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1/2014

S I M

s ĂŠ t i l a u t c a

i n t e r n a t i o n a l e


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Éditorial

« SIM actualités » 1/2014

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Contacts SIM Suisse 1, rue Weissenstein C.P. 4051 CH-2500 Bienne 4 PostFinance: SIM, 10-2323-9 IBAN CH49 0900 0000 1000 2323 9 BIC POFICHBEXXX Tél / Fax ++41(0)32 345 14 44/54 sim.suisse@sim.org SIM Canada au Québec 17 rue Alfred-Laliberté Notre-Dame-de-l´Ile-Perrot, QC, J7V 7P2 Tél / Fax: 514 425 6611 Quebec.Selection@sim.org SIM France Quartier des Mians FR-84860 Caderousse CCP : SIM nº DIJ 201347U IBAN: FR22 2004 1010 0402 0134 7U02 508 Tél / Fax ++33(0)4 90 51 00 69 sim.france@sim.org SIM Belgique 38 rue Draily 6000 CHARLEROI Compte bancaire: 979-2238252-79 IBAN: BE58 9792 2382 5279 BIC: ARSPBE22 Tél. ++32 (0)485562 936 sim.belgique@sim.org SIM Italie Via Rana,386 IT-15122 CASCINAGROSSA (AL) CCP : SIM Società Internazionale Missionaria Onlus n° 66281957 IBAN : IT18 R07601 10400 000066281957 Tél. ++39 0131 61 09 79 sim.italia@sim.org Impressum Ce journal trimestriel paraît en allemand, anglais, français et italien. Tarifs de l’abonnement annuel: CHF 10.–; € 6.– ISSN 1962-3895 Rédaction : Waltraud et Günter Kunz Graphisme/Layout : FRANK.COMMUNICATION. Singen (D) www.frank-com.de Production : Jordi SA .le spécialiste média. Belp www.jordibelp.ch La SIM est membre de l’ et de la SIM International (Suisse) a signé le Code d‘honneur AES. Ce label de qualité engage le signataire à une utilisation responsable des dons reçus.

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Par Suzanne Green, Rédactrice en chef de SIM-International

Mon expérience de ce qui se rapproche le plus d’un cataclysme remonte à 1987, quand les vents de la Grande Tempête ont dévasté le Royaume Uni. Nous étions de jeunes mariés, habitant au sommet d’une tour de treize étages. Pendant la nuit de la tempête, les grandes baies vitrées du salon et de la chambre à coucher vibraient et s’entrechoquaient. Le bruit du vent qui augmentait était encore plus fort à cette hauteur. J’étais extrêmement inquiète. Étonnamment nous avons réussi à nous endormir, cette nuitlà ! Encore plus étonnant, la tour où nous habitions n’a pas été endommagée. Cependant, le jour suivant, nous avons découvert que de nombreux magasins du voisinage n’avaient plus de vitrines, que plusieurs cheminées gisaient au sol et que d’innombrables arbres avaient été déracinés ; certaines routes étaient impraticables. Je travaillais dans une bourgade appelée « Les sept chênes » ; elle devait son nom à sept grands chênes plantés sur la place centrale. Après la tempête, les gens plaisantaient en suggérant de la renommer « Le seul chêne » ! Pour désolant qu’ait été cet épisode, il ne saurait être comparé au triple désastre de 2011 que le pasteur Akira Sato et sa paroisse de Fukushima (Japon) ont dû affronter : le tremblement de terre, le raz-de-marée et, finalement, l’accident nucléaire ! Il est difficile de s’imaginer tout cela. Arrachés à leurs maisons et à leurs biens, les membres de cette Eglise Baptiste ont été évacués ensemble. Il y a fort à parier qu’ils se sont soudés en une grande « famille », comme jamais auparavant. Pour les mêmes raisons, il semble que la catastrophe ait produit un mouvement d’unification au sein des églises japonaises. Des dénominations variées s’entraident et des murailles tombent. L’amour et la compassion manifestés par des chrétiens dans leurs efforts de soutien ont généré une ouverture envers l’Evangile. Des nouveaux convertis demandent à être baptisés et de nouvelles églises naissent un peu partout. Il est fascinant de découvrir qu’il y a de nouvelles occasions de service, au Japon ainsi qu’en Guinée-Équatoriale (voir p.3), où des jeunes gens vont de village en village pour dire aux habitants ce que Jésus a fait pour nous ! Il y de nombreuses bonnes nouvelles dans ce numéro - des bonnes nouvelles à propos de portes qui s’ouvrent à La Bonne Nouvelle. Et elle ne peut être arrêté, quel que soit le nombre d’immeubles qui s’écroulent ou d’arbres qui sont déracinés. n


