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Édition du 16 janvier 2012

L’ADRESSE

LE JOURNAL DU REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS

Pignon sur l’actualité • Les services pharmaceutiques en résidence pour aînés����������������������������� 1

Zone gestion • Devrait-on exiger que les résidences pour aînés soient protégées par des gicleurs ?�������4 • Mesures minimales de précaution à prendre concernant l’utilisation du web 2.0 en milieu de travail������������������5 • En tout temps, les heures supplémentaires doivent être payées à taux et demi��������������7

Les services pharmaceutiques en résidence pour aînés Par YVES DESJARDINS, président-directeur général En raison de leur âge et de leur état de santé, bon nombre d’aînés vivant en résidence nécessitent une médication et font donc appel aux services d’un pharmacien. Ce besoin explique les liens étroits qui se tissent entre les résidences pour aînés et les pharmaciens, au point où des comptoirs pharmaceutiques sont installés dans la plupart des grandes résidences. À n’en pas douter, la qualité du service est au cœur de la relation entre les résidents et les pharmaciens. Toutefois, deux problèmes sont souvent évoqués lorsque l’on parle des services pharmaceutiques en résidence

Coin Formarez • Formarez lance sa nouvelle stratégie de formation�������������������������������8

pour aînés : celui de l’entrave au principe de liberté des aînés de choisir leur pharmacien et celui de l’offre, par le pharmacien, d’avantages ou de cadeaux à l’aîné ou à la résidence. (suite à la page 3)

Carrefour certification • Comité de travail sur le projet de loi 16 et le projet de règlement sur la certification des résidences privées pour aînés����������������9

Voisinage • Vivre un incendie, un témoignage touchant !������������������������� 10 • Record d’assistance au congrès 2011 du RQRA�������������������������11 • Consolider le présent et préparer l’avenir����� 14


L’équipe de rédaction

YVES DESJARDINS, président-directeur général RQRA

PIERRE GAUTHIER, Cain Lamarre Casgrain Wells

Nathalie Montreuil, Commission des normes du travail

Danielle lemieux, responsable des communications RQRA

Céline Germain, Conseillère à la formation et responsable des programmes Formarez

COLLABORATION SPÉCIALE  Danièle Marchand, responsable des relations gouvernementales, RQRA Marielle Clément, correction d’épreuves Proulx Communications, graphisme et mise en page

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LE JOURNAL DU REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS


Pignon sur l’actualité Les services pharmaceutiques en résidence pour aînés (suite)

Le nouveau conseil d’administration du RQRA

La liberté des aînés de choisir leur pharmacien  Les aînés sont et doivent demeurer libres de choisir eux-mêmes leur pharmacien. L’obtention de leur consentement à ce sujet est donc indispensable, et ce consentement doit être libre et éclairé. Ni le propriétaire de la résidence ni son personnel ne peut consentir à un changement concernant les services professionnels que reçoit un résident. De la même façon, seul le résident peut consentir à ce que son dossier soit transféré d’une pharmacie à une autre. S’il est déclaré inapte mentalement, c’est alors son mandataire, son tuteur ou son curateur, selon le cas, qui peut consentir à sa place. L’offre d’avantages  Il faut savoir que, même en toute bonne foi, le pharmacien ne peut

Dans l’ordre habituel : M. Denis Lagueux, administrateur, M. Marcelin

pas offrir de cadeaux ou d’avantages à un patient. Leur code de

Chaumont, administrateur, Mme Valérie Bordeleau, administratrice, M. Luc

déontologie impose aux pharmaciens de conserver leur indépendance

Maurice, vice-président, Mme Nataly Savoie, secrétaire, M. Mathieu Duguay,

professionnelle et de ne pas recevoir ni d’offrir des avantages dans

président, M. François Courtois, trésorier. Absents de la photo : M. Paul

l’exercice de leur profession. Il leur est également interdit de donner

Arbec, administrateur et M. Denis Charland, administrateur externe.

