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m.R.'Oerneuil

Pitmt

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LiBKAiRiE CENTF^ALt DES

BfAUX-AfyS

15


L'ornementivtion pi\r la


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EtudedekvPicxnte Son

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Bijouterie.

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Orfèvrerie LiBf^Aif^ie

CENTf^ALt DES BfAUXAF^TS


Étude de l5c

ARM) les éléments divers, appelés à concourir à

œuvre ornementale,

la

éléments qui possède prête

le

le

plante

est

formation d'une

la

certainement

plus de variété dans

celui

de

ces

forme, qui se

la

mieux aux combinaisons décoratives, qui nous

offre le

plus de ressources, en un mot.

un simple coup

D'ailleurs,

époques

employée en

d'oeil jeté

sur l'art ornemental de toutes les

pour nous convaincre que de tout temps

suffira

la

plante fut

décoratif.

art

Mais au moyen âge surtout son emploi prend une place considérable, et l'étude directe

de

la

nature, dans ses plus humbles productions, inspire

aux sculpteurs de nos cathédrales une splendeur décorative incomparable

Du

de richesse et d'originalité. autres végétaux

communs,

ils

persil,

tirent

du cresson, de

des chapiteaux ou des

la

fougère et de mille d'une beauté de

frises

d'une hardiesse et d'une sûreté d'interprétation qui nous étonnent et nous

ligne,

émerveillent.

C'est que,

rompant avec

l'éternelle inspiratrice,

l'imitation

à la nature

;

des siècles précédents,

et celle-ci alors

ils

retournent à

leur révèle sans compter les

inépuisables beautés qu'elle tient en réserve. C'est aussi que, se préoccupant des

métiers qui devaient mettre en

œuvre

leurs conceptions décoratives,

ils

composaient

leurs motifs en vue d'une exécution facile et rationnelle. lis avaient,

à toute

la

connaissance et

bonne conception ornementale

le motif,

Ce

en un mot,

et celle

de

la

:

le

respect des deux lois qui président

l'étude approfondie

du principe qui fournit

technique du métier qui devra réaliser celui-ci.

sont deux préoccupations dont on se soucie trop peu aujourd'hui.


Tout dessinateur s'imagine pouvoir, sans étude préalable,

d'instinct,

créer des

oeuvres ornementales parfaites de conception.

Or, cette création est moins aisée qu'on ne

pour

faire oeuvre valable, la

surtout de

et

pour

la

belle

être

et

L'éternel

conception

ornemental,

l'art

technique complète du métier qui exécutera cette œuvre.

Car

une ornementation doit non seulement être d'une composition

agréable et bien équilibrée, mais encore

en valeur

bien souvent. Elle implique,

le croit

connaissance des lois principales de

donne à

l'objet

Dès

que

faut

son caractère propre

recommencement, originale.

il

la

matière employée soit mise

et distinctif.

l'imitation servile des styles anciens

un

lors,

retour

à

la

nature

empêchent toute

s'impose,

l'étude

et

raisonnée de celle-ci devient indispensable.

Les

différents

chapitres

de ce

livre

sont destinés à indiquer rapidement

lignes principales de cette étude, limitée cependant aux seuls végétaux.

çant par l'étude de

la plante,

nous passerons successivement

et

les

Commen-

rapidement en

revue les techniques des principales industries décoratives.

Le cadre de

ce livre ne nous a permis de le faire que d'une façon superficielle,

en n'indiquant que sommairement

les exigences

de ces industries, line étude plus

approfondie s'impose et ne pourra qu'être profitable à quiconque désire créer une oeuvre d'ornementation.

De

l^v

plante en qénér^l

Avant de commencer l'étude raisonnée de d'œil rapide sur les éléments qui

la

constituent

d'abord un coup

plante, jetons

le

Sans entrer dans des

végétal.

études de botanique trop complètes, un aperçu élémentaire de celle-ci nous paraît

cependant indispensable, non au point de vue de est

ici

moins immédiat, mais bien

à celui

connaître les lois principales qui président à

Les membres principaux de la

feuille.

graines.

Venant

s'ajouter

à

la

la

plante sont au

ceux-ci,

Les premiers sont destinés

la

classification,

dont

l'intérêt

de l'anatomie végétale, qui nous fera

se

formation de

nombre de

la plante.

trois

trouvent les fleurs,

à l'alimentation

de

:

la racine, la tige,

les

fruits

et

les

seconds à sa

la plante, les

reproduction. Laissant de côté

éléments extérieurs.

la

physiologie végétale,

nous nous bornerons

à

l'étude

des


La la

racine a pour but de fixer

^cme

lubercu-

plante dans le sol et d'y puiser

les sucs qui serviront à la nourrir; elle

porte

ensuite

ces

sucs,

ou

sève, à la tige. Lorsqu'une graine germe, elle pousse dans le sol, de haut en bas,

une racine; cette racine, qui se développe rapidement, au

viennent

racines

ce sont les racines secondaires.

:

est la racine principale.

bout d'un certain temps se greffer sur

Ensuite,

d'autres

celle-ci

Or, lorsqu'on examine l'ensemble des racines d'une plante, on voit que ces racines peuvent se présenter suivant trois systèmes principaux

La

(fig.

i)-

racine principale est beaucoup plus développée que les racines secondaires,

et la racine est alors dite pivotante, les racines secondaires sont plus

est alors

dite fasciculée,

comme

comme

dans

le pissenlit,

développées que dans l'asperge,

la

le

le

racine principale

poireau, etc.

Ou

pavot.

Ou

la

;

bien

racine

encore,

la

racine est très renflée et contient ainsi une provision de nourriture qui servira plus

tard à la plante. Elle est alors tuberculeuse,

comme

dans

Voici quels sont les systèmes principaux de racines.

la

rave ou

que certaines tiges modifiées peuvent parfois être confondues avec

Nous aurons peu de choses les feuilles.

sur

elle

en

La

à dire de la tige.

Elle a

le dahlia.

Nous verrons

plus loin

elles.

pour fonction de porter

tige principale porte les tiges secondaires, qui viennent se

systèmes définis

:

tiges

opposées,

alternes

ou

grouper

verticillées.

reverrons ces termes et leur signification à propos des feuilles. La nature

3

Nous même


de

la tige

peut être ligneuse ou herbacée, suivant que cette tige persiste pendant

comme port même

des arbres, ou qu'elle se renouvelle chaque année. Enfin,

l'hiver,

les tiges

son

est à observer

cas, apparaissent souvent

supportent

:

des

vrilles,

:

tige

rampante, tige grimpante, etc. Dans ce dernier

des organes spéciaux destinés à

la fixer

aux objets qui

la

des crampons, des ventouses.

Plusieurs cas spéciaux,

sont pourtant à signaler.

se modifient,

les tiges

Certaines tiges sont en partie souterraines; tels sont les rhizomes, les bulbes et tubercules

les

(fig.

a).

Le sceau de Salomon est un exemple de

première de ces modifications. Sa

ou rhizome, s'allonge chaque année, portant un rameau aérien

souterraine,

tige

la

vers son extrémité.

Ce rameau

disparaît l'hiver, laissant sur la tige souterraine qui

subsiste la cicatrice de son point d'insertion. Celui-ci avançant annuellement avec

croissance du

la

rhizome,

les

empreintes,

anciennes, se succèdent sur ce rhizome et

nom

de

la plante.

parmi lesquels

:

Le rhizome

le blé, le

le

sont les cicatrices des attaches

qui

marquent comme d'un sceau

butome,

etc.

l'iris,

11

;

d'où

le

beaucoup de végétaux,

se rencontre encore chez

se distingue des racines

en ce

qu'il

porte des racines lui-même, et des bourgeons.

Le bulbe lis,

est

une autre variété des tiges souterraines.

l'oignon, le poireau,

l'ail,

la tulipe,

On

le

rencontre chez

le

etc..

Enfin, les tubercules proprement dits sont encore des tiges modifiées, servant à la plante

Voyons La

de réservoirs de nourriture. Exemple

;

pomme

de terre.

ensuite les feuilles.

feuille se

compose, en général, de

trois parties

:

le

limbe, qui est

large de la feuille; le pétiole, qui supporte le limbe; enfin la gaine,

4

la partie

qui

sert à


fixer

feuille, entière^.

Pervenche

sur la

feuille

la

Ces

tige.

trois

parties sont diversement modifiées sui-

vant

espèces,

les

comme

soit

comme

feuille, trifoliée^.

forme,

comme peuvent même man-

proportions entre elles ou

dimensions. Elles

quer l'une ou l'autre chez certains végétaux.

Les

feuilles, suivant leur constitution,

Une

sont dites simples ou composées.

simple quand son limbe n'est

feuille est

pas complètement séparé en plusieurs

un pétiole commun

parties portées par feuille,

3).

(fig-

dentée/. /\noi5etien

Les

feuilles simples se divisent elles-

mêmes,

suivant leur forme alors

entières,

ou

dans

en

giroflée;

la

ne

qu'elles

comme

échancrées,

en feuilles

:

dentées,

feuilles

lorsqu'elles présentent autour

comme

de petites dents,

ou

setier

le

charme

lorsque

lobées,

;

les

exemple

profondes;

du limbe

dans

en

enfin,

noi-

le

feuilles

découpures :

pas

sont

pervenche

la

sont

chêne,

le

la

bryone.

Les

feuilles

composées, dont

le

limbe

en plusieurs parties, portées

feuille

par un pétiole commun, se divisent elles

paAméei

est séparé

aussi

(fig.

lorsque

4)

les

chaque côté

comme

autant

folioles, cipal

:

en

:

feuilles

découpures de

la

de

Potentille

pennées,

forment,

de

nervure médiane, petites

feuilles

ou

portées par un pétiole prin-

trèfle,

acacia; enfin, elles

sont

palmées, quand les folioles se réunissent feuilles iimplei.

au

même

le

marronnier,

point du pétiole,

comme dans

la potentille.

3

feuilles

composées.


du reste souvent malaisé de distinguer si on a affaire, dans l'étude d'une plante, à une feuille composée ou à un système de feuilles simples. 1]

est

Nous devons nous occuper maintenant de

disposition

la

des feuilles sur

la

est grande tige. Ces positions peuvent être fort variables, mais leur importance les feuilles sont cependant. On peut les ramener à trois cas principaux (fig. 5) :

opposées quand

en face l'une de l'autre; exemple s'insèrent isolément, à la

même

comme dans

:

la

la partie

Voyons maintenant La

fleur se

comme dans

le

spécialement consacrée à l'étude de

pédoncule. Le

calice,

trois parties

formé par

la corolle et la

nombre, de forme

et

11

que

la plante.

le

calice,

les sépales,

et

la

corolle, et les

Cet ensemble

est porté

généralement de couleur

A

il

y

le pistil,

l'intérieur

de

organe femelle.

a des fleurs

mâles

la

corolle

Dans

se

certaines

des fleurs femelles.

et

le

plus souvent, les organes sont réunis.

Nous avons le

:

le pistil.

de colorations variables.

plantes, telle la bryone, par exemple,

dans

ainsi

protège. Celle-ci est formée par les pétales, de

trouvent les étamines, organes mâles, et

Mais,

martagon.

la fleur.

compose en général de

verte, supporte

lis

le

position des feuilles alternes,

la

organes reproducteurs, comprenant les étamines et par

hauteur et

sont alternes, lorsqu'elles

elles

lorsque plusieurs feuilles s'insèrent

hauteur, elles sont dites verticillées,

verrons dans

le

menthe;

le lin; enfin,

importe, dans une étude, de préciser

nous

même

deux d'entre elles sont placées sur la tige, à la

dit

que

la tige

portant la fleur est

voisinage de la fleur se

nomment

le

bractées.

pédoncule

Ce

;

les feuilles placées

sont les feuilles du rameau


florifère

:

elles sont, Je plus souvent, diff^érentes

L'ensemble des inflorescence. la

fleurs

même

d'une

Les inflorescences

disposition des

fleurs

qui

de celles

du végétal.

qui garnissent les autres parties

les

plante

diffèrent

se

nomme

beaucoup par

composent, suivant

les

différentes espèces de plantes.

On

distingue les inflorescences simples et les inflores-

cences composées.

Parmi le

les

corymbe,

Nous

premières l'épi,

(fig. 6),

l'ombelle,

le

nous citerons

panicule et

la

grappe,

le capitule.

avons, dans les figures 6 et 7, à côté de l'exemple

de plante

choisi,

placé

la

disposition

schématique des

ï^nicule...

Avoine^.

Exemples d'inploreôcenceô ôimples.

Piq.6.


Qra-ppe,

composée. Vicine..

Exemples dinflopescences composées. fvc,,^.

fleurs

de l'inflorescence, dési-

gnant par la

A la

fleur, et

par

B

bractée.

Voyons

ces inflorescences

en quelques mots.

La grappe

(fîg.

sensiblement de

6) porte sur un pédoncule principal des pédoncules secondaires

même

Le corymbe ne

longueur, terminés chacun par une fleur (muguet).

diffère

de

la

grappe qu'en ce que

pédoncules secondaires

les

sont de longueurs différentes, de façon à permettre aux fleurs d'arriver au

même

niveau (aster, poirier). Enfin, dans l'épi, les pédoncules secondaires sont excessivement courts, presque

nuls (blé, aconit).

Le panicule secondaires

Dans

comme

;

est

l'ombelle,

dans

un épi portant ses

exemple

le

jonc

:

les

fleurs

à l'extrémité

de longs pédoncules

avoine.

pédoncules s'attachent tous au

même

point de la tige,

fleuri, l'ail.

Enfin, lorsque les fleurs s'attachant au

même

point de la tige sont privées de


devient un

pédoncules, l'inflorescence

comme

A

dans

de

côté

ces

simples,

inflorescences

les

partie

des premières.

Ainsi

composée

l'ombelle

une ombelle d'ombelles; exemple

La grappe composée exemple

vigne

:

Nous

cependant

encore

la

panais.

la

grappe

cyme.

première,

la

:

une grappe de grappes;

est

(fig. 7).

avons

scorpioïde et

Dans

nous

inflorescences composées, dérivant en

avons

est

capitule,

bleuet.

le

pédoncule principal

le

se

termine par une fleur et donne naissance, à

la

base d'une bractée, à un pédoncule secondaire; terminé par une

celui-ci,

bractée,

d'une

base

un

engendre,

fleur,

autre

pédoncule,

L'ensemble produit un enroulement dans

le

myosotis. Dans

la

la

etc.

comme

le

système est

fait

comprendre

cyme,

identique, mais double, ainsi que le

floral,

à

la figure.

Reprenons l'étude de que celle-ci

était

mince

et

est

Nous avons vu

pourvue d'étamines

Ces organes sont placés L'étamine

la fleur.

formée

à l'intérieur

d'un

allongé, surmonté

filet,

et

d'un

de

la corolle.

ordinairement

d'une partie renflée,

ou anthère, couverte d'une poussière souvent jaune, appelée pollen.

Coupes des

de

pistil.

ova^ires

fleuri diver^eb, fvc,.8

fine, le plus


Le

pistil,

entouré par les éta-

mines, est formé de trois parties l'ovaire renflé,

contenant les futures; l'ovaife

le

placé à

supporte

et

ou graines

ovules

style,

qui

surmonte

le

stigmate;

CjnoieiUeî^^^oiàlôifusfopréy

du

enfin, celui-ci, renflement

Diverôes iortei de fruib.

et

:

base et

la

style,

de formes très diverses.

Lorqu'on coupe un ovaire perpendiculairement à son axe, on voit que

disposition des ovules varie considé-

la

rablement avec les espèces.

Nous ne pouvons figure 8, des

entrer

ici

dans des détails trop spéciaux, mais nous donnons,

exemples nombreux de coupes

Voyons maintenant

faites sur

des fleurs diverses.

les fruits.

L'ovaire grossissant se transforme par la suite en fruit, ses ovules se changent

en graines. Dans les

principaux

On

les fruits aussi, la variété

(fig.

distingue

:

9

et

les fruits

la baie,

poire

les fruits

:

la

drupe, à noyau unique (cerise, abricot);

contenant plusieurs graines (groseillier, raisin); les

fruits à

pépins (pomme,

).

Parmi

les fruits secs s'ouvrant

:

la follicule,

gousse s'ouvre par deux fentes (pois),

dans

citerons

ne s'ouvrant pas.

charnus se trouvent

une fente pour laisser échapper ses graines,

La

Nous

charnus, les fruits secs s'ouvrant pour laisser échapper

les graines, et les fruits secs

Parmi

des systèmes est grande.

lo).

et la

dont l'enveloppe sèche s'ouvre par

comme dans

l'aconit,

silique par quatre fentes

capsule, à parois sèches aussi, s'ouvre de façons diverses la tulipe;

par des trous placés sous

polHcale..X]

Acomt iV\

le

alors que la

:

(giroflée).

par trois valves,

couvercle (pavot).

ou55e/

Povs

Orme..

Tulipe..

Diverôes

portes

de

fruits.

f iq.io. 10


Parmi

les fruits

et la

fraisier),

ne s'ouvrant pas

:

l'akène, contenant

une seule graine (chêne,

samare, akène muni d'ailes membraneuses (orme, érable, frêne).

D'autres fruits sont munis d'aigrettes, etc., permettant leur transport par

Comme

on

le vent.

par cette sèche énumération, les parties diverses du végétal

le voit,

offrent des ressources pleines de variété au décorateur qui les interroge. C'est

champ toujours ouvert aptitudes,

est libre

à l'étude,

de puiser à

poussée avec clairvoyance essayer d'indiquer

Que

doit être

interprétations

et

où chacun,

son tempérament et ses

suivant

Mais encore,

loisir.

méthode pour être

utile.

un

étude doit-elle être

cette

C'est ce que nous allons

ici.

l'étude

lorsque cette

d'une plante,

ornementales?

conditions

Quelles

étude

destinée

est

remplir,

doit-elle

à

et

des

quels

renseignements doit-elle nous donner? C'est ce que nous allons examiner maintenant.

Le but de

l'étude d'un végétal doit être de

nous permettre

ce végétal en tous moments, et alors que nous ne

sans autre aide que cette étude

même;

et

pouvons

la

reconstitution de

l'avoir

sous les yeux,

nous devons pouvoir reconstituer

cette

plante sous toutes ses formes, sous tous ses aspects, dans toutes les positions.

L'étude n'est en un mot que l'analyse de

Ces synthèses seront

diverses,

la plante,

en vue de synthèses futures.

suivant les interprétations différentes que nous

même

de

la constitution

que nous devons dégager tous

les

éléments constitutifs,

ferons subir au végétal; mais toujours

principe

le

de ce

végétal devra nous guider et nous servir de base.

Donc, en

cela revient à dire

même temps que Mais

les

la loi qui régit la juxtaposition

détails sont

multiples, et la

méthode

de ces éléments.

est nécessaire, afin d'en rendre

l'étude plus facile et plus simple leur emploi.

Trop souvent planche, de

la

les études sont faites avec le

belle présentation,

manquant d'analyse, de

détails,

souci presque unique de la belle

du pittoresque.

Et

qu'arrive-t-il

de renseignements en un mot, II.

la

?

c'est

que,

seule ressource


que nous donne

cette étude, lorsque

recopier

car nous ne

Ce

l'infini;

nous

qu'il

faut,

présentation y perd

c'est

nous voulons

pouvons pas avec

l'utiliser,

de

est

elle reconstituer le

copier et

la

végétal type.

une étude serrée, sérieuse, un document. Tant pis

si

nous y gagnerons sûrement. Voyons, en général, comment nous devons procéder.

la

Nous Nous de

irons du simple au compliqué, de l'ensemble aux détails.

chasserons autant que possible

la plante

Et, afin

;

que

cette loi présente son

nos investigations

à

un

nombre de

plus grand

le

pittoresque, et nous dégagerons la

d'une façon aussi simple et aussi claire que nous pourrons

maximum

le

et vérifierons cette loi sur le

nous sera possible d'étudier.

sujets qu'il

Nous noterons d'abord

le désirer.

d'exactitude, nous gardant de limiter

nous étudierons

seul individu,

loi

port de

plante et ses dimensions principales; la

la

façon dont se massent dans l'ensemble les tiges, les feuilles et les fleurs. Ceci sans détails, par masses. C'est, en somme, l'aspect du végétal vu de loin, simplifié,

ramené, autant que possible, Puis,

à des

formes rudimentaires, schématiques presque.

nous approchant, nous étudierons successivement

les différentes parties

du végétal.

Commençant par

la tige,

nous examinerons sa nature, ligneuse ou herbacée; sa

forme, ses dimensions et sa couleur;

secondaires

si

la tige est ramifiée,

L'étude de cette stitution

de

la

loi

la

ou des

est importante,

si

elle est simple.

car d'elle souvent découle

plante étudiée. Les feuilles, en

sur les tiges.

préside à l'insertion des tiges

qui

loi

feuilles

effet,

la

bonne recon-

ne s'attachent pas au hasard

Elles obéissent au contraire à des règles

strictes

plus ou moins

compliquées, suivant les espèces.

Nous avons verticillées

ou

déjà vu plus haut que les feuilles se divisent en feuilles opposées, alternes.

Les deux premiers cas sont

seulement à noter combien de feuilles composent feuilles.

Dans

le

le

les plus simples.

Nous aurons

verticille et la position

troisième cas, les feuilles semblent éparpillées sur

la tige.

de ces Elles

sont cependant méthodiquement posées.

Prenons

le lis

Partant de

la

pour exemple base d'une

(fig.

i5).

feuille, et allant

voyons que nous tournons autour de la tours nous retrouvons une feuille qui

Comptant

de l'une à l'autre en descendant, nous

tige

;

et qu'après

s'insère

un certain nombre de

directement

sous

la

première.

que nous avons rencontrées, nous en trouvons huit, la neuvième correspondant à la première. Et si nous continuons, nous verrons que la dix-septième feuille que nous rencontrerons sera sous la neuvième, et ainsi de les

feuilles

12


suite.

Nous en concluons

donc, après avoir répété cette expérience sur plusieurs

individus et l'avoir vérifiée, que des groupes de huit feuilles se répètent le long de la tige (fig.

)5).

Voyons maintenant combien de pour arriver

à la

fois

nous avons dû tourner autour de

faisant trois tours complets avant d'arriver à la

donc,

afin

neuvième

feuille.

Nous noterons

de représenter facilement par une fraction cette indication

système est ~;

Les systèmes

la tige

correspondance des insertions. Nous avons dù décrire une spire

3 figurant les tours

de spire,

les plus fréquents sont Ils

:

nombre des

que

le

feuilles rencontrées.

y, y, y,

sont quelquefois très ige se tordant

On

et 8 le

:

difficiles

à analyser,

sur elle-même.

doit alors suivre les

13

? Coupe,

de lâ. feuille/


.

d' crise mbLc

de l

moment de

a.tteuJ^e,

la, pleLixte/.

des tvqes

la. [^ri^cttj-icai.tvorL.

t/l

poin.m.v€i3 et aoitres Jurbres

l

feuilki et

B a.xes

llcjes

vert foncé.

blà-nc verd'Ltre^.

f'-'i

15-

mêmes de la tige, et Je système est déterminé comme sur une tige droite. On

fibres

note

dans 14

la torsion, la

dont on tient compte ensuite

reconstitution.

11

est

aussi

à

remar-


Liseron des haies. herbà-cea,

aoiji ti-qes

de

1

d^) ra

sur Les pUntes voisLiies f^leurit eivJuvLLet fleuri bl21.nch.ei

s'enroula.nt

quer que, suivant les espèces,

les tiges se

tordent

régulièrement dans un sens ou dans l'autre. Cette

des

loi

passons à l'étude de

déterminée,

nous

en elle-même.

Nous

insertions la feuille

voyons dans quelle forme géométrique simple

Bractées

elle

peut s'insérer. Puis nous notons ses dentelures, ses nervures, ses taches, étudions l'insertion sur

Joorùéei

(k routée

la tige, etc.

geon fermé, Pl(Xu là.

de

fleur.

des

de

feuilles,

11 s'

va sans dire que l'étude du bour-

ouvrant

;

des formes

successives

au fur et à mesure de leur développe-

là.

ment, sont

autant

de prétextes

à

observations

curieuses et fertiles en interprétations.

La

tige et la feuille

connues, nous passons à

la

fleur.

D'abord

le

système

de

l'inflorescence

;

sa

masse,

son inscription dans une forme géomé-

trique;

la

position des

fleurs

sur

la

tige,

leur

inclinaison sur celle-ci.

Puis

la fleur

nous voyons 15

en elle-même; partant du bouton,

celui-ci s'épanouir, la fleur se fermer,


es

tomber

pétales

aissant

l'ovaire

notons

liiseron

la fleur

profil,

du dessus, de

et

des

de

la

à

Nous

découvert, etc.

forme

de

en plan, vue du dessous de face,

quarts,

trois

dans toutes ses positions principales en

un mot,

et surtout

dans celles où sa forme

montre clairement

se

d'une façon bien

et

caractéristique.

La couleur

doit aussi être notée

gneusement, quoique pouvant être prétée très librement par

soi-

inter-

la suite.

L'inscription de la fleur dans des formes

géométriques,

surfaces ou

solides, peut

rendre de grands services en la

mise en place.

s'inscrivant

dans

hexagonale,

il

toutes

à

lis

base

sera plus facile, en traçant

ses positions,

les plus variés; les

du

fleur

la

pyramide

une

d'abord, de figurer

celle-ci

que

Ainsi

simplifiant

la fleur

nous voyons aussi

ombelles de

dans

avec les raccourcis (fig.

23)

brane-ursine s'ins-

crivent dans des pentagones.

L'étude du

basée sur fertile

fruit vient

les

mêmes

ensuite, toujours

principes

et

aussi

en enseignements.

On

voit par cet

exposé rapide combien

intéressante et variée peut être cette étude, et quel

champ

elle

ouvre à

la


Jils Létôiilô

bl^nc des

peuvlles.

rosiùon deô ^

feuilles

5ur 4

là.

tlqe

là.

Uc|e,.

en A, Plein

du

des

sagacité de chacun.

de

la

synthèse,

simplifier,

avoir

des

Nous

serons libres, lors

d'abandonner

d'interpréter.

Mais

Nous

le

besoin s'en

allons

de

de

vaut mieux quitte

que d'en manquer

fait sentir.

maintenant prendre quelques

exemples que nous avons dû délaissant

il

renseignements nombreux,

à les négliger quelquefois,

lorsque

détail,

tel

nombreux

ici

simplifier,

renseignements

et

notant les seuls principaux; car l'étude peut s'étendre presque à

l'infini.

11

faut

du reste 17


savoir se borner, et ne pas tomber dans le travers de J'analyse à outrance. La bonne étude doit être déjà une simplification, presque une interprétation de la nature.

Les

détails par trop multipliés

ne peuvent amener que

des cas, un ensemble, des détails de

la

confusion.

de fleurs et de

feuilles,

fruits,

Dans

la

plupart

en tout deux ou

trois feuilles, doivent suffire largement. 11

même moins

en faut

dans notre premier exemple,

la

perce-neige

Cette plante, encore appelée Galanthine des neiges, croît

la

voyons composée d'un bulbe

engainantes à

feuilles

(fig.

j

i

).

plus souvent dans

humides. Son étude est simple.

les prairies et les bois

Nous

le

la

petit,

brunâtre, donnant naissance à deux

base et d'un vert glauque.

D'entre ces feuilles sort une hampe un peu plus haute qu'elles, terminée par une enveloppe membraneuse qui renferme le bouton. Cette membrane s'ouvre, et livre ensuite

passage à

la fleur.

En

conservant toutefois au-dessus d'elle

Après

s'épanouissant, celle-ci s'incline vers le sol,

la

membrane

qui l'enveloppait.

avoir noté les dimensions de la plante, examinons maintenant la fleur elle-

même. Nous la voyons formée de trois sépales blancs entourant trois pétales rapprochés en une sorte de cornet. Les sépales, plus grands, se retournent presque, à l'épanouissement complet, laissant à découvert les pétales blancs aussi, mais tachés à l'extrémité extérieure d'un croissant vert tendre. L'intérieur est aussi strié de vert. Enfin, six étamines et un pistil mince; de plus, l'ovaire apparent, de couleur verte, au-dessus du calice. Voici, en quelques mots,

cependant sur

insistant

dessus

et

du dessous,

des pétales.

voyons

la

afin

Des vues

la

plante décrite. Notre étude nous montre tout cela,

les parties bien caractéristiques;

de bien montrer

latérales de cette fleur

quarts,

prises

du dessous

vue en plan, du des sépales et

en donnent l'aspect, suivant que nous

corolle cachée en partie par les sépales

vues de trois

la fleur

les positions respectives

et

ou apparaissant entre eux. Des

du dessus,

complètent

tous

les

renseignements. Il

va sans dire que les phases diverses du bouton ont été notées ainsi que la feuille, ce qui nous en fait comprendre le modelé.

la

coupe de

Dans fleur,

si

cette étude,

découpée

et

la si

partie intéressante à noter est la silhouette

même

Bien caractéristique aussi est

la

constitution

du gui

(fig.

i

2

la

la

).

Cette plante parasite, vivant aux dépens des arbres sur lesquels elle se apparaît sous la forme d'une sphère d'un vert sombre

On

de

caractéristique.

fixe,

nous

trouve surtout sur les pommiers, aussi sur les poiriers, les peupliers, 18


rarement sur

le

même

chêne. Est-ce cette rareté

qui faisait révérer le gui de chêne, le gui sacré des

druides

?

L'allure de cette plante est bizarre. Implantée

directement

dans

pousse

forte

une

l'écorce tige

de

ligneuse

sa

victime, qui

se

elle

ramifie

presque aussitôt. Ces tiges secondaires se ramilnclm&.uon

des [kuvô

20


DetàiU

de pouises

Pou.55es

sort<\nt

qâ-ines

de de

fient

en

feuilles

ternaires,

et

apparaissent

de suite.

ainsi

seulement

groupes de deux au sommet extrêmes,

chaque

groupe de deux

tigelle

ainsi

Les par

des tigelles

portant alors un

feuilles.

Les attaches des étudier,

et

tiges sont intéressantes à

que

les

feuilles,

de

forme

simple, finement striées de nervures longitudinales, et qui terminent les tigelles, en

portant entre elles les fleurs et les bour-

geons.

Les

fleurs,

mâles ou femelles, n'offrent

pour nous aucun sions

minuscules,

intérêt, étant

presque

et ne s'apercevant pas sur

forme

même

ne

de dimen-

imperceptibles, la

plante;

peut nous arrêter

;

leur

mais


elles

sont ensuite remplacées par des baies bien

caractéristiques. Celles-ci, de

verdàtre

,

nombre

tranchent

sombre des

très variable, d'un blanc

agréablement

sur

le

vert

tiges et des feuilles. Sphériques, elles

sont surmontées d'une légère pointe qu'entourent

quatre petites taches noires, triangulaires, disposées suivant les angles d'un carré.

Bmnc'Ursine Letà-il des peuilles

4n Détô^il de.

peiiUleA de feuilleB

ifllll

de.

l'en5emble,fLCj2o.

V4qràndr>

^embLe^.

Va

la.

l'en-

qrd^rLdf


I.

Bra^nc ursine. feuille de- pro[^iL.

L'étude du gui est

marqués

et

La

facile.

loi

de

la

plante est simple et bien définie, les détails

peu nombreux; nous passons, dans l'exemple

suivant, à

une étude un

peu plus compliquée.

Le

liseron des haies est une plante

abondent au mois de

La

figure 14

elle-même,

la

La

De

l'aisselle

des

feuilles,

(fig.

i3), aux nervures bien

s'insèrent les fleurs, dont le pédoncule assez

long passe souvent entre les deux parties du limbe de

Voyons

un peu

distance en distance s'attachent les feuilles,

d'un vert gai, qui sont d'une forme bien caractéristique

A

d'un blanc pur,

section de cette tige est carrée, les angles

forment de petites côtes.

marquées.

les fleurs,

nous en donne l'ensemble. Herbacée, d'allure sinueuse, tordue sur tige s'enroule de gauche à droite sur les plantes voisines qui lui

servent ainsi de soutien. saillants

commune, dont

juillet.

la feuille.

Le bouton est d'abord caché sous deux bractées volumineuses bordées de rouge. S'échappant du calice qui, lui, reste caché, la corolle sort peu à peu d'entre les bractées qui semblent, à première vue, être le calice la fleur.

vertes,

véritable. Enroulée et plissée d'abord, la corolle se développe enfin et finit par prendre une forme d'entonnoir, aux bords gracieusement retournés. Elle est alors comme estampée en cinq parties triangulaires.

Du

centre du tube surgissent cinq étamines et un

Dans

pistil grêle.

cette plante, la caractéristique est toute de grâce et de légèreté.

Les remarques intéressantes deviennent plus nombreuses dans 24

l'étude

du

lis,

qui


de

Détà,U5

G| àJiïii-

de.

Cjà-lnes.

C

l'ensemble.

vient ensuite, et le caractère de la plante change aussi.

Sans exclure

la

grâce,

il

devient plus sévère, plus majestueux.

Le

lis

blanc,

ornement de nos

jardins, est

une plante bulbeuse, poussant une

tige

rigide de un mètre de hauteur environ.

Nous noterons d'abord

l'aspect général de la plante et la régularité qui y préside.

L'inflorescence, bien groupée, surmonte une sorte de cône très allongé que forment les feuilles.

Le bulbe

L'ensemble

est svelte et plein

de puissance à

la fois (fig.

i5).

écailleux, blanc verdâtre, qui supporte la plante, est facilement recon25

4


Les

naissable.

Par une

la tige

même

le

sens,

s'amincissent dans

commencent

et

ainsi

Ces renflements sont indiqués par des

que l'indique

D'abord courtes bas de

le

d'abord verte en haut,

La

à peu.

figure i5.

la

sur la tige est du type

feuilles

s'insèrent

particularité assez curieuse, les feuilles, tordues sur elles-mêmes, le sont

toutes dans

et

perd peu

qui se

dans

nervées longitudinalement,

Celle-ci porte, en dessous de chaque insertion, un renfle-

la tige.

ment assez prononcé coupes de

simples, allongées,

feuilles

puissamment sur

elle arrive

la

à

dans

le

haut, elles s'allongent

leur couleur varie souvent;

peu au rouge sombre dans

le bas, là

les

à se flétrir.

nous montre un ensemble de

figure 16

plan du système. Leur insertion

De même

plante.

peu

le

et trapues

la

plante avant l'éclosion des boutons,

une inflorescence épanouie. C'est à l'étude de celle-ci que nous arrivons

(fig.

17).

Elle est des plus inté-

ressantes.

Les

fleurs se

nombre,

groupent sur

la tige

suivant

le

très variable, peut aller jusqu'à vingt.

même

système que les

feuilles.

Leur

Les boutons, d'abord dressés

verti-

calement, s'inclinent peu à peu en s'ouvrant, de façon que être horizontale, ce qui et le

modelé du bouton

et des

coupes sur

le

masse l'inflorescence d'une façon et

de

bouton

Nous remarquerons que

la fleur

fleur

épanouie arrive à

homogène. La forme

sont dignes d'une étude serrée et approfondie,

et les pétales la

la fleur

très

nous fixeront utilement

à ce sujet.

épanouie peut s'inscrire dans une pyramide

régulière à base hexagonale, ce qui nous facilitera la mise en place.

D'entre les pétales gracieusement retournés, sortent puissant et un

pistil

six

étamines d'un jaune

blanc verdàtre.

Cette plante est l'une de celles dont on s'est décoratif; et certes elle

le

mérite par

la

le

plus fréquemment servi en art

noblesse de ses lignes jointes à

la

grâce et

à la beauté de ses fleurs.

La

fleur

de

encore dans

lis,

le

fort

employée au moyen âge dans l'ornementation

et aujourd'hui

blason, dériverait cependant, suivant Viollet-le-Duc, non pas du

lis,

ou flambe d'eau. Cette question nous importe peu, du reste, nous ne devons nous préoccuper que de chercher des interprétations nouvelles mais bien de

agréables de

l'iris,

la

et

et

plante que nous venons d'étudier.

Voyons maintenant une

plante d'un aspect et d'une famille bien différentes, une

ombellifère.

L'angélique sauvage, ou branc-ursine, encore appelée panais des vaches, pousse sa forte tige, haute souvent de

deux mètres 26

et plus,

dans

les prairies

humides. Elle


.

D

établi

d'une- ombelle. 3econde^.^re..

fleur

fleur ejelérieure.

''

.„.."•

de

l'ombelle^.

de

'

l'ombelle^.

\,

'l3eUil du. d' a,tta^ch-e

I)eta.ib

.v

intérieure.

des. j^leurs

poml

des cm-

f^"]"^)-

27

ô^stéfne de

groupement

deô -ombedes secondaires '\„


mérite certes notre attention, aussi bien par

de ses fleurs que par

La plante cannelée

le

bon

se présente à

parti

puissance de ses formes et

la

que nous pourrons en

nous composée d'une

tirer

la

légèreté

en ornementation.

tige principale forte et cylindrique,

22), dressée verticalement, sur laquelle s'insèrent puissamment des

(fig.

découpées, et portant à son sommet une belle ombelle composée, de

feuilles très

couleur blanche.

De

l'aisselle

des feuilles partent souvent des tiges secondaires, couronnées elles

moins importantes. Nous remarquons

aussi d'ombelles

la

courbure légère de

la

tige entre les insertions des feuilles.

Tout en

cette plante est intéressant, et la feuille

en particulier

son attache, ses

;

pousses seront autant de documents précieux.

Lors de

la pousse, la feuille se réduit à une enveloppe membraneuse conique, surmontée à son extrémité d'un embryon du limbe découpé. Dans cette enveloppe

se

trouvent d'autres enveloppes semblables qui,

première

(fig.

19),

s'en dégagent

une

en grossissant, font éclater

pour

à une,

se terminer par

la

une dernière

d'où sortiront les fleurs.

A

l'extrémité

de ces enveloppes,

proportions considérables.

la

feuille

La membrane,

grandit et arrive

elle,

sert

d'attache

prendre

à

à

la

des

qu'elle

tige

engaine. Velue un peu, elle se colore fortement en un rouge puissant, tranchant sur le

vert de l'ensemble de la plante.

De même

que

la tige principale,

les gaines et

les pétioles

sont fortement striés. Arrivons

voyons

(fig.

20)

parties

du limbe encore peu développées s'insèrent directement

gaine.

Ensuite, les découpures s'accentuant peu à peu, les pétioles secondaires

qu'il

et

le

la

comme

trois feuilles séparées,

à l'extrémité

son complet développement

si

Quant 18).

de

portées à l'extrémité de

la

la

la

gaine s'allonge en un pétiole principal

(fig.

La

feuille

20), et c'est alors que des inscriptions dans

des formes géométriques pourront nous venir en aide pour folioles

Nous

feuille.

22, gaine E), auquel viennent se souder les pétioles secondaires.

atteint

(fig.

de

limbe étant arrivé à son entier développement, ses dentelures fines

profondes étant parfaites, l'extrémité de

(fig-

même

passe par trois périodes successives. D'abord, les difi'érentes

s'allongent et forment gaine. Enfin,

au limbe

la

mise en place des

découpés.

à l'inflorescence,

Nous voyons

nous avons

(fig.

dit qu'elle était

23) l'attache, en haut de

portant les ombelles, ainsi que les débris de

la

formée d'ombelles composées la tige,

des tiges secondaires

gaine qui renfermait le tout.

A

l'ex-

trémité de ces tiges secondaires naissent les ombelles composées, c'est-à-dire des

ombelles dont chaque tige porte elle-même une petite ombelle. 28


Ombelle, ôecon dà.ire,les peta^les

Ombelle,

tombée

formées

Bmnc- ursinc Data^iL d&i fruits

Nous donnons

a4

23)

(fig.

le

mode de groupement de

Chaque ombelle variables.

En

est

effet,

formée de

fleurs blanches,

extérieurs

beaucoup plus développés

même que

intéressante, de

Les pétales tombés,

pour

La

de

formes

et

de

dimensions

alors que les fleurs de l'intérieur de l'ombelle sont petites,

régulières, à cinq pétales, les fleurs extérieures,

pétales

ces ombelles, qui peuvent

dans des pentagones réguliers.

s'inscrire

le

beaucoup plus grandes, ont leurs

(fig.

La forme des

23).

les ovaires subsistent, dressés, et se

deux parties à

se diviser ensuite en

fleurs est

groupement des étamines, recourbées gracieusement.

la

maturité

(fig.

développent rapidement,

24).

caractéristique de cette plante est toute dans l'aspect robuste de la tige et de

la feuille,

opposé

à la légèreté

que l'ampleur des

feuilles

de l'inflorescence; l'ensemble reste plein d'une grâce

empêche cependant de tomber dans

L'étude de cette plante est assez compliquée, des exemples donnés

d'insister sur ceci, ces études ne sont

Chacun mettra en oeuvre la

si

les

la liste

études contenues dans les chapitres fois,

et qu'il

nous

soit

permis

que de brèves indications.

ses facultés observatrices, et, suivant son tempérament,

plante suivant ce tempérament

détails des effets

nous terminons

plantes d'aspects et de caractéristiques divers.

ne comblaient cette lacune. Encore une

comprendra

mièvrerie.

ici.

Nous avons avec intention pris des Nous les aurions variées davantage suivants

et avec elle

la

que d'autres trouveront dans 29

même. Certains trouveront dans les masse. Mais tous auront forcément

la


recours à

la

fondamentale de

loi

la

plante,

Maintenant que nous savons étudier

devons l'employer,

la faire se

la matière, l'interpréter,

Ceci est il

le

à la loi

qui juxtapose

les

éléments

des règles déterminées.

constitutifs suivant

but de ce

la fleur,

nous allons voir comment nous

courber aux caprices des formes et aux exigences de

en un mot. livre.

Car

s'il

est indispensable de savoir étudier la plante,

importe, plus encore peut-être, de savoir l'interpréter. C'est par l'interprétation

seule que l'on

exécuté

fait

le style,

oeuvre de décoration, et l'interprétation raisonnée donne à l'objet

indispensable à toute oeuvre ornementale.


«1®

»^ K 1 \, )\ ©o o© ©o e® O©

A

€)0

AAAA

)X >\ X OO OO oo oo oo oo oo

Interprétation

RAVE question dans

Nous venons

ornemental que celle de l'interprétation.

l'art

d'étudier

éléments divers qui

la

plante

composent

la

et

;

nous

connaissons

nous avons dégagé

les

la

loi

qui préside à sa formation.

Nous pouvons donc, telle

attitude

nous

qu'il

plaira

la fleur

avec ces documents, reconstituer dans

que nous avons choisie

comme

principe

décoratif.

Ainsi pourvus, nous allons maintenant aborder l'ornementation florale, qui doive

nous occuper

ici, afin

nous.

Mais encore, avant de nous élancer

deux règles

au hasard,

absolues vont nous être imposées, sans

la

quelles nelle

r

observance des-

stricte

nulle

ration-

décoration

Ce

ne saurait exister. L'adaptation de

sont

:

la

forme à

la

forme à

l'espace à décorer; 2° la

L'adaptation de

matière employée.

Ces

grands

deux

principes,

ces deux bases fondamentales de l'art

nous

décoratif,

guider

doivent

dans

d'ornementation.

toujours

toute

Et

si

la

seule

de décorer les formes diverses qui se présentent à

oeuvre parfois Ané-inorie- Sylvie.

31


S.riènioi]e/

Sylvie^

leur observance rend plus pénible le travail de la composition, par contre, toujours elle

donne

à celle-ci le

pensable de

l'intérêt

style, condition indis-

de toute

oeuvre

orne-

mentale.

Dans

l'adaptation de la forme à l'espace à

nous étudions,

décorer,

en

vue

d'un

effet

voulu, arrêté d'avance, l'équilibre des masses

de

et le parti les motifs

;

la

composition.

nous groupons

espaçons suivant

le

partie de la plante, autre.

les

Nous plaçons formes ou

les

cas; nous allongeons telle

nous raccourcissons

Cette tige rigide est assouplie,

telle

et,

se

contournant avec complaisance, va enrichir un coin qui resterait vide sans cela.

Mais,

qu'est-ce

composition C'est

la

que

donné

dans

une

placement

des

parti

?

disposition,

éléments décoratifs qui

un plan qui

le

a

la

le

composent, suivant

pour but de produire un

effet

et raisonné.

Car^'ornementation ne consiste pas seule-

ment •

32

à charger, surcharger de décor un objet.


Rnémone vSylvte^ ou

fleur

daVendredi5zj.int_ Plante herbacée

,

vivzxce.

low-l^centi Fl.eur blanche, ro5e û.Venver& des pétcclc6, '

faut

11

que

ce

décor se trouve être judi-

cieusement disposé, parce que

la

soit

pour que

s'harmonise mieux avec

26,

27,

faire valoir la matière,

soit

destination de l'objet exige telles dispositions

spéciales, soit enfin

Nous

pour

la

le

motif décoratif en lui-même

forme qui

le reçoit.

avons, dans les quelques exemples des figures 25, 29, 3o,

32,

l'espace libre de la

33,

rempli intentionnellement tout

surface imposée. Et cela revient au 33'

L


Ô.Tiernor|€>

6^1 u

)

même

i

lorsque,

voir dès le début

pour une des raisons haut

plus

nous

citées,

composition

limitons par une forme l'or

répartir

nementation qui doit décorer

la

composition

la

composition.

plus

Enfin, la décoration recevra

légère, cantonner le décor d'un côté

une partie ovale

et réserver

faire valoir la finesse

délicat

Ou

du

libre d'or-

née à orner

de pâte, l'émail

Dans

plat décoré.

la

encore, dans cette couverture

dication

du

titre

sont

l'in

un

forme

la

les

à

exigences

moindres

détails

de

joli

s'il

est bien

dessin,

il

pensable

que

puisse

être

de

faire

est indis-

ce

dessin

facilement

exécuté, sans que, dans

plus

aucun cas, l'ouvrier

haut que l'équilibre

se

des masses devait

trouve obligé à

des

nous pré-

occuper.

les

Car,

de l'ou-

ples entre mille.

aussi

de

employée,

celle-ci.

deux exem-

Nous avons vu

l'adaptation

matière

régler

vrage, etc.

Ce

telle

oeuvre notre composition viendront

ménagé pour recevoir indispensable à

monument ou

techniques du métier qui mettra en

phiques, planche 35, un cartouche

la lettre

tel

pièce de nos habitations.

rectangulaire à ornements typogra

doit être

tel

caractère suivant qu'elle sera desti-

nements. Cette surface nous permettra

de

;

les

néité et le parfait équilibre de la

34, on peut dans ce plat,

pour rendre

et

de façon à assurer l'homogé-

par exemple, dans

Ainsi, figure

pleins

les

la

exécutée

vides, les clairs et les foncés,

forme.

telle autre

que produira

'effet

tours

dresse

Nous

d'a-

hasar-

deux qui n'ont

devons pré-

que

PorUlori

54

deux


résultats

:

l'élévation

main-d'œuvre

et le

du prix de

manque de

la

style

de l'objet exécuté.

En un faire

pourquoi

mot,

donner

à

vouloir

un métier ce dont

il

n'est pas capable ?

vouloir

Pourquoi procédé, doit

que

alors

imposer

l'œuvre?

11

dissimuler c'est

lui

à

caractère

le

le

qui

que l'ouvrier

faut

puisse donner pleinement et

librement

cours

à

professionnelles, autant

qu'il

est

et

ses

capacités

fasse

valoir,

possible,

la

ou narcisse trompette rianle i)ulbeuôejVivc>uce,de^ Zo à, )o "1^ dthdMÏcur. fleurs jà.une5, peailles d'un

vert frovd.

fleurit de

mars en

cvuri-l.

rvc,.;i.

35.


emplo-

matière yée.

Pourquoi, dans bois sculpté,

le

pour dissimuler gouge,

et

lui

la

racler,

polir

c

moindre trace

i

donner un aspect

de moulage teinté au brou de noix?

Pourquoi limer,

frotter

le

fer forgé

coup de marteau ne puisse apparaître ainsi à

afin

qu'aucun ressembler

une pièce fondue?

Pourquoi vouloir qu'une une

,

et le faire

étoffe

imprimée imite

à s'y

méprendre

étoffe tissée?

Bien mieux

serait

de dégager, de mettre en lumière chacune des

beautés propres au métier qui nous occupe. est taillé, et le fer qu'il est forgé, tous

Que

le

bois montre

qu'il

deux ne pourront qu'y gagner

du caractère. Si

une

étoffe

imprimée valant

francs le mètre

est

six

par

belle

elle-même, qu'importe qu'elle ne donne pas étoffe

l'illusion

drait quarante

ce

cas,

l'étoffe

d'une

en vau-

tissée qui

Car, dans

?

non

seulement

imprimée donne

ou mieux ne donne

mal,

pasl'illusion rêvée d'une étoffe

tissée,

mais en-

core, souvent pour atteindre ce mauvais résul-

a-t-on sacrifié libre-

tat,

ment

la

richesse

de

la

coloration pour obtenir des effets

de

reliefs

,

de bro-

chés, de trompeœil. 6^r\è.r[[0T[Z.

Sylvie.

Donc, une des


Ylàl orrié

conditions indispensables pour faire

de

oeuvre

Porillori.

qui

en une branche

vaille

quelconque de

l'art

décoratif est la

connaissance, aussi parfaite que possible,

de

la

technique propre à ouvrer

employée

et le respect

cette matière, mais la

11

Non

;

il

encore du métier qui

ne faut pas faire sa composition et :

l'exécutant

tirera

s'en

toujours.

faut au contraire se mettre à la place de

celui-ci et se dire à

lement exécutable?

et

chaque instant

:

ceci est-il faci-

modifier, rejeter absolument et

impitoyablement toute forme ou toute formule qui ne

De

matière

mettra en œuvre.

dire

se

la

non seulement de

le

sera pas.

Nous

l'avons dit

cette préoccupation constante naît l'interprétation dans un but déterminé,

style

:

le

en un mot.