L’Afrique hispanophone

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Par Geoffrey W. Hahn, Vice-directeur International pour le continent américain

Imaginez que vous entrez au cœur de l’Afrique … et entendez surtout parler l’espagnol  ! Vous vous trouvez dans un pays à nul autre  pareil  ; vous êtes en Guinée-Équatoriale ! Imaginez que vous entrez au cœur de l’Afrique … et entendez surtout parler l’espagnol ! Vous vous trouvez dans un pays à nul autre pareil ; vous êtes en Guinée-Équatoriale !

Dieu est à l’œuvre dans ce petit pays relativeEn Guinée-Équatoriale, l’avidité pour étudier la S ment S Parole isolé et l’Eglise se répand comme un feu de de Dieu est étonnante.  

broussailles.

Ici, de nombreux habitants sont fiers de chasser du gibier dans la forêt tropicale qui s’étend autour des villes et des cités. En fait, pour certaines personnes, la viande de bœuf ou de porc est quasi immangeable ; c’est de la viande pour citadins ! Comme quelqu’un le disait  : «  Quelle personne sensée pourrait manger des viandes aussi terribles ? ». Au marché local, vous pouvez choisir, parmi une offre étendue, des singes, des gazelles, des rongeurs et, de manière surprenante, des crocodiles vivants  ! Vous voyez-vous rentrer chez vous, après avoir fait vos achats, avec un crocodile vivant, long d’un mètre, pattes et bouche liées pour votre sécurité ?

Les défis Cependant, un tel rythme de croissance des églises engendre de nombreux défis. En GuinéeÉquatoriale, il y a très peu de pasteurs formés ou de mentors. Le pays manque sérieusement d’écoles bibliques et de gens capables de former des dirigeants dans l’Eglise. La moitié des candidats pasteurs se voit refuser l’entrée aux études par manque de place. En plus, un grand besoin d’enseignement théologique décentralisé se manifeste, pour les gens des villages qui ne peuvent pas déménager dans les villes.

La SIM a une merveilleuse occasion de répondre S aux besoins de manière globale dans un pays à nul  

autre pareil.

SIM qui voudraient servir Dieu en Guinée-Équatoriale. Nous avons besoin de gens qui puissent enseigner et former des disciples dans un travail commun avec la WEC, les églises locales et l’École Biblique. Il y a aussi des occasions, pour des chrétiens expérimentés, de travailler avec les nombreux jeunes, et l’Eglise est avide de pouvoir répondre à des besoins variés et multiples. Actuellement, la Guinée-Équatoriale occupe le 14ième rang des pays touchés par le Sida et la proportion de la population atteinte est l’une des plus élevées Des jeunes gens motivés se mettent en route pour R partager l’Evangile dans les villages avoisinants et de  

nouvelles églises germent.

Mais considérez ce qui est bien plus important  : Dieu est à l’œuvre dans ce petit pays relativement isolé et l’Eglise se répand comme un feu de broussailles. Les lieux de culte sont bondés et il s’en crée de nouveaux par l’intermédiaire de jeunes gens motivés qui se mettent en route pour partager l’Evangile dans les villages avoisinants. Ils y forment des disciples et de nouvelles églises germent spontanément. Au début, un pasteur local a essayé de contrôler les choses, mais il a dû abandonner : « Pourquoi devrais-je essayer de contenir un tel enthousiasme pour Dieu ? » demande-t-il ?

