20260212_LC

Page 1


Plus indépendant que jamais!

Cherche chef désespérément

DR

Vacant depuis plus d’un an, le poste de chef du Service de l’économie n’a toujours pas été repourvu. La Ville se dit confiante. p. 5

Yusuf Kulmiye veut mettre un terme au non-recours aux aides sociales. L’élu lausannois dénonce une réalité encore souvent ignorée. p.5

Bilan de la Muni : qui a bien travaillé ?

Page 3

À Pully, densification maîtrisée et protection du patrimoine font débat, à l’approche des élections. page 7

Derby lémanique

Avant le choc face à Servette, le coach Peter Zeidler révèle les enjeux pour le Lausanne-Sport. Interview. page 11

Gagnez G Jouez

Le prochain concert du Chœur J.-S Bach est prévu le 25 février à la cathédrale de Lausanne, pour une soirée lyrique d’envergure. page 15

Mercredi 11 - jeudi 12
février 2026 – N° 2310 – www.lausannecites.ch

ÉDITORIAL

Rédacteur en chef

Le thé vert qui laisse un arrière-goût plutôt amer

Bien sûr, cela ne remet pas en cause l’ensemble du programme des Verts lausannois, loin de là. Leur engagement pour l’écologie, le commerce local et le développement durable reste solide et incontestable. Mais avouons-le: offrir aux passants un sachet de thé fabriqué en France alors qu’on prône les circuits courts, c’est tout de même drôlement contradictoire (lire en page 3). Et, avouons-le aussi, un peu cocasse.

D’autant que ce n’est pas la première fois que de petits décalages de ce type font sourire dans le paysage politique lausannois. En juin dernier, nous avions interrogé les élus verts sur leurs modes de transport pour se rendre en vacances. En train? En voiture? Ou même, sacrilège suprême, en avion? Cette simple question, survenue dans le sillage de l’affaire Céline Vara - la conseillère d’État verte neuchâteloise ayant choisi l’avion pour un voyage familial à Oman - avait provoqué une étonnante levée de boucliers, certains élus écologistes choisissant tout simplement de ne pas répondre à nos sollicitations.

C’est là toute la difficulté de l’exemplarité: elle n’est jamais automatique, même pour ceux qui la prônent avec conviction et sincérité. Elle se révèle avant tout dans les gestes du quotidien, jusque dans les plus anodins, comme le choix d’un simple sachet de thé. On peut sourire de cette maladresse, mais il faut aussi se rappeler que ce sont ces petits détails qui traduisent réellement la cohérence d’un parti. À Lausanne, le thé vert, bio et cousu main, aura désormais un arrièregoût… légèrement amer. Pour les Verts lausannois d’abord, mais aussi pour leurs électeurs, qui attendent de leurs représentants politiques que les belles idées qu’ils prônent se traduisent en actes concrets...

Aiguillettes de poulet Coop,
Poires

Les bons élèves... et les cancres de la Municipalité de Lausanne

BILAN DE LÉGISLATURE • À l’aube du premier tour des élections communales, prévu le 8 mars prochain, notre rédaction analyse le bilan de chaque municipal pour la législature 2021-2026. Voici notre verdict.

Xavier Company (Verts)

Le meilleur d’entre tous

Catapulté à la tête des Services industriels lausannois, Xavier Company a su s’imposer dans un domaine technique, malgré sa formation juridique. Charismatique, bosseur, intelligent, réactif lors de la crise énergétique déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, prêt à se retrousser les manches pour aller convaincre les opposants au projet de parc éolien EolJorat Sud, le municipal écologiste a slalomé avec habileté entre tous les pièges inhérents à une première législature. Âgé de seulement 32 ans lors de son élection en mars 2021, le Vert peut se targuer d’un sansfaute incarnant pleinement la célèbre maxime du dramaturge français Pierre Corneille: «Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années.»

David Payot (POP)

Humble et volontaire

Florence Germond (PS) Dialogue tardif

Pierre-Antoine Hildbrand (PLR)

Le courage politique en berne

Grégoire Junod (PS)

Un capitaine trop sûr de lui

Habile marionnettiste, Grégoire Junod aura réussi à tenir son équipe municipale tout en lui rappelant fréquemment qu’il restait le capitaine à bord.

Fort de son aura et de sa culture politique au-dessus de la mêlée, le syndic est cependant tombé dans le travers de la suffisance lorsqu’une série de crises sans précédent a éclaté en 2025. Minimisant d’abord les problèmes, occultant les responsabilités de ses municipaux, puis changeant de cap sous la pression médiatique et populaire, l’homme fort de la Muni a laissé transparaître une certaine usure du pouvoir…

Après deux mandats, le discret popiste a décidé de quitter la Muni, ce qui est déjà un très bon point à l’heure où tant d’autres s’accrochent à leur poste. Humble, mais peu charismatique, fidèle à ses idéaux - il a rendu public son salaire dont il rétrocèdera une bonne partie pour payer sa conseillère politique -, l’homme au perfecto se sera distingué par une politique d’accueil préscolaire volontariste qui aura contribué à faire baisser la tension en termes de disponibilité des places à Lausanne. Il se sera aussi distingué par son implication dans la participation citoyenne, en lançant le «budget participatif», qui offre depuis 2019 la possibilité aux Lausannois de s’investir dans le changement de leurs quartiers. C’est d’ailleurs dans la gestion des quartiers qu’il aura eu le plus de difficultés, se heurtant à l’hostilité atavique des animateurs socio-culturels, qu’il n’a jamais réussi à apprivoiser.

En charge de la mobilité et des finances, la socialiste Florence Germond se sera illustrée par une action résolue en faveur de la mobilité douce, limitant la place laissée à l’automobile. Suppressions de places de parc, 30 km/h nocturne, places bleues devenues payantes, multiplication des zones 30 et des pistes cyclables, autant de mesures prises à la hussarde, et parfois en catimini au cœur de la crise du Covid ou de l’été. Plus que ses décisions, annoncées dans son programme électoral, c’est son style dénué de concertation qui lui aura valu les critiques de ses détracteurs, en premier lieu les commerçants. Au fil des ans néanmoins, la dame de fer de la Muni aura appris à mettre un peu d’eau dans son vin, concédant des mesures d’accompagnement à la marge et qui auraient pu être négociées en amont.

Dépassé par la crise des groupes WhatsApp de la police, Pierre-Antoine Hildbrand n’a jamais su la gérer de manière pragmatique. Il s’est ainsi aliéné à la fois le syndicat des policiers et les élus de son propre camp, tous deux lui reprochant d’avoir repris à son compte la notion de «racisme systémique». Sa tentative de rétropédalage, en parlant ensuite de «racisme structurel», n’a pas suffi à éteindre l’incendie. Une erreur stratégique de plus, après avoir défendu les bancs arc-en-ciel, vandalisés avant même que leur peinture ne sèche. Sa gestion de la crise de la Riponne n’est pas plus convaincante: annoncé en octobre 2024, le renfort policier n’est intervenu qu’un an plus tard. Autant d’épisodes révélateurs d’un évident manque de courage politique.

Emilie Moeschler (PS)

Le local d’injection en boulet

Notez les municipaux sortants!

Ils vous ont exaspérés, enchantés, énervés, séduits, surpris ou déçus. Lausanne Cités vous propose de participer à un sondage en ligne pour noter et commenter l’action de chacun des sept municipaux sortants. Le 8 mars prochain aura en effet lieu le premier tour de l’élection à la Municipalité de Lausanne. Et sur les sept édiles sortants, cinq souhaitent se succéder à eux-mêmes (Grégoire Junod, Emilie Moeschler, Xavier Company, Pierre-Antoine Hildbrand et Natacha Litzistorf), deux ne se représentent pas, le popiste David Payot et la socialiste Florence Germond. Les résultats seront publiés dans l’édition de Lausanne Cités du 4 mars prochain. À vos claviers, réponses courtoises et argumentées attendues! Pour participer, scannez le QR code ou rendezvous à l’adresse: www.lausannecites.ch/muni

Natacha Litzistorf (Verts) Une législature en demi-teinte Très habile et déterminée pour faire assumer aux CFF et à la Confédération les surcoûts liés à la gare de Lausanne, Natacha Litzistorf n’a pas réussi à montrer la même adresse dans la gestion du Service des gérances de la ville. Les mécontentements de nombreux locataires ont été aggravés par une gifle plus officielle: en février 2024, la Caisse de pensions du personnel communal (CPCL) a décidé de reprendre elle-même la gestion de ses 3705 logements, jusque-là confiée à la Ville. Ce revers illustre que l’écologiste, derrière ses airs sympathiques et humanistes, peut parfois laisser transparaître les limites de ses qualités, en faisant trop facilement confiance à ses subordonnés. Un bilan en demi-teinte donc, mêlant réussite diplomatique et fragilités organisationnelles.

La socialiste, en charge du sport et de la cohésion sociale, aura au cours de son premier mandat surtout brillé par ses difficultés à sortir de son habitus de travailleuse sociale. Le résultat? Des polémiques à répétition liées à l’ouverture d’un second local d’injection à la Riponne, dont elle a longtemps nié l’impact sur le voisinage. Avant d’avaler son chapeau et d’annoncer, à la fin 2025, son déplacement. Même inexpérience en matière de sport, où sa promotion active du sport féminin, certes louable et légitime, a eu du mal à occulter son aversion pour les grandes fédérations sportives implantées à Lausanne, pourtant indispensables au rayonnement de la ville. 

Les Verts lausannois font campagne avec un thé... made in France!

COMMUNALES • Pour leur campagne, les Verts lausannois ont fait le choix d’offrir un sachet de thé aux passants. Problème: il est fabriqué en France... À Lausanne, la campagne pour les élections communales réserve parfois des surprises qui frôlent le gag politique. Les Verts lausannois, ardents défenseurs des circuits courts, offrent depuis quelques semaines aux passants un sachet de thé… fabriqué dans les ateliers «Le Beau Thé» situés près de Paris, à La Courneuve.

Une attention sympathique en apparence, mais qui a fait tiquer plus d’un électeur attentif au con-

tenu du programme du parti, qui prône notamment la promotion de l’économie locale. Sur le terrain, les réactions oscillent entre amusement et incompréhension. «C’est un peu contradictoire, non?», sourit Emma, une habitante du centre-ville, sachet à la main. Un autre électeur se montre plus sévère: «Quand on met autant l’accent sur le local, ce genre de détail compte. C’est ridicule!» Du côté des Verts lausannois, le coprésident Ilias Panchard,

évoque une décision réfléchie: «Pour nos sachets de tisane et de thé, nous avons choisi le producteur le plus proche et répondant au mieux à nos critères sociaux et écologiques: la tisane est bio, traçable, conditionnée sans plastique et les sachets sont cousus main. Elle est très appréciée lors des distributions sur nos stands au centre-ville et dans tous les quartiers de la ville.» Avant d’ajouter, signe d’un évident malaise: «Vu que de nombreux partis parlent aussi du commerce local et par souci d’équité, les Verts lausannois se réjouissent d’avance que ce même regard attentif soit porté sur le matériel de campagne de l’ensemble des partis.» 

Dossier réalisé par Charaf Abdessemed et Fabio Bonavita
Fabio Bonavita
Du local dans le discours, pas dans le sachet. DR

Magnifique armoire Vaudoise, 2 portes, intérieur tapissé, tissu rustique beige. Tél.

077.529.15.87

Très joli burau en bois, CHF

078.796.16.66 Vide dressing à Céligny. Vêtements, accessoires de marques pour femmes. Eté /hiver. Sur rendez-vous: Tél. 079.633.74.03

CHERCHE À ACHETER

Privé recherche grandes vieilles malles, bagages "Louis Vuitton". Tél. 078.825.02.02

Caviste à Genève,Je rachète vos grands vins et Champagnes Millésimés Mouton-Rothschild, Romanée-Conti, Salon, Rayas, Selosse Angélus, Pichon-Baron, Talbot, etc geneve@les3bouchons.com – 078 737 09 10

Meubles anciens, pianos, cuivre, robes de soirée, vêtements de luxe, sacs à main, pièces de monnaies, vins d’exception, vieux alcool, tapis anciens, tableaux, montres modernes et anciennes, bijoux, disques vinyles, argenteries et bien d’autres choses. antiquaire.romande@icloud.com

Nous achetons les bijoux enor , montres et argenterie

Tél 021 981 2001

1er au niveau prix et sérieux lors des tests à la RTS

Atelier Yves Rochat

Résultats sur www.bijouxor.ch

Brocanteur achète ancien: sacs, habits de marques,machines à coudre, livres, argenterieor, mobilier, tapis, tableaux. Horlogerie (montres, pendules). Cuivre, bijoux fantaisie, étain, cristal. Fourrures, instruments et violons. Vide maisons. CH- Ditta Friedenreich, Tél. 079.631.76.69. Déplacement et estimation gratuits en Suisse romande.

Achat antiquités: www.cb-arts.ch Tous les objets peuvent nous intéresser, meubles, tableaux, bijoux, montres, bibelots, objets d’art, tapis, argenterie, monnaies, étains, horlogerie, etc.. Également service débarras complet contact@cb-arts.ch Tél. 079.351.89.89

Tableaux du Lac Léman + objets insolites. Tél. 079.210.68.55

Achète grande collection de train électrique HO. Tél. 076.222.43.29

Valorum.ch Or et Argent

Achat - Prêt sur Gage Bijoux - Monnaie - Lingots

Montres - Argenterie - Diamants

De 9h à 17h - Rez inf - Rue de Bourg 11 021 311 34 77 lausanne@valorum.ch

COLLECTION À ACHETER

1 seule adresse. Achat- Vente: timbres-poste suisses, étrangers, collections, cartes postales anciennes. Clerc Philatélie, Louve 1, Lausanne. Tel. 021.329.19.20. Monnaie, billets, or, argent. Tél. 079.478.72.35. Montbrillant

Collectionneur achète cher grands vins de Bourgogne, Bordeaux, Champagne etc. Vieux alcools... Tél. 0033.676.08.74.60 DIVERS

Mesdames, la 2ème main qui vous habille chic à petits prix. Actuellement soldes tout à 50%. Av. de Montchoisi 12, Lausanne. Tél. 076.389.01.95

IMPÔTS

Administration, comptabilité, fiscalité (Sociétés et Indépendants)- Tél. 021.648.62.21 www.avanti.ch

Votre déclaration d'impôts 2025 établie à votre domicile par un professionnel dès CHF 100.-. Tél. 079.470.81.99

Déclarations d'impôt et petites comptabilités. Ruth Morf, fiduciaire. Tél. 021.647.09.10.

