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ÉDITION DU 13 MARS 2025

n parle souvent des « RĂ©tais », qualiïŹcatif qui sousentend implicitement que le seul fait d’habiter l’üle de RĂ© crĂ©erait une sorte d’identitĂ© commune.

La rĂ©alitĂ© est toute autre, la population rĂ©taise Ă©tant multiforme, de par ses origines, mais aussi son « usage » de l’üle : RĂ©sidents permanents ou « secondaires », RĂ©tais « de souche » ou non, l’üle des actifs et celle des retraitĂ©s...

On parle pourtant rarement des habitants du sud de l’üle qui travaillent ailleurs et n’ont pas toujours ce lien affectif fort avec elle. Ou la notion d’une üle-dortoir.

N’est-ce pas dĂšs lors trĂšs abusif de parler des « RĂ©tais » ou des « Ăźliens », tant la population de l’üle est

difïŹcile Ă  apprĂ©hender ? Sans oublier la multiplication par dix de celle-ci en Ă©tĂ©. On comprend mieux les conïŹ‚its d’usage, parfois exacerbĂ©s, et la difïŹcultĂ© de gĂ©rer un territoire comme le nĂŽtre.

Le « vivre ensemble » n’a jamais Ă©tĂ© simple, a fortiori sur une Ăźle rĂ©ceptacle d’une population aussi hĂ©tĂ©rogĂšne.

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© Yann Werdefroy

Logement : des Assises pour des actions concrĂštes

Depuis les 1 Ăšres Assises en 2022, la CdC de l’üle de RĂ© a Ă©laborĂ© une feuille de route avec des actions concrĂštes pour le logement Ă  l’annĂ©e. Celles-ci seront prĂ©sentĂ©es aux habitants jeudi 20 mars, au travers d’une rencontre avec les acteurs (1 7 h) et d’une confĂ©rence-dĂ©bat (18h).

Pour les 1e Assises de l’automne 2022, l’idĂ©e Ă©tait de solliciter les habitants et partenaires aïŹn d’étayer un constat. Depuis, Peggy Luton, qui a Ă©tĂ© promue vice-prĂ©sidente de la CdC dĂ©lĂ©guĂ©e au Logement, Ă©paulĂ©e par les services communautaires, a travaillĂ© sans relĂąche pour Ă©laborer une feuille de route du logement, approuvĂ©e par les maires et autres dĂ©lĂ©guĂ©s communautaires et qui se dĂ©cline suivant trois axes structurants : le rĂšglement mis en place pour la rĂ©gulation des meublĂ©s de tourisme, le Plan Local de l’Habitat (PLH) et le Pacte territorial sur la rĂ©novation du parc existant de l’habitat.

Ces secondes Assises pilotées par le président Lionel Quillet et la viceprésidente Peggy Luton, et auxquelles participeront le Secrétaire général de la Préfecture, Emmanuel Cayron (lire encadré) et des acteurs partenaires, visent à expliquer concrÚtement ces mesures.

L’objectif de ces dispositifs mis en place par la CommunautĂ© de Communes de l’üle de RĂ©, dont la forme la plus concrĂšte sera l’ouverture en avril d’une Maison de l’Habitat localisĂ©e Ă 

Sainte-Marie, et dĂ©clinĂ©s, dans les dix Communes rĂ©taises est qu’une partie du parc du logement existant reste ou revienne Ă  du logement permanent et ne parte pas en locatif saisonnier.

Dans le cadre du Pacte territorial les propriĂ©taires occupants et bailleurs pourront bĂ©nĂ©ïŹcier d’une aide pour amĂ©liorer la qualitĂ© de leur logement

Plan Local Habitat 2025-2030

(rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, adaptation pour les personnes Ă  mobilitĂ© rĂ©duite, sortie de vacance des logements
) et, ainsi, favoriser leur mise en location Ă  l’annĂ©e. D’abord, par l’apport de conseils gratuits pour cibler les travaux Ă  effectuer, puis par l’octroi d’une aide ïŹnanciĂšre pour les rĂ©aliser, en complĂ©ment des dispositifs prĂ©vus par l’État. Solia et le CRER sont chargĂ©s de

A la suite du vote Ă  l’unanimitĂ© du 2 e arrĂȘt du projet de PLH lors du Conseil communautaire du 12 dĂ©cembre 2024, par courrier en date du 23 janvier 2025, Brice Blondel prĂ©fet de la Charente-Maritime a Ă©mis un avis favorable au projet de PLH 2025-2030 de la CdC de l’üle de RĂ©.

« Ce premier PLH [
] rĂ©sulte d’un travail collaboratif menĂ© tout au long de son Ă©laboration, avec une large association des communes, des acteurs de l’habitat et des citoyens [
] »... « son analyse permet d’apprĂ©cier la qualitĂ© et l’importance du travail rĂ©alisĂ© dans le cadre du diagnostic. », Ă©crit le prĂ©fet.

Il qualifie « d’ambitieux » le projet de PLH qui « atteste du volontarisme des Ă©lus rĂ©tais pour dĂ©velopper le logement permanent. » AprĂšs avoir saluĂ© la dĂ©cision prise par les Ă©lus communautaires en mars 2024 de rĂ©guler les meublĂ©s de tourisme Ă  partir de juin 2025 « afin de rĂ©tablir l’équilibre entre le logement saisonnier et le logement permanent », il Ă©voque la crĂ©ation de la Maison de l’Habitat comme « un lieu emblĂ©matique partagĂ© avec les acteurs de l’habitat, du logement et de l’hĂ©bergement qui permettra Ă  tous les RĂ©tais de trouver les informations et l’accompagnement nĂ©cessaire Ă  leurs projets. »

Cette Ă©tape prĂ©fectorale ayant Ă©tĂ© franchie, la prochaine sera le passage en ComitĂ© RĂ©gional de l’Habitat et de l’HĂ©bergement puis l’approbation dĂ©finitive lors du Conseil communautaire de juin 2025.

la mise en Ɠuvre de ce Pacte.

Les agences immobiliÚres à vocation sociale qui apportent des garanties aux propriétaires bailleurs seront aussi présentées.

L’évĂšnement commencera Ă  17h par une rencontre lors d’un forum dans le hall de La Maline, avec des acteurs de l’habitat de l’üle de RĂ© : CAUE 17 (conseils en architecture et urbanisme), ADIL (relations propriĂ©taires-locataires), Les Volets Ouverts (association rĂ©taise), Habitat Horizon Jeunes, CRER, Solia, etc.

Puis à 18h, dans la grande salle de spectacle, débutera la conférencedébat durant laquelle le président de la CdC et sa vice-présidente déléguée au logement, ainsi que quelques partenaires, présenteront le PLH et le Pacte territorial, avant de laisser place aux questions des participants.

Il est fortement conseillĂ© de s’inscrire sur le site cdciledere.fr ou en scannant le QR code ïŹgurant sur le visuel de la 4 Ăšme page de couverture de cette Ă©dition de RĂ© Ă  la Hune.

LR SPA & PISCINE

C o n s t r u c t i o n / r Ă© n o v a t i o n / e n t r e t i e n d e p i s c i n e s

V e n t e d e s p a s , s p a s d e n a g e , s a u n a s , h a m m a m s , m o b i l i e r d e j a r d i n , a c c e s s o i r e s , p r o d u i t s d ’ e n t r e t i

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uivez l’actualitĂ© de l’üle

FOUILLES A RCHÉOLOGIQUES - LA FLOTTE

« Une dĂ©couverte exceptionnelle pour l’üle de RĂ© »

Des fouilles archĂ©ologiques prĂ©ventives, sur le terrain d’un particulier Ă  La Flotte, ont permis de mettre Ă  jour des sĂ©pultures de l’époque carolingienne (8 Ăšme -10 Ăšme siĂšcle). La prĂ©sence dans cinq tombes d’objets du nord de l’Europe pourrait accrĂ©diter la piste de populations Vikings. Explications avec Annie Bolle, responsable des fouilles Ă  l’Inrap.

Le cadre de la découverte

Cette dĂ©couverte, rĂ©vĂ©lĂ©e le 10 fĂ©vrier dernier par l’Institut national de recherches archĂ©ologiques prĂ©ventives (Inrap) de Poitiers, a eu lieu en octobre 2024, sur le terrain d’un particulier souhaitant y construire une maison, venelle de l’AdĂ©lion, Ă  proximitĂ© de l’école de La Flotte. Si des fouilles ont Ă©tĂ© entreprises, c’est que le site Ă©tait connu depuis les annĂ©es 80, suite Ă  des prospections de l’instituteur local Pierre-Philippe Robert, pour abriter les restes d’une villa gallo-romaine1. Ainsi, le service archĂ©ologie avait prescrit dĂšs 2023 un diagnostic, qui avait dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ© la prĂ©sence de sĂ©pultures de l’époque carolingienne (8Ăšme-10Ăšme siĂšcle), entraĂźnant donc la prescription de fouilles plus poussĂ©es en octobre 2024. « Au moment de les dĂ©buter, nous savions dĂ©jĂ  que nous Ă©tions sur un site vraiment intĂ©ressant », explique Annie Bolle, responsable de la fouille Ă  l’Inrap de Poitiers.

Des fours Ă  cloches, premiĂšre dĂ©couverte majeure La mise Ă  jour des vestiges d’un bĂątiment trĂšs ancien reprĂ©sente la premiĂšre dĂ©couverte majeure du site. Les archĂ©ologues pensent immĂ©diatement Ă  un Ă©diïŹce religieux, d’autant que des textes anciens mentionnent l’existence d’un prieurĂ© Sainte-Eulalie sur la commune de La Flotte au 14Ăšme siĂšcle. La prĂ©sence de cette Ă©glise ou chapelle est corroborĂ©e par une premiĂšre dĂ©couverte majeure, passĂ©e mĂ©diatiquement presque inaperçue : la mise Ă  jour de trois fours Ă  cloches du 13Ăšme siĂšcle !

« Pour la pĂ©riode mĂ©diĂ©vale, on n’en connaĂźt vraiment pas beaucoup », se fĂ©licite Annie Bolle. A cette Ă©poque, il n’était pas rare que les cloches soient directement moulĂ©es sur place par des artisans. Si les cloches, probablement fondues par la suite, n’ont pas Ă©tĂ© retrouvĂ©es, les chercheurs ont mis Ă  jour les restes des moules ayant reçus le mĂ©tal en fusion. « GrĂące aux

fragments de parois retrouvĂ©s, nous allons peut-ĂȘtre, tel un puzzle, rĂ©ussir Ă  les reconstituer », explique la spĂ©cialiste.

Des sépultures trÚs anciennes et de mystérieux objets

La dĂ©couverte d’une zone funĂ©raire dans et autour du bĂątiment comprend un total de quarante-huit sĂ©pultures d’une pĂ©riode comprise entre le 8Ăšme siĂšcle et le 15Ăšme siĂšcle. Les plus anciennes, au nombre de quinze, correspondent Ă  l’époque carolingienne (8 Ăšme -10 Ăšme siĂšcle). TrĂšs vite, cinq sĂ©pultures suscitent la curiositĂ© des archĂ©ologues par la prĂ©sence de plusieurs objets. « C’est une premiĂšre surprise car c’est excessivement rare de retrouver des objets personnels dĂ©posĂ©s dans des tombes de l’époque carolingienne », tĂ©moigne Annie Bolle. DeuxiĂšme surprise : ces objets n’ont rien Ă  voir avec le contexte et la culture locale, puisqu’ils sont typiques des rivages de la Mer du Nord ! « Nous avons compris lĂ  que nous Ă©tions face Ă  une dĂ©couverte exceptionnelle », conïŹrme la spĂ©cialiste.

Des objets exceptionnels, typiques de la mer du Nord Parmi ces objets, des parures comme ce collier (autour du cou d’une femme) composĂ© de perles de verre, d’ambre et de bronze, ou cet homme portant un peigne en os ou bois de cervidĂ©. Une autre femme possĂšde un peigne dĂ©posĂ© sur sa poitrine, ainsi que des objets ferreux posĂ©s Ă  cĂŽtĂ© d’elle, mais qui sont trop oxydĂ©s pour qu’on puisse immĂ©diatement les identiïŹer. Une aiguille en os ainsi qu’une petite boucle, servant potentiellement Ă  fermer une laniĂšre, ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es prĂšs d’un autre corps. EnïŹn, le squelette d’une femme a Ă©tĂ© exhumĂ© avec une magniïŹque ceinture autour de la taille, composĂ©e de quatre Ă©lĂ©ments de dĂ©cor et d’un plaquage d’argent, d’agrafes Ă  double crochet (pour attacher une robe ?) ainsi qu’un couteau muni d’un manche en bois. En tout cas, la prĂ©sence de perles d’ambre ou de verre ne fait aucun doute pour les archĂ©ologues : elles proviennent des rivages de la mer du Nord et en particulier d’une rĂ©gion du nord de l’Europe proche de l’actuel Danemark, connue Ă  l’époque sous le nom de Frisons. Une rĂ©gion d’oĂč Ă©taient originaires les fameux Vikings !

« Dans l’Ouest de la France, c’est une dĂ©couverte extrĂȘmement rare. A ma

connaissance, il n’y a pas d’équivalent », conïŹe Annie Bolle. De tels objets ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© retrouvĂ©s, notamment Ă  Quentovic, port marchand du nord de la France2 important Ă  cette Ă©poque, mais trĂšs rarement dans des tombes. « Sur les zones d’échanges commerciaux comme les ports, on en retrouve, mais pas dans un contexte funĂ©raire », prĂ©cise l’archĂ©ologue.

La position singuliĂšre de ces cinq corps ajoute au mystĂšre. Une des femme, allongĂ©e sur le ventre, intrigue les archĂ©ologues mais pourrait s’expliquer par une bascule du corps suite Ă  des mouvements de terrain. Par contre, le positionnement de deux corps la tĂȘte orientĂ©e vers le sud et de deux autres sur le cĂŽtĂ©, jambes et bras repliĂ©s, semblent accrĂ©diter la thĂšse d’individus venus de contrĂ©es lointaines. « Dans les cimetiĂšres chrĂ©tiens, la tĂȘte est Ă  l’Ouest et les jambes sont en extension », rappelle Annie Bolle.

Faire parler les indices

Comme sur une scĂšne de crime, il s’agit dĂ©sormais de faire parler les indices. La restauration, longue et minutieuse, a Ă©tĂ© conïŹĂ©e au laboratoire Arc’Antique, situĂ© Ă  Nantes. L’étude de la composition de la lame du couteau et du bois du manche, des traces de tissus (matiĂšre, technique de tissage), des perles et de l’ensemble des ornements devraient prĂ©ciser l’origine gĂ©ographique des objets. Avec les technologies modernes, ce sont surtout les corps qui pourraient parler : l’analyse isotopique des os, et surtout des dents, pourrait rĂ©vĂ©ler le rĂ©gime alimentaire de ces individus et donc leur origine gĂ©ographique. Une analyse palĂ©ogĂ©nĂ©tique, Ă  partir d’ADN prĂ©levĂ© sur les ossements, pourrait conïŹrmer le sexe, les liens de parentĂ©s entre les individus et leur origine gĂ©nĂ©tique. EnïŹn, une nouvelle datation au carbone 14 devrait permettre de dater encore plus prĂ©cisĂ©ment la pĂ©riode de vie de ces individus. Pour ce qui est des circonstances de la mort, rien Ă  ce

stade ne permet d’évoquer la piste d’une mort violente. On sait seulement que sur les cinq corps, trois appartiennent Ă  des femmes plutĂŽt jeunes.

La thĂšse de raids Vikings ?

Sur cette pĂ©riode 8Ăšme-10Ăšme siĂšcle, on connait trĂšs peu de choses sur l’Histoire de l’üle de RĂ©, car il faudra attendre l’installation des moines cisterciens au 12Ăšme siĂšcle3 pour disposer des premiĂšres sources Ă©crites. Entre l’occupation de l’époque gallo-romaine et le 12Ăšme siĂšcle, l’Histoire locale s’écrit en pointillĂ©s. « AprĂšs l’occupation antique, il y a un grand vide. On ne connait pas grand-chose, mais il est fort probable que l’üle de RĂ© Ă©tait occupĂ©e ». Quelles hypothĂšses peut-on avancer concernant ces objets exotiques et ces cinq sĂ©pultures inhumĂ©es en dehors de toute tradition locale ? D’aprĂšs Annie Bolle, on ne peut pas tout Ă  fait exclure la thĂšse de RĂ©tais « un peu originaux, voire farfelus » qui auraient optĂ© pour une inhumation atypique, avec des objets nordiques rĂ©cupĂ©rĂ©s dans le cadre d’échanges commerciaux. S’il s’agit en revanche de populations « Ă©trangĂšres », comment ne pas penser aux raids Vikings qui ravagent les rĂ©gions cĂŽtiĂšres Ă  cette Ă©poque. « Tout ça est documentĂ©, on sait que les Vikings ont menĂ© des raids, notamment sur Saintes et Bordeaux, en remontant par les ïŹ‚euves », souligne l’archĂ©ologue. Mais d’autres peuples pouvaient circuler Ă  cette Ă©poque pour des raisons plus commerciales que belliqueuses, et on ne peut exclure la prĂ©sence sur l’üle d’une population de passage qui se serait intĂ©grĂ©e harmonieusement Ă  la population locale. L’inhumation « rafïŹnĂ©e » des corps pourrait accrĂ©diter cette piste. En attendant les rĂ©sultats des analyses scientiïŹques, le propriĂ©taire du terrain a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© de la contrainte archĂ©ologique et pourra mener Ă  bien son projet. Quant aux diffĂ©rents objets, une fois leur restauration achevĂ©e, on espĂšre qu’ils reviendront sur l’üle4, aïŹn que les RĂ©tais puissent dĂ©couvrir et contempler ces fragments d’une Histoire qui reste Ă  Ă©crire


Mathieu Delagarde

1 - Connue sous le nom de villa de la Clavette.

2 - SituĂ© dans l’actuel Pas-de-Calais.

3 - L’abbaye des Chateliers, situĂ©e sur la commune de la Flotte, est achevĂ©e en 1156.

4 - La décision reviendra au ministÚre de la Culture.

Individu inhumĂ© tĂȘte au sud avec un collier de perles.
Perles en verre et ambre et objets en mĂ©tal dans les objets personnels de l’un des dĂ©funts.
Peigne en os ou bois de cervidĂ© sur la poitrine de l’individu inhumĂ©.
© Yohan Manthey, Inrap
© Annie Bolle, Inrap
© Annie Bolle, Inrap
Détail du peigne en os ou bois de cervidé.
© Marion Poux, Inrap

Salon de l’Agriculture : la production rĂ©taise Ă  l’honneur

En 202 4 , seules les huĂźtres Ă©taient reprĂ©sentĂ©es au Salon de l’agriculture. Cette annĂ©e, l’APH-RĂ© s’est associĂ©e aux viticulteurs d’UnirĂ© et Ă  la CoopĂ©rative des sauniers de l’üle pour exposer plus largement ses trĂ©sors. RĂ©sultat : un stand qui ne dĂ©semplit pas et une belle image pour nos produits du terroir.

Il paraĂźt que l’on est plus forts Ă  deux, alors Ă  trois
 Pour vĂ©riïŹer ce principe de base, il sufïŹsait, du 22 fĂ©vrier au 2 mars, de faire un tour du cĂŽtĂ© de la porte de Versailles, Ă  Paris, au salon de l’Agriculture 2025. Pour le constater in situ, d’abord se frayer un chemin sans jouer des coudes entre les molosses Ă  oreillettes des hommes politiques en campagne - ce jour-lĂ , un François Bayrou dont on connaĂźt l’irrĂ©pressible passion pour les tracteurs -, puis direction le Pavillon 4 et le stand de l’üle de RĂ©. Sous l’impulsion de SĂ©bastien RĂ©glin, de la Cabane OcĂ©ane, Ă  La Flotte, et prĂ©sident de l’Association des Producteurs d’HuĂźtres de l’Île de RĂ©, le « coin des RĂ©tais » Ă©tait prĂ©sent au Salon pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, enrichi cette fois de la CoopĂ©rative des sauniers d’Ars et des viticulteurs d’UnirĂ©. Au programme, trois tonnes d’huĂźtres sur les dix jours, trente-six mĂštres carrĂ©s de stand, avec un comptoir tout en acier conçu et fabriquĂ© par l’artiste couardais Rodolphe Blandin, un chef pour cuisiner avec amour des N°2 et des N°3 juste chaudes
 Objectif avouĂ© : montrer et faire goĂ»ter aux visiteurs venus de tout l’hexagone les produits issus de la terre et de la mer d’une Ăźle qui, pour une fois, a su mettre en avant autre chose qu’une qualitĂ© de vie et des paysages chers Ă  l’économie touristique.

