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AUDACIEUXURBAININNOVANTDIFFÉRENTCONTEMPORAINCHICDÉCALÉPERCUTANTLYON

10 NUMÉRO DIX

LYON – FRANCE

HIVER 2010

• www.ego-larevue.com


PRESENTE

Londres* • 106 New Bond Street - Tél +44 (0)2074 991434 Paris • 60, Rue François 1er - Tél +33 (0)1 42 25 15 41 Cannes* • 4, La Croisette - Tél +33 (0)4 97 06 69 70 Monaco* • 13, Boulevard des Moulins - Tél +377 97 70 44 22 Saint-Tropez* • 3, Rue Allard - Tél +33 (0)4 98 12 62 50 Lyon • 27, Rue Gasparin - Tél +33 (0)4 78 37 31 92 Bordeaux • 29, Cours Georges Clémenceau - Tél +33 (0)5 56 48 21 18 Courchevel* • Hôtel de Lana - Tél +33 (0)6 19 02 13 38

*marque

non

représentée

R e t r o u v e z t o u t e s

dans

n o s

cette

boutique

m a r q u e s s u r :

w w w. k r o n o m e t r y 1 9 9 9 . c o m LONDRES • PARIS • CANNES • MONACO • ST TROPEZ • LYON • BORDEAUX • COURCHEVEL


éditorial

Tous EGO ! Et voici le numéro 10 d’EGOLAREVUE, autant dire qu’il y a trois ans (déjà) le premier numéro était proche de l’éclosion. On ne va pas s’attarder plus que ça, mais quand même… Les aventures de city magazine qui durent, maintiennent leur ambition et leur allant sont rares. C’est pourquoi nous ouvrons le numéro avec « EGO(LAREVUE) c’est nous ». Merci à tous, et encore à vous, lecteurs et annonceurs. Je suis fière de nous. Tradition et modernité caractérisent Lyon, et nous, ce qu’on aime par dessus tout, c’est ce mélange-là. Lyon sait à la fois valoriser son patrimoine – allez dans les coulisses des jardins du Parc de la Tête d’Or – et se projeter dans la compétition internationale – voyez les projets d’hôtels haut de gamme. En mode, déco et gourmandises, la gamme aussi est large, et nos adresses sont dans l’air du temps : le vintage et le rétro (si, si !), le do it yourself, les bars à vins, à tapas et à cocktails côtoient le design contemporain et les tables « classiques ». Envie d’escapade de fin d’année ? Trois destinations bien différentes, plaisir garanti à coup sûr : la métropole berlinoise, les Alpes dans un cadre contemporain et le soleil de Djerba. Plus près, les sorties dans la ville : Happy culture vous présente trois artistes lyonnais dont la notoriété grandit avec le talent et sa sélection de spectacles pour petits et grands. Vite, réservez vos places ! Enfin, nous sommes partis à la recherche de ceux qui, un jour, ont décidé de « changer de vie ». Pour « se retrouver, donner du sens, vivre ses passions ». C’est ce que nous vous souhaitons pour la nouvelle année. De notre côté, nous concoctons pour mars 2011 un magazine consacré à la décoration et à l’art de vivre. 2011 sera plein de surprises et de changement… mais chut ! Éloïse Girault

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EGOLAREVUE


Barbara Bui

l’invitée de Graphiti


en bref

EGO c’est nous !  8 air du temps

Hôtellerie, Lyon cherche à décrocher les étoiles  12

intérieurs NUMÉRO

Refuge contemporain  24 News  30 EGOdéco  34

cailloux

SOM MAIRE

Un homme une montre 40

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EGOLAREVUE

le shopping de Benoît  44 questions d’époque

Un jour, j’ai décidé de changer de vie  46

des hauts et des bas

Le juke-box de Marine  54 Repérages de Caroline Schwartz et Romy  58 Production Didier Michalet  64 C’est tout neuf  72 Descente en viril  78

tête-à-tête

Camille d’essayage : une bloggeuse un brin « fifille » mais pas futile !  81 Christine Delpal et Marc Carbonare : un couple équitable  82 Antony Thiodet à la tête de l’ASVEL  84 Marc Bonny, spécialiste de l’animation  92

en bref  88 dans les coulisses

Le Parc de la Tête d’Or a son jardin secret  92

embarquement immédiat

Irrésistible Berlin  100 Djerba, le paradis de la thalassothérapie  102 La Féline blanche : un autre visage de la montagne  104

gourmandises

News gourmandes  107 La recette de Laurent Bouvier  114 La recette de Frédéric Berthod  116

mur du son

Dîneur de sons  119 Laomé, quand la soul rencontre le hip hop  120

cadre supérieur

Cédric Roulliat, l’inquiétante beauté du cliché…  124 Rencontre en apesanteur avec Mathurin Bolze  126

mon libraire m’a dit

Livres d’art : la sélection de la librairie Descours  128

entre guillemets

Lyon, c’était comment avant ?  130

notez, sortez !  132 desperate lulu  136


A C H AT VENTE RECHERCHE

It’s vintage time

*

*C’est l’heure du ‘‘vintage’’

GIRARD-PERREGAUX

GLASHÜTTE

JAQUET DROZ

Montres de collection

VULCAIN

PATEK PHILIPPE Nautilus 3700 - 1976

ROLEX Daytona 6265 - 1970


ego c’est nous Olivier Fischer

Agnès Buatois

Pierre Leone

Thierry Chassepoux

OF

AB

PL

TC

AS

EC

AE

TC

FM

PL AB

OF

Estelle Coppens

EC

Françoise Malbosc

FM

Aurélie Sitruk

AS

Alexandra Eretzian

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EGOLAREVUE

AE


ego c’est nous

EG

Éloïse Girault

CS

Caroline Schwartz

DM

Didier Michalet

KF

Karen Firdman

DM

EG

KF

© Didier Michalet & Karen Firdman

CS

Fanny Pincanon

Catherine Foulsham

Marine Palayer-Scappaticci

Erick Saillet

Hassen Djouad

Charles Marron

en bleu, les absents

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Lyon Design en Ville, acte I

QUAND LE DESIGN MET EN APPÉTIT Première édition réussie pour le parcours Lyon Design en Ville. En résonance avec la Biennale Internationale du Design de Saint-Étienne le Grand Lyon a favorisé l’initiative de Céline Melon / Arty l’amour de l’art et d’Olivia Cuir / Esprit des sens de créer un premier parcours sur le design du 17 novembre au 2 décembre dernier. L’occasion pour les amateurs de design comme pour les néophytes de découvrir, à travers des scénographies, de véritables dialogues entre des designers et de grands chefs, le tout dans 21 lieux de l’agglomération lyonnaise. Un parcours alléchant et audacieux, totalement nouveau. Le grand

public a pu se laisser guider avec plaisir, découvrant des endroits parfois atypiques animés d’une mise en scène originale. Chefs de renom, lieux d’art de vivre, et designers se sont prêtés au jeu, laissant parler leur imagination et esprit créatif, concevant un espace mêlant design et art culinaire. Rendez-vous dans deux ans pour la prochaine édition qui promet sans nul doute de belles surprises... Retrouvez les reportages photos et toutes les vidéos sur le site designenville.fr

Photos : Thierry Chassepoux

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publirédactionnel

01. AMEUBLEMENT SAINT-VINCENT-CINNA

09. L’ÉCOLE DE CONDÉ

16. OROSA

02. ARRIVETZ

10. EUROCAVE

17. LE PRINTEMPS

03. GALERIE ART CLUB

11. GALERIE 39

18. RBC MOBILIER

(restaurant l’Auberge de l’Île)

19. ROCHE BOBOIS

invite Noé Duchaufour-Lawrance et Franck Delhoum (restaurant Le Potager des Halles) invite Matthieu Rochas (Since Studio) et Guy Benayoun (restaurant Do Mo) invite Claire et Fabrice Roch et Martin Schmied (restaurant Magali et Martin)

04. HOTAI ET DELTA LIGHT

invite Matali Crasset et Bessem Ben Abdallah

05. BULTHAUP

invite Bruno et Catherine Lefebvre (C+B Lefebvre) et Davy Tissot (restaurant Les Terrasses de Lyon)

06. CALLIGARIS

invite Florent Égasse (Triple-E) et Grégory Cuilleron

07. CLAUDE CARTIER DÉCORATION

invite Edward Van Vliet (Moroso) et Vanessa Mitrani, Alexis Reynaud et Thomas Ponson (restaurant Thomas)

08. CRÉATION CONTEMPORAINE

invite SEB sur le thème d’un concours sur le saladier lyonnais invite au Central Ampère HTE et Patrick et Émilie Millereau (restaurant Jofé) invite Fabien Dumas (My Name Is OO...!) et Jean-Christophe Ansanay-Alex

12. GRANGE, LES MEUBLES DE FAMILLE

invite Bertrand Barré (The Zebra Compagny) et Philippe Gauvreau (restaurant Philippe Gauvreau)

13. MANO BY HAND

invite Dominique Kieffer (Rubelli) et Benoît Astier de Villate et Christophe Aribert (restaurant Les Terrasses)

14. IOMA

invite Luc Josancy (Avant-Première) et Matière Grise et Yannick Bourgeois-Faucon (restaurant l’Auberge du Château)

invite Jérôme Schmider (MH3) et Christophe Marguin (restaurant Christophe Marguin) invite Bernardaud, Rosenthal et Christofle et Julien Gautier (M restaurant) invite Tord Boontje

invite Christophe Delcourt et Joseph Viola (restaurant Daniel et Denise)

20. SOFITEL

invite Philippe Di Méo et Sabine Pigalle par Maison Parisienne et Alain Desvilles (restaurant Les Trois Dômes)

21. LE VILLAGE DES CRÉATEURS

invite Amaury Poudray, GrandO de Lyon, Rémy Bouhaniche (USIN-e) et Mathieu Rostaing-Tayard (restaurant 126)

15.MARIE-LUCE DESIGN

invite Thomas Erel (SAAZS) et Christan Têtedoie (restaurant Christian Têtedoie)

invite Lisa Lejeune et Léa Bougeaut, Jessica Pigeron (La Dînette)

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© Jacques Leone – Grand Lyon

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Hôtellerie, Lyon cherche à

décrocher les étoiles Estelle Coppens

Avec le recul de la crise, l’offre en hôtels de luxe et de caractère reprend du poil de la bête. La compétition est rude pour figurer dans le carré des villes touristiques les plus prisées. Lyon cherche elle aussi à affûter ses arguments pour se lancer dans la bataille. Entre perspectives fortes et actes manqués…

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© Maison Moschino

© Mandarin Oriental

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De haut en bas : restaurant du Mandarin Oriental à Barcelone  Chambre The Forest de la Maison Moschino à Milan.

La ville se trouve aujourd’hui à un tournant

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Ci-dessus : le Mama Shelter, signé Starck à Paris.

Paris s’invente de nouveaux palaces ou retape ses institutions à l’image du Royal Monceau réouvert en grandes pompes à l’automne. Et met les bouchées doubles pour garder son avance. D’ici 2012, la ville Lumière accueillera trois poids lourds de l’hôtellerie internationale que sont le Shangri-La, le Mandarin Oriental et le Peninsula. Milan de son côté frappe les esprits avec un hôtel couture très culotté signé Moschino tandis que Barcelone vole encore la vedette grâce au travail métissé de la designer Patricia Urquiola. Bordeaux, à une plus petite échelle mais dans le même registre « luxe, calme et volupté », fait mousser ses atouts géographiques dans l’écume du bassin d’Arcachon et s’offre la simplicité très étudiée de Philippe Starck. On pourrait multiplier les exemples, partout sur la planète, des lieux à la pointe de l’architecture et du design, singuliers, inventifs fleurissent pour séduire une clientèle à l’affût de nouveautés. Pendant ce temps, Lyon la mal lotie cherche à combler le retard pour tenir les objectifs qu’elle s’est fixés : rayonner, faire parler d’elle et rivaliser sur les séjours courts dits de « week-end » avec des villes européennes comme Budapest ou Prague. Tout en poursuivant sur sa lancée pour conquérir le tourisme d’affaires. Cependant, la réalité est la suivante : plus de 65 % de la proposition hôtelière de la capitale des Gaules concerne des établissements dits « économiques » ou « super économiques » de 1 ou 2 étoiles, comme le fait remarquer Roland Bernard, Président de la commission Tourisme de la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon et fondateur du groupe familial Axotel. Le paysage, à quelques initiatives récentes près, se caractérise par un parc hôtelier hétérogène appliquant souvent des recettes poussiéreuses ou toutes faites. Un comble en terre gastronomique !


© Marc Laurent

© Mama Shelter

© Marc Laurent

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De haut en bas : L’Ermitage à Saint-Cyr au Mont d’Or ; le Collège Hôtel à Lyon.

Lyon en mal d’hôtels hors du commun « Il n’y a pas beaucoup de “hip” hôtels à Lyon, ce qui est étonnant compte tenu de la qualité du développement général de la ville », s’étonne Marianne Borthayre. Avec Jean-Luc Mathias, elle a imaginé l’attachant Collège Hôtel, un 3 étoiles situé dans le Vieux-Lyon, reconnaissable à sa façade années 30 animée par des jeux de lumières une fois la nuit tombée. Le tandem est aussi à l’origine de l’Ermitage – l’Hôtel Cuisine à manger aux lignes contemporaines du Mont Cindre, ouvert en 2008. Deux coups de maître qui montrent le champ des possibles avec un budget tournant autour des 125 euros la nuit. Dans son bilan 2009 de l’hôtellerie du Grand Lyon, la Chambre de commerce et d’industrie évoque également « les difficultés à concrétiser l’arrivée d’enseignes hôtelières à forte notoriété pour contribuer à l’image internationale de la destination Lyon ». Ce phénomène s’explique. Il y a d’abord le fait que depuis une vingtaine d’années, Lyon a misé sur les grands groupes pour développer son offre d’hébergement, ce qui n’a guère joué en faveur de l’originalité et de la diversité. À l’exception du Sofitel qui a fait peau neuve l’an dernier et corsé sa personnalité avec l’aide du designer Patrick Norguet et peut-être de l’Hôtel Hilton de la Cité internationale qui annonce du nouveau pour sa décoration intérieure, l’hôtellerie de chaînes manque singulièrement de relief. Parallèlement, les petits établissements familiaux ont tardé à lancer des rénovations, contrairement à des villes comme Barcelone et Madrid, faisant d’autant plus le jeu des chaînes que les prestations offertes ne correspondaient pas toujours aux standards de normes de qualité. Mais le vent tourne. La demande évolue. « Les clients ne sont plus aussi attachés au nombre d’étoiles ou au niveau de confort ; ils sont sensibles aux ambiances, à la décoration et au service », note d’expérience Marianne Borthayre. Après une année 2009 très calme au niveau des ouvertures, la ville se trouve aujourd’hui à un tournant. Aux quatre points cardinaux, du Carré de Soie à l’Antiquaille en passant par la Part-Dieu et le Confluent, plusieurs importants projets hôteliers doivent sortir de terre dans les prochaines années.

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Canabae : un hébergement complètement barge L’an dernier, l’annonce du lancement du projet Canabae, une maison d’hôtes contemporaine grand confort à l’âme écolo, posée sur les eaux du Rhône, avait apporté une bonne bouffée d’air frais. À une époque où plusieurs projets étaient mis entre parenthèses du fait de la mauvaise conjoncture, l’idée audacieuse et dans l’air du temps des entrepreneurs lyonnais Catherine Laurent et Philippe Bleicher a séduit. Il ne reste plus qu’à patienter quelques mois pour découvrir leur hôtel de quatorze chambres, monté sur barge, qui sera amarré face au quai Gailleton, dans le 2e arrondissement. Le Mama Shelter et Philippe Starck débarquent à Lyon Autre perspective enthousiasmante bien que l’on puisse regretter qu’il ne s’agisse pas, pour l’occasion, d’une création originale : l’arrivée d’un lieu signé Philippe Starck. Devant le succès du Mama Shelter de la rue Bagnolet à Paris, la famille Trigano, créatrice de l’enseigne, a en effet décidé de remettre ça dans le 7e arrondissement, à l’angle des rues Domer et de l’Université. Marseille et Istanbul connaîtront bientôt le même sort. L’hôtel 3 étoiles de 160 chambres-appartements pointera le bout de son imposante façade en briques à la rentrée 2012. Il sera assorti d’un bar-restaurant, de patios et d’une terrasse panoramique et offrira la bagatelle de quelque 5 500 m2. La décoration sera quelque peu différente de celle de l’adresse originelle même si l’on peut s’attendre à retrouver l’esprit urbain et bric-à-brac du maître Starck qui a su émouvoir le Tout-Paris. Avec une nuitée à 79 euros…

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© BBC Architecte

© Tectus – Pierre Pessat

En bas de gauche à droite : le projet Canabae qui se composera de deux bâtiments amarrés face au quai Gailleton ; le futur Mama Shelter signé Philippe Starck qui doit voir le jour dans le 7e arrondissement de Lyon.

© AIA

En haut à droite : projet de chambre qui permettra de retrouver les volumes d’origine de l’Hôtel-Dieu et offrant une superbe vue sur le Rhône.

Reconversion de l’Hôtel-Dieu : un vrai palace à la lyonnaise ? La reconversion de l’Hôtel-Dieu a fait couler beaucoup d’encre. Depuis la fin octobre, on connaît le lauréat. C’est la candidature de l’équipe constituée d’Eiffage Construction, des architectes Albert Constantin et Didier Repellin et de la chaîne hôtelière Intercontinental qui a été retenue. Leur projet a su préserver l’identité du lieu grâce à la création d’un centre de convention pour les acteurs de la santé du monde entier et d’un musée donnant sur un jardin d’apothicaire, à côté du 5 étoiles. Les travaux prévus pour 2012 s’emploieront notamment à renouer avec la splendeur d’origine du site. À terme, les façades briquées redécouvriront combien la vie sur les quais du Rhône est agréable, les chambres auront récupéré leurs beaux volumes, les différents éléments patrimoniaux, à l’instar du dôme Soufflot, auront dignement été mis en valeur. Rendez-vous à partir de 2014 pour une première prise de contact, l’ensemble du projet ne sera finalisé que deux ans plus tard. Pour Roland Bernard, observateur privilégié de la scène hôtelière depuis plus de 30 ans, « il s’agit d’une vraie chance de disposer enfin d’un palace à la lyonnaise qui pourrait offrir à la ville une vraie reconnaissance par rapport à son patrimoine et à son ambition de tourisme individuel ».


©SIENNEDESIGN

SOFITEL LYON BELLECOUR 2200, QU QUAII GAILLETON – 690 002 2 LYO ON – 04 4 72 411 20 33 3


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À gauche : le grand dôme du futur Hôtel dans l’enceinte de l’Hôtel Dieu.

© AIA – Bonnamour

© AIA – Asylum

En bas : cour du cloître du futur Hôtel-Dieu dévoilant l’entrée du musée et du nouveau centre de convention.

Plusieurs importants projets hôteliers doivent sortir de terre dans les prochaines années

Quid du Confluent ? Le quartier vers lequel tous les regards convergent en ce moment héritera d’un Novotel 4 étoiles de 150 chambres en septembre 2011. Le groupe Mac Culloch, fondé par le pilote de Formule 1 David Coulthard s’est montré intéressé par la construction d’un second hôtel à la fibre plus bling-bling avec bar, brasserie anglaise haut de gamme, spa et piscine au dernier étage qui battrait pavillon Columbus. L’architecte Rudy Ricciotti, auteur du Palais de la Mostra à Venise, a livré les plans. Du genre osés. L’édifice est formé par une addition de plateaux ovales qui provoque habilement l’œil. Reste à confirmer l’intérêt réel du groupe monégasque. À quand un « gros porteur » ? Le Carré de Soie à Vaulx-en-Velin, et l’Antiquaille et son projet de 4 étoiles luxe attendent encore leur feuille de route, mais du côté de la Part-Dieu, les dés sont jetés. Pour accompagner le bon développement du marché du tourisme d’affaires dans l’agglomération, il était question qu’un hôtel 4 étoiles « gros porteur » d’environ 400 chambres s’ancre dans le deuxième quartier d’affaires français. Finalement, il s’agira de trois hôtels moyen de gamme du groupe Accor : un All Season 2 étoiles, un Mercure 3 étoiles et un Novotel 4 étoiles pour un total de 315 chambres. Les travaux doivent s’achever fin 2011 mais laissent le problème intact : il manque toujours à la ville un établissement susceptible de pouvoir réunir tous les participants d’un salon ou d’un congrès international. Si, en la matière, Lyon s’inscrit indéniablement dans une dynamique de développement, on aurait aimé qu’elle fasse davantage flèche de tout bois pour s’embellir et s’inventer des lieux plus contrastés, de nature à susciter l’attachement et la fierté des habitants de la région et l’admiration des visiteurs.

