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saison 2013/2014

direction Gilles Bouillon

c e n t r e d r a m a t i q u e r é g i o n a l d e To u r s

théâtre


Le Chapeau de paille d’Italie a reçu le prix Beaumarchais du meilleur spectacle 2013 (prix du public).

bonne saison à tous !


victor hugo

Lucrèce Borgia mise en scène

Lucie Berelowitsch Lucie Berelowitsch Après un parcours de comédienne à l’issue de sa formation au Gittis, le Conservatoire de Moscou et à l’École du Théâtre National de Chaillot, crée le collectif « Les 3 Sentiers » et nous guide dans des univers aussi différents que ceux de la poétesse Marina Tsvetaïeva, de l’auteur russe contemporain Ivan Viripaev, ou des Mille et une nuits...

« Ayez pitié des méchants ! Vous ne savez pas ce qui se passe dans leur cœur. » Dona Lucrezia

Palais Barbarigo, à Venise, durant le Carnaval. Entre les convives, une rumeur court, Jean Borgia a été précipité dans le Tibre par son frère César. En trois actes, Victor Hugo impute à Lucrèce toute l’infamie des Borgia, de ses frères César et Jean, et de son père le Pape Alexandre VI, pour mieux l’absoudre dans un face à face avec Gennaro, son fils : « La maternité purifiant la difformité morale, voilà Lucrèce Borgia ». Lucrèce Borgia a été écrit par Victor Hugo lorsqu’il avait 30 ans. La pièce porte en elle la jeunesse et la provocation. Provocation et revendication de sa liberté d’écrivain parce qu’elle arrive tout juste après que sa pièce Le Roi s’amuse, ait été censurée. C’est aussi une pièce très sensuelle, sur le désir, l’inconscient, les forces de vie et de mort. Si l’on part du principe que chaque pièce représente pour Hugo une expérience de pensée, Lucrèce Borgia questionne la position de la femme dans une société patriarcale, elle montre la femme s’émancipant de l’homme. Si Lucrèce est monstrueuse, peut-être est-ce avant tout un effet de la monstruosité de ces hommes autour d’elle, de ses frères et de son père, le pape. Lorsqu’elle aspire à une rédemption, elle est rattrapée par son nom, son histoire, par ce qu’elle représente dans la société. La pièce est faite d’émotions premières. Elle a un côté immédiat, brutal et simple. Elle parle aussi de tout ce qui relève des fantasmes, de tout ce qu’il y a de caché, pulsions et forces. La pièce est très visuelle : je pense à des peintures, celles de Delacroix et celles de Goya. Je pense aussi à des films comme Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick, Satyricon de Fellini, l’univers de Pasolini, mais aussi à l’humour du Bal des vampires de Roman Polanski. La pièce peut être prise comme une partition, avec des suspens, des crescendos, des silences, des notes tenues, comme des indications d’un rythme relié aux battements du cœur, au sang qui coule dans les veines. Il y a une érotisation du langage, un amour des mots, de la langue. Lucie Berelowitsch

Septembre

Durant toute la pièce, Dona Lucrezia ne sera entourée que par des hommes mal dégrossis le plus souvent, des blocs d’hostilité ou de méfiance. Seule contre tous ? Non, car elle est à la fois quatre ou cinq femmes (elle sera le temps d’une scène une reine généreuse et quelques scènes plus tard une reine machiavélique). Elle vit plusieurs vies en une. Si bien qu’elle est toujours sincère même quand elle se contredit. Marina Hands qui interprète le rôle circule avec allégresse entre ces facettes, son masque de carnaval (la scène est à Venise) en constituant une supplémentaire. Au creux de ses solides épaules, l’actrice y ajoute une sorte d’étonnement juvénile d’aimer, comme une jeunesse retrouvée après une courte vie pavée de crimes et de sang. Elle insuffle au personnage la sauvagerie instinctive d’un animal capable de fondre sur sa proie et l’instant suivant de lui lécher le poil.

M 24 > 20 h M 25 > 20 h J 26* > 19 h V 27 > 20 h S 28 > 17h * Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location, mardi 3 septembre

J.-P. Thibaudat, Rue 89

Durée estimée 2 h

Marina Hands, extraordinaire bloc de violence et d’amour. C’est au Trident à Cherbourg que cette grande actrice a renoué avec un travail de troupe « la Compagnie Les 3 Sentiers ». La soirée file dans une atmosphère déjantée, justement enivrée de jeunesse, entre les murs d’un palais romantique envahi par la végétation, avec animaux empaillés et juke-box.

Dramaturgie et assistanat à la mise en scène  Kevin Keiss

Le Nouvel Observateur

« Ne me tue pas, mon Gennaro ! Vivons tous les deux, toi pour me pardonner, moi pour me repentir ! Aie quelque compassion de moi ! » Dona Lucrezia

Scénographie Kristelle Paré Musique Sylvain Jacques Lumières Sébastien Michaud Costumes Caroline Tavernier Conseil chorégraphique  asser Martin Gousset N Régie générale Romain Cliquot avec Guillaume Bachelé Antoine Ferron Jonathan Genet Julien Gosselin Marina Hands Thibault Lacroix Rodolphe Poulain Nino Rocher Elie Triffault Production Compagnie Les 3 sentiers Coproduction   Les producteurs associés de Normandie : Le Trident Scène Nationale de Cherbourg-Octeville, Le Préau - Centre Dramatique Régional de Basse-Normandie, Le Théâtre des 2 rives Centre Dramatique Régional de Haute-Normandie et la Comédie de Caen Centre Dramatique National de Normandie, Centre Dramatique Régional de Tours Avec l’aide à la production dramatique de la Drac Basse-Normandie, de la Région Basse Normandie et du Conseil Général de la Manche Avec le soutien de la Spedidam et la ville de Cherbourg-Octeville Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National et du Théâtre National de Bretagne


de distance et d’humour, laissant au spectateur de quoi respirer, sourire, rire et s’attacher à ses personnes/personnages/acteurs qui jouent avec lui dans « sa chambre », son terrain de jeu, son théâtre. Des histoires qu’on vous raconte avec jubilation en jouant avec toutes les armes du théâtre... et encore et encore... pour avoir peur mais aussi parce qu’on a peur de la nuit qui va tomber...

texte et mise en scène

guillaume vincent « Mais attention tu dois être rentré avant minuit... Si tu restais davantage, tu pourrais ne jamais revenir. La nuit t’engloutirait et je devrais porter le deuil pour la seconde fois. Va ! »

La Nuit tombe Une chambre d’hôtel dans un palace décati, un lieu hanté par trois histoires qui s’y entrelacent. Celle de Susann et de sa petite fille. Celle de Wolfgang, cinéaste tourmenté qui harcèle son actrice. Celle de deux demi-sœurs invitées au mariage de leur père. Dans cette chambre d’échos, les amours se confondent, les visages se superposent, la mort rôde, s’éclipse, revient. Guillaume Vincent maîtrise parfaitement tous les éléments de la représentation. Il offre aux regards, aux sens, à l’imagination, une théâtralité exacerbée, et avec les entrelacs d’histoires et de références, il tisse une somptueuse unité spectaculaire. Dans cette unique chambre d’hôtel, lieu de tous les rêves ou fantasmes, il propose à ses compagnons de jeu, ses acteurs, d’entrer dans son monde et la représentation de ce monde. Il leur laisse la liberté de pousser leur jeu jusque dans des extrémités émotionnelles, avec une immense sensibilité mais aussi un brin

À l’intérieur même de ses spectacles, Guillaume Vincent aime traverser les genres et les registres, questionner le théâtre et la théâtralité, « tenter de faire jouer les acteurs comme ils sont dans leur vie », bref interroger l’illusion dans sa capacité d’ébranler le spectateur : « Les premières scènes sont construites dans l’idée du pastiche. Et même si les références sont cinématographiques, le nœud est dans le théâtre. La question du théâtre est toujours au centre de mon travail ». L’expérience tentée par Guillaume Vincent constitue sur le plan formel une réussite absolue. De son désir d’un théâtre d’épouvante nourri de série B, naît une atmosphère fantastique réellement inquiétante... « Dans cette pièce j’ai clairement cherché à effrayer. C’est très premier degré. J’ai voulu faire renaître cette joie première de l’enfant qui aime à se faire peur ». Et à travers des histoires qui s’entremêlent, des personnages qui s’entrecroisent dans cette chambre qui se transforme insensiblement au gré des souvenirs, de rêves, de fantasmes construisant une réalité instable et insaisissable, Guillaume Vincent décline la peur sous trois motifs récurrents : celle du parent qui a peur pour son enfant, celle de l’enfant qui craint d’être abandonné et enfin celle de la paranoïa... Ce texte raconte comment on devient adulte, comment notre corps commence à fabriquer de la mort et non plus de la vie... Guillaume Vincent demande à ses acteurs « en restant ce qu’ils sont de laisser entrevoir et deviner l’enfant qu’ils ont été ». Eric Demey, Mouvement février 2013

Lieu récurrent où se cristallisent les intrigues du 7e art, l’histoire de cette “room” 0607 est celle du défilé des personnages interlopes qui s’y croisent dans les désordres de son espace temps. L’occasion pour le metteur en scène de passer avec brio à l’écriture de sa première pièce. À l’instar de la bande annonce d’un cinéma idéal, le très cinéphile Guillaume Vincent construit son récit via un montage de courts plans séquences à découvrir comme autant de précieuses dédicaces aux films de genre... à ceux des maîtres, Alfred Hitchcock et John Carpenter, à ceux de la série des Scream ou des films de minuit. Servie par une troupe impeccable, cette proposition ouvre la voie à la revendication d’un théâtre de genre, elle annonce le revival de la tradition du saignant Grand Guignol et celle des sombres poèmes dramatiques chers à Maurice Maeterlinck. Les Inrocks

Guillaume Vincent Ancien élève du Théâtre National de Strasbourg, a mis en scène Woolf, Marivaux, Fassbinder, Wedekind (le cdr de Tours a coproduit et accueilli L’Éveil du printemps en 2010).

octobre M 2 > 20 h J 3* > 19 h V 4 > 20 h * Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location mardi 10 septembre Durée estimée 1 h 40

Dramaturgie Marion Stoufflet Scénographie James Brandily Assistants  Emilie Marc Alice Roux Lumières Niko Joubert Musique Olivier Pasquet Son Géraldine Foucault Costumes Lucie Ben Bâta Guillaume Vincent Conception marionnettes Bérangère Vantusso Réalisation marionnettes Einat Landais Carole Allemand Nathalie Régior Vidéo  Thomas Cottereau Images  Damien Maestraggi Coiffures et maquillages Justine Denis Régie générale François Gauthier-Lafaye avec Francesco Calabrese Anne-Lise Heimburger Florence Janas Pauline Lorillard Guillaume Vincent Susann Vogel et avec les voix de Nikita Gouzovsky et Johan Argenté et les visages de  Thibaut-Théodore Babin et Io Smith

Production Compagnie MidiMinuit Coproduction Festival d’Avignon, La Colline - Théâtre National, CICT Théâtre des Bouffes du Nord, La Comédie de Reims - Centre Dramatique National, Centre Dramatique National Orléans / Loiret / Centre, Théâtre du BeauvaisisBeauvais - Espace Jean Legendre, Théâtre de Compiègne - Scène Nationale de l’Oise en préfiguration, IRCAM - Centre Pompidou, Théâtre des 13 vents – Centre Dramatique National de Montpellier, Festival delle Colline - Torinesi, Le Parvis Scène Nationale Tarbes Pyrénées, Le Mail Scène Culturelle de Soissons Avec le soutien de la région Ile-de-France, de la Drac Ile-de-France, de l’Institut français et du fonds SACD Théâtre 2012 Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National  Le texte de la pièce a reçu l’aide à la création des textes dramatiques du Centre National du Théâtre. Il a été édité aux Éditions Actes Sud-Papiers.


Molière

Dom Juan mise en scène

Gilles Bouillon

« Quoi de neuf ? Molière ! » Louis Jouvet

Parce qu’il est la langue maternelle de notre théâtre : « Il est étrange, assurément, de demander à un comédien qui aime Molière pourquoi il joue ses pièces, aussi étrange que de demander à un laboureur pourquoi il laboure, à un joueur les raisons de sa passion pour le jeu, aussi étrange que de demander à un assoiffé pourquoi il boit. » Louis Jouvet. Et pourquoi Dom Juan ? Parce que je ne me résigne pas à la disparition annoncée des grands récits et que je continue à questionner les mythes et à raconter les histoires qui cimentent notre culture. L’être et le paraître Je ne peux pas imaginer Molière représenté sans une distance temporelle, sans tenir compte de l’œuvre du temps artiste : retrouver d’abord la profondeur temporelle de la langue. Nourrir la racine, faire remonter, dans la voix des acteurs d’aujourd’hui, la sève de ce qui est sans doute la prose rythmée la plus géniale de toute la littérature dramatique.

Je souhaite faire entendre Molière dans un espace de jeu contemporain – tout en suggérant la couleur et la distance du temps qui a passé. C’est pourquoi j’ai demandé à Nathalie Holt, la scénographe d’imaginer un décor qui puisse allier le spectaculaire et la rapidité, la légèreté et le fantastique ; et à Marc Anselmi de réfléchir à des costumes qui fassent référence au XVIIe siècle. Don Juan, arbitre des élégances, est bien le miroir de son siècle, travaillé par la quête d’une identité dans la tension entre l’être et le paraître : les apparences sont trompeuses si le dandy est un scélérat et si le faux-dévot ou l’infidèle se parent du langage le plus chatoyant, le plus séduisant. Car Molière crée Dom Juan comme une machine de théâtre avec le souci du succès dans cette « étrange entreprise que de faire rire les hommes », mais aussi comme une machine de guerre dans la querelle du Tartuffe, et qui fonctionne encore aujourd’hui, de toute sa force, contre toutes les hypocrisies, tous les dogmatismes, tous les fondamentalismes. Et Don Juan, peut-être le seul mythe inventé à l’époque moderne, veille, sentinelle inquiète, au seuil de notre monde. Qui agit (et s’agite) quand les dieux se taisent, « pour l’amour de l’humanité ».

création


Don Juan et Sganarelle Le Don Juan de Molière n’existe pas sans Sganarelle, sans la dialectique du maître qui tient son pouvoir du valet, ou du valet qui tient sa légitimité du maître - sans le mouvement de l’altérité qui fait de Don Juan l’autre absolu, l’autre qu’on désire parce qu’il est autre et parce qu’il y a déjà de l’autre en soi, à la fois anamorphose et double secret. Frédéric Cherboeuf et Jean-Luc Guitton ont joué Fadinard et Nonancourt dans notre Chapeau de paille d’Italie, seront Don Juan et Sganarelle. Je me réjouis qu’ils puissent ici jouer de leur belle complicité sur le plateau et de leurs talents si complémentaires. Sganarelle est le rôle comique par excellence. C’était Molière lui-même, on comprend bien pourquoi ! Mais la couleur du rôle de Don Juan est celle du drama giocoso. Giocoso parce que telle est la nature du personnage. Drama parce que problématique comme sont problématiques certaines pièces de Shakespeare qui balancent entre drame et comédie et dont la « morale » est rien moins qu’assurée. Ces moments - qui font qu’on continue à voter pour Don Juan - où le personnage trébuche, doute, jette les yeux sur on ne sait quel abîme, ou faiblit en face du regard d’Elvire (qu’en deux scènes seulement Molière impose à la postérité), seront au centre de la dramaturgie de ce spectacle. Cassandre Vittu de Kerroual interprétera Elvire.

