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poeme TV2

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J’ a i m e r a i é c r i r e l ’ h i s t o i r e u n i ve r s e l l e des gens ordinaires, considérer l’ensemble de nos vies banales comme la s o u r c e d e n o t r e v é r i t é , q u i v i e n d r a i t gr andir pour for mer le r uisseau buccolique , la r ivière à poissons, le fleuve bl e u , l a m e r é t e r n e l l e . R e l i e r b o u t à bout nos licoreuses individualités,

qui for mer ait la pelote d’eau que l’on dénomme la ter re . J’ai découver t des étangs au milieu des villes, j’ai plongé dans des lacs si profonds que l’infinité de l’abîme se cofondait avec le ciel et donnait une couleur bleutée à ma peau mouillée . J’ai vu des créatures composites si extr aordinaires que j’ai commencé à vouloir aimer les faibles, les anonymes, les perdants, les victimes, ceux qui coulent et se déposent lentement dans les abysses, pour for mer le socle de l’eau, le récipent de la ter re , le limon de l’histoire ,

la décomposition des mes souvenir s de toi. Nos petites vies qui s ’emboîtent Nos âmes qui se diluent pour for mer le r uisseau qui ser pente humblement dans la vallée de l’Amour. Nous n ’atteindrons pas la mer, notre histoire s ’ arrêter a ici, sur ce r uisseau minuscule au milieu de l’immensite de nos vies.

J ’ a i m e r a i m e d é t a c h e r d e t a v i e q u i s ’ a c c r o c h e à moi, j’aimer ai enfin taire ma souffr ance liquide , terminer dans un chiotte public pour que tu viennes tirer la chasse . Mon cer veau est une mélasse , mon c o r p s e n e f fe r ve s c e n c e , m o n s e xe e n d é l i q u e ssence , mes br as s ’allongent, mes poils se durcissent, la bouche ouver te .

J ’ av a i s e s p é r e r q u e l e s nu i t s solitaires me délivrer aient de l’empr ise de tes chants aqua-

t i q u e s . M a i s j e voya i s s e fo rm e r, a u p o i n t fo c a l e d e m e s pensées, les monstres visuels que tu me tr ansmettais.

Tu és avec moi, à chaque matin de ma vie , à mon reveil, à mes côtés. Je suis fatigué de ta présence vaporeuse , de ton absence .

La vie des gens oubliés se résume à vouloir : espérer, posséder, créer, détr uire , protéger, si possible aimer. Leur s peur s viennent combler le trou béant de leur existence qu’ils avaient creusé au commencement.

Leur monde se rétrécit. Ils ne regardent plus par la fenêtre la vie tranquille s’écouler Ils se maintiennent dans une sur vivance matérielle. Ils ne savent plus ce qu’ils aiment. Ils s’ignorent. Ils n’ont plus d’inspiration. Il n’y a plus que la lumière télévisuelle.

Elle les aveugle .

La lumière n ’est pas la vér ité. Elle les condamne . Le choc contrôlé des photons leur procure encore des petites émotions.

J’écris carré te voit

Petite télévision rassure le peuple rampant. Essayons de trouver l’harmonie . Produisez le r ythme chantant de l’ironie pixellisée . Les hommes télévisuels attaquent. Les carottes sont déjà cuites. Je trouve des slogans anarchistes. Il n ’ y a pas d’ordre annoncée . C’est de la poésie-zapping.

Pixellisation ou comment se forment les images. Interruption momentanée des programmes de l’amour. Suis-je capable de parler d’autre chose?

j’aidécalqué les formes que je vois pour que vous compreniez mieux ce que j’ai à vous dire . La détresse des images, de mes visions. La limite du suppor table . C’est un défi lancé à la culture blasée . Vous savez tout voir?

Je sens une détresse assise à côté de moi. Pourquoi suis-je aussi réceptif? Je sens comme un courant électrique basse-tension qui circule sur mon côté droit, comme s’il était aimanté, attiré par la chair voisine . J’ai une envie irrésistible de lui caresser la main. Elle à l’air triste , de ne pas savoir me parler. Elle est belle . Que puis-je dire de mieux sur cette inconnue . Je voudrais lui appor ter mon estime . Les monstres éclairés de notre quotidien nous interdisent le regard franc , le sourire sincère . Ils nous absorbent, ils avalent notre humanité.

Le texte se veut rond. L’image est composée de petits carrés. Procédé d’ opposition de l’eau et du pixel. Il s ’agit de vous expliquer la formation d’instants magiques, où d’une combinaison improblable surgit une information: capture d’une mauvaise transmission satellite , créant ainsi des ruptures séquentielles de l’émission télévisuelle , photographiée à une heure tardive d’insomnie , bougés de 3 secondes et expositions sautées volontaires.

Tout comme la présence féminine assise à mes côtés produit une combinaison d’éléments organiques me procurant des séquences de 3 secondes d’agréables sensations.

Le trou béant du silence mérité, comme le gouffre de ma gloire éternelle, comme la mort de l’amour éternelle A a gloire de mes honneurs perdus

Deshommes pauvres parmi les pauvres se révoltèrent contre la fatalité et prirent la route de la conquête de la liber té. Ils commencèrent d’abord à raconter l’accablante injustice de leur oubli, à déclamer ensuite qu’il leur fallait retrouver la mémoire créatrice , à crier enfin le sentiment pur et formel de leur délivrance .

Comme une symphonie humaine crescendo, on passa du murmure à la polyphonie , du silence à l’harmonie , les hommes en coeur se tenant avec respect par la main.

Mais les hommes sont par défaut tragiques et s’inventent les instruments de leur tor ture. Ils défient avec constance la mor t Leur histoire est une quête malheureuse .

L’amour est une atroce souffr ance et nous conduit à la solitude . J’aime hor s du monde . J’aime l’être unique . L’amour détr uit l’union fr ater nelle des hommes. L’amour est une drogue qui m’isole . Je remplis cette tête de mots d’amour pour oublier que je t’aime et que j’en chie . Je me force à t’oublier pour par ler de la gr andeur des hommes héroïques. Tout est anecdote qui se veut mémor able . Les hommes agissent pour laisser une marque , une pensée influente . Je n ’aime pas le pouvoir. Alor s, sans aucune hésitation, je me donne à seulement toi. Je t’aime pour m ’abandonner à toi. J’ai besoin de ton souffle pour respirer et espérer ne pas mour ir ici et maintenant. J’ai besoin de ton sexe parce qu’il est chaud. Tu me fais aimer le sexe . Ma vie tr anscendante ser ait de t’aimer pour pouvoir aimer les autres. J’aime les hommes parce que je t’aime . Aime commence la phr ase et la ter mine . Aime comme moi et tu ver r as l’extase de la mor t. Aimemoi et tu comprendr as les hommes.

La révolte des hommes ordinaires est impossible car la vie ordinaire n ’est pas un acte de révolte . Cet homme n ’ a pas envie d’être un héros et ne peut concevoir le chemin de s libér ation. L’homme ordinaire ne veut être libre , car il a peur. L’homme ordinaire se veut ordinaire Il n ’apprécie pas les boulever sements de l’inconnu. Dans sa vie linéaire , il ne vivr a qu ’ un seul sur passement: la rencontre avec l’amour L’amour de l’autre ou d’un dieu , Seule la rencontre vér itable , physique et/ou spir ituelle . Le reste n ’est que jeu d’espr it ou fiction. Je ne pas encore rencontré dieu, cela reste une possibilité J’ai trouvé, heureusement, l’autre . Dans sa vér itable essence , dimension, fusion, union. L’autre est une révélation pour ma petite per sonne Comme pour dieu, son sexe n ’ a pas d’impor tance . La question sexuelle est seulement impor tante dans une quête du plaisir et du dépassement de soi Beaucoup ont abdiqué, par lâchété de se trouver. Alor s, leur salut passe par la projection dans les autres, en cherchant à détr uire ce qu’ils n ’ont pas voulu trouver en eux-mêmes Ici, commence la violence , qui est l’effet et la cause des hommes ordinaires. Je per siste à croire qu’il subsiste une beauté honteusement cachée en chacun de nous Cela n ’est pas possible autrement. Le regard a une puissance et une profondeur qui me per met de tr anspercer les apparences et de chercher la par t de vér ité enfouie II y a le masque , et en dessous, la mer veilleusecompléxité de vos espr its ver tébrés. Comme une composition ner veuve qui dévoile l’être libéré de ses ter reur s Comme ces images télé-visuelles dévoilant l’imperfection ordonnée de la réalité. La réalité, une fr action de seconde précédant l’ordonnancement technologique de cet écr an-miroir. Captez l’instant d’avant, juste avant qu’il résonne dans nos cer veaux mutilés, qu’il tr ansmette une logique de la sensation.. Seul le pouvoir de l’image figée per met cette révélation.

liberté =

libre de toute autorité, de la nôtre et celle d’autrui

révolte ?

la li ber té est mou

de quoi ai-je peur ? de la lune, de la pluie, de l’esprit du vent, de rir trop vite, de ne plus t’aimer.

