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destinations parfaites + Nouveautés estivales dans nos parcs + 10 fins de semaine idéales + Trois camps de base mémorables + Virginia Beach : surf et bikini + Expédition sur la rivière Broadback

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p.30 ALBERTA DEATH RACE

Une course (presque) mortelle!

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Sommaire ÉTÉ 2012 04 En ligne 06 Espace libre 08 Tous azimuts

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À la force de ses doigts, Sébastien Lazure est devenu le nouveau champion canadien de bloc. La suite? La Coupe du monde de bloc, où les grimpeurs « sont tous des machines ! »

14 Express-O2 16  Fin de semaine active 48h dans la Petite-Nation 20  Sébastien Lazure : un champion cultivé maison À la force de ses doigts, Sébastien Lazure est devenu le nouveau champion canadien de bloc. Il a bien voulu nous dévoiler les secrets de son entraînement, de ses performances et le futur de son sport. 24 Un guide improvisé? Non merci! 26 Biomasse forestière : énergie propre ou biomascarade?

SPÉCIAL DESTINATIONS 45 Espaces en danger : le vélo au mont Saint-Bruno 46 Nouveautés estivales dans nos parcs 48 1 0 destinations pour vos fins de semaine 52 Trois camps de base pour des vacances mémorables 54 Virginia Beach : surf et bikini 56 Expédition sur la rivière Broadback

58 Québec Plein air inc. ÉQUIPEMENT 60 Maillots à faire tourner les têtes 62 Meilleurs sacs à dos pour une journée 64 Techstyle : aventures + confort 66 Tout pour bébés actifs

© christianlevesque.com

CAHIER TONIK 30 Alberta Death Race : une course (presque) mortelle! 32 Passer d’athlète… à triathlète 36 Augmentez vos performances sans suer une seule goutte! 38 Les effets du sport sur le corps 40 Besoins nutritionnels : à chaque âge son menu 42 Bière + entraînement : un bon mélange?

68 Agenda de l’été 70 Testez vos connaissances sur… les vacances!

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Le cyclisme canadien dans une NOUVELLE ÈRE! Le 27 mai dernier, Ryder Hesjedal est devenu le premier Canadien à gagner l’un des grands Tours du cyclisme mondial en remportant le Tour d’Italie. Lors de la

21e et dernière étape du Giro, le cycliste canadien était 31 secondes derrière le meneur, mais il a réussi à terminer le contre-la-montre de 28,2 km à travers les rues de Milan plus vite que l’Espagnol Joaquim Rodriguez pour le battre d’à peine 16 secondes. Sur une course de trois semaines de 3 502 kilomètres et d’environ 92 heures en selle, l’écart est minime. « Je ne peux même pas décrire le sentiment que j’ai présentement », a déclaré Ryder Hesjedal de l’équipe Garmin-Barracuda après la course. Cette finale enlevante ne représente pas une grande victoire uniquement pour Hesjedal, mais aussi pour tout le cyclisme canadien. Si vous êtes nouveau dans le monde de la course cycliste, le Giro d’Italie est la deuxième plus grande course en importance après le Tour de France. Vous n’avez qu’à googler les noms de Fausto Coppi, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Marco Pantani pour comprendre à quel point l’exploit d’Hesjedal est immense. Le dernier Canadien à avoir placé l’unifolié au-dessus du podium dans un tel évènement fut l’Ontarien Steve Bauer, qui a terminé quatrième en 1988 au Tour de France après avoir porté le maillot jaune pendant cinq jours. C’était il y a 24 ans! Les félicitations pour Hesjedal sont rapidement venues d’un peu partout, notamment de la part de Lance Armstrong (qui a tweeté : « On adore quand c’est le meilleur qui gagne! »), du maire de Victoria en Colombie-Britannique et même du premier ministre Stephen Harper. Cet exploit de Hesjedal sur un vélo de fabrication canadienne (Cervélo) va propulser les

Christian Lévesque, rédacteur en chef @chrislevesque

Été 2012 :: Vol 17 :: No 6 ÉDITEUR : Stéphane Corbeil (scorbeil@espaces.ca) RÉDACTEUR EN CHEF : Christian Lévesque (clevesque@espaces.ca) STAGIAIRE À LA RÉDACTION : A ntoine Stab (astab@espaces.ca) COLLABORATEURS : Renée-Claude Bastien, Ève Boissonnault, Véronique

Champagne, Evelyne Deblock, Cécile Gladel, Johanne Guibert, Denis Lord, Mélanie Mantha, Marie-Ève Muller, David Nathan, Sarah-Émilie Nault, Émilie Nault-Simard, Charline-Ève Pilon, Guillaume Roy, Frédérique Sauvée, David Savoie, Jimmy Sévigny, Lilianne Valiquette.

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sports cyclistes à un nouveau niveau à travers le Canada. Bien que la tradition du cyclisme sur route ne soit pas aussi établie ici qu’en Europe, le triomphe de Hesjedal donnera un coup de pouce au Grand Prix Cycliste de Montréal et de Québec (qui font partie de l’UCI WorldTour, qui organise les meilleures courses de vélo de route au monde) en stimulant ce sport qui exige un dévouement exceptionnel et une si grande discipline. Ajoutez à cela la présence de 11 coureurs canadiens sur l’équipe SpiderTech, qui est dirigée par nul autre que Steve Bauer, et vous êtes en présence d’une dose inégalée d’inspiration pour les jeunes athlètes de ce sport. Ryder Hesjedal pense que sa victoire pourrait encourager les jeunes cyclistes à devenir professionnels et inciter de nombreuses personnes à tout simplement enfourcher leurs vélos. Comme il l’a dit à un journaliste du Vancouver Sun : « Le cyclisme est très positif pour votre santé, votre esprit, votre corps et l’environnement. » Le vélo canadien est présentement à son plus haut niveau et Ryder Hesjedal entend l’aider à conserver cette intensité. L’athlète de 31 ans qui a commencé sa carrière comme coureur de vélo de montagne est maintenant l’homme à surveiller pour le prochain Tour de France (il a terminé en sixième place lors de l’édition de 2010) et peut-être aussi aux prochains Jeux olympiques. Merci beaucoup pour la motivation, Ryder, et continue à mouliner dur pour notre bien à tous!

Jean-François Vadeboncoeur, Directeur des ventes - Éditions jfvadeboncoeur@espaces.ca / 514 277-3477, poste 27 Jonathan Marcotte, Conseiller aux ventes - Éditions jmarcotte@espaces.ca / 514 277-3477, poste 26 Michel Desforges, Conseiller aux ventes mdesforges@espaces.ca / 514 277-3477, poste 29 Joanne Bond, Adjointe aux ventes jbond@espaces.ca / 514 277-3477, poste 30

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ABONNEMENT / TARIFICATION (LIVRAISON À DOMICILE) :

1 an / 6 numéros : 18$ • 2 ans / 12 numéros : 32$ (taxes, manutention et frais d’envois inclus). Libeller le chèque ou mandat-poste au nom de « Revue Espaces » à l’adresse indiquée ci-dessous.

DESIGN : Sève création www.seve.ca

RÉVISION : Hélène Paraire

REVUE ESPACES

911, rue Jean-Talon Est, bureau 205 Montréal (Qué) CANADA H2R 1V5 info@espaces.ca www.espaces.ca Tirage : 70 000 exemplaires distribués là où sont les amateurs de plein air. La revue ESPACES est la publication plein air ayant le plus grand tirage au Québec. La revue ESPACES est publiée six fois par année par Groupe Espaces, une division des Éditions Gesca. PROPOSITIONS D’ARTICLES. ESPACES accueille avec plaisir et attention toute proposition d’articles et de photographies. Communiquez avec le rédacteur en chef pour en discuter. Le matériel non sollicité sera retourné si accompagné d’une enveloppe affranchie. ESPACES n’est pas responsable des textes, photographies ou autre matériel envoyés à son attention. Si vous ne conservez pas la revue ESPACES pour vos archives personnelles, veuillez vous assurer de la transmettre à un ami ou de la recycler. Les opinions exprimées sont celles des auteurs et ne sont pas nécessairement partagées par l’éditeur. Certaines activités présentées dans ESPACES comportent des risques importants de blessures pour ceux et celles qui les pratiquent. ESPACES et ses journalistes, collaborateurs, photographes et les autres membres de l’équipe ne recommandent pas la pratique de ces activités aux personnes qui n’en maîtrisent pas les techniques et habiletés requises. ESPACES n’est pas responsable des informations contenues dans les publicités. Toute reproduction du matériel publié dans ESPACES est interdite sans l’autorisation de l’éditeur. La forme masculine utilisée dans cette publication désigne aussi bien les femmes que les hommes. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec 2012. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada 2012.


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Avec plusieurs sommets de 8 000 mètres à son actif, Louis Rousseau sait comment se préparer pour conquérir les montagnes. Si vous voulez, comme lui, tenter de grimper le K2 cet été, il vous faudra bien vous préparer. [recherche mot-clé : Louis Rousseau]

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J’ai testé un prototype de ce sac à dos l’an dernier lors d’une randonnée de 48 heures au Colorado avec une équipe de journalistes motivés à le tester « pour de vrai » en montant Snowmass peak (4 295 mètres). Avec le système de suspension ErgoACTIV XP, personne n’a souffert de la randonnée malgré le poids important sur nos épaules. Le système permet au sac de bouger en harmonie avec votre corps afin d’optimiser sa position à chaque pas. Vraiment, si vous pensez changer votre sac à dos, attendez d’avoir essayé le système ErgoACTIV avant de prendre une décision. Vous serez surpris en magasin, mais c’est lors de vos prochaines sorties que vous en prendrez la pleine mesure. J’ai aussi été impressionné par l’efficacité du système de bretelles SwingArm qui permet d’équilibrer le poids entre les épaules. Offert en modèle 55, 65 et 75. BLACK DIAMOND, Mercury 65 | 205 $ | blackdiamondequipment.com

NAO

Peu d’innovations ont transformé le monde des lampes frontales depuis un certain temps. La nouvelle technologie « intelligente » de Petzl pourrait renverser cette situation avec une technologie d’éclairage auto-adaptable : le Reactive Lighting. Oui, la lampe ajuste automatiquement la forme de son faisceau et sa puissance d’éclairage selon ce que vous faites : elle éclaire moins si vous regardez votre carte topographique et augmentera sa luminosité lorsque vous marchez ou courrez. L’éclairage de la Nao s’adapte automatiquement à vos activités et vous pouvez même personnaliser ses performances en la connectant à votre ordinateur! Le prix semble exorbitant, mais comblera les plus geek d’entre nous et ceux qui ne veulent pas perdre de temps à ajuster leur lampe. Disponible un peu partout à partir de juillet. PETZL, Nao Reactive Lighting | 175 $ | petzl.com

HEADWAY

Les lunettes Revo ont toujours été à l’avant-garde de la technologie : elles utilisent les technologies de polarisation de la NASA depuis 1985. Cette nouvelle collection couvre bien les yeux et ses verres optiques de haute qualité résistent très bien aux égratignures. Vous avez aussi une sangle facile à attacher qui vous permettra de ne jamais les perdre. Plusieurs ne veulent pas payer aussi cher pour protéger leurs yeux, et c’est correct. Mais lorsque vous aurez ces lunettes sur le nez, vous comprendrez automatiquement ce que vous auriez manqué. REVO, Headway | 249 $ | revo.com

DRY DUDZ

Comment marier un style de vie aquatique et élégance? Dry Dudz propose son nouveau Quick Mount System qui permet de porter ce maillot (84 % polyester, 16 % spandex) combiné à des shorts hybrides (96 % polyester, 4 % spandex) pour un véritable 2-en-1 : porté haut pour l’action nautique et l’exercice, ou plus bas pour un bronzage parfait. Combinés ou séparés, vous aurez toujours un style d’enfer. DRY DUDZ, Women’s Hybrid Boardshort Lucy | 85 $ + 35$ (bikini top) | drydudz.com

PRANA

Si votre santé est importante, vous serez ravi de savoir que la compagnie Prana, basée à Montréal, offre cette année une vingtaine de nouveaux produits biologiques… qui ont bon goût! Graine de citrouille d’Autriche, mûres blanches de Turquie, mangues séchées du Mexique, poudre de lucuma crue du Pérou et morceaux de cacao cru d’Indonésie sont au menu. J’adore les mangues séchées du Mexique, ainsi que les carrés au sésame et les amandes à l’érable qui sont sublimes comme collations santé. Mais ce qui rend le tout encore plus génial, c’est la liste tellement réduite des ingrédients qui permet de savoir exactement ce que l’on mange. PRANA, Amandine, amandes à l’érable (35 g) | 1,99 $ | pranana.com

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Pour les journées de pluie où vous voulez avoir sous la main une coquille légère et facile à ranger, ce manteau possède une membrane Omni-Dry imperméable qui permet à l’humidité de s’échapper à l’extérieur tout en conservant les capacités coupevent et imperméable du tissu. Son capuchon s’ajuste à un casque, ses fermetures à glissière sont imperméables et sa technologie d’évaporation intérieure Omni-Wick EVAP permet de rester au sec toute la journée. COLUMBIA, Compounder | 349 $ | columbiasportswear.ca

RISE KOMBUCHA

Si vous êtes un adepte du bio, vous connaissez sans doute le kombucha. Voici une alternative santé toute québécoise : du thé pétillant revitalisant en bouteille. Brassé par le restaurant Crudessence à Montréal, ce produit naturel possèderait plusieurs avantages : stimuler l’énergie vitale, éliminer les toxines et favoriser une digestion équilibrée. Considéré comme étant un remède traditionnel chinois depuis 2 000 ans, ce thé fermenté était également bu par les guerriers japonais. Le goût varie selon les saveurs (noir bleuet/érable, noir hibiscus/églantier, blanc gingembre, vert citronnelle), mais c’est la liste des ingrédients qui inspire sa consommation : eau filtrée, sucre de canne équitable, thé noir équitable, tisane à l’hibiscus et à l’églantier, culture de kombucha. RISE KOMBUCHA, thé noir hibiscus-églantier 355ml | 3,89$ | risekombucha.com 8

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Le Québec compte dans ses forêts environ 70 000 ours, essentiellement des ours noirs d’Amérique du Nord. Animal à la force redoutable et imprévisible, il convient d’être prudent et d’adopter les bons comportements lorsque vous pratiquez une activité de plein air sur leur territoire. ÉVITEZ LA RENCONTRE L’ours est un animal farouche, qui préférera éviter le contact direct avec l’humain. Ainsi, la plupart des rencontres surviennent par surprise, parce que le randonneur n’a pas pris garde aux signes de la présence de l’animal, comme des empreintes, des excréments, des carcasses de gros mammifères ou encore des marques de griffes sur les troncs d’arbres. Pour éviter cette surprise, la meilleure des techniques est de faire du bruit : parlez fort, tapez dans vos mains, chantez, sifflez, trimballer une clochette... autant de petites choses qui permettent d’indiquer clairement votre présence à l’animal. Se déplacer en groupe limite ainsi les risques de rencontres malencontreuses. Enfin, si votre chien vous accompagne, tenez-le en laisse pour ne pas qu’il tourmente l’ours et le forcer à adopter un comportement de défense.

EN CAS DE CONFRONTATION Rarement agressif, l’ours n’en reste pas moins un animal sauvage, un prédateur aux dimensions imposantes (86,9 kg pour le mâle adulte, jusqu’à deux mètres de haut…) et dont il est toujours difficile de prévoir le comportement et les réactions. La première attitude à adopter en cas de rencontre est de garder son calme (oui, oui!) et de rester groupé si vous êtes plusieurs. Ne le regardez pas dans les yeux et évitez de l’énerver en faisant des mouvements brusques. Parlez-lui doucement pour que l’ours vous identifie en tant qu’humain et non comme une proie potentielle. Ne vous alarmez pas s’il se dresse sur ses pattes arrière : il tente de vous identifier. Reculez lentement tout en lui faisant face. Ne tentez pas de courir : cela l’inciterait à vous suivre. Ce serait peine perdue de vouloir le semer puise que les ursinés sont capables de courir jusqu’à 50 km/h, aussi vite que les chevaux! Si l’animal ne se calme pas malgré votre éloignement, c’est qu’il s’agit probablement d’une femelle craignant pour la sécurité de ses petits. Dans ce cas, continuez de vous éloigner d’elle sans courir.

EN CAS D’ATTAQUE En 30 ans, on dénombre au Québec seulement six décès dus à des ours. Les attaques surviennent soit parce que l’ours voit en vous une menace (cas le plus fréquent), soit parce qu’il vous considère comme une proie (extrêmement rare). Deux types d’attaques peuvent alors se produire : — Face à une défense : utilisez un vaporisateur à gaz poivré en direction des yeux de l’ours pour repousser l’attaque. Si vous ratez votre coup ou n’en avez pas et que l’ours vous rejoint, faites le mort en vous repliant en position fœtale pour vous protéger le visage, la tête et la nuque. Restez immobile jusqu’à ce qu’il s’en aille. — Face à une prédation : si l’attaque se poursuit, c’est que l’ours vous considère désormais comme une proie. Il faut se défendre. Utilisez votre bombe à poivre où tout autre objet qui vous tombe sous la main (roche, bâton, sac à dos...) et visez le nez de l’animal. Montrez-vous imposant en vous tenant droit et en agitant les bras au-dessus de la tête.

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Le 24 avril dernier, le gouvernement québécois a annoncé la mise en œuvre d’un plan d’investissements pour la mise en valeur du Parc de la Chute-Montmorency, deuxième site touristique le plus fréquenté de la capitale après le VieuxQuébec. 14:07 Coût de l’opération : plus de 30 millions de dollars sur cinq ans. Parmi les différentes activités de plein air à venir, un circuit de via ferrata, de 50 à 60 minutes dans la faille du Boischatel est annoncé. Une tyrolienne de 270 mètres sera installée et traversera d’ouest en est la rivière Montmorency. La Sépaq veut également aménager les vergers de Boischatel pour établir un

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« C’est un coup de massue pour le personnel, assure Yvon Beaudoin, le vice-président régional adjoint du Syndicat des employés nationaux, qui représente environ 3 000 travailleurs de Parcs Canada. Nos membres sont sous le choc. Le moral est au plus bas. »

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« On espère que cela va plaire à un vaste public, confie Yves Juneau, directeur du parc. C’est un investissement significatif pour cet attrait majeur de la région. » Les derniers importants travaux d’aménagement datent de 1983, avec à l’époque, la construction du téléphérique, du belvédère d’observation et de la passerelle surplombant la chute.

... PARCS CANADA PLEURE Le 30 avril dernier, c’était la douche froide à Parcs Canada. Dans le cadre de sa politique de compression budgétaire, le gouvernement Harper annonce que 3 800 emplois de fonctionnaires fédéraux sont menacés, parmi lesquels 638 postes sont visés sur les 5 000 que comptent actuellement Parcs Canada.

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campement historique, avec 12 tentes en prêt-à-camper, sur le modèle déjà proposé dans d’autres parcs nationaux. Enfin, le pied de la chute sera mis en valeur avec l’installation d’un parc urbain et l’aménagement d’un sentier pour faciliter le raccord au fleuve et au quartier Montmorency.

PAR ANTOINE STAB

avec moins, on ne peut pas faire plus. Il nous sera difficile de développer de nouvelles activités. On se tire une balle dans le pied! » Ce que conteste Michel Boivin : « L’élimination de postes se fait essentiellement sur des secteurs qui n’ont pas de rapport direct avec le public. Nous voulons améliorer notre efficacité à l’interne tout en nous réalignant sur les besoins des visiteurs. L’objectif est de concentrer nos services et nos effectifs dans les lieux les plus fréquentés. » La direction assure notamment qu’il n’y aura aucune fermeture de parcs.

« Je reconnais que la situation est difficile, avoue Michel Boivin, directeur général pour le Québec chez Parcs Canada. Notre préoccupation première est de tenter d’en minimiser l’impact pour les salariés. Des outils d’information et d’accompagnement sont à leur disposition ». Pourtant, la surprise de l’annonce n’est pas totale pour les représentants syndicaux : « Depuis 2011, le gouvernement conservateur adopte une politique de réduction des dépenses dans les services publics, rappelle Yvon Beaudoin. On incite les employés à partir sans qu’ils soient remplacés. Une restriction budgétaire était attendue, mais pas d’une telle ampleur. Ça va être dur de maintenir un niveau de qualité dans nos parcs, car

© Michel Julien

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Sylvain Fortier

© Sylvain Fortier

et son Challenge vert PAR MARIE-ÈVE MULLER

Une course contre la montre de 40 000 milles nautiques en voilier, sans compter près de cinq cents kilomètres à vélo pour planter cinq arbres, un sur chaque continent. Voilà le défi que s’est lancé Sylvain Fortier, un Québécois de 36 ans. Son Challenge vert commencera le 16 juin au bassin Louise, à Québec, pour s’y terminer après des arrêts à Brest (France), à Dakar (Sénégal), à Salvatore (Brésil), à Sydney (Australie) et à Tokyo (Japon). Les cheveux noués derrière la tête, le casque de vélo dans les mains, Sylvain sourit à qui veut bien lui donner un peu d’humanité en retour. Lorsqu’on le questionne sur le but de son épopée, il répond tout de go : « Allumer des gens! Les amener à se poser des questions, à se poser les vraies questions! » Et quelles sont-elles? « Ce sont les questions sociales, environnementales. Qu’est-ce qu’on veut léguer à nos enfants, qu’est-ce qu’on veut voir changer? Je veux réveiller la flamme des gens. C’est facile de chialer, de mettre la faute sur les autres. Bouger, c’est autre chose. » Son Challenge vert allie donc sensibilisation, sport et environnement. Aucun Québécois n’a parcouru de si grandes distances en mer en si peu de temps. Chaque jour comptera, car les saisons l’obligent à passer certains points à une période précise, pour éviter les tempêtes. Seulement entre Tokyo et Québec, Sylvain Fortier passera 150 jours – plus de 4 mois — sans toucher terre. Est-ce faisable en un an? « Je te dirai ça en revenant! » Pour survivre sur son embarcation de neuf mètres de long, Sylvain s’est installé un vélo stationnaire : « Il me faudra bouger tout le

temps, pour garder la forme. Je devrai m’instaurer une routine, une discipline plutôt sévère pour garder le rythme et une certaine notion du temps », prévoit-il un brin inquiet, mais surtout enthousiaste devant le voyage qui l’attend. Loréline, sa monture pour l’incroyable périple, n’en est pas à son premier voyage. Elle a été construite par Geneviève Ondin selon les plans de Michel Joubert en 1979, et Sylvain l’a acquise il y a quatre ans et a déjà traversé deux fois l’Atlantique Nord à son bord. Après tout ce temps, il connaît toutes les coutures de son voilier orange. « J’ai passé un an à le réparer, le sceller et l’améliorer. J’ai du nouvel équipement, de la bouffe en masse, une trousse de premiers soins béton. Tout est prêt. » De plus, grâce à un détecteur de radar, Sylvain pourra dormir trois ou quatre heures à la fois, le « gros luxe », puisqu’il faut habituellement surveiller la mer toutes les 20 minutes pour éviter les collisions. LES ARBRES, UNE INSPIRATION SÉNÉGALAISE En 2008, Sylvain Fortier quitte le Québec pour la première fois de sa vie pour une traversée de l’Atlantique à la voile. Direction : Dakar, où il était attendu pour enseigner dans une école primaire avec l’organisme Mer et Monde. Cette expérience l’a incroyablement touché, au point de modifier sa trajectoire de vie. Au cours de son séjour, Sylvain plantera un arbre fruitier dans la cour d’école de sa communauté d’accueil. Deux ans plus tard, après un autre

Tente Le spécialiste !

voyage qui l’amène à nouveau à Dakar, il constate l’apport que cet arbre a amené à la communauté. Un geste si simple avec des années de répercussions. « Les arbres servent de poumons à la planète. L’environnement est probablement le lien le plus fort pour tous les humains. Nous en avons tous besoin pour vivre. Si seulement tous les citadins pouvaient reprendre contact avec la nature, je suis certain qu’il y aurait moins de gaspillage. » Avec ces plantations, Sylvain (qui a étudié en foresterie) souhaite donner un peu plus à la planète qu’il n’en prend. « Évidemment, il faut plus que cinq arbres. Au moins, c’est un départ, un appel à tous. Si chacun le faisait, on aurait une maudite belle forêt! » LA SOLITUDE « Je doute souvent : pourquoi me donner tant de peine? Vais-je vraiment faire une différence? Puis, après mes conférences dans les écoles, au Salon du bateau de Montréal, auprès des amis, je me rends compte que les gens embarquent dans le projet, voyagent avec moi. Les médias ont commencé à triper sur mon cas. Le téléphone ne dérougit pas. Quand je serai en mer, le calme fera du bien. » La solitude ne sera pas totale : une équipe à terre suivra Sylvain Fortier. Grâce à la radio ondes courtes, le navigateur pourra discuter avec des météorologues spécialisés pour les différentes régions du globe à visiter. « En mer, je serai souvent trop loin des côtes pour capter les bulletins météo. J’aurai donc besoin d’avoir des informations précises. Leur apport

sera vital. » Pourquoi partir seul? « Je n’ai pas vraiment choisi le solo. Disons que les circonstances l’ont fait pour moi. Le temps passe, je me suis dit que si je voulais vraiment faire ce tour du monde, je devais cesser d’attendre le moment parfait. Il n’y a rien de parfait. On me dit souvent que je suis chanceux de vivre ce trip. Je crois plutôt que j’ai créé ma chance. » EAU Comment faire pour boire, se laver, cuisiner, laver la vaisselle avec un réservoir d’eau douce de 280 litres pour 150 jours en mer? Santé Canada recommande de boire au moins 3 litres d’eau par jour. Il va donc en manquer! « Non : il y a la pluie! J’ai installé des genres de gouttières sur ma grand-voile pour que je puisse récupérer les averses dans des chaudières afin de me laver. » Il devra aussi être très économe. Garder l’eau des pâtes pour rincer la vaisselle, qui aura été lavée préalablement à l’eau salée. Le fameux sel qui ronge tout sur son passage. Les douches sont donc essentielles pour ne pas se retrouver la peau à vif, et un lavage de manteau sauvera la dégradation trop rapide des fermetures éclair. « Vivre avec si peu d’eau potable alors qu’on est entouré d’eau nous permet de prendre conscience de la nécessité d’en avoir pour vivre. » Le départ est proche et l’océan l’appelle. Le bonheur, simple, d’être sur l’eau, en harmonie avec les éléments. Se laisser porter par le vent. Pour suivre le voyage de Sylvain, consultez son site internet : challengevertautourdumonde.com

