ĂDITION DU 13 MARS 2025
n parle souvent des « RĂ©tais », qualiïŹcatif qui sousentend implicitement que le seul fait dâhabiter lâĂźle de RĂ© crĂ©erait une sorte dâidentitĂ© commune.
La rĂ©alitĂ© est toute autre, la population rĂ©taise Ă©tant multiforme, de par ses origines, mais aussi son « usage » de lâĂźle : RĂ©sidents permanents ou « secondaires », RĂ©tais « de souche » ou non, lâĂźle des actifs et celle des retraitĂ©s...
On parle pourtant rarement des habitants du sud de lâĂźle qui travaillent ailleurs et nâont pas toujours ce lien affectif fort avec elle. Ou la notion dâune Ăźle-dortoir.
Nâest-ce pas dĂšs lors trĂšs abusif de parler des « RĂ©tais » ou des « Ăźliens », tant la population de lâĂźle est
difïŹcile Ă apprĂ©hender ? Sans oublier la multiplication par dix de celle-ci en Ă©tĂ©. On comprend mieux les conïŹits dâusage, parfois exacerbĂ©s, et la difïŹcultĂ© de gĂ©rer un territoire comme le nĂŽtre.
Le « vivre ensemble » nâa jamais Ă©tĂ© simple, a fortiori sur une Ăźle rĂ©ceptacle dâune population aussi hĂ©tĂ©rogĂšne.
Nathalie Vauchez
Depuis 26 ans Ă La Flotte, les tulipes EN BOTTE, ĂA NOUS BOTTE... POUR MIEUX BOTTER le cancer ! Une organisation Lions Club au profit de la Ligue contre le cancer 17
DĂS le 15 mars
Un bouquet de tulipes câest 10 ⏠POUR la ligue contre le cancer 17. Tous les jours de 9h Ă 18h Ă lâAbbaye des Chateliers.
© Yann Werdefroy
Logement : des Assises pour des actions concrĂštes Depuis les 1 Ăšres Assises en 2022, la CdC de lâĂźle de RĂ© a Ă©laborĂ© une feuille de route avec des actions concrĂštes pour le logement Ă lâannĂ©e. Celles-ci seront prĂ©sentĂ©es aux habitants jeudi 20 mars, au travers dâune rencontre avec les acteurs (1 7 h) et dâune confĂ©rence-dĂ©bat (18h).
Pour les 1e Assises de lâautomne 2022, lâidĂ©e Ă©tait de solliciter les habitants et partenaires aïŹn dâĂ©tayer un constat. Depuis, Peggy Luton, qui a Ă©tĂ© promue vice-prĂ©sidente de la CdC dĂ©lĂ©guĂ©e au Logement, Ă©paulĂ©e par les services communautaires, a travaillĂ© sans relĂąche pour Ă©laborer une feuille de route du logement, approuvĂ©e par les maires et autres dĂ©lĂ©guĂ©s communautaires et qui se dĂ©cline suivant trois axes structurants : le rĂšglement mis en place pour la rĂ©gulation des meublĂ©s de tourisme, le Plan Local de lâHabitat (PLH) et le Pacte territorial sur la rĂ©novation du parc existant de lâhabitat.
Ces secondes Assises pilotées par le président Lionel Quillet et la viceprésidente Peggy Luton, et auxquelles participeront le Secrétaire général de la Préfecture, Emmanuel Cayron (lire encadré) et des acteurs partenaires, visent à expliquer concrÚtement ces mesures.
Lâobjectif de ces dispositifs mis en place par la CommunautĂ© de Communes de lâĂźle de RĂ©, dont la forme la plus concrĂšte sera lâouverture en avril dâune Maison de lâHabitat localisĂ©e Ă
Sainte-Marie, et dĂ©clinĂ©s, dans les dix Communes rĂ©taises est quâune partie du parc du logement existant reste ou revienne Ă du logement permanent et ne parte pas en locatif saisonnier.
Dans le cadre du Pacte territorial les propriĂ©taires occupants et bailleurs pourront bĂ©nĂ©ïŹcier dâune aide pour amĂ©liorer la qualitĂ© de leur logement
Plan Local Habitat 2025-2030
(rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, adaptation pour les personnes Ă mobilitĂ© rĂ©duite, sortie de vacance des logementsâŠ) et, ainsi, favoriser leur mise en location Ă lâannĂ©e. Dâabord, par lâapport de conseils gratuits pour cibler les travaux Ă effectuer, puis par lâoctroi dâune aide ïŹnanciĂšre pour les rĂ©aliser, en complĂ©ment des dispositifs prĂ©vus par lâĂtat. Solia et le CRER sont chargĂ©s de
A la suite du vote Ă lâunanimitĂ© du 2 e arrĂȘt du projet de PLH lors du Conseil communautaire du 12 dĂ©cembre 2024, par courrier en date du 23 janvier 2025, Brice Blondel prĂ©fet de la Charente-Maritime a Ă©mis un avis favorable au projet de PLH 2025-2030 de la CdC de lâĂźle de RĂ©.
« Ce premier PLH [âŠ] rĂ©sulte dâun travail collaboratif menĂ© tout au long de son Ă©laboration, avec une large association des communes, des acteurs de lâhabitat et des citoyens [âŠ] »... « son analyse permet dâapprĂ©cier la qualitĂ© et lâimportance du travail rĂ©alisĂ© dans le cadre du diagnostic. », Ă©crit le prĂ©fet.
Il qualifie « dâambitieux » le projet de PLH qui « atteste du volontarisme des Ă©lus rĂ©tais pour dĂ©velopper le logement permanent. » AprĂšs avoir saluĂ© la dĂ©cision prise par les Ă©lus communautaires en mars 2024 de rĂ©guler les meublĂ©s de tourisme Ă partir de juin 2025 « afin de rĂ©tablir lâĂ©quilibre entre le logement saisonnier et le logement permanent », il Ă©voque la crĂ©ation de la Maison de lâHabitat comme « un lieu emblĂ©matique partagĂ© avec les acteurs de lâhabitat, du logement et de lâhĂ©bergement qui permettra Ă tous les RĂ©tais de trouver les informations et lâaccompagnement nĂ©cessaire Ă leurs projets. »
Cette Ă©tape prĂ©fectorale ayant Ă©tĂ© franchie, la prochaine sera le passage en ComitĂ© RĂ©gional de lâHabitat et de lâHĂ©bergement puis lâapprobation dĂ©finitive lors du Conseil communautaire de juin 2025.
la mise en Ćuvre de ce Pacte.
Les agences immobiliÚres à vocation sociale qui apportent des garanties aux propriétaires bailleurs seront aussi présentées.
LâĂ©vĂšnement commencera Ă 17h par une rencontre lors dâun forum dans le hall de La Maline, avec des acteurs de lâhabitat de lâĂźle de RĂ© : CAUE 17 (conseils en architecture et urbanisme), ADIL (relations propriĂ©taires-locataires), Les Volets Ouverts (association rĂ©taise), Habitat Horizon Jeunes, CRER, Solia, etc.
Puis à 18h, dans la grande salle de spectacle, débutera la conférencedébat durant laquelle le président de la CdC et sa vice-présidente déléguée au logement, ainsi que quelques partenaires, présenteront le PLH et le Pacte territorial, avant de laisser place aux questions des participants.
Il est fortement conseillĂ© de sâinscrire sur le site cdciledere.fr ou en scannant le QR code ïŹgurant sur le visuel de la 4 Ăšme page de couverture de cette Ă©dition de RĂ© Ă la Hune.
Nathalie Vauchez
LR SPA & PISCINE C o n s t r u c t i o n / r Ă© n o v a t i o n / e n t r e t i e n d e p i s c i n e s
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FOUILLES A RCHĂOLOGIQUES - LA FLOTTE « Une dĂ©couverte exceptionnelle pour lâĂźle de RĂ© » Des fouilles archĂ©ologiques prĂ©ventives, sur le terrain dâun particulier Ă La Flotte, ont permis de mettre Ă jour des sĂ©pultures de lâĂ©poque carolingienne (8 Ăšme -10 Ăšme siĂšcle). La prĂ©sence dans cinq tombes dâobjets du nord de lâEurope pourrait accrĂ©diter la piste de populations Vikings. Explications avec Annie Bolle, responsable des fouilles Ă lâInrap.
Le cadre de la découverte
Cette dĂ©couverte, rĂ©vĂ©lĂ©e le 10 fĂ©vrier dernier par lâInstitut national de recherches archĂ©ologiques prĂ©ventives (Inrap) de Poitiers, a eu lieu en octobre 2024, sur le terrain dâun particulier souhaitant y construire une maison, venelle de lâAdĂ©lion, Ă proximitĂ© de lâĂ©cole de La Flotte. Si des fouilles ont Ă©tĂ© entreprises, câest que le site Ă©tait connu depuis les annĂ©es 80, suite Ă des prospections de lâinstituteur local Pierre-Philippe Robert, pour abriter les restes dâune villa gallo-romaine1. Ainsi, le service archĂ©ologie avait prescrit dĂšs 2023 un diagnostic, qui avait dĂ©jĂ rĂ©vĂ©lĂ© la prĂ©sence de sĂ©pultures de lâĂ©poque carolingienne (8Ăšme-10Ăšme siĂšcle), entraĂźnant donc la prescription de fouilles plus poussĂ©es en octobre 2024. « Au moment de les dĂ©buter, nous savions dĂ©jĂ que nous Ă©tions sur un site vraiment intĂ©ressant », explique Annie Bolle, responsable de la fouille Ă lâInrap de Poitiers.
Des fours Ă cloches, premiĂšre dĂ©couverte majeure La mise Ă jour des vestiges dâun bĂątiment trĂšs ancien reprĂ©sente la premiĂšre dĂ©couverte majeure du site. Les archĂ©ologues pensent immĂ©diatement Ă un Ă©diïŹce religieux, dâautant que des textes anciens mentionnent lâexistence dâun prieurĂ© Sainte-Eulalie sur la commune de La Flotte au 14Ăšme siĂšcle. La prĂ©sence de cette Ă©glise ou chapelle est corroborĂ©e par une premiĂšre dĂ©couverte majeure, passĂ©e mĂ©diatiquement presque inaperçue : la mise Ă jour de trois fours Ă cloches du 13Ăšme siĂšcle !
« Pour la pĂ©riode mĂ©diĂ©vale, on nâen connaĂźt vraiment pas beaucoup », se fĂ©licite Annie Bolle. A cette Ă©poque, il nâĂ©tait pas rare que les cloches soient directement moulĂ©es sur place par des artisans. Si les cloches, probablement fondues par la suite, nâont pas Ă©tĂ© retrouvĂ©es, les chercheurs ont mis Ă jour les restes des moules ayant reçus le mĂ©tal en fusion. « GrĂące aux
fragments de parois retrouvĂ©s, nous allons peut-ĂȘtre, tel un puzzle, rĂ©ussir Ă les reconstituer », explique la spĂ©cialiste.
Des sépultures trÚs anciennes et de mystérieux objets
La dĂ©couverte dâune zone funĂ©raire dans et autour du bĂątiment comprend un total de quarante-huit sĂ©pultures dâune pĂ©riode comprise entre le 8Ăšme siĂšcle et le 15Ăšme siĂšcle. Les plus anciennes, au nombre de quinze, correspondent Ă lâĂ©poque carolingienne (8 Ăšme -10 Ăšme siĂšcle). TrĂšs vite, cinq sĂ©pultures suscitent la curiositĂ© des archĂ©ologues par la prĂ©sence de plusieurs objets. « Câest une premiĂšre surprise car câest excessivement rare de retrouver des objets personnels dĂ©posĂ©s dans des tombes de lâĂ©poque carolingienne », tĂ©moigne Annie Bolle. DeuxiĂšme surprise : ces objets nâont rien Ă voir avec le contexte et la culture locale, puisquâils sont typiques des rivages de la Mer du Nord ! « Nous avons compris lĂ que nous Ă©tions face Ă une dĂ©couverte exceptionnelle », conïŹrme la spĂ©cialiste.
Des objets exceptionnels, typiques de la mer du Nord Parmi ces objets, des parures comme ce collier (autour du cou dâune femme) composĂ© de perles de verre, dâambre et de bronze, ou cet homme portant un peigne en os ou bois de cervidĂ©. Une autre femme possĂšde un peigne dĂ©posĂ© sur sa poitrine, ainsi que des objets ferreux posĂ©s Ă cĂŽtĂ© dâelle, mais qui sont trop oxydĂ©s pour quâon puisse immĂ©diatement les identiïŹer. Une aiguille en os ainsi quâune petite boucle, servant potentiellement Ă fermer une laniĂšre, ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es prĂšs dâun autre corps. EnïŹn, le squelette dâune femme a Ă©tĂ© exhumĂ© avec une magniïŹque ceinture autour de la taille, composĂ©e de quatre Ă©lĂ©ments de dĂ©cor et dâun plaquage dâargent, dâagrafes Ă double crochet (pour attacher une robe ?) ainsi quâun couteau muni dâun manche en bois. En tout cas, la prĂ©sence de perles dâambre ou de verre ne fait aucun doute pour les archĂ©ologues : elles proviennent des rivages de la mer du Nord et en particulier dâune rĂ©gion du nord de lâEurope proche de lâactuel Danemark, connue Ă lâĂ©poque sous le nom de Frisons. Une rĂ©gion dâoĂč Ă©taient originaires les fameux Vikings !
« Dans lâOuest de la France, câest une dĂ©couverte extrĂȘmement rare. A ma
connaissance, il nây a pas dâĂ©quivalent », conïŹe Annie Bolle. De tels objets ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© retrouvĂ©s, notamment Ă Quentovic, port marchand du nord de la France2 important Ă cette Ă©poque, mais trĂšs rarement dans des tombes. « Sur les zones dâĂ©changes commerciaux comme les ports, on en retrouve, mais pas dans un contexte funĂ©raire », prĂ©cise lâarchĂ©ologue.
La position singuliĂšre de ces cinq corps ajoute au mystĂšre. Une des femme, allongĂ©e sur le ventre, intrigue les archĂ©ologues mais pourrait sâexpliquer par une bascule du corps suite Ă des mouvements de terrain. Par contre, le positionnement de deux corps la tĂȘte orientĂ©e vers le sud et de deux autres sur le cĂŽtĂ©, jambes et bras repliĂ©s, semblent accrĂ©diter la thĂšse dâindividus venus de contrĂ©es lointaines. « Dans les cimetiĂšres chrĂ©tiens, la tĂȘte est Ă lâOuest et les jambes sont en extension », rappelle Annie Bolle.
Faire parler les indices
Comme sur une scĂšne de crime, il sâagit dĂ©sormais de faire parler les indices. La restauration, longue et minutieuse, a Ă©tĂ© conïŹĂ©e au laboratoire ArcâAntique, situĂ© Ă Nantes. LâĂ©tude de la composition de la lame du couteau et du bois du manche, des traces de tissus (matiĂšre, technique de tissage), des perles et de lâensemble des ornements devraient prĂ©ciser lâorigine gĂ©ographique des objets. Avec les technologies modernes, ce sont surtout les corps qui pourraient parler : lâanalyse isotopique des os, et surtout des dents, pourrait rĂ©vĂ©ler le rĂ©gime alimentaire de ces individus et donc leur origine gĂ©ographique. Une analyse palĂ©ogĂ©nĂ©tique, Ă partir dâADN prĂ©levĂ© sur les ossements, pourrait conïŹrmer le sexe, les liens de parentĂ©s entre les individus et leur origine gĂ©nĂ©tique. EnïŹn, une nouvelle datation au carbone 14 devrait permettre de dater encore plus prĂ©cisĂ©ment la pĂ©riode de vie de ces individus. Pour ce qui est des circonstances de la mort, rien Ă ce
stade ne permet dâĂ©voquer la piste dâune mort violente. On sait seulement que sur les cinq corps, trois appartiennent Ă des femmes plutĂŽt jeunes.
La thĂšse de raids Vikings ?
Sur cette pĂ©riode 8Ăšme-10Ăšme siĂšcle, on connait trĂšs peu de choses sur lâHistoire de lâĂźle de RĂ©, car il faudra attendre lâinstallation des moines cisterciens au 12Ăšme siĂšcle3 pour disposer des premiĂšres sources Ă©crites. Entre lâoccupation de lâĂ©poque gallo-romaine et le 12Ăšme siĂšcle, lâHistoire locale sâĂ©crit en pointillĂ©s. « AprĂšs lâoccupation antique, il y a un grand vide. On ne connait pas grand-chose, mais il est fort probable que lâĂźle de RĂ© Ă©tait occupĂ©e ». Quelles hypothĂšses peut-on avancer concernant ces objets exotiques et ces cinq sĂ©pultures inhumĂ©es en dehors de toute tradition locale ? DâaprĂšs Annie Bolle, on ne peut pas tout Ă fait exclure la thĂšse de RĂ©tais « un peu originaux, voire farfelus » qui auraient optĂ© pour une inhumation atypique, avec des objets nordiques rĂ©cupĂ©rĂ©s dans le cadre dâĂ©changes commerciaux. Sâil sâagit en revanche de populations « Ă©trangĂšres », comment ne pas penser aux raids Vikings qui ravagent les rĂ©gions cĂŽtiĂšres Ă cette Ă©poque. « Tout ça est documentĂ©, on sait que les Vikings ont menĂ© des raids, notamment sur Saintes et Bordeaux, en remontant par les ïŹeuves », souligne lâarchĂ©ologue. Mais dâautres peuples pouvaient circuler Ă cette Ă©poque pour des raisons plus commerciales que belliqueuses, et on ne peut exclure la prĂ©sence sur lâĂźle dâune population de passage qui se serait intĂ©grĂ©e harmonieusement Ă la population locale. Lâinhumation « rafïŹnĂ©e » des corps pourrait accrĂ©diter cette piste. En attendant les rĂ©sultats des analyses scientiïŹques, le propriĂ©taire du terrain a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© de la contrainte archĂ©ologique et pourra mener Ă bien son projet. Quant aux diffĂ©rents objets, une fois leur restauration achevĂ©e, on espĂšre quâils reviendront sur lâĂźle4, aïŹn que les RĂ©tais puissent dĂ©couvrir et contempler ces fragments dâune Histoire qui reste Ă Ă©crireâŠ
Mathieu Delagarde
1 - Connue sous le nom de villa de la Clavette.
2 - SituĂ© dans lâactuel Pas-de-Calais.
3 - Lâabbaye des Chateliers, situĂ©e sur la commune de la Flotte, est achevĂ©e en 1156.
4 - La décision reviendra au ministÚre de la Culture.
Individu inhumĂ© tĂȘte au sud avec un collier de perles.
Perles en verre et ambre et objets en mĂ©tal dans les objets personnels de lâun des dĂ©funts.
Peigne en os ou bois de cervidĂ© sur la poitrine de lâindividu inhumĂ©.
© Yohan Manthey, Inrap
© Annie Bolle, Inrap
© Annie Bolle, Inrap
Détail du peigne en os ou bois de cervidé.
© Marion Poux, Inrap
Salon de lâAgriculture : la production rĂ©taise Ă lâhonneur En 202 4 , seules les huĂźtres Ă©taient reprĂ©sentĂ©es au Salon de lâagriculture. Cette annĂ©e, lâAPH-RĂ© sâest associĂ©e aux viticulteurs dâUnirĂ© et Ă la CoopĂ©rative des sauniers de lâĂźle pour exposer plus largement ses trĂ©sors. RĂ©sultat : un stand qui ne dĂ©semplit pas et une belle image pour nos produits du terroir.
