Alors que 236 communes sur 462 en CharenteMaritime n’ont qu’une seule liste se présentant aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la plupart de celles de notre île offriront le choix à leurs électeurs. En effet, deux listes ont fait acte de candidature dans six communes, et même trois existent au Bois-Plage et quatre à Sainte-Marie. Seules Les Portes en Ré et La Flotte n’offriront pas d’alternative démocratique, ni de suspense au soir du 15 mars.
édition du 12 MARS 2026
On le sait, désormais le panachage n’est plus possible dans les communes de moins de mille habitants, ce qui veut dire que les électeurs devront voter pour une liste complète, finis les coups de crayon vengeurs ! On en parle beaucoup moins, mais désormais même les communes de moins de mille habitants ne sont plus soumises au quorum des 25% d’électeurs inscrits. La seule condition pour qu’une liste passe dès le premier tour
Au soir du 15 mars les sorts des listes de huit communes rétaises seront donc scellés, seules SainteMarie et Le Bois-Plage connaîtront sans doute un second tour, sauf à ce que l’une des listes emporte la majorité dès le premier tour, ce qui suppose qu’elle sème ses challengers très loin derrière elle. Assez peu probable toutefois.
Dans les communes, l’élection du maire et des adjoints a lieu lors de la première réunion du conseil municipal qui se tiendra de plein droit entre le vendredi et le dimanche suivant le tour de scrutin à l’issue duquel le conseil a été élu.
Le premier Conseil communautaire de l’île de Ré, au cours duquel seront élus le président, les vice-présidents et le Bureau de la CdC, interviendra forcément au plus tard le 10 avril, puisque le budget devra impérativement être voté avant le 30 avril et qu’entre temps un autre Conseil devra se tenir pour le débat d’orientation budgétaire.
Elémentaire mon cher Watson ! Nathalie Vauchez
SAINT-MARTIN DE RÉ
Avenue des Corsaires 05 46 09 42 02
Du lundi au samedi de 9h à 19h30, le dimanche de 9h à 12h30
LA FLOTTE
ZA La Croix Michaud 05 46 09 52 56
Du lundi au samedi de 9h à 19h30
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SOLIDARITÉ ET SANTÉ
Tulipes contre le cancer : la campagne 2026 est lancée
Le lundi 9 mars matin a eu lieu la cérémonie de la 1 ère cueillette des tulipes sur le champ à proximité de l’Abbaye des Châteliers, en présence des élus et des représentants des Associations qui aident le Lions Club dans cette opération de grande ampleur.
Ce temps médiatique a marqué le lancement de la 27ème campagne des Tulipes contre le cancer par le Lions Club Ile de Ré.
La Campagne 2026
Fin novembre 2025, à proximité de l’Abbaye des Châteliers, le Lions Club Ile de Ré a planté 75 000 bulbes, d’une quinzaine de variétés de tulipes différentes. Jusqu’à mi-avril 2026, près de 60 000 tulipes seront cueillies et proposées à la vente pour moitié près de l’Abbaye, le reste dans les grandes surfaces, sur les marchés et les commerces de l’Ile de Ré. Pour la 27 ème année, cette action va mobiliser une soixantaine de personnes,
les membres du Club, leurs conjoints, des amis bénévoles ainsi que des membres d’une dizaine d’associations rétaises.
Les résultats seront reversés au Professeur Jean-Marie Piot, Président de la Ligue contre le cancer de Charente-Maritime, pour contribuer au financement de la recherche cancérologique.
Ce don viendra compléter les 360 000 € qui ont été versés à la Ligue, depuis la première campagne !
Les fleurs sont mises en bouquets, vendus 10 euros, avec ou sans les bulbes. Tous à vos tulipes pour ce grand moment de solidarité rétaise !
ÉVÈNEMENT SPORTIF - ARS-EN-RÉ
Les Pieds salés marient course à pied et découverte des marais
Comme évoqué dans notre précédente édition, Les sauniers rétais, l’association des sauniers de la Coopérative, se lance dans l’organisation d’une course à pied le 28 mars. Un évènement festif mixant sport et patrimoine qui se déroulera dans les marais d’Ars-en-Ré.
Pour fêter l’ouverture prévue à la mi-mars de la toute nouvelle boutique de la Coopérative des sauniers
sur le quai de la Criée, Les sauniers rétais organise cet événement original visant à faire découvrir l’environnement des
marais salants. « Souvent les gens visitent un marais et ils découvrent son fonctionnement uniquement. Là l’idée c’est que les participants vont pouvoir appréhender toute la zone dans son ensemble et découvrir la beauté de notre réseau hydraulique » explique Nicolas Bécaud, le président de la Coopérative et membre de l’association.
Les sauniers rétais, qui était en sommeil depuis de nombreuses années, se relance donc dans l’organisation d’un évènement festif et de promotion de l’activité salicole. « Le faire avec un évènement sportif nous a paru évident. Saunier est un métier sportif, car l’été ça se joue sur la longueur et le physique et il y a des similitudes avec l’endurance de la course à pied. Donc cela nous a paru une très bonne idée d’organiser une course pour rassembler autour du sel. »
Visite des marais
Le 28 mars, deux boucles de sept et quatorze kilomètres partiront à 15h30 du quai de la Criée. « C’est un parcours spécial marais salants : les participants vont courir autour des marais et autour des digues. Il y aura très peu de passages sur route à part au départ et sur la fin du quatorze kilomètres qui se fera par le village. » Les inscriptions sont déjà closes, puisque les cinq cents dossards sont partis comme des
petits pains dès l’ouverture des inscriptions, ainsi que lors de la publication de la charade (cent places avaient été gardées pour les répondants). Le public, lui, est invité à venir encourager les coureurs, soit au départ quai de la Criée, soit le long de la piste cyclable entre Ars et Le Martray. L’association Run in Ré, dont la Coop est sponsor et partenaire, sera là pour aider dans la gestion de la course.
Les festivités débuteront dès midi sur la place du marché d’Ars, où un pôle restauration proposera des galettes et des crêpes, des huîtres de la cabane du Boutillon mais aussi de la gastronomie italienne avec le restaurant d’Ars Enoteca. Différents stands y seront associés, notamment ceux de la LPO, et les boutiques de la Criée seront ouvertes spécialement pour l’occasion. Différentes visites patrimoniales seront organisées. Une première sera dédiée à l’histoire d’Ars liée au sel et une autre sur les oiseaux des marais salants par la LPO (départs à 14h et 16h dans les deux cas). Enfin, une visite de la Coopérative des sauniers est aussi proposée à 14h. Les places étant limitées à quinze, il est conseillé de réserver (05 46 41 25 72).
La journée se terminera par un concert du trio de musique française Mon bistrot préféré, vers 17h45.
Aurélie Bérard
La course Les pieds salés se déroulera dans les marais d’Ars le 28 mars.
Chaque année, la campagne de cueillette des Tulipes contre le cancer organisée par le Lions Club accompagné par de nombreuses associations est un grand moment de solidarité rétaise. CB
La faune et la flore de l’île de Ré passées au peigne fin
À partir de ce début d’année 2026 et pour une durée de deux ans, les habitats, la faune et la flore de l’île de Ré font l’objet d’un recensement à l’initiative de la Communauté de Communes.
L’inventaire de la faune et de la flore rétaises assuré par des naturalistes, sera suivi de près par les écogardes, en première ligne en matière de préservation de la biodiversité.
Mieux connaître pour mieux préserver Réalisé pour la dernière fois en 2014, ce travail d’inventaire nécessite d’être actualisé. La connaissance précise de
SOCIAL
l’environnement étant un préalable à la mise en place d’actions de préservation, ces inventaires sont indispensables pour bien gérer les espaces naturels.
Selon les résultats obtenus, des
préconisations en matière de préservation de la biodiversité pourraient être intégrées au Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), en cours de révision.
Cartographier les habitats
Avant de s’intéresser aux espèces animales et végétales, une attention particulière sera portée sur les habitats (lagunes, prés salés, dunes boisées...) situés dans des espaces naturels, urbains et péri-urbains. Quels sont-ils ? Quelle est leur superficie ? Et leur état de conservation ? Ces données sont essentielles : de la qualité des habitats dépend la survie des espèces qui y résident.
Insectes, amphibiens, lis maritime...
Côté flore, les naturalistes missionnés par la CdC scruteront d’un peu plus près les espèces dites patrimoniales, protégées ou rares. C’est le cas, par exemple, de l’œillet des dunes, du lis maritime ou encore du trèfle étoilé.
Côté faune, les inventaires porteront,
Une journée dédiée à la petite enfance
Massages, lectures, ateliers... : le 21 mars sera une journée « événement » à l’occasion de la Semaine nationale de la petite enfance.
Àl’initiative de l’association Agir pour la petite-enfance, la Semaine nationale de la petite enfance (SNPE) se déroulera du 14 au 21 mars 2026. Sur l’île de Ré, de nombreux événements parents-enfants se dérouleront dans les crèches. Et, comme l’année dernière, une journée « événement » est organisée pour toutes les familles (avec enfants de 0 à 6 ans), par la Communauté de Communes de l’île de Ré, le 21 mars 2026, de 10h à 12h, à Saint-Martin de Ré.
Parcours sensoriels, massages, lectures... Cette matinée prévoit l’organisation de sept rendez-vous gratuits, en accès libre (seuls les massages sont sur inscription) et en continu. Tous s’inscrivent dans le cadre de la thématique de cette édition 2026 de la SNPE : « Grandir ensemble en équilibre ».
Les professionnelles des crèches et leurs
partenaires ont concocté un programme d’événements permettant d’explorer la notion « d’équilibre » sous toutes ses formes : équilibres alimentaires, psychologiques, physiques (motricité, éveil des sens…) des tout-petits. Pour cela, des ateliers de portage, des parcours sensoriels ou encore des ateliers de construction sont prévus.
Il sera également question des équilibres de vie des parents (répartition de la charge mentale, organisation du quotidien, équilibre vie personnelle/professionnelle) à l’occasion de deux rendez-vous : le café des parents (en continu, de 10h à 12h) et la discussion « Être parent : une question d’équilibre », animée par la psychologue Caroline Galzi (10h30). Ce rendez-vous sera l’un des temps forts de la matinée, au même titre que l’initiation au massage pour bébés de 0 à 7 mois (sur inscription au 05 17 83 44 82)
HOMMAGE
Faire connaître les acteurs de la petite enfance
Cette matinée est l’occasion de passer d’agréables moments entre parents et enfants autour d’activités à la fois ludiques et pédagogiques.
Pour la CdC, cet événement permet de faire connaître les acteurs de la parentalité dont les missions quotidiennes sont autant de services rendus aux familles du territoire.
En plus des professionnelles des crèches, citons, par exemple l’association « Le Bocalagitateur de lien social », qui anime
+ d’infos
entre autres, sur les amphibiens (notamment le crapaud calamite présent au sud de l’île), la vipère aspic (une espèce qui décline à l’échelle nationale), les insectes pollinisateurs (y compris dans les secteurs urbains. Tous les centres-bourgs seront prospectés afin de mieux connaître les espèces près desquelles nous vivons), les poissons des marais (avec une méthode jusqu’à présent jamais utilisée par la CdC : l’ADN environnemental qui permet de les identifier).
Une démarche participative
Afin d’associer les habitants à cette démarche et dans un objectif de sensibilisation à l’environnement, des ateliers de médiation scientifique seront organisés au printemps.
Au détour de sorties nature et d’inventaires participatifs, ils porteront notamment sur les pollinisateurs, l’avifaune, le crapaud calamite et la vipère aspic. Ré à la Hune informera ses lecteurs du programme de ces ateliers.
CP et NV
l’atelier de portage physiologique, et la Protection maternelle et infantile (PMI), aux commandes des ateliers de massages pour bébés.
- Rendez-vous le 21 mars 2026, de 10h à 12h, au siège de la Communauté de Communes : 3 rue du père Ignace, à Saint-Martin de Ré.
- Tout est gratuit, en accès libre (l’initiation aux massages pour bébés s’effectue sur inscription).
- Sur place, café et viennoiseries offerts.
Disparition de Gildas Jacquot
La commune de Saint-Clément-desBaleines est en deuil après le décès de Gildas Jacquot, survenu dans la nuit du 7 au 8 mars.
Âgé de 49 ans, Gildas était très apprécié de tous. Impliqué dans la vie locale, il était conseiller municipal depuis 2020 et 4e adjoint en charge du monde associatif, des sports et de l’aire de loisirs. Il était membre de
nombreuses associations villageoises, bénévole au Comité des fêtes et au Club de basket. Son engagement auprès d’elles était reconnu de tous.
Candidat aux élections municipale de 2026, il faisait partie de la liste « Votre voix, notre cap » menée par Christophe Penot. Dès le 8 mars au matin, cette dernière a fait savoir sur ses réseaux qu’elle suspendait sa campagne jusqu’au scrutin.
Une cérémonie d’hommage lui sera rendue vendredi 13 mars à 11h dans la salle municipale de Saint-Clément-des-Baleines.
Gildas laisse derrière lui son épouse et sa fille. La rédaction de Ré à la Hune leur adresse ses sincères condoléances, ainsi qu’à tous ses proches.
Aurélie Bérard
Gildas Jacquot était très impliqué dans la vie municipale et associative de Saint-Clément.
Impulsion dynamique pour le Forum de l’emploi
26 février. Il est tout juste 1 4 heures et les allées de la salle du complexe sportif Marcel Gaillard de Saint-Martin sont déjà pleines.
Une belle fréquentation qui ne se démentira pas de l’après-midi et « un gros point positif » pour Xavier Dublineau, Directeur d’agence France Travail La Rochelle-Lagord-Ré, interrogé quelques jours plus tard et relevant la présence de six cent dixsept candidats, « résultat mieux qu’attendu », pour une offre totale de huit cents postes.
Un modèle efficace Initié il y a quatorze ans avec cinquante-deux entreprises, le Forum de l’emploi a trouvé son rythme avec la participation régulière d’une centaine
Nouveau
d’entre elles et un partenariat qualifié d’exemplaire par le Directeur départemental France Travail de CharenteMaritime, présent le jeudi 26 février aux côtés de Lionel Quillet, président de la CdC et d’Alain Pochon, Vice-Président délégué au développement économique de la CdC. « Le forum se bonifie avec le temps », se réjouit Daniel Dartigolles, évoquant vingt conseillers mobilisés sur place et trois mois de travail en amont pour qualifier entreprises et candidats. A ce jour, il relève mille quatre cents demandeurs d’emploi sur l’Ile de Ré (en catégories A, B et C).
Le logement en partie résolu Si les freins au recrutement sont connus (logement, mobilité et formation), la qualité des propositions a évolué à la hausse selon Lionel Quillet, soulignant qu’environ 50% des entreprises proposent aujourd’hui un logement. « Certaines ont acquis ou louent à l’année des maisons pour y loger leurs saisonniers. C’est un investissement gagnant et bien sûr il faut pouvoir le faire mais cela soulage le monde du travail et la collectivité. Reste à soutenir les plus petites ». En écho, Alain Pochon note une professionnalisation d’entreprises ayant gagné en autonomie. Une bonne chose car « nous ne pouvons pas tout faire », affirme-t-il, rappelant la difficulté pour une commune manquant de logements à l’année d’investir dans le logement saisonnier. « Il y a des arbitrages car il s’agit aussi de garder l’emploi sur place », conclut-il.
Mieux accueillir les étrangers Là encore il s’agit de s’adapter. Notant que la clientèle étrangère prend une place de plus en plus importante dans la réussite des saisons touristiques (fait notable en 2025), Lionel Quillet souligne la nécessité de mieux l’accueillir, notamment par la langue. Pour ce
faire, Loix sera cette année commune pilote avec un test sur douze commerçants engagés, grâce à une signalétique (macaron apposé sur les vitrines) signalant qu’ici, on parle anglais. « Si ça marche, il serait bon de déployer le système sur toutes les communes », estime le président de la CdC.
Pour l’heure, il s’agit de trouver candidat et entreprise à son pied. Les propositions concernent tous les domaines touchant au tourisme mais aussi d’autres métiers comme l’aide à la personne. Pour France Travail, trois temps de saison sont identifiés, allant de la plus longue au simple job d’été et Xavier Dublineau note que sur les six cent dix-sept candidats présents, trois cent quatre-vingts à quatre cents sont des demandeurs d’emploi. Les autres ? Possiblement des jeunes en quête de jobs estivaux, logés chez leurs grands-parents venus au forum trouver des pistes pour eux. Si le taux de transformation n’est pas encore connu, les entreprises présentes sont plutôt satisfaites et du côté de France Travail, d’autres rendez-vous sont à venir, via un forum départemental et un autre au sein de l’université rochelaise (courant juin).
Pauline Leriche Rouard
succès pour la collecte de sang à la CdC
Pour la troisième année consécutive, la Communauté de communes de l’île de Ré a reçu, dans ses locaux, les généreux donateurs, lundi 2 3 février après-midi.
Trois médecins, assistés de quatre infirmières, s’étaient déplacés.
Gérard Regrény, président de l’Association des bénévoles pour le don de sang sur l’île de Ré, Marinette Caillaud, vice-présidente, et Laurence Regrény, secrétaire, étaient sur les lieux, dès le début de l’après-midi. Ils étaient entourés d’une quinzaine de bénévoles venus de toutes les communes de l’île, pour organiser l’accueil, ainsi que pour gérer l’occupation des places du parking exclusivement réservé pour la circonstance grâce aux bons soins de la mairie de Saint-Martin de Ré.
Un bilan très positif
Paul Jarrossay, en charge de l’organisation des collectes au niveau de l’EFS
(Etablissement Français du Sang) de La Rochelle, a particulièrement apprécié ce moment de partage et de convivialité. Après le prélèvement, chaque donneuse ou donneur était convié à prendre une collation pendant laquelle différents responsables ont expliqué l’importance du don de plasma ou, encore, de moëlle osseuse.
Au total, 95 personnes se sont présentées et 77 poches ont été collectées. On compte 9 premiers donneurs.
L’après-midi s’est terminé par un vin d’honneur offert par la CdC, en présence de son président, Lionel Quillet, qui a, vivement, remercié l’ensemble des bénévoles et s’est félicité de la qualité de l’organisation. Patrice Déchelette, maire de SaintMartin, était, également, présent.
En partageant le « pot de l’amitié », Gérard Regrény a déclaré : « c’est une super collecte hivernale ! Merci à tous
Des bénévoles présents et actifs.
les donneurs, aux bénévoles, à la mairie de Saint-Martin et à la CdC » Jacques Buisson
Extérieur et intérieur, l’église Notre Dame de l’Assomption à Sainte-Marie a été totalement restaurée.
AG
DE RIV’SOURIRES
Ceux-ci se sont déplacés nombreux, malgré un temps détestable, ce 27 février pour découvrir Notre-Dame de l’Assomption ouverte au public après plus de deux ans de travaux, retardés entre autres par le Covid. L’église a été totalement restaurée, un chantier onéreux de 2,3 M€, soutenu par de généreux donateurs et auquel la Fondation du Patrimoine a apporté son aide à hauteur de 65 K€, l’Etat (dotation d’équipement des territoires ruraux) pour 335,89 K€, le Département pour 387,40 K€ et la direction régionale des affaires culturelles NouvelleAquitaine pour 150 K€. Anne Pawlak, conseillèr municipale déléguée au petit patrimoine, était
Tricoter du lien social
chargée d’accueillir le public. Son discours rappela que cette restauration d’envergure visait à préserver et assurer la pérennité de l’édifice religieux pour les générations futures. Elle rappela également que les travaux avaient été réalisés par Les Compagnons réunis et que le chantier, s’il avait duré longtemps, avait permis de redécouvrir des secrets de fabrication disparus. Ils se sont déroulés en trois étapes, en commençant par l’extérieur et en particulier le clocher classé Monument historique déjà depuis 1921, puis la charpente, le reste des murs et enfin l’intérieur.
L’architecte en charge de la restauration, Stéphane Berhault, avait organisé deux visites commentées du bâtiment à 15h30 et 17h15, ce qui laissa la possibilité aux visiteurs d’assister au concert de la harpiste Magali Zsigmond à partir de 16h. Celle-ci proposa un programme varié ainsi que des compositions personnelles. Elle obtint un grand succès devant un parterre plein de monde et dans une église où pourtant il commençait à faire frais ! La chorale maritaise Cadence en Ré clôtura la journée en musique.
L’église ouvrira ses portes pour une bénédiction le 15 mars à 10h30. L’aménagement du parvis et des abords de l’église ne sera réalisé qu’à l’automne. C’est alors que l’on pourra admirer la transformation complète de cette place qui avec l’apparition du nouveau restaurant « Léon » a repris vie.
Catherine Bréjat
Une Assemblée Générale, pas très différentes des précédentes sur le plan financier mais qui montre que les bénévoles de Riv’Sourires sont de plus en plus demandées et attendues.
L’association Riv’Sourires dont les membres tricotent de la laine bien sûr, mais surtout des liens, de la chaleur et de l’espoir a tenu son AG le 2 mars dernier. En ouverture de séance, Marie-Françoise Bernard, présidente, après avoir excusé l’absence du président d’honneur, Serge Kindel, malade, rappela que l’association Riv’Sourires avait été créée pour dispenser du lien social y compris entre ses membres et que la dimension humaine était au cœur de son engagement. L’association ayant connu un formidable élan de solidarité l’an passé, son conseil d’administration mène actuellement une réflexion à propos de l’élargissement de son champ d’action. Association rétaise, Riv’Sourires est active
et de plus en plus demandée à La Rochelle, dans sa périphérie et même plus loin encore à Esnandes, ou Thénac. Elles rendent visites aux EHPAD ainsi qu’à certaines PMI (Protection maternelle et infantile) comme celle de Marans et aux Restos du Cœur (à trois reprises dans l’année). D’une année sur l’autre, ou d’une visite à l’autre, des commandes sont passées. Beaucoup de layette, doudous, couvertures, vêtements de poupée pour les enfants et des châles, des écharpes, des gants et, très demandés, les tapis et tabliers incrustés
de stimuli sensoriels pour les personnes atteintes d’Alzheimer. Désormais même les messieurs s’intéressent aux cadeaux utiles qu’apportent avec elles les membres de Riv’Sourires. L’association est présente au Salon Créations et Passion, à la fête des associations et au Marché de Noël de Rivedoux-Plage, ce qui lui permet de sensibiliser un public plus large.
« Vous êtes une association au grand cœur, merci à tous les bénévoles de continuer à sourire et de redonner le sourire. », c’est par ces mots que le maire Patrice Raffarin a clôturé la séance.
Ouvert du lundi au samedi : 10h - 12h30 / 14h - 18h30
Anne Pawlak, conseillère municipale déléguée au patrimoin, accueillant le public dans l’église.
Réunion à Aytré avec les résidents des Tamaris qui choisissent parmi les cadeaux tricotés de Riv’Sourires.
L’EHPAD de Saint-Martin s’invite aux municipales
Il y avait déjà eu un précédent en novembre dernier, rebelote cette fois-ci à l’initiative du Collectif citoyen « Sauvons le seul EHPAD public de l’île de Ré ». En partie avec les mêmes, puisque certains élus font partie de ce Collectif. Difficile de ne pas évoquer une certaine récupération politique.
Dommage, car l’organisation du débat avait le mérite d’exister et il est de bonne guerre de solliciter les candidats en campagne électorale, même si, on le sait bien, les annonces et promesses n’engagent que ceux qui les écoutent... Michel Lardeux, le modérateur, a tenté de rester factuel en rappelant le contexte et donnant la parole à tous, et le Collectif a publié un compte-rendu le plus neutre possible. Cependant, très vite, dès qu’ils ont eu la parole, trois candidats aux élections (aucun d’eux n’étant maire) ont tenté de politiser le débat en mettant directement en cause la Communauté de Communes et son président. « Pourquoi n’est-il pas là ? », « Que fait la CdC ? », un autre candidat rétorquant « Le Département n’a rien fait », suite à certaines affirmations contestables, notamment sur la prime dite « d’insularité » qui ne serait pas légale*. Se demandant où il avait mis les pieds et sentant la tentative d’instrumentalisation, un autre candidat quittait d’ailleurs assez vite la salle.