Déclarations d'impôt VD/ VS/ FR, établissement à domicile: Vevey à Villeneuve et les hauts ou par mail et courrier pour le prix de CHF 250.-. Cochard Eric, expert comptabe. Tél. 079.210.85.20

G.B Compta Fiduciaire: déclaration 2025, étudiants/ AVS CHF 60.-. Salarié CHF 80.-. Couple CHF 90.- + CHF 5.-/ enfant. Indépendant, P/P et Bilan CHF 300.-. Forfait comptabilité dès CHF 150.-/ mois. Tél. 021.646.10.39 le matin dès 8h00, 076.330.10.39. Email: gerardbelland@ymail.com

Lausanne, déclaration d'impôt et plus par Franzolin, retraité. Tél. 077.460.50.76 ou ruggero.franzolin@gmail.com.

INFORMATIQUE

DEMANDES

Dame aimable, sérieuse, disponible, aide personnes tous besoins quotidiens. Références, motorisée. Tél. 077.973.26.48

Aide soignante, souriante, patiente, +10 ans d'expérience, cherche à s'occuper de personnes âgées ou en difficulté disponible. Tél. 079.501.39.68

Homme cherche travail: aide-maçon, jardinier, nettoyages, peinture. Tél. 079.387.69.61

Peintre indépendant toute rénovation, plâtre, carrelage, nettoyage. Tél. 076.394.25.27

Dame de compagnie pour personnes âgées, de confiance, patiente, avec expérience, références, aide dans le quotidien + légères tâches ménagères. Tél. 076.416.83.56

Femme de ménage expérimentée, travail de qualité, pour ménage régulier, nettoyage de printemps, états des lieux. Tél. 077.914.48.17

Femme ménage minutieuse, expérimentée, cherche travail. Tél. 078.867.95.14

Femme sérieuse, attentionnée, 4 ans d'expéricence, repas, prise médicaments, digne de confiance, garde personnes âgées et enfants, 7/7. Tél. 076.813.02.73

Femme portugaise cherche heures de ménage

Tél. 078.617.21.21

Dame sérieuse, efficace et honnête, cherche heures de ménage, repassage. Lausanne. Tél. 078.719.82.66

Déménagement, débarras, conciergerie, nettoyage, bricolage, électricité, jardinage. Tél. 076.652.81.51

Jardinier paysagiste: création et entretien de jardins, taille de haies, petite maçonnerie, transformations. Tél. 079.311.96.30

Recherche travail: nounou, repassage, ménage. Tél. 077.961.40.79, carines.mekongo@gmail.com

Dame de compagnie, de confiance avec références, s'occupe de personnes âgées (courses, ménage, repas...) même veilles, garde d'enfants. Tél. 077.912.01.39 Retraité cherche activité, permis de conduire. Tél. 078.638.15.80

Déplacement

gratuit 1

A domicile, cours privés. Professeur patient. PC/ Mac. www.coursinformatique.ch, Tél. 076.348.52.07, Coaching·Conseil·Cours 2 0213202266 1.danspresquetoutelaSuisseromande(condition:transportspublicsàproximité) 2.coachdiplôméd’unMasterendroit,criminalitéetsécuritédestechnologiesdel’information

Dame avec permis C, gentille, responsable, dynamique, soignée, cherche heures de ménage, nettoyages de bureaux, états des lieux. Tél. 077.923.34.45

Dame avec expérience, références, cherche heures de ménage. Lausanne. Tél. 076.209.64.12

&niveau

DIGIENEInformatique info@digiene.ch

SERVICES

A votre service: débarasse villas, appartements, caves, galetas, garages, déménagements, en Suisse et à l'étranger et nettoyage, transports en tous genres. Je me déplace, devis gratuit. Rey Solutions, Tél. 079.302.01.97

Abaa Déménagements, débarras, nettoyages appartements, caves. Tél. 076.308.07.15, 078.890.42.87

A Adrien service: déménagement, débarras, déchetterie. CHF 40.-/ heure. Tél. 078.905.13.85

Débarras gratuit: appartements, villas, caves, greniers. Possibilité d'achat. Tél. 079.823.81.79

Déménagement, débarras, nettoyage, bricolage, montage, livrason. CHF 40.-/ heure. Devis gratuit. Tél. 077.506.03.48

Peintre indépendant expérimenté, consciencieux. Rénovation, décoration, maçonnerie, parquet, carrelage. Appartements, villas et régies. Tél. 079.732.24.21

Déménagement, débarras, livraison, nettoyage. CHF 25.- /heure. 7/7 Tél. 076.729.59.30

Huber Concept Sàrl: peinture, parquet, nettoyage. 25 ans d'expérience. Tél. 079.677.97.51

3dhypnose.ch Arrêt- tabac, dépression, mincir, douleurs, phobie, confiance... Tél. 076.348.52.07

GARDE-MEUBLES

Toujours ouvert, toujours moins cher Ne louez pas ailleurs votre BOX sans consulter nos tarifs Accès gratuit 7/7-24/24 -Tél. 021697

VÉHICULES

4

Jaguar XE 25 AWD Automatique- Modèle Prestige Pour les 90 ans de Jaguar, 2017, 81'000 km. CHF. 21'000.-. Parfait état y compris 4 roues été et chaines neuves. Tél. 079.353.84.85

ACCESSOIRES AUTOS

toutes marques de voitures et bus. Tél. 079.434.39.33 Achat automobiles, même accidentées, fort kilométrage. Tél. 079.605.33.62 Achat- débarras de voitures, kilométrage sans importance, même accidentées. Tél. 078.874.22.52

Achat voitures et utilitaires, état et km sans importance. Tél. 079.820.76.62 Achète

DEUX-ROUES

«Les gens ne doivent plus quémander de l’aide»

SOCIAL • Le conseiller communal socialiste, Yusuf Kulmiye, vient de déposer un postulat pour réduire le non-recours aux prestations sociales à Lausanne en misant sur une information systématique des droits, quitte à accroître le nombre de bénéficiaires et le coût pour la Ville.

Lausanne Cités: Dans votre postulat, vous qualifiez le nonrecours aux prestations sociales communales de «fléau silencieux» qui ne serait pas marginal, avezvous des chiffres?

Yusuf Kulmiye: Pas spécifiquement pour Lausanne. C’est justement pour cela que je demande à la Ville de réaliser une évaluation quantitative et qualitative pour mesurer le nombre de personnes qui ne recourent pas aux prestations auxquelles elles ont droit. Des études menées par l’Université de Lausanne et la Haute école de travail social et de la santé montrent que ce fléau n’est pas une vue de l’esprit: beaucoup ignorent tout simplement les aides existantes. Ces personnes pourraient se renseigner, notamment sur le site internet ou aux guichets du service social? Ce n’est pas si simple. Certaines personnes sont tout simplement en difficulté avec internet, notamment les personnes âgées, d’autres ont honte, et certains craignent le contact avec l’administration.

Quels sont les freins les plus invisibles, ceux dont on parle le moins mais qui pèsent le plus dans la décision de ne pas demander de l’aide?

Beaucoup de Lausannois ont peur ou, comme je viens de le dire, ressentent de la honte en se rendant au service social. Je me souviens de mon père. Par crainte d’être stigmatisé et dans sa volonté de se naturaliser, il nous répétait qu’il ne demanderait jamais l’aide sociale, travaillant six jours sur sept pendant des années. Il ignorait qu’il pouvait bénéficier d’autres soutiens financiers, comme une aide au logement, sans passer par l’aide sociale.

INSOLITE

La Ville a déjà lancé des projets pilotes, comme les permanences de proximité dans les quartiers ou la campagne Info sociale. Qu’est-ce qui manque encore pour franchir une étape supplémentaire?

L’information automatisée. Prenons un exemple: une personne se rend au Centre social régional de la place Chauderon pour demander un subside d’assurance-maladie. Grâce à cette démarche, le guichet peut connaître son revenu déterminant unifié (RDU) et pourrait donc l’informer de toutes les prestations auxquelles elle a droit.

Concrètement, comment imaginezvous cette évaluation systématique des droits connexes: plutôt automatisée, humaine, ou hybride?

Peu importe le canal: oralement, via un formulaire, un e-mail ou même une application smartphone. L’essentiel est que les personnes soient correctement informées pour éviter qu’elles ne tombent dans la précarité. À terme, la précarité coûte bien plus cher à la collectivité car elle amène du surendettement, de la détresse physique et mentale… Il faut intervenir en amont.

Le non-recours est aussi lié à des facteurs sociaux profonds (précarité, langue, santé mentale). N’y a-t-il pas un risque de surestimer la réponse administrative à un problème avant tout humain?

Non. Je défends un vrai changement de culture où les personnes ne se sen-

Un véhicule de la police siglé «ICE»

La célèbre milice ICE chargée de faire la chasse aux migrants illégaux aux ÉtatsUnis aurait-elle fait des émules au sein de la police lausannoise? C’est ce que laisse croire cette image, authentifiée par la police et qu’un lecteur facétieux nous a envoyée. Évidemment non! «Ce véhicule a récemment subi un dommage à la portière arrière, nécessitant une intervention de carrosserie. Dans l’attente de la remise en état complète, le siglage latéral “Police Lausanne” n’apparaissait

tent plus en position de quémander une aide, mais soutenues et accompagnées. Cela implique un décloisonnement de l’administration, car trop de services fonctionnent encore selon des logiques différentes.

Ne risque-t-on pas de créer une «usine à gaz» supplémentaire, avec de nouveaux outils et procédures, alors que les services sociaux lausannois sont déjà sous pression?

Non. Cette approche s’inscrit dans une vision à long terme. Mieux informer les citoyens, leur permet d’accéder aux soutiens auxquels ils ont droit et se libérer plus rapidement de la dépendance aux prestations sociales. Vous citez, dans votre postulat, des exemples étrangers comme la Belgique ou encore la France. Lausanne n’est pas un pays, a-t-elle les compétences suffisantes pour agir?

Oui, il n’existe aucun obstacle pour que la Ville limite le non-recours aux prestations sociales communales en renforçant sa communication. Elle pourrait même aller plus loin et envisager un guichet unique pour toutes les demandes.

Cette mesure risque d’accroître les bénéficiaires et donc les coûts. En assumez-vous les implications politiques?

Oui, c’est un coût que la Ville doit être prête à assumer. C’est investir dans l’avenir de notre population. 

Propos recueillis

Service

de l’économie: plus d’un an sans chef!

COUAC • Vacant depuis plus d’une année, et pourtant jugé «stratégique», le poste de chef du service de l’économie est toujours ouvert. Le municipal en charge de l’économie défend un délai normal et une administration qui fonctionne. Il y a un peu plus d’une année, à la fin du mois de décembre 2024, Florence Nicollier, la cheffe de la police du commerce de Lausanne –la dénomination officielle de sa fonction est «Cheffe du Service de l’économie de la Ville de Lausanne»prenait sa retraite, après plus de 28 années de bons et loyaux services. Tellement loyaux du reste, que la haute fonctionnaire municipale était surnommée «la terreur des commerçants», tant elle était connue pour une application stricte, «tatillonne» estimaient certains, des directives.

«Pas de retard» Une année après son départ, ce poste hautement stratégique n’est toujours pas repourvu, alors que la Ville annonçait sa mise au concours pour le début de l’année 2025. Comment expliquer un tel retard? «Il m’a semblé important d’évaluer l’ampleur des tâches du service avant de remettre le poste au concours, répond Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de l’économie. Dans l’intervalle, le travail est parfaitement assumé par la secrétaire générale de la direction qui, en tant que juriste de formation expérimentée, dispose d’une vue d’ensemble des problèmes que peuvent connaître les commerces. Il n’y a donc pas de retard, d’autant qu’elle a mené avec succès plusieurs projets: terrasses pour les commerces alimentaires, baisse des taxes, gratuités pour les fleuristes et contacts étroits avec les organisations écono-

miques dans le cadre des discussions et accords conclus par la Municipalité».

En tout état de cause, le périmètre d’attribution du ou de la futur(e) chef(fe) du service de l’économie ne devrait pas être réévalué, comme annoncé initialement.»

Une répartition de ces missions dans d’autres services aurait pu être imaginée, mais il est finalement plus efficace et surtout plus économique de ne pas disperser les compétences actuelles, précise encore PierreAntoine Hildbrand. À l’issue d’autres recrutements en cours, le poste de chef de service sera mis au concours, comme il se doit».

Des incertitudes subsistent

Reste que cette situation pourrait prétériter la bonne marche du service, certains commerçants déplorant des retards dans le traitement de leurs dossiers, selon des témoignages reçus. «Plusieurs responsables d’établissements et des organisateurs réguliers de manifestations m’ont fait part de leur satisfaction, de l’ouverture à la discussion manifestée par le service et de la qualité des échanges», tient à nuancer le municipal, qui ajoute: «Il est vrai toutefois que les conséquences du G 7 en juin créent une incertitude pour certains événements qui auront lieu ce même mois. Le service de l’économie dépend aussi parfois de décisions cantonales pour les réponses qu’il peut donner d’où parfois un temps de latence. Les critiques constructives sont les bienvenues et j’examine avec un a priori positif les demandes des commerces pour trouver des solutions. Je dois toutefois aussi veiller à ce que le cadre légal soit respecté». 