des cadeaux au propriétaire ou au personnel d’une résidence pour aînés, comme de payer le salaire de membres du personnel, de fournir des

Le 9 novembre 2011, lors du congrès annuel, les membres du RQRA ont élu

outils de travail ou de l’équipement pour la résidence ou encore d’offrir

M. François Courtois et M. Denis Lagueux pour les représenter sur le conseil

au propriétaire de la résidence des sommes d’argent pour s’attirer ou

d’administration. Nous profitons de l’occasion pour remercier les membres

conserver la clientèle. Ainsi, l’offre d’avantages, même indirects, est

qui ont quitté le CA cette année, après plusieurs années d’implication très

totalement proscrite.

appréciée : Mme Maryse Plante, trésorière, Mme Julie Houde, représentante de l’ARIHQ et M. Pierre Michaud, administrateur.

En somme, tant du côté des propriétaires de résidences que du côté des pharmaciens, il faut garder à l’esprit que le maintien de la relation de confiance avec les aînés et le respect de leur intégrité et de leur autonomie constituent les fondements des services aux résidents.

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Zone gestion Devrait-on exiger que les résidences pour aînés soient protégées par des gicleurs ? Par YVES DESJARDINS, président-directeur général Le 18 novembre dernier, un incendie éclate au Quakers Hill Nursing Home,

Au Québec, la question d’exiger l’installation de gicleurs dans les résidences

une résidence de soins dans une banlieue de Sydney en Australie. Onze

existantes est sur la table depuis longtemps. En fait, elle refait surface à

aînés y perdent la vie. Une centaine de résidents sont évacués. Deux

chaque tragédie. On n’a qu’à penser à l’incendie de la résidence Belle

personnes ont péri dans leur chambre, une troisième est morte une fois

Génération à Saguenay en 2009, qui a fait quatre morts, ou encore à cette

évacuée, et huit autres sont décédées, dans les jours qui ont suivi, de

tragédie de 1996 où sept personnes âgées ont perdu la vie dans l’incendie

brûlures et d’intoxication à la fumée.

de leur résidence, la Villa Sainte-Geneviève.

Cette tragédie relance le débat en Australie : « Devrait-on exiger que les

Pour ma part, je demeure convaincu que l’installation de gicleurs apporterait

résidences pour aînés soient protégées par des gicleurs ? » L’industrie des

une sécurité accrue aux aînés vivant en résidence. Plusieurs propriétaires

résidences pour aînés s’oppose à une modification du code du bâtiment

membres du RQRA sont du même avis. Toutefois, ils ne peuvent assumer

qui exigerait l’installation de gicleurs dans les bâtiments existants. Les

seuls les coûts élevés de cette protection. Le gouvernement québécois

autorités australiennes en matière de code de bâtiment soutiennent plutôt

pourrait certes s’inspirer de l’expérience terre-neuvienne et proposer un

que les résidences qui ne sont pas munies de gicleurs sont inadéquates.

programme de subventions pour aider les propriétaires à protéger leur résidence par un système de gicleurs. Le gouvernement pourrait ainsi

Au Canada, à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador, aucune province

confirmer sa volonté d’assurer la sécurité de nos aînés.

n’a d’exigences relatives à l’installation de gicleurs dans les résidences privées existantes. En 2003, le gouvernement terre-neuvien a décidé d’imposer l’installation de systèmes de gicleurs aux 88 résidences pour aînés de son territoire. Dans cette province, on est très sensible à la sécurité incendie dans les résidences pour aînés et on a toujours en mémoire le terrible incendie de la résidence Chafe’s Nursing Home qui, en 1976, tuait 21 personnes âgées. Chez nos voisins ontariens, l’association des chefs en sécurité incendie presse le gouvernement afin d’exiger l’installation de gicleurs dans les 4300 résidences pour aînés et centres de soins de longue durée qui n’en possèdent pas. Là aussi, on se souvient de bon nombre de tragédies parmi lesquelles l’incendie, en 1980, du Extendicare Nursing Home qui a fait 25 morts et l’incendie du Muskoka Heights Retirement Home en janvier 2009 où quatre personnes âgées ont perdu la vie. « Doit-on

attendre d’autres tragédies pour agir ? », demandent les chefs pompiers.