Les objectifs et la position du Collectif citoyen
Pour les Rétais, le maintien de l’ensemble des structures du Groupe Hospitalier Littoral Atlantique à Saint-Martin de Ré est fondamental pour la continuité des soins et la gestion des urgences pour l’ensemble de l’île de Ré : EHPAD et son unité protégée, service de soins médicaux et de réadaptation (SMR, communément appelé « hôpital »), Service d’accueil de jour pour les malades Alzheimer et apparentés, service d’urgences saisonnier.
MISE AU POINT
Les représentants syndicaux et le personnel de l’EHPAD dénoncent les conditions d’accueil, de vie et surtout de travail des personnels en sous-effectif et alertent régulièrement sur les risques de fermeture. Le Collectif s’est créé en décembre 2023, pour les soutenir et « obtenir l’engagement de l’Etat, des instances concernées - ARS et Département - et des élus locaux sur le maintien du seul EHPAD public de l’île. »
De ce débat auquel participaient une quinzaine d’élus et/ou candidats, des représentants syndicaux, du personnel en sont sortis trois sujets forts. Le premier concerne la pyramide des âges
rétaise, avec plus de 47% de la population ayant plus de 60 ans, près de 20 % plus de 75 ans et un solde démographique largement négatif (265 décès pour 77 naissances en 2024).
Le second sujet concerne les difficultés de recrutement et de fidélisation du personnel , liées au manque de solutions de logement abordable et aux conditions de travail éprouvantes. Les besoins en recrutement et en formation, le manque d’encadrement et la faiblesse des salaires sont pointés du doigt, avec pour corollaire la nécessité que les autorités de tutelle (ARS, Département) et le groupe hospitalier s’engagent dans un
« L’EHPAD n’est pas à vendre ! »
plan d’avenir pour trouver des solutions pérennes afin de rendre l’EHPAD plus attractif aux yeux des professionnels. La prime d’insularité a été à nouveau évoquée.
Troisième sujet évoqué, « étudier les possibilités de rachat du foncier bâti par tous les moyens financiers et légaux (y compris préemption) en relation avec l’ARS, des financeurs mutualistes, etc. pour faire cesser cette spirale destructrice. » Certains intervenants estimant que retrouver la maîtrise du foncier permettrait de reprendre en main la gestion de l’EHPAD. Les besoins de rénovation et d’entretien des bâtiments ont aussi été évoqués.
Au terme de ce débat, le collectif a réaffirmé sa détermination en faveur du maintien du service public de l’EHPAD, nécessité vitale au regard du vieillissement de la population et de l’équité territoriale. La rupture du lien familial et social qu’induirait la fermeture à terme de l’EHPAD n’est pas acceptable. Il s’engage auprès des Rétais à suivre l’évolution de ce dossier après les élections.
Nathalie Vauchez
*Comme nous l’écrivions en juin 2024, des dérogations à la loi existent déjà en zones frontalières, comme par exemple cette prime pour les fonctionnaires installés près de la frontière suisse, afin de les inciter à rester travailler en France. Ce dispositif date de décembre 2023 et concerne 29 000 agents de l’Etat dans 133 communes de l’Ain et de la Haute-Savoie. Dans un compte-rendu du conseil de Ministres d’alors il est rappelé les « importantes difficultés de recrutement et de fidélisation liées à a cherté de la vie, se traduisant en particulier par des tensions spécifiques pour l’accès au logement... et qui conduisent à des fermetures de lits dans les hôpitaux et les EHPAD... ». D’où ces dérogations.
La CdC ayant été interpellée sur les raisons de son absence lors du débat, Ré à la Hune donne la parole à son président, Lionel Quillet, qui tient à rétablir les faits et regrette l’ « instrumentalisation de l’EHPAD à des fins politiciennes ».
Qui fait quoi, qui est responsable de quoi ?
La CdC rappelle que les autorités de tutelle des EHPAD sont l’Agence régionale de santé (ARS) et le Département, qui mènent des procédures de contrôle visant à garantir le respect de la loi, repérer et faire cesse d’éventuels risques pour la santé et la sécurité des résidents. Un Contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) conclu entre l’ARS, le Conseil départemental et le gestionnaire fixe les objectifs de qualité de la prise en charge des résidents et les moyens financiers de fonctionnement.
Les EHPAD ont trois sources de financement : le versement d’un forfait de la part des résidents, qui peuvent bénéficier d’aides. Le montant du prix de l’hébergement est fixé par le Conseil départemental
pour les établissements habilités à l’aide sociale ; Le Département avec le versement du budget dépendance, permettant de financer l’aide aux gestes du quotidien ainsi que les soins relatifs à la dépendance et la surveillance médicale des personnes dépendantes ; l’ARS via les fonds de l’Assurance Maladie, qui finance le budget soins, incluant le financement du personnel soignant, le matériel médical et les médicaments.
Lionel Quillet précise que la CdC ne dispose d’aucune compétence réglementaire ou budgétaire sur la gestion de l’établissement et la rémunération des personnels. Elle ne siège pas non plus au Conseil de surveillance de l’hôpital, contrairement au Département, par exemple.
Le débat organisé par le Collectif « Sauvons le seul EHPAD public de l’île de Ré » a rassemblé une trentaine d’élus et candidats aux municipales, représentants syndicaux et membres du personnel.
Le 13 novembre 2023, les syndicats du groupe hospitalier avaient appelé les élus et les habitants de l’île de Ré à venir manifester leur soutien à l’EHPAD de Saint-Martin de Ré.
(Lire la suite page 7)
Rappel des faits et de leur chronologie
On se souvient qu’en octobre 2023, la CGT de l’hôpital a interpellé les élus rétais lors d’un Conseil communautaire, afin que l’Unité protégée de l’EHPAD de SaintMartin ne ferme pas. « Cette fermeture prévue pour la fin d’année 2023 avait été acceptée par la double autorité de tutelle de l’EHPAD », précise la CdC. Après un dialogue avec la direction du groupe hospitalier, les interventions du député et du président de la CdC auprès de la 1ère ministre et du ministre de la santé ont permis de maintenir l’unité protégée, décision confirmée par un courrier du ministre daté du 7 décembre 2023. Une réunion avec la direction de l’hôpital organisée le 21 décembre 2023 aboutit aux engagements suivants pris par cette dernière : Maintien de l’EHPAD public sur l’île de Ré ; Maintien de l’Unité protégée de 12 lits ; Objectif d’arriver à une capacité de 135 résidents ; Poursuivre les mesures d’attractivité et de fidélisation, à la faveur de l’implication de l’ensemble des parties prenantes, de la reconnaissance du caractère insulaire de Ré et des sujétions particulières qui y sont liées, ainsi que la mise en place de mesures adaptées en conséquence.
Par courrier du 5 mars 2024, la directrice générale du Groupe hospitalier a informé la CdC que le Département a émis une fin de non-recevoir à sa demande de crédits supplémentaires pour instaurer une « prime d’insularité » pour les agents de l’EHPAD.
Le 10 octobre 2024, une rencontre entre le président de la CdC et la direction de l’EHPAD s’est tenue pour faire le point sur la situation de l’établissement. A cette date, les éléments suivants avaient été évoqués : Cadre de santé sur site en permanence ; 74 résidents dont 10 en Unité protégée ; 5 aides-soignantes recrutées sur les 10 manquantes ainsi qu’une psychologue à 50%...
Le 4 novembre 2025, la CGT du groupe hospitalier a organisé une journée de mobilisation au sein de la structure rétaise visant à dénoncer les conditions de travail du personnel. « Cette revendication n’avait rien à voir avec celle de fin 2023 quand l’unité protégée était menacée de fermeture. Il s’agissait là, pour le syndicat, de mettre le doigt sur une problématique qui relève des relations entre un employeur et ses salariés : les conditions de travail. », estime la CdC.
Cinq points évoqués avec la direction de l’hôpital Le 6 décembre 2025, le président de la CdC a rencontré Madame Bénéat-Marlier, directrice générale du groupe hospitalier La Rochelle/Ré/Aunis. Ont été abordés cinq points principaux : La situation de l’EHPAD et le nombre de résidents : si la capacité matérielle d’accueil est de 160 résidents, le capacitaire viable calculé par le groupe hospitalier est de 97 résidents (dont 12 dans l’unité protégée), nombre maximum possible du fait des moyens humains notamment qu’elle est en capacité de mobiliser. La rumeur de fermeture du service d’accueil de jour : La directrice
générale l’a formellement démentie et a assuré qu’il n’était absolument pas d’actualité de fermer ce service qui, a fortiori, bénéficie d’un financement dédié. Le service de Soins médicaux et de réadaptation (SMR) : Ce service proposé à Saint-Martin compte 30 lits. La direction du groupe hospitalier confirme qu’il ne fonctionne pas à plein en raison de difficultés liées au recrutement de kinésithérapeutes (difficulté générale en France). Un nouveau cadre de santé était en cours de recrutement à cette date. Le personnel et les effectifs de l’EHPAD : La direction du groupe hospitalier a affirmé que le ratio était de 0.6 Equivalent Temps Plein (ETP) par résident et que ce chiffre était celui communément admis dans tous les établissements de ce type, même s’il n’est pas idéal. Il arrive parfois, en cas de pic d’absentéisme, que ce ratio puisse être moindre, mais de manière conjoncturelle. La location de locaux administratifs inoccupés sur le site : La CdC rappelle que, fin 2023, elle avait proposé au groupe hospitalier qu’elle puisse, pour les besoins d’associations du territoire notamment, devenir locataire et régler ainsi un loyer à l’hôpital qui lui permettrait ainsi de réduire le déficit financier de la structure. A ce moment-là, elle avait reçu une fin de non-recevoir. Depuis, l’avis de la Direction quant à cette proposition a évolué positivement puisque, dorénavant, elle se montre ouverte sur cette possibilité qui va sans doute pouvoir se concrétiser en 2026.
« L’EHPAD n’est pas menacé de fermeture »
Le président de la CdC résume ainsi la situation : l’EHPAD n’est pas menacé de fermeture et l’EHPAD n’est pas à vendre ! ; Il a vocation à se stabiliser autour d’une centaine de résidents accueillis ; S’il souffre de difficultés de recrutement de personnel et même de manque d’effectif lors de pics d’absentéisme, le ratio de 0.6 agent (tout confondu) par résident communément admis est tenu et est le même que dans les autres EHPAD publics ; les logements locatifs sociaux construits à l’initiative de la CdC et qui seront prochainement livrés à Saint-Martin, sont très attendus par l’hôpital et participeront à fidéliser du personnel soignant ; le projet de location par la CdC de locaux administratifs inoccupés sur le site de l’hôpital va permettre à ce dernier de réduire ses charges de structure et donc son déficit.
En tant que président de la Communauté de communes, Lionel Quillet se dit « pleinement attentif à la situation de l’unique EHPAD public de l’île et entretient un dialogue permanent, constructif, exigeant et respectueux avec toutes les parties-prenantes ». En revanche, il regrette que « certains candidats aux élections municipales aient instrumentalisé le collectif de défense et plus globalement l’EHPAD à des fins uniquement politiciennes. D’une part, ce comportement irresponsable décrédibilise la cause rétaise aux yeux de la direction de l’hôpital et, d’autre part, vient ternir l’image d’un établissement qui peine déjà à recruter. »
Informations et propos recueillis par Nathalie Vauchez
« Un maire n’est pas là pour se faire plaisir »
Patrice Déchelette fait partie des trois maires sortants de l’île de Ré qui ont fait le choix de ne pas se présenter pour un nouveau mandat*. Profondément attaché à Saint-Martin de Ré depuis sa plus tendre enfance, il y est élu comme conseiller municipal depuis 1 995 , puis maire depuis 2008. Entretien avec un homme tout à la fois modeste et « cash ».
Elu pour la première fois dans l’équipe de Lucien Rieux (1995) qui avait passé dix-huit de ses colistiers sur dix-neuf - sur la liste d’en face seul Marcel Gaillard avait été élu -, puis conseiller d’opposition lors du mandat de Georgine Lafontaine (2001) - le mieux élu de tous ! - Patrice Déchelette a créé la surprise en battant la maire sortante en 2008. Depuis, il a été réélu maire en 2014 et 2020.
Ré à la Hune : d’où vous vient cet attachement viscéral à Saint-Martin de Ré et à son patrimoine ?
Patrice Déchelette : je suis le produit improbable d’une mère rétaise et d’un père roannais, petit j’ai passé toutes mes vacances chez mes grands-parents à Saint-Martin et usé mes fonds de culotte sur les quais du port et les remparts. Après des études à l’Ecole nationale de Versailles et avoir travaillé en région parisienne, j’ai obtenu ma mutation au collège des Salières de Saint-Martin où j’ai enseigné trente-deux ans la technologie. J’ai habité un temps La Rochelle avant de m’installer dans la maison familiale de la rue des Gabarets. Avec ma compagne, nous formons un couple moderne, nous habitons chacun de notre côté, sa maison est située extra-muros.
De quoi être vous le plus fier durant vos trois mandats de maire ?
Je dirais satisfait, plutôt que fier. Avoir réussi à ce que le Conseil d’administration de l’hôpital acte - à une voix prêt - la vente de l’ancienne maison de retraite de Saint-Martin à la CdC, à qui la mairie avait délégué son droit de préemption, malgré la moins-value d’1,6 M€ versus la proposition d’acquisition d’un promoteur privé. On a pu y créer soixante-trois logements sociaux avec l’aide de la CdC, Lionel Quillet tout juste élu président avec l’appui des délégués communautaires ayant pris à bras le corps la compétence logement. Si Mme Lafontaine avait été réélue, ces logements n’existeraient pas, nous avions deux visions diamétralement opposées.
Malheureusement, l’hôpital a vendu les quelques logements de fonction attenants à l’établissement hospitalier - ceux du directeur, de l’économe, etc. - à des particuliers.
Et seront livrés en décembre 2026 ou janvier 2027 les vingt-cinq logements sociaux Habitat 17 en cours de construction sur le site de l’ancienne gendarmerie. J’ai demandé que soient prévus des T1, T2 et T3, car on manque cruellement de petits logements sur l’île. Sous mes mandats on aura construit quatre-vingt huit logements à loyers maîtrisés !
Aujourd’hui, certains vous reprochent de ne pas avoir empêché la fusion de l’hôpital de Saint-Martin au sein du groupe hospitalier littoral Atlantique...
Cela n’aurait pas de sens que l’hôpital de Saint-Martin soit isolé et cela n’est
pas défendable au plan budgétaire. Tous les hôpitaux en France se mutualisent, notamment pour des économies d’échelle, par exemple pour les repas et services...
Le patrimoine a-t-il été un axe important de votre politique municipale ?
A mon arrivée, le petit port de La Citadelle était en ruines, les brèches dans les remparts consécutives à la tempête Martin de 1999 n’avaient pas été colmatées. Dès le début du mandat j’ai lancé leur restauration, c’est à cette occasion que j’ai fait la connaissance de l’architecte Philippe Villeneuve. Nous avons aussi refait le chemin de la Citadelle jusqu’à la plage de la Cible, en petit béton très lisse pour permettre le passage de tous, y compris poussettes et PMR. Nous avons créé le chemin lumineux entre le cimetière et la plage de la Cible, qui met en valeur les remparts et permet de faire la jonction intra-extra muros.
pendant 18 ans.
Et côté environnement ?
Nous avons aussi restauré l’hôtel de Clerjotte (musée) qui date de la fin XVème-début XVIème siècle, si cela était moi il serait passé en priorité bien avant, plutôt que la construction de l’aile contemporaine, pour laquelle nous sommes toujours au tribunal pour les multiples contrefaçons, nous avons assigné en 2016. Nous avons aussi plus récemment restauré la Poudrière. Et refait l’éclairage intérieur des vitraux de l’église et la toiture.
Quelles sont les autres réalisations de vos mandats que vous souhaitez mettre en avant ?
Nous avons repris tout l’éclairage intra et extra muros désormais en LED, nous avons créé le chemin lumineux entre l’intra et l’extra muros, mis en place la vidéoprotection. Nous tenons aussi beaucoup à notre camping municipal, qui va bénéficier d’un bâtiment d’accueil tout neuf qui sera inauguré en mai prochain, avec une belle salle de réception, une salle de loisirs, un bureau d’accueil, une laverie, un petit logement en dur pour le gardien. Les travaux d’un montant d’1,2 M€ sont entièrement autofinancés sur le budget annexe du camping. Outre le fait de proposer des tarifs de séjour très raisonnables aux vacanciers, nous maintenons des places pour les saisonniers en tentes et mobil-homes.
D’ailleurs nous avons aussi recréé le foyer des saisonniers - qui a été un temps transformé sous de précédents mandats en salle des associationsqui permet d’accueillir les saisonniers de mars à octobre, dans de bonnes conditions.
Nous avons planté beaucoup d’arbres, bien travaillé les espaces verts, créé avec la LPO et Ré Nature Environnement trois refuges LPO, les jardins familiaux pour ceux qui vivent en appartement sont lancés...
Quel est votre plus grand regret ?
Saint-Martin avait la concession de son port depuis 1969, il faisait partie intégrante du domaine de la commune. Nous l’avons perdu au 1er janvier 2020, du fait de la loi NOTRe. Mais qu’a fait le Département depuis, notamment en termes de voirie ? La commune a refait les réseaux sur l’ilot, créé avec l’accord des Bâtiments de France un local de poubelles réfrigéré pour les restaurateurs, afin de rendre l’îlot plus attractif. On attend toujours que le Département fasse la reprise des chaussées qui lui appartiennent.
Avez-vous d’autres regrets ?
Oui un autre grand regret, celui de n’avoir pas pu réinstaller un kiosque à musique place de la République (il existait en 1910). La raison ? On a été victime d’un chantage. L’ABF de l’époque nous a dit : « Vous aurez droit de refaire un kiosque une fois que vous aurez refait la place ». Il y en avait pour la bagatelle de 1,6 M€ alors que le kiosque représentait 150 K € ! C’est cette même somme qui est consacrée à l’Hôtel des Cadets Gentilhommes, qui prenait l’eau et dont il était urgent de restaurer la toiture. Sous le mandat de Mr Rieux, avec l’ABF Mr Boissière, il n’a pas été possible de faire ce kiosque. Puis quand j’en ai parlé à Max Boisraubert, son successeur, il a trouvé que c’était une excellente idée, puis Mr Mottin qui y était aussi favorable voulait aussi que l’on refasse la place... Un maire n’est pas là pour se faire plaisir, il doit prioriser les projets...
Je regrette aussi que tout soit de plus en plus réglementé, l’esprit de liberté s’amenuise. Regardez avant vous pouviez naviguer quand vous vouliez, vous posiez un corps mort et votre voilier mouillait sans souci, désormais le mouillage n’est autorisé que du 1er avril au 30 septembre, et très réglementé... Pourquoi vous opposez vous au passage souterrain sous la RD, à hauteur du cimetière, voulu par le Département ?
Je suis résolument contre. Doit-on adapter le village aux touristes présents un mois et demi par an et quelques grands week-ends, ou doit-on laisser les touristes s’adapter au village ? Avec une pente à 5 %, il faut aller chercher loin, modifier le cadre patrimonial, c’est une aberration. Le coût de l’ouvrage est de plus de 1 M€ (70 % à la charge de la CdC, 30 % du Département - NDLR). En outre, nous ne souhaitons pas si ce souterrain était fait en récupérer la délégation et devoir assumer les problèmes d’entretien, d’inondation, etc. De plus, du fait de l’existence du rond-point, les véhicules roulent à 10-15km/heure à cet endroit, d’ailleurs il n’y a jamais eu d’accident. Le passage souterrain de La Couarde lui se justifie, puisqu’il n’y a pas de rond-point et que le site est accidentogène. Mais à Saint-Martin un feu tricolore suffirait.
Certains vous reprochent de n’avoir pas su maintenir des commerces de bouche en centre-bourg, d’avoir aussi arrêté le marché de nuit estival sur le port, de ne pas initier assez d’animations, que Saint-Martin ne tient pas son rôle de capitale culturelle... que leur dites-vous ?
Je défie les prochains élus, quels qu’ils soient, de faire venir par exemple un boucher à l’année à Saint-Martin. Notre village est le mieux doté avec trois grandes surfaces, comment un commerçant de bouche en centre-bourg peut-il être viable dans ces conditions ? Quant au marché de nuit, petit à petit les vrais artisans se sont faits rares, on a essayé de faire revenir des artisans-créateurs et non des commerçants qu’on trouve déjà le matin sur le marché du Bois-Plage, on a été obligé d’y renoncer faute de combattants.
Nous avons créé des recettes pour la commune qui n’existaient pas comme le stationnement payant (700 K€/an), la location de l’ancien office de tourisme au seul magasin en France dédié à Tintin, le restaurant de la plage de La Cible, dont les murs appartiennent à la commune... Nous avons aussi créé les trente mouillages de la plage de La Cible. Quant aux animations, nous avons créé le festival Les Martinelles pour les enfants, il y a beaucoup de concerts, de fêtes : de la musique, du 14 juillet, du port, de la Saint-Martin, etc. Le concert de la chanson française dans
(Lire la suite page 9)
Vauchez
Patrice Déchelette vit non sans un pincement au coeur ses derniers jours dans son bureau de l’Hôtel des Cadets Gentilshommes, qu’il aura occupé en tant que maire
les remparts Porte des Campani, etc. On finance tout de même des animations et festivités à hauteur de plus de 150 K€ !
Nous avons créé l’aire de loisirs de La Cible, le city park près du stade, autant de lieux de vie pour nos jeunes...
Outre le fait de l’avoir restauré, grâce aux compétences et à l’énorme travail de Christelle Rivalland et de son équipe, nous avons fait du Musée Ernest Cognacq un centre de vie patrimonial et culturel, avec les ateliers pédagogiques pour les enfants, les expositions temporaires et autres expos, les conférences organisées par le Musée et par l’AAMEC (Association des Amis du Musée Ernest Cognacq). Je suis attaché à ce musée depuis que je suis gamin, ma famille s’y est toujours investie...
Tout est une question d’équilibre, entre animations et tranquillité aussi
recherchée par nombre de résidents et visiteurs. A la question : « Qu’avezvous fait ? », j’ai coutume de répondre : « J’ai fait mon possible, et je l’ai fait pendant dix-huit ans ». C’est déjà bien, il me semble...
Quelles sont les qualités indispensables pour être (un bon) maire ?
Les qualités humaines. Je suis très heureux d’avoir travaillé toutes ces années avec les collaborateurs de tous les services de la mairie, il y règne une très bonne entente, assez exceptionnelle. La proximité avec les habitants est aussi une qualité première.
Quel regard portez-vous sur les actuelles campagnes électorales à Saint-Martin ?
Je ne crois pas qu’il faille proposer aux Martinais un catalogue-inventaire à
ARS-EN-RÉ - HOMMAGE
la Prévert, il faut rester excessivement modeste. Et certains promettent des projets... qui sont déjà lancés sous ce mandat comme celui de la maison partagée rue du Chay Morin sur l’îlot, les plans sont déjà faits ! De même, avons-nous préempté la maison de l’ancien menuisier Bernard Lagarde, dans la ZA, pour y créer des box pour les artisans. Il faut rester raisonnable dans ses choix, faire les choses au fur et à mesure. J’aurais souhaité une forme de continuité de mes mandats, je ne la vois pas. On parle aussi beaucoup de « méthode de travail », comme si nous ne travaillions pas déjà dans la concertation. Et j’espère que le climat de travail et l’état d’esprit actuels en mairie seront préservés.
Qu’allez-vous faire au lendemain du 15 mars** ?
Je vais bricoler, lire, naviguer, voyager
en France sur des sites patrimoniaux avec ma compagne, profiter de mes deux enfants et trois petits-enfants (16, 13 et 6 ans). Je vais avoir une période d’adaptation, je ne suis pas parti en vacances une seule fois durant ces trois mandats. Je regarderai de très près les évolutions sur Saint-Martin, mais de très loin au niveau pratique. C’est une page qui est sur le point de se tourner, il est temps à 77 ans que je profite un peu de ma retraite...
