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SAMARITAINS

Le journal de Samaritains Suisse

6 POINT FORT Communication et marketing associatifs

16 VIE MODERNE

Journée mondiale des premiers secours à Zoug

22 PORTRAIT

Franziska Kläui : samaritaine de Suisse orientale de l’année

QUAND VOTRE COEUR S’OFFRE AUSSI UNE PETITE PAUSE.

Dans ce cas, nous vous assistons aussi à l’étranger en avion-ambulance ultramoderne.

Devenir donatrice ou donateur

Nouvelle stratégie éditoriale

Chère samaritaine, cher samaritain,

Quel objectif poursuivons-nous avec notre magazine ? En premier lieu, nous voulons parler de vos activités : vos réussites, vos bonnes idées, vos manifestations, vos dispositifs médico-sanitaires, vos formations, etc. Il faut cependant qu’elles relèvent d’un intérêt national ou régional. Par ailleurs, le sondage au sujet de notre périodique a montré que ce sont surtout les articles qui abordent des sujets médicaux ou en rapport avec la santé qui sont plébiscités (voir en page 11). Nous leur accorderons plus de poids à l’avenir. Les questions soulevées par la numérisation et ses conséquences sur la diffusion des messages concernent aussi notre organisation. Les tendances qui se dessinent aujourd’hui dans le monde associatif ont fait l’objet d’une étude réalisée par Stämpfli Communication et l’institut de l’Université de Fribourg qui se consacre à la gestion associative. Les conclusions principales sont publiées dès la page 6.

Pour l’essentiel, nous avons décidé de substituer à une démarche centrée sur les canaux de diffusion une stratégie éditoriale guidée par les contenus. Cela signi !e que nous déciderons du canal de diffusion selon le sujet abordé. Le site web, un magazine en ligne, une lettre d’information ou les ré -

seaux sociaux présentent l’avantage évident que les informations peuvent être diffusées rapidement, contrairement à une publication imprimée. C’est pourquoi, les messages des sections seront plutôt publiés en ligne, alors que le magazine papier restera le média qui permet d’approfondir des sujets et dans lequel nous publierons des articles dont l’intérêt n’est pas strictement local et va au-delà de l’actualité immédiate. Il est même concevable d’y développer des dossiers complets sur des thèmes spéci !ques.

Bien entendu, il y aura une phase de transition. Les restructurations ne se produisent pas du jour au lendemain. Il est certain qu’une publication imprimée subsistera sous une forme ou sous une autre, mais il est important d’utiliser tous les canaux de diffusion pour parler de vous. Nous sommes convaincus que la matière ne manquera pas, et nous nous réjouissons de vous servir en relayant votre engagement et votre enthousiasme pour les premiers secours vers l’intérieur et l’extérieur.

COMMENT VOULONS-NOUS COMMUNIQUER

Don

Bettina

Rencontre,

Franziska

Les sections zougoises avaient fait cause commune à l’occasion de la Journée mondiale des premiers secours et ce fut un franc succès, comme quoi le fait de joindre ses forces est parfois plus simple et plus ef !cace.

IMPRESSUM

nous, samaritains 4/2025

Parution : 26 novembre 2025

Organisation éditrice

Samaritains Suisse

Martin-Disteli-Strasse 27

Case postale, 4601 Olten

Téléphone 062 286 02 00 redaction@samaritains.ch www.samaritains.ch

Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus

Prix de l’abonnement

Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an

4 numéros par an

Tirage : 18 000 exemplaires

Rédaction

Anita Simeon Lutz (asi)

Suisse romande : Chantal Lienert (cli)

Suisse italophone : Mara Zanetti

Maestrani (m.z.)

Téléphone 062 286 02 00 redaction@samaritains.ch

Adresse postale :

Rédaction « nous, samaritains »

Case postale, 4601 Olten

Annonces

bw medien

ea Medien AG

Case postale 45, 8840 Einsiedeln

Téléphone 055 418 82 22

Portable 079 407 46 06 samariter@bwmedien.ch www.bwmedien.ch

Mise en page, impression et expédition

Stämpfli Communication, 3001 Berne staempfli.com

Photos

Première de couverture et sommaire : Stefan Weiss – partners in gmbh

Éditorial : Mike Peter

COMMUNICATION ET MODERNITÉ

La communication à l’intention des membres est essentielle pour chaque organisation. Au cours des dernières décennies, les canaux par lesquels la diffuser se sont multipliés. Une étude menée par l’institut de management associatif de l’Université de Fribourg (VMI) en collaboration avec Stämpfli Communication (un service de l’imprimeur du périodique que vous tenez en main) met en évidence un rééquilibrage entre canaux analogiques et numériques.

RÉDACTION : Anita Simeon Lutz | cli, PHOTOS & GRAPHIQUES : Stämpfli SAG

Le périodique nous, samaritains est produit chez Stämp!i SA à Berne. Stämp!i Communication est le premier prestataire de services pour organisations sans but lucratif dans le domaine du marketing et de la communication.

sième temps, les organisations étaient priées de préciser les dé" s auxquels elles étaient confrontées et d’estimer le poids futur des divers canaux de communication. Quant à la conclusion, il s’agissait de recueillir des informations sur l’organisation elle-même telles que sa forme juridique, sa taille, son secteur d’activité, la structure des membres et son " nancement. Ainsi, il a été possible d’obtenir une vue d’ensemble des associations participantes et de détecter leurs différences structurelles ainsi que leurs points communs en matière de communication. Au total, 379 organisations ont participé au sondage.

Communication actuelle

Les membres sont les principaux destinataires des efforts de communication, suivis par le comité et les organisations partenaires. Les publics politiques ont perdu en importance au cours des dernières années, alors que les efforts en termes d’acquisition de ressources ont augmenté. Par exemple, les messages adressés à des membres potentiels ont été intensi "és par certaines associations. Cela va de pair avec les dé" s auxquels les organisations sont confrontées, la "délisation et l’acquisition de membres restant au premier plan.

A " n d’atteindre les différents publics, le choix des canaux et des moyens de communication est déterminant. L’étude a recensé lesquels étaient les plus répandus et à quelle fréquence ils étaient utilisés par les organisations émettrices. Le propre site web arrive en tête, c’est également le moyen le plus investi. Séminaires, manifestations et réunions ainsi que lettres d’information électroniques sont également considérés comme importants. Cela signi "e que presque toutes les organisations attachent beaucoup d’importance aux contacts personnels. Les communiqués de presse et la publicité sur les réseaux sociaux sont également répandus, mais dans une moindre mesure que les trois canaux principaux.

Les données de l’étude sur la communication et le marketing associatif en Suisse ont été récoltées du 13 au 24 mai 2024 par le biais d’un questionnaire en ligne divisé en quatre parties. La première portait sur l’état actuel de la communication associative avec des questions sur les publics destinataires, les objectifs poursuivis et l’emploi des divers canaux de communication. Les questions de la seconde partie abordaient le plan de communication, les ressources disponibles et la structure interne, les outils de travail, la collaboration avec des prestataires externes et l’évaluation. Dans un troi -

Gagnants et perdants

Les résultats montrent clairement que la publicité via les réseaux sociaux a pris le relais des moyens publicitaires traditionnels (p. ex. annonces dans la presse ou af "chage) ou de la publicité via les moteurs de recherche (p. ex. Google Ads). Concernant un éventuel magazine associatif, une publication sur papier est davantage valorisée que sa version numérique ou des articles dans des publications tierces.

Les groupes fermés d’utilisateurs (p. ex. partie d’un site web réservé aux membres), le marketing direct (p. ex. envois publicitaires ou appels aux dons par courrier postal) ainsi que la présence dans des salons spécialisés ou grand public jouissent d’une popularité moyenne et le podcast est en queue de peloton. Peu consulté, il est peu utilisé.

Du côté des réseaux sociaux, LinkedIn, Instagram et Facebook sont utilisés avec la même intensité, mais LinkedIn est de loin le plus répandu. Un peu plus de la moitié des organisations interrogées utilise YouTube, mais plutôt ponctuellement. Toujours dans la palette des réseaux sociaux, les services de messagerie (p. ex. WhatsApp ou Threema), le service de microblogging X et les blogs se classent au centre, tandis que TikTok ou des applications propriétaires sont peu répandus. Entre 50 et 60 organisations se servent de ces canaux, avec une intensité moyenne à élevée cependant. Guère utilisé, Threads ne s’est pas imposé dans la communication associative, pas plus que Xing. En résumé, LinkedIn, Instagram et Facebook sont les réseaux sociaux plébiscités par les milieux associatifs, tandis que YouTube et certains services de messagerie sont utilisés de façon complémentaire.

Quels canaux à l’avenir ?

Comment les organisations interrogées évaluent-elles l’importance des différents canaux de communication à l’avenir ? Quels seront les gagnants et les perdants ? Plus de la moitié des réponses estiment que la publicité sur les réseaux sociaux et sur le propre site web de l'organisation va gagner en importance, alors qu’une minorité s’exprime dans le sens contraire. La lettre d’information électronique et la publicité via les moteurs de recherche sont également en hausse, avec un peu plus de 40 % des réponses qui vont dans ce sens. Les groupes d’utilisateurs fermés, réservés aux membres, vont aussi se développer selon 38 % des organisations.