Charaf Abdessemed

temporairement pas dans son intégralité, ce qui explique l’inscription partiellement visible sur la portière avant», explique Samuel Nanchen chargé de communication de la police, qui ajoute: «Cette situation est strictement transitoire. Le véhicule fera l’objet d’un nouveau siglage complet d’ici demain et ne circulera pas en patrouille d’ici là. Son engagement ponctuel répondait exclusivement à une nécessité de disponibilité opérationnelle. Aucune démarche volontaire, symbolique ou intentionnelle n’est évidemment à l’origine de cette configuration visuelle. Si certaines personnes ont pu établir un rapprochement avec une autre institution étrangère, celui-ci est purement fortuit et ne reflète en rien l’identité, les missions ou les valeurs de la Police municipale de Lausanne.»

Aujourd’hui, les entreprises doivent payer jusqu’à 50’000 francs pour la radio et la télévision, même si elles n’utilisent ni l’une ni l’autre. L’initiative « 200 francs, ça suffit ! » libèrera les PME de cette taxe pesante. www.initiative-ssr.ch

par Fabio Bonavita
Yusuf Kulmiye (en médaillon) plaide pour une meilleure information et une détection proactive des droits sociaux afin de lutter contre le non-recours aux prestations. DR
Des commerçants lausannois font face à une période d’incertitude alors que Florence Nicollier n’a toujours pas été remplacée. TILLE

Le constat de la semaine

L’art du déblocage in extremis

ÉLECTIONS • À Lausanne, l’imminence du scrutin de mars prochain semble agir comme un puissant catalyseur sur l’action municipale. En quelques semaines, trois dossiers majeurs ont connu des avancées impressionnantes après des mois de passivité. Un activisme tardif qui interpelle.

À l’approche d’un scrutin, l’immobilisme cède souvent la place à un sprint final effréné. C’est la mue classique de toute entité ou coalition politique au bilan contesté: inonder l’espace public, sinon de promesses, du moins d’annonces accrocheuses destinées à calmer le bon peuple après des mois de passivité. En ce mois de février, Lausanne illustre parfaitement ce phénomène.

Le temps du déblocage En très peu de temps, la Municipalité a opéré un virage pragmatique spectaculaire sur trois dossiers longtemps enlisés. En novembre dernier, sous la pression d’une révolte citoyenne et la diffusion de photos choc, elle a fini par admettre le caractère «intenable» du local d’injection de la Riponne, acceptant d’étudier son déplacement hors de l’hypercentre lausannois.

Ce qu’elle avait toujours refusé. Dans la foulée, en janvier, elle a aussi débloqué l’indemnisation des commerçants lésés par les chantiers, une mesure qu’elle rejetait là aussi fermement depuis des années. Enfin, le récent rapport sur la crise de la police qui a révélé une institution «restée figée au XXe siècle», a forcé l’exécutif à sortir de son immobilisme. Ces trois exemples convergent vers une même réalité: il aura fallu une échéance électorale pour que la Ville s’empare enfin de crises qu’elle avait, sinon sous-estimées, du moins refusé d’empoigner bien plus tôt, comme cela aurait dû être le cas.

Un goût amer

Si la pertinence des mesures récemment annoncées semble faire consensus, leur calendrier, suscite ainsi une réelle per-

Le regard satirique d’Alan Monoc sur l’actualité

plexité. En débloquant en quelques semaines des dossiers qui stagnaient depuis le début de la législature, la Municipalité a apporté la preuve que les verrous n’étaient pas d’ordre technique, mais résultaient bien d’arbitrages politiques et de blocages idéologiques. S’il est d’usage de soigner son bilan à l’approche d’un scrutin, cette réactivité soudaine laisse un goût amer: elle laisse enten-

la police? Oui, mais avec doigté! de la mouette d Le cri

En politique, l’équilibrisme est toujours un art difficile, surtout en période électorale, et surtout lorsqu’il s’agit de traiter la police, aussi explosive qu’un bâton de TNT. Alors que la Municipalité vient de rendre publics deux rapports accablant les pandores lausannois, surtout en matière de lutte contre les discriminations et de copinage, notre exécutif redouble de déclarations d’amour en direction de ses cerbères en uniforme, histoire de ne pas braquer la bête. «Nous devons saluer et réaffirmer notre confiance aux policières et policiers qui accomplissent chaque jour leur mission avec professionnalisme, engagement et sens du service public, tout en les soutenant dans la mise en œuvre de ces réformes. Ces deux aspects ne s’opposent pas: au contraire, ils se complètent» a ainsi déclaré au cours d’une très remarquée conférence de presse la semaine passée, la municipale en charge de la cohésion sociale Émilie Moeschler, décidément pas à un oxymore près. Le tout, au

risque d’un discours à peu près aussi inaudible que les plaintes désespérées d’un commerçant éploré par les incivilités dues au schootoir de la Riponne.

Professionnelle, mais gangrénée par des moutons noirs qui sont plus blancs que blancs, notre police est «figée dans le XXe siècle» pour reprendre les propos du spécialiste de la sécurité André Duvillard, ce qui en fait, pour ceux qui ne l’auraient pas compris, un corps d’une réelle modernité. Mais pas seulement. Dysfonctionnelle et dotée d’une mauvaise gouvernance, elle doit donc à ce titre être érigée en modèle de management. Quant aux stéréotypes qu’elle entretient, en matière de religion ou d’origine, ils révèlent sans aucun doute la hauteur de vue et l’esprit de tolérance qui anime chacune et chacun des policières et des policiers, toujours si dévoué-e-s à leur tâche. Bref, la police va si bien qu’il faut la niquer, mais en y mettant les formes.

dre que les préoccupations quotidiennes des citoyens et des commerçants n’accèdent au rang de priorités que lorsque les mandats sont en jeu. Il est ainsi regrettable qu’il ait fallu attendre l’échéance des urnes pour que l’action municipale se déleste de ses hésitations et gagne enfin en efficacité sur des enjeux pourtant essentiels. 

L’invité L’iité

Jean-Marc Chevallaz Président de l’Entraide familiale vaudoise

La solidarité au quotidien

Dans le canton de Vaud, de nombreuses familles, des seniors et des personnes isolées font face à une réalité de plus en plus exigeante: hausse du coût de la vie, fragilisation des liens sociaux, pression sur les proches aidants. Dans ce contexte, un soutien de proximité fait toute la différence.

L’Entraide familiale vaudoise fédère 27 associations actives dans tout le canton. Ensemble, elles accompagnent chaque année plus de 123’000 bénéficiaires, grâce à l’engagement de 1700 bénévoles qui offrent plus de 80’000 heures de leur temps. Cette force collective permet de répondre de manière rapide, humaine et efficace aux besoins du terrain. Pour les seniors, elle propose la livraison de repas, des salles à manger, des transports bénévoles, des visites à domicile ou en EMS, et des entraides entre pairs, afin de lutter contre l’isolement et favoriser le maintien à domicile.

Pour les enfants, l’EFV met en place des garderies, jardins d’enfants et haltes-jeux, des UAPE, des devoirs surveillés et des ludothèques, offrant des cadres sûrs et stimulants, essentiels à leur développement. Les familles et les personnes en difficulté bénéficient aussi de troc-service, rencontres parents-enfants, paniers du cœur, dépannages bénévoles, magasins de seconde main, repair cafés et cours de langues, renforçant l’autonomie et la dignité. Soutenir l’Entraide familiale vaudoise, c’est investir dans une solidarité concrète qui renforce durablement la cohésion de notre société. C’est aussi reconnaître le rôle essentiel des bénévoles et des partenaires locaux qui rendent cette action possible chaque jour.

VUE PAR SERGE GUERTCHAKOFF

La bureaucratie coûte cher

Cela ne surprendra personne. La bureaucratie coûte toujours plus cher. Une récente étude indique qu’en Suisse, plus de 30 milliards (!) de francs par an sont liés à la bureaucratie. Un chiffre impressionnant. Selon les instituts BSS et ifo, réduire les charges qui pourraient être évitées libérerait des capacités équivalant à plus de 55'000 emplois à plein temps. Prenons le cas de l’agriculture. Depuis 2005, le nombre d’exploitations agricoles a reculé de plus d’un quart en Suisse. Or, pendant la même période, les effectifs de l’Office fédéral de l’agriculture ont augmenté de 1,8%.

Comment l’expliquer? Avenir Suisse a dénombré 4000 pages de lois, ordonnances et directives. Chacune de ces prescriptions doit être mise en œuvre, puis contrôlée. Pour une exploitation agricole, il existe ainsi 3500 points de contrôle. Pas étonnant dès lors que, pour un contrôle de base, les exploitants doivent présenter au contrôleur 6 à 10 classeurs de documents. Autre exemple, si un peintre a besoin d’une échelle pour réaliser son travail chez un client, son entreprise devra disposer au préalable d’un concept de sécurité écrit…Les principales associations faîtières ont demandé en fin d’année 2025 la numérisation de toutes les inter entre l’économie et l’administration, un arrêt des nouvelles réglementations en matière de durabilité et un changement de cap en ce concerne les règles environnementales et énergétiques. Il est a demandé que la Suisse ne reprenne pas automatiquement les prescriptions européennes.

À ce propos, on peut se demander ce qu’il adviendra si le peuple suisse devait accepter le paquet intitulé « Bilatérales 3 ». Au vu de la réglementation de l’Union européenne, on peut en déduire que la bureaucratie changerait d’échelle. De quoi réfléchir à ce qui a fait le succès de la Suisse jusqu’ici.

Lausanne et région

SPN SA, société éditrice du journal gratuit Lausanne Cités, innove et lance une entreprise de distribution au service des acteurs de Lausanne et sa région.

et

Local de consommation de la Riponne: il aura fallu la pression citoyenne et l’urgence électorale pour forcer la Municipalité à revoir sa position. DR
L’ÉCONOMIE

À Pully, l’urbanisme est sous haute protection

ÉLECTIONS • Entre développement et protection du patrimoine, la gestion du territoire s’impose comme un thème central des prochaines élections communales dans la petite voisine de Lausanne.

Fin 2025, une chape protectrice s’est déposée sur la commune de Pully. Baptisée «zone réservée», cette mesure est l’aboutissement de plusieurs mois d’interpellations et de négociations au sein du Conseil communal. Face à une densification croissante et à des constructions jugées parfois désordonnées, de nombreux élus ont tiré la sonnette d’alarme, poussant la Municipalité à agir. Blottie entre sa grande voisine lausannoise et le Léman, Pully dispose en effet de peu de marges pour s’étendre.

Faute d’espace, la commune se développe désormais en hauteur, ravivant les craintes liées à la préservation du patrimoine bâti et naturel. Pour comprendre ce développement rapide, parfois presque erratique, un détour par l’histoire s’impose. «Le Pulliéran type, au début du XXe siècle, c’est un petit maraîcher, qui possède une carriole à grandes roues, et qui marche jusqu’à Lausanne les jours de marché pour vendre ses légumes, raconte Roland Wetter, coprésident de l’Association Pully Patrimoine. Mais avec l’arrivée des grandes surfaces, beaucoup d’entre eux ont dû vendre leur parcelles, sur lesquelles des nouveaux propriétaires ont construit.»

Droits de construire limités

Avec la mise en œuvre de la zone réservée communale, propriétaires et promoteurs ne peuvent toutefois plus agir librement. «Les règles de base concernant l’aménagement du territoire restent le plan d’affectation communal et son règlement, explique Etienne Räss, chef de service de l’urba-

Entre densification et préservation, la zone réservée encadre les nouvelles constructions et la rénovation du patrimoine à Pully. DR

nisme à Pully. Par-dessus, une mesure supplémentaire a été ajoutée via deux nouvelles dispositions: l’une pour mieux défendre le patrimoine architectural, l’autre pour préserver un maximum les sols.»

Concrètement, les droits à bâtir sont désormais restreints sur l’ensemble du territoire communal. Les bâtiments classés en note 3 au recensement architectural vaudois devront être conservés pour leurs qualités patrimoniales et architecturales. Par ailleurs, lors de nouvelles constructions ou d’agrandissements, au moins 50% de la parcelle devra rester en pleine terre, sans structure bâtie ni gravier, tandis que le bâti ne pourra occuper plus de 20 % de la surface. La zone réservée couvre pratiquement tout le territoire communal, à l’exception de certaines zones d’utilité publique conservées pour répondre aux besoins de la collectivité. Bien qu’elle n’ait pas encore été formellement approuvée par le Canton, la Municipalité applique son règlement depuis juillet 2023.

Provisoire et temporaire, cette mesure sert de ligne directrice jusqu’à l’entrée en vigueur du nouveau plan d’affectation communal, attendu dans les cinq prochaines années. «Cette mesure est excessivement bien pré-

Zones réservées mais très prisées

Pully n’est pas la seule commune vaudoise à avoir pris cette mesure. En 2023, Aubonne a également décidé de protéger son vieux bourg, en attendant son nouveau plan d’affectation communal. La Municipalité en avait fait la demande au Canton suite à un plan - auquel elle n’avait finalement pas octroyé de permis de construire - de construction d’un immeuble locatif de 14 logements sous le temple. Une solution également choisie par Montreux en 2022 et par la commune de Morrens en 2021.

PERSONNES HANDICAPÉES

Vaud accélère la mise en conformité des arrêts de bus

Le Canton de Vaud va accélérer la mise en conformité des arrêts de bus pour les personnes handicapées. Le Grand Conseil a accepté, à la quasi-unanimité, un crédit de 24,7 millions de francs afin de rattraper le retard accumulé par rapport aux normes fédérales. Près de 17 millions serviront à adapter des arrêts situés sur les routes cantonales hors localités, tandis qu’environ huit millions seront alloués aux communes sous forme de subventions. Actuellement, seuls 9% des quelque 2300 arrêts de bus vaudois sont conformes à la LHand (Loi sur l’égalité pour les personnes handicapées).

vue, se réjouit Roland Wetter. C’est un jalon important pour la protection du territoire.»

Avec son association, le Pulliéran d’adoption s’est notamment mobilisé pour le sauvetage du bâtiment du Prieuré, au centre du village. En 2017, un concours d’architecture proposait de rénover l’édifice, en remplaçant notamment la façade sud par une paroi largement vitrée. Si des contraintes financières ont finalement enterré ce projet, la nécessité de mettre le bâtiment aux normes actuelles a conduit la Municipalité à proposer une intervention plus modeste, respectueuse de son aspect originel. Les échafaudages sont aujourd’hui en place et les travaux ont commencé.