Il paraĂźt que lâon est plus forts Ă deux, alors Ă trois⊠Pour vĂ©riïŹer ce principe de base, il sufïŹsait, du 22 fĂ©vrier au 2 mars, de faire un tour du cĂŽtĂ© de la porte de Versailles, Ă Paris, au salon de lâAgriculture 2025. Pour le constater in situ, dâabord se frayer un chemin sans jouer des coudes entre les molosses Ă oreillettes des hommes politiques en campagne - ce jour-lĂ , un François Bayrou dont on connaĂźt lâirrĂ©pressible passion pour les tracteurs -, puis direction le Pavillon 4 et le stand de lâĂźle de RĂ©. Sous lâimpulsion de SĂ©bastien RĂ©glin, de la Cabane OcĂ©ane, Ă La Flotte, et prĂ©sident de lâAssociation des Producteurs dâHuĂźtres de lâĂle de RĂ©, le « coin des RĂ©tais » Ă©tait prĂ©sent au Salon pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, enrichi cette fois de la CoopĂ©rative des sauniers dâArs et des viticulteurs dâUnirĂ©. Au programme, trois tonnes dâhuĂźtres sur les dix jours, trente-six mĂštres carrĂ©s de stand, avec un comptoir tout en acier conçu et fabriquĂ© par lâartiste couardais Rodolphe Blandin, un chef pour cuisiner avec amour des N°2 et des N°3 juste chaudes⊠Objectif avouĂ© : montrer et faire goĂ»ter aux visiteurs venus de tout lâhexagone les produits issus de la terre et de la mer dâune Ăźle qui, pour une fois, a su mettre en avant autre chose quâune qualitĂ© de vie et des paysages chers Ă lâĂ©conomie touristique.
GrĂące au savoir-faire et au tour de main de RĂ©mi MassĂ© derriĂšre les fourneaux - en rĂ©alitĂ©, deux plaques chauffantes et une marmite, mais lâhomme, il lâa maintes fois prouvĂ©, sait faire beaucoup avec trois fois rien -, des assiettes dâhuĂźtres chaudes « Ă la minute » arrosĂ©es dâun trait de Pineau blanc des Charentes sortent devant des consommateurs aux anges. Le
HA BIT A T DUR A BLE
De UnirĂ© Ă la CoopĂ©rative des sauniers, en passant par lâAssociation des Producteurs dâHuĂźtres de lâĂźle
une belle reprĂ©sentation des agriculteurs de lâĂźle de RĂ©. Le chef RĂ©mi MassĂ© Ă©tait aussi de la fĂȘte.
chef proposait aussi sa ïŹne soupe de poissons de lâĂźle de RĂ©. « Je viens ici parce que ça me rappelle mes vacances de lâĂ©tĂ© dernier, explique Mathilde, 32 ans, agent immobilier dans lâHĂ©rault et de passage Ă Paris. Je retrouve les huĂźtres, le sel, ce petit blanc quâon avait adorĂ©, ça me permet de me faire une petite piqĂ»re de rappel iodĂ©e. » « Nous on vient de Cancale, le pays des huĂźtres, explique Jean-Philippe, 34 ans, pilote dâhĂ©licoptĂšre breton. Les huĂźtres, câest mon lĂ©gume prĂ©fĂ©rĂ© et celles de lâĂźle de RĂ© ont un goĂ»t trĂšs iodĂ©, assez grasses en bouche, jâaime beaucoup. » Quand elles sont accompagnĂ©es dâun verre du Soif dâĂvasion Sauvignon des Vignerons de lâĂźle, une association parfaite, que demander de plus ?
PrĂ©sente Ă©galement sur le stand, la sociĂ©tĂ© [RĂ©]member proposait ses couteaux Ă huĂźtres fabriquĂ©s sur lâĂźle de RĂ©, avec des coquillages concassĂ©s.
Faire exister lâĂźle autrement « Câest un des rares stands Ă sâafïŹcher en collectif de territoire, reconnaĂźt Boris Zukanovitch, directeur gĂ©nĂ©ral de la CoopĂ©rative des sauniers. On est ïŹers de montrer notre savoir-faire Ă la France entiĂšre, lui dire que lâĂźle de RĂ©, ça nâest pas que le tourisme et les pistes cyclables, ce sont des gens qui sont amoureux de leurs produits et de leur travail. » Entre deux assiettes Ă servir Ă des clients curieux et affamĂ©s, SĂ©bastien RĂ©glin, de lâAPH-RĂ©, ne dit pas autre
chose : « Câest tellement bien de faire exister lâĂźle de cette façon. Hier, jâĂ©tais Ă la caisse et des visiteurs mâont dit : âMoi lâĂźle de RĂ©, je pensais que ça nâĂ©tait que des rĂ©sidences secondairesâ. Câest vrai, il y en a et on en a bien besoin, mais ce Salon de lâagriculture montre que lâĂźle de RĂ©, ça nâest pas que ça. » Alors, une prĂ©sence Ă la porte de Versailles pour une troisiĂšme annĂ©e en 2026 ? « Câest un gros investissement pour tout le monde, on ne va pas se le cacher, conïŹrme SĂ©bastien RĂ©glin. Mais oui, câest notre envie, on veut absolument ĂȘtre lĂ lâan prochain. Peut-ĂȘtre avec les pommes de terre AOP, qui sait ? » Le rendez-vous est pris.
Fabrice Argelas
Une charte artisans pour la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique La CdC de lâĂźle de RĂ© a o f ficialisĂ© le 18 fĂ©vrier dernier, aux cĂŽtĂ©s de FFB 1 7 et de la CAPEB 1 7 , la signature de la charte artisans pour la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, visant Ă structurer un rĂ©seau dâartisans engagĂ©s pour accompagner les particuliers dans leurs projets.
Ce dispositif au service des particuliers et des artisans a été initié dans le cadre de la Plateforme de rénovation énergétique en place depuis 2021.
RĂ©pondre aux besoins de logements Ă lâannĂ©e
Cette charte repose sur un engagement moral entre les entreprises signataires et la CommunautĂ© de Communes, garantissant la qualitĂ© et le suivi des travaux rĂ©alisĂ©s sur le territoire. Son objectif est de faciliter lâaccĂšs Ă des professionnels de conïŹance : les particuliers pourront consulter une liste dâartisans locaux certiïŹĂ©s «Reconnu Garant de lâEnvironnement (RGE)»,
un prĂ©requis essentiel pour bĂ©nĂ©ïŹcier des aides Ă la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique. Mais aussi de valoriser les entreprises locales : en intĂ©grant un rĂ©seau suivi
par la CdC, les artisans signataires bĂ©nĂ©ïŹcieront dâune meilleure visibilitĂ© grĂące Ă la mise en place dâun annuaire en ligne.
© CdC de lâĂźle de RĂ©
En renforçant lâoffre de rĂ©novation sur le territoire, cette charte participe activement Ă la dynamisation du parc immobilier Ă lâannĂ©e. La prĂ©servation et lâamĂ©lioration des logements existants, notamment par des travaux dâefïŹcacitĂ© Ă©nergĂ©tique, constituent une rĂ©ponse concrĂšte aux enjeux de lâhabitat durable et accessible.
Informations recueillies par NV
*FFB 17 : FĂ©dĂ©ration Française du BĂątiment de Charente-Maritime / CAPEB 17 : ConfĂ©dĂ©ration de lâArtisanat et des Petites Entreprises du BĂątiment de Charente-Maritime.
de Ré, emmenée par Sébastien Réglin (au centre),
© Fabrice Argelas
La charte a Ă©tĂ© signĂ©e en mairie de St Martin entre FFB 17, CAPEB 17 et la CdC de lâĂźle de RĂ©, en prĂ©sence de plusieurs Ă©lus rĂ©tais.
Devoir de mĂ©moire pour naufrage meurtrier Mardi 2 5 fĂ©vrier. Un sou f fle de solennitĂ© passe sur lâancre posĂ©e en souvenir du Cristina Rueda, Ă lâorĂ©e de la plaine de jeux des GollandiĂšres.
Tragédie maritime
Dimanche 22 fĂ©vrier 1925. ImmatriculĂ© Ă Bilbao, le Cristina Rueda quitte le port de Paimboeuf direction lâEspagne. A son bord, dix-neuf marins, leur capitaine et un chargement de mille huit cent cinquante tonnes de superphosphates, soit des engrais. Rien ne laisse prĂ©sager du pire et pourtant⊠Lundi 23 fĂ©vrier dĂ©but de soirĂ©e. Au large de la pointe nord de lâĂle de RĂ©, une tempĂȘte sâest levĂ©e et sous la pression du vent, le Cristina Rueda perd son gouvernail. Devenu impossible Ă diriger, il dĂ©rive, emportĂ© vers la cĂŽte et ses rochers entre Le Bois et La Couarde. En pleine nuit et sous les assauts dâun ocĂ©an dĂ©chaĂźnĂ©, les membres de lâĂ©quipage se battent pour survivre. Des deux canots de sauvetage mis Ă lâeau, un seul parvient jusquâau rivage. Mardi 24 fĂ©vrier. Au matin, les secours sâorganisent sur terre, les stations de sauvetage de La Pallice, La Rochelle et RĂ© prĂ©venues, tandis que pĂȘcheurs et habitants du Bois tentent de porter secours aux marins rĂ©fugiĂ©s sur des embarcations de fortune. Mais le sort va sâacharner aussi sur les sauveteurs et le Cristina Rueda semble perdu. Mercredi 25 fĂ©vrier. Signe de vie, des lumiĂšres ont Ă©tĂ© observĂ©es sur la
SA NTĂ - S OLID A RITĂ
coque du cargo et une ultime tentative est lancĂ©e. Le bateau de sauvetage âCommandant Viortâ de La Rochelle prend la mer sous des Ă©lĂ©ments toujours en furie, ïŹlant vers un destin funeste. Face Ă une vague Ă©norme, il se retourne et ne se redressera pas. Câest un deuxiĂšme naufrage.
Le bilan de ces trois jours dâenfer est lourd : dix-neuf morts, quatorze marins du Cristina Rueda et cinq sur les huit embarquĂ©s sur le bateau de sauvetage rochelais.
Cent ans plus tard
Mardi 25 fĂ©vrier 2025. Le vent soufïŹe sur les GollandiĂšres mais le ciel est bleu et limpide. Devant lâune des ancres du Cristina Rueda, le maire du Bois, GĂ©rard Juin, et le maire de Saint-Martin, Patrice DĂ©chelette, entourent Philippe Malpiece, Laurent Moello et Yannick Le Britz, Ă©lus de la commune de Port-Louis (Morbihan) dâoĂč Ă©taient originaires des volontaires sauveteurs disparus. PrĂ©sents Ă©galement, des Ă©quipiers de la SNSM de La Rochelle et de lâĂle de RĂ© ainsi que Thierry DimĂ©t, prĂ©sident de la SNSM Pays de Lorient et descendant de Joachim Huel, volontaire recrutĂ© sur le port rochelais et dĂ©cĂ©dĂ© dans le naufrage du âCommandant Viortâ.
Il sâagit ce matin de devoir de mĂ©moire mais aussi dâhommage Ă tous ceux qui,
aujourdâhui comme hier, nâhĂ©sitent pas Ă mettre leur vie en pĂ©ril et Ă la sacriïŹer si nĂ©cessaire, pour en sauver dâautres. « Câest important de se souvenir mais aussi de montrer de la reconnaissance envers ceux qui sauvent », insiste GĂ©rard Juin avant dâajouter que cet anniversaire est aussi une occasion de raconter et « Je ne suis pas sĂ»r que tout le monde sache Ă quoi correspond cette ancre », estime-t-il, mĂȘme si une plaque initiĂ©e par la CdC a amĂ©liorĂ© lâinformation.
AprĂšs un dĂ©pĂŽt de gerbe et une minute de silence, les Ă©lus bretons et rĂ©tais dĂ©voilent ensemble une plaque au nom de lâimpasse Cristina Rueda. Enrichie de quelques lignes de contexte, elle viendra remplacer celle
Vestige de la tragédie, une ancre, récupérée bien aprÚs le naufrage par des Boitais et donnée à la Commune.
existant dĂ©jĂ non loin de lĂ . Pour savoir et ne jamais oublier quâune nuit, au large de nos belles plages, une mer cruelle et insatiable a emportĂ© des vies.
Pauline Leriche Rouard
SuccĂšs pour la collecte de sang Ă la CdC La collecte de sang organisĂ©e Ă lâinitiative de la CdC de lâĂźle de RĂ© a remportĂ© un nouveau succĂšs. Les bĂ©nĂ©voles ont tenu leur promesse et rĂ©alisĂ© leur objectif.
Cent personnes se sont prĂ©sentĂ©es, mercredi 26 fĂ©vrier, dans les locaux de la CommunautĂ© de Communes, Ă Saint-Martin de RĂ©. Les donneurs devaient sâinscrire en ligne pour faciliter les opĂ©rations de prĂ©lĂšvement. Malheureusement, une douzaine de volontaires au don, nâayant pas pris
Des bénévoles trÚs enthousiastes.
rendez-vous, nâont pu ĂȘtre accueillis. Quatre-vingt-huit poches ont Ă©tĂ© prĂ©levĂ©es, et on a recensĂ© treize nouveaux donneurs (quatre de plus que lâan dernier).
Huit lits Ă©taient installĂ©s ; quatre inïŹrmiĂšres, deux mĂ©decins, assistĂ©s dâune
secrĂ©taire et dâun agent de collation, ont parfaitement gĂ©rĂ© la situation.
Un parking avait Ă©tĂ© mis Ă disposition par la mairie de Saint-Martin. Une trentaine de membres de lâ« Amicale des BĂ©nĂ©voles pour le don du sang de lâĂźle de RĂ© » , se sont relayĂ©s dans la salle ou sur le parking pour assurer le bon dĂ©roulement de cette opĂ©ration.
Des sentiments de satisfaction unanimes
Lina Besnier, vice-prĂ©sidente de la CdC, chargĂ©e dâencadrer la collecte, a particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© lâambiance qui a rĂ©gnĂ© dans la salle et le moment convivial de la collation. Paul Jarrossay, responsable de la communication de lâEFS (Etablissement Français du Sang),
sâest fĂ©licitĂ© de lâexcellent taux de participation. GĂ©rard Regreny, prĂ©sident de lâAmicale des bĂ©nĂ©voles, a, quant Ă lui, Ă©tĂ© trĂšs sensible Ă la façon dont le partenariat avec la CdC sâest effectuĂ©. Il voit dans cette initiative, une incitation au dĂ©veloppement du bĂ©nĂ©volat et remercie les membres de lâAmicale pour le travail rĂ©alisĂ©. Se fĂ©licitant du recrutement - on compte, aujourdâhui, quarante-huit bĂ©nĂ©voles sur lâensemble de lâĂźle - il remarque que la quasi-totalitĂ© des communes sâest investie dans cette opĂ©ration.
A lâissue de la collecte, GĂ©rard Regreny en a proïŹtĂ© pour rĂ©unir les bĂ©nĂ©voles prĂ©sents, aïŹn de procĂ©der Ă lâadoption de nouveaux statuts et dâun nouveau rĂšglement intĂ©rieur de lâassociation.
A lâoccasion de la prise du verre de lâamitiĂ© offert par la CdC, son prĂ©sident, Lionel Quillet a saluĂ© le travail de lâEFS et a remerciĂ© tous ceux qui ont contribuĂ© Ă la rĂ©ussite de cette initiative. « Câest plus quâun succĂšs », a-t-il ajoutĂ©.
Jacques Buisson
LâEcole BuissonniĂšre fourmille dâactivitĂ©s DĂšs cette ïŹn mars et pour toute la saison, lâEcole BuissonniĂšre créée par Caro des Bois propose de nombreuses activitĂ©s pour les enfants et les familles.
Stage de vannerie
Samedi 29 mars
Pour cette toute premiĂšre Ă©dition, LâEcole BuissonniĂšre a fait appel au talentueux GrĂ©goire Delebecque, maĂźtre vannier dâOseRĂ© Ă Ars ! Stage pour dĂ©butant. 40 ⏠de 15h-18h.
Sortie plantes comestibles avec Anne Richard
Mardi 1er avril
Rendez-vous Ă 10h (jusquâĂ 16h) sur le terrain de lâEcole BuissonniĂšre (Ă cĂŽtĂ© du camping des Grenettes) pour dĂ©couvrir aux alentours (bois, dunes, plage) les plantes qui nous entourent. Vous dĂ©couvrirez que la plupart des plantes se mangent et quâelles ont des propriĂ©tĂ©s mĂ©dicales !! 35 ⏠la journĂ©e.
Stage sculpture sur bois (A partir de 12 ans)
Vendredi 4 au dimanche 6 avril
AprĂšs un premier stage trĂšs apprĂ©ciĂ© lâannĂ©e derniĂšre, Michel du GrĂŒnholzmobil revient pour vous apprendre les bases de la sculpture sur bois vert et ses diffĂ©rentes techniques. Repas sur feu de bois compris. De 95 ⏠à 240 âŹ
BuissonniĂšre
LâEcole
La pĂ©dagogie par la Nature, tel est le prĂ©cepte de lâĂcole BuissonniĂšre, plĂ©biscitĂ©e par les enfants qui y goĂ»tent. ©
Le village des fées des bois
Mercredi 9 avril
Entrez dans les bois enchantés et construisez avec des racines, écorces et autres matériaux naturels un village pour nos fées. Atelier parents-enfants 9h30-12h30, 30 ⏠le duo.
La tambouille de la sorciĂšre
Mercredi16 avril
PrĂȘt Ă cuisiner des plats dĂ©licieusement dĂ©goĂ»tants dans une cuisine des bois ? De 13h30-16h30 sur rĂ©servation
pour tout enfant à partir de 3 ans (20 ⏠la sortie).
Mois de lâEnvironnement Balade contĂ©e âla ïŹleuse dâortieâ
Samedi 19 avril
LâEcole BuissonniĂšre propose avec Marie Ange Frey une sortie pour toute la famille sur le thĂšme de lâortie. Contes, cuisine et apprentissage de filage avec cette plante magique. Gratuit sur rĂ©servation.
Stages Robinsons de pĂąques
Lundi 21 avril au vendredi 2 mai
Venez jouer aux aventuriers entre bois et plage. Les enfants seront immergés en plein air sur toute une semaine.
FĂȘte du printemps
Samedi 17 mai
Venez célébrer le printemps. Ateliers gratuits, buvette et concert.
Bivouac pour petit aventurier
Vendredi 23 et samedi 24 mai
Les enfants de plus de 8 ans peuvent vivre une nuit Ă la belle Ă©toile avec dâautres enfants de leur Ăąge. Repas sur feu de bois compris. 40 ⏠lâaventure !
Stages Robinsons dâĂ©tĂ©
A partir du 7 juillet
Venez jouer aux aventuriers entre bois et plage. Les enfants seront immergés en plein air sur toute une semaine.
CP et NV
Contact LâEcole BuissonniĂšre
Caroline Cartalas : 06 52 13 29 60 ecolebuissionnereiledere@ gmail.com lecolebuissonniere-iledere.com
Quai de la CriĂ©e : bientĂŽt du sel et de lâartisanat dâart Les anciens bĂątiments de la DDE, situĂ©s quai de la CriĂ©e Ă Ars-en-RĂ©, accueilleront quatre commerces dĂšs lâautomne 202 5 . Trois dâentre eux ont dâores et dĂ©jĂ Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s par la CommunautĂ© de Communes.
Les futurs locataires du quai de la Criée ont été accueillis sur place par les élus de la CdC le 17 février.
LâidentitĂ© des heureux Ă©lus a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©e par Lionel Quillet le 17 fĂ©vrier devant des bĂątiments de la CriĂ©e en pleins travaux. Les gravats et les allers-retours des engins nâont pas empĂȘchĂ© les futurs locataires de rĂ©aliser une premiĂšre visite des lieux. Quatre locaux, de surfaces diffĂ©rentes, avaient fait lâobjet Ă lâautomne 2024 dâun appel Ă candidatures de la CdC, propriĂ©taire des lieux.