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TOUT AZIMUTS

Ekoï.com / Gaspésien

© Colin Meagher

Dans la cour DES GRANDS PAR ANTOINE STAB

Depuis le début de l’année, le Canada compte une deuxième équipe cycliste professionnelle reconnue par l’Union cycliste internationale (UCI). La formation québécoise Ékoï.com/ Gaspésien a obtenu sa licence UCI Continentale (division 3) qui lui permet de participer aux meilleures courses nord-américaines. Un petit nouveau dans le paysage du cyclisme nord-américain? Pas si sûr. Si le nom est nouveau, la structure ne sort pas du néant. Dirigée par Stéphane Tremblay et Juan Marco, la formation existe depuis 17 ans : « Ça a démarré comme une petite équipe provinciale entre amis, dit Stéphane Tremblay. Le défi d’en faire une véritable équipe professionnelle ne s’est posé qu’il y a seulement quatre ans. Obtenir cette licence démontre notre niveau de sérieux et de professionnalisme. Cela va nous permettre d’avoir accès plus facilement aux grandes courses de l’America Tour de l’UCI. » L’équipe Ékoï.com / Gaspésien compte 11 coureurs, de jeunes pousses prometteuses pour la plupart, qui ont déjà performé chez les Juniors ou chez les Espoirs. Ainsi, Émile Jean est champion canadien sur route en 2011. Son coéquipier Antoine Matteau a remporté le championnat québécois la même année. De même, le sprinteur Pierrick Naud a terminé plusieurs

fois sur des podiums dans des courses européennes. « La moyenne d’âge des coureurs est de 22 ans, poursuit Stéphane Tremblay. Personne n’en est le leader, même si certains ont plus d’expérience, comme Matthieu Roy et Adam Carr, les deux capitaines de route de l’équipe. » Autour du projet sportif se sont fédérés des partenaires financiers indispensables pour pouvoir évoluer à ce niveau de compétition : Ekoï.com, marque française de vêtements cyclistes présente dans le monde professionnel en Europe (fournisseur des casques pour l’équipe professionnelle AG2R La Mondiale), a rejoint Gaspésien, déjà partenaire depuis six ans, comme commanditaires principaux. Le fabricant de cycle Devinci fournit les vélos et Coaching financier Trek, spécialisée dans la sécurité financière, apporte également son soutien technique. Des partenaires séduits par le projet de Stéphane Tremblay, mais qui assurent ne pas vouloir s’immiscer dans les objectifs purement sportifs : « On s’attend à ce que les coureurs soient à 100 %, indique Sébastien Hue, associé chez Ekoï Amérique. Mais on les laisse se développer et progresser à leur rythme. Notre unique exigence, c’est le sérieux et le professionnalisme ». Seule exception : Devinci a exigé des coureurs qu’ils signent un contrat moral contre le dopage. En cas de contrôle positif, un coureur

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Garneau-Québecor

DANS LE PELOTON

Ça bouge aussi du côté des amateurs. Une nouvelle équipe canadienne vient de voir le jour, à l’initiative de deux géants industriels. D’un côté, Louis Garneau Sports, marque bien connue au Québec de vêtements et d’accessoires dans le cyclisme et le triathlon. De l’autre, Québecor Inc, actionnaire majoritaire de Québecor Media, conglomérat de médias présent partout au Canada. Fondée en 2006 par Louis Garneau, la nouvelle structure se compose de 25 coureurs, la majorité issue du Québec, mais également de l’Ontario, des Maritimes, de la Colombie-Britannique, et même de Nouvelle-Zélande. Avec un budget de 300 000 $ pour l’année 2012, Garneau-Québecor veut permettre à ses jeunes coureurs de passer professionnels. L’équipe sera présente sur les courses de circuit nord-américain, principalement au Québec et sur la côte est des États-Unis, avec comme principal objectif, le Tour de Beauce, au mois de juin. La formation s’est déjà illustrée avec la victoire de son coureur Bruno Langlois lors du Chain of Lakes Road Race, le 3 mars dernier, en Floride. fautif risque (en plus de son licenciement) des poursuites pour atteinte à la réputation de la marque. La saison 2012 n’a commencé que depuis le mois d’avril avec le Tour de Battenkil, dans l’État de New York, et la Sea Otter Classic, en Californie. Stéphane Tremblay se déclare déjà satisfait des performances de ses poulains. De bon augure pour le Tour de Beauce, où l’équipe roulera sur ses terres et la Philadelphia International Championship, avec la présence d’équipes de l’UCI Pro Tour (division 1). L’occasion pour les jeunes pousses de se frotter aux meilleurs et de se faire remarquer. Stéphane Tremblay avoue même être déjà en contact avec certaines des ces formations : « Rien n’est encore signé. L’idée d’un tel partenariat serait d’y envoyer quelques coureurs à l’essai pour leur permettre de progresser davantage. » L’équipe Ekoï.com / Gaspésien ne manque donc pas d’ambitions, même si son directeur sportif se montre prudent sur l’avenir de sa formation : « Par le passé, on a vu beaucoup d’équipes monter en flèche et redescendre aussi vite. L’objectif est d’abord de bien s’ancrer dans cette division, puis de devenir le leader sur les courses en Amérique du Nord. » Le développement de cette structure professionnelle dépend donc des résultats sportifs, mais pas uniquement. Cela passe par la recherche de nouveaux investisseurs et tous en sont bien conscients. « Il est nécessaire de trouver d’autres partenaires, confie Sébastien Hue. Ékoï n’a pas encore la capacité financière pour développer une équipe de 2e division à elle seule. » Première bonne nouvelle, Devinci se dit satisfait du projet mené par Stéphane Tremblay : « Le partenariat initial était d’une année, car nous voulions voir si le projet allait bien se structurer, explique David RégnierBourque, gestionnaire marketing chez Devinci. Nous avons entamé des discussions avec l’équipe pour une entente à plus long terme. Nous allons pouvoir aider à la recherche de nouveaux investisseurs grâce à nos contacts, pour monter un programme encore plus viable. » La route vers les sommets du cyclisme professionnel est encore longue et Ekoï/Gaspésien n’est encore qu’au pied de l’ascension.


EXPRESS- 02 MONTRÉAL

EN PLEIN COEUR DE LA VILLE OU À MOINS DE 45 MINUTES D’AUTO, CES SORTIES EXPRESS SE DÉGUSTENT LES SOIRS OU LE WEEK-END. SANS MODÉRATION...

WILD WEST ISLAND

Bien qu’athée, je ne peux m’empêcher, en mon for intérieur, de comparer ce pin colossal près de chez moi à un dieu. Avec ses 300 variétés d’arbres, dont certains âgés de plus de 250 ans, l’Arboretum Morgan, c’est carrément le panthéon. Situé à SainteAnne-de-Bellevue et s’étendant sur 245 hectares, l’Arboretum est un lieu d'enseignement, de recherche et d'éducation sur la gestion des ressources forestières, lié à l’Université McGill. C’est d’ailleurs ici qu’a été créé l’érable Morgan, à partir des érables rouge et argenté. Avec ses 25 kilomètres de sentiers, l’Arboretum abrite des collections d’arbres, c’est-à-dire des sortes de bouquets géants composés selon des thèmes comme la floraison. On y retrouve notamment des sapins de Douglas, démiurges de la côte Ouest, qui peuvent atteindre ici 15 mètres de hauteur. La plus grande partie de l’Arboretum est constituée de grandes forêts naturelles, parmi les plus anciennes de l’île. Évidemment, pas d’arbres sans oiseaux, les 94 espèces qu’on peut

MONTRÉAL

PAR DENIS LORD

observer ici feront le bonheur des ornithologues. Tout près de là, le zoo Écomuseum abrite 115 espèces animales de la Vallée du Saint-Laurent. Un lynx! Des ours, des loups, des loutres, des caribous, c’est craquant! Toutes ces bêtes sont à l’origine soit orphelines, soit nées dans un autre zoo, ou bien ont été blessées et même soignées, et ne peuvent retourner sans péril dans la nature. La proximité est mise de l’avant et on peut même pénétrer dans la volière des canards et hérons. À noter : du 26 juin au 31 août, tous les mardis, mercredis et vendredis, ont lieu des présentations spéciales d’animaux; les oiseaux de proie, entre autres. ARBORETUM Activités : marche Coût : adulte : 5 $, aîné et étudiant : 3 $, enfant (4-14 ans) : 2 $, famille : 12 $.

Accès : à partir de l’autoroute 40 ouest, prenez la sortie 41 (Sainte-Anne-de-Bellevue). Suivez les indications pour chemin Sainte-Marie. Au panneau Arrêt en haut de la côte, tournez à gauche sur le chemin des Pins jusqu’au Chalet des Pins. Infos : 514 398-7811 • morganarboretum.org ECOMUSEUM Activités : marche Accès : à partir de l’autoroute 40 ouest, prenez la sortie 44 (Boul. Morgan). Tournez à gauche sur le chemin Sainte-Marie en suivant les signes Zoo Economuseum. Coût : adultes (16 à 64 ans) : 15 $ âge d’or : 12 $, enfants (3 à 15 ans) : 9 $. Infos : 514 457-9449 • ecomuseum.ca

PAGAYER PAISIBLEMENT À L’OMBRE DES GRATTE-CIELS

ÎLES-DE-LA-PAIX

PAR ÈVE BOISSONNAULT

Pour une parfaite journée de loisir, quittez l’île de Montréal muni de votre kayak de mer et mettez le cap sur l’univers paisible de l’archipel des Îles-dela-Paix du lac Saint-Louis, situé au sud-ouest de la métropole. Le trajet se déroule facilement, si le trafic est léger, par la route 132 qui mène à Maple Grove, près de Beauharnois. Vous oublierez vite les tracas de la ville lorsque vous mettrez à l’eau votre kayak en empruntant la descente de bateaux de la rue des Pins. Quelques coups de pagaie et s’ouvrira à vous un univers aquatique pacifique. Suivez les aiguilles de la boussole vers le nord pour arriver dans l’archipel d’îles et d’îlots : vous vous rendrez

rapidement compte que l’endroit porte bien son nom. La quiétude des lieux est tout à fait relaxante. Dans le ciel, vous apercevrez des oiseaux d’une grande beauté, car la région abrite une réserve faunique de plus d’une soixantaine d’espèces et s’avère le haut lieu des oiseaux migrateurs et de marécage. Les amateurs d’ornithologie seront comblés puisqu’on peut notamment y apercevoir le canard colvert, le goéland argenté, le grand héron, le chevalier branle-queue et la carouge à épaulettes. Enfoncez-vous volontiers dans le labyrinthe aquatique pour naviguer entre les îles au Diable, à Thomas, à Thibault, qui sont inhabitées, sauvages

et marécageuses. Vous y découvrirez du coup ses multiples chenaux, sur une distance de 5 km. Pour faire une pause, optez pour une plage sablonneuse au nord de l’archipel et admirez au loin le mont Royal, dans une sérénité qui fait oublier à coup sûr les bruits de la ville.

Activités : kayak de mer. Distance : l’ensemble des îles couvre 5 km de terre ferme et de multiples chenaux. Coût : gratuit, on doit toutefois avoir de son propre kayak. Niveau : absence de marée, l’eau est facile

à naviguer, mais attention à la partie nord de l’archipel où les vents peuvent se lever par moment. Mieux vaut maintenir un point de repère au départ pour se repérer dans ce labyrinthe aquatique. Accès : prendre le pont Champlain ou HonoréMercier et suivre l’autoroute 132 en direction ouest, jusqu’à la municipalité de Maple Grove. Après le restaurant Terrasse du Lac, prendre la rue Saint-François sur la droite qui mène à la rue des Pins. Stationnement gratuit au bout de la rue à droite. Infos : kayakdemer.net

ABITIBI-TÉMISCAMINGUE PARC NATIONAL D’AIGUEBELLE es !

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PHOTO : MATHIEU DUPUIS ET HUGO LACROIX

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QUÉBEC

LES SEPT-CHUTES PAR SARAH-ÉMILIE NAULT

À 45 minutes de Québec et à 10 minutes du Mont-Sainte-Anne, sept chutes se font une joie de dévaler un escarpement de 128 mètres au cœur de la nature de la municipalité de Saint-Ferréolles-Neiges. Cet environnement naturel, entouré de sentiers et de belvédères, forme le site Les Sept-Chutes. Le long d'un réseau de cinq kilomètres de sentiers pédestres aménagés menant vers onze belvédères aux points de vue impressionnants sur la rivière Sainte-Anne-du-Nord et ses cascades, le site les Sept-Chutes offre des randonnées faciles, idéales pour toute la famille. Ses neuf sentiers, de moins d'un kilomètre

QUÉBEC

DÉCOUVRIR LES FORCES DE LA NATURE

chacun, permettent de découvrir le territoire à son propre rythme tout en ayant l'opportunité d'en apprendre un peu plus sur la faune et la flore en suivant les panneaux d'interprétation. Le long des sentiers, étang, barrage, poulailler, caveau à légumes, étable, atelier, village historique et même centrale hydroélectrique, centre d'interprétation de l'électricité et barrage hydroélectrique peuvent être visités; car en plus de ses attraits naturels, le site Les Sept-Chutes comprend l'une des plus anciennes centrales hydroélectriques du Québec! Du haut des belvédères, la vue des courants d'eau s'engouffrant dans les gorges et les

YOLE DE BANTRY

canyons impressionne petits et grands. Les jeunes pourront aussi s'amuser dans la zone Aqua-jeux et dans les aires de jeux pour enfants (ouvertes tous les jours) avant de casser la croûte au milieu d'une aire de pique-nique de plus de 50 tables. Activité : randonnée au site Les Sept-Chutes. Coût : 2012 - adulte : 10,50 $, 7,25 $ (après 15 h), senior : (65 ans et plus) 9,50 $, 6,25 $, étudiant : 9,50 $, 6,25 $, junior (6 à 17 ans) : 7,50 $, 5,25 $, enfants : (5 ans et moins) gratuit, famille (deux adultes, deux

UN ACCÈS GRATUIT AU FLEUVE

Vous rêvez de filer sur le fleuve pour profiter du vent? Le fait de ne pas avoir de bateau ne peut plus vous servir d’excuse : l’équipe de Québec du Défi international des jeunes marins vous attend sur ses deux yoles pour apprendre les rudiments de la voile et de la rame. Mais qu’est-ce une yole? La yole a été imaginée à la fin des années 1700 pour permettre aux capitaines d’aller à terre sans se salir les jarrets. Propulsée tour à tour par dix rames ou par trois voiles, la yole de Bantry peut atteindre des vitesses avoisinant la dizaine de nœuds (18 km/h). À bord, treize personnes prennent place : dix rameurs, deux vigies ou brigadiers et un capitaine. Chaque rameur manie une seule rame en bois. Puisque les sièges sont fixes, l’effort diffère de l’aviron. Abdos, bras, mains, dorsaux… tous les muscles sont bons

pour déplacer cette barque de 1 800 livres. Les voiles trapézoïdales offrent le défi d’être manœuvrées à plusieurs, à la main encore une fois. Tout débute par un cours d’introduction aux commandes, au maniement des rames et des voiles afin que tous se sentent à l’aise pour prendre le large. Une veste de sauvetage ainsi qu’un imperméable sont prêtés sur place. Ensuite, les participants embarquent dans les yoles et quittent la marina du Yatch Club de Sillery à la rame. Après quelques exercices, on file à la voile. Les sorties durent en moyenne cinq heures. Si vous souhaitez un entrainement plus intensif, l’équipe semi-compétitive cherche encore des marins en devenir! Sinon, venez découvrir le fleuve pour une journée.

juniors) : 27,50 $, 21, 25 $. L'accès au site comprend la visite gratuite de la centrale. Le site Les Sept-Chutes est ouvert du 19 mai au 8 octobre 2012. Niveau : accessible à toute la famille. Accès : à partir de la route 138, prendre la route 360 en direction de Saint-Ferréolles-Neiges. Après la station de ski, continuez sur une distance de 8 km en traversant le village. Prendre le Chemin des Sept Chutes sur votre droite. Infos : 1 877 724-8837 • septchutes.com

PAR MARIE-ÈVE MULLER

Activité : sortie sur le fleuve en yole, les samedis et dimanches de juin à août. Réservez votre place. Coût : c’est gratuit! Vous n’avez qu’à amener des gants, de l’eau, une collation ou un lunch et votre carte d’assurance-maladie. Âge requis : minimum 15 ans. Niveau : il ne faut pas avoir peur de l’eau. Sinon, l’activité peut s’adapter au niveau de chacun. Accès : situé au Yatch Club de Sillery, au 1225, boul. Champlain, à Québec. Pour se rendre en autobus, il faut prendre le trajet 400 du RTC. Les rendez-vous sont dans le stationnement, à côté de la petite cabane identifiée. Info : defijeunesmarins.com

Une joUrnée, mille plaisirs

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PETITE-NATION PAR VÉRONIQUE CHAMPAGNE

RÉGION OUTAOUAISE À L’HISTOIRE MIEUX CONNUE QUE SON PRÉSENT, LA PETITE-NATION VAUT PLUS QU’UN ARRÊT FORCÉ PAR L’INTERRUPTION DE L’AUTOROUTE 50. ON PEUT Y PASSER UN SÉJOUR SEIGNEURIAL DANS L’UN DES DEUX CENTRES FAIRMONT, OU − COMME ON VOUS LE PROPOSE − PROFITER D’UNE FIN DE SEMAINE ACTIVE, DU GENRE « BEAU, BON ET PAS CHER ». VENDREDI SOIR L’Auberge de la Petite-Nation de Saint-André-Avellin est un endroit sympathique et abordable où se loger. L’organisation à but non lucratif gérée sous forme de coopérative, un modèle économique populaire dans la région, a ouvert ses portes en décembre 2009 dans la bâtisse centenaire restaurée de l’hôtel du village. On peut y réserver un lit dans un dortoir ou une chambre individuelle − certaines sont dotées de salle de bain complète. Une grande cuisine (avec d’énormes frigos où vous pourrez stocker de produits achetés directement des fermes avoisinantes), une salle de lavage et un salon seront mis à votre disposition. L’ambiance se concentre surtout dans le petit café de l’auberge où faune locale et voyageurs socialisent devant une bière ou un café. Tous les samedis soir, le Café de l’Auberge présente dans sa salle intimiste des spectacles d’artistes émergents. Ceux qui préfèrent la solitude d’une nuit à la belle étoile peuvent monter leur tente au camping Saint-André-Avellin, situé juste de l’autre côté de la rivière de la Petite-Nation et toujours à distance de marche du cœur du village. Certains terrains sans services offrent intimité et vue sur la rivière. SAMEDI MATIN À l’aube, ou quelques heures plus tard, les coureurs voudront absolument enchaîner les kilomètres sur la piste Louis-Joseph Papineau. Ils pourront y accéder gratuitement par son entrée tout juste derrière l’auberge. Le trajet se fait également bien en vélo (hybride ou de montagne), que vous pouvez louer à l’Auberge. La piste en poussière de roche traverse forêts et champs, et donne une bonne idée du paysage de toute la région. Il vaut mieux faire fi de la carte : le parcours Louis-Joseph Papineau n’y étant pas bien indiqué parmi les sentiers secondaires. Impossible cependant de s’égarer en suivant le sentier principal le long duquel chaque kilomètre est clairement numéroté. Dès les premiers pas, on se croirait dans une forêt enchantée. Le parcours Louis-Joseph Papineau est aussi le site du symposium Art-Nature. Toutes les œuvres qui le ponctuent ont été créées par des artistes de la région avec des matériaux naturels. Une description les accompagne et leur lecture donne un prétexte pour des répits parfois bien souhaités étant donné le dénivelé variable et par moment carrément éreintant. 16

été 2012 espaces.ca

Le sentier est facilement accessible et n’exige pas d’habiletés techniques particulières. Heureusement, les montées, bien qu’abruptes, sont courtes, et immédiatement suivies d’une descente, de sorte que l’égo du coureur (ou du cycliste) peut-être mis à l’épreuve par quelques pas de marche, peut reprendre du coffre rapidement. Bien qu’il soit prévu que le parcours Louis-Joseph Papineau s’étende vers l’ouest jusqu’à la 317, il s’étire pour l’instant sur seulement onze kilomètres, un circuit tout de même intéressant pour les coureurs émérites. Si un demi-marathon n’est pas votre genre de jogging matinal, vous rendre jusqu’au 5e kilomètre, un peu plus loin de l’autre côté du rang Saint-Louis, avant de rebrousser chemin vous permettra de voir l’essentiel des beautés du sentier. Il n’y a ni eau, ni toilette le long du parcours, mais quelques aires de repos. Le sac d’hydratation est donc de mise, la chaleur peut parfois être éprouvante dans les terres. De retour à l’Auberge, refaites le plein avec une crêpe de sarrasin fourrée de légumes de la ferme La Défriche et de fromage venant de la fromagerie Les Folies Bergères. SAMEDI APRÈS-MIDI De l’auberge, dévalez la 341 en vélo. Le passage dans le village tiendra lieu d’échauffement, puis vous pourrez rouler sans interruption sur cette route principale en bon état avec un accotement asphalté sur plus des deux tiers du parcours vers la rivière des Outaouais. À Papineauville, tournez vers l’est sur la 148. Les automobilistes y sont nombreux, mais habitués par la présence de cyclistes puisque ce tronçon fait partie de la Route verte. À Montebello, montez par la 343. Le verbe est bien choisi : vous profiterez alors d’un accotement large au bitume en excellent état où vous pourrez vous essouffler à votre aise. Pour regagner Saint-André-Avellin, tournez à gauche sur le rang Sainte-Julie. Le pire est derrière vous : vous pouvez maintenant ralentir votre rythme cardiaque en admirant le paysage. La route y est plus étroite et l’asphalte moins récent, mais les courbes ne sont pas dangereuses et les voitures y roule plus lentement. Un peu moins de quarante kilomètres devraient se retrouver sur votre cyclomètre à votre retour à l’auberge (ou au camping). Sur la 323, vous êtes probablement passés devant le petit restaurant en face du rang Sainte-Julie. Le Solex est une véritablement institution dans la région; année après année, depuis maintenant onze ans, son ouverture marque l’arrivée du beau temps. Griots (celui du porc serait « écœurant ») et pâtés (végétariens ou à la viande, et à épicer, au goût, de sauce piquante) sont les spécialités de la place, mais des hamburgers créoles sont aussi servis pour ceux qui préfèrent un « snack de casse-croûte » plus classique. Arrêtez au Solex au moins pour un délicieux jus frais de papaye et un casseau de bananes plantains frites et moelleuses! Argent comptant seulement.

SAMEDI SOIR Que vous y logiez ou pas, c’est à l’auberge que la soirée se passe. Les billets des spectacles coûtent le prix d’une consommation et l’ambiance et la bière y sont excellentes. DIMANCHE MATIN À une quinzaine de minutes de route au nord de SaintAndré-Avellin se trouve le centre d’aventure et de plein air des Montagnes noires de Ripon dans lequel randonneurs et amateurs de vélo de montagne peuvent se dépenser sur une vingtaine de kilomètres de sentier tout à fait gratuitement. Cinq aires de stationnement permettent de préciser votre zone d’activité, selon le temps et l’effort que vous souhaitez y accorder. Un stationnement au sommet vous offre même la possibilité de profiter, sans effort, de la vue sur la vallée de la Petite-Nation et du Mont-Tremblant. Les sentiers sont balisés, mais pas toujours très bien identifiés. Il est cependant impossible de se perdre : les sections de sentiers sont courtes. Si vous croisez des gens du coin, jasez avec eux : ils vous feront découvrir des tracés « secrets », dont une notoire descente sur le flanc sud de la montagne officieusement exploitée. Une rumeur selon laquelle le centre offrira encore plus d’options pour le vélo de montagne circule dans les cafés de la région… Arrivez avec collations et gourdes pleines, il n’y a pas d’eau courante sur le site. Des toilettes sèches sont disponibles au P1, P2 et P4. Chaque stationnement affiche une carte géante et en fournit quelques petits exemplaires dans des boites à cet effet. Comme les boites se vident rapidement, il vaut mieux imprimer la carte disponible sur le site de la municipalité de Ripon au préalable (http://ville.ripon.qc.ca). DIMANCHE APRÈS-MIDI Après s’être épuisé les jambes devant les beautés terrestres de la région, il est temps de changer de paysage en allant au parc national de Plaisance. Bien qu’on puisse s’y promener à pied ou à vélo assez agréablement, c’est sur l’eau, en kayak ou en canot, qu’on découvre les merveilles du parc… et la majeure partie de sa superficie (65 %!). Dans le secteur des Presqu’îles, vous pouvez mettre à l’eau votre embarcation (ou celle louée sur place) dans la rivière Petite-Nation et la remonter pendant cinq kilomètres jusqu’aux magnifiques chutes de Plaisance. Une autre alternative est de descendre le courant, puis d’aller à l’ouest vers la baie Noire du secteur Thurso. Enfin, vous pouvez aussi choisir de passer par le canal de la Petite-Nation pour vous rendre directement dans le secteur des baies au nord de la presqu’île. Ces dernières options vous offrent le meilleur du « bayou du Nord » : marais, marécages, étangs, 500 espèces de plantes, une trentaine de mammifères et, surtout, les milliers d’oiseaux de cette importante halte migratoire. Les frais d’accès de la Sépaq s’appliquent. (sepaq.com/pq/pla/)


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Sébastien Lazure

UN CHAMPION CULTIVÉ MAISON

À la force de ses doigts, Sébastien Lazure est devenu le nouveau champion canadien de bloc. Il a bien voulu nous dévoiler les secrets de son entraînement, de ses performances et le futur de son sport. Je rencontre Sébastien Lazure dans ce qui pourrait être sa deuxième maison. Non seulement il étudie au Cégep André-Laurendeau, mais c’est également ici que se trouve le gymnase d’escalade Vertical, l’endroit où il s’entraîne, travaille et grimpe. Bref, là où il est devenu, petit à petit, un champion d’escalade. Cheveux courts, sourire timide, à 21 ans, Sébastien Lazure est aujourd’hui le champion canadien de bloc – ce type d’escalade qui se pratique sans harnais et sans corde, sur de faibles hauteurs, mais avec des degrés de difficultés élevés. Sa « victoire » au Tour du bloc a été en demi-teinte : il a terminé troisième, derrière Sean McColl et Alex Johnson. Le premier est Canadien, le second Américain. Sébastien Lazure a néanmoins remporté le titre de champion canadien grâce aux points qu’il avait amassés durant toute la saison. « Je suis vraiment content, c’est comme un but que je voulais atteindre depuis que je suis petit », dit-il à propos de son nouveau titre. Si certains grimpeurs développent une impressionnante musculature, le jeune homme, lui, est tout en longueurs. Des veines saillantes sur ses avant-bras trahissent cependant ses capacités, et les muscles se manifestent lorsqu’il grimpe. « Grimper » est d’ailleurs un verbe assez relatif : il semble plutôt flotter sur les prises de problèmes complexes – d’où son surnom « Helium boy ». C’est à neuf ans qu’il tâte ses premières prises d’escalade. Peu de temps après, il commence à s’entraîner sérieusement. Sous la tutelle de Mélissa Lacasse, il développe ses capacités et se fait vite remarquer sur le circuit des compétitions. Il attribue sa progression rapide au fait d’avoir grimpé tôt avec des adultes : « Quand j’ai commencé, j’étais le seul jeune. Comme je n’avais personne d’autre avec qui grimper, j’essayais les problèmes durs que les adultes faisaient. » Pour devenir un champion, il a « mangé » beaucoup de plastique : « C’est sûr qu’il y a probablement un peu de génétique. Mais je ne l’ai pas si naturellement que ça, il faut que je travaille fort. Si j’arrête de m’entraîner un peu, je vois que mes performances diminuent. » Il n’est donc pas si loin du commun des mortels! Pour maintenir sa forme, il suit un entraînement intensif, rigoureux et constant. Le lendemain du championnat canadien, il était de retour au gymnase pour faire des tractions lestées et des renforcements de doigts. Deux fois par semaine, il s’entraîne avec l’équipe du Vertical, le reste du temps, il grimpe seul. « Des fois, il faut que Mélissa me restreigne! » 20