GrĂące au savoir-faire et au tour de main de RĂ©mi MassĂ© derriĂšre les fourneaux - en rĂ©alitĂ©, deux plaques chauffantes et une marmite, mais l’homme, il l’a maintes fois prouvĂ©, sait faire beaucoup avec trois fois rien -, des assiettes d’huĂźtres chaudes « Ă  la minute » arrosĂ©es d’un trait de Pineau blanc des Charentes sortent devant des consommateurs aux anges. Le

HA BIT A T DUR A BLE

De UnirĂ© Ă  la CoopĂ©rative des sauniers, en passant par l’Association des Producteurs d’HuĂźtres de l’üle

une belle reprĂ©sentation des agriculteurs de l’üle de RĂ©. Le chef RĂ©mi MassĂ© Ă©tait aussi de la fĂȘte.

chef proposait aussi sa ïŹne soupe de poissons de l’üle de RĂ©. « Je viens ici parce que ça me rappelle mes vacances de l’étĂ© dernier, explique Mathilde, 32 ans, agent immobilier dans l’HĂ©rault et de passage Ă  Paris. Je retrouve les huĂźtres, le sel, ce petit blanc qu’on avait adorĂ©, ça me permet de me faire une petite piqĂ»re de rappel iodĂ©e. » « Nous on vient de Cancale, le pays des huĂźtres, explique Jean-Philippe, 34 ans, pilote d’hĂ©licoptĂšre breton. Les huĂźtres, c’est mon lĂ©gume prĂ©fĂ©rĂ© et celles de l’üle de RĂ© ont un goĂ»t trĂšs iodĂ©, assez grasses en bouche, j’aime beaucoup. » Quand elles sont accompagnĂ©es d’un verre du Soif d’Évasion Sauvignon des Vignerons de l’üle, une association parfaite, que demander de plus ?

PrĂ©sente Ă©galement sur le stand, la sociĂ©tĂ© [RĂ©]member proposait ses couteaux Ă  huĂźtres fabriquĂ©s sur l’üle de RĂ©, avec des coquillages concassĂ©s.

Faire exister l’üle autrement « C’est un des rares stands Ă  s’afïŹcher en collectif de territoire, reconnaĂźt Boris Zukanovitch, directeur gĂ©nĂ©ral de la CoopĂ©rative des sauniers. On est ïŹers de montrer notre savoir-faire Ă  la France entiĂšre, lui dire que l’üle de RĂ©, ça n’est pas que le tourisme et les pistes cyclables, ce sont des gens qui sont amoureux de leurs produits et de leur travail. » Entre deux assiettes Ă  servir Ă  des clients curieux et affamĂ©s, SĂ©bastien RĂ©glin, de l’APH-RĂ©, ne dit pas autre

chose : « C’est tellement bien de faire exister l’üle de cette façon. Hier, j’étais Ă  la caisse et des visiteurs m’ont dit : “Moi l’üle de RĂ©, je pensais que ça n’était que des rĂ©sidences secondaires”. C’est vrai, il y en a et on en a bien besoin, mais ce Salon de l’agriculture montre que l’üle de RĂ©, ça n’est pas que ça. » Alors, une prĂ©sence Ă  la porte de Versailles pour une troisiĂšme annĂ©e en 2026 ? « C’est un gros investissement pour tout le monde, on ne va pas se le cacher, conïŹrme SĂ©bastien RĂ©glin. Mais oui, c’est notre envie, on veut absolument ĂȘtre lĂ  l’an prochain. Peut-ĂȘtre avec les pommes de terre AOP, qui sait ? » Le rendez-vous est pris.

Fabrice Argelas

Une charte artisans pour la rénovation énergétique

La CdC de l’üle de RĂ© a o f ficialisĂ© le 18 fĂ©vrier dernier, aux cĂŽtĂ©s de FFB 1 7 et de la CAPEB 1 7 , la signature de la charte artisans pour la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, visant Ă  structurer un rĂ©seau d’artisans engagĂ©s pour accompagner les particuliers dans leurs projets.

Ce dispositif au service des particuliers et des artisans a été initié dans le cadre de la Plateforme de rénovation énergétique en place depuis 2021.

RĂ©pondre aux besoins de logements Ă  l’annĂ©e

Cette charte repose sur un engagement moral entre les entreprises signataires et la CommunautĂ© de Communes, garantissant la qualitĂ© et le suivi des travaux rĂ©alisĂ©s sur le territoire. Son objectif est de faciliter l’accĂšs Ă  des professionnels de conïŹance : les particuliers pourront consulter une liste d’artisans locaux certiïŹĂ©s «Reconnu Garant de l’Environnement (RGE)»,

un prĂ©requis essentiel pour bĂ©nĂ©ïŹcier des aides Ă  la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique. Mais aussi de valoriser les entreprises locales : en intĂ©grant un rĂ©seau suivi

par la CdC, les artisans signataires bĂ©nĂ©ïŹcieront d’une meilleure visibilitĂ© grĂące Ă  la mise en place d’un annuaire en ligne.

© CdC de l’üle de RĂ©

En renforçant l’offre de rĂ©novation sur le territoire, cette charte participe activement Ă  la dynamisation du parc immobilier Ă  l’annĂ©e. La prĂ©servation et l’amĂ©lioration des logements existants, notamment par des travaux d’efïŹcacitĂ© Ă©nergĂ©tique, constituent une rĂ©ponse concrĂšte aux enjeux de l’habitat durable et accessible.

Informations recueillies par NV

*FFB 17 : FĂ©dĂ©ration Française du BĂątiment de Charente-Maritime / CAPEB 17 : ConfĂ©dĂ©ration de l’Artisanat et des Petites Entreprises du BĂątiment de Charente-Maritime.

de Ré, emmenée par Sébastien Réglin (au centre),
© Fabrice Argelas
La charte a Ă©tĂ© signĂ©e en mairie de St Martin entre FFB 17, CAPEB 17 et la CdC de l’üle de RĂ©, en prĂ©sence de plusieurs Ă©lus rĂ©tais.

Devoir de mémoire pour naufrage meurtrier

Mardi 2 5 fĂ©vrier. Un sou f fle de solennitĂ© passe sur l’ancre posĂ©e en souvenir du Cristina Rueda, Ă  l’orĂ©e de la plaine de jeux des GollandiĂšres.

Tragédie maritime

Dimanche 22 fĂ©vrier 1925. ImmatriculĂ© Ă  Bilbao, le Cristina Rueda quitte le port de Paimboeuf direction l’Espagne. A son bord, dix-neuf marins, leur capitaine et un chargement de mille huit cent cinquante tonnes de superphosphates, soit des engrais. Rien ne laisse prĂ©sager du pire et pourtant
 Lundi 23 fĂ©vrier dĂ©but de soirĂ©e. Au large de la pointe nord de l’Île de RĂ©, une tempĂȘte s’est levĂ©e et sous la pression du vent, le Cristina Rueda perd son gouvernail. Devenu impossible Ă  diriger, il dĂ©rive, emportĂ© vers la cĂŽte et ses rochers entre Le Bois et La Couarde. En pleine nuit et sous les assauts d’un ocĂ©an dĂ©chaĂźnĂ©, les membres de l’équipage se battent pour survivre. Des deux canots de sauvetage mis Ă  l’eau, un seul parvient jusqu’au rivage. Mardi 24 fĂ©vrier. Au matin, les secours s’organisent sur terre, les stations de sauvetage de La Pallice, La Rochelle et RĂ© prĂ©venues, tandis que pĂȘcheurs et habitants du Bois tentent de porter secours aux marins rĂ©fugiĂ©s sur des embarcations de fortune. Mais le sort va s’acharner aussi sur les sauveteurs et le Cristina Rueda semble perdu. Mercredi 25 fĂ©vrier. Signe de vie, des lumiĂšres ont Ă©tĂ© observĂ©es sur la

SA NTÉ - S OLID A RITÉ

coque du cargo et une ultime tentative est lancĂ©e. Le bateau de sauvetage “Commandant Viort” de La Rochelle prend la mer sous des Ă©lĂ©ments toujours en furie, ïŹlant vers un destin funeste. Face Ă  une vague Ă©norme, il se retourne et ne se redressera pas. C’est un deuxiĂšme naufrage.

Le bilan de ces trois jours d’enfer est lourd : dix-neuf morts, quatorze marins du Cristina Rueda et cinq sur les huit embarquĂ©s sur le bateau de sauvetage rochelais.

Cent ans plus tard

Mardi 25 fĂ©vrier 2025. Le vent soufïŹ‚e sur les GollandiĂšres mais le ciel est bleu et limpide. Devant l’une des ancres du Cristina Rueda, le maire du Bois, GĂ©rard Juin, et le maire de Saint-Martin, Patrice DĂ©chelette, entourent Philippe Malpiece, Laurent Moello et Yannick Le Britz, Ă©lus de la commune de Port-Louis (Morbihan) d’oĂč Ă©taient originaires des volontaires sauveteurs disparus. PrĂ©sents Ă©galement, des Ă©quipiers de la SNSM de La Rochelle et de l’Île de RĂ© ainsi que Thierry DimĂ©t, prĂ©sident de la SNSM Pays de Lorient et descendant de Joachim Huel, volontaire recrutĂ© sur le port rochelais et dĂ©cĂ©dĂ© dans le naufrage du “Commandant Viort”.

Il s’agit ce matin de devoir de mĂ©moire mais aussi d’hommage Ă  tous ceux qui,

aujourd’hui comme hier, n’hĂ©sitent pas Ă  mettre leur vie en pĂ©ril et Ă  la sacriïŹer si nĂ©cessaire, pour en sauver d’autres. « C’est important de se souvenir mais aussi de montrer de la reconnaissance envers ceux qui sauvent », insiste GĂ©rard Juin avant d’ajouter que cet anniversaire est aussi une occasion de raconter et « Je ne suis pas sĂ»r que tout le monde sache Ă  quoi correspond cette ancre », estime-t-il, mĂȘme si une plaque initiĂ©e par la CdC a amĂ©liorĂ© l’information.

AprĂšs un dĂ©pĂŽt de gerbe et une minute de silence, les Ă©lus bretons et rĂ©tais dĂ©voilent ensemble une plaque au nom de l’impasse Cristina Rueda. Enrichie de quelques lignes de contexte, elle viendra remplacer celle

Vestige de la tragédie, une ancre, récupérée bien aprÚs le naufrage par des Boitais et donnée à la Commune.

existant dĂ©jĂ  non loin de lĂ . Pour savoir et ne jamais oublier qu’une nuit, au large de nos belles plages, une mer cruelle et insatiable a emportĂ© des vies.

Pauline Leriche Rouard

SuccĂšs pour la collecte de sang Ă  la CdC

La collecte de sang organisĂ©e Ă  l’initiative de la CdC de l’üle de RĂ© a remportĂ© un nouveau succĂšs. Les bĂ©nĂ©voles ont tenu leur promesse et rĂ©alisĂ© leur objectif.

Cent personnes se sont prĂ©sentĂ©es, mercredi 26 fĂ©vrier, dans les locaux de la CommunautĂ© de Communes, Ă  Saint-Martin de RĂ©. Les donneurs devaient s’inscrire en ligne pour faciliter les opĂ©rations de prĂ©lĂšvement. Malheureusement, une douzaine de volontaires au don, n’ayant pas pris

Des bénévoles trÚs enthousiastes.

rendez-vous, n’ont pu ĂȘtre accueillis. Quatre-vingt-huit poches ont Ă©tĂ© prĂ©levĂ©es, et on a recensĂ© treize nouveaux donneurs (quatre de plus que l’an dernier).

Huit lits Ă©taient installĂ©s ; quatre inïŹrmiĂšres, deux mĂ©decins, assistĂ©s d’une

secrĂ©taire et d’un agent de collation, ont parfaitement gĂ©rĂ© la situation.

Un parking avait Ă©tĂ© mis Ă  disposition par la mairie de Saint-Martin. Une trentaine de membres de l’« Amicale des BĂ©nĂ©voles pour le don du sang de l’üle de RĂ© » , se sont relayĂ©s dans la salle ou sur le parking pour assurer le bon dĂ©roulement de cette opĂ©ration.

Des sentiments de satisfaction unanimes

Lina Besnier, vice-prĂ©sidente de la CdC, chargĂ©e d’encadrer la collecte, a particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© l’ambiance qui a rĂ©gnĂ© dans la salle et le moment convivial de la collation. Paul Jarrossay, responsable de la communication de l’EFS (Etablissement Français du Sang),

s’est fĂ©licitĂ© de l’excellent taux de participation. GĂ©rard Regreny, prĂ©sident de l’Amicale des bĂ©nĂ©voles, a, quant Ă  lui, Ă©tĂ© trĂšs sensible Ă  la façon dont le partenariat avec la CdC s’est effectuĂ©. Il voit dans cette initiative, une incitation au dĂ©veloppement du bĂ©nĂ©volat et remercie les membres de l’Amicale pour le travail rĂ©alisĂ©. Se fĂ©licitant du recrutement - on compte, aujourd’hui, quarante-huit bĂ©nĂ©voles sur l’ensemble de l’üle - il remarque que la quasi-totalitĂ© des communes s’est investie dans cette opĂ©ration.

A l’issue de la collecte, GĂ©rard Regreny en a proïŹtĂ© pour rĂ©unir les bĂ©nĂ©voles prĂ©sents, aïŹn de procĂ©der Ă  l’adoption de nouveaux statuts et d’un nouveau rĂšglement intĂ©rieur de l’association.

A l’occasion de la prise du verre de l’amitiĂ© offert par la CdC, son prĂ©sident, Lionel Quillet a saluĂ© le travail de l’EFS et a remerciĂ© tous ceux qui ont contribuĂ© Ă  la rĂ©ussite de cette initiative. « C’est plus qu’un succĂšs », a-t-il ajoutĂ©.

Jacques Buisson

L’Ecole BuissonniĂšre fourmille d’activitĂ©s

DĂšs cette ïŹn mars et pour toute la saison, l’Ecole BuissonniĂšre créée par Caro des Bois propose de nombreuses activitĂ©s pour les enfants et les familles.

Stage de vannerie

Samedi 29 mars

Pour cette toute premiĂšre Ă©dition, L’Ecole BuissonniĂšre a fait appel au talentueux GrĂ©goire Delebecque, maĂźtre vannier d’OseRĂ© Ă  Ars ! Stage pour dĂ©butant. 40 € de 15h-18h.

Sortie plantes comestibles avec Anne Richard

Mardi 1er avril

Rendez-vous Ă  10h (jusqu’à 16h) sur le terrain de l’Ecole BuissonniĂšre (Ă  cĂŽtĂ© du camping des Grenettes) pour dĂ©couvrir aux alentours (bois, dunes, plage) les plantes qui nous entourent. Vous dĂ©couvrirez que la plupart des plantes se mangent et qu’elles ont des propriĂ©tĂ©s mĂ©dicales !! 35 € la journĂ©e.

Stage sculpture sur bois (A partir de 12 ans)

Vendredi 4 au dimanche 6 avril

AprĂšs un premier stage trĂšs apprĂ©ciĂ© l’annĂ©e derniĂšre, Michel du GrĂŒnholzmobil revient pour vous apprendre les bases de la sculpture sur bois vert et ses diffĂ©rentes techniques. Repas sur feu de bois compris. De 95 € Ă  240 €

BuissonniĂšre

L’Ecole

La pĂ©dagogie par la Nature, tel est le prĂ©cepte de l’École BuissonniĂšre, plĂ©biscitĂ©e par les enfants qui y goĂ»tent. ©

Le village des fées des bois

Mercredi 9 avril

Entrez dans les bois enchantĂ©s et construisez avec des racines, Ă©corces et autres matĂ©riaux naturels un village pour nos fĂ©es. Atelier parents-enfants 9h30-12h30, 30 € le duo.

La tambouille de la sorciĂšre

Mercredi16 avril

PrĂȘt Ă  cuisiner des plats dĂ©licieusement dĂ©goĂ»tants dans une cuisine des bois ? De 13h30-16h30 sur rĂ©servation

pour tout enfant à partir de 3 ans (20 € la sortie).

Mois de l’Environnement Balade contĂ©e “la ïŹleuse d’ortie”

Samedi 19 avril

L’Ecole BuissonniĂšre propose avec Marie Ange Frey une sortie pour toute la famille sur le thĂšme de l’ortie. Contes, cuisine et apprentissage de filage avec cette plante magique. Gratuit sur rĂ©servation.

Stages Robinsons de pĂąques

Lundi 21 avril au vendredi 2 mai

Venez jouer aux aventuriers entre bois et plage. Les enfants seront immergés en plein air sur toute une semaine.

FĂȘte du printemps

Samedi 17 mai

Venez célébrer le printemps. Ateliers gratuits, buvette et concert.

Bivouac pour petit aventurier

Vendredi 23 et samedi 24 mai

Les enfants de plus de 8 ans peuvent vivre une nuit Ă  la belle Ă©toile avec d’autres enfants de leur Ăąge. Repas sur feu de bois compris. 40 € l’aventure !

Stages Robinsons d’étĂ©

A partir du 7 juillet

Venez jouer aux aventuriers entre bois et plage. Les enfants seront immergés en plein air sur toute une semaine.

CP et NV

Contact L’Ecole Buissonniùre

Caroline Cartalas : 06 52 13 29 60 ecolebuissionnereiledere@ gmail.com lecolebuissonniere-iledere.com

Quai de la CriĂ©e : bientĂŽt du sel et de l’artisanat d’art

Les anciens bĂątiments de la DDE, situĂ©s quai de la CriĂ©e Ă  Ars-en-RĂ©, accueilleront quatre commerces dĂšs l’automne 202 5 . Trois d’entre eux ont d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s par la CommunautĂ© de Communes.

Les futurs locataires du quai de la Criée ont été accueillis sur place par les élus de la CdC le 17 février.

L’identitĂ© des heureux Ă©lus a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©e par Lionel Quillet le 17 fĂ©vrier devant des bĂątiments de la CriĂ©e en pleins travaux. Les gravats et les allers-retours des engins n’ont pas empĂȘchĂ© les futurs locataires de rĂ©aliser une premiĂšre visite des lieux. Quatre locaux, de surfaces diffĂ©rentes, avaient fait l’objet Ă  l’automne 2024 d’un appel Ă  candidatures de la CdC, propriĂ©taire des lieux.

Le plus spacieux, celui de 100 m 2, a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  La BonbonniĂšre de l’üle de RĂ©, installĂ©e Ă  Rivedoux, qui voit ici l’opportunitĂ© de proposer sur le canton Nord un espace de vente et de dĂ©gustation ainsi que des ateliers de confection. La CoopĂ©rative des Sauniers de l’üle de RĂ© obtient le local de 90 m2. Y seront vendus les produits de la CoopĂ©rative, mais aussi des produits locaux. « On souhaite mettre

en valeur les autres activitĂ©s primaires de l’üle comme la viticulture ou les huĂźtres », a dĂ©taillĂ© le directeur de la Coop, Boris Zukanovich. « Ce sera aussi l’occasion de prĂ©senter le mĂ©tier de saunier et le patrimoine salicole d’Ars en se servant de la CriĂ©e comme base de dĂ©part pour organiser des visites de la commune liĂ©es Ă  l’histoire du sel. Cela nous permettra aussi de libĂ©rer de l’espace Ă  la Coop et notre petite Cabane pourra nous servir Ă  accueillir le public et Ă  organiser des visites. »

ActivitĂ©s Ă  l’annĂ©e

Le local de 60 m 2 a quant Ă  lui Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  un collectif de quatre artistes, quatre jeunes femmes dont les ateliers sont installĂ©s en zone artisanale de Loix. LaĂ«tita Prin, artiste peintre, Maeva Quantin, artiste ïŹ‚orale, Alexandra Hemmen, cĂ©ramiste, et

S OLID A RITÉ DES CHOR A LES

Marina Baudrit, ciriĂšre, pourront ainsi dĂ©velopper leurs activitĂ©s Ă  Ars-en-RĂ© et toucher plus facilement le public du canton Nord. « Pour nous c’est une Ă©volution dingue », s’est enthousiasmĂ©e Alexandra Hemmen. « Cela va nous permettre de faire progresser notre activitĂ© hors saison. On aimerait aussi regrouper une dizaine d’artisans pour diversiïŹer l’offre et proposer un espace d’exposition Ă  des artistes qui n’ont aucun local. Nous allons aussi pouvoir mettre en place des ateliers trĂšs diffĂ©rents avec les savoir-faire de chacun ! »

Le quatriĂšme et dernier local commercial, d’une superïŹcie de 50m2, est quant Ă  lui toujours en nĂ©gociation avec un professionnel rĂ©tais. Si aucun accord n’est trouvĂ©, l’appel Ă  candidatures pourra ĂȘtre rouvert. Une douzaine de dossiers avaient Ă©tĂ© dĂ©posĂ©s Ă  l’autom-

ne pour ces quatre commerces. Un chiffre assez faible compte tenu de la localisation du bĂątiment qui aurait pu intĂ©resser de nombreux candidats. Mais les conditions imposĂ©es par la CdC sont drastiques. Obligation est faite d’ĂȘtre ouvert Ă  l’annĂ©e, sur un rythme de quatre jours obligatoires par semaine et seulement cinq semaines de fermeture par an seront autorisĂ©es. Sont Ă©galement exclus les commerces de bouche. En contrepartie, la CdC propose des loyers raisonnables, allant de 976 € pour le local de 60 m2 Ă  1500 € pour celui de 90 m2 par exemple.