Qu'est-ce donc que l'interprétation? L'interprétation est la simplification, l'ornemanisation d'une forme que l'on tire

de

l'état

nature pour l'amener à

resque d'une plante, d'une

fleur,

l'état

on

ornemental.

extrait et

Déjà, en faisant l'étude de la plante,

de

la

schématiser

:

commencement

Nous avons cherché

à inscrire

En un

d'interprétation.

la sty-

lisation la plus simple.

Donc, pour interpréter

une plante en vue

de son exécution matérielle, suivant et

respec-

tant la loi que nous en

avons

dégagée

reprenons

les

,

nous

éléments

divers que l'étude nous a révélés, et, les

la simplifier,

chaque forme dans une figure géométrique. Or,

naturelle en formes

géométriques est

le pitto-

on crée un principe ornemental.

nous nous sommes efforcés de

transposition de la for-

me

mot, négligeant

simCouverture-

d'avlburti

37

.

PoriUor\

la


nous

plifiant,

les

qualités requises

Deux de

la

juxtaposons et reconstituons une forme ornementale répondant aux

pour

et la facile exécution.

idées dominantes doivent donc nous guider dans l'interprétation

forme créée

industrie nouvelle

comme

bonne décoration

la

et la

mise en oeuvre

facile

de

nous dictera une nouvelle façon d'interpréter;

exigera d'importantes simplifications

le fer,

telle autre,

;

la

beauté

matière rude,

telle

comme

devra être fine et enrichie. Mais toujours et dans tous les cas

la loi

devra être une de nos grandes préoccupations,

feuille

quel que soit

:

matière employée. Et chaque

la

et la fleur,

la

la dentelle,

de

la

plante

employées,

motif qu'elles auront servi à composer, devront être facilement

le

reconnaissables.

Nous donnons

dans

ici,

géométriques d'une

la figure 38,

fleur d'iris

quelques exemples simples d'interprétations

germanique.

On

forme que nous fassions subir aux éléments de grâce

naître,

au respect absolu

Une

composent.

de

des

disposition

la

quelque altération de

voit que,

celle-ci, toujours

on peut

la

diverses parties

autre nécessité de l'interprétation, lorsque nous devons

reconqui

la

ornema-

niser une forme, est de l'enrichir, de la détailler; car la forme seule ne serait pas, la

plupart du temps, d'un suffisant effet décoratif.

matière,

présenter

la

sous

11

faut encore

y

faire jouer la

aspects les plus divers, tirer tout le parti

ses

des

ressources qu'elle nous offre. C'est alors que l'étude minutieuse des détails nous vient en aide. Partant d'eux,

comme

principe, nous

détailler

les

pouvons

à notre gré,

dentelures des feuilles,

en vue d'un

effet voulu,

ou

multiplier

plissement des pétales, tirer parti

le

des

nervures, des épines, etc.

Nous pouvons même

les

orner d'une façon toute conventionnelle. Si

est bien établie et ses principes

reconnaître. stries,

Même

si

la

plante

fondamentaux respectés, toujours on pourra

la

ses pétales, ses feuilles, ses tiges se couvrent de points, de

ou de toute autre ornementation inspirée par notre

libre fantaisie.

Comme

toujours, la technique et la beauté esthétique seront nos seules règles, et en nous

reportant à elles, nous resterons certainement dans de justes limites.

Nous avons Sans entrer spéciaux,

il

ici

pris

comme exemple

germanique, d'une

l'iris

facile interprétation.

dans des détails précis que l'on trouvera à chacun des chapitres

est facile

cependant de se rendre compte des altérations diverses que

forme a subies, selon qu'elle doit être traduite en verre, orner simplement un papier peint,

fer,

la

en dentelle, en bois, en

ou composer un pochoir. Autant d'orne-

manisations diverses.

38


,

Iris

1^

tjermîvnique. feutlLeb plates, d'un vert qLcXUQU.e^ fleurs: en bcXî), violet foncé cxvec poils Jaunes à la J?aî>e en h.a,ut^ violet clair fleurit de mal en juin. ,

Mais,

outre

la

question

;

de

.

l'interprétation

composition,

nous conduit encore à nous occuper de

La couleur

est

la

couleur.

un des principaux moyens d'action de

retrouve dans toute composition ornementale,

monochrome, comme par

jeu des

le

la sculpture,

ombres

des lumières,

et

même

le fer forgé,

le

On

décoration.

la

dans celles où

la

la

matière est

bronze, etc. Car, dans ce cas,

des valeurs diverses sont

créées,

qui

produisent, par leur contraste, un effet plus ou moins pàle, plus ou moins coloré.

Pour

la

couleur, les deux règles d'esthétique et de technique s'imposeront encore

à nous.

Au

point de vue esthétique, nous aurons à tenir compte de l'harmonie et de

la

destination.

Au

point

de

vue technique,

matière

la

employée

et

la

main-d'œuvre

nous

dirigeront. Et,

d'abord, en général,

comm:

représentation

la

ornementale est toute de

convention, repoussons les modelés dans les décorations de surface ou,

s'il

est

indispensable d'en avoir un, créons le tout conventionnel; mais qu'en aucun cas l'effet

de

relief,

de

trompe-l'œil

déformer cette surface, d'y la

ne se produise;

faire trou

le

résultat

serait

surtout

de

ou bosse. Or, nous devons l'orner mais non

déformer.

Voyons d'abord

En

les conditions

que

les

exigences de destination nous imposent.

plus du goût du client que nous

devons

satisfaire

autant que possible

certaines préoccupations vont se présenter à nous, suivant l'usage auquel est destiné

40


nous

dont

l'objet

avons

même

est certain qu'un papier peint de

Il

l'ornementation.

colorer

à

composition

murs

sera différemment coloré, suivant qu'il couvrira les

d'une

salon,

d'un

à

salle

manger ou d'une chambre

à

coucher.

De même, une qu'elle décorera

ornée changera de gamme, suivant

frise

un monument public, une taverne ou un

intérieur.

On diose le

cherchera dans

dans

;

le

premier cas une impression gran-

le

second, une tonalité brillante et riche

troisième, une harmonie calme et

On

ne

saurait nier

impressions particulières que

les

Ne

font naître en nous les diverses couleurs.

des couleurs pures. Alors que large

sion

et

calme,

éveillera l'idée de gaieté, et le

parlons que

bleu donne une impres-

le

jaune, plus

le

dans

;

douce.

plus lumineux,

vif,

rouge sera plus brutal, plus

violent, plus exubérant.

Les mélanges par deux de ces tales

donneront de

même

trois couleurs

fondamen-

des impressions participant de

chacun des éléments de ces mélanges; exemple, composé du jaune

et

et

l'orangé, par

du rouge, énoncera

l'idée

de gaieté un peu brutale ou de joie bruyante. Ainsi de suite.

Pourquoi ne pas

préoccuper davantage de cela? Et

se

pourquoi s'obstiner à

faire

de

manger un trou

salle à

la

triste, aux meubles foncés, aux papiers sombres, alors que cette pièce, où la famille se trouve chaque jour réunie, où

l'on oublie

contraire

un moment

se

viendraient

claires

nappes,

à

cristaux.

l'éclat

Les

les

ennuis des affaires, devrait au

présenter gaie et s'y

Les tentures

avenante?

harmoniser

de l'argenterie,

à

blancheur

la

des

transparence des

à la

jaunes, les verts frais, l'orangé

même

pour-

raient s'y marier heureusement, et introduire la gaieté là

la tristesse est

trop souvent de règle.

Passons à l'harmonie.

Une

des conditions indispensables à une ornementation 41

.


I

quelconque est d'être agréable

à la vue,

lignes, celle des valeurs et des couleurs

De même que pour

la

de reposer

les regards.

L'harmonie des

nous permettront d'atteindre ce but.

composition, nous aurons à prendre un parti pour

la

coloration.

Partant de

de

la

gamme

la

condition imposée par

à choisir,

de l'équilibre des valeurs

Examinons donc chacun de ces Qu'est-ce qu'une

la destination,

gamme?

et

nous aurons

des tons, de

à

nous inquiéter

l'effet.

sujets.

C'est une succession de valeurs colorées différentes,

destinées à créer une harmonie. Et par valeurs colorées différentes je n'entends

pas que ce soient

les couleurs qui doivent différer, mais bien les valeurs. Car un camaïeu crée une gamme, quoiqu'une seule couleur y existe, mais à divers états

d'intensité.

42

\1


Ceci nous amène à définir

La

valeur est

quantité de clair et de foncé qui entre dans la composition d'un

la

Prenons un exemple

ton.

la valeur.

:

représentons par deux chiffres les

deux valeurs

opposées

soit

;

les plus

par zéro,

:

blanc, la valeur nulle, et

le

par dix

valeur

la

à

En

voici déjà

deux qui sont

Mais

déterminées. elles

l'état

le noir.

extrême d'intensité,

entre

une

s'échelonnent

,

infinité de valeurs intermé-

suivant que par le

diaires,

mélange du noir

du blanc,

et

nous aurons créé des tons Et

plus ou moins foncés.

exemple

notre

reprenant

numérique, nous dirons, en car

simplifiant,

des valeurs est

mélange

le

nombre

illimité

d'une

:

le

de

partie

noir et de neuf parties de

blanc nous donne )

la

valeur

de deux parties de noir

;

contre valeur

huit 2

;

de

noir contre blanc,

la

de

blanc

,

la

six parties

de

parties

de

six

valeur

6,

etc.,

pour arriver aux dix parties de noir, extrême limite de

Irb QerniMiique.

Vitràil, rriise eri plorribi

gamme.

la

Or, pour chaque couleur, les

le

même

rapports de couleurs entre elles.

un bleu

clair qui

aura

Nous savons donc

la

rapport de valeurs se produit,

Un

rouge foncé aura

valeur 3 ou inversement.

ce que c'est qu'une valeur. 4}'

la

ainsi

que dans

valeur 6 par rapport à


Or, nous l'avons

est le point important

dépend

D'elle

même

gamme

une

dit,

l'effet, et d'elle

camaïeu donnera fort bien un juste

;

seule.

couleur en valeurs différentes,

il

de

effet

donnera aussi bien un

effet

mise en valeurs de notre sujet; car

à la

de toute coloration

En

une succession de valeurs colorées.

est

gamme, nous aurons pensé

créant notre

Un^ exemple les

si

prouvera

le

au

:

moyen d'une

Un

plus divers sont créés.

les

effets

soleil

la relation

des valeurs entre elles est

de nuit. Les couleurs les plus brillantes ou

plus sombres ne donneront pas ces effets,

si

mise en valeurs.

la

:

les

les

rapports des valeurs entre elles ne

sont pas bien établis.

On comprend même valeur que

facilement qu'un motif ne peut pas se détacher sur un fond de lui.

Nous aurons en

outre,

même que pour

de

les

masses

et les lignes,

à

nous

inquiéter de l'équilibre des valeurs.

L'influence des valeurs les unes sur les autres devra aussi nous occuper.

L'observation montre que

même

blanc rayonne, s'étend, semble empiéter sur une

le

surface foncée qui l'entoure.

L'expérience est bien connue, où deux cercles de

diamètre, l'un blanc sur fond noir, l'autre noir sur fond blanc, sont simulta-

Le premier,

nément regardés.

cercle

le

beaucoup supérieur au diamètre du cercle nous

faut

Un

cependant tenir compte.

importance une

fois la coloration faite.

blanc, noir.

paraît

être

d'un

diamètre

Simple illusion d'optique, dont

de il

motif clair sur un fond foncé gagnera en

Un

motif foncé sur un fond

clair maigrira,

deviendra plus grêle.

Autant de règles

Nous

jaune et

présentes à l'esprit en composant.

n'avons encore parlé que des valeurs

proprement

Nous

qu'il faut avoir

savons le

qu'il

rouge.

nous donne

;

parlons maintenant de

la

couleur

dite.

les

existe trois couleurs fondamentales

Nous savons

couleurs binaires

L'ensemble de ces blanche par

le

aussi

six

:

le

que

le

le

à

:

le bleu, le

deux de ces couleurs

vert, l'orangé et le violet.

couleurs, que donne

prisme, forme

ou primaires

mélange deux

la

décomposition de

la

lumière

cercle chromatique, et c'est de leurs mélanges

divers que naissent les autres couleurs, quelles qu'elles soient.

La décomposition de il

est facile à

doit

donner

le

la

lumière blanche par

comprendre qu'en principe blanc

;

les

le

le

prisme donnant ces

mélange des

six couleurs,

trois couleurs primaires

couleurs binaires étant composées du mélange deux à deux

des couleurs primaires. Le principe est juste, mais pas

la réalité.

La

couleurs que nous employons ne nous permet que d'arriver au gris. 44

matérialité des


Donc une

prenant

,

couleur

pri-

maire, )e bleu, par

exemple, nous vo-

yons que pour ver

au

arri-

blanc

principe,

en

deux

les

autres couleurs pri-

maires sont nécessaires;

mais

pouvons y tuer

mélange

leur

forme

qui

nous

substi-

cou-

la

com-

leur binaire,

plémentaire première.

de

la

Nous vo-

yons donc que

le

bleu a pour com-

plémentaire l'orangé, formé et

du

même,

du jaune

rouge. le

comme

violet

le

De

jaune aura

complémentaire, et le

rouge

aura

le

vert.

En théorie le

mélange

couleur

et

donc, d'une

de

sa

complémentaire résumant

tout

,

le

cercle chromatique,

devrait

blanc.

vu Irii qernii,Tii.Que..

Echappe.

qu'il

gris. er\

dentelle.

46

donner

le

Nous avons donnait un


Quelle

couleurs

influence les

ont-

s'exaltent, s'exaspèrent mutuelelles les unes sur les autres? Les complémentaires force son bleu, en quelque orangé d'un lement. Un bleu amené au voisinage ton. sorte, alors que l'orangé affirme avec énergie son

Indication précieuse

:

Quand nous voudrons

faire

valoir

une couleur,

nous

l'avoisinerons de sa complémentaire.

Autre chose

:

Un

ton modifie les tons voisins dans

Par exemple, plaçons un orangé auprès d'un l'orangé plus rouge que

vert.

le

sens de sa complémentaire.

Le

vert paraîtra plus bleu et

lorsque ces couleurs étaient isolées.

par l'orangé, et l'orangé est modifié par

le vert.

Le

vert est modifié

Nouvelle indication

:

Quand nous


voudrons modifier un ton

nous pourrons

existant, sans le toucher,

par un

le faire

voisinage raisonné.

Nous avons vu qu'un

ton combiné

nous voudrons rompre un ton, nous

complémentaire donne un gris

à sa

quand

:

mélangerons à sa complémentaire.

le

Voici, très brièvement exposé, ce qu'on pourrait appeler

cuisine de la couleur.

la

Libre à nous de composer nos gammes maintenant et d'y

faire dominer les tons chauds, parents du rouge et du jaune, ou les tons froids se rapportant au jaune et

En

au bleu.

Tons cha-uds

Ç^ouoe^l

mieux leur

JTlmium.

tous cas,

de

est

équilibre

pour

chercher ,

comme

valeurs

les

le

les

,

lignes et les masses.

Nous avons

res-

les

sources innombrables des gris

de toute nature, d'une

harmonie

Nous

facile.

pourrons aussi employer le

Sleu vert

camaïeu,

couleur

d'une seule

ou de couleurs

très proches,

Verl

comme

par

exemple des verts chauds

Cercle. chrorriatiQaex

et froids

de valeurs diver-

ses et appropriées.

La

seule règle est que le résultat

couleur,

la

naîtra

un

lis

en

décoration,

bien interprété,

harmonie agréable,

bien

fût-il

sa

à

soit

bon.

Car plus encore que

peut être absolument conventionnelle. bleu ou vert.

répondant

place,

la

forme,

On

recon-

L'important est de créer une

aux

exigences esthétiques

et

techniques.

Nous venons

d'étudier les premières, restent les secondes.

Certains métiers n'offrent

N ous

la possibilité

devons nous conformer

Par exemple

:

les étoffes

que de gammes restreintes ou spéciales.

à cette obligation.

imprimées, dans

la

préparation desquelles les réactions

chimiques jouent un grand rôle, ne peuvent employer

que

telle autre,

ce papier peint.

ou on nous

Nos

limite à quatre

connaissances de

tions des industriels devront

la

telle

couleur en

ou cinq impressions pour

même temps gamme de

la

technique de chaque métier ou les indica-

nous guider 48

ici.


partie de l'ornementation Voici donc, très résumée, cette importante

:

l'interpré-

tation.

Nous

les principales industries allons maintenant aborder spécialement

sommaire-

tales et indiquer

ment les exigences de cha-

Ces exigences, nous ne pourrons

les connaître qu'en

étudiant la technique de ces industries.

Mais

JRSl

^ ^^^^^ I

*7

¥

WfÊT

'

VI

Vr

'l!LÎ|^

M

^

^^i^^^jW

\

^^^Tl

ces tech-

chacune

souvent, et

^^v''

compliquées

sont

niques

y If p

ornemen-

d'elles

un volume pour être décrite à fond. Nous devrons donc nous spécial

exigerait

borner à indiquer superfiles

ciellement

nécessaires à la

conditions

bonne exé-

cution d'un modèle décoratif

dans

trie,

telle

en y

ou

telle indus-

ajoutant, lorsque

cela sera possible, tout ce

que nous pourrons expliquer clairement de la mise en œuvre. Cela nous sera facile

pour certaines, comme

le vitrail et la

marqueterie,

par exemple, où l'outillage est simple

;

mais, par contre,

pour les étoffes autres,

nous

tissées, entre

ne pourrons

entrer dans l'explication et la

ii,i<,(;jej,^a,mqm^

pochoir, sentis el bordure.

F",

^5.

description des métiers étoffes impri-

les et délicat. De même, pour de tissage, au mécanisme complexe donne questions de teinture. L'industriel nous mées nous laisserons de côté les chimiste et non au cela doit nous suffire. C'est au telles' gammes à employer,

49

7


décorateur qu'il appartient de chercher, au moyen de réactions diverses, des teintes nouvelles. L'artiste peut, certes, provoquer cette recherche; lorsque le chimiste les aura trouvées, le décorateur saura toujours les mettre en oeuvre et les faire valoir, alors qu'elles seront mises à sa disposition. Et, s'il est bon déjà de connaître une industrie par des descriptions, il est infiniment meilleur de voir, d'observer l'ouvrier au travail, encore mieux de travailler,

et

d'exécuter par soi-même ses compositions lorsque cela est possible; car c'est là seulement, lorsqu'on s'attaque à la matière, que l'on apprend à en bien connaître toutes les ressources, à la maîtriser, et à lui faire rendre

maximum

le

divers.

Malheureusement,

à

moins de cas spéciaux,

il

est rare

que

l'artiste

d'effets

puisse

lui-même réaliser son œuvre. C'est donc en s'entourant du plus grand

nombre de renseignements

et d'obser-

vations, qu'il lui sera possible de faire des oeuvres facilement exécutables, ayant caractère, des oeuvres de valeur en un mot.

du


Bordures

la bordure est employée, ANS toutes les industries ornementales, ressources du décorateur. et est une des principales la retrouvons, Dans tous les temps, dans tous les styles, nous voyons à chaque nous la simple ou compliquée et de nos jours ;

instant,

avec les frises la

le

que dans

aussi bien

marqueterie ou

dans

imprimées, papier peint et les étoffes tissées ou sculpture la dans dentelles, broderies et les

les

en bois ou en pierre, dans

mosaïque, dans

la

le

bronze

,

dans

le fer,

dans

la

céramique ou l'orfèvrerie, partout enfin où

l'ornementation joue un rôle.

cependant pas toujours la toujours, la raison de son emploi n'est qu'un accessoire, un ornemême dans toutes les ornementations. Tantôt elle n'est l'isoler de son entourage .mmechargé de limiter une surface déjà ornée, de

Employée

ment diat.

C'est

le cas, la

entourant plupart du temps; pour les bordures

ou des

tapisserie, par exemple,

Tantôt

elle

devient

le

le sujet

d'une

vitraux.

point riche,

la partie

intéressante en elle-même

d'une

peint uni ou orné d'un seul jeu de décoration. Telle, la frise surmontant un papier dentelle, la frise qui court le long d'un fond, ou encore le motif en bordure d'une édifice.

On comprend

l'un ou l'autre cas, la facilement que suivant qu'elle doit répondre à

bordure doit être composée de façons différentes. d'isolant, Dans le premier, elle va se borner à son rôle en étant composée

pour

ainsi dire, tout

l'œil

qui la découvre. Elle doit

intéresser autant que

Dans

le

lui

;

s'effacer,

disparaître

de motifs assez agréables pour intéresser

mettre en valeur

encore moins nuire à

le

motif principal, et non nous

l'effet qu'il

doit produire.

riche, de coloration plus second cas, au contraire, de composition plus

51


vive,

elie

doit

attirer l'attention,

étant par destination la partie

marquante vers

laquelle doivent se porter les regards.

Donc, nous voyons que divers, et par là

même,

bordure peut être appelée à répondre à des emplois

la

qu'elle doit, suivant le cas, être

composée de façons

diffé-

rentes.

Mais, qu'est-ce à

vrai

dire

qu'une bordure? C'est une succession de motifs.

(

Bordures. Dlppêrents

partle>.

répétés ou non, destinée à limiter

fie,.

46

i

souvent, à orner une surface. Tel un cadre

et,

un tableau de son entourage immédiat. La bordure peut être simple ou ornée.

isole

Dans

le

premier cas,

Dans

le

second cas,

elle se

elle

peuvent convenir, étant donnée de

à

un simple champ

comporte, au contraire,

déjà employée pour cet objet. la flore,

borne

la destination

52

des

filets.

d'ornementation qui

de l'objet décoré ou l'ornementation

Le motif pourra

la faune, etc.

uni, à

tels motifs

être simplement ornemental, tiré de


Bordures

.

Lipfèreats

p£>.rtis

pourra encore être composé de motifs répétés ou de motifs non répétés; de grande liberté motifs symétriques ou non symétriques. Là, comme ailleurs, la plus 11

nous est

laissée.

Cependant, ces dernières conditions dépendent surtout de

la

mise en oeuvre de

la

bordure.

Dans chaque

les fois

d'œuvre

le

industries ornementales, la répétition s'impose la plupart

du temps

prix de

:

main-

que se produit l'intervention mécanique, ou que le le papier peint, un motif de bordure, de la

réclame. C'est ainsi que, dans

frise,

53

gravé une fois, se reporte


ensuite indéfiniment. le

En

comme nous

effet,

verrons lorsque nous étudierons

la

tech-

nique de cette industrie, l'élément ornemental,

raccord, est gravé soit sur une

le

planche, soit sur un cylindre, suivant que le

papier est imprimé à

quement,

et cette

la

main ou mécani-

planche ou ce cylindre

viennent déposer sur

le

papier une succes-

sion de motifs, toujours les

mêmes,

se rac-

cordant entre eux, pouvant se prolonger indéfiniment, et constituant la bordure.

Ce

motif sera plus ou moins long, plus

ou moins compliqué, mais pratiquement doit

répéter,

se

il

même

faut

il

qu'il

se

tissées

ou

répète.

De même, pour les étoffes même pour les

imprimées; de

pochoirs;

encore, pour les bordures céramiques où un, deux, trois, quatre carreaux,

ou

plus,

reçoivent le motif, et où ce carreau ou ce

groupe de carreaux se répètent ensuite

à

loisir;

dans les dentelles ou dans les bro-

deries

mécaniques, partout

enfin

le

motif doit se plier à une exécution indus-

et

trielle

le

métier est

metteur en

le

oeuvre.

Dans

d'autres

cas,

la

répétition

imposée par une nécessité d'économie. est certain, par exemple,

Il

que tout ce qui

est exécuté à la

main pourrait être

niment varié

que

et

est

la frise

indéfi-

sculptée qui

court le long d'un édifice pourrait renouveler

ses

puisqu'elle

bout de

motifs est

l'outil.

d'un

à

l'autre,

entièrement exécutée

au

Mais, des raisons écono-

miques interviennent

54

bout

le

plus souvent. Les


crédits alloués ne permettent au sculpteur

que

la

composition d'un motif plus ou

moins long, que des praticiens copient

et

juxtaposent, en raccordant bout à bout ces divers

exemplaires

même

d'un

élément

ornemental.

De même,

les

frais

de composition,

d'établissement de modèles, imposent répétition grille

en

pour

fer forgé

des

couronnements

de

ou en bronze, pour des

bordures en mosaïque, que

55

la

sais-je encore.


«

hx pLeun peme-Ue z.t>l d'un rouqe verdà-tre Lix pLeui? mà^Le- ou ohcxton d'vm

fleurs mâ,le.3 e.t femelles épA,nouiesa

:

,

vert j o^u.nàXvC'.

56


Sans compter que, souvent, la

mise en oeuvre peut se prêter facilement à

lui-même de plein gré, comptant sur d'un

même

Car

il

l'effet

la variété,

l'artiste

même

si

créateur y renonce

produit par les répétitions successives

élément décoratif.

est à

remarquer que de

la

répétition naît un effet spécial, bien orne-

mental; et qu'avec un élément banal, sans intérêt par lui-même, on produit souvent un effet décoratif puissant, rien que par

la

répétition voulue et raisonnée de ce

motif.

Donc, répétés;

trois principales raisons font

ou

la

composition

qui

que

la

bordure

est

presque toujours

à

motifs

(_

57

s

4


feuille, Fla^nte à,quà.ti,que-,VLva.ce. feuilles

vèrt froid foncé, fleuri jaoïneô-, fruit vert froid sombre-. Bouton jaoïne ta,che5 vertes. fi(,. &Ô

non déroulée

.

Coupe, el •plfioi

de-

j-leu-r

l'exige,

ou l'exécution matérielle qui

l'impose, ou

la

mise en oeuvre écono-

mique qui y contraint. Étudions maintenant

la

bordure en

comme principe orneNous ne nous occuperons ici

elle-même mental.

que de

la

bordure

Deux grands

à

motifs répétés.

partis principaux se

présentent à nous dans sa composition.

Ou

bien les motifs se succèdent,

s'harmonisent

entre

lignes, s'équilibrent

comme

eux

comme

sans cependant se relier;

masses,

tel est le

icx.


59


.

cas des figures 46 côte,

ou disposées

Ou

encore,

la

à 55.

Notons que, reusement faut-il

à ces

des plantes poussées côte à

sont, pourrait-on dire,

ainsi.

bordure

ses tiges le long de

souple et sinueuse.

Ce

comme formée

est

cette bordure,

Ce

serait le cas

d'une

même

partis. Certes, l'interprétation

que ce tout fasse bien;

mieux aux rinceaux que

le

et

il

une tige

telle

des figures 56 et 61

suivant la nature des plantes, celles-ci se prêtent plus

deux

prolongeant

plante

en répétant ses dispositions;

nous permet

ou moins heumais encore

tout,

est certain qu'une plante à tige souple se prêtera

houx, par exemple, aux formes rigides. Mais, cependant,

avec de l'habileté, tous les obstacles doivent être surmontés facilement,

ment importe peu, souvent, plus ou moins

à

qui sait s'en servir et en tirer un

voilà tout. Nous pourrons

facile,

condition de les disposer heureusement;

il

ou

Mais

la

vigne vierge s'y prêteront mieux.

tation, sinon à plier, à

faire

bon

à quoi

parti. C'est

des rinceaux de

est pourtant incontestable

doit

et l'élé-

soleils,

que

nous servir

le

à

jasmin

l'interpré-

soumettre à notre volonté les éléments décoratifs les plus

divers?

Nous donnons, de

la figure

46

à la figure 61,

quelques exemples de partis de

bordure.

Dans

la

composition de

la disposition

la

bordure comme dans

celle

de tout ornement,

des éléments doit être voulue, raisonnée en vue d'un 60

effet à

le parti,

produire.


h

6i


Les lignes harmoniser

Un où,

un axe,

être

l'un

des

plus

est

46),

parti

se

employés,

c'est aussi l'un

pauvres.

L'équilibre trouve

ce

plus

hâtons-nous de dire que

(fig.

demi-motif se

le

Mais quoique

redouble.

des

simples

motif symétrique

suivant

trouve

s'y

et s'y équilibrer.

des partis les plus d'un

celui

masses devront

et les

s'y

tout

réalisé

cependant.

Mais

K60:

ornemen-

l'élément

qui est réduit à

tal

un

demi -motif

146b

se

trouve encore répété

h\Mhf\(ià\f-

par les reports successifs

de ce motif.

Plus de variété peut être désirable.

Et cela est

pour

que

les

bordures

mm

amener

variété

cette

T46â

vrai

si

dans

|46e/

à motifs

symétriques, on em-

souvent

ploie

motifs alternés,

les

deux motifs dissemblables Mais, vent

la

symétrie dans chacun des motifs,

comme dans Ici le

est

se succèdent.

encore, nous retrouvons sou-

la figure

46 a par exemple.

motif symétrique de

conservé, mais

il

la figure

alterne

avec

46 un

autre d'importance moindre, et dont la

présence enlève un peu de monotonie à la composition.

62


m

La

46

figure

quoique

le

b

plus

est

motif général

ait

variée

nombre plus grand des motifs paraître la répétition

cependant,

encore,

un axe de symétrie; car

Pourtant,

secondaires

fait

nous remarquons

le

moins qu'ici

chaque élément particulier du motif possède lui-même un axe de symétrie.

Varions unique

;

et

Dans la bordure 46 c l'axe est deux motifs principaux ont des axes qui

davantage. si

les

leur sont propres, les motifs secondaires sont symétriques

seulement par rapport

à l'axe principal

commu,i

tous les

à

motifs.

On

voit

donc que,

même

dans

les

symétriques, on peut introduirî de

La

la

bordures

à

motifs

variété.

figure

67 nous en

un autre exemple. L'axe passe

ici

entre les

feuill

de nénuphar.

EUnte

de, 2

à.;»':

de hdMl

Cependant, quand

l'a

Côlice double-, fleui? blikv.chejFosejEouqejViolefte ou i3i,une.Cii7ô.me verte.,

fleurit de Juillet

e-n A.oal


ELose. trèmière. I>ètMl de

Lût

du

fleur et

Boulon

bouton..

fermé.

I

^ Bouton en

Bouton.^

nance

intervient

motifs

non

même

plus intéressant.

nous montre la figure

alterne

47.

bordures

l'effet

et devient

par

C'est ce que

motif de

Ici, le

à

produit

47 a par rapport

la figure

s'harmonise

et

j\

les

du simple au double

varie là

dans

symétriques,

plô^n

avec

la figure

un

à

47

nouvel

élément ornemental. La bordure s'enrichit d'autant, l'œil

,

la

la

répétition

variété

cependant que

si

s'impose moins à

augmente. la

Constatons

main-d'œuvre exige

parfois la symétrie du motif,

il

est tou-

jours facile de se plier à cette exigence.

La recherche dans l'harmonie des symétriques se succèdent.

54

et 55,

les

lignes est plus grande, lorsque des motifs

Nous en voyons des exemples dans

courbes s'épousent

non

les figures 47, 5o,

et s'harmonisent entre elles.

Nous venons de

voir

que l'alternance introduit dans tifs

peut

la

bordure des mo-

secondaires, parfois

ce

être

qui

un

inconvénient.

Mais une

64

autre façon


existe de varier et d'enrichir

une bordure,

motif

à

soit

unique, soit à motifs variés;

du

l'emploi

c'est

motif

à

montre

la

retour. Ici,

ainsi

figure

46 d

tournant

que

le

{p. 62), le motif,

autour

d'un

axe

parallèle à la direction de la

bordure, va se retourner sur

opposé de

côté

le

celle-ci,

pour revenir ensuite dans sa première

position

de

et

;

ainsi

suite.

La

figure

46 d montre un

motif symétrique et à retour.

La

46

figure

même

montre

e

la

un

avec

disposition

motif non symétrique.

Dans

ce cas,

comme dans

tous les cas, du reste, on ne saurait trop apporter d'atten-

tion

à

du

composition

la

squelette,

de

du

l'armature

motif ornemental.

L'harmonie des lignes qui

composent ce motif source

de

certaine

pour

sécurité

lorsque

sur

une

est

d'intérêt l'œil,

et et

des lignes bien

étudiées et harmonieuses, des

masses

et

des

valeurs

habilement réparties

et

sont

balan-

cées, le résultat ne peut être

douteux.

Nous 66

ne

nous

sommes


occupés encore que de bordures à motifs séparés s'harmonisant entre eux, se pénétrant

même

au besoin

(fig.

ou une même

existe,

long de

communs.

5o), mais sans liens

Nous avons vu cependant qu'un

autre

une

ligne,

mode de composition

même

courant

tige,

le

bordure, engendre successivement des

la

motifs qui vont se répétant.

La

56

figure

seule

montre

génératrice

la

bordure répondant

d'une

ce

à

genre d'ornementation. Notons ce-

pendant

que

génératrice

cette

peut être tout autre, au gré

de notre

fantaisie, se

ber à fig.

notre

cour-

volonté

56 a, 56

h

,

56

Elle

68).

(p.

peut

;

c

rester

seule

ou

don-

ner

naissance à des tiges

de formes

secondaires rentes

(

fig.

combiner

5j

à

et

58

affecter tout autre

Pourtant,

).

une autre

ici

le

diffé-

Elle peut se

ou

tige (fig. 6o)

forme

(fig.

59

et

6T

motif symétrique ne peut

être de mise. Certes, la génératrice peut

un axe qu'elle

de

symétrie, mais les tiges

engendre,

les

feuilles

avoir

secondaires

tion; faire

et

la

poussée des tiges ou des

doivent

porte

qu'elle

répondre à un besoin de vraisemblance dans

la

feuilles

construc-

ne pourra se

successivement dans des sens inverses.

Certes, des décorateurs ont pu ne pas

mais nous ne saurions pousser aussi loin

tombe dans

l'impossibilité.

Une

plante

67

se

préoccuper de cela;

la fantaisie,

surtout lorsqu'elle

ne peut pousser

ainsi,

cela

est


77^ contraire à la

vous

suffire à

Mais

loi

qui préside à sa formation, et cela doit

faire rejeter cette tolérance.

nous ne pouvons employer

si

du moins

le

voulons simplifier

la

composition de

Prenons par exemple

la

symétrique

courbe est

le

motif symétrique,

motif à retour vient-il à notre aide

bordure.

iiotre

courbe de

vertical.

pouvons l'orner de deux façons différentes bordure

motif

à

simple

une

ou

56. Cette

la figure

un axe

suivant

nous

si

en

:

bordure

Nous

faire

une

motif

à

à

retour.

Dans (fig.

cas d'une bordure à motif simple, nous voyons

le

Sj a) que dans

les

courbe mère,

inflexions de la

770^

naissent deux autres courbes secondaires différentes.

Le motif au suivante.

C'est

point

est ainsi varié et va d'un point

correspondant

que nous montre

ce

de la

la

courbe

à

de

la

courbe

son inflexion

b

d'une façon un peu plus

telle

façon que le motif contenu

figure

explicite.

Mais nous pouvons composer notre bordure de dans une inflexion de

la

courbe se retrouve renversé, quoique identique, dans

flexion suivante; telle la figure 5y

motifs viennent se loger de l'autre,

le

motif

exécutant une ro-

même

c,

par exemple.

façon, en haut

Nous voyons ou en

\r7=^

7^

7=^

68

7=K

5j d) que

bas, dans un sens

^

r\

(fig.

P=sll

l'in-

les

ou dans

tation autour d'un

axe horizontal.

Ce


pltxnte

de

A.Giua-l;iQue^vivc)k.ce-.

hauteur

kl'^ fleurs d'unilôtnc roôé feùilleô vert prold fleurit de -juin ojo-.

.

en. cv.ôut.

0

T'i 7^

69


.

système de

composition offre l'avantage d'un

même

Par contre, de à retour sont

que dans

bordures

les

beaucoup moins variées que

facile

équilibre dans

à motifs symétriques,

l'ensemble. les

bordures

celles ne présentant pas cette particu-

larité.

Dans

les figures

elle n'existe

N ous voit

58

et 60, cette

composition en retour se retrouve. Par contre,

pas dans les figures 59 et 61

donnons schématiquement

(p.

68)

la

composition des figures 63

que ces bordures sont composées de motifs

à retour et

la

cence de jasmin se retrouve renversée, au-dessus d'un motif;

grappe

et les feuilles

de glycine de

la figure 77.

Les quelques exemples que nous donnons

de bordures schématiques pour-

ici

raient être variés à l'infini.

Quoique tous destinés

certains pourront servir, soit

pour des

Mais

la

bordure peut

posée en vue de

la

On

et 77.

même infloresde même que la

que

être, et doit être,

même,

des bordures horizontales,

à

verticales, soit

pour des obliques.

aussi souvent

que possible, com-

position qu'elle doit occuper une fois mise en place; ce qui

composée en vue

revient à dire qu'elle doit être

de sa destination.

En

peut se présenter à nous dans des

effet, elle

positions

diverses

être

courbe ou

verticalement,

:

Ou

ment, obliquement.

encore,

rectiligne,

la

horizontale-

bordure doit

ou formée de droites

et

de courbes se raccordant; comme, par exemple, lorsqu'une bordure encadre une fenêtre en plein cintre. 11

que, suivant ces cas divers,

est certain

la

Coin de -bordure Êryone/. .

^ • '. '

'.j

70

!'

yrrr-jjmi mri

' * V.V-: '' • T y. '. , j ; : .* : 7is\

'

r ";;

' ^. . . .


composition variera; et à moins qu'une plante ne

nous

soit

imposée comme élément ornemental,

nous choisirons

celle-ci

plutôt que telle autre;

une tige souple de préfé-

r

fiq.ôi.

\J

1/

femelle^.

rence à une tige rigide, par

exemple, dans

cas

le

d'une

bordure courbe. Car encore soit

faut-il

que

la

logique ne

pas trop choquée.

Pour prendre des exemples, dans

la

figure 62,

le

motif de perce-neige surgissant de terre est très acceptable

ainsi,

pour une bordure horizontale.

être profondément modifié

si

ce

même

Il

devra

motif doit orner

une bordure verticale.

Par contre, dans

la

planche 63,

la tige

sinueuse du

jasmin qui forme une bordure verticale pourrait tout

aussi

bien

en

former d'autres hori

dioïqvie Tlqe qrlmpcmte,

vrilles

xlUesi vertes .5 ujet

^mÂ,le; pleurs iilà,ncjs^unâtre en ^qr^ppe. -Sujet pemelle pleurs ;

blixncjaune c\ 'ovcùre. verbjpulsrouqe.

71


zontales, la

ou obliques, ou courbes, sans que

l'on dût faire subir de

changements

à

composition.

Parce

qu'ici,

nous avons

une plante plus complaisante, plus souple, exi-

affaire à

geant moins d'arrangements, d'interprétation, pour se plier aux diverses destinations

ornementales qu'elle doit recevoir. 11

est certain que,

dans

66, les éléments de la bordure, feuilles et fruits

la figure

de noisetier, étant séparés,

isolés,

peuvent se trouver encore dans toutes

les posi-

tions. Il

n'en sera pas de

et les feuilles

même

dans

de nénuphar, exige

Horizontale encore doit être

la

la figure ici

la

bordure de glaucie de

sera la rose trémière de la figure 72.

miére nous porte à dire que cette

A

67, où l'eau qui coule, sous les fleurs

position horizontale.

fleur

Non

pas que

nous occupe

Pour une 77.

Ne

la

la figure 70,

mais verticale

port naturel de

la

rose tré-

ne peut fournir que des bordures verticales.

quoi nous servirait alors l'interprétation? Mais

qui

le

prédestine uniquement à

la

la

composition

même de

la

bordure

position verticale.

autre raison, pour la logique seule, nous classons avec elle la bordure

serait-il

pas bizarre en

effet

de voir

les

grappes de glycine qui

la

décorent.

1'

t

Coini de bordure^)

y^^ S>%kî>/

72


pleurs

se

tenir horizontalement

en

l'air?

C'est

le

la figure

des

DèbcxUa

fLear

fi^.

ou même

&6.

^ fleur pemelle-

pointe

la

port de la plante choisie qui, dans

nous a

78,

prendre

fait

parti

le

couper par des verticales l'oblique de dure. Notons cependant

ici

la

de

bor-

un défaut de com-

position de cette bordure; c'est qu'elle ne peut

que pour une inclinaison unique,

servir ainsi

sous peine de voir l'inflorescence du sagittaire pencher à droite ou

à

n'expliquerait pas la rigidité de la tige. Défaut qui aurait été évité,

ornemanisée, avait été courbée

Comme dans

les

on

le voit,

la

deux sens, de

bordure de bryone de

même que la

pratique,

la

et

comme nous

de beaucoup,

c'est

le disions

que pour

motif soit composé en vue de

la

la

figure

la tige,

plus

80 peut être regardée

celles des figures 82, 83, 84,

85

et

même

87,

circulaire. C'est le plus souvent ce

l'on veut trop souvent, hélas, qu'un

élément de décoration puisse servir dans les cas présenter. Or,

si

déjà.

ici

où un motif de douce-amère orne une bordure que l'on demande dans

gauche, ce que

les plus

même

divers qui peuvent se

plus haut, ce qui est avant tout préférable,

bordure comme pour toute ornementation,

le

forme qui doit

le

place

qu'il doit

occuper, de

la

recevoir.

Car,

telle

bordure qui peut très bien

faire

vue à

plat, sur

un mur, par exemple,

peut devenir inacceptable sur un vase, où les raccourcis inévitables qu'elle doit subir en tournant autour de ce vase peuvent détruire l'harmonie des lignes qui en faisait

Un

peut-être le principal intérêt. autre point délicat, dans la composition des bordures, est celui de l'arran-

gement des coins. 73

10


Des bordures

ou

à motifs séparés

une surface rectangulaire.

Aux

à motif courant ornent

angles de cette sur-

bordure prend une direction nou-

face, la

composition d'un

velle nécessitant la

motif de raccord reliant les deux

fragments de bordures entre

com

eux. C'est dans la position

de ce motif

de raccord que doit se

montrer

niosité

l'ingé

du dé-

corateur; car si

cette dif-

souvent,

facilement

surmontée,

quelquefois cependant elle nécessite

des recherches assez longues avant que résultat

le

obtenu

soit

entièrement satis-

faisant.

Un

coins

des figure

et la

bissectrice de

fleurs viennent

C'est

le

l'angle

meubler

même

forme par

symétrique.

composition

cette composition, les

La

tiges sinueuses

bryone viennent aboutir à l'angle

la

les la

à

80 en est un exemple.

Dans de

des moyens les plus simples est celui

motifs

bordure.

même,

sont symétriques par rapport à

Une

simple feuille et quelques

les parties restées vides.

principe qui nous a permis de composer les coins des bordures

82 et 85, ornées de capucine

Dans ces trois exemples,

et

de bryone.

les motifs

d'angle sont absolument symétriques par

rapport à l'axe qui divise cet angle.

La

figure

84

est

un exemple

courbe génératrice de

la

teur de l'angle; mais le

différent.

Dans

cette figure, les

deux parties de

bordure sont bien symétriques par rapport motif ornemental ne 74

l'est

pas.

la

à l'axe bissec-


Dans

les

cas précédents,

le

motif venait buter contre cet angle;

la

tige

ne

continuait pas. Ici, au contraire, elle tourne dans l'angle, et continue ensuite son

mouvement dans

sa direction nouvelle. Or, la composition

ce cas, différente. Puisque les fleurs doivent suivre

la tige est

du motif doit

être,

son mouvement, s'insérer normalement sur cette

non plus dans des sens

différents,

obtenu est plus riche

et

plus

dans

unique, les tiges secondaires, les feuilles,

comme

varié.

75

dans les figures 80

tige,

et

et 82. L'effet ainsi


Dans la seule

la figure

83, rien n'est plus symétrique dans l'arrangement de l'angle, et

préoccupation

ici

a été

d'harmoniser les lignes et d'équilibrer les motifs.

Mais en dehors de l'arrangement des

coins,

nous pouvons désirer, quelquefois,

terminer une bordure autrement qu'en coupant brutalement

ment devient figure

90 en

alors nécessaire. est

La

figure 89 est une fin

une autre pour

dépendra surtout de

la

la

Nous 11

nous

motif de

a

suffi,

cette

arrange-

bordure 82,

et la

tout

la

place qui nous est réservée entre la

fin

d'un des motifs

doit finir celle-ci.

n'avons, dans toute cette étude sommaire sur la

pour

Un

bordure 83. Dans ces compositions,

réguliers de la bordure et l'endroit précis

composition de

le motif.

bordure, parlé que de

la

la

bordure à motifs répétés.

pour composer

celle-ci,

bordure, motif qui

nécessaire. Or, nous

pouvons avoir

où des arrangements divers

se

de trouver un parti et de chercher un

se trouve

à

ensuite répété le

composer des bordures

succèdent et varient sur

la

nombre de

à motifs

fois

non répétés,

bordure entière. La

composition, dans ce cas, n'aura d'autres règles que l'équilibre des masses, des

valeurs, et l'harmonie des lignes, notre fantaisie se la

donnant un libre cours,

et

bordure étant alors une vaste com-

position ornementale.

Notons cependant que ce mode de composition aussi bien à cause

de

l'effort

besoin qui souvent s'impose de rechercher tion voulue d'un

même

est

généralement peu employé,

considérable d'arrangement

motif ornemental.

76

qu'il nécessite

l'effet particulier

produit par

que par

le

la répéti-


ERTEs,

la

si

bordure

est

un puissant moyen de décoration.

Je

fond orné en est un autre.

On que

peut dire

la

même que

bordure

limite

surface elle-même,

surface, Je fond

la

soit

tous deux se complètent; car, alors

à

orné

décore cette

d'un ou plusieurs motifs se

l'aide

répétant géométriquement, soit à l'aide de motifs semés sans autre préoccupation que l'équilibre. Dans le premier cas, le

fond orné reçoit plus particulièrement et

dans

Mais voyons d'abord quel

Une

surface ne peut

encore

fond paraît

le

:

est le rôle

ou ne

Cependant, on ne veut pas

Ou

second cas

le

De

le

nom de

jeu de fond,

de semis.

du fond orné.

doit pas recevoir de motif ornemental important.

la laisser

nue.

Qu'y mettre

?

Un

fond orné.

des motifs ornementaux décorent une surface; entre ces motifs, le plus souvent. Or, pour enrichir l'ornementation, relier entre eux les

motifs en quelque sorte, on meuble

Fond

celui

le

fond de motifs secondaires peu apparents.

orné, encore.

quoi peut être orné ce fond

géométriques, ornements,

?

De

fleurs, feuilles

tout,

pourvu que

cela fasse bien

:

motifs

ou animaux. Nous ne nous occuperons

que des fonds ornés de végétaux, puisque

l'objet

de ce

livre

comporte

ici

cette seule

étude. Cependant nous serons forcés, pour la construction de ceux-ci, de toucher un peu aux jeux de fonds géométriques.

Les jeux de fonds, temps

ils

les

fonds ornés ne sont pas d'invention récente; de tous

furent employés, plus

ou moins, par

dant, s'y sont particulièrement appliqués. fort intéressants,

les

simples de combinaisons, basés

77

peuples divers. Certains, cepen-

Les Égyptiens nous en ont transmis de le

plus souvent sur l'ornement


78


U

UU

IHI

U

IW

géométrique. Mais les deux peuples passés maîtres

en cet

art

furent

Arabes

certainement les

et

les

Japonais. L'art arabe nous

offre

d'innombrables exemples

parfaits de jeux de fonds géométriques, aussi

bien

dans ses pavements que dans ses boiseries, dans ses sculptures, ses marqueteries, et ses peintures L'art

même.

de l'entrelac y fut poussé à ses dernières

limites, l'ingéniosité des décorateurs fut extrême, et l'effet

produit puissant.

Quand lui

fond orné Qlixnds

de varier

aussi,

à

géométriques ou non.

loi

f..,.

à l'art ornementa] japonais, l'infini

:

jeux de

fonds,

ou de figures purement

losanges, etc.

carrés,

Mais, presque toujours,

ment des

s'est efforcé,

Fonds ornés d'oiseaux au

vol, de feuilles, de fleurs,

linéaires

les

il

le jeu

de fond géométrique intervient, pour

ou pour

motifs, par exemple,

le

place-

limiter les surfaces qui recevront ensuite les

éléments ornementaux.

Nous donnons y joignant

la

trique.

Comme

celle-ci

est

divers exemples de jeux de fonds japonais ou mauresques, en

ici

géomé-

construction

on

peut

exemples donnés

ici.

surtout dans

arabe,

l'art

le

dans

simple

très

voir, les

Mais souvent, la

construc-

tion devient très compliquée.

Parmi miers

les

(fig.

Japonais, les trois pre-

91, 92, 93) ont le carré

pour base. L'hexagone équilatéral

et le triangle

constituent le

réseau qui

supporte les figures 94, 95 et 96. Quant aux figures 97, 98, c'est le losange aux côtés simples ou redoublés qui leur sert d'élément constructif.

De même, pour

les jeux

mauresques des figures 99

de fonds à

io3.

m fond orné

79

.

Ikncoiiey.

f-^ io^


carré posé sur sa pointe ou sa base,

le

l'hexagone servent

le triangle équilatéral et

de lignes de construction. Mais, de ces jeux de fonds géométriques, que ferons-nous les

formes végétales nous doivent occuper?

ou toute autre

triangle, le carré

figure

nous

De même que

ici,

le

que seules

alors

réseau basé sur

sert à construire notre jeu

le

de fond, ce

jeu de fond nous servira à son tour à construire un fond orné. ses éléments nous inscrirons une forme végétale, plante entière,

Dans chacun de fleur, feuille,

et c'est là

pour adapter

la

la figure

que nous devrons chercher une interprétation ingénieuse à l'espace qui lui est réservé. C'est ainsi

forme choisie

que dans

104, cet espace reçoit sans peine un gland.

fonds ornét)

I06-I07,

f;>,.

Dans

io5,

la figure

la

fleur et la feuille

de l'ancolie garnissent deux carrés de dimensions inégales. Ce fond orné pourrait un facilement décorer un revêtement de carreaux de faïence à deux éléments premier. du superficiel quart le que mesurant ne second grand carré, et un :

Des feuilles et des baies garnissent les formes géométriques des figures 106 et 107. La première est à élément unique, alors que la seconde compte deux éléments différents.

