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www.scenenationale-senart.com tél. 01 60 34 53 60

Scène nationale de Sénart

16/06/12 11:25


Le 22 novembre 2011 À tous, À chacun, … Folie ! Folie que tous ces rêves d’enchanteurs, d’enfants de la balle, de saltimbanques, de poètes, affirmant encore et encore qu’« il n’est qu’une ressource avec la mort, faire de l’ART avant elle »… Alors, vous tous qui découvrirez ce bouquet d’espoirs, qui avez la charge d’inscrire dans la réalité de votre action tant d’utopies, PRENEZ LE TEMPS DE LIRE, de découvrir, peut-être, de vous questionner, si nécessaire. Puissiez-vous désirer accompagner tel ou tel voyage (il y a tant et tant à faire !), telle ou telle aventure que nous espérons singulières, différentes, inattendues, risquées même, mais aussi populaires et non populistes (!), au cœur de la trop inhumaine humanité du théâtre de la vie. Oui à l’éternelle enfance de l’ART. René Gonzalez

En mémoire à René Gonzalez, directeur du Théâtre Vidy-Lausanne, ami et si proche complice de nos aventures sénartaises… Il y a des absences plus douloureuses que d’autres.


Chemise propre et souliers vernis Jean-Pierre Bodin

p 08

p 11

Six personnages en quête d’auteur p 14 Luigi Pirandello Stéphane Braunschweig Jeux de cartes 1 : Pique

p 17

Coproduction

Ex-Machina Robert Lepage Isabelle et la bête Veronique Bellegarde Grégoire Solotareff Stéphane Sanseverino

p 19

En attendant Godot

p 22

Samuel Beckett Bernard Levy p 23

Production

Samuel Beckett Bernard Levy Plein tube ! Du street art en salle

p 25

Coproduction

Les Cousins Gemelos Teatrocinema

p 31

Fahrenheit 451

p 34

Production

Ray Bradbury David Géry Ennemi public p 39 Henrik Ibsen Thierry Roisin CDN Nord-Pas-De-Calais

2

p 42

À la recherche des canards perdus Frédéric Ferrer

p 43

Qui-vive Thierry Collet Le Phalène Bienvenue dans l’espèce humaine Benoît Lambert Théâtre de la tentative

Smashed Gandini Juggling

p 46

Lettre au père Franz Kafka Jean-Yves Ruf

p 48

p 43

p 43

Le Campement 2 Hors abonnement

p 50

Le jeu des 1 000 euros p 51 Bertrand Bossard La Quermesse de Ménetreux Cie O.p.U.S. Programmation du Campement 2 en cours.

Production

Fin de partie

Manipulation

p 51

DANSE

Les méfaits du tabac I L’affaire de la rue de Lourcine Anton Tchekhov Eugène Labiche Patrick Pineau

p 05

CHEMINS DE TRAVERSE

THÉÂTRE - ARTS DE THÉÂTRE LA PISTE

M2 Cie Ea Eo

La jeune fille et la mort Thomas Lebrun CCN de Tours

p 09

To intimate Cie OVAAL

p 12

Non finito Cie Paco Dècina

p 28

Théâtre des opérations p 32 Pierre Rigal Compagnie dernière minute Uprising I The art of not looking back p 37 Hofesh Shechter Travail Coproduction

Philippe Jamet Groupe Clara Scotch

p 44


p 06

MUSIQUE DU MONDE

Roby Lakatos Ensemble

p 07

CHANSON

Jehro

p 13

MUSIQUE CLASSIQUE

Fugues et requiem W. A. Mozart Quatuor Debussy

p 15

p 52

DANSE

Les tours des vents Cie AlleRetour

p 52

DANSE-MUSIQUE

Traverse Cie Arcosm Minifocus 1 montreur d’ours

p 18

MUSIQUE DU MONDE

Altan

Nosferatu Bob Théâtre

p 53

p 24

THÉÂTRE-CABARET

Par hasard et pas rasé p 27 Philippe Duquesne Camille Grandville

AUTOUR DE LA PROGRAMMATION Actions culturelles pour le tout public p 56

p 53

Actions culturelles pour le public scolaire

THÉÂTRE

Le Petit Poucet Laurent Guttman

p 54

MUSIQUE

JAZZ

Au fond de la classe Merlot

p 55

p 53

THÉÂTRE

Petit cirque et les petits toros Damien Bouvet

PAGES MENSUELLES p 04 Octobre Novembre p 10 Décembre p 16 Janvier p 21 Février p 29 Mars p 35 Avril p 40 Mai-juin p 47 LE CINÉMA

MUSIQUE

WORLD JAZZ

Ibrahim Maalouf

THÉÂTRE

PRATIQUES

Popa Chubby

JEUNE PUBLIC

MUSIQUES

BLUES

p 54

p 57

LES PARTENAIRES Les coproducteurs des spectacles p 60 Effet Scènes

p 61

Réseau 360°

p 61

MUSIQUE DU MONDE

Nos partenaires financiers

p 62

Le bal de l’Afrique enchantée

p 36

Le Club des entreprises

p 62

p 38

Nos partenaires artistiques

p 63

Nos partenaires média

p 63

ACCÈS Comment venir

p 64

Spectacles hors les murs

p 64

INFORMATIONS PRATIQUES L’équipe

p 65

Billetterie et réservations

p 66

Aldo Romano

p 30

CHANSON

Mina Tindle

p 33

JAZZ

Le syndrome Othello Coproduction

Uri Caine - Jacques Bonnaffé MUSIQUE CLASSIQUE

Tempête et passion p 41 C. Ph. E. Bach - J. Haydn W. A. Mozart - Symphonie des Lumières - Vanessa Wagner ROCK

Le Velvet de Rodolphe Burger

p 45

MUSIQUE CLASSIQUE

Brigitte Engerer Quatuor Benaïm F. Schubert - A. Dvorãk

p 49

Billetterie cinéma

p 67

Abonnements

p 68

Calendrier

p 70

Infos pratiques

p 72

3


Un spectateur, c’est quelqu’un qui choisit d’avoir une petite parenthèse dans sa vie.* C’EST LA RENTRÉE ! Présentations de saison En septembre et octobre, la Scène nationale est à votre disposition pour organiser, chez vous, une présentation de saison illustrée par des extraits vidéo et musicaux. Groupes d’amis, comités d’entreprises, associations, n’hésitez pas à contacter le service des relations avec le public (voir p 57). Horaires de l’accueil en septembre Pendant tout le mois de septembre, l’accueil est à votre disposition pour vous guider dans vos choix, du mardi au samedi de 14h à 19h, et le vendredi jusqu’à 20h30. Vente en ligne Réservez et réglez directement abonnements et billetterie sur Internet. Simple, rapide et sécurisée, la vente en ligne vous permet de choisir tranquillement vos spectacles.

ÉCOUTEZ, DÉBATTEZ, PARTICIPEZ Rencontres après spectacle M2 > mardi 9 octobre Les méfaits du tabac I L’affaire de la rue de Lourcine > mardi 23 octobre La jeune fille et la mort > jeudi 25 octobre JOUEZ, DANSEZ, PARTICIPEZ Stage danse adultes-enfants Module 1 par Jean-Christophe Bleton > samedi 13 octobre 7 modules programmés les samedis aprèsmidi, voir notre site Internet (voir p 56) Stage danse Module 1 : La danse romantique au xxe siècle par Thomas Lebrun > dimanche 21 octobre (voir p 56) JEUNE PUBLIC Nosferatu théâtre Bob théâtre > mercredi 10 et samedi 13 octobre (voir p 52)

* les citations des pages mensuelles sont extraites de Moi j’ai rien d’intéressant à dire - Petit propos sur le théâtre par ceux qui n’y vont presque pas recueillis par les spectateurs associés du centre d’art et d’essai de Mont-Saint-Aignan Dirigé et mis en forme par Jean-Pierre Moulères. Édité par La Chamaille/L’Atalante que nous remercions chaleureusement

octobre 4


Cie Ea Eo

ARTS DE LA PISTE

M2

Ils sont quatre dans 8 m2. Jusque-là, tout va bien… Mais bientôt, le jeu se complique et l’espace vital vient à manquer. Hors du groupe, point de salut. Mais dans le groupe, les places sont chères… Nos quatre Flamands, quatre « mecs », surdoués, explorent les rapports sociaux dans un jeu à couper le souffle. Il suffit de quelques balles, de beaucoup d’humour, de rythme et d’équilibre et la « loi de la jongle » devient évidence. Huis clos. Les quatre jongleurs ont installé trois chaises sur le plateau nu. Jeu de chaises : qui va à la chasse perd sa place ! Au fil du spectacle, le parquet rétrécit comme peau de chagrin, le jeu se tend. Il faut survivre. De petites alliances minables en grandes entraides généreuses, les rapports de force affleurent dans un va-et-vient d’ego écorchés où les concessions suintent derrière les confrontations. Parfois, la parole s’insinue. Un individu crie sa difficulté à vivre avec l’autre, un marginal cherche l’approbation du groupe, un surprotecteur étouffe ses semblables. Toujours la loi de la jungle. Les tableaux sont courts, nerveux, les images taillées au cordeau. L’espace vital se résume bientôt à un seul petit mètre carré où les corps se fondent, les mains s’emmêlent. Sauver le mouvement, lutter pour respirer. Comment survivre, quelles stratégies pour conserver sa place ? Comment préserver les rapports sociaux dans une intenable promiscuité ? Rarement le jonglage aura si bien filé la métaphore du lien social. L’espace mue sans cesse et les relations entre les protagonistes de ce ballet évoluent entre bienveillance et amitié, agression et dépendance. Ici, la vitesse, le rythme, l’équilibre et la chute se passent de commentaires, car les quatre jeunes artistes ne peuvent se passer les uns des autres, c’est ainsi au cirque. Et dans la vie ?

Ces jongleurs belges ont fait le pari de sortir la jonglerie de ses ornières convenues et de l’amener à des lunes de cirque traditionnel.  2 insuffle à cet art de la précision maladive M une dose d’humanisme et s’avère une œuvre pleine de sens, qui dépasse la stricte performance. Isabelle Paré, Le Devoir (Québec)

Prix du public du Festival de cirque de Montréal Conception et interprétation Jordaan De Cuyper, Sander De Cuyper, Bram Dobbelaere, Eric Longequel Assistant à la mise en scène Joke Laureyns, Kwint Manshoven Lumières David Carney Costumes Nele Content, Laurence Vlerick

du vendredi 5 au mercredi 10 octobre 5


BLUES

Popa Chubby

Déjà vingt ans que Popa Chubby envoie du lourd. Guitare vintage posée sur son ventre imposant, rythmique puissante dans le dos, l’héritier le plus légitime de Jimi Hendrix donne des concerts comme d’autres montent sur un ring. Impressionnant d’assurance, tendu comme un arc, sans autre objectif que de mettre à terre quiconque s’opposerait au blues. Car toute la musique qu’il aime, elle vient de là… Popa Chubby n’est pas né à New York. Et pourtant, il EST New York. Tout, dans sa musique comme dans son attitude, transpire une ville qui semble avoir fait de la vitesse, du bruit et de la fureur, sa raison d’être. Le blues de Popa sent le bitume, les rames de métro et le taxi pressé. Le funk de Popa passe ses nuits dans les draps du rock’n’roll, ou peut-être est-ce l’inverse. Bien sûr, Popa a écouté Chuck Berry, Jimi Hendrix, Led Zeppelin ou les Ramones alors qu’il s’appelait encore Ted Horowitz et qu’il tentait de survivre dans les rues de la Grosse Pomme. Mais dans l’œuvre de ces maîtres à saturer une guitare, l’ado du Bronx a su repérer le fil rouge : une passion pour le blues, mère de tous les combats. Virtuose absolu de la guitare amplifiée, Popa Chubby est un pur bluesman, même si son style autoproclamé « New York City Blues » a aussi peu de points communs avec les champs de coton que le vendeur de hot dogs de la 52e rue est relié à l’éleveur de cochons du Texas. Dans le panthéon du blues, il a choisi Muddy Waters plutôt que Skip James, Buddy Guy plutôt que John Lee Hooker. Son blues n’a pas une seconde à perdre. Il n’a pas le temps de vous faire un dessin. Il est là pour vous terrasser, ici, maintenant, sans sommation. On a rarement autant apprécié se retrouver à genoux. Il donne l’impression d’avoir assimilé toute la musique américaine […] Ça donne un jeu de guitare d’une implacable efficacité, un son à la fois très personnel et bourré de références, ainsi que d’époustouflantes échappées dans des espaces éthérés. Ouest France En partenariat avec l’Empreinte, Savigny-le-Temple Avec Popa Chubby guitare (distribution en cours)

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le mercredi 10 octobre (lieu p 64)

octobre


Tous ceux à qui la musique tzigane donne la chair de poule seront là pour frissonner devant le plus authentique de ses représentants. Tous les passionnés de jazz seront là pour applaudir le partenaire de Grappelli, l’arrangeur génial de Django Reinhardt et Duke Ellington. Tous les violonistes seront là, au premier rang, pour essayer de percer les secrets de sa technique diabolique : nous serons tous au rendez-vous pour acclamer tout simplement l’un des plus grands violonistes du monde ! Dans un monde plein de violonistes virtuoses et brillants, Roby Lakatos a quelque chose de particulier. Avant même qu’il n’ait joué une note, il retient votre attention, avec sa moustache aux courbes extraordinaires. […] Puis lorsqu’il commence à jouer, la curiosité cède la place à la stupéfaction. Ivan Hewett, The Daily Telegraph

Hambourg, 1998, concert de gala du centenaire de la Deutsche Grammophon : le légendaire label jaune, symbole de la tradition classique allemande invite, pour l’occasion, sa nouvelle star, Roby Lakatos, violoniste… tzigane. À l’issue de la soirée, Anne-Sophie Mutter, violoniste fétiche de Karajan n’a qu’un commentaire : « unbelievable ! ». Incroyable !

Hongrie i MUSIQUE DU MONDE

Roby Lakatos Ensemble

On dit que Yehudi Menuhin ne manquait pas une occasion d’aller écouter ce jeune prodige perpétuant la grande tradition de son ancêtre, le mythique János Bihari, qui avait en son temps fasciné autant Beethoven que Liszt et auquel Brahms devait une bonne partie des thèmes de ses fameuses danses hongroises. Fier de cet héritage familial, intégrant dès l’âge de 9 ans l’orchestre paternel, Roby Lakatos manifeste toutefois une curiosité musicale qui ne connaît aucune frontière. Ses études classiques au Conservatoire de Budapest ne lui font nullement renier une passion pour l’improvisation qui le conduit tout naturellement vers le jazz. Son aisance à passer d’un style à l’autre avec le même bonheur, la même justesse de ton, est proprement sidérante. Quel autre violoniste au monde peut, en effet, se targuer d’avoir été acclamé aux côtés de Stéphane Grappelli, Itzhak Perlman, Maxim Vengerov, Vadim Repin ou encore du London Symphony Orchestra ? Du Carnegie Hall au Hollywood Bowl, entouré d’un ensemble de musiciens aussi doués que fidèles, son Stradivarius en guise de passeport, Maître Lakatos subjugue tous les publics de la planète.

En partenariat avec le Conservatoire Gabriel Fauré et l’Espace Prévert, Savigny-le-Temple Roby Lakatos violon Laszlo Balogh guitare acoustique Laszlo Boni violon Frantisek Janoska piano Laszlo Lisztes contrebasse Jeno Lisztes cymbalum

le samedi 20 octobre 7


THÉÂTRE

Les méfaits du tabac L’affaire de la rue de Lourcine A. Tchekhov - E. Labiche - P. Pineau

Deux farces comme deux faces cachées de la faiblesse humaine. Du cauchemar éveillé de L’affaire de la rue de Lourcine à la folie baroque des Méfaits du tabac, Patrick Pineau renvoie dos à dos Labiche et Tchekhov, deux fins entomologistes de notre condition humaine. Le metteur en scène, que l’on retrouve avec grand plaisir après son magnifique Suicidé, allie rigueur de jeu et délire salvateur, audace et truculence pour déclencher le rire. Dans leur acharnement à effacer les preuves d’un crime qu’ils n’ont pas commis, deux hommes se condamnent à devenir assassins. Mais chez Labiche, les morts renaissent et le cauchemar se dissout dans la mécanique burlesque de la farce. Patrick Pineau a vu, dans le théâtre volcanique du maître du vaudeville, une forme de miroir tendu aux farces de Tchekhov. Et pour cette raison, le metteur en scène a souhaité faire précéder L’affaire de la rue de Lourcine, des Méfaits du tabac : histoire d’un conférencier, amateur de tabac, contraint par sa femme d’en faire la prévention. Bien sûr, la conférence bascule dans la tragi-comédie et derrière le mal de vivre ainsi exposé, c’est la folie qui guette. Patrick Pineau entend explorer une fois encore les mécaniques du rire. Après l’humour diabolique et ravageur du Suicidé de Nicolaï Erdman – qui adorait d’ailleurs Labiche – c’est le burlesque et l’humour noir au service de nos faiblesses qu’il fait entendre ici. Homme de plateau et chef de troupe, Patrick Pineau s’entoure toujours de complices indispensables à son théâtre avec, entre autres, Sylvie Orcier, Hervé Briaux ou Nicolas Bonnefoy. Deux fois présent au Festival d’Avignon avec Peer Gynt puis Le Suicidé, c’est un acteur puissant et animal autant qu’un metteur en scène généreux et exigent. Sa passion est communicative. À propos du Suicidé Patrick Pineau et sa bande n’y vont pas de main morte. Il signe là une mise en scène inventive, pleine de bruit et de fureur, où les acteurs se déchaînent en toute vigueur dans un ballet fougueux au milieu d’un décor ingénieux et plein de sens taillé sur mesure par Sylvie Orcier. Marie-José Sirach, L’Humanité Mise en scène Patrick Pineau Collaboration artistique, décors et scénographie Sylvie Orcier Musique Nicolas Daussy Lumières Christian Pinaud Les méfaits du tabac Texte Anton Tchekhov Traduction André Markowicz, Françoise Morvan Avec Hervé Briaux L’affaire de la rue de Lourcine Texte Eugène Labiche Avec Patrick Pineau, Hervé Briaux, Anne Fischer, Marc Jeancourt, Nicolas Bonnefoy, Nicolas Daussy

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les dimanche 21, jeudi 25 et vendredi 26 (lieux p 64) I

octobre

les mardi 23 et mercredi 24 octobre


DANSE

La jeune fille et la mort Thomas Lebrun - CCN de Tours Quelques mois avant de l’entendre magnifié au piano sous les doigts de Brigitte Engerer (voir p 49), c’est Thomas Lebrun qui relève le défi de la « mise en corps » de La jeune fille et la mort de Schubert. Toute première création du chorégraphe, depuis sa nomination à la tête du Centre chorégraphique national de Tours, la pièce pour sept danseurs est une bouleversante réponse à la question que Thomas Lebrun se, et nous pose : peut-on encore être romantique en 2012 ? Chaque choix, dans la mise en scène comme dans l’écriture chorégraphique, compte et fait sens. Thomas Lebrun revisite le mythe romantique avec une remarquable maîtrise. Il en tire une pièce sombre et puissante, offrant au verbe du corps une force hors du temps. Marie-Valentine Chaudon, La Croix « À écouter en hiver, mais dans mes lieder, le printemps, avec toutes ses fleurs, est déjà présent ». Le commentaire de Schubert résume, à lui seul, l’ambiguïté et le mystère insondable de La jeune fille et la mort. C’est le romantisme, dans toute sa richesse, qui s’exprime à travers cette manière de mêler lyrisme et sombre inquiétude, accueil en douceur de l’inévitable fin et résistance joyeuse au programme imposé, introspection et exploration sensuelle. Ce romantisme, Thomas Lebrun aime l’interroger et le remettre au goût du jour, à l’heure où l’émotion n’est pas le ressort principal de la création contemporaine. Le chorégraphe ne part pas seul au combat : AnneSophie Lancelin, inspiration et point de départ de la

création, incarne une « jeune fille » lumineuse et insaisissable. Six danseurs et danseuses l’accompagnent, issus de générations différentes. Entourée de femmes ayant traversé plusieurs décennies de vie, soutenue par le quatuor à cordes Voce -et un chanteur baryton, « la jeune fille » est prête pour le face à face. Non pas vraiment avec la mort, mais avec les défis d’une vie qui reste à inventer. Avec audace, acharnement et passion. La vie est un souffle. La mort, une question de point de vue.

Chorégraphie Thomas Lebrun Scénographie Valérie Jung Musique Franz Schubert Lumières Jean-Marc Serre Son Mélodie Souquet, Mathieu Nogues Costumes Jeanne Guellaff Avec Odile Azagury, Anthony Cazaux, Raphaël Cottin, Christine Gérard, Anne-Sophie Lancelin, Corinne Lopez, Christian Ubl danseurs Benjamin Alunni baryton Sarah Dayan violon Cécile Roubin violon Guillaume Becker alto Florian Frère violoncelle

les jeudi 25 et vendredi 26 octobre 9


Le plus beau souvenir, c’est le dernier.