Comme l’indique le graphique, les moyens publicitaires traditionnels, les publications imprimées et les salons grand public ou spécialisés sont en perte de vitesse. Il convient toutefois de relever que pour une large partie des organisations interrogées, le poids de ces canaux restera constant.

Ce sont avant tout les moyens publicitaires conventionnels qui vont perdre du terrain, selon 42 % des organisations, et une tendance similaire s’observe

Évolution du poids accordé à une sélection de canaux de communication analogiques et numériques

publicité sur les réseaux sociaux site web lettre d’information électronique publicité sur moteur de recherche groupe d’utilisateur fermé séminaires/manifestations/réunions propre publication en ligne podcast communiqués de presse

mailing direct publication spécialisée de tiers salon grand public ou spécialisé Epropre publication sur papier moyens de publicité conventionnels

(n = 279)

gagne en importance perd en importance

Les imprimés vont perdre en importance, mais ils restent indispensables pour compléter les réseaux sociaux.

pour les magazines imprimés (33 %) et les salons (31 %). Ce glissement est le re#et du poids croissant des présences en ligne et des moyens de communication numériques dans le domaine de la communication associative.

Centralisation des informations et intelligence arti !cielle

Les moyens et outils de communication évoluant à grande vitesse, nous avons, pour compléter l’étude qui remonte à une année et demie, interrogé Monica Masciardi sur l’avancement des connaissances relatives à la communication associative dont l’étude ne tient pas encore compte. La codirectrice de la communication associative chez Stämp# i SA relève que ces derniers temps, les approches consistant à centraliser les informations pour faciliter une communication intégrée ont gagné en importance, également dans le monde

associatif. « Cela signi "e qu’en premier lieu, on se concentre sur le message que l’on souhaite diffuser avant de penser au canal. Avec cette stratégie, il est possible d’atteindre une grande ef "cacité, même avec des ressources limitées. En outre, l’intelligence arti "cielle peut faciliter l’établissement de contenus dont l’exactitude doit cependant impérativement être véri "ée par des personnes compétentes. Utilisée à bon escient, l’IA est un moyen auxiliaire à ne pas négliger dans la communication associative. »

Approche duale pour la communication

Dans le dernier numéro de cette publication, nous appelions le lectorat à participer à un sondage et cherchions à connaître son opinion concernant une éventuelle migration d’un périodique imprimé à une plate-forme numérique. En bref, voici les résultats.

RÉDACTION : Anita Simeon Lutz | cli, SONDAGE : Désirée Prinz

En premier lieu, nous adressons un grand merci aux personnes qui ont répondu à notre sondage. Vos retours nous permettent de nous situer et de tenir compte de vos souhaits. Au total, nous avons reçu 267 réponses, dont 217 de Suisse alémanique, 34 de Suisse romande et 16 du Tessin. Bien entendu, il ne s’agit pas d’un échantillon représentatif de

1. Question :

Avec quelle intensité lisez-vous le périodique nous, samaritains ?

La plupart des personnes répondent : quand le sujet m’intéresse. Mais un bon tiers des personnes interrogées déclarent lire pratiquement tous les articles. Cela nous honore et nous nous félicitons que seule une très petite minorité déclare jeter immédiatement la publication au papier à recycler.

Les résultats des trois régions linguistiques sont résumés dans le tableau, les éventuelles différences sont mentionnées dans le texte.

l’ensemble du lectorat, cependant, les informations reçues fournissent des indications intéressantes. En considérant l’ensemble des réponses, plus de personnes se sont exprimées en faveur du maintien d’une version imprimée que d’une plate-forme numérique. Les arguments pour et contre une variante numérique ont été exposés

2. Question : Quels sont les sujets qui vous intéressent ?

Dans les trois régions linguistiques, les sujets médicaux et en rapport avec la santé viennent en première et deuxième place, suivis des nouvelles de l’organisation et des sections de la région. Des interviews avec des professionnels sont également plébiscitées.

SAMARITAINS

Au cœur de l’événement

Conclusion

clairement. L’actualité plaide en faveur d’une solution numérique, pour autant que les articles soient publiés à un rythme plus soutenu, alors que la version papier permet une autre expérience sensorielle et certaines personnes déclarent pouvoir mieux travailler avec ce format.

seront plus nécessairement traduits dans les autres langues. En revanche, les informations de portée nationale ou régionale le seront. Des idées d’exercices, des approches inédites pour résoudre des problèmes ou des réussites particulières qui revêtent un intérêt général sont des informations et des sources d’idées appréciées au-delà des barrières linguistiques. Nous y travaillons et vous tiendrons au courant.

FÉLICITATIONS !

Ce que nous retenons : les sujets médicaux et ayant trait à la santé sont demandés. Nous leur attacherons plus d’importance à l’avenir. Concernant la numérisation, nous avancerons pas à pas et adopterons une approche duale. Nous continuerons à publier quatre magazines imprimés par an. Cependant, nous aménagerons notre site web a ! n d’y aménager un espace attrayant pour les messages des sections et des associations. Cela permet une publication rapide, sans devoir tenir compte des délais inhérents à la publication imprimée. Les messages de portée locale ne

3. Question :

Liriez-vous le périodique s’il n’était plus imprimé mais disponible uniquement sous forme numérique ?

Les régions linguistiques ont réagi différemment à cette question. Le Tessin (60 %) est le plus favorable à une plate-forme numérique, suivi par la Suisse alémanique (48.5 %) et la Suisse romande (35.5 %). En bonne logique, le refus d’un magazine électronique suit une courbe inverse : Tessin (13.5 %), Suisse alémanique (28.5 %) et Suisse romande (42 %). Environ un quart des personnes interrogées sont indécises et ont répondu par « je ne sais pas ».

Les personnes qui ont répondu au sondage participaient également au tirage au sort de dix Rescue-Tools de Victorinox. Ont été désignés par le sort : Stefanie Eisenring, Frauenfeld ; Jan Stacher, Egg b. Zürich ; Andrea Grossenbacher, Wynigen ; Markus Steiner, Strengelbach ; Angela Waser, Wolfenschiessen ; Madeleine Perrier, Yverdon ; Jessica Fellay, Massongex ; Pascal Seydoux, Porsel ; Raffaella Bettosini Guglielmetti, Lugano ; Matteo Lorenzetti, Origlio.

4. Question :

Comment devrait se présenter un magazine numérique pour que vous le lisiez ?

« Un magazine en ligne qui relate l’actualité » vient en première place, suivi par un PDF ou un journal électronique. Rappelons qu’aujourd’hui déjà, le périodique est disponible pour téléchargement sur le site web et peut également être consulté directement à l’écran, donc pratiquement comme un journal électronique. Un lecteur a fait la suggestion de permettre aux destinataires de choisir entre un journal numérique ou imprimé sur papier.

Améliorer le flux de communication

Entrevue avec le Tessinois Fabio Poncioni, responsable de la communication au sein du Comité central de Samaritains Suisse nouvellement élu lors de l’Assemblée des délégués du 21 juin à Lenzerheide.

TEXTE : Mara Zanetti Maestrani | cli

Monsieur Poncioni, le Comité central a été élu en juin dernier. Comment se passe la collaboration au sein de ce cénacle, avec le secrétariat ainsi qu’avec les associations et les sections ?

La collaboration va bien. Au sein du comité, nous sommes en présence d’un mélange d’expériences très fécond. Avec le secrétariat et les associations, nous sommes encore en train de faire connaissance, mais nous percevons de la disponibilité et une envie de travailler ensemble. Il s’agit maintenant d’instaurer un dialogue continu qui parvienne jusqu’aux sections.

« La diversité linguistique est à la fois un défi et une grande richesse. »

Vous avez pris la responsabilité de la communication au Comité central.

Quels sont les sujets à l’ordre du jour ?

Pour le moment, nous nous concentrons sur trois aspects : améliorer les !ux de communication interne, augmenter l’ef "cacité de la communication vers l’extérieur (pour les volontaires et les cours) et consolider l’image des samaritaines et des samaritains. Ces sujets ne sont pas nouveaux mais il s’agit de les aborder avec une approche plus moderne.

Comment promouvoir la compréhension mutuelle dans une organisation plurilingue qui intervient à l’échelle nationale ?

La diversité linguistique est à la fois un dé" et une grande richesse. Elle impose d’écouter et de respecter des sensibilités diverses a " n de trouver un langage qui fonctionne dans toutes les langues. Ce n’est pas simple, mais je crois qu’avec de bons outils et des traductions de qualité, cela peut se faire.

Comment devrait se présenter la communication vers l’extérieur ?

Vers l’extérieur, nous devons nous pro" ler comme proches des gens et " ables. Il ne s’agit pas seulement de nombres et de statistiques, mais aussi de récits et de témoignages qui illustrent ce que les samaritains font au quotidien. Cela inspire con " ance et fait mieux comprendre notre rôle.

Comment pouvons-nous renforcer la marque samaritains, à l’interne comme à l’externe ?

Sur le plan interne, il faut fournir aux sections des outils pour communiquer de façon cohérente. Sur le plan externe, nous devons augmenter notre visibilité et mieux expliquer qui nous sommes et ce qui nous distingue. Si nous réussissons les deux, notre marque en sera grandie et mieux reconnue.

