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La députée Christelle d’Intorni a déposé une proposition de loi pour interdire aux skieurs d’être sous l’emprise des drogues illicites, de l’alcool et même du protoxyde d’azote. Cette nouvelle loi permettrait d’effectuer des tests salivaires sur les pistes, comme sur la route, ce qui n’est pas possible actuellement.
Christelle d’Intorni est membre du parti UDR (Union des Droites pour la République). Ce parti d’extrême droite anti-cannabis est dirigé par Eric Ciotti, candidat à la mairie de Nice. L’ancien président de LR a quitté les Républicains pour se rapprocher du Rassemblement national.









La députée Christelle d’Intorni s’est déjà fait remarquer avec une proposition de loi de 2023 dont le but était de sanctionner plus sévèrement les usagers de drogues illicites en augmentant l’amende forfaitaire délictuelle (AFD). Emmanuel Macron voudrait l’augmenter jusqu’à 500 euros (au lieu de 200) Christelle d’Intorni est plus ambitieuse. Sa proposition de loi, qui n’a pas été approuvée, prévoyait un montant allant de 10 000 euros à 15 000 euros
Christelle d’Intorni veut maintenant sanctionner les skieurs qui consomment de l’alcool, des drogues et du protoxyde d’azote. Ellle veut également rendre obligatoire le port du casque, comme c’est déjà le cas dans certaines stations. « En tant que maman et skieuse, je m’inquiète sur la pratique du ski. Ce sont des comportements qui sont extrêmement dangereux. Plusieurs personnes ont été percutées dans son entourage sur les pistes de ski. Il faut savoir se protéger et protéger les autres », a expliqué la
députée à France 3 Provence Alpes Côte d’Azur. Elle a préparé pendant un an cette proposition de loi. Elle a travaillé avec les instances nationales et rencontré des professionnels des sports d’hiver et des gendarmes.
ONE LESS THING TO WORRY ABOUT



L’année dernière, en France, 54 000 blessés ont été pris en charge après des accidents de ski. 20 personnes ont perdu la vie l’année dernière sur les pistes. Selon France 3, « il existe peu de statistiques sur les accidents de ski mais la députée a tout de même réussi à faire un bilan. » Selon la députée, l’alcool ou les drogues seraient impliqués dans un accident de ski sur quatre. Depuis quelques années, les contrôles anti-stups se sont multipliés dans les stations de ski françaises. Les gendarmes utilisent les chiens renifleurs pour repérer les skieurs qui ont du cannabis ou d’autres drogues sur eux. Ces opérations sont souvent médiatisées.
Les gendarmes dressent des Amendes forfaitaires pour usage de stupéfiants. Mais il n’est pas possible de sanctionner la pratique du ski sous l’emprise de l’alcool ou de drogues illicites, qui n’est pas officiellement interdite. La députée d’extrême droite aimerait combler ce vide juridique. Elle propose des amendes à 135 euros pouvant monter à 9000 euros et assorti de 4 années de prison en cas de récidive dans les 5 ans.
La proposition de loi pourrait être examinée à l’assemblée Nationale en juin prochain, lors de la niche parlementaire du groupe UDR. (OF)




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Page 10 Un succes souterrain

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Jean-Pierre Galland Interview

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L’origine des graines Vers où se dirige le marché des semences?

Page 32
La fin de la phase végétative Une révolution dans la culture du cannabis
Page 42
Arjan Roskam, le “Roi du Cannabis” L’homme derrière Green House et Strain Hunters












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Par Olivier F
SELON L’OFDT, LE MARCHÉ DE LA COCAÏNE DÉPASSERAIT CELUI DU CANNABIS
L’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives) vient de publier un rapport sur les marchés des drogues illicites. Selon cette étude, le chiffre d’affaires du cannabis serait maintenant moins important que celui de la cocaïne.
En France, le chiffre d’affaires total du marché des principales drogues est estimé par l’OFDTentre 3,8 et 9,7 milliards d’euros avec une valeur centrale de 6,8 milliards d’euros en 2023. Le cannabis et la cocaïne génèrent 90 % du chiffre d’affaires des drogues illicites en 2023. La cocaïne représente le premier marché en valeur. Cela signifie que la cocaïne est la drogue illicite qui génère le plus d’argent en France, même si les quantités consommées sont nettement moins importantes que pour le cannabis. Un gramme de cannabis est en effet moins cher qu’un gramme de cocaïne. 47,1 tonnes de cocaïne et 397,4 de cannabis seraient consommées chaque année.
Les chercheurs de l’OFDT constatent une augmentation des prix du cannabis au détail. Le prix de la résine de cannabis va de 6 à 11 euros par gramme avec une moyenne de 8 euros par gramme. Le prix de l’herbe de cannabis varie entre 8 et 12 euros par gramme avec une moyenne de 10 euros par gramme. Les estimations se basent sur les données de l’OFAST (Office anti-stupéfiants) et du réseau Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) de l’OFDT.
Cette nouvelle étude concerne les quatre principales drogues illicites consommées en France : cocaïne, cannabis, ecstasy/MDMA et héroïne. Le marché de la MDMA occupe la troisième place devant l’héroïne. Le marché de l’ecstasy/MDMA dépasse le marché de l’héroïne, que ce soit en volume ou en valeur. 65,6 tonnes d’ecstasy seraient consommées chaque année pour un chiffre d’affaire de 312 ,5 millions d’euros (estimations centrales). L’héroïne arrive en quatrième position avec une estimation centrale de 8,2 tonnes pour 231,9 millions d’euros. Pour estimer la taille du marché des drogues, les chercheurs utilisent une méthode « bottom-up » en analysant les enquêtes épidémiologiques en population générale EROPP et ESCAPAD de l’OFDT. Pour le cannabis, trois estimations sont fournies par les chercheurs. L’estimation basse est de 261 tonnes par année, l’estimation centrale est de 397,4 tonnes et l’estimation haute est de 533,6 tonnes. L’estimation basse pour le chiffre d’affaires du cannabis est de 1,7 milliards d’euros. L’estimation centrale est de 2,7 milliards et l’estimation haute, 3,6 milliards. Trois estimations sont également fournies pour les quantités et le chiffre d’affaires de la cocaïne. Les résultats peuvent donc varier grandement en fonction de l’estimation choisie et la cocaïne n’a pas toujours la première place. Les chercheurs émettent eux-mêmes des réserves sur leur méthodes de travail : « Il faut noter
que ces estimations reposent sur des hypothèses fortes concernant les fréquences d’usage, les quantités consommées ou encore l’impact des traitements médicamenteux comme les traitements agonistes des opiacés. Les résultats doivent donc être lus comme des tendances indicatives, soulignant la nécessité de renforcer la collecte de données. »
MALAISIE :
Le français Tom Félix risquait la peine de mort en Malaisie. Il était accusé de détention et de trafic de cannabis. Il a toujours clamé son innocence et a finalement été acquitté le 3 février dernier. Tom Félix est un ancien directeur de projet chez Veolia âgé de 34 ans, qui avait investi 40 000 euros dans un restaurant sur l’île touristique de Langkawi. Il devait ouvrir cet établissement en association avec un malaisien. Tom Félix habitait dans une maison avec son associé malaisien. Le 9 août 2023, la police malaisienne est venu perquisitionner cette maison. Plusieurs centaines de grammes cannabis ont été découverts dans les parties communes.. L’associé a reconnu sa culpabilité et innocenté Tom Félix qui a tout de même été incarcéré.
Le français a été emprisonné dans une prison de l’État de Perlis, dans le nord-ouest de la Malaisie, dans des conditions particulièrement difficiles. Selon sa mère, Sylvie Félix, Tom partageait sa cellule avec 37 autres détenus. Ils dormaient à même le ciment, sur des tapis de yoga et sans ventilateur et n’avaient droit à aucune promenade. Un comité de soutien, Free Tom Félix, qui dénonçait ses conditions de détention inhumaines, a été créé. Les parents de Tom Félix ont été reçus par l’ambassadeur de France en Malaisie et par le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Ils ont également été soutenus par le président Emmanuel Macron, qui avait plaidé leur cause auprès du premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim au G20 de Rio en novembre 2024. Il les avait reçu lors d’une visite à Singapour. Le mardi 3 février 2026, Tom Félix a finalement été acquitté et libéré le soir même. Il est apparu fatigué et amaigri « Dans cette affaire, le tribunal n’a pas réussi à établir la preuve de la culpabilité. L’accusé est donc acquitté et libéré », a expliqué la juge Evawani Farisyta Mohamma de la Haute cour criminelle de Alor Setar. Tom Félix a passé plus de 3 ans en prison « Nous sommes très heureux, soulagés. C’est la fin d’un cauchemar et nous sommes tellement heureux », a déclaré Sylvie Félix, la mère de Tom, à l’Agence France-Presse.
« Immense soulagement. Tom Felix a été acquitté par la justice malaisienne. Pensées particulières pour ses parents, que j’avais rencontrés, qui n’ont jamais cessé d’y croire et qui vont maintenant être réunis avec leur fils. », a déclaré Emmanuel Macron sur le réseau social X.




Par Olivier F
Le syndrome de Gilles de La Tourette (SGT) est une maladie neurologique parfois héréditaire qui provoque des tics moteurs et vocaux. Elle atteint en particulier les enfants. Un récente étude a mis en avant les effets positifs du cannabis pour les patients atteints de ce syndrome.
Une nouvelle étude menée par des chercheurs allemands et publiée dans la revue Frontiers in Psychiatry, a révélé une évolution favorable des symptômes chez deux enfants atteints du syndrome de Gilles de La Tourette. Les deux garçons, âgés de huit et douze ans au début de l’étude, ont suivi un traitement de longue durée à base de cannabis. Les patients ont été traités avec des produits, qui contenaient principalement du THC, sous forme de fleurs vaporisés ou d’extraits par voie orale.
Chez l’un des deux patients, le traitement a été initié avec du THC pur, puis remplacé par le traitement à base d’un extrait de cannabis oral à dominance THC (ratio THC / CBD 25 : < 0,5) La dose quotidienne allait de 12,5 à 15 mg de THC par jour.
L’autre patient a été traité par ses parents médecins, avec des fleurs de cannabis à 24 %. de THC. Les fleurs étaient vaporisées une à trois fois par jour, en fonction de la gravité des tics avec un dosage de 0,2 grammes, soit 48 à 144 mg de THC par jour.
Les deux enfants ont été suivis pendant une période de cinq à six ans Ils ont commencé à prendre un traitement avant la puberté et ont continué après la puberté.
Pendant la période de suivi, les chercheurs ont constaté une importante réduction des tics moteurs et vocaux. Aucun effet indésirable, comme l’anxiété ou la psychose n’a été observé pendant le traitement. Les patients qui ont participé à l’étude ont eu de bons résultats scolaires et un bon développement

cognitif. Les chercheurs ont constaté une amélioration des comorbidités psychiatriques souvent associées au syndrome de Gilles de La Tourette comme les troubles obsessionnels-compulsifs et les troubles de l’attention.
« Nous présentons deux cas de mineurs atteints du syndrome de La Tourette qui ont
commencé un traitement au cannabis à l’âge de huit et douze ans respectivement, et ont poursuivi le traitement pendant cinq à six ans, ce qui a entraîné une amélioration cliniquement pertinente des symptômes sans effets indésirables graves ni impact négatif sur les performances cognitives et scolaires », ont conclu les chercheurs.

Chez Ganja Farmer, nous pensons que la culture du cannabis doit avant tout être une passion : une activité qui procure du plaisir et récompense le soin et l’engagement que vous y consacrez. Aujourd’hui, nous souhaitons vous présenter une variété qui incarne parfaitement cette philosophie. Si vous recherchez une génétique non seulement facile à gérer, mais aussi capable de jouer dans sa propre catégorie en matière de saveur, alors Mimosa Zkittlez Auto est faite pour vous.
Un départ plein d’énergie
Mimosa Zkittlez Auto est une génétique qui ne fait aucun compromis. Peu après la germination, on remarque déjà la vitalité de cette plante. Elle est robuste et pardonne même les petites erreurs, ce qui en fait un choix idéal aussi bien pour les débutants que pour les cultivateurs expérimentés souhaitant rapidement compléter leur réserve de fleurs aromatiques. Contrairement à de nombreuses sativas exigeantes en espace et en temps, cette automatique pousse de manière compacte et rapide, sans rien perdre de sa puissance ni de son caractère énergisant.
Floraison : un festin pour les sens
Le moment le plus excitant du cycle de culture est sans doute le passage en phase de floraison. C’est là que Mimosa Zkittlez Auto révèle son véritable potentiel. En seulement 9 à 11 semaines de cycle de vie, elle se transforme en véritable monstre de production florale. La plante se couvre rapidement de têtes denses et lourdes, littéralement saturées de résine.
Mais la véritable attraction reste son arôme. Une « brise terpènique » de première classe vous attend. L’espace de culture se remplit d’un parfum intense d’oranges sucrées, d’agrumes rafraîchissants et d’une légère note diesel. Une fragrance qui évoque instantanément un cocktail de fruits fraîchement pressé par une matinée ensoleillée.
Récolte et effets : puissance maximale
Au moment de la récolte, vous ne serez pas déçu. Avec un rendement potentiel pouvant atteindre 650 g/m², cette variété figure parmi les automatiques les plus productives de notre catalogue. Mais le volume n’est qu’un atout parmi d’autres. Avec un taux de THC atteignant un puissant 24 %, Mimosa Zkittlez Auto offre un effet intense et durable.
L’effet se fait sentir rapidement, avec une forte euphorie qui améliore immédiatement l’humeur et stimule la créativité. En parallèle, l’influence des génétiques Indica procure une détente physique agréable et prolongée. Un équilibre idéal : suffisamment stimulant pour un après-midi convivial, et assez relaxant pour laisser derrière soi le stress du quotidien.
Conclusion
Mimosa Zkittlez Auto de Ganja Farmer prouve qu’il n’est pas nécessaire de recourir à des systèmes de culture complexes pour obtenir une qualité supérieure. Elle est rapide, productive et diffuse un arôme capable de faire saliver tous les amateurs de terpènes. RELEASE THE TERPEN BREEZE






Les racines d’une plante constituent sans doute la fondation la plus essentielle de sa croissance et de sa floraison. Pourtant, elles reçoivent souvent moins d’attention car elles restent invisibles, dissimulées sous le substrat. De nombreux cultivateurs considèrent encore les racines comme étant principalement un système d’ancrage chargé d’absorber l’eau et les nutriments. En réalité, leur rôle va bien au-delà. Les racines sont le véritable centre de régulation de la plante. Elles réagissent en permanence à leur environnement et déterminent en grande partie la vigueur et la santé globale du végétal.
Si vous souhaitez que vos plantes atteignent pleinement leur potentiel de croissance et de floraison, tout commence sous la surface. Comprendre le fonctionnement des racines et leurs besoins permet d’exploiter toute leur force et d’améliorer l’équilibre de l’ensemble de la plante.
Les différents types de racines et leurs fonctions
Le système racinaire du cannabis est plus complexe qu’il n’y paraît. Il se compose de plusieurs éléments, chacun ayant un rôle spécifique.
La racine pivot
La première racine qui émerge de la graine est la racine pivot. Elle assure la stabilité initiale et constitue la base à partir de laquelle se développent les autres racines. Chez le cannabis, elle est surtout présente durant les premières phases de croissance.
Les racines latérales
Issues de la racine pivot, elles renforcent la stabilité de la plante et augmentent la surface d’absorption de l’eau et des nutriments. Les poils absorbants
Ces fines structures se développent à l’extrémité des racines principales. Elles assurent l’essentiel de l’absorption hydrique et minérale et constituent le cœur fonctionnel du système racinaire.
Les racines adventives
En cas de blessure ou lors du bouturage, des racines adventives peuvent se former sous l’action d’hormones telles que l’auxine. Ces hormones stimulent la formation de nouvelles racines, permettant à la plante de se régénérer ou de produire un nouveau plant.
Les racines de réserve
Certaines plantes stockent de l’énergie dans des racines spécialisées. Ce n’est généralement pas le cas du cannabis, dont le système racinaire est

principalement orienté vers l’absorption et le transport plutôt que vers le stockage.
Les racines aériennes
Dans certaines conditions, des racines peuvent se développer au-dessus du substrat, au contact de l’air. Chez le cannabis, cela reste rare, mais peut apparaître dans des pots en tissu ou en culture hydroponique, lorsque la plante cherche davantage d’oxygène. Ces racines participent surtout à l’absorption d’oxygène et d’humidité.
La vie autour des racines
Autour de chaque racine existe un micro-écosystème appelé rhizosphère. On y trouve bactéries, champignons et autres micro-organismes qui interagissent étroitement avec la plante.
Celle-ci libère des sucres par ses racines pour nourrir cette microflore. En échange, les micro-organismes facilitent la disponibilité de certains
éléments nutritifs autrement difficiles à assimiler. Plus cette coopération fonctionne efficacement, plus la plante se développe de manière harmonieuse. Ce phénomène est connu sous le nom de symbiose rhizosphérique. Dans des substrats comme la laine de roche, naturellement pauvres en vie microbienne, cette symbiose est limitée. Le cultivateur doit alors recréer cet équilibre, notamment à l’aide de stimulateurs racinaires comme CANNA Rhizotonic, dont le nom fait directement référence à la rhizosphère et à la stimulation d’une zone racinaire saine.
Les racines, moteur de la plante
Les racines ne se contentent pas d’absorber l’eau et les nutriments. Elles produisent également des hormones de croissance qui influencent la vitesse de développement, la formation des feuilles et la progression de la floraison. Leur activité conditi-
onne donc l’équilibre général de la plante. Elles agissent aussi comme de véritables capteurs. Humidité, température, oxygène, disponibilité nutritive : elles enregistrent en permanence les variations de leur environnement et orientent la croissance aérienne en conséquence. Une croissance ralentie, des feuilles tombantes, des décolorations ou des extrémités brûlées sont souvent des signaux d’un système racinaire perturbé.
Le cannabis se distingue par une croissance racinaire rapide et vigoureuse. Il exploite rapidement l’espace disponible dans le substrat, ce qui le rend particulièrement sensible à la structure du milieu, à l’oxygénation et à l’équilibre biologique.
Les facteurs déterminants du développement racinaire

Le développement des racines dépend de conditions physiques, chimiques et biologiques étroitement liées.
Conditions physiques
La structure du substrat, son humidité et sa température constituent la base d’un système racinaire sain. Un milieu aéré est essentiel. Un substrat compact et saturé en eau limite l’oxygénation et ralentit la croissance. L’excès d’arrosage reste l’une des erreurs les plus fréquentes.
La température idéale de la zone racinaire se situe entre 18 et 24 °C. Au-delà, l’oxygène disponible diminue et le risque de pathogènes augmente.
Conditions chimiques
L’équilibre nutritif et le pH influencent directement l’absorption. Une fertilisation excessive provoque plus souvent du stress racinaire qu’un gain de rendement. L’accumulation de sels, visible sous forme de dépôts blanchâtres, limite également l’absorption et nécessite un rinçage régulier.
Conditions biologiques
Une vie microbienne diversifiée favorise la résilience du système racinaire. Les mycorhizes augmentent la surface d’absorption, tandis que les bactéries bénéfiques rendent les nutriments plus disponibles. Des enzymes peuvent accélérer la décomposition de matières organiques et améliorer l’efficacité globale.
Évaluer la santé des racines
Même invisibles, les racines envoient des signaux. L’observation de l’eau de drainage, de l’odeur du substrat ou de la vigueur générale de la plante permet d’évaluer leur état.
Des racines saines sont blanches à crème clair, bien réparties et abondamment ramifiées. Une

odeur fraîche et neutre indique un environnement équilibré.
À l’inverse, des racines brunes, visqueuses ou malodorantes signalent un déficit d’oxygène ou un déséquilibre biologique. Ces troubles se répercutent rapidement sur la croissance aérienne.
Le système racinaire peut supporter certains stress, notamment lors du rempotage. Mais un substrat trop humide ou trop sec perturbe rapidement son fonctionnement.
Une fertilisation excessive complique l’absorption d’eau, tandis que des carences freinent le développement.
Les additifs et biostimulants doivent être utilisés avec discernement. La diversité microbienne reste l’un des facteurs les plus importants pour la stabilité et la résilience de la zone racinaire.
Construire un système racinaire solide ne signifie pas multiplier les produits, mais adopter une approche réfléchie et équilibrée. Stabilité, observation et modération sont les véritables clés.
Ce qui se passe sous terre détermine la vigueur au-dessus. Un environnement racinaire bien maîtrisé assure une croissance uniforme, une meilleure résistance et un rendement fiable. Une base solide apporte toujours davantage que l’accumulation continue d’eau, d’engrais et d’additifs. Le véritable succès commence là, sous la surface.


sudestfam@protonmail.com
Les psychonautes et les consommateurs de champignons hallucinogènes du monde entier s’accordent à dire que l’ingestion de ces champignons n’offre pas la même expérience que le trip qu’ils provoquent. En effet, le goût des champignons psychédéliques est assez rebutant par la plupart des consommateurs.

