


Martin Hess
![]()



Martin Hess
Les banques marquent le quotidien de la population et l’économie helvétique bien plus qu’il n’y paraît au premier abord. Qu’il s’agisse du paiement sans contact par smartphone en magasin ou du partage instantané d’une addition après un dîner entre amis, rares sont ceux qui pensent aux banques dans ces moments-là. Pourtant, sans leur infrastructure financière, tout cela serait impossible. De même, des décisions majeures, telles que le financement d’un logement en propriété, le lancement de nouvelles idées entrepreneuriales ou la promotion de la croissance au sein d’une entreprise existante, seraient impensables sans les banques. En outre, épargner sans le conseil compétent et la sécurité qu’offrent des banques soumises à la surveillance comporterait des risques élevés.
Les banques sont ainsi des piliers d’une économie fonctionnelle et constituent l’épine dorsale invisible de la prospérité de notre société. Afin que cela reste ainsi à l’avenir, les banques investissent des sommes importantes dans des technologies innovantes comme l’IA ou de nouvelles solutions de paiement. Une grande partie de ces processus se déroule en arrière-plan car, pour les clients, ce n’est pas la technologie en soi qui importe, mais la qualité de service et la sécurité.
Du franc épargné à l’investissement : la performance des banques en coulisses La mission centrale des banques consiste à canaliser le capital vers ceux qui souhaitent investir. Elles conseillent tant les ménages que les entreprises et mettent à disposition les fonds permettant de concrétiser des idées et de financer des projets. Les banques comblent les écarts temporels entre l’épargne et l’investissement, et répartissent les risques de manière à rendre possibles des solutions de financement viables. Dans ce cadre, l’octroi de crédits génère de la monnaie supplémentaire, car les banques ne doivent conserver qu’une partie des dépôts sous forme de réserves, un mécanisme de création monétaire discret mais central. Cette fonction des banques dans l’architecture financière est étroitement liée au pilotage de la politique monétaire de la Banque nationale suisse et soutient de manière déterminante l’activité économique. Au-delà de l’intermédiation de capitaux, les banques accompagnent leurs clientes et clients dans la planification, le placement et le suivi de leur patrimoine financier. Elles mettent à profit leur expertise, leur expérience et un large éventail de possibilités d’investissement. Parallèlement, elles garantissent le traitement fluide des transactions quotidiennes, telles que les virements, les paiements par carte, les prélèvements automatiques ou les transactions internationales. Actuellement, le trafic des paiements se modernise avec les paiements instantanés (Instant Payments) ou les monnaies numériques. Le lien étroit des grandes banques suisses avec les marchés de capitaux internationaux garantit en outre que notre économie orientée vers l’exportation soit parfaitement intégrée au système financier mondial.

Les banques sont ainsi des piliers d’une économie fonctionnelle et constituent l’épine
dorsale invisible de la prospérité de notre société.
Un pilier de la force économique suisse Grâce aux services indispensables rendus à leur clientèle, le secteur bancaire devient lui-même un élément central de l’économie suisse. Environ 5 % de la valeur ajoutée nationale provient du secteur bancaire, et ses contributions fiscales jouent un rôle important dans le financement des tâches publiques. Les prestations fiscales directes d’environ 6,9 milliards de francs en 2024 correspondent à près de 80 % des dépenses totales de la Confédération pour la formation et la recherche (9 milliards de francs). De plus, environ 330 000 emplois sont liés directement ou indirectement au secteur des services bancaires. Les banques sollicitent des prestataires externes ou des produits spécialisés, créant ainsi des emplois dans ces secteurs. Par ailleurs, les banques investissent continuellement dans la formation de main-d’œuvre qualifiée, contribuant ainsi à la stabilité de l’emploi à long terme.
Géopolitique, incertitude, taux d’intérêt : un environnement exigeant Face à la fluidité des services bancaires en Suisse, on oublie souvent que le travail quotidien des banques est loin d’être trivial. Les conditions-cadres mondiales ont fondamentalement changé ces dernières années. Les tensions géopolitiques, la fragmentation des flux commerciaux, les nouvelles priorités en matière de politique de sécurité et les enseignements tirés des crises passées marquent de plus en plus la réalité économique et entraînent une volatilité des marchés financiers. Les entreprises réévaluent leurs chaînes d’approvisionnement, réduisent leurs dépendances et structurent leurs investissements avec plus de prudence. De plus, l’environnement actuel des taux a réduit de moitié la marge d’intérêt par rapport à la période précédant la crise financière.
C’est pourquoi une gestion des risques précise et prospective devient une priorité centrale pour les banques. Les analyses de scénarios et les tests de résistance font depuis longtemps partie du quotidien. Ils sont essentiels pour identifier précocement les impacts potentiels des développements mondiaux, une tâche qu’un client individuel pourrait difficilement accomplir seul. Plus l’environnement est exigeant, plus la valeur ajoutée que les banques peuvent apporter à leur clientèle est grande. Puisqu’une banque ne serait pas nécessaire dans un monde sans risques, un environnement de marché volatile peut devenir un avantage stratégique.
Assurer la stabilité et façonner activement l’avenir
En tant que valeur refuge dotée d’une grande stabilité politique, la Suisse offre des conditions particulièrement favorables aux investissements à long terme de l’économie réelle. Des institutions fiables et une infrastructure robuste créent un environnement dans lequel les intermédiaires financiers peuvent remplir leur mission en toute confiance. Quiconque a effectué des opérations bancaires à travers le monde sait apprécier la qualité des services bancaires d’ici. En conséquence, la Suisse gère plus de fortunes transfrontalières que n’importe quelle autre place financière. Dans le même temps, la mutation technologique ouvre de nouvelles perspectives. Les services numériques, les technologies modernes et l’automatisation croissante améliorent l’expérience client et répondent aux besoins de la clientèle grâce à des modèles d’affaires numériques innovants. En résumé, il apparaît qu’un secteur bancaire stable, performant et compétitif reste une condition fondamentale pour garantir à long terme la prospérité, la stabilité et le développement économique de la Suisse, aujourd’hui comme demain.
Texte Martin Hess, économiste en chef et membre de la direction de l’Association Suisse des Banquiers (ASB)
Contenu.
04 Épargne
06 Investir dans la pierre
10 Interview : Patrick Dorner & Anne Pratolini Delgado
12 Préparer sa retraite 16 Finance durable
18 Investir responsable
Focus Finance & Investissement.
Chef de projet
Oscar Bellanger
Responsable national
Pascal Buck
Head of content Romandie
Marie Geyer
Responsable graphique
Mathias Manner
Graphiste
Marie Geyer
Journalistes
Alix Senault, Océane Kasonia, Marc-Antoine Guet, SMA
Image de couverture
Shutterstock/peshkov
Canal de distribution
Tribune de Genève et 24Heures
Imprimerie DZB Druckzentrum Bern
Smart Media Agency. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss


Giusy Sicuro CEO et fondatrice, Sicuro Finance & Prévoyance Sàrl
Quelle est votre vision de la planification financière aujourd’hui et pourquoi est-elle devenue essentielle pour les particuliers comme pour les entrepreneurs ?
La planification financière est devenue essentielle, car les décisions économiques sont aujourd’hui de plus en plus complexes et interconnectées. Elle permet surtout d’anticiper les différentes étapes de la vie : acquisition immobilière, évolution professionnelle, divorce, préparation de la retraite ou planification successorale, et de prendre des décisions cohérentes à chaque moment clé.
Les clients qui me consultent cherchent avant tout une vision claire de leur situation afin de prendre des décisions éclairées pour leur avenir. La planification financière constitue ainsi un outil d’aide à la décision qui accompagne les différentes étapes de la vie et permet de construire une stratégie dans la durée.
Chez Sicuro Finance & Prévoyance, comment accompagnez-vous concrètement vos clients dans l’optimisation de leur fiscalité et la structuration de leur patrimoine ?
Les clients arrivent souvent avec une question précise : un projet immobilier, une optimisation fiscale ou une réflexion sur leur prévoyance ou succession. La première étape consiste à analyser leur situation dans son ensemble : revenus, fiscalité, prévoyance et patrimoine afin d’identifier les leviers d’optimisation possibles. Les questions de prévoyance occupent également une place importante, notamment lorsqu’il s’agit de décider entre une perception du capital ou d’une rente dans le cadre du deuxième pilier (LPP) ou de planifier d’éventuels rachats dans la caisse de pension. Les recommandations doivent être personnalisées, neutres et adaptées aux objectifs de vie du client.
Le financement hypothécaire est un enjeu majeur pour de nombreux ménages. Quels sont selon vous les points clés à anticiper pour sécuriser un projet immobilier ?
De nombreux clients se concentrent d’abord sur le taux hypothécaire. Pourtant, le choix de l’établissement financier, la flexibilité du financement ou les possibilités d’amortissement sont tout aussi importants.
Un financement doit être adapté à la situation du client et s’inscrire dans une réflexion financière
globale afin de garantir la stabilité du projet. Sécuriser un projet immobilier signifie également protéger les conjoints et les enfants qui y vivent, notamment en cas de décès ou d’imprévu.
Votre approche semble très personnalisée. Comment adaptez-vous vos conseils aux différentes étapes de vie de vos clients ?
Les situations de vie évoluent constamment. Les clients que j’accompagne traversent souvent des moments importants : acquisition immobilière, changement professionnel, divorce ou préparation de la retraite.
Chaque situation nécessite un accompagnement attentif afin de retrouver un équilibre financier et de prendre des décisions adaptées aux différentes étapes de la vie.
Une planification financière n’est d’ailleurs jamais figée : elle doit être régulièrement revue et adaptée à chaque changement de situation ou de besoins.
Dans un environnement économique et réglementaire en constante évolution, quels sont aujourd’hui les principaux défis auxquels vos clients font face et comment les aidez-vous à y répondre ?
Dans notre société très interconnectée, l’information est largement accessible et certains ont parfois
l’impression d’avoir toutes les réponses. Pourtant, les décisions financières sont souvent prises de manière isolée, sans véritable vision d’ensemble.
Le principal défi est donc de prendre du recul face à cette multitude d’informations et de structurer des décisions cohérentes. Mon rôle consiste justement à apporter cette vision globale afin d’aider les clients à structurer leurs choix et à préserver leur indépendance financière au fil des étapes de la vie.
Dans ce contexte, la planification financière constitue avant tout une aide à la décision, en apportant les informations et la vision nécessaires pour faire les bons choix.
Plus d’informations sur www.finance-prevoyance.ch


Une inflation structurelle plus élevée, un endettement accru et des contrôles potentiels des capitaux sont en train de redessiner le paysage. À quoi les investisseurs doivent-ils s’attendre dans le contexte actuel ? Mika Kastenholz, responsable mondial des solutions d’investissement chez LGT, partage ses réflexions sur les marchés mondiaux.

Mika Kastenholz, les marchés mondiaux semblent résistants face au chaos, c’est du moins ce que suggèrent les gros titres dans le monde entier ces derniers temps. Pourtant, vous affirmez que nous sommes dans une phase d’« équilibre ponctué ». Que voulez-vous dire par là ?
Nous sommes dans une période où les conditions du marché semblent effectivement stables en surface, si l’on prend, par exemple, les marchés boursiers mondiaux comme baromètre. Mais les apparences sont trompeuses. Diverses pressions sous-jacentes peuvent atteindre un point de basculement. Je parle d’« équilibre ponctué » en référence à la théorie de l’évolution, où ce terme décrit des systèmes qui semblent stables pendant de longues périodes. Cependant, une fois que les pressions sous-jacentes atteignent un point de basculement, elles subissent des changements structurels étonnamment rapides.
On dirait la fin d’une époque
Ce à quoi nous assistons est en effet la fin d’une époque : pendant plus d’une décennie après la crise financière mondiale, les marchés ont bénéficié de taux bas, d’une liquidité abondante, d’alliances politiques claires et des gains d’efficacité liés à la mondialisation. Ce régime a clairement pris fin.
Comment cela se manifeste-t-il ?
L’éventail des résultats économiques et boursiers devrait s’élargir. Cela se produit dans les domaines monétaire, fiscal, géopolitique et technologique, même si les marchés boursiers ne l’ont pas encore pleinement reflété.
Quelles sont les principales forces à l’origine de cette transition ?
Les trois forces clés autour desquelles l’économie mondiale se recalibre sont les suivantes : une inflation structurelle plus élevée, des niveaux d’endettement souverain élevés et des contrôles potentiels des capitaux. Dans le même temps, les chaînes d’approvisionnement sont en train d’être remodelées, non pas par une logique purement commerciale, mais par des préoccupations sécuritaires, le capitalisme national et la politique industrielle.
Vous décrivez un monde en pleine tourmente
Le terme « tourmente » est fort. Mais les relations macroéconomiques et politiques traditionnelles sont moins fiables. Les chocs peuvent survenir plus rapidement que ne le suggère l’histoire récente.
LGT Private Banking est conçu précisément pour ce type de monde.
– Mika Kastenholz, responsable mondial des solutions d’investissement chez LGT
Comment cette incertitude affecte-t-elle la construction des portefeuilles ?
La distribution des résultats s’est considérablement élargie. Les indicateurs standard du cycle économique étaient auparavant utilisés pour déterminer les corrélations entre les actifs, la volatilité et les primes de risque. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ils sont désormais de plus en plus influencés par la géopolitique, les signaux politiques, la liquidité mondiale et la dynamique des flux de fonds. Cela signifie que l’allocation d’actifs doit accorder une importance encore plus grande à l’analyse de scénarios, à la gestion de la liquidité et à l’agilité.
L’hypothèse selon laquelle les marchés reviendront toujours à leur équilibre antérieur devient moins fiable.
Le trading de détail et les flux passifs ont fortement soutenu le marché ces dernières années. Cette tendance va-t-elle se poursuivre ? Pas nécessairement. Le trading de détail sans commission, la convolution subséquente de la technologie et de la financiarisation, ainsi que les afflux constants vers les véhicules passifs ont stimulé un segment restreint des marchés boursiers. Mais cela n’est pas garanti de durer. À un moment donné, les prix et les valeurs se réaligneront, et cet ajustement peut être soudain et volatil, en particulier lorsque l’effet de levier des produits dérivés entre en jeu.
Passons brièvement de la construction de portefeuille à l’investissement thématique : quels thèmes d’investissement considérez-vous actuellement comme particulièrement pertinents ? Tout commence et finit clairement par l’énergie, tant en termes de prix que de production. Au-delà de cela, nous voyons trois domaines d’investissement thématiques qui se distinguent dans le contexte actuel : premièrement, la pénurie d’eau. L’approvisionnement en eau douce est de plus en plus sous pression à mesure que la demande mondiale augmente, tandis que les ressources accessibles restent limitées. Deuxièmement, les infrastructures d’IA. Nous privilégions l’exposition aux facilitateurs de l’IA tout au long de la chaîne de valeur des centres de données en tant que bénéficiaires à court terme, et aux adoptants de l’IA dans les domaines émergents à plus long terme. Troisièmement, compte tenu des courants politiques et de la capitalisation boursière croissante, nous devons prêter attention aux actifs numériques. Alors que le bitcoin continue de gagner en popularité auprès des grands investisseurs institutionnels, il peut devenir un élément de portefeuilles diversifiés, même si la taille des positions doit clairement rester alignée sur la forte volatilité des prix des actifs numériques.
Le monde reste profondément interconnecté.
– Mika Kastenholz, responsable mondial des solutions d’investissement chez LGT
Ces trois thèmes d’investissement sont présents partout dans le monde. Dans le même temps, les gros titres prédisent que la mondialisation continue de s’estomper. Le monde est-il en train de se fragmenter davantage ?
La forme canonique de la mondialisation passée, telle que la délocalisation stricte, est en effet en train de s’estomper, mais le monde reste profondément interconnecté. Les blocs économiques deviennent plus distincts, mais les capitaux, la technologie, la géopolitique et les risques continuent de traverser les frontières, souvent à une vitesse plus grande et de manière moins prévisible qu’auparavant. Il est essentiel de comprendre ces courants contraires pour prendre des décisions éclairées.
Comment LGT Private Banking se positionne-t-elle pour naviguer dans cet environnement et guider ses clients ?
LGT Private Banking est conçu précisément pour ce type de monde. Notre plateforme mondiale de solutions d’investissement, notre approche à long terme et notre réflexion ainsi que notre présence dans plusieurs juridictions nous confèrent la profondeur analytique, les intérêts alignés et la capacité opérationnelle nécessaires pour aider nos clients à se positionner dans un ordre mondial en transition. En cette période d’incertitude croissante, une analyse rigoureuse et une perspective véritablement mondiale ne sont pas facultatives, elles sont essentielles. Et c’est la valeur que nous nous engageons à fournir.
Investir dans un environnement en mutation : ce qu’il faut surveiller
Vous souhaitez en savoir plus sur les éléments que les investisseurs doivent prendre en compte dans le contexte actuel du marché ?
Obtenez notre Global Outlook complet sur lgt.com/ch-fr/global-outlook
Plus d’informations sur www.lgt.com

Épargne, comptes, investissements alternatifs, placements en Bourse… L’année 2026 s’ouvre dans un climat économique très contrasté et incertain. Entre marchés financiers au ralenti, incertitudes géopolitiques persistantes et pression inflationniste encore perceptible, les investisseurs avancent avec prudence. Pourtant, jamais l’intérêt des particuliers pour l’épargne et l’investissement n’a été aussi marqué. Préparer sa retraite, financer un projet immobilier, anticiper l’avenir de ses enfants ou simplement protéger son capital : autant de motivations qui incitent à rechercher des solutions adaptées, accessibles et performantes.
ans ce contexte mouvant, la question n’est plus seulement de savoir où placer son argent, mais comment bâtir une stratégie cohérente, capable de résister aux cycles économiques tout en saisissant les opportunités de long terme.
Les produits d’épargne « stars » Face aux incertitudes, les produits d’épargne traditionnels continuent de séduire. Comptes d’épargne, solutions de prévoyance et produits liés à la retraite demeurent des piliers incontournables pour une grande partie des ménages. Leur principal atout réside dans la sécurité et la visibilité qu’ils offrent, à une époque où la volatilité des marchés peut inquiéter. Les dispositifs de prévoyance tels que le troisième pilier en Suisse, les plans de retraite ou les solutions d’épargne à long terme permettent non seulement de constituer un capital, mais aussi de bénéficier d’avantages fiscaux non négligeables. Ces produits répondent à un besoin fondamental : se projeter dans l’avenir tout en conservant une certaine tranquillité d’esprit. Si leurs rendements restent souvent plus modestes que ceux des placements dynamiques, ils jouent un rôle clé dans toute stratégie patrimoniale équilibrée, en assurant une base solide et pérenne sur laquelle peuvent s’appuyer des investissements plus exposés.
Un marché sous tension, entre prudence et opportunités
L’environnement économique actuel se caractérise par une dualité marquée. D’un côté, la prudence domine, alimentée par les tensions géopolitiques, l’évolution des politiques monétaires et les incertitudes liées à la croissance mondiale. De l’autre, ces mêmes facteurs créent des opportunités pour les investisseurs capables d’adopter une vision de moyen et long terme.
Les marchés financiers, après plusieurs années de fortes fluctuations, tendent à se stabiliser, tout en restant sensibles aux annonces économiques et politiques. Cette situation pousse de nombreux investisseurs à diversifier davantage leurs placements, afin de limiter les risques et de lisser les performances dans le temps.
La diversification apparaît ainsi comme un principe central en 2026 : répartir son capital entre épargne sécurisée, placements boursiers et investissements alternatifs permet de mieux faire face aux aléas conjoncturels et sociétaux.
Investir en Bourse : mode d’emploi Longtemps perçue comme complexe ou réservée aux initiés, la Bourse est aujourd’hui devenue plus accessible que jamais. Plateformes en ligne, applications


Venez découvrir not Nous vous accue du lundi au vendred et le samedi de

intuitives et outils pédagogiques permettent aux particuliers de se former et d’investir de manière autonome, avec des montants parfois modestes.
Investir en Bourse en 2026 nécessite toutefois une approche structurée : il faut pouvoir comprendre les fondamentaux des marchés, définir son horizon de placement et accepter une part de risque. L’investissement progressif, via des versements réguliers, permet par ailleurs de réduire l’impact de la volatilité en modulant les apports afin d’éviter les décisions impulsives.
Les actions demeurent également un levier de performance intéressant sur le long terme, en particulier lorsqu’elles sont intégrées dans une stratégie diversifiée et alignée avec les objectifs personnels de l’investisseur.
ETF et cryptomonnaies : des placements en pleine maturité Parmi les solutions plébiscitées ces dernières années, les ETF (fonds indiciels cotés) se sont imposés comme des outils incontournables et convoités. Leur succès repose sur leur simplicité, leurs frais réduits et leur capacité à offrir une exposition large à un marché, un secteur ou une zone géographique. En 2026, ils constituent souvent la porte d’entrée idéale vers l’investissement boursier.
Les cryptomonnaies, quant à elles, continuent de susciter débats et interrogations. Si leur volatilité reste élevée, elles ont gagné en maturité et en reconnaissance, notamment grâce à une régulation progressive et à l’intérêt croissant des acteurs institutionnels. Utilisées avec mesure et intégrées dans une allocation globale, elles peuvent représenter un levier de diversification supplémentaire, à condition d’en comprendre les risques.
Construire une stratégie adaptée à ses objectifs Plus que jamais, investir en 2026 suppose de faire des choix éclairés, en tenant compte de sa situation personnelle, de son appétence au risque et de ses projets de vie. Il n’existe pas de solution universelle, mais une multitude de combinaisons possibles, entre sécurité, performance et innovation.
Dans un monde en constante mutation, l’investissement ne se résume plus à un simple placement financier aléatoire. L’investissement devient un véritable outil de projection, de protection et de création de valeur à long terme, à condition d’être pensé de manière globale et évolutive.
Texte Alix Senault
Carton dégustation de 15 bouteilles
5 x 70 cl 5 x 70 cl 5 x 70 cl





Chasselas Cave de La Crausaz
Rosé de pinot noir La Crausaline
Ass rouge Les Bourrons
Livraison à domicile offerte
PRIX DU CARTON DE 15 BOUTEILLES
Je commande Je commande Je commande Je commande Je commande

« Si nous ne finançons pas nos champions, d’autres le feront »
Ancien dirigeant d’Uber en Europe occidentale, Steve Salom est aujourd’hui Partner chez ACE Ventures et gérant du fonds ACE Swiss Tech Outliers. Pour lui, la Suisse possède tous les ingrédients pour faire émerger des leaders technologiques mondiaux, à condition d’aligner capital, expertise opérationnelle et ambition entrepreneuriale.