Conflits d’intérêts

Classé depuis plusieurs décennies en note 1 au recensement architectural vaudois — soit d’importance nationale — le bâtiment du Prieuré n’est pas concerné par la nouvelle zone réservée. Il n’est toutefois pas le seul témoin d’un passé pluriséculaire. Riche de nombreuses bâtisses du début du XXe siècle, le boulevard de la Forêt s’impose comme une vitrine du patrimoine architectural et naturel cher aux Pulliérans.

Un patrimoine également naturel, à l’image du parc du Castelet, non loin du Val-Vert, qui cristallise les tensions entre écologistes et promoteurs. En 2025, une initiative communale a été lancée pour bloquer un projet de construction sur cette parcelle de verdure. Elle a récolté suffisamment de signatures pour être portée devant le Conseil communal. Alors construira, construira pas? 

DR LAIT SUISSE SOUS PRESSION

Alliance entre le lait équitable Faireswiss et Robin des Fermes

Dans un contexte où la pression sur les prix du lait atteint un niveau critique, fragilisant toujours davantage les fermes laitières, certains acteurs refusent de rester spectateurs. La coopérative du lait équitable Faireswiss et la plateforme vaudoise de circuits courts Robin des Fermes annoncent le lancement d’une solution de distribution directe du lait équitable, livrée à domicile depuis le lundi 9 février. Les consommateurs pourront ainsi recevoir du lait équitable, en même temps que leur panier de fruits et légumes. Une réponse concrète à une crise structurelle qui fragilise chaque année davantage les exploitations laitières du pays. DR

La voix des mouvements sociaux

MUNICIPALES 2026 • Engagée sur le terrain bien avant de siéger au Conseil communal, Léonie Kovaliv d’Ensemble à Gauche conçoit la politique comme un lien à retisser entre les institutions et la réalité vécue au quotidien.

C’est Marcelle qui nous accueille à l’intérieur de la Couronne d’Or, le sympathique café situé derrière la Riponne, où Léonie Kovaliv s’est installée. Marcelle, c’est sa jeune chienne, une goldendoodle qui l’accompagne partout, dans sa vie quotidienne, dans ses engagements, jusqu’au Conseil communal, au point qu’elle aimerait pouvoir l’intégrer pleinement à son travail d’enseignante spécialisée, tant sa présence facilite les rencontres et crée du lien. «Le lien social, c’est ma passion et ma profession, et comme on dit, tel maître, tel chien! Marcelle m’accompagne partout, du festival de la Cité, où je suis bénévole, jusque dans la sortie de la Commission de gestion du Conseil communal. Il y a même certains usagers de l’espace de consommation sécurisé qui la connaissent, et ça facilite vraiment le lien».

Désir de ville

La Couronne d’Or, c’est un lieu qui correspond bien à Léonie, qui répond à son désir de vie, de ville, un espace de cohésion sociale, de brassage aussi, avec une terrasse où l’on discute et observe la vie du quartier. Elle insiste sur le fait qu’on parle trop souvent négativement de la Riponne: «On a fait beaucoup de bruit autour du local d’injection, sans vraiment laisser la parole aux personnes concernées. Je trouve que les médias qui traitent des questions

d’addiction auraient dû interviewer les gens qui vivent cette cohabitation au quotidien, le voisinage, l’équipe de la Couronne d’Or, et bien sûr les professionnels du travail social qui encadrent les personnes en situation

«On a fait beaucoup de bruit autour du local d’injection, sans vraiment laisser la parole aux personnes concernées»

d’addiction. Parce que là, les enquêtes ne reflètent pas la réalité».

Léonie Kovaliv n’a pas grandi dans une famille impliquée en politique, mais dans un foyer où les décisions se prenaient collectivement, à main levée, autour de la table. «Tout était soumis au vote», raconte-t-elle, évoquant cette horizontalité familiale comme un apprentissage implicite de la démocratie. Benjamine d’une fratrie soudée, issue d’un milieu plutôt privilégié, elle dit aujourd’hui mesurer lucidement ce que cela implique: «Je suis blanche, j’ai fait des études, je viens d’une famille stable. Je suis remplie de privilèges.»

C’est précisément cette consciencelà qui va nourrir sa vocation politique, doublée d’un vrai désir d’enga-

gement collectif. Très tôt, elle s’engage notamment aux scouts de Sauvabelin... «J’ai toujours été attirée par les mobilisations sociales et l’engagement collectif», explique-telle. Ces expériences forgent son goût pour les questions sociales, la mixité, la rencontre avec des personnes venues d’horizons différents, un fil rouge qui ne la quittera plus. La politisation viendra plus tard, presque naturellement, au contact des autres, au fil des amitiés, des engagements associatifs, et de son métier de travailleuse sociale. Le déclic s’opère face aux crispations du monde contemporain. La montée des extrêmes droites en Europe, les discours déshumanisants, les politiques sécuritaires la poussent à franchir un pas. Elle devient membre de la grève féministe et participe à l’organisation de la mobilisation de 2019, tout en menant de front ses études, puis rejoint les listes électorales. «C’était important pour moi de franchir ce pas, de faire le lien entre les professionnels du social et les institutions, pour leur expliquer ce qui se passe vraiment sur le terrain, car le milieu du social est en crise.»

Besoin d’un grand changement

Aujourd’hui membre du Conseil communal, elle ne cache ni ses colères ni ses désillusions, face à un appareil politique souvent freiné par les petits arrangements, les calculs, et la

politique des «petits pas», qu’elle juge peu utile. «Ce n’est pas suffisant, avancer si peu, c’est comme ne pas avancer du tout. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un grand changement, de redéfinir complètement les priorités de notre projet de société», insiste-t-elle, rappelant que les mobilisations pour les services publics ou la jeunesse montrent une vitalité des mouvements sociaux à Lausanne et plus généralement dans le Canton.

Léonie Kovaliv rêve d’une ville où les politiques publiques sont gérées avec les personnes directement concernées et pas décidées uniquement par des conseillers communaux

hors-sol. «C’est là ou le lien entre institutions et terrain est capital: qu’il s’agisse d’usagers de structures de consommation sécurisée, de politique jeunesse, de la petite enfance, du handicap… il faut écouter les voix du terrain, et surtout agir en conséquence». Léonie se définit bien plus comme une «porte-voix» des mouvements sociaux, défendant une vision organique de l’engagement politique, en lien fort avec l’implication citoyenne que comme une figure politique: «La politique ne se fait pas seulement dans les institutions, mais aussi dans la rue.»  Thomas Lécuyer

La droite humaniste qui écoute la ville

MUNICIPALES 2026 • Avocate de formation, libérale de conviction, et profondément ancrée dans sa ville, la PLR Mathilde Maillard vit Lausanne au quotidien, animée par une vocation politique précoce, passionnée et assumée.

Dans l’appartement de Mathilde Maillard, au cœur de l’une des rues piétonnes les plus célèbres de la ville, un cadre attire immédiatement le regard: une affiche de campagne libérale de 1931 montrant une grosse main rouge menaçante planant sur Lausanne, annonçant que «les socialistes vont s’emparer de l’Hôtel de Ville». Un clin d’œil offert par ses collègues, à la fois esthétique et politique: «C’est évidemment un trait d’humour. Mais au-delà du symbole, je trouve aussi cette affiche très jolie», précise-t-elle.

Une vocation politique précoce Née en 1993 et avocate de profession, elle adhère officiellement au PLR en

2014, dans sa jeune vingtaine. Dans sa famille, pas d’engagement politique, mais un intérêt vif pour la chose: «Même adolescente, j’ai su que j’avais des idées de centre-droit, explique-t-elle. J’ai évolué dans une famille où on parlait beaucoup de politique. Aucun de mes parents n’a jamais appartenu à un parti, mais mon père travaillait dans le milieu politique, et ma mère était enseignante d’origine française, alors c’était un sujet inépuisable, tant côté suisse que côté français.»

Très tôt, les convictions se structurent: étudiante en droit à l’Université de Lausanne, elle s’engage activement chez les Jeunes PLR, attirée par un pragmatisme qu’elle revendique: «La différence entre la gauche et la

droite, c’est que la gauche est très dogmatique, et donc souvent horssol, tandis qu’à droite, on est plutôt pragmatique.»

Ce goût du concret irrigue son engagement et l’envie de contribuer à la communauté, avec, chevillée au corps, une passion énorme pour l’actualité et les systèmes politiques. Mathilde Maillard établit un parallèle clair entre sa vocation politique et son métier d’avocate: «En tant qu’avocat, on est habitué à la confrontation, au débat, à l’oralité. En politique, c’est fondamental d’être tout à la fois force d’écoute et surtout force de proposition, avec des convictions fortes. Quand on plaide, on aide notre client dans une situation individuelle, on y croit, on avance, et c’est déjà passionnant. Quand on s’engage en politique, c’est la même idée, mais dans ce cas, on n’est plus au service d’une personne, mais de la communauté.»

Lausanne, entre attachement et inquiétude

Chez Mathilde Maillard, l’attachement à Lausanne est d’abord une affaire de vécu. Depuis près de dix ans qu’elle y habite, elle parcourt la ville chaque jour en bus, à pied, de jour comme de nuit: Lausanne est pour elle un lieu de vie avant d’être un enjeu politique. Son regard sur l’évolution de la ville est lucide, parfois inquiet. «Je suis assez attristée quand je vois l’état de la ville, et plus encore de l’hyper-cen-

tre.» Commerces en difficulté, sentiment d’insécurité, deal à ciel ouvert: elle raconte ce sentiment de dégradation sans détour, notamment cette scène où une vieille dame, anxieuse, lui demande d’attendre le bus avec elle. «C’était un dimanche, à midi! Ça me brise le cœur de constater ce climat qui nuit grandement à la qualité de vie des Lausannois.»

«La différence entre la gauche et la droite, c’est que la gauche est très dogmatique, tandis qu’à droite, on est plutôt pragmatique»

C’est face à ce qu’elle nomme un «constat d’échec» qu’elle souhaite agir sans attendre. Elle croit à des solutions fondées sur l’équilibre entre le respect des devoirs et des libertés individuelles, sans renoncer à l’humanisme. «On peut porter des valeurs de droite et être humaniste, bien sûr. La droite humaniste existe! Ce n’est pas parce qu’on est de droite qu’on est contre toute forme de redistribution sociale.»

Pour elle, la vérité politique est toujours multiple, jamais unique: «La vérité se construit sur la base de ce que les gens ressentent, vivent, observent. Le travail du politicien, c’est de savoir écouter, faire remon-

ter, et trouver un chemin à partir de là.» Hors des salles de conseil et des prétoires, Mathilde aime lire – longtemps des essais politiques, aujourd’hui davantage de romans –et refuse une vie casanière: «Pour passer une journée à la maison, il faut vraiment que je sois malade. J’aime faire la fête, et c’est aussi pour ça que j’aime Lausanne: c’est une ville avec une vie nocturne très dynamique. Je suis souvent au Giraf ou au XIIIe Siècle par exemple».

Mais la politicienne n’est jamais loin de la noctambule, rappelant qu’il est essentiel que la fête et la vie nocturne se vivent «dans un espace public où l’on se sent bien, en sécurité». Que ce soit en parcourant la ville, en assistant à des événements culturels ou en partageant un verre avec des habitants, elle reste proche du quotidien lausannois. Rarement chez elle, toujours en action, Mathilde Maillard incarne une génération engagée, énergique et déterminée à aligner actes et convictions. Une manière, aussi, de répondre à ceux qui reprochent à la classe politique d’être de plus en plus déconnectée de la réalité et de rappeler que l’engagement politique peut s’ancrer dans la vie de tous les jours, au cœur des quartiers et des citoyens qu’elle représente.  Thomas Lécuyer

Mathilde Maillard plaide pour un espace public où l’on se sent en sécurité. TILLE
Sa jeune chienne Marcelle accompagne Léonie Kovaliv partout où elle le peut. TILLE

Portraits intimes des candidat(e)s à la Municipalité de Lausanne

Relever les défis, du lac à l’arène politique

MUNICIPALES 2026 • Sportive par nature, la Vert’libérale Virginie Cavalli cavale entre le lac où elle se baigne toute l’année et l’équitation qu’elle pratique avec passion, tout comme son engagement politique.

Animée par le goût du dialogue et allergique aux certitudes toutes faites, Virginie Cavalli trace un parcours politique exigeant et pragmatique, défendant une vision où la liberté individuelle va de pair avec la responsabilité et où chaque défi devient une occasion d’avancer. Née à Lausanne et descendante d’une commerçante lausannoise (ndlr: Cavalli Musique), elle revendique un attachement viscéral à sa ville, et notamment son lac, sur les bords duquel nous la retrouvons.

Plongée en politique

Ouchy n’est pas un décor choisi au hasard, mais un lieu-refuge, une respiration régulière dans un quotidien dense. «Ces rives du lac, c’est une porte grande ouverte sur la nature, à portée de métro», dit-elle, regrettant toutefois le manque d’accessibilité des zones de baignade. «Il faudrait développer des aménagements d’accès à l’eau plus proches du métro, car ce petit ponton d’Ouchy est bien insuffisant…» Été comme hiver, elle y vient pour nager – parfois dans une eau glaciale – marcher, ou simplement se ressourcer. Le lac est à la fois un espace de liberté, un défi personnel et un point d’équilibre. On est en décembre, l’eau est à huit degrés, mais Virginie a quand même pris son maillot, entre courage et ténacité! «C’est vrai, j’aime le petit côté défi! Mais je vous jure, ça fait un bien

fou!» Sa vocation politique naît tôt, presque par surprise. À 21 ans, invitée par un ami à une assemblée de parti, elle découvre un univers dominé par des hommes de plus de cinquante ans. Le choc est immédiat: «Je ne me sentais absolument pas représentée! Je me suis dit: c’est juste pas possible!»