Les barres de chocolat infusées à la psilocybine constituent une alternative idéale pour consommer des champignons psychédéliques sans avoir à en subir le goût. Ces dernières années, leur popularité a explosé, notamment aux États-Unis, où leur illégalité n’a pas empêché l’émergence de nombreux producteurs de champignons psychédéliques et de produits dérivés, facilement disponibles même dans les bureaux de tabac.
Transformer les champignons psychédéliques en barres chocolatée présente plusieurs avantages. Pour la plupart des gens, le goût est meilleur et le dosage plus facile à gérer, surtout en dehors de chez soi. Les barres de chocolat se conservent plus longtemps, évitant ainsi l’oxydation des champignons séchés mal conservés. De plus, on peut les enrichir avec d’autres ingrédients pour amplifier l’expérience psychédélique.
EXTRAIT VS CHAMPIGNONS SÉCHÉS
Pour fabriquer vous-mêmes des barres chocolatée à la psilocybine, deux méthodes s’offrent à vous. La première utilise des cristaux de psilocybine, une méthode d’extraction déjà décrite dans Soft Secrets sous le titre “ Crystal of the Gods”. La
seconde est plus simple et plus rapide car elle ne nécessite aucune extraction préalable de psilocybine: vous utilisez uniquement des champignons séchés. Les extraits de psilocybine permettent un dosage plus constant du principe actif dans les barres. Les deux méthodes diffèrent uniquement par l’ingrédient magique de base, le reste des étapes est identique.
MATÉRIEL ET ÉQUIPEMENTS
Voici ce dont vous aurez besoin pour fabriquer des barres psychédéliques:
• 200 g de chocolat
• 2 g de cristaux de psilocybine (méthode 1) 15 g de champignons psilocybes séchés (méthode 2)
Balance électronique
• Moulin à café électrique Casserole en pyrex
• Casserole en inox
• 5 moules à barres de chocolat
• Louche
• Thermomètre laser
• Couteau
• Mortier
Il est recommandé d’utiliser du chocolat de bonne qualité. De nombreuses tablettes de chocolat haut de gamme sont disponibles à des prix abordables. La quantité de champignons et de cristaux est indicative et basée sur la dose moyenne consommée par les usagers de drogues psychédéliques. Des moules spéciaux seront utilisés pour créer les tablettes de chocolat. Nous recommandons l’utilisation de moules en silicone alimentaire. La taille des moules utilisés dans ce procédé convient à la réalisation de tablettes d’environ 40 grammes. Les moules peuvent être personnalisés selon vos goûts.

Étiquette d’une barre de chocolat psychédélique américaine
Tout d’abord, préparez l’ingrédient magique. La première méthode consiste à utiliser des cristaux
de psilocybine qui doivent être concassés en petits morceaux à l’aide d’un mortier et d’un pilon. Avec la seconde méthode, les champignons séchés doivent être finement moulus à l’aide d’un moulin à café jusqu’à l’obtention d’une poudre fine.
Ensuite, faites fondre le chocolat au bain-marie: coupez-le en petits morceaux à l’aide d’un couteau, remplissez une casserole en inox d’eau et portez à ébullition. Une fois l’eau à ébullition, placez le plat en pyrex à l’intérieur, en veillant à ce que l’eau ne déborde pas. Enfin, ajoutez les pépites de chocolat. Attendez quelques minutes que le chocolat fonde, puis remuez avec une spatule pour éviter qu’il ne brûle, jusqu’à ce qu’il soit complètement fondu. Éteignez le feu et laissez le chocolat refroidir. Contrôlez la température avec un thermomètre laser. Lorsqu’elle atteint environ 35 °C, ajoutez l’ingrédient spécial.
Selon la méthode utilisée, versez les cristaux ou la poudre de champignons dans le chocolat fondu et mélangez bien avec une spatule pendant quelques minutes, jusqu’à obtenir une consistance lisse. Versez le mélange de chocolat et de psilocybine dans les moules pour former les barres, en dosant selon les quantités souhaitées à l’aide d’une balance électronique.
Enfin, placez les moules au réfrigérateur pendant environ 24 heures pour que le mélange se solidifie complètement et que vous puissiez démouler les barres de chocolat psychédéliques à base de psilocybine.
Ce procédé permet de réaliser cinq barres de chocolat de 40 grammes chacune. Chaque barre est conçue pour être consommée par deux personnes ; la dose par personne est donc d’une demi-barre. Comme il est impossible de déterminer avec précision la quantité d’alcaloïdes présents dans chaque champignon chez soi, il est fortement recommandé de commencer par de petites doses et de les augmenter progressivement en fonction des effets recherchés.
Les tablettes de chocolat se conservent facilement dans du papier aluminium, à température ambiante, dans un endroit frais et sec, comme la plupart des aliments. Il est important de conserver le chocolat en lieu sûr, et surtout hors de portée des enfants. Une tablette de chocolat pourrait induire en erreur et amener une personne à consommer, à son insu, des substances psychédéliques.
Aux États-Unis, de nombreux cas d’intoxication accidentelle de mineurs par des produits comestibles contenant des stupéfiants ont été recensés ; la plus grande prudence est donc de mise.
Par Hortizan
Le Hop latent viroid disease (HLVd) s’est imposé en quelques années comme l’un des principaux défis phytosanitaires dans nos cultures. Contrairement à un virus, le viroïde n’est pas une particule enveloppée, mais un simple ARN circulaire de très petite taille, dépourvu de barrière protectrice (la capside). Il est donc entièrement dépendant de la machinerie cellulaire de la plante qu’il infecte. Cette simplicité contribue à sa discrétion : l’infection peut rester asymptomatique pendant une période prolongée, facilitant sa diffusion silencieuse, notamment dans les systèmes clonaux intensifs.
La revue HLV: A Hidden Threat to the Cannabis Industry, (2023), présente le HLVd comme une menace émergente majeure pour la filière. Les pertes de rendement, la diminution de la vigueur végétative et l’altération de la qualité florale sont des conséquences fréquentes, mais variables. Cette variabilité a nourri une question centrale : certains cultivars seraient-ils résistants au HLVd ?

Les études expérimentales montrent que l’impact du HLVd varie sensiblement selon les cultivars de cannabis. Les travaux expérimentaux les plus solides proviennent des recherches menées par le phytopathologiste Zamir K. Punja. Dans une étude publiée en 2024 dans le Canadian Journal of Plant Pathology, son équipe a analysé la relation entre infection confirmée par RT-qPCR et performances agronomiques. Les résultats montrent une corrélation claire entre présence du viroïde et pertes mesurables. Toutefois, l’intensité de ces pertes varie sensiblement selon les génotypes en culture. Certaines lignées présentent une réduction marquée du rendement et une dégradation rapide des plantes mères. D’autres, bien que testées positives, conservent une productivité relativement stable et n’expriment que des symptômes discrets.
Cette hétérogénéité constitue un point essentiel : la réponse au HLVd n’est pas uniforme selon les phénotypes ou génétiques ! Il est cependant crucial de distinguer deux concepts. La résistance implique que la plante empêche l’établissement ou limite fortement la réplication du pathogène. La tolérance, en revanche, signifie que l’infection est bien présente, mais que l’impact physiologique demeure limité. Les données actuellement publiées soutiennent clairement l’existence d’une variabilité de tolérance. En revanche, aucune démonstration d’une résistance stricte, au sens phytopathologique, n’a encore été apportée.
Les travaux complémentaires publiés en 2025 dans la revue Plants confirment cette lecture. Ils montrent que la dynamique d’infection et la distribution tissulaire du viroïde peuvent
varier selon le génotype, renforçant l’idée d’une interaction hôte-pathogène dépendante de la génétique.
La perception d’une résistance variétale dépend fortement des modalités de transmission et du niveau de pression infectieuse. Le HLVd se transmet principalement par multiplication clonale et par voie mécanique. Les outils de taille, les manipulations répétées et certains systèmes hydroponiques favorisent sa propagation lorsque les protocoles sanitaires sont insuffisants. Les travaux de Punja & co. soulignent que le viroïde, bien que relativement stable, reste sensible à des procédures de désinfection adaptées. L’usage d’hypochlorite de sodium (eau de javel) correctement dosé permet de réduire significativement la transmission via les surfaces et les instruments. Dans un environnement où la pression infectieuse est maîtrisée, un cultivar peut apparaître plus stable simplement parce qu’il est moins exposé ou contaminé plus tardivement.
Des approches expérimentales comparatives ont mis en évidence des différences mesurables entre cultivars face au HLVd. Une avancée notable dans l’analyse de la variabilité génétique provient d’une étude publiée en 2025 dans Plant Cell, Tissue and Organ Culture par Torres et co. Les chercheurs y ont évalué l’élimination du HLVd par thermothérapie (technique d’assainissement par exposition à haute température) et culture de méristème sur un panel de treize cultivars distincts (cf pic2).

Les chercheurs ont évalué l’élimination du HLVd par thermothérapie (technique d’assainissement par exposition à haute température) et culture de méristème.
Le protocole, combinant traitement thermique, régénération in vitro et suivi moléculaire, a révélé des taux d’assainissement variables selon les cultivars. Certains génotypes présentaient une élimination plus fréquente du viroïde après traitement, tandis que d’autres conservaient une charge détectable malgré des conditions identiques. L’étude incluait également une analyse transcriptomique (étude de l’ensemble des ARN), suggérant que des différences d’expression génétiques pourraient influencer la capacité de la plante à limiter la persistance du viroïde.
Ces résultats confirment l’existence d’une interaction biologique différenciée entre le HLVd et ses hôtes. Ils ne démontrent toutefois pas qu’un cultivar puisse empêcher l’infection initiale en conditions naturelles. L’expérience porte sur la capacité d’éradication après infection confirmée, non sur l’immunité préalable.
Les données scientifiques disponibles montrent que la variabilité génétique dans la réponse au HLVd est réelle, ce qui en précise les limites en matière de résistance.
Certains cultivars semblent mieux maintenir leurs performances malgré l’infection, et des différences mesurables existent dans la dynamique interne du viroïde. Cependant, parler de résistance au sens strict reste prématuré. Aucune étude publiée n’a encore démontré qu’un cultivar commercial empêche systématiquement l’établissement ou la réplication du
HLVd après exposition contrôlée. Le terme le plus approprié, à ce stade, est celui de tolérance différentielle. Cette nuance n’est pas anodine. Elle implique que la gestion du HLVd repose autant sur des pratiques sanitaires rigoureuses que sur la sélection génétique. À mesure que les outils moléculaires et les approches transcriptomiques se développent, il deviendra possible d’identifier plus précisément les mécanismes impliqués et, peut-être, d’orienter la sélection vers des profils plus robustes.
Pour l’instant, la “résistance variétale” relève donc davantage d’une hypothèse en construction que d’un fait établi. La prudence scientifique invite à reconnaître les différences observées, tout en évitant d’attribuer trop rapidement à certaines génétiques un statut qu’aucune preuve expérimentale définitive ne vient encore confirmer.



Stoney Tark
Le printemps approche à grands pas et c’est le moment idéal pour penser à vos cultures en plein air. Cultiver à l’extérieur est un processus long qui dure plus de six mois et offrir à vos plantes le meilleur départ possible, vous permettra d’obtenir une récolte abondante.
Dans cet article, je vous explique quels pots sont les mieux adaptés à la culture en plein air et je détaille les avantages et les inconvénients de chacun d’eux afin de vous guider et de garantir le succès de votre projet!
LES
Si vous débutez dans la culture du cannabis, vous ignorez peut-être l’importance d’utiliser des pots de qualité. De nombreuses options s’offrent à vous: plastique, feutre, terre cuite, etc., comme nous le verrons ci-dessous.
POTS EN PLASTIQUE
Ce sont les pots les plus couramment utilisés car ils sont économiques, disponibles sous toutes les formes et dans toutes les tailles, faciles à trouver en magasin et en ligne, et très résistants. Les pots en plastique sont parfaits à condition d’être bien entretenus et correctement rangés quand ils ne sont pas utilisés.
Les avantages:
• Les petits pots, peu coûteux à l’achat, sont idéaux pour démarrer les semis.
• Les pots en plastique existent en différentes formats de 0,25 L à 50 L, offrant ainsi un large choix aux cultivateurs.
• Ces pots sont lavables et réutilisables après chaque récolte.
• On les trouve facilement dans les jardineries.
Les inconvénients:
• Certains pots sont fabriqués dans un plastique fin et cassant.
• Les pots en plastique peuvent chauffer au soleil et entraîner une surchauffe de la zone racinaire.
• Les plantes de cannabis ont tendance à être à l’étroit dans les pots en plastique.
• Les grands pots peuvent être chers, surtout en jardinerie.
Ma méthode préférée pour cultiver du cannabis est d’utiliser des pots en feutre. L’avantage des pots en feutre est qu’ils laissent passer l’air. Les racines de la plante bénéficient ainsi d’une bonne oxygénation et peuvent se développer de manière optimale, ce qui permet une augmentation significative de la masse racinaire.
Les avantages:
• Les plantes de cannabis taillées à l’air libre présentent toujours un système racinaire plus développé.
• Les rendements peuvent être considérablement augmentés grâce à l’utilisation de pots en feutre.
• Les plantes de cannabis ont assez d’espace pour s’enraciner dans les pots en feutre.
• Les plantes développent une tige plus épaisse et plus robuste.
Les inconvénients:
• Les pots en feutre sont plus chers que les pots en plastique.
• Les pots sans poignées peuvent être difficiles à déplacer.
• Il est impératif de rempoter les plantes en laissant le pot en feutre en place.
• Une commande importante de pots en feutre peut dépasser le budget de la plupart des cultivateurs.
SEAUX EN PLASTIQUE
Au fil du temps, j’ai vu des cultivateurs utiliser des seaux en plastique percés au fond pour leurs plantes. Si vous prévoyez de cultiver seulement une ou deux plantes et que cela vous évite d’acheter des pots, un seau peut convenir.
Les avantages:
• Les seaux sont munis de poignées, ce qui facilite leur transport.
• Les grands seaux de 30 litres et plus permettent d’obtenir des plantes d’extérieur de grande taille.
• Les seaux sont disponibles en blanc, ce qui les rend idéaux pour la culture outdoor.
Les inconvénients:
• Les plantes risquent d’être à l’étroit dans un seau trop petit.
• Percer des trous au fond peut s’avérer peu

pratique.
• Les bacs en plastique exposés aux variations de température se fragilisent.
POTS EN TERRE CUITE
Vous possédez peut-être de jolis pots en terre cuite pour vos plantes d’intérieur ou de votre jardin. Ces pots sont très décoratifs et se déclinent en différentes tailles, couleurs et formes. Cependant, pour la culture du cannabis, ils ne constituent pas la meilleure option.
Les avantages:
• Les pots en terre cuite sont robustes, lourds et difficiles à renverser.

• On peut s’en procurer dans les jardineries ou les magasins de bricolage.
• Ils se réchauffent et conservent facilement la chaleur au soleil.
Les inconvénients :
• Les pots en terre cuite peuvent se briser en morceaux sous une force excessive.
• Le poids des pots en terre cuite quand la terre est humide peut être très important.
• Ils n’offrent pas une bonne oxygénation de la zone racinaire.
• Le drainage se limite généralement à un seul trou de 20 mm.
• Les pots en terre cuite peuvent devenir froids pendant les mois les plus frais.
ET LA PLANTATION EN PLEINE TERRE?
Planter vos jeunes plants directement en pleine terre est une autre méthode pour obtenir des plantes de cannabis robustes. Certains cultivateurs utilisent le même emplacement extérieur chaque année. Il est important de veiller à ce que le sol soit riche, bien drainé et retienne bien l’eau.
Les avantages:
• Les plantes d’extérieur peuvent atteindre une taille imposante lorsqu’elles sont plantées en pleine terre.
• Cela permet d’économiser l’achat de pots et de terreau.
• L’ajout d’amendements organiques au sol est simple et économique.
Les inconvénients:
• Un sol argileux peut entraver le développement des racines.
• Le sol peut contenir des agents pathogènes et des maladies transmises par le sol.
• Des parasites présents dans le sol peuvent s’attaquer à vos plantes.
• Les plantes en pleine terre sont plus vulnérables aux limaces et aux escargots.