Que pensez-vous de nous, samaritains, la publication trimestrielle actuelle ?

Estimez-vous qu’elle informe au mieux la base samaritaine ?

Le magazine est utile, il rassemble la communauté et relate la réalité. Peut-être qu’aujourd’hui, avec

L’interlocuteur

Le Luganais Fabio Poncioni, né en 1964, est un professionnel expérimenté de la communication en ligne, spécialiste en analyse stratégique, conception et développement de sites internet et de web marketing. Au cours de l’interview, il explique comment il envisage, aujourd’hui et à l’avenir, le !ux d’information et la communication à l’intention des associations et des sections ainsi qu’à l’adresse du public.

les habitudes qui changent, on pourrait le compléter avec des contenus numériques ou multimédias. Il ne s’agit pas de le remplacer, mais de lui donner plus d’ampleur.

Selon votre expérience, quels canaux d’information seraient les plus adaptés pour atteindre tous les samaritains ?

Les réseaux sociaux, les lettres d’information, une revue en ligne ?

Nous ne nous adressons pas à un public unique : les associations et les sections, les secouristes individuels mais également les particuliers qui recherchent des cours et les entreprises qui souhaitent former leur personnel relèvent de réalités très diverses. Les besoins et les temps d’information de chaque groupe sont différents. C’est pourquoi je pense qu’il faut une communication multicanale où le magazine maintient son rôle d’approfondissement et de consolidation de l’identité, alors que les lettres d’information, le site web

et les réseaux sociaux permettent des mises à jour plus rapides et ciblées. En pratique, il ne s’agit pas de choisir un meilleur canal, mais d’utiliser le canal approprié pour le public concerné.

Comment continuer à garantir une information de qualité dans trois langues ?

Garantir la qualité dans trois langues est une gageure, mais c’est indispensable si nous voulons être une organisation nationale. Chaque samaritain et chaque samaritaine doit se sentir inclus et faisant partie de la même famille, quelle que soit la langue qu’il parle.

« Aujourd’hui, il faut une communication multicanale. »

Sur les pages 10 et 11 de ce journal, nous publions les résultats de notre sondage au sujet de la communication de Samaritains Suisse. Qu’en pensezvous ? Dans quelle direction développer l’information à l’intention de la base ?

Je pense que ce sondage est une démarche intéressante, parce qu’il permet de recueillir des commentaires et des observations utiles de la part de personnes qui suivent avec attention notre communication. Bien entendu, il ne s’agit que d’une photographie partielle – les personnes qui répondent sont celles qui sont déjà sensibles au sujet – mais cela peut aider à comprendre où renforcer les canaux existants et comment impliquer les personnes qui, aujourd’hui, restent en marge de l’information. Il y a des thèmes intemporels – par exemple l’histoire des sections, les valeurs qui nous guident, les expériences des volontaires – et cela fait sens qu’ils soient traités dans le périodique. D’autres sujets en revanche évoluent rapidement – les changements organisationnels, les campagnes numériques, les mises à jour sur les réseaux sociaux – et risquent d’être obsolètes avant d’arriver sous presse. Pour ce genre de messages, il faut opter pour un canal plus simple et plus véloce, je pense aux lettres d’information ciblées, aux mises à jour en ligne ou à des séquences multimédias qui complètent le magazine. De cette façon, nous pouvons garantir et la profondeur et la rapidité des informations adressées à la base.

Le droit à l’image

Les canaux de communication modernes tels que les sites web, Instagram, Facebook et LinkedIn font la part belle aux images. Plus on y voit de gens, mieux cela vaut. Mais attention, les photos de personnes ne peuvent pas être publiées sans autre. Il convient de demander leur consentment.

Lors de votre adhésion à une organisation, vous transmettez un certain nombre d’informations personnelles : votre adresse postale et électronique, votre numéro de téléphone, votre date de naissance, etc. En outre, vos activités en tant que membre impliquent souvent le traitement d’autres données vous concernant, par exemple des photos prises lors de manifestations sur lesquelles vous ! gurez. La collecte et le traitement de ces données personnelles, p. ex. leur publication ou leur communication à des tiers tels que des sponsors, sont soumis aux exigences de la loi fédérale sur la protection des données.

Le comité d’une organisation répond de l’utilisation conforme à la loi des données concernant ses membres. Il peut exiger de leur part uniquement les données personnelles qui ont un rapport direct avec le but de l’organisation, tel que ! xé dans les statuts. S’il entend collecter et traiter d’autres données ou les utiliser à d’autres ! ns, par exemple les publier sur un site web, il doit, au préalable, informer les membres des motifs du traitement de ces données et de son caractère facultatif.

Publier des photos

Toute personne détient un droit sur sa propre image. En d’autres termes et en règle générale, chacun et chacune peut décider si son image peut être prise et publiée, et sous quelle forme. Dès qu’une personne est reconnaissable sur une photo, celleci est considérée comme une donnée à caractère personnel. Cela vaut également pour les photos de groupe, étant entendu que l’atteinte sera moins grave si personne en particulier ne se détache du groupe. Il s’agira d’évaluer la situation au cas par cas. Il ne sera possible d’exclure avec certitude l’atteinte à la personnalité que si les personnes ne sont pas identi ! ables, soit en raison du format réduit de

l’image, soit parce que la résolution de l’image a été abaissée au point qu’il est impossible de reconnaître un visage ou une autre caractéristique d’une personne en particulier.

Il n’est pas autorisé de publier la photographie de quelqu’un sans son consentement, sauf raison prépondérante, privée ou publique, justi ! ant cette publication. Cela s’applique dans tous les cas, que les photos soient récentes ou qu’elles aient été prises il y a plusieurs années. Les droits de la personnalité sont inséparables de la personne jusqu’à sa mort et peuvent être invoqués à tout moment. Si des images d’archives sont publiées, il convient de clari !er au préalable qui sont les personnes qui y ! gurent et d’obtenir leur consentement. En ce qui concerne les photos prises dans l’espace public, si elles sont prises au su de toutes les personnes présentes et si les personnes représentées sur les photos n’en constituent pas le sujet principal (p. ex. s’il s’agit de simples passants à proximité d’une curiosité locale), il est suf ! sant de supprimer la photo à la demande des personnes photographiées (immédiatement ou plus tard) ou de renoncer à sa publication. Toutefois, il n’y a pas lieu de les aborder exprès pour les informer de leurs droits.

Plus d’informations sur : https ://www.edoeb.admin.ch/fr/protection-des-donnees-dans-les-associations https ://portal.samariter.ch/fr/Informations-et-manifestations/Protection-des-données

« L’efficacité est importante partout. »

Depuis début août, Bettina Zeiter est à la tête du service de marketing et de communication de Samaritains Suisse. Dans cet entretien, elle s’exprime sur la façon dont elle envisage d’augmenter la visibilité du monde samaritain pour le grand public et sur la communication interne qu’elle souhaite ouverte et adaptée selon les générations.

INTERVIEW : Anita Simeon Lutz | cli

Bettina, depuis bientôt trois mois, vous travaillez pour Samaritains Suisse. Comment percevez-vous l’ambiance au secrétariat à Olten ?

Positive ! J’ai été très bien reçue par une équipe très motivée. Tout le monde s’engage avec détermination pour la même cause : renforcer le mouvement samaritain. Cet état d’esprit est contagieux et fait plaisir.

Vous venez de l’économie privée, quelles sont les différences par rapport à une organisation sans but lucratif comme Samaritains Suisse ?

La grande différence est que, chez les samaritains, le bien commun est au centre et non pas le pro! t. C’est très motivant et cela a été la raison principale de mon changement d’activité. Je suis impressionnée par le nombre de volontaires qui s’engagent. C’est précieux et mérite une meilleure attention. Il existe toutefois des parallèles. Ici aussi, il s’agit de dé ! nir des objectifs et des stratégies, d’assurer le succès et de communiquer avec transparence. L’ef ! cacité est importante partout.

Vous êtes à la tête du service du marketing et de la communication. Quels sont les sujets à l’ordre du jour ?

Un objectif important est d’af ! ner le pro! l de Samaritains Suisse, c’est-à-dire de montrer clairement ce pour quoi nous nous engageons et de nous rendre visibles auprès de toutes les générations. Le discours doit être authentique et les valeurs du mouvement samaritain doivent être placées au centre de celui-ci. Actuellement, nous élaborons une stratégie de contenu, c’est-à-dire un plan qui permettra de mieux présenter notre engagement volontaire et nos réussites. En même temps, nous cherchons à développer des partenariats et un réseau solide. L’objectif est d’obtenir une pénétration plus large, davantage de moyens et un impact plus important.

Comment de tels partenariats pourraient-ils se présenter et quelle serait leur valeur ajoutée pour les samaritains sur le terrain ?

Bettina Zeiter est au béné!ce d’un Master en économie d’entreprise. Avant de rejoindre Samaritains Suisse, elle a travaillé au service de marketing de Wander SA.

Les partenariats peuvent être un levier important pour l’organisation dans son ensemble. Par des actions communes avec des partenaires appropriés, nous gagnons en visibilité, atteignons de nouveaux publics et accédons à des moyens supplémentaires a ! n de garantir notre pérennité. Cela renforce notre mouvement et sa notoriété et les secouristes sur le terrain en pro! tent aussi.

Parlons de la stratégie de contenu : comment se présente-t-elle et quels seront les canaux de communication utilisés à l’avenir ?

Nous aimerions présenter le monde samaritain comme celui de personnes qui portent secours, qui se forment et qui s’engagent. Il s’agit de montrer l'importance de cet engagement. Nous voulons diffuser nos messages de façon ciblée, via les canaux qui nous permettent d’atteindre nos publics, qu’il s’agisse du site web, du périodique ou des réseaux sociaux.

Comment voulez-vous rendre l’action samaritaine plus visible pour le grand public ?

En montrant ce que font les samaritains. Les samaritaines et les samaritains sont présents partout, souvent de façon discrète. Nous voulons changer cela avec des récits captivants et des images qui touchent. Ainsi, davantage de personnes réaliseront l’importance de cet engagement et auront peut-être même envie d’y participer.

Stand des samaritains plébiscité par le public

Au centre commercial Zugerland, la foule s’est pressée autour du stand des samaritains, curieuse d’accéder aux informations et de découvrir les gadgets distribués. Les sections zougoises avaient fait cause commune et cela leur a réussi.

TEXTE : Anita Simeon Lutz | cli

PHOTOS : Stefan Weiss – partners in gmbh

Fascinés par la roue de la fortune, les enfants attendent avec impatience de voir où l’aiguille va s’arrêter. Désignera-t-elle l’ambulance, l’hélicoptère de la Rega, le camion des sapeurs-pompiers, ToxInfo ou le cornet surprise ? Ce dernier contient un bon pour participer au tirage au sort de vingtet-un kits de premiers secours sponsorisés par Helsana. Ceux-ci seront envoyés par courrier postal aux gagnantes et aux gagnants. Le bruit provoqué par la roue qui tourne et les personnes qui s’affairent attirent un public nombreux sur le stand de présentation installé par les sections de samaritains zougoises à l’occasion de la Journée mondiale des premiers secours. Celles-ci ont choisi un point stratégique avec beaucoup de passage dans le centre commercial Zugerland à Steinhausen.

L’organisation est chapeautée par Désirée Bachmann, responsable de la commission technique et de la formation, ainsi que du groupe de jeunes secouristes de la section de Steinhausen. « La préparation nous a pris passablement de temps. Nous avons pu compter sur le matériel des sections, mais il a fallu plani !er minutieusement toute la présentation », nous explique-t-elle. Pour ne rien laisser au hasard, elle avait fait un croquis des lieux a ! n d’étudier en détail la disposition de chaque élément sur le stand.

Animations appréciées

Il en a résulté une présentation comportant quatre pôles thématiques qui ont su éveiller l’attention des passantes et des passants. La roue de la fortune en constituait un éléments clé. Si l’aiguille s’arrêtait

sur l’ambulance, le camion des sapeurs-pompiers, l’hélicoptère ou ToxInfo, on demandait au public de nommer le numéro d’appel urgent correspondant à chaque type d’intervention. Que la réponse fût correcte ou non, tout le monde recevait un étui de pansements sur lequel ! guraient les numéros d’urgence. Un jeu de memory aussi avait pour thème les numéros d’urgence, et outre l’étui de pansements, les joueuses et les joueurs recevaient une paire de gants emballée dans un tube de ! lm qui arborait également ces numéros.

Démonstrations parlantes

Bien entendu, le public s’est aussi attardé sur les mannequins et a suivi avec attention les démonstrations de réanimation et les explications au sujet du fonctionnement d’un dé!brillateur. Nombreuses étaient les personnes qui découvraient la manœuvre de Heimlich exercée à l’aide du gilet spécial conçu à cet effet.

Des kakémonos arborant textes et images fournissaient des informations sur les sections de samaritains, les services médico-sanitaires et les activités avec les jeunes secouristes. Du fait que les sections zougoises avaient opté pour une présentation unique, le stand était particulièrement bien doté et le recrutement des samaritaines et des samaritains pour l’animer en était facilité. L’idée est à garder en mémoire pour une prochaine fois.

Petits et grands étaient invités à actionner la roue de la fortune sur le stand de présentation des samaritains zougois au centre commercial Zugerland.

Mémoriser les numéros d’appel d’urgence devient un jeu d’enfant grâce à un memory.

Présentation des activités samaritaine à l’aide de kakémonos richement illustrés.

PARTICIPEZ AVEC VOTRE SECTION !

En 2026, la Journée mondiale des premiers secours aura lieu le 12 septembre. N’hésitez pas à participer et à présenter les activités de votre section au public. L’assurance maladie Helsana vous soutient et met des brochures d’information à disposition ainsi que du matériel à tirer au sort. Les sections intéressées peuvent s’annoncer à l’adresse markom@samariter.ch. En temps utile, un rappel sera diffusé via la lettre d’information. D’ores et déjà, nous nous réjouissons de votre participation.

La démonstration de la manœuvre de Heimlich a été suivie avec attention.

Une fête au prolongement inattendu

Ivan Imstepf voulait associer une bonne action à sa fête. Sa cousine Marion l’a soutenu. Tous deux ignoraient que leur idée sauverait des vies, plus rapidement qu’ils ne l’auraient imaginé.

TEXTE : Matthias Künzi PHOTOS : ldd

Ivan Imstepf est très actif. Il dit de lui-même qu’il aime faire bouger les choses. Tel fut également le cas l’année dernière lorsqu’il a organisé une fête en plein air de trois jours pour célébrer son 30 e anniversaire avec sa famille et ses amis. Il était important pour le Haut-Valaisan de faire le bien à côté des festivités. Il a alors pensé à un sujet qui l’occupait depuis un moment. Lors d’un don de sang à l’armée, il a été sensibilisé à la possibilité de donner ses cellules souches du sang et y a longuement ré!échi. « Je voulais faire connaître le sujet parce que c’est une excellente chose et que l’enregistrement ne demande pas beaucoup de temps », explique

Ivan Imstepf. Progressivement, l’idée s’est imposée : la fête devait intégrer une possibilité d’enregistrement. Cent quatre-vingts personnes ont répondu présent à l’invitation. Parmi elles " gurait Marion Imstepf, sa cousine. L’histoire allait bientôt prendre un tournant décisif pour elle.

Entre sound check et cellules souches du sang

Lalden, ou « Lalu » comme l’appellent les indigènes, compte parmi les plus petites communes du Valais. Sur son site Internet, la commune se présente comme le plus petit village au plus grand cœur. Le grand-père de Marion et d’Ivan exploitait des terres à Lalden. C’est là qu’Ivan a monté sa fête à la " n août, et Marion l’a aidé dans les préparatifs. Elle a installé le stand d’information sur le don de cellules souches du sang. « Une immense af "che a été posée et sur la table, il y avait des post-it, des socquettes et des brochures », se souvient Marion Imstepf. Son cousin avait pris contact avec Transfusion CRS suisse et obtenu le matériel nécessaire. Deux autres cousines, toutes deux actives dans le secteur de la santé, ont animé le stand et encouragé

les invités à s’enregistrer. « Pour moi, il a été clair dès le matin que je m’enregistrerais », raconte Marion Imstepf. « L’une des raisons était que mon père s’était déjà vu sauver la vie par deux fois. Je trouvais beau et émouvant de pouvoir donner quelque chose en retour, en guise de remerciement. »

Marion Imstepf et son ami Michael lors de la fête de son cousin.

Du stand d’information au don

Trois mois à peine après la fête, Marion Imstepf a reçu un appel de Transfusion CRS suisse, car elle entrait en ligne de compte comme donneuse. Le 29 novembre 2024, elle s’est rendue à Sion pour le groupage de contrôle. Puis a commencé l’attente. « Le 3 janvier 2025, j’ai reçu un courriel m’informant que je " gurais toujours sur la liste. Trois jours plus tard, j’ai reçu un appel : j’étais la personne la plus appropriée pour un don qui devait avoir lieu au début février. Cela m’a énormément surprise, car je ne m’y attendais plus. » La nouvelle l’a profondément bouleversée. Marion a pris conscience de sa responsabilité. Elle en a parlé avec son ami, lui disant qu’elle devait désormais prendre grand soin de sa santé. Une semaine plus tard, elle allait à Bâle pour un examen médical et le 5 février arriva le jour du don. « C’est fou. Certaines personnes enregistrées ne sont jamais sollicitées. Moi, je n’ai même pas attendu trois mois. » Elle se rappelle très bien

Votre don peut sauver un vie

Vous avez entre 18 et 40 ans ?