Le plus spacieux, celui de 100 m 2, a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă La BonbonniĂšre de lâĂźle de RĂ©, installĂ©e Ă Rivedoux, qui voit ici lâopportunitĂ© de proposer sur le canton Nord un espace de vente et de dĂ©gustation ainsi que des ateliers de confection. La CoopĂ©rative des Sauniers de lâĂźle de RĂ© obtient le local de 90 m2. Y seront vendus les produits de la CoopĂ©rative, mais aussi des produits locaux. « On souhaite mettre
en valeur les autres activitĂ©s primaires de lâĂźle comme la viticulture ou les huĂźtres », a dĂ©taillĂ© le directeur de la Coop, Boris Zukanovich. « Ce sera aussi lâoccasion de prĂ©senter le mĂ©tier de saunier et le patrimoine salicole dâArs en se servant de la CriĂ©e comme base de dĂ©part pour organiser des visites de la commune liĂ©es Ă lâhistoire du sel. Cela nous permettra aussi de libĂ©rer de lâespace Ă la Coop et notre petite Cabane pourra nous servir Ă accueillir le public et Ă organiser des visites. »
ActivitĂ©s Ă lâannĂ©e
Le local de 60 m 2 a quant Ă lui Ă©tĂ© attribuĂ© Ă un collectif de quatre artistes, quatre jeunes femmes dont les ateliers sont installĂ©s en zone artisanale de Loix. LaĂ«tita Prin, artiste peintre, Maeva Quantin, artiste ïŹorale, Alexandra Hemmen, cĂ©ramiste, et
S OLID A RITĂ DES CHOR A LES
Marina Baudrit, ciriĂšre, pourront ainsi dĂ©velopper leurs activitĂ©s Ă Ars-en-RĂ© et toucher plus facilement le public du canton Nord. « Pour nous câest une Ă©volution dingue », sâest enthousiasmĂ©e Alexandra Hemmen. « Cela va nous permettre de faire progresser notre activitĂ© hors saison. On aimerait aussi regrouper une dizaine dâartisans pour diversiïŹer lâoffre et proposer un espace dâexposition Ă des artistes qui nâont aucun local. Nous allons aussi pouvoir mettre en place des ateliers trĂšs diffĂ©rents avec les savoir-faire de chacun ! »
Le quatriĂšme et dernier local commercial, dâune superïŹcie de 50m2, est quant Ă lui toujours en nĂ©gociation avec un professionnel rĂ©tais. Si aucun accord nâest trouvĂ©, lâappel Ă candidatures pourra ĂȘtre rouvert. Une douzaine de dossiers avaient Ă©tĂ© dĂ©posĂ©s Ă lâautom-
ne pour ces quatre commerces. Un chiffre assez faible compte tenu de la localisation du bĂątiment qui aurait pu intĂ©resser de nombreux candidats. Mais les conditions imposĂ©es par la CdC sont drastiques. Obligation est faite dâĂȘtre ouvert Ă lâannĂ©e, sur un rythme de quatre jours obligatoires par semaine et seulement cinq semaines de fermeture par an seront autorisĂ©es. Sont Ă©galement exclus les commerces de bouche. En contrepartie, la CdC propose des loyers raisonnables, allant de 976 ⏠pour le local de 60 m2 Ă 1500 ⏠pour celui de 90 m2 par exemple.
Livraison en septembre 2025
Les bĂątiments rĂ©novĂ©s accueilleront Ă©galement deux bureaux*, une salle dâexposition gĂ©rĂ©e par la mairie dâArs et un pĂŽle santĂ© regroupant inïŹrmiĂšres et kinĂ©s. Ces derniers avaient dĂ» quitter les lieux avec le lancement des travaux en juin 2024. La livraison des bĂątiments est prĂ©vue pour le mois de septembre. « On a fini le gros Ćuvre et la restructuration. Il a fallu tout consolider, le sol, les murs, les charpentes », explique lâarchitecte Emmanuelle Ridoret. « Nous avons encore les planchers Ă poser, la menuiserie, les bardages bois. Tout le gros Ćuvre devra ĂȘtre terminĂ© avant le mois de juillet. » Le chantier sera en effet interrompu le temps de la saison et ne pourra reprendre quâen septembre, pour les ïŹnitions. CoĂ»t total des travaux : 2,5 M ⏠HT, avec une participation de la RĂ©gion et de lâĂtat de 260 K ⏠et de 239 K âŹ
Aurélie Bérard
*Un nouvel appel à candidatures sera lancé au 2nd trimestre 2025 pour les espaces de bureaux.
Une louable initiative de Françoise Fruchard LâĂ©glise du Bois-Plage accueillait un concert de chorales rĂ©taises le 2 3 fĂ©vrier afin de soutenir les sinistrĂ©s de Mayotte.
Ce dimanche, lâĂ©glise du BoisPlage Ă©tait remplie, bondĂ©e de RĂ©tais venus aussi bien du sud que du nord de lâĂźle et rĂ©pondant Ă une initiative de Françoise Fruchard, cheffe de cĆur, encore rĂ©cemment, de La Chorale Interparoissiale. Le but de ce concert Ă©tait de lever des fonds pour venir en aide aux Mahorais aprĂšs le passage terriblement dĂ©vastateur du cyclone Chido.
Outre La Chorale Interparoissiale sept autres ensembles avaient acceptĂ© de venir se produire gracieusement ce jour-lĂ : Iavnana, Vives Voix, Les FrĂšres du Port, le CĆur des Villageois, Les Chordiales, Les Hautes Raises et les Gaillards des Pertuis. Il Ă©tait convenu que chacune interprĂšterait deux morceaux de leur rĂ©pertoire, avant de se rejoindre pour interprĂ©ter
Santiano en final. De la sorte, la durĂ©e de la manifestation resterait dans des limites raisonnables. Un entracte permit de procĂ©der Ă une quĂȘte pour lever des fonds dont le total a atteint 4
877 ⏠. AjoutĂ© Ă la quĂȘte de la soirĂ©e ĆcumĂ©nique du 21 janvier, la somme obtenue est de 5 158 ⏠versĂ©s pour les sinistrĂ©s Ă la Fondation de France chargĂ©e de la gestion des fonds rĂ©coltĂ©s. Un reprĂ©sentant de la Fondation Ă©tait prĂ©sent qui expliqua que tout Ă©tait Ă
reconstruire Ă Mayotte et que lâune des prioritĂ©s Ă©tait la rĂ©organisation du circuit de lâeau, vitale pour tous. Lâapport de cet aprĂšs-midi peut paraĂźtre
minimum par rapport aux travaux à réaliser mais ce sont les ruisseaux qui font les grandes riviÚres.
Catherine Bréjat
Les FrÚres du Port chantant « Partons la mer est belle », morceau appartenant à leur répertoire.
Fin des travaux du centre de transfert des dĂ©chets Le tout nouveau centre de transfert des dĂ©chets a Ă©tĂ© inaugurĂ© le samedi 1 5 fĂ©vrier par les Ă©lus de la CommunautĂ© de Communes, sept ans et demi aprĂšs lâincendie qui lâavait dĂ©truit.
En octobre 2017, les flammes avaient ravagĂ© le centre de transfert des dĂ©chets de lâĂźle de RĂ© en quelques heures seulement. Ă lâinverse, le temps de la reconstruction a Ă©tĂ©, lui, dĂ©mesurĂ©ment long puisquâil aura fallu sept ans Ă la CdC pour arriver au bout de ce lourd dossier. SituĂ© au lieu-dit « Les GĂąchettes », Ă lâintersection des communes du BoisPlage-en-RĂ©, de St-Martin-de-RĂ© et de La Couarde-sur-Mer, le bĂątiment a Ă©tĂ© reconstruit quasiment Ă lâidentique sur les fondations de lâancien.
Caméras thermiques
Ce nouveau centre de transfert devrait mieux gĂ©rer le risque incendie. Les charpentes en bois, moins inïŹammables,
le
remplacent les charpentes mĂ©talliques et le revĂȘtement extĂ©rieur du bĂątiment, en imitation bois, est rĂ©alisĂ© Ă partir dâun matĂ©riau composite incombustible. Un systĂšme de ventilation naturelle permet Ă©galement de diminuer la tempĂ©rature Ă lâintĂ©rieur du bĂątiment et surtout sont installĂ©es des camĂ©ras thermiques et des canons Ă eau. DĂšs quâune tempĂ©rature supĂ©rieure Ă 360° sera dĂ©tectĂ©e, les canons Ă eau se dĂ©clencheront avec un dĂ©bit de trois mille litres par minute sur la zone ciblĂ©e. NĂ©anmoins, aprĂšs deux incendies, la CdC nâa trouvĂ© aucune assurance acceptant de couvrir le bĂątiment et un systĂšme dâauto assurance a donc dĂ» ĂȘtre mis en place. Le montant total de ces travaux sâĂ©lĂšve au ïŹnal prĂšs de 3,8 M ⏠TTC, ïŹnancĂ©s Ă quasi 50% par lâassurance.
R E P RISE - N OUVE A U M A G A SIN
LâamĂ©nagement du site nâest pas tout Ă fait terminĂ©, puisque la construction dâun rond-point sur la RD par le DĂ©partement, est prĂ©vue pour 2026.
Un outil de gestion des déchets
Un centre de transfert provisoire avait Ă©tĂ© mis en service dĂšs le mois de juin 2018 pour assurer le transfert des dĂ©chets jusquâĂ aujourdâhui. Car ce ne sont pas moins de dix mille tonnes dâordures qui sont collectĂ©es chaque annĂ©e sur lâĂźle de RĂ©, et quâil faut ensuite renvoyer sur le continent. « Ce centre nâest quâune zone de transit entre la collecte et le traitement mais câest un outil indispensable » a expliquĂ© la vice-prĂ©sidente de la CdC en charge de la gestion des dĂ©chets, Lina Besnier, dans son discours lors de la cĂ©rĂ©monie dâinauguration. « Les dĂ©chets sont
stockĂ©s ici, diffĂ©remment selon leur nature, et trĂšs rapidement envoyĂ©s sur le continent dans des semi-remorques aïŹn dâoptimiser les coĂ»ts et rĂ©duire lâimpact environnemental. » Chaque semi-remorque qui assure le transport jusquâaux centres de traitement de La Rochelle, Gizay ou encore PaillĂ© peut en effet contenir lâĂ©quivalent du chargement de quatre camions poubelles ou de sept micro-bennes, selon lâĂ©lue.
Des visites ouvertes au public ont Ă©tĂ© organisĂ©es lâaprĂšs-midi du 15 fĂ©vrier et ont accueilli une centaine de personnes qui ont pu dĂ©couvrir lâorganisation de ce centre grĂące aux explications des agents techniques de la CdC mais aussi de lâarchitecte en charge de la reconstruction du site.
Aurélie Bérard
Ars-en-RĂ© : une presse modernisĂ©e et enrichie Juliette Maynial et Jonathan Ripoche ont repris lâancienne presse dâArs et ouvriront leur nouvelle boutique Ă la mi-avril. Au menu : des journaux, des livres, mais aussi de la dĂ©co et un salon de thĂ©.
Juliette Maynial et son mari
Jonathan Ripoche nâont pas eu beaucoup de chemin Ă faire pour dĂ©mĂ©nager le contenu de leur ancienne boutique, Octopus, au sein
de leur nouveau local.
« Entre les deux, il y a une maison et un garage », sâamuse Juliette Maynial.
« Ăa nâa jamais Ă©tĂ© aussi facile de dĂ©mĂ©nager ! »
Lâancienne presse dâArs, tenue par Pascale Descorps et Marie-Jo Derrieux pendant quarante ans, va donc changer de visage. « Nous allons y implanter notre boutique Octopus », explique Juliette, « qui est un vrai concept store tel une petite boutique de musĂ©e, avec une sĂ©lection dâobjets de qualitĂ© et des idĂ©es cadeaux Ă tous les prix. »
Pas dâinquiĂ©tude, lâactivitĂ© de presse et librairie sera bien conservĂ©e. « Nous tenons Ă maintenir une offre de livres disponibles Ă Ars. Ce seront plutĂŽt des livres dâactualitĂ©, en format poche essentiellement, mais aussi des table books câest-Ă -dire des plus grands formats dĂ©diĂ©s Ă lâarchitecture, le design ou la cuisine. De la BD aussi. On ne se restreint pas dans nos choix, mais nous ciblerons des livres qui marquent lâactualitĂ©. Pour les classiques, il y a ce quâil faut Ă la bibliothĂšque situĂ©e Ă cent mĂštres ! »
Terrasse et salon de thé
Il sera Ă©galement possible de venir siroter un thĂ© ou un cafĂ© au sein de la boutique, ou sur la terrasse installĂ©e face Ă lâĂ©glise. « Le but est dâĂȘtre ouvert Ă lâannĂ©e. Câest un modĂšle Ă©conomique trĂšs difïŹcile, mais nous faisons ce pari. LâidĂ©e est de se diversiïŹer pour ĂȘtre sĂ»r que lâactivitĂ© soit plus viable Ă lâannĂ©e. Il faut que les gens aient plusieurs raisons de venir chez nous, et tous les jours si possible ! Si on doit se diversiïŹer encore plus, on le fera. » Un peu de pĂątisserie maison sera Ă©galement proposĂ©e pour parfaire lâoffre du salon de thĂ©. Pour ĂȘtre encore plus attractif, le couple a entrepris de grands travaux aïŹn dâouvrir la boutique sur le village. DĂ©sormais, de grandes baies vitrĂ©es laissent entrer le soleil et la vue sur lâĂ©glise, depuis lâintĂ©rieur, est unique. Une personne sera embauchĂ©e pour assurer une ouverture quasi quotidienne tout au long de lâannĂ©e.
Aurélie Bérard
Le bĂątiment reconstruit devrait ĂȘtre mis en service dâici la ïŹn du mois de mars.
Juliette Maynial et Jonathan Ripoche espĂšrent ouvrir leur nouvelle boutique Octopus Ă la mi-avril.
Des visites du bùtiment ont été organisées
15 février avant la mise en service du site.
La Flotte programme 7,2 M⏠dâinvestissement en 2025 Lors du Conseil municipal de La Flotte du 30 janvier, les subventions aux associations pour 90 K ⏠(unanimitĂ©) et un budget primitif 2025 de 13,96 M ⏠(deux abstentions) ont Ă©tĂ© votĂ©s.
Sur prĂšs de 153 K⏠de subventions sollicitĂ©es de la part dâune trentaine dâassociations, un peu plus de 90 K ⏠ont Ă©tĂ© attribuĂ©es. Les plus importantes dâentre elles concernent Flotille en Pertuis (qui gĂšre la Maison du Platin) avec 30 K ⏠, lâAssociation sportive scolaire de La Flotte (10 K⏠), le Sporting club rĂ©thais (rugby, 8,8 KâŹ), Des Flots et des Notes (concerts dans lâĂ©glise, 7,8 KâŹ)...
Le maire a prĂ©cisĂ© que hors subvention exceptionnelle versĂ©e prĂ©cĂ©demment Ă lâassociation Flottille en Pertuis, le niveau global de subventions proposĂ© pour 2025 est quasi identique Ă celui de 2024. Les rĂšgles lĂ©gales dâattribution de subventions sont appliquĂ©es plus drastiquement par la commune quâelles ne lâĂ©taient prĂ©cĂ©demment. Au ïŹnal, huit associations ne se sont vu attribuer aucune subvention cette annĂ©e (17 100 ⏠demandĂ©s).
Lâactualisation des autorisations de programme a Ă©tĂ© votĂ©e Ă la majoritĂ©, avec deux abstentions (Patrick Salez et Isabelle Masion-Tivenin), par cohĂ©rence avec leur positionnement en lien avec la construction du centre technique municipal (autorisation de programme de 2,7 M ⏠). Patrick Salez aurait apprĂ©ciĂ© pouvoir comparer deux
devis, celui relatif Ă la rĂ©fection de lâactuel CTM et celui de la construction du nouveau. Le maire a rappelĂ© ce qui justiïŹe la construction dâun bĂątiment : la localisation gĂ©ographique de lâactuel local nâest pas adaptĂ©e (difïŹcultĂ©s dâaccĂšs), les mises aux normes diverses, le manque de place Ă lâactuel bĂątiment, la rationalisation des espaces (rassembler tous les stockages sur un mĂȘme lieu), lâinstallation de panneaux photovoltaĂŻques nâaurait pas pu ĂȘtre envisagĂ©e sur lâancien bĂątiment (structure porteuse pas sufïŹsamment solide), lâaccĂšs Ă la REUT (rĂ©utilisation des eaux usĂ©es) pour faire de s
Ă©conomies de consommation dâeau potable⊠Lâactuel CTM pourra faire lâobjet dâune vente, ce qui permettra Ă la commune de retrouver un peu de soufïŹe en matiĂšre de trĂ©sorerie.
Un budget primitif de prĂšs de 14 MâŹ
Une rĂ©union dâĂ©changes sur les orientations budgĂ©taires de lâannĂ©e 2025 a permis le 13 janvier dernier aux Ă©lus de sâexprimer sur la stratĂ©gie budgĂ©taire. Le Conseil municipal a donc adoptĂ© le budget primitif 2025 Ă sa majoritĂ© (2 abstentions : Patrick Salez et Isabelle Masion-Tivenin). Celui-ci
PrĂ©parer lâavenir et cĂ©lĂ©brer la mĂ©moire sâĂ©lĂšve Ă 13,96 M ⏠, rĂ©partis entre fonctionnement Ă 6,74 M ⏠et investissement Ă 7,22 M ⏠. Parmi les investissements les plus importants, ïŹgurent la rĂ©habilitation des espaces publics, la restructuration/rĂ©novation des bĂątiments de la mairie, lâacquisition de matĂ©riels, les travaux de la capitainerie du port, le stade municipal, le centre technique municipal et les espaces verts de la commune.
LoĂŻc Sondag, 1er adjoint au maire, a prĂ©sentĂ© le projet de vidĂ©oprotection. Le systĂšme envisagĂ© permettra de faire Ă©voluer le nombre de camĂ©ras, car certains sites dĂ©jĂ identiïŹĂ©s (parking supĂ©rieur et le jardin du Clos Biret, le carrefour de la Vierge) nĂ©cessiteront dâĂȘtre aussi vidĂ©oprotĂ©gĂ©s, en plus des principales entrĂ©es/sorties de la commune.
lI est nĂ©cessaire de recourir Ă lâemprunt pour financer les investissements inscrits, dans la limite du montant total de 4,91 M ⏠, montant qui sera ajustĂ© (Ă la baisse) dans le cadre du budget supplĂ©mentaire 2025, aprĂšs lâaffectation des rĂ©sultats de lâexercice 2024. Cet emprunt « primitif » a Ă©tĂ© votĂ© Ă lâunanimitĂ©.
Informations recueillies par Nathalie Vauchez
Câest en ces termes que peuvent se rĂ©sumer les principaux points Ă lâordre du jour de la sĂ©ance municipale du Bois-Plage du 10 fĂ©vrier.
Avant de rentrer dans le vif des diffĂ©rents sujets, GĂ©rard Juin annonce les dĂ©cisions prises dans le cadre de ses dĂ©lĂ©gations : deux demandes de subventions dont la plus importante pour le pĂŽle santĂ©, ainsi que le recours Ă un cabinet dâavocats pour dĂ©fendre la commune dans le cadre dâun contentieux sur le lotissement communal dâaccession Ă la propriĂ©tĂ© du Pas des BĆufs, au motif de son rĂšglement.
Vers une « Ecole primaire Paul Laidet » DĂ©jĂ Ă©voquĂ© Ă la sĂ©ance municipale du 17 dĂ©cembre, suite Ă un conseil dâĂ©cole exceptionnel ayant rĂ©uni le 16 les Ă©coles maternelle et Ă©lĂ©mentaire, la fusion administrative des deux Ă©tablissements nĂ©cessite aujourdâhui lâavis des Ă©lus. « Elle entre dans le cadre du contrat de territoire avec lâobjectif de conserver les sept classes existantes », prĂ©cise GĂ©rard Juin Ă©voquant des « effectifs non plĂ©thoriques mĂȘme si moins impactĂ©s que sur dâautres communes ». Permettant une meilleure rĂ©partition des Ă©lĂšves sur les diffĂ©rentes classes, cette fusion devrait faciliter le maintien du niveau TPS*. La structure unique sera dirigĂ©e par une seule personne et
de statut probable dÚs la rentrée pour le groupe scolaire boitais.
dans lâintĂ©rĂȘt des enfants, les postes dâATSEM* seront conservĂ©s. ApprouvĂ©e Ă lâunanimitĂ© par le Conseil, cette importante dĂ©cision doit dĂ©sormais ĂȘtre validĂ©e par lâEducation nationale pour application dĂšs la rentrĂ©e prochaine.