Par Olivier F
Jean-Pierre Galland est l’une des personnalités cannabiques les plus connues en France. Il y a plus de trente ans, JPG a publié un livre révolutionnaire appelé Fumée Clandestine. Il est l’un des fondateurs du CIRC (Collectif d’information et de recherche cannabique) avec lequel il a mené des actions spectaculaires dans les années 90. En 2026, 13 ans après sa dernière interview, Jean-Pierre Galland est de retour dans Soft Secrets France.
SSFR : Avant de commencer à écrire sur le cannabis, tu avais publié plusieurs livres. Quels étaient les écrivains qui t’ont influencé à l’époque ?
Jean-Pierre Galland : J’ai écrit des polars, et quelques autres ouvrages que j’ai vite oubliés. J’ai toujours aimé lire et j’ai été initié dans ma jeunesse par mon père qui avait dans sa bibliothèque tous les prix Nobel de littérature.
J’ai été influencé par la lecture dans le désordre de Knut Hamsun, Hermann Hesse, Gabriel Garcia Marquez, John Steinbeck, Mario Vargas Llosa, Ernest Hemingway, William Faulkner… Mais aussi par les auteurs américains de romans policiers style Dashiell Hammett ou Raymond Chandler.
Combien de livres as-tu publié au total ?
Pas beaucoup, quatre romans policiers si je ne me trompe et six ouvrages illustrés consacrés au cannabis dans tous ses états. Mon préféré « J’attends une récolte ». Quant aux romans, je les ai reniés à l’exception de « Comme un vélo rouge », une parodie de polar avec des personnages délirants qui se croisent et s’entrecroisent et finissent par se rencontrer.
Est-ce que tu continues d’écrire ?
Quand j’étais jeune, je rêvais de devenir écrivain, mais je me suis vite rendu compte que je ne le serai jamais. A part quelques rares textes sur le cannabis, je n’écris plus. Après un cancer « chopé » en 2013, et aujourd’hui en rémission, j’ai l’impression d’avoir perdu un tas de neurones à cause des chimios à répétition.
En 1991, tu as sorti un livre révolutionnaire, presque une encyclopédie du cannabis, «
Fumée Clandestine » Comment as-tu eu l’idée d’écrire ce livre ?
Est-ce que je vous dis la vérité, toute la vérité ? Pourquoi pas d’autant plus qu’il y a prescription. Le jour où j’ai fumé mon premier joint, j‘ai arrêté de boire immédiatement de l’alcool, Je venais de découvrir ma drogue. Et parce que la littérature ne nourrit pas son homme, je ravitaillais mes amis en haschich, du « bordeur pakistanais » à l’époque.
Mais voilà que ma copine est enceinte. Je décide alors de mettre un terme à mes activités délinquantes et de passer de la pratique à la théorie… Je découvrirai bientôt qu’il est plus dangereux de parler du cannabis que d’en procurer à ses amis. C’est vrai que « Fumée clandestine » est devenu en quelques mois un étendard pour les partisans de la légalisation et a participé au succès de librairie de l’ouvrage.
A l’époque, il n’y avait bien sûr pas d’internet. Comment as-tu pu trouver les infos et les documents pour écrire le livre ?
J’ai beaucoup fréquenté le service des archives de Libération, le seul journal à rendre compte de l’actualité cannabique. C’était l’époque des procès retentissants avec un grand nombre de prévenus. En 1979, la France découvre que le cannabis est partout et il fait la Une de la presse. « Drogue, les parents ont raison d’avoir peur » écrit le Figaro. Quant à Ici Paris, il titre : « H Connection au collège ». Les grands titres et les procès spectaculaires se multiplient dans tout l’hexagone.
A Montpellier ou encore à Rennes sont créés les Calumed ou si vous préférez les « Comités d’Action pour la libéralisation de l’usage de marijuana et de ses dérivés ». Grâce à Christop-
he Gourmand, l’instigateur des Calumed à qui je rends visite, je récupère de la documentation. Il m’a fallu un an de dur labeur, des nuits angoissantes sur l’ordinateur que me prêtait des amis, des textes perdus à jamais pour enfin remettre le manuscrit de « Fumée clandestine ». Comme je l’ai dit, écrire ce livre ce fut comme gravir l’Himalaya chaussé de tongs… En tout cas, merci à toutes celles et ceux qui m’ont aidé et soutenu au cours de cette ébouriffante aventure.
La weed était elle meilleure ou moins bonne dans les années 90 ?
Je n’en pense pas grand-chose, il y a tellement
de variétés de cannabis qu’on s’y perd. Je fais confiance aux copains qui chaque année m’offre des boutures. Un des arguments des prohibitionnistes, c’est que l’herbe des années 90, était moins forte que l’herbe actuelle qui dépasse les 20% de THC. C’est un argument fallacieux, je me souviens avoir pris de « bonnes claques » avec de la beuh africaine.
Durant les dernières décennies, la consommation de cannabis a augmenté et la répression aussi. Mais il y a très peu de militants pour la légalisation. Comment expliquer cette situation ?


Le cannabis, au fil des années est devenu populaire dans toutes les générations. Alors que presque tous les responsables politiques et autres experts officiels présentent le cannabis comme le fléau de la jeunesse, en témoigne les discours violents de Darmanin, Retailleau et quelques hurluberlus conservateurs.
A partir de 1997, les activistes du Circ, au nom de la réduction des risques, ont encouragé les cannabinophiles à produire leur propre consommation. Or comme dit l’adage « pour vivre heureux, vivons cachés » et les adhérents ont été nombreux à déserter l’association. Et puis, la répression de plus en plus stigmatisante au fil des années, a freiné les ardeurs militantes.
Dans les années 90, vous arriviez à mobiliser plusieurs milliers de personnes pour vos événements cannabiques. A présent, peu de gens se déplacent…
A partir de 1993, les Circ fleurissent en région et les adhérents se multiplient. C’était une époque où nous disposions d’une vraie force militante que nous mettions à la disposition des Circs en région. Lors de « l’Appel du 18 joint », nous arrivions à mobiliser sur les pelouses du parc de La Villette, de 2000 personnes. Après l’élection présidentielle de 2002, les associations militantes nées dans les années 90, sont fatiguées de prendre des risques pour des clopinettes. Les Circs en région capitulent les uns après les autres (ne reste plus que le Circ Lyon).
Quant au Circ Paris, il ne dispose plus du soutien financier des éditions du Lézard. Seul l’Appel du 18 joint et la Cannaparade attirent encore les amateurs de cannabis. Ce qui peut-être mobiliserait à nouveau les amateurs, c’est que nous organisions une Cannabis Cup, mais nous n’avons ni la force, ni les moyens de notre politique.
Que penses-tu des associations antiprohibitionnistes actuelles comme NORML Police Contre la Prohibition ou Cannabis Sans Frontières ?
Elles partagent les mêmes constats que le Circ sur l’échec de la prohibition et préconisent, comme le Circ, la dépénalisation de l’usage de
toutes les drogues, la légalisation de la production, de la distribution et de l’usage du cannabis.
Ce qui nous diffère, c’est que les activistes du Circ revendiquent leur usage de cannabis et ne se contentent pas de produire des tracts, par ailleurs intéressants. Ils agissent, ils interpellent les politiques, ils provoquent les responsables les obligeant à ouvrir le débat. Au fil des ans, nous avons compris que les usagers, souvent déconsidérés, étaient des experts et que la légalisation ne se ferait pas sans eux.
Ces dernières années, tu as participé à quelques manifestations. En mai 2025, le CIRC et d’autres associations ont organisé un rassemblement à Paris pour la Marche mondiale du cannabis. L’événement a été très bien organisé par Dominique Broc, le porte-parole du CIRC, mais il n y a pas eu suffisamment de monde. Avez-vous été déçus, voire même découragés ?
Avec Dominique Broc et quelques autres, nous avons jeté toutes nos forces dans la bataille afin d’organiser le 5 mai 2025 un rassemblement place de la République devant une foule parsemée malgré la présence d’Eric Coquerel, député LFI et auteur d‘un projet de loi déposé au Parlement.
Je voudrais profiter de l’espace qui m’est donné pour remercier sincèrement Dominique qui s’est beaucoup investi dans l’évènement en pure perte, la majorité des associations que nous avons invitées à prendre la parole pour redire l’urgence de légaliser le cannabis n’ayant pas répondu à nos sollicitations. Comment ne pas être déçu après tant d’efforts consentis ?
Comment vois-tu l’avenir du CIRC ?
En 1991 lorsque nous avons créé le Circ, nous étions persuadés qu’en l’an 2000, la prohibition ne serait plus qu’un mauvais souvenir . En 2026, alors que le gouvernement s’en prend aux consommateurs de cannabis accusés injustement d’être les complices des trafiquants, que la répression, 290 000 interpellations l’année dernière, est en hausse constante, que les flics sont en embuscade au bord des routes, que Darmanin répète sur tous les tons qu’on ne va
pas « légaliser cette merde », autant de signes que ce n’est pas demain la veille qu’on va rendre accessible une plante dont les vertus sont reconnues par de nombreux pays dans le monde.
Mais, comme l’a écrit Georges Apap, procureur et parrain du Circ, « Il faut être optimiste, car l’histoire démontre que les abolitionnistes ont toujours triomphé, et que chacun de ses triomphes a contribué , lentement mais concrètement , au progrès de l’humanité ».
En 2013 , tu as sorti le tome 1 de « 40 ans de malentendus », un livre assez dense et épais, une sorte d’histoire de la prohibition du cannabis et de l’anti prohibitionnisme en France avec la reproduction de nombreux documents. Le tome 2 est sorti quelques années plus tard mais le Tome 3 n’est jamais paru….
Tout d’abord, je voudrais dire que je suis très fier de ses deux premiers tomes de « Cannabis, 40 ans de malentendus » écrit dans la tourmente. On découvre au fil des pages une grande partie en mots et en images de la petite et la grande histoire du cannabis.
Il n’y aura pas de troisième et dernier tome parce que Trouble-Fête, la maison d’édition que j’ai créé avec quelques amis pour fêter l’an
2000 n’est plus, que je n’ai pas trouvé le temps et l’énergie pour collecter les documents…
Penses-tu que le cannabis sera un jour légalisé en France ?
Oui, un jour, bientôt j’espère, le mur de la prohibition miné de l’intérieur va s’écrouler, le législateur admettra enfin que la prohibition est un échec et qu’il faut changer radicalement de politique…
Mais je ne suis pas certain, vu mon grand âge, qu’un jour j’allumerais mon pétard à la terrasse d’un cannabistrot.
Après avoir longtemps habité Paris, tu t’es retiré à la campagne. L’agitation de la capitale ne te manque pas trop ? Quelles sont tes activités ?
Ah Paris ! Bien sûr qu’il me manque, mais comme tant d’autres j’ai été obligé de le quitter pour des raisons financières, dans le sud d’abord, puis dans les Deux Sèvres ensuite.
Comme tant d’autres de ma génération, je cultive mon jardin, je promène mes chiens, je lis à l’ombre de mes plants de beuh, je regarde trop les médias alternatifs et j’angoisse en pensant à la société qu’on prépare à mon petit fils.

Par Hortizan
Il y a quelques années, dans un champ de cannabis, je rencontrai un passionné revenu de Humboldt. Il tenait une canne façonnée à partir d’un pied de cannabis particulièrement vigoureux, et révélant un bois insoupçonné. Pourquoi cette plante est-elle si rarement envisagée comme matériau d’outillage ? A L’inverse, un de ses cousins botanique méconnus est depuis longtemps utilisé dans la fabrication d’outils pour la qualité de son bois. Le micocoulier de Provence, baptisé Celtis australis par le botaniste suédois Carl von Linné en 1753, est un arbre caduc caractéristique du bassin méditerranéen. Il peut atteindre 30 mètres de hauteur et vivre 600 ans. Son nom associe racines latines et grecques : australis, dérivé d’Auster (vent du sud), renvoie à son implantation méridionale. Le terme “micocoulier”, est quant à lui issu du grec mikrokouli “petite baie”, en référence à son fruit, la micocoule.
Longtemps classé dans la famille des Celtidaceae, le genre Celtis est pourtant aujourd’hui intégré aux Cannabaceae à la suite d’analyses phylogénétiques moléculaires (Sytsma et al., 2002 ; Yang et al., 2013 ; APG IV, 201). Cette reclassification a profondément modifié la compréhension évolutive du groupe, qui comprend désormais des plantes annuelles comme Cannabis, des lianes comme Humulus et des arbres ligneux producteurs de bois comme Celtis. L’étude de Celtis australis permet ainsi d’articuler écologie, usages traditionnels et histoire évolutive autour d’un ancêtre commun. Le micocoulier est investi d’une dimension symbolique et sacrée depuis l’Antiquité. Dans
le Midi, il était associé aux Celtes austraux et planté sur des lieux de culte. Cette portée symbolique, maintenue à l’époque chrétienne par sa plantation près des églises et le long des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle pour conjurer le mal, entraîna néanmoins son abattage massif durant la Révolution en raison de son lien avec le clergé. Dans l’ensemble du bassin méditerranéen français, du Languedoc oriental à la Provence, et notamment autour de Nîmes, l’espèce fut largement plantée comme arbre d’ombrage et d’alignement. Cette présence particulièrement dense dans le sud-est de la France explique l’appellation “micocoulier de Provence”. Le

micocoulier se reconnaît à ses feuilles ovales, dentées dans leur moitié supérieure. Autrefois utilisées comme fourrage, leur surface rugueuse explique l’appellation anglaise “European nettle tree”. Son tronc gris cendré présente une écorce relativement lisse et régulière, qui se fissure modérément avec l’âge, conservant un aspect stable et garantissant une meilleure résistance face aux parasites en comparaison avec de nombreux arbres méditerranéens. Ses fleurs, majoritairement hermaphrodites, sont pollinisées par le vent et les insectes.
Les fruits, mûrs en septembre et persistants jusqu’en hiver, ressemblent à de petites cerises noires. Leur pulpe était consommée fraîche, en confiture ou en liqueur, tandis que le noyau pressé fournissait une huile douce utilisée pour l’éclairage. Les jeunes feuilles et bourgeons, au goût légèrement noisetté, étaient également largement consommées. Le micocoulier est
et de cravaches. Sa ramification caractéristique facilitait en particulier la confection de fourches à trois dents. À Sauve, dans le Gard, cette production spécialisée a durablement marqué l’économie locale et demeure aujourd’hui un élément du patrimoine artisanal régional. Cependant, réduire le micocoulier à ses seules qualités morphologiques et à ses usages traditionnels serait incomplet. Au-delà de son ancrage culturel et utilitaire, il s’inscrit dans une histoire évolutive plus vaste, que les outils de la biologie moderne ont permis de reconstituer avec précision.
Phylogénie et signification évolutive
Avant la biologie moléculaire, Celtis était rattaché aux Ulmaceae sur des critères morphologiques. Les analyses d’ADN menées depuis les années 1990 ont révisé cette classification : les

notamment la plante hôte du papillon Libythea celtis, observé dans le sud de la France, en particulier dans le Var. Ses fruits nourrissent de nombreux oiseaux, qui assurent en retour la dispersion des graines.
À ce titre, l’arbre participe activement à la dynamique et à la régénération des écosystèmes locaux. Résistant à la sécheresse, aux sols calcaires et à la pollution urbaine, le micocoulier constitue une alternative au platane, fragilisé par le chancre coloré, et s’impose comme une essence d’avenir pour les paysages méditerranéens.
Son bois, clair et durable, ainsi que ses rameaux naturellement flexibles, ont donné lieu à de nombreux usages artisanaux. L’écorce, riche en tanins, était employée en teinture et en tannerie. Le bois servait à la fabrication d’urnes funéraires, d’outils agricoles, de pièces de traction animale, d’avirons, ainsi que de fouets
Cannabaceae regroupent des herbes annuelles comme Cannabis, des lianes comme Humulus et des arbres comme Celtis, tous issus d’un ancêtre commun (Sytsma et al. 2002, Yang et al. 2013). Cette révision inscrit ces genres dans une histoire évolutive ancienne, et confirme une intuition formulée dès le XVIe siècle par le botaniste italien Andrea Cesalpino, qui avait rapproché ces genres à partir de similitudes morphologiques. Les données moléculaires contemporaines viennent aujourd’hui étayer cette hypothèse issue de l’observation. Au-delà du classement scientifique, cette synthèse rappelle que les usages et représentations culturelles peuvent masquer des parentés biologiques profondes. L’exemple du micocoulier montre l’intérêt d’articuler données écologiques, ethnobotaniques et phylogénétiques pour comprendre l’évolution des plantes à fleurs et éclairer les enjeux contemporains de gestion durable et de conservation de la biodiversité méditerranéenne.

Stoney Tark
Dans un mois ou deux, vous pourrez enfin faire pousser vos semis en plein air! Normalement, on sème les graines photopériodiques en mai et on attend patiemment la fin septembre pour les récolter.
Les autofleurissantes offrent aux cultivateurs un cycle de croissance rapide, des récoltes en continu, peu d’entretien et des cultures robustes. Dans cet article, je vous explique tout ce que vous devez savoir sur les autofleurissantes et pourquoi vous devriez envisager d’en cultiver dans votre jardin cette année.
QUE SONT EXACTEMENT LES AUTOFLEURISSANTES ET COMMENT FONCTIONNENT-ELLES?
Les plantes de cannabis autofleurissantes contiennent le gène Ruderalis. Cela signifie qu’elles fleuriront automatiquement après 30 jours de croissance végétative. Les autofleurissantes ne sont pas dépendantes de la photopériode; elles peuvent donc produire des têtes à n’importe quel moment de l’année et sont résistantes aux climats froids.
Du semis à la récolte, il faut généralement compter 10 à 11 semaines, bien que certaines autofleurissantes à floraison plus rapide puissent fleurir en 10 semaines, voire moins. Les autofleurissantes produisent des têtes de qualité supérieure, tout aussi impressionnantes en termes de trichomes, de profil terpénique, de saveur, d’arôme et d’effet.
• Les autofleurissantes sont des hybrides issus de variétés photopériodiques.
• Elles nécessitent peu d’entretien.
• Une autofleurissantes atteint une hauteur d’environ 80 à 100 cm.
• Les autofleurissantes sont des plantes discrètes et peu volumineuses.
• De la graine à la récolte, les autofleurissantes peuvent prendre entre 70 et 84 jours.

• Les autofleurissantes sont féminisées, elles ne produisent donc que des plantes femelles.
LES AUTOFLEURISSANTES SONT-ELLES UN BON CHOIX POUR LES CULTIVATEURS DÉBUTANTS?
Absolument, car elles poussent quasiment toutes seules. Il suffit de les planter dans un grand pot pour favoriser un bon développement racinaire. Grâce à leur courte période de croissance, les autofleurissantes commencent à fleurir et à produire des pistils et des têtes, un mois après la germination.
Les cultivateurs débutants peuvent utiliser les autofleurissantes pour apprendre le développement d’une plante de cannabis et les différentes étapes de son cycle de vie.
Un projet de culture d’autofleurissantes de 12 semaines est bien plus simple qu’une culture de photopériodiques de 6 à 7 mois qui nécessite un palissage. Elle offre aux cultivateurs une récolte dans les 100 premiers jours.
POURQUOI CULTIVER DES AUTOFLEURISSANTES EN PLEIN AIR CETTE ANNÉE?
Ayant vécu plus de dix ans dans le sud de l’Espagne, j’ai une solide expérience de la culture d’ autofleurissantes. Grâce au climat méditerranéen espagnol, j’ai obtenu d’excellents résultats avec des têtes autofleurissantes résineuses. Voici toutes mes raisons pour lesquelles vous devriez vous aussi essayer les autofleurissantes. Vous serez agréablement surpris!
RÉCOLTE TOUTES LES 10 À 11 SEMAINES
Si le temps est clément, vous pouvez planter des autofleurissantes tous les 3 mois. Les autofleurissantes à floraison rapide peuvent être prêtes en 9 semaines. Si vous cultivez des photopériodiques en extérieur cette année, plantez aussi des autofleurissantes; vous pourrez ainsi les récolter tous les 30 à 90 jours et avoir toujours de l’herbe bio de saison dans vos bacs.
LES AUTOS: DISCRÈTES ET COMPACTES
Le problème des plantes photopériodiques, c’est qu’elles peuvent devenir très grandes. Vos voisins et la police risquent de découvrir votre culture en plein air, ce qui peut engendrer panique et anxiété. Les autofleurissantes sont des plantes compactes qui ne deviennent ni hautes ni élancées. Si vous recherchez une plante discrète et facile à cultiver, les autofleurissantes sont faites pour vous!
LA MÉTHODE DU SEA OF GREEN POUR DES RÉCOLTES ABONDANTES
La méthode SOG consiste à cultiver un grand nombre de plantes de petite taille très serrées. J’adore cultiver les autofleurissantes en SOG, car elles atteignent généralement environ 80 cm de hauteur. De plus, si vous plantez 9, 16, 25 ou 36 petites autofleurissantes dans un espace extérieur bien caché, les récoltes peuvent être exceptionnelles.
COURTE PÉRIODE VÉGÉTATIVE
Tout le monde aime voir ses plantes femelles fleurir, et avec les autofleurissantes, vous n’avez pas besoin d’attendre fin juillet pour la floraison.
Cela signifie non seulement qu’aucun palissage ni entretien n’est nécessaire, mais aussi que vous n’avez pas à vous soucier de plantes trop grandes.
BONNE ADAPTATION AUX CLIMATS FROIDS
Le gène Ruderlis a été découvert en Sibérie, région connue pour son climat froid et ses étés courts. Grâce à cette caractéristique génétique, les hybrides autofleurissants sont résistants aux climats froids, comme ceux de l’Europe du Nord. Vous pouvez obtenir d’excellents résultats même sans climat méditerranéen grâce à la capacité de ce gène à supporter le froid.