Plus compliquée est

que

qui

l'eau

figure

108 a

Tous

le

thème de

:

les feuilles et les fleurs,

dispositions des figures

la figure

le

108

J09.

et

ainsi

109.

La

c'est l'iris

Ces deux compositions sont

un triangle

et

comme élément constructif. En l'hexagone comme base.

carré

le triangle équilatéral et

Par exemple, des porillons éléments

dont

aussi à

peuvent recevoir des applications diverses.

ces fonds ont jusqu'ici

tenant avec

iris,

germanique comme élément .ornemental, alors que

l'iris

et

disposition des

entoure, ornent les

les

sauvage qui forme

deux éléments,

la

et leurs feuilles (fig.

1

1

1

)

;

main-

ce jeu de fond est à deux

un losange. Dans un autre, des 80

voici

feuilles et

des fleurs de


nénuphar

(fig.

12) garnissent les triangles échancrés et les

i

hexagones composant

ce fond orné.

Dans

la figure

1

1

3, c'est

l'hexagone et ses diagonales coupées de circonférences

qui reçoivent les fleurs et les feuilles

de

Mais

capucines.

moins que

voit

dans

quoique

précédents,

côté

le

ici,

géométrique est moins sensible

,

lUl

l"^5^if

^^^ M l

5tfgg\U/^^»S

|

se

exemples

les

disposition

la

soit très régulière.

Nous revenons pour

au carré

(fig.

fond orné de glands

le

116) et

de

de chêne.

feuilles

Comme

on

exemples,

le voit

par ces quelques

fonds ornés forment

les

une mine inépuisable de ressources

pour

décorateur. Les combinaisons

le

géométriques sont

même

tracé,

infinies; et

pour un

des plantes différentes

peuvent fournir autant de fonds ornés différents.

Nous

n'avons

indiqué

ici

que

quelques constructions très simples, basées sur des figures élémentaires.

Chacun trouvera sans peine

d'autres

combinaisons de

de

lignes

et

faces, constituant des jeux

intéressants, et

tagone figures

pour lesquels

l'octogone

,

non

et

étudiées

les ici

sur-

de fonds le

pen-

autres

pourront

servir de base constructive.

Aux

jeux de fonds viennent encore

s'ajouter les

semis réguliers ou irréguliers qui en

diffèrent sensiblement.

que ceux-ci n'ont leur raison d'être qu'autant que leurs éléments, serrés contre

les

autres,

accusent fortement

leur

construction

voulue,

Alors les

uns

géométrique,

ceux-là, au contraire, plus libres et plus légers, sont constitués d'éléments iden-

tiques

ou

variés,

semés sur

la surface

qu'ils ornent,

81

suivant un large réseau,

II

ou


même

On

d'une

façon tout irrégulière, n'ayant

d'autre

règle que le

bon

résultat.

s'attachera surtout au parfait équilibre des motifs, de façon que la surface ainsi

ornée présente un aspect bien homogène, sans vides

Nous donnons

(fig.

ni parties

trop chargées.

)i8 et 119) deux exemples de semis de feuilles de chêne,

l'un régulier, l'autre irrégulier,

tant des aspects différents.

pouvant répondre

Le semis

à

des besoins divers, et présen-

régulier est plus froid, alors que le semis

irrégulier est plus libre, plus imprévu. 11

va sans dire, cependant, que ce dernier ne présentera, dans certains cas, qu'un

semblant d'irrégularité. Dans un papier peint, une

Mil 82

I

étoffe,

par exemple,

le

semis


sera bien irrégulier sur la surface

lui-même régulièrement

ensuite

du raccord

initial

Cependant,

indéfiniment.

et

mais celui-ci se répétera

;

en

l'aspect

sera

toujours plus libre, car cette répétition sera peu ou pas apparente, suivant que sur

un raccord

le

Mais, dans infinie

nombre des éléments semés

ou moins important.

sera plus

semis mieux encore que dans les jeux de fonds,

les

et notre fantaisie

la variété est

Nous don-

peut en trouver des exemples innombrables.

nons (fig. ]2i) un exemple de semis régulier à grande échelle, propre au papier

Le raccord,

peint, par exemple. est orné

droit,

de deux seuls éléments d'im-

portance différente, dont

cardère

le

est l'élément constitutif.

Mais nous parlons de raccords, que

alors

encore

nous ne

Dans une ornementation répétés

pas

avons

les

définis.

comme dans

motifs

à

papier peint,

le

par exemple, ou les étoffes tissées et imprimées,

le

par raccord

pochoir, etc., on entend

les répétitions

der

entre

elles

initiale,

venant se raccorl'ensemble

forment

l'ornementation.

de

ornée

la surface

dont

Or,

ces

juxta-

positions de raccords peuvent se faire

de manières différentes

comme nous

allons le voir.

pond orné.

Les raccords peuvent

PorillorL.

grouper

se

'f^-

en deux classes principales

:

les rac-

cords droits et les raccords en sautoir, suivant les divers modes de juxtaposition

employés.

Dans initial

le

raccord droit,

se raccorde avec le

se raccorde à droite et à les quatre côtés,

Comme

ainsi

que

le

montrent

les figures

122 et 122

motif placé directement au-dessous de

gauche avec ce

même

motif placé

à la

lui.

même

a, le

motif

De même,

il

hauteur; sur

en un mot.

l'indique

du reste

la

construction,

si

nous limitons

le

motif

des lignes, nous voyons celles-ci se prolonger au-dessus, au-dessous ment, hors du raccord.

84

initial

par

et latérale-


Ceci est

le

raccord

Vient ensuite

plus simple.

le

raccord en sautoir.

le

Ici,

pour obtenir plus de

agrandir en quelque sorte sa composition, l'artiste a

façon

se

qu'il

variété,

combiné son motif de

pour telle

raccorde

par exemple directement et au-dessus,

au-dessous

mais que pour se raccorder latéralement ce motif

de glisser,

forcé

soit

d'arriver

et

une hauteur

à

déterminée à l'avance; à la

moitié,

au tiers,

ou

hauteur

du

toute

autre

motif

initial.

Ainsi

123

figures

les

123 a (p. 94) nous montrent des raccords en

et

sautoir se raccordant par moitié, de

même que

les

129 et

3o.

figures 128,

Dans raccord et

dans

et

1

la figure

a

lieu

3

j

1

1

le

,

au quart

;

les figures 123 h

32, au tiers de la hau-

teur. est

L'effet varié,

Au

moins monotone. lieu

der en

de se raccor-

sautoir

côtés verticaux,

peut

plus

ainsi

être

ses

sur le

motif

combiné

de

façon à former sautoir en largeur, au-dessus et au-

dessous de

lui,

et

raccord droit latéralement.

C'est ce que nous montrent les figures i23

On

voit par là

même combien

c (p.

est variée la façon

85

94),

i33 et i36.

de raccorder

les motifs

orne-


mentaux entre eux. Et, cependant, d'autres composition de ces motifs,

soit

pour

particularités existent encore dans la

simplifier cette

composition, soit pour en assurer facilement l'équilibre, soit enfin en vue de produire un effet raisonné et voulu. C'est ainsi que nous trouvons les motifs à raccord droit et à retour, les motifs raccord en sautoir et à retour; les motifs à retour se redoublant par moitié, à par quart, etc.

86


Civpuctne. Plcvnte.

herbacée^

qrlmpa.rul:e^, haox-te'

vert cLixvr "Fleurs % t7x.ch.ee> d'-ixn roixiïuxne ôr^xnqéqe p'oncé.'Prutt vert. 'PLeu-rlt de

de,

juin en

.

octobre.-.

.

fie,.

114


Dans )e

raccord droit à retour,

le

montre

)a figure

i

25 a (p. 94),

comme nous

le

motif

initial

se trouve répété et retourné en dessous de lui-

même pour

reprendre ensuite sa position première.

aussi la figure

Dans

1

C'est

ce

que nous montre

25.

cette figure,

le

motif se reporte

par moitié;

raccord complet nous n'avons à dessiner que

c'est-à-dire

que pour un

moitié de ce raccord,

la

et cette

moitié, pivotant sur un axe vertical tout en glissant de haut en bas, vient se placer

au-dessous de sa position première,

deux moitiés

les

se raccordant et complétant

ainsi le motif.

Inutile de dire

que

celui-ci doit être

composé spécialement en vue de

ce redou-

blement, de façon à ce que les lignes se prolongent ou s'harmonisent entre

De même Mais

ici,

dans

pour

la figure

126,

le

élargir le motif en quelque sorte, des lignes partent et vont s'épa-

nouir dans les raccords voisins.

éléments de ce motif complet,

Dans

figure

la

1

Cependant,

ainsi qu'il

27, le raccord est

éléments du motif complet.

les

elles.

raccord est droit, se retournant par moitié.

le

dessin-raccord contient tous les

est facile

de voir.

un raccord droit dont

le

quart contient tous

C'est par un glissement du motif autour

d'un

centre que se complète le motif entier.

Dans

le

montrent

raccord en sautoir à retour,

les figures

128 a et

128

b

le

(p.

principe est le

même,

ainsi

que

le

94) qui présentent l'une un raccord en

sautoir vertical, et l'autre horizontal; en plus, ces positions différentes des raccords, les

uns par rapport aux autres, permettent de varier encore

motifs. Ainsi, la figure

même que

les figures

en largeur; mais dans

la

128 est un simple raccord en sautoir,

129,

i3i, ]32 et

la figure

j

i33.

Dans

disposition des

sans retour,

de

cette dernière, le sautoir est

3o, le raccord en sautoir est à report par moitié.

88


On

voit par l'examen

de ces simples croquis schématiques combien on peut au

besoin agrandir, donner de l'ampleur à une composition, alors que l'on ne dispose

pour

raccord que d'un espacî restreint.

le

En

dans les figures 128,

effet,

doublée par

la

largeur du raccord semble être

position

la

qu'occupent

respective les

i3o et i3i,

motifs

uns par

les

rapport aux autres, ou par

pénétration des

la

motifs l'un dans l'autre.

Nous ne pouvons

ici

nous étendre davantage sur

question

cette

raccords,

sur

des

laquelle

bien des choses seraient

encore à dire.

Nous avons lement les les l'art

plus

dans

usitées

ornemental.

Une des

noté seu-

dispositions

autre question et

importantes,

plus

est

celle-là,

placement

celle

des

du

motifs

dans une composition. ne

11

effet

suffit

pas

en

qu'un motif orne-

mental

fasse

lui-même soient

;

bien

par

que ses lignes

heureuses,

son

équilibre parfait, sa coloration

harmonieuse,

ses masses bien balancées; ce qu'il faut c'est que

en lui-même, mais qu'encore

la

réunion des motifs une fois exécutés

place constitue un ensemble irréprochable. sans trous

ni

non seulement ce motif

surcharges; que les

Que

la

composition

soit

soit

et

bon

mis en

homogène,

motifs réunis ne forment pas de lignes désa-

gréables. 89


qu.'Â. ^o"^'

fructifie,

bre,

fleurit en avril aôixt septem-

en

r-tii^^


C'est pourquoi

il

est

bon dz

composition; d'en indiquer son raccord avec

Deux

les

le

faire

un croquis schématique, avant d'exécuter une

parti, les

masses principales,

les lignes générales,

raccords voisins.

partis principaux s'offrent à

nous pour

le

placement des motifs dans une

composition.

Tenant toujours compte du raccord, nous pouvons

les placer

régulièrement ou

irrégulièrement, en vue de produire des effets donnés.

134, nous avons choisi, pour un raccord droit, un placement régulier des motifs. L'effet est

du

reste,

ici

un peu froid

et

monotone,

ainsi

que cela se produit

plus souvent,

dans ce cas.

Cependant, un peu de variété peut être amenée, le

le

raccord est en sautoir en largeur,

et l'effet

comme

moins

sec.

dans

On

la figure

1

36. Là,

pourrait cependant

craindre une ligne désagréable formée par les motifs triangulaires rapprochés sur

même horizontale. Mais ici nous pouvons faire intervenir la couleur. En effet, lorsque des lignes trop marquées se produisent dans une composition,

une

91


on peut rompre ces lignes par l'emploi raisonné des valeurs et des colorations. Ainsi, dans le cas qui nous occupe, imaginons que dans la figure 36 les cercles )

gris figurent des fleurs et les triangles blancs des feuilles.

horizontale peu heureuse formée par celles-ci.

En

effet,

si

Nous

craignons

ici

toutes étaient du

une

même

ton vert foncé, par exemple, leur voisinage engendrerait une horizontale verte d'un triste effet.

93


e ?l9l'?lf

Imo.

f If IfA^

M.

Divers raccords droits Au

ne

rien

©s

de

nous

les

en sautoir^ même

colorer toutes de

empêche,

présenter l'une l'une

clair.

lieu

et

par

exemple,

de

de face, l'autre de revers,

vert foncé

froid

et

l'autre

Ainsi les couleurs et les valeurs différant,

jaune

vert

la ligne se

trouve beaucoup moins

accusée.

Cependant, lorsque de

la variété

est

demandée, mieux vaut avoir recours au

placement irrégulier des motifs. Ici,

pas d'autres règles que celles de l'homogénéité de l'harmonie

des

seront placés taisie, et la

du bon

lignes.

au gré de

Les

motifs

notre fan-

seule condition sera celle

résultat.

Ainsi (fig. )35), dans un raccord

f..,.

94

Ui

et

12.)

la

composition

et

de


droit

On

n'a-t-il rien à voir.

les

a

cherché

masses se compensent

et

à

meubler

les

la

,

le

placement

géométrique

surface du raccord de motifs dont

rencontres de

lignes

ne

soient pas

désa-

gréables. Si

des diagonales se trouvaient encore trop accusées,

la

couleur viendrait à

notre aide.

De même couverte tonie.

(fig.

l'est

Que

l'on

quelle variété

i

Sy)

avec un raccord en sautoir, on peut voir que

la

d'une façon homogène, sans lignes trop accusées et sans

y

compare, par exemple, a été introduite à

la figure

peu de

95

frais.

i

surface

mono-

37 à la figure 134, et l'on verra


96


des mottfs

ElcX-cement Cependant,

le

placement régulier pourra être souvent

utile,

en vue d'un

effet

déterminé à produire.

Mais de même que

même l'est

celle

la

question du placement des motifs est importante, de

des lignes constituant l'armature,

le

squelette

de

la

composition ne

pas moins.

Pour sentir

être

une

moins apparente peut-être, son influence ne s'en

fois la

composition terminée; et c'est seulement lorsque

fait

le

pas moins

squelette est

bien établi, raisonné, les masses, les points de couleur répartis d'avance et équilibrés,

que l'on doit se hasarder à entrer dans

97

les

détails

de

la

composition, à


Llqneô de con.i)tructlon, Ké^CCOrd drolb et VcKCCOrÔ. en i>cX/U.tOVr?.