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LE JOURNAL DU REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS


Mesures minimales de précaution à prendre concernant l’utilisation du web 2.0 en milieu de travail Par PIERRE GAUTHIER, Cain Lamarre Casgrain Wells Depuis l’avènement de ce qui est appelé le Web 2.0, c’est-à-dire l’ensemble des sites Internet où des utilisateurs peuvent mettre en ligne leurs propres contenus, tels les médias sociaux, le milieu de travail se voit confronté à plusieurs nouvelles questions de nature juridique, où s’entremêlent les infinies possibilités liées à l’utilisation de tels sites et les obligations et responsabilités de chacun. Bien que le qualificatif devienne un peu faible, la « popularité » des sites Internet, tels FACEBOOK, YOU TUBE, TWITTER et autres, a inévitablement fait en sorte de soulever de nombreuses questions juridiques récemment, en raison de la facilité avec laquelle on peut maintenant permettre au grand public de jeter un œil sur notre vie personnelle. Par l’employé  Il est essentiel que le salarié respecte certains principes de base lorsqu’il choisit d’utiliser des médias sociaux afin d’éviter de s’exposer à des conséquences fâcheuses pouvant aller de sanctions de la part de son employeur – par exemple, des mesures disciplinaires ou une fin d’emploi – à des poursuites de supérieurs ou de collègues. Voici une liste non exhaustive de recommandations aux salariés lors de l’utilisation du Web 2.0 : • ne mettez jamais en ligne du contenu qui ne vous appartient pas; • ne mettez en ligne qu’un contenu sur lequel vous acceptez de perdre le contrôle; • évitez de mettre en ligne des informations personnelles telles que vos adresses, numéros de téléphone et date de naissance. À ce sujet, il est préoccupant de constater que la majorité des informations qui nous guident lorsqu’il est temps de choisir un NIP ou une question d’identification secrète sont des informations personnelles de base qui, bien souvent, apparaissent à notre profil; • lorsque cela est possible, n’acceptez que vos informations ne soient vues et lues que par des gens en qui vous avez pleinement confiance; • toujours sélectionner le plus haut niveau de sécurité et de confidentialité disponible dans les paramètres qui vous sont offerts par le site; • informer les personnes de votre entourage des conséquences qui pourraient se répercuter dans votre milieu de travail si elles publient des informations qui vous sont personnelles sur leurs propres pages de médias sociaux; • garder à l’esprit que tout commentaire publié sur le site FACEBOOK pourrait être lu par un employeur, même futur.

L’ADRESSE - ÉDITION DU 16 JANVIER 2012

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Par l’employeur 

Advenant le cas où l’employeur souhaite adopter une telle politique, il Pour le dirigeant d’entreprise, l’utilisation

sera nécessaire qu’il voie aux aspects des éléments suivants, afin que

des médias sociaux peut être un outil

cette politique soit valide :

d’importance dans l’élaboration du plan de communication et de marketing de

• elle ne doit pas être en contradiction avec la convention collective;

la compagnie. Toutefois, le couteau est

• elle doit être claire et non équivoque;

à double tranchant en ce qu’il pourrait

• elle ne doit pas être déraisonnable;

également subir d’importants dommages

• e lle doit être portée à l’atte ntion de s salariés avant sa mise e n vigue ur;

d’une utilisation inadéquate des médias

• les salariés visés doivent être informés qu’un manquement aux

sociaux par ses employés. Les mesures qui peuvent être envisagées en réaction à une telle atteinte peuvent être de plusieurs types; par contre, à titre préventif, il serait judicieux pour l’employeur de prendre

règlements peut entraîner leur congédiement; • elle doit être appliquée de manière uniforme à partir de son entrée en vigueur.

les quelques mesures qui suivent afin de ne pas subir les contrecoups de cette utilisation des médias sociaux.

