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centre dramatique régional de Tours direction Gilles Bouillon

théâtre

saison 2007/2008


- Comment va le monde, monsieur ? - Il s’use, monsieur, à mesure qu’il grandit ! William Shakespeare, Timon d’Athènes, acte I scène 1


Selon un mythe très ancien, toute la terre ferme flotte sur l’océan universel, arrimé au dos d’une gigantesque baleine dont les soubresauts provoquent le bruit et la fureur du monde. Dans Othello la tempête secoue Chypre, la folie meurtrière s’empare du héros, le mal triomphe et Shakespeare continue à déchiqueter la cervelle du jaguar. Mais le théâtre n’est pas le simple spectateur du naufrage, toujours possible. Nous sommes embarqués, le monde est un théâtre et le théâtre un monde, fût-ce quelques planches au dessus de l’abîme, pour dire l’instabilité de toute chose et la beauté fragile de l'aventure artistique. L’aventure artistique, c’est la rencontre entre artistes au travail, le frottement dynamique des générations, c’est la salle de répétitions habitée jour et nuit (oui, souvent le jour et la nuit !). Je reste persuadé de la nécessité dans nos maisons, d’une « troupe de théâtre », pour répondre encore davantage aux besoins de la création, de la diffusion, de l’intervention dans la ville, le département, la région : une fabrique permanente de théâtre qui reste ouverte sur la vie de la cité. La présence permanente de cinq jeunes comédiens, issus des grandes écoles de théâtre en France, s’inscrit dans cette perspective . En deux saisons les comédiens du Jeune Théâtre en Région Centre, auront joué quelque deux cents fois à Tours, à Paris, dans le département d’Indre et Loire, en région, et partout en France : Des crocodiles dans tes rêves (Cinq pièces en un acte de Tchekhov), Kachtanka, spectacle tous publics adapté d’un conte de Tchekhov, Victor ou les enfants au pouvoir de Vitrac. Aujourd’hui, les uns retrouvent leur indépendance, d’autres comédiens nous rejoignent pour continuer l’aventure : soixante-dix représentations d’Othello de Shakespeare, une deuxième création en fin de saison, d’autres projets la saison d’après… Je tiens à réaffirmer mon attachement profond, artistique, éthique, politique à la présence permanente des acteurs dans un théâtre, nécessaire comme l’air des poumons, le sang des veines. L’évidence de la vie. L'aventure du théâtre, c'est enfin et toujours la rencontre chaleureuse des publics, tout au long d’une saison qui s’annonce riche et contrastée. GILLES BOUILLON


J'ai souffert, c'est évident. Mais ni plus ni moins que ce que souffrent, aujourd'hui, de par le monde, des milliards de malheureux. J'ai enduré jour après jour comme eux, le froid, la faim, presque la déchéance, espérant désespérément un sauvetage qui s'effaçait dans l'attente. La pire des souffrances que j'ai eu à supporter, ce fut de voir, autour de moi, souffrir et mourir. Si je n'avais pas partagé, des mois durant, ces tourments, peut-être alors, moi aussi, aurais-je pu demander : “Avez-vous vraiment souffert à ce point ?” Mais j'y étais. Nous y étions innombrables. Nous en sommes revenus, quelques-uns. Qui sommes parvenus d'abord à survivre. Ensuite à revivre. Quelques-uns même, jusqu'à ce jour, et qui pouvons encore témoigner. Comme tous ceux qui ont survécu, j'ai été tenté de me sentir coupable. Après un délai de doute, je me suis senti sûr de n'avoir pas à me justifier. Ma seule culpabilité serait l'oubli. Bientôt, je ne pourrai plus par la force des choses, écrire, prenant appui comme aujourd'hui sur une mémoire intacte. WILLY HOLT, Femmes en deuil sur un camion, 1995


Sur l’ancienne route du Carbet, passé le Morne d’Orange, s’élevaient naguère à main droite trois tamariniers. Aujourd’hui vous en verriez un quatrième, c’est moi. J’avais trouvé des hommes, une nature qui savait me prendre. Qu’allais-je me cogner ailleurs ? Je voulais rester. Et puis, je n’ai rien trouvé d’autre pour me laisser approcher d’eux. Maintenant, je les tiens. Lorsqu’ils rentrent avant l’aube, traînant leurs crabes, confiants dans la pénombre et le sommeil si lourd du blanc, à mon approche, ils ne se taisent pas, ils ne font pas un détour lorsqu’ils passent à me frôler sous le quatrième tamarinier qui ne perdra pas jusqu’au pont un seul de leurs gestes, ils restent les noirs, ces diables à l’ombre, au soleil, plus visibles que nous, plus grands, – et cependant, ô vous les noirs, vous que j’allais si violemment aider mais qui m’avez écrasé sous le péché des autres, cet arbre c’est moi – un blanc. MICHEL COURNOT, Martinique, 1949

Michel Cournot, écrivain et journaliste, 1922-2007 Willy Holt, chef décorateur, 1921-2007 Jérôme Moreau, régisseur, 1967-2007 In memoriam


Othello

Shakespeare


du mardi 9 octobre au vendredi 26 octobre à 20h sauf lundis et jeudis à 19h, relâches samedi et dimanche ouverture de la location mardi 18 septembre rencontre avec le public jeudi 18 octobre à l’issue de la représentation

durée estimée 2h10

création mise en scène

Gilles Bouillon nouvelle traduction André Markowicz dramaturgie Bernard Pico scénographie Nathalie Holt costumes Marc Anselmi lumières Michel Theuil musique Alain Bruel avec Alice Benoit Mathilde Martineau Marik Renner Emmanuelle Wion Samuel Bodin Solal Bouloudnine Christophe Brault Babacar M'Baye Fall Bertrand Fieret Gaëtan Guérin Xavier Guittet …

production Centre Dramatique Régional de Tours avec le soutien de la Drac Centre et de la Région Centre (JTRC) et le soutien du Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, Drac et Région ProvenceAlpes-Côte d’Azur (FIJAD) Othello, traduit par André Markowicz, doit paraître début octobre 2007 aux Éditions des Solitaires Intempestifs

LE PRÉCIPICE PRÈS DU GLISSEMENT

Maintenant qu’est-ce qu’Othello ? C’est la nuit. Immense figure fatale. La nuit est amoureuse du jour. La noirceur aime l’aurore. L’Africain adore la Blanche. Othello a pour clarté et pour folie Desdemona. Aussi comme la jalousie lui est facile ! Il est grand, il est auguste, il est majestueux, il est au-dessus de toutes les têtes, il a pour cortège la bravoure, la bataille, la fanfare, la bannière, la renommée, la gloire, il a le rayonnement de vingt victoires, il est plein d’astres, cet Othello, mais il est noir. Aussi comme, jaloux, le héros est vite monstre ! Le Noir devient nègre. Comme la nuit a vite fait signe à la mort ! À côté d’Othello, qui est la nuit, il y a Iago, qui est le mal. Le mal, l’autre forme de l’ombre. La nuit n’est que la nuit du monde ; le mal est la nuit de l’âme. Quelle obscurité que la perfidie et le mensonge ! Avoir dans les veines de l’encre ou la trahison, c’est la même chose. Quiconque a coudoyé l’imposture et le parjure, le sait ; on est à tâtons dans un fourbe. Versez l’hypocrisie sur le point du jour, vous éteindrez le soleil. C’est là, grâce aux fausses religions, ce qui arrive à Dieu. Iago près d’Othello, c’est le précipice près du glissement. Par ici ! dit-il tout bas. Le piège conseille la cécité. Le ténébreux guide le noir. La tromperie se charge de l’éclaircissement qu’il faut à la nuit. La jalousie a le mensonge pour chien d’aveugle. Contre la blancheur et la candeur, Othello le nègre, Iago le traître, quoi de plus terrible ! Ces férocités de l’ombre s’entendent. Ces deux incarnations de l’éclipse conspirent, l’une en rugissant, l’autre en ricanant, le tragique étouffement de la lumière. Sondez cette chose profonde. Othello est la nuit. Et étant la nuit, et voulant tuer, qu’est-ce qu’il prend pour tuer ? Le poison ? La massue ? La hache ? Le couteau ? Non, l’oreiller. Tuer, c’est endormir. Shakespeare lui-même ne s’est peut-être pas rendu compte de ceci. Le créateur, quelquefois presque à son insu, obéit à son type, tant ce type est une puissance. Et c’est ainsi que Desdemona, épouse de l’homme Nuit, meurt étouffée par l’oreiller, qui a eu le premier baiser et qui a le dernier souffle. VICTOR HUGO, WILLIAM SHAKESPEARE