Livraison en septembre 2025

Les bĂątiments rĂ©novĂ©s accueilleront Ă©galement deux bureaux*, une salle d’exposition gĂ©rĂ©e par la mairie d’Ars et un pĂŽle santĂ© regroupant inïŹrmiĂšres et kinĂ©s. Ces derniers avaient dĂ» quitter les lieux avec le lancement des travaux en juin 2024. La livraison des bĂątiments est prĂ©vue pour le mois de septembre. « On a fini le gros Ɠuvre et la restructuration. Il a fallu tout consolider, le sol, les murs, les charpentes », explique l’architecte Emmanuelle Ridoret. « Nous avons encore les planchers Ă  poser, la menuiserie, les bardages bois. Tout le gros Ɠuvre devra ĂȘtre terminĂ© avant le mois de juillet. » Le chantier sera en effet interrompu le temps de la saison et ne pourra reprendre qu’en septembre, pour les ïŹnitions. CoĂ»t total des travaux : 2,5 M € HT, avec une participation de la RĂ©gion et de l’État de 260 K € et de 239 K €

Aurélie Bérard

*Un nouvel appel à candidatures sera lancé au 2nd trimestre 2025 pour les espaces de bureaux.

Une louable initiative de Françoise Fruchard

L’église du Bois-Plage accueillait un concert de chorales rĂ©taises le 2 3 fĂ©vrier afin de soutenir les sinistrĂ©s de Mayotte.

Ce dimanche, l’église du BoisPlage Ă©tait remplie, bondĂ©e de RĂ©tais venus aussi bien du sud que du nord de l’üle et rĂ©pondant Ă  une initiative de Françoise Fruchard, cheffe de cƓur, encore rĂ©cemment, de La Chorale Interparoissiale. Le but de ce concert Ă©tait de lever des fonds pour venir en aide aux Mahorais aprĂšs le passage terriblement dĂ©vastateur du cyclone Chido.

Outre La Chorale Interparoissiale sept autres ensembles avaient acceptĂ© de venir se produire gracieusement ce jour-lĂ  : Iavnana, Vives Voix, Les FrĂšres du Port, le CƓur des Villageois, Les Chordiales, Les Hautes Raises et les Gaillards des Pertuis. Il Ă©tait convenu que chacune interprĂšterait deux morceaux de leur rĂ©pertoire, avant de se rejoindre pour interprĂ©ter

Santiano en final. De la sorte, la durĂ©e de la manifestation resterait dans des limites raisonnables. Un entracte permit de procĂ©der Ă  une quĂȘte pour lever des fonds dont le total a atteint 4

877 € . AjoutĂ© Ă  la quĂȘte de la soirĂ©e ƓcumĂ©nique du 21 janvier, la somme obtenue est de 5 158 € versĂ©s pour les sinistrĂ©s Ă  la Fondation de France chargĂ©e de la gestion des fonds rĂ©coltĂ©s. Un reprĂ©sentant de la Fondation Ă©tait prĂ©sent qui expliqua que tout Ă©tait Ă 

reconstruire Ă  Mayotte et que l’une des prioritĂ©s Ă©tait la rĂ©organisation du circuit de l’eau, vitale pour tous. L’apport de cet aprĂšs-midi peut paraĂźtre

minimum par rapport aux travaux à réaliser mais ce sont les ruisseaux qui font les grandes riviÚres.

Catherine Bréjat
Les FrÚres du Port chantant « Partons la mer est belle », morceau appartenant à leur répertoire.

Fin des travaux du centre de transfert des déchets

Le tout nouveau centre de transfert des dĂ©chets a Ă©tĂ© inaugurĂ© le samedi 1 5 fĂ©vrier par les Ă©lus de la CommunautĂ© de Communes, sept ans et demi aprĂšs l’incendie qui l’avait dĂ©truit.

En octobre 2017, les flammes avaient ravagĂ© le centre de transfert des dĂ©chets de l’üle de RĂ© en quelques heures seulement. À l’inverse, le temps de la reconstruction a Ă©tĂ©, lui, dĂ©mesurĂ©ment long puisqu’il aura fallu sept ans Ă  la CdC pour arriver au bout de ce lourd dossier. SituĂ© au lieu-dit « Les GĂąchettes », Ă  l’intersection des communes du BoisPlage-en-RĂ©, de St-Martin-de-RĂ© et de La Couarde-sur-Mer, le bĂątiment a Ă©tĂ© reconstruit quasiment Ă  l’identique sur les fondations de l’ancien.

Caméras thermiques

Ce nouveau centre de transfert devrait mieux gĂ©rer le risque incendie. Les charpentes en bois, moins inïŹ‚ammables,

le

remplacent les charpentes mĂ©talliques et le revĂȘtement extĂ©rieur du bĂątiment, en imitation bois, est rĂ©alisĂ© Ă  partir d’un matĂ©riau composite incombustible. Un systĂšme de ventilation naturelle permet Ă©galement de diminuer la tempĂ©rature Ă  l’intĂ©rieur du bĂątiment et surtout sont installĂ©es des camĂ©ras thermiques et des canons Ă  eau. DĂšs qu’une tempĂ©rature supĂ©rieure Ă  360° sera dĂ©tectĂ©e, les canons Ă  eau se dĂ©clencheront avec un dĂ©bit de trois mille litres par minute sur la zone ciblĂ©e. NĂ©anmoins, aprĂšs deux incendies, la CdC n’a trouvĂ© aucune assurance acceptant de couvrir le bĂątiment et un systĂšme d’auto assurance a donc dĂ» ĂȘtre mis en place. Le montant total de ces travaux s’élĂšve au ïŹnal prĂšs de 3,8 M € TTC, ïŹnancĂ©s Ă  quasi 50% par l’assurance.

R E P RISE - N OUVE A U M A G A SIN

L’amĂ©nagement du site n’est pas tout Ă  fait terminĂ©, puisque la construction d’un rond-point sur la RD par le DĂ©partement, est prĂ©vue pour 2026.

Un outil de gestion des déchets

Un centre de transfert provisoire avait Ă©tĂ© mis en service dĂšs le mois de juin 2018 pour assurer le transfert des dĂ©chets jusqu’à aujourd’hui. Car ce ne sont pas moins de dix mille tonnes d‘ordures qui sont collectĂ©es chaque annĂ©e sur l’üle de RĂ©, et qu’il faut ensuite renvoyer sur le continent. « Ce centre n’est qu’une zone de transit entre la collecte et le traitement mais c’est un outil indispensable » a expliquĂ© la vice-prĂ©sidente de la CdC en charge de la gestion des dĂ©chets, Lina Besnier, dans son discours lors de la cĂ©rĂ©monie d’inauguration. « Les dĂ©chets sont

stockĂ©s ici, diffĂ©remment selon leur nature, et trĂšs rapidement envoyĂ©s sur le continent dans des semi-remorques aïŹn d’optimiser les coĂ»ts et rĂ©duire l’impact environnemental. » Chaque semi-remorque qui assure le transport jusqu’aux centres de traitement de La Rochelle, Gizay ou encore PaillĂ© peut en effet contenir l’équivalent du chargement de quatre camions poubelles ou de sept micro-bennes, selon l’élue.

Des visites ouvertes au public ont Ă©tĂ© organisĂ©es l’aprĂšs-midi du 15 fĂ©vrier et ont accueilli une centaine de personnes qui ont pu dĂ©couvrir l’organisation de ce centre grĂące aux explications des agents techniques de la CdC mais aussi de l’architecte en charge de la reconstruction du site.

Ars-en-Ré : une presse modernisée et enrichie

Juliette Maynial et Jonathan Ripoche ont repris l’ancienne presse d’Ars et ouvriront leur nouvelle boutique Ă  la mi-avril. Au menu : des journaux, des livres, mais aussi de la dĂ©co et un salon de thĂ©.

Juliette Maynial et son mari

Jonathan Ripoche n’ont pas eu beaucoup de chemin Ă  faire pour dĂ©mĂ©nager le contenu de leur ancienne boutique, Octopus, au sein

de leur nouveau local.

« Entre les deux, il y a une maison et un garage », s’amuse Juliette Maynial.

« Ça n’a jamais Ă©tĂ© aussi facile de dĂ©mĂ©nager ! »

L’ancienne presse d’Ars, tenue par Pascale Descorps et Marie-Jo Derrieux pendant quarante ans, va donc changer de visage. « Nous allons y implanter notre boutique Octopus », explique Juliette, « qui est un vrai concept store tel une petite boutique de musĂ©e, avec une sĂ©lection d’objets de qualitĂ© et des idĂ©es cadeaux Ă  tous les prix. »

Pas d’inquiĂ©tude, l’activitĂ© de presse et librairie sera bien conservĂ©e. « Nous tenons Ă  maintenir une offre de livres disponibles Ă  Ars. Ce seront plutĂŽt des livres d’actualitĂ©, en format poche essentiellement, mais aussi des table books c’est-Ă -dire des plus grands formats dĂ©diĂ©s Ă  l’architecture, le design ou la cuisine. De la BD aussi. On ne se restreint pas dans nos choix, mais nous ciblerons des livres qui marquent l’actualitĂ©. Pour les classiques, il y a ce qu’il faut Ă  la bibliothĂšque situĂ©e Ă  cent mĂštres ! »

Terrasse et salon de thé

Il sera Ă©galement possible de venir siroter un thĂ© ou un cafĂ© au sein de la boutique, ou sur la terrasse installĂ©e face Ă  l’église. « Le but est d’ĂȘtre ouvert Ă  l’annĂ©e. C’est un modĂšle Ă©conomique trĂšs difïŹcile, mais nous faisons ce pari. L’idĂ©e est de se diversiïŹer pour ĂȘtre sĂ»r que l’activitĂ© soit plus viable Ă  l’annĂ©e. Il faut que les gens aient plusieurs raisons de venir chez nous, et tous les jours si possible ! Si on doit se diversiïŹer encore plus, on le fera. » Un peu de pĂątisserie maison sera Ă©galement proposĂ©e pour parfaire l’offre du salon de thĂ©. Pour ĂȘtre encore plus attractif, le couple a entrepris de grands travaux aïŹn d’ouvrir la boutique sur le village. DĂ©sormais, de grandes baies vitrĂ©es laissent entrer le soleil et la vue sur l’église, depuis l’intĂ©rieur, est unique. Une personne sera embauchĂ©e pour assurer une ouverture quasi quotidienne tout au long de l’annĂ©e.

Aurélie Bérard

Le bĂątiment reconstruit devrait ĂȘtre mis en service d’ici la ïŹn du mois de mars.
Juliette Maynial et Jonathan Ripoche espĂšrent ouvrir leur nouvelle boutique Octopus Ă  la mi-avril.
Des visites du bùtiment ont été organisées
15 février avant la mise en service du site.

La Flotte programme 7,2 M€ d’investissement en 2025

Lors du Conseil municipal de La Flotte du 30 janvier, les subventions aux associations pour 90 K € (unanimitĂ©) et un budget primitif 2025 de 13,96 M € (deux abstentions) ont Ă©tĂ© votĂ©s.

Sur prĂšs de 153 K€ de subventions sollicitĂ©es de la part d’une trentaine d’associations, un peu plus de 90 K € ont Ă©tĂ© attribuĂ©es. Les plus importantes d’entre elles concernent Flotille en Pertuis (qui gĂšre la Maison du Platin) avec 30 K € , l’Association sportive scolaire de La Flotte (10 K€ ), le Sporting club rĂ©thais (rugby, 8,8 K€), Des Flots et des Notes (concerts dans l’église, 7,8 K€)...

Le maire a prĂ©cisĂ© que hors subvention exceptionnelle versĂ©e prĂ©cĂ©demment Ă  l’association Flottille en Pertuis, le niveau global de subventions proposĂ© pour 2025 est quasi identique Ă  celui de 2024. Les rĂšgles lĂ©gales d’attribution de subventions sont appliquĂ©es plus drastiquement par la commune qu’elles ne l’étaient prĂ©cĂ©demment. Au ïŹnal, huit associations ne se sont vu attribuer aucune subvention cette annĂ©e (17 100 € demandĂ©s).

L’actualisation des autorisations de programme a Ă©tĂ© votĂ©e Ă  la majoritĂ©, avec deux abstentions (Patrick Salez et Isabelle Masion-Tivenin), par cohĂ©rence avec leur positionnement en lien avec la construction du centre technique municipal (autorisation de programme de 2,7 M € ). Patrick Salez aurait apprĂ©ciĂ© pouvoir comparer deux

devis, celui relatif Ă  la rĂ©fection de l’actuel CTM et celui de la construction du nouveau. Le maire a rappelĂ© ce qui justiïŹe la construction d’un bĂątiment : la localisation gĂ©ographique de l’actuel local n’est pas adaptĂ©e (difïŹcultĂ©s d’accĂšs), les mises aux normes diverses, le manque de place Ă  l’actuel bĂątiment, la rationalisation des espaces (rassembler tous les stockages sur un mĂȘme lieu), l’installation de panneaux photovoltaĂŻques n’aurait pas pu ĂȘtre envisagĂ©e sur l’ancien bĂątiment (structure porteuse pas sufïŹsamment solide), l’accĂšs Ă  la REUT (rĂ©utilisation des eaux usĂ©es) pour faire de s

Ă©conomies de consommation d’eau potable
 L’actuel CTM pourra faire l’objet d’une vente, ce qui permettra Ă  la commune de retrouver un peu de soufïŹ‚e en matiĂšre de trĂ©sorerie.

Un budget primitif de prùs de 14 M€

Une rĂ©union d’échanges sur les orientations budgĂ©taires de l’annĂ©e 2025 a permis le 13 janvier dernier aux Ă©lus de s’exprimer sur la stratĂ©gie budgĂ©taire. Le Conseil municipal a donc adoptĂ© le budget primitif 2025 Ă  sa majoritĂ© (2 abstentions : Patrick Salez et Isabelle Masion-Tivenin). Celui-ci

PrĂ©parer l’avenir et cĂ©lĂ©brer la mĂ©moire

s’élĂšve Ă  13,96 M € , rĂ©partis entre fonctionnement Ă  6,74 M € et investissement Ă  7,22 M € . Parmi les investissements les plus importants, ïŹgurent la rĂ©habilitation des espaces publics, la restructuration/rĂ©novation des bĂątiments de la mairie, l’acquisition de matĂ©riels, les travaux de la capitainerie du port, le stade municipal, le centre technique municipal et les espaces verts de la commune.

LoĂŻc Sondag, 1er adjoint au maire, a prĂ©sentĂ© le projet de vidĂ©oprotection. Le systĂšme envisagĂ© permettra de faire Ă©voluer le nombre de camĂ©ras, car certains sites dĂ©jĂ  identiïŹĂ©s (parking supĂ©rieur et le jardin du Clos Biret, le carrefour de la Vierge) nĂ©cessiteront d’ĂȘtre aussi vidĂ©oprotĂ©gĂ©s, en plus des principales entrĂ©es/sorties de la commune.

lI est nĂ©cessaire de recourir Ă  l’emprunt pour financer les investissements inscrits, dans la limite du montant total de 4,91 M € , montant qui sera ajustĂ© (Ă  la baisse) dans le cadre du budget supplĂ©mentaire 2025, aprĂšs l’affectation des rĂ©sultats de l’exercice 2024. Cet emprunt « primitif » a Ă©tĂ© votĂ© Ă  l’unanimitĂ©.

Informations recueillies par Nathalie Vauchez

C’est en ces termes que peuvent se rĂ©sumer les principaux points Ă  l’ordre du jour de la sĂ©ance municipale du Bois-Plage du 10 fĂ©vrier.

Avant de rentrer dans le vif des diffĂ©rents sujets, GĂ©rard Juin annonce les dĂ©cisions prises dans le cadre de ses dĂ©lĂ©gations : deux demandes de subventions dont la plus importante pour le pĂŽle santĂ©, ainsi que le recours Ă  un cabinet d’avocats pour dĂ©fendre la commune dans le cadre d’un contentieux sur le lotissement communal d’accession Ă  la propriĂ©tĂ© du Pas des BƓufs, au motif de son rĂšglement.

Vers une « Ecole primaire Paul Laidet » DĂ©jĂ  Ă©voquĂ© Ă  la sĂ©ance municipale du 17 dĂ©cembre, suite Ă  un conseil d’école exceptionnel ayant rĂ©uni le 16 les Ă©coles maternelle et Ă©lĂ©mentaire, la fusion administrative des deux Ă©tablissements nĂ©cessite aujourd’hui l’avis des Ă©lus. « Elle entre dans le cadre du contrat de territoire avec l’objectif de conserver les sept classes existantes », prĂ©cise GĂ©rard Juin Ă©voquant des « effectifs non plĂ©thoriques mĂȘme si moins impactĂ©s que sur d’autres communes ». Permettant une meilleure rĂ©partition des Ă©lĂšves sur les diffĂ©rentes classes, cette fusion devrait faciliter le maintien du niveau TPS*. La structure unique sera dirigĂ©e par une seule personne et

de statut probable dÚs la rentrée pour le groupe scolaire boitais.

dans l’intĂ©rĂȘt des enfants, les postes d’ATSEM* seront conservĂ©s. ApprouvĂ©e Ă  l’unanimitĂ© par le Conseil, cette importante dĂ©cision doit dĂ©sormais ĂȘtre validĂ©e par l’Education nationale pour application dĂšs la rentrĂ©e prochaine.

Hommages sous forme de baptĂȘmes

« C’est important de garder les noms », estime GĂ©rard Juin proposant au conseil

de donner à la bibliothÚque municipale et au stade de la commune ceux de deux Boitais. Pour la premiÚre, celui de Madeleine Airaud, récemment disparue. « Un visage de la commune », souligne le maire évoquant « une grande poétesse et conteuse », trÚs investie dans la culture et la lecture à travers de nombreuses interventions à la bibliothÚque, notamment auprÚs des enfants du groupe scolaire.

Pour l’équipement sportif, hommage Ă©galement Ă  une ïŹgure de l’ancien club de football dont il avait d’ailleurs Ă©tĂ© le prĂ©sident, avant la fusion avec ceux de Saint-Martin et Sainte-Marie. « Roger Levisage passait plus de temps sur le terrain qu’il entretenait parfaitement que chez lui », rappelle GĂ©rard Juin, Ă©voquant ses propres souvenirs d’un irrĂ©ductible passionnĂ©.

Des visages et des noms comme autant d’élĂ©ments d’un patrimoine important pour les Ă©lus boitais, qui voteront Ă©galement Ă  l’unanimitĂ© la motion de soutien au classement de la SNSM au patrimoine immatĂ©riel de l’Unesco.

La sĂ©ance municipale se poursuivra avec la signature de deux conventions avec l’association La VerdiniĂšre, dont une sur le budget Ecotaxe, pour se conclure sur le dossier des meublĂ©s de tourisme : Ă  date et sur le quota de quatre cent soixante-dix-huit, quatre cent vingt demandes ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© accordĂ©es sur Le Bois-Plage.

*TPS : TrĂšs Petite Section / ATSEM : Agents Territoriaux SpĂ©cialisĂ©s des Écoles Maternelles.

Changement
Un Conseil municipal quasi unanime au moment du vote du budget primitif 2025.

La sécurité du quotidien, une afaire de terrain

La Charente-Maritime dispose aujourd’hui de son Plan d’Action DĂ©partemental de Restauration de la SĂ©curitĂ© du Quotidien, Ă©laborĂ© par le prĂ©fet et les procureurs, avec les forces de l’ordre et autres acteurs concernĂ©s. PrĂ©sentation.

Dans le cadre de sa politique de renforcement de la sĂ©curitĂ© du quotidien, le ministre de l’intĂ©rieur, Bruno RĂ©tailleau, a demandĂ© aux prĂ©fets de dresser un diagnostic de leur territoire et d’élaborer sur cette base un tel plan, « au plus prĂšs des rĂ©alitĂ©s locales », avec « des actions ciblĂ©es ».