La Suisse apparaît souvent en tête des classements d’innovation. Une reconnaissance flatteuse, mais qui ne se traduit pas toujours par l’émergence de véritables géants technologiques. Pour Steve Salom, l’explication tient moins au talent des entrepreneurs qu’à la manière dont l’écosystème accompagne leur croissance : « Les classements font de belles photos, pas des entreprises. » Pour transformer une innovation en entreprise globale, plusieurs conditions doivent être réunies : du capital prêt à prendre des risques, des équipes techniques capables de transformer une idée en produit, puis en organisation solide, et une gouvernance capable d’accompagner la croissance. Ces ingrédients existent en Suisse, mais une partie du financement provient encore d’investisseurs étrangers. « Si vous voulez des champions, il faut du capital prêt à prendre des risques tôt et des équipes techniques qui savent transformer une idée en produit, puis en entreprise. » Quand la croissance révèle les failles L’expérience de Steve Salom chez Uber a profondément façonné sa lecture de l’entrepreneuriat. Pendant plusieurs années, il a participé au développement de nouveaux marchés, recruté des équipes sous pression et navigué dans des environnements réglementaires complexes. « La croissance fonctionne comme une loupe, elle agrandit autant vos forces que vos faiblesses. J’ai vu des fondateurs brillants se heurter au chaos que crée la croissance. Ce n’est pas l’idée qui tue une entreprise, c’est le manque de structure pour l’exécuter et l’épuisement du fondateur sous la pression. » Ce constat explique son passage vers l’investissement. Là où l’opérateur gère les conséquences, l’investisseur, lui, peut intervenir plus tôt pour structurer la trajectoire. « Comme opérateur, on gère les conséquences. Comme investisseur, on peut intervenir en amont pour aider à définir la séquence, la gouvernance et les priorités, avant que la vitesse ne devienne incontrôlable. »
Si vous voulez des champions, il faut du capital prêt à prendre des risques tôt et des équipes techniques qui savent transformer une idée en produit, puis en entreprise.
l’international, mais une invitation à agir autrement. L’enjeu n’est pas de retenir les entrepreneurs, mais de leur permettre d’accélérer. « Partir viser des marchés plus grands n’est jamais un échec, c’est la preuve d’une ambition. » La Suisse doit selon lui soutenir cette ambition en apportant, dès le premier tour et de manière conséquente, du capital patient et de l’expérience opérationnelle à grande échelle. Ce duo distingue souvent la start-up qui devient un leader mondial dans sa catégorie de celle qui, faute d’accompagnement structuré, finit par être rachetée comme simple composant technologique par un acteur étranger. La clé réside dans la capacité du capital suisse à intervenir tôt, à accompagner les entreprises dans la durée et à contribuer activement à leur structuration.
– Steve Salom ACE Ventures est le bras de Venture Capital d’ACE & Company, société d’investissement suisse régulée par la FINMA et active dans le Private Equity et le Venture Capital depuis 2017.
ACE Swiss Tech Outliers est un fonds de venture capital qui investit en Seed et en Series A dans des fondateurs suisses ou formés en Suisse développant des technologies à vocation mondiale.
Intervenir tôt pour structurer la croissance
Selon Steve Salom, certaines startups lèvent parfois trop de capital avant d’avoir construit les fondations nécessaires. « Une grosse levée, c’est une responsabilité. Si l’équipe n’est pas prête, la levée accroît les risques plutôt que de les réduire. » La stratégie du fonds repose sur une implication active auprès des entreprises accompagnées : concentration du portefeuille, réserves pour soutenir les phases de croissance et présence systématique au conseil d’administration. « Quand on siège au board, on ne s’arrête ni à la valorisation ni au prochain tour de table. On construit le plan de recrutement senior, on priorise les marchés d’expansion, on valide la feuille de route produit et les KPI, on structure la gouvernance. » Pour Steve Salom, c’est cette combinaison entre discipline d’investissement et intervention opérationnelle qui permet de construire des entreprises capables de durer. Le fonds ACE Swiss Tech Outliers investit ainsi en Seed et en Series A, avec l’ambition d’accompagner
les fondateurs dans la durée et de soutenir les entreprises qui démontrent leur potentiel. « Nous sommes d’abord des ingénieurs et des opérateurs qui avons géré des organisations à grande échelle. » L’expérience opérationnelle constitue, selon lui, un facteur déterminant pour accompagner efficacement les fondateurs. Steve Salom nuance aussi ce qui devient souvent une formule vide : « Tout le monde dit avoir des anciens entrepreneurs. Ce qui change tout, c’est l’échelle de l’expérience. Avoir piloté 200 personnes, ouvert plusieurs pays, structuré des équipes qui doublent en quelques mois transforme la façon dont on accompagne une startup. »
Le paradoxe du capital suisse
La Suisse dispose d’importants capitaux institutionnels et d’une culture de l’investissement à long terme. Pourtant, une part significative de la valeur créée par ses entrepreneurs est encore financée par des investisseurs étrangers. Pour Steve Salom, ce constat n’est pas une critique de
ACE Ventures réunit des ingénieurs et des opérateurs ayant construit et piloté des organisations à grande échelle afin d’accompagner les fondateurs dans la transformation de leur ambition en entreprises technologiques mondiales.
Présence : Genève, Zurich, Londres.
Plus d’informations sur aceventures.vc

Valeur refuge par excellence, l’immobilier continue d’occuper une place centrale dans les stratégies patrimoniales des investisseurs suisses. Dans un contexte marqué par des incertitudes économiques persistantes, des marchés financiers volatils et des rendements obligataires limités, la pierre apparaît comme un rempart contre l’inflation et un vecteur de stabilité à long terme.

Investir dans l’immobilier permet à la fois de sécuriser son patrimoine, de diversifier ses actifs et de générer des revenus réguliers. Mais si la promesse est séduisante, elle ne doit pas masquer les risques inhérents à ce type d’investissement. Pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par la pierre, une approche informée et structurée reste indispensable.
L’immobilier suisse, une valeur refuge durable
Depuis des décennies, l’immobilier suisse s’impose comme l’un des investissements les plus prisés par les ménages et les investisseurs institutionnels. Sa solidité repose sur plusieurs facteurs structurels : une économie stable, un cadre juridique sécurisé, une croissance démographique soutenue et, surtout, une pénurie chronique de logements dans de nombreuses régions. Cette rareté contribue à maintenir des prix élevés et une demande constante, en particulier dans les grandes agglomérations.
Contrairement à d’autres classes d’actifs plus sensibles aux fluctuations des marchés, la pierre offre une certaine résilience face aux crises financières. En Suisse, cette résistance est renforcée par une forte attractivité des centres urbains et par un marché locatif tendu, qui garantit une occupation élevée des biens. Toutefois, la performance d’un investissement immobilier dépend étroitement de critères fondamentaux tels que l’emplacement, la qualité du bien, son accessibilité et son potentiel de valorisation à long terme.
Une démocratisation progressive
Longtemps réservé aux investisseurs disposant d’un
capital conséquent, l’investissement dans la pierre s’est progressivement démocratisé. Si l’achat direct d’un appartement ou d’un immeuble reste la voie la plus connue, il exige des fonds propres importants, une capacité d’endettement suffisante et une gestion active du bien. Pour contourner ces contraintes, de nouvelles solutions ont émergé ces dernières années, permettant d’investir dans l’immobilier avec des montants plus accessibles et un risque mutualisé.
Les Sociétés de Placement Immobilier (SCPI), bien que plus répandues en France, séduisent de plus en plus d’investisseurs suisses à la recherche de diversification. Elles permettent d’acquérir des parts dans un portefeuille immobilier géré par des professionnels, offrant ainsi un accès indirect à des actifs de qualité sans les contraintes de gestion. Le crowdfunding immobilier constitue une autre alternative en plein essor. Ce modèle participatif permet à plusieurs investisseurs de financer collectivement un projet immobilier, qu’il s’agisse de logements résidentiels, de surfaces commerciales ou de projets de rénovation. Ces solutions participent à rendre l’investissement immobilier plus flexible, plus accessible et mieux adapté aux nouveaux profils d’investisseurs. Des rendements attractifs, malgré le contexte
L’un des principaux attraits de l’investissement immobilier réside dans sa capacité à générer des revenus récurrents. Une fois le bien acquis et mis sur le marché locatif, les loyers perçus constituent une source de rendement relativement stable. En Suisse, le rendement brut d’un investissement immobilier
direct se situe généralement entre 2,8 % et 3 %, pouvant atteindre jusqu’à 6 % ou 7 % pour des projets spécifiques ou des biens à forte valeur ajoutée.
Pour 2026, les fonds immobiliers suisses demeurent une alternative attractive, avec un rendement estimé autour de 2,6 % à 2,8 %. Même après déduction des charges, des frais de gestion et d’entretien, le rendement net reste compétitif par rapport aux placements obligataires, dans un environnement de taux directeurs historiquement bas. À cela s’ajoute la perspective de plus-values à long terme, portée par la hausse continue des prix de l’immobilier dans de nombreuses régions du pays.
L’emplacement, un critère toujours déterminant Si le marché immobilier suisse bénéficie d’un taux de vacance particulièrement faible, avoisinant 1 % , l’emplacement demeure un facteur clé de rentabilité. Les zones urbaines et économiquement dynamiques concentrent l’essentiel de la demande et offrent les meilleures perspectives de rendement et de valorisation.
Les régions de Zurich, Berne et Bâle figurent parmi les plus convoitées, tout comme la Suisse centrale, notamment les cantons de Zoug et de Schwytz. Ces territoires se distinguent par leur attractivité économique, leur qualité de vie et leur stabilité fiscale. La baisse progressive des taux directeurs de la Banque nationale suisse, qui se sont stabilisés autour de 0 %, a également contribué à maintenir des conditions de financement favorables, soutenant ainsi l’investissement immobilier.
Quelles perspectives pour 2026 ? À l’horizon 2026, les perspectives du marché immobilier suisse restent globalement positives, bien que marquées par une certaine prudence. La demande devrait continuer à dépasser l’offre, en particulier dans les centres urbains, soutenant ainsi les prix et les loyers. Les investisseurs devraient néanmoins faire preuve de discernement face à une réglementation plus stricte, à des exigences accrues en matière de durabilité et à une sensibilité croissante aux critères environnementaux.
Les menaces à anticiper Malgré ses atouts, l’investissement immobilier n’est pas exempt de risques. Une éventuelle remontée des taux d’intérêt à moyen terme pourrait renchérir le coût du financement et peser sur les rendements. Les évolutions réglementaires, notamment en matière de fiscalité, de protection des locataires ou de normes énergétiques, représentent également des défis pour les propriétaires. Enfin, la concentration des investissements dans certaines zones très prisées pourrait limiter les marges de progression à long terme.
Dans ce contexte, investir dans la pierre reste une stratégie pertinente, à condition d’adopter une vision à long terme, de diversifier ses placements et de s’appuyer sur des conseils avisés. Plus que jamais, l’immobilier suisse récompense les investisseurs informés, capables d’anticiper les évolutions du marché et de saisir les opportunités là où elles se présentent.
Texte Alix Senault


Les transactions secondaires en infrastructure permettent d’accéder à des actifs déjà opérationnels, dont la performance et les caractéristiques sont pleinement visibles. Cette approche offre la possibilité de construire de manière efficace un portefeuille diversifié et mature, tout en bénéficiant de plusieurs avantages structurels : une meilleure visibilité sur les flux de trésorerie, une réduction du risque lié au déploiement du capital, une mise au travail immédiate des capitaux investis et des distributions potentiellement plus rapides.

Frédéric Mayunga
Investment Professional, SFP Infrastructure Partners

Thomas Heran
Client Relationship Manager, SFP Group
L’infrastructure est désormais reconnue comme une classe d’actifs à part entière dans l’allocation, particulièrement face aux incertitudes macroéconomiques et géopolitiques. Sa notoriété s’explique par sa capacité à générer des flux de trésorerie stables à long terme et à offrir une performance résiliente à travers les cycles économiques. Cette résilience repose sur la nature de l’infrastructure, qui fournit des services essentiels tels que le transport d’électricité, l’approvisionnement en eau, les réseaux de transport et la connectivité numérique, dont dépendent ménages et entreprises, quelles que soient les conditions économiques. Ces caractéristiques structurelles (prévisibilité, faible corrélation avec les marchés, caractère défensif et contracyclique) expliquent l’attrait croissant de l’infrastructure chez les investisseurs à long terme. À titre d’exemple, environ la moitié des caisses de pension suisses sont désormais investies dans cette classe d’actifs, contre seulement 15 % il y a une dizaine d’années.
Deux options principales s’offrent aux investisseurs : le marché primaire, qui consiste à s’engager dans un fonds lors de sa création, et le marché secondaire, qui vise l’acquisition de parts dans des fonds existants ou d’actifs déjà opérationnels.
La distinction peut être illustrée simplement Investir sur le marché primaire revient à engager un architecte pour construire une maison. Vous faites confiance à son expertise, à sa vision et à sa capacité d’exécution, mais vous ne connaissez pas encore précisément la configuration finale ni le résultat définitif. Il s’agit d’un investissement fondé sur une stratégie et un plan d’affaires, un engagement « blind pool » dont la performance dépendra de décisions futures. À l’inverse, le marché secondaire s’apparente à l’achat d’une maison déjà construite et habitée. Vous pouvez analyser le quartier, examiner l’historique des charges, vérifier l’état du toit et évaluer la qualité de la construction. Autrement dit, vous investissez dans un actif existant, dont les caractéristiques et les performances sont observables.
Sur le marché secondaire, vous n’achetez pas une promesse ou un business plan, mais un actif opérationnel générant déjà des flux de trésorerie. Les clients sont identifiés, l’environnement réglementaire est connu et l’équipe de gestion est en place. Plutôt que de parier sur des décisions d’investissement futures, vous sélectionnez des actifs déjà constitués et performants.
Le marché secondaire
Le marché secondaire est apparu dans le private equity au cours des années 1980 afin d’apporter de la liquidité à une classe d’actifs historiquement illiquide. À l’origine, les transactions secondaires consistaient principalement en l’achat ou la vente de parts de fonds détenues par des investisseurs existants (Limited Partners) : les transactions dites « LP-led ».
Dans ce schéma, un investisseur souhaitant céder sa participation dans un fonds pouvait la vendre à un acteur secondaire, permettant ainsi une sortie anticipée sans attendre la liquidation programmée du véhicule.
Au fil du temps, le marché s’est sophistiqué et a évolué pour inclure des transactions initiées par les sociétés de gestion elles-mêmes (General Partners), dites « GP-led ». Dans ce cas, le gérant restructure ou prolonge la détention d’un ou plusieurs actifs au sein d’un nouveau véhicule, offrant aux investisseurs existants une option de liquidité, tout en permettant à de nouveaux investisseurs d’accéder à des actifs sélectionnés.
Ces opérations donnent souvent accès aux meilleurs actifs du portefeuille d’un gérant : les « trophy assets », dont la qualité opérationnelle est démontrée. Elles peuvent aussi intervenir lorsqu’un ou plusieurs actifs présentent encore des leviers de création de valeur ou un potentiel d’optimisation restant à exploiter.
Le marché primaire d’aujourd’hui constitue le marché secondaire de demain
Depuis son institutionnalisation au début des années 2000, l’infrastructure est devenue l’une des classes d’actifs à la croissance la plus rapide. La maturation des fonds primaires alimente un univers croissant d’opportunités secondaires, alors que la liquidité devient un enjeu stratégique dans une classe d’actifs autrement illiquide.
Bien que le marché secondaire croisse fortement (taux de croissance annuel composé de 26 % sur la période 2014-2025 selon Campbell Lutyens 2025), les levées de fonds pour les transactions secondaires en infrastructure n’atteignent que huit milliards USD (contre un volume de transactions de 25 milliards USD). De notre point de vue, cet écart est encore plus important si l’on considère le segment des petites et moyennes capitalisations (small to mid-market).
Caractéristiques clés
Les transactions secondaires en infrastructure se sont ainsi imposées comme un moyen particulièrement attractif d’accéder à la classe d’actifs. Elles offrent une plus grande flexibilité dans la construction du portefeuille et la possibilité d’investir à des valorisations attractives, notamment dans des phases où la liquidité est rare.
Leur capacité à réduire le risque de « blind pool », à accélérer le déploiement du capital et à générer des distributions plus précoces les rend particulièrement pertinentes dans des environnements incertains ou volatils.
Elles permettent également d’éviter la traditionnelle courbe en J, propre aux marchés privés, où une première phase d’investissement et un délai sont nécessaires avant la génération de flux de trésorerie.
À l’inverse, les investissements secondaires portent sur des actifs matures, déjà opérationnels et générateurs de revenus. Grâce à des historiques de performance établis et à des périodes de détention plus courtes, les investisseurs bénéficient d’un déploiement plus rapide du capital, d’une meilleure visibilité sur les flux de trésorerie futurs, d’un profil de risque réduit et d’une génération de revenus plus rapide. Small/Mid-cap vs Large-cap Les fonds mid-cap achètent généralement des actifs à des valorisations d’entrée plus attractives, notamment des entreprises familiales ou détenues pour la première fois par un fonds, offrant des opportunités significatives de création de valeur. Historiquement, la croissance de l’EBITDA a été le principal moteur de valeur dans ce segment, tandis que les fonds large-cap ont davantage compté sur l’expansion des multiples et l’effet de levier.
De plus, le marché montre aujourd’hui des signes de reprise, mené par les exits du segment mid-cap, où les actifs disposent d’un univers d’acheteurs plus large. À l’inverse, les fonds large-cap peuvent avoir déjà fortement développé un actif et, de ce fait, rencontrer des difficultés à trouver des acquéreurs sur ce segment du marché.
Fonds fermés vs fonds ouverts Une distinction doit être faite quant aux différentes structures existantes.
Les closed-end funds (fonds fermés) fonctionnent avec une durée de vie prédéfinie, généralement de dix à douze ans. Le capital est engagé à l’avance, puis appelé progressivement au fil des investissements réalisés par le fonds. Les souscriptions sont bloquées pendant toute la durée du véhicule et la liquidité n’intervient qu’au rythme des cessions d’actifs. Historiquement, cette structure a constitué le format dominant dans les marchés privés.
En parallèle, les evergreen funds (fonds ouverts) ont gagné en popularité ces dernières années. Ces derniers offrent une liquidité périodique et sont ouverts aux souscriptions et aux rachats. Ils sont alimentés en capital progressivement, au rythme des souscriptions des investisseurs.
Cette structure ouverte génère une pression continuelle afin de déployer les capitaux récemment collectés, y compris lorsque le nombre d’opportunités est limité ou quand les valorisations sont élevées. Elle implique par ailleurs le maintien d’une poche de liquidité (trésorerie ou instruments assimilés) afin de faire face aux demandes de rachat. Ce phénomène, communément appelé « cash drag », peut conduire à un déploiement moins efficient du capital, susceptible de peser à terme sur la performance globale du fonds. Par ailleurs, la liquidité offerte demeure strictement encadrée. La plupart des véhicules imposent une période de blocage initiale (lock-up, généralement d’un à trois ans), des pénalités en cas de rachat anticipé, ainsi que des « gates » trimestriels limitant les retraits, souvent plafonnés autour de 5 % de la valeur nette d’inventaire (VNI).
Lorsque les demandes de rachat dépassent ces seuils, elles sont reportées aux trimestres suivants, créant potentiellement des files d’attente qui peuvent s’étendre sur plusieurs périodes, en particulier dans des environnements de marché tendus.
Un exemple marquant est celui de certains grands véhicules immobiliers ayant récemment reçu des demandes de rachat supérieures aux seuils fixés. Les mécanismes de limitation des retraits ont alors conduit à un report partiel des demandes sur les périodes suivantes. Plus récemment, des situations comparables ont été observées dans le crédit privé, où certains fonds ont été amenés à suspendre complètement leurs programmes de rachat afin de préserver la stabilité du véhicule.
Dans des cas plus extrêmes, certains acteurs ont été contraints de céder une partie de leur portefeuille afin de restituer du capital aux investisseurs, dans des conditions potentiellement sous-optimales.
Ces épisodes mettent en évidence la complexité que représente la détention d’actifs intrinsèquement illiquides au sein d’une structure ouverte : l’équilibre est difficile à atteindre, et il convient d’arbitrer en permanence entre le maintien d’un niveau de liquidité suffisant et le déploiement efficient des capitaux. Pour conclure
Les transactions secondaires en infrastructure se sont imposées comme un point d’entrée attractif pour les investisseurs recherchant une exposition à des actifs adossés à des services essentiels, particulièrement résilients dans un environnement macroéconomique volatil. Alors que le modèle traditionnel 60/40 (actions/obligations) est de plus en plus remis en question, les actifs réels ont démontré leur robustesse au cours des dernières décennies et constituent désormais une composante clé de l’allocation stratégique.
Dans ce contexte, les stratégies secondaires offrent un moyen efficient d’accéder aux actifs réels, désormais considérés comme un pilier stratégique des portefeuilles institutionnels.
Qui sommes-nous ?
SFP Infrastructure Partners (SFP IP) est une société d'investissement basée à Zurich exclusivement dédiée aux investissements secondaires d'infrastructure, ce qui en fait l'un des rares acteurs mondiaux dotés de cette spécialisation dédiée. Fondée par trois anciens de Partners Group possédant une longue expérience dans le secteur des infrastructures, SFP IP fait partie du groupe Swiss Finance & Property, une plateforme d'actifs réels gérant plus de 18 milliards de CHF et employant plus de 120 collaborateurs. En tant que membre de cette plateforme, SFP IP offre aux investisseurs un accès à des actifs d'infrastructure de haute qualité dans le monde entier.
Plus d’informations sur www.sfpinfra.com



CEO/CIO Portfolio Manager

Deputy CIO Portfolio Manager
Dans un monde oÙ les dettes publiques sont à la dérive, les crises géopolitiques sont nombreuses et l’inflation est ravivée dans les pays avancés, l’or a retrouvé une place centrale dans les stratégies de protection du patrimoine, à l’instar de la décennie 1970. Voici un tour d’horizon d’un métal qui s’érige à nouveau en actif monétaire et financier incontournable au-delà d’être une simple valeur refuge.
Pourquoi l’or revient au cœur des préoccupations
Depuis 1971 et la fin de l’étalon-or, le système qui permettait d’échanger des dollars contre de l’or à taux fixe, les monnaies mondiales reposent uniquement sur la confiance que les citoyens et les marchés accordent aux banques centrales et aux gouvernements. Cette confiance, est désormais ébranlée après des décennies de stabilité.
La cause de cette défiance vient des dérives structurelles des finances publiques et l’explosion des dettes publiques. Aux États-Unis, au Japon et en Europe, les gouvernements dépensent bien au-delà de leurs moyens depuis des décennies, accumulant des dettes colossales. Pour que le fardeau de ces dettes reste supportable en termes de charge financière, les banques centrales se trouvent dans une position délicate : elles ne peuvent pas augmenter les taux d’intérêt aussi librement qu’elles le souhaiteraient, au risque de provoquer des crises budgétaires. En pratique, cela
L’or est le baromètre de confiance des hommes envers la société et ses élites.
signifie que l’inflation ; la hausse progressive des prix, peut être tolérée, voire indirectement encouragée, car elle réduit mécaniquement le poids réel des dettes.
En termes simples : quand l’inflation est de 3 % par an, une dette de 100 ne « vaut » plus que 97 en termes de pouvoir d’achat un an plus tard. L’État s’enrichit discrètement au détriment des épargnants.
C’est dans ce contexte que l’or a enregistré une performance spectaculaire en 2025 : +64 % sur l’année, avec près de cinquante records successifs. Ce mouvement ne s’explique pas par la panique ou un événement isolé. Il reflète une décision réfléchie de nombreux grands acteurs : banques centrales, fonds souverains, grandes fortunes privées, de réduire leur dépendance aux obligations gouvernementales et de se tourner vers des actifs dont la quantité ne peut pas être imprimée.
Pour la troisième année consécutive, les banques centrales du monde entier ont acheté plus de 1000 tonnes d’or, soit l’équivalent de près de 130 milliards de francs au cours actuel de l’once. La Chine, l’Inde et la Turquie diversifient leurs réserves, réduisant leur exposition aux bons du Trésor américains.
Parallèlement, la réintroduction de droits de douane aux États-Unis a ravivé les craintes d’un commerce mondial fragmenté et d’une inflation importée. Dans ce paysage, l’or s’impose moins comme un pari spéculatif que comme une assurance contre la perte de confiance dans le système monétaire.
L’or dans un portefeuille : un rôle unique La diversification est le principe fondateur de toute gestion prudente : en ne mettant pas tous ses œufs dans le même panier, on réduit le risque
global. Mais la diversification n’est vraiment efficace que si les différents actifs ne chutent pas tous en même temps lors d’une crise. Et c’est précisément là que l’or montre ses qualités distinctives.
Historiquement, l’or a tendance à progresser ou à se stabiliser quand les marchés boursiers s’effondrent.
Lors de la crise financière de 2008, de la pandémie de 2020 ou des tensions bancaires de 2023, l’or a joué son rôle d’amortisseur. En termes techniques, on dit que l’or présente une corrélation faible, voire négative, avec les actions et les obligations en période de stress. En termes concrets : quand tout baisse, l’or tient.
L’antifragilité : au-delà de la simple résistance Il existe un concept utile pour comprendre ce que l’or apporte à un portefeuille : l’antifragilité. Forgé par le penseur et statisticien Nassim Taleb, ce terme désigne la propriété d’un système ou d’un objet qui ne se contente pas de résister aux chocs, mais qui en sort renforcé. Tel le corps humain qui se renforce dans l’épreuve et l’effort.
L’or possède cette caractéristique rare : contrairement à une action ou à une obligation, il ne dépend d’aucune entreprise, d’aucun gouvernement, d’aucune promesse de remboursement. Sa valeur intrinsèque ne peut pas être effacée par une faillite ou une décision politique. C’est précisément dans les environnements d’incertitude, de crise de confiance ou de désordre monétaire que l’or brille le plus.
Une précision importante pour ceux qui envisagent d’investir en or : il existe une différence fondamentale entre l’or physique alloué (des lingots ou pièces qui vous appartiennent réellement et sont stockés en votre nom) et l’or dit « papier » (des contrats financiers
ou des fonds qui tentent de répliquer le cours de l’or, sans forcément détenir le métal). En période de forte tension sur les marchés physiques, ces deux formes d’exposition peuvent diverger sensiblement.
NCM, une approche de gestion active des métaux précieux
Les métaux précieux : or, argent, platine, palladium, forment une classe d’actifs à part entière. Comme pour les actions ou l’immobilier, il est possible de les gérer de manière passive (en achetant simplement de l’or et en attendant) ou active (en cherchant à optimiser les rendements et à maîtriser les risques à travers une gestion dynamique).
Chez Noble Capital Management, nous avons développé depuis plus de dix ans une approche active qui, par sa gestion rigoureuse et diversifiée, a su créer de la valeur au-delà de la simple détention du métal. Concrètement, cela passe par une exposition principale à l’or physique, qui constitue l’ancre stable de notre stratégie complétée par des positions sur d’autres métaux précieux comme l’argent ou le platine, dont les profils de rendement peuvent être plus dynamiques en période de reprise économique. La gestion du risque occupe une place centrale dans notre approche. Des instruments financiers comme les options sont utilisés pour protéger le capital lors de phases de hausse excessive des prix, ces phases dites « paraboliques » qui peuvent précéder des corrections brutales. L’objectif n’est pas de maximiser le gain à court terme, mais de construire une performance régulière dans la durée, en évitant les pertes importantes.
Un contexte porteur pour les années à venir Dans un environnement où les politiques monétaires restent contraintes par des niveaux d’endettement historiques, où la demande des banques centrales reste soutenue et où les tensions sur l’offre physique persistent, les conditions structurelles semblent réunies pour que les métaux précieux continuent à jouer un rôle stratégique dans les portefeuilles. Non comme un pari spéculatif de court terme, mais comme une allocation stratégique de conviction à moyen et long terme.