J’ai assisté à un cours du soir bondé dans l’unique école biblique inter-dénominationnelle. L’avidité pour étudier la Parole de Dieu est étonnante. Ce soir-là, des étudiants se sont rassemblés sous un lampadaire, dans une rue, pour profiter des rares périodes d’éclairage électrique afin de continuer à lire la Bible. On a récemment demandé à la SIM de s’associer avec la WEC, une mission évangélique ayant une longue histoire dans ce pays. Cette nouvelle collaboration ouvre des portes à des missionnaires de la

de l’Afrique centrale occidentale. En dépit de cette réalité, il n’existe aucune structure officielle d’entraide aux sidéens. Ces derniers sont rejetés par la société et la crise n’est attaquée à la racine ni par le gouvernement ni par les églises. Les dirigeants chrétiens, en Guinée-Équatoriale, nous ont offert une merveilleuse occasion de répondre aux besoins de manière globale. Veuillez vous joindre à notre objectif : voir plus de vies transformées par Christ dans ce pays à nul autre pareil. n


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Désastre …

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Par Jeffrey S. Johnston, Vice Président d’« Asian Access »

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L’histoire de « l’Eglise Exodus », au Japon Lors de son 54ième anniversaire, le monde d’Akira Sato a été mis sens dessus dessous. Ce vendredi matin-là, il s’était réveillé heureux à l’idée de fêter son anniversaire. À 14h46, tout avait basculé.

T  C’est un moment marqué par Dieu au Japon. L’amour de Dieu qui nous rachète se manifeste.  

Le jour de son 54 anniversaire, le monde d’Akira S Sato a été mis sens dessus dessous.  

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C’était le 11 mars 2011, la date d’un triple désastre dans le nord-est du Japon. Pour commencer, un tremblement de terre de magnitude 9.0 a dévasté la région et engendré d’autres tragédies. En l’espace de quelques minutes, un raz-de-marée a englouti 20’000 vies humaines et provoqué un accident nucléaire dans le premier réacteur de Fukushima. Les autorités ont émis un ordre d’évacuation. En tant que pasteur de l’Eglise Baptiste Biblique de Fukushima (à seulement quelques kilomètres du réacteur N°1), Sato s’est mis en mode « survie », en essayant de contacter chacun de ses membres. En l’espace de quelques semaines, sa communauté déracinée a reçu l’offre de se déplacer sur un terrain utilisé pour des camps chrétiens, à l’ouest de Tokyo, à quelque 300 km de Fukushima. Environ 70 membres sur 200 ont déménagé dans ce camp, alors que les autres survivants ont trouvé l’hospitalité chez des parents dans tout le Japon. Sato a écrit deux livres sur les expériences de son église, y compris un grand tirage à succès  : « L’Eglise Exodus ». En réfléchissant au temps passé dans le « désert », il croit fermement qu’il est né pour vivre cette expérience. La date de son anniversaire et le nom de son église sont pour lui des signes le confirmant ! Des murailles qui s’écroulent : Une occasion historique Cependant, en Sato germe aussi une autre pensée. Parallèlement à la chute des murailles que le raz-de-marée a investies, trois autres murailles se sont écroulées :

Ouverture croissante 1 La muraille qui séparait les églises du Le renversement de ces murailles immatérielles est reste de la société japonaise : Avant le un symbole qui coïncide avec une ouverture spiridésastre, les églises locales étaient très peu tuelle croissante au sein du peuple japonais. Rien connues de la plupart des Japonais. Il y a environ 99,5% de non-chrétiens au Japon. Toutefois, de tel n’avait été mis en évidence depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Au tout début des efforts l’engagement des églises et des volontaires de soutien, les églises se sont mises à distribuer des chrétiens qui se sont levés pour fournir de l’aide biens de première nécessité aux habitants dénués et de l’assistance en tout genre a porté l’Eglise de tout. Souvent, les enfants étaient tout excités sur le devant de la scène dans tout le pays. lorsque ils voyaient les volontaires arriver, et ils cri2 La muraille entre les églises de diverses aient : « Mémé, Jésus nous apporte de nouveau de dénominations : Les dénominations ont mis la nourriture et des vêtements ! ». de côté leurs différences pour s’associer, afin de répondre aux besoins de leurs groupes sociaux. Dans un village, les eaux ont envahi le premier La participation aux cultes d’une église, qui étage de presque toutes les maisons, y compris les avait tendance à diminuer, a spectaculairement niches où résidaient les idoles domestiques. Quand augmenté. Les nombreux nouveaux participants les membres des églises se sont mis à distribuer de sont des non-croyants qui s’ouvrent à Jésus. Dix nouveaux convertis ont été baptisés en quelques semaines. L’église en question n’était pas assez riche pour acheter le local qu’elle louait ; trois autres dénominations ont collecté des fonds pour acheter cette propriété. L’engagement commun des diverses dénominations est le suivant : « Nous nous consacrons au travail commun, non à l’édification de murs entre nous ! » 3 La muraille entre le Japon et le reste du monde : L’Eglise globale s’est mobilisée pour le Japon après   L’engagement commun des diverses dénominations est le cet horrible désastre. Cette compassisuivant : « Nous nous consacrons au travail commun, non à on durera un certain temps. Le peuple l’édification de murs entre nous ! ». japonais est émerveillé et touché par la générosité des chrétiens étrangers qui con- l’aide, ils ont veillé à distribuer aussi des versets bibliques imprimés et les habitants les ont punaisés tinuent à donner et à venir en aide.