Hommages sous forme de baptĂȘmes
« Câest important de garder les noms », estime GĂ©rard Juin proposant au conseil
de donner à la bibliothÚque municipale et au stade de la commune ceux de deux Boitais. Pour la premiÚre, celui de Madeleine Airaud, récemment disparue. « Un visage de la commune », souligne le maire évoquant « une grande poétesse et conteuse », trÚs investie dans la culture et la lecture à travers de nombreuses interventions à la bibliothÚque, notamment auprÚs des enfants du groupe scolaire.
Pour lâĂ©quipement sportif, hommage Ă©galement Ă une ïŹgure de lâancien club de football dont il avait dâailleurs Ă©tĂ© le prĂ©sident, avant la fusion avec ceux de Saint-Martin et Sainte-Marie. « Roger Levisage passait plus de temps sur le terrain quâil entretenait parfaitement que chez lui », rappelle GĂ©rard Juin, Ă©voquant ses propres souvenirs dâun irrĂ©ductible passionnĂ©.
Des visages et des noms comme autant dâĂ©lĂ©ments dâun patrimoine important pour les Ă©lus boitais, qui voteront Ă©galement Ă lâunanimitĂ© la motion de soutien au classement de la SNSM au patrimoine immatĂ©riel de lâUnesco.
La sĂ©ance municipale se poursuivra avec la signature de deux conventions avec lâassociation La VerdiniĂšre, dont une sur le budget Ecotaxe, pour se conclure sur le dossier des meublĂ©s de tourisme : Ă date et sur le quota de quatre cent soixante-dix-huit, quatre cent vingt demandes ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© accordĂ©es sur Le Bois-Plage.
Pauline Leriche Rouard
*TPS : TrĂšs Petite Section / ATSEM : Agents Territoriaux SpĂ©cialisĂ©s des Ăcoles Maternelles.
Changement
Un Conseil municipal quasi unanime au moment du vote du budget primitif 2025.
La sĂ©curitĂ© du quotidien, une afaire de terrain La Charente-Maritime dispose aujourdâhui de son Plan dâAction DĂ©partemental de Restauration de la SĂ©curitĂ© du Quotidien, Ă©laborĂ© par le prĂ©fet et les procureurs, avec les forces de lâordre et autres acteurs concernĂ©s. PrĂ©sentation.
Dans le cadre de sa politique de renforcement de la sĂ©curitĂ© du quotidien, le ministre de lâintĂ©rieur, Bruno RĂ©tailleau, a demandĂ© aux prĂ©fets de dresser un diagnostic de leur territoire et dâĂ©laborer sur cette base un tel plan, « au plus prĂšs des rĂ©alitĂ©s locales », avec « des actions ciblĂ©es ».
« Ce plan a été pensé sous le prisme de la proximité, au plus prÚs des réalités locales et dans une relation essentielle avec les élus locaux. » ont expliqué le préfet de la Charente-Maritime, Brice Blondel et le procureur de la République de La Rochelle, Arnaud Laraize, dans un point presse commun, le 24 février dernier, en présence du commandant du groupement de la gendarmerie départementale, le Colonel Johanne Gojkovic-Lette et de la directrice interdépartementale de la police nationale de la CharenteMaritime, Myriam Akkari.
PrioritĂ© : la lutte contre les narcotraïŹcs Cela nâĂ©tonnera personne, la lutte contre les narcotraïŹcs est la prioritĂ©, via le « harcĂšlement » de tous les points de deal, jusque dans les ports. En Charente-Maritime, les infractions liĂ©es au traïŹc de stupĂ©ïŹants sont en hausse sensible, en zone police comme en zone gendarmerie, en territoire rural comme en ville : + 19,5 % (soit 49 mis en cause) pour le traïŹc/ revente et + 14,10 % (2230 mis en cause) pour lâusage de stupĂ©ïŹants. Lâintensification des contrĂŽles sâeffectue dĂ©sormais aux abords des bars et Ă©tablissements de nuit. Des interventions en milieu scolaire, en coordination avec les parquets, vont aussi se multiplier pour une action plus dissuasive. Les ïŹux routiers en zone rurale seront davantage contrĂŽlĂ©s ,
Le préfet de Charente-Maritime (à droite) et le procureur de la République de La Rochelle déterminés à restaurer la sécurité du quotidien.
avec lâaction renforcĂ©e du groupe local de contrĂŽle des ïŹux de gendarmerie (substances illicites et armes dĂ©tenues illĂ©galement).
Unique en France mĂ©tropolitaine, une expĂ©rimentation a Ă©tĂ© lancĂ©e par le prĂ©fet de Charente-Maritime, de contrĂŽle du port de plaisance de La Rochelle. Une coopĂ©ration entre les acteurs du renseignement, la police judiciaire et la capitainerie, inspirĂ©e du dispositif Clearance dĂ©jĂ actif en outre-mer, vise Ă amĂ©liorer le partage dâinformations et renforcer la lutte contre la criminalitĂ© dans des zones stratĂ©giques. Ces actions seront complĂ©tĂ©es par des contrĂŽles : routiers Ă la sortie des ports, canins sur les navires, subaquatiques des coques des navires de commerce (port et zones de mouillage). Un ComitĂ© OpĂ©rationnel de Lutte contre lâEconomie Souterraine et la CriminalitĂ© OrganisĂ©e (COLESCO) a Ă©galement Ă©tĂ© créé conjointement par les mondes judiciaire et administratif, visant Ă lutter contre le trafic, la criminalitĂ© et le blanchiment.
Les violences sexuelles explosent + 6,8 % pour les violences intra-familiales (3203 victimes en 2024) et + 20,5 % pour les violences sexuelles (1141 victimes en 2024), les atteintes aux personnes continuent de progresser dans notre dĂ©partement. PrĂ©fet et procureur souhaitent que soit rĂ©duit le dĂ©lai de prise en charge des victimes, grĂące Ă de nouveaux outils comme lâapplication « ma sĂ©curitĂ© », le dĂ©pĂŽt de plainte et la prise de RV en ligne. DĂ©sormais, mĂȘme en lâabsence de plainte, le parquet sera systĂ©matiquement saisi. Le rĂ©seau des Intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie doit ĂȘtre dĂ©veloppĂ© (il existe 8 ISCG en Charente-Maritime).
Des cambriolages en hausse sensible Si les vols sans violence reculent dâun peu plus de 4 %, les cambriolages de logement ont progressĂ© de prĂšs de 15 % en 2024. Un partenariat entre forces de sĂ©curitĂ©, Ă©lus locaux, acteurs publics et
privĂ©s doit permettre de mieux lutter contre ce ïŹĂ©au. A cet Ă©gard, lâaide des Ă©lus locaux et des polices municipales, qui connaissent bien leur territoire et la mobilisation des outils cartographiques des forces de lâordre doivent permettre de cibler les zones Ă risques. Des opĂ©rations de prĂ©vention par survol de drones seront poursuivies en zone rurale.
Les atteintes aux biens et dĂ©gradations volontaires (204 faits en 2024) ont crĂ» de plus de 29 %, avec notamment les phĂ©nomĂšnes de bandes en ville. La prĂ©sence des forces de lâordre sur la voie publique, au contact des habitants, est essentielle.
Tolérance zéro pour la délinquance routiÚre
Les 3649 accidents en 2024 liĂ©s Ă lâalcool ou aux stupĂ©ïŹants, soit + 9,8 %, tĂ©moignent dâune augmentation sensible des comportements Ă risque sur la route. Les opĂ©rations ponctuelles « route bleue » pourraient devenir des « semaines bleues », permettant de dĂ©ployer une politique rĂ©pressive maximale. En zone rurale le contrĂŽle des ïŹux permet de dĂ©tecter les conduites Ă risque. En milieu urbain, les contrĂŽles vont porter contre les runs et rodĂ©os.
Déployer la vidéoprotection
Tout Ă la fois outil de prĂ©vention, de sensibilisation et de recueil de preuves judiciaires, implantĂ©e dans les communes, la vidĂ©oprotection est un outil efïŹcace de prĂ©vention des atteintes aux personnes et aux biens. A cet Ă©gard, son implantation se dĂ©veloppe sur lâĂźle de RĂ©. A tire dâexemple, La Flotte va ce printemps dĂ©ployer son dispositif, notamment Ă toutes les entrĂ©es de la commune.
Informations recueillies par Nathalie Vauchez
Des escales dans les ports de plaisance surveillĂ©es Le dĂ©putĂ© La Rochelle-Ăle de RĂ© a fait adopter un amendement, fruit dâune expĂ©rimentation en Charente-Maritime.
Olivier Falorni a fait adopter un amendement dans le cadre de lâexamen de la proposition de loi visant Ă sortir la France du piĂšge du narcotraïŹc, gĂ©nĂ©ralisant un dispositif expĂ©rimental lancĂ© par la prĂ©fecture de la Charente-Maritime.
Cet amendement, adoptĂ© par la commission des Lois ce 5 mars 2025, crĂ©e une obligation Ă la charge des autoritĂ©s portuaires de transmission des donnĂ©es quâelles recueillent lors de lâescale des navires de plaisance.
« A lâinstar de ce qui se pratique dans le cadre de lâaviation commerciale, les services de renseignement et les forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure recueilleront dorĂ©navant les donnĂ©es transmises lors des rĂ©servations dâanneaux dans les ports de plaisance. Les narcotraïŹquants pouvaient jusquâalors faire escale dans les ports français sans crainte, ce ne sera plus le cas ! » a annoncĂ© le dĂ©putĂ©.
« Je tiens Ă souligner lâexcellent dispositif expĂ©rimental, unique en mĂ©tropole, mis en Ćuvre par la prĂ©fecture de la
Charente-Maritime en dĂ©but dâannĂ©e dans le port de La Rochelle, dont mon amendement sâest inspirĂ©. Il permettra ainsi de prĂ©venir et de rĂ©primer la criminalitĂ© organisĂ©e et de faciliter la constatation des infractions sây rattachant » conclut Olivier Falorni.
CommuniquĂ© de presse du DĂ©putĂ© de La Rochelle-Ăle de RĂ©
Olivier Falorni a fait adopter un amendement important dans le cadre de la lutte contre le narcotraïŹc.
Arnaud Laraize, un procureur dĂ©terminĂ© Ayant succĂ©dĂ© Ă Laurent Zuchowicz en septembre 202 3 , le procureur de la RĂ©publique Arnaud Laraize a reçu RĂ© Ă la Hune en ce dĂ©but dâannĂ©e 202 5 , pour faire le point sur les actions mises en place depuis son arrivĂ©e, les rĂ©sultats dĂ©jĂ obtenus et ses prioritĂ©s.
RĂ© Ă la Hune : Lors de votre audience solennelle de rentrĂ©e, en janvier 2024, vous vous ĂȘtes ïŹxĂ© pour objectif dâ « amĂ©liorer la justice du quotidien », ce qui passe notamment par une plus grande cĂ©lĂ©ritĂ© de celle-ci. Quâen est-il un an aprĂšs ?
Arnaud Laraize : Oui celle-ci passe par le raccourcissement des dĂ©lais dâenquĂȘte mais aussi de convocation et de jugement. On a ainsi engagĂ© une rĂ©duction de ces dĂ©lais de plusieurs façons. Nous avons mis en place une organisation spĂ©ciïŹque pour les enquĂȘtes prĂ©liminaires, avec traitement sur site. Chaque semaine le parquet se dĂ©place alternativement en gendarmerie ou commissariat de police. On passe directement en revue avec les gendarmes ou les policiers le « portefeuille » des dossiers en stock, ils nous demandent quelles orientations donner aux actes dâenquĂȘte, quelles investigations supplĂ©mentaires mener... On traite ainsi sur place cinquante (gendarmerie) Ă cent (police) dossiers en une demie journĂ©e. Cela nous permet de rĂ©duire les stocks, on Ă©vite les allers-retours et appels tĂ©lĂ©phoniques entre nous et les Ă©changes verbaux facilitent souvent la comprĂ©hension de dossiers qui deviennent trop complexes lors dâĂ©changes Ă©crits. Ainsi, on traite beaucoup plus qualitativement et quantitativement de dossiers. Au commissariat de Rochefort, on est passĂ© en un an de 2500 procĂ©dures en stock Ă 1800, soit une baisse dâun tiers. Les dĂ©lais dâaudiencement rochelais devaient aussi ĂȘtre rĂ©duits. En septembre 2023, la majoritĂ© des dĂ©lais de convocation dĂ©passaient les huit mois et atteignaient mĂȘme onze mois et demi au tribunal de police. Aujourdâhui, nous convoquons en alternative aux poursuites Ă un mois, en ordonnance pĂ©nale Ă deux mois tout comme au tribunal de police et en juge unique de droit commun, en collĂ©giale Ă quatre mois et en comparution sur reconnaissance prĂ©alable de culpabilitĂ© (CRPC) Ă quatre mois. Il ne reste plus que la juge unique route dont les dĂ©lais qui sont encore Ă huit mois mĂ©ritent toujours un effort. Pour cela, les magistrats du siĂšge sont trĂšs regardants sur les demandes de renvois et maintiennent les audiences correctionnelles malgrĂ© les vacances de poste. Le parquet utilise aussi tous les leviers dâorientations possibles : alternatives aux poursuites, multiplication des ordonnances pĂ©nales passĂ©es de 1600 Ă 2000 par an et qui sont plus rapides quâune audience. Les audiences de CRPC sont passĂ©es dâune Ă deux par mois. On a aussi multipliĂ© les dĂ©fĂšrements : de 160 en 2022 ils sont passĂ©s Ă 250 en 2024.
Ainsi lâobjectif est atteint, Ă part pour la juge unique route. On va beaucoup plus vite Ă La Rochelle quâau niveau national, oĂč les dĂ©lais de convocation se dĂ©gradent encore. Tout cela a demandĂ© un engagement professionnel extrĂȘmement important de la part de chacun, je remercie lâĂ©quipe de cet effort soutenu.
La lutte contre les violences conjugales et intra-familiales Ă©tait une autre de vos prioritĂ©s afïŹchĂ©es. Quelles sont les actions dĂ©ployĂ©es ?
Nous rĂ©unissons toutes les trois semaines les comitĂ©s de pilotage VIFS, créés par dĂ©cret ïŹn 2023. EnquĂȘteurs, CIDFF*, parquet, magistrats du siĂšge, juge aux affaires familiales, juge des enfants y participent et passent au crible les situations individuelles. Jâavais aussi annoncĂ© mon ambition de doubler le nombre de tĂ©lĂ©phones grave danger (TGD) attribuĂ©s Ă des femmes victimes de violences conjugales. Nous sommes ainsi passĂ©s dâune vingtaine en 2023 Ă une cinquantaine de TGD actifs en janvier 2025.
Nous avons Ă©galement signĂ© une convention avec le CIDFF* mettant en place la contribution citoyenne, nouvel outil extrĂȘmement efïŹcace parmi ceux des alternatives aux poursuites. Le principe : une fois lâaffaire terminĂ©e, elle est classĂ©e, sous rĂ©serve que le mis en cause verse une contribution monĂ©taire (pouvant aller jusquâĂ 1500 ⏠) Ă une association dâaide aux victimes conventionnĂ©e, en plus dâautres obligations. Ainsi, en 2024, ce sont 10 K⏠qui ont Ă©tĂ© versĂ©s au CIDFF au titre de cette contribution. Et je souhaite voir cette somme doubler en 2025, tant le travail et les besoins du CIDFF sont importants dans lâaide aux victimes et leur prise en charge.
Les violences intrafamiliales ont augmenté certes de 6,8 % en 2024 en Charente-Maritime, croissance toutefois
un peu moins forte que les deux années précédentes.
Nous avons aussi créé en septembre 2024 le comitĂ© de pilotage des mineurs victimes, qui se centre sur la situation des enfants et maltraitances quâils subissent. Il se rĂ©unit Ă©galement toutes les trois semaines, avec une approche pluridisciplinaire.
Une convention avec lâEducation nationale signĂ©e Ă lâautomne 2024 permet de mieux procĂ©duriser les informations prĂ©occupantes en matiĂšre de violences sur mineurs et mieux dĂ©ïŹnir et traiter le harcĂšlement scolaire. Les chefs dâĂ©tablissement alertent le DASEN, qui sait comment gĂ©rer avec plus de rĂ©activitĂ© et plus qualitativement le signalement au parquet.
La protection des élus fait aussi partie de vos priorités ?
Oui il sâagit de dĂ©velopper une meilleure prise en charge des Ă©lus victimes dâatteinte Ă la personne ou de faits commis sur leur commune. Nous avons apportĂ© une rĂ©ponse ferme et rapide, jâai multipliĂ© ma prĂ©sence aux conseils locaux de prĂ©vention de la dĂ©linquance et nous avons Ă©tĂ© davantage Ă leur Ă©coute. Jâai aussi mis en place au parquet une adresse mail dĂ©diĂ©e aux Ă©lus, avec un attachĂ© de justice qui sây consacre.
Quelles sont les spĂ©ciïŹcitĂ©s de notre territoire, ayant un impact sur les activitĂ©s du parquet ?
Notre zone littorale bien sĂ»r et les infractions en matiĂšre de droit maritime, pĂȘche, y compris sur lâestuaire de la Charente. On est sur des domaines trĂšs techniques. En matiĂšre environnementale, on a beaucoup de zones classĂ©es et/ou protĂ©gĂ©es, oĂč la rĂ©glementation est diffĂ©rente et les polices diffĂ©rentes, oĂč nos interlocuteurs,
sont la DDTM, lâOFB ou encore lâONF*. La lutte contre les atteintes Ă lâenvironnement faisait partie de mes prioritĂ©s, et grĂące Ă ma procureure adjointe, Madame Debas, spĂ©cialisĂ©e sur ces domaines, nous avons concrĂ©tisĂ© la rĂ©alisation de cet objectif en Ă©dictant une nouvelle doctrine locale de compĂ©tence du pĂŽle rĂ©gional environnemental. Ainsi nous prenons davantage de dossiers des collĂšgues dâautres parquets. Nous avons pris en mars dernier des instructions de politique pĂ©nale en matiĂšre environnementale et maritime destinĂ©es aux services dâenquĂȘte. En 2024, nous avons installĂ© et rĂ©unissons rĂ©guliĂšrement les COLDEN, comitĂ©s opĂ©rationnels de lutte contre la dĂ©linquance environnementale.
Autre forte spĂ©ciïŹcitĂ©, lâactivitĂ© estivale et la multiplication par dix de la population sur le littoral, qui entraĂźne forcĂ©ment une augmentation des infractions. Les effectifs de force de sĂ©curitĂ© augmentent, le parquet doit gĂ©rer cet afïŹux sans moyens supplĂ©mentaires et a reçu encore 28 300 PV en 2024, avec un Ă©tiage Ă environ 7500 affaires poursuivables, avec plus dâordonnances pĂ©nales, plus de dĂ©fĂšrements au parquet, etc. Sâil y a encore dix ans, les dossiers Ă©taient pris gĂ©nĂ©ralement en charge sur le lieu de domicile du mis en cause, dĂ©sormais on sâoriente essentiellement sur le lieu de lâinfraction. La prĂ©sence des maisons centrales de Saint-Martin de RĂ© et de Rochefort gĂ©nĂšre aussi une activitĂ© importante au parquet de La Rochelle.
Parmi vos prioritĂ©s en 2025, la lutte contre le narcotraïŹc ïŹgure en bonne place. Comment explique-t-on la banalisation de la consommation de cocaĂŻne et autres substances ?
Le prix de la cocaĂŻne sâest effondrĂ©, les lieux de vente se sont multipliĂ©s, la consommation sâest banalisĂ©e dans toutes les couches de la sociĂ©tĂ©. La lutte contre les traïŹcs de stupĂ©ïŹants et contre le blanchiment nĂ©cessite dâassĂ©cher le marchĂ©, ce qui passe par une politique tout Ă la fois prĂ©ventive et rĂ©pressive vis-Ă -vis des usagers. Il faut arrĂȘter de banaliser la consommation de produits stupĂ©ïŹants, qui ont des effets dĂ©lĂ©tĂšres aussi sur les autres, notamment sur les routes, oĂč lâon voit de plus en plus de conducteurs sous leur emprise. La rĂ©ponse nâest pas que pĂ©nale, elle est aussi prĂ©ventive et en matiĂšre de prise en charge sanitaire... Nous allons travailler particuliĂšrement sur ce sujet en 2025 avec nos Ă©quipes, en concertation avec le prĂ©fet (lire notre article en page 11)
(Lire la suite page 13)
Le procureur de La Rochelle, Arnaud Laraize, et lâensemble du parquet sont sur tous les fronts, malgrĂ© des moyens contraints.