La politique d’une entreprise pourra atteindre plusieurs fins :

Tout d’abord, afin d’enrayer l’ignorance quant aux conséquences possibles

• protéger l’image commerciale de l’entreprise, celle de ses services et

liées au Web 2.0, l’employeur prudent pourra adopter une politique relative à l’utilisation des médias sociaux. Il existe peu d’entreprises qui

celle de ses employés dirigeants; • restreindre l’utilisation des médias sociaux par les employés pendant

réglementent l’utilisation de ces médias. On parle à l’échelle du pays

leurs heures de travail si l’entreprise ne peut en tirer un bénéfice;

d’environ 31 % des entreprises qui se sont dotées d’une telle politique,

• au contraire, promouvoir l’utilisation des médias sociaux lorsque cela

alors qu’au Québec, ce serait environ le quart.

est bénéfique et pertinent pour l’entreprise; • et encadrer l’utilisation des médias sociaux dans le contexte où

L’implantation d’une politique d’utilisation des médias en milieu de travail

l’employé affiche son lien avec l’entreprise dans l’utilisation personnelle

est susceptible de générer de nombreux bénéfices pour l’entreprise. Il

des médias sociaux.

s’agit d’un outil qui permettra à l’employeur de tracer une ligne claire

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entre les comportements souhaitables et indésirables dans l’utilisation

De cette manière, l’employeur pourra s’assurer qu’aucun profil qui serait

des médias sociaux par l’élaboration de principes qui rejoignent les

de nature à porter atteinte à la réputation ou à l’image de l’entreprise

valeurs de l’entreprise.

n’aura été malicieusement créé par un tiers.

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En tout temps, les heures supplémentaires doivent être payées à taux et demi Par Nathalie Montreuil, Commission des normes du travail Certaines normes minimales de travail suscitent des questions chez les

Des outils électroniques à votre disposition

salariés et les employeurs. Une de celles-ci concerne le paiement des



heures supplémentaires.

La Commission des normes du travail met à votre disposition dans son site Internet à la section « Heures supplémentaires » des outils de calcul

Voici les principales dispositions que prévoit la Loi sur les normes du

électroniques qui aident à établir les montants auxquels un salarié a

travail à cet effet.

droit. En utilisant ces outils de calcul, vous pouvez inscrire adéquatement les renseignements concernant le salarié payé au taux général ou ceux

Après 40 heures, le salaire est majoré de 50 %

concernant le salarié au pourboire.

 La semaine normale de travail est de 40 heures. La Loi sur les normes du

Par ailleurs, une nouvelle application mobile destinée aux jeunes vient

travail prévoit que lorsqu’un employé travaille au-delà de la semaine de

d’être lancée. Cette application permet au salarié – à même son téléphone

40 heures, son employeur doit majorer de 50 % (taux et demi) son salaire

intelligent, sa tablette électronique (entre autres le iPad) ou son iPod – de

habituel ou, à la demande du salarié, remplacer les heures supplémentaires

noter ses heures de travail, de connaître les montants qui lui sont dus, voir

travaillées par un congé qui tient compte de la majoration.

le nombre d’heures supplémentaires qu’il a travaillées et d’être informé des jours fériés. Cette application est gratuite et peut être téléchargée au

Les heures supplémentaires doivent apparaÎtre

www.mapayecacompte.com.

sur le bulletin de paye 

La Commission des normes du travail à votre service

L’employeur est dans l’obligation de remettre à chaque salarié un bulletin



de paye pour lui permettre de vérifier son salaire. Ce bulletin doit faire

Des préposés aux renseignements peuvent répondre à vos questions, du

état, entre autres, du nombre d’heures supplémentaires payées ou

lundi au vendredi, de 8 h à 17 h.

remplacées par un congé, avec le taux qui s’applique alors.