Enregistrez-vous ici comme donneuse ou donneur de cellules souches du sang : blutstammzellspende.ch/fr/enregistrer

comment son ami et elle ont effectué le frottis avec des cotons-tiges, assis sur le canapé et pensant qu’ils ne seraient jamais sélectionnés. « Aujourd’hui, après le don, j’éprouve une immense gratitude. C’est un honneur de pouvoir accomplir ce geste. »

« Reine sur A5 »

Peu après le début du prélèvement, Marion a été informée qu’elle devrait réaliser un deuxième don le lendemain. Ses cellules avaient besoin de plus de temps pour se mobiliser. « Émotionnellement, c’était lourd. Je me suis demandé si j’avais fait une

erreur en m’administrant les facteurs de croissance. » Le médecin traitant l’a rassurée en lui expliquant qu’elle n’y était pour rien. Mais elle était quand même inquiète pour la personne receveuse qui attendait. Le prélèvement proprement dit s’est déroulé sans aucun problème. Le plus éprouvant fut de passer deux jours dans la même position. Par la suite, elle s’est sentie épuisée mais bien dans l’ensemble. « J’ai eu la chance que mon organisme supporte bien de telles contraintes. Du reste, je tombe rarement malade. » Pendant le prélèvement, elle a joué aux échecs avec son ami sans devoir utiliser ses mains. « Il me suf " sait de dire : reine sur A5. »

Lorsque Marion Imstepf a informé son cousin Ivan de sa sélection comme donneuse, il en a été profondément ému. « J’éprouvais aussi une certaine appréhension, car je me sentais responsable de la santé de Marion. J’ai donc été d’autant plus soulagé d’apprendre que tout s’était bien passé. C’est le plus beau prolongement de cadeau dont je pouvais rêver pour mon anniversaire. »

Marion Imstepf pendant le don de cellules souches du sang. « Le plus épuisant était de rester deux jours dans la même position. »

Rencontre, culture et plaisir

Environ 600 samaritaines et samaritains se sont retrouvés à la fin août à la maison Würth à Rorschach (SG) à l’occasion de la première

Journée samaritaine de Suisse orientale. Un programme haut en couleur attendait les personnes qui s’étaient rendues sur les bords du lac de Constance.

TEXTE : Anita Simeon Lutz | cli, PHOTOS : Daniel Beck

Tout a commencé au cours d’une randonnée entre les pays d’Appenzell et de SaintGall. L’idée d’organiser une manifestation à laquelle seraient conviés les samaritaines et les samaritains de tous âges issus des associations de Saint-Gall/principauté de Liechtenstein, Thurgovie, Appenzell, Grisons et Zurich en guise de reconnaissance et d’hommage à leur infatigable engagement et aux nombreuses heures de service volontaire a germé dans l’air vivi ! ant des montagnes. Le comité d’organisation, coprésidé par Ursula Forrer et Norbert Segmüller (tous deux de l’association SG/FL), a mis au point un programme haut en couleur qui a séduit les participantes et les participants. Les huit membres du comité d’organisation avaient chacun leur dicastère : Christian Thörig (AI/AR) était responsable des ! nances, Reto Vinzens (GR) s’est chargé de la subsistance, Werner Bader et Brigitte Murmann (tous deux de ZH) ont imaginé le programme avec l’aide d’El !e Ehrat et de Hedi Helg (TG pour les deux) qui, en outre, ont veillé à ce que chacune et chacun rentre à la maison avec un sac de goodies bien rempli.

pour échanger et partager un moment de convivialité. Les concerts et ateliers avec le musicien Enrico Lenzin, virtuose des percussions avec boîte à couture et seaux de peinture, ont été un des moments mémorables de la manifestation.

Moment mémorable

La manifestation a eu lieu dans la maison Würth, qui, à elle seule, vaut le voyage à Rorschach pour les amateurs d'architecture contemporaine. Située à proximité immédiate du lac, il s’agit d’un lieu de rencontre, de culture et de plaisir. Ces trois mots constituaient également le leitmotiv de la rencontre. Environ 600 secouristes s’étaient déplacés ce jour-là

Attention des médias

Outre le programme culturel, les personnes qui ne se connaissent pas se trouvent souvent autour d’intérêts partagés. Chez les samaritaines et les samaritains, il s’agit des premiers secours. Un parcours de dix postes en plein air leur a permis de déployer leur savoir-faire en la matière et d’en parler avec les personnes qui passaient par là. La désignation

Sur dix postes, les secouristes ont pu déployer leurs connaissances en premiers secours.

de la samaritaine de Suisse orientale de l’année était également un sujet de discussion et avait déjà suscité l’intérêt des médias régionaux. L’honneur est allé à Franziska Kläubi, la responsable des services médico-sanitaires de la section de Winterthour-Ville. Un portrait lui est consacré dans les pages qui suivent. Et bien sûr, la manifestation s’est conclue

sur un apéritif dînatoire richement doté de sorte que personne n’est rentré à la maison affamé.

Le comité d’organisation a déjà plani !é une prochaine randonnée. Nous attendons avec impatience ce qu’il en ressortira.

Enrico Lenzin a donné un époustou!ant concert de boîte à couture.
Sous la conduite d’Enrico Lenzin, toutes et tous ont pu s’essayer aux percussions sur seau de peinture.
La manifestation a eu lieu dans la maison Würth à Rorschach.
Le comité d’organisation(de g. à d.) : El"e Ehrat (TG), Ursula Forrer (SG/FL), Norbert Segmüller (SG/FL), Werner Bader (ZH), Reto Vinzens (GR), Christian Thörig (AI/AR), Brigitte Murmann (ZH), Hedi Helg (TG)
Des organisations partenaires, ici Redog, étaient également de la partie.

À l’écoute de la jeunesse

Franziska Kläui de Seuzach (ZH) a été désignée Samaritaine de Suisse orientale de l’année. Secouriste enthousiaste et très au fait des outils pédagogiques numériques, elle dispose d’une affinité particulière avec la jeunesse et insuffle un vent nouveau chez les samaritains.

TEXTE : Annina Dietsche | cli, PHOTOS : Annina et Ralph Dietsche

Avec enthousiasme et des outils modernes, Franziska Kläui apporte les premiers secours dans les écoles.

Enseignante diplômée et spécialiste du support informatique, Franziska Kläui sait comment on apprend aujourd’hui. Elle maîtrise parfaitement les applications Mentimeter, Kahoot ou Padlets, qu’elle utilise abondamment dans ses cours et formations continues pour moniteurs samaritains. Ces outils favorisent l’interactivité requise par la pédagogie moderne. Franziska Kläui nourrit une af ! nité particulière pour la jeunesse et intervient dans des classes pour donner des cours à des enfants et des adolescents. Qu’il s’agisse de bandage,

de position latérale de sécurité ou de réanimation, elle sait trouver le ton qui convient pour chaque classe d’âge. « Il ne faut pas que les enfants détournent le regard en cas d’accident, ils peuvent très bien donner un coup de main. Dès le plus jeune âge, les enfants retiennent des choses pour autant qu’on leur permette de s’exercer et qu’on les soutienne dans leurs initiatives. La secouriste ne se contente d’ailleurs pas d’instruire des enfants, elle motive également le personnel enseignant à former. « Il y a des personnes dont le dernier cours

de premiers secours remonte à vingt ans, c’est vraiment trop ancien. Une mise à jour s’impose », opine Franziska Kläui.

Aperçu de la vie samaritaine

A ! n de sensibiliser le public au secourisme, Franziska Kläui se sert de Facebook et Instagram. Elle y poste un aperçu informatif et sympathique des activités samaritaines. « Des contacts intéressants ont pu être établis par ce biais, et pas seulement au niveau de la région, mais au-delà des frontières cantonales », se réjouit la formatrice. En sa qualité de responsable des services médico-sanitaires de la section de Winterthour-Ville, elle coordonne les engagements lors de tournois scolaires, de grandes manifestations, de concours et de fêtes en plein air. « Mai, juin et septembre sont les mois qui donnent le plus à faire et certains week-ends, nos membres assurent jusqu’à sept postes différents », nous préciset-elle. Grâce à ses activités de secouriste, la quinquagénaire a découvert des domaines qui lui étaient parfaitement inconnus. Elle se souvient notamment du Dog Dancing, de conventions de manga et pop culture japonaise et de tournois sportifs tamouls. Plus traditionnellement, le carnaval et la fête de StAlban qui célèbre l’indépendance de la ville acquise

au Moyen Âge font également partie des manifestations pour lesquelles les samaritains sont sollicités.

Secouristes bien

formés

Si les samaritaines et les samaritains ne sont pas des professionnels, ce sont des secouristes bien formés.

« Nous travaillons à un haut niveau et pour cela, il faut que les membres des sections soient au top. » Franziska Kläui est membre de la section de Winterthur-Ville depuis une vingtaine d’années. Son enthousiasme pour le secourisme a contaminé son mari qui est également très actif. Quant à ses deux enfants, s’ils ne sont pas samaritains, ils donnent tout de même des coups de main de temps à autre.

La remise de prix dans le cadre de la Journée samaritaine de Suisse orientale était chargée d’émotion. « Je suis confuse. Je sais que je fais beaucoup pour la cause samaritaine, mais je ne pensais pas que cela méritait une distinction », a-t-elle déclaré. Elle placera la distinction bien en vue dans son séjour. Comme la section ne dispose pas de local, les séances de comité ont lieu chez elle. Après la remise du prix, les collègues de sa section ont, bien entendu, dûment congratulé la lauréate.

Franziska Kläui est dûment congratulée par ses collègues de la section de Winterthour-Ville.