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Tazia • 102, rue Président Édouard-Herriot Lyon 2 • 04 78 37 39 90


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Hôtels panorama

© DR

LA CO(O)RNICHE  Bordeaux (France)

MAISON MOSCHINO  Milan (Italie)

HÔTEL MANDARIN ORIENTAL  Barcelone (Espagne)

THOMPSON HOTEL Toronto (Canada)

Philippe Starck a encore frappé. C’est au facétieux designer que cette mythique institution familiale, nichée dans le secret d’une pinède au cœur du Bassin d’Arcachon, a confié le soin de remettre au goût du jour son décor d’ancien relais de chasse des années 30 qui sommeillait un peu. À l’arrivée, l’hôtel conserve toute l’authenticité d’une architecture qui a su faire corps avec la nature, et gagne en poésie et en lumière. Douze chambres, pas une de plus, d’environ 30 m2 toutes avec vue sur l’océan, dans lesquelles le blanc et les matériaux naturels règnent en maître. La terrasse panoramique du restaurant a les pieds dans le sable de la dune du Pyla. La preuve que l’on peut réveiller une belle endormie en douceur… Chambres de 130 à 550 euros, selon la saison.

La marque de prêt-à-porter pour femmes Moschino signe sa première décoration d’hôtel sur le mode « Pincez-moi ou je rêve ! ». Derrière la façade néo-classique datant de 1840 d’une ancienne gare du centre-ville se cache un univers merveilleux où les ambiances doucement oniriques voisinent avec des décors plus extravagants : lobby peuplé de moutons et de lampes-nuages duveteux, coussins-cake géants dans la « Sweet room », lit-robe de soirée en velours rouge pour « Sleeping in eveningwear », forêt enchantée pour « Forest ». Il s’agit de choisir son conte de fée préféré parmi les 16 scénarios proposés. Au total, 65 chambres se partagent quatre étages. Plus trattoria gastronomique – deux étoiles au Michelin –, un bar et un spa. Ouvrez l’œil, Lewis Carroll n’est forcément pas loin. Chambres de 286 à 660 euros.

S’offrir les services de Patricia Urquiola, l’une des designers les plus en vue du moment, voilà la recette choisie par la chaîne d’hôtels Le Mandarin Oriental pour lancer son nouveau 5 étoiles, à deux pas du quartier gothique et des ramblas de la capitale catalane. Une fois de plus, Barcelone conforte sa réputation avant-gardiste grâce à un décor plein de grâce et de bonne humeur où les formes géométriques façon moucharabiehs empruntées à l’Orient et le mobilier rétro trouvent harmonieusement leur place. Aux fourneaux du restaurant « Moments » de cet établissement contemporain et apaisant de 98 chambres, la chef étoilée au guide Michelin Carme Ruscalled. On préfère encore ne rien vous dire du spa de 1 000 m2 ou du toit-terrasse avec bassin de baignade… Chambres doubles à partir de 265 euros.

Il s’agit de la première adresse de la chaîne hôtelière à s’aventurer hors des frontières américaines. L’agence new-yorkaise Gaia aux commandes de la décoration intérieure de ce bâtiment de verre haut de seize étages a opté pour un esprit contemporain raccord avec l’énergie de la métropole canadienne : dominante de tons noir et blanc ponctué de rouge et d’orangé, plancher de bois sombre, mobilier design. Le lobby est décoré par trois œuvres de l’artiste et designer espagnol Javier Mariscal qui s’est inspiré des tours voisines pour rendre sa copie. Originalité du lieu : l’hôtel dispose de sa propre salle de projection, en guise de clin d’œil au festival du film de Toronto, l’un des plus réputés du circuit indépendant. Sur le toit, une piscine et un bar profitent de la vue sur la forêt de gratte-ciels environnante tout comme les 102 chambres toutes équipées de larges baies vitrées.

La Co(o)rniche 46, boulevard Louis-Gaume 33115 Pyla-sur-mer Tél. 05 56 22 72 11

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© Mandarin Oriental

© Philippe Garcia

© Maison Moschino

L’hôtel comme lieu d’évasion, grâce à sa puissance d’évocation, a une part de magie et de rêve qui vous arrache au quotidien. Vous êtes ailleurs. Prenons-en de la graine… Petit panorama bien réel.

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Maison Moschino Viale Monte Grappa, 12  •  Milan Tél. +39 (0) 22 900 9858

Hôtel Mandarin Oriental 38-40 Passeig de Gràcia  •  Barcelone Tél. +34 93 151 88 88

Thompson Hotel 550 Wellington Street West  •  Toronto Tél. +1 416 640 7778


Photos Eric Saillet

Christian Têtedoie Meilleur Ouvrier de France / Restaurant, Bar & Terrasse Panoramique Montée du Chemin Neuf 69005 Lyon / Tél : 04 78 29 40 10 .Fax : 04 72 07 05 65 . Métro: station Les Minimes / restaurant@tetedoie.com / www.tetedoie.com


Ambiance Concept, Les créateurs de votre cuisine PHOTOS DE RÉALISATIONS : © SABINE SERRAD

Parce que la cuisine d’aujourd’hui est le cœur de la maison, Ghislaine et Bruno Labourier imaginent dans leur show-room des espaces généreux pour vivre, rire et partager. Illustrations. Il suffit parfois de peu pour résumer une grande idée. Un nom, deux mots et un principe : Ambiance Concept n’est pas un simple magasin de cuisines. Si l’on franchit les portes de ce grand show-room vitaminé, habillé de vieilles pierres, d’éléments design soigneusement choisis par Ghislaine et de grandes toiles d’artistes, c’est d’abord pour sa philosophie. Son savoir-faire. Il ne s’agit pas ici de commander du mobilier stéréotypé et prêt-à-poser mais de penser, de construire, une pièce à vivre tout à la fois fonctionnelle et esthétique. Un espace personnalisé spécialement adapté aux exigences des volumes existants (rectilignes dans le

moderne ou atypiques dans l’ancien) et aux besoins de leur propriétaire. Simples gourmands, esthètes avertis, cuisiniers du dimanche ou virtuoses des fourneaux, tous recherchent chez Ghislaine et Bruno cette créativité savamment maîtrisée made in Labourier. Avant de créer Ambiance Concept, Bruno a en effet œuvré pendant plus de vingt ans dans le bureau d’études d’un célèbre cuisiniste lyonnais, longtemps piloté par la fratrie Labourier. Une histoire familiale transformée en aventure personnelle il y a une dizaine d’années avec pour seul ambition de créer des cuisines «couture» qui défient l’imagination et la virtuosité des artisans.


La signature Ambiance Concept ? Des hottes qui se cachent dans les meubles ou dans les murs, des placards ultra profilés qui se transforment une fois ouverts en fabuleux «stands» de petitdéjeuner mais aussi des portes qui coulissent, des rayonnages nomades, une multitude de détails astucieux et toute une collection de nouveaux procédés qui se plient vraiment en quatre pour nous faciliter la vie... Autant d’éléments, réalisés à la commande dans les ateliers de Chasselay, qui ont la particularité de pouvoir se soumettre à toutes les fantaisies et à toutes les mesures : multiples coloris, finitions sophistiquées, placards de plusieurs mètres ou rangements de quelques centimètres. C’est là le secret d’Ambiance Concept. Etre artisan. Fabricant de ses créations et maître d’œuvre de ses innovations. A partir de quelques cotes, Bruno

Labourier dessine et invente en effet des implantations de cuisine exclusives mais aussi les tables basses et les livings qui accompagnent presque systématiquement ces cuisines d’aujourd’hui, ouvertes sur le salon. Un concept global, conçu, réalisé et installé par une équipe de spécialistes qui pousse le service jusqu’à accompagner ses clients dans le choix de leur robinetterie, de leur peinture murale, de leurs luminaires… voire dans la création de leur salle de bains ! Une question de cohérence : parce que c’est ça, une cuisine sur-mesure Ambiance Concept.

Ambiance Concept 34, cours d’Herbouville, Lyon 4e 04 78 28 50 82 www.ambianceconcept.fr


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intérieurs

Refuge contemporain Catherine Foulsham  •  photos Studio Erick Saillet

Épurés, spacieux, les chalets alpins réinterprètent la tradition, mêlant bois, verre et béton. Conçu comme un cocon de luxe, le chalet Le Rocher à Courchevel 1850 se fond dans la tendance. Que celui qui n’a jamais rêvé d’hiberner dans un refuge douillet et cosy, nous jette la première boule de neige. Doué pour sublimer les intérieurs de prestigieux chalets privés, l’architecte d’intérieur Alain Perrier (La Compagnie des Sorbiers) signe la rénovation du chalet Le Rocher. À l’extérieur, (r)évolution… en douceur. Les matériaux nobles, pierre de taille, boiseries en chablis brossé ou chauffé, ardoises, sont conservés ainsi que l’architecture conventionnelle. Seule concession à la modernité : les balcons qui prennent leur aise et s’octroient quelques mètres carrés supplémentaires et une façade habillée de mélèze teinté gris. À l’intérieur, pour rendre l’atmosphère de luxe, calme et volupté, voulue par ses clients, Alain Perrier travaille le volume, le confort et la décoration.

01. À l’intérieur de cette résidence secondaire de luxe de 400 m2, située à Courchevel 1850 dans le quartier du Jardin Alpin, une ambiance chaleureuse, intimiste et originale. 02. Deux piliers en bois soutiennent, la nouvelle terrasse agrandie et dotée d’une dalle en verre, de laquelle on a une vue sur toute la vallée.

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03. Dans l’entrée, tranchant avec les matériaux sombres du sol et des murs (dalles d’ardoise, lauze et mélèze sablé reteinté avec teinte positive grise), un tapis blanc sur lequel pose un monumental ours blanc en albâtre.

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intérieurs

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Luxe, calme et volupté

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Côté volumes, c’est le grand chambardement. Les espaces étriqués cèdent la place à de vastes volumes baignés de lumière. Pour y parvenir, les trois appartements initiaux sont réunis pour ne faire qu’un grand chalet organisé autour d’une immense pièce à vivre intégrant la cuisine, située au dernier niveau, desservie par… un ascenseur intérieur. Pour garantir le confort des habitants, l’architecte n’a pas lésiné aménageant jacuzzi, hammam, sauna, piscine et même un home cinéma ! Quant à la décoration extrêmement soignée, elle oscille entre tradition et design distillant l’art de vivre par petites touches. Le mot d’ordre : donner une impression de luxe sans faire bling bling. Ici les boiseries cèdent le pas à un camaïeu de tonalité sombres et un cocktail de matières chaleureuses (cuir, velours, tadelak) conférant à l’ensemble une impression de douceur et de bienêtre. Les meubles de pays sont remplacés par du mobilier chiné ou déniché par les propriétaires des lieux, les volets par de belles tentures, le vieil escalier par un nouveau en accord avec le nouveau standing des lieux. Au final, un chalet aux dimensions généreuses (environ 400 m2) où l’après-ski prend toute sa dimension.


intérieurs

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01. Balisée par un photophore, l’entrée de la zone bien-être (hammam, piscine, jacuzzi) avec une douche en cascade. 02. 03.  Comble du luxe, une piscine et un jacuzzi privé. Un espace chaleureux où l’on retrouve l’ardoise, la lauze et un mur en tadelak pour la touche contemporaine. Derrière le jacuzzi habillé de pierre de pays et entouré de mobilier extérieur Dedon, une cheminée. 04. 05.  À la fois salle de cinéma et bar, une pièce confortable à l’acoustique travaillée : moquette épaisse, plafonds acoustiques, murs en bois éclaté sombre. Le bar a été dessiné sur mesure et des poufs rouges posés çà et là ponctuent l’espace feutré. 06. 07.  L’immense pièce à vivre située au dernier niveau, sous la charpente laissée apparente, reprise en partie, sablée et reteintée en teinte positive grise. Derrière la table sombre (Boffi) surmontée d’un luminaire en perles (DK Home) et entourée de fauteuils rouges dessinés et réalisés par Dargenta, on aperçoit le bar en cuir (façade) et albâtre (dessus). Derrière l’ouverture découpée au-dessus du bar, la cuisine et, à gauche, une bibliothèque en médium recouverte de tadelak.

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02. 03.  04.  05.  Chacune des cinq chambres du chalet a sa personnalité et a été aménagée de façon à ce que le lit soit disposé face à la vue. Elles possèdent toutes un balcon, un dressing et une salle de bain. 01. 06.  Dans celle-ci, gardée par un ours blanc, un camaïeu de taupe et gris (murs), beige (tête de lit et tapis) et noir (meuble Maxalto). Dans la salle de bain, un bow- window, donne la délicieuse impression de prendre son bain en communion avec la montagne.

Le chalet Le Rocher peut être loué grâce à Courchevel Agence • rue de Park City • Courchevel 1 850 • Tél. 04 79 08 10 79

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Crédits photos : Photo JM Massaud : Denis Rouvre, Photo C Pillet: DR C Pillet, Photo P. Urquila: Alessandro Paderni studio Eye, Photo Le Corbusier: DR Fondation Le Corbusier, Photo C&R Eames : DR C&R Eames, Photo P Starck: Jean-Baptiste Mondino, Photo A Citterio: DR A Citterio. Photo M Newson: DR M Newson, Photo E Saarinen: DR E Saarinen.

RBC, le meilleur de la création de mobilier contemporain Depuis l’ouverture de son premier showroom à Nîmes en 1987, RBC Mobilier défend le design en mettant à l’honneur les designers dans la création même de ses magasins, lors de manifestations où éditeurs et designers ont carte blanche pour leurs scénographies, ou simplement au quotidien avec des mises en scène étudiées pour valoriser les plus belles pièces de design.

Jean-Marie Massaud

Patricia Urquiola

Eero Saarinen

Le showroom RBC ou la bonne adresse à Lyon pour trouver le meilleur de la création contemporaine. L’esprit RBC, c’est collaborer avec les meilleurs designers et éditeurs de mobilier pour offrir aux particuliers et aux professionnels un large choix de meubles, objets et luminaires, qui répondront à toutes leurs exigences esthétiques et originales.

Christophe Pillet

Philippe Starck

Antonio Citterio

Marc Newson

www.rbcmobilier.com

Arne Jacobsen

RBC

Structures

13 rue Foch 34000 Montpellier T. 04 67 60 75 06

Charles & Ray Eames

Le Corbusier

RBC

Contract

2 Plan d’Aviler 34000 Montpellier T. 04 99 58 10 11

RBC

Nîmes

1 pl. Salamandre 30000 Nîmes T. 04 66 67 62 22

RBC

Avignon

38 bld Saint Roch 84000 Avignon T. 04 90 82 52 56

RBC

Lyon

42 quai Rambaud 69002 Ly on T. 04 72 04 25 25

O U V E R T

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intérieurs

NEWS DECO Estelle Coppens, Catherine Foulsham, Fanny Pincanon

The Little Bric à Brac 10, rue Ozanam  •  Lyon 4e  •  Tél. 06 78 32 99 96

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Dissimulée rue Ozanam à la Croix-Rousse, The Little Bric à Brac, minuscule boutique façon caverne d’Ali Baba, regorge de trésors vintage. Parmi une montagne de vêtements, lunettes, vinyles, bijoux, foulards… se cache un sac Kelly d’Hermès, des cardigans Céline, de la lingerie Christian Dior, des casquettes Courrèges à des prix qui donnent le tournis ! Pas de formule magique pour y entrer, Christine et Marc, couple de babas tout droit sortis de Woodstock, vous y attendent avec plaisir.

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Sésame ouvre-toi !

Le nouveau cœur caché d’Ameublement Saint-Vincent Du dehors rien ne filtre. Mais à l’intérieur, le changement laisse bouche bée. Après plusieurs mois de travaux, Ameublement Saint-Vincent vient de dévoiler une nouvelle facette de sa personnalité. Cette enseigne familiale spécialiste du mobilier contemporain a rénové un ancien garage et gratifié au passage sa surface de vente de 400 m2 supplémentaires : une hauteur sous plafond de petite cathédrale, le règne de l’élément brut – verrière, acier de la charpente, béton ciré au sol, pierres apparentes. Une simplicité quasi biblique, toute en voûtes et en arcades, qui a l’heur de mettre en valeur les pièces design. Des soirées privées, des expositions thématiques et des invités de marque, comme Noé Duchaufour-Lawrence accueilli en novembre, feront régulièrement vibrer ce nouvel espace.

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Ameublement Saint-Vincent 46, quai Saint-Vincent  •  Lyon 1er  •  Tél. 04 78 28 15 63

Arrivetz 24, rue Jarente  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 72 41 17 77

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Depuis quelques semaines, Arrivetz, show-room de mobilier et création contemporaine, accueille en exclusivité la maison italienne de renom Zanotta. À découvrir deux pièces mythiques et emblématiques de la marque : le fauteuil « Sacco » et le portemanteaux « Sciangai » ainsi que les collections de canapés, lits, rangements, bibliothèques, chaises, tables et accessoires de décoration.

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Zanotta s’invite chez Arrivetz


Murs bavards

Cette entreprise lyonnaise dont on retrouve les décors panoramiques muraux dans une trentaine de pays poursuit sa belle aventure. Lancée il y a quatre ans par une architecte d’intérieur et un professionnel des revêtements muraux, Conceptuwall vient de s’offrir un nouveau show-room à la mesure de sa croissance constante. Le lieu s’adresse en priorité aux architectes décorateurs, aux exportateurs, aux boutiques. Et aux mordus de décoration… Sur rendez-vous.

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Conceptuwall 5, rue Mazard  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 72 56 15 03

Nouvelle collection Sonia Rykiel

De l’inédit chez Inedito

Chez Inedito (26, rue Sainte-Hélène  •  Lyon 2e), vous pouviez trouver un joyeux pêle-mêle de mobilier vintage et objets de récup’ des années 50 et 60, des produits rigolos et insolites de designers contemporains ou de créateurs français et lyonnais... De quoi dénicher la parfaite idée cadeau. La boutique fermera début décembre. Mais Catherine entend poursuivre son activité via internet et son catalogue de mobilier et objets qu’elle chine régulièrement. www.inedito-shop.com

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Tapissier décorateur

Rideaux, voilages Restauration de sièges Tentures murales Tête de lit Tissus d’ameublement

63, rue de Sèze – 69006 Lyon – Tél. +33 (0)4 78 24 45 69 Fax +33 (04)78 24 43 46 – info@davidmanien.com www.davidmanien.com


intérieurs

ND Insert, foyer ouvert ou fermé, traditionnelle, moderne, au gaz ou encore au bioéthanol… cet hiver, les foyers lyonnais s’enflamment pour la cheminée, aussi économique qu’esthétique. Pour trouver le modèle de vos rêves, foncez chez Gaudin Vallet, découvrir les dernières nouveautés exposées dans le show room de 200 m2. Exit les pierres et poutres, la collection 2010 affiche des lignes résolument modernes et design. Et si vous ne trouvez pas votre bonheur en prêt à flamber, les Cheminées Gaudin vous proposent des réalisations sur mesure qui redoublent d’inventivité. « Rangements pour le système hifi, cheminées encastrées, nous jouons la carte de la sobriété alliée à la praticité », souligne Mathieu Gaudin.

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Cheminées Gaudin Chemin départemental 42  •  Mornant  •  Tél. 04 78 48 25 79

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Gaudin Vallet réchauffe l’hiver

Ma série à moi

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Cet atelier de sérigraphie s’est glissé parmi les galeries d’art de la rue Burdeau. Vieux parquet, large plan de travail, odeurs de peinture flottant dans l’air, l’endroit est voué à l’enseignement de la création textile. Alexandra et Anne-Claire, deux pros du textile, avaient à cœur de faire découvrir entre autres savoir-faire celui de l’impression sur tissu dans un lieu où tout est pensé pour faire soi-même. Ludique et facile : à vos tabliers… Cours tous niveaux, adultes et enfants dès 7 ans. Unique en Série 41, rue Burdeau  •  Lyon 1er  •  Tél. 04 72 27 82 17

Parfums maison

Mathilde M 10, rue de Brest  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 78 03 70 44

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Après Milan, Lyon accueille la seconde adresse de cette marque imaginée en 2002 par Mathilde et Éric Clavelet. Leur boutique immaculée est emplie de parfums : spray d’intérieur, brumes d’oreiller, savons et soins du corps… Les fragrances sont mises au point par Mathilde, de concert avec un nez de Grasse. Il est ici possible de s’offrir son propre mélange d’essences. Le reste du magasin est une ode à la porcelaine blanche, au linge de maison, à des objets d’utilisation quotidienne traités à la façon du xviie et du xviiie siècle.

