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profession ISSN : 1766 -4942

le magazine des paysagistes & des artisans de la nature

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#51 mars 2014

magazine

RENDEZ-VOUS AVEC

la piscine, valeur ajoutée du jardin

Serrault Jardins, un concentré d’efficacité et de convivialité p.12 ÉCONOMIE

Gagnez de l’argent en réduisant vos frais bancaires p.42


profession magazine

Rédaction - abonnements - publicité : EDB 3, chemin du Jubin - 69570 Dardilly Tél. : 04 37 46 05 89 Fax : 04 72 53 07 12 E-mail : pp@kreaten.com directeur de la publication : Érick Roizard Directeur de rédaction : Louis Roizard Rédaction : Maylis de Civille, ludovic colas, A. papin Infographie : Emma Croville Publicité : Tél. : 04 37 46 04 92 Impression : Imprimerie CHIRAT 744, rue Sainte-Colombe 42540 Saint-Just-la-Pendue Prix au numéro : 15,00 euros. Abonnement (1 an - 9 n°) : France : 91 euros. Hors France métropolitaine : 109 euros. Ce numéro comporte un encart abonnement broché dans le magazine, certains numéros comportent un hors-série palmarès des 2000 premières entreprises du paysage, CERTAINS NUMÉROS COMPORTENT UN FLYER ET UN CATALOGUE GREEN TOUCH. En aucun cas le magazine profession paysagiste ne pourrait être tenu pour responsable de toute omission d’une donnée ou d’une information si intéressante qu’elle puisse être pour l’utilisateur ainsi que de toute erreur ou lacune dans l’indication de tel produit ou telle firme. Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans la présente publication, faite sans autorisation de l’éditeur, est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 11 mars 1957 - articles 40 et 41 et Code pénal en son article 425).

Louis Roizard directeur de rédaction

Dépôt légal à parution. Commission paritaire : 0514T89753 ISSN : 1766-4942

édito

Revue éditée par les éditions de bionnay, SARL d’édition de presse au capital de 140 800 euros.

Perspectives de croissance Comment prospérer ? Il existe mille et une façons de se développer. Croissance interne, croissance externe, ajouts de nouvelles compétences, ventes de nouveaux produits : les solutions ne manquent pas et peuvent toutes se révéler d’excellentes sources de profits. La principale condition cependant est de faire quelque chose de réfléchi. On ne s’improvise pas expert dans un nouveau domaine, et une croissance, quelle qu’elle soit, ne s’absorbe pas en claquant des doigts. Profession Paysagiste est un concentré de ces solutions et livre des pistes chaque mois pour faire grandir son entreprise du paysage. À travers les entrepreneurs qui apportent leurs témoignages et partagent les clés de leur succès, mais aussi en présentant des nouveaux produits et procédés, des dossiers techniques, et des articles de fond (gestion, commercial, RH…) qui apportent une réelle dimension pratique à celui qui veut se donner les moyens de sa croissance. C’est toujours un plaisir de voir qu’il existe de belles histoires, des success story, qui découlent d’un travail acharné de gens passionnés, et se dire, que le talent et la persévérance… ça finit toujours par payer. Et je m’en réjouis très sincèrement. Bon courage à tous


#51 mars 2014

Sommaire

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p.06

actualités

p.10 événement Une 3e réussie pour SM Bois p.14

rendez-vous avec Serrault Jardins, un concentré d’efficacité et de convivialité

p.20 interview « L’innovation fait partie de la culture d’entreprise » p.22

végétal Réussir sa plantation

p.24

minéral Les tendances dans les couleurs de dallage pour 2014

p.26

dossier Sélectionner les bons mélanges de graminées

p.30

 hiffres & devis c Quelles marges appliquer pour les abords de piscine ? 1/2

p.32

chantier « Nous pouvons apporter une véritable valeur ajoutée au jardin »

p.34

chantier Un esprit lavoir pour une parfaite harmonie

p.36

chantier L’intégration d’une piscine semi-enterrée pour une sécurité optimale

p.38

 rocédé & innovation p Sonomuro, quand le bruit n’est plus un problème

p.40 matériel Une gamme sans fil pour les pros p.42

 conomie é Gagnez de l’argent en réduisant vos frais bancaires

p.46

rh Montre moi comment tu bouges, je te dirais qui tu es….


Ils ont collaboré à ce numéro...

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Jacques Serrault

— Passionné depuis toujours par les jardins, Jacques Serrault a créé l’entreprise Serrault Jardins, en Indreet-Loire, à 26 ans. Celle-ci a fêté ses 33 ans d’existence le 1er mars et a connu une belle croissance et a aujourd’hui une véritable notoriété dans sa région. Cofondateur du réseau Alliancepaysage, Jacques Serrault croit en la force d’un réseau et l’importance des échanges entre entrepreneurs.

Laurence Bourdin

— Laurence Bourdin est la directrice générale de l’entreprise Bourdin Jardins et Paysages créée en 1967. L’entreprise se définit comme un “Bâtisseur de paysages”. L’entreprise réalise de la création et de l’entretien d’espaces verts mais a ajouté d’autres cordes à son arc comme les baignades naturelles, les murs végétaux, la création et l’entretien de terrains de sports naturels et synthétiques. Bourdin Jardins et Paysages est membre des réseaux Sport international et Exavert. Elle travaille autant pour les collectivités que pour les professionnels ainsi que pour les particuliers et emploie en moyenne 45 personnes. Le vœu de Laurence Bourdin ? « J’aimerais que les gens qui tiennent les rênes de l’administration arrêtent de nous expliquer comment nous devons faire notre métier… mais nous permettent simplement de bien le faire ».

34

Vincent Jozelon

— Titulaire d’un BTS en aménagement paysager Vincent Jozelon a également obtenu un CS de collaborateur de chef d’entreprise. Après deux années comme chef d’équipe dans une entreprise de paysage, il crée une première entreprise : Sèvre Paysage à Bressuire qui compte 12 salariés. Le jeune entrepreneur ne s’arrête pas là en en 2010 il s’associe à Benjamin Talbot pour créer Atlantique Jardin Concept. La même année, Atlantique et Nature Service, dont il est gérant également, voit le jour. Enfin, en 2012 il crée la SARL Paysage Choletais à Cholet qui compte quatre salariés.

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Benjamin Heim

— Passionné d’arboriculture, Benjamin Heim, après des études au Québec et aux États-Unis, a créé, en 2003, l’entreprise Arbo-Concept à Blois (41) au départ spécialisée dans l’arboriculture. L’activité s’est depuis bien élargie et aujourd’hui la création de jardin en représente une part importante. Le chef d’entreprise a également ajouté une corde à son arc et propose depuis 2010 des piscines Magiline à ses clients. Persuadé que la domotique est la solution d’avenir pour faciliter la vie de ses clients, il intègre de plus en plus ces solutions à son offre.

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Benjamin Talbot

— Après un BEP Travaux paysager puis un Bac Pro Travaux paysagers, Benjamin Talbot a suivi différentes formations spécifiques aux piscines. Formation : traitement de l’eau, appareil de traitement, pose de membrane Delifol. Après plus de 15 ans d’expérience dans le métier de la piscine et du paysage, il crée avec Vincent Jozelon l’entreprise Atlantic Jardin Concept le 1er janvier 2010 à la Roche-sur-Yon. Tous deux sont membres du réseau Carré Bleu qui leur permet de toucher une clientèle haut de gamme et d’adapter les piscines aux besoins de chaque client.