«Il faut développer des aménagements d’accès à l’eau plus proches du métro, car ce ponton d’Ouchy est bien insuffisant»

Ce sentiment d’exclusion se transforme en moteur. Elle s’engage, animée par le goût du défi: «Quand on me dit: “tu n’y arriveras jamais”, j’ai toujours un malin plaisir à le faire.»

La liberté individuelle est sa valeur cardinale, indissociable de la responsabilité: «La liberté va avec le sens du bien commun.» Elle explique ne pas supporter d’être enfermée dans des certitudes de gauche ou de droite, et prône le pragmatisme politique, loin des utopies: accepter la complexité, chercher des compromis et refuser la pensée unique. Et quand on lui dit qu’on ne peut pas défendre le libéralisme et l’écologie à la fois car cela

peut sembler antinomique, elle assume que cette position soit inconfortable, mais la revendique pleinement: c’est précisément cet espace qui permet, selon elle, de convaincre une majorité de faire que l’écologie doit être vue comme une opportunité plutôt qu’une contrainte, en restant fidèle à ses valeurs de responsabilité, de dialogue et d’ouverture. Passionnée, Virginie Cavalli ne refuse jamais la confrontation, va à la rencontre des gens, creuse ses dossiers, cherche des compromis. Elle se méfie du populisme et revendique un travail de fond. Sa personnalité s’y retrouve pleinement: une capacité à questionner sans relâche, à refuser les réponses toutes faites. «Pourquoi on ne peut pas faire mieux? Comment pourrait-on être plus efficace?» Une exigence qui fait écho à sa vie professionnelle: elle travaille dans le domaine de la protection des données, qu’elle décrit comme central aujourd’hui: «La donnée, c’est le pouvoir, mais aussi l’or numérique du XXIe siècle».

Refus du dogmatisme

En parallèle, elle effectue des mandats de juriste et conseillère parlementaire, un travail qui l’amène à jongler entre différents rôles, avec des journées souvent longues, mêlant expertise juridique, réflexion stratégique et accompagnement politique. À une vie profes-

sionnelle bien chargée, s’ajoutent une vie sociale active d’épicurienne assumée et des engagements citoyens, tout en cherchant à préserver des «bulles d’oxygène».

L’équitation, la danse, la course à pied ou la natation sont pour elle des espaces de calme et de recentrage, mais où le défi n’est jamais loin (exemple: la baignade à huit degrés!).

Chassez le naturel, il revient au galop… Son rapport au cheval est d’ailleurs révélateur: elle a sauvé une jument promise à l’abattoir, malgré les doutes de beaucoup de personnes: «Encore un projet dont certains disaient: c’est perdu d’avance.» On lui reproche parfois un rythme effréné, qu’elle assume avec lucidité, reconnaissant avoir longtemps peiné à poser des limites. Toujours en mouvement, elle a appris à ses dépens l’importance de l’équilibre, mais s’efforce aujourd’hui de prioriser, d’écouter les signaux, d’accepter de lever le pied lorsque cela s’impose. Son engagement repose sur une conviction simple: on peut changer les choses sans dogmatisme, en restant fidèle à soi-même, sans avoir peur de l’effort, ni de nager, parfois, à contre-courant. 

Thomas Lécuyer

Un regard critique et engagé sur Lausanne

MUNICIPALES 2026 • Scientifique de formation, musicien dans l’âme et écologiste convaincu, Johann Dupuis d’Ensemble à gauche incarne une génération pour qui la politique se vit autant dans les actes que dans les idées.

Enfant des années 80, Johann Dupuis a vu Lausanne se transformer à grande vitesse, parfois au détriment de ce qui faisait son souffle. Son arrivée dans la capitale vaudoise marque une première émancipation: au début des années 2000, après le gymnase à Yverdon, l’université est vécue comme une libération: «C’était l’arrivée dans une ville plus grande, foisonnante, riche de lieux alternatifs, de scènes culturelles indépendantes, de locaux de répétition».

Réinventer la ville

Cette ville-là, Johann Dupuis la regrette. «C’est une vie culturelle alternative qui a dans une large

mesure disparu aujourd’hui», constate-t-il, voyant dans le quartier du Flon le symbole d’une évolution qu’il juge profondément problématique.

C’est pourtant bien au cœur de ce quartier emblématique qu’il nous donne rendez-vous, non pas parce qu’il l’affectionne particulièrement, mais plutôt pour le prendre en contre-exemple. «Le Flon, c’est tout ce qu’il ne faut pas faire, depuis qu’on a recouvert la rivière il y a près de deux cent ans, jusqu’à la privatisation complète de ce quartier. Vous vous rendez compte de ce qu’il serait possible de faire si ce quartier, propriété d’une entreprise privée, revenait en mains publiques? Du nombre de

logements qui pourraient être construits? Ou même de la possibilité de rendre à Lausanne ses rivières? Je rêve de voir renaître le Flon à ciel ouvert, reliant le lac au Jorat. Une ville sans eau à l’air libre, c’est triste.» Il y avait son groupe de jazz-rock, ses habitudes, ses souvenirs. «On fait partie des gens qui, avec les années, ont dû partir». Pas de rancœur personnelle, mais une lecture politique. Privatisation de l’espace, monopole culturel et festif, loyers exorbitants, faillites en chaîne: il y voit l’illustration parfaite d’un urbanisme livré aux intérêts privés plutôt qu’aux besoins collectifs.

Justice sociale et écologique

Il est ainsi, Johann Dupuis: entre le rêve et l’engagement social et politique, entre le combat et l’utopie, mais toujours porté par un solide rapport à la nature, vécu autant comme refuge que comme boussole. Son engagement plonge ses racines dans deux préoccupations constantes: la protection de l’environnement et le sentiment d’injustice face aux inégalités, le long d’un parcours qui n’a rien de linéaire, à l’image du lit d’une rivière indomptée. Formé en sciences politiques à l’université, il a enchaîné les jobs - coursier à vélo, informaticien… - explorant différents mondes et réalités, avant de revenir, enrichi de ces expériences, vers le monde académique. Il reprend alors la recherche, obtient

un doctorat, enseigne à l’Université de Lausanne, puis rejoint l’Office fédéral de l’environnement comme collaborateur scientifique. Un choix qui s’impose à lui comme une évidence, au croisement de ses convictions profondes et des rencontres qui ont jalonné son chemin. Entré en politique en 2013, il avoue un choc

«Le véritable désastre écologique auquel nous devons faire face est un problème politique global avant d’être individuel»

initial: «Je pensais qu’avec la science, les faits, les analyses documentées, les preuves, on pouvait toujours convaincre». La réalité du débat politique lui apprend vite que les décisions ne sont de loin pas toujours rationnelles, ni fondées sur les faits. Pour autant, l’idéalisme reste intact: «C’est la seule chose qu’il nous reste», confie-t-il, loin de toute illusion. Johann Dupuis revendique dès lors une écologie politique claire, sans aucun compromis sur la primauté de la santé publique et de l’environnement sur la croissance économique. Il refuse de culpabiliser les individus et insiste sur les responsabilités systémiques: «Le véritable désastre éco-

logique auquel nous devons faire face, c’est un problème politique global avant d’être un problème individuel. C’est trop facile de se dédouaner sur la responsabilité personnelle, alors que c’est avec des choix forts, des décisions globales, qu’on pourra faire changer les choses.» Refusant toutefois toute forme d’attentisme, il tente d’agir au quotidien et surtout de rester cohérent avec ses positions, sans jamais se poser en donneur de leçons. Il réfléchit aux impacts de ses gestes les plus simples, interroge ses habitudes, conscientise son empreinte et cherche à la réduire autant que possible. Il n’a plus pris l’avion depuis plus de sept ans, non par posture mais par conviction, tout en restant lucide sur les limites de l’exercice individuel: «Les gens ne sont pas prêts à lutter contre la crise climatique car ils ont surtout peur de ne pas pouvoir boucler les fins de mois».

Enfin, il y a la musique, toujours présente. Ancien rockeur alternatif du temps du Flon de la bonne époque, il pratique toujours la guitare acoustique, même si aujourd’hui elle se fait plus calme, entre folk et jazz. Mais on l’aura compris, sous le lit calme de la rivière gronde toujours le torrent de la lutte.  Thomas Lécuyer

Pour Johann Dupuis, le quartier du Flon est l’exact contre-exemple d’un développement urbain harmonieux et écologique. TILLE
Virginie Cavalli aime le grand air. Le lac, elle s’y baigne été comme hiver. TILLE

«Mes joueurs ont une revanche à prendre sur Servette…»

DERBY DU LAC • Peter Zeidler, entraîneur du LausanneSport, nous livre son analyse avant le duel très attendu de ce dimanche 16h30 face aux Genevois de Servette FC. Interview.

Le Lausanne-Sport et le Servette FC sont au coude à coude au classement de Super League. Le troisième derby de la saison, qui opposera les deux formations lémaniques ce dimanche à la Tuilière, s’annonce donc plus engagé et passionnant encore que d’ordinaire. Dans un contexte de rivalité régionale intense, l’enjeu sportif promet d’électriser l’ambiance en tribunes comme sur le terrain. D’autant que cette affiche arrive après deux rencontres au sommet pour le LS, face à Saint-Gall et Thoune.

«Dans ces derbys, le public joue plus que jamais son rôle de 12e homme.Venez nombreux au stade!»

Lausanne Cités: Que vous inspire ce nouveau «derby du lac»?

Peter Zeidler: Ces duels entre deux clubs voisins et historiquement rivaux restent spéciaux, surtout pour les joueurs originaires de la région. Ils ravivent aussi la rivalité entre nos supporters. Le premier match face à Servette, que nous avions perdu à domicile en octobre, appelle une revanche. Le second, que nous avions gagné à Genève en

janvier, avait été précédé de la vandalisation de fresques honorant quatre de nos joueurs dans le quartier de Praz-Séchaud, signe que la rivalité reste vive...

Les deux équipes sont au coude à coude en milieu de classement.

C’est un peu une surprise non? À ce stade, le classement montre effectivement que cette saison, nos deux équipes se valent. Servette a beaucoup de bonnes individualités telles que Cognat et Stevanovic, deux des meilleurs joueurs de ce championnat suisse. Leur classement actuel reflète mal cette qualité. Nous jouerons cette fois à domicile, et nous aurons une revanche sur notre défaite d’octobre à la Tuilière. Notre objectif sera de gagner aussi pour garder de la distance avec le bas du classement et donc avec une potentielle relégation.

Cette saison, vous avez plusieurs fois créé la surprise, face à des clubs forts, tout en peinant face à de plus faibles. Comment l’expliquer?

On a effectivement battu Berne 5 à 0. Or, c’est un club disposant d’un gros budget, mais ce n’est pas le YB d’il y a

seulement trois ans non plus… Idem pour Bâle, battu 5 à 1, également à domicile. Mais les «forts» désormais, ce sont plutôt Lugano, Thoune ou Saint Gall… Dans le même temps, on vient de perdre face à Winterthour, la lanterne rouge, qui se bat pour se sauver. Globalement, on est souvent meilleur à domicile, et on peine davantage sur des terrains qu’on ne connait pas. Quand la pression monte, on est parfois un peu nerveux et on perd confiance. Même à 11 contre 10 face à Saint Gall, nous n’étions par exemple pas parvenus à nous imposer... On constate cependant qu’on progresse dans le jeu,

Deux Lausannois au sommet de la planète freeride

MONDIAUX • La semaine passée, les Suisses ont marqué de leur empreinte les premiers championnats du monde de l’histoire. Parmi eux, se trouvaient Nicolas et Victor Hale-Woods. Un pilier et un «rookie». Confidences. La semaine dernière se déroulaient à Ordina-Arcalis en Andorre, les premiers Mondiaux FIS freeride de l’histoire. Deux Lausannois étaient de la partie. Nicolas HaleWoods, le père de 56 ans, est le fondateur de célèbre Xtreme de Verbier et du circuit mondial du Freeride World Tour (FWT). Lequel est piloté depuis Pully par sa société, qui emploie 22 personnes. Tombé dans la marmite Victor, son fils de 23 ans, est tombé dans la marmite freeride tout gamin. «Mon père a su partager sa passion avec nous, sans jamais nous pousser à la gagne… On ride encore ensemble parfois et c’est toujours un plaisir, même s’il a parfois du mal à suivre». Dans les pentes couvertes de 20 cm de poudreuse fraiche du Basser Negre, sommet de 2687 m affichant des pics à 47°, le Vaudois a négocié sa «ligne» comme prévu, mais a été gêné par le vent et les passages précédents. Au final, il termine 11e sur 18 mais «avec plaisir et sans regret». Victor Hale-Woods est un «rookie» sur le FWT 2026, mais ne se laisse pas intimider par les athlètes confirmés qui y évoluent et l’ont inspiré. Le Lausannois se donne les moyens de réussir. Il se fait aider par trois coachs: un pour le physique, un pour le mental et un pour le choix de ses lignes. Étudiant à HEC Lausanne et y bénéficiant du

programme aménagé pour les sportifs, tout comme son amie française Astrid Cheylus, il démarche lui-même les sponsors pour financer les 15’000 francs de sa saison. La marque étasunienne K2 et la norvégienne Norrona lui font déjà confiance. «Mon frère ainé Thibault, qui est avocat stagiaire à l’étude Bratschi de Lausanne, relit mes contrats», précise le jeune homme en souriant.

Une fierté partagée

Nicolas Hale-Woods est «fier» de ses fils. Il a aussi de quoi être fier de lui. En 2025, les vidéos du FWT ont en effet généré pas moins de 400 millions de vues. Quant au FWT, il a donné naissance à 330 évènements, charriant 11’000 licenciés. Fin 2022, la puissante Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) rachetait son FWT. Les Mondiaux d’hier constituaient le premier changement visible découlant de cet évènement.

