SCHNEIDER

Qu'est-ce vraiment que la technologie BIM? Cela a souvent pour signification la planification tridimensionnelle automatisée du modèle d'un bâtiment. Adrian Wildenauer, expert de la modélisation des données du bâtiment chez pom+Consulting AG explique: «Il s'agit d'une partie du BIM, mais ce n'est pas tout. Le BIM est une méthodologie de travail qui permet aux acteurs impliqués dans un projet d'appliquer les mêmes outils et de travailler avec le même niveau d'information.» Pour Wildenauer, le plus grand avantage du BIM réside dans l'augmentation de la transparence et de l'efficacité.

Il ne faut cependant pas croire que le BIM résout tous les problèmes et qu'il automatise l'ensemble de la planification. «Il faut tout de même faire preuve de bon sens», explique Adrian Wildenauer. Il souligne: «Le BIM ne dispense pas de l'obligation de contrôle!» Les différents experts impliqués dans le projet doivent tout de même communiquer. COMMENT PUIS-JE EN PROFITER? L'utilisation grandissante du BIM dans les projets de construction est un changement de paradigme pour l'industrie. Et bien sûr, cela soulève des questions. «Pour beaucoup de constructeurs, il est difficile d'évaluer les opportunités

L'utilisation grandissante du BIM dans les projets de construction est un changement de paradigme pour l'industrie. et les possibilités de la méthode et de les transférer à leur entreprise», déclare Monsieur Wildenauer. La tâche des consultants en BIM est donc de faire en sorte que l'entreprise puisse appliquer la technologie BIM à son mode de fonctionnement. «Nous commençons par déterminer la situation actuelle du client.» Quel logiciel utilise-t-il? À quoi ressemble l'infrastructure informatique générale? Comment les processus s'appliquent-ils dans l'entreprise et dans quels types de projets la technologie BIM est-elle spécialisée? «Nous déduisons une stratégie BIM pour le client à partir de ces éléments, si celle-ci n'existe pas déjà», explique Wildenauer. Bien sûr, c'est un grand avantage si le client a déjà pensé à ce qu'il attend du BIM concrètement. «La vi-

La recherche appliquée au service de la formation Architecture Architecture du paysage Génie civil Technique des bâtiments Toutes les filières hepia sur :

www.hesge.ch/hepia

sion est centrale.» Les clients sont souvent intéressés par le BIM parce qu'un projet de construction en cours requiert l'application de cette méthodologie. D'autres entreprises voudraient élargir leurs horizons et s'adapter pour l'avenir. Sur la base des résultats de l'analyse, les experts de pom+ établissent un plan de mesures (y compris l'intégration de nouvelles technologies et la mise en œuvre de cours de formation) et présentent un potentiel d'amélioration générale. La durée du BIM Consulting est différente selon les entreprises. «Elle s'étend de quelques semaines à quelques mois, mais ne dure pas plus de sept mois.» Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.pom.ch


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Expert Panel 9

Les experts expliquent le BIM Patrick Riedo Spécialiste BIM www.objectif-bim.com

Quelle est votre définition du BIM?

En quoi le BIM est-il révolutionnaire pour vous?

Comment BIM a changé votre façon de travailler?

Quel retour d’investissement attendre du BIM?

Martino Giaquinto

Vincent Filliettaz

Directeur, Conseiller CAO/BIM depuis 30ans Mensch Und Maschine

Directeur Associé Spécialiste Architecture & FM GITCAD Sàrl

Le BIM traite de la création, la gestion, l’utilisation et le partage d'informations structurées fiables tout au long de la durée de vie d'un ouvrage. Plus simplement, le BIM définit qui fait quoi, quand et comment.

Cette nouvelle technologie permet de créer une maquette numérique contenant à la fois une représentation graphique 2D ou 3D et une base de données de tous les objets du bâtiment. Tout est lié, un changement est répercuté dans toute la maquette évitant ainsi les risques d’erreurs. Le BIM permet une collaboration plus efficace entre les divers mandataires.

Méthode de travail basée sur la collaboration autour d’une maquette numérique d'un bâtiment. Chaque acteur crée, renseigne et utilise la maquette pour en tirer les informations dont il a besoin et ceci pendant toute la vie d'un bâtiment.

La construction est une industrie traditionnellement fragmentée et conflictuelle. En régissant la création et l’échange des données, le BIM offre des solutions pour une transition vers une collaboration bénéfique entre et pour tous les intervenants.

Deux éléments me semblent prévaloir. Prévoir et résoudre les problématiques d’abord dans la maquette numérique BIM, plutôt que sur le site de construction. Permettre aux différents mandataires de travailler en direct sur la maquette une coordination réellement efficace.

La création de format générique d'échange, la puissance des ordinateurs et le partage de données permet de sauvegarder toutes les informations d'un bâtiment de manière pérenne y compris pour l'entretien et les transformations.

Le BIM impose de structurer les informations, ce qui permet une réutilisation aisée des données à tous les stades du cycle de vie de l’ouvrage. Le modèle virtuel est une aide à la conception et permet simulations et analyses très tôt dans le projet.

Pour moi le BIM n’est pas une révolution c’est une évolution importante vers des techniques de travail plus efficaces et adaptés au demandes actuelles comme le label Minergie , et la réduction de couts d’exploitation.L’adaptation en suisse est plus lente car nous avons beaucoup «codifié» les logiciel 2D pour qu’ils soient conforme avec la SIA.

Le changement consiste à construire virtuellement et non plus à dessiner. Les informations à fournir de la part des entreprises ou des spécialistes sont plus importantes lors de la phase de projet de construction d'un bâtiment.