p'ù^.ljô etlj/'-

fruits.

~~~vJ

'

de

dessiner

la

couleur doit avoir été choisi

une coloration à

trois valeurs,

le foncé, et les fleurs le clair,

et les balancer

si

le

et arrêté;

le

les

Mais, parti

feuilles,

avant

les

cela,

fleurs,

même

de

de composition,

les

le

parti

de façon que, par exemple, dans

fond forme

la

valeur

on puisse disposer d'avance

moyenne, les

les feuilles

masses de

celles-ci

en connaissance de cause.

Enfin, et on ne saurait trop le répéter, en art décoratif,

le

raisonnement s'impose

à chaque instant.

Un

motif doit être

composé non au hasard, mais en vue d'un

effet à

produire

décidé d'avance, et facilement réalisable. Tout doit être prévu, voulu; et toujours

une composition sera mieux

où trop souvent

le petit

établie par qui veut penser, et introduire la

bonheur joue

le

plus grand rôle.

méthode


N vient, dans les chapitres précédents, de rester dans les généra-

communes aux

lités

passer en revue

Nous

industries diverses.

moyens principaux

les

qui

allons maintenant

nous permettront

de réaliser nos projets ornementaux.

Entre

ces

moyens

divers,

contredit, est le pochoir, aussi bien facilité

simplicité

sans

pratiques,

plus

de procédé que

comme

d'exécution.

Qu'est-ce qu'un pochoir

Un

des

l'un

comme

?

A

quoi peut-il servir

?

pochoir est une surface de papier, de carton ou de métal, ajourée de façon

à reproduire les diverses parties d'un dessin.

de métal sur

la

On

surface qui doit recevoir une

applique ce papier, cette plaque

ornementation, et

à

l'aide

d'une

brosse, d'un pinceau, d'un pulvérisateur, on étend ou on projette une matière colorante. Celle-ci, passant par

les parties ajourées

du pochoir,

vient reproduire, sur la

surface à décorer, le motif découpé suivant le dessin. ]1

va sans dire que le pochoir n'est utilisé que lorsqu'on doit reproduire un

assez grand

nombre de

fois le

même

motif; pour des bordures ou des semis déco-

rant une

surface murale par exemple

teintures

projetées;

fois

;

pour

la

pour des motifs répétés en céramiques,

en un mot où un

même

moyen de

décoration d'étoffes au

motif doit être reproduit un grand

Toutes

les

nombre de

fois

etc.

sans que l'on veuille recourir à un procédé mécanique.

Mais, on ne doit pas l'oublier,

le

motif ornemental doit être dessiné spéciale-

ment en vue de son exécution au pochoir.

En

effet,

et

pour mieux comprendre, prenons en exemple

la figure 140.

Là, sur une surface grise, un motif de bordure, formé de fleurs et de feuilles

de liseron, est poché en noir. Voyons comment ce pochoir est exécuté. 99


de

D ans

une

Nous

n'avons pas voulu nous contenter

feuille

de métal mince, toutes

Nous avons

feuilles.

noires ont été ajourées.

les parties

ici

de simples silhouettes de fleurs ou

voulu détailler les formes, et pour cela, en découpant

notre pochoir, nous avons laissé des parties pleines, formant les nervures

ou des

feuilles

cheront

couleur noire

la

ou

limitant le calice

fleurs,

de recouvrir

les tiges.

sous

elle

Ces

parties réservées

fond gris;

le

des

empê-

formeront des

réserves en un mot.

Mais,

est l'important, toutes ces parties réservées devront se tenir

sous peine d'une fragilité trop grande qui amènerait

l'autre,

du pochoir, alors que Outre

non

En

question de

la

cercles, car le cas n'est pas le

demande, outre

le

le

A

?

même pour

pochoir, tandis que

trou rond qui

concentrique formant réserve et cercle

à

:

Supposons que nous vou-

l'une

ou

dis circonférences,

l'autre figure.

un cercle, ou surface limitée par une circonférence, nécessite seule-

effet,

ment un trou rond dans ligne,

une autre s'impose

fragilité,

l'une

destruction rapide

que quelquefois seulement employé.

un fond noir, pocher des circonférences blanches. Je

lions, sur et

celui-ci n'aurait été

la

rien.

De

là,

la nécessité

circonférence, qui n'est qu'une

limite extérieurement,

la

la limitant

la

un cercle plein

intérieurement. Or, à quoi va tenir ce

d'interrompre notre circonférence, pour per-

mettre à des parties étroites du métal, à des tenons, de relier ce cercle intérieur à la partie extérieure

du pochoir.

Or, dans tout dessin pour pochoir, nous devrons forcément nous inquiéter de .

Pochoir

——

en

un

ces tenons qui en forment en

ton

Liseron

y.^.

100

ko

f


^ochoi-g en un. Ion

Porillon.

Yic^.\A\.

I

quelque

sorte

l'ossature,

et

qui permettent aux diverses parties de se tenir entre elles.

Par exemple, pour une

spirale, nous devons nécessairement interrompre la courbe de temps à autre. Dans une ligne droite ou dans une courbe trop longue, des tenons sont encore nécessaires, pour éviter l'affaissement du pochoir ou pour empêcher qu'il ne se relève et laisse passer la couleur sous lui.

Cette nécessité de construction et aussi l'extrême simplicité du procédé nous forcent à donner un certain caractère à nos dessins. Procédant uniquement par à-plats,

pour

on doit rechercher avant tout

la silhouette.

De

plus, les tenons à réserver

du pochoir, nous forcent à une composition simple et claire. Mais, nous n'avons encore pas vu comment s'exécutait pratiquement un pochoir. Le dessin fait, et composé spécialement en vue de son exécution par ce procédé, est reporté par un moyen quelconque sur la matière qui doit former le pochoir la solidité

:

par décalque, piquage, etc. Cette matière varie suivant les cas métal mince, carton, ainsi que nous verrons ensuite. Puis,

à

l'aide

:

simple papier,

d'un outil tranchant, on découpe les parties qui doivent être

ajourées, réservant soigneusement les tenons.

Nous avons vu que

Le pochoir

est terminé.

peut être exécuté en matières différentes. Le principal est que cette matière soit mince, souple, résistante et imperméable autant que possible. 11

est certain

que

le

celui-ci

métal très mince, cuivre ou zinc, est ce lOI

qu'il

y a de préfé-


1

V

^ 102

^

1

ifc.


rable

comme

durée.

Mais on peut préférer

le

papier

comme

dans d'autres cas. L'important est alors de l'imperméabiliser. lement en

le cirant,

le

étant plus

On

souple

y parvient faci-

passant à l'huile, ou simplement en employant

le

papier

tout préparé pour la peinture à l'huile.

Le papier

Son inconvénient

métal.

fragilité et

On

découpe plus facilement que

se

principal

est

sa

le

grande

son peu de consistance.

y doit

laisser,

pour des motifs compliqués,

des tenons plus nombreux et plus forts.

Or,

si

les

caractère

tenons réservés donnent au dessin un

spécial,

encore

faut-il

rester

dans de

justes limites et ne pas les multiplier outre mesure.

Par contre, pour pocher dans un angle, par exemple dans le

le

cas d'un pochoir mural,

papier pourra se plier un grand nombre de

Pervenche, mineure. Tiqea florales dressées, de riles

couchées

,

1/ àîC^jUqes sté"pemlles vert poncé lutsa-nt

fleura bleues, de

103

mars en juin.-.

Fi-i 14?


sans

fois

casser,

se

alors

que

métal

le

hors

bientôt

serait

Enfin, on choisira, suivant le cas, la matière la plus propre au

On

aura eu soin, inutile de

le

dire,

de

service.

bon usage.

de ménager des points de repère, permet-

du pochoir,

tant la mise en place rapide et exacte

soit

pour

les motifs répétés

d'un semis, soit pour les sections d'une bordure.

On

appliquera donc

le

pochoir sur

surface à orner, et à l'aide d'une brosse à

la

pocher aux poils coupés carrément, on étendra ou mieux on tamponnera leur en ayant soin de couvrir également toute la surface

sous

le

La couleur,

métal.

employée en quantité

assez consistante

suffisante

la

cou-

découpée sans passer

pour ne pas couler,

pour bien couvrir, mais

sans

devra être

baver sous les

réserves du pochoir. Ceci, bien entendu, dans le cas du pochoir mural. Or, le pochoir peut rendre

de grands services dans d'autres cas,

comme nous

le

verrons ensuite.

Mais puisque nous parlons du pochoir mural, voyons dans quels être

cas

il

peut

employé.

Lorsqu'une surface doit être peinte à une bordure,

pochoir vient à notre aide

le

et recevoir

la colle, à l'huile,

comme moyen

un semis,

rapide et économique

d'exécution.

Ou

encore, dans une ornementation d'intérieur, nous pouvons désirer tendre

pièce d'un papier spécial

composé de façon

la

à s'harmoniser avec la coloration et

l'ornementation des tentures et des meubles. Or, nous reculons devant les frais

d'un

d'établissement

papier

peint,

toujours très

coûteux

comme

planches, impression, etc., sans compter la très longue préparation,

Nous tendrons donc

et l'exécution.

rons au pochoir,

nous

ainsi qu'il

la

gravure

de

mise en train

notre pièce d'un papier uni que nous décore-

plaira.

Nous exécuterons de même des gommées ou à la colle.

frises et

des bordures, employant pour cela des couleurs

En dehors

de

la

peinture murale, le pochoir nous vient en aide pour la décora-

tion des étoffes.

Plusieurs

moyens sont

Sans entrer dans

à notre disposition,

comme nous

le

verrons ensuite.

des procédés de teinture employés, quelques explica-

le détail

tions sont nécessaires.

On

sait

qu'en teinture on

priété de se

combiner avec

nomme

la fibre

«

mordant

organique du

»

un liquide jouissant de tissu,

en

même temps

la

pro-

qu'avec

la

matière tinctoriale.

Son

rôle est

donc de

fixer cette matière colorante sur les fibres

gnées de mordant.

104

du

tissu

impré-


105

14


des motifs foncés sur un fond

poché

Ou

le

clair;

couleur se fixant

la

seulement où a été

mordant.

bien nous pouvons appliquer au pochoir des réserves,

et,

lors de la teinture,

avoir des motifs clairs sur un fond foncé.

Nous pourrons de même

appliquer des rongeants,

et

combiner

procédés

les

entre eux. Les cretonnes, les velours seront ainsi facilement décorés.

Le

emploie

vitrail

le

pochoir pour reproduire un grand nombre de

même

motifs de fond en grisaille; de

Toutes

les fois,

moyen peut

des

fois

employé.

être

répétons-le, qu'un motif simple en à-plat doit être reproduit un

nombre de

assez grand

en céramique, ce

fois, le

pochoir, tout en assurant

la parfaite

concordance

des motifs entre eux, économise, sur l'exécution purement manuelle,

un temps

considérable.

Bien employé,

pourra

il

encore, pourra-t-on

ou

le

lui

au

différents, suivant

décorateur.

que

Et

c'est le motif

fond qui seront pochés.

Ainsi, par exemple (fig.

même

de nombreuses ressources

offrir

donner des caractères

de

la

liseron que qui est

J40), c'est le motif

bordure, les feuilles et

reproduire

vient

poché en

Nous verrons

le

les fleurs

pochoir.

fiordure/

de

Par contre

noir, laissant se silhouetter en gris

(fig.

ô>.u

141),

pocholï?

c'est

le

fond

une floraison de porillon.

ensuite que des pochoirs secondaires pourront venir détailler les

formes dans ce dernier cas.

Le

caractère de

ces deux dessins est différent,

figure 140, c'est le fond qui est réservé.

Il

106

doit

et voici

pourquoi.

Dans

donc passer partout, entourer

la

et


au contraire

le

motif qui est réservé. Toutes les parties de ce motif doivent donc

se toucher, se rejoindre afin d'assurer la solidité du pochoir.

trait

plusieurs

occupés que de pochoirs en un ton,

et

de motifs

les motifs

En même lité.

jusqu'ici

seul pochoir.

Notons cependant que dans

la pratique,

même pour

en un ton, plusieurs pochoirs sont souvent employés.

effet,

certaines parties

réservées souvent se trouveraient trop frêles, par

facilement déplacées, cassées,

Ce

le

réservé.

Nous ne nous sommes complets en un

verrons ensuite à

que ces deux systèmes peuvent être pochoirs et à

Nous

cas de motifs

réunis dans

serait le cas,

fleurs et les feuilles

par exemple

du

liseron.

On

la

couleur passant dessous avec trop de faci-

(fig.

140),

pour

les

traits gris

détaillant les

préfère alors employer deux pochoirs, chacun

reproduisant seulement une partie du dessin, et laissant alterner des parties pleines et larges avec les vides.

De

cette façon,

si

l'exécution est

un peu plus longue,

dité est assurée, et le motif se trouve

complet par

deux pochoirs. 108

la

elle est meilleure, la soli-

superposition repérée des


A

part ce cas, plusieurs pochoirs sont souvent employés pour les motifs poly-

chromes, pour

les

pochoirs en deux, trois ou quatre tons.

Chaque couleur Ainsi, la figure

est alors 1

découpée dans un pochoir spécial qui

figure 145 exigera trois pochoirs la tige et les fruits,

lui

est propre.

55 est un exemple de pochoirs en deux tons. Par contre,

un pour

les

pour son exécution

:

nervures des feuilles.

109

un pour

lîs feuilles,

la

un pour


Toutes celle

les

combinaisons nous sont permises,

du pochoir

motif n'est pas limité par un

Sans parler du mais ce

Au voici

trait est

trait,

trait fait à

la

le

pochoir à

effet,

et l'une

des plus intéressantes est

dans. tous les exemples cités

ici,

le

ce que l'on p^ut désirer quelquefois.

main, on peut, certes, ajouter un

forcément morcelé par

contraire,

comment

Car, en

à trait réservé.

trait

les

trait

au pochoir;

tenons indispensables.

réservé nous permet d'avoir un

trait

continu;

:

Prenons en exemple

la figure

142. C'est une bordure en trois tons, exécutée en

trois pochoirs.

Nous commençons doit être celui

du

trait,

par coucher sur toute

la

surface de la bordure le ton qui

qui est blanc dans l'exemple.

Puis, un premier pochoir nous donnera le ton des fleurs, gris clair celui

des

feuilles, gris

foncé; un troisième, celui du fond, noir.

IIO

;

un second


Notre dessin, conçu spécialement en vue de

l'effet

voulu, a réservé partout,

entre ces différents pochoirs, la largeur du trait qui doit cerner la forme.

Une

bonne exécution de ces pochoirs

seule condition est indispensable pour la

à trait réservé

:

le

repérage parfait, aussi bien dans

cution, permettant de conserver l'égalité constante Il

va sans dire que

le trait

employées devront cependant de ce

trait

le

du

découpage que dans

l'exé-

trait.

pourra être foncé avec des motifs

clairs.

Les couleurs

être très couvrantes dans ce cas, car c'est la couleur

qui formera le ton

couché

à

recouvrir. 112

plat,

et

les

motifs clairs auront

à le


d'une. peulLle-

Nous avons parfait, surtout

réservé.

dit

que

dans

le

repérage doit être

le cas particulier

Pour assurer

du

cette perfection,

trait

la divi-

sion préalable de la surface à pocher est nécessaire, car le

repérage d'un motif sur son voisin

peut amener de légères différences, insensibles peut-être pour une bordure, mais qui, pour un dessin de surface, pourrait provoquer cependant

peu à peu, en

se multipliant par la répétition,

des déplacements considérables

désastreux

et

des motifs les uns par rapport aux autres.

Prenons maintenant quelques exemples. Nous avons dans l'en-tête de ce chapitre une

frise

Tlqc vert jxxxnc cLair

feuUle vert fonce proid. fleur js^une. vvf^ fleurit en. janvier, février.

ornée de courges pèlerines.

Le motif

ici

est à

deux pochoirs

;

un premier

contenant tous les éléments du motif

:

feuilles,

115

.


préalablement en un Il

va

aplat,

sans dire que

si

détailler

plus

les

de polychromie

prendre un ton en un pochoir séparé pour vant

deux autres, pour

les

tiges

et les

de ces

nervures

les

est

dites

désirée,

il

feuilles.

sera

facile

de

gourdes, par exemple, en réser-

feuilles

d'une

part,

les

nervures

de

l'autre.

Nous avons déjà vu la figure 140. Ce motif est destiné à être poché en un ton. Nous pourrons facilement l'amener à deux couleurs, en faisant un pochoir particulier 116


pour ton

pour

corolle, et en gardant

la

Dans

figure

la

poché, réservant

c'est

141,

les

de courges

feuilles

superposant

qui

est

motif en silhouette. Mais,

le

même que précédemment nous

de

la fleur.

fond

le

second

le

de

la feuille, les tiges et le calice

avons détaillé

par des

au ton des

nervures

se

même

ici

de

feuilles,

nous pourrons, par d'autres pochoirs,

détailler

ces silhouettes qui pourraient

sembler

parfois

trop rudimentaires.

Nous avons pochoirs et à

déjà étudié la figure 142, en trois trait

Nous

réservé.

n'avons donc

pas à y revenir.

La

figure

144 nous

simples en un ton, avec

nous

encore,

donne deux bordures le

comme

gui

pourrons enrichir

motif. Ici varier

et

la

coloration en prenant un ton différent pour les baies de

plante.

la

D'autre

part,

nous

pochoirs

trois

seront

nécessaires pour la bordure 145. Les tiges et les et

feuilles se

pocheront en aplat sur

un troisième pochoir viendra

au second pour détailler les le

fond,

le

se

superposer

feuilles.

Cependant

ton des tiges et des fruits pourrait rendre le

même

office,

en

ramenant à deux

le

nombre des couleurs employées. La figure 147 est encore un exemple de bordure en un ton s'enrichir

de

facilement

;

aussi

elle

deux ou

pourra

même

trois

couleurs supplémentaires, amenant des colorations diverses dans les tiges et

PcVVOt 1" Plcvnte

de

dz^\

les

Dans blcxnc fleurit

\;iolcx.cè.

de juin.

fleurs.

Après ces quelques exemples de bordures, voyons quelques fonds ornés et quelques semis.

^

l<xche.& vioLettes

septembre,

117

1/6

>v

c'est

le

la figure

149,

marronnier

(feuilles et fruits)


qui

l'élément

est

ornemental. Là encore, les fruits

1.

pourront former un pochoir

Dans

différent.

la figure i5o, le lis safrané, et,

nous présentent

i5i, l'ancolie,

les

dans

mêmes

la figure

facilités;

i55, ornée de pavots, ne pourrait guère

mais

la figure

être

simplifiée sans devenir

un peu confuse. Là,

les

dentelures presque identiques des fleurs et des feuilles, les

masses d'importance égale,

confusion dans 1

53 et

rents

;

1

le

amèneraient

vite

la

cas d'un pochoir unique. Les figures

58 nous présentent deux exemples bien

diffé-

l'une d'un semis très large, surmonté d'une frise

de mimosa,

l'autre,

au contraire, formée des lignes sinueuses et continues

p de

la clématite.

Toutes

deux sont en un ton.

ii8


De même la figure Comme on peut le la

i

59 est un nouvel exemple de semis.

voir par ce rapide exposé, le pochoir se prête à merveille à

Son emploi

décoration des surfaces par dîs motifs répétés.

des plus simples

Là encore, qu'ils

les

le

mettent à

la

portée de tous

comme moyen

facile, sa fabrication

d'ornementation.

Japonais nous en donnent d'excellents exemples; et les pochoirs

emploient pour

la

décoration de leurs cotonnades sont des merveilles, non

seulement d'ingéniosité décorative, mais encore d'exécution matérielle. papier,

ils

Faits

en

servent à l'impression soit de mordants, soit de réserves, et les effets

produits sont charmants.

Le décorateur trouvera donc aussi,

donner

ici

matière à ornementations diverses, et pourra,

libre cours à sa fantaisie.

Dans

que désirer voir son application plus fréquente

lui

décor mural surtout, on ne peut

le ;

car

son établissement et

exécution peu coûteux ne pourraient que contribuer à nous sortir de

la

son

banalité

des papiers et des cretonnes du commerce, en permettant à chacun de varier et de choisir l'ornementation de son intérieur à son gré.


ONSTiTUANT Une des industries artistiques céramique est remarquable entre

moyens

et

les plus

elles toutes

des produits qu'elle met à

la

importantes, la

par

la variété

des

disposition des décora-

teurs.

Avant d'étudier pectif sur son

cette

développement technique

Les grandîs étapes de

la

industrie, jetons

un coup d'œil rétros-

à travers les âges.

céramique peuvent se résumer

lées, les poteries tournées, les poteries lustrées,

ainsi

les poteries

:

les poteries vernissées,

mode-

les grès,

les faïences et les porcelaines.

Au

début des

civilisations,

les poteries sont

main, cuites légèrement, et par

Plus tard, les formes,

Pour dans

cela, la

le

tour

même

son apparition

fait

grâce à cette découverte,

;

sa fabrication devient plus artistique. il

la

mates et poreuses. le

potier affine

songe

à

décorer sa poterie.

grave dans ses pièces des ornements en creux;

il

en estampe d'autres,

pâte encore fraîche;

il

Mais toujours

11

juxtapose enfin des terres dont

ration suivant les oxydes qu'elles renferment

Ce

de simples terres modelées à

:

le

feu variera la colo-

jaune, rouge, noir.

porosité rendait ces poteries impropres à contenir les liquides. n'est que du jour où l'on sut les revêtir d'une glaçure silico-alcaline ou la

couche mince de matière

vitrifiée,

que l'on parvint à

les imperméabiliser, et à

rendre

pratique leur emploi.

Les poteries lustrées

étaient trouvées.

Outre

qu'il

supprimait

la

porosité de

la

pâte, le lustre rendait brillantes les poteries qu'il recouvrait et colorait diversement, suivant les oxydes métalliques qu'il contenait.

Cette découverte de

la

nous en sont l'exemple

le

poterie lustrée fut très ancienne et les poteries grecques plus remarquable.

121

i6


Les potiers grecs sont arrivés dans

la

des résultats artistiques surprenants, aussi bien

à

pureté de forme que dans

décoration de leurs vases. Les moyens employés étaient cependant simples et rudimentaires cependant créé la véritable ornementation céramique.

Deux procédés

étaient

la

employés

:

Ou

propre de

bien, la poterie est recouverte de ce

mentations du ton propre de

du même

Ce

la terre,

mais

ils

ont

sur la terre rougeâtre et glacée, le décor est

obtenu par un lustre noir, avec lequel l'ornementation

laissant apparaître la coloration

;

est dessinée

en

aplats.

Ces

la terre.

même

lustre noir, en réservant les orne-

que l'on vient ensuite

détailler

par des

traits

noir.

qui revient, d'après la fabrication, à classer les poteries grecques en vases à

figures noires et vases à figures rouges.

Nous ne nous étendrons pas

sur la perfection des travaux que les Grecs ont

ici

exécutés ainsi et qui sont parvenus jusqu'à nous.

Longtemps

alors,

la

céramique resta stationnaire

;

enfin,

au xui' siècle, furent

découvertes les poteries vernissées à glaçure plombifère.

Les poteries vitreux,

et

étaient recouvertes d'un vernis plutôt fusible, à

base de plomb,

auquel des oxydes différents donnnaient des colorations différentes

Ce sont ces vernis que nous voyons encore de nos poteries communes en usage dans les campagnes. En même temps, l'ornementation devenait plus variée, et parmi brun, vert, etc.

divers, trois surtout sont

employés

:

les pâtes

modelées,

:

jours dans les

les

le pastillage et les

procédés

engobes

gravés.

Le cédés.

pastillage,

On

encore employé de nos jours, est

se sert

pour cela d'un vase à bec 122

étroit

le

plus rudimentaire de ces pro-

ou terminé par un tube mince,


[^Bordure k

1

carred^w. CycLcX-men. ne

ou même goutte

filet,

à

goutte,

la

couleur dont

on

l'a

laissant

tomber qu'en

primitivement

rempli.

Cette couleur est formée d'une bouillie semi-liquide, colorée par des oxydes métalliques divers.

On

moyen du

dépose, au

sons diverses, à

temps que

le

la

vase, ces couleurs en lignes, en points, en combinai-

surface de la pièce à décorer. Elles cuisent ensuite, en

même

vase et permettent d'obtenir des décorations simples, mais très inté-

ressantes parfois.

Nous avons

parlé aussi des engobes gravés.

Voyons d'abord

ce que l'on entend

par engobe.

On nomme

engobe des terres opaques,

fixées sur la poterie au

moyen

d'un fon-

dant, afin d'en cacher la couleur propre, souvent désagréable.

Or, sur une pièce, on dépose un engobe d'une couleur différente de cette pièce,

engobe, on et

clair sur foncé, fait

réapparaître

celle

de

par exemple. Puis, à l'aide de grattages, enlevant cet la terre

de

la

poterie suivant une ornementation voulue

déterminée d'avance.

Le

tout cuit ensuite.

On

obtient par ce procédé très simple des résultats artis-

tiques très intéressants.

Pour

les pâtes

Deux

siècles après l'apparition des poteries vernissées, vers le xv' siècle, les grès

commencent

modelées,

le

procédé s'explique par son

nom même.

à être employés.

Cuits à une haute température, formés d'une pâte de composition différente de celle

des autres poteries,

les grès

sont d'une matière plus dure et plus sonore.

124


Colorés diversement,

ils

sont surtout ornés au

moyen d'estampages, de gravures

ou de pâtes rapportées. Enfin,

un peu plus

tard, apparaissent les faïences

vertes d'une glaçure opaque,

permettant enfin

la

à

xvi'

siècle,

antiquité, les Chinois

connaissaient et fabriquaient la porcelaine fut introduite

qu'au

par les Portugais.

xvi' siècle,

;

en Europe

mais celle-ci ne

émaillées, recou-

couleur de

la terre et

de couleurs variées et brillantes.

dégé-

lui.

Depuis une haute

la

poussa

fort loin la perfection de cet art qui

néra après

moyen

peinture sur émail au

Bernard Palissy, au

ou poteries

base d'étain, dissimulant

CvcliMiren fLdx,ntcdc l^kXo'^ feuUl&s vert foncé, à tachcD vert qrris cld^ir-, pou.qeà.tr'ct)

de;>ooua Tlqe^

row-qee>. fleurs roses»

.

,

de.

juULet en octobre, p^

125

i^^


Son xvD*

apparition révolutionna

siècle,

la

décadence de

du reste

l'industrie

la faïencerie.

Sa

céramique, et provoqua

au

finesse de pâte et sa transparence

poussèrent les céramistes dans une voie nouvelle. Vers la fin du xvii' siècle, après des années d'efforts infructueux, la porcelaine tendre est trouvée et des manufactures sont créées à Saint-CIoud, à Rouen, à Chantilly, à Vincennes.

Mais

déjà l'Allemagne fabriquait une porcelaine dure, et au

xviu' siècle, la porcelaine de efforts,

pussent en découvrir

commencement du

Saxe surgissait sans que nos céramistes, malgré leurs la

composition.

Enfin, vers 1760, ce résultat fut atteint, grâce à la découverte de gisements de kaolin en France, et la porcelaine dure devint de fabrication courante.

Voici, à grands

traits, l'évolution

de

la

céramique

à travers les siècles.

L'art y fut introduit dès l'antiquité, et les peuples anciens nous ont laissé des

spécimens précieux de leur fabrication.

Des Egyptiens nous lustrées, décorées au

sont parvenues deux sortes de poteries

moyen de

couleurs terreuses

;

:

les

les autres à pâte

unes mates ou

dure et blanche,

recouvertes d'une glaçure opaque d'un beau bleu turquoise.

Les Assyriens, leuses

;

et

les

les

Chaldéens ont

Perses,

laissé

des céramiques monumentales merveil-

plus tard, ont fabriqué les pièces qui font encore notre

admiration.

126


Les Chinois, nous l'avons vu, découvraient dès la plus haute antiquité la por-

même,

celaine; et nous avons vu, de leté et l'art

dans

la

dont

Grecs ont

les

fait

l'habi-

preuve

composition et l'ornementation de

leurs vases. les imitent d'abord, puis,

Les Romains

d'ornementations en

décorent leurs vases relief, et

donnent une grande extension

à la

céramique architecturale. Partout enfin,

de

l'art

faire et

d'orner les

poteries marcha de front avec le développe-

ment de

Mais nant

la

des peuples.

la civilisation il

serait

temps d'aborder maintepoteries en elle-

des

fabrication

même.

Ce

nous

qui

occuperont,

répondre au but de ce

modernes

encore,

et

la

livre, celles-là seules

plante joue le rôle principal.

Les poteries peuvent se diviser en groupes principaux )°

Les poteries

se

trois

:

tendre,

à pâte

opaque,

1.200 degrés,

colorée, cuisant entre 7 et et

pour

pourront recevoir une ornementation

qui

poteries

seules

sont les

perméable aux liquides. Dans ce groupe rangent

les

faïences

les

poteries

dure,

opaque,

et

communes. 2°

Les poteries

à

pâte

colorée, imperméable aux liquides, sonore, cuisant entre

1

que se placent 3°

2 et

1

.400 degrés. C'est

Les poteries

à

pâte dure,

imperméable aux liquides, sonore lucide, cuisant entre 12 les porcelaines

ici

les grès.

et

blanche, et trans-

1.400 degrés;

en un mot. 127

~ Ï


On

voit

donc que ces poteries présentent des différences importantes dans

qu'elles acquièrent à la cuisson,

qualités

composition de leur pâte toutes, la

et

marche générale de

C'est cette fabrication que

Une

suivant les matières qui entrent dans la

degré de cuisson qu'elles subissent.

même.

la fabrication est la

nous allons étudier

Mais pour

ici,

nous réservant

d'insister par-

partie qui nous intéresse, c'est-à-dire l'ornementation en elle-

ticulièrement sur la

Mais,

le

les

pas bon de savoir comment est fabriqué l'objet que l'on a à décorer? peut curiosité est non seulement permise, mais encore louable, car elle

n'est-il

telle

une permettre au décorateur de comprendre son métier et non de l'exercer suivant routine et des recettes suivies à l'aveuglette.

C'est donc sciemment qu'il préférera l'effet à

cipales bien distinctes

lage, 3°

la

la fabrication :

Le

modelage

;

La décoration de

pièce

:

glaçures, ;

La cuisson.

Ayant

subi ces quatre

opérations, la matière plastique

se

trouve

transformée en un vase prêt à l'usage.

Nous

;

façonnage par des procédés divers

engobes, couleurs 4°

autre, suivant le cas et

d'une poterie comporte quatre opérations prin-

La préparation des pâtes céramiques

°

tel

obtenir, et son art ne pourra qu'y gagner.

Donc, en général,

1

procédé à

tel

allons mainte-

mant étudier chacune des opérations que nous venons de nommer.

revêtement.

:

tournage, tournassage, moulage, cou-


.

PRÉPARATION DES

PATES CÉRAMIQUES Les

céramiques

pâtes

sont composées avant tout

d'une

matière

plastique

pouvant être façonnée lement

faci-

l'argile.

:

Pour

façonnage,

ce

il

de pétrir cette argile

suffit

de

avec

devenue

l'eau;

malléable elle se laisse alors facilement toutes

travailler

sous

formes

dési-

les

Abandonnées, ces

rables.

formes

sèchent

cissent

à

l'air;

dur-

et

mais c'est

surtout

le

donne

consistance indis-

la

feu

qui

leur

pensable au bon usage.

TU

Suivant dre,

le

but à attein-

qualité

la

de

différera, et l'on

ou

emploiera

commune,

l'argile

l'argile

la

marne

le kaolin.

Nous

avons

dit

que

l'argile était plastique.

Mais

souvent, elle possède cette qualité à

un trop haut degré,

et l'on est obligé

nuer

cette

l'emploi

de

graissantes Petit

l<xmbri-s

r)\.qLtù„le,

f-i '7'

130

on

la

de dimi-

plasticité

par

matières

dé-

avec lesquelles

mélange, telles que


le sable,

Les

le

feldspath, la craie.

argiles

employées sont

de colorations différentes plus

pures

servent choix. elles

sont

pour Mais,

sont

les le

:

les

blanches

et

poteries

de

plus souvent,

colorées

par

des

2lcxr\te-

de

Go"'

1"

de h^xub.

j^leui?

pour ]ore^ Garnie intérieurement de poils hlcxncD et de tcvchea

pourpre

ponce. feuilles vertes, fleurit de ju.in en <xbut


Là^mbrls en

ca-rrea^-ux

de P<xï-e-nce..

Vtqne,.

Les

oxydes métalliques, en jaune,

r

^

> argiles sont toujours

en rouge brun, en gris bleu.

impures

et doivent, avant l'emploi, être

débarrassées des

matières étrangères qu'elles renferment sous formes de sables de grosseurs variables.

On y parvient par un lavage approprié. On commence, à cet effet, par broyer l'agitant fortement.

en

Puis on décante

l'argile

que l'on délaie ensuite dans l'eau

la bouillie liquide ainsi

obtenue.

L'argile pure est restée en suspension, alors que les sables et impuretés à rejeter,

précipités par leur pesanteur, sont restés au fond du récipient.

On

laisse ensuite

De

leur côté, les matières dégraissantes ont dû subir une préparation destinée à

sécher l'argile ainsi purifiée.

réduire en poudre les matières telles que

On commence par reils

spéciaux

:

le

silex, le feldspath, etc.

calciner ces matières, qui sont broyées ensuite dans des appa-

meules ou pilons.

Réduits en poudre, ces dégraissants sont alors passés au crible qui en sépare les parties grossières, rebroyées ensuite,

et

on procède

à la

porphyrisation dans des

moulins spéciaux. Cette opération amène les matières à

l'état

de poudre impalpable, indispensable

pour l'emploi.

Les éléments de

la pâte, argile et dégraissants,

portions déterminées selon

de

le

but à obtenir, et mélangés intimement en présence

l'eau.

132

I

sont alors réunis, suivant des pro-


On

malaxe longuement

la

obtenue avant de

la

bouillie livrer

au ressuage.

Cette opération du ressuage a

pour but d'enlever à

l'excès

d'eau

maniable.

d'être

obtient

Impèriîvle. Couronne. de flùjnie.

bulbeuse,

60-

à. l

de

hcxub,

feuilles vert cU-ir; liqe_ au des^u;? det> feuvUes brun rouqeavtre. f-onch. fleurs rouqe orcxnqè. ta.che5 brunes

par

mieux

la

pâte

qui l'empêche

filtration

encore

compression

On

résultat

ce

ou

,

par

dans

,

des appareils spéciaux.

,

flzunit de- ïTlcxra

en

Voilà

0.vrvl.

bonne 133

donc

notre

consistance.

pâte

à

Mais

il


i

i

]]

faut

encore

éléments divers fait

la livrer

et les

au pétrissage qui a pour but d'en mélanger intimement les

présenter ensuite parfaitement homogènes.

passer sous des rouleaux malaxeurs.

134

I 'Si

Ce

pétrissage se

faisant soit en foulant la pâte sous les pieds, soit en la battant, soit enfin en la


de se laisser mieux travailler et de moins se fendre en séchant.

Notre matière préparée peut

enfin être mise en

œuvre.

FAÇONNAGE Pour

tournage,

Le

nous l'avons

cela, le

moulage,

le

dit déjà, plusieurs

procédés se présentent à nous

:

le

coulage, et des combinaisons deux à deux de ces procédés.

plus ancien, pratiqué dans l'antiquité, est le tournage.

Le tour du

compose essentiellement d'un axe vertical, monté à supérieure par un plateau circulaire ou girelle. Vers sa

potier se

terminé à sa partie

inférieure, l'axe porte

actionne avec

le

un large volant ou disque de bois que

le

tour en mouvement, et au

pâte très claire,

Pour

après l'avoir malaxée,

l'aider et le guider

reproduisant

partie

au tour

pied.

L'ouvrier prend alors une masse convenable de pâte et

met alors

le potier assis

pivot,

le profil

dans son

il

la jette

sur la girelle.

Il

moyen des mains

mouillées de barbotine, ou

façonne sa pâte

l'amène à

et

travail, le potier se sert

la

forme désirée.

d'estèques ou calibres

des pièces, qui l'aident à ébaucher les formes.

Ceci est donc l'ébauchage.

pour mener à bien une poterie commune, une autre opération nécessaire pour les pièces plus parfaites, demandant un galbe plus pur, plus de Si cela suffit

en un mot. 136

i

est fini


C'est alors qu'intervient le tournassage.

Le tournassage

se fait

à ébaucher, soit sur

^

On

sur le tour qui a servi

soit

un tour

spécial.

a laissé sécher l'objet, et après l'avoir replacé

on épure sa

sur le tour, à l'aide d'outils tranchants

On

forme, on règle son épaisseur.

^

d'obtenir un grand

Le tournage permet

comme

formes. Certaines cependant,

mées

vérifie les profils

des calibres. La pièce est alors terminée.

à l'aide

que

telles

nombre de

les pièces

fer-

vases à cols étranglés, doivent être

les

tournées en deux ou plusieurs parties réunies ensuite par

un collage.

Mais le

méthodes peuvent

d'autres

être

précédemment

le

moulage

forme particulière de

Pour

le

de plâtre.

et le coulage, qui n'est

qu'une

celui-ci.

moulage, on se sert

On

employées pour

Nous avons nommé

façonnage des pâtes céramiques.

applique à

la

le

main

plus souvent de moules la

pâte sur ce moule.

Le

plâtre, poreux, absorbe l'eau de cette pâte, qui subit, par ce fait,

un léger

Pour

retrait facilitant le

les pièces

démoulage.

hors de dépouille, les moules sont en

plusieurs pièces réunies par une chape.

L'objet démoulé, on enlève les coutures marquant les points de

contact des

moyen d'un

différentes

fer tranchant.

C'est par un procédé croûte,

du moule, au

pièces

que l'on fabrique

de moulage, les

dit

qui

assiettes

moulage

à la

sont ensuite

tournassées et calibrées.

Mais on

emploie

maintenant

des

appareils

en

qui

assurent automatiquement une fabrication plus constante et plus rapide.

Nous

n'entrerons pas

ici

dans ces détails

trop spéciaux.

Brize

Dans

ou

tremble-tte/. herbe- vivcvce^de <3o â. ^0"^ de haut feuilles verte.;) jépillets J^run VLolcvcé. fleurit de juin enj ull.let f cc,. I60 .

137

ces procédés de moulage,

nous avons vu employer molle.

la

pâte

C'est une pâte liquide,

ou

barbotine, qui sert au moulage par


coulage dont nous allons parler maintenant. Ajoutons que ce procédé permet d'obtenir des pièces d'une épaisseur

de

là,

si

minime que

le

tournage ne pourrait, loin

permettre d'en obtenir de semblables.

comment on procède Dans un moule poreux, en

Voici

:

plâtre,

l'eau sur toute sa surface, la pâte

égale. Rejetant la barbotine en excès,

Plus on laisse séjourner

la

on verse

la

barbotine.

contenue dans cette eau

on démoule

barbotine dans

le

s'y

Le

plâtre absorbant

dépose en une couche

alors aisément la pièce obtenue.

moule, plus

la

couche

s'épaissit et

devient forte. 11

est,

par ce procédé, très facile d'obtenir des superpositions de couches

remment colorées, en dans

le

moule

et

mière et donnera

en

rejetant par

la

diffé-

exemple une barbotine verte après un court séjour

remplaçant par une barbotine blanche qui doublera

la

pre-

à la pièce l'épaisseur voulue. Cette pièce sera alors verte à l'ex-

térieur et blanche à l'intérieur.

Les pièces coulées ou moulées sont séchées ensuite, à être livrées au décorateur.

une première cuisson, elles doivent être

En

effet,

si

la

Dans

comme nous

et prêtes,

dans certains cas,

d'autres cas, elles doivent recevoir auparavant le

verrons par

la suite.

Dans

achevées par l'adjonction de pièces secondaires. pièce comporte des accessoires,

138

d'autres encore,


139


qu'on y appose ensuite. Dans ce cas, les accessoires et les la poterie de

ornements, moulés ou modelés, sont réunis à

deux façons

pièce encore fraîche, on y applique l'anse,

la

:

l'ornement frais aussi, en les réunissant au

moyen de

barbotine.

Mais lorsque ces pièces sont sèches on mélanger de

la

gomme

Le façonnage des pièces avoir une tenir

mesure exacte

compte du

retrait

séchant et en cuisant.

est ainsi achevé.

pour des pièces devant

va sans dire que

11

doit

à cette barbotine.

et

déterminée, on a dû

que

Ce

subit

la

pièce

en

retrait varie suivant la

nature de

la

pâte et la chaleur à laquelle celle-ci

est cuite.

11

peut atteindre parfois 20 pour 100.

Voyons maintenant offerts

quels

moyens nous sont

pour décorer ces poteries.

DECORATION Cette décoration peut consister en une simple coloration générale ou partielle de la pièce

en

des motifs ornementaux,

soit

modelés,

;

ou soit

peints, soit gravés, appliqués sur cette pièce.

Nous insistant

allons passer

en revue ces ressources,

particulièrement

intéressent spécialement

sur

ici,

celles

qui

nous

à savoir l'ornemen-

tation picturale.

'Êxtrè.mitt de-

ipidiutn Ensemble,

fi^ 10/


if •«Tlitli'filiilKilili

1*

I

î\

Pour colorer la

masse même,

que

les poteries, la

deux méthodes existent

matière de cette poterie

superficielle, et n'affecter

que

la

;

surface

ou bien

même

ou bien on peut colorer

:

la

cette coloration peut n'être

de

masse, posée sous ou

la

sur la glaçure de la pièce.

La

coloration de

la

pâte

même

s'obtient au

y mélange au moment de sa préparation. Selon leur nature, la température de

la

moyen d'oxydes

métalliques que l'on

même

cuisson et

la

composition de

l'atmosphère du four, oxydante ou réductrice, les oxydes donnent des colorations diverses.

Les oxydes de cuivre donnent du vert ou du rouge de les

fer,

oxydes

les

oxydes de manganèse, du

du brun les

;

du jaune, du rouge, du brun

;

les

;

violet,

oxydes de chrome, du vert;

oxydes de cobalt, du bleu, etc..

Ces oxydes peuvent

à la surface seule de la poterie;

applique soit sur

apposés

aussi être

on

les

y

pièce crue, soit sur la

la

pièce déjà cuite une première fois.

Nous avons sont

des

déjà

enduits

vu que

terreux,

les

fixés

engobes par

un

Leux Vcvses dtcorto. Cypviptd.ium et

cYcLamen.

141

fv^ 18C-107


Suivant que elle

pièce recevra ou non une glaçure,

la

sera d'un aspect vitreux ou mat.

Ces glaçures peuvent suivant la

composition de

s'appliquent de

ou bien on

même

les

plonge dans

les

en arrose. le

diverses,

poterie. Elles

la

de façons différentes sur celle-ci

poudre sur

:

les pièces

procédé peu employé; ou bien on

:

la

On

natures

pâte de

projette la glaçure en

encore humides

dans

de

être la

glaçure en bouillie

arrive au

même

;

ou encore on

résultat en projetant

four, vers la fîn de la cuisson, des matières

convenables

:

marin, oxydes ou

sel

autres. Tels sont les

moyens

les

plus rudimentaires.

Un autre procédé d'or-

Vixses décorés

nementation, qui donne Fdcvot

cornu.

du

lTLuau,et l^vt.,.

reste

155,189,

ici

fondant vitreux, et deS'

la

coloration désagréable

que peu avoir de

masquer

surtout à

la

la

matière

poterie.

Ces engobes peuvent être soit des terres colo-

rées naturellement,

soit

des terres blanches colorées

des

par

oxydes

métalliques.

Nous avons vu tirer le

suivant

l'engobe

sec,

faisant ainsi

de

la

plus haut

le parti

que peut

décorateur des engobes gravés, en

grattant,

résultats et

fort

intéressants, est celui

pâtes

tinés

des

artistiques

très

un dessin arrêté d'avance,

mais non cuit encore, et en

réapparaître

la

couleur primitive

pâte. 142

appliquées.

une

sorte

des

C'est

de déco-


143


Qvtnpanule lo Elix-nte,

ït'^t'

À,4o"^dehc)i,ub

Kerb3i,cèe de,

fleura d'un bleu ylolcvcc. fleurit de^ i?^juin en cxoul. f-i few-lUes de. deux, espèces

.

fioulon en plan

Sur

la

poterie crue,

bas-reliefs

très

à

sculpturale,

ration

d'ailleurs.

ou même dégourdie, on applique

au pinceau, suivant une ornementation voulue, des pâtes

céramiques en bouillie, blanches ou colorées dans

la

masse.

De

ces pâtes, par des adjonctions patientes et répé-

on forme peu à peu des

tées,

que l'on vient repi-

reliefs

quer, mettre au point en sculptant, reliefs représentant

ornementation

toute

:

figures

ou

fleurs.

De

véritables

oeuvres d'art, du plus haut intérêt, ont ainsi été produites à la

Manufacture de Sèvres.

On

insuffle ensuite à la surface

de couverte colorée ou non, et

minée,

la

de la

la

pièce une bouillie

décoration ainsi ter-

pièce est cuite.

Souvent aussi, pour plus de rapidité, moulées à part et rapportées ensuite

pâtes

les

sont

sur la pièce crue, à

laquelle elles sont collées; ce procédé,

moins

artistique

peut-être, semble convenir surtout lors de la répétition à

un grand nombre d'exemplaires d'une

même

décoration.

Cette ornementation toute de finesse et de délicatesse

semble exclure

les effets d'aspect fort et puissant.

Mais un autre procédé de décoration, procédé élargissant beaucoup notre champ d'action, est l'application sur la pièce d'émaux convenables.

Opaques,

le

plus souvent afin de dissimuler

144

la

couleur


propre de

on

la pièce,

les cuit

Mais,

ces

émaux peuvent

être appliqués

uniformément sur

celle-ci

;

au feu de moufle.

et là est l'intéressant

pour nous, on peut

les

employer sur

la

céramique

en émaux cloisonnés.

Ce procédé

même pour

est d'ailleurs fort simple, et le

les poteries diverses

:

porcelaines, etc..

Après avoir tracé sur suivant les lignes

rubans

de

poterie.

En

Ensuite,

métal.

pièce

la

du dessin

Rubans

le

décor que l'on veut y apposer, on contourne le galbe de la pièce de minces

on cambre suivant

et

étroits,

très

du

on remplit

à

d'une

l'aide

reste,

spatule

les

grossièrement.

C'est

on

même

le

voit

le

procédé que

celui

des

émaux cloisonnés

sur

métal.

Au la

de moufle,

feu

l'émail

fond, se

poterie

fixe

fixant

,

même temps

à

en

cloi-

le

sonnage. Si l'émail ne remplit

pas assez celui-ci, on

recharge et on recuit.

On polit le tout ensuite. En somme,

ce sont

véritables

émaux

de

mais

cloisonnés;

au

support métallique employé

Leux

par

l'émailleur,

Vcvses

£>utome-

43

faisant à peine

moyen de

place, on les fixe sur celle-ci au

saillie

sur

la

fondant.

espaces libres d'émail

broyé


Je

céramiste

bons

substitue

une poterie. Bien employé, ce procédé peut donner de

résultats.

Mais

la véritable

décoration de

la

poterie est exécutée au

moyen

des couleurs

vitrifiables.

A

l'aide

La cuisson

de ces couleurs on peint sur les pièces les motifs constituant fixe ensuite ces

couleurs sur

Mais ces couleurs sont de natures

demi-grand feu;

décor.

la pièce.

diverses, suivant la cuisson qu'elles doivent

couleurs cuisant au feu de moufle ordinaire, ou de petit feu; 3° les

le

2° les

couleurs de

couleurs de grand feu.

Ces couleurs sont formées d'un principe colorant de composition variable, et la couleur à la poterie. Le colorant peut être une terre, un oxyde

d'un fondant fixant

ou un

sel

métallique.

Le fondant

est

composé d'éléments

mais nous ne pouvons entrer

nous

suffise

de

savoir

ici

divers, suivant le but auquel

il

doit répondre;

dans des détails techniques un peu ardus. Qu'il

que dans

les

fondants

146

se

trouvent principalement

les


It-H- ^'1^î^î-i'

m

liiif liiii

-mmiii-iMiÉi


de

fer,

qui, se

donnant, suivant les cas, des verts, des rouges ou des jaunes

;

l'oxyde de zinc,

combinant avec d'autres oxydes, donne des bleus, des verts

et

des jaunes;

l'oxyde de chrome, donnant surtout des verts, puis du jaune, de l'orangé et du

rouge; l'oxyde d'urane, donnant des jaunes; l'oxyde de manganèse, donnant des violets; l'oxyde de cobalt, donnant des bleus; l'oxyde d'étain, donnant des blancs; l'oxyde d'antimoine,

donnant des jaunes, combiné avec d'autres oxydes;

l'oxyde d'iridium, donnant des gris et du noir.

Parmi

les sels métalliques, le

Cassius, donnant des carmins

chromate de

et

donnant un brun

fer,

des violets

le

;

;

le

chlorure d'argent,

pourpre de

donnant un

jaune de belle coloration. Enfin, des métaux sont

eux-mêmes employés

Maintenant que nous avons passé en revue sur cru ou cuit,

:

l'or, l'argent, le platine.

les couleurs,

abordons leur emploi,

après avoir toutefois examiné ce qui caractérise chaque genre de

décoration, au petit ou au grand feu.

Les

résultats sont bien différents

sont de simples

émaux superposés

mais avec laquelle cette couverte

ils

même,

;

alors que les couleurs cuisant au feu de moufle

à la couverte, à laquelle ils

adhèrent sans doute,

ne font pas corps, les couleurs de grand feu fondent avec et

ne forment plus avec

148

elle

qu'une

même

substance.


Ces couleurs de grand

feu présentent par là

même une

plus grande profondeur

comparaison de ton, une beauté de matière avec laquelle ne peuvent entrer en creuses. et sèches moufle, de résultats donnés par les couleurs de feu

Voyons dès maintenant

les

couleurs de grand feu, dont on doit désirer voir

les

l'emploi se généraliser dans la décoration des pièces céramiques.

Ces couleurs à

très belles sont

cependant peu nombreuses, car

une température capable de cuire

que peu

De

la

il

leur faut résister

poterie sur laquelle elles sont étendues, ce

d'entre elles peuvent supporter.

plus, les couleurs de grand feu ont souvent le désavantage de changer de

couleur à

la

cuisson; changement dont

dant cependant moins aisée

la

le résultat est

tâche du décorateur.

149

prévu, sans doute, mais ren-


Deux méthodes

différentes

peuvent

employées pour

être

peinture

Ja

aux

couleurs dites de grand feu. .-.

Elles peuvent être appliquées sous couverte, c'est-à-dire la peinture faite sur

pièce brute, crue ou dégourdie

couverte générale cuisant en

Ou la

;

même temps

qu'elle et la recouvrant, en

bien, la pièce est cuite et terminée avec la couverte.

couleur qui, cuisant, se mélange intimement à

pore.

11

a fallu

ici

deux feux

la

peinture à laquelle vient se superposer ensuite la

On

lui

un seul

feu.

superpose alors

couverte à laquelle elle s'incor-

la

différents.

Nous

allons voir la manière de procéder pour la peinture sous couverte d'abord. Les couleurs .en.poudre, délayées à consistance convenable, peuvent être apposées, nous l'avons vu,- sur cru ou sur dégourdi. Notons cependant que ce dernier

procédé est employé de préférence. En peut présenter

On

conçoit donc que

le

la

pièce non encore passée au feu

décorateur hésite à courir un

qu'il s'agit

d'une pièce importante dont

de

On

travail.

effet,

telle défectuosité, qui, à la cuisson, la fera se

travaille

décoration a pu

la

fendre ou se briser.

tel

risque, surtout lors-

lui

coûter de longs jours

donc de préférence sur dégourdi, c'est-à-dire sur

les pièces

ayant déjà subi une cuisson partielle.

La composition

arrêtée d'avance est reportée sur la pièce au

ou de dessins piqués

et

moyen de

calques

poncés.

Puis les couleurs sont étendues au pinceau, ou encore, rendues assez liquides, moyen d'un pulvérisateur lorsque de grandes surfaces sont à couvrir. Ce procédé, très rapide du reste, permet aussi des effets très intéressants de dégradés.

au

Notons encore que,

la couleur sèche, on peut faire des enlevés en Les couleurs employées pour ce genre de décoration sont presque infusibles, et peu nombreuses

On

malheureusement. dant

peut cepen-

disposer d'une qui,

pour

être

restreinte,

150

gamme assez

permet

grattant.


M

ricvrito

de

1^

kZo* de haut^^ux

ùmx prults rouqe-vip. fleurit d'avril p-leursJjLcvnches. et

juin.

trtci.^o^.

DébatL c^e

pourtant des effets intéressants et

et

Le rouge,

harmonieux.

bleu,

noir

le

le

jaune, le brun

le vert, le

trouvent bien

s'y

représentés.

La pièce munie de

sa couverte

est cuite ensuite et terminée. 11

est à

remarquer

ici

qu'en

un seul passage au four, en une seule cuisson, la pièce crue est

transformée celaine

,

en

grès

,

poterie, et

sort

portoute

décorée, prête à l'usage en un

mot.

Pour verte

,

simple,

la

le s'il

peinture

sur

procédé

est

plus

permet des

effets

cou-

moins nombreux.

i


La

y traçant son ornementamoyen d'un mucilage ou

pièce, cuite avec sa couverte et terminée, l'artiste,

délayées au tion, dépose au pinceau ses couleurs fusibles d'essence destinés à les faire adhérer à

On

cuit ensuite.

Les couleurs

et la

mélangent, ne faisant plus qu'une

la

surface polie de la pièce déjà émaillée.

même

couverte étant de

même

substance.

On

nature, fondent et se

obtient ainsi des

tations brillantes et solides, remplaçant avantageusement

celles

ornemen-

obtenues au feu de

moufle, ternes et peu résistantes.

Les couleurs

pour

la

peinture

sur

couverte sont

étendent d'autant nos moyens d'action. Du reste, la beauté de matière de l'ornementation

déjà plus

ainsi

nombreuses

et

obtenue nous fera sans peine délaisser les colorations

certes plus va-

du

riées feu,

petit

mais com-

bien ternes et

peu

solides;

alors

que cel-

les-là

font corps la

pièce,

qu'elles

déco-

avec

rent ainsi admi-

rablement. est, on le Notons encore, comme moyen d'ornementation dont on peut

procédé

le

Le

voit, des plus simples, et aussi des plus artistiques. tirer très

bon

parti,

procédé des couvertes juxtaposées. convenablement Ce n'est, somme toute, qu'une mosaïque de couvertes diverses,

prévue et tracée à l'avance. choisies et déposées suivant une ornementation petit feu, Nous arrivons maintenant à la décoration au feu de moufle, ou au faïence ou sur porcedécoration spécialement appelée, et pour cause, peinture sur laine.

Combien

hélas, ce

procédé

si

facile, a-t-il

permis

la

création de pièces où

l'art

n'entre pour rien?

une maîtrise N'avons-nous pas vu, trop souvent, ces décors somptueux, où aux flancs d'un d'exécution venait malheureusement s'égarer dans la représentation, vase, d'une scène d'histoire

ou de mythologie!

fameux, que Scènes puisées aux meilleures sources, du reste, copies de tableaux 152.


certes,

Rubens

ni

ni

Raphaël n'avaient conçus

en

de

vue

cette

destination bizarre

!

Et n'a-t-on pas vu, dans

temps

un

éloigné

de

peu

nous,

la

Tcx.s5e a.

manufacture de Sèvres

tisane^.

y employer les meilleurs de ses artistes et de ses praticiens. Mais ce temps n'est plus, certes, et la composition d'une orne-

Eucalyptus

mentation est plus raisonnée de nos jours, mieux appropriée à

forme

la

et à l'objet qui doivent la recevoir.

Disons donc quelques mots de

la

peinture cuisant au petit feu, en espérant bien

cependant voir son emploi moins fréquent de jour en jour.

Les couleurs en poudre sont broyées sur une glace dépolie au moyen d'une molette,

et

sont délayées

moyen

au

d'essence

de

térébenthine

et

d'huile

de

lavande.

On

pose sur

les

la

pièce

à

décorer à l'aide de pinceaux.

Pour

les

teintes

uniformes, on se sert de putois, pinceaux coupés carrément, avec lesquels on

tamponne

la

couleur en tons unis ou dégradés.

La décoration achevée, cuisson,

s'il

pièce séchée est cuite au feu de moufle.

la

est nécessaire, et

retouche que

suit

une autre cuisson.

Le décorateur ne pouvant en génése rendre compte,

ral

avant

la cuis-

son, de ce que donneront les couleurs

employées, devra

les essayer sur

des

échantillons, cuits ensuite, et qui le fixeront à cet égard. 11

va sans dire que les métaux pour-

ront être

employés, or, platine ou

argent, et serviront soit à rehausser

des compositions colorées, soit à for-

mer eux-mêmes des ornementations variées.

Les mé-

Après

la

en cas de couleurs mal venues, on procède à une

~

k ccK.ft eb 50vi coupe "Pervenche/

Tcvâae

taux, fine153


ment broyés

et réduits

en poudre impalpable, sont mélangés à leur fondant, au

d'essence de térébenthine épaisse.

moyen

On

une

Bot

k

comme

applique ensuite au pinceau,

couleur

conque,

eau,

quel-

on

et

cuit

après dessiccation.

et

Au

cvivette^

métal non

le

vectet)

du

sortir

alors est bruni

fil- 2-07

de

acquérir

pour

l'éclat,

moyen de

au

four,

brillant

brunis-

soirs d'agate.

Ce que nous avons de

dit

peinture sur

la

porcelaine peut s'appliquer à la peinture laquelle

sur faïence,

peu

diffère

de

la

première.

Nous avons

ainsi

passé très rapidement

en revue les opérations successives né-

cessaires à la fabrication et à la décora-

d'une

tion

poterie.

Sans doute cet aperçu mais

il

peut

suffire,

de cette industrie,

croyons-nous, si

artistique lorsqu'elle est bien traitée, et

incomplet;

est-il

permettra de se rendre compte de

et

la

technique

intimement

si

liée à

notre vie journalière.

Nous ne nous sommes préoccupés Mais

il

forme

va sans dire que

le

ici

que de l'ornementation

même

décorateur mettra tous ses soins à

du vase qui doit recevoir

cette

ornementation.

la

Et que

cette

devra pas se contenter d'être belle en elle-même, mais qu'en plus emploi

facile et rationnel,

bonne en un mot

154

Si

à l'usage auquel

on

l'a

de

la

poterie.

recherche de

elle

la

forme ne sera d'un

destinée.


B rapiers peints et étofjes imprimées

peu ancien.

E papier peint est d'un emploi relativement servait

surtout

d'étoffes de

ces tentures

On

aux siècles précédents,

soie,

pour tendre

de laine ou de coton. Mais

le

les

On

se

murs,

prix élevé de

chercher un procédé de décoration moins coûteux.

fit

employa alors du papier

murs,

collé sur les

décoré de

et

motifs au pochoir.

Mais ce procédé long et

trouva remplacé vers

se

ment

ne tarda pas lui-même

milieu du

le

xviii' siècle

les papiers peints à la planche,

les papiers

papier peint propre-

le

se fait

jours la longueur indéfinie que

Pour un rouleau, vingt-quatre

sement.

On

de nos jours encore on

le fait

pour

sur lequel on imprimait alors étant fabriqué à la main, ne pouvait

comme de nos

nique.

comme

lui

donne

feuilles étaient collées

imprimait ensuite. Maintenant, non seulement

mécaniquement, mais depuis

le

la fabrication

méca-

bout à bout soigneu-

la fabrication

du papier

milieu du xix° siècle, l'impression mécanique

remplace peu à peu l'impression manuelle,

celle-ci

rarement pour des papiers artistiques. Et malgré

n'étant

la perfection,

plus employée à cause

même

que

peut-

de cette perfection obtenue dans l'impression mécanique, nous regrettons

vieille

on

de tirage très soigné.

Le papier

impression à

la

planche

particulière à ses produits la

abandonné,

substitua aux parties ajourées du pochoir des parties de bois en relief et

imprima

être

par

à être

dit.

On

avoir

et dispendieux

:

;

car toujours le travail manuel

la

donne une saveur

une légère imperfection, une sorte de vibration dans

matière pour ainsi dire, à peine perceptible à l'étude, et qui cependant charme

notre œil et notre esprit.

On

ne peut cependant qu'admirer les machines ingénieuses,

155

imprimant

sans


arrêt et d'un seul indéfinis,

coup en une, deux, quatre, jusqu'à vingt-six couleurs, des papiers

coupés ensuite régulièrement en rouleaux de huit mètres. cette fabrication plus tard. Arrêtons-nous maintenant à

Mais nous verrons

quelques considérations générales sur

le

papier peint.

Ces considérations seront de deux genres Considérons donc

le

pour remplir au mieux

La première Le papier

est

:

esthétiques et techniques.

papier peint en général, et les qualités les

conditions imposées par

la

qu'il doit

présenter

décoration intérieure.

une condition de bonne adaptation.

peint est un décor de surface plane. 156

11

doit

donc avant tout conserver


ITluquet au mur qui

autoir

cette

surface

le ;

reçoit le caractère plan de

ne pas donner

l'illusion

de

trous ou de bosses, ne pas inquiéter l'œil; en un mot, ne pas déformer son support. Ceci, du reste, est un principe commun à toute ornementation de surface.

Vient ensuite franc, quel que

ou surcharges,

la

composition

soit le principe si

le parti

même du

papier. Celle-ci doit être d'un parti bien

adopté; ou d'une homogénéité parfaite, sans vides

l'exige;

ou

alors, nettement tranché.

comporte des lignes voulues, diagonales, horizontales,

Et

si

verticales,

la

composition

que

celles-ci

soient accusées avec force, car elles trouvent des emplois divers et bien définis.

Nous connaissons en reçoivent,

effet l'influence

qu'ont les lignes sur les surfaces qui les

d'allonger en quelque sorte celles-ci dans leur direction propre. C'est 158


ainsi

que sur un mur, par exemple, des verticales en élèvent

la surface, et

que des

horizontales l'abaissent au contraire.

On

voit

possèdent

donc tout

le parti

que pourra

décorateur de ces propriétés que

les lignes.

Pour une pièce basse,

à laquelle

très accusées

s'impose.

verticales

tirer le

on veut donner de

Au

l'élévation,

contraire, pour une

une décoration à

pièce que

l'on

veut

agrandir, les horizontales doivent être choisies. Et plus les lignes seront accusées,

plus la sensation sera vive, plus

On

l'effet

ne saurait apporter trop de soin

voulu à la

et

cherché sera parfait.

composition des motifs qui,

comme dans En effet,

le

papier peint, se répètent un grand nombre de fois sur une

si

ce motif présente une défectuosité, la propriété que possède la répétition d'ac-

centuer

le

motif,

même

surface.

s'empresse d'accuser fortement cette défectuosité, qui pouvait

159


était isolé,

mais qui devient insupportable lors de

la juxtaposition

des nombreux

motifs décorant un mur. 11

va sans

que

dire

coloration nous vient

la

ici

en aide, et qu'un motif d'un

dessin trop accentué, par exemple, pourra devenir acceptable lorsque

la

coloration

en aura été descendue proportionnellement; qu'un parti trop accusé pourra être adouci de la même manière, alors qu'un parti trop faible pourra être rendu plus

ferme par une coloration voulue, plus vive

La coloration du papier

En 11

peint,

en

effet,

et plus tranchée.

joue un grand rôle dans cette industrie.

général, elle doit être discrète, ne tirant pas l'œil, ne forçant pas l'attention.

est indéniable

en

effet

que dans une ornementation intérieure,

le

papier peint

n'est qu'une ornementation accessoire, ne valant surtout que par la coloration et l'ambiance qu'elle crée; que son but principal est de dissimuler à l'œil les matériaux

de construction souvent d'un aspect rude

Ce

que nous chercherons avant tout,

et

désagréable.

c'est

i6o

donc l'harmonie. Que

les

gammes


Primevère

de Chine.

p,

.>

f Icxnte de 2/ - de haut, fleurs bUnches^roses ou rouqep. tachè-es de.Jcxun.e.Tlqe5 rouqes. fleurit de déce^mbre. soient claires les

En par

rendre harmonieuses,

effet,

suite

la

et

ou foncées, nous nous efforcerons de

répondant bien

un papier est composé de façon

à la destination

du papier. doit décorer

différente, suivant qu'il

une antichambre ou un salon, une

salle à

manger ou une chambre

à

coucher.

Alors que pour très claires,

le

les ors

salon la distinction devra s'allier à la richesse,

souvent nous seront demandés.

Plus

les

plus gaies, une composition plus libre, nous seront permis pour

gammes

manger, alors que l'antichambre se tiendra dans des gammes effacées

un semis

suffisant le plus

gammes

de laisser-aller,

des

la salle à

et discrètes,

souvent; les chambres à coucher devront donner l'impres-

sion du calme et du repos aussi bien dans la composition large et sobre que dans la

coloration tranquille et harmonieuse.

Mais dans tous

les cas,

recherche de l'harmonie avant tout. Et celle-ci s'obtient,

non par l'affadissement des

tons, mais par le choix judicieux et l'équilibre de leur

qualité et de leurs valeurs.

Du

reste,

comme nous

l'avons vu déjà, le papier peint, devant nécessairement

présenter une surface plane, ne nous permettra pas l'emploi de valeurs très écartées, ni

Dans

de modelés excessifs. ces compositions, valant surtout par la couleur, un dessin simple, des tons

à plat sont ce qu'il

y

a

de mieux. Et

si

un modelé nous est imposé,

qu'il soit tout

i6i

I

i


I

avec

l'éclairage

naturel

de

la

pièce placé souvent différemment.

Enfin et surtout, dans cette industrie

tons-nous de

faire

rendre au procédé

le

comme dans les autres du reste, contenmaximum d'effets pratiquement possibles,

sans chercher l'imitation de procédés différents.

A

quoi

bon

faire

des imitations

sionnant personne, et à quoi

bon

grossières

imiter la peinture, les cuirs

162

51

de tapisseries ou d'étoffes

ou

le

n'illu-

bois sculpté,


i63


k

inflorescence, ré,practee, bulbeuse jvivcxce-. fleurs livch.e& d'unblcx-ncjaunâ-lre oro^nqè&i, fleurit de rruxrs en.

?la,nt:e,

,

.

Pi c3

comme nous

souvent

vu

l'avons

?

Mais nous avons encore à nous occuper, de la décoration dans la composition ,

accessoire que recevra

Nous pouvons

la

pièce ensuite.

en deux groupes distincts

papiers peints

les

classer :

ceux qui devront

être la seule décoration murale d'une pièce,

ceux au contraire qui ne seront dans cette pièce qu'une décoration secondaire, un fond. et

En un

mot, les papiers peuvent être meublants

ou non meublants.

Dans

le

premier cas, nous l'avons vu,

papier est destiné à être la seule tion murale; à lui

suffire

le

ornementa-

ne recevoir aucun tableau, à

à

seul.

11

dans ce cas,

pourra,

avoir une coloration plus vive, un parti plus

accusé,

le

motif devant alors compter un peu

par lui-même. Mais c'est un cas plutôt rare, telle façon )lus souvent le papier doit être conçu de 1

puisse

eaux ou

Son d'une

recevoir

des

ornementations

accessoires,

bibelots, sans leur nuire en rien.

rôle alors doit se borner à celui d'un fond orné

coloration

douce,

regard, mais pouvant

le

harmonieuse, satisfaire

n'attirant

cependant

si

pas

le

l'œil vient

à le découvrir.

La

coloration en sera conçue à valeurs rapprochées, en

camaïeu ou en couleurs voisinant sur

le

cercle chroma-

tique, parentes les unes des autres.

peut cependant, dans l'emploi de ces papiers un peu 164


Trée^it neutres, distinguer deux cas

bien

le

papier recouvre

haut en

bas,

limité

le

:

k Inflorescence

mur de

seulement par d'étroites bordures;

décoratif vaut par lui-même et est dans le papier effacé.

Ou

encore,

rèpractee^.

ou

la partie

supérieure du

le

mur recevra une

ce cas, l'intérêt se portera tout entier sur celle-ci, et

dans ce cas, l'élément

point intéressant quoique très

le

large frise ornée; dans

rôle

du motif ne sera plus

165

I


que très accessoire, simplement pour amener une vibration de

avouons que, dans ce

cas,

la

un simple jeu de fond en camaïeu ou

Du

couleur.

même un

reste,

papier uni

sont ce qui est préférable.

Nous

verrons les frises

les diverses applications

Ces

généralités

et leur

du papier

posées

,

composition lorsque nous étudierons séparément peint.

examinons maintenant

simple en elle-même

Comme

nous l'avons

pression à la

temps

la

planche

vu,

l'im-

fut très

long-

du

reste,

les papiers artistiques. Seul

élevé peut

faire

lui

peu

un

froide

pour

son prix

préférer l'im-

pression mécanique, dont tion

:

seule employée.

Elle l'est encore,

Bouton

indus-

technique de cette

la

trie très

et

la

perfec-

la

rapide

5'epAnoui355>.nt exécution sont cependant très appréciables,

il

faut le reconnaître.

Étudions donc, en premier l'impression à la planche

Une le

lieu,

:

fois le dessin fait et colorié,

graveur prend des contours de

un

chaque couleur de

ce

dessin

calque soigné,

au

moyen de

soit

papiers transparents et d'un mélange

Dàtà-IL d'és-tUche de, l'inflorescence^

k inflorescence

i6é

réfractée-


de noir de fumée et d'huile, soit au

moyen d'une

feuille

de gélatine gravée

à la

pointe. 11

choisit ensuite

pour chaque couleur une planche épaisse, formée de

trois

épaisseurs de bois, collées les fibres contrariées, pour éviter que l'humidité des

couleurs ne fasse travailler cette planche la

:

deux de ces épaisseurs sont en sapin,

troisième en poirier.

C'est cette dernière qui reçoit

Le

poirier

est,

en

effet,

la

gravure.

un bois au grain

serré,

compact, se gravant bien

et facilement.

Sur chaque planche, ment, dans

le

le

calque de chaque couleur est reporté par simple frotte-

cas de noir de fumée et de l'huile.

lable remplir les tailles

Pour

la gélatine,

du calque d'une couleur en poudre plomb,

On bois

:

mine de

etc.

teinte

qui

ensuite les parties

doivent

afin d'éviter

167

on doit au préa-

sanguine,

être

du

réservées,

des erreurs.


On

humidifie

le

bloc

qui devra être maintenu

en cet état pendant tout le

et

temps de à

gravure,

la

l'aide d'ins-

truments

tran-

chants, gouges et autres,

on enlève toutes

les parties

les seuls points devant recevoir la couleur.

11

non

teintées, laissant en relief

va sans dire que chaque planche est

munie des points de repère, indispensables pour l'impression. Cependant, d'usage lors

les parties délicates

du tirage

si

elles

exécute en cuivre, enfoncé dans le poirier

pour

Ces planches Pour

lignes fines, points,

seraient rapidement hors

la

on

les

planche et beaucoup plus résistant, réservant

les traits plus larges et les surfaces.

prêtes, on procède à l'impression.

celle-ci,

la

couvrir d'un ton uni

superposer

:

étaient exécutées en bois. C'est pourquoi

première le

les différentes

opération

est

celle

du fonçage, qui consiste

à

papier brut. C'est sur ce ton que viendront ensuite se

couleurs constituant

i68

le dessin.

11

va sans dire que ces


couleurs doivent être couvrantes, c'est-à-dire opaques, et ne permettant pas de voir les tons auxquels elles sont superposées.

sont employées

Le fonçage,

Une meur

qui va

Celui-ci

fait

sec,

fois

Ce

sont les couleurs à

la colle

qui

dans cette industrie. à la le

main autrefois, se

papier

recouvert

fait

de

maintenant à

son fond

la

est

machine. alors

livré

à

l'impri-

y apposer l'ornementation.

dispose d'un établi garni de drap, au-dessus duquel se meut un fort

levier permettant

Son papier

de donner des pressions énergiques.

est

posé sur

l'établi.

Sur un drap enduit de couleur,

169

il

pose

sa


planche, et celle-ci garnie du ton est reportée et repérée sur le papier. Le levier s'abaisse, une pression est donnée; l'impression est faite. On glisse le

papier, et

on imprime bout

Le papier

On

à

bout un second motif

de

et ainsi

suite.

revient à l'impression autant de fois qu'il y a de couleurs à imprimer.

l'impression à

le voit,

la planche est longue et délicate, parla même très dispendieuse. C'est pour obvier à cet inconvénient que l'impression mécanique a été

inventée. Ici,

plus de planches, mais des rouleaux gravés de

Le dessin

la

un calque est pris de chaque couleur, reporté ensuite sur des blocs de bois de tilleul debout.

Comme

fait,

pour

la

planche,

on colorie

les

façon suivante

:

à la pointe sur gélatine, et

parties qui indiquent la couleur afin

d'éviter les erreurs. Puis, à l'aide d'instruments spéciaux,

on brûle toutes ces parsur un centimètre de profondeur à peu près, brûlure très soignée, afin de ne pas altérer les contours. ties

Notons pour

cependant

les à-plats le

seul est brûlé

;

que

contour

nous ver-

rons pourquoi ensuite.

Donc,

voici

sur notre

Létail .des f le-urs &V grcX-ines»

fi^

170

2.2.2.

([

\


bloc

de

tilleul

notre

dessin gravé en creux, Dê-bcvul de. lût

Feuille

contrairement à ce qui s'est

produit pour l'im-

pression à

la

planche.

Dans ces creux, on

vient

couler

alors

un métal

fusible à une assez

basse

ture,

mélange de plomb, d'étain

d'antimoine.

On

dégage

du moule de bois,

et

la

tempéra-

et

fonte

l'on

a

en

relief le dessin à reproduire.

On

procède alors au dégrossissage à la lime des coulures et bavures. Ensuite, la plaque de métal, suivant une courbure telle que lorsqu'elle sera appliquée sur un cylindre de diamètre convenable, le commencement du dessin vienne se raccorder directement et exactement avec la fin.

on

cintre

On

procède ensuite au tournage, qui

finit,

égalise,

met au point en un mot,

le

cylindre d'impression.

Vient alors

le feutrage.

Nous avons vu

plus haut que lors du brûlage d'un motif contours seuls des grandes surfaces étaient brûlés; voici pourquoi. Entièrement en métal, ces surfaces prendraient mal la couleur. On en coule donc

sur le

tilleul, les

171


Rénu.ph.cxn et

simplement

£>c\,Cjlbta,ure..

remplit

contour

le

ensuite

la

et

cuvette

on ainsi

formée de feutre qui s'imprègne, lui, facilement de la couleur. On procède alors à la mise en place des motifs sur des cylindres de plâtre sur lesquels on les fixe, et les rouleaux peuvent être livrés à l'impression.

Nous ne

décrirons pas

ici la

machine

à

imprimer. Qu'il nous

suffise

de dire que

le papier déjà recouvert du fond y arrive en rouleaux de grande longueur et que l'impression des couleurs de un à vingt-six tons s'y fait en un seul passage dans la

machine,

Une la

le

papier en sortant terminé.

fois sec, le papier débité

en rouleaux de huit mètres est prêt à être

livré à

consommation.

Notons cependant que pour

faire vibrer la couleur,

et enrichir le papier,

on se

livre sur celui-ci au calendrage ou gobelinage. Le papier, passant pour cela entre

des cylindres gravés, en reçoit un estampage tissus,

de tapisseries; d'où

Ajoutons que d'abord le

le

le

nom

l'or, l'argent, les

lui

donnant des grains divers de

de gobelinage.

métaux en un mot

se

posent à part.

On

imprime

papier avec un mordant, et une machine se charge ensuite de poudrer

papier avec des bronzes de couleur choisie. Voici, rapidement esquissée, 11

la

technique du papier peint.

nous reste à indiquer suivant quelles mesures sont

souvent.

faits les

dessins, le plus


Fù^pict?

En France, mesures

la

diffèrent,

motif sur

le

pour vin pla-pond

car à l'étranger ces

largeur

du

rouleau est de 48 centimètres,

sauf pourtant pour des papiers de

lambris où cette largeur atteint 80 centimètres.

Pour l'impression soit

à la planche, la seule condition est

que

le

rouleau de huit mètres

imprimé en un nombre exact de coups de planches. Que, par conséquent,

mesure du raccord 18, 20,

ou

divisant le chiffre de

8 mètres

donne un nombre exact

:

la

16,

autre.

Pour l'impression

à la machine,

voici

173

les

mesures habituellement employées


toujours pour des rouleaux sur lesquels centimètres,

3) 1

5o centimètres,

motif est de 48 centimètres de large

le

60

centimètres,

70 centimètres,

1

mètre

:

et

mètre 20. Ajoutons encore que ces dernières sont peu employées.

Ces rouleaux ont en

réalité

5o centimètres de large

vrant l'un l'autre lorsqu'on les juxtapose,

Voyons maintenant

le

;

mais les papiers se recou-

motif ornemental n'en

a, lui,

que 48.

quelles fantaisies peut se permettre l'artiste en composant

un papier peint.

Ces qui,

fantaisies d'abord sont

comme dans

presque toujours exclues par l'impression mécanique,

tous les cas où

la

machine est substituée à

la

main-d'œuvre de

l'homme, ne permet aucune liberté d'exécution. C'est donc seulement à l'impression à

chaque

fois

la

planche que nous devons avoir recours

que nous voudrons ne pas être

rigides exigences des

astreints aux

dimensions des raccords.

En

effet,

spécial

nous pouvons désirer en vue d'une ornementation plus

à obtenir, voir par

larges et

non emprisonnés dans

que nous pourrons sation

de

ce

faire ainsi.

désir

riche, d'un effet

exemple notre pièce tendue de papier aux motifs plus les

Ce

n'excluera

48 centimètres de

la

largeur.

Examinons ce

sera simple, et la réali-

pas

l'intervention

de

|^ouûè.re

174

'

la

de ?o

Â.(io'^tlqc3 noires,


Nous

machine.

composerons notre motif

sorte

de

telle

se

qu'il

trouve sur deux

largeurs, trois largeurs,

etc.,

c'est-à-dire que

motif du rac-

le

cord

se

trouve

96 cent, de

être

ou

144,

Dans

le cas

large etc.

de deux largeurs,

nous

graverons

chaque moitié du raccord sur deux

peunt ^bordure-, bis mcvrtà-qoru

E\.pleH

séparés.

%%J

toute,

jeux de rouleaux rents que nous imprimons, et que

chose se fera pour trois largeurs,

Ce

somme

sont,

deux papiers

nous juxtaposons lors du collage. La

diffé-

même

etc.

Mais nous pouvons désirer autre chose: que notre papier comporte un motif de m. 5o de hauteur de raccord, par exemple. Là, la machine à imprimer ne peut plus nous servir, les cylindres ne permettant pas d'atteindre une semblable dimen1

sion. les

C'est donc à la planche que nous aurons recours. Mais de

même que pour

grandes largeurs nous gravions plusieurs séries de rouleaux, de même, pour un

raccord de

exemple, se

m. 5o, nous graverons plusieurs séries de planches, trois par juxtaposant lors de l'impression pour arriver à la dimension désirée. 1

Nous pourrons même

avoir ainsi des ornementations variées du haut en bas;

par exemple un champ de pavots au-dessus duquel volent des oiseaux, ou toute autre chose à notre gré, suivant notre libre fantaisie.

De même,

nous avons vu combien

surmonté d'une large

frise.

La

était

frise,

heureuse

imprimée

limitée horizontalement en bas, soit par un lage, ligne droite,

En

filet,

la

combinaison d'un papier uni

à part, soit

se trouve ainsi forcément

même

la

ligne

du

col-

en tous cas.

vue d'éviter la sécheresse de cette ligne, de se faire

le papier,

par

on peut, sur des

lais

mieux pénétrer

de papier uni, imprimer une frise à

175

la

la frise et

place

même


"7^

occupera lors du collage.

qu'elle

Le

papier,

en

divisé

de

lais

4 mètres, par exemple, porte donc à

fragment de

fragment qui

frise,

la

viendra se

raccorder

ornent les

lais

collage,

ceux

à

en

mise

qui

Lors du

voisins.

frise

la

un

supérieure

extrémité

son

place,

l'excédant du papier sera coupé en bas. Il

va sans dire que

pourra

la frise

être composée d'un motif de 48 centimètres de large, ou de deux,

ou de

trois,

l'effet

voulu.

De même, rouleau

lorsqu'une

imprimée

est

pour

planches

motif complet

que

suivant

sera plus

au

frise

peut

elle

de

séries

d'un

l'impression

deux, trois, quatre,

:

le

motif

ornemental

ou moins long.

Une chose assez

,

plusieurs

comporter

et

suivant la fantaisie

assez curieuse, mais

difficile

temps, est

la

en

établir

à

même

composition de pa-

piers pouvant se raccorder soit sui-

vant

un

raccord

soit

en sautoir,

suivant un raccord droit.

Enfin, on peut se rendre compte,

par ce rapide aperçu, plesse

du procédé,

d'effets

£ltuite herb<xcée vivà^oo,

divers

que

et

de

sou-

la

du nombre

l'on

peut

en

obtenir.

de

à.

l

feuilles verle.b,hqe/ brune- pleurs d'un rose viola.cé^ te^ché de/ pour-

Mais en même temps que

les

,

pre foncé fleurit de .

juillet.

nmi en

papiers peints,

les

étoffes

impri-

mées concourent à l'ornementation

fi<i

176


i

de ^ â 4°"cle lonQ fleuri jouAne-s fmAi-t vert &om-

Plcuale a.nnvLelle, .

bre,a,vec- slri-ea et tachea vert cLair> pwi» oranoé et ja.iAne^

clair fleurit dejiAi,Uet

en oc-

lob re-.

Il

fi

d'attachc5

Létaib des

Pe.uillce>.

fn-2.)Q

) |


de

nos intérieurs,

soit

sous forme de cretonnes,

soit

sous forme de velours.

Le

principal intérêt de cette technique est la modicité

du prix de revient. Sous ce rapport, en tissées

ne peuvent entrer en

que, sous

le

rapport de

étoffes

effet, les

Avouons cependant

lutte.

beauté de matière, elles sont

la

de beaucoup préférables aux étoffes imprimées, de

p3 que pour

même

durée de conser-

la

vation.

On

pourrait croire

nique

de

cependant.

papier peint, à

la

des

du papier peint. rien

est

tech-

absolument identique

étoffes

fiouton. celle

la

l'impression

il

surface

matière colorante,

-bouton mhXt

de

là.

à

n'en

Dans

le

de déposer

suffît

de

11

celui-ci

la

qui s'y fixe

flear

3'ouvr.xnt

Coupe du

fleur

épA,noule

fleur

Coloquinte. Dé-tA.i.lô

des

("Leur i 179

fh-'-^^

pemelle.

épanouie.


Dans

d'elle-même.

produit, et

se

la

les tissus, au

contraire, c'est une véritable teinture locale qui

matière colorante, pour adhérer à

exige l'intervention

l'étoffe,

des mordants. suivant les époques, se Les procédés d'application des couleurs différèrent aux étoffes imprimées, perfectionnant peu à peu. Les toiles peintes cédèrent la place intervint à son taille-douce en gravure La d'auxiliaire. la gravure sur bois servant tour,

même temps que

en

domaine du

de

progrès

les

l'industrie

chimique

étendaient

le

coloriste.

Oberkampf, de Jouy, introduisit en France la machine à impression enfin en la machine continue, qui se perfectionna peu à peu, et se transforma Enfin,

employée de nos

jours.

coton, lin, laine et soie. Mais, dans imprime sur des matières diverses pour colorer son modèle, est cette industrie, l'artiste, pour composer, ou plutôt beaucoup moins libre que pour colorer un papier peint.

On

:

Pour

celui-ci,

en

effet, rien

ne

le

guide en dehors de son goût

et

de sa fantaisie.

pour seule règle de ne pas dépasser le nombre 11 cherche une harmonie, ayant viennent se juxtaposer, d'impressions mises à sa disposition. En effet, les couleurs l'impression. superposer même, le plus simplement du monde, lors de se

Dans

les

en effet, étoffes imprimées, rien de tel. Cette industrie repose

et réactions chimiques. l'avons vu, sur la teinture. Qui dit teinture dit chimie

lors,

pour

l'obligation s'impose impérieusement

leusement aux indications que peut être développée en

Donc,

la

plupart du

lui

l'artiste

telle autre.

11

Dès

de se conformer scrupu-

fournira l'industriel. Telle couleur, en

même temps que

nous

effet,

ne

faudra y prendre garde.

temps, l'industriel remettra à l'artiste

un certain nombre de

coloration de sa composition. tons, parmi lesquels celui-ci devra choisir lors de la plus satisfaisants pour le n'est certes pas toujours des plus commodes ni des

Ce

dehors de laquelle décorateur, mais une obligation absolue s'impose ici, en la même que pour sera part cela, la composition réalisation est impossible.

A

papier peint. Cependant, nous devons

Le papier

peint,

ici

par sa destination

le

mode

le

ouvrir une parenthèse.

même

de pure ornementation murale, ne

servira jamais, et ne sera jamais vu qu'en surface plane.

velours imprimés,

la

d'emploi change souvent.

Dans

Une

les

cretonnes et les

pièce peut être tendue

serviront aussi souvent à de toiles imprimées, certes; mais ces toiles imprimées des rideaux surtout, le cas le faire des rideaux, à recouvrir des sièges. Or, dans

mode avons

d'emploi diffère totalement. ici

Au

lieu d'une présentation

une présentation plissée, dans laquelle i8o

le

purement plane, nous

motif, ornemental en lui-même.


I^ilo^il

du

pruvt.

f.^

%}X

par le plissement ne compte pas, puisqu'il est morcelé colorées protaches de l'étoffe. Seule la couleur, les et équilibré en duisent un effet qui devra être raisonné

vue de cet emploi nouveau. recouverts

dans

pour bien

De

de cette étoffe,

un espace

la

restreint

De même, pour

les

sièges

devra-t-on pouvoir trouver

une

ornementation

suffisante

faire.

technique

i8i

même

de

cette

industrie

nous

ne


frioe pour-

manae-r-

oa^-llc

CoLoQU-lntex

fi^.

255

dirons rien, car cela repose en grande partie

et

non pas

qui nous sont tracées

Tous

les efforts

motif, en

sur

des

CeJa nous entraînerait trop

artistiques.

considérations

scientifiques

et

en dehors des limites

la

composition

même du

tirer le meilleur parti possible

des colo-

loin,

ici.

de

même temps

l'artiste

devront donc porter sur

qu'il s'efforcera

de

rations restreintes mises à sa disposition.

Mais que

le

décorateur ne se dissimule pas que, dans ces industries artistiques,

papiers peints et étoffes imprimées, qu'elle compte, pourrait-on

dire,

la

coloration est

plus que

le

la

motif

chose surtout importante

même; que

c'est par

;

elle,

grâce aux grandes surfaces couvertes, que l'on crée des harmonies dans les intérieurs,

que l'on donne des impressions gaies ou sévères; que par conséquent

gamme

doit être parfaitement étudiée, les harmonies et les contrastes de tons et de

la

valeurs puissamment établis, sans pour cela se contenter d'un motif insignifiant ou banal.

Le décorateur consciencieux ne pourrait d'abord

coloration intéressante

il

ne saurait

allier

le

supporter, et à une

une ornementation pauvre

goût.

l&3

et

de mauvais


est destiné à l'ornementation des fenêtres de nos appar-

E vitrail

tements

et

de nos édifices.

11

doit, tout

lumière nécessaire à l'éclairage de

Un

colorés,

au

moyen de

se

vitrail

le

la pièce.

découpés suivant un dessin voulu,

vergettes métalliques ou plombs.

vitrail peint.

Donc, on

du coupeur,

soit

Ou

encore

ils

peuvent, au

qu'ils

partie

fassent

moyen de couleurs

de

le voit,

nature

la

deux procédés principaux

même du

:

vitrail

verre, de l'opposition

d'un

ressources ne suffisant pas,

l'artiste croit

appropriées,

la suite.

sans peinture, tirant tous ses

ou de l'harmonie des

rapport de leurs valeurs, de la silhouette des pièces

même

assemblés ensuite

Ces morceaux de verre peuvent

recevoir des traits et des demi-teintes fixés au feu par

du

et

sans peinture, soit que certaines pièces ne comportent pas de peinture dans

cas d'un

effets

la

compose de morceaux de verre diversement

rester tels qu'ils sortent de la main vitrai]

en ornant, laisser passer

;

ou

devoir y ajouter

vitrail peint, l'attrait

teintes,

lorsque ces

des grisailles et

des émaux détaillant et enrichissant les formes.

Ajoutons que ce dernier procédé est presque uniquement employé pour vitraux des

Nous

monuments,

et aussi

les

pour beaucoup de vitraux d'appartements.

verrons plus loin les avantages et les désavantages

de chacun de ces

deux procédés.

Le savoir

vitrail :

peut, en général,

le vitrail

monumental

se

diviser

et le vitrail

Le premier, surtout employé dans des chefs-d'ceuvre inestimables, du trois siècles

la xii'

en deux catégories bien distinctes,

à

d'appartement.

décoration des édifices religieux, a produit

au

xvi' siècle;

de nos jours, après plus de

de décadence complète, des verrières de valeur ont été produites

qui décorent plusieurs édifices civils

ou

religieux.

183


Mais

c'est plutôt le vitrail

mo-

plus

d'appartement,

dimensions,

deste

de

nous

occupera

qui

Aussi

ici.

bien les procédés de fabrication sont-ils les qu'il

s'agisse

mêmes,

d'un

vitrail

minuscule destiné à une de

nos pièces d'habitation, ou d'une verrière gigantesque destinée à une cathédrale.

Ces procédés de cation,

nous allons

fabri-

les étu-

dier maintenant.

La maquette ou esquisse colorée terminée et satisfaisante,

l'artiste fait le

carton de son

ou dessin grandeur d'exécution. Et ne nous y trompons pas, de la valeur du carton dépend d'une façon absolue la valeur du vitrail exécuté car jamais une exécution, si bonne fût-elle, n'a sauvé

vitrail,

;

et

ne sauvera

composition d'un

dessin

mal

conçu.

carton

Disons de

pauvreté de

la

ou de

suite,

cependant,

qu'un carton excellent peut être lui

aussi

mis

par une exécution et anti -artistique.

à

néant

inhabile

Du

reste,

ne devons-nous pas apporter tous nos soins à une oeuvre artistique, tant à sa

concep-

tion qu'à son exécution, ce

que l'on néglige trop souvent?

Donc,

le

c'est-à-dire

carton sera

composé

et

fait,

exé-

cutécommenousl'allonsvoir.

V_

184


, ,

Pour

sur

cela,

fenêtre, armature

le

panneaux formant

le vitrail,

Car une grande verres et

papier

comportant

nous les

commençons par

tracer

l'armature

de notre

barres de fer destinées à supporter les différents

son squelette en quelque sorte.

verrière n'existe jamais en un seul panneau.

La

fragilité

des

malléabi-

la

des plombs les

lité

réunissant

l'inter-

disent formellement.

On

divise

de

formats

suivant

le

panneaux

en

vitrail

donc

divers,

besoins,

les

panneaux ne dépassant guère chacun un

mètre carré en géné-

beaucoup moins

ral,

grand, leplus souvent.

de dire que

Inutile

dans

compo-

notre

sition

tenu

est

il

grand compte de cette armature, et que nous

nous gardons d'y faire

tomber un motif téressant

et

in-

délicat,

une tête par exempl e ,

que rait

la

barre coupe-

désagréablement.

Le carton comporte en outre

plombs

le

tracé des

limitant cha-

que morceau de verre que

ainsi

ou modelés

les

traits

qui vien-

dront en détailler les différentes parties

Le par

tracé des

la suite la

s'il

y a

lieu,

la

peinture, en un mot.

plombs exige une certaine circonspection, car ce tracé détermine

coupe des verres, ce

qui,

dans i8s

le vitrail,

est le point délicat.


En

effet,

lorsque l'on coupe

que nous

le verre, ainsi

verrons plus loin, sont

le

par des lignes droites ou convexes. seules obtenues facilement les surfaces limitées

de bris augmentent considéAussitôt qu'une courbe devient rentrante, les chances rablement. Aussi,

l'artiste

doit-il

grandement préoccuper,

s'en

dimension

même

pas

par

être

en

vitrail,

que de

ainsi

des pièces qui ne doit

trop

Le

considérable.

vaut surtout par

effet,

la

cou-

la

leur; aussi est-il indispensable de faire

autant que possible, en

jouer celle-ci

variant les tons et les valeurs.

en

aussi plus

Les chances de casse sont

fréquentes pour les grands pièces que pour les petites, un vitrail n'étant jamais

complètement

rigide.

Donc, sur son carton, çant

composition

sa

en

,

tra-

l'artiste,

les

limite

diverses pièces par les plombs néces-

de grosseur convenable, cellevariant suivant les besoins de 4

saires et ci

à

,

5

millimètres jusqu'à

centimètre

1

souligner

le

dessin.

Si

le

;

sorte

ces plombs doivent en quelque vitrail

com-

porte de la peinture, elle sera figurée sur

le

carton,

traits

demi-teintes,

et

d'une façon nette et bien arrêtée

chargé de toute,

le

la

la

Somme

vitrail

même,

carton est

le

Son

travail

de

l'artiste

finit

figurant sur

maquette, exécutée à échelle réduite,

au dixième

de commodité. Le

car le

peinture sur verre.

sans la coloration, celle-ci

feuiLle-3

;

à l'exécutant

carton servira de modèle

ici,

celui

le

plus souvent, pour plus

de l'exécutant commence.

les formes et la coloration exactes, rôle consiste à découper le verre suivant ces pièces s'il y a lieu, a les peindre puis à

indiquées par

le

carton et

la

maquette,

à mettre le vitrail en plomb. cuire et enfin à les réunir, c'est-à-dire calque des pièces, on commence par relever un

Pour

le

découpage

186

du carton;


mais ce calque est un peu spécial,

dans

le détail

de

la

pour sa compréhension

même du plomb

structure

différents verres d'un

Les

et

vitrail

nous

faut

ici

entrer

sont

nous l'avons vu, par des ver-

réunis,

il

qui servira à fixer les verres.

gettes de plomb, les cernant et les liant

Vltro^il.

mise- en pLorab.

feuilles.

f^.

l^è

entre elles, formant un réseau continu.

La

section

de ces vergettes est en

forme de double T;

T

du

barre verticale

la

formant l'àme du plomb,

et les

deux barres horizontales, supérieure et inférieure formant les ailes.

C'est entre ces ailes que sont empri-

sonnés

les

bords des

de verre,

feuilles

séparées les unes des autres par l'épaisseur de l'âme du plomb.

Donc,

le

calque

que

nous allons

prendre devant nous servir

couper

à

notre verre, nous indiquerons, à cheval sur l'axe de chaque plomb, l'épaisseur

de cette âme qui devra être enlevée.

Les

différents

seront

donc,

sur

ce

par cette épaisseur. ce calque,

de

morceaux

verre

séparés

calque,

Nous découpons

sur un papier fort mais

fait

transparent, à l'aide de ciseaux, l'épais-

seur de l'âme tombant alors. Les différents

morceaux de papier

ainsi

obtenus

représentent donc, en grandeur exacte, les

différents

notre

morceaux

de

verre

de

vitrail.

Pour découper

celui-ci,

les

verres

étant choisis d'après la coloration de la

maquette, et

unes avec

le

rapport des valeurs les

les autres

soigneusement observé,

verre de couleur convenable

le

il

suffit

d'appliquer sur

la feuille

morceau de calque correspondant. Puis, à

d'un diamant, petit instrument bien connu dont 187

se servent les vitriers,

de

l'aide

on

suit


les

bords du calque,

l'artiste.

11

coupant

est inutile de dire

ainsi

le

verre

suivant

combien doit être soigneusement Mais,

si

ceci

il

par

cette coupe.

faite

peut se faire aussi sim-

plement lors de simples,

prévu

contour

le

la

coupe des pièces

en va autrement lorsque

contour de ces pièces se

le

tourne et se complique.

On

con-

a alors

recours à l'égrisoir.

On commence

par dégrossir

la

pièce au diamant en abattant suc-

cessivement de petites pièces,

et se

rapprochant autant que possible de forme.

la

pour

Puis,

parties

les

rentrantes, par exemple, on brise,

on pulvérise en quelque sorte

le

verre peu à peu, à l'aide d'une pince serrant la forme petit à

à égriser,

enfin;

l'atteignant

petit,

moins

à

qu'un coup de pince un peu trop hardi

vienne

ne

entière;

briser

faut alors

il

que

autre jusqu'à ce

sur une

obtienne enfin

le profil

pièce

la

recommencer l'on

prévu.

C'est pourquoi, étant donnée

la

grande difficulté qu'ont à surmonter les

coupeurs, et

qui

résulte

plusieurs

la

perte de verre

du bris

pièces

successif

manquées

qu'une forme est d'une coupe cile,

Vvtr^vU

3<xr\.£>

peintvire^.

c'est

la

forme de

l'artiste, et

il

une

des

celles-ci

Ce

lors du dessin du carton.

être

diffi-

pourquoi on ne saurait

trop simplifier

doit faire découler de cette simplification

de

lors-

préoccupations

même un

style et

doit

de

un carac-

tère particuliers à ce procédé ornemental.

Le

vitrail

coupé,

il

reste à en réunir les différents

i88

morceaux

à l'aide des

plombs


dont nous avons déjà parlé. le

de

plomb

peinture, cette mise en

sera

Elle ne sera que provisoire

définitive.

au contraire,

à l'aide de

si,

l'exécutant doit venir en

Nous

masses.

Si

comporte pas

ne

vitrail

grisailles,

les

détailler

donc étudier

allons

ici

cette peinture.

Mais auparavant, examinons les causes que deux écoles se présentent

qui font

à nous

du verre, sans peinture;

du verre

se servant

comme

tions

Lorsque

la verrière

voir

ciel;

si,

mur

vient

comporte de celle-ci

transparence

par

derrière

la

même

sur

celle-ci

qui

verrière,

la

la

on le

se

trouvent

transparence

nous gène,

la grisaille

n'étant plus en valeur, l'effet en

étant en partie

A

en

ce qui arrive souvent, c'est un

ou des arbres

de

de ses colora-

pour bien juger

peinture, la

et

dessous,

d'un

qui,

et celle

formes ensuite.

détailler les

doit

uniquement

celle qui tire tout

:

ou totalement

un mot détruit.

ce défaut on remédie en employant

des verres opalisés, translucides et non transparents.

Mais

plusieurs

verres ne supportant pas

la

de

ces

cuisson né-

cessaire pour fixer la peinture^ on a été

amené

à se passer de celle-ci

peu à peu.

Ces verres, veinés, marbrés pour

la

plupart, présentent ainsi dans leur colo-

ration des

taches,

verrier tire parti

des lignes dont

pour suppléer à

la

le

pein-

ture absente, nuançant habilement ses

formes, les détaillant par leurs imperfections

même, souvent amusantes.

l^Unte <xQuix.tiQue, de 1"? À P/o feuvlLe:) ventes Epi supérieur, mâle^j^x-une-. Epi itipécTeur, femelle- .roux brun, fleurit en juin juiUeb, fi.., a^o .


forme seule du morceau de verre limité par le plomb, sa tonad'un tel vitrail, la forme lité et sa valeur qui comptent. Aussi, dans la composition par sa valeur. contour, doit-elle surtout compter par sa silhouette, par son C'est donc

Dans

ici

la

peint,

le vitrail

Chacun de

du

Mais

même

le

résultat à obtenir, et

et

de les mélanger même, au besoin.

moyens de

l'exécuter.

Pour celle-ci l'exécutant a à sa disposition des grisailles Vitrail

moyen d'émaux

ton au

non plus seulement de mosaïste. préféré dans tel cas particulier; libre à nous

revenons à la peinture, et aux

Bordure

de

peinture nous permet de détailler,

oeuvre de peintre, en un mot,

ces procédés peut être

de choisir en vue

la

à notre guise, d'en modifier

modeler ces formes appropriés, de faire

au contraire,

et

des émaux.

y ajouter

Cvclamen

la

On

doit

gravure

à

1

l'acide,

procédé en dehors de

la

peinture cependant, mais rendant de

signalés

services combiné avec l'emploi des verres plaqués.

Les

grisailles

employées sont des oxydes de

du brun rouge. loin.

On

Donc,

les fixe la

On

les

donnent du

emploie à l'eau ou à l'essence,

comme

noir,

du brun ou

nous verrons plus

fois la peinture terminée.

au feu une

couleur

fer, et

même du

verre donne

190

le

ton et

la valeur,

la grisaille n'inter-


Vitrail

sans n&intuvt-./ '

^^^^

y.^^^'XAX

(

venant que pour détailler

modeler suivant

,

la

t forme

pour

ett

ic la

les besoins.

que nous l'avons vu plus haut et suivant le cas, mis les plombs soudés entre eux d'un en plomb d'une façon provisoire, c'est-à-dire spécial, comportant une feuille de verre seul côté; ou transporté sur un chevalet

Le

vitrail est

découpé

ainsi

les verres colorés. blanc permettant de peindre par transparence sur

Sur ce verre blanc on vient juxtaposer nant en place au moyen de cire ramollie

On

les divers

morceaux du

vitrail, les

mainte-

à la chaleur.

sur a au préalable étendu le carton dessiné

une table et on

lui

a superposé

l'exécutant en calque le trait chaque morceau de verre découpé. Par transparence, approprié, brun ou noir. ton pinceau effilé et d'une grisaille de

moyen d'un

au

Cela constitue sa mise en place

soigneusement

les

ombres

il

il

est inutile

de dire que celle-ci

doit

être

faite.

Les divers morceaux de son en plomb,

et

vitrail

collés sur le chevalet,

a alors placé le carton à côté de lui, et

et les

modelés. Pour cela plusieurs

191

il

ou mis provisoirement

s'applique à en reproduire

moyens sont employés.


Ou du la

bien, imitant en cela les anciens maîtres

xiii'

avec un

siècle,

forme,

posée

se contente d'une demi-teinte

il

Ou

largement en à-plat. veut pousser

le

au contraire,

bien,

il

modelé, accentuer tous les jeux

de lumière et ses dégradés

Nous

énergique détaillant

trait

les plus subtils.

comment

voir

allons

procède dans

il

ces deux cas différents.

Pour verre

son

faire

dépoli

la

l'exécutant broie sur un

trait,

du ton choisi

grisaille

gomme.

broie à l'eau et y ajoute un peu de

Son

trait fait

et

sec,

Mais,

revient avec

une couleur

un

sur ce

si

Pour remédier à

trait

l'eau,

à

l'eau

à l'eau,

trait

détrempe, est enlevée,

sèche se détruit.

reste à apposer la

il

demi-teinte.

la

il

;

la

et

il

grisaille le

travail

à cet inconvénient,

sur

on appose des demi-teintes

broyées à l'essence

et sans effet sur lui.

Dans,

ce cas l'essence est sans action sur la grisaille

gommée. Ou

à l'eau

bien,

sur un trait à l'es-

sence, on dépose une demi-teinte à l'eau, et le

même

résultat est obtenu.

Quand on

veut obtenir des tons fondus, des

autrement.

procède

on

Le

modelés

délicats,

trait fait,

on dépose des teintes avec un putois,

ou pinceau coupé carrément, en tamponnant verre avec de

la grisaille à l'eau.

Ces

le

teintes déjà

modelées au putois sont tenues plutôt au-dessus

du ton qu'elles doivent

avoir. Puis, à l'aide de

brosses sèches, d'aiguilles, frottant ou grattant plus

ou moins légèrement,

enlève

la

lumières.

grisaille,

On

cuit

on

on

modèle,

ensuite,

ainsi

éclaircit,

on

on

met des

que nous

le

verrons plus loin.

Mais CcxrcLère.

f-i^'î?

chromes, 192

tout et

ceci

donne

des modelés mono-

nous avons parlé d'émaux. Ceux-ci


Bordare.. Pc>^vot.

Vi.tr'c^il

pe-mt

r-'i-^'^^-

'^

employés

à

^^^^

de

la

Renaissance ne donnent pourbien artistiques, et ne

résultats

sont pas d'une conservation parfaite.

On

emploie cependant toujours

avec succès

jaune d'argent. Voici en quoi

le

procédé, qui rend de grands services au peintre sur verre. l'ocre broie à l'eau du chlorure ou du sulfure d'argent avec de

consiste le

On

et

mélange

on

et

recevoir la teinte jaune on jaune calcinée, et sur les parties du verre qui doivent couleur, suivant le dépose au pinceau des couches plus ou moins épaisses de cette

ton plus ou moins foncé que l'on veut obtenir.

On

cuit,

et après refroidissement

couleur couche d'ocre. Le verre apparaît alors revêtu d'une belle de sel quantité la et verre jaune, plus ou moins foncée suivant la nature du

on gratte

la

transparente et très solide. d'argent employée. Cette couleur est très belle, très parties, modifier la couleur Elle peut, ou colorer des verres incolores en certaines

de verres colorés, ou encore être employée en

Mais voyons d'elle.

Un

celle-ci maintenant, et aussi ce

certain

nombre

même temps que que

l'artiste est

la

gravure à l'acide.

en droit d'attendre

de verres, les bleus, les rouges, par exemple, ne sont sur la masse. Ce sont des verres plaqués, où,

ordinairement pas colorés dans

aut.re couleur de verre blanc ou coloré, une pellicule de verre d'une sur blanc, Rouge corps. faisant verres deux est apposée lors de la fabrication, les ou bleu sur rouge, par exemple.

une

feuille

Se basant sur

contexture particulière et sur

cette

fluorhydrique de ronger

d'ornementation

fertile

le

verre, on

fait

la

propriété

en applications. Voici comment on procède.

193

qu'a

l'acide

découler de cette propriété un moyen


S'agit-il

par exemple, sur un verre rouge plaqué sur blanc, d'obtenir des étoiles

On recouvre de vernis On borde la pièce d'un

toutes les parties du

blanches? rouges.

l'acide fluorhydrique. Celui-ci

bourrelet de cire formant cuvette et on verse

ronge aussitôt

protège pas. Lorsqu'on juge toute

on Vltrcxll

peint

verre qui doivent rester

lave.

On

verre, partout où le vernis ne le

le

couche rouge détruite, on reverse

la

Le verre apparaît

alors

peut aussi, en arrêtant

obtenir par amincissement de

l'acide et

blanc.

temps,

la

morsure

la

couche rouge des

à

dégradations de tons, des roses par exemple, dans

le

cas du rouge plaqué.

En

le

combinant avec l'application

Le procédé

est des plus simples,

du jaune d'argent, on peut en d'étoiles

tirer

on

le voit.

des

effets

variés,

dans

le

cas

sur fond rouge. Arrêtant d'abord la morsure et lavant,

étoiles roses.

On

vernit celles qui doivent rester à ce ton, et

les autres au blanc.

jaune d'argent et on

cité

plus haut

on obtient des

remordant on amène

recouvre de Si l'on veut que certaines soient jaunes, on les cuit.

On

obtient donc ainsi sur un verre rouge des étoiles

194


roses, des étoiles blanches et

Nous

des étoiles jaunes.

avons pris

ici

des

étoiles

exemple, mais

pour

il

va

sans dire que toute orne-

mentation peut

être

ainsi

traitée.

On

voit par là

combien

ce procédé, habilement ma-

augmenter

peut

nié,

les

ressources du verrier.

Une fois il

les verrespeints,

pour

est nécessaire,

les grisailles et les

fixer

émaux

d'une façon indélébile, de cuire les pièces qui en ont été garnies.

On four

se sert

pour cela d'un

moufle capable de

à

produire une chaleur permettant aux émaux de fondre et

de s'incorporer au verre.

On

dispose pour cela les

des

de verre sur

feuilles

de fonte

plateaux

terre réfractaire,

ou

de

superpo-

sés les uns aux autres dans le

moufle, mais de façon à

réserver entre eux des vides

pour l'air

le

Le en

passage

facile

de

chaud. moufle

mure

,

on

et

on

rempli

l'entrée

Vitrail peint.

193


chauffe

à

la

température

voulue.

peu à peu, on défourne, et

Pour

cette

il

Puis,

on

atteinte,

celle-ci

reste à mettre en

plomb

refroidir

laisse

verres ainsi décorés.

les

opération, on étend sur une table un calque des plombs du

vitrail,

calque qui servira à mettre exac-

tement en place ties

les diverses par-

de celui-ci.

Commençant par on pose

on

la

une

pièce,

celle-ci sur le calque et

maintient par quelques clous

plantés autour

Saisissant

d'elle.

de plomb,

une vergette

ensuite

l'ouvrier en entoure la pièce d'un

poussant bien

côté,

pour que

les ailes jusqu'à l'âme.

plomb

le

vergette

la

verre pénètre dans

le

à

On

coupe

longueur de

la

la

pièce avec un couteau; puis, on

une seconde pièce

place

de la

côté

à

première, on l'entoure, on

la

maintient par des pointes que

l'on enlève lorsque d'autres pièces

venant

aux

juxtaposer

se

mières

les

calent,

sorte,

les

plombs

en

pre-

quelque

venant

se

rejoindre et faire ainsi un réseau

absolument continu.

Lorsque toute

mise en plomb, on procède

à

soudure des plombs entre

la

eux. à

Vitrail peint" section des vergettes

de plomb et d'étain. fer

chaud ou

vement en

fer à

petits

qu'une masse.

on

On

Pour

cela, au

souder chauffé, fait

couler de

l'étalé,

on

la

moyen à

d'un fer

chaque

inter-

soudure, alliage

l'égalise au

moyen du

souder, et les différentes parties des plombs, débités primiti-

morceaux, se trouvent réunies maintenant

On

verrière est

la

ainsi

répète cette opération sur chaque face et

196

et solides, le vitrail

ne formant est terminé.


velue, de^îdelonq

fleurs i>l<xrLche5 yvuxtà ^3er't5,m^?l.r'-

brès de verl:cla.ir "Fleurit en juillet c^oul

11

reste à le mettre en

place dans

la fenêtre

ou dans

panneaux de l'armature, sou-

les

tenant par des vergettes en fer, cou-

dées convenablement pour le

ne pas couper

dessin d'une façon désagréable, les par-

ties

trop grandes auxquelles

la malléabilité

des plombs pourrait permettre de

Nous connaissons

le

fléchir.

métier du verrier,

maintenant, et nous avons vu tout

le parti

197

(


I)él:<xildu fruit.

que peut

un

tirer

p-t^^^

éprouve

ainsi

décorateur à travailler

le

Quelle joie

Car

matériaux!

lumière

la

de

variété

ne diffèrent pas seulement

les verres

mais

eux par leur coloration,

entre

avec

richesse de palette! Quelle

même! Quelle

de cette

artiste

matière admirable qui est le verre coloré.

encore par leur

verres matière même. Nous avons déjà vu que certains et de veines sont, à la fabrication, marbrés, traversés de

taches dont

le

verrier sait habilement tirer parti

et taches, soit

de

la

même du

couleur

verre,

Certains

comme

d'autres,

de

lors

sont,

sont

verres

la

lumière.

de

transparents;

franchement

comme

fabrication

leur

de

verres

vermiculés. Le regard ne

travers

d'un

les verres anglais et d'autres encore,

donnent l'impression givrés,

veines

détailler les

autre ton, viennent, habilement employés,

formes, les nuancer, faire jouer

;

soit

leur masse.

estampés,

martelés,

passe

et

craquelés,

que peu au

D'autres enfin, translucides,

sont complètement opalisés.

Cependant, l'emploi exagéré de ces derniers a un la grand inconvénient. Ils se laissent peu traverser par

fenêtre,

quelle est la destination absolue d'une

Or,

lumière.

ce n'est d'éclairer

si

la

pièce où elle se trouve?

séduits C'est ce que les verriers oublient trop souvent, coloration. sa de et verre du avant tout par la beauté il Certes, la palette du verrier est très étendue, mais

ton peut se présenter, quoique rarement, le cas où un pas. rencontre se ne produire à effet désiré en vue d'un

Le

faire

alors

fabriquer

produire

onéreux.

On

a

deux

Superposant à un subterfuge. nuances appropriées, on arrive souvent à un ton vainement cherché auparavant. Par

recours

verres de

exprès serait trop

198


exemple, soit un vert d'une qualité de ton spéciale

Prenant un verre

à obtenir.

rons

ton par