LA POÉSIE TÉLÉVISUELLE N’EXISTE PAS

Jen ’ai aucune idée de la fin de l’histoire des Hommes. A peine , puis-je imaginer le commencement. Par un hasard cynique , une rencontre héroïque entre un atome et une anti-matière qui se disait Espr it.

Il était une fois cette situation où je me bats à la fois pour retrouver les Hommes et Te sor tir de la place que tu occupes dans la totalité de ma tête . Les Hommes s ’opposent à toi, mon Amour.

Pe u t - o n c h a n t e r a u t r e h i s t o i r e q u e c e l l e d e l ’ a m o u r ? A m o u r d e To i o u c e l u i d e s

Hommes? Comment ar ticuler Toi, les Hommes et la Télévision? Le tr ait de génie établir ait subtilement le lien poétique et révélé de ces trois composantes. Mais foutaises conceptuelles, il n ’ y a r ien, r ien qu ’ un moment d’égarement ou de prétention romantique . La réalité, c ’est qu ’ en dehor s de notre histoire d’amour, je n ’ai plus d’histoires à r aconter. Tu es une obsession et l’écr iture de me libère pas de toi. ien au contr aire .

LES HOMMES REGARDENT L’AMOUR À LA TÉLÉVISION

MA TÉLÉVISION ME REGARDE TOUS LES SOIRS

LA TÉLÉVISION ME REND TIMIDE ET SALE

JE DISTRAIE LES FEMMES DES HOMMES QUI REGARDENT LA TÉLÉVISION

LES TRANSPORTS TÉLÉVISUELS SONT MOINS BEAUX QUE LES SHOOTS DE TON AMOUR

LA TÉLÉVISION ME DONNE

LA HAINNE NÉCESSAIRE POUR TUER MES RÊVES

CHAQUE SEMAINE, JE FAIS

L’AMOUR AVEC AU MOINS

UNE FEMME DE LA TÉLÉVISION

PLUS JE REGARDE LA TÉLÉVISION, MOINS JE VOIS TES YEUX, MOINS JE TOUCHE TON CUL

LA TÉLÉVISION

VAINCRA LES HOMMES MAIS PAS MON AMOUR POUR TOI

Jolie fille, où vas-tu dans ce train qui nous ramène au soleil ? Vas-tu rejoindre ton amant et lui appor ter ton sourire qui apaisera ses jalousies? Arrête de sourire, tu vas me faire fondre et me faire oublier qu’une femme aussi souriante que toi m’attend. Es-tu ner veuse de ma présence ou bien de ton impatience ? Je regarde les chaussures marron du voyageur assis en face de toi. Puis, mon regard se pose sur tes belles bottes et je remonte sur le profil que dessine tes jambes bien serrées, Du marron, je passe au blond, de l’ombre au soleil en contre-jour qui m’empêche de voir le bleu profond de tes yeux. Dommage que tu ne sois pas dans la télévision, car j’aurais pu te faire éprouver la force de mon désir éphémère. Passionnément timidie.

Comme

échapper à la présence de ce qui a été là. Évocation de ta présence lorsque tu n’es pas là. Évoquer l’érotisme de ton absence, de ton coït d’avant ou d’après, jamais pendant. Tu es le fantôme de l’instant, toujours étrange, aussi loin de mon coeur que moi de ta vie. Miséricorde, laissez-moi être un homme ordinaire qui saura combler son présent, un homme parmi les hommes, ou un arbre, un grand charme éternel au bout de la forêt. Je suis un bout de bois délavé par la vie, flottant à la surface des êtres. Je suis là, l’homme de tes hommes, celui qui se jouit sans toi. Je suis Elle, je suis Toi, nous sommes Trois. Le reflux me dépose à tes rivages et chaque vague de désir m’use l’espoir que tu me serres encore dans tes bras. Je suis un homme qui rêve comme une femme. Je suis l’homme ordinaire, qui attend devant son poste de télévision.

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