Altaroc Partners s’est uniquement spécialisé, il y a plusieurs années, dans les investissements en Private Equity, avec des solutions adaptées à chaque portefeuille et à chaque stratégie patrimoniale. Aujourd’hui, Altaroc Partners, c’est trois milliards d’euros conseillés et gérés, 1,8 milliard d’euros levés en cinq ans et plus de 63 collaborateurs à Genève, Paris, Bruxelles et Milan. C’est aussi une vision et un engagement pragmatiques pour soutenir activement l’économie réelle. Un placement reconnu pour sa performance, reposant sur un capital patient, mobilisé sur le temps long. Échange avec Julie Van Campenhoudt, Head of Switzerland. Quels sont les niveaux de performance historiquement observés en Private Equity, et quels facteurs expliquent cet attrait confirmé ?
Le Private Equity est une classe d’actifs qui existe depuis plus de soixante ans. Elle était historiquement réservée aux investisseurs institutionnels, comme les banques ou les fonds de pension, car elle nécessitait d’engager des montants très importants.
Sur les quinze dernières années, nous avons observé que ces investissements ont généré des rendements supérieurs à ceux des marchés cotés. Cette surperformance s’explique notamment par l’horizon de long terme : lorsque l’on injecte du capital dans une entreprise non cotée, la création de valeur se matérialise généralement sur une période de cinq à dix ans.
Aujourd’hui, nous assistons à une véritable démocratisation de cette classe d’actifs. Chez Altaroc, nous participons activement à ce mouvement, avec une approche structurée et sécurisée. Cela implique une sélection très rigoureuse des gérants chez qui nous investissons chaque année dans nos Millésimes, en nous concentrant exclusivement sur des stratégies de Growth Equity et de Buyout, au cœur de la création de valeur en capital-investissement.
Pourquoi les investisseurs fortunés et institutionnels allouent-ils une part croissante de leurs portefeuilles au Private Equity ?
Nous le constatons très clairement dans nos activités. Les investisseurs institutionnels, notamment aux Etats-Unis, où le Private Equity est né, y consacrent une part très significative de leurs portefeuilles. Les fonds de pension peuvent ainsi allouer en moyenne 15 % de leurs actifs à cette classe d’investissement.
Chez les investisseurs privés, les allocations sont plus modestes, généralement comprises entre 1 % et 10 %. Néanmoins, même une allocation limitée, autour de 5 %, permet déjà d’améliorer la diversification d’un portefeuille tout en réduisant son exposition à la volatilité des marchés cotés.
Les institutionnels restent les plus exposés, mais l’intérêt des investisseurs privés ne cesse de croître, notamment en raison du potentiel de performance et du rôle du Private Equity dans le financement de l’économie réelle.
Quels sont les secteurs qui démontrent la meilleure résilience ?
Deux grands secteurs se distinguent particulièrement : les technologies, notamment le cloud et les logiciels, ainsi que les domaines de la santé et de la medtech. Les logiciels sont devenus incontournables dans le fonctionnement des entreprises, ce qui leur confère une forte résilience. Dans le domaine de la santé, les services et les technologies médicales connaissent également une croissance soutenue, portée par des tendances structurelles comme le vieillissement de la population et l’innovation médicale.
Ces secteurs, tous deux acycliques, combinent à la fois potentiel de croissance et robustesse. Ce sont donc des domaines particulièrement attractifs pour les investisseurs en Private Equity
Quelle est l’influence de l’intelligence artificielle sur le Private Equity et les entreprises technologiques ?
L’intelligence artificielle ne remplace pas le Private Equity ni les entreprises technologiques, elle en redéfinit les dynamiques de création de valeur. Dans le logiciel B2B, l’IA agit comme un facteur de différenciation : elle renforce les systems of record, ces logiciels critiques qui détiennent la donnée officielle, plutôt qu’elle ne les remplace. La valeur se déplace des fonctionnalités vers la donnée propriétaire, l’intégration profonde aux workflows et la capacité à entraîner des modèles spécialisés.



Pour le Private Equity, cela implique une lecture plus fine des actifs. Il faut privilégier les plateformes critiques, capables d’intégrer l’IA, d’adapter leur modèle de pricing et de transformer cette évolution technologique en un levier durable de performance opérationnelle.
Certains observateurs évoquent un risque de bulle autour de l’IA.
Comment les gérants de Private Equity évaluent-ils cette dynamique ?
Les firmes de Private Equity ne raisonnent pas en termes de « bulle ou pas bulle », mais en termes de discipline et de différenciation. Ils reconnaissent l’existence d’excès locaux sur certaines start-up survalorisées ou dans la course aux data centers, alimentés par un effet de FOMO et des anticipations parfois déconnectées des fondamentaux. Pour autant, ils distinguent ces excès d’un mouvement structurel plus profond. L’IA transforme durablement les modèles économiques et la productivité. Leur approche consiste donc à privilégier des actifs adossés à des cash-flows visibles, des contrats sur le long terme, un contrôle de la donnée et une demande réelle, plutôt qu’à financer un narratif technologique.
Quelles stratégies en Private Equity mettez-vous à la disposition de vos clients ?
Notre objectif est de proposer aux investisseurs privés des solutions performantes et adaptées à leurs besoins. Nous avons notamment développé des programmes d’investissement structurés sous forme de Millésimes, qui permettent de construire progressivement un portefeuille diversifié. Nous investissons chaque année dans une sélection de fonds et réalisons également des co-investissements directs dans des entreprises, principalement en Europe et aux Etats-Unis. Nos solutions sont accessibles à partir de 100 000 euros, avec un déploiement progressif du capital sur cinq ans, soit 20 000 euros par an. Cette approche, avec des appels de fonds fixes, permet d’optimiser la gestion du cash-flow tout en assurant une diversification efficace. Nous proposons également des fonds Evergreen, qui offrent davantage de flexibilité et permettent aux investisseurs de s’inscrire dans une stratégie de long terme, tout en conservant une certaine liquidité.

Altaroc Rue François-Versonnex 7 1207 Genève Suisse
Sur les quinze dernières années, nous avons observé que ces investissements ont généré des rendements supérieurs à ceux des marchés cotés.
+41 22 506 86 31 julie.van-campenhoudt@altaroc.pe www.altaroc.pe

Pratolini Delgado
Fondée en 1986, l’Association Suisse des Gestionnaires de fortune - ASG est l’association de branche des gestionnaires de fortune en Suisse. Avec plus de 800 membres, elle représente la majorité des sociétés de gestion de fortune autorisées et est aussi la principale association pour les gestionnaires de fortune collective. Porte-parole de la branche auprès des autorités, des acteurs économiques et des médias, elle œuvre à défendre les intérêts des gestionnaires de fortune sur la place financière suisse et à les soutenir dans leurs activités.
À l’occasion des 40 ans de l’association, , entretien croisé avec Patrick Dorner, CEO, et Anne Pratolini Delgado, Deputy CEO.
Interview Alix Senault Image màd
Patrick Dorner, qu’est-ce qu’un gestionnaire de fortune et quel est son rôle ?
Patrick : Le gestionnaire de fortune est un spécialiste indépendant qui accompagne ses clients dans la gestion de leur patrimoine, en gérant et en investissant leurs avoirs selon leurs souhaits, besoins et objectifs. Concrètement, le client conserve ses actifs auprès de sa banque dépositaire, mais confie un mandat de gestion à ce professionnel.
C’est avant tout une relation de confiance et un accompagnement dans la durée. J’aime comparer le rôle du gestionnaire à celui d’un médecin de famille : il commence par établir un bilan complet, écoute attentivement, comprend les besoins profonds, puis propose le traitement le plus approprié. Son objectif n’est pas de vendre une solution, mais d’apporter la réponse la plus juste, personnalisée et durable. Cette approche sur mesure n’est pas réservée à une élite, c’est un service accessible à une clientèle bien plus large.
Anne Pratolini Delgado : La gestion de fortune s’inscrit dans une relation tripartite entre le client, le gestionnaire et la banque. Bien sûr, il y a plusieurs possibilités pour investir, chacun peut gérer son patrimoine seul s’il ose, mais à ses risques et périls surtout s’il n’a pas ou peu de connaissances dans le domaine. Le gestionnaire, lui, dispose des compétences nécessaires pour lui fournir une gestion personnalisée, adaptée à son profil et à son appétence au risque. Il accompagne son client dans une relation à long terme qui va bien au-delà du simple placement financier. Les termes « gérant externe », « tiers-gérant » ou « gestionnaire de fortune » prêtent parfois à confusion. Quelle est la terminologie officielle aujourd’hui ?
Patrick : Historiquement, on parlait de gérant de fortune, et certaines banques utilisaient le terme de gérant externe pour désigner un professionnel intervenant en dehors de leur établissement. Aujourd’hui, la terminologie officielle est celle de gestionnaire de fortune. Ce titre est désormais protégé par la loi. Depuis l’entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire, ces professionnels doivent obtenir une autorisation de la FINMA et sont soumis à une surveillance prudentielle et continue. Cette évolution a renforcé la crédibilité, la transparence et la reconnaissance de la profession.
Anne Pratolini Delgado, vous avez rejoint l’ASG en 2018, à une période charnière. Quels étaient les défis ?
Anne : L’année 2018 et les suivantes ont véritablement marqué un tournant pour la gestion de fortune indépendante dans le contexte de l’élaboration du nouveau cadre réglementaire entré en vigueur en 2020. Pour les gestionnaires, cela signifiait un passage majeur : quitter un système d’autorégulation pour entrer dans un système d’autorisation étatique.
Pour l’ASG, cette évolution impliquait de se réorienter : abandonner ses activités de surveillance pour se consacrer pleinement à la défense des intérêts et au soutien de ses membres.
L’ASG a joué un rôle actif dans ce processus et s’est fortement mobilisée pour que le nouveau cadre légal prenne en compte les spécificités des sociétés de gestion de fortune. L’accompagnement de ses membres allait donc de soi.
Pour la nouvelle équipe et moi-même, cette période a été particulièrement stimulante. Nous devions concevoir et déployer de nouveaux services afin que les gestionnaires de fortune puissent se conformer au nouveau cadre réglementaire de manière autonome et à un coût maîtrisé. Aujourd’hui, nous accompagnons nos membres dans leurs activités quotidiennes en leur proposant un support réglementaire et juridique, de la formation continue, des solutions métiers et un réseau d’experts, tout en continuant à les représenter et à défendre leurs intérêts. Nous couvrons des thématiques diversifiées répondant à tous les besoins de nos membres, allant de la réglementation à la cybersécurité, en passant par la gestion des risques, le droit du travail, l’intelligence

artificielle ou encore la fiscalité. Pour vous donner des chiffres, en 2025, l’ASG a organisé plus de 100 événements en ligne et en présentiel, réunissant plus de 22 000 participants. L’Association est ainsi devenue un acteur clé de l’écosystème des gestionnaires de fortune et elle continuera de développer ses prestations pour répondre à l’évolution besoins de ses membres.
Quels ont été les impacts des lois LEFin et LSFin sur la profession ? Patrick : Ces lois ont marqué un tournant majeur pour la profession. Les gestionnaires ont dû formaliser leurs processus, documenter leurs activités et se conformer à des exigences légales. Ce cadre harmonisé a instauré de nouveaux standards en matière d’organisation, de gouvernance et de protection des clients. Au-delà de l’effort d’adaptation initial, l’impact est très positif. Ce dispositif a renforcé la crédibilité, la transparence et la reconnaissance de l’ensemble de la gestion de fortune, en Suisse comme à l’international. L’autorisation FINMA assure une reconnaissance officielle pour laquelle l’ASG plaidait depuis longtemps. Ce véritable label de qualité contribue aujourd’hui à valoriser durablement la profession. On constate d’ailleurs que, depuis deux ans, le nombre de créations de sociétés de gestion s’est accéléré, signe que le cadre réglementaire est adapté aux nouveaux acteurs.
Anne : On peut préciser que les gestionnaires appliquent les LEFin et les LSFin au même titre que les banques, les maisons de titres ou les gestionnaires de fortune collective, et comme eux, ils sont désormais aussi autorisés par la FINMA et soumis à une surveillance prudentielle.
Ces nouvelles exigences ont-elles entraîné une consolidation du marché ?
Patrick : Contrairement à certaines idées reçues, la réglementation n’a pas entraîné de consolidation du marché. La structure du secteur reste largement inchangée : la médiane des sociétés de gestion de fortune compte toujours trois à quatre collaborateurs.
Les petites structures disposent pleinement des compétences et des ressources nécessaires pour répondre aux attentes des clients comme aux exigences du législateur. Il n’y a donc aucun besoin de consolidation.
La place financière suisse a traversé plusieurs crises majeures. Quels ont été leurs impacts ?
Patrick : En temps de crise, les gestionnaires de fortune ont toujours prouvé qu’ils étaient flexibles et résilients.
La crise financière de 2008, par exemple, les a renforcés. Depuis, la clientèle apprécie particulièrement les petites structures et leur suivi personnalisé ; « Small is beautiful » est devenu son credo. L’indépendance, avec son architecture ouverte et sans conflits d’intérêts, est devenue une qualité très recherchée.
L’ASG joue également un rôle de représentation. Concrètement, quelles actions menez-vous ?
Patrick : En tant que porte-parole des gestionnaires de fortune, l’ASG est régulièrement consultée par les autorités et participe aux groupes de travail sur la réglementation financière. Nous apportons l’expertise métier pour contribuer activement à l’élaboration des lois et défendre des conditions cadres adéquates pour la profession. Grâce à notre forte représentativité et aux valeurs que nous défendons nous avons un fort impact notamment au niveau politique.
Quelle est la véritable valeur ajoutée d’un gestionnaire de fortune ?
Anne : Elle repose sur la relation humaine et sur la capacité à offrir un service de gestion réellement personnalisé. Le gestionnaire connaît ses clients, leur famille, leurs projets et leurs préoccupations. Ses compétences dépassent largement la seule gestion financière : il accompagne les clients dans la durée, parfois sur plusieurs générations, et construit avec eux un lien de confiance.
Un gestionnaire de fortune peut accompagner ses clients dans presque tous les domaines qui les touchent. Il s’appuie sur un réseau d’experts et sur un écosystème solide afin de proposer un service 360 degrés. Il peut mettre en relation ses clients avec les spécialistes : succession, planification patrimoniale, family office, immobilier, relocation internationale, et bien d’autres encore.
Grâce à son expertise, le gestionnaire assure à son client une prise en charge complète de ses préoccupations d’ordre financier, lui permettant ainsi de se concentrer sur toutes ses autres priorités tant professionnelles que privées.
Patrick : C’est finalement une relation entre deux décideurs, d’égal à égal. Le client parle à un professionnel qui comprend sa réalité, et c’est ça qui fait toute la différence, ils ont le même sens des réalités. Le transfert de richesse intergénérationnel est-il un enjeu majeur ?
Anne : Absolument. Nous assistons à l’arrivée d’une nouvelle génération de clients dont les attentes diffèrent de celles de leurs prédécesseurs. Il s’agit d’en comprendre les aspirations et d’y apporter des réponses adaptées. Les jeunes générations recherchent davantage de digitalisation, de transparence et de sens dans leurs investissements, tout en conservant la dimension humaine de la relation. Elles souhaitent aussi des solutions plus flexibles, plus personnalisées et parfois plus risquées, car elles s’informent en amont. Le rôle du gestionnaire, et celui de l’ASG, consiste aussi à créer des ponts entre les générations.
Par ailleurs, les gestionnaires expérimentés doivent préparer leur propre succession au sein de leur société. Il ne s’agit pas seulement de transmettre, notamment à une génération plus jeune, une entreprise et une clientèle mais également de transmettre un savoir-faire.
Patrick, vous vous apprêtez à transmettre la direction de l’ASG. Quel message souhaitez-vous adresser à la profession ?
Patrick : La profession est aujourd’hui forte, reconnue et dynamique. Mais nous devons rester vigilants face aux risques de sur règlementation, qui pourraient fragiliser les acteurs indépendants. Notre mission est de continuer à défendre cette profession, sa légitimité et à la faire connaître au plus grand nombre.
Anne, quels seront les défis en 2026 pour la gestion de fortune ?
Anne : Les gestionnaires devront faire preuve à la fois de flexibilité et d’innovation. La profession mérite son excellente réputation et elle œuvre pour la maintenir. Les gestionnaires devront continuer à s’adapter aux évolutions, notamment réglementaires et technologiques, ainsi qu’aux attentes des nouvelles générations.
La collaboration avec les banques constituera également un enjeu important tant pour les gestionnaires que pour l’ASG. Les gestionnaires et les banques dépositaires pourront renforcer leur partenariat afin de proposer des services toujours plus complets pour les clients.
Enfin, une des priorités de l’ASG est de mieux faire connaître cette profession auprès d’un large public, de la valoriser et d’accompagner nos membres dans un marché dynamique et en constante évolution.
Gestionnaire de fortune suisse indépendant agréé par la FINMA, Cronos Finance articule son modèle autour de la gestion de fortune et de fonds immobiliers helvétiques. Olivier Juillard, Directeur de la gestion immobilière, et Rim El Bernoussi, CIO, analysent un environnement marqué par des taux durablement bas et détaillent leur stratégie axée sur les actifs tangibles et les solutions non cotées, ainsi que le swap immobilier, encore peu connu mais en plein essor auprès des investisseurs privés.

Olivier Juillard, Rim El Bernoussi, pouvez-vous présenter Cronos Finance et expliquer comment s’articulent aujourd’hui ses deux piliers ?
Olivier Juillard : Cronos Finance est un gestionnaire de fortune suisse indépendant, agréé par la FINMA, qui accompagne une clientèle privée et institutionnelle avec une approche globale du patrimoine. Notre philosophie repose sur une allocation d’actifs rigoureuse, une gestion maîtrisée des risques et un alignement clair avec les intérêts de nos clients.
Rim El Bernoussi : Notre modèle s’articule autour de deux piliers complémentaires : la gestion de fortune et l’immobilier. Cette activité immobilière se développe à travers des fonds immobiliers suisses que nous gérons directement.
Comment décririez-vous l’environnement macroéconomique actuel, en Suisse comme à l’international, et quelles en sont les conséquences pour les investisseurs ?
Rim El Bernoussi : À l’échelle internationale, certains signaux laissent penser que nous pourrions nous rapprocher d’un scénario de répression financière. Si cette dynamique devait se matérialiser, elle s’articulerait autour de plusieurs éléments déjà observables : une dévaluation monétaire, assumée ou implicite, et le maintien de taux d’intérêt aussi bas que possible, aussi longtemps que possible, dans un contexte d’endettement public particulièrement élevé.

Enfin, la monétisation de la dette devient un outil de plus en plus visible. Pour les investisseurs, les implications sont connues : dans un tel contexte, les flux tendent à se diriger vers les actifs tangibles, qu’il s’agisse des marchés actions, de certaines matières premières comme l’or et l’argent, ou encore de l’immobilier.
La Suisse occupe toutefois une position particulière, avec un taux d’endettement public relativement faible et un franc structurellement fort. En effet, comme l’illustre le graphique ci-dessous, en base 100, le franc suisse s’est apprécié de près de 100 % face au dollar et d’environ 70 % face à l’euro depuis les années 2000. Même si ce n’est pas le scénario central du marché aujourd’hui, nous estimons que le retour de taux négatifs ne peut être exclu en Suisse si ces dynamiques devaient s’intensifier.

Pourquoi l’immobilier suisse conserve-t-il, dans ce contexte, un rôle central de valeur refuge, y compris pour des investisseurs internationaux ?
Rim El Bernoussi : L’immobilier suisse combine plusieurs caractéristiques particulièrement recherchées dans l’environnement actuel. Il bénéficie d’un cadre politique et juridique stable, d’une monnaie forte et d’une importante demande structurelle, notamment dans le résidentiel. Avec des taux d’intérêt durablement bas, les investisseurs recherchent des solutions capables de générer des revenus réguliers, et les fonds immobiliers répondent en partie à cette attente grâce à leurs distributions et à leur liquidité. Pour les investisseurs internationaux, il constitue également un moyen d’investir en francs suisses tout en s’exposant à un actif tangible, compréhensible et historiquement résilient.

On observe aujourd’hui des agios très élevés sur de nombreux fonds immobiliers cotés. Que révèle cette situation sur le marché et quels risques cela implique-t-il pour les investisseurs ?
Rim El Bernoussi : Des agios élevés traduisent avant tout un fort appétit des investisseurs pour l’immobilier dans un environnement de taux durablement bas et de rendements obligataires limités. Les fonds immobiliers cotés offrent en effet des revenus relativement stables et une bonne liquidité, ce qui soutient la demande. Il est toutefois important d’en comprendre les implications. Lorsque l’agio devient élevé, le rendement direct se réduit et la sensibilité aux mouvements de marché tend à s’accentuer. Investir dans un fonds coté, c’est donc s’exposer à la fois à l’immobilier et au marché boursier.
Concrètement, en quoi consiste la gestion du patrimoine immobilier chez Cronos Finance et quels sont les principaux critères qui guident vos décisions d’investissement ?
Olivier Juillard : La gestion du patrimoine immobilier consiste à piloter et valoriser des actifs immobiliers sur le long terme, en assurant à la fois la performance financière
et la maîtrise des risques. Nos décisions d’investissement reposent principalement sur la qualité des emplacements, l’affectation des immeubles, le potentiel de rendement et de valorisation, la stabilité des revenus locatifs, ainsi que l’adéquation des projets avec la stratégie globale du portefeuille. Bien entendu, nous intégrons également les critères ESG pour assurer une croissance durable et responsable de notre parc immobilier.
Comment parvenez-vous à concilier performance financière et pérennité des actifs sur le long terme ?
Olivier Juillard : Nous privilégions une vision long terme grâce à une sélection rigoureuse des immeubles et de leurs emplacements. Nous effectuons une gestion proactive avec nos régies partenaires en effectuant des investissements ciblés dans l’entretien et la rénovation et en anticipant les évolutions du marché. Cette approche permet de sécuriser les revenus tout en préservant durablement la valeur des actifs.
La synergie entre la gestion de fortune et les fonds immobiliers est au cœur de votre modèle. Comment cela se traduit-il concrètement pour vos clients ?
Olivier Juillard : Cette synergie se traduit avant tout par une approche globale du patrimoine. La gestion de fortune nous permet d’analyser la situation, les objectifs et les contraintes de chaque client afin de définir une allocation cohérente. Les fonds immobiliers viennent ensuite compléter cette allocation avec une exposition ciblée à l’immobilier suisse. Mais cette complémentarité va plus loin, grâce à notre activité de gestion de fortune, nous disposons d’une connaissance approfondie de notre base d’investisseurs. Concrètement, cela se traduit par une meilleure fluidité pour les investisseurs. Enfin, pour certains investisseurs, cette synergie prend la forme de solutions spécifiques comme le swap immobilier.
Le swap immobilier reste encore peu connu. Pouvez-vous expliquer en quoi il consiste et pourquoi il prend aujourd’hui tout son sens ? Rim El Bernoussi : Le swap immobilier consiste à apporter un ou plusieurs immeubles à un fonds immobilier en échange de parts de celui-ci. L’investisseur ne détient alors plus un bien isolé, mais une participation dans un portefeuille diversifié géré de manière professionnelle. Cette approche prend tout son sens aujourd’hui car elle répond à plusieurs enjeux concrets. Elle permet d’abord de diversifier les risques et de simplifier la gestion en transférant les aspects opérationnels, techniques et réglementaires à une structure spécialisée. Le swap présente également un avantage fiscal : les fonds immobiliers suisses que nous gérons sont entièrement défiscalisés, de sorte que les revenus et la fortune liés aux parts ne sont pas imposés. Cette caractéristique améliore la lisibilité des rendements pour de nombreux investisseurs. Le swap immobilier facilite par ailleurs les questions de transmission, la cession de parts étant généralement plus simple que le partage d’un immeuble détenu en direct. À notre connaissance, nous avons été les premiers à proposer ce type d’opérations à des investisseurs privés. À ce jour, l’intérêt ne cesse de se confirmer avec plus d’une quarantaine de swaps déjà réalisés dans notre premier fonds.
Olivier Juillard : La gestion immobilière peut en effet devenir lourde et complexe pour un propriétaire privé, notamment en raison de l’évolution du cadre réglementaire et de travaux de rénovation de plus en plus encadrés. Un asset manager adopte une vision globale et de long terme, en définissant une stratégie claire pour chaque immeuble. Il met en place une gestion structurée des risques (juridiques, techniques ou locatifs) et anticipe les évolutions du marché afin d’aligner la gestion des actifs sur des objectifs financiers précis. Pourquoi avoir lancé le Cronos Immo Fund 2, et en quoi ce nouveau fonds non coté répond-il aux limites que rencontrent actuellement certains fonds immobiliers cotés ?
Olivier Juillard : Le lancement du Cronos Immo Fund 2 répond à un double constat. D’une part, le marché des fonds immobiliers cotés est aujourd’hui marqué par des niveaux d’agio élevés. D’autre part, une partie de notre clientèle souhaite s’exposer à l’immobilier suisse sans être exposée aux dynamiques des marchés boursiers.