• Région de Montréal : 514 873-7061 • Ailleurs au Québec, sans frais : 1 800 265-1414

L’ADRESSE - ÉDITION DU 16 JANVIER 2012

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Coin Formarez Formarez lance sa nouvelle stratégie de formation Par Céline Germain, Conseillère à la formation et responsable des programmes Au cours des derniers mois, l’équipe de Formarez et de ses collaborateurs a

Trousse 2 :

travaillé très fort à développer de nouveaux produits spécialement destinés

La gestion des comportements associés à la démence 

à vous permettre, à la fois, de vous assurer que vos employés sont formés



adéquatement et de vous faciliter la tâche. Nous sommes tellement

Nous savons à quel point les problèmes de démence à différents niveaux

convaincus qu’un employé formé vous rapporte beaucoup plus que nous

d’évolution peuvent faire en sorte que vos employés et vous-mêmes

avons tout mis en œuvre pour rendre la formation agréable et intéressante

vous sentiez complètement démunis. Cette deuxième trousse va donc

à l’intérieur même de votre organisation.

encore plus loin et vous offre la présence d’un expert dans votre résidence pour vous aider à être mieux outillé afin de faire face aux différentes

Deux trousses avec support vidéo mettant en scène des comédiens de

situations associés aux problèmes de démence. En collaboration avec le

chez nous et des situations courantes dans nos organisations. Ces trousses

neuropsychologue Daniel Geneau, nous avons développé une formation

comprennent un manuel du formateur ainsi qu’un manuel du participant;

que vous pourrez utiliser autant de fois que vous le voulez, avec autant

en vous appropriant ce matériel, vous devenez le maître d’œuvre de la

d’employés que vous le voulez.

formation dans votre organisation. La trousse comprend cinq sessions de formation d’une durée d’environ 1 ½ Trousse 1 :

heure chacune. Chaque session permet à l’expert et à la maître formatrice

Tout service est une relation 

d’aborder un problème type de comportement associé à la démence, de



comprendre le phénomène et d’identifier des stratégies d’intervention

Avec l’aide de cette trousse, vous pourrez réunir vos employés par

qui vous permettront de mieux gérer la situation. Nous abordons des

petits groupes et animer avec eux la session de formation portant sur

problèmes tels que la perte de mémoire, les comportements répétitifs, les

l’importance de la relation dans le service que nous offrons aux personnes

cris, l’errance, le refus de collaborer lors des soins, etc. La trousse comprend

âgées. Inspirés par l’approche relationnelle de soins et en collaboration

le manuel du formateur, le manuel du participant et la vidéo de soutien,

avec l’ASSTSAS, nous abordons des questions telles que : l’accueil d’un

qui illustre les meilleures stratégies à utiliser. De plus, la trousse inclut une

résident, la confidentialité, le travail d’équipe, les conflits entre résidents,

heure de consultation téléphonique avec l’expert pour vous permettre de

les résidents difficiles, etc. Chaque session de formation dure environ 1

discuter des situations spécifiques que vous rencontrez chez vous.

½ heure, doit obligatoirement se dérouler en groupes et être animée par un responsable ou une personne de votre organisation habilitée à le faire.

Coût de la trousse : 650 $

La trousse vous offre tout ce dont vous avez besoin pour animer votre session avec l’aide du matériel fourni et d’une vidéo.

Contactez Audrey Desjardins de FORMAREZ au 514 526-3777 poste 243, 1 888 440-3777 ou à info@formarez.com afin qu’elle vous achemine un

Coût de la trousse : 300 $

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bon de commande.