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La partie la plus dure de l’entraînement, c’est l’aspect mental, dit-il : « C’est probablement là où le trophée aide. Ça donne un peu plus de confiance. Mais je pense que c’est avec la pratique et les compétitions que ça vient. » Selon lui, il est au sommet de sa forme en ce moment : « J’ai senti une progression. Je me sens bien quand je grimpe, les mouvements coulent mieux, ma gestuelle s’améliore. » Sébastien Lazure dit aimer la compétition, un environnement où voir d’autres personnes bien grimper le motive. Depuis 2004, il fait partie du circuit, si bien qu’aujourd’hui, il a presque une centaine de compétitions dans le corps, et de nombreuses places sur le podium. Mais il ne s’est pas contenté de faire de belles performances à l’intérieur. Selon le site Web 8a.nu – qui fait le classement de grimpeurs inscrits, Sébastien Lazure se classe deuxième au Canada dans la catégorie du bloc. Sa fiche est impressionnante : durant un voyage récent de quelques jours aux Gunks, dans l’État de New York, Lazure a enchaîné deux V10 à vue – c’est-à-dire sans aucune information préalable, simplement en regardant les prises avant de compléter le problème. Plusieurs grimpeurs rêvent de faire un V10 au cours de leur vie! Le jeune homme a aussi ajouté de nouvelles voies au site de Val-David, dans les

compétitions aux États-Unis, comme le Dark Horse Series, qui se tenait à Boston cet hiver. Le style américain n’est pas tout à fait son genre, avec de gros mouvements dynamiques sur de bonnes prises : « Ils aiment ça avoir un spectacle, que les pieds partent, que tu doives faire des mouvements en campus, c’est une escalade plus gymnastique. Les premières fois que j’allais là-bas, je me faisais ramasser, c’est là que j’ai vu que je devais travailler là-dessus », explique Sébastien Lazure, lui qui a tendance à faire des mouvements plus statiques. La suite? La Coupe du monde de bloc, où les grimpeurs « sont tous des machines, ça fait un peu peur! » Des machines nommées Nalle Hukkataival, Daniel Woods et Killian Fischhuber. Bref, la crème de l’escalade. Sébastien Lazure compte se frotter à eux plus souvent. « J’ai déjà fait quelques étapes à Vail, au Colorado, et Canmore, en Alberta, mais j’aimerais éventuellement aller voir en Europe. » Il songe notamment aux championnats du monde d’escalade, qui se tiendront à Paris cette année, « pour aller voir d’autres styles. » Mais il ne se sent pas prêt à faire le saut et s’établir ailleurs pour son sport. Pour l’instant, l’école et la famille le retiennent ici. « Pour l’instant! » précise-t-il. Le jeune Lazure aurait envie

Durant un voyage récent de quelques jours aux Gunks, dans l’État de New York, Sébastien Lazure a enchaîné deux V10... à vue! Laurentides, notamment le premier V12 de la région. Sébastien serait également le grimpeur de bloc le plus fort du Québec – il est le seul à avoir enchaîné un problème coté V14, sans oublier la demi-douzaine de V13 qu’il a déjà au compteur. « Chaque fois que tu fais un nouveau niveau, dans le fond, on dirait que tu te rends compte que l’autre n’est pas si loin que ça. Surtout en grimpant avec du monde plus fort, j’ai l’impression qu’il n’y a pas une grosse différence entre un V14 et un V15. » À l’heure actuelle, la cote V15 est la plus élevée dans le sport. Pourtant, le jeune homme pense que c’est à portée de main pour lui : « J’en ai travaillé quelques-uns, mais pas assez longtemps. Je pense que ce serait faisable à plus long terme. Éventuellement. » Durant ses voyages, il a pu passer du temps avec des gros noms du sport. « J’ai eu la chance de grimper avec certains d’entre eux, comme Paul Robinson. C’est assez motivant, mais tu vois qu’eux le font à temps plein et c’est probablement ce qui fait la différence. » A-t-il l’impression de stagner au Québec, là où les problèmes difficiles viennent en quantité limitée? « Peut-être un peu, pour ce qui est de l’escalade à l’extérieur. » Il songe d’ailleurs à voyager en Europe, en Suisse plus précisément, où se retrouvent de nombreux problèmes exigeants. Mais tout dépend en ce moment de la grève étudiante – qui n’était pas encore réglée au moment de mettre sous presse. ///// LE FUTUR Son objectif, pour 2012-2013, sera de continuer dans le monde de la compétition, là où il peut se dépasser. Plus tôt cette année, il a fait quelques incursions dans de grosses

de vivre de l’escalade, de devenir un athlète professionnel. « Mais en ce moment, c’est assez difficile », explique-t-il. À l’heure actuelle, trois commanditaires le soutiennent : « On a de la misère, au Canada, à avoir de l’aide. Il faut que je paie même pour ma camisole de l’équipe canadienne! » Il admet cependant qu’il trouve l’exercice de marketing difficile, alors qu’il peine à se vendre auprès des compagnies. Selon lui, les athlètes doivent être encadrés dans une structure. Faute de quoi, les grimpeurs qui veulent devenir professionnels doivent travailler ou étudier, sans pouvoir uniquement vivre de leur sport. « Les grimpeurs de France ont des physiothérapeutes pour les masser. On n’en est pas là! » Mais professionnel ou pas, il aimerait vivre de son sport jusqu’à sa retraite.

© christianlevesque.com

© christianlevesque.com

PAR DAVID SAVOIE


Bryan Smith | Cinéaste de films d’aventure | Kayakiste d’expédition | Squamish, C.-B. Chez OR, nous sommes conscients qu’il est difficile d’atteindre un équilibre parfait. Tout comme Bryan Smith, un kayakiste et un cinéaste qui partage son temps entre la documentation d’expéditions de National Geographic et la réalisation de ses visions créatives pour des projets tels que la série Internet « The Season ». Mais, le travail n’est pas seulement relié aux chutes d’eau et au jet-set : c’est aussi une nuit blanche à l’édition, traîner des accessoires lourds sur le terrain et les marathons de l’empaquetage à 2 h 00 qui ont mené à des voyages d’une vie tels que se rendre en hélicoptère à la réserve Karnosky de Kamchatka pour la descente des rivières Semelyichik et Karimsky. Un emploi rêvé ? Peut-être… mais c’est l’immersion dans un milieu sauvage, immaculé et éloigné, qui alimente son inspiration créatrice. Découvrez-en davantage à outdoorresearch.com/verticulture.


PAGE « GUIDE »

Une chronique écrite par les membres de la toute nouvelle Association des guides professionnels en tourisme d’aventure (agpta.com).

Un guide improvisé?

Non merci! PAR RENÉE-CLAUDE BASTIEN

Pour exercer le métier de guide touristique pour la ville de Montréal, on doit détenir un permis émis par la ville. Pour l’obtenir, on doit d’abord être diplômé de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), soit une formation de 240 h durant laquelle

on apprend les bases du métier et les particularités liées à la métropole. En toute logique, on pourrait penser qu’exercer le métier de guide en tourisme d’aventure nécessite aussi d’avoir un permis. Eh bien non. Un diplôme alors? Non

plus, rien n’oblige les « guides » à posséder une certification pour encadrer des clients lors d’activités de plein air. Un guide veille pourtant à la sécurité de ses clients, à leur bien-être et au bon déroulement du séjour. Il est à la fois interprète, cuisinier, réparateur d’équipement, psychologue, raconteur, spécialiste de l’environnement, spécialiste des premiers soins et de la gestion des risques… bref, quelqu’un en qui l’on doit avoir confiance. Au Québec, l’industrie du tourisme d’aventure doit « s’autoréguler ». Aucune

COMMENT FAIRE ALORS POUR S’ASSURER QUE VOTRE AVENTURE GUIDÉE SERA À LA HAUTEUR DE VOS ATTENTES? Apprenez à poser les bonnes questions avant de réserver un séjour : 1. L’entreprise adhère-t-elle à une association professionnelle reconnue? Si c’est le cas, demandez si cette association possède des normes de sécurité. Au Québec, Aventure Écotourisme

En toute logique, on pourrait penser qu’exercer le métier de guide en tourisme d’aventure nécessite d’avoir un permis. Eh bien non. Un diplôme alors? Non plus, rien n’oblige les « guides » à posséder une certification pour encadrer des clients lors d’activités de plein air... loi sur les ratios d’encadrement, sur la formation obligatoire ni même les compétences liées aux métiers de guides. Il est donc difficile pour un client de s’assurer qu’il obtiendra un service de qualité en optant pour un séjour guidé.

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Québec (AEQ) est le principal regroupement d’entreprises dont les membres certifiés doivent respecter certaines obligations en matière de sécurité. 2. Est-ce que le guide possède un diplôme de guide en tourisme d’aventure? Au Québec, plusieurs écoles offrent maintenant des programmes spécifiques


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© Laura Piebinga

PARCS QUÉBEC

pour le métier de guide en tourisme d’aventure. En plus d’obtenir les certifications techniques pour un grand nombre de disciplines, les étudiants de ces programmes apprennent à encadrer un groupe de façon sécuritaire et à utiliser « l’approche client ». Ils développent également des savoir-être et des savoir-faire, ainsi que des compétences avancées en secourisme en région isolée, des techniques d’interprétation, des aptitudes en cuisine gastronomique en plein air, etc. Le tout, dans le respect de l’environnement. Bref, ils apprennent le métier dans son ensemble!

• Pour en savoir davantage sur les écoles offrant des programmes de formation en guide de tourisme d’aventure ou pour toutes autres informations concernant le métier de guide, visitez le site de l’AGPTA (agpta.com) • Pour en savoir plus sur les normes de l’industrie du tourisme d’aventure, visitez le site de l’AEQ (aventure-ecotourisme.qc.ca)

VIVEZ UNE EXPÉRIENCE UNIQUE Les 23 parcs nationaux du réseau Parcs Québec vous proposent une offre impressionnante d’activités de plein air qui vous permettront d’explorer une nature aux trésors souvent insoupçonnés. Découvrez la tente Huttopia, une façon simple et confortable de vivre les joies du camping sans tout trimballer.

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Photo : Luc Rousseau

3. Est-ce que le guide est membre de l’Association des guides professionnels en tourisme d’aventure (AGPTA)? Le métier de guide se développe, se structure et se professionnalise. Fini le temps où l’on pouvait s’improviser guide en tourisme d’aventure. L’AGPTA est désormais le sceau de qualité pour les guides et un incontournable pour l’industrie. L’AGPTA regroupe les guides qui possèdent les certifications liées à leur discipline ainsi qu’un diplôme d’études ou une reconnaissance professionnelle, assurant au public une garantie de compétences et de professionnalisme. Ce regroupement vise à assurer les plus hauts standards de qualité pour le métier en promouvant et en facilitant l’accès à la formation continue.

Parc national d’Oka, Mathieu Dupuis


Biomasse forestière

ÉNERGIE PROPRE OU BIOMASCARADE? © Guillaume Roy

TEXTE ET PHOTOS PAR GUILLAUME ROY

Le récent rapport de Greenpeace De biomasse… à biomascarade a soulevé plusieurs questions sur l’utilisation de la biomasse forestière. Selon sa source et son utilisation, la bioénergie peut être écologique ou nocive pour l’environnement. La récolte de biomasse forestière menace-t-elle nos forêts ou fait-elle partie de la solution pour atteindre notre indépendance énergétique? « La biomasse forestière crée une dette de carbone lors de son utilisation, mais c’est tout de même une énergie renouvelable qui a des bénéfices environnementaux importants lorsqu’elle est bien utilisée. C’est une erreur de dire que la biomasse est carboneutre. Il était temps que le débat soit lancé sur la place publique », estime Evelyne Thiffault, ingénieure forestière et chercheuse du Service canadien des forêts. Lancer un débat, c’est ce que cherchais à faire Nicolas Mainville, biologiste chez Greenpeace et auteur du fameux document qui a lancé la polémique. « Avec ce rapport, on voulait informer les gens sur le dossier de la bioénergie, car on n’entend pas parler des impacts environnementaux. On veut démystifier l’enjeu du carbone et forcer les gouvernements à comptabiliser les émissions liées à l’utilisation de la biomasse. » Selon Evelyne Thiffault, le rapport de Greenpeace lance plusieurs messages très forts et valides : « La combustion de la biomasse crée plus de carbone dans l’atmosphère que les carburants fossiles, car elle est moins dense en énergie. La biomasse émet donc plus de CO2 que le mazout, par exemple. Mais cette dette de carbone se rembourse au fur et à mesure où la forêt repousse. Si bien qu’après 4, 5 ou 6 ans et parfois plus, la dette de carbone est remboursée. » Les Nations Unies ont établi une convention qui fait en sorte que la biomasse est considérée comme étant carboneutre, car il n’y a pas beaucoup de carbone émis dans un cycle de vie complet de la biomasse, m’explique Claude Villeneuve, professeur et directeur de la Chaire en Éco-Conseil de l’UQAC. Les différentes sources de biomasse ne sont pas équivalentes en termes d’émission de carbone et de rendement énergétique. Dans l’ordre du plus écologique 26

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au plus douteux, les sources de biomasse sont : les résidus d’usine, les résidus de coupe (dans les peuplements appropriés), les arbres entiers malades, brulés ou morts, les arbres non commerciaux et finalement les arbres entiers commerciaux. Dans le passé, on jetait les résidus d’usine, car on les considérait comme des déchets. Jusqu’à ce qu’on décide de les valoriser. Ainsi, les écorces et les sciures de bois ont graduellement pris de la valeur. Avec la récente crise forestière, l’approvisionnement en résidus a chuté et les entreprises de transformation doivent trouver d’autres sources de biomasse forestière. Lors de la récolte de bois en forêt, les compagnies laissent derrière elles les cimes, les branches et les souches des arbres pour ne conserver que le tronc. Il est possible de récupérer une partie de ces résidus pour les transformer en énergie. Toutefois, il importe de laisser assez de résidus sur place afin de maintenir la fertilité des sols. Des études sont en cours afin d’évaluer quelle est la quantité maximale de biomasse que l’on peut récolter selon les types de peuplement. D’après les recherches d’Evelyne Thiffault, « des peuplements aux sols pauvres, comme les peuplements de pins gris, sont fragiles et tolèrent mal la récolte de biomasse alors que les peuplements d’épinette noire sont plus résilients et tolèrent des taux de récolte de biomasse qui atteignent 50 %. Pour l’instant, la quantité maximale de résidus forestiers récupérés sur un parterre de coupe est de 50 % au Canada, car on ne peut quand même pas passer l’aspirateur pour récolter tous les débris! » De son côté, Nicolas Mainville, biologiste chez Greenpeace estime que la limite de récolte devrait être fixée à 25 % seulement. Dans l’Ouest canadien, le dendrochtone du pin a ravagé de très grandes superficies de forêt. Le gouvernement a donc

créé des incitatifs pour récupérer ce bois et le transformer en biomasse. Peut-être y a-t-il quelque chose de mieux à faire que de bruler tout le bois infesté, mais comme le bois se dégrade très rapidement, c’est une des seules façons d’y donner un peu de valeur. Le problème vient des incitatifs du gouvernement qui ont fini par pervertir le marché, déviant ainsi des arbres entiers sains à des fins énergétiques. Ce qui fait dire à Nicolas Mainville que « la ColombieBritannique est sur le bord d’une dérape », qu’il appelle tendrement une biomascarade. Tout le monde s’entend pour dire que ce n’est pas la meilleure idée que de bruler un arbre entier de valeur commerciale en bonne santé : « Ce serait du gaspillage de couper des arbres simplement pour les bruler », croit Catherine Cobden, vice-présidente aux Affaires économiques de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC). Le rapport de Greenpeace est plutôt bien reçu par ceux qui ont pris le temps de le lire au complet. Mais comme le diable est dans les détails, certains passages manquent de nuances. Par exemple, Greenpeace montre une photo de l’usine LG à Saint-Félicien en l’accompagnant de la légende qui suit : « Cette usine de granules à Saint-Félicien au Québec transforme directement des arbres entiers pour la combustion. Les producteurs de granules à travers le pays utilisent jusqu’à 70 % de biomasse provenant directement de la forêt pour la production de granules. » Ken St-Gelais, directeur des services financiers chez Granules LG, l’usine visée par les propos de Greenpeace, tempère : « Moins de 3 % de notre approvisionnement provient d’arbres entiers incendiés qui n’ont plus aucune valeur commerciale. Ce sont des arbres qui seraient abattus de toute façon par le MRNF (ministère des Ressources naturelles et de la Faune) pour permettre le scarifiage et ensuite le reboisement. Nous sommes tout de même contents que Greenpeace souligne que les granules sont une excellente source de chauffage! »

Une efficacité variable…

Bois de chauffage, bûches écologiques, granules ou copeaux, la biomasse forestière peut prendre plusieurs formes. On peut même convertir la biomasse en électricité


en chauffant de l’eau qui activera une turbine. Énergie renouvelable certes, mais qui doit être utilisée intelligemment pour assurer la régénération de la forêt. De plus, les utilisations qu’on fait de la biomasse forestière ne sont

chauffage ou autre). Par contre, les plus vieilles installations de cogénération peinent toujours à mettre en valeur la totalité de la chaleur produite pour maximiser leur rendement énergétique.

Les bûches écologiques et les granules sont composés de sciures de bois comprimées avec de la vapeur. Séchés en usine, leur taux d’humidité est presque nul et favorise une meilleure combustion, émettant ainsi moins de matière polluante dans l’atmosphère. pas équivalentes en termes d’émission de carbone et de rendement énergétique. Les experts cherchent donc à connaître quelles utilisations de biomasse créent la plus petite dette de carbone pour obtenir les plus grands bénéfices environnementaux et sociaux. Selon les données recueillies par le Manomet Center for Conservation Sciences (2010), l’efficacité de la conversion du bois vert en électricité n’est que de 25 %, et celle de la production de chaleur par combustion d’éthanol cellulosique de 50 %. Pour sa part, l’efficacité de la cogénération (la production combinée de chaleur et d’électricité) à partir de bois vert est d’environ 75 % et la production de chaleur par combustion de granules de bois atteint 80 %. En gros, l’utilisation de la biomasse la plus efficace est sous forme de chaleur ou combiné à la production d’électricité. Au Québec, les nouvelles usines de cogénérations sont jumelées aux activités industrielles des compagnies forestières et des papetières qui, avec de la biomasse forestière, produisent de l’électricité tout en utilisant la chaleur pour des procédés industriels (séchage,

Alors que la production d’électricité seule n’est efficace qu’à 25 %, l’Ontario a décidé de convertir ses centrales au charbon à la biomasse forestière nécessitant beaucoup de matière première. En voulant remplacer le charbon par la biomasse, l’Ontario mettra sans doute plus de pression sur les forêts, mais « la réalité au Québec est différente, car l’industrie est basée sur un modèle coopératif à petite échelle », note Evelyne Thiffault.

Un filet mignon en steak haché

« Il y a de bonnes choses dans le rapport de Greenpeace, mais il donne l’impression que tout le monde est dans le même panier », commente Jérôme Simard, directeur général de la Coopérative forestière de Girardville (CFG) qui s’est lancée dans l’industrie de la bioénergie. « Moi aussi j’ai peur que les gros projets ternissent l’image de la biomasse. Prendre des arbres entiers sains pour faire de la biomasse c’est comme transformer un filet mignon en steak haché! Il vaut mieux se concentrer sur la production de chaleur pour

remplacer les systèmes chauffés au mazout ou au propane », ajoute-t-il. À plusieurs endroits au Québec, la biomasse a déjà commencé à remplacer le mazout utilisé pour les systèmes de chauffage dans les hôpitaux, dans les écoles et dans les immeubles commerciaux. Lorsqu’un bâtiment possède un système de chauffage à l’eau chaude, il suffit de remplacer le chauffage au mazout par une bouilloire à la biomasse. « Il y a un bénéfice indéniable pour l’atmosphère lorsque l’on remplace le mazout ou le charbon par la biomasse dans les systèmes de chauffage », assure Evelyne Thiffault. Le nouvel écoquartier de la ville de Québec, la Cité Verte, qui redéfinit le concept d’aménagement urbain durable, a aussi choisi d’utiliser le chauffage à la biomasse pour

Ayez la météo à

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réduire l’empreinte écologique du site et maximiser les retombées économiques dans la province. « Partout en Europe, il s’utilise beaucoup plus de chauffage au bois, surtout sous forme de granules, même si celui-ci est de 30 à 40 % plus cher que chez nous. C’est choquant de voir comment les Européens intègrent beaucoup plus rapidement que nous des énergies renouvelables au bénéfice de leur communauté », explique Claude Routhier, président de Poly-Énergie et ingénieur responsable de l’efficacité énergétique du bâtiment. « Pour la création d’emploi et de richesse dans l’industrie forestière, il est préférable d’intégrer la production de bioénergie, de produits biochimiques, de biodiesel et de biomatériaux à la production primaire de l’industrie. Même si nous ne sommes pas d’accord avec certains détails présents dans le rapport de Greenpeace, sur le fond des choses, nous sommes en accord avec leurs conclusions », commente Catherine Cobden de l’APFC. Selon les données de l’APFC et de Greenpeace, la production de bioénergie crée cinq fois moins d’emploi que la foresterie traditionnelle. Surtout, elle crée beaucoup moins de valeur. Selon Tom Browne, directeur de programme chez FPInnovations, 34 % de la récolte forestière est utilisée comme combustible et cette proportion ne génère que 6 % des bénéfices de l’industrie! Sa conclusion : « Il faut générer plus de produits à valeur ajoutée et plus d’emplois pour rentabiliser la forêt.

Quand on ne peut trouver quelque chose de mieux à faire avec les résidus, on les convertit en énergie. » Selon Jérôme Simard, « le plus important, c’est que 100 % de l’argent reste dans l’économie locale et que l’on consolide les emplois en région. De plus, la biomasse permet de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. » Greenpeace croit à une utilisation intelligente de la biomasse à des fins énergétiques : « On invite les coopératives à se battre pour des projets locaux à petite échelle afin de rétablir crédibilité de la filière », commente Nicolas Mainville. « Avec le rapport De biomasse… à biomascarade, on voulait alerter le gouvernement et les marchés internationaux sur les fausses allégations des énergies carboneutres et propres. » Le débat est lancé. Et c’est pour le mieux, croit Steven Guilbault, porte-parole et cofondateur d’Équiterre : « Notre dépendance au pétrole nous coute au moins 10 à 12 milliards de dollars par année qui sortent du Québec. On pourrait s’en passer et les remplacer par d’autres formes d’énergie renouvelable. La bioénergie peut jouer un rôle important pour réduire notre dépendance au pétrole, mais il faut s’assurer de bien faire les choses. Ce serait une erreur de balayer du revers de la main un rapport comme celui de Greenpeace parce que ça ne cadre pas avec ce qu’on veut faire. En travaillant ensemble, en débattant, en échangeant, on va arriver à trouver de meilleures solutions. »


Passer d’athlète…

TRIATHLÈTE

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AUGMENTEZ

vos performances,

SANS SUER!

LES EFFETS DU SPORT SUR LE CORPS

p.30 ALBERTA DEATH RACE

Une course (presque) mortelle!

p.40 BESOINS NUTRITIONNELS

À chaque âge son menu

p.42 BIÈRE + ENTRAÎNEMENT

Un bon mélange?

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ENTREVUE

© Sophie LImoges

ALBERTA DEATH RACE

La Québécoise Sophie Limoges s’est donnée corps et âme dans la course en sentier la plus difficile qu’il existe au Canada. Lors de ses deux participations à l’Alberta Death Race (en 2009 et 2011), elle a fini sur le podium, mais n’en revient pas tout à fait indemne. Qu’est-ce qui fait le caractère de cette course ? Il s’agit d’une véritable course d’aventure pendant laquelle on doit courir 125 km en moins de 24 heures. On commence le parcours en journée puis on continue toute la soirée jusqu’à l’arrivée dans la nuit ou le lendemain matin, sans autre pause que cinq ravitaillements. Le circuit forme une boucle au départ du village de Grande-Cache en Alberta et parcourt les montagnes Rocheuses alentour avec l’ascension de trois sommets, soit un total de dénivelé de 17 000 pieds (1 300 mètres). Lors de la dernière section, on est amené à traverser en bateau une grosse rivière au niveau de Hell’s Gate. C’est une partie qui s’inspire du thème mythologique du passage de la vie à la mort, d’où vient notamment le nom de la Death Race. Avant le départ, chacun reçoit une pièce à remettre à cette section au personnage qui incarne la Mort en échange de la traversée. Finir la course est symboliquement réservé à ceux qui ne sont plus tout à fait vivants. Ce qui se révèle presque vrai tellement la course est exténuante. Les organisateurs ont articulé tout l’événement autour de ce thème et ça donne une ambiance vraiment intense. Tu y as participé deux fois, qu’est-ce qui te fait aimer cette course? Cette atmosphère justement et puis le fait qu’elle ne ressemble à aucune autre. J’ai déjà participé à plusieurs courses en sentiers en Europe, autour du mont Blanc particulièrement. Elles sont bien organisées avec des écrans géants dans les villages pour suivre l’avancement des coureurs. La Death Race n’a pas la même ampleur en terme de participants et d’organisation, mais elle fait tout de même partie des courses majeures de ce type en Amérique du Nord et c’est la seule de cette intensité au Canada. Et puis, elle est vraiment authentique : la nuit, ce n’est pas impossible de croiser un ours ou un orignal sur les sentiers qui sont en fait leur terrain de vie et de chasse. Et puis, c’est aussi très impressionnant de voir que tout le village de Grande-Cache vit au rythme de la course. Les coureurs sont parfois invités à dormir chez les habitants comme moi et mon copain lors 30

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UNE COURSE (PRESQUE) MORTELLE!

PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

de mes deux participations. Les coureurs sont vraiment les bienvenus et l’événement devient une grande fête populaire. Tu as terminé en première position chez les femmes en 2009 et deuxième en 2011 avec un temps de 15 h 55. Quels objectifs se fixe-t-on lors de ce genre de course? À vrai dire, je ne me suis jamais impliquée de manière compétitive vis-à-vis des autres. La première année, je n’avais absolument aucune idée des performances que je pouvais donner dans une telle course. Le but ultime était de la terminer! Ce que j’ai fait dans un temps auquel je ne m’attendais pas du tout. En 2011, j’ai cherché à améliorer ce temps, à finir avant minuit et si possible à faire un podium. À cause de problèmes de nausée, je n’ai pas réussi à m’alimenter en dehors des points de ravitaillement et ça m’a coûté de l’énergie. Mais dans ce genre de course d’endurance, c’est vraiment la théorie du lièvre et de la tortue. Il y a ceux qui filent et ceux qui persévèrent. Je ne suis pas très performante dans les montées, mais j’ai un très bon rythme et je récupère le temps perdu dans les descentes. J’ai donc continué avec positivisme, sans me soucier de ma position dans le classement. Je me suis rendu compte à l’arrivée que j’avais battu mon temps de 40 minutes par rapport à 2009, qu’il n’était pas encore minuit et que j’étais deuxième parmi les femmes! Mes objectifs étaient atteints. Quels conseils peux-tu donner à ceux qui souhaitent se lancer? Courez et ne baissez jamais les bras! Je suis kinésithérapeute dans la vie, j’ai donc la chance de très bien connaître le corps, ses performances possibles et ses faiblesses. Je suis à l’écoute du mien tout en entraînant mon moral à être en mode positif. Une coureuse a connu une expérience malheureuse l’année dernière lorsqu’elle a été heurtée dans la première section du parcours. À la suite de sa chute, elle s’est fait un claquage de muscle. Malgré tout, elle a continué en marchant et elle a terminé la course en 22 heures sous les encouragements de tout le village. Son moral a été le moteur de son corps. Bien entendu, pour entreprendre une telle course, il faut aussi être capable de surmonter des montées de plus de 900 mètres. Ça nécessite un solide entraînement et une très bonne connaissance de son corps : il faut courir en souplesse et non en puissance pour éviter les blessures. Et pour ne pas trouver le temps trop long, je donne beaucoup d’importance aux sections de la course. Je divise le parcours pour pouvoir me féliciter à chaque étape du chemin parcouru. Il faut enfin savoir lever la tête du sentier et regarder le paysage incroyable qui s’offre à nous; c’est une source d’inspiration et de motivation hors pair. Bref, entre la douleur de l’effort et la beauté des paysages, on ressort de cette course jamais totalement indemne…


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été 2012 espaces.ca

© Benjamin Andryc

Les triathlètes ont désormais rarement à préciser les trois sports qu’ils pratiquent ou à rassurer leurs collègues de bureau qui s’enquièrent de leur mode de vie. Ce sport a connu une croissance de plus de 300 % dans les cinq dernières années au Canada, un enthousiasme auquel la World Triathlon Corporation (WTC) a répondu en introduisant deux compétitions de sa bannière Ironman au Québec, un 70.3 en juin et un Ironman en août.

Bien que « chaque histoire soit unique », commente Sébastien

Gilbert-Corlay, directeur technique à Triathlon Québec, cette vague d’adeptes provient, pour l’instant, en grande partie de l’un des trois sports du triathlon : la course à pied. De nageur, cycliste ou coureur à triathlète Comme nageur, cycliste ou coureur, vous êtes probablement en forme. Comme nageur, cycliste ou coureur, vous êtes particulièrement en forme pour nager, rouler ou courir. « Tout athlète qui souhaite se lancer dans le triathlon doit d’abord se méfier de sa forme », prévient Guy Thibault, phD en physiologie de l’exercice. « Les aptitudes aérobiques de ces athlètes sont généralement excellentes, et les adaptations relatives à leur spécialité, bien développées. Il faut toutefois laisser le temps au corps de gérer les nouvelles demandes sur ses systèmes périphériques (muscles, tendons, ossature, ligaments), en particulier le système ostéoarticulaire qui exige une exposition progressive au stress pour s’adapter sans se blesser », explique-t-il. Le passage au triathlon est plus aisé sur le corps d’un coureur parce qu’il est expérimenté dans la portion la plus « stressante » d’un triathlon. Les nageurs et cyclistes, puisqu’ils pratiquent des activités sans impacts, doivent user de patience et augmenter graduellement leur volume de

course à pied selon la règle de 10 % (une croissance maximale de 10 % du volume hebdomadaire). Habitués aux entraînements de volume, les cyclistes peuvent trouver contraignantes les minutes de course à pied prescrites au début de leur initiation au triathlon. Ces « gros moteurs » doivent attendre que la machine suive! Développer des aptitudes physiologiques est une chose, bien les utiliser en est une autre! Dans les sports d’endurance comme le triathlon, l’efficacité est un atout important : une mauvaise technique peut vous faire dépenser énormément d’énergie… pour bien peu de résultats. Beaucoup de sportifs ont fait ce constat dans l’eau : la forme et la force capable ordinairement de les propulser avec aisance, kilomètre après kilomètre, se dégonflent après à peine quelques longueurs de piscine. « Les nageurs, spécialement les crawleurs, sont avantagés lorsqu’ils passent au triathlon, car développer de bonnes sensations dans l’eau et maîtriser la technique prend des années », dit Guy Thibault. Et les cyclistes? « Les cyclistes, quant à eux, ont la chance de pratiquer le sport qui compte pour la plus importante proportion d’un triathlon. L’écart entre un cycliste débutant et un cycliste expérimenté se reflète dans le chrono total », affirme le spécialiste.


Un sport à la fois

> LA NATATION D’abord, la base. Il faut apprendre à nager, idéalement en crawl, technique plus rapide et efficace. Cyclistes et coureurs sont malheureusement reconnus pour être de très mauvais nageurs. Coupables du syndrome des jambes lourdes, ils perdent la majorité de leur énergie à combattre la sensation de couler plutôt qu’à se propulser vers l’avant. Bart Rolet, entraineur en chef du club Olympique Triathlon (les « chickens »), un club qui initie des dizaines d’adeptes chaque année, et entraîneur de Triathlon +, conseille d’abord aux apprentis nageurs de suivre quelques cours privés de natation pour commencer sur de bonnes bases. « Au lieu de tenter d’enchaîner le plus de longueurs possible, les futurs triathlètes devraient opter pour des longueurs fractionnées et éducatives, afin de travailler leur technique sans que la fatigue vienne la détériorer. Cyclistes et coureurs doivent perdre leur réflexe de volume et de kilométrage », continue l’entraîneur. DÉVELOPPER DES APTITUDES PHYSIOLOGIQUES EST UNE CHOSE, BIEN LES UTILISER EN EST UNE AUTRE! DANS LES SPORTS D’ENDURANCE COMME LE TRIATHLON, L’EFFICACITÉ EST UN ATOUT IMPORTANT : UNE MAUVAISE TECHNIQUE PEUT VOUS FAIRE DÉPENSER ÉNORMÉMENT D’ÉNERGIE… POUR BIEN PEU DE RÉSULTATS.

« Les nageurs ont une conscience corporelle qui les rend capables de bien visualiser leur corps et leurs mouvements dans l’espace, une proprioception que les coureurs et cyclistes ont intérêt à développer pour s’améliorer », avance Mathieu Plaisance, entraîneur certifié à l’introduction à la compétition de Triathlon Québec. Un monde sépare la natation en piscine de celle en eau libre : « Tous, même les nageurs chevronnés, doivent apprivoiser l’effort continu de la nage en eau libre, et y développer des réflexes d’orientation. Apprendre à s’imposer dans l’eau et

à ne pas se laisser intimider par la “machine à laver” d’un départ fait aussi la différence entre une bonne course et une mauvaise », précise Bart Rolet. > LE VÉLO Le vélo en triathlon est surtout une étape de puissance. Dans le milieu du cyclisme, les triathlètes ont d’ailleurs la réputation de ne pas savoir rouler et d’être de « gros moteurs sans style. » C’est que les triathlètes privilégient un effort constant, puissant et économe, plutôt des intervalles intenses à répétition comme en cyclisme classique. L’équipement joue un rôle important dans l’équation d’efficacité et d’économie d’énergie en vélo. Afin de limiter le gaspillage de vos précieux efforts, il vous faut au moins un vélo de route bien ajusté chaussé de pneus lisses. Une bonne technique fait ensuite la différence. « Les nouveaux cyclistes doivent assimiler les techniques de base : pédaler “rond”, gérer ses vitesses stratégiquement, bien approcher les virages, apprivoiser le dénivelé et apprendre à gérer son énergie », explique Bart Rolet. « Des habiletés techniques doivent aussi être acquises afin de s’entraîner efficacement et de façon sécuritaire : bien maîtriser son vélo dans diverses situations, connaître la dynamique d’un peloton, manier son vélo selon différents appuis, par exemple », conseille Mathieu Plaisance. « Le sillonnage est rarement permis dans les épreuves de triathlon. Le cycliste doit contenir son envie d’attraper la roue d’un adversaire qui le dépasse, et carrément adapter la plupart de ses réflexes stratégiques », met en garde Bart Rolet. > LA COURSE Moins que la natation, la course demeure tout de même un sport assez technique. Nageurs et cyclistes peuvent profiter de la lente progression de leur kilométrage pour améliorer leur technique de course à l’aide d’exercices de renforcement et de stabilité. Rien pour gonfler les chiffres de leur cahier d’entraînement, mais un travail précieux pour le développement d’une foulée efficace. Même les coureurs › › Suite page 34

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émérites se trouvent en terrain inconnu dans un triathlon : courir avec des jambes fatiguées du temps passé en selle est une sensation qui s’apprivoise par l’entraînement. « Les entraînements où l’on enchaîne vélo et course sont importants : on privilégie des transitions intenses et explosives pour que le corps réussisse à passer rapidement d’un sport à l’autre », explique Bart Rolet. « Ces entraînements offrent l’occasion de pratiquer les transitions plusieurs fois. Bien disposer son équipement, mettre et enlever le casque, courir avec son vélo à côté de soi, apprendre à enfiler ses souliers “clippés” sur son vélo, etc. Dans un triathlon, les minutes dans la zone de transition sont les minutes les plus faciles à aller chercher, ou à perdre », continue Mathieu Plaisance.

Tout mettre ensemble

Développer les aptitudes physiologiques nécessaires à chaque sport, maîtriser leur technique respective, solliciter le système cardiovasculaire à différentes intensités… et il n’y a que sept jours dans une semaine! « La périodisation de l’entraînement est particulièrement importante chez le triathlonien : il doit privilégier un entraînement par phases, d’environ deux ou trois mois, pendant lesquelles il met l’accent sur un sport en particulier et se concentre aux développements de ses aptitudes spécifiques. Les entraînements dans les autres sports visent alors qu’à maintenir et entretenir les acquis », dit Guy Thibault.

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L’adage qu’on est aussi bon que son maillon faible tient la route en triathlon. Un nageur, cycliste ou coureur doit donc principalement se concentrer dans les deux nouvelles disciplines, puis entretenir son sport principal. Négliger son premier amour est-il un mal nécessaire pour le futur triathlète? Mathieu Plaisance rassure : « Travailler en priorité ses faiblesses ne veut pas dire de ne plus se faire plaisir. Par exemple, un coureur qui souhaite devenir un meilleur nageur pourrait viser de trois à cinq séances de natation par semaine, des entraînements exigeants pendant lesquels il peaufine sa technique et sollicite son système à diverses intensités, et continuer de courir quelques fois par semaine. Il doit juste s’assurer de réduire suffisamment l’intensité et le volume de ces sorties pour avoir les réserves d’énergie suffisantes pour progresser dans l’eau. »

S’entourer

Développer un plan qui permet d’apprivoiser une, deux ou trois disciplines, et d’y faire des progrès, peut se faire de façon autonome. Le coaching privé ou l’inscription à un club vient toutefois significativement faciliter l’apprentissage. Car ceux qui souhaitent se lancer directement dans des compétitions de longue distance auraient avantage à être bien encadrés : un entraîneur les dirigera vers un plan optimal, puis un massothérapeute, un physiothérapeute et un nutritionniste aideront leur corps à gérer la hausse du volume d’entraînement. « Comptez un an d’entraînement continu pour un demi-Ironman, et trois ans pour un Ironman. Soyez patients, vous aurez du plaisir plus longtemps », conclut Mathieu Plaisance.


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du fruit exotique provenant du creux de l’Amazone aux suppléments des laboratoires sportifs. S’il y a beaucoup de fausses publicités, il y a aussi des secrets bien gardés et des suppléments susceptibles de faire une véritable différence dans votre sport. Certains « pirates du corps » ont poussé la logique encore plus loin en testant des combinaisons de produits, des suppléments et même des techniques – parfois étranges – de toutes sortes. Le livre The 4 Hour Body, signé par Timothy Ferriss, en est un bon exemple. Dave Asprey, lui, tient le blogue Bulletproof Executive, célèbre chez les admirateurs 36

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du genre. Depuis des années, il « pirate » son corps de toutes les façons possibles. Pour ses sorties alpines, il recommande surtout des suppléments alimentaires. Pourquoi? « Pour avoir le pourcentage de vitamines et de minéraux suggéré par les guides alimentaires, il faudrait absorber plus de 26 000 calories par jour. C’est impossible à atteindre, parce qu’une personne normale en consomme 2 000 à 2 500 », soutient Dave Asprey. D’où le recours à un arsenal spécifique qui vise à améliorer les performances. Pour concocter notre propre liste, nous avons fait appel à Kate Comeau, nutritionniste chez Vivaï Nutrition, qui travaille avec de nombreux adeptes du plein air. Tous les conseils qui suivent ne sont pas des recommandations médicales, mais sachez qu’ils ont été testés et approuvés par des adeptes du plein air!

1- Les huiles de poisson

Votre médecin vous l’a peut-être déjà suggéré, mais savez-vous que cela peut vous aider à récupérer? Avec une dose quotidienne de 2 000 mg, les fameux omégas-3 aident à combattre l’inflammation, notamment chez les gens qui souffrent d’arthrite – mais cela fonctionne aussi superbement bien avec tous les muscles! Le lendemain d’une journée intense, vous serez moins endolori et votre temps de récupération sera plus rapide. Des études démontrent également que les huiles de poisson peuvent aussi améliorer l’efficacité cardiovasculaire et la capacité des poumons. Cependant, il faut en prendre quotidiennement pour voir les effets. En quelques jours, vous devriez en ressentir les bienfaits. Une bonne raison de se mettre au poisson, et vite!

© Marco Maccarini

PAR DAVID SAVOIE


S’il y a beaucoup de fausses publicités, il y a aussi des secrets bien gardés et des suppléments susceptibles de faire une véritable différence dans votre sport.

et vous resterez mieux hydraté, puisque le sel permet une plus grande absorption de l’eau. « Et vous éviterez de prendre des boissons énergisantes bourrées de sucre », conclut le « pirate du corps » Dave Asprey. « L’hydratation est une des choses souvent négligées chez les athlètes, ce qui diminue leur performance », note de son côté Kate Comeau, nutritionniste chez Vivai Nutrition. Elle suggère aussi de mélanger un peu de jus de fruit à l’eau.

vous recharger, qu’elle soit prise en capsule ou en poudre. Il s’agit d’un acide aminé, l’un des plus communs utilisés par le corps, qui facilite la reconstruction du tissu musculaire endommagé. « La supplémentation de glutamine pourrait aider à mieux récupérer puisqu’elle aide pour la synthèse du glycogène et des protéines. Par contre, les études à ce sujet ne sont pas encore très concluantes », estime pour sa part Kate Comeau.

2- Du sel

3- Le D-ribose et L-glutamine

Deux suppléments sans goût, qui s’ajoutent facilement dans de l’eau et vous donneront des ailes. Le D-ribose est en fait un sucre, et il nourrit directement l’organisme : « La plupart des gens sentent un regain d’énergie immédiatement après l’avoir pris », dit Dace Asprey. En haute altitude, le supplément s’avère plus efficace, alors que le corps peine avec ses mitochondries. Selon le « pirate du corps », la L-glutamine va vraiment

4- Les adaptogènes

Celui-là, vous en prenez peut-être tous les jours, sans y penser spécifiquement pour vos journées de randonnées. Mais il fera une sacrée différence, selon Dave Asprey. Ajoutez une pincée de sel (de mer, préférablement) à votre verre d’eau matinal, et vous sentirez immédiatement une petite remontée d’énergie. Faites de même durant toute votre journée avec l’eau que vous apporterez en randonnée,

Appelons-les des « super plantes » : les adaptogènes sont des dérivés végétaux qui permettent de gérer les stress physique et mental. La liste est longue : rhodiole, maca, ginseng, aswaghanda, et d’autres encore. La plupart aideront vos glandes surrénales, celles-là mêmes qui aident à pomper l’adrénaline dans vos veines. L’effet est intéressant : vous aurez le sentiment d’une énergie augmentée. Quelques-uns ont même une incidence sur la

BELŒIL - BROSSARD - LAVAL - OSHAWA - OTTAWA - QUÉBEC - VAUGHAN

croissance de la masse musculaire. Il vous faudra vous renseigner et tester, alors que certaines personnes réagissent mieux selon la plante. L’auteur de ces lignes utilise personnellement le « suma », également connu sous le nom de ginseng brésilien, et peut témoigner qu’il fait une importante différence dans ses niveaux d’énergie. En fait, j’aurais maintenant de la difficulté à m’en passer! Mieux encore, ces adaptogènes aident aussi durant les situations stressantes de la vie quotidienne et les longues journées au boulot.

5- Du café « pare-balle »

Cette petite décoction est un dérivé d’une tradition himalayenne que certains connaissent peut-être. Dans

les régions froides du Népal, du Tibet et de l’Inde, le thé au beurre se boit quotidiennement pour se réchauffer et se donner de l’énergie. Dave Asprey a revisité la formule, avec son café au beurre. « Avec ce café, vous n’aurez pas besoin de manger aussi tôt! », assure-t-il. Et le tout est fort simple à préparer : vous mettez environ 1 cuillère à soupe de beurre non salé dans 1 tasse de votre café matinal (de l’espresso ou du café filtre), et vous mélangez avec un batteur électrique pour faire mousser. À première vue, cela semble peu appétissant, mais les sceptiques seront vite confondus. Non seulement le café « pare-balle » est semblable à un latté, mais il vous soutient pendant un bon moment. Il deviendra votre meilleur ami lors des départs alpins aux petites heures.

6- De l’huile MCT

En manque de carburant? Ajoutez un peu d’huile MCT. Il s’agit en fait d’un gras dérivé de la noix de coco, qui est chargé de triglycérides à chaîne moyenne. L’huile MCT est en fait très facile à digérer, et c’est une excellente source d’énergie. « C’est un gras que le corps utilise comme un glucide », explique Dave Asprey, qui est un adepte. Plusieurs athlètes ne jurent que par cette source d’énergie. Sans goût prononcé, l’huile peut s’ajouter facilement à une salade. La bonne nouvelle? Elle aide également votre système immunitaire.

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CHANGEMENTS PHYSIOLOGIQUES

Les effets du sport sur

VOTRE CORPS © Miroslav Georgijevic

PAR JIMMY SÉVIGNY

Carl est âgé de 29 ans. Jusqu’à maintenant, son style de vie est plus ou moins actif. Son activité qui se rapproche le plus du « vrai » sport est celle d’écouter les parties de hockey devant sa télévision et marcher cinq minutes pour aller prendre l’autobus. Mais depuis quelques mois, sa vie a changé : il a rencontré Hélène, une fille très active. Sa nouvelle copine est une adepte de randonnée pédestre, de course en sentier et de jogging. Lentement, Carl s’est donné comme mission de suivre sa nouvelle flamme dans ses activités sportives. Après seulement quelques mois, Carl ne se reconnait plus : son corps et son état d’esprit ne sont plus les mêmes. Il a beaucoup plus de souffle, sa force musculaire a augmenté, il a perdu du poids… bref, il se sent revivre! Bien que l’amour change l’être humain, le fait de pratiquer des activités physiques sur une base régulière entraînera aussi une foule de changements corporels, hormonaux et mentaux.

ADAPTATION DU CORPS À UN ENTRAÎNEMENT AÉROBIQUE (EFFORT D’INTENSITÉ FAIBLE À MODÉRÉE) Les poumons

Que ce soit pour la natation, le trekking, la course à pied ou le vélo, plus vous pratiquez votre sport et plus vous performerez. Cela est dû à un certain nombre d’adaptations. Premièrement, votre corps a besoin de plus d’oxygène durant l’effort. On parle ici de VO2Max. Chez un sujet sédentaire comme Carl, un bon programme d’entraînement aérobique permet d’augmenter la capacité du VO2Max de 5 à 30 %. 38

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La condition initiale joue pour beaucoup et le gain est plus important chez les gens qui sont initialement inactifs.

Les muscles

Lorsque vous pratiquez un entraînement de type aérobique, vos muscles subissent des changements importants. En gros, vos muscles sont composés de deux types de fibres : Lentes (slow twich ou ST), qui sont fortement sollicitées durant les efforts de longue durée (jogging, ski de fond, trekking) et Rapides (fast twich ou FT), qui sont fortement sollicitées lors d’efforts explosifs de courte durée (sprints, hockey). Pendant d’un entraînement aérobique, afin de devenir plus performantes, les fibres lentes (ST) voient leur volume augmenté de 7 % à 22 % par rapport aux fibres rapides (FT). Dès les premiers mois d’entraînement, le nombre de capillaires musculaires augmente de 5 à 15 %. Cette capillarisation multiplie les échanges gazeux entre le sang et les muscles et crée un environnement favorable à une bonne contraction musculaire et facilite l’élimination des déchets musculaires (acide lactique). Finalement, l’activité physique agit à titre d’anti-inflammatoire naturel lorsqu’elle est bien dosée. Cela est dû au fait qu’après plusieurs entraînements, votre corps s’adapte, ce qui limite les risques de blessures.

Utilisation des nutriments

Pour répondre à vos besoins lors d’un entraînement de type aérobique, le corps fait continuellement appel aux réserves musculaires de lipides (graisses) et de glycogène (sucre). Votre organisme s’adaptera donc en fonction des entraînements répétés afin de satisfaire votre demande énergétique et d’éviter la fatigue.

Glucides

Votre corps stocke les glucides dans vos muscles et votre foie sous forme de glycogène. À l’effort, ce glycogène sera libéré sous forme de glucose pour permettre à vos muscles de bien fonctionner. Chez les gens qui s’entraînent régulièrement, le contenu en glycogène musculaire est beaucoup plus important que chez les personnes sédentaires. Cela permet donc à la personne qui s’entraîne de mieux supporter les exigences énergétiques de l’entraînement et d’éviter les baisses d’énergie drastiques, car le glycogène est plus disponible. IMC : indice de masse corporelle. Une norme internationale adoptée pour mesurer l’excès de poids et l’obésité. Il est défini comme le poids divisé par le carré de la taille (Kg/m2).Il permet d’évaluer les risques pour la santé. Insuline : l’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas. Elle est qualifiée d’hypoglycémiante parce qu’elle diminue le taux de glucose (sucre) dans le sang (glycémie). Son insuffisance de fabrication peut provoquer le diabète.


Lipides

En plus de l’amélioration du contenu en glycogène, vos réserves de graisse intramusculaires augmentent. Aussi peu que huit semaines d’entraînement permettront de multiplier ces réserves par 1,8. Avec l’aide des enzymes oxydatives qui permettent de bruler des graisses à l’effort, vos muscles auront plus de facilité à utiliser vos réserves de graisse plutôt que votre réserve de glycogène. Cela permettra du même coup d’éviter les baisses d’énergie et de livrer une meilleure

aérobie, le poids et le volume de votre cœur augmentent. Le muscle cardiaque (myocarde) sera le premier à connaître une hypertrophie (grossissement) et la paroi de votre ventricule gauche, qui sera soumis à une pression plus élevée, s’épaissira. La quantité de sang que votre cœur éjectera à chaque contraction (volume d’éjection systolique) augmentera aussi. Cela vous procurera du même coup une amélioration de vos performances sportives d’endurance. De plus, lorsque vous terminez un entraînement, votre fréquence

Les plus grandes baisses du taux de stress et d’anxiété sont notées après quinze semaines d’entraînement. Pour ce qui est de la dépression, certaines recherches affirment que l’activité physique pourrait remplacer la prise d’antidépresseurs dans des cas de dépressions mineures. performance lors de la pratique de votre sport. Bref, les gens entraînés utilisent davantage de lipides à l’effort que les personnes qui ne sont pas entraînées.

Lipides et perte de poids

Il est important de rappeler qu’il est difficile de perdre du poids avec, comme seule arme, l’entraînement. Pour optimiser la perte de poids, vous devez également modifier vos habitudes alimentaires. Dans une livre de graisse, il y a 3 500 calories. Pendant une activité physique d’intensité moyenne, une personne de 30 ans avec un poids santé (IMC entre 20 et 24,9) consommera entre 600 à 900 calories à l’heure. Cela signifie qu’afin de perdre une livre, une personne devra effectuer un entrainement totalisant 4 à 6 heures.

Le cœur

L’expression « Avoir un cœur d’athlète » prend tout son sens avec les lignes qui suivent. En réponse à l’entraînement

cardiaque reviendra à la normale beaucoup plus rapidement. Pour ce qui est du volume de sang éjecté en une minute (débit sanguin), il augmentera également chez les gens qui pratiquent une activité physique, ce qui crée une meilleure distribution du sang vers les muscles.

Hormones

En plus d’avoir un impact significatif sur vos muscles et vos organes, le fait de vous entraîner sur une base régulière bouleversera tout votre système hormonal. Plus vous augmenterez l’intensité de votre entraînement, plus vous secréterez de l’adrénaline. Cette hormone est en partie responsable du fonctionnement du système nerveux. De plus, lorsque vous vous entraînez, votre taux d’insuline baisse puisque votre corps devient beaucoup plus sensible à cette hormone. Cela permettra à votre organisme de mieux utiliser vos réserves de lipides (graisses) et de glycogène (sucres) à l’effort. Votre appétit subira également les effets de vos hormones : l’une des hormones responsables de l’appétit

est le peptide YY qui augmente lors de l’entraînement. Bien que les recherches doivent être approfondies, cela pourrait expliquer pourquoi votre appétit diminue après un exercice prolongé d’une intensité moyenne à élevée.

Stress, anxiété et dépression

Le fait de pratiquer une activité physique assidument aura aussi un impact sur votre moral. Selon l’Institut canadien sur la condition physique et le mode de vie, lorsque vous pratiquez une activité physique d’intensité modérée pendant 20 à 40 minutes, vous abaissez votre niveau de stress pour deux à quatre heures. Les plus grandes baisses du taux de stress et d’anxiété sont notées après quinze semaines d’entraînement. Pour ce qui est de la dépression, certaines recherches affirment même que l’activité physique pourrait remplacer la prise d’antidépresseurs dans des cas de dépressions mineures. Comment cela se peut-il? Le fait de bouger sur une base régulière aurait comme conséquence d’agir sur la sécrétion de sérotonine et de la noradrénaline qui elle, joue un rôle important dans les troubles de l’humeur. L’entraînement a également un impact sur votre taux de dopamine (modulation de l’humeur). En fin de compte, cela aurait un effet similaire aux antidépresseurs de nouvelle génération. Votre corps est une machine qui renferme bien des secrets. Un minimum d’efforts entraînera un maximum de résultats sur votre santé. Lorsque vous rencontrerez une personne qui vous dira que le seul bienfait à la pratique d’activité physique est la perte de poids, vous pourrez lui faire une petite mise à jour. JIMMY SÉVIGNY EST CHRONIQUEUR TÉLÉ, CONFÉRENCIER ET ENTRAÎNEUR PERSONNEL, B.A SCIENCES DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE. JIMMYSEVIGNY.COM

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NUTRITION

Besoins nutritionnels

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Les besoins de chacun sont différents selon les groupes d’âge, le sexe et les stades de la vie. Voici des cas réels, des exemples concrets et réalistes qui démontrent la variété des besoins.

Nom : Jonathan Âge : 16 ans Taille : 1,75 m (5’9”) Poids : 155 lb (70,5 kg) Activités hebdomadaires : hockey 4x/semaine (60 minutes), soccer 2x/semaine (1 h 30). Dépenses énergétiques quotidiennes moyennes = 3 300 à 3 500 kcal. Problématiques : manque de concentration, faim intense. Les besoins énergétiques d’un adolescent sportif sont très élevés, puisque son métabolisme est rapide et qu’il est en croissance. C’est le cas de Jonathan qui vide le réfrigérateur chaque fois qu’il entre dans la maison pour maintenir ses performances sportives à la hausse et demeurer efficace à l’école. Il est important pour lui de mettre l’accent sur les collations énergétiques tout au long de la journée pour rester concentré et combler

ses besoins. Pour atteindre ses 3 400 kcal, il doit prendre 19 portions de produits céréaliers (1 portion = 1 tranche de pain ou 1/2 tasse de céréales ou de pâtes), 5 fruits, 5 légumes, 4 portions de lait ou de yogourt, 9 x 30 g de viande et substituts et des gras et des sucres ajoutés modérément. Il doit donc consommer plus du double de portions de produits céréaliers que ce que le Guide alimentaire canadien recommande pour un adolescent moyennement actif. Afin d’optimiser son niveau d’énergie à l’entraînement, Jonathan doit manger des collations riches en glucides (pain, céréales, muffin, compotes de fruits, fruits frais, jus, yogourt, lait, etc.) avant ses exercices. Si ses entraînements durent plus d’une heure, il doit inclure une source de glucides pendant l’effort, comme du jus dilué avec de l’eau ou des barres de fruits séchés. Après l’exercice, il doit avaler une collation dans les 30 minutes pour favoriser une meilleure récupération : elle doit être constituée de protéines et de glucides (lait au chocolat, noix + fruits, fromage + craquelins, sandwich au beurre d’arachide, céréales + lait, etc.).

Femme active

Femme enceinte

Nom : Émilie Âge : 35 ans Taille : 1,60 m (5’3”) Poids : 120 lb (54,5 kg) Activités hebdomadaires : spinning 2x/semaine (45 minutes), natation 2x/semaine (30 minutes) et vélo 2 h/semaine (25 km/h). Dépenses énergétiques quotidiennes moyennes = 1 800-1 900 kcal. Problématiques : maux de tête.

Nom : Jessica Âge : 27 ans Taille : 1,68 m (5’6”) Poids : 145 lb (66 kg) enceinte de 25 semaines Activités hebdomadaires : randonnée pédestre 2 h/ semaine, cours d’aquaforme 2x/semaine (60 minutes). Dépenses énergétiques quotidiennes moyennes = 2 000 kcal + 350 kcal pour le 2e trimestre = 2 350 kcal. Problématiques : fatigue, maux d’estomac et reflux.

Malgré le volume d’entraînement élevé d’Émilie, ses besoins énergétiques, eux, ne sont pas très élevés, car elle est petite et mince. Elle doit par contre mettre l’accent sur ses collations avant et après l’entraînement, car ce dernier est intense. Son hydratation doit être optimisée, puisqu’elle a souvent des maux de tête. Elle doit donc boire 1/2 à 1 tasse d’eau toutes les 20 minutes lors du spinnning et diluer du jus avec de l’eau lors de ses randonnées de vélo. Son apport hydrique pendant ses journées de repos doit être au moins de 1 600 ml/jour.

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Les besoins de Jessica au deuxième trimestre sont d’environ 2 350 kcal par jour et augmenteront de 100 kcal au prochain trimestre si elle maintient le même niveau d’activité physique jusqu’à la fin de sa grossesse. Elle doit consommer 10 produits céréaliers, 8 portions de fruits et légumes, 4 portions de lait et substituts, 6-7 x 30 g de viande et substituts et mettre l’accent sur les bons gras dont 150 g (5 oz) de poisson gras par semaine pour augmenter sa consommation de gras essentiels. Elle prend aussi un supplément vitaminique pour femme enceinte qui contient 0,4 mg d’acide folique − essentielle au bon développement du fœtus −, de la vitamine B12 et du fer qui lui permet de combler ses besoins plus élevés durant la grossesse. Fatiguée lors de ses randonnées

© iStockphoto

Adolescent sportif

pédestres et incapable de prendre de gros repas vu la compression du bébé sur son estomac, Jessica devra se contenter des repas légers 2 heures avant de partir en forêt, en plus des collations riches en glucides et de l’eau qu’elle doit amener dans son sac à dos. Exemples de repas légers : Jus  de fruits, rôtie au beurre d’arachide et yogourt Œ  uf brouillé, rôtie et fruits frais T ortilla au thon, crudités, fruit et yogourt S alade de pâtes au poulet, jus de légumes et pouding au riz S oupe aux légumes, sandwich à la dinde et fruit frais P  âtes avec sauce à la viande et salade verte Jessica insère maintenant dans son sac à dos des barres de fruits séchés, quelques amandes, du jus dilué avec de l’eau, des muffins maison ou des barres de céréales. Pour diminuer ses reflux gastrooesophagiens, elle évite les aliments épicés ou trop gras et les ceux qui peuvent donner des gaz, comme le chou, les oignons, les boissons gazeuses ou l’eau minérale gazéifiée. Les aliments acides pris à jeun peuvent également lui causer des reflux.


Homme sportif Nom : Normand Âge : 60 ans Taille : 1,83m (6’0”) Poids : 180 lb (82 kg) Activités hebdomadaires : golf à la marche 2x/semaine (4h), vélo de route 4h/semaine (22 km/h) et musculation 2x/semaine (30 minutes). Dépenses énergétiques quotidiennes moyennes = 2 600 kcal, mais jusqu’à 3 900 kcal durant une journée de randonnée en vélo. Problématiques : se sent gonflé après son dîner au milieu de ses randonnées en vélo (prend des hamburgers, sandwich à la viande fumée ou pâtes sauce rosée généralement...) Normand est un homme en santé et très actif pour son âge. Ses dépenses énergétiques varient beaucoup d’une journée à l’autre, puisque l’intensité des ses activités est très différente. Il gère bien ses collations avant, pendant et après le golf et la musculation, mais trouve difficile d’ajuster son alimentation lors du vélo. Il doit donc prendre un déjeuner consistant avant de partir en randonnée (environ 1 h 30 avant l’effort). Par exemple : un bagel, un peu de beurre d’arachides et de confiture, un verre de lait et une banane. Il doit aussi amener plusieurs collations riches en glucides dans ses sacoches de vélo et ses bouteilles : fruits séchés, barres tendres, pain aux bananes, gel énergétique au besoin, jus dilué, etc. Lorsqu’il s’arrête pour manger au restaurant rapidement, il doit consommer encore des glucides et un peu de protéines, mais peu de gras, d’où sa sensation de gonflement en après-midi! Il peut opter pour un sandwich ou wrap à la dinde, au jambon ou au poulet, une soupe ou une salade et une coupe de yogourt aux fruits pour dessert. Attention aux mayonnaises et vinaigrettes! Des pâtes au poulet et légumes avec sauce tomate seraient aussi un bon choix.

Coureur débutant de 30-40 ans Nom : Alexandre Âge : 34 ans Taille : 1,78 m (5’10”) Poids : 160 lb (73 kg) Activités hebdomadaires : course 2x/semaine à 8km/h très tôt le matin (30 minutes). Dépenses énergétiques quotidiennes moyennes = 2 000 kcal. Problématiques : maux de cœur et fatigue à l’entraînement. Les besoins énergétiques d’Alexandre ne sont pas très différents d’une journée à l’autre, puisque son entraînement est occasionnel et d’assez faible intensité pour le moment. Il n’est donc pas nécessaire qu’il consomme plus d’aliments lors de ses journées actives. Par contre, quand il s’entraîne le matin avant le travail, il a pris l’habitude de courir le ventre vide et ressent souvent des maux de cœur et de la fatigue. Pour éviter ces effets indésirables et augmenter sa performance, il doit toujours manger ou boire quelque chose avant son départ. La recette parfaite pour lui serait de boire un smoothie à base de fruits congelés, boisson de soya ou lait et yogourt à la vanille. S’il a un peu plus de temps avant son entraînement, il pourrait prendre un muffin maison, du lait et un fruit ou bien un yogourt, un jus et une barre de céréales. Au revoir les maux de cœur et la fatigue grâce à l’hydratation et aux glucides avant sa course!

Femme active en ménopause Nom : Jocelyne Âge : 55 ans Taille : 1,65 m (5’5”) Poids : 170 lb (70,3 kg) Activités hebdomadaires : Zumba 2x/semaine (1 h) et cours d’aérobie 2x/semaine (1 h) Dépenses énergétiques quotidiennes moyennes = 1 700 kcal. Problématiques : bouffées de chaleur et surplus de poids. Les symptômes de la ménopause varient pour chaque femme, mais les plus populaires sont les bouffées de chaleur. Il y a également une baisse du métabolisme de base et de la masse musculaire qui vient avec l’âge. Jocelyne veut perdre du poids graduellement et réduire ses bouffées de chaleur. Comme ses dépenses sont de 1 700 kcal en moyenne, elle doit légèrement abaisser ses apports à environ 1 400-1 500 kcal en incluant 6 portions de produits céréaliers, 4 légumes, 3 fruits, 3 laits et substituts, 6 x 30 g de viande et substituts, et de bons gras. Malgré les résultats d’études encore divergents, tous les jours, elle doit tenter d’inclure à son menu des sources de phytoestrogènes : des isoflavones (du soya sous toutes ses formes) et des lignanes (graines de lin moulues), qui pourraient aider à amoindrir les symptômes de la ménopause. Le tofu, les fèves edamame, les graines de soya, les boissons et poudings de soya, le tempeh, le miso, les protéines de soya texturées, sont tous de bons exemples d’isoflavones. Certaines femmes remarquent une réduction de leurs bouffées de chaleur en diminuant l’alcool, le chocolat, les mets épicés chauds et riches ainsi que les sources de stress. Son alimentation doit également être riche en oméga-3, en calcium et vitamine D et en fibres. Un supplément de 1 000 UI de vitamine D lui est aussi nécessaire pendant l’automne et l’hiver. espaces.ca été 2012

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NUTRITION

Bière + entraînement

UN BON MÉLANGE? PAR EVELYNE DEBLOCK, M.SC. DT.P.

APRÈS UNE ACTIVITÉ SPORTIVE, QUI N’A PAS ENVIE DE PRENDRE UNE BIÈRE FROIDE POUR RELAXER? D’AILLEURS, CEUX QUI PRATIQUENT UN SPORT D’ÉQUIPE SONT PLUS À RISQUE DE BOIRE DE L’ALCOOL EXCESSIVEMENT QUE CEUX QUI S’ADONNENT À UN SPORT INDIVIDUEL. CERTAINS LAISSENT MÊME ENTENDRE QUE LA BIÈRE AIDERAIT À LA RÉCUPÉRATION! Pour récupérer après une activité sportive, les études suggèrent de prendre des glucides (au moins 30 g) pour reconstruire les réserves de glycogène plus ou moins entamées selon l’intensité de l’exercice, des protéines (un minimum de 7 g) pour renouveler les acides aminés si la masse musculaire a été sollicitée et, finalement, des liquides (1 l/kg de poids corporel perdu durant l’exercice) qui permettront de se réhydrater. Dans la sueur, on perd aussi du sel, du potassium, du fer, du magnésium, du zinc et du

La région de

Sorel-Tracy

cuivre. Le magnésium contribue à la relaxation musculaire à la suite d’une contraction, tandis que le zinc participe à la synthèse des protéines et au système immunitaire. Que contient donc une bière à 5 % d’alcool? De l’éthanol et des glucides; soit environ 150 kcal par bouteille de 341 ml. Environ 65 à 70 % de cet apport en calories provient de l’éthanol et 30 à 35 % vient des glucides. Il va sans dire que la bière est, avant tout, une boisson alcoolisée. L’alcool aurait heureusement des effets protecteurs contre

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Samedi 14 juillet Défi vélo Sorel-Tracy Dimanche 12 août Tour cycliste panoramique de la Yamaska Jusqu’en novembre Sorties hebdomadaires par le Club cycliste Les 2 HP

Renseignements : 1 800 474-9441 | tourismeregionsoreltracy.com

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les maladies cardiovasculaires et les cancers. Comme les fruits, les légumes et le vin rouge, la bière noire contient des antioxydants appelés polyphénols. Ces derniers possèdent aussi des effets positifs sur le système immunitaire et le vieillissement. Une consommation élevée en alcool (trois consommations ou plus par jour) aura un effet néfaste sur votre santé et contribuera à élever votre pression artérielle et le niveau de triglycérides sanguins (une forme de cholestérol). L’alcool est en fait une drogue appartenant à la famille des dépresseurs et peut altérer les compétences psychomotrices (le temps de réaction, l’équilibre, la précision, la coordination). Il influe aussi sur la force, la puissance, la vitesse et l’endurance musculaire. On l’oublie donc comme boisson avant de faire du sport. Si vous souffrez d’une blessure, l’alcool dilatera les vaisseaux sanguins sous la peau et pourrait augmenter l’inflammation… et en retarder la guérison. L’alcool induit aussi la sécrétion d’acide, irrite la paroi de l’intestin et peut provoquer de la diarrhée. Le corps subit déjà un stress par l’exercice, voulez-vous vraiment lui en faire subir davantage? L’alcool constitue aussi un diurétique qui inhibe la sécrétion de l’hormone antidiurétique (ADH), ce qui explique que le volume urinaire produit après sa consommation excède le volume de boisson ingérée. Donc, si l’alcool nous déshydrate, la bière possède un bien piètre résultat en matière de récupération! L’alcool est aussi une importante source d’énergie (en calories) qui peut contribuer à la prise de poids. Pour chaque gramme d’alcool, il faut compter 7 kcal, c’est presque le double que ce que les glucides apportent (4 kcal/g)! L’alcool représente une molécule qui n’a pas besoin d’être digérée pour être absorbée. L’estomac absorbera entre 15 et 25 % de l’alcool ingéré, puis l’intestin grêle absorbera rapidement le reste et le redistribuera dans les compartiments liquidiens de l’organisme, en particulier les tissus riches en eau du système nerveux central. L’alcool traversera la muqueuse gastro-intestinale pour être dégradé par le foie. Ce dernier élimine environ 10 g d’alcool par heure, soit l’équivalent d’un verre de bière. Dans le foie, l’alcool entre en compétition avec la formation du glycogène, qui est votre source d’énergie lors d’une activité physique. L’alcool n’amène donc aucun avantage comme facteur de récupération. On attribue toutefois à la bière des vertus de boisson de récupération pour sa teneur en glucides, en magnésium, en vitamines du groupe B et aux bienfaits de la levure de bière. Comme expliqué, le magnésium possède un effet protecteur pour les crampes musculaires, tandis que les vitamines du groupe B participent au métabolisme des glucides et de la production d’énergie. Le chrome est enrichi dans la levure de bière et peut s’avérer intéressant, car il a un effet sur la sensibilité à l’insuline, ce qui signifie que le chrome normalise et stabilise le taux de sucre et d’insuline dans le sang. Cela favorise une meilleure absorption des glucides par les muscles, sauf que la bière ne procure pas les


mêmes bénéfices associés à la levure. On oublie donc les bienfaits du chrome dans la bière! Produite à partir de malt (une céréale), la bière est une source de glucides simples et intéressants pour favoriser la formation de glycogène. La teneur en sodium, potassium et magnésium étant toutefois assez faible, une solution plus riche en électrolytes permettrait une réhydratation plus efficace. Si l’on compare la bière à d’autres boissons de récupération (voir le tableau), on remarque que le lait au chocolat remporte encore la palme de l’aliment qui favorise la meilleure récupération musculaire. Pour la même portion, il contient un bon apport en glucides, assez de protéines, et une bonne teneur en électrolytes et minéraux.

TABLEAU : COMPARAISON DE LA VALEUR NUTRITIVE TYPE PORTION CALORIES ALCOOL GLUCIDES PROTÉINES LIPIDES SODIUM POTASSIUM MAGNÉSIUM ZINC D’ALCOOL Bière 250ml 108 kcal 10 g 9g 1g 0g 10 mg 68 mg 15 mg 0mg (5 % d’alcool) Bière sans 250 ml 93 kcal 0,8 g 33 g 0,7 g 0g 33 mg 20 mg 18 mg 0 mg alcool Boisson 250 ml 67 kcal 0g 16 g 0g 0g 101 mg 39 mg 0 mg 0 mg énergétique Lait au 250 ml 166 kcal 0g 27 g 8g 2g 161 mg 449 mg 34 mg 1 mg chocolat (1 %m.g.)

Source : Fichier canadien sur les éléments nutritifs (FCEN) de Santé Canada.

Bref, une bière sans alcool ne nuirait pas au renouvellement du glycogène, mais qui a réellement le goût d’une bière sans goût après une activité sportive? Encore une fois, revenons à la base d’une saine alimentation : consommer de l’alcool occasionnellement, avec modération et entre amis! Pour récupérer et être en mesure d’être encore plein d’énergie après une activité sportive, cherchons une collation sans alcool, contenant suffisamment de glucides et de protéines, sodium et potassium.

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Mont Saint-Bruno

Quand le vélo de montagne s’érode… Le vélo de montagne compte 382 000 adeptes au Québec, davantage que le ski de fond ou la planche à neige. Pourtant, sa pratique n’est pas toujours facile. C’est le cas au mont Saint-Bruno, à une trentaine de kilomètres de Montréal, où les cyclistes doivent faire face aux interdictions d’accès et au développement urbain. Au mont Saint-Bruno, le parc national est un incontournable pour tous les amoureux de la nature et du plein air. « Cinq lacs, un verger, un moulin historique et des dizaines de kilomètres de sentiers font de ce parc un véritable îlot de nature en milieu urbain », explique la présentation du parc sur le site de la Sépaq. Un îlot où le vélo de montagne a depuis longtemps déserté les sentiers désormais largement parcourus par les seuls randonneurs. « Sur les 30 kilomètres de sentiers du parc, environ un tiers est accessible au vélo de montagne, explique André Despatie, directeur des parcs nationaux des Îles-de-Boucherville et du Mont-Saint-Bruno. Mais ce tiers est surtout constitués de larges chemins de service moins intéressants pour les cyclistes qui préfèrent un peu plus d’action. Le parc est surtout une zone de préservation, ce qui n’est pas conciliable avec le vélo de montagne qui est un grand facteur d’érosion. » Des négociations entre les gestionnaires et les représentants des cyclistes ont bien eu lieu, comme l’affirme Éric Léonard, membre de l’Association pour le développement des sentiers de vélo de montagne du Québec : « L’ADSVMQ et le Club Les Cœurs Vaillants ont proposé un projet pilote en 2010-2011 afin de compléter leur offre de service aux amateurs de plein air. » L’idée était de montrer qu’une gestion concertée et bénévole du vélo de montagne était viable. Le Parc a étudié la question, mais a finalement refusé la proposition. Selon André Despatie, « Il existait un risque de débordements. Le parc du Mont-Saint-Bruno est de petite taille et la question de la préservation de l’environnement prime. » Une décision que regrette Daniel Fortin, président de VéloÉpic, un club qui veut rendre le vélo de montagne le plus accessible possible : « La Sépaq a évincé les cyclistes, à force de gardiens de sécurité et de rondes de surveillance. Si l’on se reporte quelques années en arrière, il y avait un superbe réseau de sentiers. C’était là à mon avis qu’il y avait

le plus grand potentiel pour les cyclistes de montagne. Le reste a été développé à défaut d’avoir quelque chose de mieux. » À l’extérieur du parc, deux autres parcelles cristallisent également les tensions entre propriétaires, gestionnaires et utilisateurs. Les coureurs se sont approprié les sentiers boisés du golf du Mount Bruno Country Club. D’abord tolérante, la direction a revu sa position après l’augmentation progressive de l’achalandage et le mécontentement des golfeurs. Ils ont fait intervenir la police pour avertir les cyclistes de leur incursion en terrain privé. Certains ont même reçu des contraventions! À l’été 2010, les Cœurs Vaillants et l’ADSVMQ ont engagé des négociations avec le golf pour proposer une gestion commune et bénévole des sentiers. Mais, après trois rencontres, les dirigeants ont coupé court à la discussion : « Malgré notre présentation, le club de golf nous a confirmé qu’il ne souhaitait pas, pour le moment, avoir de vélos de montagne sur son terrain, explique Christophe Tanguy, ancien membre des Cœurs Vaillants. Il est dommage d’avoir perdu ces pistes, mais il est difficile de négocier. Nous n’avons aucun moyen réel de pression et le terrain est privé. » Une situation qui n’a pas évolué depuis et qui oblige les cyclistes à faire preuve de prudence. « Nous recommandons à nos membres d’y aller en très petit nombre, conseille Daniel Fortin. D’éviter les principales périodes d’affluence sur le terrain de golf, d’être très discrets, donc de ne pas trop publiciser leur sortie et d’être hyper respectueux des lieux et des gens. Et si la police est à l’entrée des sentiers, de rebrousser chemin. » Coincé entre le golf et le parc national de la SEPAQ, le Boisé des hirondelles, l’une des dernières forêts matures de Saint-Bruno, devrait voir ses arbres et ses sentiers de vélo disparaître au profit d’un complexe immobilier de maisons de luxe. Le permis de construire émis par la mairie a provoqué de vives contestations parmi les habitants de Saint-Bruno et les divers groupes écologistes pour préserver la futaie. La seule possibilité légale pour rouler dans la région constitue donc les 20 km de sentiers situés à la base du

© Vladimir Popovic

© Amygdala Imagery

DESTINATIONS /// ESPACES EN DANGER

PAR ANTOINE STAB

mont Saint-Bruno, appartenant à l’Armée canadienne et gérés par l’organisation Trivélo. Mais, malgré la beauté et la variété des sept sentiers proposés, cela ne satisfait pas totalement les cyclistes en mal de terrain de jeu plus difficile : « Les règles imposées par Trivélo et l’Armée sont vraiment trop contraignantes », assure Emmanuel Chalifoux, collaborateur à l’ADSVMQ et résidant de Sainte-Julie. La cause : des horaires limités à la fin de semaine (de 9 h à 16 h le samedi, de midi à 17 h le dimanche), l’obligation de s’enregistrer au départ auprès du garde, pas le droit de rouler seul, des sentiers fermés sans avertissement. « Il y a là un beau réseau, avec des gens de bonne volonté. Mais les conditions d’accès découragent à peu près tout le monde », dit Daniel Fortin. Tous les amateurs de bouette s’accordent pour dire que faire du vélo de montagne au mont Saint-Bruno est de plus en plus difficile, bien que la demande soit là. La pratique en marge de la légalité s’est donc développée : « Faute d’une offre suffisante, les cyclistes parcourent quand même les sentiers, même si ce n’est pas légal, avoue Éric Léonard. On n’encourage pas cette pratique, mais on la comprend. » Et cela n’arrange pas l’image de la discipline, déjà accusée de nuire à l’environnement et de dégrader les sentiers. « C’est un mauvais procès que l’on fait au vélo de montagne », répond Emmanuel Chalifoux. Je comprends la politique intransigeante qui préfère des espaces verts sans vélo plutôt que pas d’espaces verts du tout, mais si l’on veut protéger l’environnement et la forêt, il faut y amener les gens et non les chasser. Le vélo de montagne permet de développer l’économie et le tourisme et de préserver sa santé. Dans le Vermont, des clubs ont les ressources financières pour monter des projets viables et combiner vélo et nature en toute harmonie. » Quelques signes d’espoir existent : plus au nord, au parc Desrochers, une boucle de deux kilomètres va être entièrement aménagée pour le vélo de montagne, avec l’idée d’y organiser des courses régionales et des critériums. De même, l’agglomération de Longueuil a été choisie pour accueillir la finale des Jeux du Québec, à l’été 2014, et devrait se doter pour l’occasion d’une piste de vélo de montagne. espaces.ca été 2012

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DESTINATIONS /// PARCS

SÉPAQ

Nouveautés estivales dans nos parcs CHAQUE SAISON, LA SÉPAQ RENOUVELLE SON OFFRE POUR ATTIRER DE NOUVEAUX CLIENTS. VOICI DES NOUVEAUTÉS QUI SERONT INTRODUITES DÈS CET ÉTÉ. C’est le parc du Mont-Tremblant, le plus vieux du réseau, qui a subi la plus importante cure de jeunesse. La Sépaq amorce également un virage technologique depuis l’automne dernier avec de nouvelles applications et des randonnées interactives.

LA TECHNOLOGIE DANS LES PARCS La Sépaq délaisse les expositions statiques dans les centres d’accueil pour mettre en place l’Explorateur Parc Parcours. L’application interactive se trouve aussi sur le site internet de parcs Québec. Cette dernière permet de personnaliser sa visite

PAR CÉCILE GLADEL

Yamaska, Mont-Tremblant et des GrandsJardins en seront équipés dès cette année.

une nouvelle piste de 13,4 km, la boucle des Chutes-Croches, permettra aux cyclistes ainsi qu’aux randonneurs de faire le tour du lac Monroe. Une passerelle facilitera le passage sur les chutes Croches où le point de vue sera intéressant. La boucle des Chutes-Croches est en poussière de pierre et les pentes ne dépassant jamais 6 %. Au parc de Frontenac, les cyclistes pourront profiter des magnifiques couchers de soleil du lac à la Barbue grâce au sentier les Passereaux de 6,2 km (aller) qui sera ouvert le 22 juin prochain. La piste, sinueuse et sous couvert forestier, sera de niveau intermédiaire avec des petites pentes. Ce lac abrite de nombreux marais et en juillet, le site se transforme en un véritable jardin aquatique. « En août, lors de la floraison des nénuphars, c’est merveilleux. Un secret bien gardé que l’on veut partager », lance Suzie Veilleux, responsable du service à la clientèle du parc.

VÉLO ET RANDONNÉES

DES NOUVEAUX CAMPINGS

Cet été, le vélo sera à l’honneur dans deux parcs où les pistes sont assez larges pour que les randonneurs et les cyclistes s’y côtoient. Dans le parc du Mont-Tremblant,

Le parc du Mont-Mégantic offrira un nouveau secteur dont le développement a été terminé l’automne dernier. Il s’agit du secteur Franceville, qui comprend la boucle

en choisissant l’un ou l’autre des parcours pédestre, cyclable ou navigable proposés. « Nos expositions traditionnelles à l’intérieur n’étaient pas optimales. Quand on fréquente les parcs, on veut aller dehors! » explique Lucie Boulianne, chargée de communication pour la Sépaq. Les visiteurs les plus branchés pourront télécharger l’application Parc Parcours sur leur téléphone intelligent ou leur tablette et l’utiliser en tout temps, même sans service cellulaire. Ceux qui le désirent pourront emprunter des iPod pour la durée de leur sortie. Cette application fonctionne avec les parcs de la Jacques-Cartier, Mont-SaintBruno et de Frontenac. Les parcs de la

© Sépaq / Parc national du Mont-Mégantic / Mathieu Dupuis

> Parc national du Mont-Mégantic

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été 2012 espaces.ca


Étant donné qu’en été, le soleil se lève un peu trop tôt pour des vacanciers, on a décidé d’offrir une sortie lors du coucher de soleil. Ce sera magnifique », promet Suzie Veilleux. C’est dans le décor de la baie Sauvage que les participants pourront admirer le paysage et en apprendre plus sur la faune et la flore environnante. Le coût est de 19,95 $ par personne (location d’équipement incluse).

© Sépaq / Parc national Frontenac / Maurice Pitre

> Parc national Frontenac

RABASKA EN FAMILLE Le parc national du Mont-Orford offre une excursion en rabaska sur le lac Stukely. L’activité permettra à un maximum de 15 personnes de pagayer tout en apprenant plus sur ce lac. Un garde-parcs naturaliste accompagnera le groupe. Il sera aussi possible de louer l’embarcation pour une balade autonome. Le coût est de 8,78 $/ adulte et 4,39 $/enfant. du sentier des Cimes de Franceville, un parcours de 11 km, un camping de 47 sites (deux services et sans services) et cinq nouvelles tentes Huttopia. Au parc du Mont-Tremblant, un nouvel espace pour les tentes et surtout les véhicules récréatifs est inauguré au Lac-Caché. Le camping de 85 places offrira deux services : eau et électricité, ce qui permet d’en prolonger l’ouverture en automne. « Nous répondons à la demande croissante d’espaces pour des véhicules récréatifs. Nous avions seulement 39 places

avec trois services (eau, électricité, égout) », explique Mylène Pronovost, responsable du service à la clientèle du parc du Mont-Tremblant.