Vous appelez de vos vĆux un renfort humain. Manque-t-on de procureurs en France ou est-ce une question de moyens affectĂ©s Ă la Justice ?
Il nây a pas de problĂšme de vocation dans notre mĂ©tier, mais un sous-effectif et un manque de moyens. Avec 3,2 procureurs pour cent mille habitants en France (en 2022), on est trĂšs en deçà de la mĂ©diane europĂ©enne, situĂ©e Ă 11,2. A La Rochelle, il faut absolument amĂ©liorer nos conditions de travail, en matiĂšre pĂ©nale, par la mise en Ćuvre du projet de restauration complĂšte de notre salle dâaudience correctionnelle, il nous manque que le âgoâ du MinistĂšre. La poursuite des efforts locaux en matiĂšre de dĂ©lais de jugement, de rĂ©duction des stocks, de fermetĂ© et cĂ©lĂ©ritĂ© dans les orientations pĂ©nales ne peut ĂȘtre soutenue que par un renfort humain, prĂ©vu dans la loi de programmation.
RAPA CES NOCTURNES
Localement, nous avons besoin dâun 9Ăšme poste. Le parquet rochelais Ă 8, câest trop tendu.
Quâest-ce qui plaide Ă vos yeux en faveur dâune rĂ©forme constitutionnelle du statut du parquet ?
Il sâagit de conïŹer au Conseil supĂ©rieur de la magistrature, et non au Garde des Sceaux, le pouvoir de dĂ©cision en matiĂšre disciplinaire Ă lâĂ©gard des magistrats du ministĂšre public, et surtout de soumettre leur nomination Ă un avis conforme de cet organe constitutionnel, et non plus simplement consultatif. Le statut prĂ©caire du parquet est critiquĂ© par les juridictions suprĂȘmes europĂ©ennes et entraĂźne une complexiïŹcation de la procĂ©dure pĂ©nale.
Comment Ă une fonction telle que la vĂŽtre on parvient Ă absorber la noirceur de lâĂąme humaine et Ă
gérer la pression ?
Je suis motivĂ© par le fait de rendre la justice, de protĂ©ger la sociĂ©tĂ©, dâessayer de remettre sur le droit chemin ceux qui dĂ©vient, de les rĂ©insĂ©rer. Sâil nây a pas de justice, alors il nây a ni sociĂ©tĂ©, ni dĂ©mocratie. Un procureur est un rempart contre lâarbitraire. Et puis, je ne suis pas soumis Ă la pression que peuvent subir les procureurs antiterroristes.
ProtĂ©ger les victimes, amĂ©liorer notre sociĂ©tĂ©, faire reconnaĂźtre lâĂ©tat de victime, faire Ă©merger la vĂ©ritĂ© juridique, mais aussi, grĂące Ă lâarsenal des mesures judiciaires, accompagner des multirĂ©cidivistes en matiĂšre de consommation dâalcool sur la voie du sevrage, mener des dĂ©marches coercitives mais aussi de rĂ©insertion, tout cela est trĂšs motivant.
Je crois beaucoup au Travail dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral (TIG), extrĂȘmement utile Ă la fois pour la sociĂ©tĂ© et pour le mis en
Les nuits de la chouette sur lâĂźle de RĂ© Durant le mois de mars, la LPO vous emmĂšne Ă la dĂ©couverte des rapaces nocturnes. Sur lâĂźle de RĂ©, ce sera le 22 mars Ă la maison du Fier.
Depuis maintenant trente ans, la LPO organise tous les deux ans cet évÚnement exceptionnel pour connaßtre les chouettes et hiboux mais également leurs compagnons de la vie nocturne.
Le succĂšs de cet Ă©vĂ©nement dâĂ©ducation Ă la nature est assurĂ© grĂące aux nombreuses structures relais qui proposent une multitude de sorties nature, confĂ©rences, projections, expos, chasse au trĂ©sor, autant dâactivitĂ©s gratuites et ouvertes Ă tous.
Par la suite, la LPO lancera son programme « Une Chouette, un village », laurĂ©at du dernier Loto de la biodiversitĂ© gĂ©rĂ© par lâOFB. Pour rappel, plus de trois mille nichoirs
LA C OU A RDE-SUR- M ER
seront installés dans soixante départements, qui mobiliseront bénévoles, populations et élus locaux.
La «dame blanche» de la Maison du Fier
Le samedi 22 mars, Ă partir de 17h30, aux Portes en RĂ©, pour les trente ans des Nuits de la chouette, la Maison du Fier vous offre lâopportunitĂ© de venir Ă la rencontre de lâEffraie des Clochers et de partir Ă la dĂ©couverte de son milieu de vie ! Au programme : projection dâun ïŹlm sur les rapaces nocturnes ; balade au crĂ©puscule (environ 1h) ; observation des pelotes de rĂ©jection.
Informations recueillies par NV
Lâart sâinvite au marchĂ© Le projet est nĂ© de la volontĂ© de valoriser et promouvoir les activitĂ©s primaires, Ă©videmment reprĂ©sentĂ©es au marchĂ© comme autant de richesses insulaires, Sel, pomme de terre, salicorne, miel, vin, pineau, maraĂźchage et bien sĂ»r produits de la mer⊠lâinspiration est in situ. LâidĂ©e ? Des fresques, rĂ©alisĂ©es sur deux
murs, dans la halle principale et celle dâĂ©tĂ©. LaurĂ©at ? Le collectif rochelais Piktum17, 100% fĂ©minin, Ă lâissue dâune sĂ©lection en deux temps au sein dâun comitĂ© composĂ© du maire, des adjoints et du conseiller dĂ©lĂ©guĂ© Ă lâĂ©conomie et au marchĂ© Jean-Yves Dutertre, en charge du projet. Et câest lui dâailleurs qui nous prĂ©sente ces deux crĂ©ations, rĂ©alisĂ©es en un week-end et inspirĂ©es
cause, par exemple dans le domaine environnemental...
Vous habitez lâĂźle de RĂ©, est-ce Ă dire que vous apprĂ©ciez notre territoire insulaire ?
Câest surtout que cela mâĂ©loigne un peu du centre de La Rochelle, me permettant un certain anonymat salvateur dans ma vie privĂ©e !
En général, combien de temps restez-vous en poste ?
Un procureur ne reste pas plus de sept ans dans un parquet, pour ma part jâapprĂ©cie de changer tous les trois ou quatre ans.
Propos recueillis par Nathalie Vauchez
*CIDFF : Centre dâinformation sur les droits des femmes et des familles / DDTM : Direction dĂ©partementale des territoires et de la mer / OFB : OfïŹce français de la biodiversitĂ© / ONF : OfïŹce national des forĂȘts.
Infos - RV à la Maison du Fier Réserve Naturelle de Lilleau des Niges Route du vieux port - 17880 Les Portes en Ré Réservation au : 05 46 29 50 74 ou animation.iledere@lpo.fr agenda.nuitsdelachouette.lpo.fr
des activitĂ©s primaires bien sĂ»r mais aussi du lieu Ă lâarchitecture type Baltard. Evocatrices, colorĂ©es et riches en symboles, les deux fresques ont trouvĂ© naturellement leur place. Mieux, on pourrait
croire quâelles ont toujours Ă©tĂ© lĂ .
A dĂ©couvrir au plus tard le 14 juin, date dâun anniversaire Ă fĂȘter, celui du marchĂ© ! Pauline Leriche Rouard
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Une Effraie des clochers.
Un projet vertueux et du mobilier rĂ©tais Que deviennent nos dĂ©chets, une fois recyclĂ©s ? A cette question que chacun de nous sâest dĂ©jĂ posĂ©e au moins une fois, lâassociation LâApporte Bonheur apporte une rĂ©ponse trĂšs concrĂšte : des bancs !
Depuis quelques mois, son co-fondateur Tristan de Pelseneer et son équipe produisent en effet des bancs entiÚrement conçus à partir de déchets plastiques issus principalement de notre territoire. Un projet vertueux comme on les aime, pour cette association impliquée depuis de nombreuses années dans le développement durable.
Et nos dĂ©chets nâen sont plus Câest au siĂšge social de lâassociation aux allures dâatelier dâartiste hĂ©tĂ©roclite Ă Saint-ClĂ©ment des Baleines, que Tristan de Pelseneer nous prĂ©sente ses derniĂšres crĂ©ations : des bancs aux couleurs chatoyantes, entiĂšrement rĂ©alisĂ©s dans lâĂźle de RĂ©. A partir de dĂ©chets plastiques transformĂ©s en paillettes,
ces bancs, formés dans des moules spécialement conçus pour ce projet, ont pour principale qualité de rendre beaux des déchets que tout le monde cÎtoie au quotidien, mais que personne ne veut voir.
GrĂące au tri des dĂ©chets par couleur dĂšs leur collecte, lâassociation sâamuse alors Ă crĂ©er des dĂ©cors uniques pour chacune de ses crĂ©ations, en mixant les tonalitĂ©s et les effets de motifs sur les planches, les lambourdes et autres tasseaux. Avec comme objectif, Tristan de Pelseneer en est convaincu, de les intĂ©grer rapidement dans le paysage rĂ©tais, comme un juste retour des choses. Et si les dĂ©chets plastiques ont la rĂ©putation dâĂȘtre difïŹciles Ă dĂ©truire, ils se parent des meilleures qualitĂ©s dĂšs quâils sont
S ENSIBILIS A TION ET A NIM A TIONS transformĂ©s en mobilier : dâune soliditĂ© sans faille et imputrescibles, ces bancs rĂ©sistent Ă tout. Quand on sait quâune bouteille plastique met au minimum cent ans Ă se dĂ©sagrĂ©ger dans la nature, on imagine bien quâun banc composĂ© de cette matiĂšre peut vivre de trĂšs longues annĂ©es dans un jardin ou dans un espace public !
Appel au don !
Lâassociation utilise une matiĂšre premiĂšre bien particuliĂšre pour fabriquer ces bancs : du polypropylĂšne, et plus particuliĂšrement du PP5. Câest le plastique utilisĂ© notamment pour les emballages alimentaires ou cosmĂ©tiques. Elle utilise Ă©galement du PET (les bouteilles en plastique par exemple) et du HDPE (leurs bouchons). Ces plastiques recyclables, nous en avons tous dans nos placards, aussi bien en tant que particulier quâen tant que professionnel. Câest par exemple du PP5 qui sert Ă fabriquer les contenants Ă usage unique utilisĂ©s dans les cantines et les crĂšches rĂ©taises. Pour rĂ©cupĂ©rer ces dĂ©chets, LâApporte Bonheur a mis en place un systĂšme de collecte trĂšs simple : particuliers comme professionnels ont juste Ă stocker ces contenants (propres) dans un carton, puis Ă appeler lâassociation lorsque ce dernier est plein. Câest alors lâassociation qui se dĂ©place, partout sur lâĂźle, pour rĂ©cupĂ©rer les dĂ©chets. De nombreux RĂ©tais sont dĂ©jĂ partenaires du projet. Ce sont ainsi plus de 500 kg de dĂ©chets qui sont rĂ©cupĂ©rĂ©s par ce biais chaque
AquaRĂ© fait sa semaine de lâeau mois. Et le systĂšme est parfaitement rodĂ©, puisque lâassociation recycle plus vite quâelle ne collecte !
Un « vrai » banc rétais
Ces bancs nous offrent lâoccasion de voir nos dĂ©chets autrement, et surtout dâen mesurer le poids. Avec ce projet Ă©conomiquement viable, LâApporte Bonheur propose une alternative Ă la gestion classique des dĂ©chets, par le rĂ©emploi de matiĂšres dĂ©jĂ existantes et le circuit court. Toujours dans lâidĂ©e de valoriser au maximum ce dont nous disposons dĂ©jĂ sur lâĂźle de RĂ©. Et ce nâest quâun dĂ©but : transformĂ©e Ă la sauce Apporte Bonheur, cette matiĂšre premiĂšre peut Ă©galement servir Ă crĂ©er de nombreux autres Ă©lĂ©ments de notre quotidien, comme des abribus ou des racks Ă vĂ©lo par exemple. Tout est possible !
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Lucile Dron
Infos
A ssociation lâ A pporte Bonheur 06 33 40 19 51 lapportebonheur@yahoo.fr Lâ A pporte Bonheur
Du 1 7 au 2 3 mars prochain, le centre aquatique vivra encore plus que dâhabitude au rythme de lâeau, en Ă©cho au Water Day, rendez-vous mondial du samedi 22 mars.
Ălâoccasion de la JournĂ©e internationale de lâeau, le centre aquatique AquaRĂ© organise une semaine dâĂ©vĂ©nements dĂ©diĂ©s Ă la sensibilisation mais aussi aux bienfaits de cette prĂ©cieuse ressource. Cette initiative, portĂ©e par le groupe Equalia, met en avant lâimportance dâune gestion responsable de lâeau, Ă©lĂ©ment central de son activitĂ©.
Un engagement afïŹrmĂ© pour lâĂ©conomie dâeau
Guillaume Sellier, directeur dâexploitation du centre aquatique, insiste sur la nĂ©cessitĂ© de prĂ©server cette ressource rare : « Chaque client consomme en moyenne 70 litres dâeau par visite. Il est essentiel dâadopter des gestes Ă©coresponsables pour limiter cet impact ». Pour cela, AquaRĂ© met en place un afïŹchage spĂ©ciïŹque aïŹn de sensibiliser ses usagers, notamment sur des pratiques simples comme lâutilisation des douches savonnĂ©es pour limiter les traitements des bassins.
Des actions simples mais prĂ©cieuses, dans une logique de gestion globale du site. Le directeur insiste aussi sur la nĂ©cessitĂ© dâavoir un entretien sĂ©rieux « une douche pleine de calcaire, câest une consommation dâeau multipliĂ©e par trois. Ce sont le genre de petits dĂ©tails auxquels il faut ĂȘtre vigilant », rappellet-il. Chaque annĂ©e, le groupe cherche Ă rĂ©duire de 3% sa consommation globale dâeau sur ses sites. Un engagement qui va dans le sens des enjeux Ă©cologiques actuels.
Un programme riche pour allier loisirs et sensibilisation
Comme lâan passĂ©, AquaRĂ© proposera tout au long de la semaine, de nombreuses animations Ă la fois pour Ă©veiller les consciences mais aussi pour souligner les bienfaits de lâeau pour le corps humain. Un programme riche proposant des activitĂ©s Ă©ducatives, ludiques et mĂȘme des dĂ©monstrations de sauvetage. Une visite technique pour comprendre la gestion de lâeau sur le site
le lundi, un cinĂ©-piscine le mardi, une confĂ©rence exceptionnelle via lâUNICEF dĂ©diĂ©e Ă la prĂ©servation de lâeau et aux dĂ©ïŹs environnementaux actuels, un atelier autour de lâhydratation le jeudi et baptĂȘme de plongĂ©e avec le Nautilus le samedi. Un programme complet que vous pouvez retrouver sur le site de lâĂ©tablissement (voir encadrĂ©).
AquaRĂ© sâengage pour lâeau mais aussi pour lâemploi
Le mois de mars sera donc riche en activitĂ©s pour le centre aquatique, puisque AquaRĂ© sâengage aussi dans lâAquatiqueâs Tour, une initiative mise en Ćuvre par ASPORTA (Association Sport et AgglomĂ©rations), aïŹn de proposer une journĂ©e de dĂ©couverte aux mĂ©tiers aquatiques au sens large, en partenariat Ă©galement avec France Travail. Une sorte de porte ouverte autour de lâemploi, qui se dĂ©roulera le vendredi 28 mars au sein de la piscine. Avec plus de cinq mille postes de MaĂźtre nageur sauveteur
(MNS) Ă pourvoir en France, « cette journĂ©e est dĂ©diĂ©e Ă tous ceux qui sont Ă lâaise avec lâeau, et pour tous les Ăąges », souligne Guillaume Sellier.
Lâoccasion peut-ĂȘtre pour certain(e)s de saisir de nouvelles opportunitĂ©s de formation et dâemploi.
Jordan Riché
Infos : www.centreaquatiqueaquare.fr/ semaine-de-leau/
Tristan de Pelseneer y compte bien : bientĂŽt ces bancs ïŹeuriront partout sur lâĂźle de RĂ© !
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DâARTISTE
Leslie Vermeulen fait danser le bout de lâĂźle Leslie Vermeulen, devant son Ă©cole de danse dâAlost.
Jâai toujours dit que je viendrais mâinstaller ici Ă la retraite. Câest un peu plus tĂŽt que prĂ©vu ! », sâamuse la quarantenaire qui a quittĂ© la Belgique pour Saint-ClĂ©ment il y a deux ans
PORTRAIT DâARTISTE
maintenant. « Jâai toujours rĂȘvĂ© de venir vivre dans ce village oĂč jâai passĂ© toutes mes vacances depuis mon enfance. Et jâai eu beaucoup de chance car jâai trouvĂ© un logement et un travail, tout sâest enchaĂźnĂ© comme il faut. »
InïŹrmiĂšre de profession, elle ofïŹcie au Laboratoire Bio 17 de Saint-Martin depuis son installation. CĂŽtĂ© scĂšne, elle pensait arrĂȘter la danse en quittant la Belgique. « Jâai eu envie de tout arrĂȘter aprĂšs trente ans de cette vie ! Trente ans Ă donner des cours, Ă suivre des stars en tournĂ©e. Jâai dâabord Ă©tĂ© danseuse, mais aussi chanteuse, et puis ces derniĂšres annĂ©es surtout chorĂ©graphe pour ma compagnie, The Groovies. Et puis jâai eu envie de tout arrĂȘter, de changer de vie , mais apparemment ce nâĂ©tait pas possible pour moi ! La danse est trop prĂ©sente dans mon cĆur
et jâadore ĂȘtre prof, je nây peux rien ! Surtout que ça manquait beaucoup dans ce bout de lâĂźle. »
Apprendre tout en sâamusant Leslie a commencĂ© la danse Ă lâĂąge de 15 ans, Ă Alost, en Belgique. « Ă lâĂ©poque les Ă©coles de danse en Belgique nâexistaient pas trop, mais le patron de mon Studio, Patrick De Coninck, Ă©tait dĂ©jĂ connu. Il faisait des imitations de Michael Jackson et câest comme ça quâil a commencĂ© Ă travailler pour la tĂ©lĂ©. Dans les annĂ©es 90 et 2000, avec le groupe de danse quâil a créé, on faisait toutes les tĂ©lĂ©s et on accompagnait de nombreux artistes en tournĂ©e Ă lâĂ©tranger. CâĂ©tait le bon temps et je suis trĂšs reconnaissante envers Patrick De Coninck et The Groovies pour tous les beaux moments passĂ©s ensemble toutes ces annĂ©es. »
Câest ainsi que Leslie sâest retrouvĂ©e sur scĂšne avec lâartiste le plus titrĂ© de tous les temps, Michael Jackson. « CâĂ©tait Ă Londres en 2001 Ă lâApollo Theater. On avait créé une chorĂ©graphie sur le titre Ghost. Câest un de mes plus beaux
Rodolphe Blandin, la passion sinon rien Pas si facile Ă capter Rodolphe ! Une premiĂšre fois, il ne rĂ©pond pas aux messages, se demandant si oui ou non on le fait ce portrait, une seconde fois il est en vacances⊠il faut ĂȘtre patient, lui laisser le temps, bref apprivoiser le personnage au demeurant sympathique. Mais enïŹn ça y est, nous voilĂ Ă La Couarde dans son atelier, enïŹn non en face, au lieu-dit « LâEndroit », atypique et singulier. Et lĂ pour le coup, on parleâŠ
Amour, LE mot Câest banal mais commençons par lĂ puisque comme beaucoup dâautres, nous avons pris en pleine ïŹgure ces cinq lettres monumentales sculptĂ©es chacune dans un matĂ©riau diffĂ©rent, ressenti la pulsation vitale du grand cĆur rouge en irradiant le centre. Cinq lettres Ă la fois imposantes et douces, posĂ©es sur le front de mer de Rivedoux en 2021 et ramenant tout observateur Ă lâessentiel dans une pĂ©riode compliquĂ©e. Se rappelant avoir Ă©tĂ© touchĂ© que tant de personnes dâici et dâailleurs se soient fait photographier devant la sculpture, Rodolphe avoue quâelle a Ă©tĂ© un dĂ©clencheur. « Elle mâa aidĂ© Ă me construire », souligne celui qui « nâa jamais assumĂ© le mot artiste ». Elle devait ensuite sillonner la France, voire le monde, « mais je ne mâen suis pas occupĂ© », reconnaĂźt-il. Alors aprĂšs une simple escapade, « Mot dâamour » est rentrĂ© Ă la maison et les cinq lettres sont aujourdâhui dissĂ©minĂ©es lĂ oĂč nous nous trouvons.