Dans ce contexte, les fonds non cotés offrent un cadre plus lisible, avec un investissement réalisé à la valeur nette d’inventaire, sans distorsion significative entre le prix d’entrée et la valeur des actifs. Le CIF 2 a ainsi été conçu comme une alternative non cotée, destinée aux investisseurs qui privilégient cette visibilité. Le CIF 2 répond également aux limites rencontrées aujourd’hui par les opérations d’apport en nature (swap) sur les fonds cotés. Lorsque les agios sont élevés, les swaps deviennent moins attractifs pour les propriétaires immobiliers. Un fonds non coté, basé sur la valeur d’inventaire, offre un cadre plus adapté et plus équitable pour ce type d’opérations.
Interview Marc-Antoine Guet
Cronos Finance SA Ch. de la Damataire 28, 1009 Pully +41 21 331 28 00 Info@cronosfinance.ch cronosfinance.ch

Avec l’allongement de l’espérance de vie, l’évolution du marché du travail et les incertitudes sur les rendements financiers : la préparation de la retraite s’impose aujourd’hui comme un enjeu central pour de nombreux ménages suisses. Si le système de prévoyance helvétique reste l’un des plus solides au monde, il nécessite désormais une anticipation plus importante afin de maintenir son niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée.

La prévoyance suisse repose sur le principe des trois piliers. Le premier pilier, l’AVS, constitue la base du système et vise à couvrir les besoins vitaux des retraités. Il est financé selon un principe de solidarité intergénérationnelle.
Le deuxième pilier, la prévoyance professionnelle (LPP), complète ce dispositif en permettant aux salariés de maintenir, dans une certaine mesure, leur niveau de vie après la retraite. Il repose sur un système de capitalisation alimenté par les cotisations des employés et des employeurs. Enfin, le troisième pilier correspond à la prévoyance individuelle. Facultatif, il permet à chacun de compléter sa retraite par une épargne personnelle.
Si ce modèle a longtemps permis de garantir un revenu confortable à la retraite, plusieurs facteurs viennent aujourd’hui le fragiliser : vieillissement démographique, augmentation du nombre de retraités et rendements financiers plus faibles qu’auparavant.
Selon de nombreuses estimations, les revenus combinés de l’AVS et de la LPP couvrent généralement entre 50 et 70 % du dernier salaire. Un écart qui peut s’avérer significatif, notamment pour les indépendants, les cadres ou les personnes ayant connu des interruptions de carrière.
Brandreport • Tellco
Le troisième pilier, un levier d’anticipation Dans ce contexte, le troisième pilier joue un rôle de plus en plus important. Le pilier 3a, dit « lié », offre des avantages fiscaux particulièrement attractifs. Les montants versés peuvent être déduits du revenu imposable dans la limite des plafonds légaux, ce qui en fait un outil privilégié pour optimiser sa fiscalité tout en préparant sa retraite.
Au-delà de l’avantage fiscal, il permet surtout de constituer progressivement un capital sur le long terme. Les fonds peuvent être placés sur des comptes d’épargne ou investis dans des fonds de placement, offrant ainsi des perspectives de rendement potentiellement plus élevées.
Le pilier 3b, plus flexible, permet quant à lui d’épargner librement sans contraintes de retrait. Il est souvent utilisé dans une logique patrimoniale plus globale.
Diversifier ses investissements
Face à la faiblesse persistante des taux d’intérêt, de nombreux épargnants cherchent aujourd’hui à diversifier leurs placements afin de dynamiser leur épargne retraite. Les actions, les fonds indiciels (ETF), l’immobilier ou encore certaines solutions d’assurance-vie constituent des pistes régulièrement privilégiées.
L’investissement à long terme présente plusieurs avantages : il permet notamment de lisser les fluctuations des marchés et de bénéficier de l’effet de capitalisation.
Commencer tôt reste ainsi l’un des facteurs les plus déterminants pour constituer un capital conséquent.
Le viager, une solution encore méconnue Parmi les solutions permettant de compléter ses revenus à la retraite, le viager suscite un intérêt croissant. Ce mécanisme consiste pour un propriétaire à vendre son bien immobilier tout en conservant un droit d’usage et d’habitation, tout en percevant une rente viagère versée par l’acquéreur.
Concrètement, la transaction comprend généralement un capital initial appelé « bouquet », auquel s’ajoute une rente mensuelle versée jusqu’au décès du vendeur. Cette solution permet ainsi de transformer un patrimoine immobilier en revenus réguliers, tout en continuant à vivre dans son logement.
Longtemps associé à une image négative ou mal comprise, le viager connaît aujourd’hui un regain d’intérêt, notamment dans un contexte où une grande partie de l’épargne des retraités reste immobilisée dans la pierre. Pour certains propriétaires, il peut représenter un moyen efficace d’améliorer leur pouvoir d’achat à la retraite, sans devoir vendre définitivement leur logement ou déménager.
Capital ou rente ?
Au moment du départ à la retraite, les assurés doivent souvent choisir entre percevoir leur deuxième pilier sous forme de rente viagère ou retirer tout ou partie du capital.
La rente présente l’avantage de garantir un revenu stable à vie, offrant ainsi une sécurité financière très appréciable. À l’inverse, le retrait en capital permet une plus grande flexibilité et la possibilité d’investir ou d’anticiper la transmission d’une partie de son patrimoine.
De nombreux conseillers financiers recommandent aujourd’hui une approche mixte, combinant rente et capital afin de sécuriser une partie des revenus tout en conservant une certaine liberté financière. Une planification réfléchie à long terme Préparer sa retraite ne se limite plus à cotiser automatiquement aux systèmes de prévoyance. Il s’agit désormais d’une véritable stratégie financière qui doit être pensée sur plusieurs décennies. Analyser sa situation personnelle, anticiper les besoins futurs et diversifier ses sources de revenus sont autant d’éléments essentiels pour aborder cette étape de la vie avec sérénité. Dans un environnement économique en constante évolution, une chose reste certaine : plus la planification commence tôt, plus les marges de manœuvre sont importantes. Une réalité qui incite de plus en plus de Suisses à s’intéresser activement à leur avenir financier, même s’il parait encore lointain…
Texte Alix Senault
La tendance au travail temporaire et à temps partiel pose des défis à la prévoyance professionnelle. Le système LPP ne s’adaptant pas toujours à cette flexibilité, des obstacles administratifs et des risques financiers apparaissent pour les entreprises. Alain Grand est responsable technique prévoyance chez Tellco Banque SA, qui agit pour le compte de Tellco pk, et dispose de plus de 20 ans d’expérience dans la prévoyance professionnelle. Il explique comment les PME peuvent gagner en efficacité grâce à des solutions de prévoyance flexibles, durables et tournées vers l’avenir.

Monsieur Grand, pourquoi le système LPP traditionnel atteint-il ses limites avec le travail temporaire et à temps partiel ?
La LPP a été conçue à l’origine pour des rapports de travail stables avec des salaires mensuels fixes. Or, dans la pratique actuelle, nous observons fréquemment des missions de courte durée, des taux d’occupation variables et des revenus fluctuants. Les employeurs doivent souvent estimer le salaire annuel présumé, ce qui entraîne rapidement des imprécisions. Si l’estimation
est trop élevée, des cotisations inutiles sont versées. Si elle est trop basse, des rattrapages et des lacunes de prévoyance peuvent survenir. Pour les PME, cela signifie une charge supplémentaire et de l’incertitude.
Quels risques concrets en découlent ?
Les missions à durée déterminée peuvent devenir particulièrement complexes. Lorsqu’une mission est prolongée, l’obligation d’assurance peut s’appliquer rétroactivement. Cela entraîne une charge administrative supplémentaire et des risques d’erreurs dans les décomptes. De plus, il existe un risque que les collaborateurs ne soient pas correctement enregistrés. En cas de sinistre, les employeurs sont responsables des prestations de prévoyance manquantes si les déclarations sont incomplètes ou tardives.
Comment Tellco résout-elle ce problème ?
Grâce au décompte des cotisations sur la base du salaire horaire, Tellco propose une solution particulièrement transparente en matière de prévoyance
professionnelle. Au lieu de projeter des salaires annuels, les cotisations LPP sont calculées en continu sur la base des heures effectivement travaillées. Le seuil d’entrée et la déduction de coordination sont pris en compte au prorata. Ainsi, les collaborateurs sont correctement assurés même lors de missions courtes ou changeantes, et les employeurs peuvent éviter les rattrapages ainsi que la charge administrative.
Quelle importance une telle solution revêt-elle également dans la concurrence pour les talents ?
Une solution de prévoyance moderne devient de plus en plus un élément important de conditions d’engagement attractives. Les collaborateurs à temps partiel et temporaires sont aujourd’hui particulièrement attentifs au fait d’être correctement assurés à la LPP, même avec de faibles taux d’occupation. Les entreprises qui offrent de bonnes conditions-cadres renforcent la confiance de leurs collaborateurs et se positionnent comme des employeurs fiables. C’est un avantage clair sur le marché du travail actuel.
Tellco pk Bahnhofstrasse 4 CH-6431 Schwyz
En savoir plus sur les solutions de prévoyance de Tellco : tellco.ch/fr-ch/caisse-de-pension/solutions-deprevoyance/

Tout le monde parle de cryptomonnaie, mais peu savent vraiment comment y accéder correctement… Des milliards de francs en cryptomonnaies existent aujourd’hui dans les portefeuilles de clients de banques suisses. Pourtant, pour de nombreuses institutions financières, comprendre et intégrer ces actifs reste complexe. Entre plateformes d’échange de cryptomonnaies, portefeuilles de stockage et risques de fraude, accéder aux cryptomonnaies demande un cadre sérieux.
Dans ce contexte, de nombreux investisseurs et institutions recherchent des contreparties suisses capables de les accompagner dans cet univers encore complexe. Qui est Altcoinomy SA ?
Altcoinomy est une société genevoise spécialisée dans l’infrastructure et la conformité liées aux cryptomonnaies. Elle fournit aux institutions financières et aux investisseurs privés un accès sécurisé et conforme aux marchés des cryptomonnaies.
La société facilite l’achat et la vente de cryptomonnaies, l’intégration de solutions de conservation sécurisée (« cold storage ») et la production de rapports de conformité KYC/AML utilisables par les banques. Supervisée par la VQF et auditée par BDO SA, Altcoinomy opère depuis 2017 et accompagne institutions financières et investisseurs dans l’accès à cette nouvelle classe d’actifs.
Comprendre l’origine des fonds en cryptomonnaies
Vous avez des millions en crypto ? La première question de la banque : d’où vient l’argent ? Dans de nombreux cas, la complexité des transactions blockchain rend difficile pour les banques de comprendre et de documenter clairement l’origine de ces actifs.
Un exemple fréquent est celui d’un utilisateur précoce du bitcoin ayant commencé à miner des bitcoins sur son ordinateur il y a plus de quinze ans, sans faire aucun apport initial de fonds et se retrouvant aujourd’hui avec un patrimoine de plusieurs millions.
La première réaction de l’équipe de compliance est souvent la même : « Ce n’est pas possible.» Dans d’autres cas, il s’agit d’investisseurs ayant acheté très tôt, de traders actifs sur les marchés à terme, d’utilisateurs DeFi opérant sur plusieurs blockchains ou encore d’entrepreneurs ayant reçu des paiements en cryptomonnaies pour
leurs services. Au fil des années, ces actifs ont souvent transité par de nombreuses plateformes, été convertis vers d’autres cryptomonnaies ou engagés dans différents protocoles, rendant la traçabilité compliquée.
Reconstituer l’origine et l’historique de ces fonds devient alors extrêmement complexe, au point que certaines banques, y compris dans des juridictions réputées ouvertes aux cryptomonnaies, ne disposent pas toujours des outils nécessaires pour analyser ces situations.
Altcoinomy accompagne les institutions financières dans l’analyse de ces situations en reconstituant l’historique blockchain des actifs et en produisant des rapports dans un langage simple permettant de documenter l’origine des fonds selon les standards KYC/AML. En traduisant les transactions blockchain en documentation claire et exploitable par les équipes de compliance, et en y intégrant des éléments de preuve ainsi que des analyses forensiques réalisées par des acteurs reconnus du secteur, il devient possible pour les institutions financières d’évaluer l’origine des fonds et d’intégrer ces actifs dans le système bancaire traditionnel de manière conforme.
Répondre à une demande croissante des clients des banques Les clients veulent de l’exposition à la cryptomonnaie. Les banques doivent maintenant répondre à cette demande. Cependant, offrir des services liés aux cryptomonnaies dans un cadre bancaire implique des défis techniques, opérationnels et réglementaires importants. Les solutions actuellement disponibles reposent souvent sur des infrastructures de type HSM destinées aux grandes institutions financières, nécessitant des frais d’intégration élevés ainsi que des coûts de licence importants. Développer en interne une infrastructure complète représente également un investissement significatif pour les institutions financières.
Altcoinomy permet aux institutions d’intégrer les cryptomonnaies dans leurs services sans avoir à développer elles-mêmes cette infrastructure. Celle-ci comprend l’exécution de transactions OTC, l’intégration avec des solutions institutionnelles de conservation en cold storage, ainsi qu’un cadre opérationnel conforme aux exigences réglementaires suisses.
Les banques peuvent accéder à ces services via une plateforme digitale proposée en marque blanche ou via des API permettant de connecter leurs systèmes existants à l’infrastructure d’Altcoinomy. Les solutions d’interface utilisateur, de trading, de custody et de compliance peuvent être intégrées de manière modulaire selon les besoins des institutions.
Des mécanismes de gouvernance et de contrôle adaptés aux environnements bancaires sont également intégrés : workflows d’approbation, pistes d’audit complètes et processus configurables permettant de répondre aux exigences de gestion des risques et de conformité.
Un accès sécurisé pour les investisseurs privés Dans l’univers des cryptomonnaies, la question essentielle reste celle de la confiance. Le secteur reste marqué par de nombreuses fraudes. Cas typique : un investisseur souhaite acheter des cryptomonnaies et transfère des fonds vers une plateforme de trading en ligne. Sur l’interface, une cryptomonnaie apparaît dans son portefeuille et semble afficher des performances impressionnantes. Quelques semaines plus tard, les retraits deviennent impossibles : la cryptomonnaie s’avère en réalité être un faux actif, dépourvu de toute valeur. Ce type de fraude peut être identifié immédiatement par des professionnels familiers de l’écosystème.
Altcoinomy propose aux entrepreneurs et investisseurs privés un accès sécurisé aux cryptomonnaies dans un cadre suisse et conforme. Les clients bénéficient d’un
accompagnement couvrant l’exécution des transactions, l’assistance au stockage sécurisé des actifs et la gestion des aspects administratifs liés aux relations bancaires.
Les transactions sont exécutées via un accès au trading institutionnel, offrant une liquidité profonde et une tarification transparente, sans les spreads souvent appliqués par certaines plateformes d’échange. Les ordres sont exécutés via des desks OTC avec un montant minimum de CHF 25 000.
Ces services s’adressent principalement aux investisseurs disposant d’un patrimoine significatif souhaitant accéder aux cryptomonnaies dans un cadre structuré et conforme aux exigences du secteur financier.
La cryptomonnaie représente une innovation financière majeure, mais reste un univers complexe. Dans cet environnement, choisir une contrepartie fiable et expérimentée reste essentiel pour y accéder en toute confiance.
alt.co
hello@alt.co +41 22 707 73 97 www.alt.co
HBK gère les actifs de ses clients depuis 1996. Hani Kalouti est le fondateur et membre du comité exécutif de HBK Investments Advisory, un « multi-family office » réglementé par la FINMA basé à Genève. Nous avons discuté de son point de vue sur les changements réglementaires affectant le secteur
Comment le rôle du gestionnaire de fortune indépendant a-t-il évolué ces dernières années dans un environnement financier de plus en plus complexe et fortement réglementé ?
Les gestionnaires de fortune indépendants (GFI) sont passés d’un modèle traditionnel de gestion de la relation client à celui de véritables plateformes de gestion patrimoniale. L’environnement est aujourd’hui bien plus réglementé, avec des exigences accrues en matière de conformité, de transparence et de reporting.
En conséquence, les GFI doivent disposer d’infrastructures professionnelles, de dispositifs solides de conformité, de gestion des risques et d’opérations évolutives. Cela a relevé les barrières à l’entrée et modifié la dynamique concurrentielle du secteur.
Dans le même temps, la force fondamentale des GFI reste leur indépendance et la relation de confiance avec les clients. Ceux-ci apprécient les avis non biaisés et la flexibilité permettant de construire des portefeuilles véritablement sur mesure.
Le véritable défi consiste à combiner cette flexibilité entrepreneuriale avec la gouvernance et les infrastructures attendues dans le cadre réglementaire actuel.
En Suisse, l’introduction de nouvelles exigences d’autorisation par l’autorité de surveillance des marchés financiers a profondément transformé le secteur. Quel impact cette réglementation a-t-elle eu sur votre activité ?
Nous avons anticipé le durcissement réglementaire assez tôt, avec l’obtention il y a une dizaine d’années du statut de gestionnaire d’actifs de placements collectifs étrangers supervisé par la FINMA.
Les gestionnaires de fortune indépendants face aux nouveaux défis.
Cette démarche nous a conduit à renforcer la gouvernance, la conformité et l’organisation opérationnelle bien avant les réformes récentes. Les nouvelles règles d’autorisation ont ainsi représenté davantage une évolution qu’une rupture.
Si la réglementation accroît la complexité et les coûts dans l’ensemble du secteur, elle élève également les standards et renforce la confiance des investisseurs, ce qui constitue un développement positif pour l’industrie à long terme.
Par rapport aux banques privées traditionnelles, quels sont selon vous les principaux avantages du modèle de gestion de fortune indépendante pour les clients ?
Nos intérêts sont alignés avec ceux des clients. Même s’il est impossible d’éliminer totalement les conflits d’intérêts potentiels, l’objectif reste de les réduire autant que possible afin de privilégier avant tout les intérêts de nos clients. L’absence de lien avec des produits spécifiques permet de sélectionner librement les investissements sur l’ensemble du marché.
Notre structure légère nous permet de maintenir les décisions au plus près du client et de construire les portefeuilles autour d’objectifs précis.
Parallèlement, notre activité s’inscrit dans des standards professionnels élevés en matière de gouvernance et de gestion des risques, tout en conservant l’agilité nécessaire pour évoluer dans des marchés et un environnement réglementaire complexes.
La confiance est souvent décrite comme la pierre angulaire de la gestion de fortune. Comment se construit-elle et se maintient-elle dans un environnement financier de plus en plus réglementé ?
La confiance constitue le moteur essentiel de l’activité. Les clients confient leurs actifs et, d’une certaine manière, leur avenir. Elle repose sur l’intégrité, l’expertise et l’indépendance.
La réglementation peut renforcer cette confiance lorsqu’elle apporte davantage de transparence, de gouvernance et de clarté dans les processus. Elle contribue à renforcer la crédibilité et à protéger les investisseurs.
L’approche reste simple : penser comme des entrepreneurs, maintenir des standards élevés et faire preuve de transparence vis-à-vis des clients, des régulateurs et des partenaires. C’est ainsi que la confiance se construit dans la durée.
Avec la consolidation en cours du secteur et des attentes croissantes en matière de gouvernance et d’infrastructure, comment voyez-vous évoluer l’écosystème de la gestion de fortune indépendante ?
La gestion de fortune indépendante a profondément évolué au cours des vingt dernières années. Par le passé, les gestionnaires indépendants représentaient essentiellement leurs clients auprès des banques. Le modèle reposait sur les rétrocessions et une réglementation plus légère. Ce modèle appartient désormais au passé.
Aujourd’hui, le cadre réglementaire se rapproche de celui des banques. Les sociétés doivent investir dans la gouvernance, la conformité, les procédures KYC et les infrastructures. Ces éléments ne faisaient pas partie du modèle traditionnel des GFI. Par conséquent, l’écart avec les banques s’est réduit.
Les banques sont également devenues plus innovantes, ce qui modifie la concurrence. La structure seule n’est plus un facteur différenciant. Les gestionnaires indépendants doivent se distinguer par la confiance, l’alignement des intérêts et la capacité à proposer des solutions réellement personnalisées.
Les coûts constituent une autre pression. Les infrastructures réglementaires et opérationnelles sont onéreuses, en particulier en Suisse. La force du franc suisse renchérit encore la base de coûts pour les sociétés dont les revenus sont en dollars ou en euros.
La consolidation du secteur devrait donc se poursuivre. Toutes les sociétés n’auront pas la taille nécessaire pour suivre ce mouvement. Celles qui réussiront seront celles capables de combiner une gouvernance solide avec une proposition de valeur claire : indépendance, proximité avec les clients et solutions d’investissement véritablement personnalisées.
Interview Alix Senault
Investir intelligemment son épargne n’est jamais chose aisée, et l’immobilier peut parfois sembler encore plus complexe. Ticket d’entrée élevé, gestion contraignante ou manque de visibilité sur les risques : ce type de placement reste souvent perçu comme réservé à une minorité d’investisseurs avertis. L’entreprise Imvesters s’est donné pour mission de démocratiser l’investissement immobilier en proposant une approche innovante : permettre à chacun de devenir propriétaire d’une fraction d’immeuble, à hauteur du montant qu’il souhaite investir. À travers ses différentes entités : Imvesters pour le co-investissement immobilier, Imvestlend pour le crowdlending dédié au financement de promotions immobilières et Imvestland pour les investissements à l’international, la société offre des solutions diversifiées permettant d’accéder à des projets à fort potentiel. Rencontre avec son fondateur, Gillian Nespolo.