Le théâtre et le mouvement Don Juan, héros de l’élan et de la conquête, ne pouvait trouver son accomplissement que dans le mouvement de la musique. Et naturellement il y aura une « musique de scène » dans ce spectacle, composée par Alain Bruel à partir du travail des acteurs. Musique de théâtre, donc, ludique, jouée en direct. J’ai déjà mis en scène Dom Juan, il y a un certain temps déjà ! Puis à deux reprises le Don Giovanni de Mozart / Da Ponte, si différent évidemment, mais Mozart est celui qui a sans doute le mieux compris, senti, et actualisé dans sa musique, les potentialités du personnage de Molière. Aujourd’hui, si je désire être fidèle à l’esprit de Molière et aux questionnements de sa pièce, je ne puis pas ignorer les suggestions de la lecture diachronique d’un mythe baroque dont la persistante jeunesse et la fascinante vitalité jusqu’à nos jours restent difficilement explicable... Pourtant le Dom Juan de Molière n’est pas une « pièce à thèse » ! Molière n’a jamais été aussi libre, aussi virtuose à déployer toutes les ressources de son art de faire rire et de provoquer un étonnement quasiment cartésien ! Molière tricote le désir et la peur sur toutes les scènes d’une comédie picaresque qui fait courir, contre les règles du théâtre classique, et dans une naissante dramaturgie du mouvement, les protagonistes jusqu’au bord de la mer, dans une forêt, au fond d’un tombeau, et jusqu’à ce que

le sol lui-même s’entrouvre... Duos, trios, quintettes – ils seront douze comédiens sur le plateau –, c’est dans la danse de ces figures à géométrie variable, que se joue le destin de Don Juan comme se jouait le destin de la troupe de Molière. Car si Don Juan est l’homme du désir, de la séduction et de l’inconstance c’est aussi et surtout le « joueur », l’homme du théâtre, et Sganarelle est le spectateur de Don Juan comme Don Juan est le spectateur de Sganarelle, et la leçon de métaphysique devient aussitôt théâtre de tréteaux, l’angoisse s’évapore dans une atmosphère de fête. Et, en me mettant au travail avec Dom Juan, je me souviens avec émotion de Louis Jouvet, qui a été véritablement l’inventeur du Don Juan des temps modernes, et qui affirmait que son souci majeur était de savoir comment représenter « la statue qui marche » C’est aussi ce qui me passionne : la gaieté, l’appétit de vivre (et l’inquiétude) du personnage s’incarnent dans la jubilation, le survoltage, les ombres et les lumières de la théâtralité la plus concrète, la plus sensible, la plus sensuelle. Gilles Bouillon, janvier 2013

Dramaturgie Bernard Pico Scénographie Nathalie Holt Costumes  Marc Anselmi Lumières  Marc Delamézière Musique  Alain Bruel Assistante mise en scène  Albane Aubry Régie Générale Laurent Choquet Construction du décor réalisée par l’équipe technique du CDR de Tours sous la direction de  Pierre-Alexandre Siméon avec Frédéric Cherboeuf Jean-Luc Guitton Cassandre Vittu de Kerroual Xavier Guittet Gérard Hardy Cyril Texier Odile Ernoult Nelly Pulicani Blaise Pettebone Kevin Sinesi ... Production Centre Dramatique Régional de Tours Avec le soutien de la Drac Centre et de la Région Centre, le Conseil Général d’Indre-et-Loire (J.T.R.C), et du DIESE # Rhône-Alpes, du fonds d’insertion PSPBB/ESAD et la participation artistique de l’ENSATT

novembre M 12 > 20 h M 13 > 20 h J 14* > 19 h V 15 > 20 h S 16 > 17 h D 17 L 18 M 19 > 20 h M 20 > 20 h J 21 > 19 h V 22 > 14 h** et 20 h S 23 > 17 h D 24 L 25 > 19 h M 26 > 14 h*** et 20 h M 27 > 20 h J 28 > 19 h V 29 > 20 h * Rencontre avec le public à l’issue de la représentation ** Représentation scolaire pour tous niveaux le 22 novembre à 14 h *** Représentation scolaire pour les collégiens le 26 novembre à 14 h, avec le soutien du Conseil Général d’Indre-et-Loire

« VA, C’EST UNE AFFAIRE ENTRE LE CIEL ET MOI, ET NOUS LA DÉMÉLERONS BIEN ENSEMBLE. »

Séance en audio description le jeudi 28 avril à 19 h Ouverture de location mardi 22 octobre Durée estimée 1 h 45


décembre M 3 > 20 h

« Y conduisent comme des fous y vous fichent la trouille en conduisant comme ça cette racaille quel pauvre monsieur ce Monsieur Greissrathner quel homme bien quel philanthrope de nos jours on ne peut plus traverser la rue sans avoir peur. »

Elles parlent alors, elles parlent. Elles déchargent. Nostalgie Désirs (frustration) Nostalgie Peur de l’autre Et une phrase qu’on croyait bannie « faudrait les gazer » est de retour. Deus noster refugium (Notre Dieu est notre refuge) Alleluia !

Thomas Bernhard

Le Mois de Marie un lever de rideau

une miniature harmonieuse de

Thomas Gaubiac

* La Prière universelle a été proposée par la conférence des évêques de France le 15 août 2012 le jour de la célébration de l’Assomption, prônant l’idée d’une famille « forte et fidèle », inébranlable... et la crainte d’une transformation sociétale...

Le Mois de Marie fait partie des Dramuscules, neuf courtes pièces écrites par Thomas Bernhard en 1988, un an avant sa mort. Chacune d’elles s’attache à une des questions récurrentes dans son œuvre littéraire et théâtrale et avec une incroyable fulgurance. En quelques pages, il trace avec précision un portrait à la fois minuscule et monstrueux de son pays, implacable et excessif. Avec sa langue inouïe, incantatoire, il attaque ici le fascisme et le racisme primaires cautionnés par l’Église. Des cloches. Un cantique (à deux voix). Sur un chemin étroit (un chemin de graviers) deux femmes de noir vêtues. C’est dimanche, deux créatures pieuses sortent de la messe. M. Geissrathner est mort (écrasé par un Turc).

Il y a quelques semaines : « Sauvez la France ! » Ce que l’on a entendu. À la messe. Le 15 août 2012*. Sauvez la France de quoi ? Du péril homosexuel... Il y a quelques mois : au printemps 2012, une partie de la France se teinte de bleu marine notamment la France rurale (où je vis). Je lis Thomas Bernhard. Pour le plaisir. Je lis Thomas Bernhard régulièrement. Je trouve réconfort dans la fréquentation de son œuvre. Là, ma peur et ma colère se meuvent en désir, ma peur et ma colère deviennent productives, ma peur et ma colère se meuvent en désir d’agir scéniquement. Dans Le Mois de Marie, un phénomène apparemment anodin bouleverse le « bien pensant » de deux dames. La culpabilité engendre la frustration. La frustration engendre la haine de l’autre (haine de soi ?). J’ai relu Le Mois de Marie. Faire entendre cela. Partager cela. Et rire ensemble, rire de cela (car on peut rire encore). Le Mois de Marie c’est une miniature harmonieuse. Thomas Gaubiac

BERNHARD : Notre curé, au village, tous ceux qui ne sont pas catholiques, à son idée, il voudrait bien les supprimer, simplement il ne peut pas parce qu’il entrerait en conflit avec la loi. Ils parlent tous sans arrêt de gazer. Le curé du village parle de gazer ? C’est impossible. BERNHARD : Comment ça ? En Autriche, presque tout le monde parle de gazer, sans y regarder à deux fois. « Celui-là, Hitler l’a laissé passer à travers le gril », et « Ceux-là, il faudrait les gazer ». Et dès que quelqu’un n’a pas les chaussures qu’il faut ou ne marche pas exactement comme ils l’entendent, il faut le gazer. Entretiens de Thomas Bernhard avec Krista Fleischmann

Thomas Gaubiac Comédien et metteur en scène, il a mis en scène L’Aquarium de Louis Calaferte (2005) et La Maison du bout du, triptyque de Philippe Minyana (2006/2008), Hiver de Jon Fosse (2008) accueilli au cdr de Tours. Il a conçu et mis en scène le spectacle musical Échantillons de solitude (2006) et Le Dindon de Georges Feydeau. C’est avec la compagnie Rosa M qu’il crée, en 2010, Une belle journée [l’harmonie #1] sur un texte de Noëlle Renaude, puis De l’Amour des Orchidées [l’harmonie #2] en octobre 2011. Il est auteur de chansons autofictionnelles composées par Pierre Badaroux-Bessalel qu’il interprète en concert.

M 4 > 20 h J 5* > 19 h V 6 > 20 h *Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location mardi 12 novembre Durée estimée 45 mn

En salle de répétition, jauge limitée Soutien aux compagnies implantées en Région Centre

Conception et mise en scène  Thomas Gaubiac Traduction  Claude Porcell in Dramuscules Collaboration artistique Florence Lecci Costumes  Anne Bothuon Scénographie lumières Nicolas Simonin Son  Vanessa Court avec  Christine Joly Marion Maret Production Rosa M Coproduction Espace Soutine - Lèves La Compagnie Rosa M est subventionnée par le Conseil Général d’Eure-et-Loire. Le spectacle bénéficie des aides au projet de la Région Centre et de la ville de Chartres. Il est soutenu par la F.O.L. 28. Il bénéficie d’une résidence de création à l’Espace Soutine - ville de Lèves, financée par la Drac Centre.


décembre

« Je suis entré et je suis mort. Pas besoin de nom. Eux, bien sûr, la première chose demandée. Comment c’est ton nom ? Cagoule, j’ai dit. Cagoule. À leur portée. Tout de suite, Bonjour Monsieur Cagoule ! Tous ensemble. »

être humain Jean-Michel Rivinoff

M 11 > 20 h J 12* > 19 h *Rencontre avec le public à l’issue de la représentation

Emmanuel Darley Né en 1963, son premier roman est publié en 1993 chez POL Des Petits Garçons, suivi en 1997 d’un autre roman chez Verdier Un Gâchis. En 1998, est publiée à Théâtre Ouvert, sa première pièce de théâtre, Barbier Grégoire. Dès lors, il se consacre quasi exclusivement à l’écriture dramatique et compte une vingtaine de pièces publiées à ce jour.

Emmanuel Darley

mise en scène

M 10 > 20 h

Un homme entre dans une salle de classe d’école maternelle, une ceinture d’explosif à la taille, il noue des rapports à la fois tendus et tendres avec l’institutrice et les enfants, qui l’ont nommé « Monsieur Cagoule ». Autour de ce récit s’entrecroisent les voix de sa sœur, de l’institutrice, du négociateur et de « sa taupe ». Être humain questionne la prise d’otage par cet homme qui se faisait appeler H. B., les deux mêmes initiales de Human Bomb, bombe humaine et Human Being, être humain. Que se passe-t-il dans la tête de cet homme à ce moment-là, qu’est-ce qui fait qu’il est venu là, que pense un homme qui sait très bien qu’il est déjà mort ? Avec une langue surprenante, l’auteur nous livre des paroles violentes et pudiques qui laissent entrevoir ce que pense le personnage en même temps qu’il dévoile son récit. Un jeu d’enfant léger et grave où le théâtre se déploie dans sa plus grande simplicité sans jamais lâcher la tension du drame.

Bien sûr, il s’agit de mettre en scène cette histoire et les personnages. Mais l’aventure se situe dans la langue, son souffle, sa musicalité et dans l’enchaînement des scènes qui, dans le temps unique de la représentation, se situent sur différents plans de narration. Scènes vécues, scènes rêvées ou flash back. Être humain est un récit. Une voix intérieure que le théâtre nous donne à entendre. Puis, cette voix se démultiplie pour reconstituer un événement passé. Nous sommes, à la fois, dans le drame et au-delà du drame. La tragédie a déjà eu lieu, reste l’écho des voix. L’auteur nous donne à entendre ce que pensent les personnages en même temps qu’ils se parlent. Ainsi, l’histoire se compose devant nous par bribes de pensées, de révélations et de scènes reconstituées. L’action est dans la parole. C’est elle qui met en scène. Il s’agira de placer le texte au plus près des acteurs, de trouver « un naturel », d’effacer sa forme tout en la respectant. De laisser transparaître l’humanité des acteurs portée par « une langue qui cherche à être les personnages », comme le dit lui-même l’auteur. Je m’appuie, donc, sur les mots, la langue et je cherche à créer une réalité proprement théâtrale par des signes, ou des codes, voire des évocations qui rapprochent le texte le plus possible du spectateur. Jean-Michel Rivinoff

Après L’Instruction de Peter Weiss, et Quatre avec le mort de François Bon, le cdr de Tours accompagne à nouveau la Compagnie La lune blanche pour cette création. Depuis l’origine, la compagnie La lune blanche implantée à Mer dans le Loiret-Cher a la volonté d’œuvrer en milieu semi-rural, tout en restant exigeante dans ses propositions artistiques. Dès les premiers spectacles, elle développe un travail singulier qui arpente les chemins de la littérature en proposant des montages et collages de textes d’œuvres pas nécessairement destinées au théâtre ; Jean-Michel Rivinoff vient d’adapter pour la scène deux textes de Annie Ernaux, L’Événement et L’Immigrée de l’intérieur.

Ouverture de la location mardi 19 novembre Durée estimée 1 h 30 Soutien aux compagnies implantées en Région Centre

Assistante à la mise en scène Coraline Cauchi Lumières  Luis Ferreira Son  Fabien Oliviero Régie générale Franck Tortay Costumes  Aline Froux avec Leslie Bouchet Delphine Cheverry Matthieu Lemeunier Jean-Jacques Simonian Catherine Vuillez Production Centre Dramatique National Orléans / Loiret / Centre, La Halle aux grains - Scène Nationale de Blois, Centre Dramatique Régional de Tours, Compagnie La lune blanche, avec le soutien du Domaine national de Chambord et du Théâtre de la Tête Noire, scène conventionnée pour les écritures contemporaines La Compagnie La lune blanche est conventionnée par la Drac Centre, la Région Centre et le Conseil Général du Loir-et-Cher et subventionnée par la Ville de Mer. Le texte de la pièce est édité aux Éditions Actes Sud-Papiers.


décembre

Anton Tchekhov

Trois sœurs mise en scène

Christian Benedetti

Un seul rêve commun pour les trois sœurs Olga, Macha, Irina : « partir à Moscou, vendre la maison en finir avec tout ici ». Ici, c’est cette ville de garnison qui ne porte pas de nom et dans laquelle elles se détruisent doucement : Irina oublie l’italien, Macha mariée trop jeune s’est habituée à son mari et souffre d’être entourée d’êtres grossiers, Olga travaille au lycée et a mal à la tête. Quant à Andreï, leur frère catastrophique, il a hypothéqué la maison, et sa femme Natalia va prendre le pouvoir et détruire tout ce qui est de l’ordre de la sensibilité. La présence des militaires va de façon éphémère transformer la vie des trois sœurs. Mais avec le départ des troupes, la mort en duel du fiancé d’Irina, il faudra se résigner à abandonner toute espérance de partir pour Moscou. La vie heureuse est désormais définitivement dans le passé. Le projet Tchekhov : monter toutes les pièces dans l’ordre de l’écriture. Après La Mouette, et Oncle Vania, nous arrivons maintenant à Trois sœurs, la première pièce de troupe écrite par Tchekhov. Nous travaillons et nous continuerons à travailler sur un principe scénographique unique, allusif, un espace de répétition. Nous utiliserons seulement ce qui est utile pour jouer la pièce : quelques chaises, deux tables, une balançoire, deux bancs, un fauteuil. Juste ce qui est nécessaire pour mettre en lumière le sens, montrer la pensée. Pas de psychologie, pas de pathos, pas de « personnages ».