mardi 13 novembre 20h, mercredi 14 novembre 20h, jeudi 15 novembre 19h ouverture de la location mardi 23 octobre rencontre avec le public jeudi 15 novembre à l’issue de la représentation

durée estimée 1h30

La Cruche cassée Kleist mise en scène

Frédéric Bélier-Garcia Un fait historique, sur lequel, au demeurant, il ne me fut possible de découvrir aucun renseignement, est vraisemblablement à l’origine de cette comédie. Une estampe, vue il y a quelques années en Suisse, m’en a fourni la trame. On y voyait d’abord un juge, l’air grave, trônant sur son siège, et, devant lui, une vieille femme portant une cruche cassée, laquelle semblait clamer l’injustice dont elle avait pâti ; l’accusé, un jeune paysan que le juge admonestait vertement, continuait à se défendre, bien que fort mollement ; une jeune fille, qui sans doute avait témoigné en cette affaire (car nul n’est informé des circonstances du délit), triturait son tablier, debout entre sa mère et son fiancé ; l’auteur d’un faux témoignage n’aurait eu physionomie plus contrite ; le greffier quant à lui (peut-être, l’instant d’avant, avait-il regardé la jeune fille) observait le juge d’un air suspicieux, comme Créon sans doute avait regardé Œdipe en situation analogue. Au-dessous était écrit La cruche cassée. L’original, ce me semble, était d’un maître hollandais*. HEINRICH VON KLEIST * Il s’agit d’une estampe de Le Veau datant de 1782 (d’après un tableau disparu de Debucourt), dont Kleist a eu connaissance lors d’un voyage en Suisse en 1802.

traduction Arthur Adamov décor Jacques Gabel lumières Franck Thévenon costumes Catherine Leterrier collaboration artistique Caroline Gonce

avec Christelle Cornil Noémie Dujardin Agnès Pontier Laurence Roy Emmanuel Guillaume Jan Hammenecker Francis Leplay David Migeot

coproduction Théâtre de Namur / Centre Dramatique National Angers - Pays de la Loire / Comédie de Picardie / Le Grand T - Scène conventionnée de Loire-Atlantique / Compagnie des Petites Heures


mardi 27 novembre 20h, jeudi 29 novembre 19h, vendredi 30 novembre 20h ouverture de la location mardi 6 novembre rencontre avec le public jeudi 29 novembre à l’issue de la représentation

durée 1h30

opéra de

Philip Glass

Les Enfants terribles mise en scène

Paul Desveaux

d’après l’œuvre de

Jean Cocteau*

Par ses reprises de thèmes, ses accents violents, et en contrepoint, la forme ténue de trois pianos pour un opéra, la musique de Philip Glass est aussi névrosée que l’œuvre de Jean Cocteau. Elle a la légèreté des choses fragiles mais précieuses. Elle a une certaine mélancolie aux accents de gaîté. Elle collectionne les petits objets musicaux comme ces enfants terribles qui amassent dans leur chambre les choses insolites. Une partition des corps pour trouver une poétique de la scène comme Cocteau la poésie du texte. Un des problèmes de la musique est de n’avoir jamais eu son Matisse. Elle a eu de grands artistes, mais pas de Matisse. Je veux dire qu’utiliser la couleur de façon merveilleuse et juste ne veut pas dire pour autant que vous avez le sens de la couleur. Titien avait le métier, Matisse le don de comprendre ce que c’était que la couleur pour la laisser exister seule sur une grande surface… Nous ne savons pas ce que c’est que la couleur. Je pense que la musique ouvre sur la couleur et quand je parle de la couleur, je ne parle pas de l’univers sonore, du bruit, je parle des instruments jouant ensemble. C’est fantastique. Même si vous trouvez une idée musicale, les instruments, eux n’en ont pas ; ils sont là pour jouer n’importe quelle idée musicale… Comment peut-on écrire pour le piano en 1978 ? Je réponds : « Oubliez le piano ; le piano n’y est pour rien ; c’est ce que les gens écrivent pour le piano qui comptent. Le piano n’a rien à voir là dedans ! Laissez le tranquille ! ». MORTON FELDMAN, Écrits et paroles

piano et direction musicale Véronique Briel Cécile Restier Vincent Leterme Stéphane Petitjean assistanat mise en scène Irène Afker chorégraphie Yano Iatridès scénographie Chantal de la Coste Messelière lumières Joël Hourbeigt costumes David Belugou assisté de Corinne Pagé

maquillages Laurence Chapron conception sonore Frédéric Rui construction du décor atelier de la Maison de la Culture de Bourges avec Muriel Ferraro (soprano) Myriam Zekaria (soprano) Paul Crémazy (ténor) Jean-Baptiste Dumora (baryton)

production Maison de la Culture de Bourges - Scène Nationale en coproduction avec Le Trident - Scène Nationale de CherbourgOcteville / Le Volcan Scène Nationale du Havre avec le soutien du Théâtre 71 - Scène Nationale de Malakoff

* Copyright Editions Grasset & Fasquelle - 1929 © 1996 Dunvagen Music Publishers, Inc. Used by Permission.


jeudi 6 décembre 19h, vendredi 7 décembre 20h ouverture de la location jeudi 15 novembre rencontre avec le public jeudi 6 décembre à l’issue de la représentation

durée estimée 1h20

García Lorca

Le divan du Tamarit mise en scène

José Manuel Cano Lopez LE CRIME A EU LIEU A GRENADE

À Federico García Lorca Le Crime On le vit, avançant au milieu des fusils, par une longue rue, sortir dans la campagne froide, sous les étoiles, au point du jour. Ils ont tué Federico quand la lumière apparaissait. Le peloton de ses bourreaux n’osa le regarder en face. Ils avaient tous fermé les yeux ; ils prient : Dieu même n’y peut rien ! Et mort tomba Federico – du sang au front, du plomb dans les entrailles – … Apprenez que le crime a eu lieu à Grenade pauvre Grenade ! –, sa Grenade... … On le vit s’avancer... Élevez, mes amis, dans l’Alhambra, de pierre et de songe, un tombeau au poète, sur une fontaine où l’eau gémira et dira éternellement : le crime a eu lieu à Grenade, sa Grenade ! ANTONIO MACHADO, Poésies de la Guerre (1936-1939)

conception, traduction et scénographie José Manuel Cano Lopez conception, traduction, composition et direction musicale Vicente Pradal chorégraphie Fani Fuster lumières Alberto Cano costumes Marylène Richard son Clément Cano Lopez Jérôme Patrice construction décor Atelier Moulin du Roc maquillages, coiffures Annick Perrusson

avec Françoise Cano Lopez Alain Papillon chant Servane Solana Alberto Garcia Vicente Pradal danse Fani Fuster saxophones Hélène Arntzen violoncelle Emmanuel Joussemet piano Rafael Pradal

coproduction SN de Bayonne et du Sud Aquitain / Le Moulin du Roc -SN de Niort / L’Odyssée - Scène conventionnée de Périgueux / Équinoxe - SN de Châteauroux / Théâtre de Thouars - Scène conventionnée / La Ville de Colomiers… avec l’aide de l’Office Artistique de la Région d’Aquitaine / Multi Scéni - Tours