Propos recueillis par Nathalie Vauchez
*Lire notre interview croisée de Gisèle Vergnon et Patrick Rayton parue en février 2025 : www.realahune.fr/ gisele-vergnon-et-patrick-rayton-a-livre-ouvert/ **Avec seulement deux listes, Saint-Martin ne connaîtra pas de second tour.
Les 200 ans de la SNSM au cœur d’une Causerie
L’AIA, Association d’information arsaise, a célébré les deux cents ans de la Société nationale de sauvetage en mer dans une Causerie organisée le 5 mars dans la salle des fêtes d’Ars-en-Ré.
Paulette Comes a débuté cette conférence en réalisant un historique de la SNSM. La première station de sauvetage française apparut en 1825 à Boulogne-sur-Mer, et en 1865 un décret impérial créa officiellement la SCSN, la Société centrale de sauvetage des naufragés. Cette dernière prit rapidement de l’ampleur et des stations se créèrent un peu partout. En 1873, une autre société vit le jour en Bretagne : la Société des hospitaliers sauveteurs bretons qui essaimèrent des postes de secours sur tout le littoral à l’heure où les bains de mer étaient à la mode. À la sortie de la seconde guerre mondiale, la SCSN et la Société des hospitaliers sauveteurs
bretons fusionnèrent à la demande des pouvoirs publics pour donner naissance à la Société nationale de sauvetage en mer, dont la vocation était déjà de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer et sur les côtes. Elle fut reconnue d’utilité publique en 1970.
1869 sur l’île de Ré
Sur l’île de Ré, la SCSN fit construire en 1869 la station du Canot de sauvetage au niveau de la Pointe des Baleines, là où se produisaient de nombreux naufrages. « C’était un canot en bois conduit à la rame et insubmersible » a expliqué Paulette Comes. « Il fallait
pas mal de manœuvres pour le mettre à l’eau. L’alerte était donnée soit par tocsin ou coup de canon et signalée par un drapeau noir sur le sémaphore. » « À la fin de la seconde guerre mondiale, l’association prend le nom des Hospitaliers Sauveteurs Bretons et crée la station de sauvetage de l’île de Ré. En 1967, cette station de sauvetage, basée à la Couarde, prend le nom de SNSM. » Paulette Comes a également rendu hommage aux anciens de la SNSM, notamment à Edmond Giraudeau, membre du dernier équipage du Canot de sauvetage de Saint-Clément et à son fils Pierre, Jean Baudoin, qui fut le Président de la SNSM pendant trente ans jusqu’en 2007, ou encore Jean-Prosper Trocmé, qui fut le dernier pêcheur de sardines d’Ars mais aussi sauveteur de la SNSM.
« Sauver des vies » Grégory Ziebacz a ensuite pris la parole. Cet ancien gendarme et nageur sauveteur en poste sur l’île de Ré a fait partie de la SNSM dans les années 1980. Il s’est appuyé sur des archives de la SNSM pour donner de nombreuses anecdotes sur le quotidien des sauveteurs rétais. Lui aussi a tenu à citer de nombreux noms de l’histoire du sauvetage sur l’île, tels Alphonse Penaud, Marcel Drugeon ou encore Tatave. « Ces gens-là ne cherchaient pas la reconnaissance. Ils faisaient cela pour sauver des vies, c’était dans leur ADN », a insisté Grégory Ziebacz. Il a également évoqué les grandes évolutions de la station sur l’île de Ré et a partagé certaines de ses
Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.
expériences, comme les premiers exercices de sauvetage avec hélicoptère.
Jean-Luc Dupeux, membre de la SNSM depuis 25 ans et ancien président de 2005 à 2017, était là pour représenter l’équipe actuelle. Il a conclu la Causerie en diffusant un film réalisé sur le sauvetage d’un bateau de régate. Il a rappelé quelques chiffres. « On fait environ quatre-vingt interventions par an et l’année dernière on a ramené cent-vingtcinq personnes à terre. » « L’important c’est de réussir la mission. Quand on part, on ne sait pas sur quoi on part, ni ce qu’il va se passer. L’important c’est de réussir, et de rentrer. »
Bénévolat
Une question dans le public a soulevé le sujet des financements et du bénévolat des sauveteurs. « À l’origine ce sont des pêcheurs qui allaient sauver d’autres pêcheurs en mer », a expliqué Jean-Luc Dupeux. « C’étaient des amis, des copains. Nous on continue dans cette mentalité. On fait ça parce qu’on a l’envie et le désir de sauver des vies. Je ne sais pas si ce serait pareil si c’était une activité rémunérée. On a aujourd’hui vingt-huit personnes à la station, une quinzaine qui navigue et les autres sont très importants aussi pour gérer tout ce qu’il y a autour, et je pense que ça marche bien justement grâce au volontariat et l’envie de bien faire. »
Une participation était proposée au public à l’issue de la soirée, dont les bénéfices ont été reversés à la SNSM.
Aurélie Bérard
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Une dizaine de canotiers était nécessaire à bord du Canot de sauvetage de Saint-Clément.
Des travaux d’urgence suite aux tempêtes hivernales
Lionel Quillet et Patrick Rayton, président et 1er vice-président de la CdC, ont supervisé fin février les travaux de préservation des côtes, qui ont subi les assauts des différentes tempêtes hivernales.
Canot de sauvetage à Saint-Clément
Une sécurisation de la cale du canot de sauvetage a été rendue nécessaire du fait de dégradations importantes lors des tempêtes de cet hiver.
Avec le départ de matériaux et la formation d’une énorme cavité à l’intérieur de la cale, il était nécessaire de la sécuriser pour éviter son effondrement. Ces
travaux d’urgence ont été menés les 17 et 18 février, une AOT (autorisation d’occupation temporaire) ayant été délivrée par les services de l’Etat : 35 m3 de béton ont été coulés pour combler la cavité et 14 m3 coulés en pied d’ouvrage.
Le tout pour un montant d’un peu plus de 20 K€ TTC, financés pour 50 % par la CdC et 50 % par la commune, conformément aux choix effectués dans le cadre de la Stratégie littorale de la gestion de la bande côtière. En effet, les cales sont sous maîtrise d’ouvrage communale, mais la CdC apporte une participation financière quand la cale joue un rôle dans le maintien de sable et la protection contre l’érosion, ce qui est le cas au canot de sauvetage.
Brouettage de sable au Peu Ragot
Une érosion importante du pied de dune a été constatée au Peu Ragot, à La Couarde, à la suite des tempêtes successives. Il était nécessaire de réaliser un brouettage de sable pour éviter le contournement du refend de la tête de la dune et d’aggraver l’effet d’érosion. Ces travaux ont été entrepris les 23 et 24 février derniers, dans le cadre
d’une AOT. Un brouettage de 3 200 m3 depuis l’estran pour reprofiler le pied de dune, grâce à deux pelleteuses et deux dumpers. Les travaux ont représenté 56,65 K€ TTC.
Sécurisation de la digue de la Pyramide
A Saint-Clément encore, a été constatée
une déstabilisation des enrochements de la digue à la suite des évènements hivernaux successifs. D’où la nécessité de remanier les enrochements pour sécuriser le site. Ces travaux ont été réalisés début mars (AOT), à l’aide d’une pelleteuse pour 3 478 € TTC.
La Couarde : clap de fin pour Patrick Rayton
Après 18 ans de mandature, Patrick Rayon a conduit son dernier Conseil municipal le mardi 3 mars.
Il n’y aura pas de discours car nous déjeunons ensemble après », précise l’élu en ouverture de sa dernière séance municipale, menée dans une ambiance détendue mais comme toujours studieuse. Au menu, de nombreux points concernant les finances mais aussi quelques sujets qui mobiliseront sans doute la nouvelle équipe ces prochains mois.
Des finances maîtrisées
Sens des responsabilités et de l’argent public a sans aucun doute caractérisé les mandatures successives de Patrick Rayton, se reflétant dans le souci pointilleux apporté à la gestion des budgets. Aucune surprise donc à ce qu’il laisse derrière lui une situation saine et transparente. En ce mardi 3 mars, seuls sont évoqués les résultats 2025, les budgets primitifs 2026 ayant été votés en décembre afin d’assurer le fonctionnement de la commune jusqu’à la mise en place de la nouvelle municipalité. À elle de les modifier ou de les ajuster comme elle l’entendra. Nulle surprise non plus dans les résultats de l’année dernière : toujours attentif à « dépenser moins que prévu pour générer du résultat », Patrick Rayton clôture son troisième mandat de maire avec un excédent de plus de 1,3 M€ au budget de fonctionnement de la commune.
Le camping sur les rails
Dernière sortie sur le terrain de Patrick Rayton, maire de La Couarde et 1er vice-président de la CdC, au côté de Lionel Quillet, pour expliquer aux médias les travaux d’urgence contre l’érosion menés au Peu Ragot.
par son Conseil à faire les démarches nécessaires, tout comme à signer une convention d’occupation domaniale de la commune avec le camping Le Rémondeau, afin de « clarifier la relation entre une structure à caractère commercial et la commune ».
*Lire notre article paru en février : www.realahune.fr/conclusion-positive-pourle-camping-municipal/ CONSEIL MUNICIPAL DU 3 MARS 2026
Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) « pour une meilleure lisibilité des parents », Patrick Rayton choisit pour conclure de présenter un état de la dette couardaise. Celle-ci a augmenté en 2026 (passant de 2, 37 à 2,8 M€), en raison de nouveaux emprunts contractés pour acquérir deux logements rues des Tuileries et Aristide Briand, ainsi que le financement de la rénovation d’un troisième. Ce qui n’entache pas une situation saine, riche d’une épargne disponible et d’une capacité de désendettement à 3,5 ans.
Parvenir au renouvellement de la Convention entre la commune et l’Office
national des forêts (ONF), a été l’une de ses dernières préoccupations, une responsabilité qu’il entendait assumer jusqu’au bout et c’est chose faite*. Néanmoins, Patrick Rayton anticipe déjà « un gros travail à faire pour la nouvelle équipe ». En effet et selon les exigences de l’ONF, le camping s’engage « à présenter un plan de gestion durable dans l’année suivant la signature du bail et l’obtention du label ‘Clé Verte’ dans les trois ans ». Ajoutons-y une garantie bancaire de 50% du montant de la redevance annuelle (soit 24 K€), nouveauté anticipée par Patrick Rayton, autorisé
Une gestion saine Après la cession d’un chemin à la CdC en vue de l’aménagement de la liaison entre le giratoire de La Passe et la piste cyclable, et l’adoption des prochains tarifs de la cantine scolaire prenant en compte la nouvelle donne du
Comment clôturer une séance si singulière ? Si l’émotion perce dans la voix de l’élu, ce sont sourires et applaudissements qui emportent la mise. Évoquant « dix-huit ans de plaisir même si ça n’a pas toujours été facile », il se déclare fier des équipes avec lesquelles il a travaillé. « J’ai essayé de faire au mieux et je n’ai pas honte de ce qu’on a fait », affirmet-il, se félicitant que « le bon chemin ait toujours été trouvé pour l’intérêt général ». « Le plus important est le respect et je souhaite le meilleur pour La Couarde », conclut-t-il enfin. Nul doute que Patrick Rayton laissera derrière lui le souvenir d’un maire profondément soucieux de préserver l’état d’esprit de La Couarde, cet « esprit de famille » qui lui est si cher.
Pauline Leriche Rouard
Pelleteuse et dumper à l’œuvre pour renflouer le pied de dune au Peu Ragot.
Énorme cavité à l’intérieur de la cale du Canot de Sauvetage.
CP et NV
Rivedoux-Plage : un dernier conseil sous tension
Tension palpable lors du dernier conseil municipal du mandat, mercredi 2 5 février.
Tout le monde avait encore en-tête l’ambiance dans laquelle s’était déroulée le conseil du 4 décembre, au cours duquel, le maire Patrice Raffarin avait retiré à Julie Foulquier, deuxième adjointe, la délégation communication et numérique et une partie de ses indemnités. L’approbation du compte-rendu du conseil retraçant ces événements posa immédiatement problème, Julie Foulquier réagissant au passage faisant allusion à sa sortie de séance qui n’était pas de son fait, comme indiqué, mais effectué à la demande du maire. La correction sera prise en compte. Le compte rendu sera finalement validé avec 4 voix contre et 1 abstention (Julie Foulquier, Philippe Tréhello, Laure Trichard et Marie –Françoise Bernard votèrent contre et Colette Piveteau s’abstint.)
Les décisions du maire à l’ordre du jour seront ensuite traitées. Philippe Trehello réagira à propos de la facture des travaux de la bibliothèque qui devaient être négociés à la suite d’une erreur dont il était convenu de partager le coût. Patrice
Raffarin confirma que les chiffres indiqués tenaient compte des négociations à la baisse. Concernant le protocole en matière d’organisation du travail indiquant que les mariages ne devront plus être célébrés l’après-midi, Julie Foulquier regretta que l’on ne puisse plus se marier l’après-midi. Le maire répondit que les élus pouvaient procéder à des baptêmes et des mariages quand ils le souhaitaient cette mesure ne concernant que les agents. Quant à Laure Trichard, elle posa une question sur le recrutement des saisonniers à laquelle Patrice Raffarin lui répondit que ceux-ci étaient effectués par la direction des services techniques en fonction des besoins !
Julie Foulquier confirma au conseil qu’elle avait demandé un contrôle de légalité à propos de plusieurs décisions prises lors du conseil du 4 décembre portant entre autre sur le fait qu’il lui avait été demandé de quitter la salle. Patrice Raffarin, quant à lui, a sollicité l’avocate de la commune à propos d’un recours « pour excès de pouvoir » devant
le Tribunal administratif sans plus de précision quant à la personne s’adonnant à ce recours.
Les Finances Publiques ayant omis d’envoyer les documents nécessaires en raison de problèmes informatiques, les délibérations sur le budget 2026 ne furent pas abordées. Ce qui laissa à Monique Verne, vice-présidente du CCAS, la possibilité de faire un rapport annuel d’activités très complet dans une
CONSEIL MUNICIPAL DU BOIS-PLAGE DU 4 MARS 2026
ambiance plus sereine. Il ressort de son analyse que dans la commune 568 personnes ont plus de 70 ans et 245 plus de 80 ans, et qu’elles sont de plus en plus seules.
Patrice Raffarin conclut la séance de ce dernier conseil de la mandature en remerciant tous les élus pour le travail accompli au profit de Rivedoux-Plage et de ses habitants.
Catherine Bréjat
Stabilité de la fiscalité locale et future occupation du pôle santé
Des rangs clairsemés mais un quorum atteint pour ce dernier Conseil municipal du mandat, qui a acté quelques décisions importantes pour les Boitais.
Maintien des taux de fiscalité directe locale
A commencer par le vote du maintien des taux de fiscalité directe locale actuels : soit 37,74 % pour la taxe foncière sur le bâti, 33,14% pour la taxe foncière sur le non bâti et 10,16 % pour la taxe d’habitation. Seule Claudie Buat a voté contre, estimant préférable que le budget soit au préalable examiné avant de voter la fiscalité. Le maire, Gérard Juin, a rappelé que le Compte financier unique (CFU) et le budget primitif 2026 n’ont pu encore être validés pour des raisons techniques, matérielles, et sont toujours dans les mains de la DGFIP. Cela n’empêche pas de voter la fiscalité, qui a aussi été vue en commission de la vie économique « qui n’a pas émis de désaccord ». Le Budget primitif 2026 a bien été préparé, il peut être voté jusqu’au 30 avril 2026 (et doit donc être bouclé au 15 avril) et le CFU jusqu’au 30 juin 2026.
Deux conventions d’utilité sociale ont été votées avec La Verdinière, respectivement pour 14 K€ sur le budget principal 2026 et 16 K€ sur le budget annexe de l’écotaxe. « Nous sommes l’une des collectivités qui utilise le mieux son écotaxe avec les gardes champêtres et les travaux sur les dunes. », a précisé le maire.
Affectation des locaux du pôle santé
Dans le cadre de ses délégations, le maire a informé le Conseil des décisions
prises, notamment la signature d’un bail professionnel avec Fanny Bodin (psychologue), le Docteur Boutin, le Docteur Gazonneau, le Docteur Renard, Damien Portal (podologue), Emilie AuvignéCastin-Adeline Dacrouse-Karine DupeuxSébastien Bernard (infirmiers).
Par contre les mises à disposition d’un local professionnel avec les Sociétés Civiles de Moyens doivent faire l’objet d’une délibération du Conseil municipal. Celui-ci a ainsi approuvé les conventions de mise à disposition d’un local professionnel avec la SCM « Kinés en Ré » de masseurs-kinésithérapeutes et avec la SCM « Visio-pôle Belvédère ».
« Avec un loyer de 12 €/m2 et des
charges autour de 6 € on rentre dans les clous sans souci et cela correspond au cadre donné par l’ARS, la CPAM et les Conseils de l’Ordre », a précisé Gérard Juin. « Les aides de l’Etat sont de 170 K€ en 2025 et 200 K€ en 2026, les maisons médicales bénéficient de telles aides même si on n’est pas en désert médical, on contribue positivement à limiter les déplacements et faciliter l’accès à des spécialistes. »
Le local destiné aux kinés comprend cinq pièces de consultation, une pièce de rangement et une salle de motricité, permettant une « rééducation moderne ».
L’autre local destiné aux deux ophtalmologues et à l’orthoptiste représente une surface de 80 m2 « C’est bien d’avoir
des ophtalmologues qui reviennent, dont l’un qui exerçait ici, et ces professionnels attendent avec impatience cette signature de convention, ayant tous un délai de préavis de six mois, d’où la nécessité de lancer vite les choses. », a expliqué le maire.
Claudie Buat a interrogé le maire sur les travaux à hauteur de 95 K€ pris en charge par la municipalité. « Ce local devait de toutes façons être rénové car c’est un ancien bâtiment, dans lequel il n’y a pas eu de travaux pendant trente ans. Ce bâtiment C est intégré au pôle santé. On aura un accompagnement financier important car il s’agit de rénovation et tout cela est déjà prévu au budget du pôle santé, je rassure il n’y aura pas d’emprunt supplémentaire », a-t-il précisé. « Et on aura des rentrées d’argent liées à ces locations ».
« Les locaux sont déjà affectés à 90 %, et on a aussi des demandes de professionnels de santé pour venir exercer à temps partiel au pôle santé, dès que cela va fonctionner on n’aura même pas assez de place. »
Les conventions ont été approuvées par le Conseil municipal, avec une abstention, celle de Mme Buat.
Ce dernier Conseil municipal du mandat s’est achevé avec des points administratifs. Enfin, il a été précisé que les élections des 15 et 22 mars se dérouleront dans la salle polyvalente, car il y a toujours beaucoup de monde qui se déplace.
Nathalie Vauchez
La municipalité de Rivedoux connaît une fin de mandat difficile, avec la scission de plusieurs élus.
Les locaux du pôle santé sont désormais déjà affectés pour 90 % et d’autres demandes sont arrivées.
Les Jardins
d’Arcadie, une résidence pleine de vie
Les résidences pour séniors ne sont ni des maisons de retraite, ni des EHPAD et contrairement à ceuxci ne sont pas médicalisées. Le concept est relativement nouveau et il n’existe qu’une seule résidence dans l’île. Celle-ci, qui a fêté son 3 e anniversaire le 2 mars dernier, a bien voulu nous ouvrir ses portes.
La résidence Les Jardins d’Arcadie accueille des personnes autonomes ou semi autonomes (comme indiqué dans sa plaquette de présentation) de plus de 60 ans depuis le 27 février 2023, date de son ouverture au BoisPlage. Installé à quelques pas de la plage des Gollandières, l’ensemble résidentiel bénéficie d’un environnement exceptionnel. Chaque résident loue son appartement (du studio au T3), meublé ou
TÉMOIGNAGES DE RÉSIDENTS
Françoise Basset - Françoise connaissait la région et l’île de Ré lorsqu’elle décida de se faciliter la vie au quotidien tout en optant pour une amélioration de sa vie sociale. Après avoir visité Les Jardins d’Arcadie en compagnie de sa fille, elle s’y est installée pour une semaine. Test concluant : elle avait l’impression d’être chez elle au milieu des paysages de sa jeunesse ! Première constatation, le personnel est aux petits soins pour les résidents « Ils sont tous plus adorables les uns que les autres » nous dit Françoise.
Assez isolée jusque-là, elle apprécie de se trouver dans une maison vivante où l’animation n’est pas un vain mot. Les intervenants sont nombreux, les activités variées : manuelles ou plus culturelles et créatives. La résidence accueille aussi des concerts de piano et des chorales. Les sorties sont nombreuses et régulières dans les commerces et grandes surfaces de l’île ainsi qu’à Beaulieu et à La Rochelle, mais également pour aller assister à une séance de cinéma à La Maline ou se baigner à la piscine. Françoise se réjouit de pouvoir profiter des services de la pédicure, de la coiffeuse et de la manucure sans avoir à se rendre à un rendez-vous extérieur. Physiquement en mesure d’entretenir son appartement, elle a cependant opté pour qu’un grand ménage soit effectué tous les quinze jours par les services de la résidence. Elle pratique assez régulièrement le restaurant surtout lorsqu’elle reçoit des invités, ce qui est le cas lorsque ses enfants, sa famille et ses amis lui rendent visite.
La formule de cette résidence des Jardins d’Arcadie semble bien lui convenir et si elle s’y sent bien c’est aussi parce qu’ici elle a
non, et organise son quotidien comme il l’entend, sorties comprises. Si le fonctionnement des différentes résidences est semblable, certaines adaptations s’imposent en fonction de la topographie des lieux. C’est le cas ici, où l’ensemble résidentiel est proche de la mer, mais assez éloigné du centre ville et des commerces. Problème compensé par la mise à disposition de transports gratuits et collectifs réguliers
trouvé le moyen d’échapper à la solitude en diversifiant ses activités et ses contacts.
Antoinette Merine - Après le décès de son époux, Antoinette Merine a mal supporté sa solitude. Possédant une maison dans l’île, elle avait pu suivre l’installation des Jardins d’Arcadie au Bois-Plage et décida, le moment venu, de tenter l’expérience tout en conservant sa maison dans laquelle ses enfants passent leurs vacances. Ici, elle apprécie l’environnement calme et harmonieux. Globalement, elle se sent bien aux Jardins d’Arcadie avec cependant quelques petits problèmes qu’elle aimerait voir se résoudre, comme la possibilité de trouver au restaurant au moins un plat un peu plus léger que les autres et sans sauce, tenant compte des problèmes de santé de certains résidents. Concernant le personnel, Antoinette est comme beaucoup de personnes qui prennent de l’âge, elle n’aime pas le changement. Il est vrai que l’équipe est encore en train de se constituer et qu’il y a des mouvements. Les transports vers La Rochelle lui paraissent un peu compliqués : si l’on sort des programmations habituelles, il faut réserver longtemps à l’avance et ce n’est pas toujours pratique. En revanche, elle adore les animations, qui selon elle, se sont améliorées de façon remarquable ces trois derniers mois. Elle apprécie particulièrement la possibilité de pouvoir converser en anglais ainsi que les différents jeux proposés. Le fait que les salons et salles d’animation soient accessibles même tard le soir est un plus. Elle aime les sorties culturelles qui ont lieu en semaine, comme par exemple cette visite de la Sirène effectuée récemment, et qui lui a fait découvrir un lieu qu’elle ne connaissait pas. Au final, elle ne regrette pas d’avoir choisi de venir s’installer aux Jardins d’Arcadie où elle a trouvé son équilibre.
ainsi que de taxis à la demande permettant chaque semaine de se rendre dans les grandes surfaces de l’île et une fois par mois à Beaulieu et à la Rochelle. Cela n’a pas la souplesse d’une voiture individuelle, comme certains peuvent le regretter, mais désenclave la résidence et ceux, qui n’ont pas de voiture ou bien ne conduisent pas, apprécient.