Une bonne planification du déploiement du BIM permet un ROI relativement rapide (<1 an) pour les bureaux d’études. Le plus grand retour sur investissement est toutefois pour les maîtres de l’ouvrage durant la phase opérationnelle.

Le BIM permet une économie importante d’environ 10% à 20 déjà lors de la phase de conception et de coordination, mais c'est surtout lors l'exploitation technique, la maintenance et le facility management que les retours sont les plus importants de l’ordre de 50%.

Même si les honoraires des maîtres d'œuvres sont sensiblement plus élevés qu'avec une méthode traditionnelle, la sérénité retrouvée à la construction et des frais d'entretien du bâtiment réduits sont les réels retours sur investissement.


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10 Interview

«Le changement est inévitable» A la tête de l’entreprise Amstein + Walthert, spécialisée dans l’ingénierie, la planification et le suivi des réalisations, Matthias Achermann évoque les évolutions du secteur de la construction liées au BIM. Interview. INTERVIEW THOMAS PFEFFERLÉ

On parle énormément de la technologie du BIM dans le secteur de la construction. Et ses définitions semblent parfois se multiplier. Comment définissez-vous cette nouvelle technologie? B.I.M. sont les initiales de «Building Information Modeling». En fait, il s’agit du passage de plans en deux dimensions à des maquettes numériques réalisées en trois dimensions. Par «maquette numérique», j’entends que le BIM consiste à concevoir des maquettes renseignées, dont chaque élément est décrit de manière précise, sur plusieurs aspects et possède une intelligence. Car les maquettes 3D simples existent déjà depuis plusieurs années. Pour une maison par exemple, la maquette virtuelle que l’on développe avec le BIM permet de connaître la surface, le type de matériau ou le prix de chaque élément qui sera utilisé pour sa

construction. Il est ainsi possible de connaitre rapidement son besoin en énergie et son bilan de puissance. On commence donc par des éléments prédéfinis de base avant de développer la maquette au fil de la construction avec des renseignements de plus en plus détaillés.

Qui est censé mettre au point ces maquettes d’un nouveau genre lors d’un projet de construction? Dans un premier temps, c’est l’architecte qui le fait en définissant la volumétrie de base et la première version de la maquette. Ensuite, c’est au tour de l’ingénieur d’ajouter différents éléments techniques. Dans ce sens, on peut procéder de deux façons. On peut par exemple travailler sur cette maquette numérisée chacun de son côté avant d’assembler ces éléments créés séparément. C’est ce qui se fait le plus souvent

actuellement. Mais il est également possible de mettre la maquette à la disposition de tous les intervenants dans le cloud et de pouvoir y travailler simultanément et en temps réel. Cette manière de procéder s’avère plus intéressante et performante et nous nous dirigeons vers cette approche dans les années à venir. Dans tous les cas, il est nécessaire de bénéficier de l’expertise d’un BIM Master et/ou Coordinateur, dont le travail consiste à mettre en place les règles de la collaboration des acteurs pour ce travail en temps réel et à assembler les différentes contributions apportées à la maquette.

Par rapport aux nouvelles compétences nécessaires à l’utilisation du BIM, où en est la Suisse actuellement? Je dirais que la Suisse est plutôt en train de rattraper son léger retard sur ses pays voisins. Les professionnels du BIM en Suisse, qu’il s’agisse de coordinateurs ou de formateurs, viennent souvent de l’étranger, de la France et des pays nordiques notamment. Et dans notre pays, comme l’utilisation de cette technologie en est encore à ses premiers pas, il est

également nécessaire de mettre en place un cadre réglementaire permettant de définir clairement les différentes tâches des acteurs du BIM. Car il s’agit de nouveaux métiers. Dans ce sens, la SIA (la société suisse des ingénieurs et des architectes) ainsi que l’organisme Bâtir digital Suisse travaillent activement à l’instauration de ce cadre sur le marché helvétique. Et de notre côté, en tant que bureau d’ingénieur travaillant déjà avec cette technologie, nous participons également à leur projet afin de les épauler.

Quels sont les avantages à travailler avec le BIM? Le principal avantage du BIM consiste à pouvoir planifier un projet de construction de manière beaucoup plus précise. On évite ainsi les temps morts durant un chantier, découlant souvent d’un manque de coordination entre les différents corps de métier et d’un planning imprécis. Et pour les ingénieurs, le BIM constitue un outil qui permet de rationnaliser et de simplifier les nombreux calculs à effectuer, qu’il s’agisse de l’élaboration d’un bâtiment et de ses infrastructures ou encore d’éva-

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Interview 11 luer son prix pour répondre aux appels d’offres. Finalement, on observe de manière générale que le BIM permet d’optimiser et d’automatiser les processus de travail du secteur de la construction. D’ailleurs, on peut gagner du temps sur la durée de chantier d’un immeuble en utilisant correctement cet outil car il permet d’optimiser les interventions et d’éviter les imprévus.

Pour que le BIM fonctionne, il est nécessaire que tous les corps de métier actifs dans le secteur de la construction s’y mettent et maîtrisent cette nouvelle technologie? Oui. Mais le BIM ne constitue qu’un élément. Il convient également de garder à l’esprit le contexte industriel dans lequel nous évoluons aujourd’hui, à

savoir la révolution 4.0, au sein de laquelle la digitalisation pour toutes les entreprises devient nécessaire et évidente. Et tous les métiers sont touchés. Sur les chantiers, on voit déjà que les supports sont en train de changer avec des tablettes et des écrans à la place de plans imprimés. Ce changement progressif de supports pousse évidemment les entreprises vers la

maîtrise des technologies numériques. On constate également que dans les appels d’offres, le recours au BIM devient de plus en plus un prérequis. Les maîtres d’ouvrage ou les propriétaires sont en effet toujours plus nombreux à vouloir bénéficier de cet outil pour la concrétisation de leur projet. Dans ce sens, les entreprises qui ne le maîtrisent pas encore ont un grand désavantage.

