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théâtre saison 2006/2007

centre dramatique régional de Tours direction Gilles Bouillon


Sous le signe d’un nouveau théâtre dans la ville L’ouverture du Nouvel Olympia a tenu toutes ses promesses : c’est un théâtre fêté par son public ! La vitalité d’un outil très performant de création et de diffusion dont la qualité artistique et le professionnalisme sont unanimement reconnus. Je dis cela moins par triomphalisme que pour saluer encore le travail exemplaire de toute l’équipe du c d r de Tours. Avec, depuis la saison dernière, la présence d’acteurs en permanence sur le plateau, en salle de répétition, en tournée, sur le terrain. Et toujours l’indispensable engagement d’artistes et de techniciens dont le statut d’intermittents du spectacle continue d’être extrêmement préoccupant. Si, aujourd’hui le c d r de Tours se trouve clairement accompagné dans la réalisation de ses missions, je n’en demeure pas moins totalement solidaire de la lutte des intermittents du spectacle dont la précarisation du statut, comme l’érosion constante du budget de la culture, trahit le renoncement d’un grand dessein éducatif, culturel et artistique, à un moment où la démocratisation culturelle et la mise en commun des productions de l’esprit sont plus que jamais à l’ordre du jour.


Coproductions et passerelles

Avec l’aide de la Drac Centre et du Conseil Régional du Centre, le c d r de Tours a engagé une équipe de cinq jeunes comédiens et un jeune technicien permanents, dans un dispositif de professionnalisation : le Jeune Théâtre en Région Centre. Avec eux la saison dernière, deux créations autour de Tchekhov et une première tournée dans les collèges et lycées du département d’Indre-et-Loire et de la Région. Avec eux cette saison, Tchekhov reprend la route dans toute la France, et je mettrai en scène trois nouvelles créations : Hors-jeu de Catherine Benhamou, Victor ou les enfants au pouvoir de Roger Vitrac, et un texte en cours d’élaboration que j’ai commandé à l’écrivain Tanguy Viel.

Je continue à développer le travail du c d r de Tours dans l’esprit d’ouverture et de partage de l’outil, que j’ai toujours suscité et encouragé, en coproduisant des aventures artistiques exigeantes et les projets de jeunes créateurs, comme Benoît Lambert, Jade Duviquet et Cyril Casmèze, ou encore Jean-Michel Rivinoff dont la compagnie est implantée en Région Centre. Tout comme je me félicite des relations d’amitié et des synergies créées avec le Centre Chorégraphique National de Tours, avec le Conservatoire National de Région de Tours, avec l’université François-Rabelais et notamment la filière Arts du Spectacle, ainsi qu’avec tous nos partenaires des ateliers de pratiques d’acteurs dans les lycées et collèges de Tours et de l’agglomération. Je dirai, pour finir, ma joie de poursuivre « l’aventure lyrique » avec l’Opéra de Tours, puisque je reprends cette saison, le premier opéra que j’ai mis en scène à Tours : Le viol de Lucrèce de Britten, avant de retrouver Verdi avec Falstaff. Toujours et encore, Shakespeare.

Écritures contemporaines

La patience et l’échange

Jeune théâtre en Région Centre

Cette saison, la programmation et les créations seront tournées encore davantage vers les écritures contemporaines. Bien sûr Racine, Molière, Musset, si lointains et si proches à la fois, sont toujours à relire, comme sont à découvrir ou à redécouvrir les grands contemporains : Vitrac, Weiss, Kafka, mais aussi des auteurs vivants : Lars Norén, Noëlle Renaude, Marion Aubert, Catherine Benhamou, Tanguy Viel. J’ai également souhaité dédier nos soirées de lectures Au bord du plateau à des écrivains qui sont devenus des compagnons de travail et d’aventure : François Bon, qui est cette année artiste en résidence à l’université François-Rabelais de Tours, André Markowicz, à qui j’ai commandé une nouvelle traduction d’Othello de Shakespeare que je mettrai en scène à la fin de l’année 2007, Tanguy Viel, dont je crée la première pièce écrite pour le théâtre. Pour fêter Beckett, nous accueillerons Nathalie Léger auteur de Les vies silencieuses de Samuel Beckett, éditions Allia. Et Robert Abirached, pour évoquer les questionnements du théâtre aujourd’hui à la lumière de l’histoire du théâtre et de la décentralisation (Le théâtre et le prince, éditions Actes Sud).

Si vous passez devant la façade vitrée du Nouvel Olympia et que les portes soient fermées (c’est peu fréquent), n’allez pas imaginer que le théâtre dort ! C’est une ruche. Artistes et techniciens partagent une passion qui les accapare 7 jours sur 7. Sans compter. Ce théâtre est un théâtre de service public, un lieu d’échange et d’ouverture. Un lieu familier et « à part » tout ensemble. Pas un moulin à vent. Et le grain qu’on y moud a besoin, pour mûrir, de l’ombre et du secret du plateau, de concentration, de recueillement, du silence d’où naîtront paroles nouvelles, dans une dialectique de la patience et de l’échange.

Gilles Bouillon, juin 2006


J.T.R.C. Jeune Théâtre en Région Centre J’ai toujours souhaité la création d’un noyau de comédiens permanents pour consolider la place de la création au centre des activités de l’institution théâtrale. Aujourd’hui ce projet de mettre l’artiste au centre d’un théâtre et au cœur de la cité peut se réaliser. D’abord grâce à l’ouverture du Nouvel Olympia : le c d r de Tours devient une véritable « fabrique de théâtre », une demeure pour des comédiens. Ensuite le Ministère de la Culture et la Région Centre ont défini de nouvelles mesures destinées à favoriser la création d’emplois artistiques et culturels, par un véritable ancrage dans la réalité du métier. Dans ce même cadre de l’insertion professionnelle, le c d r de Tours a créé également un emploi de technicien qui sera confronté à toutes les facettes de la régie et des techniques du spectacle.

J’ai ainsi constitué une « compagnie » de cinq comédiens permanents, issus d’écoles supérieures de formation. Deux comédiennes, trois comédiens. Engagés pour deux ans. Ces jeunes comédiens en Région Centre participent activement au projet artistique, perfectionnent leur art et exercent leur métier sur le plateau et en dehors du plateau. Leur présence permanente permet enfin de proposer UN RÉPERTOIRE de spectacles à jouer dans tous les lieux, équipés ou non, dans Tours « hors les murs » (les quartiers), dans l’agglomération, dans le département, les zones rurales, la région. Avec la Comédie de Saint-Étienne, le Conservatoire de Montpellier, l a Comédie de Valence, le TNP Villeurbanne, le Théâtre National de Strasbourg, ... le c d r de Tours compte ainsi parmi les théâtres en France qui tentent l’aventure de la permanence artistique.

Gilles Bouillon

CRÉATIONS AU NOUVEL OLYMPIA 2005/2006 Des crocodiles dans tes rêves Tchekhov, mise en scène de Gilles Bouillon Création en novembre 2005 au Nouvel Olympia, 18 représentations, 5033 spectateurs Kachtanka d’après Tchekhov, mise en scène Gilles Bouillon Création en mai 2006 au Nouvel Olympia, 9 représentations (dont 2 supplémentaires), 2720 spectateurs CRÉATIONS AU NOUVEL OLYMPIA 2006/2007 Victor ou les enfants au pouvoir Vitrac (17 représentations) Création Viel / Bouillon (15 représentations)

TOURNÉES 2005/2006 Avec le soutien de la Région Centre et du Conseil Général d’Indre-et-Loire, le spectacle Tchekhov « 3 farces en 1 acte » a été présenté de décembre 2005 à juin 2006, 34 représentations : 22 lycées et 12 collèges soit 3220 spectateurs Blois, Chambray-lès-Tours, ChâteauRenault, Châteauroux, Descartes, Dreux, Issoudun, Joué-lès-Tours, Loches, Montargis, Montoire-sur-leLoir, Nouâtre, Neuillé-Pont-Pierre, Saint-Amand-Montrond, Saint-Pierredes-Corps, Savigné-sur-Lathan, Tours. TOURNÉES 2006/2007 Tchekhov « 3 farces en 1 acte » en tournée nationale jusqu’en 2007 31 représentations Antony, Poitiers, Vannes, Dijon, Châtillon-sur-Seine, Trappes, Sens, Deauville, Montargis, Lèves, Briare, Vernouillet, Preuilly-sur-Claise, Chinon, Saint-Pierre-des-Corps, Château-Renault, Amboise.

STAGES ET FORMATION Avec : André Markowicz et Françoise Morvan (traduction), Sophie Mayer (danse, travail physique de l’acteur), Sophie Hervé (chant), Cyril Casmèze (travail physique sur l’animalité) PROJETS PERSONNELS La présence permanente des comédiens dans le théâtre leur permet d’initier, répéter, montrer leurs projets personnels de création. Au cours de la soirée « Premier rendez-vous » du 29 juin 2006 ils en ont donné au public comme un « avant-programme ». Leurs projets seront présentés au Nouvel Olympia à la fin de la saison (les dates vous seront indiquées ultérieurement). Le c d r de tours accompagne la conception, la réalisation et le suivi de ces projets sur le plan artistique, technique et administratif.