Soutien aux Compagnies implantées en Région Centre


du mardi 11 décembre au mardi 18 décembre à 20h sauf le jeudi à 19h, relâche le dimanche ouverture de la location mardi 20 novembre rencontre avec le public jeudi 13 décembre à l’issue de la représentation

durée 1h40

Musset

On ne badine pas avec l'amour

mise en scène

Philippe Faure

Dans On ne badine pas avec l’amour, c’est le texte à lui tout seul qui contient l’espace de jeu. On ignore où et quand Camille et Perdican vivent. Camille vient d’un couvent ; Perdican arrive d’une grande école où il a été reçu docteur. Tous les repères concrets et les accessoires sont écartés pour montrer les sentiments, sonder les cœurs. L’action se déroule sur une prairie pure, belle, offerte, verte. Le vert du règne végétal choisi comme couleur d’éveil, de secret et d’épanouissement de la jeunesse à travers la réalité d’un gazon véritable. C’est le terrain des jeux amoureux, des jeux cruels, des mises à nu mêlées aux rêves. Sur cette page de nature abstraite et pourtant concrète dans sa matière (l’herbe vraie), les personnages se déplacent, détourés, épinglés dans leur silhouette, ils s’assemblent et ils se lient dès qu’ils parlent. Les acteurs sont vêtus de la neutralité du noir, un noir plein de promesses non encore matérialisées, un noir chaud et froid suivant la matité ou la brillance, un noir qui accueille la différence de chacun avec subtilité et sensualité. Noir sur vert en pleine lumière crée une nouvelle séduction comme venue d’ailleurs ; le monde symbolique et éternel d’un nouveau romantisme. ALAIN BATIFOULIER, scénographie et costumes

assistanat à la mise en scène Emmanuel Robin scénographie et costumes Alain Batifoulier réalisation des costumes Mathilde Grebot lumières Jean Tartaroli direction technique Gilles Vernay régie générale Sébastien Béraud régie son Pascal Krieg Rabeski régie plateau Laurent Patissier

avec Claudine Charreyre Anne Comte Pascal Carré Armand Chago Olivier Hémon Gilles Olen Marc Voisin

production La Croix-Rousse - Scène Nationale de Lyon avec la participation artistique de l’ENSATT L’Association Compagnie de la Goutte, gestionnaire de La Croix-Rousse Scène Nationale de Lyon, est conventionnée par la Ville de Lyon, la Région Rhône-Alpes, le Ministère de la Culture et de la Communication et le Conseil général du Rhône


lundi 14 janvier 20h, mardi 15 janvier 20h, mercredi 16 janvier 20h ouverture de la location lundi 17 décembre durée estimée 1h20

Je suis

Alain, Artaud, Marie-Antoinette, un animal aussi, des gènes, un photomaton, au fond du jardin, et quoi d’autre ? (ou rien d’autre ?) (bref !)

conception et mise en scène

Alexis Armengol J’ai pris volontairement le point d’entrée du théâtre, et la question du corps. Qu’est-ce que le théâtre nous raconte du corps ? J’ai également lu environ deux cents éditoriaux présentant les saisons culturelles d’un lieu ou d’une ville. Et je me suis demandé quel est le dialogue possible entre les désirs de nouveaux bâtiments, d’abonnés, de fréquentation – qui sont des besoins indispensables – et la forme de spectacle que cela nécessite. Alain, Artaud et les autres auteurs se devinent, avec une phrase par-ci, par-là. Et en parallèle, nous donnons à entendre des paroles de spectateurs. Il y a donc trois narrations qui tissent une seule dramaturgie. Cette pièce a été répétée simultanément avec Il y a quelqu’un ? Je souhaite que ces deux spectacles soient en écho (comme le positif et le négatif d’une photo). Deux angles de vue différents pour éclairer une même recherche autour de la personne. Ces deux pièces peuvent cependant se voir l’une sans l’autre. ALEXIS ARMENGOL son Stéphane Bayoux régie générale et lumières François Blet costumes Audrey Gendre soutien artistique Pierre Humbert compositions originales Sylvestre Perrusson

avec Camille Trophème Stéphane Gasc Alexandre Le Nours Laurent Seron

coproduction Théâtre de Chartres Scène conventionnée pour la danse et le jeune public / Scène Nationale Petit-Quevilly - MontSaint-Aignan / Théâtre de la Coupe d’Or Scène conventionnée de Rochefort

Soutien aux Compagnies implantées en Région Centre

production Théâtre à cru Théâtre à cru est conventionné par la Drac Centre, la Région Centre et la Ville de Tours, soutenu pour l’ensemble de son activité par la Communauté d’agglomération Tour(s) plus.


jeudi 17 janvier 19h, vendredi 18 janvier 20h, samedi 19 janvier 20h ouverture de la location lundi 17 décembre rencontre avec le public jeudi 17 janvier à l’issue de la représentation

durée estimée 1h20

Il y a quelqu’un ? conception et mise en scène

Alexis Armengol Comme je suis drôle, on me croit heureux. J’ai eu l’idée d’un Musée du Rêve. J’ai tendance, pour des commodités de langage, à nommer “amis” des gens qui ne le sont pas, je ne trouve pas d’autre mot pour qualifier ces personnes que je connais, que j’aime bien, mais avec lesquelles je n’ai noué aucun lien particulier. J’estime que la meilleure partie d’une chaussette est le trou. Je suis plus à l’aise avec les vieux qu’avec les jeunes. Je peux poser d’innombrables questions à des gens que je ne pense ne jamais revoir. Je ne peux pas mémoriser les prénoms des personnes qu’on vient de me présenter. J’ai fait par erreur des études difficiles qui ne m’ont servi à rien, alors que j’aurais pu faire par plaisir des études artistiques qui auraient accéléré ma vie. Je suis content d’être content, je suis triste d’être triste, mais je peux aussi être content d’être triste et triste d’être content. Mis à part la religion et le sexe, je pourrais vivre comme un moine. J’ai plus de bons que de mauvais souvenirs. C’est quand s’achève le ronronnement d’une machinerie que je m’aperçois qu’elle me gênait. Je ne pense pas que les choses étaient mieux avant, ni qu’elles seront mieux plus tard. J’ai eu beaucoup de mal à dire à ma mère que je l’aimais, j’ai attendu d’avoir trente-cinq ans. J’ignore plus de choses que je n’en sais sur mon corps. EDOUARD LEVÉ, Fragments de textes tirés de Autoportrait

son Stéphane Bayoux régie générale et lumières François Blet scénographie James Bouquard costumes Audrey Gendre soutien artistique Pierre Humbert compositions originales Sylvestre Perrusson vidéo Frank Ternier

avec Camille Trophème Stéphane Gasc Alexandre Le Nours Laurent Seron

coproduction Théâtre de Chartres Scène conventionnée pour la danse et le jeune public / Scène Régionale de Vendôme au Minotaure production Théâtre à cru

Soutien aux Compagnies implantées en Région Centre


du mardi 22 au samedi 26 janvier et du mardi 25 au vendredi 28 mars tous les jours à 19h salle de répétition, attention jauge limitée ouverture de la location lundi 17 décembre rencontre avec le public jeudi 24 janvier à l’issue de la représentation

durée estimée 2h

monologue-performance d’après

Kleist

La Marquise d’O... adaptation et mise en scène

Jacques André

A M… ville importante du Nord de l’Italie, la Marquise d’O…, dame veuve de la meilleure réputation et mère de plusieurs enfants bien élevés, fit connaître par la voie des journaux : que, à son insu, elle s’était trouvée enceinte, que le père devait se présenter pour l’enfant dont elle accoucherait ; et que, par égard pour sa famille, elle était résolue à l’épouser… HEINRICH VON KLEIST