Le BIM impose donc déjà des changements notables? Oui, et le changement est inévitable. Avec pour conséquence la disparition de certains emplois et la création de nouveaux métiers très intéressants pour lesquels il convient de se former et de se faire accompagner. Cela représente un certain investissement pour une entreprise mais qui s’avère essentiel pour suivre ce mouvement, qui est bel et bien initié. Au sein de votre entreprise, quelle est la proportion de projets menés avec le BIM? Environ la moitié, et nous veillons à former l’ensemble de nos collaborateurs afin qu’ils développent leurs compétences face à cette nouvelle méthode de travail. Pour les clients, c’est également un outil très pratique qui permet de suivre toutes les étapes d’entretien et de rénovation d’un bien immobilier une fois sa construction terminée.

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12 La formation au BIM

Se former au BIM - une approche multidisciplinaire A Genève, la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (hepia) organise des ateliers transversaux pour se former au BIM. Les futurs architectes et ingénieurs ont ainsi la possibilité de se familiariser avec cette nouvelle technologie. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

L’avènement du BIM (Modélisation des données du bâtiment) dans le monde de la construction concerne tous les acteurs impliqués dans l’acte de bâtir, les architectes, les ingénieurs civils, les ingénieurs en technique des bâtiments et les architectes paysagistes. Consciente de la transversalité et de l’interdisciplinarité de ces métiers, hepia a décidé d’orienter son cursus de formation vers des solutions BIM pluridisciplinaires. Ainsi, tous les futurs professionnels du secteur de la construction peuvent bénéficier d’une formation leur permettant de comprendre les enjeux de cette technologie. La formation à cette matière est comprise dans le cursus au niveau des cours de base et est complétée par des ateliers transversaux (inter-filières). «Les ateliers sont organisés avec les étudiants des quatre filières rattachées au domaine de la construction et de l’environnement, l’objectif étant de favoriser le dialogue et l’échange entre ces domaines parfois trop

isolés alors qu’ils évoluent la plupart du temps ensemble au sein de projets communs», détaille Bernd Domer, professeur HES. Seule institution formatrice en suisse romande à regrouper tous les domaines de la construction, hepia entend aussi sensibiliser le plus grand nombre de professionnels du secteur de la construction à l’utilisation du BIM. A noter également, qu’hepia s’implique activement dans la recherche autour de la thématique «BIM» et est un des partenaires fondateurs de l’association «Bâtir digital Suisse», plateforme ouverte dédiée à la transformation

numérique dans le secteur du bâtiment. «Dans toutes les activités de formation et recherche appliquée, hepia recourt à des formats ouverts, l’open BIM, précise Yacine Benmansour, adjoint scientifique HES. Ceci afin de ne pas favoriser un fournisseur de logiciel en particulier mais de prôner l’utilisation de données ouvertes au format IFC (Industry Foundation Classes).» Et consciente des besoins importants du marché helvétique en matière de personnel qualifié pour mener à bien des projets recourant à la technologie BIM, hepia participe, sous la direction de la Haute

école d'ingénierie et d'architecture de Fribourg (HEIA-FR), en collaboration avec la Haute école d'ingénierie et de gestion du canton de Vaud à Yverdon (heig-vd) et l’EPFL, à l’élaboration d’un Certificate in Advanced Studies (CAS) pour former les coordinateurs BIM. Le rôle de ces derniers: assurer la bonne transmission et la mise à jour des informations échangées entre les différents intervenants au sein d’un projet. Un défi de taille pour que l’utilisation du BIM se généralise en Suisse et offre aux différents protagonistes l’opportunité de bénéficier de ses nombreux avantages.

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Coordonner et fusionner les maquettes entre elles n’a jamais été aussi simple grâce à la gestion des versions automatiques Le coordinateur BIM peut annoter et transmettre ses remarques directement depuis l’Espace Projets

Faute de pouvoir standardiser les formats de fichiers digitaux produits et distribués (maquettes IFC, clash detection BCF, plans PDF) et partant du principe que seule une partie des mandataires parle le BIM actuellement, il faut s’attendre à une démultiplication des flux et documents. Cette masse de documents, souvent composée d’éléments contractuels, doit constamment être statuée et validée avant distribution finale sur le chantier. De plus, il faut pouvoir consulter facilement les maquettes BIM à n’importe quel moment. Grâce à son expérience et ses plateformes de gestion de projets compatible BIM, OLMeRO vous assure une coordination sans failles dans vos processus de planification. Et cela, sur toute la durée de votre projet! OLMeRO SA Route du Verney 7, 1070 Puidoux T: 021 635 12 66, contact@olmero.ch

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14 Les solutions logicielles

Le BIM c’est bien, l’Open BIM c’est mieux Alors que les entreprises suisses se mettent gentiment au BIM, toute la problématique du type de format utilisé se pose. Pour une meilleure collaboration entre les différents acteurs concernés, on ne peut que conseiller l’utilisation d’un format de fichier ouvert et indépendant qu’est l’IFC. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