Vincent Porro

— Ingénieur Paysagiste, Vincent Porro est cogérant de l’entreprise Nature & Prestige située à proximité d’Aixen-Provence (13). Si le potentiel de la région est important, la concurrence l’est tout autant et l’entreprise veille à proposer une offre globale à ses clients pour se différencier. C’est ainsi qu’elle a notamment intégré une offre piscine pour l’instant en intégrant la piscine bois Bluewood, offre qui devrait être étendue vers de la piscine en dur haut de gamme. « Notre force c’est la qualité et la capacité à proposer une offre globale », aime à dire ce dirigeant.


actualités

agenda  jardins en seine du 4 au 6 avril 2014   à la Terrasse du Fécheray, Mont Valérien, Suresnes (92) www.salonjardinsenseine.fr

 floralies internatioales de nantes du 8 au 18 mai 2014

Parc des exspositions de Beaujoire (44) www.comite-des-floralies.com  jardins, jardin du 5 au 9 juin 2014   Le salon jardin et design d’extérieur aux Tuileries (75) www.jardinsjardin.com

 salon vert du 23 au 25 sept. 2014  

à Saint-Chéron (91) www.salonvert.com

 salon de la piscine du 18 au 21 nov. 2014  

à Lyon Eurexpo (69) www.piscine-expo.com

La MFR de Messac organise son 2 e salon d’aménagement paysager La MFR de Messac (35) convie les professionnels du paysage à la 2e édition du salon de l’aménagement paysager Pays’Art qui se déroulera le samedi 5 Avril 2014 de 9h à 18h sur le site de la Maison Familiale Rurale de Messac. L’entrée est libre et gratuite pour les exposants et visiteurs. Pour cette édition 2014, autour du thème de l’écologie au jardin, seront proposés des ventes de végétaux locaux, de nombreuses animations pour tous, ou encore un concours d’aménagement paysager auquel participent les étudiants. Exposent déjà à ce salon des paysagistes et paysagistes conseils du secteur sud Ille-etVilaine, des pépiniéristes, des vendeurs de matériels, de matériaux ou encore de mobilier de jardins. Pour plus de renseignements contactez la MFR de Messac au 02.99.34.61.29, ou par mail à l’adresse suivante : antoine.quesney@mfr. asso.fr X

Quelles solutions pour le désherbage alternatif ? La MFR de Sainte-Consorce (69) organise, en partenariat avec la ville de Lentilly, une journée thématique sur le désherbage alternatif à destination des professionnels des espaces verts du privé et du public. L’objectif est d’animer le territoire autour d’une thématique importante et dont le contexte réglementaire pousse les gestionnaires à se doter de solutions multiples. Vous pouvez aller découvrir et tester en situation réelle des techniques pour : ♦ Les pelouses sportives ♦ Les sols et voiries perméables ♦ Les sols et voiries imperméables ♦ Les sols cultivés ♦ En préventif et curatif (mécaniques et thermiques) Durant cette journée, les visiteurs pourront tester les différentes machines et matériels en situation réelle et ce, sur un parcours assez rapide de 2h30. Le nombre de visiteurs est limité à 150 afin de garder une logistique raisonnable. Information et inscriptions avant le 11 avril : Cécile Vallier ou Lionel Revollat-Veuillet au 04 78 19 80 50 X www.mfr-sainte-consorce.fr

Profession Paysagiste #51 mars 2014

6 Événement Jardins, jardin : « ensemble jardinons la ville » Jardins, Jardin est devenue une manifestation de référence pour les tendances du jardin urbain et, pour sa 11e édition, elle explore de nouveaux territoires pour dessiner la ville “vivante” du futur. Face à l’urbanisation, végétaliser la ville devient un enjeu stratégique pour le bienêtre de la ville de demain. Longtemps utilisé comme décor, le jardin se rend utile : les toitures et sols végétalisés aident à filtrer les eaux de pluie et à assainir les eaux usées, les murs végétaux offrent gîte et couvert

à la biodiversité et rendent respirable un air pollué. Cette année, plus que jamais, l’événement met à contribution tous les spécialistes du végétal pour inventer ce qui nous aidera à mieux vivre demain : ensemble jardinons la ville. En 2014, Jardins, Jardin va s’articuler autour de plusieurs pôles de tendances éphémères et pérennes sur une thématique autour des “savoir cultiver” des nouveaux jardiniers. Vous pouvez profiter de cette manifestation qui accueille plus de 20 000 visiteurs amateurs et professionnels pour faire connaître votre entreprise en exposant une terrasse de 15 m2. Plus d’informations www.jardinsjardin.com X


actualités Le certiphyto, une démarche lourde mais un gage de sérieux pour les clients

Profession Paysagiste #51 mars 2014

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Entrée en vigueur le 1er octobre 2013, la nouvelle réglementation relative à l’application de produits phytopharmaceutiques impose aux prestataires de services une certification de leur activité et la formation de tous les applicateurs. L’Unep dresse un bilan quelques mois après cette échéance sur la mise en œuvre de cette réglementation dans les entreprises du paysage. « Au-delà de la contrainte réglementaire, nos clients voient d’un très bon œil notre nouvelle certification. C’est un gage de sérieux qui les rassure », affirme Régis Capart, gérant de l’entreprise environnement 2000 +. Sur la mise en place de la certification, il reconnaît toutefois, « Il s’agit de mettre en place une organisation documentaire assez lourde. L’Unep à mis à notre disposition des outils comme, par exemple, des fiches de chantiers type qui nous ont bien aidés. Une fois ce travail de préparation réalisé, l’audit s’est très bien passé et nous n’avons eu que quelques non conformités mineures à lever ». Pour Laurent Le Meut, chargé d’affaires à Bureau Veritas Certification, « aujourd’hui, le processus de certification se passe bien, mais c’est une première pour beaucoup d’entreprises. Il

faut donc rappeler quelques principes. Par exemple, pour tout écart majeur et/ou critique, il est important que les entreprises nous transmettent les justificatifs de solde définis avec l’auditeur, et ce le plus rapidement possible. Sinon, nous ne pouvons pas leurs délivrer leurs certificats. Parfois, un seul document fait défaut, c’est vraiment dommage ! Il faut aussi rappeler qu’il faut prendre le temps de se préparer avant la venue de l’auditeur, les exigences étant essentiellement documentaires. Au fil des mois, nous constatons que les audits, comme le suivi des dossiers, se passent de mieux en mieux et que le dispositif de la certification est maintenant bien compris. » Pour les entreprises qui ne se sont pas encore lancées dans la démarche, l’application de produits phytopharmaceutiques est une activité illégale et risquée. De plus, à partir du 1er janvier 2015, les applicateurs qui ne possèdent pas le certificat individuel ne pourront plus acheter de produits phytopharmaceutiques de la gamme professionnelle. Mais, bonne nouvelle, il n’est pas trop tard pour se mettre en règle. X

Une sélection de Clématites Globe Planter® pour égayer les terrasses et jardins

Un déploiement national en renforçant la proximité

La Clématite est reconnue comme l’une des plus belles plantes grimpantes grâce à son abondante floraison et à sa silhouette harmonieuse. Globe Planter® propose une sélection de clématites tendances, résistantes aux maladies. La Clématite ‘Fortis Giant Star’ est originale avec ses grandes fleurs (> 10 cm) rose tendre et très parfumées. Elle se plait partout, à l’ombre comme au soleil, sur une treille comme sur une pergola. Sa végétation abondante refleurit chaque année avec une masse de fleur qui cache son feuillage dans son intégralité. La Clématite ‘Fond Memories’ offre quant à elle de grandes fleurs, de juin à octobre, aux reflets satinés de rose et un cœur violet. La Clématite ‘Patricia Ann Fretwell’ (ci-dessus) est adaptée aux massifs et haies mais pousse également en bac. Ses grandes fleurs doubles d’un rose striés rouge apparaissent de mai à septembre. Enfin, la Clématite ‘Winter Parasol’ est atypique grâce à ses fleurs blanc crème en trompette. Elle égaiera les jardins par sa floraison hivernale de novembre à janvier et son feuillage persistant. X

En 2013, le groupe Fabemi a véritablement présenté une dimension nationale pour la majeure partie de son activité. Une nouvelle envergure qui ne l’a pas empêché de multiplier les actions sur le plan local pour favoriser la proximité avec ses clients, comme en atteste le Fabemi Road-Show, lancé en automne dernier, qui lui a permis d’aller à la rencontre des professionnels qui mettent en œuvre ses produits pour échanger. Ces soirées avaient pour vocation de faire monter en compétence les professionnels, mais également de mieux cerner les besoins sur les chantiers. Plus spécifiquement, pour sa division Environnement, le groupe a repris l’exclusivité de la licence Bradstone pour laquelle elle a imaginé une image plus moderne et plus cohérente. Tout cela n’a pas freiné le secteur recherche et développement du groupe, en effet sur 2013 il a développé pas moins de 16 innovations dont des produits spécifiques aux aménagements paysagers à l’instar de la lame Verdon. X www.fabemi.fr

Lantana Paysage poursuit sa croissance externe Dans le cadre de son développement régional et faisant suite à la reprise de Lhomme & Fils (Blois), Lantana Paysage poursuit sa croissance externe et a repris l’activité de l’entreprise Gaujard Rome située à Châteauroux (36). « Cette entreprise de 10 personnes vient renforcer notre présence dans le sud de la région. Les équipes en place localement offriront les mêmes prestations généralement dispensées à travers les autres sites géographiques de Lantana Paysage, à savoir aménagement et entretien d’allées, de jardins et de terrasses pour les particuliers », explique Guillaume de Germay, PDG de Lantana Paysage. Afin de démontrer le savoir-faire de Lantana localement, un « week-end mise en scène » est organisé les 22 et 23 mars prochains sur le site de l’agence de Châteauroux. X

Magiline souffle ses 20 bougies À l’occasion de ses 20 ans, Piscines Magiline lance une piscine en édition limitée qui regroupe 20 ans d’innovations Piscines Magiline. Une piscine de 9 m x 4, 5 m dotée d’escaliers exclusifs en palier, d’un liner bicolor et de margelles grises. Cette piscine très esthétique regorgera de technologies : iMagi Sérénité, balnéo sur l’escalier avec minimum quatre jets rotatifs pour un bain bouillonnant, Neolight couleur, robot exclusif Magiline de couleur noire…Un concentré de technologies aussi beau que pratique. X www.magiline.com


actualités

s p é c i a l

élection régionale Unep

Michèle Guillot, nouvelle présidente Unep de la région Centre/Limousin Les entreprises du paysage de la région Centre/Limousin se sont données rendez-vous à Sancerre le 6 février, pour l’Assemblée générale annuelle où ils ont élu leur nouvelle présidente : Michèle Guillot. Prenant la suite de Jean-Jacques Rebeyrol, Michèle Guillot est la première femme à prendre la présidence de l’Unep Centre/Limousin, représentative des 1 620 entreprises de la région qui regroupe 4 950 actifs pour un chiffre d’affaires de 285 millions d’euros. Représentante régionale au sein de la commission communication de l’Unep depuis trois ans et cogérante des entreprises Amboise Paysage et Jardiloire Services, elle souhaite apporter un nouveau regard sur les actions menées en faveur de la profession. « Notre nouvelle présidente nationale, Catherine Muller, nous invite à faire des entreprises du paysage les acteurs incontournables de l’économie verte. En apportant ma collaboration active, je souhaite que notre région soit attentive à chacun d’entre vous, qu’elle accompagne vos entreprises vers une démarche de progrès, en développant les échanges et actions sur tous les sujets qui touchent notre métier avec les spécificités de notre région Centre/Limousin, et dans un esprit de convivialité », a-t-elle indiqué. X

Gilles Espic réélu à la tête de la Région Rhône-Alpes/Auvergne Après un premier mandat de trois ans, Gilles Espic a renouvelé sa candidature à la présidence de l’Unep Rhône-Alpes/Auvergne. Il a été réélu avec 100 % des voix le 21 février dernier à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle. Investi en tant que président départemental Drôme depuis 2007, élu président régional en 2011 et gérant d’une entreprise du paysage à Montélimar, il s’est toujours impliqué dans le secteur. Lors de son premier mandat, Gilles Espic a su impulser de très nombreux évènements en régions ( journée professionnelle, voyages d’études, visites d’entreprises, etc.) et s’est activement engagé pour la défense de la profession auprès des élus locaux. Il a notamment indiqué vouloir « conduire et poursuivre avec mon équipe les travaux déjà accomplis ou en cours, ainsi que les nouvelles ambitions envisagées par notre union au niveau national ». Désireux de fédérer toujours plus d’entreprises, il termina la présentation de sa candidature par ces mots : « Avec votre soutien, je m’emploierai à défendre notre profession, à l’inscrire plus fortement. Ensemble trouvons les moyens d’être les paysagistes d’aujourd’hui et peut être ceux du futur. Ensemble pour soutenir notre profession ! ». X

Profession Paysagiste #51 mars 2014

10 Régis Capart succède à Benoît Cossenet Le 24 janvier 2014, à l’occasion de l’Assemblée générale régionale élective du Nord-Est au Lycée Agricole d’Obernai (67), les paysagistes alsaciens, lorrains et champenois ont élu à l’unanimité Régis Capart en tant que nouveau président de l’Unep Nord-Est. Il succède à Benoît Cossenet et poursuivra la défense des intérêts des 1 500 entreprises du paysage des dix départements du Nord-Est. X

Un Eurois à la tête de la région Normandie Le 7 février dernier au Moulin de Bully dans le Calvados, les professionnels de l’Union régionale ont élu à l’occasion de leur Assemblée générale Vincent Adeline en tant que nouveau président. Il prend la tête de l’Unep Normandie, représentative des 1 670 entreprises de la région qui regroupe 5 150 actifs pour un chiffre d’affaires de 290 millions d’euros. Chef d’entreprise et membre de l’Unep depuis 1996, il s’est toujours impliqué en région et au niveau national. Vincent Adeline a déclaré lors de son élection : « En plus de rassembler et d’apporter de la convivialité, l’Unep se bat chaque jour pour défendre les intérêts de la profession ». Une dynamique qu’il veut mener tout en fédérant toujours plus d’entreprises. X


évènement

Une 3E réussie pour SM Bois La troisième journée de formation autour du bois organisée par le négoce SM Bois à Villevaudé (77) a connu un véritable succès avec environ 150 professionnels du paysage venus découvrir les produits des 16 exposants, mais également se former et s’informer sur les techniques de pose du bois.

es journées ont pour vocation de donner des clés aux professionnels du paysage sur l’art de la pose du bois et de leur permettre de découvrir des nouveautés en termes de platelage ou de claustras. Ainsi, ils ont pu participer à une conférence sur le DTU et les règles de pose des terrasses et claustras bois ou encore participer à des ateliers techniques pour réussir la pose de platelage assurés par la société Installation Service qui recommandait, par exemple, de faire un double lambourdage pour garantir la réussite, le premier avec des traverses tous les 80 cm et le second tous les 60 cm. « Personnellement, je prépare toute la structure puis je pose sur

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plot  », confiait le gérant pour l’occasion. Avant d’ajouter « le double calepinage, ça prend du temps et ça a un coût, mais le gain de temps ensuite pour la pose est réel et cela renforce la structure et assure ainsi la pérennité de l’ouvrage ». Parmi les exposants, les professionnels ont pu retrouver des habitués comme le fournisseur de bois Collstrop, Becaclip, qui propose des systèmes de fixation pour les terrasses, Wurth et Laserliner, qui fournissent l’outillage pour la pose, ou encore Bugal, fabricant de plots réglables, mais aussi de nouveaux venus tels que de Sonomuro, SivalBP ou encore Fiberdeck qui propose des solutions de platelage et claustra en composite. L’Unep Île-de-France était également partenaire de cette journée, une occasion pour l’organisation de rencontrer les professionnels adhérents ou non et de présenter les règles professionnelles. SM Bois a également profité de cette journée pour montrer son nouveau produit en avant-première : un claustra en faveur de la biodiversité grâce notamment à ses hôtels à insectes. Une fois de plus, l’équipe du négoce SM Bois a réussi une journée qualitative en termes de découvertes, d’échanges et de convivialité. Les professionnels du paysage ont pu repartir avec un coffret d’échantillons leur permettant de montrer les produits aux clients, mais également les tarifs du négoce en fonction du nombre de mètres carrés. Une solution qui leur permettra de gagner du temps pour établir les devis lors de la réalisation de projets. X

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4 1 150 professionnels sont venus assister à la journée technique organisée par SM Bois. 2  3 Les 16 exposants ont pu échanger avec les professionnels du paysage et présenter leurs innovations. 4 Des ateliers techniques sur la pose de terrasse en bois étaients notamment organisés.


rendez-vous avec

« Je veux laisser une entreprise saine et propre à tous les niveaux. C’est mon dernier challenge »


SERRAULT JARDINS, UN COncentré D’EFFICACITÉ ET DE CONVIVIALITÉ Située en Indre-et-Loire, à la croisée de Montlouis-sur-Loire et de Tours, l’entreprise Serrault Jardins est bien implantée sur son secteur. Une belle société dans laquelle règne une ambiance studieuse mais conviviale, que l’on ressent dès que l’on franchit la porte. Jacques et Anne Serrault l’ont créé il y a maintenant 33 ans et ont su, au fil des années, la développer et la structurer pour en faire un outil de travail exemplaire. Ils nous ouvrent leurs portes.

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d’ancienneté, et Christophe, devenu bras droit de Jacques, est entré il y a 21 ans pour réaliser son BTS en alternance.

Les évolutions de l’entreprise Lorsque l’on parle de l’évolution de l’entreprise, Jacques Serrault évoque plusieurs moments clés. Le premier est l’entrée au sein du réseau France Environnement en 1992. « Christian Girault, un confrère, m’a proposé d’entrer, ce que j’ai fait. Deux ans plus tard, j’ai cessé mon adhésion à cette franchise et nous avons créé avec douze autres entrepreneurs du paysage le groupement alliancepaysage (Atout vert à l’époque - ndlr) dont j’ai été le président pendant 6 ans. Cela a été une grande évolution pour l’entreprise. Je suis un homme de réseau. On apprend beaucoup les uns des autres, même si je pense que je n’ai pas exploité tout ce que j’aurais pu », confie le chef d’entreprise. Pour Jacques Serrault, le deuxième virage important de l’entreprise a été le déménage-

La cohésion d’équipe fait partie de “l’esprit Serrault”

« Une équipe soudée et une bonne ambiance de travail favorisent la performance d’une entreprise » ment dans les locaux actuels en 2000. « Nous avons acquis alors 2 000 m2 de bâtiment sur deux hectares de terrains. Lorsque nous avons acheté, c’était une friche industrielle. L’ampleur des travaux était conséquente mais l’emplacement, au bord d’une route passante était intéressant ». En effet, cette nouvelle implantation a permis à l’entreprise de mieux se structurer, de disposer d’une surface de stockage importante, ce qui lui garantit d’avoir un fond de roulement de matériaux à disposition pour les chantiers mais aussi de créer un véritable jardin d’exposition. « Un client directeur d’une grosse société m’a d’ailleurs dit récemment : “Vous avez bien évolué depuis le changement de site. Cela ne tient pas au hasard, vous vous êtes donnés les moyens” ». Le troisième moment clé de l’entreprise a été le rachat de l’entreprise Demonfaucon. « J’avais travaillé dans cette entreprise quand j’ai commencé ma carrière et j’étais resté en bons termes avec le gérant. Mais après avoir connu des années fastes après la tempête de 1998, l’entreprise avait été rachetée en partie par une personne pas très honnête et finalement j’ai acquis la société au tribunal de commerce par sympathie envers son fondateur, Jacques Demonfaucon. Je l’ai rachetée avec huit salariés. J’ai eu quelques mauvaises surprises par la suite sur la façon dont était gérée l’entreprise, avoue Jacques Serrault, il a fallu rationaliser. Toutefois, il y avait des postes sur

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’est très jeune que Jacques Serrault s’est passionné pour les jardins. « Mon père était directeur et dans le cadre de sa fonction, il disposait de certains avantages, avec une maison de fonction et son jardinier. Je suis devenu très ami avec ce dernier, il m’a transmis sa passion pour le jardin ». Et c’est donc naturellement qu’à 13 ans, Jacques Serrault effectue son premier stage dans une entreprise du paysage. Cela lui renforce sa conviction et il décide donc de suivre un bac professionnel d’aménagement paysager avant d’intégrer l’École Spéciale d’Architecture de Jardin de Paris. « J’ai ensuite fait mes armes dans plusieurs entreprises avant de créer Serrault Jardins à 26 ans, le 1er mars 1981 ». Il emprunte alors 120 000 francs pour acheter le premier matériel. « En juin de la même année, j’embauchais Jorge, mon premier collaborateur, toujours chez nous depuis ». Cette fidélité de ce collaborateur à l’entreprise n’est pas une exception à la règle. En effet, cinq des salariés ont plus de 25 ans


rendez-vous avec lesquels il était facile d’économiser grâce à la logistique mise en place sur l’entreprise Serrault Jardins, notamment sur les frais de location qui s’élevaient à environ 25 000 euros par an et la décharge à 35 000 euros annuel ». Une fois cela stabilisé, Jacques Serrault crée l’entreprise Demonfaucon Services. « J’ai vu que j’avais au sein de mon personnel une personne qui voulait bouger. Je lui ai donc proposé que l’on fonde l’entreprise de SAP ensemble. Au départ, j’avais 100 % du capital. Grâce à l’intéressement il a pu me racheter 37 % des parts. D’ici à 2015, quand je cesserai l’activité, il aura 50 % du capital. Il pourra alors me racheter les parts restantes ».

L’organisation de l’entreprise

Les postes sont clairement identifiés et identifiables au sein de l’entreprise. Pour la partie commerciale, Jacques Serrault en effectue une partie mais il peut également compter sur Christophe, son bras droit, Guillaume et Maxime, actuellement en licence à Tecomah. « Nous n’allons plus chez les clients lors des premiers rendez-vous, affirme le

dirigeant. Depuis que nous avons un jardin d’exposition, nous les faisons venir à nous avec des photos de l’existant et nous pouvons leur montrer notre savoir-faire par le biais du jardin d’expo, ce qui leur permet de voir les

matériaux en situation et nous avons également des books en papier pour leur montrer des réalisations. Autre avantage, ils se rendent comptent en venant sur le site que l’entreprise tient la route ». Chaque commercial

Présentation d’une réalisation dans l’esprit Serrault

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L’entreprise s’adresse à une clientèle de particuliers. « Nous réalisons essentiellement de petits jardins de particulier. Je n’aime pas vraiment faire de grands espaces. Je trouve cela plus intéressant de métamorphoser un petit lieu » explique Jacques Serrault. Effectivement, dans son book on retrouve essentiellement de petits jardins réalisés. « Je ne suis pas un cador du végétal, avoue le paysagiste, par contre, j’aime le mariage des formes, le mélange des matières, la terre et l’association avec le végétal. Il y a un esprit Serrault que l’on retrouve dans nos jardins ». Nous avons demandé à Jacques Serrault de nous présenter une réalisation représentative. Tout de suite, son choix s’est porté sur cet aménagement tout en longueur. Pour ce jardin, la cliente voulait réaménager cet espace qui menait de l’entrée au garage de l’immeuble. Elle même vivant au 4e étage, il s’agissait plus d’un jardin à contempler qu’un jardin à vivre. « J’ai donc travaillé sur les perspectives, apporté des touches de couleur. La mise en place des pavés de façon dissymétrique donne l’impression d’avoir gagné en largeur. C’est tout simple comme aménagement, mais c’est cela ‘‘l’esprit Serrault’’ ».

AVANT

APRÈS

Jacques Serrault travaille beaucoup sur de petits espaces qu’il aime métamorphoser grâce à l’association de matériaux et de végétal en jouant sur les formes.


constitue alors un dossier pour le client avec un premier devis détaillé, établi à l’aide de Dreamflore. Pour optimiser les recherches, chaque commercial a une couleur qui lui est attribuée, ce qui n’a l’air de rien mais permet de gagner un temps précieux. Si le client accepte le devis, il passe alors au bureau d’études dans les mains de Géraldine qui réalise les plans en 3D, qu’elle colore ensuite à la main. Deux ou trois propositions sont ainsi faites au client. Le dossier accepté est transmis à Lenny qui effectue les achats puis à Marc, manager de production, qui le planifie et attribue l’équipe en charge. « Avant, je n’avais que des hommes de ter1

rains très spécialistes mais du coup les clients voyaient défiler des personnes différentes tous les jours et il manquait une personne de référence. À présent, nous nommons une personne du terrain responsable du chantier qui est en relation avec le client pendant toute la durée des travaux ». Enfin, Guylaine suit la partie administrative, comptable, l’accueil et les relances clients.

Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose

L’entrée au sein de l’entreprise s’effectue par une allée qui sépare deux bâtiments occupés

Les “petits trucs” de Jacques Serrault Au quotidien

Tous les matins, Jacques Serrault prend le petit déjeuner avec Christophe, Marc et Sébastien avant l’embauche. « C’est un moment convivial que nous faisons avant l’embauche. On ne parle pas nécessairement de travail, mais on peut évoquer un sujet si besoin ». Ensuite, le patron descend à l’embauche et sert la main de chacun de ses collaborateurs. « C’est important pour moi, argumentet-il, c’est une question de respect et d’éducation ». Autre moment clé de la matinée, la pause café avec les commerciaux, membres du bureau d’études et personnes en charge de l’administratif. « Certains me disent que c’est un quart d’heure de perdu. Je ne crois pas. Une équipe soudée et une bonne ambiance de travail favorisent la performance d’une entreprise », affirme Jacques Serrault.

Chaque semaine

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1 L’entreprise dispose d’un atelier et d’un mécanicien qui lui permet

d’avoir du matériel performant et entretenu. 2 C  haque salarié dispose d’un casier pour ranger son petit matériel. 3 L’entreprise dispose d’un parc matériel de 70 machines dont 22

véhicules roulants.

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2

« Nous avons mis en place, depuis le dernier forum alliancepaysage, ce que nous appelons un “conseil des ministres” le mardi matin. Cela nous permet de faire le point sur les travaux en cours, les projets à l’étude, la facturation et la vie de l’entreprise. Le mercredi matin est consacré à cette dernière tâche ». Par ailleurs, les devis effectués aux clients incluent le temps de main d’œuvre. Les collaborateurs qui partent sur le terrain savent en combien de temps ils sont censés effectuer les travaux. Lorsqu’ils reviennent, ils inscrivent un trait vert pour ce qui est réalisé dans le temps, et tout éventuel dépassement est souligné en rouge. « C’est à la vue de tous. Et dès que l’un d’entre eux est hors timing, on se retrouve dans mon bureau le vendredi avec Marc et le commercial. Cela permet de discuter de la raison pour laquelle le délai n’a pas été respecté. Est-ce parce qu’il a été mal évalué au départ par le commercial ? Est-ce sur le terrain qu’il y a eu un souci ?... Cela nous permet de rectifier le tir tout de suite ».


rendez-vous avec par l’entreprise. Ces locaux dédiés au bureau d’études et à l’administratif surplombent la partie technique et stockage et le jardin d’exposition. Tout y est rationnalisé et ordonné. Le déménagement a été l’occasion pour l’entreprise d’acquérir du stock. « On dit que le stock coûte, c’est vrai, mais le gain de temps est réel et ainsi je suis gagnant ». Mais qui dit stock dit rangement. « Nous avons vraiment défini l’emplacement pour tous les matériaux et le matériel. Cela nous permet de savoir où l’on en est ». Par ailleurs, l’entreprise a un parc matériel important. « J’ai acheté ma première pelle en 1983, c’était également la première du département. Depuis le parc s’est bien développé », poursuit le dirigeant. En effet, pour avoir une idée, l’assurance flotte de l’entreprise comprend 70 matériels, dont les véhicules, remorques, pelleteuses, tracteurs… Chaque machine a une place bien déterminée. « Pour les inciter à les ranger au bon endroit j’ai même pris des photos avec le matériel à la bonne place pour qu’il n’y ait aucun doute possible, on verra si cela marche ». Par ailleurs, chaque salarié dispose de son casier avec son petit matériel. « Cela le responsabilise », poursuit le chef d’entreprise. Pour entretenir le parc matériel, Jacques Serrault a embauché voilà 14 ans un mécanicien. « Il travaille de 13h à 20h environ. Au-delà des réparations et opération d’entretien du parc matériel, il est également responsable du chargement des camions. Ainsi, dans l’après-midi, les responsables des chantiers lui envoient la liste de ce dont il vont avoir besoin pour le lendemain. Il prépare tout sur palette et lorsque les équipes rentrent et ont vidé leur camion, il les recharge pour la journée suivante ». Ce système est celui qui convient le mieux à l’entreprise qui a dû s’adapter aux 35 heures et à l’annualisation du temps de travail.

Demonfaucon Paysages ou Services. « Et par respect pour les clients, je les invite fortement à venir peigné et rasé ! Pour les clients l’image est importante. Et nous recevons souvent des messages de félicitations que nous transmettons, c’est flatteur ». De même, les véhicules et le matériel sont floqués et propres lorsqu’ils partent sur les chantiers.

Et demain ? « Je compte prendre mes droits à la retraite en août 2015. Je veux laisser une entreprise saine et propre à tous les niveaux. C’est mon dernier challenge. C’est pourquoi j’essaie de sortir progressivement, d’être de moins en moins productif en tant que tel tout en poursuivant la surveillance. C’est comme ça qu’il n’y aura pas d’à coup à mon départ ». X

fiches entreprises Serrault jardins effectif 19,5 ca 2013 1 970 000 € activité conception et création de jardins de particuliers demonfaucon paysages effectif 5 ca 2013 496 000 € activité entretien d’espaces verts publics et collectivités demonfaucon services effectif 4 ca 2013 376 000 € activité service à la personne

À la conquête de nouvelles adresses

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Pour en arriver là et poursuivre sa croissance, Jacques Serrault se donne les moyens. Et il a monté tout un plan avec des actions marketings pour l’année : pages jaunes, site internet, mailing, salons, foires, expo… rien n’est oublié. Son fils, dirigeant d’une agence de communication s’occupe de la mise en place du plan de communication (distribution, site internet, documents commerciaux et réseaux sociaux). « Cependant, cela reste difficile de conquérir de nouvelles adresses. De mesurer le retour sur investissement, concède le chef d’entreprise. Par exemple, sur certains salons nous avons eu beaucoup de contacts concrets une année et pas grand chose l’année suivante ». Par contre, Jacques Serrault veille à ce que l’image déployée par l’entreprise soit bonne. Tous les collaborateurs sur le terrain sont vêtus aux couleurs de Serrault Jardins ou

Le jardin d’expo permet de montrer les matériaux en situation et le savoir-faire de l’entreprise


interview

« L’innovation fait partie de la culture d’entreprise » Implantée à Checy, près d’Orléans, l’entreprise familiale Bourdin Jardins et Paysages recherche constamment de nouvelles solutions pour améliorer les conditions de travail et l’efficacité sur les chantiers. Elle utilise ainsi depuis cinq ans le prologiciel de gestion Progib spécialisé dans le BTP et les espaces verts. Ce partenariat a été renforcé en 2013 par la mise en service de 18 StyloPDF utilisés quotidiennement sur les chantiers par 36 personnes de l’entreprise. Retour d’expérience de Laurence Bourdin, directrice générale.

Pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement du StyloPDF ?

Laurence Bourdin, directrice générale de l’entreprise Bourdin Jardins et Paysages

Qu’est-ce qui vous a décidé à adopter ce système ?

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Il s’agit d’un stylo équipé d’une mini caméra, d’une puce de stockage et d’un module de communication. La caméra enregistre les données manuscrites écrites par nos chefs d’équipe sur les formulaires (rapports, relevés…) dans la mémoire du stylo. Ces données sont immédiatement transmises à un serveur par une simple liaison Bluetooth avec téléphone mobile 3G. Quelques secondes plus tard, le stylo génère un document PDF, copie du document remis au client et l’envoie par mail à l’entreprise. Parallèlement, les informations manuscrites recueillies sur le formulaire peuvent être converties en données numériques structurées grâce au moteur de reconnaissance d’écriture et alimenter le système d’information de l’entreprise.

l’entreprise bourdin jardins et paysages statut SAS pdg Nicolas Bourdin dg Laurence Bourdin Ca 2012 3 773 000 € effectif moyen 45 personnes activité création et entretien espaces verts et terrains de sports clientèle publique et privée

La nécessité d’améliorer la gestion des heures de chantier. Le déploiement du progiciel Progib nous avait permis d’améliorer nettement la gestion administrative dont les devis, les facturations, les plannings, mais il restait à optimiser les heures de chantier. Nous avons 18 équipes sur le terrain qui chaque jour font les relevés de l’activité des chantiers, évaluent le travail en termes de ressources, d’heures, de matériaux et établissent des comptes rendus qui doivent ensuite être ressaisis, traités, enregistrés… C’est une procédure très classique dans le métier mais dont la lourdeur devenait de plus en plus pénalisante. L’idée de pou-

voir enregistrer et traiter immédiatement les rapports d’activité nous a tout de suite séduits...

Comment s’est passée la mise en service ? Il y a eu six mois d’adaptation. Nos chefs d’équipe ne sont pas des administratifs. Ce sont des hommes qui travaillent « les mains dans la terre  ». Mais ce sont des gens ouverts aux innovations et toujours prêts à tester une nouvelle méthode. Nous leur avons laissé le temps de s’approprier l’outil, d’apprendre le codage, d’entrer dans les formats… Mais six mois après la mise en service, les bénéfices sont déjà évidents : le StyloPDF a affiné la gestion des chantiers et des ressources humaines. Nous savons, en temps réel, qui a travaillé sur quel chantier et comment, c’est-à-dire avec quels risques, selon quel taux de pénibilité... des informations utiles pour la médecine du travail que nous pouvons maintenant directement extraire des rapports d’activité, mais également quels sont les postes qui ont beaucoup de tâches manuelles ou encore ceux qui ont beaucoup puisé dans le stock...

Comment cela se passe-t-il concrètement ? Aujourd’hui, les rapports d’activité sont traités de façon hebdomadaire, les stylos sont vidés chaque fin de semaine, les résultats sont immédiatement injectés dans notre prologiciel, ce qui nous permet d’avoir une analyse à la fois beaucoup plus rapide et plus fine de l’activité et de la rentabilité des chantiers, puisque par exemple il a permis de résoudre le problème récurrent jusqu’alors de l’affectation des achats. En effet, jusqu’à présent,


les achats n’étaient pas réaffectés aux chantiers, ils étaient « pris dans le stock » comme l’on dit. Désormais avec le StyloPDF, tous les achats peuvent être immédiatement affectés au bon chantier et au bon client. C’est un progrès important ! De même, nous générons maintenant des bons de livraison automatiques qui suppriment des heures de ressaisie d’une assistante.

Les données sont enregistrées par le stylo et retransmises immédiatement à un serveur

Cette évolution a été bien accueillie dans l’entreprise ?

mun, par exemple le compteur d’heures ne comptabilise pas des heures sociales mais des heures métiers...

Vous avez de nouveaux projets pour l’entreprise ? Oui, tout le temps. Le dernier est la création d’une plateforme de recyclage des déchets

verts. D’une part pour être en règle avec la nouvelle législation mais également pour créer une nouvelle source de profit à moyen terme. Nous travaillons également sur les bons de livraison automatique qui vont permettre d’informer plus rapidement les clients, d’automatiser la facturation et les entrées et sorties de matière... Et, tout ceci sera géré à l’aide du StyloPDF. X

« Cela nous permet d’avoir une analyse à la fois beaucoup plus rapide et plus fine de l’activité et de la rentabilité des chantiers »

COMBIEN ÇA COÛTE ?

Pour Laurence Bourdin, six mois après leur mise en place dans l’entreprise, les styloPDF ont permis de gagner en efficience

Le StyloPDF est en location pour 46 €HT par mois sans engagement. Ce prix comprend la location du StyloPDF avec la plateforme de gestion des documents et de reconnaissance des caractères. Le système s’adapte sur différents logiciels.

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Oui, car chez nous, le changement fait partie de la culture de l’entreprise. Et l’innovation qu’a apportée le stylo est « lisible » et visible par tout le monde car on a gagné en efficience partout. Tout le monde sait en permanence où il en est. On a un bilan chaque vendredi. Tout ça apporte du sens au travail de chacun. Nous sommes vraiment dans le travail collaboratif, qui est une notion qui me tient particulièrement à cœur ! De plus, avec le stylo, on reste dans l’écriture, on n’est pas dans le tactile comme avec une tablette, or nos chefs de chantier ont cette culture du rapport écrit. Enfin, il y a un dernier aspect, un peu subtil mais réel, c’est le fait d’avoir un nouvel outil de travail com-


végétal

réussir sa plantation Le végétal a le défaut de ses qualités. C’est du vivant, il évolue. Si c’est ce qui fait sa richesse, c’est aussi ce qui le rend fragile et vulnérable, surtout sur les chantiers et lors de ses premières années après la plantation. Voici quelques conseils pour optimiser la reprise des arbres que vous plantez. Le stockage sur le chantier

« Le temps de stockage qu’il est possible d’observer varie selon les espèces », rappelle Fulvio Paoli des pépinières Vannucci Piante. Il est par exemple déconseillé de stocker les persistantes, elles ne le vivent pas bien. Des arbres caducs en motte peuvent, eux, rester entre un et deux mois selon les variétés, si vous protégez bien les mottes avec de la paille et de la toile de jute. « Il est capital de garder un état hydrique correct, ni trop sec ni trop humide, et que les mottes soient bien protégées pour qu’elles restent solidaires aux arbres. Attention, certaines plantes comme les chênes n’aiment pas rester trop longtemps en jauge  », met en garde le pépinieriste. Dans certains cas, il faudrait arracher l’arbre et le replanter au plus vite. Plus on attend, plus la reprise est difficile, notamment pour les arbres à croissance lente. « Dans tous les cas, les plantes sont sous la responsabilité de l’entreprise qui doit prendre toute mesure utile à leur conservation en bon état physiologique et sanitaire pendant la période de stockage. Il faudra notamment prêter attention à ne jamais laisser les racines à l’air libre. Les moyens de protection vont de la protection par une toile ou une bâche, à la mise en jauge », indiquent les Règles professionnelles des travaux de plantation des arbres et arbustes. De même, il ne faut pas laisser le choix du lieu de stockage au hasard et protéger les végétaux de l’exposition au soleil, au vent et au froid.

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« Il est capital de garder un état hydrique correct, ni trop sec ni trop humide, et que les mottes soient bien protégées pour qu’elles restent solidaires aux arbres pendant la période de stockage » Fulvio Paoli. Les arbres en racines nues sont plus faciles à transporter et à manipuler et techniquement, en 10-12 et 12-14, cela permet de conserver l’intégralité du système racinaire. Mais la racine nue n’est utilisable que pour les baliveaux, les jeunes plantes forestières et pour les arbres de petite taille (maximum 10-12 de circonférence). À partir de 12-14, la motte ou le conteneur sont généralement préférables.

Dans quelles conditions planter ? Comme l’indiquent les Règles professionnelles, « la plantation peut se faire dans une

Attention à la manipulation L’arbre est vulnérable avant sa mise en terre, notamment pendant le transport et lors de sa mise en place sur le chantier. Il est donc nécessaire de le manipuler avec précaution pour ne pas abîmer son système racinaire, ses branches mais aussi son tronc. « Il faut faire particulièrement attention lorsqu’il s’agit d’arbres lourds. Il faut protéger le tronc avec une toile de jute. Par ailleurs, pour les troncs à partir de 20-25-30, l’idéal est de réaliser deux points d’attache pour former un triangle avec les sangles. Cela permet de répartir le poids entre la motte et le tronc et de légèrement incliner l’arbre. Sinon, tout le poids se décharge dans la pépite du collier et la motte risque de s’abîmer », met en garde

La manipulation des végétaux est délicate et nécessite de l’attention pour ne pas détériorer leur tronc et leur motte

fosse de plantation préparée pour réserver un volume compatible avec le développement ultérieur attendu de la plantation. Elle peut aussi se faire directement en plein sol selon la nature du projet ». En effet, un arbre qui va pousser dans un milieu urbain nécessitera des précautions particulières. Ainsi, il faudra réaliser une fosse de plantation d’au moins quatre fois la taille de la motte et apporter un mélange terre pierre qui assure un bon drainage. Par contre, si les arbres sont plantés dans un jardin ou dans un parc, le milieu étant naturel, la préparation sera moindre, même si elle nécessite d’être bien faite, et la plante aura plus de facilité à s’installer. Une attention particulière sera apportée à l’installation du système racinaire, notamment pour les plantes en racines nues. Voici les points sur lesquels insistent les Règles Professionnelles : ♦ le pralinage est conseillé afin d’augmenter le contact entre les racines et le sol ; ♦ elles doivent être installées sans être cassées, ni repliées dans des configurations non naturelles ; ♦ le mélange constituant le support de plantation est remis en place de manière à ne pas laisser d’espaces vides entre les racines ; ♦ il est légèrement tassé de manière à bien assurer le contact entre les racines et le support de plantation ; ♦ les plantes sont mises en place de telle sorte que leur collet ne soit pas recouvert. Ce dernier point favorise l’enracinement en


La préparation du sol est moins importante dans un parc qu’en mileu urbain

Que faire une fois la plante en terre ? Il est très important de tuteurer les plantes, autant les jeunes plans que les gros sujets. La préparation du sol en amont est une étape particulièrement importante, toujours pour les jeunes plans. « Si un gros sujet s’imposera naturellement par sa présence, un jeune plan sera plus sujet à la concurrence, notamment des mauvaises herbes. Son système racinaire étant plus faible et superficiel, il faut le protéger et le renforcer. De même il sera plus sujet au stress hydrique ». La première cause de mort des végétaux est l’excès d’eau, d’où l’importance d’un sol bien drainé à la plantation. Par ailleurs, notamment pendant les six premiers mois, il est très important de veiller à la qualité de l’arrosage. « L’eau doit être amenée au pied de l’arbre. Il faut arroser là où se trouve la motte, sinon cela ne sert à rien ». En effet, les racines n’ont pas les capacités d’aller chercher l’eau et la nourriture plus loin, c’est pourquoi il est important de leur approcher au plus près. La mise en place d’un goutte à goutte à 40 cm de la motte est pour ainsi dire inutile. « Un arrosage manuel est la meilleure chose à faire durant les premiers mois qui suivent la plantation ». On peut effectuer des apports d’engrais

chimiques qui vont stimuler l’activité racinaire, mais cela n’est pas une solution miracle, comme l’explique le spécialiste «  Cela peut aider le végétal, mais ça ne sauvera pas un arbre mal planté ». Enfin, concernant la taille des végétaux, les avis sont contrastés. « Personnellement je recommande de ne pas y toucher durant les deux premières années après la plantation. Si les végétaux ont été bien taillés et entretenus en pépinières et que la tête est équilibrée par rapport à la motte, vous n’avez pas besoin de tailler. Si cela a été mal fait en production, alors oui vous devez l’aider à se rééquilibrer par une taille de formation. Mais sachez que si vous réduisez beaucoup la tête de l’arbre elle repartira plus doucement car vous allez réduire ses capacités de photosynthèse qui favorisent son installation », considère Fulvio Paoli.

Le respect de la période de plantation La période de plantation est un élément déterminant pour assurer la reprise de l’arbre. Il est important de la respecter, surtout lorsque l’on plante des arbres en motte. Par exemple, il est recommandé de mettre en terre les chênes quand ils bourgeonnent tandis que vous avez plus d’élasticité pour la plantation de tilleuls, platanes ou frênes pour lesquels cela peut s’étaler de novembre à mars, hors période de gel. « Si les contraintes du chantiers nécessitent que la plantation

s’effectue en dehors des périodes préconisées, il est alors recommandé de mettre des végétaux en conteneurs », préconise Fulvio Paoli. Par contre, il est certain que la plante en conteneur est plus coûteuse qu’un arbre en motte. « Cela coûte environ 20 % plus cher qu’un végétal en motte. Toutefois, cela permet de le planter toute l’année. Mais il faut le prévoir dès le départ pour que le devis fait au client soit établi avec des arbres en conteneur et non en motte. Il est important d’anticiper sinon le paysagiste ne peut pas s’y retrouver financièrement. Vous devez penser lorsque vous devisez le client à la période durant laquelle vous aller planter », met-il en garde. X

en bref  es végétaux en racines nues L sont utilisés pour les petits baliveaux.  es arbres et arbustes en L conteneur coûtent 20 % plus cher que des végétaux en motte mais peuvent être plantés toute l’année.  ne bonne préparation du U sol et un suivi régulier et précautionneux pendant les deux années qui suivent la plantation vous permettent d’assurer une bonne reprise des végétaux à vos clients.

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profondeur. « Il faut bien le respecter, même si nous avons l’impression que la plante est un peu en surface », insiste Fulvio Paoli.


minéral

Les tendances dans les couleurs de dallage pour 2014 Les fabricants de pierre reconstituée s’emploient chaque année à vous proposer des produits innovants et contemporains, suivant les tendances des aménagements intérieurs, qui filent vers l’extérieur. Dallages monoformats ou multiformats, grands ou petits formats, carrés ou allongés, vous n’avez que l’embarras du choix. Du coté des couleurs, la palette s’agrandit également. Focus sur quelques nouveautés 2014. e gris est indétrônable dans les maisons et jardins depuis quelques années et les fabricants de pierre reconstituée le déclinent sur leurs pavages et dallages pour que vous puissiez l’associer au mieux à l’architecture environnante. La volonté des particuliers à avoir des jardins naturels, durables mais avec le moins d’entretien possible, a fait naître du dallage imitation bois. Une nouveauté qui

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a vu le jour ces dernières années mais une tendance qui se confirme en 2014. Enfin, de nouveaux coloris viennent compléter les gammes. On notera notamment le taupe et le blanc cassé pour cette année.

Le taupe s’invite au jardin Carré d’Arc ajoute le taupe à sa gamme de couleur. Un tond sourd et moderne qui se rehausse de blanc, de vert et de couleurs vives par petites touches. Ce coloris permet de sublimer la végétation aux beaux jours et vient éveiller le jardin endormi l’hiver et lui préserver une chaleureuse personnalité. Carré d’Arc décline la couleur taupe à travers deux dallages : la dalle Espace 3 et la dalle monoformat Castellane.

Le gris perdure Couleur phare de ces dernières années, le gris perdure en 2014. Résolument moderne, il se marie aux architectures contemporaines. La société Marlux propose notamment dans ces tons Artdeco 1 , un monoformat design à motifs variés. Les traits imbriqués dans les

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tons gris en font son originalité. Son format, de 60 cm pour une épaisseur de 4 cm, autorise la pose sur plot ou sur sable. De son côté, Carré d’Arc a ajouté le basalte à ses coloris pour le dallage monoformat Castellane. Une teinte sombre, inspirée de l’ardoise, qui s’associe aux lignes graphiques.

Couleur bois On est même au-delà de la simple couleur du bois avec ces dallages au véritable aspect du bois : la texture même des dalles reconstitue le veinage du bois. Cela confère aux terrasses un aspect très naturel. Chez Carré d’Arc, on retrouve ainsi la Lame Verdon 2 , disponible en teinte chêne clair. La société Marlux propose, dans cet esprit, les dalles Madria 4 qui se présentent sous la forme de lattes aspect bois.

Blanc cassé Pour contraster avec le gris, Marlux a ajouté le blanc cassé à sa gamme Unie qui joue sur la discrétion. Une façon de trancher avec l’anthracite ou de créer un univers chic et lumineux. X


dossier

SÉLECTIONNER LES BONS MÉLANGES DE GRAMINÉES

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La vocation finale du gazon, la situation géographique, l’exposition, sont autant de caractéristiques qui déterminent le choix du mélange. Comment les producteurs travaillentils ? Quelles sont les clés pour choisir le mélange adapté qui garantira sa pérennité et donc la satisfaction du client ? Éléments de réponse avec Michel Gaudillière, directeur commercial et marketing des gazons professionnels de la société Barenbrug et Jean-René Lecoq, responsable Grands Comptes et développement de la société Carneau. Pour chacune des espèces il faut environ quinze années de recherche et développement pour les sélectionner dans les centres de recherches.

I © BARENBRUG

Barenbrug propose le concept RPR composé de RGA de type traçant capable de s’autorégénérer naturellement comme on peut le voir sur la partie gauche de la photo où le gazon est beaucoup plus dense.

es espèces à gazon et leurs variétés sont inscrites sur le Catalogue officiel français des variétés des graminées à gazons. « Dans le cadre de la gestion différenciée des espaces, il est utile de se référer à des catégories types de gazons et pelouses. La typologie proposée dans ces règles est un exemple de typologie parmi d’autres. Elle comporte les gazons d’ornement, les gazons d’agrément, trois classes de pelouses alternatives extensives et les pelouses fleuries », indiquent les Règles professionnelles PCR4 sur les travaux de mise en œuvre des gazons. Le document précise que « la compatibilité des espèces et variétés du futur aménagement avec le milieu et l’usage doit être

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I © CARNEAU

I © BARENBRUG

Toutes les variétés que vous retrouvez dans les mélanges sont préalablement testées en station de recherche. Ici au sein de la société Carneau, des essais de résistance au piétinement sont effectués.

La R&D : un élément clé pour des gazons de qualité

« Pour chacune des espèces que vous retrouvez dans les gazons, il faut environ quinze années de recherche et développement pour les sélectionner », affirment les deux producteurs. Toutes les variétés sont testées sur des critères tels que l’esthétique générale, leur résistance… « Chez Barenbrug, nous essayons de positionner nos centres de sélection dans différents types de climat afin de tester les espèces dans des conditions différentes », explique Michel Gaudillière avant d’ajouter, « ce qui fait notre marque de fabrique, c’est l’innovation. Nous cherchons à apporter de nouveaux concepts pour répondre aux besoins de nos clients. Le dernier en date est le concept RPR composé de Ray Grass anglais de type traçant capable de s’auto-

« Le gazon c’est l’écrin de la réalisation. C’est ce beau tapis vert qui vient finir le travail du paysagiste » régénérer naturellement. Aujourd’hui, on veut de beaux gazons avec le moins d’entretien possible, nous essayons d’être sur ces deux tableaux-là ». Ainsi, ces dernières années, l’entreprise a effectué notamment de gros travaux de recherche concernant le développement durable, sélectionnant des semences qui ont un impact moindre sur l’environnement avec une diminution des besoins en arrosage, en fréquence de tonte, en intrant… De son côté, l’entreprise Carneau bénéficie, depuis 1978, d’une station de recherche. « Elle a pour mission de créer des variétés performantes et innovantes, de façon à offrir une gamme complète de produits de qualité, répondant aux attentes des utilisateurs. Le travail de sélection est un travail de longue haleine : les plantes sont étudiées quotidiennement, de la mise en pépinière jusqu’aux plantes porte-graines récoltées manuellement, précise Jean-René Lecoq. Les plantes qui constituent notre base génétique sont évaluées selon des cri-

tères bien précis comme l’aspect esthétique, la résistance au piétinement, aux maladies et dans des conditions spécifiques comme le froid, la sècheresse… ». Toutes ces recherches permettent de bénéficier de gazons plus résistant aux piétinements, mieux adaptés à des climats très secs, nécessitant moins d’entretien, moins d’eau, moins de tontes, moins d’intrants.

Le ray-grass anglais en nette progression Le ray-grass anglais est l’espèce la plus utilisée dans les mélanges gazon. Un gros travail a été effectué ces dernières années sur cette variété. « Ce sont des plantes assez fines et denses qui ont une bonne vitesse d’installation et une bonne résistance au piétinement. Toutefois, jusqu’à présent, on retrouvait certains défauts majeurs sur ces plantes : elles étaient un peu creuses au bout et sensibles à la rouille. Ces défauts ont bien été gommés grâce au travail effectué, confie Michel Gaudillière avant de poursuivre, on a diminué de moitié la feuille sur les nouvelles variétés. Certes, le prix de ces dernières est plus élevé mais on gagne en coût d’entretien par la suite et elle a une meilleure pérennité ». Le ray-grass une espèce à gazon à implantation rapide qui nécessite peu d’entretien lors de sa mise en place. « Son agressivité vis-à-vis des espèces concurrentes lui permet de concurrencer les adventices lors de son implantation », complète Jean-René Lecoq.

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vérifiée par l’entreprise, qu’elle soit ou non à l’origine de leur choix. L’entreprise doit avertir son client des espèces et variétés inadaptées ou pouvant présenter un certain risque quant à leur adaptation, ou d’accidents climatiques pouvant survenir (gels, sécheresse, etc.). Le choix des mélanges ou espèces et variétés doit également prendre en compte le futur type de gestion qui sera appliqué à l’espace engazonné réalisé. Les références des mélanges ou espèces et variétés du projet doivent figurer dans les documents contractuels remis au client (devis, facture, éventuellement Dossier d’ouvrage exécuté - DOE) ».


dossier

I © CARNEAU

Pour ce stade anglais réalisé avec du gazon Carneau le mélange comprend du Ray Grass anglais et du pâturin des prés. Ce mélange assure une bonne résistance au piétinement, une installation rapide avec un bon rendu esthétique.

Du côté des fétuques La fétuque rouge traçante est plus fine et assez dense. Il s’agit d’une variété destinée aux gazons d’agrément. Les fétuques rouges demi traçantes et gazonnantes sont, quant à elle, dotée d’un feuillage très fin. Elle est utilisée dans les mélanges de gazon haut de gamme orienté ornement à faible repousse. Pour sa part, la fétuque élevée est une plante qui résiste très bien au piétinement. « C’est une espèce qui sait s’adapter à de nombreuses situations de stress comme la sècheresse, l’excès d’eau, le piétinement. Son principal défaut : une pousse excessive, ce qui n’est plus le cas avec les dernières inscriptions mais il reste encore dans le commerce ce type de variétés qui n’ont comme seul intérêt le prix, attention donc aux fausses économies ! », détaille Michel Gaudillière. La fétuque rouge gazonnante est la plus fine et la plus esthétique des fétuques. