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Omraam Mikhaël Aïvanhov

vie et travail À l’école divine 

Œuvres complètes – Tome 31 ÉDITIONS

P R O S V E TA


© 1981, Éditions Prosveta S.A. (France), ISBN 2-85566-165-X © Copyright 2008 réservé à S.A. Éditions Prosveta pour tous pays. Toutes reproductions, adaptation, représentation ou éditions quelconques ne sauraient être faites sans l’autorisation de l’auteur et des éditeurs. De même toutes copies privées, toute reproduction audio-visuelle ou par quelque moyen que ce soit ne peuvent être faites sans l’autorisation des auteurs et des éditeurs (Loi du 11 Mars 1957 révisée). Éditions Prosveta S.A. – B.P.12 – 83601 Fréjus Cedex (France) ISBN 978-2-85566-165-0


Omraam Mikhaël Aïvanhov

vie et travail à

l’école divine 

Œuvres complètes – Tome 31

É D I T I O N S P R O S V E TA


TABLE DES MATIÈRES

I II III IV V VI VII VIII IX X

La nouvelle vie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 Matérialistes et spiritualistes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Le véritable sens du mot travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 Comment affronter les difficultés . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 Le disciple aux prises avec sa nature inférieure  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137 Vanité et orgueil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 165 Maîtres et disciples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193 Comment dépasser la notion de justice . . . . . . . . . . . 221 Hiérarchie et liberté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 243 La toute-puissance de la lumière . . . . . . . . . . . . . . . . . 273


L’enseignement du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov étant strictement oral, ses ouvrages sont rédigés à partir de conférences improvisées, sténographiées ou enregistrées sur bandes magnétiques.


III Le vĂŠritable sens du mot travail


I

Lecture de la pensée du jour :

« La clef, la grande clef, c’est d’être toujours éveillé, même quand vous dormez. Oui, éveillé. Pourquoi est-il dit : « Veillez et priez » ? Même les spiritualistes ne l’ont pas encore compris. Pourquoi être vigilant ? C’est fatigant, tandis que c’est tellement merveilleux de dormir et de se laisser aller à la paresse mentale ou physique ! Et voilà pourquoi ensuite, malgré l’univers étalé devant eux, malgré les étoiles et le soleil, malgré tous les livres et tous les grands Maîtres qui sont là pour les instruire, les humains n’avancent pas, ils dorment, ils ne font que dormir. « Désormais, soyez vigilants et dites-vous : « Attention, je dois penser à me préparer pour demain en veillant à ne pas me surcharger de toutes sortes de matières encombrantes ; que ce soit pour la nourriture, les pensées, les sentiments, je vais choisir les éléments les plus légers, les plus lumineux pour construire mon cerveau, mon cœur, mes poumons. C’est ainsi que je serai toujours plus léger, plus éveillé, plus dynamique, dynamique même pendant mon sommeil. » Oui, parce qu’il y a sommeil et sommeil. Quand le disciple s’est exercé à veiller, ensuite, même en dormant il reste éveillé, et dans le monde invisible il continue à entendre, à comprendre et à agir. » « Veillez et priez », comment comprendre ces mots ? Comme la plupart des humains n’ont pas étudié la Science initiatique,


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ils font mal la distinction entre le corps physique et l’esprit, et cette confusion influence très négativement leur façon de penser et d’agir. D’après la Science initiatique notre corps représente pour l’esprit un instrument, une monture si vous voulez, ou une voiture, et il ne faut pas confondre le cheval avec le cavalier, la voiture avec le conducteur. L’esprit est en haut, tout-puissant, omniscient, mais si le corps qui est à sa disposition est trop handicapé, il n’arrive pas à se frayer le chemin pour s’exprimer : il rencontre trop d’impuretés qui lui font obstacle et l’empêchent de se manifester. Et c’est là que la Science initiatique nous donne des méthodes pour organiser et harmoniser le corps afin que l’esprit se manifeste à travers lui. Ce qui fait la valeur d’un Enseignement initiatique, c’est qu’il apprend au disciple comment vivre, comment accomplir le mieux possible chaque acte de la vie quotidienne de façon à n’introduire en lui que les éléments les plus purs.1 Car ce n’est qu’au moment où il est arrivé à purifier son organisme physique et psychique que son esprit peut commencer véritablement à se manifester. Si vous vous exercez dès maintenant à purifier et à éclairer votre corps physique, il viendra un moment où même quand vous lui donnerez quelques heures pour se reposer, vous, de l’autre côté, avec votre esprit, vous continuerez à vous instruire, à travailler et à aider les humains. C’est ce que fait un Initié la nuit : son corps physique est là, allongé, immobile, mais son esprit va partout pour aider et éclairer les créatures. Son esprit ne dort pas, il reste actif.2 Voilà la différence entre un Initié et un homme ordinaire. L’homme ordinaire qui ne s’est jamais exercé à faire de son corps l’instrument de l’esprit, n’a pas la possibilité de se libérer pour faire un travail dans le monde invisible ; il reste attaché à son corps autour duquel il tourne en rond toute la nuit, et il dort d’un sommeil pesant, traversé de rêves pénibles. Il faut comprendre que dans la vie spirituelle le corps a un rôle très important : s’il n’est pas éduqué, il empêche l’esprit de partir en voyage pour faire son travail.


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Je vous ai déjà expliqué que chaque activité produit une combustion.3 Que cette activité soit physique, affective ou intellectuelle, elle entraîne la formation de déchets qu’il faut rejeter, sinon leur accumulation crée des encombrements préjudiciables au bon fonctionnement de l’organisme. Quand vous devez allumer le feu dans un poêle ou une cheminée, si vous ne jetez pas d’abord les cendres et les scories de la veille, vous ne pourrez pas faire ce feu, le poêle ne marchera pas. Il en est de même dans votre organisme physique, ainsi que dans le domaine des pensées et des sentiments. C’est pourquoi vous devez améliorer votre façon de vivre, de penser, de sentir, de vous nourrir, d’aimer, car c’est ainsi que vous remplacez les matériaux usés par d’autres beaucoup plus subtils, légers, éthériques grâce auxquels vous continuez à alimenter votre feu intérieur pour poursuivre votre tâche. Quand il est dit dans les Livres sacrés : « Veillez et priez », veiller signifie, bien sûr, ne pas dormir, mais ne pas dormir dans le plan spirituel. Il faut être toujours éveillé et vigilant dans ses pensées pour se rendre compte qu’il existe des courants, des éléments impurs, nocifs, et les éviter.4 Celui qui n’est pas vigilant, qui ne veille pas, est exposé à tous les dangers. Il n’y a rien de pire que de vivre les yeux fermés. Il faut garder les yeux ouverts pour pouvoir se rendre compte sans cesse de ce qui se passe en soi, quels sont les courants, les états de conscience, les sentiments, les pensées dont on est traversé. Seul celui qui garde les yeux ouverts possède l’intelligence de la vie intérieure : il ne se laissera plus ligoter par n’importe quelle force, n’importe quelle entité. Un homme endormi, c’est tellement clair que n’importe qui peut venir le prendre par surprise ! Il faut donc veiller. Et maintenant « prier », que signifie prier ? Après avoir veillé, c’est-à-dire jeté un regard pour savoir ce qui se passe, vous devez intervenir, vous mêler directement des affaires afin de supprimer tel élément, ajouter tel autre, vous rendre maître de la situation pour empêcher les ennemis de vous envahir et de vous saccager. C’est cela, prier. Prier, c’est apporter un remède, une amélio-


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ration, et pour y parvenir, la meilleure méthode, c’est de se brancher avec le Ciel. Le cerveau humain est comme un appareil de radio ou de télévision : il capte certaines stations, certaines longueurs d’onde. Sur votre transistor, en tournant un bouton, vous pouvez choisir votre émission : de la musique, des informations… Eh bien, intérieurement aussi : si par erreur vous appuyez sur certains boutons, vous entendez une musique infernale, du vacarme, des disputes. Alors, changez de longueur d’onde ! Par la pensée, par l’imagination, appuyez sur un autre bouton, c’est très facile, et vous entendrez les émissions du Ciel. Prier, ce n’est rien d’autre que de toucher le bouton des longueurs d’onde les plus courtes et les plus rapides qui vous mettent en liaison avec le Seigneur, et c’est ainsi que vous changez les mouvements et les vibrations à l’intérieur de vousmême. Prier, c’est déclencher en vous un mouvement positif, lumineux, divin.5 Ce précepte « Veillez et priez » est donc d’une grande importance dans la vie spirituelle. Le corps physique, c’est entendu, il faut lui donner les heures de sommeil dont il a besoin, mais c’est l’esprit en nous qui ne doit jamais dormir et continuer à travailler même pendant le sommeil. Il y a tellement de gens sur la terre qui sont malheureux, qui souffrent, qui sont dans les ténèbres ! C’est pendant la nuit justement que l’Initié peut les aider. Et vous aussi, vous pouvez commencer ce travail, mais à condition que vous appreniez à vous préparer au sommeil.6 Avant de vous endormir, dites-vous : « Voilà, je vais quitter mon corps cette nuit pour aller m’instruire dans le monde invisible et aider les humains. » N’oubliez jamais de vous endormir avec un but magnifique pour aller exécuter des travaux de l’autre côté, car c’est cette pensée qui fait tout. Vidélinata (Suisse), le 28 février 1981


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Notes 1. Cf. Règles d’or pour la vie quotidienne, Coll. Izvor n° 227. 2. Cf. Regards sur l’invisible, Coll. Izvor n° 228, chap. XVI : « Les voyages de l’âme pendant le sommeil ». 3. Cf. Les révélations du feu et de l’eau, Coll. Izvor n° 232, chap. II : « Les secrets de la combustion ». 4. Cf. Le rire du sage, Coll. Izvor n° 243, chap. II : « Comme un berger veille sur ses brebis », chap. III : « Protéger les frontières de son âme », chap. IV : « L’attente qui nous tient en éveil ». 5. Cf. La prière, Brochure n° 305. 6. Cf. Regards sur l’invisible, Coll. Izvor n° 228, chap. XV : « Se protéger pendant le sommeil », chap. XVI : « Les voyages de l’âme pendant le sommeil ».


II

L’état le plus difficile à atteindre pour les humains, c’est l’équilibre : ou bien ils sont tellement tendus et nerveux qu’ils sont obligés de prendre des tranquillisants, ou bien ils sont exténués, sans énergie, et doivent prendre des excitants. Donc, partout, partout, des tranquillisants ou des excitants. Oui, mais tous ces produits ne sont que des palliatifs, car au bout de quelques heures on retombe dans la même nervosité ou la même apathie parce que les causes n’ont pas été traitées ; et les causes ne sont pas autre chose que des désirs, des pensées ou des sentiments mal maîtrisés, mal assagis. Alors, de nouveau, il faut avaler quelques drogues, mais intérieurement on n’a rien résolu. En parlant hier avec une sœur, je lui disais : « Puisque vous êtes arrivée avant-hier, vous avez dû déjà monter au Rocher… – Non, Maître, pas encore. – Alors, vous n’avez pas assisté au lever du soleil ? – Non, pas encore. – Mais vous êtes venue aux conférences ? – Non. – Et alors, pourquoi êtes-vous venue au Bonfin ? C’est justement ça l’essentiel : les levers de soleil et les conférences. – J’étais fatiguée », dit-elle. Combien de fois on entend ces mots : « Je suis fatigué » ! Et pourtant, très peu ont compris ce qu’est réellement la fatigue. La fatigue, c’est quelque chose qui s’accroche à vous… comme certaines femmes collantes qui ne veulent plus vous


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lâcher et qui réclament toujours qu’on les aime, qu’on reste avec elles ! C’est parce qu’on l’accepte et qu’on s’occupe d’elle que la fatigue est toujours là. Eh oui, on la renforce… Tâchez d’avoir une autre attitude et vous verrez ce qui se passera. Supposons qu’un matin vous n’ayez pas envie d’aller au lever du soleil sous prétexte que vous êtes fatigué. Dites-vous : « Bon, c’est entendu, je suis fatigué, mais je veux me lever quand même. » Alors, vous vous levez, vous vous lavez le visage, vous sortez à l’air pur, et soudain vous sentez que la fatigue a disparu. Pour que la fatigue disparaisse, il faut au moins faire un mouvement, un geste. Si vous ne faites rien contre elle, elle ne s’en ira pas. Imaginez une jeune fille qui apprend que son bien-aimé qu’elle croyait perdu est de retour : même si elle est là, épuisée, exténuée, au moment où elle apprend cette nouvelle, toute sa fatigue disparaît, et elle se sent d’une énergie à déplacer les montagnes. Combien de fois les gens ont-ils fait – bien que dans une moindre mesure évidemment – des expériences de ce genre, mais ils ne pensent pas à en tirer des leçons pour pouvoir, dans d’autres circonstances, modifier leur état. Si vous croyez que je ne me sens jamais fatigué, moi, le matin, quand il faut se réveiller tellement tôt pour le lever du soleil ! Mais je le fais pourtant. Quelques instants après, la fatigue s’est envolée, et ensuite, toute la journée, je vous fais des conférences, je vous reçois, je lis mon courrier, j’y réponds, etc. Ma méthode est simple : même si je suis fatigué, je fais le travail, car si je ne le fais pas, la fatigue ne me quittera pas. Bien sûr, il y a sur ce sujet de la fatigue beaucoup de choses à ajouter. Pour pouvoir être actif toute la journée sans être fatigué, il faut savoir se détendre, et pas seulement une fois ou deux, ce n’est pas assez, mais dix, quinze, vingt fois par jour au moins chaque fois une minute. Dès que vous avez un moment de libre, n’importe où, au lieu de rester crispé, au lieu de vous énerver parce qu’on vous fait attendre, profitez-en, bénissez le Ciel et dites : « Ô Seigneur, ça me donne encore une chance de m’apai-


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ser, de retrouver mon équilibre pour reprendre ensuite mes activités avec des forces nouvelles. » Voilà une façon correcte de raisonner et d’agir. Et vous ne devez pas avoir peur de perdre votre temps, vous le regagnerez ensuite largement. Ce qui nuit tellement à nos contemporains, c’est cette fièvre, cette tension dans laquelle ils vivent. Cela entraîne des dégâts dans leur for intérieur car non seulement cette précipitation empêche leurs qualités de se manifester, mais encore elle fait apparaître toutes sortes d’anomalies dans leur comportement. Je dis parfois à certains : « Vous laissez vos robinets d’eau et de gaz – symboliquement – toujours ouverts, et ça coule, ça coule toute la journée ; alors, à la fin, vos réservoirs sont vides, c’està-dire votre système nerveux est épuisé. Si vous pensiez à vous arrêter quelques minutes pour « fermer les robinets », vous ne seriez jamais vidés. » De temps en temps, pensez à vous mettre volontairement dans un état de passivité. Pas n’importe quelle passivité, bien sûr. La passivité dont je parle est un état dans lequel vous devez arriver à vous recharger, mais à condition qu’elle soit intelligemment contrôlée, sinon vous attirez des courants négatifs, des images inférieures, au lieu des forces du Ciel. C’est d’ailleurs un point très important qui concerne toute la vie psychique de l’homme et que des êtres réceptifs, comme les médiums par exemple, devraient bien étudier. Si l’on n’est pas conscient et vigilant, on attire indifféremment le bon et le mauvais et, malheureusement, plus souvent le mauvais que le bon. C’est pourquoi il est important que vous appreniez à devenir des médiums conscients, capables de déterminer votre état de passivité de façon à ne rien attirer de négatif.1 Pour devenir infatigable, il faut s’exercer à travailler avec les deux principes masculin et féminin, émissif et réceptif. Il est impossible d’être actif, de parler, de lire ou d’écrire toute la journée. Donc, au moment où vous cessez votre activité, mettezvous consciemment dans un état de réceptivité en vous liant au Ciel, pour n’attirer à vous que des énergies pures et lumineuses.


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Ce n’est pas facile d’apprendre à économiser ses forces. Les gens sont avares, mais pas économes. Être économe, ce n’est pas forcément être égoïste ; comme être prodigue, ce n’est pas forcément être généreux, c’est plutôt faire preuve de stupidité. Oui, il faut savoir faire la distinction : ceux qui gaspillent leurs énergies et jettent tout par les fenêtres passent pour généreux… Eh non, c’est de l’imprudence, ou de la vanité, ou de la bêtise, tout ce que vous voulez, mais pas de la générosité. Pour pouvoir se montrer généreux, il faut connaître l’art de l’économie, sinon que vous restera-t-il à distribuer quand vous aurez tout gaspillé ? Et être économe, c’est dépenser chaque chose en son temps, à sa place, autant qu’il le faut et pas plus.2 Vous ne pensez pas assez à vous mettre dans un état de passivité ; vous vous laissez toujours prendre par cette fébrilité qui est devenue maintenant l’atmosphère habituelle et qui est très préjudiciable à l’équilibre des humains. Désormais vous devez mieux veiller sur votre système nerveux en lui procurant de temps à autre une détente. Voilà, quinze minutes par jour, quinze fois une minute, faites-le, ce ne sera pas du temps perdu, au contraire, vous verrez tout ce que vous gagnerez. Vous direz : « Oui, mais j’ai tellement de choses à faire, je dois recevoir tellement de monde que je ne peux jamais m’absenter. » Si, vous pouvez toujours dire que vous devez donner un coup de téléphone, aller chercher un mouchoir ou autre chose, que vous revenez dans une minute. Personne ne sera mécontent parce que, une minute, c’est très peu. Alors, vous vous retirez dans une pièce calme, vous vous allongez sur le lit à plat ventre, les bras et les jambes détendus, vous vous laissez aller comme si vous vous enfonciez dans un océan de lumière, sans bouger, sans penser à rien… Une minute seulement, puis vous vous levez et vous retournez à votre travail, et tous sont étonnés de ne jamais vous voir fatigué. Voilà, c’est tout, c’est peu de chose, mais c’est très important. Appliquez souvent cette méthode que je vous donne là, et vous verrez, toute la journée vous aurez des forces. Sinon, même sans


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travailler, vous serez fatigué. D’ailleurs, vous avez dû le remarquer : vous n’avez rien fait et vous êtes fatigué ; même après vous être reposé trois heures sur une chaise longue, vous êtes encore plus exténué. Pourquoi ? Parce qu’intérieurement vous n’avez pas su arrêter les robinets : vous vous reposez, mais votre force s’en va inutilement on ne sait où. C’est dommage car, à cause de la fatigue, vous êtes obligé de négliger des activités essentielles. En vous parlant ainsi, je laisse bien sûr de côté des détails élémentaires. Il est évident que pour vous sentir bien disposé, vous devez manger et dormir suffisamment, et aussi bien respirer. Si vous n’avez rien mangé depuis longtemps, vous aurez beau vous détendre, ce n’est pas cette détente qui vous donnera des forces. Quand je vous conseille de vous détendre, je sousentends que vous avez d’abord correctement respiré, mangé et dormi, ce sont des conditions indispensables. Mais même si vous avez accumulé ainsi beaucoup d’énergies il se peut que vous les perdiez très vite si vous ne savez pas vous recharger. Donc, le sommeil, la nutrition3 et la respiration4 ne sont que des préliminaires indispensables ; quant à la détente, c’est un moyen de bien distribuer l’énergie, de la faire sortir régulièrement et de bien recharger ensuite les batteries. Bien sûr, il existe des yogis, des Initiés qui sont arrivés à une telle maîtrise de leur corps physique et de leurs pensées que, même s’ils n’ont ni mangé, ni bu, ni dormi, ils sont capables de se brancher si intensément avec les grands réservoirs de forces cosmiques, qu’ils captent ainsi des énergies extraordinaires et les transforment en énergies pour le corps physique. C’est possible, il existe de tels êtres, mais ils sont très rares, il faut être très bien entraîné pour arriver à ce niveau, et aucun d’entre vous n’est encore arrivé jusque-là. Donc, vous voyez, je mets chaque chose à sa place, je souligne ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas, ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. C’est à vous maintenant de bien me


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comprendre et d’appliquer correctement les méthodes que je vous présente. Le Bonfin, le 23 août 1962 Notes 1. Cf. L’amour et la sexualité, Œuvres complètes, t. 15, chap. XVII : « Le vide et le plein : la coupe du Graal ». 2. Cf. Les lois de la morale cosmique, Œuvres complètes, t. 12, chap. X : « Savoir utiliser ses énergies ». 3. Cf. Le yoga de la nutrition, Coll. Izvor n° 204. 4. Cf. La respiration, dimension spirituelle et applications pratiques, Brochure n° 303.


« Pendant les méditations, habituez-vous à vous concentrer sur la lumière céleste, afin de l’attirer et de l’introduire en vous où elle remplacera peu à peu tous les matériaux usés, vieillis, souillés, par de nouvelles particules de la plus grande pureté. Puis, une fois que vous aurez introduit la lumière en vous, vous devrez encore vous exercer à l’envoyer dans le monde entier pour aider les humains. « Sous prétexte qu’ils n’ont ni dons, ni qualités extraordinaires, beaucoup se croient justifiés de se laisser aller à une vie égoïste et médiocre. Non, personne ne peut se justifier ainsi. Même si on est l’être le plus démuni de tous les points de vue, on peut faire ce travail avec la lumière, et en le faisant on réalise quelque chose de plus important et de plus utile que tout ce qui peut être réalisé par les gens les plus capables dans tous les autres domaines. Même l’être le plus déshérité a la possibilité d’acquérir cet état de conscience supérieur afin de travailler pour attirer la lumière et l’envoyer à toute l’humanité. » Omraam Mikhaël Aïvanhov

ISBN 978-2-85566-165-0

e-mail : international@prosveta.com

(FR) Vie et travail à l'ecole divine (2)  

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