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Esprit d’entreprise LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DU MEDEF DE LA CHARENTE-MARITIME N° 11 I Octobre 2011

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HÔTELLERIE ETRESTAURATION Un secteur en première ligne

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Université d'été du Medef 2011

François Fillon à La Rochelle Dossier : les zones commerciales extérieures au centre-ville


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ÉDITO Vivement l’été !

L’

université du Medef qui s’est tenue au tout début de septembre est décidément un rendezvous majeur de la vie économique et politique de notre pays, avec plus de 4 600 participants, qui viennent de l’entreprise ou des médias, des syndicats et des milieux intellectuels et bien sûr de la politique. Les échanges de plus en plus confiants et toniques entre les milieux économiques et le reste de la société sont vraiment un progrès pour tous. Le thème de cette année « villages et planète - objectif B20 » nous concerne tous, tant les producteurs que les consommateurs qui seront au cœur de ce numéro d’Esprit d’Entreprise. Il s’agit de savoir comment nous positionner dans le jeu mondial du « business », au niveau de nos intérêts propres. J’en dégage 3 idées force pour éclairer les perspectives dans la complexité de la crise actuelle. Première idée force : de fait, nos sociétés sont mondialisées, tant au niveau des marchés que des capitaux (une part croissante des emplois en France dépend de capitaux étrangers) ou des compétences (de plus en plus d’entreprises « étrangères » sont dirigées par des Français et réciproquement). Les solutions simplistes, comme le refus de la mondialisation, n’ont aucun sens et nous devons accepter de nous battre dans un environnement de plus en plus complexe. Deuxième idée force : une analyse statique de l’économie n’a pas plus de sens, nous devons raisonner dans des dynamiques qui sont très difficiles à évaluer. Ainsi, le déficit public qui plombe l’Europe ne vient pas tant d’une « mauvaise » gestion à date que des lourdes dépenses de restructurations sociales engagées dès le début de la mondialisation des années 80 et que les gains obtenus sur les marchés en croissance (tels l’aéronautique) n’ont compensé que très partiellement, et bien trop tard. Ainsi aussi, la recherche de la productivité, que Nicolas Renaudin évoquait dans le dernier édito d’Esprit d’Entreprise, doit s’appréhender dans cette dynamique qui peut rendre aussi les compétences d’hier moins performantes. Notre monde change vite ! Troisième idée force : bien prendre la mesure de la puissance du premier marché mondial, l’Europe ! Selon le principe « le client est roi », n’oublions pas dans les discussions internationales le poids de notre marché. N’oublions pas non plus que si nous avons des soucis à ce jour, c’est aussi parce que nous savons, plus ou moins bien, gérer la grande complexité des sociétés développées. Les statistiques de croissance des pays émergents montrent un plafond de verre autour de 10 à 15 000 $/habitant/an que ne franchissent que les rares sociétés qui savent appréhender les exigences contradictoires de leurs citoyens/salariés/ consommateurs/contribuables. Et parmi ces exigences, celle de la solidarité figure en bonne place. C’est aussi parce qu’il y a solidarité qu’il y a un vrai marché européen. Ne l’oublions pas, c’est une bonne pièce du moteur de notre croissance à venir ! Loïc Pelletier Premier Vice-Président

, SOMMAIRE ACTUALITÉ

Magazine du MEDEF 17 - Numéro 10

4 et 5

• Venue de François Fillon à La Rochelle • Tourisme 2011 : pas l'année du siècle, mais un bon crû

LE DOSSIER

6 et 7

• Les zones commerciales extérieures au centre-ville

ZOOM SUR UN MÉTIER • Hôtellerie et restauration

• La fondation "Villeneuve les Salines"

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• Olivier Grassi

CHRONIQUE LITTÉRAIRE • Les milliards

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16 à 20

• Université du Medef 2011 • Emergence : Trophées des entreprises 2011 • Les ateliers du management • Le bilan carbone • GEODE : l'expertise de la Banque de France

INTERVIEW

9 à 14

LE COIN DE L'INNOVATION

INFOS MEDEF

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Le magazine économique du MEDEF 17 BP 30081 - 17010 LA ROCHELLE Cedex 1 Bureau : 6 rue de Belgique - 17138 Puilboreau Tél. 05 46 44 85 55 - E-mail : secretariat.medef17@wanadoo.fr Directeurs de publication : Nicolas Renaudin, Hélène Charles Rédacteur en chef : Nathalie Vauchez Rédaction : Catherine Bréjat, Jean-Pierre Grenier, Alain Lacombe Nicolas Renaudin, Loïc Pelletier, Nathalie de Fruyt, Nathalie Vauchez Régie publicitaire / Mise en page : Rhéa Marketing 19, avenue Philippsburg - B.P. 43 - 17410 Saint-Martin-de-Ré Tél. 05 46 00 09 19 Crédit photos : DR, C. Bréjat, J.-P. Grenier, Conseil Général 17, Nathalie de Fruyt, Medef Impression : Imprimerie Mingot Le magazine du MEDEF 17 est imprimé sur du papier écologique sans chlore et issu de forêts gérées durablement avec des encres végétales, les déchets sont recyclés. Le logo Imprim’ Vert et la certification PEFC de notre imprimeur le garantissent.

Esprit d’entreprise : Le magazine du MEDEF 17

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ACTUALITÉ

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UN PROJET DE REDYNAMISATION CONCERTÉ Le Premier Ministre, François Fillon, est venu à La Rochelle lundi 19 septembre dernier – avant d’aller visiter la Sogerma à Rochefort - pour signer le Contrat de Redynamisation des Sites de la Défense (CRSD) de La Rochelle-Lagord, d’un montant de 28 millions d’euros, et qui s’applique prioritairement au bassin d’emploi de La Rochelle, ainsi qu’au bassin du pays Rochefortais.

Ceci dans le cadre des mesures de restructuration des sites de défense, annoncées par le Premier Ministre fin juillet 2008, et qui a conduit notamment à la dissolution au 1er juillet 2011 du 519ème régiment du train. Au-delà de la perte d’emplois qui a beaucoup inquiété les élus, ce départ a aussi libéré 70 ha de foncier sur neuf emprises. Des élus, mais aussi des acteurs économiques de notre territoire ont assisté à la présentation de ce Contrat.

Compenser la perte de 600 emplois

Parallèlement, le Premier Ministre avait annoncé le 20 octobre 2008 la relocalisation de l’ENIM (Sécurité sociale pour les Invalides de la Marine) en septembre 2012 à La Rochelle : ce sont 110 agents qui sont concernés. L’Etat apporte 21 % de financement, la Ville et la CDA de La Rochelle 36 % et le Conseil général 8 %, tandis que l’Europe - via le Feder – devrait financer 22 % du CRSD. Les Entreprises seront aussi mises à contribution sur certaines opérations. Il s’agit du 13e contrat signé par l’Etat, qui espère en avoir finalisé 25 d’ici à 2015.

Quelques messages au Premier Ministre… Dominique Bussereau en a profité pour souligner les difficultés croissantes que les collectivités territoriales rencontrent pour financer leurs projets via des emprunts bancaires et à des conditions de moins en moins avantageuses et plus

encore le souhait des acteurs locaux de voir vite aboutir le projet d’Autoroute A 831 vers Nantes. Maxime Bono a quant à lui souhaité attirer l’attention du Premier Ministre et des médias sur la friche urbaine de 4 hectares que représente l’ancienne caserne Mangin désaffectée depuis 1999, alors que 500 logements pourraient y être construits, et a enfoncé le clou pour le projet autoroutier, indispensable selon lui à la réussite des axes de développement.

Une stratégie concertée pour La Rochelle François Fillon a rappelé que si pendant toute une longue période l’Etat a maillé l’espace national avec les hôpitaux, les écoles, les casernes, les bureaux de poste et les tribunaux, ce maillage est devenu coûteux avec le temps, imposant une modernisation notamment de la Défense française. 20 régiments, 10 bases aériennes ont été fermés, tout comme le retrait de 18 bases marines enregistré. Après 3 années de mise en œuvre de cette restructuration, l’effectif a baissé de 30 000 personnes… Il a souligné comment La Rochelle a su en deux années de travail transformer une épreuve en opportunité, en élaborant une stratégie collective et cohérente de redynamisation du territoire, visant à compenser la perte sociale de 600 emplois et économique évaluée à 14 millions d’euros. Il a même estimé qu’il s’agit là d’un tremplin pour l’agglo-

Photos Nathalie Vauchez

La Préfète Béatrice Abollivier a rappelé les 3 axes majeurs autour desquels s’articulent les actions d’accompagnement, visant notamment à compenser la perte des 578 emplois : • développer l’éco-efficacité en milieu urbain, en cohérence avec l’image verte de La Rochelle ; le développement de cette nouvelle filière économique prévoit l’installation d’un parc d’activité dit « bas carbone » sur le site de Lagord, pour 36 % du financement du CRSD.

• conforter l’attractivité touristique, culturelle et d’affaires de La Rochelle, avec l’extension du centre de conférences et d’exposition de La Rochelle et la création de studios de tournage, à hauteur de 23 % des financements du CRSD. • soutenir les innovations collectives : pépinières dédiées aux industries agroalimentaires et aux éco-activités, mise en place d’actions pour la filière nautique, mise en place d’un dispositif de plateforme mutualisées de gestion de la PAO et développement d’actions de recherche sur les matériaux composites, et pour la filière numérique, création d’un technopole de dématérialisation et de valorisation des contenus numériques. Ceci pour 40 % du financement.

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Tourisme2011:pasl’année dusiècle,maisunboncrû Juillet et août n’ont pas tenu les promesses d’une avant-saison exceptionnelle, mais 2011 reste une bonne saison.

mération rochelaise (et la Charente-Maritime) qui peut ainsi valoriser 13 hectares cédés par l’Etat à 1 euro symbolique. Un projet qui a su rassembler autour de l’intérêt général tous les acteurs du Territoire, au-delà des intérêts catégoriels, et toutes tendances politiques confondues… Pour ce qui concerne l’autoroute, l’ « Etat y travaille » a-t-il conclu, « il tiendra ses engagements », mais « se heurte à des contraintes financières » dont il devait s’entretenir en aparté avec les élus. Il n’avait pas manqué auparavant de souligner la gravité de la crise économique et financière actuelle… Maxime Bono, député-maire de La Rochelle, et Jean-Louis Léonard, député-maire de Châtelaillon, étaient plutôt optimistes à l’issue de l’entretien privé qui eut lieu après les discours officiels « je suis plus confiant…J’ai le sentiment qu’il y a une réelle volonté d’aboutir » a confié Maxime Bono, bien que l’Etat n’ait pas précisé les sommes engagées pour l’A 831. En cause, le « surcoût environnemental » de 125 millions d’euros dont la Ministre Nathalie Kosciusco-Morizet avait précisé qu’il devrait être pris en charge par les collectivités territoriales. L’appel à concession que les élus locaux aimeraient voir signer avant la fin de l’année pourrait précéder le tour de table financier. D’autant que ce volet complémentaire d’études préconisées dans le rapport de la LPO pourrait devenir « optionnel », c’est du moins l’une des pistes possibles pour que le projet aboutisse enfin. Le Premier Ministre a ensuite été accueilli par Jean-Michel Léonard, le PDG d’EADS Sogerma à Rochefort. L’occasion de souligner la bonne santé de cette entreprise aéronautique, sous-traitante d’Airbus, qui joue un rôle clé dans la vitalité économique de Rochefort et dont les avancées techniques et commerciales sont notables, après la restructuration douloureuse de 2008.

Nathalie Vauchez Le Medef de Charente-Maritime a suivi ce dossier avec la Préfecture dès la publication de la circulaire, en mai 2010, notamment en informant les entreprises (TPE, PME, PMI...) éligibles au FRED (Fonds pour les restructurations de la défense) sur les aides auxquelles elles pouvaient prétendre : création d'emplois, investissements, conseil et formation.