le

ou d'un bleu qui

rompra,

nous en modifie-

vert,

superposition d'un rouge, qui

la

jaune qui l'avivera, ou d'un orangé qui

De même, nous pourrons

fera, etc.

par

la

le

ou d'un

refroidira,

le

réchauf-

le

obtenir ce vert

superposition d'un bleu et d'un jaune bien

On

choisis.

voit tout le parti

que l'on peut

tirer

du

procédé. a

du reste été mis en pratique pour obtenir des

effets,

surtout curieux, et basés sur le principe de

Il

l'obtention de la totalité des tons trois

jaune

et

La gravure

rouge.

le

ou primaires,

simples

couleurs

au

moyen des bleu,

le

le

fluorhy-

à l'acide

drique et l'emploi de verres plaqués sont aussi les

bases fondamentales de ce procédé. Celui-ci n'est plus,

comme dans

le

ordinaire, l'emploi de

vitrail

verres diversement colorés, découpés et juxtaposés,

mais

bien

gravure

la

de trois

raisonnée

verres

rouges, jaunes et bleus, superposés ensuite.

On

comprend

en

de

l'application.

suite

Le

successivement sur chacun des trois

verrier grave

verres choisis

le

même

motif;

ou

plutôt,

grave

il

sur chacun des verres la quantité de la couleur cor-

respondante contenue dans chaque ton du modèle à reproduire. C'est ainsi

que

le

verre jaune contien-

dra non seulement les jaunes purs amenés à leurs valeurs différentes; mais encore le jaune nécessaire à l'obtention, par superposition au bleu,

du modèle orangés.

rompu;

;

et

Et, il

par

superposition

en plus de

sera

cela,

obtenu par

la

des verts

au rouge,

des

supposons un vert superposition

d'un

jaune et d'un bleu de valeur moyenne, qu'une valeur claire

du rouge viendra

modifier, et ternira. j

Ce procédé

est

plus

KçS^ trémiere^

/ VttmlU 199

y,.,.a;o.


^^^^ que pratique. D'abord, il exige une gravure les valeurs à obtenir pouvant être multiples; compliquée, l'acide très décomposition des tons ensuite, de fortes qualités de chromiste, pour la a

intéressant

1

pas de en leurs éléments primaires; en plus, les panneaux ne comportant vrai que en plomb, seront de dimensions assez restreintes. 11 est

P)mise

l'on peut adopter

une mise en plomb pour

les

grandes masses que

la

gravure vient ensuite détailler.

le

artistiques; et le fondu, Enfin et surtout, les résultats obtenus ne sont pas très manque de vigueur est le principal reproche que l'on peut lui adresser.

Quelle différence entre les verrières

ainsi

obtenues, molles, sans forces

le

plus

verrières mosaïquées! souvent, et la belle franchise de parti et de valeurs des blanches au moyen vitraux sont totalement peints sur des glaces

D'autres

d'émaux colorés mais qui

et translucides.

sont loin cependant

Certes, des résultats intéressants ont été obtenus,

de nous

faire

abandonner l'antique procédé des

des tons verriers gothiques, rajeuni et enrichi par la multiplicité l'industrie

modernes

lui

fournissent sans compter.

que

la

science et


composition lEN ne paraît devoir différencier à première vue la

I

d'une étoffe tissée de celle d'un papier de tenture.

Que

de

diffé-

S

rences

surgissent

cependant,

aussitôt

que

voyons

nous

la

technique entrer en jeu! Car, parmi les techniques des diverses industries ornementales, celle des étoffes tissées est de

beaucoup

allons cependant essayer de l'indiquer brièvement

une des plus compliquées. Nous mécaniques trop ardus. ici, sans entrer cependant dans des détails distingue plusieurs espèces d'étoffes tissées, d'après leur

On

mode de

fabrica-

matière, elle aussi, établit une tion et d'après leurs usages; sans compter que la ici que des étoffes orneclassification. 11 va sans dire que nous ne nous occupons ornementation doit, en plus, être et que, dans notre cas particulier, cette

mentées,

uniquement

florale.

plusieurs emplois C'est ainsi que les étoffes tissées peuvent être destinées à recouvrir ameublement ou vêtements qu'elles peuvent faire la tenture d'une pièce et :

;

le système nos sièges, ou encore constituer la robe d'une élégante. Naturellement, dans diffèrent tissu, du contexture et l'échelle de l'ornementation, de même que la d'ameublement. ces deux cas. Nous nous occuperons surtout ici des tissus

D'autre part, d'après leur

mode de

fabrication et leur contexture,

dans ces étoffes les velours des satins ou des toiles; de de

la

modifiée. 11

première

matière

Nous

est inutile

étoffes tissées

:

laine,

verrons tout cela

coton,

soie,

un peu plus en

de développer longuement

ici

la

on distingue

d'après l'emploi

richesse de l'étoffe

détail les

même que par

se

trouve

la suite.

avantages que présentent les

opposées aux étoffes imprimées. Leur supériorité s'impose immédia-

tement, et d'une façon indiscutable.

La beauté de la matière d'abord, son aspect plus les recommandent à l'attention d'une part. D'autre 201

riche,

sa plus

grande durée

part,

l'ennui

de

la

gamme 26


Tiqe laineuse, pouqe brun^ de. l à, 1,2,7 cl^. haixt. feutlles^vert sombre a-vec iiulblLles noirâtres à l'aigielle

fleurô.rouqe orcx.nqé poncbuè de pourpre noir. Etam.ln.e5,rouqe OKX,rLqé.]^leupit

eajuln

et juillet.

et

déterminée

d'avance par

des consi-

restreinte

dérations techniques, les

peu

harmonies

variées

des étoffes imprimées ne

mise

de

plus

sont

Sans doute,

ici.

nombre

le

de tons à employer n'est pas

infini

pouvons- nous ensemble

tels

moins

au

mais

étoffe;

même

pour une

tons

employer qui est

conviennent,

ce

cieux pour

décorateur.

Pour

le

qui

nous pré-

tisser les étoffes, plu-

sieurs matières et

deux procé-

dés sont en usage. L'étoffe de coton, de laine ou de soie peut être tissée à la

main ou mécani-

quement. C'est dire que cédé

le

pro-

de tissage de ces ma-

même

tières est le

même,

et

que seules

diffèrent la finesse et la beauté

du

tissu.

Pour le

les tissus

tissage

bon marché,

mécanique

est préfé-

rable à cause de son bas prix de revient. Mais, par ce procédé,

202


que

gamme

la

est res-

les ressources

treinte,

peu nombreuses

nous

Aussi,

variées!

peu

et

occuperons - nous plutôt

du tissage

main

seul

,

ici

la

à

pour

usité

les riches étoffes.

toujours

C'est

inventé

métier

vieux

qui

Jacquart

par

employé

Nous

est

usage.

cet

à

le

étudierons

en

sommairement

très

mécanisme par

le

la suite.

Etoppe ti&ôée/..

droit.

F^is;;

Suivons pour

le

mo-

transforma-

ment

les

tions

successives

lesquelles passe

par

l'idée

ornementale de l'artiste, depuis

conception

sa

jusqu'au l'étoffe

moment

sort de

l'usine,

prête à être employée. Il

va sans dire que

décorateur, sa

le

en faisant

composition,

s'est

préoccupé grandement de

maté-

l'exécution

rielle

de son oeuvre.

Connaissant

la

tech-

203

I


du bouton

nique du tissage,

il

de constraste ou

maximum

effets d'fiarmonie.

quatre ou cinq couleurs

Car

il

d'effets, effets sait

que

trois,

sont permises; en plus de

lui

cela des brochés peut-être. et

du nombre de cou-

s'ingénie à tirer

leurs mises à sa disposition le

A

lui

d'en jouer habilement

économiquement. 11

fait

couleurs.

donc son carton grandeur d'exécution 11

terminée. Celle du tisseur commence. dire qu'en faisant son carton instant des conditions et qu'il

On

et

en

livre ce carton à l'industriel, et sa tâche est

il

s'est

imposées par

Mais

il

va sans

souvenu à chaque la

mise en oeuvre,

en a tenu compte.

procède alors à

Plan en

204

la

mise en carte. Voyons en


quoi

cela

consiste.

Dans

le

tissu

chaque point représente un

exécuté,

minuscule, d'une surface d'autant plus restreinte que

le tissu est

plus

fin.

carré

Or,

la

mise en carte n'est autre chose que cette décomposition en carrés du dessin de l'artiste,

facilité

chaque carré représentant un point de

d'exécution, la mise en carte se

ne sera quadrillé

celle

de

spécial

l'étoffe

(voir

fig.

exécutée.

fait

à

Cette

l'étoffe. 11

mise en carte se

233) et est coloriée dans 205

va sans dire que, pour

la

une échelle beaucoup plus grande que

la

fait

sur

un papier

gamme du modèle. Le


nombre

Nous

et l'emploi

verrons par

Pour

le

étoffe

coton ou

le

changeant

Tout

quoi nous servira

moment, examinons comment

exemple une

pour

des couleurs y sont déterminés, les moyens d'exécution prévus. la suite à

la finesse

tissu est

de

soie.

Nous

la laine; seule la

de

la

mise en carte.

est constitué le tissu,

prenons pour

et

l'avons vu, le procédé reste entièrement le

grosseur et

la

nature de

même

matière interviennent,

la

l'étoffe et sa richesse d'aspect.

composé de deux éléments

:

la

chaîne et

la

trame. La chaîne est l'ensemble desfils

formant en quel-

que sorte

du

tissu.

sont

l'âme

Ces

fils

pa-

placés

rallèlement dans le

sens de

gueur de

la

lon-

l'étoffe

et sont fixés sur

rouleaux du

les

lesquels

métier,

permettent d'enrouler l'étoffe

tis-

sée et de rempla-

cer ainsi

por-

la

tion utilisée de la

une

par

chaîne

autre nouvelle.

Entre

de

la

les

fils

chaîne l'ou-

vrier

lance

sa

navette, laquelle,

Etoffe tissée. J^emi-a trame,

la

perpendiculaire

à

la

Raccord en

ô<?oU,toli?

derrière

chaîne, en unissant entre eux les fils

de

chargée

fil

celle-ci.

Mais revenons

à la fabrication

de notre étoffe. Le

fil

d'une

bobine, entraîne

qui

elle

le

constitue

de grège de soie est d'abord

deux ou plusieurs bouts; c'est-à-dire que réunissant plusieurs fils de mouliné soie on les tord ensemble pour constituer un fil solide et régulier devant servir à à

faire la chaîne

du

tissu.

206


Une le

fois

mouliné,

débarrasse de

k

fil

la partie

On

à soie, qui l'enduit.

est porté à la teinture

gommeuse, sécrétée par

le teint

minée, nuance demandée par

Les écheveaux de soie

bobines en bois.

dissage de

On réunir

la

le

ver

nuance déter-

l'artiste.

teinte sont dévidés sur

Celles-ci,

autres sur le cautre,

ensuite à la

où on

enfilées les

de longues

unes à côté des

ou cadre de bois, servent

à l'our-

pièce.

entend par ourdissage l'opération qui consiste à sur

le

métier 207

le

nombre de

fils

nécessaires à la


4

i

iiivurtcr rose.

(Xrbriss>z<KU de % ^ ^ de hcx.uteui?. pleurô rose-s ou- blcx-nches» fe.uille/S) vept prold. ]^le.urit de. jui-n e-n evout. .

constitution de la chaîne. la

longueur

même que

Ces

fils

ont

devra avoir

la

pièce tissée et sont placés convenablement les uns à côté des autres.

Cette chaîne une fois placée sur

chaque

fil

au

fil

correspondant de

la

le

rouleau du métier à tisser, on en noue

pièce précédente terminée, mais non encore

retirée

du second rouleau. Une ouvrière habile peut nouer de i.ooo à 1.200 de

ces

à l'heure.

fils

C'est

ici

la

place d'indiquer

le

nombre considérable de 208

fils

constituant la chaîne


Cette étoffe ayant

d'une étoffe de soie.

3o de largeur

1

sin se

mille

a,

fils

peuvent être

de chaîne, qui

simples, doubles ou

des-

le

et vingt

complique, jusqu'à quinze fils

Ces

pour peu que

triples.

passent dans des maillons de

cuivre ou de verre, fixés à des lissettes de fil

maintenues à leur base par

la

pesan-

teur de petites tringles de plomb, et communiquent à la mécanique par de fines cor-

Ces

delettes appelées arcades.

ar-

cades sont elles-mêmes passées dans les

crochets de

la

mécanique Jacquart.

Nous ne pouvons

que donner un

ici

vague aperçu du mécanisme de

Mais encore

n'est-ce

pas

celle-ci.

indispensable

aux connaissances que doit posséder dessinateur,

quoiqu'il

vaille

mieux, nous l'avons déjà

possède à fond

qu'il

nique

complète

pour laquelle

il

de

le

infiniment

la

dit,

tech-

l'industrie

travaille.

fleurit dejudlel en ocïohrcy.

flAV-le. à.nnuelle;ûri.mpà.nl;e;

de 4 ÎK^" delonq. l^Leurs malles J3i.une5 en .ar<xp^ p&. fleur femelle jau; ,

rte

,

s olitalre

,

à. ovà-xrre-

qrls bleu fcml vert 50mime^ra-yé de rvolr, de 5^4o- delonq. .

209

fi-^

a;?


Les crochets de

la

mécanique sont commandés

par des aiguilles placées horizontalement. Elles sont libres à l'une de leurs extrémités, et butent

de

l'autre

contre un ressort, lequel les remet

en position lorsqu'on

les déplace.

A

la

méca-

nique est adapté un cylindre sur lequel tournent les cartons constituant le dessin.

Mais,

qu'est-ce

de nous expliquer

que

ces

cartons? Tâchons

ici.

210


chaîne passant dans un maillon est com-

mandé par un

fil

de

relié à l'aiguille

la

mécanique. Donc, autant de

autant d'aiguilles pouvant faire facilement mouvoir ces

D'autre part, nous savons que lance la navette, entre les

par les

fils

fils

de

communiquant aux

la

la

fils

de chaîne,

fils.

trame constituant

le

tissu

passe, lorsqu'on

chaîne, c'est-à-dire entre ceux qui sont levés

aiguilles

de

211

la

mécanique

et

ceux non levés qui


restent en place. le

fil

non

trame Si

un

l'autre

Nous

en dessous, et

levé reste

la

recouvre, apparente.

le

tissées,

Donc,

comprend

tissu

l'ouvrier

trois couleurs

lance

après

l'une

chacune de ces trois couleurs. allons voir

forme peu

à

comment

peu sur

La mise en

le

dessin se

le tissu.

carte est remise au liseur.

Celui-ci établit l'ordre dans lequel sont tissées

couleurs,

les

et bleu, par

soit

son premier rang de points, sont ceux

rouge,

vert

exemple. Donc, regardant

qui

il

voit quels

sont rouges, puis ceux

qui sont verts, enfin bleus. .!

D'après l'emplacement de ces points,

pour chacune de ces couleurs les fils

Or,

il

indique

de chaîne qui devront se lever. le

cylindre de la mécanique dont

nous parlions plus haut est percé d'au-


de trous

tant

qu'il

Donc, lorsque sur

y a le

repoussera toutes les

Les

carton

le

grille,

transmission) les

la

de

la

chaîne.

fait

non repoussés,

fils

les

crochets qui

lesdits crochets ne sont pas

que

enlevés par une grille marchant conjointement avec

enlevant les crochets

alors

entraînent

plein

prennent une position inclinée. Cette position

La

fils

cylindre on appliquera un carton percé de trous, ce carton aiguilles, sauf celles pénétrant dans les trous de ce carton.

repoussées par

aiguilles

correspondant elles-mêmes aux

d'aiguilles,

mécanique.

la

donc par ce

lève

(grâce à

fait

alors

correspondant de la chaîne, et la navette lancée entraîne

la

constituant

levés,

C'est en

l'étoffe. Il

trame entre

suffit

les

et

tissu

le

ainsi

somme

donc, pour

fils

levés et les le

fils

non de

dessin

très simple.

carton de rouge, que l'on

le

perce des trous correspondants à l'emplacement des aiguilles commandant les fils de la chaîne, de telle façon que d'après

apparente

mise en carte,

la

rouge doit être

le

pour le vert, puis pour

Le

le

et ainsi

même

Mais

de

suite

pour

peuvent être constitués, suivant

tiae-

vaillant simultanément, et qui

(

V-o

voit là

décorateur.

p^^^

ffl

On

être

elle-même

l'espace

de

sa

trois chaînes tra-

deux ou

leur contexture, par une,

^^^^^ différentes.

le

l'étoffe.

tissus

les

delà,

-Li^rr^-

de

raccord Voici en quelques mots ce qui se passe pour

Coupe,

ce

De même

second rang de points

liseur passe ensuite au

tissage

/~

soit

entier.

le

Torsion de

visible.

trame

bleu, successivement.

pour chacune des couleurs,

JJÊÊL

la

De

peuvent être de cou-

une ressource précieuse

plus,

colorée largeur,

chaque chaîne peut diversement dans

pour donner aux

ou des ombrés. Tel motif, par motifs ornementaux des colorations différentes, d'un côté et vert clair de l'autre, un simple effet de chaîne pourra être vert foncé vert, l'autre rouge, par le même par exemple; ou deux motifs pourront être l'un frais. de ce qui peut diversifier la coloration à peu effet ;

Donc

le

lancement de

la

navette étend

la

trame dans toute

la

largeur du tissu,

plusieurs navettes chargées nous avons vu que, suivant le dessin et sa coloration, Pratiquement, ce successivement. lancées de couleurs différentes peuvent être ensemble. dépasse guère quatre ou cinq navettes travaillant

et

nombre ne

213


Elcvnte,

G et 6""

tes

qrimpcvntCj cvtteiqncvnb de ticxut feuille;) ver-

terminées en vriUci

,

fleurs c Alice vert oLcxuciue., :

fi

d'un rouqe vloLace-. fruit vert, fleurit d'août

corolle/

en

octobre. 264


Mais, lorsque

la

richesse de la coloration l'exige et lorsque

localisé, c'est-à-dire n'existe pas dans toute la largeur la

l'effet à

obtenir est

tissu, l'ouvrier

passe à

main des petites navettes supplémentaires aux endroits voulus. Cela constitue

broché, qui

n'est,

somme

être infini dans

ressource des plus précieuses pour richesse,

la

variété

le

toute, qu'un tissage local supplémentaire.

Le nombre des brochés peut

la

du

du coloris

et

la

beauté,

du

tissu.

une

et cela constitue

une -

.

j

y

215

étoffe,

Cobéà. Étoffe ti->j7ée,.F.., 2G7

Raccord en ijcxutolr.


,

Donc, lorsque

la

navette ne parcourt pas toute la largeur du tissu,

c'est

un

broché qu'elle exécute. Lorsqu'au contraire

elle

suivant les besoins peut, de

du lancé. Ce lancé,

va d'un bout à l'autre, elle

fait

même que

que nous l'avons vu plus

la chaîne, et ainsi

haut, changer de coloration, être latté suivant l'expression propre.

comporte

trois lancés,

avoir lancé un certain

un rouge, un vert

nombre de

couleur par une autre, un jaune,

et

fois le rouge,

s'il

Si notre tissu

un bleu, rien ne nous empêche, après par exemple, de remplacer cette

en est besoin; lequel, après un certain nombre

de coups, pourra céder sa place au rouge ou à une autre couleur nouvelle.

Prenons par exemple une

étoffe

ornée de rangées horizontales de

fleurs, tour à

tour rouges ou blanches. Tant que les fleurs seront rouges,

chargée de

fïl

l'ouvrier lancera

arrivé à la rangée blanche,

navette rouge, fil

il

une navette

de cette couleur. Mais, aussitôt laissant

de côté

lancera une navette chargée de

blanc, pour l'abandonner et reprendre la pre-

En;)emble./t détail mière

lorsque

les

fleurs

rouges

re-

paraîtront.

Donc,

dans

étoffe

cette

la

216


Éi

Qlaïeul des marocis Fiante Ke,rbace,e vivace bulbeuse, de}o ^;?o - de h.cX.uUar. fleuri d'un, rose vLolact,lache;) blanches fleurit de mai enju,tn. f -i- a67 ,

,

les

lancés

sont lattes, rouges et blancs.

La question des

lattes est

importante à plusieurs points

de vue. D'abord, dans certains cas, économie de matière, d'où abaissement du prix de revient.

En

effet,

changer de navettes,

rouge

au lieu de

dans l'exemple pris plus haut,

puis une

continue lancer ces deux serait alors faite

de

prendre

d'en

blanche,

telle

alternativement une

l'ouvrier pourrait

navettes.

Mais

la

d'une façon

mise en carte

façon que, pendant tout

le

temps

passerait qu'elle ne devrait pas être aperçue, la couleur alors ensuite, reparaître pour tissu à l'intérieur même du

que

l'autre couleur se cache.

Dans

d'autres cas, lorsque la coloration des lancés est

très variée,

devient impossible de multiplier ceux-ci suf-

il

poids et fisamment, sous peine de donner à l'étoffe un une épaisseur considérables. Les lattés, lorsque

le

dessin

cas au secours du

Car

les

lattés

dessinateur, de doit pas faire

le

permet, viennent en ce

tisseur.

doivent être prévus par

même

que

son dessin et

les

brochés.

le livrer

11

du métier, 217

il

Connaissant

en joue,

il

les

ne

au fabri-

cant sans s'inquiéter de sa réalisation plus

moins possible.

le

ou

ressources

leur fait rendre tout


ce dont elles sont capables, mais doit être assuré dans tous les cas de l'exécution

possible et rationnelle de sa composition. Si les colorations

de

l'étoffe

peuvent varier dans de certaines

peut varier,

elle aussi,

Qu'est-ce donc qu'une armure

que font

les

fils

de

la

chaîne à

la

limites, la contexture

même

grâce à l'emploi d'armures différentes. ?

On nomme

armure d'un

surface du tissu.

2X8

tissu le travail

apparent


1

Etoppe tissée. QicT^rdon YRdwHlZy. L'armure

la

plus simple et

plus ancienne est la toile fetas. la

Sa contexture

est déterminée par la levée alternative

chaîne; d'abord les

fils

pairs, puis les

fils

de

la

moitié des

ou

la

taf-

fils

de

impairs, et ainsi de suite. Cette armure

est la plus simple.

Vient ensuite

Le

satin est

le satin,

composé

dont on se sert beaucoup pour

ainsi

:

les

fils

de chaîne

les

fonds de tissus façonnés.

flottent à la surface

du

tissu, et sont

cinq, les six, les huit lancés par liés de temps en temps par la trame; tous les

exemple. D'où

le

nom

est liée, plus le satin a

de de

satin

de cinq, de

brillant,

six,

de

mais aussi moins

huit. il

Moins souvent

la

chaîne

est solide.

219

1


'J Ml

Le sergé est la levée Le gros de Tours a

successive des la

même

toutefois que l'on répète

deux

fois les impairs, et ainsi

de

Le

travail

du

fois

fils

qui se trouvent l'un à côté de l'autre.

contexture que

chaque coup;

le taffetas,

ainsi

deux

avec cette différence

fois les

fils

pairs,

deux

tissage à la

suite.

main des

étoffes de soie est, en raison

même

de

la

finesse de la matière, très long et par là très coûteux, ce qui explique le prix élevé


que

ces

conservent

en

première

matière

même

La

tissus.

elle-

est

très coûteuse.

Aussi remplace-t-on soupar

vent

la

plus

grosse et par

soie

ssage plus rapide aussi le prix

laine,

la

d'un

sans compter

;

moins élevé de

matière première.

la

Mais son aspect

est

moins

riche, moins brillant,

moins somptueux que de

celui

soie,

la

y mêle-

ussi

ton celleci,

pour

en relever l'éclat,

en en faisant des brochés du plus riche

détachant sur

se

effet,

fond plus simple de sans

va

que

dire

peuvent être en

De même

laine,

laine.

11

brochés

les

eux

aussi.

métaux précieux,

les

l'or, l'argent,

la

le

peuvent à l'occasion

concourir à l'enrichissement des

Mais

tissus.

élevé

à

l'état

prix est très

leur

de pureté,

et

les

bronzes par lesquels on les remplace souvent ne conservent pas

longtemps qu'ils sont

de

l'air,

A

leur

éclat,

oxydés

rapidement au contact

ce qui les noircit.

côté

des tissus divers que

nous venons d'examiner,

satins,

taffetas, d'autres existent encore

ce sont les velours.

:


= de- haut feuilles verlet'^attelûnant

Plante de- X

Go^de, dicxm^tre^ À, 7, 7' 9 ou 11 lobes. Inflores-

cence: pleuo maies J<xune5,âl^^. bcK.se'i pleuo femelte5,verte-t?;à pistil rose, cvu sommet:. "Pruit vert. ft.,. 27^

Ces

étoffes sont tissées d'une

façon particulière

;

elles

deux chaînes

dent

possè-

l'une

:

chaîne véritable, et l'autre

mée

Nous

le poil.

nier, qui

allons voir ce qu'est ce der-

donne au velours

lière, et les teintes

Lorsqu'on

la

nomsa contexture particu-

profondes de ses coloris.

une

tisse,

fois les

fils

de poil levés, on glisse entre eux

de et

la

chaîne

ceux de

la

chaîne de fond une lamette de

cuivre

nommée

formé

ainsi

glisse

ensuite rapidement dans la rainure de la lamette un petit couteau d'acier

qui

par

coupe tous

lamette munie d'une rainure.

fer, le

les

chaîne du fond par

fil

fils

la

Puis on lance

la

trame.

de chaîne une bouclette, bouclette remplie par

entourant cette lamette, et trame.

le poil

le

se trouve formé,

11

est

fer.

On

lié

à la


Ricin Dèti^lls

II

de pouD^etJ

et

va sans dire que

lattée,

chaîne de poil peut être

de façon à obtenir des colorations

comme dans

rentes,

De

la

ou

plus, les velours peuvent être unis

çonnés,

diffé-

les autres tissus.

que

c'est-à-dire

de velours

motifs

les

fa-

peuvent être simplement de velours uni de colorations différentes,

ou encore que ces motifs de

velours peuvent se détacher sur des fonds d'ar-

mures

satin,

:

taffetas, toile

de soie. C'est pour

nous une précieuse ressource.

De

nous

pouvons

velours frisé. Voici

comment

Au

plus,

lieu

d'interposer

entre

recours

avoir

celui-ci est

les

plis

au

obtenu.

des

deux

chaînes une lamette munie d'une rainure, on inter-

pose une

tringlette

ronde; on lance

retire la tringlette sans

223

couper

les

la

fils,

trame, on et les

bou-


dettes ainsi obtenues constituent

le

le

velours

contrastant avec

frisé,

velours coupé.

Donc,

dans

un

tissu, ainsi

que

existe dans

les

même cela

velours

Gênes,

de

par exemple, on peut avoir

:

velours coupé

et velours frisé alter-

nativement, et se dé-

tachant sur des fonds divers

de

ou

satins

Les colorations,

d'autres armures.

elles aussi,

vant être variées, on voit à quelle richesse

le

poudéco-

rateur peut ainsi prétendre.

Malheureusement, bien peu de dessins modernes ont été exécutés

même, à

ainsi.

Presque toujours, toujours

pourrait-on dire,

les fabricants se

recopier des modèles anciens,

bornent

beaux sans

fort

doute, mais que nous voudrions voir renouveler un

peu. D'autant plus qu'entre tous les tissus d'ameu-

blement,

ceux en velours

sont

de beaucoup

les

plus solides et par là les plus pratiques.

Nous venons de l'exécution

matérielle

passer

rapidement en

de leur composition, ou plutôt de

A

première vue,

la

la

composition des motifs qui les ornent.

composition d'une étoffe d'ameublement est identique à celle

d'un papier peint. Certes, elle peut à tendre les

revue

Parlons un peu

des tissus.

surtout lorsque son rôle doit se borner

l'être,

murs d'une pièce. Remarquons cependant que

presque dire, l'exception. Les étoffes servent surtout à portières,

une

à recouvrir

les

sièges

:

on pourrait

les rideaux et les

canapés, fauteuils, chaises,

étoffe bien comprise, l'étoffe rêvée par le

à ces

c'est là,

faire

tabourets.

usages divers. Elle doit aussi bien faire en grande surface plane, dans

de murs tendus, qu'en petite surface, tabouret. Elle doit en

même temps

lorsqu'elle

pouvoir 224

Donc,

marchand, doit se prêter également

inté'resser,

recouvre

le

cas

une chaise ou un

présentée en surface plissée.


Borduu&o

liau-PLer rose--

comme

c'est

le

cas lorsqu'elle a servi

ou des portières.

à faire des rideaux

Ce que

doit

être

l'avons vu en étudiant

une tenture le

murale,

papier peint.

cependant que de grands motifs seront

employer lorsque

devra être

l'étoffe

nous

Remarquons difficiles à

morcelée,

pour recouvrir des sièges par exemple. Dans ce cas, en effet, on doit prévoir un emploi pratique, et ne faut pas que, pour recouvrir une douzaine de chaises, le tapissier soit forcé de perdre quinze ou

il

vingt mètres d'étoffe, en prenant une seule portion utilisable

du motif en

part, l'ornementation

cette circonstance. D'autre

de ce fragment d'étoffe doit

être compréhensible et agréable. C'est pourquoi,

en principe,

les

semis à petite échelle seront tou-

jours d'un emploi plus simple et plus facile, le

raccord pouvant être coupé sans que l'ornementation devienne inacceptable

D'autre part,

la

être plus franche

pour

cela.

coloration pourra, devra et plus

papier peint, tenu d'être

le

ici,

une portière, à décorer

comme

le

pour unique mission de dissimuler

225

que dans

dans des tonalités douces.

L'étoffe qui sert à faire

une fenêtre, n'a plus

brillante

même,

papier peint, les

matériaux


M'1 t

]

unique but est

même

celui-ci

;

elle

devient point important, et sa coloration, sa richesse et sa puissance être en raison

Une Dans donc

présentation plissée,

la

être la

de cette importance ornementale.

moyenne.

autre raison porte à adopter les motifs de dimension petite ou

même. Donc, plus

même

de ton doivent

seul l'effet

motif est forcément

détruit

par

le

plissement

de taches, de valeurs, de couleurs existe encore.

particulièrement soigné

composition

difficile;

le

sera

grande

on devra se borner

à

;

et

il

est facile de se rendre

d'échelle,

plus

rendre homogène

sa

l'effet

compte

11

devra

qu'alors,

compréhension deviendra de

la

couleur, évitant les

trous et les vides provoqués par des valeurs trop dissemblables ou des couleurs

trop heurtées. Ajoutons du reste que les camaïeux, les effets de tons sur tons sont

parmi les meilleurs

llètdcib

prtiit

et les

des pleurs

et

plus faciles à obtenir.

du

f^i-2-7<j

226

Mais encore une

fois,

donnons

à


notre coloris toute

la

puissance que nous pourrons désirer

voir prendre, car la destination de l'étoffe nous

Pour

les tissus

composant

intéressantes ont le

décor

vêtement féminin, peu de tentatives 11 semble cependant que

le

doive fournir matière à de nombreux

Dans

et intéressants tissus.

ce cas,

plus souple, plus aimable, plus

semis semblent rable.

lui

permet.

été faites jusqu'ici.

floral interprété

les

le

11

le

motif devra se faire

menu

être le parti

y aurait beaucoup à

aussi, et là

encore

de composition préféfaire

dans ce sens.

Voici, rapidement, trop rapidement esquissée, la

elle

est

des plus complexes, elle est aussi

une

plus

de

technique des étoffes tissées.

une

de

celles

richesse

qui

permettent

d'effets,

aussi

Si

le

bien

par

la

CMques )

ÏÏltnce,5^&ouplet..trc\-n£»pcxrenlo£>. 227

f^iva


beauté des matières mises en oeuvre que par

la

richesse des coloris qui peuvent

être obtenus. 11

fleur.

pour

n'est point besoin,

Cependant,

est

il

cette industrie,

incontestable que

d'une interprétation spéciale de

traitement en à plats est préférable à toute autre chose.

modelés compliquant inutilement

le travail,

sans rien ajouter à l'intérêt que présente

sement des armures diverses pour

de

simplicité

la

11

composition et

la

le

n'est pas utile d'user de

faisant hausser le prix de la fabrication

l'étofte.

Mais

le

fabricant usera fructueu-

faire varier les teintes

même

d'un

ton.

11

est

certain que dans une fleur, les pétales traités en satin seront plus brillants, et par là

même

détacheront

se

ressources,

condition

gamme

la

qui

n'est

d'autres,

traités

en

taffetas.

En

jouant de

se restreindra, l'effet sera plus solide, plus

pas

certes

à

négliger,

le

prix

toutes ces

harmonieux,

de fabrication

et,

demeurera

pratique.

Par contre, un novice, un dessinateur ne connaissant pas l'industrie est

forcément amené, pour produire un

sachant pas les faire jouer. L'intérêt, par

moins franc,

le

Et l'on peut

Que

le parti

là,

soit

dans cette industrie

bien étudié,

la

forme bien pure,

la

les autres

de

avouons-le, une des moins accessibles?

simplicité n'est-elle pas

:

soyons simples.

coloration bien agréable,

lisible.

l'art, et aussi,

ne

autant d'effets désastreux.

:

comme dans

composition bien

La

ressources de

à multiplier les tons,

est disséminé, l'effet décousu, le parti

prix de la main-d'œuvre plus élevé dire,

effet,

les

une des formes

les plus

la

pures


Dentelles et broderies

AIRE tenir dans les limites de ce chapitre l'étude de ces techniques, si

différentes

les

unes des autres,

si

nombreuses

est

aussi,

impossible.

Cet espace ne détaillée

suffirait

même

pas à

la

seule étude

un peu

des dentelles ou des broderies diverses. Aussi, n'est-ce

qu'une revue rapide et fort incomplète que nous sommes forcés de présenter 11

faut distinguer d'abord ce

la dentelle est

moyen de

au

un

tissu

qui différencie la

en elle-même, tissu

ses fuseaux

ou de son

aiguille,

fait

la

ici.

dentelle de la broderie. Alors que

de toutes pièces par

la dentellière

broderie n'est que l'ornementation

d'un tissu déjà existant et quelconque. Cela établit de suite une ligne de démarcation bien tranchée.

De

plus, alors que la dentelle n'est guère faite

que par des professionnelles,

dentellières de métier, la broderie par contre trouve des exécutantes chez toutes les

femmes, pourrait-on

dire. Car,

une grande différence existe entre

techniques de ces deux moyens d'ornementation. La

les difficultés

dentelle exige de son exécu-

tante une grande habileté professionnelle, la connaissance d'un métier, en un mot.

broderie, par

Alors que

la

chacun.

va sans dire que

11

la simplicité

comme

même

de son exécution, est à

ailleurs,

cependant,

la

la

portée de

beauté de l'exécution

entre pour beaucoup dans la beauté du résultat, et que l'habileté de l'ouvrière et sa parfaite

connaissance des ressources techniques feront sortir de ses mains un

ouvrage d'autant plus parfait que cette habileté

Nous avons

et ce savoir seront plus grands.

voulu dire simplement que l'amateur arrivera à un résultat rapide-

ment acceptable en broderie,

alors que la dentelle, plus ingrate,

se réserve en

quelque sorte aux professionnelles.

Les dentelles se divisent en deux classes principales, 229

les dentelles

aux fuseaux

et


dentelles

les

même

à

suivant l'outil

l'aiguille,

qui a servi à les fabriquer.

Pour

aux fuseaux, l'ou-

dentelles

les

ou coussin, de

vrière se sert d'un métier

fuseaux, d'épingles, et de

En

ment. carte

ou mise en

est indispensable.

lui

Le

naturelle-

fîls

plus, un patron

métier, encore appelé carreau, n'est

qu'un

chose

autre

de

cylindrique,

sac

dimensions convenables et bourré de son

ou de

Sa forme change, du

crin.

avec les

reste,

Son

pays de production.

rôle

est de recevoir les épingles qui soutien-

dront elles-mêmes les

formant

fils

Quant au fuseau, ce

telle.

chose qu'une petite bobine

den-

la

autre

n'est

manche.

à

Les épingles, avons-nous

dit,

servent

Quant

sur le métier.

à la

à fixer les

fils

contexture

même

de la dentelle, elle est

formée par

les

croisés ou tressés entre

fils

eux, suivant un patron

ou mise en

carte

spéciale.

Sur qui

le

métier est appliqué ce patron

consiste

résistant,

un papier

en

lequel

sur

et

tracé et piqueté

;

de même,

doivent suivre les

fils

fort,

uni

dessin

le la

et

est

marche que

y est indiquée.

Les trous ou piqûres indiquent à l'ouvrière l'endroit précis où elle devra placer les épingles qui doivent arrêter les points

de

la

dentelle.

Car, en nattant, en croi-

sant les

Entre

deux

de dentelle. ]nimos<x..

l'ouvrière doit

fixer les points

ainsi

obte-

nus, qui sans cela se décroiseraient raient.

230

fils,

et

C'est

s'embrouilleà

cela

que


servent les épingles piquées dans les trous

de

la

mise en carte.

La

dentellière

forme ainsi des pleins et des jours reproduisant les diverses parties du motif. et nombreux. On distingue ainsi les Il va sans dire que les points sont différents de Tulle, etc. points torchons, de Dieppe, de rose ou de mariage, de la Vierge, des styles particuliers se sont créés, portant les noms des villes ou des le point d'Angleterre, la Valenciennes, la Malines, le pays de leur fabrication les guipures aux Chantilly, le Bayeux, le point de Milan, etc.; sans compter

De même

:

larges mailles.

La technique des dentelles à l'aiguille est différente de celles exécutées aux nécessaire. On fuseaux. Pour celles-là aussi, une mise en carte bien étudiée est

dentelle,

charpente destinée à soutenir

même

remplissage ou

lui-même doublé la dentelle

le

détail

de contours formant

de ses points divers, points de dessin.

Le parchemin piqué

d'une toile forte, destinée à supporter les

terminée, on coupe simplement les

Divers pays

le

se sont illustrés

par

la

fils

fils

du

bâti.

Une

est fois

entre la toile et le parchemin.

belle fabrication de leurs dentelles à l'aiguille,

de Bruxelles, de Venise ou d'Alençon sont justement célèbres. Les ressources sont restreintes pour le décorateur dans cette industrie, et

et les dentelles

silhouette, la légèreté sont les qualités qu'il doit s'efforcer sition,

de donner

à sa

la

compo-

que la diversité des points viendra ensuite rendre plus intéressante. Les

serrés, valeurs des blancs et des tonalités obtenues, par des réseaux plus ou moins

plus ou moins lâches, seront soigneusement équilibrées. 231


Depuis quelques années, des tentatives de dentelles polychromes ont qui

ont

donné d'intéressants

serait à suivre, et pourrait

résultats,

bien

donner des modèles intéressants

Beaucoup plus nombreuses seront

les

été

qu'un peu monotones. Cette

faites

voie

et bien féminins.

ressources à nous offertes par

la

broderie;

depuis l'humble travail de cotons colorés, jusqu'aux somptueuses broderies de soie et d'or.

Nous

allons rapidement passer

ici

en revue les principales d'entre

elles.


La brodeuse la

a à sa disposition

un métier formé d'un

cliàssis

en bois permettant

tension régulière de l'étoffe à broder. Toutes les étoffes sont susceptibles de

recevoir une broderie

fils

de coton,

de

lin,

:

toiles

grossières,

soieries fines.

De même

des

de laine et de soie, teints des couleurs les plus variées,

peuvent être employés; sans compter

nombreuses, on

lainages,

le voit; les

les

fils

d'or et d'argent. Les ressources sont

points et les techniques divers ne

La plus simple de ces techniques, sans

le

sont pas moins.

contredit, est la broderie au point de croix.

233

30


Disons

aussi

que par sa contexture même,

c'est celle qui présente le

moins de sou-

plesse et de variété. Cependant les brodeuses russes en tirent un excellent parti

pour leurs broderies sur marque,

formé de deux

toile.

Chacun connaît

le

point

points croisés et superposés.

de

croix

ou point de

Pour plus de

régularité

dans les points, on l'exécute souvent en interposant un canevas dont on fils

une

tire les

fois l'ouvrage terminé.

Ce genre de

broderie, qui exige, par

bente-LLe. hordure.,

dXvoLne.

fi.^.

2 0^.

la

pauvreté

même

de ses ressources, une

ornementation toute conventionnelle,

une

mterpre-

tation et une simplification des formes considérables,

convient surtout pour l'ornementation des toiles. Et justement parce que l'interprétation très marquée est indispensable, et que la pauvreté des moyens d'exécution est grande, l'établissement,

la

composition du modèle devra être d'autant

charme que plus soignée, afin que cette exécution rudimentaire laisse subsister le préférons de beaucoup le dessinateur aura su mettre dans sa composition. Nous 234


à la broderie au point de croix la broderie au

passé, dont les ressources sont infinies.

Les Japonais

et les

Chinois sont les grands

maîtres dans ce genre de broderies, et

exécuté

les fils

de véritables chefs-d'œuvre.

ainsi

Nous

ont

ils

l'avons

dit,

tous les tissus et tous

sont susceptibles de servir à recevoir

à faire des broderies.

ou

des modèles

les plus diverses

Les teintes

sont facilement rendues, et

diversité

la

des

points que l'on peut employer enrichit d'autant

technique de cette industrie. Cependant,

la

un

des points

même, passé.

les

plus utiles,

est le point au passé,

Avec

ce

point,

la

le

la

plus utile

broderie au

brodeuse arrive

habile

en

quel-

que sorte à pein-

dre avec son aiguille, et des reproductions ont été ainsi exécutées.

11

même de tableaux

va sans dire que nous rejetons bien loin

l'habileté de pareils tours de force qui ne prouvent qu'une chose, professionnelle de l'ouvrière, et, disons-le, son peu de goût. La

simplicité est

ici

comme

toujours

meilleure preuve d'art, et

la

il

ne

multiplier,

peut être intéressant de voir les teintes des sans ajouter arriver aux dégradations de nuances les plus savantes soies

l'intérêt

du motif ornemental, au

contraire.

Un

se

motif bien établi,

une bonne exécution, rationnelle et consciencieuse sont toujours préférables aux acrobaties d'exécutants pour lesquels l'exécution est tout.

Dans ce genre

de broderie, l'exécutant travaille dans sens de

la

forme, ce qui affirme

le

et fait

valoir celle-ci.

Mais, voyons comment s'exécute

une

broderie.

comme exemple un doit,

Supposons motif

qui

en se répétant, former

l'or-

nementation d'une bande. L'artiste,

en

le

composant.


M du u\.p\A.r<Ly.

s'est

naturellement préoccupé

du raccord des motifs entre eux

de

et

Mais

ceux-ci.

de

coloration

la

faut reporter

il

ce dessin sur l'étoffe à broce

der,

qui,

redessiner à

l'on

si

devait

main chaque

la

long

motif,

serait

dieux.

Le dessinateur relève

et

fasti-

donc un calque du motif, superpose

à

le

du papier mince

mais résistant,

et, soit à l'aide

d'une machine à piquer, soit à l'aide d'une simple aiguille

emmanchée, traits

pique tous les

il

de son dessin, ménades points

geant

permettant

de repère

raccord exact

le

des motifs. Puis, superposant bien en place

au tissu, au

papier piqué

le

le frotte

il

moyen

d'un

légèrement

charge

de

de

rouleau

ou poncette que

feutre

l'on

bitume de Judée

ou de résine en poudre, méune

langés à rante,

plus

souvent.

passant se

à

le

travers les trous,

sur le

reproduisant fidèlement

dessin.

On

''••s

colo-

poudre,

La

dépose nettement

tissu, le

matière

du bleu de Prusse

recommence

,

autant


de

en juxtaposant les motifs et tenant compte

fois qu'il est nécessaire,

des raccords.

pour que

11 suffit

résine

la

Celui-ci

est

ou

alors

ensuite de passer à l'envers de l'étoffe un fer chaud, le

bitume en fondant, fixent

monté

tendu sur

et

le

la

couleur sur

métier,

et

le

le tissu.

rôle de

la

brodeuse commence. !»

Après

avoir soigneusement assorti les couleurs de ses

maquette, armée de son aiguille et guidée par fidèlement

le

le

fils

à celles

de

la

tracé, elle reproduit

motif choisi, employant les points reconnus les meilleurs pour l'inter-

prétation de celui-ci, et se servant de telle ou telle matière simple ou riche en vue

de

l'effet à

obtenir. Coton, laine

ou

soie sont

employés ensemble ou isolément,

suivant les cas. L'artiste ne saurait trop guider

dans son

malheureusement, n'a aucune éducation le

modèle 11

travail la

brodeuse

qui, le plus souvent,

borne

à copier servilement

artistique, et se

qu'elle a sous les yeux.

doit par tous les

moyens en son pouvoir

lui

simplifier le travail et restreindre

autant que possible sa part d'interprétation.

Certes, serait

une interprétation

libre,

exécutée habilement d'après un motif choisi,

chose estimable, mais exigerait de

la

part du brodeur une

somme de

connais-

sances artistiques bien rares à rencontrer chez un simple exécutant; c'est plutôt oeuvre d'artiste.

Du

reste,

pour l'exécution courante

motif, l'exécutant s'attachant à copier son

modèle

237

et,

disons-le, industrielle d'un

n'est-il

pas de beaucoup préfé-

i


table,

condition

à

que

toutefois

modèle

bien

soit

d'une

vue

en

conçu

le

exécution

facile et rationnelle?

Mais

broderie ne borne pas

la

au seul passé ses ressources. ne parlerons pas

ici

de

Nous

broderie

la

d'or proprement dite, quoique les

en

à

effets

fussent des plus

tirer

intéressants.

Un pour

genre de broderie, très usité décoration de

la

lingerie,

la

propre

à

recevoir un renouvellement dans

le

semble cependant

nous

même

principe

de son ornementa-

tion. C'est la broderie

D'autre part,

de blanc.

un autre genre

de broderie dont on ne

un

grand

assez

tire

parti

pas

nous

,

semble-t-il, est celui dans lequel

on emploie des soutaches, des galons, leurs

des cordonnets de cou-

et

de

contournés,

repliés

un

Des

ainsi

une

d'une

Mais,

ornementa-

bon

à

puisque

nous

coup sûr qui nous

ressources

effet

facile exécution.

d'ornementation intérieure,

cédé

fixés

coloré.

portières

des

,

tion large, simple, d'un et

et

lui-même

fond

coussins

reçoivent

suivant une

voulue,

ornementation sur

diverses,

largeurs

les

plus

parlons le

pro-

offre les

nombreuses,

les résultats les plus satisfaisants et

les plus artistiques est certainement


Vtqne. vterqe. de vrilles

Lê.t(xUD

de pleurs et

celui

Nous

des étoffes appliquées.

rapidement

l'allons décrire

ici.

Très souple,

il

nous permet des

effets

d'une

sobriété, non grande richesse ou d'une grande mais encore composition, seulement suivant la suivant les matériaux employés. le procédé. Voici, en somme, en quoi consiste d'étoffe

Sur un fond

unie,

soit

elle-même

soit

on

vient appli-

décorée déjà lors de son tissage, découpées et de quer et fixer d'autres étoffes de façon à appropriées, colorations former un motif d'ornementation. C'est à proprement parler une saïque

d'étoffes.

Les

tissus

les

moplus

soit pour les divers y peuvent être employés, diverses parties des fonds, soit pour constituer les

motifs, sans autre régie

Cependant,

il

est

que

logique

la

bonne adaptation.

de

penser

que

les

matière devront étoffes plus riches d'aspect et de motifs ornede préférence être réservées pour les 239


Toiles grossières, mentaux qui doivent être mis en valeur sur un fond plus sobre. velours, toutes les étoffes draps, satinettes et satins, moires et taffetas, cretonnes et

en un mot peuvent également

de ne pas tenir compte du rapport devant exister disproportion richesse des deux tissus, fond et motif; car une trop grande l'effet que bien pas voit ne préjudiciable qu'utile à l'effet produit. On

Cependant, entre la

servir.

serait nuisible

il

serait plus

une toile grossière. produirait un motif mosaïqué de satins divers, en application sur

Par

contre

sera

il

,

bien mis en valeur sur

un fond de drap de contexture plus

nettes feront sur

fine,

que des

alors

sati-

bon

effet

grosse

la

toile

primitive et rude.

Mais voyons nière

ce

la

ma-

dans

d'opérer

mode d'ornementa-

tion. Elle est simple.

Les formes, si,

étant

ici

somme

aus-

toute

rendues par des plat d'étoffes,

à-

pouvant

être détaillés par de la

broderie, sans doute,

mais assez sobrement

cependant

,

devront

Coussm

surtout compter par la silhouette et la couleur.

De

plus, une certaine

brodé,.

Clèmcx.ti.te

H 2^1

échelle des pièces devra être conservée, et on

devra se garder de tomber dans sans compter que

le

procédé

la

minutie. Les effets larges sont les meilleurs

même

interdit

ou du moins rend

très

difficile

ici,

le

des pièces. d'exécution et aquarellée, à moins grandeur tracée est composition Donc, notre portières ou tentures murales, que telles qu'il ne s'agisse de trop grandes surfaces, ainsi que le auxquels cas une maquette colorée à échelle réduite est suffisante,

morcellement

à l'infini et la petite échelle

grandissement au

trait

de

la

composition. 241

'


comme

Ledit carton est calqué et piqué

L'exécutant a choisi

drap par exemple

:

le

a été dit plus haut.

il

fond qui doit supporter l'ornementation;

soit

un fond de

aura à supporter une ornementation florale formée de draps

il

découpés de couleurs appropriées, rebrodés ensuite de soies

détaillant et enrichis-

sant les formes.

Le fond

a été fixé sur le métier,

mettant de tendre le

l'étoffe.

motif à l'aide de

colorante,

claire

la

pour

métier identique à celui de

brodeuse,

les

étoffes

foncées et

foncées pour les étoffes motif reporté.

le

a,

l'étoffe

faut-il,

existe

Sans doute si

claires,

Celui-ci

d'après les colorations du carton ou de

réuni des étoffes de matière, de couleur et de valeur convenables.

mais encore

per-

nous

pour l'application des diverses pièces du motif ornemental.

D'autre part, l'exécutant

est le plus délicat.

et

poncette et de résine en poudre mélangée à une matière

permettant en tous cas de distinguer facilement

servira de mise en place

la

Sur ce fond, on vient encore, comme plus haut, poncer

la

l'artiste a

Ce

la

maquette,

dernier point

coloration adoptée est-elle toute conventionnelle

prévu un

non seulement dans

le

effet,

ton,

que

celui-ci puisse se réaliser;

mais encore dans

la

;

que

hauteur de ton

désirée.

C'est pourquoi le compositeur devra s'être documenté, avoir réuni des échantil-

lons en quantité suffisante pour

lui

permettre des ressources étendues, tout en

l'assurant de la possibilité d'exécution de son

242

œuvre.


fritilUire. pintïvde^ ou ào

dcx.mver

_ Plante-

bulbe-use j de, f"Leu.r pourpre/^ cLcX,ir et poncé j^evivUei vert

de- ha-utexxr?

en damier

qlà.uQu.o. I^leurit

243

.

.

mars

A-vrvU

f^


Sans doute

la

teinture pourrait entrer en jeu; mais

combien cela

peu pratique

est

quand on pense au prix de revient d'un morceau d'étoffe de grandeur restreinte et teinte exprès 11

!

sera donc prudent et sage de colorer sa maquette d'après les échantillons

qu'on a pu réunir auparavant.

Nous possédons donc, avons-nous

dit, les étoffes

nécessaires

à la réalisa-

de

tion tion.

nous

11

découper

reste

à

chacune

dans

morceaux,

des

d'elles

composi-

notre

suivant une forme exac-

tement semblable à

du

carton.

pour

servons

du

cela

piqué,

dessin

ponçons sur

celle

Nous nous nous

et

l'étoffe

les

contours desdites formes.

Nous

fixons à la chaleur

coupons

et

coup

ensuite

à

sûr.

Voici donc toutes nos pièces découpées. faut les

sur

tenant

11

nous

appliquer mainl'étoffe

de

fond. Nous nous servons

pour cela de qu'a

la

la

propriété

gutta-percha de

fondre à une température assez peu élevée.

Nous nous sommes donc procuré de

la

gutta-percha en feuilles très minces,

d'épaisseur comparable à celle de feuilles de papier léger, par exemple, et nous avons découpé, en même temps que chaque forme de drap, son double en gutta-percha.

nous reste maintenant à mettre en place sur le fond tendu les différentes pièces découpées, en interposant entre elles et le fond la feuille de gutta découpée. 11

244


f Unte. de; 1^ 2,/ de- h^vtb, couverte de povl:? blcvnc,!?. fleuri vvolettes, f'cuvll^s ve-rte-tJ. fleur i-t en mâ>,ri> et £vvrvl.

fn-^^-^

fleur

vue

en.

des^uij

On

passe à

la

surface de l'étoffe un fer légèrement chauffé, et

fixée d'une façon toute suffisante 11

pour

le

moment, tout au moins.

reste maintenant à limiter, à cerner d'un

détailler aussi

On

si

pièce se trouve

la

trait les

formes

ainsi

obtenues, à les

cela est nécessaire et à les fixer plus solidement au fond.

peut cerner les formes de deux manières différentes. Si 245

le

trait doit être


uniforme, inexpressif en quelque sorte, l'emploi d'un cordonnet, d'une ganse de

couleur et de grosseur appropriées, est tout indiqué.

cordonnet par des points

le

Il

réunissant à la fois au fond et à

laquelle se trouve ainsi faire plus intimement corps avec Si le trait doit devenir plus fort, Ils

détaillent aussi

les

les

le

la

effet

de fixer ledit

forme appliquée

le

;

fond.

deux, trois cordonnets juxtaposés font

formes à l'occasion. C'est

convenant fort bien pour

en

suffit

procédé

le

l'affaire.

plus rapide et

ornementations à motifs répétés.

Cependant,

le trait

si

doit être plus expressif,

un

en

doit

s'il

mot enserrer

la

forme

d'une façon moins sèche

que la

le

ou

cordonnet

ganse, on a recours

à la broderie au passé

ce procédé

beaucoup

;

est

certes

plus

long,

mais permet des résultats

on

auxquels

ne

pourrait prétendre avec l'autre, plus rapide.

L'application du cor-

donnet, du reste, peut être

faite

mécanique-

ment au moyen de machines spéciales, ce qui

augmente

Couaain hrodo. Louce.

cx,mè,ue.

nous détaillées,

Les

brodées

étoffes

est certain

et

la rapidité.

Les formes

y.^.

dit,

,

avons-

peuvent être

rebrodées de cotons ou de soies, d'or ou d'argent même.

doivent être choisies judicieusement en vue de

que l'eau sera rendue

à merveille

l'effet

à produire.

par des moires, par exemple

ne l'oublions pas, notre ornementation, bien que

la

nature, n'en est pas moins toute conventionnelle

et c'est

;

;

source en soit puisée dans

du

11

car, la

reste ce qui constitue

son charme pour beaucoup.

Chercher

à

dégager

le

caractère d'une plante, d'une fleur, en faire découler une

246


forme pure bien ornementale

est certes de

beaucoup plus intéressant que

la

copie

servile et banale, toujours incomplète et sans intérêt,

reste, de cette

plume-tie?

ornées

Le-ttre,5

Pour

nous

même

plante, de cette

résumer, les

les

applications

employées constituent un puissant moyen intérieure, permettant les

ou riches,

même

colorations

les

plus

variées et

effets

les

les

du

fleur.

bien

d'étoffes

de décoration

plus divers, sobres plus

applications les

breuses. Tapis de table, tentures murales, rideaux, portières,

sièges,

écrans, nous fournissent autant de prétextes; et les ornementations,

nom-

coussins, suivant la

richesse des matériaux, conviennent aux milieux les plus dissemblables, suivant que trouvent être les grosses toiles et les cotonnades, ou les soieries somptueuses se

employées.

nous ne pouvons passer sous silence

Enfin,

la tapisserie,

qui

a produit aux

siècles passés tant de pièces merveilleuses parvenues jusqu'à nous.

Deux genres de n'est

en

dames;

réalité

:

l'une sur canevas, exécutée à l'aiguille, la

catégorie des ouvrages de

l'autre, au contraire, la noble tapisserie de haute

moyens

ou de basse

Qut. Bordure/ <xu

qu'ait le dé-

plum.e.ti.5.

corateur sa

d'exprimer

pensée ornemen-

tale.

C'est,

un tissage à Il

en la

fait,

main.

est inutile, cro-

yons-nous,

de

