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RALH n°312

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LE JOURNAL D’INFORMATION GRATUIT DE L’ÎLE DE RÉ

A

édition du

11 FÉVRIER 2026

l’heure où nous faisons le tour des vingt-deux candidats têtes de liste aux élections municipales dans les dix communes de l’île de Ré, une question se pose avec acuité, déjà évoquée dans le passé dans Ré à la Hune. Avec un peu moins de 18 000 habitants, l’existence de dix communes se justifie-t-elle ?

La Rochelle voisine compte environ 80 000 habitants... Mais il est vrai aussi qu’une trentaine de communes françaises abritent seulement... dix âmes. Une logique rationnelle (et financière) voudrait que soit engagé en France un mouvement de fusion des 34 875 communes (au 1er janvier 2025). D’ailleurs, en 2025 La France comptait 1 692 communes de moins qu’en 2000, suite à la fusion de certaines d’entre elles, donnant naissance à des communes nouvelles. Ces fusions se font souvent pour des raisons financières, de simplification ou encore du fait du manque de candidats aux municipales.

De ce côté-là, pas de risque immédiat sur l’île ! Mais à l’heure de contraintes budgétaires accrues et de recherche d’économies, le temps pourrait être à la mutualisation. D’autant que depuis 2008 et le transfert progressif important de compétences communales vers la Communauté de Communes de l’île de Ré, les effectifs des dix mairies n’ont pas diminué, loin s’en faut.

Fusion des dix communes rétaises en une commune nouvelle, dont le nom serait tout trouvé : « Île de Ré » et du coup, à l’instar des îles d’Yeu, Bréhat, Sein et Ouessant qui bénéficient d’une dérogation législative, plus de rattachement à une intercommunalité. En gros, la CdC deviendrait la mairie de l’île ! Quitte à maintenir des mairies déléguées ou annexes dans chacun des villages.

Oui mais... D’une part les habitants sont très attachés à leur commune et ce serait un crève-cœur pour eux que de voir les noms des dix villages disparaître ou devenir de simples noms de hameaux. Ensuite, l’esprit de clocher, y compris des élus, reste malgré tout assez fort. D’ailleurs, nombre d’actions qui pourraient être mutualisées entre communes voisines (sans relever de la CdC) ne le sont pas, même si certaines initiatives existent.

Surtout, l’ADN de l’échelon communal est la proximité et le lien social qu’il permet de maintenir, dont le renforcement est d’ailleurs prôné par tous les candidats... Car, de fait, l’un et l’autre ont eu parfois tendance ces dernières années à passer au second plan, au profit de projets plus ambitieux. Mais cela pourrait aussi être le rôle de petites annexes de mairie, maintenues dans chaque village.

La question est ouverte et, forcément, elle divise ! Nathalie Vauchez

MATÉRIAUX D’EXCEPTION
CARRELAGE / SANITAIRE / MEUBLE SALLE DE BAIN / PARQUET / PEINTURE
Julien et Jean-François

Les producteurs du terroir au Salon de l’Agriculture

Pour la 3 è année consécutive, les Huîtres de l’île de Ré seront présentes à cet évènement cher aux Français, amoureux de la France rurale. Comme l’an passé, les ostréiculteurs ont convié sauniers et vignerons des coopératives à participer avec eux et, nouveauté 2026, Les Bières de Ré ainsi que Destination île de Ré, l’office de tourisme de notre territoire, se joignent à eux.

Au départ, en 2024, la participation de l’Association des producteurs d’huîtres de l’île de Ré (APH-Ré) au Salon s’est faite un peu par hasard, au gré de rencontres. Devant le succès rencontré, Sébastien Réglin, président de ce regroupement d’ostréiculteurs visant à obtenir une IGP pour l’huître rétaise, basée notamment sur les spécificités du milieu d’élevage et les saveurs uniques du produit, a vite flairé le potentiel de l’évènement.

Image et notoriété de l’île de Ré autour de son terroir

Certes, l’an passé 3,2 tonnes d’huîtres ont été écoulées sur le salon, ainsi que plus de 900 bouteilles de vin et les producteurs espèrent faire au moins aussi bien cette année. Mais l’objectif est avant tout de promouvoir l’image de l’île de Ré et de ses produits du terroir. « C’est un des rares stands à s’afficher en collectif de territoire, on est fiers de montrer notre savoir-faire à la France entière, leur dire que l’île de Ré, ça n’est pas que le tourisme et les pistes cyclables, ce sont des gens qui sont amoureux de leurs produits et de leur travail. C’est tellement bien de faire vivre l’île de cette façon », s’enthousiasmaient en chœur ostréiculteurs, sauniers et vignerons lors de l’édition 2025 du Salon. En effet, le stand des producteurs de l’île sera situé dans le hall 7-3, le hall

des régions, à l’intérieur de l’espace de la Région Nouvelle-Aquitaine. Le stand de 60 m2, encore agrandi cette année de 20 m2, permettra d’installer un petit espace de dégustation, un carré VIP et des mange-debout. Car la dégustation sur place a toujours autant de succès. Cette année les visiteurs pourront découvrir deux gammes d’huîtres N° 2 et N° 3 ainsi que la spécificité des huîtres spéciales élevées en marais, toutes issues des établissements ostréicoles adhérents de l’APH-Ré, un vin de la coopérative Uniré et deux

bières de Ré, ainsi que les produits des Sauniers de l’île.

Un gros investissement humain et financier L’APH-Ré est l’organisatrice et la porteuse de ce stand, elle supporte financièrement l’investissement qui s’élève à 70 K€ tout compris, chaque structure participant à ces frais et les ostréiculteurs offrant chacun 50 kg d’huîtres au Groupement qui ensuite leur achète les volumes nécessaires pour le Salon. La Communauté de Communes de l’île

VIE DE VILLAGE

de Ré, qui a déjà versé après coup une subvention de 15 K€ au titre de l’édition 2025, a été à nouveau sollicitée au titre de 2026.

Au-delà du poids financier de l’opération, l’investissement humain est considérable : entre le 21 février et le 1er mars, entre huit et quatorze producteurs seront présents sur le stand en semaine et seize le week-end. Deux professionnels de chaque métier seront a minima présents (une rotation est bien sûr assurée) : ostréiculteurs, vignerons, sauniers, brasseur de bières, ainsi que les équipes de l’office de tourisme intercommunal.

La présence de Destination île de Ré montre aussi que cette façon de promouvoir l’île de Ré et son authenticité, au-delà de ses plages et de ses pistes cyclables, s’inscrit pleinement dans la volonté de notre territoire et de tous ses acteurs - producteurs, élus, habitants - de mettre en avant et préserver son terroir, constitutif de son ADN, et ceux qui le font vivre tout au long de l’année.

Salon de l’Agriculture

Paris Expo - Porte de Versailles Hall 7-3

Du 21 février au 1 er mars

Loix à l’heure de la « presse-café »

Où l’on voit que l’esprit de village a encore frappé.

Pendant quelques semaines, entre mijanvier et mi-février, les Loidais pensaient devoir se passer de leur pausecafé. Avec les fermetures conjointes de la Presqu’île et de la Place des Délices, le centre-ville se voyait en effet dépourvu d’un lieu de rassemblement à la sacro-sainte heure du café. Mais c’était sans compter sur Sabrina Elmironi, la gérante du tabac presse de Loix. En accord avec Stéphane Lisowski, le patron du restaurant, et

Julie Lesieur, qui a repris la boulangerie en mars 2023, Sabrina a investi dans une rutilante machine à café, en self-service. Stéphane et Valérie sont allés jusqu’à fournir les quelques chaises et tables hautes installées côté église, sous la pergola, à l’abri des intempéries. Les groupes d’habitués se succèdent par vagues dès l’ouverture, à 8h. Le créneau de 11h est occupé par une poignée de Loidais, originaires du village et fidèles au rendez-vous depuis vingt ans. « L’initiative est très bien accueillie de tous », déclare l’un d’entre eux. « On croise des gens qu’on ne voit pas d’ordinaire, qui viennent pour le journal et restent pour le café. » « Autrefois, s’en amuse un autre, c’étaient les cafés qui

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.

Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer

Rédaction, photos : Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Eugénie Rambaud, Pauline Leriche Rouard, Jordan Riché, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 - Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 - Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240

faisaient tabac. » A la réouverture des deux commerces, Sabrina conservera la vente de cafés, notamment pour les ouvriers qui embauchent avant l’ouverture de la Presqu’île, à 9h, et qui ne disposent pas à la boulangerie d’un espace fumeur. Julie lui a déjà confirmé qu’elle n’y voyait pas d’inconvénient. « Loix est un village qui bouge, nous avons beaucoup d’artisans et d’ouvriers de passage », note-t-elle. Si l’affaire ne s’avère pas concluante, elle remisera la machine jusqu’à janvier prochain, quand, de nouveau, le village endormi pour l’hiver, le tabac presse redeviendra un phare dans la nuit des habitués en mal de café…

Toute l’actualité de l’île de Ré sur www.realahune.fr

Votre journal est imprimé sur du papier écologique sans chlore et issu de forêts gérées durablement, avec des encres végétales, les déchets sont recyclés. Le logo Imprim’Vert et la certification PEFC de notre imprimeur le garantissent. Écolo, le journal s’engage pour un avenir positif et durable sur notre île !

l’actualité de l’île de Ré sur

Les ostréiculteurs de l’Association des producteurs d’huîtres de l’île de Ré en 2024, lors de leur 1ère participation au Salon de l’Agriculture.
© Eugénie Rambaud
Mathilde et Sabrina posent avec la nouvelle star du tabacpresse, une machine à café qui fait le bonheur des clients.

Un forum de l’emploi incontournable

Organisé chaque année par la Communauté de Communes de l’île de Ré en partenariat avec France Travail, le forum de l’emploi de l’île de Ré se déroulera le 26 février au complexe sportif Marcel Gaillard de Saint-Martin de Ré, de 12h 3 0 à 1 7 h.

Les organisateurs ont fait le choix cette année d’ouvrir ses portes à l’heure du déjeuner pour permettre aux actifs de se déplacer durant leur pause.

Des emplois saisonniers, mais pas que...

À ce jour, près de 500 postes seront proposés par une cinquantaine d’entreprises*. En plus des traditionnels secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et du commerce, les besoins en recrutement recouvrent des domaines aussi larges que la santé (aides-soignants),

l’aide à domicile, les loisirs (réparateurs de vélos, métiers de l’animation), l’agriculture (sauniers...) ou encore la sécurité (maîtres-nageurs sauveteurs).

Les contrats proposés sont eux aussi divers et variés. Si l’activité est très élevée en juillet et août, beaucoup d’établissements recrutent de mars à mi-novembre, compte tenu de l’allongement de la période touristique, ainsi qu’à l’année. Des contrats longs (six mois ou plus), à durée indéterminée, et d’apprentissage sont proposés. Certains sont par ailleurs accompagnés d’une offre de logement.

Des rencontres qui font la différence

Organisé chaque année à cette période, le forum de l’emploi permet de rencontrer directement son futur employeur et/ou collaborateur, visant à faciliter le contact humain, fluidifier les échanges ainsi que les processus de recrutement dans un contexte où l’intelligence artificielle (au moment d’examiner les CV des candidats, par exemple) s’immisce de plus en plus dans les relations de travail. Également présents, de nombreux partenaires viendront présenter des services et dispositifs adaptés à des publics spécifiques. C’est le cas, par exemple, de l’association Ré-Clé-Ré et du réseau Cap emploi (pour les personnes en situation de handicap), ainsi que de la Mission locale (pour les jeunes actifs).

D’autres acteurs institutionnels et associatifs fourniront des renseignements pratiques aux candidats pour faciliter leur prise de poste. C’est le cas dans le domaine des mobilités, par exemple, avec la présence de la Région, du Département et de la Communauté de Communes (pour présenter l’offre de transports collectifs) et de l’association Icycle (qui loue des vélos à 1€/jour).

Chaque année, entreprises et candidats se rencontrent au forum, pour une saison ou pour une collaboration plus

pérenne, il serait dommage de rater ce rendez-vous du recrutement.

CP et NV

* L’inscription des employeurs au forum n’étant pas encore clôturée, ces chiffres seront revus à la hausse.

Pratique

Une signalétique sera installée pour aider les candidats à se repérer. Par exemple, des pictogrammes indiqueront où dénicher des postes avec solution d’hébergement, des jobs saisonniers ainsi que des emplois ouverts aux mineurs dès 16 ans.

Comment se rendre au forum ?

En transports en commun : Depuis La Rochelle, une navette gratuite part de la gare routière à 11h55 et 13h25, ainsi que de l’Université-technoforum à 13h10. Depuis La Rochelle, possibilité d’emprunter la ligne régionale 150 (payante). Départs à 12h50 et 13h50 de la gare routière. Pour les automobilistes : un parking gratuit est situé à l’entrée du complexe sportif.

Le forum de l’emploi de l’île de Ré est devenu un incontournable pour préparer la saison.

Aéroport La Rochelle-Ré : plus de passagers, moins de vols

En 202 5 , l’aéroport situé tout près de l’île de Ré a enregistré un record de trafic avec 3 0 3 66 9 passagers pour les douze lignes desservies, témoignant de la forte dynamique retrouvée au lendemain de la crise sanitaire Covid.

+ 30 % de passagers versus 2019 Par rapport à 2024, le nombre de passagers a progressé de 3 %, alors que le nombre de vols a diminué de 2 %. L’explication ? Un taux de remplissage passé de 80,3 % à 83,1 %. Si l’on se réfère à 2019, année de référence avant Covid, le nombre de passagers a progressé de + 30 % alors que le nombre de mouvements commerciaux a baissé de 28 %. L’aéroport local a ainsi conforté sa stratégie, visant à s’adapter au plus près à la demande de transport. La ligne de Lyon est un exemple emblématique, puisque le Syndicat mixte de l’aéroport a modifié en 2023 le cahier des charges pour s’orienter vers une ligne directe, avec des avions d’une capacité supérieure et moins de fréquences, ce qui permet de baisser le coût pour les passagers. Ce modèle a été remarqué par la Direction générale de l’aviation civile et reproduit par l’aéroport de Poitiers-Biard qui a repris sa ligne sur Lyon en octobre 2025, après deux ans d’interruption.

Marseille, 1ère ligne de l’aéroport, suivie par Porto Première destination en termes de pays : La France, puisque Marseille (49 496 passagers, taux de remplissage de 90,5 %, 1ère ligne de l’aéroport) et Lyon (33 694 passagers, remplissage de 83 %, record de trafic et progression du taux de remplissage de 5 points) représentent 27,4 % de son trafic (83 190 passagers), témoignant de la pertinence de l’avion pour les trajets transversaux, là où les autres modes de transport n’offrent pas de solution alternative suffisante. Viennent ensuite le Royaume-Uni avec les deux aéroports londoniens desservis (71 073 passagers, 23,4 %), puis l’Irlande (14 %), le Portugal (13 %) et le Maroc (11,2 %). Suisse (4,7 %) et Belgique (3,6 %) ferment le ban, mais avec des touristes ayant un très bon pouvoir d’achat. Ainsi, un visiteur suisse dépenserait en

Reprise de la ligne vers Porto

Alors que lors de ce point presse l’aéroport était dans l’attente de la décision de la compagnie Ryanair concernant la reprise de la ligne La Rochelle-Porto, c’est désormais officiel depuis fin janvier, la liaison sera à nouveau opérée en 2026, entre le 3 juin et le 27 septembre, avec deux allers-retours par semaine (mercredi et dimanche).

Autre évènement intéressant, le premier forum de recrutement de l’aéroport organisé avec quatre entreprises et proposant une trentaine d’emplois saisonniers a rencontré un vif succès auprès de plusieurs centaines de candidats, témoignant de l’intérêt des jeunes pour les métiers du secteur aéroportuaire.

moyenne 868 € lors de son séjour, alors que la moyenne toutes nationalités confondues serait de 641 €.

Autre fait marquant de l’activité de l’aéroport en 2025, la ligne de Marrakech, ouverte en juin 2024, est devenue la 4 ème ligne de l’aéroport et affiche le 2ème meilleur taux de remplissage (89,5 %), derrière Marseille (90,5 %).

Comment sont décidées les ouvertures de lignes ?

Elles sont identifiées grâce à des outils d’observation des déplacements effectués depuis et vers la CharenteMaritime, et non à partir des intentions. Initiée pour l’ouverture de la ligne de Marseille, avec succès, cette méthode a été reconduite pour Marrakech. En effet, les analyses faites par l’aéroport montrent que c’est la destination la plus recherchée par les personnes résidant dans la zone de chalandise de l’aéroport de La Rochelle-Île de Ré (CharenteMaritime, Vendée, Deux-Sèvres) lors de leurs requêtes sur Internet, l’essentiel des voyages étant effectué auparavant au départ des aéroports de Bordeaux et de Nantes.

Autre nouveauté 2025, pour la 1ère fois la ligne de Genève a été exploitée sur les ailes de saison (26 avril au 25 octobre), et non pas uniquement sur juillet & août. La ligne de Porto a été suspendue pour la saison « Hiver 2025/2026 » (fin octobre à fin mars) alors que cette ligne ouverte en mars 2011 connaît toujours le même succès et s’est hissée à la 2ème place en 2025 (39 360 passagers). Cette décision de Ryanair s’inscrit dans sa stratégie de suppression de 750 000 sièges sur l’ensemble du réseau français sur l’hiver 2025/2026 du fait de l’augmentation de la fiscalité aérienne en France.

L’île de Ré draine plus du quart des passagers-visiteurs de l’aéroport

La répartition des passagers entre résidents (43,2 %) et visiteurs (56,8 %) montre le double intérêt de cet aéroport, tant pour le tourisme sur notre territoire que pour les habitants souhaitant voyager. D’ailleurs, le motif professionnel reste marginal (5 % des motifs de voyages), tandis que tourisme (53,1 %) et visite à des amis ou de la famille (38,6 %) représentent l’essentiel des motifs de voyage.

Il est aussi intéressant de constater que si la part des Rétais (3,6%) parmi les résidents se déplaçant via l’aéroport est faible, la part de l’île de Ré comme lieu de séjour est importante avec 27,4 %

contre 36,7 % pour l’agglomération rochelaise. Vendée et Deux-Sèvres drainent de plus en plus de résidents et visiteurs transitant par l’aéroport de La Rochelle, même si leur part reste encore assez marginale.

« Un aéroport premium avec des compagnies low-cost » Le modèle économique de l’aéroport se trouvant conforté par les choix stratégiques (trafic accru avec moins de vols, plus de capacité et choix des destinations) cette année la contribution publique des collectivités sera de 2,3 M€ au lieu des 3 M€ prévus. Sachant que dans cette contribution figurent 600 K€ par an liés à l’achat de l’aéroport par le Syndicat mixte, ce qui veut dire que, hors cette acquisition, la contribution est ramenée à 1,7 M€. « On est bien mieux que les autres aéroports de Nouvelle Aquitaine », se félicite le directeur. De même, les enquêtes de satisfaction clients montrent que l’aéroport de La Rochelle est un aéroport « premium » en termes de fonctionnement et services, alors même qu’il est opéré par deux compagnies aériennes low-cost. L’objectif est d’aller encore plus loin dans la qualité des services notamment pour les personnes à mobilité réduite,

afin de leur permettre d’être totalement autonomes pour leur voyage.

L’enquête annuelle de satisfaction montre aussi que la principale source d’insatisfaction vient du fait que les passagers regrettent qu’il n’y ait pas plus de destinations. Nice, Strasbourg, Barcelone, Ajaccio... sont quelques-unes de destinations attendues par les passagers de notre territoire.

Fiscalité française et pénurie mondiale d’avions, deux freins au développement

Alors que l’aéroport est dans une belle dynamique, il se heurte à deux freins : l’évolution de la fiscalité en matière de transport aérien, dissuasive pour des compagnies qui arbitrent entre les différents pays et la pénurie mondiale d’avions, les compagnies aériennes attendant toutes aujourd’hui d’être livrées, une éclaircie est attendue pour 2027.

« Nous avons de belles perspectives pour La Rochelle à compter de 2027, car la demande n’a jamais été aussi forte localement », ont conclu le directeur, Thomas Juin, et le président du Syndicat Mixte, Gérard Pons.

Nathalie Vauchez

Vols au-dessus... de l’île de Ré

Ré à la Hune a posé la question à Thomas Juin de la raison du changement de couloir aérien depuis 2022, qui conduit à un survol nettement plus visible de l’île par les avions en approche de l’aéroport, sur un axe Le Bois-Plage/La Flotte/ aéroport et dont certains habitants de ces deux communes se plaignent régulièrement.

La raison en est simple. Il n’y a pas plus d’avions survolant l’île, mais pour des raisons d’amélioration de la sécurité, en cas de vents d’Est les pilotes sont téléguidés par GPS satellite sur cet axe de survol de l’île, alors que le reste du temps ils

choisissent librement leur trajectoire d’approche. Il n’y a donc pas plus d’avions survolant l’île, mais là où les trajectoires étaient multiples au-dessus de l’île, dans presque 50 % des cas la trajectoire est donc calée sur cet axe. Décidé en 2019 avec l’Aviation civile, mais appliqué depuis 2022, ce téléguidage est pérenne.

Une « chance » pour l’île, contrairement à plusieurs communes de l’agglomération rochelaise, cet axe de survol de l’île concerne uniquement la descente vers l’aéroport, et non pas le décollage, quand les pilotes mettent les gaz...

L’aéroport sous la neige, début janvier, un phénomène rare à La Rochelle.

Quand Lionel Quillet parodie Donald Trump

Toujours très suivie, la cérémonie des vœux du président de la Communauté de Communes revêt souvent une part humoristique. 2026 n’aura pas dérogé à la règle, avec une certaine inventivité de la part de Lionel Quillet, largement saluée par les presque mille participants.

Après une belle introduction musicale donnée par Musique en Ré suivie de Cadence en Ré, toutes deux très applaudies, puis les discours des élus invités et enfin la mise en valeur du Beach Club île de Ré et de la famille de Kergret (lire notre portrait en page 23), place au spectacle. Avec en toile de fond la période de réserve électorale liée aux municipales de mars prochain, qui empêche le président de la CdC d’évoquer le bilan et les projets. « Il me faut tout faire autrement cette année, aussi j’ai choisi de faire de la politique fiction. », annonce-t-il à une salle qui se demande encore ce qui l’attend

Politique fiction de l’autre côté de l’Atlantique

Dans son bureau ovale de la Maison blanche, Donald Trump s’adresse à sa cour de fidèles : « Ok boys ! Le Groenland, le Vénézuela, le Canada c’est fait. Il nous faut mettre la pression sur l’Europe ! » Or que trouve-t-on face à New-York, de l’autre côté de

l’Atlantique ? L’île de Ré bien sûr... Qui attise l’appétit du président américain, pensant y trouver « de l’argent, de l’or, des terres rares ou encore du pétrole », tout cela dit avec l’accent américain bien sûr. Ses conseillers lui expliquent que non, hormis le gros sel et la fleur de sel, il ne trouvera rien sur cette île. « Mais il y a bien du business à faire », rétorquet-il. « L’île est protégée, à 80 % inconstructible, on ne peut y faire du bizness ! Plutôt du Développement durable » , explique le conseiller. « Développement durable, c’est quoi ? » s’interroge perplexe le président US. « Ils ont un PLUi, une écotaxe pour protéger l’environnement, les dunes, avec la LPO et l’ONF, ils ont des projets, ils créent même des viaducs pour les crapauds, suivis par les écogardes ! »

« Alors on doit bien pouvoir miser sur le tourisme, les Air BnB, c’est bon cela ! » insiste un Trump un peu décontenancé. « Non, non, Destination île de Ré cherche un équilibre, ils veulent de

Dans le cadre du renouvellement pour trois ans des listes d’ESOD (Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts) le collectif renard Poitou-Charentes regroupant plus de 20 structures naturalistes demande au préfet de chaque département du PoitouCharentes l’arrêt de la destruction des renards, car rien ne le justifie, et donc le retrait du renard de la liste des ESOD.

Écoutons la science et les autorités compétentes, et laissons les renards vivre en paix

l’activité mais pas trop. » « Mais je ne comprends pas, jamais d’habitude ils ne s’entendent les Français, il n’y a qu’à voir à l’Assemblée Nationale, ceux qui crient, ceux qui veulent tout faire exploser... On peut balancer des fake news, cela fonctionne bien cela pour diviser. » « Et bien non, pas à l’île de Ré, les médias locaux relatent les faits, les élus des dix communes et la CdC font des projets ensemble... » « What ? » s’agace Trump. « Ils ont plein de projets sur les déchets, les digues, les crèches, l’urbanisme, le PLUi, ils votent 97 % de ceux-ci à l’unanimité, ils travaillent, cela marche bien. » rétorque le Conseiller démuni. « Ils ont plein d’associations, un Rétais sur quatre en fait partie, ils ont plein de champions... »

« What ? mais il y a bien un problème sur l’île de Ré ? »

« Mais il y a bien un problème sur cette île de Ré !? « Oui, le logement, ils veulent tous y rester et tous les autres veulent venir. Les communes et la CdC mènent des projets de logements, 25 maisons vont être bientôt livrées à Saint-Martin. 95 % des logements sont attribués à des Rétais. Mais il y a encore 450 demandes émanant de Rétais, qui représentent 95 % des demandes. 1300 logements ont déjà été faits mais cela n’est pas

Répartition des sièges à la CdC

assez. Ils ont lancé un PLH et d’autres projets, pour avoir plus de logements à l’année. » « Ah mais en réfléchissant bien, il y a un autre problème sur l’île de Ré, la mer monte, ils ont eu Xynthia, l’érosion avance, ils vont avoir besoin de capitaux non ? » « Et bien, ils ont monté le plus gros projet de France à 100 M€ dont 65 M€ déjà réalisés pour se protéger avec les digues, et il reste le Fier d’Ars. Et ils viennent de lancer tous ensemble le plus gros projet contre l’érosion, à 15 M€. » « Ils s’entendent bien ces Rétais. Il faudrait kidnapper leur président ! » « Il habite Loix, on ne trouve pas où c’est sur la carte avec le GPS, au milieu de marais on est perdus, en plus il ne rentrerait pas dans l’hélico, il est trop grand, et puis tout le monde s’en fout, il lit et restaure des livres, il est « has been ». « Si les Rétais l’aiment tant que cela leur territoire, et bien qu’ils le gardent ! », conclut Donald Trump. Au-delà de la parodie, ce fut l’occasion pour Lionel Quillet, l’air de (presque) rien, de faire passer bien des messages en cette année électorale, où se jouent non seulement les élections municipales mais aussi, indirectement, les élections à la CdC, puisque les trente délégués communautaires issus des dix conseils municipaux éliront en 2026 leur président et leur bureau.

Nathalie Vauchez

En 2026, le nombre de conseillers communautaires passe à 30, au lieu de 28. Deux communes gagnent un siège de plus, du fait de la progression de leur population : La Flotte et Rivedoux-Plage. Voici la nouvelle répartition :

- Sainte-Marie de Ré et La Flotte ont chacune 5 sièges.

- Rivedoux-Plage a 4 sièges.

- Saint-Martin de Ré et Le Bois-Plage en Ré ont 3 sièges.

Les cinq communes du Nord : Ars-en-Ré, La Couarde-sur-Mer, Loix, Saint-Clément des Baleines et Les Portes-en-Ré ont chacune 2 sièges.

définition des ESOD, ainsi que la vérification des dégâts et l’amélioration des fiches de déclaration.

• Les chasseurs du Doubs associés à la faculté de Besançon constatent qu’avec chasse ou sans chasse, les dégâts n’augmentent pas et la population de renard reste stable.

• L’Inspection de l’Environnement demande l’abrogation des listes d’ESOD et réclame une approche plus basée sur la connaissance et la prévention.

que le motif sanitaire (pour lutter contre la transmission de l’échinococcose notamment) ne justifie pas le classement ESOD du renard ».

• L’Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) « considère

• La fondation pour la recherche sur la biodiversité, demande la révision de la

Soyons pragmatiques Après des années de chasse et de persécution, avec pourtant un demi-million de renards tués tous les ans, nous ne constatons aucun résultat. Alors que dans le même temps au Luxembourg où l’espèce n’est pas chassée la population

de renard reste stable, certaines maladies régressent et il n’y a pas plus de prédation.

Abandonnons nos préjugés Certes le renard est carnivore mais son utilité n’est plus à démontrer. C’est un prédateur de rongeurs : qui ferait ce travail à sa place ? C’est un équarrisseur et un consommateur de bêtes malades ou faibles. Enfin, le grand public apprécie d’observer ce bel animal. Encore une fois travaillons plutôt sur la préservation, l’amélioration des milieux, sur la protection des élevages et la réduction des produits toxiques ; la nature s’en portera bien mieux ! et nous aussi.

Communiqué de 20 associations naturalistes COLLECTIF RENARD POITOU-CHARENTES

Le paquebot France à l’honneur

Organisée par L’Amicale Laïque de Rivedoux-Plage, la soirée du 1 9 janvier « Rendez-vous avec le France et Guy Kerignard » avait pour objet de rappeler l’histoire du paquebot France.

François Charraud avait en projet, dans le cadre des activités de l’Amicale Laïque de Rivedoux-Plage, de faire découvrir l’histoire du France, dernier paquebot à assurer la liaison Le Havre-New York. En cours de route, il a rencontré le livre du Commandant Kerignardb « Carnets de Bord » dont l’auteur a été le dernier commandant du France. Souffrant ce dernier était absent mais Hermine et Philippe Kerignard, son épouse et son fils, étaient présents. Hermine insista sur l’élégance du France dans tous les domaines : vaisselle monogrammée, cuisine gastronomique, tenues de soirées, extravagances onéreuses des vedettes transportées. Véritable ville flottante avec théâtre, piscine, tennis et toutes sortes de loisirs, le France préfigurait les bateaux de croisière actuels tout en exprimant la fin d’un monde.

Marie Boutang fit un témoignage fort intéressant sur la vie à bord. Passagère

en 1 ère classe en octobre 1965, alors qu’elle se rendait à New York pour une année d’études et lors de son retour, elle

ROTARY CLUB ÎLE DE RÉ

eut la possibilité d’apprécier tout ce que le France offrait à ses passagers. Le père de Brigitte Gourvil, autre intervenante,

travaillait à la compagnie de remorquage « Les Abeilles » qui avait la charge de faire entrer et sortir le France du port du Havre. Elle raconta comment chaque arrivée, comme chaque départ, était un événement auquel participait une foule de Havrais et son étonnement lorsque autorisée à visiter le paquebot, elle découvre les différentes activités proposées aux passagers et la richesse de la décoration intérieure. Des vidéos complétèrent les témoignages dont une étonnante réalisée par Philippe Kerignard avec l’IA.

Carnets de Bord

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Soirée musicale d’exception au service de la jeunesse

Dans le cadre de sa mandature 202 5 -2026 à la présidence du Rotary Club Île de Ré, Christine Ouvrard a souhaité faire de l’aide à la jeunesse de notre territoire l’action phare de l’année.

Cette action se concrétise par un soutien à l’École de musique de l’Île de Ré, à travers un programme de médiation musicale mené en partenariat avec l’ensemble de cuivres PICTOBRASS.

Ce programme permettra d’intervenir dans les école de l’Île de Ré et de toucher environ quatre cent trente élèves de maternelle et de primaire, sur plusieurs mois. Un concert de restitution est prévu en juin à l’École de La Flotte, afin de valoriser le travail réalisé avec les enfants. Le Rotary Club Île de Ré participe activement au financement de ce projet.

Dans cette même dynamique de solidarité et de culture, il organise également un dîner-concert caritatif lundi 16 février 2026, de 19h00 à 23h30. Une grande soirée placée sous le signe

SAINT-MARTIN DE RÉ

de la musique et de la générosité, avec un concert exceptionnel du Quatuor Cantiga, accompagné de Philippe Villa et de musiciens de renommée internationale, autour du thème de la musique du tango argentin. Le concert débutera à 19h30, le dîner sera servi à table, une tombola et de la danse complèteront l’animation de la soirée.

Les bénéfices de cette soirée permettront de financer les médiations musicales dans les écoles de l’Île de Ré, en partenariat avec l’ensemble PICTOBRASS et les professeurs de l’École de musique.

Un concert de restitution, également financé par le Rotary Club, aura lieu le samedi 25 avril à La Flotte.

Une conférence sur les violences intrafamiliales

Le Rotary propose une conférence sur les violences intrafamiliales le 20 février à Rivedoux. La professeure Pauline Saint-Martin présentera l’initiative de la Maison des femmes de Tours qui a pour vocation d’accueillir, soigner et protéger les femmes victimes. Cette soirée débutera à 18h30, salle des fêtes, l’entrée est libre. DR

Cent-soixante-dix joueurs ont participé à cette soirée loto de samedi 31 janvier 2026, organisée par l’association du seul l’EHPAD public de l’île «Les Mouettes rieuses», pour améliorer le quotidien des résidents (animations, matériel, etc.).

La salle Vauban était complète (plus une place quinze jours avant), avec de gros lots à gagner. La soirée était animée par Gaëtan Perdriel et les participants fêtaient également les dix ans d’animation de lotos en soutien aux associations de l’île de ce

Martinais bien connu de tous pour son altruisme.

La sonorisation et la lumière étaient assurées bénévolement par JP Musique qui suit Gaëtan depuis dix ans. Bienveillance et bonne humeur étaient au rendez-vous toute la soirée.

Prochaine animation assurée par Gaëtan : le 18 avril 2026 aura lieu le super loto du Bois-Plage, pour financer le gala de danse des enfants de l’île, organisé en hiver et au printemps par le Foyer du Bois.

Le France arrivant dans le port de New York.
Solidarité et convivialité, deux maîtres-mots pour cette soirée loto proposée par Les Mouettes rieuses et orchestrée par Gaëtan Perdriel.

La jachère de l’estran visitée par Monique Barbut

Jeudi 22 janvier, dans le cadre d’une visite en Charente-Maritime, la ministre de la transition écologique et de la biodiversité est venue à Sainte-Marie de Ré inaugurer la jachère de l’estran.

Allain Bougrain-Dubourg (président LPO) et Dominique Chevillon (vice-président LPO) ont présenté le site à la ministre, avant qu’elle n’échange avec des élèves de Sainte-Marie.

Une jachère entre terre et mer

Ce site classé (Loi 1930) est situé en Zone de Protection Spéciale Natura 2000 Directive Oiseaux (ZPS), en Zone Spéciale de Conservation Natura 2000 Directive Habitat (ZSC), au sein du Parc Naturel Marin de l’Estuaire de la Gironde et de la Mer des Pertuis Charentais et en limite avec deux pêcheries millénaires en pierres : écluses à poissons La Vasouse et La Belle Pointe (concessions privées sur le Domaine Public Maritime). Il fait l’objet d’une délibération municipale votée à l’unanimité pour en faire « une Jachère de l’estran », dans le cadre d’une démarche volontariste.

douce (le marais des Grands Prés en cours d’acquisition par le Conservatoire du Littoral qui a déjà acquis la moitié de sa surface).

Ce site interface entre la terre et la mer est d’un très grand intérêt, puisque sur une petite surface on y trouve : des estrans rocheux et sablo-vaseux, une plage de sable et un cordon de galets, des dunes sableuses littorales très riches sur le plan botanique (flore des dunes blanches et grises), un marais d’eau

Il est suivi par la LPO et l’OFB au titre de la nidification du Gravelot à collier interrompu, parle Parc Naturel Marin pour les macro-déchets marins. L’estran est interdit d’accès dans les écluses à poisson et plage et dunes environnantes sont peu fréquentées.

Sainte-Marie est très engagée sur le plan de l’environnement : Village 3 étoile s

pour les cieux (3ème étoile obtenue en 2025), refuges LPO au Parc de Montamer et VVF et existence de l’ANCRE Maritaise, petit musée animé par LPO, Ré Nature Environnement, et l’ADEPIR. Les écoliers de Sainte-Marie sont réceptifs et habitués aux sorties Nature.

Observer et préserver la biodiversité

Cette expérimentation, sorte de « prototype », a pour enjeux sans interdire les lieux, d’accorder une attention sur

de petites zones de l’estran, autorisées à la visite et à l’animation sans prélèvements autres que les suivis protocolés scolaires, de l’Université, etc. D’autres jachères de l’estran sont envisagées sur le littoral de CharenteMaritime sur les communes de Nieul-sur-Mer, Marsilly, Charron, Château d’Oléron. Elles pourront ensuite être mises en réseau.

Les enfants des écoles bénéficieront chaque année d’animations sur les lieux autour des qualités des eaux littorales et autour de la biodiversité des estrans et des milieux riverains. Des inventaires et suivis seront assurés par la LPO et Ré Nature Environnement, un accompagnement sera réalisé par l’Université de La Rochelle et des sorties Nature pourront être proposées. Le statut de cette jachère de l’estran évoluera à l’aune des expérimentations effectuées.

La ministre a semblé apprécier la démarche, malgré la météo très venteuse et pluvieuse !

Nathalie Vauchez avec Dominique Chevillon

La ministre Monique Barbut a passé du temps avec les écoliers de Sainte-Marie.

La Couarde-Saint-Martin, le RPI dans le concret

Les 2 7 et 2 9 janvier, les familles ont été invitées à visiter les écoles de La Couarde et Saint-Martin.

Rappelons qu’au terme d’un long travail préparatoire, le projet de Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) a reçu l’avis très favorable du directeur académique (DASEN) Mahdi Tamene. Il a ensuite été validé par les Conseils municipaux des deux communes puis signé par Convention le 22 juillet dernier entre le président de la CdC Lionel Quillet et les maires Patrick Rayton et Patrice Déchelette (entourés de leurs élues déléguées Peggy Luton et Anne Mémin), pour une entrée en vigueur le 1er septembre prochain. Un changement important pour les enfants, raison d’être de ces visites des écoles en compagnie des élus en charge.

Élémentaires à Saint-Martin, maternelles à La Couarde

En raison de la taille et des équipements de l’école martinaise, mais aussi de la proximité du Collège des Salières assurant une continuité éducative, les treize petits Couardais de la section élémentaire rejoindront la soixantaine d’élèves scolarisés à Saint-Martin. « Soit un effectif global de soixante-treize enfants, sous réserve de départs ou d’arrivées », précise la directrice de l’école élémentaire martinaise Virginie Houelbec, qui a reçu parents et enfants concernés le mardi 27 janvier

Même programme pour les parents martinais d’enfants en classes de maternelles, qui ont pris deux jours plus tard la direction de La Couarde où ils ont été accueillis par Florence Godard, actuelle responsable des maternelles à Saint-Martin. « Petite, moyenne et grande sections réuniront une quarantaine d’enfants », précise l’enseignante qui a déjà pris ses marques à l’école couardaise, où elle passe une journée par semaine depuis septembre dernier, et dont elle sera la directrice dès le 1er septembre prochain.

Nécessité d’adaptation

Si du côté des enfants la découverte des salles de classe a le goût d’une nouvelle et joyeuse aventure, les parents se concentrent sur l’aspect informatif de ces rencontres. Un bus scolaire sera mis à disposition pour le transport des élèves, service gratuit pour les familles puisque financé à 100% par les Communes et la Région (qui a la compétence “transports”), et un agent communal sera missionné pour accompagner les enfants. Mais ce bus scolaire sera le même que le Collège,

Il était une fois… Saint-Martin

ce qui induit une adaptation côté horaires. Ainsi, les petits Couardais, qui commençaient leurs journées à 9h, devront-ils être à l’école dès 8h30, le bus allant récupérer les enfants de Saint-Martin à 8h15, après avoir déposé les collégiens aux Salières. Une demi-heure qui ne fait pas l’unanimité chez les parents, l’un d’entre eux estimant le rythme « fatiguant pour les enfants et compliqué pour les familles ». « Nous n’avons pas de marge de manœuvre par rapport au bus », explique Peggy Luton, « et pas le choix », ajoute Anne Mémin, Florence Godard estimant quant à elle que les petits Martinais, commençant déjà à 8h30, « ne sont pas plus fatigués que les Couardais » L’accueil garderie se fera dès 7h30 à SaintMartin et à 7h45 à La Couarde. En fin de journée, la garderie sera disponible jusqu’à 18h30 des deux côtés pour les enfants inscrits.

Au final, enfants, parents, mais aussi équipes éducatives devront prendre de nouvelles habitudes. « Il va falloir respecter quelques règles et après on ajustera si nécessaire », conclut Peggy Luton. Du côté des maternelles, une journée découverte en extérieur est prévue. « Dans une ferme », nous précise Florence Godard, voyant dans cette escapade une occasion de « mieux se connaître et de créer du lien ». Les enfants ne diront certainement pas le contraire…

Pauline Leriche Rouard

Le mardi 27 janvier, la bibliothèque de Saint-Martin a accueilli une rencontre singulière.

Pour une fois, pas de livres ni d’auteurs, mais des images et des souvenirs venant en conclusion participative à une démarche initiée par la municipalité pour valoriser « Rues et commerces d’autrefois ».

Un projet en plusieurs étapes… Si l’idée est née fin 2024, sa concrétisation a nécessité plusieurs étapes. Tout d’abord eut lieu une première sélection de photos, provenant des collections du musée et des livres d’André Diedrich, qui a eu la générosité d’accorder à la mairie le droit d’usage de nombreuses images lui appartenant. Assez large, le choix des photos est ensuite passé par les élus avant de poursuivre leur parcours par leur agrandissement et la réalisation de

panneaux adéquats. Si les façades auxquelles ils étaient destinés appartenaient à la mairie, pas de problème. Dans le cas contraire, il fallait requérir les autorisations de leurs propriétaires.

Interactif et moderne

En parallèle à ce travail, un autre, celui de la recherche et de la rédaction de données, pour la plupart historiques, propres à abonder l’information donnée par QR codes intégrés aux reproductions. En le scannant, promeneurs et curieux accèdent ainsi à la plateforme sécurisée

WeVisit, manière ludique de découvrir un avant-après et de s’immerger dans une époque révolue tout en étant in situ. L’ensemble des panneaux a été déployé dans les rues à l’automne 2025.

Au printemps dernier, le projet a été présenté lors d’une réunion publique aux commerçants du village, également concernés. Sur la base du volontariat, eux-aussi pourront afficher dans les mois à venir, la carte postale de leur commerce tel qu’il était autrefois.

Récolter les souvenirs

Le mardi 27 janvier, plus de quarante personnes ont pris le chemin de la bibliothèque pour partager leurs souvenirs et parmi les Martinais présents, certains ont la mémoire longue, qu’il s’agisse de Patrice Déchelette évoquant de joyeux souvenirs d’enfance, de Jean-Louis Brin, aux souvenirs nombreux et précis, ou

encore de Nadine Couprie, employée dans les années 60 aux Nouvelles Galeries qui n’étaient rien d’autre que… le grand magasin de Saint-Martin ! Enregistrés, l’ensemble des échanges feront l’objet d’une restitution afin que témoignages ou anecdotes puissent venir enrichir les informations données sur la plateforme WeVisit.

A l’issue de la rencontre, les participants sont repartis le sourire aux lèvres. Car il ne s’agissait pas de célébrer un « c’était mieux avant » mais bien de vivre un moment de douce nostalgie dans le plaisir du partage et la bonne humeur.

Pauline Leriche Rouard

A La Couarde comme à Saint-Martin, voilà une photo qui résume en un seul mot le but des rencontres des 27 et 29 janvier dernier.
Commerce emblématique, les Nouvelles Galeries sont devenues une autre institution, la Martinière et ses incontournables glaces.
C’est aujourd’hui l’Hôtel Restaurant La Barbette. Mais autrefois, c’était l’Hôtel de la Gare et pour cause, elle était juste en face.

Après plusieurs mois de réelles inquiétudes, le ciel s’est éclairci au-dessus du camping Le Rémondeau à La Couarde-sur-Mer.

Déjà chamboulé par la cession liée au projet du logement du Petit Noue, le camping municipal couardais a vu son existence potentiellement remise en cause lors de la question du renouvellement de la convention avec l’ONF, propriétaire de 2 hectares de terrain sur la surface totale de 3,2 hectares dédiée au camping. Rencontre avec Patrick Rayton pour une vue globale sur ce dossier à tiroirs, ayant exigé à la fois fermeté et diplomatie.

Un lieu essentiel à la vie couardaise

Outre un chiffre d’affaires enviable (800 K€ annuels) entrant directement dans les caisses du budget annexe qui lui est dédié, le camping municipal contribue également de manière indirecte à l’économie locale, sa clientèle fréquentant commerces, marché et restaurants de la commune. « Il faut y ajouter un rôle social important », souligne Patrick Rayton, évoquant des estivants y posant leurs valises depuis des décennies, le camping n’étant pas seulement un style de vacances mais aussi leur seule possibilité de s’offrir des vacances sur l’île de Ré.

Réaménagement nécessaire

Premier dossier, celui du réaménagement du site, conséquence de la cession d’une parcelle à la CdC dans le cadre du projet de logements du Petit Noue, celle-ci induisant évidemment une perte de surface et donc une perte de chiffre d’affaires.

Pour être efficiente, la commune a lancé deux études en parallèle, l’une concernant le permis d’aménager, l’autre, plus économique, ayant pour objectif la visibilité financière et des axes de réflexion. Jusque-là tout allait bien. « Mais encore fallait-il connaître les conditions de renouvellement de la Convention avec l’ONF (arrivant à échéance fin 2025) avant de se lancer », explique Patrick Rayon. C’est là que les choses se gâtent.

Conditions inacceptables Dans un premier temps, l’ONF, « sensible à l’intention de préserver un camping naturel », répond plutôt favorablement en la personne de son directeur régional (Poitou-Charentes). Mais la situation se dégrade lorsqu’une mise en concurrence est évoquée. Or il se trouve que l’entrée du camping est située sur la parcelle communale. « Ça a été vite réglé par un non catégorique », assume Patrick Rayton, ajoutant qu’il était aussi question de garantie bancaire, et d’une rétribution financière augmentée avec notamment un pourcentage sur la totalité du chiffre d’affaires. Or « si l’étude économique est positive, elle suppose de gros investissements », précise Patrick Rayton évoquant un minimum de trois millions d’euros incluant voiries, dépenses de construction (bureau d’accueil et atelier du personnel), équipements, mais aussi mises aux normes lourdes et coûteuses. Autre écueil, la première mouture de la convention

SOLIDARITÉ - RIVEDOUX-PLAGE

Dimanche 1er mars 2026, l’Association «Bougez contre la SLA» organise en partenariat avec l’Amicale Laïque de Rivedoux sa marche annuelle au profit de la lutte contre la Maladie de Charcot. Deux parcours seront balisés : 5 km (accessible aux fauteuils roulants et poussettes), départ à 10h, et 10 km, départ à 09h30. Rendez-vous à partir de 8h30 sur l’Esplanade de la Mer, inscriptions sur place. La participation est libre, et le bénéfice de cet évènement sera reversé à la recherche dans le cadre du don annuel à la FRM. En 2025, l’association a reversé 42 000 € à la recherche contre la SLA.

proposée par l’ONF court sur neuf ans, rendant l’amortissement sur investissement injouable. À ce stade, la municipalité pouvait être contrainte à un choix difficile, renoncer au camping.