Un théâtre structuraliste ? Oui en terme de méthode. Comment représenter ce qui semble irreprésentable ? Non seulement changer la façon de faire, mais tenter de changer la façon de regarder. Déplacer le spectateur de sa fonction, l’obliger à changer de « point de vue », à regarder à côté... Juste à côté. Regarder le « caché », le « en dessous », car il n’est question que de cela. Montrer suffit parfois pour être subversif sans être idéologique. Tout dépend de la manière dont on montre. Il ne s’agit pas seulement de montrer différemment, mais il s’agit aussi de changer la façon de regarder en laissant au spectateur son libre arbitre. C’est ce que faisait Tchekhov en écrivant, il ne prenait pas parti, mais posait factuellement les situations sur scène. Ces situations et la forme radicale de son écriture étaient sa force de subversion. Si il disait que ses pièces étaient des comédies, c’est, selon moi, parce qu’il pensait que cela devait se jouer dans un rythme de comédie, vite. Ce mélange de ce tempo et de ces thèmes est un fondement de son théâtre. Comme le dit Olga à la fin de la pièce : « Encore un peu on croirait savoir pourquoi l’on vit, pourquoi l’on souffre. Si l’on pouvait savoir ! Si l’on pouvait savoir ! » Le théâtre de Tchekhov est fait de structures dramatiques polyphoniques où les voix s’entrecroisent dans une lutte impuissante ou une résistance passive, balayées par le flot ravageur d’une Histoire faite par d’autres. Tchekhov est le premier qui arrive à rassembler le social et le personnel à l’intérieur de drames, comme Edward Bond, dans le sens de la logique de l’imagination et de l’humain. Il sort du théâtre qui peut imiter ces choses-là, mais le théâtre est une expérience factice sans réel contenu. « Il faut effrayer le public, c’est tout, il sera alors intéressé et se mettra à réfléchir une fois de plus. » Anton Tchekhov Christian Benedetti

La pièce est à l’image de Benedetti, fidèle et iconoclaste à la fois, riche et détonante, marquée du sceau d’un théâtre brut, si l’on peut dire, où l’essentiel est d’interpeller le spectateur, de fixer son regard, de le changer, même. On est dans l’univers de Tchekhov, mais on est aussi dans autre chose, une nouvelle pièce, une musique originale, une création qui tranche avec le ronron de certaines interprétations. Pas de costume d’époque. Les acteurs sont comme vous et moi. D’ailleurs, ils parlent comme vous et moi, autrement dit avec le rythme d’aujourd’hui, le phrasé d’aujourd’hui. A l’écoute, on a parfois le sentiment que le texte a été raccourci. Or il n’en est rien. C’est la façon de parler, de jouer, qui change tout et qui en fait d’ailleurs une pièce bien plus courte que d’ordinaire. Le rythme ultra rapide (mais qui ne gêne en rien la compréhension) est entrecoupé par des blancs, des moments où tout s’arrête. L’espace de quelques secondes, les acteurs interrompent leur jeu et restent en apesanteur. Puis la pièce reprend, avec une nouvelle intensité. C’est magique. Le fond de l’œuvre de Tchekhov n’en est que plus singulier, plus émouvant, plus riche. Jack Dion, Marianne 2, à propos de Oncle Vania

« Un temps viendra, tout le monde comprendra à quoi ça sert, tout ça, à quoi servent ces souffrances, il n’y aura plus aucun mystère, mais, pour l’instant, il faut vivre... il faut travailler, seulement travailler. »

L16 > 20 h M 17 > 20 h M 18 > 20 h J 19* > 19 h V 20 > 20 h *Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location lundi lundi 25 novembre Durée estimée 2 h

Irina

D’après la traduction de André Markowicz et Françoise Morvan

Assistante à la mise en scène  Elsa Granat Lumières  Dominique Fortin Costumes  Lucie Ben Bâta avec Christian Benedetti Christine Brücher Philippe Crubézy Daniel Delabesse Claire Dumas Laurent Huon Evelyne Istria (en alternance) Florence Janas Xavier Legrand Jean-Pierre Moulin Nina Renaux Isabelle Sadoyan (en alternance) Stéphane Schoukroun ... Production Théâtre-Studio Coproduction Théâtre du Beauvaisis, Théâtre Jacques Prévert d’Aulnay-sousBois, Pôle Culturel d’Alfortville, La Comédie de Saint-Étienne - Centre Dramatique National et le Centre Dramatique Régional de Tours Avec le soutien d’ARCADI


JANVIER

«Je vous aime oiseaux parce que vous connaissez le vol. Vous êtes le prolongement de mes yeux et la personnification de mes rêves. Je vous sens autour de moi et je vous sens en moi. Vous êtes mes satellites, et je suis votre planète centrale. »

un bout de tissu le ciel, un projecteur de 500 watts la lune, quelques poignées de sable la plage. Le théâtre est un lieu où l’émerveillement est possible. Comparable à l’émerveillement de François devant la nature. Enfance, croyance, voyance. Pas étonnant alors qu’un acteur puisse parler aux oiseaux. Et que ces oiseaux soient les spectateurs. Question de foi, de conviction. Un jeune homme est là – saint ou acteur, peu importe – et il a quelque chose à dire...

Joseph Delteil Né en 1894, il est surtout connu pour sa Jeanne d’Arc et Les poilus, publiés en 1925. Après sa rupture avec les surréalistes, il mène de 1937 à sa mort en 1978, une vie de “paysan-écrivain”. Entre poésie, romans et biographies, on dit souvent de son œuvre, comptant une quarantaine de livres, qu’elle mêle lyrisme, histoire et fantaisie. Le texte François d’Assise a été publié en 1960.

M 7* > 20 h M 8 > 20 h Ouverture de la location mardi 17 décembre Durée estimée 1 h 25 * Représentation scolaire le 7 janvier à 14 h

Adel Hakim

D’après Joseph Delteil

Adaptation Adel Hakim et Robert Bouvier

François d’Assise mise en scène

Adel Hakim

Dans cette œuvre de Joseph Delteil, pas de prêche ni de message, juste un moment de vie, fou et joyeux, entre coups de foudre et révoltes, un hymne à la liberté, l’histoire d’un homme, François d’Assise, tour à tour poète, guerrier, philosophe, amoureux... Quel théâtre pour François d’Assise ? Peut-on représenter François d’Assise dans un théâtre fermé ? François a besoin de la nature, des arbres, des sensations de l’air, du fumier, des fleurs, de l’herbe, de la rondeur des filles, du grondement du tonnerre et de la caresse de la pluie pour exister. Alors dans un théâtre fermé, comment reproduire cela ? Le pari est risqué. Bien sûr, il y a les mots de Joseph Delteil. Foisonnants, jaculatoires, ils éveillent les sensations. Et puis, il y a le théâtre lui-même. Avec ses effets. Tout simples. Si pauvres comparés à la Nature. « Pauvreté », « simplicité », voilà des mots à la Saint François. Le théâtre est le lieu où une ampoule colorée évoquera la fête ; où la même ampoule, cassée, évoquera la tragédie ou la mort ; où une musique racontera un pays,

J’ai appelé ce texte François d’Assise et non pas Saint François. Vous remarquerez que je tiens à cette nuance. Je prétends toujours que tout homme, s’il le veut, peut devenir François d’Assise, sans être saint le moins du monde. J’imagine très bien un François d’Assise laïque et même athée, ce qui importe, c’est l’état d’esprit françoisier et non pas sa place réservée sur un fauteuil doré dans le paradis. Il faut un saint « utilitaire », un saint qui « ensainte » les hommes. Je ne m’adresse pas seulement au catholique mais à l’honnête homme de toute race et de toute religion : chrétiens, agnostiques, communistes, athées, blancs, rouges, afroasiatiques, etc. Tout homme peut être franciscain, peut-être « françoisier », sans croire à la sainteté de François. Drôle de saint, dites-vous. J’avoue en tout cas que j’ai écrit ce texte dans une folle émotion tantôt criant de joie, tantôt ruisselant de larmes. Joseph Delteil

Une bénédiction ! Robert Bouvier est un fieffé passeur de mots. Usant seulement de quelques accessoires, le comédien et son metteur en scène Adel Hakim font s’élever sous la voûte du théâtre un chant de la terre qui a la beauté des premiers matins, quand la langue s’ébroue, chasse les cauchemars et s’invente une poésie jubilatoire au plus près des êtres et des choses. Odile Quirot, Le Nouvel Observateur

Robert Bouvier prête à François une naïveté d’appétit, d’allégresse, une réjouissante et presque barbare piété. L’acteur rend bien cette ivresse aux pieds nus qui vous écarquille le nez, cette frénésie de nature qui ouvre dans la prose de Delteil des abîmes parfois douloureux, toujours délicats auxquels on cède en fermant les yeux. Drôle de saint, plus enclin à jouir sans peur (des mots) qu’à s’agenouiller ! Bouvier est très juste, très marmouset du Bon Dieu et assez animal quand il interpelle les moissons, quand il sanctifie son corps et s’amuse de sa propre nudité. Frédéric Ferney, Le Figaro

Robert Bouvier Comédien et metteur en scène, formé à l’École supérieure du Théâtre National de Strasbourg, il a joué dans une quarantaine de spectacles et une vingtaine de films, il dirige la Compagnie du Passage à Neuchâtel.

Scénographie  Yves Collet avec la collaboration de Michel Bruguière Lumières  Ludovic Buter Son  Christoph Bollmann Direction technique Bernard Colomb Assistante à la mise en scène Nathalie Jeannet avec  Robert Bouvier Production Compagnie du Passage Neuchâtel Coproduction Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E., Théâtre St-Gervais – Genève, Centre culturel suisse – Paris, Théâtre des Quartiers d’Ivry La Compagnie du Passage est subventionnée par les Départements des Affaires culturelles du Canton et de la Ville de Neuchâtel et le Syndicat intercommunal du Théâtre régional de Neuchâtel.


JANVIER M 21 > 20 h M 22 > 20 h J 23* > 19 h

«Je vais désespérer. Nul ne m’aime sur cette terre Et si je meurs, personne ne me plaindra... »

V 24 > 20 h

« Moi je ne suis que moi-même », « aucune créature ne m’aime ». Ceux qui ont contemplé son magnifique portrait à Londres le verront toujours ainsi, avec son visage sec d’intellectuel et ses mains crispées de grand névrotique. Et tout cela est parfaitement rendu dans l’incroyable scène où il séduit la veuve devant le cercueil de son mari, rendu aussi dans les malédictions que la vieille reine enseigne à la jeune souveraine, rendu enfin dans la scène finale avec le dernier cri de courage désespéré du roi. Il était le brandon qui attisait l’incendie. Lui mort, la paix revient et le soleil resplendit sur les champs. Shakespeare, Giuseppe Tomasi di Lampedusa

« Je suis déterminé à jouer les méchants » dit Richard dès la scène 1 de l’acte I. Voilà une réplique manifeste, une profession de foi qu’il faut prendre comme une note d’intention de mise en scène. Richard nous prend à témoin, force le public à être son confident (son complice jouisseur ?) dès le début de la pièce. Il revient régulièrement à nous, avant et après chaque coup d’éclat, chaque « morceau de bravoure ». Il ne nous lâchera pas. Mais nous voudrons le lâcher quand il ira trop loin, car comment suivre celui qui avance seul vers son enfer... son gouffre ?

Richard III mise en scène

Laurent Fréchuret

william Shakespeare

Après la création du Roi Lear en 2007 au CDN de Sartrouville, la création, six ans plus tard, de Richard III, avec ma compagnie Le Théâtre de l’Incendie, poursuit le compagnonnage artistique avec l’acteur Dominique Pinon qui interprète le rôle titre, et l’auteure Dorothée Zumstein qui fait une nouvelle traduction du chef-d’œuvre de William Shakespeare. Richard III est l’une des plus célèbres, sinon la meilleure des « histoires ». Elle doit sa réputation au fait qu’elle a été souvent représentée et ceci parce qu’elle offre au cabotinage une application immédiate et efficace dans le rôle du roi. Il est bossu, il est boiteux, il est méchant : un rôle « en or », comme on dit en France. Bossu ou non, Richard III vit sa sombre grandeur avec sa gaieté perverse et le sourire railleur qu’il réserve à ses victimes.

Une troupe de onze comédiens est rassemblée, éclectique, organique, fervente. Une horde théâtrale, en jeu et en mots. Une famille inquiète et inquiétante, cherchant dans ce labyrinthe de miroirs qu’est la langue shakespearienne, un jeu direct, presque brut, confectionnant vœux et sorts, bénédictions et malédictions, comme des armes pour contrer « l’irrésistible ascension » d’un monstre. Une tragédie à bout de souffle, convoquant la présence dramatique pour donner corps au flux immémorial et fascinant du pouvoir, aux pulsions destructrices, tyranniques et, paradoxalement, aux pulsions de vie qui traversent l’homme. Nous assistons à la métamorphose d’une réunion de famille en un champ de cadavres. Au cœur de ce clan en pleine putréfaction, Richard est l’outil, l’accélérateur de la fin d’un monde, d’une dynastie arrivée au terme de sa décadence. Il s’engagera jusqu’au bout de ce jeu dangereux, de ce rituel, et n’y survivra pas, lui non plus. Shakespeare nous raconte la mort d’une société toute entière, dans l’espace exigüe et en ruine d’un appartement royal. Richard III est un poème dangereux, un nœud de vipère à dénouer avec la langue. Un appel au jeu comme on dit un appel au meurtre. Une tragédie mêlée à une farce, traçant avec vertige l’un des plus beaux portraits du mal jamais tenté par un dramaturge. Une pensée, un souffle, un cabaret monstrueux, une partition inépuisable, un matériau brûlant, à éprouver collectivement. Laurent Fréchuret, note d’intuition, janvier 2013

Laurent Fréchuret Il a fondé en 1994 sa compagnie Le Théâtre de l’Incendie. Il a dirigé le Théâtre de Sartrouville - Centre Dramatique National de 2004 à 2012. Il a mis récemment en scène L’opéra de quat’sous de Brecht, Le Drap d’Yves Ravey et À portée de crachat de Taher Najib.

S 25 > 17 h *Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location mardi 17 décembre Durée estimée 2 h 40

Traduction  Dorothée Zumstein

Scénographie  Stéphanie Mathieu Lumières  Eric Rossi Costumes  Claire Risterucci Maquillage et perruques Françoise Chaumayrac Son  François Chabrier Musique  Bob Lipman Dominique Lentin Assistant à la mise en scène  Vanasay Khamphommala avec Dominique Pinon Thierry Gibault Nine de Montal Martine Schambacher Jean-Claude Bolle-Reddat Amaury de Crayencour Jessica Martin ... Production Théâtre de l’Incendie Coproduction le Préau - Centre Dramatique Régional de Basse NormandieVire, le Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – Centre Dramatique National Avec le soutien du Théâtre de Villefranchesur-Saône, la participation du T2G – Théâtre de Gennevilliers, Centre Dramatique National de Création Contemporaine. Le Théâtre de l’Incendie est conventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication / Direction générale de la Création artistique, subventionné par la Ville de Saint-Étienne, le Conseil Général de la Loire, la Région Rhône-Alpes.


FÉVRIER

YSÉ

M 11 > 20 h

« Que craignez-vous de moi puisque je suis l’impossible ? Avez-vous peur de moi ? Je suis l’impossible. Levez les yeux. Et regardez-moi qui vous regarde avec mon visage pour que vous me regardiez. »

M 12 > 20 h J 13* > 19 h V 14 > 20 h S 15 > 17 h *Rencontre avec le public à l’issue de la représentation

« Nous voilà engagés ensemble dans la partie comme quatre aiguilles, et qui sait la laine Que le destin nous réserve à tricoter ensemble tous les quatre? »

paul claudel

Partage de midi mise en scène

Philippe Adrien

L’orageuse passion interdite. 1900-1905 : c’est, pour Claudel, la « période de l’ouragan : l’appel de Dieu ne s’est pas traduit par une vocation simple » ; plus encore, il découvre que « la femme possède l’arme de la beauté : Dieu lui a conféré ce visage qui est une image de Sa perfection. Il l’a rendue désirable ». Sur un bateau vers la Chine, une femme, Ysé, et trois hommes : De Ciz, son mari, qui espère faire fortune ; Amalric, planteur et aventurier ; Mesa, jeune commissaire des douanes, à peine sorti du monastère, irrésistiblement attiré par Ysé. La pièce retrace l’aventure claudélienne d’alors et peint moins « les passions que la passion d’un homme », chez qui la déception religieuse exaspère et paralyse l’élan amoureux. Quel meilleur portrait de Claudel que ce Mesa, homme « sombre et las », en proie à la « manie religieuse », ce professeur volontiers colérique, face à une Ysé « guerrière et conquérante, grande bête piaffante » aussi prompte à s’offrir et à s’imposer qu’à se dérober ? « Entre un homme et une femme, il y a toute espèce de prises ». Dans la vie spirituelle comme dans l’œuvre de Claudel, Partage marque une rupture : à la solitude farouche des premiers héros se substitue « le goût de l’autre »... jusqu’à Dieu ?