CULTURE SUR BALCON OU TERRASSE
Les autofleurissantes se cultivent facilement sur une terrasse ou un balcon ensoleillé toute la journée. Inutile de faire pousser des plantes imposantes: elles resteront discrètes et ne dérangeront pas le voisinage.
MA CONCLUSION
Je recommande vivement la culture du cannabis autofleurissant, surtout si vous vivez dans un pays aux étés courts et aux hivers froids. Mon conseil: semez des autofleurissantes tous les 30 jours à partir de mai. Vous pourrez ainsi récolter mois après mois pendant que vos autres variétés se préparent à fleurir plus tard dans l’année.


Par Fabrizio Dentini
Issu du mouvement Chanvre & Libertés fondé en 2011, NORML France [Ndr. Association Nationale pour la Réforme des Lois sur le Cannabis] est l’acteur de référence d’une régulation sociale et scientifique du cannabis depuis une dizaine d’années. S’appuyant sur l’expertise transdisciplinaire de ses fondateurs (médecin, chercheur et expert international), l’association est un interlocuteur institutionnel majeur, auditionnée pour le Rapport d’information n. 974 sur les enjeux liés à la régulation de l’usage du cannabis en février 2025, porté par les députés Ludovic Mendes (Renaissance) et Antoine Léaument (LFI).
Aujourd’hui, nous avons le plaisir de parler avec Charlotte S., militante depuis 2023. Formée en relations internationales, elle écrit au sein du collectif des articles qui traitent du cannabis thérapeutique et de l’actualité du cannabis en France et dans le monde.
Donc Charlotte, en France, concernant la réglementation du cannabis, la propagande et l’idéologie conservatrices prédominent. Dans ce contexte, quelle est la mission de votre association ?
L’objectif de NORML France est de substituer à la prohibition un modèle de régulation responsable axé sur la santé publique, la réduction des risques et l’accompagnement des patients en impasse thérapeutique. En 2026, face à une répression record et à la désinformation persistante autour du cannabis, l’association veut briser l’isolement social des usagers et défendre une réforme pragmatique fondée sur la science et le respect des droits humains.
Pourquoi le prohibitionnisme est-il étroitement lié au respect des droits humains ? Que nous apprend l’affaire El Hacen Diarra ?
Le 15 janvier dernier, El Hacen Diarra, travailleur mauritanien de 35 ans, est décédé en garde à vue à Paris à la suite d’une interpellation d’une violence extrême. Le motif initial du contrôle ? Selon les policiers, il était « en train de rouler un joint ». La prohibition, ancrée dans la loi nº 70-1320 du 31 décembre 1970, n’est pas qu’une règle de santé publique mais un levier de contrôle social qui fragilise nos droits fondamentaux. L’affaire de M. Diarra illustre tragiquement comment la pénalisa-
tion alimente les contrôles au faciès et les violences policières. Nous adressons notre soutien le plus sincère à sa famille.
Ce drame nous rappelle que la stigmatisation des usagers de cannabis fait partie intégrante de la prohibition. Elle est structurelle et historique : du Brésil, où la plante était surnommée la « cigarette de l’Indien », aux campagnes de propagande nauséabonde dans les États-Unis des années 30 visant à mettre au ban de la société immigrés hispaniques et afro-américains, la “guerre à la drogue” a toujours servi de moteur à la persécution des minorités et à la rupture de l’égalité républicaine.
Dans quelle mesure peut-on considérer la politique française de réglementation du cannabis comme un échec du prohibitionnisme ?
C’est un échec cuisant et ce n’est pas une simple opinion militante : c’est un constat reconnu par les institutions elles-mêmes. Le rapport technique du SSMSI (Ministère de l’Intérieur) de décembre 2025 confirme que le « tout répressif » ne remplit aucun de ses objectifs. Économiquement, c’est un gouffre. On mobilise des ressources colossales - 1,8 milliard d’euros par an - pour une répression qui rapporte peu et qui, systématiquement, cible les populations les plus précarisées.
À l’opposé, le Conseil d’Analyse Économique (CAE) estime que la légalisation du cannabis rapporterait entre 2 et 2,8 milliards d’euros de recettes fiscales par an. Réguler, ce n’est pas « capituler », c’est enfin soulager nos forces de l’ordre et notre justice pour les recentrer sur de réelles priorités.
Et d’un point de vue politique et sanitaire ?
Sur le plan politique, nous touchons au sommet de l’hypocrisie. En érigeant l’usager en bouc émissaire — l’accusant d’avoir « du sang sur les mains » — le pouvoir détourne l’attention d’échecs sociaux profonds, du coût de la gestion de la crise Covid, au manque de moyens dans l’éducation ou la santé.
Cette stigmatisation est d’autant plus révoltante quand on connaît la banalisation de substances bien plus nocives, comme la cocaïne, dans les sphères décisionnelles. Pour

les élites, c’est un adjuvant de performance ; pour le citoyen, c’est la mort sociale. Enfin, l’échec est sanitaire et humain. En ce début d’année 2026, l’expérimentation médicale est une promesse trahie qui menace de rester lettre morte.
Entre les manœuvres administratives pour enterrer le programme et l’arrêt de l’accès aux fleurs, on laisse des patients dans une situation de détresse absolue. Nous en sommes au point où des personnes malades envisagent
l’euthanasie à l’étranger faute d’accès à un soin naturel. Comme le soulignait très bien le Dr Olivier Bertrand dans sa thèse Les représentations des médecins généralistes concernant le cannabis, l’alcool et le tabac (2014), le blocage est culturel : trop de médecins voient encore la plante comme une simple drogue. Il est temps que la science reprenne le dessus sur la bureaucratie : le cannabis, qu’il soit riche en THC ou en CBD, reste la même plante. On ne peut pas accepter légalement des substances mortifères comme l’alcool ou le tabac tout
de vente marchand classique. Pour nos agriculteurs, c’est l’opportunité historique de diversifier leurs cultures vers une filière biologique d’excellence en circuit court. Sur le plan régalien, cette structure sanctuarise la protection des mineurs et permet à la police

en criminalisant une plante qui n’a jamais tué personne.
De ce point de vue, comment évaluez-vous l’amende forfaitaire de 500 € ?
L’augmentation de l’Amende Forfaitaire Délictuelle (AFD) à 500 € est un non-sens absolu. Alors que les rapports officiels de fin 2025 actent l’échec de la répression sur la consommation, le gouvernement répond par une surenchère budgétaire. L’AFD n’est pas un outil de santé publique, c’est une politique du rendement statistique. En court-circuitant le juge, elle transforme l’agent de police en collecteur d’impôts et l’usager en simple variable d’ajustement comptable. Cette mesure privilégie le sensationnalisme politique à l’efficacité de terrain : on multiplie les contrôles routiers et la pression sur les quartiers populaires pour saturer l’espace médiatique, sans jamais assécher les réseaux du marché noir, ni protéger ses victimes. Pire, cette “matraque au portefeuille” est profondément inégalitaire. Pour un cadre supérieur, 500 € est une contrariété mais pour un étudiant ou un travailleur précaire, c’est une condamnation à l’exclusion. En s’obstinant dans cette «policiarisation » à outrance alors que nos voisins régulent, la France ne combat pas la drogue, elle fabrique de la précarité et de la défiance envers ses propres institutions.
Comment évaluez-vous le débat public sur ce sujet et pourquoi pensez-vous que la légalisation du cannabis par les voisins allemands, générant des recettes fiscales supplémentaires, ne semble pas avoir d’incidence sur le discours gouvernemental ?
Le débat français est aujourd’hui verrouillé par une impasse idéologique : nos décideurs
privilégient la mise en scène sécuritaire aux preuves factuelles. Le modèle allemand privilégie l’autoculture et les clubs associatifs non lucratifs pour assécher le marché noir. Si le succès pragmatique, financier de l’Allemagne reste ici lettre morte, c’est que le gouvernement préfère préserver des intérêts privés et des monopoles pharmaceutiques au détriment de la santé publique. En 2026, il est historiquement aberrant de voir le gouvernement s’arc-bouter sur une culture de la sanction jugée inefficace par l’OFDT [Ndr. Observatoire français des drogues et des tendances addictives], alors que les ÉtatsUnis — architectes de la prohibition mondiale dès les années 60 — reconnaissent désormais l’utilité médicale de la plante au niveau fédéral. En ignorant le pragmatisme allemand ou le modèle helvétique, qui protège déjà 13 000 usagers via sept projets pilotes, la France choisit délibérément l’impasse idéologique au détriment de la santé publique et des droits humains.
NORML soutient un modèle réglementaire basé sur les clubs sociaux de cannabis. De quoi s’agit-il ?
En 2026, la France doit absolument rejeter le « Big Business » pour privilégier les Cannabis Social Clubs (CSC). Ce modèle d’Économie Sociale et Solidaire porté par NORML France se distingue des modèles ultra-libéraux nord-américains et du système allemand par son ADN sanitaire : le club est un pôle de santé et de prévention, pas un simple point de distribution. En circuit fermé et sans but lucratif, des usagers majeurs y assurent une production collective, garantissant traçabilité et qualité. C’est le moteur d’un déploiement économique régional sans précédent. En favorisant la revitalisation rurale, le CSC génère jusqu’à trois fois plus d’emplois locaux qu’un système
de se recentrer sur la grande criminalité. Elle assure aussi une cohésion sociale inédite en intégrant les travailleurs du marché noir vers l’horticulture légale. C’est un véritable pacte républicain qui transforme un enjeu de sécurité en un succès écologique et social. Un dossier complet, élaboré avec des experts du droit et de la santé, est disponible sur notre site.
Que savez-vous du modèle d’accès au cannabis médical qui sera développé ? Y a-t-il des points critiques à souligner ?
Le gouvernement va enfin dévoiler le cadre officiel qui fixe les prix et les règles de remboursement du cannabis médical après des années d’attente. C’est crucial car cela détermine si ce traitement sera considéré comme un vrai médicament ou comme un produit de luxe. Or, au lieu d’une prise en charge totale pour les patients gravement malades, l’État semble s’orienter vers un remboursement partiel (seulement 30 % ou 60 %). Le point le plus critique reste la fermeture du programme d’expérimentation à de nouveaux patients et l’interdiction des fleurs séchées au profit de formats industriels comme les huiles ou les gélules. En agissant ainsi, on prive les malades d’un mode d’action rapide et efficace pour soulager leurs crises, tout en favorisant les intérêts des grands laboratoires. Pour nous, ce n’est pas une généralisation du soin, c’est une médicalisation au rabais qui laisse encore des milliers de patients sur le bord de la route.



GÉNÉTIQUE:
Guavalato Auto x Frosty’s Purple Freak (Auto)
MOIS DE RÉCOLTE:
Autofloraison
CYCLE DE VIE TOTAL
EN SEMAINES:
11 semaines de la graine à la récolte
HAUTEUR DE LA PLANTE:
60 à 90 centimètres
PRODUCTION EN INTÉRIEUR:
30 à 60 g/plante. Extrêmement givrée.
PRODUCTION EN EXTÉRIEUR:
30 à 60 g/plante
GOÛT/ARÔME:
Un bouquet complexe mêlant des baies sauvages sucrées à une saveur fermentée caractéristique de « viande pourrie », sur fond de bois de cèdre profond. Un spectre terpénique inhabituellement rare, riche en cédrène, guaïol, phytol et farnésène.
EFFET:
Une montée cérébrale vive et stimulante qui améliore l’humeur, puis s’installe progressivement dans une relaxation physique puissante et durable qui devient profondément apaisante vers la fin, tout en restant douce et équilibrée.

www.khalifagenetics.com


GÉNÉTIQUE:
Erdbeer IBL x (Tangie x Cherry Pie)
BX1 x Sugar Bomb Punch
FLORAISON: 9 semaines
MOIS DE RÉCOLTE: Mi/fin octobre
HAUTEUR DE LA PLANTE:
Sativa dominante, 1 m+
PRODUCTION EN INTÉRIEUR: 550-600+ grammes par m²
PRODUCTION EN EXTÉRIEUR: 750-1000 grammes
GOÛT/ARÔME:
Une avalanche de fruits mûrs et sucrés. Selon le phénotype, vous découvrirez des notes subtiles de crème, de bonbon ou même quelques accents chimiques/diesel en arrière-plan.
EFFET:
Un high joyeux et sociable qui convient également aux fumeurs plus expérimentés en raison de sa puissance intense. L’impact du high est fort et durable. L’effet est principalement cérébral, joyeux, stimulant et très sociable, idéal pour les réunions entre amis. C’est la variété parfaite pour les fêtes, les activités créatives ou le plaisir en journée.

www.dutch-passion.com
GÉNÉTIQUE: Fruit Joy x Crêpes
FLORAISON: 8/9 semaines
MOIS DE RÉCOLTE: Fin septembre - début octobre en extérieur
HAUTEUR DE LA PLANTE: 80/120 cm
PRODUCTION EN INTÉRIEUR: 350/450 m²
PRODUCTION EN EXTÉRIEUR: 450/550 m²
GOÛT/ARÔME:
Parfum doux et crémeux avec une explosion de mangue, de pêche mûre et de pâte sucrée.
EFFET:
Légère euphorie initiale suivie d’une détente douce et enveloppante.


www.seedfinder.eu/en/ database/breeder/old-j-seeds

GÉNÉTIQUE:
Zkittlez x Mimosa XL Auto
CYCLE DE VIE TOTAL
EN SEMAINES: 9-11 semaines
HAUTEUR DE LA PLANTE: 55-135 cm
PRODUCTION EN INTÉRIEUR:
450-650 g/m²
PRODUCTION EN EXTÉRIEUR: 50-200 g par plante
GOÛT/ARÔME:
Arôme intense, citronné et fruité avec une note de diesel
EFFET:
Puissant, stimulant, favorisant la créativité et améliorant l’humeur.

GÉNÉTIQUE:
(Apple Fritter x Jealousy) x (KM x Tropicana)
CYCLE DE VIE TOTAL EN SEMAINES: 9 MOIS DE RÉCOLTE: octobre
HAUTEUR DE LA PLANTE: 190
PRODUCTION EN INTÉRIEUR: 400-450 g/m²
PRODUCTION EN EXTÉRIEUR: 800
GOÛT/ARÔME:
Mélange sucré avec des notes d’essence.
EFFET:
Elle offre une puissance élevée avec une touche joyeuse et cérébrale, parfaite pour les moments sociaux ou créatifs, toujours accompagnée d’une forte relaxation corporelle caractéristique de sa base indica.



GÉNÉTIQUE:
40% indica / 60% sativa
FLORAISON: 60 à 65 jours
MOIS DE RÉCOLTE:
Entre fin septembre et début octobre
CYCLE DE VIE TOTAL
EN SEMAINES: 9 semaines
HAUTEUR DE LA PLANTE:
90 cm en intérieur / 2 m en extérieur
PRODUCTION EN INTÉRIEUR: 500/600 grammes par mètre carré
PRODUCTION EN EXTÉRIEUR: 600/700 grammes par plante
GOÛT/ARÔME:
On remarque son goût doux et sucré à l’expiration, ses notes sucrées et fruitées, avec des touches de menthe, qui la font ressembler à une sorbet aux fruits.
EFFET:
Ses effets sont généralement euphorisants et provoquent un high cérébral rapide, idéal pour la créativité, la concentration et la bonne humeur. Elle peut également procurer une légère relaxation corporelle sans pour autant entraîner de sédation.


GÉNÉTIQUE:
Cookies USA X Tutankhamon
FLORAISON:
8 à 9 semaines
MOIS DE RÉCOLTE: mi-septembre
CYCLE DE VIE TOTAL EN SEMAINES: 6 à 7 mois
PRODUCTION EN INTÉRIEUR: Lampe LED 730 W jusqu’à 1 kg avec 20 plantes
PRODUCTION EN EXTÉRIEUR: 500 g à 1,5 kg
GOÛT/ARÔME:
Douceur intense et crémeuse, avec des notes rappelant les biscuits fraîchement cuits, héritées de Cookies USA.
EFFET:
Un début énergique et euphorique, typique de Tutankhamon, suivi d’une relaxation progressive et agréable grâce à la génétique de Cookies USA. Parfait pour équilibrer stimulation mentale et repos physique.


Par Fabrizio Dentini
Fabienne Lopez, Presidenten de l’Association Princips Actifs (qui rassemble les utilisateurs de cannabis pour des buts de santé) est un amie de longue date de notre journal. Nous échangeons depuis des années, en partageant grace à elle, le point de vue des celles et des ceux qui utilisent le cannabis à des fins thérapeutique. Aujourd’hui, nous redonnons
la parole à notre chère Fabienne afin qu’elle puisse exprimer ses inquiétudes concernant le système d’accès au cannabis médical qui est en train d’être mis en place.
Avez-vous une idée du modèle d’accès qui se met en place en France ?
Les malades pourront avoir accès à ces traitements sur prescription du médecin traitant, qui devra établir une ATU (Autorisation Temporaire d’Utilisation) tous les 28 jours, le cannabis étant classé comme stupéfiant... Le médecin devra suivre une E-formation, rapide, pour pouvoir prescrire. Normalement les producteurs(trices) devraient pouvoir accéder à ce marché, qui est ouvert à tous, mais ils ont eu aussi des problèmes dus au retard entre autres de la validation de ces décrets. Le souci, plus le temps passe, est qu’ils devront faire face à la concurrence étrangère, qui, elle, est déjà en place.
Savez-vous actuellement si les inflorescences de cannabis feront partie de l’offre médicale ?
Non, les fleurs ont été retirées à la demande du ministre de l’Intérieur en 2023 par manque de sécurité. Nous avons envoyé à la Haute Autorité de Santé et à l’ANSM des modèles d’appareils qui permettent de sécuriser les traitements, sous forme de petites dosettes scellées. Nous l’avons aussi rappelé au Conseil d’État.

BEAUCOUP DE PATIENT(E)S
ONT FINI PAR CULTIVER LEUR TRAITEMENT
Pourquoi serait-ce une farce si les fleurs n’étaient pas autorisées ?
Une très mauvaise farce. Ce traitement, le plus rapide dans son utilisation par vaporisation, est le plus efficace pour les malades qui souffrent de douleurs chroniques, par exemple. L’ingestion demande beaucoup plus de temps pour en ressentir les effets.
Et puis il y a un fait qui nous choque, c’est un ministre de l’Intérieur qui se mêle de santé ! C’est tout de même assez extraordinaire qu’un(e) ministre de la Santé ne puisse pas prendre cette décision, cette question ne devrait concerner que le ministère de la Santé.
Mais les politiques qui sont contre la légalisation du cannabis ne souhaitent pas que le cannabis
thérapeutique le soit, car pour eux ce serait un risque, celui de « banaliser » et donc d’aller vers une légalisation. On peut prendre pour exemple la politique hyper répressive menée par la France et accusant les usagers d’être responsables du trafic.
Outre l’absence des fleurs dans l’offre médicale, quels autres points importants pensez-vous qu’il soit préférable de commencer à mettre en avant ?
La liste restrictive basée sur 5 critères [Ndr. Douleurs neuropathiques réfractaires, spasticité de la sclérose en plaques, épilepsies pharmaco-résistantes, effets secondaires liés au cancer ou aux traitements anticancéreux et situations palliatives] et la prescription en dernière intention
sont des problèmes. Enormément de pathologies ne rentrent pas dans les prescriptions et le fait de devoir tester tous les traitements afférents à nos pathologies veut dire qu’il va falloir convaincre son médecin, et s’il est prohibitionniste ça va être compliqué pour les patient(e)s. Il nous a été dit, au moment de l’expérimentation, que cette liste sera élargie mais difficile de le croire, étant donné les difficultés rencontrées pour les 5 critères.
Et puis de nombreux patient(e)s n’ont pu être inclus parce-que leur médecin refusait sous prétexte que le cannabis est une drogue...
Dans quelle mesure une législation conçue sans consultation concrète des associations de patients pourrait-elle se retourner contre elles ?
L’expérimentation a fait connaître le cannabis médical, et beaucoup de patient(e)s qui n’ont pu entrer dans l’expérimentation ont fini par « cultiver » leur traitement, ce qui est plus sécurisant que d’aller sur le marché clandestin, il y a aussi les médecins qui ne veulent pas prescrire.
Plus les traitements seront difficiles d’accès, plus les malades se tourneront vers l’autoproduction, sachant que ce n’est pas une mauvaise chose tant au niveau qualitatif que sanitaire. Le seul problème étant la répression, l’option de l’autoproduction est plus sécure.
Depuis près de 30 ans j’ai rencontré des malades qui cultivaient leur cannabis, et ils n’ont pas l’intention d’arrêter. Ils savent quelles variétés consommer, et contrairement à ce qui est dit : la qualité est la même, sinon meilleure, que celles cultivées par les trusts...
Quelles seraient vos priorités si vous deviez contribuer à l’élaboration d’un cadre réglementaire sécurisé, cohérent et respectueux du droit à la continuité des soins ?
Tout reste encore à faire. D’abord, il faudrait communiquer vers le corps médical car il y a encore trop de professionnels de santé qui ne sont pas du tout informés et ne savent pas comment ils peuvent prescrire.
En tant que patient(e)s ce qui nous conviendrait serait une liste des pathologies moins restrictives, ne pas l’avoir en dernière intention : ce qui reviendrait à simplifier les prescriptions, le retour des fleurs serait aussi nécessaire.