LE 13 SEPTEMBRE, GENÈVE OUVRAIT GRAND SES PORTES

Dans le canton du bout du Léman, les samaritains ont mis à profit la Journée mondiale des premiers secours pour affirmer leur présence auprès de la population. Les douze sections locales étaient invitées à ouvrir leurs portes au public et le soir, l’inauguration des nouveaux locaux de Samaritains Genève et la remise de moults diplômes et distinctions a constitué le bouquet final.

TEXTE et PHOTOS : Chantal Lienert

En outre, cette année, la section de Meyrin fête ses soixante ans d’existence. Elle a vu le jour dans la foulée du développement de la cité de Meyrin et de la commune homonyme qui abrite le CERN, le laboratoire européen de physique des particules, l’aéroport de Genève ainsi qu’une importante zone industrielle et compte à ce jour plus de 26 000 habitants représentant plus de 100 nationalités. Le territoire de la section comprend également les trois communes du Mandement genevois, la principale région viticole du canton située sur la rive droite du Rhône. Forte d’une bonne cinquantaine de membres, dont un peu plus de 30 actifs, la section propose l’ensemble de la palette de cours publics. Elle assure 11 collectes de sang chaque année et en 2024, elle a accompli 32 services médico-sanitaires pour un total de 1226 heures de présence et soigné 299 personnes.

Ce 13 septembre, elle a particulièrement " gnolé sa présentation. Sur un stand installé en un emplacement bien fréquenté du centre commercial de Meyrin, une équipe enjouée, représentant plusieurs générations, a diverti le public avec une roue de la fortune, un concours, une série de goodies soignés et bien sûr, plusieurs mannequins permettant à chacune et à chacun de s’essayer au massage cardiaque.

Bureaux !ambant neufs

Quant à l’association cantonale, elle avait réservé la soirée pour ouvrir les portes de ses bureaux et organiser l’inauguration of "cielle de sa nouvelle demeure. Se sentant un peu à l’étroit dans les locaux qu’elle louait de longue date, elle a

eu la chance de pouvoir emménager dans un immeuble # ambant neuf, géré par une fondation favorisant les entreprises sociales, et y cohabite avec, outre la Croix-Rouge genevoise, neuf autres organisations d’utilité publique. Pour marquer le coup, douze personnes ayant accompli avec succès l’école PICA (pour piquet catastrophe), dont pour la première fois des étudiants issus de l’école de soins in " rmiers de Genève, ont pris possession de leur sac d’intervention consacrant le fait qu’ils sont désormais mobilisables en tout temps. Dix monitrices et moniteurs, avec diverses quali "cations, frais émoulus, ont reçu leur diplôme, tandis que quatre samaritaines et samaritains méritants présents se sont vu décerner la médaille Henry Dunant.

La soirée s’est achevée autour d’un savoureux apéritif et dans un joyeux brouhaha animé par des convives manifestement heureux de partager le verre de l’amitié.

Concours de massage cardiaque au centre commercial de Meyrin.
Remise des sacs d’intervention aux nouveaux membres du PICA. Les nouvelles formatrices et les nouveaux formateurs prêts à initier la population aux premiers secours.

TRENTE SECONDES POUR

CONVAINCRE

Commune en santé*, ce label oblige, également la section de samaritains domiciliée dans une commune qui l’arbore. C’est pourquoi, le samedi 4 octobre, une délégation des samaritains d’Écublens a monté un stand à l’occasion de la traditionnelle Journée en santé organisée par la commune. Ateliers, débats, jeux et démonstrations animés par diverses organisations locales étaient au programme.

TEXTE et PHOTOS : Chantal Lienert

Nous sommes accueillis par deux membres de la section qui en sont au tout début de leur carrière de secouristes habilités à servir sur des postes. Il s’agit de Nelly, 16 ans, qui se destine à être ambulancière, et de Kylian, 18 ans, qui s’apprête à entamer des études de médecine. Ils sont rejoints par Noémie, 45 ans, assistante médicale et maman qui, en quête d’une activité bénévole, a rejoint les samaritains depuis peu. Un peu plus loin, Cédric, président de la section, est très sollicité par des visiteurs. Plusieurs générations de samaritains pro"tent de l’occasion pour saluer la relève et échanger quelques mots.

De g. à d.: Kylian, Noémie et Nelly, représentants convaincus de la nouvelle génération de secouristes.

Cédric

et ses formateurs, qui sont au nombre de quatre, bientôt cinq, en donnent en moyenne un par mois. Des entreprises locales aussi font directement appel aux samaritains écublanais qui se chargent en outre de la formation du personnel intervenant du SDIS Chamberonne (sapeurs-pompiers).

Une section prospère

Née en 1971, la section écublanaise s’est développée avec l’essor de la commune de l’Ouest lausannois, qui héberge notamment l’université et l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne), et compte aujourd’hui quelque 13 400 habitants. Son territoire comprend en outre les communes alentour de Bussigny, Chavannes-près-Renens, Crissier et St-Sulpice, qui regroupent ensemble environ 35 000 habitants. Très active, la section propose l’intégralité de la palette des cours développés par Samaritains Suisse,

La formation, une exigence

Du côté des DMS (dispositifs médico-sanitaires), le carnet de commande est également bien rempli. La section en assure jusqu’à vingt par an, et Fatima, monitrice (et accessoirement aussi vice-présidente et secrétaire) insiste sur la nécessité de la bonne formation des secouristes qui servent sur des postes. « Nous avons trente secondes pour convaincre », explique-t-elle lorsqu’il s’agit de montrer à des ambulanciers ou d’autres professionnels de la santé comment un samaritain ou une samaritaine prend en charge un patient. C’est une des raisons pour lesquelles les 41 membres actifs de la section sont encouragés à participer à des services organisés par d’autres organisations samaritaines a " n d’élargir leurs connaissances et d’acquérir de nouvelles expériences. Ainsi, ils seront bien préparés pour assurer le DMS du Cap sur l’Ouest 2026, un slow-up de 23 km organisé tous les deux ans par plusieurs communes de la région.

* Le label Commune en santé, développé à l’origine par Promotion santé Valais, permet d’inventorier et de valoriser toutes les mesures de promotion de la santé et de prévention existant sur un territoire communal. https ://www.labelcommunesante.ch

La pose du masque d’insuf !ation fait partie de l’apprentissage de la RCP.
Fatima et
Buess, le tandem à la tête de la section d’Écublens.

UN SANS-FAUTE POUR L’ÉQUIPE

D’ORGANISATION

L’année dernière, les Sédunois étaient sortis vainqueurs de la rencontre InterVal organisée à Saillon (nous, samaritains 4/24). Par conséquent, il leur incombait d’organiser l’édition de cette année. Le projet a été confié à une équipe de jeunes qui a pris cette mission très à cœur et a minutieusement préparé la journée, jusque dans les moindres détails.

TEXTE et PHOTOS : Chantal Lienert

La journée commence très bien. Alors que des esprits bien intentionnés nous enseignent dès le plus jeune âge « d’abord le travail, ensuite le plaisir », les Valaisans, avec leur légendaire sens de l’hospitalité, n’hésitent pas à inverser le propos et convoquent les participants aux troisièmes rencontres InterVal le 11 octobre 2025 à 11 heures précises pour partager un apéritif dînatoire. « Quand on a le ventre plein, on ne râle pas », explique Stéphane Witschard, président de la section des Sedunes. La précaution est parfaitement inutile. Le comité d’organisation qui a concocté le programme de la journée mérite un sans-faute, et nombre de participants ont exprimé à haute et intelligible voix le plaisir qu’ils ont pris à la manifestation. Un trio de monitrices en formation, composé de Mélanie, 28 ans, chauffeuse-ambulancière IAS3 BLS-AED ; Mathilde 23 ans, in " rmière diplômée et Aline, 23 ans, in " rmière en formation, a consacré une année à imaginer et à préparer les dix postes techniques et ludiques du parcours.

Rallye autour de la ville

Plusieurs manifestations étant déjà prévues à Sion ce samedi, il a été décidé d’éviter le centre-ville et de concevoir un parcours sous forme de rallye à l’extérieur de la municipalité. Cinq sites faciles à joindre en automobile, offrant des possibilités de parcage et un couvert en cas de mauvais temps, ont été choisis pour abriter dix postes pour dix

équipes concurrentes, dont une de Kids. Une ancienne usine électrique désaffectée, la caserne des sapeurs-pompiers et le stade de Tourbillon servent entre autres de décor à des mises en scène classiques et à des épreuves plus inattendues.

Les !gurants, garants de la véracité

Du côté des classiques, réanimation cardio-pulmonaire, brûlure et accident de la circulation ne peuvent pas manquer. Ce dernier impliquant une moto et une voiture dont le chauffeur, blessé, est accompagné d’une passagère très choquée exige l’entière attention de tous les membres des équipes de quatre, d’autant plus que les " gurants jouent leur rôle avec conviction. Un autre " gurant qui donne du " l à retordre aux participants est celui qui incarne une personne désorientée. Pendant de longues minutes – la durée maximale sur chaque poste en compte vingt – il oppose une résistance entêtée aux tentatives d’approche des secouristes.