AU BORD DU PLATEAU Comme la saison dernière, les comédiens sont présents dans la vie du c d r de Tours, sur le terrain et auprès du public : ils participent aux lectures Au bord du plateau, proposent d’autres cycles de lectures, interviennent dans le cadre du Printemps des poètes, participent au travail des ateliers, notamment en milieu hospitalier ou en milieu scolaire, dans le primaire pour un atelier permanent, ou dans les lycées comme la saison dernière auprès des élèves de L3 cinéma du lycée Balzac de Tours (adaptation cinématographique de 3 pièces en 1 acte de Tchekhov).


mardi 3 octobre 2006 à 20h30 mercredi 4 octobre 2006 à 20h30 jeudi 5 octobre 2006 à 19h00 vendredi 6 octobre 2006 à 20h30 samedi 7 octobre 2006 à 20h30

mardi 17 octobre 2006 à 20h30 mercredi 18 octobre 2006 à 20h30 jeudi 19 octobre 2006 à 19h00 vendredi 20 octobre 2006 à 20h30 samedi 21 octobre 2006 à 20h30

durée du spectacle 2h00 rencontre avec l’équipe artistique jeudi 5 octobre à l’issue de la représentation

durée du spectacle 1h40 rencontre avec l’équipe artistique jeudi 19 octobre à l’issue de la représentation

location ouverte à partir du mardi 12 septembre 2006

location ouverte à partir du mardi 26 septembre 2006

mise en scène

Benoît Lambert

Le Misanthrope Molière

mise en scène

Jean-Louis Benoit

Les Caprices de Marianne

Alceste rêve d’un autre monde et nous sommes les héritiers de son rêve de justice, de transparence et de vertu. Alceste voudrait trouver des raisons d’y « croire encore » au milieu du discrédit général. Alceste, violemment, nous renvoie à ce sentiment qui parfois nous saisit, « la honte d’être un homme », la honte de cet acquiescement et de cette lâcheté face à l’intolérable. Alceste voudrait changer le monde ; il tempête, et ses imprécations ne nous laissent pas en repos. Molière pourtant n’est pas un apologue, ni même un théoricien. Il est auteur de comédies. Ainsi, cet homme, Alceste qui vient poser des questions tellement brûlantes, cet homme-là fait rire. Molière serait-il cynique pour se moquer ainsi de celui qui vient réclamer un peu de justice et de vérité ? C’est une question lancinante de savoir si Molière, écrivant le Misanthrope, fait l’éloge d’Alceste ou le condamne… Au fond, Alceste pose la question de la limite. Il demande au public : elle est où, votre limite à vous ?...

Musset

La génération de 1830 a d’étonnants points de rencontre avec la jeunesse actuelle « assise sur un monde en ruines », elle assiste à l’enterrement des idéaux révolutionnaires, au triomphe du matérialisme, à la corruption de la classe politique, aux reniements de ceux qui portaient haut le drapeau d’une vie nouvelle et qui s’embourgeoisent alors dans les lambris du pouvoir ; horrifiée, elle se voit frappée par des épidémies mortelles et, pleine de dégoût du monde et d’ellemême, elle est tentée par le suicide. Violemment, le romantisme va exprimer ces ravages de l’âme… Dans le plus grand mépris des conventions de l’écriture théâtrale, le jeune Musset, libre, écrit le jeu de l’amour et de la mort. Ces jeunes gens sont les nôtres. Ces pauvres êtres nus qui ne savent rien faire d’autre que de vouloir aimer nous appartiennent. Octave et Cœlio formeraient des doubles familiers s’ils ne constituaient ici la source même de la tragédie : l’un veut tuer l’autre. Et le sombre pressentiment qu’a dès le début Cœlio s’avèrera tristement vrai. Octave a tué Cœlio. L’innocence n’est plus.

Jean-Louis Benoit

Benoît Lambert scénographie et lumières Antoine Franchet costumes Violaine L. Chartier assistantes costumes Elsa Le Guichard Sophie Heurlin réalisation sonore Jean-Pascal Lamand construction décor Florent Gauthier Franck Tenot Kevin Auguste régie générale Marc Chevillon régie plateau Florent Gauthier régie son Patrice Nivot

avec Cécile Gérard Ana Karina Lombardi Lara Suyeux Emmanuel Fumeron Didier Grebot Étienne Grebot Guillaume Hincky Emmanuel Vérité

Benoît Lambert est artiste associé au Granit, scène nationale de Belfort.

production déléguée Le Théâtre de la Tentative production Le Centre Dramatique Régional de Tours / Le Granit, scène nationale de Belfort / Le Forum, scène conventionnée de Blanc-Mesnil / La MCNN, Maison de la Culture de Nevers avec le soutien de la Drac Bourgogne, du Conseil Régional de Bourgogne, du Conseil Général de Seine-SaintDenis et de la Ville de Dijon

collaboration artistique Karen Rencurel décor Jean Haas costumes Marie Sartoux lumières Joël Hourbeigt son Jean-Claude Leita maquillage et perruques paillette, chorégraphie José Maria Alves

avec Martine Bertrand Ninon Brétécher Marie-Catherine Conti Stéphane Bientz Christian Bouillette François Cottrelle Vincent Dissez Louis Merino Adrien Michaux Rémi Sébastien

production Théâtre National de Marseille La Criée coproduction le Théâtre du Nord, Centre dramatique national Lille-Tourcoing / le Cratère,Théâtre d’Alès en Cévennes, scène nationale


du 23 au 28 octobre et du 7 au 9 novembre 2006 du lundi au samedi à 19h

mardi 14 novembre 2006 à 20h30 mercredi 15 novembre 2006 à 20h30 jeudi 16 novembre 2006 à 19h00 vendredi 17 novembre 2006 à 20h30 samedi 18 novembre 2006 à 20h30

ATTENTION JAUGE LIMITÉE - SALLE DE RÉPÉTITION durée envisagée du spectacle 1h00 rencontre avec l’équipe artistique jeudi 26 octobre à l’issue de la représentation

location ouverte à partir du lundi 2 octobre 2006

durée du spectacle 1h30 rencontre avec l’équipe artistique jeudi 16 novembre à l’issue de la représentation

location ouverte à partir du mardi 24 octobre 2006

Catherine

Benhamou

HORS-JEU

mise en scène

Par les routes Noëlle

Renaude

création

Frédéric Maragnani

Je cherchais à continuer cette aventure de théâtre commencée il y a quelques années avec l’écriture de Noëlle Renaude. J’avais envie de deux acteurs en scène, je pensais à Christophe Brault et JeanPaul Dias. Chacun de ces acteurs a sa propre histoire avec l’écriture de Noëlle Renaude. C’est pour Christophe Brault qu’elle a écrit le long feuilleton théâtral Ma Solange... Jean-Paul Dias a quant à lui fréquenté l’œuvre de Noëlle avec mes mises en scène de Petits rôles, Ma Solange… et Quarante Églogues… Il s’agit donc d’une histoire de liens. Je voulais les réunir et créer un couple de théâtre. Un couple d’hommes. Un couple d’humains. J’ai aussi pensé aux couples de clowns. Je souhaitais faire une commande à Noëlle Renaude d’un texte pour ces deux acteurs-là. Elle a évoqué la continuation de son projet d’écriture actuel ; les cheminements, les parcours, la disparition des humains dans le paysage, les plans, le champ et le hors-champ. Nous avons parlé d’un road-movie. Par les Routes est un road-movie théâtral pour deux acteurs sous le regard d’un troisième.

Frédéric Maragnani

mise en scène

Gilles Bouillon Novembre, 2002, je reprends Fin de partie de Samuel Beckett au c d r de Tours et au Théâtre Artistic Athévains à Paris. Je confie le rôle de la mère (Nell) à Catherine Benhamou. Samuel Beckett impose à l'actrice un espace/temps contraint : habitacle poubelle (on ne verra d'elle que la tête), répliques rares et brèves, mort rapide, disparition. Chaque soir l'actrice se glisse dans l'habitacle poubelle et n'en ressort qu'à la fin du spectacle ; elle aurait pu, à la mort de son personnage, quitter la scène, mais la radicalité de l'espace lui impose soir après soir cette présence/absence. Elle est sur la scène mais dérobée au regard des spectateurs, elle est sur la scène mais réduite au silence enveloppée par les mots de Samuel Beckett. Les représentations commencent. Rituels d'avant jeu, j'aime voir les comédiens se préparer à jouer. Je remarque que Catherine Benhamou entre chaque soir dans sa poubelle avec un petit carnet et un stylo. Le spectacle est achevé depuis quelques mois. Je reçois un manuscrit, titre : Hors-jeu, un petit mot l'accompagne : « Voilà ce que j’écrivais chaque soir dans la poubelle de théâtre ». D'emblée je suis touché par cette écriture qui est une voix, une voix de théâtre qui arrive comme par effraction et m'entraîne dans son histoire gigogne. Ce qui est beau dans cette histoire-là c'est la conjonction entre le théâtre et la vie intime, l'arrangement qui se fait entre l'art du théâtre et la vie, « arrangement » avec la mort.

Gilles Bouillon

avec Catherine Benhamou production Centre Dramatique Régional de Tours

dramaturgie Bernard Pico scénographie et costume Nathalie Holt

Création à Tours, dans la salle de répétition qui sera ouverte au public pour la première fois.

Le spectacle sera présenté à L’ATALANTE (direction Alain Alexis Barsacq) du 9 décembre 2006 au 10 janvier 2007 dans le cadre du FESTIVAL Paris – Beckett / 2006-2007 (Un évènement pluridisciplinaire), Célébration du 100ème anniversaire de la naissance de Samuel Beckett.

scénographie Frédéric Maragnani Éric Blosse lumières Eric Blosse dramaturgie Julie Sermon

avec Christophe Brault Jean-Paul Dias

production Travaux Publics, Compagnie Frédéric Maragnani / Théâtre Ouvert


mercredi 6 décembre 2006 à 20h30 jeudi 7 décembre 2006 à 19h00

mardi 12 décembre 2006 à 20h30 mercredi 13 décembre 2006 à 20h30 jeudi 14 décembre 2006 à 19h vendredi 15 décembre 2006 à 20h30 samedi 16 décembre 2006 à 20h30

durée envisagée du spectacle 2h30 rencontre avec l’équipe artistique jeudi 7 décembre à l’issue de la représentation

durée du spectacle 2h10 rencontre avec l’équipe artistique jeudi 14 décembre à l’issue de la représentation

location ouverte à partir du mercredi 15 novembre 2006

location ouverte à partir du mardi 21 novembre 2006

mise en scène et adaptation

Jean-Michel Rivinoff

L’Instruction Peter

Weiss

mise en scène

Philippe Adrien

En 1964, Peter Weiss suit attentivement un procès qui a lieu à Francfort. Plusieurs responsables du camp d’extermination d’Auschwitz doivent répondre de leurs faits et gestes. Un grand journal de Francfort le Frankfurter Allgemeine Zeitung documente quotidiennement in extenso les débats. Peter Weiss se fonde sur les reportages publiés et sur ses notes personnelles, pour élaborer cet « oratorio en onze chants ». Une écriture radicale, simple, sobre et dépouillée qui rejoint la démarche que tente de suivre dans ses mises en scène La Compagnie de la Lune Blanche. Une écriture qui, au service d’un thème, engendre une grande exigence. Une écriture qui se tient sur un fil étroit et rigoureux : ni journalisme, ni documentaire, ni spectaculaire, ni fiction, ni fable, mais une occasion de récit qui se frotte au réel résolument théâtral par son architecture, sa musicalité et ses rapports de tension entre la parole et les personnages. Il y a ici à faire « entendre » et la pièce de Peter Weiss pose la question de la théâtralité (au sens de Barthes : tout ce qui n’est pas texte) qui engendre la qualité d’écoute. Quelle représentation donner à ces paroles ? Aborder ce texte interroge donc notre travail, interroge l’acte de mise en scène dans son rapport le plus simple et le plus archaïque.

Jean-Michel Rivinoff

Andromaque Racine

Il suffit d’avoir une fois lu ou entendu des vers de Racine pour être à jamais marqué par le mystère de leur transparence, si parfaitement accordé à cet idéal de représentation, à cette forme pure qu’est la tragédie classique dont le modèle nous semble valoir pour l’éternité… Pour dire les vers, il faut les aimer… Ce n’est pas abstrait, c’est un rapport sensible, voire sensuel au verbe, un plaisir de langue et d’oreille… d’intelligence aussi : comment le sens se diffuse, s’exhale, s’embrume dans la phrase soumise à la règle de l’alexandrin. De la même manière, cet aspect de discours construit, il serait vain de prétendre l’évacuer, je crois qu’il faut s’y attacher et bien saisir que dans ce théâtre où la parole est action, la rhétorique nous met sur la voie de découvrir la stratégie intime des êtres. Attention le théâtre de Racine n’est pas qu’un théâtre de texte, le réduire au seul poème ou au seul discours est une erreur. Intéressons-nous aussi à la fable, à l’action, au contenu…

Philippe Adrien, Instant par instant, éditions Actes Sud-papiers, 1998 Traduit de l’allemand par Jean Baudrillard L’arche est éditeur et agent théâtral du texte présenté.

avec Sophie Daull Sylvie Jobert Guillaume Allardi Michel Baudinat Hugues Dangreaux Philippe Fauconnier Éric Feldman Fred Hulne Jean-Jacques Simonian

production Le Centre Dramatique Régional de Tours / Centre Dramatique National d’Orléans / La Halle aux Grains, scène nationale de Blois / L’Hectare, scène de Vendôme

Aurélie Saraf musicienne harpiste (musique contemporaine et improvisation)

coproduction régionale Avec le soutien de la Région Centre

avec le soutien de la Drac Centre et du CERCIL

décor Olivier Roset lumières Pascal Sautelet assisté de Nadine Sarric musique Ghédalia Tazartès costumes Claire Belloc direction technique Martine Belloc maquillages Faustine-Léa Violleau régie son Ivan Paulik habilleuse Françoise Ody

avec Anne AgbadouMasson et Nathalie Vairac (en alternance) Jenny Bellay Christine Braconnier Catherine Le Hénan Christophe Casamance Jean-Marc Hérouin Wolfgang Kleinertz Bruno Ouzeau

production ARRT/Philippe Adrien, compagnie subventionnée par le ministère de la Culture et la Ville de Paris. coréalisation avec le Théâtre de la Tempête


dramaturgie Bernard Pico scénographie Nathalie Holt costumes Marc Anselmi musique Alain Bruel régie générale Laurent Choquet construction décor Pierre-Alexandre Siméon

du 12 janvier au 3 février 2007 mardi, vendredi, samedi à 20h30, mercredi et jeudi à 19h, relâche le dimanche et lundi

durée envisagée du spectacle 1h50 rencontre avec le public jeudi 25 janvier à l’issue de la représentation

location ouverte à partir du vendredi 15 décembre 2006

avec Alice Benoit Mathilde Martineau Aurélia Poirier Hélène Stadnicki Julie Timmerman Samuel Bodin Bertrand Fieret Gaëtan Guérin Mathieu Marie

production Centre Dramatique Régional de Tours avec le soutien de la Drac Centre et la Région Centre

et Alain Bruel

VICTOR O U L E S E N FA N T S A U P O U V O I R mise en scène

Gilles Bouillon

Roger

Vitrac Victor ou les enfants au pouvoir est une pièce qui se situe dans la veine de Monsieur de Pourceaugnac de Molière, de La noce chez les petits bourgeois de Brecht ou des farces en un acte de Tchekhov. C’est un théâtre à la fois festif, burlesque, satirique, grinçant ou débridé, mais qui reste jubilatoire jusque dans l’évocation des questions les plus graves. 1909 : Victor et le siècle sont encore dans l’enfance, la « Belle époque » et le vert paradis des amours enfantines. L’enfant de 9 ans est évidemment joué par un comédien adulte, avec une grande fantaisie, beaucoup de poésie, et très loin du « réalisme ». Cette dimension de canular très impertinent et l’esprit de jeunesse qui l’anime, seront servis par une troupe composée des cinq comédiens permanents du c d r de Tours, auxquels s’ajouteront d’autres comédiens. 1909 donc. Le 12 septembre, jour de la Saint-Léonce, jour de l’anniversaire de Victor. Les Paumelle, ses parents, reçoivent leurs amis, les Magneau avec leur fille Esther cinq ans, un général revanchard qui finit par capituler pour devenir le « dada » de Victor. Puis, « miracle », apparaît Ida Mortemart, inconnue d’une beauté troublante, affligée d’une bruyante infirmité… Moderne « Léonce », né trop jeune dans un monde trop vieux, géant en culottes courtes, neuf ans et deux mètres, enfant terrible et « terriblement intelligent », Victor manipule son entourage comme autant de marionnettes sur le théâtre de la cruauté cher à Antonin Artaud. La fête tourne au délire et au désastre. Sous les couleurs ravivées de la comédie de vaudeville (on pense à Labiche, à Offenbach) et les excès drolatiques ou mélodramatiques du boulevard du crime, tantôt burlesque et absurde, tantôt onirique et poétique, Vitrac signe ici un inquiétant tableau de la société avec adultère, inceste, scatologie, patriotisme, démence et mort. L’humour ravageur de la pièce et la profondeur de la réflexion sur les rouages de la société font de cette farce au vitriol une fable d’une étonnante modernité. Riez ! (fait-il dire à l’un de ses personnages). Cela nous calmera tous. Il n’y a qu’un remède, c’est le rire.

Gilles Bouillon / Bernard Pico Victor ou les enfants au pouvoir, a été créé en 1928 à la Comédie des Champs-Élysées par le Théâtre Alfred Jarry, dans une mise en scène d’Antonin Artaud : « Vous me demandez ce que j’attends de cette pièce osée et scandaleuse : c’est bien simple, j’en attends tout. Car au point où nous en sommes cette pièce est tout. Elle dénoue une situation douloureuse. Elle touche au vif d’une vérité même pas assez épouvantable pour nous désespérer d’exister. Et c’est bien dans cet esprit que je la monte. Et j’en suis aussi sûr que d’un mécanisme remonté pour faire partir sa charge d’explosifs à l’heure dite. Comme quelque chose de plus qu’une œuvre théâtrale, elle est comme la vérité même de la vie quand on la considère dans son acuité. »

Antonin Artaud

création


mardi 13 février 2007 à 20h30 mercredi 14 février 2007 à 20h30

mardi 20 février 2007 à 20h30 mercredi 21 février 2007 à 20h30 jeudi 22 février 2007 à 20h30 vendredi 23 février 2007 à 20h30 samedi 24 février 2007 à 20h30

durée du spectacle 1h20

location ouverte à partir du mardi 23 janvier 2007

ATTENTION JAUGE LIMITÉE - SALLE DE RÉPÉTITION durée du spectacle 1h45 Hors abonnement, tarif : 40 €, dîner et vin compris

mise en scène

Pippo Delbono

location ouverte à partir du samedi 24 juin 2006

La Rabbia (La Rage) Pippo

Delbono

mise en scène

Serge Noyelle

Au temps de Pasolini, j’étais tout petit, c’était les années soixante, les années du boom économique, quand tout le monde achetait les premières Fiat 600, les premières machines à laver, les premiers téléviseurs… A propos de Pasolini, je me souviens d’avoir lu qu’une fois il s’est présenté à un prix littéraire, manifestation plutôt élégante ; avant il était allé jouer au foot avec des gars et il est arrivé tout crotté ce qui a créé une certaine tension dans la salle… et il en avait beaucoup ri… Je me souviens que, lorsque je suis allé en Argentine, on m’a raconté qu’à l’époque des desaparecidos, pendant que les gens disparaissaient, qu’on les torturait et les tuait, et que personne ne savait plus rien d’eux, c’était la grande mode de Raffaella Carrà et de ses chansons légères à la télévision. Je voudrais vous citer la phrase qui est au début du film Les mille et une nuits : « La vérité n’est pas dans un seul rêve, mais dans beaucoup de rêves ».

Entremets Entremots Marion

Coutris

Pippo Delbono, Extraits du premier monologue de La Rabbia

avec Lucia della Ferrera Simone Goggiano Bobo Piero Corso Pippo Delbono Gustavo Giacosa Mario Intruglio Pepe Robledo

Un soir privilégié, des hôtes un peu étranges vous accueillent à leur table. Vous serez une quarantaine de convives à partager, de délires contés en délices goûtés, leur dîner et leur conversation. Ainsi la table se révélera comme le lieu singulier où coexistent la convention et la transgression. Parfaite alchimie où le théâtre se plait à naviguer. Le dîner oblige et autorise, soumet et libère, mets et mots y sont dégustés de concert. Le vin et la parole coulent. Car le repas est toujours le temps où se racontent les histoires, où s’affranchissent les utopies. C’est aussi à l’écoute attentive, à l’éveil des sens et de la perception gourmande qu’appellent les arts et les mœurs de la table. Et si la Cène était un théâtre ?

Marion Coutris production Compagnia Pippo Delbono collaboration Émilia Romagna Tetrao Fondazione

scénographie Serge Noyelle, Stéphanie Vareillaud assistés de Mathias Bauret musique Marco Quesada maquillage Aline Raymann direction technique Dominique Verbrugge cuisine Claude Beaudry administration / production Christian Lalos

avec Marion Coutris Caspar Hummel Serge Noyelle Patrice Pujol Marc Siemiatycki Noël Vergès

coproduction Styx Théâtre, Théâtre à Châtillon, Ville de Marseille La compagnie Styx Théâtre est soutenue par le Ministère de la Culture (Drac Ile-de-France), le Conseil Général des Hauts-de-Seine et la Ville de Châtillon


mercredi 14 mars 2007 à 20h30 jeudi 15 mars 2007 à 19h vendredi 16 mars 2007 à 20h30

mardi 27 mars 2007 à 20h30 mercredi 28 mars 2007 à 20h30 jeudi 29 mars 2007 à 19h00 vendredi 30 mars 2007 à 20h30

durée du spectacle 1h45 rencontre avec le public jeudi 15 mars à l’issue de la représentation

durée du spectacle 3h00 avec entracte rencontre avec l’équipe artistique jeudi 29 mars à l’issue de la représentation

location ouverte à partir du mercredi 21 février 2007

location ouverte à partir du mardi 6 mars 2007

mise en scène

Richard Mitou

mise en scène

Automne et Hiver Lars

Norén

Mélanie Leray Pierre Maillet

La famille n'est pas l'univers clos, privé, protégé, comme on voudrait nous le laisser penser ; ni cette valeur refuge décrite par les politiques, pour en pleurer la disparition ou en chanter le renouveau. C’est un lieu poreux où se cristallisent les rapports de forces qui traversent nos sociétés, entre hommes et femmes, entre classes sociales, entre générations : un lieu où se nouent les inégalités. A travers ce dîner aux apparences ordinaires, d'une famille ordinaire, Lars Norén décrit de manière cruellement réelle tout un pan de nos sociétés capitalistes et aborde des thèmes comme celui de l'argent, l'éducation, l'alcoolisme, l'inceste, la folie, les médicaments, l'adoption... La mémoire y est abordée de manière très forte : la mémoire familiale. Ann puis les autres membres de la famille mobilisent leur passé, le confrontent aux autres et tentent de lui donner le sens qui les arrange... Cette mémoire forcément est fugitive et soumise aux caprices de la réminiscence.

Les Histrions (détail) J’ai envie d’un théâtre explosif qui brise les codes et les conventions, le ressassement et les redites de nos éternelles soirées au théâtre… Un théâtre qui prenne d’assaut le théâtre, qui questionne et remette en cause et en joie, la place de l’acteur et du spectateur… Un théâtre poétique et fulgurant qui se construirait sous nos yeux avec les quelques artifices du théâtre… Un théâtre qui remette au centre la générosité, la performance, le don de l’acteur, le pouvoir énorme qu’il a de s’accaparer une parole étrangère, de la faire sienne, et de la livrer chaque fois comme pour la première au spectateur. Pour cela j’ai demandé à Marion Aubert – dont l’écriture riche, foisonnante, burlesque sensible est en perpétuelle réinvention – d’écrire une fable des origines, une grande fresque, du Big Bang à nos jours, pour une vingtaine d’acteurs un peu fous et un quatuor de musiciens déjantés… Ce seront nos histrions contemporains, nos bouffons, nos artistes, nos menteurs… parce qu’il faut bien réinventer le monde pour arriver à y survivre.

Marion

Aubert

Mélanie Leray et Pierre Maillet

Richard Mitou éditions de l’Arche traduction Jean-Louis Jacopin, Per Nygren et Marie de La Roche régisseurs Ronan Cabon et Sylvain Crozet

avec Mélanie Leray Catherine Riaux Valérie Schwarcz David Jeanne Comello

production Théâtre des Lucioles-Rennes, Écho Théâtre-Hédé avec le soutien de La Drac de Bretagne, le Conseil Régional de Bretagne, le Conseil Général d’Ille-et-Vilaine, la Ville de Rennes, la Communauté de Communes de la Bretagne Romantique, L’ADAMI

scénographie Pierre Heydorff assisté de Gabriel Burnod costumes Jane Joyet lumières Maurice Fouilhé assisté de Cathy Gracia régie son Antonin Clair, Benjamin Furbacco images super 8 Ronan Rioualen assistante Amélie Nouraud édition Actes-Sud papiers (avec les Trublions)

avec Marion Aubert, Cécile AuxireMarmouget, Philippe Baron, Frédéric Borie, Élodie Buisson, Hervé Dartiguelongue, Capucine Ducastelle, Frédérique Dufour, Marion Guerrero, Laurent Joly, Sébastien Lagord, Marc Pastor, Nicolas Pichot, Sophie Rodrigues, Flore Taguiev, Mathieu Zabé musiciens Gérald Chevillon, Benoît Convert, Antoine Girard, Thibaud Soulas

production Compagnie Tire pas la Nappe / Théâtre des Treize Vents, CDN de Montpellier LanguedocRoussillon coproduction Théâtre de la Manufacture, CDN de Nancy / École Supérieure d’Art Dramatique, Conservatoire national de Région de Montpellier Agglomération avec l’aide de la DMDTS Ministère de la Culture et de la Communication, la Spédidam, la Région LanguedocRoussillon, la Ville de Montpellier avec le soutien de La Chartreuse de Villeneuve-LèsAvignon et la scène nationale de Chambéry


mardi 3 avril 2007 à 20h30 mercredi 4 avril 2007 à 20h30 jeudi 5 avril 2007 à 19h00 vendredi 6 avril 2007 à 20h30 samedi 7 avril 2007 à 20h30 durée envisagée du spectacle 1h00 rencontre avec le public jeudi 5 avril à l’issue de la représentation

location ouverte à partir du mardi 13 mars 2007

adaptation et mise en scène

Jade Duviquet

Un grand singe à l'Académie D’après la nouvelle de Kafka Rapport pour une Académie (1917) Le récit autobiographique de Pierre le Rougeaud ou le Rouge, un singe ayant accompli ce tour de force de traverser le mur des espèces et de devenir un homme civilisé… En palpant les cicatrices du dressage, il fait apparaître les stigmates de l’éducation, et les tortures de la civilisation. C’est la « métamorphose » à l’envers, quand l’animal devient être civilisé, mais doit d’abord apprendre avec écœurement à fumer et à boire. Aux tendances autodestructrices de l’humanité, il oppose son rire espiègle et fraternel : « Les hommes ne sont pas méchants, dans le fond »… Kafka ne précise pas dans quelle mesure il a conservé sa nature simienne. Quel est son corps ? Est-ce celui d’un singe, d’un homme, d’un être hybride ? Comment s’exprime-t-il et se déplace-t-il ?... Le texte raconte comment l’humanité est une “identité construite” que l‘on peut apprendre… Nous chercherons à ce que le comportement humain apparaisse comme une langue étrangère que le singe a apprise, et peut-être même continue d’apprendre. Au moment où il prononce sa confession, il est tout à fait “bilingue”, son personnage étant à la fois composé de l’humain et du singe.

Jade Duviquet scénographie, création lumières Jean-Marc Skatchko son Jean-Marc Istria création vidéo Stéphane Lavoix création marionnettes Mélanie Mazoyer collaboration artistique Jean-Noël Dahan régie lumières Cédric Marie avec Mélanie Mazoyer Cyril Casmèze

production Compagnie du Singe Debout coproduction Centre Dramatique Régional de Tours / Centre Dramatique National - Théâtre Nanterre-Amandiers avec le soutien de la DMDTS, Ministère de la Culture et de la Communication / Espace Planoisescène nationale de Besançon

ÉCRIRE JOUER Jouer, improviser, refaire, interroger, défaire, essayer encore, répéter avec des acteurs est ce qui m’intéresse le plus au théâtre. Je ne peux pas concevoir le théâtre sans le plaisir : la vivacité, la vitalité, le rythme, l’ivresse, la joie partagée. Et cette joie n’est jamais aussi libre, riche de possibles et d’énergie spirituelle, que dans la nudité de la salle de répétition. Un « sanctuaire », pour retrouver le jeu vivant, et l’esprit ludique de l’enfance qui l’anime. Un espace sans souffrance, sans le souci du rendu final, sans encore le « beau souci » du public. Juste le plateau nu, les comédiens, le mouvement des corps, la liberté d’invention. Et le texte écrit à faire parler. Rien n’est alors plus émouvant, passionnant, que d’y voir l’écrivain venir proposer sa mise en jeu du monde, le tempo de son écriture, pour entrer avec nous dans le jeu des possibles et l’espace libre de « l’atelier en progrès ». Cette aventure nous l’avons partagée avec François Bon, pour un compagnonnage qui se poursuit fidèlement, aujourd’hui sur d’autres modes, dans d’autres espaces. Cette aventure, j’ai proposé à l’écrivain Tanguy Viel de la tenter aujourd’hui avec moi. Gilles Bouillon


du 11 mai au 2 juin 2007 mardi, vendredi, samedi à 20h30, mercredi et jeudi à 19h, relâche le dimanche et les 17, 18, 19, 26, 28 mai

durée envisagée du spectacle1h40 rencontre avec le public jeudi 24 mai à l’issue de la représentation

location ouverte le vendredi 20 avril 2007

TANGUY

C R É AT I O N V I E L / B O U I L L O N GILLES

avec Alice Benoit Mathilde Martineau Samuel Bodin Bertrand Fieret Gaëtan Guérin

production Centre Dramatique Régional de Tours avec le soutien de la Drac Centre et la Région Centre

création

dramaturgie Bernard Pico scénographie Nathalie Holt lumières Michel Theuil costumes Marc Anselmi musique Alain Bruel régie générale Laurent Choquet construction décor Pierre-Alexandre Siméon

Tanguy Viel vient de publier son quatrième roman : Insoupçonnable. Un polar en noir et blanc, dont l’intrigue hitchcockienne sert de cadre à des passions absolues, des émotions fortes, des sentiments exclusifs. Sa phrase sait aussi créer des atmosphères, des lieux, accorde une attention scrupuleuse aux objets, aux personnages, à leurs comportements, à leurs manies, leurs secrets de famille… Toutes qualités que je demande à un texte de théâtre. Au-delà d’une relation amicale, je sais que nous partageons la même passion pour le cinéma et pour le film noir, ou pour des écrivains comme Joseph Conrad, Henry James ou Claude Simon. Surtout nous avons tous les deux souhaité croiser à nouveau nos chemins, lui de se confronter à la question de la représentation, de la fable, du dialogue, du plateau, moi d’accompagner cet écrivain à la pointe des questionnements entre littérature, théâtre et cinéma. « La scène doit aller chercher chez les écrivains les tâches qui la maintiendront en vie ». Suivant l’injonction de Robert Musil, j’ai passé commande à Tanguy Viel d’écrire un texte pour le théâtre, précisément pour les cinq comédiens permanents du c d r de Tours, et de partager ainsi avec nous une aventure de théâtre dont je peux réaliser aujourd’hui le désir très ancien : un lieu de théâtre, des comédiens permanents dans ce théâtre et sur le plateau, un écrivain qui écrive pour eux. Aujourd’hui nous avons une première ébauche de « pièce », une fable, déjà mise à l’épreuve du plateau par les comédiens, mais ni Tanguy Viel ni moi ne pouvons dire exactement quel sera le spectacle à venir, le titre même de la pièce n’est pas encore trouvé. Et c’est ce qui me passionne ici : ensemble, le texte et le projet sont en cours d’élaboration. La liberté et l’intensité d’un atelier « en progrès ».

Gilles Bouillon C’est une pièce pour cinq comédiens plutôt jeunes. Au début je ne pensais pas que leur âge devait influer sur mon travail. Mais depuis que je les ai rencontrés, je sais qu’il n’y aura pas de personnage vieux. A l’heure qu’il est j’écris à partir de ce que je sais d’eux, c’est-à-dire pas grand-chose, mais disons, à partir de ce que j’imagine d’eux : qu’ils ressemblent à des étudiants et qu’en même temps ils peuvent déraper comme des personnages de Dostoïevski, qu’ils pourraient parler de philosophie autant que se mettre à boire beaucoup trop, qu’ils sont nerveux et fatigués en même temps, et que tout ça pourrait se passer un 14 juillet pour qu’à la fin il y ait un feu d’artifice.

Tanguy Viel Tanguy Viel a fait paraître aux Éditions de Minuit : Le Black Note (1998), Cinéma (1999), L’Absolue perfection du crime (2001), Insoupçonnable (2006). Il a été pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. Par trois fois, pour le festival de théâtre La mousson d’été, il a écrit de courtes fictions. Il lui arrive ponctuellement de produire des émissions pour France Culture.


Un geste de parole tourné vers autrui Une voix, celle qui s’élève hors des paroles écrites, et qui lui restitue une ampleur qui excède la page et la seule intervention des yeux qui lisent. Car la voix est en vérité un geste de parole tourné vers autrui. Les mots écrits, les mots captifs du « vide papier », séparent, mais la voix, pour tacite qu’elle apparaisse dans le poème, convoque et rassemble. Claude Esteban, L’ordre donné à la nuit, Verdier

Au bord du plateau 97-98 / BALZAC 98-99 / BALZAC 99-00 / LA BIBLE 00-01 / UN HIVER FANTASTIQUE – BORGÈS, POE, JAMES, LAUTRÉAMONT, HOFFMANN, ANDREIEV, HARMS, GOGOL, GRACQ, KOLTÈS, BECKETT, ARTAUD, CORTAZAR 01-02 / VICTOR HUGO 02-03 / CARNETS DE VOYAGES – MICHAUX, PÉTRARQUE, BÜCHNER, CÉLAN, CENDRARS, SIMON, CURNIER 03-04 / LA VILLE EST UN THÉATRE – APOLLINAIRE, ECHENOZ, ROUBAUD, BAUDELAIRE, BENJAMIN, KOLTÈS, RILKE, ARAGON, KAPLAN, DE CERTEAU, COLLOBERT 04-05 / AU BORD DU PLATEAU – AGGRIPA D'AUBIGNÉ, POÈTES RUSSES, L'HÉRITAGE, POÉSIE, QUESTION OUVERTE 05-06 / ÉCRIRE, PEINDRE, REPRÉSENTER – CHAISSAC, MICHAUX, DUBUFFET, BON, DURAS, GIACOMETTI, CORMANN, JULIET

Après Pierre et Gabriel Bergounioux, Antoine Emaz, Enzo Cormann, Charles Juliet, Gérard Noiret, Yoko Tawada, accueillis au bord du plateau depuis l’ouverture du Nouvel Olympia, cette saison nous avons invité des auteurs qui sont des compagnons de travail et d’aventure (François Bon, André Markowicz, Tanguy Viel) ou dont les livres nous accompagnent (Samuel Beckett à travers l’essai de Nathalie Léger, les analyses de Robert Abirached).

lectures ÉCRIVAINS : FRANÇOIS BON, YVES BONNEFOY, JACQUES SÉRÉNA, VALÈRE NOVARINA, JOSEPH DANAN, JEAN-CHRISTOPHE BAILLY, MICHEL CHAILLOU, JEAN-PAUL GOUX, PIERRE MICHON, MARC PETIT, JEAN ROUAUD, DOMINIQUE VIART, JEAN ECHENOZ, PIERRE ALFÉRI, FRÉDÉRIC BOYER, FLORENCE DELAY, JACQUES ROUBAUD, MARC SEVIN, JACQUES JOUET, GÉRARD NOIRET, ANDRÉ MARKOWICZ, PIERRE BERGOUNIOUX, GABRIEL BERGOUNIOUX, ANTOINE EMAZ, YOKO TAWADA

Une rencontre qui aura chaque fois un visage différent, avec seulement pour ciment l’amitié, une exigence d’écriture ou un parcours de vie, et une interrogation sur le partage ou la réception de cette parole, le rôle qu’y peut tenir un théâtre et ceux qui s’y engagent. - un temps de lecture par les comédiens et l’équipe du c d r de Tours - une carte blanche aux écrivains invités, - une rencontre et un échange convivial avec cet auteur. Une expérience à partager, une découverte de l’œuvre, un geste artistique. LUNDI 9 OCTOBRE 2006 À 19H Pour saluer Beckett Avec Nathalie Léger (Les vies silencieuses de Samuel Beckett, éditions Allia) LUNDI 18 DÉCEMBRE 2006 À 19H Robert Abirached (Le théâtre et le prince, Actes Sud) LUNDI 5 FÉVRIER 2007 À 19H Carte blanche à François Bon (Tumulte, Fayard) LUNDI 19 MARS 2007 À 19H Carte blanche à Tanguy Viel (Insoupçonnable, Minuit) LUNDI 11 JUIN 2007 À 19 H Looking for Othello Avec André Markowicz (Othello de Shakespeare à paraître aux Solitaires Intempestifs)

Aimer la poésie, c’est qu’un garçon, fût-il quasi illettré, mais qui aime une femme, entende un jour : « lorsque nous dormirons tous deux dans l’attitude que donne aux morts pensifs la forme du tombeau » et qu’alors il sache ce que c’est qu’un poète. Chaque fois qu’on remplacera cette révélation par une explication, on fera quelque chose de parfaitement utile, mais on créera un malentendu essentiel… André Malraux

Le printemps des poètes 9°

ÉDITION DU

5

AU

18

MARS

2007

Lettera amorosa Ni bluette sentimentale ni mol épanchement, l'adresse amoureuse condense chez les poètes les plus vifs enjeux de l'existence et c'est en elle sans doute qu'ils portent la langue à son plus haut degré d'incandescence. La question de l'autre, celle du désir et de la perte, est au cœur de la poésie : comme un pas de danse sur l'abîme. L'amour / la poésie : deux visages d'un même mystère. Jean-Pierre Siméon, directeur artistique NB : Lettera Amorosa est le titre d'un poème de René Char dont on fêtera en 2007 le centenaire de la naissance.

STAGES DE LECTURE A VOIX HAUTE Comme chaque année le c d r de Tours est partenaire du Printemps des poètes. Pour partager le plaisir du texte, donner voix à la parole écrite, pour expérimenter « un geste de parole tourné vers autrui », devenir passeurs de poèmes et constituer, avec les comédiens permanents du c d r de Tours, de très conviviales et très pacifiques « brigades d’intervention poétique » qui se manifesteront au cours de déambulations poétiques dans les rues de la ville, dans les lycées, les collèges, ou encore devant les écoles en partenariat avec l’association Livre-Passerelle… Le c d r de Tours propose une session d’ateliers d’initiation et d’entraînement à la lecture à voix haute. Quatre soirées animées par Bernard Pico Les dates et les horaires seront communiqués ultérieurement

Renseignements :

02 47 64 50 50


Le c d r de Tours propose aux collèges, lycées, universités, grandes écoles et instituts de formation, en relation avec les créations et la programmation des spectacles présentés au Nouvel Olympia : des rencontres avec des auteurs, comédiens, metteurs en scène et scénographes une présentation des pièces, débats, approfondissement de la réflexion un travail pratique d’exploration du texte et du jeu. Chaque semaine ce sont des centaines d’élèves et d’étudiants de la ville de Tours, de l’Agglomération, de la Région qui pratiquent le théâtre. Le travail de sensibilisation au théâtre est quotidien.

« Les mots pour aimer, pour se souvenir, les mots pour dire sa vie sont ceux de partout… La beauté ne prévient pas d’où elle surgit » . François Bon, Avoir 20 ans dans les petites villes

LA PASSION POUR LA TRANSMISSION DES TEXTES EST UN DES FONDEMENTS DU C D R DE TOURS : VOICI QUELQUES AUTEURS TRAVAILLÉS CES DERNIÈRES ANNÉES (SOUVENT PLUSIEURS FOIS) AU SEIN DES ATELIERS ET QUI ONT FAIT L’OBJET DE PRÉSENTATION EN PUBLIC. KOLTÈS ESCHYLE SHAKESPEARE MOLIÈRE RACINE LLAMAS COPI ARISTOPHANE DJUNA BARNES LEBAMOV HEINER MÜLLER NOËLLE RENAUDE LOUIS-CHARLES SIRJACQ FEYDEAU SOPHOCLE BEAUMARCHAIS TCHEKHOV DANIIL HARMS KARL VALENTIN IONESCO PHILIPPE MINYANA VALÈRE NOVARINA LABICHE BECKETT IBSEN STRINDBERG BOND GOMBROWICZ TADEUSZ KANTOR VICTOR HUGO JEAN-LUC LAGARCE TOM MURPHY BRIAN FRIEL MARTIN CRIMP BRECHT OSCAR WILDE RAMUZ PETER HANDKE JOHN FOSSE THOMAS BERNHARD PASOLINI TENNESSE WILLIAMS GENET LARS NORÉN CLAUDEL MARIVAUX BALZAC DARIO FO FRANCA RAME COCTEAU MICHEL VINAVER JACQUES REBOTIER

LES OPTIONS THÉÂTRE Lycée Grandmont : options de spécialité L 3, secondes, premières, terminales Lycée Balzac : options facultatives, secondes, premières, terminales Lycée Vaucanson : options facultatives, secondes, premières, terminales Total : 20 heures hebdomadaires DES ATELIERS RÉGULIERS Avec le collège de la Béchellerie et le collège Roger Jahan de Descartes : 4 heures hebdomadaires Avec le lycée Descartes avec les classes préparatoires Avec le lycée Choiseul de Tours pour l’atelier danse théâtre

ateliers Les intervenants : Juliette Mailhé, Karin Romer, Léa Toto, Michaël Bernard, Gilles Bouillon, André Féat, Bernard Pico, Tanguy Viel Et le J.T.R.C., Nathalie Holt, scénographe Et l’équipe technique du c d r de Tours Les partenaires institutionnels :

Drac Centre, Conseil Régional du Centre, Conseil Général d’Indre-et-Loire, Rectorat d’Orléans-Tours, Université François-Rabelais de Tours

A L’UNIVERSITÉ FRANÇOIS-RABELAIS DE TOURS Un présence permanente avec la toute nouvelle filière Arts du Spectacle : ateliers, cours théoriques, stages avec Gilles Bouillon, Bernard Pico, l’écrivain Tanguy Viel, intégration d’étudiants dans l’équipe permanente du c d r de Tours pour des stages qui vont de l’assistanat à la mise en scène, à la recherche de nouveaux publics… Pour sa deuxième année d’existence de nouvelles aventures se construisent… Et toujours Deux ateliers hebdomadaires ouverts à tous les étudiants : 5 heures Deux ateliers pour les étudiants de Lettres et d’Anglais : 4 heures Deux ateliers pour les étudiants de Lettres : 4 heures L’ÉCOLE DU SPECTATEUR Les relations avec le public scolaire font partie de la mission et du plaisir des intervenants du c d r de Tours : présentation des spectacles, ateliers ponctuels, visites du théâtre. Découverte du théâtre avec Tchekhov pour plus de 1000 élèves d’écoles primaires, avec Beckett pour 800 élèves de collèges et lycées ! Première sortie au théâtre avec Büchner ou Gombrowicz pour plusieurs centaines de jeunes spectateurs, cette saison.

AU NOUVEL OLYMPIA Tous les mercredis deux ateliers adolescents avec Danièle et Alain Feret de 12 à 14 ans de 13h30 à 15h de 15 à 17 ans de 15h à 16h30 Renseignements au 02 47 64 50 50

LYCÉENS ET THÉÂTRE CONTEMPORAIN Cette opération proposée par le Rectorat OrléansTours, la Drac Centre et la Région Centre permet à des enseignants des lycées (en priorité des LEP ou des lycées les plus éloignées) de bénéficier d’une formation à l’analyse de la représentation théâtrale, et d’accompagner une de leurs classes trois fois dans la saison (gratuitement) pour découvrir des textes ou des formes du théâtre dit « contemporain ».

DEPUIS 1996 L’ATELIER DE THÉÂTRE ET D’ÉCRITURE C’EST : 30 propositions d’écritures Entre 300 et 500 participants par an 15 collèges 14 associations 5 structures d’aide à l’insertion sociale et professionnelle 5 lycées 3 centre sociaux 2 écoles maternelles 1 école primaire Des partenariats avec des services culturels, des bibliothèques, des librairies, des partenaires engagés dans une aventure artistique et culturelle. C’EST : 7 mises en espaces 9 lectures 6 écrivains invités à partager leurs oeuvres 7 films 4 stages atelier d’écriture avec un écrivain : Tanguy Viel, François Bon, Gérard Noiret, Catherine Barreau. 4 plaquettes de textes produits en atelier : « Les mots qui brulent », « Quand on 14 ans », « Atelier Théâtre / Écriture : Notre Indre et Loire est un miracle tous les jours », « Au dernier plan je vois le ciel » Depuis sa création c’est plus de cinquante mille textes qui tissent une trame invisible, un territoire de mémoire. Aujourd’hui nous ne sommes plus dans le quartier du Sanitas. Le quartier bénéficie d’une opération de revalorisation du bâti : le local qui accueillait les ateliers Théâtre / Écriture et l’immeuble juste à coté ont été démolis à la fin de l’année 2005. Maintenant les ateliers d’écriture se déroulent au Nouvel Olympia.


passerelles

Tracer des lignes, poursuivre des échanges, inventer des rencontres artistiques, confronter des pratiques. Partager des moments avec les partenaires de la Ville et de la Région, les offrir au public. Des aventures se poursuivent avec le Petit Faucheux. Des moments de lecture en écho aux œuvres du Musée des Beaux-Arts de Tours. Des rencontres avec les étudiants de l’Université François-Rabelais et de l’École supérieure des beaux-arts de Tours. Une collaboration permanente avec le Conservatoire National de Région Participation à la programmation du Festival Rayons Frais. Et toujours inventer et partager des aventures artistiques fortes avec le Centre Chorégraphique National de Tours, avec l’Opéra de Tours, avec l’Académie Francis Poulenc, avec Livre Passerelle, et la librairie le Livre.

opéra OPÉRAS

mis en scène par

Gilles Bouillon ORLANDO PALADINO de Haydn (1996) LE VIOL DE LUCRÈCE de Britten (1998) MONSIEUR DE BALZAC FAIT SON THÉÂTRE sur une musique d'Isabelle Aboulker (1999) DIALOGUES DES CARMÉLITES de Poulenc (1999) DON GIOVANNI de Mozart (2000) PELLÉAS ET MÉLISANDRE de Debussy (2000) LA FLÛTE ENCHANTÉE de Mozart aux Chorégies d'Orange (2002) JENUFA de Janacek (2003) LA VIE PARISIENNE d'Offenbach (2003) UN BAL MASQUÉ de Verdi (2004) DON GIOVANNI de Mozart (2004) LA BOHÊME de Puccini (2005) LE BARBIER DE SÉVILLE de Rossini (2006)

AU GRAND THÉÂTRE

AU GRAND THÉÂTRE

FÉVRIER 2007 Vendredi 9 à 20h Dimanche 11 à 15h Mardi 13 à 20h

MARS 2007 Mercredi 14 à 20h Vendredi 16 à 20h Dimanche 18 à 15h Mardi 20 à 20h

Le viol de Lucrèce

Falstaff

Benjamin Britten (1913-1976)

Giuseppe Verdi (1813-1901) Opéra en 2 actes Sur un livret de Ronald Duncan, d’après André Obey Créé le 12 juillet 1946 à Glyndebourne

Opéra en 3 actes Sur un livret de Arrigo Boito, d’après Shakespeare Créé le 9 février 1893 au Teatro alla Scala, à Milan

Direction musicale

Emmanuel Trenque Direction musicale mise en scène

Gilles Bouillon

Jean-Yves Ossonce mise en scène

avec Marie-Thérèse Keller Sophie Fournier Sophie Pondjiclis Jean-Sébastien Bou Michael Bennett Jean Teitgen

production Grand Théâtre de Tours Orchestre Symphonique Région Centre – Tours

Gilles Bouillon avec Maria Rey-Jolly Amira Selim Svetlana Lifar Maryline Fallot Franck Leguérinel Evgueniy Alexiev Sébastien Droy Leonard Pezzino Antoine Normand Jean-Louis Mélet

nouvelle coproduction GTT- Conseil Général d’Indre-et-Loire Orchestre Symphonique Région Centre – Tours Chœurs de l’Opéra de Tours (chef de chœur : Emmanuel Trenque)


danse

Gilles Bouillon et l’équipe du c d r de Tours se réjouissent de soutenir et d’accueillir Bernard Montet et le CCNT sur le Plateau du Nouvel Olympia.

AU NOUVEL OLYMPIA

AU NOUVEL OLYMPIA

AU NOUVEL OLYMPIA

AU NOUVEL OLYMPIA

NOVEMBRE 2006 Mardi 28 à 20h30 mercredi 29 à 19h

DÉCEMBRE 2006 Samedi 2 à 21h

FÉVRIER 2007 Mardi 21 à 19h

MARS 2007 Vendredi 23 à 20h30

Les Batraciens s’en vont (création 06)

Bernardo Montet « Nous ne sommes pas réellement nés. Nous sommes à jamais imparfaits… Figé, j’écoute le silence, un silence aigu, strident, plus effrayant qu’aucun bruit au monde, le silence des batraciens qui s’en vont… Les grands débats à venir ne porteront plus sur l’humanisme ou les droits de l’homme face aux prétentions de la croyance religieuse, mais sur la survie de l’espèce humaine sur cette terre qui demeure l’horizon indépassable de toute espérance tangible. Refuser le destin anatomique. Travestir, subvertir ce qui est donné. Se situer dans cet entre-deux précaire du masculin et du féminin, de l’homme et de l’animal. Dans une zone d’indiscernabilité, d’indécidabilité. Corps configuré, défiguré : un cri qui cherche une bouche. »

Bernardo Montet

Perform Performing

Purgatoire (création 06)

5ème forum international du cinéma d'entreprise

Joris Lacoste

Grand Magasin

« Vous aimez les pannes de courant, les sauts dans le vide, les explosions vues d’une fenêtre, les voitures qui brûlent au loin ? Vous avez besoin d’actes forts, de gestes décisifs, de moments gravés pour toujours ? Vous voulez de l’inconnu, du plus que réel, de l’événement pur ? Des apparitions, des accès de violence démente, des coups de théâtre comme s'il en pleuvait ? Du grand spectacle ? De la tragédie contemporaine ? De la catharsis pour tous ? Purgatoire est pour vous. »

Dans le 5ème forum international du cinéma d'entreprise, cinq présentateurs sont tour à tour confrontés à des alternatives élémentaires : aller à droite ou à gauche, s'asseoir ou rester debout, avancer ou reculer, etc. Chacun opère publiquement des choix. Lorsque les décisions respectives sont compatibles, la situation progresse. Lorsque les options de chacun sont contradictoires la situation est bloquée et c'est la panne. Ces impasses sont l'occasion de chansons dansées et accompagnées à l'orgue électrique. L'action se déroule dans un décor sommaire comprenant une ou deux plantes d'ornement et deux à huit chaises orange.

Jochen Roller Jochen Roller nous convie à une réflexion brûlante sur la place de l’artiste dans la société. « Qu’est-ce qu’un artiste, comment peut-il gagner sa vie ? » Tour à tour explicatif, didactique, ironique, en colère – dansant, virevoltant, comptant ou chantant – il expose un véritable « Manuel de survie pour artistes en milieu hostile », ou encore une « explication de l’économie de marché appliquée à la culture ». Chiffres à l’appui. Les trois volets de Perform performing suivent les étapes de son combat. Dans No money, No love, il nous explique – et danse – les boulots qu’il doit trouver pour financer ses spectacles, la débrouille comme moyen de survie. Dans Art Gigolo, il est question du « rapport qu’ont les pommes de terre avec l’art » et de la manipulation du succès. Enfin, avec That’s the way I like it, il essaie de comprendre ce qui fonde la relation de tout un chacun à la culture. Pour cela, il interroge… Jochen Roller.

Joris Lacoste


Avant son arrivée au Nouvel Olympia, le c d r de Tours comptait en 2002-2003 : 2400 - Première saison au Nouvel Olympia, 2003-2004 : 3320 abonnés - Deuxième saison au Nouvel Olympia, 2004-2005 : 3700 abonnés - Troisième saison au Nouvel Olympia, 2005-2006 : 3800 abonnés - Fréquentation du toutes manifestations confondues : Saison 2003-2004 : 29000 spectateurs - Saison 2004-2005 : 32000 spectateurs - Saison 2005-2006 : 34000 spectateurs - Fréquentation des : Saison 2003-2004 : 1110 spectateurs - Saison 2004-2005 : 1025 spectateurs - Saison 2005-2006 : 1200 spectateurs -Fréquentation des : Saison 2003-2004 : 735 spectateurs -Saison 2004-2005 : 795 spectateurs - Saison 2005-2006 : 830 spectateurs du Nouvel Olympia, depuis l'ouverture du Nouvel Olympia, plus de 3500 personnes ont visité le Nouvel Olympia.

abonnés

public

lectures

rencontres avec le Visites

public

Un théatre de création au service du public

créations

coproductions

TARIFS ABONNEMENTS Réductions les plus intéressantes Facilités de paiement Possibilité de changer de date (avant la représentation et dans la limite des places disponibles). Vous bénéficiez du tarif abonnement pour des spectacles supplémentaires si vous les choisissez le jour où vous prenez votre abonnement. En cours d’année, vous bénéficierez du tarif réduit. ABONNEMENT 4 SPECTACLES Victor ou les enfants au pouvoir + 3 spectacles (sauf Entremets Entremots) Individuel : 56 € au lieu de 76 € (soit la place à 14 €) Groupe* : 48 € au lieu de 76 € (soit la place à 12 €) ABONNEMENT 7 SPECTACLES Victor ou les enfants au pouvoir + 6 spectacles (sauf Entremets Entremots) Individuel : 84 € au lieu de 133 € (soit la place à 12 €) Groupe* : 70 € au lieu de 133 € (soit la place à 10 €) ABONNEMENT 12 SPECTACLES tous les spectacles de la saison (sauf Entremets Entremots) Individuel : 120 € au lieu de 228 € (soit la place à 10 €) Groupe* : 96 € au lieu de 228 € (soit la place à 8 €) ABONNEMENT JEUNE 8 € par spectacle (avec un minimum de 3 spectacles, sauf Entremets Entremots) ABONNEMENT DEMANDEUR D'EMPLOI NON INDEMNISÉ 7€ (avec un minimum de 3 spectacles, sauf Entremets Entremots) * minimum 10 personnes de plus de 25 ans (il n’est pas obligatoire de choisir des formules d'abonnement, des spectacles et des dates identiques)

DEVENEZ « RELAIS PRIVILÉGIÉ » du Centre Dramatique : le relais assure la liaison et la diffusion des informations entre un groupe (minimum 10 personnes) et le c d r de Tours. Le relais bénéficie d’une invitation pour le spectacle de son choix. A partir de 30 personnes (plus de 25 ans), le relais bénéficie d’un abonnement 7 spectacles offert. SPECTACLE ENTREMETS ENTREMOTS tarif unique de 40 € (dîner et vin compris, location ouverte dès le 24 juin 2006) TARIFS HORS ABONNEMENT pour tous les spectacles au Nouvel Olympia La location est ouverte pour tous 3 semaines avant la 1ère représentation du spectacle choisi (sauf pour Entremets Entremots et Victor ou les enfants au pouvoir) Plein tarif : 19 € Tarif réduit* : 16 € *Tarif réduit : abonnés, retraités + de 60 ans, familles nombreuses, étudiants, abonnés CCNT

AUTRES RÉDUCTIONS Groupe (plus de 10 personnes) : 14 € par personne Tarif réduit moins de 18 ans et demandeur d'emploi : 11 € Groupes scolaires : 9 € (minimum 15 élèves), et 1 billet exonéré pour l'accompagnateur. Réservation : un mois avant la 1ère représentation du spectacle choisi. Les groupes scolaires sont limités en fonction de la capacité des salles. Les réservations doivent être confirmées par règlement au plus tard une semaine avant le jour de la représentation. Les parents qui désirent accompagner le groupe bénéficient du tarif réduit. Passeport Culturel Étudiant : 1 spectacle au choix pour 8 € Demandeurs d'emploi non indemnisés : 8 € Professionnels du spectacle : 7 € Étudiants de moins de 25 ans : 7 € (sans réservation, 10 minutes avant le début de la représentation dans la limite des places disponibles) Les tarifs réduits sont accordés sur présentation de justificatif.

RÉSERVEZ VOS PLACES Au Nouvel Olympia 7, rue de Lucé – 37000 Tours du lundi au vendredi de 12h à 18h Par téléphone au 02 47 64 50 50 Les réservations par téléphone non confirmées par règlement au plus tard 48 heures avant le jour de la représentation seront remises à la vente. Par correspondance au c d r de Tours service billetterie 7, rue de Lucé – 37000 Tours Toute réservation devra être accompagnée d’un chèque à l’ordre du CDRT et d’une enveloppe timbrée à votre adresse pour l’envoi des billets. Par messagerie électronique à l'adresse mail suivante : billetterie@cdrtours.fr Pour l’écoute et le respect des comédiens et des spectateurs, l’accès des retardataires peut être refusé ou soumis aux conditions des compagnies invitées. Le hall d'accueil et la salle de spectacle sont équipés pour l’accès des personnes handicapées. Le parking Nationale sera ouvert les soirs de spectacle jusqu'à 2 heures du matin (réservez en journée le forfait spectacle au guichet du parking). Tarif 2 € la soirée. Accès rue Émile Zola et rue de la Préfecture. Si vous souhaitez visiter le Nouvel Olympia, merci de contacter le service des relations publiques (minimum 10 personnes)

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Les du c d r de Tours : Saison 2003-2004 : Le songe d'une nuit d'été de Shakespeare - Saison 2004-2005 : Léonce et Lena de Büchner - Saison 2005-2006 : Des crocodiles dans tes rêves de Tchekhov, Kachtanka de Tchekhov - Saison 2006-2007 : Hors-Jeu de Catherine Benhamou, Victor ou les enfants du pouvoir de Roger Vitrac, Tanguy Viel / Gilles Bouillon. Les du c d r de Tours : Saison 2003-2004 : La scène de Valère Novarina - Saison 2003-2004 : George Dandin de Molière - Saison 2004-2005 : I'm sorry d'Alexis Armengol - Saison 2004-2005 : La nuit des rois de Shakespeare Saison 2004-2005 : L'illusion comique de Corneille - Saison 20042005 : Le petit chaperon rouge de Joël Pommerat - Saison 2005-2006 : Silures de Chat Borgne Théâtre - Saison 2005-2006 : Murale de Mahmoud Darwich - Saison 2006-2007 : Le Misanthrope de Molière - Saison 2006-2007 : Un grand singe à l’Académie d’après Kafka - Saison 2006-2007 : L’Instruction de Peter Weiss

tarifs saison 2006-2007

UN NOUVEL HORAIRE LE SERVICE BILLETTERIE EST OUVERT DE 12 H A 18 H DU LUNDI AU VENDREDI ET LES SOIRS DE SPECTACLE

renseignements 02 47 64 50 50


Équipe permanente Gilles Bouillon directeur – Bernard Pico dramaturge – Giovanna Pace secrétaire générale – France Ferrand chef comptable – Fabienne Thuissard secrétaire de direction – Aurélie Higounet aide comptable – Karin Romer directrice des relations publiques – Olivier Jaeger responsable des relations publiques – Sébastien Bouyrie relations publiques – Marie Petry responsable billetterie – Philippe Carle accueil et billetterie – Gilles Sallet accueil et billetterie – Léa Toto ateliers théâtre écriture – Laurent Choquet régisseur général – Anne-Laurence Badin secrétaire technique – Alexandre Hulak régisseur son – Nicolas Lafon régisseur lumières – Pierre-Alexandre Siméon régisseur plateau – Denise Vitet entretien – le J.T.R.C., 5 comédiens et 1 technicien

Avec la collaboration de Nathalie Holt scénographe – Agathe Desombre graphiste – Michel Theuil / Nicolas Guellier lumières – Marc Anselmi costumes – François Bon écrivain – Sophie Mayer chorégraphe – Thierry Dalat plasticien – Nathalie Charbaut maquilleuse – Odile Crétault / Christine Vollard habilleuses – Juliette Mailhé / André Féat / Michaël Bernard formation – David Barot / Xavier Carré / Laurent Dubernard / Albert Guédet / Mohamed Heriche / Florian Jourdon / Marc Léclaircie / Jérôme Léger / Patrice Maillou / Stéphane Métais / Jérôme Moreau / Guillaume Riguet / Jean-Yves Zanchetta régie et construction – Yvan Petit documentariste – François Berthon / Nathalie Giraud photographes

Nous remercions pour leur soutien Jérôme Bechy de l'Imprimerie Even à Tours

Et aussi Multisigne Sérigraphie à Joué-lès-Tours Société Giraudy-Viacom à Chambray-lès-Tours Pavoifêtes à Tours S. Communications à Paris Loire Vision à Ville d'Avray Le c d r de Tours remercie La Caisse d’Épargne pour son soutien apporté dans le cadre des projets d’économie locale et sociale (PELS). La salle du Nouvel Olympia va bénéficier d’aménagements, favorisant ainsi l’accès aux personnes souffrants de handicaps sensoriels (malentendantes, malvoyantes, aveugles).

photographies : Nathalie Holt, sauf page 5 : Nathalie Giraud conception graphique affiche saison et programmes : Agathe Desombre

Le Centre Dramatique Régional de Tours est subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, le Conseil Régional du Centre, la Ville de Tours, Tour(s) Plus, et missionné par le Conseil Général d’Indre-et-Loire.


Le Misanthrope Molière / Lambert du 3 au 7 octobre 2006 /

tous les soirs à 20h30 sauf jeudi à 19h

Les Caprices de Marianne Musset / Benoit du 17 au 21 octobre 2006 /

tous les soirs à 20h30 sauf jeudi à 19h

HORS-JEU Benhamou / Bouillon du 23 au 28 octobre et du 7 au 9 novembre 2006 /

tous les soirs à 19h

Par les routes Renaude / Maragnani du 14 au 18 novembre 2006 /

tous les soirs à 20h30 sauf jeudi à 19h

L'Instruction Weiss / Rivinoff 6 et 7 décembre 2006 /

mercredi à 20h30 et jeudi à 19h

Andromaque Racine / Adrien du 12 au 16 décembre 2006 /

tous les soirs à 20h30 sauf jeudi à 19h

VICTOR OU LES ENFANTS AU POUVOIR Vitrac / Bouillon du 12 janvier au 3 février 2007 /

La Rabbia

tous les soirs à 20h30 sauf mercredis et jeudis à 19h

(La Rage)

Pippo Delbono 13 et 14 février 2007 /

mardi et mercredi à 20h30

Entremets Entremots Coutris / Noyelle du 20 au 24 février 2007 /

tous les soirs à 20h30

Automne et Hiver Norén / Leray et Maillet du 14 au 16 mars 2007 /

Les Histrions

tous les soirs à 20h30 sauf jeudi à 19h

(détail)

Aubert / Mitou du 27 au 30 mars à 2007 /

tous les soirs à 20h30 sauf jeudi à 19h

Un grand singe à l'Académie d’après Kafka / Duviquet du 3 au 7 avril 2007 / tous les soirs à 20h30 sauf jeudi à 19h

TANGUY VIEL / GILLES BOUILLON du 11 mai au 2 juin 2007 /

c d r de Tours direction Gilles Bouillon Nouvel Olympia 7 rue de Lucé 37000 Tours tél : 02.47.64.50.50 fax : 02.47.20.17.26 e-mail : contact@cdrtours.fr

www.cdrtours.fr

tous les soirs à 20h30 sauf mercredis et jeudis à 19h

Plaquette de saison 2006 2007  
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