Par Olivier F
Les Scythes étaient un peuple nomade d’origine iranienne orientale. Les Scythes ont parcouru les steppes d’Eurasie entre le IXe et le IIIe siècle avant J. -C. Originaires d’Asie centrale, ils se sont déplacés vers l’ouest entre les VIIIe et VIIe siècles avant notre ère. Après avoir repoussé des groupes comme les Cimmériens, ils s’imposent comme les maîtres de la steppe pontique-caspienne, une vaste région herbeuse qui couvrait une partie de l’Ukraine actuelle, du sud de la Russie et du Kazakhstan. Les Scythes excellaient dans le tir à l’arc à cheval, ce qui leur permettait de contrôler de vastes territoires s’étendant de la mer Noire jusqu’aux confins de la Chine. Ils étaient également des consommateurs de cannabis.
Leur mode de vie était axé sur la mobilité. Les familles voyageaient dans des chariots, vivaient dans des tentes en feutre et subsistaient grâce à l‘élevage de bétail et de chevaux et, occasionnellement, à des raids ou au commerce avec des voisins sédentaires comme les Grecs et les Perses.
La société était très hiérarchisée .Elle était dirigée par les « Scythes royaux » aristocratiques qui gouvernaient les tribus pastorales. Les sépultures de l‘élite contenaient des ornements en or, des armes, des sacrifices de chevaux et des objets représentant des animaux.
LA CONSOMMATION DE CANNABIS CHEZ LES SCYTHES
Le cannabis occupait une place importante dans les coutumes scythes, en particulier dans les rites de purification post-funéraires. Après les funérailles, souvent suivies d‘un deuil prolongé et de festins, les participants recherchaient la purification par des séances intenses d‘inhalation de vapeur plutôt que par des bains d‘eau. Ils dressaient des petites tentes en assemblant des poteaux et en les recouvrant d‘épais feutres de laine pour créer des espaces clos.
À l‘intérieur, ils creusaient une fosse peu profonde, chauffaient des pierres jusqu‘à ce qu‘elles rougissent, et y dispersaient des matières végétales issues du cannabis, probablement des graines et des sommités fleuries. La fumée dense et parfumée qui en résultait emplissait la tente, produisant une vapeur puissante qui provoquait l’euphorie et l’enthousiasme collectif.
Les hommes et les femmes participaient à ces rituels, et l‘on trouve parfois, dans les tombes, des appareils portables pour brûler du cannabis. Cette pratique répondait à des besoins spirituels. Les vapeurs

enivrantes permettaient d‘honorer les morts, favorisaient des états de transe et aidaient les devins à communiquer avec les esprits. La plante poussait abondamment à l‘état sauvage dans les steppes et était aussi cultivé pour ses fibres robustes utilisées dans la confection de vêtements.
L’HISTORIEN HÉRODOTE
Hérodote était un historien et géographe né vers 484 av. J.-C. à Halicarnasse, une ville grecque d‘Asie Mineure sous domination perse. Il a été surnommé le « Père de
l‘Histoire » pour son rôle de pionnier dans l‘écriture historique systématique. Issu d‘une famille aisée, il reçut une solide éducation qui éveilla en lui une grande curiosité pour les contrées et les peuples lointains.
Les troubles politiques l‘obligèrent à l‘exil, ce qui l‘amena à voyager longuement à travers la Méditerranée, l‘Égypte, la Perse et la région de la mer Noire, où il recueillit des témoignages, des traditions orales et des observations. Il vécut ensuite à Athènes, fréquentant des intellectuels, avant de rejoindre une colonie à Thurii, dans le sud
de l‘Italie, vers 443 av. J.-C., où il mourut probablement vers 425 av. J.-C. Son œuvre majeure, les Histoires, relate les guerres médiques entre les Grecs et les Perses tout en y intégrant des détails ethnographiques sur des cultures comme celle des Scythes. Rédigé dans une prose grecque ionienne, l‘ouvrage mélange récit et analyse.
Son engagement envers la recherche, la vérification croisée des sources et la description objective des coutumes a jeté les bases de l‘historiographie.
LE TEXTE D‘HÉRODOTE SUR LE CANNABIS CHEZ LES SCYTHES
Dans le livre IV des Histoires, Hérodote décrit les coutumes scythes, notamment leur usage particulier du cannabis pour la purification après les funérailles (chapitres 73 à 75). S‘appuyant sur des observations réalisées près des établissements grecs de la mer Noire, il explique le contexte et le déroulement du rituel.
« Tel est donc le mode de sépulture des rois : quant au peuple, lorsqu‘un homme meurt, ses plus proches parents le placent sur un chariot et le font voyager jusqu‘à tous ses amis. » nous explique Hérodote. Chacun reçoit les défunts à tour de rôle et leur offre un banquet, au cours duquel le défunt reçoit une portion de tout ce qui est disposé devant les autres ; cela se poursuit pendant quarante jours, au terme desquels a lieu l’enterrement.
« Le chanvre pousse en Scythie : il ressemble beaucoup au lin ; seulement, c’est une plante beaucoup plus grossière et plus haute : il pousse à l’état sauvage dans la campagne, il est cultivé : les Thraces en font des vêtements qui ressemblent beaucoup au lin… », poursuit l’historien.
En parlant de graines de chanvre, Herodote désignait peut-être les graines entourées des fleurs : « Les Scythes, comme je l‘ai dit, prennent des graines de chanvre et, se glissant sous les couvertures de feutre, les jettent sur des pierres rougies au feu ; aussitôt, elles fument et dégagent une vapeur si puissante qu‘aucun bain de vapeur grec ne saurait égaler ; ravis, les Scythes poussent des cris de joie, et cette vapeur leur sert de bain, car ils ne se lavent jamais à l‘eau. Leurs femmes préparent un mélange de bois de cyprès, de cèdre et d‘encens, qu‘elles pilent en pâte sur une pierre brute, en y ajoutant un peu d‘eau. Avec cette substance épaisse, elles s‘enduisent le visage et même tout le corps.
Par Bosterix
Pour la plupart des cultivateurs de cannabis amateurs, la culture commence par le choix des graines. Ce choix est crucial car, quand tout se passe bien, vous profitez de la récolte quelques mois plus tard. Cet article vous présente l’état actuel du marché des semences de cannabis psychoactives et médicinales.
La graine est considérée par les biologistes comme l’adaptation ultime du règne végétal au milieu terrestre. Elle contient l’embryon d’une plantule, ainsi que ses nutriments et une enveloppe protectrice, lui permettant de se développer dans des conditions optimales.
La production de graines est un processus agricole fondamental qui a permis la domestication des plantes, les adaptant aux conditions environnementales et aux besoins des cultivateurs.
La vente légale de graines de cannabis, qui a débuté dans les années 1980 aux Pays-Bas, connaît actuellement son apogée. Outre la disponibilité de graines de haute qualité, de nouvelles variétés et de nouvelles banques de semences apparaissent chaque jour.
LES BANQUES DE SEMENCES, C’EST QUOI?
Avant l’apparition des banques de semences, les cultivateurs ne pouvaient se procurer des graines qu’en se rendant dans les pays producteurs de variétés traditionnelles, par l’intermédiaire d’une personne ayant voyagé sur place, ou, plus fréquemment, en récupérant des graines trouvées dans du cannabis commercial.
Aujourd’hui, les producteurs de semences de cannabis destinées à la vente sont appelés banques de semences. Au sein de ces banques, des breeders sont chargés de sélectionner les meilleures variétés – celles qui produisent un cannabis de la plus haute qualité – et de les croiser afin d’obtenir des variétés répondant aux besoins des cultivateurs.
Bien entendu, les goûts et les besoins des cultivateurs varient, qu’il s’agisse des préférences concernant les effets, les saveurs, les arômes et l’apparence, ou encore de plantes qui doivent être adaptées à la culture indoor ou en outdoor, de périodes de floraison courtes, etc. Cette diversité a conduit au développement d’un grand nombre de variétés.
OÙ ACHETER DES GRAINES?
Les graines peuvent être achetées directement auprès d’une banque de semences ou dans un growshop. En matière de qualité,

jours.
ces 20 dernières années, les growshops ont réalisé des progrès considérables dans la conservation des semences. Il n’y a plus de différence entre acheter des graines au growshop ou directement auprès d’une banque de semences.
En ce qui concerne le prix, les banques de semences, qui vendent également leurs semences aux distributeurs et aux magasins, ont une marge de manœuvre plus limitée pour proposer des remises. En revanche, les producteurs qui vendent directement au consommateur final peuvent baisser leurs prix et proposer des réductions comme stratégie marketing. Ils proposent donc généralement des prix plus avantageux.
COMMENT SONT PRODUITES LES GRAINES DE CANNABIS COMMERCIALES?
Les banques de semences produisent leurs graines indoor dans un local spécifique afin d’éviter la pollinisation croisée qui peut survenir en plein air. Il existe différentes méthodes pour créer une variété de cannabis commer-
ciale. La méthode classique consiste à utiliser un plant mâle et un plant femelle stables, c’est-à-dire possédant des caractéristiques qui se maintiennent de génération en génération. Une fois les plants mâles et femelles de la plus haute qualité sélectionnés, ils sont croisés, sélectionnés et stabilisés sur plusieurs générations en culture indoor. Quand plants sont homogènes, ils sont prêts à être commercialisés. Ce processus est long; il faut savoir que chaque génération nécessite plusieurs mois de développement, sans compter le temps consacré aux tests et à la sélection.
Cependant, les progrès qui ont permis le développement des graines féminisées, comme nous le verrons plus loin, ont également modifié les méthodes de production.
TYPES DE GRAINES DE CANNABIS
L’essor de la culture à domicile au cours des trente dernières années a fortement stimulé la création de variétés de cannabis de haute qualité destinées à la commercialisation. On trouve aujourd’hui des variétés féminisées,
autofleurissantes et riches en cannabinoïdes autres que le THC. Ces différentes caractéristiques se combinent de telle sorte qu’il est possible, par exemple, de trouver des graines féminisées autofleurissantes riches en CBD.
GRAINES FÉMINISÉES
Les graines féminisées ne produisent que des plantes femelles, qui sont les spécimens psychoactifs et thérapeutiques. Leurs avantages sont évidents: gain de place, essentiel en culture urbaine ou indoor, économies sur le terreau et les engrais auparavant utilisés pour la culture de plantes mâles qui sont ensuite jetées, et surtout, sécurité accrue, les interventions sur les cultures étant généralement basées sur le nombre de plantes cultivées.
Il existe deux méthodes pour obtenir des graines féminisées: la rodélisation et l’inversion sexuelle de la plante par des inducteurs chimiques.
La rodélisation consiste à laisser la plante femelle se développer quelques semaines de plus après sa maturation. Ce stress la pousse

afin d’éviter un stress hydrique qui pourrait freiner le développement et entraîner une croissance trop faible. La meilleure période pour cultiver ces variétés s’étend de mai à août.
RICHES EN CBD ET NOUVEAUX CANNABINOÏDES
L’émergence des banques de semences a permis le développement de variétés de cannabis commerciales. Au début, l’accent était mis sur la création de variétés toujours plus savoureuses et puissantes, adaptées à la culture indoor comme en outdoor. La découverte des effets thérapeutiques du CBD a donné un nouvel élan à cette recherche, menant au développement de variétés à faible ratio CBD/
THC, à teneur équilibrée en CBD et à teneur plus élevée en CBD pour répondre aux besoins des utilisateurs de cannabis médicinal. Ces dernières années, l’identification d’autres cannabinoïdes naturels et de leurs propriétés bénéfiques a stimulé le développement de nouvelles variétés commerciales.
GRAINES POUR LA CULTURE INDOOR ET OUTDOOR
Trois facteurs déterminent si une graine est plus adaptée à la culture indoor ou outdoor:
La taille de la plante.
La forme des têtes.
La durée de floraison (en semaines), en fonction du climat de la région.
UNE SATIVA PURE, AVEC UN LONG ESPACEMENT INTERNODAL, PEUT ÊTRE DIFFICILE À GÉRER INDOOR OU DONNER UNE FAIBLE RÉCOLTE
Les variétés autofleurissantes ont la particularité de fleurir à maturité, indépendamment de la durée d’ensoleillement (photopériode). Ceci est dû à leur patrimoine génétique Ruderalis. Les souches Ruderalis ont été découvertes par les botanistes russes Dimitri

à produire des fleurs mâles pour se reproduire. C’est une méthode naturelle et accessible à tous pour obtenir des graines féminisées. Certains cultivateurs récoltent uniquement les têtes supérieures les plus grosses, laissant les têtes inférieures quelques semaines de plus pour obtenir des graines féminisées. Cependant, cette méthode peut parfois produire des plantes hermaphrodites. L’inversion sexuelle est obtenue par l’application de produits chimiques tels que l’acide gibbérellique, le nitrate d’argent et le thiosulfate d’argent. Ce dernier, le plus efficace, est obtenu en combinant du nitrate d’argent et du thiosulfate de sodium.
La plante est pulvérisée avec cette solution puis, la photopériode est modifiée pour induire la floraison. En quelques semaines, des fleurs mâles apparaissent. Ces fleurs mâles possèdent des gènes femelles.
Ainsi, quand elles sont croisées avec une plante femelle, elles ne produisent que des descendants femelles. L’inversion sexuelle est aujourd’hui la méthode la plus efficace et la plus répandue pour obtenir des semences.
E.rastovich Yanishevski et Nikolai Vavilov lors de recherches sur la biodiversité en URSS. Dans les années 1970, elles sont arrivées aux États-Unis et au Canada, puis aux Pays-Bas.
Du fait de leur faible concentration en cannabinoïdes et de leur faible rendement, les breeders ont croisé les Ruderalis avec des variétés commerciales puissantes afin d’obtenir des plantes prêtes à être récoltées entre 60 et 90 jours après la germination.
Leur courte période végétative explique leur petite taille, un avantage qu’il est possible de compenser en cultivant plusieurs plantes.
Il est important de veiller à ce que les températures ne descendent pas en dessous de 10 degrés pendant la période de croissance


Une sativa pure, avec de longs entre-nœuds, peut être difficile à gérer en intérieur ou donner une faible récolte. Une plante aux têtes très denses est particulièrement vulnérable aux attaques fongiques à l’extérieur, où il est impossible de contrôler l’humidité, la pluie, la rosée, etc.
Il est important de noter qu’une variété prête à être récoltée mi-octobre peut être présentée comme une variété indoor dans un catalogue de banque de semences néerlandaise, alors qu’elle convient parfaitement à la culture indoor comme outdoor dans le sud de l’Espagne.
DIFFÉRENTS TYPES DE BANQUES DE SEMENCES
On peut identifier au moins trois stratégies distinctes parmi les banques de semences:
Créer des variétés originales. Commercialiser des variétés reconnues à des prix compétitifs. Reproduire les meilleurs clones par inversion sexuelle.
Chaque banque de semences s’adapte aux différents besoins des cultivateurs. Qu’il s’agisse de cultivateurs indoors sélectionnant une plante mère parmi plusieurs graines d’une même variété ou de cultivateurs ne possédant que quelques plantes outdoor, en tenant compte de budgets et de compétences variés. Il est impossible, à ce niveau, d’affirmer qu’une banque de semences est meilleure qu’une autre, car leurs stratégies différentes ne conviennent pas à tous les cultivateurs.
VARIÉTÉS LOCALES: UN ENJEU NON RÉSOLU
Les variétés locales traditionnelles, également appelées variétés natives, constituent un patrimoine génétique d’une valeur inestimable pour les breeders.
Certaines de ces variétés, accessibles aux cultivateurs prêts à voyager il y a encore quelques décennies, sont aujourd’hui menacées. La concurrence de variétés plus rapides, plus productives et plus puissantes, conjuguée aux
conflits politiques et militaires, à la prohibition et à d’autres facteurs, sont les principaux problèmes auxquels elles sont confrontées. Le cultivateur amateur moyen ne peut pas faire grand-chose, car ces variétés, de par leurs caractéristiques, ne lui sont généralement pas
attrayantes. On ne peut pas non plus exiger des cultivateurs locaux des pays possédant des variétés natives qu’ils ne cultivent que leurs variétés ancestrales. Il incombe aux États eux-mêmes de préserver ces variétés comme un patrimoine culturel lié à leurs traditions.
UNE BANQUE DE SEMENCES EST-ELLE UNE RÉSERVE GÉNÉTIQUE?
Bien qu’en pratique, les banques de semences fonctionnent comme une réserve génétique, du moins tant qu’elles conservent votre variété préférée dans leur catalogue, ce n’est pas nécessairement leur fonction première. Une banque de semences est une entreprise et, à ce titre, elle peut choisir de préserver son patrimoine génétique, de modifier ses cata-
logues en fonction des ventes, de commercialiser des variétés en édition limitée, voire de se spécialiser exclusivement dans les éditions limitées. Cela peut s’avérer contraignant pour certains cultivateurs outdoor qui préféreraient que les banques de semences constituent une réserve génétique permanente à laquelle se référer à chaque saison.
Cependant, c’est la réalité, car le marché est dicté par la majorité des clients: les cultivateurs indoors qui sélectionnent une plante mère et la conservent. Une option pour ces cultivateurs serait de se lancer et de conserver des plantes mères pour la culture outdoor.
Une petite tente de culture équipée de lampes basse consommation pourrait être la solution.

QUELLE EST L’ÉVOLUTION DU MARCHÉ?
Nous parlons du marché, et non de l’évolution des banques de semences, car nous savons que ces dernières ne sont pas libres de produire toutes les variétés de semences qu’elles souhaitent, mais seulement celles qu’elles peuvent vendre. La raison d’être des banques de semences, et ce qui les fait vivre, c’est le commerce.
Une banque de semences spécialisée dans les variétés à floraison très longue ou à faible concentration en cannabinoïdes a moins de chances de survie qu’une banque proposant des variétés féminisées puissantes et disponibles dans le commerce. Les banques de semences s’adaptent aux besoins des cultivateurs ou en créent de nouveaux. Par exemple, l’apparition des semences féminisées a fait disparaître les versions non féminisées de nombreuses variétés.
L’essor de la culture commerciale indoor pour approvisionner les clubs, les dispensaires et les coffee shops, conjugué à l’empressement des cultivateurs amateurs à planter les variétés qu’ils testent dans ces établissements, accélère la production de semences à partir de clones sélectionnés, réduisant ainsi le délai d’obtention d’une variété commercialisable.
D’un point de vue strictement économique, les banques de semences ont un avenir prometteur. Les cabinets d’études de marché et de conseil comme Allied Market Research prévoient un taux de croissance annuel (TCAC) de 18,4 % pour le secteur, ce qui signifie que le marché, actuellement évalué à 1,3 milliard de dollars atteindrait 6,5 milliards de dollars d’ici 2031. Le marché mondial des semences de cannabis devrait quant à lui atteindre 1,21213 milliard de dollars sur la même période, avec un TCA de 14,7 %. Les perspectives sont donc prometteuses pour les producteurs de semences.

Faire germer des graines de cannabis est un processus qui paraît simple, mais qui ne l’est pas toujours, surtout lorsqu’il s’agit de la réussite d’une culture ou du développement et de la préservation de variétés de marijuana de plus en plus coûteuses. Cet article présente l’une des méthodes les plus efficaces, ainsi qu’une analyse des facteurs les plus importants et des conseils pour obtenir un taux de germination de 100 %.
COMMENT PROCÉDER
La première étape avant de planter des graines de cannabis est la scarification. Ce procédé permet de ramollir l’enveloppe de la graine et de faciliter la pénétration de l’eau, stimulant ainsi son ouverture. Pour scarifier la graine, vous aurez besoin d’une petite boîte, comme une boîte d’allumettes, et d’une feuille de papier de verre à grain fin.
Voici comment procéder:
1. Videz la boîte d’allumettes.
2. Découpez un morceau de papier de verre de la même taille que la boîte d’allumettes.
3. Placez le papier de verre au fond de la boîte d’allumettes.
4. Placez les graines à l’intérieur de la boîte d’allumettes et secouez-la pendant environ 10 secondes.
Le mouvement des graines à l’intérieur de la boîte permet au papier de verre de frotter leur surface, créant ainsi des microfissures.
L’étape suivante consiste à lever la dormance des graines:
1. Remplissez un verre d’eau osmosée ou distillée.
2. Retirez les graines de la boîte et immergez-les dans l’eau.
3. Laissez tremper les graines pendant environ 12 heures.
4. Égouttez l’eau du verre à l’aide d’un chinois.
5. Récupérez les graines au fond du chinois.
La qualité de l’eau utilisée lors de cette étape est importante afin d’éviter toute contamination.
À ce stade, les graines sont prêtes à germer. Pour favoriser la levée des plantules, un environnement chaud et humide est nécessaire.
Procédez comme suit:
1. Placez une feuille d’essuie-tout sur une assiette.
2. Humidifiez l’essuie-tout avec de l’eau osmosée ou distillée.
3. Égouttez l’excédent d’eau sur l’assiette.
4. Disposez les graines sur l’essuie-tout en les espaçant légèrement.
5. Repliez le papier de façon à recouvrir


complètement les graines.
6. Placez l’assiette dans un endroit sombre à une température d’environ 21 °C.
Après 24 heures, les graines commenceront à germer. Lorsque la radicule blanche qui sort de la coque mesure au moins 2 millimètres, il est temps de les planter dans du terreau.
Manipulez les graines nouvellement germées avec précaution à l’aide d’une pince à épiler. Vous pouvez les planter directement dans des pots remplis de terreau ou dans des mini-serres. Le pot est préférable car les plantes y auront plus d’espace pour se développer correctement et pousser vigoureusement. Les mini-serres sont idéales pour les espaces réduits, mais les jeunes plantes risquent de s’étioler et de s’affaisser sous leur propre poids. Plantez les graines à 1 cm de profondeur maximum, la pointe de la radicule vers le bas. Ainsi, les pousses émergeront plus facilement du substrat. Il est important d’arroser le terreau avant de planter les graines; l’eau pourrait les déloger et, dans le pire des cas, les faire tomber.
Tout d’abord, arrosez le terreau avec la solution nutritive. Une fois l’eau infiltrée, faites un petit trou en surface et déposez-y les graines. Enfin, recouvrez le trou d’une petite poignée de terre.
En début de germination, les graines disposent de tous les nutriments nécessaires à leur développement et nécessitent peu d’engrais; une solution à base de stimulateurs racinaires et d’un complexe de vitamines B est idéale.
Pour les variétés de cannabis autofleurissante, il est recommandé de planter les graines germées directement dans le contenant qu’elles utiliseront tout au long de leur cycle de vie.
TEMPÉRATURE ET HUMIDITÉ
Pour une germination réussie, la température idéale se situe autour de 21 °C et l’humidité relative de 80 %. Certains cultivateurs utilisent des tapis chauffants pour atteindre la température optimale, mais ces derniers ont l’inconvénient d’assécher l’environnement. Pour obtenir le taux d’humidité adéquat, vous pouvez utiliser des mini-serres à dôme ou un humidificateur équipé d’un hygrostat. Un thermo-hygromètre numérique avec sonde est idéal pour surveiller les conditions climatiques.
L’éclairage est un paramètre crucial pour le bon développement des graines; une source lumineuse de qualité est essentielle à leur croissance.
En cas d’éclairage insuffisant, les jeunes plantules auront tendance à filer pour capter la lumière. La meilleure solution consiste à utiliser des rampes LED. Pendant la germination, environ 200 watts sont nécessaires pour éclairer correctement un mètre carré.
Pour améliorer la germination et le taux de survie des graines, faites-les tremper 24 heures dans une solution d’eau distillée contenant 1 % de peroxyde d’hydrogène (30 volumes).

Par Jorge Cervantes en collaboration avec Innexo BV jorge@marijuanagrowing.com
J’ai passé près de cinquante ans à arpenter les jardins de cannabis, des cultures clandestines du Triangle d’Émeraude aux installations indoors de pointe des Pays-Bas. Durant tout ce temps, une règle d’or a été scrupuleusement respectée par tous les cultivateurs que j’ai rencontrés: l’indispensable phase végétative. On nous a tous appris que cette phase est la base du rendement.
On prend ses semis ou ses clones, on les expose à 18 ou 24 heures de lumière, et on passe des semaines à laisser se développer leurs racines, leurs tiges épaisses et leur canopée luxuriante. On les taille, on les palisse, on les fait passer dans des filets SCROG… et on attend. Deux semaines, quatre semaines, parfois six, à payer l’électricité, les nutriments et la main-d’œuvre, sans que la plante ne produise un seul gramme de fleur.
Et si tout ce que nous pensions savoir sur la phase végétative était faux?
Qu’est-ce que la culture “No-Veg”?
J’ai récemment analysé des données révolutionnaires provenant des Pays-Bas, berceau de l’horticulture indoor. Un consortium regroupant Innexo, Fluence et Grodan mène des essais contrôlés qui remettent en question les fondements mêmes de nos méthodes de culture. Ils appellent cela la technique “No-Veg”.
L’idée est radicale dans sa simplicité: prendre un clone enraciné ou une graine germée et la placer immédiatement – dès le premier jour – sous un cycle lumineux de floraison de 12 heures de lumière et 12 heures d’obscurité. Pas un seul jour de 18 heures de lumière et 6 heures d’obscurité.
Aucune transition végétative. Le cycle de floraison lui-même assure la structure de la plante: racines, tiges et canopée se développent sous un cycle 12h/12h. La croissance est pilotée par l’irrigation, la fertilisation et le climat, sans passer par la phase végétative.
Les chiffres qui m’ont fait changer d’avis
Sur le papier, la croissance végétative classique semble toujours prometteuse: les essais ont montré qu’une culture avec deux semaines en veg produisait environ 712 g/m² par récolte, contre environ 622 g/m² pour la méthode sans veg, soit environ 13 % de moins par cycle. Nombre de cultivateurs s’arrêtent là. Mais si l’on prend en compte une année complète, les chiffres s’inversent. Un programme de culture avec veg classique permet environ quatre récoltes. La méthode sans veg en permet six, plus courtes, sur la même surface. Le rendement annuel passe d’environ 4 111 g/m²/an à environ 4 621 g/m²/an, soit environ 12 % de fleurs en plus par mètre carré et par an. La consommation d’énergie lumineuse diminue d’environ 30 % et la main-d’œuvre d’environ 37 %. On récolte ainsi plus de fleurs commercialisables

avec moins d’électricité et moins d’heures de travail. Comme me l’a expliqué Dominique van Gruisen, PDG d’Innexo: «“Maintenir les plantes en phase végétative pour produire du feuillage destiné ensuite à être jeté est contre-productif. La phase végétative consomme environ 50 %
d’heures de lumière en plus que la floraison, ce qui représente un coût énergétique important pour le cultivateur.”
Renverser la pyramide de qualité
Les grandes plantes à longue phase végétative

À mi-chemin de l’expérimentation de la technique No-Veg au centre de recherche d’Innexo.
développent une pyramide de qualité: une fine couche supérieure de fleurs de qualité A, une couche intermédiaire de qualité B et une large base de feuillage léger et aéré que personne ne souhaite tailler. Le feuillage dense se fait de l’ombre à lui-même ; seule la strate supérieure bénéficie d’une lumière optimale.
La No-Veg inverse la pyramide traditionnelle. Au lieu de buissons tentaculaires, on obtient des colonnes hautes et élancées aux canopées ouvertes, permettant à la lumière d’atteindre chaque tête. Lors des essais, le pourcentage de fleurs de qualité A est passé de 20 % à 35 %, tandis que celui des fleurs de qualité C a chuté de 25 % à seulement 5 %. L’indice de récolte – le poids des fleurs en pourcentage de la biomasse totale de la plante – se situe entre 60 % et 80 %. On réduit les déchets de taille et on obtient davantage de têtes de première qualité. Maîtriser l’étirement plutôt que le combattre Comment une plante qui saute la phase végétative peut-elle atteindre une taille suffisante pour produire? La réponse réside dans l’étirement – cette poussée de croissance verticale explosive que connaît chaque plante de cannabis lors de son passage en floraison. Dans les cultures traditionnelles, on la combat; avec la No-Veg, on l’encourage.
Comme les plantes n’ont pas développé un buisson complexe de branches latérales, l’énergie se concentre sur la tige et sur quelques têtes principales, formant ainsi une colonne haute et nette. Dès le premier jour, la lumière pénètre plus profondément et la plante équilibre naturellement son feuillage et sa floraison, ne nécessitant qu’un minimum d’entretien. La nature se charge de la taille. À partir de graines: semez directement dans un grand pot définitif – idéalement de 11 à 12 litres. La racine pivotante s’enfonce profondément, exploite tout cet espace et envoie un signal d’abondance au reste de la plante. Même si le cycle lumineux de 12 h/12 h annonce l’arrivée de l’hiver, ce signal racinaire compense le stress et stimule une croissance vigoureuse.
Des racines parfaites ou rien
S’il y a une leçon à tirer des essais, c’est celle-ci: vos racines doivent être irréprochables. Frank Janssen de Grodan l’exprime sans détour: “Il n’y a aucune marge d’erreur possible durant les deux premières semaines. Le moindre problème survenant à ce stade aura des répercussions sur le reste du cycle” Les chercheurs utilisent un système de notation des racines (0 à 5) pour les clones placés dans des pastilles de laine de roche. L’idéal se situe entre 2 et 3: les racines ont colonisé la pastille, avec 10 à 30 pointes blanches et brillantes qui se développent vers l’extérieur, sans toutefois s’enrouler ni dépérir. Trop peu de racines et la plante ne survivra pas. Trop de racines indiquent un stress racinaire. Conseil de Jorge: Commencez toujours avec

20 à 30 % de clones de plus que nécessaire et éliminez impitoyablement tout ceux qui ne sont pas parfaits. L’uniformité souterraine garantit l’uniformité aérienne.
Votre feuille de route hebdomadaire pour la culture sans phase
une précision chirurgicale. Au début, vous facilitez la croissance des racines (faible concentration de nutriments, humidité abondante). Ensuite, vous augmentez progressivement le stress (engrais plus concentrés, périodes de sécheresse nocturnes) pour stimuler la floraison. Voici comment se déroule un cycle typique:

végétative
La culture sans veg n’est pas une solution de facilité pour les cultivateurs paresseux; elle exige une gestion précise de l’eau, des nutriments et du climat. Dans les substrats inertes comme la laine de roche, ce que vous apportez est ce que les racines reçoivent. Vous contrôlez donc la plante avec
Semaine 1 — Tout ou rien: Lumière modérée (cycle 12/12), forte humidité, température élevée (25-26 °C). Ne pas arroser les premiers jours pour laisser les racines chercher l’humidité. Si une plante semble faible au 3e jour, arrachez-la. Elle ne s’en remettra pas.
Semaine 2 — Début de la croissance: Augmenter

l’intensité lumineuse. Arroser fréquemment et légèrement. La plante devrait visiblement pousser chaque jour.
Semaine 3 — Croissance maximale: Lumière à pleine puissance. À la fin de cette semaine, augmenter la concentration d’engrais pour que la plante cesse de s’étioler et commence à se fortifier. Laisser le substrat sécher davantage pendant la nuit.
Semaine 4 — Floraison finale: Les plantes atteignent leur hauteur finale (70-120 cm) avec la formation de pistils blancs à chaque nœud. Ne pas retirer les feuilles. Ces petites feuilles en éventail, parfaitement positionnées, sont les réserves de sucre qui alimentent les têtes.
Semaines 5 à 7 — Croissance: Arroser plus abondamment mais moins fréquemment. Laisser sécher le substrat pendant la nuit. Baisser la température pour préserver les terpènes et réduire l’humidité pour éviter les moisissures.
Semaines 8 à 9 — Maturation: Diminuer l’apport en nutriments pour permettre à la plante d’uti-
préférable de privilégier les grandes variétés avec une longue phase végétative. Lorsqu’elle est adaptée, ses avantages sont indéniables. Six récoltes par an garantissent un flux de trésorerie toutes les huit semaines et une rotation plus rapide des variétés. Des plantes plus petites sont plus faciles à gérer, les coûts énergétiques et de main-d’œuvre diminuent, et les cycles plus courts laissent moins de temps aux ravageurs et aux maladies pour s’installer. Dominique van Gruisen prévoit que cette approche deviendra la norme du secteur d’ici cinq ans pour tous les producteurs non limités par le nombre de plantes: “Environ 2 000 professionnels du secteur ont visité notre centre de démonstration et tous ceux qui ont vu cette approche en action sont repartis convaincus qu’il s’agit de la voie à suivre.”
L’avenir est à l’efficacité
L’industrie du cannabis évolue, passant des caves aux salles de réunion, de l’art à la science. La technique No-Veg exige d’être un meilleur cultivateur: maîtriser ses racines, son climat et son irrigation. Ce n’est pas une solution miracle. Mais si vous y parvenez, les avantages sont indéniables: plus de récoltes, une meilleure qualité, des coûts réduits.

liser ses réserves. Observer les trichomes: une coloration laiteuse avec une légère teinte ambrée indique qu’il est temps de récolter.
La technique No-Veg est-elle faite pour vous?
Soyons clairs, cette technique ne convient pas à tous. Il n’y a pas le temps de récupérer des erreurs: une erreur commise dès la première semaine se répercute inévitablement sur le rendement final. De plus, la technique No-Veg repose sur une densité de plantation plus élevée (8 à 10 plantes par mètre carré). Si la réglementation locale limite le nombre de plantes, il est
L’avenir de la culture est à l’efficacité. La question est: êtes-vous prêt à abandonner la phase végétative?
Cultivez intelligemment. Cultivez efficacement. Et comme toujours, visez haut!
Jorge Cervantes
Source: Innexo, Essais contrôlés Fluence & Grodan.
Pour plus d’information: innexo.nl | jorge-cervantes.com

Par Mr. José info@mrjose.eu
La culture sous éclairage artificiel a connu une transformation radicale au cours de la dernière décennie. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles tant de mythes persistent concernant l’éclairage horticole. L’une des affirmations les plus tenaces est que les plantes n’utilisent pas la lumière verte pour la photosynthèse. Mais est-ce vraiment le cas?
C’est précisément ce que cet article explore.
L’idée que les plantes “ne voient pas” la lumière verte semble logique: nous percevons les plantes comme vertes, ce qui nous amène à supposer qu’elles réfléchissent la lumière verte et ne l’utilisent donc pas pour la photosynthèse. Cependant, la physiologie végétale est bien plus complexe. Les recherches modernes montrent clairement que la partie verte du spectre lumineux n’est pas inutile; elle fonctionne différemment chez les plantes par rapport à la lumière bleue et rouge.
LUMIÈRE VERTE ET PAR
Les plantes absorbent la lumière grâce à trois principaux types de pigments. Chaque type est plus sensible à certaines longueurs d’onde. Les pigments les plus connus sont les chlorophylles, qui présentent des pics d’absorption dans les régions bleue (environ 430-470 nm) et rouge (environ 640-680 nm) du spectre lumineux. Cela signifie que la lumière à ces longueurs d’onde a l’influence la plus forte sur la photosynthèse.
Cependant, nous savons que d’autres parties du rayonnement photosynthétiquement actif (RPA), défini comme étant compris entre 400 et 700 nm, contribuent également à la photosynthèse. La région verte du spectre (environ 500-570 nm) présente une absorption plus faible que la lumière bleue et rouge, mais elle constitue néanmoins une composante à part entière du RPA, comme l’ont établi les travaux de Keith J. McCree en 1972. Malgré cela, on a longtemps cru que la lumière verte n’avait que peu ou pas d’effet significatif sur la photosynthèse du cannabis.
La culture sous éclairage artificiel est énergivore, ce qui explique pourquoi les fabricants d’éclairage horticole — qu’il s’agisse de lampes à décharge à haute intensité ou de systèmes LED — ont cherché à produire des luminaires optimisant l’efficacité photosynthétique.
Ceci a conduit au développement des panneaux LED “blurple” reconnaissables à leur lueur violette, obtenue par la combinaison des longueurs d’onde bleues et rouges correspondant aux pics d’absorption de la chlorophylle.

L’idée que la lumière verte est inutile car les plantes ne l’utilisent pas a longtemps été considérée comme un fait établi. Or, il s’avère que ce n’est pas tout à fait vrai.
En 2017, David S. Smith et ses collègues ont publié un article de synthèse dans le Journal of Experimental Botany, intitulé “Ne négligez pas la lumière verte”, qui a contribué de manière significative à la réévaluation du rôle de la lumière verte dans la photosynthèse. Dans cet article, les auteurs résument des données expérimentales issues de la physiologie foliaire, de mesures optiques et d’études de la canopée, démontrant que la lumière verte n’est pas négligeable pour la photosynthèse, contrairement à ce que l’on avait souvent déduit des seuls spectres d’absorption de la chlorophylle.
Les auteurs présentent des preuves montrant que, même si la lumière verte est moins fortement absorbée par la chlorophylle à la surface de la feuille, une part importante des photons verts pénètre plus profondément dans le mésophylle et peut stimuler efficacement la photosynthèse dans les couches inférieures de la feuille et dans les parties inférieures de la canopée. L’étude souligne la différence entre le spectre d’absorption de la chlorophylle et l’efficacité photosynthétique réelle au sein des tissus foliaires et des couverts végétaux. Elle démontre que la lumière verte contribue davantage à l’assimilation totale du carbone qu’on ne le supposait auparavant, sur base de mesures simplifiées en laboratoire. Cet article a ainsi permis de faire évoluer la perspective, passant des courbes d’absorption de la chlorophylle à une compréhension plus réaliste de la distribution de la lumière dans les feuilles et les couverts végétaux denses.
Ces résultats aident à expliquer pourquoi les plantes réfléchissent une partie de la lumière verte tout en étant capables de l’utiliser pour la photosynthèse. Alors que les photons bleus et rouges sont fortement absorbés dans les couches supérieures du mésophylle, la lumière verte est absorbée moins intensément et une plus grande proportion pénètre plus profondément dans le tissu foliaire, là où la lumière bleue et rouge atteint nettement moins de particules. Grâce à cette pénétration plus profonde, la lumière verte peut activer les chloroplastes dans les couches inférieures de la feuille. Parallèlement, une partie de la lumière verte est réfléchie et une autre est transmise à travers la feuille, ce qui explique


LA LUMIÈRE VERTE EST PEUT-ÊTRE MOINS EFFICACE PAR PHOTON, MAIS ELLE CONTRIBUE À LA PHOTOSYNTHÈSE LÀ OÙ LA LUMIÈRE ROUGE ET BLEUE NE PEUVENT PAS ATTEINDRE

pourquoi nous percevons les feuilles comme vertes. Une feuille absorbe généralement 70 à 85 % de la lumière verte, le reste étant réfléchi ou transmis.
LUMIÈRE VERTE SOUS COUVERT
VÉGÉTAL DENSE
En culture sous éclairage artificiel, on travaille souvent avec des couverts végétaux denses. Dans ces conditions, les feuilles supérieures absorbent fortement la lumière bleue et rouge. De ce fait, les couches inférieures reçoivent un rayonnement plus diffus, une proportion relativement plus élevée de photons de longueur d’onde verte et une part accrue de lumière rouge lointain. Si la lumière verte contribue à la photosynthèse grâce à sa meilleure pénétration à travers la feuille, le rouge lointain agit comme un puissant facteur de signalisation via le système phytochromique, influençant la morphologie et le développement de la plante en conditions d’ombrage.
Or, c’est loin d’être le cas. La lumière verte a un rendement quantique inférieur à celui de la lumière rouge. Si elle était la composante dominante du spectre, l’efficacité photosynthétique globale serait considérablement réduite. Néanmoins, le rôle et l’efficacité du spectre vert confortent l’idée que la tendance actuelle vers un éclairage à spectre complet constitue un progrès judicieux et pertinent.
Ignorer la composante verte serait une erreur, car son influence sur les plantes est loin d’être négligeable. Contrairement à la lumière rouge lointaine, qui signale clairement à la plante qu’elle est à l’ombre et qu’elle doit s’étioler, la lumière verte agit de manière beaucoup plus subtile. Il ne s’agit pas d’un signal de croissance puissant, mais plutôt d’un ajustement fin de la façon dont la plante réagit aux autres parties du spectre.
Des recherches suggèrent que la lumière verte peut partiellement contrebalancer l’effet de la lumière bleue, qui favorise une croissance compacte. Il peut en résulter une forme de plante plus naturelle et un développement foliaire plus harmonieux. La lumière verte pénètre plus profondément dans les feuilles et dans les parties inférieures de la canopée, contribuant ainsi à stimuler des zones de la plante qui, autrement, recevraient moins d’énergie.
La source de lumière naturelle pour les plantes est, bien sûr, le Soleil. Les plantes se sont
adaptées à son spectre lumineux depuis des centaines de millions d’années. La distribution spectrale de la lumière solaire est incontestablement un spectre complet. Logiquement, l’objectif de l’éclairage horticole artificiel devrait être de reproduire la lumière solaire aussi fidèlement que possible.
Cependant, la consommation d’énergie doit également être prise en compte. Si l’on souhaite élargir le spectre pour inclure des longueurs d’onde supplémentaires tout en maintenant l’intensité des bandes déjà couvertes, il faut augmenter le flux lumineux total, ce qui entraîne généralement une consommation d’énergie plus importante.
La tâche des chercheurs et des fabricants d’éclairage, qui consiste à améliorer encore l’efficacité de l’éclairage pour la photosynthèse et la morphologie des plantes, implique sans aucun doute de poursuivre les recherches sur les longueurs d’onde moins explorées et de mieux comprendre comment les plantes les traitent et y réagissent. Grâce aux progrès rapides de la technologie LED, les scientifiques disposent désormais d’un outil puissant pour faire de nouvelles découvertes dans ce domaine.
Une chose est cependant déjà claire aujourd’hui: la composante verte de la lumière joue indéniablement un rôle dans la photosynthèse, ainsi que dans d’autres processus se déroulant au sein de la feuille.
Des études plus récentes montrent qu’à des intensités lumineuses élevées (PPFD élevé), l’efficacité photosynthétique de la lumière verte peut être étonnamment proche de celle de la lumière rouge, précisément en raison d’une distribution plus homogène de l’énergie au sein des tissus foliaires.
Une méta-analyse de 2024 publiée dans le Journal of Experimental Botany indique par ailleurs que, dans certaines conditions, la lumière verte peut améliorer l’efficacité photosynthétique, influencer la morphologie de la plante et optimiser l’utilisation de l’eau. Ceci réfute clairement l’affirmation selon laquelle les plantes seraient incapables d’utiliser la lumière verte.
DEVRIONS-NOUS CULTIVER SOUS
LUMIÈRE VERTE?
D’après les informations présentées jusqu’ici, on pourrait conclure qu’il suffirait de cultiver des plantes exclusivement sous lumière verte.


Stoney Tark
À l’approche du printemps, les températures remontent et l’humidité augmente. C’est le moment idéal pour planifier votre culture en plein air pour 2026. Cultiver du cannabis en plein air est simple, mais il est facile de prendre de mauvaises habitudes qui peuvent nuire à la croissance. Dans cet article, je vous livre mes meilleurs conseils pour un démarrage serein et pour assurer le meilleur départ possible à vos semis !
L’emplacement idéal
La première chose à faire est de trouver l’emplacement idéal pour vos plantes. Pensez à l’ensoleillement, à l’intimité (situé à l’abri des regards indiscrets), à la protection contre les animaux et les oiseaux, et à l’espace disponible pour travailler. En Europe, privilégiez une exposition ouest, car c’est dans cette direction que le soleil se couche. Il sera parfois nécessaire de déplacer les plantes pour optimiser l’ensoleillement. Enfin, prévoyez un emplacement définitif pour vos plantes une fois arrivées à maturité.

Commencez avec des petits pots
Bien que le repiquage direct d’une graine dans un grand pot simplifie la tâche, il est conseillé de démarrer les semis dans de petits pots. Des pots de seulement 0,5 L suffisent et facilitent la culture simultanée de plusieurs jeunes plantes. Le rempotage est bénéfique pour obtenir des semis et des jeunes plantes aux racines bien développées et pour éviter qu’ils ne soient à l’étroit dans leur pot. Un semis cultivé dans un petit pot devra être rempoté dans un pot plus grand toutes les 2 à 3 semaines.
Photopériodiques et autofleurissantes
Les plantes photopériodiques restent en croissance végétative jusqu’à fin juillet, date à laquelle elles commencent à fleurir. La récolte des plantes photopériodiques n’est possible que de septembre à début octobre. Cela signifie qu’il faut attendre plus de 6 mois avant de pouvoir récolter, sécher et consommer. Un excellent moyen d’augmenter le nombre de récoltes pendant cette période est de planter des graines de cannabis autofleurissantes en même temps que les plantes photopériodiques. Les autofleurissantes ne prennent que 11 à 12 semaines de la graine à la récolte, et peuvent être cultivées dans le même espace que les plantes photopériodiques sans problème. Pour les cultivateurs d’Europe du Nord, il est préférable d’opter pour des variétés à floraison rapide.

Les pots en feutre sont parfaits
J’adore utiliser des pots en feutre pour le rempotage définitif car ils laissent passer l’air, oxygènent les racines et favorisent leur développement. De ce fait, la masse racinaire d’une plante de cannabis cultivé en pot de feutre est bien supérieure à celle d’une plante cultivée en pot plastique. Mon conseil: commencez vos semis dans un petit pot en plastique, puis, au moment du rempotage définitif, utilisez un pot en feutre de 50 litres. Vous n’aurez pas à vous soucier du problème de racines à l’étroit et vous obtiendrez un bien meilleur rendement avec les pots en feutre.
Un terreau de qualité
L’offre de terreaux est vaste et il existe de nombreuses marques. Savoir quelle marque est la meilleure ou si la terre de votre jardin est bonne pour la culture du cannabis peut s’avérer complexe. Les facteurs les plus importants pour déterminer la qualité de votre terreau sont le drainage, la capacité de rétention d’eau, la teneur en nutriments, sa texture aérée et spongieuse, ainsi que son odeur. Un terreau de mauvaise qualité, contaminé par des maladies, dégage une odeur nauséabonde et est dépourvu de ce doux parfum de sous-bois. Je recommande d’investir dans une marque réputée et d’éviter les terreaux bon marché des jardineries ainsi que tout produit susceptible de contenir des engrais chimiques.
Arrosoir de 5 L
Un arrosoir est idéal pour doser l’eau apportée à vos plantes. En avoir un à l’extérieur vous aidera à trouver le bon équilibre et à éviter le sous-arrosage ou le sur-arrosage. Quand le sol est saturé, le taux d’oxygène diminue et la terre devient lourde et compacte, favorisant ainsi la prolifération de bactéries nuisibles. Achetez un petit arrosoir de 5 L et veillez à le remplir avec la même quantité d’eau à chaque fois. À mesure que vos plantes grandissent, vous pouvez augmenter le volume d’eau. Cependant, n’arrosez que lorsque la terre est sèche au toucher.
Récolte continue avec les autofleurissantes
Si vous prévoyez de cultiver uniquement des plantes de cannabis autofleurissantes en plein air cette année, je vous recommande d’en planter une nouvelle tous les 30 jours. Vous pourrez ainsi récolter 3 à 4 fois de suite. Les autofleurissantes à floraison rapide sont les plus pratiques pour les cultivateurs européens, car elles ont beaucoup plus de chances de fleurir et de mûrir avec d’excellents résultats. Les autofleurissantes sont des plantes robustes et résistantes qui s’épanouissent même sous des climats froids et lors de courtes saisons estivales. Leur performance, supérieure à celle des plantes photopériodiques, vous surprendra. Il est donc judicieux de les récolter régulièrement.
Inoculer des micro-organismes et des champignons
Les bactéries et les champignons bénéfiques permettent aux plantes de cannabis d’accéder aux nutriments et de lutter contre les bactéries et les agents pathogènes. Vous pouvez acheter des inoculants en ligne et les préparer vous-mêmes à l’aide d’une pompe à air, d’une pierre à air et d’un seau. Les sols vieux et appauvris seront ainsi enrichis, favorisant une relation symbiotique entre les racines de vos plantes. Je recommande d’inoculer votre sol tous les 14 jours. Les thés de compost oxygénés constituent une autre solution pour apporter au sol
tous les nutriments et micro-organismes bénéfiques nécessaires. Pendant les phases de germination et de croissance végétative, ils stimulent une croissance vigoureuse et saine et ils représentent un excellent complément à tout programme de fertilisation en floraison.
Serres recouvertes de plastique
Il existe une vaste gamme de serres disponibles en ligne, allant de grandes serres de plusieurs mètres aux petites serres adaptées à la taille de vos plantes. Si vous souhaitez protéger vos plantes des oiseaux, des insectes, du froid et des vents violents, les serres recouvertes de plastique sont une excellente solution, que je recommande vivement. Pour les cultivateurs soucieux de préserver l’intimité de leurs plantes, une serre recouverte de plastique est une solution idéale. Les serres sont parfaites pour maintenir une température et une humidité ambiantes optimales et pour protéger les semis et les jeunes plants des rayons UV et de la lumière intense.
Plantes compagnes
Les plantes compagnes peuvent être plantées à proximité des plantes de cannabis pour les aider à repousser les insectes et les parasites. Elles agissent en produisant des terpènes dont le profil est répulsif pour les insectes courants. Ces petites plantes prennent peu de place et peuvent être plantées à côté de vos plantes photopériodiques ou autofleurissantes. Le souci, la digitale pourpre, la coriandre, la menthe poivrée, l’ail, l’aneth, le basilic, la roquette, le chrysanthème, le tournesol et l’achillée millefeuille sont tous peu coûteux, faciles à trouver et très efficaces pour protéger vos plantes des insectes et des larves.
Semer à l’intérieur
Au fil des ans, j’ai eu du mal à faire germer mes semis à l’extérieur à cause du froid, des oiseaux qui mangeaient les graines, du chat du voisin qui les déterrait les pots, des fourmis et de nombreux autres problèmes. Une solution pour éviter tous ces désagréments est de semer à l’intérieur sous une lampe fluocompacte ou une LED basse consommation. Réglez le cycle lumineux sur 18 heures de lumière et 6 heures d’obscurité. Une fois que les semis ont entre 14 et 21 jours, vous pouvez les repiquer à l’extérieur en toute sécurité, en sachant qu’ils se développeront bien. Découvrir que vos plantes ont été mangées ou détruites peut vous faire perdre des semaines, voire des mois. Semer à l’intérieur vous garantit que vos plantes bénéficient des meilleures conditions de départ et sont totalement exemptes de stress.
Évitez de semer directement en pleine terre
À moins que la terre de votre jardin ne soit fertile et bien drainée, il peut être risqué de semer directement en pleine terre. En effet, la plupart des plates-bandes contiennent des cailloux et sont mal aérées. Il est préférable de bêcher la terre et de la remplacer par un mélange frais de lombricompost, de compost, de perlite et de terre. Ainsi, les racines pourront se développer librement en profondeur et vous n’aurez pas à vous soucier d’un retard de croissance.
Surveillez régulièrement vos plantes
Inspectez quotidiennement vos plantes d’extérieur, en examinant le dessus et le dessous des feuilles pour détecter toute trace d’insectes. Vous seriez surpris de la rapidité avec laquelle les thrips et les pucerons peuvent s’installer et élire domicile sur vos plantes. Il est également conseillé de vérifier les racines de vos plantes: elles doivent être d’un blanc
éclatant et duveteuses. Des racines fines, cassantes et décolorées indiquent généralement une attaque bactérienne au niveau des racines. Inoculer votre sol est la méthode la plus simple pour favoriser le développement d’une population dominante de bactéries aérobies.
Protéger les jeunes plants avec des gobelets en plastique Après la germination de vos graines de cannabis, les jeunes plants sont particulièrement vulnérables au vent et aux prédateurs durant les deux premières semaines. Utiliser des petits pots en plastique fendus sur le dessus est une solution économique et efficace pour les protéger. Recouvrez la base du pot de terre pour éviter qu’il ne se renverse sous l’effet du vent ou de la pluie. Si vos plantes sont attaquées par des insectes, l’utilisation de déprédateurs est une bonne solution. Il suffit de placer un sachet sur la plante: les déprédateurs pénétreront dans le sol et combattront les insectes nuisibles. Les insectes déprédateurs constituent une solution naturelle et sans produits chimiques pour lutter contre ce problème potentiellement dangereux. Il faut généralement compter 2 à 3 semaines avant de constater la disparition des dégâts causés par les insectes ou des larves.
Pots surélevés
Utiliser une palette en bois pour surélever vos pots permet de protéger les racines du gel, d’améliorer le drainage et d’accroître la circulation de l’air à la base des pots. Un sol froid et humide peut créer une zone racinaire froide et gorger la terre d’eau. C’est pourquoi l’utilisation de pots en tissu est idéale pour aérer le substrat et assurer une croissance et un développement racinaires optimaux. Vous seriez surpris de la différence que peut faire le simple fait de surélever la base des pots de quelques centimètres.
Mes réflexions finales
Prenez le temps de bien planifier votre projet de culture extérieure à l’avance et ne négligez aucun détail concernant le choix de l’emplacement, des variétés, du substrat, des pots et des nutriments. Ne vous précipitez pas et n’oubliez pas que la culture outdoor de plantes photopériodiques prend plus de six mois! Les graines de cannabis autofleurissantes sont faciles à cultiver et nécessitent très peu d’entretien. Elles peuvent aider à garder vos bocaux de séchage remplis en attendant la récolte des photopériodiques. Je recommande l’achat d’une petite serre, surtout pendant les 4 à 6 premières semaines, jusqu’à ce que vos plantes soient robustes et résistantes au vent et aux nuits froides. Les bactéries, champignons et micro-organismes bénéfiques jouent un rôle crucial dans l’absorption des nutriments et la santé du sol. Prenez l’habitude d’inoculer le sol toutes les deux semaines et de préparer des thés de compost oxygénés toutes les quatre semaines.



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Texte et photos: Derrick Bergman
Q-Farms, l’un des dix producteurs de cannabis agréés dans le cadre de l’expérimentation néerlandaise, collabore avec des cultivateurs historiques et des producteurs de haschisch de France, d’Espagne, d’Italie, du Royaume-Uni et des Pays-Bas.
La province de Groningen, au nord des PaysBas, compte de nombreux cultivateurs de cannabis à titre expérimental: Holigram à Nieuw Beerta, Q-Farms à Veendam et bientôt une seconde installation de Leli Holland/Village Farms.
Avec les pionniers du chanvre Hempflax et DunAgro, Groningen était déjà la capitale néerlandaise du chanvre, mais elle devient aujourd’hui de plus en plus la capitale du cannabis réglementé. Groningen offre de vastes espaces et le foncier y est relativement bon marché.
Pendant une visite chez Q-Farms, on remarque immédiatement l’immense logo qui orne l’établissement, face à l’autoroute. Cette approche directe est caractéristique du PDG et cofondateur, Claas van Os. C’est un nouvel arrivant dans le monde du cannabis, après avoir travaillé dans l’horticulture.
C’est un homme qui n’a pas peur de la confrontation, passionné et profondément engagé. “Ma directrice financière ne me laisse plus parler à la NVWA”, dit Van Os. “C’est elle qui s’en occupe maintenant. J’y suis allé un peu fort.” L’Autorité néerlandaise de sécurité des aliments et des produits de consommation (NVWA) vérifie que les cultivateurs de cannabis participant aux essais respectent scrupuleusement la réglementation en vigueur.
La réglementation n’est qu’un des défis auxquels Q-Farms est confronté. Le principal obstacle est le financement, explique Van Os. L’entreprise a également dû faire face au tristement célèbre viroïde latent du houblon, extrêmement nocif pour le cannabis.
Depuis, le protocole d’hygiène a été renforcé: avant d’être autorisée à entrer dans la salle de culture, je dois me déshabiller jusqu’à rester en sous-vêtements et chaussettes.
On me fournit des vêtements blancs propres, puis la combinaison jetable habituelle, des couvre-chaussures, une charlotte et des gants en caoutchouc.
Juste avant d’entrer dans une pièce où se trouvent de jeunes plantes, je dois changer
cette seconde couche de vêtements. Les installations de Q-Farms sont entièrement construites sur mesure. Le bâtiment compte deux étages et une surface totale de 11 000 m², dont 5 000 m² sont dédiés à la culture. Sur les 28 salles de culture, trois sont utilisées pour le bouturage (sur quatre niveaux), deux pour les plantes mères et deux pour la phase végétative et 21 pour la phase de floraison.
Chaque chambre possède sa propre alimentation électrique, ce qui permet de l’adapter aux variétés cultivées.
En avril 2025, Q-Farms a commencé à approvisionner les coffee shops participant à l’expérimentation. La première récolte a été entièrement utilisée pour produire du haschisch: tamisage à sec, extraction à l’iceolator et rosin.
Ce choix a été largement influencé par l’équipe d’extraction de Q-Farms, issue du cannabis club social italien La Kalada, basé à Barcelone.
Chaque joint est roulé et scellé à la main, sans miettes – contrairement à la plupart des coffee shops – uniquement des têtes de cannabis. La qualité des installations est irréprochable, des vestiaires aux sanitaires, en passant par les œuvres d’art sur le thème du cannabis réalisées par Peter Klashorst.
La propreté des salles de culture est également remarquable; à peine une feuille au sol. Fait surprenant, le ventilateur d’extraction est placé sous les plantes, et non au-dessus comme c’est généralement le cas.
Claas van Os pense qu’à la fin de l’expérimentation, la moitié des produits vendus par Q-Farms seront sans fumée: produits comestibles, vaporisateurs et bientôt un autre produit sans fumée.
Actuellement, l’entreprise fabrique quatre types de biscuits et des bonbons gélifiés ainsi que les “pepernoten”, ces petits biscuits ronds typiquement néerlandais.
Surtout, ne le dites pas à la NVWA (Autorité néerlandaise de sécurité des aliments et des produits de consommation)...
















Q-FARMS: INFORMATIONS ET CHIFFRES CLÉS
Localisation: Veendam
Nombre d’employés: 115
Surface cultivée nette: 5 000 m²
Nombre de variétés de cannabis: 16 (28 variétés en collection)
Nombre de plantes: environ 35 000
Substrat: Blocs de laine de roche (Grodan)
Variétés connues: Zkittlez, Sunsetz, Kensington Kush, Super Orange Glue, Diezel, ZoZ, Runtzbert
Par Olivier F / olivier@softsecrets.nl

JIM MORRISON - STRANGE DAYS À PARIS ENQUÊTE SUR LE CHANTEUR DES DOORS
Yves Bigot est un animateur et journaliste qui a occupé des postes importants à la radio et à la télévision. Il a notamment été directeur adjoint de France Télévision à partir de 2005, directeur des programmes de RTBF et d’Arte Belgique, directeur général de la radio RTL et président de TV5 Monde. Mais c’est avant tout un passionné de musique. En 1972, Yves Bigot, alors âgé de 17 ans, a ouvert son propre magasin de disques à Saint-Tropez, « Disque Import », après avoir été émancipé. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la musique, notamment sur les Beatles et Michel Berger. De nombreux livres sur le légendaire groupe californien The Doors et son célèbre chanteur Jim Morrison ont déjà été publiés. Mais ce nouveau livre d’Yves Bigot s’intéresse à une période particulière. Jim Morrison s’est installé à Paris le 12 mars 1971. Il y a vécu jusqu’à sa mort, le 3 juillet de la même année.
Jim Morrison est venu à Paris pour rejoindre sa compagne, Pamela Courson. Connue pour sa consommation de drogues, Pamela avait un autre amant, le célèbre dealer Jean De Breuteil. A cette époque, Jim Morrison est l’une des plus grandes stars internationales du rock. Considéré comme un « poète maudit », influencé par Rimbaud et Baudelaire, il n’a plus aucune limite lorsqu’il se produit sur scène. Il consom-
me toutes sortes de drogues, dont l’alcool, le LSD, la cocaïne et le cannabis. « Au Concertgebouw d’Amsterdam, Jim, défoncé après avoir après avoir avalé tout le haschich libanais qu’on lui a offert dans la rue un peu auparavant, monte sur scène pendant le passage de Jefferson Airplane… » A Paris, Jim Morrison fréquente l’un des clubs les plus réputés en Europe, le Rock’n’roll Circus. C’est dans ce club qu’il rencontre le chanteur Johnny Halliday et le comédien Richard Bohringer.
Jim Morisson est retrouvé mort dans sa baignoire dans la nuit du 3 juillet 1971. Selon le rapport du médecin légiste, il serait officiellement décédé d’un infarctus du myocarde. Il existe plusieurs versions et de nombreuses zones d’ombre. Jim Morrison serait mort d’une overdose d’héroïne. La drogue, très puissante et pas coupée, aurait été fournie par les dealers de la French Connection.
LE NOUVEL ALBUM DE LA MULTI-INSTRUMENTISTE
Un vent de fraicheur souffle sur la scène reggae dub française. Youthie, Juliette de son vrai prénom, est une compositrice multi-instrumentiste qui a sorti son premier album, Nomad Skank en 2019.
Youthie a commencé à jouer de la trompette à l’âge de 6 ans. Elle a étudié la musique classique et le jazz au conservatoire de Paris. Elle joue également de la flute, de l’accordéon et de la cornemuse et chante sur certains morceaux. A l’âge de 17 ans, elle a rejoint le groupe de reggae Natty Princess en tant que trompettiste et choriste. Elle a ensuite créé son propre label et sorti plusieurs albums et EPs sous son nom. Youthie sort aujourd’hui son 5eme album, Wild Vibes, sur son propre label, Youthie Records. L’album a

UN NOUVEAU THRILLER SUR NETFLIX
Ce film d’action, réalisé par Joe Carnahan est diffusé sur la plateforme Netflix. Le film met en scène Matt Damon et Ben Affleck.

Joe Carnahan est un réalisateur, scénariste et producteur américain. En 2002, il réalise le film Narc avec Jason Patric et Ray Liotta et se fait remarquer par les critiques. En 2010, il réalise le film Agence tous risques, adapté de la série télévisée des années 80. Liam Neeson et Bradley Cooper font partie des acteurs principaux. Depuis 1998, Joe Carnahan a réalisé 15 films ou séries.
The Rip raconte l’histoire d’un groupe de policiers de Floride qui doivent récupérer une importante somme d’argent issue du trafic de drogues. Qui sont réellement les flics corrompus dans cette histoire ? Le suspense est préservé jusqu’à la fin du film.
« Ce récit reprend l’enquête, confronte les témoignages, explore le contexte des différents protagonistes de l’histoire, de la guerre menée par la CIA à la contre-culture et des relations troubles qu’entretenait Jean de Breteuil avec la French Connection… »
Yves Bigot : Jim Morrison - Strange days à Paris, Editions Le mot et le reste, 192 pages, 19 €
été réalisé en collaboration avec Macca dread, guitariste, bassiste, claviériste, batteur et percussionniste. Le guitariste Kubix est également invité sur Wild Vibes. L’album vous permettra de voyager. Youthie s’inspire du reggae et de la word music et en particulier de la musique de Balkans. L’artiste pratique une fusion originale entre plusieurs univers avec de belles compositions.
Youthie: Wild Vibes (Youthie Records)
Après l’assassinat d’une capitaine de police du Miami-Dade Police Department, Jackie Velez, par deux hommes cagoulés, des membres de son unité, le Tactical Narcotics Team, sont soupçonnés d’avoir braqué des planques de trafiquants. Un SMS avertit le lieutenant Dane Dumars de la présence d’une grosse somme d’argent dans une planque. Toute l’équipe se rend sur place. Mais combien d’argent y a-t-il réellement dans cette maison ?
Le film s’inspire partiellement d’une histoire vraie, celle de Chris Casiano, de la police du comté de Miami-Dade, ami du réalisateur. Lors d’une opération, il avait découvert plus de 20 millions de dollars cachés dans un mur.
The Rip de Joe Carnahan, disponible sur Netflix (abonnement à partir de 7,99 € par mois)

Arjan Roskam (55 ans) est l’un des entrepreneurs du cannabis les plus célèbres et les plus prospères au monde. Ses documentaires “Strain Hunters” touchent des millions de personnes et avec ses coffee shops “Green House”, il a bâti un véritable empire du cannabis au niveau mondiale. Celui qui se proclame le “Roi du cannabis” compte de nombreux adeptes, mais son style et ses méthodes suscitent également des réticences. Soft Secrets dresse son portrait.
Roskam est né le 4 avril 1970 en Afrique du Sud. Citoyen néerlandais, il a passé son enfance en Afrique. Adolescent, il commence à cultiver du cannabis à partir de graines rapportées de contrées lointaines par des amis. Il raconte souvent aux journalistes comment, à dix-sept ans, il a voyagé seul à travers l’Asie. En Thaïlande, cherchant un endroit où dormir, il s’est retrouvé dans un centre de désintoxication dirigé par un homme âgé qui utilisait des plantes médicinales.
“J’y suis resté sept jours”, a-t-il confié à Honeysucklemag en 2024. “À mon départ, il m’a donné des graines de cannabis et m’a dit: Emporte-les et fais-les pousser. Cet homme ne m’a pas seulement transmis des gènes ; il m’a confié une mission.” Un beau récit, raconté avec la bravade caractéristique de Roskam. En 1992, à seulement 22 ans, il ouvre son premier coffeeshop rue Tolstraat à Amsterdam. Il l’a baptisé Green House.
UN NOUVEAU VENU EN VILLE
Nous vivons l’âge d’or des coffeeshops aux Pays-Bas. Chaque semaine, une nouvelle

boutique ouvre ses portes quelque part. La Nederwiet est en plein essor et les politiciens et la police sont préoccupés par d’autres sujets. Roskam est le petit nouveau, vingt ans plus jeune que les grands pionniers comme Henk de Vries (The Bulldog), Ben Dronkers (Sensi Seeds) et le parrain du cannabis, Wernard Bruining. Roskam est ambitieux et possède un sens commercial infaillible. Son premier coffeeshop est conçu comme un grand café luxueux, avec un souci du détail méticuleux.
Lors de sa première participation à la High Times Cannabis Cup de 1993, Green House a remporté le deuxième prix de la Coffeeshop Cup.
Sur plus de 1 500 coffeeshops aux Pays-Bas en 1993, seuls 22 étaient en lice. La valeur de la récompense est donc relative mais Roskam comprend mieux que quiconque que cet événement américain est un formidable outil de marketing.
La High Times Cup a vu le jour en 1987 avec une poignée d’experts en cannabis américains, dont le spécialiste de la culture Ed Rosenthal. Aux alentours de Thanksgiving, ils se sont rendus à Amsterdam, tous frais payés par le magazine High Times, pour juger le cannabis provenant des premières banques de semences des Pays-Bas.
Le magazine a largement couvert l’événement et, à partir de 1991, a offert à ses lecteurs la possibilité de devenir eux-mêmes juges. Ce fut une opportunité en or: à son apogée, des centaines d’Américains affluent à Amsterdam pour la compétition.
Roskam a choyé les juges: ils ont reçu des cadeaux et des échantillons, et un service de navette gratuit Green House assurait la liaison entre le siège de la High Times Cup et son coffeeshop. Il s’est même autoproclamé King du Cannabis, car “c’est ce que les Américains adorent”, comme il me l’a expliqué des années plus tard. Lors de la septième édition, en 1994, Green House a remporté le premier prix de la Coffeeshop Cup, de la Bio Cup et de la Hash Cup.
GREEN HOUSE SEED CO.
La même année, Roskam fonde la Green House Seed Co. avec le breeder australien Scott Blakey, alias Shantibaba. L’entreprise avait accès aux génétiques que David Watson (“Sam the Skunkman”) avait rapportées des États-Unis lors de son installation aux Pays-Bas dans les années 1980.
Des classiques comme la Skunk #1, l’Original Haze et la Durban Poison. Blakey avait amassé une vaste collection de graines lors de ses voyages en Asie et avait également créé et stabilisé lui-même des croisements.
La collaboration fut de courte durée ; Blakey fut racheté en 1998. Depuis, la paternité de la White Widow et d’autres croisements populaires fait débat. Les critiques accusent Roskam de s’approprier des variétés développées par d’autres. Il a commenté ces accusations dans le documentaire de VICE, Kings of Cannabis (2013): “C’est un groupe de personnes qui ne nous aiment pas. Aux Pays-Bas, on dit: tant qu’on parle de vous, tout va bien. Il faut s’inquiéter si on arrête d’en parler.”

Ces controverses n’ont eu que peu d’impact sur le succès de Green House. Le nombre de coffeeshops Green House est passé à quatre, chacun plus beau que le précédent. Une pléiade de stars internationales s’y font photographier, de Rihanna à Snoop Dogg, en passant par Eminem et Woody Harrelson. Et Roskam continue de remporter des High Times Cups, avec plus de quarante titres à son actif, un record.
Grâce à Strain Hunters, lancé en 2008, Arjan Roskam et Green House font encore plus parler d’eux. Les vidéos de ses expéditions
au Malawi, au Maroc, en Inde, en Colombie, au Congo et dans d’autres pays ont cumulé des millions de vues sur YouTube. L’objectif de ces voyages est de collecter des semences de variétés locales pures.
Le passionné italien Franco Loja contribue sans aucun doute au succès de Strain Hunters. Il a appris son métier auprès de James Burton, un vétéran du Vietnam réfugié aux Pays-Bas et fondateur de la Stichting Institute of Medical Marijuana (SIMM) en 1993. Loja a travaillé à la SIMM pendant quatre ans, puis pour Green House jusqu’à sa mort subite en 2017.

“Un de nos meilleurs amis et une personne formidable”, a déclaré Roskam à propos de Loja dans le podcast High Tea Potcast de 2021. “Au début de Strain Hunters, tout le monde pensait que j’étais fou. On allait tous finir en prison. Franco était le seul à dire: Allons-y! Ça a étonnamment bien fonctionné. La suite, vous la connaissez.”
“La raison pour laquelle j’ai lancé Strain Hunters est que je suis originaire d’Afrique. Autour de l’équateur, 200 millions de personnes dépendent du cannabis. Elles cultivent de petits champs pour vivre. Elles donnent l’huile et les graines aux bébés pour soulager leurs coliques. C’est un mode de vie, une philosophie. Il y a beaucoup de cho -
Après l’échec d’une collaboration avec la société canadienne Canopy Growth, Roskam a décidé de poursuivre son expansion en Thaïlande. “En 2018, nous avons été contactés par l’Université de Bangkok et plusieurs partis politiques thaïlandais”, a-t-il déclaré fin 2025 lors du Congrès PCN sur le cannabis à Eindhoven. “Ils nous ont invités à présenter notre projet de cannabis médicinal.”
Roskam a conseillé aux Thaïlandais, selon ses propres termes: “Si vous vous ouvrez, ne reproduisez pas les erreurs des Pays-Bas, du Canada et des États-Unis: ouvrez tout.” Et c’est ce qu’ils ont fait. En Thaïlande, où il réside la majeure partie de l’année depuis 2023, Roskam peut cultiver du cannabis en toute légalité et à faible coût. Le 20 mai 2023, Green House Thailand, son premier coffee


ses derrière tout cela, qui ont été occultées en Occident.”
Roskam est convaincu que les films Strain Hunters sont porteurs de changement: “Nous montrons la réalité d’un pays et nous disons: agissez! Dans presque tous les pays que nous avons visités, le gouvernement a fait évoluer les choses en quelques années. Nous en sommes extrêmement fiers.”
Le Strain Hunters Club est installé dans une rue adjacente aux Ramblas à Barcelone depuis 2014. Amsterdam compte quatre coffee shops Greenhouse et un Strain Hunters Club. On y trouve également le Green House Feeding, un engrais en poudre à base de cannabis, et le GH Medical.
shop en Thaïlande, a inauguré ses locaux à Bangkok. Son rêve d’intégration verticale est devenu réalité ce jour-là.
INTÉGRATION VERTICALE COMPLÈTE
Interrogé sur les leçons que l’Europe peut tirer de la Thaïlande en matière de cannabis, Roskam a répondu: “La liberté, avant tout. Laissons faire les entrepreneurs. Ainsi, chacun a la liberté de créer sa propre usine et d’opérer une chaîne de valeur entièrement intégrée. Il peut ainsi approvisionner directement ses propres points de vente depuis son site de production.
Et même exporter, si son activité et ses certifications sont en règle. C’est le modèle dont j’ai toujours rêvé. C’est pourquoi j’ai choisi cette voie.”

Par Olivier F
Manu cultive du cannabis depuis plus de 40 ans. Ce cultivateur old-school a longtemps habité en région parisienne avant de déménager dans le Sud Berry. Manu est passionné par les variétés africaines de type sativa qu’il a réussi à adapter à un terroir exceptionnel.
Le Berry est une région historique du centre de la France. C’est l’un des terroirs agricoles français les plus anciens.
Après avoir habité dans la banlieue ouest de Paris, Manu s’est retiré dans le Sud Berry où il cultive du cannabis en outdoor. Manu s’occupe lui-même de sa plantation. « J’étais rejoint par quelques amis pour la manucure, jusqu’à l’année dernière où j’ai récupéré la machine à défeuiller ma récolte », explique le cultivateur.
La plantation se situe à environ 300 mètres d’altitude. Le cultivateur bénéficie d’un climat tempéré : « La température est très variable avec des amplitudes entre jour et nuit pouvant dépasser les 15 à 20°. » Le taux d’humidité est inconstant. La rosée du matin, même en été, est un avantage certain pour le cultivateur.
La culture commence chaque année au mois d’avril. Manu cultive à partir de graines et de boutures. Certaines plantes sont cultivées en pots et d’autres en pleine terre. Il n’utilise pas d’éclairage artificiel pour le démarrage. Les plantes sont placées sous une véranda sans lampes.
Pour la germination, Manu pratique la méthode classique : « Sopalin, coton puis en pots jusqu’à ce que les pieds aient une capacité à résister aux intempéries et autres animaux qui passent dans mon jardin et les mangent ou les piétinent. »
Le cultivateur a commencé avec des graines régulières : « Au début, les féminisées n’existaient pas et mes graines provenaient d’herbes Africaines que j’achetais sur Paris, puis de Thaïlandaises provenant des achats de Thaï stick à Amsterdam. »
Les boutures sont réalisées avec du gel de bouturage comme le Clonex. Manu ne fait aucune bouture après le mois de juin. Manu cultive chaque année entre 10 et 20 plantes en extérieur. Il utilise certaines techniques de taille et de palissage pour optimiser la récolte : « Tailles au début de la croissance, puis tressage au début de la floraison, afin de soutenir le poids supplémentaire des fleurs et de l’humidité, qui démarre en septembre. »
Le voisinage ne pose pas de problème. Les voisins sont eux-mêmes consommateurs et échangent volontiers leurs fruits et légumes contre des fleurs. La terre est particulièrement fertile et étonnamment, le cultivateur n’utilise

ni engrais, ni additif, ni terreau acheté dans le commerce : « 100% terroir depuis que je suis dans le Sud Berry. »
Quels sont les maladies et les prédateurs ? « Escargots, limaces, moisissures, rien d’autre pour le moment. » Pour combattre ces invasions ou ces maladies, le grower dispose de la cendre de bois autour des plantes. En 2025, la floraison a été précoce. Elle a commencé dès le 15 août. La plupart du temps, la floraison débute fin août, aux alentours du 25 et au plus tard, le 10 septembre. Le plantes en pots peuvent atteindre une hauteur de 80 cm à 1,50 m. La hauteur des plantes pleine terre va de 1,80 à 4,40 m. En largeur, les pantes peuvent atteindre 2 m. La date de récolte est très variable : « Au plus tôt début octobre, au plus tard fin novembre. » Sur chaque plante, Manu peut récolter entre 200 grammes pour les plantes en pot, et 1,5 kg pour les plantes en pleine terre les plus grandes. Le poids total de la récolte varie selon les années.
Pour le séchage, « deux techniques, sur filets pour les sommités taillées et sur pieds tête en bas pour les branches déjà manucurées. »
Quelles sont exactement les variétés cultivées ? « Mes variétés préférées sont Durban Poison, Congo, Thaï et Smile (sativa). Il y également la Critical et un croisement Jamaïque / Amérique du sud avec des Haze. »
De nombreuses personnes ont essayé de cultiver à partir de graines africaines mais le climat français ne convient pas toujours à ce type de génétique. La floraison est très longue et pour récolter, il faut attendre jusqu’en décembre ou même janvier. Comment Manu a t-il fait pour adapter ces variétés africaines au centre de la France ?
« Ayant commencé de cultiver en aquarium des graines africaines courant des années 80, j’ai pris certaines habitudes. Depuis mon déménagement et deux, trois foirades en arrivant, j’ai trouvé une astuce en fin de floraison pour éviter l’humidité, je mets au sol des couvertures de survie qui reflètent le peu de soleil et ainsi accompagné du vent, j’évite les moisissures de fin d’automne. Je n’ai jamais récolté après fin novembre. »
Manu extrait de l’huile médical pour une association de patients. Pour fabriquer cette huile à consommer par voie orale, il mélange du cannabis avec de l’alcool d’eau de vie à 95°, acheté en Italie : « Trempage de 48h à 72h, filtrage et évaporation naturelle à l’air libre en hauteur sous température intérieure, autour de 22° »
Il prépare également du beurre de Marrakech, « pour faire des gâteaux, sur tartine ou sur viande rouge grillée, comme beurre maître d’hôtel. »



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