rap-

peler la technique de la tapisserie

vas,

lisse, est

puissants

plus

des

tapisserie sont en usage

qu'une broderie et rentre plutôt dans

sur cane-

connue de cha-

247

]f>.<:^.a9ô

un


fiante de 1" à, \Jo de-hixut Tiqes vertcD 5triées> de blano et de pourpre, amsîL Que, les peuiLles fleuri mcxlea ^u. sommet .fleurs pemelLet> en.

lourèei» d'une qaine verte, fruvt oranqfc.

les points

cun;

y

peuvent

diffèrent et les résultats

en

intéressants.

être

en passant

pour

peu

le

Remarquons

d'efforts

tentés

renouvellement des modèles

le

ornementaux propres à cette techmodèles

nique,

plus

le

souvent

d'une pauvreté d'invention à peine croyable, alors qu'il serait et

si

facile

et

la

variété.

d'autant tapisserie

la

femme

On

étant les

dans

renouvellement

si

simple

l'intérêt

doit le regretter

que

plus

ornementaux

amener

d'y

ce

un

genre

des

de

métiers

plus cultivés par

son

du

intérieur,

décor

de

le

cet

intérieur pourrait se faire d'autant

plus facilement au

moyen de

cet

y faisant pénétrer peu à peu des motifs modernes remplaçant auxiliaire,

la

I

copie éternelle des siècles passés.


On

ne peut que regret-

ter

de voir

de

haute

la tapisserie

rester

lisse

confinée dans des ateliers spéciaux, s'obstinant avec

une

meilleurs

résultats

de

digne

ténacité

reproduction

à

la

et

fidèle

de tableaux

scrupuleuse

nullement conçus en vue

duction. d'oeil

Un

repro-

de

ce genre

de

simple coup

jeté sur

beaux

les

spécimens anciens venus jusqu'à nous devrait suffire,

cependant,

à faire

sauter aux yeux l'erreur

évidente

des

s'obstinent

habiles

artistes

et

consciencieux.

Pourquoi

vouloir

tis-

une tapisserie don-

ser

approxima-

nant

l'illusion

tive

d'un tableau? Pour-

quoi ne pas retourner à l'interprétation libre de la

nature, qui seule pourra

nous des

sortir

de

peintures

la

routine

exécutées

en tapisserie? 11

est regrettable, en-

core une

fois,

que

les

seuls ateliers de tapisserie exécutent des ouvrages par ce

beau procédé. La technique en pas les tours

de

virtuosité

est facile et très accessible à tous.

habituels aux

tapissiers

Bien entendu,

de profession,

l'honnête tapisserie aux motifs simples et bien composés,

sobrement

mais bien exécutés

dans de belles colorations harmonieuses.

Le métier du

tapifsier est des plus simples.

249

Il

se

compose de deux montants


.

appUoyies

Etoffes

/ !

brodées

et

^

verticaux fixés sur pied,

réu-

en haut et en bas par deux

nis

rouleaux, mobiles sur leur axe.

On de

nombre

un

ces

suffisant

de coton plus ou moins

fils

constituant

forts,

Ces

on tend sur

et

fixe

rouleaux

convenable

tance

moyen

autres au

dents

chaîne.

la

sont maintenus à dis-

fils

de

dite

Tous

les

plus,

côté

ils

d'autre

et

de verre ou de

d'une tringle bois,

d'un peigne à

De

d'acier.

passent

uns des

les

bâton de croisure. sont d'un

pairs

fils

côté, tous les impairs de l'autre.

De

aux

plus,

pondant

des

avant

des

ainsi

passe

la ;

tissage

des pédales permet-

ramener

de

tant

laine

à

postérieurs

fils

des lisses corres-

sont fixées

ces

autres,

lorsqu'on

chargée

broche c'est

un

que l'on

fait

chargeant

impairs de a

la

broche

passe entre les

,

que

fils

La

la laine

l'ar-

pairs et

chaîne. L'artiste

la

décalqué sur sa

contours

de

véritable ainsi.

trame est constituée par

tiste

en

d'établir

et

croisures,

car

fils

du

chaîne

dessin.

les

Après

avoir choisi les laines de teintes

convenables,

il

passe sa broche


chargée entre les

fils

de chaîne,

la

repassant ensuite

après avoir croisé celle-ci, et ainsi de suite, variant les

couleurs

son

travail

lorsqu'il

moyen

au

métal, afin de

Encore une

nécessaire

est

et

tassant

ou de

d'un peigne d'ivoire

donner de l'homogénéité.

lui

fois,

il

est regrettable

que

la

tapisserie

n'entre pas davantage dans l'ornementation des inté-

Du

rieurs modernes.

reste,

quelles tentatives les

tapissiers ont-ils faites jusqu'ici dans cette voie?

de rénovation n'a encore été

essai sérieux et

nous devons

déplorer,

car

le

les

de

utilisations

Nul

tenté,

la

tapisserie sont mul-

quoique son

tiples,

prix de revient soit

des plus élevés, étant

donné son

procédé

de

fabri

cation. Portières

rideaux,

panneaux

décoratifs admi-

rables,

couver-

ture de sièges,

la

tapisserie se prête à

tout

qu'à tion

cela,

ainsi

l'ornementad'objets

de surface plus restreinte

paravents, etc. D'un autre côté, le décor

nous nous occupons uniquement

ment

traduit par ce

Espérons

moyen

ici,

écrans,

floral

dont

est admirable-

d'exécution ornemental.

donc voir évoluer prochainement

composition des tapisseries de haute et

:

et

basse

la

lisse,

abandonner enfin cette recherche de trompe-l'œil,

de fausse peinture, pour un

conforme à

art

plus sain et

plus

cette belle industrie!

Nous venons dans

ce chapitre de passer en revue 251


S^pmné.

liis

Zlante bulbeuse de 4o 5^ Go ^ |T.eurs rouqe^ or<x,naè- ponctué de pourpre- Età,mme5 brun roux f Leuritjvi-irt julLl&t ,

,

.

des moyens d'art bien divers

et fort

différents les uns des autres, par là

même

interprétations

des

exigeant

ornemen-

bien diverses des formes

employées.

tales

moyens d'expres-

Certains de ces

moyens

sion sont pourvus de

cution un peu rudimentaires

par

telle,

exemple.

plupart du temps,

Un

Là en

le

fîl

employé

denla

effet,

coloration.

nulle

camaïeu blanc ou noir,

que

d'exéla

:

suivant

ou

est de l'une

de ces couleurs, et c'est tout.

l'autre

Même

lorsqu'on

polychromie,

introduit

y

ne

dentelle

la

encore son intérêt

et la valeur

la

doit

de son

ornementation qu'à l'habile répartition

de ses pleins

de ses vides, à

et

la

belle variété de ses réseaux divers et

bien appropriés, enfin à intéressante

de

ses

motifs

Car, ne l'oublions pas,

la

devant plaire avant tout à

ornementaux,

un

dentelle est la

femme

d'une

souple

silhouette

agréable.

et

essentiellement féminin, et par là

art

s'en

qui

ligne

la

parera par

la

suite.

Donc,

ici,

recherche surtout de silhouette, de légèreté et de grâce.

Dans

la

broderie, par contre,

moyens d'exécution aussi.

la

coloration compte pour beaucoup.

diffèrent, et par là les

L'interprétation

moyens

devient moins forcée

En

effet;

l'ouvrière fait de son motif ornemental

même

rapprocher davantage de

la nature.

252

que dans dans son

Ici,

les

de composition doivent différer

la

la

dentelle,

dentelle,

tissu,

son

on peut

se

nous l'avons vu,

étoffe.

Pour obtenir


pour enrichir sa composition, des valeurs diverses, avec ses fils monochromes, et de la fleur sera le plus souvent partie elle multiplie la variété des réseaux; chaque traduite par des réseaux différents; enfîn, en stylisation

poussée très

loin,

les

un mot,

moyens d'exécution

le

procédé commande une

étant en

somme

assez rudi-

mentaires quoique d'un aspect précieux.

Dans

la

déjà existant, broderie, qui n'est plus que l'ornementation d'un tissu s'impose, mais n'est plus de mise. Sans doute l'interprétation

cette préoccupation

Les moyens d'exécution sont mot, approcher de plus près un beaucoup plus variés, plus nombreux; on peut, en voit par là que l'interprétation et la la nature, si le besoin s'en fait sentir. On surtout pour donner

du

style

à la composition.

recherchera dans la composition s'en ressentiront; que, sans doute, le dessinateur cherchera d'autres, en qu'il mais stylisation et la silhouette des effets ornementaux, matières mises en œuvre, dans leur et non les moindres, dans la diversité des harmonie ou dans leur contraste, et surtout dans leurs colorations.

Dans

les étoffes appliquées,

nous

Bi^nde en etop-pes A-ppli-cuxees

253


avons vu

les

moyens

vaillons

se res-

Nous

un peu.

treindre

tra-

surtout avec des

ici

à plats, rebrodés, sans doute,

mais ne permettant en tout cas

pas de formes très légères,

ni

de modelés poussés. Donc, stylisation

plus complète

et

plus forcée. Par contre, dans la tapisserie,

liberté entière.

N'avons-nous pas déploré en efFet

que

les artistes tapissiers

tombent trop

I

l'excès de tation,

tures

souvent

manque

d'imitation

ou

même

œil? Donc,

ici,

dans

d'interpré-

de

de

pein-

trompe

l'écueil

est

surtout la trop grande facilité

d'exécution et les grandes res-

sources qu'elle nous donne.

On

254

I

est tenté de multiplier les


tons, les demi-teintes, les

modelés, ce qui nuit

à la

franchise du parti,

l'aspect

à

ornemental

disons-le, conven-

et,

tionnel que doit présenter l'œuvre.

Donc, nous

le

voyons

dans ces métiers divers de

la

dentelle,

broderie ou de

de

la

la tapis-

serie, l'artiste a à lutter

contre

deux choses

premièrement contre

:

la

ou

matière rébarbative

moyens d'exécution

les

rudimentaires qui poussent à une sation trop

dentelle

la

le

styli-

marquée en

est

:

ici

CX,pplvCcxtion.s cLetoFPe^ et ùro&tric

Eucalyptus ^ exemple

un

^06

fi-c,.

\,

typique

deuxièmement,

;

doit

il

lutter aussi contre la

ma-

tière trop aimable, d'un

maniement trop

facile,

qui lui fait oublier,

et

par

la

facilité

l'exécution,

même

la

de

stylisa-

tion indispensable àtout

bon motif ornemental.

La

tapisserie est trop

souvent dans ce cas.

t


'ÉÉÉl

S'écartant soigneusement de ces deux ex-

trêmes,

tenant à la fois compte des

l'artiste

exigences techniques et des exigences orne-

mentales sera assuré de

faire

oeuvre de déco-

rateur, ce qui n'est pas toujours facile à réaliser.

Car

la

tâche du décorateur, nous l'avons

composer un

déjà vu, n'est pas uniquement de

motif agréable.

Encore

faut-il

conçu en vue de son

soit

dire qu'une fois en place,

que ce motif

utilisation; c'est-à-

réponde

il

à toutes

conditions d'adaptation et de décoration

les

que l'on

en droit d'attendre de

est

s'harmonise avec

entourage;

son

;

qu'il

qu'il

soit

lui

enfin d'une exécution possible et rationnelle, et

réponde bien à

doit l'exécuter.

même

la

technique du métier qui

Trop souvent, en

effet,

d'un

motif ornemental des décorateurs trop

peu consciencieux

tirent

des modèles pour les

industries les plus diverses

;

leur servira indistinctement

un

même

dessin

pour l'exécution

d'un papier peint ou d'une étoffe tissée, par

exemple. Certes, cela n'est pas impossible; mais

l'artiste

tirera-t-il

vraiment digne de

pas des

effets

déjà

même du

nom

ne

différents de chacune

de ces deux techniques? composition

ce

et

en dehors de

la

motif qui, nous l'avons

vu précédemment, doit être spéciale à 256


Position,

des

peullles

feuilles

runte de 17 î>^2o- -fleurs vert poncé couvertes a.u. jaunes^ c^ppanxis^ant <xvcX,rLt: Les peuvUe^ fleuncLos de poUs rit: en Yn.ù,rt> 0.vr\.l -jr^^/Joô bLcvnc6 .

.

chacun de ces deux procédés en raison

même

de

la

bonne

utilisation

de leurs

produits, ne profitera-t-il pas des avantages particuliers que chacune de ces deux

techniques met à sa disposition?

Combien peu en aveuglément à

profitent,

l'industriel

au grand détriment du résultat; ou, s'en remettent

même,

qu'ils chargent,

sans autre souci, de l'exécution

matérielle de leur composition!

Cela est tout aussi dans ce chapitre.

même

vrai

pour

les

techniques que nous venons de passer en revue

Sans doute, une exécution habile traduira indistinctement un et cependant, dans ces deux

motif en broderie ou en application d'étoffes 257

;


Bc>.nde-cvu.

de- ohemirLé/ey

Tcx.plbse.r'i.ey,

procédés,

la

composition, s'inspirant des ressources matérielles

compte, doit rechercher des

brodeuse n'a pas

effets

à sa disposition

spéciaux à chacun d'eux. l'effet

que produit

matières diverses juxtaposées, et que

la

pourra que bien

infiniment

de

le faire

On

varier

difficilement

le

11

et

en tenant grand

est certain

que

la

contraste des étoffes de

composition exécutée en application ne ses

tons,

ainsi

qu'il

est

facile

en broderie.

ne saurait assez souhaiter voir

le

renouvellement des formes ornementales

y pénétrer ainsi par ces travaux. Certes, l'évolution artistique se fait peu à peu, mais elle trouverait ici un auxiliaire puissant; et on doit regretter que les modèles exécutés ainsi soient trop souvent d'une insignifiance complète, bien heureux encore lorsqu'ils ne sont pas

Nous

du goût

le

plus douteux.

avons, dans ce chapitre, passé en revue les principales techniques des

métiers d'agrément auxquels se livre

la

femme pour occuper

ses loisirs dans son

intérieur.

inf ini»

*mi^ffT*» I)ouce--0.mére^

ifïîii^


marqueterie "

tapis, reliure

mosaïque. nous permet, avec

'est la marqueterie qui

de décorer

le

des matières différentes réduites à

minime épaisseur

:

la

sculpture toutefois,

Ce procédé met en œuvre

bois de nos meubles.

l'état

de

feuilles

diverses, employés nature ou teints; ou des métaux

ou jaune, étain, argent

;

ou encore

l'écailIe, la

corne,

:

cuivre rouge

nacre.

l'os, l'ivoire, le corail, la

consiste la marqueterie? Quels sont ses procédés d'exécution?

Mais en quoi

C'est le découpage, dans les matières

nommées

de motifs ornementaux que l'on assemble ensuite sur la surface à décorer

Nous

d'une très

principalement des bois des essences les plus

allons voir

:

feuillages,

fleurs,

comment procède

Le carton de l'ornementation une

le

plus haut, des différentes parties

que l'on

et

colle,

que l'on plaque

ornements, fonds.

marqueteur interprétant un modèle.

fois établi, le

marqueteur choisit

les bois, les

matériaux qui entreront dans l'exécution. Soit à exécuter une fleur en acajou se détachant sur un fond d'érable. a été dit à

Il

relève un calque du dessin et le pique, ainsi qu'il

propos des applications

d'étoffes.

Puis

des parties à découper; ce sont, pour l'acajou,

pour

l'érable ces

mêmes

il

reporte sur

le

bois

les différentes parties

de

le

contour

la fleur, et

parties qui y seront en creux, puisque l'acajou viendra s'y

incruster, prenant ainsi la place de l'érable.

Ces

parties sont

découpées à

l'aide

d'une scie très

fine

permettant de suivre

fidèlement les moindres sinuosités du dessin.

Le découpage terminé,

il

reste à assembler les parties diverses

composant l'orne-

mentation. Pour cela, on les juxtapose, et on les colle sur une feuille de papier, face qui devra être visible, lorsque le ainsi

une

feuille

de plaquer,

meuble sera terminé, face au papier.

composée des multiples

ainsi

que nous

le

On

la

obtient

parties de la marqueterie, feuille qu'il suffit

verrons ensuite, sur 259

la

partie

du meuble à décorer.


Golmotte rouoecxtrex. De55U6 ocreux tixcheb clai^ocreux. res ûebsous bl^vnc

ïïlA^cène,

puv:

,

Tiûe blanc rosé,

i

la,melle5 5trieè plix-b '

foncées,

Tiqe hl^^nc

jaune.,

de

lo à.

de hcxul.

Bolet i)Upcxrd

.

Lessusbrun

dessous rouGe-

5<:vncj

ch<i.ud

m^t,

.Tiqe-

ïlcxnc jcxune ,t£Lchèe. de points rouoes

i;-'

de

ha-U/levur.

Ch^mpiqnons Espèces dvverôes,

Il

va sans dire que ce n'est pas au hasard que

rentes parties constituant

le motif. 11 a

le

f'-'j^^i

marqueteur

a

découpé

les diffé-

au contraire placé ces différentes parties de

façon à faire jouer les veines et les colorations du bois; à en tirer profit pour détailler les formes, cherchant à les taches d'un pétale. Inutile

choisies.

en

faire les

nervures d'une

ration en choisissant des bois de ;

marbrures ou

de dire que ses colorations ont été harmonieusement

réside la part d'art dévolue à l'exécutant

priée au sujet

feuille, les

tons et

:

savoir faire une

bonne colo-

de valeurs convenables, de contexture appro-

et surtout savoir tirer parti

des défauts ou des ramages du bois, de ses

260


Une

nervures, de ses taches.

marqueterie ne sera vraiment intéressante que

préoccupations ont guidé l'exécutant.

11

médiocre pourrait détruire ces qualités. Mais suffire à

si

ces

va sans dire qu'une exécution matérielle aussi,

une exécution admirable ne saurait

rendre intéressant un motif mal interprété.

Notons en outre que

si

le

morceaux d'une marqueterie, Certainement, on

fait ainsi

marqueteur découpait pièce à pièce celle-ci

reviendrait

forcément à

les

différents

des prix élevés.

pour les marqueteries en pièces uniques; mais lorsque

meuble à orner est fabriqué en séries,

le

marqueteur assemble

et

épaisseurs du bois à découper, huit en général, et découpe ensuite,

fixe

le

plusieurs

comme

il

a été

découpage obtenu huit exemplaires exactement semblables. D'où grande économie de main-d'œuvre, le temps nécessaire au découpage étant le même que pour un seul.

Le décorateur lui est facile.

moins

fine

pu

désirer, dans son motif, cerner les formes par

Car trois cas se présentent

ou gros. Pour scie

a

le

que

trait

celle

fin,

:

ou ce

on se borne à découper

les

employée ordinairement. Le passage

entre les pièces juxtaposées.

Une

fois le

placage

261

un

trait doit être très fin,

fait,

pièces au laisse alors

trait

;

cela

ou moyen,

moyen

d'une

un léger vide

on Comble ce vide au moyen


d'un mastic coloré. Pour un

du découpage,

et, le

collage

trait

fait,

plus fort, l'épaisseur du

on enfonce

et colle

appropriée, et que l'on a en provision. Enfin, pour les surface,

Un

on

effet

ou des

les

découpe

d'ombre peut

partie des pièces à

Un 11

séjour plus

traits

les pièces

ou moins prolongé rendra le

filets

est

ménagée

lors

de bois de couleur

présentant eux-mêmes une

mêmes de la marqueterie. comme des corolles

par exemple.

faire tourner,

ombrer dans un bain de sable chaud

va sans dire que

trait

être cherché dans certaines parties,

que l'on veut

feuilles

comme

et les traite

des

modelé

la teinte

On

qui

plonge pour cela

les brûle

la

légèrement.

plus ou moins forte.

est et doit être tout conventionnel, et qu'on devra

user de ce procédé avec discrétion.

Mieux

tout ce dont elle est capable sans en altérer

vaut faire rendre à la matière la

même

nature, et certes, les différents bois

que nous avons à notre disposition nous offrent un large champ d'expérience.

Les bois dont on se sert en marqueterie sont de variétés contexture

même,

soit

dans leur coloration.

Nous

infinies, soit

dans leur

allons passer en revue les princi-

^ paux. Disons d'abord que les bois de pla-

Cl'ytoc\^be entonnoL]?. Tlqe et des^oub hld^ncs Be53Uô .

terre de tienne..

cage sont tranchés ou sciés, suivant leur

mode de soit

débit; que certains sont débités

de fil, c'est-à-dire dans le sens des fibres

du bois,

soit

de bout, c'est-à-dire perpen-

diculairement aux fibres du bois;

le pal-

mier, par exemple, présentant deux aspects

totalement différents dans les deux cas; strié

262

de lignes ou piqueté de points noirs.


sont terie

:

le

bois d'abord, puis

bien diverses.

la racine, enfin les

employées

en

marque-

loupes, présentant des contextures

va sans dire que les bois indigènes et les bois exotiques les plus

11

variés sont mis à contribution.

Nous trouvons

:

l'alisier,

Voyons d'abord

les bois indigènes principaux.

au grain serré, d'un blanc rosàtre

tendre, d'un gris rouge veiné;

chêne, ce beau bois dur, d'un

le

;

le

cerisier, bois

aspect sévère,

dont les loupes sont curieuses de ramages; les érables divers, dont certains, chetés, sont et

d'un charmant effet

de rouge;

brun;

le frêne,

le

buis,

;

l'abricotier,

d'un jaunâtre veiné, taché de brun

au grain serré et blanchâtre;

le

dont les loupes sont très employées; 263

et

mou-

cormier, compact et rouge

le

cyprès, rose aux

veines


brunes;

le

houx, d'une blancheur

employé en ébénisterie;

d'un

et

genévrier, rougeâtre, et

le

aux veines brunes sur un fond chaud; le poirier,

d'autres.

rougeâtre, et

Tous

grain d'ivoire;

le tilleul,

noyer,

brunâtre,

marronnier, blanc;

le

si

l'olivier,

platane, aux curieuses mouchetures;

le

jaunâtre;

le

le

sycomore, d'un bîanc chaud et tant

ces bois concourent à la formation d'une

gamme aux

tons un peu

assourdis, mais harmonieux et divers.

Plus éclatants de tons et de ramages sont les bois exotiques. Et parmi eux, en

première ligne, simples

il

convient de citer

le

supirbe acajou, aux nombreuses variétés,

Nous avons des

ou somptueuses.

acajous

veinés ou mouchetés,

unis,

flambés, rubanés, ronceux ou satinés. Inutile de rappeler

la

belle couleur rouge de

ce bois admirable, l'un des plus beaux qui soient.

Viennent ensuite capricieux

;

aux couleurs variées; violette,

le citronnier,

violet; le bois de

noire ou verte

Tous

;

l'érable, gris

les gris, les roses, les

Du

violet;

le satiné,

jaune pâle;

le

l'amboine,

d'un beau rouge

aux ;

ramages

l'amourette,

palissandre, brun, et le bois de le

thuya

moucheté;

l'ébène,

et mille autres variétés encore.

ou argenté,

gamme

étendue, où sont représentés les blancs,

rouges, les bruns, les jaunes, les orangés,

et les verts

de la teinture.

;

rose finement veiné et

ces bois fournissent une

Les bleus

au beau ton

l'amarante,

:

cèdre, rougeâtre et odorant

le

le noir, le violet.

moyen

en sont exclus et ne peuvent être obtenus qu'au

reste, la

majeure partie des tons donnés par

la

des bois est un peu neutre,

264

couleur et

la

même

teinture


Tous

ne

les bois

sont

pas

De

teintures les uns que les autres.

faut-il

soient d'un

qu'ils

parfaitement

les

comprendre que pour

à

est facile

il

mûrier;

le

bon emploi, pas

platane aussi, ainsi que

moyenne, cachant déjà un peu le

plus,

aussi

couleurs claires ou tendres, seuls les bois blancs sont utilisables. Mais encore

les

le

de recevoir

susceptibles

cerisier,

le

sont

l'érable

et

marronnier. Pour les couleurs d'intensité

le

couleur propre du bois,

la

Tels

trop tendres.

le frêne, l'alisier, l'aulne,

hêtre sont très bons, alors que le buis,

cormier,

le

le

prunier

recevront les couleurs les plus fortes.

Quant aux matières colorantes employées, d'origine

soit

végétale,

belles mais hélas

Nous

si

peu

n'entrerons pas dans

de-gris, le

le

bleu

:

la

la

le

détail

de

l'indigo et le tournesol

gomme-gutte,

garance,

le

de diverses provenances et

elles sont

L'invasion

couleurs

des

teinture très

la

les principales couleurs

ou des composés de bleu

curcuma,

rouge

:

minérale.

d'aniline,

si

solides, s'est fait sentir là aussi.

nous citerons simplement

Pour

soit

bois

et

l'acide

de

;

pour

de jaune

;

simple, cependant, et

employées.

le

vert

pour

le

:

le sulfate

jaune

:

la

de

fer, le vert-

gaude,

rocou,

le

azotique, le chromate de potasse; pour

campêche,

la

cochenille, le

carthame

;

34

le

pour


peullLe:? plottâ^ntes^ver-

tes j pleura blanches. fleur?it de-juin

tembre.

en sep-

F'-'i^^l/

Je

noir

Ces

:

la

noix de galle, etc.

teintures s'appliquent soit au pin-

ceau, soit en trempant

le

bois dans une

cuve de matière colorante.

Nous avons vu comment et collée

266

sur

papier

la

est

découpée

marqueterie.

Il


I

!

;'t

m.<3^rQue.terue^ nous reste à voir comment appliquée sur

la

Jeu,

de foad

elle sera

partie à orner.

Deux moyens sont pratiqués, et on fait le placage au marteau ou à Dans un cas comme dans l'autre, on enduit largement de colle forte le

bois des

découpures

Puis, en

et

on

poussant devant

les

soi,

met

à la place exacte

on promène sur toute

plaquer, en appuyant fortement

la

Une il

suffit

fois le placage bien sec,

de

la

la colle.

colle légèrement chauffée, et

colle qui le macule.

vernir

On

on enlève

ponce alors

ou de

surface

partie amincie,

pour objet de chasser tout l'excédent de

on recouvre d'une

qu'elles doivent occuper. la

la

la cirer afin

le

du placage

ou panne, sur

Ou

le

la

marteau à

le bois.

lui

Ceci a

encore, dans l'autre procédé,

on met en presse.

papier qui le recouvre, ainsi que

surface du bois, et pour terminer

de

cale.

donner tout son

la

la

pièce

éclat.

Voici, rapidement indiquées, les opérations diverses de la marqueterie.

Il

n'est

pas besoin de rappeler les usages que l'on en peut faire pour l'ornementation des

267


admirable des bois un auxiliaire précieux, aux teintes sobres ou

aux ramages curieux, et soit

sous

il

ne tiendra qu'à

lui

d'en tirer

somptueuses,

meilleur parti possible,

le

forme de panneaux ornementaux, ou de jeux

de

fonds

aux

divers,

répétitions multiples et ingénieuses.

Nous avons dit que la marqueterie est en quelque sorte une mosaïque de bois. Ce mot éveille aussitôt l'idée d'une autre industrie ornementale, celle de la mosaïque proprement

La mosaïque

moyen de

n'est

petits

de laquelle on peut

dite,

autre

chose que

la

tirer

de

traduction

si

beaux

effets.

d'un motif ornemental au

cubes colorés de marbres ou d'émaux, enchâssés dans un ciment

qui les retient entre eux et les fixe à la surface ornée.

L'art de la mosaïque est fort ancien fait

;

les fouilles

de Pompéi et bien d'autres ont

parvenir jusqu'à nous des chefs-d'œuvre d'exécution; et Venise fut et reste

célèbre pour ses mosaïques.

Voyons donc rapidement

ce qu'est

la

technique de cet

un peu délaissé

art

aujourd'hui.

La mosaïque à

est destinée à orner les murs, avec lesquels elle fait corps, et aussi

composer des pavements.

Donc, comme toujours, d'exécution confié.

Ce

de

la

le

premier soin de

l'artiste est

composition qui doit orner

le

de faire

mur dont

le

le

carton grandeur

revêtement

carton sera aquarellé, indiquant ainsi les colorations des motifs.

préoccupe ensuite de chojsir

les matières qui

lui

seront utiles

pour

lui 11

est

se

fabriquer sa

mosaïque. Ces matières seront, nous l'avons vu, des marbres ou des émaux que 269


nomment

les Italiens

Les marbres de toutes couleurs seront fructueusement employés. Quant aux émaux, leur pâte est composée principalement de sable, de smalts.

minium, d'azotate de potasse, de carbonate de soude, etc. Cette pâte est colorée par l'adjonction d'oxydes métalliques. Les oxydes de nickel donnent des bruns; ceux de manganèse, des violets; ceux de cuivre, du rouge et du vert; ceux de cobalt, des bleus; ceux de fer, du jaune et du brun; ceux d'iridium, du noir, etc.

De

émaux

plus, des

d'or et d'argent enrichissent la palette.

Les émaux, fondus, sont coulés en galettes minces et d'épaisseur convenable, que le mosaïste divisera à son gré au moyen d'outils appropriés. La fabrication de l'or ou de l'argent est différente. Sur une plaque très mince de verre blanc, on applique la feuille métallique et on chauflFe. l'émail, et

on

protégés par

Les

recuit. L'or

verre mince.

le

galettes

sont

divisées

par

le

mosaïste en petits cubes de dimensions convenables, à exécuter.

11

suivant le travail

emploie pour cela un

coupoir, ou fer tranchant, sur lequel il

pose

qu'il

la

galette

frappe au

mo-

yen d'un marteau aiguisé

On

lui

aussi.

rectifie

au be-

On

coule par-dessus de

ou l'argent apparaissent donc, supportés par

270

l'émail et


soin

formes

les

à

meule.

la

Donc, le carton est fait et Voyons comment va procéder

coloré. le

mo-

Plusieurs méthodes s'offrent à

saïste.

que nous allons rapidement exa-

lui,

miner. Sur le

mur

à décorer,

il

dépose

une première couche d'un ciment à

la

chaux; puis, celui-ci sec, une couche

de plâtre ayant l'épaisseur exacte que mosaïque. C'est sur ce

devra avoir

la

plâtre qu'il

décalque

cuter.

Lorsqu'il

partie

quelconque

sition,

le

carton à exé-

le

entreprend

de

mosaïste fouille

de cette partie, met à nu qu'il

une

compo-

la

plâtre

le le

ciment,

recouvre d'une nouvelle couche

d'un

après l'avoir

ciment spécial,

mouillé. C'est dans ce ciment frais qu'il

cassés à

vient la

enfoncer

forme

et

les

cubes,

aux dimensions

convenables, en copiant exactement carton qu'il a sous les yeux.

le

Le ciment

repoussé par les cubes forme les joints.

On

peut

qu'il est

le

colorer

encore

lui-même,

alors

frais.

Mais, on peut préférer préparer à l'atelier

vailler

la

mosaïque, au

lieu

de tra-

directement sur place. Pour cela,

deux moyens sont

à

>Sole.tl — - peulUes vert e.5; pleurs

disposition de

la

Flanle- de, 2,'-

de haub

evtteiatidcnt

2.0"^ de dlcxmétre.j j<3^une vlp, lo centre brun poncée près Qu:e noie fleurit en juillet et cX-out, ,

271


,

t

moyens

l'exécutant,

Fanneo>,u

décorcxtip

en

dont l'un est

supé-

rieur à l'autre, quoi-

que

Vo-

plus long.

yons

expé-

plus

le

nous

d'abord,

ditif

verrons

plus par-

le

ensuite.

fait

Le carton

est dé-

calqué à l'envers sur

un

papier

fort

et

,

Sur ce car-

colorié.

ton nouveau, on colle

cubes de dimen-

les

sions

et

de

formes

appropriées. Le

ou

tif

complet

motif

applique sur

on

frais et

trer

mo-

fragment de

le

on

,

ciment

le

péné-

fait

en

pierres

les

frappant légère-

les

Ce procédé,

ment.

du

rapide

reste,

a

l'inconvénient de ne

pas permettre au mo-

de

saïste

rendre

se

exactement compte de son

Aussi

travail.

mieux emplo-

vaut-il

yer l'autre procédé, plus

long

plus

et

coûteux.

Sur une table munie

de

hauteur

rebords

on coule du 272

f

de

convenable, plâtre.


On

y décalque

comme

carton, et on opère

le

mur;

sur le

fouille le plâtre

dans

On

veut exécuter.

c'est-à-dire qu'on la partie

que

l'on

remplit le vide ainsi

produit de sable humide, dans lequel on

enfonce ciment vail

les frais.

cubes

comme

de

le

L'ouvrier a ainsi son tra-

sous les yeux, et peut

compte

dans

ses

qualités

se

ou

rendre

de

ses

Soleil

défauts, corriger ses fautes au besoin.

La mise en place terminée, la

surface des

cubes un

il

Détail des boutons

colle à

papier

Pr 324

très 273


fort,

ou mieux une

toile.

11 lui suffit

Voilà, rapidement exposée, la

le

frais et

la fois.

cette

On

aussi bien dans la décoration intérieure

rieure de nos édifices.

propreté constante

gammes

ciment

technique de

des plus simples et des plus riches à

employée

d'opérer

ensuite

ment, en appliquant sa mosaïque sur

les plus

;

Sa matière

de plus,

les

la faisant

industrie

doit

pénétrer. l'une

artistique,

regretter

la

voir

si

peu

que dans l'ornementation exté-

constitutive en assure la longue conservation, la

émaux aux couleurs multiples permettent

étendues que puisse rêver

le

274

les

décorateur.

C'est tout autre chose que nous abordons avec

II

en

comme précédem-

la

reliure,

quoique cependant


Chacun d'un

sait

en quoi consiste

assemblés fortement

livre,

Pour l'ornementation des exécutés en

reliures, plusieurs

même

Nous ne pourrons que

la

la

réunion des

procédés sont en usage gravées

mosaïque de cuirs;

feuillets

;

la

la

:

dorure

dorure aux petits

le cuir ciselé

fers,

ou repoussé.

voir très rapidement chacune de ces branches diverses

la reliure, car l'étude détaillée

de

:

ici.

moyen de plaques de bronze matière;

elle-même

reliure en

protégés par une couverture. C'est l'ornemen-

nous occupe seulement

tation de celle-ci qui

au balancier, au

la

et

de chacune d'elles nous entraînerait trop

loin.

La dorure en elle-même, qu'elle se fasse au balancier ou aux petits fers, consiste en deux opérations

On

se sert

le

:

couchage de

pour cela d'or réduit

Le coucheur d'or

divise

l'or sur

à l'état

donc ces

de

feuilles

les parties à décorer, et

feuilles

excessivement minces.

en parties correspondant aux surfaces

à décorer. Celles-ci ont été apprêtées auparavant, et

noix ou de suif à leur surface.

tement

et

On

son fixage.

y applique

on

a

passé un peu d'huile de

les feuilles qui

y adhèrent immédia-

légèrement.

Le doreur

a mis à chauffer ses fers.

Dans 275

le

cas de la dorure au balancier, ces


fers atteignent souvent la surface entière

du volume. Dans

cas des petits fers,

le

au contraire, leurs dimensions sont restreintes. C'est alors au divers

filets,

:

feuilles, fleurettes,

que

le

doreur compose

moyen d'éléments

une ornementation qui peut se varier indéfini-

ment.

11

pose l'un après

l'autre ces fers

convenable,

en place

et l'orne-

mentation avance peu à

Avec

peu.

un

petit

nombre d'éléments bien choisis et surtout bien

employés, on peut composer un nombre

infini

de motifs.

Donc,

couché,

l'or

les fers chauff^és à

pérature sont

la

convenable

appliqués

ment par

tem-

le

forte-

doreur sur

partie à décorer et

déjà recouverte

de

la

légère feuille de métal. Celui-ci se trouve alors fixé,

en

même temps

qu'un certain foulage du plus bel effet se produit

dans le

de

le cuir

la

cier,

Uqirè. FUque pourdorure^ (À, Icx, presse^. Fi'i J^i/ comprenant toute. Dans

main

On

et

le

se produit alors

la

pression

P''esse spéciale, et la décoration est le fer

est

complète

de grande dimension employé

cas des petits fers, au contraire,

peut aussi appliquer les fers chauds sur 11

cas

(

pour chaque élément l'opération, un nombre de

d'argent.

le

dorure au balan-

donnée au moyen d'une d'un coup,

la

recouvrant

volume. Dans

le cuir

fois

on répète

sans interposition d'or ou

un gaufrage plus ou moins profond, suivant 276

à la

souvent considérable.

la

pression


donnée surface.

;

le

On

motif présente alors une tonalité légèrement différente du reste de

la

des encres de couleurs appropriées.

peut l'accentuer en y passant la dorure à froid.

C'est ce qu'on appelle improprement

Naturellement, les cuirs ne ne sont pas seuls à pouvoir recevoir une semblable ornementation, et les

toiles,

les percalines

sont aussi profitablement employées,

surtout pour les productions d'un ordre plus courant, et que l'on

nage d'éditeur.

11

serait à souhaiter,

des ornementations dont s'

ils

du

reste,

nomme

carton-

que ceux-ci se préoccupent davantage

recouvrent leurs volumes. Sans plus de

adressant à un artiste, l'éditeur donnerait à son livre un

277

le

frais,

mais en

cachet d'art simple

que


possède trop rare-

celui-ci

Trop

ment.

souvent,

contraire,

l'effort

donner au

livre

de richesse que des

pauvreté

la

employées

matières

avons

aloi.

cédé consiste surface, ple, au

un

à

de

parlé

Le pro-

mosaïqués.

cuirs

à

un aspect

rend de mauvais

Nous

au

tend

décorer une par exem-

livre,

moyen de morceaux

de cuirs de couleurs diver-

découpés de

ses, amincis,

manière

constituer

à

les

diverses parties d'un motif

ornemental, et collés enfin sur un cuir servant de fond.

Les sont

différentes

d'un

même

d'un

Quant au

ciselé et au

d'or

trait

poussé

et d'en faire ainsi

Le bœuf,

le

la

vache,

le

veau,

D'un emploi précieux en donne

aussi de

mouton servent

reliure,

bons résultats en gai-

de

oooDooveeeoQpop

do

e<«

froid.

De

peut enrichir et

mosaïque.

:

canifs, ébauchoirs, etc.,

surtout, ainsi

que

la truie, la

basane.

ce procédé c

:

•ovooooooboo^ooo

i

278

de

de véritables panneaux ornementés.

)

Er<xble/.

cuir mo&dJiQu.L

la

à

repoussé du cuir, ce sont des

procédés qui permettent, au moyen d'outils spéciaux

modeler des cuirs humides,

ou

trait

même on détailler les différentes parties

parties

cernées ensuite

Ceinlure Cn

tt doré..

>aooooo

T"!"i.J!5°

ofl


nerie,

pour orner des boîtes diverses, ou composer des panneaux incrustés dans

de petits meubles.

Dans du le

sol

la

décoration de nos intérieurs, un facteur important est l'ornementation

même.

Celui-ci peut recevoir l'ornementation dans sa matière

même

;

c'est

cas des pavements en mosaïque et des parquets en marqueterie; ou encore, le

parquet peut être recouvert d'une ornementation mobile

Les

tapis

:

c'est le cas

sont fabriqués de deux façons bien différentes

quement. Les plus beaux dérivant de

nous étudierons d'Orient, ainsi

C'est encore

ici.

C'est du

que ceux de ici

à la

des tapis.

main ou mécani-

première de ces manières, c'est celle-là que

que sont exécutés

reste ainsi

la

un tissage

la

:

les

magnifiques tapis

Savonnerie.

à la

main.

Le métier

consiste en deux poteaux verti-

caux, réunis par deux rouleaux, l'un supérieur, l'autre inférieur, pouvant tourner

autour de leur axe. La chaîne, Sur ces

comme pour

deux rouleaux.

Suivant les ateliers et le

degré d'habileté des

ouvriers, une mise en carte a été faite d'après

279

les étoffes tissées, est fixée et

tendue


.

carton,

Je

ou

le

dessin reporté sur les

fils

de

chaîne.

la

Dans

second

le

cas,

l'ouvrier travaille d'après le carton qu'il traduit librement, guidé simplement par la

mise en carte

Donc, fait

qu'il

copie

mieux possible. Dans

le

second

le

cas, au contraire,

il

de compter ses points.

suffit

lui

la

chaîne tendue,

la

mise en carte

faite

ou

le

dessin reporté,

avec sa laine une rangée de noeuds à cheval sur deux

Ce

boucles.

les

sont celles-

coupées, ton-

qui,

dues

la fois,

déborder

et laissant

ci

tapissier

le

de chaîne à

fils

à

bonne hau-

la

teur, formeront le poil

du

tapis.

va sans dire

11

que pour que

formé

ainsi

pact,

le

velours

l'ouvrier

fortement

com-

soit

frappe

noeuds

les

exécutés avec un lourd

peigne en bois ou en métal

Une rangée de nœuds faite

on

,

fils

de chaîne

fil

de trame

entre les

un solide qui

les

nœuds

;

la

on

rangée

de

ainsi

Suivant

de

et

réunît,

une

refait

passer

fait

la

laine

de

suite.

grosseur

employée,

les points sont plus

moins gros, carton plus ou moins finement rendu.

mètre

linéaire,

pour

deux cent cinquante

On

a

modelés

la très

et

On

grosse qualité

même

et

par

ou

là le

compte environ cent quarante points au ;

mais

le

plus souvent deux cent trente,

plus.

pendant longtemps multiplié dans les plus invraisemblables.

les tapis les tons les plus divers et les

Pourtant l'ornementation d'un tapis n'est-elle

pas, ne doit-elle pas être des plus conventionnelles?

Que

ornements que leurs parties d'ombre

en

font paraître

280

signifient ces fleurs, ces relief,

qui

déforment

la


Exemple- de mlse^ en

Ccx,rte-.

du parquet en quelque

surface !>

A

sorte

?

quoi bon ces harmonies soigneusement

graduées, nécessitant des centaines de tons divers pour l'exécution d'une pièce, ce qui en rehausse singulièrement le prix

Une fatigue

petite quantité

de tons simples mais harmonieux, solides surtout, car

des tapis est

rude; une

ne saurait en

à orner

un

tapis.

effet

trop recommander

Par sa situation

impression de sécurité;

décoration

il

sobre

et

faut

même

donc

sur

la stylisation

le sol,

éviter tout

il

importe que celui-ci donne une

modelé tendant

peuvent toujours être regardés

Qu'y voyons-nous, sinon avant

comme

tout un effet de couleur

?

la

à

Du

Et cet

déformer cette

voyons

reste,

les

modèles du genre.

les

effet, le

lument conventionnel de formç est conçu uniquement en vue de

donner à

ne

les motifs destinés

pour

surface plane, ce qui inquiète l'œil et est un non-sens absolu. tapis orientaux, qui

conventionnelle

très

la

mieux à ce genre d'ornementation?

sont-ils pas ce qui convient le

On

?

motif abso-

le faire

valoir,

de

couleur toute sa signification et son importance, sans préoccupation 281


aucune de modelé. Donc, que dans

la

question de couleurs nous occupe beaucoup,

composition de notre carton,

et que nos motifs floraux, puisqu'ici nous ne devons nous occuper que de ceux-ci, soient stylisés au point de devenir un ornela

ment agréable, sans doute, mais sans

la

prétention d'évoquer impérieusement

la

nature à nos yeux.

Nous recommandions harmonieux

et solides.

être solides en tant

plus haut, pour

que teintures, car

vite fait d'avoir raison

le tapis,

le

seront toujours les meilleurs ici.

foulage aux pieds aidant

des tons trop délicats.

qualité propre de la couleur, c'est-à-dire

répété en partie

une petite quantité de tons simples,

Cette solidité doit être de plusieurs sortes

Le

;

que

Ils

:

les tons doivent la

lumière aurait

doivent être solides en tant que

les tons

profonds, un peu assourdis,

car ce que nous disions pour le papier peint peut être

tapis n'est pas le point riche de la décoration d'une pièce.


11

qu'une partie acces-

n'en est

agréable sans doute, mais

soire,

non indispensable.

doit

11

donc

s'efforcer de ne pas attirer l'atten-

ou

tion par des tons trop violents

trop vibrants.

Un

écueil

à éviter doit

l'artiste

dans sa com-

autre

préoccuper

C'est

position.

que

celui

pré-

sente le cas d'une ornementation

ne peut être vue que d'un

qui

de

côté

pièce, d'un point de

la

vue unique. Prenons un exemple.

Un

tapis

champ

portant un

bordé d'une guirlande de pourra être vu

et

uni

fleurs

compris

sur

chacune de ses quatre faces. en

même

de

sera

Mais

certains

tendance le tapis

mental,

d'un

artistes

fâcheuse

11

semis.

ont

une

considérer

à

comme un panneau orneet à le traiter comme tel, devant être vu dans

c'est-à-dire

une position verticale. Alors, ne se

préoccupant que trop peu de

la

position nouvelle que prendra

le

tapis

terre,

à

par exemple d'un

une floraison considérée

de

qui,

font-ils

de

ses

partir

côtés

certainement

comme ornementation

panneau

serait

très

bonne,

mais qui, par terre, trois fois sur quatre, le

sera

spectateur

incompréhensible,

voyant

285


le motif à l'envers ou de côté. C'est pourquoi, en composant, l'artiste devra préoccuper des quatre positions diverses que prendra le motif, suivant que

spectateur

sera placé

se le

devant chacune de ses quatre faces. Ceci est encore en

faveur de la forte stylisation du motif qui, s'éloignant par là de la forme naturelle pour devenir en quelque sorte un élément pur d'ornementation, exige moins, pour être compris, une vision conforme à celle de la nature.

Parmi

les diverses industries

ornementales, c'est peut-être celle du tapis qui

appelle le plus impérieusement à elle l'interprétation, non pas

de

la

ici

seulement à cause

matière dure à mettre en oeuvre, mais bien de sa destination propre.

D ans

les différentes techniques

que nous venons d'envisager,

284

trois se rapportent


directement à

grosse décoration

la

avec les meubles, la construction, et

spécial.

11

:

la

marqueterie

Bordure, pour un feuilles nxorles

tsk-pls T^'i'))?

mosaïque unie intimement à enfin les tapis. La reliure semble se confiner dans un genre

la

n'en est rien cependant, et le travail du cuir peut trouver place dans la

grande décoration. C'est ce qu'on semble trop oublier aujourd'hui, alors que les vieux cuirs de Cordoue et de Venise devraient inspirer à nos décorateurs le désir d'appliquer et

à

nos intérieurs modernes

de leur ornementation. Le

pyrogravé même, pourrait tenture murale pour

recouvrir les sièges

travail

du

la

somptueuse richesse de leur matière

cuir teint, repoussé, ciselé, doré, mosaïqué,

faire merveille

dans de nombreux cas, aussi bien

des salles à manger,

des fumoirs par exemple,

comme

que pour

de nos appartements. Quelques rares tentatives ont été

faites

dans ce genre, qui cependant pourrait donner des résultats excellents. La matière

même du

cuir

permettant, par

est là

admirable,

même, des

variée effets

suivant

les

animaux qui

curieux de juxtaposition.

Son

la

fournissent et

travail est facile,

rapide, les résultats certains; tout est donc en faveur de ce procédé, trop réservé à la décoration de livres ou de bibelots. 285


De même, prêter à

pas dans

la

la

marqueterie,

avec

la

matière admirable

de ses bois,

peut se

décoration de grandes surfaces, à condition cependant qu'on ne tombe

le

travers de l'imitation de peintures murales.

Du

reste, ne doit-on pas

toujours se garder de vouloir faire rendre à un procédé ce que l'on n'est pas en droit d'attendre raisonnablement de

Mais

ici,

la

sérieusement de deux choses

:

qu'une bonne étude des valeurs teintes

un peu neutres aidant,

peu apparent dans celles-ci

Nous tante de

la

une composition simple ;

et claire,

en

même temps

sans lesquelles, les ramages des bois et leurs

composition devient incompréhensible.

marqueteries de petite

les

surface,

Ce

défaut,

devient terrible lorsque

prennent des dimensions plus considérables. n'avons encore, jusqu'ici, envisagé que

beaucoup du

reste.

quelques industries ou dérant.

lui ?

matière un peu uniforme des bois nous force à nous préoccuper

le

Nous

la

décoration plane,

la

plus impor-

allons maintenant passer rapidement en revue

modelé joue un rôle sinon unique, du moins prépon-


Pf/

^AC^

'est certainement le fer forgé qui est, parmi les industries orne-

Ai^J^^^

mentales, l'une de celles qui exige de l'ouvrier exécutant l'œuvre le

plus

toutes les

Jf>

le

dessin qu'il

a

composé ou que

lui

doit en quelque sorte modeler au marteau et

dure à maîtriser. C'est du reste cette

donne on

à celle-ci,

une

fois

un véritable

à

sentiment

décorateur,

confié le

a

la pièce, luttant

même

difficulté

contre

la

le

ferronnier

matière rebelle

d'assouplir la matière qui

façonnée, son caractère fort et rude, puissant, pourrait-

dire.

Certains, trop souvent,

du

jointe

Car une longue pratique peut seule lui faire connaître ressources de ce métier, et pour interpréter en fer

artistique. m:

manuelle,

d'habileté

sont

se

ici

comme

ailleurs

mépris sur

le véritable

sens

beau, et n'ont voulu y voir que des tours de force d'exécution. C'est ce sen-

timent qui nous montre, hélas, ces bouquets de fleurs, nature autant que possible,

façonnés en fer forgé, aux pétales presque aussi délicats que ceux de d'une excessive patience d'exécution, en

même temps que

d'une

Or, en dehors de l'exécution en elle-même de l'œuvre, son

utilité

une condition au moins appréciable, sinon indispensable à sa beauté

Et n'est-ce pas une cause aussi de bée cette matière au prix de

la

?

la

la fleur

inutilité

même,

absolue.

n'est-elle pas ?

sorte de défaveur dans laquelle semble tom-

Certes, son prix d'exécution est assez grand, surtout comparé

fonte voulant l'imiter, sans succès d'ailleurs.

cette sorte d'affadissement, de mièvrerie qui

lui

Mais

n'est-ce pas aussi

ôtent tout caractère, que l'on doit

accuser?

Le

prix

du bon

fer forgé,

grand lorsqu'on évite

sobrement conçu

les tours

de force

et

honnêtement exécuté,

inutiles,

n'est pas

si

pour que son emploi ne puisse

être pratique au premier chef.

Et quelle différence entre son aspect

fort, robuste,

287

nerveux, et celui de

la fonte,


moHe

et

sans caractère! Et

dernière, cassante, fragile, le

On

même pour bon vieux

l'emploi, ne doit-on pas préférer à cette

fer, indestructible,

pourrait-on dire?

parle trop souvent des ouvriers inhabiles à ce métier! Les ouvriers existent.

Seuls n'existent pas, ou sont rares tout au moins, ceux qui comprennent l'emploi

du

fer forgé, et sont

de

lui,

en état de

lui faire

rendre ce que l'on est en droit d'attendre

honnêtement.

Ceci n'est pas cependant pour condamner peut

lui

aussi

nous

offrir

la

fonte sans appel. Certes, son emploi

des ressources dans des cas spéciaux. Mais qu'alors

elle

conserve son caractère de matière fondue sans chercher à imiter, mal du reste,

du forgeron.

travail

Ceci

voyons

dit,

rapidement ce qu'est forgé et com-

le fer

ment II

il

s'exécute.

est

rappeler

inutile le

ici

de

grand

rôle ornemental qu'a

joué

le fer

moyen

âge

forgé au ,

et

les

chefs-d'œuvre d'exécution que nous ont

légués les artisans de cette époque, qui ce-

pendant

ne

possé-

daient point les puissants

moyens d'exé-

cution dont nous dis-

posons Grilles,

aujourd'hui.

pentures.

288

le


Et cependant,

ingénieuses et à belle exécution.

ni

ni

le laminoir, ni la filière,

L'artisan n'avait à

disposition

sa

que

les

des

cisailles puissantes n'étaient connus. la main lopins de fer, peu volumineux, et qu'il devait, pour son usage, convertir à

en barres ou en plaques battues. Aujourd'hui, grâce aux moyens mécaniques puissants,

le

forgeron a à sa dispo-

les dimensions. Mais, à sition des fers tout prêts, de tous les calibres et de toutes qu'au moyen-âge. part cela, ses moyens d'action sont encore les mêmes aujourd'hui Il

est indispensable, d'abord,

de

faire

position à exécuter. Puis, après s'être suivre dans son travail,

par faire les détails,

les

bien rendu compte de

marche méthodique

qu'il réunit

réunis à leur tour, forment le

Quels sont

grandeur d'exécution

moyens

Ces moyens peuvent

peu

à

et

non de hasard,

peu en groupes de

le

le

carton de

marche

la

forgeron

com-

la

devra

qu'il

commence

détails, lesquels

enfin,

tout, l'ensemble demandé, l'œuvre en un mot.

d'action du ferronnier sur la matière?

être réunis en

deux groupes principaux 289

:

le travail

"

de

la


forge et

deux

du repoussé, tous

le travail

des outils et des pro-

utilisant

cédés spéciaux,

donnant des résul-

et

tats différents.

Voyons d'abord ceux de

la

forge

proprement

dite.

Avant

marteau

et

c'est

l'enclume,

desquels

le

forgeron frappe son

modèle

et le

tout, c'est le

à

à sa fantaisie; le

l'aide fer,

cour-

bant, l'étirant, le coupant, le tordant l'aide

à

aussi

d'outils

moyen d'un combustion

feu

chauffe

le

il

C'est

au

de houille dont

la

un courant

est activée par

envoyé par un

d'air

Ce

secondaires.

forge

la

soufflet puissant.

sont enfin des ciseaux à chaud,

des burins, des matoirs, etc., servant à découper, à décorer

ou

à

orner

les

pièces.

Parmi

plus important,

le

précieux,

procédés

divers

les

emploie,

celui

qui

qu'il

plus

le

permet enfin au

forgeron d'exécuter ses belles pièces, est la qui, la

soudure

dans

à

l'art

chaud. C'est aussi ce

du forgeron, constitue

grave difficulté

:

réussir une sou-

dure n'est pas chose aisée. Voici en quoi cela consiste.

Le à

fer a la propriété

lui-même,

lorsqu'on

de se souder l'élève

température voulue. Voici

procède

le

forgeron

:

à

la

comment

dans sa forge

il

chauffe également les deux pièces

à

réunir,

les

retournant souvent et

répandant à leur surface du sable Celui-ci

ayo

a

la

fin.

propriété d'aider à

la


liquéfaction

du

fer, tout

en

le

préservant du grillage et en

qui pourrait adhérer à sa surface.

Une

le

débarrassant du

laitier

fois ces pièces chauffées à blanc et jusqu'au

cœur,

le

forgeron

les retire

du feu au

moyen de longues ^

pinces, les super-

pose bien en place l'enclume,

sur

et

quelques coups de

marteau bien appli-

qués

unissent

les

enfin d'une manière

absolument

indis-

soluble.

Donc,

sou-

la

dure à chaud per-

met de réunir ensemble

plusieurs

De

pièces de fer.

même, à

les

ciseaux

chaud permettent

de diviser celui-ci, sur

et

forte,

de

une

tige

par exemple,

prélever

des

brindilles qui s'en-

roulent et se gal-

bent en accompagnant cipale.

la tige

prin-

Les burins

permettent de tra(grille,

Qui-.

en per

cer tations sur le fer

f^^^41

y

sj

sert à reproduire

de

fois.

On

des ornemen-

porG|è^ :

points, lignes, nervures, etc.

L'étampage est un autre système d'ornementation,

par refoulement un

même

motif ornemental un certain

se sert à cet effet d'une matrice d'acier,

291

où ce motif

:

et

nombre

fleurette, feuille,


bourgeon,

gravé

est

en creux. Le forgeron façonne sa pièce,

lais-

sant de la matière

doivent se trouver les

étampages.

Sa pièce

chauffée au degré con-

venable sur à

la

appliquée

et

matrice,

coups

de

pénétrer

fer

le

moindres

^errure^ en

pe,r porc^è,.

que

dans

On

détails.

comprend de,

fait

épousant ses

celle-ci,

Enlrrée.

on

marteau

facilement

peut

cela

répété un

être

nombre de

fois indéfini.

Les soudures C'est à

la

seule

chaud

faites à fin

de les

laissent

souvent sur

faire disparaître et

le fer

quelques traces.

de renforcer aussi cette partie

qu'on y applique souvent des bagues ornées, des feuilles, etc. le forgeron peut désirer avoir recours au repoussé au marteau pour des

Mais,

pièces devant présenter de

Nous

légèreté, de l'élégance.

la

allons voir

ici

cette

autre manière de travailler le métal.

Dans ou

le

repoussé au marteau,

comparés au

fer forgé robuste.

et disgracieux

Ce

de

la

un métal mince qui est mis en oeuvre, cuivre

donne toujours

c'est ce qui

fer, et

c'est

Mais

à ces

ici,

productions un aspect grêle et sec,

au moins, n'a-t-on pas l'empâtement lourd

fonte par qui on veut

le

fer forgé s'exécute toujours à chaud,

remplacer trop souvent.

nous l'avons vu. Le repoussé au marteau

s'exécute à froid, au contraire.

Les

outils diffèrent

plus grand nombre.

complètement de ceux

Ce

qu'utilise le forgeron, et sont aussi

sont, d'abord, des séries de

en

marteaux de formes diverses,

ronds, carrés, pointus, coupants, destinés à donner au métal toutes les formes désirées.

ou

tas,

Ce le