Lequel avait à l’époque choqué les puristes, inquiets de voir leur discipline de prédilection «perdre son âme» sur l’autel du sport-business. L’objectif affiché par Nicolas Hale-Woods était alors clairement de «passer à un niveau supérieur et d’amener un jour le freeride aux JO». Le succès de ces premiers Mondiaux va puissamment dans ce sens. Le comité international olympique décidera en juin si le freeride sera des JO d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. Victor Hale-Woods espère au moins autant que son père que la réponse sera positive…

mais pas encore au point de pouvoir imposer notre façon de jouer à nos adversaires.

Que dire de l’actuel contingent? On a beaucoup d’absence dont notre attaquant canadien Theo Bair et Sigua, mais nous sommes désormais 24. Soit suffisamment pour faire tourner l’effectif… On a en revanche vendu notre défenseur central Bryan Okoh à l’AJ Auxerre la semaine passée… C’est une rentrée financière bienvenue, mais qui vient affaiblir l’un de nos points forts qu’est la charnière centrale… Dans le même temps, on s’est attaché les services de trois jeunes joueurs prometteurs: Omar Janneh Susso qui vient de l’Atlético Madrid,

Sékou Koné, milieu prêté par Manchester United, et Theo Bergvall en provenance du Djurgårdens IF. Mais il y aura pour eux inévitablement une phase d’adaptation, le temps de s’intégrer et de trouver les automatismes.

Ces renforts sont de bon augure pour poursuivre votre belle aventure européenne… Oui. Nous sommes les derniers représentants suisses en coupe d’Europe. C’est une grande fierté d’avoir déjà éliminé les Kazakhs d’Astana, les Turques de Besiktas et battu les Italiens de la Fiorentina! Pas grand monde n’aurait parié sur ça en début de saison. Le 19 février, nous irons affronter les Tchèques du SK Sigma Olomouc chez eux et le 26, nous les recevrons à la Tuilière. Les battre nous permettrait d’accéder aux 8e de finale de la Conference League. L’objectif de début de saison était de finir le plus haut possible éventuellement parmi les six premiers en championnat, et d’aller le plus loin possible en coupe d’Europe. À ce stade de la saison, tout reste ouvert en championnat. Mais le mieux est de ne pas trop se focaliser sur le classement final, et plutôt prendre les matches les uns après les autres. Dans ce contexte, une nouvelle victoire face à Servette pourrait enclencher une dynamique positive.  Laurent Grabet

Pour acheter vos billets: www.lausanne-sport.ch ou tentez d’en gagner en scannant le QR code ci-dessous.

Laurent Grabet
Victor (à gauche) et Nicolas Hale-Woods posent fièrement. DR
Peter Zeidler scrute l’adversaire et planifie sa revanche après la défaite du premier duel face à Servette. LAUSANNE-SPORT

Tournant électrique

Les passionnés de la marque Alpine ont intérêt à s’activer s’ils veulent continuer à rouler avec une voiture à essence. L’Alpine A110 électrique s’apprête à prendre le devant de la scène. La marque promet un châssis affûté et une autonomie de 350 km. La dernière édition thermique devrait finir sa carrière au milieu de l’année. Rappelons que la compacte A290 a été présentée en variante uniquement électrique. La gamme va s’étendre avec un SUV A390, une A110 décapotable, une nouvelle version A310, un coupé 2+2. Alpine annonce sept modèles à l’horizon de 2030.

FERRARI

Des superlatifs en vue

Quand Ferrari se penche sur une voiture à propulsion électrique, elle n’y va pas par quatre chemins. Les performances sont déjà annoncées: 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, maxi 310 km/h, plus de 1000 ch (en mode boost) et plus de 530 km d’autonomie. Pour le moment, seul le châssis est connu, en aluminium recyclé à 75%, avec un moteur par roue. Quelle sera la carrosserie? Un gros coupé? Un SUV super sportif? Les informations arrivent peu à peu, elles sont toutes colorées par des superlatifs. La marque italienne se doit de figurer au sommet des performances, même sans V12 rugissant.

Steer by wire: quand l’électronique prend le contrôle du volant

INNOVATION • On appelle

ça le «steer by wire», la direction par fil. Et elle a de nombreux avantages!

Ce sont des capteurs et des moteurs qui font tourner vos roues avant. Oui, cela existe, mais quelle confiance peut-on avoir? Il fallait s’y attendre, les Chinois sont en pointe. Le NIO ET9 est le premier véhicule de série qui utilise le steer by wire, conçu par ZF, grand spécialiste, entre autres, des boîtes de vitesses. Mercedes-Benz va suivre, en principe cette année, et sera le premier constructeur européen à intégrer cette innovation dans sa gamme.

Autorisé depuis longtemps

L’Europe a édicté une norme en 2003 déjà. Les conditions sont mises à jour sans arrêt, elles sont encore dissuasives. Car comment fonctionne ce dispositif? Des capteurs enregistrent la position du volant et la transmettent à une unité de calcul, qui fait agir des moteurs pour donner aux roues le bon angle. Dans certains cas, des pays ont demandé une liaison mécanique de sécurité. Ce qui rend le système lourd et quasiment inutile. L’Europe ne l’exige pas, toutefois, la complexité est énorme. Le danger? Qu’une panne électrique survienne et que la voiture ne puisse plus être dirigée. Ou qu’un pirate, un hacker, prenne le contrôle.

Pour l’éviter, des redondances et des protections sont exigées. Cela complique l’industrialisation. Cela

n’empêche pas une Lexus RZ d’avoir opté pour cette technologie. La norme édictée en 2003 n’a pas cessé d’être amendée. La dernière prévoit une redondance complète avec double ou triple capteur, une unité de contrôle doublée, une alimentation électrique sécurisée, afin qu’en cas de défaut, un système miroir puisse permettre au conducteur d’avoir un volant opérationnel. Les tests doivent démontrer que le taux de défaillance ne doit pas dépasser 4,5FIT, c’est-àdire une panne tous les 25'000 ans. Difficile à garantir…

NOUVELLE RENAULT CLIO

Outre la direction, les suspensions actives, le châssis intelligent, le freinage, sont aussi des éléments gérés par une unité centrale. On pense évidemment aux véhicules autonomes, qu’on nous promet depuis des lustres et qui ont de la peine à faire leurs preuves définitives.

Parcage facilité

Quel avantage attend-on d’une direction sans lien mécanique? De la souplesse, et on se demande si les calculateurs enverront des informations sur l’état de la route pour

que le conducteur ait des sensations dans les doigts, une réduction du bruit, un gain de poids, une possibilité d’intégrer une direction sur les roues arrière.

Les designers auront un obstacle de moins pour optimiser l’espace intérieur. Le parcage est facilité, le contrôle dynamique du survirage ou sous-virage devrait être amélioré. À terme, les constructeurs s’attendent aussi à une baisse des coûts et à un avantage clair pour le confort des clients. 

RENDEZ-VOUS LE 14 FEVRIER chez votre partenaire Renault dans votre région - toutes les adresses sur rrg-partner.ch

DR
PUB
Capteurs et moteurs remplacent la liaison mécanique.DR
L’unité centrale contrôle direction, suspensions, châssis et freinage.DR
DR
La conduite autonome est prioritaire pour Bosch, ce qui inclut les recherches pour la direction électronique. DR

Loisirs sorties &

Évasion: Oman, l’Arabie en majesté page 17

Notre sélection de sorties DR

Expos, spectacles, concerts, tous les événements à ne pas rater sont dans notre agenda. page 14

Le bouquin du weekend

DR

Dans son dernier roman, l’autrice Aude Seigne ouvre une fenêtre sur l’introspection. p.14

Un idéal révolté

THÉÂTRE • «L’imagination ouvre quelquefois des ailes grandes comme le ciel». Venez retrouver l’atmosphère impétueuse de «Fantasio» portée par la jeune garde du théâtre romand. Accompagné par l’équipe du TKM aux mille-et-un savoir-faire, Laurent Natrella dirige de main de maître cette traversée truculente pop-poéticopunk, où la frénésie d’une jeunesse emplie de fougue, de verve et de folie douce, entre en résonance avec l’air du temps. Ce texte, composé en 1833 par un jeune homme de 22 ans, en pleine efflorescence littéraire, dans un élan de révolte romanti-

que contre les traditions théâtrales des siècles passés, annonce déjà «La Confession d’un Enfant du Siècle», cette confidence littéraire resserrée autour d’une problématique centrale: celle de la jeunesse au lendemain de la Révolution, de la République, du Directoire, du Consulat et de l’Empire, presque une ébauche d’analyse appliquée à toute une génération.

Au-delà cependant de la question du politique et de ses conséquences sur la psychologie d’un peuple, Alfred de Musset y questionne hors de toute convention ce thème marivaudien par excellence

qu’est l’amour. Comment va prendre fin le savoureux imbroglio de cette comédie en deux actes? Assurément, vous le verrez, non sans une évidente fantaisie!

Sylvie Parel «Fantasio»,Théâtre Kléber-Méleau, Renens, du 24 février au 1er mars, infos sur www.tkm.ch

DR

Poésie sur scène

«À moi!», un spectacle sensible et poétique pour les enfants, sera joué au Théâtre de Marionnettes. page 15

Sorties de films

BUSSIGNY • À partir du mois de mars 2026, Katia Etter, fondatrice de K-Studio à Bussigny, lance l’ini-

tiative UrbanMan: des soins express gratuits pour les hommes, tout en soutenant une cause locale.

Ce projet novateur qui met en lumière la santé mentale masculine et crée du lien social à travers des gestes simples et accessibles n’est pas né par hasard. En effet, le 1er janvier 2026, l’incendie meurtrier survenu à CransMontana a ravivé l’urgence de parler de la santé mentale, notamment celle des hommes. C’est dans cette optique que Katia Etter a décidé de créer UrbanMan, un projet solidaire qui propose des soins express du visage en 20 minutes. Ces soins sont offerts gratuitement dans son insti-

tut à Bussigny et dans une sélection de salons partenaires, tels que des barbiers, des coachs sportifs et des studios de fitness.

Un réseau solidaire pour un impact local L’idée est simple: offrir aux hommes une parenthèse de détente dans leur quotidien souvent stressant, tout en brisant les tabous liés à la santé mentale masculine. Les soins sont gratuits, mais des dons libres peuvent être faits au profit d’une association locale, soutenant les victimes du drame de CransMontana. Ce projet est conçu pour être totalement autofinancé, sans objectif commercial, et repose sur une volonté de créer un moment de bien-être accessible à tous, tout en sensibilisant à des problématiques profondes. Pour élargir la portée de cette initiative, Katia Etter a réuni un réseau de partenaires locaux.

La chronique politique engagée et incisive «Ella McCay», et l’adaptation de la BD «Les enfants de la résistance». page 15 DR

Un projet solidaire pour la santé mentale des hommes

L’objectif est de rassembler 200 professionnels d’ici janvier 2027. Ces partenaires, qu’ils soient barbiers, coachs ou autres professionnels du bien-être, reçoivent un kit de communication (flyers, QR code, visuels) et peuvent accueillir des journées spéciales ou rediriger leurs clients vers l’institut de Bussigny. Des événements de sensibilisation à la santé mentale masculine seront organisés dans les salons partenaires pour renforcer l’impact du projet. UrbanMan repose sur 20 ans d’expérience en esthétique professionnelle et une forte volonté de contribuer à une cause importante: offrir un moment de pause tout en soutenant une cause locale et en créant du lien social autour d’un geste simple mais significatif. 

Aurore Clerc

La jeunesse débridée de Fantasio prend vie sur scène, dans une comédie truculente. DR

Concert

Le 11 février - Rev

Rev se plonge dans la musique après une peine de cœur, l’écriture comme exutoire. Avec le temps, l’amour est resté un fil rouge de sa musique, enveloppant son public dans une atmosphère unique. À travers un style alternatif entre house et r&b, Rev souhaite casser les codes de la nouvelle génération et nous emmener avec lui dans un univers sensible et percutant en constante évolution. Docks, Lausanne.

Expositions

Du 12 février au 7 juin

Hyper saisons

Un parcours de six expositions qui présentent des œuvres interrogeant le rapport que la société entretient aujourd’hui avec la notion de limite, qu’elle concerne les corps vivants ou l’environnement. Avec la participation de Nour Asran, Laurent Faulon, Adrien Fregosi et Delphine Reist. Espace CHUV, Rue du Bugnon 46, Lausanne.

Jusqu’au 14 février

Des errances

Découvrez une très belle sélection des photographies de rue prises en Égypte et au Maroc, par Frederic Aellen et Yann Staffelbach. À voir à la galerie du Voisinand. Galerie du Voisinand, Lutry.

Jusqu’au 15 février

Vallotton forever

La rétrospective

Un siècle après la disparition de l’artiste lausannois Félix Vallotton, il revient dans sa ville natale à travers une rétrospective d’exception, intime

et magistrale. Plus que quelques jours pour la découvrir... MCBA - Musée cantonal des Beaux Arts, Lausanne.

Du 21 février au 8 mars

Les yeux de la terre

L’Espace culturel La Chaumière à Montricher présente jusqu’au 8 mars les peintures à l’huile de Nicolas Bonneau.

Espace La Chaumière, Montricher.

Jusqu’au 29 mars - Tandem

L’exposition Tandem met en lumière des œuvres issues de la collaboration d’artistes et de commissaires de générations différentes, et propose une réflexion sur le passage du temps et la manière dont les générations peuvent s’enrichir mutuellement dans un monde en constante évolution.

Espace Arlaud, Lausanne.

Foire

Les 21 et 22 février

Minéral Vaud

Une soixantaine d’exposants présenteront des minéraux suisses et du monde entier, des fossiles, des météorites, des gemmes et pierres polies, des bijoux en pierres naturelles, des outils et des livres spécialisés, lors de cette 57 bourse minéraux et fossiles.

Buvette, petite restauration.

Cube -Beausobre, Morges.