Concrètement, en quoi consiste le co-investissement immobilier et quels en sont les avantages pour les investisseurs ?
Mon objectif initial était de donner davantage de visibilité au co-investissement immobilier et de rendre ce type d’investissement plus accessible. L’immobilier en Suisse repose sur des bases solides : les rendements sont généralement stables et les actifs relativement sécurisés.
Avec le co-investissement immobilier, les investisseurs peuvent acquérir une part d’un immeuble aux côtés d’autres copropriétaires. Selon les projets, il peut y avoir entre dix et une cinquantaine d’investisseurs. L’ensemble est ensuite géré par une régie, ce qui permet de bénéficier d’une gestion clé en main, avec des frais de gérance relativement faibles et une rentabilité intéressante.
L’intérêt est double : d’une part, l’investisseur profite des revenus locatifs et de la valorisation du bien, autour de 5 à 9 % par an selon les projets et les conditions de marché, auxquels peut s’ajouter la valorisation du bien immobilier sur le long terme, d’autre part, il bénéficie d’une grande transparence sur la gestion de l’immeuble.
De mon côté, j’ai toujours eu un esprit entrepreneurial. J’ai créé mes premières entreprises relativement jeune et j’ai progressivement développé une expérience solide
Brandreport • bonus.ch
dans l’investissement et le développement immobilier. Cette trajectoire m’a permis d’acquérir une vision très pragmatique des risques et de la structuration des projets. C’est avec cette vision que j’ai lancé Imvesters. Aujourd’hui, avec Imvesters, je propose de nombreuses opportunités d’investissement, avec plusieurs immeubles à la vente dans différents cantons suisses, notamment à La Chaux-de-Fonds, Cugy, Montreux, Orbe, Fribourg, Dizy, Verbier, La Neuveville ou encore Yvorne.
Vous proposez également des solutions de crowdlending avec Imvestlend. Comment fonctionne ce modèle ?
Le crowdlending consiste à prêter de l’argent à un promoteur immobilier afin de financer un projet. Les investisseurs participent ainsi au financement d’une promotion immobilière et sont rémunérés par des intérêts versés à la fin du projet. Dans ce modèle, les rendements peuvent être attractifs, mais les risques sont également différents. C’est pourquoi j’effectue une sélection rigoureuse des promoteurs et des garanties réelles sur les projets (hypothèques de premier ou deuxième rang). Les investisseurs récupèrent leur capital lorsque le projet arrive à son terme, généralement lors de la vente des lots en propriété par étage (PPE).
Vous développez également Imvestland, dédié aux projets immobiliers à l’étranger, notamment en Indonésie.
Comment se caractérise ce projet ?
Imvestland s’inscrit dans une approche différente, davantage orientée vers des projets durables et internationaux. L’un des projets phares se situe sur l’île préservée de Sumba, en Indonésie, à l’est de Bali. J’y développe un projet d’éco-luxury sur un littoral préservé de 34 hectares. L’idée est de concevoir un développement immobilier à faible densité, parfaitement intégré dans son environnement naturel, avec des matériaux durables
et une gestion responsable du territoire. Le projet prévoit notamment la construction d’environ 20 à 24 villas, accompagnées d’un concept de glamping et d’un domaine naturel comprenant ferme régénérative, ranch et initiatives de biodiversité. J’ai prévu un investissement d’environ huit millions de dollars, dont près de quatre millions consacrés aux techniques de construction durable. L’ensemble du projet est structuré depuis la Suisse et développé avec des partenaires locaux en Indonésie.
Ce projet d’investissement, positionné comme vertueux et attractif, s’inspire notamment de projets hôteliers durables comme The Brando en Polynésie française, avec un positionnement premium mais accessible, autour de 500 à 600 dollars la nuit par villa. Je développe également d’autres projets d’investissements immobiliers durables, notamment un projet à Marrakech.
Quels profils d’investisseurs ciblez-vous pour ces projets ?
La majorité des investisseurs sont aujourd’hui suisses. Avec Imvesters, je travaille directement en contact avec des investisseurs privés, mais aussi avec des banques, des assurances, des architectes, des avocats ou encore des promoteurs immobiliers. Pour certains projets, j’envisage également des levées de fonds auprès de family offices ou d’un cercle restreint d’investisseurs souhaitant participer à des projets immobiliers plus exclusifs. L’objectif reste évidemment de proposer des investissements diversifiés, avec différents niveaux de rendement et de risque.
En quoi le projet de Sumba se distingue-t-il des autres investissements immobiliers ?
Le projet de Sumba repose sur une vision globale qui dépasse la simple rentabilité immobilière. Je cherche à créer un concept unique : une expérience client singulière, à la fois durable, intégrée dans son environnement et bénéfique pour la communauté locale.
Je travaille avec des ingénieurs spécialisés dans le développement durable, des architectes et des experts afin d’évaluer l’impact du projet et d’en optimiser la conception. Je mets également en place plusieurs initiatives liées à la préservation de la biodiversité, au reboisement, notamment avec du bois de santal, et à la protection active des espèces endémiques. L’idée est de créer un projet à la fois rentable, responsable et durable.
Quelle est votre vision à long terme en matière d’investissement ?
En tant qu’entrepreneur, mon rôle est avant tout de structurer et développer des projets immobiliers solides et transparents sur le long terme. La confiance des investisseurs repose sur cette transparence et sur la qualité des projets proposés.C’est ce qui permet de construire des partenariats durables.
Avec Imvesters, je travaille sur des projets immobiliers qui s’inscrivent souvent dans des cycles de cinq à dix ans. Avec Imvestland, la logique est différente : je développe des projets plus entrepreneuriaux et internationaux.
Dans tous les cas, l’objectif reste le même : permettre aux investisseurs de diversifier leur patrimoine immobilier tout en participant à des projets concrets, transparents et créateurs de valeur.
Interview Alix Senault
Plus d’informations sur www.imvesters.ch

Face à la hausse continue des primes d’assurance en Suisse, les ménages sont de plus en plus nombreux à rechercher des solutions pour maîtriser leurs dépenses. Assurance maladie, auto ou ménage : toutes sont concernées par des augmentations significatives. Dans ce contexte, les comparateurs en ligne, à l’image de bonus.ch, s’imposent comme des outils efficaces pour identifier les meilleures offres et réaliser des économies.
Depuis plusieurs années, l’assurance maladie enregistre une progression constante de ses primes. Plus récemment, les assurances auto et ménage ont suivi la même tendance. En moyenne, les primes d’assurance automobile ont augmenté d’environ 15 % au cours des deux à trois dernières années, et près de 70 % des assuré(e)s suisses ont subi une hausse récente de leurs cotisations.
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution : l’inflation, l’augmentation du coût des réparations, les difficultés d’approvisionnement en pièces automobiles ou encore la multiplication des aléas climatiques, comme les épisodes de grêle ou de vents violents, qui entraînent davantage de sinistres. Pourtant, malgré ces hausses, seuls 10 à 12 % des assuré(e)s se lancent dans la recherche de nouveaux contrats, alors même que les écarts de prix entre assureurs peuvent être très importants : du simple au double pour des prestations identiques.
La comparaison, un levier d’économies direct Dans ce contexte économique, comparer les offres des assureurs devient essentiel. C’est précisément la mission de bonus.ch, comparateur d’assurances actif depuis 2004. Sa plateforme permet d’analyser rapidement et efficacement les primes et les prestations proposées par les différents assureurs, afin d’identifier les solutions les plus avantageuses. Les résultats communiqués sont transparents et neutres, conformément aux principes de bonus.ch.
Permettre aux consommateurs d’optimiser leurs coûts tout en comparant facilement les multiples offres disponibles sur le marché, tel est l’objectif de bonus.ch. Cette démarche, amplement facilitée par l’outil intégré sur le site, peut générer des économies significatives, avec un gain moyen d’environ 500 francs par an pour l’assurance automobile.
Au-delà du prix, le comparateur permet également d’évaluer les prestations et de choisir une couverture réellement adaptée à ses besoins.
Un outil simple, gratuit et sans engagement L’un des principaux atouts du comparateur réside dans sa simplicité d’utilisation. Il s’agit d’un outil intuitif et accessible qui compare les offres de plus de 100 assurances et établissements financiers en l’espace de quelques minutes et sans aucune inscription requise. L’utilisateur obtient alors une sélection d’offres personnalisées et peut recevoir directement des propositions des assureurs concernés par e-mail, gratuitement et sans engagement.
Il est donc possible de changer d’assurance sans frais ni processus long et laborieux. bonus.ch propose en effet un panel d’outils pour générer facilement des modèles de lettres de résiliation éditables.
Cette transparence est d’autant plus importante que le marché suisse de l’assurance est très concurrentiel et dynamique. Les tarifs évoluent fortement et régulièrement, rendant la comparaison indispensable pour rester compétitif.
Dans un environnement marqué par l’inflation et un contexte économique et géopolitique mondial contrasté, les comparateurs s’imposent comme des alliés précieux pour les particuliers. En facilitant
Plus d’informations sur www.bonus.ch


l’accès à l’information et en renforçant la transparence des coûts et des offres, ils permettent aux assuré(e) s de reprendre le contrôle de leurs dépenses.
Comparer régulièrement ses assurances n’est plus
seulement une option : c’est devenu un réflexe essentiel pour préserver son pouvoir d’achat tout en conservant une protection adaptée à ses besoins. Faites confiance à bonus.ch pour ouvrir les yeux et effectuer les changements nécessaires !


Fondée à Genève en 1994, The Forum Finance Group est une société suisse indépendante de gestion d’actifs qui s’est donné pour mission de revenir aux origines de la tradition bancaire privée genevoise. Entièrement détenue par ses employés, la structure se distingue par un modèle 100 % indépendant qui garantit une gestion de fortune complète, impartiale et exempte de conflits d’intérêts, tant dans le choix des investissements que dans celui de ses prestataires.

Pouvez-vous nous présenter la manière dont vous accompagnez vos clients dans la gestion et la structuration de leur patrimoine depuis Genève ?
Pour accompagner ses clients dans la structuration de leur patrimoine, l’entreprise déploie une approche tripartite stratégique : tandis que Forum Finance définit le profil de risque et la stratégie d’investissement avant d’instruire les ordres, le client conserve la liberté de choisir sa banque dépositaire, laquelle reste responsable de l’exécution des ordres sur le marché et de la conservation sécurisée des actifs.
Cet accompagnement sur mesure s’appuie sur trois décennies d’expertise et une dimension internationale, incluant une capacité spécifique pour les clients domiciliés aux États-Unis grâce à son enregistrement auprès de la SEC. Au-delà de la gestion d’actifs pure (mandats discrétionnaires ou de conseil), Forum Finance propose des services de Family Office et de planification patrimoniale globale. Cela inclut la protection du capital, la planification fiscale et successorale, ainsi que l’aide à la transmission d’entreprises familiales, offrant ainsi une vision à long terme permettant de faire correspondre les objectifs de rendement avec les contraintes personnelles de chaque famille.
Dans un environnement financier et réglementaire en constante évolution, quels sont aujourd’hui les principaux enjeux auxquels vos clients sont confrontés et comment les aidez-vous à y répondre ?
Dans un paysage financier de plus en plus complexe, nos clients font face à des défis majeurs liés à la protection de leur patrimoine, à la conformité internationale et à la recherche de partenaires privilégiant la transparence.
L’un des enjeux principaux réside dans la navigation au sein d’un cadre réglementaire strict et mouvant. Forum Finance répond à cette exigence en étant une structure autorisée et réglementée au plus haut niveau, soit supervisée par la FINMA en Suisse en tant que gestionnaire de fortune collective et enregistrée auprès de la SEC, ce qui lui permet de gérer les actifs de résidents aux États-Unis. Cette double expertise permet d’accompagner sereinement une clientèle internationale face aux contraintes fiscales et administratives transfrontalières.
Par ailleurs, face à la volatilité des marchés et aux risques de conflits d’intérêts inhérents aux grandes structures bancaires, les investisseurs recherchent une gestion véritablement impartiale. Nous y répondons par une indépendance totale et une architecture ouverte, garantissant que chaque recommandation est fondée sur nos seules convictions et une approche « Best in Class ». Cette liberté nous permet de choisir les meilleures solutions du marché sans être liés à des produits maison.
Enfin, la pérennité du patrimoine à travers les générations est une préoccupation centrale. Nous aidons nos clients à sécuriser leur vision de long terme grâce à une planification patrimoniale globale, incluant la protection du capital, la transmission d’entreprises familiales et des solutions de prévoyance adaptées, tout en assurant une continuité dans la relation entre le client et Forum Finance grâce à notre propre plan de succession établi sur trois générations d’associés.
Votre approche semble très axée sur la relation de confiance et l’accompagnement sur le long terme. Comment cela se traduit-il concrètement dans votre manière de travailler avec vos clients ?
Cette relation de confiance et cet accompagnement sur le long terme se manifestent par des engagements concrets qui placent l’intérêt du client au centre de chaque décision :
Alignement total des intérêts : nous investissons nos propres avoirs familiaux aux côtés de ceux de nos clients, garantissant ainsi une conviction partagée et une mesure de notre performance indexée sur leur succès.
– Stabilité et continuité des équipes : avec un plan de succession établi sur trois générations d’associés gérants, nous assurons une stabilité rare qui favorise des relations de fidélité s’étendant sur plusieurs décennies.
– Proximité et sur-mesure : nous privilégions une dimension humaine avec une réactivité immédiate face aux changements du marché, tout en définissant avec nos clients une stratégie globale basée sur leur profil de risque et leurs objectifs personnels.
– Transparence et reporting : à tout moment, chaque client peut obtenir un rapport personnalisé détaillant sa situation économique, la composition exacte de son portefeuille et les résultats obtenus.
Vous êtes aujourd’hui le troisième CEO de la société, mais les clients restent fidèles à la structure. Comment expliquez-vous cette continuité dans la relation de confiance et la pérennité du modèle de l’entreprise ?
La continuité de notre modèle et la fidélité de nos clients, malgré les transitions de direction, reposent
sur un socle de valeurs et une organisation structurelle conçus pour transcender les individualités.
En premier lieu, la pérennité est assurée par notre indépendance totale : The Forum Finance Group est détenue à 100 % par ses employés. Ce modèle d’actionnariat garantit que les intérêts des dirigeants sont parfaitement alignés avec ceux de la société et de ses clients sur le très long terme. Contrairement à des structures cotées ou dépendantes de capitaux extérieurs, notre vision n’est pas dictée par des résultats trimestriels, mais par la préservation et la croissance intergénérationnelle des patrimoines qui nous sont confiés.
Ensuite, la transition vers un troisième CEO s’inscrit dans un plan de succession rigoureux et anticipé. Depuis 1994, nous avons réussi à faire évoluer la gouvernance sur trois générations d’associés gérants sans jamais dévier de notre philosophie d’origine : « People Trust People » (les gens font confiance aux gens). Cette culture d’entreprise forte crée une stabilité qui rassure nos clients, car ils savent que la méthode de gestion et la qualité de service restent constantes, quel que soit le visage de la direction.
Enfin, cette continuité s’explique par la proximité humaine et l’alignement patrimonial. Le fait que les associés et les collaborateurs investissent leurs propres avoirs aux côtés de ceux des clients crée un lien de solidarité unique. Le client ne reste pas seulement fidèle à un CEO, mais à un écosystème de confiance, une expertise suisse reconnue et une structure agile capable de s’adapter aux évolutions du monde financier tout en restant fidèle à ses racines genevoises.
Selon vous, quelles sont aujourd’hui les stratégies patrimoniales les plus pertinentes pour les investisseurs qui souhaitent concilier performance, sécurité et vision de long terme ? Pour concilier performance, sécurité et vision de long terme, les stratégies patrimoniales les plus pertinentes aujourd’hui reposent sur un équilibre entre rigueur institutionnelle et flexibilité de gestion. Voici les piliers que nous privilégions pour répondre à ces objectifs : 1. L’allocation d’actifs stratégique et tactique
La performance à long terme ne dépend pas de la sélection d’un titre isolé, mais de la répartition entre les différentes classes d’actifs (actions, obligations, immobilier, placements alternatifs).
– Vision long terme : nous définissons une allocation « cœur » robuste, adaptée au profil de risque du client.
– Sécurité et performance : nous y ajoutons une gestion tactique pour tirer parti des opportunités de marché à court terme ou, à l’inverse, réduire l’exposition lors de phases de forte volatilité.
2. La diversification multidimensionnelle
La sécurité passe par la réduction des risques de concentration. Une stratégie pertinente doit être diversifiée sur trois niveaux :
– Géographique et sectorielle : ne pas dépendre d’une seule économie ou d’un seul secteur industriel.
– Dépositaire : utiliser notre modèle tripartite pour répartir les avoirs entre plusieurs banques dépositaires de premier rang, évitant ainsi le risque de contrepartie unique.
– Devises : gérer l’exposition aux monnaies (CHF, EUR, USD) pour protéger le pouvoir d’achat international du patrimoine.
3. L’architecture ouverte et l’approche « Best in Class »
Pour maximiser la performance tout en garantissant l’impartialité, la stratégie la plus efficace est l’architecture ouverte et indépendante. Elle consiste à sélectionner les meilleurs fonds et produits financiers du marché mondial, sans être limité par les produits « maison » d’une banque. Cette indépendance totale garantit que chaque actif choisi l’est uniquement pour son potentiel de rendement et sa qualité intrinsèque.
« La performance ne se mesure pas uniquement par les gains boursiers, mais par ce qui est réellement transmis et conservé. Une stratégie pertinente doit intégrer une structuration juridique et fiscale optimisant la détention des actifs afin de minimiser l’impact fiscal et d’anticiper la transmission pour éviter la fragmentation du patrimoine. »
C’est dans cet esprit que s’inscrit notre initiative Next Gen. Au-delà de la gestion d’actifs, nous accompagnons nos clients dans la préparation de leur succession afin d’assurer la continuité familiale. En bâtissant des ponts entre les générations, nous transformons leur patrimoine d’aujourd’hui en un héritage pérenne pour demain.
4. L’alignement des intérêts (co-investissement)
Enfin, la sécurité ultime pour un investisseur est de savoir que son gérant partage les mêmes risques. En investissant nos propres avoirs selon les mêmes stratégies que celles de nos clients, nous garantissons une vigilance maximale et une vision à long terme commune.
Plus d’informations sur www.forum.finance
Vous pensez que le « backlash ESG » a mis fin à la finance durable en Suisse ? Détrompez-vous : les asset managers suisses sont loin de se retirer de la finance durable. Bien au contraire, ils la font progresser. Aurélia Fäh et Guillaume Toffel, qui font partie de l’Asset Management Association Switzerland, nous détaillent cette tendance en pleine évolution.


Contrairement à certaines opinions, la finance durable n’est pas morte. En Suisse, elle est là pour durer. La durabilité est devenue une composante structurelle des processus d’investissement, des attentes des investisseurs et de la réflexion réglementaire. Plutôt que d’en remettre en question la pertinence, le secteur se concentre désormais sur la prochaine étape : traduire la finance durable en un impact mesurable dans l’économie réelle, tout en continuant à générer des rendements compétitifs.
Cette approche pragmatique reflète l’écosystème financier suisse. Comme l’association l’a récemment souligné dans un document de position, la Suisse a développé ces dernières années un modèle crédible et pérenne fondé sur une autorégulation basée sur des principes, une collaboration étroite entre l’industrie et les autorités, ainsi qu’une forte culture de responsabilité fiduciaire.
Le modèle suisse : la conviction plutôt que la conformité Le recours à des standards portés par l’industrie plutôt qu’à une réglementation prescriptive constitue la pierre angulaire de l’approche suisse.
L’association a ainsi introduit une autorégulation contraignante couvrant environ CHF 1400 milliards d’actifs, soit plus de la moitié des actifs gérés en
La finance durable en Suisse entre dans une nouvelle phase : celle de l’impact mesurable dans l’économie réelle.
Suisse, avec des définitions claires et des exigences de transparence robustes pour prévenir l’écoblanchiment. En 2025, le dispositif a été renforcé : seules les approches best-in-class, de stewardship, thématiques, d’impact ou alignées sur le climat peuvent être qualifiées de durables, tandis que les exclusions ou la simple intégration ESG ne suffisent plus, et le respect des règles doit désormais être audité.
Ce modèle démontre qu’il est possible d’assurer la protection des investisseurs et l’intégrité du marché sans complexité excessive, tout en offrant la flexibilité nécessaire à l’innovation. Au-delà de l’autorégulation, l’association a également contribué au développement de la finance durable par l’élaboration du Swiss Stewardship Code et une coopération étroite avec le régulateur et les autorités publiques.
De l’intégration ESG à l’impact
Le défi au cœur de la prochaine décennie n’est plus de savoir si la durabilité doit être prise en compte dans les décisions d’investissement, mais comment le capital peut soutenir le plus efficacement possible la transition vers une économie bas carbone et plus résiliente. Selon des estimations internationales, le déficit de financement annuel pour atteindre les objectifs climatiques et de développement durable s’élève à environ USD 4000 milliards. Les budgets publics sont à eux seuls insuffisants pour combler cet écart. Le capital privé, mobilisé par les gestionnaires et les propriétaires d’actifs, sera donc déterminant.
Pour créer un impact réel, les investisseurs doivent agir à plusieurs niveaux tout au long de la chaîne de valeur.
L’actionnariat actif, ou stewardship, incluant un dialogue structuré avec les entreprises et l’exercice systématique des droits de vote, constitue l’un des outils les plus puissants pour influencer le
comportement des entreprises. L’engagement peut contribuer à améliorer la gouvernance, les stratégies climatiques et la transformation des modèles d’affaires, tout en soutenant la création de valeur à long terme. Le Swiss Stewardship Code fournit un cadre commun pour renforcer cette approche.
Un autre levier consiste à développer les stratégies thématiques et d’impact, qui orientent les investissements vers des secteurs tels que les énergies renouvelables, la gestion de l’eau, l’économie circulaire ou les infrastructures durables. Ces stratégies combinent performance financière et résultats environnementaux ou sociaux intentionnels.
Un troisième potentiel important réside dans l’expansion des investissements sur les marchés privés. Orienter les capitaux vers des domaines tels que les infrastructures, le private equity ou la dette privée est particulièrement essentiel pour financer la transition de l’économie réelle. Réduire les barrières d’accès et élargir la participation à différents groupes d’investisseurs, y compris les investisseurs privés, peut considérablement accroître les flux de capitaux vers des projets durables.
Un quatrième domaine concerne la finance mixte (blended finance). La structuration et la combinaison de capitaux publics, philanthropiques et privés offrent un potentiel considérable, en particulier dans les marchés émergents où les besoins de financement sont les plus importants. Toutefois, les structures actuelles restent trop petites et trop complexes pour atteindre une échelle significative. Les gouvernements et les institutions de développement peuvent jouer un rôle clé en proposant des garanties, des capitaux concessionnels et des mécanismes de partage des risques rendant ces investissements plus attractifs pour les investisseurs institutionnels.
Enfin, il est nécessaire de renforcer les mandats des propriétaires d’actifs tels que les caisses de pension, les assureurs ou les fondations. Les asset owners déterminent en effet, en dernier ressort, l’allocation du capital. Des mandats clairs, des horizons d’investissement à long terme et des investissements ancrés dans des stratégies de transition ou d’impact sont essentiels pour permettre aux gestionnaires d’actifs de développer des solutions innovantes.
Mobiliser les capitaux pour la transformation À l’avenir, il faut renforcer le rôle de la Suisse comme pôle de finance durable autour de trois priorités.
La première consiste à accélérer la finance de transition et d’impact, en collaborant avec ses membres pour développer des stratégies orientant les capitaux vers des entreprises, des secteurs et des régions engagés dans des transformations crédibles.
La deuxième vise à renforcer la collaboration au sein de l’écosystème. La finance durable nécessite une action coordonnée entre gestionnaires d’actifs, asset owners, régulateurs et décideurs politiques. S’engager auprès des investisseurs institutionnels pour catalyser les flux de capitaux et encourager la suppression d’obstacles structurels, notamment fiscaux, qui freinent l’essor des investissements durables est primordial.
La troisième priorité est le maintien d’un cadre stable et compétitif. Un environnement réglementaire prévisible et fondé sur des principes est essentiel pour attirer capitaux et talents. L’AMAS plaide ainsi pour une réglementation proportionnée, compatible à l’international, ainsi que pour des incitations ciblées, notamment dans la finance mixte et les véhicules d’investissement.
Une opportunité stratégique pour la Suisse La Suisse dispose d’atouts majeurs : stabilité, expertise financière et coopération public-privé, pour rester à l’avant-garde de la finance durable. En conciliant objectifs environnementaux, discipline fiduciaire et performance, la place financière peut démontrer que durabilité et rendement se renforcent mutuellement. La dynamique est lancée : la finance durable en Suisse entre dans une nouvelle phase. Avec un engagement continu de l’industrie, des autorités et des investisseurs, le pays peut s’imposer comme un centre mondial majeur de gestion d’actifs durables et contribuer de manière décisive à la transition économique.

Dans un environnement économique marqué par l’incertitude et les transformations géopolitiques, l’entrepreneuriat reste un moteur essentiel d’innovation et de création de valeur. Entre gestion des risques, choix stratégiques et vision de long terme, les entrepreneurs doivent naviguer dans des marchés de plus en plus complexes. C’est particulièrement vrai dans le secteur du commodity trading, où se croisent dynamiques géopolitiques, logistiques et financières. Entretien avec David Wigger, CEO de Liquide Finance.

Quel a été le déclic qui vous a donné envie d’entreprendre ?
Je pense avoir toujours aimé entreprendre. Dès mon plus jeune âge, j’essayais de créer des projets. Le premier dont je me souviens remonte à mes 15-16 ans, lorsque j’ai co-créé une société d’événementiel à Genève. Au fond, ce qui m’attire le plus dans l’entrepreneuriat, c’est la liberté que cela procure : la liberté de construire, d’expérimenter et d’apprendre.
Quel a été votre plus grand apprentissage depuis que vous gérez des entreprises ? Mes erreurs ont été mes meilleurs apprentissages. À partir du moment où vous les reconnaissez et que vous les intégrez pour la prochaine aventure, elles deviennent un véritable levier de progression.
Y a-t-il une leçon particulière qui a marqué votre parcours ?
Je ne parle pas vraiment d’échecs. Soit j’ai réussi, soit j’ai appris. Mais très tôt, j’ai compris l’importance d’être attentif au choix de ses associés. Les personnes avec lesquelles vous construisez un projet comptent souvent autant que le projet lui-même.
Comment choisissez-vous aujourd’hui les projets dans lesquels vous vous impliquez ? Je regarde d’abord l’équipe, donc la capacité d’exécution.
Ensuite, j’analyse le projet lui-même : le marché adressable et le market fit. En pratique, je pose beaucoup de questions. J’essaie de mener une due diligence assez approfondie avant de m’engager.
Comment gérez-vous le doute dans un parcours entrepreneurial ?
J’avance, quoi qu’il arrive. Même lorsque j’ai le sentiment que la direction n’est pas la bonne, cela reste utile : soit je réussis, soit j’apprends et j’ajuste. Dans tous les cas, l’expérience permet d’avancer.
Quelle valeur fondamentale guide vos décisions ?
Le pragmatisme, l’efficacité et la résolution de problèmes. L’entrepreneuriat consiste souvent à trouver des solutions concrètes dans des situations imparfaites. Un principe simple m’aide beaucoup : la proactivité, ou la réactivité selon le contexte.
Comment gérez-vous la confiance dans les projets que vous développez ?
Je donne ma confiance par défaut. Ensuite, j’explique clairement à la personne que tout doit être fait pour préserver cette confiance.
Comment sélectionnez-vous les experts avec lesquels vous travaillez ?
Je demande souvent à un expert de me recommander un autre expert. Mais je me fie aussi beaucoup à mon ressenti lorsque je rencontre quelqu’un. Et bien sûr, je m’assure toujours de pouvoir challenger les personnes avec lesquelles je travaille.
Comment assurez-vous la cohérence entre vision stratégique et exécution ?
Je privilégie des points de situation réguliers. Pour certains projets, nous faisons un suivi hebdomadaire. Pour d’autres, un point mensuel
suffit. L’important est de maintenir une visibilité claire entre la stratégie et la réalité opérationnelle.
Quels sont les plus grands mythes autour du commodity trading ?
Le premier mythe est de penser qu’il s’agit d’un marché purement spéculatif. En réalité, c’est d’abord un marché logistique et industriel. Le deuxième mythe est que les matières premières seraient homogènes. En pratique, chaque cargaison est différente : qualité du produit, origine, logistique, structure de financement ou profil de contrepartie. Enfin, beaucoup pensent que ce marché est réservé aux initiés. Il est complexe, mais il reste compréhensible pour ceux qui analysent la chaîne physique.
Pourquoi ce marché a-t-il longtemps été considéré comme opaque ?
Historiquement, il repose sur la relation, la confiance bilatérale et des documents papier. Il y avait peu de standardisation et peu de transparence sur les prix réels. Les fraudes provenaient souvent de doubles financements, de falsification de documents ou d’une mauvaise gestion du collatéral.
Aujourd’hui, la technologie contribue à réduire ces risques grâce à la digitalisation des documents, à la traçabilité logistique, aux plateformes de données partagées et à l’automatisation des contrôles. L’utilisation de la donnée permet progressivement de réduire l’asymétrie d’information, qui a historiquement été l’une des principales sources de risque dans ce marché.
Quels changements majeurs observez-vous dans les chaînes d’approvisionnement ?
Trois évolutions majeures se dessinent : la fragmentation géopolitique, la baisse de l’appétit bancaire pour le trade finance et l’accélération de la digitalisation. Les chaînes
d’approvisionnement sont devenues plus politiques, plus régulées et plus surveillées.
Quels sont les principaux risques macroéconomiques aujourd’hui ?
Les tensions géopolitiques persistantes, la fragmentation des blocs commerciaux, la volatilité énergétique, les tensions sur le financement en dollar et le risque climatique. Le véritable risque vient souvent de la combinaison de ces facteurs.
Quelle leçon principale retenez-vous de votre expérience dans ce secteur ? Dans ce secteur, la discipline est souvent plus importante que la recherche de rendement. Le marché récompense la rigueur et punit rapidement l’excès de confiance. Dans les matières premières, l’expérience reste un avantage compétitif majeur.
Au fond, le commodity trading est un métier d’exécution et de discipline. Ceux qui survivent sur le long terme ne sont pas ceux qui prennent le plus de risques, mais ceux qui les comprennent le mieux.
Plus d’informations sur www.liquide.finance

La transformation des métiers bancaires et financiers s’accélère sous l’effet des évolutions technologiques, réglementaires, démographiques et environnementales. Pour les établissements comme pour les spécialistes des ressources humaines, comprendre ces mutations et leurs implications sur les compétences professionnelles devient un enjeu stratégique.