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contre leurs murs. Le chef d’un village raisonnait ainsi : « Le raz-de-marée a englouti nos dieux, mais maintenant nous avons la Parole de Dieu sur nos niches à idoles. Peut-être que nous devrions tous devenir chrétiens ! ».

Akira Sato. Pour son 55ième anniversaire, après une année passée dans le camp, le pasteur Sato a de nouveau déplacé son troupeau. Dès lors qu’il était interdit de retourner dans leur ville bien-aimée, ces chrétiens se sont établis juste en dehors de la zone d’évacuation. Sato a rassemblé des fonds pour construire une nouvelle église et un appartement pour les personnes âgées de son église. Il conclut ainsi : « Nous avons perdu notre chez-nous et ne pourrons jamais y retourner  ; construisonsnous donc un nouveau chez-nous ! »

Le rapprochement des dénominations et la prise de conscience du groupe social poussent les églises à regarder hors de leurs murs. Le nouveau réseau missionnaire des églises, Miyagi Mission, prévoit la création de 1000 nouvelles églises. Un pasteur du district de Miyagi a établi 33 cellules de maisons parmi les survivants du raz-de-marée. Dans le district d’Iwate, ce nouveau réseau d’églises, issu du 11 mars 2011, a repris à son compte ce projet de servir les nécessiteux et d’établir de nouvelles églises dans tout le nord-est du Japon. Les groupes sociaux sont émus et   La SIM et Asian Access collaborent pour apporter de l’aide et de vivifiés par les églises. La flamme l’espoir aux japonais, au nord-est du pays. du chandelier de Christ brûle et En établissant une église, ces chrétiens brille dans le monde. font face à de nombreux défis de la part des habitants de longue date qui les taxent Reconstruire des vies « d’évacués  ». De temps en temps on leur et des groupes sociaux fait comprendre qu’ils sont des réfugiés non Le travail de premiers secours est suivi par celui désirés, parce que pollués par les radiations. de la reconstruction. En l’espace de deux ans, de Au beau milieu de ces épreuves, Sato trouve nombreuses infrastructures ont été minutieusement une consolation en pensant qu’il est né préreconstruites. Le moment est venu d’aider les gens à reconstruire aussi leur vie et l’économie locale. cisément pour un temps aussi particulier. Il a grandi pour faire face au défi. On peut en dire Les églises y contribuent en offrant des groupes de autant de toute l’Eglise japonaise. C’est un conseils et de soutien et en lançant des entreprises moment marqué par Dieu. L’amour de Dieu qui sociales pour stimuler le renouvellement.

… et Bonne Nouvelle

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prier pour une moisson surabondante au Japon et pour davantage de travailleurs. n

Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez lire le journal de bord d’Akira Sato (en anglais) : www.f1church.com Interview (sous-titré en Anglais) avec le pasteur Sato à regarder sur : http://vimeo.com/47352632

Le chandelier du Christ

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Sato et sa communauté affrontent de nombreux défis Le nouveau réseau missionnaire des S enAkiraétablissant S églises, des églises là où les résidents de longue date Miyagi Mission, prévoit la créa 

les taxent d’évacués.

Le manque de tissu social demeure. Pour tous les survivants logés dans des habitations provisoires, il faut recréer des racines. Nombreux sont ceux qui se sentent encore profondément errants, rapporte

tion de 1000 nouvelles églises.

nous rachète se manifeste. Son Eglise apporte aide et espérance au peuple japonais. En collaboration avec Asian Access, la SIM a envoyé des missionnaires dans le nord-est du Japon. Veuillez

Avant le triple désastre qui a frappé le Japon, un couple d’une septantaine d’années, membre d’une église baptiste conservatrice, avait commencé à implanter une église en organisant un groupe de maison. Quand le raz-de-marée est arrivé, il a failli balayer la femme hors de chez elle. Cependant son mari l’a saisie par une cheville et l’a retenue fermement. Miraculeusement, il a réussi à la tirer d’affaire et à la mettre en sécurité. Le rez-de-chaussée de cette maison a été sérieusement endommagé et le couple n’avait pas d’argent pour faire faire les réparations. Les autorités avaient marqué cette maison avec de la peinture pour la faire détruire, quand un pasteur des frères mennonites, qui passait à côté, s’est demandé si la maison ne pouvait pas être sauvée et transformée en église. Il a alors contacté les propriétaires qui avaient déménagé dans un petit appartement, lesquels lui ont joyeusement fait don de la maison. Ce pasteur des frères mennonites a restauré la maison et y dirige une nouvelle église. Elle se compose de ses fidèles et de quelques personnes du groupe de maison qui s’y réunissaient auparavant. Une croix, formée par des tubes luminescents, a été plantée à l’entrée de l’église, illuminant les alentours. La flamme du chandelier du Christ brille intensément.


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Depuis les vagues …

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Par Tabitha Plueddemann

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Bruce Blackbell, missionnaire de la SIM, a grandi en glissant sur les vagues de Cronulla Beach, à Sydney (Australie). Parfaitement à l’aise sur une planche de surf, il se laisse porter par les vagues avec des professionnels, de manière informelle. A l’âge de 12 ans, il est venu à la foi en Christ lors d’un camp, mis au défi par l’idée d’un monde au-delà de celui-ci, qui durera pour l’éternité. Sa croissance dans la foi lui a permis de mieux comprendre et aimer Dieu pour son amour, sa miséricorde, son pardon et sa grâce. Alors que Bruce n’était qu’un adolescent, une partie de ses compagnons de la plage de Cronulla Beach a reçu un appel pour parler de Jésus à d’autres surfeurs. Cette idée s’est propagée dans toute l’Australie grâce à Brett Davis qui a fondé « Les surfeurs chrétiens », en 1977. Ce qu’un groupe d’adolescents visionnaires a commencé est maintenant bien connu sous le nom de Surfeurs chrétiens internationaux (CSI), et rassemble des surfeurs de 35 pays parmi les 120 où l’on peut pratiquer ce sport. (L’histoire de CSI est racontée en détails dans un livre récent, Ground Swell, de Brett Davis). En 2007, Bruce et sa famille ont déménagé au Pérou avec la SIM. La tâche de Bruce était l’enseignement théologique décentralisé (ETD). Il s’agit d’un cours de formation théologique conçu pour des étudiants qui ne peuvent pas accéder à une faculté de théologie pour diverses raisons. A l’instar de plusieurs de ses prédécesseurs, Bruce a apporté ETD dans la jungle de l’Amazonie et dans

Blackbell (à gauche) est un recruteur de missiR Bruce onnaires pour SIM-Australie. Il travaille aussi comme  

pasteur à mi-temps à Port Macquarie, une ville où l’on surfe au nord-est de Sydney.

arbres ; ils mènent une vie d’ermite par amour du surf. Des spectateurs viennent du monde entier pour assister aux compétitions parce qu’ils sont devenus des adorateurs du surf. Certains professionnels ont entendu parler de l’Evangile, mais ils refusent de courber l’échine devant le Christ dans la crainte de perdre leurs sponsors ou de compromettre leur popularité et leurs gains. les montagnes des Andes. Il a aussi été rapidement attiré par les surfeurs péruviens. Etant devenu membre du comité national des «  Surfeurs chrétiens » du Pérou, il a vite découvert que de nombreux surfeurs avaient une connaissance approfondie de la mer, mais une connaissance superficielle de la Bible. Il s’est alors offert pour les former, pour en faire des disciples et pour les équiper par le biais de l’ETD. De cette manière, un enseignement chrétien structuré et financièrement accessible s’est frayé un chemin parmi les gens qui étaient les moins exposés à l’Evangile, les surfeurs. Saisir cette grande vague Le surf attire des milliers de nouveaux adeptes, de touristes et de sportifs professionnels qui aspirent à se rendre sur les plages les plus célèbres. Pour la plupart d’entre eux, l’histoire se résume à saisir cette grande vague, y être photographiés, se faire connaître, gagner de l’argent et devenir professionnels de la discipline. Certains sont aux aguets tout le jour en attendant cette vague très spéciale, hélas juste pour découvrir que cela ne suffit pas !