ÉCOUTEZ, DÉBATTEZ, PARTICIPEZ Rencontres après spectacle Chemise propre et souliers vernis > vendredi 9 novembre To intimate > mardi 13 novembre JOUEZ, DANSEZ, PARTICIPEZ Stage danse Module 2 : Le duo chorégraphique par Mark Lorimer > samedi 10 novembre (voir p 56) CINÉMA Le mois du documentaire Dans le cadre de cette manifestation nationale, projections et rencontres. La thématique : Aux urnes citoyens, en présence de Pierre Carles (voir p 55).

ÇA SE PASSE AILLEURS ET C’EST BIEN AUSSI… L’Empreinte présente Hyphen Hyphen et Twin Twin — électro-rock > samedi 10 novembre à l’Empreinte, Savigny-le-Temple (voir p 63) JEUNE PUBLIC Blanquette théâtre > SPECTACLE ANNULÉ Ce spectacle initialement programmé est annulé pour des raisons indépendantes de notre volonté. Programmation de remplacement en cours (voir site Internet).

novembre 10


THÉÂTRE

Chemise propre et souliers vernis Jean-Pierre Bodin Bodin est un ethnologue humaniste. Chroniqueur d’une France haute en couleurs et forte en gueule, il croque, à travers mille petits détails, des portraits d’un monde rural et populaire. Il s’intéressa naguère aux harmonies municipales et revient nous narrer en chansons et musique, les bals populaires. Avec humour, truculence, impertinence et toujours cette délicieuse tendresse qui colore l’âme de sépia, il nous plonge dans un univers qui rappelle Fellini, Scola et Kusturica. Tout un monde, très festif, mémoire d’une France rurale, simple et joyeuse, déroule ses flons-flons prodigieux, son esprit de pur amusement. Un spectacle charmant, entraînant, débordant de bonne humeur, qui donne au public envie de danser. France 2

Jean-Pierre Bodin aime ses semblables entièrement. Conteur, traqueur d’anecdotes hilarantes, il débusque, comme personne, nos petits travers, nos grandes lâchetés. Et mine de rien, dans ces trois fois rien qui nous révèlent, c’est toute une tendre humanité qui se fait jour. Ceux qui l’ont vu se souviennent du Banquet de la Sainte-Cécile où Jean-Pierre Bodin faisait découvrir l’Harmonie municipale de Chauvigny dans la Vienne. L’artiste revient avec un hommage aux musiciens des bals de campagne qu’il fût un temps. Observateur fin et ironique des p’tits moments de bonheur ou de fraternité, il fait vibrer tout un petit monde familier : les filles qui font tapisserie, les bagarres et ivresses des fins de banquet, les amours naissantes, les pieds écrasés lors d’un slow maladroit…

Il y a surtout Jeannot, l’accordéoniste, qui passe sa vie à courir les bals, les fêtes, les mariages. Jeannot qui explique que pour « jouer dans les bals de campagne, il faut jouer faux. Car en musique, c’est comme avec le vin, il y a plus de buveurs que de connaisseurs ». Jean-Pierre Bodin raconte et chante donc un temps d’hier, accompagné par trois musiciens et leur quinzaine d’instruments dans un univers bricolo et poétique. À la fin, le spectateur devient acteur, entrant dans le bal, buvant un coup de rouge limé. Alors, venez guincher sous les flonflons pour retrouver cette part « popu » qui nous habite tous, Jean-Pierre Bodin a mis sa plus belle chemise…

Conception Jean-Pierre Bodin Collaboration artistique Sylvie Reteuna Lumières Gérard Bonnaud Avec Jean-Pierre Bodin, Alexandrine Brisson chant Bertrand Péquèriau batterie, percussions, guitares Éric Proud accordéon, bandonéon, guitare Bruno Texier saxophone, flûte, clarinette, guitare basse

les vendredi 9 et samedi 10 novembre 11


DANSE

To intimate OVAAL

Deux piliers de l’univers d’Anne Teresa De Keersmaeker dansent l’intimité. Deux amis de longue date nous exposent leur complicité en guise d’alternative à une forme de transparence stérile des sentiments. Deux artistes nous intiment l’écoute plutôt que le bavardage, l’échange plutôt que la cacophonie. Deux corps en mouvement pour un moment aussi doux qu’indispensable. Cynthia Loemij et Mark Lorimer ont vécu la danse pendant vingt ans au sein de l’une des compagnies les plus créatives au monde, Rosas d’Anne Teresa De Keersmaeker. Tête de pont d’une école flamande en pleine explosion, la compagnie Rosas a changé le visage de la danse contemporaine, imposant notamment un rapport à la musique totalement inédit. À l’heure d’imaginer un spectacle plus personnel, c’est toute l’ambition artistique de l’immense chorégraphe belge que Cynthia et Mark portent en eux. Évoquer l’intime sur scène, dans un monde qui a fait de l’exposition de la vie privée un spectacle télévisuel universel, peut relever du pari un peu fou. Comment danser juste, danser vrai, quand l’impudeur n’est jamais loin ? Comment relier sans enfermer ? La réponse est faite de fusions corporelles, d’espace réinventé ou d’humour décalé. Comme chez l’illustre chorégraphe, la danse est pour eux inséparable d’un choix musical, celui du violoncelliste, Thomas Luks, présent sur scène comme un témoin de mariage. On sort du spectacle convaincu que l’on peut parler de soi sans anecdotes, et que c’est peut être finalement ce sentiment intime mais partagé de la beauté qui nous relie les uns aux autres.

Une danse extrêmement élaborée, pétrie de finesse et de poésie, un art à la fois pointilleux et épuré, qui privilégie la grandeur à la grandiloquence. Grégory Cimatti, Le Quotidien (Luxembourg)

Chorégraphie et interprétation Cynthia Loemij, Mark Lorimer Avec Thomas Luks violoncelle Mentor Jonathan Burrows Dramaturgie Marianne van Kerkhoven Décors Herman Sorgeloos Lumières Clive Mitchell Costumes Anne-Catherine Kunz

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le mardi 13 novembre

novembre


CHANSON

Jehro

Révélation des dernières Victoires de la musique, Jehro est en train de réussir son pari : embarquer les français sur son navire musical, fameux trois mâts qui aurait pu s’appeler « Les copains d’abord », pour être amarré au « Dock of the bay ». Jehro c’est effectivement l’amour de la chanson façon Brassens, un reggae lascif façon Marley et une voix soul incandescente façon Otis Redding. Lors des dernières Victoires de la musique, le chanteur Jehro remporte la victoire World music, ringardisant instantanément le concept même de cette catégorie et ses restes d’exotisme. Marseillais, amoureux de Brassens, Piaf et Ferré, ce jeune homme compose et joue des chansons nomades qui doivent autant au reggae, à la salsa ou au flamenco qu’à la pop music occidentale. Jehro est un enfant de la sono mondiale, un allergique au mot « frontière » comme à toute tentative d’enfermement stylistique, un artiste né sur une planète où le soleil ne se couche jamais. Une planète sur laquelle il n’est pas tout seul : on pense, bien sûr, aux pérégrinations du « grand frère » Manu Chao, mais aussi aux projets africains de Damon Albarn ou au blues d’Amadou et Mariam. Si Jehro est, sans doute possible, l’un des leurs, il se distingue par un romantisme assumé et son goût immodéré pour les chansons d’amour. Musicalement, cela se traduit par le genre sensuel par excellence, cette soul inspirée de Marvin Gaye dont le Marseillais patine tous ses morceaux, s’imposant comme le « world-lover » de ces dames. Jehro nous parle d’amour, comme tous les chanteurs du monde. Un amour sans limites, ni frontières. La voix sensuelle se mêle aux chœurs ensoleillés, aux rythmes chaloupés et aux percussions chaudes. Ces chansons, qui font danser ou siffloter, rappellent par moments l’esprit de Manu Chao. L’Express En partenariat avec l’Empreinte, Savigny-le-Temple Jehro guitare, chant Jamba guitare, chœur Julien Tekeyan batterie, percussion, loop Khalil Maouene clavier, chœur Éric Rakaoarivony bass, chœur Audrey Gbaguidi chœur

le vendredi 16 novembre (lieux p 64) 13


THÉÂTRE

Six personnages en quête d’auteur Luigi Pirandello - Stéphane Braunschweig Considéré comme un « surdoué » de la mise en scène, le metteur en scène et directeur du Théâtre national de la Colline est l’une des personnalités les plus représentatives et appréciées du théâtre français actuel, invité régulièrement sur toutes les grandes scènes européennes. Et bien, maintenant, c’est au public de Sénart d’en profiter avec cette célèbre pièce de Pirandello, montée cet été au Festival d’Avignon. Portrait satirique sur le monde du théâtre, Six personnages en quête d’auteur, créé en 1921, reste, encore aujourd’hui, l’une des pièces cultes du théâtre italien et du théâtre de l’absurde… Cette comédie, apparemment simple, n’en demeure pas moins difficilement racontable. Mais une fois plongé dans la pièce, on ne peut que se réjouir de cette mise en abîme « du théâtre dans le théâtre » dans laquelle nous entraîne, avec malice, l’auteur. Une famille de six personnages, tous aussi étranges les uns que les autres, déboule sur le plateau d’un théâtre où répètent, tant bien que mal, des comédiens et leur metteur en scène. Après avoir été lâchement abandonnés par leur auteur, ces personnages viennent revendiquer leur droit d’exister. La troupe les prend d’abord pour des fous, puis pour des comédiens amateurs… Touchée par leur destin, elle va tenter de raconter leurs histoires… inachevées. Tout en gardant l’absurdité et la drôlerie de cette situation, Stéphane Braunschweig a choisi d’adapter cette pièce pour la mettre en regard avec la société d’aujourd’hui : que pourraient attendre de nos jours ces six personnages de fiction à une époque où seuls les magazines people et la téléréalité nourriraient notre imaginaire ? Autre question terriblement provocatrice : le théâtre est-il encore en phase avec notre époque ? Pour le vrai public, pas d’inquiétude à avoir : il s’agit bien, là, de voir une équipe formidable de vrais acteurs jouant aux vrais comédiens et interprétant de vrais personnages !

À propos de Stéphane Braunschweig Il dirige les comédiens […] avec une précision d’orfèvre : on passe de l’émotion étranglée à la dérision, à l’humour noir. Philippe Chevilley, Les Échos Texte Luigi Pirandello Adaptation, mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig Collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou Collaboration à la scénographie Alexandre de Dardel Assistantes à la mise en scène Pauline Ringeade, Catherine Umbdenstock Lumières Marion Hewlett Vidéo Sébastien Marrey Son Xavier Jacquot Avec Elsa Bouchain, Christophe Brault, Caroline Chaniolleau, Claude Duparfait, Philippe Girard, Anthony Jeanne, Maud Le Grévellec, Anne-Laure Tondu, Manuel Vallade, Emmanuel Vérité

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du jeudi 22 au samedi 24 novembre

novembre


J.S. Bach - L.V. Beethoven - W.A. Mozart A. Piazzola - Quatuor Debussy

MUSIQUE CLASSIQUE

Fugues et requiem

Aux grincheux qui pourraient s’interroger sur la pertinence d’un orchestre de chambre en 2012, le Quatuor Debussy donne la plus belle des réponses : virtuosité sans faille au service d’une ouverture d’esprit aventureuse, goût de la rencontre ultra-productif, relecture rafraîchissante d’un répertoire qu’on pensait connaître… Autant dire que leur tout nouveau programme, mêlant l’Art de la fugue des plus grands compositeurs à la retranscription pour quatuor du Requiem, monument de Mozart, donne déjà faim. On ne choisit pas son patronyme par hasard. En se réclamant de l’autorité artistique de Claude Debussy, Christophe Collette, Marc Vieillefon, Vincent Deprecq et Fabrice Bihan ont fait un choix radical : celui de former un quatuor libre et audacieux, porté sur les rencontres et les expériences. Depuis vingt ans, on a pu entendre ces quatre virtuoses jouer Chostakovitch ou Brahms comme les contemporains Guillaume Lekeu ou Olivier Mellano. On a pu les voir au service des chorégraphies d’Anne Teresa de Keersmaeker, Maguy Marin, Abou Lagraa ou dans les pièces de Jean Lacornerie ou Philippe Delaigue. L’art du quatuor est l’art de l’écoute, plus que celui du jeu, la quête passionnée d’une forme d’harmonie qu’on appelle le son. Dans leur dernier programme, les Debussy ont choisi de mettre leur son au service de deux formes incontournables de la musique : la fugue et le requiem. La fugue, aussi jouissive chez Bach que chez Beethoven, mais aussi chez Piazzola, est un terrain de jeu idéal pour un quatuor qui a fait de l’élégance, l’une de ses marques de fabrique. L’Art de la fugue étant souvent considéré comme le testament laissé par Bach à ses successeurs, c’est probablement très consciemment que le quatuor Debussy a choisi d’interpréter la transcription de Peter Lichtenthal du Requiem de Mozart en seconde partie de récital. Cette version dénudée, très rarement interprétée, est à l’image de ses interprètes d’un soir : puissante dans son humilité. Jean-Sébastien Bach L’Art de la fugue (extraits pour quatuor à cordes)

Astor Piazzola Fugata et Fuga e Misterio

Ludwig Van Beethoven Grande Fugue en Mi bémol Majeur op. 133

Wolgang Amadeus Mozart Requiem (transcription pour quatuor à cordes, Peter Lichtenthal, 1802) Christophe Collette violon Marc Vieillefon violon Vincent Deprecq alto Fabrice Bihan violoncelle

le vendredi 23 novembre 15


Un spectateur, c’est quelqu’un qui a froid chez lui et qui a envie d’avoir chaud. ÉCOUTEZ, DÉBATTEZ, PARTICIPEZ Rencontres après spectacle Jeux de cartes 1 : PIQUE > vendredi 7 décembre Isabelle et la bête > mercredi 19 décembre Dédicaces après spectacle Ibrahim Maalouf > mardi 11 décembre C’EST NOËL ! L’idée cadeau Pour Noël, partagez vos émotions de spectateurs et offrez un abonnement ou des places de spectacle à vos proches. Renseignement auprès de l’équipe accueil.

Réseau

Réseau international de lieux artistiques circulaires Après Madrid et Toronto, Sénart accueille la création du québécois Robert Lepage, Jeux de cartes 1 : PIQUE, une coproduction de la Scène nationale de Sénart, membre associé du réseau 360° (voir p 61). ÇA SE PASSE AILLEURS ET C’EST BIEN AUSSI… Le Conservatoire Gabriel Fauré présente Damien Pass et Chloé Ghisalberti — récital > samedi 8 décembre au Conservatoire Gabriel Fauré, Savigny-le-Temple (voir p 63) JEUNE PUBLIC Les tours des vents danse Cie AlleRetour > mardi 4 et mercredi 5 décembre (voir p 52)

décembre 16


THÉÂTRE

Jeux de cartes 1 : PIQUE Ex Machina - Robert Lepage Coproduction

Pour sa nouvelle création, le metteur en scène québécois, à la carrière internationale, nous emmène à Las Vegas, en 2003. Alors que les États-Unis envahissent Bagdad, la capitale du jeu ignore la guerre : the show must go on ! Avec Pique, Robert Lepage a choisi un plateau circulaire. Utilisant vidéo, nouvelles technologies et toute la machinerie du théâtre, il nous entraîne dans un hallucinant cercle de jeu où les personnages mènent une palpitante partie de cartes… Les jeux de cartes ? Un ensemble de règles, de signes, de mythes, de personnages. Mais aussi, pour Robert Lepage, la bonne fortune, le jeu, le poker, le tarot, le monde politique, l’addiction… et toute l’histoire du Monde. Décidé à explorer l’univers des cartes à travers le symbole véhiculé par l’atout propre à chaque couleur, Robert Lepage va entreprendre une saga en quatre parties qu’il inaugure avec le pique, dont l’atout symbolise la guerre. Nous sommes en 2003. Las Vegas, caricature des valeurs du monde occidental, prospère alors que Bagdad est bombardée par l’administration Bush au nom de la promotion de la démocratie. La capitale du jeu, royaume du showbizz clinquant et carrefour multiculturel, abrite des personnages qui vont devoir lutter contre leurs démons : un homme d’affaires et sa maîtresse, un couple de jeunes mariés, un Elvis Presley, des femmes de chambres et serveurs d’un hôtel, deux soldats en transit, un chaman, un escroc déjanté… Quelle sera l’issue de la partie : déchéance ou rédemption ? Les paris sont ouverts. Et quand c’est Robert Lepage qui les mène, tout est possible, car ce magicien surdoué a, depuis longtemps, cessé de se cantonner à une culture ou un médium. En scénographe rompu, il tente le jeu dans un dispositif à 360° où tout arrive du dessous. Vous pouvez miser sur Robert Lepage, chacune de ses œuvres est une carte gagnante.

Le metteur en scène crée des séquences visuelles très cinématographiques avec une variété inédite de décors telle l’utilisation d’une piscine. […] La pièce recèle la magie nécessaire à nous tenir cloué à notre fauteuil jusqu’au dénouement. Javier Vallejo, El País (Espagne)

Texte Sylvio Arriola, Carole Faisant, Nuria Garcia, Tony Guilfoyle, Martin Haberstroh, Robert Lepage, Sophie Martin, Roberto Mori Mise en scène Robert Lepage Assisté de Félix Dagenais Dramaturgie Peder Bjurman Musique Philippe Bachman Scénographie Jean Hazel Lumières Louis-Xavier Gagnon-Lebrun Son Jean-Sébastien Côté Costumes Sébastien Dionne Assisté de Stéphanie Cléroux Accessoires Virginie Leclerc Images David Leclerc Artiste éolien Daniel Wurtzel Perruques Rachel Tremblay Avec Sylvio Arriola, Nuria Garcia, Tony Guilfoyle, Martin Haberstroh, Sophie Martin, Roberto Mori

(voir p 61)

du jeudi 6 au samedi 8 décembre i Spectacle trilingue : anglais et espagnol (surtitré), français 17


WORLD JAZZ

Ibrahim Maalouf

Le retour sur scène d’Ibrahim Maalouf était impatiemment attendu par tous ceux qui suivent le parcours de cet artiste sans équivalent : en cinq ans et trois albums impressionnants de maîtrise, le jeune franco-libanais a inventé puis imposé un univers musical désormais indissociable de sa trompette à quatre pistons. Jazz oriental, rythmiques électro, percussions brésiliennes ou guitares heavy métal, peu importe le flacon, pourvu que… Un concert d’Ibrahim Maalouf a d’abord à voir avec une pulsation, celle d’un jeune homme né il y a une trentaine d’années à Beyrouth, Liban, Moyen Orient. Une pulsation au service d’un choix harmonique et intime à la fois, celui d’un musicien qui a fait de la trompette à quart de ton, inventée par son père, un marché aux épices lumineux. Nombreux sont les amateurs de sensations à avoir pu goûter quelques bouchées de la « Maalouf touch » dans les plats de Lhasa, Arthur H, Bumcello, Vincent Delerm ou Sting. Mais seuls les gastronomes qui ont pris la peine de s’asseoir à la table d’Ibrahim Maalouf savent à quoi ressemble le chant du mezze. Après vous avoir désarmé au son d’une trompette qui n’avait pas semblé aussi douce depuis Chet Baker, Ibrahim Maalouf vous prend la main et vous entraîne dans un tourbillon de sensations fortes et contradictoires. Frédéric Chopin, Michael Jackson et Led Zeppelin peuvent se croiser dans un même morceau, tandis que La Havane semble soudain devenue la capitale des roms de Hongrie. Le trentenaire ne s’interdit rien, ose tout ce qui lui semble justifié dans sa quête de beauté. Son dernier album est une suite de huit portraits musicaux des membres de sa famille. À leur table, il y a toujours une place pour vous. On peut manger avec ses doigts.