Dr Mathias Baitan Directeur général ISFB
Dans ce contexte, l’Institut Supérieur de Formation Bancaire (ISFB) l’association professionnelle dédiée au développement des compétences pour les métiers de la banque et de la finance en Suisse romande a lancé l’Observatoire ISFB des compétences bancaires et financières. Son objectif est clair : analyser l’évolution des métiers du secteur et mieux comprendre les compétences qui seront nécessaires demain. Comprendre l’évolution des métiers
L’Observatoire ISFB vise à documenter de manière structurée les transformations à l’œuvre dans les métiers bancaires et financiers. Il s’agit d’identifier les compétences qui évoluent, celles qui émergent et celles qui deviennent déterminantes dans un environnement professionnel en mutation rapide. Concrètement, les travaux de l’Observatoire ISFB reposeront sur des enquêtes sectorielles menées en Suisse romande, des analyses prospectives et l’actualisation progressive du référentiel des grandes fonctions bancaires développé par l’ISFB. L’objectif est de produire des analyses directement utiles aux établissements et aux responsables RH pour accompagner l’évolution des métiers et orienter les politiques de formation. Ces travaux visent également à renforcer l’attractivité du
secteur auprès des jeunes générations et à encourager les professionnels à actualiser leurs compétences, notamment dans des domaines clés tels que l’intelligence artificielle, la gestion des données, la réglementation, la finance durable ou encore les compétences cognitives nécessaires à l’adaptabilité permanente.
Une collaboration interbancaire et académique
L’Observatoire ISFB est structuré autour d’une gouvernance réunissant des établissements bancaires partenaires et des institutions académiques. Il est soutenu par huit banques fondatrices qui participent aux travaux et aux réflexions menés dans ce cadre.
Anticiper les compétences, c’est préparer l’avenir des métiers bancaires.
Les travaux de l’Observatoire ISFB s’appuient également sur une collaboration académique, notamment avec la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Genève.
Cette combinaison entre expertise professionnelle et contribution scientifique vise à analyser les évolutions du secteur avec rigueur, en croisant les perspectives du terrain, de la recherche et des spécialistes des ressources humaines.
Aux côtés d’autres acteurs associatifs ou privés engagés dans la dynamique de la place financière, ainsi que d’initiatives similaires développées dans d’autres secteurs, les travaux de l’Observatoire ISFB visent à nourrir la réflexion collective sur l’évolution des métiers et des compétences.
Le 3 mars 2026, les banques partenaires se sont réunies à l’ISFB pour la première séance de coordination interbanques, marquant l’entrée en phase opérationnelle de l’Observatoire.
La feuille de route 2026 porte notamment sur la réalisation des travaux suivants :
La réalisation d’enquêtes sectorielles sur l’évolution des métiers
– La révision et l’ouverture du référentiel des grandes fonctions bancaires au public
– L’analyse prospective des transformations du secteur, notamment liées à la digitalisation et à l’intelligence artificielle
Les premiers résultats permettront progressivement d’apporter aux établissements et aux professionnels une lecture structurée des transformations à l’œuvre dans les métiers de la banque et de la finance.
Un outil au service de la place financière romande Avec l’Observatoire des compétences bancaires et financières, l’ISFB met à disposition de la Suisse romande une plateforme collaborative de réflexion et d’analyse sur l’évolution des métiers et des compétences dans le secteur bancaire et financier.
Dans un environnement en mutation rapide, la capacité à analyser et anticiper les compétences de demain constitue un levier essentiel, à la fois pour la compétitivité de la place financière et pour l’employabilité des professionnels du secteur.
À propos de l’ISFB
L’ISFB est le centre de compétences et de carrière pour les banques et instituts financiers en Suisse romande. L’Institut propose des services spécifiques au domaine de la banque et de la finance en matière de formation continue, de certifications, de développement de carrière ainsi que de recherche et de rayonnement du réseau. Créé en 1987 sous la forme d’une association professionnelle à but non lucratif et reconnue d’utilité publique, l’ISFB regroupe à ce jour plus de cinquante établissements du secteur bancaire et financier à travers la Suisse romande.
Plus d’information sur www.isfb.ch/observatoire


Depuis plusieurs années, l’investissement responsable s’impose comme une tendance forte dans le monde de la finance. Fonds durables, critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), obligations vertes ou encore finance à impact : les offres se multiplient et séduisent de plus en plus d’investisseurs, particuliers comme institutionnels. Mais derrière ces promesses vertueuses, une question persiste : investir responsable a-t-il réellement un impact concret, ou s’agit-il d’un simple argument marketing ?
L’essor de l’investissement responsable s’explique d’abord par une évolution des attentes des investisseurs. Selon plusieurs études internationales, une part croissante d’entre eux souhaite désormais que leur épargne contribue à financer des projets utiles à la société ou à la transition écologique.
En Suisse comme ailleurs en Europe, les fonds intégrant des critères ESG représentent aujourd’hui une part importante des nouveaux flux d’investissement. Banques privées, gestionnaires de fortune et fonds de pension intègrent désormais ces critères dans leurs stratégies, non seulement pour répondre à la demande des clients, mais aussi pour anticiper les transformations économiques à venir.
Pour certains experts, cette évolution marque un changement de paradigme : la performance financière ne serait plus l’unique critère de décision, l’impact environnemental et social devenant également déterminant. Entre engagement réel et « greenwashing » Pourtant, le développement rapide de l’investissement durable a aussi fait émerger un phénomène controversé : le « greenwashing ». Certaines entreprises ou certains fonds mettent en avant des engagements environnementaux
sans que ceux-ci se traduisent par des actions réellement significatives. Plusieurs enquêtes ont ainsi montré que certains fonds labellisés ESG investissaient encore dans des entreprises liées aux énergies fossiles ou à des industries controversées. Cette ambiguïté s’explique notamment par la diversité des méthodes de notation ESG, qui peuvent varier fortement d’un organisme à l’autre. Face à ces critiques, les régulateurs européens et suisses ont progressivement renforcé les règles de transparence afin de mieux encadrer la finance durable. L’objectif est de permettre aux investisseurs de distinguer les stratégies réellement responsables des simples effets d’annonce. Des exemples d’impact concret Malgré ces limites, certains investissements responsables produisent des résultats tangibles. Les obligations vertes, par exemple, financent directement des projets liés à la transition énergétique, comme la construction de parcs solaires, l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments ou le développement de transports publics moins polluants.
Plusieurs grandes villes européennes ont ainsi utilisé ce type de financement pour moderniser leurs infrastructures. Dans le secteur de l’énergie, certaines entreprises ont également
Brandreport • Association des notaires Vaudois
pu accélérer leur transition vers des modèles plus durables grâce à l’afflux de capitaux provenant de fonds spécialisés. L’investissement à impact va encore plus loin. Il ne se contente pas d’intégrer des critères ESG : il vise à générer un impact mesurable, par exemple en finançant des projets d’accès à l’eau potable, d’éducation ou de microfinance dans les pays émergents.
Une performance tangible ?
Un autre argument en faveur de l’investissement responsable concerne sa performance financière. Contrairement à une idée longtemps répandue, intégrer des critères environnementaux et sociaux ne signifie pas nécessairement renoncer au rendement. De nombreuses études montrent au contraire que les entreprises ayant de bonnes pratiques ESG présentent souvent une meilleure résilience à long terme. Gouvernance solide, gestion des risques plus rigoureuse ou anticipation des évolutions réglementaires : ces facteurs peuvent renforcer la stabilité financière des entreprises.
Durant certaines périodes de volatilité des marchés, plusieurs fonds durables ont ainsi démontré une capacité de résistance comparable, voire supérieure, à celle des fonds traditionnels.
Vers une finance plus exigeante Si l’investissement responsable suscite encore des débats, il semble néanmoins s’inscrire durablement dans le paysage financier. La pression des investisseurs, les nouvelles réglementations et la prise de conscience croissante des enjeux climatiques poussent les acteurs financiers à repenser leurs stratégies. Pour les investisseurs, le véritable défi consiste désormais à aller au-delà des labels et à analyser en profondeur les stratégies proposées. Comprendre comment les fonds sélectionnent leurs entreprises, quels critères sont réellement appliqués et quel impact mesurable est recherché devient essentiel.
L’investissement responsable n’est donc ni un simple mythe, ni une solution miracle. Mais lorsqu’il est appliqué avec rigueur et transparence, il peut contribuer à orienter les flux financiers vers des activités plus durables. Une évolution qui pourrait, à terme, transformer en profondeur la manière dont le capital est investi dans l’économie.
Texte Alix Senault
Président de l’Association des Notaires Vaudois (ANV), Me Jacques-D. Noverraz explique que ses consœurs et confrères accompagnent particuliers et entrepreneurs du canton de Vaud dans des moments juridiques déterminants de leur vie. Successions, transmissions d’entreprises ou organisation patrimoniale : autant de situations où l’intervention d’un notaire permet de sécuriser les décisions et d’anticiper les équilibres familiaux.

Me Jacques-D. Noverraz
Président de l’Association des Notaires Vaudois
Dans l’imaginaire collectif, le notaire reste souvent associé aux transactions immobilières. Pourtant, son activité s’étend bien au-delà. Successions, droit de la famille, organisation patrimoniale ou encore droit commercial sont autant de domaines dans lesquels son expertise juridique et son rôle de conseil prennent toute leur importance. « Certaines décisions, notamment lorsqu’elles touchent au patrimoine ou à la transmission d’une entreprise, peuvent avoir des conséquences durables. Anticiper ces étapes permet souvent d’éviter des tensions familiales ou des dossiers
juridiques complexes.» L’accompagnement d’un professionnel permet alors de sécuriser ces démarches pour les familles comme pour les entrepreneurs. Au sein de son étude, le notaire intervient précisément dans ces moments charnières et son travail ne consiste pas uniquement à authentifier des actes. Il s’agit également d’analyser la situation globale de ses clients afin de les orienter vers les solutions les plus adaptées à leur contexte personnel, familial ou entrepreneurial.
Anticiper pour mieux transmettre La question de la transmission d’entreprise illustre bien cette dimension. « Lorsqu’une société familiale change de génération, les enjeux dépassent largement la simple cession de parts. Il faut alors organiser la continuité de l’activité, anticiper les conséquences juridiques et fiscales, mais aussi et surtout préserver les équilibres au sein de la famille » précise Me Jacques-D. Noverraz. Une préparation réfléchie permet de structurer cette transition et de limiter les risques de conflit ou d’incertitude. « Le même raisonnement s’applique aux successions ou à l’organisation du patrimoine, car derrière
chaque situation se trouvent des histoires familiales, des volontés individuelles et des équilibres parfois délicats. »
Le rôle du notaire consiste alors à traduire juridiquement ces volontés tout en veillant au respect du cadre légal.
Un tiers de confiance
Cette dimension humaine constitue l’une des particularités du métier, car le notaire intervient souvent à des moments importants de la vie : mariage, création d’entreprise, transmission d’un patrimoine ou règlement d’une succession. Dans ces situations, la confiance entre le professionnel et ses clients devient essentielle. Le notaire n’est pas seulement un passage obligé dans certaines démarches, il agit avant tout comme un tiers de confiance. Rigueur juridique, écoute et discrétion font partie intégrante de cette relation et de son métier. En authentifiant les actes, le notaire certes, garantit leur sécurité juridique et veille au respect de la volonté des parties. Mais son rôle ne s’arrête pas à cette fonction formelle. Il agit également comme un conseiller capable d’identifier les risques et d’anticiper les difficultés.
Au-delà de l’acte authentique, c’est donc un véritable
travail d’accompagnement qui se joue. Une manière d’aider familles et entrepreneurs à préparer l’avenir en sécurisant juridiquement les décisions qui comptent. Texte Marc-Antoine Guet
Plus d’informations sur anv@notaires.ch +41 21 310 07 70 notaires-vaudois.ch
ssoc ation des

Stéphane Hofer Partner
Stéphane Hofer, pourquoi le Risk et la Compliance sont-ils devenus si stratégiques dans la gestion de fortune en Suisse ?
Aujourd’hui, on n’aborde plus le Risk et la Compliance comme de simples fonctions de contrôle voire des appendices administratifs. Ces fonctions structurent désormais le business model lui-même. Accepter un client, façonner une relation, choisir une juridiction, lancer une offre digitale, référencer un produit durable, externaliser une fonction critique ou utiliser l’intelligence artificielle sont des décisions qui ont toutes une dimension Risk & Compliance.
Dans son processus d’autorisation, la FINMA a été dans le détail, s’agissant de la description des activités des gestionnaires de fortune, y compris pour les petits. Un changement apparaissant comme mineur tel le lancement d’un certificat activement géré (AMC) ou une gestion plus active de la trésorerie de l’établissement implique la modification des directives internes ou de la matrice des risques et leur validation par la FINMA et donc l’appui des fonctions Risk & Compliance.
De plus, le centre de gravité des attentes prudentielles actuelles ne consiste plus seulement à « respecter la règle », mais à démontrer que l’établissement comprend ses vulnérabilités, les encadre par des contrôles adéquats, les documente et peut les défendre face au régulateur, à l’auditeur et au client.

Suzibel Guignard
Ces attentes constituent des charges très lourdes, certes pour les grands établissements mais également pour les petits acteurs. Imaginez que des gérants de fortune avec quelques dizaines de clients sous gestion font désormais l’objet de rapport d’audit prudentiels annuels de plus de 80 pages, en sus des rapports trimestriels du Risk & Compliance Officer. Il faut donc rester pragmatique, hiérarchiser les priorités et aller à l’essentiel.
Quels sont aujourd’hui les principaux risques pour les gérants de fortune ?
Je dirais le risque de contrôle lui-même. D’une manière générale, on constate un écart entre la procédure et la réalité. Certains gérants disposent de politiques solides et très bien rédigées, mais vacillent lorsqu’il s’agit d’exécuter les écrits. Le défi n’est plus seulement d’avoir des contrôles, mais de démontrer qu’ils fonctionnent réellement en relation avec les risques que l’on a bien voulu prendre. Cela demande, lors de la définition du business model et la rédaction des directives internes, de prendre également en compte le coût en ressources du dispositif de contrôle requis.
Pour les petits acteurs, le pragmatisme est essentiel dans ce domaine.
Qu’en est-il des cyberrisques ?
Une cyberattaque ou une fuite d’informations peut dissoudre ce qui a demandé des décennies à être construit. Il faut donc être très prudent dans ce domaine.
Mais le risque de manquer une opportunité dans le développement de services digitaux se fait jour avec une clarté de plus en plus intense. La génération actuelle de clients et ses héritiers dans le monde de la gestion de fortune n’admet plus qu’un établissement financier soit en retrait sur
le terrain digital. C’est un défi titanesque pour les différents acteurs qui se trouvent convoqués par l’urgence de développer leurs stratégies digitales. Ces dernières sont très gourmandes en ressources et placent les établissements sur des terrains parfois méconnus en termes de risques. Qu’en est-il de l’ESG et du greenwashing ?
Il est certain que l’ESG est devenu un sujet. Toutefois il me semble que, s’agissant de la protection de l’environnement en particulier, nous avons une marge de progression abyssale.
Il ne suffit plus d’énoncer une offre durable en la revêtant d’un discours d’apparat pour satisfaire le régulateur ou le client, certes. Nous avons donc franchi une étape chez les grands établissements ou gérants de fonds. Mais je pense que l’on est encore bien loin de véritablement pouvoir prouver que les préférences des investisseurs ont été correctement mises en œuvre.
Un tel travail requiert que soit maîtrisée la réelle empreinte environnementale laissée par les cibles d’investissement.
Un tel travail ne peut, sous peine de se voir facilement requalifié en fanfaronnade grossière, être effectué que par des personnes qui comprennent réellement l’empreinte environnementale laissée par les entreprises.
Il me semble que ces qualités ne soient pas l’apanage des politiciens législateurs, des financiers ou des risk / compliance officers d’ailleurs.
Qu’attend-on aujourd’hui d’un bon dispositif Risk & Compliance ?
Chez les gérants de fortune, le dispositif doit rester lisible et proportionnel.
Il vaut mieux avoir trois contrôles que l’on réalise avec efficacité que dix contrôles dont l’exécution est bâclée par manque de temps.
Identifier avec la direction les risques auxquels un établissement est exposé est fondamental car cela permet de mettre en place un dispositif adapté et sur mesure. Et cela réduit la probabilité que le Risk & Compliance Officer se retrouve parfois « à côté de plaque ».
Cette culture de responsabilité partagée entre le front, le management et les fonctions de contrôle est fondamentale à mes yeux. Il est d’ailleurs bien plus agréable et enrichissant de travailler ainsi.
Comment voyez-vous l’avenir ?
Les prochaines années seront sans doute marquées par des exigences plus tranchantes en termes de démonstration et de contrôle. Il faudra encore évoluer dans la façon de rendre compte de notre travail.
Encore une fois, un Risk & Compliance qui comprend les défis du business et un Management à l’écoute des risques est un tandem qui peut s’affranchir de tous les obstacles.
Plus d’informations sur www.in-compliance.ch

Impact & Co • Brandreport
significatif sur votre patrimoine. Laissez-vous guider pour faire les bons choix dès aujourd’hui.
À l’approche de la retraite, quelles sont les principales erreurs que les particuliers commettent lorsqu’ils structurent leur capital et leurs sources de revenus ?
Planificateur Patrimonial Senior CIWM Co-fondatrice, Impact & Co

Marco Salmina
Avocat et Planificateur Patrimonial Senior Co-fondateur, Impact & Co

Nicolas Dhotel
Accompagne des entrepreneurs et familles
UHNWI en Wealth Management et Family Office Associé, Impact & Co
Avec l’expertise du cabinet de conseils indépendant en planification financière et fiscale Impact & Co, contrôlez, planifiez et optimisez votre bilan économique et fiscal à chaque moment décisif de votre vie. Impact & Co vous accompagne dans les étapes clés de votre vie (impatriation, mariage, divorce, transition de carrière, acquisition immobilière, retraite, succession, etc.) en proposant des solutions sur mesure, adaptées à chaque situation et à chaque projet ayant un impact
L’improvisation. D’expérience, trop d’individus attendent la dernière minute pour s’intéresser au sujet de la retraite. Faute de temps disponible, la marge de manœuvre pour optimiser leur situation est maigre et la majorité d’entre eux subissent leur retraite. La deuxième mauvaise décision couramment observée est le choix d’opter, sans analyse préalable, pour le versement des prestations du 2e pilier sous forme de capital. Si, effectivement, les prestations sous cette forme bénéficient d’une imposition unique et allégée, une mauvaise planification peut rapidement amener un retraité dans une situation financière très délicate. À cela s’ajoute souvent une mauvaise maîtrise du budget sur le long terme. Cet élément est central car, une fois que le choix de la prestation a été fait, il lie le futur retraité à vie.
De nombreux investisseurs se concentrent uniquement sur le rendement brut de leurs placements. Pourquoi est-il aujourd’hui essentiel de raisonner plutôt en termes de rendement net après impôt ?
Notre mission première, en qualité de planificateur et avant de parler investissements, est d’identifier et de quantifier, sur la base de la situation de nos clients prise dans leur globalité, leur capacité objective à investir. C’est ainsi qu’au travers de nos analyses, nous pouvons, sur une base factuelle, proposer une allocation d’actifs et un profil d’investisseur. De ce profil ressort une distinction claire entre les actifs qui devraient rester cash ou équivalents pour pérenniser le train de vie et les actifs ayant un long horizon de placement et qui peuvent être investis sur les marchés financiers, même volatils. Sur la partie investie viennent ensuite les considérations de rendement brut et net après frais et impôts. Notre travail consiste à maximiser ces deux leviers qui, sur le long terme, ont sans doute aucun un impact significatif sur l’évolution du patrimoine. Faut-il rappeler que seul le rendement fiscal peut être garanti ?
Comment un accompagnement financier et fiscal personnalisé peut-il permettre de pérenniser son niveau de vie une fois à la retraite ?
Nos conseils ne se limitent pas à des planifications financières à long terme. Nous faisons beaucoup de pédagogie pour que le plus grand nombre s’intéresse le plus tôt possible au sujet de la retraite. Plus tôt on agit, mieux on vivra sa retraite. C’est le mot d’ordre. Ceci est vrai pour tout un chacun, mais en particulier pour les personnes subissant des « accidents » de parcours, tels qu’un divorce, une perte d’emploi prolongée ou encore une prise d’activité tardive. Nous proposons volontiers d’établir un compte de pertes et profits, ainsi qu’un bilan au niveau privé. Cet exercice mettra en lumière les lacunes à la retraite faute d’action immédiate et les pistes d’optimisation à disposition pour améliorer, autant que faire se peut, la situation fiscale d’aujourd’hui et économique à la cessation d’activité. Nous n’insisterons jamais assez sur l’importance qu’il y a lieu d’apporter au train de vie souhaité au moment de la retraite. C’est lui, et lui seul, qui déterminera ce qu’il y a lieu de mettre en place dès aujourd’hui.
Entre 2e pilier, 3e pilier, placements financiers ou immobilier, comment structurer intelligemment son patrimoine afin d’assurer à la fois des revenus réguliers et une réserve de capital pour l’avenir ?
La diversification est essentielle et ces quatre piliers forment la base de ce que chacun aimerait avoir à la retraite pour financer le train de vie souhaité. Il faut toutefois être conscient que tout le monde ne peut pas acquérir un bien immobilier, faute de fonds propres ou de revenus suffisants. S’il en a l’opportunité, doit-il opter pour une résidence principale, secondaire ou un bien de rendement ? Se posent ensuite les questions du lieu de situation et de son financement pérenne aujourd’hui et à la retraite.
Tout salarié est, quant à lui, généralement affilié obligatoirement à la caisse de pension de son employeur et, là, la question pour lui est de savoir comment l’utiliser à bon escient pour optimiser sa fiscalité et ses prestations à la retraite, après s’être assuré de la bonne qualité de sa fondation de prévoyance.
Les 3e piliers A & B sont, eux, facultatifs et la difficulté sera ici de trouver la solution optimale (banque ou assurance pour le 3A et assurance pour le 3B, cash ou investi, structure des frais) pour maximiser les prestations à terme. Beaucoup de gens ignorent que les cantons de Fribourg et de Genève ont une législation fiscale accommodante pour le 3e pilier B en phase de constitution.
Pour les plus chanceux qui ont la marge financière pour procéder à des investissements sur les marchés financiers, la clé du succès réside dans l’allocation d’actifs (et non l’improvisation parfois impulsive), l’horizon de temps, la fiscalité et la structure des frais.
Seul un audit patrimonial à long terme sera à même de fournir une feuille de route claire et structurée de ce qui est faisable dans un cas donné.
La planification de la retraite est étroitement liée à la transmission du patrimoine. Comment concilier sécurité financière à long terme et préparation de sa succession ? Oui et non. Il arrive souvent que l’épargne accumulée toute une vie ne suffise pas à couvrir les besoins annuels de liquidités sur le long terme et, en même temps, à laisser place à un capital en vue de sa transmission. Une planification financière permet de répondre clairement à cette question, notamment lorsqu’il appert qu’un capital non négligeable et disponible lors de la prise de la retraite peut être placé à long terme. Se posera alors la question de la planification successorale, qui intégrera le domicile fiscal du défunt et de ses ayants droit pour les droits de succession éventuellement applicables. Plus d’informations sur : impact-fe.ch
Comment construire un portefeuille capable de résister aux cycles de marché ? Gian Heim, CEO de Rescad, société suisse spécialisée dans la gestion de fortune et le conseil en investissement, revient sur l’intérêt des stratégies multi-assets dans un environnement volatil et sur la place que peut encore occuper l’immobilier indirect dans une allocation diversifiée.