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Carrefour certification Comité de travail sur le projet de loi 16 et le projet de règlement sur la certification des résidences privées pour aînés Par DANIELLE LEMIEUX, responsable des communications La mise sur pied du comité



Pour réaliser le deuxième volet du mandat, des représentants du réseau

Dans un communiqué émis le 30 novembre dernier, la ministre Dominique

FADOQ, de la Conférence des Tables de concertation des aînés du Québec,

Vien a annoncé la création d’un comité de travail, tel qu’il a été demandé

du Conseil pour la protection des malades et du Réseau québécois des

par le RQRA dans le mémoire soumis à la Commission sur la santé et les

OSBL d’habitation se sont joints au premier groupe.

services sociaux chargée d’étudier le projet de loi 16. Nous avions alors demandé à la ministre de mettre sur pied, avant l’adoption du projet de

La suite des travaux du comité aura pour but de bonifier l’avant-projet

règlement, un comité de travail formé des organismes concernés pour

de règlement rendu public avant le début des travaux de la commission

s’assurer, avec le MSSS, de l’applicabilité sur le terrain des dispositions

parlementaire, notamment en ce qui concerne :

du règlement. • la catégorisation des résidences  Son mandat 

• l’attestation temporaire 



• le seuil minimum de personnel 

Dans un premier temps, le comité avait le mandat d’évaluer quelles

• la formation de base requise 

modifications pouvaient être proposées au projet de loi 16 avant qu’il ne

• la vérification des antécédents judiciaires

soit adopté.

du personnel et des bénévoles  • l’évaluation de la clientèle

Pour s’acquitter de ce premier volet, le comité a d’abord été composé d’un représentant des PDG des agences de la santé et des services

Le comité s’est déjà réuni à trois reprises, et la prochaine rencontre est

sociaux, d’une représentante de l’AQESSS (l’Association québécoise des

prévue le 11 janvier 2012. À la suite des travaux du comité, un nouveau

établissements de santé et de services sociaux) et de deux représentants

projet de règlement précisant les modalités d’application de la Loi adoptée

du RQRA, Yves Desjardins, PDG et Danielle Marchand, responsable

le 30 novembre devrait être publié au cours de l’hiver.

des relations gouvernementales, qui se sont joints à un groupe de professionnels et de juristes du MSSS. Les travaux du comité sont coordonnés par le sous-ministre adjoint à la Direction générale des services sociaux, Sylvain Gagnon.

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Voisinage Vivre un incendie, un témoignage touchant ! Par Danielle lemieux, responsable des communications Le 12 avril 2011, la résidence Manoir Joie de Vivre a passé au feu. Heureusement, tous les résidents ont été évacués à temps, et l’incendie n’a fait aucun mort. François Villeneuve, le propriétaire de la résidence, a livré un touchant témoignage lors de l’atelier traitant de la sécurité incendie au congrès de novembre dernier. Lors d’une visite à la résidence Manoir Joie de Vivre, nous avons capté son témoignage en vidéo et l’avons intégré au DVD Dans le feu de l’action, qui a été distribué par Formarez à toutes les résidences privées du Québec. Vivre un incendie à laissé une trace indélébile dans la vie de François

VIDÉO : François Villeneuve, propriétaire, Manoir Joie de Vivre

Villeneuve et, surtout, cela lui a permis d’évaluer si tout était en place pour assurer la sécurité des résidents et des employés et de faire un bilan des améliorations à apporter. À la suite de l’incendie, il a procédé à plusieurs modifications à sa résidence; entre autres, des rampes

LES CONSEILS DE L’ASSUREUR

ont été installées, des gicleurs et des extincteurs ont été ajoutés. La



formation des employés a été revue, et les visites du département

• Est-ce que vos protections d’assurance actuelles

de sécurité incendie se sont intensifiées. L’incendie a été l’occasion

prévoient la mise à niveau de vos installations

pour François Villeneuve de revoir sa couverture d’assurance. Bien des

par rapport au code du bâtiment ?

détails peuvent nous échapper ou nous paraître inutiles avant de vivre un tel événement. Le Manoir Joie de Vivre accueille des résidents en perte d’autonomie, donc vulnérables. Lorsqu’un incendie endommage les biens des résidents, les choses se compliquent, en particulier lorsque la fumée contamine ces biens. La décontamination est une opération délicate, et tout article contaminé qui serait réintroduit dans