À la croisée des chemins musicaux, Ibrahim Maalouf se place ainsi au cœur de son époque où sont favorisés la transgression et le saut de l’ange par-delà les cloisons. Francis Dordor, Les Inrockuptibles

Ibrahim Maalouf trompette Laurent David basse Xavier Rogé batterie Frank Woeste piano François Delporte guitare Youenn Le Cam biniou, flûte, trompette

18

le mardi 11 décembre

décembre


Véronique Bellegarde Grégoire Solotareff - Stéphane Sanseverino

THÉÂTRE

Isabelle et la bête

Le grand Solotareff écrit et dessine avec les compositions originales de Sanseverino. Ce « choc culturel » est brillamment orchestré par la metteur en scène Véronique Bellegarde, qui adore franchir les frontières artistiques. Dans cette pièce-concert, se rencontrent une Belle et une Bête sur une île habitée par un mystérieux peuple de musiciens. Une poésie universelle où musique, texte et dessins s’entremêlent. Tout en beauté et forcément poétique. Deux jeunes amoureux décident de fuir la ville et la société parce qu’ils n’y trouvent pas leur place. Lui, aimerait réussir une carrière de musicien. Elle, trouver une forme plus authentique dans l’art. Alors qu’ils affrontent une tempête, des images trompeuses les assaillent, ils vont perdre leurs repères. Arrivés sur une île inconnue, ils font connaissance d’une étrange reine mélomane et d’un monstre, une ancienne « bête de scène » en panne d’inspiration. Cette rencontre va transformer les uns et les autres… Cette fable nous parle de l’amour, du temps qui passe et de la quête du bonheur. Véronique Bellegarde, en « chef d’orchestre », propose cette comédie-concert surnaturelle où les dessins, tout en aplat de couleurs vives, semblent naître à vue, où réel et fiction vont se fondre jusqu’à se confondre, à l’image de cette fable initiatique à la morale joyeuse : en amour, comme en art, l’essentiel n’est-il pas d’aller au bout de soi ? Les artistes de ce spectacle inédit s’étaient déjà rencontrés auparavant sur d’autres aventures artistiques. Ainsi, Sanseverino est le compositeur et la voix de l’un des personnages du film d’animation U réalisé par Solotareff. Quant à Véronique Bellegarde, elle retrouve, après Terre Océane de Daniel Danis, la complicité de Gérard Watkins - sa Bête – et Géraldine Martineau – sa Belle – incarnant ces personnages en quête d’amour, de bonheur et d’authenticité. À propos des comédiens Le plus marquant tient à la présence d’une artiste exceptionnelle : Géraldine Martineau. […] Il y a ce grand regard, cette voix directe et encore joueuse, cette expression si juste. Vraiment, (elle) accomplit une forme de prodige, et, en plus, elle est en très belle compagnie : Gérard Watkins joue un Antoine lunaire. Brigitte Salino, Le Monde Conception Véronique Bellegarde, Grégoire Solotareff, Stéphane Sanseverino Texte et dessins Grégoire Solotareff Mise en scène et scénographie Véronique Bellegarde Musique Stéphane Sanseverino Lumières Philippe Sazerat Son Tom Ménigault Réalisation visuelle, vidéo Olivier Garouste Costumes Laurianne Scimémi Avec Géraldine Martineau, Marie Payen, Virgile Vaugelade, Gérard Watkins et un groupe de musiciens formé par Stéphane Sanseverino : Jérôme Boivin contrebasse Laurent Derache accordéon Jérémie Pontier batterie

du mardi 18 au jeudi 20 décembre 19


ET HOP ! 2013

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Un spectateur, il fait un bon bruit ou un bon silence, un mauvais bruit ou un mauvais silence. ÉCOUTEZ, DÉBATTEZ, PARTICIPEZ Rencontres après spectacle En attendant Godot > jeudi 10 janvier Plein tube ! > mercredi 23 janvier Non finito  > mardi 29 janvier JOUEZ, DANSEZ, PARTICIPEZ Stage Théâtre Module 1 : Les Hommes-livres de Fahrenheit 451 (voir p 34) par David Géry > samedi 19 janvier (voir p 56) Stage danse Module 3 : L’univers de Paco Dècina par Paco Dècina > dimanche 27 janvier (voir p 56)

ÇA SE PASSE AILLEURS MAIS C’EST BIEN AUSSI… L’Espace Prévert présente Le Festival Celtique > en janvier à l’Espace Prévert, Savigny-le-Temple (voir p 63)

JEUNE PUBLIC Traverse danse-musique Thomas Guerry Camille Rocailleux > mercredi 16 et samedi 19 janvier (voir p 53)

janvier 21


THÉÂTRE

En attendant Godot Samuel Beckett - Bernard Levy production

Œuvre phare du théâtre de l’absurde, En attendant Godot n’a jamais cessé de passionner les metteurs en scène, sans doute parce qu’elle a su garder son mystère dans la multiplicité des interprétations. Bernard Levy est de ceux-là, de ceux qui ne cessent de s’interroger sur le devenir humain. Tout comme il l’a fait avec Fin de partie, (voir ci-contre) ce familier de Beckett en propose une lecture sensible et précise. Lumineuse. Dans un décor aux lignes courbes se détachent un arbre et deux personnages. Vladimir et Estragon attendent Godot. Les acteurs nous régalent d’un duo de clowns sublime de délicatesse et de drôlerie, tout en faisant résonner la profondeur du texte de Beckett sur l’étrangeté de la condition humaine. VSD

Comment s’étonner encore devant En attendant Godot, la pièce la plus connue de Beckett ? Et pourtant, Bernard Levy a relevé le défi, et avec brio. Sous une lumière lunaire, le décor est comme un espace mental où quelques traits lumineux, comme teintés d’encre de chine, suffisent à évoquer le vertige qui assaille Vladimir et Estragon, les deux fameux personnages qui attendent on ne sait quoi. Et comme prévu, la note burlesque est omniprésente pour ce Godot dont Jean Anouilh disait à la création : « Les Pensées de Pascal jouées par les Fratellini ». À la manière d’un chef d’orchestre, Bernard Levy s’est saisi du texte comme d’une partition, cherchant dans chaque silence, dans chaque mot, dans chaque intermède musical, le rythme d’une vie qui semble nous échapper… Et pourtant, dans ce sommet apparent du non-sens, tout fait sens, au contraire. L’existence est-elle bien réelle ? Comment avancer ? Qui sommes-nous ? Qu’est-ce que le temps ? Nulle réponse, bien sûr. « Attendre qui ? » demandait-on à Beckett, à la création de la pièce. « Si je le savais, je l’aurais dit », répondit magnifiquement l’auteur. Et nous, à défaut de savoir, on continue de regarder ces hommes, nos frères inquiets, qui tentent de continuer à vivre et qui opèrent tels des miroirs tendus à notre condition humaine. Ce Godot est extravagant, intelligent et Bernard Levy y fait preuve, une fois encore, de son très beau talent.

Texte Samuel Beckett Mise en scène Bernard Levy Assisté de Jean-Luc Vincent Chorégraphie Jean-Claude Gallotta Décors Giulio Lichtner Lumières Christian Pinaud Son Marco Bretonnière Maquillage, coiffure Bérangère Prost Costumes Elsa Pavanel Assistée de Séverine Thiebault Avec Gilles Arbona, Thierry Bosc, Garlan Le Martelot, Georges Ser, Patrick Zimmermann

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les jeudi 10 et samedi 12 janvier

janvier


Fin de partie Samuel Beckett - Bernard Levy production

Continuons l’aventure Beckett avec les personnages extravagants de l’autre célèbre pièce Fin de partie. Créée en 2006, et formidablement accueillie par le public, cette mise en scène revient dans nos murs. Nous y retrouvons le duo génial de comédiens Thierry Bosc-Gilles Arbona ainsi que George Ser, tous trois présents également dans En attendant Godot. Une véritable performance car ces comédiens, hors pair, joueront les deux pièces, en alternance, avec une aisance de chat dans l’univers décalé de Beckett. Samuel Beckett est sans doute l’un des auteurs à avoir suscité le plus de gloses et de commentaires. En a-t-on eu des interprétations, parfois plus que fantaisistes, à propos de son Godot ou des personnages de Fin de partie ! Une chose est sûre, c’est qu’avec Bernard Levy, il n’y a dans la mise en scène de Fin de partie, aucun égarement interprétatif. Simplement, comme toujours chez lui, une lecture formidablement attentive et fidèle au texte. Prendre les mots au pied de la lettre et les transmettre avec… éclat, voilà son credo. Avec Beckett, plus encore, sans doute, qu’avec tout autre puisqu’il entend également respecter les très nombreuses indications scéniques qui constituent le tiers du texte de la pièce. Pour Bernard Levy, il s’agit d’un espace imaginaire où le langage crée une multiplicité de sens, où chaque mot, chaque réplique sont à considérer comme des éclats poétiques, capables de déclencher chez chacun de nous une réflexion sur la condition humaine, tout en provoquant le rire. Car, en effet, cette réflexion n’est en rien triste ou morbide, elle est, bien au contraire, très joyeuse et l’humour parfois grinçant et dévastateur est à percevoir comme une incroyable force de vie. Pour cette plongée dans le monde formidable de Beckett, vous pourrez voir les deux pièces, soit en deux soirées, soit en intégrale le samedi. Un repas à l’irlandaise vous sera proposé au moment de la pause…

Le comique beckettien fait mouche à tous les coups sans rien perdre de son étrangeté. Comment ne pas rire, en effet, devant l’extraordinaire composition de Gilles Arbona, qui trouve dans la minutie de sa danse boiteuse un emploi taillé à sa mesure ? À côté, Thierry Bosc, minéral par force et par destination, est le parfait tortionnaire. Du beau travail. Laurence Liban, L’Express

Texte Samuel Beckett Mise en scène Bernard Levy Assisté de Jean-Luc Vincent Décors Giulio Lichtner Costumes Elsa Pavanel Lumières Christian Pinaud Son Marco Bretonnière Avec Gilles Arbona, Thierry Bosc, Annie Perret, Georges Ser

les vendredi 11 et samedi 12 janvier 23


Irlande i IMUSIQUE du monde

Altan

Le groupe Altan contribue, depuis près de trente ans, au succès de la musique irlandaise à travers le monde, faisant danser sur des gigs et des reels diaboliques quiconque s’approche de la scène. Cherry sur la Guinness, la violoniste et leader du groupe, Mairéad Ni Mhaonaigh, est une chanteuse d’exception capable de faire pleurer un menhir et de transformer une complainte amoureuse en crève-cœur contemporain. Altan est le nom d’un lac situé au pied de la montagne Errigal, dans la région nord-irlandaise du Donegal, célèbre pour ses étendues sauvages protégées par une chaîne de montagnes. Région natale de Mairéad Ni Mhaonaigh, la chanteuse et fondatrice du groupe, le Donegal se distingue aussi musicalement du reste de l’Irlande par sa proximité avec la musique écossaise et l’extrême vitalité de son patrimoine chanté. Les groupes de musique traditionnelle y sont légion, et constituent tous ensemble une sorte d’encyclopédie Universalis de la chanson irlandaise, « maxi tête » protéiforme perpétuant, de Pub en Pub, l’incroyable jeunesse de chansons vieilles de plusieurs siècles. Passionnée par ce patrimoine et enseignante à Dublin, la chanteuse a suivi de nombreux groupes régionaux pour recenser, relever, comparer et diffuser des chansons issues de tout le comté. Elle a intégré ses chansons préférées au répertoire d’Altan, offrant ainsi une seconde vie inespérée à des complaintes amoureuses bouleversantes ou des odes à la nature et ses lois. Pour des mélomanes du monde entier, de même que pour les irlandais, le Donegal est désormais indissociable de la voix cristalline de Mairéad Ni Mhaonaigh et de son groupe de musiciens.

Altan participe plus qu’activement au rayonnement de la musique traditionnelle irlandaise dans le monde. Au fil des albums, le groupe fait perdurer un esprit musical celte toujours en éveil. Le Télégramme

En partenariat avec l’Espace Prévert, Savigny-le-Temple, dans le cadre du Festival Celtique Dermot Byrne accordéon Ciarán Curran bouzouki, mandoline Mark Kelly guitare, bouzouki, chant Mairéad Ní Mhaonaigh fiddle, chant Ciarán Tourish Fiddle, whistle, chant et Jim Higgins bodhran

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le mardi 15 janvier (lieu p 64)

janvier


Les Cousins

coproduction

ARTS DE LA PISTE

Plein tube ! du street art en salle Après Ça va pas se faire tout seul !, les Cousins reviennent avec une nouvelle mission : sortir les ronds-points de l’anonymat en y installant une œuvre à la mesure de leur démesure. Voilà nos deux clowns, emberlificotés dans des écheveaux de tubes, mâts et autres tuyaux flexibles. Toujours aussi maladroits, ces maîtres de l’absurde vont encore prouver leur indéniable faculté à déconner à « plein tube ». La France est championne du monde des ronds-points. On a les records qu’on peut ! Cercles vicieux ? Non, « cercles de piste » répondent Les Cousins qui ont décidé d’une nouvelle mission commando : installer du street art sur leur piste rond-point. Gavés de références au burlesque et aux excentriques de tout poil, héritiers de nos plus grands clowns, René et Julot nous entraînent dans une expédition mystérieuse. L’action se passe de nuit. Les bruits de la ville se sont tus. Deux clowns surgissent de deux boîtes blanches qui viennent de se percuter. Chargés de tubes, ils déchargent, assemblent, enroulent, ahanent sous l’effort… Attentifs à ne pas se faire prendre pour aller au bout de leur mission, ils tentent de construire quelque chose, mais quoi ? On doute de leur ouvrage tant les maladresses s’accumulent. D’autant que les obstacles ne manquent pas. Que faire quand on est bloqué à trois mètres de hauteur sur un tube flexible alors que la police patrouille ? Ils sont maladroits, exagèrent les difficultés. En un mot, leur action est totalement ridicule. Et pourtant, de cascades en rebondissements, les obstinés vont accomplir leur incertain forfait poétique. Décalés ? Évidemment. Mais aussi élégants, fins, généreux, eux qui nous font hurler de rire, à leur manière habile qu’ils ont acquise depuis vingt ans, de taper juste.

Les Cousins sont des puits de sciences modestes, des rénovateurs qui ont tout gardé du répertoire […]. Il y a de l’élégance et de la finesse dans chacun de leurs gestes, une tenue du rire qui fait du bien. René Solis, Libération

Conception et interprétation Julot et René Lumières Hervé Gary Son Khalid K. Costumes Fabienne Desflèches Accessoires Joseph Dyacoyannis

du mardi 22 au samedi 26 janvier 25


MUSIQUE BAROQUE

Sonates et partitas Jean-Sébastien Bach Amandine Beyer - Anna Fontana Un Jean-Sébastien Bach familier, à fleur d’archet, qui coule de source et nous ensorcelle à la fois, c’est celui que nous offre Amandine Beyer. Venue presque incognito avec ses amis les Incogniti il y a trois ans, c’est en compagnie de l’admirable claveciniste italienne Anna Fontana que cette grande dame du violon nous rend visite aujourd’hui. Si vous craignez l’hypnose, passez votre chemin ! Vous vous en souvenez, bien sûr ! La jeune violoniste qui, d’une œillade charmeuse dirigeant ses musiciens de l’Ensemble Gli Incogniti, nous offrait un bouquet de concertos de Bach et Vivaldi d’une fraîcheur incomparable. C’était en octobre 2009… Surnommée désormais la prima donna du violon baroque, les récompenses continuent de pleuvoir : elle vient d’être nommée professeur à la vénérable Schola Cantorum de Bâle, La Mecque de la musique ancienne. Couronné par le Diapason d’Or de l’année 2011, son enregistrement des Sonates et partitas de Bach marquera sans doute l’histoire du disque aux côtés de ceux de Menuhin ou de Milstein. Derrière Docteur Beyer se cache toujours Miss Amandine ! Il faut certes une certaine audace pour partir à l’ascension de ce répertoire, véritable Everest musical. Mais Amandine Beyer ne manque pas d’air ! Face aux sommets, lorsque l’oxygène se raréfie, elle continue à respirer et à bondir, son archet n’est qu’une plume. Elle y tutoie Jean-Sébastien Bach, sans aucun irrespect, simplement parce qu’elle parle sa langue, en toute simplicité, en toute évidence. Vous ne l’avez certainement pas oubliée non plus, Anna Fontana, la claveciniste de feu qui, lors de cette même soirée déboulait, telle une tornade, dans la cadence du 5ème Concerto Brandebourgeois pour nous en ressusciter toute la grisante démesure. Deux comparses qui nous donnent envie de réviser notre Bach, illico presto !

Jean-Sébastien Bach Sonate pour clavecin et violon BWV 1015 Fantaisie chromatique et fugue BWV 903 pour clavecin Sonate pour clavecin et violon BWV 1017 Sonate pour clavecin et violon BWV 1019 Partita pour violon seul en Ré mineur (Chaconne) BWV 1004

En partenariat avec le Conservatoire Gabriel Fauré, Savigny-le-Temple Avec Amandine Beyer violon Anna Fontana clavecin

26

le vendredi 25 janvier (lieu p 64)

janvier

POUR DES RAISONS INDÉPENDANTES DE NOTRE VOLONTÉ, CE

CONCERT EST ANNULÉ


Camille Grandville - Philippe Duquesne

THÉÂTRE-CABARET

Par hasard et pas rasé Initialement attendu la saison dernière, cette fois-ci c’est la bonne ! Pilier pendant plus dix ans de la compagnie Deschamps-Makeïeff et de la success-story Deschiens, Philippe Duquesne s’attèle à l’univers Gainsbourg, tout en retenue poétique. Dans la peau d’un personnage tout droit sorti d’un film de Cassavetes, entouré d’un trio franchement jazz et de deux choristes, et mis en scène par sa camarade Camille Grandville, l’ami Duquesne nous raconte un Serge Gainsbourg de cabaret et de bouges enfumés, un gars en pleine santé ! La réussite tient à ce que chaque chanson de Gainsbourg est parfaitement utilisée, instaure une atmosphère et reflète les pensées de ce chanteur désabusé. La Marseillaise

Mam’zelle Gibi m’traite d’abruti. Qu’a Gibi ? L’ami Outchou m’jette des cailloux. Qu’a Outchou ? : fautes de frappes à répétition ? Résultat improbable d’un bug du traducteur automatique de l’ordinateur ? Rien de tout cela, mais peut-être les mots qui ont eu le plus d’influence sur la vie de Philippe Duquesne.

son single Nazi rock. L’ami Caouette est juste sorti en 45 tours et c’est un tube, une chanson en apparence facile comme Gainsbourg aime les balancer. En face B, on y entend Cadavres exquis, une variation sur le plaisir qu’on peut éprouver à faire danser les mots, queues et têtes comprises.

Philippe Duquesne est un comédien dont la carrière peut laisser songeur tant ses « employeurs » ont peu de chances de se croiser en vacances : Jérôme Deschamps, Édouard Baer, Alain Françon, Jean-Marc Barr ou Dany Boon. Il a surtout été marqué par l’achat, en 1975, de son premier 45 tours, L’ami Caouette d’un certain Serge Gainsbourg, qui vient, cette année-là, de sortir l’album provocant Rock Around the bunker et

Philippe Duquesne a gardé de ses souvenirs discographiques, le goût de l’absurde et du jeu, une tendresse pour le succès populaire. Dans Par hasard et pas rasé, il nous propose un véritable voyage gainsbourien. Et quand il chante, il y a une évidence. Il n’est pas dans l’imitation, mais sa manière d’être nous rappelle l’homme à tête de choux… Troublant.

Mise en scène Camille Grandville Assistée de Jean-Charles Di Zazzo Arrangements Joël Bouquet Lumières Nicolas Gilli Son Dominique Forestier Répétiteur vocal Anna Desreaux Vidéo Stephan Guilhou Éric Marcheux Costumes Gwendoline Grandjean Avec Philippe Duquesne, Joël Bouquet piano Patrice Soler contrebasse Guillaume Arbonville batterie Célia Catalifo, Adeline Walter choristes Avec la participation filmée de Anne Benoît, Yolande Moreau

le samedi 26 janvier 27


DANSE

Non finito Cie Paco Dècina

Plus de vingt ans après avoir déboulé dans le monde de la danse contemporaine, le napolitain Paco Dècina est aujourd’hui un auteur incontournable pour les amateurs de corps en mouvements. Fidèle à sa conception extrêmement plastique de la chorégraphie, Paco Dècina a intitulé sa pièce Non finito, référence assumée à l’« art de l’inachevé volontaire » des sculptures de Michel Ange ou Rodin. Bellissimo.

Incontestablement, Paco Dècina est une figure à part. Sa foi dans le mouvement, son talent à en reconduire les formes témoignent d’un travail sans concession. Rosita Boisseau, Télérama

Adolescent, Paco Dècina se destinait à la peinture et à la sculpture. C’est donc de manière fort logique que les observateurs soulignent la force picturale de sa danse. Voir une chorégraphie de Paco Dècina, c’est s’arrêter devant une série de tableaux vivants, peuplés de corps habités tentant de « déborder la peau ». Lorsque le napolitain fait appel à l’art des images vidéo de Serge Meyer, c’est pour élargir le cadre et changer de focale. Et lorsque Laurent Schneegans met, en lumière, ces corps, c’est pour éclairer un détail sous un nouveau jour et nous faire glisser en douceur de l’autre côté du miroir. Non finito est le prolongement scénique d’une notion inventée à la Renaissance et magnifiée par de très nombreux artistes par la suite. Une œuvre d’art peut être terminée sans être achevée, c’est-à-dire sans que les portes et fenêtres de l’imagination ne soient verrouillées à double tour. Chez Paco Dècina, comme face à une sculpture de Rodin ou un film de Pasolini, c’est la suggestion qui est reine et le désir, souverain. Les frontières de l’espace et du temps y sont volontairement floutées, les danseurs forcément mutants. Face aux limites anxiogènes de la vie, Paco Dècina a trouvé sa parade : danser et faire danser. Sans fin. Chorégraphie Paco Dècina Musique Fred Malle Lumières Laurent Schneegans Vidéo et dispositif interactif Serge Meyer Costumes Cathy Garnier Apports techniques C22R.org Avec Vincent Delétang, Jérémy Deglise, Chloé Hernandez, Sylvère Lamotte, Noriko Matsuyama, Jesus Sevari, Takashi Ueno

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le mardi 29 janvier

janvier


Mon plus beau souvenir, c’est le prochain.