Dialogue et négociation

Décidé à ne rien lâcher, Patrick Rayon poursuit les échanges et fin décembre, une grande réunion rassemble la municipalité et trois directions de l’ONF, Bordeaux, Nantes et Poitiers. Il s’agit de mettre cartes sur table. Ouverte, la discussion recadre le contexte vers une issue favorable. « Il y avait plusieurs éléments à revoir dont les surfaces », explique le maire de La Couarde, évoquant des paramètres recalés. Sur la durée de la convention, la municipalité obtient trois années supplémentaires soit douze ans. Côté finances, la discussion se clôt sur une part fixe (48 K€ annuels), et une part variable portant

sur 6 % du chiffre d’affaires « au prorata des surfaces concédées et non sur la totalité de la surface du camping ! », insiste Patrick Rayton, aujourd’hui en attente de la convention définitive. Ajoutons à ces bonnes nouvelles que lors de la cession de la parcelle à la CdC, la municipalité a provisionné 300 K€ pour reprise des voiries. « De toute façon, il fallait le faire et ce sera toujours ça de moins à prévoir », conclut Patrick Rayton, satisfait de boucler cet épineux dossier avant son départ. Côté réalisation, le permis d’aménager est passé en Commission des Sites et le (nouveau) camping devrait être prêt en 2030. Un temps long qui ne l’est pas moins du côté du programme de logements. « Entre procédures, appels d’offres et travaux, inutile de les espérer avant cinq ans », regrette Patrick Rayton.

Pauline Leriche Rouard

Conclusion positive pour le camping municipal Une marche pour lutter contre la maladie de Charcot

A l’issue de la marche, les participants partageront le verre de l’amitié. Bougez contre la SLA est une association Loi 1901 qui rassemble des personnes autour de la SLA (ou Maladie de Charcot), dans le but de faire connaître la maladie, accompagner les malades et leur entourage, faire un don annuel à la recherche. La maladie de Charcot est maladie neuro-dégénérative qui conduit à la paralysie

totale et au décès du patient qui en est atteint. L’espérance de vie ne va guère au-delà de trois ans.

BCLSLA organise des évènements afin de reverser les bénéfices à la recherche : marche, concert, marchés de Noel. Mais aussi des initiatives individuelles de la part des adhérents de l’association. CP

bougezcontrelasla@outlook.fr site : bougezcontrelasla.fr

Lien pour adhésion via Hello Asso : https://www.helloasso.com/associations/ bougez-contre-la-sla-2/adhesions/adhesion-2026

Librairie Quillet ENTREPRISE DU PATRIMOINE VIVANT

Livres anciens et d’occasion, Bandes Dessinées. Affiches, Gravures, Cartes Marines, Tableaux Atelier d’encadrement Café littéraire.

Ouvert du lundi au samedi : 10h - 12h30 / 14h - 18h30

Ouverture le Dimanche 22 Février

Totalement repensé, le camping Le Rémondeau débutera sa nouvelle vie en 2030.

ELECTIONS MUNICIPALES - SAINTE-MARIE DE RÉ

Didier Guyon repart de plus belle

Après s’être préparé depuis plusieurs années, puis avoir un temps renoncé, la tête de file de l’actuelle minorité de Sainte-Marie de Ré a finalement monté une liste et présenté le programme avec ses co-listiers.

Pour cela il a reçu la presse locale, puis organisé sa première réunion publique le 7 février dernier.

« Mon engagement ne date pas d’hier »

« Passionné et impliqué dans la vie municipale, j’ai décidé, après réflexion et de nombreuses sollicitations, de poursuivre mon engagement au service de la population maritaise en conduisant la liste «Sainte-Marie-de-Ré Autrement». Ce collectif a déjà une histoire que nous voulons continuer d’écrire avec vous. Fort d’une expérience de six années comme conseiller municipal et communautaire, j’ai, à Sainte-Marie-de-Ré, participé aux commissions municipales en charge de l’environnement, de la culture, du cadre de vie, de l’éducation et des questions sociales. Leader de l’opposition municipale, j’ai toujours adopté une démarche constructive. À la Communauté de Communes, j’ai agi sans relâche pour défendre la démocratie participative, l’habitat durable, et la vie associative, sans perdre de vue les trois priorités fondamentales de l’île : le logement, la mobilité et la défense de la bande côtière. Je crois à l’enrichissement de l’action politique par le débat. C’est pourquoi j’ai multiplié les interventions pour soutenir et défendre l’implication des citoyens dans les décisions qui les concernent, en réclamant régulièrement des réunions publiques et en encourageant la création des comités citoyens. Je suis également à l’initiative du budget participatif de l’île de Ré. » explique-t-il à l’appui de sa candidature.

Catherine Chausse Martin, Nicolas Tremblay et Edwige Morgat et a précisé que Morgane Lefort serait en deuxième position de sa liste et Alain Martin en troisième position.

La liste « Sainte-Marie de Ré Autrement » souhaite développer un projet municipal empreint d’une gouvernance différente de celle prévalent depuis dix-huit ans, constitutive de l’ADN du collectif. Elle souhaite plus de concertation avec la population. Son projet repose sur trois axes : la vie sociale, la préservation de l’environnement et la démocratie locale.

La vie de la commune

yeux de la liste de nature à dynamiser la vie de la commune. Le soutien au commerce de proximité et la transformation des zones de stationnement payante en zone bleue font également partie du programme.

Un village plus durable

Valadas

© Virginie

« Mon engagement ne date pas d’hier : membre de nombreux conseils d’administration, ancien président d’un théâtre professionnel de La Rochelle, d’une crèche parentale, membre du conseil de développement de l’île de ré en 2014, initiateur des cafés-citoyens, ancien professeur de technologie. Convaincu de la richesse du dialogue, J’ai toujours agi pour défendre des idées, jamais pour combattre des personnes. » poursuit-il.

Lors de sa déclaration de candidature, il était entouré d’Anne Souffrin, Alain Martin, Isabelle Garcia, Claire Smith, Maryline Assante, Morgane Lefort ,

Didier Guyon et ses colistiers souhaitent concevoir un pôle associatif comprenant un espace pour les jeunes, une salle de musique nouvelle, des ateliers partagés et une ludothèque. « Renforcer les dispositifs d’aide aux aînés isolés et aux personnes en situation de handicap fait aussi partie des priorités, avec pour objectif l’obtention du label « Ville amie des aînés ». Evidemment le développement des logements sociaux sera privilégié. Comme l’ensemble des listes qui se présentent à Sainte-Marie, figure en bonne place la revitalisation de la place de La Noue. «Sainte-Marie de Ré Autrement» n’en démord pas, une aire de jeux doit être aménagée au centre de la place d’Antioche. Visites des lieux patrimoniaux de Sainte-Marie et programmation toute l’année d’expositions, résidences d’artistes, spectacles et concerts sont aux

Le soutien à l’agriculture locale et l’encouragement d’un maraîchage en circuit court sont de nature à participer à la préservation de l’environnement et des paysages. Afin de faciliter un partage apaisé entre piétons, cyclistes et voitures, Didier Guyon préconise la création de « Zones 20 » place d’Antioche, place de l’église et place des Tilleuls. Côté écologie, la mise en place un dispositif de régulation automatisée de l’éclairage public devrait permettre de préserver la biodiversité nocturne, économiser l’énergie électrique et faciliter les déplacements la nuit. Planter un arbre à chaque naissance, une opération qui existe déjà dans plusieurs villages de l’île, relève aussi de la volonté de verdir le village.

Décidons ensemble

C’est là le cheval de bataille de Didier Guyon et de ses colistiers qui s’engagent dans un « pacte de gouvernance ». Proposer un débat budgétaire annuel ouvert à tous les habitants avant le vote du conseil municipal fait partie des actions qui leur tiennent à cœur. Le choix des investissements serait débattu avec la population, tout comme les lignes de recettes mises en discussion : taxe foncière, taxe d’habitation (résidences secondaires) et majoration de celle-ci seraient débattues. Ils souhaitent également instaurer une journée citoyenne annuelle avec consultation numérique concernant des choix à faire pour la commune (Journée des votations), comme par exemple les horaires de l’éclairage publique ou encore la mise en place éventuelle d’un système de vidéoprotection. Cette concertation se ferait avec un volet pédagogique, une

La Liste « Sainte-Marie de Ré Autrement »

Les 10 premiers :

Didier Guyon

Morgane Lefort

Alain Martin

Maryline Assante

Lionel Vivet

Edwige Margat

Philippe Micard

Catherine Martin

Nicolas Tremblay

Anne Souffrin

Les suivants par ordre alphabétique :

Christian Assante

Patrice Caravita

Charles Coustenoble

Isabelle Garcia

Yannick Harel

Annie Jauffrais

Franck Parles

Romain Schleifer

Lucien Pichereau

Stéphanie Poteau

Erika Romagné

Jean Claude Saratte

Claire Smith

information préalable, dans un esprit de culture partagée de la vie municipale. La création d’un conseil municipal des enfants devrait permettre de les sensibiliser à la citoyenneté

Enfin, Didier Guyon souhaite améliorer le fonctionnement démocratique du conseil municipal. « On part de loin, il y a tout à faire, je l’ai vécu de l’intérieur. La parole des opposants était malmenée. ». Cette amélioration de fonctionnement passe notamment par « l’écoute des minorités, la possibilité offerte au public de pouvoir poser des questions en fin de conseil, des séances retransmises en visio. » Et Didier Guyon l’annonce déjà, s’il est élu la vice-présidence de la commission des finances sera réservée à l’opposition municipale.

Il concède toutefois qu’au niveau de la Communauté de Communes le débat démocratique existe et qu’il n’a pas mal vécu son rôle de délégué communautaire minoritaire, même si des choses peuvent être améliorées à ses yeux.

Le projet de «Sainte-Marie de Ré Autrement» comporte une cinquantaine de propositions, dont les dix-huit prioritaires présentées ci-dessus.

Nathalie Vauchez

www.saintemariedereautrement.fr saintemariedereautrement @orange.fr

La liste Sainte-Marie de Ré Autrement rassemblée autour de Didier Guyon vient de se présenter en réunion publique.

« Ambition Sainte-Marie » fait le plein en réunion

Pas loin de 2 5 0 personnes sont venues découvrir le programme de la liste menée par Philippe Laulanet et présenté par plusieurs de ses colistiers.

La liste fait un travail de fond depuis un an. « Ce n’est pas un homme seul qui se présente, mais une équipe solidaire et motivée. Nous avons reçu 194 réponses à notre sondage en ligne qui ont nourri notre réflexion tout comme les très nombreuses réunions. C’est un projet nouveau que vous présente une équipe nouvelle, puisqu’elle est composée de 17 Maritais non élus sur 23. Ils sont très motivés, avec de réelles compétences financières, économiques, environnementales, sociales et apportent un regard nouveau et critique. Et les 6 candidats issus de l’actuelle municipalité connaissent le village par cœur. », a introduit Philippe Laulanet, avant de se présenter. « L’île de Ré est pour moi bien plus qu’un lieu de vie, c’est mon histoire, j’ai grandi à Sainte-Marie, où j’ai presque toujours habité... Je me suis engagé il y a six ans dans la vie municipale, je le suis aussi dans le milieu associatif. A la différence d’autres candidats, nous ne présentons pas un programme autour d’une somme de critiques du passé, mais doté d’une ambition réelle, avec des propositions concrètes et pas des y’a qu’à, faut qu’on » ! »

Après la présentation d’usage et toujours applaudie de chacun des colistiers, place à celle du programme, dense.

Habitat durable et protection de l’environnement, enjeux majeurs Jean-Luc Humbert a rappelé les plus de sept cents demandes de logement social non satisfaites sur l’île ainsi que la baisse de 35 % de la tranche d’âge des 30 à 45 ans entre 2012 et 2023, passé de 550 à 390. Or ce sont les familles ayant des enfants, avec toutes les conséquences sur les crèches, écoles et commerces. « Ce n’est pas nouveau et la CdC et les communes se sont déjà fortement engagées pour le logement, en en créant plus de huit cents et deux cents sont programmés en ce moment. A Sainte-Marie nous avons le quartier du Fougerou et les Hirondelles, mais cela ne suffit pas. Nous prenons deux engagements pour agir sur des leviers importants : poursuivre la construction de logements neufs à prix abordables et quelques terrains ont été identifiés avec la CdC ; et développer l’offre privée de logement à la location permanente. Il existe plus de mille maisons à vendre sur l’île, plus de cent sur Sainte-Marie. Il nous faut réorienter une partie de ce parc vers la location, aller plus loin, amplifier ce levier. Nous financerons cette politique en utilisant la recette issue de la majoration à 60 % de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, qui a rapporté 361 K€ à la commune en 2025. L’intégralité sera dédiée à ce mécanisme d’incitation à développer avec la CdC. » Second thème, rendre l’urbanisme plus facile. « Il nous faut accompagner les demandeurs dans leurs projets, il y a beaucoup de commentaires très négatifs. Certes l’île est l’un des territoires les plus protégés ce qui génère beaucoup de contraintes, mais nous devons changer la façon de gérer les permis de construire, fluidifier, simplifier et aider les demandes,

nous demanderons au service urbanisme de la mairie, très compétent, de plus vous accompagner, pour trouver la solution et non chercher le problème. »

Un environnement mieux protégé Gérard Goualc’h a rappelé que plus de 60 % des sondés ont placé la protection du littoral en tête de leurs préoccupations. « Nous accompagnerons la CdC dans la mise en œuvre du futur programme de protection de notre littoral contre l’érosion, par l’entretien des accès aux plages et la préservation des espaces dunaires. Nous voulons aussi développer le patrimoine végétal et favoriserons la végétalisation d’espaces privés. Nous avons la chance d’avoir des représentants de deux grandes associations environnementales sur Sainte-Marie, la LPO et Ré Nature Environnement, nous développerons nos actions en partenariat avec elles. Nous nous inspirons d’ailleurs de la charte sur la biodiversité élaborée par la LPO à l’intention des municipalités. Le marais des Grands Près sera remis en état, on doit lui redonner vie et nous avons la jachère sur la plage des Grands Près qui représente un espace pédagogique formidable. » Le réaménagement durable de la place Eudes d’Aquitaine (église) est aussi prévu. Autre volet de la politique environnementale, l’optimisation des ressources : récupération des eaux pluviales, éclairage en LED, amélioration de la performance thermique des habitations et des bâtiments publics. Afin de rendre lisible l’efficacité de la politique environnementale menée, un bilan écologique et un budget vert seront élaborés. Tout cela n’excluant pas l’engagement crucial des citoyens dans le domaine écologique.

Dynamisme économique et vie à l’année

Stéphane Lecointre a évoqué l’ensemble des acteurs économiques. « Le dynamisme économique ne se décrète pas, il se construit et s’incarne avec deux axes majeurs : agir et simplifier. Le projet de village artisanal doit être réalisé sans

tarder, nous en ferons un projet exemplaire sur le plan environnemental (végétalisation, déplacements doux, protection des riverains). Côté commerces, la place d’Antioche bénéficie d’une belle évolution, il nous faut réinventer la place des Tilleuls, elles ne doivent pas se concurrencer. Nous voulons voir s’y installer plus de commerces de proximité alimentaire et la réorienter aussi sur des axes culturels, avec beaucoup plus d’animations, de nature à apporter de la clientèle aux commerçants. Tout cela se fera en concertation avec la mairie et dans le cadre d’un partenariat repensé entre le marché et les commerçants. Nous voulons créer un marché régulier « Terre et Mer » et promouvoir les productions locales. » Enfin, une heure de stationnement gratuit sera proposée dans tous les parkings de la commune.

Le développement de l’agriculture sera encouragé et le projet de hangars agricoles sera mené avec les agriculteurs. Enfin, la vie des professions libérales de santé, qui sont stratégiques dans un village, sera simplifiée, par exemple en matière de stationnement grâce à un macaron « Je ne gêne pas, je soigne » qui pourra être apposé sur les véhicules, la bienveillance de la police municipale étant sollicitée. Côté associations, un lieu leur sera dédié et un partenariat mis en place avec la commune, l’objectif étant aussi de mener ensemble des projets.

Créer un « cours des Arts » Catherine Sarrion a présenté la politique culturelle de la liste. « Une culture accessible à tous, notamment aux jeunes pour qui nous proposerons la gratuité de la médiathèque (pour les moins de 12 ans), et la création d’un « pass-culture » permettant l’accès à prix réduits à différents évènements. Nous voulons faire de la petite école un lieu de vie culturelle à l’année avec résidences d’artistes, animations, ateliers, expositions. Nous voulons aussi faire du cours des Tilleurs un cours des Arts et valoriser la place des Tilleuls avec un marché des créateurs. »

L’éducation est aussi une priorité avec renforcement de l’attractivité du groupe scolaire et la qualité exceptionnelle du restaurant scolaire, le seul de l’île avec un chef de cuisine. Les activités du centre de loisirs seront renforcées, la concertation avec les parents d’élèves largement développée. Côté sports et loisirs, le complexe sportif sera restructuré, une aire sportive créée, le skate park rénové et sécurisé et de nouvelles pratiques proposées : terrain de padel couvert, salle de fitness. Des espaces de jeux seront proposés en concertation avec les parents sur différents sites du village, comme par exemple place des Tilleuls.

La solidarité, un engagement et des actions concrètes

Laurence Lopez a rappelé que 64 % des Maritais sondés trouvent qu’il n’y a pas assez de solidarité. Les jeunes se verront proposer un espace dédié et un espace info jeunesse sera créé. Un soutien financier sera poursuivi au BAFA et au permis de conduire. Les jeunes se verront aider dans leur recherche de stage et job d’été, et leur insertion professionnelle soutenue en partenariat avec France Travail et la Mission Locale. Pour les aînés - 18 % de la population maritaise a plus de 75 ans, soit 700 personnes - une plateforme « service aux seniors » regroupera l’ensemble des services disponibles pour eux, et surtout la lutte contre l’isolement sera une priorité absolue. Sainte-Marie a un nombre croissant de familles démunies et de familles monoparentales, un soutien appuyé leur sera apporté, avec des relations renforcées avec l’école, les services sociaux, un CCAS plus actif.

La vie et les animations de quartier seront encouragés, la solidarité de voisinage, spontanée, naturelle, étant précieuse.

Proximité et citoyenneté Accueil personnalisé des nouveaux Maritais, aide aux démarches administratives, plus grande réactivité (délai de 5 jours pour répondre aux demandes), communication plus régulière mais aussi mise en place d’actions concrètes pour impliquer les citoyens : budget participatif, commissions ouvertes, consultation des habitants, ateliers collaboratifs, les idées ne manquent pas pour faire ensemble de Sainte-Marie le village le plus dynamique, solidaire et durable de l’île de Ré, comme a conclu Laura Parrot, avant de laisser place aux questions d’une salle très attentive.

Nathalie Vauchez

Réunions publiques

Mercredi 25 février Rencontre conviviale - Petite école de la Noue - 18h30

Mardi 10 mars Réunion publiquePetite école de la Noue - 18h30

Vendredi 13 mars - Réunion publique - Salle des Paradis18h30

© Nathalie
Vauchez
Philippe Laulanet, animateur d’une équipe motivée et aux compétences fortes.

Franck Mussilier « mise sur une méthode et la vie à l’année »

Le « Collectif de citoyens ancrés dans la vie locale » et souhaitant « reprendre leur destin en main », a abouti à la constitution d’une liste « Ensemble - Un nouveau regard pour Sainte-Marie » menée par Franck Mussillier. Une liste « apolitique et sans aucun extrême », qui « mise sur une méthode et la vie à l’année »

Âgé de 52 ans, Franck Mussillier a été directeur des services techniques pendant six ans à la mairie de Sainte-Marie de Ré, auprès de Gisèle Vergnon - il habitait alors Rivedoux. Après un détour par la Vendée, il est revenu s’installer à Sainte-Marie il y a quatre ans et travaille au sein d’une collectivité du continent. Pourquoi a-t-il souhaité s’engager pour ces élections municipales ? « J’ai été sollicité par deux autres listes. En tant que DST, je suis exécutant des décisions prises par les élus et suis parfois confronté à des décisions qui ne sont pas en adéquation avec mes pensées et avec l’état des finances. J’ai aujourd’hui envie de solliciter un mandat d’élu. »

« Une liste très investie »

Pour cela, il s’est entouré d’une liste « très investie », composée d’actifs et de retraités, allant de 30 ans à 78 ans, avec des profils issus de l’agriculture, du commerce, de l’artisanat, de l’éducation, de la sécurité, du médico-social, de la communication et de la vie associative. Parmi eux figurent notamment Stéphane Geffard, chef d’entreprise artisanale, Jean-Luc Castelain, ancien DG de Sup de Co La Rochelle, Jean-Luc Chouteau, ancien chef d’entreprise, Frédéric Bouyer, issu d’une famille rétaise de vignerons et ayant fait sa carrière professionnelle à la cave coopérative des vignerons de l’île de Ré, également très investi dans le monde associatif, de Sébastien Fradet, ingénieur de déploiement de réseaux Orange, de Philippe Delafond, agriculteur retraité, connaissant parfaitement les sujets de l’agroécologie, ainsi que d’ Isabelle Chiarelli, directrice scientifique à l’INRAE, responsable de la stratégie agriculture et environnement, ou encore de Liliane Droin, ancienne gérante de sociétés en métallerie et bien connue pour son implication associative. Voilà pour ceux qui étaient autour de la table pour présenter à Ré à la Hune l’état d’esprit et le programme qu’ils portent collectivement. Franck Mussillier nous cite aussi Jean Chevassu, lieutenant-colonel de gendarmerie à la retraite, Estelle Nevière, chef d’entreprise de conciergerie ou encore Olena Giacometi, professeure de piano et fondatrice de l’association « Un pas dans la musique » S’ils sont élus, les rôles sont déjà tous définis en fonction des domaines de compétences de chacun., Franck Mussillier ayant lui le rôle le plus transversal. Isabelle Chiarelli sera la 1ère adjointe auprès de Franck Mussillier et Jean-Luc Castelain 2ème adjoint, plus particulièrement spécialisé sur les finances, les analyses budgétaires et le mode de gouvernance. Tous se sont retrouvés dans la ligne de Franck Mussillier, « celui qui nous a le plus convaincus » et dénoncent pêle-mêle « un défaut de gouvernance », « une commune qui s’endort, manque de dynamisme et d’écoute », « une

place des Tilleuls qu’il va être difficile de faire repartir », « un manque de communication ».