Issu de recherches conduites sur les traces de Kleist entre Dresde et Paris, le spectacle apporte un double éclairage au texte à partir de la rencontre de deux regards croisés. Le travail de Jacques André accentue l’originalité d’un récit écrit comme une équation dont la résolution de « l’inconnu » repose sur l’invention d’une figure féminine et de sa stratégie mêlant le plus intime et le plus public ; Karin Romer s’attache, sur fond de conflits internationaux (guerre et occupation), à la figure masculine de l’étranger et de la passion pour en souligner l’ambivalence, au-delà de tout manichéisme. Elle tresse ainsi un triple combat dans l’arène constituée par le regard des spectateurs : celui de la Marquise d’O…, celui de la femme qui en délivre l’histoire sur scène, celui d’une actrice qui seule nous conduit dans cet univers, si loin, si proche et dans l’écriture de Kleist : « le premier des modernes » pour Deleuze.

lumières Nicolas Simonin

production Théâtrett / Tunnels

avec Karin Romer

avec le soutien du Centre Dramatique Régional de Tours


du 29 janvier au 2 février du mardi au samedi à 20h sauf jeudi à 19h ouverture de la location mardi 8 janvier rencontre avec le public jeudi 31 janvier à l’issue de la représentation

durée estimée 1h30

coproduction

Peter Verhelst d’après Richard III de Shakespeare

Richard III Un précipité de Richard III : la pièce de Shakespeare se resserre, violente, outrancière ; Peter Verhelst accélère la trajectoire solitaire de Richard. Les figures historiques et la dimension stratégique du texte reculent, le jeu politique semble secondaire. Au centre du texte, un Richard dont on ne sait pas bien vers quoi il va – ou quel serait son rêve. Demeure la destruction. Un désir de puissance sans reste ? Pour quoi ? On voit se succéder les meurtres, les explosions… Sur scène, on voit un homme qui serait à lui-même son propre champ de bataille, consommer tout ce que le monde pourrait avoir de fécond, tout ce qu’il croise d’humain, le féminin d’abord. À commencer par Lady Anne. Le sexe est cru, la caresse violente. Lady Anne en meurt. L’érotisme morbide de Richard fait naître des images de guerre moderne au sein d’une cour élisabéthaine. Traversé par des fragments du monde contemporain, les baïonnettes, le mortier, des bulldozers, des « avions en formation », le texte prend le temps de mettre en scène des blocs d’intimité, brusquement, comme en gros plan. MARION STOUFFLET, dramaturgie

traduction du néerlandais Christian Marcipont dramaturgie et assistanat à la mise en scène Marion Stoufflet scénographie Antoine Vasseur costumes Valérie Simonneau lumières Sébastien Michaud son et musique David Bichindaritz collaboration artistique son et musique Olivier Pasquet

régie son Benjamin Furbacco régie plateau et collaboration à la scénographie James Brandily régie générale et régie lumière Pierre Martigne assistanat costumes Carole Gérard stagiaire scénographie Elodie Dauguet maquillage Corinne Blot décor les Ateliers de la Maison de la Culture de Bourges

avec Suzanne Aubert Anne Bellec Francesca Bracchino Camille Panonacle Christele Tual Pierre Baux Geoffrey Carey Antoine Herniotte Laurent Poitrenaux Samuel Réhault

coproduction Compagnie Ludovic Lagarde / Centre Dramatique Régional de Tours / Maison de la Culture de Bourges - SN / Festival d’Avignon / Le Trident - Scène Nationale de Cherbourg-Octeville / La Comédie de Reims CDN / Théâtre de SaintQuentin-en-Yvelines Scène Nationale / Festival delle Colline Turin avec le soutien de la Région Ile-de-France et de CulturesFrance avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

avec le soutien du Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, Drac et Région Provence-AlpesCôte d’Azur La Compagnie Ludovic Lagarde est subventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication Drac Ile-de-France.


mardi 5 février 20h, mercredi 6 février 20h, jeudi 7 février 19h ouverture de la location mercredi 16 janvier rencontre avec le public jeudi 7 février à l’issue de la représentation

durée 1h45

Rugamba

Bloody Niggers ! mise en scène

Sur une scène ouverte trois acteurs investissent le terrain politique comme on entre dans une bagarre. En prenant position. En toisant l’adversaire. En distribuant des coups ! Dans les querelles en cours sur le rôle positif de la colonisation, il s’agit de faire entendre une voix forte et sans concessions des « bâtards » nés du mariage forcé entre les anciens colons et leurs anciens administrés. Au nom de quoi un peuple se permet-il de disposer d’un autre ? Par ailleurs : qu’ont fait les Africains de quarante ans d’indépendance ? Au moment où l’on oppose les mémoires, la shoah contre la traite négrière, n’y a-t-il aucun lien qui unit entre eux les grands crimes contre l’humanité ? N’y a-t-il aucun rapport entre l’extermination des peuples amérindiens et les génocides du XXème siècle ? Avec humour et poésie, colère et lucidité, nous allons tenter de parcourir l’histoire et les débats majeurs de notre époque du point de vue de tous ceux qui, au cours de l’histoire, ont du payer de leur sang et souvent de leur existence la marche forcée du monde. Le terme « Bloody Niggers » n’est pas ici utilisé pour désigner une « race » particulière mais une communauté de destins. Il s’agit de tous ceux qui un jour ou l’autre furent considérés comme une humanité mineure et traités comme tels.

Jacques Delcuvellerie

DORCY RUGAMBA, auteur et acteur

conception et adaptation Younouss Diallo réalisation musicale Pierre Etienne scénographie Jacques Delcuvellerie Johan Daenen lumières Benoit Gillet assistanat à la mise en scène Alfredo Cañavate réalisation vidéo Jean-François Ravagnan aide à la réalisation sonore Jean-Pierre Urbano régie son Romain Gueudré régie lumières et vidéo Joachim Hesse photo Lou Hérion

avec Younouss Diallo Pierre Etienne Dorcy Rugamba avec la voix de Providence Rwayitare

coproduction Festival de Liège / Théâtre National de la Communauté française / Groupov Avec le soutien de Théâtre & Publics


mercredi 5 mars 20h, jeudi 6 mars 19h, vendredi 7 mars 20h ouverture de la location mercredi 13 février rencontre avec le public jeudi 6 mars à l’issue de la représentation

durée estimée 2h30

Marlowe

Edouard II

mise en scène

Anne-Laure Liégeois « EDWARD II » ET LA DOUBLE VIE…

La pièce traite d’un jeune homme qui place ses passions avant sa carrière. Malheureusement, Edouard II n’est pas disposé à abdiquer au nom de l’amour. La noblesse avide de pouvoir finit par avoir raison de lui et nous, le public, sommes amenés à spéculer sur l’éternelle question de l’opposition entre vie privée et vie publique et les exigences du devoir contre celles du cœur. A la différence de Shakespeare, Marlowe semble s’intéresser relativement peu aux questions de dynastie, de succession et de légitimité royale ou même au destin de l’Etat anglais. En revanche, il manifeste un intérêt singulier pour des personnages hauts en couleurs qui défient le destin – intellectuels, guerriers ou playboys (respectivement Faust, Tamerlan et Edouard) qui tendent le bras trop loin et qui, par la main de Dieu ou celle des hommes, reçoivent le châtiment qu’ils méritent ! Edouard II est un chef-d’œuvre pur et dur qui choque autant aujourd’hui qu’à son époque par une compréhension de la “realpolitik” dénuée de toute sentimentalité. Le fait que Marlowe apporte à cette vision son génie de poète épique est une raison supplémentaire pour que nous revenions le voir. NIGEL GEARING, traduction et adaptation

traduction et adaptation Nigel Gearing Anne-Laure Liégeois scénographie Anne-Laure Liégeois collaboration à la scénographie Valérie Jung collaboration aux costumes Séverine Yvernault lumières Marion Hewlett assistanat à la mise en scène Émilie Mousset