Vingt ans déjà depuis ma mise en scène de L’Annonce faite à Marie ! Mon seul Claudel. Un moment d’une telle force que je n’ai pas trouvé moyen de recommencer. Et pourtant, Claudel ne m’a pas quitté. Naguère au cœur de mon enseignement au Conservatoire, il occupe aujourd’hui une place tout aussi primordiale dans les ateliers que j’anime à La Tempête : c’est, du reste, fort de cette pratique que je me suis résolu à monter enfin Partage de midi, la pièce culte où le génie dramatique du poète touche au tragique. Il faut cependant faire exister la fiction. À cet égard, mon point de vue, dont j’espère seulement qu’il s’est affiné avec le temps, reste le même : en l’occurrence, sur un fond de drame passionnel – qui d’abord ne va pas sans quelque aspect de comédie bourgeoise – susciter une écoute sensible et rigoureuse du texte dans sa dimension lyrique et poétique. N’en rabattre ni sur la réalité, ni sur la poésie. Soutenir jusqu’au bout ce paradoxe. Philippe Adrien

Le décor, simple et beau chatoie sous des lumières fines : pont de navire coiffé d’une voilé – ombrelle ; cimetière de conte ; maison de papier embrasée par la guerre, trois écrins stylisés pour deployer les trois temps du drame. De la pièce, on entend tout parce que le metteur en scène est sur tous les fronts, cultivant à la fois le prosaïque - par un jeu naturel et physique - et le lyrique - les « envolées » poétiques sont déclamées, chantées presque - comme dans un rêve de théâtre. Quatre comédiens virtuoses littéralement possédés par le texte sont à la manœuvre. Ce Partage de midi humain et flamboyant rend amoureux de l’amour et des mots sublimes de Claudel pour le célébrer. Philippe Chevilley, Les Echos

Rarement un texte aura témoigné, par la force de sa poésie, du vertige et de l’abîme dans lequel nous jette la passion. S’emparant avec conviction et sensibilité du chef-d’œuvre de Paul Claudel, Philippe Adrien nous livre un spectacle aux accents Viscontiens. Elégant et raffiné. D’une profondeur jusqu’à l’incandescence et, sous l’incandescence, la noirceur, le froid et la mort. De toute beauté. Julia Blanchi, Théatrorama

Philippe Adrien Il a fondé en 1985 l’Atelier de Recherche et de Réalisation Théâtrale (ARRT). Il est directeur du Théâtre de la Tempête. Auteur de Instant par instant, en classe d’interprétation (éd. Actes Sud-Papiers). Il a mis en scène récemment Exposition d’une femme d’après Blandine Solange ; Bug ! et L’Affaire de Jean-Louis Bauer et Philippe Adrien ; Les Chaises de Eugène Ionesco ; La Tortue de Darwin de Juan Mayorga ; Le Dindon de Georges Feydeau (4 nominations aux Molières 2011) accueilli au cdr de Tours en 2012.

Ouverture de la location lundi 6 janvier Durée estimée 2 h

Décor  Elena Ant Lumières  Pascal Sautelet assisté de  Maëlle Payonne Musique et son Stéphanie Gibert Vidéo  Michaël Bennoun Costumes  Hanna Sjödin Maquillages  Sophie Niesseron Collaboration artistique Clément Poirée Direction technique Erwan Creff Martine Belloc avec  Ludovic Le Lez Matthieu Marie Mickaël Pinelli Mila Savic Production ARRT/Philippe Adrien, compagnie subventionnée par le Ministère de la Culture et la Ville de Paris, en coréalisation avec le Théâtre de la Tempête Spectacle présélectionné au palmarès du Théâtre 2013


Love and Money

FÉVRIER

Blandine Savetier Après des études d’arts plastiques et une maîtrise de théâtre à l’Université Paris VIII, elle suit les master classes d’Anatoli Vassiliev à Paris et à Moscou et intègre l’Unité Nomade de formation à la mise en scène au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. En 2002, elle signe sa première mise en scène Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon. Dernièrement, elle a créé une adaptation du Funambule de Jean Genet et Oh les beaux jours de Samuel Beckett.

mise en scène

Blandine Savetier

Dennis Kelly

Love and Money, un titre qui sonne et scande un air de notre époque. Que devient l’amour en ces temps de l’argent roi ? Quand Kelly fait se frotter le Love et le Money : c’est cinglant, cruel mais férocement drôle. Sept jours de la création et de la destruction d’un monde, qui nous font vivre à rebours l’histoire d’amour de David et Jess. En sept fragments de vie, le couple traverse une existence chahutée par les désillusions d’un temps de crise. Les personnages se précipitent dans une consommation compulsive pour fuir les manques existentiels.

« De la même façon qu’une plante prend de l’oxygène et des nutriments et se sert de la photosynthèse pour transformer la lumière du soleil en énergie, je prends des clients et des employés et je me sers du travail acharné pour produire du fric, putain. Je suis une photosynthétiseuse de fric. »

Dennis Kelly Auteur, il est né en 1970 à Londres. À la fin des années 90, il entame des études universitaires au Goldsmiths College de Londres. S’il dit n’y avoir guère appris en matière d’écriture théâtrale, il y affirme le choix de formes en rupture avec le théâtre social réaliste anglais, à l’image de celles développées par Antony Neilson, Sarah Kane ou Caryl Churchill. Conjuguant le caractère provocateur du théâtre inyer-face et l’expérimentation de styles dramatiques diversifiés, ses textes abordent les questions contemporaines les plus aiguës.

M 18 > 20 h M 19 > 20 h J 20* > 19 h * Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location lundi 6 janvier Durée estimée 1 h 30

Dans un rire vénéneux, Love and Money raconte un monde d’êtres déshumanisés en machines à consommer et à jouir. Dans ce paysage désolé, soumis à une marchandisation outrancière, tous cherchent malgré tout le sens de la vie. Piqué d’un humour salutaire, Love and Money met en scène des êtres fissurés par le « fric », égarés dans leurs manques d’amour, ébauchant ainsi la mosaïque d’un désastre contemporain. Kelly ne juge pas, il montre des êtres à notre image qui se débattent, entre ce qui leur reste d’humanité et une société où tout est fait pour la liquider. La pièce se déroule dans le contexte socio-économique du libéralisme triomphant qui a préparé la crise majeure que nous subissons. Et à bien des égards, elle est prémonitoire. Mais ce n’est pas une pièce à thèse ni du théâtre didactique. Love and Money est du théâtre d’acteurs qui part et parle de la vie, et en le faisant soulève de grandes questions philosophiques, sociales et politiques. Une pièce de théâtre puissante, percutante, avec des personnages vivants qui saisissent aux tripes. Je poursuis ma volonté d’affirmer un théâtre de jeu qui s’affranchit des règles du réalisme. Dans une scénographie, architecturée principalement par la lumière et les accessoires, j’ai réuni cinq comédiens engagés et inventifs pour interpréter les douze personnages de cette pièce qui parle au cœur, à l’esprit, et bouscule les gens, à un moment où tout le monde semble écrasé par la logique économique. Qu’est-ce qui fait sens dans notre vie et quelle place y prend l’amour ? N’avons-nous pas laissé la marchandisation des échanges humains miner subrepticement les liens qui cimentent la vie ? Blandine Savetier

Dramaturgie  Waddah Saab Scénographie  Emmanuel Clolus Blandine Savetier Costumes  Olga Karpinsky Lumières  Philippe Berthomé avec Yannick Choirat Laurent Papot Julie Pilod Irina Solano ... Production Compagnie Longtemps je me suis couché de bonne heure Coproduction Théâtre National de Strasbourg, Théâtre du Rond-Point, Maison de la Culture de Bourges, Scène Nationale de Besançon, Le Phénix - Scène Nationale de Valenciennes, Théâtre d’Arras Avec le soutien de la Drac et de la région Nord-Pas de Calais


La grande et fabuleuse histoire du commerce Une création théâtrale de

Joël Pommerat

« alors voilà, demain on va se reprendre Et on va se remotiver un peu... On va se secouer... On va se défoncer la paillasse ! Et on va s’en sortir ! On va recommencer à vendre ! Voilà ce qu’on va faire ! On va arracher les ventes avec nos dents. »

Deux histoires. Deux époques. Années 60. Années 2000. Dans la première, un jeune homme, inexpérimenté dans la vente rejoint un groupe de quatre vendeurs d’âge mûr. Dans la seconde, quatre hommes d’âges murs, débutants dans le domaine de la vente, reçoivent conseils et encouragement d’un jeune chef. Cette pièce était pour moi une façon de parler et de mettre en scène les valeurs, les idéologies, qui orientent et sous-tendent les agissements humains aujourd’hui. Et la confusion de plus en plus importante qui règne en ce domaine. Une façon de montrer comment cette activité du commerce, vendre, acheter, activité au cœur même de nos sociétés, influence notre manière de nous penser nous-mêmes, notre façon de concevoir ce qu’est un être humain, et nos relations. Je voulais montrer comment la logique du commerce peut générer du trouble et de la confusion dans nos esprits et particulièrement en ce concerne nos grands principes moraux. Pour être un vendeur vraiment efficace il faut forcément y croire.

mars

Dans ce métier fondé sur la relation aux autres, s’il y a une technique c’est celle de réussir à être sincère ou « vrai » avec les autres, tout en étant plus ou moins « faux ». Réussir à « fabriquer » de l’authentique. Ce paradoxe que connaît l’acteur, devient chez le vendeur une malédiction, car à la différence de l’acteur qui peut repérer aisément les limites entre « scène » et « vie réelle », le vendeur peut se perdre comme dans un labyrinthe. Les frontières peuvent s’effacer peu à peu, en lui et à l’extérieur. Un jour le vendeur oubliera de retirer son masque après la représentation. Son masque devient peau. En montrant ces personnages de vendeurs professionnels, tout en bas de la hiérarchie du système, tels des soldats un peu égarés mais néanmoins convaincus et fidèles, je voulais surtout parler de nous tous, citoyens ordinaires, immergés dans ce monde de faux-semblants et de vraies valeurs détournées et instrumentalisées plus ou moins consciemment. Certainement abusés nous aussi par la « grande et fabuleuse » confusion de l’histoire. Gagnants et perdants unis pour le meilleur et pour le pire.

M 11 > 20 h M 12 > 20 h J 13* > 19 h V 14 > 20 h * Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location lundi 6 janvier Durée estimée 1 h 20 Séance en audio description le jeudi 13 mars à 19 h

Joël Pommerat

Comédie documentaire, fresque humaine et sociétale. Il y a tout cela dans cette grande et fabuleuse histoire du moderne veau d’or : le commerce. Comme toujours avec Joël Pommerat, il n’y a pas de dénonciation, pas de jugement. Ce qu’il nous montre ce sont des individus prisonniers d’un système. Artistes dans l’art du mensonge et de la manipulation, ces grands acteurs ratés, ces petits soldats manipulés-manipulateurs passent leur temps à essayer d’établir un rapport de confiance et d’amitié avec ceux qu’ils doivent duper comme on dupe un ennemi. De ces contradictions nait une comédie humaine peuplée de grands enfants qui se prennent au sérieux, de victimes inconscientes, d’idéologues sans complexes et sans remords, de perroquets décervelés, de philosophes paumés du marketing. Personnages d’une épopée contemporaine écrite et mise en images par un des maîtres de la dramaturgie française contemporaine. Jean-François Perrier, théâtre-contemporain.net

À partir des interviews d’anciens voyageurs de commerce, réalisées dans le Béthunois par Philippe Carbonneaux et Virginie Labroche, Joël Pommerat a retravaillé ce matériau textuel pour composer l’histoire de commis voyageurs. On retrouve dans ce spectacle tous les éléments essentiels du travail de la Compagnie Louis Brouillard. La scénographie est économe et les changements de décor font varier les points de vue comme par magie ; le jeu est maîtrisé et précis, et sa subtilité chromatique est renforcée par l’utilisation de micros, offrant à la parole toute la palette de l’intensité, du chuchotement feutré au grondement colérique. La scénographie et l’interprétation jouent, comme toujours chez Pommerat, de la dialectique entre véracité hyperréaliste et parabole. L’effet de spirale entre description et analyse, illusion romanesque et interprétation philosophique, en est d’autant mieux renforcé. Il montre la barbarie contemporaine sans jamais se départir d’un humanisme foncier, et d’une empathie qui rend les winners aussi pitoyables que les loosers… Catherine Robert, La Terrasse

Collaboration artistique Philippe Carbonneaux Lumières Éric Soyer assisté de  Renaud Fouquet Scénographie  Éric Soyer Costumes  Isabelle Deffin Créations sonores François Leymarie Recherches sonores Yann Priest Musique  Antonin Leymarie Construction décors et accessoires Thomas Ramon - À travers Champs Création vidéo  Renaud Rubiano avec Patrick Bebi Hervé Blanc Éric Forterre Ludovic Molière Jean-Claude Perrin

Production Compagnie Louis Brouillard Coproduction Comédie de Béthune Centre Dramatique National Nord-Pas de Calais, Béthune 2011 - Capitale régionale de la Culture, Sainte-Maxime - Le Carré, Théâtre de l’Union - Centre Dramatique National du Limousin, Saint-Valéry en Caux - Le Rayon Vert, Théâtre d’Arles - Scène conventionnée pour des écritures d’aujourd’hui, Théâtre d’Evreux - Scène Nationale Evreux Louviers, CNCDC - Centre National de Création et de Diffusions Culturelles de Châteauvallon, Le Parvis - Scène Nationale Tarbes Pyrénées, Le Granit - Scène Nationale de Belfort Avec le soutien de La Coupe d’Or, Scène Conventionnée de Rochefort La Compagnie Louis Brouillard reçoit le soutien du Ministère de la Culture / Drac Ile-de-France et de la Région Ile-de-France. Joël Pommerat est artiste associé au Théâtre National de Bruxelles. Tous les textes de Joël Pommerat sont publiés aux Éditions Actes Sud-Papiers.


Lettre à son éditeur

Yves Rousseau Contrebassiste et compositeur, leader de nombreuses formations musicales plusieurs fois récompensées par la critique. Il pratique des musiques très différentes les unes des autres, aux confins du jazz et des musiques improvisées.

mars M 19 > 20 h J 20* > 19 h * Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location lundi 6 janvier Durée estimée 1 h 20

Cher Monsieur Dumontais,

« Voulais-je chanter l’amour, il se muait en douleur ; voulais-je ne plus chanter que la douleur, elle se transformait en amour. Ainsi l’amour et la douleur se sont partagés mon être. » Franz Schubert, juillet 1822

Wanderer Septet

autour de l’œuvre de Franz Schubert

création musicale

d’Yves Rousseau

C’est en souvenir de ses exaltantes découvertes faites dès l’enfance de la puissance évocatrice contenue dans le génie mélodique de Franz Schubert, qu’Yves Rousseau a entrepris avec Wanderer Septet, l’écriture d’un répertoire original basé sur une libre relecture de plusieurs extraits de ses œuvres : « Je travaillerai autour d’un choix d’extraits d’œuvres choisies parmi celles qui m’ont le plus marquées et dans lequel j’insérerai en toute humilité quelques idées originales, comme une preuve tangible et bien réelle de l’effet qu’eurent sur moi ces quelques pages incontournables des styles classique et romantique ». Sur scène, un acteur-chanteur, Thierry Péala, pour faire entendre quelques échanges tirés de la correspondance du maître avec son frère ou ses amis et six musiciens dont plusieurs sont des improvisateurs qui comptent parmi les plus talentueux de la scène musicale européenne. Avec Edouard Ferlet au piano, Régis Huby au violon, Jean-Marc Larché aux saxophones, Yves Rousseau à la contrebasse et Pierre-François Roussillon à la clarinette basse.

Je n’ai jamais été un grand voyageur. Jusque-là, je n’ai pu qu’apercevoir le haut d’une cime de montagne, le frémissement d’un ruisseau de campagne, l’ombre chatoyante d’un tilleul, mais sans jamais m’éloigner de ma Vienne natale et de ses environs. Que la vie est pleine de frustrations ! Qu’il est ardu de s’abreuver ne serait-ce que d’une goutte de sa sève ! Je n’ai été un Wanderer que dans mes rêves, et dans ma musique. Les notes m’emportent dans des univers que peut-être je suis le seul à avoir vus, ces univers bémolisés, à la couleur instable, ces univers où l’effroi et la joie se côtoient en un même visage, où la mort me frôle, et danse parfois avec moi une valse douce et frissonnante. Et puis chaque nuit, chaque instant d’égarement, il y a ces rêves, ces voyages insoupçonnés, derrière les frontières que la vie m’a imposées. Alors je me dis que votre invitation fait peut-être partie de ces rêves - mes rêves de Wanderer. Cette main tendue au voyage, cette délicieuse offre de partir par-delà le temps et l’espace, votre projet insensé de dialogue avec ces esprits nouveaux, ces âmes nouvelles comme sorties de l’imaginaire, tout cela est si... stupéfiant, si... irréel ! Je suis intimement convaincu que tout cela n’est qu’un songe, encore un de ces songes où bémol et dièse s’entrechoquent, où la fantaisie croise le requiem, et le bonheur la crainte. Mais je tiens à vivre ce songe pleinement. Je berce l’espoir qu’il prolongera quelque peu cette sentence que je sens approcher de jour en jour, qui croît en mon corps, qui se nourrit de mes organes. Peut-être me permettra-t-il, en dernière instance, de m’échapper à tout jamais ? Mais c’est bien trop fou que tout cela : votre message m’invite à faire partie de ces grands génies du monde. Je serais au côté d’un Mozart, d’un Beethoven ? Que la mort vienne si tout cela n’est pas que rêve et irréalité ! Peu de gens en ce monde connaissent mes compositions (comment le pourraient-ils, mon dernier récital public le 26 mars dernier, est mon unique concert jusqu’alors) seuls mes amis les plus proches semblent apprécier mes mélodies. Mais peut-être que dans votre monde brumeux tout est différent ? Ma plume devient lourde, Monsieur Dumontais. La fatigue m’envahit, et j’ai eu grand peine à finir quelques sonates pour piano, dernièrement. Peut-être est-ce l’automne qui me donne cette lugubre impression, mais je sens la fin proche. Puisse votre invitation m’accorder un sursis... Bien à vous, Franz Schubert

Composition Yves Rousseau Percussions  Xavier Desandre-Navarre Piano  Edouard Ferlet Violon  Régis Huby Saxophones  Jean-Marc Larché Chant et textes  Thierry Péala Contrebasse  Yves Rousseau Clarinette basse  Pierre-François Roussillon Ingénieur son  Sylvain Thévenard Production Théâtre 71 - Scène Nationale de Malakoff Coproduction Centre Culturel de Rencontre de l’Abbaye de Noirlac, en cours Avec le soutien de la DGAC /SACEM dans le cadre du dispositif des compositeurs associés dans les scènes pluridisciplinaires Yves Rousseau - Pour faire bouillir la pluie est soutenue par la Drac Ile-de-France et la Région Ile-de-France


mars

mise en scène

Didier Girauldon

Fratrie

Marc-Antoine Cyr

Marc-Antoine Cyr Diplômé de l’École Nationale de Théâtre du Canada en 2000, il promène ses écrits entre le Québec et la France. Il signe une quinzaine de textes dramatiques, tant pour le grand public que pour les enfants. Il est l’auteur associé de la Compagnie Jabberwock.

Le texte Fratrie a bénéficié d’une bourse d’écriture du Conseil des Arts du Canada, et de l’aide à la création de textes dramatiques du Centre National du Théâtre ; il a aussi été lauréat du comité de lecture du Tarmac, Scène Internationale Francophone à Paris.

Une maison, un toit. Dehors, une tempête, un hiver. Le père est tombé comme mort dans la neige. À l’intérieur de la maison, quatre frères, qui devront apprendre à vivre seuls, sans père et sans repères. Parmi eux, Léo, le troisième. Léo cache un secret, un poème, une voix. Léo ne sait pas pourquoi, mais il lui semble que si le père est tombé comme ça dehors dans la neige, c’est un peu sa faute à lui. Parce que Léo n’est pas comme les autres, pas pareil, jamais comme ça. Et quelque chose lui est arrivé dehors, dans les branches. Alors il se cache là, parmi ses frères, dans « nous quatre », en espérant que l’hiver finisse par passer.

Léo « Le vent tout seul peut pas

faire tomber mon père. » JULES « C’EST JUSTE LE VENT THIBO. » ARTHUR « C’EST LE VENT QUI L’A FAIT TOMBER. » THIBO « AGITE TES BRAS PAPA. AGITE TES BRAS SI TU VEUX ÊTRE UN ANGE. »

J’ai voulu faire de ma pièce une réflexion sur l’enfance de l’homme : comment un garçon construit-il son identité en relation avec ses frères ? Comment cette tribu du commencement ira-t-elle déterminer ses rapports humains, sociaux, amoureux ? Habiter une fratrie, c’est se faire souvent un guerrier. C’est devoir imposer sa force. C’est cacher sa faille. C’est partir à la conquête de vastes territoires intimes. Quelle forme a le monde intérieur d’un garçon ? Comment le faire surgir à la scène ? Je me suis laissé porter par ce tremblement qui vient de l’enfance, qui revient, qui cherche à être compris. J’ai cherché à le faire apparaître par une écriture du dedans, un peu à la manière de Charles Juliet, mais au théâtre. Une écriture en mots et en apnées. Être différent des autres, est-ce un bienfait ou une malédiction ? Marc-Antoine Cyr, juin 2012

Ce qui me touche le plus, dans l’écriture de Fratrie, c’est, je crois, la grande pudeur avec laquelle Marc-Antoine Cyr esquisse les relations tendres et cruelles qui lient les protagonistes. La pièce m’a tout de suite frappé. Tout d’abord par la qualité musicale du texte, ensuite par le fait que la différence, ce mal qui semble toucher l’un des quatre « semblables » et faire de lui une pierre saillante de l’édifice familial, ne soit jamais nommée. Le traitement sera donc rythmique avant tout, avec un grand soin porté à la simplicité du jeu, à l’immédiateté et l’authenticité des émotions. La langue choisie par Marc-Antoine Cyr va à l’essentiel, et c’est autour des silences et des non-dits que se rassemble cette tribu originelle... Par petites touches, la vidéo viendra soutenir l’action. Les projections seront discrètes, tordant la réalité comme par magie pour recentrer sur les acteurs, non pour les cacher. Le travail de Magali Charrier, mêlant image par image, collages et superpositions, est de nature à donner à voir avec poésie et férocité ce à quoi la fratrie est confrontée. Didier Girauldon

Didier Girauldon Après sa formation d’acteur au Conservatoire National de Région de Tours, il intègre Royal Holloway, à Londres. Il se perfectionne aux techniques du clown et du masque auprès de Mario Gonzalez, et travaille avec lui en tant que comédien. Metteur en scène associé au Centre Dramatique PoitouCharentes, au cours de la saison 2010-2011, il y crée le spectacle Ben, écrit et interprété par Charlotte Gosselin. Depuis septembre 2011, il est directeur du Théâtre Universitaire de Tours et vient d’y présenter Un Au revoir trop tôt, d’après les textes de Marc-Antoine Cyr. Après dix ans au sein du collectif artistique Les Gueuribands, il fonde à Tours la compagnie Jabberwock qui travaille à faire entendre les textes de jeunes auteurs francophones, et à faire publier de nouvelles traductions de textes étrangers.

M 26 > 20 h J 27* > 19 h * Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location lundi 6 janvier Durée estimée 1 h 15 Soutien aux compagnies en Région Centre

Assistante à la mise en scène Constance Larrieu Création lumières Christoph Guillermet Accessoires  Delphine Guibert Création sonore  David Bichindaritz Costumes  Frédérique Payot Création décor  Camille Vallat Vidéo  Magali Charrier avec Marc Beaudin Guillaume Clausse François Praud Baptiste Relat Production Compagnie Jabberwock Coproduction Centre Dramatique National des Alpes - Grenoble, Théâtre de la Tête Noire, Scène Conventionnée Nouvelles Écritures - Saran, La Ferme Godier / Compagnie Issue de Secours - Villepinte Avec le soutien du Centre Dramatique Régional de Tours, de Naxos Bobine et du Théâtre Universitaire de Tours service culturel de l’Université François-Rabelais. La Compagnie Jabberwock est subventionnée par le Ministère de la Culture (D.G.C.A.) et la Ville de Tours. Ce spectacle bénéficie de l’aide à la création de textes dramatiques du Centre National du Théâtre, de l’aide à la résidence et de l’aide à la création du Ministère de la Culture (Drac Centre). Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.


avril

Depuis plusieurs années, elle met en scène des pièces où le travail du corps occupe une large place. L’écriture de plateau de Nathalie Béasse que l’on a pu apprécier les deux dernières saisons au cdr de Tours, l’unicité avec Happy Child et Wonderful World trouve ici dans cet opus une profonde résonnance... toujours dans sa grande liberté d’invention et de drôlerie, du calme à l’excès, elle trace son sillon.

« Dès le départ dès les premières paroles du conte le public est projeté dans une atmosphère spéciale, caractérisée par son calme épique. Mais c’est là une impression trompeuse...  »

Mon travail est très lié au conte. Je construis mes pièces comme des contes. Toute la symbolique, l’onirisme, la mythologie, le rapport à l’enfance, qui se dégagent de ces récits m’intéressent. Je m’attache plus à l’imagerie et à la symbolique du conte qu’à sa forme narrative. J’ai travaillé sur des thèmes précis : l’abandon, la forêt, l’ogre, les espaces, et autour d’histoires comme Hansel et Gretel et autres « Petits Poucets »... Les changements d’espaces, les traversées, le trajet pour aller d’un endroit à un autre, les chemins pour s’échapper... Je veux déconstruire le conte, le transformer, échanger les rôles. Le burlesque est là dans ce regard : pourquoi ne serait-ce pas l’ogre qui laisserait des cailloux ? Qui raconte ? Qui est raconté ? Nous allons perturber les codes de la narration. Le narrateur est aussi au centre de ma recherche. Je veux approfondir ce lien avec le public avec l’oralité, avec l’adresse publique. Nous ferons des allers-retours entre le récit adressé au public et sur ce qui se passe dans cette cuisine, comme « de l’autre côté du miroir » des mises en abîmes. Nous arriverons à un joyeux mélange de ces histoires.  Nathalie Béasse

Tout semblait immobile Conception, Mise en scène et scénographie

Nathalie Béasse

Il était une fois... des universitaires qui commencent une savante conférence sur le conte : réflexions, références bibliographiques, traditions littéraires, réflexions psychanalytiques à l’appui. Mais très vite, imperceptiblement, de drôles de perturbations vont se produire sur le plateau, dans l’espace, dans les corps des conférenciers et on rentre dans le monde troublant parfois violent du conte... D’étonnements en coups de théâtre minuscules ou gigantesques, de failles en failles, de rires en terreurs, l’apparente immobilité de la tradition du conte va se métamorphoser... Créatrice d’univers singuliers, Nathalie Béasse s’adresse ici au jeune public mais aussi aux plus grands, une façon d’entrer dans son monde fascinant par la porte du conte et sous l’angle du burlesque.

Nathalie Béasse entretient avec la scène un rapport plastique et poétique très personnel. Elle procède par des enchaînements de scènes sans logique évidente, juxtapositions organiques ou totalement oxymoriques si bien qu’on ne peut jamais présager de la suite. On retrouve dans cette nouvelle pièce des éléments présents dans Happy Child : certains des comédiens d’abord, mais aussi des matières textiles (rideaux, tissus, vêtements, fourrure...) et une façon singulière d’insuffler des digressions vers l’enfance et les contes (l’évocation récurrente de la forêt par exemple), de créer des zones de dérapage et d’inconfort, d’installer des atmosphères déroutantes, burlesques ou cauchemardesques, au milieu de dialogues ancrés dans le réel et la société actuelle. Les corps sont également au cœur de ses créations, défiant la normalité des comportements et poses de l’homme civilisé : course sur place jusqu’à épuisement, métamorphoses par le travestissement ou la gestuelle, empoignades, suspensions incongrues, irruptions dansées. Nathalie Béasse a trouvé dans l’espace scénique un lieu où inventer des mondes. Son sens esthétique semble aussi affiné que sa direction d’acteurs. Mais c’est à l’imaginaire qu’est libérée la plus belle place, celle du hors champ, de la tête des spectateurs. Une liberté qu’elle nous offre avec sa manière à elle de ne jamais en rajouter, jamais. Marie Plantin, Pariscope, à propos de Wonderful world

M 1 > 20 h M 2 > 20 h J 3** > 19 h

Tout public à partir de 10 ans * Rencontre avec le public à l’issue de la représentation ** Représentation scolaire le jeudi 3 avril à 14 h Ouverture de la location lundi 6 janvier Durée estimée 1 h 

Scénographie  Nathalie Béasse Lumières  Natalie Gallard Musique  Camille Trophème Tom Waits Radiohead Constructeurs décor Etienne Baillou Laurent Carpentier Jean‐Charles Robin Fabien Lamri avec Camille Trophème Etienne Fague Erik Gerken Production Compagnie Nathalie Béasse Coproduction Le Théâtre – Scène Nationale de Saint-Nazaire, Théâtre Louis Aragon - Scène Conventionnée pour la danse de Tremblay-en-France, EPCC Le Quai – Angers Avec le soutien du Manège - Scène Nationale de Maubeuge, Nouveau Théâtre d’Angers - Centre Dramatique National La compagnie Nathalie Béasse est conventionnée théâtre par la Drac des Pays-de-laLoire et le Conseil Régional des Pays-de-la-Loire. Elle reçoit le soutien du Conseil Général du Maine‐et‐Loire, de la Ville d’Angers, du Département de la Seine‐Saint‐Denis. La compagnie est en résidence au Théâtre Louis Aragon de Tremblay‐en‐France, dans le cadre de Territoire(s) de la Danse 2013. Nathalie Béasse est artiste associée au Théâtre - Scène Nationale de Saint‐Nazaire de 2013 à 2015.


avril

L’histoire de Norma Jeane Baker est écrite pour cinq actrices et sept acteurs, plus le metteur en scène qui joue aussi. Si l’écriture est réaliste, elle doit se lire comme un conte, les partitions de chaque acteur étant le reflet d’un caractère, d’une pensée, d’un désir, d’une thématique, se déclinant à travers plusieurs rôles. Ceci est valable aussi pour Norma Jeane qui, dans la pièce, traverse quatre âges de sa vie, enfance, adolescence, jeune actrice, star et chute. Toutes les partitions sont pensées sur un principe de poupées russes. Il m’a fallu m’éloigner du roman et me nourrir d’autres sources, les nombreuses interviews que Marilyn a données et les entretiens innombrables où l’on parlait d’elle, m’ont été précieux et m’ont permis d’écrire les scènes qui manquaient. Toutefois l’inspiration venant du roman de Oates concerne quarante pour cent de la pièce. Si le fond de la pièce est tragique, elle contient aussi beaucoup de situations cocasses. Les personnages ne s’apitoient pas sur leur sort ni sur celui des autres, ils n’en ont pas le temps, ils avancent à marche forcée, leur survie en dépend, mais s’ils sont souvent féroces et impitoyables, ils peuvent aussi se montrer plein de délicatesse, de compassion et d’humour. John Arnold

D’après Blonde de Joyce Carol Oates

Norma Jeane Adaptation et mise en scène

John Arnold

Librement inspiré du roman Blonde de Joyce Carol Oates sur Norma Jeane Baker (Marilyn Monroe), des écrits de Don Wolfe, des rapports d’autopsie du F.B.I., de la police du comté de Los Angeles et des interviews de Marilyn Monroe. Au-delà de la vie de Norma Jeane Baker, alias Marilyn Monroe, c’est surtout la convocation d’un rêve, celui d’une vie et des promesses qu’elle recèle. De la question du bonheur, de l’idée que l’on peut avoir de la réussite, du fait de « s’accomplir » dans quelque domaine que ce soit, de tout cela, une nation, dès sa naissance, en a fait ses soubassements, sa raison d’être, sa nécessité, sa fierté, son dogme national. C’est en partie, ce que l’on appelle « le rêve américain ». Aujourd’hui, le rêve s’est propagé dans le monde entier et la question du bonheur reste entière. Dans le cas présent, cela donne une comédie carnivore, un conte moderne, l’histoire de Cendrillon revue et visitée par Martin Scorsese et qui se situe dans un pays étrange, un pays où si les citrouilles se transforment en carrosses, elles carburent au whisky et à la vodka et laissent dans leur sillage des trainées de cocaïne.

La pièce de John Arnold est une plongée hypnotique dans la vie maudite de Norma Jeane Baker. En s’attachant à sa construction psychologique, elle brouille l’image du sex-symbol pour retenir celle de la femme-enfant aux prises avec une névrose et sa confrontation au rêve américain comme malédiction. À travers une série de scénettes rapides et nerveuses, qui sont autant de flashs rétrospectifs sur cet itinéraire hors norme, traitées de manière réaliste ou distanciée avec de vraies trouvailles empruntées aux comics, se dessine le portrait d’une femme immature, en manque de repères affectifs, avide d’amour et de tendresse. John Arnold orchestre avec fluidité une mise en scène qui fait la part belle à des envolées dramatiques, oniriques et ludiques. Amaury Jacquet, Publik’Art

Treize comédiens racontent sa vie dans une création et une mise en scène audacieuses de John Arnold. Il fallait être un peu fou pour s’attaquer à ce morceau de la littérature américaine publié dans le monde entier, qui reprend l’hypothèse du meurtre de Marilyn orchestré par le F.B.I. et la garde rapprochée du Président Kennedy. À la manière de Dogville, le film de Lars Von Trier, cette pièce de presque trois heures donne une place centrale aux acteurs excellents et à leurs mouvements. « Marilyn est la Cendrillon du XXe siècle », souligne John Arnold. La pièce se déroule comme un conte, et débute comme un thriller. Norma Jeane est interprétée par une jeune comédienne prometteuse Marion Malenfant, petite poupée aux longs cheveux d’or ondulés, au corps d’une blancheur de porcelaine, la voix légèrement grave et brisée, incarne avec fougue et maitrise tous les âges de Norma Jeane-Marilyn. Claire Baudéan, France Info

« Toute ma vie de toutes mes forces j’ai essayé de ne pas échouer. Quand j’étais orpheline, j’ai essayé d’être adoptée, d’être bonne au lycée, d’être bonne épouse, j’ai essayé d’être bonne actrice, pas une blonde de plus ! J’AI ESSAYÉ ESSAYÉ. »

M 15 > 20 h M 16 > 20 h J 17* > 19 h V 18 > 20 h * Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location lundi 6 janvier Durée estimée 3 h  avec entracte

Assistant à la mise en scène Grégory Fernandes Scénographie et costumes Aurélie Thomas Création lumières et direction technique Olivier Oudiou Assistant lumières et régie générale  Thomas Cottereau Création sonore  Marc Bretonnière Vidéo  Michel Ferry avec Aurélia Arto Philippe Bérodot Bruno Boulzaguet Jean-Claude Bourbault Samuel Churin Evelyne Fagnen Antoine Formica Jocelyn Lagarrigue Marion Malenfant de la Comédie-Française Olivier Peigné Fabienne Périneau Maryse Poulhe John Arnold Production Théodoros Group Coproduction Théâtre des Quartiers d’Ivry Avec l’aide de la Drac Ile-de-France et le soutien de l’ADAMI et la participation du Jeune Théâtre National, du Théâtre Firmin-Gémier - La Piscine, le Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, la Drac Provence-Alpes-Côte d’Azur, de Scènarts et de Tango Prod


mai

Serge Noyelle Metteur en scène d’opéra et de théâtre, scénographe et plasticien. Jusqu’en 2012, il dirige le Théâtre à Châtillon. Il y crée en 1992, le Festival des Arts de la Rue. Il crée en 2003 avec Marion Coutris, l’École Européenne des Arts de la Scène. En 2008, il s’implante à Marseille où s’installe sa compagnie, le Théâtre NoNo.

Samuel Beckett

Oh les beaux jours Mise en scène

Serge Noyelle Marion Coutris

« Oh le beau jour encore que ça va être ! Encore une journée divine. Jesus-Christ Amen. Siècle des siècles Amen. Commence, Winnie. Commence ta journée, Winnie. »

On voit la disparition progressive d’une femme qui, tout en étant avalée par la terre, parle sans tragédie de la vie telle qu’elle respire encore. La Winnie de Oh les beaux jours est sans doute la Madame Bovary de Beckett, un double féminin, son rêve de théâtre. Un corps entravé, contrarié, une parole libre. Libre des codes de l’écriture et libre de devoir « faire théâtre ». Ne racontant qu’elle-même, dévidant ses pensées en miettes. Drôle et tragique, Winnie, une marionnette au sommet d’une montagnette, féroce et sensible, un être tout en tête, occupant l’espace des mots seulement, celui du discours seulement, l’acte théâtral se réduisant à une succession d’indications. Femme-aux-objets au sens propre, qui s’évertue à ponctuer le temps d’une journée d’actes insignifiants et indispensables : l’image de la représentation théâtrale, chaque jour annulant l’autre, chaque acte oubliant le précédent. Le corps, une fonction. Ballet des objets. Leur dramaturgie minutieuse, véritable partition de gestes, raconte un monde en images, désarticulé, précis, informe, facétieux, éperdu, poétique et trivial. Une chorégraphie où finalement le corps ne dit plus rien, ne signifie plus que son engloutissement programmé dans le monde de l’usuel. Joie d’être au monde, ce beau jour-là encore.

Passionné par le cirque, la peinture, le cabaret, le music-hall, Beckett n’était pas seulement l’auteur irlandais ascétique qu’on veut voir en lui. La révolution dans Beckett c’est l’invention d’un monde comme l’écume de toutes les histoires déjà racontées. Un monde où l’imaginaire, le pathétique, le cosmique, l’anéantissement et le rire le disputent à une réalité triviale, crue et sensible, lapidaire et frêle, beaucoup trop humaine. Une expérience du théâtre – temps et espace – la plus concrète qui soit. Les apparences ne sont pas forcément trompeuses. Chez Beckett on est ce qu’on paraît être. Ce qu’on dit. Ce qu’on fait. Et il n’y a pas de temps de latence. Sans afféterie ni procédé, la parole est issue du temps posé là, au réel de la sensation. Marion Coutris

La création française de Oh les beaux jours a été marquée par l’interprétation de Madeleine Renaud. Marquée aussi par la mythologie d’une figure imposée par un « deuxième texte » parallèle – les didascalies si précieuses à la vision que se fait Beckett de son théâtre, mais qui paralysent aussi potentiellement celle des metteurs en scène. C’est donc avec une grande liberté adossée à un profond respect que j’aborde cette mise en scène, qui est aussi mises en image : un univers plastique à la fois dépouillé et puissant, où on peut lire l’empreinte des peintres – Ensor, Delvaux, Magritte. Sur cette terre brûlée de Oh les beaux jours, il y a d’abord et avant tout un chaos, un espace ailleurs, en marge, loin : inqualifiable. Dans cet amas de caisse et de linge, il suffit de suivre le chemin des acteurs qui progressent, s’approchent de l’énigmatique texte de Oh les beaux jours ; petits morceaux déchirés, déchiquetés, de paroles et de regrets : le vieux style ! – lente agonie en forme de rituel amusé de l’éternelle résurrection de la représentation – mourir et renaître demain et demain l’ombrelle, le grand sac noir, le pistolet seront là, à leur place, encore et toujours là. Serge Noyelle, mars 2013

C’est à l’invitation d’un théâtre contemporain de Pékin, le Nine théâtre – dirigé par l’auteur et poète Xu Wen – que le Théâtre NoNo présentera en Chine, à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau lieu entièrement dédié à l’écriture de Samuel Beckett, Oh les beaux jours et En attendant Godot en mai-juin 2014.

M 13 > 20 h M 14 > 20 h J 15* > 19 h *Rencontre avec le public à l’issue de la représentation Ouverture de la location lundi 6 janvier Durée estimée 1h45

Marion Coutris Auteur, actrice, metteur en scène, formée comme comédienne à l’ENSATT. Elle travaille depuis 1985 dans plusieurs projets théâtraux en France et à l’étranger. Sa pratique d’actrice et de dramaturge la conduit à l’écriture dramatique qu’elle pratique désormais parallèlement au jeu. Marion Coutris devient la directrice artistique du Théâtre NoNo à partir de 2008.

Scénographie et lumières Serge Noyelle Assistant à la mise en scène Grégori Miege Régisseur général Bernard Faradji avec Marion Coutris Noël Vergès Production Théâtre NoNo Coproduction Marseille-Provence Capitale Européenne de la Culture 2013


mai

mise en scène

Jacques Bonnaffé

« - Dis-moi Mario tu as déjà essayé de violer la conscience de quelqu’un ? -Tu veux dire dans un coin sombre Un parking un train de banlieue ? - Non au grand jour. »

36 nulles de Salon Daniel Cabanis

Daniel Cabanis Né en 1956 à Paris, plasticien de formation, il a publié du copy-art et des livres d’artiste (Le m2 pliant, La salade imaginaire...), puis un roman au Seuil, L’Amour à l’écossaise, roman-photo sans photos dont la trame narrative reprend les spongieux motifs d’un peignoir écossais.

Par ailleurs, le plus souvent sous la forme de séries qui combinent textes et images, il collabore depuis plusieurs années à diverses revues tant papiers que sur le net. Pour se délasser, il a entrepris un Catalogue des pense-bêtes idiots autrement dit un travail sur la mémoire.

Mario et Mario sont deux frères jumeaux qui ont passé l’âge de rajeunir, ce qui leur fait la cinquantaine un peu mauvaise. On se demande pourquoi ils sont tout le temps fourrés ensemble, eux aussi se le demandent et à défaut de réponse ils s’agacent mutuellement, ils s’énervent. S’ils pouvaient, s’ils osaient, ils se foutraient bien sur la gueule mais cela ne se fait pas. Surtout entre frères. Et si l’un des Mario tuait l’autre ça ne réglerait rien, probablement. Il leur reste donc à disputer sur les sujets les plus divers, et aussi les plus vains, par exemple : la biographie d’un plombier chauffagiste ou qu’est-ce que c’est que ces fameuses réunions du mardi, ou encore de nos jours, vaut-il mieux être borgne ou unijambiste ? Comme de forts joueurs d’échecs qui refusent de s’affronter et jouent des nulles de salon*, Mario et Mario évitent le pire, mais çan’en est pas moins désastreux. Daniel Cabanis * Dans le monde des échecs, une nulle de salon est une partie jouée nulle en début de tournoi entre deux forts joueurs qui se réservent avant de passer aux choses sérieuses.

Petit abécédaire des idées reçues ou sottisier des nouveaux comportements culturels, revue burlesque des citoyens du tout-média. Les thèmes de la pièce sont l’amitié et ses coups de sabot, l’encyclopédisme maison façon people, le quant-à-soi, la rivalité, la méchanceté... D’un côté c’est une série de dialogues absurdes et révélateurs, de l’autre un propos méthodique sur notre époque, raisonné par deux mordus d’échecs. Trente-six conversations-piège composent l’action, formant une curieuse série de trente-six parties d’échec. Pour les deux Mario, ce dialogue d’une longueur toujours égale a tournure d’un bras de fer : coincer l’autre, le pousser à se contredire. Mais à chaque partie le résultat est nul, l’échec est « pat » laissant les deux adversaires dans l’impossibilité de départager, les maintenant à égalité et dispos pour la suivante. Les thèmes des conversations symétriques sont ordinaires ou très excentriques, on y retrouve le fiel insidieux du bon voisinage et la rumeur des petits bourgs, hantée par le frisson de la célébrité. Le couple jumeau, chacun sur son petit quant-à-soi encyclopédique, rattache à une longue série ouverte avec Bouvard et Pécuchet et magnifiée par Mercier et Camier chez Samuel Beckett. On se ressemble, on se déteste mieux. Jacques Bonnaffé

L 26 > 20 h M 27 > 20 h

Jacques Bonnaffé Comédien et metteur en scène, il dirige ses propres spectacles, au cœur desquels vibre la langue et la poésie, patoisante érudite ou loufoque. Il dirige la compagnie faisan, Molière 2009 de la compagnie théâtrale. Il a conçu et interprété L’Oral et Hardi, solo sur des textes de Jean-Pierre Verheggen accueilli au cdr de Tours en 2011, Nature aime à se cacher, duo-dansé, à partir de textes de JeanChristophe Bailly. Avec Jean-François Peyret, il interprète Ex vivo, In vitro ; en 2012, il joue Le Roi du bois de Pierre Michon.

M 28 > 20 h JUIN L 2 > 20 h M 3 > 20 h Ouverture de la location lundi 6 juin Durée estimée 1 h 30

Olivier Saladin entame une carrière de comédien au théâtre des Deux Rives à Rouen en 1981, il y joue sous la direction de Michel Bezu et de Catherine Delattres. En 1989, il entre dans la troupe dirigée par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff. Depuis mai 2011, il est Georges Charensol dans le spectacle Instants Critiques, mis en scène par François Morel. Collaboration artistique et scénographie Anne-Flore Cabanis Son  Bernard Valley avec Jacques Bonnaffé Olivier Saladin Production compagnie faisan Avec le soutien du Théâtre du Rond-Point


une troupe Le Jeune Théâtre en Région Centre

J’ai voulu que le Nouvel Olympia soit un théâtre « habité », avec des artistes au travail. En 2005, cinq comédiens et un technicien sont inscrits dans le dispositif « Jeune Théâtre en Région Centre » mis en place par la Région Centre, la Drac Centre et le Centre Dramatique Régional de Tours qui affirment par là, le choix de la permanence artistique au centre d’une Maison de Théâtre. Depuis 2009, le Conseil Général d’Indre-et-Loire s’associe au dispositif JTRC. Ce qui permet l’engagement d’un comédien supplémentaire. Cette équipe constitue un véritable atelier de recherche et une véritable troupe de création, qui participe à tous mes spectacles.

À côté des productions qui sont diffusées nationalement, la présence permanente de comédiens permet au cdr de Tours de proposer des spectacles adaptés techniquement aux lieux non équipés, d’organiser des lectures publiques dans les monuments du département et de diriger des ateliers de pratiques artistiques. Ces actions s’inscrivent également dans le cadre des missions de sensibilisation au spectacle vivant, notamment auprès des collèges du département d’Indre-et-Loire et des lycées de la Région Centre. Les comédiens peuvent réaliser des projets personnels, ils profitent de l’outil et des conseils de toute l’équipe du cdr, pour des questions artistiques, techniques et administratives. Je souhaite développer les potentialités de ce tremplin vers la professionnalisation. Si j’en ai les moyens, augmenter le nombre des comédiens, y adjoindre de jeunes partenaires à la mise en scène, la scénographie, la lumière... Contribuer par la pratique à accompagner de futurs directeurs d’acteurs, de troupes, de structures. Gilles Bouillon

Création 2005/2007 DES CROCODILES DANS TES RÊVES de Tchekhov (d’après 6 pièces en 1 acte de Tchekhov : L’ours, La demande en mariage, La noce, Sur la grand route, Le chant du cygne, Des méfaits du tabac et Kachtanka) Création à Tours et deux tournées : 126 représentations Création 2006/2007 VICTOR OU LES ENFANTS AU POUVOIR de Roger Vitrac Création à Tours et tournée : 30 représentations Création 2007/2008 OTHELLO de Shakespeare Création à Tours et tournée : 76 représentations

Création 2008/2010 LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD de Marivaux Création à Tours et deux tournées : 138 représentations Création 2008/2009 ATTEINTES À SA VIE de Martin Crimp Création à Tours : 17 représentations Création 2009/2010 PEINES D’AMOUR PERDUES de Shakespeare Création à Tours et en tournée : 52 représentations Création 2010/2012 CYRANO DE BERGERAC de Edmond Rostand Création à Tours et deux tournées : 184 représentations Création 2011/2012 KIDS de Fabrice Melquiot Création à Tours et en tournée : 34 représentations Création 2012/2013 UN CHAPEAU DE PAILLE D’ITALIE de Eugène Labiche Création à Tours et en tournée : 94 représentations Création 2013/2014 DOM JUAN de Molière Création à Tours et en tournée : 70 représentations


lectures

Au bord du plateau, avant même que le théâtre ne se dresse sur la scène, se joue pour nous la dimension sonore, rythmique, pneumatique, ludique du langage. Il est un ressourcement vital : celui d’entrer vocalement, physiquement dans les textes, de faire entendre les voix singulières, dépaysantes, de ces livres amis dont la ré-citation publique fait signe vers l’utopie d’une communauté vraie de langues, de lecteurs et d’auditeurs. Notre théâtre vient du poème (Beckett, Shakespeare, Koltès, Molière) et la lecture des textes de la littérature questionne la profondeur du temps, la mémoire de la langue, le rapport vivant au passé entendu au sens de legs, qui sont la matière de notre art du présent et la relation spirituelle à notre propre héritage. La pensée n’existe qu’au travers du langage, et l’échange des paroles.  Lectures itinérantes, à une ou plusieurs voix, au bord du plateau ou dans la salle de répétitions du Nouvel Olympia, Bibliothèque municipale, Maison de la Poésie, demeures d’écrivains, Château d’Azay-le-Rideau et autres lieux...