Théologique décentralisé (ETD) vient en aide aux étudiants SquiL’Enseignement n’ont pas d’accès, pas d’occasion ou pas de finances pour entrer en  

faculté de théologie.

Certaines personnes vivent exclusivement pour le surf en sacrifiant leur famille, leur vie professionnelle et même leur maison. Nombreux sont ceux qui n’ont plus de domicile fixe et habitent dans leur voiture, sur la plage ou sous des

Atteindre et enseigner les surfeurs sur toute la planète En novembre 2012, CSI a fêté son 20ième anniversaire. Ce rassemblement d’athlètes chasseurs de vagues qui aiment Jésus a eu lieu sur la côte nord

de Honolulu, à Hawaï, qui a la réputation d’être le berceau du surf. Le thème de la conférence était centré sur le défi lancé aux surfeurs chrétiens de donner la première place à Jésus plutôt qu’au surf. On y a formulé des suggestions pour atteindre les surfeurs au travers de l’Evangile dans le monde entier. Bruce a présenté l’ETD et un intérêt croissant s’est manifesté à l’idée d’appliquer ce programme dans plusieurs pays d’Amérique Latine. L’objectif est de trouver et de développer de nouveaux responsables en utilisant le cours international de théologie décentralisée. Pendant les deux semaines qui ont suivi la conférence, Bruce a participé à un programme


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… jusqu’au cœur

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2013, Bruce a assisté à la conférence des Amériques, en Équateur, en tant que Directeur du Comité des T Ensurfeurs chrétiens du Pérou.  

d’évangélisation et y a enseigné en collaboration avec d’autres responsables, tels qu’Andy Curruthers, aumônier des professionnels de surf sur planche longue. Des volontaires en provenance du Japon, de la Norvège, de l’Afrique du sud, des USA, de l’Australie, du Pérou et du Brésil ont harangué les foules le long de la plage où elles assistaient aux compétitions professionnelles de la Triple Couronne. Cette mission a connu un grand succès et les trois églises locales associées à cet effort ont demandé que des équipes reviennent d’année en année. Des milliers de personnes de nombreuses nations, de nombreuses tribus, de nombreux groupes ethniques entrent en compétition pour cette prestigieuse Triple Couronne. Il y a peu de temps, Bruce et sa famille sont rentrés en Australie pour servir Dieu en tant que mobilisateurs pour la SIM. Bruce travaille à mi-temps évangélise des surfeurs dans le monde entier R CSIet certains ont compris que rechercher la célébri 

té et les richesses ne suffit pas.

comme pasteur à Port Macquarie, une ville de surf au nord-est de Sydney. Cette ville organise les compétitions pour le titre national du meilleur surfeur. Il poursuit aussi ses diverses activités de responsable en Amérique Latine, plus spécialement en tant que Directeur du comité national des Surfeurs chrétiens au Pérou. Il s’y rend deux fois par année pour soutenir l’ETD et distribuer les diplômes. Grâce à son ministère, des surfeurs Latinoaméricains sont enracinés dans la Parole de Dieu et formés pour devenir des disciples de Jésus parmi toutes les nations. n

Surfeurs Chrétiens Internationaux (CSI) ont récemment célébré leur 20 S Les active dans 35 des 120 pays où l’on peut pratiquer le surf.  

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anniversaire. La CSI est

Si vous voulez plus d’informations (en anglais) sur les surfeurs chrétiens, visitez le site http://christiansurfers.net

Damaris et Marco Chilese, missionnaires de la SIM-Suisse, travaillent sur l’île de la Réunion et pratiquent le surf avec enthousiasme. Ils rapportent ce qui suit : En théorie, la Réunion est un paradis pour le surf. Toutefois, à cause de nombreuses attaques de requins, parfois mortelles, dans le passé, la pratique du surf a été significativement restreinte. Nous avons déjà pu, cependant, nouer de bons et nombreux contacts avec d’autres surfeurs. Le fait de partager un hobby commun génère rapidement une bonne base pour l’amitié. Nous avons souvent des entretiens sur la foi en Dieu et avons pu distribuer une trentaine de Bibles pour surfeurs - un Nouveau Testament avec des témoignages de surfeurs convertis. Nous aimerions projeter un film qui parle d’un surfeur chrétien aveugle et les y inviter en espérant que leur intérêt pour connaître Jésus s’accroîtra.