avec Léonore Chaix Anne Girouard Flore Lefebvre des Noëttes Sébastien Bravard Olivier Constant Mathieu Dion Claude Duparfait Olivier Dutilloy Joan Mompart Nils Ohlund François Rabette …

production Le Festin - CDN de Montluçon / Région Auvergne


mercredi 19 mars 20h, jeudi 20 mars 19h, vendredi 21 mars 20h ouverture de la location mercredi 27 février rencontre avec le public jeudi 20 mars à l’issue de la représentation

durée 1h30

Ionesco

La Cantatrice chauve mise en scène

Daniel Benoin La Cantatrice chauve est la seule de mes pièces considérée par la critique comme “purement comique”. L’insolite ne peut surgir, à mon avis, que du plus terne, du plus quelconque quotidien... Sentir l’absurdité du quotidien et du langage, son invraisemblance, c’est déjà l’avoir dépassée ; pour la dépasser, il faut d’abord s’y enfoncer. Le comique c’est de l’insolite pur ; rien ne me paraît plus surprenant que le banal ; le surréel est là, à la portée de nos mains, dans le bavardage de tous les jours. … On a dit que c’était une tentative de désarticulation du langage ou de destruction du théâtre ; on a dit aussi que c’était du théâtre abstrait, puisqu’il n’y a pas d’action dans cette pièce ; on a dit que c’était du comique pur, ou la pièce d’un nouveau Labiche utilisant toutes les recettes du comique le plus traditionnel ; on a appelé cela de l’avant-garde, bien que personne ne soit d’accord sur la définition du mot “avant-garde” ; on a dit que c’était du théâtre à l’état pur, bien que personne non plus ne sache exactement ce que c’est que le théâtre à l’état pur. EUGÈNE IONESCO décor Jean-Pierre Laporte costumes Nathalie Bérard-Benoin lumières Daniel Benoin assistanat à la mise en scène Emmanuelle Duverger

avec Fanny Cottençon Sophie Duez Raluca Paun Paul Chariéras Frédéric de Goldfiem Éric Prat

production Théâtre National de Nice / coréalisation Théâtre National Marin Sorescu de Craiova, Roumanie


du lundi 31 mars au vendredi 4 avril lundi, mardi, mercredi à 19h, jeudi et vendredi à 14h ouverture de la location samedi 23 juin pour tous publics - tarif exceptionnel 5€ pour les enfants de moins de 10 ans rencontre avec le public jeudi 3 avril à l’issue de la représentation

durée estimée 1h15

d’après

Collodi

Pinocchio texte et mise en scène

Joël Pommerat J’ai découvert le théâtre grâce à une professeur de français au collège. J’ai commencé à en faire comme comédien avec des compagnies amateurs. Puis une compagnie m’a engagé, j’avais dix-neuf ans. J’ai appris les choses essentielles, en fait. Qu’est ce que la communauté du théâtre, sa réalité modeste. A vingt-trois ans j’ai pris la décision que je ne serais pas comédien… J’ai décidé de chercher et d’écrire le théâtre à partir de mes sensations. … Cela ne me suffit pas à moi d’écrire les mots, seulement les mots, je veux aussi écrire le sens, écrire un peu de sens (même si ce sens n’est pas aussi clair parfois que le spectateur le désirerait). C’est parce que je désirais profondément être auteur que je me suis confronté aux questions comme la recherche sur l’espace, le mouvement, le son, l’acoustique, la lumière, l’interprétation, le costume et même la production. C’est pour devenir un auteur vraiment que j’ai cherché à m’approprier le terrain de la scène. C’est pour cela que je considère aujourd’hui que le texte au théâtre n’est pas premier, qu’il n’est pas second non plus, mais qu’il n’y a pas de hiérarchie. C’est pour cela que je considère au théâtre qu’avant les mots, il y a du silence, il y a du vide et il y a des corps. C’est pour cela que je considère tous les éléments concrets de la scène (la parole fait partie de ces éléments concrets) comme les mots du poème théâtral. JOËL POMMERAT, Théâtres en présence

coproduction scénographie et lumières Éric Soyer costumes Isabelle Deffin recherche sonore François et Grégoire Leymarie distribution en cours

production Espace Malraux SN de Chambéry et de la Savoie / Centre Dramatique Régional de Tours / Théâtre de Villefranche - Scène Rhône Alpes - Scène conventionnée / La Ferme de Bel Ebat - Guyancourt / Théâtre Brétigny - Scène conventionnée du Val d’Orge / Le Gallia Théâtre - Saintes / Théâtre National de Bordeaux Aquitaine / Les Salins SN de Martigues / Châteauvallon …

La Compagnie Louis Brouillard est conventionnée et reçoit le soutien de la Drac Ile-de-France, de la Ville de Paris, de la Région Ile-de-France, du Conseil Général de l’Essonne et de la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge.

La compagnie Louis Brouillard est en résidence au Théâtre Brétigny depuis 1997 et au Théâtre des Bouffes du Nord depuis 2007 pour trois ans.


lundi 28 avril 20h, mardi 29 avril 20h, mercredi 30 avril 20h ouverture de la location lundi 7 avril durée estimée 1h30

Tarantino

La Passion selon Jean mise en scène

Jean-Yves Ruf Un jour, Olivier Cruveiller et Paul Minthe m’ont fait entendre Passion selon Jean... Je découvre une langue qui me surprend et m’intrigue, une langue très rythmique, jaillissante, répétitive, jouant de la micro variation, et je pense au jazz, ou à la musique minimaliste, aux cellules mélodiques qui nourrissent l’écriture et finissent par créer un envoûtement. C’est une construction en répons entre Jean l’infirmier et Moi-Lui (le malade), qui pourtant ne ressemble pas à une suite de monologues, mais plutôt, dans sa construction et son rythme, à un dialogue socratique. Le texte de Antonio Tarantino est non seulement jubilatoire et drôle, mais polysémique et profond. Il parle de survie mentale, d’urgence à se définir, à sans cesse se nommer et nommer les choses pour ne pas sombrer dans le néant. On est entraîné dans un double champ de significations : l’asile lui-même et les saintes Écritures. On devine que Moi-Lui tend à confondre le monde biblique dont il est pétri, et le monde qui l’entoure. L’infirmier ne le contredit pas. C’est l’invention d’un monde à plusieurs plans qui ne cessent de se superposer, Tarantino nous mène si loin qu’on finit par perdre nos repères habituels. Et puis il y a dans les rapports bourrus qu’entretiennent l’infirmier et son malade une profonde tendresse. JEAN-YVES RUF

traduction Jean-Paul Manganaro conception Chat Borgne Théâtre lumières Christian Dubet son Jean-Damien Ratel scénographie Laure Pichat

avec Olivier Cruveiller Paul Minthe

coproduction Théâtre Vidy-Lausanne / La Granit - SN de Belfort / Le Maillon - Scène européenne - Théâtre de Strasbourg / Pôle Sud - Scène conventionnée de Strasbourg / Chat Borgne Théâtre Le Chat Borgne Théâtre est une compagnie conventionnée par la Drac Alsace. Traduction réalisée dans le cadre de l’Atelier européen de la Traduction - SN d’Orléans - avec le concours de l’Union Européenne. L’Arche Éditeur est l’agent du texte publié par les éditions des Solitaires Intempestifs.


théâtre en mai / juin Au bout d’une saison riche et foisonnante, une respiration… Comme la page blanche d’un carnet de bord où viendraient s’inscrire la création issue du travail de recherche de Gilles Bouillon et du Jeune Théâtre en Région Centre et, pourquoi pas un coup de foudre pour un spectacle vu ici ou là en cours de saison que nous voudrions vous montrer à Tours tout de suite !


à 19 heures, au Nouvel Olympia, les lundis 26 novembre, 17 décembre, 21 janvier, 25 février, 17 mars et 21 avril Un programme détaillé sera communiqué ultérieurement.