Nouvelle adresse Maison Home Design

Maison Home Design a ouvert un nouvel espace rue Auguste-Comte entièrement dédié à la célèbre marque italienne Minotti, unique show-room en France. Vous y découvrirez la nouvelle collection Senza Tempo mariée à une sélection de luminaires Tom Dixon, Artémide ou Matali Crasset. À noter que ce nouvel espace se transforme en véritable bureau d’études en aménagement d’intérieur, accompagnant les particuliers depuis le choix des matériaux, du mobilier, jusqu’au moindre objet de décoration. Maison Home Design 48, rue Auguste-Comte  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 78 05 31 93


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SOS Bricolage

Vous venez de jeter votre dévolu sur une jolie paire de rideaux couleur prune. Mais une fois chez vous, c’est la stupeur. Comment faire pour les installer ? Francis, votre ami de toujours, est en road trip en Argentine et votre frère a le bras dans le plâtre. C’est pour pallier ces infortunes domestiques que Les Clés de l’atelier ont vu le jour. Dans ce charmant local du 7e arrondissement, on apprend les rudiments du bricolage, en mettant allègrement la main à la pâte : plomberie, électricité, montage de placards, de cloisons… Au total, dix cours d’une durée oscillant entre 1 et 3 heures sont proposés aux apprentis bricoleurs, dans une ambiance appliquée et détendue. Ou comment frimer une perceuse à la main… Merci qui ? 29 euros l’heure.

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Les Clés de l’Atelier 40, rue Jaboulay  •  Lyon 7e  •  Tél. 04 72 71 30 08

L’art de faire parler les murs

leFotographe.com

Là où vous voyez de simples murs, Agnès Conod et Aude Moine, artisans-décorateurs, voient une toile blanche qu’il s’agit d’animer : teintes naturelles, recherches de textures, effets de matières. L’atelier show-room Le Monde est beau célèbre les enduits minéraux traditionnels traités de manière contemporaine. Les mélanges sont faits maison, à sec. Les deux jeunes femmes ont mis au point de très réussis décors panneaux, à mi-chemin entre déco et art contemporain. Sur rendez-vous. Le Monde est beau 4, place Bertone  •  Lyon 4e  •  Tél. 04 78 27 29 48

49, rue Franklin - 69002 Lyon - Tel : 04 78 03 34 70 www.chocolatdesprinces.com


Photos et réalisation  Marine Palayer-Scappaticci

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01. Lampe Coco d’Aldo Cibic pour Foscarini chez Marie-Luce    02. Chaise d’extérieur de J.M. Massaud chez Marie-Luce    03. House ordi Derrière la porte et casque Nixon chez Lexon    04. Petits guéridons chez Couleurs du Temps    05. Lampadaire Dorset chez Ameublement Saint-Vincent    06. Ensemble chez Couleurs du Temps    07. Ours Émaux de Longwy et guéridon Tempo (création Prospero Rasulo) chez Ameublement Saint-Vincent    08. Fauteuil My Flower de Marco Maran édité par Parri chez Marie-Luce    09. Bougie chez Zoé Bonbon    10. Fauteuil du designer Ron Arad édité par Moroso chez RBC

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Créations Max Chaoul - Modèles protégés > Photos Studio Jean-Philippe Darbois

ROBE ALICE

w w w. m a x c h a o u l c o u t u r e . c o m PARIS 6e : 01 43 25 44 02 - LYON 2e : 04 72 41 04 10 - GENEVE : +41 22 311 36 86


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01. Vase Stem chez Ameublement Saint-Vincent    02. Lampe chez Toscane    03. Chaise Flowchair de J.M. Massaud pour MDF chez  Marie-Luce    04. Fauteuil Toy de Philippe Starck chez Marie-Luce    05. Fauteuil Scandinave chez David Manien    06. Lampadaire Aphrodite de Fabrice Berrux pour Dix Heures Dix chez Marie-Luce    07. Bougies Baobab chez Marie Canzano    08. Petits mugs Menu chez IOMA    09. Carafes en osier FCKA chez Hand    10. La brosse à... Merdolino d’Alessi chez Espace Ferano

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01.  Poste iPhone Geneva chez Lexon    02.  Lampe Skitch des Frères Campana (édition limitée) chez RBC    03.  Vide-poches John  Derian chez Hand    04. Lampe Shogun Tavolo de Mario Botta pour Artemide chez Marie-Luce    05. Tabouret Kenny, Qui est Paul chez IOMA    06. Radios Tivoli chez Lexon    07. Figurines Moa chez Béatrice Collin    08. Bougies Welton chez Marie Canzano    09. Set de 3 vases Blooming Bless chez Ameublement Saint-Vincent    10. Ensemble de vases empilables chez Ameublement Saint-Vincent

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LD & Co LAURENT DELPOUX MARCHAND TAPISSIER DÉCORATION D’INTÉRIEUR

Sièges étoffes passementeries rideaux tentures

2 , r u e Pa ul Lintier

69002 Ly on

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DOMINIQUE CASAGRANDE , chef d’entreprise, ancien footballeur professionnel, porte la 1911 Tekton Olympique Lyonnais Chronograph édition limitée, Ebel chez Joia.

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UN HOMME  UNE MONTRE Photos  Studio Didier Michalet & Karen Firdmann   Stylisme  Caroline Schwartz

MICHEL GUINLE , marchand d’art, porte la Superfast Classic Racing chrono, bracelet en gomme (Dunlop© design) de Chopard chez Ugo Cesare.

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MICHEL GIRAULT, décorateur, porte une Type XXI chrono Flyback Breguet chez Jean-Louis Maier.

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PHILIPPE BOREL DU BEZ , chef d’entreprise dans la mode,

et SON FILS, étudiant en architecture. Le père porte une GP Chrono K1999 boîtier acier traité PVD, mouvement mécanique à remontage automatique, fonction chronographe et indicateur de réserve de marche, Cvstos Kronometry 1999. Le fils porte une King Power Foudroyante K1999 boîtier en céramique, mouvement chronographe à rattrapante Hublot chez Kronometry 1999.

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Le shopping de Benoît

Benoît Laplanche-Servigne

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01  – Gants grenoblois FST Handwear, écologiques, fabriqués en France avec des visuels originaux, dans une tendance à la fois street et chic en maille technique respirante doublée en microfibre et non allergisante. 30 euros. www.balthasard.com 02  – Cette chaussure haute en veau ciré et broderies patchwork est une des dernières créations de chez Lanvin pour cet hiver 2010. Un article de luxe pour Noël à 1 690 euros la paire.  Graphiti  •  7, rue du Plâtre  •  Lyon 1er 03  –  Nœud papillon signé Apop jeune styliste lyonnaise. 15 euros. http://apopcreation.blogspot.com 04  – À l’aube de l’an 2011, jouez les maîtres du temps, anticipez avec cette montre The One au design ultra futuriste. Rassurez-vous, pour savoir lire l’heure sur ce cadran une notice est fournie. Benoît Guyot 15, rue Émile-Zola  •  Lyon 2e 05  –  Produits cosmétiques haut de gamme mais à prix abordables signés Baxter of California. Divorce 1, rue Jean-Fabre  •  Lyon 2e 06  – Lambda, une nouvelle marque très animale et graphique fait son apparition à Lyon cet hiver avec des t-shirts qu’on a envie de mettre à toutes les saisons. www.lambda-land.fr  Distribué par www.balthasard.com 07  – Le collier outil est en argent designé par Bakker. Instant poétique  •  129, boulevard de la Croix-Rousse  •  Lyon 4e 08  – Charlie Acker est un jeune graphiste qui sans attendre la fin de son cursus en Arts Appliqués (Lyon) s’est lancé dans la création d’une marque de t-shirts aux visuels d’animaux extraordinaires : Bicwub. Singularisez-vous avec ces t-shirts en éditions ultra limitées (100 exemplaires pour la première collection). Pour en savoir plus visitez le site de la marque comme un zoo : www.bicwub.com

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17 rue Auguste-Comte 69002 LYON

7 rue Saint-Nizier 69002 LYON (face au 33 rue Édouard Herriot)

Tél. 04 72 77 90 10

Tél. 04 78 05 04 77

www.entre-vues.fr


question d’époque

Un jour, j’ai décidé de

changer de  Fanny Pincanon et Catherine Foulsham

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question d’époque

Mères de famille, patrons d’entreprises, jeunes couples, ils se sont réveillés un jour avec le sentiment d’étouffer dans leur vie trop étriquée et ont fait le grand saut, prêts à renoncer à un confort matériel pour se lancer dans une nouvelle aventure et devenir les acteurs de leur destin.

« Tout quitter pour changer de vie » cela pourrait être le titre racoleur d’une émission de tv à forte audience… Pourtant, nombreux sont ceux qui ont un jour décidé d’abandonner leur travail, leur ville, leur routine pour réaliser un rêve inavoué ou vivre, tout simplement. Un ras-le-bol du quotidien, l’envie de prendre son envol, de faire enfin ce que l’on aime et d’accomplir quelque chose de beau ou d’utile. Chacun a ses raisons. Vendre tous ses biens pour faire le tour du monde en voilier, quitter la fureur citadine pour aller élever des chèvres, partir faire de l’humanitaire en Afrique… Sans aller très loin, il n’y a pas que le décor qui compte, l’essentiel est de se reconstruire et d’être en harmonie avec ce que l’on ressent et ce dont on a besoin. Loin d’être des cas isolés, on assiste à un véritable phénomène de société, comme si l’argent ou la réussite professionnelle ne suffisait plus au bonheur. Le refus de somnoler et de vivre dans un monde aseptisé, sans passion ni excitation. Cadres, employés, professions libérales, actifs ou proches de la retraite, à tous âges et venant de catégories sociales diverses, ils ont un jour franchis le pas pour écouter cette petite voix dans leur tête qui leur disait qu’ils n’étaient plus heureux. Portraits de certains d’entre eux.

© Stéphane Rambaud

  vie

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question d’époque

« Je suis tombée amoureuse d’un homme et d’une région »

© DR

Santina Zomeno Après avoir été infirmière en psychiatrie pendant 5 ans, Santina Zomeno, petite femme bavarde et très attachante, est devenue assistante de direction dans un cabinet d’avocats. « Je n’aimais pas travailler dans un bureau mais ce poste m’assurait un salaire confortable pour pouvoir élever mes enfants et financer leurs études. » Santina a toujours envisagé une reconversion. Son projet était de créer une société de service pour les personnes âgées mais quand elle a rencontré Félix, son actuel compagnon, tous ses plans ont été bouleversés. Elle a quitté son travail, son appartement, sa vie lyonnaise pour aller s’installer dans l’arrière-pays niçois cultiver des oliviers et du safran avec l’homme qu’elle aime. Un retour à la nature qui lui correspond totalement. « Vivre en ville était devenu difficile, maintenant j’ai du temps pour moi et je suis tout le temps dehors. » Un double challenge à la fois professionnel et sentimental qu’elle se sent prête à relever. « Le bon moment est lié à soi, quand on sent que l’on est prêt. Il faut s’écouter et aller vers ce dont on a besoin. Aujourd’hui je suis très heureuse » confie t-elle l’air malicieux et épanoui !

Francis Burnichon Francis Burnichon a travaillé dans le milieu du prêt-à-porter puis s’est tourné vers le métier de média planneur qu’il a exercé pendant une dizaine d’années. « Je me suis rendu compte que je m’ennuyais dans mon travail, c’est pourquoi j’ai changé une première fois puis une deuxième. » À 40 ans, Francis a quitté son agence de communication pour reprendre des études et passer un CAP de cuisine. « J’ai toujours aimé cuisiner et recevoir. Après mon bac j’ai tenté d’entrer dans une école d’hôtellerie mais sans succès à l’époque. » Un apprentissage difficile les premiers temps. « J’étais sous-considéré et je devais fournir encore plus de travail qu’un jeune de 14 ans, il fallait que je fasse mes preuves pour devenir crédible. » L’homme plus que déterminé a toujours cru en lui, il possède aujourd’hui son restaurant à Villefranche et n’a jamais été plus heureux. « C’est dur physiquement mais je suis comblé dans ma cuisine. » Francis ne sait pas où il sera dans 10 ans. « Tant que j’aimerai mon métier tout ira bien et s’il faut que je change de nouveau, je le ferai sans hésiter ! ».

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© Stéphane Rambaud

« J’ai passé un CAP de cuisinier à 40 ans »


Photo : Jacques Dussouillez

IOMA Vue sur... Table MIKADO Segis - Chaises MISTRAL Segis - Canapé KA-MAXI Segis - Fauteuil MYGINGOL Segis - Chaise YESBABY Segis Buffet LIGNA Ethnicraft - Lampe HISLE.

Ouvertures sur l’art de vivre Pour cette saison Automne-Hiver 2010 IOMA vous propose un nouvel art de vivre l’intérieur de votre habitat. Venez à la rencontre de la nouvelle collection de mobilier intérieur contemporain, design, résolument gaie, inventive qui vous permettra de satisfaire vos envies, vos projets. La lumière, l’espace, les matières, les formes, les couleurs qui caractérisent l’ambiance de nos magasins sont autant de voies qui, toutes, vous inspireront et vous ramèneront à l’essentiel : à vous.

Magasin Lyon Ouest

Magasin Grenoble

37 rue de Saint Cyr - Vaise 69009 Lyon 04 78 83 95 60 contact.vs@ioma.fr

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Magasin de Porto Vecchio Les quatre chemins (en face de GIFI) 20137 Porto Vecchio 04 95 72 00 57 contact.povo@ioma.fr

w w w. i o m a . f r Décoration

mobilier

i nt é r i e ur

extérieur


question d’époque

« J’avais envie d’être utile à quelque chose »

© DR

Sylvain Charreyre Pourquoi un ingénieur deviendrait-il médecin ? Cette question, Sylvain ne se l’est pas posé très longtemps. « J’étais ingénieur en mécanique pour une grosse marque automobile, je suis devenu pompier volontaire et là j’ai eu un déclic, j’étais enfin utile à quelque chose de vrai, de concret, ça m’a donné envie de devenir médecin urgentiste. » L’homme de 34 ans a donc passé le concours « Passerelle » permettant à des ingénieurs ou docteurs en sciences d’entrer directement en 3e année de médecine. Aujourd’hui en 4e année, Sylvain est un étudiant brillant et passionné. « J’ai fait plusieurs stages, dans des spécialités très différentes comme la cardiologie ou la chirurgie orthopédique et tous m’ont vraiment plu. » Marié et père d’une petite fille de 2 ans, Sylvain a eu le soutien de sa compagne et de sa famille, ce qui l’a aidé à prendre cette décision, même si le départ de son entreprise fut plutôt houleux. « Aujourd’hui je n’ai aucun regret, j’adore les études, tout se passe bien et je sais que j’ai fait le bon choix. »

« Vivre une expérience culturelle et éducative »

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Jix et Amande Faire le tour de l’Asie à vélo et réaliser un documentaire photo, vidéo et un site internet, c’est le pari fou de Jix et Amande, un couple de jeunes Lyonnais. « Nous allons traverser l’Inde,   le Népal, la Thaïlande en passant par le Cambodge, le Vietnam et terminer en Chine avec nos propres vélos. Le but est d’aller à   la rencontre de la population, de dormir chez l’habitant et de faire découvrir la culture asiatique qui est très complexe. » Amande a 27 ans, elle est chargée de communication dans une association qui fait la promotion du commerce équitable. Jix est commercial dans une société informatique. « Nous voulons différencier le vrai du faux sur l’Asie, aller au plus près des gens et briser les barrières culturelles en transmettant des informations de terrain sur les pays et leurs coutumes » explique la jeune femme. Une fois leur excursion à vélo terminée, le couple compte s’installer en Chine et enseigner le français, ils sont actuellement en train de passer des diplômes à cet effet. Leurs aventures seront à suivre sur www.juste-un-tour-en-velo.com

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Tous les rĂŞves sont possibles

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question d’époque

Sandra Ortiger Samoëns, Haute-Savoie. Un ravissant village, blotti dans la vallée du Giffre, où vivent à l’année quelque 2 300 habitants et… Sandra Ortiger. Quand elle nous rejoint après 3 jours de treck en montagne, on a du mal à imaginer cette jolie brune de 46 ans à l’allure sportive, en « pubarde » rivée à son écran d’ordinateur. Pourtant, pendant 20 ans, Sandra Ortiger c’était plutôt Carrie Bradshaw qu’Heidi. « J’avais tout, analyse Sandra. Un très bon job dans l’une des plus prestigieuses agences de pub de Lyon, des projets de mariage, une belle maison, un enfant… » Et un mal-être dont elle n’arrive pas à se défaire. En 2000, décidée à changer les choses, elle s’installe à Annecy, découvre la montagne et change de priorités. Oubliés le tailleur-talons, les journées de 15 heures et les deux paquets de cigarettes quotidiens, bonjour le Gore-Tex et les bâtons de marche. « Pas à pas, je sentais que j’étais en train de trouver ma place. » L’appel de la montagne est si fort que Sandra décide de devenir guide et de décrocher son brevet d’État d’alpinisme pour « emmener des citadins au bout de leurs rêves ». Cet été, pour la première fois, Sandra a marché 4 mois d’affilée. Un long chemin vers l’équilibre.

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« Tu ne vas quand même pas tout plaquer pour marcher en montagne ? »

Laurence Maïorano Un risotto crémeux à souhait ; une focaccia généreuse et croustillante et derrière le comptoir de Neo Gusti, Laurence Maïorano, 43 ans dont 15 dans les ressources humaines. « Un jour, j’ai eu besoin de rependre mon souffle. D’être enfin celle que j’avais envie d’être et non plus celle que l’on voulait que je sois. » C’était en 2007. Laurence, à la tête du cabinet de conseil en ressources humaines et développement des entreprises qu’elle a créé, manage une équipe de 12 personnes mais n’a plus le feu sacré. « J’avais envie de créer quelque chose qui reste dans le rapport à l’autre, mais qui soit plus facile et plus concret. » Un grand-père italien, une passion pour la cuisine et un ami qui la pousse à aller de l’avant… il n’en faut pas plus pour convaincre Laurence de lancer un concept de snacking aux saveurs italiennes. « Huit mois et une étude de marché plus tard, Neo Gusti servait ses premières pâtes al dente. » Depuis, c’est la Dolce Vita. « Le concept fonctionne (+ 30 % de CA la première année, 10 % la seconde) et nous allons entrer dans une phase de développement après avoir déménagé le site pilote devenu trop petit. » Quant à Laurence, son ventre rebondi est la meilleure preuve que ce changement de vie lui a ouvert de nouveaux horizons.