Une méthode à 360°

« Nous avons une méthode circulaire, à 360°, que je résume en cinq verbes : écouter, prioriser, agir, suivre et rendre compte. Et une démarche centrée sur le quotidien et le terrain. Avec un cap mis en avant : une commune vivante à l’année. »

Également, « on défendra les intérêts de la commune auprès de la CdC. » Franck Mussillier ne cache pas vraiment sa proximité avec Jean Paul Héraudeau et Patrice Raffarin. Sera-t-il capable de travailler avec la CdC, quel qu’en soit le président ? « Je n’exclue pas d’être candidat aussi à la présidence de la CdC », répond-il tout de go. « Je souhaite participer à un projet de territoire, ma vision de la CdC est que la mutualisation des moyens est importante. La suradministration dans les communes coûte cher, quant à la CdC il y a également une masse salariale importante, je déplore le double emploi entre le personnel territorial et les bureaux d’études. Le recours à ceux-ci permet aux élus des collectivités de se cacher derrière les études, qui sont, de fait, validées par les élus. »

Le logement, une priorité Premier chantier mis en avant : logement et urbanisme. La liste défend un urbanisme « à l’écoute », un service plus réactif, la création d’un référent pour les professionnels, ainsi qu’une « cellule rénovation » pour aider les propriétaires à mobiliser les dispositifs existants. Objectif annoncé : développer le logement locatif à l’année pour les familles, les jeunes actifs et les seniors, afin de maintenir une commune habitée toute l’année. Dans le cadre de la révision du PLUi au sein de la CdC, elle entend développer les zones à urbaniser afin d’anticiper les besoins futurs en matière de logements collectifs. Côté

ELECTIONS MUNICIPALES - LA FLOTTE

logement individuel, la liste estime qu’une solution possible peut être celle retenue au Fougerou d’accession sociale à la propriété via un bail réel solidaire (BRS). Il y a les projets à inscrire dans le PLUi, comme les 20 à 23 logements des Hirondelles prévus avec habitat 17, ou encore un projet pourrait être envisagé sur un terrain d’un hectare situé rue de la Ferlandière. Il faut aussi revoir les dents creuses non exploitées. Le logement communal peut aussi être un axe intéressant. Côté régulation des logements saisonniers (meublés de tourisme - NDLR), Franck Mussillier souhaite que soit faite une remise à plat : « certains investisseurs ont été pénalisés, certaines familles aussi dans le cadre d’héritages. Les modalités d’encadrement doivent être revues. » Vie locale, équipements, cadre de vie

Sur la vie locale, l’équipe insiste sur un accompagnement plus fluide des associations (locaux, salles, logistique, coordination). Elle évoque aussi sa volonté de « faire vivre le village » au-delà de la saison estivale et propose, côté équipements, une restructuration de la plaine des sports (skate-park, boulodrome couvert, basket 3x3, city-park, court de padel couvert). Sur le cadre de vie, les priorités porteront sur l’entretien, la propreté, l’éclairage public, l’accès aux plages et une politique de stationnement plus adaptée selon les secteurs, combinant rotation, zones bleues et parkings, « alors qu’aujourd’hui le stationnement est pensé et réglementé sur l’ensemble du territoire, la physionomie des quartiers est pourtant très différente »

Gouvernance, finances et transition écologique

La liste met en avant une gestion plus transparente, elle souhaitera mettre en place des conseils consultatifs, un calendrier des projets

Stanislas

© Philippe

Liste « ENSEMBLE » (23 candidats)

Franck Mussillier

Isabelle Chiarelli, Chercheure, Directrice scientifique (INRAE)

Jean Chevassu, Officier de gendarmerie, retraité

Estelle Neviere, Cheffe d’entreprise (services)

Jean-Luc Castelein, Cadre dirigeant / consultant, retraité

Olena Giacometti, Professeure de piano, fondatrice de l’association « Un Pas Dans La Musique » Stéphane Geffard, Gérant, Rhéa Décap

Heloise Sirjean, Boulangère

Frédéric Bouyer, OHQ polyvalent, responsable conditionnement/expédition (coopérative UNIRE), retraité

Liliane Droin, Gérante de sociétés en métallerie, retraitée

Philippe Delafond, Agriculteur, retraité

Nadège Lmy, Conseillère immobilier

Sebastien Fradet, Chargé d’affaires réseaux de télécommunications (Orange)

Isabelle Brousse, Cadre de l’assurance, retraitée

Michel Poulet, Directeur opérationnel, président d’association de solidarité internationale, retraité

Charlotte Mocek, AESH (accompagnante d’élèves en situation de handicap)

Jean-Luc Chouteau, Ancien chef d’entreprises, retraité

Marie-Antoinette Moulin, Commerçante, retraitée

Romain Lassagne, Ouvrier viticole

Dany Herrera, Sans emploi

Dominique Lhoste, Graphiste et directeur artistique indépendant, retraité

Catherine Viala, Responsable procédures (service vol « Traqueur »), retraitée

Jean-François Redon, Cadre dirigeant, retraité

et une plateforme participative en ligne. Elle affiche une ligne de rigueur financière, avec maîtrise des dépenses de fonctionnement, vraie politique d’achats, planification des investissements et impôts stables. Sur l’environnement, Ensemble revendique une approche « pragmatique » : biodiversité, entretien des chemins, sobriété énergétique et gestion de l’eau, avec l’objectif de faire avancer la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) pour l’agriculture, ainsi que la récupération des eaux pluviales. S’il est élu, Franck Mussillier se mettra en disponibilité professionnelle afin d’ « être un maire 100 % disponible, je suis motivé à 200 % ! » Nathalie Vauchez

Réunion de campagne pour Jean Paul Héraudeau

Jean Paul Héraudeau mène la liste

« Ensemble pour La Flotte ».

Ensemble pour La Flotte », la liste pour les élections municipales 2026 menée par le maire sortant

Jean Paul Héraudeau, organise une réunion publique vendredi 27 février à 18h salle de la base nautique.

Une date choisie le lendemain de la clôture des déclarations en préfecture des candidatures aux élections municipales (26 février à 18h).

La liste sera dévoilée et le programme présenté lors de cette réunion à laquelle évidemment tous les Flottais sont conviés.

Si le nom de la liste de Jean Paul Héraudeau est identique à celui des élections municipales de 2020, le contexte est très différent puisqu’à ce jour aucune autre liste ne s’est déclarée. Patrick Salez, qui s’était présenté

en 2020 face à Jean Paul Héraudeau et avec le soutien de Léon Gendre, a pour sa part - après avoir tenté de monter une liste - fait savoir qu’il jetait l’éponge (lire notre post sur cette page).

La seule incertitude est de savoir combien parmi les élus municipaux actuels se présentent à nouveau au côté du maire sortant.

Nathalie Vauchez

Une liste « Ensemble » très motivée et soudée autour de Franck Mussillier.

« La Couarde, l’avenir ensemble » : un vrai travail de fond

Rarement une équipe se présentant aux municipales sur l’île de Ré aura fait un tel travail de préparation et d’élaboration de son programme. 1ère candidate de l’île à avoir présenté sa candidature et sa liste complète, dès juillet dernier, Peggy Luton a ensuite enchaîné les réunions, consultations et rencontres avec les Couardais sous différentes formes afin d’établir un état des lieux de la commune, puis élaboré dès décembre un budget prévisionnel, chiffrant chacune des actions envisagées. Pour sa réunion publique du 31 janvier, la liste a présenté son programme et un budget général 2026-2032.

Cerise sur le gâteau, c’est la seule candidate à avoir filmé et diffusé l’intégralité de sa réunion publique en direct sur Zoom. Un montage en plusieurs séquences devrait être diffusé prochainement sur le site de la liste et une dernière réunion publique est prévue vendredi 13 mars.

Un projet à 360° pour l’ensemble du village Préserver la qualité de vie au quotidien, agir avec les habitants en les associant, se préparer aux évolutions à venir, notamment en matière climatique, tels sont les trois axes du programme présenté à tour de rôle par la tête de liste et différents colistiers durant 1h40, avant de répondre aux questions d’une salle des associations pleine à craquer. La commune a été passée au peigne fin, pour « un projet à 360° pour l’ensemble du village ». Tout d’abord, l’amélioration du cadre de vie est transversale. Il y est question de prendre en compte les évolutions du climat en renforçant la végétalisation de l’espace public avec des îlots de fraîcheur, des vergers ouverts, des plantations adaptées, ainsi que la renaturation de la cour d’école. Un cadre de vie où chaque habitant trouve sa place avec plus de bancs, du mobilier adapté et des espaces de rencontres. L’équipe souhaite renforcer la propreté du village, en particulier en saison. Un programme régulier de réfection de voirie sera mis en place, le passage en LED de l’éclairage public sera poursuivi et un système de détection nocturne pour éclairer les piétons est envisagé. Le stationnement des résidents et des professionnels sera facilité, le patrimoine du village entretenu.

Concernant la circulation à vélo, elle sera mieux organisée en améliorant la signalétique et en créant de nouvelles bornes de réparation vélo.

Dynamiser le centre village fait bien sûr partie des sujets phare, en prévoyant l’installation d’un commerce multiservices, d’un distributeur de billets et d’un locker-retrait colis bien intégré, en offrant un marché alimentaire plus étoffé durant les vacances et en sécurisant piétons et cyclistes rue de l’Olivette. L’équipe « La Couarde, l’avenir ensemble » souhaite développer la zone artisanale, en agrandissant pour cela la zone dans le futur PLUi (en cours de révision à la CdC – NDLR) et en facilitant l’activité des artisans. Le camping municipal sera soutenu, sa pérennité affirmée, sa gestion financière optimisée et des solutions d’hébergement y seront proposées pour les travailleurs saisonniers.

Le site du Mail-Pergola sera renforcé, avec sécurisation des traversées de route, renforcement de l’attractivité du marché, avec l’installation aussi d’un distributeur de billets. Un dispositif de vidéoprotection sera installé sur les zones à risque, ainsi qu’en entrées et sorties de village. Une intervention sera prévue sur les troubles nocturnes en saison.

Le Peu Ragot-Esplanade Antoine Albeau sera

conforté en affirmant la vocation familiale et intergénérationnelle de la plage, en renforçant le label Pavillon bleu et en réduisant la vitesse des voitures avenue d’Antioche.

Les plages sud seront préservées, les dunes et arrières-plages protégés en lien avec l’ONF, un plan d’action sera établi pour l’entretien régulier, l’accessibilité et la sécurité des principales entrées de plages. L’étude de faisabilité de la zone de mouillage sera financée. A La Brarde, l’accès à la plage des Prises sera reconstruit et le chemin aménagé en concertation avec les riverains. A La Passe, la municipalité agira avec la CdC pour la réalisation de la piste cyclable et l’aménagement du rond-point sera soutenu pour enforcer la sécurité.

Pour le Fonds des Airs l’équipe a pour objectif de trouver des solutions par la révision du PLUi. Les marais seront préservés, en veillant à leur écosytème et à l’entretien des chenaux communaux et les labels IGP et bio seront valorisés.

Construire le futur du Goisil se fera en respectant le cadre naturel, en assurant la pérennité du chenal avec plus de capacité d’accueil, en créant un lieu convivial avec espaces de jeux et pumptrack. Le projet de tunnel piétons et vélos sous la RD sera soutenu.

Le Kiosque sera davantage mis en valeur, la musique prendra toute sa place au cœur du village avec concerts, salle de répétition et fête de la musique. Enfin, l’espace René Massé sera aménagé pour y créer un lieu accueillant et convivial, en concertation avec les habitants : espaces de jeux et de sport, zones de fraîcheur, potagers ou vergers, stationnement.

Des priorités thématiques

Le tour de la commune étant fait, l’équipe a présenté ses priorités déclinées en cinq grands thèmes. Le soutien à une vie locale animée toute l’année passe par exemple par un accompagnement renforcé

des associations, le renforcement de la place de la bibliothèque et de l’espace numérique, l’aménagement d’espaces sportifs et de jeux en accès libre, ou encore le développement de l’action culturelle, la musique classique étant l’un des pivots de celle-ci. La vie des acteurs économiques sera facilitée, un tourisme responsable, respectueux de l’environnement et de la vie locale sera favorisé, les porteurs de projets économiques, culturels, associatifs seront accompagnés.

Pour préserver un village accueillant à tout âge , le regroupement de l’école de La Couarde avec celle de Saint-Martin, garant du maintien d’une école à La Couarde sera accompagné et pérennisé en portant un projet de classe spécialisée. L’accès à l’autonomie des jeunes sera favorisé avec l’aide au permis de conduire en contrepartie d’actions citoyennes, l’épanouissement des enfants au centre de loisirs sera au centre des attentions. Les jeunes retraités et les anciens seront aidés pour pouvoir continuer à vivre chez eux (adaptation des logements, aide aux courses, portage de livres à domicile...). L’équipe municipale veillera au maintien d’une offre de santé sur le village et soutiendra toutes les actions favorisant le lien social et intergénérationnel.

Agir avec les habitants suppose de les associer, ainsi que les associations, aux projets d’aménagements, mais aussi d’améliorer l’information avec notamment des temps d’échanges réguliers.

Offrir des possibilités pour se loger est bien sûr au cœur du programme avec la finalisation du programme de la CdC de 20 à 25 logements sociaux au Petit Noue et la participation active à leur attribution. L’équipe envisage d’acquérir des biens pour créer de nouveaux logements locatifs, d’aider les propriétaires privés pour louer à l’année, mais aussi favoriser l’hébergement des travailleurs saisonniers et mobiliser les bailleurs

sociaux pour l’entretien des logements existants.

Enfin, protéger le village des risques naturels et du changement climatique passe par une action forte contre l’érosion des dunes avec la CdC, l’entretien des ouvrages de protection contre la submersion, notamment.

Un budget prévisionnel pour 2026-2032

Peggy Luton et son équipe entendent maintenir un budget maîtrisé, permettant de répondre aux besoins immédiats et de préparer l’avenir, sans augmenter les taux d’impôts locaux et sans appliquer de majoration de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires. L’objectif est ainsi de limiter les dépenses de fonctionnement à 3 M€ par an afin de dégager du budget pour l’investissement. Les dépenses d’investissement seront en moyenne de 2,1 M€ par an, financées à 42 % par l’autofinancement, à 38 % par l’emprunt et à 20 % par les subventions et aides. Les remboursements d’emprunts antérieurs (320 K€ par an) sont intégrés. Ainsi sur le prochain mandat 2026-2032, 12,7 M€ d’investissements sont prévus pour le budget général, le programme présenté aux Couardais allant jusqu’à détailler les lignes d’investissement.

Une implication forte à la CdC

Peggy Luton Borie et Denis Giraudeau sont les candidats de la liste fléchés vers la CdC. Ils veulent y défendre les intérêts de La Couarde : révision du PLUi, projet de logements au petit Noue, épis du Moulin Brûlé et travaux anti-érosion, financement du tunnel de la traversée de la RD vers le Goisil, piste cyclable de La Passe, cuisine en gestion directe pour les écoles, accès à la culture via des tarifs attractifs à La Maline, services petite enfance pour les familles, bonne gestion des déchets sont les principaux projets qu’ils défendront au sein de l’instance communautaire.

Le cap est clair, l’équipe déjà au travail, verdict des urnes le 15 mars prochain.

Réunion publique

Vendredi 13 mars, à 18h30, salle des associations

Diffusion en direct sur le site : www.lacouarde-avenirensemble.fr

Autour de Peggy Luton Borie une équipe au travail avec une vision claire de la politique municipale qu’elle souhaite déployer si elle est élue.

Gérard Juin face aux Boitais

Officiellement déclaré candidat à sa propre succession récemment, Gérard Juin a tenu sa première réunion publique le mercredi 4 février.

Dans une salle des Oyats pleine à craquer, le maire sortant du BoisPlage a déroulé pendant près de deux heures les grandes lignes d’un programme dont la densité sera détaillée lors de rencontres ultérieures.

Une équipe de campagne

Tout le monde s’attendait à une présentation de la liste mais Gérard Juin l’annonce d’emblée, ce ne sera pas le cas. « Parce que je me donne le temps pour la faire », précise-t-il, ajoutant aussitôt travailler avec une trentaine de personnes, avant d’en appeler un certain nombre près de lui. Parmi elles, des membres de l’équipe sortante, qui poursuivront (ou pas) leur engagement mais aussi de nouveaux visages. « Pourquoi demander aux élus sortants d’être là ? Parce qu’ils sont fiers de leur travail », ajoute-t-il. Nous n’en saurons pas plus pour le moment mais l’équipe de campagne est en ordre de marche, l’élu sortant présentant cette première réunion comme « un moment de vérité » durant lequel il souhaite présenter « l’avancée des réflexions » avec l’objectif de « préparer Le Bois aux enjeux de demain, climatiques, économiques et sociaux, pour toutes les générations ».

Le temps du bilan « Je suis aujourd’hui dans une position différente puisque je me représente alors qu’il y a six ans, j’étais l’outsider », souligne Gérard Juin, invitant l’assistance à revenir brièvement sur six ans de mandature. Élu en 2020 sur dix propositions allant du logement à une gestion participative en passant par dynamique du centre-bourg, activités primaires, développement durable, finances et mieux vivre à tous les âges, le maire sortant annonce une réponse à + de 90% d’entre elles (d’autres étant en cours de réalisation), et s’empresse de le prouver par un inventaire détaillé. « On est peutêtre allés un peu vite parfois mais on avait dit ce qu’on allait faire et on voulait faire ce qu’on avait dit. C’est important pour la confiance », estime-t-il.

Élu de longue date mais enrichi de six ans d’expérience en tant que maire, Gérard Juin reconnaît la difficulté du participatif au gré de quelques exemples concrets, et revendique aussi quelques fiertés. Au premier chef, le logement, préoccupation centrale de la mandature, avec vingt-trois créations réalisées (deux logements communaux, dix en locatif à loyers modérés avec le bailleur social Habitat 17 et onze en accessions à la propriété). Viennent ensuite et pour

seuls exemples, la création du square de l’ancienne école mais aussi celle du jardin pédagogique et de deux salles communales, l’aménagement de l’aire de jeux des Gollandières, l’installation du poste de police en centre-village et bien sûr, le pôle Santé, sur lequel les critiques n’ont pas manqué. « Il est aujourd’hui reconnu par l’ARS*, la CPAM*, le Département, la Région, l’État et l’Europe », se réjouit-il, approbations rimant avec subventions. « Les baux vont être signés. Au 1er septembre, tout le monde sera dedans », assure-t-il.

Une seule envie : continuer

Entouré d’une équipe de campagne « hyper motivée », l’élu sortant propose donc aux Boitais de poursuivre le chemin ensemble, avec un programme en sept « piliers » déclinés comme suit : vie à l’année et économie locale, transition écologique et résilience, solidarité et esprit intergénérationnel, sécurité et tranquillité publique et enfin gestion transparente et apaisée. « Tout ce que je vais vous proposer est réalisable », affirme-t-il en insistant sur la notion de ‘réalisable’.

Vie à l’année et économie locale

C’est le premier pilier et ce sera le seul abordé, Gérard Juin n’ayant que le temps d’une esquisse sur la solidarité et l’esprit intergénérationnel avant de donner la parole aux Boitais. La vie à l’année et l’économie locale, c’est encore et avant tout la question du logement « une priorité absolue pour tous ». Il s’agit donc de poursuivre le parcours communal avec comme idées un BRS*, du logement dédié aux jeunes actifs et bien sûr le projet de

la Poizière, pour lequel Gérard Juin précise avoir signé une convention tripartite induisant que la commune aura son mot à dire, mais aussi un soutien à la rénovation avec la Maison de l’Habitat et un fonds de concours logement à l’année. En filigrane du logement, l’école qu’il faut défendre, et une économie à valoriser et développer.

« La vie à l’année en centre-village grâce aux services, j’y crois à 200 % ! » insiste Gérard Juin, rappelant la position centrale du Bois-Plage sur le territoire, « seul village à disposer en son centre de trois cents stationnements gratuits ». Revenant sur un pôle Santé source d’attractivité économique, l’élu sortant évoque aussi un projet en gestation place Raymond Dupeux, un autre place de l’église, l’importance du marché, le travail à faire sur le droit de préemption commercial et l’objectif affirmé de coordonner les activités associatives avec celles du centre-village.

Défendre des racines

Racines, un mot qui revient souvent dans son discours et s’adresse à tous les administrés, de souche ou d’adoption, ayant choisi d’y ancrer les leurs. Mais il en est pour qui elles sont au sens propre, dans la terre du Bois-Plage qu’ils cultivent. Pour en parler, Gérard Juin donne la parole à l’un d’entre eux, Rémi Carré, Conseiller municipal sortant. « Ce n’est pas mon caractère de parler en public alors je vais le faire avec le cœur », assume ce dernier avant de se présenter. « Agriculteur depuis cinq générations, cette terre est un prolongement de ma famille » avoue-t-il très ému, avant d’expliquer que « derrière la belle carte postale, le monde agricole va mal et

ELECTIONS MUNICIPALES - LE BOIS-PLAGE EN RÉ « Cap

sur demain » avec François Morin

© PLR

que l’horizon se bouche ». Quarante agriculteurs boitais avant, dix aujourd’hui et seulement deux de moins de 42 ans, poursuit-il, rappelant que sur les cent vingt hectares de vignes cultivées au Bois, cent sept sont labellisés HVE ou Bio, mais aussi que l’identité boitaise est rurale. « On va avoir besoin d’engagements et d’actes si on veut sauver des acteurs locaux et que ça continue. Car on se bat pour un village, une passion et un blason ». Applaudissements dans la salle. « Rémi incarne tout l’esprit de la liste : le cœur et les racines », assure Gérard Juin avant de donner peu après la parole à l’assistance.

Au chapitre des questions

Elles concernent la présentation de l’équipe, que certains sont déçus de ne pas découvrir et Gérard Juin reprend ses arguments du début, mais aussi les budgets participatifs, le premier n’ayant pas vu tous les projets aboutir faute d’implication de leurs initiateurs et le second n’ayant recueilli aucun projet du tout, la salle polyvalente, dont la réhabilitation globale devient incontournable et, de manière prévisible, la gestion des finances de la commune. Posée par Christian Leyrit, cette dernière est argumentée de chiffres et revient sur l’augmentation de la fiscalité communale. « Tous les maires qui ont investi ont été chercher de l’argent » répond Gérard Juin rappelant que la fiscalité communale n’avait pas été revalorisée depuis 2008. « Il faut aller dans les détails », précise-t-il en référence aux chiffres de gestion donnés par l’ancien préfet. « Je vous apporterai les réponses ligne par ligne, je pourrai le faire ici mais ce serait trop ennuyeux », estime-t-il. Et de fait, certains participants montrent des signes de lassitude à l’évocation de chiffres. « Oui on a un fonctionnement différent de M. Gaillard, on est une commune qui bouge, une commune active. J’assume le budget », affirme le maire sortant. Ce sera (presque) le mot de la fin, avant un moment de convivialité proposé à l’assistance.

La prochaine réunion publique est prévue pour le 24 février mais dans la salle de la Coopérative Uniré cette fois, avant une dernière aux alentours du 10 mars. Quant à la liste électorale, elle ne saurait tarder…

Pauline Leriche Rouard

*ARS : Agence Régionale de Santé / CPAM : Caisses Primaires d’Assurance Maladie / BRS : Bail Réel Solidaire.

L’équipe constituée autour de François Morin, enfant du pays, travaille depuis l’été dernier à l’élaboration de son projet, qui vient d’être présenté en réunion publique.

Pour fixer un cap clair pour le mandat, la liste boitaise entend mener deux audits. Le premier sur les finances de la commune « afin de savoir sur quelles bases repartir et quelles sont les capacités d’investissement pour les six ou sept prochaines années » - il est possible que

ce mandat soit prolongé d’une année pour cause d’élections présidentielles en 2032 – NDLR. Et un audit interne des ressources humaines de la mairie : « Il y a un gros turn-over du personnel, il faut écouter tout le monde et mettre à plat l’organisation ».

Un programme décliné selon de grands thèmes Dans la logique d’un fonctionnement participatif, l’équipe de François Morin souhaite créer des comités de quartier et demander en amont leur avis aux Boitais « pour étayer les projets et ne pas les imposer ». Elle envisage aussi de donner la parole aux jeunes de 11 à 18 ans via un Conseil municipal des jeunes et en menant des projets avec le collège. La porte de la mairie sera « ouverte plus souvent ». « Nous

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Devant une assistance très attentive, Gérard Juin a défendu son bilan et réaffirmé son engagement envers le Bois-Plage.

voulons moderniser les outils de communication, pour qu’elle soit plus simple et évidente. »

En matière sociale, le projet du Pôle santé sera achevé et l’installation de professionnels favorisée, l’équipe n’exclue pas de le réorienter selon les besoins, en rationalisant sa gestion. Côté jeunes, un accompagnement individualisé sera mis en place pour favoriser la réussite et le développement des projets portés par eux. L’autonomie des seniors sera facilitée par la mise en place d’une navette communale et un espace climatisé leur sera proposé dans un lieu communal lors des fortes chaleurs.

La sécurité et la tranquillité publique passent par l’optimisation de la circulation et le partage de l’espace entre piétons, personnes à mobilité réduite, vélos et voitures en concertation avec les habitants. Priorité sera redonnée à la circulation sur la RD traversant la commune et des dispositifs de régulation modernes sont prévus. Les effectifs de la police municipale seront renforcés pour élargir ses plages horaires d’intervention et ses missions redéfinies, avec aussi une brigade cycliste prévue en saison. La vidéoprotection sera développée.

L’entretien et la rénovation du patrimoine communal passent par un programme pluriannuel de rénovation énergétique du groupe scolaire et par l’actualisation du projet de rénovation de la salle polyvalente dans une démarche écologique. Sera également créé un plan pluriannuel cohérent pour la voirie. Des réunions sur site seront systématiquement prévues avec les habitants du quartier. La végétalisation du village sera renforcée.

Le logement à l’année continuera de constituer une priorité, avec la poursuite de logements locatifs à tarifs modérés, l’accompagnement des propriétaires pour la rénovation des maisons vides du centre-bourg afin d’accroître l’offre de logements à l’année. Les logements communaux seront modernisés via un plan de rénovation énergétique global.

Pour ce qui concerne l’urbanisme et l’aménagement du territoire, outre la requalification du chemin des Marattes, axe structurant nord-sud, de nouvelles zones de stationnement de délestage sont prévues. Participer activement à la révision du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) afin de faire entendre les spécificités du Bois-Plage mais aussi travailler ardemment à la préservation du littoral et à la lutte contre l’érosion avec la CdC de l’île de Ré sont des axes forts. La liste souhaite aussi que les échanges entre propriétaires et service instructeur d’urbanisme à la CdC soient facilités. Culture et sport seront encouragés via le soutien aux associations, afin de développer des animations intergénérationnelles, ainsi que par la valorisation des artistes boitais.

Côté commerce, artisanat et agriculture , l’équipe « Cap sur demain » souhaite renforcer l’attractivité du centrebourg en valorisant la halle du marché, en créant deux pistes cyclables desservant la zone artisanale, le marché des

ELECTIONS MUNICIPALES - LOIX

producteurs et les tennis. Le logement des salariés saisonniers sera l’objet d’une réflexion avec la CdC et les employeurs. La commune voudra aussi initier la réutilisation des eaux usées pour l’arrosage agricole (actuellement elles sont rejetées en mer).

Les enjeux écologiques et la transition énergétique ne sont pas oubliés avec la création d’un comité de préservation des espaces naturels, composé d’élus et de citoyens, l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments publics (école, mairie, marché...), la création aussi de jardins familiaux dans une approche de partage et de nature. Les labels « Village étoilé », « Qualité des eaux de baignade » et « Pavillon bleu » seront pérennisés.

« La proximité se perd, or l’une des qualités principales de François est son altruisme et le fait qu’il est toujours en contact avec les gens », dit de lui Sarah Durand, l’une de ses colistières très actives et au fait des problématiques du village.

Nathalie Vauchez

Benoît Poitevin dans l’esprit de la démocratie participative

La liste “Un nouvel élan pour Loix !” s’engage sur un programme conçu avec les Loidais.

D’entrée de jeu, Benoît Poitevin refuse le terme « opposition ». Lors de sa première réunion publique, le 3 février, la liste qu’il conduit face à Lionel Quillet a posé les termes de son engagement devant une audience nombreuse. « Notre mantra, c’est partager, écouter, construire, ensemble. » Réunissant des profils variés, allant de 31 à 77 ans, avec sept hommes pour huit femmes, « Un nouvel élan pour Loix ! » veut faire évoluer le village en

Benoit Poitevin, tête de liste de

« Un nouvel élan pour Loix ! »

collaboration avec les Loidais. Interrogé sur la façon dont il compte s’y prendre pour instaurer concrètement de la démocratie participative, Benoît Poitevin a rappelé l’expérience du comité consultatif, qui, de 1995 à 1998, alors qu’il était conseiller municipal, s’est réuni tous les quinze jours pour débattre de questions environnementales. « Nous voulons remettre les élus au centre », affirme-t-il, « que le politique dirige, et non l’administratif. »

DR Composition de la Liste

« Cap sur demain »

(dans l’ordre officiel de la liste)

François Morin, 65 ans, Retraité Comptable

Claude Astie, 61 ans, Retraité Gendarmerie

Hugues Lesieur, 56 ans, Retraité Police

Jean-Philippe Carré, 55 ans, Agent Hospitalier

Ludovic Georges, 57 ans, Comptable

Florien Lorandel, 30 ans, Agent Départementale infrastructures et Pompier

Nicolas Pinard, 54 ans, Enseignant

Hervé Damour, 59 ans, Technicien piscine

Francis Bourriau, 71 ans, Retraité Uniré

Éric Leniau, 57 ans, Marin

Julien Roche, 46 ans, Communication

Claudie Buat, 68 ans, Formateur Management

Sarah Durand, 45 ans, Commerçante

Maguy Dorin, 60 ans, Assistante commerciale

Françoise Jallerat, 75 ans, Retraité Comptable

Josiane Bellanger, 59 ans, Pré-retraité ingenieur

Séverine Carré-Bernard, 48 ans, Secretaire gesJonnaire INRAE

Nathalie Delepine, 59 ans, Employé de commerce

Stéphanie Robin, 45 ans, Agent de la poste

Maryse Marsollet, 65 ans, Retraité Commerçante

Sandrine Georges, 55 ans, Comptable

Les co-listiers se sont rapidement présentés, avant que ne soit ouvert un temps d’échange avec le public, orienté autour de trois questions : le stationnement, le logement et l’eau. Ils ont exposé sur ces sujets quelques points de leur programme : ouvrir des parkings saisonniers, construire des logements-santé pour les anciens, relancer le secteur primaire pour développer l’activité économique locale. Les prochaines réunions devraient permettre de prendre connaissance du programme dans son ensemble. « Nous voulons transformer le « je » en « nous » , a conclu Benoît Poitevin avec conviction.

Eugénie Rambaud

La Liste “Un nouvel élan pour loix ! Construisons l’avenir ensemble” (dans l’ordre officiel de la liste)

Benoît Poitevin, 70 ans, directeur de musée

Lætitia Ligonnière, 30 ans, assistante administrative

Nicolas Tardif, 55 ans, gestionnaire de réclamations

Virginie Viglioti, 52 ans, paysagiste

Damien Garnier, 31 ans, technicien frigoriste

Laurence Level, 67 ans, retraitée

Richard SETNIKAR, 66 ans, retraité

Nelly Vignot, 53 ans, gérante chambres et table d’hôtes

Jérémy Darras, 34 ans, employé commercial

Sabrina Popek, 38 ans, accastilleuse

Bastien Sadoul, 52 ans, gérant de société

Catherine Delmarle, 69 ans, retraitée

Clément Garnier, 31 ans, responsable de site

Catherine Denaiffe, 65 ans, retraitée

Michelle Wattelet, 77 ans, retraitée

L’équipe « Cap sur demain » autour de François Morin.

Danièle Pétiniaud-Gros et Dominique Greiller partent ensemble aux municipales d’Ars

L’ancien chef du centre de secours, dont nous avions évoqué dans nos colonnes la possible candidature comme tête de liste aux Municipales d’Ars-en-Ré, rejoint la liste de la maire sortante, avec quelquesuns de ses colistiers. Danièle Pétiniaud-Gros nous dévoile sa liste, quelques éléments de son programme et évoque le fonctionnement participatif qu’elle entend mettre en place.

« Ars demain »

« Je souhaite faire un second mandat pour envisager l’avenir pour Arsen-Ré dans les dix à vingt ans, continuer les projets structurants et préparer la relève », explique la maire sortante. La liste a été baptisée tout simplement « Ars demain ».

« Evidemment nous souhaitons continuer les projets de logements, en locatif social et en acquisition BRS (bail réel solidaire), tout en découle, les enfants à l’école, les commerces et services, la vie à l’année et même le tourisme. Je souhaite axer ce prochain mandat sur la population et notamment les jeunes - Conseil municipal des enfants, proposer des activités aux jeunes de Méli-Mélo, etc. - et les aînés auxquels nous voulons apporter une attention particulière. Nous aimerions leur proposer des lieux de rassemblement, également imaginer des lieux et activités communs aux jeunes et aux aînés, travailler aussi avec l’EHPAD pour y recréer des activités. Un appui fort sera toujours apporté aux associations, nous voulons réfléchir au réaménagement de la salle des fêtes. » Et bien sûr, la liste « Ars demain » souhaite favoriser les rencontres, les moments festifs tout en menant à bien les projets structurants.

et aussi différemment, les nouveaux pourront s’appuyer sur notre expérience d’élus et nous pourrons démarrer le mandat sans perdre de temps. »

« Continuer les projets engagés et mieux communiquer »

Quelles sont ses motivations ? « Je souhaiterais continuer les projets engagés, comme par exemple sur la renaturation de lieux tels la cour de l’école et celle du centre de loisirs, aller plus loin sur la réflexion autour des matériaux utilisés, prévoir des plantations, sans oublier les économies d’énergie. Les choix urbanistiques doivent intégrer une approche écologique et environnementale forte, nous avons pleinement conscience que le réchauffement climatique implique de nouvelles approches. Je compose aussi une équipe pour ensuite passer la main. Nous sommes trois élus sortants sur notre liste, pour ma part j’ai été adjointe au maire Jean-Louis Olivier pendant six ans, puis maire pendant six ans, ce qui me confère une expérience permettant de faire mieux

Danièle Pétiniaud-Gros est bien consciente des reproches qui peuvent lui être faits sur une approche parfois dirigiste lors de ce mandat et une concertation insuffisante. « J’ai conscience de mon côté rigide et austère, avec l’envie de tout gérer... Quand on arrive comme maire, on a une multitude de choses à gérer, du budget aux ressources humaines, en passant par tous les projets, sans compter que le début du mandat s’est déroulé en période de Covid. Tout cela s’apprend. Je me suis concentrée sur la mairie, j’ai voulu créer du lien avec les services et entre les élus. En termes de fonctionnement on a une bonne ambiance au sein de la mairie, la confiance avec les services est réciproque, j’ai fait procéder à un audit des ressources humaines afin de conforter mes intuitions, tout le personnel et les élus ont été entendus par un cabinet extérieur, ce qui m’a permis d’ajuster le fonctionnement. Nous avons aussi recruté une assistante de direction, ce qui améliore nettement le fonctionnement. Les élus minoritaires ont participé à plusieurs commissions, ils ont été intégrés. » Sous le prochain mandat on mettra en place des astreintes mais aussi j’aimerais former les conseillers municipaux, cela s’apprend. Je souhaite entretenir ce bon état d’esprit. »

« Je suis prête à écouter et mettre en place une concertation avec les habitants »

Quid de la concertation avec les habitants et acteurs de la commune ? « Je suis prête maintenant à mettre en place

ÉLECTIONS MUNICIPALES - ARS-EN-RÉ

une concertation avec les habitants sur les grands projets. Notre liste souhaite développer les réunions publiques d’information, mais aussi des réunions de concertation thématiques, permettant à chacun de s’exprimer et proposer, comme par exemple sur l’aménagement extérieur du quai de la Criée. Je voudrais aussi créer des commissions élargies, je suis capable aujourd’hui d’intégrer les avis, dans un esprit constructif. »

En termes de communication, les supports seront développés : papier, réseaux sociaux, médias locaux, et un correspondant communication mis en place.

« Être maire c’est défendre son village, mais aussi avoir une approche île de Ré » Nous devons continuer de défendre les positions et intérêts d’Ars-en-Ré auprès de la Communauté de Communes, mais aussi aller au-delà de la solidarité entre villages du Nord de l’île, avoir une approche globale des spécificités du Nord et les représenter, à la CdC mais aussi auprès des services de l’Etat, savoir être force de proposition, par exemple dans le cadre du PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal), de l’érosion, etc. Je souhaite que les activités agricoles, ostréicoles, salicoles soient plus soutenues, proposer des zones à requalifier par exemple pour du stockage, que le PLUi intègre les besoins des activités économiques. On a besoin du tourisme, de l’économie, il faut prendre conscience que si le village se meurt, il y aura aussi moins de touristes et que tout le monde sera perdant.

Composition de la Liste « Ars demain » (dans l’ordre officiel de la liste)

Danièle Petiniaud Gros, 68 ans, Directrice formatrice dans l’éducation nationale retraitée

Anne-Laure Denieul, 50 ans, Cadre de la fonctionpublique

Marine De Missolz, 42 ans, Metteur en scène

Marie-Christine Fortun, 68 ans, Pharmacien de l’industrie pharmaceutique à la retraite

Céline Heraudeau, 46 ans, Assistante logistique

Maryse Le Gars, 63 ans, Infirmière retraitée

Bérenger Michet, 35 ans, Artisan charpentier

Marie-Noëlle Michet, 64 ans, Artisan retraitée

Valérie Rateau, 56 ans, Pâtissière

Louis Bernard, 71 ans, Formateur : centre de formation internationale pour Xerox, retraité

Raymond Bourlois, 76 ans, Cadre dans le domaine pharmaceutique en retraite

Dominique Greiller, 65 ans, Retraité du bâtiment / pompier volontaire ancien chef de centre

Antoine Kandel, 65 ans, Responsable tourisme en retraite

Anthony Poitevin, 47 ans, En reconversion professionnelle

Denis Raulet, 55 ans, Artisan peintre

Une liste active

La liste « Ars demain » est composée de trois élus sortants donc, de mères de familles, de présidents d’associations, d’actifs, de commerçants et de retraités, de natifs du village et d’habitants récemment arrivés. « Ils sont tous très présents sur le village, nous avons constitué la liste par cooptation collégiale, je prévois aussi deux suppléants en plus des quinze candidats, afin d’être au complet sur tout le mandat. » Après la première réunion publique d’« Ars

Demain » du 30 janvier dernier, une ou deux autres réunions auront lieu en février et mars, en matinée et en soirée.

Propos recueillis par Nathalie Vauchez

« Ars ensemble » soudée autour de Pierre Bœuf

Les quinze membres de la liste « Ars ensemble » se sont présentés le 6 février lors d’une réunion publique qui a fait salle comble.

Pierre Bœuf était rentré tôt dans la campagne des municipales. Dès l’été dernier, sa décision, avec Élisabeth

Flichy à ses côtés, était prise. « Nous avions alors enclenché tout un processus pour rassembler une liste représentative d’Ars,

avec des candidats de toute nature, de toute provenance », a-t-il expliqué. C’est donc cette liste, dont Pierre Bœuf se dit

« très fier », qui a été dévoilée le 6 février aux Casserons. Âgés de 40 à 78 ans, les

Les colistiers de la liste Ars demain autour de Danièle Pétiniaud-Gros, maire sortante.

colistiers se sont présentés un à un, décrivant leurs parcours et leurs centres d’intérêts.

Quatre points de leur programme ont ensuite été abordés. À commencer par le logement, dont les enjeux ont été présentés par Pierre Bœuf lui-même. Les projets du Natureau et des Noues seront poursuivis. « Concernant le Natureau, j’ai des inquiétudes sur le choix des personnes qui pourront accéder aux baux réels et solidaires. Il y aura un gros travail à faire pour être sûr que ces logements seront attribués à des gens d’Ars, surtout que la Commune a investi dans cette opération 900 K€ ». Pierre Bœuf a également affirmé son opposition aux quotas. « Je serai contre les quotas de location saisonnière quand je serai à la CdC », a-t-il tancé, avant de décrire les effets néfastes de cette réglementation sur l’économie locale.

© Aurélie Bérard

Didier Naudin s’est ensuite attaqué à la question du cadre de vie. « Nous devons redonner à la place Carnot une image de place village », avec notamment

l’installation d’un kiosque qui permettrait d’accueillir « des activités, de la musique, de la danse », et « retravailler la zone artisanale pour lui redonner de l’éclat ». Les aménagements du Quai de la Criée doivent être « bien pensés », a-t-il ajouté, et « au fond, à la Capitainerie, on pourrait installer une scène pour faire des animations l’été ». Magalie Le Teuff s’est quant à elle penchée sur la question de l’enfance et de la jeunesse et a dévoilé trois projets de la liste « Ars ensemble » : la rénovation du pôle jeunesse de la base nautique, la création d’un skate park et d’une salle

de jeux où pourraient se rencontrer les différentes générations. Enfin Laurent Blanchard s’est penché sur les finances de la commune dont il a pointé du doigt l’endettement. « Nous ne devons pas continuer sur cette pente », a-t-il affirmé. « Il faut une gestion extrêmement rigoureuse. Mon ambition est d’aider la commune dans cette gestion et de veiller à ce qu’il n’y ait pas de hausse d’impôts durant tout notre mandat. »

Le reste du programme sera abordé lors d’une prochaine réunion publique le 12 mars. La liste Ars ensemble accueille les Casserons lors de permanences tous les

ELECTIONS MUNICIPALES - LES PORTES EN RÉ

Composition de la Liste

« Ars ensemble »

(dans l’ordre officiel de la liste)

Pierre Bœuf, 75 ans, retraité

Magalie Le Teuff (adjoint), 51 ans, professionnelle de la petite enfance

Didier Naudin (adjoint), 62 ans, retraité

Anne Liska, 59 ans, pédiatre

Laurent Blanchard (adjoint), 70 ans, retraité

Christelle Bertin, 49 ans, médiatrice Ecomusée du Marais Salant

Cédric Michon, 50 ans, directeur adjoint Mairie du Bois Plage

Élisabeth Flichy, 75 ans, retraitée

Yvan Coriat, 66 ans, auteur compositeur producteur

Pascale Kimmes, 69 ans, retraitée

Philippe Poirault, 70 ans, retraité

Amélie Picolet, 40 ans, infirmière

François Goussot, 74 ans, retraité

Rosine Merlet, 78 ans, retraitée

Jean-Claude Loizeau, 72 ans, retraité

mardis et samedis de 10h à 12h au 8 rue de la Boire

Aurélie Bérard

« Bien vivre aux Portes », avec Alain Pochon

Il est devenu maire des Portes-en-Ré un peu malgré lui, alors qu’il en était résident secondaire et s’était engagé pour porter le dossier des mouillages de bateaux. Six ans après, il a décidé de continuer l’aventure avec une équipe qu’il a pleinement choisie et qui est seule en lice.

Remerciant l’équipe municipale sortante, il a rappelé qu’il ne connaissait personne et a dû fédérer des candidats issus de deux listes concurrentes. « On l’a fait, on a travaillé ensemble, en six ans on a fait carton plein au niveau des projets annoncés. Je suis quelqu’un qui écoute ! » Rappelant que désormais le panachage n’est plus possible - « Vous ne pourrez plus rayer le nom de quelqu’un qui vous a grillé la priorité par exemple ! » - Alain Pochon a précisé : « Ce qui m’intéresse est de savoir si vous avez apprécié le travail, je vise 6/10, je pense qu’on le mérite, on a des personnes très compétentes sur la liste, avec aussi six nouveaux très engagés. »

Après que chacun des colistiers se soit brièvement présenté, Alain Pochon a présenté les projets et engagements de cette nouvelle liste. Une cinquantaine de projets sont à finaliser.

La construction de nouveaux logements est le premier thème abordé, essentiel à la vie du village et incluant la rénovation de l’atelier municipal allée des Peupliers. Prévoir des locaux pour les artisans et maintenir commerces et école sont du même registre. Pour cette dernière, le maire sortant ne lâche rien, défendant bec et ongles le maintien de son école auprès du DASEN.

Protéger la population des risques majeurs passe par l’entretien de la levée du Fier, des chenaux et écours, ainsi que la rénovation de la prise des 3 Frères. La

finalisation du Plan communal de sauvegarde (PCS) est aussi dans les tuyaux.

Pour faciliter les déplacements, repenser le stationnement et la circulation, une piste cyclable entre la Couchette à Racapon et la Loge est prévue, des bornes électriques et parkings à vélo seront installés et trois ronds-points aménagés : accès à la déchetterie, Haut des Treilles et Pointe à Chabot. La réduction de la vitesse sur les axes principaux sera mise en place.

Développer des animations et créer des rencontres destinées aux seniors passeront par la création d’un comité regroupant toutes les parties prenantes, afin de coordonner les différentes manifestations. « On ne veut pas des animations cantonnées à l’été, il faut faire vivre le village toute l’année. Pour cela on aura quatre élus du Conseil municipal qui travailleront sur la vie locale et les festivités. »

Le secteur de la Barre à la Pointe à Chabot sera transformé avec stockage des ateliers municipaux, déplacement de la gare routière, création d’une aire de camping-cars et d’une zone de rangement de bateaux et espaces verts.

Le développement des infrastructures sportives comprend un lieu pour les adolescents avec piste de pumptrack, ainsi que de nouvelles activités salle des Marais de la prée : touchtennis, mur d’escalade, badminton, basket 3x3, pilates, fitness...

La revalorisation du Vieux port avec

Alain Pochon et son équipe « Bien vivre aux Portes » prêts pour le prochain mandat, sans suspense puisque seuls en lice.

ouverture sur le chenal du Riveau tient à cœur à Alain pochon : « Un port c’est fait pour accueillir des bateaux ! », martèle-t-il.

L’étude d’un éclairage plus économique sera lancée et des caméras de vidéoprotection seront mises en place aux points stratégiques de la commune.

Bien sûr, cette nouvelle équipe s’attachera à poursuivre les réalisations en cours, parmi lesquelles la finalisation de la Résidence des Deux Moulins, dont la livraison est prévue en 2027 et l’implantation

de la ZMEL (Zone de mouillage et d’équipements légers), dossier sur lequel le maire sortant et son adjoint n’auront pas ménagé leurs efforts depuis six ans.

Les abords de la salle des Marais de la Prée, des parkings des Chaussées et de la Françoise seront aménagés, la mise à jour de la signalisation et l’entretien de la voirie seront poursuivis, le village embelli et le patrimoine entretenu : Phare de Trousse Chemise, pigeonnier, maison de la Dune, écluses à poisson.

Alain Pochon souhaite que la Commune fasse valoir ses spécificités dans le cadre de la révision du PLUi menée par la Communauté de Communes de l’île de Ré, aussi un atelier avec élus, service urbanisme de la mairie, architectes et urbanistes sera mis en place. Deux audits sont en cours. « Ainsi la commune présentera un dossier à la CdC ».

Soutien aux associations et accueil d’un médecin - qui a récemment reconfirmé sa venue en septembre 2026 - participent grandement à la vie du village.

L’ensemble des projets et actions seront menés dans un cadre budgétaire maîtrisé et en préparant l’avenir de la commune avec le lancement d’un conseil citoyen en 2028. Alain Pochon veut former des 35-50 ans, pour qu’ils prennent la relève ! Nathalie Vauchez © Nathalie Vauchez

La liste « Ars ensemble » rassemblée autour de Pierre Bœuf, lors de la réunion publique du 6 février.

Julie Foulquier : « une dynamique et du cœur »

Après vingt ans de mandat, dont une bonne partie en tant qu’adjointe du maire actuel Patrice Raffarin, Julie Foulquier a décidé de monter une liste « non pas d’opposition mais d’alternative », rejointe par trois autres actuels élus. Remettre du lien humain et redynamiser le village sont au cœur de la démarche de « Rivedoux-Plage en commun ».

Nous avons le sentiment de n’être pas entendus, pourtant nous avons commencé à alerter à mi-mandat le maire de la nécessité de renforcer la proximité des élus et des agents de la mairie avec les Rivedousais. Nous sommes tous dans cette optique de remettre du lien humain. Sans ambition démesurée. Il faut être à l’écoute des gens et mettre en place des actions qui sont peu coûteuses en soi. » explique la tête de liste, Julie Foulquier.

« Rivedoux n’est pas pour nous un tremplin »

« Notre motivation et notre seul objectif sont de faire de Rivedoux une commune dynamique, vivante où les gens sont en contact, une commune ouverte, solidaire, en osmose. Rivedoux est l’une des rares communes de l’île de Ré à avoir une majorité d’habitants permanents (52 % de la population). Notre village a perdu sa dynamique En outre, la population rivedousaise a beaucoup changé, avec les nouveaux arrivants depuis une quinzaine d’années, les attentes ont évolué et doivent être prises en compte. Notre unique ambition politique est la commune, et les Rivedousais ne sont pas pour nous un tremplin. » renchérissent les colistiers. « Nous n’avons même pas communication écrite des délibérations avant ou lors de leur vote, il y a de moins en moins de réunions municipales et d’adjoints, certains d’entre nous l’ont mal ressenti, y compris certains qui repartent avec le maire aujourd’hui pour ces élections. Et du fait d’un simple conflit de personnes, le Conseil municipal a travaillé sans la Communauté de Communes et est isolé, nous n’avons jamais eu de compte-rendu par le maire des débats de la CdC concernant le territoire et la commune », expliquent les adjoints sortants de la liste. Voilà pour les critiques, la liste souhaitant surtout se focaliser sur un avenir constructif.

« Julie Foulquier est la plus expérimentée d’entre nous, notre liste a toute sa légitimité » disent en chœur ses colistiers qui l’entourent ce jour-là.

extérieurs et intérieurs favorables à l’épanouissement des adolescents, ainsi que le peu d’espaces permettant de se faire rencontrer les associations et Rivedousais de tous âges. Ils souhaitent un meilleur équilibre entre vie à l’année et périodes touristiques, s’inquiètent sur la préservation du cadre de vie environnemental. Voirie, propreté et sécurité nécessitent aussi à leurs yeux d’une plus grande régularité d’entretien et d’investissement. « En résumé, les Rivedousais veulent plus de proximité avec leurs élus et les agents. », confirme Julie Foulquier.

« Une autre façon de travailler »

d’accueil des enfants en périscolaire et extra-scolaire, la création de lieux de rencontre pour les enfants, les jeunes et les aînés tels un espace de jeux à la sortie de l’école, des spots de fitness pour seniors et ados, compléter l’équipement du city stade (bancs, pergola d’ombrage, accès sécurisé) et aussi végétaliser les lieux de vie des Rivedousais relèvent de la même démarche. Exemple d’action concrète : « la création d’une promenade en bois pour la circulation des piétons, des PMR et des poussettes sur la dune de la plage nord tout en la protégeant, depuis l’arrière de la salle des fêtes jusqu’au pont pour supprimer la confrontation vélos/ piétons sur la piste cyclable. »

Vauchez

Des constats issus des cafés citoyens Pour écouter justement ce qu’ont à dire les Rivedousais et échanger avec eux, « Rivedoux-Plage en commun » a organisé de nombreux cafés citoyens thématiques. « Il en ressort clairement un manque d’information de la population sur les projets, elle se sent exclue des décisions municipales, regrette un manque d’informations claires sur l’utilisation des finances communales. » Les participants à ces cafés citoyens ont aussi évoqué le manque d’espaces de jeux de plein air dédiés aux 3-11 ans, l’absence de sites

« Nous proposons une autre façon de travailler : écouter, expliquer, dialoguer. Pour cela nous prévoyons des réunions publiques et des rencontres de quartiers régulières, une communication sans filtre via des supports très variés, un budget participatif en soutien aux projets rivedousais, une plus grande disponibilité des élus. » La création de comités de quartiers avec un élu référent pour l’ensemble des quartiers et un bénévole référent par quartier est une action concrète qui peut être mise en place rapidement et sans coût.

Un cadre de vie harmonieux au quotidien

Sécuriser les déplacements à pied et à vélo, installer des parcs à vélos, harmoniser le stationnement, aménager l’espace public pour une meilleure accessibilité PMR font partie des actions allant dans le sens d’un cadre de vie apaisé. Un soutien à la parentalité en répondant aux besoins

Une gestion transparente des finances publiques « L’argent de la commune, c’est le vôtre. Vous devez savoir comment il est utilisé. Nous voulons remettre de la clarté, du bon sens et de la confiance dans les finances. Pour cela, nous nous engageons à faire réaliser un audit des finances en début de mandat et mettre en place une programmation pluriannuelle des investissements, rechercher les subventions et calculer en coût global : investissement et coût d’exploitation dans la durée. » La liste menée par Julie Foulquier prévoit ainsi une réunion publique annuelle sur les finances, un document explicatif simple du budget distribué aux habitants et leur consultation sur les grands projets. Avec pour règle : pas de dépense importante sans explication claire et la possibilité de recourir à une consultation citoyenne.

Liste des candidats « Rivedoux-Plage en commun » (Ordre alphabétique)

Marie-Françoise Bernard

Eric Brillard

Monique Duchateau

Catherine Durand

Brigitte Fontauzard

Julie Foulquier (Candidate Tête De Liste)

Amélie Giraud Derudder

François Guibilato

Caroline Guilbeau

Morgane Guillon

Judith Jahiel Hebert

Pierre Le Deunff

Benoît Leclercq

Nicolas Massin

Patrice Messina

Richard Pechin

Yannick Person

Philippe Trehello

Laure Trichard

Renforcer et valoriser le lien avec la CdC

Le logement et l’urbanisme font partie des domaines dans lesquels travailler avec la CdC est indispensable. « Rivedoux-Plage en commun » souhaite encourager le logement à l’année, développer les logements sociaux et les baux réels solidaires, notamment pour les primo-accédants. Elle sera vigilante sur les changements d’usage. Parmi les actions concrètes à mettre en place, figurent le dialogue avec les propriétaires pour développer du locatif à l’année, une attention portée aux logements vacants, en orientant les propriétaires vers les dispositifs d’aides à la rénovation proposés par la CdC dans le cadre de son PLH (Maison de l’habitat) et par l’Etat.

Une attention environnementale portée à toutes les actions

Rien de révolutionnaire à ce chapitre, mais pléthore d’actions à approfondir : rénovation énergétique des équipements municipaux, éclairage sélectif des rues en concertation avec les riverains, s’inspirer des pratiques et réussites du réseau « Maires pour la planète », récupération des eaux de pluie de tous les bâtiments municipaux pour alimenter des réserves d’arrosage, végétalisation des lieux de vie des Rivedousais et des zones les plus minérales tels l’esplanade, le port, la © Nathalie

redoute. De même, l’équipe candidat e a pour souhait de limiter l’artificialisation et étudiera la faisabilité de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments municipaux.

Parmi les actions concrètes envisagées, citons un audit énergétique des bâtiments communaux, le passage à 50 % de produits bio en restauration scolaire et une fourniture accrue en produits locaux, mais aussi le soutien au maraîchage et la voie ouverte vers une agriculture villageoise où pratiques et récoltes sont partagées.

Solidarité : du dialogue à l’action « Un village ce sont des gens qui se connaissent, se parlent et se portent assistance. Nous voulons lutter contre l’isolement, renforcer la solidarité, donner du sens au « vivre ensemble »... Parmi les actions concrètes envisagées, sont évoqués l’ouverture ponctuelle du restaurant scolaire aux aînés pour des repas partagés, le renforcement de l’offre de services notamment en maintien à domicile pour les personnes âgées dépendantes ou isolées, mais aussi un soutien apporté à la parentalité, la création d’un espace de rencontres pour les adolescents et la proposition régulière

ELECTIONS MUNICIPALES - RIVEDOUX-PLAGE

d’animations pour tous les âges, autour du même thème, dans la salle des fêtes.

Un village animé toute l’année

Un soutien renforcé aux associations et à leurs activités, la mise en valeur de talents locaux, une offre culturelle et diversifiée, en intérieur et en extérieur, toute l’année avec aussi les arts de la rue participeront à animer le village. Des rendez-vous simples, conviviaux et intergénérationnels seront organisés, un agenda des évènements créé, des rencontres entre élus et associations proposées afin de travailler sur des projets communs, en les anticipant.

« Notre engagement : une dynamique et du cœur pour Rivedoux-Plage. Notre fil rouge : des actions concrètes, du suivi et du travail côté dynamique, des rencontres, de l’écoute, du respect, de la solidarité du côté du cœur. Pour un Rivedoux-Plage vivant, apaisé et tourné vers l’avenir », concluent Julie Foulquier et l’équipe qui l’entoure.

Nathalie Vauchez

Réunion publique

Vendredi 6 mars à 18h30, salle des fêtes de Rivedoux

Patrice Raffarin présente équipe et programme

Bilan de la mandature, candidats de la liste « Votre confiance, notre force pour demain » et esquisses du nouveau programme ont été présentés aux Rivedousais le 2 3 janvier dernier.

Neuf élus sur dix-neuf ont choisi de poursuivre leur engagement auprès de Patrice Raffarin, tandis que d’autres ont rejoint la liste de l’adjointe sortante Julie Foulquier. Ainsi, contrairement aux élections de 2020 où sa liste était seule en lice, Patrice Raffarin doit cette fois-ci affronter une liste d’opposition.

S’ils y retournent, c’est pour poursuivre le travail engagé, être à l’écoute, entendre les inquiétudes et construire par le dialogue et la concertation des réponses.

Un bilan...

En deux mots, dans le bilan du mandat ont été évoqués la partie communale du quartier du Château avec ses dix logements désormais habités et la partie CdC et ses logements sociaux, qui devraient être construits en 2027 et finalisés en 2028. Des équipements sportifs doivent être poursuivis. Le pôle de la mairie a été restructuré, les travaux de la salle des fêtes sont prêts à démarrer mais il manque les subventions. L’aménagement du port doit être poursuivi, l’autorisation a été obtenue depuis mars 2025 pour trois ans, mais le Département ayant refusé de prendre le port sous son giron

il restera communal. Les travaux devraient démarrer à l’automne 2026. La réfection de la voirie fait l’objet d’un plan quinquennal. La réhabilitation de la Redoute et de son environnement est à l’étude, la mise en sécurité du site est prévue en 2026/2027 et il faudra quatre ou cinq ans pour y faire émerger un lieu culturel et convivial. La défense des côtes via le PAPI avec la CdC est terminée. La révision du PLUi doit être l’occasion pour Rivedoux d’affirmer sa volonté d’extension de sa zone artisanale et de ses zones à urbaniser, en travaillant sur des « poches ». Côté école une nouvelle classe a été créée, les trois cours ont été désimperméabilisées et une étude est en cours pour rénover le centre de loisirs. La bibliothèque évoluera en médiathèque municipale. La séquence 6 dite « de la forêt » à la sortie nord de Rivedoux est en cours. Les travaux de l’église , la mise aux normes du cimetière, l’aménagement de giratoire au Défend pour sécuriser le carrefour ont été réalisés, il a été mis fin au projet de voie en site propre plage sud qui aurait « dénaturé » les lieux. Une piste cyclable du quotidien est prévue entre le pont et Sainte-Marie, financée par l’écotaxe de la CdC et une piste cyclable de loisirs est aussi prévue entre le Défende et la plage sud, via les

espaces naturels. Est prévue la poursuite de nids de stationnement dans la commune. Entretenir les liens sociaux a été et restera une préoccupation permanente.

... et les esquisses d’un programme Il sera finalisé après les réunions des comités de quartier de ce mois de février et présenté en réunion publique le 27 février. Premier axe : « Un village qui protège son environnement et son cadre de vie ». Aménagement du port et de la capitainerie côté nord, création d’une zone de mouillage pour les équipements plage sud, accompagner le plan érosion de la CdC participeront à valoriser et protéger l’environnement maritime. Dans le cadre d’ « un urbanisme maîtrisé », outre la révision du PLUi (voir ci-dessus), le souhait de l’équipe est de créer/préserver la nature au cœur du village. Finaliser l’aire des Tamaris et valoriser le refuge LPO, créer des lieux préservés et de détente en font partie. La mobilité douce sera favorisée par la création de trois nouvelles pistes cyclables : RD 735 séquence 6, et les deux pistes évoquées plus haut. Médiathèque, Redoute, lutte contre le boisement spontané des friches agricoles font aussi partie de ce chapitre.

Deuxième axe du programme, « un village qui prend soin de toutes les générations », avec plusieurs actions en faveur des aînés (prévention, aide médicale, aidants, etc.) et le souhait d’accompagner par les services les plus démunis, les aînés et les personnes fragilisées. Parvenir à la création d’une résidence seniors est aussi un enjeu, des terrains ont été identifiés, mais sur des zones non constructibles, d’où la nécessité de défendre ce projet dans le cadre de la révision du PLUi. Créer des environnements ludiques pour les jeunes enfants : jeux plage sud, parcours santé, petites structures de jeux sur l’esplanade de la mer et l’aire des Tamaris), impliquer les jeunes via un conseil municipal des jeunes, encourager les associations à ouvrir leurs activités aux adolescents et jeunes adultes, couvrir un terrain de tennis extérieur sont prévus.

Dans « un village qui soutient ses associations, commerçants, artisans » on retrouve l’accompagnement des porteurs de projets commerciaux et artisanaux, la réhabilitation e la 1ère Zone artisanale, la valorisation de l’axe commerçant entre le marché et l’aire naturelle des Tamaris, compléter aussi l’offre sur la place du marché. Un soutien est aussi prévu au milieu associatif.

Enfin, « un village où chacun trouve sa place et se sent vraiment chez soi » comprend une communication institutionnelle repensée et plus proche des habitants, un renforcement de la présence des élus en mairie, la mise en place de rencontres par quartier, des animations culturelles et festives hors saison et en 2028 un anniversaire des 100 ans du village

Ce programme se fera dans la maîtrise des finances, de l’endettement et de la fiscalité et dans une approche de développement durable.

Réunion publique

Vendredi 27 février 2026, à 18h30, salle des fêtes

Nathalie
Vauchez
Patrice Raffarin et une partie de ses colistiers lors de la 1ère réunion publique.

Véronique Richez-Lerouge pour une alternance

La tête de liste d’« Une nouvelle énergie pour Saint-Martin de Ré » (UNE) a débuté la réunion publique de présentation du programme du 2 7 janvier par deux annonces.

Première annonce, je suis en contact avec une salariée d’une librairie à Paris qui souhaite s’installer à SaintMartin, il s’agit d’une démarche privée, si tout va bien elle pourrait s’installer d’ici juin. Elle lance bientôt une cagnotte en ligne sur « Adopte un projet, adopte une librairie », les Martinais pourront participer financièrement. »

« L’enjeu est la CdC »

« Seconde annonce, l’élection à SaintMartin se joue au 1 er tour puisqu’il y a deux listes, les secondaires peuvent voter ici et l’enjeu est la Communauté de Communes. J’ai choisi une alternance complète pour Saint-Martin et pour le territoire. Toutefois ce ne sera pas moi à la présidence de la CdC. Par contre les candidats pourront se positionner pour la CdC. Je souhaite un changement de gouvernance. »

Il est à noter qu’après Chantal Tordjmann, deuxième adjointe du maire sortant Patrice Déchelette, Alain Bednarek, son premier adjoint aux finances depuis 18 ans, a aussi rejoint la liste de Véronique Richez-Lerouge, tous deux n’ayant pas eu de proposition sur la liste d’Anne Mémin*. « J’ai un profond respect pour Patrice Déchelette, me sachant disponible Véronique Richez-Lerouge est venue me voir, l’équipe UNE est pleine d’énergie et nouvelle à 90 % », a-t-il expliqué.

La vie à l’année, pierre angulaire du projet

La vie à l’année est le cap de la liste, avec « des petites actions faciles à mettre en œuvre sans incidence financière et des actions plus longues », souhaitables aussi. Concernant la vie commerciale et les animations, la priorité ira au marché de Saint-Martin « avec une offre alimentaire du quotidien. On a déjà fait appel à une agence et une concertation publique est prévue avec tous les acteurs, menée par des experts. » « On souhaite aussi mettre en place un périmètre de sauvegarde pour gérer et avoir l’œil sur les locaux commerciaux, cela permet de préempter certains fonds de commerce ou murs s’il y a danger de changement d’usage. » La liste souhaite aussi relancer deux structures, une association des

Les colistiers d’Une énergie nouvelle sont intervenus à tour de rôle pour présenter le programme aux Martinais

commerçants intra et extra-muros et le comité des fêtes, redonner du sens à la fête de Saint-Martin, lancer une application pour une meilleure vision de l’offre commerciale de Saint-Martin et dans les animations redonner vie au patrimoine. »

L’équipe souhaite « repenser la mobilité pour un meilleur partage des usages dans leur ensemble », elle veut lancer un audit et une concertation publique menée par des professionnels, estime que la signalétique n’est pas suffisante. Des travaux d’urgence de sécurisation doivent être menés avenue de la Plage. « Tout ce qui touche à la voirie et à l’urbanisme est très impactant financièrement », a précisé la tête de liste.

Au plan social, l’équipe veut agir pour l’enfance, la jeunesse. L’idée est de déplacer la Maison d’assistantes maternelles (MAM) qui rejoindrait le pôle petite enfance qui serait créé au sein des locaux de l’école maternelle (qui rejoint La Couarde dans le cadre du Regroupement pédagogique intercommunal (RPI), l’école élémentaire des deux villages étant elle localisée à Saint-Martin - NDLR), de valoriser les initiatives citoyennes, accéder au label Unicef « Ville amie des enfants ». La MAM serait aussi agrandie pour accueillir quatre assistantes maternelles avec seize places.

UNE veut aussi « élargir l’action sociale

pour les familles, les jeunes et les aînés » en élargissant les missions du CCAS, reprendre un club 3ème âge, créer un foyer d’activités multigénérationnel à l’image du Foyer du Bois-Plage.

En termes de développement économique et de vie associative, créer un espace de co-working pour favoriser l’installation d’entreprises, réfléchir à l’implantation d’un port à sec, source de recettes, développer l’offre ‘réceptif’ pour les évènements, implanter une maison et un guichet des associations, sont quelquesunes des actions envisagées.

Côté environnement, « il faut prendre soin de l’environnement et du patrimoine naturel, s’étendant sur 5 km 2 Saint-Martin est la plus petite commune de l’île ». Les colistiers souhaitent « créer des îlots de fraîcheur sur le parking Vauban tout en gardant le stationnement qui rapporte 900 K€ par an », désimperméabiliser la cour de l’école, encourager et soutenir les activités primaires, renaturer le cimetière, installer un éclairage public avec détecteurs de présence (chers toutefois)...

Préempter et réhabiliter pour créer du logement

La réhabilitation du parc immobilier communal passe par la création d’un pôle de vie sociale regroupant MAM, maison des associations et foyer de vie

dans l’ancienne école maternelle. Par ailleurs, la commune possède quarante-neuf biens immobiliers, la liste souhaite en réhabiliter certains pour en faire des logements saisonniers ou permanents mais aussi « préempter régulièrement pour créer des logements », réhabiliter aussi le bâtiment rue des Salières et la salle des Gouverneurs de 80 m 2, cette dernière pouvant servir de salle réceptive. Elle voudrait aussi « aménager le complexe sportif des Salières ».

L’entretien régulier du patrimoine historique en régie municipale passerait par l’embauche de deux ouvriers du patrimoine, un appel à financement participatif serait lancé pour la restauration de l’église, la rénovation de la place de la République, les travaux intérieurs de la Poudrière, la requalification de la salle des Colonnes en salle de bal et la restauration de l’Apothicairerie, ainsi qu’une démarche de classement aux Monuments historiques pour l’Hôtel des Cadets Gentilhommes ainsi que d’éléments du patrimoine intra-muros sont aussi évoqués. « On ne pourra pas tout faire en même temps et pas au début du mandat », a précisé Véronique Richez-Lerouge.

Enfin, côté culturel est envisagé un grand spectacle historique dans les remparts, des visites-spectacles dans les remparts et rues historiques. Les supports de communication seront modernisés et des conseils de quartiers et un budget participatif prévus. Après cette présentation par les différents colistiers, place a été faite aux questions de la salle, avant le verre de l’amitié.

Nathalie Vauchez

*Anne Mémin qui a rencontré Alain Bednarek évoque « des points de divergences concernant la gestion et l’avenir de Saint-Martin. J’ai choisi deux personnes compétentes, à qui seront confiées la gestion et la responsabilité financière » De même, elle a refusé à Chantal Torjmann sa demande d’être en charge des personnes âgées car « là aussi nous ne partagions pas la même vision sur les missions à accomplir concernant nos aînés. Les Martinais ont clairement demandé du changement, d’où mon exigence d’avoir constitué une équipe représentative de la population. »

Anne Mémin souhaite être une maire de proximité

Enfant du pays, connaissant parfaitement Saint-Martin, la tête de liste « Cap sur l’Avenir » s’engage sur un programme concret et réaliste, s’appuyant sur des priorités ciblées et des actions concernant l’ensemble de la commune. L’ambition de la liste est de préserver l’âme de Saint-Martin, tout en améliorant le quotidien des habitants.

Cinq axes pour un village vivant et solidaire

Globalement, le projet est décliné en cinq axes : améliorer le cadre de vie en développant les animations pour les habitants et les visiteurs, en adaptant circulation et stationnement, en réhabilitant les locaux communaux pour soutenir commerces, artisans et services de proximité, en redonnant toute sa place au marché comme lieu central de vie et d’échanges, en aménageant des espaces publics conviviaux, et en mettant en place une communication claire et de proximité, intégrant la participation citoyenne ; renforcer la solidarité, avec un service public proche et accessible pour accompagner jeunes, familles, seniors et personnes isolées, avec notamment le renforcement du rôle du Centre communal d’action sociale (CCAS), la création d’un Conseil des jeunes, la défense de la pérennité de l’EHPAD et de l’école ; affirmer l’identité, la culture et préserver le patrimoine de SaintMartin en lançant un plan de restauration des remparts et ouvrages patrimoniaux, en réaménageant la place de La République comme un lieu de vie et d’évènements, en organisant des journées citoyennes d’entretien du patrimoine, en positionnant le musée comme lieu de vie culturelle en lien avec les temps forts du village... ; préserver l’environnement via les paysages et la biodiversité, en associant habitants et associations environnementales aux actions ; garantir une économie locale responsable et sécurisée via une gestion municipale rigoureuse et transparente, comprenant un plan pluriannuel d’investissements, un bilan financier annuel et des perspectives présentés en réunion publique, l’association des habitants à l’élaboration des projets communaux et la recherche de subventions.

Des initiatives ciblées

Concernant les remparts et les bâtiments patrimoniaux, un plan pluriannuel d’entretien et de valorisation sera mis en œuvre, le diagnostic élaboré par l’Architecte Philippe Villeneuve sur les remparts ayant permis de chiffrer ce qu’il y a à faire. Côté place de la République, l’équipe menée par Anne Mémin souhaite la réaménager pour la rendre plus attractive et la faire vivre toute l’année. Le logement à l’année sera une autre priorité, avec d’une part la rénovation des biens du patrimoine communal qui pourront être mis en location ou en accession à la propriété et d’autre part l’achat ou la préemption de biens en vente, en fonction des opportunités.

La rénovation et la libération de plusieurs espaces communaux offrent de nouvelles opportunités pour la vie locale, une réflexion globale sera menée par un groupe de travail impliquant Martinais et associations afin d’en déterminer l’usage. Au plan

ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026

économique, il est prévu de créer des box de stockage pour les artisans. Autre lieu de vie, l’aménagement de la plage de la Cible sera poursuivi avec végétalisation, espace détente, jeux, parcoirs de santé, parking vélos et voitures. La préservation de la biodiversité et le bien-être des animaux seront gérés avec les associations. Enfin, les jardins familiaux sont lancés, l’équipe y développera des animations autour du jardinage écologique et du partage de savoir-faire.

Des actions transversales à la commune

Une approche globale et cohérente des circulations piétons, vélos et voitures et du stationnement sera privilégiée afin d’améliorer le partage de l’espace public.

Afin de donner un nouvel élan à la vie locale à l’année, l’équipe entend favoriser la création d’un Comité des fêtes, avec lequel elle impulsera une nouvelle dynamique dans l’organisation d’animations :

A La Flotte, Patrick Salez jette l’éponge

Patrick Salez, qui s’était présenté aux municipales de 2020, avec le soutien de Léon Gendre, élu minoritaire dans le Conseil municipal de La Flotte et également au sein de la Communauté de Communes, où il fait partie du groupe «GEM», nous a fait savoir qu’il ne se présenterait pas à nouveau aux élections municipales de mars 2026.

« La démocratie locale et la pluralité des visions du territoire exigent qu’il y ait plusieurs listes aux élections municipales et j’ai été souvent sollicité dans la rue, au hasard des rencontres, pour conduire une équipe à La Flotte. J’ai cherché à la constituer depuis juillet dernier.

Nous vivons une forte insécurité, issue des tensions internationales et des profonds clivages entre acteurs de la

politique nationale. Le rôle de soutien de proximité des maires et des élus municipaux apparaît donc, plus que jamais, comme une valeur refuge. Mais ce besoin d’ancrage local ne parvient pas toujours à se traduire en engagement politique : j’ai rencontré de nombreux supporters de fin et de milieu de liste mais n’ai pas trouvé suffisamment de personnes prêtes à être actives à des postes d’adjoints ou de conseillers délégués. Je me vois donc dans l’obligation de jeter l’éponge. », écrit-il dans un communiqué.

« Ce renoncement m’est douloureux car j’ai aimé m’impliquer dans 2 mandats successifs d’élu municipal. J’ai énormément apprécié, en parallèle, ces 6 dernières années en tant que force de proposition et d’opposition, parmi les

Patrick Salez, très investi en tant qu’élu minoritaire au Conseil municipal de La Flotte et au Conseil communautaire de l’île de Ré, ne se représente pas pour les prochaines élections, contrairement à celles de 2020.

scènes ouvertes, fêtes de saison, marchés nocturnes, arts de la rue... Associations, chorales et écoles seront sollicitées.

Pilier de le vie économique et du lien social, l’attractivité du marché sera accrue en renforçant sa visibilité, en adaptant les baux et en accueillant davantage de producteurs locaux et bio. L’installation d’une librairie indépendante dans un local communal sera une priorité dès 2026 afin de favoriser l’accès à la culture et de soutenir l’activité commerciale du village. Un périmètre de sauvegarde du commerce sera établi, afin de permettre à la municipalité d’exercer un droit de préemption sur les commerces, avec pour objectif de maintenir voire rétablir leur diversité.

Anne Mémin et ses colistiers souhaitent veiller à la sécurité des Martinais et lutter contre les incivilités en renforçant les effectifs de la Police municipale afin de permettre une présence accrue sur le terrain. Enfin, l’équipe souhaite rapidement s’atteler à la rénovation énergétique des bâtiments communaux, dans un double objectif écologique et économique. Pour cela, une étude sera lancée afin de cibler les actions les plus efficaces à mettre en œuvre.

Ce programme de proximité est à l’image de la liste et de celle qui la mène : réaliste, efficace et à l’écoute de tous, avec pour objectifs d’améliorer la qualité de vie au quotidien des Martinais et visiteurs, renforcer les solidarités entre générations, affirmer l’identité culturelle et patrimoniale de Saint-Martin et lui redonner l’élan d’animation dont il a besoin.

Nathalie Vauchez

Réunions publiques

Jeudi 26 février et jeudi 12 mars à 18h30, salle Vauban

élus de la Communauté de communes, après avoir suivi officieusement les affaires intercommunales auprès de Léon Gendre durant les 6 années précédentes. J’y ai développé une expérience et une compétence que je juge utiles pour l’île de Ré.

Je n’exclus donc pas la possibilité, si elle m’était offerte par Jean-Paul Héraudeau et son équipe, de poursuivre mon travail au sein de la Communauté de communes. », conclue-t-il.

Patrick Salez aura, durant les six ans de l’actuel mandat qui s’achève en mars, très souvent fait entendre sa voix, ayant une très bonne connaissance des dossiers qu’il prend le temps de lire et approfondir.

CP et NV

Par petits groupes, l’équipe va tout le mois de février à la rencontre des habitants, à leur domicile, pour échanger autour du programme.

L’environnement s’invite... dans la campagne maritaise

La liste « Ambition Sainte-Marie » menée par Philippe Laulanet a organisé en janvier trois ateliers participatifs autour de « la solidarité au cœur du village », « l’animation commerciale et le développement économique » et « la préservation de notre environnement ». Pour ce dernier, Dominique Chevillon a présenté un panorama du cadre exceptionnel existant sur l’île de Ré... et à Sainte-Marie.

Ambition Sainte-Marie fait de l’environnement l’un des trois piliers de son programme : aux côtés des grands travaux de lutte contre les submersions et l’érosion marine, la préservation et la valorisation des ressources lui paraît essentielle, comme l’a rappelé Philippe Laulanet.

Rappelant sa neutralité politique et donc dans cette campagne des municipales - il a rencontré et/ou est à la disposition des autres listes - Dominique Chevillon a évoqué son engagement associatif constant, par passion, depuis son adolescence : La Cepronas devenue Nature Environnement 17, la LPO, mais aussi le rugby, une autre passion pour lui. Président de Ré Nature Environnement et de l’Adépir (écluses à poisson), vice-président de la LPO auprès d’Allain Bougrain-Dubourg, tête de pont du collectif NEMO combattant les parcs industriels marins au large de nos côtes, Dominique Chevillon est « apolitique par essence ».

Ré, zone de frontières

Située à égale distance de l’équateur et du pôle nord, l’île de Ré est une zone d’échanges géographiques de l’hémisphère nord. Les oiseaux africains y viennent sept à huit mois, ils se reproduisent chez nous. L’île accueille aussi des oiseaux qui hibernent avant d’aller se reproduire dans le nord.

Frontière également entre le maritime et le terrestre, l’île est une zone de biodiversité très importante, avec une faune et une flore tout à la fois marines et terrestres, sans oublier l’estran. Notre petit territoire

de 85 km2 se voit agrandi de 45 % de sa surface lors des marées de vives eaux, grâce au territoire que découvre l’estran. Zone d’intermédiation entre la terre et la mer, celui-ci présente une biodiversité d’une grande richesse.

Aure singularité de l’île de Ré, de la même taille que Belle île, mais à la géomorphologie totalement différente, elle est très plate au point qu’on l’appelle « la galette ». L’estran représente seulement 10 % du territoire de Belle Île. Ré est aussi située sur une zone de côtes basses (zone entre Loire et Gironde). Autre particularité, la zone de littoral de marais pour certains gagnés par poldérisation, les fameuses « prises » à la mer. Sur 85 km2, près de 22 % de nos terres sont au-dessous du niveau de la mer, zones qu’il a fallu protéger par endiguement.

Dominique Chevillon a rappelé l’occurrence des vimers : sur les quatre cent cinquante dernières années, un tel phénomène de submersion est arrivé en moyenne tous les quinze ans. Une moyenne, car entre 1941 et 2010 nous n’avons connu que deux vimers, alors qu’avant quatre vimers s’étaient produits sur douze ans. Certaines zones de Sainte-Marie sont sous le niveau de la mer, a-t-il rappelé, comme l’ancien étier de La Noue. La Noue, La Maladrerie, le Défend sont en dessous du niveau de la mer. S’il est coutumier de dire que l’île a 22 % de son territoire sous le niveau de la mer, « il est plus rigoureux de considérer que c’est plutôt 35 % et 42 % dans le canton nord, la partie de notre territoire la plus poldérisée. »

CHAUFFAGE, FROID ET CLIMATISATION

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Diversité des terres et climat océanique

Autre particularité de l’île de Ré, elle a quatre types de terre : des terres de groie, des terres argile et calcaire, des terres de bri, et les terres sableuses, d’origine dunaire, représentant 70 % des terres rétaises. Arrivées par transport éolien, celles-ci ont été aplanies par la cuture. Les cultures ont occupé à certaines périodes près de 90 % du territoire, la forêt/le bois étant très récents sur l’île. En effet, il fallait nourrir une population rétaise très dense : en utilisant 100 % des terres, ainsi que les pêcheries et la cueillette.

La déprise agricole qui a suivi et l’ensemble des caractéristiques de l’île décrites ci-dessus expliquent la présence d’une faune et d’une flore différentes, représentant une véritable originalité en France. Sur 0,15 % du territoire français, on trouve plus de 20 % de sa flore : l’île de Ré connaît près de mille plantes vasculaires sur les cinq mille que compte la France métropolitaine ! Et 66 % des espèces d’oiseaux avec trois cent cinq espèces classiquement vues sur l’île sur les quatre cent cinquante espèces d’oiseaux existant en métropole.

Les bois ont aussi amené une biodiversité nouvelle qui n’existait pas sur l’île auparavant.

« On a un trésor et les pratiques culturales sur les six cents hectares de vignes ont aussi beaucoup évolué : pièges à phéromones, techniques de sarclage... même si on ne peut échapper aux fongicides pour traiter contre l’oïdium et le mildiou. » L’île présente aussi un climat océanique spécifique grâce au Gulf Stream. Alors qu’elle se situe à la même latitude que Montréal refroidie par le Labrador, l’île est réchauffée par le Gulf Stream, avec un climat humide (de plus en plus d’évaporation) et un ensoleillement important : 2100 à 2200 heures par an (entre Royan et Les Sables d’Olonne) contre un peu plus de 2400 heures vers Perpignan.

La présence de nombreux insectes explique aussi celle des oiseaux et la biodiversité marine est aussi importante, grâce à la présence de près de deux cents algues et de petites algues unicellulaires sur les vasières, extrêmement nourricières, bénéfiques notamment aux huîtres et aux moules. Au plan économique, l’île est située dans la zone européenne de conchyliculture la plus importante et dans une zone de reproduction (captage de naissains). Quant aux poissons, ils sont présents en grande variété.

L’environnement à Sainte-Marie de Ré « Il faut essayer de conserver ces lieux originaux, Sainte-Marie a vu son village s’améliorer, il est plus fleuri de plantes naturelles et du fait de l’absence de pesticides on y retrouve des plantes annuelles. »

« Sur l’île de Ré il y a eu une période où il a été de bon ton de pas mal minéraliser comme à La Flotte du temps de Léon Gendre, aujourd’hui on est confrontés à un vrai réchauffement climatique et il est nécessaire de végétaliser davantage le village pour y offrir une qualité de vie, ce n’est pas facile car c’est du vivant. Jean Paul Héraudeau est en train de végétaliser La Flotte, d’y créer des îlots de fraîcheur, c’est un exemple à suivre. »

« Quand on plante, il y a des conditions à respecter : planter des arbres d’une certaine taille, les arroser, choisir des essences pouvant traverser le temps et aussi en fonction des surfaces. » « Quand on met des plantes dans les venelles, il faut aussi les arroser ! Les roses trémières sont à accompagner, car elles ont tendance à disparaître du fait de leur prise au vent, avant on les accompagnait par des tuteurs. C’est une belle signature de l’île, qu’il faut préserver. »

Parmi les très beaux espaces naturels maritais cités par Dominique Chevillon figurent le parc Montamer, le bois des Tamaris, le bois de La Salée, le sentier des cinq paysages, sans oublier Les Grands Prés et leur petit marais d’eau douce sur leur partie supérieure (en cours de préemption par le Conservatoire du Littoral, avec 70 propriétaires cela prend beaucoup de temps).

En résumé, « Sainte-Marie bénéfice d’une biodiversité et d’espaces naturels extraordinaires, il convient déjà de s’attacher à conserver ce niveau de qualité environnementale. »

Parmi les questions posées par le public : les causes de dégradation de la biodiversité, la place d’Antioche qui aurait pu être plus végétalisée et davantage dans la concertation (« les plantations vont pousser, il faut leur laisser le temps et douze arbres ont été plantés », de plus « il y a eu deux réunions publiques », a précisé Philippe Laulanet), la présence cyclique de vélelles sur la côte et de physalies dangereuses, la dangerosité des euphorbes même s’il y a très peu d’accidents, la volonté de créer un collectif des roses trémières pour aider les néophytes à les accompagner... Le débat s’est poursuivi autour d’un verre de l’amitié.

Propos recueillis par Nathalie Vauchez

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Dominique Chevillon, au côté de Philippe Laulanet, a présenté les spécificités de l’île de Ré, terre de biodiversité remarquable. Sainte-Marie est dotée d’espaces extraordinaires.

Le Ré Beach Club : une histoire de passion… et de famille

Le Ré Beach Club a fêté ses vingt ans d’existence en s’offrant, au mois de novembre, un titre de Champion d’Europe. Retour sur le parcours sans faute de ce petit club devenu grand, grâce à une famille férue de volley : les de Kergret.

Le Ré Beach Club, c’est avant tout une histoire de famille. Il suffit d’en regarder l’organigramme. Yann, le père, est président. Marie-Christine, la mère, secrétaire. Leurs enfants, Loïc et Maël, les entraîneurs sportifs. Malou, la fille de Loïc, est membre du Comité directeur et son compagnon, trésorier. Sans oublier Saofé et Keran, les enfants de Maël, tous deux licenciés du club et déjà joueurs de haut niveau.

Chez les de Kergret, le volley se transmet de génération en génération. Cette passion familiale a débuté sur les plages de l’île de Ré il y a une soixantaine d’années avec Marie-Christine. « Je suis née ici, à La Couarde. Quand j’étais enfant, on jouait au beach volley sur la plage, c’était très répandu », se souvient-elle. Le bac en poche, la jeune Rétaise part suivre des études de professeur de sport à Paris où elle est très vite recrutée comme volleyeuse par le Paris Université Club, avec qui elle obtient de multiples titres de championne de France. C’est donc elle qui a filé le virus du volley à ses enfants, Maël et Loïc. Yann, lui, était dans le rugby. « Je suis le seul membre de la famille à ne jamais avoir pratiqué le volley ball. J’ai bien tenté, de nombreuses fois, de convaincre Loïc de se mettre au rugby, mais j’ai échoué », s’amuse-t-il. Il faut dire que, dans la balance, il y avait l’île de Ré et le plaisir de jouer les pieds dans le sable.

Le volley, une évidence

« On revenait à La Couarde pour toutes nos vacances », se souvient Loïc. « Je passais mon temps dans le sable avec un ballon de volley dans les mains, et cela dès l’âge d’un an ! Tous les étés on suivait les cours de beach sur la plage. Il faut dire aussi qu’il y avait toujours beaucoup d’amis volleyeurs de mes parents qui venaient en vacances, des joueurs internationaux. J’ai vraiment baigné dans ce milieu-là. Et donc c’était une évidence. »

A l’âge de 15 ans, Loïc part rejoindre le Pôle France à Montpellier. S’ensuit la carrière que l’on connaît : 250 sélections en Équipe de France, un titre de Champion d’Europe avec le Tours Volley Ball et le titre de Meilleur passeur de la Champions League. Maël marche dans les pas de son grand frère et intègre quatre ans plus tard le Pôle France à l’INSEP. Elle joue dans de nombreux clubs, dont Le Cannet et Saint-Raphaël, jusqu’à ses 30 ans et

la naissance de ses enfants. Elle revient alors sur l’île de Ré, où elle commence à donner des cours de volley.

Développer le beach volley sur l’île de Ré

Si le volley fut une évidence pour le frère et la sœur, l’île de Ré aussi. « On venait pour toutes les vacances, et il était hors de question de rentrer un peu plus tôt à Paris », se souvient Yann. « Les enfants ne voulaient jamais repartir ! »

« L’idée de développer le beach volley sur l’île de Ré nous a toujours trotté dans la tête », développe Maël. « Nous, tout ce qu’on voulait, c’était rester sur l’île de Ré, mais on était obligé de rentrer à Paris pour le volley. Le seul argument pour nous faire monter dans la voiture à la fin des vacances, c’était qu’il n’y avait pas de club sur l’île, pas d’entraînement et pas de structure pour jouer l’hiver. Donc un jour on s’est regardés avec Loïc et on s’est dit : Eh bien, un jour, il y aura tout ça ! »

Professionnalisation

En 2005, le RBC est créé avec Maël comme entraîneur. Loïc suivra plus tard, après avoir fait une pause à la fin de sa carrière professionnelle. « Vivre là, pour moi, ça ne pouvait pas être autrement », dit-il. « Mais j’ai eu besoin de faire un break avec le volley quand j’ai arrêté ma

L’artiste rétaise

Le livre-musical Forêts de Nelson a été distingué par un Coup de cœur de l’Académie Charles Cros.

Ce disque est un petit ovni d’une rare qualité dans la production actuelle du répertoire musical pour les jeunes enfants ! Objet étrange à la fois poétique et électro-dansant, il nous fait voyager à l’intérieur d’un printemps sonore, hors du temps.

interventions dans toutes les écoles primaires de l’île et en enseignant à l’année aussi bien aux débutants qu’aux pratiquants loisirs. Selon Maël, « l’objectif c’est avant tout de faire que tous les jeunes puissent découvrir le beach volley, le pratiquer à l’année. Mais aussi faire des compétitions ». Car comme le rappelle Yann, « un club sportif géré par des sportifs est forcément orienté sur la compétition ».

carrière pro en 2012. Pendant cinq ans je n’ai pas mis un pied sur un terrain et j’ai géré un bar aux Gollandières. »

C’est à partir de 2018 que le club prend son envol, tout d’abord avec la création de la section sportive au Collège

Les Salières où Maël a donné des cours pendant les premières années du club. En 2022, la professionnalisation suit son cours avec la création du Pôle Espoir Beach Volley pour les jeunes de 14 à 18 ans, au sein du Collège de Saint-Martin et du Lycée Saint-Exupéry. Enfin, en 2024, est lancée la Ré Beach Académie, cette fois à destination des jeunes adultes souhaitant poursuivre une formation de haut niveau. Une évolution rendue possible par la construction de l’aRéna - sports de sable à Saint-Martin, qui permet la pratique du beach volley tout au long de l’année.

Des résultats internationaux

Le nombre de licenciés frôle aujourd’hui les cent soixante-dix volleyeurs et les résultats démontrent la qualité de l’enseignement dispensé, avec en 2025 six médailles d’or internationales et cinq d’argent. Des résultats qui placent le RBC comme l’un des clubs de beach les plus importants de l’Hexagone. Pour autant, le RBC continue d’assurer la mission première qu’il s’était fixée : développer la pratique du beach volley en faveur des jeunes, notamment en réalisant des

Lucie Malbosc distinguée

On avait déjà aimé leur opus précédent, Premières neiges (Grand prix 2022 de l’Académie Charles Cros), et ce nouveau volet printanier ne fait que confirmer l’originalité de style de ce duo, Nelson, composé de la Rétaise Lucie Malbosc, autrice compositrice, et de Héléne Deulofeu, compositrice, qui surfent également entre pads, programmation assistée par ordinateur et synthétiseur, sur des nappes sonores envoûtantes.

Si ce disque parle aux petites oreilles c’est aussi parce qu’il a été éprouvé en version spectacle. Les chansons très simples se font langage de la nature - une forêt, un arbre, un scarabée, une plante qui se met à réagir aux sons... et invitent les plus jeunes à se laisser bercer au cœur de ce qu’on pourrait appeler un véritable concert électro-végétal !

Aujourd’hui la troisième génération est déjà sur les rails du haut niveau. Saofé Duval, l’aînée de Maël, tout juste âgée de 20 ans, a déjà à son actif plusieurs titres de Championne de France ainsi qu’un bronze européen (U18 en 2023) et une médaille d’argent aux Championnats d’Europe U20 de 2025. Elle est en partance pour la Floride pour ses études universitaires et jouera l’an prochain avec l’université en NCAA, le championnat universitaire américain. Son petit frère Keran fait quant à lui partie de l’équipe sacrée championne d’Europe au mois de novembre à Héraklion en Grèce, faisant du RBC le premier club français à inscrire son nom au palmarès de la Coupe d’Europe des Clubs.

Le Ré Beach Club voit également aujourd’hui bon nombre des jeunes qu’il a formés monter sur les podiums nationaux et internationaux, comme Joadel Geneviève Gardoque qui a remporté au mois de décembre, avec son partenaire Elouan Chouikh-Barbez, le tournoi Elite 16 d’Itapema au Brésil, soit l’une des compétitions du plus haut niveau sur le Beach Pro Tour. En tout, neuf licenciés du RBC sont en Pôle France, jeune ou senior. « On a onze titres de Champion de France depuis notre création, toutes catégories confondues », détaille Loïc. « Mais on aurait pu en avoir plus. Ce qui nous intéresse avant tout c’est l’évolution de nos joueurs. Certains ne jouent plus dans leurs catégories car ça ne sert à rien. » Le Ré Beach Club montera-t-il encore plus haut ? Tout est possible, avec la ténacité des de Kergret. Pour Loïc, le RBC pourrait prétendre à « récupérer une partie du Pôle France Jeune ». Pour Maël, « maintenant que l’île de Ré est reconnue par tout le monde du beach français et international, il faudrait finir d’asseoir ça par l’organisation d’une compétition internationale ». Ils ont encore des rêves plein la tête, les de Kergret, pour le bien du beach volley, et de l’île de Ré.

Dans l’aRéna de Saint-Martin, de gauche à droite : Yann de Kergret, Maël de Kergret, Saofé Duval et Loïc de Kergret.

Ré Flying Oysters : une saison indoor très dynamique !

C’est une saison indoor quasiment historique, avec une intensité rare qu’a connu ces derniers mois le club Rétais/Rochelais. Malgré une descente pour l’équipe fanion du club, en Nationale 2, les RFO affichent un bilan général très positif, de bon augure pour la suite, tant sur le plan sportif, qu’en termes de projet club.

Une montée, deux descentes en seniors

Côté adultes, la dynamique reste très positive, malgré une descente en division inférieure, que le club dit “assumer” de l’intérieur. Avec l’intégration de nouveaux joueurs, la réalité de l’élite française affichait un niveau un peu trop élevé, pour les joueurs des RFO. Le Président actuel Tony Dimnet le confirme “l’ambition était ailleurs, avec surtout une volonté de préparer au mieux les échéances outdoor. Cette descente, va nous permettre de poursuivre la formation durable, et l’intégration progressive des nouveaux joueurs. Malgré cela, nous gardons un excellent souvenir de la deuxième phase du championnat, disputée à Saint-Martin, devant nos supporters et nos familles, dans une belle ambiance.” Pour les deux autres équipes de la catégorie Open du club, le bilan est tout autre, puisque deux montées sont à observer. L’équipe

COURSE À PIED

Pour cette première édition, le trail organisé par l’association Le Saunier Rétais, connaît un fort engouement. Sur 499 places, les organisateurs ont déjà trouvé 400 preneurs, pour la course qui se déroulera au cœur des marais rétais, le samedi 28 mars prochain, au départ du Quai de la Criée à Ars.

Encore 100 places à pourvoir… Il reste donc 100 tickets à glaner pour

deux, avec l’apport de U17 qui découvrait pourtant, pour certains, la pratique indoor, se hisse à la première place de la Division Régionale 1, permettant ainsi une montée en Nationale 3, ce qui rapproche les niveaux sportifs des deux premières équipes du club. Emmenée par leur Président / Coach du côté de Biarritz, les 24 et 25 janvier, l’équipe a montré beaucoup de lien, d’intensité et de cohésion, empochant après une demie finale disputée, un facile succès en finale 13 à 2. Pour l’équipe trois, c’est un titre de champions de la Division Régionale 2, qui permet au club de placer un équipe de l’élite régionale. Avec désormais deux équipes au niveau national et une dans la meilleure division régionale, les écarts sportifs se resserrent, ce qui laisse entrevoir une émulation dans l’effectif encore plus intéressante pour les mois à venir et la préparation des échéances extérieures.

Les féminines et les juniors du club à la fête Championnes de France, c’est le titre qui appartient pour cette saison aux féminines des RFO. Avec un parcours rondement mené, malgré un effectif remanié, elles sont parvenues à La Rochelle début décembre à se qualifier dans le top 6 français, et à décrocher le graal lors du week-end final à Courtry. “On était un peu tendu au début du week-end, mais on a su maîtriser nos matchs, notamment en défense et sur le plan mental, avec notamment une finale gagnée sur un Universe Point”, précise le président, un point en or décroché au mental par les joueuses, qui rapportent le trophée national à la maison. Chez les jeunes, Tony Dimnet note “une solidité intéressante et une vraie progression sur le niveau de jeu”, un niveau qui a permis de décrocher non pas un, non pas deux, non pas trois, mais quatre titres de Champions de France, en U13, U15, U17 et U20. Bref, les RFO, surfent sur le frisbee, et ont tout raflé. La raison ? Un essor des licenciés sans précédent, avec plus de 110 licenciés à ce jour, contre 83 en fin de saison dernière. Une densité plus grande, qui permet un travail de formation et de structuration capital pour la pérennité du club.

Une soirée pour clôturer la saison en beauté Pour terminer sur une note positive la saison indoor, le club a organisé “une soirée des champions” au Uini’s Bar, au pied du pont de Ré, une symbolique forte

comme trait d’union entre La Rochelle et l’Ile de Ré. Une soirée placée sous le signe de la convivialité pour ceux qui soutiennent au quotidien le club et œuvrent pour son rayonnement. C’est plus d’une centaine de personnes qui est venue profiter de ce moment, autour des valeurs défendues par le club, tout en saluant autour des échanges les résultats sportifs exceptionnels des deux dernières saisons. Comme le rappelle Tony Dimnet, “les RFO construisent jour après jour un club ancré sur un territoire, avec un projet ambitieux, ouvert et profondément humain”. De belles valeurs, qui font écho aux résultats de cette saison, qui résonne comme la plus aboutie de l’histoire du club. Une réussite transversale, qui concerne toutes les catégories.

cette première qui s’annonce déjà comme un futur rendez-vous incontournable de la course à pied sur Ré. Devant la demande, les organisateurs proposent l’idée originale d’obtenir votre sésame en résolvant une charade…! Ainsi 50 des 100 places restantes seront ouvertes aux plus réfléchis des futurs coureurs.

La charade sera diffusée sur les réseaux sociaux locaux, y compris sur la page Facebook de Ré à la Hune, à partir du 11 février, pour une ré-ouverture des inscriptions pour 50 chanceux et 50 disciples du Père Fouras, le 14 février.

Inscription sur : https://www.klikego.com/inscription/les-pieds-salesde-lile-de-re-2026/course-a-pied-running/1767214390657-1

Comme leurs aînés, les U15 des RFO « ramènent la Coupe à la maison » !
La Jeunesse des RFO sur tous les fronts ! Les U17 sont champions de France !
Les Féminines des RFO Championnes de France, arborent fièrement leur médaille !

L’Amicale laïque de Rivedoux victime de son succès

L’Amicale laïque de Rivedoux-Plage (ALDRP), l’une des plus anciennes et des plus importantes associations rétaises, rencontre aujourd’hui un problème dans le recrutement de nouveaux bénévoles.

Les membres de l’Amicale jouant au chercheur d’or en pays Zoulou lors d’un voyage en Afrique du Sud.

Cette association, loi 1901, créée en 1948 est l’une des plus importantes de l’île de Ré en termes d’adhérents et d’activités proposées. Elle est ouverte à tous et compte des adhérents répartis essentiellement entre les communes de

THÉÂTRE

Rivedoux (40%), SainteMarie (35%) et La Flotte (25%). Les femmes y sont majoritairement représentées (65%) et ce sont souvent elles qui font que ces messieurs s’inscrivent également. Elle a pour finalité de traquer la solitude des plus âgés et de proposer à tous, jeunes et moins jeunes, des activités épanouissantes dans les domaines sportif et culturel à des prix très étudiés.

De nombreuses activités à l’intérieur comme à l’extérieur Elle propose un choix total de vingt-sept activités dont quatorze sportives à des niveaux de difficulté progressifs comme par exemple les randonnées qui existent en 3 à 4 km (Les Baladins), 7 à 8 km (Petits crapahuteurs) ou en 10 km (Grande randonnée), idem pour la gym se déclinant aussi en gym posturale. Il est aussi possible de s’inscrire pour jouer au badminton, basket, pilates, sophrologie, marche

Un goût de trop peu !

aquatique ou marche nordique. Côté culture, art et détente on découvre des ateliers de couture, créatifs, d’écriture, de généalogie, d’informatique, de mémoire, d’apprentissage, de peinture à l’huile et danse de salon, avec un Club amitiés où l’on joue aux cartes, aux échecs et au scrabble.

Toutes les disciplines sont enseignées par des intervenants qualifiés. L’association insiste sur une formation permanente des encadrants assortie d’une évaluation annuelle et la capacité de prodiguer les premiers secours. Tout est mis en œuvre pour offrir des occasions de se réunir régulièrement et de lutter contre l’isolement, entre autres avec les pots de l’amitié.

Une fois par mois, des visites à la journée de sites ou bien de musées, d’expositions ou de conférences sont organisées. C’est le domaine de François Charraud qui de plus réfléchit et élabore deux voyages par an, parfois lointains, toujours enrichissants comme l’ont été ceux du royaume Hachémite de Jordanie, des Pouilles ou d’Afrique du Sud ces dernières années. Enfin, les brocantes de l’association sont bien connues ; elles auront lieu cette année le mercredi 29 avril, le lundi 20 juillet et le lundi 10 août.

L’association est dirigée par une équipe

soudée dont les membres se connaissent de longue date. La gestion bien encadrée permet de faire beaucoup de choses sans toucher au « bas de laine » sur lequel veille Alain Piroelle, son président. Cependant, comme il nous l’explique, elle est victime de sa réussite. Le coût des animations est calculé de façon à ce que les adhérents puissent participer à plusieurs activités s’ils le souhaitent sans pour autant se ruiner - la première séance considérée comme essai est gratuite -, les activités sont variées et intéressantes et l’ambiance est bonne. L’association rencontre donc un grand succès et encadre actuellement six cents personnes. Malheureusement, le bénévolat se fait plus rare. Ce n’est pas un problème spécifique à l’ALDRP, d’autres associations souffrent également de ce phénomène dans l’île, ce qui le rend d’autant plus difficile à résoudre. Afin de continuer à offrir à ses adhérents une prestation sécure et variée, l’association a décidé de ne plus accepter de nouveaux membres au-delà des six cents qu’elle rassemble actuellement jusqu’au moment où elle aura résolu de manière satisfaisante ce souci.

www.amicalelaiquerivedoux.fr

Georges Feydeau sera à l’honneur ce premier trimestre à Ars-en-Ré, grâce à la compagnie La Mer Ecrite.

Deux pièces courtes, comme souvent dans le théâtre de Feydeau : « Mais n’te promène donc pas toute nue » et « On purge bébé » seront interprétées le mercredi 18 février à 18h et le vendredi 20 février à 20h à la salle des fêtes d’Ars. Deux pièces assises sur les bases habituelles du Vaudeville cher à Feydeau, avec des intrigues extrêmement simples et basées essentiellement sur des quiproquos. Feydeau y tourne en ridicule la médiocrité des existences bourgeoises tout en faisant rire le public. Marine de Missolz, metteur en scène de la compagnie, déclare à leur sujet : « Il n’y a à proprement parler aucune action, aucune intrigue et il est fascinant de constater comment Feydeau parvient à tisser jusqu’à épuisement un fil de dialogues et de rebondissements à partir d’une base aussi ténue. Il met en scène le processus du dialogue de sourds avec une richesse et une subtilité langagière incroyable. » Pour les acteurs, cela représente un gros challenge : leur jeu doit traverser toutes les variations de ces péripéties avec une intégrité totale. Derrière l’apparente facilité du langage et des situations, une rigueur absolue est nécessaire.

Une tournée dans l’île ?

Une tournée est en cours de construction qui devrait nous permettre de revoir Feydeau à l’affiche ce printemps et l’été à venir dans des salles de spectacles ou lieux plus insolites (places extérieures, bar, restaurants, espaces privés “chez l’habitant”...). Les pièces, qui durent respectivement 35 et 45 minutes, peuvent être jouées à la suite ou indépendamment.

Si l’on en croit Marine de Missolz, pour distraire, il faut être sérieux et travailler très méthodiquement un texte qui fera rire. Cela prend du temps, de l’énergie et beaucoup de talent pour interpréter ce théâtre « qui parle de l’incommunicabilité des êtres de façon extrêmement joyeuse. » Et c’est pourquoi, Marine et ses acteurs, ressentent une grande frustration à si peu jouer les spectacles qu’ils ont passé des mois entier à peaufiner. Les associations sont nombreuses dans l’île et les salles disponibles se font rare. De plus, cette compagnie, relativement récente dans le paysage culturel rétais, semble rencontrer des difficultés à établir une communication avec le sud de l’île.

En à peine cinq ans, six pièces ont été intégralement montées et jouées par la compagnie La Mer Écrite, qui bien

Alain Pétiniaud et Céline Merle en répétition à Ars de la pièce de Feydeau « On purge bébé ».

qu’accueillies très favorablement, n’ont été performées que deux ou trois fois au maximum et uniquement dans le nord de l’île. Ce qui est dommage à la fois pour le public et les artistes. Même la pièce « Le Père Noël est une ordure » qui a connu un grand succès lors des fêtes de Mardi Gras à Ars et plus récemment à Noël, n’a pas réussi à passer la frontière. C’est pourquoi La Mer Écrite espère pouvoir faire tourner ces courtes pièces de Feydeau qui s’adaptent à tous types d’espaces et peuvent être jouées

aussi bien dans un restaurant que chez l’habitant, à l’intérieur ou à l’extérieur. Seul le village des Portes semblerait susceptible d’accueillir la compagnie. Il en faudrait d’autres pour que Marine de Missolz soit heureuse : « J’ai toujours ce désir que le théâtre rentre partout, fasse irruption dans les espaces publics pour installer comme un miroir, ou un point de distance qui arrête et interroge nos existences. »

Catherine Bréjat

ASSOCIATIONS À LA HUNE

L’AAMEC, florissante et généreuse

Assemblée Générale annuelle anticipée pour l’Association des Amis du Musée Ernest Cognacq, le 28 janvier à Saint-Martin.

Pourquoi une telle modification de planning ? En raison des élections et de la disponibilité de la salle Vauban, l’association ne pouvant envisager de lieu plus petit et pour cause : même fin janvier, cent vingt-cinq personnes sont présentes, les autres ayant donné pouvoir en nombre. Calendrier électoral ou pas, rien n’entrave la fidélité des adhérents à ce rendez-vous annuel toujours attendu.

Un seul mot, Merci ! Et en majuscules, affirme dans un sourire le président de l’AAMEC Hugues Riedinger, en préliminaire aux rapports d’usage. Merci aux adhérents bien sûr mais aussi aux associations de l’île et du continent « qui nous ont extrêmement soutenus cette année, et merci pour notre musée ». Il est vrai que tous, sans faillir, ont montré leur attachement à l’association et par son intermédiaire, à l’institution muséale de l’Ile de Ré, au fil d’un programme d’animations éclectique ayant réuni mille cinq cents personnes, soit + 15% par rapport à 2024, sans oublier les trois cent cinquante convives ayant assisté à la « Drère » de la Veillée des Conteurs, portée par le Corepor et le Cricri*. 2025 est résolument un crû savoureux pour l’AAMEC, enregistrant également une hausse de 7% d’adhérents, pour arriver aujourd’hui à quatre cent soixante-dix-sept personnes.

Gestion saine et exemplarité « Le budget prévisionnel est toujours préparé avec prudence et avec un léger déficit », précise le trésorier François Rouquet, après avoir présenté les bons résultats 2025, permettant notamment une contribution de cinq mille deux cents euros en actions de mécénat composées d’acquisitions - deux vues de marais salants, l’une d’Emma Plouzeau

et l’autre de Giraudeau et quatre œuvres de Daniel Capbal, peintre bagnard - mais également d’une « mise en valeur de la collection de paléontologie 2 » . Une situation financière enviable, conduisant Hugues Riedinger à soumettre au vote une réduction de la subvention accordée à l’association, pour la porter à mille cinq cents euros (au lieu de deux mille cinq) « en solidarité avec l’atmosphère générale et les efforts économiques », précise le président de l’AAMEC. Une suggestion adoptée à l’unanimité.

Corepor et Cricri, la Drère mais pas que Dernière Veillée ! « Ce fut un coup de tonnerre », affirme Michel Fruchard. Une fin mais en beauté avec quatre heures de spectacle au gré d’un Best of mémorable. « Nous avons arrêté en plein succès faute de succession », rappelle-t-il, soulignant qu’a priori, « plus personne n’est intéressé par la mémoire vivante de l’Île de Ré ». Pour autant, le Corepor poursuit ses interviews et leur retranscription. En collaboration avec le musée, un projet d’exposition itinérante intitulée Métamorphoses Ile de Ré est également à l’horizon, ainsi que la rédaction éventuelle d’un livre sur la « littérature » rétaise en patois.

Farandole d’animations

C’est à Florence Chatin, en charge de la commission animations, que revient la rétrospective d’usage sur l’année écoulée. Au total, treize propositions sur dix mois, dont deux pièces de théâtre, deux visites dont la maison de Pierre Loti à Rochefort, mais aussi pléthore de conférences sur des sujets variés allant de l’histoire de Néfertiti à Notre-Dame de Paris en passant par la poche de La Rochelle (entre autres), ont fait le bonheur d’un public

toujours nombreux. Sans oublier un imprévu prestigieux, avec la venue exceptionnelle de Sam Stourdzé, Directeur de l’Académie de France - Villa Médicis à Rome.

Etienne bientôt au musée

Voilà déjà un an que le sculpteur nous a quittés. Un départ qui « a renforcé la volonté de la municipalité et muséale », explique Christelle Rivalland, revenant sur les nombreux échanges ayant eu lieu l’année dernière entre elle-même, Patrice Déchelette, et la compagne du sculpteur, Isabelle Vétois, déjà chaleureusement et publiquement remerciée par Hugues Riedinger. Deux sculptures d’Etienne devraient ainsi entrer au musée. La première, intitulée Départ de Nicolas Martiau, évoque l’arrière-grandpère de Georges Washington, « une histoire sortie de l’ombre dans les années 2000 », explique Christelle Rivalland estimant « logique que l’œuvre revienne au musée ». La seconde, Le Violoniste, est « une œuvre emblématique et un choix unanime », souligne-t-elle. Une sculpture

Une labellisation pour Les Cols bleus

Pour les projets est les actions qu’elle organise ou auxquels elle participe sur le territoire rétais et sur le continent, depuis 1948, avec les valeurs et les traditions héritées de la Marine, l’Amicale des Anciens Cols bleus de l’île de Ré vient de recevoir en janvier 2026 la « Labellisation 400 ans de la marine nationale. »

Une grande fierté pour l’Amicale des anciens Cols bleus de l’île de Ré !

Son président Patrick Chevrierannonce que « L’Amicale affichera fièrement le logo de cette reconnaissance officielle nationale, dans toutes ses communications, manifestations et évènements auxquels elle participera en 2026 sur le territoire, pour promouvoir sa vocation intercommunale, présente sur toutes les

de quatre-vingt-sept centimètres de hauteur, illustrant le travail des pleins et des vides, signature du sculpteur. « C’est un geste énorme qu’a fait Isabelle Vétois », affirme Christelle Rivalland, précisant que le Musée Ernest Cognacq sera le premier à présenter des œuvres d’Etienne. Pour ces acquisitions, les adhérents de l’AAMEC pourraient être sollicités pour une contribution exceptionnelle et nul doute qu’ils répondront présents.

A noter enfin, une hausse de fréquentation des scolaires au musée mais également sur les ateliers dédiés au jeune public, ainsi que la belle dynamique de l’équipe de l’AAMEC, ne ménageant pas ses efforts tout au long de l’année. Mais comme le souligne Hugues Riedinger, « quand il y a une bonne entente, les choses se font avec plaisir ! »

Pauline Leriche Rouard

*COREPOR : Comité pour le Recueil du Patrimoine Oral Rétais / CRICRI : Comité pour le recueil et l’inventaire des chansons rétaises introuvables.

communes rétaises, à la coordination rochelaise des associations mémorielles et patriotiques, avec des Administrateurs et des délégations engagées qui portent avec fierté l’héritage et les valeurs de la marine. »

« Une reconnaissance et une confiance qui nous accompagnera dans toutes nos sorties, cérémonies et événements, pour incarner l’esprit de cette célébration historique « 400 ans de la marine nationale. » ».

L’Amicale adresse un grand merci aux autorités civiles et militaires qui lui ont fait confiance et soutenu son dossier, et à l’équipe dédiée à l’étude et à l’attribution cette labellisation qu’elle dédie à tous ceux qui ont fait et font vivre l’Amicale, à ses adhérents et à ses soutiens !

Photo de famille (presque) au complet, en compagnie du maire Patrice Déchelette et de la directrice du Musée Christelle Rivalland.
Patrick Chevrier, président de l’Amicale des Anciens Cols bleus, entouré de Michel Lardeux et Jacques Coquet.

Le festival Les P’tits se réveillent fête ses 15 ans

Dédié au jeune et très jeune public, Les P’tits se réveillent étoffe sa programmation à l’occasion de sa quinzième édition et propose aux familles une multitude de rendez-vous entre le 7 et le 1 4 mars 2026.

Organisé par La Maline, ce festival pluridisciplinaire essaime sur le territoire rétais des propositions artistiques variées afin d’éveiller les plus jeunes à la diversité des esthétiques. Au programme : du cirque, de la chanson, du théâtre ou encore des arts visuels. Cinq spectacles, contre quatre habituellement, sont annoncés cette année et deux d’entre eux seront joués hors-les-murs.

Un océan d’amour, de la Cie La Salamandre, emportera les enfants dans une merveilleuse histoire d’amour par le biais d’un théâtre d’objets, de pop-up et d’une montagne de papiers.

La fabuleuse histoire de Basarkus de

la Cie Lamento explore quant à elle différentes disciplines circassiennes dans un joyeux bazar où les artistes jonglent, dansent et multiplient les acrobaties.

Les arts visuels seront aussi de la partie avec Héritages de la Cie Carré blanc sur fond bleu. Pluridisciplinaire et immersif, ce spectacle mêle théâtre d’objets, d’ombres, de végétaux, peintures naturelles, expériences sensorielles et olfactives et musique jouée en direct tout au long du spectacle.

Les Rétais Lady Do et Monsieur Papa font également partie de cette 15e édition des P’tits se réveillent, avec leur tout dernier spectacle La MiFa . Pour cette quatrième création, ils seront accompagnés du batteur Éric Pérez pour mettre en rythme quinze nouvelles chansons.

Camin’oh de la Cie Aïlas, enfin, est une installation participative offrant aux tout-petits une exploration multisensorielle où les sons se toucheraient et les graphismes se chanteraient. Les enfants, accompagnés par deux comédiens musiciens, pourront cheminer autour d’une structure-cabane aux murs tactiles.

LA MALINE - THÉÂTRE

À chaque spectacle, son atelier

« Nous avons rattaché à chaque spectacle une proposition d’atelier créatif mené par les artistes des spectacles euxmêmes », explique Mariana Le Goff, la chargée de programmation jeune public et médiation culturelle de La Maline. « Par exemple, le lendemain d’Un océan d’amour il y aura un atelier de kamishibai durant lequel les enfants pourront créer leurs propres petits théâtres de papier. Juste après La fabuleuse histoire de Basarkus les artistes animeront un atelier de jonglage. Autre exemple : Lady Do et Monsieur Papa proposeront un atelier musical où les enfants apprendront les chansons qu’ils pourront chanter pendant le concert de l’après-midi. »

Le cinéma n’est pas en reste avec plusieurs courts-métrage à destination du jeune public : L’ourse et l’oiseau, Jeune

Pousse et Goat - rêver plus haut. Ces projections seront agrémentées de ciné-goûters et d’un atelier sur les coulisses du cinéma pendant lequel les enfants pourront manipuler des jouets optiques. Enfin, la médiathèque de SainteMarie-de-Ré accueillera une exposition de l’illustratrice rochelaise Emma Schnellbach qui a créé l’affiche de cette quinzième édition. Elle y mènera même un atelier « animaux en couleur » en lien avec l’expo.

Détails de la programmation sur le site lamaline.net. Attention, certains spectacles sont programmés hors-les-murs. Ouverture de la billetterie le 18 février.

« Michelle, doit-on t’en vouloir d’avoir fait

un selfie à Auschwitz ? »

Dans cette pièce de théâtre, la compagnie Nandi revient sur ce fait divers de 201 4 qui avait provoqué un scandale dans le monde entier, celui d’une ado américaine qui, profitant d’un voyage scolaire, posta sur les réseaux sociaux une photo d’elle tout sourire devant le camp de concentration polonais.

Entre devoir de mémoire, utilisation des réseaux sociaux et cyberharcèlement, cette pièce s’adresse aux adolescents dès l’âge de 12 ans. Son metteur en scène, Franck Régnier, répond à nos questions.

Ré à la Hune : Franck Régnier, quelle est la genèse de cette pièce ?

Franck Régnier : À l’époque, je cherchais à travailler autour des ados, ayant moi-même des enfants qui entraient dans l’adolescence. Je suis tombé par hasard sur le livre de Sylvain Levey, « Michelle, doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz ? ». Le titre m’a d’abord interpellé, et à la fin de ma lecture j’ai su qu’il était particulièrement important de le montrer sur scène au vu des problématiques d’actualité qu’il soulève. La pièce a été créée en 2023 et depuis nous l’avons déjà jouée plus de quatre-vingts fois.

Quelle est la force du livre de Sylvain Levey ?

Ce que j’ai vraiment aimé dans ce texte, c’est que Sylvain Levey ne porte aucun jugement et amène le débat. Il se contente de relater les faits et de pousser à la réflexion. Il s’est inspiré de

ce fait divers et l’a transposé sur des ados français, mais jamais il ne donne son avis ou ne juge la jeune fille. Il amène les spectateurs à réfléchir sur la thématique du devoir de mémoire, sur celle de l’utilisation des réseaux sociaux mais aussi sur celle du cyberharcèlement puisque cette jeune américaine, Breanna Mitchell, avait reçu des insultes et des menaces de mort sur son compte Twitter suite à sa publication. Dans son texte,

Sylvain Levey ne contextualise même pas le selfie de Breanna Mitchell. Nous avons respecté tout cela, et nous proposons systématiquement à la fin des représentations des bords de scènes afin d’échanger avec les spectateurs, ce qui a beaucoup de succès car ils ont envie d’aller plus loin. C’est à ce moment-là que nous contextualisons ce selfie, ce qui fait souvent changer d’avis les ados sur la question.

Dans votre mise en scène, il n’y a pas d’écrans, pas de vidéos, mais de la danse. Pourquoi ?

Parce qu’on parle déjà beaucoup des écrans et des réseaux sociaux ! Avec la scénographe on a donc décidé de ne pas projeter, de ne pas montrer des écrans sur scène. En revanche, nous avons effectivement intégré beaucoup de danse. Nous avons travaillé sur le corporel, car je trouve que le corps amène beaucoup plus d’émotions que la parole. J’ai travaillé avec une chorégraphe et il y a notamment deux chorégraphies dans la pièce. On joue aussi beaucoup avec une balançoire, qui rappelle l’enfance et nous permet par exemple d’imager les déplacements. J’ai essayé d’amener de la poésie, justement parce que nous sommes déjà plongés dans des sujets très difficiles.

Propos recueillis par Aurélie Bérard

« Michelle, doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz ? » de la Cie Nandi, à La Maline le 27 février à 20h30. Tarifs : de 8 à 16€. Dès 12 ans.

Le spectacle de cirque La fabuleuse histoire de Basarkus aborde la question de l’autonomie. Dès 3 ans.
Lady Do et Monsieur Papa reviennent en trio pour leur nouveau spectacle, La MiFa.

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