« 2011 n’a pas tenu les promesses de l’avant-saison qui nous annonçait l’année du siècle », lance le président de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière de Charentemaritime, Antoine Majou. La saison 2011 en Charente-Maritime avait en effet démarré très fort. Le contexte international, notamment sur le pourtour de la Méditerranée, a ramené les touristes français et a fait venir davantage d’étrangers, qui sont arrivés beaucoup plus tôt dans la saison que d’habitude. La météo très favorable a aussi joué son rôle. « Les vacances d’avril ont été très bonnes, se souvient Christophe Marchais directeur de l’office de tourisme de la Rochelle, que ce soit pour l’hébergement, la restauration ou les activités de loisirs. Mai a aussi été un bon mois, mais plus calme, en raison de l’absence de ponts. Et juin a été excellent, avec des week-ends de l’Ascension et le la Pentecôte qui ont fait le plein. » Un an après Xynthia, tous les clignotants étaient donc au vert, les mois de juillet et août s’annonçaient bien, campings et hôtels enregistraient des niveaux de réservations élevés. Juillet débutait en trombe, comme le notait Jean Aubert, qui dirige le Grand Hôtel Thalasso Cordouan à Royan : « C’est la première fois depuis que je suis ici que la première décade de juillet est aussi superbe. » L’apparition d’une météo morose fin juillet a fait d’une saison qui s’annonçait exceptionnelle une année plus ordinaire, mais loin pour autant d’être mauvaise. Les touristes n’ont pas pour autant déserté la Charente-Maritime, et certains secteurs ont bien tiré leur épingle du jeu. « La météo moyenne depuis la mi-juillet a rendu les choses délicates pour les bars, les glaciers et les restaurateurs qui dépendent de leur terrasse. Mais la restauration se porte bien, un été très chaud n’étant pas propice à la consommation. », souligne Christophe Marchais. « Ceux qui font une grande partie de leur chiffre d’affaires en terrasse ont souffert du climat, confirme Antoine Majou, mais dans l’ensemble les professionnels de la restauration ont bien travaillé. Et la

fréquentation hôtelière est en hausse, même si on note une baisse du ticket moyen. » Côté campings, les conditions climatiques n’ont guère impacté la fréquentation. « C’est une bonne saison, excellente même sur l’île de Ré et dans la région rochelaise, et l’arrière-saison s’annonce bien, estime Raymond Moreau, président de la Fédération départementale de l’hôtellerie de plein air. Le locatif, bungalows et mobil-homes, était complet pratiquement de début juin jusqu’à fin septembre. Il faut dire que chez nous, contrairement à l’hôtellerie, les réservations se font plusieurs mois à l’avance, et que la plupart des établissements proposent des animations quand le temps est maussade. » Le climat maussade a en revanche bénéficié à l’ensemble des lieux de visite. Sur l’île de Ré, le phare des Baleines ou le musée Ernest Cognacq ont enregistré une hausse de leur fréquentation, tout comme l’aquarium de la Rochelle sur le continent. La Rochelle a aussi profité de la météo « La Ville a constitué une destination privilégiée, juge Christophe Marchais, avec la multiplicité des offres qu’elles propose, l’art de vivre, les boutiques, son attractivité a joué à plein. Nous avons vu beaucoup d’étrangers, notamment des Belges et des Néerlandais, ainsi que des Italiens, que nous n’avons pas l’habitude de voir à La Rochelle, ainsi que des touristes venus des pays de l’Est, ce qui est nouveau également. Et l’office de tourisme a battu ses records de fréquentation. » « Dans l’ensemble ce n’est pas une mauvaise saison, ajoute Benoît Neveur, président d’Ile de Ré Tourisme. Nous avons profité du report de la clientèle qui se dirigeait vers les pays méditerranéens, et la clientèle étrangère, surtout anglo-saxonne, s’est maintenue. On a aussi noté une présence espagnole plus forte que d’habitude. » « Au début de la saison, nous étions partis pour un grand crû, résume Stéphane Donnat, à l’observatoire du tourisme de Charente-Maritime Tourisme. 2010, à cause de Xynthia, n’avait pas été une bonne année, mais malgré la météo, 2011 sera une bonne, et même une très bonne saison. »

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LE DOSSIER

LES

+

Interview

ZONES

Trouver un équilibre entre les différentes zones commerciales « L’agglomération rochelaise compte trois grands pôles d’activités commerciales, Beaulieu, le centre-ville et Angoulins, plus à un moindre degré Lagord, qui est en cours d’extension. Pour nous il n’y a pas de rivalité entre les différents pôles, mais plutôt une complémentarité, et notre rôle est de trouver un équilibre entre les différentes zones commerciales, pour apporter plus de services aux habitants. »

sidente oné, vice-pré Maryline Sim mération nauté d’Agglo de la Commu le chargée de La Rochel ique. ment économ du développe

Vous considérez le centre-ville comme une zone commerciale ? Le centre-ville est aussi un pôle d’activité commerciale, et d’ailleurs en termes de potentiel économique, il se situe derrière Beaulieu, mais avant Angoulins. Chaque enseigne a sa propre politique, certaines font le choix de la périphérie d’autres préfèrent le centre-ville. En termes d‘attractivité, le centre-ville est loin d’être désavantagé : il profite du tourisme, des festivals, des croisières. Quand 1500 croisiéristes débarquent au centre-ville, c’est une clientèle qui ne profite pas aux zones périphériques. La Rochelle a conservé davantage de commerces indépendants que beaucoup d’autres villes-centre, il y a le même nombre d’enseignes en centre-ville qu’il y a cinquante ans. Mais comme Beaulieu ou Angoulins, le centre-ville a besoin de locomotives, de marques et d’enseignes internationales C’est pourquoi une enseigne comme Zara devrait venir s’y installer, et nous souhaitons que la Fnac fasse de même. Nous avons une volonté politique de maintenir les commerces en centre-ville.

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Les grandes zones commerciales de Beaulieu et d’Angoulins semblent s’étendre sans cesse Ce mouvement d’extension est en voie d’achèvement. A Angoulins, nous venons de terminer l’extension de la zone, avec des aménagements plus qualitatifs que par le passé. Nous faisons des démarches après des promoteurs pour que les bâtiments ne soient plus des cubes surmontés d’une enseigne. Beaulieu existe depuis 40 ans. En ce qui concerne l’extension, d’autres commerces vont venir s’installer à Beaulieu Est, où se situe le pôle auto moto, et le projet d’aménagement de Beaulieu Ouest, entre Leroy Merlin et la Rocade, est bien avancé. Darty et Cultura, qui sont à l’étroit dans leurs locaux actuels, vont venir s’y installer. Dans la foulée, et au fur et à mesure des déménagements, le secteur ou se situent leurs anciens locaux sera réhabilité. C’est un jeu de chaises musicales qui est soumis au calendrier de déménagement des enseignes. A l’horizon 2013, nous aurons un gros chantier de requalification du secteur, avec réfection des voiries, aménagement de lignes de bus et de pistes cyclables. Ensuite, Beaulieu sera terminé.

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Quel est le rôle de la CDA dans l’aménagement commercial ? Depuis que la Loi de modernisation de l’économie en 2008 a remplacé la Commission départementale d’équipement commercial (CDEC) par la CDAC, Commission départementale d’aménagement commercial, les critères économiques ne sont plus pris en compte pour autoriser les implantations commerciales, seuls sont considérés les aspects environnementaux. Pour les collectivités, ça a modifié la donne, nous n’avons plus le pouvoir sur les mètres carrés, et notre marge de manœuvre est plus étroite. La loi nous oblige cependant à la rédaction d’un document d’aménagement commercial (DAC) annexé au Scot, Ce qu’on a commencé à faire au niveau de la CDA. Pour sa préparation, nous allons lancer en fin d’année une étude de diagnostic territoire qui prendra en compte le territoire de la CDA mais aussi l’île de Ré et le pays d’Aunis. Nous allons faire appel à un cabinet spécialisé qui dressera un état des lieux et fera des préconisations sur les trois territoires. Il s’agira d’une analyse fine du développement commercial actuel, qui prendra en compte le profil des consommateurs, les nouveaux modes de consommation, l’impact du tourisme, ainsi que les avis des professionnels, et intégrera les questions de circulation, d’accessibilité et d’approvisionnement. Propos recueillis par Jean-Pierre Grenier

COMM


MERCIALES

EXTÉRIEURES

AU

CENTRE-VILLE

LES COMMERCES DE CENTRE-VILLE RÉSISTENT À L’EMPRISE DES ZONES COMMERCIALES PÉRIURBAINES. Depuis 30 ans, le développement de l’urbanisme commercial en périphérie nuit au commerce de centre-ville. Les zones commerciales se sont développées dans chaque ville importante du département, attirant les consommateurs par leur aspect pratique et pléthorique et vampirisant les chiffres d’affaires des commerces de centre-ville.

La propension à résister est variable selon les villes. Rochefort, Niort, ou même Poitiers ont vu leur centre-ville se désertifier. Les villes qui s’en sortent le mieux sont celles avec une identité forte ou une spécificité. Cela est vrai pour les villes côtières notamment. La Rochelle tire particulièrement bien son épingle du jeu. Le dynamisme de la ville et ses 3 millions de touristes en sont les raisons principales. « Nous avons une culture du commerce de qualité » explique Frédéric Chekroun, président de la Société du commerce rochelais. « Il reste de nombreux commerces indépendants à La Rochelle ».

S’il est vrai que, dans le département, 61% de la surface de vente est en grande distribution, 81% des commerces restent cependant des indépendants.

« A La Rochelle, il existe une culture de commerce de qualité avec un savoir faire forgé de génération en génération. Les produits bien sûr mais aussi l’accueil et les services, permettent aux commerçants du centre de se différencier. Les enseignes nationales sont les bienvenues en centre-ville » précise Frédéric Chekroun, « elles sont de formidables locomotives ». Zara et Nature et découverte y sont d’ailleurs attendus prochainement. De plus, l’aéroport et les 300 000 croisiéristes et leur fort pouvoir d’achat sont également une clientèle de centrevilles recherchée. Pour attirer la clientèle, les centre-villes doivent proposer une large palette de services et des parkings bien sûr. A La Rochelle, les liens avec la CCI et la municipalité ont participé au développement du commerce. La Société du commerce rochelais œuvre, avec eux, pour promouvoir les commerces. « Les commerçants avaient l’habitude de travailler seuls, leur donner un dénominateur commun n’est pas toujours simple. Mais le commerçant doit être opportuniste et se remettre sans cesse en question. » Le développement des rues piétonnes ne suffit plus et la disparition des commerces de bouche en centre-ville n’a pas aidé à y garder les clients. A La Rochelle, l’implantation d’une enseigne de 1000m2 en centre-ville est envisagée, par exemple sur les anciens terrains de la Sernam qui viennent d’être acquis par la ville. Nathalie de Fruyt

Le E-commerce Le e-commerce (commerce sur Internet) concurrence de plus en plus les ventes en magasins. Une étude IFM montre que les ventes sur Internet représentent 22% du CA de l’équipement de la personne. Avec, en plus, un trend très positif. Il faudra bientôt compter avec le Mcommerce (comprenez la possibilité d’acheter et de payer de son mobile). La clientèle (surtout les 25/35 ans) repère les produits en magasin puis surf à la recherche de la bonne affaire installée confortablement dans son fauteuil acheté…sur internet ! En plus des prix attractifs, les sites marchands proposent des produits personnalisés, des comparateurs, des fiches techniques et même les avis des internautes. Internet influe également sur les ventes de façon indirecte. Les moteurs de recherche génèrent des flux importants de clientèles et de plus en plus de consommateurs se tournent vers les réseaux sociaux avant d’acheter. Ils cherchent l’avis de leurs pairs sur les sites collaboratifs mais aussi les promotions. Certaines enseignes ont fait le choix des ventes chrono drive (Leclerc et Auchan par exemple). Elles proposent de faire son choix et de payer sur Internet, charge aux clients de venir chercher leurs courses à l’entrepôt installé à proximité. L’avenir semble donc être au « multi canal », en jouant sur la complémentarité. Mais, s’il est vrai que les hommes préfèrent ce mode d’achat, les femmes sont encore attirées par le shopping traditionnel.

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Le mouvement au service de l’entreprise et de l’esprit d’entreprendre En Charente-Maritime Représenter et défendre 1670 entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs - Industrie services commerce BTP - qui adhèrent en direct ou via les 15 branches professionnelles.

Accompagner Les chefs d’entreprises dans tous les domaines qui touchent à la vie et au développement de leur entreprise

Promouvoir l’esprit d’entreprise Le MEDEF place l’entreprise au cœur de la société, une société qui reconnaisse enfin les valeurs entrepreneuriales, au service d’un intérêt économique et social commun. Hélène CHARLES 05 46 44 85 55 06 73 53 44 28 hcharles.medef17@orange.fr

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ZOOM SUR UN MÉTIER

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Hôtellerie et restauration : un secteur en première ligne

ou Antoine Maj

e t le deuxièm s e e im t ri a te-M nous y "Si la Charen ue français, iq t s ri u to t n départeme ." uelque chose q r u o p s e m som

Antoine Majou, préside l’UMIH 17, (Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière) depuis 1998. L’UMIH 17, syndicat majoritaire dans le département, regroupe les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration, les débits de boissons, les casinos et les discothèques. En février dernier, Antoine Majou a été exclu de l’UMIH par les instances nationales, à la suite d’un différent qui porte notamment sur le reversement des cotisations départementales à l’échelon national. Elu pour quatre ans au printemps 2010, Antoine Majou entend terminer son mandat normalement. « Cela prouve que nous sommes vraiment un syndicat indépendant, même vis à vis de nos instances nationales », commentet-il. « Et avec 500 adhérents sur 1700 établissements relevant du secteur, nous sommes représentatifs. C’est un taux de pénétration tout à fait correct dans un secteur professionnel traditionnellement très individualiste. »

A quoi sert l’UMIH 17 ?

Et la concurrence des nouveaux modes d’hébergement, gîtes, chambres d’hôtes ?

Notre rôle, c’est l’accompagnement des professionnels dans toute la vie de l’entreprise, dès l’acquisition et jusqu’à la revente. Nous sommes attentifs à tout. Ainsi récemment un professionnel a acheté un hôtel dont le bail était sur le point d’être échu. Nous sommes intervenus et le bail a été renouvelé. Nous sommes aussi des médiateurs, en cas de conflit, que ce soit entre professionnels, avec les salariés, les fournisseurs, ou avec l’administration. C’est un service réservé aux adhérents, mais il nous arrive de suivre aussi des affaires qui ne concernent pas nos adhérents quand elles ont valeur d’exemplarité. Et après Xynthia on a travaillé avec l’ensemble des sinistrés, adhérents ou pas. Quand un professionnel qui a un problème vient nous voir on l’aide. Nous préférons le contact direct. Nous avions un site Internet, nous l'avons arrêté, chaque cas est particulier, ça n’apporterait rien de plus. Je préfère que les gens viennent ici expliquer leur problème. Chaque année, nous réglons une cinquantaine de dossiers à l’amiable, en évitant une procédure, et plus de 70 finissent au tribunal, mais le plus intéressant, ce sont les affaires que nous arrivons à résoudre à l’amiable.

Gîtes et chambres d’hôtes sont aujourd’hui plus complémentaires que concurrents, et sont beaucoup mieux encadrés par la réglementation. S’il y une vraie concurrence, elle est exercée par les résidences hôtelières, qui sont un instrument de défiscalisation. Les chambres sont louées à la nuitée sans offrir les services d’un hôtel ni avoir les charges, comme l’obligation d’accessibilité ou le veilleur de nuit.

Peut on faire un bilan de santé de vos métiers en Charente-Maritime ? C’est variable selon les branches. En tout cas, si la CharenteMaritime est le deuxième département touristique français, nous y sommes sans doute un peu pour quelque chose. L’hôtellerie charentaise maritime se porte plutôt bien, il y a même une légère tendance à la hausse du nombre d’établissements. C’est un secteur qui n’est pas en crise, et qui au contraire a démontré sa solidité économique aussi bien en termes de commerce, d’emploi, que de chiffre d’affaires. En 2010, son chiffre d’affaires global était en hausse de 2 % sur le département. C’est aussi une branche qui doit faire face au défi de la mise en conformité aux nouvelles normes sur l’accessibilité et les dispositifs anti-incendie. C’est coûteux, et nous avons d’ailleurs obtenu une aide du Conseil général, mais c’est aussi une opportunité pour les hôtels de faire le tour de l’établissement et de le remettre à niveau.

Les restaurants et les débits de boissons se portent bien aussi ? Pour la restauration, la situation est globalement bonne, mais c’est plus compliqué. Un restaurant, c’est souvent difficile à exploiter et cela demande beaucoup de travail au chef d’entreprise. Et le volume de clientèle varie sans arrêt, on ne sait jamais si on va faire 20 couverts ou 50. Il y a beaucoup de turn-over, créations, reprises, faillites. Beaucoup d’amateurs arrivent dans cette profession, on estime à 20% ceux qui se lancent dans le métier sans véritable base professionnelle, et c’est là qu’il y a du turn-over. C’est pourquoi il y a maintenant l’obligation d’avoir une formation minimale de  trois jours. Heureusement, nous avons quand même beaucoup plus de vrais professionnels que d’amateurs qui achètent des restaurants. La profession a aussi du mal à trouver et à retenir du personnel qualifié. Les jeunes ont du mal à supporter les contraintes, horaires tardifs ou travail le week-end, surtout quand ils ont des enfants. Quant aux cafés, c’est un secteur qui fonctionne bien sur le littoral et dans les agglomérations, mais qui a tendance à disparaître des campagnes. Souvent ce sont des petites affaires, tenues par un couple, Quand ils se retirent, la vente est souvent difficile. On arrive à vendre les murs, mais pas le fonds de commerce. D’autant que pour le repreneur d’un café, comme d’ailleurs pour les restaurants, l’accès au crédit est difficile. Et nous n’avons guère de solution. Ici et là, des communes rachètent le fonds et créent des multiservices. Il faut dire aussi que le panel répressif autour de l’alcool et du tabac n’arrange pas les choses, et si on se met à taxer davantage l’alcool et les boissons gazeuses, les cafetiers vont avoir du mal. Jean-Pierre Grenier Esprit d’entreprise : Le magazine du MEDEF 17

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ZOOM SUR UN MÉTIER

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Le boom des chambres d’hôtes Les premières chambres d’hôtes sont apparues en Angleterre au 17e siècle (les fameux Bed and Breakfast) et connaissent, depuis les années 80, un fort développement en France. En Poitou-Charentes, 1175 chambres d’hôtes étaient référencées en 2009. On estime ce chiffre à près de 1500 aujourd’hui.

Depuis la loi du 14 avril 2006, les chambres d’hôtes disposent, enfin, d’un statut réglementaire (rendu nécessaire par leur développement important). Juridiquement donc, les chambres d’hôtes sont des chambres meublées situées chez l’habitant en vue d’accueillir des touristes, à titre onéreux, pour une ou plusieurs nuitées et assorties de prestations (petit déjeuner, linge, salle d’eau). Elles doivent se situer dans la résidence principale ou secondaire de l’accueillant et doivent être déclarées en mairie. Elles sont soumises à la réglementation de l’hôtellerie en matière de publicité des prix (affichage des prix TTC et service compris, à l’extérieur, au lieu de réception et au dos des portes) et de la délivrance de notes. Parfois l’activité de chambre d’hôtes est prolongée par une table d’hôte qui est réservée aux clients passant la nuit. A La Rochelle, une dizaine de maisons reçoit ainsi des hôtes. Les touristes viennent y chercher, au-delà du gîte et du couvert, un lieu de vie et d’échange. « L’accueil chaleureux et le contact humain sont les mots qui reviennent le plus souvent dans la bouche des clients. Ils recherchent de la convivialité, de l’échange, de la chaleur humaine. On ouvre nos maisons

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pour que les gens s’y sentent un peu chez eux. Ils ont besoin de proximité, de contacts simples et vrais, au-delà d’un échange purement commercial. Les petits déjeuners sont un moment de partage souvent ponctué de rires et de sourires, de quoi bien démarrer une journée. C’est ce qui fait le succès de la formule» explique Franck Comot qui a ouvert les chambres d’hôtes de l’Ermitage, il y a deux ans, à La Rochelle et qui ne désemplissent pas. Les chambres d’hôtes représentent 0,4 % de la capacité d’accueil en lits touristiques et ont un prix moyen de 58 euros. Elles répondent aussi au manque de capacité d’accueil du département. En effet, si la saisonnalité de la demande est un frein à l’investissement dans de nouvelles structures d’accueil, c’est un avantage reconnu pour les propriétaires accueillants qui y trouvent, pour certains, un complément de revenus qui bénéficie, en outre, d’une niche fiscale. D’autres en font leur activité principale et choisissent alors une structure adaptée (BNC, auto entreprise, sarl…). La clientèle touristique est majoritairement représentée (70%) mais de plus en plus d’hommes et de femmes d’affaires choisissent cet hébergement qui leur propose un confort adapté à leurs attentes.

Nathalie De Fruyt


H Ô T E L L E R I E E T R E S TA U R AT I O N

UNHOTELD’EXCEPTION:

LERICHELIEU

Créé en 1964 par Léon Gendre et son épouse, l’établissement suscite à l’époque des réactions parmi la population rétaise. Trop luxueux, trop en avance. Mais il plaît à la clientèle en raison de son confort et de la vue exceptionnelle que l’on a sur la mer depuis les chambres et la salle de restaurant. Par ailleurs, il devient un élément incontournable de la vie rétaise : les familles viennent y déjeuner le dimanche midi, on y fait les repas de communions et les mariages. Devenu Relais et Châteaux en 2001, l’ensemble est aujourd’hui non seulement l’un des fleurons de l’hôtellerie de l’île, mais aussi une institution. L’âge d’or de l’hôtellerie haut de gamme L’hôtel Richelieu fêtera bientôt ses cinquante ans. Il s’est agrandi et étoffé au fil des années afin de rester en tête de l’hôtellerie haut de gamme de l’île dont l’offre s’est considérablement améliorée. 1968 a vu la création de la piscine et la réfection du premier étage du bâtiment principal. En 1977, ce furent les pavillons individuels deuxième génération, puis la salle de banquet en 1985 et la thalassothérapie en 1992. Richard Gendre prend les rênes en 1997 et mène à bien en 2000, avec ses parents, la réfection des chambres et la climatisation de l’ensemble. Il modernise la table qui reste gastronomique ainsi que la cave qu’il rationalise et dont il élargit les références en introduisant de nouvelles appellations.

Les charges Le client dans un établissement de cette qualité s’attend à être entouré et choyé. Ce qui nécessite un personnel compétent et nombreux. Les effectifs du Richelieu s’élèvent à 80 salariés en équivalent temps plein à l’année dont la moitié pour le restaurant, une douzaine pour la thalasso et une quinzaine pour les chambres qui sont au nombre de 40 dont 3 suites et 3 suites juniors. Fermée en janvier, la société est gérée comme un entreprise citoyenne où l’activité et les salaires sont maintenus à l’année afin de garantir le meilleur service possible par un personnel qualifié.

Une conjoncture difficile depuis la crise économique de 2008 Depuis la crise débutée en septembre 2008, l’établissement est confronté à un glissement de la clientèle vers le bas qui touche toute la filière. L’hôtellerie est en grande mutation du fait d’Internet et des intermédiaires qui prennent une place plus importante dans la commercialisation et facturent des commissions importantes (jusqu’à 25% du prix de vente publique TTC). La thalassothérapie qui a généré un flux de clients hors-saison jusqu’en 2008 est soumise à la concurrence des destinations ensoleillées et peu onéreuses de l’Afrique du Nord. Offrir à la clientèle un hôtel de luxe avec un véritable restaurant gastronomique dans le cadre d’une activité saisonnière devient une gageure. Malgré une excellente fréquentation, la saison 2011 n’a pas tenu totalement ses promesses.

L’avenir Richard Gendre privilégie une gestion intègre en ne promettant aux clients que la qualité de service qu’il est certain de pouvoir leur fournir tout en veillant à conserver la rentabilité de l’entreprise. Le fait de rester ouvert à l’année constitue un paramètre important dans la gestion. « L’île de Ré ne peut être constituée que d’entreprises qui ouvrent au mois d’avril et ferment au mois de septembre ». Il espère donc que la volonté de développer le tourisme en tant qu’activité économique à l’année continuera d’être l’un des chevaux de bataille des élus de l’île et du département. Catherine Bréjat

Relais & Châteaux Le Richelieu Avenue de la Plage - 17630 La Flotte Tél. 05 46 09 60 70

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ZOOM SUR UN MÉTIER

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LE RESTAURANT

« CHEZ ANDRÉ » Depuis quatre ans, le mythique bar André de La Rochelle est détenu par le groupe des Frères Blanc spécialisé dans la restauration haut de gamme à Paris notamment. C’est Jacques Rodrigues, ancien directeur du Fouquet’s qui en a pris la direction.

Manageur passionné et exigeant, Jacques Rodrigues croit au développement des restaurants qui proposent une vraie cuisine et dresse un bilan de la saison : « La saison a été décevante même si, chez nous, les résultats sont en hausse. » Cette déception se retrouve chez de nombreux professionnels du tourisme. Où sont passé les 25% de touristes supplémentaires prévus en début de saison ? Le mauvais temps ne suffit pas à expliquer cet écart entre prévisions et bilans. Heureusement l’arrière saison s’annonce très bonne ; les nombreuses manifestations rochelaises drainent une clientèle à fort pouvoir d’achat. (+25% sur le couvert moyen en septembre).

« La restauration est un métier qui devient de plus en plus compliqué. » explique Jacques Rodrigues. « D’une part les produits sont de plus en plus chers, d’autre part, la clientèle devient plus exigeante. On ne peut pas mentir aux gens. Les émissions culinaires ont informé les clients qui sont aujourd’hui plus connaisseurs et à la recherche de découvertes gustatives. Les restaurateurs qui resteront sont les maisons qui apportent un plus ».

Le métier de restaurateur évolue donc. Il se complexifie et allie connaissance de la cuisine et management ; les relations humaines étant primordiales dans cet univers souvent sous pression. Pour le futur proche, Jacques Rodrigues est lucide :  «  La crise et les élections ne vont pas aider. Le pouvoir d’achat en baisse laisse moins de place pour le plaisir et le restaurant n’est plus une priorité. Heureusement, La Rochelle est une ville qui bouge, quarante huit week-end sont animés par des manifestations. Et puis, avec la fin de la saison, on retrouve avec plaisir notre clientèle d’habitués ainsi que celle des séminaires. » Nathalie De Fruyt

C’est ce que Jacques Rodrigues essaie de faire au quotidien chez André. Car si aujourd’hui trop de restaurateurs ont oublié leur Escoffier (la bible de la cuisine) et sont tentés de recourir aux produits surgelés ou aux plats préparés sous vide, chez André, on cuisine le produit frais et local, on cultive l’authentique avec toute la rigueur que nécessite la gestion de 50 salariés pour 600 couverts par jour, 363 jours par an. Le chef, Pascal Giraud, est là depuis 24 ans. Il a vu évoluer le métier. Les normes ont pris le pas sur le coté artisanal du travail. Entre DLC (date limite de consommation), traçabilité, DLUO (date limite d’utilisation optimale) et le degré croissant d’exigence en terme d’hygiène des structures, les investissements sont parfois lourds.

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Bar-Restaurant André 5 rue Saint-Jean du Pérot 17000 La Rochelle Tél. 05 46 41 18 14


H Ô T E L L E R I E E T R E S TA U R AT I O N

GRANDHÔTEL DECORDOUAN UNEÉVOLUTION QUALITATIVEENDOUCEUR En juin 1991, l’hôtel Novotel Royan ouvrait ses portes et en juillet la thalassothérapie, dirigée par des médecins à l’époque, en faisait autant. Grâce à sa situation exceptionnelle en bordure de mer et au climat doux et ensoleillé de Royan, l’hôtel du fort du Chay est vite réputé et connaît une bonne fréquentation. Vingt ans plus tard, ayant récupéré la thalassothérapie en 2000 et après deux renouvellements de franchise avec Novotel, la Société charentaise d’investissement hôteliers (SCIH) qui possède six talassothérapies et une soixantaine d’établissements en France dont celui-ci, a estimé qu’il était temps de quitter le groupe Accor et de faire voler son complexe de ses propres ailes. Pour cet hôtel dont la moitié des chambres ont vue sur le phare de Cordouan, le nom qui s’imposait l’année de la célébration du 400ème anniversaire de celui-ci était bien évidemment le « Grand Hôtel de Cordouan ». Le changement de nom a eu lieu en même temps que l’hôtel recevait sa quatrième étoile, répondant ainsi aux nouvelles normes européennes.

Qu’est-ce que cela change ? Le tour de table des actionnaires reste le même, mais la SCIH récupère sa liberté d’agir comme elle l’entend. Par ailleurs, délestée de la marque Novotel, la SCIH va pouvoir abandonner progressivement la connotation hôtel d’affaires. L’idée étant de faire évoluer le site vers un concept plus qualitatif, en harmonie avec ce qui a déjà été réalisé avec succès pour le centre de thalassothérapie en 2007 (6 millions d’euros d’investissements).

Une évolution en douceur vers un site qualitatif Sous la houlette souriante de Jean Aubert qui dirige les deux entités juridiques et réalise un chiffre d’affaires pour l’hôtel de 4,5 millions d’euros et de 3,5 millions d’euros pour la thalassothérapie, la transformation est programmée. En ce qui concerne l’hôtel cela passe par le renouvellement du mobilier des 83 chambres que Jean Aubert envisage de rendre plus confortables. Le Fâ, restaurant de l’hôtel a toujours joui d’une excellente réputation. Il possède une belle clientèle extérieure représentant 20% de la totalité des couverts servis, la thalasso apportant 30% et les 50% correspondant à la clientèle touristique hébergée dans l’hôtel. Denis Alvarez, le Chef, privilégie la qualité des produits et réalise une cuisine légère et goûteuse. Sa carte des poissons est absolument superbe et il utilise des produits locaux frais à 70%. Mais jusqu’au retrait du groupe Accor, il devait se plier à la pesanteur des cartes trimestrielles concoctées pour les Novotel. Il peut désormais donner libre cours à son imagination. Le Fâ bénéficie déjà de deux labels « Cuisines Gourmandes des provinces Françaises » et « Maître

Restaurateur », gageons que l’année prochaine on le trouvera dans les guides gastronomiques. Le site Thalazur Royan que dirige Serge Fourcade, bénéficie comme tout l’hôtel, y compris la salle de restaurant, de l’ouverture sur la mer avec terrasses, piscines intérieure et extérieure surplombant l’océan. Totalement refait en 2007 il possède des infrastructures impeccables et on y rencontre, comme dans le reste de l’établissement, un sens de l’accueil, de l’écoute qui n’est pas un vain mot.

La chrononutrition L’institut accompagne ses cures minceur d’une méthode créée en 1986 par le Dr Alain Delabos, fondée sur le fonctionnement de l’horloge biologique du corps. Il s’agit d’une réorganisation de l’alimentation sur le long terme qu’ils sont les seuls à pratiquer en Charente-Maritime. Ceci est dû à la rencontre, il y a vingt ans, de Jean Aubert, qui avait 25kg à perdre, avec le Dr Delabos. Les deux hommes se sont bien entendus et Jean Aubert n’a jamais repris les kilos perdus !

La saison 2011 Après avoir été plein la première semaine de juillet, ce qui n’était pas arrivé depuis vingt ans, l’hôtel a bien travaillé jusqu’au 20 juillet, date à laquelle l’activité a baissé. Puis, comme l’indique Jean Aubert « août a été excellent jusqu’au 26. C’est un mois qui se terminait par un mercredi avec des vacanciers repartant le dimanche précédent. Mais nous avons eu un séminaire qui a sauvé notre mois d’août. Au final, nous avons pour la saison une progression de 2,5% du chiffre d’affaires ». Il n’y a que le manque de ligne de chemin de fer directe ParisRoyan pour chagriner Jean Aubert. « Nous avons le charme du lieu, la tranquillité tout en étant à dix minutes à pied du centre-ville, mais depuis Paris, il faut quatre heures et demie de voyage avec un changement de train. Beaucoup de personnes et pas seulement celles qui sont âgées redoutent un changement de train lorsqu’il y a des valises à porter. C’est le seul frein à notre développement, sinon depuis la crise nous avons repris une activité normale avec une progression normale. » Catherine Bréjat GRAND HÔTEL DE CORDOUAN Fort du Chay - 4 allée des Rochers - 17200 Royan Tél. 05 46 39 96 96

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ZOOM SUR UN MÉTIER

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LES JARDINS D'ALIÉNOR, UN HÔTEL RESTAURANT DE CHARME QUI FAILLIT NE PAS EXISTER En 2004, Laetitia Lombin qui cherchait un endroit où créer un hôtel restaurant le long de la côte Atlantique, découvre en plein cœur du Château d’Oléron, l’Hôtel de France en liquidation judiciaire. C’est le coup de cœur, l’emplacement lui plaît et répond à ses attentes ainsi qu’à celles de son époux. Les murs sont à vendre pour 150 000 €, c’est une aubaine et avec leurs curriculum vitae respectifs - Laetitia est contrôleur de gestion et Marc un Chef formé dans les restaurants étoilés de la capitale -, ils ne rencontrent pas de difficulté pour emprunter. Les jeunes gens acquièrent l’endroit et déchantent rapidement. À chaque fois qu’ils touchent à un mur, ils constatent qu’il est pourri - l’endroit est resté fermé deux ans -, que tout est à refaire et qu’ils ont sous-estimé les travaux à réaliser. Ils retournent voir les banques et là le discours est différent. On leur serine un peu partout dans le département qu’ « un projet mal ficelé à la base est voué à l’échec ». Ils se retrouvent au milieu du gué à rembourser les échéances de leur emprunt initial avec les fonds empruntés et l’aventure se serait probablement arrêtée là si les familles n’étaient pas intervenues, s’endettant à leur tour ou vendant des biens pour sortir le jeune couple de l’impasse.

Des travaux longs et compliqués Les travaux démarrent, ils cassent et restructurent l’espace. Aucun architecte n’est associé au projet, ils font tout euxmêmes. C’est alors que les problèmes, kafkaiens, avec l’administration démarrent aussi. Au départ ils avaient envisagé de faire neuf chambres, mais à partir de cinq chambres il en faut une pour handicapé, ce qui représentait un investissement financier trop lourd pour eux. De toute manière les Bâtiments de France ne voulaient pas entendre parler d’une rampe extérieure suffisamment longue pour faciliter l’accès aux handicapés. Au final, ils réaliseront quatre chambres plus charmantes les unes que les autres, mais qui ne leur permettront d’être classés nulle part car les nouvelles normes exigent que l’hôtel dispose d’au moins six chambres. Ils ouvrent le restaurant en avril 2005 et les chambres en 2006 ce qui signifie que pendant un an dès les repas terminés, ils se remettent aux travaux.

Le talent de Marc Le Reun fait le succès du restaurant Le restaurant qui accueille 40 couverts dans 180m2 est un succès. Marc Le Reun, originaire de Quiberon, fils de marin pêcheur, privilégie le poisson qu’il cuit lentement à basse température afin de lui conserver toute sa saveur.

Ayant travaillé comme Chef de Partie avec Georges Landriot, Chef réputé pour ses marinades chez Prunier, il n’est pas étonnant d’en trouver à la carte. Toujours est-il que cette cuisine simple, mais raffinée, plaît. À cela s’ajoute un formidable élan de solidarité de la part des amis et des habitants du Château d’Oléron qui les ont vus travailler pendant de longs mois et viennent nombreux déguster la cuisine de Marc servie par Laetitia. Le bouche à oreille fera office de lancement et attirera de nouveaux clients.

La presse s’en mêle Une journaliste du magazine Atmosphères, charmée par le lieu fera un petit article sur Les Jardins d’Aliénor. Les retombées seront telles que l’hôtel sera plein pendant deux mois ! Le Figaro aussi sera séduit et en parlera dans ses colonnes en septembre 2009. Sud-Ouest également et plus récemment Marie-Dominique Perrin en fera l’objet de sa chronique dans Télé-Matin. Les guides gastronomiques ne sont pas en reste : 2 couverts au Guide Michelin dès 2006 ainsi que 2 couverts rouges au Puddlo, une étoile au Bottin Gourmand en 2007, le Routard et les Petits restos des grands Chefs en 2009. Six ans plus tard Laetitia explique qu’outre le succès du restaurant, ils ont eu beaucoup de chance. La baisse de la TVA en 2009 leur a permis d’embaucher deux personnes, une en salle et une en cuisine d’où une amélioration du suivi dans la qualité et de transformer le mi-temps de la femme de ménage en plein temps. Aujourd’hui, Marie Albert est venue renforcer Marc en cuisine et s’occupe de la pâtisserie. Tous les remboursements seront terminés en 2013. Laetitia, en charge de la gestion fait très attention à la rentabilité et réussit néanmoins à réinvestir sans cesse dans l’affaire. On peut difficilement parler d’une bonne saison en ce qui concerne l’été passé car de toute manière l’hôtel était complet et le restaurant qui n’est ouvert que le soir en juillet et août aussi. Une histoire qui finit mieux que bien grâce au courage et à la ténacité d’un couple, mais qui sans l’entraide familiale et amicale aurait pu très mal se terminer. Catherine Bréjat

LES JARDINS D’ALIÉNOR 7-11 rue Maréchal Foch - 17480 Le Château d’Oléron Tél. 05 46 76 48 30 Photos Vincent Besnault

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L E C O I N D E L' I N N O VAT I O N

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LAFONDATION«VILLENEUVELESSALINES, FIERDEMONQUARTIER»:fusiondel’économieetdusocial  Laurent Lhériau parle avec fierté de la fondation. Coordinateur du collectif des associations du quartier de Villeneuve les Salines à La Rochelle, il organise, aide et promeut le tissu associatif. Face au désengagement de l’état, il a du trouver de nouvelles sources de financement. é

C’est un rapprochement avec les entreprises qui s’est imposé. Avec l’imprimerie Rochelaise et l’Intermarché de Villeneuve, ils ont cherché à fédérer les entreprises locales et créé la fondation « Fier de mon quartier ». « Pour la première fois en France, une fondation est créée avec sept entreprises* qui souhaitent s’investir sur un territoire donné » explique Laurent Lhériau. « La fondation est porteuse de projets culturels, sociaux et aussi en faveur de l’emploi ». En effet, ce quartier sensible a une réelle authenticité populaire et les besoins sont importants. Laurent Lhériau est chargé d’aider les associations du quartier à construire leurs projets et à les soumettre aux fondateurs. « Nous souhaitons promouvoir les associations locales, et travailler dans la durée avec les entreprises. Les projets doivent avoir un caractère participatif et mettre en valeur le quartier de Villeneuve. Certains projets visent les jeunes, notamment en terme d’apprentissage et de découverte des métiers. Le 14 septembre dernier, la première com-

JdP JdP des iau : collectif Laurent Lhér : ve eu de Villen associations 60 05 46 44 41

mission a entériné deux projets : l’un avec le Lycée P. Doriole afin de créer un livre sensoriel pour les enfants handicapés, l’autre sur le thème de l’éducation à l’image à travers la mise en place d’un journal télévisé et d’une web télé ». La fondation a été crée sous l’égide de La Fondation de France qui s’occupera de la partie comptable et juridique. Concrètement, les entreprises partenaires financent la fondation. Le montant minimum a lever par an est de 40 000 euros au total, soit 200 000 euros pour 5 ans. Les entreprises choisissent le montant de leur versement et s’engagent sur 5 ans de partenariat. Elles souhaitent pouvoir aider le quartier et s’investir dans le choix des projets. Les donateurs sont les bienvenus, ils bénéficient d’un crédit d’impôt de 60% des sommes versées (à hauteur de 5% du C.A). Nathalie de Fruyt *Les entreprises fondatrices sont : ERDF, Léa Nature, la Boutique du store et du volet, l’Imprimerie Rochelaise, l’Intermarché de Villeune, Soram JJdPdP et E-Média.

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LIBRE OPINION

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Les impressions personnelles de Loïc Pelletier sur l'Université d’été du Medef 2011 « Villages et Planète - Objectif B20 » L’université d’été du Medef, qu’est ce que c’est ?

Quelles priorités s’y sont exprimées ?

4 600 personnes (x 2 en 6 ans), qui se retrouvent pendant 3 jours pour débattre, échanger en réseau et écouter de très nombreux intervenants de tous profils. Pas seulement des patrons ou des ministres (à peu près tous), mais aussi les leaders syndicaux et de gauche, des philosophes et les médias de toutes tendances. C’est un instantané du coeur économique français (des PME au CAC 40).

Par construction, d’abord des priorités « françaises », avec, moins que les années passées, de présence de patrons étrangers, à l’exception de ceux d’Afrique du Sud et de l’Allemagne. Un président des patrons allemands, prudent et préférant parler des excès de la finance que des différences de compétitivité (≈10 %) entre la France et l’Allemagne, malgré les questions à ce sujet. Je mets des guillemets à « françaises » car la situation, si elle est claire pour la plupart des citoyens et pour les politiques, l’est moins pour un nombre croissant d’entreprises et de leurs salariés qui réalisent affaires et profits à l’étranger. En effet, que faut-il penser du fait des responsabilités majeures confiées à des personnalités françaises (épouse de ministre, ancien ambassadeur, ministre) à la tête d’entreprises américaines (ou japonaises, allemandes, etc.) : fierté, appréhension ou indifférence ? Peuton encore bien parler des intérêts des entreprises françaises, et ces intérêts sont-ils communs avec ceux des Français ? Il n’en reste pas moins que jusqu’à ce jour au moins, les ressources et l’indépendance d’une nation ne reposent que sur la contribution réelle de ses résidents fiscaux (qu’ils soient de nationalité française ou étrangère).

On peut y ressentir des convergences de vues, des cohérences, comme des contradictions ou des irritations. C’est l’objectif de ces « impressions » que de vous les faire partager.

Pourquoi le thème du B20 ? Les représentants des entreprises des 20 pays les plus riches se retrouvent dans le cadre du G20 (lui-même réservé aux politiques), pour faire avancer la gouvernance et les affaires du « business mondial ». Il faut d’abord saluer la rapidité avec laquelle se sont constituées ces instances virtuelles, passées en quelques années du G6 au G10 puis au G20, en y incluant le Mexique, l’Indonésie, l’Argentine, etc. Comme le rappelle crûment Hubert Védrine : « il faut être efficace et se retrouver de manière arbitraire entre pays qui se cooptent parce qu’ils ont des intérêts en commun, sans attendre la démocratie » (avec la lourdeur de l’ONU qui paralyse). Il en est de même du monde des affaires. A quoi ça sert ? Je prendrais volontiers la métaphore de la boxe : le B20, c’est un ring, parce qu’il ne s’agit pas d’autre chose que d’un combat de boxe où sont en jeu les emplois et la richesse des pays… Les cordes y servent à amortir les chocs, en empêchant les trop forts dérapages. Ainsi, il est très probable que sans les « rings » de concertation, les crises de 2008 et d’août 2011 auraient été bien plus violentes. Le dialogue est indispensable, car même s’il ne change pas fondamentalement les rapports de force, il en limite les désagréments pour les plus faibles.

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Des consensus Il y a donc un consensus quasi-absolu (en l’absence d’Arnaud Montebourg) pour accepter la mondialisation qu’a entraînée la globalisation des échanges permise par des innovations technologiques (les télécom, le conteneur, l’ouverture des marchés financiers, etc.). Et nous retournons sur le ring pour y constater que tous, les acteurs comme les spectateurs qui ne veulent pas être éclaboussés par les coups, réclament des règles claires, efficaces et appliquées. L’arbitre est bien timide : l’Organisation Mondiale du Commerce ? Ou plutôt ces instances de concertation telles que le B20 ? Deuxième consensus marquant, le refus total de la finance « pas au service de l’économie réelle », de ses excès, de ses bonus, de la spéculation. Cela fait du bien de communier dans cette idée, d’autant plus que les Goldman Sachs, Merrill Lynch, les fonds spéculatifs et les banquiers des paradis fiscaux étaient invisibles… Mais, comme le souligne Hubert Védrine, ne nous y trompons pas, les forces de régulation (Obama et l’Europe, pour simplifier) sont timides et les forces hostiles à la régulation (la finance anglo-saxonne) très actives et puissantes. La régulation est nécessaire mais tous conviennent (même à gauche) qu’il vaut


mieux pas de régulation qu’une mauvaise régulation dont les effets peuvent être pervers. Ainsi pour la taxe sur les transactions financières qui paraît une bonne idée vue de loin mais dangereuse si elle n’est pas systématisée ni adaptée. Ainsi en Suède, une tentative en ce sens a vu fuir 70 % des activités financières hors du pays il y a quelques années… J’ai noté, de l’aveu même du directeur du NYSE (les bourses de New York et de Paris et Francfort, sont gérés par le même organisme…) qu’il y a 130 places de marché qui opèrent en dehors de tout contrôle du NYSE dans nos pays ! Une régulation mal « ficelée » ne fera donc que déplacer les flux et appauvrira le pays qui la met en place : il faut être mondial, là aussi. Mais on réclame, une fois de plus, d’abord la transparence : 95 % des transactions sur les obligations d’Etat dans le monde se font dans l’opacité. Maurice Lévy, PDG de Publicis et qui connaît son monde réclame d’abord la transparence et, seulement après, l’application des valeurs car la lumière a un effet aseptique notoire… Troisième registre de consensus, qui découle des observations ci-dessus, la lutte contre la corruption, générale dans la plupart des pays émergents.

On peut relever deux notes d’optimisme dans cette lutte contre l’hydre de Lerne : 1. Le développement de l’économie des pays soumis à cette culture de la corruption conduit leurs propres entreprises, qui sont d’abord concurrentes entre elles à la réclamer. Le principal concurrent de l’un des 7 gros aciéristes Chinois, ce n’est pas Arcelor Mittal, mais un autre des ces Chinois qui utilise donc l’arme déloyale de la corruption mieux que lui… Nous sommes vraiment sur un ring où même les voyous réclament, à la longue, des règles ! 2. Des expériences, dont l’une à Dubaï pour un appel d’offre qui avait été truqué, ont conduit à ce que le donneur d’ordre confie à un tiers de confiance (un grand cabinet d’audit international dans ce cas), le soin de déterminer le mieux-disant, ce qui a incité les grandes entreprises étrangères à concourir. Cela peut s’étendre en Chine ou ailleurs car même si le « tiers de confiance » est un organisme du pays, c’est plus facile d’invoquer un soupçon de corruption dans ce cas. Quatrième consensus (moins marqué ?), qui vient après avoir évoqué des voyous : 95 % des entreprises chinoises (et d’autres pays) pillent allègrement les brevets et ne respectent pas les règles.

Là aussi, comme pour la concurrence, la corruption ou la confiscation des matières premières, le développement de l’économie chinoise et de sa concurrence interne conduisent de plus en plus à des règles, à la demande de ces mêmes entreprises. C’est bien là la rançon du succès. De même que les contraintes environnementales, la croissance exponentielle des économies émergentes leur génère à une vitesse tout aussi exponentielle les contraintes dans lesquelles nous nous débattons. Bienvenue au club ! Cinquième consensus, fortement affiché celui-là, difficile de faire autrement : il faut un pacte social plus fort au sein de chaque économie. C’est une priorité affichée par chaque pays, en toute sincérité. Comment pourrait-il en être autrement après le Printemps Arabe ? Mais ce n’était pas aussi clair il y a quelques années, comme en Chine où la croissance passait avant tout. Mais s’il y a des consensus sur la finalité du social, il y a une vraie divergence sur le rythme : là où les occidentaux voient un horizon de 3 à 5 ans, les asiatiques voient une ou deux générations. On est tous bien d’accord, mais avec un décalage temporel non négligeable. J’en viens alors à un constat, qui a eu le mérite d’être limpidement exprimé par le ministre Xavier Bertrand : le déficit public des économies occidentales vient d’abord du fait qu’au fur et à mesure de la mondialisation croissante depuis les années 80, nos économies et leurs Etats Providence ont dû supporter d’abord le coût des restructurations sociales (cf l’arrêt de la sidérurgie, des chantiers navals, des mines, du textile, des machines-outils, de la chaussure, etc.) qui ont pesé sur les budgets alors que les gains obtenus en échange, selon la théorie libérale de l’ouverture des frontières, l’ont été trop faiblement et surtout, trop tard. Là encore, la théorie aurait peut être du bon : laissons les pays se spécialiser dans les secteurs économiques pour lesquels ils ont le plus d’atouts ; mais son application sans se soucier de son rythme et du décalage, par l’ouverture brutale des frontières, a entraîné la situation catastrophique que nous subissons aujourd’hui.

S’il fallait mettre un nom sur cette vision désastreuse des choses, comment ne pas citer d’abord Pascal Lamy, actuel DG de l’OMC, après avoir été commissaire européen à la concurrence et à l’ouverture des marchés. Je l’ai cependant entendu dire qu’il y avait des victimes (de la mondialisation) et que c’était celles qu’on entendait ici.

Quelques pensées toniques relevées lors des interventions ! 1. Sur l’évolution, tant celle des êtres vivants que celle des entreprises ou des projets : c’est d’abord l’histoire d’échecs sans nombre. Pour une évolution génétique qui a prospéré (dont homo sapiens), combien d’impasses, d’échecs ? Pour un produit qui rencontre le succès (l’i-phone), combien de fiascos préalables (Lisa, Mac Cube, etc.) ? Pourquoi se lamenter sur les approximations de nos sociétés, si elles permettent, par tâtonnements, de progresser ? 2. Sur la nécessité de bien peser et construire les rapports de force économiques. L’UE est le premier marché mondial, ne l’oublions pas. C’est la première chose que comprennent nos interlocuteurs. 3. L’histoire économique récente montre la très forte progression du revenu par habitant dans nombre de pays émergents. Mais on constate un plafonnement avant d’atteindre le seuil des 10 à 15 000 $ par an et par habitant. L’explication en est que pour passer ce seuil, il faut une structure de la société qui puisse gérer toutes les complexités de sociétés évoluées : l’aspiration au progrès et au pouvoir d’achat mais aussi la démocratie, la sécurité, les loisirs, etc. Et là, ça devient plus compliqué … Loïc Pelletier

À l’an prochain !

Esprit d’entreprise : Le magazine du MEDEF 17

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30/05/11

EMERGENCE

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LES TROPHÉES LES PLUS DISPUTÉS DE L'ANNÉE 2011 !

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Les entreprises de Charente-Maritime ont du talent.

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Des distinctions dans les domaines de l'e-économie, de l'entreprise patrimoniale, du groupement d'entreprises ou encore des meilleurs espoirs de l'économie, récompenseront les entreprises qui ont le sens de la performance, le goût de l'innovation mais aussi celles qui ont du coeur et l'esprit solidaire. EMERGENCE est le rendez-vous à ne pas manquer. Un évènement pour découvrir sous une autre facette, toutes celles et ceux qui font l'économie et la dynamique de notre département. Renseignements et inscriptions sur www.larochelle.cci.fr/emergence ou en appelant le 05 46 00 90 66 FIN DU SUSPENSE : LE 14 NOVEMBRE 2011

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Les Trophées de l’Entreprise 2011 sont co-organisés par

en partenariat avec

Jusqu’au 30 septembre toutes les entreprises de Charente-Maritime ont pu participer à EMERGENCE trophées des entreprises 2011. Celles et ceux qui ont imaginé ce projet en parlent…

CRÉER DU LIEN AVEC LES ENTREPRISES Depuis sa création en 1988, à l’initiative de la CCI de La Rochelle, le Groupe Sup de Co La Rochelle p é d r u te s Direc et Carrière elle s e forme des commerciaux, des gess ri p e tr h En Roc p de Co La tionnaires et plus globalement des Groupe Su cadres opérationnels. Reconnu pour la qualité de ses enseignements et le caractère innovant de ses partis pris pédagogiques qui font une large place au développement personnel des étudiants, le Groupe a toujours pris soin de rester connecté à la réalité des entreprises. En nous impliquant dans l’organisation des Trophées de l’Entreprise 2011, au côté de la CCI, nous entendons renforcer notre proximité avec les acteurs économiques de Charente Maritime car bien souvent, les petites et moyennes entreprises observent avec un peu de distance des établissements de types grandes écoles de commerce et de management. EMERGENCE, constitue pour les entreprises du département une opportunité de se montrer et de gagner en visibilité et attractivité auprès de futurs collaborateurs. C’est là un des enjeux majeurs que nous voyons dans ces trophées. Deux acteurs peuvent se rencontrer utilement : les dirigeants des entreprises et nos étudiants. Les deux parties ont besoin de mieux se connaître pour imaginer des collaborations. A travers des stages, des missions alternées, et des emplois, les entreprises de Charente-Maritime peuvent mettre nos étudiants à contribution pour accompagner leur développement et réaliser leurs projets. En France comme à l’étranger, nos étudiants sont en mesure d’accomplir ces missions avec professionnalisme et en déployant des méthodes modernes et efficaces. ■

r el Cramie Jean-Mich artement

EMERGENCE EST À NOTRE IMAGE. sant, Jean Crdeesmativi.fr

Mativi est une jeune entreprise créée à La Rochelle, Président qui fête ses 4 ans ce mois de Juin 2011. En quatre années, mativi a su s’imposer sur le Web en tant que producteur, réalisateur et diffuseur de reportages, comme un média incontournable de l’actualité culturelle, maritime et nautique, sportive, économique et environnementale sur le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes. La famille mativi s’est également agrandie, puisque aujourd’hui existent mativi-marseille, mativi-toulouse, mativi-suisse, ainsi que trois antennes au Québec : mativi-montreal, mativi-estduquebec et mativi-saguenay.

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POURQUOI PARTICIPEZ-VOUS AUX TROPHEES DE L’ ECONOMIE ?

SE DISPUTER A PARFOIS DU BON ! bois Patrice Du ocié

Nous nous sommes prêtés au jeu du partenariat comme la photo attitude se prête au clin d'oeil de la campagne. L'organisation même de ces trophées est une belle idée, belle et pertinente compte tenu du climat positif qu'elle véhicule et qu'elle récompensera. Les entreprises de la Charente-Maritime ont effectivement du talent et nous sommes heureux de participer avec elles dans le cadre de nos missions, à leur valorisation et développement. Le ton ludique et décalé de la campagne que nous avons élaboré avec le comité de l'organisation, émerge des codes de communication associés à cette typologie d'événement. Émerger pour EMERGENCE, une évidence ! Merci à l'ensemble des partenaires et à la Chambre de Commerce et d'Industrie, pour leur confiance et leurs convictions. Symaps Atlantique, agence conseil en communication « émergente », souhaite aux entreprises participantes, les plus belles distinctions. ■ Ass Directeur

Sur chacune de ces antennes, les internautes peuvent découvrir, gratuitement 24 heures sur 24, des reportages de qualité haute définition, en format 16/9. A l’occasion de son anniversaire, mativi passe à la version 4. Une version de son site de diffusion très améliorée avec de multiples fonctions et résolument tournée vers l’extérieur. Cette version permet à tous les internautes francophones de se sentir plus proches de leur télévision sur internet et de bénéficier d’un média plus complet et plus facile d’utilisation. Forte de cette expérience multiple, il m’est apparu évident de s’associer à EMERGENCE les Trophées de l’Entreprise 2011. Nous nous reconnaissons dans les valeurs et les critères de sélection demandés aux participants. Particulièrement sensibles à la e-économie de par l’activité même de notre entreprise, nous sommes également très attachés à l’innovation, recherchant tou-

Esprit d’entreprise : Le magazine du MEDEF 17

naudin

La solution à la crise Medef President ritime existe, elle a Charente-M passe par l’entreprise, par les entreprises dans une compétition équitable, et par l’esprit d’entreprise. Nos entreprises maritime-charentaises ont du talent…et ne le font pas toujours suffisamment savoir. Notre département à travers son tissu économique recèle des trésors d’ingéniosité, d’humanisme et d’innovation. Il est donc tout naturel que le Medef et les organisations professionnelles, en prise directe avec les entrepreneurs, se mobilisent pour souligner ces victoires quotidiennes. Il n’en demeure pas moins que l’entrepreneur qui se bat jour après jour pour le développement de son entreprise, parfois pour sa survie, est toujours le dernier à se féliciter… Alors faisons-le pour lui, mettons le pour un instant sous les feux de la rampe, il le mérite bien ! ■

Nicolas Re

jours de nouvelles techniques et mettant en avant les talents novateurs et inventifs de notre région. Nous nous sentons réellement concernés par la thématique du groupement d’entreprises et la dynamique des réseaux de par notre développement en France et à l’international avec l’aide de sociétés de productions étrangères. A l’image d’EMERGENCE, mativi est soucieuse de mettre en évidence les entreprises et leur savoir-faire, c’est ce qui nous a conduit à créer une rubrique économique. Enfin comme d’autres entreprises nous nous efforçons d’assurer au quotidien notre responsabilité sociétale. Les catégories de ce concours sont en adéquation avec notre image et même si le fait d’être partenaire nous empêche de nous inscrire en compétition, nous sommes fiers de nous associer à cette première édition d’Emergence. ■


TROPHÉES DES ENTREPRISES 2011

Quellessontlessixcatégories? ETRE ASSOCIÉ À EMERGENCE EST UNE ÉVIDENCE POUR SUD-OUEST Régionalement, le journal propose à ses lecteurs un rendez-vous éconodép Directeur uest mique fort chaque jeudi -O Sud dans une double page, mais se veut toujours plus attentif, chaque jour, à la vie des entreprises dans nos pages départementales. C’est ce que nous tentons de développer depuis la rentrée dernière. Mais ce n’est pas toujours aisé tant les chefs d’entreprises aiment nous reprocher que l’on parle de la vie de leurs « boîtes », « uniquement lorsqu’elles vont mal », et que nous journalistes avons tant de mal à leur en faire parler quand elles vont… bien. « Vous n’allez pas écrire ça », entend on encore trop souvent quand un dirigeant est pourtant satisfait d’un marché gagné ou d’emplois créés. Le « pour être heureux vivons cachés » n’est pas passé de mode dans tous les milieux…. Pourtant derrière chaque société, on trouve des projets, des hommes, des relations sociales, des produits innovants. Autant d’histoires pertinentes que nous souhaitons - souhaiterions davantage- raconter à nos lecteurs. Chaque automne, notre supplément « Sud-Ouest éco » remplit justement avec succès cette mission. Il est quelque part ce porte parole de « l’actualité heureuse » du monde économique en Charente-Maritime, comme dans tous les départements de la zone de notre titre d’ailleurs. Un rendez-vous que nous avons voulu accompagner depuis l’an passé par un palmarès des entreprises, sans en avoir alors défini la forme. L’envie était de valoriser des initiatives, de créer un rassemblement autour de l’économie et de notre support. Notre réflexion était en cours. Nous avons engagé une discussion dans ce sens avec les responsables de la CCI de La Rochelle. Bingo, elle a trouvé un écho d’autant plus favorable qu’ils souhaitaient euxmêmes (re) mettre en place un tel événement. Pour ma plus grande joie de responsable du titre dans le département –et de ces quatre éditions- nous nous sommes donc entendus pour permettre cette première opération, qui en appellera d’autres j’espère. C’est le vœu que je formule ce jour en espérant que les chefs d’entreprises seront nombreux à s’inscrire pour cette première édition, pour nous raconter de nouvelles histoires économiques… heureuses. 17:39 Car oui les journalistes aiment –aussi- les bonnes nouvelles ! ■

Vacchiani Stéphane artemental

30/05/11

➊ LES ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE Le trophée de l’espoir de l’économie récompensera une jeune entreprise (créée il y a moins de 6 ans – création pure, les rachats d’entreprise sont exclus) et qui affiche aujourd’hui des performances économiques remarquables ➋ LE PRIX DE L’INNOVATION Le trophée de l’innovation est destiné à mettre en valeur les bonnes pratiques développées par les entreprises engagées dans une démarche d’innovation ou de développement technologique en s’appuyant sur leurs propres ressources ou sur des partenariats avec des centres de recherche. Sont entendues comme innovation, toutes les activités concourant à la mise en oeuvre d’un produit (bien ou service) ou d’un procédé nouveau ou sensiblement amélioré, d’une nouvelle méthode de commercialisation, d’une méthode organisationnelle ou d’une méthode managériale innovante dans les pratiques de l’entreprise. ➌ LE PRIX DU GROUPEMENT D’ENTREPRISES ET DE LA DYNAMIQUE DES RÉSEAUX Le trophée récompensera l’émergence ou la réalisation de projets collaboratifs entre plusieurs entreprises dont l’objectif est d’atteindre des marchés que chaque entreprise ne pourrait obtenir seule. Le trophée pourra récompenser la mise en commun de moyens techniques, de moyens humains, de moyens de commercialisation... pour améliorer la croissance et la compétitivité de ces entreprises. ➍ LE PRIX DE LA E-ÉCONOMIE Ce trophée récompensera deux entreprises qui ont mis la e-économie au coeur de leur développement en s’appuyant sur le développement des solutions et applications TIC au sein de leur activité. Il peut s’agir d’une démarche de e-commerce où sera privilégiée la stratégie du multi-canal ou d’e-tourisme. ➎ LE PRIX DE L’ENTREPRISE PATRIMONIALE Ce prix récompensera une entreprise familiale, implantée de longue date en Charente Maritime, dont 51% de l’actionnariat dans une même famille depuis au moins deux générations et qui a su développer une stratégie cohérente et pérenne, pour une croissance durable. Le trophée valorise notamment la culture d’entreprise et le savoir-faire familial transmis d’une génération à une autre. ➏ LE PRIX RSE : RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES Ce prix récompensera une entreprise qui a mené ou mène actuellement une démarche sur les trois aspects de la RSE (social, environnemental, économique) et qui en fait un axe stratégique de son développement QUI PEUT PARTICIPER ? Ce concours est ouvert à l’ensemble des entreprises de Charente-Maritime, toutes tailles et tous secteurs d’activités confondus. Elles doivent justifier d’un siège social ou d’un établissement dans le département. Elles exercent l’activité sous forme de société (EURL, SARL, SA, SAS ou autres) ou en entreprise individuelle, ou sous forme de groupement d’entreprises. Concernant la catégorie Espoir de l’économie, seules les entreprises de moins de 6 ans d’activité pourront concourir. Une entreprise peut candidater dans plusieurs catégories, à condition de remplir un dossier par catégorie. COMMENT PARTICIPER ? En téléchargeant le dossier d’inscription sur www.larochelle.cci.fr Attention les inscriptions seront closes le 30 septembre. QUELLES SONT LES RÉCOMPENSES ? Le détail sur www.larochelle.cci.fr

LES TROPHÉES LES PLUS DISPUTÉS novembre 2011 DE14L'ANNÉE 2011 ! FIN DU SUSPENSE : et beaucoup de surprises !

Les entreprises de Charente-Maritime ont du talent.

Des distinctions dans les domaines de l'e-économie, de l'entreprise patrimoniale, du groupement d'entreprises ou encore de meilleurs espoirs de l'économie, récompenseront les entreprises qui ont le sens de la performance, le goût de l'innovation ma Esprit d’entreprise : Le magazine du MEDEF 17 19 aussi celles qui ont du coeur et l'esprit solidaire. EMERGENCE est le rendez-vous à ne pas manquer. Un évènement pou


INFOS MEDEF

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LE BILAN CARBONE

DU MANAGEMENT : Les IERSateliers S ATEL NS L’ ENTREPRISE NDUITES ADDICTIVES DA : S COdu management

pour moins d’intox … infosconduites us d’les

s grave re pas, l’alcool est la plu ltè sa dé ne ol lco l’a , es ment aux idées reçu vez-vous que, contraire 0 personnes. tue chaque année 23 00 es toxicomanies, l’alcool lème de is est confrontée au prob tro r su ise pr tre en e un réalité : au moins e panorama révèle une Plus d’infos pour moins ture.d’intox … alcool au sein de sa struc ique Savez-vous que, contrairement aux idées reçues, trimestriel sur la thémat t en em ag an m du er tre ateli nograve roulé st déest l’alcool pas,s’e l’alcool la plus e dernier ptemnebrdésaltère e 16 se des toxicomanies, l’alcool tueschaque année ives en entreprise. dict ad te ui nd co s de n io st e la ge 23 000 personnes. binet Croissens Ce panorama révèle une réalité : au moins ame Deloffre Vye du Ca ad M : es nt na ve er int s de tarité deauno enconfrontée lémest mp trois problème is aux pa EnRo quoi Carbone® ? rticipants perm rtise et la cosur ’expeune entreprise elle, onunt Bilan chconsiste La de l ita ôp l’h à e de l’alcool M au sein de sa structure.infirmièr Pourquoi en réaliser un tions pa? rfois délicates uacomment ing et adame Rondel, s sitet e à ce Consult fac nis mu dé ins Le 16 septembre dernier s’est déroulé notre mo Quels bénéfices peuvent en être tirés ? tre thématique et d’ê ender cette éhmanagement apprdu trimestriel sur la mieuxatelier Le Medef Charente-Maritime a récemment organisé, en collaboration avec l'association thématique Veille Environnement Entreprises et l'UIMM Charente-Maritime ibles. de la gestion des conduites addictives et sens

addictives dans l’entreprise

en entreprise. une réunion destinée à répondre à l'ensemble de ces questions. ? n tio dic ad L’expertise et la complémentarité de nos e un Une présentation synthétique de la méthode était illustrée du témoignage d'une entreprise re reconnait Commen:tMadame - intervenantes tion de Deloffre Vye du Cabinet qui a récemment réalisé telle SicauaAtlantique. une: sit rerétude t gé commenune uffrede?l'établissement so en i qu e nn Croissens Consulting et Madame Rondel, rso pe Une visite a clôturé la matinée. la der le sujet avec ent abor comm - infirmière à l’hôpital de La Rochelle, ont permis Contact : V.E.E ise ? ntrepr aux cri participants appréhender cette se dansdel’emieux Mirentchu Martinière thématique et d’être moins démunis face ? 05.49.37.48.69 lliciter et outils à utiliser à ces situations parfois délicates àetsosensibles. rs eu ut loc er int els qu -- Comment reconnaitre une addiction ? es r des expérienc étayant leurs propos pa en ns tio es qu s - Comment aborder le sujet avec la personne ce à u ntes ont répond ux interve?na Les dequi en souffre comment gérer une situation prise. trel’entreprise de crise ? en endans vécues - Quels interlocuteurs à solliciter et outils à utiliser ? 0 sur la Les deux intervenantes ont répondu à ces questions bre 2011 de 8h30 à 10h3 m ce dé 9 le er eli at in procha en étayant leurs propos par des expériences notrevécues us retrouverons lors de Nous en no entreprise. lits. s conf Le MEDEF et l’UIMM 17 ont accueilli le 12 septembre dernier, Madame Vickie Pajon on de de la gestilors Nous de notre prochain queretrouverons atinous thém du service des entreprises de la Banque de France de La Rochelle et Madame Fréatelier le 9 décembre 2011 de 8h30 à 10h30 dérique Sylvestre, analyste GEODE pour la Charente-Maritime pour une présentasur la thématique de la gestion des conflits. de tion du programme GEODE. « Les ateliers du management permettent aux ts d’être moins isolés et ésen ise prpar pr re nt d’e efs Cet outil développé la Banque de France et alimenté ch x au t etten chefs d’entreprise moins isolés NE par sa base de données perm ment ey CAMOU managed’être e Audrcomporte gn ers du présents uli eli so » at s es sé économiques, financières et sectorielles quatre étapes clés : « Le po t en initialem et de repartir avec des réponses concrètes aux questions saux te rè nc co es ns po Le diagnostic économique et financier de l’entreprise sur son secteur. ré s de ec rtir avinitialement questions posées » souligne Audrey repa ) EF ED M / PC (IP s Un dossier de synthèse personnalisé. ine ma Hu ces Chargée ressources Humaines ressour onmission misside argée de ChCamoune - Une simulation des scénarios prévisionnels. (IPPC/ MEDEF) - Un suivi des réalisations.

GEODE : L’EXPERTISE DE LA BANQUE DE FRANCE AU SERVICE DE L ENTREPRISE

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Esprit d’entreprise : Le magazine du MEDEF 17


INTERVIEW

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GRASSI BATEAU Créée en septembre 97, l’entreprise Grassi Bateau regroupe trois activités du nautisme : le négoce (3,7 millions d’euros de C.A pour une quarantaine de voiliers neufs et d'occasion), le chantier (1,5 million d’euros) et la location (250 000 €). Un milieu en crise

L’activité négoce croit régulièrement (+10%/an) mais reste aléatoire, une vente pouvant atteindre 1 million d’euros. Si la crise n’a pas eu d’effet sur le chiffre d’affaires de l’entreprise, elle en a eu sur les marges. Certains concessionnaires ont du casser les prix pour survivre. Cela n’a pas toujours suffi et beaucoup d’entreprises ont disparu ou sont exsangues de fonds propres mais les prix ont cependant été tirés vers le bas. Afin d’équilibrer le bilan indépendamment des ventes, l’objectif d’Olivier Grassi est donc de développer l’activité chantier qui réalise de bonnes marges.

Un chef d’entreprise hyperactif Olivier Grassi est arrivé aux Minimes en 1993 en tant que salarié d’une entreprise nationale de location de bateaux. Lorsque l’entreprise est liquidée, il démarre en 1997 une activité de location de bateaux avec une dizaine de ses clients fidèles et prend la représentation de la marque Alubat*, puis en 2006 la concession Jeanneau voile. Depuis 2007, l’entreprise est installée sur 1200m2 sur le plateau nautique près du Musée Maritime avec, depuis 5 mois, un local commercial à l’entrée de la zone des minimes entre le shipchandler Uship et Westyacht Broker qui représente la gamme Jeanneau moteur. Enfin, l’entreprise représente depuis 2010, la marque J.Boats qui concerne des voiliers très racés équipés régates et croisières performantes. Afin de satisfaire les besoins de sa clientèle, Olivier Grassi a développé un en-

semble de services. La vente de bateaux neufs mais aussi la vente en gestion location ont débouché naturellement sur la préparation des bateaux neufs, l’entretien et la réparation mais aussi la reprise de bateaux d’occasion et le refit (réfection complète d’un voilier) et enfin le négoce de bateaux d’occasions. «Ce qui fait la force de l’entreprise c’est l’équipe forte et soudée. On a fait beaucoup de stages, de séminaires et on se connaît depuis longtemps.» explique Olivier Grassi. C’est ainsi qu’en 2007 en toute confiance, il laisse les rennes aux 17 salariés, renoue avec sa passion première et part courir la transat en double Jacques Fabre. À son retour, il cherche un partenaire. Ce sera JeanPaul Capron, ancien directeur commercial de Jeanneau. «Aujourd’hui, je suis à la tête de trois entreprises avec des co-gérants ce qui me permet une vision plus distanciée et aussi d’avoir la possibilité de faire de la voile. »

Le milieu du nautisme est en crise, les entreprises sont fragiles. Si le Grand Pavois en septembre et le salon de l’occasion Bateau Passion mi-avril sont incontournables et restent essentiels au développement des entreprises, ils ne suffisent plus. «Depuis 3 ans, nous faisons beaucoup d’efforts envers nos clients, en organisant des Journées Grassi Bateau avec une sortie en mer et des Journées Portes Ouvertes avec des ateliers « mécanique » ou « électricité ». Nous devons aller à la rencontre de nos clients.» explique Olivier Grassi. À l’international, l’Amérique du Sud offre des débouchés et Grassi Bateaux prépare de plus en plus de voiliers pour le Brésil. «Il faudrait pouvoir agrandir l’entreprise au sol mais la pression immobilière rend inaccessibles les surfaces sur les Minimes ». Nul doute que le nouveau port devrait être une bouffée d’oxygène certaine pour le marché national, en manque d’anneaux pour faciliter les ventes. Nathalie de Fruyt * Alubat propose des dériveurs de 36 à 58 pieds en alu. Pas fragiles et très autonomes, ils permettent des voyages en famille sur des longs parcours.

Une âme de skipper C’est la passion qui l’anime depuis toujours. Après Math-Sup, il a bifurqué dans la voile en commençant comme moniteur de voile aux Glénans. Depuis 5 ans, il court en class 40. (2008, la QuebecSaint-Malo en équipage et 2010, la Route du Rhum en solitaire). Et en octobre 2011, c’est à nouveau une transat Jacques Fabre qui va le mener du Havre au Costa Rica. Son prochain challenge est de se frotter au Vendée Globe sur un 60 pieds. « Je voudrais faire parler des entreprises et des petites entreprises. Mon idée est de trouver une organisation qui soutiendrait une ONG et de faire parler de nous, de nos boîtes » Esprit d’entreprise : Le magazine du MEDEF 17

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CHRONIQUE LITTÉRAIRE

LES MILLIARDS Quand j'étais petit, un milliardaire était un extraterrestre, à part en Amérique, il n'y en avait pas beaucoup. Avec les nouveaux francs, notre milliardaire n'a plus que dix millions de francs comme capital, puis quarante deux ans après, avec l'Euro, il n'a plus que un million et demi d'Euros! Bien évidemment je parle d'un milliardaire normal qui paie ses impôts.

Président Wilson fut obligé de signer la Loi sur la réserve fédérale donnant le pouvoir de créer de l'argent américain à un cartel de banques américaines et internationales. Écoutez-le: « je suis un homme malheureux, j'ai ruiné mon pays sans le vouloir, une grande nation est contrôlée par son système de crédit... la croissance de notre nation et toutes nos activités sont donc entre les mains de quelques hommes... on a vu le résultat en 1929 et en 2008 les pertes des banques américaines n'égalent que 4000 milliards de dollars! En France, Pompidou, directeur général d'une grande banque fait voter une loi en 1973, réformant la Banque de France, lui interdisant de faire crédit à l'État, obligeant celui ci à se tourner vers les banques privés pour emprunter moyennant intérêts. Pour mémoire, notre pays n' a versé que 1550 milliards d'intérêts aux banquiers en 25 ans!!!, l'intégralité de l'impôt sur le revenu, 50 milliards d'Euros va dans les poches des banquiers chaque année, alors qu'avant la Banque de France lui prêtait sans intérêt! Le dernier budget de l'État voté et exécuté en excédent remonte à 1974, en 1980, monsieur Raymond Barre fit voter la dernière loi de finance en équilibre! Seuls deux présidents de la République depuis cette date on su interpréter le bilan d'une entreprise, Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy tous les deux paient cher leur bon sens qui précise qu'il ne faut dépenser plus que ce que l'on encaisse.

Il en est tout autre avec le milliardaire malade, malade du rendement de son argent qui fait tout pour devenir et rester milliardaire de la monnaie en cours! Ce qui veux dire que le milliardaire malade d'avant 1960, est devenu cent fois plus riche avec les nouveaux francs, et aubaine avec l'euro, il a 6.5 fois plus! Donc en quarante deux ans il a multiplié sa richesse par à peu près six cent cinquante!, évidemment sans payer d'impôt, puisque il défiscalise, « paradise ses sociétés et bénéfices aux îles des Caraïbes », dégraisse et délocalise à outrance, déménage en Suisse ou Benelux. Il prête aussi de l'argent aux États d'où il tire ses revenus sans y payer d'impôts, ayant eu le flair de soutenir les dirigeants. Puis glouton parmi les gloutons des actionnaires des fonds de pension, il devient le cancer des sociétés dont ils prend des participations! Un champion!

Résultat : puisque l'on peut tout promettre et rien payer, retraite à 60 ans décrétée en dépit de tout bon sens,budget social qui explose, loi folle des 35 heures suivie des délocalisations, grève générale en 1995 et pays paralysé (encore sur les retraites), nationalisations suivi de privatisations (résultat de vengeances politiques) Dépôt de bilan frauduleux du feu Crédit Lyonnais; on peut évaluer le tout à plusieurs centaines de milliards pour notre pays depuis 30 ans, où systématiquement sont votés chaque année des budgets de l'État où les recettes sont inférieures aux dépenses!!!! donc on emprunte, les générations suivantes paieront, on l'a vu en 2008 : 3000 milliards d'Euros, montant des aides publiques aux seules banques européennes en avril 2009.

Les giga-banques achètent des immeubles entiers, voire des quartiers dans les grandes villes, pour ne pas les louer et spéculer sur la revente!.Les actions de sociétés cotées s'envolent quand elles dégraissent, et que leurs dirigeant s'allouent des méga salaires et stocks options non fiscalisées ! Le patron de Volvo, qui ne paie pas ses fournisseurs depuis 9 mois, s'est augmenté de 175% !!! encore un crack.. Dernièrement, le patron d'Apple prend sa retraite, et hop! sa société, selon les milieux autorisées perd 15 milliards de dollars en bourse! Personnellement, j'aurais dit que je restais, et la société en aurait gagné autant!, enfantin!

• Voter pour des gens capables • Donner force de loi aux rapports de la cour des comptes • Imposer à court terme des budgets d'état équilibrés, comme le font à minima toutes les entreprises! • Arrêter de rêver sur la croissance et faire passer des examens sérieux aux « candidats députés » Prendre le taureau par les cornes comme l'ont fait le canada, la suède, et souvent l'allemagne • Harmoniser les systèmes comptables des entreprises au niveau mondial • Imposer à tout moment la transparence financière des banques (actifs toxiques cachés, fonds propres, encours financiers) • Supprimer les paradis fiscaux et imposer le rapatriement de l'argent camouflé • Taxer les transactions financières mondiales supersoniques • Encourager par une incitation fiscale les particuliers à prêter directement aux entreprises • Maîtriser impérativement le budget social, qui a eu le plus de dérive depuis 20 ans, par la création de la TVA sociale ( les produit importés la paierait) • Supprimer toutes les niches fiscales débiles (50 milliards par an!) • Encourager et récompenser le travail et la création de richesse • Favoriser l'équité sur les retraites et les soins • Encadrer par la loi le ve-

A longueur de journée on nous rabâche dans les médias deux infos dont l'immense majorité se moque éperdument: la bourse et la météo. Bizarrement ces deux événements semblent identiques, passant en un clin d' œil, d'un soleil éblouissant à des bourrasques exécrables. Idem pour les informations, une fellation américaine supersonique, exécutée à l'insu du plein gré des deux partenaires, efface illico la giga catastrophe Japonaise qui inquiétait le monde entier. Il n'y a plus d'échelle de valeur, un milliard d'euros de retrouvé ou de perdu = rien. Les principaux médias appartiennent aux milliardaires malades, tout comme les agences de notation bidons, il est donc hors de question qu'un État respectable se laisse noter, par les gens qui les plument, mais pourquoi ne dit-il rien?, parce que les États sont obligés d'emprunter sur les marchés financiers fous. Comment et depuis quand?, aux USA en 1913, le

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Remèdes puisque les causes sont politiques :

Esprit d’entreprise : Le magazine du MEDEF 17

nin des prises de contrôle d'entreprises saines par les milliardaires malades, afin de stopper les massacres sociaux et les pertes de savoir et de génie des hommes et des femmes de notre pays taxer de leur vivant les milliardaires malades pour ne pas attendre que ceux-ci à l'article de la mort, cèdent leur fortune à des fondations bidons où à leur chats, en leur demandant chaque année les sommes dues normalement Les Français ont déjà relevé leur pays, Louis XVIII et le baron Louis ont magistralement redressé les finances, exsangues après la Révolution et les 15 ans de l'exilé de Sainte Hélène, évacuant de ce fait les troupe d'occupation étrangères. Thiers en 1871 et 1872 lança deux emprunts d'État de plusieurs milliards qui permirent à la France de ne plus être occupé par les armées allemandes. Ce sont encore les français qui soutinrent l'effort de guerre de 14-18, enfin comment oublier le succès de monsieur Pinay et son emprunt d'état. Les femmes et hommes compétents et courageux existent, à nous de les élire. Prenons exemple dans le passé. Un homme capable : Rome, assiégée de toute part était à l'agonie, le Sénat nomma alors comme dictateur ( pleins pouvoirs sus réserve de respecter les lois en cours et dans une période définie) Cincinatus, grand soldat qui cultivait modestement son champ. Celui-ci nomma chef de la cavalerie un jeune romain de la plèbe, écrasa les ennemis et ne demanda qu'une couronne de lauriers pour toute récompense, refusant triomphe, honneurs et or, la république resta longtemps stupéfaite et admirative, il fut rappelé deux autres fois avec le même succès! Un homme logique : Solon, législateur vénéré d'Aristote et de Platon, l'un des pères de la démocratie, qui effaça les dettes pour esclavage des plus pauvres, et les intérêts des emprunts pour les autres. Ce double sacrifice s'appelle « la sisatchie », littéralement enlèvement du fardeau, a permis de rétablir l'homogénéité de la société et aux plus pauvres d'y participer. N'oublions pas qu'en ce moment sont endettés : les individus, les ménages,les états et LES BANQUES!!! Résultats de l'avidité humaine, de la mondialisation, et de la super, hypra, méga consommation. Un homme courageux : Chateaubriand, Pair de France, prestigieux ministre des Affaires Étrangères, fut viré, « comme s'il avait volé une montre! », parce qu'il refusa au sommet de sa gloire, de cautionner l'avidité des milliardaires malades de l'époque « qui en voulait encore plus » ! Alain Lacombe

Merci à au docteur Ahmad Assaad, aux compétences du professeur Jean Gadrey, professeur émérite d'économie. Université de Lille I. Lisez bien sûr MANIFESTE D'ECONOMISTES ATTERRES, et livre d'Ina Piperaki et Jean-Michel Reynaud : L'EFFACEMENT DES DETTES, UNE SOLUTION A LA CRISE MONDIALE et puis un petit chef d'oeuvre : Etienne de la Boétie : DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE ou Le Contr'un ( édition A l'Orient).


Esprit d'Entreprise n°11  

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