La feuille de route des lectures est à paraître en septembre !


ateliers Le cdr de Tours propose aux collèges, lycées, universités, grandes écoles et instituts de formation, en relation avec les créations et la programmation des spectacles présentés au Nouvel Olympia : des rencontres avec des auteurs, comédiens, metteurs en scène et scénographes ; une présentation des pièces, débats, approfondissement de la réflexion ; un travail pratique d’exploration du texte et du jeu. Chaque semaine, ce sont des centaines d’élèves et d’étudiants de la ville de Tours, de l’agglomération, de la région qui pratiquent le théâtre. Le travail de sensibilisation au théâtre est quotidien.

Les intervenants

Karin Romer, Léa Toto, Juliette Mailhé, Elsa Adroguer, Hélène Stadnicki, Nathalie Holt, Gilles Bouillon, André Féat, Alain Feret, Bernard Pico, les comédiens du Jeune Théâtre en Région Centre, et l’équipe technique du cdr de Tours. Les partenaires institutionnels

Drac Centre, Conseil Régional du Centre, Conseil Général d’Indre-et-Loire, Rectorat d’Orléans-Tours, Université François-Rabelais de Tours.

Renseignements

02 47 64 50 50

Options théâtre - Lycée Grandmont : options de spécialité L3, premières et terminales. - Lycée Vaucanson : options de spécialité L3, premières et terminales. - Lycée Balzac : options facultatives, secondes, premières, terminales. - Lycée Marmoutier : options facultatives, premières et terminales.

Ateliers réguliers Lycée Rabelais de Chinon Le cdr de Tours et le Conservatoire à rayonnement régional de Tours sont partenaires des classes à horaires aménagés théâtre (C.H.A.T.) du collège La Bruyère à Tours, classes de 6e, 5e, 4e et 3e, 60 élèves.

Ateliers dans les collèges d’Indre-et-Loire Elsa Adroguer et André Féat, comédiens, Nathalie Holt, scénographe, et Léa Toto, coordinatrice des ateliers théâtre / écriture sont chargés tout particulièrement des Ateliers départementaux : mission du Conseil Général d’Indre-et-Loire, pour offrir aux enseignants et élèves des collèges du département des ateliers d’initiation au théâtre. Pour information, durant l’année scolaire 2012-2013, ils sont intervenus dans 25 collèges du département répartis dans 13 communes.

Université François-Rabelais de Tours Une présence permanente avec le Master professionnel de Culture et Médiation en Arts du spectacle : ateliers, cours théoriques, stages. - Un atelier hebdomadaire ouvert à tous les étudiants. - Deux ateliers théâtre en langue anglaise. - Ateliers pour les étudiants de la filière Arts du Spectacle. - Ateliers ponctuels dans différentes sections de l’IUT de Tours.

Ateliers adolescents au Nouvel Olympia

Les mercredis, atelier animé par Alain Feret, avec la participation de Danièle Feret, pour les adolescents de 15 à 18 ans qui présentent un spectacle en fin d’année scolaire, trois ateliers animés par Elsa Adroguer en trois groupes d’âge (de 9 à 11 ans, de 11 à 13 ans et de 13 à 15 ans). Inscription première quinzaine de septembre au Nouvel Olympia.

Actions éducatives En collaboration avec le Service Éducatif de la Mairie de Tours, plusieurs actions sont menées en direction du jeune public (visite du théâtre, spectacle jeune public, ateliers, présentation des spectacles...) autour d’un thème choisi.

Lycéens et théâtre contemporain

Cette opération proposée par le Rectorat Orléans-Tours, la Drac Centre et la Région Centre permet à des enseignants des lycées (en priorité des LEP ou des lycées les plus éloignées) de bénéficier d’une formation à l’analyse de la représentation théâtrale, et d’accompagner une de leurs classes trois fois dans la saison au théâtre (gratuitement) pour découvrir des textes ou des formes du théâtre dit «contemporain».

école du spectateur Les relations avec le public scolaire font partie de la mission et du plaisir des intervenants du cdr de Tours : présentation des spectacles, ateliers ponctuels, visites du théâtre. contact : billetterie@cdrtours.fr

Atelier théâtre écriture

Dès son origine, en 1996, l’atelier Théâtre-Écriture initié par Gilles Bouillon et François Bon a pour objectif d’associer des artistes, des auteurs, acteurs, metteurs en scène à la lutte contre l’exclusion sociale et/ou culturelle. Au fil des années, nous avons pu développer des liens solides avec des partenaires sociaux, des établissements de formation, des équipes éducatives à Tours et dans l’agglomération tourangelle. Nous sommes intervenus dans divers collèges, lycées, centres sociaux, associations, C.F.A., etc. Partout où s’est manifesté le désir d’ouvrir un espace pour penser avec des mots et dire ces mots à voix haute. Débutée dans un quartier de la ville, le Sanitas, la pratique des ateliers d’écriture se déroule, aussi, depuis bientôt dix ans, toutes les semaines au Nouvel Olympia. Cet atelier ouvert à tous est devenu un véritable lieu de brassage des mots et des voix, des corps dans l’espace où se côtoient des hommes et des femmes qui viennent écrire et lire leurs textes. Un atelier d’écriture, une mise en voix, un théâtre.


OPÉRA DE TOURS Carmen

Georges Bizet (1838-1875)

passerelles Tracer des lignes, poursuivre des échanges, inventer des rencontres artistiques, confronter des pratiques. Partager des moments avec les partenaires de la Ville et de la Région, les offrir au public. Des aventures artistiques fortes se poursuivent avec les structures culturelles de Tours : le Centre Chorégraphique National de Tours, l’Opéra de Tours, le Petit Faucheux, des lectures en écho aux expositions ou aux collections du Musée des Beaux-Arts de Tours, des lectures publiques à la Bibliothèque Municipale de Tours, à l’École supérieure des beaux-arts de Tours. Une collaboration permanente avec l’Université François-Rabelais avec la classe d’art dramatique du Conservatoire à rayonnement régional de Tours, avec Livre Passerelle, et la librairie Le Livre, et aussi avec le Festival Rayons Frais, l’Académie Francis-Poulenc...

réservations

La production de Gilles Bouillon et Nathalie Holt a été un grand succès en 2008. Une nouvelle distribution, menée par Andrea Hill et Florian Laconi, vous proposera d’autres couleurs. Carmen est une femme libre, intransigeante et forte. Magnifiée par le génie de Bizet, la vie explose comme jamais sur la scène, sertie dans une musique inépuisable dont nous croyons connaître chaque inflexion, tant elle fait partie de nous. À noter que l’OSRC-T propose en décembre, et aussi pour nos « petites oreilles », l’autre chef-d’œuvre : L’Arlésienne.

Opéra de Tours 34, rue de la Sellerie 37000 Tours www.operatours.fr

02 47 60 20 20

Falstaff

Giuseppe Verdi (1813-1901)

Après Otello, Verdi ne composa plus qu’un opéra, lui aussi puisé dans Shakespeare : diamant absolu et couronnement de sa carrière, Falstaff est une histoire bouffe et une partition joyeuse, parfois amère, dans laquelle l’esprit de sérieux est rejeté comme une impolitesse ; la fantaisie et l’invention n’y connaissent pas de bornes. En clôture de ce parcours ouvert avec Mozart, on ne peut mieux rêver que Falstaff, qui se croit un Don Juan irrésistible: pris au piège de sa vanité masculine, oubliant que le temps passe même pour les séducteurs, il sera finalement manipulé et berné par les femmes, déguisé et rossé sur la lande anglaise dans une atmosphère débridée de fantaisie poétique. « Tutto nel mondo è burla », tout dans le monde est une farce : l’éclat de rire final de Verdi et de notre saison !

Opéra en quatre actes Livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d’après la nouvelle de Prosper Mérimée (1845) Création à Paris, à l’OpéraComique, le 3 mars 1875 Editions Alkor, Kassel. Version originale, dialogues parlés Présenté en français, surtitré

Direction  Jean-Yves Ossonce Mise en scène  Gilles Bouillon Décors  Nathalie Holt Costumes  Marc Anselmi Lumières  Marc Delamézière Dramaturgie  Bernard Pico

janvier V 17 > 20 h D 19 > 15h M 21 > 20 h avec Carmen Andrea Hill Micaëla Vanina Santoni Frasquita Chloé Chaume Mercédès Albane Carrère Don José Florian Laconi Escarmillo  Sébastien Soulès Zuniga Vincent Pavesi Moralès Le Dancaïre  Ronan Nédélec Remendado  Vincent Ordonneau

Orchestre Symphonique Région Centre - Tours Chœurs et Maîtrise de l’Opéra de Tours Direction : Emmanuel Trenque

Production décors, costumes et accessoires : Opéra de Tours Conseil général d’Indreet-Loire (2008) Réalisation : Ateliers de l’Opéra de Tours

Opéra en trois actes

MAI

Livret d’Arrigo Boito, d’après Shakespeare Création à Milan, au Teatro alla Scala, le 9 février 1893 Editions Ricordi

V 23 > 20 h

Présenté en italien, surtitré en français

Direction  Jean-Yves Ossonce Mise en scène  Gilles Bouillon Décors  Nathalie Holt Costumes  Marc Anselmi Lumières  Michel Theuil Dramaturgie  Bernard Pico Orchestre Symphonique Région Centre - Tours Chœurs de l’Opéra de Tours Direction : Emmanuel Trenque

D 25 > 15h M 27 > 20 h avec Sir John Falstaff  Lionel Lhôte Mrs Alice Ford  Isabelle Cals Nannetta  Norma Najoun Fenton  Sébastien Droy Mrs Quickly  Norma Javakhidze Mrs Meg page  Delphine Haidan Dr Caius Bardolfo  Antoine Normand Pistola  Antoine Garcin Ford  Avguenij Alexiev Production : Opéra de Tours, Conseil général d’Indre-et-Loire (2007) Réalisation : Ateliers de l’Opéra de Tours


Conservatoire à rayonnement régional de Tours

ville de Tours À Tours, tous les goûts sont dans la culture Conférence de rentrée Mercredi 25 septembre 2013 Accueil à partir de 18 h, accès libre, salle Thélème Comme chaque année, la Ville de Tours célèbre la diversité des saisons culturelles en organisant avec l’établissement public régional, “Culture O Centre, Ateliers de développement culturel”, une conférence interrogeant le rapport des publics à l’art. Cette année, celle-ci se tiendra dans la salle Thélème à l’Université FrançoisRabelais en écho au 20e anniversaire du Passeport Culturel Etudiants. L’invité d’honneur est Robin Renucci, directeur des Tréteaux de France engagé sur le terrain du développement culturel et de l’éducation populaire et des pratiques amateurs, notamment en Corse, en lien avec les activés de l’association ARIA (Association des Rencontres Internationales Artistiques) qui pilote saison théâtrale, ateliers d’art dramatique, et des projets d’éducation artistique. Tous les équipements culturels de la Ville se joignent à la rentrée culturelle, une invitation largement partagée avec leurs adhérents, à l’occasion de la présentation de leur saison 2013/2014. Renseignements et réservations

Direction Culturelle Ville de Tours v.metais@ville-tours.fr

02 47 21 64 29

FESTIVAL RAYONS FRAIS Le cdr de Tours collabore au rayonnement du festival Rayons Frais en accueillant une forme artistique de la scène contemporaine.

Département d’Art dramatique

Prochaine édition du 2 au 6 juillet 2014

Coordonné par Philippe Lebas, assisté de Christine Joly et Didier Girauldon

Renseignements

festivalrayonsfrais@ville-tours.fr www.rayonsfrais.com. Facebook : biennale Rayons Frais

02 47 21 62 62

Université FrançoisRabelais de Tours

Le cdr de Tours est partenaire du Passeport Culturel Etudiant

Catherine Douzou, codirectrice du Département Arts du spectacle

Depuis exactement vingt ans, le Passeport Culturel Etudiant (PCE) permet à ses milliers de détenteurs de bénéficier d’offres exclusives et d’un accès privilégié à prix réduit aux propositions culturelles de plus de 50 structures de l’agglomération tourangelle et de Blois. Le Passeport Culturel Etudiant est le fruit de la collaboration de plusieurs partenaires qui se sont engagés à favoriser l’accès à la culture des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur (Université François-Rabelais, CROUS Orléans-Tours, Ville de Tours, Conseil général d’Indreet-Loire, Drac Centre). Tout au long de l’année 2013-2014, le PCE est à l’honneur. Un joyeux canevas culturel sera tissé lors d’une nuit festive dédiée aux étudiants le 18 octobre 2013. L’actualité culturelle de l’université et des acteurs culturels est relayée sur le facebook : passeport.culturel.etudiant

Renseignements

Renseignements

Secrétariat de l’UFR de Lettres

Christelle Berthier

Ouvert en 2006, le Master Professionnel Culture et Médiation des Arts du spectacle poursuit activement son partenariat avec le cdr de Tours. Karin Romer, Bernard Pico, Nathalie Holt y interviennent pour faire partager aux étudiants leur expérience et leur savoir en matière de programmation, d’analyse dramaturgique, de scénographie, d’animation d’ateliers de jeu et de mise en scène. Les étudiants sont amenés à travailler régulièrement sur les créations de Gilles Bouillon et les spectacles proposés par le cdr de Tours. Plusieurs projets de recherche et de colloques consacrés exclusivement aux Études Théâtrales vont susciter de nouvelles collaborations entre les enseignants-chercheurs, les étudiants de l’université avec l’équipe du cdr de Tours.

02 47 36 65 94

ACADéMIE FRANCIS POULENC

02 47 36 67 05

christelle.berthier@univ-tours.fr

Les étudiants reçoivent une formation aux techniques de base de l’art théâtral pour la formation initiale ainsi que des cours d’interprétation, de jeu clownesque et masqué, de chant et de danse pour la formation pré-professionnelle. De nombreux stages permettent aux étudiants de travailler avec des artistes reconnus de la création théâtrale (Marc Blanchet, Eugène Durif, Vincent Dissez, Jean-Marie Villégier, Cyril Casmèze, Jeanne Champagne...), et de mêler avec les autres disciplines enseignées au Conservatoire. Le cursus se divise en 3 cycles pour la formation initiale qui aboutissent au CET (Certificat d’Etudes Théâtrales). Le Cycle d’Orientation Professionnelle délivre le DET (Diplôme d’Etudes Théâtrales). Il est l’occasion d’un partenariat permanent entre les Conservatoires de Tours et d’Orléans, les Centres Dramatiques de Tours et d’Orléans et d’échanges avec l’université François-Rabelais. Le cdr de Tours est associé aux jurys des concours d’entrée et des examens de fin d’année délivrant le diplôme. Les spectacles de fin d’année du Conservatoire présentés en juin au Nouvel Olympia, avec le soutien du cdr de Tours, offrent aux élèves l’occasion dune rencontre avec le public de Tours. Depuis septembre 2010, une classe à horaires aménagés théâtre s’est ouverte en partenariat avec le Collège La Bruyère. Renseignements Conservatoire à rayonnement régional de Tours 2, ter rue du Petit Pré, 37000 TOURS CRR@ville-tours.fr

02 47 60 29 29 www.conservatoiretours.fr

Concert vendredi 20 août 2013 à 20 h

CCNT Centre chorégraphique national de Tours Pour la troisième année consécutive, le Centre dramatique accueille le festival Tours d’Horizons organisé par le Centre chorégraphique national de Tours. Cette édition 2014, autour de la thématique Danse & Patrimoine, propose un nouveau voyage chorégraphique. En rencontrant son passé ou en investissant les lieux patrimoniaux, la danse cherchera à rendre hommage à son histoire, ou interrogera ses héritages et la notion de patrimoine au sens le plus large... Rendez-vous en juin 2014 ! Renseignements et réservations Centre chorégraphique national de Tours