Autre message, de fragilitĂ© cette fois ? « Lâamour ce nâest jamais gagnĂ© », souligne Rodolphe, nous conïŹant presque Ă voix basse que « Mot dâamour » a Ă©tĂ©
créé Ă lâorigine pour une femme et quâil Ă©tait « alors un peu en colĂšre ». Ah⊠mais tout ça câĂ©tait dans une autre vie et des vies, Rodolphe en a eues plusieurs et dans tous les domaines.
Autodidacte agitateur
Rodolphe Blandin est un âvrai RĂ©taisâ. « Couardais », rectiïŹe-t-il de maniĂšre pĂ©remptoire avant dâajouter immĂ©diatement que ces histoires de vrai RĂ©tais ou pas lâassomment. Mince alors, on a fait un impair ! Mais on se retrouve trĂšs vite sur ce quâil pense. Pour Rodolphe, sont RĂ©tais tous ceux qui ont choisi lâĂźle comme « terre dâaccueil », qui se sont dit « Câest lĂ que je dois ĂȘtre ». Tout simplement⊠AprĂšs lâamour, lâautre affaire de sa vie câest le travail. Et lĂ aussi, Rodolphe a connu moult pĂ©riodes, au grĂ© dâun parcours pas vraiment rectiligne. « A dix ans, je faisais ma premiĂšre saison avec mon pĂšre », nous raconte-t-il. Poissonnier, celui-ci veut faire les huĂźtres alors souhaite que son ïŹls fasse lâĂ©cole dâostrĂ©iculture. Son pĂšre, une grande ïŹgure pour le jeune Rodolphe. « On le surnommait lâindomptable », ajoute-t-il. Tiens, tiens⊠les chiens ne font pas des chats et rĂ©ciproquement. « Il mâa tout appris et tout donnĂ© mais je voulais ĂȘtre plongeur soudeur sur une plateforme », sourit-il. Autant dire, rien Ă voir. La soudure, Rodolphe lâapprend finalement Ă lâĂ©cole de Marine. Une vraie passion pire, « câest un besoin », affirme-t-il. Mais avant dâen faire un mĂ©tier, il sera restaurateur et fondateur de lâemblĂ©matique Cabine de Bains Ă La Couarde. Une belle histoire suivie dâune autre, dans la restauration Ă emporter,
souvenirs, une expĂ©rience inoubliable ! Pouvoir danser aux cĂŽtĂ©s dâun artiste dont tu es fan est tout simplement incroyable. » Leslie a Ă©galement dansĂ© avec plusieurs stars belges comme la chanteuse DeeDee et le groupe Lasgo, mais aussi les suĂ©dois de Rednex ou encore la chanteuse amĂ©ricaine Kim Sims. Ă Saint-ClĂ©ment, elle a tout de suite rencontrĂ© son public et les deux cours de danse quâelle propose chaque mardi soir dans la salle municipale de Saint-ClĂ©ment connaissent un franc succĂšs. « On fait un peu de tout, du hip hop, de la techno, du disco, de la salsa, etc. On dĂ©couvre tous les styles de danses. LâidĂ©e câest dâapprendre tout en sâamusant. » Pendant les vacances, les cours sâouvrent Ă©galement aux gens de passage. Une chose est sĂ»re, Leslie a bien rĂ©ussi son implantation sur lâĂźle de RĂ©. Elle sâĂ©tait laissĂ© deux ans pour dĂ©cider de rester ou repartir en Belgique. Aujourdâhui son choix est fait. « Saint-ClĂ©ment câest chez moi, et je compte bien y rester ! »
Aurélie Bérard
Leslie Vermeulen : 07 73 92 31 88
La Belge Leslie Vermeulen propose depuis le mois de janvier des cours de danse Ă Saint-ClĂ©ment-desBaleines. Cette ancienne danseuse de la compagnie belge The Groovies a accompagnĂ© de nombreuses stars sur scĂšne, dont Michael Jackson. Il est le parrain du concours photo 202 5 de La Couarde centrĂ© sur⊠lâamour. Belle occasion pour une rencontre avec Rodolphe Blandin.
puis un autre restaurant, toujours Ă La Couarde. Avant un virage en 2006, avec la crĂ©ation de son entreprise de dĂ©coration intĂ©rieure. GrĂące à « un pote », il est introduit sur des chantiers, crĂ©ant portes, portails et autres ; comme des bancs de marchĂ©s par exemple. Les « potes », une autre tendance forte dans la vie de Rodolphe qui nous lance au vol de nombreux noms impossibles Ă noter. Fils conducteurs dâun chemin professionnel pas vraiment traçable : passion et libertĂ©.
Et lâart dans tout ça ?
Il a beau ne pas lâassumer vraiment, Rodolphe est aussi un artiste, câest dĂ©sormais ofïŹciel. Oui mais pour lui, « la dĂ©marche artistique ne doit pas ĂȘtre mercantile ». Et comme tout le monde, il doit gagner sa vie alors⊠nous voilĂ partis au Salon de lâAgriculture oĂč il Ă©tait le week-end dernier puisquâil a rĂ©alisĂ© le banc des ostrĂ©iculteurs. « Trois tonnes dâhuĂźtres ouvertes, une bonne ambiance et un esprit fĂ©dĂ©rateur. Je suis content dây avoir participĂ© », nous dit-il. Revenons Ă lâart. Un projet ? Oui. « Je me suis longtemps demandĂ© si je devais le faire ou pas mais il mâintĂ©resse Ă©normĂ©ment et vu ce quâil se passe⊠» Mais encore ? Rodolphe se dĂ©voile, nous montre un dessin. Effectivement, câest beau, riche de sens, engagĂ© et porteur de valeurs. De celles qui lui collent Ă lâĂąme aussi sĂ»rement que la soudure. « Soyons Français, soyons rebelles », nous lancet-il Ă la volĂ©e le regard brillant. En parler
dĂ©jĂ : oui⊠mais non, pas encore, câest trop tĂŽt, « ça va me mettre la pression ». Et la pression, disons-le tout net, Rodolphe Blandin a horreur de ça. Alors pas grave, on attendra. Avec lui on est dĂ©jĂ habitué⊠RĂ©ussites, dĂ©boires, dĂ©ceptions, bonheurs, rebondissements⊠Et si le parcours de Rodolphe Blandin nâĂ©tait pas simplement celui dâun ĂȘtre humain ? DerriĂšre lâapparente nonchalance une sensibilitĂ© pudique, derriĂšre les dĂ©ïŹs de vraies valeurs. Alors câest sĂ»r, pas toujours facile Ă vivre pour les autres, ni pour lui dâailleurs. « Mon parcours je commence ïŹnalement Ă en ĂȘtre ïŹer », nous avoue-t-il. Et pourquoi ne le serait-il pas ?
Pauline Leriche Rouard
DerriĂšre Rodolphe, le R du mot Amour. R comme lâinitiale de son prĂ©nom, comme rebelle aussiâŠ
Jana, une vie en Rose Vous ĂȘtes certain que raconter mon parcours va intĂ©resser les gens ? » DâentrĂ©e, on est frappĂ© par deux choses chez Jana Rose : son regard droit et clair plantĂ© dans vos yeux, et son parler vrai qui fait du bien. Ă 26 ans Ă peine sonnĂ©s - elle les a eus en dĂ©cembre dernier -, cette Couardaise nĂ©e Ă La Rochelle a repris depuis cinq ans La RĂ©taise, lâexploitation ostrĂ©icole de son pĂšre Franck, parti Ă Nieul Ă©lever en nurserie des naissains.
Lâavenir est devant elle AprĂšs une scolaritĂ© tranquille et sans encombre, câest dâabord le milieu de lâĂ©quitation qui interpelle Jana. Ă force de monter dĂšs quâelle en a lâoccasion, sur lâĂźle ou en vacances, son truc Ă elle, câest les chevaux. Va donc pour un bac Pro en Ă©levage de chevaux Ă La Roche-sur-Yon, en VendĂ©e. Des Ă©tudes atypiques quâelle reconnaĂźt « avoir adorĂ©es ».
Puis câest le temps de lâexpĂ©rience en entreprise et le retour sur lâĂźle. Ce sera le sel et Rivesaline, Ă La Couarde, avec lâaccompagnement bienveillant
de Cédric Fortunier.
« Il me voyait un peu perdue aprĂšs mon bac, et lui avait besoin de quelquâun pour lâaider dans le dĂ©veloppement de sa sociĂ©tĂ©. Jâai donc fait deux ans en alternance chez Rivesaline pendant mon BTS commercial, de 19 Ă 21 ans. » Pour dĂ©crocher des clients, elle sillonne en voiture le dĂ©partement, voire la rĂ©gion Poitou-Charentes. La vie impitoyable et rude de « commerciale », oĂč lâon ne rentre pas chez soi tous les soirs et oĂč les portes se ferment plus souvent quâĂ son tour, la plupart du temps sans mĂ©nagement. Pas son truc, Ă Jana. « JâĂ©tais mauvaise, jâai dĂ©testĂ© faire ça, reconnaĂźt-elle aujourdâhui, ça nâest pas du tout dans mon caractĂšre. Je nâai pas envie de forcer une vente, donc je nâĂ©tais pas trĂšs pushy. » Pas grave, CĂ©dric et Jana se quittent bons amis.
On est en 2020. Le conïŹnement arrive, et avec lui les grandes questions et les dĂ©cisions pas toujours faciles Ă prendre. Les cartes sont rebattues : les parents de Jana cherchent Ă vendre La RĂ©taise pour dĂ©velopper de nouveaux projets sur le continent. Pas question de laisser ïŹler une occasion pareille. Jana et sa sĆur Charlotte, de six ans son aĂźnĂ©e, y voient lâopportunitĂ© de reprendre lâaffaire. Des parcs Ă huĂźtres au Grouin, un emplacement en or sur les pistes cyclables, entre La Couarde et Ars, pour faire dĂ©couvrir la dĂ©gustation des produits aux vacanciers, un savoirfaire certain, des infrastructures⊠Il nâen fallait pas plus pour dĂ©cider Jana. Elle a alors 22 ans, lâavenir devant elle et de lâĂ©nergie Ă revendre.
Deux cents couverts par jour lâĂ©tĂ© Câest ici, dans ce bĂątiment construit dans les annĂ©es 1970, que les sĆurs
Rose vont se lancer dans la production et la dĂ©gustation saisonniĂšre. Avec Jana Ă la manĆuvre dans les parcs, et Charlotte, au service lâĂ©tĂ©, Ă la compta lâhiver. « Charlotte câest le boute-entrain, elle fait tout le temps des blagues avec les clients. Jâadore tellement ma sĆur⊠» AprĂšs une formation « 280 heures » diplĂŽmante Ă Bourcefrancle-Chapus, au pied du pont de lâĂźle dâOlĂ©ron, Jana est prĂȘte Ă se lancer dans sa production de spĂ©ciales et de ïŹnes de claires. Elle acquiert un tracteur quâelle conduit elle-mĂȘme, et envisage bientĂŽt lâachat dâune trieuse, « mais câest un investissement qui coĂ»te cher, entre 30 et 40.000 euros minimum dâoccasion. »
LâĂ©tĂ©, une dizaine dâemployĂ©s font tourner la boutique, pour une cadence qui frĂŽle les deux cents couverts par jour. Sur la table, des assiettes dâhuĂźtres Ă©videmment, mais aussi des palourdes, des moules et des crevettes impĂ©riales des marais. Le tout servi accompagnĂ© dâune bouteille de blanc dâici. Au milieu des bancs et des grandes tablĂ©es, six chiens adorables qui font le spectacle et que les enfants adorent : deux bergers australiens, un husky, un bouledogue français et un cane corso.
Jeune et femme, un double symbole
Ă 26 ans, Jana incarne sans mĂȘme le vouloir cette gĂ©nĂ©ration qui croit en lâavenir agricole de lâĂźle et souhaite sây implanter durablement pour investir dans son dĂ©veloppement. Et puis, comment ne pas le mentionner, elle fait partie de ces rares femmes Ă exercer un mĂ©tier jusquâici masculin dans son Ă©crasante majoritĂ©.
Comment vit-elle, dâailleurs, ce double symbole ? Et en a-t-elle conscience, seulement ? « Femme dans un mĂ©tier dâhomme, je nây pense pas en me levant le matin, je mâen ïŹche mĂȘme un peu pour tout dire. Pour le cĂŽtĂ© jeune, câest bien si ça peut donner envie Ă dâautres de rester sur lâĂźle et de dĂ©couvrir le mĂ©tier. On a besoin de prĂ©parer les annĂ©es qui arrivent, dâassurer une forme de continuitĂ©. »
Les annĂ©es Ă venir justement, pour ce qui concerne La RĂ©taise, elle les voit avec beaucoup dâoptimisme et autant dâenvies. « On va commencer des travaux de rĂ©novation au printemps, explique-t-elle, la bĂątisse en a bien besoin. Câest un endroit avec un potentiel incroyable et pas mal de possibilitĂ©s dâextension. Aujourdâhui, on se met un peu la pression parce quâon fonctionne au jour le jour. Dans quelques annĂ©es, jâespĂšre avoir plus de visibilitĂ© et de stabilitĂ©. » Faire vivre cet endroit que RĂ©tais et touristes apprĂ©cient et connaissent bien⊠Quoi que lui rĂ©serve la suite, le pari est dĂ©jĂ largement gagnĂ©.
Fabrice Argelas
Depuis quatre ans, Jana Rose a repris le flambeau familial de lâexploitation ostrĂ©icole La RĂ©taise avec sa sĆur Charlotte. Portrait dâune jeune fille tout feu tout flamme qui sâest retroussĂ© les manches pour relever un sacrĂ© dĂ©fi. DĂ©couvrez lâĂźle de RĂ© authentique et communiquez dans :
Dans ses parcs à hußtres du Grouin, à marée basse.
Jana Rose au dernier Salon de lâAgriculture, avec les HuĂźtres de lâĂźle de RĂ©.
© Fabrice Argelas
Quand la vétusté montre ses stigmates Trouver un logement est une chose, pouvoir y vivre bien en est une autre. Et public ou privé, cela tourne parfois au cauchemar dans le bùti ancien.
Locataires de deux appartements sis rĂ©sidence Chantecorps Ă SainteMarie La Noue et gĂ©rĂ©e par le bailleur social Habitat 17, Lucile Glaziou et Delphine Bouyer subissent au quotidien les alĂ©as de logements aux problĂšmes avĂ©rĂ©s, allant de lâhumiditĂ© constante aux moisissures visibles. AprĂšs moult courriers et dĂ©marches auprĂšs de diffĂ©rents organismes dĂ©diĂ©s et jusquâau mĂ©diateur du DĂ©partement, elles ïŹnissent par sâadresser Ă la presse. Car le temps passe et⊠rien ne se passe. Nous avons recueilli leurs tĂ©moignages et interrogĂ© MikaĂ«l Jungers, directeur gĂ©nĂ©ral dâHabitat 17.
Quand la vie sent le moisi « Nous sommes arrivĂ©s en avril 2022, tout Ă©tait repeint en blanc mais au bout de trois mois, les moisissures sont rĂ©apparues », raconte Lucile Glaziou, maman dâun enfant de trois ans souffrant aujourdâhui de problĂšmes respiratoires. La VMC* ne fonctionne pas et malgrĂ© ses efforts constants pour assurer une bonne aĂ©ration, la situation ne fait que se dĂ©grader, la moisissure attaquant jusquâaux vĂȘtements et chaussures, nourriture dans les placards et peluches de son ïŹls. Elle fait venir lâentreprise Engie mais la rĂ©paration sâavĂšre impossible car son voisin est absent. Une autre fois, câest lâentreprise qui ne se prĂ©sente pas. Alors Lucile sâadresse Ă Habitat 17 (par courrier il est vrai non nominatif), informe de sa situation sur la plateforme Histologe, permettant de signaler un logement non dĂ©cent, et sollicite lâappui de lâex mĂ©diateur Christian Leyrit avec un dossier exhaustif et de nombreuses photos. Lasse, elle souhaite un nouveau
logement au Fougerou. Mais bien que classĂ©e prioritaire, ne lâobtient pas. Elle est aujourdâhui classĂ©e au rang 3.
Pour Delphine Bouyer, mĂȘmes galĂšres. ĂgĂ©e de 14 ans, sa ïŹlle prĂ©fĂšre dormir chez ses grands-parents habitant La Couarde. Chez Delphine aussi, tout transpire une humiditĂ© pernicieuse. Elle dĂ©nonce « lâinsalubritĂ© et une isolation perdue sous les combles » et coupe les radiateurs car elle craint un court-circuit. Visite dâun Ă©lectricien avec Habitat 17, constat dâhuissier, courriers et rĂ©cente visite dâun expert en bĂątiment⊠quoi quâil arrive, elle veut dĂ©sormais partir. Alors que se passe-t-il et oĂč en est-on ?
Pas de débat sur les problÚmes existants
Câest dâemblĂ©e ce que nous rĂ©pond le directeur gĂ©nĂ©ral dâHabitat 17 MikaĂ«l Jungers. « Oui il y a un problĂšme et oui nous devons faire le nĂ©cessaire », assuret-il. Le problĂšme est technique, la VMC ne fonctionne pas. Mais ce nâest pas tout. AprĂšs Ă©tude, « La VMC est dĂ©faillante, mais câest Ă©galement tout le rĂ©seau construit qui est illogique, puisque pour rĂ©parer chez lâun des locataires, il faut aller chez le voisin », explique-t-il. Pas Ă©vident câest sĂ»r. et prĂ©cisons que la rĂ©sidence date de 1986. DocumentĂ©, MikaĂ«l Jungers est aussi muni pour nous rĂ©pondre, de lâhistorique des relations avec les locataires. « Il y a un vrai impact chez Mme Glaziou et un traitement antimoisissures a dâailleurs Ă©tĂ© effectuĂ© en aoĂ»t dernier par une entreprise spĂ©cialisĂ©e », poursuit-t-il. Mais encore une fois, pour traiter le problĂšme de VMC, il faut passer par le voisin et voilĂ
Ă VĂNEMENT - L E B OIS-PL A GE
MikaĂ«l Jungers plus circonspect. Car sâil juge Delphine Bouyer « trĂšs soigneuse sur lâentretien de son logement », il a fallu « une mise en demeure sous peine de poursuites pour pouvoir y accĂ©der », souligne-t-il, ajoutant quâelle nâallume pas les radiateurs existants et se chauffe avec un poĂȘle Ă pĂ©trole, gĂ©nĂ©rateur dâhumiditĂ©.
« Un rĂ©seau neuf et repensĂ© » Au total, dâaoĂ»t 2024 Ă janvier dernier, quatre rendez-vous ont Ă©tĂ© annulĂ©s pour cause de voisins absents. Mais ils sont de fait aujourdâhui planiïŹĂ©s « pour un rĂ©seau neuf et repensĂ© », afïŹrme MikaĂ«l Jungers. Un gros travail nĂ©cessitant des travaux importants.
« Dans lâattente quâils soient terminĂ©s, de nouvelles dĂ©sinfections des moisissures seront faites, aussi souvent que nĂ©cessaire », afïŹrme le directeur dâHabitat 17.