Lectures

Anatomie(s) de la Jalousie Lorsque cette passion apparaît, elle est des plus violentes, c’est un tourment indescriptible, une torture infernale, un fléau diabolique ; l’Arioste déclare que c’est une furie, une fièvre perpétuelle, pleine de suspicion, de peur et de tristesse, un martyre, un monstre qui se moque de nous. La femme jalouse est la douleur et l’affliction du cœur, plus insupportable que la mort… C’est une immense difficulté, un fardeau étonnamment insupportable, un corrosif de tous les bonheurs, un délire, la folie elle-même. ROBERT BURTON, Anatomie de la mélancolie. Je t’aime je te tue. Et le fait divers devient roman, drame, poème. Il n’y a pas d’amour sans jalousie, pas d’histoire d’amour sans violence, passion déchaînée, fureur, sang et meurtre. Cortège de femmes jalouses ou femmes victimes : Déjanire, Didon, Médée, Mélisande, Desdémone, Carmen, Albertine,… Cette saison nos lectures accompagneront la création Othello de Shakespeare : approfondir une « anatomie de la jalousie », renouer avec le plaisir du conte et du récit, des histoires de passion et de terreur, réentendre Ovide et Robbe-Grillet, Proust et l’Arioste, découvrir peut-être Senso de Camillo Boito qui inspira Visconti. Jusqu’à rejoindre la création de Carmen, dans une mise en scène de Gilles Bouillon à l’Opéra de Tours en mai 2008. OVIDE Les Métamorphoses (Déjanire) - L’ARIOSTE Orlando Furioso - MÉRIMÉE, Carmen - BOITO Senso STRINDBERG Ecrits autobiographiques - PROUST La Prisonnière - ROBBE-GRILLET La Jalousie.

Avec Karin Romer, François Bon, Gilles Bouillon, Bernard Pico et les comédiens du Jeune Théâtre en Région Centre


Les ateliers Le c d r de Tours propose aux collèges, lycées, universités, grandes écoles et instituts de formation, en relation avec les créations et la programmation des spectacles présentés au Nouvel Olympia : des rencontres avec des auteurs, comédiens, metteurs en scène et scénographes ; une présentation des pièces, débats, approfondissement de la réflexion un travail pratique d’exploration du texte et du jeu. Chaque semaine ce sont des centaines d’élèves et d’étudiants de la ville de Tours, de l’Agglomération, de la Région qui pratiquent le théâtre. Le travail de sensibilisation au théâtre est quotidien. LES OPTIONS THÉÂTRE

Lycée Grandmont : enseignement de spécialité L3, secondes, premières, terminales. Lycée Balzac : options facultatives, secondes, premières, terminales. Lycée Vaucanson : options facultatives, secondes, premières, terminales. DES ATELIERS RÉGULIERS

Dans les collèges d’Indre-et-Loire. Et : au Lycée Descartes de la classe de seconde aux classes préparatoires littéraires et scientifiques, au Lycée Choiseul de Tours pour un atelier danse-théâtre, au Lycée Rabelais de Chinon. A L’UNIVERSITÉ FRANÇOIS-RABELAIS DE TOURS

Une présence permanente avec la filière Arts du Spectacle : ateliers, cours théoriques, stages, avec Gilles Bouillon, Bernard Pico, Karin Romer Deux ateliers hebdomadaires « Pratiques d’acteurs » ouverts à tous les étudiants. Deux ateliers pour les étudiants d’Anglais. Deux ateliers pour les étudiants de Lettres. L’ÉCOLE DU SPECTATEUR

Les relations avec le public scolaire font partie de la mission et du plaisir des intervenants du c d r de Tours : présentation des spectacles, ateliers ponctuels, visites du théâtre. ATELIER ADOLESCENTS AU NOUVEL OLYMPIA

Tous les mercredis trois ateliers animés par Danièle et Alain Feret de 12 à 18 ans en trois groupes d’âge, travail d’une heure à une heure-trente hebdomadaires entre 13h30 à 17h Renseignements au 02 47 64 50 50


LYCÉENS ET THÉÂTRE CONTEMPORAIN

Cette opération proposée par le Rectorat Orléans-Tours, la Drac Centre et la Région Centre permet à des enseignants des lycées (en priorité des LEP ou des lycées les plus éloignés) de bénéficier d’une formation à l’analyse de la représentation théâtrale, et d’accompagner une de leurs classes trois fois dans la saison au théâtre (gratuitement) pour découvrir des textes ou des formes du théâtre dit « contemporain ». Les intervenants : Juliette Mailhé, Karin Romer, Léa Toto, Michaël Bernard, Gilles Bouillon, André Féat, Bernard Pico, et les comédiens du Jeune Théâtre en Région Centre, Danièle et Alain Feret, Nathalie Holt, scénographe, Et l’équipe technique du c d r de Tours. Les partenaires institutionnels : Drac Centre, Conseil Régional du Centre, Conseil Général d’Indre-et-Loire, Rectorat d’Orléans-Tours, Université François-Rabelais de Tours

L’atelier Théâtre / Ecriture L’atelier Théâtre/Ecriture dirigé par Léa Toto permet aux participants d’expérimenter à chaque fois un lieu particulier du langage. Les propositions d’écriture sont suivies par un temps d’écriture individuel puis par la lecture à haute voix des textes par les participants eux-mêmes. Le c d r de Tours mène des ateliers Théâtre/ Ecriture au Lycée Jacques de Vaucanson au Lycée Paul-Louis Courier au CIPPA Philippe de Commynes au CFA inhi propreté de Tours à l’Ecole de la deuxième chance au Centre social de la Rabière et d’autres à venir…. Au Nouvel Olympia Un atelier ouvert à tous et gratuit. Dans cet atelier se côtoient des étudiants, des retraités, des usagers de l’association Louis Pergaud, des abonnés, des hommes et des femmes qui chaque semaine viennent écrire et lire leurs textes. Renseignements : Léa Toto au 02 47 64 50 50

Des auteurs seront invités à diriger des ateliers d’écriture tout au long de l’année. Programme en cours d’élaboration


opéra réservations : Opéra de Tours 02 47 60 20 20 / theatre-billetterie@ville-tours.fr

Vendredi 29 février 20h, Dimanche 2 mars 15h, Mardi 4 mars 20h

Pelléas et Mélisande Debussy

passerelles Tracer des lignes, poursuivre des échanges, inventer des rencontres artistiques, confronter des pratiques. Partager des moments avec les partenaires de la Ville, du Département et de la Région, les offrir au public. Une collaboration permanente avec le Conservatoire National de Région et l’Université François-Rabelais. Participation à la programmation du Festival Rayons Frais. Et toujours inventer et partager des aventures artistiques fortes avec : l’Opéra de Tours, l’Académie Francis Poulenc, le Musée des Beaux-Arts de Tours, Livre Passerelle, le Petit Faucheux, et la librairie le Livre.