La grosse enclume du forgeron

que

l'on ajuste

dans

est

remplacée

ici

l'étau et qui, elles aussi, sont

sont ces tas qui soutiennent

le

métal mince lorsque

par de petites enclumes

de formes bien différentes.

le

repousseur

le

martèle et

modèle. Enfin, des burins, des matoirs de toutes formes viennent encore aider

l'ouvrier dans son travail.

292


Voyons comment

celui-ci

ment

qu'il

a à produire.

reporte exactement scie,

il

sur

procède.

11

a naturellement

grandeur d'exécution de l'orne-

à sa disposition le dessin

11

en relève

sa feuille

contours et les

les

de métal.

Puis,

à la

en découpe soigneusement les contours, et à l'aide

des instruments précédemment décrits,

pour cela deux procédés

la

il

à sa disposition

:

le

modèle.

11

a

plus simple

consiste à interposer entre l'enclume et le métal à repousser une

métal, lui

feuille

celui-ci,

sert ainsi

de

plomb. Lorsque l'ouvrier frappe son

repoussé, refoule

de support.

Ou

le

plomb malléable

qui

encore, l'ouvrier repousse

293


en

Fenl-ure,

pe-r p-oroè,

.

f^nco

-2,4.4.

.

— castre

sa pièce

marteau,

le

'

Pour

au ciment.

ciment est refoulé,

comme

le

plomb

sur l'enclume.

cela

Au

dans un ciment spécial renfermé dans une boîte.

Mais

il

en-

coup de ciment,

le

plus dur que celui-ci, permet une plus grande finesse de travail, une exécution plus soignée.

Sa

découpée, l'ouvrier, à

tôle

de ses marteaux,

l'aide

et sur

son plomb ou son

ciment, sur ses tas aussi, martèle ses pièces, les cintre, les courbe, les emboutit, les

modèle en un mot. Une des

conduire son métal, de

faire

difficultés, et

non

la

moindre du métier, est de

en sorte que, dans une partie très en

trop aminci vienne à crever, par exemple, ou, trop

affaibli,

saillie, celui-ci,

ne cède à

pression. Pendant le martelage, le métal doit donc être refoulé,

la

moindre

amené en provi-

sion aux endroits qui doivent prendre un développement plus considérable.

La pièce arêtes,

on

Pour

ainsi

lui

dégrossie est ensuite

certaines pièces

exemple, on se sert d'un fois

finie

au

donne en un mot son caractère où

le

moyen des

matoirs.

de métal près de

extrémité va marteler

la

les

appelé recingle. C'est une tige de métal, deux

de laquelle, pénétrant à l'intérieur de la tige

en avive

marteau ne pourrait pénétrer, pour des vases, par

outil spécial

coudée, dont l'une des extrémités est prise dans l'étau

frappant

On

définitif.

la pièce,

l'étau,

pièce qu'on

lui

le

on pose

et sur l'autre extrémité

la partie à

marteler.

En

contre-coup qui se produit à l'autre

présente, et peu à peu, à l'aveuglette,

pourrait-on dire, l'ouvrier repousse ainsi

le

métal en une partie que sa main

ni

son marteau n'auraient pu atteindre. Voici, rapidement décrite, cette technique du fer forgé et repoussé qui a permis l'exécution de

si

belles pièces.

Nous devons

espérer

lui

en voir produire encore,

sur des données nouvelles. Grilles, pentures, appareils d'éclairage, chenets, rampes d'escaliers et balcons, et bien d'autres objets encore en peuvent recevoir une ornementation d'un grand caractère, qui peut descendre aux plus infimes objets dont

294


fiquier

pelles, pincettes, etc.

De

cuivre repoussé nous est une précieuse ressource.

La

nous avons

même,

le

nous servir chaque jour

à

même

matière

du

travaillant

se

malléable,

œuvres en peut

recommandé

Une

ou

est

belles

du

combien

l'emploi

découpé

doit

être

un autre métal, d'un aspect sinon

plus

décorateur avisé!

même

et

simplement

matière,

lui,

plus de découpage, plus de la

conduisent et

Mais

quelles

du moins plus riche nous reste encore

c'est-à-dire

souple,

couleur,

admirablement. Aussi,

bronze, qui se travaille,

c'est le

de

admirable

!

autre

puissant,

Ici,

tirer le

repoussé

cuivre

cuivre

:

coulée

lui

qu'est le

du métal en

à

PosUion des feuilles.

étudier

:

d'une façon toute différente. repoussé, plus de forge, mais bien

la fonte,

fusion dans des moules appropriés qui

font prendre toutes les formes qu'a

pu rêver

l'artiste.

bronze en lui-même? C'est un alliage de cuivre

en proportions diverses suivant le résultat

que l'on veut obtenir,

295

le

le

et d'étain, unis

plus souvent de


10 à i5

%

rappeler et

si

ici

d'étain

pour 90 à 85

%

dz cuivre,

et

ce qu'est l'aspect du bronze, cette

diverses

nous devons nous borner

;

fondues ensemble.

si

est inutile de

11

bslle matière, aux patines

à étudier

belles

si

rapidement sa mise en œuvre.

Pour pendant,

vrons

ce-

celle-ci,

nous

de-

l'esquisser

grands

dans

entrer

à

sans

traits, la

foule

des détails de cette technique.

Nous

avons

que pour

la

vu

fonte du

bronze on se sert de

moules

spéciaux.

C'est surtout la con-

de

fection qu'il

ceux-ci

importe de con-

La

naître.

sidéro-

technie nous apprend

que pour former

les

moules destinés à fonte,

on

la

se sert d'un

composé de et d'argile

;

sable sec et

que ce

sable doit avoir assez

de

liant

pour se réu-

fortement

nir

doit

être

en

temps assez

fer. porqe,. \

.

f-. i'''']

fe^B^

y546

et celui-ci

et

même siliceux

PO"'' ne pas se ger-

en chauffant. Il

ce sable doit être d'une extrême finesse, la finesse du

par

compression,

la

va sans dire que

moule lui-même en dépendant,

devant reproduire exactement toutes les formes de l'original à reproduire.

Cette opération du moulage est capitale du reste, et sur elle repose pale difficulté du métier de fondeur.

296

la princi-


Une le

autre

moule

nable

se

préoccupation s'impose à celui-ci

modèle

le

sans

:

forme en recouvrant d'un sable conve-

Mais

à reproduire.

endommager ,

le

il

faut ensuite,

moule, retirer

modèle

le

contient, et dont la place

qu'il

ITlixric. Chcvrdcn do

Elcxntey de. ôoî

l"/o

hix.ute,u,r.f"euille-s

mar-

très épineuses), d'un \)ert lulsixnt

bré, de, bLc>onc cv-rqenté. j^'leurs vloLdv-cèes

fleurit enjuillet-aout.

sera prise, lors

du coulage, par

moulage

perdue, ou

à cire

premier cas,

le

modèle

et

le

le

bronze en fusion. Or, deux moyens existent

moulage au sable

la

et à pièces

son moule sont anéantis après

alors qu'ils sont intacts dans le second.

pour

yi^.^^y.

Nous

allons voir ces

la

fonte

:

Dans

rapportées.

le le

de l'œuvre,

deux procédés; mais

fonte courante c'est toujours le moulage au sable, et à pièces

s'il

y

a lieu,

qui est adopté.

D'autre part, pour les pièces d'un volume assez fort et qui, massives, l'intérieur

pèseraient

un

poids considérable,

un creux plus ou moins important qui

il

est

nécessaire

si

elles

de

les allège. C'est ce qui

étaient

ménager

encore beaucoup l'opération du moulage. 297

à

complique

38


Voyons d'abord

procédé de

le

seul qui permette d'avoir en

scrupuleuse

modèle en

la cire

perdue. Quoique peu employé, c'est

bronze l'œuvre

Malheureusement,

exactitude.

cire se trouve

perdu

même et

de

ainsi

le

dans toute sa plus

l'artiste,

que l'indique

son

nom,

le

fonte de chaque exemplaire, et doit être refait

à la

autant de fois qu'il est nécessaire d'avoir de ceux-ci. L'artiste celui-ci,

a fait

dont

son modèle, dont

le

les diverses pièces sont

une couche de

mouleur

a pris

cire ayant l'épaisseur qu'aura le

bronze par

on procède. Le moule en plâtre bien graissé pour au

couches jusqu'à ce qu'on 11

le

faut maintenant

ait atteint

procéder

comme nous

à la confection

le

lais-

sé par la cire avec une

pâte fluide faite de terre,

de crottin de cheval bourre,

d'abord

pinceau,

soigneusement

Lorsque

et

appliquée

au

à

puis

main.

la

pâte

cette

est

sèche, on retire les pièces

du moule en

modèle

apparait

contenant

et

en

le

cire,

noyau.

le

L'artiste liberté

plâtre,

alors

toute

de retoucher

la cire

a

de son modèle, d'y donner des finesses,

de l'amener,

en un mot, au

degré de per^

ITlontu-pes

fection

bronze

désire,

qu'il

Voici

comment

on y dépose

On

superpose ces

l'épaisseur que devra avoir le métal.

verrons plus loin. Donc,

on remplit l'espace

Dans

fondue, laquelle est

cire

du noyau, dont

le

métal en fusion, tout en ménageant à l'intérieur de l'œuvre

sa légèreté,

de

la suite.

de poix, d'axonge et de térébenthine.

cire jaune,

plâtre.

éviter l'adhérence,

moyen d'un pinceau doux de minces couches de

composée de

un moule en

soigneusement assemblées, on vient déposer

en

pou.!"

car

298

but est de soutenir

le

vide nécessaire à


découpée

(\ilvre-

i

modèle,

ce

c'est

F-i^f°

moindres

reproduire.

]1

le

ses

va

devra cependant veiller

ne pas trop amincir

on

laquelle,

dans

bronze

exact

que

détails,

ne

la

couche de pas

doit

l'oublier,

représente l'épaisseur qu'aura

une

bronze

le

fondu. Or, trop de minceur

fois

amènerait fatalement dité

à

cire,

le

manque de

soli-

du métal.

C'est cette cire que l'on va mainte-

nant recouvrir matière

moule

d'un

Pour

réfractaire.

dépose, au pinceau d'abord et à ensuite,

une pâte

d'une

fait

cela, la

on y main

composée de

fluide

terre, de crottin et de briques réfractaires

en

réduites

poudre.

Une

fois

l'épaisseur convenable obtenue, chauffant avec précaution et progressivement,

on

fait

la

chaleur, la cire fondue s'écoule par

cuire le tout.

Sous

l'influence de

des conduits ménagés à cet

effet.

On

La

cire

chauffe jusqu'à cuisson parfaite. s'étant écoulée a

remplir

Dans

le

laissé

entre le moule et

bronze lors de

ce procédé,

on

la

le

noyau un espace vide que viendra

coulée du métal en fusion. c'est

le voit,

qui est exactement reproduite,

l'œuvre

même

pièces, et dont la réparation abîme toujours plus

Mais ce procédé

En

de

l'artiste,

sa cire originale

sans les coutures occasionnées par les moules à

ou moins l'œuvre reproduite.

n'est pratique que pour des œuvres de grande valeur artistique.

ornementation, on se bornera

le

plus souvent aux moulages au sable dont nous

allons parler maintenant.

Certains objets, de dépouille refouillées,

facile,

de rentrants, peuvent

exécutées en

sable,

recevant

se

c'est-à-dire ne présentant pas

mouler facilement; deux pièces

chacune l'empreinte de 299

la

de parties suffisent,

moitié du modèle, et


réunies ensuite au

moyen de

presses, lors de la fonte.

11

va sans dire que

le

sable

servant à ces moules est contenu dans des châssis spéciaux, en fer. C'est là le

moulage

le

plus simple, et ne présentant, on

Cependant,

il

est

bon de noter plusieurs choses

servant à obtenir les moules.

d'une qualité quelconque

Ce

n'est pas,

qu'il doit être

réclame impérieusement de

lui les

;

en 11

difficultés.

D'abord,

ici.

comme on

car,

suivantes.

guère de

le voit,

la

doit, tout

mouler

et la

seulement

il

mais encore sable de

pour conserver

la

de plus,

;

pièce à

la

va sans dire que non

11

pour mouler exactement

doit être assez ferme

comprend,

du métal

pour épouser

fin

reproduire ensuite dans ses moindres détails. doit être assez souple

croire,

le

doit d'abord, et cela se

en étant plastique, présenter un grain assez

qu'il

de

entre autres propriétés, on

effet,

être infusible aux températures qu'il aura à subir lors de la coulée il

nature du sable

serait tenté

modèle

le

à fondre,

forme donnée

ainsi.

Fontenay-aux- Roses est renommé pour ses qualités excellentes.

composé de

sable pur, mélangé d'argile

lui

donnant sa

Il

Le est

plasticité.

Voyons rapidement comment on constitue le moule. Dans un châssis de dimensions convenables, on commence par déposer une certaine quantité de sable que l'on tasse au moyen d'une batte. Sur ce sable, on dépose l'objet à mouler, que l'on place dans la position la plus convenable.

Peu

à

peu

alors, et

en

le battant

toujours, on remplit avec du sable jusqu'à la hauteur que doit avoir la pièce de fond

du moule. Le sable battant le sable,

est alors

refoulés lors de la fonte.

supérieure, qui,

soigneusement nivelé.

ménagé des conduites ou évents 11

11

va sans dire qu'on

tout en

a,

qui livreront passage aux gaz

reste alors à faire la seconde partie

du moule,

la partie

dans ce cas particulier, est plane ou peu compliquée

le

souvent.

plus

Elle

repérer

doit

se

très

exactement

à la

précédente.

L'objet

dé-

moulé, on répare le

moule

lieu,

et

duit

au

s'il

on

y

moyen

CouTOnnemenl' en bronze,. mArronnier.

300

a

l'en-


Cixchepob en cuivre repoutt^^é.

f^.^jfâ.

d'un pinceau doux d'une couche de charbon délayé dans de l'eau gélati-

^ )

~_->

neuse.

On

le

saupoudre encore de charbon impalpable

on procède à

est bien entièrement sec,

Le moulage composé

;

lorsque

le

tout

la fonte.

beaucoup plus compliqué. Supposons par exemple un

est

chapiteau à mouler et à couler en bronze.

11

est

compréhensible que deux pièces

ne peuvent suffire, à cause des affouillements de l'ornementation. Le moule ne

pas de dépouille,

serait

séparer

Voici

le

moule de

comme

l'objet à

l'on

dit,

c'est-à-dire

mouler sans briser

que

comment on procède. On met comme précédemment

de sable. Puis,

le

mouleur vient battre sur

la

ne pourrait pas

l'on

les parties saillantes et refouillées. la

pièce sur couche

pièce ainsi présentée des pièces de

moule, se rapprochant les unes aux autres, pouvant se retirer facilement, et couvrant

peu à peu toute place, et les

il

les

la

surface apparente de l'objet. Toutes ces pièces de rapport en

saupoudre de charbon

maintenant en place.

Il

et bat sur elles

couche sur laquelle reposait primitivement face

nouvelle ce qu'il a

fait

une chape

les

contenant toutes

retourne son moule alors, détruisant par là-même

sur

l'autre,

l'objet à

rapport, se juxtaposant exactement entre elles. se juxtaposant à l'autre chape.

11

mouler. Puis,

c'est-à-dire 11

les

qu'il

il

fait

la

sur cette

y bat des pièces de

recouvre ensuite d'une chape

répète cette opération autant de fois que cela

301

"I


Colchioye dïvutomne. FUntede i>ulbeuse.,

rose

âlJ^.Le-s fleurs,

12

VLoUcè dvppôLravââent

L'a.utomne,Les feutUe^a verte-s^cxu prmte-mps, a.vec Le fruit. I^LeucLt' en octobre^ hn^^^ pour

est nécessaire

de l'objet moulé.

dépouillement

facile

le

va sans dire que des

11

évents ont été ménagés ainsi que des trous

de coulée.

démoulé,

L'objet vient

replacer

les

dans les

chapes

on

différentes

pièces

du

moule, repérées auparavant,

légèrement

les

unes aux autres, reprodui-

modèle en

sent fidèlement en creux le

on

Si

ainsi fait,

coulait le bronze

on

et qui, collées

dans

le

relief.

moule

une pièce massive, beau-

aurait

coup trop lourde. C'est pourquoi

convient

il

de l'évider. Pour

cela,

moulage en

relief

du modèle, moulage que

l'on

suffisamment ensuite, enlevant

de

gratte

matière

la

on

fait

en sable un

en quantité convenable,

et

suivant l'épaisseur que doit avoir le métal.

Lors de dans

le

la fonte,

moule

ce

noyau

qui a été enfermé

permet de ne donner

à pièces

au métal que l'épaisseur désirée. 11

va sans dire

compliqués,

un

que pour candélabre

branches, par exemple,

le

modèles

les

à

modèle

plusieurs est divisé

en plusieurs pièces, fondues à part, montées et réunies ensuite les Il

unes aux autres.

ne faut pas croire qu'au sortir du moule

la

pièce fondue soit achevée. Tant s'en faut.

11

faut en séparer les jets de

bronze conte-

nus dans les canaux qui ont amené

ou dans 302

les évents qui

le

ont permis à

métal,

l'air

de


s'échapper lors de

la

Du

parlerons pas

donner

ici

;

celui-ci

en comporte plusieurs.

des plus

que nous avons pu

que nous avons

et ce

si

des patines.

ici

ce n'est qu'un aperçu

reste,

rapides sur la fonte

ciseleur vient retoucher ces défauts, après quoi

pour former l'ensemble,

lesdites pièces sont réunies

Nous ne

Le

coulée.

du

dit

bronze s'applique aux autres métaux, fonte, argent, etc. Il

est regrettable

que dans l'ornementation

moderne on n'use pas plus du bronze; dans l'art du meuble, entre autres, il est un pré-

moyen

cieux

d'ornementation, riche et plein

de caractère; malheureusement,

son prix

élevé en rend l'emploi assez restreint. Les

exemples anciens nous permettent cependant de juger de l'excellent et riche qu'il

Nous avons vu fer,

effet

produit.

que

plus haut, en parlant du

le cuivre se traite fort

bien par

procédé du repoussé. Des vases, des des plats sont

nières,

ainsi

le

jardi-

obtenus, les-

quels sont d'un bel effet décoratif.

Mais un moyen plus simple encore du cuivre simplement découpé.

est

celui

Là, l'ornementation doit valoir surtout,

uniquement même, par elle

est

la

silhouette,

formée simplement par

le

car

métal

ajouré à la scie à découper.

Deux le

principes peuvent être employés

par les vides de le

:

motif est ajouré, et l'ornement produit la

fond peut être

plaque de cuivre; ou ajouré,

les

cuivre

restantes

inutile

de dire que dans l'un

formant

l'artiste doit s'inquiéter,

parties

le

du

parties

motif.

Il

i

est

B atome,

en ombe.Ue.

1

et l'autre cas

en composant son motif, de relier ensemble

du cuivre, qui sans cela

se détacheraient

303

ou seraient trop

les différentes

fragiles.


Si

les

trouve trop sec

l'on

rendre

formes,

l'effet

du cuivre simplement découpé, on pourra en

plus riche en ajoutant au burin des traits enrichissant ou détaillant

l'effet

simplement silhouettées

nervures

:

des feuilles,

pétales des fleurs

seront ainsi sobrement enrichis. Enfin, en mélangeant les deux procédés du

aura encore à sa disposition un nouveau

repoussé

moyen de

et

du découpé,

l'artiste

traduire plus complètement sa

pensée ornementale. Si

encore

restreinte,

il

des émaux.

il

veut faire intervenir l'émaillage, pour des compositions de surface

ajoutera à l'éclat du métal

le

prestige de

la

couleur douce ou puissante


JBjjouterie et Orfèvrerie du

I ART

bijoutier

distinctes est

uniquement

cieuses, d'en

un champ

la

classes

principales

Alors que

joaillerie.

la

bien

seconde

de monter et d'assembler les pierres pré-

l'art

faire

et

deux

en

divise

se

la bijouterie

:

des joyaux en un mot,

d'action

plus large, plus

la

première, elle, a

artistique,

aussi,

et

des

ressources plus nombreuses.

Tous

les procédés, toutes les matières lui sont bons; seul importe le que l'on doit chercher aussi artistique que possible. Nous allons rapidement passer en revue les uns et les autres.

résultat

Le le

bijoutier emploie les

métaux

les plus divers, suivant la richesse

ton à obtenir; car, ne l'oublions pas, dans

le

bijou

la

du bijou

et

couleur tient une place

considérable, et souvent une belle pierre, par exemple, est tuée par un entourage

mal approprié.

Un

se préoccupant

uniquement que de

résultat plus à craindre encore, est celui

de couleur à établir entre eux. Or, trop longtemps on ne valeur propre du bijou

;

aussi

que l'on obtient en ne

richesse des matériaux, et non des relations

la

s'est

occupé que de

devons-nous aujourd'hui nous occuper,

et

la

grande-

ment, de sa valeur artistique. L'or à ses divers la

sont les principaux métaux employés pour

titres et l'argent

fabrication des bijoux. Viennent ensuite le platine et,

le cuivre, le fer, le nickel et

Nous verrons que jouer

pour

la

basse bijouterie,

l'aluminium.

par des patines habiles,

ton des métaux

le

bijoutier arrive

à modifier

et

à

faire

le

plus souvent, disparaissent rapidement au frottement, et l'artiste devait désirer

mieux. L'émail

le

lui

qu'il

vient alors en aide

Donc, nous l'avons ou douces sont mis

vu, les

;

emploie. Mais les patines sont fragiles

nous en étudierons

métaux divers,

à contribution.

les

la

technique plus loin.

émaux aux couleurs somptueuses

Les pierres précieuses viennent encore enrichir 305

Î9


de tout leur éclat

la palette

du

Nous

bijoutier artiste.

allons rapidement passer en

revue les principales.

Disons cependant qu'actuellement

la

valeur marchande n'est plus

seule qualité

la

requise d'une pierre, et que sa valeur artistique entre également pour beaucoup

dans son choix; que sa coloration et

que par

lui

donne quelquefois son

seul prix, presque,

des pierres sans valeur appréciable ont vu leur emploi tout désigné,

en raison directe de matière;

seigneur,

tout

limpidité,

le

feux

ses

l'Inde et

du

tout adoptées pour le

de

du Cap,

diamant

forcément blanc, et

existent

qui

la

rose

n'est

qu'on pourrait

ainsi

,

pas le

nombreux spécimens en

de

croire,

bril-

le

:

et

Le diamant

plate.

de

sont sur-

tailles

de forme bien connue,

forme

nous

qui

éclatants,

Deux

Brésil.

En

diamant, avec sa

envoyé principalement

lant,

ou

honneur.

tout

première ligne vient

est

leur

aux couleurs diverses.

l'agate

A

beauté de

par exemple,

silex,

le

tel

la

sont légèrement colorés en

jaune, en bleu, en rose ou en noir.

Viennent ensuite parent,

rouge.

Boucle, de ceinture.^. Arbres» Or p^xhine,^. fruits CorncxlinZ'^.

très

le

rubis, très trans-

d'une

dur,

belle

couleur

des

anciens.

C'est l'escarboucle

Les Indes, Ceylan

et

Siam nous en four-

A

lui

se trouvent le rubis

:

nissent.

côté de

;

balais et le rubis spinelle, le premier rose

violacé, et le

Le foncé,

même

blanc,

vient

ensuite.

saphir,

La Perse,

second ponceau. d'un bleu

l'Arabie,

le

plus

ou moins

en sont

Brésil

les

principaux pays de production. L'émeraude, d'un vert un peu cru, très transparente, nous vient de Sibérie, du Brésil, alors que les Indes nous envoient

la

topaze d'un beau jaune pur.

A

noter

l'améthyste,

encore violette

violacé; le béryl,

:

l'aiguë

marine,

et transparente,

d'un pierre

vert

glauque

épiscopale

;

sorte d'aigue marine tirant sur le bleu,

506

indécis le

et

grenat,

et le

charmant; d'un

rouge

chrysobéryl, d'un


vert jaunâtre;

la

d'un beau jaune d'or,

chrysolithe,

brun; l'olivine, vcrdâtre, et le péridot,

Parmi l'ambre,

les pierres, sinon transparentes,

jaune citron; la jade,

et

l'hyacinthe,

d'un rouge

d'un vert plus dur.

du moins translucides, on peut

laiteuse et verdâtre

le

;

citer

:

gris; l'œil-de-

labrador,

chat, gris verdâtre; enfin, la belle opale, aux colorations délicieuses, multiples et

inattendues, qui fut trop longtemps dédaignée.

Plusieurs pierres opaques sont employées

le corail,

:

renfermant

roses tendres jusqu'au rouge vif; l'hématite, d'un rouge sombre; lapis lazuli,

bleu;

la

la

gamme

le jais,

des

noir; le

malachite, verte; la turquoise, d'un beau bleu clair. Enfin,

la

perle, au doux éclat, souvent blanche, quelquefois teintée de gris, de rose, de jaune.

D'autres encore, que nous mentionnerons péle-mêle la jaspe,

la

la cornaline

chrysoprase,

rouge,

la

:

les agates

aux tons divers,

tourmaline; sans compter les

matières plus humbles, sans valeur propre, tirant du seul bon emploi leur intérêt

:

tels les silex, la corne, l'écaillé, l'onyx, la nacre, etc., etc.

On

le voit, les

ressources sont infinies que

Voyons maintenant rapidement L'artiste a, dans il

a

l'artiste

peut avoir à sa disposition.

la fabrication.

un dessin, une maquette colorée, précisé sa pensée. Dès

prévu quelle sera

la fabrication

Collier

:

du bijou

|^leu.r^

d.G-

307

et les

moyens propres

clielylrr«3y^.

lors,

à mettre en


valeur sa composition.

D'après ce dessin,

il

modèle son bijou, en

qui servira au ciseleur attaché à la copier fidèlement.

forme

définitive.

Le

rôle propre de l'artiste est

lui

11

celui

fini,

fait

une

cire

donne, en un mot, sa

de l'exécutant commence.

Plusieurs procédés peuvent être mis à contribution pour l'exécution d'un bijou.

D'abord,

le

repoussé ou

travail

modelée au moyen

travaillée,

au marteau, dans lequel

d'outils appropriés,

semblable au modèle donné par

Ce procédé

l'artiste.

la

plaque de métal est

transformée

et

en un

objet

peut donner des pièces

charmantes, artistiques au premier chef. Puis,

fonte

la

et

la

ciselure;

procédés mécaniques

les

moyens

d'exécution,

tels

certes

enfin,

pour

la

que l'estampage

bijouterie et

moins artistiques,

le

sont

aux pièces répétées,

laminage. réservés

Ces

derniers

de préférence

à

la bijouterie

courante

et

commune.

Voyons rapidementles divers

pro-

cédés que nous venons d'énumérer.

Pour le repo ussé ,

l'exécutant choisit,

modèle, une plaque de métal de grandeur convenable, ou des

se servant de son

plaques

si

le

en

bijou doit être en plusieurs morceaux.

11

met

cette plaque, choisie

d'épaisseur appropriée au travail à fournir, en ciment; c'est-à-dire que, se servant

pour cela d'une sphère métallique pouvant tourner sur un coussin, creux rempli d'un ciment spécial, reporté sur

la

plaque

marteau de ciseleur

,

la

il

fixe sa

plaque sur celui-ci.

mise en place du motif

de ciselets

,

il

repousse

reproduire les moindres détails du modèle ciselure viennent ensuite à son aide

plus de commodité,

le

à reproduire.

et fait

qu'il

pour donner

11

saillir

le

bijou est exécuté en plusieurs morceaux,

et portant

un

au préalable,

S'aidant alors du

métal de façon à

doit exécuter.

la finesse et la

a,

La gravure,

la

fermeté. Si, pour il

réunit ensuite

ces parties diverses soit par des soudures, soit par des attaches leur laissant entre elles

de

la mobilité,

si

cela est nécessaire.

308


Ce genre de dire, les

est

travail,

long et

est-il

coûteux.

communs, ou

bijoux

besoin de Aussi,

le

pour

tout au moins à

pièces répétées, a-t-on recours à des pro-

cédés mécaniques plus rapides, sinon aussi artistiques.

L'estampage, n'est

dont

nous avons

du reste qu'un repoussé

L'objet à

à la

reproduire est gravé

parlé,

machine. en

creux

dans un moule ou matrice d'acier, au moyen duquel, grâce à un balancier, on frappe, on

repousse d'un seul coup

le

motif que

le

ciseleur eût mis de longs jours à repousser à la main.

11

combien,

au point

travail

Qrande. cheUdome. PLcvnlre- de,

4o kGo'^dz. hcx,ub

pace verte, envers _ vert bleu clalf. fleurs j3^une.D. fleurit d'cwril septembre, feuillet)

:

ôv.

à la

est inutile de dire, cependant,

main,

si

de

^

vue ^

artistique,

le

souple, est pré-


férable,

comme

ici

Quant pièces et

La

bronze

matière diffèrent cependant.

la

fondue

et

soit

Les pièces sont

termine.

la

au sable, soit à l'os de sèche.

Nous avons

déjà vu

moulage au sable

le

propos du bronze. Nous allons dire

quelques mots du moulage

On

à l'os

ici

de sèche.

se sert à cet effet de la partie dure

bien connue que renferme

mal

les

l'échelle des

;

ciselure vient mettre au point la pièce

moulées

à

le

travail

sec.

procédés sont

à la fonte, les

mêmes que pour

au

ailleurs,

mécanique toujours plus

commun dans

la

la

sèche, ani-

Méditerranée. Sous

une partie osseuse s'en trouve une autre friable et très fine de matière. C'est cette

en or ci^eLé^

'fe-nd<xn't

partie dont

nous allons nous

commence par sur

fortement sur cette partie l'objet

On

aisément. le

une pierre plane.

jet.

On

on

fait

servir.

On

dresser par frottement

que l'on veut mouler,

détache facilement cet objet, et

passage du métal ou

la

au

Puis,

on appuie enfonce

et qui s'y

moyen d'un couteau

chauffe à la fumée d'une lampe à souder le les légers vides qui

moule

peuvent exister.

ainsi obtenu, ce qui le dessèche et

comble

On

contre os, ou partie de terre réfractaire bien

applique enfin sur

plane, que l'on

fixe.

11

le

moule

suffit,

le

après avoir chauffé

fusion, qui se trouve ainsi le remplir et

en procédant

ainsi,

peut cependant, au

le

moule, de couler

la

matière en

reproduire exactement l'objet moulé. Mais

on n'a reproduit que des objets à une seule face décorée. On moyen de deux os juxtaposés, mouler et reproduire de petits

objets en ronde bosse. ]l

va sans dire qu'après la fonte,

donner son aspect

Donc,

soit

ciseleur vient

la

pièce

le

ici

et

lui

définitif.

11

faut maintenant

lui

la

main,

donner sa couleur, en patinant

métal, et en y enchâssant les pierres qui doivent l'enrichir.

Les patines, nous l'avons vu, sont peu spécialement

terminer

par fonte, par estampage mécanique ou par repoussage à

notre bijou sz trouve établi.

ou émaillant

le

à l'émaillage

du bijou, car 310

solides.

Nous nous

attacherons donc

l'émail est matière durable.


L'émaill âge chose

n'est autre

que l'application sur des objets en

métal

or

,

gent ou

ar-

,

cuivre,

d'émaux ou vercolorés

res

di-

versement, que

la

chaleur d'un four

fond

spécial

et

adhérer.

fait

Les méthodes de

d'application

ces

émaux sont au

nombre de

trois,

et l'on distingue

sonné ture 11

cloi-

l'émail

vé,

et la pein-

émail.

sur

sans

va

que

:

chample-

l'émail

le

dire

bijou peut

totalement

être

ou partiellement

Dans

émaillé.

l'émail cloisonné et

dans

l'émail

champlevé,

le

procédé consiste simplement pliquer sur tal

à aple

mé-

des couches cL'ér<xble.-

Fru-i-b d'émail

Dans

la

peinture

en émail, au contraire,

Ot

.

coloré.

sur

un

PommeOtu-u

.

cLe pirt.

I^euvlleii

:

Or

et

èmcXuL

trcS^n-^lu-cvcicy.

pùJtirLà/.

or ptxVvTLe

^

j^rvivt^

;

perle- i».


émail servant de fond, on vient, à

l'aide

d'émaux,

exécuter une

ornementation peinte.

La nature même n'est

l'on distingue les

émaux

des

émaux

des

pas toujours identique,

et

émaux opaques

transparents.

Leur

composition est celle d'un verre silice,

tions tion

nitre et

:

borax en propor-

convenables, avec adjonc-

d'oxydes métalliques

pour

les colorer.

Nous avons vu que

plusieurs méthodes de travailler l'émail existaient; mais deux

surtout sont utilisées en bijouterie, que nous allons étudier rapidement levé et le cloisonné.

Dans

le

champlevé,

ainsi

que

couleur d'émail de sa voisine, et à

Pour on

fixe

verrons par le

au

la suite

le

pour une

fleur,

la fois détailler la

comment

cloisonné, on procède autrement. Sur

ment sur toute

la

filets

les

forme par un

trait

métallique.

l'émail vient ensuite remplir ces cuvettes.

moyen de gomme adragante des

présente un galbe, les

chaque pétale sera creusé,

contour, de façon à séparer absolument chaque

filets

le

fond de métal, on applique

et

métalliques, contournés de manière

à reproduire exactement les contours et les traits ainsi

champ-

à l'aide de burins et d'échoppes, champlève, forme autant de petites cuvettes qu'il aura de surfaces

différentes d'émail à appliquer. Ainsi,

Nous

le

l'artiste,

c'est-à-dire creuse le métal,

nervures étant réservées,

:

du dessin.

Si la pièce à

décorer

seront cambrés de façon à s'y appliquer exacte-

surface décorée.

Or paHn(^ et op^le ta^ilUe^. mimof3A,^Euc<xlYptru3 :0r pcxtine et perler. Fin; olivme et ^raent. f^<^.-^G^,^6/,^ùC,^Cj. E)A.que±?._ Perce, -neiQc^:

312


Sans décor,

pièce peut aussi être émaillée en plein, c'est-à-dire recevoir une

la

même

couche uniforme d'émail de

Lorsque

couleur sur toute sa surface.

préparatoire du cloisonné ou du champlevé est terminé,

travail

le

il

maintenant procéder à l'émaillage.

faut

Les émaux s'emploient

Pour

à l'eau.

broie en poudre impalpable

cela,

dans des mortiers d'agate, on

les

en

,

ayant soin de les bien humecter.

Puis

pièce à émailler est soi-

la

On

gneusement

dégraissée.

met

pour cela dans une

bouillir

dissolution

la

de potasse et on

la

lave ensuite à l'eau.

reste maintenant à appliquer

11

Pour

l'émail.

spatule

,

on

d'une

cela, à l'aide

remplit

les

petites

cuvettes formées dans le métal par le

champlevé ou

le

cloisonné, et

on y tasse des émaux de

couleur

la

convenable. L'émail bien tassé est ensuite séché, puis passé au four

Pour

d'émailleur.

troduit chauffé

peu

à

cela,

peu dans

au rouge

vif.

on le

l'in-

moufle

que

Sitôt

devient brillant, on

l'émail

s'empresser de

retirer

le

;

doit

avec

précaution cependant, car un refroidissement brusque serait néfaste.

Si la

couche d'émail

n'est

pas suffisamment forte, l'émailleur

recharge de matière les parties bles de sa plaque et four un ]1

nombre de

la

si

la

plaque ou

le

contre-émaillage est nécessaire. lors celle

j^i^^.

>G8,

repasse au

fois suffisant

reste maintenant à polir les

Cependant,

or^émcv-llet perler?,

fai-

du refroidissement de

pour que

le résultat

cherché

soit finalement

obtenu.

émaux, qui peuvent encore présenter des inégalités. bijou à émailler présente une faible épaisseur, un 11

a

pour but d'empêcher

l'émail, la dilatabilité

l'objet d'être

de l'émail n'étant pas

la

déformé,

même que

du métal. 313

40


Tous

les

métaux ne présentent pas

la

même

à se laisser émailler. L'or

facilité

est le plus propice à ce genre d'ornementation. L'argent et le cuivre forment, avec les matières des

émaux en

manière désagréable.

Il

fusion,

des réactions chimiques tachant ces émaux de

est à remarquer,

cependant, que ceci ne se produit que

sur la couche d'émail directement en contact avec il

visible

que pour

les

émaux

ces altérations le plus souvent.

On

métal. Aussi, ce défaut n'est-

le

transparents, l'opacité

même

de

la

matière masquant

peut cependant obvier facilement à cet incon-

vénient en émaillant une première fois l'objet, en superposant à l'émail une feuille d'or, et

en émail-

lant

nouveau.

à

On

peut enfin

obtenir avec les

émaux cloisonnés des

transparents

charmants

effets

de

en

couleur,

employant

les

émaux en ajours percés

dans

pièce,

la

l'émail

étant soutenu par

un contre-moule lors de la fusion à la cuisson.

Les ressources du bijoutier sont nombreuses, on

le voit.

11

a,

en plus de celles que nous venons de voir

ment, celles des pierres gravées

finement

et sculptées

:

cristal,

si

rapide-

améthystes, opales;

sans compter les perles aux formes bizarres, et les ivoires précieusement travaillés;

en un mot tous

les

matériaux dont

la

couleur

ou

la

beauté

de

matière

sont

susceptibles de donner un résultat artistique satisfaisant. L'art depuis quelques années est entré davantage dans la bijouterie.

ploie

plus

uniquement une

matière

parce

l'emploie surtout parce qu'elle est belle; et

des bijoux de prix des pierres la

corne, dont

la

telles

que

qu'elle il

les

est

employée. 314

grande

On

n'em-

valeur.

On

n'est pas rare de voir figurer sur silex,

ou des matières

valeur intrinsèque est nulle, mais dont

artistique lorsque la matière est bien

de

l'effet

est

telles

heureux

que et


.

du bijou

L'art

beau, alors

transformé, et

s'est

l'artiste

maintenant cherche surtout à faire

ne se préoccupait guère, autrefois, que de faire riche.

qu'il

L'orfèvrerie, elle, est moins aisée à renouveler.

nouveau doit la

forme

borner

se

cet art, le chercheur de

à modifier

l'ornementation,

et

Dans

matière restant forcément

la

la

même.

L'orfèvrerie a principalement pour objet la fabrication en métaux pré-

or ou argent, d'objets desti-

cieux,

nés à l'ornementation ou au service

de

table

la

:

surtouts,

couverts,

saucières, salières,

vaisselle,

miers,

etc.

Là,

du

borne

pas

son

effort,

voyons

l'orfèvre orner des

reste, et

légu-

ne

se

nous

bonbon-

nières, des coffrets, des services de

des vases d'ornement, etc.

toilette,

La

fabrication de l'orfèvrerie est,

comme

celle

de

la bijouterie,

divi-

sée en trois sections distinctes

repoussé

et travail au

:

le

marteau exé-

cuté à la main, l'estampage, la fonte.

Pour

le

repoussé, l'orfèvre peut

forger de toutes pièces une oeuvre,

une plaque

prenant

d'argent,

la

transformant en un objet de forme et

de galbe déterminés, l'ornemen-

tant enfin selon sa fantaisie.

Le marteau

est l'instrument princi-

pal dont se sert l'orfèvre

en forme

la

vailler.

Au

plaque,

lui

ou convexe élève

les

On

plaque métallique à tramarteau,

donne

la

il

OmbeUe.t> èmcvtl, op^le;3 perleb.

Pendcvnt'

pour mettre

.

,

emboutit sa

forme concave

qu'elle doit avoir; au marteau à retreindre,

bords par un martelage intérieur,

bigorne, ou enclume.

Au

marteau,

il

fait les

315

exécuté

resserre cette pièce, en

il

la

pièce

appuyée sur

la

estampages en frappant une matrice


appuyée sur

le

métal, reposant lui-même sur un

plomb

Le

qui facilite l'empreinte.

au marteau est accom-

travail

pagné

du passage de où

four,

pièce au

Ce

pour but de rendre au métal

recuit a

sa malléabilité, lequel

partie lors

Le

la

subit des recuits.

elle

l'a

perdue en

du martelage.

découpage

de

ces

diverses

pièces et leur soudure permet d'exécuter facilement des oeuvres compli-

quées, qui seraient inexécutables en

un

morceau.

seul

Du

reste,

tout

du

travail

le

repoussé est déjà décrit sommaire-

ment au chapitre du bronze cuivre repoussé.

11

est le

du

et

même

ici,

et

seule diffère la matière employée.

De même, pour

fonte

la

pièces d'orfèvrerie,

le

des

moulage au

sable déjà étudié plus haut est

em-

ployé, ainsi que celui à l'os de seiche

pour

les pièces

Enfin,

exécuté

de petite dimension.

l'estampage

moyen

au

mécanique, de

matrices

manœu-

d'acier finement gravées et

vrées au balancier, permet d'obtenir

rapidement

la

reproduction

pièces à un grand plaires.

Le ciseleur peut du

venir donner un

pièce lui

Epi-nqlei? noisetier et ombeUe-

la

des

nombre d'exemreste y

qui enlève à la

fini

sécheresse qu'on pourrait

reprocher.

L'estampage

fort

est

employé

.

pour

la fabrication

table, par

des couverts de

exemple.

Pour conclure, on 316

le voit,

c'est


on pourrait

surtout,

même

uniquement dans

dire c'est

lement du décor que l'on doit travailler la

même,

Du

et seule

que

forme, dans effet,

son ornementation peut différer de ce qui a été

renouvel-

fait jusqu'ici.

Nous

applicable.

est

ceci

le

reste forcément

seulement à propos de

reste, ce n'est pas

l'orfèvrerie

la

La matière, en

ici.

n'avons pas cherché, dans ce

livre, à

ouvrir des

Nous avons

horizons nouveaux au décorateur.

voulu simplement passer en revue, trop som-

mairement peut-être,

se

livre

à

l'étude

techniques

les principales

des industries artistiques,

que

afin

passionnante

qui

l'artiste

de

la

nature

puisse en connaissance de cause, et d'une façon rationnelle,

de ses études, en les

tirer profit

transformant en modèles ornementaux facilement et

Nous espérons que

pratiquement exécutables.

ces rapides aperçus techniques donneront, surtout à ceux qui seraient peu documentés à cet

égard, l'envie d'en apprendre davantage en se

renseignant

auprès

d'industriels

éclairés.

Ils

apprécieront vite les bénéfices qu'ils retireront

de cette étude, intéressante en elle-même, du en ce qu'elle touche

reste,

choses indispensables

même un

constamment aux

notre vie

à

de chaque

jour.

Et

l'art

décoratif d'être un art avant tout vivant,

c'est

intimement

donne, que

la

à

à la vie

lié

tous

des charmes profonds de

hommes

des

instants,

les

vue d'un bel objet,

éveillent

en nous,

joies

auxquels

il

artistiques

d'une forme pure

à notre insu

souvent même.

C'est pourquoi nous devons l'aimer et nous appliquer,

rendre

dans

plus

la

mesure de nos forces,

aimable,

plus

rationnel

à

Peic^ne/.

Corne

et

or èmcvillé.

le

et plus

facilement compréhensible, afin qu'il puisse être goûté d'un plus grand nombre.

Pour conclure, jetons un dernier coup d'œil sur ce que nous avons et résumons-en rapidement les lignes principales.

ce livre,

317

dit

dans


Nous

disions

que

retour à

le

la

nature

s'impose pour revivifier les formules orne-

mentales surannées dont les décorateurs se servent

trop

Nous

souvent.

voulu dire, cependant, que seule être

n'avons

pas

plante

doit

la

employée en ornementation. La

nature, autrement riche,

nous prodigue au

contraire d'autres éléments.

La

faune, par

exemple, est d'une richesse inépuisable. effet,

non seulement

les

En

animaux qui nous

entourent sont autant de prétextes à motifs

R.oncl

de

iP&rvuette.

ornementaux, leurs

encore

diverses parties fourmillent

sées,

Une

mais

aile

les

en

détaillées

eux, et

dans analy-

éléments décoratifs.

de papillon, par ses marbrures,

par ses nervures, par ses colorations somptueuses ou d'une harmonie discrète,

nous présente des

sujets d'études fertiles

en applications. Les oiseaux, les insectes,

poissons nous réservent de nombreuses surprises.

les

L'examen microscopique

des infiniments petits, infusoires et autres animalcules, éveillera dans des

l'artiste

formes

ornementales

aux

applications

certaines et originales.

La minéralogie, de même que

la

botanique

zoologie, viendra compléter nos recherches,

et la

et

par

ses cristallisations, les veines de ses marbres, grossira

Que

d'autant notre bagage.

de motifs somptueux ne

trouve-t-on pas, un jour d'hiver, dans les fleurs de glace recouvrant une vitre?

Nous

le

disions,

la

nature a pour nous, artistes,

des réserves inépuisables. La seule condition est de savoir

les

découvrir,

les

et

ayant découvertes,

de

savoir les utiliser après avoir su les comprendre. Et

on

voit

combien sera plus

fertile et

plus vivace un art

renouvelant à chaque instant ses motifs, interprétés avec

le

sentiment artistique de chacun, avec son tem-

pérament propre, avec son caractère

particulier.

bien

limité

il

sera plus vivant

qu'un

art

318

Com-

aux règles

l'esprit

de


étroites d'une formule, d'une recette.

Car

compositions

les

«

de style

sont-elles

»

autre chose maintenant?

Nous avons donc voulu donner l'aperçu d'une méthode poursuivant ses études dans le monde végétal. 11 fallait, en effet, limiter notre effort aux dimensions raisonnables d'un volume. Nous avons aussi voulu parler du travail qui suit l'étude l'interprétation. Nous avons vu que l'interprétation n'est de l'élément ornemental :

autre chose que la synthèse d'éléments naturels étudiés précédemment, passant à travers un

tempérament

Parmi

sition.

employée,

d'artiste et se pliant

ainsi

en outre

à certaines règles

nous avons parlé de l'adaptation de

celles-ci,

que de l'adaptation du motif

ces deux conditions nous a

amenés

à étudier

à la

la

forme

de compo-

à la matière

forme à décorer. La première de

sommairement

les

techniques diverses

des principales industries appelées à mettre en oeuvre nos compositions, car nous

avons vu que seules sont bonnes les oeuvres d'une réalisation pratique nelle.

Mais encore une

avons pu donner

augmenté

le

eux-mêmes

ridnte

de

ici,

ces études.

1/ à.2o

vertes

et l'étude détaillée

nombre des

-

.

feuillets

de ce

de ces techniques aurait singulièrement livre.

Ils

de hcsiut

fleuro jtxune vif. les

fois,

ITl(3i.rs

feuU .

et ration-

ce ne sont que des indications sommaires que nous

f").^//

319

Libre aux intéressés de poursuivre


rapidement sition

Nous avons

les fruits.

aussi parlé brièvement de

applicables aux jeux de fonds,

questions de métier

importe de connaître.

qu'il

procédés de compo-

aux raccorts et aux bordures.

Ce

sont

Peut-être eût-il convenu de les

développer davantage? Certaines des techniques étudiées sont extrêmement simples et peuvent trouver leur emploi dans les passe-temps de la vie familiale.

Le pochoir, par exemple, est un procédé de décor trop peu employé, qui donne cependant d'excellents résultats. En outre des décorations murales qu'il permet d'obtenir, quelles ravissantes ornementations ne peut-on pas obtenir

moyen de

exemple, au

des étoffes, pour

sur

des

robes,

par

teintures projetées au vaporisateur. C'est un procédé d'une

souplesse extrême, qui, à côté d'ornementations à très grande échelle, permet les travaux les plus minutieux,

Nous Mais

comme

le coloris

des images de ce

livre,

par exemple.

aurions voulu parler plus en détail de la broderie dans ses genres divers.

ceux-ci sont

si

nombreux que

le

avons donc dû nous borner presque

à

volume

la tapisserie

de haute

Nous

une énumération. Et pourtant quelle variété

de moyens charmants d'exécution, depuis de soie, jusqu'à

entier y eût été nécessaire.

la

lisse,

broderie simple, en

fils

de coton ou

totalement abandonnée aujourd'hui, en

dehors de trop rares manufactures. Et pourtant, cette technique n'est pas trop compliquée. Chacun peut facilement s'en rendre maitre, et obtenir en peu de temps des résultats très appréciables. Mais, il faut pour cela ne pas tomber dans le travers de la tapisserie moderne, qui ne voit dans cet excellent tation

que

moyen d'ornemen-

de reproduire fidèlement, en trompe-l'œil, un tableau peint

la possibilité

Quel préjudice causé

à l'huile.

à ce métier d'art par cette conception fausse, que vue des chefs-d'œuvre anciens devrait condamner immédiatement et irrémédiablement Quelle largeur de sentiment décoratif dans les belles pièces du

cependant

la

!

xv' siècle

parvenues jusqu'à nous

Mais dans

le

!

domaine des choses plus simples, en parlant toujours des métiers

trouvant place dans un intérieur, les étoffes appliquées mériteraient, elles aussi, un

emploi plus fréquent; car avec variété

grande

fort

ornemental.

11

d'art féminin.

artistique

bon

et

travail.

un motif mauvais

moindre dans que

serait à désirer

La femme,

de son

le

la simplification

de matériaux

à

de formes exigée,

employer,

de voir se relever

c'est le

ainsi

qu'avec

un excellent moyen

la

d'art

niveau artistique des travaux

qui aime à s'y délasser, n'a pas assez le souci de la valeur

Elle devrait cependant être persuadée qu'entre un motif le travail

en lui-même est

le

même;

qu'il est

même

souvent

motif artistique, plus simple et mieux composé que l'autre, alors

le résultat est, lui,

tout différent.


Mais ce

n'est là qu'un côté de la question ornementale,

et

non

tale

pourrait-on dire.

même

Le

bijouterie,

la

mosaïque,

le

ouvert aux idées ornementales

voit

combien

compositeur semble jouer avec

le

imprimées, les tissus

bronze,

le

fer,

la

lumière

céramique,

et les tapis, la

d'autres

monumenla

encore; quel vaste champ

Quelle richesse de matières à mettre en œuvre et

!

quelles oeuvres diverses à créer

On

vitrail,

les papiers et les étoffes

;

principal.

le

D'autres techniques nous mettent aux prises avec une décoration plus

!

cet art est intimement lié à notre vie

même.

qu'il

11

est

à la nature qui

Et

donc naturel

emprunte ses éléments nous entoure.

n'est pas

il

besoin pour

cela d'aller chercher ces élé-

ments dans

les

caux;

au contraire lo-

il

est

pays tropi-

gique de restreindre de préférence à

de

la flore et à la

nos pays notre

tion.

faune

inspira-

Les formes n'en seront

pour nous que plus compréhensibles, étant plus simples et plus

en rapport avec notre

vie journalière.

321

41


D'autres croient souvent que les plantes nobles, en quelque sorte, doivent avoir la

préférence,

qu'elles

et

sont dignes d'être

seules

ornementale. Combien c'est méconnaître au bord d'un chemin, n'avoir jamais

comprendre qu'au

la

nature!

cueilli

une

contraire, parmi les plantes

pures et gracieuses abondent. L'ortie blanche

11

interprétées

d'une façon

ne jamais

s'être baissé

faut

fleur

des champs pour ne pas

humbles

et rustiques, les

ses casques légers,

et

le

formes plantin

lancéolé, la linaire, mille autres encore, s'offrent à nous, et c'est à l'artiste à savoir les

trouver et les voir.

Il

en étendra considérablement son champ d'études. La

prétention de ne s'adresser qu'à une certaine catégorie de plantes amène forcément à ceci

:

l'abus que l'on en

C'est ainsi que les

fait.

iris,

les pavots,

devenus d'un emploi presque impossible, tellement on a usé formes,

si

belles cependant.

Du

reste, les artistes

et

les lis sont

abusé de leurs

du moyen âge qui, comme

ornemanistes, n'ont jamais été dépassés, n'allaient pas chercher ailleurs que dans les

champs ou

le

potager l'inspiration qui leur a

force, de grâce et de souplesse.

Le

fait faire

des chefs-d'œuvre de

plantin, le chou, le persil, la fougère, l'aubé-

pine et d'autres, toutes plantes rustiques, forment

la

base de leur ornementation

si

forte.

Restons donc, autant que possible, fidèles aux plantes de nos

climats. Aussi bien,

valent-elles largement, en pureté de formes, la bizarrerie des

originale et

si

orchidées, par exemple. Si, dans les plantes qui figurent dans ce livre, nous nous

sommes

départis, et bien peu, de cette ligne de conduite, c'est afin d'essayer de

montrer qu'on ne

tire

guère un meilleur parti d'un cypripédium que d'un simple

liseron, bien au contraire.

Les plantes de nos pays sont plus simples

semblent d'une forme p[us rationnelle. Or, la

plus haute expression de l'art?

nous ne devons rien négliger pour

On

sait

la simplicité n'est-elle

combien

celles-ci

la

pas

la

plus belle,

est difficile d'y atteindre, et

et

aimons

la clarté aussi

bien dans

construction des fleurs que nous aurons à y employer.

Tous

l'artiste, qui fera plus facilement une belle oeuvre, et l'amateur, qui

y gagneront la goûtera plus aisément. C'est ce que nous voudrions avoir pu démontrer. :

nous

cela.

Soyons donc simples dans nos compositions, que dans

il

et


— Étude de plante — Interprétation Chapitre — Bordures Chapitre raccords Chapitre IV. — Fonds ornés Chapitre V. — Pochoir Chapitre VI. — Céramique imprimées. Chapitre Vil. — Papiers peints — Chapitre VI Chapitre IX. — Étoffes broderies Chapitre X. — Dentelles Reliure Tapis, Chapitre XI. — Marqueterie, Chapitre

la

I.

i

II.

3]

III.

5i

et

et étoffes

1 1

.

Vitrail

tissées et

77

99 121 1

55

1

83

201

229

et

Mosaïque

259

— Fer Bronze Orfèvrerie Chapitre XIII. — Bijouterie Chapitre XII.

287

et

3o5

et

Table des noms des plantes contenues dans

323

le

volume.

325


.

..

Noms des

Table des

Plantes

CONTENUES DANS LE VOLUME

Adiante,

173,

Colchique d'automne, 3oi, 3o2.

174, 206, 220.

Algues, i54, 194, 226, 227. Ancolie,

11,

112, 11 3,

79,

Coloquinte, 51, 128,

207,

1

Couronne

pulsatile, 244, 245.

Sylvie, 3i,

32,

33,

34, 36.

Avoine, 2o5, 234, 235.

182,

Cyclamen,

impériale, 124,

1

i33,

25,

1

35,

128,

1

141,

36.

190,

229.

Cypripédium, 139, 140, 141, i85, 220,

Bleuet, 247.

Branc-Ursine, 21, 22, 23, 24, 25, 27, 29, 232,

181,

179,

Coquelicot, 280.

298, 3 o.

Anémone Anémone

178,

283.

3

1

5,

3)6.

278. Dielytra, 307.

Brize, 137, i38.

Digitale,

Bryone, 70, 71, 72, 73, 298, 3i2. Butome en ombelle, 145, 3o3.

Douce amère,

Campanule,

Eschscholtzia, 162, i63.

1

38, 144,

145.

Capucine, 72, 76, 86, 87, 88, 23

1.

Cardère, 92, 93, 192, 287, 288.

Champignon,

3o, 195, 260, 26),

1

3o,

1

1

Érable, 128, 263, 278, 279, 299, 3ii.

Eucalyptus, i53, 255, 3i2, 3i3. Feuilles, 5, 6,

262.

3

74, 75, 246, 258.

186,

285.

Ficaire, 319.

Chardon Marie, 219, 240, 296, 297.

Figuier, 281, 282, 293, 295.

Chélidoine, 309.

Fraisier,

Chêne, 79, 89, 90, 91.

Fréésie, )36, 164, i65, 166.

Chèvrefeuille, j52.

Fritillaire tacheté, 167,

Clématite, 119, 241

Fuchsia, 108, 109, 142,

Cobéa, 214,

Glaïeul des marais, 217, 218.

21 5,

2)6.

1

49,

1

5

1

242, 243, 263. 3 18.


Glaucie,

5c),

60, 61,

Noisetier, 56, 57, j5o, 3)6.

142.

Glycine, 65, 66, 256.

Orchis,

Gourde, 98, 99, 196, 197,

198, 259.

Grenadier, 268, 269, 270. Gui, 14, Iris

1

Perce-neige,

o5, 184, 247, 291, 3ii.

Germanique, 39, 40, 41, 42, 43,

120,

)

3)2.

,

Pissenlit,

Laurier rose, 208, 225.

]42,

232,

)43,

247,

107, 236, 267, 290,

Platane,

1

38, )95, 264, 299.

Poireau, )46, )47.

Lis blanc, 17, 19, 20.

Pommier, )22, 123, 148.

Lis Martagon, 175, 176, 177.

Porillon, 32, 34, 35, 36, 37, 84,

Lis safrané, iii, 252, 253, 254.

i5,

16,

101,

247.

Primevère de Chine, )6o, 16).

Lis tigré, 202, 2o3, 204, 276. i36,

100,

Ricin,

22), 222,

223,

224,

225, 226.

Ronce, 72, 289, 294.

233, 3)7. Luffa, J27, 209, 2JO, 211, 212, 2i3.

Rose trémière, 62, 63, 64, 199.

Maïs, 248, 249, 25o, 25i.

Sagittaire, 67, 69,

Marronnier, 110, 200, 3oo.

Soleil,

Massette, 188, 189.

Stramoine, 5o,

Mimosa,

Tussilage, )29, 257, 258, 275.

114, ii5, i55, 23o, 3i2, 32i.

Muguet, 142, 149, i58, 159. Nénuphar blanc, 85, 128, 172, 265, 266.

Nuphar

277,

286, 3)4.

292, 3o8.

Liseron des haies,

3)2,

247,

Pintade, )67, 242, 243, 263.

Jasmin, 54, 55, 72, 76.

106,

53,

Pervenche, 102, )o3, )5o, )53. Pin, 3)

sauvage, 82, 83, 191.

Lierre, 80,

i3,

3)8.

45, 46, 47, 49, 8). Iris

56, 157.

)

Pavot, 116, 117, )i8, 193.

]

PROTAT

68,

)

69,

)

70,

)

7

)

,

20

.

Vigne vierge, 3), 200, 237, 238, 239, 284.

,

)

Vigne, )32.

jaune, 57, 58.

MAÇON

)72.

26, 271, 272, 273, 274, 304.

FRÈRES

,

IMPRiMEURS,


Maurice Pillard Verneuil - Etude de la Plante 1903  
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