Allez les SĂ©niors, on ose le bonheur ! Reste une question : pourquoi tant de temps ? Dâaccord, des voisins absents alors quâil faut pouvoir entrer chez eux reculent dâautant les possibilitĂ©s dâintervention, mais quid des courriers restĂ©s sans rĂ©ponse ? MikaĂ«l Jungers reconnaĂźt ne pas savoir exactement ce quâil en est.
Courriers non nominatifs arrivĂ©s dans le mauvais bureau, âpatate chaudeâ perdue dans les mĂ©andres de diverses administrations⊠cela fait beaucoup pour des personnes subissant les prĂ©judices dâune vie quotidienne dĂ©gradĂ©e. Mais restons positifs : MikaĂ«l Jungers prĂ©cise quâune rĂ©union de chantier est programmĂ©e mardi 11 mars. Du concret qui, espĂ©rons-le, Ă©largira lâhorizon des locataires maritaises de la rĂ©sidence Chantecorps. Dossier Ă suivre⊠Pauline Leriche Rouard
*VMC : Ventilation mécanique contrÎlée.
Second opus pour le Forum des SĂ©niors, sous lâimpulsion du CCAS* du Bois-Plage en collaboration avec di f fĂ©rents partenaires. DR
On doit lâinitiative de cette journĂ©e Ă la premiĂšre adjointe dĂ©lĂ©guĂ©e (entre autres) au
CCAS en partenariat avec la commune du Bois-Plage, lâAgir-Arrco, la Carsat et le DĂ©partement. Et si le premier Ă©vĂšnement, lancĂ© en mars 2022, sâĂ©tait focalisĂ© sur un large panel de questions administratives, allant du dossier retraite aux questions de succession, Dominique Perlade a, cette annĂ©e, choisi un tout autre angle de vue : « La vie et la joie de vivre ».
Résolument positif !
« La vieillesse est un naufrage, les vieux sont des Ă©paves »⊠peu rĂ©jouissante, cette phrase de Chateaubriand (reprise bien plus tard par le GĂ©nĂ©ral de Gaulle), a fait long feu. GrĂące aux progrĂšs de la mĂ©decine, Ă la qualitĂ© de vie mais aussi Ă une Ă©volution des mentalitĂ©s, la vieillesse nâest plus ce quâelle Ă©tait, devenant un autre Ăąge de la vie, diffĂ©rent et riche de ses propres singularitĂ©s. Sous rĂ©serve dâĂȘtre en bonne santĂ© bien sĂ»r,
une santĂ© primordiale qui sâentretient elle aussi.
Interactif et festif
Au menu de la matinĂ©e, des ateliers aux sujets variĂ©s allant de la danse Ă la nutrition, en passant par la sophrologie et la rĂ©ïŹexologie, le plein dâastuces et dâidĂ©es au ïŹl de stands dâinformation, ainsi que des animations spĂ©ciïŹques pour les personnes atteintes dâun handicap. LâaprĂšs-midi, plaisir et humour seront au rendez-vous de la piĂšce de théùtre âUne nouvelle saisonâ, proposĂ©e par la compagnie Vol de Nuit et mettant en scĂšne⊠des retraitĂ©s Ă©videmment.
EnïŹn, pour conclure cette journĂ©e Ă ondes positives, une sĂ©ance de yoga du rire. Deux jours aprĂšs un Conseil municipal dĂ©diĂ© aux budgets, voilĂ qui fera du bien Ă tout le monde !
« Ce nâest pas un petit Ă©vĂšnement mĂȘme si par ailleurs des services existent sur lâĂźle de RĂ© », souligne GĂ©rard Juin, afïŹrmant quâen raison de la moyenne dâĂąge insulaire, environ 70% de la population rĂ©taise est concernĂ©e. Et il nây a quâĂ jeter un Ćil sur le tissu associatif pour mesurer Ă quel point les sĂ©niors sont actifs, impliquĂ©s et essentiels Ă la vie de la citĂ© !
Pauline Leriche Rouard
*CCAS : Centre communal dâaction sociale.
Forum des S éniors du Bois-Plage - S alle polyvalente Jeudi 27 mars de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30 Entrée libre, ateliers sur inscriptions car places llimitées Contact : 05 46 09 23 11 ou mairie@leboisplage.fr
Construite en 1986, la rĂ©sidence Chantecorps est marquĂ©e par lâusure du temps.
Un ïŹlm, une loi⊠et pas mal de questions En attendant la loi, un dĂ©bat grave et digne sur la fin de vie a attirĂ© la grande foule Ă la Maline. La projection du film Le Dernier souffle, suivie dâun Ă©change passionnant et passionnĂ© avec le dĂ©putĂ© Olivier Falorni, a soulevĂ© encouragements et interrogations.
Olivier Falorni et Lionel Quillet souhaitent la bienvenue aux participants,juste avant la projection du Dernier soufïŹe, de Costa-Gavras.
Ce jeudi 13 fĂ©vrier, la salle 1 de La Maline est pleine Ă craquer. Plus un strapontin de libre pour venir assister Ă la projection dâun ïŹlm, suivi dâun dĂ©bat avec Olivier Falorni, dĂ©putĂ© de la 1Ăšre circonscription de CharenteMaritime. Pas nâimporte quel ïŹlm, et pas nâimporte quel dĂ©bat. Ce soir est projetĂ© Le Dernier soufïŹe, le nouveau long mĂ©trage de Costa-Gavras, dont la thĂ©matique, si lourde mais si nĂ©cessaire, rĂ©sonne comme rarement dans la vie dĂ©mocratique du pays : le droit Ă mourir dans la dignitĂ©.
Le ïŹlm, dâabord. HabituĂ© des Ćuvres polĂ©miques et coups de poing (Z, sur le rĂ©gime dictatorial en GrĂšce dans les annĂ©es 1960, LâAveu, sur les mĂ©thodes musclĂ©es du stalinisme de lâautre cĂŽtĂ© du rideau de fer dans les annĂ©es 1950,
plus rĂ©cemment Amen. et le silence des catholiques et du pape Pie XII Ă lâĂ©gard des Juifs pendant la Seconde Guerre mondialeâŠ), « Costa » livre cette fois une partition sensible et sans faute sur le droit Ă mourir dans la dignitĂ© et la question de lâeuthanasie mĂ©dicalement assistĂ©e. Lâhistoire, tirĂ©e dâune adaptation du livre du mĂȘme nom signĂ©e Claude Grange et RĂ©gis Debray, est celle dâun service de soins palliatifs dirigĂ© par Kad Meradtout en justesse et en subtilitĂ© - et dâun philosophe incarnĂ© par Denis PodalydĂšs, lequel dĂ©cide de marcher dans les pas du mĂ©decin pour mieux comprendre les souffrances des malades, et toutes les questions Ă©thiques et morales que soulĂšvent ces problĂ©matiques douloureuses.
Qui peut dĂ©cider dâabrĂ©ger une vie ? Ă partir de quel degrĂ© de souffrance atteint ? Quels sont les garde-fous quâil faut absolument poser ? Quelle est la place de la famille et des proches dans ces situations extrĂȘmes ? Le ïŹlm est Ă©videmment lourd au sens premier du terme, poignant, profond, voire dĂ©chirant dans une ou deux scĂšnes qui arrachent des larmes. Et lorsque la lumiĂšre se rallume dans la salle, le silence, durant plusieurs minutes, est Ă©pais et dâune qualitĂ© rare. Olivier Falorni monte alors sur la scĂšne, et vient le temps « politique » de
PRINTEM P S DES POĂTES
cette question Ă©minemment sociĂ©tale - la France, il nâest pas inutile de le rappeler ici, Ă©tant lâun des derniers pays europĂ©ens Ă ne pas avoir lĂ©gifĂ©rĂ© sur cette question cruciale, alors que lâEspagne, le Portugal, les Pays-Bas ou encore la Belgique lâont dĂ©jĂ fait, et que le Royaume-Uni sâapprĂȘte Ă voter une loi pour lâaide Ă mourir au printemps. Le dĂ©putĂ© rappelle dâabord quâil portera cette loi au Parlement « a priori courant mai », si le calendrier lĂ©gislatif ne connaĂźt pas de soubresauts de derniĂšres minutes dâici lĂ , Ă©ventualitĂ© qui nâest pas Ă exclure par les temps qui courent, toujours incertains et gĂ©opolitiquement tendus. « Il y a des contextes qui amĂšnent des malades dans des situations de fin de vie Ă©pouvantables, prĂ©cise le dĂ©putĂ© en posant le dĂ©cor. Il me semble lĂ©gitime que, dans un pays de libertĂ©, dâĂ©galitĂ© et de fraternitĂ©, on puisse Ă un moment dĂ©cider dâĂ©pargner les souffrances de ceux qui le souhaitent. »
Des Ă©changes de haut niveau Une fois posĂ©s les contours et le cadre de la future loi que le dĂ©putĂ© portera Ă lâAssemblĂ©e, Olivier Falorni transforme assez vite son exposĂ© en Ă©change avec lâassemblĂ©e, lâautre, celle de la Maline. Les questions dĂ©butent, timides, saluant pour la plupart la nĂ©cessitĂ© dâune avancĂ©e lĂ©gislative « dans une France Ă la traĂźne ». Puis elles se font de plus en plus prĂ©cises, cherchant mĂȘme les failles. « Vous expliquez que lâune des conditions du suicide mĂ©dical assistĂ© ne pourra se faire quâavec le consentement du malade, interpelle un participant, consentement quâil devra rĂ©itĂ©rer Ă plusieurs reprises. Or il y a un ïŹou terrible dans vos propos, car quâen est-il des malades dans le coma, qui ne peuvent plus sâexprimer, ou de ceux qui, sans ĂȘtre dans le coma, ont leurs facultĂ©s dâanalyses altĂ©rĂ©es ? » Olivier
PoĂ©sie et femmes afghanes Ă lâhonneur Falorni, soucieux, prend le temps de la rĂ©ïŹexion avant de rĂ©pondre dâune voix grave : « La maladie incurable ne doit pas faire de vous un citoyen qui ne serait plus un adulte. Respecter la ïŹn de vie dâun homme ou dâune femme, câest le considĂ©rer comme un adulte jusquâau bout. Pour autant, le point que vous soulevez est rĂ©el, et il sera Ă©videmment dĂ©battu et fera lâobjet dâun cadre lĂ©gal. Mais je pense que chaque cas est individuel, chaque cas est particulier. »
Du fond de la salle, autre intervention dâune petite voix ïŹuette : « Je suis mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste retraitĂ©e, avance cette dame. Quelle sera la place dans cette loi du mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, celui qui suit le patient, souvent de la naissance jusquâĂ la mort, et qui est sans doute le plus Ă mĂȘme dâĂ©mettre un avis dans cet accompagnement ? » RĂ©ponse dâOlivier Falorni : « Les mĂ©decins sont bien plus favorables quâon ne le pense Ă cette loi, et notamment les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes. Il y aura une clause de conscience. Aucun mĂ©decin ne sera tenu dâagir sâil ne le souhaite pas, pour des raisons qui lui sont propres et quâil ne devra pas justiïŹer. En revanche, le malade sollicitera le mĂ©decin quâil souhaite, câest une certitude. Et les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes risquent dâĂȘtre en premiĂšre ligne. »
Il est plus de 21h30. Le mot de la ïŹn sera pour ce sexagĂ©naire dont lâhumour nâĂ©tait pas ce soir-lĂ la derniĂšre des qualitĂ©s : « Monsieur le DĂ©putĂ©, jâespĂšre de tout cĆur que votre loi va passer. Mais jâespĂšre aussi de tout cĆur dans le futur ne pas avoir besoin dây recourir, car je compte bien partir tranquillement, dans mon lit. Comme la gitane du ïŹlm. » Ă cette seconde prĂ©cise, lâĂ©clat de rire gĂ©nĂ©ral qui a secouĂ© lâassistance nâĂ©tait pas nerveux⊠mais bien libĂ©rateur.
Fabrice Argelas
Le 2 9 mars, dans le cadre du Printemps des PoÚtes, la troupe des Ré Acteurs proposera à Ars-en-Ré une soirée en hommage aux femmes afghanes.
Lâintention nâest pas politique, mais tout simplement humaine. « Câest notre humble façon de penser Ă elles, de les soutenir, de ne pas les oublier », explique Marion Silhol, Ă lâorigine de cette soirĂ©e. Pendant une heure ou deux et accompagnĂ©es par des musiciens, des femmes de la troupe des RĂ© Acteurs, Laura, Martine et Marion, liront des poĂšmes Ă©crits par des afghanes.
« Les Afghanes ont encore moins de droits que les animaux », poursuit
Marion Silhol. « Depuis cet Ă©tĂ©, il leur est interdit de faire entendre leur voix en public, de chanter, de lire Ă voix haute. Ces rĂšgles sâajoutent Ă celles dĂ©jĂ en vigueur : ne plus prier Ă voix haute, sortir accompagnĂ©e seulement dâun pĂšre, ne plus travailler, ne plus aller au collĂšge ou Ă la fac, etc... Le thĂšme cette annĂ©e du Printemps des PoĂštes est la poĂ©sie volcanique. En sommes-nous si loin en faisant le choix de lire des poĂ©sies afghanes ? Quel volcan libĂ©rera un jour nos sĆurs
afghanes ? » Des boissons préparées par une olfactothérapeute seront proposées sur place.
AB
« Murs et Murmures des femmes afghanes » le 29 mars Ă 20h, Chapelle des sĆurs de la sagesse Ă Ars-en-RĂ©. EntrĂ©e libre.
Contact : 06 87 15 56 98
SOCIAL Ă LA HUNE Un nouveau projet social et familial pour lâĂźle de RĂ© La convention territoriale globale (CTG) qui unit la CommunautĂ© de Communes et la CAF a Ă©tĂ© renouvelĂ©e le 11 fĂ©vrier, lors dâun sĂ©minaire rĂ©unissant tous les partenaires associĂ©s Ă cette dĂ©marche collective en faveur dâun projet social construit sur mesure pour lâĂźle de RĂ©.
Le prĂ©sident de la CdC, Lionel Quillet et la directrice de la CAF de Charente-Maritime, GaĂ«lle Gautronneau, ont signĂ© cette deuxiĂšme CTG devant une cinquantaine de personnes. Des Ă©lus, des associations et des partenaires locaux qui, depuis cinq ans, co-construisent avec la CdC et la CAF ce projet social et familial aïŹn dâamĂ©liorer les services apportĂ©s aux habitants. La Convention a Ă©tĂ© renouvelĂ©e pour une nouvelle pĂ©riode de quatre ans durant laquelle ces institutions sâengagent Ă travailler Ă nouveau main dans la main pour les familles dans les domaines de la petite enfance, la jeunesse, le soutien Ă la parentalitĂ©, lâanimation de la vie sociale ou encore le logement. De 2019 Ă 2023, la CTG a notamment permis la structuration dâun service jeunesse avec la mise en place de « RĂ© Jeunesse » et la crĂ©ation dâun troisiĂšme lieu dâaccueil dĂ©diĂ© aux ados situĂ© Ă Ars. Sur lâaxe petite enfance, elle a aidĂ© Ă la crĂ©ation dâun rĂ©pertoire professionnel recensant lâensemble des acteurs de la parentalitĂ© et a permis lâouverture dâun nouvel espace
de vie sociale, Le Bocal. EnïŹn sur lâaxe de lâinclusion numĂ©rique, un poste de conseillĂšre numĂ©rique a Ă©tĂ© créé aïŹn, notamment, dâaider les habitants dans leurs dĂ©marches en ligne.
Des projets partagés
Lâinclusion sociale et numĂ©rique reste au cĆur de cette deuxiĂšme convention, aïŹn de favoriser lâaccĂšs aux droits et de lutter contre lâisolement. Deux autres axes stratĂ©giques ont Ă©tĂ© dĂ©ïŹnis : la jeunesse et lâinsertion socioprofessionnelle en accompagnant les jeunes dans leurs parcours de formation et dâemploi, et la petite enfance, lâenfance et la parentalitĂ© en dĂ©veloppant des services et dispositifs pour soutenir les familles.
Avec ces CTG, que la CAF signe avec chaque intercommunalitĂ©, lâobjectif est bien de coller au maximum aux besoins des diffĂ©rents territoires. Selon GaĂ«lle Gautronneau, « ce sont des vrais projets partagĂ©s entre les Ă©lus, les associations, les institutions et la CAF qui apporte son ingĂ©nierie et ses ïŹnancements. »
« La spĂ©ciïŹcitĂ© de lâĂźle de RĂ© rĂ©side dans les difficultĂ©s rencontrĂ©es en
termes de logement, ce qui peut avoir une incidence forte sur la vie des familles », explique-t-elle. « Cela suppose dâavoir des actions de vivre ensemble fortes et continues, de la petite enfance Ă lâadolescence. Câest aussi un territoire avec pas mal de distances gĂ©ographiques et donc dâisolement. DâoĂč lâimportance de la mise en rĂ©seau. Câest une spĂ©ciïŹcitĂ©
Ăźlienne quâon retrouve Ă OlĂ©ron. »
Au total la CAF vient ïŹnancer des projets sur lâĂźle de RĂ© dans le cadre de la CTG Ă hauteur dâun million dâeuros par an, qui viennent sâajouter aux dix millions dâallocations touchĂ©es par 5108 allocataires, soit 29% de la population rĂ©taise chaque annĂ©e.
Aurélie Bérard
Forum du recrutement : cap sur la saison 2025 Le rendez-vous annuel du recrutement insulaire sâest Ă nouveau a f firmĂ© incontournable.
Sept cent vingt postes (un peu moins que lâannĂ©e derniĂšre), proposĂ©s par quatre-vingt dix entreprises⊠le Forum du recrutement saisonnier a rempli sa mission le jeudi 20 fĂ©vrier dernier : mettre en prĂ©sence employeurs et candidats dans le cadre appropriĂ© du complexe sportif Marcel Gaillard Ă Saint-Martin.
Un partenariat efïŹcace « Câest une collaboration de dix ans entre la CommunautĂ© de Communes et France Travail (ex PĂŽle Emploi) », souligne le prĂ©sident, Lionel Quillet, y
ajoutant lâensemble du rĂ©seau dĂ©diĂ©, Cap Emploi pour les personnes en situation de handicap, la Mission Locale accompagnant les jeunes de 16 Ă 25 ans et le DĂ©partement. Une synergie pour rĂ©pondre Ă un problĂšme de recrutement par ailleurs national, tandis que Xavier Dublineau, Directeur dâagence France Travail La Rochelle-Lagord-RĂ© relĂšve une lĂ©gĂšre augmentation du chĂŽmage en 2024 (+2 % des inscrits en catĂ©gories A, B et C).
La communication optimisée « Il faut faire venir du monde », poursuit Lionel Quillet, résumant par ces
mots la condition nĂ©cessaire Ă la rĂ©ussite dâun tel rendez-vous, Ă lâheure oĂč la frĂ©quentation des salons a tendance Ă baisser. Alors la CdC a mis les bouchĂ©es doubles pour optimiser la communication, avec « un effort particulier pour cibler les jeunes », souligne le vice-prĂ©sident dĂ©lĂ©guĂ© au dĂ©veloppement Ă©conomique, Alain Pochon, Ă©voquant pour exemples la mise en place de deux navettes gratuites au dĂ©part de lâUniversitĂ© de La Rochelle et de la gare routiĂšre mais aussi une campagne sur les abribus.
Des propositions « saines » MalgrĂ© certaines problĂ©matiques, lâĂźle de RĂ© demeure « un territoire attractif avec des propositions salariales saines », afïŹrme Lionel Quillet. Sur la question endĂ©mique du logement, « une entreprise sur deux amĂšne aujourdâhui des solutions », prĂ©cise-t-il, soulignant des contrats de travail de plus en plus longs, correspondant aux huit mois de saison du territoire, mais Ă©galement une hausse des contrats en CDI. « Quelques employeurs embauchent des mineurs en conformitĂ© avec la rĂ©glementation », complĂšte lâĂ©lu. Une opportunitĂ© pour certains jeunes en recherche dâun simple job dâĂ©tĂ©. Beaucoup dâefforts enïŹn ont Ă©tĂ© faits sur les conditions de travail, au regard dâun statut de saisonnier ayant « un peu changĂ© ».
Quel bilan ?