Gilles Bouillon et l’équipe du c d r de Tours se réjouissent de soutenir et d’accueillir Bernardo Montet et le CCNT sur le plateau du Nouvel Olympia.

livret de Maurice Maeterlinck, direction musicale Jean-Yves Ossonce mise en scène Gilles Bouillon avec Pelléas Jean-Sébastien Bou, Mélisande Karen Vourc’h, Yniold Emmanuelle de Negri, Geneviève Svetlana Lifar, Golaud François Harismendy, Arkel Frédéric Bourreau, Le Médecin, le Berger Vincent Deliau

UNE PETITE FILLE QUI PLEURE AU BORD DE L’EAU

Pelléas et Mélisande commence avec une petite fille qui pleure au bord de l’eau et finit avec une petite fille qui ne rit pas, au bord de l’existence, née à peine, on dirait. C’est un roman d’amour, sans philtre ni sorcellerie, avec seulement les « efforts insaisissables et incessants des âmes vers leur beauté et vers leur vérité ». A cet amour il n’y a d’autre issue que la mort, mais sans le printemps du chèvrefeuille qui viendrait unir les amants par delà le tombeau. Sans autre fleur, dans cet hiver glacé, qu’une petite fille qui prend la place de la morte. Eternel retour du même (mais la tristesse de tout ce qu’on voit …). BERNARD PICO

Mercredi 14 mai à 20h, Vendredi 16 mai à 20h, Dimanche 18 mai à 15h

Carmen Bizet

livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy d’après la nouvelle de Prosper Mérimée (1845) direction musicale Jean-Yves Ossonce mise en scène Gilles Bouillon avec Carmen Sophie Fournier, Micaëla Maria Rey-Joly, Frasquita Caroline Mutel, Mercédès Anna Destraël, Don José Luca Lombardo, Escamillo Evgueniy Alexiev, Zuniga Antoine Garcin, Le Dancaïre Jean-Marie Frémeau, Remendado Léonard Pezzino

CARMEN

« Il faut méditerraniser la musique » Hier – me croira-t-on ? – j’ai entendu pour la vingtième fois le chef-d’œuvre de Bizet. Cette œuvre aussi délivre ; elle vous emporte loin du nord brumeux, de toutes les vapeurs de l’idéal wagnérien. L’action, à elle seule, suffit à vous en délivrer. Elle a gardé de Mérimée la logique dans la passion, la concision du trait, l’implacable rigueur ; elle a surtout ce qui est propre aux pays chauds, la sècheresse de l’air, la limpidezza de l’air. Là parle une autre sensualité, une autre sensibilité, une autre gaîté sereine. Une sensibilité plus méridionale, plus brune, plus brûlée… Qu’ils nous sont bienfaisants, les après-midi dorés de son court bonheur ! Notre regard y porte plus loin : avons-nous jamais vu la mer plus lisse ? Enfin l’amour, l’amour, conçu comme une fatalité, l’amour cynique, innocent, cruel… L’amour dans ses moyens la guerre, dans son principe la haine mortelle des sexes. NIETZSCHE


danse Dans le cadre du Transchorégraphique 1 (21 - 25 novembre 2007) organisé par le CCNT / Bernardo Montet

jeudi 22 novembre à 19h, Nouvel Olympia

La Edad de Oro Israel Galván

chorégraphie et danse Israel Galván, chant Fernando Terremoto, guitare Pedro Sierra, direction artistique Pedro G.Romero, production Cisco Casado, Chema Blanco, a negro producciones, lumières Ada Bonadei (Vancram), son Félix Vázquez

Un chanteur, un guitariste, un danseur. La scène est nue, le temps suspendu. Dès le moment où il jaillit sur scène, Israel Galván emmêle les époques, les canons, les styles. Nourrie d’un dialogue attentif avec la musique, les silences, les suspensions, sa danse est un feu condensé. Elle oscille entre la démesure et le retrait, la virtuosité et la sobriété, le féminin et le masculin comme s’il incarnait à lui seul le corps à corps de l’homme et de la femme. Ses gestes forment la syntaxe d’une langue à inventer : un claquement de doigts, l’avancée d’une jambe, le suspens d’un bras deviennent les virgules, les points, les points d’exclamation de son flamenco. Tout l’espace se fait rythme, le corps décolle, s’envole, revient frapper la terre. Entre Nijinski et Charlie Chaplin. La référence à « l’Âge d’or » instaure un écart, un pas de côté. Temps mythique mais présent, où la guitare, le chant et la danse se cherchent, loin des évidences - tout en restant irrigués par la force du flamenco traditionnel. Ce qu’on voit, c’est un corps traversé par d’autres intensités, dont le flamenco reste le langage, mais un langage ouvert aux contradictions du monde contemporain. Extraordinaire danseur d’un flamenco puro faisant table rase des paillettes, Israel Galván opère une révolution esthétique à Séville et dans le monde de la danse.

samedi 24 novembre à 19h, Nouvel Olympia

Exercices spirituels Caterina Sagna

(création 1998 / re-création 2007)

chorégraphie et interprétation Caterina Sagna, musique originale Roberto Paci Dalò décor et costumes Tobia Ercolino, lumières Philippe Gladieux, production Compagnie Caterina Sagna, coproduction Centre d'Arts Vooruit de Gent, Belgique (commande)

De Caterina Sagna, nous connaissons le sens de la dérision et l’esprit de show qui alimentent un mouvement où se développe une nouvelle forme de danse théâtre qui ne renie ni son plaisir ni sa recherche, maniant avec virtuosité une haute qualité de danse et un propos suavement transgressif. Nous connaissons sans doute moins son goût précis pour les textes littéraires : Les Bonnes (d'après Jean Genet) qu’elle interpréta avec sa sœur Carlotta, Lenz d'après Büchner, Kafka (Quaderni in ottavo), ou encore Rilke, Christa Wolf… Après Relation publique, qui ouvrait la saison chorégraphique au Nouvel Olympia en février 2004, et Basso Ostinato (Salle Thélème, décembre 2006 ; Grand Prix du Syndicat de la Critique), Caterina Sagna revient à Tours, en solo, inspirée par le texte d’Ignacio de Loyola, à travers la lecture qu'en a donnée Roland Barthes. Sa silhouette marmoréenne retrouve les univers désenchantés des premières heures. Par ces Exercices Spirituels, Caterina Sagna donne chair à une danse ascétique, qui vise à suspendre le sentiment, guettant l'émotion dans la raréfaction du mouvement. Autoportrait, exploration infinie d'une solitude essentielle, Exercices Spirituels touche à cette frontière insaisissable, cette fusion toujours tremblée entre la chair et l'esprit. Cette dualité, qui fut le lot des plus grands mystiques, Caterina Sagna la reprend à son compte en cherchant une danse qui serait, mystère en actes, la forme d'une spiritualité physique.

Renseignements, réservations : 02 47 36 46 00 Tarifs : 14€, 9€ et 5 La location au Nouvel Olympia est ouverte 3 semaines avant la première représentation. Le Transchorégraphique 2 se déroulera du 10 au 15 mars 2008.


tarifs saison 2007-2008 TARIFS ABONNEMENTS

DEVENEZ « RELAIS PRIVILÉGIÉ » du Centre Dramatique :

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• Réductions les plus intéressantes • Facilités de paiement • Possibilité de changer de date (avant la représentation et dans la limite des places disponibles) • Vous bénéficiez du tarif abonnement pour des spectacles supplémentaires si vous les choisissez le jour où vous prenez votre abonnement. • En cours d’année, vous bénéficierez du tarif réduit.

le relais assure la liaison et la diffusion des informations entre un groupe (minimum 10 personnes) et le c d r de Tours. A partir de quinze personnes (plus de 25 ans), Le relais bénéficie d’une invitation pour le spectacle de son choix. A partir de 30 personnes (plus de 25 ans), le relais bénéficie d’un abonnement 7 spectacles offert.