• Votre garantie actuelle en INTERRUPTION DES AFFAIRES couvre-t-elle une période de 12, 18 ou 24 mois ? • Est-ce que votre contrat d’assurance actuel inclut une règle proportionnelle qui pourrait limiter votre protection en cas de réclamation ? • Est-ce que vos couvertures d’assurance sont révisées

l’environnement risque de contaminer les lieux à nouveau. Or, qui est

régulièrement par votre courtier afin de suivre l’évolution

responsable de nettoyer la chambre d’un résident en perte d’autonomie,

de votre entreprise ?

a-t-il de la famille ou des proches qui s’en occupent, dans le meilleur des cas, sont-ils disposés à le faire et le feront-ils selon les normes ?

N’hésitez pas à contacter votre courtier du Groupe Lyras

Toutes des questions qui deviennent primordiales lorsqu’un incendie

au 1 866 679-7222.

survient, mais qui peuvent nous paraître anodines lorsque nous évaluons les coûts d’assurances.

Partenaire du RQRA depuis 10 ans.

En cas d’incendie, êtes-vous réellement bien préparé ?

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Record d’assistance au congrès 2011 du RQRA Par Danielle lemieux, responsable des communications Le congrès annuel du RQRA, qui avait lieu au Fairmont Tremblant du 9 au 11 novembre, a remporté un vif succès. Autant les participants que les exposants ont apprécié la formule renouvelée. En effet, l’exposition a été réduite en temps, mais a gagné en intensité avec de multiples tirages et de l’animation, ce qui a créé des conditions exceptionnelles pour faire connaître les exposants. L’exposition était précédée d’une conférence très émotive livrée par le sympathique et très touchant, Jacques Demers, sénateur et coach.

La journée complète de jeudi a été consacrée aux ateliers, laissant aux participants le choix de deux ateliers le matin et deux autres l’aprèsmidi. En soirée, la piste de danse s’est animée dès les premières notes de l’hommage aux Beatles par le groupe Help ! Vendredi matin, la présentation des formations de Formarez et des projets du RQRA ont également suscité beaucoup d’intérêt. Soulignons la présence au congrès des représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux, M. Pascal D’Astous, chef de cabinet de la ministre Dominique Vien, M. Christian Gagné, directeur général adjoint responsable des services aux personnes âgées, Mme Louise Quintin, attachée de presse de la ministre Dominique Vien et la présence de la députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Mme Carole Poirier, porte-parole de l’opposition officielle pour les aînés. Merci aux 376 congressistes et aux 56 exposants qui y ont participé ! Une mention spéciale à tous les commanditaires qui ont contribué à la réalisation de ce congrès. À l’année prochaine !

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Le congrès annuel du RQRA en images... Merci aux nombreux participants !

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Consolider le présent et préparer l’avenir Article paru dans Le Point en administration de la santé et des services sociaux, Volume 7, numéro 3 - Automne 2011 Le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) représente

À ce chapitre, le RQRA a déjà enclenché le processus en initiant, avec

aujourd’hui au-delà de 600 résidences d’hébergement privées pour

ses partenaires du secteur de l’hébergement des aînés, une mutuelle de

personnes âgées, ce qui correspond à quelque 70 000 unités. Avec

formation destinée aux ressources humaines œuvrant dans l’ensemble des

l’arrivée prochaine de toute une génération d’adultes au seuil de l’âge

résidences privées du Québec. Car si l’on approuve les nouvelles exigences,

d’or, le marché de la résidence pour aînés se trouve en pleine expansion.

les délais prescrits pour les intégrer paraissent un peu courts. Aussi, une

Ainsi, si la recherche de la qualité des services offerts par ses membres

préparation adéquate en regard des ajustements à venir est le plus sûr

constitue l’un des grands axes d’action du RQRA, la préparation judicieuse

rempart contre une éventuelle désertion de la main-d’œuvre, laquelle

du terrain pour l’avenir s’inscrit aussi en tête de liste de ses priorités.

deviendra d’autant plus précieuse à mesure que la clientèle s’élargira.