Faire travailler la tête et les cinq sens

Pour faire travailler les méninges, les organisatrices ont imaginé un quiz portant sur les connaissances du mouvement samaritain en Suisse et un jeu de mime qui sollicite l’ima-

Délicat retrait du casque.

Mathilde, Mélanie et Aline, le trio qui a imaginé le contenu technico-ludique des postes.

Préparation de Sami, le quatrième membre d’une facétieuse équipe de Conthey pour parcourir le labyrinthe de la caserne des sapeurs-pompiers.

gination des participants. Ailleurs, une scène d’accident met à l’épreuve le sens de l’observation. Pour entraîner le O du schéma ORA, il s’agit de détecter tous les éléments se trouvant sur place qui semblent liés à l’événement ou qui comportent des risques. Quant au jardin des cinq sens, outre humer des odeurs ou écouter de la musique, on y est invité à une dégustation de sirops. Des jeux d’adresse, dont la confection d’un avion en papier à la seule aide de pinces (!), et, grâce à la présence d’une régulatrice du 144, la simulation d’un « vrai » appel à la centrale d’urgence agrémentent encore le concours.

Épreuve inédite

Une épreuve inédite se déroule au cœur de la caserne des sapeurs-pompiers. Il s’agit d’effectuer un parcours dans le noir, à la seule lueur d’une petite lampe rouge, en empruntant un dispositif d’entraînement qui permet de simuler la progression dans un espace con " né sur le site d’un incendie. L’installation consiste en des cages superposées sur deux niveaux, certaines reliées entre elles par des trappes ou des portes coulissantes. Les équipes doivent traverser ce labyrinthe à croupeton, tout en récoltant des objets qui ont été répartis de façon aléatoire. La fumée et la chaleur déployées

quand des sapeurs-pompiers équipés de protection respiratoire effectuent le parcours sont toutefois épargnées aux samaritains.

Libations et solennités

La soirée qui se déroule dans une ambiance particulièrement décontractée – notamment grâce aux intermèdes assurés par un jeune humoriste valaisan, Anthony Crettex –est entrecoupée par la remise des médailles Henry Dunant et la proclamation des résultats du concours. Les samaritaines et les samaritains méritants reçoivent la médaille des mains de la députée Alexia Héritier, présidente de la Commission santé, affaires sociales, intégration de l’État du Valais, et de Stéphane Witschard, président ad intérim de Samaritains Valais romand. Quant au palmarès de la journée, les équipes St-Moss (St-Maurice), de Nendaz et les Dribala Dérupe des Grands-Rocs remportent respectivement la 3 e, 2 e et 1re place.

La prochaine édition des rencontres InterVal sera organisée par la section de Conthey qui a été désignée par tirage au sort et a d’ores et déjà annoncé qu’elles auraient lieu à la " n août 2026.

Entourés de Stéphane Witschard et d’Alexia Héritier, les médaillés du jour, de g. à d. : Ilan Lips-Garcia, Louis Claivaz et Nadine Rossini, Nendaz ; Liam Varone, Conthey ; Carine Coppey, les Sedunes.

Les cages du labyrinthe dans lesquelles il faut crapahuter à 4 pattes.

DON D’ORGANES : VERNIER OUVRE LE DIALOGUE

En 2024, la coordination genevoise du Programme latin de don d’organes (PLDO) nous contactait pour intervenir lors d’un exercice mensuel. Toutefois, notre commission technique préférant concentrer les exercices sur l’entraînement en premiers secours et pensant que les samaritains étaient déjà informés sur le sujet, il fallait trouver un format plus adapté.

TEXTE : Natacha à Porta

PHOTOS : Charles Garcia

Préparation et déroulement

Notre collaboration avec le PLDO s’est étalée sur trois mois, au cours desquels le déroulé a été af ! né. Pour attirer différents publics, nous avons misé sur une communication multicanale : information directe à nos membres, article dans le journal communal, af !chage sur les panneaux associatifs de Vernier et posts sur les réseaux sociaux de notre section, du PLDO et de la commune.

La soirée s’est déroulée dans une atmosphère très ouverte, et le public comme les intervenants ont souligné la qualité des échanges. Après l’apéritif de clôture, les participants sont repartis avec des cartes de donneur et la ferme intention d’en parler autour d’eux.

À l’issue de l’événement, et pour diffuser le message le plus largement possible, nous avons fait paraître un second article dans le journal de la commune. Il récapitule les points essentiels sur le don d’organes et fait le lien avec le témoignage. De plus, nous allons pro!ter de l’exercice de décembre pour distribuer une carte de donneur à chacun de nos membres, a ! n de réengager ceux qui étaient à la soirée et de toucher ceux qui n’avaient pas pu s’y rendre.

C’est là que l’idée principale a germé : pourquoi ne pas s’ouvrir au public ? Le maire nous avait encouragés à aller à la rencontre de la population de Vernier, particulièrement celle du nouveau quartier de l’Étang. Un évènement public sur le don d’organes répondrait à deux objectifs : faire parler de ce sujet important et nous faire mieux connaître auprès des nouveaux arrivés sur la commune.

Conférence ou table ronde interactive ?

Toutes les informations techniques étant disponibles en ligne, une conférence classique nous semblait peu attrayante. A ! n d’obtenir un format plus engageant, nous avons préféré une approche centrée sur l’échange et le témoignage. Le PLDO a contacté des personnes qui ont vécu le don d’organes sous deux angles opposés. Lorsque Laura était dans un état critique, ses parents, Sophie et Christophe, se préparaient à répondre à la question du don. Finalement, c’est Laura qui a reçu et sa greffe cardiaque lui a sauvé la vie. Leur témoignage, complété par l’expertise des professionnels, créerait l’atmosphère d’écoute recherchée.

L’enjeu

En Suisse, 80 % des habitants souhaitent donner leurs organes, pourtant, lorsqu’un don est possible, 50 % des familles renoncent parce qu’elles ne connaissent pas la volonté de la personne défunte. Il est donc crucial de parler du don d’organes et de communiquer sa volonté à ses proches. En ouvrant le dialogue, nous contribuons concrètement à augmenter le nombre de dons. Votre section est-elle prête à relever le dé! et à lancer la discussion sur ce sujet ?

RESSOURCES POUR VOTRE SECTION

Le PLDO se tient à la disposition des sections souhaitant organiser une sensibilisation similaire (022 372 34 56, contact.pldo@hug.ch).

De notre côté, nous partageons volontiers notre expérience (https ://samaritains-vernier.ch).

Vernier a organisé une table ronde interactive pour aborder le sujet du don d’organes.

GRAND EXERCICE

INTER-ORGANISATIONS

À la fin août, un grand exercice a été organisé sur le flanc sud du Rigi à l’occasion duquel 45 intervenantes et intervenants issus de plusieurs organisations ont été appelés à déployer leur savoir-faire.

TEXTE : Samaritains Seegemeinden, PHOTOS : Simona D’Arcangelo

Sous la conduite de Lukas Kryenbühl et Mauro Wol!sber, les participants ont été confrontés à des situations complexes mises en scène selon un scénario réaliste.

Randonneurs surpris par l’orage

La canicule prolongée des mois d’été a favorisé la tendance aux orages. Le jour de l’exercice, le thermomètre af !chait 36,5 °C à Weggis (LU). Vers 18 h 38, un violent orage s’est déclaré sur le # anc sud du Rigi. Au même moment, une troupe de théâtre était en train de festoyer autour d’un grill à Chänzeli (un point de vue populaire sur le Rigi) et a été surpris par l’orage. Vers 18 h 41, la police lucernoise a été alertée qu’une quinzaine de personnes blessées se trouvaient à Chänzeli et alentours. L’exercice régional II ayant lieu en même temps, on a saisi l’occasion pour en faire le scénario d’un exercice d’intervention réaliste.

Les organisations suivantes étaient impliquées : Samaritains Seegemeinden, train sanitaire des sapeurs-pompiers et sapeurs-pompiers Seegemeinden (LU), samaritains et ambulanciers du district de Küssnacht am Rigi (SZ).

L’exercice poursuivait quatre objectifs pédagogiques : organisation autonome en cas d’af #ux massif de blessés, déploiement de diverses techniques d’évacuation en terrain dif !cile, mise en place d’une in ! rmerie de campagne à Rigi Kaltbad, réception des personnes blessées et traitement prioritaire de certains types de lésions.

Déroulement et dif !cultés

Les conditions météorologiques n’autorisant pas le vol des hélicoptères, l’évacuation des patientes et des patients ne pouvait se faire que par le train à crémaillère en direction de Vitznau (LU). Rapidement, les intervenants se sont organisés, ont donné les premiers soins aux personnes blessées et les ont transportées vers le poste de secours. La collaboration entre les diverses formations s’est déroulée comme sur des roulettes et avec ef !cacité selon Patrick Knöpfel, responsable des organisations partenaires chez les ambulanciers du district de Küssnacht am Rigi. Lukas Kryenbühl, chef de l’exercice, s’est également dit satisfait. « L’exercice a montré l’importance de la collaboration interdisciplinaire. Nos intervenants ont très bien réagi dans des conditions réalistes. » Quant à Peter Dahinden, commandant des sapeurs-pompiers Seegemeinden, il ajoute : « L’exercice conjoint à Rigi Kaltbad a été un franc succès et consolide la préparation des organisations de sauvetage de la région appelées à intervenir en cas de coup dur ».