Des animations nombreuses et variées L’accueil de la résidence du Bois-Plage et les pièces l’entourant au rez-de-chaussée donnent le sentiment, lorsque l’on y pénètre, d’une maison accueillante et ouverte sur l’extérieur par ses grandes baies vitrées laissant entrer la lumière. Il y a du monde qui va et vient, se rendant ou revenant d’une séance chez la coiffeuse ou la pédicure, jouant aux cartes ou au scrabble dans le salon détente avec espace TV, les salles d’animation et de sport, ou le salon de l’accueil.
Les résidents retrouvent ici une autonomie qui favorise l’estime de soi et l’envie d’aller vers les autres, contrairement à une structure médicalisée comme l’explique Justine Desvilles, la directrice. C’est le gros avantage des résidences séniors, mais il est évident que beaucoup dépend de l’élément humain, c’est-à-dire du dynamisme de
Lucette et Marcel Raimbault qui ne pouvaient être présents lors de notre enquête nous ont fait parvenir le témoignage ci-dessous.
« (…) Constatant que nous ne pouvions plus demeurer en zone de montagnes, nos enfants ont fait le choix de notre venue sur l’île de Ré où ils résident. Arrivés début juillet 2025, nous réalisons maintenant que le choix était judicieux. (…) Tout naturellement, nous nous sommes insérés au sein de cette résidence. L’accueil chaleureux et bienveillant de la part de la direction et des membres du personnel, , les activités variées, librement proposées aux résidents sont autant d’atouts qui ponctuent agréablement les journée. La propreté des lieux, les installations adaptées dan les locaux mis à disposition, la présence permanente de jour comme de nuit, permettent à chacun de poursuivre son existence quotidienne en sécurité.
Toutefois l’implantation de cette résidence distante d’un bon kilomètre du centre ville, de la pharmacie et des commerces de proximité, la suppression récente des services postaux habituels posent de réels problèmes d’accès et de services à notre population vieillissante. Pour pallier ces inconvénients, la direction a mis en place un service gratuit de transports collectifs. (…)
Il convient enfin de préciser, que la proximité de l’Océan offre la possibilité de sorties quotidiennes, à pied, pour rejoindre la plage. Pour conclure, mon épouse et moi, ne regrettons pas ce choix de nos enfants. Ainsi nous envisageons notre proche avenir avec beaucoup de sérénité. » Témoignages recueillis par Catherine Bréjat
l’équipe assurant le fonctionnement de la résidence, de la motivation de ses intervenants, de sa capacité à créer des situations de rencontres. Un programme varié d’animations propose régulièrement aux résidents des activités physiques et de bien être tel le Taï Chi adapté de Louise Lott et JeanPhilippe Roger le Pilates avec Laetitia, sur chaise ou sur tapis et, depuis le 5 février, une activité animée par la Fédération Française de Cardiologie. Le sport adapté, toujours avec Louise, la pétanque, quand le temps le permet, sinon le billard avec Séverine et des concours de fléchettes avec Sarah favorisent le mouvement en douceur. Une séance piscine a lieu tous les quinze jours, dans un établissement extérieur. Des ateliers permettant de stimuler la créativité et la vie sociale des résidents ont lieu chaque semaine : ateliers créatifs avec Sophie, peinture avec Nicole, et sérigraphie avec Céline, conférences sur des sujets variés avec Claudie et Simone. Des événements ponctuels ouverts à tous complètent ces activités : concerts et guinguettes, expositions artistiques, chorales, célébration des fêtes traditionnelles accueillant des personnes de l’extérieur (Noël, Chandeleur, Pâques) renforcent les liens avec la communauté locale. Le week-end offre, une fois par mois, des conversations en anglais aux amateurs et une séance de cinéma le dimanche après-midi.
La journée est jalonnée de divertissements : jeux de cartes, bridge que l’on peut également pratiquer avec MarieFrance, scrabble à 17h en semaine et Papo’Thé le dimanche à 16h30 où l’on peut converser entre résidents et personnes de l’extérieur en prenant le thé ! Une fois par mois, le jeudi on célèbre les anniversaires des résidents autour d’un gros gâteau.
Quizz du 14 juillet, au frais dans la bibliothèque.
Séance de théâtre à l’extérieur de la résidence une fin d’après-midi en été.
Le management de Justine Desvilles
Justine Desvilles gère une maison accueillant une centaine de résidents avec une équipe d’une quinzaine de personnes. Les animations sont primordiales dans son management. Au-delà du divertissement immédiat, leur rôle est également de faire en sorte que les personnes se rencontrent, fassent connaissance, établissent des liens réguliers éventuellement des amitiés qui les aident à lutter contre l’isolement, car si le rez-de-chaussée de l’établissement est animé, les longs couloirs menant aux appartements le sont moins et peuvent conduire à la solitude. Ce qui est proposé semble marcher, la communication passe entre les résidents : ceux-ci se reçoivent entre eux et des petits noyaux d’amis se constituent. Les apéros rassemblent une soixantaine de personnes comme les célébrations d’anniversaires. Les loisirs, plus ciblés, réunissent de 15
à 40 résidents. La musique et le théâtre, attirent chacun une cinquantaine. Le prix de la location de ces appartements est plus élevé que des loyers moyens classiques dans l’île de Ré, en raison des services qui les accompagne. Ce qui signifie que les locataires sont généralement issus de milieux disposant de revenus suffisants, même si ces locations ne sont pas réservées à une élite aisée, et s’attendent à un niveau de prestations et services auxquels ils sont habitués. Les services standards comme l’accueil, la conciergerie, l’entretien des espaces collectifs sont complétés par des services à la carte facilitant le quotidien des locataires : blanchisserie, entretien de l’appartement, petit bricolage, éventuellement aide administrative, etc. Dans l’ensemble les résidents paraissent satisfaits.
Un restaurant propose un menu le midi (avec trois choix par plat), dimanche inclus. Le soir, il est possible de se faire
BIEN-ÊTRE-SANTÉ - SAINT-MARTIN
livrer un plateau repas à l’appartement. Le service à la personne, va au-delà de ce qui est habituellement proposé dans les résidences séniors et emploie trois auxiliaires de vies, dévouées et souriantes, qui comme Paula, avec qui nous nous sommes entretenues, sont heureuses de s’occuper d’une dizaine de résidents qu’elle n’hésite pas à qualifier « d’adorables ».
Justine Desvilles, que l’on rencontre beaucoup sur le terrain est facilement accessible. L’opinion des résidents est prise en compte : ils ont la possibilité de participer, trois ou quatre fois par an au Conseil de vie de la résidence qui n’est pas dans cette structure une obligation, mais bien un souhait de la direction. De même il existe une commission restauration.
TÉMOIGNAGES DU PERSONNEL
Bruno, veilleur de nuit - L’un des pôles importants du fonctionnement des Jardins d’Arcadie repose sur le veilleur de nuit. Ils sont deux, travaillent en alternance une semaine sur deux et disposent chacun d’un appartement dans la résidence. Bruno prend son service à 19h en livrant les plateaux repas aux personnes qui en ont commandé. Il les ramassera vers 22h avant de fermer la résidence, cela lui donne l’occasion de papoter avec les résidents et de voir si tout va bien. Bruno est un homme qui aime le contact et il apprécie ces moments conviviaux avec les résidents qui sont nombreux à être seuls puisqu’ils comprennent 90% de femmes. Il est joignable toute la nuit au 501 et c’est chez lui qu’aboutissent les appels des montres connectées qui ont subi une mauvaise manipulation ou bien ceux consécutifs à une chute. Dans tous les cas Bruno se déplace pour apprécier la situation au mieux et appelle les pompiers lorsque nécessaire. La nuit les problèmes
Cette résidence n’est certainement pas parfaite, mais c’est une maison qui n’engendre pas la mélancolie avec un personnel souriant, un restaurant plein tous les midis et des animations suivies. Il reste des choses à améliorer ou à mettre en place et c’est le rôle de la directrice qui en est consciente. Dans l’immédiat, Les Jardins d’Arcadie fêtent leur troisième anniversaire. Un escape game ouvert aux personnes extérieures à la structure a eu lieu le 2 mars. Vendredi 13 mars, concert et quizz musical par MJ William et Jacko animeront l’après-midi à partir de 15h avec un gâteau d’anniversaire et un atelier de création florale avec Rosinette samedi après-midi.
Catherine Bréjat
prennent une autre dimension et il suffit parfois de quelques mots pour tranquilliser les personnes qui l’ont appelé. Il aime ce travail qui lui permet de se rendre utile tout en étant au contact de personnes avec lesquelles il peut échanger.
Isabelle et Rochelle, serveuses au restaurant - Elles servent de 55 à 60 personnes le midi au restaurant. Le déjeuner a lieu en musique. Le menu proposé est défini deux semaines à l’avance et soumis aux résidents qui ont la possibilité de changer les plats qui ne leur conviennent pas. Toutes deux sont heureuses d’avoir trouvé cette occupation dans laquelle elles se sentent bien, qu’elles trouvent « enrichissante » car elles ont l’occasion de parler avec des résidents différents et aimables. Et elles apprécient d’être invitées à participer, avec la directrice et les cuisiniers, à la commission restauration traitant de tout ce qui peut être amélioré.
Témoignages recueillis par Catherine Bréjat
Ouverture d’un pôle de soins pluridisciplinaires
Spécialisé en médecines douces, il a trouvé sa place dans l’environnement immédiat du laboratoire d’analyses et du centre d’imagerie.
Si rien ne saurait se substituer à la médecine conventionnelle en cas de maladie déclarée, les médecines dites douces ou alternatives sont aujourd’hui reconnues d’une grande aide pour gérer les maux du quotidien, accompagner traitements, épreuves de vie ou tout simplement prendre soin de soi. Alors l’annonce de l’ouverture à Saint-Martin d’un pôle réunissant plusieurs disciplines est une bonne nouvelle. Rencontre avec Morgane Chapuzet, initiatrice du projet.
Un pôle féminin
Chiropracteure depuis 2017 après une formation (obligatoire) à l’IFEC* de Toulouse, Morgane Chapuzet a toujours souhaité avoir son « lieu ». Après des débuts à la parapharmacie de La Flotte, où elle a été hébergée pendant cinq mois, elle trouve un local à Saint-Martin mais reste en recherche active. En 2023 se présente l’opportunité d’acquérir un terrain au 26 de l’avenue Charles de Gaulle. Les planètes
sont alignées alors tout s’enchaîne jusqu’à l’ouverture imminente de ce bel espace composé de plusieurs salles. « Je n’en avais pas beaucoup parlé mais ça s’est su », sourit Moragne, nous présentant d’emblée les praticiennes embarquées avec elle dans l’aventure. Que des femmes ? A voir, il reste une salle libre et Morgane aimerait bien qu’un homme y trouve sa place…
Plusieurs disciplines pour soins personnalisés
Aux côtés de Morgane en chiropraxie et déjà sa collaboratrice depuis près d’un an, Zoé Raimon Lamare est jeune diplômée, également titulaire d’une licence en biologie. Virage professionnel à 360° pour Mathilde Lavaux, qui était commerçante chef d’entreprise sur La Flotte et Saint-Martin avant de devenir kinésiologue. Mathilde a déjà un cabinet à La Rochelle mais souhaitait aussi revenir sur l’île. Virage également pour Manon Querejeta, naturopathe également présente sur La Rochelle et qui est « littéralement passionnée par son métier », souligne Morgane. Exerçant déjà sur l’île depuis plusieurs années, Jennyfer Barrault, infirmière de formation et hypnothérapeute spécialisée en addictions est également de la partie,
Pôle de soins pluridisciplinaires : 26, avenue Charles de Gaulle à Saint-Martin
ainsi que Cindy Faria De Abreu, masseuse. « Salariée à Ars, Cindy voulait se mettre à son compte depuis un moment et elle m’a contactée après avoir pris connaissance du projet », se réjouit Morgane.
Voilà l’équipe de ce nouveau pôle pluridisciplinaire au complet ou presque, puisqu’il faut y ajouter un cabinet d’infirmier qui s’installera prochainement dans une salle dédiée. Ajoutons pour conclure que Morgane, Zoé, Mathilde, Manon, Jennyfer et Cindy partagent valeurs et objectifs : apporter à leurs patients tous les bienfaits de leurs disciplines, par ailleurs complémentaires. On leur souhaite bonne chance !
Pauline Leriche Rouard
*IFEC : Institut Franco Européen de Chiropraxie.
Morgane Chapuzet : 06 30 54 93 02
Zoé Raimon-Lamare : 06 30 01 44 67
Mathilde Lavaux : 06 84 24 72 26
Manon Querejeta : 06 13 12 46 36
Jennyfer Barrault : 06 52 80 40 34
Cindy Faria De Abreu : 06 68 60 53 01
« Le petit bal perdu », un spectacle de chansons par Emmanuelle Martin, une artiste habituée des lieux et appréciée des résidents.
Six femmes au service de notre santé avec de gauche à droite : Cindy Faria De Abreu, Jennyfer Barrault, Manon Querejeta et Mathilde Lavaux en haut, Zoé Raimon Lamare et Morgane Chapuzet en bas.
La jeune association couardaise organisatrice du Wipe out surf festival va désormais proposer de nombreux événements tout au long de l’année.
Lors de son assemblée générale du 16 février, ce collectif composé d’une vingtaine de surfeurs rétais a d’abord fait le bilan de sa première année d’activité. Créée il y a tout juste un an, cette association trouve ses racines dans l’association Label Oyat (organisatrice de La Java des Baleines) qui a initié et porté l’organisation du Wipe out surf festival en 2023 et 2024. « Nous remercions Label Oyat d’avoir soutenu ce projet et de le soutenir toujours, puisqu’elle fait partie de notre CA », explique la présidente de l’association Wipe Out, Claire Bouchard de la Poterie. « D’abord en incubation dans Label Oyat, ce projet a finalement pris son indépendance en 2025. Notre mission : rassembler autour de l’océan, du surf et du vivre ensemble ! » « En 2025, première année de l’association donc, nous avons réussi à être bénéficiaire sur le Wipe out surf festival et nous réinjectons ce bénéfice pour les projets 2026 », complète-t-elle. « Nous n’avions pas demandé le soutien financier des collectivités en 2025 mais cette année nous souhaitons créer un réel écosystème collectif et durable entre les collectivités,
les mécènes et les publics. Ce qui nous paraît essentiel pour assurer la pérennité des actions, maintenir l’accessibilité pour tous les publics et garantir la qualité de la programmation. »
Le Wipe out surf festival en 3 temps
En 2026, l’asso Wipe Out va donc multiplier les événements. Le Wipe Out surf festival, tout d’abord, se déroulera cette année en plusieurs étapes. Il débutera dès le 10 avril avec une semaine d’exposition au sein de la galerie « Derrière l’Église » à La Couarde. Dédiée à l’océan et au surf celle-ci rassemblera de nombreux artistes locaux explorant les techniques de la photographie, de la peinture ou encore de la sculpture. Une exposition dont la soirée d’inauguration aura lieu le 11 avril au soir.
Le 30 avril ensuite, La Maline en partenariat avec le Festival international du film d’aventure (FIFAV) et le Wipe Out diffusera une sélection de documentaires dédiés au surf.
Et enfin, le samedi 2 mai aura lieu la
SAINT-MARTIN
désormais célèbre journée festive du Wipe Out avec son surf fun contest sur la plage de la Pergola. Une compétition bon enfant qui récompense les pratiquants sur des critères festifs, tels que le costume et l’originalité des figures. Comme l’an passé, le village du festival sera installé sur le parking de la plage de La Pergola, puis concerts et musique live se joueront le soir sur la place du marché de La Couarde.
« Cette année, on axera encore plus fort qu’avant sur le shape », détaille Claire.
« Il y a aura notamment un surf talk sur le shape avec pas mal d’invités, des shapers mais aussi des fabricants de mousse. Il y aura bien sûr aussi notre traditionnelle tombola permettant de gagner la planche shapée en live le 2 mai. »
Surf Powher
Le 11 avril, le Wipe Out lance un nouvel évènement appelé « Surf Powher ». Cette journée immersive dédiée aux femmes est pensée comme un moment intimiste de reconnexion à soi, à son corps et à l’océan à travers des pratiques sportives, artistiques et collectives. Pêle-mêle, il y aura : du yoga et de la préparation mentale avec Eugénie Guellec, du surf ou sport aquatique encadré par les coachs féminines Marie Guias et Marie Ancelin, un cercle de parole “Notre corps et l’océan” avec des intervenantes invitées, un atelier d’empowerment et un autre de création photographique. Le temps d’une journée, l’objectif est de libérer la charge mentale et physique souvent portée par les femmes et vise à offrir des outils concrets de bien-être, dans un cadre bienveillant et inspirant.
Rise & ride
Le 20 juin à Sainte-Marie de Ré, Rise & ride célébrera la journée internationale du surf et le jour le plus long de l’année à travers une expérience conviviale et simple mêlant sport, bien-être et culture. Organisé à l’aube, cet événement proposera une séance de yoga au lever du soleil et une session de surf accessible à
La boutique Bella devient Bella by Swan
La propriétaire change, mais l’identité reste… »
Voici plus de vingt ans que l’adresse est un passage obligé de la rue de Sully. On vient y dénicher le bijou souvenir de vacances, le cadeau clin d’œil qui, à coup sûr, fera plaisir. Un foulard fleuri, un sac, un pull décliné en palette de tons vifs, une jolie pince à cheveux, une bougie…
Belinda la créatrice du lieu souhaitait depuis un moment passer le relai, sans précipitation toutefois, sa priorité étant de s’assurer d’en préserver l’esprit. Elle
vient de tendre le flambeau à Swanny avec qui elle collabore depuis trois ans. La connexion a été immédiate entre les deux femmes. Raffinement et délicatesse, toutes deux partagent ce goût de la petite fantaisie qui habille la vie de couleurs. La passation s’est concrétisée en douceur et en harmonie, deux mots qui caractérisent parfaitement ce petit espace dédié à la féminité.
« Nous avons une relation de confiance avec la clientèle et les fournisseurs, me reste à apporter ma touche pour continuer
tous les niveaux, puis un petit-déjeuner collaboratif accompagné en douceur par un concert live en plein air.
Clean & chill
Le 28 août à Saint-Clément-des-Baleines, un évènement Clean & chill alliant engagement écologique et convivialité aura lieu pour sensibiliser de manière ludique et créative aux enjeux de la pollution marine. Une action de nettoyage collectif des plages encadrée par l’ONF et animée par une artiste sera proposée, puis à l’issue de la collecte le groupe se retrouvera à La Java des Baleines pour un temps de bilan collectif, de sensibilisation et de partage artistique. L’artiste NUTE proposera la création participative d’une sculpture avec les déchets collectés et le spectacle « La surfeuse et la libellule » de la Compagnie Manœuvre sera programmé.
Surf et santé mentale
Enfin, entre le 5 et 18 octobre dans le cadre des semaines d’information sur la Santé Mentale aura lieu un dernier événement au Bois Plage, « TIDES », qui proposera une journée inclusive et bienveillante mêlant activités physiques, artistiques et moments de dialogue afin de sensibiliser à la santé mentale de manière concrète, positive et collective. TIDES vise à mettre en lumière les liens profonds entre nature, sport, création et résilience psychique. La journée s’ouvrira avec des séances de méditation guidée et de yoga, suivies d’une session de surf thérapie, de surf adapté ou de baignade collective.
Aurélie Bérard
INFOS PRATIQUES :
Pour adhérer à l’asso Wipe Out, flasher le QR code ci-contre.
« Surf Powher », le 11 avril au Bois-Plage, sur inscription payante (35€) par mail : assowipeout@gmail.com asso-wipeout.com
https://www.instagram.com/ wipeout_asso/
à surprendre avec des trouvailles à prix doux ! », conclut Swanny enthousiaste.
Marie-Victoire Vergnaud
Bella by Swan
16 Rue de Sully
17 410 Saint-Martin de Ré
La boutique est ouverte tous les jours (jusqu’à 17 heures lundi et mardi, 18 heures les autres jours). Fermeture le mercredi matin. @bella.iledere
Fête des mères, des grands-mères… Les conseils de Swanny font la blague aux prétextes.
Le Wipe out surf festival a lieu au début du mois de mai à La Couarde.
14 rue de la Grange 17740 Sainte-Marie-de-Ré
05 46 30 13 01 www.larrosoirbleu.com
Les Jardins de Suzanne : votre jardin, votre ambiance
Pièce de vie principale aux beaux jours, lieu de tranquillité, de fête en famille ou entre amis, le jardin est essentiel et nous le savons. Notre équipe est donc à votre écoute pour vous aider à créer l’ambiance que vous souhaitez insuffler : zen, maritime, provençale, tropicale, jardin sec ou jardin d’ombre.... Nous vous proposons une large gamme de végétaux allant des plantes fleuries vivaces et annuelles, jusqu’aux arbres de grandes tailles, aux arbustes d’ornements, de haies...
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Les premiers rayons de soleil nous invitent à repenser notre jardin et à y ajouter un peu de couleur pour célébrer le printemps qui arrive à grands pas.
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Bientôt le printemps aux Pépinières Guilbon !
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Les 21 têtes de listes déclarées en préfecture
Nous récapitulons les 21 listes déclarées auprès de la préfecture pour les 10 communes de l’île de Ré.
Les candidats aux élections municipales avaient jusqu’au 26 février 2026 à 18h pour déclarer leur liste complète auprès de la préfecture de Charente-Maritime, pour le 1er tour du 15 mars 2026.
La préfecture a communiqué l’arrêté préfectoral du 27 février 2026 fixant l’état des candidatures définitivement enregistrées pour les élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026 concernant le 1er tour de scrutin le 15 mars 2026. Sans surprise pour l’île de Ré, contrairement à La Rochelle où la liste d’un candidat a été retoquée. En effet, un temps au nombre de 22, le nombre de listes rétaises a été ramené à 21, Frédéric Ledoux ayant annoncé quelques jours avant la clôture des inscriptions renoncer à se présenter au Bois-Plage.
ARS-EN-RÉ
- Danièle Pétiniaud-Gros, liste « Ars demain »
- Pierre Bœuf, liste « Ars ensemble »
LE BOIS-PLAGE EN RÉ
- Gérard Juin, liste « Actions, réalisations, ambitions pour notre village »
- François Morin, liste
« Le Bois Plage, cap sur demain »
- Alain Moreau, liste « Mieux vivre au Bois-Plage »
LA COUARDE-SUR-MER
- Didier Houin, liste « Un horizon durable pour un avenir responsable »
- Peggy Luton-Borie, liste
« La Couarde, l’avenir ensemble »
LA FLOTTE
- Jean-Paul Héraudeau, liste « Ensemble pour La Flotte » LOIX
- Lionel Quillet, liste « Loix, au cœur de tous »
- Benoit Poitevin, liste « Un nouvel élan pour Loix ! Construisons l’avenir ensemble. »
LES PORTES EN RÉ
- Alain Pochon, liste « Bien vivre aux Portes »
RIVEDOUX-PLAGE
- Patrice Raffarin, liste « Votre confiance, notre force pour demain »
- Julie Foulquier, liste
« Rivedoux-Plage en commun »
SAINT-CLÉMENT DES BALEINES
- Christophe Penot, liste « Votre Voix, notre Cap »
- Lina Besnier, liste « Ensemble pour Saint-Clément des Baleines »
SAINTE-MARIE DE RÉ
- Philippe Laulanet, liste
« Ambition Sainte-Marie »
- Bruno Beaudouin, liste
« Alternative maritaise »
- Franck Mussillier, liste
« Ensemble Sainte-Marie »
- Didier Guyon, liste
« Sainte-Marie de Ré Autrement »
SAINT-MARTIN DE RÉ
- Anne Mémin, liste
« Saint-Martin de Ré cap sur l’avenir »
- Véronique Richez-Lerouge, liste
« Une nouvelle énergie pour SaintMartin de Ré » Nathalie Vauchez
Retrouvez la composition complète de chacune de ces listes sur : https://www.charente-maritime.gouv.fr/.../Elections...
ELECTIONS MUNICIPALES - LE BOIS-PLAGE EN RÉ
« Lanceur d’alerte », Frédéric Ledoux a jeté l’éponge
Il aura beaucoup fait parler de lui durant cette campagne au Bois-Plage, avec son franc parler et son anticonformisme. N’empêche qu’il a aussi jeté quelques pavés dans la mare.
Il l’avait annoncé lors de sa réunion publique du 12 février, avec 15 colistiers sur les 19 nécessaires il sentait bien qu’il ne bouclerait pas sa liste, sachant qu’il n’avait pas envie d’y « prendre n’importe qui, on ne gère pas une commune avec des cancres » et qu’il n’était plus non plus très motivé. Il a confirmé le 24 février qu’il renonçait. « Je ne vous sers pas la soupe comme d’autres, si vous votez pour moi vos problèmes de voisinage resteront les mêmes, le soleil ne brillera pas plus, l’eau de mer ne chauffera pas plus... Par contre, je préserverai le caractère semi-rural du Bois-Plage, je gèrerai les finances avec sérieux et honnêteté, je tiendrai mes engagements et ce que je ne peux pas faire, je vous en expliquerai la raison... » Parmi les promesses d’autres candidats qu’il dénonce pêle-mêle citons : « des comités de quartier, dans une commune de 2200 habitants on doit pouvoir avoir accès à la mairie facilement et le maire doit pouvoir recevoir facilement les gens », « un Conseil municipal des jeunes, il y en a eu quatre, cela n’a jamais
Frédéric Ledoux ne fait de cadeau à personne, pas même à lui : « Ne me prenez pas en photo, je ne suis pas beau ! », nous dit-il lors de la prise de ce cliché.
marché, en règle générale les jeunes ne s’y intéressent pas », « Une salle climatisée la journée pour les anciens, et la nuit ? », « Un salon de thé tenu par qui ?
Les cinq autres bars vont apprécier », « un espace de co-working cela ne fonctionne pas sur l’île de Ré, il y a eu déjà plusieurs tentatives », « une friperie alors que les vêtements ne se vendent plus ? », « On va dépenser beaucoup d’argent avec toutes les promesses faites, mais les ventes de maisons ont baissé de 50 % ce qui veut dire moins de recettes pour la commune (Droits de mutation – NDLR), il faut faire attention »...
Il dénonce aussi le mélange de genres entre compétences communales et intercommunales, certains annonçant dans leur programme des sujets relevant de la compétence intercommunale : « La Poizière est un projet de logement de compétence CdC, cela fait 40 ans que j’en entends parler, on est passé de 25 à 50 maisons, en fait c’est quand le projet sera fait qu’on saura le nombre, donc rien n’est encore fait », « les dunes ne sont pas non plus de la compétence du maire. »
Frédéric Ledoux est tantôt moqueur, tantôt caustique vis-à-vis des autres listes : « L’une des listes a cinq comptables, or
elle annonce vouloir commander un audit des finances ! Il est vrai que la comptabilité publique est différente de celle des entreprises... », « une autre liste veut faire un parking de délestage à La Croix Blanche, à 3km du centre-ville », « quant au projet de logements pour saisonniers au camping GCU de La Flotte, ce n’est pas viable pour les travailleurs saisonniers du Bois-Plage, c’est trop loin. »
Il préconise de loger une quarantaine de jeunes saisonniers au camping municipal, en revoyant son bail avant 2030, dit avoir des solutions pour plus de logements à loyers accessibles (mais ne souhaite pas donner ses idées), estime prioritaires les fuites à l’école, la rénovation du toit de la salle polyvalente et le soutien aux associations.
Si sa candidature a fait couler beaucoup d’encre, il aura aussi joué les trublions dans un processus démocratique très conventionnel, s’amusant sans doute de l’agacement provoqué auprès de certains, tentant de le « recadrer » lors de cette réunion...
Nathalie Vauchez
Les Rétais auront le choix dans chaque village entre au moins deux listes, voire plus, sauf aux Portes en Ré et à La Flotte où une seule liste se présente.
ÉLECTIONS MUNICIPALES - LOIX
« Loix, au cœur de tous » présente ses nombreux projets
La liste menée par le maire sortant Lionel Quillet s’est présentée aux Loidais le 26 février dans la salle des fêtes du village.
Il a fallu rajouter des bancs pour que tout le monde puisse s’asseoir. Lionel Quillet a beau mener sa sixième campagne municipale, les Loidais continuent à répondre présents et la deuxième réunion publique de sa liste « Loix, au cœur de tous » a fait salle comble. Le maire sortant a d’abord tenu à rappeler les nouvelles règles électorales qui s’appliqueront le 15 mars, la fin du panachage interdisant la possibilité de rayer des noms ou d’en rajouter. « La liste qui aura 50% plus une voix, et qui sera donc majoritaire, aura douze élus : ce seront les douze premiers de la liste, ils ne sont pas interchangeables. Pour les trois derniers, en fonction du nombre de voix de chaque liste, ils seront en concurrence selon la proportionnalité des voix », a-t-il expliqué. Après cette introduction, Lionel Quillet a laissé la parole à ses colistiers. « Une tête de liste ne vaut rien sans son équipe, et ils sont parfaitement préparés » a-t-il affirmé. « C’est une équipe très belle, car elle est mixte. Il y a à la fois de l’expérience, et j’en fais partie, et de la dynamique, avec de nombreux jeunes. » « Notre programme est construit, » a complété la tête de liste. « On a commencé à y travailler dès juin, on l’a présenté dès octobre et en janvier il était quasiment définitif. C’est un programme très bien travaillé. »
Lien social
Chacun de ses colistiers a pris le temps de se présenter et de parler de son attachement à la commune. La présentation s’est faite par équipe de travail, et c’est Michèle Roilland qui a ouvert le bal. La deuxième adjointe à la vie de village, à l’action sociale et aux affaires scolaires sortante, restera adjointe en cas de victoire et ses sujets de prédilection demeurent la santé, l’aide à la personne et la lutte contre la précarité. Elle est entourée de Karine Morio, cheffe de projet médico-social, Mylène Buisson, responsable agence insertion sociale, et Adeline Héraudeau, médecin pneumologue. Une équipe entièrement féminine forte de ces multiples expériences professionnelles, qui a insisté sur l’importance de la solidarité et de la proximité. « Ce ne sont pas que des mots, ce sont des actes. Je serai heureuse pour ce prochain mandat de travailler pour ces mêmes valeurs », a affirmé Michèle Roilland.
Maintenir l’attractivité
Deuxième équipe de travail réunie cette fois autour de la conseillère sortante
Lauren Baudonnière : celle dédiée au
commerce, à l’artisanat et aux activités primaires. Renforcer l’offre commerciale de proximité est en effet l’un des autres axes moteurs de la liste « Loix, au cœur de tous », avec notamment l’aménagement du marché et de sa Halle, ainsi que la création d’une seconde Maison en partage. Erick Martineau, dont ce sera le sixième mandat en cas de victoire, fait aussi partie de ce groupe de réflexion. « Je continuerai à m’occuper du marché, et aussi de la Maison en partage qui rend de grands services aux apprentis, aux stagiaires et aux saisonniers ». Sabrina Elmmoni, également conseillère sortante, entend quant à elle « défendre le cœur du village, renforcer les liens entre les commerçants et l’ouverture de commerces à l’année. »
C’est l’ensemble des services de proximité accessibles toute l’année qui sont visés : l’équipe de « Loix, au cœur de tous » n’oublie pas l’école, le centre de loisirs, la garderie, la cantine bio, mais aussi l’ensemble des services au public (mairie, poste, bibliothèque, déchetterie, office de tourisme) et le développement de l’offre de santé de proximité.
Faire vivre l’esprit du village
L’ensemble de ces projets donnent corps à un axe fort du programme de la liste « Loix, au cœur de tous », à savoir « faire vivre l’esprit du village et maintenir son attractivité », en préservant et renforçant « une vie locale familiale et dynamique, fidèle à l’identité de Loix ». Dans cette optique, Louise Franchet, Benoît Bonnet, Théo Coillier et Nicolas Bellon ont présenté des projets pour renforcer le bien-vivre à Loix. Soutien aux associations culturelles et sportives, création d’une fanfare mais aussi d’une aire de grands jeux type « pump track » et d’un parcours santé sportif, les idées de cette équipe jeune et dynamique ne manquent pas.
Pour faire vivre l’esprit du village et maintenir l’attractivité, le logement n’est pas en reste. La création d’une nouvelle Maison en partage ouvrira huit à dix hébergements supplémentaires à destination de personnes en besoin d’un logement temporaire dû à des raisons économiques ou sociales, et un nouveau grand programme au clos des Pêcheurs permettra la création de dix nouveaux logements sociaux.
Grands aménagements
Enfin, un dernier groupe de travail rassemblant Fabrice Provendier, Vanessa Raynaud et Nicolas Machtou a parlé travaux, voirie et
éclairage. De nombreux projets de réaménagement pour des espaces publics « accessibles et partagés » sont au programme : la mise en lien de la place de la mairie et de la place du marché ; des travaux sur l’aire de stationnement de la Bernardière ; la création d’un quatrième terrain de parking ; favoriser les mobilités douces et créer des continuités piétons cycles ; la réalisation de la piste cyclable vers le Grouin ; installer de nouvelles bornes de recharge pour les véhicules électriques ; pérenniser le vélotaxi et rétablir la navette village ; ou encore l’amélioration de l’éclairage nocturne avec la création de chemins lumineux au sol. Vanessa Raynaud a également évoqué comme points d’amélioration la zone piétonnière à adapter en fonction des saisons et la vitesse excessive dans certaines rues du village.
Intégrité du territoire
Patrick Boussaton, absent pour raison de santé, demeurera le premier adjoint de Lionel Quillet en cas de victoire. Le maire sortant a rappelé le rôle important que ce dernier a joué ces dernières années au sein de la Communauté de Communes, notamment sur les questions des digues et de l’environnement. « Préparer Loix aux défis climatiques » fait donc partie intégrante du programme, afin de « préserver l’intégrité du territoire et soutenir les activités primaires. » Les actions de protection des côtes et la lutte contre l’érosion seront poursuivies, et l’équipe compte réaliser la protection de la Pointe du Grouin en lien avec la Communauté de Communes. Protéger la lentille d’eau douce, mais aussi les activités primaires et les paysages, font également partie des propositions de la liste.
Un bilan mis en avant
Lauren Baudonnière a été la première à mettre en avant le bilan du maire sortant, qui en trente ans a su redynamiser le village de Loix. “ Si le commerce en est là aujourd’hui, c’est parce que c’est travaillé depuis des années. On a une place, un centre bourg, une halle de marché et aussi un merveilleux village artisanal, très dynamiques, avec tous les commerces de nécessité, de proximité. On trouve tout à Loix, et je pense que la réussite et l’attractivité de Loix est collective et c’est grâce à toute la politique menée depuis trente ans.” “Nous sommes le village qui a le plus d’activités par rapport à sa population, avec deux cent cinquante personnes qui travaillent
Liste « Loix au cœur de tous »
(dans l’ordre officiel de la liste)
Lionel Quillet, 62 ans, chef d’entreprise
Michèle Roilland, 79 ans, infirmière retraitée
Patrick Boussaton, 70 ans, commerçant retraité
Lauren Baudonnière, 42 ans, commerçante
Fabrice Provendier, 43 ans, gérant de société
Adeline Héraudeau, 39 ans, médecin pneumologue
Erick Martineau, 72 ans, commerçant retraité
Sabrina Elmironi, 34 ans, commerçante
Etienne Schneider, 29 ans, directeur commercial
Louise Franchet, 29 ans, négociatrice d’immobilier
Benoît Bonnet, 39 ans, artisan menuisier
Karine Morio, 45 ans, cheffe de projet médico-social
Nicolas Bellon, 39 ans, chef d’entreprise
Vanessa Raynaud, 52 ans, conseillère en gestion du patrimoine
Théo Coillier, 26 ans, frigoriste
Nicolas Machtou (suppléant), 50 ans, cadre dirigeant EDF
Mylène Buisson (suppléante), 62 ans, responsable agence insertion sociale
à Loix le 15 août”, a complété la tête de liste. Lionel Quillet a également rappelé que Benoît Poitevin, lors des élections de 2000, prônait l’arrêt de la restructuration du centre-bourg qui, selon lui, ne correspondait pas aux attentes de la majorité des Loidais. “ Quand on parle de vision d’avenir, il faut aussi une opposition constructive. Mais là, ça fait trente ans que ça dure et c’est non à tout.”
Responsabilités
En conclusion, Lionel Quillet a insisté sur les responsabilités qui pèsent sur les épaules d’un maire. « On vote une équipe, mais aussi une responsabilité ». « Le maire, c’est une double casquette. Il est en charge de l’exécutif du conseil municipal. Nous sommes dans le « nous ». Mais le maire, c’est aussi le représentant de l’État. Et là c’est le « je » qui prend le pas : le maire a des pouvoirs de police personnel et particulier. On ne peut pas déléguer aux élus et adjoints. Il est officier d’état civil et officier de police judiciaire. En cas de problème, d’un accident, c’est le maire qui est responsable. » Il a également précisé qu’un Conseil municipal n’est pas « un théâtre ». « Quand on arrive en Conseil municipal, les dossiers sont prêts. L’équipe a travaillé ensemble, proposé, écouté. Certains attendent l’Assemblée nationale mais un Conseil municipal n’est pas un théâtre. Bien sûr qu’on a tout préparé avant, et je recherche avant tout l’accord. ».
Aurélie Bérard
3 ème réunion publique
Elle est prévue vendredi 13 mars, à 18h30, salle des fêtes de Loix
Lionel Quillet et ses colistiers ont présenté leurs projets pour Loix dans la salle des fêtes du village.
La Flotte, toute en équilibre
Très attendue la présentation de l’équipe électorale et du programme de Jean Paul Héraudeau a attiré près de quatre cents Flottais, une seule réunion publique étant organisée. Même sans liste concurrente, le maire sortant assure y mettre les mêmes « énergie, conviction et vision ».
Continuité avec 13 élus qui se représentent
La liste “Ensemble pour La Flotte” tout d’abord, seule vrai suspense de cette campagne flottaise. Gardée longtemps secrète, même si certains noms étaient connus, chacun de ses membres a été présenté en vidéo. Une liste empreinte de continuité, avec treize élus sortants sur vingt-trois (et même quinze sur vingt-cinq si on y intègre les deux suppléants). A notre connaissance, la plus importante stabilité dans une liste sur l’île de Ré pour ces élections municipales 2026. « Un collectif municipal équilibré » selon Jean Paul Héraudeau. Et deux jeunes candidats, Loïc Sondag, 1er adjoint sortant, 37 ans, et la benjamine, Marie Delval, 33 ans. Relève assurée...
Un bilan dense Même si « on peut toujours faire mieux et plus », le maire a souhaité présenter le bilan de son premier mandat de maire, qui s’est déroulé « dans un climat apaisé », un bilan « remarquable », bien qu’il ait commencé avec le Covid et sans DGS pendant huit mois et ait été marqué par le décès de deux adjoints, Joël Menanteau et Roger Zélie. La Lettre d’information du maire N° 18 de l’été 2025 a présenté sous forme très visuelle ce bilan. Une « LIM » trimestrielle très mise en avant par le maire, ayant pleinement rempli sa vocation d’informer factuellement les habitants de ce qu’il va se passer dans le village (et non de glorifier après coup l’action municipale). Aménagement du cours Chauffour, port piétonnier, création du pôle santé, nouveaux parking, renforcement de la police municipale avec trois gardes champêtres notamment, réhabilitation de bâtiments communaux, remise à niveau et aménagements dans les écoles publiques, création d’une MAM, rénovation complète du centre de loisirs, une politique environnementale pragmatique et non dogmatique, modernisation en LED de l’éclairage public et extinction nocturne (150 K€ d’économies d’énergie), mise en place d’un dispositif de vidéoprotection et d’une brigade équestre... La liste est fournie. Le tout sans augmenter le taux de la fiscalité directe locale.
La population flottaise a augmenté de 14 % entre 2017 et 2023, son niveau est important pour maintenir la vie à l’année et les fonds alloués par l’Etat (DGF).
« Entretenir plutôt qu’investir »
Le candidat a ensuite souhaité « esquisser les six ans à venir ». « Je suis seul à postuler, ce n’est pas pour autant que je ferai des promesses que je ne tiendrai pas. On entend gérer La Flotte avec pragmatisme et rigueur. Il nous faut quantifier les projets à terminer, élaborer les projections budgétaires. Pour le prochain mandat, voulons nous investir encore ou entretenir ? La priorité sera d’entretenir notre patrimoine, notre village. Nous ferons un point à mi-mandat. Nous pouvons aussi mutualiser certains besoins avec d’autres communes. » Jean Paul Heraudeau souhaite aussi renforcer la propreté et préserver le cadre de vie, en impliquant les Flottais dans une démarche collaborative, en luttant contre les dépôts sauvages, les déjections canines et autres incivilités.
Une réflexion globale va être menée pour optimiser la circulation dans les rues de La Flotte, avoir une meilleure gestion des zones piétonnes, favoriser les aménagements permettant une bonne cohabitation entre piétons, vélos et voitures. Le tout en tenant compte de la fréquentation saisonnière.
Une attractivité économique accompagnée
L’équipe entend accompagner le dynamisme économique et touristique, le commerce étant « le cœur battant » du village et le marché « un joyau », Le village artisanal et commercial de La Croix Michaud devant évoluer de façon urgente, certains commerces y sont d’ailleurs vides et le projet Intermarché devrait voir le jour sous ce prochain mandat. « Il nous faut travailler de concert » avec tous les professionnels. Côté agriculteurs, le maire sortant aimerait favoriser une ou deux nouvelles installations : « On a les terres et l’eau avec notre politique forte de REUT*. Le pôle ostréicole et ses quinze professionnels doit être intégré dans la dynamique du village. »
Le maire sortant souhaite renforcer la coordination entre la mairie, les associations et les professionnels de La Flotte.
Tranquillité et urbanisme
La vidéoprotection permet d’accroître la prévention et renforcer les moyens d’investigation lors des enquêtes de gendarmerie.
La police municipale doit être encore plus présente sur le terrain, accessible et la prévention renforcée. Des actions de sensibilisation et des contraintes renforcées seront mises en place pour faire face aux nouveaux moyens de mobilité électriques.
En termes d’urbanisme, la volonté est évidemment de préserver le charme architectural de La Flotte, même s’il est difficile de lutter contre certaines constructions qui « défigurent le village mais sont conformes à la réglementation. »
Le projet de centre technique municipal à Bel Air va être réalisé et la réhabilitation de la mairie menée à son terme, le mobilier urbain remis à niveau.
La désartificialisation des sols reste centrale et mise en œuvre dans toutes les démarches de travaux.
Renforcer la vie sociale
Jean Paul Héraudeau souhaite qu’une attention forte soit portée aux aînés de la commune ainsi qu’aux jeunes, la vie associative y contribue, la municipalité entend apporter son aide aux projets associatifs, mais aussi renforcer le lien social par des actions mutualisées et organiser par exemple des voyages partagés, proposer une mutuelle communale. La tentative de mise en place de comités de quartiers est un échec, le maire sortant l’assume volontiers, l’idée de ces espaces d’échanges est pourtant bonne, il conviendra d’analyser les raisons de cet échec et de relancer la dynamique, pour que ces comités soient des relais de proximité et contribuent à l’amélioration du « bien vivre ensemble ».
Côté jeunes, outre la poursuite de la mise à niveau des infrastructures, l’équipe souhaite accompagner davantage encore les projets éducatifs et proposer des espaces pour les jeunes à l’image du nouveau skate park en cours (qui a été retardé par la météo pluvieuse).
Tout est une question d’équilibre, que le candidat et ses colistiers entendent préserver, pour un développement harmonieux du village, dans le respect de son patrimoine, son environnement et ses habitants.
« La présidence de la CdC, oui j’y pense ! »
Répondant à une question, Jean Paul Héraudeau a confirmé penser à se présenter à la présidence de la Communauté de Communes. « Je suis très respectueux des
DR
Liste « Ensemble pour La Flotte » (dans l’ordre officiel de la liste)
1. Jean-Paul HERAUDEAU (67 ans - Maire sortant)
2. Annie BERGERON (75 ans - adjointe au maire sortante)
3. Loïc SONDAG (37 ans - 1er adjoint au Maire sortant)
4. Armelle LACOMBE (58 ans - adjointe au maire sortante)
5. Claude RIEG (74 ans)
6. Valérie SUREAU (62 ans - conseillère déléguée sortante)
7. Lionel LE CORRE (69 ans - adjoint au maire sortante)
8. Véronique PERRAIN (64 ans - conseillère déléguée sortante)
9. Hervé BOUCHER (60 ans)
10. Marie DELVAL (33 ans)
11. Frédéric BOURY (57 ans)
12. Sophie LE CABELLEC (53 ans)
13. Simon Pierre BERTHOMES (78 ans)
14. Céline FAILLERES (49 ans - conseillère déléguée sortante)
15. Jacques DJEDDI (62 ans)
16. Ingrid BERJON (47 ans)
17. Hugo FAVREAU (54 ans)
18. Delphine REGLIN (53 ans)
19. Serge EZDRA (66 ans)
20. Béatrice CONSTANCIN (67 ans)
21. Jean-Marie SILVESTRE (63 ans)
22. Myriame SERRE LOUBET (61 ans)
23. Jean-Michel CLAIS (63 ans)
24. Véronique BICHON (60 ans - conseillère déléguée sortante)
25. Bernard TIVENIN (71 ans)
institutions, même si je ne partage pas ses idées (celles de l’actuel président - NDLR) je respecte la démocratie. Cela évoluera peut-être, je ne suis pas revanchard, une équipe et un programme peuvent changer les choses, j’y pense pas qu’en me rasant. Pour le moment, j’ai trois objectifs : La Flotte, La Flotte... et la Flotte. Je m’attelle d’abord aux Flottais, mais... »
« Je ne peux être le candidat et l’opposant ! » Interrogé ensuite sur un courrier des lecteurs paru dans l’hebdomadaire local et dénonçant « une démocratie en trompe l’œil », Jean Paul Héraudeau a rappelé qu’il n’est pas responsable si aucune autre liste ne se présente, ayant même fait une proposition à Patrick Salez (élu minoritaire dans ce mandat - NDLR) il y a 18 mois d’être présent sur sa liste, celui-ci n’étant revenu qu’il y a trois semaines vers lui, trop tard donc. Il a aussi précisé que la campagne officielle est bien fixée du 2 au 15 mars. « Je ne peux être le candidat et l’opposant ! ». Il rappelle d’ailleurs qu’en Charente-Maritime 236 communes sur 462 n’ont qu’une seule liste. « Il faut arrêter d’embêter les gens. Cette dame n’a qu’à se présenter aux prochaines élections ! » Il en a profité pour rappeler que 60 % des aliments servis à la cantine scolaire sont déjà bio et que la commune a acheté « avec votre argent ! » le local occupé par la boulangerie du marché, afin de maintenir son activité
Continuité de la liste de Jean Paul Héraudeau, avec 15 élus sortants sur 25 colistiers (suppléants compris).
Avenue des Vieux Moulins : « Le Département n’a pas les moyens »
Concernant l’état déplorable de l’avenue des Vieux Moulins, Jean Paul Héraudeau a rappelé qu’il s’agit d’une route départementale, la RD 103, et que c’est de ce fait très compliqué. « Je suis en négociation avec le Département, il n’a plus de sous, il y en a au moins pour 1 à 1,5 M€ pour refaire ce km de route, aujourd’hui le Département
ne peut pas. J’ai demandé à ce qu’il rétrocède à La Flotte cette route, ce qui suppose qu’il nous paye une soulte pour l’entretien... Si vous me trouvez l’argent, je refais de suite cette route. Je rappelle quand même que le mail de Philippsburg était une urgence et une priorité. »
Logement : un juste équilibre
Enfin concernant ses projets en matière de logement social, le maire sortant a rappelé
ÉLECTIONS MUNICIPALES - LOIX
que La Flotte est parmi les mieux dotées de l’île avec 300 logements sociaux, 54 accessions à la propriété et 23 logements communaux. « A La Flotte il nous reste très peu de résiduel constructible, j’ai des solutions à proposer pour encore quelques logements, mais il faut trouver le juste équilibre, et cela passera par la révision en cours du PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal). Pour les logements des travailleurs saisonniers, nous avons un
projet au camping GCU, il ne faut plus jouer solo mais mutualiser les actions entre communes. »
Quelques autres questions plus factuelles ont été posées avant que ne prenne fin cette réunion publique très complète.
Nathalie Vauchez
*REUT : Réutilisation des eaux usées traitées. La Flotte est à 17,47 %, avec irrigation du maraîchage, arrosage du stade, des espaces fleuris, etc.
« Un nouvel élan pour Loix ! », deuxième round
Pour sa deuxième réunion publique, la liste menée par Benoît Poitevin poursuit l’échange avec les Loidais.
Le public, un peu moins nombreux que le 3 février, remplissait toutefois les trois quarts de la salle des fêtes, répondant à l’appel d’une participation active au programme d’« Un nouvel élan pour Loix ! ». En effet, à la question du programme électoral, le chef de liste Benoît Poitevin répond : « Nous le construisons ensemble, il sera la synthèse de nos échanges ». Il préfère d’ailleurs le terme « programme de mandat », dont il promet qu’il sera déposé dans les boîtes aux lettres avant le 12 mars. « Les consultations continueront pendant le mandat », précise-t-il. Les thématiques de la soirée sont annoncées en début de réunion : logement, environnement, sport et vivre-ensemble.
réfection de la place du marché ont épuisé ses ressources propres. La surtaxation de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires pourrait aider à financer de nouveaux projets, mais cela ne se ferait pas sans concertation préalable avec les associations compétentes, telle que l’APSL, et une étude d’impact pour les résidents et pour la mairie.
Logement : une alliance des permanents et des saisonniers En matière de logement, Nicolas Tardif, qui s’exprime pour l’ensemble de la liste, tempère l’action de la municipalité. « Nous voulons présenter des solutions raisonnables à l’échelle de Loix », rappelant ainsi que le plan de logement est entre les mains de la Communauté de Communes. Le logement permanent est un sujet de préoccupation majeure, avec le vieillissement de la population comme principal facteur d’évolution, et la lutte contre l’isolement, son axe d’action. L’une des solutions apportées est l’accueil par les résidents permanents de saisonniers, quatre à six mois de l’année. Elle a le mérite de promouvoir la création de liens intergénérationnels en apportant un petit revenu au logeur. Dans le public, une personne est déjà convaincue par le dispositif. La construction d’une nouvelle maison en partage est remise en question par Nicolas Tardif ; il lui préfère l’investissement dans des logements (T2 et T3) à destination des jeunes de moins de 30 ans qui, sans être dans la précarité, ne trouvent pas à se loger. Il cite encore la salubrité des logements, l’accompagnement du public en situation de handicap et la régulation des meublés de tourisme et logements vacants, avant de donner la parole à l’assistance. Celle-ci s’exprime surtout sur les logements vacants, le quota des locations saisonnières et la multiplication des logements en Airbnb. La question délicate de la surfiscalité des résidences secondaires est soulevée, et la réponse de Benoît Poitevin reste ouverte : si les finances de la commune sont plutôt bonnes, les grands travaux de
Environnement : pour une écologie sensée « Si on vous parle d’environnement, ce n’est pas pour faire de l’idéologie mais de l’écologie sensée. » C’est ainsi que Clément Garnier et Thomas Lefort, paysagiste de son état, présentent la démarche de la liste en matière d’environnement. L’un des maîtresmots est « protéger » : protéger Loix de la montée des eaux, des tempêtes et de la pression touristique. « Responsabiliser » en est un autre, concernant la baisse des ressources en eau et le risque de pénurie. Les colistiers veulent s’engager dans une campagne de sensibilisation afin de modifier les comportements, en matière d’arrosage des jardins, par exemple. Ils insistent également sur la nécessité de protéger la lentille douce, avec l’augmentation des sécheresses pour horizon. Enfin, ils pointent le manque d’entretien des espaces naturels publics, envahis par les ronciers, qu’il s’agirait d’aménager. A une proposition entendue dans la salle avant la réunion, de planter plus d’arbres et moins de vignes, ils répondent : pourquoi pas une ferme pédagogique ou des jardins partagés ?
Une personne de l’assistance, qui se présente comme Loidais depuis 1946, propose le retour d’une activité agricole. « J’ai connu Loix, il y avait vingt-quatre exploitations agricoles, quatre-vingt-dix vaches laitières et le village était propre » raconte-t-il. Mais le classement du site rend aujourd’hui difficile sinon impossible l’établissement d’une exploitation agricole rentable, répond le chef de liste. Une autre personne signale que le périmètre de sécurité incendie n’est pas respecté entre les maisons, ce qui rejoint la question de l’enfrichement des
espaces naturels. Une autre signale les réserves d’eau agricoles laissées à l’abandon. Puis le débat se porte vers la digue de la Vette qui s’enherbe, et la falaise du Peulx dont l’érosion a mangé le sentier littoral. L’empiètement du nouveau sentier sur les terrains privés aux abords de la falaise soulève des mécontentements. La municipalité est d’ailleurs en litige avec les propriétaires. « Pendant ce temps-là, on ne s’occupe pas du problème de l’érosion. C’est le point le plus haut du village. Ce serait bien de le protéger », ironise un participant. On murmure dans la salle que seul un enrochement en durit peut contrer l’action de la mer.
Sport : rendre le complexe sportif aux Loidais
Bastien Sadoul, qui se présente comme un passionné de tennis, reprend l’historique de la construction et de la gestion du complexe sportif de la zone artisanale, regrettant qu’il n’ait pas fait l’objet d’une concertation et, malgré des débuts associatifs prometteurs, sa récupération par des logiques de profit. « Il n’est pas trop tard pour donner un second souffle à ces équipements qui existent, mais ne sont pas pour le plus grand nombre », déclare-t-il. Il propose une ouverture aux associations sportives de tout le canton Nord, au sein d’un projet collectif.
Un usager du tennis témoigne du gâchis d’eau que représentent les terres battues et demande s’il ne serait pas temps d’y renoncer, pour des raisons écologiques.
Vivre ensemble : agir pour les jeunes, aider nos aînés
Jérémy Darras reprend le micro pour étoffer les propositions de la liste concernant le vivre ensemble, déjà abordé à la première réunion, et notamment pour préciser les actions en faveur des jeunes. Il préconise l’ouverture d’un foyer où ceux-ci pourraient se retrouver toute l’année, autour de jeux. Il propose également la mise en place d’un mini-conseil municipal pour intégrer les
Liste « Un nouvel élan pour Loix ! » (dans l’ordre officiel de la liste)
1 - Benoit POITEVIN
2 - Laetitia LIGONNIERE
3 - Nicolas TARDIF
4 - Virginie VIGLIOTTI
5 - Damien GARNIER
6 - Laurence LEVEL
7 - Richard SETNIKAR
8 - Nelly VIGNOT
9 - Jeremy DARRAS
10 - Karen BERTON
11 - Thomas LEFORT
12 - Sabrina POPEK
13 - Bastien SADOUL
14 - Catherine DENAIFFE
15 - Clément GARNIER
16 - Michelle WATTELET
jeunes à la vie politique du village. Enfin, il souhaite rétablir un service de transport pour accompagner les anciens à leurs rendez-vous médicaux et une « journée d’entraide » comme cela se faisait autrefois, pour aller chercher, par exemple, les médicaments à la pharmacie. Quelqu’un dans l’assistance demande le retour de Miss Loix, proposition accueillie par les rires. « Nous militons pour le retour de la fanfare, et avec elle, des majorettes et majorets », répond Benoît Poitevin.
Question de gouvernance
Au moment de clôturer la réunion, une main se lève : « Ce qui vous distingue de l’autre liste, c’est la gouvernance. Comment comptez-vous vous y prendre ? » Cela donne l’occasion au chef de liste de rappeler les deux grandes lignes du changement tel qu’ensemble, ils le conçoivent : prendre le pouvoir des mains de l’administratif pour le rendre au conseil municipal ; et prendre les décisions à quinze, « pas à un seul », ce que Benoît Poitevin résume par cette formule qu’il affectionne : « passer du je au nous ». Ce deuxième rassemblement aura permis à Benoît Poitevin et à son équipe de récolter le matériau d’un programme dessiné sur mesure avec les villageois. L’épreuve des urnes dira si les Loidais souhaitent « un nouvel élan » pour leur village
Eugénie Rambaud
Dernière réunion publique le 12 mars
Seuls deux membres manquaient à l’appel lors de la deuxième réunion publique.
ELECTIONS MUNICIPALES LA COUARDE - DIDIER
Didier Houin privilégie des financements participatifs
Pour la première fois depuis 18 ans, les Couardais auront le choix entre deux listes. Celle menée par Didier Houin, « Un horizon durable pour un avenir responsable » a mené des réunions de quartier et organisé une consultation citoyenne, qui lui ont permis d’enrichir et affiner son programme.
menée par Didier Houin entend mener des actions novatrices
De la consultation citoyenne initiée par Didier Houin et son équipe, à laquelle ont répondu près de 90 habitants de La Couarde, il ressort que si 85 % d’entre eux sont satisfaits ou très satisfaits de la qualité de vie du village, quelques sujets demeurent prioritaires pour l’action locale : un soutien à la vie du centre-bourg et aux commerces, puis la mise en valeur des plages et enfin favoriser le logement à l’année.
Redynamiser le centre-bourg, une priorité
Logiquement donc, le programme de l’équipe met en exergue le soutien aux commerces et la dynamisation du centrebourg. Didier Houin dit qu’il a d’ores et déjà œuvré pour une réouverture qu’il espère prochaine du bar/restaurant Les Mouettes, vrai poumon de vie du village. Il souhaite favoriser l’installation de commerces essentiels dans ce centre du village, tels un tabac, une presse, un point alimentaire... Il aimerait aussi qu’un marché de producteurs locaux et des animations soient régulièrement prévus. L’originalité de sa démarche est de vouloir s’impliquer dans les cessions de murs et de fonds et mettre en place un partenariat public/privé pour financer les investissements, via la création d’une société de projet à l’initiative de la Commune qui définira le cahier des charges et les flux financiers entre les partenaires durant la vie du projet, la Commune acquérant la propriété du bien à l’échéance du projet. Un tel montage juridico-financier permettrait selon lui d’éviter à la commune de recourir directement à l’emprunt (c’est la société de projet qui emprunte) et de
préserver ses capacités d’endettement pour d’autres projets.
S’il reconnaît la réussite du réaménagement de la halle du marché par l’actuelle municipalité, il souhaiterait en optimiser le fonctionnement et prévoir un distributeur de billets (DAB). L’environnement du Peu Ragot doit aussi être rendu plus attractif. La liste entend également développer l’offre de logements pour les saisonniers.
Mettre en valeur les plages sud et le Goisil
Didier Houin souhaite, via un dialogue avec toutes les parties prenantes - Etat, Département, CdC, associations - reconstruire les épis sur les plages sud pour préserver le cordon dunaire, rouvrir des accès aux plages, participer au plan érosion de la CdC, réinstaller des bacs à marée et régulariser la zone de mouillage sud après étude de faisabilité.
Concernant le Goisil, il veut valoriser le port (désenvasement du port, chenal d’accès, pontons) et aménager le site en espace détente : pique-nique, restauration légère, parcours santé... Il envisage aussi de créer un port à sec à la place de l’actuel terrain de foot.
Créer deux à cinq logements communaux par an Cet objectif passera par l’acquisition (via là aussi des partenariats public/privé) et la rénovation de biens existants, afin ensuite d’attribuer ces logements devenus communaux à des Couardais. La liste veut aussi participer activement à la révision du PLUi pour avoir la possibilité de faire de nouveaux aménagements. Le partage
Alternative maritaise veut
intergénérationnel de grands logements est une autre piste qui sera creusée. L’équipe de Didier Houin entend s’impliquer dans le programme intercommunal en cours de logements sociaux au Petit Noue.
La sécurité de tous
Celle-ci passe par le renforcement des effectifs de la police municipale en période estivale, la poursuite du déploiement de la vidéoprotection, l’amélioration de la visibilité des passages dangereux telles les traversées du Mail et de la RD 735. Didier Houin aimerait créer une voie piétonne entre la RD 735 et le Goisil, permettant un accès sécurisé à la base nautique. Il poursuivra le projet de tunnel pour les vélos et piétons prévu sous la RD.
Lien social et participation citoyenne
Un « Conseil des anciens » sera créé et les services pour les aînés développés. Autre initiative nouvelle, la mise en place d’un dispositif de parrainage et d’accompagnement des jeunes Couardais par des anciens disposant de compétences avérées dans différents domaines, afin de les accompagner dans leur recherche d’emploi ou dans la création d’une activité.
Un budget participatif permettra de faire éclore des projets, des Conseils de quartier d’être au plus proche des habitants, tout comme la tenue régulière de réunions publiques. L’équipe souhaite développer les événements culturels et sportifs.
Encourager les activités primaires
La Couarde a une tradition d’activités primaires, l’accès des jeunes familles à l’agriculture, l’ostréiculture et l’artisanat sera favorisé. Un aménagement des marais favorisant le développement d’élevages différents est envisagé, tout comme la création d’une maison des activités primaires, l’organisation d’une journée portes ouvertes et d’un marché des producteurs et artisans locaux sur la place du village.
Être à la hauteur des enjeux écologiques
Le recours à des solutions informatiques efficaces devra permettre de gérer déchets, éclairage, assainissement, etc. Zones d’ombrage, re-végétalisation, mise en place de points d’eau et d’une zone de compostage des déchets végétaux sont aussi quelques-uns des souhaits de l’équipe dans le domaine environnemental.
Liste des candidats « Un horizon durable pour un avenir responsable »
(dans l’ordre officiel de la liste)
Didier Houin, 57 ans, directeur résidences de vacances
Gilles Baillou, 67 ans, cadre dirigeant dans le logement social
François Berland, 64 ans, cadre dans l’éducation national
Julien Bouyer, 31 ans, école de Wingfoil et sportif professionnel
Caroline Braud, 46ans,négociatriceenimmobilier Tony Brin, 61 ans, ostréiculteur
Fabrice de La Morandière, 60 ans, avocat droit des affaires
Baptiste d’Isoard de Chènerilles, 38 ans, artisan
Jérôme Grignon, 55 ans, artisan électricien
Hélène Massé, 51 ans, stomathérapeute
Maud Massé, 63 ans, retraitée du secteur médical
Elisabeth Michaud, 62 ans, agent administratif, vie associative et action sociale
Sophie Mounicot, 64 ans, comédienne, chambre d’hôtes
Béatrice Turbé, 62 ans, retraitée agricole
Laurence Zibi, ancienne élue à Paris, propriétaire d’une maison d’hôtes
Des investissements à hauteur de 13,6 M€ de 2026 à 2032
Parmi les gros investissements du mandat, figureront la création de logements communaux pour 4,75 M€, la voirie/stationnement/signalétique pour 3,6 M€, l’acquisition de locaux commerciaux en centre-bourg pour 1,2 M€, les équipements touristiques (camping, équipements sportifs, etc.) pour 500 K€...
Le recours au partenariat public/privé fournirait 29 % des recettes d’investissement, l’emprunt 36%, les aides et subventions 20 % et l’autofinancement, issu de l’excédent du budget de fonctionnement, serait de 15 %. L’équipe s’engage à ne pas majorer la taxe d’habitation.
Didier Houin entend travailler activement avec la CdC sur différents domaines relevant de ses compétences : économique, mobilité douce, action sociale...
Si l’équipe est élue, Béatrice Turbé sera 1ère adjointe, Fabrice de La Morandière 2ème adjoint, Laurence Zibi 3ème adjointe et déléguée communautaire avec Didier Houin et Gilles Baillou 4ème adjoint.
Nathalie Vauchez
Bruno Beaudouin et ses colistiers ont présenté le programme d’Alternative maritaise, mercredi 25 février 2026, à Sainte-Marie-de-Ré. Ils ont insisté sur les sujets des commerces, du logement et du budget.
Nous voulons insuffler un nouvel élan pour Sainte-Marie, un élan incarné par un programme ambitieux, concret et réaliste », introduit Bruno Beaudouin,
mercredi 25 février, pour présenter le programme de la liste Alternative maritaise à la trentaine de personnes venues assister à la réunion publique. « Je me suis toujours
intéressé à la politique mais ma vie professionnelle ne m’en laissait pas le temps », rapporte Bruno Beaudouin, 62 ans, chef d’entreprise bientôt à la retraite. Aujourd’hui, il l’assure :
« J’ai envie de m’engager pour la vie de Sainte-Marie ».
(Lire la suite page 21)
Composée de Couardais pour la plupart actifs, âgés de 31 ans à 67 ans, l’équipe
La tête de liste et ses colistiers misent sur « un projet construit avec vous, au fil de nos rues, de nos chemins et de nos marchés », réalisable grâce à « la dynamique du collectif ».
Commerces et marchés : kiosques et préemption
« Les commerces et les marchés sont le cœur battant de la commune. Notre but : les rendre plus attractifs et plus dynamiques », enchaîne Carole Minisini, directrice commerciale d’une entreprise qui vend du matériel de laboratoire. Pour les marchés, elle expose plusieurs mesures. D’abord, installer des kiosques amovibles place des Tilleuls afin que les ambulants n’aient pas à transporter tous leurs équipements et ainsi faciliter leur venue. « Nous avons commencé à faire des devis, nous pouvons les financer. » Dans la même veine, elle propose de « rembourser la carte d’abonnement au pont des ambulants en échange de leur présence à l’année ». Elle introduit ensuite l’idée de « repenser les jours de marchés, aujourd’hui un peu disparates entre Antioche et La Noue ». L’équipe souhaite aussi « relancer les animations » autour des marchés, comme des concerts, des matinées ou des après-midis thématiques, en lien avec le comité des fêtes, pour les redynamiser. Sur la partie commerces, l’équipe d’Alternative maritaise invoque le droit de préemption commercial de la mairie : Sainte-Marie étant dans le périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat, ce droit lui accorde la priorité pour racheter un bail commercial ou un fonds de commerce. L’objectif : « devenir propriétaire du local » et le proposer à « loyer réduit de 50% la première année et de 25% la deuxième, pour accompagner les nouveaux commerçants ». Autre mesure avancée : réduire en partie la taxe d’occupation des terrasses - dans la limite des seuils légauxpour les commerçants de la commune.
Logement et justice sociale Qui dit commerçants, dit clients. « Nous voulons que plus de gens habitent ici à l’année », enchaîne Bruno Beaudouin. Et c’est sa colistière Marie-Hélène Scotto, 62 ans dont vingt-sept ans de vie rétaise, qui présente la politique de logement d’Alternative maritaise. « Le programme local de l’habitat est établi par la Communauté de Communes. Mais nous voulons aller plus loin en tant que commune », annonce-t-elle. Première mesure : « avoir un élu référent pour initier la politique du
Une partie des
logement à Sainte-Marie ». Il s’agira « d’un interlocuteur identifié pour les questions du logement », chargé de suivre les dossiers avec la CdC, la Maison de l’habitat et les bailleurs. En matière de logements sociaux, la liste s’inscrit dans la continuité des programmes en cours et à venir au Fougerou et aux Hirondelles. Mais elle veut aussi « exiger la rénovation des logements sociaux existants. Nous voulons peser auprès des bailleurs pour des logements dignes, confortables et économes en énergie ». Marie-Hélène Scotto affiche la volonté des candidats à « mieux utiliser notre part de logements communaux ». Il s’agit d’« investir dans des biens immobiliers pertinents avec des loyers raisonnés financés en partie par la taxe sur les résidences secondaires, de baisser le loyer de la Maison des saisonniers, d’encourager les colocations solidaires et innovantes pour lutter contre l’isolement, de limiter les locations courte durée pour les multipropriétaires à 90 jours par an ». Ou encore de créer un fonds communal d’aide à la rénovation pour accompagner les propriétaires dans leurs démarches et les exempter de taxe foncière pendant trois ans lorsqu’ils procèdent à la rénovation énergétique de leurs biens pour la location longue durée. Cette dernière mesure viendrait « en complément des aides existantes ». Bruno Baudouin complète : « Nous maintenons à 60% la surtaxation des résidences secondaires, et nous ne pouvons pas aller plus haut. Notre objectif est d’utiliser cette taxe pour plus de justice sociale ».
« Maîtriser la dette »
« A Sainte-Marie, nous voulons une gouvernance budgétaire prévisible, lisible et protectrice qui permette d’investir dans les priorités du village tout en maîtrisant durablement la dette et la fiscalité », cadre Bruno Beaudouin, tout en pointant du doigts les risques budgétaires : « l’augmentation du coût de l’énergie, la baisse de dotation globale de fonctionnement ou encore le vieillissement du patrimoine et la pression constante sur les services publics ». Côté méthode, il annonce une programmation budgétaire « pluriannuelle à six ans, révisée chaque année, un suivi annuel de la dette et de la capacité de désendettement, et des enveloppes stabilisées pour l’entretien du patrimoine ». Côté outils, il pense à baisser la consommation énergétique des bâtiments et des éclairages publics ou encore à optimiser les achats communaux grâce à des mutualisations possibles avec la CdC. Si la règle d’or de la liste est « la maîtrise de la dette », elle s’engage aussi sur « une fiscalité stable - hors réformes nationales imposées - et prévisible ». Bruno Beaudouin définit quatre « priorités majeures » : le patrimoine communal, la sécurité et la qualité des espaces publics, les services du quotidien et la transition écologique raisonnable. Interrogée sur ce dernier point, l’équipe parle, entre autres, de végétaliser des espaces publics ciblés ou encore de gestion optimisée de l’eau. Bruno Beaudouin cite en exemple la station d’épuration de La Flotte, dont les eaux traitées pourraient servir à l’irrigation de certaines terres maraîchères. « Le dossier existe depuis 2019, il faudrait
Liste « Alternative maritaise » (dans l’ordre officiel de la liste)
Bruno Beaudouin, 62 ans, chef d’entreprise
Marie-Hélène Scotto, 62 ans, auxiliaire de vie
Christophe Robert, 64 ans, chef d’escale retraité
Céline Mayeur, 53 ans, art-thérapeute
Christian Mas, 47 ans, médecin
Carole Minisini, 57 ans, directrice commerciale
Clément Truche, 26 ans, saisonnier
Lucile Leclercq, 38 ans, directrice stratégie
Michel Barle, 76 ans, ouvrier coupeur retraité
Delphine Coquelle, 58 ans, cheffe d’entreprise
Adrien Lafond, 46 ans, commercial
Ouiza Meziane, 61 ans, chargée de mission
Charles Venayre, 37 ans, architecte
Sophie Didier, 57 ans, juriste
Mathis Desitter, 18 ans, étudiant
Blandine Chapuis, 66 ans, éducatrice spécialisée retraitée
Mathieu Bourasseau, 44 ans, vidéaste
Corinne Philippot, 67 ans, vendeuse retraitée
Jérome Bard, 53 ans, prestataire de services
Cécile Gendre, 49 ans, aide à domicile
Jules Dalpayrat, 27 ans, étudiant
Isabelle Chevalier, 63 ans, retraitée
Grégory Burte, 46 ans, ingénieur
Suppléants
Delphine Boyer, 52 ans, agente administrative Pierre Duperron, 27 ans, pâtissier glacier
réévaluer le coût pour amener l’eau ici. Nous pouvons aller chercher des financements à la CdC et auprès de l’Europe. Mais c’est faisable. » Pour cela et pour réaliser l’ensemble de leur programme, les membres de la liste Alternative maritaise insistent : « Nous travaillons avec les compétences de chacun, de manière transversale et horizontale ». Ils misent sur « l’énergie collective pour la réussite du projet ».