A la base, l’utilisation des solutions BIM est censée faciliter la conception, la planification et la réalisation d’un projet de construction. Durant les différentes étapes du chantier, ces outils informatiques doivent également permettre d’améliorer la collaboration et la coordination entre les différents corps de métier. Et une fois le bâtiment réalisé, les technologies du BIM ont un rôle important à jouer dans l’optimisation des tâches liées à la maintenance et l’entretien des nouveaux locaux. Ces solutions technologiques doivent donc constituer une manière de simplifier et d’améliorer des processus de travail collaboratifs. Mais à l’heure où l’on prône le recours à cette technologie, un nouveau problème se pose: celui des nombreuses solutions informatiques disponibles sur le marché. Car selon le type de logiciels vers lequel une entreprise décide de se diriger, les

données créées pourraient se trouver dans un format non compatible avec d’autres logiciels. Pour que le BIM constitue réellement une aide et ne devienne pas un immense casse-tête informatique, il s’agit aujourd’hui de se mettre d’accord et d’agir avec bon sens. Dans cette optique, la démarche la plus simple consiste à recourir à des formats de type IFC (Industry Foundation Classes). Ouvert, ce type de format peut aisément être lu par la plupart des logiciels destinés aux métiers de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction. «Nous tentons de sensibiliser et rassurer les architectes, ingénieurs et entreprises qui douteraient encore de l’efficacité des échanges IFC, évoque Philippe Bondier, directeur technique d’Abvent Suisse. C’est d’ailleurs dans cette optique que nous organisons l’Open BIM Tour, une tournée entre différentes villes de Suisse romande qui rassemble de nombreux acteurs et intervenants autour de thématiques liées à l’utilisation des technologies nécessaires aux processus BIM. Durant ces journées, nous échangeons des maquettes numériques entre partenaires du projet en utilisant des logiciels différents mais capables d’écrire et lire le format ouvert IFC. L’avantage du format IFC, c’est qu’il n’est pas lié à un éditeur de logiciel, qu’il est gratuit et qu’il sera encore lisible dans 20 ou 50 ans par

n’importe quel logiciel du marché. Pour faciliter l’implémentation du BIM, nous proposons également différents modules de formation destinés aux entreprises qui voudraient se former pour passer au BIM.» Si certaines entreprises générales, qui sont les plus demandeuses de collaboration BIM en Suisse aujourd’hui, utilisent plutôt des produits informatiques fermés

(Closed BIM), il n’empêche que la collaboration avec d’autres systèmes (Open BIM) reste plus que possible. Encore faut-il pouvoir établir un dialogue constructif sur le sujet. Dans ce sens, on ne peut d’ailleurs que souhaiter une forte implication de la plateforme Bâtir Digital Suisse, dont le rôle doit clairement consister à agir pour la promotion de l’Open BIM.

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AREMIS Brandreport 15

BIM: pensez à l’exploitation! Souvent associé aux phases de conception et de construction, le BIM doit également intégrer les paramètres d’exploitation du bâtiment. Une démarche qui fait sens, surtout lorsque l’on prend en considération les coûts globaux impliqués par l’exploitation d’un bien immobilier (3 à 5 fois ceux de la conception/construction sur une durée de vie de 50 ans).

Il y a une transition à effectuer, sorte de réception numérique du bâtiment.

TEXTE THOMAS PEFFERLÉ

Alors que le BIM connaît une forte croissance en Suisse, son utilisation reste pour l’heure majoritairement cantonnée aux étapes de conception et de construction. En effet, les maquettes numériques en 3D permettent d’améliorer considérablement les aspects liés à la collaboration et la coordination dans ces phases. Actuellement, peu de bâti-

ments ont été réceptionnés avec leur maquette BIM, ce qui explique le niveau de maturité plus faible du BIM dit «d’exploitation» et le manque de focus constaté sur cette thématique. AREMIS se positionne clairement dans ce dernier créneau en offrant son expertise aux équipes en charge de l’exploitation, afin de faire intégrer leurs contraintes dès les phases

initiales du projet et non pas à la réception du bâtiment. Ceci permet de retirer tous les bénéfices du travail fait en amont lors de la conception et de la construction. Dans les faits, il y a véritablement une transition à effectuer, sorte de réception numérique du bâtiment. Parmi les sept points de

Fig. 1

Points de rupture

Conception/Construction

Focus

Finalité

Maquettes

Exploitation

• Nombreuses équipes

• Nombre d’acteurs limite

• Grande masse de données

• Informations détaillées

• Un seul bâtiment

• Ensemble du patrimoine immobilier

• Collaboration entre toutes les parties

• Référentiel des données de gestion

• Support à un projet

• Support à des processus de gestion

• Documenter un objet

• Optimiser les coûts et l’environnement de travail

• Assemblage de maquettes par technique

• Maquettes standardisées

• Eléments de construction détaillés

• Eléments graphqiues simplifiés

• Beaucoup d’attributs alphanumériques

• Beaucoup d’information graphiques Temporalité

• De 3 à 5 ans

• >30 ans

• Même intervenants

• Transmission et pérennité de l’information

• Technologie stable

• Comptabilité des technologie Fig. 2

Stéphane Divoux Directeur Aremis Suisse SA

rupture identifiés par AREMIS, on peut mentionner les éléments suivants pour s’en persuader (figure 1). Ces différences permettent de comprendre que le BIM d’exploitation n’est pas UN outil, mais l’union d’une maquette numérique avec un outil de gestion du Facility Management. Il est également instructif d’observer l’évolution de la répartition de l’information du modèle BIM en fonction de la phase de vie du bâtiment (figure 2). Ce schéma illustre également le fait que la numérisation d’un patrimoine existant n’impose pas le même effort au niveau LOD (dessin) que pour sa construction. Au final, un BIM d’exploitation bien pensé, complété des informations en temps-réel du bâtiment en provenance du système de gestion technique du bâtiment ou de capteurs connectés (occupation, bruit, température, luminosité, qualité de l’air, ...), permettra de mieux anticiper les événements de façon à créer un environnement de travail agréable et productif, tout en optimisant son utilisation et en évitant les dépenses inutiles.