Gian Heim, les marchés traversent depuis quelques années une période de forte volatilité. Dans ce contexte, en quoi l’approche multi-assets permet-elle de mieux protéger et diversifier un portefeuille ? En matière de protection, une large diversification nous semble essentielle. Nous cherchons notamment à intégrer des placements alternatifs capables d’apporter une forme d’asymétrie dans un portefeuille. Aujourd’hui, de nombreuses classes d’actifs réagissent à l’évolution des taux d’intérêt. Lorsque ces derniers baissent, cela profite aux obligations, aux actions et à d’autres classes d’actifs. À l’inverse, lorsqu’ils montent fortement, ces marchés peuvent corriger simultanément. Certains placements alternatifs permettent de limiter cet effet grâce à des stratégies capables de réduire la volatilité ou de se positionner différemment des marchés traditionnels. La diversification passe aussi par l’intégration d’actifs moins corrélés aux marchés financiers, comme les obligations liées aux catastrophes naturelles (insurancelinked bonds).Ces instruments ne sont pas directement impactés par une crise financière classique, car ils sont exposés à un autre type de risque. Enfin, certains actifs comme l’or, l’immobilier ou les obligations indexées sur l’inflation peuvent contribuer à protéger un portefeuille face à la hausse des prix. L’approche multi-assets permet précisément d’investir dans ces différentes classes d’actifs et d’éviter de concentrer un portefeuille sur un seul type d’investissement.
Chez Rescad, comment construisez-vous concrètement une allocation multi-assets ? Quelles classes d’actifs privilégiez-vous aujourd’hui et selon quels critères ?
La première étape consiste à définir avec le client un objectif de rendement global. À partir de cet objectif, nous attribuons à chaque classe d’actifs un rendement attendu ainsi qu’un budget de risque. Chacune reçoit ensuite une allocation précise afin de respecter l’objectif global du portefeuille. Nous ajustons ensuite la répartition de ce dernier pour atteindre le meilleur équilibre possible entre risque et rendement. Dans cette construction, la liquidité reste un critère central. Nous privilégions les placements liquides et limitons la part des investissements illiquides. Cette approche permet de répondre aux besoins des clients, notamment dans les phases de marché difficiles. Lorsqu’un événement majeur survient, il peut être compliqué de sortir rapidement d’actifs illiquides. À l’inverse, les placements liquides permettent d’ajuster plus facilement un portefeuille.
L’immobilier reste une composante importante de nombreux patrimoines. Quelle place occupent aujourd’hui les investissements immobiliers indirects dans une stratégie d’allocation diversifiée ? Pour nous, l’immobilier indirect occupe une place importante dans les portefeuilles. Nous sommes toutefois particulièrement spécialisés sur le marché suisse. L’immobilier joue un rôle significatif dans l’allocation d’actifs, notamment pour des raisons de diversification et de corrélation avec les autres classes d’actifs. Il constitue également une protection face à l’inflation : lorsque les prix progressent, l’immobilier protège généralement bien contre la dévalorisation du capital. Les données historiques montrent d’ailleurs que l’immobilier suisse diversifie efficacement un portefeuille, aussi bien par rapport aux actions (suisses ou internationales) que par rapport aux obligations mondiales. Cette complémentarité contribue à améliorer l’efficacité globale des portefeuilles.
Quels sont, selon vous, les principaux avantages de l’immobilier indirect (notamment via des fonds, des véhicules cotés ou non cotés), par rapport à l’investissement immobilier direct ? Pour un investisseur disposant de moyens importants, il est possible d’acquérir directement un parc immobilier. En revanche, pour un investisseur privé ou institutionnel de taille moyenne, cela reste plus complexe et nécessite davantage de temps. La gestion d’un parc immobilier direct peut également être coûteuse si la taille critique n’est pas atteinte, notamment en raison des frais de gestion, d’entretien et de rénovation. L’immobilier indirect permet au contraire de se constituer rapidement un portefeuille diversifié, à la fois sur le plan géographique et en termes d’usage des bâtiments. En sélectionnant quelques fonds ou véhicules cotés, un investisseur peut accéder à un parc immobilier important et ajuster son exposition entre immobilier résidentiel et commercial selon son profil de risque. Cette approche modulaire permet une certaine personnalisation. L’un des principaux avantages réside dans la rapidité de diversification : l’investisseur accède immédiatement à un parc immobilier large et diversifié, ce qui est beaucoup plus efficient que de construire progressivement un portefeuille en direct. Les véhicules non cotés, quant à eux, peuvent s’apparenter à un portefeuille immobilier direct, car leur constitution s’inscrit dans la durée. En revanche, ils présentent une liquidité plus limitée. Après plusieurs années de hausse des taux, le marché immobilier connaît une phase d’ajustement. Comment identifiez-vous aujourd’hui les opportunités intéressantes dans l’immobilier indirect ?
En Suisse, le marché immobilier est revenu à une situation comparable à celle observée avant 2022. La demande reste forte et les placements immobiliers cotés affichent des niveaux de valorisation élevés. Dans ce contexte, les opportunités réellement attractives restent rares. Les portefeuilles immobiliers de qualité sont souvent chers, mais ils offrent aussi une meilleure liquidité et une plus grande résilience lors des phases
de marché difficiles. Nous conservons donc une part de ces placements bien établis dans nos portefeuilles. Nous nous intéressons également à de nouveaux projets immobiliers, notamment des développements répondant aux standards énergétiques actuels, avec des coûts d’entretien et de rénovation plus faibles. L’amélioration des infrastructures et des réseaux de transport en Suisse ouvre également des perspectives dans des zones autrefois considérées comme périphériques et moins attractives.
Selon vous, quelles grandes évolutions devraient marquer les stratégies d’allocation multi-assets dans les prochaines années, notamment pour les investisseurs privés et les familles entrepreneuriales ?
Pour les investisseurs privés ou les family offices de taille intermédiaire, l’approche multi-assets reste particulièrement pertinente. Elle permet d’accéder simplement à un portefeuille diversifié, à des coûts maîtrisés. Un seul véhicule peut offrir une exposition à plusieurs classes d’actifs. Dans ce cadre, la stratégie multi-assets peut constituer le socle défensif du patrimoine. Autour de ce noyau, l’investisseur peut ensuite ajouter des positions plus spécifiques, sous forme de placements satellites, afin de construire une seconde composante plus dynamique, par exemple plus exposée aux marchés actions ou aux investissements privés.
Interview Marc-Antoine Guet
Plus d’informations sur contact@rescadsa.ch +41 22 342 23 00 rescadsa.ch

Alors que le cours de l’or bat des records, les particuliers hésitent : vendre ou attendre ? Plongée dans les coulisses d’un marché aussi réglementé que méconnu, avec la direction d’Achatdor.ch
Depuis plusieurs mois, l’or enchaîne les records. Valeur refuge par excellence, le métal jaune profite d’un contexte international instable. « L’or reste une valeur refuge. Dès qu’il y a des incertitudes économiques, politiques ou monétaires, les investisseurs se repositionnent immédiatement dessus », explique le directeur d’Achatdor.ch
Inflation persistante en Europe, tensions géopolitiques, volatilité des marchés financiers, dette publique élevée : les facteurs de hausse se cumulent. Résultat, le cours atteint aujourd’hui des sommets inédits. « Ce n’est pas un hasard. Nous avons plus de vingt ans de recul sur le marché et nous avons vu l’évolution se faire progressivement, avec une accélération très marquée ces dernières années. » Une opportunité pour vendre… ou investir Dans ce contexte, les particuliers disposent d’une fenêtre intéressante. « Pour les personnes qui possèdent des bijoux de famille, des pièces ou des lingots, les montants atteints aujourd’hui sont sans commune mesure avec ceux d’il y a vingt ans », souligne la direction.
Un héritage oublié dans un coffre peut ainsi représenter une somme conséquente. Mais la dynamique ne concerne pas uniquement les vendeurs. « Cela peut aussi être une opportunité pour investir. Personne ne sait combien de temps la situation actuelle va durer, et le cours peut encore évoluer. »
Chez Achatdor.ch, l’activité s’inscrit dans une logique de recyclage. L’entreprise rachète or, argent, étain et autres métaux précieux auprès des particuliers, avant de les faire refondre par des fonderies suisses. « Nous travaillons en circuit fermé. Nous ne faisons pas appel aux mines, nous revalorisons ce qui existe déjà. » Une fois affinés, les métaux peuvent être transformés en lingots d’investissement ou revendus sur le marché professionnel.

Un secteur très encadré Contrairement aux idées reçues, le rachat d’or ne s’improvise pas. « Beaucoup pensent que l’on peut faire cela librement, mais c’est un secteur très réglementé », insiste le directeur. Au-delà de 15 000 francs, des justificatifs de provenance sont exigés, conformément aux règles de lutte contre le blanchiment d’argent.
En boutique, chaque étape est réalisée sous les yeux du client : pesée, tests à l’acide pour déterminer la pureté, calcul basé sur le cours du jour. « Tout est fait de manière transparente. Nous expliquons exactement ce que nous faisons et pourquoi nous ne pouvons pas acheter au prix affiché en ligne. »
Car le cours officiel n’intègre ni frais de fonderie ni coûts de fonctionnement. « Il y a toujours des frais incompressibles. C’est la réalité du terrain, chez nous comme chez nos concurrents. »
L’humain au cœur de la transaction
Au-delà des chiffres, le rachat d’or touche souvent à l’intime. « Certaines personnes vendent pour financer des soins, payer des obsèques ou faire face à un moment difficile. » L’accueil et l’accompagnement sont donc essentiels.
« Nous mettons un point d’honneur à ce que l’humain reste au centre. Si un client hésite, nous ne forçons jamais la transaction. »
Cette approche s’appuie sur plus de vingt ans d’expérience et un réseau de 45 boutiques à travers la Suisse. L’objectif : offrir un cadre sécurisé, loin des pratiques informelles. « Nous avons régulièrement des clients qui nous parlent de rendez-vous fixés dans des bars ou des restaurants. Une fois la transaction faite, il est difficile de retrouver l’acheteur en cas de problème. »
Disposer d’un établissement physique, d’un contrat et d’une facture constitue une garantie supplémentaire. « Si une erreur est constatée ou si le client a un doute, il peut revenir. »
S’informer avant de vendre
Quels conseils donner à ceux qui possèdent de l’or sans savoir quoi en faire ? « La première chose est de savoir ce que l’on a. Se renseigner sur les poinçons, les différentes qualités d’or, comparer les estimations. On a moins tendance à se faire avoir quand on connaît un minimum son bien.»
Certaines pièces peuvent aussi porter un poinçon officiel attestant de leur authenticité. Autant d’indices qui permettent d’aborder une transaction avec davantage de sérénité.
Faut-il alors vendre maintenant ? « Si la vente n’est pas urgente, nous conseillons souvent de conserver. Le cours n’a cessé d’augmenter depuis vingt ans. Même si une stabilisation est possible, la tendance de fond reste haussière. »
Au final, Achatdor.ch s’adresse « à monsieur et madame tout le monde ». Vendre, estimer ou investir : la porte reste ouverte. À l’heure des incertitudes, l’or reste l’un des rares actifs que l’on peut peser, tester et comprendre. Une réalité matérielle qui continue de séduire.
Plus d’informations sur achatdor.ch
Texte Océane Kasonia

À la tête d’ALAF Capital, Fatima Al Arabi défend une vision durable et profondément personnalisée de la gestion de patrimoine. Fondatrice et CEO de cette société indépendante dédiée à une clientèle exigeante et internationale, elle accompagne les grandes fortunes dans la structuration, la protection et la croissance de leurs actifs.
Entre rigueur technique, compréhension humaine et innovation, notamment grâce à l’intelligence artificielle, Fatima Al Arabi ambitionne de faire de la gestion patrimoniale un véritable partenariat stratégique, capable d’anticiper les mutations économiques et sociétales, et de pérenniser les patrimoines sur plusieurs générations.
Fatima Al Arabi, pouvez-vous nous parler de l’histoire et de la mission d’ALAF Capital, ainsi que des principaux services que vous proposez aujourd’hui ?
En 2016, j’ai fondé ALAF Capital pour répondre à une transformation déterminante : celle des attentes des clients. Après avoir accompagné de nombreuses familles fortunées pendant plus de vingt ans au sein d’établissements bancaires, j’ai constaté l’évolution progressive de leurs besoins. De plus en plus, nos clients recherchent un accompagnement qui dépasse largement la simple sélection de produits financiers : ils souhaitent un partenaire de confiance, disponible, engagé, capable de rapidement comprendre des objectifs complexes et d’agir exclusivement dans leur intérêt.
ALAF Capital mise sur l’indépendance pour privilégier l’intérêt réel de nos clients. Notre approche combine rigueur suisse et innovation technologique pour offrir une gestion patrimoniale complète et personnalisée. Une vision fidèle aux traditions tout en étant résolument tournée vers l’avenir, bâtissant une confiance intergénérationnelle.
Quelle est votre vision de l’accompagnement financier personnalisé pour les particuliers ou les entreprises ?
ALAF Capital développe aujourd’hui une approche qui allie avec finesse l’excellence discrète de la gestion suisse aux outils technologiques les plus modernes, permettant une réactivité nouvelle.
C’est dans cette logique qu’ALAF Capital intègre l’intelligence artificielle au cœur de sa pratique. Elle
permet d’analyser les portefeuilles en temps réel, de détecter des déséquilibres potentiels, d’identifier les vulnérabilités face aux aléas géopolitiques ou économiques. Cette agilité renforce ainsi le lien avec le client : elle rend possible un dialogue permanent, des décisions coconstruites et une anticipation beaucoup plus fine, toujours dans une optique de performance, mais sans jamais sacrifier la qualité du lien et la confiance mutuelle.
Qu’est-ce qui différencie votre approche du conseil financier par rapport à d’autres sociétés de gestion ou de conseil à Genève ? Ce qui nous différencie, c’est ce que nous faisons, pour qui, pourquoi et comment nous le faisons.
ALAF Capital n’est pas une banque. Nous ne vendons pas de produits maison, nous ne sommes pas liés à une structure commerciale, et nous ne répondons à aucun autre agenda que celui de nos clients. Nous travaillons avec les plus grandes banques, nous les mettons en concurrence, et nous les orchestrons au service d’une seule stratégie : celle du client. C’est une approche profondément indépendante, hautement personnalisée, et surtout, fondée sur une relation de confiance durable.
Chez ALAF Capital, nous considérons que la valeur d’un patrimoine ne se mesure pas qu’en actifs cotés. Elle s’étend à l’immobilier, aux participations privées, à l’art, aux passions, aux structures juridiques, et surtout… à la vision de vie de chaque famille. C’est une gestion globale, stratégique, transversale dans le temps et dans l’espace.
Quels types de solutions financières proposez-vous pour aider vos clients à structurer, protéger ou faire croître leur patrimoine ?
Il ne s’agit plus seulement de faire fructifier des actifs financiers, mais de prendre en compte l’ensemble de ce qui compose la richesse d’un
individu : immobilier, objets d’art, engagements personnels, passions, philanthropie et même les dimensions émotionnelles. Cette approche globale, que je qualifie de « vue d’hélicoptère », permet de bâtir des stratégies sur mesure, ancrées dans la réalité spécifique de chaque client, une personnalisation d’autant plus nécessaire que les attentes varient fortement d’une génération à l’autre. Comment adaptez-vous vos stratégies et solutions aux profils et aux objectifs spécifiques de chaque client ?
La richesse patrimoniale évolue dans le temps, mais les enjeux profonds : protéger, structurer, transmettre restent fondamentaux. Ce qui change, ce sont les visions, les sensibilités, et les attentes d’une génération à l’autre. Nous accompagnons principalement des familles fortunées et des entrepreneurs internationaux, souvent sur trois générations.
Les visions du patrimoine et objectifs financiers diffèrent profondément entre les créateurs de fortune (les fondateurs), souvent attachés à la stabilité, ceux qui la gèrent, plutôt réfractaires au risque, et leurs successeurs, plus enclins à l’innovation. Ces derniers, parfois multimillionnaires avant 30 ans, posent de nouveaux défis : quel est l’impact de leurs placements (impact investing) ? Quelle est la pondération des actifs digitaux, cryptos, NFTs et data dans les portefeuilles ? Une jeunesse à la fois exigeante et stimulante, qui oblige à sans cesse repenser les modèles d’accompagnement classiques. Et pour répondre à cette complexité générationnelle, la société mise sur une posture de transmission et d’écoute active.
Quelles tendances observez-vous actuellement dans le domaine de la gestion de patrimoine et du conseil financier en Suisse ?
Le phénomène GEN Z. Ce sont des jeunes (jeunes sportifs, influenceurs, crypto traders, sponsorises…) qui peuvent créer une fortune très vite... et la perdre tout
La prévoyance professionnelle, c’est notre métier
Faites appel à l’ESPP pour un accompagnement personnalisé ! CONSEIL ET FORMATION
La prévoyance professionnelle est un domaine complexe, dont le cadre légal évolue sans cesse et impacte directement vos collaborateurs comme la santé financière de votre entreprise.

Des solutions sur mesure et un conseil personnalisé

Des formations adaptées aux besoins de chacun
Nous conseillons et formons divers publics



Collaborateurs RH, chefs d’entreprise, commissions de prévoyance
Intermédiaires d’assurance et financiers, assureurs, asset managers
Administrateurs, gérants de caisse, conseils de fondation, fiduciaires
Un accompagnement et des formations sur mesure pour les PME et leur personnel


Plan de prévoyance : choisir la meilleure solution adaptée à l ’entreprise

Planification financière : anticiper et sécuriser l’avenir
Préparation à la retraite : accompagner la transition sereinement
Entreprises & collectivités publiques
Un plan de prévoyance qui évolue avec vous
• Trouver la solution qui s’ajuste à votre entreprise
• Anticiper les conséquences en matière de prévoyance lors de restructuration ou de fusion
• Informer vos collaborateurs sur leur situation
Particuliers & indépendants
Prenez les bonnes décisions pour votre avenir
• Analyse personnalisée de votre situation
• Optimisation de votre prévoyance et de vos finances
• Conseils pour vos rachats ou versements anticipés Personnes
aussi vite. Il faut les guider et les accompagner avec pédagogie. Pour nous chez ALAF, l’approche humaine reste donc centrale : comprendre, décoder les émotions, les doutes, les projets de vie. Ainsi, dans un univers encore très masculin, je revendique une sensibilité particulière, liée à ma position de femme, de maman. Cela me permet une lecture plus fine du non-dit, une empathie très utile dans la relation. Résultat : des décisions plus justes et plus alignées avec la réalité intime de cette génération particulièrement vulnérable et sujette à la pression des réseaux sociaux et de l’évolution technologique. Et qui désire toujours garder ses valeurs familiales et personnelles en toile de fond.
Quels sont les projets ou les axes de développement d’ALAF Capital dans les prochaines années ?
Face à la rapidité de l’évolution technologique, le défi est de taille. Il s’agit de trouver comment moderniser et démocratiser la gestion de patrimoine, sans trahir l’essence du métier. C’est vrai que chez ALAF, la technologie ne remplace en rien la relation humaine, elle ne fait que l’enrichir, en rendant la gestion de fortune plus lisible, plus réactive et plus fluide. Mais elle est devenue incontournable pour accompagner une clientèle dont les attentes évoluent au rythme du monde. Une évolution qui implique aussi de repenser l’accompagnement dans toute sa profondeur, au-delà des simples chiffres.
Notre mission, c’est précisément de créer des ponts entre des valeurs intemporelles : prudence, rigueur, transmission et les outils du monde d’aujourd’hui : la data, la technologie, l’agilité. Plus d’information sur www.alafcapital.com



Au cœur des investissements suisses, l’investissement dans la pierre reste un placement de choix. Entre évolution des taux, contexte géopolitique tendu et placement en fonds immobiliers, Martin Spreng, Investor Relations Manager chez Dominicé et membre du comité d’investissement – fonds immobiliers, fait le point sur la situation.

Martin Spreng
Investor Relations Manager chez Dominicé
Membre du comité d’investissement –fonds immobiliers
Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques, l’immobilier conserve-t-il selon vous son statut d’actif refuge pour les investisseurs ?
Tout à fait, et je dirais même que le contexte actuel renforce cet attrait. Le risque géopolitique est précisément l’une des raisons qui pousse les investisseurs vers la pierre en ce moment. C’est vrai pour l’immobilier en général, mais c’est surtout l’immobilier suisse résidentiel qui bénéficie d’un double effet protecteur dans les phases de tension.
D’une part, le franc suisse a historiquement tendance à s’apprécier lorsque les marchés sont sous pression, ce qui renforce mécaniquement la valeur des actifs libellés en francs pour un investisseur international. D’autre part, si les fonds immobiliers cotés peuvent effectivement corriger avec le marché actions dans un premier temps, l’immobilier sous-jacent montre une résilience réelle et constitue une protection naturelle contre l’inflation. Ce double bouclier : devise et actif réel, est difficilement reproductible avec d’autres classes d’actifs. Après la période de remontée des taux d’intérêt, comment analysez-vous aujourd’hui les perspectives du marché immobilier, en Suisse comme à l’international ? Je rejoins le consensus des analystes, qui est globalement
Brandreport • Divorce.ch