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© Stéphane Rambaud

« J’ai retrouvé l’envie de me lever le matin »


Design by ... Marie-Luce & Olivier le duo de MLBD DESIGN a convié les virtuoses du mobilier contemporain dans un lieu magique. la qualité de l'accueil n'a d'égale que l'attention portée au suivi de A à Z des aménagements confiés à ces grand pros de l'aménagement d'intérieur, ainsi qu'à l'écoute permanente des envies de leur clients . Une MLBD touch aussi courue pour les particuliers que pour la terrasse du 33 cité ou encore pour le nouveau restaurant gastronomique de Christian Tetedoie


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RÉALISATION MARINE PALAYER-ETSCPHOTOS APPATICCI

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agathe Leveque photographe

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01. Manteau et écharpe en fourrure chez Plein Sud 15

02. Boots léopard Giuseppe Zanotti chez Pas de Printemps pour Marnie 03. Collier Zoé Bonbon 04. Solaires Mykita chez entre[vues] 05. Robe Joseph chez Marie-Grâce Franco 06. Bottes montantes fourrées Stuart Weitzman chez Glitter 07. Cardigan Hache chez Rage 08. Gants Favel 09. Bottes Barbara Bui chez Graphiti 10. Pochette chez Chilli Pepper 11. Bottines American Retro, Ma Petite Robe Noire 12. Haut Barbara Bui chez Graphiti 13. Collier « cerise » chez Zoé Bonbon 14. Bottillons lacés en mouton noir Dsquared chez Glitter 15. Gilet Joseph chez Marie-Grâce Franco

joannardfourrures.com 28, cours franklin roosevelt - Lyon 6e 04 78 52 35 88


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Modèle présenté : Nuage d’Amour

01. Sac Plein Sud 02. Bottes Yves Saint Laurent chez Pas de Printemps pour Marnie 03. Robe Tee-shirt Vivienne Westwood Anglomania chez Rage 04. Blouson en cuir chez Coleen 05. Moon Boots Marc Jacobs chez Pas de Printemps pour Marnie 06. Bracelet Zoé Bonbon 07. Veste Barbara Bui chez Graphiti 08. Lunettes de vue Paul Frank chez entre[vues] 09. Bottes Laure Bassal chez Solis 10. Collier chez Zoé Bonbon 11. Peau lainée Hache chez Rage 12. Gants American Retro, Ma Petite Robe Noire 13. Un pour tous, tous pour un, chez Max Chaoul 14. Portefeuilles Comme des Garçons chez Solis 15. Pull Joseph chez Marie-Grâce Franco

Show-room – 1er étage 3, Rue grenette – 69002 Lyon – Tél : 04 78 37 12 84 www.korchia-joaillerie.com


de   Caroline  Schwartz       et  Romy

Repérages

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1. Depuis 2006 le styliste américain Jeremy Scott revisite chaque saison l’indémodable sac Pliage de chez Longchamp. Vous avez sous les yeux sa dernière création portant le nom de “Tire Print”.

2. Lunettes en cuir Tod’s chez Okiali. 3. Prêt-à-porTHé... www.oopshome.com 4. Souffle neuf chez Agatha avec cette collection ludique et créative de mini joaillerie composée de 22 pendentifs en or 9 carats dont certain sertis d’un micro diamant

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Vous trouverez chez Patrice et Dominique tout ce que l’homme d’aujourd’hui recherche dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

6. 5. L’hiver de la fourrure : moufles Maje, les boots à talon Les Petites… 6. Love Helmets crée le tout premier casque au design innovant, il devient

ainsi un véritable accessoire de mode... Un casque au design amovible grâce à des sur-coques colorées et imprimées interchangeables, faciles à placer. Une nuque, composée de matières différentes, interchangeable également grâce à des attaches rapides. www.lovehelmets.com

Pensez à Vos caDeaux De noël

accessoires armani, Mc Gregor : cravates, écharpes, bonnets, chemises...

ouVerture excePtionnelle :

Le dimanche 19 décembre de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30

30, cours Franklin Roosevelt – 69006 Lyon Métro Foch – Parking Place Morand


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Repérages  de  Caroline  Schwartz et  Romy

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1. La Moon Boots des villes chez Delpol. La boots Chloé chez Un homme à suivre et une femme. 2. Chaleur douillette et qualité des tissages des Alpes avec les collections Héritage et Refuge de chez Arpin. 3. Succès assuré avec les soupes Giraudet, « comme à la maison », mais tellement mieux ! 4. Boucles d’oreilles pierres semi-précieuses serties sur plaqué or. Disponibles en quartz fumé, quartz rose, calcédoine et améthyste. by Johanne. 5. À défaut de recevoir un manteau en vison pour Noël offrez-vous le porte-clés ! Chez Et caetera. 6. Entrez dans ce conte écossais, et métamorphosez-vous avec les nouvelles collections MAC 60

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7. Roomba, l’aspirateur qui aspire tout seul. Robopolis en grande surface 8. Clin d’œil coquin chez Olly boutique avec l’œuf vibrant dans son coffret complice. www.ollyboutique.fr 9. Les designers de renom du studio de décoration Yoo (Philippe Starck, Kelly Hoppen, Jade Jagger et Marcel Wanders) ont pour ambition principale de créer pour le

grand public, de rendre le design accessible au plus grand nombre. Un « guide pratique » de conseils déco très simples, illustré de magnifiques photos d’intérieurs.


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DESCENTEENVIRILpar Ashdé

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9 H

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Il est 9 h ce samedi et il a déjà l’œil du tigre quand les enceintes de sa hi-fi Darty délivrent leur son d’une étonnante limpidité. Alors que son iPod déroule sa playlist, c’est une main dans les cheveux et l’autre dans le caleçon qu’il se dirige vers la salle de bain. La nuit a été longue et il est temps de se redonner un aspect civilisé. Barbe naissante, cheveux en bataille et marcel, s’il reste tel que pour sortir, l’opération café-croissant risque de se transformer en séance de dédicaces. Alors que son miroir de chez Conforama lui répète qu’il est le plus beau en ce royaume, il se glisse sous la douche armé de son gel corps et cheveux Allure de Chanel trouvé chez Sephora. Un conseil messieurs, allez-y en semaine et dès potron-minet, parce que si on vous surprend dans ce temple de la poulette qui cocotte, c’est 100 points en moins à votre compteur virilité ! Pour la suite, séance rasage chez son barbier préféré : Les tontons flingueurs. Ici pas de place pour la mixité, on ne patiente pas en prenant des nouvelles de Lindsay, Paris et autres décérébrées de papier glacé. Pour les cheveux, c’est comme pour le reste, les hommes et les femmes n’ont pas été livrés avec les mêmes modèles, alors oubliez les salons de coiffure qui vous font jouer dans l’équipe des filles parce que c’est la défaite assurée. Et pour survivre au feu de la tondeuse, on fait comme dans Koh Lanta 2010 : les garçons d’un côté et les filles de l’autre !

En parlant d’équipe, c’est maintenant le moment de rejoindre le reste de sa « bande » pour boire un verre. Ils l’attendent déjà dans un endroit tendance où l’on bombe le torse en fredonnant « J’aime regarder les filles » de Patrick Coutin. C’est donc au Solas qu’il part rejoindre sa troupe de Prix Nobel. Sa terrasse avec vue sur la place du Change est le spot idéal pour surfer sur la vague de touristes qui déferle sur Saint-Jean à la recherche

du french lover idéal. Mais avant, il doit patienter derrière le plus mauvais conducteur du monde, qui évidemment est... une conductrice. Elle repère une place libre et décide de faire un créneau, aïe, aïe, aïe, sur les pavés et en côte, il prévient la maréchaussée pour mise en place de déviation jusqu’au lendemain matin… Il lui aura fallu 10 mn et 22 s avant de s’attabler : 10 mn de trajet et 22 s pour rabattre le toit électrique de son coupé cabriolet loué la veille chez Classic Rent. À peine installé, il marque son territoire en posant discrètement son smartphone dernier cri on the table. L’effet est i-mmé-diat : tous les experts en nouvelle technologie, scotchés devant leur demi, se pâment devant le look et les milliards de fonctions de son nouvel attribut. En sortant de son Phone House préféré, il savait qu’il resterait le Darth Vador de tous ses padawans. Son nouveau sabre laser rameute aussi et pour que la soirée soit réussie, il est temps de lancer un casting pour dénicher celles qui auront l’honneur de les accompagner.

20 H

Direction le St James pour un concours de pronostics devant le match de l’OL. Après deux heures passées à distribuer des cartons rouges aux filles qui ne comprendront jamais la règle du hors-jeu, le résultat est sans appel : si vous voulez gagner de l’argent en pariant, oubliez l’intuition féminine et servez-vous plutôt de l’expertise footbalistique inscrite dans l’ADN de tout mâle qui se respecte. Cette victoire éclatante leurs donne le droit de choisir le restaurant. Comme les filles aiment manger de la salade dans un endroit à la mode et que les garçons aiment la viande, ce sera l’Hippopotamus Mercière ! Eh oui pas fou le bourdon, il garde un œil sur le budget parce que la soirée ne fait que commencer ! Devant son entrecôte garnie étalée comme un trophée de chasse, il se dit que le rapport prix/place to be est imbattable !

23 H

2 H

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Il est maintenant 23 h à l’horloge qui lui sert de montre, il a les pieds dans la peau d’un prédateur (bottines en cuir de python), son costume gris chintzé brillant reflétant la lumière des projecteurs, alors préparez-vous mesdemoiselles car la night qui s’annonce sera celle du sexe fort.

Allez, toutes derrière et lui devant, direction le Trans Europe Express pour que tout le monde puisse s’extasier sur ses talents de chanteur. Ce soir, c’est spécial années 80 et dès les premières vocalises délivrées par son organe, la concurrence se rapproche discrètement des vestiaires... C’est sur sa version de Capitaine Abandonné que le club finit de se vider. Les voilà, lui et sa bande, royalement seuls avec le DJ qui n’a plus d’autre choix que de passer les morceaux qu’on lui a réclamés ! Les tubes s’enchaînent, la température monte, sa chemise de soie lavée lui colle à la peau, là-bas dedans l’entrecôte accompagné de son supplément frites sont en plein divorce et se disputent la garde de la vodka, bref, il sent comme un petit coup de moins bien… Tant mieux car la nuit se termine et le jour qui se lève met un terme à cette descente en ville.

Il est temps de rentrer et vite, vu l’heure qu’il est, le retour au bercail s’annonce agité ! Il a déjà utilisé la semaine dernière les excuses Soirée poker et Matchde-foot-chez-des-potes-en-directdu-Brésil-qui-se-termine-à-6hdu-matin, il sent que ça va pas passer et il est à court d’idées !… En gros : ceinture, rideau, pas de chambre conjugale, il lui reste à prendre gentiment un plaid dans l’armoire, laisser passer le déluge calmement et à s’allonger encore plus calmement sur le canapé pour dormir un peu.

On remet ça la semaine prochaine ?!

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Manteau Issey Miyake chez Solis, chaussures Michel Vivien chez Pas de Printemps pour Marnie


Photos  Studio Didier Michalet & Karen Firdmann  •  Stylisme Caroline Schwartz Coiffure et maquillage Magali Beal  •  Mannequins  Mathilde Mercier et Alicia Devidal


Fille de gauche  Pull Marithé+François Girbaud chez Papaï, jupon Max Chaoul, sandales Giuseppe Zanotti chez Pas de Printemps pour Marnie Fille de droite  Robe D&G, chauffe-épaules Pinko chez Magazine, sandales Bruno Frisoni chez Pas de Printemps pour Marnie


Gilet Ann Demeulemeester chez Rage et pantalon Anne Delaigle


Fille de gauche  Body et peignoir Eres chez Tazia Fille de droite  Robe Max Chaoul, boots Yves Saint Laurent chez Pas de Printemps pour Marnie


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Neuf Estelle Coppens, Fanny Pincanon

Interdit aux grands Du côté de la rue des Archers, vous trouverez IDMG, Interdit de me gronder, une nouvelle boutique au nom farfelu dédiée à l’enfant. Jupons et robes à pois pour les demoiselles, doudounes rouges, blousons en cuir et casquettes de marin pour les garçons, un style chic et décontracté pour les 0 à 10 ans. Cette jeune marque, originaire de Sainte-Maxime, a plutôt l’habitude de s’installer en bord de mer, l’ouverture à Lyon est une première, une bonne raison d’aller y jeter un œil.

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C’est tout

Pile à l’heure du temps…

Interdit de me gronder 2, rue des Archers  •  Lyon 2e  •  Tél. 09 53 37 75 09

Depuis qu’il est tombé dans le monde qui tourne rond des montres, il y a 30 ans, Jean-Louis Maier n’a eu de cesse de développer son activité. Aujourd’hui, cet horloger ouvre une nouvelle adresse, la troisième. Un royaume de la montre vintage au cadre très « club anglais » rassemblant des pièces anciennes griffées Rolex, A. Lange & Söhne, Patek Philippe et des modèles d’inspiration vintage fabriquées par des marques contemporaines telles que Vulcain, H. Moser & Cie, Jaquet Droz, Glashütte Original… Les amateurs seront comblés, d’autant qu’un expert se charge de dénicher le modèle de vos rêves auprès de collectionneurs et de professionnels du monde entier.

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L’effet Canada Goose

Mélange de design moderne et rétro, la nouvelle boutique Fossil propose un large choix de lunettes de soleil, bijoux, petite maroquinerie, sacs, dans un esprit vintage revisité. Coup de cœur pour la ligne de montres Philippe Starck.

Devenues un véritable phénomène de mode, les parkas Canada Goose s’arrachent, mettant ainsi fin au règne d’une célèbre doudoune ! À Lyon, vous pourrez en dénicher dans la boutique Le Dressing Sport qui propose la ligne urbaine en exclusivité. Version blouson ou version longue avec le modèle phare « Château Parka », même à moins 50 °C ces messieurs seront parés pour affronter les froids polaires ou simplement pour frimer !

Fossil 48, rue du Président Édouard-Herriot  •  Lyon 2e Tél. 04 37 23 33 46

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Fossil arrive à Lyon

Maier Vintage 6, rue Simon-Maupin  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 37 57 54 50

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Le Dressing Sport 6, rue Jean-de-Tournes  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 78 37 09 44


5, rue Charles Dullin (Place des CĂŠlestins) 69002 Lyon TĂŠl. : 04 72 56 07 59 www.pleinsud.com


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C’est tout

Neuf

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Devant le succès de la boutique Graphiti Femme de la rue du Plâtre, Dominique Fouchère a décidé d’ouvrir un second point de vente. Vers la mi-janvier ouvrira Graphiti Femme Rive Gauche, en lieu et place de la boutique I Collezioni, dans la galerie du Sofitel Bellecour. La collection principale Ralph Lauren, peu diffusée à Lyon, sera mise à l’honneur. On trouvera également, les jeans Jacob Cohen et la marque italienne Brunello Cucinelli recherchée pour ses pièces en cuir et en fourrure et ses cachemires.

Du nouveau chez entre[vues] À découvrir chez entre[vues] : la marque californienne Retrospecs. L’histoire d’un mordu de lunettes vintage, Jay Owens, qui a collecté pendant plus de 10 ans de vieilles montures en or des 20’s et 30’s qu’il a ensuite démontées et nettoyées. Le résultat : plus de 3 000 modèles dont une quarantaine présentés à la boutique rue Auguste-Comte.

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Plus de Graphiti à Lyon

Graphiti Femme, Rive Gauche 20, quai Gailleton  •  Lyon 2e

entre[vues] 17, rue Auguste-Comte  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 72 77 90 10

L’hiver selon By Joahnne On connaissait les foutas By Johanne, ces serviettes de bains tissées aux teintes à la fois vives et poudrées. Voilà que la créatrice nous propose maintenant une sélection originale d’accessoires. Au choix, les bracelets de Sophie Deschamps, les étoles en laine aux jolis motifs matriochka de la griffe Inoui ou les pashminas By Johanne, des modèles uniques brodés à la main. Vive l’hiver !

Tous les chemins mènent à…

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Fraîchement arrivée à Lyon, la boutique Chemins Blancs propose un savoir-faire français avec des pièces à la fois féminines, intemporelles et confortables, s’attachant aux matières nobles et au souci du détail. Imprimés liberty, tops à l’esprit lingerie, pull rétro à l’encolure bateau, twin-set en soie et coton et manteau à la coupe impeccable… Le tout dans un esprit élégant et chaleureux, très « cocooning ».

By Johanne 8, quai de Serbie  •  Lyon 6e

Chemins Blancs 3, rue Auguste-Comte  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 78 37 85 01

Paris en avait trois, Lyon patientait. Cette époque est révolue : L’Atelier du sourcil vient d’ouvrir une adresse dans le 6e. Cette enseigne à la déco baroque, fondée par l’esthéticienne Jocelyne Devilleneuve il y a 5 ans, est un temple de la mise en valeur du regard grâce à diverses techniques permettant de magnifier la ligne des sourcils (restructuration, maquillage semi-permanent) et de sublimer les cils (extension, rehaussement). Tout un art quand exercé par des mains expertes. L’Atelier du Sourcil 18, rue Bugeaud  •  Lyon 6e  •  Tél. 04 78 52 04 83

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Sans sourciller


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En mouvement

Dans la nouvelle boutique Fluxus, entièrement dédiée à l’accessoire, vous trouverez des marques qui marchent à Paris mais encore introuvables à Lyon : la ligne de sacs Vivienne Westwood, les vernis à ongles multicolores Uslu Airlines, les cabas en néoprène du créateur Stephane Verdino mais aussi les bijoux mystiques Corpus Christi. En bref, du pointu et de l’inédit, en série limitée, à découvrir d’urgence !

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Fluxus 3, rue de l’Ancienne Préfecture  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 78 92 98 87

Estime et SaintSens 10, rue du Plat  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 82 13 53 49

Temple de la jeune fille très « girly » mais pas si sage, la boutique Les Poupées a de quoi assouvir les envies de petites robes, jupes, vestes aux coupes ultra féminines, voire carrément « fifille », à l’inspiration vintage et rétro. Pour sa nouvelle collection, la créatrice Johanna a choisi le thème du cirque que l’on retrouve dans les imprimés ou dans les coupes. Coup de cœur pour la veste très courte façon Monsieur Loyal jaune moutarde.

Dans la famille Comoy on est bijoutier. Sept générations côté maternel, trois – seulement ! – du côté paternel. Jan Charles porte l’héritage avec bonheur. Après une vingtaine d’années d’exercice, il s’installe à son compte et ouvre aujourd’hui un atelier qui a pignon sur rue. Pas de vitrine, cependant, il ne travaille que sur commande et s’en remet au bouche-à-oreille. Car il s’attache au côté affectif du bijou, alors le bijou de famille est sa spécialité : médailles de naissance, bagues de fiançailles et d’anniversaire… Dans ses mains, chaque bijou raconte une histoire. © DR

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Le bijou, une histoire de famille

Les Poupées 10, rue Romarin  •  Lyon 1er

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La marque de maroquinerie haut de gamme pour hommes Estime et SaintSens, leader de la chemise sur-mesure sur internet, s’associent pour ouvrir leur première boutique en propre à Lyon, temple du gentleman moderne et bien dans son époque. Dans un univers très masculin, ces messieurs pourront se faire fabriquer la chemise parfaite : choix du tissu, cravates, boutons de manchettes à assortir avec la gamme d’accessoires adéquats : sac, étui de smartphone, housse d’ordinateur…

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Jolie poupée

Interdit aux femmes

Jan Charles Comoy 29, rue Cuvier  •  Lyon 6e  •  Tél. 04 78 36 20 54 www.jccomoycreation.com


L’accessoire toujours essentiel…

G A N T S | PA R A P L U I E S | M A R O Q U I N E R I E | A C C E S S O I R E S 4 , R U E D E L A R É P U B L I Q U E - 6 9 0 0 1 LY O N T É L . 0 4 7 8 2 8 6 5 3 6

B O U T I Q U E

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L I G N E

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tEte -AtEte


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Camille d’essayage, une blogueuse un brin « fifille » mais pas futile ! Fanny Pincanon  •  photo Didier Michalet

Aujourd’hui j’ai rendez-vous avec Camille d’Essayage, la blogueuse mode. Mes (nombreux) a priori et moi-même avons décidé de rencontrer cette mystérieuse jeune femme et de percer le secret de son succès. Car il faut le reconnaître, les férues de mode ont trouvé en Camille une amie, une confidente, quelqu’un qui leur ressemble. Mais qui se cache derrière cette fashionista à la plume bien sentie ?

« Je n’en parlais à personne, j’avais peur d’être taxée de fille futile. »

Camille a 29 ans et depuis plus de trois ans elle rédige assidûment le blog « Camille d’Essayage » qui après avoir connu un énorme succès à Lyon est devenu une référence dans la France entière. Alors qu’est-ce qui pousse une consultante web, diplômée de Sciences Po, à écrire des billets sur la mode ? « Au début j’ai commencé avec un ami, tous les deux lisions beaucoup de blogs et nous avons décidé d’en lancer un plutôt généraliste. Puis j’ai continué seule en me concentrant principalement sur la mode. » J’apprends que, loin d’être fière, Camille a longtemps dissimulé son blog, quelque peu honteuse sur cette activité. « Je n’en parlais à personne, j’avais peur d’être taxée de fille futile. » Et à quoi ressemble cette énigmatique Camille ? Vous n’aurez aucune description physique, douloureuse déception je sais, mais la blogueuse souhaite rester anonyme, contrairement à beaucoup de ses consœurs ayant choisi d’embrasser la célébrité. Discrète au style simple et décontracté ou à l’inverse exubérante et hyper lookée ? Je vous laisse le soin d’imaginer… Au fil de la conversation, je me rends compte que la jeune femme n’est pas seulement une « shopping addict ». Passionnée de voyages, elle aime voir les tendances, les styles qui diffèrent d’une culture à une autre et reste très sensible au côté marketing des marques. Pour le reste, elle suit ses envies : « Je fonctionne aux coups de cœur, cela me permet de garder un côté spontané et personnel et d’éviter l’aspect mondain de la chose ». Une blogueuse honnête et non corrompue, aurait-on trouvé la dernière ! Tendances, musique ou littérature, Camille touche à tout et essaye de faire partager son petit monde de femme presque trentenaire, bien dans ses escarpins et loin d’être lassée, elle n’est pas prête de ranger son clavier !