Objets graphiques (LOD) Objets graphiques (LOD) Objets graphiques (LOD)

A propos d’AREMIS

Informations Alphanumériques (LOI)

Leader européen du conseil, des services et des technologies de gestion de l'immobilier et de l'environnement de travail, AREMIS accompagne ses clients dans la définition de leur modèle BIM et la réception des maquettes et données en vue de leur utilisation dans un système d’information immobilier.

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16 La réalité virtuelle

La réalité virtuelle: pour une immersion totale dans votre projet immobilier Le Building Information Modeling consiste à récolter des données et à élaborer une maquette numérique d’un bâtiment. Ce plan virtuel permet ensuite à tous les intervenants du projet de travailler sur la même base et ainsi collaborer plus efficacement. Les données récoltées peuvent également être représentées en 3D dans un casque de VR (réalité virtuelle). C’est ce que propose le cabinet d’ingénieur neuchâtelois Kaïnoo, qui s’impose comme l’un des leaders sur ce marché en Suisse. TEXTE LOUIS VINCENT

UNE IMMERSION TOTALE Concrètement, Kaïnoo peut travailler sur n’importe quel espace en conception. Des plans d’architecte en 2 ou 3D suffisent pour représenter ensuite le lieu désiré. Mais cela fonctionne également avec des endroits déjà construits. En effet, une fois l’espace scanné, à l’aide de lasers posés dans différents endroits d’une pièce, un nuage de points est obtenu. Ces informa-

tions sont ensuite passées dans un moteur graphique de jeux vidéos. La précision du scanning et la qualité des graphismes rendent le tout hyper-réaliste. Le résultat peut être visionné depuis n’importe quel appareil, notamment les casques de VR. C’est d’ailleurs là que cet outil, développé par Kaïnoo et baptisé Cust VR, prend tout son sens. Ainsi, il devient très facile de se projeter dans un bâtiment en construction.

UTILE TOUT AU LONG D’UN PROJET Cette visite immersive sert tout d’abord les professionnels. L’architecte pourra concrètement se rendre compte de ce qu’il est en train de concevoir : luminosité offerte par les ouvertures, aménagement intérieur. Cust VR facilite également les étapes de validation du projet, notamment sur les matériaux à utiliser. De nombreux paramètres sont directement modifiables, par exemple en déplaçant des meubles, ou en changeant le carrelage en parquet. Multi-utilisateur et accessible à distance, il permet de visiter le même espace, à plusieurs et simultanément. Toutes les personnes connectées sont représentées par des silhouettes. On sait donc où les autres regardent, ce qui facilite la communication, assurée par des micros.

DES POSSIBILITÉS D’APPLICATION INFINIES Auparavant réservée aux spécialistes, cette technologie se démocratise. Lors de l’achat d’un bien immobilier sur plans, les futurs résidents peuvent déjà se représenter leur nouveau lieu de vie. Et tester des ameublements différents, sans le moindre effort. Mais Cust VR ne se limite pas à la construction et l’immobilier. Tous les domaines pourraient être révolutionnés par cet outil, notamment les professions techniques. Car l’immersion en 3D permet de se familiariser avec des éléments parfois difficilement accessibles. Une aubaine pour la formation des ingénieurs, des mécaniciens et de nombreux autres corps de métier.


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BIM Bientôt la norme 17

Le Building Information Modeling (BIM): Un futur standard européen Il suffit de regarder la carte de l’Europe, pour constater que de nombreux pays ont déjà rendu obligatoire l’usage de la maquette numérique dans le secteur de la construction. A l’heure actuelle, au Pays-Bas, en Norvège et au Danemark les organismes en charge de l’édification et de la maintenance des bâtiments ainsi que des infrastructures publiques ne travaillent qu’avec des prestataires utilisant la méthode BIM. TEXTE PATRICE BIÈVRE

Au train où vont les choses, d’ici 3 à 5 ans il en sera de même dans la plupart des pays européens. Face à cette nouvelle donne, les professionnels du bâtiment suisses ont dû prendre un certain nombre de mesures pour initier la transformation numérique de leur secteur d’activité. C’est pour cette raison que la Société Suisse des Ingénieurs et des Architectes dans son récent projet de recommandation 2051 incite ses membres à adopter un language commun. A côté de cela, la plupart des bureaux d’architecture et d’ingénierie ont dû investir dans un vaste programme de formation continue en vue de former leurs collaborateurs à cette nouvelle méthode de management et de construction. Pour leur faciliter la tâche le centre de formation BEC Partners a développé un protocole pédagogique fortement inspiré de ceux utilisés dans l’industrie (ingénierie simultanée) qui met en priorité le coaching comme une forme

contemporaine de compagnonnage; Les difficultés rencontrées étant souvent plus liées aux facteurs humains qu’aux problèmes technologiques. Pour garantir la qualité de l’enseignement qu’elle dispense la société BEC Partners ne propose ses formations BIM qu’aux professionnels en activité. Sitôt terminé leur formation initiale, les stagiaires sont invités à la mettre en pratique dans le cadre d’un projet réel. La méthodologie BIM étant un processus collaboratif, ils auront tout le loisir de développer leurs compétences relationnelles à l’occasion des différents séminaires obligatoires qu’ils devront suivre tout au long de leur cursus de formation. Au cours de leur apprentissage, les stagiaires découvriront outre de nouveaux logiciels de nouveaux métiers comme ceux de modeleur BIM dont la fonction consiste à créer la maquette initiale et de coordinateur BIM. Ce dernier a pour mission de s’assurer que les maquettes fournis