02 47 36 46 00 info@ccntours.com www.ccntours.com

En 1999, l’Académie Francis Poulenc célébrait la naissance de son compositeur tutélaire ; en 2013, nous commémorons le cinquantième anniversaire de sa mort. Nous voulons marquer cet événement d’une pierre blanche en l’associant à un ami compositeur dont on célèbre en cette même année 2013 l’anniversaire de la naissance : le Britannique Benjamin Britten (1913-1976). L’Académie Francis Poulenc consacre donc sa dix-septième édition aux mélodies de ces deux grands compositeurs, les plus célèbres en leur temps dans leur pays respectif en ce domaine. Tout récitaliste se doit de connaître leur œuvre. Si Poulenc a composé sur le tard (à la demande de Britten) une mélodie en anglais, Britten a écrit très tôt des mélodies en français, dont le fameux cycle Les Illuminations sur des poèmes de Rimbaud. Pour ouvrir cette 17e édition, en prélude aux manifestations traditionnelles de l’Académie (concerts, conférences, master classe, projection de film aux cinémas “Studio”) l’Académie propose le 20 août un concert - lecture avec François Le Roux, Christian Ivaldi et Jeff Cohen au piano, tous trois professeurs de l’Académie, auxquels se joint le célèbre acteur Didier Sandre. Ils présenteront un choix d’œuvres de Poulenc et d’amis étrangers (dont Britten, Samuel Barber, Prokofiev, sans oublier Stravinsky), ponctué de textes tirés de la correspondance et des écrits de Poulenc et d’autres compositeurs. Renseignements et réservations

Académie Francis Poulenc Hôtel de Ville, 1-3, rue des Minimes 37926 Tours Cedex 9

02 47 21 66 52


équipe permanente Gilles Bouillon  Directeur Bernard Pico  Dramaturge Giovanna Pace  Secrétaire générale France Ferrand  Chef comptable Fabienne Thuissard  Secrétaire de direction Elena Grand  Aide comptable Karin Romer  Directrice de la formation Brigitte Cornière  Directrice des relations publiques Olivier Jaeger  Responsable des relations publiques Claire Tarou  Billetterie et relations publiques Marie-Hélène Py-Moral  Billetterie et relations publiques Antoine Proust  Accueil et billetterie Marc-André Douché  Accueil public Karine Nemy  Standardiste Léa Toto  Ateliers théâtre écriture Laurent Choquet  Régisseur général Anne-Laurence Badin  Assistante technique Alexandre Hulak  Régisseur son Nicolas Lafon  Régisseur lumière Pierre-Alexandre Siméon  Régisseur plateau Angélique Dutertre Gildas Coucharrière  Entretien Jean-François Cabart  Responsable du bar J.T.R.C.  6 comédiens et 1 technicien

avec la collaboration de Nathalie Holt scénographe Agathe Desombre graphiste Michel Theuil, Nicolas Guellier, Marc Delamézière lumières Marc Anselmi costumes François Bon écrivain Albane Aubry assistante à la mise en scène Alain Bruel musicien compositeur Christine Vollard costumière Odile Crétault, Aline Froux, Marie-Catherine Hirigoyen, Catherine Denully, Linda Bocquel, Cornelia Quehenberger, Pauline Legros, Sébastien Vee couturier(es) habilleuses Emilie Cohuau, Delphine Guibert accessoiristes Juliette Mailhé, André Féat, Elsa Adroguer, Hélène Stadnicki formation Raphaëlle Jimenez, Florian Jourdon, Mathieu Villoteau, Serge Castelli, Stéphane Métais, Cyril Neveu, Gérald Bihoreau, Jérôme Léger, Laurent Dubernard, Simon Malmenaide, Emmanuelle Lamy, Thibaud Trinquart, Jean-Yves Zanchetta, Jérôme Folacci, Franck Mas, Mohamed Heriche, Damien Lobert, Marc Leclaircie, Aurelien Trillot, Alain Lesparat, Bruno Lausecker, Eric Lachery, Anthony Fleury, Franck Epaud, Guillaume Desnoulet, Vanessa Ailleaume techniciens, régisseurs, constructeurs Yvan Petit documentariste François Berthon photographe

Tarifs saison 2013-2014

Pour l’écoute et le respect des comédiens et des spectateurs, l’accès des retardataires peut être refusé ou soumisaux conditions des compagnies invitées. Les téléphones portables doivent impérativement être éteints avant l’entrée en salle.

Grâce au soutien de la Caisse d’Epargne, le cdr de Tours s’est doté de casques permettant une amplification du son ou des séances d’audiodescription sur certains spectacles (sur demande à l’accueil du nouvel Olympia).

Le placement numéroté en salle est garanti uniquement jusqu’au début du spectacle ; en cas de retard, un hôte ou une hôtesse vous placera au mieux afin de ne pas perturber la représentation en cours. Pour certaines pièces, les retardataires ne pourront être admis qu’à la faveur d’une pause.

Le parking Nationale (accès rue de la Préfecture ou rue Emile Zola) pratique un tarif de 3 € la soirée après 19 h (jusqu’à 7 h).

Les photographies (avec ou sans flash), les enregistrements sonores ou les vidéos sont strictement interdits. La consommation de nourriture ou de boissons n’est pas autorisée dans la salle. Le hall d’accueil et la salle de spectacle sont équipés pour l’accès des personnes handicapées.

Des livres autour des spectacles sont en vente à la fin de chaque représentation dans le hall du théâtre. La billetterie du Nouvel Olympia est ouverte du lundi au vendredi, de 12 h à 18 h, les soirs de spectacle et les samedis de spectacle à partir de 14 h. renseignements

02 47 64 50 50 (tapez 1)

TARIFS ABONNEMENTS Réductions les plus intéressantes Facilités de paiements Tarifs préférentiels

Nous remercions pour leur soutien

Priorité de réservation Possibilité de changer de date et/ou de spectacle (jusqu’à 1 heure avant la représentation et dans la limite des

L’imprimerie Numeri’Scann 37 à Tours.

places disponibles). Aucun changement ne peut être effectué à postériori.

Grâce au soutien de la Caisse d’Epargne, le cdr de Tours s’est équipé de casques permettant une amplification du son ou des séances d’audiodescription sur certains spectacles (sur demande à l’accueil du Nouvel Olympia).

Tarif abonnement pour des spectacles supplémentaires choisis le jour de la prise d’abonnement

Montages photographiques  Nathalie Holt Photographies  Nathalie Holt François Berthon (page de couverture, édito p. 3 en haut, les Trois sœurs p. 16 en haut, la troupe p. 40 à gauche) Claire Kalfon (p. 14 en haut) Conception graphique affiche et programmes  Agathe Desombre

Tarif réduit pour des spectacles supplémentaires choisis en cours d’année (17 €)

abonnements

INDIVIDUEL

GROUPE*

autres abonnements

4 spectacles

60 €

52 €

dont Dom Juan

au lieu de 80 € soit le spectacle à 15 €

au lieu de 80 € soit le spectacle à 13 €

Jeunes - 25 ans

7 spectacles

91 €

77 €

dont Dom Juan

au lieu de 140 € soit le spectacle à 13 €

14 spectacles dont Dom Juan

9 € par spectacle 3 spectacles minimum sur présentation d’un justificatif

Scolaires

18 € pour 2 spectacles

au lieu de 140 € soit le spectacle à 11 €

Parents accompagnateurs

34 € pour 2 spectacles

154 €

126 €

au lieu de 280 € soit le spectacle à 11 €

au lieu de 280 € soit le spectacle à 9 €

Demandeurs d’emploi non indemnisés

8 € par spectacle 3 spectacles minimum sur présentation d’un justificatif

* minimum 10 personnes de plus de 25 ans (il n’est pas obligatoire de choisir des formules d’abonnement, des spectacles et des dates identiques)

Devenez “ relais privilégié ” du Centre Dramatique Le relais assure la liaison et la diffusion des informations entre un groupe (minimum 10 personnes) et le cdr de Tours. Le Centre Dramatique Régional de Tours est subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, le Conseil Régional du Centre, la Ville de Tours, Tour(s) Plus et missionné par le Conseil Général d’Indre-et-Loire.

A partir de 15 personnes (plus de 25 ans), le relais bénéficie d’une invitation pour le spectacle de son choix. A partir de 30 personnes (plus de 25 ans), le relais bénéficie d’un abonnement 7 spectacles offert.


La location hors abonnement est ouverte à tous, 3 semaines avant la première représentation du spectacle choisi, sauf pour Richard III. À compter du 6 janvier 2014, la location est ouverte pour tous les spectacles jusqu’à la fin de la saison.

20 €

Plein tarif

17 €

Abonnés CDRT Adhérents CCNT Retraités de plus de 60 ans Familles nombreuses Parents accompagnateurs d’un groupe scolaire

15 €

Groupe (plus de 10 personnes)

12 €

Étudiants Moins de 18 ans Demandeurs d’emploi

10 €

Groupes scolaires (minimum 15 élèves) et 1 billet exonéré pour l’accompagnateur.

9€

Demandeurs d’emploi non indemnisés

8€

Professionnels du spectacle Passeport Culturel Etudiant (1 spectacle au choix dans la saison) Etudiants de moins de 25 ans se présentant sans réservation, 10 minutes avant le début de la représentation, dans la limite des places disponibles

Les réservations doivent être confirmées au maximum 15 jours avant la représentation. Réservation : 1 mois avant la 1re représentation du spectacle choisi.

Les tarifs réduits sont accordés sur présentation d’un justificatif.

Réservez vos places

Au Nouvel Olympia

7, rue de Lucé, 37000 Tours

Du lundi au vendredi de 12 h à 18 h par téléphone

au 02 47 64 50 50 par correspondance

au cdr de Tours, service billetterie 7 rue de Lucé, 37000 Tours Toute réservation par correspondance devra être accompagnée d’un chèque à l’ordre du CDRT et d’une enveloppe timbrée à votre adresse pour l’envoi des billets.

par messagerie électronique

à l’adresse suivante : billetterie@cdrtours.fr Les réservations non confirmées par règlement au plus tard 48 heures avant le jour de la représentation seront remises à la vente. Les chèques CLARC, chèques Vacances et chèque Culture sont acceptés comme moyen de paiement.

Présentation de la saison 2013-2014

Bar du Nouvel Olympia Au cours de la saison, le bar du Nouvel Olympia vous accueille, pour un rafraîchissement ou une petite restauration, du lundi au vendredi de 12 h à 14 h30 et les soirs de spectacle 1 h 30 avant les représentations. Le bar n’est pas équipé pour les paiements en carte bancaire. Ne pratiquant pas de réservation et l’espace étant limité, nous vous invitons à la solidarité en partageant votre table.

Lundi 17 juin 2013 à 19 h au Nouvel Olympia

ouverture des abonnements 22 juin à 12 H

Tarifs hors ABONNEMENTS

bulletin d’abonnement saison 2013-2014 Afin de mieux vous connaître, merci de remplir un bulletin d’abonnement par personne, vous pouvez faire des copies ou le télécharger sur www.cdrtours.fr Mme

M.

Nom - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Nouvel abonné

Prénom - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Adresse - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Code postal - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Ville - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Tél dom - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Tél bureau - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Tél portable - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

-15 ans

15-18 ans

19 -25 ans

26-35 ans

36-45 ans

46-60 ans

+ 60 ans

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Commerçant - Artisan

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Abonnement Jeune Collégien  Lycéen 

Étudiant 

Abonnement Demandeur d’emploi non indemnisé  Total abonnement + spectacles supplémentaires = - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

> Chèque à établir à l’ordre du CDRT. Merci de joindre une enveloppe timbrée à votre adresse pour l’envoi des billets. > Facilités de paiement > Vous avez la possibilité de changer vos dates dans la limite des places disponibles en cours d’année, avant la date du spectacle.

Bulletin à envoyer par courrier cdr de Tours Service location 7, rue de Lucé, 37000 Tours par courriel billetterie@cdrtours.fr


Nouvel Olympia Lucrèce Borgia Mardi 24 septembre à 20 h Mercredi 25 septembre à 20 h Jeudi 26 septembre à 19 h Vendredi 27 septembre à 20 h Samedi 28 septembre à 17 h La Nuit tombe Mercredi 2 octobre à 20 h Jeudi 3 octobre à 19 h Vendredi 4 octobre à 20 h Dom Juan Mardi 12 novembre à 20 h Mercredi 13 novembre à 20 h Jeudi 14 novembre à 19 h Vendredi 15 novembre à 20 h Samedi 16 novembre à 17 h Mardi 19 novembre à 20 h Mercredi 20 novembre à 20 h Jeudi 21 novembre à 19 h Vendredi 22 novembre à 20 h Samedi 23 novembre à 17 h Lundi 25 novembre à 19 h Mardi 26 novembre à 20 h Mercredi 27 novembre à 20 h Jeudi 28 novembre à 19 h Vendredi 29 novembre à 20 h Le Mois de Marie Mardi 3 décembre à 20 h Mercredi 4 décembre à 20 h Jeudi 5 décembre à 19 h Vendredi 6 décembre à 20 h Être humain Mardi 10 décembre à 20 h Mercredi 11 décembre à 20 h Jeudi 12 décembre à 19 h Trois sœurs Lundi 16 décembre à 20 h Mardi 17 décembre à 20 h Mercredi 18 décembre à 20 h Jeudi 19 décembre à 19 h Vendredi 20 décembre à 20 h François d’Assise Mardi 7 janvier à 20 h Mercredi 8 janvier à 20 h

Abonnement 4 spectacles = Dom Juan + 3 spectacles Abonnement 7 spectacles = Dom Juan + 6 spectacles Abonnement 14 spectacles = Dom Juan + 13 spectacles Formule jeune et abonnement demandeur d’emploi non indemnisé = 3 spectacles au choix minimum Choix Repli

Nouvel Olympia Richard III Mardi 21 janvier à 20 h Mercredi 22 janvier à 20 h Jeudi 23 janvier à 19 h Vendredi 24 janvier à 20 h Samedi 25 janvier à 17 h Partage de midi Mardi 11 février à 20 h Mercredi 12 février à 20 h Jeudi 13 février à 19 h Vendredi 14 février à 20 h Samedi 15 février à 17 h Love and Money Mardi 18 février à 20 h Mercredi 19 février à 20 h Jeudi 20 février à 19 h La grande et fabuleuse histoire... Mardi 11 mars à 20 h Mercredi 12 mars à 20 h Jeudi 13 mars à 19 h Vendredi 14 mars à 20 h Wanderer Septet Mercredi 19 mars à 20 h Jeudi 20 mars à 19 h Fratrie Mercredi 26 mars à 20 h Jeudi 27 mars à 19 h Tout semblait immobile Mardi 1er avril à 20 h Mercredi 2 avril à 20 h Jeudi 3 avril à 19 h Norma Jeane Mardi 15 avril à 20 h Mercredi 16 avril à 20 h Jeudi 17 avril à 19 h Vendredi 18 avril à 20 h Oh les beaux jours Mardi 13 mai à 20 h Mercredi 14 mai à 20 h Jeudi 15 mai à 19 h 36 nulles de Salon Lundi 26 mai à 20 h Mardi 27 mai à 20 h Mercredi 28 mai à 20 h Lundi 2 juin à 20 h Mardi 3 juin à 20 h

Choix Repli

bulletin d’abonnement saison 2013-2014

Merci de cocher les cases correspondant à votre choix, ainsi qu’une date de repli au cas où la date de représentation choisie serait complète.


Lucrèce Borgia Hugo / Berelowitsch

Du 24 au 28 septembre

La Nuit tombe Vincent

Du 2 au 4 octobre

Dom Juan Molière / Bouillon

Du 12 au 29 novembre

Le Mois de Marie Bernhard / Gaubiac

Du 3 au 6 décembre

être humain Darley / Rivinoff

Du 10 au 12 décembre

Trois sœurs

La grande et fabuleuse histoire du commerce Pommerat

Du 11 au 14 mars

Wanderer Septet Schubert / Rousseau

Du 19 au 20 mars

Fratrie Cyr / Girauldon

Du 26 au 27 mars

Tout semblait immobile Béasse

Du 1er au 3 avril

Norma Jeane D’après Oates / Arnold Du 15 au 18 avril

Tchekhov / Benedetti

Oh les beaux jours

François d’Assise

Du 13 au 15 mai

Du 16 au 20 décembre

Beckett / Noyelle et Coutris

D’après Delteil / Hakim

36 nulles de Salon

Richard III

Du 26 mai au 3 juin

Du 7 au 8 janvier

Cabanis / Bonnaffé

Shakespeare / Fréchuret

Du 21 au 25 janvier

Partage de midi Claudel / Adrien

Du 11 au 15 février

Love and Money Kelly / Savetier

Du 18 au 20 février

c d r d e To u r s

direction Gilles Bouillon Nouvel Olympia Théâtre communautaire 7 rue de Lucé - 37000 Tours tél 02 47 64 50 50 fax 02 47 20 17 26 contact@cdrtours.fr

www.cdrtours.fr

Plaquette de saison 2013 2014  
Plaquette de saison 2013 2014  
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