« Ce plan a été pensé sous le prisme de la proximité, au plus prÚs des réalités locales et dans une relation essentielle avec les élus locaux. » ont expliqué le préfet de la Charente-Maritime, Brice Blondel et le procureur de la République de La Rochelle, Arnaud Laraize, dans un point presse commun, le 24 février dernier, en présence du commandant du groupement de la gendarmerie départementale, le Colonel Johanne Gojkovic-Lette et de la directrice interdépartementale de la police nationale de la CharenteMaritime, Myriam Akkari.

PrioritĂ© : la lutte contre les narcotraïŹcs Cela n’étonnera personne, la lutte contre les narcotraïŹcs est la prioritĂ©, via le « harcĂšlement » de tous les points de deal, jusque dans les ports. En Charente-Maritime, les infractions liĂ©es au traïŹc de stupĂ©ïŹants sont en hausse sensible, en zone police comme en zone gendarmerie, en territoire rural comme en ville : + 19,5 % (soit 49 mis en cause) pour le traïŹc/ revente et + 14,10 % (2230 mis en cause) pour l’usage de stupĂ©ïŹants. L’intensification des contrĂŽles s’effectue dĂ©sormais aux abords des bars et Ă©tablissements de nuit. Des interventions en milieu scolaire, en coordination avec les parquets, vont aussi se multiplier pour une action plus dissuasive. Les ïŹ‚ux routiers en zone rurale seront davantage contrĂŽlĂ©s ,

Le préfet de Charente-Maritime (à droite) et le procureur de la République de La Rochelle déterminés à restaurer la sécurité du quotidien.

avec l’action renforcĂ©e du groupe local de contrĂŽle des ïŹ‚ux de gendarmerie (substances illicites et armes dĂ©tenues illĂ©galement).

Unique en France mĂ©tropolitaine, une expĂ©rimentation a Ă©tĂ© lancĂ©e par le prĂ©fet de Charente-Maritime, de contrĂŽle du port de plaisance de La Rochelle. Une coopĂ©ration entre les acteurs du renseignement, la police judiciaire et la capitainerie, inspirĂ©e du dispositif Clearance dĂ©jĂ  actif en outre-mer, vise Ă  amĂ©liorer le partage d’informations et renforcer la lutte contre la criminalitĂ© dans des zones stratĂ©giques. Ces actions seront complĂ©tĂ©es par des contrĂŽles : routiers Ă  la sortie des ports, canins sur les navires, subaquatiques des coques des navires de commerce (port et zones de mouillage). Un ComitĂ© OpĂ©rationnel de Lutte contre l’Economie Souterraine et la CriminalitĂ© OrganisĂ©e (COLESCO) a Ă©galement Ă©tĂ© créé conjointement par les mondes judiciaire et administratif, visant Ă  lutter contre le trafic, la criminalitĂ© et le blanchiment.

Les violences sexuelles explosent + 6,8 % pour les violences intra-familiales (3203 victimes en 2024) et + 20,5 % pour les violences sexuelles (1141 victimes en 2024), les atteintes aux personnes continuent de progresser dans notre dĂ©partement. PrĂ©fet et procureur souhaitent que soit rĂ©duit le dĂ©lai de prise en charge des victimes, grĂące Ă  de nouveaux outils comme l’application « ma sĂ©curitĂ© », le dĂ©pĂŽt de plainte et la prise de RV en ligne. DĂ©sormais, mĂȘme en l’absence de plainte, le parquet sera systĂ©matiquement saisi. Le rĂ©seau des Intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie doit ĂȘtre dĂ©veloppĂ© (il existe 8 ISCG en Charente-Maritime).

Des cambriolages en hausse sensible Si les vols sans violence reculent d’un peu plus de 4 %, les cambriolages de logement ont progressĂ© de prĂšs de 15 % en 2024. Un partenariat entre forces de sĂ©curitĂ©, Ă©lus locaux, acteurs publics et

privĂ©s doit permettre de mieux lutter contre ce ïŹ‚Ă©au. A cet Ă©gard, l’aide des Ă©lus locaux et des polices municipales, qui connaissent bien leur territoire et la mobilisation des outils cartographiques des forces de l’ordre doivent permettre de cibler les zones Ă  risques. Des opĂ©rations de prĂ©vention par survol de drones seront poursuivies en zone rurale.

Les atteintes aux biens et dĂ©gradations volontaires (204 faits en 2024) ont crĂ» de plus de 29 %, avec notamment les phĂ©nomĂšnes de bandes en ville. La prĂ©sence des forces de l’ordre sur la voie publique, au contact des habitants, est essentielle.

Tolérance zéro pour la délinquance routiÚre

Les 3649 accidents en 2024 liĂ©s Ă  l’alcool ou aux stupĂ©ïŹants, soit + 9,8 %, tĂ©moignent d’une augmentation sensible des comportements Ă  risque sur la route. Les opĂ©rations ponctuelles « route bleue » pourraient devenir des « semaines bleues », permettant de dĂ©ployer une politique rĂ©pressive maximale. En zone rurale le contrĂŽle des ïŹ‚ux permet de dĂ©tecter les conduites Ă  risque. En milieu urbain, les contrĂŽles vont porter contre les runs et rodĂ©os.

Déployer la vidéoprotection

Tout Ă  la fois outil de prĂ©vention, de sensibilisation et de recueil de preuves judiciaires, implantĂ©e dans les communes, la vidĂ©oprotection est un outil efïŹcace de prĂ©vention des atteintes aux personnes et aux biens. A cet Ă©gard, son implantation se dĂ©veloppe sur l’üle de RĂ©. A tire d’exemple, La Flotte va ce printemps dĂ©ployer son dispositif, notamment Ă  toutes les entrĂ©es de la commune.

Informations recueillies par Nathalie Vauchez

Des escales dans les ports de plaisance surveillées

Le dĂ©putĂ© La Rochelle-Île de RĂ© a fait adopter un amendement, fruit d’une expĂ©rimentation en Charente-Maritime.

Olivier Falorni a fait adopter un amendement dans le cadre de l’examen de la proposition de loi visant Ă  sortir la France du piĂšge du narcotraïŹc, gĂ©nĂ©ralisant un dispositif expĂ©rimental lancĂ© par la prĂ©fecture de la Charente-Maritime.

Cet amendement, adoptĂ© par la commission des Lois ce 5 mars 2025, crĂ©e une obligation Ă  la charge des autoritĂ©s portuaires de transmission des donnĂ©es qu’elles recueillent lors de l’escale des navires de plaisance.

« A l’instar de ce qui se pratique dans le cadre de l’aviation commerciale, les services de renseignement et les forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure recueilleront dorĂ©navant les donnĂ©es transmises lors des rĂ©servations d’anneaux dans les ports de plaisance. Les narcotraïŹquants pouvaient jusqu’alors faire escale dans les ports français sans crainte, ce ne sera plus le cas ! » a annoncĂ© le dĂ©putĂ©.

« Je tiens Ă  souligner l’excellent dispositif expĂ©rimental, unique en mĂ©tropole, mis en Ɠuvre par la prĂ©fecture de la

Charente-Maritime en dĂ©but d’annĂ©e dans le port de La Rochelle, dont mon amendement s’est inspirĂ©. Il permettra ainsi de prĂ©venir et de rĂ©primer la criminalitĂ© organisĂ©e et de faciliter la constatation des infractions s’y rattachant » conclut Olivier Falorni.

CommuniquĂ© de presse du DĂ©putĂ© de La Rochelle-Île de RĂ©

Olivier Falorni a fait adopter un amendement important dans le cadre de la lutte contre le narcotraïŹc.

Arnaud Laraize, un procureur déterminé

Ayant succĂ©dĂ© Ă  Laurent Zuchowicz en septembre 202 3 , le procureur de la RĂ©publique Arnaud Laraize a reçu RĂ© Ă  la Hune en ce dĂ©but d’annĂ©e 202 5 , pour faire le point sur les actions mises en place depuis son arrivĂ©e, les rĂ©sultats dĂ©jĂ  obtenus et ses prioritĂ©s.

RĂ© Ă  la Hune : Lors de votre audience solennelle de rentrĂ©e, en janvier 2024, vous vous ĂȘtes ïŹxĂ© pour objectif d’ « amĂ©liorer la justice du quotidien », ce qui passe notamment par une plus grande cĂ©lĂ©ritĂ© de celle-ci. Qu’en est-il un an aprĂšs ?

Arnaud Laraize : Oui celle-ci passe par le raccourcissement des dĂ©lais d’enquĂȘte mais aussi de convocation et de jugement. On a ainsi engagĂ© une rĂ©duction de ces dĂ©lais de plusieurs façons. Nous avons mis en place une organisation spĂ©ciïŹque pour les enquĂȘtes prĂ©liminaires, avec traitement sur site. Chaque semaine le parquet se dĂ©place alternativement en gendarmerie ou commissariat de police. On passe directement en revue avec les gendarmes ou les policiers le « portefeuille » des dossiers en stock, ils nous demandent quelles orientations donner aux actes d’enquĂȘte, quelles investigations supplĂ©mentaires mener... On traite ainsi sur place cinquante (gendarmerie) Ă  cent (police) dossiers en une demie journĂ©e. Cela nous permet de rĂ©duire les stocks, on Ă©vite les allers-retours et appels tĂ©lĂ©phoniques entre nous et les Ă©changes verbaux facilitent souvent la comprĂ©hension de dossiers qui deviennent trop complexes lors d’échanges Ă©crits. Ainsi, on traite beaucoup plus qualitativement et quantitativement de dossiers. Au commissariat de Rochefort, on est passĂ© en un an de 2500 procĂ©dures en stock Ă  1800, soit une baisse d’un tiers. Les dĂ©lais d’audiencement rochelais devaient aussi ĂȘtre rĂ©duits. En septembre 2023, la majoritĂ© des dĂ©lais de convocation dĂ©passaient les huit mois et atteignaient mĂȘme onze mois et demi au tribunal de police. Aujourd’hui, nous convoquons en alternative aux poursuites Ă  un mois, en ordonnance pĂ©nale Ă  deux mois tout comme au tribunal de police et en juge unique de droit commun, en collĂ©giale Ă  quatre mois et en comparution sur reconnaissance prĂ©alable de culpabilitĂ© (CRPC) Ă  quatre mois. Il ne reste plus que la juge unique route dont les dĂ©lais qui sont encore Ă  huit mois mĂ©ritent toujours un effort. Pour cela, les magistrats du siĂšge sont trĂšs regardants sur les demandes de renvois et maintiennent les audiences correctionnelles malgrĂ© les vacances de poste. Le parquet utilise aussi tous les leviers d’orientations possibles : alternatives aux poursuites, multiplication des ordonnances pĂ©nales passĂ©es de 1600 Ă  2000 par an et qui sont plus rapides qu’une audience. Les audiences de CRPC sont passĂ©es d’une Ă  deux par mois. On a aussi multipliĂ© les dĂ©fĂšrements : de 160 en 2022 ils sont passĂ©s Ă  250 en 2024.

Ainsi l’objectif est atteint, Ă  part pour la juge unique route. On va beaucoup plus vite Ă  La Rochelle qu’au niveau national, oĂč les dĂ©lais de convocation se dĂ©gradent encore. Tout cela a demandĂ© un engagement professionnel extrĂȘmement important de la part de chacun, je remercie l’équipe de cet effort soutenu.

La lutte contre les violences conjugales et intra-familiales Ă©tait une autre de vos prioritĂ©s afïŹchĂ©es. Quelles sont les actions dĂ©ployĂ©es ?

Nous rĂ©unissons toutes les trois semaines les comitĂ©s de pilotage VIFS, créés par dĂ©cret ïŹn 2023. EnquĂȘteurs, CIDFF*, parquet, magistrats du siĂšge, juge aux affaires familiales, juge des enfants y participent et passent au crible les situations individuelles. J’avais aussi annoncĂ© mon ambition de doubler le nombre de tĂ©lĂ©phones grave danger (TGD) attribuĂ©s Ă  des femmes victimes de violences conjugales. Nous sommes ainsi passĂ©s d’une vingtaine en 2023 Ă  une cinquantaine de TGD actifs en janvier 2025.

Nous avons Ă©galement signĂ© une convention avec le CIDFF* mettant en place la contribution citoyenne, nouvel outil extrĂȘmement efïŹcace parmi ceux des alternatives aux poursuites. Le principe : une fois l’affaire terminĂ©e, elle est classĂ©e, sous rĂ©serve que le mis en cause verse une contribution monĂ©taire (pouvant aller jusqu’à 1500 € ) Ă  une association d’aide aux victimes conventionnĂ©e, en plus d’autres obligations. Ainsi, en 2024, ce sont 10 K€ qui ont Ă©tĂ© versĂ©s au CIDFF au titre de cette contribution. Et je souhaite voir cette somme doubler en 2025, tant le travail et les besoins du CIDFF sont importants dans l’aide aux victimes et leur prise en charge.

Les violences intrafamiliales ont augmenté certes de 6,8 % en 2024 en Charente-Maritime, croissance toutefois

un peu moins forte que les deux années précédentes.

Nous avons aussi créé en septembre 2024 le comitĂ© de pilotage des mineurs victimes, qui se centre sur la situation des enfants et maltraitances qu’ils subissent. Il se rĂ©unit Ă©galement toutes les trois semaines, avec une approche pluridisciplinaire.

Une convention avec l’Education nationale signĂ©e Ă  l’automne 2024 permet de mieux procĂ©duriser les informations prĂ©occupantes en matiĂšre de violences sur mineurs et mieux dĂ©ïŹnir et traiter le harcĂšlement scolaire. Les chefs d’établissement alertent le DASEN, qui sait comment gĂ©rer avec plus de rĂ©activitĂ© et plus qualitativement le signalement au parquet.

La protection des élus fait aussi partie de vos priorités ?

Oui il s’agit de dĂ©velopper une meilleure prise en charge des Ă©lus victimes d’atteinte Ă  la personne ou de faits commis sur leur commune. Nous avons apportĂ© une rĂ©ponse ferme et rapide, j’ai multipliĂ© ma prĂ©sence aux conseils locaux de prĂ©vention de la dĂ©linquance et nous avons Ă©tĂ© davantage Ă  leur Ă©coute. J’ai aussi mis en place au parquet une adresse mail dĂ©diĂ©e aux Ă©lus, avec un attachĂ© de justice qui s’y consacre.

Quelles sont les spĂ©ciïŹcitĂ©s de notre territoire, ayant un impact sur les activitĂ©s du parquet ?

Notre zone littorale bien sĂ»r et les infractions en matiĂšre de droit maritime, pĂȘche, y compris sur l’estuaire de la Charente. On est sur des domaines trĂšs techniques. En matiĂšre environnementale, on a beaucoup de zones classĂ©es et/ou protĂ©gĂ©es, oĂč la rĂ©glementation est diffĂ©rente et les polices diffĂ©rentes, oĂč nos interlocuteurs,

sont la DDTM, l’OFB ou encore l’ONF*. La lutte contre les atteintes Ă  l’environnement faisait partie de mes prioritĂ©s, et grĂące Ă  ma procureure adjointe, Madame Debas, spĂ©cialisĂ©e sur ces domaines, nous avons concrĂ©tisĂ© la rĂ©alisation de cet objectif en Ă©dictant une nouvelle doctrine locale de compĂ©tence du pĂŽle rĂ©gional environnemental. Ainsi nous prenons davantage de dossiers des collĂšgues d’autres parquets. Nous avons pris en mars dernier des instructions de politique pĂ©nale en matiĂšre environnementale et maritime destinĂ©es aux services d’enquĂȘte. En 2024, nous avons installĂ© et rĂ©unissons rĂ©guliĂšrement les COLDEN, comitĂ©s opĂ©rationnels de lutte contre la dĂ©linquance environnementale.

Autre forte spĂ©ciïŹcitĂ©, l’activitĂ© estivale et la multiplication par dix de la population sur le littoral, qui entraĂźne forcĂ©ment une augmentation des infractions. Les effectifs de force de sĂ©curitĂ© augmentent, le parquet doit gĂ©rer cet afïŹ‚ux sans moyens supplĂ©mentaires et a reçu encore 28 300 PV en 2024, avec un Ă©tiage Ă  environ 7500 affaires poursuivables, avec plus d’ordonnances pĂ©nales, plus de dĂ©fĂšrements au parquet, etc. S’il y a encore dix ans, les dossiers Ă©taient pris gĂ©nĂ©ralement en charge sur le lieu de domicile du mis en cause, dĂ©sormais on s’oriente essentiellement sur le lieu de l’infraction. La prĂ©sence des maisons centrales de Saint-Martin de RĂ© et de Rochefort gĂ©nĂšre aussi une activitĂ© importante au parquet de La Rochelle.

Parmi vos prioritĂ©s en 2025, la lutte contre le narcotraïŹc ïŹgure en bonne place. Comment explique-t-on la banalisation de la consommation de cocaĂŻne et autres substances ?

Le prix de la cocaĂŻne s’est effondrĂ©, les lieux de vente se sont multipliĂ©s, la consommation s’est banalisĂ©e dans toutes les couches de la sociĂ©tĂ©. La lutte contre les traïŹcs de stupĂ©ïŹants et contre le blanchiment nĂ©cessite d’assĂ©cher le marchĂ©, ce qui passe par une politique tout Ă  la fois prĂ©ventive et rĂ©pressive vis-Ă -vis des usagers. Il faut arrĂȘter de banaliser la consommation de produits stupĂ©ïŹants, qui ont des effets dĂ©lĂ©tĂšres aussi sur les autres, notamment sur les routes, oĂč l’on voit de plus en plus de conducteurs sous leur emprise. La rĂ©ponse n’est pas que pĂ©nale, elle est aussi prĂ©ventive et en matiĂšre de prise en charge sanitaire... Nous allons travailler particuliĂšrement sur ce sujet en 2025 avec nos Ă©quipes, en concertation avec le prĂ©fet (lire notre article en page 11)

(Lire la suite page 13)

Le procureur de La Rochelle, Arnaud Laraize, et l’ensemble du parquet sont sur tous les fronts, malgrĂ© des moyens contraints.

Vous appelez de vos vƓux un renfort humain. Manque-t-on de procureurs en France ou est-ce une question de moyens affectĂ©s Ă  la Justice ?

Il n’y a pas de problĂšme de vocation dans notre mĂ©tier, mais un sous-effectif et un manque de moyens. Avec 3,2 procureurs pour cent mille habitants en France (en 2022), on est trĂšs en deçà de la mĂ©diane europĂ©enne, situĂ©e Ă  11,2. A La Rochelle, il faut absolument amĂ©liorer nos conditions de travail, en matiĂšre pĂ©nale, par la mise en Ɠuvre du projet de restauration complĂšte de notre salle d’audience correctionnelle, il nous manque que le “go” du MinistĂšre. La poursuite des efforts locaux en matiĂšre de dĂ©lais de jugement, de rĂ©duction des stocks, de fermetĂ© et cĂ©lĂ©ritĂ© dans les orientations pĂ©nales ne peut ĂȘtre soutenue que par un renfort humain, prĂ©vu dans la loi de programmation.

RAPA CES NOCTURNES

Localement, nous avons besoin d’un 9ùme poste. Le parquet rochelais à 8, c’est trop tendu.

Qu’est-ce qui plaide Ă  vos yeux en faveur d’une rĂ©forme constitutionnelle du statut du parquet ?

Il s’agit de conïŹer au Conseil supĂ©rieur de la magistrature, et non au Garde des Sceaux, le pouvoir de dĂ©cision en matiĂšre disciplinaire Ă  l’égard des magistrats du ministĂšre public, et surtout de soumettre leur nomination Ă  un avis conforme de cet organe constitutionnel, et non plus simplement consultatif. Le statut prĂ©caire du parquet est critiquĂ© par les juridictions suprĂȘmes europĂ©ennes et entraĂźne une complexiïŹcation de la procĂ©dure pĂ©nale.

Comment à une fonction telle que la vître on parvient à absorber la noirceur de l’ñme humaine et à

gérer la pression ?

Je suis motivĂ© par le fait de rendre la justice, de protĂ©ger la sociĂ©tĂ©, d’essayer de remettre sur le droit chemin ceux qui dĂ©vient, de les rĂ©insĂ©rer. S’il n’y a pas de justice, alors il n’y a ni sociĂ©tĂ©, ni dĂ©mocratie. Un procureur est un rempart contre l’arbitraire. Et puis, je ne suis pas soumis Ă  la pression que peuvent subir les procureurs antiterroristes.

ProtĂ©ger les victimes, amĂ©liorer notre sociĂ©tĂ©, faire reconnaĂźtre l’état de victime, faire Ă©merger la vĂ©ritĂ© juridique, mais aussi, grĂące Ă  l’arsenal des mesures judiciaires, accompagner des multirĂ©cidivistes en matiĂšre de consommation d’alcool sur la voie du sevrage, mener des dĂ©marches coercitives mais aussi de rĂ©insertion, tout cela est trĂšs motivant.