Abonnement 4 spectacles

TARIFS HORS ABONNEMENT

Au Nouvel Olympia 7, rue de Lucé – 37000 Tours du lundi au vendredi de 12h à 18h Par téléphone au 02 47 64 50 50 Les réservations par téléphone non confirmées par règlement au plus tard 48 heures avant le jour de la représentation seront remises à la vente. Par correspondance au c d r de Tours - service billetterie 7, rue de Lucé – 37000 Tours Toute réservation devra être accompagnée d’un chèque à l’ordre du CDRT et d’une enveloppe timbrée à votre adresse pour l’envoi des billets. Par messagerie électronique à l'adresse mail suivante : billetterie@cdrtours.fr

SPECTACLE PINOCCHIO tarif exceptionnel 5 € pour les moins de 10 ans (location ouverte dès le 23 juin 2007)

Othello + 3 spectacles Individuel : 56 € au lieu de 76 € (soit la place à 14 €) Groupe* : 48 € au lieu de 76 € (soit la place à 12 €)

pour tous les spectacles au Nouvel Olympia, la location est ouverte pour tous 3 semaines avant la 1ère représentation du spectacle choisi (sauf pour Je suis

Abonnement 7 spectacles

Alain…, Il y a quelqu’un et La Marquise d’O..., ouverture de location lundi 17 décembre, Pinocchio ouverture de location samedi 23 juin 2007)

Othello + 6 spectacles Individuel : 84 € au lieu de 133 € (soit la place à 12 €) Groupe* : 70 € au lieu de 133 € (soit la place à 10 €)

Abonnement 14 spectacles tous les spectacles de la saison Individuel : 140 € au lieu de 266 € (soit la place à 10 €) Groupe* : 112 € au lieu de 266 € (soit la place à 8 €)

Abonnement Jeune 8 € par spectacle (avec un minimum de 3 spectacles)

Abonnement demandeur d'emploi non indemnisé 7 € (avec un minimum de 3 spectacles) * minimum 10 personnes de plus de 25 ans (il n’est pas obligatoire de choisir des formules d'abonnement, des spectacles et des dates identiques)

Plein tarif : 19 €

Tarif réduit* : 16 €

*Tarif réduit : abonnés, retraités + de 60 ans, familles nombreuses, étudiants, abonnés CCNT

AUTRES RÉDUCTIONS Groupe (minimum 10 personnes) : 14 € par personne Tarif réduit moins de 18 ans et demandeur d'emploi : 11 € Groupes scolaires : 9 € (minimum 15 élèves), et 1 billet exonéré pour l'accompagnateur. Réservation : un mois avant la 1ère représentation du spectacle choisi. Les groupes scolaires sont limités en fonction de la capacité des salles. Les réservations doivent être confirmées par règlement au plus tard une semaine avant le jour de la représentation. Les parents qui désirent accompagner le groupe bénéficient du tarif réduit. Passeport Culturel Etudiant : 1 spectacle au choix pour 8 € Demandeurs d'emploi non indemnisés : 8 € Professionnels du spectacle : 7 € Etudiants de moins de 25 ans : 7 € (sans réservation, 10 minutes avant le début de la représentation dans la limite des places disponibles). Les tarifs réduits sont accordés sur présentation de justificatifs.

Les chèques CLARC et chèques Vacances sont acceptés comme moyen de paiement. Pour l’écoute et le respect des comédiens et des spectateurs, l’accès des retardataires peut être refusé ou soumis aux conditions des compagnies invitées. Le hall d'accueil et la salle de spectacle sont équipés pour l’accès des personnes handicapées. Si vous souhaitez visiter le Nouvel Olympia, merci de contacter le service des relations publiques (minimum 10 personnes) au 02 47 64 17 82

renseignements 02.47.64.50.50


Équipe permanente Gilles Bouillon directeur – Bernard Pico dramaturge – Giovanna Pace secrétaire générale – France Ferrand chef comptable – Fabienne Thuissard et Servanne Lagrange secrétaires de direction – Aurélie Higounet aide comptable – Karin Romer directrice de la formation – Brigitte Cormière directrice des relations publiques – Olivier Jaeger responsable des relations publiques – Sébastien Bouyrie relations publiques – Marie Petry responsable billetterie – Philippe Carle accueil et billetterie – Jennifer Menard accueil et billetterie – Léa Toto ateliers théâtre écriture – Laurent Choquet régisseur général – Anne-Laurence Badin secrétaire technique – Alexandre Hulak régisseur son – Nicolas Lafon régisseur lumières – Pierre-Alexandre Siméon régisseur plateau – Denise Vitet entretien – le Jeune Théâtre en Région Centre, Alice Benoit, Mathilde Martineau, Samuel Bodin, Bertrand Fieret, Gaëtan Guérin et Marik Renner, Hélène Stadnicki, Solal Bouloudnine comédiens – Franck Mas technicien

Avec la collaboration de Nathalie Holt scénographe – Agathe Desombre graphiste – Michel Theuil / Nicolas Guellier lumières – Marc Anselmi costumes – François Bon écrivain – Sophie Mayer chorégraphe – Thierry Dalat plasticien – Nathalie Charbaut maquilleuse – Odile Crétault / Christine Vollard habilleuses – Juliette Mailhé / André Féat / Michaël Bernard formation – Xavier Carré / Rémi Cassabé / Serge Castelli / Laurent Dubernard / Albert Guédet / Mohamed Heriche / Raphaëlle Gimenez / Florian Jourdon / Marc Léclaircie / Jérôme Léger / Patrice Maillou / Simon Malmenaide / Stéphane Métais / Guillaume Riguet / Jean-Yves Zanchetta régie et construction – Yvan Petit documentariste – François Berthon / Nathalie Giraud photographes

Nous remercions pour leur soutien Jérôme Bechy de l'Imprimerie Even à Tours

et aussi Multisigne Sérigraphie à Joué-lès-Tours Société Giraudy-Viacom à Chambray-lès-Tours Pavoifêtes à Tours Loire Vision à Ville d'Avray Grâce au soutien de la Caisse d’Epargne, le c d r de Tours s’est doté de casques permettant une amplification du son ou des séances d’audiodescription sur certains spectacles (sur demande à l’accueil du Nouvel Olympia)

photographies couverture Nathalie Holt, grands formats Nathalie Holt (p 7, 8, 10, 12, 14, 18) - Michel Cournot (p 2, 3) - Eric Chacra (p 4, 6, 9, 11, 13, 15, 17, 20) - jean-Vincent Sénac (p 19), autres formats Nathalie Holt (p 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 19, 21, 22, 24, 25, 28) - Eric Chacra (p 1, 7, 13, 22, 28) - jean-Vincent Sénac (3° de couverture, p 19, 28) - Agathe Desombre (2°et 3°de couverture, p 12, 15, 16, 17, 18, 23, 28) textes : p2 Willy Holt, Femmes en deuil sur un camion, 1995, Nil éditions - p3 Michel Cournot, Martinique, 1949, éditions Gallimard / collection Métamorphoses conception graphique affiche saison et programmes : Agathe Desombre

Le Centre Dramatique Régional de Tours est subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, le Conseil Régional du Centre, la Ville de Tours, Tour(s) Plus, et missionné par le Conseil Général d’Indre-et-Loire.


Othello

Shakespeare / Bouillon du 9 au 26 octobre

La Cruche cassée Kleist / Bélier-Garcia du 13 au 15 novembre

Les Enfants terribles

d’après Cocteau / Glass / Desveaux du 27, 29 et 30 novembre

Le divan du Tamarit

García Lorca / Pradal et Cano Lopez 6 et 7 décembre

On ne badine pas avec l’amour Musset / Faure

du 11 au 18 décembre

Je suis Alain, ... Armengol

du 14 au 16 janvier

Il y a quelqu’un ? Armengol

du 17 au 19 janvier

La Marquise d’O... Kleist / André

du 22 au 26 janvier et du 25 au 28 mars

Richard III

Verhelst (d’après Shakespeare) / Lagarde du 29 janvier au 2 février

Bloody Niggers !

Rugamba et Diallo / Delcuvellerie du 5 au 7 février

Edouard II

Marlowe / Liégeois du 5 au 7 mars

La Cantatrice chauve Ionesco / Benoin du 19 au 21 mars

Pinocchio

d’après Collodi / Pommerat du 31 mars au 4 avril

La Passion selon Jean Tarantino / Ruf du 28 au 30 avril

Théâtre en mai/juin

c d r de Tours direction Gilles Bouillon

Nouvel Olympia Théâtre communautaire 7 rue de Lucé - 37000 Tours tél : 02.47.64.50.50 fax : 02.47.20.17.26 e-mail : contact@cdrtours.fr

www.cdrtours.fr

Plaquette de saison 2007 2008  
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