par les autres corps de métier (Chauffage, Ventilation, Sanitaire, Electricité, Domotique) impliqués dans la construction du Bâtiment ne présentent aucun confit avec la maquette initiale. Pour coordonner ces deux fonctions premières on trouvera un BIM Manager dont le rôle sera d’assurer l’interface avec le maitre d’ouvrage et surtout de définir la règle de modélisation appliquées à la maquette numérique. Dans un tel contexte il est évident que les professionnels du bâtiment auront tout intérêt à bien

former leurs collaborateurs. Ceci pour deux raisons, la première une fois la période d’apprentissage terminée leurs sociétés deviendront plus rentables. Avec l’outil informatique, elles pourront faire plus avec moins. La deuxième est que les maîtres de l’ouvrage ou les entreprises générales exigent de plus en plus le BIM à leurs mandataires; déjà en Suisse plusieurs infrastructures comme les extensions de l’Aéroport de Genève et de l’Ecole Hôtelière de Lausanne sont réalisées à l’aide de cette nouvelle méthodologie.


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18 Isolation

Isolation: les matériaux de qualité à privilégier Lors de la construction ou la rénovation d’un logement, l’isolation constitue un aspect central. Si les matériaux bon marché abondent, il vaut tout de même la peine de s’intéresser à des solutions plus performantes et durables. TEXT THOMAS PFEFFERLÉ

Dans tous les types de logements, l’isolation s’avère particulièrement importante. En effet, en bénéficiant d’une isolation performante et saine, c’est l’efficience énergétique de l’ensemble du logement qui est améliorée. Une bonne isolation améliore également le confort à l’intérieur des locaux. Ainsi, les spécialistes de la construction estiment qu’il est possible d’économiser jusqu’à plusieurs dizaines de pourcent sur sa consommation d’énergie destinée au chauffage si son habitation s’avère correctement isolée. Une donne qui devrait rendre les propriétaires sur le point d’entreprendre des rénovations particulièrement attentifs. Car dans l’optique d’atteindre ses objectifs en matière de développement durable, la Confédération – dans le cadre de sa stratégie énergétique 2050 – peut soutenir

certaines rénovations sous forme de subventions fédérales et cantonales (Programme Bâtiments). Des aides financières qui sont accordées en fonction des performances énergétiques rendues possible grâce aux rénovations entreprises. Dans ce sens, il y a tout intérêt à opter pour les matériaux les plus efficients et durables qui soient. Actuellement, le taux de rénovation du parc immobilier helvétique est d’environ 1%. Pour parvenir à atteindre les objectifs liés à la stratégie énergétique 2050, il faudrait au minimum doubler ce chiffre, même le tripler dans la mesure du possible. DIFFÉRENTS MATÉRIAUX SELON L’USAGE Sur une même construction, il faut savoir que l’isolation se décline en plusieurs types en fonction des parties concernées. Ainsi, au

sol, sous le radier (première dalle posée sur le terrain), on utilise habituellement une isolation en polystyrène extrudé (XPS). Des panneaux d’isolation thermique dont la résistance à la compression s’avère particulièrement élevée puisqu’ils sont utilisés sous les fondations des maisons ou des immeubles. En toiture, on privilégie les polystyrènes expansés (EPS) et les polyuréthanes (PUR/PIR). Et sous les chapes ou sur les façades, les professionnels préconisent les polystyrènes expansés ou de la mousse polyuréthane (plaque revêtue de polystyrène expansé pour les façades). Avec des propriétés différentes et adaptées aux divers endroits où ils sont utilisés, ces différents matériaux sont exclusivement fabriqués en Suisse par le groupe swisspor. Avec sept usines implantées entre la Suisse alémanique et romande ainsi que 500 employés, le groupe est le seul fabricant helvétique à produire et livrer ces différents matériaux dans tout le pays. Un gage

d’efficacité et de simplicité pour les maîtres d’ouvrage qui bénéficient ainsi d’un interlocuteur unique pour mener leur projet. ENGAGEMENT ÉCOLOGIQUE Très attentif aux enjeux écologiques de son secteur, le groupe swisspor s’est également spécialisé dans les matériaux d’isolation recyclés qui offrent un impact environnemental diminué de moitié (énergie grise) . Pour les étanchéités bitumineuses, ce type de produits présente d’ailleurs un bilan carbone 50% plus performant qu’avec des produits génériques (source KBOB 2009:1/2016). Par ailleurs, swisspor dispose de quelques 20'000 m2 de panneaux photovoltaïques installés sur les toitures de ses usines romandes. Une belle implication écologique en parfaite adéquation avec la manière dont l’entreprise produit ses matériaux isolant. A noter également: le groupe dispose de 87 matériaux d’isolation compatibles avec les labels Minergie-ECO et eco-bau.


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AEL SA Brandreport 19

Intégrer le facility management dès la conception des bâtiments Dans leur progressive utilisation du BIM, les architectes se concentrent sur leurs maquettes sans forcément penser au facility management. Une donne qui pourrait être améliorée en intégrant les aspects liés à la maintenance des bâtiments dès leur conception. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

Intégrer les impératifs du facility management à la conception architecturale constitue un des avantages du BIM. On évite ainsi de manquer de locaux ou de devoir faire face à des configurations spatiales problématiques pour entretenir son ouvrage. Un argument qu’avance d’ailleurs Bernard Chassot, directeur commercial d’AEL SA, une entreprise spécialisée dans le facility management établie à Granges-Paccot

(FR). «Dans un futur proche, nous comptons développer notre activité en implémentant le BIM. Nous souhaitons également être intégré le plus tôt possible dans les projets de construction afin de collaborer étroitement avec les architectes. Et cela dans le but de pouvoir les sensibiliser aux aspects d’entretien et de maintenance qui interviennent une fois l’ouvrage réalisé. Cela permet ensuite de limiter les coûts ou problèmes d’entretien tout en optimisant le travail des entreprises spécialisées dans ce domaine.» Si le facility management mériterait clairement d’être davantage intégré à la conception architecturale, c’est notamment en raison du fait qu’un bâtiment engendre de nombreux impératifs une fois construit. AEL fournit d’ailleurs des prestations dans les domaines de la sécurité, du nettoyage, de

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l’entretien, des réparations ou encore de la gestion des infrastructures techniques mais aussi de la conciergerie et du gardiennage. Et l’entreprise entretient une forte proximité avec ses clients pour leur proposer des services sur-mesure adaptés à leurs besoins. Faire appel aux services d’une entreprise spécialisée pour la gestion de son bien immobilier permet en outre de pouvoir se concentrer davantage sur son propre corps de métier. Une démarche qui permet de gagner un temps précieux tout en bénéficiant de l’expertise d’un spécialiste qualifié. On notera également que les entreprises doivent de plus en plus composer avec des impératifs d’ordre écologique dans leur activité. Dans ce sens, AEL permet aussi d’apporter son expertise en

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Dominique Herman

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Construire durablement 21

La construction durable présente de multiples facettes «Durable»: un seul mot pour tellement de significations. Il n’est donc pas surprenant qu’une construction puisse être durable. Mais dans ce cas, qu’est-ce que cela veut dire exactement? TEXTE GEROLD BRÜTSCH-PRÉVÔT

Si vous cherchez «construction durable» sur Internet, il suffira d’un quart de seconde pour que le moteur de recherche trouve des millions de sites web à ce sujet, ou bien des milliers de photos, si vous le lui demandez. À l’origine, le terme était utilisé en sylviculture et signifiait qu’il ne fallait pas couper plus d’arbres que la croissance de la forêt ne le permettait. De nos jours, il signifie qu’une chose va durer, tenir debout ou perdurer longtemps ou bien, en écologie, qu’elle ne menace pas l’existence des générations futures. À Zurich, la plus grande ville de Suisse, on définit la construction durable comme «ayant pour but d’apporter des solutions économiques à la fois adaptées sur le plan écologique et efficaces en termes de ressources, tout en permettant la meilleure qualité de vie possible aux personnes qui l’utilisent». Pour les nouveaux bâtiments et les travaux d’assainissement, elle signifie une optimisation coordonnée en termes d’énergie, de matériaux de construction, de convivialité, d’apparence et de coût des cycles de la vie. Pour la ville, la construction durable est également une mesure importante qui permet un pas de plus vers la société à 2000 watts. Ainsi, les nouveaux bâtiments doivent être planifiés et construits de manière à être durables tout en ressemblant aux bâtiments

existants. Le département des constructions de la ville a annoncé lors d’un communiqué que pour ce faire, il fallait créer les conditions spatiales nécessaires, tout en encourageant le développement économique et en permettant aux personnes de conserver une bonne qualité de vie, mais que pour cela, il fallait d’abord protéger les ressources naturelles. Les projets de construction de la ville doivent être considérés comme des modèles et être innovants, même en termes d'utilisation de matériaux durables et des mesures d’économies d’énergie. De plus, les bâtiments existants sont constamment évalués, afin de réduire leur besoin énergétique et de les rénover de façon à les rendre durables.

DES COÛTS DE CONSTRUCTION PLUS ÉLEVÉS MAIS DES ÉCONOMIES D’ÉNERGIES Quel est l’intérêt pour un individu privé de faire construire une maison durable ? Lors de la construction de la maison, il faut tout prendre en compte dans les calculs. Par exemple, si vous souhaitez faire construire une maison Minergie, il vous faut compter des frais de construction de 4 à 6 % plus élevés. Alors, les économies d’énergie que vous réalisez dans les années suivantes suffisent-elles à compenser les coûts ? Les experts disent que oui. Par exemple, les frais supplémentaires engendrés pour un pavillon sont amortis au bout de 7 ans. De plus, une maison construite selon les standards de Minergie peut être revendue à un prix supérieur, ou louée. Certaines banques proposent même des hypothèques avec des conditions préférentielles si

la maison a été construite ou rénovée selon ces standards. Certains cantons proposent également des aides financières si les caractéristiques de la maison correspondent aux standards de Minergie (structure parfaite, présence d’une couche d’isolation, étanchéité de l’enveloppe du bâtiment, aération mécanique, par exemple). Il est vrai que les maisons peu gourmandes en énergie possèdent une valeur ajoutée, mais uniquement si elles sont bien faites. Les discussions actuelles concernent le caractère compact des constructions et la réduction des réserves territoriales. Les maisons à la campagne, en bord de forêt, se font de plus en plus rares. Et même si elles sont construites de manière à ne pas trop consommer d’énergie, si elles font partie d’un plan de mitage, la facture écologique finale importe peu, car une famille de 4 personnes aura besoin d’un

terrain de 700 m² et d’être assez proche de la ville. Si vous souhaitez faire construire une maison écologique, pensez aux énergies grises. Cette notion désigne les énergies nécessaires à la fabrication, au transport, au stockage et, par la suite, à l’élimination des produits, extraction des matières premières comprise. Les experts ont calculé que le besoin annuel en énergie pour le chauffage ou l’eau chaude dans une maison très bien isolée équivaut à 60 ans d’utilisation d’énergies grises. C’est donc pendant la phase de construction qu’il faut veiller à utiliser des produits qui seront peu gourmands en énergie, mais qu’il faut également et surtout prendre en compte la recyclabilité de ces produits, car même la démolition de la maison et le recyclage des éléments individuels sont pris en compte dans le bilan écologique.