Les divorces des seniors explosent. Un phénomène qui s’accentue après des décennies de vie commune, où de plus en plus de seniors choisissent de divorcer. Et, très souvent, c’est l’épouse qui prend l’initiative, dans 70 % des cas selon une étude française. Que révèle cette tendance grandissante ?
S’occuper de soi
Les divorces dits « tardifs » résultent de l’allongement de l’espérance de vie, d’une quête d’épanouissement personnel, de l’indépendance accrue des femmes, du départ des enfants (« nid vide ») et d’un changement des mentalités qui déstigmatise la séparation. Ces ruptures révèlent souvent des désirs refoulés et un souhait de profiter pleinement des années restantes, en se concentrant sur soi, marquant la fin d’une relation insatisfaisante après des années de vie commune. Longtemps perçu comme un événement rare, le divorce des seniors est aujourd’hui devenu un véritable fait de société. Les chiffres récents de l’Office fédéral de la statistique le confirment : en Suisse, le nombre de divorces concernant des sexagénaires a été multiplié par cinq depuis le début des années 2000. Cette évolution traduit un changement profond dans la manière dont les couples envisagent la retraite, mais aussi dans la conception même du mariage. Ce qui, autrefois, représentait la fin d’un parcours commun et le début d’un repos bien mérité à deux devient, pour beaucoup, une période de transition, voire de renaissance personnelle.
optimiste. En Suisse, les conditions sont réunies pour une poursuite de la dynamique positive : le taux directeur de la BNS est à 0 % et les fondamentaux structurels restent solides. La population suisse a progressé de près de 43 % en quarante-cinq ans, entretenant une tension persistante sur l’offre, particulièrement dans les grands pôles économiques. Cette tension se lit dans les chiffres : depuis 1982, les loyers ont progressé environ deux fois plus vite que l’inflation générale.
À l’international, la sélection est clé. Nous privilégions une approche de polarisation régionale : cibler les zones dynamiques aux fondamentaux solides et éviter le piège des rendements élevés dans des régions aux perspectives plus modestes. Il faut toutefois rester attentif aux facteurs inflationnistes liés aux tensions géopolitiques, notamment à travers la hausse récente des prix de l’énergie. Ce type de choc pourrait temporairement retarder un retour vers des conditions monétaires plus accommodantes. Il s’agirait toutefois d’un frein passager, et non d’un renversement de tendance structurelle.
Quelle place l’immobilier, direct ou indirect, devrait-il occuper dans un portefeuille d’investissement diversifié à long terme ?
L’immobilier a toujours occupé une place incontournable dans tout portefeuille diversifié à long terme, mais nous observons aujourd’hui une véritable démocratisation de l’immobilier indirect, qu’il s’agisse de fonds cotés ou non cotés. Dans un contexte de taux réels bas, l’immobilier indirect permet de dégager des rendements performants tout en offrant une protection naturelle contre l’inflation et représente un bon substitut aux obligations pour un investisseur de long terme.
Sur le marché des transactions, nous constatons une tendance de fond : de plus en plus de propriétaires privés convertissent leur bien en parts de fonds via un apport en nature, ce qui s’appelle un swap. Les raisons sont structurelles : pressions fiscales croissantes, transition énergétique coûteuse et questions successorales. Le swap
s’impose alors comme une solution naturelle : convertir son bien en parts de fonds permet de conserver une exposition à l’immobilier tout en déléguant la gestion à des équipes professionnelles, avec à la clé des économies d’échelle et une liquidité que la détention directe n’offre pas.
Les fonds immobiliers attirent de plus en plus d’investisseurs. Quels sont, selon vous, les principaux avantages de ce type de véhicule dans l’environnement actuel ?
Les fonds immobiliers offrent aujourd’hui un ensemble d’avantages concrets que nous constatons directement dans notre activité. Aujourd’hui, le portefeuille 60/40 traditionnel n’offre plus la même diversification. Intégrer l’investissement immobilier dans un portefeuille permet une diversification supplémentaire et offre un rendement intéressant.
Sur le plan financier et patrimonial, la détention de parts présente des atouts significatifs par rapport à la propriété directe : optimisation fiscale, distribution régulière de revenus sous forme de dividendes, liquidité via la cotation en bourse et transmission successorale considérablement simplifiée, des parts divisibles se partagent entre héritiers bien plus aisément qu’un immeuble en indivision.
Sur le plan opérationnel, la gestion par des équipes expertes réduit les risques liés à la propriété directe et permet d’absorber les contraintes croissantes de la transition énergétique de manière structurée, là où beaucoup de propriétaires privés ne peuvent plus suivre seuls.
Enfin, quels seront selon vous les facteurs déterminants pour le marché immobilier dans les prochaines années : évolution des taux, dynamiques démographiques, transition énergétique ou transformations des usages ?
Nous en identifions quatre :
Les taux d’abord : un conflit au Moyen-Orient qui perdure pourrait maintenir une pression
Ce qui, autrefois, représentait la fin d’un parcours commun et le début d’un repos bien mérité à deux devient, pour beaucoup, une période de transition, voire de renaissance personnelle.
– Me Douglas Hornung, Fondateur du site divorce.ch
inflationniste et repousser la tendance aux taux bas, sans toutefois la renverser.
Les dynamiques démographiques ensuite : la Suisse continue d’attirer une population qualifiée et solvable dans ses grands centres économiques, avec une offre structurellement limitée qui ne se résorbera pas.
La transition énergétique, qui pèsera de plus en plus sur les propriétaires privés et accélérera le mouvement vers l’immobilier indirect géré par des professionnels.
Enfin, la densification des clusters urbains : Zurich, Bâle et l’arc lémanique vont continuer à concentrer talents, capitaux et entreprises, amplifiant encore la polarisation entre ces pôles et le reste du territoire et, avec elle, la pression sur les prix et les loyers dans ces zones.
Notre conviction est claire : l’immobilier restera une classe d’actifs de premier plan mais, sur le long terme, ce sont les investisseurs qui s’appuient sur des équipes professionnelles via l’immobilier indirect qui seront récompensés.
Plus d’informations sur www.dominice.com

Après une vie entière consacrée au travail, à l’éducation des enfants et aux responsabilités du quotidien, certains couples découvrent que les liens qui les unissaient se sont distendus. Tant que la maison était animée par les rires et le rythme familial, les différences pouvaient passer inaperçues ou être reléguées au second plan. Mais lorsque les enfants quittent le nid, un silence nouveau s’installe. Le quotidien, moins rempli, laisse davantage de place à la réflexion, et les petits désaccords longtemps contenus deviennent irritants. Ce face-à-face soudain avec soi-même et avec l’autre peut être déroutant. C’est souvent à ce moment que certaines femmes prennent conscience du chemin parcouru. Pour elles, le divorce à un âge avancé n’est pas
nécessairement une rupture douloureuse, mais une décision sereine, mûrement réfléchie, aspirant à un avenir différent.
Les avantages financiers
En Suisse et financièrement, il vaut mieux être concubins que mariés. C’est la fameuse « pénalisation du mariage ». Aujourd’hui, 704 000 couples mariés (dont 250 000 rentiers) paient plus d’impôts que s’ils vivaient en concubinage. Après des années de discussions et de tergiversations en tous genres, le Parlement a enfin adopté une nouvelle loi visant à supprimer la pénalisation du mariage et à passer à l’imposition individuelle. Le référendum a abouti, de sorte que le peuple votera le 8 mars 2026.
Beaucoup de seniors divorcent uniquement pour avoir de meilleures prestations sociales, tout en continuant à vivre ensemble après divorce.
– Me Douglas Hornung, Fondateur du site divorce.ch
L’AVS pénalise aussi les couples mariés qui – au mieux – ne recevront qu’une rente et demie (« rente de couple »), alors que deux concubins recevront chacun une rente. La différence peut être très substantielle pour les petits revenus, et il n’est pas rare que des couples de seniors divorcent par le site, uniquement pour recevoir deux rentes AVS, tout en continuant de vivre ensemble, comme auparavant.
Enfin, les couples mariés sont aussi défavorisés en matière d’aide sociale : les aides sociales, en particulier les prestations complémentaires, sont plus rapidement et plus facilement accessibles à un·e concubin·e qu’à un·e époux·se, car les critères d’octroi sont différents selon que l’on est marié ou non.
Tous les détails sont gratuitement disponibles sur le site.
AVS / Aides sociales

Impôts

100 % de succès depuis 2007


Dans les cercles patrimoniaux les plus exigeants, la vraie sophistication ne consiste plus à multiplier les placements. Elle consiste à faire les bons choix, au bon moment, avec le bon degré de sécurité, de lisibilité et d’ambition. C’est sur ce territoire, à la fois sélectif et hautement stratégique, que Fides Conseils Sàrl affirme sa singularité.
a société suisse développe une approche du conseil financier fondée sur une conviction simple : un patrimoine important ne se gère pas comme une somme de produits, mais comme une architecture de vie. C’est manier l’art de préserver et de développer dans un seul but : valoriser pour enfin transmettre. Chacune de ces décisions exige une lecture d’ensemble, une compréhension fine des priorités du client et un accès à des solutions qui dépassent les schémas conventionnels.
Pour les patrimoines privés : la recherche d’un équilibre supérieur À partir d’un certain niveau de fortune dès 800 000 CHF notamment, les attentes changent. Le sujet n’est plus seulement de faire fructifier un capital. Il devient plus subtil, plus stratégique : comment protéger une base patrimoniale essentielle tout en donnant au capital disponible une vocation plus dynamique, plus intelligente, plus féconde. Fides Conseils accompagne précisément cette clientèle dans toutes les étapes décisives de la vie liées au patrimoine : préretraite, retraite, acquisition ou vente immobilière, héritage, succession ou encore vente d’une entreprise, souvent familiale. Des moments où le conseil ne peut être partiel, car tout se tient : prévoyance, fiscalité, transmission, succession, ainsi que planification des revenus futurs et gestion des liquidités.
La promesse de Fides Conseils est celle d’une construction mesurée et exigeante : sécuriser ce qui doit l’être et donner au reste une perspective de rendement pensée avec rigueur. Une approche qui parle à une clientèle privée attachée à la prudence, mais qui ne confond pas prudence et immobilisme.
Des solutions alternatives pour ceux qui veulent plus que le conventionnel Là où Fides Conseils capte l’attention, c’est dans sa capacité à ouvrir l’accès à des solutions alternatives adossées à des actifs tangibles ou stratégiques. Grâce à une collaboration avec une société internationale spécialisée dans la création et la diffusion de produits alternatifs, Fides Conseils propose des solutions sélectionnées pour leur sécurité, leur flexibilité et la robustesse attendue de leurs rendements.
Métaux précieux, immobilier, actifs durables, infrastructures liées à l’économie numérique : l’univers proposé par Fides Conseils répond à une attente de plus en plus nette chez les investisseurs de qualité. Ceux-ci ne veulent plus uniquement des performances théoriques promises dans le futur. Ils veulent comprendre ce qu’ils détiennent, sur quels actifs repose leur investissement et pourquoi celui-ci peut trouver sa place dans une stratégie patrimoniale cohérente. Et surtout, ils choisissent Fides Conseils pour sa capacité à proposer des solutions qui distribuent régulièrement le produit d’un capital que l’on évite à tout prix d’entamer.
Les solutions sont diversifiées, rigoureusement structurées et sélectionnées en fonction de leur potentiel de croissance et de sécurité. Le financement de data centers couplés à du photovoltaïque incarne particulièrement bien cette vision. À la croisée de la technologie, de l’infrastructure et de la durabilité, ce type d’actif reflète une nouvelle manière d’investir : plus concrète, plus structurelle, plus ancrée dans les besoins réels d’une économie toujours en mouvement.
Les fondamentaux qui rassurent les investisseurs les plus exigeants Dans l’univers de Fides, l’attrait d’une solution ne repose jamais sur un simple effet de nouveauté. Il repose sur quatre critères qui demeurent, pour tout investisseur sérieux, les véritables marqueurs de qualité.
Le premier est la protection du capital, non comme slogan, mais comme principe directeur. Le deuxième est la solidité de la sécurisation et la qualité des actifs sous-jacents. Le troisième est la flexibilité, avec une préférence marquée pour des horizons à court ou moyen terme, adaptés à une gestion patrimoniale vivante. Enfin vient le ratio risque/rendement, qui doit rester lisible, discipliné et cohérent.
C’est cette grille d’exigence qui permet à Fides de parler à une clientèle haut de gamme, peu sensible aux promesses tapageuses, mais très attentive à la consistance d’une stratégie.
Pour les fiduciaires et cabinets de conseil : un partenaire qui élève la proposition de valeur Les fiduciaires et cabinets de conseil financier font aujourd’hui face à une évolution profonde des attentes de leur clientèle. Celle-ci ne souhaite plus seulement des réponses techniques ou administratives ; elle veut une lecture patrimoniale plus complète, plus raffinée et plus cohérente face à une clientèle toujours plus exigeante.
Fides Conseils se positionne comme un partenaire capable d’enrichir cette relation. En mettant à disposition ses outils, son expertise et ses solutions, la société permet à ces professionnels d’élargir leur offre sans en diluer la maîtrise. Ils peuvent ainsi proposer à leurs clients une nouvelle profondeur de conseil, notamment dans les moments sensibles où un patrimoine se restructure : succession, vente immobilière, réallocation de capital, préparation de retraite ou de préretraite, souvent plus facilement réalisables grâce à des solutions innovantes de distribution récurrente des avoirs disponibles.
Pour ces partenaires, Fides Conseils représente un prestataire solide, capable de manier la tradition comme l’innovation. La plus-value est immédiate : proposer davantage d’accompagnement avec sérieux, sans renoncer à son propre niveau d’exigence. Et l’humain, grâce à l’écoute et aux bons partenariats, s’en trouve systématiquement grandi.
Pour les banquiers privés, family offices et hedge funds : une source de différenciation rare
Dans les univers les plus sophistiqués de la finance privée, la différenciation est devenue une nécessité. Les clients fortunés sont mieux informés, plus sélectifs, plus sensibles à la qualité réelle des opportunités qu’on leur présente. Les professionnels de la finance doivent donc aller au-delà des allocations traditionnelles et identifier des solutions capables d’apporter à la fois substance, diversification et conscience des enjeux.
C’est précisément sur ce terrain que Fides Conseils peut retenir l’attention des banquiers privés, des family offices et de certains hedge funds. Par l’accès à des solutions alternatives adossées à des actifs réels, par une logique de sécurité assumée et par une compréhension fine des attentes patrimoniales contemporaines, la société se place comme un interlocuteur de niche à forte valeur ajoutée.
Pour ces acteurs, Fides Conseils n’offre pas seulement des supports d’investissement. Elle propose un supplément d’expertise dans la manière de construire une allocation, d’accompagner un client ou de nourrir une stratégie patrimoniale plus ambitieuse. Une croissance qui rend chaque acteur gagnant.
Une signature suisse pour une finance plus tangible Ce qui distingue Fides Conseils dans sa substance est sa capacité à réunir des qualités rarement associées avec justesse : prudence et rendement, innovation et lisibilité, sophistication et ancrage dans le réel. L’entreprise parle à ceux qui veulent protéger leur patrimoine sans le figer, à ceux qui souhaitent enrichir leur offre sans la banaliser, et à ceux qui recherchent des solutions plus sélectives sans renoncer à la discipline et à la rigueur d’une gestion consciente, dynamique et profondément humaine. Pour les clients privés dès 800 000 CHF, pour les fiduciaires et cabinets de conseil, comme pour les banquiers privés, family offices et hedge funds, Fides Conseils dessine une même promesse : celle d’un conseil patrimonial plus concret, plus lucratif pour tous les acteurs et plus en phase avec les exigences d’aujourd’hui.
Dans un monde financier saturé d’offres standardisées, Fides Conseils a développé une capacité à revenir à l’essentiel et à l’authenticité : la qualité des actifs et des solutions, la clarté de la stratégie sur mesure qui offre la maîtrise du risque et l’intelligence du système de distribution.
Telles sont les raisons du succès des clients et partenaires de Fides Conseils : une volonté systématique de croissance pour chaque acteur concerné, en privilégiant l’humain, toujours placé au centre des intérêts communs.
Que vous soyez un investisseur privé souhaitant structurer et valoriser un patrimoine dès 800 000 CHF, une fiduciaire ou un cabinet de conseil financier à la recherche de solutions différenciantes pour enrichir votre offre, ou un professionnel de la finance : banquier privé, family office, hedge fund, en quête d’opportunités alternatives solides et crédibles, Fides Conseils vous ouvre l’accès à une approche patrimoniale sélective, concrète et résolument tournée vers la qualité.
Que vous soyez un investisseur, un partenaire financier ou un confrère, prendre contact avec Fides Conseils, c’est engager un dialogue exigeant, confidentiel et orienté solutions, pour explorer des réponses à la hauteur de vos ambitions et de vos responsabilités. L’objectif est de faire de chaque rencontre un moment privilégié, un partage, afin que chaque partie puisse en retirer une plus-value gagnant-gagnant.

Fides Conseils Sàrl Avenue de la Gare 29 1920 Martigny
Régis Exquis, administrateur-gérant +41 79 220 25 63 www.fidesconseils.ch
Deux exemples de partenariat :

Patrimoine & Immobilier
Spécialiste en patrimoine, relations d’affaires et opportunités émergentes
Administrateur, Manager, Consultant

Ce n'est pas un hasard si nous avons choisi l'éléphant comme symbole. Cet animal représente la force, l'intelligence, mais aussi l'esprit d'équipe et la loyauté. Des valeurs qui sont les nôtres et que nous partageons avec nos clients.
Quels que soient vos besoins en terme de logistique, de stockage ou de déménagement, nous avons votre solution. Pour vous en convaincre, il ne vous en coûtera rien, si ce n'est le temps que vous voudrez bien nous consacrer afin que nous étudions et comprenions vos besoins.

L’accompagnement des travailleurs frontaliers nécessite une maîtrise rigoureuse de deux systèmes fiscaux et sociaux distincts. Planifique a structuré quatre pôles d’expertise afin de répondre à cette complexité technique. Arnaud Merlin, directeur général, et Paul Dao, associé-fondateur, détaillent les défis financiers propres à cette population active.
lanifique naît d’un constat lié à la nature des enjeux financiers, fiscaux et patrimoniaux auxquels font face les frontaliers franco-suisses. Ces problématiques sont considérées comme faisant partie des plus complexes existantes, alors que les conseils reçus sont souvent jugés génériques. L’entreprise privilégie la précision à travers quatre pôles d’expertise portés par des spécialistes dédiés. Depuis deux mille dix-huit, sept mille clients ont sollicité cette structure pour des questions dépassant la seule préparation à la retraite, telles que l’optimisation fiscale, les projets immobiliers transfrontaliers ou la transmission de patrimoine. Arnaud Merlin précise qu’un frontalier possède des enjeux différents de ceux d’un résident suisse ou d’un salarié français. Ces profils méritent des experts maîtrisant les deux réalités binationale. L’expertise structurée en quatre pôles spécialisés Chaque pôle de l’entreprise est animé par des spécialistes et non par des généralistes.
Premier pôle : La retraite La retraite du frontalier s’appuie sur deux régimes distincts : le système français (régime général, Agirc-Arrco) et le système suisse (AVS, LPP, troisième pilier A et B). Leur combinaison obéit à des règles précises maîtrisées par les spécialistes. L’entreprise calcule l’âge optimal de départ, modélise les rentes prévisionnelles des deux côtés de la frontière et identifie les lacunes. Des stratégies sont définies pour les combler, notamment par des rachats LPP ou l’utilisation du troisième pilier. La complexité est illustrée par l’existence de 198 combinaisons de départ possibles pour un célibataire, et plus de 39 000 pour un couple marié. Chaque dossier est ainsi traité de manière unique. Deuxième pôle : La fiscalité La fiscalité franco-suisse, régie par la convention bilatérale de mille neuf cent soixante-six, reste l’une des plus ardues. Le travailleur est imposé en France sur ses revenus suisses et soumis à des règles de neutralisation, à l’IFI, ainsi qu’à des enjeux de succession transfrontaliers. Les experts fiscaux optimisent la charge sur les deux territoires. Les arbitrages concernant le choix entre rente et capital du LPP ou la structuration des versements représentent souvent des économies de plusieurs dizaines de milliers de francs ou d’euros sur une vie.
Troisième pôle : L’immobilier Acheter ou investir dans le neuf ou l’ancien, en France comme en Suisse, implique des règles de financement et des impacts fiscaux spécifiques. Les spécialistes immobiliers accompagnent l’intégralité du projet en intégrant la fiscalité transfrontalière et la viabilité
Les problématiques financières, fiscales et patrimoniales des frontaliers franco-suisses comptent parmi les plus complexes, alors que les conseils reçus restent souvent génériques.
hypothécaire au moment de la retraite. L’analyse porte sur des questions patrimoniales que les agences traditionnelles ne maîtrisent pas systématiquement.
Quatrième pôle : La gestion privée Gérer un patrimoine transfrontalier exige une expertise en allocation des avoirs entre les deux pays. Ce pôle conçoit des stratégies sur mesure incluant la planification successorale franco-suisse et la protection du conjoint survivant. Les spécialistes coordonnent leur action autour de la situation globale du client avec une vision à long terme.
Analyse des lacunes et erreurs d’anticipation La plupart des conseillers financiers se positionnent soit en France, soit en Suisse, mais peu maîtrisent les interactions entre les deux systèmes. Un accompagnement purement suisse peut faire omettre des optimisations françaises décisives. Planifique a construit sa structure précisément autour de cette double réalité.
L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à ne pas anticiper les lacunes entre les deux régimes de retraite. De nombreux frontaliers découvrent tardivement que leur rente AVS sera réduite ou que leurs droits français ont été sous-alimentés. Une autre méprise concerne la sous-estimation de la fiscalité à la retraite : lors de la cessation d’activité, certaines déductions disparaissent alors que les charges, comme l’assurance maladie ou l’entretien d’un bien, persistent ou augmentent. L’attente est également un facteur de risque. À 50 ans, de nombreux leviers sont encore disponibles, tandis qu’à 62 ans, les marges de manœuvre sont bien plus réduites.
Le dilemme entre rente et capital du LPP
Pour un frontalier, le choix entre la rente ou le capital du LPP est une décision cruciale. Le capital est imposé en Suisse à un taux préférentiel, mais il peut impacter l’assiette fiscale en France selon
les accords bilatéraux. La rente est, quant à elle, intégrée aux revenus imposables français. Il n’existe pas de réponse universelle ; la solution dépend du canton de travail, de la commune de résidence, du patrimoine global et des projets personnels. Les spécialistes de la retraite et de la fiscalité conduisent ensemble cette analyse croisée.
Une méthodologie rigoureuse et des implantations locales L’accompagnement commence par un bilan complet intégrant les revenus, les droits acquis dans les deux pays, le patrimoine immobilier et l’épargne. Ce diagnostic permet de dégager des leviers d’action et de construire un plan structuré. Chaque client bénéficie du suivi d’experts dédiés à chaque pôle, qui travaillent en coordination. Cette rigueur marque la différence avec un accompagnement ordinaire.
Le choix des implantations à Genève, Bâle et Archamps répond à la volonté de couvrir les deux grandes zones de concentration des frontaliers.
Genève et le bassin lémanique possèdent des spécificités fiscales cantonales propres. Bâle, dans la région des trois frontières, présente également ses propres règles et profils de frontaliers. La proximité avec les réalités locales est une condition fondamentale de l’efficacité de l’entreprise.
L’ambition de Planifique est de devenir la première démarche naturelle pour tout frontalier s’interrogeant sur son avenir financier. Actuellement, de nombreux travailleurs ne disposent d’aucune boussole financière lors de leurs débuts en Suisse et attendent souvent l’approche de la retraite pour s’en préoccuper. La complexité franco-suisse doit être perçue comme une opportunité d’optimisation dès lors qu’elle est encadrée par des experts.
Chiffres clés de l’activité
– Sept mille clients frontaliers sont accompagnés depuis deux mille dix-huit
– Quatre pôles d’expertise répondent aux besoins réels du marché
– 50 ans est considéré comme l’âge idéal pour démarrer une planification
– Deux pays sont couverts par une expertise unique sur les régimes français et suisses
– 4,9 étoiles est la note moyenne obtenue sur plus de sept cents avis Google
– Divisés par deux : c’est le risque de réduction des revenus en l’absence de préparation
L’entreprise Planifique propose de prendre rendez-vous avec ses spécialistes frontaliers via son site internet www.planifique.com. Les bureaux sont situés à Genève, Bâle et Archamps.
L’entreprise a choisi de s’implanter à Genève, Bâle et Archamps pour couvrir les deux zones majeures de concentration des frontaliers. Cette proximité permet de répondre efficacement aux règles cantonales spécifiques et aux besoins des clients locaux.
Plus d’informations sur www.planifique.com



rend la communication et la compréhension du monde extérieur extrêmement difficiles et crée un isolement social. La déconnexion avec l’entourage, l’incapacité à interagir de manière fluide, génère souffrance et désespoir.
La surdicécité, qui apparaît dès la naissance chez certains enfants ou avant le développement du langage, les confronte à des déficiences sensorielles multiples qui ne leur permettent pas de comprendre leur environnement. Ils sont souvent mal compris et privés d’un accompagnement adapté. Leur monde devient incompréhensible et menaçant. Ils ont besoin d’un soutien adapté pour sortir de l'isolement et le repli sur soi, développer leur langage et leur intelligence, comme tout autre enfant.
Au cœur de l’accompagnement des personnes sourdaveugles : l’action de FRSA en Suisse romande
Depuis sa création, il y a 25 ans, la Fondation Romande en faveur des personnes sourdaveugles s'est développée et a pu compter sur ses donatrices et donateurs. Aujourd'hui, Action FRSA, pionnière dans le soutien et l'accompagnement des personnes sourdaveugles et sourdes avec des handicaps associés, par son expertise et son centre de compétence, amène des solutions adaptées aux enfants et aux jeunes adultes, afin de briser leur isolement et développer leur intelligence. En effet, ils sont souvent assimilés au handicap mental et leur accompagnement ne répond pas à leurs besoins spécifiques.
Elles ne peuvent pas vivre seules: votre don est essentiel.
Soutenir Action FRSA, c’est aider les personnes sourdaveugles à gagner en autonomie, à participer à la société, et à briser leur isolement. G Grâce à vous, elles ont accès à la communication, à l’information et à la mobilité dans leurs déplacements
Merci de leur offrir une meilleure qualité de vie.
Scannez-moi pour faire un don
Action FRSA Fondation Romande SourdAveugles
Avenue du Crochetan 33 – CH 1870 Monthey
Tél. +41 24 472 19 09 – info@frsa.ch –www.frsa-sourds-aveugles.ch
IBAN CH41 8080 8005 1020 7530 3

« C'est grâce à un accompagnement spécialisé que j'ai appris une grande partie de ce que je sais faire aujourd'hui Me déplacer, m’informer, utiliser un smartphone, faire mes courses, me renseigner, communiquer avec des personnes qui ne parlent pas la langue des signes française Maintenant que j'ai appris toutes ces choses, je suis beaucoup plus autonome Mais, j'ai encore besoin d'aide si je dois me déplacer le soir ou faire des tâches administratives. Je peux compter sur mes accompagnants Je suis serein et la vie que j’ai à Monthey, c ’est le mieux pour moi J’ai envie de dire merci aux donateurs de Action FRSA »
Paul, accompagné depuis plus de 20 ans par l la FRSA





Au-delà des bijoux et de la finesse des fils, une signature d’exception façonnée par la co-création et le sur-mesure.
JURASAÏ se distingue par une expertise d’exception où la personnalisation est au cœur de chaque projet. Grâce à une co-création étroite avec vous, la maison conçoit des décors sur mesure, rares et mémorables sur différents supports, alliant innovation technologique brevetée et exigence artisanale.
JURASAÏ bâtit sa réputation sur la qualité d’une production suisse reconnue, la confiance et la fidélité de ses partenaires, tout en s’inscrivant dans une démarche éthique et durable.