Festivals

Les 14 et 15 février

Japan Impact

Japan Impact est le plus grand festival consacré à la culture japonaise en Suisse romande. Chaque année, il ras-

Maisons-mères étonnantes

Présentée à la Ferme des Tilleuls, l’exposition «Maisons-mères - Architectures utopiques et concrètes», explore des architectures hors normes, imaginées et construites par des autodidactes visionnaires. Maisons-baleines, demeurescoquillages ou châteaux improbables: ces créations détournent les matériaux, bousculent les règles et repoussent les limites du possible. Entre rêve, ingéniosité et résistance aux standards de l’urbanisme moderne, ces bâtisseurs inventent des lieux uniques, porteurs d’utopies concrètes et de petits miracles du quotidien. Du 12 février au 21 juin, Ferme des Tilleuls, Renens.

Finale Swiss Voice Tour

Le Swiss Voice Tour célèbre ses 10 ans en grande pompe avec une grande finale exceptionnelle qui aura lieu sur la scène du Théâtre de Beaulieu à Lausanne. Huit talents venus de toute la Suisse s’affronteront le 28 février prochain pour décrocher le titre de La Voix de la Suisse, sous les yeux du public et aux côtés d’artistes de renom tels que Vitaa, Slimane et Soolking, avec une surprise annoncée pour une soirée anniversaire inoubliable. Le 28 février, Théâtre de Beaulieu, Lausanne.

semble des milliers de passionnés autour des mangas, des animés, des jeux vidéo, des traditions japonaises et bien plus encore. EPFL.

Du 25 février au 1er mars

Écrans Urbains

Explorant les nombreux enjeux du cadre bâti à travers le regard du cinéma, le festival Écrans Urbains propose une large sélection de films et de documentaires suisses et internationaux. Lieux à Lausanne: Capitole-Cinémathèque suisse, Cinématographe, mcba–Plateforme10 et F’AR, Forum d’architectures Lausanne.

Jusqu’au 28 février - Antigel

Du 5 au 28 février, cette 16eédition du festival genevois Antigel propose trois semaines de concerts, de spectacles et de soirées clubbing dans des lieux originaux. Divers lieux à Genève et environs.

Spectacles

Le 22 février

La mécanique du couple

De la rencontre à la mort, suivez les tribulations d’un couple comme les autres… et donc extraordinaire. Cette comédie explore avec humour et sensibilité la vie à deux, ses contradictions, ses concessions et sa folie ordinaire. Un spectacle rythmé, drôle et touchant, dans lequel chacun se reconnaît. Casino de Montbenon, Lausanne.

Le 27 février - Schubert, recettes, remixes et beautés Conférence spectacle. Dans un esprit ludique et didactique, accompagné du violoncelliste virtuose Sébastien Breguet, Pierre-Do Bourgknecht rend

La tour Bel-Air, un air de métropole

SKYLINE • L’ingénieur Eugen Scotoni, amoureux de l’Amérique et amateur de cinéma, voulait construire le Métropole, un complexe de salles de spectacle ultramoderne avec cinéma parlant et fosse d’orchestre, intégré dans un îlot massif surmonté d’une tour. Le recours à un architecte avec un solide ancrage local, Alphonse Laverrière, devait sans doute faciliter l’entreprise. À voir!

accessible à toutes et tous la musique de Schubert. À l’aide de projections vidéo, d’extraits joués au piano et chantés ainsi que par de joyeuses explications, il démontre en une heure toute la force de l’œuvre du compositeur. CPO, Lausanne.

Les 28 février et 1ermars

Dancing Queens

Après plus de 1300 spectateurs en mai 2025, «Dancing Queens» revient pour deux représentations exceptionnelles à Crisser. Cette comédie musicale jouée par la Troupe Artistique de Gimel reprend tous les tubes de «Mamma Mia» en français dans une adaptation totalement inédite. Réservations : www.letag.ch. Salle de Chisaz à Crissier.

Le 1er mars

Ma grand-mère est une aventurière

Le dimanche 1er mars à 11h aura lieu une représentation du spectacle jeune public «Ma Grand-mère est une aventurière» dans le cadre de la saison culturelle ZIGZAG, au Collège de l’Union à Prilly. Prilly, Aula du Collège de l’Union, chemin de l’Union 1.

Atelier

Le 18 PlanètefévrierMicrobes

Plonge dans l’univers invisible des microbes et découvre tous les secrets de ces petites créatures qui vivent tout autour de nous et même à l’intérieur de nous!

Réalise des expériences et repars avec un souvenir de ton passage au musée. Dédié aux 9-12 ans. De 14h-16h.Musée de la main, Lausanne. Sur inscription.

Les bouquins du week-end

Le nord à contrejour

Une dizaine de jours de vacances, les premières d’une famille recomposée de cinq personnes. Ce voyage au Danemark est un enjeu, il doit être une réussite. La narratrice cherche la bonne distance auprès des enfants de son compagnon, qui ont reçu une éducation différente de celle qu’elle donne à sa fille. Elle aimerait tout dire, lui penche pour préserver les enfants. La narratrice observe les prises de pouvoir qui se tissent.

Aude Seigne, éditions Zoé.

Retour à Trieste

Alma avait fui Trieste pour une nouvelle vie. Contrainte d’y retourner à la mort de son père, la jeune femme, journaliste à Rome, s’est donné trois jours pour régler la question de l’héritage. Son séjour réveille d’innombrables souvenirs: les rendez-vous au café San Marco avec son grand-père pour boire des chocolats viennois, dans la pure tradition austro-hongroise, la maison familiale. Mosaïque de cultures qui coexistaient avant d’entrer en conflit, la ville de son enfance lui apparaît comme son propre miroir . Federica Manzon, éditions Albin Michel.

ADRESSE

Arbitrage La ville connut une polémique d’une rare ampleur entre «conservateurs» et «progressistes». Il a fallu plusieurs procès pour que, finalement, on s’en remît à l’arbitrage d’un juge pour répondre à la question: la tour portera-t-elle atteinte à la cathédrale? Le tribunal répondit par la négative, et avec le recul, on ne peut pas lui donner tout à fait tort.

Du point de vue architectural, le résultat est en demi-teinte. Ramuz lui fit le pire reproche de n’être que «moyenne», faite «à coups de votations contradictoires et incohérentes».

Son architecture a été jugée plus tard peu moderne, et sa structure métallique n’est

nullement exploitée esthétiquement. De plus, sa verticalité est contrariée par le traitement de ses parties, le socle, l’îlot et la tour.

Faire de l’ombre?

Aujourd’hui, cette tour reste emblématique de la ville, sans faire de l’ombre à la cathédrale. Mais où étaient les gardiens du bon goût à partir de 1971, lorsque l’on a construit le monstrueux Centre hospitalier et universitaire vaudois?

Le premier gratte-ciel de Suisse, et sans doute l’un des premiers en Europe, est la tour Bel-Air, construite entre 1929 et 1931. 55 mètres de haut, 19 étages: de quoi donner le vertige? umettent s d-

Longtemps, on n’érigea plus de tours à Lausanne. Les urbanistes, échaudés, ont élaboré depuis début 2014 une stratégie pour l’implantation de tours dans l’agglomération, selon laquelle les «spécialistes» soumettent une «boîte à outils» aux autorités pour peaufiner la skyline et les landmarks tout en satisfaisant les promoteurs. Attention toutefois de ne pas oublier le peuple lausannois qui, la même année, refusa l’édification d’une tour de 90 mètres à Beaulieu 

Rue de Genève 12, 1003 Lausanne, mais l’entrée historique est à la rue des Terreaux 1.

TRANSPORTS EN COMMUN Métros M 1/M 2, LEB, arrêt Lausanne-Flon, ainsi que presque toutes les lignes de bus. À SAVOIR

La salle Métropole, rénovée en 2015, est la résidence de l’orchestre de chambre de Lausanne, fondé par le violoniste vaudois Victor Desarzens en 1942. Elle accueille entre 500 et 2000 spectateurs, avec une scène de 180 mètres carrés.

de cette

est

Expo
Chant
Le texte
rubrique
tiré du livre «111 lieux à Lausanne à ne pas manquer», de Martine Dutruit (photos), Ulrich Doepper, Pierre Thomas et Michel Zendali (textes), éditions emons: www.111lieux.com Disponible en librairie.
Lausanne un lieu, une histoire

Requiem entre ferveur et théâtre

CONCERT • Vivez un grand moment de musique sacrée à la cathédrale de Lausanne, porté par le Chœur J.-S. Bach et l’Orchestre de Chambre de Lausanne, sous la direction de Romain Mayor.

Le Chœur Jean-Sébastien Bach de Lausanne convie le public à une soirée d’exception le 25 février prochain mêlant spiritualité, lyrisme et puissance dramatique. Au programme, la Messa di Requiem de Gaetano Donizetti, œuvre rare et bouleversante, composée en 1835 à la mémoire d’un ami disparu. Fidèle à l’esthétique de son temps, Donizetti y marie solennité liturgique et intensité opératique, faisant vibrer tour à tour la prière, la douleur, l’espérance et la lumière. En ouverture, un extrait de Cavalleria Rusticana de Pietro Mascagni, avec le célèbre Regina Coeli, apporte une ferveur lumineuse et une intensité dramatique saisissante. Le concert est enrichi d’interventions à l’orgue, inspirées des indications originales de la partition, prolongeant la tradition liturgique par des transitions improvisées.

La soirée réunit des solistes de haut vol, notamment Clémence Tilquin, Emma Jüngling, Yan Bua, Jean-Luc

Waeber, Robert Koller, accompagnés par l’Orchestre de Chambre de Lausanne et dirigés par Romain Mayor. Dans l’acoustique majestueuse de la cathédrale, ce programme promet une expérience musicale profonde, émouvante et intensément habitée. 

Le 25 février, 20h. Cathédrale de Lausanne

Grandir, désirer, partager

MARIONNETTES • Avec «À moi!», la compagnie A Kan la Dériv’ signe un spectacle de marionnettes sensible et poétique, qui explore la naissance du sentiment de possession chez l’enfant. On y suit Céleste, une petite fille en pleine construction, confrontée à un monde où les objets attirent, séduisent et s’accumulent. Comment passer du simple «moi» à l’envie de dire «à moi»? Et surtout, comment apprendre à faire la différence entre ce dont on a besoin et ce que l’on désire sans limite?

Accompagnée de son doudou, Céleste plonge dans une aventure visuelle où les objets deviennent tantôt sources de joie, tantôt pièges envahissants. Sans discours moralisateur, le spectacle interroge avec

finesse notre rapport à l’avoir, à l’attachement et au partage, en mettant en lumière les émotions et les contradictions de l’enfance. 

Théâtre de Marionnettes, Lausanne. Du 28 février au 4 mars. Dès 3 ans.

billets b 10

Pour gagner 2 billets, envoyez LC MAR au 911 ou appelez le 0901 888 021, code 11 (1fr.90/SMS

Alouette: entre le cœur et la tête

billets b 10

Pour gagner 2 billets, envoyez LC BAC au 911 ou appelez le 0901 888 021, code 10 (1fr.90/SMS ou appel depuis une ligne fixe), jusqu’au lundi 16 février à minuit. Ou en nous envoyant une carte postale avec adresse, téléphone et email, à Av. d’Echallens 17, 1004 Lausanne.

THÉÂTRE • Marc Donnet-Monay revient au seul en scène, là où son humour, son sens de l’observation et son goût pour l’introspection trouvent toute leur force. Après avoir exploré d’autres formes théâtrales, l’artiste replonge dans ce qui l’anime profondément: les tiraillements intérieurs, les doutes et les contradictions qui façonnent notre identité. Sur scène, il interroge le conflit permanent entre la raison et l’émotion, entre l’intellect et la sensibilité. Lui qui s’est longtemps senti divisé, hésitant sur la

Cette semaine sur vos écrans

par Thomas Lécuyer

Ella McCay (Disney+)

part de lui-même à écouter, partage avec autodérision ses questionnements et ses failles. «Je me sentais partagé, comme une fondue…», confie-t-il, évoquant ce besoin presque absurde de se «mélanger» pour retrouver un équilibre. Entre confidences, finesse d’écriture et humour mordant, «Alouette» oscille entre le cœur et la tête, la lucidité et l’élan, la gravité et la légèreté. Un spectacle drôle, touchant

et profondément humain, qui transforme les doutes intimes en matière théâtrale vivante et universelle. Rendez-vous au théâtre du Pré-auxMoines les 26 et 27 février! 

Marc Donnet-Monay, «Alouette», les 26 et 27 février. Théâtre du Pré-auxMoines, Cossonay.

billets b 6

Pour gagner 2 billets pour le jeudi 26 février, envoyez LC SON au 911 ou appelez le 0901 888 021, code 12 (1fr.90/SMS ou appel depuis une ligne fixe), jusqu’au lundi 16 février à minuit. Ou en nous envoyant une carte postale avec adresse, téléphone et email, à Av. d’Echallens 17, 1004 Lausanne. DR

Quinze ans après son dernier long métrage, James L. Brooks, réalisateur multi-oscarisé de Tendres Passions et génial co-créateur des Simpsons, revient avec Ella McCay, une chronique politique féministe et lucide, et surtout, un vrai film américain de gauche. À travers le personnage d’Ella McCay, incarnée par Emma Mackey, Brooks dresse le portrait d’une femme idéaliste propulsée gouverneure par intérim dans un univers politique gangréné par l’opportunisme, les jeux de pouvoir et une masculinité toxique omniprésente. Le film parle d’empowerment féminin, de justice sociale, de protection des plus faibles, d’assurance maladie, de places en crèches, d’un regard vers l’avenir plus solidaire. Et le casting est incroyable, avec en plus d’Emma Mackey, Woody Harrelson, Jamie Lee Curtis, Axyo Edibiri (vue dans «The Bear») et l’incroyable Julie Kavner, la voix originale de Marge Simpson, dans le rôle de la narratrice.