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22 Réglementations

Le secteur du bâtiment devient de plus en plus complexe Les réglementations en matière de construction sont toujours plus strictes. Les nouvelles technologies et les exigences, quant à elles, forcent les entreprises à adopter une nouvelle organisation. Voici quelques exemples illustrant la complexité du secteur du bâtiment. TEXTE MARCEL SCHNEIDER

À quelles normes une construction doit-elle répondre? On vous répondra immédiatement la stabilité, la sécurité ou encore la conformité, et c’est bien normal, car la plupart des gens ne voient que la partie émergée de l’iceberg. Cependant, si vous souhaitez faire construire un bâtiment, vous en viendrez vite à vous poser des questions sur les petits détails, comme «la climatisation que j’ai prévue respecte-t-elle les normes courantes (norme SIA 382/1)? Qu’en est-il du besoin en chauffage du bâtiment (norme SIA 380/1)?» En outre, si l’on prend en

compte l’importance grandissante accordée à la durabilité dans le secteur du bâtiment, on en vient presque toujours à se demander si l’on ne ferait pas mieux d’utiliser une sonde géothermique, mais dans ce cas, «quelles précautions faut-il prendre (norme SIA 384/6)?» Et ce ne sont que trois exemples tirés du catalogue des normes SIA, rédigé par la Société suisse des ingénieurs et des architectes, qui est à l’origine d’un très grand nombre de normes en vigueur dans le secteur local du bâtiment, et qui emploie environ 16 000 personnes. Le catalogue

compte actuellement 203 normes en vigueur, mais de nouvelles sont ajoutées chaque année. Il existe trois types de normes: les normes techniques, qui régulent la construction en elle-même; les normes contractuelles, qui régissent la collaboration entre les différentes parties et les normes de compréhension, qui viennent appuyer cette collaboration. Les plus intéressantes sont les normes techniques: elles correspondent à la partie technique du secteur du bâtiment. En outre, elles sont élaborées par des experts, demandent une vaste consultation et sont donc valables sur le plan juridique. OPTIMISATION DE LA COORDINATION Même les personnes extérieures au secteur savent que la construction n’a rien d’un processus simple. Et il

est même de plus en plus complexe: les experts du bâtiment rappellent que les projets sont soumis à des normes de plus en plus pesantes et que, de ce fait, les efforts fournis pour la planification, la réalisation et l’exploitation doivent augmenter eux aussi de manière générale. Il est donc indispensable de choisir les bons partenaires pour mener à bien un projet de construction afin de pouvoir, dans l’idéal, profiter d’un réseau déjà existant et étendu. Pour s’adapter à cette complexité grandissante, les entreprises misent de plus en plus sur le Building Information Modeling (la modélisation des données du bâtiment), qui met en contact les experts qui souhaitent ajouter une valeur par le biais du numérique, ce qui permet une planification moins contraignante, mais plus efficace.


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Efficacité énergétique 23

L'efficacité énergétique une nouvelle révolution culturelle pour les ménages En Suisse comme ailleurs, l’amélioration de l’efficacité énergétique apparait comme la seule option viable sur le long terme. Même si, cette nouvelle approche en matière de consommation énergétique s’avère être un outil efficace, pour à la fois réduire la facture énergétique sans perte de confort et lutter contre le réchauffement climatique, cependant, force est de constater qu’elle a encore du mal à faire recette. TEXTE PATRICE BIÈVRE

A cela une raison très simple, notre pays est peuplé essentiellement de locataires. Une telle démarche implique pour ces derniers l’adoption de nouveaux comportements dont ils ne peuvent intégrer le bien-fondé faute d’accès automatique à certaines informations. Parmi elles, il y a notamment le diagnostic énergétique qui indique l’énergie consommée par leur immeuble et l’impact de son installation de chauffage sur les émissions de gaz à effet de serre. Il en est de même, pour la liste des travaux à réaliser au cas où leur bâtiment ne serait pas aux normes. Outre ceci, il y a la connaissance de l’étiquette énergie des différents appareils produisant de la chaleur et de l’eau chaude. La communication de cette information est nécessaire pour repérer d’un rapide coup d’œil les équipements peu gourmands en énergie.

Dans un contexte aussi particulier, il va de soi que les prestataires et les fournisseurs de matériel sont amenés à jouer un rôle clef, en matière d’impulsion et de conduite du changement auprès des propriétaires. Ces derniers à leur tour, pour opérer un changement de mentalité chez leurs locataires vont devoir communiquer sur leurs initiatives en ce domaine. Il suffit de regarder l’évolution d’une entreprise comme la CIPAG, pour s’en convaincre. Fondée en 1930, cette entreprise présente dans toute la Suisse propose à ses clients des systèmes multi-énergies de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. Jadis simple fabricant de matériel, la CIPAG a vu peu à peu son rôle évoluer vers une fonction de conseil et d’assistance. Ceci vient du fait qu’en 90 ans d’existence, cette entreprise a su développer un savoir-faire

particulier en matière de veille technologique et réglementaire. C’est pour cela que les professionnels du bâtiment en charge de réaliser des travaux d’optimisation énergétique lui font confiance. Sur le marché, la CIPAG a la réputation de vendre des produits innovants, fiables et respectueux des normes environnementales. Parmi ses clients réguliers figurent des bureaux d’étude, des architectes, des installateurs, et des régies. Autant de professionnels qui apprécient sa capacité à bâtir des environnements propices au développement d’un comportement écoresponsable. Au dernier salon de l’habitat à Lausanne, tous ceux d’entre eux qui ont visité son stand ont eu le privilège de découvrir ces

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