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tête-à-tête

Christine Delpal et Marc Carbonare Un couple équitable

Catherine Foulsham  •  photo Didier Michalet

« Nous faisons du commerce équitable, pas commerce de l’équitable. » Pour Christine Delpal et Marc Carbonare, la nuance est de taille. Couple de créatifs-culturels passionnés de photographie et de voyages, ils créent, en 2004, Karawan Authentic, une entreprise lyonnaise de création et de distribution de cosmétiques naturels et d’objets de décoration. « L’idée de cette entreprise est née au détour de nos voyages sur la Route de la Soie, explique Marc. Nous nous sommes aperçus que de nombreux savoir-faire artisanaux étaient menacés et avons eu envie de participer à leur maintien. » La mission de Karawan : Il y a ceux qui rêvent de changer le monde et ceux qui sélectionner, valoriser et réinterpréter ces savoir-faire en voie passent à l’action. Christine Delpal et Marc Carbonare de disparition. Ils commencent par la Syrie et le savon d’Alep sont de ceux-là. À la tête de Karawan Authentic, après avoir réuni, grâce à différents prêts et aides, près de 30 000 euros, complétés en 2007 par un prêt de 150 000 euros une entreprise lyonnaise de création et de distribution consenti par La Nef, coopérative de finances solidaires. de cosmétiques naturels et d’objets de décoration, le Aujourd’hui, en association avec des producteurs de Syrie, tandem œuvre pour une planète plus équitable. d’Inde, du Maroc, de Turquie et du Vietnam, Karawan propose quelque 140 produits diffusés chez Nature et Découvertes, Botanic ou sur les marchés. Tous présentent un intérêt patrimonial, économique et sont conçus « comme làbas », même si le couple n’hésite pas à réinterpréter les formes artisanales. « Pour que les liens avec les producteurs soient durables, il faut que les activités que nous générons soient régulières et suivies. C’est la seule façon de favoriser l’émergence d’une réelle activité économique. » Exigeants, Christine et Marc, le sont sur toute la ligne. « Nous veillons à ce que toutes les personnes ou structures avec lesquelles nous travaillons intègrent les critères de développement durable, que les producteurs soient justement rémunérés et que l’écart de salaire au sein de la société soit au maximum de 1 à 2. » Un modèle qui « n’a pas vocation à devenir universel car il pose des problèmes de volume », mais qui fonctionne. Aujourd’hui Karawan emploie 5 personnes et terminera l’année 2010 avec un CA d’affaires en hausse de 18 %. Durable… et rentable.

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tête-à-tête

Antony Thiodet à la tête de l’ASVEL

Fanny Pincanon  •  photo Didier Michalet

Aux manettes de l’ASVEL depuis plus de dix ans, Antony Thiodet s’est toujours défendu contre l’avènement du sport business et ses dérives. Tête-à-tête avec un homme au discours sans fioriture et déterminé. Gentiment bourru, Antony Thiodet n’est pas un homme bavard mais réfléchi qui ne parle pas pour ne rien dire. Depuis 2003, il est directeur exécutif et vice-président du club de basket l’ASVEL. Très tôt, ce « presque » chef d’entreprise a su qu’il voulait faire carrière dans le milieu du sport. Après des études à Sup de Co et un DESS en droit du sport, il a d’abord travaillé pour le géant Adidas pour ensuite prendre les rênes de l’ASVEL, retrouvant le basket qu’il a lui-même longtemps pratiqué. « Ce qui est intéressant dans le sport c’est le développement du lien social et les fonctions éducatives, culturelles et de santé publique, c’est cela que je veux promouvoir. » On est loin de l’aspect « business » et monétaire qui règne sur certaines disciplines comme le football, d’ailleurs à ce sujet, notre homme ne mâche pas ses mots : « Le football est devenu otage des enjeux économiques, il a été coupé de sa base. On a pu le constater avec la dernière coupe du monde qui nous a tous affligés ».

« Certains sports se sont perdus » Pour lui le basket français reste encore préservé de toutes ces pressions : « Nous recherchons la performance, bien sûr, mais dans le respect de certaines valeurs et des autres ». Que pense-t-il de l’absence de certaines disciplines sportives sur les chaînes du service public ? Pour lui, il faut arrêter de fantasmer sur le petit écran : « Nous devons essayer de développer des modèles indépendants comme Internet et activer d’autres réseaux plutôt que de se lamenter sur notre sort, il n’y a plus rien à attendre de la Télé ». Beaucoup d’idées, des projets et une envie furieuse de se battre pour son club, que ce soit au niveau professionnel ou amateur : Antony Thiodet aime le sport dans sa globalité. L’envie d’être entraîneur lui est d’ailleurs déjà passée par la tête, mais il a préféré gardé son peu de temps libre pour s’occuper de ses quatre enfants, aller à l’opéra, au cinéma et profiter de la nature… « En fait, je suis un peu un loup solitaire ». Oui, je crois qu’on l’avait compris !

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tête-à-tête

Marc Bonny, spécialiste de l’animation Estelle Coppens  •  photo Didier Michalet

Vous êtes fan de Kirikou ? Vous aimez le cinéma indépendant en VOST, les rencontres avec les réalisateurs ? Le bruit du pop-corn mâchouillé pendant les séances vous horripile ? Alors vous connaissez sans le savoir Marc Bonny.

En effet, à peine un an après sa création, sa société de distribution de films bousculait les studios Disney dans leur monopole, en portant un petit homme sur les grands écrans grâce à Kirikou et la sorcière. Et c’est encore lui, six ans plus tard, qui rachète à l’UGC le cinéma Comœdia de l’avenue Berthelot, menacé de disparition, pour en faire l’une des salles d’art et d’essai les plus dynamiques de la ville. Du flair et de la chance Cet homme a de la chance. Et on ne sait pas tout. Dans les années 80, après une formation d’animateur culturel, ce Savoyard s’occupe de la programmation d’une salle à côté d’Albertville. Pour obtenir des copies de films plus rapidement, il n’hésite pas à se rendre directement à la source, à Paris. La 20th Century Fox, impressionnée par l’esprit d’initiative de ce garçon au profil de mousquetaire, lui propose d’ouvrir un bureau à Lyon et de le nommer directeur régional. Joli coup ! Gebeka Films : films d’art et d’essai pour jeune public Il n’en restera pas là. En 1997, Marc Bonny fonde Gebeka Films, société spécialisée dans la distribution de films d’animation, qui compte aujourd’hui cinq employés et une soixantaine d’œuvres à son catalogue. Elle s’apprête à diffuser le polar d’animation Une vie de chat des studios Folimage, ressort un long-métrage de 1972 et a débusqué une histoire dont l’esthétique s’inspire des enluminures du Moyen Âge… De vrais films d’art et d’essai pour jupettes et culottes courtes. Le Comœdia : un cinéma tenu par un cinéphile Et quand il décide de reprendre le Comœdia alors que Lyon perd ses petits cinémas les uns après les autres, Marc Bonny fait les choses à sa manière : revues et expos de cinéphiles dans la salle d’attente, bar à vins où se donner rendez-vous avant la séance, attention portée à la qualité de l’image. Surtout, il se passe toujours quelque chose chez lui, en marge des projections : rencontres et débats variés, flopée de festivals… « Nous avons une politique d’animation très forte, confirme-t-il. Nous avons recréé un lieu grâce aux travaux réalisés. Il s’agit maintenant de faire revenir un public qui avait déserté. » La progression constante du nombre d’entrées réjouit celui que la chance semble toujours accompagner. Et qui sait relever ses manches.

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en bref

en bref Estelle Coppens, Catherine Foulsham, Fanny Pincanon

Megève Tourisme présente… Station de ski bien connue et lieu de villégiature très « people », Megève nous a concocté un programme hivernal animé et pour preuves : le sapin de Noël Swarovski et ses étoiles de cristal fait son grand retour pour la deuxième année. Côté sports, on assiste au polo sur neige avec le xvie tournoi Polo Master du 20 au 23 janvier et on enchaîne avec du golf, sur neige aussi bien sûr, la première quinzaine de février. En vous souhaitant de bonnes vacances !

Conseils de pro Installation et maintenance de parcs informatiques ou bureautiques en entreprise, la société RT Conseils s’occupe de tout gérer de A à Z : téléphonie, vidéo surveillance, impression, ordinateurs… pour un gain de temps et d’argent. RT Conseils www.rt-conseils.com Tél. 04 72 30 69 68

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Megève Tourisme www.megeve.com Tél. 04 50 21 27 28

Un régal de site communautaire…

À découvrir et s’offrir Stéphane Rambaud, l’un des photographes d’EGOLAREVUE, a récemment ouvert sur le web la galerie Quarante50. Elle propose des collections
d’images d’art, conçues et réalisées par
Jérôme Granjon et lui-même.
Chaque photographie est tirée à très peu
d’exemplaires et ne fera l’objet d’aucune
réédition. À chaque saison une nouvelle collection à découvrir. Vous laisserez-vous emporter par leur univers poétique et onirique ?

Prenez un ancien entrepôt de Vaise, garnissez-le de gourmands qui ont de la suite dans les idées, vous obtiendrez un lieu inédit qui s’est fait un devoir de défendre le bon en ne sélectionnant que des perles de petits producteurs : démoniaque saucisse sèche de Noir de Bigorre, beurre Bordier frais, tarama bio, vins… Contre 15 euros d’adhésion, on peut faire ses emplettes, assister à des ateliers cuisine ou de dégustation animés par une œnologue diplômée, inviter des amis aux « Pot des potes »… Que du bonheur ! La Communauté du goût 25, rue Chinard  •  Lyon 9e  •  Tél. 04 72 85 93 11

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www.quarante50.fr

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© Pauline Fort

© Pauline Fort

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La Ville de Lyon défriche et relocalise Encore un sursis pour les artistes et les associations qui occupent la friche RVi ! Ainsi en a décidé, le 8 novembre dernier, le Tribunal de grande instance de Lyon qui attribue au Collectif friche artistique autogérée un répit supplémentaire de six mois. Passé ce délai, les occupants non encore relogés seront expulsés. Petit retour sur les faits. En décembre 2007, la Ville de Lyon annonce la fin de la convention d’occupation pour décembre 2009. On demande alors à chacun de présenter un projet afin d’envisager leur relocalisation. En juin 2010, une solution est trouvée ! Le Grand Lyon propose l’ancienne usine textile Lépine dans le 3e arrondissement. Seul hic, on passe d’une surface de 34 000 m2 à 3 500 m2. S’ensuit une sélection des artistes qui auront la chance d’investir les lieux et une lutte acharnée pour définir son espace. Serge Desautels, de l’ensemble « Odyssée » et membre du CA de l’association Lamartine, veut rester positif : « C’est un peu comme dans l’art, quand on a une contrainte cela nous force à réfléchir et pourquoi pas à faire mieux. » Autre difficulté, avec 150 membres permanents, l’insonorisation est de rigueur. Reste à négocier aussi la prise en charge des travaux de rénovation : les éclairages, la mise aux normes, la réparation d’un monte charge ou des chaudières.

MEL 06 73 93 59 57 www.meldeco.fr


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© WavebreakMediaMicro – Fotolia.com

La matière grise lyonnaise médaillée

Joli geste Donner un coup de pouce devrait être simple. C’est ce que l’association « Manifestation de bienfaisance pour les enfants malades » et son président Élie Cunat ont bien compris. Pour rassembler les fonds destinés à améliorer le quotidien des enfants trisomiques de Geist 21 et de ceux en traitement au service oncologie du centre Léon-Bérard, MBN a une recette bien à elle. Chaque année, elle organise plusieurs événements festifs dont un repas-concert à l’Abbaye de Collonges où le tout Lyon accourt. La soirée est placée sous le parrainage d’une personnalité ; Alain Mérieux, Gérard Collomb et Jean-Michel Aulas ont répondu présents lors des précédentes éditions. Rendez-vous fin avril 2011 pour la 5e édition. Association Manifestation de bienfaisance pour les enfants malades Tél. 04 72 53 88 99

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Cédric Villani a 37 ans. Il n’est pas sportif de haut niveau, mais a tout de même décroché la médaille Fields considérée comme le « prix Nobel des mathématiques ». Ce Lyonnais aux cheveux longs, roi de l’équation, qui enseignait l’an dernier encore à l’École Normale Supérieure de Lyon, est rattaché depuis la rentrée 2010 à l’institut Camille-Jordan de l’université Lyon-I et continue à diriger l’institut Henri-Poincaré à Paris.

In love with Lyon Les ambassadeurs OnlyLyon ? Des chefs d’entreprises, universitaires, personnalités du monde culturel qui aiment Lyon et n’ont pas peur de crier leur amour à qui veut l’entendre. Lancé fin 2007, le réseau des ambassadeurs OnlyLyon compte déjà quelque 5 000 amoureux transis de leur ville qui portent haut les couleurs de leur ville. Parmi ceux qui ont récemment déclaré leur flamme : Valéry Gerfaud, directeur général de M6 WEB mais aussi André Manoukian, Dominique Blanc ou encore Éric-Emmanuel Schmitt.

« Provoquer des rencontres inattendues autour de moments uniques sublimés par la créativité, c’est ainsi que nous avons souhaité fêter les   10 ans de la galerie. » Les 4 jours de festivités pour célébrer les 10 ans de la Galerie Nuances et Lumière, fin novembre, étaient à la hauteur des intentions de Nicole, Jean-Louis, et Jonathan Azoulay. Rendez-vous avec Calman Shemi en mars 2011 pour la prochaine exposition de la galerie. Galerie Nuances et Lumière 4, cours de la Liberté  •  Lyon 3e  •  Tél. 04 37 48 09 71

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10 ans et 4 jours de Nuances et Lumière

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www.onlylyon.org Tél. 04 72 40 57 59


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Les nouvelles recrues de Lyon – Saint-Exupéry 100 % montagne La montagne française sous toutes ses coutures, voilà ce que propose de faire découvrir Montagne TV, première chaîne thématique du genre, dont le siège est basé à Lyon. Ce territoire qui compose 23 % de l’Hexagone méritait bien qu’on lui consacre une attention particulière. Au menu : art de vivre, nature, sport, balade, météo détaillée… Plusieurs présentateurs ne sont pas inconnus au bataillon comme André Manoukian et Alexandre Debanne. Vingt heures de programme hebdomadaire sur canal satellite, canal 177.

Belle affiche pour l’aéroport de Lyon - Saint-Exupéry. Les huit nouvelles liaisons de la compagnie aérienne low cost anglaise easyJet portent à 29 le nombre de destinations desservies depuis la capitale des Gaules. Brest, Nice, Milan, avec quatre rotations par semaine entrent dans la danse. Suivies d’Agadir et Prague avec deux liaisons hebdomadaires, et de Berlin trois fois par semaine. Pendant l’hiver, Lyon sera également reliée à Liverpool et Bristol. De quoi se fabriquer quelques bons longs week-ends.


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Le Parc de la Tête  a son jardin secret

Estelle Coppens  •  Photos Thierry Chassepoux

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  d’Or

Il existe toute une vie intérieure dans le plus grand parc urbain de France que le promeneur ne perçoit pas forcément. Là où vous voyez des parterres soigneusement entretenus, une mécanique bien huilée a réglé la musique. C’est de ce travail en sourdine, dans la partie Jardin botanique, qu’EGOLAREVUE propose de se faire l’écho. EGOLAREVUE

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Ateliers pédagogiques pour les enfants  (n° 2 et 3) Un apprenti en formation s’affaire dans le jardin alpin, l’un des douze jardins thématiques de plein air  (n° 4) Le Jardin botanique de la ville de Lyon est un véritable musée vivant qui donne un bon aperçu de la flore des quatre coins du globe. Il est voué à des missions de pédagogie et de conservation, et emploie une quarantaine de personnes. Chaque année, environ 2 millions de visiteurs viennent se distraire du bitume dans ses allées ouvertes au public tous les jours de l’année. Les collections de plantes sont réparties dans des serres d’une surface de 6 500 m2 et dans les jardins de plein air qui déploient leurs couleurs sur 6,3 hectares. Cet ensemble figure parmi les dix les plus importants au monde.

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Mais ses fonctions ont varié avec les époques. À l’origine, la création d’un jardin botanique est la solution trouvée pour lutter contre les maladies qui déciment régulièrement les animaux.

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L’abbé Rozier, le bien-nommé botaniste, naturaliste et directeur de l’École royale vétérinaire, dote vers 1763 son institution d’un espace disposant de 1800 plantes usuelles, alpines et étrangères qu’il fait venir de toute l’Europe. Du jardin de l’abbé Rozier au Jardin des plantes À la fin du xviiie siècle les sciences de la botanique sont à la base de plusieurs activités. Les végétaux constituent d’indispensables matières premières pour les agriculteurs, les ébénistes, les teinturiers, les chimistes. Et pour les grands industriels de la cité, les soyeux. Le développement économique de la cité exige un jardin botanique de plus grande envergure. En 1795, le jardin de l’École vétérinaire est transféré dans l’ancienne abbaye de la Déserte, sur les pentes de la CroixRousse. Le « Jardin des Plantes » est né. Le Jardin botanique de la Ville de Lyon Vers la moitié du xixe siècle, nouveau déménagement des

collections végétales, sous l’impulsion du sénateur-maire Claude Marius Vaïsse qui souhaite offrir la nature aux citadins, à l’image de Paris et de son Bois de Boulogne. En 1854, la ville acquiert les 117 hectares de parcelles agricoles du domaine de la Tête d’Or qui ouvre ses portes trois ans plus tard. Le projet est confié à l’architecte paysagiste Denis Bülher qui s’inspire du jardin anglais pour donner forme au futur parc. Les serres de culture  (n° 1 et 5) Véritables dédales de verdure, les serres de culture, aussi appelées « petites serres » ne sont pas ouvertes au public. À l’abri des regards, dans l’intimité de longs bâtiments de verre, des employés du Jardin botanique s’affairent à bouturer, bichonner les petits plants pour obtenir de spectaculaires floraisons qui s’étaleront plus tard dans les vitrines d’exposition. Atmosphère capiteuse, dégradés de verts en veux-tu en voilà, brumes tropicales, ici la nature reprend ses droits.


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L’Herbier regroupe 220 000 planches de plantes séchées prélevées à partir du xviie siècle

Pièce unique Sur les 600 arbres qui forment l’arboretum du Jardin botanique, le Pin Napoléon ou Pinus bungeana est le plus rare. Ce conifère centenaire tire son originalité de troncs multiples recouverts d’une écorce qui s’exfolie et d’aiguilles qui se subdivisent en trois. L’arbre proviendrait du premier lot de graines envoyé de Chine vers l’Occident via le Jardin botanique de Kew, à Londres, vers 1860. Il subsiste très peu d’exemplaires du Pin Napoléon à l’état sauvage dans le monde.

Les roseraies En 2015, le Congrès mondial des roses se tiendra à Lyon. Ce n’est pas un hasard ; à la fin du xixe siècle, la ville est un centre de création de roses de premier ordre au plan international. En 1867, J.-B. Guillot crée « la France », premier hybride de Thé. Puis en 1900, le rosiériste J. Pernet-Ducher développe « Soleil d’Or », la première rose jaune moderne. Un chapitre important dans l’histoire des roses s’écrit entre Rhône et Saône. Aujourd’hui, si l’influence de la capitale des Gaules s’est étiolée, le spectacle des trois roseraies du parc rappelle ce passé florissant.

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L’étiquetage  (n° 1) Voilà un travail qui peut passer inaperçu mais qui se révèle indispensable pour la traçabilité des espèces. Premier à avoir imposé l’étiquetage systématique des végétaux afin que le public puisse identifier les plantes : Nicolas Seringe, directeur du jardin des Plantes à partir de 1831. Le jardin possède d’ailleurs une collection d’étiquettes anciennes. Cette activité mobilise un salarié à mi-temps. Chaque plante est dotée d’un numéro de série composé de six chiffres qui sert également au référencement informatique. « La nursery »  (n° 2) Aux abords des serres, à l’extérieur, plusieurs abris bétonnés et bâchés ont été aménagés. C’est ici que les jeunes plants, dont les pots sont semi-enterrés, s’acclimatent et attendent d’avoir atteint la maturité nécessaire pour rejoindre leur poste d’affectation dans le jardin. Les Herbiers de Jean-Jacques Rousseau  (n° 3) L’Herbier occupe une partie du dernier étage de la ferme Lambert où sont également installés le laboratoire, la bibliothèque et les bureaux du Jardin botanique. Les 220 000 planches de plantes séchées prélevées à partir du xviie siècle témoignent du travail appliqué de classification des espèces de botanistes mais aussi d’amateurs éclairés et renferment des informations utiles à la lutte contre la désertification, la recherche de nouvelles sources d’énergies, de nourriture, de médicaments, de matériaux. Parmi les trésors consignés : des herbiers élaborés par un certain Jean-Jacques Rousseau, signés de la main du promeneur solitaire genevois qui fit souvent l’éloge du jardin lyonnais dans ses correspondances.


BAR A VINS

B a r à Vi n s & Ta p a s s i g n é C h r i s t i a n T ê t e d o i e S i t e d e l ’ A n t i q u a i l l e . M o n t é e d u Ch e m i n Ne u f 6 9 0 0 5 Lyo n Ouvert de 17h à 1h du matin Tél : 04 78 29 40 10 .Fax : 04 72 07 05 65 . M é t ro . s t a t i o n L e s M i n i m e s re s t a u r a n t @ t e t e d o i e . c o m . w w w. t e t e d o i e . c o m


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La plus grosse du monde Non contente d’être la graine plus importante en taille connue à ce jour, la Lodoricea maldivica arbore la forme équivoque d’un fessier. Une particularité qui a valu à cette semence callipyge d’un palmier des Seychelles le sobriquet de « coco-fesses ».

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Bonne graine  (n° 1 et 2) Le Jardin botanique est à la tête d’une collection composée de plus de 15 000 plantes vivantes. Un important patrimoine génétique dont une partie de la substantifique moelle, les graines, est conservée dans la graineterie. Cette piècemosaïque, frissonnante de mots latins, assure le stockage de 5 000 espèces de plantes dans autant de casiers. Ces réserves immédiatement disponibles sont destinées à renouveler les collections du jardin en limitant les prélèvements de végétaux dans la nature. Elles servent également à l’échange de graines avec les autres jardins botaniques du monde. Chaque année, le jardin se livre à entre 200 et 300 envois de graines.

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La chambre froide et le laboratoire  (n° 3 et 4) Le hic est que la durée de conservation des graines à l’air ambiant dans la graineterie n’excède pas deux ans. Après ce terme, direction la poubelle, soit une perte considérable de patrimoine végétal. En 2004, le jardin s’est donc équipé d’un laboratoire de 100 m2 disposant notamment d’une chambre froide qui multiplie par cinq la durée de vie des graines. Y sont disposées les semences de plantes les plus fragiles, à fructification rare, et celles en danger d’extinction au niveau régional, national et international. Ainsi trente espèces présentes au Jardin botanique de la Ville de Lyon n’existent plus nulle part ailleurs. Ce nouvel équipement dont l’accès est contrôlé rend également possible la culture in vitro et la multiplication des plantes à reproduction délicate.

La Bibliothèque  (n° 5) Créée en 1891, le Conservatoire de botanique – comprendre en termes plus contemporains la bibliothèque –, héberge 6 000 ouvrages. Un chiffre auquel s’ajoutent 350 titres de revues spécialisées reliées avec soin, dont 70 titres existent toujours. Certains titres sont édités sans discontinuité depuis 1786. C’est le cas du Curtis’s Botanical, le fin du fin en la matière, comme nous le confie Paul, 36 ans de maison, mi-documentaliste, mi-laborantin. Des volumes de botanistes reconnus tels Boissier, Lamarck, Curtis, dont plusieurs sont antérieurs au xviiie siècle, ont été transférés à la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu afin de leur assurer de meilleures conditions de conservation. La bibliothèque s’adresse en priorité aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs mais aussi au grand public, sur rendez-vous.


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IRRÉSISTIBLE

BERLIN Où dormir Arte Luise Kunsthotel (Luisenstr. 19, 10117 Berlin), un ancien palais 1825 classé Monument historique transformé en hôtel design où chaque chambre est une galerie. À partir de 79 euros. www.luise-berlin.com

© Merten, Hans Peter

Haut lieu de la culture et de la vie nocturne, Berlin est la capitale européenne la plus en vogue du moment. Au carrefour de l’Est et de l’Ouest, cette ville arty et vibrante où subsistent les cicatrices encore vives d’un passé tumultueux, mixe architecture baroque et bâtiments « avant-gardistes » avec un naturel déconcertant. Pour sentir battre le cœur de Berlin et vous imprégner de cette formidable énergie créatrice qui donne à chacun le sentiment d’être un artiste, enfourchez un vélo et laissez-vous aller au hasard des rencontres et des lieux insolites. Traquez les vestiges du Mur, le long de la East Side Gallery, véritable galerie à ciel ouvert de 1 216 m ; flânez dans Prenzlauer Berg, bastion de la culture alternative après la chute du Mur, devenu un eldorado bohème où les Berlinois se retrouvent pour bruncher le dimanche matin. Faites le grand écart entre les lignes massives des HLM staliniennes de la Karl-Marx Allee et les fleurons de l’architecture contemporaine de la Postdamer Platz, de la nouvelle gare centrale (Hauptbahnhof) ou encore du quartier du gouvernement. Pédalez le long de la célèbre avenue Unter Den Linden qui relie la porte de Brandebourg à Berlin-Est et perdez-vous dans les dédales de ruelles et de cours de l’ancien ghetto juif de Scheunenviertel où sont installés galeries et ateliers. Au terme de ce périple, comme John F. Kennedy en 1963, vous penserez « Ich bin ein Berliner ». Car personne ne résiste à la force d’attraction de Berlin.

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L’Ostel (Wriezener Karree 5, 10243 Berlin), pour un trip « RDA revival ». À partir de 33 euros, salle de bains privée supplément 7 euros. www.ostel.eu

© Merten, Hans Peter

Y aller À partir du 10 décembre 2010, easyJet ouvre une liaison directe vers Berlin, à raison de 3 vols par semaine, mettant la capitale à un peu moins de 2 heures de vol de Lyon.

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N° 1  Coiffé d’une coupole de verre et d’acier signée Norman Foster, le Reichstag est devenu une attraction touristique incontournable. N° 2  Le dôme du Reichstag, signé Norman Foster symbolise la volonté de transparence démocratique. N° 3  Dans le Spandauer Vorstadt, le quartier des granges, les « Hackesche Höfe » sont des cours intérieures superbement réhabilitées et décorées de briques vernissées polychromes. N° 4 Lieu mythique du Berlin de l’Entre-Deux-Guerres, la place de Postdam fut le carrefour le plus fréquenté d’Europe avant d’être coupée en deux par le mur puis reléguée au rang de terrain vague. Aujourd’hui, Sony et Daimler-Chrysler y ont installé leurs sièges sociaux. N° 5 Inaugurée en 2001, la Chancellerie fédérale, un ensemble monumental imaginé par les architectes berlinois Schultes et Frank est l’un des plus grands édifices gouvernementaux au monde. N° 6  Parmi les peintures les plus connues de l’East Side Gallery, le Baiser Mortel de Dimitri Vrubel, entre Honecker et Brejnev et la Trabi (la Trabant) de Birgit Kinder heurtant le mur. N° 7  L’East Side Gallery. Dans un paysage de friches industrielles, les vestiges de l’ancien mur transformés en galerie d’art à ciel ouvert.

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LE PARADIS DE LA THALASSOTHÉRAPIE

Anne Héloïse Chavin

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Tunisair 33, quai Saint-Antoine  •  69002 Lyon Tél. 04 72 77 37 37

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L’Hasdrubal Prestige Thalassa & Spa invite à « renaître au bien être » au Centre des trois eaux. Un cadre idéal, avec trois piscines d’eau de mer couvertes, un espace beauté, un espace forme, un espace soins secs et soins humides. Spécialité de la maison, la thalassothérapie des fleurs éveille tous les sens, pour optimiser l’harmonie entre le corps et l’esprit. Musique, couleurs et parfums amplifient les bienfaits d’une thalassothérapie classique. Les instituts sont idéalement situés face à la Méditerranée. Bercée dans un cocon de sérénité et de détente, je me laisse envelopper par la douceur et les bienfaits de l’eau de mer. Le personnel est aux petits soins. Après de fabuleux soins – bain aux eaux florales de Tunisie, massage « Mille et unes nuits » – réalisés par des mains expertes, je suis dans un état second de réelle détente. Au hammam, grâce aux bienfaits du savon noir associé à cette chaleur humide, ma peau ressort douce et satinée. Pour finir, on m’offre une délicieuse infusion de jasmin au sirop d’orgeat, relevée de cannelle et un fabuleux assortiment de pâtisseries orientales dont seules les Tunisiennes ont le secret ! Le lendemain, après un couscous royal, je suis à nouveau d’attaque pour partir faire de la plongée sous-marine. Ensuite, en route pour Matmata, un authentique village troglodyte. Mon guide me fait rencontrer des villageois, très accueillants. Un ancien nous offre des amandes qu’il décortique sous nos yeux, un autre produit de l’huile d’olive. Un superbe parcours de golf, une soirée dansante et quelques délicieux baklavas plus tard, on admire un splendide coucher de soleil au Chott El Jérid : immense lac desséché, recouvert d’une croûte de sel aux reflets argentés.

Office national du tourisme tunisien 12, rue de Sèze  •  69006 Lyon Tél. 04 78 52 35 86 www.bonjour-tunisie.com

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À 2 h 30 de Lyon se trouve un paradis de détente et de bien-être : la Tunisie. Au sud-est du pays, l’île de Djerba émerveille par sa douceur et ses paysages paradisiaques. De nombreuses activités balnéaires, sportives, culturelles et un large choix d’hôtels, en font la destination touristique par excellence.


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LAUN AUTRE FÉLINE BLANCHE : VISAGE DE LA MONTAGNE

Estelle Coppens

Ras-le-bol de la sempiternelle ambiance chalet qui s’impose dès que l’on approche des sommets enneigés des stations de ski ? C’est ce que Brigitte et Jean-Jacques Ballet ont bien compris en ouvrant l’an dernier, dans le village de Saint-Gervais 850, au pied du massif du Mont Blanc, un hôtel de dix chambres, contemporain et feutré à souhait. La décoration intérieure, que l’on doit aux Lyonnais des boutiques Hand & Hand by Mano, évite les poncifs folklorisants et évoque plutôt la Scandinavie : canapés moelleux, lits dodus, usage subtil du pin et de la laine, harmonies de blancs faisant écho au paysage grandiose replié derrière les fenêtres… Les lieux sont enveloppés d’une sérénité chic et chaleureuse. Bonus : dans un esprit table d’hôtes, l’hôtel à la silhouette élancée avec ses trois étages, dresse la table le soir (26 euros). Chamonix et Genève ne sont qu’à une vingtaine de minutes et la station thermale de Saint-Gervais, à quelques pas seulement.

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Chambre à partir de 110 euros la nuit. Petit-déjeuner : 12 euros.

La Féline blanche 138, rue du Mont-Blanc 74170 Saint-Gervais Mont-Blanc Tél. 04 50 96 58 70

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TouTes

les splendeurs du

Maroc

au cœur de

lyon

54, Quai pierre scize – 69005 lyon 04 72 80 91 14 roy a l aT l a s @ d b M a i l . c o M

Photo s : ©Dado Lopez Perez

Le Royal Atlas, lot de bien-etre dedie aux plaisirs des sens, ouvre son restaurant de gastronomie marocaine en octobre 2010.


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NEWS GOURMANDES Estelle Coppens, Hassens Djouad, Catherine Foulsham, Fanny Pincanon

EXPÉRIENCES DE PALAIS

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Vous pensez bar à vins et la bande emmenée par Georges dos Santos répond expérience multi sensorielle… Ici on vous sert des crus et des tapas 5 étoiles avec le plus grand naturel, en glissant au passage quelques secrets de fabrication. L’âme passionnée et pince-sans-rire du plus portugais des sommeliers lyonnais ne laisse pas les petits budgets en rase campagne malgré le succès. On a goûté un verre de Pique-Basse 2009 d’Olivier Tropet à 5 euros drôlement bien fagoté. Il voisinait avec un Romanée-Conti 1955… Dans l’assiette, entre autres réjouissances, un diabolique filet de pata negra et de tendres escargots à la tomate et à l’ail. Un conseil ou plutôt trois : réservez, jeûnez toute la journée et visez le comptoir, le spectacle et l’achalandage en bombance y sont les meilleurs. Georges Five 32, rue du Bœuf  •  Lyon 5e  •  Tél. 04 72 40 23 30

UNE AUTRE HISTOIRE

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Une Autre Histoire 155, rue Cuvier  •  Lyon 6e  •  Tél. 04 72 74 25 53

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Il était une fois, une soupe glacée de petits pois à l’émulsion d’épices qui rencontra un filet mignon à la sauce chocolat, puis croisa la route d’un fondant au nutella… Cette fable vous met l’eau à la bouche ? Direction le restaurant Une Autre Histoire qui propose une cuisine traditionnelle revisitée, inventive et hyper créative. Ici les plats les plus classiques sont allègrement détournés et promettent de belles surprises…

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MON NOM EST JOSEPH ! Ne cherchez pas Daniel et encore moins Denise. Ils ont cédé leurs fourneaux à Joseph et Françoise, il y a quelques années déjà ! Ancien chef du restaurant Léon de Lyon, meilleur ouvrier de France, Joseph attire dans son bouchon quidam et célébrités grâce à une cuisine du terroir succulente et tout en finesse. Auréolé du titre de chef de l’année 2010 décerné par le guide Lyon Gourmand, il réchauffe l’hiver avec des plats de gibier, des tartes fines aux topinambours et autres fricassées de champignons. Daniel et Denise 156, rue Créqui  •  Lyon 3e Tél. 04 78 60 66 53

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LA SCIENCE DU COCKTAIL Nouveau repaire de deux as du shaker, ce bar à cocktails donne dans le revival des chaudes années de la prohibition. Ambiance feutrée, éclairage minimaliste à la bougie, musiques jazzy amies du tympan, L’Antiquaire mise la discrétion et le raffinement. Marc, le patron tiré à quatre épingles à la mèche gominée, a souhaité faire revivre les classiques du genre dans les règles de l’art, sans overdose de sucre. Le fin du fin, version old school.

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L’Antiquaire 20, rue Hippolyte-Flandrin  •  Lyon 1er Tél. 06 34 21 54 65

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NEWS GOURMANDES

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LE SOFITEL LYON BELLECOUR : EN AVANT TOUTE ! En 2011, l’hôtel 5 étoiles n’a pas l’intention de s’endormir sur ses lauriers. Sous la houlette de son nouveau directeur général, Silvio Iacovino, l’établissement a concocté une série de nouveaux rendez-vous : transformation du Lobby Bar en bar à vins riche d’une trentaine de références, finger-food à l’appui, en présence d’un musicien deux mercredis par mois, s’il vous plaît ; le Silk se découvre une âme baladeuse avec des « semaines gastronomiques » mettant le cap sur des saveurs d’ailleurs – Italie, Thaïlande, Portugal… Bar et restaurant d’étage connaissent le même phénomène. Le bar Melhor recevra les renforts d’un dj du jeudi au samedi soir tandis que le restaurant Les Trois Dômes, une étoile au Michelin depuis 2004 tout de même, laissera carte blanche à son chef Alain Desvilles. Sofitel Lyon Bellecour 20, quai Gailleton  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 72 41 20 20

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Voilà une agréable cantine qui s’accommode bien de l’hiver : la cuisine de famille, le coin canapé, le cadre chaleureux. Pour un peu, on se surprendrait à retirer ses chaussures… Les plats du jour sont ici des « humeurs » du jour, la cuisinière, une ancienne prof d’anglais, aimant se faire plaisir. Soupes, mijotés, recettes du monde, pas de prétentions gastronomiques mais du fait maison. Bon plan : ici le brunch a cours tous les jours ! Du lundi au vendredi 11 h-15 h, jusqu’à 18 h le samedi. La Langue de chat 11, rue François-Dauphin  •  Lyon 2e Tél. 04 78 37 06 41

e CUISINE VITAMINÉE Le Potager des Halles portait déjà haut les couleurs de la bistronomie. Avec l’ouverture d’une annexe mitoyenne, Le Bistrot du potager, il est désormais possible de goûter à la cuisine du même chef à des prix légers comme une eau de Cologne. La liberté en plus : s’y grignote à toute heure sandwichs et tapas – carpaccio de magret de canard, salade de fenouil et vieux parmesan, gratin d’escargots à la provençale. Visez la formule entrée-plat-dessert du midi à 16,50 euros. Un vrai bon rapport qualité-prix. Le Bistrot du potager 3, rue de la Martinière  •  Lyon 1er  •  Tél. 04 72 00 24 84

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POUR RONRONNER À MIDI


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MAGALI ET MARTIN REMETTENT LE COUVERT

Sans tambour ni trompette, Magali et Martin ont ouvert un bar de poche, à côté de leur restaurant. Magali, sommelière, partage ses coups de cœur tandis que Martin nous régale de ses terrines et desserts faits maison. Le cadre de ce bar est volontairement sobre. Difficile d’en dire autant après avoir goûté à la sélection de vins. Ribambelles de charcuteries et de fromages bien ajustées. L’adresse fait aussi épicerie : parfait pour dénicher une bonne bouteille même quand on a laissé filer l’heure… 18 h-01 h, lundi au samedi.

ATOUT CHOCOLAT L’histoire de Chocolat des Princes commence un peu avant le XXe siècle, à Saint-Étienne. Cette chocolaterie artisanale, amoureuse des spécialités régionales comme les Grêlons du Pilat, élu meilleur chocolat de France en 1976, fait preuve d’une jolie vitalité avec l’ouverture d’une adresse lyonnaise. De plus, le graphisme recherché des coffrets qualifie haut la main ces douceurs dans la course aux cadeaux de Noël. Mention spéciale aux Malakoffs pralinés à l’ancienne et à l’Anthracite. On a goûté, on adore ! Le Chocolat des Princes 49, rue Franklin  •  Lyon 2e  •  Tél. 04 78 03 34 70

Le Wunderbar Rue Hippolyte Flandrin  •  Lyon 1er Tél. 04 72 00 88 01

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elleixir bar à vin brasserie

Géraldine Carret sommelière

ouvert du lundi au vendredi midi 304, route n6 – le bois des Côtes – 69760 limonest – 04 78 34 40 12 baravinselleixir@orange.fr


gourmandises

UN TÊTEDOIE PEUT EN CACHER UN AUTRE

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Allez ! On reprend depuis le début et on s’aide de ses doigts pour compter. On sait que Christian Têtedoie a une étoile accrochée à sa toque. Mais combien d’établissements a-t-il déjà ? On s’y perd. Un peu avant l’été, il y a eu la découverte de sa bulle de verre gastronomique auréolée de terrasses panoramiques, à laquelle une brasserie italienne chic a rapidement emboîté le pas, le Testa d’Oca. Et de deux. Le bar à vin Le Phosphore et de trois. Un an plus tôt, le chef à la crinière blanche avait repris le Tête à Tête histoire de montrer qu’une addition Têtedoie sait aussi se servir en mode « plat du jour à 10 euros ». Ce qui fait quatre. Et puis, juste à côté du Contretête, pièce historique de sa collection – cinq – voilà que nous arrive le dernier-né de ses restaurants, piloté en tandem avec Mina Bouaazzi : Le Royal Atlas. Le sixième donc. Il faudra patienter pour découvrir le spa et les chambres d’hôtes qui doivent compléter ce lieu mariant touches traditionnelles et contemporaines. Le Royal Atlas 54, quai Pierre Scize  •  Lyon 5e  •  Tél. 04 72 80 91 14

Design raffiné, musique jazzy, lounge ou electro dans un esprit très londonien, pas de doute, vous êtes au Pick Me Up, indécis devant une carte de plus de 25 cocktails tous très alléchants. En cette période de Noël, on se laisse tenter par le Raspberry Royal à base de champagne, vodka, framboises fraîches et jus d’orange. Pick Me Up 13, rue Lanterne  •  Lyon 1er  •  Tél. 04 78 28 21 69

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© Dado Lopez Perez

NEWS GOURMANDES

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PICK ME UP

COUP DE CŒUR CALADOIS Francis nous concocte une cuisine du marché et Frédéric nous sert dans une salle chaleureuse. Les produits frais sont à l’honneur pour une formule entrée-plat-dessert au prix imbattable de 14 euros à midi et 20 euros le soir. Pour le déjeuner, ils nous proposent deux entrées et deux plats. Pour le dîner, la carte change le mardi et l’entrée et le dessert se déclinent en trois assortiments. Les vins sont choisis avec soin avec une part belle aux beaujolais. On peut commander et emporter des plats de saison à partir de 7,50 euros la part. Ouvert tous les jours sauf le dimanche. Comptoir Corlin 143, rue Corlin  •  69400 Villefranche-sur-Saône  •  Tél. 04 74 07 04 11

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J’ADORE !