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De nouveaux collaborateurs du Québec

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Par Angela Brandle, directrice de SIM Québec

Avant-gardistes et influents, éduqués et éloquents, cultivés et chics, les Français ont toujours produit des artistes, des philosophes et des poètes de renommée mondiale, tout en étant à la fine pointe de la technologie et de la médecine. Cependant, au niveau spirituel, le scénario est tout autre: moins d’un pour cent de la population fait profession de foi en Jésus-Christ. En effet, il y a davantage de médiums actifs que de médecins de famille et 35 000 des 37  000 villes et villages français n’abritent pas d’églises évangéliques. Tout cela place la France en tête de liste des nations en grand besoin spirituel.

S Steve et Laura ont à cœur la ville de Bourges  

Toutefois, la France n’est pas étrangère à l’Evangile. Le réformateur Jean Calvin, Français d’origine, a écrit des ouvrages qui ont grandement inspiré les Huguenots, membres de l’Eglise réformée de France dès le XVIe siècle. Le profil et l’histoire spirituelle de la France ont été bouleversés suite à de violentes persécutions qui menèrent à l’exil un demi-million de Huguenots qui emmenèrent, à partir de la fin du XVIIe siècle, leur savoir, leurs compétences et somme toute leur chrétienté évangélique sous d’autres cieux plus cléments, tels que l’Amérique du Nord. Après leur départ, un écrivain vida son cœur en ces termes : « La France a perdu son âme ». Steve Cyr est un Québécois de souche, un « pure laine ». Laura Dytynyshyn Cyr est la fille de David et Nancy Dytynyshyn, implanteurs d’églises venus d’Ontario au Québec, et ayant notamment œuvré avec la SIM au Niger et en France. Titulaire d’une maîtrise en théologie, Steve a travaillé au sein d’une prison de sécurité maximum en tant qu’aumônier, tout étant diacre et prédicateur dans son église de Montréal. Il a choisi son beau-père David comme mentor pour ce qui a trait aux principes et aux pratiques touchant l’implantation d’églises, puisque Dieu a mis dans le cœur de Steve et

Laura cet appel spécifique pour apporter leur foi sur le « Vieux Continent ». Ils ont le projet d’implanter en France une église dans l’une de ces 35 000 villes qui n’en possèdent pas. Les lycéens français consacrent hebdomadairement sept heures à l’étude de la philosophie. Enthousiasmés par l’idée de trouver

En effet, il y a davantage de médiums actifs que de médecins de famille et 35 000 des 37 000 villes et villages français n’abritent pas d’églises évangéliques. une réponse aux questions existentielles et aux enjeux qui les préoccupent, ils constatent avec un grand désarroi que leurs espoirs se heurtent aux conclusions philosophiques pessimistes, stipulant que la vie est absurde et même sans but. Pas surprenant que plusieurs mettent fin à leur vie à cet âge.

À l’instar du Québec, la France est à la croisée des chemins quant à la spiritualité. La religion gérée par des institutions a depuis longtemps été délaissée. Le matérialisme représente le nouveau dieu de ces cultures postmodernes. Le besoin de Dieu ne pourrait être plus criant. Les chrétiens de l’Hexagone constituent une petite minorité en croissance. Des fondateurs d’églises français et venant de l’étranger voient de nouvelles églises se former d’année en année. En guise de conclusion, impossible de passer sous silence le fait que la langue de Molière est parlée dans 25 nations africaines et dans de nombreuses régions du monde. Beaucoup de gens non atteints par l’Evangile se situent dans des endroits où trop peu de missionnaires travaillent, freinés par l’obligation d’apprendre le français. En augmentant le nombre de chrétiens et d’églises en France, pays ayant un potentiel énorme pour envoyer des missionnaires, il est certain que l’Evangile sera de plus en plus présent dans la francophonie. Ensemble, épaulons Steve et Laura par la prière, eux qui partent bientôt en France pour œuvrer à l’édification du royaume de Dieu en collaborant avec l’un des partenaires de SIM; France-Mission ainsi qu’avec l’église Calvary Chapel Montréal qui les envoie. n


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