LE MONT CHAUVE REMIS À NEUF

DU KAYAK DE MER AU CRÉPUSCULE

FÊTE D’ENFANTS DANS LES PARCS Ce qui n’était pas officiel le devient. On peut organiser des fêtes d’enfants dans les parcs nationaux. Dans le parc d’Oka, notamment. Bien agréable pour les parents adeptes de plein air. Pour un coût de 5,22 $ par enfant plus l’entrée, les jeunes ont accès à une activité de découverte et passent la journée dans le parc.

UN NOUVEAU TYPE D’HÉBERGEMENT Finalement dès la fin de l’été, un nouveau type d’hébergement sera progressivement mis en place dans certains parcs : des chalets plus petits. Les premiers seront construits au parc du Mont-Tremblant. Ces chalets qui accueilleront quatre personnes au maximum seront moins chers. « Selon nos sondages, les gens veulent des espaces plus petits avec le même niveau de confort. On sacrifie donc l’espace salon pour concentrer l’espace de vie autour de la cuisine. Dans nos parcs, les gens passant leur journée dehors, pas dans le chalet », explique Lucie Boulianne.

MOULIN WAKEFIELD HÔTEL & SPA

MARIE-ANDRÉE BLAIS - PHOTOGRAPHE

Le parc national de Frontenac a aussi voulu favoriser la pratique du kayak de mer. « Les meilleurs moments pour faire du kayak c’est au lever ou coucher du soleil.

Dans les Cantons-de-l’Est, le sentier du mont Chauve du parc du Mont-Orford est l’un des plus populaires avec une fréquentation d’environ 15 000 personnes. Sa restauration est terminée et inclut une légère modification du tracé. Pas de grands changements de parcours, mais la boucle offre de nouveaux points de vue et assure aux randonneurs de rester les pieds bien au

sec. Dès qu’il pleuvait, certaines parties du sentier devenaient boueuses. Le sentier de 8,7 km est toujours de niveau intermédiaire, même si quelques montées ont été ajoutées.

MOULIN WAKEFIELD HÔTEL & SPA

Le Moulin Wakefield Hôtel & Spa est le seul à vous offrir l’hébergement à même la beauté naturelle du parc de la Gatineau – plus de 36 000 hectares de collines, de forêts, de lacs et de ruisseaux – une escapade idéale à seulement 25 minutes d’Ottawa-Gatineau. L’hôtel offre 40 chambres d’invités, deux restaurants orientés du côté des chutes, un charmant salon avec foyer, deux bains à remous ouverts à l’année, deux spas avec service complet et une piscine extérieure.

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La capitale du vélo

2012 Plus, countryside pathways in the Outaouais region Et les sentiers champêtres de l’Outaouais

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DESTINATIONS /// WEEKENDS

10 DESTINATIONS POUR VOS WEEKENDS

PAR DAVID NATHAN

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1) LE ROND COIN

2) CANOPÉE LIT

Prix : roulotte gitane : 120 $ / tente caïdale : 95 $. Infos : lerondcoin.com

Prix : 160 $ par cabane (2 personnes) + 30 $ par personne supplémentaire. Croisière sur le Saint-Laurent : 72 $. Infos : canopee-lit.com

Si Saint-Élie-de-Caxton est devenue célèbre grâce au conteur Fred Pellerin, cette petite ville de la Mauricie vaut également le détour pour Le Rond Coin, un site d’hébergements alternatifs qui vous permettra d’expérimenter plusieurs façons de camper. Plongez-vous par exemple dans une ambiance tzigane en passant une nuit dans en roulotte gitane, cette habitation mobile des peuples nomades et forains par excellence. Autre option proposée par le site : passer une nuit sous une tente caïdale (aussi appelée tente marocaine). Traditionnellement utilisée pour célébrer les grandes occasions comme les fêtes et les mariages, la tente sera votre chez-vous pour une ou... mille et une nuits. Ces hébergements sont disponibles à la nuitée et rien ne vous empêche donc de passer de la roulotte à la tente marocaine dans la même fin de semaine.

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Et si vous preniez un peu de hauteur le temps d’une fin de semaine? Si vous n’avez pas le vertige, Canopée lit constitue une façon très intéressante pour passer une fin de semaine originale. Situé à une heure à l’est de Chicoutimi, dans la ville de Sacré-Coeur, ce site écotouristique propose des nuits en cabane, au cœur d’une forêt de 23 hectares. Par cabane, il faut entendre une habitation très bien équipée : salle de bain, eau chaude et coin-cuisine; on est loin d’un hébergement de fortune. Outre l’intérêt de dormir perché au beau milieu des arbres, le projet est séduisant par les nombreuses activités qui sont accessibles en journée : croisières sur le Saint-Laurent à la rencontre des baleines, balade en hydravion, activités kayak et pour les plus téméraires, l’observation des ours noirs dans leur milieu naturel.

© Massif du Sud

© Le Rond Coin

© Jérémie Girard

© Marc Loiselle

Tanné que vos fins de semaine se suivent et se ressemblent? Voici 10 destinations originales pour vivre le Québec différemment

3) DORMIR DANS UNE TENTE BORÉALE

Profiter des joies du camping sans avoir à trimballer tout votre équipement, voilà l’un des intérêts de passer une fin de semaine sous une tente boréale, au cœur du parc régional du Massif du Sud, en Chaudière-Appalaches. Misant sur la simplicité, l’hébergement est de type « prêt-àcamper » et dispose de lits avec matelas et de tout le nécessaire pour cuisiner. Il ne vous reste qu’à apporter votre sac de couchage et à choisir vos activités du jour. Randonnées pédestres ou cyclistes, plus de 200 km de sentiers vous attendent (dont 35 de sentiers multifonctionnels pour les vélos). Les sportifs emprunteront la piste d’hébertisme, un parcours qui comprend douze défis, dont la traversée d’un ravin sur tyrolienne. Autres options : baignade et pêche dans l’un des trois cours d’eau qui traversent le massif. Cette destination est idéale pour ceux qui ne souhaitent pas subir trop fort les contingences du camping... Prix : 95 $ Plus d’infos : massifdusud.com

L’

c

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4) AVENTURE AMÉRINDIENNE

Vivre en respectant les traditions autochtones, voilà ce que Claude Boivin, ce natif de la communauté montagnaise de Mashteuiatsh au Lac-Saint-Jean, vous propose en allant à Aventure Plume Blanche. Ce site qui vous fera découvrir le mode de vie des Pekuakamiulnuatsh à commencer par leur alimentation. Au menu : une dégustation de mets traditionnels préparés par un cuisinier autochtone de la communauté de Mashteuiatsh, soit outarde, orignal, poisson et pain traditionnel. Également très apprécié des enfants, la fabrication d’un capteur de rêves et la discussion autour du feu sur la culture amérindienne. L’hébergement se fera sous un tipi, une tente montagnaise traditionnelle ou à l’abri d’un shaputuan, une tente conique autochtone à deux portes. Prix : Entre 75 $ et 135 $. Infos : aventureplumeblanche.com

5) CAMPER SUR L’EAU

6) UNE NUIT DANS UN PHARE

Certainement la plus originale de nos suggestions d’escapade : une nuit dans le Phare du Pot à l’Eau-de-Vie. Oubliez les tentes, les yourtes et autres habitations dans les arbres, votre refuge sera un phare centenaire posé sur l’Île aux Lièvres, devant Rivière-du-Loup. Cet édifice, abandonné en 1964 et classé au patrimoine fédéral, dispose de trois chambres décorées dans l’esprit du siècle dernier. Vous pourrez prendre part à l’une des excursions maritimes à la découverte des dizaines espèces d’oiseaux qui peuplent les lieux : cormoran à aigrettes, grand héron, petit pingouin, sans oublier la rencontre avec les phoques et les bélugas. Le forfait proposé est conçu pour une nuit, mais un séjour de deux nuits est possible. Prix : occupation simple : 250 $/nuit/personne. Occupation double : 210 $/nuit/personne. Plus d’infos : pharedupot.com › › Suite page 50

© Laurent Duvetnor

Dormir dans une yourte, c’est bien. Dormir dans une yourte qui flotte, c’est encore mieux! Passez une nuit sur l’eau sans être mouillé, c’est ce qu’il est maintenant possible de faire à Carleton-sur-Mer (entre le mont Saint-Joseph et la baie des Chaleurs) en Gaspésie. Cette tente d’origine mongole est disposée sur des radeaux entre deux bras de sable et accessible par canot, kayak ou pédalo. Au-delà de l’originalité de cette forme de camping, les campeurs jouiront d’une vue unique sur la baie. Jouer à Robinson sur une île en bois, mais sachant qu’on est situé à proximité du centre-ville et d’une multitude d’activités nautiques, sportives et culturelles, c’est un peu le meilleur des deux mondes. Prix : une nuit avec le service canot : 169,99 $ Infos : aux4vents.ca

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› › Suite de la page 49

Vous réveiller au beau milieu du Saint-Laurent grâce au chant mélodieux des eiders à duvet et du souffle des rorquals... ça vous dirait? Alors direction l’île aux Lièvres, où les joies du camping sauvage vous attendent. Quatre sites accueillent les amoureux de nature dont le Camping des cèdres, situé sur le littoral escarpé de l’île, face aux massifs de Charlevoix et accessible à une heure et quart de marche de l’embarcadère. Autre camping, moins

Prix : traversée par bateau aller-retour. Adulte : 43,49 $ / Enfant : 21,74 $. Location d’un emplacement 30 $ par jour / 4 personnes. Infos : ileauxlievres.com/camping.html

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© Matawin-aventure.com

7) CAMPING SAUVAGE

8 accessible et donc plus intéressant, celui des bélugas, que vous atteindrez après trois heures de marche. Il ne dispose que de trois emplacements isolés, la toilette est sèche, le confort rudimentaire… et c’est exactement ce qu’on recherche!

8) CANOT CAMPING

L’avantage du canot-camping, outre le plaisir de camper, réside certainement dans le fait de découvrir une région au rythme de la rivière. Sur la rivière Saint-Maurice, entre Rivière-aux-Rats et le pont Mekinac, vous vous adonnerez aux joies du canot ou du kayak après avoir été transféré 40 km en amont. L’aventure commence dès 9 h 30 et se termine vers 16 h sur le site de camping par le traditionnel souper et feu de camp. Les plus sportifs remonteront le courant et profiteront des pauses pour s’accorder une baignade des plus rafraîchissantes. Le site permet également de faire des randonnées pédestres au cœur du parc national de la Mauricie ou dans la réserve faunique du Saint-Maurice.

© duvetnor-art-Nathan

Prix : 2 jours, 1 nuit sur la rivière Saint-Maurice (repas compris) : 304,76 $. Camping sauvage : 7,90 $. Infos : matawin-aventure.com

9) SEUL AU MONDE

DESIGNER DE VÊTEMENTS TECHNIQUES

Si vous choisissez de camper à la Pointe ensoleillée, le moins que l’on puisse dire c’est que vous ne devriez pas être trop dérangé par vos voisins, cet emplacement ne peut en effet accueillir qu’une seule tente! Emplacement de choix donc puisque vous la monterez au centre du chenal naturel reliant le nord au sud, au cœur du parc régional du Poisson Blanc. Les activités nautiques (canot, kayak) vous permettront d’apprécier les quelque 80 îles que compte le réservoir Poisson Blanc. Ceux qui n’ont pas le pied marin partiront certainement à l’assaut de la Montagne du Diable. D’une superficie de 25 km2, elle abrite plusieurs écosystèmes, dont une forêt ancienne, une forêt refuge et un habitat floristique. Et pour se reposer, la Pointe Dallaire et l’île de la Sand Bar seront les destinations plage et farniente de votre aventure.. Prix : 40 $ Infos : poissonblanc.org

LE PROGRAMME Cette AEC unique puise ses inspirations à la source du sport et des activités de plein air. C’est un véritable apprentissage qui réunit curiosité, création et innovation. Elle est donc destinée à des gens passionnés qui souhaitent développer des vêtements adaptés aux besoins des mordus du sport et de l’aventure. 2000, rue Sainte-Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 2T1 Tél. : 514 939-2006 Sans frais : 1 800 363-3541

collegelasalle.com

10) UNE NUIT EN IROQUOISIE DU XVE SIÈCLE

Autre façon de marier la découverte de la culture amérindienne et le plaisir du camping avec le centre d’interprétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha où se trouvent les vestiges du plus important village iroquois jamais mis au jour au Québec. C’est là que vers 1450, environ cinq cents Iroquois du Saint-Laurent ont aménagé un village le long de la rivière. Plus de cinq siècles plus tard, le village a été reconstruit sur son emplacement d’origine. Le site, qui se situe à seulement 75 km de Montréal, permet de passer une nuit dans une maison longue iroquoise authentique. Plusieurs activités sont proposées en journée, comme la taille d’outils en pierre ou la fabrication de poteries. Prix : adulte 100 $ / enfant 50 $. Infos : sitedroulers.ca

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ALLER-

RETOUR


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CAMPS DE BASE POUR DES VACANCES MÉMORABLES

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PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

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1 - Vallée Bras-du-Nord CHALET CAMP DE BASE

Dormir au chalet Camp de base, c’est comme passer la soirée chez un ami qui aurait prêté son refuge pour la nuit. Rudimentaire, sympathique et ultrapersonnalisé, ce chalet porte bien son nom et invite à séjourner au cœur de la superbe vallée Bras-du-Nord. Une destination de choix pour une gang tripeuse de plein air!

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CAMP DE BASE L’accès au chalet constitue à elle seule toute une aventure. On gare l’auto sur le stationnement de l’accueil Shannahan, à une quinzaine de minutes du village de Portneuf, puis on charge tous les sacs sur le dos pour une marche de 5 à 10 minutes. Au gré des panneaux d’indications, on tombe sur ce beau chalet blanc en bordure du somptueux ruisseau Bras-du-Nord. Tout autour, les reliefs de la vallée encaissée font de l’œil aux randonneurs impatients. Arrivé à l’intérieur du chalet, on s’attend à rencontrer d’une minute à l’autre un autre occupant : pantoufles au pied de la porte, brosses à dents dans la salle de bain, thés et biscuits dans les placards… On comprend finalement qu’il ne s’agit que de vestiges oubliés par les dizaines d’occupants précédents. Lieu de rassemblement et de convivialité, le chalet en a vu des partys au fil des années! Deux petites chambres procurent une certaine intimité. Une dizaine de matelas est à votre disposition si les invités sont (très) nombreux. Certes, le confort est parfois soumis à rude épreuve, mais l’intérêt de ce chalet ne réside pas dans son intérieur. C’est sa situation privilégiée en bordure du ruisseau canotable et à moins de cinq minutes à pied du départ des sentiers qui le différencie. Les barbecues préparés sur la terrasse et les baignades au bout du terrain sont incomparables. N’est-ce pas ça avant tout que l’on recherche dans un bon camp de base? ACTION Terrain de jeu presque illimité, la vallée Bras-du-Nord propose un vaste choix de randonnées pédestres de courte ou de longue haleine (7 sentiers de 3,5 km à 26 km). On longe tranquillement la rivière jusqu’à l’impressionnante chute Delaney ou bien on grimpe ardemment le sentier des Falaises pour un panorama totalement grisant à l’arrivée. Les amateurs de vélo de montagne ne sont pas en reste avec une quinzaine de sentiers de cross-country de toutes difficultés empruntant certains des plus beaux paysages de la vallée. Enfin, sachez que le canyoning est le petit nouveau parmi les activités aquatiques que propose la Coop de la vallée Bras-du-Nord. L’occasion de se rafraîchir lors des chaleurs intenses de l’été. INFOS Entre 149 $ et 179 $ la nuitée (pour le chalet + taxes) 1 800 321-4992 chaletcampdebase.com

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été 2012 espaces.ca


2 - Les Escoumins CHALETS ET CONDOS ESSIPIT Véritables pied-à-terre au bord du golfe du Saint-Laurent, les hébergements d’Essipit permettent de prendre le large au gré des marées. Condo face à la mer ou chalet dans l’arrière-pays de la Côte-Nord, on est aux premières loges pour admirer la nature et profiter de son terrain de jeu.

CAMP DE BASE On se réveille à la lueur du soleil sur l’océan, on s’endort au son des vagues qui clapotent sur la berge. Entre les deux, on aura largué les amarres face au vent du large, mangé du homard sur le balcon et bruni au soleil en écoutant le souffle des baleines. La compagnie Essipit, qui appartient à la communauté innue du même nom, sait ce qui plait aux marins dans l’âme. Elle offre donc un complexe d’hébergements plutôt haut de gamme appelé Natakam (« face à la rive »). Le nom décrit bien la vue assez spectaculaire sur la mer que l’on a depuis les condos. Une trentaine de logements comportant une à deux chambres fermées accueillent à l’année les familles et les groupes d’amis qui souhaitent vivre au rythme de l’océan. Pour ceux qui préfèrent les bruits de la forêt plutôt que le son de la mer, quatre

autres sites en pourvoiries sur le territoire d’Essipit proposent l’hébergement en chalet. Ceux-ci peuvent accueillir jusqu’à une dizaine de personnes sur le bord de plusieurs lacs dans une nature sauvage et riche à souhait. Situés à 8 km de Tadoussac sur la route 138, ils représentent une belle alternative en cas de trop forte affluence dans les condos de bord de mer ou si le groupe a besoin de l’espace et de l’intimité des chalets de la forêt.

Le 8 septembre 2012 CATÉGORIES

13e édition

ACTION En zodiac, en kayak, mais aussi en voilier ou même en se promenant le long de la côte, il est possible d’observer de très près nos amis les cétacés. Des randonnées en kayak de mer sont proposées par de très nombreuses compagnies autour de la baie de Tadoussac, mais attention aux attrapes-touristes! Mer et Monde écotours offre pour sa part de belles excursions – sérieuses et sécuritaires – en compagnie de guides formés à la pratique du kayak de mer. Départ à Tadoussac ou Bergeronnes. Les lève-tôt apprécieront aussi les randonnées à l’aube lorsque l’on pagaye au son des premiers souffles des baleines. INFOS Condo : 161 $ par nuitée (pour 4 pers.) Chalet : entre 124 $ et 161 $ par nuitée (pour 4 pers.) 1 888 868-6666 - essipit.com

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1 877 827-3423

3 - Eastman ÉCOGÎTES ENTRE CÎMES ET RACINES

Se déraciner de notre petit quotidien et changer d’air le temps d’une fin de semaine, c’est possible à moindre coût et à moindre distance. Sur le territoire d’Entre Cîmes et Racines, avec des hébergements éclectiques autant par leur apparence que par leur capacité d’accueil, un panel d’activités offre un choix quasi illimité pour s’occuper. CAMP DE BASE À l’architecture travaillée et colorée, les 11 écogîtes d’Entre Cîmes et Racines sont tous éparpillés dans la forêt. Aller à leur recherche devient un jeu auquel on se prête volontiers, armé de la carte du domaine et d’un appareil photo pour les amateurs de belles chaumières. D’inspiration médiévale, l’écogîte de la Table Ronde est une grande bâtisse de deux étages avec mobilier en bois et, dans la salle à manger, une table digne du Roi Arthur. Le Sucrier est pour sa part une maison en bois électrifiée et annexée à une authentique cabane à sucre. L’Escale à deux, quant à elle, est une belle maisonnette toute en hauteur tel un repaire perché pour les tourtereaux. Bref, de quoi plaire à chacun des hôtes qui décident d’établir leur camp de base dans la région, que ce soit pour une nuit ou une semaine. Les écogîtes, tous construits et meublés à partir du bois du domaine, logent de deux à huit personnes dans un confort de base plus ou moins amélioré (toilette sèche, nécessaire de cuisine − eau

courante incluse −, électricité dans certains écogîtes). Partout autour, une belle et grande forêt laisse l’esprit s’évader et les jambes se dérouiller. Près de 15 km de sentiers pédestres la sillonnent au gré des ponts en bois, d’un ancien four à pain et d’un labyrinthe à travers une pinède. C’est l’imagination fertile des propriétaires des lieux, influencée par les contes fantastiques, qui leur a inspiré l’architecture des hébergements, du bâtiment d’accueil ainsi que l’aménagement des parterres et des sentiers. Leur dernière folie est l’écogîte Le Troglo, une maison souterraine à la mode Hobbit (dans le roman Le Seigneur des anneaux). De quoi passer un séjour dépaysant au cœur d’une nature des plus inspirantes. ACTION Puisque les sentiers forestiers abondent autour des chalets, il est possible de les parcourir à pied et même en vélo de montagne grâce à la location proposée à l’accueil d’Entre Cîmes et Racines. Pour ceux qui souhaitent profiter davantage des pistes cyclables des Cantons-de-l’Est, la Route Verte passe à moins de 10 km de l’entrée du site. On peut aussi lâcher son fou dans le parc de la Vallée de la Missisquoi Nord ou sur le Sentier de l’Estrie qui passe à quelques kilomètres de là. Enfin, pour se reposer après l’effort, le spa des chutes de Bolton ouvre ses bassins aux amateurs de bien-être mérité. INFOS Entre 85 $ et 125 $ la nuitée (pour 2 personnes +15 $ par adulte additionnel) 1 866 297-0770 - entrecimesetracines.com

45 km canot/kayak vélo course 11 km course 11 km marche 5 à 7 km canicross

HÉBERGEMENT (taxes en sus) Camping à partir de 20 $ / nuit Chalet à partir de 80 $ / nuit


Virginia Beach

SURF ET

bikini

PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

BAIGNÉS AU NORD PAR LA BAIE DE CHESAPEAKE et à l’est

par l’océan Atlantique, les rivages de Virginia Beach sont éclectiques. En longeant la côte en bateau, on quitte les immenses marinas achalandées de Chesapeake pour se diriger vers un alignement d’hôtels et autres

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immeubles à perte de vue sur le front de mer avant de terminer la croisière en beauté devant les dizaines de kilomètres de plage reculée et sauvage de Sandbridge. Trois secteurs, trois ambiances pour varier les plaisirs et les activités.

@Virginia Beach Tourism

Plus exotique que les plages du Maine et moins éloignée que celles de la Floride, Virginia Beach représente un heureux compromis entre bain de soleil, embruns marins et activités en plein air. KAYAK ET VÉLO DE ROUTE DANS LA BAIE DE CHESAPEAKE Tout au nord du territoire de Virginia Beach, des dizaines de bras de mer débouchant sur des baies sauvages créent un dédale d’eau et de sable. On passe facilement des journées entières à s’y frayer un chemin en bateau ou en kayak. De plage en plage et de marina en marina, l’exploration de ce labyrinthe hautement achalandé révèle d’incroyables petits bijoux de nature. L’un d’entre eux se trouve sur les rivages du First Landing State Park (virginiastatepark.gov), qui tire son nom de l’histoire américaine, puisqu’il s’agit du site où les colons anglais posèrent le pied pour la première fois sur le continent en 1607. Aujourd’hui, plus de 32 km de sentiers de randonnée pédestre le sillonnent ainsi que de très belles routes étroites asphaltées, idéales pour le vélo de route. On peut donc partir de l’océan où se trouvent des emplacements rustiques de camping, traverser Shore Drive puis se retrouver finalement en bordure de Broad Bay et son ambiance intime. Les embruns marins laissent place à la douce tiédeur des sous-bois et à l’odeur enivrante de ses pins. Une vingtaine de cabines sont disséminées dans la forêt et peuvent héberger les familles qui souhaitent passer une semaine dans le calme de la pinède. Dix sentiers de randonnée traversent le parc de part en part, certains en bordure de cette baie paradisiaque, d’autres longeant des lacs isolés où balbuzards, aigrettes et hérons bleus abondent. L’idéal est d’observer cette faune peu farouche depuis un kayak qui file silencieusement sur l’eau. Mike, de la compagnie Chesapean Outdoors, a l’oreille fine et arrive à percevoir les cris éloignés d’un balbuzard qui appelle depuis son nid.

Au gré du parcours, le guide raconte bon nombre d’histoires de pirates qui auraient caché leurs trésors dans la multitude de baies et de plages secrètes que compte le parc First Landing (Chesapean Outdoors – chesapean.com). Pour ceux qui choisissent la promenade en bateau, il est possible de faire une pause repas sans mettre pied à terre. Le restaurant Chick’s Oyster Bar a « pignon sur baie » et propose l’accès à sa salle de restaurant via son ponton. On noue les amarres dans le stationnement nautique du restaurant le temps du repas. Et on y déguste au soleil les saveurs locales : huîtres, crabecakes et poissons frais… (chicksoysterbar.com) PÊCHE ET CROISIÈRE À PARTIR DU RESORT AREA Pôle d’attraction et du dynamisme, le front de mer et son quartier hôtelier sont la vitrine touristique de la station balnéaire de Virginia Beach. Empruntez à tout prix l’incontournable boardwalk bitumé qui permet de se promener à pied, en vélo ou en patins à roulettes le long de la plage sur près de cinq kilomètres. Archibondé en été, il peut laisser de marbre les amoureux de nature et de quiétude. Mais n’hésitez pas à poursuivre la balade jusqu’à la marina des pêcheurs (fishing center) d’où partent les croisières en haute mer. Les familles apprécieront les tours de découverte de la faune marine et en particulier les croisières aux dauphins. Les courants marins chauds de la baie font des eaux de la Virginie le terrain de jeu de milliers de dauphins chaque été. Pour ceux qui préfèreraient marier plein air et fruits de mer, une croisière unique est offerte. Le propriétaire du restaurant Waterman’s (watermans.com) dispose de plusieurs bateaux de pêche à bord desquels on part

été 2012 espaces.ca

1028-3


1 224 km distance à partir de Montréal

25°C

t empérature moyenne de l’air pendant l’été

22°C

température 6e meilleure ville moyenne de l’eau des États-Unis pour pendant l’été les activités plein air

3e

meilleure ville des États-Unis pour les vacances en famille en excursion à la demi-journée pour pêcher en haute mer. La récolte dépend de la saison mais elle est toujours fructueuse. Et le comble du luxe, c’est que les cuisiniers du restaurant préparent ensuite les poissons pêchés dans la journée pour le repas du soir. Il est donc possible de manger sa prise cuisinée à la perfection. Directement de la ligne à l’assiette! Les vagues de la plage sont aussi propices au surf, au SUP (Stand Up Paddleboard) ainsi qu’au kayak de mer. Il n’est pas rare de voir des kayakistes surfer sur les rouleaux de l’océan. Virginia Beach est d’ailleurs l’un des berceaux de ces nouveaux sports et accueille chaque année le Championnat de surf de la côte est. SURF ET RANDONNÉE SUR LES PLAGES DE SANDBRIDGE Plus on se rapproche de la frontière avec la Caroline du Nord et plus on change

d’atmosphère. Loin du tourisme de masse et du bouillonnement du boardwalk, le secteur de Sandbridge est à Virginia Beach ce que le Mile-End est à Montréal. De superbes maisons de plage sur pilotis riches en couleurs rivalisent de hauteur pour apercevoir la mer. Les fleurs ont les pieds dans le sable et les planches de surf poussent comme des champignons dans les jardins. C’est dans ce secteur calme et authentique que les habitants de la Virginie viennent passer leur journée au soleil. Les plagistes côtoient bon nombre de surfeurs à la recherche des meilleures vagues de l’océan. À partir du mois de mai, la température de l’eau est tout à fait supportable et permet de passer des heures sur la planche à améliorer sa glisse (location et cours chez Surf & Aventure – 4005 Sandpiper Rd). On fait une pause à mi-journée lors d’un pique-nique sur les dunes, le regard porté au loin vers l’océan. Si l’on continue plus au sud encore le long de Sandbridge, on arrive dans les marais sauvages et les eaux calmes du Back Bay National Wildlife Refuge (fws. gov/backbay/) et du False Cape State Park (stateparks.com/false_cape.html). Paradis des kayakistes, des randonneurs et des cyclistes, ces deux parcs reçoivent assez peu de visiteurs par rapport au First Landing State Park. Le premier compte 9 000 acres de plage, de forêt primitive et de marais où cohabite une faune variée constituée d’oies des neiges (snow geese), de faucons des

marais (marsh hawks), de renards roux, d’audacieuses tortues qui traversent la route et de quelques pygargues à tête blanche, l’emblème américain. Depuis le 18e siècle et jusqu’aux années 1980, plusieurs familles ont habité ce coin de terre sauvage. Entre sable et forêt, les maisons faites du bois récupéré sur la plage abritaient des gens marginaux qui préféraient vivre loin des regards. Leur vie misérable au milieu des dunes a laissé quelques traces dans les différents secteurs de Back Bay. On peut ainsi randonner jusqu’à l’ancien site de la chapelle dont il ne reste plus que le clocher. Tout autour, dans une forêt de pins qui dégagent leur doux parfum au soleil, plusieurs stèles témoignent du passage de ces curieux habitants. Chacune d’entre elles est décorée de fleurs blanches et de beaux coquillages ramassés sur la plage. Si l’on poursuit son chemin par

la plage, où des nuées d’hirondelles font la course contre le vent, on franchit rapidement la frontière du Back Bay Wildlife Refuge pour accéder au False Cape State Park. Cette zone vierge de toute présence humaine est un sanctuaire pour la vie végétale et animale de Virginie. C’est toute une aventure pour pénétrer dans ce territoire, accessible seulement en bateau par la mer, à pied ou en vélo à travers les sentiers de Back Bay. Difficile de réaliser qu’on ne se trouve qu’à une vingtaine de kilomètres des immeubles du front de mer. Pour les ermites dans l’âme, des emplacements de camping rustiques permettent de prolonger le plaisir de cette expédition hors du temps et loin de la Virginie que l’on croit parfois trop bien connaître…. visitvirginiabeach.com

PRATICO-PRATIQUE S’Y RENDRE : par la route, compter une quinzaine d’heures à travers cinq États américains, en passant à proximité de New York et Washington DC. Un beau voyage pour découvrir le nord de la côte est américaine. L’aéroport le plus proche de Virginia Beach est celui de Norfolk. Aucune liaison directe avec Montréal et la plupart des vols proposent une correspondance à New York ou Miami. DORMIR : hôtels sur le Boardwalk, maisons à louer sur le bord de la plage à Sandbridge, cabines ou camping dans les state parks, le choix est vaste et permet à toutes les bourses de trouver son bonheur. (virginiacampgrounds.com) SE RESTAURER : allergique aux fruits de mer? Passez votre chemin! Mais pour les adorateurs de poissons, presque tous les restaurants proposent une carte variée de produits frais en provenance directe de l’océan.

PAS BESOIN D’ALLER EN ITALIE POUR SE LANCER À LA DÉCOUVERTE DES SAVEURS Pédalez à la rencontre d’une région de créateurs où les goûts les plus raffinés et les paysages inspirants se croisent sur votre route à tout instant.

©Sébastien Larose

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18 juillet 2011 Au quotidien

Au petit matin, cinq canots glissent silencieusement sur l’eau. C’est le début d’un périple de 25 jours sur la rivière Broadback. Assise, les jambes repliées sous le banc avant, je retrouve avec aisance mon coup d’aviron. Une dizaine de mètres à l’avant, Michèle et Sylvain donnent le rythme de croisière, en alternance avec Liliane et Richard. Les serre-files, Raymond et Pauline, assurent ainsi la sécurité de notre petit groupe. La matinée s’annonce paisible. Le vent sera-t-il notre allié? Raymond se monte une voile, malgré les sceptiques. Dans plusieurs canots, des cannes à pêche n’attendent que l’occasion propice d’être lancées. Un court portage, une chute… Les canots se répartissent rapidement dans des arrêts où l’eau est profonde et oxygénée. Une cuillère Toronto Wobbler et ça mord! D’abord, quelques dorés puis Jean, aidé par Suzanne, attrape un brochet qu’on croit énorme. Nous n’avions pas encore croisé ses grands frères de la chute Carcajou, des bêtes de 97 cm et plus! On affiche complet pour le souper! Le poisson est inscrit à notre menu un soir sur deux. Notre kilométrage moyen quotidien en souffre un peu : 18 km au lieu des 25 km habituels. En fin d’après-midi, nous repérons une longue plage étroite où nos tentes s’érigent. Les tâches collectives d’abord : ramassage de bois sec, montage de l’aire de feu, installation d’un canot à l’envers, servant de comptoir de préparation aux repas. L’ingénieux Raymond y fixe même sa nappe à carreaux, adaptée à la forme du canot. Les responsables du souper s’installent au feu pendant que notre experte pêcheuse, 56

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PRO PO SE

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Rencontrés dans un club de canot-camping dans les années 70, mes amis et moi avons sillonné de petites et grandes rivières un peu partout au Québec. Notre amitié s’est soudée au fil du courant. Des familles se sont développées et les expéditions ont continué en s’adaptant aux enfants. Maintenant à la mi-cinquantaine, nous abordons la rivière Broadback avec la même passion qu’à nos vingt ans, mais avec la richesse de l’expérience acquise. Pour trois d’entre nous, c’est un retour en terrain connu puisque, en 1980, nous avions parcouru cette rivière sur une distance de 526 km, en ayant comme point de départ le lac Albanel, puis l’immense lac Mistassini, avant d’aller rejoindre la Broadback. Trente ans plus tard, nous partons du lac Frotet, à 120 km au nord de Chibougamau. Voici quelques extraits de notre journal de bord.

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Extraits de mon journal de bord

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EXPÉDITION SUR LA RIVIÈRE BROADBACK

VOS AVENTU RE S À

VOS AVENTURES

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TEXTE PAR JOHANNE GUIBERT ET PHOTOS PAR LILIANNE VALIQUETTE

Michèle, explique l’art de faire de beaux filets aux pêcheurs de la journée, car « Qui attrape le poisson l’arrange! » Deux heures après notre arrivée sur le site, nous nous assoyons enfin sur de petites chaises pliantes. Quel bonheur pour notre dos! Le repas comble notre appétit : crème de légumes, poisson farci et riz, carrés aux dattes. En soirée, un pain au cheddar cuit lentement au bainmarie et sera prêt à déguster le lendemain matin.

28 juillet 2011 Rapides, lutte extrême et orage

Déjà presque deux cents kilomètres de parcourus en cette douzième journée d’expédition. À la fin de la matinée, nous allons voir de quoi à l’air notre prochain défi : un rapide de classe RIII. Après l’avoir analysé, la voie du centre gauche est choisie. Tout le monde observe attentivement Michèle et Sylvain y passer avec aisance. Pour la énième fois, je revois les repères et la succession des manœuvres avec mon coéquipier : d’abord, coller la rive près de l’arbre tombé puis, se tasser plus au centre, enfiler à gauche du rocher triangulaire (pas le petit, le gros), un stop-courant possible un peu plus loin, ne pas oublier la gîte… Liliane gambade sur la rive, à la recherche de la meilleure position pour filmer la descente. Elle lève son aviron : feu vert. C’est à notre tour. Le grondement du rapide est intense, mon cœur bat la chamade. Mais qu’est-ce que je fais ici? J’essaie de repérer la voie d’approche. Les rochers me semblent tous triangulaires et je ne vois aucun arbre tombé. Gilbert, à l’arrière, se charge de la stabilité du canot et m’assure que tout va bien aller. Soudain, j’aperçois Sylvain qui nous indique la voie. Quelques coups d’aviron, appel suivi d’un débordé… Ça y est! C’est réussi pour toutes les équipes. Habitée par la fierté, je souris enfin à mes amis dont le regard brille de joie et de satisfaction. La journée se termine par un court portage pour éviter un RV où nous hissons à plusieurs les canots sur des rochers pour les mener à bon port au pied du rapide. Le campement se monte au sommet d’une falaise; nous avons la tête dans les bleuets, mais le dos couché sur la roche. Tout en bas, Richard et Michèle pêchent. Un brochet immense effleure la surface! Ça y est, Michèle le ferre, mais la puisette est introuvable. Nous observons la scène, curieux de la suite des événements. Au moment où le brochet semble vouloir retourner à l’eau, Richard, n’écoutant que son courage et, d’un élan désespéré à l’idée de voir disparaître le souper, se précipite à bras-le-corps sur la prise et l’immobilise à mains nues, faisant fi des dents du poisson de 70 cm. Une salve d’applaudissements salue cette lutte inusitée! Au beau milieu de la nuit, un orage, accompagné de vents violents, oblige Pierre à déménager sa tente et tout son matériel. Nous le repérons, au petit matin, installé dans le fond d’une vallée, enchevêtré dans des buissons d’aulnes et de bleuets.

2 au 4 août 2011 Traversée du lac Evans

Nous entamons la traversée du lac Evans lequel possède une forme irrégulière, creusée de profondes baies. Nous devons contourner une longue pointe étroite sur 10 kilomètres. Certains groupes de canoteurs optent de couper au plus court, en portageant bagages et canots, dans la partie étroite de cette presqu’île pour faire deux kilomètres de portage, principalement en terrain marécageux. Pas pour nous! Nous choisissons la voie sur l’eau, comme en 1980. Le vent sera d’ailleurs notre allié, nous permettant d’aller bon train. La chaleur intense en après-midi provoque des baignades fréquentes et même la toile-abri du campement est nécessaire pour nous protéger du soleil. À la sortie du lac, la rivière reprend son lit et les canots se faufilent dans un entrelacement d’îlots. Le paysage se transforme complètement : deux ours sont aperçus puis c’est au tour d’un orignal de se montrer le museau. La nuit venue, le hurlement d’un loup fait frissonner Suzanne alors que tous les autres dorment.

7 et 8 août Cordelles, portages et rencontres

La journée démarre par une cordelle à un RIV. Pour moi, une cordelle n’est jamais facile! Cet art consiste à faire descendre le canot dans une section de rapides, sans être dans le canot. Les canoteurs tiennent les cordes d’extrémité de quinze mètres dans leurs mains et avancent le long de la rive, tout en guidant le canot entre les obstacles en donnant de la tension à la corde au bon moment, selon la force et l’angle du courant. Se tenir debout sur les roches limoneuses est déjà un exploit pour moi. Alors, marcher d’un bon pas, tenir la corde (avec la tension voulue) d’une main, engager la pointe du canot dans le passage ciblé, me relever parce que j’ai glissé, repositionner le canot dévié (à cause du coup de corde


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donné en tombant…), sauter sur le prochain rocher, me relever et jeter un coup d’œil pour vérifier si le canot me suit toujours et qu’il n’a pas été pulvérisé en se drossant sur un rocher, tient plus de l’épreuve que du défi! Un peu plus bas, Sylvain et Michèle viennent à ma rescousse. Richard et Liliane m’encouragent. Ce qui me reste d’orgueil se noie dans une dernière chute. Pour rajouter à la fatigue générale, un portage du type « parcours du combattant » se présente. Michèle passe à l’avant pour le baliser. C’est du sérieux! Nul ne veut errer, un canot sur le dos, parmi un dédale d’arbres tombés, à la recherche d’un sentier éventuel. Cela n’empêche pas Pierre de s’enfoncer et de disparaître dans une anfractuosité de rochers : Gilbert l’aide à remonter à la surface. J’aperçois le canot de Richard, coincé entre deux épinettes. Richard est sans doute dessous; Liliane accourt. Le portage se termine en glissant les canots sur la mousse et le lichen. Autre cordelle pour un nouveau RII-RIV. Long soupir… En cinq heures, nous avons à peine parcouru cinq kilomètres. En fin d’après-midi, nous prenons quand même le temps de jaser avec le groupe de canoteurs du camp QuatreSaisons, installé sur une île, récupérant des efforts de la veille. Nous les avions aperçus de notre camping, au large du lac Giffard, le nez au milieu des vagues. Ça potine ferme avec Liliane; celle-ci conclut l’échange par un « Ah, quelle belle jeunesse! » Nous les rattrapons, le lendemain, à un long RIII-RIV. Après les avoir observés, nous les imitons et utilisons la « chicken road », en serrant la rive droite de près. À la sortie du lac Giffard, nous filons entre des berges escarpées, avec des pointes de 16,8 km/heure, enregistrées au GPS. Des eskers se devinent au loin, entre les buttes. De son œil de lynx, Richard est le premier à repérer des balbuzards en vol ou encore, la nichée de canards, camouflés près du rivage.

Au terme de notre périple de 391 km sur la rivière Broadback, nous avons monté la toile-abri en des temps records sous la menace d’orages imminents, approché des orignaux, surpris des aigles pêcheurs plongeant dans des rapides. Nous avons savouré, coude à coude, le café préparé par nos amis et surtout partagé notre bonheur d’être ensemble, au bout du monde, pendant vingt-cinq jours! Qu’importe notre cinquantaine, aujourd’hui, notre cœur a toujours vingt ans!

Pour mieux vous É VA D E R !

DONNÉES TECHNIQUES ››› Située au nord du cinquantième parallèle, tout comme la rivière Rupert, la rivière Broadback prend naissance dans le bassin du lac Mistassini et coule d’est en ouest pour se jeter dans la baie James. Son débit moyen est de 350 m³ par seconde. ››› Notre départ s’est fait du lac Frotet, à 120 km au nord de Chibougamau par la route du Nord. La sortie se fera au kilomètre 232, à la route de la Baie-James. ››› La partie du transport par route, de Chibougamau au lac de départ, le lac Frotet, ainsi que le retour à Chibougamau, a été effectuée avec la compagnie Escapade Boréale (418 770-8351• escapadeboreale.com). ››› Notre formation et l’expérience accumulée depuis trente ans nous permettent de faire ce type d’expéditions, sans avoir besoin de guides-accompagnateurs.

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PAR GUILLAUME ROY

© Xprezo

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QUÉBEC PLEIN AIR XPREZO : DES VÉLOS AVEC UNE ÂME

Des vélos durables et performants conçus et fabriqués par des artisans québécois avec des matériaux 100 % recyclables, pour les mordus du vélo. Bref, Xprezo (xprezo.ca) propose un produit pas comme les autres : des vélos qui ont une « âme ». Hugo Bardou a lancé Xprezo il y a sept ans avec une idée en tête : offrir des produits uniques d’une qualité et d’une durée de vie exceptionnelle. Et 100 % québécois. Conception, machinage, soudure, assemblage, tout est fait à l’usine de Bromont : « Tous nos sous-traitants sont dans un rayon de 100 km afin de faire rouler l’économie locale. On voulait prouver qu’on est capable de fabriquer des produits de qualité au Québec. » Destinés aux passionnés de vélo de route et de montagne, les vélos Xprezo se détaillent entre 2 300 et 7 000 $. Spécialisée dans les vélos haut de gamme, l’entreprise utilise des concepts uniques et des matériaux 100 % recyclables. « Nous utilisons de l’acier et de

l’aluminium, des composantes plus durables et aussi performantes que le carbone, ce qui nous permet de réparer nos vélos et de prolonger leur durée de vie », explique Antoine Larose, responsable des ventes et du marketing. Le choix des matériaux permet d’offrir un service « nouvelle vie » à leurs vélos. Pour environ 400 $, Xprezo repeint le vélo et change la quincaillerie. Un service unique que vous ne retrouverez pas si votre vélo est fabriqué en Chine! L’an dernier, Xprezo a produit 400 vélos. « Mais le but ultime est de sortir de 800 à 1 200 cadres par an », précise Antoine Larose. Objectif qui semble réalisable étant donné que les ventes ont augmenté de 15 à 35 % par an depuis la création de la compagnie. Pour l’instant, la majorité des vélos sont vendus au Québec et en Ontario, mais Xprezo développe de nouveaux marchés dans l’Ouest canadien, en France et aux États-Unis. « On n’a pas le choix d’innover pour rester compétitif », commente Antoine Larose

10 ANS

ÇA SE FÊTE EN GRAND!

qui fait partie des dix bike bums qui ont élu domicile au pied des pentes à Bromont. L’accès à l’incroyable réseau de sentiers a été la principale raison de s’établir dans ce coin, ce qui permet de tester les prototypes. « Après le travail, on part faire du vélo. C’est plus qu’un emploi, c’est un mode de vie », conclut-il.

ÉVASION KITEBOARDS: DES PLANCHES À L’ÉCHELLE HUMAINE

Pour le plaisir, Julien Racca a fabriqué sa propre planche de kitesurf il y a neuf ans. Après les premiers prototypes, la demande est rapidement venue de ses amis. Évasion kiteboards (evasionkiteboards.com) était né. Utilisant d’abord des techniques archaïques, il a fabriqué ses propres machines afin de mettre en marché ses planches uniques fabriquées à l’échelle humaine. Pour répondre à ses besoins particuliers, Julien a fabriqué trois machines pour l’usinage des planches, la sublimation et l’assemblage (presse). « J’ai appris plein de trucs avec des

DUCHESNAY

n o u ve

au!

RAWDON RIGAUD MONT-ST-GRÉGOIRE

amis, en visitant des usines, sur les forums du web, mais surtout par essais et erreurs », témoigne le mordu du kite, bien conscient du risque lié à l’utilisation d’une résine toxique dans les planches. « Je préfère prendre mes responsabilités et prendre les risques liés à l’utilisation de la résine que de faire fabriquer mes planches par de petits Chinois qui font ça à mains nues et qui développent des réactions allergènes... » Tant qu’à faire des planches pour le kitesurf, Julien Racca a également lancé une planche spécialisée pour le kiteski. Une technique qu’il enseigne à de jeunes décrocheurs pour fabriquer des snowboards à l’école secondaire Camille-Lavoie, à Alma, où il est technicien de laboratoire. Évasion vend trois modèles de kiteboard (435 $) et un modèle de kiteski (445 $) en plus d’offrir l’option de faire des planches sur mesure. Ces dernières lui ont même permis de décrocher un contrat avec Pepsi pour une pub en Papouasie-Nouvelle-Guinée. En trois ans d’existence, les ventes de planches sont passées de 20 unités pour la première année à 70 l’an dernier, dont 80 % de planches de kitesurf. D’ici trois ans, l’objectif est de vendre 300 planches par année. Convaincu de la qualité de ses planches, Julien Racca, joint lors d’un séjour en Guadeloupe où il passe des vacances en famille tout en développant de nouveaux marchés, admet qu’il reste encore beaucoup de travail à faire dans la mise en marché. Durant son périple, il visitera également le Mexique et longera la côte est américaine où il souhaite percer le marché. L’entrepreneur de Saint-Bruno au Lac-Saint-Jean constate toutefois que les Québécois manquent de confiance dans les produits d’ici : « Tout comme plusieurs entreprises locales, c’est difficile d’obtenir la reconnaissance qui certifie que mon produit en est un de très haute qualité. Les gens ont souvent l’impression que c’est moins bon que ce qui vient de l’extérieur. »

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///É QUIPEMENT

Maillots de bain 2012 PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

L’été est arrivé, ainsi que son lot d’activités nautiques. Pour celles qui prêtent attention à leur style même dans les situations les plus sportives, voici cinq modèles de maillots de bain pour prendre l’apparence d’une sirène.

UN MAILLOT POUR TOUS LES GOÛTS Lolë sait parler aux femmes! Sa nouvelle collection 2012 apporte variété et style à la garde-robe estivale. Avec les trois modèles de culotte et les quatre modèles de haut, vendus séparément, un large choix de motifs et de couleurs permet de personnaliser son apparence en fonction de l’envie et de l’activité. Partie de volley sur la plage? On choisit le bandeau Tropez à l’allure très Brigitte Bardot. Une journée ensoleillée de kayak en perspective? Le tankini protègera le ventre des U.V. tout en cachant les complexes… Le mix and match proposé par la marque québécoise permet de varier facilement les plaisirs tout en apportant confort et qualité. Le tricot Swim Tech utilisé pour la nouvelle collection est extensible en tout sens et résistant au chlore et aux UV avec sa protection FPU 50 LOLË, Haut Tankini Azur et Culotte Rio | 60 $ et 40 $ | lolewomen.com

DÉESSE DES BASSINS Comme le précise l’intitulé de la nouvelle collection Wellbeing d’Adidas, c’est le confort qui prime. Haut à triangles coulissants et culotte taille basse, rien de très original, mais d’une simplicité efficace. Il faut dire que les trois bandes symboliques de la marque ajoutent une certaine dose de style à l’ensemble. Comme pour sa gamme de vêtements et de souliers, tout réside dans l’apparence et le prestige qui se dégagent des modèles. Ce maillot de bain ne déroge pas à la règle et c’est telle une athlète du 100 mètres nage libre que vous plongerez dans la piscine olympique… ou celle au fond de votre cour arrière! ADIDAS, Wellbeing | 74 $ | adidas.ca

MONTRÉAL SUR MER Maison québécoise de création sur-mesure, Moov Design a pignon sur la rue branchée qu’est l’avenue Mont-Royal (1106 avenue Mont-Royal Est, coin Christophe Colomb). Sa ligne de vêtements décontractés et de maillots de bain colorés allie l’utilisation de textile à base de fibres naturelles et un design simple et alléchant pour les amatrices de sport et de baignade. Dans la boutique, une large gamme de modèles est présentée aux clientes pour qu’elles fassent leur choix de style et de couleur. Triangle échancré, shorty bandeau et coloris tropicaux comblent les femmes en quête de bikinis de caractère. Les mains habiles des assistantes prennent ensuite les mesures puis la commande est envoyée au deuxième étage du magasin pour être fabriquée par les couturières. Sur-mesure et singularité garantis pour le maillot de bain de vos rêves. Le tout en supportant la création québécoise pour avoir bonne conscience cet été! MOOVDESIGN, maillot Moov boucles | 120 $ | moovdesign.com 60

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© Photo : Fred Marmsater. Wolverine World Wide, inc., détaillant autorisé de chaussures Patagonia.

SURF UN JOUR, SURF TOUJOURS Roxy est devenue, pour toutes les filles, synonyme de plages ensoleillées, de sables fins et surtout de belles vagues déferlantes. La marque de surf australienne, dérivé féminin du géant Quicksilver, séduit les sportives dans l’âme depuis les années 1990 avec une gamme de maillots agréables à porter aux coupes séduisantes et acidulées. Idéals pour toute sorte d’activités dans l’eau, les modèles sont aussi nombreux qu’il y a d’envies féminines. Et puisque, pour être au top de la concurrence, il faut être versatile, les hauts et les bas sont dissociables afin de mélanger les genres et les couleurs. Et des pads peuvent presque toujours être ajoutés au besoin pour des formes encore plus prononcées. À peu près tous les maillots sont conçus avec 80 % de nylon et 20 % d’élasthanne. ROXY, Haut Licou et Culotte | 48 $ et 42 $ | roxy.com

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Légèreté, soutien et traction, des pieds au frais et au sec et une foulée plus naturelle

COMME UN POISSON DANS L’EAU Fini les idées reçues! On peut aujourd’hui porter un maillot une-pièce tout en étant élégante. C’est ce que veut démontrer la marque Speedo, qui a fait son fonds de commerce dans les modèles de natation, en révolutionnant l’allure et la technologie des maillots une-pièce. Compression tout autour de la taille, bordures en silicone et soutien-gorge intégré permettent aux nageuses de se sentir à l’aise et performantes dans l’eau… comme sur la serviette. En outre, la fibre de Lycra utilisée dans leur collection est conçue pour durer 5 à 10 fois plus longtemps que l’élasthanne ordinaire et résister, baignade après baignade, aux lotions solaires, à l’huile de la peau ainsi qu’au chlore des piscines. SPEEDO, Mighty Python | 79 $ | speedocanada.com

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et d’autres détaillants réputés.


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RANDONNÉE D’UN JOUR

L’affaire est PAR CHARLINE-ÈVE PILON

dans le sac

Lorsqu’on part pour une journée, on a besoin d’un bon sac à dos léger qui peut contenir autour de 35 litres. Surtout, il doit assurer un confort optimal, une parfaite solidité ainsi qu’une grande polyvalence. Voici quelques sacs qui viennent à peine d’arriver sur les tablettes. CHARGE ULTRALÉGÈRE

Ultraléger, l’Exos 34 (34 litres) possède une suspension avec armature d’aluminium conçue pour assurer un grand confort. Son panneau dorsal en tissu maillé tendu et respirant permet une bonne circulation de l’air. Les bretelles et la ceinture en mousse à fentes recouvertes de tissu maillé sont conçues pour une perméabilité à l’air. Par ailleurs, il est équipé d’attaches pour les bâtons de marche et les autres équipements. OSPREY, Exos 34 | 184 $ | ospreypacks.com

UN CLASSIQUE

Le Hot Shot backpack pour hommes est inspiré des traditionnels sacs à dos d’excursion. Avec ses grands compartiments pour un volume total de 33 litres, il permet au randonneur d’y mettre plus que l’essentiel. Le sac fournit un bon support grâce à son panneau dorsal en maille aérée et une couche de polyéthylène. De plus, il est muni de bandoulières avec mousse ainsi que d’une ceinture molletonnée à la taille pour une meilleure stabilité, et des sangles d’attache sur la poche frontale pour y « cliper » votre matériel. THE NORTH FACE, Hot Shot | 99 $ | thenorthface.com

DANS LES PETITS POTS…

Ce sac de 18 litres est fonctionnel : il permet de bien ranger ses choses malgré une capacité restreinte. Fait de nylon léger résistant, il dispose de bretelles à faible friction pour équilibrer le poids sur les deux épaules. De multiples pochettes extensibles donnent rapidement accès au contenu. Il est aussi doté d’attaches rétractables pour les bâtons de marche et est compatible avec tout système d’hydratation. Il est justifié pour les petites balades et sorties urbaines et surtout, pour ceux qui souhaitent partir avec le strict minimum sur le dos. BLACK DIAMOND, Blaze | 89 $ | blackdiamondequipment.com

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BIEN PENSÉ

Un modèle simple, taillé et conçu pour la randonnée. Le Wizard air propose le confort grâce au nouveau système amélioré Aeroflex. Les bretelles s’ajustent facilement à la longueur du dos du porteur pour allier bien-être et ergonomie. D’un volume de 24 litres, il peut être augmenté jusqu’à 28 litres à l’aide d’une fermeture éclair. Autres détails fonctionnels : les sangles de compression, la housse de pluie, les poches extérieures en filet, une sortie pour le système d’hydratation ainsi qu’une ceinture ventrale amovible. Parfait pour tous les espaces de jeux. VAUDE, Wizard Air 24+4 | 124 $ | vaude.com


TOUT ÉQUIPÉ

Pensé spécifiquement pour la femme, le Northern light affiche un design moderne. Très léger, il peut contenir jusqu’à 30 litres et peut être aisément porté sur les épaules avec ses simples bretelles. Il est doté d’une ceinture de poitrine ajustable ainsi que d’un dos en tissu maillé pour un meilleur confort et une ventilation améliorée. Caractéristiques supplémentaires : housse de pluie intégrée, attaches pour bâton de marche, pochettes frontales et latérales et sangles de compression. Un fidèle compagnon pour les marches tout-terrain. MCKINLEY, Northern light 30W | 89 $ | mckinley.eu

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LE PIED LÉGER

Ce sac bien pensé vous accompagnera, peu importe l’activité prévue au programme. D’une capacité de 32 litres, ce modèle est spécialement conçu pour la morphologie féminine. Il possède deux points d’attache pour les bâtons et le rangement y est facile grâce à un mode de remplissage et de fermeture inversé à son sommet. Il comprend une aération centrale au niveau du panneau dorsal et des harnais respirants à bretelles fendues. Il est équipé d’une maille élastique pour le tube d’hydratation ainsi que d’une poche frontale ouverte. GREGORY, Freia 30 | 129 $ | gregorypacks.com

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Aventures & confort

Vous vous apprêtez à prendre la poudre d’escampette pour quelques jours ou quelques semaines? Évitez de surcharger vos bagages : apportez des vêtements passe-partout et faciles d’entretien. Voici quelques idées à glisser dans votre valise, quelle que soit votre destination.

PAR CHARLINE-ÈVE PILON

EN VILLE, EN FORÊT

LA POLYVALENCE

Un capri qui se donne un air d’aller! Grâce à ses nombreuses poches, dont l’une de sécurité sur le devant, ce long bermuda permet d’apporter le strict minimum avec soi. Il est fait de Bedford extensible, soit un mélange de coton, de polyester et d’élasthanne. Préconisé par les randonneuses et les marcheuses urbaines, il est résistant aux frottements, évacue l’humidité et offre un FPU 50+. Proposé en quatre couleurs. Lolë, Capri Promenade | 70 $ | lolewomen.com

Envie d’aller explorer un nouveau pays? Le pantalon Raid Zip-off pour hommes est tout indiqué. Composé de nylon à 94 % et de spandex à 6 %, il est le compagnon rêvé des grandes aventures. Il sèche rapidement, est extensible, robuste et imperméable. Il incarne la polyvalence du 2-en-1 puisqu’il se convertit en bermuda et possède une multitude de poches dont une plus petite sur le devant pour y dissimuler son passeport. Il ne reste qu’à trouver l’endroit où l’on désire exploiter ses qualités! Disponible en cinq couleurs. CHLOROPHYLLE, Raid Zip-off | 109 $ | chlorophylle.net

UN VENT DU SUD

Une robe idéale pour le voyage : la T-dress d’Encantados. D’ailleurs le slogan de la compagnie l’indique : « Conçus sous le soleil, fabriqués au Québec ». C’est un vêtement polyvalent qui s’adapte à toute situation. Que ce soit pour les journées qui s’éternisent sur le bord de la plage ou les soirées un peu plus chics, elle remplit bien sa mission. Jolie et pratique, cette pièce est surtout très confortable. Côté technique, c’est un mélange de rayonne et de spandex. Un tissu mince, très doux et qui tombe bien, donc agréable pour les vacances. Disponible en six couleurs. Encantados, T-Dress | 75 $ | encantados.ca

TOURNER ET VIREVOLTER

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La jupe LIM 10 533 est idéale pour toute excursion urbaine ou aventure au soleil. Il faut dire qu’elle est confortable en plus d’être coquette. Ce vêtement de la collection estivale Safari combine 64 % de fibres de bambou, 28 % de coton organique et 8 % de spandex. Résultats? Une jupe douce, hypoallergène, antibactérienne, résistante aux rayons UV, et qui est conçue dans une matière à la fois renouvelable et naturelle. Idéale pour les clientes qui ont la fibre écoresponsable! Elle est offerte en quatre couleurs. FIG Clothing, LIM 10 533 | 65 $ | – ESPACES [FR].pdf 1 5/1/12 2:16 figclothing.com

PM


BAGAGE ÉTHIQUE

Des images de roues de vélo, de vagues et de forêts… Les t-shirts de la collection Ethikwear se roulent très bien dans une valise. Ils sont vendus dans un éventail de couleurs, d’illustrations engagées et de messages positifs. Faits de tissus biologiques et écoresponsables (tels que le coton recyclé à 70 % et le polyester recyclé), ces chandails à manches courtes offrent un confort sans égal. Et en plus de se vêtir éthiquement, on encourage une philosophie responsable, car sa confection est assurée principalement par des organismes québécois à vocation sociale. De quoi avoir l’esprit tranquille. OÖM, Ethikwear | 42 $ | oom.ca

DE QUEL BOIS JE ME CHAUFFE

Après les vêtements fabriqués à partir de fibres de chanvre ou de bambou, voici des pantalons faits à partir de bois d’eucalyptus, l’un des tissus les plus « verts ». La matière première provient de plantations certifiées écologiques FSC (Forest Stewardship Council) − qui garantit que le bois utilisé est issu de forêts gérées de manière durable. La matière absorbe l’humidité et prévient la formation de bactéries pour convenir aux peaux sensibles. La fibre est tricotée et teinte au Québec. C’est le pantalon trois-quarts pour hommes idéal à arborer dès que le souhait d’un confort absolu se fait sentir. RESPECTERRE, Capri Veda | 70 $ | respecterre.com

NECKY Manitou Sport

APRÈS LA PLUIE…

S’il y a une chose qu’on ne peut prévoir lorsqu’on part en voyage, c’est la température. Pour les jours pluvieux, le coupe-vent imperméable Catalpa peut assurer le confort, jusqu’au retour du beau temps. Avec son aspect denim et fait de polyester, il est apprécié pour ses capacités hydrophobes et sa respirabilité. Ses coutures stratégiquement scellées, son fermoir étanche et sa ventilation zippée sous les bras complètent le portrait. Un traitement déperlant durable écologique a été appliqué sur le tissu. Les manches sont détachables et le dos intérieur est en filet. Pour hommes. ORAGE, Catalpa Style No. AUM0061 | 200 $ | orage.com

DANS L’AIR DU TEMPS ! atmosphere.ca

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///É QUIPEMENT

Tout le nécessaire pour demeurer ACTIF AVEC BÉBÉ PAR GUILLAUME ROY

Avoir des enfants, ça fait peur. Peur de ne plus pouvoir aller jouer dehors. Heureusement, il y a de plus en plus d’équipement pour profiter du plein air avec bébé.

SAC À DOS POUR LE HORS-PISTE

En montagne ou sur les terrains cahoteux, le sac à dos porte-bébé est de mise. Plusieurs modèles existent sur le marché. Les critères à retenir : confort, confort et confort! Pour vous et pour le bébé. Une suggestion : le Deuter Kids Comfort III. Bébé se glisse facilement dans ce sac à dos de 3,45 kg. Avec plus de 20 litres de rangement supplémentaire, un espace de rangement pour un sac d’hydratation de 2 litres, un miroir amovible, un pare-soleil et un pied de support, tout y est pour la petite ou la grande randonnée. Un autre point positif : sa facilité d’ajustement et le rembourrage pour un confort total. DEUTER, Kid Comfort III | 300 $ | deuter.com

FLEXIBILITÉ MAXIMALE

La poussette Cougar, le meilleur vendeur de Chariot, est un incontournable pour les parents actifs, car c’est la seule poussette que l’on peut transformer à sa guise pour la marche, le jogging (ou le patin à roulettes), le vélo, la randonnée et le ski. Et existe-t-il une meilleure façon d’endormir bébé que de le promener en poussette? Profitez-en pour aller prendre l’air! Tous les systèmes de transformation sont extrêmement simples et s’effectuent en appuyant sur un bouton poussoir. Munie d’une suspension, d’une moustiquaire, d’une fenêtre de protection et fabriquée avec des matériaux de première qualité, c’est la poussette sportive de luxe. Un deuxième bébé se pointe à l’horizon? Pas de problème, car Chariot fait également des poussettes pour deux enfants. Voyez ça comme un investissement, car même après quelques années, ces poussettes conservent une très bonne valeur de revente. CHARIOT, Poussette Cougar (habitable, sans roue avant) | 625 $ | chariotcarriers.com

Options Cougar >> Jogging – à partir de 6 mois

Pour le jogging ou la marche en forêt, il faudra changer les petites roues pour la grosse roue de 16 pouces tout-terrain. Si vous n’avez pas de problème d’espace où vous marchez, les roues pour la marche ne seront pas nécessaires et la grosse roue tout-terrain fera amplement l’affaire. Trousse de jogging : 110 $

>> Vélo – à partir d’un an

Partir pour une belle randonnée à vélo pour endormir bébé tout en s’amusant. Il suffit d’ajouter un petit module à votre vélo pour recevoir la boule d’attache du système

JAMAIS SANS

Chariot et d’insérer une tige d’aluminium dans le dispositif ezHitch de la poussette et le tour est joué. Trousse de vélo : 80 $

>> Ski de fond – à partir de 6 mois

Bien emmitouflé dans son habitacle, bébé restera au chaud pendant que les parents profiteront d’une superbe sortie de ski de fond (encore une fois, dodo assuré!). On change les roues latérales pour des skis, simplement en appuyant sur un bouton poussoir. On insère les tiges télescopiques (à la place de la roue avant) que l’on attache comme une ceinture et c’est parti! Trousse de ski : 300 $

MON GUIDE!

GUIDE DES ITINÉRAIRES DE RANDONNÉE ALPINE DES CHIC-CHOCS Avec ses 52 photos et 11 cartes, il ouvre les portes d’un extraordinaire terrain de jeu québécois : l’arrière-pays des Chic-Chocs. Un territoire rempli de descentes gorgées de poudreuse, de couloirs abruptes et de sous-bois athlétiques, dans un environnement vierge et pur. Il couvre une région de 3 500 km2 et décrit plus de 130 descentes uniques dans les Chic-Chocs en plus d’y trouver des informations essentielles relatives aux procédures d’urgence, à la météo et au respect de la faune environnante.

GUIDE DU PLEIN AIR AU QUÉBEC 4e édition révisée et bonifiée Pour découvrir les destinations les plus oxygénées et vitaminées du Québec: près de 500 suggestions illustrées de centaines d’images, présentées région par région, avec des conseils spécifique pour bonifier la pratique de tout adepte du novice à l’expert, en passant par la famille. Disponible dès maintenant dans les librairies et boutiques spécialisées de sports et loisirs plein air. Commande en ligne sur WWW.ESPACES.CA dans la section BOUTIQUE

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ERGONOMIE ET CONFORT

Pas d’espace pour trainer le gros sac à dos avec armature en voyage? Besoin d’un porte-bébé pour une petite randonnée improvisée? Pas de problème! Sortez le porte-bébé Ergobaby. Souple, efficace et confortable pour le bébé, c’est le meilleur compromis entre ergonomie et confort. Avec un support aux hanches, une poche de rangement et un pare-soleil, c’est le porte-bébé pour toutes les situations! ERGOBABY, Organic Baby Carrier | 135 $ | store.ergobaby.com

LE SUMMUM EN MATIÈRE

DE RÉGULATION

MAXIMALE DE L’HUMIDITÉ LES CHAUSSETTES OFFICIELLES DE :

VESTE DE SAUVETAGE POUR LES TOUT-PETITS

Même si elle n’est pas homologuée par Transports Canada (il n’existe aucune norme destinée aux enfants de moins de 9 kg), cette veste de sécurité conçue pour les bébés de 4 à 11 kg a reçu le Prix canadien de la sécurité nautique pour le meilleur nouveau produit de sécurité en 2006. C’est votre meilleure option si vous voulez aller sur l’eau avec le nouveau venu. NAYA MARINE GEAR, Naya Baby | 40 $ | nayamarinegear.com

TENTE « SPORT BILLY »

Vous souvenez-vous de Sport Billy qui sortait n’importe quel objet de son petit sac magique? Une petite tente autoportante arrive presque à réaliser ce tour de force. D’une dimension de 1,22 m et assortie d’un matelas, la tente se plie facilement pour entrer dans un léger sac circulaire de 35 cm de diamètre. Peu importe où vous irez, à la plage, à la montagne ou en forêt, bébé voudra éventuellement faire une sieste. Pourquoi ne pas en profiter pour relaxer et admirer le paysage pendant que le marmot dort dans sa petite tente? De plus, ça l’habituera à faire du camping. Cette tente peut aussi servir chez les amis, car l’enfant sera à l’aise dans son élément. KIDCO, Peapod de Kidko | 80 $ | kidco.com

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IRONMAN MONT-TREMBLANT: LE 24 JUIN ET LE 19 AOUT, 2012

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AGENDA////// DE L’ÉTÉ POUR VOS JOURNÉES LONGUES, CHAUDES ET ENSOLEILLÉES, VOICI DES IDÉES DE SORTIES SPORTIVES POUR PROFITER DE CHAQUE MOMENT ET PASSER LE MEILLEUR DES ÉTÉS POSSIBLES. PAR ANTOINE STAB

JUIN

21 JUIN AU 8 JUILLET

// V élirium 2012 Mont Sainte-Anne La grand-messe du vélo de montagne revient au mont Sainte-Anne, pour trois semaines qui s’annoncent des plus sportives et festives. Côté compétition, outre les courses dédiées aux vététistes professionnels (Coupe du monde de descente et de cross-country), le Vélirium consacre une grande partie de sa programmation aux cyclistes en herbe! Du débutant à l’expert, chacun pourra trouver une compétition à la hauteur de ses compétences avec Le Raid Vélo Mag (30, 60 ou 80 km), le Monte-le-Mont (une montée de 6 km puis une descente) ou encore le Red Bull Monte Descend. Côté festival, il sera possible d’assister à des

démonstrations, des formations et des conférences. Également au programme, de nombreux exposants sont attendus : des fabricants de vélos et accessoires, détaillants et boutiques, entreprises de réparation et de soutien technique, compagnies de vêtements, etc. (418 827-1122 / velirium.com)

30 JUIN

// Festival Ultimate XC KMag Saint-Donat Le festival Ultimate XC KMag est un rassemblement sportif pour les amoureux et compétiteurs de course en forêt, organisé au parc des Pionniers, au cœur du village de Saint-Donat. Les coureurs pourront se mesurer en cross country (parcours de 5 et 13 km) ou en trail running (21, 35 et 50 km) à travers les sentiers forestiers au dénivelé raisonnable. Pour les graines de champions, une course de 1 km est au programme, imaginée et dirigée par une jeune coureuse de 10 ans expérimentée en sentier. (ultimatexc.com)

JUILLET

DU 7 AU 15 JUILLET

// Festirame Saguenay-Lac-Saint-Jean Qui a dit que le marathon se faisait toujours en courant et sur la terre ferme? Chaque année, Festirame permet à quelque 1 000 rameurs de s’affronter en chaloupes sur 42 km bien arrosés, au gré des vents, vagues et courants. Mais c’est aussi un rassemblement festif avec une programmation humoristique, Rachid Badouri (le 8 juillet), et musicale, Roch Voisine (le 13 juillet). (418 662-4083 festirame.com)

15 JUILLET

// Défi des dames de cœur Ville de Québec Comme son nom l’indique, cette course s’adresse uniquement à la gent féminine. Cependant, les dames courront pour une cause masculine puisqu’une partie des frais d’inscription sera remise aux organismes de lutte contre le cancer de la prostate. Le parcours, long de 5 ou 10 km est une boucle vallonnée dans les abords de la Terrasse de Lévis et du Vieux-Lévis. Pour les plus jeunes, une course de 2 km est prévue. (418 694-4442 couriraquebec.com)

21 AU 29 JUILLET

// 58e traversée internationale du lac Saint-Jean Roberval Lieu de toutes les activités de plein air, d’exploits et de dépassements de soi, le lac Saint-Jean sera une nouvelle fois le terrain de jeu de l’élite mondiale de la nage en eau libre. Le 28 juillet, une trentaine de nageurs − représentant une douzaine de pays −, participera, dans le cadre du Grand Prix de nage en eau libre FINA, à cette chevauchée aquatique de 32 km qui requiert en moyenne sept heures d’efforts physiques et psychologiques, et qui est considérée comme étant l’une des six épreuves sportives les plus difficiles au monde. D’autres épreuves sont aussi proposées et pas des moindres : la traversée pour les nageurs amateurs (le 21 juillet), le 1, 2 ou 5 km (le 21 juillet) ouverte à tous, le 10 km comptant pour la Coupe du monde des marathons de 10 km en eau libre FINA 2012 (le 26 juillet) et enfin le Marathon de la relève Rio Tinto Alcan pour des compétiteurs de 14 à 26 ans (le 27 juillet). Pour tous ceux qui n’ont pas peur de boire la tasse! (418 275-2851 traversee.qc.ca)

ESPACES. PARTOUT AVEC VOUS. Internet, Éditions numériques, iPad et autres mobiles. Abonnez-vous au bulletin Seconde Nature. Participez aux concours.

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17 AU 19 AOÛT

26 AOÛT

// XC de la vallée Vallée Bras-du-Nord Le XC de la Vallée est une course de trail running, dans le cadre inspirant de la vallée, l’un des plus beaux paysages naturels à admirer au Québec. De quoi inspirer les coureurs pendant le 10 km de nuit (le 17 août) sur les chemins en terre et à travers champs, sentiers de trekking et quad, simplement éclairés de leur lampe frontale. De quoi leur donner l’énergie pour avaler les trois étapes de 10, 35 et 21 km que constitue le trail running de la Trans Vallée. De quoi les sublimer pour s’aligner sur l’une des courses proposées de manière indépendante à tous les coureurs, athlètes aguerris ou simples novices. Préparez vos crampons, ça va foncer dans le boisé! (1 877 406-0705 vertleraid.com)

24 AU 26 AOÛT

© Renaud Paradis

// Marathon des 2 rives Ville de Québec et Lévis Perturbé en 2011 par un ouragan, le Marathon des 2 rives entend bien cette année faire fi des conditions climatiques capricieuses pour se consacrer à la course, rien que la course. Les trois jours de compétition devraient suffire pour alimenter durablement le Saint-Laurent, quitte à risquer la crue sur les berges de Lévis : le marathon, le demimarathon, le 10 km, le 5 km de la Santé et la Course des jeunes - 5 km (épreuve réservée aux jeunes de 7 à 14 ans) et enfin la Course des Étoiles (8 km, en individuel ou en groupe). (418 694-4442 - couriraquebec.com) // R aid extrême Bras-du-Nord Vallée Bras-du-Nord Neuvième édition de la populaire épreuve de raid, avec toujours au menu des réjouissances cyclistes, le raid extrême traditionnel avec l’épreuve du Petit Bras (47 km) et du Gros Bras (70 km). Nouveauté de cette année, le raid a reçu l’aval de l’Union cycliste internationale (UCI) pour être affiché sur le calendrier mondial. Des vététistes de l’Elite seront donc présents dans une épreuve spécialement organisée pour l’occasion : le Gros Bras Elite de 97 km. Une consécration de plus pour cette compétition déjà sacrée course de l’année en vélo de montagne par la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC). (418 704-5036 - raidbrasdunord.com)

24 AU 26 AOÛT

// Festival d’eau vive de la Haute-Gatineau Maniwaki L’un des plus grands festivals d’eau vive en Amérique du Nord. Il fêtera cette année son 15e anniversaire avec toujours cette volonté de faire découvrir les attraits récréatifs et environnementaux de la rivière Gatineau. Au programme : descente de rivière en canot, kayak et rafting pour tous les niveaux de pagayeur. Un départ pour la rivière Désert, un affluent de la Gatineau, plus facile et accessible en famille, est également proposé. Le site de la polyvalente de Maniwaki, aux abords de la rivière Désert, tiendra lieu de quartier général pour tous les campeurs pendant le festival. (514 252-3001 - gatineau.org)

8 SEPTEMBRE

29 JUILLET

SOYEZ DANS L’AGENDA DE LA REVUE ESPACES

Vous organisez une activité spéciale, un événement de plein air ou souhaitez nous en suggérer un? Annoncez-le directement à notre communauté sur www.espaces.ca

Municipalité de Ferme-Neuve

Pour joindre Les Amis de la Montagne du Diable

www.montagnedudiable.com 877 587.3882

PARC RÉGIONAL DU POISSON BLANC PAIX NATURE ET DÉMESURE !

Municipalité de Notre-Dame-du-Laus

www.parcdupoissonblanc.com 819 767.2999 PLEIN AIR HAUTE-ROUGE LA SANTÉ PAR LE PLEIN AIR ! Municipalité de Rivière-Rouge

www.pleinairhauterouge.com 819 275.2577 © Mont Sutton

// T riathlon de Charlevoix Saint-Aimé-des-Lacs Créé en 2004, le triathlon de Charlevoix est devenu un événement incontournable du genre au Québec. Autour de la base de plein air de Saint-Aimé-des-Lacs, chacun pourra transpirer sur la distance de son choix, que ce soit en triathlon (catégorie mini, sprint, olympique individuel ou équipe), ou en duathlon (sprint, olympique individuel ou équipe). Des distances (300 m de nage, 10 km de vélo, puis 3 km de course) sont également proposées pour les jeunes d’âge U-13 et U-15 qui souhaitent s’initier à ce sport. (418 439-0079 - lacnairne.org/triathlon)

PARC RÉGIONAL MONTAGNE DU DIABLE [en création] UNE MONTAGNE DE DÉCOUVERTES !

// Défis des Cantons-de-l’Est Mont Sutton Organisés chaque été par Vélo Québec, Les défis d’été sont une série de parcours non chronométrés où les cyclistes, amateurs ou compétiteurs, parcourent à leur rythme 75, 100, 125 ou 150 km. L’ultime challenge de la série aura lieu sur les routes des Cantons-de-l’Est, autour du mont Sutton, à travers la vallée de la Missisquoi, les villages Mansonville et South Bolton et le lac Brome. À l’arrivée, les participants pourront profiter de différentes animations, au pied des pistes de la station. (514 521-8356, poste 504 - vélo.qc.ca)

1 888 560.9988


ÊTES-VOUS PRÊT À

PARTIR EN VACANCES? © Sava Alexandru

PAR FRÉDÉRIQUE SAUVÉE

1. DE COMBIEN DE JOURS DE VACANCES PAR ANNÉE DISPOSENT EN MOYENNE LES QUÉBÉCOIS? a) 10 jours b) 15 jours c) 19 jours d) 21 jours

6. EN CAS D'ACCIDENT À L'ÉTRANGER, LAQUELLE DE CES CARTES PERMET D'ÊTRE RAPATRIÉ? a) carte de crédit b) carte de RAMQ c) carte routière d) carte Air Miles

10. QUEL(S) SERVICE(S) UN EMPLACEMENT DE CAMPING DIT «RUSTIQUE» N’OFFRE-T-IL PAS? a) l’eau potable b) l’électricité c) un bloc sanitaire à proximité d) il n’a aucun de ces services

2. QUELLE EST LA DESTINATION VACANCES LA PLUS POPULAIRE AUPRÈS DES QUÉBÉCOIS? a) le Québec b) les provinces maritimes c) le Mexique d) outre-mer

7. QUEL VACCIN EST INDISPENSABLE POUR UN VOYAGE AU BRÉSIL? CELUI CONTRE : a) la fièvre jaune b) le paludisme c) la grippe H1N1 d) la tourista

11. DE QUEL CÔTÉ UTILISER LE PAPIER ALUMINIUM POUR CUIRE DES ALIMENTS DANS UN FEU? a) surface brillante du côté des aliments b) surface mate du côté des aliments c) aucun, l’aluminium est cancérigène! d) l’un comme l’autre, ça n’a pas d’importance…

© Tony Tremblay

5. À COMBIEN REVIENT LE COÛT DE L’ESSENCE NÉCESSAIRE POUR EFFECTUER LE TOUR DE LA GASPÉSIE DEPUIS MONTRÉAL EN AUTO? a) 150 $ b) 250 $ c) 550 $ d) 1 500 $

7 à 10 points : n’égarez pas votre guide de voyage… 11 points et plus : avouez donc que vous travaillez pour une agence de voyages!

© Pablo Calvo

12. EST-IL POSSIBLE DE PÊCHER SANS PERMIS? a) oui, le jour de son anniversaire b) oui, pendant la Fête de la pêche c) non, sauf si l’on a l’autorisation du propriétaire de la rivière ou du lac d) jamais, il est interdit de pêcher sans permis

13. MA PEAU ROUGIT EN GÉNÉRAL APRÈS 10 MINUTES D’EXPOSITION AU SOLEIL, QUEL VA ÊTRE L’EFFET D’UN ÉCRAN SOLAIRE AVEC UN INDICE DE PROTECTION (IP) DE 15 : a) il va me permettre de passer 15 fois plus de temps au soleil avant de rougir b) je vais rougir 15 fois moins que si je n’avais aucune protection c) ma peau va subir 15 fois moins les effets de vieillissement dus au soleil d) aucun, seul un indice de protection supérieur à 30 est efficace

8. COMBIEN DOIT-ON PRÉVOIR DE LITRE(S) D’EAU POUR UNE JOURNÉE DE RANDONNÉE ESTIVALE? a) 1 litre par personne b) 4 litres minimum par personne c) 1 litre par heure de randonnée d) Autant que possible 9. OÙ TROUVE-T-ON LE PLUS GRAND NOMBRE DE TERRAINS DE CAMPING AU QUÉBEC? a) dans les Cantons-de-l’Est b) dans les Laurentides c) en Montérégie d) en Gaspésie

14. TROUVEZ L’INTRUS : a) Westfalia b) Safari Condo c) Winnebago d) Chariot

© Joe Michl

4. LEQUEL DE CES OBJETS INSOLITES N'EST PAS AUTORISÉ EN CABINE DANS L'AVION? a) une camisole de force b) des aiguilles à tricoter c) un jouet pistolet d) aucun, ils sont tous autorisés en cabine

Moins de 6 points : assurez-vous de ne pas oublier votre passeport.

© Danny Warren

3. QUEL PERSONNEL N'EST PAS AUTORISÉ À ACCEPTER LES POURBOIRES? a) les pompistes de moins de 18 ans b) les agents de bord c) les moniteurs de ski d) les chauffeurs de taxi impolis

RÉSULTATS

Donnez-vous 1 point pour chaque bonne réponse.

15. QUELLE MAISON D’ÉDITION DE GUIDES DE VOYAGE EST D’ORIGINE QUÉBÉCOISE? a) Lonely Planet b) Petit Futé c) Ulysse d) Guide du routard

RÉPONSES : 1. c) En fait, c’est exactement 18,7 jours de vacances en moyenne; 2. a) 75 % des Québécois qui prennent des vacances restent au Québec. 4 % partent outre-mer; 3. b) 4. d) 5. b) 1972 km multiplié par la consommation de 9 l/100 d’une auto moyenne, multiplié par le prix de l’essence de 1,42 $; 6. a) La plupart des cartes de crédit comportent des assurances hospitalisation et rapatriement, à certaines conditions; 7. a) C’est une recommandation officielle de la part de l’Organisation mondiale de la santé; 8. b) 9. c) Environ 20 000 emplacements, suivi des Cantons-de-l’Est (15 000) et des Laurentides (10 300); 10. d) 11. a) la surface brillante réfléchit la chaleur à l’intérieur et cuit plus vite les aliments; 12. b) la Fête de la pêche se déroule du 8 au 10 juin 2012; 13. a) 10 minutes x IP 15 = 150 minutes. Je ne vais rougir qu’après 2 h 30 d’exposition au soleil. Attention : toutes les peaux ne sont pas identiques et la sueur fera perdre de la crème. Il est sage de diviser ce nombre par 2 (1 h 15); 14. d) Ces noms représentent tous des marques de véhicules récréatifs sauf Chariot, qui est une marque de poussettes pour enfant; 15. c) 70

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Photo : © Nicolas Gagnon

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© Wolverine World Wide inc., 2012. IRONMAN MD et M-DOT MD sont des marques déposées détenues par la World Triathlon Corporation et utilisées avec sa permission.

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Juin 2012 / Espaces  

Espaces est le plus important média de plein air au Québec. Notre mission : proposer aux adeptes d'activités de plein air, d'aventure, de vo...

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Espaces est le plus important média de plein air au Québec. Notre mission : proposer aux adeptes d'activités de plein air, d'aventure, de vo...

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