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Journal Journal des Profe ssion nelsnels des Profe ssion LES POINTS DE PRESSE DE L’ENTREPRISE

ÉDITION POITOU-CHARENTES - LIMOUSIN - VENDÉE

AVRIL-MAI 2012

LES ENTREPRISES QUI BOUGENT

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Revues de presse Poitou-Charentes, Vendée, Limousin BANQUE & FINANCE

p. 20

Les marchés financiers debout Les Etats à genoux

L'art

IMMOBILIER D'ENTREPRISE

de bien gérer les talents Numéro 109 | Avril - Mai 2012  JDP109.indd 1

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Les multiples solutions

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POUR ALLER DE L'AVANT...

ÉDITO par Nathalie Vauchez

© Gecko Production

Tandis qu’au plan national et local les campagnes électorales font rage, souvent très agressives, et que le contexte financier et économique n’est guère porteur, les entreprises, elles, continuent de se battre pour leurs projets, leur développement et parfois leur survie.

Ajouté à cela, le contexte électoral teinté d’un fort attentisme - dont on se demande bien quelle en est la raison, comme si l’avenir des entreprises était suspendu au nom du prochain Président de la République et à la majorité politique qui se dégagera… - plombe un peu plus l’activité économique. Pour résister et aller de l’avant, les dirigeants d’entreprise sont plus que jamais conscients du rôle central des ressources humaines, depuis le recrutement des meilleures compétences jusqu’à leur fidélisation dans l’entreprise, avec de nouveaux modes de gouvernance qui apparaissent, concomitants au rajeunissement des équipes d’encadrement. C’est pourquoi la Rédaction a fait le choix de consacrer son Master dossier à cette thématique. L’autre champ de « combat » des entreprises est plus que jamais la recherche de financements, les sources du crédit se tarissant avec l’exigence accrue des marchés financiers à l’égard des Etats,

REVUES DE PRESSE

ACTUALITÉS

Est-ce le résultat d’un contexte national tendu, certaines professions sont parfois fortement stigmatisées, tant il est vrai qu’il est facile de les désigner comme responsables de tous nos maux… Les banques, mais aussi les huissiers de justice n’ont pas toujours bonne presse, a fortiori en période de fortes restrictions. Le Journal des Professionnels est ainsi fier de relayer leur communication – la campagne de la Chambre départementale des Huissiers de Justice de Charente-Maritime est à cet égard particulièrement audacieuse et percutante - et ce sont des professions entières qui nous font confiance, comme l’ordre des avocats, l’ordre des experts comptables ou encore la chambre des huissiers. Ce qui m’amène ainsi à fortement remercier nos fidèles Annonceurs qui nous suivent depuis

-------n Ressources Humaines

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--------n Poitou-Charentes

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--------n de l'entreprise

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--------n Limousin

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--------n internationale

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--------n Vendée

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--------n européenne

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--------n Les Entreprises qui bougent

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Recrutement : devenir le candidat idéal Embaucher un jeune en alternance Les missions d’intérim pour cadres La gouvernance RH

--------n Banque & Finance

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Les marchés financiers sont-ils sous contrôle ? Présenter ses comptes à son banquier Comment se mettre son banquier dans la poche ? Pourquoi se multibancariser La couverture décès - invalidité

des années mais aussi les nouveaux qui nous rejoignent régulièrement ; ils permettent au Journal des Professionnels d’exister, de se développer et d’avoir une forte visibilité partout sur notre région, grâce à un tirage important (26 000 exemplaires) et une distribution fine assurée par notre propre équipe. A cet égard, de récentes études nationales ont révélé quel rôle essentiel joue la presse gratuite d’information, qui avait été fortement décriée à ses débuts (« la sous-presse » avaient titré certains quotidiens payants !) alors qu’elle génère un fort contenu rédactionnel et permet à tous d’y accéder, sans concurrencer les médias payants. Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce nouveau numéro, car oui nos études de lectorat confirment que le JDP est lu très attentivement, avec une forte reprise en main.

Nathalie Vauchez Directrice de Publication journaldespros@wanadoo.fr

-------n Immobilier d'entreprise & Immobilier d'investissement

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Les solutions des collectivités locales pour démarrer : hôtel et pépinières d’entreprises Les centres d’affaires Investir dans la pierre pour défiscaliser, préparer sa retraite

-------n Choisir ses prestataires

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Achat ou location / maintenance ? Comment comparer les prestations proposées ? Les types de contrat de location / maintenance Les pièges à éviter

Entreprendre est un challenge quotidien, vous satisfaire doit l’être aussi. Agence Entreprises Charente-Maritime / Deux Sèvres 32, rue du Chemin Vert - La Rochelle - Tél. 05 46 00 21 40 Agence Entreprises Charente / Vienne 5, avenue du Général de Gaulle - Angoulême - Tél. 05 45 38 60 06 Agence Entreprises Limousin 2 et 6, rue Turgot - Limoges - Tél. 05 55 44 58 53 Agence de La Roche-sur-Yon 14, place de la Résistance - Tél. 02 51 36 30 89

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des collectivités publiques et des entreprises. Le Journal des Professionnels consacre ainsi son second dossier à la Banque et la Finance, les banquiers de l’entreprise ayant un fort pouvoir in fine sur son développement, mais aussi sur les créations, reprises et liquidations d’entreprises…

DOSSIERS

--------n des professionnels

Banque Tarneaud S. A. à Directoire et Conseil de Surveillance au capital de EUR 26 529 328 - SIREN 754 500 551 – RCS Limoges - N° TVA FR69 754 500 551 Siège Social : 2 et 6 rue Turgot - 87011 Limoges Cedex - Illustration étoile : Antoine Magnien - Photos : Tetra Images/Getty Images. FRED & FARID

SOMMAIRE

Les difficultés croissantes de financement des collectivités territoriales ont un effet immédiat et brutal sur l’économie locale, à double titre : elles réduisent drastiquement les aides et subventions directes, mais sont aussi obligées de suspendre certains projets, pourvoyeurs d’emplois et de commandes importantes auprès des entreprises.

Les PME sont les plus touchées par cette réduction comme peau de chagrin de la commande publique.

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REVUE DE PRESSE DES PROFESSIONNELS n JEUNES

n VALEURS

UNE VISION PESSIMISTE DE L’AVENIR D’après un sondage Ipsos, 68% des jeunes pensent que l’évolution de la situation en France au cours des 10 prochaines années sera négative en matière de croissance économique. Cette vision pessimiste concerne même 70% des 18-25 ans (Génération Y) pour ce qui ressort du marché de l’emploi avec 62% qui pensent que les prochaines générations vivront encore moins bien qu’eux. Dans le même ordre d’idée, 57% estiment que la France est en retard dans le domaine économique par rapport à la moyenne des pays occidentaux et 56% prévoient que leur pouvoir d’achat va se dégrader dans les années à venir. D’après l’Institut Diderot qui a commandé ce sondage «Pour la plupart des sondés, la France est devenue un pays de seconde zone» constatant que la grande majorité des jeunes montrent une grande défiance envers les institutions en place et surtout les politiques (84%).

VERS QUI SE RETOURNER EN CAS DE CRISE ?

Un sondage réalisé par Opinion Way indique que c’est la sphère privée qui est la valeur refuge en période de crise, très loin devant le soutien des institutions religieuses ou politiques. Mieux que cela, c’est le libertaire en famille, l’amour et l’amitié qui dominent en cas de pépin, en reléguant la foi et le patriotisme au fin fond des préoccupations du moment. • Principales valeurs refuge en cas de difficulté, plusieurs réponses possibles (base oct. 2011) : 75% 50% 45% 35% 25% 22% 16% 13% 5% 4% 2%

L’AMBITION DU «VIVRE ENSEMBLE»

Il est vrai que derrière le devoir d’optimisme forcé pratiqué par le monde politique, entièrement responsable de cette situation, les motifs de réjouissance pour les jeunes ne sont pas très nombreux. Entre une croissance atone, un chômage très fort, une dette à perpétuité, un environnement qui se dégrade, le seul grand espoir actuel est placé dans les nouvelles technologies pour 73% d’entre eux, en estimant qu’elles les aident dans leur vie quotidienne et correspondent au «désir de progrès de la jeunesses». L’autre grande motivation existentielle selon l’Institut Diderot est que «La plupart des jeunes sont du côté de Prométhée», ce titan apôtre de la libre recherche qui apporte à l’homme le savoir et l’épanouissement. En cela, leur ambition de bonheur personnel apparaît très forte en souhaitant évoluer vers une autre forme de «vivre ensemble», bien conscient qu’il existe forcément une aventure à vivre derrière tout cela. 

La famille L’amitié L’amour Le courage, l’effort Le travail La solidarité Le plaisir La religion, la foi La patriotisme, la patrie L’autorité L’Etat Source : OpinionWay

n SANTÉ NOMBRE DE CALORIES BRULÉES EN 30 MINUTES

Dans son livre intitulé Datavision (ed. Robert Laffont), le journaliste et graphiste anglais David McCandless associe pour chaque grande activité humaine le nombre de calories dépensées en 30 minutes d’exercice.

• Liste d’activités humaines et leur nombre de calories dépensées en 30 minutes : 443 Boxe, rugby, patin à roulettes, squash 369 Arts martiaux 310 Yoga, football américain Course, basket-ball, gymnastique, 295 escalade, pompes 275 Football Ski, tennis, aérobic, vélo, rame, 258 longueurs en piscine 240 Chaise roulante Danse, golf, tai chi, jardinage, cricket, 166 badminton 110 Marche, surf, frisbee, bowling, bateau 103 Peinture 93 Fléchettes, baseball, camping 74 Lavage de dents 66 Travail 57 Sexe (vigoureux) 55 Communication 48 Sexe (modéré), lecture 44 Aller aux toilettes 40 File d’attente 36 Sexe (léger), méditation, repos, prière

n EMPLOI DU TEMPS QUELLE EST LA JOURNÉE TYPE DU FRANÇAIS ?

La dernière enquête «Emploi du temps» de l’Insee s’est appliquée à définir des moyennes de répartition du temps quotidien. Ainsi la journée type des Français et Françaises se répartit en 6 temps précis. Alors que le temps physiologique est majoritaire en incluant le sommeil, la toilette, les soins, les repas (12H par jour en moyenne), il semble que le temps de sommeil ait baissé de -13 minutes depuis 1999 alors que la toilette s’est allongée de +14 minutes et que le temps des repas est évalué à 2H13. Le temps du travail professionnel, de la formation/ études et du trajet domicile-travail/études est, en

moyenne, de 33H26 par semaine dont 29H05 pour les femmes et 37H15 pour les hommes. Entre 1999 et 2010, le temps libéré sur le travail a été, en partie, reporté sur les trajets domicile-travail avec +7 minutes par jour en 2010. DES MOYENNES FAUSSES MAIS RÉVÉLATRICES

Le temps quotidien domestique moyen est proche de 4 heures pour les femmes et comprend les tâches ménagères (ménage, cuisine, linge, courses, soins aux enfants et adultes) mais aussi le bricolage, le jardinage et les soins aux animaux. Ce temps, qui est inférieur de 1H30 pour les hommes, est compensé chez eux, en partie, dans le temps de loisirs comprenant la télévision (2H), la lecture (9 minutes), la promenade, les jeux (33 minutes), Internet et le sport. D’une manière générale, l’enquête révèle que 60% des personnes en emploi aimeraient disposer de davantage de temps, notamment pour pouvoir le consacrer à leur famille. De la même manière, un tiers des personnes en emploi indiquent qu’elles souhaiteraient passer moins de temps à travailler tandis que seulement 10% souhaitent travailler plus. • Répartition des activités des Français au cours d’une journée moyenne calculée sur la base d’une semaine complète divisée par 7 jours, tout en tenant compte des périodes de vacances qui minimisent ainsi la durée effective de travail hors congés (base 2010) : Temps physiologique Temps de loisirs Temps professionnel Temps domestique Temps de sociabilité Temps de transport

Femme Homme 11H53 11H36 3H46 4H24 2H38 3H53 3H52 2H24 0H57 0H51 0H53 0H50 Source : Insee

Principales sources utilisées : Alternatives Economiques - Express - Le Point

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REVUE DE PRESSE DES ENTREPRISES n DIRIGEANT LE STATUT DE CADRE DIRIGEANT REMIS EN QUESTION

Un arrêt du 31 janvier 2012 de la Chambre sociale de la Cour de Cassation fait basculer la jurisprudence en matière de statut de cadre dirigeant. Elle stipule, en effet, que non seulement «Le cadre dirigeant exerce une responsabilité dont l’importance implique une grande indépendance dans la gestion de son emploi du temps, qu’il soit habilité à prendre des décisions de façon largement autonome, qu’il perçoive une rémunération située dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunérations pratiqués par l’entreprise» mais qu’il participe aussi effectivement à la direction de l’entreprise. Alors que depuis plusieurs années les entreprises ont pris l’habitude d’accorder ce statut assez largement aux cadres les plus méritants, dorénavant seuls les cadres qui appartiennent à des organes de direction (comité de direction ou conseil de surveillance) satisfont à ces nouvelles conditions, ce qui risque de limiter fortement le nombre de… directeurs. LE NARCISSISME MAUVAIS CONSEILLER

D’après une étude menée par l’Academy of Management, il semble que les dirigeants narcissiques soient plus portés à prendre des décisions risquées. L’explication donnée est que la volonté de propulser leur entreprise à l’avant-garde de l’innovation technologique est directement liée à une soif d’attention portée sur eux-mêmes avec, au final, un succès qui n’est pas toujours au rendez-vous.

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n EMPLOI DES CADRES UN MARCHÉ À 2 VITESSES

Pour 2012, l'Apec mise sur une fourchette de recrutement de cadres comprise entre 164 000 et 195 000 associée à un fort taux de mobilité interne et externe. Selon elle, le marché sera cette année à deux vitesses entre : • Les cadres expérimentés largement sollicités et les jeunes diplômés moins demandés. • Les grandes entreprises qui envisagent un recrutement (35%) et les PME (5%) qui n’ont que peu de visibilité sur leurs carnets de commandes. • Les secteurs d’activité en demande (aéronautique, informatique, télécoms) et ceux qui stagnent (automobile, textile, chimie, pharmacie, construction). • Les fonctions particulièrement privilégiées (ingénieurs, commerciaux) et les postes administratifs peu renouvelés. • Les régions les plus dynamiques (Ile-de-France, Rhône-Alpes) et les autres (Haute Normandie, Bretagne, Picardie).

n ECONOMIE LA BAISSE CONSTANTE DU COÛT DU POSTE DE TRAVAIL

Selon la dernière étude de l’Association des directeurs et responsables de l’environnement de travail, le coût moyen du poste de travail a encore baissé de -5% en 2011 (-10% en 2010) pour atteindre une moyenne de 16 286 euros. Durant les 2 dernières années, 44% des salariés ont bougé au sein de leur entreprise à l’occasion de déménagements internes. Ces changements ont permis de réaliser de fortes économies sur l’immobilier grâce à la renégociation des loyers et à une diminution de la surface (21m² contre 23). La plupart des entreprises ont également mieux maîtrisé leur consommation de fioul, malgré le renchérissement du coût de l’énergie, avec une baisse annuelle constante de -5% depuis 2007. A l’inverse, les dépenses de voyage ont augmenté de +3% pour atteindre 3 186€ par salarié.

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n RÉMUNÉRATION UNE MAJORITÉ DE SALARIÉS INSATISFAITS

La dernière enquête réalisée par la Cegos sur le climat social en 2011 a mis en exergue un gros point noir en matière de rémunération. Elle révèle notamment un fort sentiment d’iniquité pour 45% des salariés qui considèrent que les rémunérations, au sein de leur entreprise, ne sont pas équitables pour un même niveau de contribution. Pire encore, 62% des salariés jugent non satisfaisant le système de rémunération en place. La dernière enquête flash réalisée par Towers Watson indique, toutefois, que la majorité des entreprises envisage de procéder à des hausses de salaires en 2012 principalement sous forme individuelle. Les dirigeants bénéficieraient ainsi d’une hausse de l’ordre de +2,6%, les cadres de +2,5% et les personnels non-cadres de +2%. CHANGER DE JOB POUR AUGMENTER SON SALAIRE

L’individualisation des salaires pour les cadres est également la perspective retenue en 2012 pour le cabinet de recrutement Robert Walters. Celui-ci explique notamment que «Ce sont ceux qui changent de job qui font bouger les salaires. Rejoindre un autre employeur permet, en théorie, de faire un bond dans la rémunération. Alors que, pour ceux qui restent dans l’entreprise, les hausses connaissent une inertie beaucoup plus forte». Concernant les cadres de haut niveau, ce cabinet indique également que parce que «Les entreprises sont en sous-effectifs, celles-ci ne peuvent se permettre de se priver des salariés moteurs et des experts les plus pointus. Dès qu’une embellie économique se présentera, tous les cadres de haut niveau seront davantage courtisés et leurs salaires à l’embauche repartiront à la hausse. Plus on attend, plus l’effet de rattrapage sera inévitable.»

n MANAGEMENT LA PEUR DU CHANGEMENT

Une étude menée par le cabinet Mercuri Urval indique que seulement 29% des managers français considèrent que participer à la conduite du changement constitue une opportunité professionnelle. Ce scepticisme serait dû à la multiplicité des objectifs fixés par les patrons des entreprises françaises. Cette addition de contraintes aurait pour effet de créer un sentiment de doute sur les résultats obtenus ainsi qu’une peur de ne pas être à la hauteur. A l’inverse, ils sont 95% en Allemagne, 94% en Italie et 87% en Espagne à dire le contraire, sachant que dans ces pays les ambitions de changement sont souvent plus modestes.

n PATRIMOINE INÉGALITÉS SOCIOPROFESSIONNELLES

Entre 2004 et 2010, les inégalités de patrimoine se sont accrues entre Français. Selon l’Insee, 93% du patrimoine est détenu par les 50% des Français les plus riches, alors que les 10% des plus pauvres possèdent moins de 0,1% de la richesse du pays avec un patrimoine moyen estimé à 2 700 euros. • Patrimoine brut des Français selon leur catégorie socioprofessionnelle en euros (base 2010) : 911 000 643 000 415 000 259 000 118 000 68 000

Profession libérale Commerçant Cadre Moyenne Employé Ouvrier non qualifié Source : Insee

Principales sources utilisées : L’Entreprise - L’Express - Le Point

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REVUE DE PRESSE INTERNATIONALE n CORRUPTION

n IMAGE DE LA FRANCE BONNE DANS LES PAYS ÉMERGENTS, MAUVAISE PARMI NOS VOISINS

LES PAYS VERTUEUX ET… LES AUTRES

Parmi les 183 pays analysés par l’ONG Transparence Internationale, en matière de corruption pratiquée par l’administration publique et la classe politique, la France prend le 25e rang mondial. Le pays le plus vertueux au monde est la Nouvelle-Zélande suivi par 3 pays nordiques. Les deux derniers de la classe sont la Corée du Nord et la Somalie avec une note de 1 sur 10. Selon cet organisme, les mauvais rangs de l’Italie (69e) et de la Grèce (80e) aggravent la crise de l’euro car ils reflètent «une mauvaise utilisation des fonds publics». • Classement des pays les moins corrompus en fonction de la perception qu’ont leurs habitants du niveau de corruption (note allant de 10 à 1) : 1. Nlle-Zélande 9.5 2. Danemark 9.4 3. Finlande 9.4 4. Suède 9.3 5. Singapour 9.2 6. Norvège 9 7. Pays-Bas 8.9 8. Australie, Suisse 8.8 10. Canada 8.7 … 14. Allemagne, Japon 8 … 24. Etats-Unis 7.1 25. France 7 … 143. Russie 2.4 182. Corée du Nord, Somalie 1 Source : Transparence Internationale

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La France conserve un «soft power» malgré la perte de son influence à l’international et ce, grâce au Tour de France, au luxe, à sa gastronomie ou encore pour son football. Un récent sondage TNS Sofres indique que si le rôle de la France a baissé depuis 20 ans parmi ses alliés historiques (Allemagne, Etats-Unis, RoyaumeUni, Japon…), sa côte d’amour est relativement importante dans les pays émergents (Brésil, Inde, Maroc, Egypte...). Alors que l’enthousiasme est particulièrement fort chez les Brésiliens et les Marocains, le scepticisme général de ceux qui nous connaissent bien comme l’Allemagne et surtout l’Angleterre est également très marqué. Parmi nos voisins immédiats, il est vrai que l’arrogance française passe assez mal faisant que seulement une minorité d’habitants souhaiterait vivre, étudier et/ou travailler dans l’Hexagone. A la question : La France est un pays que vous aimez (en % de réponses positives) : 82% Brésil 82% Pologne 81% Inde 77% Maroc 66% Espagne 65% Etats-Unis 54% Royaume-Uni A la question  : Par rapport à il y a 20 ans, pensez-vous que le rôle de la France est plus important ? (en % de réponses positives) : 77% Maroc 59% Inde 55% Brésil 36% Allemagne 30% Etats-Unis 27% Royaume-Uni 15% Japon

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n DÉFICITS COMMERCIAUX SURTOUT DANS LES PAYS RICHES En 2011, le solde cumulé des balances commerciales des pays riches (Etats-Unis, Japon, Union Européenne) a atteint les -863,9 milliards de dollars (-658,5 Md$ en 2010). A l’inverse, les Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) enregistrent un excédent cumulé de +233,5 Md$ (+234,7 Md$ en 2010). C’est également le cas de l’Allemagne qui détient le plus gros surplus commercial mondial avec 216 Md$. Au Japon, le phénomène est très inquiétant avec une balance commerciale qui a viré au rouge pour la première depuis 1980, alors que dans ce pays les exportations tirent la croissance depuis 50 ans. Depuis 2002, la France accuse elle aussi une succession de déficits commerciaux dont le plus fort est intervenu en 2011 avec plus de 90 milliards de dollars (-69 Md€).

• Plus gros accumulateurs d’excédents commerciaux en 2011 en milliards de dollars : 216,0 Allemagne 188,4 Russie 157,0 Chine 69,9 Norvège 32,1 Corée du Sud 29,7 Brésil 28,0 Australie 24,9 Taïwan 5,5 Canada Source : FERI

n RICHESSE OUI AU «SACRIFICE PARTAGÉ»

L’idée de taxer les riches n’est pas nouvelle alors que certains d’entre eux le souhaitent ardemment. C’est le cas notamment aux Etats-Unis avec un certain Warren Buffet (célèbre financier

de 82 ans, 34 Md$ de fortune personnelle) qui l’a déjà proposé l’année dernière, en s’offusquant que «Pendant que les pauvres et les classes moyennes combattent pour nous en Afghanistan et pendant que de nombreux Américains luttent pour joindre les deux bouts, nous, les mégariches, continuons à bénéficier d’exemptions fiscales extraordinaires». Ce philanthrope militant avoue n’être taxé qu’à 17% de ses revenus (6 millions de dollars) alors que ses employés sont taxés à 36%, soit deux fois plus que lui. Pour remédier à cette injustice, il préconise un «sacrifice partagé» en taxant davantage les 237 000 Américains déclarant plus de 1 million de dollars de revenus par an et, plus encore, les revenus supérieurs à 10 millions de dollars (9 000 Américains). Selon lui, cela ne nuirait ni aux emplois ni aux investissements car «Entre 1980 et 2000 le taux d’imposition des riches était bien plus élevé et cela n’a pas empêché la création de près de 40 millions d’emplois». SELF-MADE-MEN CONTRE HÉRITIER

Alors que la population mondiale des millionnaires s’élève à 10,9 millions de personnes dont la fortune (hors résidence principale) s’élève à plus de 1 million de dollars, les milliardaires sont également 1 210 dans le monde avec une évolution de +17,6% sur un an. Plus de la moitié des nouveaux milliardaires vient du Brésil (30), de Chine (115), de Russie (101) et d’Inde (55). La particularité de ces nouveaux «riches» est qu’ils sont plus jeunes (moins de 50 ans) et des selfmade-men alors qu’en Europe, il s’agit le plus souvent d’héritiers (près de 70 ans d’âge moyen). En France, les 10% de Français les plus riches possèdent 46% de la fortune nationale avec plus de 560 000 foyers fiscaux soumis à l’ISF en 2010 (Insee). Le revenu fiscal moyen annuel des 100 Français les plus riches s’élève à 28,7 M€ avec une progression, depuis 15 ans, 6 fois plus rapide que la moyenne nationale. Principales sources utilisées : L’Expansion - L’Express - Le Point - Problèmes économiques

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REVUE DE PRESSE EUROPEENNE n LA GRANDE BRADERIE EUROPÉENNE Pour éponger une partie de leur dette, les Etats européens cherchent tout azimut des moyens rapides de trouver des fonds. Apparemment, une idée a fait l’unanimité : vendre le patrimoine national et l’argenterie qui va avec. Le problème, c’est qu’avec cet afflux du marché et malgré la soif d’investissement de la Chine ou des pays du Moyen-Orient, l’offre dépasse la demande et les prix ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. Déballage par pays:

1. Irlande L’Etat irlandais a mis en vente des parts dans sa compagnie aérienne Aer Lingus, dans la société d’exploitation forestière Coillte et dans ses célèbres haras nationaux qui vaudraient près de 1 mrd d’€. La compagnie du gaz, Bord Gis, serait également sur les rangs pour 2,5 mrds d’€.

2. Portugal Le Portugal a été parmi les premiers pays à vendre ses bijoux de familles : une partie du réseau national électrique appartient désormais à la Chine et à Oman Oil tandis que 21% de la compagnie énergétique nationale, Energias, a été racheté par la China Three Gorges Corporation.

5. Espagne En septembre 2011, le projet de privatisation partielle de la loterie nationale espagnole a été annulé au dernier moment quand le ministère des Finances a décrété que sa valeur commerciale était sous-estimée. Des négociations sont en cours pour céder une part minoritaire de la compagnie des eaux de Madrid, Canal Isabel II tandis que le métro de Madrid, évalué à 2 mrds AP-CDHJ-280x180-journal des pros.pdf 1 d’€, pourrait lui aussi être mis en vente.

3. Pays-Bas En 2011, le ministère de la Défense néerlandais a vendu un lot de 18 chasseurs F-16 Fighting Falcon au Chili.

4. Royaume-Uni La Grande-Bretagne met en vente ses parts dans les National Air Traffic Services (organisme de gestion du trafic aérien) et envisage de céder des centaines d’ambassades et de propriétés appartenant au Foreign Office partout dans le monde. En 2011, le ministère de la Défense a vendu aux USA 72 appareils à décollage vertical de type Harrier, retirés du service tandis que le porteavions HMS Ark Royal était mis aux enchères. Les soldes continuent encore aujourd’hui avec des tonnes de matériel militaire, des hélicoptères, des Land Rover et des montres de luxe. Toujours en 2011, la Chine a pris des participations dans l’adduction d’eau à Londres

6. France Depuis des années, la France fait le ménage dans son patrimoine immobilier. L’Etat a comme objectif de céder 1.700 propriétés et terrains entre 2010 et 2013: châteaux, immeubles haussmanniens, hôtels particuliers, bureaux et même le pavillon de chasse royal de la Muette estimé à 12 millions d’€ ou les modestes maisons forestières sans électricité appartenant à l’Office national des forêts. Seul 15% du produit va au désendettement de l’État, soit, depuis 2005, 427 millions d’€ sur 3  mrds de cession. Le reste est réinvesti dans la rénovation et l’adaptation des bâtiments administratifs en vue de réduire les coûts de fonctionnement. La plus grosse opération chinoise de 2011 a été réalisée en France: le fonds souverain China Investment Corporation a pris 30% des parts de la branche exploration du groupe GDF Suez pour 21/03/12 11:32 un peu plus de 3 mrds de dollars.

n REDUCTION DE 4% DU DÉFICIT 7. Autriche

COMMERCIAL DE L’UE, EN 2011

En juin 2011, le gouvernement autrichien a voulu vendre deux montagnes au prix de 121.000€ le lot. La vague de protestation qui a déferlé dans le pays a momentanément geler le projet. 8. Italie En 2010, l’Etat italien s’est lancé dans un grand déballage de quelques 9.000 édifices, plages, forts et même îles. Le lot a été estimé à plus de 3,60 mrds d’€. Déjà, des dizaines de palazzi vénitiens ont été achetés pour être transformés en hôtels. 9. Lettonie En 2010, une ville entière a été vendue à une société russe pour 2,27 mrds d’€ : Skrunda-1 est une ville fantôme, ancien site militaire construit dans les années 1960 par les soviétiques. 10. Grèce : Le gouvernement cherche à récupérer 50 mrds d’€ en vendant ou en louant toutes sortes de biens nationaux, parmi lesquels l’aéroport international d’Athènes ainsi que 38 autres aéroports, les compagnies pétrolières et gazières publiques, les ports de Thessalonique et du Pirée (ce dernier étant déjà largement contrôlé par le géant chinois du transport maritime, China Ocean Shipping Company – Cosco), la Hellenic Postbank, les autoroutes, la société publique des courses hippiques et 35 complexes immobiliers appartenant à l’Etat. Hellenikon, une bande côtière trois fois plus grande que Monaco, est à vendre, tout comme 18 hectares à Corfou et bien d’autres tronçons de littoral. Info ou intox  : Athènes serait même en pourparlers avec Bruxelles pour vendre son soleil en vue d’exporter de l’énergie solaire. Source : The Independant

En 2011, l’UE 27 a enregistré un déficit de son commerce extérieur de 152,8 milliards d’euros contre -159,5 mrds en 2010, soit une réduction de déficit d’environ 4%. Cinq pays ont enregistré un excédent de leur commerce extérieur : l’Allemagne (+150 mrds d’€ en 2011), l’Irlande et les Pays-Bas (+40,5 mrds chacun), la Belgique et le Danemark (+10,5 mrds chacun). A l’opposé, Le Royaume-Uni a accusé le plus fort déficit (-110 mrds), suivi de la France (-79 mrds), de l’Espagne (-43), de l’Italie (-26), de la Grèce (-19) et du Portugal (-14). Les EtatsUnis restent le premier partenaire commercial de l’UE27 devant l’Empire du Milieu. Réduction de 6% du déficit commercial entre l’UE et la Chine Les données disponibles pour les dix premiers mois de 2011 montrent que les exportations de l’UE27 vers la Chine ont augmenté d’environ 21%, passant de 92 mrds à 112 mrds. Dans le même temps, les importations progressaient de seulement 5%, passant de 232 mrds à 244 mrds. Ce qui se traduit par un déficit commercial avec la Chine de 132 mrds d’€, en baisse de 6% par rapport à 2010. L’Allemagne réalise la moitié des exportations de l’UE27 vers la Chine Sur les dix premiers mois de 2011, l’Allemagne a été de loin le principal exportateur vers la Chine avec 53 mrds d’€, soit 48% des exportations de l’UE, loin devant la France (10%), l’Italie et le Royaume-Uni (7% chacun). Les machines et l’automobile ont représenté 60% de ces exportations. L’Allemagne a été également le premier importateur de produits chinois avec 22% des importations de l’UE, suivi des PaysBas (17%), du Royaume-Uni (13%) et de l’Italie (10%). En 2011, tous les États membres, à l’exception de la Finlande, ont enregistré des déficits commerciaux avec la Chine. Source : Eurostat

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Nous sommes de votre côté, vous saisissez !

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DOSSIER RESSOURCES HUMAINES RECRUTEMENT : DEVENIR LE CANDIDAT IDÉAL p. 8 EMBAUCHER UN JEUNE EN ALTERNANCE p. 10 LES MISSIONS D’INTÉRIM POUR CADRES

p. 11

LA GOUVERNANCE RH p. 13

n RECRUTEMENT : DEVENIR LE CANDIDAT IDÉAL IL N’Y PAS DE BONS OU DE MAUVAIS CANDIDATS

Selon Maryvonne Labeille, vice-présidente de Syntec Conseil en recrutement, «Le candidat doit avoir une vision globale de son métier et de son secteur d’activité afin de délimiter les opportunités qui lui correspondent. 1 000 candidatures mal ciblées donneront 0 retour». Même avis de la part d’Antoine Morgaut pour qui «L’autosélection est indispensable. Trop souvent les candidats répondent à des annonces qui ne correspondent pas à leur domaine de compétences en pensant «Je pourrais apprendre». Eh bien non, le recruteur cherche avant tout des compétences précises !». En matière de recrutement «Il n’y a pas de bons ou de mauvais candidats, il y a des profils adaptés ou non, au contexte de l’entreprise et aux compétences requises» confirme de son côté Yves Laqueille, DRH d’Allianz-France.

ETRE PROACTIF AVANT TOUT

Selon l’Apec les entreprises du secteur privé doivent recruter 200 000 cadres en 2012 (contre 195  000 en 2011). D’après Pierre-Etienne de Moustier, cofondateur d’AIMS International un cabinet spécialisé dans l’acquisition de talents à l’international, pour se donner un maximum de chance de réussir «Il faut être avant tout proactif en suivant l’actualité, en consultant les annonces en ligne, en contactant les entreprises, en étant une force de proposition, en sélectionnant les cabinets de recrutement et en animant toutes ses relations personnelles». Il est également nécessaire d’être fortement impliqué, car la motivation fait office de clé de voûte de toute candidature. Pour cela, il ne faut pas hésiter à se placer dans une démarche commerciale en faisant son propre marketing (personal branding). Une troisième posture est également essentielle en prouvant à tout moment son intérêt pour l’entreprise, ses valeurs et ses produits, ce qui nécessite de bien se renseigner auparavant et poser des questions précises. Enfin, il faut être capable de résumer son parcours en mettant naturellement en lumière ses succès mais aussi éviter de cacher ses erreurs en montrant, au contraire, comment on a pu en tirer parti. Cela démontre que l’on sait se remettre en question et c’est bon signe pour le recruteur !

Il n’y a pas de bons ou de mauvais candidats, il y a des profils adaptés ou non, au contexte de l’entreprise et aux compétences requises

10 CONSEILS PRATIQUES

Tout connaître du secteur visé L’objectif N°1 est d’avoir un coup d’avance au moment du recrutement en connaissant les tendances clés du métier ou du secteur d’activité choisi en ayant bien conscience de ce que l’on peut apporter. Pour cela, il faut : • Se renseigner auprès du service carrière de l’organisme de formation • Consulter les annuaires de recrutement et les petites annonces • Lire la presse spécialisée • Se documenter sur l’Internet • Prendre conseil près de la chambre consulaire locale • Se rapprocher des associations d’anciens élèves • Rencontrer des professionnels en poste Pas trop d’originalité dans le CV L’objectif N°2 est d’accrocher l’œil du recruteur. Trop de CV intéressants sur le fond ne sont pas assez soignés sur la forme. Il ne faut donc pas hésiter à se faire relire afin de solliciter un avis et éviter les fautes d’orthographe. Il existe 3 types de CV : • Le CV graphique  : Selon Dominique Perez, auteure du Guide du CV et de la lettre de motivation (Ed. l’Express), «Les recruteurs redoutent  les mégalos qui se mettent en scène». La règle est de rester facilement lisible en évitant trop de couleurs et d’illustrations sachant que le CV est avant tout une candidature et non une œuvre d’art. • Le CV technologique : Il consiste à utiliser des liens pour renvoyer vers un site, un blog ou une vidéo. Attention toutefois aux recruteurs allergiques à la technologie. • Le CV classique : Il est le plus apprécié car il permet de donner des détails techniques sur les missions réalisées en entreprise. Le mieux est d’utiliser les modèles de CV disponibles en ligne en modifiant la couleur et les polices. En outre, les spécialistes recommandent de donner un titre à son CV afin d’asseoir rapidement sa compétence comme, par exemple, «Comptable, 10 ans d’expérience»  LE CV À L’ÉTRANGER Le CV Europass traduit en 26 langues est parfait pour les demandes de stages. Il peut être téléchargé gratuitement en ligne sur le site du Centre national Europass. D’une manière générale, les employeurs étrangers, contrairement à ce qui se fait en France, ne sont pas hostiles à un CV de plusieurs pages mettant en valeur sa personnalité, son expérience, sa formation, les stages et séjours à l’étranger. Pour un poste à l’étranger, il est nécessaire d’internationaliser sa candidature en la rédigeant dans la langue du pays d’accueil comme en adoptant ses règles typographiques. Il faut aussi traduire ses diplômes en donnant leur équivalent étranger.

ECRIRE UNE BONNE LETTRE DE MOTIVATION

Bien que cela soit un casse tête pour tout le monde, il est absolument nécessaire que cette lettre écrite à la main (pour analyse graphologique éventuelle) donne envie à l’employeur de la lire jusqu’au bout. Pour cela il faut : • S’adresser à une personne dont on connaît le nom et la fonction • Respecter les formules d’usage • Montrer de l’enthousiasme et de l’intérêt réel pour les activités de l’entreprise • Personnaliser au maximum son texte en évitant la lettre-type • Aller à l’essentiel avec une lettre courte et percutante • Aérer le texte en petits paragraphes • Soigner l’accroche en commençant par une citation, un trait de sa personnalité, la caractéristique de l’entreprise qui pousse à postuler… • Créer un lien «affectif» en montrant que l’on connaît l’entreprise par l’actualité, sa communication, sa notoriété…) • Parler de soi selon 3 points décisifs : Qui êtesvous ? Que cherchez-vous ? Pourquoi sollicitezvous cette entreprise ? • Faire apparaître clairement ses compétences sans oublier d’indiquer ses coordonnées • Conclure de manière efficace en proposant de reprendre contact par téléphone et le faire.

MOBILISER SON RÉSEAU

C’est une règle courante dans les affaires, pour être connu soi-même il faut d’abord savoir contacter les autres. D’une manière générale, le marché de l’emploi visible ne représente qu’une infime partie des embauches. Cela nécessite d’être informé avant les autres en travaillant notamment son réseau amical, universitaire et professionnel. Pour Myriam Khattab, responsable recrutement chez Mozaïk RH, «Se créer et entretenir un réseau est une clé de la recherche d’emploi». Une position que confirme Hervé Bommelaer, consultant à l’Espace Dirigeants, pour qui c’est simple  : «Actuellement  vous avez le choix entre networking ou no working… Se contenter d’un savoir-faire technique ou d’un diplôme ronflant est une faute. Il est essentiel d’acquérir une compétence complémentaire : celle du réseau relationnel». En fait, un réseau ne peut fonctionner que si une réflexion a été menée préalablement sur le but recherché. Pour ce spécialiste : «Si l’on n’a pas déterminé ce que l’on veut faire et avec qui, aucune activation de réseau ne sera efficace. Se contenter de réagir à une proposition est une mauvaise piste, cela revient à se laisser porter. Il faut créer l’occasion.»

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NOTRE MISSION : VOUS S I M P L I F I E R L E T R AVA I L

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PARTICIPER À DES SALONS L’IMPACT DES RÉSEAUX SOCIAUX • Dans 80% des cas le réseau LinkedIn est utilisé. • 75% des entreprises ayant embauché par ce canal ont constaté une amélioration de la qualité des recrutements. • 49% des DRH utilisent les réseaux sociaux pour recruter. • 30% des candidats recourent aux réseaux sociaux pour leur recherche d’emploi. • 3% des contacts noués sur les réseaux sociaux aboutissent à une embauche. Source : Emploi & Réseaux sociaux

MAÎTRISER LE WEB

La diffusion de son profil sur les sites professionnels est une étape indispensable pour être repéré. D’après l’Apec, plus de 50% des entreprises n’utilisent plus que le Web pour entrer en contact avec les candidats et/ou pour les identifier. Cela suppose notamment de : • S’inscrire sur un site relationnel ou une plate-forme (viadéo, LinkedIn, Xing…) en fonction de la plus grosse concentration de professionnels correspondant à son domaine de compétences et à la couverture de son secteur géographique. • Rendre sa fiche attractive en mettant sa photo, en détaillant son expérience actuelle et celle des 2 à 3 années passées. L’idéal est de mettre des liens hypertextes vers ses anciens employeurs ou ses réalisations. • Créer son réseau en misant au départ sur 20 à 50 contacts directs sachant que ce qui compte n’est pas la quantité mais la qualité. • Ne pas postuler en direct mais en se faisant recommander par un contact commun auprès du recruteur visé. Selon Olivier Fécherolle, DG de Viadeo France, «L’intérêt des réseaux ce sont les contacts de vos contacts» en appliquant la règle d’or qui veut que «Ouvrir son carnet d’adresses à un contact permet aussi de bénéficier du sien». 

Pour optimiser son déplacement, Manuelle Malot, directrice carrières et prospective de l’Edhec, préconise les conseils suivants : • Privilégier les salons en région qui portent sur un domaine d’activité élargi car ils constituent une opportunité de rencontrer des professionnels pouvant aiguiller vers des recruteurs spécialisés. • S’inscrire à l’avance car cela permet de réduire l’attente à l’entrée et disposer d’un badge préparé que l’on peut accrocher sur sa veste. • Faire un plan de visite en ciblant les exposants les plus intéressants pour son projet. • Présenter son projet de carrière en une seule phrase ou avec un pitch rapide. • Arriver tôt en cherchant à contacter directement la personne qui vous intéresse. • Ne jamais avoir de propos négatifs sur soimême (et autrui). • Poser des questions sur l’entreprise et son organisation, ne pas repartir du stand sans avoir obtenu des informations et/ou un contact précis. • Demander la carte de visite de ses interlocuteurs. • De retour, créer une base de données à partir des cartes de visite récupérées, puis retrouver ses contacts sur les réseaux sociaux en ligne en leur demandant une mise en relation. RÉUSSIR SON JOB DATING 5 conseils pour réussir son entretien en 10 minutes maxi : • Aller à l’essentiel dans la mise en valeur de son parcours • Expliquer pourquoi avoir choisi cette entreprise et pas une autre • Insister sur les compétences qui correspondent aux besoins du recruteur • Rester à tout moment pragmatique en évoquant des faits rien que des faits • Donner à l’employeur envie de vous revoir grâce à votre savoir être, vos compétences, vos idées, votre savoir-faire

Poitiers

FAIRE DU PERSONAL BRANDING

Lorsque l’on ne dispose que de quelques minutes lors d’un entretien d’embauche, il faut savoir se vendre et donner la meilleure image de soi aux autres. S’il existe une recette miracle en matière de personal branding ou de self marketing, c’est la technique Aristote Onassis qui consiste à se préparer à répondre aux 5 questions que votre interlocuteur risque de vous poser. Pour cela, il faut : • Identifier dans son profil et son projet les principaux éléments pouvant intéresser en priorité le recruteur. • Se mettre dans la peau de celui-ci pour trouver les mots justes qui vont lui parler. • Rendre son attitude positive avec le sourire, une tenue soignée, son portable éteint, en montrant de la ponctualité, en regardant son interlocuteur de façon franche et en se tenant droit. • Montrer du savoir-vivre en étant courtois envers tous les autres collaborateurs de l’entreprise. • A la fin, remercier le recruteur de vous avoir reçu (et/ou par un mail). CONTRÔLER SES POSTURES

Les travaux de l’anthropologue Paul Ekman ont déterminé 44 types d’expression dans la relation résultant principalement des mouvements frontaux, nasaux et buccaux. Chaque expression fait référence à une émotion particulière si bien que les recruteurs savent assez bien détecter ce qui traduit le mensonge, l’agressivité rentrée, le désaccord ou encore le manque d’authenticité. Exemples : • Mensonge  : se toucher inconsciemment le bout du nez à plusieurs reprises sans présence de rhume ni d’allergie • Agressivité : répondre de manière hachée ou froncer les sourcils • Désaccord  : se reculer sur sa chaise ou conserver le document que l’on vient de vous tendre serré sur sa poitrine avec les bras croisés.

• Manque d’authenticité : Avoir un débit lent inférieur à 3,5 mots par seconde. Cela induit chez le recruteur un sentiment négatif. POSITIVER LE BAS SALAIRE

Les barèmes de salaires qui paraissent dans les magazines sont, en règle générale, des moyennes qui ne correspondent pas aux salaires réellement perçus lors de la première embauche. Le plus souvent, la rémunération est dans la tranche basse obligeant ainsi à entrer sur le marché du travail avec un petit salaire. Ce sacrifice salarial doit être l’occasion de positiver et dire au DRH qu’il ne s’agit là que d’un objectif à court terme et que l’on souhaite revoir le niveau de salaire après avoir fait ses preuves dans quelques mois. Il faut également montrer que l’intérêt est surtout dans la nature du poste confié et sur ses perspectives d’évolution. SORTIR DU DOUTE AU MOMENT DE SIGNER

Lorsque l’on a encore des doutes à quelques heures de signer son contrat d’embauche, il faut s’obliger à prendre une position claire et nette en se posant à nouveau les questions suivantes : • Suis-je sûr d’avoir envie de travailler avec ces gens-là ? • Qu’est ce qui me dit que je ne pourrais pas trouver mieux ? • Est-ce que les missions proposées correspondent à mes attentes et à ce que je suis ?

I n s t I t u t u n I v e r s I ta I r e d e t e c h n o l o g I e poItIers c h at e l l e r a u lt nIort

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Pour l’étudiant, des chances de réussite et d’insertion plus fortes. Pour vous, la possibilité de construire votre potentiel de demain ! Et si nous en parlions pour la rentrée prochaine !

© Patrick Bonneau - 2010

L’IUT, un temps pour 166 étudiants sont cette année apprendre avant en formation par alternance. d’entreprendre

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DOSSIER RESSOURCES HUMAINES n EMBAUCHER UN JEUNE EN ALTERNANCE JAUGER LES CANDIDATS

Depuis la crise, les entreprises voient dans l’alternance le moyen de jauger les candidats mais aussi la possibilité d’assurer un complément de formation à leurs cadres et jeunes diplômés généralistes. L’alternance recouvre à la fois l’apprentissage, la professionnalisation et les stages. Actuellement 600 000 contrats d’apprentissage et de professionnalisation sont en cours avec l’objectif d’atteindre les 800 000 en 2015, voire 1 million à terme. 59% des entreprises qui emploient des apprentis comptent moins de 10 salariés et 45% des employeurs d’apprentis leur proposent un emploi à l’issue de leur formation. 52% des contrats d’apprentissage sont signés par des entreprises du secteur tertiaire. Pour Laurent Pinède, DRH chez SGS, «Le choix de l’entreprise reste primordial. Il s’agit d’un futur employeur potentiel, l’alternant doit s’y sentir bien.»

semaine ou 1 mois/1 mois). L’objectif est de cumuler un statut de salarié payé au Smic avec la gratuité de ses études prises en charge par l’entreprise. Le salaire est généralement compris entre 25 et 80% du Smic en fonction de l’âge, de l’année du diplôme et du type de contrat. LE CONTRAT D’APPRENTISSAGE

Il est réservé à la préparation d’un diplôme national ou d’un titre reconnu en faveur des jeunes âgés de 16 à 25 ans. Sa durée dépend du diplôme choisi en général de 1 à 3 ans, porté à 4 ans pour les personnes handicapées. Il doit être signé 3 mois avant ou 3 mois après la rentrée scolaire. Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié. Son objectif est de permettre à un junior de suivre une formation générale théorique et pratique, en vue d’acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme ou un titre professionnel. Avantages pour l’entreprise • Recruter un salarié motivé en bénéficiant de conditions avantageuses. • Assurer une transmission du savoir-faire et un accompagnement grâce au maître d’apprentissage.

UNE PREMIÈRE EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE

Pour Christina Gierse, de Studyrama-Vocatis, l’apprentissage est une très bonne formule car elle permet à l’étudiant d’alterner théorie et pratique afin d’acquérir «Une première expérience professionnelle tout en bénéficiant de la gratuité des études et, souvent, d’être directement recruté par l’entreprise à la fin de la formation». Aussi l’idéal pour l’étudiant est de pratiquer l’alternance à partir d’un contrat de travail à durée déterminée sous forme de contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Dans ce cas, le jeune apprenti partage son temps entre l’école et l’entreprise à un rythme variable sous forme d’alternance courte (3 jours en entreprise et 2 jours en formation) ou longue (2 semaines/1

Avantages pour l’apprenti • Obtenir un diplôme dans une situation de travail tout en étant rémunéré. • Avoir la possibilité d’enchaîner plusieurs contrats afin de préparer plusieurs diplômes successifs ou complémentaires. • Être accompagné par un maître d’apprentissage qui facilite l’insertion dans l’entreprise. Année d’exécution du contrat

Âge de l’apprenti 18 ans 21 ans Moins de De à moins 18 ans de 21 ans et plus

1re année 2e année 3e année

25% 37% 53%

41% 49% 65%

53% 61% 78%

LE CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié. Son objectif est l’insertion ou le retour à l’emploi des jeunes, et des adultes,  par l’acquisition d’une qualification professionnelle (diplôme, titre, certificat de qualification professionnelle…). Il peut être conclu à tout moment de l’année et concerne également les 16-25 ans qui souhaitent poursuivre leur formation initiale ainsi que les plus de 26 ans, les adultes demandeurs d’emploi et les salariés en CDI dont la qualification n’est pas adaptée. Il s’agit le plus souvent de formations de courte durée, correspondant aux besoins précis des entreprises, de type formation diplômante ou non, certificat de qualification professionnelle (CQP) ou portant sur des titres répertoriés. Principales caractéristiques : • Le temps de travail du salarié en contrat de professionnalisation est identique à celui des autres salariés de l’entreprise. • Le temps de formation est inclus dans le temps de travail. • Le contrat peut être conclu à temps partiel. • L’action de professionnalisation (alternance entre enseignement et périodes de travail en entreprise) est située au début du contrat à durée indéterminée. Dans le cas d’un contrat à durée déterminée, l’alternance occupe toute la durée du contrat. • Les enseignements généraux, professionnels et technologiques, sont dispensés par un organisme de formation ou par l’entreprise elle-même, si celle-ci dispose d’un service de formation interne doté de moyens distincts de ceux des services de production. Ces enseignements ont une durée comprise entre 15 et 25 % de la durée totale du contrat. • L’employeur peut désigner un tuteur : celui-ci doit être volontaire, confirmé et justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 2 ans en rapport avec la qualification visée. L’employeur peut être lui-même tuteur.

• La formation, les actions d’évaluation et d’accompagnement sont financées par les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) sur la base de forfaits horaires définis par accord de branche. • Il est possible d’effectuer deux contrats de professionnalisation en CDD successivement avec le même employeur, dès lors que la seconde qualification visée est supérieure ou complémentaire à la première. • Le montant de la rémunération varie en fonction de l’âge du bénéficiaire et de son niveau de formation Niveau de formation ou de qualification avant le contrat de professionnalisation Egal ou Inférieur au Age supérieur au baccalauréat baccalauréat Moins de 21 ans 21 ans et plus

Au moins 55% du SMIC

Au moins 65% du SMIC

Au moins 70% du SMIC

Au moins 80% su SMIC

Au moins le SMIC ou 85% de la 26 ans rémunération et plus minimale conventionnelle ordinaire

Au moins le SMIC ou 85% de la rémunération minimale onventionnelle ordinaire

L’ALTERNANCE CONCERNE PRESQUE TOUTES LES FORMATIONS

Conçus à l’origine pour les jeunes sans ou avec peu de diplôme, les contrats d’alternance ne sont plus destinés aux mauvais élèves, aux métiers techniques ou encore aux secteurs du bâtiment et de la restauration. Ils sont aujourd’hui d’excellents outils de gestion des compétences pour l’entreprise. A telle enseigne que «Les places sont occupées aux deux tiers par les jeunes diplômés contre 50% quelques années plus tôt» d’après Stéphane Carcillo, maître de conférence à

L'EFFICACITÉ MANAGÉRIALE : LA MÉTHODE DES PROFILS DE COMPORTEMENT

L’analyse de la perception de soi et du regard des autres engendre naturellement une amélioration de la communication et des comportements. Les profils Arc en Ciel® visent à améliorer les performances et l'efficacité de chacun. Ils fournissent des recommandations, des conseils concrets pour la mise en place d’un plan d’action personnalisé, individuel ou d'équipe. Par la justesse de leur analyse, ils constituent de solides outils de management de soi même, d'autrui et des situations La méthode Arc en Ciel allie les travaux de Carl Jung sur les types psychologiques et la théorie DISC de William Marston. Grâce à cette méthode, il devient possible d'évaluer clairement ses atouts et ses faiblesses, d'élaborer des stratégies de réussite, de percevoir autrui avec acuité, d'adopter des attitudes qui répondent aux exigences de l'environnement en développant son adaptabilité et sa flexibilité. La roue Arc en Ciel® identifie 60 types de comportements distincts sur une échelle de profondeur qui nuance chacun d'entre eux, optimisant ainsi l'adéquation entre ceux-ci et la personne, l'équipe ou la fonction. Les réponses au questionnaire, gérées par un logiciel, permettent de distinguer un double positionnement de la personne ou de chacun des membres de l'équipe : • Le style naturel de base de la personne, quel que soit son environnement, • Le style adapté du sujet représentant le comportement que celui-ci manifeste en réponse à son environnement. Ces deux styles permettent de comprendre la dynamique d’une personne en relation avec son environnement. Un questionnaire d'analyse de poste permet également de représenter une fonction et d'analyser l'adéquation entre celle-ci et la personne qui la remplit.