Le projet de loi 16

Une offre de services à consolider





La mission immédiate poursuivie par le RQRA consiste à regrouper, à

Le RQRA estime qu’en raison de la variété croissante des ressources

représenter et à soutenir ses membres. À cet égard, l’état actuel des

en hébergement, on se doit maintenant, au profit de la population,

lieux, en raison de son ébullition, présente des défis importants.

de catégoriser et de préciser le panier de services, et, au profit des résidences elles-mêmes, de standardiser les pratiques. L’exercice,

D’abord, il faut rencontrer les termes du projet de loi 16, déposé en

qu’il serait souhaitable de réglementer, s’articule donc sur deux plans.

mai 2011, qui introduit des normes plus serrées de certification pour les résidences. « Nous sommes entièrement d’accord avec le fondement de

Yves Desjardins explique: « Le marché a beaucoup changé au cours des

cette Loi, assure Yves Desjardins, président-directeur général du RQRA.

15 dernières années. Les résidences se sont construites en fonction de

Pour l’heure, nous travaillons avec le ministère de la Santé et des Services

besoins grandissants, selon une demande parfois spécifique de soins. La

sociaux (MSSS) pour trouver des modes efficaces de mise en application.

population a besoin de connaître les services qui y sont fournis. Nous

Nous voulons nous assurer que le déploiement mènera vers l’objectif qui

travaillons donc avec le MSSS à bien définir l’offre de services, à préciser

a été prévu. Enfin, nous tentons de mesurer les impacts sur nos membres

les catégories d’établissement et à les uniformiser, de manière à ce que

et de voir à ce qu’ils y soient préparés. »

les gens puissent s’y retrouver. Les résidences devront dorénavant dire exactement ce qu’elles font et faire exactement ce qu’elles ont dit. »

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LE JOURNAL DU REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS


Quant à l’uniformisation des pratiques pour les résidences, quelques travaux sont en cours. Par exemple, un comité intersectoriel dirigé par le ministère de la Sécurité publique comprenant le RQRA, la Régie du bâtiment du Québec, l’Association des chefs en sécurité incendie du Québec et le MSSS s’active à établir une série de règles pour harmoniser les mesures et les plans de sécurité – particulièrement les plans d’évacuation – dans les municipalités du Québec. Puis, un DVD conçu en collaboration avec le Département de sécurité incendie de Laval sera bientôt en circulation dans toutes les résidences pour informer les employés des procédures à suivre lors d’une urgence. L’avenir, c’est maintenant

 Les résidences pour aînés ont été largement malmenées par la presse ces dernières années. Souvent avec raison. Or, même si les fautifs ne représentent qu’une minorité, c’est l’ensemble du secteur qui a été égratigné. En contrepartie, cette mauvaise presse a été utile en mettant en lumière certaines lacunes. Dans ce contexte, l’orientation stratégique préconisée par le RQRA est très clairement dirigée vers l’application absolue du principe de qualité : qualité de soins, de services, de repas, d’habitat, de main-d’œuvre dûment formée. Pour que les gens puissent reconnaître cette qualité, le Regroupement s’est donné un sceau, lequel constitue la garantie que tous les programmes en cours dans les résidences membres sont élaborés et rendus en fonction de cet objectif.

« Nous sommes là pour regrouper, représenter et soutenir nos membres. Pour leur éviter de devoir faire des démarches en solitaires, nous favorisons le réseautage, nous organisons des activités communes, nous suscitons des occasions de discussions et d’échanges sur leurs pratiques, etc. À travers tout cela, nous travaillons à conscientiser nos membres quant à l’importance absolue de la qualité. C’est pourquoi notre souhait serait de regrouper toutes les résidences, afin d’en faciliter l’encadrement à ce chapitre. Je crois que, avec les grands défis qui pointent à l’horizon, c’est cette direction qu’il nous faut emprunter », de conclure Yves Desjardins.

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LE JOURNAL DU REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS


Journal L'Adresse du 16 janvier 2012