Je crois beaucoup au Travail d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral (TIG), extrĂȘmement utile Ă  la fois pour la sociĂ©tĂ© et pour le mis en

Les nuits de la chouette sur l’üle de RĂ©

Durant le mois de mars, la LPO vous emmĂšne Ă  la dĂ©couverte des rapaces nocturnes. Sur l’üle de RĂ©, ce sera le 22 mars Ă  la maison du Fier.

Depuis maintenant trente ans, la LPO organise tous les deux ans cet évÚnement exceptionnel pour connaßtre les chouettes et hiboux mais également leurs compagnons de la vie nocturne.

Le succĂšs de cet Ă©vĂ©nement d’éducation Ă  la nature est assurĂ© grĂące aux nombreuses structures relais qui proposent une multitude de sorties nature, confĂ©rences, projections, expos, chasse au trĂ©sor, autant d’activitĂ©s gratuites et ouvertes Ă  tous.

Par la suite, la LPO lancera son programme « Une Chouette, un village », laurĂ©at du dernier Loto de la biodiversitĂ© gĂ©rĂ© par l’OFB. Pour rappel, plus de trois mille nichoirs

LA C OU A RDE-SUR- M ER

seront installés dans soixante départements, qui mobiliseront bénévoles, populations et élus locaux.

La «dame blanche» de la Maison du Fier

Le samedi 22 mars, Ă  partir de 17h30, aux Portes en RĂ©, pour les trente ans des Nuits de la chouette, la Maison du Fier vous offre l’opportunitĂ© de venir Ă  la rencontre de l’Effraie des Clochers et de partir Ă  la dĂ©couverte de son milieu de vie ! Au programme : projection d’un ïŹlm sur les rapaces nocturnes ; balade au crĂ©puscule (environ 1h) ; observation des pelotes de rĂ©jection.

Informations recueillies par NV

L’art s’invite au marchĂ©

Le projet est nĂ© de la volontĂ© de valoriser et promouvoir les activitĂ©s primaires, Ă©videmment reprĂ©sentĂ©es au marchĂ© comme autant de richesses insulaires, Sel, pomme de terre, salicorne, miel, vin, pineau, maraĂźchage et bien sĂ»r produits de la mer
 l’inspiration est in situ. L’idĂ©e ? Des fresques, rĂ©alisĂ©es sur deux

murs, dans la halle principale et celle d’étĂ©. LaurĂ©at ? Le collectif rochelais Piktum17, 100% fĂ©minin, Ă  l’issue d’une sĂ©lection en deux temps au sein d’un comitĂ© composĂ© du maire, des adjoints et du conseiller dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l’économie et au marchĂ© Jean-Yves Dutertre, en charge du projet. Et c’est lui d’ailleurs qui nous prĂ©sente ces deux crĂ©ations, rĂ©alisĂ©es en un week-end et inspirĂ©es

cause, par exemple dans le domaine environnemental...

Vous habitez l’üle de RĂ©, est-ce Ă  dire que vous apprĂ©ciez notre territoire insulaire ?

C’est surtout que cela m’éloigne un peu du centre de La Rochelle, me permettant un certain anonymat salvateur dans ma vie privĂ©e !

En général, combien de temps restez-vous en poste ?

Un procureur ne reste pas plus de sept ans dans un parquet, pour ma part j’apprĂ©cie de changer tous les trois ou quatre ans.

Propos recueillis par Nathalie Vauchez

*CIDFF : Centre d’information sur les droits des femmes et des familles / DDTM : Direction dĂ©partementale des territoires et de la mer / OFB : OfïŹce français de la biodiversitĂ© / ONF : OfïŹce national des forĂȘts.

Infos - RV à la Maison du Fier Réserve Naturelle de Lilleau des Niges Route du vieux port - 17880 Les Portes en Ré Réservation au : 05 46 29 50 74 ou animation.iledere@lpo.fr agenda.nuitsdelachouette.lpo.fr

des activitĂ©s primaires bien sĂ»r mais aussi du lieu Ă  l’architecture type Baltard. Evocatrices, colorĂ©es et riches en symboles, les deux fresques ont trouvĂ© naturellement leur place. Mieux, on pourrait

croire qu’elles ont toujours Ă©tĂ© lĂ .

A dĂ©couvrir au plus tard le 14 juin, date d’un anniversaire Ă  fĂȘter, celui du marchĂ© ! Pauline Leriche Rouard

Librairie Quillet

Livres anciens et d’occasion, Bandes DessinĂ©es Affiches, Gravures, Cartes Marines, Tableaux Atelier d’encadrement. CafĂ© littĂ©raire.

Ouverte du lundi au samedi : 10h - 12h30 / 14h - 18h30

Une Effraie des clochers.

Un projet vertueux et du mobilier rétais

Que deviennent nos dĂ©chets, une fois recyclĂ©s ? A cette question que chacun de nous s’est dĂ©jĂ  posĂ©e au moins une fois, l’association L’Apporte Bonheur apporte une rĂ©ponse trĂšs concrĂšte : des bancs !

Depuis quelques mois, son co-fondateur Tristan de Pelseneer et son équipe produisent en effet des bancs entiÚrement conçus à partir de déchets plastiques issus principalement de notre territoire. Un projet vertueux comme on les aime, pour cette association impliquée depuis de nombreuses années dans le développement durable.

Et nos dĂ©chets n’en sont plus C’est au siĂšge social de l’association aux allures d’atelier d’artiste hĂ©tĂ©roclite Ă  Saint-ClĂ©ment des Baleines, que Tristan de Pelseneer nous prĂ©sente ses derniĂšres crĂ©ations : des bancs aux couleurs chatoyantes, entiĂšrement rĂ©alisĂ©s dans l’üle de RĂ©. A partir de dĂ©chets plastiques transformĂ©s en paillettes,

ces bancs, formés dans des moules spécialement conçus pour ce projet, ont pour principale qualité de rendre beaux des déchets que tout le monde cÎtoie au quotidien, mais que personne ne veut voir.

GrĂące au tri des dĂ©chets par couleur dĂšs leur collecte, l’association s’amuse alors Ă  crĂ©er des dĂ©cors uniques pour chacune de ses crĂ©ations, en mixant les tonalitĂ©s et les effets de motifs sur les planches, les lambourdes et autres tasseaux. Avec comme objectif, Tristan de Pelseneer en est convaincu, de les intĂ©grer rapidement dans le paysage rĂ©tais, comme un juste retour des choses. Et si les dĂ©chets plastiques ont la rĂ©putation d’ĂȘtre difïŹciles Ă  dĂ©truire, ils se parent des meilleures qualitĂ©s dĂšs qu’ils sont

S ENSIBILIS A TION ET A NIM A TIONS

transformĂ©s en mobilier : d’une soliditĂ© sans faille et imputrescibles, ces bancs rĂ©sistent Ă  tout. Quand on sait qu’une bouteille plastique met au minimum cent ans Ă  se dĂ©sagrĂ©ger dans la nature, on imagine bien qu’un banc composĂ© de cette matiĂšre peut vivre de trĂšs longues annĂ©es dans un jardin ou dans un espace public !

Appel au don !

L’association utilise une matiĂšre premiĂšre bien particuliĂšre pour fabriquer ces bancs : du polypropylĂšne, et plus particuliĂšrement du PP5. C’est le plastique utilisĂ© notamment pour les emballages alimentaires ou cosmĂ©tiques. Elle utilise Ă©galement du PET (les bouteilles en plastique par exemple) et du HDPE (leurs bouchons). Ces plastiques recyclables, nous en avons tous dans nos placards, aussi bien en tant que particulier qu’en tant que professionnel. C’est par exemple du PP5 qui sert Ă  fabriquer les contenants Ă  usage unique utilisĂ©s dans les cantines et les crĂšches rĂ©taises. Pour rĂ©cupĂ©rer ces dĂ©chets, L’Apporte Bonheur a mis en place un systĂšme de collecte trĂšs simple : particuliers comme professionnels ont juste Ă  stocker ces contenants (propres) dans un carton, puis Ă  appeler l’association lorsque ce dernier est plein. C’est alors l’association qui se dĂ©place, partout sur l’üle, pour rĂ©cupĂ©rer les dĂ©chets. De nombreux RĂ©tais sont dĂ©jĂ  partenaires du projet. Ce sont ainsi plus de 500 kg de dĂ©chets qui sont rĂ©cupĂ©rĂ©s par ce biais chaque

AquaRĂ© fait sa semaine de l’eau

mois. Et le systĂšme est parfaitement rodĂ©, puisque l’association recycle plus vite qu’elle ne collecte !

Un « vrai » banc rétais

Ces bancs nous offrent l’occasion de voir nos dĂ©chets autrement, et surtout d’en mesurer le poids. Avec ce projet Ă©conomiquement viable, L’Apporte Bonheur propose une alternative Ă  la gestion classique des dĂ©chets, par le rĂ©emploi de matiĂšres dĂ©jĂ  existantes et le circuit court. Toujours dans l’idĂ©e de valoriser au maximum ce dont nous disposons dĂ©jĂ  sur l’üle de RĂ©. Et ce n’est qu’un dĂ©but : transformĂ©e Ă  la sauce Apporte Bonheur, cette matiĂšre premiĂšre peut Ă©galement servir Ă  crĂ©er de nombreux autres Ă©lĂ©ments de notre quotidien, comme des abribus ou des racks Ă  vĂ©lo par exemple. Tout est possible !

L’association commercialise ces bancs via un principe de dĂ©pĂŽt-vente chez les commerçants rĂ©tais, principalement des jardineries, des restaurants ou mĂȘme des galeries d’art. Elle rĂ©alise Ă©galement des commandes personnalisĂ©es pour les particuliers. Une maniĂšre bien plaisante de cĂŽtoyer ce qui furent nos dĂ©chets !

Infos

A ssociation l’ A pporte Bonheur 06 33 40 19 51 lapportebonheur@yahoo.fr L’ A pporte Bonheur

Du 1 7 au 2 3 mars prochain, le centre aquatique vivra encore plus que d’habitude au rythme de l’eau, en Ă©cho au Water Day, rendez-vous mondial du samedi 22 mars.

Àl’occasion de la JournĂ©e internationale de l’eau, le centre aquatique AquaRĂ© organise une semaine d’évĂ©nements dĂ©diĂ©s Ă  la sensibilisation mais aussi aux bienfaits de cette prĂ©cieuse ressource. Cette initiative, portĂ©e par le groupe Equalia, met en avant l’importance d’une gestion responsable de l’eau, Ă©lĂ©ment central de son activitĂ©.

Un engagement afïŹrmĂ© pour l’économie d’eau

Guillaume Sellier, directeur d’exploitation du centre aquatique, insiste sur la nĂ©cessitĂ© de prĂ©server cette ressource rare : « Chaque client consomme en moyenne 70 litres d’eau par visite. Il est essentiel d’adopter des gestes Ă©coresponsables pour limiter cet impact ». Pour cela, AquaRĂ© met en place un afïŹchage spĂ©ciïŹque aïŹn de sensibiliser ses usagers, notamment sur des pratiques simples comme l’utilisation des douches savonnĂ©es pour limiter les traitements des bassins.

Des actions simples mais prĂ©cieuses, dans une logique de gestion globale du site. Le directeur insiste aussi sur la nĂ©cessitĂ© d’avoir un entretien sĂ©rieux « une douche pleine de calcaire, c’est une consommation d’eau multipliĂ©e par trois. Ce sont le genre de petits dĂ©tails auxquels il faut ĂȘtre vigilant », rappellet-il. Chaque annĂ©e, le groupe cherche Ă  rĂ©duire de 3% sa consommation globale d’eau sur ses sites. Un engagement qui va dans le sens des enjeux Ă©cologiques actuels.

Un programme riche pour allier loisirs et sensibilisation

Comme l’an passĂ©, AquaRĂ© proposera tout au long de la semaine, de nombreuses animations Ă  la fois pour Ă©veiller les consciences mais aussi pour souligner les bienfaits de l’eau pour le corps humain. Un programme riche proposant des activitĂ©s Ă©ducatives, ludiques et mĂȘme des dĂ©monstrations de sauvetage. Une visite technique pour comprendre la gestion de l’eau sur le site

le lundi, un cinĂ©-piscine le mardi, une confĂ©rence exceptionnelle via l’UNICEF dĂ©diĂ©e Ă  la prĂ©servation de l’eau et aux dĂ©ïŹs environnementaux actuels, un atelier autour de l’hydratation le jeudi et baptĂȘme de plongĂ©e avec le Nautilus le samedi. Un programme complet que vous pouvez retrouver sur le site de l’établissement (voir encadrĂ©).

AquaRĂ© s’engage pour l’eau mais aussi pour l’emploi

Le mois de mars sera donc riche en activitĂ©s pour le centre aquatique, puisque AquaRĂ© s’engage aussi dans l’Aquatique’s Tour, une initiative mise en Ɠuvre par ASPORTA (Association Sport et AgglomĂ©rations), aïŹn de proposer une journĂ©e de dĂ©couverte aux mĂ©tiers aquatiques au sens large, en partenariat Ă©galement avec France Travail. Une sorte de porte ouverte autour de l’emploi, qui se dĂ©roulera le vendredi 28 mars au sein de la piscine. Avec plus de cinq mille postes de MaĂźtre nageur sauveteur

(MNS) Ă  pourvoir en France, « cette journĂ©e est dĂ©diĂ©e Ă  tous ceux qui sont Ă  l’aise avec l’eau, et pour tous les Ăąges », souligne Guillaume Sellier.

L’occasion peut-ĂȘtre pour certain(e)s de saisir de nouvelles opportunitĂ©s de formation et d’emploi.

Infos : www.centreaquatiqueaquare.fr/ semaine-de-leau/

Tristan de Pelseneer y compte bien : bientĂŽt ces bancs ïŹ‚euriront partout sur l’üle de RĂ© !

C’est le printemps aux PĂ©piniĂšres Guilbon !

Sous les rayons du soleil, votre jardin n’attend que vous ! Arbres, plantes, ïŹ‚eurs... conseils vous attendent pour une saison haute en couleurs.

PAYSAGE : CrĂ©ez et amĂ©nagez votre jardin À l’approche du printemps, l’équipe du pĂŽle paysage se concentre sur l’entretien des jardins, notamment la taille des oliviers pour stimuler leur croissance. La sortie d’hivernage est en cours, avec une remise en Ă©tat mĂ©ticuleuse des espaces extĂ©rieurs. Nos paysagistes assurent la tonte, la taille et l’élagage pour un aspect soignĂ©, appliquant des traitements prĂ©ventifs sur le gazon et les allĂ©es. ParallĂšlement, la planiïŹcation des travaux de plantation garantit une couverture vĂ©gĂ©tale dense et uniforme pour assurer la vitalitĂ© des espaces verts. Mais ce n’est pas tout ! Nous rĂ©alisons aussi la crĂ©ation de terrasses, carports et terrains de pĂ©tanque, parfaits pour proïŹter pleinement des beaux jours Ă  venir. Pour planiïŹer vos vacances d’avril et organiser au mieux vos envies, contactez-nous dĂšs maintenant aïŹn de ïŹxer un rendez-vous !

JARDINERIE : C’est le moment de planter
 Le printemps approche, il est temps de rĂ©veiller votre jardin ! NouveautĂ© : la serre chaude ! DĂ©couvrez un grand choix

de plantes vertes, orchidĂ©es, et plantes ïŹ‚euries. Disponible en plusieurs dimensions, c’est le lieu idĂ©al pour protĂ©ger vos plantations, elle permet de cultiver ïŹ‚eurs et lĂ©gumes en toute tranquillitĂ©. Besoin d’un coup de main ? Notre service paysage peut l’installer chez vous. Envie de verdure ? Retrouvez nos oliviers, bambous, plantes grimpantes, arbres fruitiers et plans de haies pour amĂ©nager votre extĂ©rieur selon vos envies. Dans la serre, place aux couleurs avec pensĂ©es, primevĂšres, lavandes, bulbes ïŹ‚euris de printemps et vivaces pour embellir vos massifs. Pour un Ă©tĂ© ïŹ‚euri, pensez aux dahlias et glaĂŻeuls ! Si vous voulez dĂ©guster votre meilleure salade maison, c’est le moment de planter ! Fraisiers (vos petits enfants vous remercieront !), plants de tomates, salades, lĂ©gumes et aromates apporteront fraĂźcheur et saveurs Ă  votre cuisine toute l’annĂ©e. Et pour mettre en valeur vos plantes, dĂ©couvrez nos poteries : la qualitĂ© et le savoirfaire exceptionnel de Ravel, les poteries d’Anduze de Terre FiguiĂšre qui perpĂ©tuent avec Ă©lĂ©gance la tradition artisanale et la collection contemporaine Goicoechea... parfaites pour jardin, terrasse ou balcon.

BRICOLOISIRS : PrĂ©parez votre extĂ©rieur pour les beaux jours ! Il est temps de redonner un coup de propre Ă  votre terrasse et votre façade grĂące Ă  notre gamme de produits d’entretien spĂ©cialisĂ©s et de prĂ©vention. À l’aide d’un nettoyeur haute pression Karcher ou Michelin (dont nous assurons personnellement le SAV), Ă©liminez facilement mousses et salissures pour un extĂ©rieur comme neuf avec nos produits prĂ©ventifs et curatifs. Pour prolonger la propretĂ© de vos surfaces, pensez Ă  mettre un hydrofuge.

Envie d’un coup de fraĂźcheur sur vos volets ? Nous vous proposons de la peinture sur mesure (au strict coloris souhaitĂ©), adaptĂ©e Ă  vos envies, fabriquĂ©e avec notre machine Ă  teinter.

Et pour proïŹter d’un premier rayon de soleil Ă  l’extĂ©rieur, misez sur notre sĂ©lection de mobilier de jardin (Fermob) et Ă©quipements de plein air. ApprĂ©cier pleinement votre terrasse et jardin sous nos pergolas en bois d’eucalyptus et Ă  l’ombre de voiles d’ombrage en ïŹbre de coco, en jute... !

LES PÉPINIÈRES GUILBON BRICOLOISIRS

EntrĂ©e de la zone artisanale en direction du port Chemin du Moulin des SƓurs - Ars-en-RĂ© 05 46 29 46 39 info@pepinieres-guilbon.com

Les Jardins de Suzanne : votre jardin, votre ambiance

PiĂšce de vie principale aux beaux jours, lieu de tranquillitĂ©, de fĂȘte en famille ou entre amis, le jardin est essentiel et nous le savons. Notre Ă©quipe est donc Ă  votre Ă©coute pour vous aider Ă  crĂ©er l’ambiance que vous souhaitez insufïŹ‚er : zen, maritime, provençale, tropicale, jardin sec ou jardin d’ombre....

Nous vous proposons une large gamme de vĂ©gĂ©taux allant des plantes fleuries vivaces et annuelles, jusqu’aux arbres de grandes tailles, aux arbustes d’ornements, de haies...

des plants potagers et aromatiques, ainsi que des graines potagĂšres et ïŹ‚euries. Venez Ă©galement dĂ©couvrir notre sĂ©lection de pots.

Les premiers rayons de soleil nous invitent à repenser notre jardin et à y ajouter un peu de couleur pour célébrer le printemps qui arrive à grands pas.

NOUVELLE GAMME DE ROBOTS DE TONTE : ZUCCHETTI TECHline

D’ARTISTE

Leslie Vermeulen fait danser le bout de l’üle

Leslie Vermeulen, devant son Ă©cole de danse d’Alost.