Les enfants de la résistance

On le sait, c’est compliqué d’adapter une bande-dessinée au cinéma. Pari réussi pour Christophe Barratier avec ce film historique familial inspiré de la BD de Benoît Ers et Vincent Dugomier, qui nous plonge en 1940, dans un village français occupé par les nazis, où trois enfants — François, Lisa et Eusèbe — décident de rentrer en résistance. Autour du trio, un casting adulte particulièrement solide donne du relief à cette fresque historique: le toujours juste Pierre Deladonchamps, Artus, et Julien Pestel apportent chacun une gravité ou un contrepoint bienvenu. On retrouve aussi Gérard Jugnot, fidèle compagnon de route de Barratier, ici en service commandé dans la peau d’un curé bienveillant. Le réalisateur retrouve ici son terrain de jeu préféré: la France d’antan, l’enfance comme prisme du courage, et un récit nourri d’histoire et évidemment d’élan patriotique.

ou appel depuis une ligne fixe), jusqu’au lundi 16 février à minuit.
Ou en nous envoyant une carte postale avec adresse, téléphone et email, à Av. d’Echallens 17, 1004 Lausanne.

PETITES ANNONCES

immeuble artisanal avec des surfaces dès environ 6m2/ 16m3, au prix dès CHF 195.-/ mois, rabais fidélité dès le 4ème mois. Si vous êtes intéressé, merci d’envoyer un message à zumstein.clamogne@bluewin.ch ou un sms à Tél. 079.797.98.58 VAUD IMMO AFFAIRES COMMERCIALES

METTEZ VOTRE

ANNONCE EN AVANT

Pour CHF 10.–

de plus,

Supplément par parution TVA comprise.

Tél. 021 555 05 05

Fax 021 555 05 02 petites-annonces@ lausannecites.ch

VAUD

Prilly, au calme, meublé 3.5 pièces. 2ème étage, bel appartement, cuisine agencée, sol refait, balcon, jardin commun. CHF 1'950.-/ mois, charges CHF 200.-, place de parc CHF 150.-. Proche commerces et transports. Contact: Tél.

079.679.79.72

Homme cherche colocataire sérieux, dès mars, dans appartement Faverges- Lausanne. Loyer CHF 750.-. Tél. 079.858.19.29

De suite, beau studio meublé, lumineux, transports publics, banlieue Lausanne. Tél. 079.212.27.48

SUISSE

A vendre mobilhome- chalet, 47 m2 + 24 m2 de coin terrasse + cabanon à outils (skis-vélos) + parking privatif couvert. Entièrement isolé et refait à neuf en 2024. Camping du Robinson, Granges (VS) à 15 minutes des pistes de ski et terrrains de golf. CHF 44'000.-. Tél. 079.267.63.42

ÉTRANGER

Villa à vendre au sud du Portugal, 80 m2. CHF 85'000.-. Tel. 076.828.59.44

Votre Publicité immobilier 021 555 05 01 vente@lausannecites.ch

VACVACANCES

SUISSE

Loèche-les-Bains à louer pour vacances, studio 2 personnes, TV, Wifi, garage, terrasse. CHF 500.- /sem, ou dès 3 nuits. Tél. 079.681.78.68

FRANCE

Châtel Haute-Savoie: Portes-du-Soleil, à 100 m des remontées du Lac de Vonnes, appartement 3 pièces tout confort pour 4 personnes. Tél. 079.543.56.37 danhoff.53@gmail.com

Comment répondre à une annonce sous chiffres?

C’est simple, vous inscrivez directement sur l’enveloppe que vous adressez à Lausanne

Cités le numéro correspondant à l’annonce. Cette procédure nous évite d’avoir à ouvrir l’enveloppe et assure ainsi l’anonymat le plus complet et un acheminement rapide.

Exemple: Sous chiffres «xxxxxx» Lausanne Cités - Av. d’Echallens 17 - 1004 Lausanne Nous vous recommandons de ne pas joindre de documents originaux, car nous ne pouvons en garantir la restitution. www.lausannecites.ch

Jeu des 7 erreurs

ASTROLOGIE CONSULTATIONS Dorothy

Lausanne, Cristal, métisse, amour, bisous avec langue. Tél. 077.983.23.33

Instagram In Lausanne sur

Chaque semaine un membre des @IGersLausanne - Instagramers de Lausanne - sélectionne une photo parmi les photos tagguées #IGersLausanne sur Instagram.

Le mot

caché c

Un mot composé de 5 lettres

voyance sérieuse, oracles, tarot Tél. 0901 555 018 CHF 2.50/min. 7/7 7h22h

AMITIÉS RENCONTRES

Agence de rencontres pour les plus de 50 ans, CHF 230.– annuel. Rencontres sérieuses uniquement: Ultima-Contact, Lausanne. Tél. 021.320.20.08. www.ultimacontact.net 72 ans, Agnès, jolie brune fine, très douce, CH, veuve, cherche compagnon pour rompre la solitude: Tél. 021.311.30.77 Bonheur à 2 Belle Africaine suissesse, cinquantaine, recherche homme 50- 73 ans, libre. Tél. 077.928.56.99 Si vous êtes capable d'ignorer une grosse somme d'argent et que vous êtes né à Genève un 28 novembre, écrivez-moi. Ecrire sous chiffre 1681183 à GHI case postale 167 1211 Genève 4

CONTACTS EXPRESS

Marie-Virginie médium & astrologue. Tél. 0901.346.943 (6h- 13h) (CHF 2.90/ min.) Marie

Africaine, ronde, adore tous fantasmes, plaisir assuré. Hygiène irréprochable. Nuit ok. Déplacements. Tél. 077.953.85.26

Femme des îles avec une poitrine sensuelle. Se déplace uniquement. Tél. 077.923.08.17

Lausanne, Femme, mature, mince, fellation, rapport, 69, massage. Tél. 079.964.19.28

Lausanne, gentille Nathalie, tous fantasmes, 3ème âge/ nuit ok. Déplacement- reçoit, 24/24, 7/7. Tél. 078.314.00.52

Renens, rue du Chêne, Kathy, douce, reine du plaisir, massage, 69. Dimanche aussi. Tél. 076.741.90.67

Renens, Cloée, 18 ans, grande, blonde, 53 kilos, amour, 69, embrasse avec la langue, massages de la prostate, CHF 50.-. Tél. 077.912.01.96

@JOACHIMBEGUELIN
La proue de l’un des vapeurs historiques de la CGN, à l’heure dorée. Photo choisie par Nasser @majistik

Oman, l’Arabie en majesté

En pratique

FORMALITÉS ET INFOS DIVERSES

• Passeport en cours de validité.

• Pour tout séjour de 14 jours maximum, un visa gratuit est délivré à l’arrivée à l’aéroport de Mascate.

• Décalage horaire: plus 3h en hiver ; plus 2h en été.

• Monnaie: le Rial (OMR). 1 Rial vaut env. 2,05 CHF.

• Climat sec dans le nord. Les mois les plus agréables sont ceux de l’hiver européen, avec des températures comprises entre 25 et 29 °C, sauf en montagne où elles peuvent descendre en dessous de 10 °C le matin et le soir. Évitez la période entre avril et octobre, où le thermomètre peut dépasser les 45°C.

• Excellente cuisine, légèrement épicée, mêlant saveurs d’Orient et du sous-continent indien.

OÙ LOGER? OÙ MANGER?

Les prix sont relativement élevés à Oman, même si l’on trouvera dans des restaurants locaux, souvent indiens, ainsi que dans des guesthouses (comme à Nizwa), des tarifs plus accessibles. Les grandes chaines hôtelières internationales sont présentes à Oman et pratiquent les mêmes prix qu’ailleurs.

ORGANISER SON VOYAGE

À la pointe de la péninsule arabique, le sultanat s’affiche comme l’une des destinations les plus stables et accueillantes du MoyenOrient. À 7h de vol de l’Europe, le nord livre de somptueux paysages maritimes, montagneux et désertiques, ponctués de villes, de ports et de villages toujours empreints d’une culture millénaire.

Majid bin Awdh bin Ahmed Al Flahi est un vieil homme heureux. Citoyen d’Al Jabalal Akhdar, ville du djebel éponyme posée sur un plateau à 2 000 m d’altitude, il avoue son plaisir d’avoir vu sa vie changer en l’espace de quarante ans. «Avant, il n’y avait pas de route, il fallait 3 jours avec des ânes pour aller dans la vallée. Depuis l’arrivée des touristes dans les années 80, les gens vivent mieux», dit-il. Lui en premier, ancien soldat et paysan sanglé dans son habit

La vieille ville de Mascate, carrefour d’influences. DR

traditionnel rehaussé d’une ceinture soutenant un kanjar, le célèbre poignard omanais. Avec son fils, il aménage une guesthouse et accueille des visiteurs pour évoquer la vie d’avant.

Stabilité et qualité d’accueil

L’exemple montre le virage stratégique pris par Oman. Les réserves de pétrole étant insuffisantes pour garantir des revenus à vie, le sultanat a misé sur le tourisme, sûr de son potentiel. L’un des rares pays, dans ce Moyen-Orient chahuté, à offrir stabilité et qualité d’accueil se double de richesses naturelles et culturelles certaines.

Ici, pas de buildings ni de parcs d’attractions comme à Dubaï. Si un tel projet émerge pourtant à Duqm, ville côtière du centre, le sultanat prône plutôt un tourisme premium respectueux des traditions et des paysages.

Villages habités ou ruinés

C’est dans les montagnes dorées du djebel Akdhar, à 2 heures de route de la capitale Mascate, qu’on en aura le meilleur aperçu. Au milieu de reliefs acérés d’une aridité stupéfiante, s’abritent des villages habités ou délaissés qui témoignent de l’âpreté de la vie. Misfat Al Abriyeen et ses escaliers lustrés, rigoles d’eau et micro-terrasses irriguées. Al Suwgra et ses maisons en pierre accrochées à flanc de versant, devenu un village

d’hôtes. Harat As Sibani et ses demeures ruinées en pisé.

Tours de défense et forts

Et surtout le trio Al Ain, Al Aqar et, planté en fond de vallée, Al Shirayijah. Ces trois-là, visibles les uns des autres et cernés de cultures en terrasses, sont la preuve de la domestication de la montagne. Des décors d’un autre temps, scandés d’antiques tours de défense et de forts, vigies contre l’ennemi extérieur et… intérieur, ce pays tribal n’ayant été réellement pacifié que dans les années 1970 grâce au sultan Qaboos, icône vénérée, décédé en 2020.

Falaj et wadis

Parmi ces forts, on visitera Bahla et Jabreen, palais d’agrément et défensif perclus de salles d’apparat, d’escaliers, de caches secrètes et de terrasses. La résilience paysanne s’exprime aussi à travers les falaj, ces savants réseaux d’irrigation dont cinq sont classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO, comme Al Khatmayn, véritable oasis. Et quand la nature daigne donner de l’eau, ce sont les wadis, des canyons verdoyants propices aux cultures (Bani Habib, Tiwi, Al Shab…).

Nizwa, ancienne capitale

Restent les villes et le désert. Immense et animée, la moderne et embouteillée Mascate est un passage obligé pour voir sa grande mosquée, son Royal Opera House et le souk de Muttrah, fleurant bon l’Orient. Nizwa est encore mieux lotie. L’ancienne capitale brille par sa forteresse, ses échoppes, ses guesthouses et son superbe et récent musée design, Oman Across Ages, glorifiant le pays. On finira dans le désert de Wahiba Sands, entre dunes rousses et dromadaires, autre témoin d’un pays ayant transcendé son passé pour le plaisir des visiteurs. 

Textes et photos Philippe

Via un tour-opérateur mais on peut aussi bien voyager en autonomie en réservant son vol, sa location de voiture (excellentes routes entre les sites majeurs) et ses hébergements en ligne. En savoir plus: www.experienceoman.om

Sur, l’âme d’un port d’Orient

Située là où les mers d’Oman et d’Arabie se rencontrent, Sur possède le charme d’un port alangui. Surtout le vieux Sur, avec ses maisons blanches éblouissantes sous le soleil, aux façades percées de fenêtres de style oriental. Le silence, hormis le cri des goélands. L’odeur iodée de la mer. Un phare dressé à la pointe, comme un totem… Quelque chose de suranné flotte ici, le souvenir des expéditions maritimes qui ont conduit tant d’Omanais aux siècles passés sur les côtes de l’Afrique de l’Est, à Zanzibar, en Somalie… Ville de mer, Sur abrite encore un chantier naval de dhows (Al Weshar), ces embarcations en bois, typiques qui commerçaient jadis de l’Inde à l’Afrique. Ici et là, on croise des barques de pêcheurs, des tours fortifiées, des langues de sable.

Bourget
Le Royal Opera House de Muscate.
La vieille ville de Sur, le charme d’un port alangui..
L tra cein br on fils, t accuei
Resort au cœur du désert de Wahiba Sands.

Steaks de filet de porc Migros, IP-SUISSE les 100 g, en libre-service 45%

Café Boncampo en grains

Classico et Oro, 1 kg, 6.48 au lieu de 12.95, (100 g = 0.65) à partir de 2 articles 50% –.75 au lieu de 1.10

Kiwis verts Extra Italie, la pièce 31% 7.05 au lieu de 14.10 Coca-Cola Classic ou Zero, 6 x 1.5 litre, (100 ml = 0.08)

8.95 au lieu de 13.50

Saumon fumé de l’Atlantique Migros, ASC d’élevage, Norvège, 300 g, en libre-service, (100 g = 2.98) 33%

Jusqu’à épuisement du stock. Les articles M-Budget et ceux bénéficiant déjà d’une réduction sont exclus de toutes les offres.

Filets de bœuf Migros, IP-SUISSE 2 pièces, les 100 g, en libre-service, valable du 12.2 au 15.2.2026 30% 1.95 au lieu de 3.55

Tout l’assortiment Kneipp (excepté les emballages multiples, les tisanes et les formats de voyage), p. ex. baume de douche Fleurs d’amandier, 200 ml, 3.47 au lieu de 4.95, (100 ml = 1.74)

à partir de 2 articles 30% 6.85 au lieu de 9.80

Toutes les tranches de fromage à raclette M-Classic et Raccard, aromatisées valable du 12.2 au 15.2.2026 30% 14.95 au lieu de 24.95

Bouquet Premium Valentin le bouquet, valable du 12.2 au 15.2.2026 40%

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook