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Omraam Mikhaël Aïvanhov

ÉDITIONS

PROSVETA


2e édition de l’ouvrage paru en 2000 à l’occasion du centième anniverssaire de la naissance du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov


Sommaire

Préface........................................................................................................... 9

L’enfance en Macédoine, 1900-1917........................... 11

La rencontre avec le Maître Peter Deunov, ou le chemin de la Lumière, 1917-1937.................... 19

Frère Michaël ou l’Alchimie spirituelle, 1937-1960.......................... 41 La deuxième naissance – Le temps des épreuves


Le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov ou l’Enseignement du soleil, 1960-1986.................... 63 Le nom initiatique – Le yoga du soleil – La gymnastique – Le salut – Les conférences – La fête de la Saint-Michel – La lumière et les sept couleurs – Le silence – Les voyages – Messages – L’égrégore de la Colombe.

Le Nouveau qui vient................................................ 133 L’époque michaëlique – Les courants du Verseau – « En esprit et en vérité » – Quelle est la religion la meilleure ? ou l’histoire de Nathan – L’Arbre de Vie – La pyramide de Lumière – La loi de l’Amour – Celui qui vient – La Pan-Terre – Le poème universel de la fraternité – Message aux amis proches et lointains – « Un jour nouveau se lève ».

Annexes : Qu’est-ce que la Fraternité Blanche Universelle ? Les méthodes – La Synarchie – Le Nouveau .................................................... 156 Chronologie................................................................................................. 164 Glossaire...................................................................................................... 167 Approche de l’Œuvre .................................................................................... 170 Ouvrages de références de Omraam Mikhaël Aïvanhov...................................... 173 Bibliographie............................................................................................... 174

© 2000, Éditions Prosveta S.A. (France), ISBN 2-85566-799-2 © Copyright 2005 réservé à S.A. Éditions Prosveta pour tous pays. Toutes reproductions, adaptation, représentation, ou éditions quelconques ne sauraient être faites sans l’autorisation de l’éditeur. Éditions Prosveta S.A. - B.P.12 - 83601 Fréjus Cedex (France) ISBN 2-85566-909-X


Avec son âme, son esprit, son verbe, c’est dans le monde invisible qu’un Maître spirituel agit véritablement. Tout son être se projette dans l’espace comme s’il se pulvérisait en des milliards de particules, et chacune de ces particules entre comme un élément de lumière et de paix chez les humains et dans la nature entière pour participer à la construction de la nouvelle vie.

Omraam Mikhaël Aïvanhov


Tous les textes en italique ne comportant pas de signature sont des extraits des conférences d’Omraam Mikhaël Aïvanhov. Les mots suivis d’un astérisque renvoient au Glossaire ou aux Annexes.


L’enfance en Macédoine 1900 à 1917

Depuis ma naissance, j’ai une prédilection pour le feu ; par la suite, j’ai compris qu’il ne fallait pas tellement m’occuper du feu extérieur, mais que je devais d’abord allumer mon cœur, puis le cœur des autres.


Michaël Ivanov est venu au monde  dans une famille pauvre, à Serbtzi, village de Macédoine au pied de la Babouna Planina (Montagne de la Grand-Mère). Une maison typique de Serbtzi

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Sa mère Dolia qui avait consacré son enfant à Dieu dès sa conception, a été son premier modèle. Elle trouvait toujours les mots et les images qui pouvaient l’aider à contrôler ses énergies bouillonnantes. Elle lui répétait souvent le dicton bulgare :

Krivdina do pladnina Pravdina do veknina, « Ce qui est tortueux, dure jusqu’à demain midi ; ce qui est droit dure toute l’éternité. »

Son père Ivan Dimitrov avait une petite exploitation de charbon de bois dans le Pélister et celle-ci devenant insuffisante, il fut obligé de quitter son village et sa famille pour créer une exploitation forestière en Bulgarie près de la ville de Varna sur la côte de la Mer Noire.

Sa grand-mère Astra, qui était sage-femme et guérisseuse, jouera un grand rôle dans sa vie.

Elle aimait les étoiles… Elle donnait parfois ses soins la nuit à la clarté des astres auprès d’une rivière qui coulait sur de petits cailloux blancs.

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Il me reste des souvenirs des quelques années que j’ai passées à Serbtzi ; je me rappelle en particulier de la découverte que j’ai faite quand j’avais 4 ou 5 ans d’un endroit tout près de la maison où un filet d’eau jaillissait de la terre. J’étais tellement impressionné par cette eau qui sortait transparente, limpide, que je restais là des heures entières à la regarder. Il y avait aussi de très grands arbres, des peupliers surtout ; j’aimais monter dans ces peupliers le plus haut possible et je restais là très longtemps.

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La musique des sphères Il existe un monde d’harmonie, un monde éternel d’où sont sorties

toutes les formes, toutes les couleurs, toute la musique, toute la beauté, et j’ai pénétré dans ce monde. Il y a des années, j’ai été arraché à mon corps et j’ai entendu l’harmonie des sphères…

Pendant quelques secondes, j’ai vécu, j’ai vu, j’ai entendu comment chantait l’Univers tout entier. Les pierres, les arbres, les montagnes, les mers, les étoiles, les soleils et toutes les créatures chantaient dans une harmonie tellement grandiose, tellement sublime... Depuis, elle est restée comme un critère, un échantillon, un modèle, une mesure absolue, un point de repère pour comprendre et situer toutes les choses. Pour moi, tout a été déterminé par cette illumination. C’était un peu avant que je ne rencontre Peter Deunov.

C’est à l’âge de 16 ans, à la suite de méditations et d’exercices de respiration, que Michaël connaît une expérience mystique qui le marque profondément : il entend la Musique des sphères.

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La rencontre avec le Maître Peter Deunov ou le chemin de la Lumière 1917 à 1937

S ouvent, quand je repense à toutes ces années passées auprès du Maître, je crois que le plus important pour moi est d’avoir vécu dans son aura.


Quand j’ai rencontré le Maître Peter Deunov*, j’avais dix-sept ans. J’habitais Varna, au bord de la mer Noire. Si je l’ai rencontré à ce moment-là, c’est parce qu’à la suite de toutes sortes d’intrigues, il avait été exilé dans la ville de Varna, près de laquelle il était né d’ailleurs, et où il avait longtemps vécu.

J’étais heureux parce que je me sentais riche, riche de savoir que mon Maître existait. J’avais l’impression que ma tête, mon cœur contenaient tous les trésors de l’univers. L’exil du Maître à Varna fut pour moi un heureux événement : c’est grâce à cela que je l’ai connu, et ma vie en fut définitivement orientée.

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Je sentais que grâce à lui je réaliserais tout ce que je souhaitais de plus précieux.

Dès que je le vis, je fus ébloui. Son visage, son rayonnement, la paix qui se dégageait de lui, la gravité de son maintien, la légèreté de ses gestes, sa démarche, sa façon de parler, son regard, son sourire, tout provenait d’un autre monde. (...)

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