J’ai toujours dit que je viendrais m’installer ici Ă  la retraite. C’est un peu plus tĂŽt que prĂ©vu ! », s’amuse la quarantenaire qui a quittĂ© la Belgique pour Saint-ClĂ©ment il y a deux ans

PORTRAIT D’ARTISTE

maintenant. « J’ai toujours rĂȘvĂ© de venir vivre dans ce village oĂč j’ai passĂ© toutes mes vacances depuis mon enfance. Et j’ai eu beaucoup de chance car j’ai trouvĂ© un logement et un travail, tout s’est enchaĂźnĂ© comme il faut. »

InïŹrmiĂšre de profession, elle ofïŹcie au Laboratoire Bio 17 de Saint-Martin depuis son installation. CĂŽtĂ© scĂšne, elle pensait arrĂȘter la danse en quittant la Belgique. « J’ai eu envie de tout arrĂȘter aprĂšs trente ans de cette vie ! Trente ans Ă  donner des cours, Ă  suivre des stars en tournĂ©e. J’ai d’abord Ă©tĂ© danseuse, mais aussi chanteuse, et puis ces derniĂšres annĂ©es surtout chorĂ©graphe pour ma compagnie, The Groovies. Et puis j’ai eu envie de tout arrĂȘter, de changer de vie , mais apparemment ce n’était pas possible pour moi ! La danse est trop prĂ©sente dans mon cƓur

et j’adore ĂȘtre prof, je n’y peux rien ! Surtout que ça manquait beaucoup dans ce bout de l’üle. »

Apprendre tout en s’amusant Leslie a commencĂ© la danse Ă  l’ñge de 15 ans, Ă  Alost, en Belgique. « À l’époque les Ă©coles de danse en Belgique n’existaient pas trop, mais le patron de mon Studio, Patrick De Coninck, Ă©tait dĂ©jĂ  connu. Il faisait des imitations de Michael Jackson et c’est comme ça qu’il a commencĂ© Ă  travailler pour la tĂ©lĂ©. Dans les annĂ©es 90 et 2000, avec le groupe de danse qu’il a créé, on faisait toutes les tĂ©lĂ©s et on accompagnait de nombreux artistes en tournĂ©e Ă  l’étranger. C’était le bon temps et je suis trĂšs reconnaissante envers Patrick De Coninck et The Groovies pour tous les beaux moments passĂ©s ensemble toutes ces annĂ©es. »

C’est ainsi que Leslie s’est retrouvĂ©e sur scĂšne avec l’artiste le plus titrĂ© de tous les temps, Michael Jackson. « C’était Ă  Londres en 2001 Ă  l’Apollo Theater. On avait créé une chorĂ©graphie sur le titre Ghost. C’est un de mes plus beaux

Rodolphe Blandin, la passion sinon rien

Pas si facile Ă  capter Rodolphe ! Une premiĂšre fois, il ne rĂ©pond pas aux messages, se demandant si oui ou non on le fait ce portrait, une seconde fois il est en vacances
 il faut ĂȘtre patient, lui laisser le temps, bref apprivoiser le personnage au demeurant sympathique. Mais enïŹn ça y est, nous voilĂ  Ă  La Couarde dans son atelier, enïŹn non en face, au lieu-dit « L’Endroit », atypique et singulier. Et lĂ  pour le coup, on parle


Amour, LE mot C’est banal mais commençons par lĂ  puisque comme beaucoup d’autres, nous avons pris en pleine ïŹgure ces cinq lettres monumentales sculptĂ©es chacune dans un matĂ©riau diffĂ©rent, ressenti la pulsation vitale du grand cƓur rouge en irradiant le centre. Cinq lettres Ă  la fois imposantes et douces, posĂ©es sur le front de mer de Rivedoux en 2021 et ramenant tout observateur Ă  l’essentiel dans une pĂ©riode compliquĂ©e. Se rappelant avoir Ă©tĂ© touchĂ© que tant de personnes d’ici et d’ailleurs se soient fait photographier devant la sculpture, Rodolphe avoue qu’elle a Ă©tĂ© un dĂ©clencheur. « Elle m’a aidĂ© Ă  me construire », souligne celui qui « n’a jamais assumĂ© le mot artiste ». Elle devait ensuite sillonner la France, voire le monde, « mais je ne m’en suis pas occupĂ© », reconnaĂźt-il. Alors aprĂšs une simple escapade, « Mot d’amour » est rentrĂ© Ă  la maison et les cinq lettres sont aujourd’hui dissĂ©minĂ©es lĂ  oĂč nous nous trouvons.

Autre message, de fragilitĂ© cette fois ? « L’amour ce n’est jamais gagnĂ© », souligne Rodolphe, nous conïŹant presque Ă  voix basse que « Mot d’amour » a Ă©tĂ©

créé Ă  l’origine pour une femme et qu’il Ă©tait « alors un peu en colĂšre ». Ah
 mais tout ça c’était dans une autre vie et des vies, Rodolphe en a eues plusieurs et dans tous les domaines.

Autodidacte agitateur

Rodolphe Blandin est un ‘vrai RĂ©tais’. « Couardais », rectiïŹe-t-il de maniĂšre pĂ©remptoire avant d’ajouter immĂ©diatement que ces histoires de vrai RĂ©tais ou pas l’assomment. Mince alors, on a fait un impair ! Mais on se retrouve trĂšs vite sur ce qu’il pense. Pour Rodolphe, sont RĂ©tais tous ceux qui ont choisi l’üle comme « terre d’accueil », qui se sont dit « C’est lĂ  que je dois ĂȘtre ». Tout simplement
 AprĂšs l’amour, l’autre affaire de sa vie c’est le travail. Et lĂ  aussi, Rodolphe a connu moult pĂ©riodes, au grĂ© d’un parcours pas vraiment rectiligne. « A dix ans, je faisais ma premiĂšre saison avec mon pĂšre », nous raconte-t-il. Poissonnier, celui-ci veut faire les huĂźtres alors souhaite que son ïŹls fasse l’école d’ostrĂ©iculture. Son pĂšre, une grande ïŹgure pour le jeune Rodolphe. « On le surnommait l’indomptable », ajoute-t-il. Tiens, tiens
 les chiens ne font pas des chats et rĂ©ciproquement. « Il m’a tout appris et tout donnĂ© mais je voulais ĂȘtre plongeur soudeur sur une plateforme », sourit-il. Autant dire, rien Ă  voir. La soudure, Rodolphe l’apprend finalement Ă  l’école de Marine. Une vraie passion pire, « c’est un besoin », affirme-t-il. Mais avant d’en faire un mĂ©tier, il sera restaurateur et fondateur de l’emblĂ©matique Cabine de Bains Ă  La Couarde. Une belle histoire suivie d’une autre, dans la restauration Ă  emporter,

souvenirs, une expĂ©rience inoubliable ! Pouvoir danser aux cĂŽtĂ©s d’un artiste dont tu es fan est tout simplement incroyable. » Leslie a Ă©galement dansĂ© avec plusieurs stars belges comme la chanteuse DeeDee et le groupe Lasgo, mais aussi les suĂ©dois de Rednex ou encore la chanteuse amĂ©ricaine Kim Sims. À Saint-ClĂ©ment, elle a tout de suite rencontrĂ© son public et les deux cours de danse qu’elle propose chaque mardi soir dans la salle municipale de Saint-ClĂ©ment connaissent un franc succĂšs. « On fait un peu de tout, du hip hop, de la techno, du disco, de la salsa, etc. On dĂ©couvre tous les styles de danses. L’idĂ©e c’est d’apprendre tout en s’amusant. » Pendant les vacances, les cours s’ouvrent Ă©galement aux gens de passage. Une chose est sĂ»re, Leslie a bien rĂ©ussi son implantation sur l’üle de RĂ©. Elle s’était laissĂ© deux ans pour dĂ©cider de rester ou repartir en Belgique. Aujourd’hui son choix est fait. « Saint-ClĂ©ment c’est chez moi, et je compte bien y rester ! »

Leslie Vermeulen : 07 73 92 31 88

La Belge Leslie Vermeulen propose depuis le mois de janvier des cours de danse Ă  Saint-ClĂ©ment-desBaleines. Cette ancienne danseuse de la compagnie belge The Groovies a accompagnĂ© de nombreuses stars sur scĂšne, dont Michael Jackson. Il est le parrain du concours photo 202 5 de La Couarde centrĂ© sur
 l’amour. Belle occasion pour une rencontre avec Rodolphe Blandin.

puis un autre restaurant, toujours Ă  La Couarde. Avant un virage en 2006, avec la crĂ©ation de son entreprise de dĂ©coration intĂ©rieure. GrĂące Ă  « un pote », il est introduit sur des chantiers, crĂ©ant portes, portails et autres ; comme des bancs de marchĂ©s par exemple. Les « potes », une autre tendance forte dans la vie de Rodolphe qui nous lance au vol de nombreux noms impossibles Ă  noter. Fils conducteurs d’un chemin professionnel pas vraiment traçable : passion et libertĂ©.

Et l’art dans tout ça ?

Il a beau ne pas l’assumer vraiment, Rodolphe est aussi un artiste, c’est dĂ©sormais ofïŹciel. Oui mais pour lui, « la dĂ©marche artistique ne doit pas ĂȘtre mercantile ». Et comme tout le monde, il doit gagner sa vie alors
 nous voilĂ  partis au Salon de l’Agriculture oĂč il Ă©tait le week-end dernier puisqu’il a rĂ©alisĂ© le banc des ostrĂ©iculteurs. « Trois tonnes d’huĂźtres ouvertes, une bonne ambiance et un esprit fĂ©dĂ©rateur. Je suis content d’y avoir participĂ© », nous dit-il. Revenons Ă  l’art. Un projet ? Oui. « Je me suis longtemps demandĂ© si je devais le faire ou pas mais il m’intĂ©resse Ă©normĂ©ment et vu ce qu’il se passe
 » Mais encore ? Rodolphe se dĂ©voile, nous montre un dessin. Effectivement, c’est beau, riche de sens, engagĂ© et porteur de valeurs. De celles qui lui collent Ă  l’ñme aussi sĂ»rement que la soudure. « Soyons Français, soyons rebelles », nous lancet-il Ă  la volĂ©e le regard brillant. En parler

dĂ©jĂ  : oui
 mais non, pas encore, c’est trop tĂŽt, « ça va me mettre la pression ». Et la pression, disons-le tout net, Rodolphe Blandin a horreur de ça. Alors pas grave, on attendra. Avec lui on est dĂ©jĂ  habitué  RĂ©ussites, dĂ©boires, dĂ©ceptions, bonheurs, rebondissements
 Et si le parcours de Rodolphe Blandin n’était pas simplement celui d’un ĂȘtre humain ? DerriĂšre l’apparente nonchalance une sensibilitĂ© pudique, derriĂšre les dĂ©ïŹs de vraies valeurs. Alors c’est sĂ»r, pas toujours facile Ă  vivre pour les autres, ni pour lui d’ailleurs. « Mon parcours je commence ïŹnalement Ă  en ĂȘtre ïŹer », nous avoue-t-il. Et pourquoi ne le serait-il pas ?

Pauline Leriche Rouard

DerriĂšre Rodolphe, le R du mot Amour. R comme l’initiale de son prĂ©nom, comme rebelle aussi


Jana, une vie en Rose

Vous ĂȘtes certain que raconter mon parcours va intĂ©resser les gens ? » D’entrĂ©e, on est frappĂ© par deux choses chez Jana Rose : son regard droit et clair plantĂ© dans vos yeux, et son parler vrai qui fait du bien. À 26 ans Ă  peine sonnĂ©s - elle les a eus en dĂ©cembre dernier -, cette Couardaise nĂ©e Ă  La Rochelle a repris depuis cinq ans La RĂ©taise, l’exploitation ostrĂ©icole de son pĂšre Franck, parti Ă  Nieul Ă©lever en nurserie des naissains.

L’avenir est devant elle AprĂšs une scolaritĂ© tranquille et sans encombre, c’est d’abord le milieu de l’équitation qui interpelle Jana. À force de monter dĂšs qu’elle en a l’occasion, sur l’üle ou en vacances, son truc Ă  elle, c’est les chevaux. Va donc pour un bac Pro en Ă©levage de chevaux Ă  La Roche-sur-Yon, en VendĂ©e. Des Ă©tudes atypiques qu’elle reconnaĂźt « avoir adorĂ©es ».

Puis c’est le temps de l’expĂ©rience en entreprise et le retour sur l’üle. Ce sera le sel et Rivesaline, Ă  La Couarde, avec l’accompagnement bienveillant

de Cédric Fortunier.

« Il me voyait un peu perdue aprĂšs mon bac, et lui avait besoin de quelqu’un pour l’aider dans le dĂ©veloppement de sa sociĂ©tĂ©. J’ai donc fait deux ans en alternance chez Rivesaline pendant mon BTS commercial, de 19 Ă  21 ans. » Pour dĂ©crocher des clients, elle sillonne en voiture le dĂ©partement, voire la rĂ©gion Poitou-Charentes. La vie impitoyable et rude de « commerciale », oĂč l’on ne rentre pas chez soi tous les soirs et oĂč les portes se ferment plus souvent qu’à son tour, la plupart du temps sans mĂ©nagement. Pas son truc, Ă  Jana. « J’étais mauvaise, j’ai dĂ©testĂ© faire ça, reconnaĂźt-elle aujourd’hui, ça n’est pas du tout dans mon caractĂšre. Je n’ai pas envie de forcer une vente, donc je n’étais pas trĂšs pushy. » Pas grave, CĂ©dric et Jana se quittent bons amis.

On est en 2020. Le conïŹnement arrive, et avec lui les grandes questions et les dĂ©cisions pas toujours faciles Ă  prendre. Les cartes sont rebattues : les parents de Jana cherchent Ă  vendre La RĂ©taise pour dĂ©velopper de nouveaux projets sur le continent. Pas question de laisser ïŹler une occasion pareille. Jana et sa sƓur Charlotte, de six ans son aĂźnĂ©e, y voient l’opportunitĂ© de reprendre l’affaire. Des parcs Ă  huĂźtres au Grouin, un emplacement en or sur les pistes cyclables, entre La Couarde et Ars, pour faire dĂ©couvrir la dĂ©gustation des produits aux vacanciers, un savoirfaire certain, des infrastructures
 Il n’en fallait pas plus pour dĂ©cider Jana. Elle a alors 22 ans, l’avenir devant elle et de l’énergie Ă  revendre.

Deux cents couverts par jour l’étĂ© C’est ici, dans ce bĂątiment construit dans les annĂ©es 1970, que les sƓurs

Rose vont se lancer dans la production et la dĂ©gustation saisonniĂšre. Avec Jana Ă  la manƓuvre dans les parcs, et Charlotte, au service l’étĂ©, Ă  la compta l’hiver. « Charlotte c’est le boute-entrain, elle fait tout le temps des blagues avec les clients. J’adore tellement ma sƓur
 » AprĂšs une formation « 280 heures » diplĂŽmante Ă  Bourcefrancle-Chapus, au pied du pont de l’üle d’OlĂ©ron, Jana est prĂȘte Ă  se lancer dans sa production de spĂ©ciales et de ïŹnes de claires. Elle acquiert un tracteur qu’elle conduit elle-mĂȘme, et envisage bientĂŽt l’achat d’une trieuse, « mais c’est un investissement qui coĂ»te cher, entre 30 et 40.000 euros minimum d’occasion. »

L’étĂ©, une dizaine d’employĂ©s font tourner la boutique, pour une cadence qui frĂŽle les deux cents couverts par jour. Sur la table, des assiettes d’huĂźtres Ă©videmment, mais aussi des palourdes, des moules et des crevettes impĂ©riales des marais. Le tout servi accompagnĂ© d’une bouteille de blanc d’ici. Au milieu des bancs et des grandes tablĂ©es, six chiens adorables qui font le spectacle et que les enfants adorent : deux bergers australiens, un husky, un bouledogue français et un cane corso.

Jeune et femme, un double symbole

À 26 ans, Jana incarne sans mĂȘme le vouloir cette gĂ©nĂ©ration qui croit en l’avenir agricole de l’üle et souhaite s’y implanter durablement pour investir dans son dĂ©veloppement. Et puis, comment ne pas le mentionner, elle fait partie de ces rares femmes Ă  exercer un mĂ©tier jusqu’ici masculin dans son Ă©crasante majoritĂ©.

Comment vit-elle, d’ailleurs, ce double symbole ? Et en a-t-elle conscience, seulement ? « Femme dans un mĂ©tier d’homme, je n’y pense pas en me levant le matin, je m’en ïŹche mĂȘme un peu pour tout dire. Pour le cĂŽtĂ© jeune, c’est bien si ça peut donner envie Ă  d’autres de rester sur l’üle et de dĂ©couvrir le mĂ©tier. On a besoin de prĂ©parer les annĂ©es qui arrivent, d’assurer une forme de continuitĂ©. »

Les annĂ©es Ă  venir justement, pour ce qui concerne La RĂ©taise, elle les voit avec beaucoup d’optimisme et autant d’envies. « On va commencer des travaux de rĂ©novation au printemps, explique-t-elle, la bĂątisse en a bien besoin. C’est un endroit avec un potentiel incroyable et pas mal de possibilitĂ©s d’extension. Aujourd’hui, on se met un peu la pression parce qu’on fonctionne au jour le jour. Dans quelques annĂ©es, j’espĂšre avoir plus de visibilitĂ© et de stabilitĂ©. » Faire vivre cet endroit que RĂ©tais et touristes apprĂ©cient et connaissent bien
 Quoi que lui rĂ©serve la suite, le pari est dĂ©jĂ  largement gagnĂ©.

Depuis quatre ans, Jana Rose a repris le flambeau familial de l’exploitation ostrĂ©icole La RĂ©taise avec sa sƓur Charlotte. Portrait d’une jeune fille tout feu tout flamme qui s’est retroussĂ© les manches pour relever un sacrĂ© dĂ©fi. DĂ©couvrez l’üle de RĂ© authentique et communiquez dans :

Dans ses parcs à hußtres du Grouin, à marée basse.
Jana Rose au dernier Salon de l’Agriculture, avec les HuĂźtres de l’üle de RĂ©.
© Fabrice Argelas

Quand la vétusté montre ses stigmates

Trouver un logement est une chose, pouvoir y vivre bien en est une autre. Et public ou privé, cela tourne parfois au cauchemar dans le bùti ancien.

Locataires de deux appartements sis rĂ©sidence Chantecorps Ă  SainteMarie La Noue et gĂ©rĂ©e par le bailleur social Habitat 17, Lucile Glaziou et Delphine Bouyer subissent au quotidien les alĂ©as de logements aux problĂšmes avĂ©rĂ©s, allant de l’humiditĂ© constante aux moisissures visibles. AprĂšs moult courriers et dĂ©marches auprĂšs de diffĂ©rents organismes dĂ©diĂ©s et jusqu’au mĂ©diateur du DĂ©partement, elles ïŹnissent par s’adresser Ă  la presse. Car le temps passe et
 rien ne se passe. Nous avons recueilli leurs tĂ©moignages et interrogĂ© MikaĂ«l Jungers, directeur gĂ©nĂ©ral d’Habitat 17.

Quand la vie sent le moisi « Nous sommes arrivĂ©s en avril 2022, tout Ă©tait repeint en blanc mais au bout de trois mois, les moisissures sont rĂ©apparues », raconte Lucile Glaziou, maman d’un enfant de trois ans souffrant aujourd’hui de problĂšmes respiratoires. La VMC* ne fonctionne pas et malgrĂ© ses efforts constants pour assurer une bonne aĂ©ration, la situation ne fait que se dĂ©grader, la moisissure attaquant jusqu’aux vĂȘtements et chaussures, nourriture dans les placards et peluches de son ïŹls. Elle fait venir l’entreprise Engie mais la rĂ©paration s’avĂšre impossible car son voisin est absent. Une autre fois, c’est l’entreprise qui ne se prĂ©sente pas. Alors Lucile s’adresse Ă  Habitat 17 (par courrier il est vrai non nominatif), informe de sa situation sur la plateforme Histologe, permettant de signaler un logement non dĂ©cent, et sollicite l’appui de l’ex mĂ©diateur Christian Leyrit avec un dossier exhaustif et de nombreuses photos. Lasse, elle souhaite un nouveau

logement au Fougerou. Mais bien que classĂ©e prioritaire, ne l’obtient pas. Elle est aujourd’hui classĂ©e au rang 3.

Pour Delphine Bouyer, mĂȘmes galĂšres. ÂgĂ©e de 14 ans, sa ïŹlle prĂ©fĂšre dormir chez ses grands-parents habitant La Couarde. Chez Delphine aussi, tout transpire une humiditĂ© pernicieuse. Elle dĂ©nonce « l’insalubritĂ© et une isolation perdue sous les combles » et coupe les radiateurs car elle craint un court-circuit. Visite d’un Ă©lectricien avec Habitat 17, constat d’huissier, courriers et rĂ©cente visite d’un expert en bĂątiment
 quoi qu’il arrive, elle veut dĂ©sormais partir. Alors que se passe-t-il et oĂč en est-on ?

Pas de débat sur les problÚmes existants

C’est d’emblĂ©e ce que nous rĂ©pond le directeur gĂ©nĂ©ral d’Habitat 17 MikaĂ«l Jungers. « Oui il y a un problĂšme et oui nous devons faire le nĂ©cessaire », assuret-il. Le problĂšme est technique, la VMC ne fonctionne pas. Mais ce n’est pas tout. AprĂšs Ă©tude, « La VMC est dĂ©faillante, mais c’est Ă©galement tout le rĂ©seau construit qui est illogique, puisque pour rĂ©parer chez l’un des locataires, il faut aller chez le voisin », explique-t-il. Pas Ă©vident c’est sĂ»r. et prĂ©cisons que la rĂ©sidence date de 1986. DocumentĂ©, MikaĂ«l Jungers est aussi muni pour nous rĂ©pondre, de l’historique des relations avec les locataires. « Il y a un vrai impact chez Mme Glaziou et un traitement antimoisissures a d’ailleurs Ă©tĂ© effectuĂ© en aoĂ»t dernier par une entreprise spĂ©cialisĂ©e », poursuit-t-il. Mais encore une fois, pour traiter le problĂšme de VMC, il faut passer par le voisin et voilĂ 

É VÈNEMENT - L E B OIS-PL A GE

MikaĂ«l Jungers plus circonspect. Car s’il juge Delphine Bouyer « trĂšs soigneuse sur l’entretien de son logement », il a fallu « une mise en demeure sous peine de poursuites pour pouvoir y accĂ©der », souligne-t-il, ajoutant qu’elle n’allume pas les radiateurs existants et se chauffe avec un poĂȘle Ă  pĂ©trole, gĂ©nĂ©rateur d’humiditĂ©.

« Un rĂ©seau neuf et repensĂ© » Au total, d’aoĂ»t 2024 Ă  janvier dernier, quatre rendez-vous ont Ă©tĂ© annulĂ©s pour cause de voisins absents. Mais ils sont de fait aujourd’hui planiïŹĂ©s « pour un rĂ©seau neuf et repensĂ© », afïŹrme MikaĂ«l Jungers. Un gros travail nĂ©cessitant des travaux importants.

« Dans l’attente qu’ils soient terminĂ©s, de nouvelles dĂ©sinfections des moisissures seront faites, aussi souvent que nĂ©cessaire », afïŹrme le directeur d’Habitat 17.

Allez les Séniors, on ose le bonheur !

Reste une question : pourquoi tant de temps ? D’accord, des voisins absents alors qu’il faut pouvoir entrer chez eux reculent d’autant les possibilitĂ©s d’intervention, mais quid des courriers restĂ©s sans rĂ©ponse ? MikaĂ«l Jungers reconnaĂźt ne pas savoir exactement ce qu’il en est.

Courriers non nominatifs arrivĂ©s dans le mauvais bureau, ‘patate chaude’ perdue dans les mĂ©andres de diverses administrations
 cela fait beaucoup pour des personnes subissant les prĂ©judices d’une vie quotidienne dĂ©gradĂ©e. Mais restons positifs : MikaĂ«l Jungers prĂ©cise qu’une rĂ©union de chantier est programmĂ©e mardi 11 mars. Du concret qui, espĂ©rons-le, Ă©largira l’horizon des locataires maritaises de la rĂ©sidence Chantecorps. Dossier Ă  suivre
 Pauline Leriche Rouard

*VMC : Ventilation mécanique contrÎlée.

Second opus pour le Forum des SĂ©niors, sous l’impulsion du CCAS* du Bois-Plage en collaboration avec di f fĂ©rents partenaires. DR

On doit l’initiative de cette journĂ©e Ă  la premiĂšre adjointe dĂ©lĂ©guĂ©e (entre autres) au

CCAS en partenariat avec la commune du Bois-Plage, l’Agir-Arrco, la Carsat et le DĂ©partement. Et si le premier Ă©vĂšnement, lancĂ© en mars 2022, s’était focalisĂ© sur un large panel de questions administratives, allant du dossier retraite aux questions de succession, Dominique Perlade a, cette annĂ©e, choisi un tout autre angle de vue : « La vie et la joie de vivre ».

Résolument positif !

« La vieillesse est un naufrage, les vieux sont des Ă©paves »  peu rĂ©jouissante, cette phrase de Chateaubriand (reprise bien plus tard par le GĂ©nĂ©ral de Gaulle), a fait long feu. GrĂące aux progrĂšs de la mĂ©decine, Ă  la qualitĂ© de vie mais aussi Ă  une Ă©volution des mentalitĂ©s, la vieillesse n’est plus ce qu’elle Ă©tait, devenant un autre Ăąge de la vie, diffĂ©rent et riche de ses propres singularitĂ©s. Sous rĂ©serve d’ĂȘtre en bonne santĂ© bien sĂ»r,

une santĂ© primordiale qui s’entretient elle aussi.

Interactif et festif

Au menu de la matinĂ©e, des ateliers aux sujets variĂ©s allant de la danse Ă  la nutrition, en passant par la sophrologie et la rĂ©ïŹ‚exologie, le plein d’astuces et d’idĂ©es au ïŹl de stands d’information, ainsi que des animations spĂ©ciïŹques pour les personnes atteintes d’un handicap. L’aprĂšs-midi, plaisir et humour seront au rendez-vous de la piĂšce de théùtre “Une nouvelle saison”, proposĂ©e par la compagnie Vol de Nuit et mettant en scĂšne
 des retraitĂ©s Ă©videmment.

EnïŹn, pour conclure cette journĂ©e Ă  ondes positives, une sĂ©ance de yoga du rire. Deux jours aprĂšs un Conseil municipal dĂ©diĂ© aux budgets, voilĂ  qui fera du bien Ă  tout le monde !

« Ce n’est pas un petit Ă©vĂšnement mĂȘme si par ailleurs des services existent sur l’üle de RĂ© », souligne GĂ©rard Juin, afïŹrmant qu’en raison de la moyenne d’ñge insulaire, environ 70% de la population rĂ©taise est concernĂ©e. Et il n’y a qu’à jeter un Ɠil sur le tissu associatif pour mesurer Ă  quel point les sĂ©niors sont actifs, impliquĂ©s et essentiels Ă  la vie de la citĂ© !

Pauline Leriche Rouard

*CCAS : Centre communal d’action sociale.

Forum des S éniors du Bois-Plage - S alle polyvalente Jeudi 27 mars de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30 Entrée libre, ateliers sur inscriptions car places llimitées Contact : 05 46 09 23 11 ou mairie@leboisplage.fr

Construite en 1986, la rĂ©sidence Chantecorps est marquĂ©e par l’usure du temps.

Un ïŹlm, une loi
 et pas mal de questions

En attendant la loi, un dĂ©bat grave et digne sur la fin de vie a attirĂ© la grande foule Ă  la Maline. La projection du film Le Dernier souffle, suivie d’un Ă©change passionnant et passionnĂ© avec le dĂ©putĂ© Olivier Falorni, a soulevĂ© encouragements et interrogations.

Olivier Falorni et Lionel Quillet souhaitent la bienvenue aux participants,juste avant la projection du Dernier soufïŹ‚e, de Costa-Gavras.

Ce jeudi 13 fĂ©vrier, la salle 1 de La Maline est pleine Ă  craquer. Plus un strapontin de libre pour venir assister Ă  la projection d’un ïŹlm, suivi d’un dĂ©bat avec Olivier Falorni, dĂ©putĂ© de la 1Ăšre circonscription de CharenteMaritime. Pas n’importe quel ïŹlm, et pas n’importe quel dĂ©bat. Ce soir est projetĂ© Le Dernier soufïŹ‚e, le nouveau long mĂ©trage de Costa-Gavras, dont la thĂ©matique, si lourde mais si nĂ©cessaire, rĂ©sonne comme rarement dans la vie dĂ©mocratique du pays : le droit Ă  mourir dans la dignitĂ©.

Le ïŹlm, d’abord. HabituĂ© des Ɠuvres polĂ©miques et coups de poing (Z, sur le rĂ©gime dictatorial en GrĂšce dans les annĂ©es 1960, L’Aveu, sur les mĂ©thodes musclĂ©es du stalinisme de l’autre cĂŽtĂ© du rideau de fer dans les annĂ©es 1950,

plus rĂ©cemment Amen. et le silence des catholiques et du pape Pie XII Ă  l’égard des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale
), « Costa » livre cette fois une partition sensible et sans faute sur le droit Ă  mourir dans la dignitĂ© et la question de l’euthanasie mĂ©dicalement assistĂ©e. L’histoire, tirĂ©e d’une adaptation du livre du mĂȘme nom signĂ©e Claude Grange et RĂ©gis Debray, est celle d’un service de soins palliatifs dirigĂ© par Kad Meradtout en justesse et en subtilitĂ© - et d’un philosophe incarnĂ© par Denis PodalydĂšs, lequel dĂ©cide de marcher dans les pas du mĂ©decin pour mieux comprendre les souffrances des malades, et toutes les questions Ă©thiques et morales que soulĂšvent ces problĂ©matiques douloureuses.

Qui peut dĂ©cider d’abrĂ©ger une vie ? À partir de quel degrĂ© de souffrance atteint ? Quels sont les garde-fous qu’il faut absolument poser ? Quelle est la place de la famille et des proches dans ces situations extrĂȘmes ? Le ïŹlm est Ă©videmment lourd au sens premier du terme, poignant, profond, voire dĂ©chirant dans une ou deux scĂšnes qui arrachent des larmes. Et lorsque la lumiĂšre se rallume dans la salle, le silence, durant plusieurs minutes, est Ă©pais et d’une qualitĂ© rare. Olivier Falorni monte alors sur la scĂšne, et vient le temps « politique » de

PRINTEM P S DES POÈTES

cette question Ă©minemment sociĂ©tale - la France, il n’est pas inutile de le rappeler ici, Ă©tant l’un des derniers pays europĂ©ens Ă  ne pas avoir lĂ©gifĂ©rĂ© sur cette question cruciale, alors que l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas ou encore la Belgique l’ont dĂ©jĂ  fait, et que le Royaume-Uni s’apprĂȘte Ă  voter une loi pour l’aide Ă  mourir au printemps. Le dĂ©putĂ© rappelle d’abord qu’il portera cette loi au Parlement « a priori courant mai », si le calendrier lĂ©gislatif ne connaĂźt pas de soubresauts de derniĂšres minutes d’ici lĂ , Ă©ventualitĂ© qui n’est pas Ă  exclure par les temps qui courent, toujours incertains et gĂ©opolitiquement tendus. « Il y a des contextes qui amĂšnent des malades dans des situations de fin de vie Ă©pouvantables, prĂ©cise le dĂ©putĂ© en posant le dĂ©cor. Il me semble lĂ©gitime que, dans un pays de libertĂ©, d’égalitĂ© et de fraternitĂ©, on puisse Ă  un moment dĂ©cider d’épargner les souffrances de ceux qui le souhaitent. »

Des Ă©changes de haut niveau Une fois posĂ©s les contours et le cadre de la future loi que le dĂ©putĂ© portera Ă  l’AssemblĂ©e, Olivier Falorni transforme assez vite son exposĂ© en Ă©change avec l’assemblĂ©e, l’autre, celle de la Maline. Les questions dĂ©butent, timides, saluant pour la plupart la nĂ©cessitĂ© d’une avancĂ©e lĂ©gislative « dans une France Ă  la traĂźne ». Puis elles se font de plus en plus prĂ©cises, cherchant mĂȘme les failles. « Vous expliquez que l’une des conditions du suicide mĂ©dical assistĂ© ne pourra se faire qu’avec le consentement du malade, interpelle un participant, consentement qu’il devra rĂ©itĂ©rer Ă  plusieurs reprises. Or il y a un ïŹ‚ou terrible dans vos propos, car qu’en est-il des malades dans le coma, qui ne peuvent plus s’exprimer, ou de ceux qui, sans ĂȘtre dans le coma, ont leurs facultĂ©s d’analyses altĂ©rĂ©es ? » Olivier

PoĂ©sie et femmes afghanes Ă  l’honneur

Falorni, soucieux, prend le temps de la rĂ©ïŹ‚exion avant de rĂ©pondre d’une voix grave : « La maladie incurable ne doit pas faire de vous un citoyen qui ne serait plus un adulte. Respecter la ïŹn de vie d’un homme ou d’une femme, c’est le considĂ©rer comme un adulte jusqu’au bout. Pour autant, le point que vous soulevez est rĂ©el, et il sera Ă©videmment dĂ©battu et fera l’objet d’un cadre lĂ©gal. Mais je pense que chaque cas est individuel, chaque cas est particulier. »

Du fond de la salle, autre intervention d’une petite voix ïŹ‚uette : « Je suis mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste retraitĂ©e, avance cette dame. Quelle sera la place dans cette loi du mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, celui qui suit le patient, souvent de la naissance jusqu’à la mort, et qui est sans doute le plus Ă  mĂȘme d’émettre un avis dans cet accompagnement ? » RĂ©ponse d’Olivier Falorni : « Les mĂ©decins sont bien plus favorables qu’on ne le pense Ă  cette loi, et notamment les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes. Il y aura une clause de conscience. Aucun mĂ©decin ne sera tenu d’agir s’il ne le souhaite pas, pour des raisons qui lui sont propres et qu’il ne devra pas justiïŹer. En revanche, le malade sollicitera le mĂ©decin qu’il souhaite, c’est une certitude. Et les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes risquent d’ĂȘtre en premiĂšre ligne. »

Il est plus de 21h30. Le mot de la ïŹn sera pour ce sexagĂ©naire dont l’humour n’était pas ce soir-lĂ  la derniĂšre des qualitĂ©s : « Monsieur le DĂ©putĂ©, j’espĂšre de tout cƓur que votre loi va passer. Mais j’espĂšre aussi de tout cƓur dans le futur ne pas avoir besoin d’y recourir, car je compte bien partir tranquillement, dans mon lit. Comme la gitane du ïŹlm. » À cette seconde prĂ©cise, l’éclat de rire gĂ©nĂ©ral qui a secouĂ© l’assistance n’était pas nerveux
 mais bien libĂ©rateur.

Le 2 9 mars, dans le cadre du Printemps des PoÚtes, la troupe des Ré Acteurs proposera à Ars-en-Ré une soirée en hommage aux femmes afghanes.

L’intention n’est pas politique, mais tout simplement humaine. « C’est notre humble façon de penser Ă  elles, de les soutenir, de ne pas les oublier », explique Marion Silhol, Ă  l’origine de cette soirĂ©e. Pendant une heure ou deux et accompagnĂ©es par des musiciens, des femmes de la troupe des RĂ© Acteurs, Laura, Martine et Marion, liront des poĂšmes Ă©crits par des afghanes.

« Les Afghanes ont encore moins de droits que les animaux », poursuit

Marion Silhol. « Depuis cet Ă©tĂ©, il leur est interdit de faire entendre leur voix en public, de chanter, de lire Ă  voix haute. Ces rĂšgles s’ajoutent Ă  celles dĂ©jĂ  en vigueur : ne plus prier Ă  voix haute, sortir accompagnĂ©e seulement d’un pĂšre, ne plus travailler, ne plus aller au collĂšge ou Ă  la fac, etc... Le thĂšme cette annĂ©e du Printemps des PoĂštes est la poĂ©sie volcanique. En sommes-nous si loin en faisant le choix de lire des poĂ©sies afghanes ? Quel volcan libĂ©rera un jour nos sƓurs

afghanes ? » Des boissons préparées par une olfactothérapeute seront proposées sur place.

AB

« Murs et Murmures des femmes afghanes » le 29 mars Ă  20h, Chapelle des sƓurs de la sagesse Ă  Ars-en-RĂ©. EntrĂ©e libre.

Contact : 06 87 15 56 98

SOCIAL À LA HUNE

Un nouveau projet social et familial pour l’üle de RĂ©

La convention territoriale globale (CTG) qui unit la CommunautĂ© de Communes et la CAF a Ă©tĂ© renouvelĂ©e le 11 fĂ©vrier, lors d’un sĂ©minaire rĂ©unissant tous les partenaires associĂ©s Ă  cette dĂ©marche collective en faveur d’un projet social construit sur mesure pour l’üle de RĂ©.

Le prĂ©sident de la CdC, Lionel Quillet et la directrice de la CAF de Charente-Maritime, GaĂ«lle Gautronneau, ont signĂ© cette deuxiĂšme CTG devant une cinquantaine de personnes. Des Ă©lus, des associations et des partenaires locaux qui, depuis cinq ans, co-construisent avec la CdC et la CAF ce projet social et familial aïŹn d’amĂ©liorer les services apportĂ©s aux habitants. La Convention a Ă©tĂ© renouvelĂ©e pour une nouvelle pĂ©riode de quatre ans durant laquelle ces institutions s’engagent Ă  travailler Ă  nouveau main dans la main pour les familles dans les domaines de la petite enfance, la jeunesse, le soutien Ă  la parentalitĂ©, l’animation de la vie sociale ou encore le logement. De 2019 Ă  2023, la CTG a notamment permis la structuration d’un service jeunesse avec la mise en place de « RĂ© Jeunesse » et la crĂ©ation d’un troisiĂšme lieu d‘accueil dĂ©diĂ© aux ados situĂ© Ă  Ars. Sur l’axe petite enfance, elle a aidĂ© Ă  la crĂ©ation d’un rĂ©pertoire professionnel recensant l’ensemble des acteurs de la parentalitĂ© et a permis l’ouverture d’un nouvel espace

de vie sociale, Le Bocal. EnïŹn sur l’axe de l’inclusion numĂ©rique, un poste de conseillĂšre numĂ©rique a Ă©tĂ© créé aïŹn, notamment, d’aider les habitants dans leurs dĂ©marches en ligne.

Des projets partagés

L’inclusion sociale et numĂ©rique reste au cƓur de cette deuxiĂšme convention, aïŹn de favoriser l’accĂšs aux droits et de lutter contre l’isolement. Deux autres axes stratĂ©giques ont Ă©tĂ© dĂ©ïŹnis : la jeunesse et l’insertion socioprofessionnelle en accompagnant les jeunes dans leurs parcours de formation et d’emploi, et la petite enfance, l’enfance et la parentalitĂ© en dĂ©veloppant des services et dispositifs pour soutenir les familles.

Avec ces CTG, que la CAF signe avec chaque intercommunalitĂ©, l’objectif est bien de coller au maximum aux besoins des diffĂ©rents territoires. Selon GaĂ«lle Gautronneau, « ce sont des vrais projets partagĂ©s entre les Ă©lus, les associations, les institutions et la CAF qui apporte son ingĂ©nierie et ses ïŹnancements. »

« La spĂ©ciïŹcitĂ© de l’üle de RĂ© rĂ©side dans les difficultĂ©s rencontrĂ©es en

termes de logement, ce qui peut avoir une incidence forte sur la vie des familles », explique-t-elle. « Cela suppose d’avoir des actions de vivre ensemble fortes et continues, de la petite enfance Ă  l’adolescence. C’est aussi un territoire avec pas mal de distances gĂ©ographiques et donc d’isolement. D’oĂč l’importance de la mise en rĂ©seau. C’est une spĂ©ciïŹcitĂ©

Ăźlienne qu’on retrouve Ă  OlĂ©ron. »

Au total la CAF vient ïŹnancer des projets sur l’üle de RĂ© dans le cadre de la CTG Ă  hauteur d’un million d’euros par an, qui viennent s’ajouter aux dix millions d’allocations touchĂ©es par 5108 allocataires, soit 29% de la population rĂ©taise chaque annĂ©e.

Aurélie Bérard

Forum du recrutement : cap sur la saison 2025

Le rendez-vous annuel du recrutement insulaire s’est Ă  nouveau a f firmĂ© incontournable.

Sept cent vingt postes (un peu moins que l’annĂ©e derniĂšre), proposĂ©s par quatre-vingt dix entreprises
 le Forum du recrutement saisonnier a rempli sa mission le jeudi 20 fĂ©vrier dernier : mettre en prĂ©sence employeurs et candidats dans le cadre appropriĂ© du complexe sportif Marcel Gaillard Ă  Saint-Martin.

Un partenariat efïŹcace « C’est une collaboration de dix ans entre la CommunautĂ© de Communes et France Travail (ex PĂŽle Emploi) », souligne le prĂ©sident, Lionel Quillet, y

ajoutant l’ensemble du rĂ©seau dĂ©diĂ©, Cap Emploi pour les personnes en situation de handicap, la Mission Locale accompagnant les jeunes de 16 Ă  25 ans et le DĂ©partement. Une synergie pour rĂ©pondre Ă  un problĂšme de recrutement par ailleurs national, tandis que Xavier Dublineau, Directeur d’agence France Travail La Rochelle-Lagord-RĂ© relĂšve une lĂ©gĂšre augmentation du chĂŽmage en 2024 (+2 % des inscrits en catĂ©gories A, B et C).

La communication optimisée « Il faut faire venir du monde », poursuit Lionel Quillet, résumant par ces

mots la condition nĂ©cessaire Ă  la rĂ©ussite d’un tel rendez-vous, Ă  l’heure oĂč la frĂ©quentation des salons a tendance Ă  baisser. Alors la CdC a mis les bouchĂ©es doubles pour optimiser la communication, avec « un effort particulier pour cibler les jeunes », souligne le vice-prĂ©sident dĂ©lĂ©guĂ© au dĂ©veloppement Ă©conomique, Alain Pochon, Ă©voquant pour exemples la mise en place de deux navettes gratuites au dĂ©part de l’UniversitĂ© de La Rochelle et de la gare routiĂšre mais aussi une campagne sur les abribus.

Des propositions « saines » MalgrĂ© certaines problĂ©matiques, l’üle de RĂ© demeure « un territoire attractif avec des propositions salariales saines », afïŹrme Lionel Quillet. Sur la question endĂ©mique du logement, « une entreprise sur deux amĂšne aujourd’hui des solutions », prĂ©cise-t-il, soulignant des contrats de travail de plus en plus longs, correspondant aux huit mois de saison du territoire, mais Ă©galement une hausse des contrats en CDI. « Quelques employeurs embauchent des mineurs en conformitĂ© avec la rĂ©glementation », complĂšte l’élu. Une opportunitĂ© pour certains jeunes en recherche d’un simple job d’étĂ©. Beaucoup d’efforts enïŹn ont Ă©tĂ© faits sur les conditions de travail, au regard d’un statut de saisonnier ayant « un peu changĂ© ».

Quel bilan ?

InterrogĂ© a posteriori du forum, Xavier Dublineau se rĂ©jouit de la prĂ©sence des quatre cent soixantecinq visiteurs ayant fait le dĂ©placement, « quasiment le double par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre », souligne-t-il, ajoutant que « les entreprises Ă©taient globalement satisfaites ». Bien sĂ»r, certaines situations et/ou mĂ©tiers sont plus compliquĂ©s que d’autres et certains employeurs et/ou candidats se valorisent mieux que d’autres. « Ainsi, sur les deux prĂ©sentes, une poissonnerie a trouvĂ© et l’autre pas », cite le directeur d’agence France Travail, prĂ©cisant que le forum est la premiĂšre marche d’un recrutement Ă  formaliser par des contrats dĂ©marrant le plus souvent dĂ©but avril. Prudent, c’est Ă  cette pĂ©riode que Xavier Dublineau pourra faire un bilan dĂ©ïŹnitif. NĂ©cessitant conïŹrmation, le rĂ©sultat reste positif. Selon les offres restantes, des opĂ©rations spĂ©ciïŹques pourront ĂȘtre envisagĂ©es, et un prochain rendezvous s’annonce dĂ©jĂ  dans le cadre de la Semaine du Tourisme avec la prĂ©sence attendue des Ministres du Tourisme et de l’Emploi. Ce sera Place de l’Emploi, le 21 mars de 10h30 Ă  16h, quai du carĂ©nage Ă  La Rochelle.

Pauline Leriche Rouard

AprÚs la signature de la Convention, les partenaires ont travaillé par ateliers sur les axes de travail de cette nouvelle CTG.
Timide en ouverture, la frĂ©quentation n’a cessĂ© de croĂźtre au ïŹl de la journĂ©e.

Deux Ă©tapes de concours d’équitation Ă  La Flotte

Les Ecuries du Moulin Moreau accueillent une nouvelle fois sur le site de La Flotte, deux Ă©tapes de concours complet d’équitation (CCE) : un championnat rĂ©gional Nouvelle Aquitaine les 22, 2 3 mars et un dĂ©partemental le 30 mars 2025.

Ces Ă©preuves ofïŹcielles revĂȘtent un caractĂšre particulier, par leur dimension sportive, mais aussi parce qu’elles font partie intĂ©grante du circuit de qualification visant Ă  accĂ©der aux Championnats de France d’équitation.

La plus aboutie des disciplines Ă©questres, le concours complet d’équitation, consiste Ă  enchaĂźner trois Ă©preuves : le dressage, le cross et le saut d’obstacles (CSO). Un triathlon Ă©questre, en somme. OrganisĂ©e par l’équipe des É curies du Moulin Moreau, Ă©paulĂ©e par l’association de cavaliers RĂȘnes et Sel, cette manifestation nĂ©cessite de nombreux mois de prĂ©paration notamment pour la conception des diffĂ©rents parcours.

L’objectif est de pouvoir accueillir les cavaliers et leur monture dans des conditions optimales (les compĂ©titeurs viennent de toute la Nouvelle-Aquitaine). La prĂ©sidente du jury sera Marie-Christine Duroy de LauriĂšre, cavaliĂšre française de concours complet d’équitation (CCE) la plus renommĂ©e et la plus titrĂ©e. Elle a fait partie de l’équipe de France CCE pendant de nombreuses annĂ©es et a Ă©tĂ© multi mĂ©daillĂ©e (Championnat de France, d’Europe, du Monde et

ACTIVITÉ

4Ăšme aux Jeux Olympiques de Londres). Édouard Legendre, ancien cavalier de l’équipe de France de concours de complet, sera le chef de piste de niveau National Elite pour cette compĂ©tition.

De nombreux partenaires seront présents, différents stands accueilleront des producteurs locaux et des professionnels du secteur équestre.

Un nouveau parcours de Cross

InĂ©dit cette annĂ©e, le chef de piste a concoctĂ© un nouveau et magniïŹque parcours de Cross, avec quatre types d’obstacles : de terre, de volĂ©e, verticaux et directionnels, constituant “un spectacle autant qu’une Ă©preuve sportive” , avec en toile de fond la forĂȘt et le sable ïŹ‚ottais. Au total ce sont quatorze obstacles, dix-sept combinaisons et autant d’efforts qui devront ĂȘtre fournis par les couples « cavalier-cheval », avec deux passages de guĂ© pour certaines Ă©preuves. Le tracĂ© dĂ©diĂ© au niveau Amateur 1, long de 3700 mĂštres, sera Ă  parcourir dans un

temps idĂ©al de 5min et 30s. Une des difïŹcultĂ©s techniques majeures sera d’établir une connexion parfaite entre les sites Ă  traverser, qui sera rendue possible grĂące Ă  la mise en place d’un balisage tout le long du parcours.

Parmi les cavaliers rĂ©tais, on comptera plusieurs cavaliers des Ecuries du Moulin Moreau et prĂšs d’une dizaine d’enfants et adolescents du Poney

Des Villageoises en randonnée

Club Equipassion, Ă©galement situĂ© Ă  La Flotte, qui chaque annĂ©e participent aux Championnats de France. Certains d’entre eux monteront deux poneys. Un rendez-vous auquel les amateurs de sports Ă©questres rĂ©tais (et d’ailleurs) se rendent nombreux chaque annĂ©e ! Informations recueillies par Nathalie Vauchez

« Le Club Villageois » de Saint-ClĂ©ment des Baleines invite ses adhĂ©rents Ă  se balader dans l’üle.

AprÚs avoir rempli leur questionnaire, les baladeuses marquent une pause-café, sur la place de la mairie de Loix.

Sainte Marie de RĂ© www.patrick-petit.fr

Diagnostics immobilier professionnels et particuliers

Une fois par mois, de septembre à mai, deux types de randonnées sont organisées par « Le Club Villageois ».

Tout d’abord, la « rando prenons l’air » suggĂšre une balade dans diffĂ©rents villages de l’üle. Il existe une seconde formule, la « rando cool ». Marinette Caillaud, la responsable, Ă©tablit un questionnaire bien prĂ©cis concernant une commune rĂ©taise et invite les

participants Ă  y rĂ©pondre, Ă  l’issue d’une matinĂ©e de marche.

La derniĂšre « rando cool » s’est dĂ©roulĂ©e Ă  Loix, Ă  la ïŹn du mois de fĂ©vrier. La prochaine est prĂ©vue le 26 mars, Ă  La Flotte.

Club Villageois : club.villageois@gmail.com

R é à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux - 17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing. fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.

Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer Rédaction, photos : Fabrice Argelas, Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Jacques Buisson, Mathieu Delagarde, Lucile Dron, Jordan Riché, Pauline Leriche Rouard, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 - Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240

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Jacques Buisson
Cette année, certaines épreuves nécessiteront deux passages de gué.

Retrouver le charme du cinĂ©ma d’antan

Dans le cadre de son projet autour d’Alice Guy, la Cie IlĂŽt-Théùtre fait redĂ©couvrir Ă  travers diverses animations cette française, premiĂšre femme cinĂ©aste, tombĂ©e dans l’oubli.

Mais qui est donc cette Alice Guy, dont pratiquement personne ne se souvient aujourd’hui et dont le talent ne serait jamais parvenu jusqu’à nous si Coraline Refort, doctorante en Ă©tudes cinĂ©matographiques, n’avait soutenu une brillante thĂšse sur la cinĂ©aste en juin 2024 ? NĂ©e en 1873, Ă  Saint MandĂ©, Alice Guy est la premiĂšre femme rĂ©alisatrice, productrice et directrice de studios de l’histoire du cinĂ©ma mondial. EmbauchĂ©e chez Gaumont en 1895, elle rĂ©alise et produit des centaines de ïŹlms sous label Gaumont. Ce n’est qu’en 1907, aprĂšs s’ĂȘtre installĂ©e aux EtatsUnis pour y suivre son Ă©poux, qu’elle fonde Solax Studios, sa propre sociĂ©tĂ© de production qui deviendra l’un des studios de cinĂ©ma les plus importants avant Hollywood. Souvent en avance sur son temps, elle est rĂ©putĂ©e pour les thĂšmes fĂ©ministes qu’elle explore. Cependant, sa carriĂšre dĂ©cline au dĂ©but des annĂ©es 1920 alors qu’elle est revenue en France et elle tombera dans l’oubli.

Un projet au long cours Laure Huselstein et Serge Irlinger, tous deux artistes associĂ©s d’IlĂŽt Théùtre, alors en quĂȘte d’un personnage fĂ©minin, vont rencontrer Coraline Refort, Les deux artistes dĂ©couvrent en Alice Guy une figure majeure de l’histoire du cinĂ©ma et dĂ©cident de participer Ă  sa rĂ©habilitation en imaginant le projet « Sur les traces d’Alice », aux multiples ramiïŹcations

Jean-François Tchernia dans le rĂŽle du dentiste, Christelle Rivalland dans celui de sa jeune Ă©pouse et LĂ©o Shapiro le dindon de la farce. ScĂšne tournĂ©e le 23 fĂ©vrier dans l’apothicairerie de l’HĂŽpital Saint-Martin.

et s’étalant sur une pĂ©riode de trois/ quatre ans. Un projet de longue haleine, en collaboration avec le service patrimoine de la CdC, qui a dĂ©jĂ  vu la crĂ©ation d’ateliers et de cinĂ©-concerts en 2024. Le programme 2025 a dĂ©butĂ© avec un atelier Ă  la bibliothĂšque de La Couarde le 24 janvier au cours duquel les participants se sont adonnĂ©s Ă  des activitĂ©s d’écriture et de bruitage animant les scĂšnes d’un ïŹlm muet d’Alice Guy, « La marĂątre ». Dans la foulĂ©e, la bibliothĂšque a organisĂ©

le 8 mars, une rencontre entre trois femmes de cinéma : Cécile Felsenberg, agent artistique, Deborah Grall, comédienne et Cécile Otzenberger, réalisatrice et actrice.

La future programmation

La programmation Ă  venir sera nourrie des rĂ©alisations d’Ilot Théùtre. La compagnie a commencĂ© Ă  tourner le 23 fĂ©vrier le premier d’une sĂ©rie de dix courts-mĂ©trages qui auron t pour dĂ©cor les dix communes de l’üle

et seront rĂ©alisĂ©s en noir et blanc. Ce premier ïŹlm intitulĂ© « Les dangers de suivre une jolie ïŹlle » a Ă©tĂ© tournĂ© dans l’apothicairerie de l’hĂŽpital de SaintMartin. Le tournage des neuf autres ïŹlms(1) aura lieu Ă©galement sur des sites patrimoniaux, tel le marchĂ© mĂ©diĂ©val pour La Flotte ou l’Alambic pour SainteMarie, entre avril et septembre de cette annĂ©e. Les ïŹlms, crĂ©ations de RĂ©my Ratynska, seront projetĂ©s comme Ă  l’époque du cinĂ©ma muet, c’est-Ă -dire accompagnĂ©s de musique composĂ©e par Gilles Montfort et entrecoupĂ©s de scĂšnes sur plateau animĂ©es par des bonimenteurs, en l’occurrence Laure Huselstein et Serge Irlinger, dans une approche cinĂ©-concert jouant Ă  la fois sur le cinĂ©ma et le théùtre. Les dix courtmĂ©trages devraient ĂȘtre projetĂ©s Ă  partir d’octobre lors de l’évĂšnement « Secoue ton patrimoine » organisĂ© chaque annĂ©e par la CdC.

D’ici lĂ , la prochaine manifestation programmĂ©e concernera « Les dangers de suivre une jolie ïŹlle », cinĂ©-concert du samedi 12 avril, Ă  20h, salle Robert Vergnaud, Ă  Rivedoux, dans le cadre du weekend consacrĂ© aux quatre-vingts ans de l’anniversaire du droit de vote des Femmes.

Catherine BrĂ©jat (1) La Cie IlĂŽt-Théùtre recherche des comĂ©diens et des ïŹgurants dans chacune des neuf communes oĂč seront tournĂ©s les autres ïŹlms. Si vous ĂȘtes intĂ©ressĂ©, prenez contact avec Serge Irlinger au 06 87 26 87 96.

EnchĂšres et concert pour la Librairie Quillet

La Librairie Quillet participe à une vente aux enchÚres autour de la cuisine et des vins, le 1 5 mars, à Tours. Le Café littéraire accueillera de son cÎté le 2 7 mars le club de jazz Blueperry.fr

Vente aux enchĂšres

La vente se dĂ©roulera le 15 mars Ă  l’HĂŽtel de Vente Giraudeau Ă  Tours (+ live interenchĂšres), trois cent quatre-vingtsix lots sont prĂ©sentĂ©s, choisis dans la collection des quatre mille ouvrages rĂ©cemment arrivĂ©s en librairie autour de la cuisine, la gastronomie, les vins et l’art de la table. Vous y trouverez Ă©galement une sĂ©lection d’afïŹches anciennes et des menus historiques.

Des grands classiques de la gastronomie (Urbain-Dubois, Brillat-Savarin
), des livres de recettes et d’histoire de la cuisine (de 1520 Ă  nos jours), des livres d’or de grands Ă©tablissements, des

C ULTURE ANNONCE MUSIQUE EN RÉ

collections de l’édition Robert Morel, des fascicules sur les aliments et les savoir-faire


Les ouvrages sont visibles sur demande à la librairie Quillet jusqu’au 13 mars.

Lien de Visionnage PDF du catalogue : quillet.fr/ catalogue

Pour toute demande de renseignements : techniciens@quillet.fr 05 46 29 04 25

M adame, M onsieur, Cher.es A mi.es, Musique en Ré entame son 38 Úme festival, et nous avons grand besoin de votre aide pour loger nos musicien.nes afin de nous maintenir. Si vous avez la possibilité de loger chez vous un.e

Concert de Jazz

En partenariat avec Le Radeau de la MĂ©duse, une soirĂ©e concert est proposĂ©e le 27 mars, en complicitĂ© avec le club de jazz Blueperry.fr, rĂ©unissant trois des musiciens les plus actifs de l’hexagone : Thibaud Soulas Ă  la contrebasse, LĂ©o Montana au piano et StĂ©phane Adsuar Ă  la batterie

Ce trio reïŹ‚Ăšte l’énergie crĂ©ative de la scĂšne musicale française actuelle. Leur musique, empreinte de chaleur et de luminositĂ©, mĂȘle habilement jazz et inïŹ‚uences brĂ©siliennes, d’oĂč est

ou plusieurs musicien.nes, du 28 juillet au 9 août, mais surtout du 2 au 9 août, vous nous rendriez un service inestimable. Au plaisir de vous lire.

originaire le pianiste Léo Montana. Ce trio vous invite à un voyage musical libre et spontané.

Horaires : 19h30

Ouverture du Bar / 20h Concert

Sur réservation : leradeaudelameduse1@gmail.com 06 16 79 04 17

Contacts Musique en RĂ© : 05 46 09 06 30 06 800 77 420 - 06 82 03 95 21 kamiar.kian@orange.fr abinal.marion@wanadoo.fr www.musique-en-re.com

DR
CP et NV

Le handicap sur scÚne pour « faire un pas de cÎté »

« Personne n’est ensemble sauf moi » rend manifeste l’invisible. Dans cette crĂ©ation, la Compagnie Amonine met sur scĂšne des jeunes sou f frant de di f fĂ©rents types de handicaps. À dĂ©couvrir sur la scĂšne de La Maline le 22 mars.

L’idĂ©e de cette piĂšce », explique ClĂ©a Petrolesi, « est de partager le bonheur que j’ai Ă  vivre et Ă  travailler avec ces jeunes. C’est une piĂšce joyeuse, qui veut montrer Ă  quel point ils sont beaux et comment la vie peut ĂȘtre pleine de joie quand on est ouvert Ă  l’écoute. » La crĂ©atrice de la Compagnie Amonine a tirĂ© l’idĂ©e de cette piĂšce des ateliers d’action artistique qu’elle mĂšne auprĂšs de jeunes en situation de handicap. « Les textes sont de moi », complĂšte-t-elle, « Ă©crits d’aprĂšs des souvenirs d’ateliers et des interviews que j’ai rĂ©alisĂ©es de ces jeunes. Mon imagination est venue agrĂ©menter tout ça. »

Dans ce spectacle, la normalitĂ© n’existe pas mais elle est questionnĂ©e avec force. « Personne n’est ensemble sauf moi » nous plonge dans la crĂ©ativitĂ©

S OLID A RITÉ

Qu’est-ce que la normalitĂ© ?, questionne la piĂšce “Personne n’est ensemble sauf moi”.

de Aldric, Oussama, Clarisse et Léa, leur solitude et la maturité de leur

Espoir en tĂȘte avec le Rotary-Île de RĂ©

Pour découvrir en avant-premiÚre le film « Desjours meilleurs » et faire une bonne action, rendez-vous dimanche 16 mars à 16h à La Maline.

Depuis 2005, la gĂ©nĂ©rositĂ© du public a dĂ©jĂ  permis de collecter 16 millions d’euros, soit un million d’euros par an, remis Ă  95 Ă©quipes pluridisciplinaires de chercheurs, tous soigneusement sĂ©lectionnĂ©s par le Conseil scientifique de la FĂ©dĂ©ration pour la Recherche sur le Cerveau. Ces chercheurs sont tous engagĂ©s dans une meilleure connaissance du cerveau et de ses pathologies qui s’inscrivent tristement aujourd’hui dans le quotidien de la sociĂ©tĂ©, sans discrimination d’ñge, de lieu, de catĂ©gorie sociale ou de culture. Alzheimer, Parkinson, sclĂ©rose en plaques, Ă©pilepsie.

les clubs Rotary en France. Christine Moudry prĂ©sidente 2024-2025 du club Rotary Île de RĂ© vous donne rendez-vous Ă  la Maline le 16 mars Ă  16h pour la projection du ïŹlm « Des jours meilleurs » en avant-premiĂšre . C’est un film chargĂ© d’histoire, rĂ©alisĂ© par Elsa Bennett et Hippolyte Dard Avec ValĂ©rie Bonneton, MichĂšle Laroque, Sabrina Ouazani et Clovis Cornillac.

enfance qui vient ainsi faire vaciller nos certitudes. Car la piĂšce se construit

autour de la prĂ©sence au plateau de ces jeunes en situation de handicap, qui viennent tĂ©moigner de qui ils sont, de ce qu’ils ont vĂ©cu. Ils peuvent sur scĂšne rĂ©inventer le monde Ă  leur maniĂšre. La moitiĂ© de la distribution est porteuse de handicap, et l’autre est constituĂ©e d’acteurs professionnels. « Cette mixitĂ© est importante pour moi », explique ClĂ©a Petrolesi, « puisque l’idĂ©e est que chacun puisse ĂȘtre le levier de l’autre. C’est une vision du monde poĂ©tique, sincĂšre, proposant Ă  tout un chacun de venir faire un pas de cĂŽtĂ©. »

La M aline, le samedi 22 mars Ă  20h30. DurĂ©e : 1h15. DĂšs 11 ans. Tarifs : de 8 Ă  16 €

Mes services Mes artisans

Du 10 au 23 mars 2025 l’opĂ©ration espoir en tĂȘte est de retour pour tous

INTERFACE IP ZA la Croix Michaud 17630 LA FLOTTE interfaceip@gmail.com www.interfaceip.fr 05 46 66 05 29

CHAUFFAGE, FROID ET CLIMATISATION

Les billets sont en vente sur place ou sur rĂ©servation au 06 37 90 53 13. Le tarif est unique pour cette sĂ©ance solidaire soit 15 € dont 8 € reversĂ©s Ă  la recherche.

Chorale Beatles

La chorale Beatles composée de quarante-cinq choristes sera en concert le samedi 22 mars à 20h30 Salle des Marais de la Prée aux Portes en Ré.

EntrĂ©e : 10 € - RĂ©servations : lesportesen fete@gmail.com ou par tĂ©l : 09 67 44 67 73

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© Caroline Gervay

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