Chargement d’un patient dans le véhicule des sapeurs-pompiers.
Concertation entre l’état-major d’intervention et le chef de l’exercice.

JUBILÉ DE LA SECTION

DE LAVIZZARA

Le samedi 23 août, une grande fête a eu lieu à Lavizzara pour célébrer le demi-siècle d’existence de la section de samaritains locale dans la haute Vallemaggia. Plus de cent cinquante personnes ont participé à la manifestation autour d’un copieux repas et de nombreux invités.

TEXTE : Mara Zanetti Maestrani | cli

PHOTOS : ldd

- Les membres de la section en grande tenue.

La rencontre festive dans la haute Vallemaggia a été une belle occasion de se retrouver et d’échanger des souvenirs, des expériences et des anecdotes, anciennes ou plus récentes. Durant les traditionnels discours, on a évoqué les premiers membres du comité que furent Elena Montemari, première femme présidente, ainsi qu’Armando Donati et Matteo Foresti, accompagnés du premier moniteur, Gianni Maddalena. Armando et Gianni étaient présents à la fête. Pour eux, célébrer les 50 ans de la section a été un moment émouvant, riche en souvenirs mais également empreint d’un peu de nostalgie en regard du passé et des choses qui changent. Avant l’apéritif, Sheila Inselmini, la présidente actuelle, et Fabio Poncioni, le président de l’Association des sections de samaritains du Tessin et Moesano (ASSTM), récemment élu au Comité central, ont pris la parole. Étaient également présents le responsable de zone de l’ASSTM, Luca Bianda, et comme déjà mentionné, le premier moniteur, Gianni Maddalena, ainsi que la municipale de Lavizzara, Valentina Anzini.

Une section dynamique

Actuellement, la section de Lavizzara compte douze membres et bien que modeste en nombre, elle est très active. Elle assume de nombreux dispositifs médico-sanitaires (DMS) pour des événements, souvent sportifs, organisés dans la vallée. Cette année, à la suite des tragiques inondations du mois de juin 2024 qui ont totalement

détruit la patinoire et les structures sportives et d’accueil attenantes, la section a collaboré activement avec la localité d’Ascona et sa patinoire pour les DMS lors des matches de hockey de l’équipe Vallemaggia.

Par ailleurs, les samaritains répondent sur appel à des demandes d’assistance pour des personnes âgées en cas de besoins. Chaque année, pendant la période de Noël, la section organise un repas à l’intention des anciens, qui est très apprécié et très fréquenté. Deux fois par an, au titre de campagne de prévention pour la population, se déroule la journée de la glycémie et de la tension artérielle. Une petite, mais très présente section dans une vallée alpine reculée endosse également un rôle social non négligeable.

Le magni!que gâteau d’anniversaire.

La Lavizzara

La valle Lavizzara est une vallée parallèle à la vallée Bavona, au sommet de la Vallemaggia. Environ six cents personnes y vivent à l’année et le chef-lieu Prato Sornico (qui compte cinq hameaux) est situé à un peu moins de 800 m d’altitude.

70 ANS D’ACTIVITÉ POUR LES SAMARITAINS

DU TESSIN ET MOESANO

Une grande fête a eu lieu le dimanche 19 octobre à l’Alpine Lounge Raiffeisen de San Bernardino, à deux pas du centre sportif de la station touristique des Grisons italophones. L’association des sections des samaritains du Tessin et Moesano (ASSTM) célébrait son 70 e anniversaire avec une centaine de samaritaines et de samaritains tessinois et grisons issus des 37 sections que compte l’association. Le président de l’ASSTM, Fabio Poncioni, leur a souhaité la bienvenue. Ursina Pally

Hofmann, nouvelle vice-présidente du Comité central de Samaritains Suisse et codirectrice de la Croix-Rouge soleuroise, ainsi que Christian Vigne, directeur de l’of "ce du

tourisme régional, ont également pris la parole. Le second a apporté le salut des autorités politiques locales, alors que la vice-présidente a remercié d’avoir été invitée et s’est félicitée des 70 ans d’activité en relevant l’importance du mouvement samaritain qui repose sur le volontariat et la passion du secourisme. Des intermèdes musicaux et une surprenante performance de l’artiste de Bellinzone Lorenzo Manetti ont égayé la journée. Ce dernier, spécialiste du Sand Art (art du sable), a fasciné les personnes présentes par un récit composé de dessins de sable projetés sur grand écran. Au cours de la journée, plusieurs personnes ont été honorées pour leur investissement en faveur de la cause samaritaine et plus particulièrement au sein de la commission technique et des cadres. Il s’agit de Luca et Carla Bianda ainsi que de Renato Lampert, membre d’honneur et vice-président du Comité central pendant de longues années.

Dans le prochain numéro de nous, samaritains (1/26), nous publierons un compte rendu plus détaillé de la manifestation. m.z.

Fabio Poncioni a souhaité la bienvenue aux samaritaines et aux samaritains présents ainsi qu’aux invités et a rappelé l’importance de l’engagement samaritain pour la collectivité.

MOT CACHÉ

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La solution du mot caché de nous,samaritains 3/2025 est :

MANIFESTATIONS

La gagnante de deux nuitées en Classy Junior Suite de l’Hôtel 4 étoiles Mona à Montreux est : Marije van Weelden, Tolochenaz.

Accidents sur les pistes

Chaque année, plus de 61 000 amateurs de sports d’hiver se blessent sur les pistes de ski suisses. Dans environ 1 à 2 % des cas, l’hélicoptère de la Rega est sollicité. Qui doit être alerté en cas d’urgence et comment réagir correctement à titre de premier secours ?

TEXTE & PHOTO : Rega

L’hélicoptère de la Rega est engagé si une personne doit être transportée rapidement et en douceur vers un hôpital.

La Rega est appelée entre 1600 et 2100 fois par an pour venir en aide à des amateurs de sports d’hiver accidentés. En raison des conditions météorologiques et d’enneigement inégales, le nombre d’interventions héliportées pour des accidents de sports d’hiver varie d’une saison à l’autre. Lorsque les conditions météorologiques et d’enneigement sont favorables, de nombreux skieurs et snowboardeurs se rendent en montagne. Cela entraîne donc une augmentation du nombre d’accidents. L’hélicoptère de la Rega est engagé si une personne doit être transportée rapidement et en douceur vers un hôpital – par exemple en cas de lésions dorsales ou crâniennes. Dans la mesure du possible, des patients présentant des fractures osseuses importantes ou des blessures des articulations qui engendrent de fortes douleurs sont transportés par hélicoptère. Ce n’est d’ailleurs pas pour des raisons de confort du patient mais a ! n d’éviter des complications et des séquelles grâce à un transport aussi rapide que possible.

Patrouilleurs ou Rega, l’essentiel est d’alerter des professionnels

Descente en luge jusque dans la vallée ou vol direct vers l’hôpital ? En règle générale, cette décision incombe aux

patrouilleurs du domaine skiable. Ces professionnels sont formés pour gérer les urgences médicales, ils connaissent les lieux et ont appris à travailler avec les équipages de la garde aérienne, par conséquent, ils connaissent les possibilités et les limites de l’hélicoptère de sauvetage. Même si en principe tout le monde peut alerter la Rega 24 heures sur 24 via le numéro 1414 ou l’application Rega, il est conseillé dans la grande majorité des cas d’appeler d’abord le service des pistes en cas d’accident de ski ou de snowboard. Appeler directement la Rega via le 1414 est préférable si cela doit aller très vite, par exemple en cas d’avalanche ou d’urgences avec un risque aigu pour la vie du patient (par exemple lors d’un infarctus ou d’un AVC) – lorsque chaque minute compte. Le choix de la personne à contacter en cas d’urgence dépend donc toujours de l’évaluation de la situation. Mais soyez sans crainte, vous ne risquez pas d’erreur. Qu’il s’agisse du service des pistes ou de la Rega, l’important est d’appeler des professionnels qui sauront trancher quels moyens il convient de dépêcher sur place.

Nous vous souhaitons une saison d’hiver sans accidents, avec beaucoup de soleil et une très belle neige.

COMMENT VOUS RENDRE UTILE ?

1. À une distance suf !sante du lieu de l’accident, planter les skis dans la neige en formant une croix, une personne reste à proximité pour informer.

2. Évaluer l’état général de la personne blessée, veiller à son positionnement, panser les blessures et protéger du froid.

3. Indiquer le lieu et l’heure de l’accident, le nombre de personnes impliquées et la nature des blessures. Si la vie des personnes est en danger, alerter directement la Rega via le 1414 ou l’application Rega.

Après des collisions : dresser un état des lieux, relever les noms des personnes impliquées et des témoins, noter le lieu, l’heure et le déroulement de la collision en relevant les conditions du terrain, de la neige et de visibilité.

Contact

Rédaction « nous, samaritains », Case postale, 4601 Olten, redaction@samaritains.ch

Chère lectrice, cher lecteur, merci d’envoyer vos missives par courrier électronique ou postal à l’adresse de la rédaction.

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