InterrogĂ© a posteriori du forum, Xavier Dublineau se rĂ©jouit de la prĂ©sence des quatre cent soixantecinq visiteurs ayant fait le dĂ©placement, « quasiment le double par rapport Ă lâannĂ©e derniĂšre », souligne-t-il, ajoutant que « les entreprises Ă©taient globalement satisfaites ». Bien sĂ»r, certaines situations et/ou mĂ©tiers sont plus compliquĂ©s que dâautres et certains employeurs et/ou candidats se valorisent mieux que dâautres. « Ainsi, sur les deux prĂ©sentes, une poissonnerie a trouvĂ© et lâautre pas », cite le directeur dâagence France Travail, prĂ©cisant que le forum est la premiĂšre marche dâun recrutement Ă formaliser par des contrats dĂ©marrant le plus souvent dĂ©but avril. Prudent, câest Ă cette pĂ©riode que Xavier Dublineau pourra faire un bilan dĂ©ïŹnitif. NĂ©cessitant conïŹrmation, le rĂ©sultat reste positif. Selon les offres restantes, des opĂ©rations spĂ©ciïŹques pourront ĂȘtre envisagĂ©es, et un prochain rendezvous sâannonce dĂ©jĂ dans le cadre de la Semaine du Tourisme avec la prĂ©sence attendue des Ministres du Tourisme et de lâEmploi. Ce sera Place de lâEmploi, le 21 mars de 10h30 Ă 16h, quai du carĂ©nage Ă La Rochelle.
Pauline Leriche Rouard
AprÚs la signature de la Convention, les partenaires ont travaillé par ateliers sur les axes de travail de cette nouvelle CTG.
Timide en ouverture, la frĂ©quentation nâa cessĂ© de croĂźtre au ïŹl de la journĂ©e.
Deux Ă©tapes de concours dâĂ©quitation Ă La Flotte Les Ecuries du Moulin Moreau accueillent une nouvelle fois sur le site de La Flotte, deux Ă©tapes de concours complet dâĂ©quitation (CCE) : un championnat rĂ©gional Nouvelle Aquitaine les 22, 2 3 mars et un dĂ©partemental le 30 mars 2025.
Ces Ă©preuves ofïŹcielles revĂȘtent un caractĂšre particulier, par leur dimension sportive, mais aussi parce quâelles font partie intĂ©grante du circuit de qualification visant Ă accĂ©der aux Championnats de France dâĂ©quitation.
La plus aboutie des disciplines Ă©questres, le concours complet dâĂ©quitation, consiste Ă enchaĂźner trois Ă©preuves : le dressage, le cross et le saut dâobstacles (CSO). Un triathlon Ă©questre, en somme. OrganisĂ©e par lâĂ©quipe des Ă curies du Moulin Moreau, Ă©paulĂ©e par lâassociation de cavaliers RĂȘnes et Sel, cette manifestation nĂ©cessite de nombreux mois de prĂ©paration notamment pour la conception des diffĂ©rents parcours.
Lâobjectif est de pouvoir accueillir les cavaliers et leur monture dans des conditions optimales (les compĂ©titeurs viennent de toute la Nouvelle-Aquitaine). La prĂ©sidente du jury sera Marie-Christine Duroy de LauriĂšre, cavaliĂšre française de concours complet dâĂ©quitation (CCE) la plus renommĂ©e et la plus titrĂ©e. Elle a fait partie de lâĂ©quipe de France CCE pendant de nombreuses annĂ©es et a Ă©tĂ© multi mĂ©daillĂ©e (Championnat de France, dâEurope, du Monde et
ACTIVITĂ
4Ăšme aux Jeux Olympiques de Londres). Ădouard Legendre, ancien cavalier de lâĂ©quipe de France de concours de complet, sera le chef de piste de niveau National Elite pour cette compĂ©tition.
De nombreux partenaires seront présents, différents stands accueilleront des producteurs locaux et des professionnels du secteur équestre.
Un nouveau parcours de Cross
InĂ©dit cette annĂ©e, le chef de piste a concoctĂ© un nouveau et magniïŹque parcours de Cross, avec quatre types dâobstacles : de terre, de volĂ©e, verticaux et directionnels, constituant âun spectacle autant quâune Ă©preuve sportiveâ , avec en toile de fond la forĂȘt et le sable ïŹottais. Au total ce sont quatorze obstacles, dix-sept combinaisons et autant dâefforts qui devront ĂȘtre fournis par les couples « cavalier-cheval », avec deux passages de guĂ© pour certaines Ă©preuves. Le tracĂ© dĂ©diĂ© au niveau Amateur 1, long de 3700 mĂštres, sera Ă parcourir dans un
temps idĂ©al de 5min et 30s. Une des difïŹcultĂ©s techniques majeures sera dâĂ©tablir une connexion parfaite entre les sites Ă traverser, qui sera rendue possible grĂące Ă la mise en place dâun balisage tout le long du parcours.
Parmi les cavaliers rĂ©tais, on comptera plusieurs cavaliers des Ecuries du Moulin Moreau et prĂšs dâune dizaine dâenfants et adolescents du Poney
Des Villageoises en randonnĂ©e Club Equipassion, Ă©galement situĂ© Ă La Flotte, qui chaque annĂ©e participent aux Championnats de France. Certains dâentre eux monteront deux poneys. Un rendez-vous auquel les amateurs de sports Ă©questres rĂ©tais (et dâailleurs) se rendent nombreux chaque annĂ©e ! Informations recueillies par Nathalie Vauchez
« Le Club Villageois » de Saint-ClĂ©ment des Baleines invite ses adhĂ©rents Ă se balader dans lâĂźle.
AprÚs avoir rempli leur questionnaire, les baladeuses marquent une pause-café, sur la place de la mairie de Loix.
Sainte Marie de RĂ© www.patrick-petit.fr
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Une fois par mois, de septembre à mai, deux types de randonnées sont organisées par « Le Club Villageois ».
Tout dâabord, la « rando prenons lâair » suggĂšre une balade dans diffĂ©rents villages de lâĂźle. Il existe une seconde formule, la « rando cool ». Marinette Caillaud, la responsable, Ă©tablit un questionnaire bien prĂ©cis concernant une commune rĂ©taise et invite les
participants Ă y rĂ©pondre, Ă lâissue dâune matinĂ©e de marche.
La derniĂšre « rando cool » sâest dĂ©roulĂ©e Ă Loix, Ă la ïŹn du mois de fĂ©vrier. La prochaine est prĂ©vue le 26 mars, Ă La Flotte.
Club Villageois : club.villageois@gmail.com
R é à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux - 17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing. fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.
Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer Rédaction, photos : Fabrice Argelas, Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Jacques Buisson, Mathieu Delagarde, Lucile Dron, Jordan Riché, Pauline Leriche Rouard, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 - Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240
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Jacques Buisson
Cette année, certaines épreuves nécessiteront deux passages de gué.
Retrouver le charme du cinĂ©ma dâantan Dans le cadre de son projet autour dâAlice Guy, la Cie IlĂŽt-Théùtre fait redĂ©couvrir Ă travers diverses animations cette française, premiĂšre femme cinĂ©aste, tombĂ©e dans lâoubli.
Mais qui est donc cette Alice Guy, dont pratiquement personne ne se souvient aujourdâhui et dont le talent ne serait jamais parvenu jusquâĂ nous si Coraline Refort, doctorante en Ă©tudes cinĂ©matographiques, nâavait soutenu une brillante thĂšse sur la cinĂ©aste en juin 2024 ? NĂ©e en 1873, Ă Saint MandĂ©, Alice Guy est la premiĂšre femme rĂ©alisatrice, productrice et directrice de studios de lâhistoire du cinĂ©ma mondial. EmbauchĂ©e chez Gaumont en 1895, elle rĂ©alise et produit des centaines de ïŹlms sous label Gaumont. Ce nâest quâen 1907, aprĂšs sâĂȘtre installĂ©e aux EtatsUnis pour y suivre son Ă©poux, quâelle fonde Solax Studios, sa propre sociĂ©tĂ© de production qui deviendra lâun des studios de cinĂ©ma les plus importants avant Hollywood. Souvent en avance sur son temps, elle est rĂ©putĂ©e pour les thĂšmes fĂ©ministes quâelle explore. Cependant, sa carriĂšre dĂ©cline au dĂ©but des annĂ©es 1920 alors quâelle est revenue en France et elle tombera dans lâoubli.
Un projet au long cours Laure Huselstein et Serge Irlinger, tous deux artistes associĂ©s dâIlĂŽt Théùtre, alors en quĂȘte dâun personnage fĂ©minin, vont rencontrer Coraline Refort, Les deux artistes dĂ©couvrent en Alice Guy une figure majeure de lâhistoire du cinĂ©ma et dĂ©cident de participer Ă sa rĂ©habilitation en imaginant le projet « Sur les traces dâAlice », aux multiples ramiïŹcations
Jean-François Tchernia dans le rĂŽle du dentiste, Christelle Rivalland dans celui de sa jeune Ă©pouse et LĂ©o Shapiro le dindon de la farce. ScĂšne tournĂ©e le 23 fĂ©vrier dans lâapothicairerie de lâHĂŽpital Saint-Martin.
et sâĂ©talant sur une pĂ©riode de trois/ quatre ans. Un projet de longue haleine, en collaboration avec le service patrimoine de la CdC, qui a dĂ©jĂ vu la crĂ©ation dâateliers et de cinĂ©-concerts en 2024. Le programme 2025 a dĂ©butĂ© avec un atelier Ă la bibliothĂšque de La Couarde le 24 janvier au cours duquel les participants se sont adonnĂ©s Ă des activitĂ©s dâĂ©criture et de bruitage animant les scĂšnes dâun ïŹlm muet dâAlice Guy, « La marĂątre ». Dans la foulĂ©e, la bibliothĂšque a organisĂ©
le 8 mars, une rencontre entre trois femmes de cinéma : Cécile Felsenberg, agent artistique, Deborah Grall, comédienne et Cécile Otzenberger, réalisatrice et actrice.
La future programmation
La programmation Ă venir sera nourrie des rĂ©alisations dâIlot Théùtre. La compagnie a commencĂ© Ă tourner le 23 fĂ©vrier le premier dâune sĂ©rie de dix courts-mĂ©trages qui auron t pour dĂ©cor les dix communes de lâĂźle
et seront rĂ©alisĂ©s en noir et blanc. Ce premier ïŹlm intitulĂ© « Les dangers de suivre une jolie ïŹlle » a Ă©tĂ© tournĂ© dans lâapothicairerie de lâhĂŽpital de SaintMartin. Le tournage des neuf autres ïŹlms(1) aura lieu Ă©galement sur des sites patrimoniaux, tel le marchĂ© mĂ©diĂ©val pour La Flotte ou lâAlambic pour SainteMarie, entre avril et septembre de cette annĂ©e. Les ïŹlms, crĂ©ations de RĂ©my Ratynska, seront projetĂ©s comme Ă lâĂ©poque du cinĂ©ma muet, câest-Ă -dire accompagnĂ©s de musique composĂ©e par Gilles Montfort et entrecoupĂ©s de scĂšnes sur plateau animĂ©es par des bonimenteurs, en lâoccurrence Laure Huselstein et Serge Irlinger, dans une approche cinĂ©-concert jouant Ă la fois sur le cinĂ©ma et le théùtre. Les dix courtmĂ©trages devraient ĂȘtre projetĂ©s Ă partir dâoctobre lors de lâĂ©vĂšnement « Secoue ton patrimoine » organisĂ© chaque annĂ©e par la CdC.
Dâici lĂ , la prochaine manifestation programmĂ©e concernera « Les dangers de suivre une jolie ïŹlle », cinĂ©-concert du samedi 12 avril, Ă 20h, salle Robert Vergnaud, Ă Rivedoux, dans le cadre du weekend consacrĂ© aux quatre-vingts ans de lâanniversaire du droit de vote des Femmes.
Catherine BrĂ©jat (1) La Cie IlĂŽt-Théùtre recherche des comĂ©diens et des ïŹgurants dans chacune des neuf communes oĂč seront tournĂ©s les autres ïŹlms. Si vous ĂȘtes intĂ©ressĂ©, prenez contact avec Serge Irlinger au 06 87 26 87 96.
EnchÚres et concert pour la Librairie Quillet La Librairie Quillet participe à une vente aux enchÚres autour de la cuisine et des vins, le 1 5 mars, à Tours. Le Café littéraire accueillera de son cÎté le 2 7 mars le club de jazz Blueperry.fr
Vente aux enchĂšres
La vente se dĂ©roulera le 15 mars Ă lâHĂŽtel de Vente Giraudeau Ă Tours (+ live interenchĂšres), trois cent quatre-vingtsix lots sont prĂ©sentĂ©s, choisis dans la collection des quatre mille ouvrages rĂ©cemment arrivĂ©s en librairie autour de la cuisine, la gastronomie, les vins et lâart de la table. Vous y trouverez Ă©galement une sĂ©lection dâafïŹches anciennes et des menus historiques.
Des grands classiques de la gastronomie (Urbain-Dubois, Brillat-SavarinâŠ), des livres de recettes et dâhistoire de la cuisine (de 1520 Ă nos jours), des livres dâor de grands Ă©tablissements, des
C ULTURE ANNONCE MUSIQUE EN RĂ
collections de lâĂ©dition Robert Morel, des fascicules sur les aliments et les savoir-faireâŠ
Les ouvrages sont visibles sur demande Ă la librairie Quillet jusquâau 13 mars.
Lien de Visionnage PDF du catalogue : quillet.fr/ catalogue
Pour toute demande de renseignements : techniciens@quillet.fr 05 46 29 04 25
M adame, M onsieur, Cher.es A mi.es, Musique en Ré entame son 38 Úme festival, et nous avons grand besoin de votre aide pour loger nos musicien.nes afin de nous maintenir. Si vous avez la possibilité de loger chez vous un.e
Concert de Jazz En partenariat avec Le Radeau de la MĂ©duse, une soirĂ©e concert est proposĂ©e le 27 mars, en complicitĂ© avec le club de jazz Blueperry.fr, rĂ©unissant trois des musiciens les plus actifs de lâhexagone : Thibaud Soulas Ă la contrebasse, LĂ©o Montana au piano et StĂ©phane Adsuar Ă la batterie
Ce trio reïŹĂšte lâĂ©nergie crĂ©ative de la scĂšne musicale française actuelle. Leur musique, empreinte de chaleur et de luminositĂ©, mĂȘle habilement jazz et inïŹuences brĂ©siliennes, dâoĂč est
ou plusieurs musicien.nes, du 28 juillet au 9 août, mais surtout du 2 au 9 août, vous nous rendriez un service inestimable. Au plaisir de vous lire.
Kamiar Kian
originaire le pianiste Léo Montana. Ce trio vous invite à un voyage musical libre et spontané.
Horaires : 19h30
Ouverture du Bar / 20h Concert
Sur réservation : leradeaudelameduse1@gmail.com 06 16 79 04 17
Contacts Musique en RĂ© : 05 46 09 06 30 06 800 77 420 - 06 82 03 95 21 kamiar.kian@orange.fr abinal.marion@wanadoo.fr www.musique-en-re.com
DR
CP et NV
Le handicap sur scĂšne pour « faire un pas de cĂŽtĂ© » « Personne nâest ensemble sauf moi » rend manifeste lâinvisible. Dans cette crĂ©ation, la Compagnie Amonine met sur scĂšne des jeunes sou f frant de di f fĂ©rents types de handicaps. Ă dĂ©couvrir sur la scĂšne de La Maline le 22 mars.
LâidĂ©e de cette piĂšce », explique ClĂ©a Petrolesi, « est de partager le bonheur que jâai Ă vivre et Ă travailler avec ces jeunes. Câest une piĂšce joyeuse, qui veut montrer Ă quel point ils sont beaux et comment la vie peut ĂȘtre pleine de joie quand on est ouvert Ă lâĂ©coute. » La crĂ©atrice de la Compagnie Amonine a tirĂ© lâidĂ©e de cette piĂšce des ateliers dâaction artistique quâelle mĂšne auprĂšs de jeunes en situation de handicap. « Les textes sont de moi », complĂšte-t-elle, « Ă©crits dâaprĂšs des souvenirs dâateliers et des interviews que jâai rĂ©alisĂ©es de ces jeunes. Mon imagination est venue agrĂ©menter tout ça. »
Dans ce spectacle, la normalitĂ© nâexiste pas mais elle est questionnĂ©e avec force. « Personne nâest ensemble sauf moi » nous plonge dans la crĂ©ativitĂ©
S OLID A RITĂ
Quâest-ce que la normalitĂ© ?, questionne la piĂšce âPersonne nâest ensemble sauf moiâ.
de Aldric, Oussama, Clarisse et Léa, leur solitude et la maturité de leur
Espoir en tĂȘte avec le Rotary-Ăle de RĂ© Pour dĂ©couvrir en avant-premiĂšre le film « Desjours meilleurs » et faire une bonne action, rendez-vous dimanche 16 mars Ă 16h Ă La Maline.
Depuis 2005, la gĂ©nĂ©rositĂ© du public a dĂ©jĂ permis de collecter 16 millions dâeuros, soit un million dâeuros par an, remis Ă 95 Ă©quipes pluridisciplinaires de chercheurs, tous soigneusement sĂ©lectionnĂ©s par le Conseil scientifique de la FĂ©dĂ©ration pour la Recherche sur le Cerveau. Ces chercheurs sont tous engagĂ©s dans une meilleure connaissance du cerveau et de ses pathologies qui sâinscrivent tristement aujourdâhui dans le quotidien de la sociĂ©tĂ©, sans discrimination dâĂąge, de lieu, de catĂ©gorie sociale ou de culture. Alzheimer, Parkinson, sclĂ©rose en plaques, Ă©pilepsie.
les clubs Rotary en France. Christine Moudry prĂ©sidente 2024-2025 du club Rotary Ăle de RĂ© vous donne rendez-vous Ă la Maline le 16 mars Ă 16h pour la projection du ïŹlm « Des jours meilleurs » en avant-premiĂšre . Câest un film chargĂ© dâhistoire, rĂ©alisĂ© par Elsa Bennett et Hippolyte Dard Avec ValĂ©rie Bonneton, MichĂšle Laroque, Sabrina Ouazani et Clovis Cornillac.
enfance qui vient ainsi faire vaciller nos certitudes. Car la piĂšce se construit
autour de la prĂ©sence au plateau de ces jeunes en situation de handicap, qui viennent tĂ©moigner de qui ils sont, de ce quâils ont vĂ©cu. Ils peuvent sur scĂšne rĂ©inventer le monde Ă leur maniĂšre. La moitiĂ© de la distribution est porteuse de handicap, et lâautre est constituĂ©e dâacteurs professionnels. « Cette mixitĂ© est importante pour moi », explique ClĂ©a Petrolesi, « puisque lâidĂ©e est que chacun puisse ĂȘtre le levier de lâautre. Câest une vision du monde poĂ©tique, sincĂšre, proposant Ă tout un chacun de venir faire un pas de cĂŽtĂ©. »
Aurélie Bérard
La M aline, le samedi 22 mars Ă 20h30. DurĂ©e : 1h15. DĂšs 11 ans. Tarifs : de 8 Ă 16 âŹ
Mes services Mes artisans
Du 10 au 23 mars 2025 lâopĂ©ration espoir en tĂȘte est de retour pour tous
INTERFACE IP ZA la Croix Michaud 17630 LA FLOTTE interfaceip@gmail.com www.interfaceip.fr 05 46 66 05 29
CHAUFFAGE, FROID ET CLIMATISATION
Les billets sont en vente sur place ou sur réservation au 06 37 90 53 13. Le tarif est unique pour cette séance solidaire soit 15 ⏠dont 8 ⏠reversés à la recherche.
Chorale Beatles La chorale Beatles composée de quarante-cinq choristes sera en concert le samedi 22 mars à 20h30 Salle des Marais de la Prée aux Portes en Ré.
Entrée : 10 ⏠- Réservations : lesportesen fete@gmail.com ou par tél : 09 67 44 67 73
DELTA THETA 11 ZAC des Clémorinants 17740 SAINTE-MARIE DE Rà delta.theta@orange.fr 05 46 43 91 14
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© Caroline Gervay