ÉCOUTEZ, DÉBATTEZ, PARTICIPEZ Rencontres après spectacle Gemelos > jeudi 7 février Théâtre des opérations > mardi 12 février Fahrenheit 451 > mercredi 20 février

JEUNE PUBLIC Minifocus musique 1 montreur d’ours > mardi 5 et mercredi 6 février (voir p 65)

JOUEZ, DANSEZ, PARTICIPEZ Stage avec les artistes de la saison Module 1 : Body percussions par Camille Rocailleux > samedi 9 février (voir p 56) Stage Théâtre Module 2 : Les Hommes-livres de Fahrenheit 451 (voir p 34) par David Géry > samedi 16 et dimanche 17 février (voir p 56)

février 29


JAZZ

Aldo Romano Complete communion to Don Cherry Aldo Romano a écrit certaines des plus belles lignes de l’histoire du jazz et des musiques improvisées. Derrière sa batterie, épaulant les plus grands solistes ou à l’origine de formations aussi audacieuses qu’inventives, cet autodidacte a traversé quarante ans de jazz avec la légèreté d’un chorus de Charlie Parker et la sobriété d’un solo de Miles Davis. Aujourd’hui, à la tête d’un quartet intergénérationnel dont il a le secret, il rend hommage à l’un des plus grands musiciens du xxe siècle.

À l’écoute de Complete Communion, titre que donnait Don Cherry à ses concerts, on se dit que ce terme définirait parfaitement l’osmose qui émane de ce groupe en état de grâce. Et Aldo Romano de conclure : « Le jazz est une musique qui se partage ». SoJazz

« C’est beau l’Italie », comme dit le chanteur. Aldo Romano est l’un des nombreux cadeaux que la péninsule ensoleillée a fait à notre pays, aux côtés de Patrick Modiano, Dalida ou Michel Platini. Fils d’émigrés débarqués en France dans les années 30, Aldo Romano apprend la batterie tout seul mais fait, de ses rencontres nocturnes, l’Université la plus enrichissante au monde : Elvin Jones, Tony Williams ou Ed Blackwell lui ouvrent les oreilles sur les possibilités infinies du tambour, tandis que Don Cherry, Gato Barbieri ou Keith Jarrett lui tatouent à tout jamais le mot « audace » sur le front. La suite est connue. Aux côtés, entre autres, de Jean-François Jenny-Clark, Henri Texier ou encore Louis Sclavis, le batteur Aldo Romano invente une musique inédite, sorte de mariage bouleversant entre la liberté du jazz et la richesse mélodique du folklore européen. La grande famille du jazz européen est née. Géraldine Laurent et Fabrizio Bosso font partie des innombrables rejetons de cette famille heureuse. Tous deux n’étaient même pas nés lorsqu’Aldo Romano jouait avec Don Cherry une « musique-monde » qu’on n’appelait pas encore de la World Music. Henri Texier, lui, était déjà là, dans les mêmes clubs, au cours des mêmes nuits. Réunis par Aldo Romano, ces musiciens nous rappellent aujourd’hui à quel point le trompettiste afro-amérindien avait montré la voie. Celle de la curiosité au service d’une liberté totale.

Avec Aldo Romano batterie Fabrizio Bosso trompette Géraldine Laurent alto Henri Texier contrebasse

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le samedi 2 février

février


Agota Kristof - Teatrocinema

THÉÂTRE

Gemelos

Reprise du grand succès d’Avignon 1999, cette adaptation du Grand Cahier d’Agota Kristof raconte le parcours initiatique de deux frères qui apprennent à vivre seuls, en pleine guerre. Les enfants devront tenir, s’endurcir, dans un monde cruel, sans morale, ni norme, marqué par le conflit en cours.
Leur leitmotiv pour survivre : « Même pas mal ! ». Le théâtre, magnifique, de la troupe chilienne Teatrocinema est la preuve que du malheur peut surgir une régénérante beauté. Rares sont les créations qui touchent si fort au cœur et à l’intelligence. […] Du Grand Cahier d’Agota Kristof, […] les acteurs-metteurs en scène ont tiré une bouleversante métaphore de leur histoire, celle du Chili de Pinochet. Maïa Bouteillet, Libération

Ce conte moral, issu de la trilogie d’Agota Kristof, nous entraîne dans ces zones brunes où l’homme devient pantin, malgré lui. Raconté et adapté par le Teatrocinema, Gemelos devient aussi une métaphore de l’histoire du Chili sous la botte de Pinochet. Mais c’est avant tout un récit universel d’une Humanité abimée, meurtrie par la guerre et dévastée par la douleur.

La parfaite maîtrise du jeu des comédiens et le très beau dispositif scénique en forme de castelet renforcent ce propos dans une esthétique qui se joue de la magie et du merveilleux. Entre guignol, opéra et cinéma d’animation, on sort de ce spectacle ému aux larmes, et naïvement, on se prend à croire au meilleur contre le pire. À l’Humanité, contre toutes les guerres.

Marionnette, théâtre d’objets, mime, jeu de masque et jeu d’écran viennent en renfort pour dire l’innommable, quand la douleur empêche le verbe. Mais contrairement au récit sombre de ce célèbre roman, le Teatrocinema en a fait un conte en plusieurs tableaux où le pire n’est pas nié mais surmonté et où le malheur de grandir dans un monde en guerre est un préambule nécessaire à la résistance.

Treize ans après sa création, la compagnie chilienne et leur Gemelos repartent sur les routes pour une nouvelle tournée avec ce spectacle sans frontières, touchant toutes les civilisations et les générations. Essentiel !

D’après Le Grand Cahier d’Agota Kristof Adaptation et mise en scène Laura Pizarro, Zagal, Jaime Lorca, Scénographie, costumes, masques, objets et machinerie Eduardo Jiménez, Rodrigo Bazáes, La compagnie ex La Troppa, Assistant scénographie David Coydán Musique Zagal Lumières Juan Cristobal Castillo Son José Luis Fuentes Avec José Manuel Aguirre, Laura Pizarro, Zagal

du jeudi 7 au samedi 9 février i Spectacle en espagnol (surtitré) 31


DANSE

Théâtre des opérations Pierre Rigal - Compagnie dernière minute Pierre Rigal est un habitué de la Scène nationale. Après avoir collaboré avec Aurélien Bory sur Les 7 planches de la ruse ou encore Taoub, le chorégraphe nous proposait, la saison dernière avec Asphalte, une nouvelle écriture du hip hop. Aujourd’hui, l’infatigable explorateur revient avec une nouvelle création rassemblant neuf danseurs coréens dont plusieurs issus de la très prestigieuse Korean National Contemporary Dance Company. Pierre Rigal a choisi le monde de la danse pour s’exprimer et mettre sur scène quelques-unes de ses interrogations. Poursuivant en toute logique un parcours fait de liberté, il s’est imposé comme un chorégraphe « initiateur » de pièces pour toutes sortes de corps, n’utilisant que très rarement des danseurs traditionnels au privilège d’acrobates, sportifs, comédiens, musiciens ou tout simplement d’amateurs. Pour cette nouvelle création, et continuant à explorer les différents champs de la création chorégraphique, Pierre Rigal a cherché, cette fois, à se frotter à un groupe de danseurs ayant une base technique classique et contemporaine de très haut niveau. Sa rencontre, à l’autre bout de la planète, avec des danseurs professionnels Coréens, impressionnants par leur énergie et leur vitalité, aura suffi à le convaincre de leur proposer l’aventure du Théâtre des opérations : une pièce ambitionnant d’évoquer l’inévitable chute de toute civilisation humaine et d’illustrer toute l’ambiguïté morale des conflits mondiaux. Explorant notamment la beauté paradoxale du chaos, la danse, chez Pierre Rigal est poétique et dure, drôle et déchirante à la fois. Bouleversante d’un bout à l’autre. Soutenus par un très beau travail des lumières, les corps s’expriment et se débattent ensemble, sur le plateau, pour interroger l’évidente mais totalement humaine absurdité de la violence. Avant de se relever encore et toujours. À propos de Pierre Rigal Chorégraphe, danseur, performeur, compositeur, metteur en scène et chanteur […], Pierre Rigal est un peu au spectacle vivant ce que Dali est à la peinture. La moustache en moins, le rock en plus. Déconoclaste virtuose, explosif et inventif, cet artiste détruit les structures et les cadres habituels pour recomposer une œuvre inédite. Paris Match

Conception et chorégraphie Pierre Rigal Assisté de Mélanie Chartreux Musique Julien Lepreux Lumières Frédéric Stoll Costumes Jin Young Ryu Avec HwangJu Doi, SinAe Han, HoYeon Kim SeongWon Kim, Yosep Kim, HyeSang Lee, JeSeong Lee, HyeJin Shin, BoRa Wi

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les mardi 12 et mercredi 13 février

février


POP

Mina Tindle Taranta En douceur, sans forcer, comme on murmure à l’oreille d’un garçon romantique, Mina Tindle s’est installée dans le paysage musical comme la plus belle promesse d’un folk à la française. Épaulée avec bienveillance par le divin barde JP Nataf, des stickers de Brooklyn et Cat Power sur son étui de guitare, cette toute jeune chanteuse a pris deux ans pour enregistrer ses poèmes musicaux. Le voyage ne fait que commencer… Arrangements soyeux, morceaux à étages, mélodies racées : Mina Tindle déballe avec aisance sa panoplie de future grande. Comme désormais beaucoup d’artistes nés ici, elle pourrait conquérir les cœurs outre-Atlantique avant de séduire en son royaume. Johanna Seban, Les Inrockuptibles Mina Tindle est une jeune fille de son temps. Pas forcément le temps des piercings, des journées à poster des photos de ses pieds sur Facebook ou des chorégraphies post-aérobic apprises le samedi soir devant sa télé. Plutôt le temps d’une génération pour qui New York ou Bamako semblent au coin de la rue. Une génération qui a utilisé Internet pour s’ouvrir au monde et ses musiques. Un temps marqué par la mélancolie curieusement stimulante d’artistes comme Cat Power, Radiohead, Jeff Buckley ou Alela Diane. Ce temps, Mina Tindle l’a pris à bras-le-corps. Elle s’y est consacrée, jour et nuit, dormant au-dessus d’un club de Brooklyn, écoutant beaucoup les autres, jusqu’à commencer à faire entendre sa propre voix.

Une voix à la maturité singulière, rassurante comme de bonnes nouvelles des étoiles. Cette voix plaît et surtout imprime une marque quasi indélébile. Des dizaines de concerts à s’exposer et vérifier que l’on a quelque chose à dire, des bars, des premières parties et des festivals fouineurs à raconter son histoire tout en la vivant, et puis un jour on écrit à l’une de ses inspirations : il s’appelle JP Nataf et il cache dans sa barbe le secret des mélodies ciselées et des arrangements élégants, un peu comme si Paul Simon avait croisé João Gilberto. L’album est une réussite totale, il s’appelle Taranta, et la chanson éponyme sera sur l’album suivant. Comme un symbole, comme une promesse.

En partenariat avec l’Empreinte, Savigny-le-Temple Mina Tindle chant, guitare, clavier Olivier Marguerit claviers, percussions, chœur Guillaume Villadier guitare, basse, chœur

le samedi 16 février 33


THÉÂTRE

Fahrenheit 451 Ray Bradbury - David Géry

production

Dans un monde obnubilé par le divertissement et l’absence de souffrance, la fonction du pompier a changé : l’homme casqué est désormais chargé de traquer puis brûler toutes formes de livres, sources de malheur selon le gouvernement en place. Sous l’influence d’une jeune rebelle, un pompier va renoncer à sa mission et découvrir un monde parallèle, celui des Hommes-livres entrés en résistance en apprenant par cœur le patrimoine littéraire mondial… Avis aux indignés de tout poil ! Après s’être entiché du Bartleby de Melville, héros de la résistance passive, le metteur en scène David Géry s’attelle à l’adaptation de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, récemment disparu. Ce roman, soixante ans après sa première publication, n’a plus que peu de choses à voir avec l’anticipation. Difficile de ne pas relier à notre quotidien cet appel à la résistance face aux puissances d’un monde sans mémoire ni pensée, d’une société entièrement tournée vers le spectacle et l’immédiateté. Force est de constater que les trois actes imaginés par David Géry résonnent bien au-delà du théâtre et nous tendent un miroir habituellement réservé aux textes plus contemporains. Les mots de Ray Bradbury sont les nôtres, son inquiétude est un peu la nôtre, et ce grand incendie, transcendé par l’un des artificiers-magiciens du Groupe F, nous semble étrangement familier. Mais David Géry croit en l’homme plus que quiconque, et lorsque Guy Montag, le pompier, entre en résistance en se décidant à bouquiner, c’est une dizaine d’« amoureux des livres » issus d’un atelier mené en amont qui se joignent aux Hommes-livres rebelles pour offrir un horizon à ce monde qui semble préférer l’écran plat au repas de quartier. Ainsi, se clôt tous les soirs de manière unique et imprévisible, ce manifeste vivant pour la liberté de penser. Pour le bonheur de lire.

À propos de Bartleby L’adaptation a du nerf, elle est tendue, concise ; la mise en scène fluide s’appuie sur le dispositif scénique. David Géry a réuni une distribution puissante. Armelle Héliot, Le Figaro

Texte Ray Bradbury Adaptation, mise en scène, son David Géry Scénographie Jean Haas Lumières Dominique Fortin Costumes Cidalia da Costa Maquillage Sophie Niesseron Effets spéciaux, pyrotechnie Jeff Yelnik Avec Quentin Baillot, Lucrèce Carmignac, Simon Eine, Gilles Kneusé, Clara Ponsot (distribution en cours)

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du mardi 19 au samedi 23 février

février


Être spectateur, c’est savoir être ailleurs.

ÉCOUTEZ, DÉBATTEZ, PARTICIPEZ Rencontres après spectacle Uprising I Art of not looking back > mardi 19 mars Ennemi public > mercredi 27 mars JOUEZ, DANSEZ, PARTICIPEZ Stage avec les artistes de la saison Module 2 : L’art d’avoir toujours raison (magie) par Matthieu Villatelle ou Rémy Berthier > samedi 23 et dimanche 24 mars (voir p 56) CINÉMA Soirée du court-métrage En partenariat avec l’Agence du court-métrage (voir p 55)

L’EFFET SCÈNES

Le festival des Scènes nationales > du 18 au 23 mars 2013 À travers les artistes que nous vous présentons durant cette semaine, venez sentir l’effet scènes. (voir p 61) JEUNE PUBLIC Petit cirque et les petits toros arts de la piste

Damien Bouvet > mercredi 20, mardi 26 et mercredi 27 mars (voir p 65)

mars 35


Afrique i MUSIQUE DU MONDE

Le bal de l’Afrique enchantée Vladimir Cagnolari - Soro Solo Soro et Vladimir, les deux compères de l’émission de Radio France, L’Afrique enchantée, ont monté un orchestre de bal, avec les Mercenaires de l’ambiance, pour interpréter les chansons qui ont le plus fait danser l’Afrique ces trente dernières années. Le résultat : une machine à transpirer imparable, présentée par deux conteurs infatigables au service d’un voyage à travers un continent et des cultures méconnues. A-t-on déjà dansé aussi intelligemment ? C’est un rendez-vous comme seule la radio peut en enfanter : tous les dimanches après midi, à l’heure où l’on regrette d’avoir accepté une troisième part de gigot lors du repas familial qui vient de se conclure, les voix de Soro et Vlad nous plongent dans un monde peuplé d’histoires aussi surréalistes que vraies. Ils nous emmènent à la rencontre d’un peuple qui sait aborder ses problèmes en chantant et les oublier en dansant. Enfin et surtout, ces deux gars-là nous permettent de penser un continent que nous croyions connaître parce que nous en avions vu des images. L’Afrique enchantée, bien plus qu’une émission, dispose désormais de ses Mercenaires de l’ambiance, un gang de onze musiciens redoutables, capables de passer avec aisance d’une sensuelle rumba congolaise à un bikutsi uptempo, d’un classique du high-life ghanéen à un hymne de l’afrobeat nigérian. Présents sur scène, Soro et Vlad font ce qu’ils savent faire de mieux : raconter. Avec de simples mots, ils vous transportent de ville en ville, de club en club, dans les lieux-mêmes qui ont vu naître ces hymnes à la danse. On bouge, on transpire, on rit beaucoup. Deux heures plus tard, on a perdu quelques grammes, oublié le gigot et des tas de soucis finalement futiles, et appris beaucoup sur une culture hypnotisante. Bienvenue au Bal de l’Afrique enchantée.

Embusqués derrière des grooves irrésistibles et une bonne humeur inoxydable, Soro Solo et Vladimir Cagnolari […] décolonisent les imaginaires et révèlent une Afrique qui bouge, et pas seulement les pieds. Théophile Pillault, Les Inrockuptibles

En partenariat avec Espace Prévert, Savigny-le-Temple Conception Vladimir Cagnolari, Soro Solo Avec les Mercenaires de l’ambiance Florent Briqué trompette Christophe Cagnolari saxophone Ballou Canta chant Bisou Bass basse Mohammed Diaby chant JB Gbadoe percussions Florian de Junnemann guitare Philippe Monange claviers Michel Pinheiro trombone, chant Christian Templet batterie Abdoulaye Traore guitare

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le vendredi 1er mars

mars


DANSE

Uprising I The art of not looking back Hofesh Shechter Aux côtés de Sidi Larbi Cherkaoui ou encore Akram Khan, accueilli la saison dernière avec Vertical Road, Hofesh Shechter aura fait de Londres le vivier incontournable d’une nouvelle génération de chorégraphes qui prône « une danse qui danse », énergique, virtuose et sans concession. L’urgence avec laquelle sa tribu de danseurs empoigne la vie est à la hauteur du feu intérieur d’un homme-orchestre qui n’est pas près de regarder derrière lui. Aux coins de rue ou près des bouches de métro du quartier de Brixton à Londres, des attroupements se forment sans interruption. De l’énergie en puissance qui attend qu’on lui dise où aller, de la lave en fusion qui lèche les bords du cratère. On parle fort, on écoute du son, on bouge et on se touche. À un moment ou à un autre, il faudra bien soulever le couvercle, laisser l’énergie produire quelque chose. Se battre, faire l’amour ou danser. Londonien d’adoption, Hofesh Shechter n’a pas choisi. Ses danseurs courent, se frottent, se cognent, se repoussent puis se retrouvent et explosent pour mieux s’apaiser. Sur une musique tribale, le plus souvent composée par Hofesh Schechter lui-même, ils se débattent avec l’une des questions du siècle : sommes-nous devenus si puissants ? Et que faire désormais de toute cette force ? Les corps, mis en scène par le jeune israélien, cherchent la réponse du côté du jeu et de la jouissance du combat, forme extrême de la rencontre de l’autre. Dès Uprising, toute première création d’Hofesh Schechter après ses années de formation dans la compagnie Batsheva, c’est à un assaut d’hommes-grenades que l’on assiste, collé à son siège. En seconde partie de spectacle, la troupe de femmes de The art of not looking back nous rappelle que le désordre guerrier n’est pas toujours proportionnel au taux de testostérone ! Jouissif et indispensable. Hofesh Schechter fait preuve d’un talent particulier pour une sorte de chaos organisé, éparpillant ses danseurs merveilleusement résolus à travers l’espace, pour ensuite les tisser dans des séquences de contrepoint rigoureux, les laissant finalement se disperser et se dissoudre à nouveau. Roslyn Sulcas, New York Times

Uprising Chorégraphie et musique Hofesh Shechter Musique additionnelle Vex’d Lumières Lee Curran Avec les danseurs de la Hofesh Shechter Company i The art of not looking back Chorégraphie et musique Hofesh Shechter Musiques additionnelles John Zorn, Jean-Sébastien Bach, Nitin Sawhney Lumières Lee Curran Costumes Becs Andrews Avec les danseurs de la Hofesh Shechter Company

l’effet scène (voir p 61)

les mardi 19 et mercredi 20 mars 37


JAZZ

Le syndrome Othello Uri Caine - Jacques Bonnaffé

coproduction

Imaginé pour la Biennale de Venise, Le syndrome Othello est l’une des œuvres les plus étonnantes d’un compositeur pourtant abonné à l’audace : le pianiste new yorkais Uri Caine a mis son imagination et son sens aigu du casting au service du personnage Shakespearien et de la partition éponyme de Verdi. Avec l’inénarrable Jacques Bonnaffé – que certains ont pu voir dans L’Oral et Hardi ou L’instrument à pression – difficile d’imaginer un résultat autre que volcanique. Uri Caine est célèbre auprès de ses collègues de la scène jazz alternative – Zorn, Ribot, Byron – pour sa gourmandise de musiques, impossible à rassasier. L’improvisation jazz, la puissance du rock ou l’efficacité du funk sont régulièrement ses terrains de jeux et d’expérimentation. Mais ce sont surtout ses œuvres inclassables inspirées des grandes pages de la musique européenne qui ont fait d’Uri Caine un grand dynamiteur de catégories artistiques. Beethoven, Wagner, Brahms, Schumann ou Bach, entre autres, ont subi les assauts du cerveau imprévisible du divin brun, et certains auditeurs affirment avoir entendu ces génies en redemander d’outre-tombe. Autant dire que la décision de dialoguer avec Verdi et Shakespeare autour du personnage soupe au lait d’Othello n’a pas surpris les nombreux fans du pianiste. Suite au succès de la création vénitienne, le compositeur propose aujourd’hui une nouvelle version du Syndrome Othello : à charge pour le jazzman des mots, Jacques Bonnaffé, accompagné de la fine fleur de musiciens jazz, de mettre en espace et de nous conter la tragédie du Maure de Venise. « Être dans le doute, c’est déjà être résolu ». Une phrase de William, un chorus de Uri.

À propos de Uri Caine Uri Caine est de toutes les expériences, n’hésitant pas à se réapproprier Mahler, Bach ou Verdi, à improviser au piano, […] à se lancer dans une aventure bass’n’drums […] ou à se contenter plus prosaïquement de jouer jamais sagement du piano. Jazz Magazine

Musique Uri Caine d’après Giuseppe Verdi Avec Jacques Bonnaffé, Joséphine Lindstrand, Bunny Sigler chant Uri Caine piano Nicolas Geremus violon Daryl Hall basse Nguyen Le guitare Achille Succi clarinette Alain Venkenhove trompette

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le samedi 23 mars

mars

l’effet scène (voir p 61)


Henrik Ibsen - Thierry Roisin CdN Nord-Pas-de-Calais

THÉÂTRE

Ennemi public

Dans une ville d’eau du Nord de la Norvège, une station thermale très lucrative est menacée par la découverte du médecin en chef de la station et frère du maire de la ville : l’eau destinée aux curistes est puisée dans un infect cloaque. Mais le maire refuse des travaux jugés trop coûteux et le médecin se retrouve alors seul dans son combat pour la vérité. Un scandale qui résonne des affaires sanitaires des temps contemporains pour une fable féroce et ambivalente. Implacable. Rythmée par des transitions musicales interprétées par les comédiens, cette mise en scène efficace aux accents brechtiens est aussi une charge féroce contre le populisme. Hugues Le Tanneur, Les Inrockuptibles Lorsque Stockman, le médecin de la station thermale découvre la pollution des eaux, il décide de lui donner une large publicité et trouve très vite toutes sortes d’appuis de la « majorité compacte » des petits propriétaires. Mais l’affaire tourne court quand, au nom du réalisme et de l’argent, ils vont lui retirer leur soutien et le désigner à la vindicte populaire. Le lynchage est immédiat. Il est l’ennemi public. Cette pièce d’Ibsen est passionnante parce qu’elle est loin d’un manichéisme bien pensant. Bien que sa cause soit juste, Stockman peut avoir un discours aussi troubles que les eaux qu’il veut protéger. Et cette masse, en laquelle il a appelé pour dénoncer le scandale sanitaire, devient cette vox populi, obstacle ignare et prompt à se dresser contre la liberté…

Ambivalences de la démocratie ou ambiguïtés du fanatisme au nom de la pureté de la vérité ? À travers cette fable implacable, Thierry Roisin, metteur en scène et directeur du CDN du Nord-Pas-de-Calais, propose une comédie féroce et terriblement actuelle. On pense évidemment au cynisme économique et à la lâcheté politique face aux scandales du Médiator, du sang contaminé ou de la vache folle. Mais surtout, on s’interroge sur les dérives démocratiques actuelles : la majorité a-t-elle toujours raison ? Que valent les idées devant la realpolitik annoncée comme inéluctable ? Peut-on changer le monde, seul contre tous ? Thierry Roisin met en scène cette comédie amère à la manière d’un théâtre d’agit-prop. Petits bourgeois ou pense-petits, nous serions tous concernés.

D’après Henrik Ibsen Traduction et adaptation Frédéric Révérend Mise en scène Thierry Roisin Collaboration artistique Olivia Burton Scénographie Laure Pichat Musique François Marillier Lumières Gérald Karlikow Costumes Laurianne Scimemi Avec Xavier Brossard, Yannick Choirat, Noémie Develay-Ressiguier, Didier Dugast, Dominique Laidet, Éric Louis, Florence Masure

les mardi 2 et mercredi 3 avril 39


Un spectateur, c’est quelqu’un qui s’attend à voir quelque chose et qui est agréablement surpris de découvrir autre chose. ÉCOUTEZ, DÉBATTEZ, PARTICIPEZ Rencontres après spectacle Travail > jeudi 18 avril Smashed > mercredi 24 avril JOUEZ, DANSEZ, PARTICIPEZ Stage avec les artistes de la saison Module 3 : Le renouveau du jonglage par les artistes de la Cie Gandini > samedi 27 avril (voir p 56)

avril 40

JEUNE PUBLIC Le Petit Poucet théâtre Laurent Gutmann > mardi 23 et mercredi 24 avril (voir p 66)


C. Ph. E. Bach - J. Haydn - W. A. Mozart Symphonie des Lumières - Vanessa Wagner

Musique Classique

Tempête et passion

Lorsque Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart ont le vague à l’âme, qu’on sent poindre un Romantisme qui n’ose encore dire son nom, peut-on trouver meilleurs guides qu’une pianiste étoile et cet orchestre de Lumières pour nous éclairer sur leurs tourments ? Plainte voilée du piano-forte et des cordes anciennes, clarté des timbales d’époque… Parée de ses plus beaux habits, dépoussiérée, la musique reprend des couleurs oubliées. Lumineux ! Réviser nos classiques ou, mieux, les revisiter, les laisser nous surprendre comme à la première écoute, gommant toute routine, quittant les autoroutes du convenu pour prendre les chemins de traverses : c’est à cette expérience que nous ont conviés les Orchestres Les Siècles puis Les Dissonances lors de la dernière saison. Ils passent aujourd’hui le flambeau au jeune Nicolas Simon et sa Symphonie des Lumières. Le brillant disciple de François-Xavier Roth et Philippe Herreweghe se penche aujourd’hui sur cette période si attachante du « Sturm und Drang » – Tempête et passion – lorsque, vers 1770, les premières sirènes du Romantisme font entendre leur chant mais que Haydn et Mozart n’y succombent pas tout à fait. C’est l’époque, en revanche, où Carl Philipp Emmanuel oublie qu’il est le fils de son père, Jean-Sébastien, et s’autorise à prendre les chemins de traverse… Les instruments d’époque font merveille dans ce répertoire pour en rendre les clairs-obscurs, les effets de surprise, les sonorités sourdes et feutrées. Ces musiciens éclairés des Lumières ont convaincu la grande Vanessa Wagner d’oser quitter un instant son flambant piano Steinway pour s’asseoir au pianoforte et les conduire « mezzo voce » sur les sentiers de la détresse pudique, puis de la joie retrouvée de Mozart, dans un de ses plus bouleversants concertos. Tamisées, diffuses, éclatantes, solaires : c’est bien à une symphonie de lumières que nous assistons !

Carl Philipp Emmanuel Bach 2e symphonie hambourgeoise en Si bémol mineur

Joseph Haydn Symphonie n° 44 « Trauersymphonie » en Mi mineur

Wolfgang Amadeus Mozart Concerto pour piano n° 9 K 271 en Mi bémol mineur

En partenariat avec le Conservatoire Gabriel Fauré, Savigny-le-Temple Direction musicale Nicolas Simon Avec Vanessa Wagner, piano et les musiciens de la Symphonie des Lumières

le vendredi 5 avril 41


CHEMINS DE TRAVERSE

M anipulation Initié avec RéCréation et Chapeau melon et femmes à barbe, les Chemins de traverse proposent un condensé de petites formes drôles et décalées, sur une thématique donnée. Ici, la manipulation. Feuilletons un dictionnaire, le Petit Larousse en l’occurrence, et allons voir du côté de la lettre M. Mangouste… Manifester… Manigancer… MANIPULATION n. f. : 1s […] 2s La manipulation du prestidigitateur qui, par sa seule dextérité, fait apparaître et disparaître des objets. 3s Manœuvre destinée à tromper. Manipulation électorale – Manipulation des foules : influence exercée […], sur l’opinion, au moyen, notamment, d’une propagande massive. Et bien voilà, tout est dit. Alors, venez apprendre à déjouer tous les pièges de la manipulation mentale et autres procédés à nous décérébrer !

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avril


À la recherche des canards perdus - THÉÂTRE Frédéric Ferrer - Cie Vertical Détour En septembre 2008, la N.A.S.A. lâche quatre-vingt-dix canards jaunes en plastique dans un glacier du Groënland afin de mesurer la vitesse du réchauffement climatique. Attendus quelques semaines plus tard dans la baie de Disco, les canards ne réapparaîtront jamais. Mais où sont-ils passés ? À l’origine, la N.A.S.A. aurait donc missionné ces fameux canards dans l’espace « inter-glacial » et ceci, à des fins expérimentales : mesurer les phénomènes internes au glacier Jakobshavn… Incongru ? Loufoque ? Ou au contraire, très sérieux ? Cette petite conférence fait le point sur la manière dont les canards tiennent les clés des grands bouleversements écologiques et nous, on en perd le Grand nord ! À moins que cela ne soit qu’une grande campagne de pub du service communication de la N.A.S.A. qui n’aura coûté que 90 $ en matériel scientifique, soit 1 $ le canard en plastique ? Conception et interprétation Frédéric Ferrer

Qui-vive - THÉÂTRE Thierry Collet - Le Phalène Manipulation de l’information, instrumentalisation du langage, surveillance permanente, stratégies de soumission à l’autorité… Le marketing politique et publicitaire s’est spécialisé dans l’art de contrôler l’opinion publique et Big brother est parmi nous ! Ceux qui connaissent le mieux les méthodes du contrôle de l’opinion publique, ce sont les magiciens mentalistes qui en partagent les connaissances. Fort de ce savoir, Thierry Collet a décidé d’en mettre à vue les rouages avec une seule obsession : renverser l’effet d’émerveillement lié à la magie en révélant ce qui l’anime. Ici, trois magiciens vont exercer leur art tout en débattant de leurs techniques. Où est le vrai, où est le faux ? C’est du spectacle, commentaires compris. Cette entreprise de décervelage salutaire nous maintient sur le qui-vive ! Conception Thierry Collet Mise en scène Éric Didry Assisté de Rémy Berthier Scénographie Élise Capdenat Lumières Sylvie Garot Vidéo Alexandre Bissarette Son Manuel Coursin Avec Carmelo Caciatto, Thierry Collet, Kurt Demey

Bienvenue dans l’espèce humaine - THÉÂTRE Benoît Lambert - Théâtre de la Tentative Faut-il désespérer de l’Espèce Humaine ? Que doit-on attendre de nos valeurs quand nous sommes passés experts dans l’art de massacrer nos semblables ? Sommes-nous condamnés à nous « auto-détruire » ou peut-on espérer que l’espèce la plus inventive du règne animal finira par trouver une solution plus pacifique ? Et quelle est-elle ? Entre conférence et performance, ce nouveau volet d’un grand feuilleton théâtral Pour ou contre un monde meilleur, inauguré en 1999 par la Tentative de Benoît Lambert, titille nos utopies dans un collage-montage hilarant de nos modes de pensée ordinaires gavés de raccourcis, approximations et grands écarts. Cette apologie décalée du darwinisme social est un contre-pied au politiquement correct qui gratte à l’émeri notre cynisme désenchanté. De l’humour noir à dose massive. Conception et mise en scène Benoît Lambert Scénographie et images Antoine Franchet Costumes Violaine L. Chartier Avec Anne Cuisenier, Géraldine Pochon

du jeudi 11 au samedi 13 avril 43


DANSE

Travail Philippe Jamet - Groupe Clara Scotch Coproduction

De retour parmi nous, Philippe Jamet et son groupe Clara Scotch nous donnent des nouvelles de leur inépuisable quête : partir à la rencontre des autres pour mieux leur « danser » le portrait, danser et faire danser parce que c’est là que réside, sûrement, un peu du secret de ce que l’on appelle un être humain. Depuis deux ans, l’inspecteurchorégraphe-vidéaste mène son enquête artistique sur notre rapport au travail. Allez, au boulot ! Philippe Jamet conçoit son travail artistique comme d’autres mènent une enquête : identification du sujet, recherche de témoins, interview, interrogatoire filmé, le tout pour aboutir à une série de portraits-robots dansés. Mais l’inspecteur est bienveillant : ses enquêtes ne visent qu’à éclairer ce qui fait le mystère et la beauté d’être en vie, toutes conséquences incluses. Depuis deux ans, son groupe Clara Scotch questionne le thème du travail en Île-de-France. Inspiré par le livre Working, une enquête auprès de travailleurs américains dans les années 70, Philippe Jamet cherche à identifier ce qui relie travail et bonheur, labeur et épanouissement. Une série d’entretiens, dont six à Sénart, autour de la définition et de l’expérience corporelle du travail, a été filmée et fait l’objet d’une installation vidéo ludique déambulatoire. Cette matière a également servi de point de départ à la pièce chorégraphique avec des danseurs professionnels. À partir d’improvisations et de témoignages, c’est le travail qui donne du sens à la vie dont nous parle Philippe Jamet, celui qui permet d’être, plutôt que d’avoir. Le chorégraphe ne se contente pas de chercher ou d’interroger, il accomplit. C’est un artiste. À propos de Portraits dansés De portrait en portrait, Philippe Jamet a ainsi constitué un atlas des corps, une grammaire des gestes du monde entier. La danse y est universelle et pourtant toute personnelle. […] On ressort de là comme apaisé : cette gestuelle est un peu la nôtre. Philippe Noisette, Les Échos

Direction artistique, réalisation Philippe Jamet Concept Vidéo Patrick Harlay, Philippe Jamet, Jean-Marie Roignant Montage Vidéo Jean-Marie Roignant Chorégraphie Patrick Harlay, Philippe Jamet Installation interactive Jean-Baptiste Barrière (distribution artistique en cours)

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les jeudi 18 et vendredi 19 avril

avril


ROCK

Le Velvet de Rodolphe Burger Rodolphe Burger et sa troupe revisitent le Velvet Underground. Un défi en forme de promesse pour l’une des figures les plus influentes du rock français de ces vingt dernières années. Deux univers qui se télescopent, avec le rock comme terrain de jeu commun. Le résultat est à la hauteur de la rencontre fantasmée : un hommage sans musée, une relecture sans lunettes, du rock et du roll, ici et maintenant. « Le Velvet n’a peut-être pas vendu beaucoup d’albums, mais chaque personne qui l’a acheté a ensuite voulu monter son propre groupe ». Cette phrase de Brian Eno est probablement ce qui résume le mieux la puissance artistique d’un collectif qui en une poignée d’années a changé à tout jamais la manière d’envisager le rock. Soutenus à bout de bras par un mécène-protecteur-visionnaire hors normes en la personne d’Andy Warhol, Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison et Moe Tucker ont déchiré le rideau qui séparait la musique populaire de l’Art majuscule : Arts plastiques, Arts de la scène, Littérature ou Performance, il semble, avec le recul, que Le Velvet a offert au rock un réservoir à résurrections pour les trois siècles à venir… La trajectoire de Rodolphe Burger, ancien prof de philo alsacien qui largue tout pour fonder le groupe Kat Onoma et sillonner la France, guitare à la main, pendant dix-huit ans, est un exemple parmi d’autres de la postérité d’une démarche née dans les sous-sols de New York. Lorsqu’il rend hommage à Mahmoud Darwich – spectacle accueilli il y a deux saisons – lorsqu’il joue pour Mathilde Monnier ou qu’il sonorise le Tramway de Strasbourg, Rodolphe Burger est sans conteste un enfant du Velvet. Enfant, il est resté, et c’est pourquoi il joue simple. Pour jouer Le Velvet, il a soigné le casting : musiciens velus, poètes et performers. Un concert coup de poing, et beaucoup de projets de groupes à la sortie. Pic de natalité musicale à prévoir…

En reprenant des classiques comme Waiting For My Man, Rock’n’roll ou Sweet Jane, […] Burger réussit le tour de force de ré-enchanter la bandeson d’un monde qui ne sait plus rêver. Le Monde

En partenariat avec l’Empreinte, Savigny-le-Temple Avec Rodolphe Burger guitare, chant Geoffrey Burton guitare Joan Guillon claviers, machines, accordéon Alberto Malo batterie Julien Perraudeau basse, clavier Black Sifichi chant Sarah Yu Zeebroek chant Lumières Christophe Olivier Son Philippe Dubich

le samedi 20 avril 45


ARTS DE LA PISTE

Smashed Gandini Juggling

Costume cravate et petite robe noire, ils ont fait de l’élégance un brin surannée, leur marque de fabrique. Les neuf jongleurs virtuoses manient les pommes ou la vaisselle – comme d’autres les massues – dans un jeu de chaises chorégraphié, hommage à la grande Pina Bausch. Du jonglage délirant et pince-sans-rire de haute volée. Smashed ? Fracassant et enthousiasmant. Ils jonglent assis, debout, avec trois pommes ou un service à thé. Sous l’influence revendiquée de Pina Bausch, la troupe britannique ammenée par Sean Gandini invente une forme de théâtre jonglé. Mathieu Braunstein, Télérama

Depuis vingt ans, la troupe londonnienne sillonne le monde avec son jonglage chorégraphié très théatral, inimitable. À travers Smashed, ils présentent leur vision d’un monde complètement décalé. Dans leur univers très cinématographique, les tableaux s’enchaînent comme autant d’éloges à l’amour et à l’innocence perdue, mais aussi au Teatime, tellement british, délicieusement désué. On croit feuilleter un album photo d’après-guerre. Point de nostalgie pourtant, dans cette comédie pétillante mais un sens du geste sidérant qui réenchante chaque pas, chaque passe, chaque regard, chaque expression.

Comme chez Pina Bausch, à qui ce spectacle rend un très bel hommage, les corps sont toujours en mouvement, dansent et jonglent à l’infini. Les Gandini allient une précision poétique et délirante de haute volée à une douceur sépia d’où émane, pourtant, une énergie à toute épreuve. Mais comme souvent, outre-Manche, l’humour pince-sans-rire dit mieux que la rage de vivre. Alors on rit lorsque les assiettes et les pommes volent en éclat dans un final époustouflant. Nous connaissions le Tanztheater de Pina Bausch, voici venu le Jungletheater des Gandini, une performance hors limites pour un jonglage inédit. So british !

Conception Sean Gandini, Kati Ylä-Hokkala Avec Sean Gandini, Kim Huyn, Sakari Mannistö, Owen Reynolds, Iñaki Sastre, Niels Seidel Malte Steinmetz, Jon Udry, Kati Ylä-Hokkala

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du mardi 23 au vendredi 26 avril

avril


Mon plus beau souvenir, c’est un mélange de tous les spectacles que j’ai vus. ÉCOUTEZ, DÉBATTEZ, PARTICIPEZ Rencontres après spectacle Lettre au père > mercredi 15 mai JOUEZ, DANSEZ, PARTICIPEZ Stage avec les artistes de la saison Module 4 : Le jeu burlesque par René des Cousins > samedi 25 et dimanche 26 mai (voir p 56)

ÇA SE PASSE AILLEURS ET C’EST BIEN AUSSI… L’Espace culturel Les 26 couleurs présente Magie (spectacles, cinéma, conférence et café philo). Au programme : Influences - Thierry Collet Parallaxe café - La roulotte de Benoît Dattez > samedi 1er et dimanche 2 juin rue Pasteur, Saint-Fargeau-Ponthierry Tél. 01 64 81 26 66 JEUNE PUBLIC Au fond de la classe musique Merlot > mardi 21 et mercredi 22 mai (voir p 65)

mai-juin 47


THÉÂTRE

Lettre au père Franz Kafka - Jean-Yves Ruf

Une lettre au père de cinquante pages. Pas un règlement de compte, mais le constat amer d’un fils étouffé dont la vie entière aura été hantée par les sentences paternelles. Ce texte, extrêmement poignant, est comme un cri de survie. Le metteur en scène, Jean-Yves Ruf, familier des blessures de l’âme, le confie à Jean-Quentin Châtelain, l’un des acteurs les plus habités qui soit. Entre rage et tendresse, seul, l’acteur devient le porte-parole de la douleur de tous les fils. Kafka a 36 ans. Quelques années avant sa mort, alors qu’il projette de se marier avec Julie Wohryzeck, il rédige une longue lettre à son père : elle ne parviendra jamais à son destinataire. Entre colère et amour, cette déclaration de guerre autant qu’une volonté d’apaisement, dit la douleur d’un fils qui clame son droit d’exister à un père envahissant. Les mots claquent, précis, furieux. Plus le fils fait l’éloge du père, plus résonnent en creux la rage de l’enfant dominé. Comment hurler ses terreurs enfantines et rêver une autre relation. Kafka, rongé par la culpabilité, tangue. Sans doute sait-il que ces cinquante pages ne pourront jamais rien résoudre. Mais a-t-il un autre choix quand sa survie est engagée ? Il s’agit pour lui de lui trouver une langue qui résoudrait l’équation intérieure d’un enfant blessé, devenu adulte, sur le point de se marier, voire de devenir lui-même père. Jean-Yves Ruf a choisi de ne rien opposer à ce texte magnifique. L’espace est totalement habité par l’acteur, qui arpente le plateau nu, entre trois bancs et quelques traits de lumière. Avec sa diction si particulière, JeanQuentin Châtelain sait laisser les mots en suspens quand plus rien ne peut se dire. Sans cesse « à tutoyer les gouffres », il est à la fois le père et le fils réunis, donnant au texte, que tous ceux qui l’ont lu se sont approprié, une distance mordante, ironique, parfois légère, souvent furieuse. Et surtout, il sait tendre un fil de plomb entre le père et le fils pour exprimer le désespoir d’une relation terrifiante. Pour interpréter une matière aussi riche, la faire exister aujourd’hui au théâtre, il fallait deux chercheurs d’or artistique, de ceux qui labourent les terres vierges et jouent les funambules entre les astres : Jean-Quentin Châtelain et Jean-Yves Ruf. Regart (Suisse)

Texte Franz Kafka Traduction Monique Laederach - Éditions Mille et une nuits Mise en scène Jean-Yves Ruf Assisté de Alain Borek Scénographie Laure Pichat Lumières Christian Dubet Son Jean-Damien Ratel Avec Jean-Quentin Châtelain

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du mardi 14 au jeudi 16 mai

mai


Quatuor Benaïm - Georges Pludermacher

MUSIQUE CLASSIQUE

Hommage à Brigitte Engerer C’est avec une immense tristesse que nous apprenions, le 23 juin dernier, la disparition de la très grande pianiste, Brigitte Engerer, alors que nous l’attendions en compagnie du Quatuor Benaïm en mai 2013 avec un programme autour de Schubert et Dvorak. Un hommage lui sera donc rendu lors de cette soirée avec le Quatuor Benaïm et Georges Pludermacher (programme en cours).

Assurément cette page ne suffirait pas à énumérer les distinctions, prix, récompenses et autres éloges que Brigitte Engerer a reçus et lui ont valu de collaborer avec les plus éminents chefs et orchestres. Retenons-en un qui a fait date. En 1982, notre pianiste, alors toute jeune femme, est l’unique musicienne française invitée par Herbert von Karajan pour célébrer le centenaire de la Philharmonie de Berlin. À cette occasion, elle se produit en soliste sous la direction d’un certain Mstislav Rostropovitch… Une carte de visite qui fait rêver ! Quelques années auparavant, un Premier prix du Conservatoire de Paris en poche, Brigitte Engerer décide de parfaire son art du clavier au Conservatoire de Moscou dans une Russie encore très isolée de l’Europe occidentale. Elle y restera neuf ans.

Son lyrisme fougueux fait merveille dans le répertoire romantique, la musique de l’Est européen demeurant l’un de ses domaines de prédilection. Elle se produit avec le même bonheur, tant en soliste qu’en musique de chambre, en compagnie de partenaires aussi prestigieux que Boris Berezovsky, Gérard Caussé ou encore Laurence Equilbey et le Chœur Accentus avec lesquels elle collabore depuis de longues années. L’expression de l’instabilité des sentiments ne souffre aucune défaillance des doigts. C’est cette force au service de la fragilité qui vaut à Madame Engerer l’enthousiasme jamais démenti d’un public fidèle.

Avec Brigitte Engerer piano et les musiciens du Quatuor Benaïm : Yaïr Benaïm, Archil Kharadze violons Yuri Kuroda alto Paruyr Shahazizyan violoncelle

le mardi 14 mai 49


CHEMINS DE TRAVERSE

Le Campement 2 programmation en cours…

Après la première édition 2012 du Campement posé au Carré Sénart, nous installerons notre Campement 2 à Moissy-Cramayel dans le très joli Parc des Maillettes avec son ancienne halle, son étang, ses canards, ses pâquerettes, et ses lapins.

Imaginez une sorte de fête de fin de saison où l’on pourrait partager en famille, avec ses amis, toutes générations confondues, un simple moment de douceur et de fête. Ensemble. Imaginez un petit campement forain avec ses attractions, ses fanfares, ses saltimbanques de tout poil. Un pied dans le théâtre de rue, l’autre dans le cirque, la tête tournée vers les étoiles et les poètes, le cœur rempli du sentiment que c’est parfois agréable de perdre du temps, de rire ensemble, rêver, toujours, discuter encore et encore, pour imaginer un monde meilleur.

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mai-juin


Pour ce Campement 2, nous vous concocterons un condensé des spectacles que l’on aime avec, au menu : dressage de puces, théâtre d’ombres et de marionnettes, petites formes de cirque… En fil rouge, l’inclassable David Bursztein et ses camarades de la compagnie Life is not a pic nic déambuleront parmi vous. Cette joyeuse bande de musiciens-comédiens vous racontera anecdotes, blagues et autres fables glanées lors de leurs voyages aux quatre coins de la planète. Le tout sur fond de rythmes endiablées ! Et puis, oui, nous récidiverons avec nos courses improbables de lapins, bateaux pop pop, pee pee air et autres concours kitsch. Le cinéma sera également de la partie avec ses ateliers vidéo pour marmots, ses quizz ludiques et très certainement une jolie surprise « made in Moissy »… En attendant le programme définitif, réservez d’ores et déjà les deux rendez-vous que sont Le jeu des 1 000 euros, version Bertrand Bossard et la fameuse Quermesse brindezingue de l’Office des phabricants d’Univers Singuliers, alias les O.p.U.S.

Le jeu des 1 000 euros - THÉÂTRE Bertrand Bossard Inspiré de la célèbre émission de France Inter, véritable institution populaire qui nous a tous vu grandir et qui traverse les âges, ce spectacle est une forme hybride, entre faux jeu d’animation interactif et vrai théâtre. Chacun est convié à jouer, les éliminatoires seront décisifs. Mais qui sont ces spectateurs qui nous entourent ? Sont-ils tous si innocents, eux qui prennent un malin plaisir à faire dérailler le jeu pour mettre en doute les réponses de l’animateur ? Entre jeu d’animation et théâtre, Le jeu des 1 000 € interroge le rejet de la pensée. Quoi de mieux exposé que l’émission la plus écoutée de l’Hexagone pour faire revivre les grandes voix qui ont façonné nos consciences, celles qui nous manquent tant aujourd’hui pour retrouver une pensée critique sur le monde ? Texte et mise en scène Bertrand Bossard Assisté à la mise en scène de Fanny Gayard Collaboration artistique et dramaturgie Marion Richez Scénographie Damien Villiere Avec Louise Belmas, Bertrand Bossard, Benjamin Farfallini, Pierre Hiessler

La Quermesse de Ménetreux - THÉÂTRE Cie O.p.U.S. Bienvenue à Ménetreux, vrai faux village bourguignon où règne une vraie volonté d’aller à contre-courant des choses établies.
Venez découvrir les douze stands éclairés au gaz – cela n’est pas si courant ! – de sa Quermesse proposée par les vrais faux membres du comité des fêtes. Les dix-huit comédiens vous invitent à participer à des jeux comme on n’en fait plus : tiercé de renards empaillés, chamboul’tout des têtes des fayots de l’école du village voisin, lancer de frigo… Comme toujours chez O.p.U.S., on met la vie en scène pour mieux en décaler sa perception. Mais pas n’importe quelle vie, celle des mémoires vives et des langues de bois, d’une France d’antan que l’on n’a jamais connue, et pour cause, elle n’a jamais existé. Leurs fictions déjantées, sont-elles vraiment fausses ou faussement vraies ? Avec Vanessa Bernard, Bertrand Boulanger, Gérard Court, Sébastien Coutant, Bruno Gastao ou Mathieu Laville, Patrick Girot, Yves Jannel ou Étienne Grebot, Chantal Joblon, Ronan Letourneur, Georges Matichard, Frédérique Moreau de Bellaing, Boa Passajou, Agnès Pelletier ou Sandrine Bourreau, Julien Pillet, Pascal Rome, Mathieu Texier

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du mardi 28 mai au dimanche 2 juin (lieux p 64) 51


Jeune public

Nosferatu

Blanquette

THÉÂTRE

THÉÂTRE - Coproduction

Bob théâtre

Joséphine Sourdel

À partir de 9 ans

À partir de 8 ans

Les tours des vents DANSE

Cie AlleRetour À partir de 6 ans

Petit ou grand, c’est si bon d’avoir les jetons quand on n’est pas une mauviette ! Venez hurler d’épouvante avec le Bob théâtre, pour mieux mourir de rire. Même pas peur !

Joséphine Sourdel s’est emparée du célèbre conte de Daudet pour lutter, pied à pied, avec la morale de l’histoire. Pour elle, s’émanciper, c’est grandir et refuser la peur.

Après l’accueil de Princesse K la saison dernière, voici l’épatante relecture du mythe de Dracula. Ce Nosferatu, version Bob théâtre, frise le pastiche allumé. Les deux acteurs manipulateurs s’entendent comme personne pour restituer un climat terrifiant aidés de pauvres ampoules électriques, de mixeurs ou de moulins à café moustachus. Les tableaux s’enchaînent, souvent magnifiques, tels des plans de cinéma. Et le cocasse n’est jamais loin. Les bricolos ont un art consommé de condenser une histoire en une image, avides de télescopages burlesques, et surtout, ils adorent jouer avec les clichés. Ici, on est servi. Entre premier et second degré, on tremble, on pleure, mais de rire, comme dans un train fantôme. Grand frisson garanti. Parions que si, jusqu’alors, le plus célèbre vampire des Carpates vous laissait de marbre, vous sortirez mordus !

Blanche, dixRAISONS ans, lit La chèvre INDÉPENDANTES de M. Seguin. Voix et ombres courent surDE lesNOTRE murs, envahissent VOLONTÉ, CE specsa chambre et son esprit. Nouvelle tacle EST ANNULÉ. lecture. Sa voix se dédouble. Qui PROGRAMMATION DE est là ? Une étrange petite bonne REMPLACEMENT femme, Écho, s’est glissée dans les EN COURS (voir site lui Internet) draps. Blanche confie ses tourments : si toutes les petites chèvres finissent mangées par les loups, ça veut dire qu’on ne peut jamais rien faire parce que tout est trop dangereux ? Joséphine Sourdel a décidé de provoquer Daudet, le conservateur, en un duel créatif pour clamer l’éloge du risque : le risque de vivre libre et d’inventer sa vie. Car Blanquette, c’est aussi l’histoire d’une génération d’aujourd’hui, à qui on ne sait plus quoi interdire pour la protéger d’une société qui nous effraie. Mais plutôt que la brider et lui couper l’herbe sous le pied, ne se doit-on pas de lui donner du courage, pour l’accompagner pas à pas dans la découverte d’un avenir qui demeure à inventer ?

les 10 et 13 octobre

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POUR DES

les 13 et 14 novembre

Et si la terre ne tournait que grâce aux danses des petites filles à travers le monde ? Et si les saisons n’étaient que le résultat de millions de petits pas gracieux et autres sauts de puce ? Hypothèse farfelue ? Demandez donc aux petites filles d’arrêter de danser, et observez le résultat. Et n’allez pas dire qu’on ne vous avait pas prévenu ! Heureusement pour vous, un fou veille toujours au grain… Et comme la vie est bien faite, la dernière création du chorégraphe Jésus Hidalgo est inspirée du conte Et les petites filles dansent de Jo Hoestlandt, une histoire qui part de l’idée que la terre tourne parce que les petites filles dansent. Les tours des vents, de Jésus Hidalgo, transpose sur scène la beauté du conte, en nous racontant, avec ses danseurs, ce qu’il advient du temps et des saisons, lorsque les rois et présidents interdisent aux enfants de danser. Gageons qu’à l’avenir vous regarderez les danses enfantines d’un autre œil…

les 4 et 5 décembre


Traverse

Minifocus

DANSE-MUSIQUE

MUSIQUE

Thomas Guerry Camille Rocailleux

1 montreur d’ours À partir de 5 ans

À partir de 8 ans

ARTS DE LA PISTE

Damien Bouvet À partir de 4 ans

Ici, un comédien, une danseuse et des musiciens vont entamer un dialogue tout en harmonie. Un dialogue entre corps et musique, malicieux, virtuose et inventif.

Quatre musiciens bricolos et déjantés se sont mis en tête d’initier nos bambins au détournement de jouets et à la brocante sonore…

Déjà accueilli avec leur précédent spectacle, Echoa, la compagnie Arcosm revient avec un projet mêlant danse, body percussions et clownerie. Dans l’intimité de son intérieur très ordonné, un homme semble très occupé, voire préoccupé par une série d’actions pourtant très banales que lui impose son quotidien. Les jours se suivent et se ressemblent, jusqu’à ce que sa voisine vienne frapper à la porte… Emilien en perd son rythme, s’emballe, s’étale. Le voilà amoureux et plus rien ne sera comme avant. D’autres personnages entrent alors dans une folle sarabande, où même les objets prennent vie. Entre le rêve et la réalité, l’univers burlesque, proposé par le chorégraphe et le compositeur qui forment le duo d’Arcosm, nous entraîne dans un cinéma muet survitaminé. Leur monde trépidant est une vraie fantaisie. Une bouffée d’oxygène ludique pour petits et grands.

Les quatre énergumènes, issus de la compagnie 2 rien merci présente au Campement 1, amateurs d’objets et de jouets qui font pouetpouet, travaillent quotidiennement à ne pas faire leur âge. Dans les théâtres ou dans la rue, ils détournent à l’année tous les jouets qui tombent entre leurs pattes velues en les mêlant au son d’instruments aussi beaux qu’oubliés. Dans leur surplus de bagages, comptez sur un tuba à vibrations ventriculaires, un euphonium ou l’incontournable caisse claire à pied. Le résultat musical s’écoute comme on chine dans une sorte de brocante sonore. Ces gars-là ont surtout une passion sans bornes pour le son parfois rocailleux des instruments oubliés au grenier. Aussi visuel que musical, l’effet sur les bambins est sans appel. Écoute attentive, participation active, réaction euphorique, et furieuse envie de reproduire le tout à la maison. On avait rarement entendu vide-grenier aussi joyeux.

les 16 et 19 janvier

Petit cirque et les petits toros

les 5 et 6 février

Clown et magicien, Damien Bouvet est un clown-orchestre à lui seul. Avec ses accessoires, il crée deux petites merveilles d’invention décalées et rafraîchissantes. Lumière au front et guirlandes aux bras, notre clown s’arme d’une batterie de cuisine et tout le cirque est convoqué. Plus tard, ce sont ses pieds qui engageront la bataille entre le matador et son alter ego, un taureau chaussé de noir pour une corrida à hurler de rire. Damien Bouvet est de ces clowns qui n’ont jamais perdu la faculté de regarder le monde à hauteur d’enfant. Car faut-il plus qu’un parapluie rouge déployé pour dire le chapiteau ou un gant de vaisselle noir pour faire l’otarie ? Nous ne dirons rien de l’ours contorsionniste… Juste dire, émerveillés, les vertus poétiques de ce petit monde. Pour les mômes, cela est évident, habitués qu’ils sont à bricoler des univers de rêves avec trois bouts de bois. Leurs yeux écarquillés témoignent tout de même qu’ils reconnaissent, en ce grand clown, les talents d’un enfant très aguerri.

le 20 mars le 26 mars le 27 mars

l’effet scène (voir p 61)

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Jeune public

Le Petit Poucet

Au fond de la classe

THÉÂTRE

CHANSON

Laurent Gutmann

Merlot

À partir de 9 ans

À partir de 5 ans

Laurent Gutmann déjoue la morale de ce conte, de manière souvent absurde et décalée pour cette traversée de l’enfance…

Merlot devrait être embauché par le Ministre de l’Éducation. Ses chansons donnent irrésistiblement l’envie d’aller à l’école tous les jours, vacances comprises !

Nous connaissons par cœur Le Petit Poucet. Fidèle au récit mais transposé à notre époque, Laurent Gutmann en a gardé la puissance évocatrice et fantasmée en n’éludant aucune des terreurs qui nous marquent encore : l’abandon, le cynisme, la voracité. Toutes ces peurs d’enfants qui permettent de grandir et de retrouver plus sereins nos parents, à la fois les mêmes, à la fois différents. Mais le metteur en scène a dépassé la fable pour poser un regard sur les rapports familiaux et le rôle de souffredouleur. Il suffit de presque rien. Un Petit Poucet plus vieux que ses parents, vieil enfant inutile dont on voudrait se débarrasser, une partie de cache-cache entre parents et enfants pour jouer à se perdre en vrai, et le décalage opère. D’abominable, le récit devient alors absurde. Un spectacle beau, fin, drôle qui convoque, avec beaucoup d’ambition, l’esprit critique des enfants. Ce n’est pas si fréquent.

les 23 et 24 avril

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Bienvenue au fond de la classe. Mais ne vous inquiétez pas, il y aura de la place pour tout le monde. Merlot s’y est déjà installé avec sa guitare et a demandé à ses copains d’amener leurs instruments. Lucien a pris son énorme soubassophone tandis que Polo n’a besoin que de sa bouche pour faire autant de bruit qu’une section de percussions. C’est désormais sur un air de reggae, un rythme rap ou un accord de blues que les histoires s’échangent sous le manteau. L’école de Merlot est mélangée, foutraque et joyeuse. On s’y dit bonjour dans un nombre de langues qui fait ressembler les couloirs à ceux de l’ONU. On y joue autant qu’on y apprend, et la cour de récré est une planète à part entière du système scolaire. Quant à la cantine, elle s’est transformée en un haut lieu de lutte révolutionnaire au nom de la frite. Depuis que ces trois gars-là jouent et chantent, l’école ne vit plus au même rythme.

les 21 et 22 mai


Installée dans nos salles depuis octobre 2011, la projection numérique apporte au public un plus grand confort avec une qualité d’image et de son saisissante. À travers une offre plus large, elle vous permet de découvrir les dernières productions en 3D mais aussi de revoir des chefs-d’œuvre restaurés du patrimoine cinématographique.

Programme Se référer au CinéSénart à disposition à l’accueil ou sur notre site Internet. Horaires des séances cinéma > les lundis, mardis et vendredis à 20h30, > les mercredis et samedis à 15h et 20h30, > les jeudis à 19h30, les dimanches à 17h et 19h30 Séances supplémentaires pendant les vacances scolaires > les lundis, mardis et vendredis à 15h

CINÉMA

Le cinéma

Temps forts Mois du documentaire > en novembre Cette manifestation nationale met en valeur ce genre cinématographique générant le dialogue entre auteurs et spectateurs. Cette année, autour du thème Aux urnes citoyens, en présence du réalisateur Pierre Carles. Soirée du court-métrage En partenariat avec l’Agence du court-métrage. > en mars Nous proposons un programme de films courts primés dans les plus grands festivals. L’occasion de rencontrer d’autres passionnés de 7e art, dans un cadre convivial. Soirées thématiques > tout au long de la saison Pour découvrir ou revoir des chefd’œuvres du cinéma autour d’une thématique. Le programme de ces soirées vous sera dévoilé en cours de saison.

À savoir Projection d’un courtmétrage en avant programme d’un long-métrage en partenariat avec l’Agence du court-métrage

Rendez-vous tout public Ciné club Projection d’un film du répertoire programmé par un comité de pilotage, suivie d’une discussion et d’un éclairage cinématographique. > une fois par trimestre Séances de rattrapage L’occasion de (re)découvrir les films qui ont marqué l’actualité cinématographique du trimestre. > tout au long de la saison

Rendez-vous jeune public Ciné-goûter À l’issue de la projection, nous proposons aux enfants de discuter du film autour d’un goûter. > un mercredi par mois à 15h Atelier vidéo Réalisation d’un petit film d’animation ou de fiction : écriture du scénario, réalisation, montage. Un DVD est remis aux enfants à la fin de l’atelier. > un mercredi par mois à 15h

Retrouvez toute l’actualité cinématographique sur notre site Internet. Et pour rester informé, abonnez-vous à la Cinénews Pour plus d’infos, contactez le secteur cinéma : cinema@scenenationale-senart.com

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ACTIONS CULTURELLES

Tout public

Présentations de saison Pendant la période de rentrée, la Scène nationale est à votre disposition pour organiser une présentation de saison chez vous. Illustrés par des extraits vidéos et musicaux, spectacles et actions culturelles seront présentés aux groupes de personnes que vous aurez conviés.

Le Cercle des lecteurs Vous aimez feuilleter, bouquiner, lire, dévorer… Vous avez une passion pour toutes sortes de livres. Vous vous régalez à conseiller, à donner goût, à écouter… Le Cercle des lecteurs est tout indiqué pour vous ! Avec la librairie, Le Pain de quatre livres, un concile pour échanger sur ses lectures et les faire partager ensuite au public de la Scène nationale.

Stages Stage avec les artistes de la saison Module 1 : Body percussion par Camille Rocailleux (voir p 53) > samedi 9 février Module 2 : L’art d’avoir toujours raison (magie) par Matthieu Villatelle ou Rémy Berthier assistant de Thierry Collet (voir p 43) > samedi 23 et dimanche 24 mars Module 3 : Le renouveau du jonglage par les artistes de la compagnie Gandini (voir p 46) > samedi 27 avril Modules 4 : Le jeu burlesque par René des Cousins (voir p 25) > samedi 25 et dimanche 26 mai

Stages danse Initiation à la danse à travers l’univers de plusieurs artistes et intervenants. Module 1 : La danse romantique au xxie Siècle par Thomas Lebrun (voir p 9) > dimanche 21 octobre Module 2 : Le duo chorégraphique par Mark Lorimer (voir p 12) > samedi 10 novembre Module 3 : L’univers de Paco Dècina par Paco Dècina (voir p 28) > dimanche 27 janvier Stages danse adultes-enfants Enfants et adultes se retrouvent pour danser ensemble. Le chorégraphe Jean-Christophe Bleton amène les participants de toute taille à devenir une vraie force de proposition créative. Cette saison, le projet est ouvert à un autre danseur-chorégraphe (en cours). > 7 séances programmées les samedis après-midi, Docteur Bramais, voir notre site Internet. Stages Théâtre autour de Fahrenheit 451 À l’occasion du spectacle Fahrenheit 451 produit par la Scène nationale de Sénart, le metteur en scène David Géry recherche la participation d’amoureux du livre pour participer à sa création. Si un roman a changé votre vie, si vous avez un livre de chevet dont vous rêvez de réciter quelques passages, rejoignez le groupe des Hommes-livres. > samedi 19 janvier > samedi 16 et dimanche 17 février Retrouvez le calendrier des rendez-vous et des stages sur notre site Internet. Pour vous inscrire, contactez le service des relations publiques (voir ci-contre).

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Avec les écoliers

Accompagnement dans le cadre des projets culturels Présentation de la saison auprès de l’équipe pédagogique, préparation des élèves, documentations sur les spectacles ou les films, rencontres avec les artistes ou avec l’équipe de la Scène nationale…

École et cinéma Ce dispositif permet aux enfants, dès leur plus jeune âge, de s’initier à la lecture de l’image. Présentation avant la séance, discussion approfondie après la projection, visite en cabine, interventions régulières en classe, c’est un véritable parcours initiatique au cœur du cinéma. > Avec quatre écoles de Sénart et des environs.

Service des relations avec le public (voir ci-dessous)

Spectateur-réalisateur

Atelier danse à l’école

En parallèle de la venue des élèves à la projection d’un ou plusieurs films pendant l’année, cet atelier de pratique initie les élèves à l’écriture de scénario, au montage, en passant par la réalisation. > Avec quatre écoles de Sénart et des environs.

Nous accompagnons les élèves dans la découverte et la pratique de la danse contemporaine. Cette initiation se complète par la venue des élèves aux spectacles dans le cadre scolaire ou en soirée avec leur famille, par un atelier parent-enfant, un atelier sur scène et une restitution en fin de saison. > Avec quatre écoles de Sénart. Intervenant : Jean-Christophe Bleton.

Voyages initiatiques À travers leurs regards sur trois spectacles et un film dans la programmation jeune public, les élèves aborderont « Le fantastique » dans le théâtre et le cinéma. Ce « voyage initiatique » leur permet de découvrir plusieurs styles d’écriture. À l’issue des représentations, les élèves pourront interroger les artistes sur le processus de création et nourrir ainsi leur travail d’écriture scénaristique afin de réaliser un court-métrage sur la thématique proposée. > Avec trois écoles de Sénart. Intervenants : en cours.

Pour en savoir plus Retrouvez toute la programmation jeune public spectacles et cinéma dans la brochure jeune public, disponible auprès du service accueil ou téléchargeable sur notre site Internet.

Le service des relations publiques Jean-Christophe Estiot > 01 60 34 53 81 Alexandra Boëgler > 01 60 34 53 76 Sarah Mégard > 01 60 34 53 72 Anne Pichard > 01 60 34 53 80 rp@scenenationale-senart.com

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ACTIONS CULTURELLES

Avec les collégiens et lycéens Ateliers artistiques, au collège

Collèges et lycées au cinéma

Les collégiens volontaires travaillent avec un artiste pour une sensibilisation au théâtre et à la danse. Ils viennent également régulièrement à la Scène nationale afin de développer leur esprit critique. > Avec quatre collèges de Sénart et des environs. Collège Les Aulnes, Combs-la-Ville Collège Le Grand Parc, Cesson Collège Arthur Chaussy, Brie-Comte-Robert Collège Honoré de Balzac, Nemours Intervenants : Juliet O’Brien, Aurore Déon, Blandine Minot.

Adapté selon les tranches d’âge, ce dispositif d’initiation à la lecture de l’image repose sur les mêmes principes que École et cinéma (voir p 57). > Avec quatre établissements de Sénart et des environs.

Options théâtre, au lycée Les objectifs des options théâtre reposent sur l’acquisition du répertoire classique et contemporain, par une pratique théâtrale hebdomadaire mais aussi par la venue régulière des élèves aux spectacles afin de cultiver leur regard critique. > Avec deux lycées de Sénart et des environs Lycée Galilée, Combs-la-Ville, l’option obligatoire Lycée George Sand, Le Mée-sur-Seine, l’option facultative. Intervenantes : Cécile Gérard, Juliet O’Brien, Marion Suzanne.

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Jumelages au lycée Les ogrelets

L’objectif est de faire plancher six groupes de lycéens autour des problématiques théâtrales. À l’issue de deux jours de pratique à la mise en scène, les élèves réaliseront documentaires, expositions et journal. Un cycle de conférences animées par des artistes, journalistes et traducteurs complètera ce projet. > Avec les quatre lycées partenaires : Lycée Pierre Mendès France, Savigny-le-Temple Lycée Sonia Delaunay, Vert-Saint-Denis Lycée Talma, Brunoy Institut Saint-Pierre, Brunoy Intervenants : comédiens et techniciens du Théâtre de la Tentative. Les arts de la piste Conférences et rencontres sur l’esthétique du nouveau cirque et analyse des spectacles vus avec des intervenants extérieurs. > Avec deux établissements de Sénart et des environs. Intervenante : Anne Joubinaux.


Avec les étudiants

DUT Carrière sociale option métiers socioculturels, IUT de Sénart Encadrés par des professionnels, nous proposons à ces étudiants des rencontres avec des artistes ainsi que des stages de pratiques artistiques. Metteurs en scène, comédiens, circassiens, danseurs et professionnels de la culture, interviennent régulièrement tout au long de la saison. > Avec l’Institut universitaire de technologies de Sénart, Paris xii. Intervenants : Jean-Christophe Bleton, Muriel Cuif, Anne Joubinaux, Sophie Jude.

Restitutions plateau La Scène nationale propose au public d’assister à une restitution des ateliers mis en place cette saison. Ainsi, les participants de l’atelier danse adultes-enfants, les élèves de l’atelier de pratique chorégraphique, des ateliers artistiques, de l’option théâtre obligatoire et du DUT Carrière sociale présenteront une restitution théâtrale ou chorégraphique, aboutissement du travail mené tout au long de la saison.

Restitutions vidéo Les restitutions vidéo permettent de découvrir les productions audiovisuelles réalisées tout au long de la saison par les élèves des différents établissements scolaires. Chaque film sera présenté par les élèves et un échange avec le public aura lieu à l’issue de chaque diffusion.

Les intervenants Nous rappelons que ces projets, mis en place pour accompagner les élèves vers « l’art d’être spectateur » ne pourraient se faire sans l’aide des nombreux artistes et professionnels de la culture qui nous suivent tout au long de la saison. Nous les remercions, ici, chaleureusement.

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PARTENAIRES

Les coproducteurs des spectacles M2 Coproduction vzw Circuscentrum ; Pct Dommelhof ; Humorologie Les méfaits du tabac L’affaire de la rue de Lourcine Coproduction Compagnie Pipo ; SortieOuest à Béziers La jeune fille et la mort Production Compagnie Illico, Centre chorégraphique national de Tours, direction Thomas Lebrun I Coproduction Théâtre national de Chaillot ; Maison de la danse de Lyon ; Centre Chorégraphique national de Roubaix Nord-Pas de Calais ; Le Phénix Scène nationale Valenciennes ; Centre chorégraphique national Ballet de l’Opéra national du Rhin ; Danse à Lille Centre de Développement Chorégraphique-Roubaix I Apport en production Centre chorégraphique national de Créteil et du Val de Marne I Cette création a été rendue possible grâce aux financements de la DRAC Nord Pas-de-Calais et du Conseil Régional Nord Pas-de-Calais. Chemise propre et souliers vernis Production déléguée La Mouline I Coproduction La Coursive, Scène nationale de La Rochelle ; Le Théâtre 71, Scène nationale de Malakoff ; Le Bateau Feu, Scène nationale de Dunkerque ; Le Théâtre Dijon Bourgogne, Centre dramatique national ; le Comité d’Animations du Pays Mellois et Haut Val de Sèvres ; Cluny Cultures ; Le Rayon-Vert Saint Valéry-en-Caux ; Théâtre Artistic Athévains To intimate Coproduction Les Théâtres de la ville de Luxembourg ; Charleroi/ Danses ; Maison de la Musique de Nanterre ; Kaaitheater Bruxelles, Pact-Zollverein ; La Bâtie-Festival de Genève I Représentant international Sarah Ford/Quaternaire Six personnages en quête d’auteur Production La Colline, Théâtre national I Coproduction Le Festival d’Avignon

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Jeux de cartes 1 : Pique Production Ex Machina I Créé à l’initiative du Réseau 360° et commanditée par Luminato, Toronto Festival of Arts & Creativity I Coproduction Teatro Circo Price, Madrid ; Ruhrtriennale ; Scène nationale de Sénart ; La Comète, Scène nationale de Châlons-enChampagne ; Célestins, Théâtre de Lyon ; Cirque Jules Verne et Maison de la Culture, Scène nationale d’Amiens ; Roundhouse, Londres ; Odéon, Théâtre de l’Europe ; Østre Gasværk Teater, Copenhague ; Norfolk & Norwich Festival ; International Stage at Gasverket Stockholm Ibrahim Maalouf Production Anteprima Isabelle et la bête Production déléguée MC2 Grenoble I Coproduction MC2 Grenoble ; Théâtre national de Bretagne ; Compagnie Le Zéphyr En attendant Godot Production déléguée à la création MC2 Grenoble I Production déléguée pour la reprise Scène nationale de Sénart I Coproduction MC2 Grenoble ; Compagnie Lire aux Éclats ; Le Parvis-Scène nationale de Tarbes I Coréalisation Athénée Théâtre Louis-Jouvet Fin de partie Production Scène nationale de Sénart I Coproduction Compagnie Lire aux Éclats I Coréalisation Athénée Théâtre Louis-Jouvet Plein tube ! Coproduction Scène nationale de Sénart ; l’Archipel, Scène de territoire pour le Théâtre ; Le Channel, Scène nationale de Calais Par hasard et pas rasé Production Les Productions de l’Explorateur ; Les Grands Ducs ; La Comète, Scène nationale de Châlons-en-Champagne ; Théâtre de Nîmes ; La Comédie de Reims

Non finito Production Compagnie Paco Dècina I Coproduction Théâtre de Chartres, Scène conventionnée ; La Briqueterie, Centre de développement chorégraphique du Val de Marne ; Théâtre Jean Vilar, Vitry-sur-Seine Aldo Romano Production Anteprima Gemelos Production Compagnie Teatrocinema (Chili) I Production déléguée en Europe Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau Théâtre des opérations Production Compagnie dernière minute ; LG Arts Center ; Théâtre Vidy-Lausanne (Suisse) ; Théâtre du Rond-Point I Avec le soutien de la fondation BNP Paribas Fahrenheit 451 Production déléguée Scène nationale de Sénart I Coproduction Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de la Savoie ; Le Volcan, Scène nationale du Havre ; Célestins, Théâtre de Lyon ; Théâtre de la Commune, Centre dramatique national d’Aubervilliers ; T. d’Or (Théâtre) Uprising I The art of not looking back Production Hofesh Schechter Company Le syndrome Othello Production La Comète, Scène nationale de Châlons-en-Champagne Coproduction Opéra comique ; Scène nationale de Sénart Ennemi public Production La Comédie de Béthune, Centre dramatique national Nord-Pas-de-Calais I Coproduction Centre dramatique national des Alpes, Grenoble À la recherche des canards perdus Production Vertical Détour

Qui-vive Production Le phalène I Coproduction Parc de la Villette dans le cadre des Résidences d’artistes ; La Comédie de Caen, Centre dramatique national de Normandie ; Le Carré – Les Colonnes, Scène conventionnée, Saint-Médard-en-Jalles/Blanquefort ; Le Manège, Scène nationale de Maubeuge ; CCAS (La Caisse centrale d’activités sociales du personnel des industries électrique et gazière) ; Le Granit, Scène nationale de Belfort ; le Rayon Vert, Scène conventionnée de SaintValéry-en-Caux ; L’Hippodrome, Scène nationale de Douai Bienvenue dans l’espèce humaine Production déléguée Le Théâtre de la Tentative I Coproduction Théâtre Dijon Bourgogne, Centre dramatique national Travail Coproduction MC93 Bobigny ; Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne ; Scène nationale de Sénart ; Maison des métallos, Établissement culturel de la Ville de Paris ; Le Channel, Scène nationale de Calais ; Maison de la culture de Bourges, Scène nationale Le Velvet de Rodolphe Burger Production déléguée Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau I Coproduction Compagnie Rodolphe Burger ; Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau ; Wart Smashed Production Gandini Juggling I Coproduction National Theater de Londres ; La Brèche, Cherbourg Lettre au père Production Théâtre Vidy-Lausanne Coproduction Chat Borgne Théâtre Le jeu des 1 000 euros Production le CENTQUATRE-Paris ; Cie B. Initials I Coproduction Le TAP, Théâtre Auditorium de Poitiers, Scène nationale ; Le Mail, Scène culturelle de Soissons


Effet scènes

Réseau 360°

Le Festival des Scènes nationales

Réseau international de lieux artistiques circulaires

> du 18 au 23 mars 2013 Premier réseau de la décentralisation, les Scènes nationales produisent, coproduisent, diffusent chaque saison, l’essentiel de la création dans le domaine du spectacle vivant, mais aussi des arts plastiques et du cinéma pour bon nombre d’entr’elles. Elles accueillent 3,5 millions de spectateurs et expriment, à travers un réseau de soixante-dix établissements, une grande part de la diversité et de la richesse de la production française, européenne et internationale. Les artistes y travaillent selon des formules libres et adaptées à la réalité de chaque établissement, et à chaque projet. À partir de chaque maison, se dessine une aventure artistique et humaine qui va pouvoir se développer, partir vers d’autres territoires et se révéler à d’autres publics. En poussant la porte, vous prenez part à un mouvement essentiel à l’idée que nous nous faisons d’un art vivant, citoyen, accessible à tous, pleinement inscrit dans la vie de la cité et dans la construction d’un imaginaire qui nous soit commun. À travers les artistes que nous présenterons sur cette semaine, venez nous rejoindre, venez sentir l’effet scènes. Les événements proposés par la Scène nationale de Sénart du 18 au 23 mars : DANSE

Uprising I The art of not looking back Hofesh Shechter (voir p 37) JAZZ

Le syndrome Othello Coproduction Uri Caine - Jacques Bonnaffé (voir p 38) JEUNE PUBLIC

Petit cirque et les petits toros Damien Bouvet (voir p 53)

Il existe en Europe une trentaine de bâtiments remarquables dont le point commun est d’être circulaires et de disposer d’un espace scénographique rond et central, plaçant le public à 360° autour de l’aire de jeu. Certains de ces bâtiments issus de l’héritage industriel – rotondes ferroviaires, gazomètres, citernes à eau… – ont vécu de profondes transformations pour leur réhabilitation. D’autres, déjà dédiés à l’artistique – cirques stables ou théâtres en rond – ont simplement été rénovés. L’idée d’un réseau rassemblant les lieux circulaires à vocation artistique remonte à 2005, lors d’une visite de Robert Lepage au cirque de Châlons-en-Champagne à l’invitation de Philippe Bachman, directeur de la Scène nationale La Comète. Inspiré par la singularité de l’espace scénique comme contrainte de création, l’artiste évoque d’autres lieux tels que le Roundhouse à Londres ou El Tanque à Tenerife. En octobre 2011, une charte est signée qui précise les orientations de travail du réseau. Le réseau a pour objectif de mieux faire connaître le patrimoine original et exceptionnel que constituent les lieux artistiques circulaires par un rayonnement national et international. Il s’agit notamment de réconcilier la spécificité identitaire de ces lieux et la création artistique dans toutes les disciplines du spectacle vivant. Ce projet entend toucher le grand public, mais aussi ouvrir de nouvelles perspectives aux artistes et créateurs et créer une synergie bénéfique aux personnels de ces lieux en mutualisant leurs savoirs et savoir-faire. Les membres fondateurs

Le Cirque - La Comète, Châlons-en-Champagne I Roundhouse, Londres (Royaume Uni) I Gasverket / International Stage at Gasverket, Stockholm (Suède) I Østre Gasværk Teater, Copenhague (Danemark) I Teatro Circo Price, Madrid (Espagne) I Pavillon Meštrovi / Croatian Association of Artists (HDLU), Zagreb (Croatie)

Les membres associés

Le Tohu, Montréal (Canada) I Cirque Jules Verne, Pôle national Cirque et Arts de la Rue, Amiens I Le Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Pôle national des Arts du Cirque, Elbeuf I Scène nationale de Sénart, La Coupole, Combs-la-Ville I Piccolo Teatro, Milan (Italie) I Westergasfabriek, Amsterdam (Pays-Bas) I Gasklockorna, Gävle (Suède)

Création 2012 à l’initiative du réseau 360° : Durant cette semaine, un tarif préférentiel est proposé au public non abonné. Renseignement auprès de l’accueil. 8

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www.scenes-nationales.fr

THÉÂTRE

Jeux de cartes 1 : PIQUE Ex-Machina - Robert Lepage (voir p 17)

www.theatres360.org

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PARTENAIRES

Nos partenaires financiers

Le Club des entreprises

La Scène nationale de Sénart est subventionnée par

Rejoignez le Club des Entreprises

la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France — Ministère de la culture et de la communication, le Conseil général de Seine-et-Marne, le SAN de Sénart et les Municipalités de Combs-la-Ville et de Moissy-Cramayel.

Le Club des Entreprises réunit des acteurs économiques, passionnés d’arts et de culture et porteurs de valeurs de créativité, de convivialité et de partage. Leur soutien à la Scène nationale de Sénart démontre leur attachement au développement culturel du territoire. Leur intervention est fondée sur l’idée simple que le dynamisme, l’attractivité et le rayonnement d’un territoire comme Sénart, ne peut se faire sans le développement des arts et de la culture. La Scène nationale de Sénart est éligible au dispositif fiscal selon les principes de la loi du 1er août 2003 sur le mécénat d’entreprises.

Elle est aussi subventionnée par le Conseil régional d’Île-de-France, le Centre national du cinéma et de l’image animée, le Rectorat de Créteil, l’lnspection académique de Seine-et-Marne.

Soyez partenaires et associez votre image à un équipement culturel majeur du territoire, en contactant : Alexandra Boëgler Tél. 01 60 34 53 76 aboegler@scenenationale-senart.com La Scène nationale remercie pour leur soutien Le Carré Sénart, Novotel.

et reçoit le soutien de l’ARCADI La Scène nationale remercie pour leur accompagnement les Communes de Nandy, Chevry-Cossigny, Villecresnes et Évry-Grégy sur Yerres l’EPA Sénart.

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La Scène nationale est membre du réseau associatif Entreprises Sud Francilien. www.senartentreprises.fr


Nos partenaires artistiques Si vous êtes abonné à la Scène nationale, vous bénéficiez d’un tarif réduit sur présentation de votre carte chez nos partenaires artistiques :

Ça se passe ailleurs et c’est bien aussi Ce principe s’applique également dans plusieurs théâtres d’Île-de-France comme :

L’Espace Prévert, Scène du Monde Salle de spectacles entièrement dédiée aux musiques et cultures du monde, vedettes internationales, artistes de référence, découvertes… Tél. 01 64 10 55 10 I www.scenedumonde.fr

En Seine-et-Marne et en Essonne Act’art 77, La Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne-la-Vallée (77), Théâtre de Fontainebleau (77), Action culturelle de Melun (77), L’Agora, Scène nationale d’Évry et de l’Essonne (91)

L’Empreinte Salle de musiques actuelles proposant une programmation éclectique (pop, funk, rock, métal, reggae, dub, rap, world music…) Tél. 01 64 41 70 25 I www.lempreinte.net

Et aussi Théâtre 71, Scène nationale de Malakoff (92), Théâtre Nanterre-Amandiers (92), Théâtre Firmin Gemier/La piscine, Scène conventionnée (92), Théâtre de la Commune, CDN d’Aubervilliers (93), MC93, Scène nationale de Bobigny (93), L’Apostrophe, Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val-d’Oise (95)

Le Conservatoire Gabriel Fauré En parallèle d’un enseignement musical, ce lieu propose une programmation à faire pâlir de jalousie bien des communes de plus grande importance… Tél. 01 60 63 41 28 I www.savigny-le-temple.fr

Retrouvez les offres de nos partenaires dans la rubrique Ça se passe ailleurs de notre site Internet.

Nos partenaires média La Scène nationale de Sénart remercie pour la diffusion de son information : Média Sénart, la radio TSF Jazz, Envie2, toutes les bibliothèques, conservatoires, mairies de Seine-et-Marne, de l’Essonne, les commerçants…

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ACCÈS

Par la route

Hors les murs

Depuis Paris, suivre l’autoroute A6 jusqu’à Évry (25 km) ou suivre l’autoroute A4 jusqu’à Lognes (20 km) puis prendre la Francilienne (N104) et sortir à Combs-La-Ville sortie 24.

Popa Chubby (voir p 06) > le 10 octobre L’Empreinte 301 avenue de l’Europe, Savigny-le-Temple

Depuis Melun, suivre l’autoroute A5a direction Paris puis prendre la Francilienne (N104) et sortir à Combs-La-Ville sortie 24. Pour La Coupole • prendre à droite vers Combs-la-Ville, • une fois dans Combs-la-Ville, au rond-point suivre les flèches « La Coupole ». Pour La Rotonde • prendre à gauche direction Moissy-Cramayel, • continuer tout droit, en direction du Centre ville, • suivre les flèches « La Rotonde ».

Paris

Les méfaits du tabac I L’affaire de la rue de Lourcine (voir p 08) > le 21 octobre Salle polyvalente - 26 rue d’Yerres, Villecresnes > le 25 octobre Salle Claude Pouillet - Route de Soignolles, Évry-Grégy sur Yerres > le 26 octobre Le Conservatoire - rue des 18 sous, Nandy Jehro (voir p 13) > le 16 novembre L’Empreinte - 301 avenue de l’Europe, Savigny-le-Temple Altan (voir p 24) > le 15 janvier L’Espace Prévert - 4 place du Miroir d’Eau, Savigny-le-Temple Petit cirque et les petits toros (voir p 53) > le 20 mars La Bergerie - 1 rue d’Arqueil, Nandy

Sénart

Par le RER D via Combs-la-Ville Pour La Coupole (Combs-la-Ville) • arrêt Combs-la-Ville – Quincy • puis bus MI-DO arrêt La Coupole. Pour La Rotonde (Moissy-Cramayel) • arrêt Lieusaint-Moissy, • puis bus DO arrêt Moissy Centre.

Coordonnées GPS La Coupole +48° 39’ 34.37’’, +2° 33’ 52.25» La Rotonde +48° 37’ 41.42’’, +2° 35’ 23.79» À savoir : Les plans d’accès des différents lieux sont téléchargeables sur notre site Internet.

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Le jeu des 1 000 euros (dans le cadre du Campement 2 - voir p 51) > le 28 mai L’Espace culturel La Marmite - 9 rue Jean Delsol, Chevry-Cossigny Le Campement 2 (voir p 50) > du 31 mai au 2 juin Parc des Maillettes rue de Lugny, Moissy-Cramayel


L’ÉQUIPE

L’équipe

Linda Abkari comptable

Maryse Midah responsable du bar

Sylvie Baillais chef comptable

Francis Nianga Ebaka caissier, hôte d’accueil

Huguette Bénard responsable de l’accueil et de la billetterie

Anthony Pellé hôte d’accueil

Alexandra Boëgler responsable des relations avec le public Michelle Buywid secrétaire de direction Christophe Dassé administrateur Cécile Deruy régisseur lumières Jean-Christophe Estiot directeur des relations avec le public Matthieu Gameiro attaché à l’information Sylvie Girault hôtesse d’accueil Stéphane Harel régisseur de scène Estelle Le Goasduff attachée de production Céline Letournel assistante du secteur cinéma Marie-Christine London responsable de la communication Julien Makesse diffuseur, routeur

Ollivier Philippo machiniste Anne Pichard chargée des relations avec le public Jean-Michel Puiffe directeur Mike Robé régisseur son Julien Robert projectionniste

Direction de la publication – Jean-Michel Puiffe | Coordination – Caroline Simpson Smith, Marie-Christine London | Rédaction – Frédéric Poncet, Anne Quentin, Pierre Walfisz et Betty Desbouricault | Conception graphique – e/n/t/design | Réalisation – Marie-Christine London, Matthieu Gameiro | Impression – Vincent Imprimerie | Remerciements à Asha Teeluck, Iain Simpson Smith, Juan Cristobal Mangousto, Pierre Gendronneau et Bintou Sacko. Scène nationale de Sénart Siret 34001138600018 APE 9 004 Z. Licences n° 1-1043569 | 1-1043567 | 2-1043106 |  3-1043107

Crédits photographiques M. Andrews (p 37), B. Benant (p 15),

Martine Rouable employée administrative

V. Blocquaux (p 26), É. Carecchio (p 14),

Gilles Roubault directeur technique

M. Del Curto (p 48), Ph. Delacroix (p 22-23-27-

Ph. Cibille (p 53), L. des Cognets (p 46), N. Colmez (p 41), C. Cormier (p 52), 34), Darri/CNAR Niort (p 50), B. de Diesbach

Jérémy Sicard responsable du secteur cinéma

(p 26), T. Fournier (p 42), C. Gassian (p 33),

Vincent Simon régisseur général

Launais (p 8), L. Le Couster/Picturetank (p 32),

Caroline Simpson Smith secrétaire générale

LL de Mars (p 52), J. Mignot (p 45), B. Millot

José Antonio Vécin électricien

(p 31), Th. Ras (p 53), V. Riche (p 54) D. Rouvre

P. Grosbois (p 54), V. Guillien (p 25), G. Hersant (p 49), F. Iovino (p 9), E. Labbé (p 17), Y. Ch. Livonnen (p 36), Ch Manquillet (p 38), (p 30), S. Monier (p 50), J.M. Payet (p 50), O. Ouadah (p 11), L. Paillier (p 28), M. Quezada (p 18), M. Roux-Gradanel (p 12), Y. Servoz (p 53), A. Solomoukha (p 49), G. Solotareff

L’équipe est assistée par de nombreux intermittents et vacataires en technique et accueil du public.

(p 19), D. Thiberge (p 5), D. Villiere (p 50), DR (p 6-7-13-24-44-42- 52).

David Marchal secrétaire de direction Sarah Mégard chargée des relations avec le public

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BILLETTERIE

Billetterie Ouverture des locations • Le 28 août, ouverture des locations pour l’ensemble des spectacles jusqu’à la fin de la saison (dans la limite des places mises à votre disposition).

Réservations • Sur place L’accueil est ouvert : les mardis, jeudis et vendredis de 16h à 19h, les mercredis et samedis de 14h à 19h. Et toujours une heure avant les représentations. Fermeture les dimanches, lundis et jours fériés. • Par téléphone au 01 60 34 53 60 • Réservez et réglez directement abonnements individuels et billetterie sur Internet. Simple, rapide et sécurisée, la vente en ligne vous permet de choisir tranquillement vos spectacles. www.scenenationale-senart.com • Autres points de vente FNAC/Virgin/BilletRéduc

Règlement des places • Vos réservations doivent être confirmées par un règlement sous 48 heures à l’accueil ou par correspondance. Par chèque à l’ordre de « Scène nationale de Sénart » ou par carte bancaire. • Les billets sont à retirer jusqu’au soir du spectacle choisi. • N’oubliez pas de vous munir des justificatifs demandés pour bénéficier du tarif réduit*.

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Adulte

Tarif

Tarif réduit*

25 €

20 €

Groupe

Tarif

20 €

-18 ans ou étudiant -26 ans

17 €

Groupe scolaire

Tarif

13 €

• Pour bénéficier du tarif groupe, il vous suffit de constituer un groupe de 10 personnes minimum (amis, famille, collègues…) et de nommer un responsable « Relais ».

Billetterie jeune public Tarif adulte 1 spectacle

12 €

Tarif enfant (- de 12 ans) 1 spectacle

10 €


Cinéma

Chéquier cinéma 5 entrées

22,50 € (4,50 € l’entrée)

Cinq « chèques » non nominatifs, valables dans les deux salles de la Scène nationale et à l’Espace Prévert à Savigny-le-Temple. Attention aux dates de validité ! Ticket

Tarif

1 entrée 6 € Supplément 3D : 1,50 €

Tarif réduit* 5 €

Tarif associations et scolaires (sur réservation) 1 entrée Supplément 3D : 1 €

3,50 €

*Tarif réduit pour les spectacles et le cinéma : il s’applique aux moins de 26 ans, aux demandeurs d’emploi, aux intermittents du spectacle, aux familles nombreuses, aux personnes invalides et aux seniors sur présentation de tout justificatif récent précisant votre situation.

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L’ABONNEMENT

Les nouveautés Comment faire ? de l’abonnement Ce qui ne change pas : Les formules d’abonnement restent sensiblement identiques : en fonction des spectacles choisis, vous sélectionnez la formule qui vous sied le plus : • Base 4 à 6 spectacles, • Base 7 à 9 spectacles • Base 10 spectacles et plus. Vous pouvez toujours vous abonner en Individuel ou en Groupe selon les mêmes modalités. (voir ci-contre) Ce qui change : • Il n’y a plus de restriction sur le choix des spectacles : la notion de spectacle « rouge » ayant disparu. • Selon la formule d’abonnement choisie, les spectacles pris en extension sont à un tarif unique. • À partir du 15e spectacle, vous bénéficiez d’une nouvelle réduction. • Vous pouvez payer par prélèvement bancaire sans frais, en 2 ou 3 fois à partir de 90 € (au lieu de 100 €). Voir les modalités sur le bulletin d’abonnement. • Des offres régulières vous sont proposées, tout au long de la saison, par la Scène nationale. Exemple : tarif préférentiel pour vos proches sur certains spectacles. Et s’abonner, c’est toujours : • Bénéficier d’une réduction importante sur le prix de la place : de 42 % à 66 % selon votre type d’abonnement (pourcentages correspondant à la réduction obtenue par rapport au plein tarif). • Profiter d’une priorité de choix tout au long de l’année. • Bénéficier d’un tarif préférentiel dans plusieurs structures culturelles • Être prioritaire à un tarif avantageux pour participer aux stages que nous vous proposons (voir p. 56) • Recevoir une information régulière à domicile… Si vous le souhaitez, communiquez-nous votre adresse mail (voir bulletin d’abonnement) ou abonnez-vous à la newsletter sur le site Internet.

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• Envoyez votre bulletin d’abonnement avec votre règlement. Mieux encore, venez-nous voir dès le 28 août. Pendant tout le mois de septembre, l’accueil est à votre disposition pour vous guider dans vos choix, du mardi au samedi de 14h à 19h, et le vendredi jusqu’à 20h30. • Les abonnements peuvent se régler en espèces, chèques, carte bleue, chèques culture, tickets culture, chèques vacances. L’abonnement groupe • Il vous suffit de constituer un groupe de 10 personnes minimum (amis, famille, collègues…) et de nommer un responsable « Relais ». À noter : les choix de spectacles et de dates restent libres à l’intérieur d’un même groupe. • L’ensemble des bulletins d’abonnement, des justificatifs de situation et des règlements doit être remis directement à l’accueil par votre responsable « Relais ».

• Pour les Collèges, Lycées, Universités, Centres de Formation, IUT… Se référer à la grille abonnement individuel - de 18 ans et étudiants - de 26 ans. L’abonnement programmation Jeune Public • Pour cet abonnement spécifique, choisissez trois spectacles minimum dans la programmation Jeune Public. Nouveauté : L’abonnement « enfant - de 12 ans » est en baisse. Par ailleurs, vous pouvez inscrire sur le même bulletin d’abonnement d’autres enfants (famille, copains…). • Dans le cadre scolaire, merci de vous reporter à la plaquette jeune public. Des bulletins de vœux sont disponibles à l’accueil ou téléchargeables sur notre site.


Abonnement tout public Abonnement de 4 à 6 Base 4 spectacles extension Abonnement de 7 à 9 Base 7 spectacles extension

Individuel

Individuel réduit* ou Groupe

58 € (-42 %) 14,50 €

52 € (-48 %) 13 €

Individuel

Individuel réduit* ou Groupe

91 € (-48 %) 13 €

84 € (-52 %) 12 €

Base 7 spectacles extension Abonnement 10 et + Base 10 spectacles extension

Individuel

Individuel réduit* ou Groupe

120 € (-52 %) 12 €

110 € (-56 %) 11 €

Base 10 spectacles extension

extension

Abonnement adulte Base 3 spectacles extension

30 € 10 €

Abonnement enfant (-12 ans) Base 3 spectacles extension

21 € 7 €

Groupe réduit*

77 € (-56 %) 11 €

À partir du 15e spectacle

Abonnement jeune public

Reportez-vous au bulletin d’abonnement pour en savoir davantage sur les extensions.

Groupe réduit*

100 € (-60 %) 10 € Individuel

10,50 €

extension

Individuel réduit* ou Groupe

9,50 € Groupe réduit*

9,50 €

Abonnement -18 ans ou étudiant -26 ans Base 4 spectacles extension

34 € (-66 %) 8,50 €

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CALENDRIER

LA COUPOLE

Rue Jean-François Millet 77380 Combs-la-Ville LA ROTONDE

Place du 14 juillet 77550 Moissy-Cramayel HORS LES MURS

octobre

novembre

décembre

M2 vendredi 5 20h30 samedi 6 20h30 dimanche 7 17h mardi 9 20h30 mercredi 10 19h30

Chemise propre et souliers vernis vendredi 9 20h30 samedi 10 20h30

JEUNE PUBLIC

JEUNE PUBLIC

Nosferatu mercredi 10 15h samedi 13 17h Popa Chubby mercredi 10 20h Roby Lakatos Ensemble samedi 20 20h30 Les méfaits du tabac I L’affaire de la rue de Lourcine dimanche 21 17h mardi 23 20h30 mercredi 24 19h30 jeudi 25 19h30 vendredi 26 20h30

La jeune fille et la mort jeudi 25 19h30 vendredi 26 20h30

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Les tours des vents mardi 4 19h mercredi 5 15h

JEUNE PUBLIC

Blanquette mardi 13 ul19hé mercredi 14 15h ann To intimate mardi 13 20h30

Jehro vendredi 16

Jeux de cartes 1 : Pique jeudi 6 19h30 vendredi 7 20h30 samedi 8 20h30 Ibrahim Maalouf mardi 11 20h30

20h

Six personnages en quête d’auteur jeudi 22 19h30 vendredi 23 20h30 samedi 24 20h30 Fugues et requiem vendredi 23 20h30

Isabelle et la bête mardi 18 20h30 mercredi 19 19h30 jeudi 20 19h30


janvier

février

mars

avril

mai-juin

En attendant Godot jeudi 10 19h30 samedi 12 18h

Aldo Romano samedi 2 20h30

Le bal de l’Afrique enchantée vendredi 1er 20h30

Ennemi public mardi 2 20h30 mercredi 3 19h30

Lettre au père mardi 14 20h30 mercredi 15 19h30 jeudi 16 19h30

Uprising I The art of not looking back mardi 19 20h30 mercredi 20 19h30

Tempête et passion vendredi 5 20h30

JEUNE PUBLIC

Fin de partie vendredi 11 20h30 samedi 12 21h

Altan mardi 15

20h45

Minifocus mardi 5 19h mercredi 6 15h Gemelos jeudi 7 19h30 vendredi 8 20h30 samedi 9 20h30

JEUNE PUBLIC

Petit cirque et les petits toros mercredi 20 15h

JEUNE PUBLIC

Traverse mercredi 16 15h samedi 19 17h

Plein tube ! mardi 22 20h30 mercredi 23 19h30 jeudi 24 19h30 vendredi 25 20h30 samedi 26 20h30

Par hasard et pas rasé samedi 26 20h30 Non finito mardi 29 20h30

Théâtre des opérations mardi 12 20h30 mercredi 13 19h30 Mina Tindle samedi 16 20h30 Fahrenheit 451 mardi 19 20h30 mercredi 20 19h30 jeudi 21 19h30 vendredi 22 20h30 samedi 23 20h30

mardi 26

19h

mercredi 27

15h

Le syndrome Othello samedi 23 20h30

Manipulation À la recherche… jeudi 11 19h30 vendredi 12 21h samedi 13 19h30 Qui-vive jeudi 11 19h30 vendredi 12 21h samedi 13 18h Bienvenue dans l’espèce humaine jeudi 11 21h vendredi 12 19h30 samedi 13 21h Travail jeudi 18 19h30 vendredi 19 20h30 Le Velvet de Rodolphe Burger samedi 20 20h30

Brigitte Engerer Quatuor Benaïm mardi 14 20h30

JEUNE PUBLIC

Au fond de la classe mardi 21 19h mercredi 22 15h

le campement

2

Le jeu des 1000 euros mardi 28 20h30 mercredi 29 19h30 jeudi 30 19h30

La Quermesse de Ménetreux vendredi 31 21h samedi 1er 21h Programmation en cours

JEUNE PUBLIC

Le Petit Poucet mardi 23 19h mercredi 24 15h Smashed mardi 23 20h30 mercredi 24 19h30 jeudi 25 19h30 vendredi 26 20h30 71


INFOS PRATIQUES

Locations, renseignements

Tél. 01 60 34 53 60 www.scenenationale-senart.com Scène nationale de Sénart Administration, spectacles, cinéma La Coupole rue Jean-François Millet – BP 107 77 385 Combs-la-Ville Cedex Tél. 01 60 34 53 70 Fax 01 60 34 53 64 accueil@scenenationale-senart.com administration@scenenationale-senart.com Spectacles, cinéma La Rotonde place du 14 juillet – BP 65 77 550 Moissy-Cramayel Horaires d’ouverture de l’accueil Les mardis, jeudis et vendredis de 16h à 19h, les mercredis et samedis de 14h à 19h. Et toujours une heure avant les représentations. Fermeture les dimanches, lundis et jours fériés. Horaires des spectacles Les mardis, vendredis et samedis à 20h30, les mercredis et jeudis à 19h30, les dimanches à 17h. Sauf exceptions.

La librairie Un théâtre sans librairie, c’est comme une tartine sans beurre… La librairie Le pain de 4 livres vous propose tous les soirs de représentation une sélection de livres autour de la programmation, de l’actualité littéraire mais aussi les coups de cœur du « cercle des lecteurs » (voir p 56).

La Cafét’ « Ventre vide n’a point d’oreilles ». Aussi Maryse vous propose une restauration légère et un « plat du soir » avant chaque représentation. Le bar reste ouvert après les spectacles : une occasion de retrouver vos amis pour prolonger votre soirée autour d’un verre. Petits rappels Merci d’arriver à l’heure ! Votre place numérotée vous est garantie jusqu’à 5 minutes avant le début du spectacle. La configuration de certains spectacles ne vous permet pas d’entrer dans la salle en cours de représentation. Si vous rencontrez des soucis de mobilité réduite, d’audition ou de vue, nous vous demandons d’en informer l’équipe d’accueil afin de vous placer au mieux.

Horaires des spectacles jeune public Séances familiales : les mardis à 19h, les mercredis à 15h. Sauf exceptions. Séances scolaires selon le calendrier : les lundis, mardis, jeudis, vendredis à 10h et 14h30. Horaires des séances cinéma Du lundi au dimanche, en alternance à La Coupole et à La Rotonde (voir p 55). Pour les séances scolaires, merci de nous contacter.

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Scène nationale de Sénart

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Brochure de saison 12/13  

Brochure de la saison 2012/2013 de la Scène nationale de Sénart

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