Julie Pertriaux
Réunion publique
ELECTIONS MUNICIPALES - LE BOIS-PLAGE
Alain Moreau souhaite écouter
les habitants
Se prévalant du soutien de Christian Leyrit (ancien préfet) et de Jean-Pierre Gaillard (ancien maire), Alain Moreau a d’emblée précisé que « la liste fait le programme et pas l’inverse ». Justement celui-ci « n’est pas un catalogue de propositions », mais comporte trois grands projets et des mesures phare.
Après avoir annoncé qu’Aurélien Ravet (ancien directeur d’Interlude pendant 19 ans) venait de rejoindre l’équipe, il a choisi de présenter les pérégrinations de la famille Dubois - les grands-parents et les petits enfantsà travers la commune, émaillées à chacune de leur étape de propositions d’actions. Une façon plutôt
ludique et originale de s’adonner au difficile exercice de présentation de son programme, devant une salle des oyats pleine.
Trois grands projets... Les trois grands projets portés par la liste « Mieux vivre au BoisPlage » concernent : le réaménagement de la place du marché en
Mardi 10 mars, à 19h, salle des Paradis, à Sainte-Marie-de-Ré. (Lire
un espace vivant et convivial, en concertation avec les habitants et les commerçants ; la mise en place d’un nouveau plan de circulation pour faciliter le déplacement des voitures, piétons et vélos avec une signalisation à revoir ; la sécurité et les économies d’énergie dans les
membres de la liste Alternative maritaise conduite par Bruno Beaudouin (au centre), qui n’exclut pas - s’il est élu - de se présenter à la présidence de la Communauté de Communes.
Alain Moreau revendique une vision d’ensemble et un mode de fonctionnement participatif.
bâtiments publics, via la rénovation de la salle polyvalente et de l’école, ainsi que la ventilation des halles.
... et des engagements En matière de prévention des risques naturels, Alain Moreau souhaite entretenir et faciliter les accès aux plages pour tous, garantir la qualité sanitaire des eaux de baignade (Pavillon bleu) et organiser des journées estivales de sensibilisation à la protection des dunes et des plages. La création d’une ferme solaire sur le site des Gachettes, après le déménagement de la déchetterie, est envisagée pour produire de l’énergie verte locale. Renforcer la protection de la façade maritime - dunes et plages - suppose une mobilisation de la CdC et de l’ONF.
Améliorer et embellir le cadre de vie passe par la réorganisation du stationnement, sans parking payant, la lutte contre le stationnement sur les trottoirs pour faciliter les trajets de tous, la remise en état des rues et ruelles dégradées, assurer la continuité du sentier littoral et créer un parcours balisé pour mieux le faire découvrir.
Afin de stimuler l’activité économique, « Mieux vivre au Bois-Plage » entend
soutenir les projets innovants des jeunes entrepreneurs et créateurs, favoriser l’installation de jeunes artisans via la création d’ateliers-relais, encourager la création d’une recyclerie et d’ateliers de réparation participatifs, mais aussi renforcer l’activité hivernale en partenariat avec les commerçants en créant par exemple des évènements marquants, et promouvoir les productions du terroir. La création d’un hangar mutualisé pour le stockage et la mise en place d’aides concrètes sont prévues.
Afin d’élargir les possibilités de logement, des logements communaux seront restaurés, des logements pour saisonniers créés en partenariat avec les employeurs locaux, le lieu reste à identifier, les entrepreneurs sont prêts à participer financièrement. Les intérêts du Bois-Plage seront défendus auprès de la CdC, notamment dans le cadre de la révision du PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal). Un projet de six à huit logements est envisagé à La Croix Blanche, un lotissement de vingt à vingt-cinq logements pourrait être étudié sur un terrain situé vers les Deux Moulins. La sécurité de tous sera améliorée par l’implantation de radars pédagogiques et une meilleure signalisation au x
intersections, par la modernisation de la vidéoprotection et une journée exceptionnelle de la sécurité sera organisée avec les gendarmes et les pompiers. La parole sera donnée aux Boitais grâce à la création de comités de quartier pour faire remonter et traiter les besoins du quotidien et par l’organisation de consultations citoyennes sur les grands projets d’aménagement, afin que la décision finale appartienne aux habitants. Restaurer la confiance et améliorer le service public passe par la réalisation d’un audit des contrats, des dépenses et des projets en cours par le Trésor public afin de réduire les coûts de fonctionnement. Mais aussi, selon la liste, par le rétablissement d’une culture du respect et de la confiance avec les agents municipaux.
Côté animations, des concerts et évènements dédiés aux enfants seront proposés, le jardin pédagogique mis en valeur avec des activités intergénérationnelles. Le village sera animé par des spectacles de rue, des concerts publics gratuits avec divers genres musicaux. Des parcours de promenade et de randonnée pédestre seront aménagés et balisés. La pratique de sports sera encouragée et des évènements sportifs créés sur la plage, les compétitions déjà existantes (volley,
ELECTIONS MUNICIPALES - LE BOIS-PLAGE EN RÉ
pétanque) seront mises en valeur. Faire vivre les équipements sportifs à l’année et aménager un vrai terrain omnisports est prévu.Enfin l’équipe a pour idée d’aménager un espace de jeux convivial sur la place de l’ancienne école avec tables d’échecs, ping-pong, marelle...
Une vision d’ensemble
Pour conclure, Alain Moreau a rappelé qu’ « élaborer un programme ne se limite pas à accumuler les projets mais à les intégrer dans une vision d’ensemble, tous les sujets étant interconnectés. Ce programme concerne aujourd’hui mais aussi l’avenir de nos enfants. Et surtout, « 80% des problèmes que le maire aura à régler, on ne les connaît pas aujourd’hui, le programme ne représente que 20 % du travail de la municipalité, le plus important est de savoir comment on gère les problèmes. Pour ce qui nous concerne, on regarde les faits, on écoute et on échange, on prend une décision collective, on applique celle-ci et on explique et diffuse. Ce n’est pas une posture mais notre mode de fonctionnement si nous sommes élus. »
Tous les colistiers ont d’ailleurs signé une charte d’engagement des élus.
Nathalie Vauchez
Gérard Juin a le bien-être des Boitais à cœur
Le programme de la liste « Actions, Réalisations, Ambitions pour notre village » a pour fil conducteur d’agir pour un cadre de vie bénéfique à la santé humaine, animale et végétale.
Gérard Juin a fait connaître sa liste tardivement, composée de noms très connus dans le village voire sur l’île. Et la présence de Franck Pinon, qui a un temps envisagé de monter une liste avant de rejoindre celle du maire sortant (voir encadré).
Dynamiser la vie à l’année
Le logement reste le défi majeur qu’elle entend relever, notamment via la poursuite d’un « parcours résidentiel » pour des résidents permanents. Après les deux logements communaux venelle de La Chapelle, dix logements sociaux locatifs au pas des Bœufs et onze terrains pour l’accession à la propriété, Gérard Juin souhaite travailler sur un programme de Bail réel solidaire (BRS), mais aussi aider les propriétaires à rénover leurs habitations en vue de les louer à l’année et développer les logements à prix modérés pour les travailleurs saisonniers.
parfois des visions différentes.
Vauchez
L’apport de nouveaux services à l’année passe par la mise en service du pôle santé en accompagnant son démarrage, un pôle accueillant des spécialistes est de nature à drainer patientèle et clientèle au Bois, le renforcement de l’attractivité du marché hors saison et la création d’un petit marché hebdomadaire au Morinand, l’aménagement de la place Raymond Dupeux avec des locaux abritant par exemple opticien, matériel informatique, etc. et la création d’un lieu de vie autour d’une
« ressourcerie » pour donner une seconde vie aux objets. L’équipe souhaite aussi développer les offres de services au sein de l’agence postale et proposer un service de navette à l’année sur la commune. Le lieu de « la Caserne » pourra être mutualisé pour abriter plusieurs activités : ressourcerie, petit évènementiel, ateliers et animations. L’équipe souhaite proposer plus d’animations hors saison.
Gérard Juin et ses colistiers souhaitent soutenir les activités primaires afin de garder et valoriser les racines du Bois-Plage, notamment en sanctuarisant les espaces agricoles dans le PLUi, en favorisant le circuit court boitais, en proposant des produits locaux dans la restauration scolaire et les repas des aînés et en accompagnant les jeunes agriculteurs dans la recherche
de foncier pour s’installer. La convivialité hors saison sera entretenue : espace de coworking, soutien aux associations avec programmation culturelle l’hiver...
L’environnement au cœur des préoccupations Le Bois-Plage est en première ligne face à l’érosion et aux risques de submersion, les travaux de protection des dunes doivent être renforcés en concertation avec la CdC. La transition écologique sera accompagnée avec une gestion durable de l’eau, la végétalisation des espaces publics, la création d’îlots de fraîcheur et le maintien des labels Pavillon Bleu, Village étoilé et refuges LPO. Compostage collectif, développement du jardin pédagogique et promotion des jardins familiaux font
Liste des candidats
« Actions, Réalisations, Ambitions pour notre village » (dans l’ordre officiel de la liste)
Franck Pinon a expliqué pourquoi il a rejoint la liste de Gérard Juin et dit tout le bien qu’il en pense, même si les deux hommes peuvent avoir
LED, détection de présence et extinction nocturne raisonnée.
Développer le stationnement et optimiser la circulation Outre les vitesses limitées et la priorité à droite sur la RD 201 qui seront maintenues, des radars pédagogiques seront installés sur les trois entrées de village, un marquage chaucidou réalisé sur le réseau intermédiaire et des chicanes installées si nécessaire. Bien sûr les travaux d’amélioration de la voirie seront réguliers (1 M€ par an). L’équipe voudrait mettre en place
ELECTIONS
une navette entre le Morinand, le Rouland et le centre-bourg. Un plan vélo et un plan piéton seront déployés. Un parking de délestage est envisagé pour les résidents à la semaine et un autre pour les visiteurs occasionnels, la circulation de la place de Lazzate sera restructurée afin de limiter le blocage de la circulation devant le marché, des parkings vélos supplémentaires seront créés.
En matière de sécurité, Gérard Juin a rappelé que le poste de police avait été placé au centre du village et que les policiers municipaux sont au nombre de onze, dont
MUNICIPALES - RIVEDOUX-PLAGE
deux gardes-champêtres, en été. La vidéoprotection sera développée vers les plages des Gollandières et de Gros Jonc. Deux postes de maîtres-nageurs existent sur les plages en été.
Côté cohésion sociale des journées citoyennes et des forums biannuels, des rencontres intergénérationnelles avec les associations, le renforcement du rôle du CCAS sont proposés.
Inédit parmi toutes les réunions publiques auxquelles nous avons participé dans les dix communes, un candidat d’une liste concurrente a questionné le maire sortant
et candidat notamment sur les finances, le maire a défendu son bilan et le bon état de celles-ci, rappelant le nombre d’actions déployées sous le mandat qui s’achève. D’autres questions ont concerné le risque incendie prégnant au Bois-Plage, les actions envisagées pour les tout-petits, la sécurité sur la raise maritaise, etc.
Le déroulé du programme a été régulièrement entrecoupé des présentations des colistiers, très applaudis par une salle des Oyats comble.
Nathalie Vauchez
Julie Foulquier : proximité, concertation et action
La liste Rivedoux-Plage en commun a pris le temps en décembre et janvier d’interroger les Rivedousais sur les lacunes qu’ils perçoivent de l’actuelle politique municipale et leurs attentes. Il en ressort notamment qu’ils souhaitent plus de proximité avec les élus et agents municipaux.
De ces rencontres thématiques, il ressort un manque d’information sur les projets ainsi que sur les finances communales, un sentiment d’exclusion des décisions municipales. Les familles estiment manquer d’espaces de jeux de plein air dédiés aux 3-11 ans, ainsi que de sites extérieurs et intérieurs indispensables à l’épanouissement des adolescents et à la qualité de vie des aînés. Meilleur équilibre entre vie à l’année et périodes touristiques, plus de régularité et d’investissement dans le suivi des projets de voirie, de propreté et de sécurité constituent des attentes fortes, tandis que la préservation de l’environnement et du cadre de vie est source d’inquiétude.
Démocratie participative et gouvernance
L’équipe de Julie Foulquier souhaite apporter une autre façon de travailler, basée sur l’écoute, la pédagogie et le dialogue. Pour cela sont envisagées des réunions publiques et de quartiers régulières, la mise en place d’un budget participatif en soutien aux projets des habitants, la création d’une réserve communale, la relance du dispositif de l’Heure Civique, sans oublier la mise en place de permanences hebdomadaires des élus.
Encourager le partage de logements
En matière de logement et d’urbanisme, préserver l’équilibre du village en encourageant le logement à l’année, créer des logements sociaux et des baux réels solidaires (BRS) et valoriser un lien étroit avec la CdC constituent des priorités. Parmi les actions concrètes envisagées figurent la création d’un lieu d’accueil familial pour faire face aux urgences, le partage de logements entre seniors, jeunes actifs, étudiants et saisonniers, ainsi que l’instauration d’un dialogue avec les propriétaires pour proposer du locatif à l’année.
Un lieu de rencontres et d’activités pour les adolescents
Pour favoriser solidarité, lien social et intergénérationnel et lutter contre l’isolement l’équipe « Rivedoux-Plage en commun » entend plaider en faveur d’un CIAS*, rendre plus lisibles les compétences du CCAS ou encore soutenir la pérennité de l’EHPAD public de Saint-Martin. L’offre de maintien à domicile doit être renforcée avec tous les partenaires concernés. Créer un espace de rencontres et d’activités pour les adolescents mais aussi permettre aux jeunes de s’exprimer et de s’impliquer dans les projets les concernant sont des pistes sérieuses envisagées. La salle des fêtes, lieu « commun » de tous les Rivedousais, doit davantage s’ouvrir via des animations régulières pour tous les âges autour d’un même thème.
Parcs à vélos et promenade en bois
Outre la sécurisation des déplacements à pied et à vélo, l’installation de parc à vélos dans le village et en proximité des plages, l’aménagement de l’espace public pour les PMR, l’harmonisation des stationnements et l’étude des besoins sont quelques-unes des propositions de la liste. Elle souhaite aussi créer une promenade en bois pour permettre la circulation des piétons, des PMR et des poussettes sur la dune de la plage nord, depuis l’arrière de la salle des fêtes jusqu’au pont.
Julie Foulquier et son équipe souhaitent remettre en place des cours d’écol e
dégenrées comme cela avait été proposé en 2020, en concertation avec toutes les parties prenantes. Toujours au chapitre du cadre de vie, créer des lieux de rencontres pour enfants, jeunes et aînés, des espaces de jeux à la sortie de l’école, installer des équipements de fitness en plein air pour seniors et adolescents, compléter l’équipement du city stade (bancs, pergola, accès sécurisés), végétaliser les lieux de vie des Rivedousais et créer des îlots de fraîcheur figurent au rang des propositions.
La création d’évènements réguliers, le développement d’une offre culturelle pluridisciplinaire et la conception de projets menés en commun entre élus et associations doivent participer à renforcer la vie locale.
S’inspirer des réussites
« Des Maires pour la planète » En termes d’environnement, les économies d’énergie des bâtiments publics et la mise en place d’un éclairage sélectif des rues en concertation avec les riverains, la végétalisation des zones très minéralisées : esplanade, port, redoute, la limitation de l’artificialisation des sols seront déployés. Passer à 50 % de produits bio et travailler avec des producteurs locaux pour la cantine scolaire est souhaité. Par ailleurs, il est possible de s’inspirer de nombreuses initiatives locales partagées dans le cadre du réseau « Des Maires pour la planète » pour en proposer certaines bien adaptées à Rivedoux.
En matière de sécurité et prévention, Julie Foulquier souhaite supprimer les zones 20 km/h non respectées et donc dangereuses et appliquer la réglementation « Village 30 km/h » sur l’ensemble de l’espace public. La police municipale pourrait être dotée d’un radar mobile et les passages piétons mieux éclairés. Il est nécessaire selon la liste de sécuriser le groupe scolaire et ses abords.
L’économie, poumon de vie du village
Les professionnels de la commune souhaitent avoir un élu identifié comme relais avec le Conseil municipal. Valoriser le marché y compris hors saison et les producteurs locaux, porter des projets communs mutualisés, passer des commandes publiques groupées avec d’autres villages
de l’île sont quelques-unes des propositions, tout comme soutenir la mise en place d’une association de commerçants. « Rivedoux-Plage en commun » entend porter le projet de l’agrandissement de la Zone artisanale dans le cadre de la révision du PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) par la CdC.
Des finances incertaines, à sécuriser et rendre transparentes Si la liste est élue, un audit des finances sera tout de suite lancé, car il y a des doutes sur leur état, cela a été confirmé par Julie Foulquier suite à une question d’un participant. Dans tous les cas, un manque de transparence existe selon elle, qui entend remettre de la confiance en la matière. Une programmation pluriannuelle des investissements permettra de les planifier et rechercher le maximum de subventions auprès de tous les partenaires possibles, y compris européens.
La liste entend aussi raisonner en coût global des projets, comprenant investissement et coût d’exploitation dans la durée. Elle fera une réunion annuelle sur les finances, un document simple de présentation du budget sera proposé aux habitants, qui seront associés sur les grands projets : port, redoute, marais du Défend... « Pas de dépense importante sans explication claire et se donner la possibilité de recourir à une consultation citoyenne » sera le leitmotiv, afin de s’assurer que chaque dépense est utile, durable et réalisée en transparence.
Une équipe solide, une réunion très interactive
Au-delà de cet inventaire d’actions un peu à la Prévert (à l’image de tous les programmes sur l’île), cette réunion publique fut l’occasion de dévoiler une équipe solide, composée à la fois d’élus sortants et de nouveaux venus, issus de toutes les professions. Après chaque thème présenté, les questions de la salle étaient posées, elles furent nombreuses, la liste ne prétend pas savoir d’ores et déjà répondre à toutes. Cette formule alternant présentation et questions a permis de donner du peps à l’ensemble, à l’image d’une liste dynamique et généreuse.
Nathalie Vauchez
*CIAS : Centre Intercommunal d’Action Sociale.
Beaucoup de questions du public tout au long de la réunion pour Julie Foulquier et ses colistiers.
Anne Mémin : « Avancer ensemble, pour les Martinais »
Une nouvelle salle Vauban pleine pour cette réunion de présentation de son programme par la liste « Cap sur l’avenir Saint-Martin de Ré », le 26 février dernier.
Après un petit quizz histoire de rappeler quelle collectivité fait quoi et de mettre son auditoire en jambe, Anne Mémin a précisé quels sont à ses yeux les trois rôles essentiels du maire : Être sur le terrain, présent tous les jours pour et à l’écoute de chacun ; fédérer élus, agents et acteurs locaux, parce qu’ « une commune progresse quand tout le monde avance ensemble » ; décider, établir les priorités et expliquer celles-ci, car « être élu ce n’est pas promettre, c’est ne jamais laisser une question sans réponse ».
« Une méthode de travail structurée pour mieux construire ensemble » les projets, avec une participation citoyenne encouragée, telle est la proposition de « Cap sur l’avenir ».
A tour de rôle, les colistiers ont déroulé les différents axes et priorités du programme, très applaudis par une salle à l’écoute et bienveillante.
« Grandir à Saint-Martin » Le RPI (Regroupement pédagogique intercommunal) qui sera mis en place à la prochaine rentrée avec La Couarde, imposé par l’Education Nationale, permet de maintenir les deux écoles. « On a décidé de maintenir le primaire à Saint-Martin, en lien avec le collège, et la maternelle à La Couarde, en lien avec la crèche. Dans l’enceinte de l’école primaire on a largement la place, et les locaux de l’école maternelle seront utilisés pour un autre projet, l’Education Nationale nous a félicités pour le travail fait. » L’équipe souhaite travailler main dans la main avec les enseignants, les parents, les animateurs du centre de loisirs. Elle entend étudier la création d’une classe spécialisée, pour l’île de Ré, répondant aux besoins de certains enfants, aujourd’hui contraints d’aller à La Rochelle. Renforcer aussi le lien de l’école avec le Musée Ernest Cognacq, s’appuyer sur le patrimoine.
Un Conseil municipal des jeunes sera créé, avec un budget dédié, il mènera ses propres actions, après validation par les élus évidemment. Plus de place donnée aux adolescents passe par ce lieu où ils pourront dialoguer, défendre leurs idées, apprendre comment fonctionne une commune, afin qu’ils deviennent acteurs de la vie à Saint-Martin. Penser aussi aux jeunes qui ne vont pas à Ré Jeunesse c’est réfléchir à comment les occuper, les inciter à aller plus dehors, comme par exemple le permet le City stade.
Réhabilitation en logements de l’ancien hôpital
Y habiter, y travailler ou y passer du temps, mais toujours y trouver sa place. Cela commence par le logement à l’année et
saisonnier. L’équipe prévoit de rénover des logements communaux permettant la mise en location ou l’accession à la propriété. Le projet de réhabilitation/réaménagement de l’ancien hôpital de Saint-Martin passe par un état des lieux préalable de tout le bâtiment et une étude globale de faisabilité. Il faudra aller chercher des subventions, pour y créer des logements en accession sociale à la propriété via un BRS (bail réel et solidaire).
L’équipe entend aussi acheter/préempter des biens pour du logement communal, développer le logement pour les saisonniers...
Vivre à Saint-Martin c’est aussi y développer le lien social, renforcer le rôle du CCAS, développer les permanences des élus, soutenir les associations autour de leurs différents besoins, et toutes les réunir comme par exemple autour du projet de réhabilitation du stade.
Bien vieillir aussi à Saint-Martin, cela suppose d’adapter les actions aux besoins des aînés selon les différents âges, collaborer avec les associations pour leur proposer des activités proposer des animations intergénérationnelles...
Renforcer la vie économique du village
Ce renforcement passe par l’action communale directe et le soutien aux commerces indépendants. Pour le marché, les baux seront adaptés, le marché extérieur développé, l’installation de producteurs et/ou artisans locaux encouragée. L’idée d’un Etal test / Tremplin, permettant à des professionnels de tester en grandeur réelle une présence sur le marché avant de prendre la décision de s’y installer est de bon augure. Tout comme des espaces permettant la consommation sur place. Le potentiel de la place de Poterne sera exploité.
Autre axe de travail, la réhabilitation de locaux communaux à usage commercial, la création d’une boutique tremplin, la construction de box artisans (le local d’un ancien menuisier situé dans la ZA a été racheté à cette fin).
L’équipe a aussi annoncé l’ouverture d’une librairie en novembre 2026, le local a été identifié et un appel d’offres dans le respect des règles publiques sera lancé. L’occasion de remercier la famille Marotte qui a pris le relais depuis la fermeture de la librairie de la rue de Sully.
Un Plan de sauvegarde va être élaboré, permettant de maintenir des commerces essentiels.
Le soutien aux commerces indépendants se fera via l’encouragement des initiatives, de mise en place d’animations commerciales dans une dynamique collective pour des évènements qualitatifs. La création d’une association de commerçants sera favorisée.
Le marché nocturne, la course relais des garçons de café, qui ont très bien fonctionné dans le passé, seront relancés.
Communiquer & développer les animations
Moderniser et clarifier la communication passe par une meilleure signalétique commerciale, les panneaux d’affichage et bornes d’information, les réseaux sociaux qui seront davantage utilisés, la mise en place d’une Application de type « panneau pocket » et une Gazette municipale améliorée.
La création d’un Comité des fêtes sera encouragée. Certaines animations fonctionnent très bien, elles seront maintenues, d’autres comme le Marché de Noël seront améliorées et de nouvelles animations seront créées comme par exemple un pique-nique des familles martinaises à la Barbette, la fête du printemps place de la République, un grand carnaval extra et intra-muros, Halloween et d’autres moments forts de l’année. Des soirées
dancing pourront être proposées à La Cible. L’équipe a évoqué la création d’un escape game autour et dans les remparts. Des soirées guinguettes, des après-midis dansants, des ateliers créatifs ou encore de bricolage, les idées abondent pour créer des rendez-vous intergénérationnels.
Restaurer et transmettre le patrimoine
Un inventaire des travaux à réaliser sur les bâtiments communaux sera élaboré, tout comme leur bilan énergétique. Puis un plan de gestion mis en place. Bien sûr, le diagnostic complet des remparts Vauban ayant été remis à la commune, la restauration et la valorisation du patrimoine Vauban sont prévus sur tout le mandat. Le réaménagement de la place de la République sera un gros projet afin de « remettre cette place au centre du village et d’en faire un lieu chaleureux de rassemblement de la population. »
L’église devra aussi être rapidement restaurée, la salle des Colonnes réaménagée pour en faire un lieu d’accueil de la vie associative.
Le jardin du Musée sera davantage exploité pour des animations familiales, pique-niques, expos, etc. et l’équipe souhaite en faire avec le Musée un lieu de vie au cœur du village.
Pour tout cela des partenariats public/ privé seront privilégiés, via des mécènes, mais aussi des subventions recherchées. L’environnement, la biodiversité, la sécurité, la circulation et le stationnement, et d’autres sujets encore ont été abordés par une équipe très motivée.
« Les 100 jours » à partir du 16 mars
Si elle est élue Anne Mémin, accompagnée de son équipe, entend dès le 16 mars et durant les 100 premiers jours du mandat mettre en place une nouvelle organisation, des animations, des groupes de travail, des état de lieux (salles municipales) et étude (circulation), le renforcement du CCAS, le lancement de l’appel d’offres pour la librairie, la mise en place de référents de quartier, les permanences d’élus, etc., autant d’actions assez faciles à déployer et ne coûtant rien, hormis l’étude circulation (40 K€). Puis elle a établi un échéancier (non exhaustif) pour les actions à déployer dès 2026-2027 et celles prévues sur 20282032. Un Plan Pluriannuel d’Investissements sur l’ensemble du mandat sera élaboré.
Planifier, organiser, concerter, le tout avec beaucoup de proximité, voilà le leitmotiv de l’équipe.
L’authenticité d’Anne Mémin et de son équipe a été très applaudie.
Ars demain veut préparer l’avenir
Issue du rapprochement de la maire sortante, Danièle Pétiniaud-Gros, et de Dominique Greiller tenté un temps de monter sa liste, Ars demain entend travailler dans la concertation, notamment sur des projets phare comme l’aménagement du quai de La Criée.
Une liste sans étiquette politique, composée de Casserons de souche et d’habitants plus récemment installés à Ars, qui se sont très bien intégrés à l’esprit du village. Ils connaissent parfaitement le terrain, plusieurs représentent aussi la mémoire du village.
Ce qui va changer ? : la mise en œuvre d’une démarche participative
La liste entend poursuivre les projets en cours, en les affinant avec la population. Ce qui changera par rapport à ce mandat qui s’achève ? « La mise en place d’une démarche participative, prenant la forme de commissions élargies, de réunions publiques et d’ateliers citoyens ». « Je souhaite aussi lancer une commission élargie « Demain le Fier » réunissant les différents acteurs concernés, y compris la commune des Portes, afin de mettre à plat les différents usages du Fier. », précise Danièle Pétiniaud-Gros.
Les deux projets phare seront l’aménagement du quai de La Criée et la rénovation de la salle des fêtes. Dans le programme déroulé ci-avant, « tous les projets proposés sont finançables, car les finances sont saines. », précise la liste.
Le logement toujours
Le logement reste une préoccupation majeure, un travail de fond a déjà été fait, l’équipe entend continuer sur cet élan. Les projets du Natureau (5 maisons en BRS et une rénovation de logement) et des Noues (porté par la CdC, 20 logements en location sociale et 10 BRS) seront poursuivis avec une livraison pour les deux prévue en 2029. Et il est prévu la création de logements pour les jeunes à l’Âne en culotte, « un tremplin locatif ». La majoration de la taxe d’habitation permet de financer en partie ces projets et les 250 K€ attendus en droits de mutation couvrent l’échéance de prêt de l’Âne en culotte. Pour les saisonniers, le souhait est de pouvoir leur proposer des places à l’année. La création d’une aire de camping-car, qui passe par la recherche du terrain, peut permettre de sauver un tourisme hors saison.
Les services à la population au cœur de l’action
La création d’un lieu d’échanges intergénérationnel, l’aménagement de la RD pour favoriser l’accès de la caserne de pompiers, la charte « Commune qui sauve » passant par une convention signée avec le SDIS 17, avec cinq pompiers volontaires pouvant prendre sur leur temps de travail, sont autant de services à la population que l’équipe souhaite mettre en place. Pour les jeunes sont prévus l’aide aux devoirs, l’agrandissement du skate-park, le développement d’activités dans le projet éducatif du centre de loisirs Méli-Mélo (voile, patrimoine, citoyenneté, éducation artistique et culturelle, etc.) et bien sûr le maintien du Conseil municipal des enfants, dont la prolongation naturelle serait la création d’un Conseil municipal des adolescents. Un budget participatif pour les jeunes permettra aussi de financer des projets proposés par eux, après validation par les élus municipaux.
Pour les séniors, favoriser le maintien à domicile sera une priorité, ainsi que le développement des liens avec la Maison de retraite. La mobilité des aînés dans le village pourra être facilitée par l’achat de vélos-cargos.
En matière d’actions sociales et de solidarité, la commission sera ouverte à des personnes de la société civile et le dispositif des Heures civiques déployé pour que chacun puisse donner un peu de son temps afin de développer la solidarité de proximité.
Des évènements culturels doivent être organisés aussi hors saison et l’ensemble des festivités coordonnées dans une programmation culturelle. La municipalité entend participer aux choix de l’utilisation de la salle de La Criée en lien avec la CdC.
La biodiversité à préserver
Au chapitre de la protection de la biodiversité, l’équipe aimerait viser l’obtention du label « Terre saine » niveau 2, réfléchir au label « Village étoilé ». Des bacs à marée pourront être installés et un lieu de récupération des mammifères marins échoués serait créé.
L’équipe entend être vigilante sur l’évolution du trait de côte et de la mise en place du PAPI, en lien avec la CdC. Une urbanisation favorable à la santé passe par l’utilisation de matériaux biosourcés, la végétalisation de la commune et des cours d’école, la promotion d’une alimentation locale et durable dans les cantines scolaires ou lors des festivités. En matière d’occupation de l’espace public, une étude globale sur la circulation et le stationnement sera lancée.
Accompagner les professionnels de tous les secteurs
Dans le domaine économique, la liste entend accompagner la prise de compétence de la CdC sur les zones artisanales afin de structurer celle d’Ars. La réalisation et le suivi de la rénovation
ELECTIONS MUNICIPALES - SAINT-CLÉMENT DES BALEINES
Liste des candidats « Ars demain »
(dans l’ordre officiel de la liste)
Pétiniaud Gros Danièle
Greiller Dominique
Denieul Anne-Laure
Louis Bernard
Fortun Marie-Christine
Denis Raulet
Héraudeau Céline
Michet Bérenger
De Missolz Marine
Kandel Antoine
Rateau Valérie
Tracol William
Le Gars -Barbotin Maryse
Bourlois Raymond
Michet Marie-Noële
Poitevin Anthony
du marché doit se faire avec tous ses acteurs et une réflexion menée sur l’aménagement de l’esplanade. La gestion du port (Passeport escale, enlèvement des friches ostréicoles, dragage du bassin) doit rester de compétence communale. Accompagnement du projet de stockage pour la Coopérative des sauniers, accès à une eau de meilleure qualité permettant d’arroser toutes les cultures par l’installation d’un système d’épuration supplémentaire, harmonisation de la signalétique en concertation avec les commerçants sont autant de sujets économiques à prendre à bras le corps.
« Bon sens, expérience, connaissance des dossiers de notre équipe fera que si nous sommes élus la mairie sera de suite en ordre de marché. La vie de village, et l’humain sont au cœur de tout, notre engagement est altruiste. » concluent Danièle Pétiniaud-Gros et Dominique Greiller.
Nathalie Vauchez
Réunion publique le 13 mars à 18h30, salle des fêtes
Lina Besnier : un développement équilibré du village
Le programme de la liste « Ensemble pour Saint-Clément » a été décliné tour à tour par la maire sortante et ses colistiers. Pragmatique, pour favoriser la vie à l’année, améliorer le cadre de vie et soutenir le « bien vivre ensemble ».
Le logement, pierre angulaire de la vie à l’année
Comme sous le précédent mandat, si l’équipe est élue elle fera du logement un axe prioritaire. Deux programmes sont
en cours, ceux de la rue de La Madeleine et celui plus compliqué des Ouches, qui seront poursuivis. L’achat de logements par la commune, avec le produit de la majoration de la taxe d’habitation affecté
au remboursement des emprunts, l’incitation des propriétaires à louer à l’année et la participation à la révision du PLUi en concertation avec les Villageois sont trois actions phare en la matière.
Côté école, l’équipe entend travailler avec Les Portes pour maintenir le RPI et donc une école dans chacune des deux
Danièle Pétiniaud-Gros, Dominique Greiller et Maryse Le Gars-Barbotin sont à l’image d’Ars demain : engagés, expérimentés et fin connaisseurs de leur village.
POLITIQUE À LA HUNE
com munes, développer aussi le lien avec les parents et enseignants et impliquer les enfants dans l’action sociale et l’environnement.
En matière de vié économique, la commune compte une centaine d’activités, avec 9 à 14 créations par an, souvent des entreprises individuelles. Ce tissu d’entreprises locales fait vivre le village, il convient de les mettre en valeur, de resserrer les liens via une permanence de soutien et une réunion annuelle pour échanger autour du bilan et des attentes, de donner de la visibilité aux commerces du Mail avec des animations thématiques ou encore le soutien à l’association des commerçants pour des manifestations en centre-bourg et au phare.
Le marché doit être développé, la possibilité de créer une halle sera étudiée, la valorisation des produits du terroir passera notamment par des animations régulières. La gratuité des parkings est un atout pour Saint-Clément et attire des habitants des communes voisines, elle sera conservée.
Préserver les paysages et valoriser le patrimoine
Le cadre de vie est également l’objet de toutes les attentions, un plan pluriannuel de réfection de la voirie permettra de lister les priorités, le réseau pluvial sera amélioré et le curage des fossés poursuivi. Idem la réfection de l’église fera l’objet d’un plan pluriannuel. Ensemble pour Saint-Clément envisage d’aménager le clos de la mairie et de requalifier le cœur de village. Le Département sera relancé sur la faisabilité d’un cheminement piéton entre Le Gillieux, la salle polyvalente et le centre-bourg.
Côté patrimoine et environnement, les murs en pierre seront inscrits dans la prochaine annexe du PLUi, afin d’être préservés. Valoriser le petit patrimoine via
des déambulations, préserver l’écluse à poisson Moufette, terminer la réfection du chemin côtier entre la pyramide et l’écluse sont prévus dans le programme, tout comme la préservation des paysages. En matière environnementale la création de zones humides favorisant la biodiversité, la promotion de l’Appli « Mon Tri » et une étude de faisabilité d’un récif artificiel tiennent à cœur des environnementalistes de l’équipe.
La protection du littoral est essentielle à Saint-Clément, l’idée de l’équipe est de créer un groupe de « sentinelles » afin d’alerter sur les dégradations, comme le faisaient les anciens. Les travaux prévus dans le cadre du plan de lutte contre l’érosion de la CdC seront suivis et accompagnés par les élus. Pour préserver le milieu naturel marin et les dunes, une sensibilisation du public sur les gestes citoyens à adopter sera utile. Les bacs à marée pourront être développés.
La couverture du réseau de téléphonie sera améliorée avec l’ajout d’antennes-relais. Une Appli citoyenne « Ensemble » favorisera les échanges entre mairie et population et permettra de prévenir, réagir en cas d’alertes mais aussi mieux communiquer autour des animations et infos pratiques. Le site Web de la commune sera modernisé et le bulletin municipal relancé.
Favoriser le lien social pour « bien vivre ensemble » Le « bien vivre ensemble » est primordial, il comporte différents axes d’actions. Accompagner les initiatives de projets intergénérationnels, créer des évènements culturels et artisanaux, favoriser les activités sportives des jeunes mais aussi revoir la convention avec la Java des Baleines (esthétique du site, gestion du bruit, heures de fermeture) en font partie. Un espace de jeux et une aire de pique-nique favoriseraient le lien social entre les familles, des réunions participatives pour les grands projets permettrait d’impliquer davantage les habitants. Les séniors ne seront pas oubliés, des référents de quartier permettront de lutter contre l’isolement. Recenser et visiter les personnes âgées ou dépendantes, les accompagner aux courses, au marché ou encore pour les rendez-vous médicaux quand il n’existe pas de solution
alternative contribueront à la solidarité du village. De même le CCAS sera redynamisé et ses missions mieux expliquées. Côté budget, s’il n’est pas encore arrêté pour 2025, « le bilan de l’année est bon, comme c’est le cas depuis le début du mandat. » « Le plus gros emprunt est celui du Moulin Rouge, lancé en 2008 et qui court jusqu’en 2039, d’un montant de 1,2 M€. Cela nous empêche d’investir comme on le voudrait. », a précisé Lina Besnier. La majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires décidée lors de ce mandat permet a contrario d’investir (remboursement des emprunts), elle représente 187 K€ par an environ. Les droits de mutation sont eux passé de 280 K€ en 2024 à 145 K€ en 2025, cette baisse étant liée à la régression des transactions immobilières.
Nathalie Vauchez
ELECTIONS MUNICIPALES - SAINT-CLÉMENT DES BALEINES
Christophe
Penot, une démarche concertée
La liste « Votre voix, notre cap ! » entend porter un projet de proximité, d’écoute et d’action pour préserver ce qui fait l’identité de Saint-Clément tout en préparant l’avenir.
Son programme se décline autour de trois grands axes : maintenir la vie à l’année à Saint-Clément, protéger son environnement et son patrimoine et renforcer le lien entre les habitants.
Le logement à l’année, une priorité absolue
Le projet de logements sociaux de La Madeleine sera poursuivi, le projet des Ouches sera remis à plat. L’achat de petites maisons pour les proposer en location à l’année sera aussi un levier d’action, tout comme l’incitation des propriétaires à louer à l’année. La recherche de nouveaux terrains pour la construction de logements et l’appel au fonds de concours logement de la CdC pour participer à leur financement seront aussi explorés.
Un centre-bourg repensé Repenser le fonctionnement global du centre-bourg - place de l’Eglise, clos de la Mairie, Maildoit permettre d’avoir une place plus vivante avec terrain de pétanque, jeux pour enfants, terrasses étendues et bancs couverts pour les commerçants du marché. Les travaux de voirie feront l’objet d’une programmation pluriannuelle. Le plan de circulation et de stationnement sera aussi réimaginé via une réflexion globale et concertée.
Garder l’esprit village Maintien de l’épicerie dans le centre-bourg, développement du marché, défense du maintien des deux écoles des Portes et de Saint-Clément mais aussi organisation de fêtes de village toute l’année, soutien aux associations et mise en place d’une « bourse aux besoins solidaire » (covoiturage, services, garde des animaux...) et maintien de la gratuité des parkings participeront au bien vivre à l’année, tel que le conçoit « Votre voix, notre cap ! »
Christophe Penot et son équipe « Votre voix, notre cap ! » prennent des engagements immédiats et concrets dès le début du mandat, s’ils sont élus.
La liste « Ensemble pour Saint-Clément » à l’issue de la réunion publique.
Le patrimoine, l’âme de la commune
Restaurer l’église avec le concours de la Fondation du patrimoine, du mécénat et l’organisation d’évènements, poursuivre restauration et mise en valeur du petit patrimoine bâti, soutenir l’association de l’écluse de Moufette, voilà trois priorités en termes de patrimoine.
Environnement et agriculture
La lutte contre l’érosion avec la CdC est essentielle, la modernisation de l’éclairage public (LED) et la rénovation énergétique des bâtiments communaux seront aussi entrepris. Favoriser la biodiversité, améliorer l’efficacité des fossés communaux, renforcer le partenariat avec l’ONF pour la protection des dunes feront partie d’un engagement environnemental fort. Côté agricole, Christophe Penot et son
PORTRAIT
équipe entendent mettre en place un local agricole communal favorisant l’installation de nouveaux agriculteurs et la diversification des cultures (maraîchage). Plus largement, l’ensemble des activités primaires seront soutenues : cultivateurs, sauniers, activités équestres, pisciculteurs.
La culture et le sport pour tous Acteur culturel essentiel de SaintClément, La Java des Baleines doit travailler avec la prochaine municipalité à une meilleure intégration paysagère et au respect du voisinage, en termes notamment de stationnement et de nuisances sonores après la fermeture.
La salle polyvalente est insuffisamment exploitée, l’équipe souhaite y développer les évènements : concerts, salons, bals populaires et les activités sportives.
La mise en place d’un parcours santé et d’un terrain de jeux sera étudiée. De nouveaux évènements seront impulsés sur le site du phare des Baleines avec les gestionnaires.
Des finances efficaces
Votre voix, notre cap ! lancera un audit des comptes dès son arrivée si elle est élue et recherchera des possibilités d’économies de fonctionnement pour favoriser l’investissement. Toutes les subventions possibles seront mobilisées et le mécénat développé. L’équipe s’engage à publier un rapport budgétaire annuel simplifié et présenter régulièrement un point budgétaire lors des conseils municipaux.
A l’écoute de tous
C’est là l’ADN de Votre voix, notre cap ! qui entend mettre en place des
Capucine Nicot, pour l’amour du cheval
Rencontre avec une femme qui murmure à l’oreille des chevaux.
Des deux personnalités incontournables de l’écurie de territoire Île de Ré Galop, Capucine Nicot est celle qu’on entend sans doute le moins. Non parce qu’elle n’a rien à dire mais parce que tandis que sa complice Véronique Vigouroux orchestre tambour battant la vie de l’association et le projet de développement des écuries de territoire, Capucine est tout simplement… à cheval ou dans les boxes. Tous les jours et par tous les temps.
Le cheval dans l’ADN
L’histoire d’amour entre Capucine et le cheval commence avec son grand-père Georges Nicot, venu sur l’Ile de Ré et premier à avoir eu l’idée d’amener des chevaux de selle l’été pour proposer des promenades équestres aux touristes. « Les chevaux étaient installés sous des tentes », se souvient Capucine avec une pointe de tendresse. Puis son père, Patrick, a eu l’idée d’entraîner ici des chevaux de courses. « Il soignait des chevaux souvent atteint aux jambes et jugeait le climat et la présence de l’océan propice à leur rétablissement », préciset-elle. Alors bien sûr, rien d’étonnant à ce que la petite Capucine passe son enfance en selle et à côté des chevaux. Sa vie est là et des décennies plus tard, la passion est intacte.
Une cavalière émérite
Parallèlement au monitorat d’équitation qu’elle prépare, Capucine devenue grande monte aussi en courses avec un indéniable succès. Cravache d’or cinq années consécutives, elle a également été vice-championne du monde des cavalières amateures à dix-huit ans, respectant sans rechigner les contraintes associées, notamment concernant son poids. Une fois son monitorat en poche, la voilà partie à l’étranger, une véritable tournée qui l’emmène des États-Unis (où elle monte l’un des chevaux de course les plus chers du monde), à la Suède (où elle découvre que l’accompagnement sans cravache existe déjà), en passant par l’Australie et l’Irlande. Autant d’expériences différentes pour apprendre le métier d’entraîneur.
De retour sur l’Ile de Ré En 2000, Capucine revient sur l’Île de Ré avec trois premiers chevaux, installés dans des boxes de son grand-père qui ne servaient pas. Deux d’entre eux lui appartiennent, l’acteur Gérard Hernandez étant propriétaire du troisième. Un brin de chance et beaucoup de travail lui apportent rapidement plusieurs victoires au Quinté +, très populaire, ce qui lui assure une belle visibilité mais complexifie aussi son statut et ses contraintes financières. Elle choisit alors de passer entraîneur public et passe la licence ad hoc. En 2005, Capucine rencontre Véronique Vigouroux et ces deux-là ont énormément en commun, partageant sans compter leur passion du cheval et de son univers. Très vite, elles ont un projet complémentaire qui ne verra pas le jour, le grave accident de Véronique remettant tout en question. Un simple report, oublié en 2016 avec la naissance d’Île de Ré Galop, une écurie pas comme les autres car relevant de l’économie participative, chaque cheval ayant plusieurs propriétaires. Pour Capucine et Véronique, c’est un véritable défi, devant répondre à la fois à un rêve et à des exigences imposées par le monde des courses.
commissions ouvertes aux habitants sur les grands projets tels le plan de circulation, l’aménagement du centre-bourg ou encore les programmes de logements. Une Appli de liaison entre les citoyens et la mairie permettra de diffuser des informations et alertes vers les habitants et de signaler auprès de la mairie des dangers, pannes, problèmes du quotidien ou propositions.
Globalement, l’équipe souhaite entretenir un relationnel stable et constructif avec les autres collectivités, dans sa gestion du personnel, et dans son écoute des citoyens. La mise en place d’une nouvelle gouvernance et d’une méthode de travail concertative doivent permettre de prendre des décisions éclairées.
Nathalie Vauchez
La signature Capucine Nicot
Elle se dessine dès l’achat des chevaux, « exclusivement ceux qui ont déjà couru ou des chevaux difficiles à monter et non des jeunes, nécessitant plus d’encadrement », explique Capucine. Souvent en situation de burn-out, les ambassadeurs de l’écurie de territoire ont ainsi l’opportunité d’une nouvelle vie. « C’est une autre méthode, les chevaux sortent beaucoup et je prends le temps qu’il faut, un an minimum », poursuit Capucine, citant pour exemple Lady Pink, dont elle a bien failli se séparer jusqu’à… ce qu’elle lui formule clairement qu’elle risquait de poursuivre sa vie en cheval de polo. Peu de temps après, Lady Pink gagnera sa première course ! « Ils comprennent tout et il faut s’adapter à leur personnalité. Pour Lady Pink, il fallait trouver sa tactique de course », souligne Capucine.
Aux petits soins… personnalisés « Les chevaux ne demandent qu’à donner », affirme Capucine, cela supposant une attention de tous les instants. Ainsi, trois ostéopathes différents apportent aux chevaux des soins personnalisés.
Royal Vati, treize ans et toujours en lice car « il a refusé la retraite » (et a gagné l’année dernière), a du collagène tous les jours, et oui ! Souffrant de problèmes respiratoires et d’arthrose, Jasmin Doré allait être arrêté avant d’intégrer l’écurie. « Depuis, il a gagné quatre courses et a été quatre fois second, le tout sur dix courses », se réjouit Capucine. Pour Albertinelli, « tout est en psychologie », et à le voir prendre ses aises le temps d’une pause en liberté passée à brouter la pelouse du jardin, tout va bien de ce côté-là.
Rocambolesque, le petit dernier Il est arrivé en juin et n’a pas encore été officiellement présenté lors du rassemblement annuel de l’écurie. « Il avait une réputation très compliquée », explique Capucine précisant qu’il était toujours devant avant de perdre complètement le moral. « Je l’ai mis au pré avec les retraités et après il se croyait en balade lors des entraînements ! », sourit-elle. Une manière de reprogrammer ce cheval de cinq ans, arrivé en état de stress intense et qui courra de nouveau à Fontainebleau le 6 mars, « sans l’utilisation de la cravache », insiste Capucine. Pas de cravache, autre caractéristique de sa méthode d’entraînement.
Après tous les autres, Rocambolesque illustre une nouvelle fois l’approche de Capucine auprès de chaque cheval dans le souci de son bien-être et de son moral, et voilà bien ce qui fait sa signature d’entraîneur. Une signature unique, prenant sans aucun doute ses racines dans l’héritage familial.
Dans le monde du cheval et des courses, Capucine Nicot avait déjà un nom. Elle s’est aujourd’hui fait un prénom à son image et n’aime rien tant que partager le lien indéfectible qui l’unit au cheval. Et c’est passionnant.
Pauline Leriche Rouard
Complicité, tendresse… En un regard porté sur l’un de ses chevaux (ici Rocambolesque), Capucine dit tout, ou presque.
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