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Au Café J’Adore, on adore (justement !) le large choix de cafés chauds ou glacés, chocolats, boissons gourmandes, thés… que l’on accompagne bien volontiers d’un brownie ou d’une tarte citron meringuée. On adore l’ambiance cosy et les gros fauteuils super confortables parfaits pour s’installer avec un bon livre ou son ordinateur. Enfin on adore, ou l’on en raffole carrément, les brunchs à thème du dimanche : français, espagnol, mexicain ou américain délicieux et vraiment copieux.

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Café J’Adore 59, montée de la Grande-Côte  •  Lyon 1er  •  Tél. 09 81 73 29 04


Noël

Magie & délices

saVe u r s su bt iLe s d e Gr aN d s cacao s

24 magasins Lyon

Grenoble

Villefranche

Marseille

Nice

www.chocolat-voisin.com

P o u r v ot r e s a n t é , P r at i q u e z u n e a c t i v i t é P h y s i q u e r é g u l i è r e www.mangerbouger.fr


gourmandises

LIMONEST À L’HEURE ITALIENNE

Casa Nostra 5, place Decurel  •  69760 Limonest  •  Tél. 04 74 71 50 39

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NEWS GOURMANDES

Cette récente cantine chic italienne bat pavillon sur une petite place du centre de Limonest. La famille Progredi a choisi de donner à son restaurant des allures contemporaines, sans clin d’œil appuyé aux origines préférant laisser parler la carte : raviolis aux truffes, lasagne della Nona, baba napolitain… Une adresse qui a plus d’un tour dans son sac puisqu’elle fait glacier et met les fruits de mer à l’honneur les matinées de week-end. Midi et soir, dimanche et lundi.

En bord de Saône, les Subsistances, ancien couvent du xviie réhabilité avec brio en temple de la création artistique, accueille du théâtre, de la danse, des plasticiens, de la vidéo, mais aussi des écrivains, des philosophes. Voulu comme un espace de rencontres et de brassage, où artistes en résidence rencontreraient des étudiants (l’école nationale des Beaux-Arts y est intégrée depuis 2005), le lieu fait la démonstration que nourritures spirituelles et terrestres font bon ménage. Baptisé Quai des Arts, le restaurant des « Subs » vous convie à écouter du jazz en grignotant des tapas, à savourer le Thé des créateurs sur fond de nouvelles tendances de la mode ou encore, à transformer vos dimanches matins en performance gustative, avec une formule brunch.

Victoria Hall 33, rue de Repos • Lyon 7e • Tél. 04 37 28 07 97

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Cet hiver, on quitte la terrasse du Victoria Hall dont a bien profité tout l’été, pour se lover au coin du feu dans les fauteuils de l’espace lounge et se régaler de la nouvelle carte : foie gras en consommé accompagné de girolles, pleurotes et shitaké, omble chevalier cuit sur peau et millefeuille de bananes caramélisées. À noter la soirée du 31 décembre, sur réservation, avec un menu dégustation aux petits oignons et une ambiance dancefloor au son du DJ parisien Macadam Mambo.

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Un livre, un site, une émission de télé, des chroniques avec Cyril Lignac. Au piano du Splendid une fois par mois chez Georges Blanc avec le chef Fabrice Garabédian. Ce concentré d’énergie, c’est Grégory Cuilleron et il est lyonnais ! Son épicerie-traiteur-primeur a ouvert en décembre à Sainte-Foy. Il ouvrira son établissement de bistronomie pour mars-avril 2011. Avec 5 entrées, 5 viandes, 5 poissons et 5 desserts (concoctés avec Sébastien Bouillet), on est impatient de s’attabler chez lui !

Quai des Arts 8 bis, quai Saint-Vincent  •  Lyon 1er  •  Tél. 04 72 00 97 36

LE VICTORIA HALL VOUS SOUHAITE DE BONNES FÊTES

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À SUIVRE

© Érick Saillet

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NOURRITURES TERRESTRES


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Cette année encore, deux grands chefs   nous offrent leur recette favorite. À vos pianos !

LA RECETTE DE LAURENT BOUVIER

Pithiviers de colverts, sauce poivrade aux airelles confites Photos Thierry Chassepoux

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RESTAURANT Restaurant Laurent Bouvier Le Puy d’Or 
 25, route du Puy d’Or 69760 Limonest Tél. 04 78 35 12 20

IN GR ÉD IE NT S PO UR 6  PE RS ON NE S • Prévoir 1 kg de feuilletage pour 2 abaisses de 20 cm de diamètre • Pour la farce à pâté —  500 g de gorge de porc —  500 g de veau —  500 g de chair de colvert —  250 g de foies de volailles —  500 g de foie gras —  3 œufs —  10 g de sel  —  5 g de poivre —  Porto ou cognac

P R É PA R AT IO N

© Fred Durantet - Agence Contrejour

irelles dans 50 cl • Faire confire 500 g d’a de porto sucré ec le colvert • Réaliser une farce av de feuilletage, • Étaler les 2 abaisses en alternance té pâ à mettre la farce avec le foie gras • Dorer au jaune d’œuf ns un four à 180° C • Cuire 25 minutes da veau avec os et • Réaliser un fond de Ajouter poivre du rt. lve carcasses de co moulin. airelles • Servir chaud avec les

Le Puy d’Or

25 route du Puy d’Or 69670 Limonest Téléphone 04 78 35 12 20 Fax 04 78 64 55 15


gourmandises

LA RECETTE DE FRÉDÉRIC BERTHOD Crémeux chocolat noir et framboises, mousse de lait vanille, sarments lait-framboise Révillon Chocolatier et sorbet cacao

Photos Thierry Chassepoux

Préparation •  Le crémeux au chocolat

– Portez à ébullition le lait et la crème, ajoutez le chocolat coupé en morceaux. Versez le mélange dans une poche à douille et laissez prendre au frigo. –  Repos de 6 heures au frais

•  Le sorbet

– Portez à ébullition l’eau, le sucre et le miel. – Ajoutez hors du feu le chocolat noir et le cacao en poudre. Turbinez à l’aide d’une sorbetière et réservez au congélateur. – Temps de préparation 10 mn, à faire le matin pour le soir

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Présentation •  La mousse de lait

– Faites chauffer le lait, la crème avec la vanille fendue dans la longueur et le sucre. – Laissez ramollir la gélatine dans l’eau froide. – Essorez-la puis ajoutez-la au mélange vanille-crème-lait. – Remuez délicatement et laissez reposer. – Passer au chinois étamine et versez le tout dans un siphon à chantilly ajouter deux cartouches de gaz et réserver 5 à 6 heures au frais.

– Dressez le crémeux avec la poche à douille. – Présentez une quenelle de sorbet cacao. – Dans une verrine, versez la mousse de lait-vanille. – Pour le craquant et pour le volume, terminer avec quelques Sarments du Médoc© Lait-Framboise Révillon Chocolatier. – Décorez enfin de framboises fraîches.

Un conseil et une astuce de chef ? Une règle : privilégier de bons produits, donc un chocolat noir de qualité. Ensuite, pour ceux qui n’ont pas de sorbetière, il est possible de remplacer le sorbet par un granité Cacao maison.


33 Cité Restaurant 
 33, quai Charles-de-Gaulle Lyon 6e Tél. +33 (0)4 37 45 45 45

 Poissons frais entiers Grenouilles fraîches

IN GR ÉD IE NT S PO UR 4  PE RS ON NE S • Pour le crémeux au chocola t — 125 g lait UHT — 140 g crème fleurette — 145 g de chocolat Araguani ou de chocolat noir spécial pâtisserie • Pour le sorbet — 1 l d’eau — 300 g de sucre — 50 g de miel — 200 g de chocolat noir de couverture — 200 g de cacao en poudre • Pour la mousse de lait — 50 g lait — 20 g de crème fleurette — ½ gousse de vanille — 5 g de sucre — ½ feuille de gélatine • En finition — 1 barquette de framboises — 1 boîte de Sarments du Médoc © — Framboise Révillon Chocola tier

Viandes charolaises


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Il est enfin là ce dernier jour de l’année et pour finir en beauté vous avez décidé d’être le centre du monde en organisant les festivités. Pour la dernière nuit du calendrier, le bal va donc se dérouler chez vous ! Le plan de table a été pensé par un architecte docteur ès psychologie et grâce à « l’appli Jour de l’an » téléchargée sur votre smartphone, votre menu et votre déco sont définis depuis plusieurs mois déjà. Bref, vous êtes au top ! Mais mais mais, il se pourrait que, malgré cette accumulation de perfections, la mayonnaise ne prenne pas. Et c’est sur la musique une fois de plus qu’il va falloir miser pour que tout le monde se sente en état de se lâcher. Pas question ici de vous conseiller une pseudo playlist idéale pour faire danser dans les chalets, vous avez bien sûr prévu un DJ pour cela. Et si sa sélection vous téléporte en plein baloche de 14 juillet, c’est que le numéro que vous a filé votre belle-sœur un dimanche de mariage était un peu douteux… EGOLAREVUE a décidé de travailler sur l’avant. Et sur l’après. Avant. Parce que le temps passé à table dépasse souvent celui passé sur la piste. Après. Pour que l’ambiance sonore soit moelleuse et ouatée telle l’avalanche de bisous qui ensevelit vos invités au moment de leur départ.

Dîneur de sons

Hassen Djouad

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Bobby Womack The Best Of

Morcheeba Blood Like Lemonade

Compilation London Lounge

Cocoon Where the Ocean Ends

Bonobo Black Sands

Envie de faire monter la température sans brusquer vos invités ? Laissez passer Bobby et son best of retraçant la carrière de celui qui a traversé le temps en jouant avec les plus grands. Évidemment c’est une compile, alors autant vous dire qu’ici il n’y a rien à jeter. Période Soul ou période Funk, le grand Bobby a pas besoin du sommelier pour trouver l’accord parfait entre dîner et sonorités.

Incontournable pour débuter une bonne soirée, ce groupe fait désormais partie du patrimoine mondial de la cool musique. Cet album marque le retour de la chanteuse Skye, dont l’absence sur les 2 précédents disques s’est fait cruellement ressentir. Aujourd’hui la magie est de retour, c’est un délice de retrouver les mélodies downtempo dont les notes indiquent discrètement le chemin qui mène au dancefloor.

Un bon repas, de bons amis et pour la musique ? Une bonne compile. Comme le traiteur dont vous avez caché les emballages en disant « c’est moi qui l’ai fait ». Ici c’est la crème anglaise du groove et du lounge qui s’occupe de l’ambiance grâce à une sélection prémâchée. Allo la France, ici Londres !

Mark et Morgane, une guitare, une voix, un piano et un parcours truffé de récompenses en tout genre. Catalogués Pop/folk, ils tracent leur sillon dans la douceur avec délicatesse et harmonie. Très présents sur la toile grâce à des vidéos où ils revisitent des tubes en version guitares/ voix (ne ratez pas leur reprise de hey ya de outkast !), les Clermontois ont un avenir prometteur. Aux heures les plus tardives, quand le bruit et l’agitation laissent place au calme et à la sérénité, ce disque sonne comme une belle promesse avant la nouvelle année.

Simon Green est suspendu dans l’arbre de la musique électronique et il change de branche selon son humeur. Aérien, il survole depuis dix ans tous les paysages du Trip Hop. Son style ? Des arrangements soignés, une touche de groove et des mélodies qui rendent l’écoute de Black Sands captivante. Idéal pour un habillage sonore haut de gamme.

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© Bruno Belleudy

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Laomé, quand la soul rencontre le hip hop

Alexandra Eretzian  •  Photos  Bruno Belleudy

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Élu « Révélation soul lyonnaise » à la sortie de leur premier album en 2007, Laomé n’a pas démenti depuis les espoirs que les professionnels avaient fondés. EGOLAREVUE, toujours soucieuse de vous faire découvrir de nouveaux talents, revient sur le parcours et les projets du groupe. Du coup de cœur musical au premier album Laomé naît d’une rencontre entre une chanteuse et un pianiste. L’une fan de jazz, l’autre de rap, Marion Chrétien et Blaise Batisse n’étaient pas destinés à se rejoindre musicalement et pourtant, ils vont vivre en 2006 un véritable coup de foudre artistique. Ils se trouvent comme influences communes Erykah Badu, Jill Scott ou D’Angelo. Très tôt rejoints par le bassiste Vincent Guyot et le batteur Christophe Michel, ils produisent en 2007 un premier album de chansons principalement en anglais, inspiré de la musique américaine tendance new soul.


photo © Gilles Tardy - conception © kollebolle.com

l’indo est sur iPhone© 14 rue de la Thibaudière, 69007 Lyon T / 04 78 58 33 30


© Bruno Belleudy

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Évolution vers un univers plus personnel Laomé affirme davantage son identité artistique avec « Les Fards du jour », un deuxième album sorti en 2010 et distribué nationalement. Les chansons sont majoritairement en français et leur style, moins jazz, s’oriente plus vers la soul hip hop. Très éclectique, l’opus mêle chansons d’amour un brin nostalgiques et rap plus ancré dans une réalité sociale. L’un des morceaux phare de l’album, « Saoule Musique », rappelle un groupe comme Java avec des chœurs à la Pupini Sisters. C’est dans cet esprit, plus léger et festif, mais empreint de thématiques plus mordantes, que Laomé entend opérer un virage artistique. Laomé sur scène et ailleurs… Laomé en concert c’est une formation qui déménage. En plus de Marion au chant et Blaise au clavier, il faut compter une basse, une batterie, une guitare, deux choristes, un sax et un trompettiste. Ils ont déjà fait, entre autres, les premières parties d’André Manoukian ou de la Grande Sophie et préparent actuellement une tournée pour 2011. En attendant, vous aurez peut-être la chance de croiser ces bœufeurs invétérés au Baryton, à l’Albion, et dans tous les clubs de jazz dignes de ce nom. En parallèle, Marion accompagne au chant le batteur américain Sangoma Everett, une référence dans le monde du jazz, et Blaise collabore au premier album de la gagnante de la nouvelle star 2010, la fameuse Luce.

© Bruno Belleudy

www.laome.net www.myspace.com/laomegroove

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ECULLYGRANDOUEST

le centre de vos envies

OUVERTURE du Centre les dimanches 5, 12 et 19 décembre ECULLYGRANDOUEST

le centre de vos envies rue Jean-marie Vianney – 69130 Écully – Tél. 04 78 33 83 08

85 BOUTIQUES • WWW.EcUllygrandOUEST.cOm


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Cédric Roulliat, l’inquiétante beauté du cliché… Alexandra Eretzian  •  Photos Cédric Roulliat

Un imaginaire entre BD et influences ciné Créateur de bandes dessinées jusqu’à 30 ans, Cédric Roulliat est un photographe qui a conservé intact ce désir de raconter des histoires. Fan du scénariste de BD Alan Moore (Watchmen, From Hell, V for Vendetta…), il croit comme lui au pouvoir de l’imaginaire : « l’artiste est un magicien qui a une emprise sur le réel. La façon dont on interprète sa création, et la manière dont on la fait exister dans notre vie, a une influence sur le monde physique ». À l’occasion de « Lyon septembre de la photographie 2010 », sur le thème « US today after », il crée “Le son d’un autre tambour”, une série de photos décalées de supers héros. « Mon but était de rendre hommage à une mythologie purement américaine, et comme on a l’habitude de les voir sur un building, j’ai eu l’idée de les shooter hors contexte. » Il choisit une nature hostile et sombre, éclairée au flash et non sublimée par la lumière du jour. On la découvre alors sous un angle nouveau, elle nous apparaît étrange, voire surnaturelle. C’est ainsi, qu’à sa manière, il confère aux différents tableaux une dimension « fantastique ». Admirateur des films hollywoodiens des années 30 à 50, il est fasciné par cette esthétique parfaite et lumineuse, au service, parfois, d’une réalité dure ou même tragique : « La femme et le pantin de Sternberg avec Marlène Dietrich, a été un véritable choc esthétique. Le film traite de l’humiliation, du sadomasochisme, mais il est splendide visuellement ». Il cite également « Les chaussons rouges » de Michael Powell ou encore Alfred Hitchcock et son fétichisme pour la blonde glacée. Quand on évoque certaines similitudes avec le maître du suspense, il rétorque sans hésiter : « j’adorerais avoir un appareil numérique qui me donne du technicolor ». Une rencontre décisive En 2005, il fait la connaissance de Camille Germser, metteur en scène de la Compagnie La Boulangerie : « J’avais déjà le sens de la narration mais à son contact j’ai développé celui de la mise en scène ». Il puise dans son stock de vêtements, met à contribution ses comédiennes, les « Bluebell girls », et devient le photographe de la troupe. Une exposition retrace actuellement l’histoire de leur collaboration au Théâtre de la Croix-Rousse. Toujours de nouveaux défis « Je suis sans cesse à la recherche de projets qui me font évoluer. » Il se souvient d’ateliers thérapeutiques au Vinatier où il a travaillé avec des adolescents souffrant de pathologies psychiatriques : « Leur mutisme s’est mué peu à peu en expression libre et prolifique. Ce fut une expérience très gratifiante et humainement géniale ! » Pour lui, se projeter dans l’avenir, c’est imaginer ce qu’il reste à faire de totalement inédit. Et pourquoi pas une photo des « Bluebell girls » dans un supermarché ? Car son travail se construit aussi au fil de ses rencontres, au contact de gens habitant des lieux hors du commun, d’endroits qui arrêtent l’œil, qui ont leur propre histoire : « Le décor c’est ma matière première au même titre que mes modèles ». Où voir ses œuvres… www.cedricroulliat.com Exposition permanente à la Galerie 39 39, rue Auguste-Comte  •  Lyon 2e

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1.  Monte-en-l’air    2.  Le son d’un autre tambour    3.  La fièvre au chlore    4.  Via le perce crible    5.  La possibilité d’un bonheur absolu

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Rencontre en apesanteur avec

Mathurin Bolze Fanny Pincanon  •  Photos Christophe Raynaud de Lage

À seulement 36 ans, Mathurin Bolze connaît un succès mondial avec sa dernière œuvre Du goudron et des plumes, entre théâtre, cirque et danse. Une épopée poétique et aérienne à l’image de son créateur. Un plateau suspendu, cinq personnages en équilibre, sans narration ni chronologie… Devant cet équipage surprenant, parti pour un voyage sans destination, il faut juste se laisser bercer. Avec Du goudron et des plumes, présenté à la dernière Biennale de la Danse à Lyon, Mathurin Bolze s’est interrogé sur l’espace de jeu grâce à ce plateau arraché à la terre, lieu de métaphore, qui procure à lui seul toute la dramaturgie nécessaire pour créer une tension palpable avec le public, sorte de « huis clos planétaire ». La voltige, l’acrobatie, des thèmes que l’on retrouve tout au long de la vie de ce jeune auteur de talent. Mathurin Bolze a commencé le cirque enfant, il est devenu voltigeur et trampoliniste puis s’est rapproché de la danse, une envie de corps à corps «  J’aime le côté  polyphonique du cirque et le fait que ce soit un art populaire  ». Il crée en 2001 sa propre compagnie MPTA (Les mains, les pieds et la tête aussi) et quatre spectacles plus tard, connaît un succès triomphal. Quand d’autres vont ouvrir un livre ou voir film pour se détendre, l’auteur et comédien y puise son inspiration ainsi que dans les voyages ou l’actualité. Il commence par créer un « laboratoire », temps de rencontres et d’expérimentations avant de penser au spectacle en lui-même. Et à l’écouter parler, on comprend qu’au-delà de la réalité, il existe un ailleurs, plus haut, plus intime, à peine perceptible et que c’est de cela qu’il s’agit. Pour le printemps prochain, du 10 au 22 mai 2011, le Théâtre des Célestins a donné carte blanche à Mathurin Bolze et MPTA, accompagnés d’une vingtaine d’artistes de leur constellation d’« Utopistes ». Signe de l’intérêt porté au croisement et au foisonnement des genres. En plus des spectacles présentés dans les salles, « Les Impromptus  », un projet dédié au Théâtre des Célestins, investiront tous les lieux du Théâtre. Dedans, dehors… Une invitation à mettre sens dessus dessous nos perceptions du corps et de l’espace et à être ensemble. En attendant, MPTA est actuellement en tournée et Mathurin, entre deux représentations, travaille déjà à un prochain « laboratoire » dont on attend avec impatience le produit fini. http://compagnie-mpta.com

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cadre supérieur

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mon libraire m’a dit

Livres d’art : la sélection de

la librairie Descours Propos recueillis par Alexandra Eretzian

Salomon Zeitoun de la Librairie Descours nous propose une sélection d’ouvrages incontournables pour tous les amoureux de l’art.

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Mon Nom est Charles Saatchi et je suis un Artoolique Collectif, Phaidon

Lyon. Architecture(s) Urbaine(s) Collectif (sous la direction de Damien Gautier), 205

Charles Saatchi est le collectionneur le plus influent du monde de l’art contemporain. Réputé pour ne jamais donner d’interview, ce recueil est donc précieux. Les questions de ce livre ont été posées conjointement par le public, via Internet, et par des journalistes. Il en ressort un entretien sans concession ou l’homme confie dans un style très personnel sa vision de l’art, du marché de l’art et du monde en général. Ses réponses tiennent parfois en un mot, elles sont parfois déroutantes, percutantes, souvent drôles, mais elles sont toujours instructives pour qui sait lire entre les lignes.

Comment la ville de Lyon met-elle en œuvre une véritable architecture de qualité ? C’est à cette question, et à bien d’autres, que tente de répondre ce livre à travers l’étude d’une soixantaine de constructions récentes. L’ouvrage se décompose en six chapitres aux noms évocateurs : grands paysages, bon voisinage, façonner l’espace public ou encore mémoire et réemploi. Ce découpage permet d’offrir une vision d’ensemble de la création architecturale contemporaine à Lyon.

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Korean Eye. Contemporary Korean Art Daehyung Lee, Skira

Berthe Morisot Jean-Dominique Rey, Flammarion

Le marché de l’art occidental s’est emparé, depuis plusieurs années déjà, de la production artistique asiatique contemporaine pour l’ériger au firmament des œuvres les plus convoitées par les collectionneurs. Cet ouvrage fait le point sur la scène artistique coréenne actuelle en présentant le travail de près d’une soixantaine d’artistes. Richement illustré, un livre indispensable pour tous ceux qui souhaitent se familiariser avec les talents de demain.

À l’occasion de la rétrospective Monet présentée au Grand Palais, les impressionnistes sont mis à l’honneur avec plusieurs publications récentes sur le sujet. Cependant peu d’ouvrages sont consacrés aux femmes impressionnistes comme Mary Cassatt et Berthe Morisot. Cette monographie consacrée à Berthe Morisot entend donc combler ce manque en présentant la vie et l’œuvre de cette artiste qui côtoya Manet, Monet, Degas et Renoir.

Le Symbolisme. De Puvis de Chavannes à Fantin-Latour, 1880-1920 Collectif (sous la direction de Sylvie Carlier), Musée Paul-Dini Jusqu’au 13 février 2011, le Musée Paul-Dini de Villefranche-sur-Saône présente une exposition consacrée aux peintres symbolistes rhônalpins. Ce catalogue, édité pour l’occasion, fait le point sur la production artistique florissante de cette époque. Il montre comment les peintres actifs dans la région Rhône-Alpes ont suivi une voie commune. Les chefs de file du mouvement, Pierre Puvis de Chavannes, Louis Janmot et Paul Borel vont entraîner dans leur sillon des artistes plus jeunes comme Claude Dalbanne (fondateur du musée Gadagne), Alexandre Séon ou encore Pierre Combet-Descombes.


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entre guillemets

Lyon Propos recueillis pas Estelle Coppens

C’était comment avant ?

Lyon change. Pour se rendre compte de la distance parcourue entre hier et aujourd’hui, nous avons interrogé six Lyonnais, en prise directe avec la ville et son histoire, pour savoir « alors Lyon, c’était comment avant ? » Résultat ? La nostalgie n’est vraiment pas leur tasse de thé…

Régis Neyret

Nathalie Chaize

Thierry Roche

Êtes-vous nostalgique du Lyon d’avant ? Nostalgique ? Absolument pas ! Je vis depuis 83 ans sans nostalgie.

Êtes-vous nostalgique du Lyon d’avant ? Non, la nostalgie ne fait pas partie de mon mode de pensée. Je n’aime pas ressasser. J’aime plutôt croire le meilleur est toujours à venir.

Êtes-vous nostalgique du Lyon d’avant ? Non, cette ville que j’aime passionnément a su garder son identité et évoluer avec son temps, sans perdre son âme.

Ancien directeur de journaux, fondateur de « Patrimoine Rhônalpin », journaliste

Votre Madeleine de Proust pour retrouver le Lyon de votre jeunesse ? La petite rue Marius-Audin (Lyon 3e), ancienne rue Davout, que j’appelle « Rue des Trois Audin ». Elle abritait l’imprimerie et la famille des meilleurs imprimeurséditeurs de Lyon, le père, Marius, et ses deux fils, Maurice et Amable. Un lieu mythique pour vous, existant ou disparu ? La Place du Change et le Vieux-Lyon qui l’entoure. Nous y sommes arrivés, ma femme et moi, jeunes dans un quartier en mauvais état, habité par des vieux, et nous avons quitté la place, vieux, dans un quartier rajeuni et réhabilité. Un lieu mythique pour vous, existant ou disparu ? D’abord la couleur, ensuite la lumière, puis le Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1998, la Cité Internationale de Renzo Piano, la reconquête des rives du Rhône. Et aussi toujours plus d’étudiants chaque année, 130 000 cette année. Un vœu pour la ville ? La fin du « Lyon secret » et la renaissance de « Lyon ville ouverte ».

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Créatrice de mode

Votre Madeleine de Proust pour retrouver le Lyon de votre jeunesse ? La place Antonin-Poncet, Saint-Jean, la rue Royale, le fraisier « du côté de chez Jourdan », place Bellecour. Un lieu mythique pour vous, existant ou disparu ? Le West Side, aujourd’hui disparu. Ce que Lyon a gagné avec les années ? Plus de simplicité… Le côté « bourgeoisie de province » disparaît peu à peu et la ville gagne en ouverture sur le monde, sur les autres, en vie culturelle… Un vœu pour la ville ? Qu’elle soit de plus en plus cosmopolite et humaine, belle et accueillante, engagée et tolérante.

Architecte-urbaniste, gérant de l’Atelier Thierry Roche et Associés

Votre Madeleine de Proust pour retrouver le Lyon de votre jeunesse ? L’odeur des feuilles humides de platanes qui me rappelle une cour d’école cerclée par l’architecture poétique et émouvante d’Adilon. Aujourd’hui, l’Éducation nationale n’aime plus les arbres et les raye des projets en même temps que nos futures madeleines… Un lieu mythique pour vous, existant ou disparu ? Le quartier de l’Antiquaille, au point de croisement du Cardo et du Décumanus, lieu de la création de Lugdunum, lieu de douleur. Ce quartier a une histoire mais surtout un avenir qui est en train de se construire. Ce que Lyon a gagné avec les années ? Des matchs de foot ! Plus sérieusement, la ville a initié une vraie démarche sur l’urbanisme, la qualité des espaces publics, la mise en lumière des villes. Et se positionne comme un lieu incontournable dans le débat sur la culture de l’environnement au sens large. Un vœu pour la ville ? Qu’elle préserve sa culture « du sens des choses » et devienne un véritable laboratoire social. Le Confluent est une vitrine extraordinaire du savoir-faire lyonnais ; il reste à l’insérer dans une démarche de sens, d’ouverture sociale et culturelle. « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface. » Victor Hugo


entre guillemets

Françoise Charriau

Paul Satis

Jacotte Brazier

Êtes-vous nostalgique du Lyon d’avant ? Non, pas le moins du monde… La ville est aujourd’hui beaucoup plus vivante.

Êtes-vous nostalgique du Lyon d’avant ? Je ne l’ai pas connue, je ne suis arrivé à Lyon qu’il y a une quinzaine d’années. Un souvenir d’enfance malgré tout : avoir passé une nuit au Château Lumière avant qu’il ne devienne un musée. Magique !

Êtes-vous nostalgique du Lyon d’avant ? Pourquoi ?
Je ne suis pas du tout nostalgique. Je trouve que notre ville est de plus en plus belle.

Propriétaire avec Éric Fitoussi de la librairie Passages

Votre Madeleine de Proust pour retrouver le Lyon de votre jeunesse ?
 Un expresso au Café de l’avenir, rue Hénon, à la Croix-Rousse. Un lieu mythique pour vous, existant ou disparu ?
 Le Palais d’hiver. Ce que Lyon a gagné avec les années ? Du dynamisme, du mouvement, une population plus cosmopolite, une vie diurne plus riche, plus variée. Une vie nocturne aussi. Ces changements ont bien sûr des effets positifs au niveau culturel. Un vœu pour la ville ? Que Lyon soit toujours plus reconnue comme une ville du livre.

Journaliste, présentateur, France 3 Rhône-Alpes

Petite-fille d’Eugénie Brazier, propriétaire jusqu’en 2004 du restaurant la Mère Brazier, Présidente de l’Association Les Amis d’Eugénie Brazier

Votre Madeleine de Proust pour retrouver le Lyon de votre jeunesse ? Ma jeunesse n’est pas liée à Lyon, mais à Paris…

Votre Madeleine de Proust pour retrouver le Lyon de votre jeunesse ? Je ne regarde pas derrière, je vais de l’avant.

Un lieu mythique pour vous, existant ou disparu ? De beaux moments de fête au Since, bar bon esprit dans le quartier Saint-Jean, au début des années 2000. Et puis un endroit tout pourri : la zone d’activité du 15 boulevard Yves Farge, dans le 7e. C’est là qu’était installé TLM quand j’y ai fait mes débuts télévisuels… Enfin les manèges du parc de la Tête d’Or qui ont vu grandir mes enfants. Zut ! ça fait trois lieux !

Un lieu mythique pour vous, existant ou disparu ? J’aime Lyon dans sa globalité. Ce que Lyon a gagné avec les années ? La beauté. La facilité d’y vivre. Un vœu pour la ville ? Que ça « doure » !

Ce que Lyon a gagné avec les années ? De la verdure grâce aux quais du Rhône, une grande idée. Mais il y a encore beaucoup à faire pour mieux y respirer… De la lumière aussi. Je me prends souvent à admirer les couleurs de cette ville en bord de Saône, de jour comme de nuit. Un vœu pour la ville ? Qu’elle développe sérieusement son réseau de métro. Objectif : rendre les transports en commun suffisamment compétitifs pour qu’on n’ait plus envie d’y rouler en voiture.

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notez, sortez

notez, SORTEZ ! Alexandra Eretzian

Jusqu’au 13 février 2011, le Centre d’histoire de la résistance et de la déportation (CHRD) présente les Photos ensevelies du ghetto de Lodz. L’exposition exhume quarante et une photographies d’Henryk Ross, alors photographe officiel chargé de la propagande. Ce juif d’origine polonaise a réalisé de 1940 à 1944 des milliers de clichés qu’il a délibérément « ensevelis » à la liquidation du ghetto. Représentant des scènes dramatiques de pendaison, de famine ou de déportation, ils montrent, paradoxalement, des moments de bonheur simple d’une mère embrassant son enfant, de couples amoureux ou de familles unies. La preuve, s’il en est, que même enlisé dans la plus atroce des barbaries, l’homme ne peut s’empêcher de vivre, d’aimer et surtout d’espérer. CHRD 14, avenue Berthelot  •  Lyon 7e  •  Tél. 04 78 72 23 11

© DR

“Photos ensevelies du ghetto de LodZ” au CHRD

© Cédric Rouillat

Slava’s snowshow aux Célestins

Les Précieuses ridicules au music-hall

Courez voir, comme des millions de spectateurs aux quatre coins du globe, le show du « meilleur clown du monde ». À la croisée de Chaplin et du mime Marceau, Slava Polunin, flanqué de son escouade de clowns loufoques, développe un univers surréaliste, aussi tendre et poétique que tourbillonnant et épique. Un spectacle tout simplement immanquable ! Du 15 décembre 2010 au 1er janvier 2 011

Théâtre des Célestins Place des Célestins  •  Lyon 2e  •  Réservations : 04 72 77 40 40

Théâtre de la Croix-Rousse Place Joannès-Ambre  •  Lyon 4e  •  Réservations : 04 72 07 49 49

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© DR

Du 9 au 19 décembre 2010 (complet). Prolongations les mercredi 5, jeudi 6, vendredi 7 et samedi 8 janvier 2011.

© DR

Voilà l’occasion de (re)découvrir un classique habité par l’esprit fantaisiste voire déjanté de Camille Germser. À la tête d’une troupe exclusivement féminine, il imagine des précieuses évoluant dans un univers de music hall, où paillettes, strass et frou frou remplacent les traditionnels costumes classiques. De la musique, du chant, de la danse, un esprit festif, idéal pour démarrer l’année 2011 sur une « note » positive.


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notez, SORTEZ !

Cendrillon à l’Opéra

© Michel Cavalca

Créée par le Ballet de l’Opéra en 1985, la « Cendrillon » de Maguy Marin demeure, aujourd’hui encore, un véritable enchantement. Dans un univers coloré et onirique, peuplé de poupées et de jouets. Les personnages, qui ont l’air de prendre vie comme par magie, enchaînent habilement pas de danse classique et mouvements plus contemporains. Les masques, tantôt angéliques, tantôt grimaçants, sont là pour nous rappeler que derrière la candeur du monde de l’enfance se cache inévitablement la cruauté du monde adulte. Du 22 décembre 2010 au 1er janvier 2011

Sélection jeunesse

Opéra de Lyon Place de la Comédie  •  Lyon 1er  •  Réservations : 0 826 305 325

“spécial vacances de Noël” Théâtre, conte, cirque, patinage artistique ou ateliers ludiques, EGOLAREVUE a déniché le meilleur des spectacles et animations pour enchanter vos enfants pendant les fêtes.

Cirque

Les plus beaux numéros du monde

HALLE TONY GARNIER, LE 18 DÉCEMBRE 2010

Conte © DR

Chez Madame Lune

“Genet ni père ni mère” à la BM Lyon À l’occasion du centenaire de la naissance de Jean Genet, la Bibliothèque municipale de Lyon lui rend hommage. L’exposition retrace les rapports étroits qu’il a entretenus avec la ville (sa mère était d’origine lyonnaise) notamment avec Marc Barbezat, l’éditeur de la majorité de ses textes. Photos, livres, manuscrits et correspondances témoignent aussi de sa volonté de reconstituer sa propre famille, au fil de ses engagements, de ses rencontres et de ses voyages.

MUSÉE GALLO-ROMAIN DE FOURVIÈRE, LE 30 DÉCEMBRE 2010

Spectacle sur glace

de Moscou sur glace  * Cirque PATINOIRE CHARLEMAGNE, LE 19 DÉCEMBRE 2010 sur glace, 100 ans de magie * Disney HALLE TONY GARNIER, DU 7 AU 9 JANVIER 2011

Théâtre

* Impro’minots  LE COMPLEXE DU RIRE, DU 18 AU 30 DÉCEMBRE 2010 Quichotte  * Don PETIT THÉÂTRE DU TNP, DU 22 AU 30 DÉCEMBRE 2010

De février à avril 2011. Entrée libre.

et Gretel  * Hansel LE RADIANT, LE 26 JANVIER 2011

Bibliothèque municipale de Lyon 30, boulevard Vivier-Merle  •  Lyon 3e  •  www.bm-lyon.fr

Ateliers

abrication de tampons, calligraphie, création de logo  * FMUSÉE DE L’IMPRIMERIE, LES 20, 22 ET 23 DÉCEMBRE 2010 tes bruitages », * « Fabrique OPÉRA DE LYON, LE 30 DÉCEMBRE 2010

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Marlène Provoost

Salut les Jean-Noël, Salut les Noël, Lut-sa les Léon. Réjouissez-vous car c’est bientôt votre fête. On va sortir les boules argentées, monter l’étoile tout en haut du Nordmann et attendre que les flocons arrivent… Ma très bonne amie Lydianne, bisounours de son état, va nous ressortir ses oursons peluchés rouges et verts en guise de décoration sapinière… Reproduisant ce qu’elle avait fait l’année dernière, puis l’année d’avant ; comme toutes les années qui ont précédé depuis que l’Alsace est française (environ). Et nous saurons alors que le monde est beau et rassurant. Tout simplement. Et que les bisous, ben il n’y a rien de plus doux, Aussi… C’est ça : la magie de Noël. Mais je te HOP HOP HOP avant que les larmes ne t’assaillent le coin de l’œil Nous pourrions certes disserter des heures sur la magie du moment, mais je te propose d’aller directement et sans fioriture au sujet principal du mois :

Mais qu’est-ce qu’il va nous mettre dans sa hotte ce bon père Noël ?

J’ai ma petite idée sur la question et je te fiche mon billet qu’il y aura de l’iPad de passage dans les conduits de cheminée cette année… ainsi que quelques iPhone, et des iPod pour les enfants malchanceux… « An apple a day keeps the doctor away » Néanmoins ne tombant jamais dans la facilité, je te propose une petite sélection de mon cru. Le Rasoir électrique à dynamo pour Monsieur, un thermomètre réveil solaire pour le petit dernier ou bien pour la famille : un week-end insolite dans une YOURTE à la Motte-Chalancon (dans le 26).

Joyeux Noël ! PS : ce billet est sponsorisé par Europe-Écologie.

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EGOLAREVUE 13, cours de Verdun Gensoul  69002 Lyon Tél. 06 77 12 11 11  Fax. 04 78 84 17 33 www.ego-larevue.com Directrice de la publication Éloïse Girault eg@ego-larevue.com Tél. 06 77 12 11 11 Rédactrice en chef Éloïse Girault Secrétariat de rédaction Françoise Malbosc fmalbosc.redaction@yahoo.fr Tél. 06 21 30 65 50 Publicité Éloïse Girault, tél. 06 77 12 11 11 Aurélie Sitruk, tél. 06 17 99 11 05 Rédaction Ashdé, Anne Héloïse Chavin (stagiaire), Estelle Coppens, Hassen Djouad, Alexandra Eretzian, Romy Esther, Benoît Laplanche-Servigne, Françoise Malbosc, Marine Palayer-Scappaticci, Fanny Pincanon, Marlène Provoost, Caroline Schwartz

Photographie de couverture Studio Didier Michalet et Karen Firdmann Mannequin  Mathilde Mercier Direction artistique Conception/Réalisation Sienne Design 56, av. Jean-Jaurès  69200 Vénissieux Tél. 04 72 90 87 87 Fax. 04 72 90 87 92 www.siennedesign.com Impression Imprimerie Chirat 42540 Saint-Just-la-Pendue Le papier Hannoart Silk a reçu l’homologation du FSC (Forest Stewarship Council). Le bois utilisé pour fabriquer ce papier est issu de forêts gérées de manière durable et équitable.

EGOLAREVUE est une revue trimestrielle éditée par les Éditions Rosely Capital de 10 000 € RCS Lyon 500 646 039 ISSN 1964-8871 Numéro 10  hiver 2010 Dépôt légal  2010

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Production photos Studio Didier Michalet et Karen Firdmann, Studio Erick Saillet, Thierry Chassepoux, Stéphane Rambaud


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EGO LA REVUE n°10