Des applications directement opérationnelles Management : • Connaître ses points forts et ses limites dans le management • Reconnaître et comprendre ses collaborateurs, afin de s'adapter à chacun d'eux • Maîtriser les différentes composantes rationnelles et relationnelles du management

Vente & Négociation : • Connaître ses points forts et ses limites dans la vente • Reconnaître et comprendre ses prospects et clients afin de s'adapter à chacun d'entre eux • Maîtriser les différentes étapes de l'entretien de vente

Synergie d'équipe : • S'enrichir des différences • Renforcer la synergie • Gérer les conflits • Optimiser la composition des équipes

Ressources humaines : • Attribuer le bon poste à la bonne personne • Déceler et soutenir les motivations • Susciter le progrès et l'évolution • Recruter le candidat adéquat

Pourquoi l’utiliser ? Pour répondre aux questions suivantes dans des contextes très variés : • Comment optimiser mon management selon mes collaborateurs ? • Comment aider mes collaborateurs à s'accepter les uns les autres et apprendre à travailler avec des tempéraments différents ? • Dans mon équipe commerciale, comment puis-je faire prendre conscience à chacun de ses limites et ainsi les coacher individuellement ? • Quel collaborateur choisir parmi plusieurs profils qui répondent à mes exigences métiers ? Lequel s'intègrera le mieux à l'équipe ? Lequel se sentira le mieux dans le poste ? • Quelle mobilité proposer à ce collaborateur en plein succès pour le challenger tout en continuant à utiliser à plein ses capacités ? • A quoi dois-je veiller pour réussir l'intégration de ce nouveau collaborateur ? A ce jour, 50 000 profils ont été réalisés dans les entreprises en France. Nous proposons de réaliser gratuitement à titre de démonstration un profil de la personne de votre choix afin d'apprécier la pertinence de la méthode. CONTACT : Thierry WEBER / TANDEM / 05 49 17 10 84 - 06 777 197 28 / tandemgo@neuf.fr

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Paris-I Sorbonne. Autant dire que les recruteurs préfèrent de plus en plus un apprenti diplômé qui maîtrise les connaissances et les codes de base permettant de s’intégrer rapidement que les débutants sans aucune compétence. Les formations accessibles couvrent presque tous les métiers et tous les niveaux du CAP au Bac+5 en incluant les diplômes de la plupart des grandes écoles de management et d’ingénieurs, les titres certifiés et les formations qualifiantes. En tout état de cause, l’entreprise est libre de choisir son apprenti. L’école ou le centre de formation ne peut en aucun cas lui imposer un candidat. CONVENTION DE STAGE ALTERNÉ

Une autre formule d’alternance dite «alternée» recouvre une convention de stage longue durée ou classique avec des garanties juridiques moindres. Il s’agit d’une solution pour contourner l’impossibilité d’alternance  dans les situations suivantes : étudiants encore trop immatures pour endosser le costume de salarié, entreprise qui ne propose pas de contrat d’alternance… L’organisation ressemble à l’alternance avec seulement une convention de stage qui remplace le contrat de travail. L’alternant reste un étudiant qui doit s’inscrire au régime de la sécurité sociale étudiante. Il doit également négocier avec l’entreprise une participation au financement de sa formation ainsi qu’une gratification en fin de mois (30% du Smic). A l’issue de la convention, rien ne garantit une embauche définitive même si le stage alterné est possible en 1ère et 2ème année. Principales caractéristiques de cette convention : • Le candidat garde le bénéfice de la bourse nationale du CROUS si ses ressources n’excèdent pas les plafonds. • La convention de stage alterné est signée pour une durée de 10 mois maximum • Les principaux rythmes d’alternance entre l’entreprise et la formation sont de 3 jours/2 jours ou encore de 15jours/15 jours.

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LES AIDES À L’EMBAUCHE

CARTE ÉTUDIANT DES MÉTIERS

Le salaire de l’apprenti n’est pas soumis à cotisations salariales (salaire net égal au salaire brut) et n’est pas imposable, dans la limite du Smic, y compris en cas de rattachement au foyer fiscal des parents.

La loi du 28 juillet 2011 «pour le développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels» permet aux apprentis et aux jeunes de moins de 26 ans, en contrat de professionnalisation d’une durée minimale de 1 an préparant un titre ou un diplôme inscrit au répertoire national des certifications professionnelles, de disposer d’une carte «Etudiant des métiers». Celle-ci remplace l’ancienne «carte d’apprenti» et permet à son titulaire de faire valoir sur l’ensemble du territoire national la spécificité de son statut, notamment en vue d’accéder à des réductions tarifaires identiques à celles dont bénéficient les étudiants de l’enseignement supérieur.

CONTRAT D’APPRENTISSAGE • Exonération des cotisations patronales et salariales pour les artisans et TPE de moins de 11 salariés • Exonération des cotisations d’assurances sociales et allocations familiales, ainsi que des cotisations sociales salariales pour les TPE de 11 salariés et plus. • Crédit d’impôt apprentissage jusqu’à 1 600€ par an et par apprenti pour toutes les entreprises (jusqu’à 2 200€ dans certains cas). • Indemnité compensatrice forfaitaire (ICF) d’un montant de 1 000€ minimum par apprenti et par année de formation versée par le Conseil régional à toutes les entreprises. • Pour les embauches d’apprentis supplémentaires de moins de 26 ans réalisées entre le 1er mars 2011 et le 30 juin 2012, les cotisations sociales restant dues sont compensées pendant 12 mois pour tous les employeurs. • Aide supplémentaire en cas d’embauche d’un travailleur handicapé via l’Agefiph. CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION • Allégements de cotisations patronales sur les bas et moyens salaires • Exonération totale des charges sociales pour les bénéficiaires de 45 ans et plus • Aide forfaitaire à l’employeur (AFE) versée par le Pôle Emploi de 200€ par mois dans la limite de 2 000€ par an. • Aide de 2 000€ pour les demandeurs d’emploi âgés de 45 ans et plus ; • Exonération spécifique pour certains groupements d’employeurs (GEIQ) • Compensation pendant 12 mois des cotisations patronales restant dues pour les embauches supplémentaires de jeunes de moins de 26 ans conclues entre le 1er mars 2011 et le 30 juin 2012 • Aides supplémentaires en cas d’embauche d’un travailleur handicapé (Agefiph)

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n LES MISSIONS D’INTÉRIM POUR CADRES DOUBLEMENT EN 10 ANS

Selon une récente étude du Prisme (organisme qui regroupe les professionnels de l’intérim) 60% des intérimaires sont âgés de moins de 30 ans et environ 20% d’entre eux sont peu ou pas diplômés. Plus d’1/3 obtiennent au final un emploi en CCD ou CDI. Encore très minoritaire, l’intérim des cadres progresse régulièrement depuis 10 ans. Le nombre de cadres ayant assuré des missions d’intérim a doublé pour atteindre actuellement les 24 000. Selon Fabrice Lacombe, Président de Michael Page, «L’image de l’intérim a beaucoup changé. Il est maintenant bien compris par les entreprises et très bien accepté socialement». Dans la plupart des cas, il s’agit d’un choix de vie même si on est loin

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DOSSIER RESSOURCES HUMAINES de «L’importance que revêt le contracting dans des pays comme les Pays-bas, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. Mais la progression est régulière. Les entreprises savent bien comment l’utiliser» confirme ce spécialiste. LES MÉTIERS PORTEURS EN INTÉRIM DES CADRES Les segments de marché les plus importants et en fort développement correspondent aux métiers de l’IT et de l’ingénierie, avec des clients répartis pour moitié entre les outsourcers (SSII, conseils en ingénierie) et les clients finaux. Le second segment en développement correspond aux métiers de l’«argent» (métiers du guichet, conseillers financiers juniors, back-office). Un autre segment porteur est celui dit des métiers de l’«Office» qui se montre très dynamique en ayant déjà l’habitude de recourir à l’intérim sur les fonctions de secrétariat / assistance de direction dont une partie est en train de passer au statut cadre (exemple : assistant RH qui passe Responsable RH). L’Office concerne également les fonctions supports telles que  : achats, administration des ventes, encadrement des téléservices… Les autres principaux métiers porteurs  en intérim des cadres sont : • Chef de projet informatique • Développeur • Directeur de projet en bureau d’études • Responsable du recouvrement • Trésorier • Chef de chantier • Responsable de la maintenance

est une aventure à tenter lorsque l’on est quadra «Parce qu’il est plus facile de trouver du travail quand on en a déjà un. Et que mieux vaut un beau projet en intérim qu’un moyen en CDI». Pour 55% des cadres intérimaires, c’est à la suite d’une période de chômage que ceux-ci se sont tournés vers l’intérim. C’est aussi pour les étudiants et élèves, qui représentent 55% des nouveaux intérimaires, le moyen d’accéder au marché du travail, de découvrir le monde de l’entreprise et d’acquérir une première expérience professionnelle. C’est aussi pour les femmes confrontées à des difficultés familiales, ou à la mutation du conjoint, un bon moyen de trouver rapidement du travail.

Situation des cadres intérimaires lorsqu’ils se sont inscrits pour la première fois en agence d’emploi : 55%

à la recherche d’un emploi

33%

Etudiant / Elève

4%

en CDI

L’âge moyen de l’entrée pour la première fois dans une agence d’emploi est de 27 ans.

4%

en CDD

3%

autre situation

Répartition par tranche d’âge :

2%

en formation

Moins de 25 ans

55%

25 à 29 ans

21%

30 à 34 ans

7%

35 à 49 ans

13%

50 ans et plus

3%

UNE PLUS GRANDE LIBERTÉ D’ACTION

Face à la crise, les entreprises préfèrent jouer la carte de la prudence dans les embauches en optant pour des contrats flexibles et temporaires. Cette situation est une opportunité pour les cadres qui souhaitent rebondir dans leur vie professionnelle sachant que plus d’une mission sur 4 débouche sur un CDI. Pour Christophe Catoir, Directeur chez Adecco Experts, l’intérim

SITUATION AU MOMENT DE L’ENTRÉE EN INTÉRIM

ÂGE AU MOMENT DE L’ENTRÉE EN INTÉRIM

Source : OTT - Enquête BVA

UN BON SUBSTITUT AU CHÔMAGE

l’opportunité de changer de vie qui motivent la plupart des cadres intérimaires à passer par une agence d’intérim. D’autres motivations sont également présentes telles que la rémunération plus forte, pouvoir mieux profiter de la vie et de sa famille entre 2 missions, ne pas avoir de patron sur le dos, avoir la possibilité de choisir ses missions et même la possibilité de partir si l’ambiance professionnelle devient mauvaise.

66% des cadres en activité disent qu’ils seraient prêts à travailler en intérim en privilégiant les missions longues qui sont les plus valorisantes. 72% des cadres intérimaires considèrent d’ailleurs leurs tâches comme très intéressantes et 8% plus intéressantes qu’auparavant. Ils sont également 75% à dire qu’ils sont aussi bien considérés qu’auparavant par leurs nouveaux collègues de travail et par leurs supérieurs hiérarchiques. Bien que le contrat d’intérim permette au salarié de bénéficier d’une prime supplémentaire de précarité de 10%, il semble que ce soient surtout la plus grande liberté d’action ainsi que

Source : OTT - Enquête BVA

4 PROFILS TYPES

La population des cadres intérimaires est mixte, légèrement plus jeune que la moyenne de la population cadres (30-35 ans) et plus féminine. La part des seniors est faible sauf dans le management de transition. D’une manière générale, les intérimaires cadres sont «flexibles», «souples», «curieux», ont une «ouverture d’esprit» et présentent une capacité «à s’intégrer, à écouter, à comprendre». Selon l’observatoire du travail temporaire (OTT), il existe ainsi 4 grands profils types parmi les cadres intérimaires : • Les quadra  : Ils se trouvent souvent dans une phase de transition de carrière, en repositionnement ou en veille et cherchent le mouvement, le renouvellement, la découverte. Le passage par une période d’intérim s’effectue en parallèle à la maturation d’un projet personnel ou encore comme une réponse à

une envie de repos/rupture, de prise de recul. L’intérim fait alors office de sas avant de pouvoir se lancer dans une seconde carrière. DÉFINITIONS DE L’INTÉRIM DES CADRES • Intérim ordinaire : salaire inférieur à 20 ou 30 K€ annuel • Intérim cadres  : cadres middle management et jeunes cadres ou employés techniques avec des salaires annuels compris entre 20/30 et 40/60 K€ • Intérim management et management de transition avec salaire supérieur à 50/60 K€ • Management de transition avec salaire supérieur à 80/100 K€

• Les femmes : leur rapport avec l’intérim est souvent en lien direct avec la maternité et/ou la mobilité de leur conjoint. Dans ce cas, elles ont un intérêt pour une logique de mission leur permettant d’entrer plus vite sur le marché du travail local, développer leur employabilité et éviter l’attachement psychologique et affectif à une entreprise qu’il faudra quitter lors de la prochaine mobilité. • Les jeunes : La plupart des candidats juniors viennent du monde universitaire plutôt que des grandes écoles. Leur principale motivation est d’entrer rapidement sur le marché du travail afin d’accéder à une expérience variée, surtout lorsqu’ils parviennent à cumuler plusieurs missions. D’une certaine manière, ils cherchent un coaching pour leur orientation professionnelle et un accompagnement dans l’accès à l’emploi. Rares sont toutefois les juniors qui accèdent directement à un statut cadre en restant le plus souvent agent de maîtrise durant quelques années. • Les seniors : Ils se retrouvent principalement dans le management de transition grâce à leur expertise technique, leur compétence managériale transversale ou verticale, une forte capacité d’adaptation et un certain savoir être. Ils sont surtout appréciés pour avoir

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une approche globale et une hauteur de vue utile à l’entreprise. Il s’agit d’une population relativement flexible et assez mobile du fait qu’elle a beaucoup moins d’obligations familiales et personnelles. Les entreprises les apprécient beaucoup car leur carrière est derrière eux et qu’ils ne sont plus dans une logique de pouvoir mais davantage dans une posture de neutralité et d’objectivité qui rassure. C’EST QUOI LE TRAVAIL D’INTÉRIM POUR UN CADRE ? Les résultats de l’enquête BVA montrent comment les cadres en activité et les cadres en intérim estiment l’intérêt du travail temporaire : Cadres en activité

Cadres en intérim

Une solution d’attente

49%

38%

Un bon moyen de trouver un CDI

18%

45%

Accéder à un emploi

10%

28%

Ne pas avoir de trou dans son CV

8%

-

Un bon moyen de se former

4%

38%

CA du secteur est évalué à 15 Milliards d’euros réalisé pour 39% auprès de l’industrie, 37% auprès du tertiaire et 23% dans le BTP (chiffres 2009). La France occupe le 4e rang mondial en termes de CA après les Etats-Unis, le Japon et la Grande-Bretagne. Depuis près de 25 ans, les salariés intérimaires bénéficient d’un statut protecteur avec des droits au moins égaux à ceux des salariés en CDI. Ces droits s’organisent autour de 4 thèmes : • La formation professionnelle avec 200  000 intérimaires bénéficiant chaque année d’une action de formation. • Un régime d’indemnisation complémentaire pour les risques maladie, accidents du travail et de trajet, maternité, décès. • Un guichet unique pour la retraite complémentaire • Une action sociale avec le Fastt (Fonds d’action sociale du travail temporaire) offrant aux intérimaires l’accès à différents services très appréciables ; LES SERVICES DU FASTT

VISION PORTÉE SUR LE TRAVAIL TEMPORAIRE Selon l’enquête BVA, la vision portée sur l’intérim est relativement positive toute catégorie professionnelle confondue. En pourcentage de vision positive de l’intérim : 94%

Cadres intérimaires

68%

Demandeurs d’emploi

64%

Jeunes diplômés

61%

Ensemble

59%

Cadres en activité Source : Regards des intérimaires 2008, OTT

• Accès au logement avec prêt pour l’acquisition d’une résidence principale, pour les travaux de rénovation, accès au logement locatif via le passeport logement, solutions d’hébergement temporaire dans des conditions privilégiées… • Subvention pour régler les honoraires d’agence immobilière avec une aide financière pouvant aller jusqu’à 1 mois de loyer. • Crédit à la consommation, prêt de trésorerie, prêt d’équipement. • Accès à des solutions de location de voiture. • Aide au permis de conduire avec une subvention de 500€. • Santé et mutuelle professionnelle avec participation financière du Fastt. • Aides aux vacances, bourses d’études, allocation de rentrée scolaire • Service d’information (0 800 28 08 28)

L’INTÉRIM, UN BON PARTENAIRE

Selon le syndicat Prisme, l’intérim regroupe environ 1 200 entreprises avec 6  500 agences d’emploi déployées sur l’ensemble du territoire et regroupant près de 450 000 intérimaires. Le

UNE BONNE FIDÉLISATION

Les salariés intérimaires sont majoritairement des hommes (71%). Les plus de 50 ans sont en constante augmentation (8,6%) et les moins de

25 ans représentent 28,5% du total. 39,4% des intérimaires sont des ouvriers qualifiés, 36,3% des ouvriers non qualifiés, 14,5% des employés, 8,1% des professions intermédiaires et 1,8% de cadres. Près de 54% des cadres intérimaires ont moins de 30 ans et se répartissent en 3 grandes catégories socioprofessionnelles : • Cadres administratifs et commerciaux d’entreprises : 47,4% • Cadres et professions intellectuelles supérieures : 8,7% • Ingénieurs et cadres techniques d’entreprises : 43,9% Une enquête OME-BVA menée en juillet 2010 a montré qu’après un an d’activité en intérim 46% restent intérimaires mais aussi 12% exercent une activité en CDI et 8% en CDD. La durée moyenne d’emploi en intérim est de 7 mois sur l’année avec une durée moyenne de mission de 1,7 semaine. Pour près de 30% des intérimaires, la durée moyenne d’activité est supérieure à 10 mois dans l’année. Si les missions d’une journée sont fréquentes dans la restauration, elles sont aussi d’1 mois dans le bâtiment et l’industrie automobile. LES BESOINS EN INTÉRIM DES CADRES Le marché de l’intérim des cadres se segmente en 5 types de besoins en entreprise : 1. Intérim généraliste : remplacement poste à poste par des non cadres 2. Intérim cadre & Intérim management : remplacement poste à poste de cadres «moyens» pour une conduite de projets techniques 3. Management de transition en réponse à trois types de situation : - Management de crise (cost killer, gestion de crise, risque majeur…) - Management de projet stratégique (fermeture de site, construction d’usine, déploiement de SAP…) - Management relais (manager clé absent ou malade ou délégué sur un autre projet, besoin de remplacement d’un cadre dirigeant)

n LA GOUVERNANCE RH 10 TENDANCES POUR 2012

La seconde édition du baromètre Deloitte/Misceo de la gouvernance RH a identifié 10 tendances pour 2012. Il semble qu’une nouvelle approche des ressources humaines se dessine incluant plusieurs évolutions décisives : 1. Le décisionnel RH devient le nerf de la guerre en utilisant des données de plus en plus détaillées et plus approfondies. Au-delà du système de paie, l’objectif réside dans la capacité à unifier la grande quantité d’informations disponibles sur les collaborateurs et pouvoir les exploiter en temps réel.  Il s’agit dorénavant de pouvoir tester des hypothèses, améliorer les opérations RH de l’entreprise et prévoir des scénarios prédictifs. 2. L’info dématérialisée transforme la fonction RH avec l’analyse des données et des informations sur les collaborateurs. L’évolution dans les solutions SaaS et surtout le cloud computing intéresse 84% des entreprises qui disent vouloir s’équiper avec de nouveaux outils de traitement statistiques des données. Ces évolutions sont avant tout motivées par la réduction des coûts (85%) et par la recherche d’une plus grande efficacité (75%). 3.  L’organisation hiérarchique des entreprises évolue avec la fin des carrières ascensionnelles pour les cadres.  Le nouveau modèle d’évolution est qualifié de multidimensionnel ou «en treillis» en comparaison avec la structure qui permet aux plantes de grandir dans toutes les directions. 4. L’obligation pour les RH de penser les carrières à un niveau global et international, alors que de nouvelles réserves mondiales de talents émergent sur de nouveaux marchés porteurs de croissance pour les entreprises mondialisées. Une attention toute particulière est portée aux services de mobilité internationale, aux rémunérations et à la formation. 

Un projet social innovant… L’association GPA 79, gestionnaire de services médico-sociaux, implantée dans le département des Deux-Sèvres, lance un projet petite enfance innovant d’envergure. L’ouverture d’une crèche multi-accueil (CAP’VERS), en Septembre 2012, est la première d’une telle capacité dans la région Poitou-Charentes (30 places au total dont 10 réservées exclusivement aux enfants en situation de handicap). GPA 79 construit un bâtiment de 450m2 dans le centre d’Echiré (10km Nord Niort), qui accueillera des enfants de 2 mois à 6 ans. Se sont associées au projet des communes : Saint-Gelais, Saint-Maxire et Echiré (Deux Sèvres) souhaitant proposer à leurs habitants un mode de garde collectif. Ce projet a de réelles dimensions éthiques et sociales.

À la recherche d’entreprises partenaires L’objectif de GPA 79 est d’associer des entreprises au projet, afin de permettre à leurs salariés de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle en proposant un mode de garde différent et contribuer ainsi à une meilleure image de l’entreprise en participant à un projet local innovant. Aujourd’hui l’association GPA 79 est aussi à la recherche de mécènes qui adhèrent au projet, pour aider au financement des places réservées aux enfants en situation de handicap afin d’éviter un surcoût aux parents.

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DOSSIER RESSOURCES HUMAINES 5. Avec le papy boomer, le changement de gÊnÊration aux commandes des postes intermÊdiaires implique simultanÊment de nouvelles attentes de la part des collaborateurs. Ce passage de relais implique des changements dans la sÊlection, l’Êvaluation des futurs leaders, le dÊveloppement des compÊtences, la mesure de la performance, ainsi que la nÊcessitÊ de tisser des liens intergÊnÊrationnels.

DIFFÉRENCE ENTRE LE MODĂˆLE ASCENSIONNEL ET MULTIDIMENSIONNEL Ce qui caractĂŠrise le modèle ascensionnel sous la forme traditionnelle d’une pyramide : • HiĂŠrarchie • Le travail est un lieu oĂš l’on se rend • Parcours de carrière pyramidal • Main-d’oeuvre homogène • Carrière s’oppose Ă  la vie privĂŠe • Peu de mobilitĂŠ Ce qui caractĂŠrise le modèle multidimensionnel (rĂŠseau) : • Approche collaborative • Le travail est ce que l’on en fait • Parcours de carrière en treillis • Main-d’œuvre hĂŠtĂŠrogène • Carrière et vie personnelle • Beaucoup de mobilitĂŠ Source : Deloitte Development LLC

COMMENT ALIMENTER UN VIVIER DE LEADERS ? • StratÊgie de leadership : StratÊgie d’exÊcution des prioritÊs stratÊgiques de l’entreprise • Gouvernance : ResponsabilitÊs parmi les cadres de direction et dans toute la ligne hiÊrarchique des activitÊs/rÊgions mises en place par les RH • Filière/Volant de main-d’œuvre : Une filière solide - rÊserves de leaders - pour alimenter les plans de succession • Processus de gestion des talents : Une gestion des talents entièrement harmonisÊe (recrutement, gestion des performances, rÊmunÊration, mobilitÊ‌) • Programmes de dÊveloppement : Etendue des expÊriences appuyÊe par le rÊseau et les programmes de formation Source : Deloitte Development LLC

GESTION DES TALENTS Principales prÊoccupations actuelles des entreprises en matière de gestion des talents :   1. E tre compÊtitive dans ce domaine dans le monde et sur les marchÊs Êmergents (41%)   2. D  Êvelopper des leaders et organiser la relève (38%)   3. F idÊliser les employÊs à tous les niveaux (37%)   4. M  ettre à disposition et gÊrer des programmes de formation adaptÊs (35%)   5. C rÊer des parcours de carrière, proposer des opportunitÊs d’Êvolution intÊressantes pour les employÊs (34%)   6. S outenir l’engagement et la motivation des employÊs (34%)   7. P roposer des formules de rÊmunÊration et d’avantages sociaux compÊtitifs (29%)   8. R ecruter des compÊtences clÊs (28%)   9. GÊrer  une main-d’œuvre globale diversifiÊe (28%) 10. RÊduire le nombre d’employÊs et leur coÝt (21%) 11. DÊployer des compÊtences clÊs dans le monde entier (17%) 12. Proposer de la flexibilitÊ dans le travail (17%) 13. Evaluer et mettre en œuvre des SIRH / système de gestion des talents (12%) 14. Harmoniser les RH et la gestion des talents avec les prioritÊs de l’entreprise (3%) Source : Deloitte Development LLC

6. Dans un contexte de crise doublÊ d’une guerre des talents, la donne se complique pour limiter le turn-over sur les compÊtences clÊs. La gestion des talents suppose une stratÊgie de rÊtention adaptÊe à chaque gÊnÊration et de nouveaux indicateurs de performance. L’indicateur de volontÊ de dÊpart touche 65% des employÊs (2 sur 3) qui ont cherchÊ ou eu l’intention de rechercher un nouvel emploi contre 35% qui comptent rester dans leur emploi actuel (base 2011). 7.  Selon le baromètre 2012, l’Êpoque des RH uniformisÊes est rÊvolue.  Les directeurs des opÊrations RH s’invitent dans l’organigramme avec des responsabilitÊs multiples : optimisation des services RH classiques, conception de

nouveaux outils, suivi de la performance RH, fourniture de donnĂŠes, suivi des objectifs. 8. Les RH doivent intĂŠgrer l’imprĂŠvisibilitĂŠ des rĂŠglementations en pĂŠriode de crise en gĂŠrant le changement d’autant plus rapidement, que la dimension rĂŠglementaire a des implications directes sur l’humain et les collaborateurs. Il s’agit d’Êtablir une check-list pour les comitĂŠs de direction et les managers.  9.  Avec la rotation plus rapide des PDG et de leur mandat, l’entreprise est entrĂŠe dans l’ère du leadership collectif avec la nĂŠcessitĂŠ de faire travailler les organisations ÂŤas oneÂť. Dans ce contexte, l’entreprise doit faire ĂŠvoluer sa vision de la politique d’engagement en se posant une question dĂŠcisive : Que faut-il faire pour s’assurer raisonnablement que les salariĂŠs s’engagent Ă  satisfaire la stratĂŠgie de l’entreprise ? 8 MODĂˆLES POUR TRAVAILLER ENSEMBLE Selon le baromètre Deloitte, il existe 8 modèles fondĂŠs sur des archĂŠtypes du travail collaboratif : • Community organizer and volunteers • Captain and sports team • Senator and citizen • Producer and creative team • Conductor and orchestra • General and soldiers • Architect and builders • Landlord and tenants Source : Deloitte Development LLC

10. Adapter les effectifs en recourant à des personnes externes afin de maÎtriser les coÝts. Le recours à la main-d’oeuvre contingente pour certaines compÊtences, en pÊriode de crise et de dÊficit, est une obligation faisant dire à l’Êtude menÊe par Deloitte que Ces personnels externes font dÊsormais partie intÊgrante du capital humain des organisations.

LES DISPOSITIFS DE RÉTENTION Le baromètre Deloitte des tendances RH à l’horizon 2020 indique plusieurs grandes tendances pour retenir les cadres et les employÊs  en fonction des tranches d’âges : CADRES Post-boomer/GÊnÊration Y (moins de 31 ans) • 21% Culture d’entreprise • 20% Arrangements de travail flexibles • 19% Nouveau programme de formation • 19% Reconnaissance des responsables GÊnÊration X (32 à 47 ans) • 21% Primes suppl. ou incitations financières • 19% RÊmunÊration complÊmentaire • 19% Leadership fort GÊnÊration Baby boomers (48 à 65 ans) • 26% Avantages supplÊmentaires • 23% Primes suppl. ou incitations financières • 21% RÊmunÊration complÊmentaire • 21% Leadership fort/soutien de l’organisation EMPLOYÉS Post-boomer/GÊnÊration Y (moins de 31 ans) • 41% Promotion/avancement • 40% RÊmunÊration complÊmentaire • 33% Primes suppl. ou incitations financières GÊnÊration X (32 à 47 ans) • 64% Promotion/avancement • 41% Primes suppl. ou incitations financières • 33% RÊmunÊration complÊmentaire GÊnÊration Baby boomers (48 à 65 ans) • 50% Promotion/avancement • 43% Soutien et reconnaissance des responsables • 42% RÊmunÊration complÊmentaire Source : Deloitte Talent Edge 2020-Building recovery together

Principales sources utilisÊes : L’Entreprise - L’Expansion - L’Express - Le Point www.emploi.gouv.fr - www.prisme.eu www.observatoire-travail-temporaire.com www.modesrh.com

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Entreprise :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Nom :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . PrĂŠnom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . TĂŠl.:. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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PUBLI-RÉDACTIONNEL

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ACTUALITÉS POITOU-CHARENTES 17

CHARENTE

VÉHICULE ÉLECTRIQUE: ANGOULEME CHOISIT INEO ET LA MIA

EXPÉDITIONS EN LEGERE BAISSE POUR LE PINEAU DES CHARENTES

L’agglomération du Grand Angoulême a sélectionné Ineo, filiale du Groupe GDF SUEZ, pour être l’opérateur de son service d’auto-partage 100% électrique dont le démarrage est prévu en septembre 2012. Inéo installera les infrastructures de recharge des cinq stations prévues et prendra en charge son exploitation technique. Côté véhicules, c’est la Mia fabriquée à Cerizay dans les Deux-Sèvres qui a été choisie, à raison de deux véhicules par station dans un premier temps. Une seule carte suffira aux abonnés du réseau de bus du Grand Angoulême pour louer une voiture électrique et bénéficier de tarifs combinant le bus et l’autopartage. Les utilisateurs disposeront d’une information multimodale qui leur permettra, depuis le site internet, sur les plans ou les fiches horaires des bus, d’être informé sur les disponibilités des stations ou de réserver une voiture LA MSA ENVISAGE DE DEMENAGER

En plein cœur d’Angoulême, le bâtiment de 4.400 m2 construit dans les années 1970 qu’occupe la Mutualité sociale agricole (MSA) de Charente est devenu obsolète. Energivore, surdimensionné par rapport aux besoins et aux 200 salariés, il nécessite des travaux de restauration et de mise aux normes très couteux. Aussi, le projet serait de construire un bâtiment de 3.200 m2 sur la future zone de Bel-Air qui permettrait de diminuer de deux tiers le coût d’exploitation annuelle de la Mutuelle. La MSA étant sous tutelle de l’Etat, ce projet doit être soumis aux instances nationales qui ne donneront leur réponse qu’à la fin de l’année. S’il était accepté, la livraison du bâtiment serait alors envisageable en 2016. Cette initiative intervient presque deux ans après la fusion entre la MSA de Charente et celle de Charente-Maritime. Or, qui dit fusion dit souvent délocalisation totale ou partielle pour l’une des entités. Aujourd’hui, les deux représentations restent sur leur position et sur leur site : Saintes et Angoulême. Qu’en sera t’il en 2016 ? Si le projet de la MSA Charente est validé et si le projet d’hôtel interconsulaire regroupant la Chambre de Commerce et d’Industrie, la Chambre de métiers et la Chambre d’agriculture se concrétise sur le site de Bel-Air, le centre de gravité de la ville se déplacerait alors franchement.

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JdP JdP Journal des Professionnels

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Journal Journal des Professionnels des Professionnels LES POINTS DE PRESSE DE L’ENTREPRISE

ÉDITION POITOU-CHARENTES - LIMOUSIN - VENDÉE

AVRIL-MAI 2012

LES ENTREPRISES QUI BOUGENT

p. 20

Les marchés financiers debout Les Etats à genoux

L'art

IMMOBILIER D'ENTREPRISE

de bien gérer les talents

Avec 95.496 hectolitres au compteur en 2011, les expéditions de Pineau des Charentes ont reculé de 1,3% par rapport à 2010. Soit une érosion modérée mais constante depuis le pic de 2007 où plus de 100.000hl avaient été écoulés. Les expéditions sur le marché français (74%) sont en baisse de 1,8% tandis que les expéditions à l’étranger (26%) sont quasi stables. La Belgique reste de loin la première destination avec plus de 20.000 hl expédiés, devant le Canada. Ce tassement s’inscrit dans un contexte où la consommation d’alcool en France baisse régulièrement et où les vins concurrencent les marchés de l’apéritif. Pourtant, il y des raisons de rester optimiste : le Pineau résiste mieux que le Porto ou les autres vins doux naturels et, même si les volumes sont encore faibles, il commence à séduire les marchés allemands et américains qui ont affiché en 2011 des progressions respectives de 10,8 et 19,6%.

Reconnue comme le premier événement sportif étudiant d’Europe, la Course Croisière EDHEC se déroulera cette année à La Rochelle du 13 au 21 avril. Cette 44e édition, qui accueillera plus de 3.000 étudiants, s’articule autour de trois Trophées : le   Trophée Mer qui accueille 170 bateaux d’écoles et d’universités des 5 continents qui s’affrontent durant une semaine sur des parcours côtiers et tactiques, le Trophée Terre qui rassemble 150 équipes autour d’un raid multisports mélangeant course d’orientation, VTT, run & bike, kayak, trail, épreuve de tir, descente en rappel, épreuve de corde et le Trophée Sable qui verra s’affronter 56 équipes dans un tournoi de sports sur sable tels que le beach soccer ou le sand ball. L’accueil de cette manifestation d’envergure nécessite, outre le plan d’eau et les emplacements au port, des infrastructures hôtelières importantes et la construction temporaire d’un village de 12.000  m2 dédié aux soirées et aux repas mais aussi aux entreprises partenaires. 

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VIENNE

LE CRITT SPORTS LOISIRS A LA TETE DANS LE GUIDON

LE GLAC FUSIONNE SES COOPÉRATIVES POUR DEVENIR TERRA LACTA

Depuis le 19 janvier 2012, et soixante-seize ans après sa création, le Groupement des Laiteries Coopératives (GLAC Charentes-Poitou) a fusionné ses quatre coopératives laitières Charente-Lait, Capribeur, Lescure-Bougon et Usval (1.200 salariés/13 usines et 650 millions d’€ de CA) en une unique coopérative baptisée Terra Lacta. Ce réaménagement vise trois objectifs majeurs : simplifier les structures administratives et managériales pour obtenir des économies d’échelle et rassurer les producteurs qui reprochaient l’empilement des organisations, initier de nouvelles actions commerciales grâce à une meilleure visibilité, faciliter la création de partenariats pour créer de nouveaux produits et rajeunir la gamme. Terra Lacta est aujourd’hui le huitième groupe laitier français: il regroupe 3.000 producteurs caprins et bovins répartis sur 22 départements, collecte 900 millions de litres de lait de vache, 130 millions de litres de lait de chèvre et produit plus de 35.000 tonnes de fromage (1er producteur français de fromage de chèvre), ainsi que 17.000 tonnes de beurre d’appellation d’origine Charentes-Poitou.

Installé depuis 1997 à Châtellerault, le Centre de Recherche pour l’Innovation et le Transfert de Technologies (CRITT) spécialisé dans le sportloisirs réunit une quinzaine de chercheurs et techniciens qui testent la qualité, la solidité et la conformité d’équipements aussi divers que des vélos, des trottinettes, des trampolines, des jeux de plein air, du matériel de montagne ou encore des canoës, des gilets de sauvetage ou des casques. Ces tests sont commandés par les fabricants eux-mêmes mais aussi par la grande distribution, des collectivités locales et territoriales ou des fédérations sportives. Ils concernent aussi bien l’étude de faisabilité d’un projet que la normalisation et la certification des nouveaux matériels avant leur mise sur le marché français ou européen puis le contrôle de la production. Pour exemple, dans le domaine des vélos, le CRITT pratique des tests de fatigue, des statiques et des tests de choc. Victime de son succès, le Centre de Recherches est aujourd’hui à l’étroit dans ses murs. D’où la décision de la Communauté d’agglomération de Châtellerault, aidé par la Région et l’Etat, d’investir 550.000€ pour réaliser dès cette année une extension de 250 m2. Ces locaux serviront notamment à installer de nouveaux bancs d’essai hydrauliques pour tester les vélos : une activité majeure pour le CRITT qui a référencé les cycles d’environ 80 villes françaises et étrangères dont Barcelone et Milan ….et qui devrait encore s’amplifier avec l’arrivée des vélos électriques

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Les multiples solutions

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Thèmes :

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A 56 ans, Paul-François Arrighi succède à Frédéric Rondinaud à la présidence du MEDEF Poitou-Charentes pour une durée de trois ans. Paul-François Arrighi est président du MEDEF Deux-Sèvres depuis janvier 2008 et a été réélu en janvier 2011. Ancien juge au Tribunal de Commerce de Niort, il dirige la SNC Eiffage Construction Poitou-Charentes. Rappelons que le MEDEF Poitou-Charentes regroupe les 4 antennes départementales et 11 branches professionnelles, soit plus de 10.000 entreprises sur le territoire régional, pour la plupart des PME.

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Numéro 109

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Selon le comité national du Pineau, la production reste stable à un peu plus de 100.000 hl par an et le stock d’environ trois ans et demi est jugé « raisonnable ».

• Collectivités locales et Économie • Assurances & Mutuelles • T op 100 et Tops 20 des entreprises de la région • Les Bons Plans de l’Été Numéro 109 | Avril - Mai 2012

Les travaux avaient débuté en novembre 1986, l’inauguration a eu lieu en mai 1988 et le financement, remboursé grâce au péage, s’est éteint à la fin de l’année 2011. Une page du pont de l’Ile de Ré est donc tournée mais pas le chapitre puisqu’il faut continuer à payer pour accéder à l’île. Une écotaxe, appelée Cap Ré, a été instituée qui devrait rapporter 12 M€ en 2012 dont 4 millions seront consacrés à l’entretien et à la gestion du pont, 2 millions aux frais de fonctionnement, 2,7 pour préempter des terrains et 3,3 pour restaurer les zones humides, les zones boisées, organiser des actions de sensibilisation et recruter quatre nouveaux écogardes. Une partie de cette manne permettra également de développer le transport collectif et la flotte de navettes électriques sur l’Ile.

UN NOUVEAU PRÉSIDENT A LA TETE DU MEDEF POITOUCHARENTES.

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Revues de presse Poitou-Charentes, Vendée, Limousin BANQUE & FINANCE

CHARENTE-MARITIME

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UNE ÉCOTAXE REMPLACE LE PÉAGE DU PONT DE L’ÎLE DE RÉ

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le plus grand aquarium d’eau douce en Poitou-Charentes

Station verte de vacances

Initiation à la pêche sportive en No Kill

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CREATION DE VIENNE-FUTUROSCOPE POUR PROMOUVOIR LE DEPARTEMENT

Récemment, le Conseil Général de la Vienne a facilité la mise en œuvre d’un certain nombre de grands projets : Center Parcs, l’installation de l’entreprise Délipapier à Ingrandes-sur-Vienne et du groupe chinois ZTE au Futuroscope, la Cité Judiciaire à Poitiers, la LGV Sud Europe Atlantique….ainsi que d’autres projets en perspectives qui représentent à ce jour un volume de 2,5 mrds d’€ d’investissement à l’horizon 2015/2016. Parmi ces projets, il y a la création de l’agence Vienne-Futuroscope qui sera chargée de développer l’attractivité du département à l’International et de détecter suffisamment en amont les entreprises susceptibles de s’implanter sur le département. Cette nouvelle entité passera, dans un premier temps, par l’adaptation des statuts de l’Agence Touristique de la Vienne (ex CDT) qui portera cette nouvelle structure. Elle sera accompagné par les 3 vice-présidents du Conseil Général: André Sénecheau en charge de l’économie, Denis Brunet pour l’international et Dominique Réant en charge du tourisme.

L’ICOMTEC INTEGRE L’IAE DE POITIERS

L’Institut de la Communication et des Technologies numériques (ICOMTEC), installé au Futuroscope, se rattache à l’Institut d’Administration des Entreprises de Poitiers, deuxième plus grand IAE de France. Cette fusion permettra aux étudiants de l’Icomtec, jusqu’alors rattaché à la faculté de Sciences Economiques de l’Université de Poitiers, de bénéficier de moyens supplémentaires pour les aider à partir à l’étranger, réaliser leurs formations en alternance ou obtenir des contacts dans leurs recherches de stage. Par ailleurs, il leur sera plus facile de se vendre avec un diplôme IAE en poche. L’IAE de Poitiers, qui proposait déjà trois pôles de formation en marketing, finance et management, se voit donc gratifier d’une quatrième compétence dans le domaine de la communication et de l’intelligence économique. Bien évidemment, les Icomtéciens prendront en charge les actions de communication de l’IAE et de ses quelques 2.500 étudiants.

● POITOU-CHARENTES

L’ECG D’ORLEANS REJOINT L’ESCEM TOURS-POITIERS

Depuis le 1 janvier 2012, l’École de Commerce et de Gestion (ECG) d’Orléans a rejoint l’École Supérieure de Commerce et de Management (Escem) de Tours-Poitiers. Cette fusion s’inscrit d’abord dans un contexte d’évolution générale en France de rapprochement des établissements de l’enseignement supérieur, via des partenariats et des alliances. C’est aussi une façon de conforter l’offre de formations puisque l’Escem est plus axée sur le management et l’ECG sur le commerce. C’est enfin l’occasion pour l’Escem de rebondir après la déconvenue de décembre 2011 où l’école avait perdu son accréditation Equis, un label qui donne une vraie crédibilité à l’international. La nouvelle entité réunit donc aujourd’hui 2.000 étudiants à Tours, 700 à Poitiers et 150 à Orléans.

2011 : SOLDE DU COMMERCE EXTÉRIEUR EN POITOU-CHARENTES TOUJOURS POSITIF

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Des échanges en forte hausse… Après une progression modeste en 2010, le total des échanges internationaux de la région Poitou-Charentes s’est à nouveau franchement orienté à la hausse en 2011 puisqu’il a atteint 12,466 Mrds d’€, soit une progression marquée de 25,11%, largement supérieure à la tendance nationale (+10,24%). En comparaison de 2010, les exportations (6,793 Mrds€) et les importations (5,673 Mrds€) ont affiché des hausses respectives de 21,11% et de 30,26%, dépassant leurs meilleurs niveaux des années 2007/2008.

…mais un excédent commercial en légère baisse. La balance commerciale de la région qui s’est caractérisée par un excédent continu durant toute la dernière décennie, a marqué le pas par rapport à l’année 2010. En effet, si le solde 2011 reste encore largement positif, celui-ci est en baisse de 10,69% par rapport à 2010, passant de 1.254 Millions à 1 120 Millions d’€. Cet excédent commercial régional est en opposition avec la tendance nationale de déficit des trois dernières années et plus précisément de creusement du déficit en 2011 (-18,1 Milliards d’€ soit -35,06%). C’est ainsi que le Poitou-Charentes pointe en 5ème position des rares régions affichant des soldes positifs dans leurs échanges internationaux. Les alcools représentent plus du quart des exportations. En 2011, le secteur des alcools et boissons est resté le principal vecteur d’exportation, représentant à lui seul 25,65% des ventes à l’international, mais en baisse de 3,16% par rapport à 2010. Rappelons que le Cognac a réalisé 98% de son chiffre d’affaires à l’exportation. Les produits de la culture et de l’élevage ont représenté 14,55% des exportations (en progression de 17,75%) et le matériel électrique 8,09% (en baisse de 7,61%). Les produits pétroliers représentent près du quart des Importations. Tous les secteurs d’importation ont connu des hausses significatives en 2011, notamment les produits pétroliers raffinés et coke qui représente 24,74% des approvisionnements de la région. Les produits chimiques de base, produits azotés, matières plastiques et caoutchouc synthétique pointent en deuxième position avec une forte progression aussi bien en valeur qu’en parts de marché. La structure géographique des échanges. En 2011, tant à l’exportation qu’à l’importation, une redistribution des cartes a eu lieu parmi les pays clients et fournisseurs.

L’AVOCAT... ... Informe Le Droit est en constante évolution. Chaque jour sont publiés de nouveaux textes législatifs ou réglementaires, des directives ou des recommandations communautaires, des circulaires administratives ou des décisions de jurisprudence nationale ou internationale.

Les avocats sont les seuls professionnels du droit qui peuvent à la fois : • donner en toutes matièress des consultations juridiques es;; • ré rédi d ge gerr po pour u le compte d au d’ autr t ui des es a act ctes e sous sein ng priv pr vé; é • as assu sure rerr la a déf éfen ense se de chac cun u devant toutes les es juridi ju d ct ctio ions de droitt comm mun n et d’e d’exc xcep epti tion on,, ci civi vile les, s, p pén énal ales es,, adm ad mini nist stra rati tive ves, s, pru rud’ d’ho homa male less et d de e co comm mmer erce ce (lo loii du 3 31 1 déce dé emb mbre re 1 199 990) 0). Ills so ont garants de la liberrté et du respect des droits de e la d fe dé f ns nse.

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... Conseille

L’Avocat suit en permanence l’évolution du Droit. Il est donc en mesure de vous informer sur ces modifications et leurs conséquences.

En revanche, au niveau des importations, l’amélioration de la part de l’UE se confirme en 2011 et atteint 55% des achats de la région. Cette répartition avec l’Union européenne est cependant moindre qu’au niveau national (61% à l’exportation et 57,9% à l’importation). Les pays clients de la région Poitou-Charentes L’Union européenne continue de perdre sa part prépondérante (46,4%) dans les exportations de la région au profit des pays tiers (56,6%).Comme en 2010, les Etats-Unis sont restés le principal client de la région avec 11,38% des exportations, devant l’Allemagne (9,12%) et l’Espagne (8,56%). L’Algérie, qui enregistre la plus forte progression (7ème rang en 2011) a recueilli 4,78% des exportations régionales, devançant de peu la Chine (4,62%). Les pays fournisseurs de la région PoitouCharentes En ce qui concerne les pays fournisseurs, un retournement complet s’est opéré en 2011 avec le changement des sources d’approvisionnement en pétrole et l’augmentation de l’importation des produits chimiques, matières plastiques et caoutchouc synthétique. Ainsi la Chine (6ème rang en 2010) devient le premier fournisseur de la région avec 9,3% des importations régionales, devant l’Allemagne (8,43%) et la Russie (8,40%). Les Etats Unis affichent la plus forte progression et pointent au 5ème rang avec 7,64% des importations régionales. COUP DE FREIN SUR LES CREATIONS D’ENTREPRISES, EN 2011

12.042 entreprises ont été crées en PoitouCharentes au cours de l’année 2011, contre 13.964 en 2010, soit une baisse significative de près de 14%, contre 12% au niveau national. Ce sont les immatriculations en auto-entreprise qui ont le plus reculé même si celles-ci représentent toujours 50% des créations.

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ACTUALITÉS POITOU-CHARENTES Parmi les sociétés, le statut Sarl reste prépondérant mais se réduit légèrement au profit des statuts sous forme unipersonnelle ou simplifiée. Même hors auto-entreprises, près de 90% des entreprises se créent sans salarié. Nombre d’entreprises créées par département 16 Autoentrepreneur

17

79

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1.308 2.215 1.030 1.493

Entreprise

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842

1.112

Total 2011

2.262 5.303 1.872 2.605

Total 2010

2.600 6.072 2.273 3.019

TRÈS BON BILAN 2011 POUR L’EMPLOI DES CADRES

L’année 2011 s’est révélée être un bon cru pour le marché de l’emploi cadre en Poitou-Charentes : 3.786 postes de cadres ont été pourvus, dont 2.681 par recrutements externes et 1.105 par promotions internes. C’est respectivement 5% de plus qu’en 2010 pour les postes pourvus, 40% de plus pour les recrutements externes et 34% de moins pour les promotions internes. Compte tenu des 2.466 départs enregistrés en 2011, c’est donc 1.320 emplois de cadres qui ont été créés dans la région en 2011, contre +270 en 2010 et -110 en 2009. Les fonctions commerciales et les cadres confirmés sont les plus courtisés. Ce sont les cadres des fonctions commerciales et production qui ont été les plus recherchés en 2011 avec 20% et 19% des recrutements totaux. Comme les années précédentes, plus de 60% des recrutements ont concerné des cadres confirmés (plus de 5 ans d’ancienneté) tandis que la part des jeunes cadres est restée stable à 27%. Les débutants (moins d’1 an d’ancienneté) ont mieux tirer leur épingle du jeu que les années précédentes en dépassant les 10% d’embauche. Le secteur des services a été le plus dynamique, représentant 55% des embauches de cadres, devant l’industrie (25%) et le commerce (11%).

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UNE ANNÉE 2012 ATTENDUE AU RALENTI Incertitude au niveau national Les 11.000 entreprises interrogées par l’Apec au plan national prévoient de recruter en 2012 entre 164.000 et 195.000 cadres, soit une évolution comprise entre -10% et +8%. Cette large fourchette reflète la grande incertitude qui pèse sur les entreprises en matière d’embauches de cadres dans un contexte économique et international difficile à prévoir. Au total, on n’assisterait pas à un décrochage brutal des recrutements de cadres comme ce fut le cas en 2009, mais le marché pourrait osciller entre un mouvement de hausse sur la lancée de 2011 et une stagnation. Il faudrait attendre 2014 pour retrouver des niveaux égaux puis supérieurs à ceux de 2008. Les deux fonctions traditionnellement locomotives du marché de l’emploi cadre à savoir les fonctions « commerciale » et « informatique » représenteraient à elles seules 40% des recrutements. L’autre fonction poids-lourd « études-recherche & développement », tirerait aussi son épingle du jeu grâce aux politiques mises en œuvre en faveur de la recherche tandis que la fonction « productionindustrielle-chantier » accuserait une forte diminution pouvant aller jusqu’à 18%. Morosité au niveau régional Après l’embellie de 2011, l’année 2012 s’annonce morose pour l’emploi des cadres en Poitou-Charentes et les perspectives semblent moins bonnes qu’au niveau national. De fait, les entreprises de la région prévoient de recruter entre 1.880 et 2.280 cadres sur l’ensemble de l’année, soit une baisse de -30% à -15% par rapport à 2011. La fonction «  commerciale  » sera encore la plus courtisée avec 650 embauches programmés devant les fonctions «  Etudes-R&D  » et «  Production Industrielle-Chantier » avec 300 recrutements pour chacune. Le secteur des services serait le plus  porteur puisqu’ils représenteraient 50% des opportunités devant l’industrie et le commerce avec respectivement 25% et 15% des recrutements.

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ANNEE 2011 RECORD POUR L’HÔTELLERIE DE PLEIN-AIR PICTO-CHARENTAISE

Les campings du Poitou-Charentes ont connu un record de fréquentation en 2011 avec plus de 7.250.000 nuitées, en hausse de 6,7% par rapport à 2010. La région concentre ainsi 6,5% des nuitées passées sur l’ensemble de l’hexagone et se place en 7e position des régions les plus fréquentées dans le domaine de l’hôtellerie de plein air. La Vienne et l’Ile de Ré en forte progression Si la hausse concerne toutes les zones (Charente +7,4%, Deux-Sèvres +3,1%), la Vienne a connu la plus forte évolution par rapport à 2010 : +19,2%. La Charente-Maritime, qui concentre plus de 91% des nuitées régionales a bénéficié d’une augmentation de 6,1% et se place 4e département le plus fréquenté de France en matière de camping. L’île de Ré retrouve des couleurs avec une fréquentation en hausse de 17,2% effaçant ainsi la perte de près de 10% subie entre 2009 et 2010, due à la tempête Xynthia. Les campings «4 étoiles» sont plébiscités Avec une hausse de fréquentation de plus de 20% en 2011, la catégorie «4 étoiles» enregistre désormais autant de nuitées que les «3 étoiles», soit 70% des nuitées pour ces deux catégories. Les campings «2 étoiles», autrefois catégorie «reine», ne représentent plus que 29% des nuitées enregistrées. L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN POITOU-CHARENTES

Près de 47.000 étudiants sont inscrits dans la région dont les deux tiers dans les Universités de Poitiers et La Rochelle. Ils représentent 3% des effectifs nationaux. Poitiers s’affiche comme la 1ère ville étudiante pour sa densité d’étudiants : 20% de la population. Depuis 10 ans, l’évolution des effectifs suit un parcours assez comparable aux évolutions nationales même si l’Académie de Poitiers est une des trois académies qui a le plus progressé.

Si le taux de réussite au bac est supérieur à la moyenne nationale : 87,6% contre 86,2%, le taux de poursuite d’études dans l’enseignement supérieur reste significativement plus faible  : 68,4% contre 74%. Selon une enquête réalisée en 2010 par les Universités, un étudiant dépense entre 7.500 et 8.000 € dans l’année (hébergement 30%, alimentation 20%, transport 11% ….) induisant un effet d’embauche: 8 étudiants = 1 emploi (restauration, logement, loisirs, transports…). UN TITRE BAC +3 RESSOURCES HUMAINES : UNE NOUVEAUTE EN POITOU CHARENTES

L’IDAIC est un organisme de formation reconnu sur la région Poitou Charentes pour ses formations à destination des professionnels en poste mais également pour ses formations dispensées dans le cadre de contrats d’alternance (contrats de professionnalisation). Depuis plus de 20 ans déjà, l’IDAIC propose des formations pluridisciplinaires permettant d’acquérir des compétences, des diplômes ou des certifications dans les domaines de l’Immobilier, du Commerce, de la Gestion, du Management etc. Cette année 2012 marque une nouveauté de poids pour notre région grâce au récent partenariat liant l’IDAIC à SUP des RH, l’école de référence dans le domaine des Ressources Humaines. En effet, l’IDAIC a été sollicité parmi 6 autres organismes sur le territoire national par SUP des RH pour relayer en province leur «Titre Chargé des Ressources en Humaines ». Ce titre accessible à partir d’un Bac+2 validé permet de préparer un Bac+3 spécialisé sur les grandes thématiques RH de l’entreprise tels que : la paie, le recrutement, la formation, l’administration du personnel… Il a pour vocation de former les futurs opérationnels RH sur un cycle court de 12 mois en alternant des périodes en entreprise et en centre de formation. Sources  : CESE Poitou-Charentes, Sud-Ouest, Nouvelle-République, Actufax

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ACTUALITÉS LIMOUSIN 2011 : BILAN POSITIF POUR L’EMPLOI DES CADRES

L’ATTRACTIVITE DE LA TECHNOPOLE ESTER SE CONFIRME

L’année 2011 s’est révélée être un bon cru pour le marché de l’emploi cadre en Limousin: 1.070 postes ont en effet été pourvus, dont 730 par recrutements externes et 340 par promotions internes. C’est 35% de plus qu’en 2010. Compte tenu des 760 départs enregistrés dans le même temps, c’est donc 310 emplois supplémentaires de cadres qui ont été créés en Limousin en 2011, contre 120 en 2010. Les fonctions commerciales et les cadres confirmés restent les plus prisés. Les cadres des fonctions « Commerciales » et « Etudes-R&D » ont été les plus recherchés avec respectivement 30% et 23% des recrutements totaux. Les cadres confirmés (plus de 5 ans d’ancienneté) ont capté 57% des postes à pourvoir tandis que les jeunes cadres (29%) ont plutôt bien tiré leur épingle du jeu par rapport aux années précédentes. Les débutants (moins d’1 an d’ancienneté) ont plafonnés à 15%. Le secteur des services a été le plus dynamique avec 39% des embauches de cadres, devant les secteurs de l’industrie (32%) et du commerce (12%). UNE ANNÉE 2012 ATTENDUE AU RALENTI

Morosité au niveau régional Après l’embellie de 2011, l’année 2012 s’annonce morose pour l’emploi des cadres en Limousin avec des perspectives qui s’annoncent moins bonnes qu’au niveau national. De fait, les entreprises de la région prévoient de recruter entre 510 et 660 cadres sur l’ensemble de l’année, soit une baisse de -30% à -10% par rapport à 2011. Les cadres commerciaux : les plus recherchés Estimation des postes cadres proposés en 2012 Commercial Etudes-R&D Prod. Indust. Services Tech. Expl. Tertiaire

30% 23% 15% 12% 8%

Finances/ Compta Administration Informatique Direct. Gén.

5% 4% 2% 1%

En 2011, la livraison de nouveaux bâtiments a favorisé l’accélération du développement de la Technopole Ester de Limoges. De fait, le bilan de l’année est plutôt élogieux avec 160 raisons sociales (+11% sur 1 an), 1.825 emplois (+8,5%), 31 implantations et 10 créations d’entreprises. Les 31 implantations ont généré plus de 200 emplois nouveaux dont 49 pour la seule société

Diadem (packaging & communication), 75 pour la Maison et le Centre régionale du BTP et 14 pour France Paratonnerres (conception et commercialisation de matériels de protection foudre). En parallèle, les effectifs des structures installées sur le parc avant 2011 sont restés stables et les entreprises semblent avoir plutôt bien résisté au contexte économique.

LA CARSAT MULTIPLIE SES SERVICES INTERACTIFS

Web, réseaux sociaux, alertes mail, les pratiques d’information évoluent. La Carsat Centre Ouest aussi…. qui tient compte de ces nouveaux comportements en proposant, depuis ce début d’année, de nouveaux outils destinés à répondre à l’attente d’instantanéité, d’accessibilité et d’interactivité des entreprises et des assurés. Ces services viennent compléter et non pas remplacer les contacts classiques en agence en permettant aux personnes de s’informer facilement dans tous les domaines de compétence de la Carsat : retraite, action sociale ou prévention risques professionnelles. Rappelons que la Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) Centre-Ouest couvre les 7 départements du Limousin Poitou-Charentes. LES SIX MODES DE CONTACT 1. Site internet : www.lassuranceretraite.fr Il offre des services en ligne en rapport avec l’âge ou la situation individuelle de chacun : • A tout âge  : visualisation du relevé de carrière au régime général, simulation du montant de la retraite et calcul de l’âge légal de départ en retraite. • A partir de 54 ans : estimation du montant de la future retraite du régime général. • Au moment du départ en retraite : demande de retraite en ligne et suivi du traitement du dossier individuel. • Après le départ en retraite : consultation du montant des trois derniers paiements et consultation du montant à déclarer aux services fiscaux.

Un nouveau service « push assurés » permet aux internautes abonnés de recevoir une alerte courriel les invitant à consulter leur compte lors de toute nouvelle information retraite les concernant, le montant de la déclaration fiscale ou le paiement de la mensualité retraite. 2. Les réseaux sociaux www.facebook.com/retraitesanteautravailcentreouest gplus.to/CarsatCentreOuest twitter.com/CarsatCo 3. L’application smartphone Disponible sur Iphone et sur systèmes Android, l’application permet d’accéder aux informations régionales de la Carsat ainsi qu’aux coordonnées du point d’accueil le plus proche par géo-localisation 4-5. Web rendez-vous et Visio accueil • Le Web rendez-vous est un mode de contact qui permet à toute personne équipée d’un ordinateur et d’une webcam d’avoir un webentretien avec un conseiller. • Le Visio-accueil permet aux habitants des zones rurales d’avoir un entretien personnalisé avec un conseiller, via une borne interactive (19 bornes en Limousin Poitou-Charentes). 6. 12 agences et 26 points de proximité Outre ces outils, la Carsat dispose d’un réseau de proximité constitué de 26 points d’accueil et de 12 agences: Angoulême, La Rochelle, Saintes, St-Georges-de-Didonne, Tulle, Brive, Guéret, Niort, Bressuire, Poitiers, Châtellerault et Limoges.

LES FEMMES REPRESENTENT LA MOITIE DE LA POPULATION ACTIVE

En 1968, moins d’une femme sur deux exerçait une profession. Aujourd’hui, elles sont neuf sur dix et elles occupent un emploi sur deux. En revanche, les femmes peinent à progresser dans le monde de l’entrepreneuriat : en Limousin comme en province, elles sont à l’origine de 30% des nouvelles entreprises, comme huit ans auparavant. Un essor dû à la progression du tertiaire L’entrée massive des femmes dans le monde du travail a accompagné la progression des secteurs du commerce et des services. De fait, elles occupent 57% des emplois du tertiaire en Limousin, le secteur qui s’est le plus développé dans les quarante dernières années. En revanche, dans le secteur secondaire (industrie, bâtiment travaux publics), leur contribution évolue peu sur le long terme avec toujours un emploi sur cinq. Les raisons des écarts de salaire Si l’écart de revenu entre hommes et femmes a tendance à se réduire, les hommes percevaient encore en 2009 un salaire supérieur de 27% à celui des femmes (33% au niveau national). Cette disparité de revenu a trois explications : • Les temps de travail : en Limousin, 35% des femmes travaillent à temps partiel contre 12% des hommes. • Les professions exercées : l’encadrement est peu féminisé dans l’industrie (20% de femmes cadres) et dans les activités financières et d’assurances (35%). • L’âge : les écarts de salaires se creusent en général entre 26 et 49 ans, en pleine période d’activité  : les femmes diminuent leur temps de travail ou interrompent provisoirement leur carrière pour élever leurs enfants, pendant que les hommes continuent à accumuler de l’expérience. Sources : APEC, Les Brèves d’Ester, Carsat, Insee Limousin

ACTUALITÉS VENDÉE K@VENDEE: LE LEVIER DE CROISSANCE DES PME VENDEENNES

Conçu et animé par la CCI et l’IUMM depuis mars 2009, le dispositif K@Vendée est un fonds d’investissement qui permet de financer le développement des PME vendéennes, via le renforcement de leurs fonds propres par une prise de participation au capital. Ce dispositif s’appuie sur la Loi Tépa qui permet aux souscripteurs de l’ISF de défiscaliser une partie de leur investissement. L’intérêt est donc réciproque. D’une part, les PME vendéennes se procure un financement en fonds propres leur permettant d’accéder plus facilement à des concours bancaires nécessaires à leur développement. D’autre part, les souscripteurs ont la satisfaction d’investir dans des entreprises locales et de participer au développement économique du département. Les conditions d’entrée, de sortie, de rémunération et de durée sont connues dès l’initiation de l’opération, garantissant de fait une collaboration solide. Lors de ses trois premières années, K@Vendée a réuni 237 investisseurs qui ont injecté près de 3,3M€ dans 26 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité. Ces interventions en capital ont permis aux PME concernées de bénéficier de crédits bancaires pour un montant global de près de 7 millions d’€, permettant d’assurer leur développement. En 2011, 9 entreprises ont bénéficié de l’accompagnement de K@Vendée: Bremand Confection, Cartel, Horanet Infogérance, Océano Loisirs, Vertalyse, Brochard, Deslandes Moreau, La Pasta et OCF.

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ÉTAO GÉORESSOURCES S’OFFRE UN BÂTIMENT CHAUFFÉ PAR UN CHAMP GÉOTHERMIQUE DE 2.400 MÈTRES

Étao Géoressources, fabricant et installateur de pompes à chaleurs, a emménagé fin 2011 dans son nouveau site de 2.500 m2 à l’Herbergement. La spécificité du bâtiment, qui accueille à la fois le siège du groupe Étao et l’unité de production de pompes à chaleur de sa filiale Enthalpie, est d’être chauffé et refroidi par un champ de 24 forages géothermiques. La pompe à chaleur de 240 KW réversible puise son énergie dans ces 24 forages de 100 mètres chacun permettant de puiser l’énergie géothermique dans 250.000 m3 de terre. Le système a été conçu pour être couplé à l’avenir avec des panneaux photovoltaïques qui prendront en charge une partie de l’alimentation électrique de la pompe. Le coût de chauffage et de climatisation pour l’ensemble du bâtiment est ainsi limité de 3/4 par rapport à une solution traditionnelle. Ce bâtiment permet de mettre en exergue la technologie et le savoir-faire d’Etao, premier acteur français à intégrer toutes les compétences de la géothermie : de la fabrication de pompes à chaleur aux installations géothermiques et aérothermiques en passant par le forage, sous la marque Forpac. L’entreprise, qui emploie 115 salariés au total, dispose de collaborateurs à Boufféré, Rennes, Angers et Vannes. Son chiffre d’affaire a progressé de plus de 25% en 2011, dont 70% sur des projets géothermiques. Fort de ces succès, Étao Géoressources déploie actuellement un réseau de concessions sur l’ensemble de l’hexagone.

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EN 2013, SYSTÈME U VA CRÉER 180 EMPLOIS À FONTENAY-LE-COMTE

Le Groupement Système U va investir sur la Vendéopôle de Fontenay-le-Comte 30 millions d’€ dans la construction d’une plate-forme logistique de 27.400 m2 dédiée aux produits frais. Cet entrepôt ravitaillera les 70 points de vente Système U du Sud-Vendée, de Charente, Charente-Maritime et des Deux-Sèvres. Pour sa mise en service prévue en septembre 2013, le site devrait embaucher 180 personnes. Une extension, déjà programmée pour 2017, devrait même permettre à la plateforme d’atteindre 40.000 m² de surface et de porter l’effectif à 300 salariés. Cet investissement s’inscrit dans une politique globale du Groupement Système U qui prévoit d’investir en France 107 millions d’€ que pour ses outils logistiques : 140.000 m2 d’entrepôts sont en effet programmées en 2012 et 2013. Pour Bruno Retailleau, président du Conseil Général, cette implantation permet de revitaliser le Sud-Vendée qui a perdu près de 650 emplois au cours des dernières années et anticipe la construction du tronçon d’autoroute entre Fontenay-le-Comte et Rochefort qui fera de Fontenay un nœud autoroutier avec l’A83. LES TRANSPORTS GRIMAUD SE RELOCALISE À LA ROCHE-SUR-YON.

Présents depuis plus de 50 ans à Fontenay-leComte, les Transports Grimaud se sont installés depuis le 1er mars sur le site de Parc Eco 85 à La Rochesur-Yon. Cette implantation de 2000 m² permettra à l’entreprise de développer ses services liés aux déménagements et au garde-meubles ainsi que ses prestations de logistique de proximité et de transport.

LA «DEUTSCHE QUALITÄT» RÉCOMPENSE « ORIGINAL CAMPING » À NOIRMOUTIER

Avec 17 millions de membres, automobilistes et motards, l’ADAC est la plus grande fédération d’automobile-clubs d’Allemagne et d’Europe. Chaque année, elle édite un guide touristique du camping qui fait référence et récompense une sélection des meilleurs sites en Europe selon différentes thématiques : meilleur concept, meilleur camping rural, site le plus adapté pour les enfants… En janvier 2012, l’Adac Award du meilleur concept a été attribué au « Camping du Midi  » et au Domaine «  Les Moulins  » à Noirmoutier pour l’originalité et la qualité de ces deux sites qui allient luxe (Ecolodges en toile et bois) et respect de la nature (100% sans voiture). Une récompense qui permet à Alain-Dominique Perrin, le directeur des deux campings d’envisager sereinement sa future classification en 4 étoiles. MC FRANCE PREVOIT UN DOUBLEMENT DE SES ACTIVITES D’ICI À 2015

MC France, filiale du groupe vendéen Liébot, vient de réceptionner sa nouvelle usine de 25.000 m2 à Cugand qui a nécessité un investissement de 28 millions d’€. Ce nouveau site permettra au spécialiste des menuiseries portes et fenêtres en bois-aluminium d’atteindre, dès cette fin d’année lorsque le déménagement du site de Clisson sera terminé, une capacité de 120.000 menuiseries par an contre 75.000 aujourd’hui. Un objectif qui semble déjà obsolète puisque l’entreprise (320 salariés) envisage dans les trois ans une deuxième phase de 8.000 m2 avec une deuxième ligne de peinture, un doublement des capacités de montage et un deuxième centre d’usinage qui lui permettra de doubler son activité actuelle d’içi à 2015. Le site atteindrait alors 100 millions d’€ de CA contre 50 millions en 2011 et 44 en 2010.

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DOSSIER BANQUE & FINANCE LES MARCHÉS FINANCIERS SONT-ILS SOUS CONTRÔLE ? p. 20 PRÉSENTER SES COMPTES À SON BANQUIER p. 20 COMMENT METTRE SON BANQUIER DANS SA POCHE ? p. 21 POURQUOI SE MULTIBANCARISER ? p. 22

LA COUVERTURE DÉCÈS - INVALIDITÉ p. 22 Les marchés financiers sont-ils sous contrôle ?

n LES MARCHÉS FINANCIERS SONT-ILS SOUS CONTRÔLE ? Non et pour très longtemps encore. Malgré les actions de réglementation financière et de recapitalisation des banques, les actions menées par les Etats sont encore trop éparpillées à l’échelle mondiale en déplaçant le risque d’un pays à l’autre, plutôt que de le réduire sur l’ensemble du système financier mondial. Si ce dernier est en partie rerégulé au niveau des fonds propres, il reste globalement indompté. Un paradoxe lorsque l’on sait que les principaux investisseurs du marché ont été directement sauvés par la puissance publique depuis 2008 et que ceux-ci ont réussi à retourner la tendance en imposant dorénavant la rigueur aux gouvernements surendettés. Le rapport de force joue en faveur des marchés depuis que les Etats occidentaux se sont épuisés à sauver l’économie mondiale et ses banques en s’endettant encore davantage, et en mettant sur la table 100 fois plus d’argent que le plan Marshall de reconstruction de l’Europe après la dernière guerre mondiale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. De 1991 à 2010, la capitalisation boursière de l’ensemble des places boursières de la planète est passée de 40% à 100% du PIB mondial. Les volumes échangés annuellement sur les marchés financiers se sont envolés de 40% à plus de 200% du PIB mondial. Il existe aujourd’hui plus de 5 000 fonds spéculatifs contre seulement 200 en 1990. En fait, la crise historique que traverse le monde n’a fait que renforcer l’emprise des marchés financiers sur les Etats. Même avec des pieds d’argile, la finance mondiale fait figure de géant par rapport à l’ensemble des nations. Alors que l’activité sur les marchés des produits dérivés était de 444 000 milliards de dollars début 2010, le PIB mondial n’était que de 57 937 milliards de dollars soit presque 8 fois moins. La

capitalisation boursière mondiale s’est élevée à 50 000 milliards de dollars mi-2010 alors que, dans le même temps, la dette publique mondiale atteignait les 39 000 milliards de dollars.

LE CERCLE VICIEUX DE LA FINANCE EUROPÉENNE Il existe 4 grandes problématiques dans la difficulté à réguler le système financier au sein de l’Union Européenne : • Crise politique par l’incapacité à recapitaliser suffisamment les banques (crise bancaire) mais aussi à soutenir l’activité (crise économique) et à apporter un soutien crédible aux Etats membres de l’Union Européenne (crise souveraine). • Crise bancaire affectant la menace d’insolvabilité des banques par l’augmentation du nombre des créances douteuses (produits dérivés et entreprises) ainsi que par le rationnement du crédit. • Crise économique avec le freinage de l’activité et de l’emploi obligeant à un effort d’austérité accru et à une augmentation des déficits publics. • Crise souveraine induisant un doute sur la solvabilité des Etats (donc un renforcement de la pression des marchés) du fait notamment du coût des sauvetages bancaires pour les finances publiques et de la perte sur le portefeuille d’obligations publiques des banques.

Ces déséquilibres font que les marchés financiers seront de plus en plus exigeants avec les entreprises et les Etats sur lesquels ils placent leurs billes. Pour autant, il ne faut pas croire que les marchés obéissent aveuglément à une logique prédatrice ou sont placés sous la coupe d’un petit cercle de puissants. Ils sont là pour défendre certes, leurs intérêts, mais aussi ceux des épargnants du monde entier en tant que réceptacle des économies et des placements rémunérés. Il ne faut pas perdre de vue que derrière l’objectif de créer de la plus-value, les marchés ont aussi pour vocation de financer le développement des entreprises par conséquent entretenir la croissance et permettre le règlement de la dette des Etats.

n PRÉSENTER SES COMPTES À SON BANQUIER Lorsque l’entreprise utilise des crédits ou des facilités bancaires, il est nécessaire de présenter chaque année son bilan, son compte de résultat et les différentes annexes à son banquier. Cette obligation est sans doute le rendez-vous annuel le plus important avec lui en ayant alors la possibilité d’évoquer l’année écoulée, les projets en cours, voire de présenter de nouvelles demandes de financement. Cette présentation doit s’effectuer dans un délai raisonnable après la date de clôture des comptes car, à défaut de respecter cette obligation, la banque peut ne pas renouveler les lignes de crédit à court terme et même menacer d’exiger un remboursement par anticipation des crédits à moyen-terme. Pour effectuer cet exercice dans les règles de l’art, il convient de respecter les 3 recommandations suivantes : 1. Agir assez vite en pressant son comptable ou expert-comptable de réaliser les documents. En général, la plupart des entreprises présentent leurs comptes au mois de mai ou de juin lorsque l’exercice se clôt au 31 décembre de l’année précédente. L’idéal est de sortir du lot en proposant de «Rencontrer son banquier dès la fin du mois de mars ou courant avril» comme le propose Frédéric Cormerois, directeur de la Bred Banque populaire à Boulogne. D’après lui, «Vous vous comporterez en dirigeant proactif vis-à-vis des organismes financiers, soucieux de bonne gestion et responsable, trois qualités que les banquiers apprécient par-dessus tout. De plus, fixer un rendez-vous en mars ou avril vous permettra de rencontrer votre chargé d’affaires dans une période assez calme pour lui  : il sera plus à l’écoute et plus disponible.»

L’ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES DE LA RÉGION POITOU-CHARENTES-VENDÉE COMMUNIQUE...

S.C.I. (Société Civile Immobilière) : option à l'IS - avantages et inconvénients Compte tenu de l'évolution de la fiscalité et notamment de l'alourdissement de la fiscalité personnelle, certains préconisent de soumettre à l'IS les SCI jusque-alors soumises l'IR. En cas d'assujettissement à l'IR, l'associé est imposé comme s'il était directement propriétaire de l'immeuble au fur et à mesure que les résultats sont dégagés comme s'il les avait perçus. En contrepartie, Il peut prélever les bénéfices sans devoir régler un impôt supplémentaire. Par ailleurs, les plus-values dégagées par la cession de l'immeuble ou des parts sociales bénéficient d'un abattement pour durée de détention. Cet avantage a toutefois été réduit puisqu'il faut attendre 30 ans de détention du bien pour être exonéré et non plus 15 ans. En cas d'option pour l'IS, l'imposition peut s'avérer moindre. L'assiette de l'IS est plus limitée que celle des revenus fonciers. En effet, il est possible de déduire les frais d’acquisition de l’immeuble et les amortissements. Le taux d’imposition est de 33, 1/3 % (15 % jusqu’à 38 120 €) alors que le taux marginal de l’IR peut être plus élevé. Enfin, l’associé n’est personnellement imposable que si un dividende est distribué. Mais, ces avantages sont repris en cas de vente de l'immeuble et en cas de distribution. La liquidation de la société est onéreuse. Toutefois, une solution de rechange peut être trouvée dans la cession des parts dont le taux d'imposition est plafonné à 19 % (plus prélèvements sociaux).

L'option dépend donc des montants en jeu, du taux d'imposition personnel des associés, du taux d'imposition de la SCI à l'IS, de la nécessité ou non de disposer personnellement des résultats, et du montant des plus-values escomptées, de la durée de détention de l'immeuble et des parts que les associés prévoient. Mais, en pratique, on constate que bien souvent l’option pour l’IS s’impose. Tel est le cas lors de la phase de démarrage. En effet, au cours de cette phase, l'endettement est fort. Certes, les intérêts sont déductibles des revenus fonciers, mais le remboursement du capital ne l'est pas. Si la SCI est à l'IR, les associés sont imposés sur l'ensemble des résultats en fonction de leur taux marginal d'imposition qui peut être élevé. Il supporte une charge d'impôt importante sans que la SCI puisse leur distribuer les fonds qui leur permettraient de régler leurs impôts. Tel est aussi le cas, lorsque les déficits sont qualifiés de non professionnels et ne peuvent être déduits des autres revenus. Si vous étendez votre activité de location en nue à une activité de location meublée non professionnelle, vous ne pouvez imputer vos déficits dégagés par cette nouvelle activité sur vos revenus fonciers. Dans le cadre d'une SCI soumise à l'IS, la compensation se fera.

Ordre des Experts-Comptables – Région Poitou-Charentes-Vendée 33, Avenue de Paris – B.P. 8733 - 79027 NIORT Cedex Tél : 05 49 28 34 02 – Fax : 05 49 28 36 91 - E-mail : croecpcv@experts-comptables.org www.experts-comptables-poitou-charentes-vendee.fr

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Avril - Mai 2012

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SCI à l'IR

SCI à l'IS Imposition d’un revenu de 100 Par hypothèse taux d'imposi- Taux d’imposition 33 1/3 % tion 15 % jusqu’à 38 120 €

Par hypothèse taux marginal d'imposition 41 % Le montant est considéré comme distribué 100 x 41 % = 41 %

Si le montant est distribué : Dividendes : 100 - 15 = 85

Si le montant est distribué : Dividendes : 66,66

IR : (85 x 0,60) x 41 % = 20,91

IR : (66,66 x 0,60) x 41 % = 16,40

Contributions sociales : 100 x 15,5 % = 15,5

Contributions sociales : 85 x 15,5 % = 13,18

Contributions sociales : 66,66 x 15,5 % = 10,33

Total des impositions : 41 + 15,5 = 56,5 %

Total des impositions : 15 + 20,91 + 13,18 = 49,0938

Total des impositions : 33,33 + 16,40 + 10,33 = 60,06

Taux d’imposition des plusvalues immobilières : 19 %

Imposition d’une plus-value de 100 Taux d’imposition 15 % Taux d’imposition 33, 1/3 % jusqu’à 38 120 €

Contributions sociales : 15,5 % Plus-value de 100 sur un bien détenu depuis plus de 15 ans (bénéficiant d’un abattement de 30 %)

Total des impositions : IR + prélèvement sociaux : 70 x 34,5 % = 24,15

IS : 15

IS : 33, 33

Si le montant est distribué : Dividendes : 100 – 15 = 85

Si le montant est distribué : Dividendes : 100 – 33, 33= 66,66

IR : (85 x 0,60) x 41 % = 20,91

IR : (66,66 x 0,60) x 41 % = 16,40

Contributions sociales : 85 x 15,5 % = 13,17

Contributions sociales : 66,66 x 15,5 % = 10,33

Total des impositions : Total des impositions : 15 + 20,91 + 13,17 = 34,08 33,33 + 16,40 + 10,33 = 60,06

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CONSEILS :

CE QU’IL NE FAUT JAMAIS FAIRE

• Plus vos bilans sont mauvais, plus il est nécessaire de contacter rapidement son banquier

D’après Frédéric Cormerois pour ne pas indisposer son banquier, il faut éviter de faire les 2 erreurs suivantes au demeurant assez fréquentes : . Envoyer ses documents comptables par la Poste car «Le banquier y voit un signe très clair que vous n’attachez aucune importance au fait de lui présenter les comptes de votre entreprise, ni à la relation que vous entretenez avec son établissement. Si de surcroît, le banquier a dû réclamer vos bilans plusieurs fois avant que vous obtempériez, là vous déchaînerez sa colère justifiée.» . Informer au dernier moment le banquier, lors de la présentation des comptes, de faits majeurs survenus des mois auparavant. Pour le banquier «Il est détestable de découvrir des mois après que l’événement  se soit produit, qu’une société à laquelle on consent des crédits a fait des pertes, changé d’actionnaire, perdu son principal client. Comment un banquier peut-il continuer à faire confiance au chef d’entreprise dans ces conditions ?».

• Demander à rencontrer en même temps le chargé d’affaires et de directeur de l’agence en cas de fort soutien de la banque en cours d’année

2. Pour obtenir de nouveaux crédits, il est nécessaire d’effectuer un parcours parfait aux yeux du banquier. Cela suppose de procéder en 3 étapes : • Montrer les comptes de l’année n-1. • Expliquer les écarts entre le prévisionnel de l’année précédente et les performances réalisées. • Présenter son prévisionnel de l’année n (2012) et les demandes de financement qui en découlent. Pour réussir cet exercice, Florence Chagneau, dirigeante de FC Consultant, préconise de préparer un brief écrit en s’entraînant au jeu des questions-réponses avec son expert-comptable ou son conseil financier. Il faut également garder en tête que le souci principal du banquier est de s’assurer que la société peut rembourser ses emprunts en cours et les nouveaux crédits sollicités. 3. Etre accompagné par son expert-comptable ou son responsable financier en se répartissant les rôles. C’est le conseil donné par Frédéric Cormerois pour qui «Un chef d’entreprise peut être excellent dans son métier mais se trouver mal à l’aise avec les chiffres. Dans ce cas, le mieux est de se répartir les rôles. Le dirigeant parlera de son marché, de sa stratégie, de faits importants passés et à venir, des projets d’investissement, des perspectives à court et moyen terme, etc. Et son accompagnateur éclairera le banquier sur les points financiers techniques (en lui donnant des explications sur certains postes du bilan, par exemple).»

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■ COMMENT METTRE SON BANQUIER DANS SA POCHE ?

Pour entretenir de bonnes relations avec son banquier, la règle de base est de le rassurer et de lui donner confiance en vous. Pour cela, 7 conseils à suivre :

1. Etre soi-même en montrant que vous maîtrisez bien votre projet de développement dans ses aspects matériels, humains et économiques, mais sans forcer sur la démonstration portant sur la partie financière qui n’est pas la partie naturelle du chef d’entreprise. Le banquier le sait fort bien et attend surtout que les documents financiers présentés soient la traduction en chiffres d’une stratégie mûrement réfléchie démontrant

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pourquoi, à un horizon de 6 mois à 2 ans, vous avez prévu une évolution du chiffre d’affaires et une augmentation des charges. 2. Le rassurer sur la longévité de l’entreprise en prouvant que celle-ci est viable et le sera encore dans 10 ans. Les 4 arguments forts à présenter sont : un modèle économique apportant de la pérennité et de la rentabilité ; une capacité à rembourser et à faire fonctionner normalement son compte (commissions, agios et intérêts pour le banquier) ; solidité de l’assise financière grâce aux fonds propres ; capacité pour l’entreprise de continuer à tourner en cas de décès du dirigeant. 3. Prouver que l’on sait anticiper en évoquant une vision du marché à l’horizon de 5 ans avec tout ce que l’on peut prévoir comme  grands changements dans son business, l’univers concurrentiel, l’organisation interne ou la logistique, mais aussi les objectifs prévus avec la méthodologie mise en œuvre pour les atteindre. Il est nécessaire également de démontrer ses capacités d’anticipation à court terme en montrant que l’on a bien réfléchi, en amont, aux conséquences financières. Pour cela, le mieux est de toujours montrer une attitude réaliste et teintée de pessimisme, en retenant les hypothèses les moins favorables. 4. Montrer que vous êtes obnubilé par le cash comme lui. Selon Edouard Tran Son Tay, coauteur de l’Entreprise et son banquier (éd. Dunod), il faut mener 3 actions complémentaires en vue de démontrer une excellente organisation en matière de trésorerie  : faire établir par le service financier des prévisions de trésorerie régulières à un rythme hebdomadaire  ; mettre en place un système de suivi de la situation de trésorerie permettant de prendre les décisions appropriées ; se doter d’un service ou d’une personne chargé de maximiser les rentrées de trésorerie, factures, encaissement… 5. Jouer cartes sur table dans tous les domaines en partant du principe que l’individu a

toujours tendance à faire confiance à celui ou à celle qui lui fait aussi confiance. Il faut donc être le premier à commencer en étant clair, précis et transparent avec son interlocuteur. Pour cela, le mieux consiste à lui apporter un maximum d’informations sur l’entreprise sans rien lui cacher, y compris le nombre de comptes bancaires à l’extérieur. L’objectif est de ne pas laisser son banquier se poser des questions sur le fonctionnement du compte.

6. Respecter ses engagements, car les banquiers ont une excellente mémoire et inscrivent dans les dossiers de leurs clients les événements marquants de leurs relations. Par exemple, si l’on a déjà menti ou fait défaut à une promesse, il y a de grandes chances pour qu’une mention du type «Ne pas croire ce que raconte ce client, l’expérience a montré qu’on ne peut se fier à lui» figure au dossier. A l’inverse, en respectant scrupuleusement ses engagements l’appréciation peut être «Ce chef d’entreprise s’est toujours montré fiable et honnête». Avec lui, il vaut mieux dire «je ne peux pas m’engager parce que je risque de rencontrer telle difficulté» que de promettre monts et merveilles qui ne seront pas tenus.

7. Aider son banquier à faire du chiffre d’affaires car c’est aussi un dirigeant d’entreprise. Il ne faut pas hésiter à explorer avec lui toutes les pistes qui peuvent développer ses propres revenus (carte de crédit, garantie de change, télétransmission des opérations bancaires…). Les banquiers adorent également évoquer les crédits à moyen ou long terme fondés sur des investissements ou l’achat d’un immeuble, car cela leur rapporte beaucoup et peut facilement être assorti de garanties sur le bien acquis. Il s’agit également de mettre son banquier sur le coup lorsque l’on entrevoit une opération d’ingénierie financière (rachat d’une autre société, ouverture du capital, PEE…) sachant que ces opérations sont très juteuses pour lui et valorisent son établissement.

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DOSSIER BANQUE & FINANCE ■ POURQUOI SE MULTIBANCARISER ?

Une étude du cabinet Compass MC indique que les Français sont de plus en plus nombreux à posséder des comptes dans plusieurs banques. Si 98% d’entre eux sont aujourd’hui bancarisés, ils sont également près de 50% (en 2010) à avoir un compte dans au moins 2 banques et plus de 33% dans au moins 3 banques. Il semble même que les Français soient particulièrement enclins à découvrir de nouveaux établissements mais pas forcément à quitter leurs banques historiques. Il est vrai que le client est devenu de plus en plus réfléchi dans ses choix, avisé et négociateur. Une évolution liée autant à l’évolution de la société qu’à la sollicitation accrue des banques à son égard. Dorénavant, le client sait mettre les banques en concurrence et les utiliser en fonction de ses différentes attentes.

LA MULTIBANCARISATION C’est le phénomène par lequel un individu est client de plusieurs établissements bancaires. Cette tendance s’est fortement développée depuis le début des années 1990 en renforçant, parallèlement, la pression concurrentielle entre les établissements bancaires. Une concurrence qui agit directement sur le taux des crédits immobiliers, lesquels sont devenus le facteur d’attribution du compte principal. Pour de nombreux experts, le marché des banques françaises est arrivé aujourd’hui à saturation face à la concurrence, la pression sur la rentabilité et la complexité de l’offre.

Il existe 4 grandes raisons poussant à additionner les comptes bancaires depuis la libéralisation des années 80 entraînant dans son sillage la redéfinition des conditions d’exercice de l’ensemble des établissements financiers, la banalisation des produits financiers, l’introduction de la concurrence entre banques, l’arrivée de nouvelles mesures fiscales et une vague d’innovations financières initiées par les autorités publiques :

• Eviter les coûts de sortie Lorsque le client se sent prisonnier de sa banque il décide le plus souvent de contracter de nouveaux produits auprès d’une seconde banque plutôt que de clôturer son ou ses comptes. Cette option lui permet ainsi d’échapper aux coûts de sortie et de faire jouer la concurrence entre les différents établissements partenaires. • Déjouer la règlementation L’encouragement aux comportements multibancaires découle, pour une bonne part, de la réglementation de certains produits d’épargne. Par exemple, le plafonnement des livrets d’épargne, limité à un par personne, couplé à l’interdiction de rémunérer les dépôts à vue, a incité les ménages disposant de liquidités importantes à détenir différents livrets répartis sur plusieurs établissements.

préféré des Français, en offrant jusqu’à 3 points supplémentaires de rémunération (pendant quelques mois) sur des produits identiques à ceux proposés par les réseaux traditionnels. Tous ces nouveaux services facilitent également le suivi des virements et le transfert entre comptes situés dans différents établissements. De plus l’épargnant peut librement suivre l’évolution de son portefeuille d’actions et des marchés, mais aussi acheter et vendre en temps réel ses actions ou encore dénouer une position au prix exact qui lui convient (ce qui n’est pas le cas ailleurs). Les grands groupes bancaires français possèdent tous leur propre filiale en ligne et rassemblent à eux seuls plus de 100 millions de contrats. Pourtant, malgré le foisonnement des nouveaux contrats, le  taux de profitabilité  se concentre sur 20 à 40%  de l’ensemble de la clientèle en

constatant, dans le même temps, que le taux d’attrition  (perte de clients) est passé  de 4 à 7 %.

■ LA COUVERTURE DÉCÈS - INVALIDITÉ

L’assurance décès - invalidité (ADI) prend justement en charge, en cas de décès ou d’invalidité, tout ou partie du capital restant dû par le ou les emprunteurs en cas de crédit immobilier (construction d’une maison, acquisition d’un logement, rénovation, aménagements intérieurs) ou pour certains crédits à moyen terme. L’objec-

• Miser sur la concurrence L’introduction de la concurrence dans le secteur bancaire a renforcé la nécessité pour les établissements de jouer sur l’effet de réputation. Toutes les banques qui ont d’importantes parts de marché ont adopté des stratégies de communication destinées à valoriser leur position de leader tout en jouant sur la confiance que peut inspirer le nombre de leurs clients et leur solvabilité financière. L’effet de réputation est essentiel pour le client car il constitue un substitut à l’information non disponible et agit sur les croyances de faire le bon choix parmi les offres proposées. • Utiliser la banque en ligne Le développement des nouveaux canaux de distribution via l’Internet offre, à chacun, une opportunité rapide et facile d’ouvrir un nouveau compte. L’intérêt de la banque en ligne est qu’elle réduit les coûts de transaction, évite de se déplacer, permet de consulter et gérer à tout moment l’ensemble de ses comptes et même de contracter rapidement des produits d’épargne. Un autre élément d’importance est dans la surrémunération de l’épargne liquide, le produit

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tif de cette assurance est que le conjoint ou les descendants n’aient pas à supporter les conséquences financières résultant des aléas de la vie, d’un accident ou d’une maladie privant l’emprunteur de son emploi ou de ressources. En général, il vaut mieux être jeune et en bonne santé sachant, par exemple, que de nombreux prêts immobiliers sont refusés par l’assurance collective de la banque du fait que les emprunteurs ont plus de 60 ans ou des ennuis de santé. Dans certains cas de crédit immobilier, il est toutefois possible que les personnes présentant une santé précaire puissent prétendre à une convention spéciale.

de questions concernant son état de santé actuel ainsi que ses antécédents médicaux. Pour l’emprunteur, la règle première est d’être honnête en n’omettant aucun problème médical ou opération survenue dans le passé, y compris les longues maladies guéries depuis longtemps. Le code des assurances est d’ailleurs très clair à ce sujet en indiquant que «toute fausse déclaration, toute réticence intentionnelle de nature à fausser l’appréciation de l’état de santé entraînent la nullité de l’assurance (article L113.8)». Tout oubli volontaire ou non met en oeuvre une clause suspensive qui annule purement et simplement tout remboursement en cas de décès.

Tout ce qu’il faut savoir sur l’ADI : QUOTITÉ POUR 2 EMPRUNTEURS

• Comparaison des offres Depuis le 1er juillet 2009, les banques et les intermédiaires sont tenus de fournir à leurs clients une fiche d’information et de conseil sur l’assurance emprunteur afin de permettre une comparaison des offres. Ce document, sans engagement contractuel, est rempli par la banque et par l’emprunteur.

En général les tarifs indiqués couvrent une assurance à 100 % avec un coût global compris entre 0,3 et 0,5 % des sommes empruntées. Dans le cas où l’on emprunte à deux, chacun des emprunteurs est couvert à hauteur de 50 %. Il est également possible d’opter pour une répartition variable sur chacune des têtes, appelée quotité. Celle-ci peut être de 50/50, 60/40, ou même 100 % sur une tête. Selon le cas, le conjoint devra continuer à rembourser une partie du prêt à hauteur de la quotité souscrite. Il est naturellement possible de se garantir totalement en assurant chaque tête à 100 %, ce qui a pour effet de doubler le montant des cotisations mais aussi de libérer le conjoint de toute charge financière ultérieure.

• Rôle des banques Celles-ci ne fondent leur décision de prêt que sur le seul critère de la solvabilité du candidat à l’emprunt. Dans le cas d’une demande de prêt immobilier, les professionnels de l’assurance et de la banque doivent donner une réponse dans un délai de 5 semaines à compter de la réception du dossier complet.

• Couverture des risques L’ADI standard couvre le décès (y compris le suicide) d’un ou des emprunteurs avec le remboursement intégral du prêt à la banque soldant ainsi tous les encours. Elle recouvre également l’invalidité absolue et définitive reconnue par un médecin, voire par une contre-expertise. Dans ce cas, l’assurance rembourse le crédit dans les mêmes conditions que pour le décès dès lors que l’emprunteur ne peut exercer aucune activité susceptible de lui procurer un revenu. Cette garantie n’est accordée que jusqu’à un certain âge et sous conditions. De la même manière si, à la

Toute personne dont le revenu est inférieur ou égal au plafond de la Sécurité sociale peut bénéficier du mécanisme de mutualisation - totalement privé mis en place par les assureurs et les banquiers. La prime d’assurance est alors limitée à 1,5 point de TEG (alors que le coût d’assurance est généralement compris entre 0,75 et 1 point de TEG en temps normal).

• Questionnaire de santé Au moment de la souscription du prêt, l’établissement prêteur fait remplir un questionnaire santé précis. Il s’agit de répondre à une batterie

suite d’une maladie ou d’un accident, l’emprunteur est obligé de cesser son activité, l’assurance prend le relais et rembourse les échéances de prêt jusqu’à la reprise d’activité. • Délai de Franchise Il peut s’écouler plusieurs mois avant que l’assurance n’intervienne obligeant alors l’assuré à continuer de régler sa mensualité. Ce délai de franchise varie généralement de 1 à 3 mois. Ensuite, l’assurance prend en charge la mensualité du crédit jusqu’à ce que l’emprunteur puisse reprendre normalement son travail, ou jusqu’au jour de son départ à la retraite ou, dans certains contrats, jusqu’à un âge limite (par exemple 60 ou 65 ans). La plupart des contrats prévoient également une durée maximale d’indemnisation en cas d’invalidité qui est de 1 à 3 ans. L’assureur évalue ensuite le degré d’invalidité de l’emprunteur et peut soit continuer à rembourser les mensualités, réduire ses remboursements (à la charge pour l’emprunteur de payer la différence) ou encore arrêter tout paiement. Il faut donc bien vérifier l’ensemble des garanties proposées. • L’assurance de groupe Lors de la souscription 2 possibilités sont offertes : Opter pour le contrat groupe systématiquement proposé par la banque ou opter pour une délégation d’assurance. Le contrat groupe est de nature généraliste et s’applique de façon uniforme à tous, quelle que soit sa situation, avec un taux de cotisation unique. Il s’agit d’une assurance collective conclue entre une compagnie d’assurance et la banque pour le compte de ses clients emprunteurs. Ce type de contrat présente l’avantage de la simplicité avec des formalités d’adhésion simples et des frais de gestion faibles. Les taux pratiqués par les banques sont calculés sur une moyenne d’âge de 41 ans. Autrement dit, quel que soit l’âge de l’emprunteur, tout le monde paye le même prix. Le taux pratiqué est de l’ordre de 0,40 % avec, en moyenne, un coût compris entre 50 et 55 centimes d’euro par tranche de 1.525 euros empruntés.

Il est possible d’emprunter sans assurance décès - invalidité tout en couvrant son emprunt. Dans ce cas il est nécessaire de nantir le crédit, c’est-à-dire de le garantir par les placements ou le patrimoine de l’emprunteur. En règle générale, l’établissement bancaire prête jusqu’à la moitié du montant du patrimoine.

• Délégation d’assurance La délégation d’assurance est un contrat personnalisé qui s’adapte plus spécifiquement au profil de l’emprunteur avec un tarif personnalisé. Cette possibilité est rarement mise en avant par les établissements prêteurs qui ne l’apprécient pas trop, même si elle reste ouverte à tous, sachant que les banques sont alors privées de la commission versée par les compagnies d’assurance avec lesquelles elles ont négocié un contrat groupe. Pour souscrire l’ADI auprès d’un autre établissement, il faut correspondre aux deux profils d’emprunteur suivants : chercher à minorer le coût global de son crédit ; rechercher une assurance prête à accueillir un profil «à risque». Dans ce cas, plus on est jeune et plus le choix d’un contrat individuel est avantageux car celuici permet de réduire de manière significative sa cotisation. Par exemple, un emprunteur de 30 ans qui souscrit un prêt de 25 ans peut obtenir un taux de 0,196 % du capital emprunté. A 27 ans, ce taux tombe même à 0,168 %. En faisant jouer la concurrence, il est tout à fait possible de faire baisser son taux effectif global de 0,2 point. Attention toutefois au fait que les banques peuvent refuser d’être couvertes par un assureur externe si elles estiment le niveau d’assurance insuffisant. Elles ne donneront leur accord qu’après un examen approfondi des clauses du contrat proposé. Principales sources utilisées : Alternatives Economiques - L’Entreprise www.pap.fr

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LES ENTREPRISES QUI BOUGENT 16

CHARENTE

RÉINDUSTRIALISATION : LIPPI MONTRE L’EXEMPLE

Le fabriquant de clôtures Lippi a rapatrié sur son site de Mouthiers la production d’un modèle de portillon jusqu’à présent sous-traité en Chine, tout en conservant le même prix de revient. L’idée, proposée au départ par des salariés du service production, a été reçue cinq sur cinq par une direction qui a fait ses comptes et qui, par ailleurs, était dépitée par le piratage de leur concept dans l’Empire du milieu. Si le coût de la main-d’œuvre reste plus élevé, l’entreprise n’a plus à payer les droits de douanes, les frais de transport et les coûts liés à des négociations interminables. Au final, le prix de revient est identique et la qualité est largement supérieure puisque, selon les dirigeants, la durée de vie du produit serait multipliée par cinq.

cdhj17.fr. Les adultères, oui, de temps en temps, mais aussi et surtout les attestations de malfaçons, le recouvrement des impayés, la lutte contre toute forme de contrefaçons, les troubles de voisinage et autres tromperies sont les missions principales des huissiers. L’huissier de justice est un officier public et ministériel exerçant une profession libérale réglementée. Il est le seul à pouvoir exécuter les décisions de justice et délivrer des actes. Il exerce également de manière concurrentielle dans des domaines aussi variés que le recouvrement amiable de créances, l’aide à la rédaction des actes sous seing privé, les consultations juridiques, l’administration d’immeubles, les ventes aux enchères publiques. L'huissier de justice est un acteur incontournable dans la vie économique et sociale. Que vous soyez une entreprise ou un particulier, l'huissier de justice vous apportera conseil pour résoudre à l'amiable toutes vos difficultés.

SERSO 16 AU SERVICE DES PROBLÉMATIQUES SOCIALES LIÉES À LA SANTÉ.

Serso 16 est une association de service social interentreprises créée en 1944, en même temps que la médecine du travail. Elle regroupe et conseille aujourd’hui 42 entreprises et collectivités en Poitou-Charentes dont Schneider, Hennessy, International Paper, Réunica, Véolia, le CCAS d’Angoulême, la Saft, Thalès ou encore la Caisse d’Épargne. Concrètement, les assistants sociaux de Serso 16, tous diplômés d’Etat, sont mis à la disposition des entreprises pour assister leurs services RH mais aussi pour orienter, accompagner et proposer une aide individuelle aux salariés en difficulté. Ils se positionnent ainsi comme des accompagnateurs de l’entreprise dans le traitement de la problématique sociale en apportant un rôle de médiation et d’expertise. En participant aux décisions collectives tels que la prévention des risques psychosociaux, le maintien dans l’emploi ou encore le handicap, Serso 16 s’affiche comme un appui adapté à tout service RH, service médical ou partenaires sociaux. Un service social interentreprises se différencie d’un service social autonome par le fait qu’il met à la disposition des entreprises adhérentes un assistant social non salarié. L’avantage de cette formule réside dans la souplesse des modalités d’interventions et dans la richesse des expériences professionnelles acquises par les assistants sociaux. Par ailleurs, la bonne connaissance du tissu industriel et du contexte professionnel en PoitouCharentes favorise au quotidien la pertinence des actions de Serso 16.

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LES HUISSIERS DE JUSTICE COMMUNIQUENT

Devant l’image très négative donnée par le cinéma et la littérature sur la profession des huissiers, la Chambre Départementale des Huissiers de Justice de Charente-Maritime a décidé de frapper fort avec sa nouvelle campagne de communication dont le ton et le sujet se démarquent singulièrement des idées reçues sur ce métier, pourtant indispensable à la mécanique judiciaire et quand il s’agit de défendre les droits de chacun... La caricature la plus flagrante se résumant au fameux « constat d’adultère, c’est le thème central de la campagne basée sur une mise en scène plutôt provocante. Un jeu des sept erreurs à ne pas commettre lorsqu'il s’agit d’imaginer les missions et vocations des huissiers de justice, vient compléter cette campagne visuelle, à découvrir sur le site

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Filiale du Groupe GMD dont le siège est à SaintEtienne, la société SaintrOnic s’est lancée en 2009 sur le marché des infrastructures de charge pour véhicules électriques. Dès juin 2010, une première borne de recharge entièrement conçue en interne (design et technologie) voyait le jour. Une initiative bien inspirée qui paye aujourd’hui puisque l’entreprise saintaise vient de se voir attribuer la fabrication de 6.000 bornes. C’est la plus grosse commande de bornes de recharge pour véhicules électriques passée en une seule fois, dans le monde. Il est vrai que SaintrOnic a de l’expérience dans le domaine puisque l’entreprise équipe depuis longtemps les autoroutes françaises en bornes d’appels d’urgence. Quand on sait que beaucoup de marques automobiles se lancent dans la conception de véhicules électriques et que, depuis le début de l’année, toute nouvelle opération immobilière collective doit prévoir dans ses parkings un point de charge pour ce type de véhicules, on se dit que la société Saintronic a de beaux jours devant elle. LE « BACHELOR MANAGEMENT DU TOURISME » DE SUP DE CO LA ROCHELLE CERTIFIÉ DIPLÔME D’ETAT

CHARENTE-MARITIME

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NO LIMIT POUR LES BORNES DE SAINTRONIC

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La Rochelle Business School of Tourism, un des pôles du Groupe Sup de Co, propose des cycles de formation à bac+3 et bac+5 spécialisés dans le secteur du tourisme, des loisirs, de l’hébergement et de l’événementiel. En janvier 2012, le programme Bachelor a obtenu la certification « Responsable d’Exploitation de structures de loisirs ou d’hébergement touristique » au Répertoire National des Certifications professionnelles (Journal Officiel du 19 janvier 2012). Délivrée pour une durée de trois ans et accordée qu’à très peu de programmes, cette reconnaissance favorisera à coup sûr la reconnaissance des diplômés auprès des professionnels du secteur. Un beau cadeau pour La Rochelle Business School of Tourism qui fête cette année ses 10 ans et qui, par ailleurs, est la première Ecole française de management du tourisme à avoir obtenu le label TEDQUAL, délivré par l’Organisation Mondiale du Tourisme.

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LES TERMES DE JONZAC SE PORTENT BIEN

Avec plus de 11.000 curistes en 2011, les Thermes de Jonzac ont clôturé leur 25e saison sur une fréquentation en hausse de 8,38%. L’attrait de la Chaîne thermale du soleil s’explique par sa capacité à soigner trois pathologies: les rhumatismes, la circulation veineuse et les voies respiratoires qui, l’année dernière, ont progressé respectivement de 8,8%, 10% et 5,5%. La combinaison de cette triple indication thérapeutique crée une synergie vertueuse dans la mesure où de nombreux curistes viennent pour deux pathologies associées. Selon George Favre, le directeur de l’établissement, la fréquentation 2012 (1er mars au 12 décembre) devrait encore s’afficher en hausse.

UNE « ÉCOLE THERMALE DU STRESS » AUX THERMES DE SAUJON

Aujourd’hui, le stress et l’anxiété font partie des pathologies les plus courantes et, selon de nombreuses études, le thermalisme constitue une alternative crédible pour maîtriser ce mal du siècle. C’est dans ce contexte que la station thermale de Saujon, l’un des cinq établissements français agréés par la Sécurité sociale pour le traitement des affections psychosomatiques, a créé depuis janvier 2012 une Ecole thermale du stress. Les patients peuvent y suivre trois programmes: «Apprivoiser son stress» sur une semaine, «Arrêter ou réduire les tranquillisants» » et « Traiter la fibromyalgie » (maladie caractérisée par des douleurs musculaires, associée à une grande fatigue et à des troubles du sommeil).

BEAU CONTRAT POUR SOGERMA...

L’équipementier aéronautique Sogerma a décroché en début d’année un contrat pour la production de 900 sièges pilotes et copilotes dédiés aux nouveaux Airbus A320 Neo. Soit 30.000 heures de travail assurées par an pour les 50 salariés qui travaillent sur les sièges techniques, sur le site de Rochefort. Et ce n’est sans doute qu’un début puisque près de 1.500 avions de la série des A320 Neo ont déjà été commandés et qu’Airbus prévoit la vente de 4.000 appareils d’ici à quinze ans. Le groupe EADS-Sogerma est une filiale à 100% du Groupe EADS qui dispose de trois sites en France : Mérignac (production), Toulouse (bureau d’études) et surtout Rochefort où sont localisées à la fois toutes les Directions et les services supports (Informatique, Finances, Achats, RH...) ainsi qu’un bureau d’études et la production.

...AINSI QUE POUR MÉTAL CHROME, VIA SOGERMA

En remportant le marché des cases de train du futur Airbus A 350 pour le compte d’EADSSogerma, Metal Chrome voit son horizon dégagé: la hausse d’activités devrait en effet atteindre 40% dans les trois ans. Créée en 1993 autour de six emplois et forte de 85 salariés aujourd’hui, l’entreprise rochefortaise pourrait rapidement atteindre la barre des 100 collaborateurs. Spécialisée dans le traitement de l’aluminium en grandes longueurs (seulement 2 entreprises en France) et recentrée sur l’aéronautique, Métal Chrome est sous-traitant pour EADS-Sogerma à Rochefort mais aussi pour Creuzet Aéronautique. En 2011, l’entreprise avait inauguré une extension de ses bâtiments qui s’étendent aujourd’hui sur plus de 7.000 m2 et obtenu la certification Iso 14001.

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DEUX-SÈVRES

EN PLEINE FORME, CEE-SCHISLER EMBAUCHE

En 2011, l’entreprise de Thouars a enregistré une hausse de son CA de 10% à 73 M€. Spécialisée dans la fabrication de papiers cadeaux, serviettes en papier, sacs en papier pour fruits ou pharmacie, sacs à sandwich, cabas ou encore gobelets en carton, CEE-Schisler surfe sur un marché en développement qui s’adresse aussi bien aux commerces traditionnels qu’à la grande distribution, chaines de magasins et surtout à la restauration rapide (contrat avec Mc Donald’s) qui représente aujourd’hui 80% de son chiffre d’affaire. Un programme d’investissement de 16 M€ sur trois ans a déjà permis de construire un nouveau bâtiment de 3.500 m2 et d’acheter récemment deux nouvelles machines, l’une dédiée à l’impression sur le carton des gobelets et l’autre à la production de couvercles, toujours pour les gobelets. Quinze personnes viennent d’être embauchées et une deuxième vague de recrutement de même ampleur devrait intervenir avant la fin 2012. INTER MUTUELLES HABITAT OBTIENT LA CERTIFICATION ISO 9001

Filiale du Groupe Inter Mutuelles Assistance, Inter Mutuelles Habitat (IMH), est aujourd’hui le leader français des services à l’habitat dans la mise en œuvre de prestations de réparations suite à un sinistre. Concrètement, IMH apporte aux assurés victimes d’un sinistre «habitation» la possibilité de bénéficier de la réparation en nature du bien endommagé en lieu et place de la traditionnelle indemnité pécuniaire d’assurance. L’entreprise, qui s’est également diversifiée dans l’accompagnement de projets d’aménagement, l’amélioration de l’habitat et la valorisation du patrimoine immobilier, a récemment obtenu la Certification AFAQ ISO 9001 qui confirme : « une très bonne maîtrise des processus, des outils de pilotage aboutis et un système qualité vivant ». Créée en 2007 par les groupes IMA, MACIF, MATMUT et l’AGPM, et rejoints récemment en tant qu’actionnaires par la MAPA et la MAIF, IMH affiche 135 M€ de CA en 2011 et compte 300 salariés répartis sur 3 sites : Niort, Marseille et Strasbourg. SOPRA GROUP : 30 POSTES À POURVOIR EN 2012

Spécialiste du conseil, des services technologiques et de l’édition de logiciels en Europe, Sopra Group a prévu un plan de recrutement ambitieux pour 2012. En effet, 2.100 nouveaux collaborateurs devraient rejoindre la société dont 1.600 en France et notamment 30 à Niort. Sans compter les 700 stagiaires qui seront accueillis puis amenés à rejoindre Sopra Group à la fin de leur stage. Ces recrutements concernent aussi bien des jeunes diplômés de niveau Bac +5 (universitaires, grandes écoles d’ingénieurs et de commerce) que des profils plus expérimentés. Pour Olivier Krauss, le directeur du site de Niort: « Les projets sur lesquels nous sommes engagés permettent d’envisager une activité soutenue. Nous prévoyons de recruter cette année une trentaine de nouveaux collaborateurs qui évolueront principalement au service des Mutuelles». L’entreprise, qui compte aujourd’hui 13.000 collaborateurs, recherche des experts métiers et/ou technologiques: consultants, ingénieurs d’études, business analystes, directeurs de projets, architectes….. En savoir plus : www.recrut.sopragroup.com

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MAJENCIA S’AGRANDIT À BRESSUIRE

TOUT ROULE POUR CEIT

C’est en janvier 2012 qu’a été inauguré le nouveau bâtiment de 2.000 m2 de Majencia qui complète les 7.000 m2 déjà existants sur le site de la Ferrière à Bressuire. Cette extension permettra d’augmenter la capacité de production du fabricant de mobilier de bureau, du moins pour la partie menuiserie (plateaux de bureau, caissons, armoires, bibliothèque) qui reste le cœur de métier du site bressuirais et de ses 75 salariés. Cette construction a nécessité de la part de la Communauté de Communes Cœur de Bocage, qui reste propriétaire des murs, un investissement de 1,4 M€, Majencia étant locataire via un crédit-bail remboursable sur six ans. Rappelons que le Groupe Majencia regroupe 800 salariés et disposent de deux autres sites  : Noyon dans l’Oise et Guise dans l’Aine qui sont plus spécialisés dans la fabrication des sièges et les parties métalliques. La société, dont le CA dépasse les 100 millions d’€, a affiché 10% de croissance lors des deux dernières années. ANNÉE 2011 PROFITABLE POUR LA MAAF

Plusieurs chiffres témoignent des bons résultats de la MAAF en 2011. D’abord, la mutuelle niortaise a franchi pour la première fois les 4 Mrds d’€ de CA tandis qu’elle dépassait le milliard de collecte dans le domaine de l’assurance-vie alors que ce marché était globalement en baisse. Dans le même temps, elle continuait à gagner des parts de marché dans son cœur de métier : l’assurance auto (58.000 véhicules supplémentaires) et habitation (81.000 habitations de plus), lui permettant d’afficher 4 millions d’assurés. Ces résultats flatteurs ont permis de procéder à une centaine d’embauches et les intentions pour 2012 seraient du même ordre. Même si les investissements de la Maaf dans les pays à risque comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie ou l’Irlande (9% des actifs) venaient à partir en fumée «  nous n’avons pas d’inquiétude sur le caractère positif des résultats du groupe » précise Thierry Derez, le PDG.

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VIENNE

LE GROUPE VINET RECRUTE

Spécialisé dans la fabrication et la pose de carrelage et revêtements de sol souple, le groupe Vinet développe un nouveau concept de salles de bains « prêtes à poser », en matériaux traditionnels comme le carrelage ou la pierre. L’objectif est de réaliser cette année 300 salles de bain et 900 en 2013. Cette production sera destinée au marché des collectivités, hôtels, Ehpad ou structures de loisirs et nécessitera le recrutement d’une cinquantaine de salariés avant la fin de cette année. Un atelier dédié est déjà opérationnel sur le site de Migné-Auxances où se situe le siège de l’entreprise. Avec ses huit implantations et ses 300 salariés dont un tiers dans la Vienne, le groupe Vinet est présent sur toute la moitié ouest de la France pour répondre à tous types de chantiers des secteurs public ou privé. L’IFTIC A LA CONQUETE DU MAGHREB Installé au Futuroscope depuis 2007, l’Institut de Formation aux Technologies d’Information et de Communication (IFTIC), intervient auprès des salariés, associations, collectivités et administrations dans les domaines du Web, PAO & Médias, Ingénierie de Bureautique, réseaux Webdesign sociaux et formation Communication. L’IFTIC, qui affiche déjà de sérieuses références (Ville de Poitiers, Aigle, CHU de Poitiers, Conseil Général des Deux- Sèvres, Futuroscope, Hôtel Développement, Cofaq, Chronopost..) devrait passer la vitesse supérieure en 2012. En effet, en recrutant en décembre 2011 son directeur adjoint, l’Institut s’est fixé trois objectifs : croissance en volume, développement de la formation à distance et conquête de marchés étrangers avec en ligne de mire le Maghreb. L’IFTIC, nouvel adhérent du SPN, Réseau des Professionnels du Numérique Poitou-Charentes, compte également sur le dynamisme de ce réseau pour nouer de nouveaux partenariats aussi bien sur des aspects technologiques que pédagogiques.

Le groupe CEIT est spécialisée dans l’aménagement intérieur, l’habillage et la rénovation de véhicules ferroviaires: métros, tramways, autorails…. L’entreprise réalise et installe des ensembles et sous-ensembles multimatériaux destinés au garnissage intérieur des voitures voyageurs : luminaires, stores, tablettes rabattables, cloisons, portes en verre, espace porte bagages, sièges conducteurs... Quant à l’activité rénovation, elle représente 30% du chiffre d’affaires (37 M€ en 2010) et concerne aussi bien la réhabilitation des voitures voyageurs que des wagons marchandises : rénovation des systèmes de climatisation, restauration de la signalétique, de l’éclairage, optimisation de l’accessibilité ou de la capacité d’accueil. Le Groupe de Loudun, qui dispose de 350 salariés répartis dans une quinzaine de filiales, a récemment signé deux contrats importants. Le premier avec la société de chemin de fer marocain pour rénover 200 wagons type « corail » : de quoi occuper pour un certain temps le site de Thouars, seule entité du Groupe directement embranchée sur le réseau ferroviaire. Le second avec Bombardier pour équiper 52 voitures double niveau destiné au Maryland.

chapeaux de roue puisque FCR séduit tout autant les professionnels locaux que les jeunes qui veulent « frimer », les compétiteurs qui veulent du sur-mesure ou encore les collectionneurs. UN HÔTEL DE STANDING DANS UNE ANCIENNE CHAPELLE, A POITIERS

Edifiée en 1854, en plein cœur de ville de Poitiers, la Chapelle Ghesu a d’abord appartenu à la confrérie des Jésuites puis, dans les années cinquante, a accueilli les archives départementales. Bientôt, elle abritera un hôtel 4* composé d’une cinquantaine de chambres réparties sur 6 étages, avec un restaurant de type brasserie parisienne et un Spa « Cinq Mondes ». François Pin, architecte renommé, a été retenu par Thierry Minsé, chef de file du groupe d’investisseurs sous franchise Accor, pour donner vie à ce lieu chargé d’histoire. La proximité du TAP, du Conseil Général, de la Gare puis du Futuroscope ainsi que le caractère exceptionnel de ce lieu pourraient séduire une clientèle de touristes étrangers, d’artistes et d’hommes d’affaires dès l’ouverture prévue en mai 2012.

FCR BICHONNE ET BOOSTE LES MOTOS

En décembre 2011, deux jeunes passionnés ont créé à Chauvigny la société FCR, une entreprise de préparation, de transformation et de personnalisation de motos. Outre le showroom de 60 m2 où sont présentés des « bécanes  » à faire rêver les plus avertis, le site comprend un atelier de 300 m2 où se préparent les «  bêtes  »  avec un poste métallurgie, un poste soudure et une cabine de peinture de dernière génération. Les deux compères ont chacun une solide expérience en génie mécanique, fabrication de pièces en composite et conception métallurgique mais aussi une grande capacité de création. Ce qui leur a d’ailleurs permis de terminer 4ème du championnat de France de dragster en 2011. Les affaires semblent être parties sur les

photo JP Tissani-Layrac DECOR ALLIANCE : UN AN APRÈS

Créée en 1909 à Poitiers et installée aujourd’hui à Dissay, Grassin Décors a d’abord été une petite entreprise de fabrication de peinture. Progressivement, la gamme des prestations s’est développé : miroiterie, revêtements de sol, papier peint.

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LES ENTREPRISES QUI BOUGENT A partir de 1998, l’entreprise multiplie les ouvertures de points de vente (15) sur 11 départements du centre-ouest. Aujourd’hui, l’entreprise emploie 152 personnes et réalisent un CA de 21 M€ : 60% concernent les professionels, 25% les collectivités et 15% les particuliers. Il y a maintenant un an, Grassin Décors s’associait avec Solmur, une entreprise de même envergure installée à Rouen dont les points de vente, en Normandie et en Bretagne, étaient complémentaires. La nouvelle entité, baptisée Décor Alliance, est ainsi devenu leader de la distribution de peinture en France. DELIPAPIER S’INSTALLE À INGRANDES AVEC 150 EMPLOIS À LA CLÉ

La société Delipapier, filiale du groupe italien Sofidel, va investir à Ingrandes 120 M€ dans la construction d’une unité de production de papiers toilette et essuie-tout. La plateforme de 8ha comprendra la nouvelle usine (transfert de l’activité de Buxeuil en Indre-et-Loire) mais aussi une papeterie qui évitera de faire venir les bobines de Nancy, siège de la Société. Ces installations permettront de doubler la production du site de Buxeuil et de créer, dans un premier temps, 150 emplois puis 215 à terme, contre 60 aujourd’hui en Indre-et-Loire. Cet investissement s’inscrit la stratégie de Delipapier de développer le secteur des collectivités (santé, restauration, industrie) sur l’Ouest de la France et de se renforcer dans la Grande Distribution. Sofidel, N° 2 européen dans la fabrication de ouate de cellulose à usage sanitaire, possède 17 sites de fabrication et emploie environ 3.200 salariés. Il assure la production de papier toilette sous une marque distributeur et sous les marques «Régina», «Sopalin» ou «Le Trèfle».

OSEO : BILAN 2011 ET ENGAGEMENTS 2012

En 2011, l’activité d’OSEO Poitou-Charentes est restée très soutenue avec, outre ses interventions traditionnelles, une implication forte dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. Rappelons qu’OSEO intervient dans quatre grands domaines : l’aide à l’innovation, le financement de projets, l’aide à l’international et la création-transmission d’entreprises. 2.420 entreprises soutenues en 2011 Ces entreprises ont obtenu 584 M€ de financements publics et privés mobilisés grâce à l’intervention d’Oséo, soit +8% par rapport à 2010 : • Innovation : 57 M€ ont été attribués pour des projets innovants. • Garantie : 226 M€ de prêts ont été garantis. • Financement : 178 M€ de financements ont été mis en place en partenariat avec les banques et les organismes de fonds propres, notamment dans le cadre du Contrat de Développement Participatif. • Court terme : 114 M€ de créances ont été financées. 2012 : Des compétences et des moyens supplémentaires. • Création d’Oséo Industrie L’objectif d’Oséo Industrie, dotée d’1 Mrds d’€ de fonds propres, est de financer la filière industrielle et de faire émerger un plus grand nombre d’entreprises de taille intermédiaire. Grâce à l’effet de levier, elle devrait pouvoir prêter plus de 10 Mrds d’€ et, en déclenchant les financements privés, mobiliser au profit de l’industrie plus de 20 Mrds. • OSEO accueille les équipes de FSI Régions L’Etat vient de renforcer les moyens du Fonds stratégique d’investissement (FSI) en faveur des PME. La nouveauté est la création du FSI Régions, doté de 350 M€, qui pourra investir directement dans les entreprises ou les accompagner vers un fonds partenaire. Les équipes de FSI Régions sont implantées dans les directions régionales d’Oséo afin de proposer aux entreprises un continuum de financements, y compris des interventions de renforcement des fonds propres.

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• Crédit Impôt Recherche Le Crédit Impôt Recherche (CIR) s’affiche comme une incitation fiscale à la R&D incontournable pour les entreprises innovantes. Sur ce point, Oséo a pour mission d’augmenter le nombre de PME et d’ETI (Entreprises de taille intermédiaire) bénéficiaires du CIR. « Faire émerger un plus grand nombre d’entreprise de taille intermédiaire dans l’industrie sera une de nos priorités » rappelait en début d’année Mame Dieye, Directeur d’OSEO Poitou-Charentes.

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LIMOUSIN

ANNEE 2011 DANS LE VERT POUR LA BANQUE TARNEAUD

Forte de 75 agences implantées sur 15 départements du Grand Centre Ouest, La Banque Tarneaud a publié des résultats 2011 positifs : augmentation de 4,5% du nombre de ses clients particuliers et de 6,3 % de ses clients entreprises, hausse de 10,1% de ses encours de dépôts et de 13% de ses encours de crédits, PNB à 129,3 millions d’€ en augmentation de 7,3% et bénéfice net de 26,1 millions d’€ en hausse de 3,5%. DIADEM CHOISIT ESTER POUR ASSURER SON DÉVELOPPEMENT

POITOU-CHARENTES

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Cette structure, contrôlé par la Caisse des Dépôts et Oséo, remplace Avenir Entreprise. L’objectif est, là encore, de faciliter l’accès des PME au crédit dans une période où les critères prudentiels des banques sont de plus en plus stricts.

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L’entreprise Diadem est passée de 25 salariés en 2005 à près de 50 aujourd’hui, l’obligeant à quitter fin 2011 ses locaux historiques de 700m2 à Panazol pour un nouveau bâtiment de 1.1OO m2 sur la Technopole d’Ester à Limoges.

La Maison de la communication, un concept novateur Rencontre avec Patrice Marcadé, gérant-fondateur de la société JDP : La Maison de la Communication est un concept original, pouvezvous nous le présenter ? Patrice Marcadé : la MDC est une société citoyenne, fondée en 2006, par des consultants confirmés en formation, médiation, coaching et conseil aux entreprises. Elle a pour objectif de renforcer le lien social notamment dans le monde du travail. Nous intervenons sur les sujets liés à l’expression, la relation et la transmission. Cette année, nous proposons aux travailleurs indépendants de profiter d’un espace de coworking intergénérationnel, dans un lieu lumineux et ouvert sur un jardin. JDP : Le coworking attire de plus en plus les jeunes entrepreneurs, de quoi s’agit-il ? P.M. : Le coworking permet aux travailleurs indépendants  :

auto-entrepreneurs, libéraux de rompre l’isolement et de favoriser la création de réseaux. Il s’agit de mieux vivre ensemble, les professionnels de tous âges se côtoient, travaillent dans un même lieu, ce qui favorise les échanges informels et permet aussi de s’abstraire du domicile, dans un espace dédié au travail. La location à la journée de lieux de travail partagés a pris un réel essor, parallèle à l’explosion des auto-entrepreneurs. Ce concept très en vogue auprès des jeunes travailleurs du Web, nous avons voulu le transposer aux métiers de la communication et de la formation, et l’étendre à toutes les générations. Avec une double vocation : fournir un local à des entrepreneurs qui n’ont pas le budget pour louer des bureaux à l’année, mais aussi mutualiser les compétences et favoriser les échanges…

JDP : La MDC propose aussi des prestations de formation, y a-t-il une cohérence d’ensemble entre ces deux activités ? P.M. : Oui dans le monde de l’entreprise nous intervenons pour mobiliser les ressources, perfectionner les compétences en communication, améliorer les relations de travail, la qualité du management et lutter ainsi contre la souffrance au travail. Que ce soit en matière de formation ou de co-working, nous faisons de la mise en commun, du partage et de l’échange des valeurs majeures, qui constituent un levier de développement important dans toutes les entreprises, depuis l’auto-entreprise jusqu’au grand groupe, en passant par les TPE et PME. Le facteur humain et relationnel est déterminant dans le monde économique.

Contact : Maison de la Communication - 21 rue Ampère – 17000 La Rochelle Tél : 05 46 34 25 56 – Site Web : www.maisondelacommunication.fr

Simple atelier de photogravure créé en 1989 avec cinq personnes, Diadem est aujourd’hui spécialisée dans les métiers du packaging et de la communication et son périmètre d’intervention est national et même international. 2005 marque le début de la diversification de l’entreprise avec la création d’un département imagerie virtuelle (films d’animation, images en perspectives....). Ce secteur représente aujourd’hui une valeur ajoutée qui a permis d’ouvrir de nombreuses portes. Ainsi, Diadem s’est vu confier des films d’animation pour Wirquin, Carea, Legrand ou la SNCF et des configurateurs de produits pour l’industrie du bâtiment : Saint-Gobain, Gascogne Wood ou Deceuninck. Concernant son activité packaging, Diadem travaille plus particulièrement pour l’industrie agroalimentaire et la distribution  : Carrefour, Lesieur, Tetra Pack, Campbell’s... L’entreprise a récemment remporté l’appel d’offre lancée par Fleury Michon traiteur. Présent à l’étranger (Russie, Allemagne, Kazakhstan et bientôt en Inde..), Diadem réalise 35% de son CA à l’export. Sources : Sud-Ouest, Nouvelle République, Usine Nouvelle

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DOSSIER IMMOBILIER D'ENTREPRISE, IMMOBILIER D'INVESTISSEMENT IMMOBILIER D’ENTREPRISE

■ IMMOBILIER D’ENTREPRISE

Qu’il s’agisse d’une création, d’une extension ou d’un transfert d’entreprise, la recherche d’un local adapté s’avère relativement facile tant les solutions sont multiples et complémentaires. De fait, l’entrepreneur peut compter sur les agences immobilières et/ou promoteurs privés spécialisés dans les locaux d’entreprise (large choix de bureaux, ateliers, centres d’affaires…) mais aussi sur les Collectivités locales qui multiplient les initiatives pour améliorer l’attractivité de leur territoire : terrains viabilisés, atelier relais, hôtel d’entreprises…

IMMOBILIER D’INVESTISSEMENT

1 - LES SOLUTIONS POUR DEMARRER SON ENTREPRISE

1.1 -LES PÉPINIÈRES D’ENTREPRISES La pépinière d’entreprises est une structure d’hébergement et d’accompagnement dédiée aux porteurs de projet ou jeunes entreprises. Initiée le plus souvent par les Collectivités locales, elle propose un loyer inférieur à celui du marché privé.

Qu’il s’agisse d’une création, d’une

On distingue trois types de pépinières : • La pépinière généraliste qui accueille, après sélection, tous les créateurs dont l’activité est liée à l’artisanat, aux services ou à l’industrie. • Le Centre d’entreprise et d’innovation (CEI) qui accueille des activités plutôt dédiées aux technologies nouvelles. • L’incubateur qui héberge le créateur et son projet au stade de l’idée et l’accompagne jusqu’à la création. Les incubateurs sont le plus souvent des structures à but non lucratif qui se différencient entre eux par le type de projets qu’ils ciblent. Les incubateurs d’entreprises innovantes peuvent aussi être liés à la Recherche publique : une trentaine en France. C’est le cas en Limousin où l’incubateur est géré par l’AVRUL, l’Agence de valorisation de la recherche universitaire en Limousin. Ils peuvent également être liés à des

extension ou d’un transfert d’entreprise, la recherche d’un local adapté s’avère relativement facile tant les solutions sont multiples et complémentaires.

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écoles (Centrale, HEC, ESSEC…), à des agences de développement économique ou à des pôles de compétitivité. Les avantages de la pépinière d’entreprise. Outre l’hébergement (locaux, bureaux, ateliers, laboratoires …), les pépinières d’entreprises proposent des services à coûts partagés : photocopie, secrétariat, permanence téléphonique, salles de réunion, espace détente et documentation, accès à des bases de données, mais aussi à des conseils par des cabinets extérieurs dans les domaines juridique, comptable, fiscal, commercial ou technologique. Les pépinières ont également un rôle d’accompagnement dans le développement de l’activité de l’entreprise et dans la préparation à sa sortie. Enfin, elles organisent rencontres, conférences, échanges entre les entreprises pour développer leur réseau. Certaines pépinières hébergent même des entreprises ayant des activités complémentaires, ce qui les amène à se confier mutuellement des missions. Cette logique d’accompagnement global optimise de fait le taux de réussite de ces jeunes entreprises. De nombreuses pépinières sont certifiées NF services «Activité des pépinières d’entreprises». Elles offrent une garantie supplémentaire de qualité dans leurs prestations, équipements et accompagnement. C’est le cas, par exemple, de la Pépinière d’entreprises du Grand Angoulême et de la SEM Oryon en Vendée. Comment s’installer en pépinière ? La liste des pépinières d’entreprise est disponible auprès des services économiques des Communautés d’agglomération ou de communes, auprès d’une CCI ou sur le site du réseau national des pépinières d’entreprise www.pepinieres-elan.fr. L’hébergement en pépinière est possible après accord d’un comité d’agrément. Plusieurs points sont jugés : la pertinence du projet, l’analyse du marché, la qualité du business plan, l’équilibre financier. D’autres critères peuvent être analysés en fonction du type de pépinière sollicitée (technologique, innovante..). Le contrat de location se présente sous la forme d’un bail non commercial de 23 mois à 48 mois maximum. L’entreprise qui désire rester audelà de cette période et continuer à bénéficier des services peut passer en hôtel d’entreprises avec signature d’un bail commercial classique. Exemples de pépinières d’entreprises en région • Pépinière du Grand Girac à Angoulême • Ateliers Magelis à Angoulême • Alexander Garandeau à Cognac • Centre d’entreprise et d’innovation (CEI 86), au Futuroscope. • Incubateur Etincel à Poitiers. • Créatio-tech à la Rochelle • Incubateur de Charente-Maritime (Conseil général) • Pépinière du Thouarsais • L’Arche Bleu à Niort • Sem Oryon à La Roche/Yon • Pépinière Olonnes à Olonnes/Mer • Incubateur AVRUL à Limoges • Technopole Ester à Limoges • Pépinières de St Yrieix-la-Perche, St Junien, Eymoutiers • Startech à Brive, Novapôle à St Viance ou Impact à Tulle

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1.2 - LES ATELIERS-RELAIS L’objectif d’un atelier-relais consiste à renforcer l’attractivité d’un mini-territoire en favorisant l’accueil d’entreprises industrielles, de soustraitance ou de travaux à façon. Ce sont des locaux de petites et moyennes tailles (300 à 2.000 m2) appartenant à une Communauté de Communes ou d’Agglomération, loué temporairement et à tarif préférentiel. Les contrats locatifs sont des baux de courte durée avec parfois une possibilité d’achat (crédit bail). En principe, aucun autre service que l’offre immobilière n’est assuré.

1.3 - LES HÔTELS D’ENTREPRISES Il s’agit d’immobilier locatif destiné à de jeunes entreprises, assorti des baux de courte durée (24 mois maximum) et d’un loyer inférieur au marché privé. Initié par un promoteur immobilier ou, plus souvent, propriété de la commune d’implantation qui l’utilise comme outil de développement économique (voir Service économique), l’hôtel d’entreprise ne propose pas d’accompagnement ni de services à coût partagé. La prestation est le plus souvent exclusivement immobilière. OÙ TROUVER CES LOCAUX ? L’offre relative à l’immobilier d’entreprise (achat ou location, locaux ou terrains) est accessible auprès des agences immobilières spécialisées, des courtiers en cession-transmission, des Chambres de Commerce et d’Industrie et Chambres de Métiers et de l’Artisanat, des services économiques des Communautés de Communes ou d’Agglomération. La CCI de la Vienne, par exemple, met à la disposition des professionnels un fichier qui permet d’effectuer des recherches de locaux par communes, par usages ou bien par surfaces. 2 - LES CENTRES  D’AFFAIRES  ET DE DOMICILIATION

Issus du secteur privé, les Centres d’affaires s’adressent à des entreprises aux profils variés : indépendant, consultant, commercial, créateur d’entreprise, entreprise nationale créant une filiale, PME ouvrant une succursale ou groupe international installant un bureau de représentation ….. quelle que soit l’étape de son développement et sa taille, pourvu qu’il s’agisse d’une entreprise du secteur tertiaire. L’offre de services qui accompagne systématiquement l’offre immobilière constitue à coup sûr l’un des attraits des Centres d’affaires. Une solution flexible, Dans un contexte économique où le manque de visibilité est patent, les jeunes entreprises ont intérêt à privilégier des solutions flexibles et économiques, loin des contraintes inhérentes à un bail commercial traditionnel 3/6/9. Les centres d’affaires et de domiciliation répondent particulièrement bien à ces besoins de flexibilité : souplesse dans la durée d’engagement du bail, de modularité : espaces meublés et équipés de 10 m2 à plus de 200 m2, de maîtrise des coûts : loyer inférieur de 35% par rapport à un bail commercial standard, selon le Synaphe*, le Syndicat National des Professionnels de l’Hébergement d’Entreprises. Des services fonctionnels Outre sa flexibilité, l’hébergement en centre d’affaires permet l’accès à nombre de services mutualisables et disponibles à la carte : adresse pour domiciliation du siège social ou commerciale, assistance administrative (traitement immédiat du courrier par scannérisation et envoi mail), assistance téléphonique, mise à disposition de salles de réunion et d’équipements technologiques (visioconférence, télé-présence), service d’assistance juridique, de traduction.... 200 CENTRES D’AFFAIRES REPRÉSENTÉS PAR LE SYNAPHE Le Syndicat national des centres d’affaires et entreprises de domiciliation (Synaphe) regroupe des professionnels du secteur privé (200 adhérents) dont l’activité consiste à fournir à tous types d’entreprises, françaises ou étrangères, des espaces (bureaux, salles de réunion) et tous les services qui y sont associés, proposant ainsi un accompagnement structurel au développement économique de leurs clients. Depuis 2008, la norme AFNOR « NF X 50-772 » définit très exactement les prestations proposées par ces professionnels de l’hébergement d’entreprises en posant le principe des prérequis. Elle permet de mieux connaître les prestations offertes, leur niveau, leurs compétences et aide ainsi le client à choisir un centre d’affaires et de domiciliation sur la base de critères objectifs.

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DOSSIER IMMOBILIER D'ENTREPRISE, IMMOBILIER D'INVESTISSEMENT Un environnement propice à l’échange avec le coworking Certains centres d’affaires développent des services de coworking qui se matérialisent par des espaces de travail partagés ou se côtoient des entrepreneurs de secteurs d’activité différents, leur permettant d’élargir leurs réseaux professionnels, de créer des synergies et des opportunités de business. Pour animer la communauté des coworkers, ces centres d’affaires organisent des ateliers, séminaires et petits-déjeuners où interviennent des professionnels de la fiscalité, du droit, de la communication ….

n IMMOBILIER D’INVESTISSEMENT L’INVESTISSEMENT LOCATIF EST-IL TOUJOURS ATTRACTIF ?

L’investissement-pierre, habituellement qualifié de « valeur refuge », de « rempart contre l’inflation » est-il toujours aussi attrayant? La question peut se poser aujourd’hui avec des règles fiscales qui ne cessent d’amputer la rentabilité de ce type d’opérations. L’immobilier reste le seul investissement qui bénéficie de l’effet de levier du crédit. A condition de bien choisir son bien immobilier (Règle N°1  : l’emplacement, Règle N°2  : l’emplacement, Règle N°3 : l’emplacement), l’investissement dans la pierre demeure, sur le long terme, un très bon moyen de se constituer un patrimoine et d’assurer son avenir. Pourquoi ? Parce que, en recourant au crédit, un investissement immobilier peut se réaliser avec une mise de fonds modeste. Parce que, avec des mensualités de remboursement couvertes en partie ou en totalité par les loyers perçus, l’effort d’épargne est faible, voire nulle. Parce que, au terme du prêt, les loyers constituent un complément de retraite rendu presque nécessaire aujourd’hui. Parce que ce type d’investissement bénéficie d’avantages fiscaux comme la réduc-

tion d’impôt Scellier ou la diminution de la base d’imposition via un déficit foncier qui optimise l’opération. Enfin, parce que, en cas de décès de l’emprunteur, l’assurance décès-invalidité soldera le financement et permettra ayants droit d’hériter d’un bien intégralement payé. Les règles de prudence L’investissement immobilier n’est pas exempt de risques : vacance locative, impayé, locataires peu scrupuleux entrainant des travaux à répétition… • C’est sans doute pour ces raisons que beaucoup d’investisseurs choisissent d’acquérir des biens à proximité de leur résidence principale  : meilleure connaissance du marché, sélection et gestion directe des locataires, appréciation des travaux à réaliser. • La deuxième précaution consiste à louer un bien en bon état. De fait, un bien insalubre engendrera des locataires moins responsables, source de risques. • La troisième recommandation concerne, pour un premier ou second investissement, la souscription d’une assurance loyers impayés. • Enfin, il est conseillé de ne pas trop attendre pour passer à l’acte, de façon à ce que le crédit s’éteigne vers les soixante ans, ouvrant droit alors à un des revenus locatifs nets de tout remboursement. De plus, la quarantaine correspond souvent à la pleine maturité professionnelle, facilitant les démarches et la négociation avec les établissements de crédit. Le dispositif Scellier pour l’immobilier neuf. Sous réserve de louer le bien pendant au moins 9 ans et de respecter des plafonds de loyers (variables selon la localisation et souvent peu contraignants), l’investisseur bénéficie d’une réduction d’impôt sur le revenu de 13% du montant de l’investissement, voire 21% dans certains cas, dans la limite de 300.000€ par an et par opération. Préconisation mille fois répétée : l’incitation fiscale ne doit pas être le premier critère pour se lancer dans un investissement immobilier. La sélection de la ville et de son bassin d’emploi, le standing du programme, sa proximité avec les commerces et les écoles, la renommée du promoteur ou la qualité des réseaux de transports en commun demeurent, plus

qu’avant, les critères à privilégier. Ces recommandations sont d’ailleurs implicitement confirmées par les professionnels qui pensent aujourd’hui que la mouture (à la baisse) du Scellier 2012 va limiter le nombre d’acheteurs uniquement intéressés par l’avantage fiscal. C’est pourquoi aujourd’hui, les commerciaux qui argument encore leur vente qu’à partir du levier défiscalisant de l’opération sont considérés comme des « has been ». Les deux et trois pièces sont à privilégier car ils restent les pivots de la demande locative tandis que les studios, certes plus rentable au m2, sont desservis par un turn-over souvent important. A noter que le dispositif Scellier prendra définitivement fin le 31 décembre 2012. Sachant qu’il y a un délai de 3 à 4 mois incompressibles pour obtenir un prêt bancaire, il faudra impérativement se décider avant la fin du mois de septembre. L’investissement ancien, à condition d’y adosser des travaux de rénovation S’intéresser à l’immobilier ancien, c’est l’occasion d’investir dans l’hyper centre-ville, très prisé et souvent inaccessible aux programmes immobiliers neufs. Outre le fait que les intérêts d’emprunt sont déductibles des revenus fonciers, l’investisseur peut, en cas de travaux de rénovation, créer un déficit foncier imputable non seulement sur les loyers mais aussi, en cas de dépassement, sur le revenu global du ménage, dans la limite de 10.700€. Si cette limite est atteinte, le solde peut être reporté sur les revenus locatifs des dix années suivantes. DURCISSEMENT DES CONDITIONS DE CRÉDIT

Tant au niveau des taux que des conditions d’obtention, l’accès aux crédits immobiliers devraient être plus difficile en 2012. Ce qui devrait ralentir le volume des transactions, tirer les prix vers le bas et pénaliser en premier lieu les primo-accédants qui, par ailleurs, ne bénéficient plus du prêt à taux zéro pour l’achat d’un logement ancien. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, des opportunités pourraient alors se présenter pour les investisseurs, notamment dans l’ancien.

Les banques reconstituent leurs marges….. Deux tendances concourent à faire progresser le taux des prêts en 2012. La première concerne la réglementation Bâle 3 à laquelle devront se conformer les banques à partir de janvier 2013 et qui nécessite une hausse du niveau de leurs fonds propres. Pour cela, il faut reconstituer les marges, notamment avec les prêts immobiliers en ne répercutant pas, par exemple, les baisses de taux des OAT (Obligation assimilable du Trésor), qui conditionne habituellement le niveau des taux du crédit bancaire. La seconde tendance concerne le marché interbancaire, moins fluide car plus méfiant, qui oblige les banques à se refinancer à des taux plus élevés malgré les interventions de la BCE. ...et resserrent leurs conditions d’octroi de prêt Dans un contexte économique fragile, les banques cherchent avant tout à minorer leurs risques en privilégiant les dossiers les plus sûrs et en excluant les durées de remboursement sur 25 ou 30 ans. Les règles prudentielles sont plus que jamais appliquées: taux d’endettement plafonné à 33% et apport personnel minimum de 10%. L’emprunteur idéal Dans sa livraison de février 2012, « Le Particulier » dresse le portrait-robot de l’emprunteur idéal en 2012 : « un couple dont chaque membre dispose d’un CDI dans une grande société et de revenus avec un potentiel de croissance. Le taux d’endettement ne doit pas excéder 33% de ses revenus et, si l’emprunteur dispose d’un apport de 25%, voire 30%, il pourra obtenir son prêt dans de meilleures conditions ». Sur ce dernier point, les professionnels de l’immobilier constatent que, de plus en plus souvent, l’apport personnel est constitué par des donations familiales. De fait, parents et grands-parents opportunisent les mesures fiscales en faveur des donations pour aider leurs proches à accéder à la propriété. Sources : Synaphe (Syndicat National des Professionnels de l’Hébergement d’Entreprises), Le Particulier, Agence pour la création d’entreprise

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DOSSIER BIEN CHOISIR SES PRESTATAIRES 1 - BIEN COMPRENDRE n BIEN CHOISIR SA STRATEGIE D’ACHAT ET ET COMPARER DES SES PARTENAIRES DEVIS En matière d’achat, tout dirigeant d’entreprise ou «acheteur» recherche à la fois l’efficacité, la qualité des prestations et l’optimisation des coûts globaux (immédiats et différés). Si la théorie est bien claire, en pratique les choix sont plus difficiles tant les solutions sont variées et difficiles à comparer.

2 - L’OPTION LOCATION AVEC MAINTENANCE 3 - LA FONCTION ACHAT OU LE PILOTAGE DE LA RELATION FOURNISSEUR

Cas pratique : Appel d’offre adressé en février 2012  par la Maison de Retraite Debrou, établissement public installé à Tours traitant 250 repas par service, 7jours/7 : Le candidat fournisseur pourra proposer trois options : • un devis pour la location-maintenance d’un lave-vaisselle • un devis pour l’achat d’un lave-vaisselle reconditionné (en précisant l’année de fabrication) • un devis pour l’achat d’un lave-vaisselle neuf.

En matière d’achat, tout dirigeant d’entreprise

L’offre devra être accompagnée de la fiche technique du matériel proposé et devra préciser : • La durée de garantie • Les délais d’intervention • Le coût des interventions Le candidat devra prendre en charge la dépose, l’enlèvement et la destruction du matériel actuellement en place. Le candidat proposera une prestation avec montage, installation et raccordement de la machine proposée.

ou «acheteur» recherche à la fois l’efficacité, la qualité des prestations et l’optimisation des

1 - BIEN COMPRENDRE ET COMPARER DES DEVIS

coûts globaux

Le contenu d’un devis varie en fonction de la prestation commandée: plus la prestation est

spécifique et technique et plus sa description devra être précise et surtout personnalisée pour qu’une véritable comparaison entre les différentes offres soit possible. Les mentions nécessaires d’un devis. Outre le N° de devis, la date et les coordonnées des parties avec notamment les numéros d’identification Siret, APE et de TVA du vendeur, un devis doit indiquer: • La désignation exacte du produit (marque, référence, performances techniques, dimensions, couleurs…) ou de la prestation, la quantité et le prix unitaire hors taxe. • Le taux horaire de la main-d’œuvre. • Les frais de déplacement. • La durée de validité de l’offre. • les modalités de règlement. • les éventuelles modalités de révision du prix. • le délai d’exécution de la prestation. • Le taux de TVA applicable ou le cas échéant «Franchise de TVA» pour les micro-entreprises. • Les réductions de prix (en pied de devis). Le devis sera obligatoirement assorti des Conditions Générales de Vente (CGV) avec notamment les conditions de paiement, d’escompte en cas de paiement anticipé ou de pénalités en cas de non-paiement à la date convenue, les conditions de rétractation, de garantie… Les clauses des CGV à regarder à la loupe Une lecture attentive de toutes les clauses des Conditions générales de vente permet d’éviter les mauvaises surprises et quelquefois de renégocier avant de signer. Il est en effet possible de modifier ou de refuser l’application de certaines clauses. Dans ce cas, l’écrit et les annotations sont de rigueur. Trois points doivent être particulièrement contrôlés : • La Livraison. Méfiez-vous des formules floues telles «Les commandes sont livrables selon nos possibilités d’approvisionnement» ou «Les délais sont donnés à titre indicatif et ne constituent pas un engagement ferme» ou encore «Nous déclinons toute responsabilité en cas de délai dépassé ou d’impossibilité d’approvisionnement». Exigez que soit annoté un jour ou une période de livraison butoir. • Le paiement. Les conditions de paiement précisent le délai de règlement (point qui peut être négocié), les modalités de calcul et les conditions d’application des pénalités en cas de retard de paiement. En l’absence de mention sur ce délai de paiement ou de délai négocié avec le fournisseur, le règlement doit intervenir trente jours après la date de réception des marchandises ou d’exécution de la prestation de services. En pratique et sauf cas vraiment critique, le fournisseur réclame rarement les pénalités de retard, bonnes relations obligent. • Les limitations de Garantie. Parfois, une clause limite, voire même exonère totalement, le vendeur de sa responsabilité en cas de dommages matériels ou immatériels (pertes de production, manque à gagner...) subis par le client en cas de malfaçon ou de défectuosité. Il est donc utile de s’attarder sur ce type de clauses comme il est également important de négocier les modalités de remplacement du produit dans des délais rapides. 2 - L’OPTION LOCATION AVEC MAINTENANCE

Pour les entreprises, la location s’avère souvent être une solution plus souple et quelquefois plus avantageuse que l’achat (voir JDP N° 108. Dossier « Flotte d’entreprise : LOA, LDD…). Par exemple, il est souvent plus judicieux de louer que d’acheter une photocopieuse : pas d’apport en capital, des loyers fixes et déductibles, la mise à disposition d’un équipement de dernière génération dans un marché en perpétuelle évolution grâce au renouvellement du matériel, un contrat de maintenance qui rassure…

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21 - Focus sur le contrat de maintenance Selon la définition donnée par M. Vivant (Lamy Droit de l’informatique et des réseaux, éditions Lamy), le contrat de maintenance est «le contrat par lequel une entreprise se charge de vérifier, entretenir ou réparer un appareil technique, ou une installation complexe, tel un ensemble ou système informatique». Pour Murielle Cohen d’Avocat.online, le recours à un service de maintenance nécessite que les relations contractuelles soient parfaitement encadrées. Décryptage : La maintenance est dite « liée » ou « autonome ». Elle est dite liée lorsqu’elle découle d’un contrat dit «principal», à savoir un contrat de vente ou de location de matériel. Elle est dite autonome lorsqu’elle est indépendante de tout autre contrat et porte sur du matériel acquis par l’entreprise cliente auprès d’un autre fournisseur que la société de maintenance. La maintenance peut être « préventive » et/ou « corrective ». Les parties doivent s’entendre sur le périmètre de la maintenance  : la maintenance corrective vise à réparer alors que la maintenance préventive vise à vérifier l’équipement à intervalles réguliers afin de prévenir tout problème. Le contrat doit donc préciser si la maintenance englobe à la fois des contrôles préventifs et toutes les réparations (pièces et/ou main d’œuvre) apparaissant au gré des pannes et avaries matérielles.   22 - le cas du contrat de maintenance informatique.

Les Obligations du mainteneur. 1) Obligation d’information. Le prestataire informatique a «l’obligation de proposer au client une solution adéquate à ses problèmes qui s’inscrit de manière rationnelle dans son entreprise et de le mettre en garde contre toutes les éventuelles limitations de la solution proposée». En clair, le prestataire informatique doit identifier les besoins du client, le renseigner objectivement sur les prestations nécessaires, orienter ses choix et lui préciser les meilleures solutions 2) obligation de moyens mais non de résultat. Concernant l’exécution de la prestation, le mainteneur a une obligation de moyens et non de résultat: il s’engage seulement à mettre en œuvre les moyens nécessaires à l’exécution de sa prestation de maintenance. En cas de litige, il

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DOSSIER BIEN CHOISIR SES PRESTATAIRES appartient au client de démontrer que le mainteneur n’a pas respecté cette obligation: preuve délicate et couteuse à apporter puisqu’elle nécessite souvent l’intervention d’experts. 3) Obligation de confidentialité Le mainteneur est tenu à une obligation de confidentialité, particulièrement lorsqu’il intervient sur site, pour des services traitant des données confidentielles et sensibles: R&D, données industrielles, financières, commerciales, stratégiques ou RH. Outre ces obligations, le contrat devra bien sûr décrire l’équipement à entretenir, les délais dans lesquels le prestataire est tenu d’intervenir, les modalités tarifaires: forfait et/ou taux horaires.

2) Obligation de payer le prix. Dans le cadre d’une prestation de maintenance, le prix est appelé «redevance». Lorsque celle-ci est fixée sous forme de forfait, « le client ne doit rien de plus, même si le mainteneur a effectué des travaux supplémentaires utiles voire indispensables, dès lors qu’il n’est pas en mesure de produire un bon de commande» (Cour d’Appel de Versailles).

coûts-délais (QCD) fait toujours la course en tête, l’ordre dans lequel ces thèmes apparaissent aujourd’hui révèle une focalisation de plus en plus forte sur les problématiques d’approvisionnement. C’est en effet le « respect des délais » qui est cité en premier dans l’enquête réalisée en 2011 par la revue « La lettre des Achats » auprès de 451 professionnels, du directeur des achats de la grande entreprise à la TPE, dans le secteur privé comme dans le secteur public.

3) Obligation de contrôler la prestation. Le client doit « vérifier » l’exécution de la prestation soit en accusant réception, soit en émettant des réserves, soit en contestant la prestation pour non-conformité au cahier des charges.

Qu’attendez-vous de vos fournisseurs ?

3 - LA FONCTION ACHAT OU LE PILOTAGE DE LA RELATION FOURNISSEUR

Les obligations du client. 1) Obligations de collaboration. Le client a l’obligation de préciser clairement ses besoins et attentes, le plus souvent via un cahier des charges qui servira de support au prestataire. Il doit permettre au prestataire d’accéder librement aux équipements ou le laisser emporter JdP ou la réparation le matériel lorsque JdP l’entretien sur place est manifestement impossible.

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Journal Journal des Professionnels des Professionnels AVRIL-MAI 2012

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Revues de presse Poitou-Charentes, Vendée, Limousin BANQUE & FINANCE

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Les marchés financiers debout Les Etats à genoux

L'art

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30,1% 29,9% 29,6% 20,5%

Les principaux objectifs en terme de gestion du panel de fournisseurs ? Sécuriser les risques Eliminer les situations de monopole Identifier les partenaires Réduire le nombre de fournisseurs Sourcing en zones de bas coûts

JdP

70,6% 70,6% 68,1% 63% 28,9%

La sur-qualité peut se révéler contreproductif pour l’acheteur Lors de l’élaboration du cahier des charges, certains acheteurs demande une qualité de service ou de produit supérieure au réel besoin de l’entreprise. C’est certes une manière de se rassurer et de sécuriser ses futurs approvisionnements mais c’est est aussi une source de coûts. Pour Olivier Wajnsztok, directeur associé d’AgileBuyer :

Le triptyque QCD Pour la majorité des directeurs d’achat, la conjoncture économique des deux dernières années a entrainé une modification des objectifs fixés aux fournisseurs. Si le triptyque qualité-

La majorité des acteurs privés et publics sont engagés dans une démarche d’achats responsables. Selon l’enquête réalisée en 2011 par l’Observatoire des Achats Responsables (Obsar), la quasi-totalité des structures publiques (91%) et des entreprises privées (82%) ont aujourd’hui mis en place une politique d’achats responsables. Des chiffres qui sont largement en hausse par rapport à 2010 même si des progrès s’imposent encore parmi les PME et au sein du secteur industriel. Définition de l’achat responsable L’Achat Responsable est un achat qui intègre des exigences et des critères en faveur de la protection et de la mise en valeur de l’environnement, du progrès social et du développement économique, dans un esprit d’équilibre entre parties prenantes. Les objectifs visés Dans le domaine environnemental, l’objectif principal recherché est la réduction des consommations (51% dans le public contre 45% dans le privé) devant la refonte globale des process (28%, 33%) et le recyclage (18%, 17%). Pour ce qui est des enjeux sociétaux, le respect des droits de l’homme s’impose devant la lutte contre le travail dissimulé, les conditions de travail décentes, le recours en priorité au bassin d’emploi local et l’insertion des personnes éloignées de l’emploi.

Sources : Observatoire des Achats responsables (Absar), La Lettre des Achats, Décision-achat.fr, Marine Babonneau et Brigitte Daille-Duclos, avocate pour lentreprise.com.

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Numéro 109 | Avril - Mai 2012

Oubliez la caricature de l’acheteur adepte du cost killing dont tout le monde connaît aujourd’hui les limites. Désormais, les directeurs achats raisonnent en coût complet, cherchent à établir des relations partenariales avec leurs fournisseurs stratégiques et intégrent des critères d’achats durables et responsables dans leurs appels d’offres. Aujourd’hui, près de 60% d’entre eux considèrent que leur priorité est désormais la santé et la pérennité de leurs soustraitants via une meilleure gestion des relations clients/fournisseurs. Si le prix reste un critère fondamental dans l’acte d’achat, la fiabilité (qualité + délai), la recherche de fournisseurs innovants, le raisonnement en coût complet, la réalisation d’achats responsables et non plus uniquement durables prennent de plus en plus d’importance dans la sélection finale.

JdP

LES POINTS DE PRESSE DE L’ENTREPRISE

78,5% 72,6% 64,2% 62,2%

Le respect des délais Une réduction des couts Une amélioration de la qualité Des innovations Plus de transparence dans la décomposition des prix Qu’ils sollicitent des plans de progrès Des améliorations et des correctifs gratuits Des services en plus Plus de transparence financière

« il faut éliminer la sur-qualité à la source, lors de la définition du besoin. Pour ce faire, il est nécessaire de rédiger un cahier des charges fonctionnel et non technique où le besoin est défini en termes d’objectifs et de résultats à atteindre. » Ce qui permet aux fournisseurs d’être force de propositions pour répondre de la façon la plus optimale aux demandes de l’entreprise.

06 71 42 87 88 - 05 46 00 09 19 rhea@rheamarketing.fr

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INFORMATIONS JdP JDP Sarl 19 avenue Philippsburg - 17410 St-Martin-de-Ré N°ISSN 1156-8801 - N° Dépôt légal : 367 RCS La Rochelle 397 764 358 Tél. 05 46 34 59 76 - Fax. 05 46 00 09 55 e-mail : journaldespros@wanadoo.fr

POITOU-CHARENTES-LIMOUSIN VENDÉE : EDITION MASTER Directrice de Publication : Nathalie Vauchez Directeur de la Rédaction : Didier Reuter Dossiers et revues de presse : Didier Reuter Rédaction actualités régionales, entreprises qui bougent, Europe : Yves Guérin

Régie publicitaire : • Rhéa Marketing 19 av. Philippsburg - BP 43 - 17410 St-Martin-de-Ré Tél. 05 46 00 09 19 - Fax 05 46 00 09 55 Mail : rhea@rheamarketing.fr • Karen Legot (assistante) 05 46 28 25 32 Sortie JdP N° 109 : 28 mars 2012 Cet exemplaire ne peut être vendu que par abonnement. SITE : www.journaldesprofessionnels.fr

TECHNIQUE Conception graphique, photogravure, AlphaStudio La Rochelle : 05 46 45 42 26 Imprimerie : Roto Champagne Tirage : 26.000 ex. Photo couverture : Fotolia - Crédit photos : Fotolia - DR JdP et Journal des Professionnels sont des marques déposées. Les reproductions d’articles sont autorisées en partie ou en totalité, avec la mention JdP et l’indication éventuelle des sources.

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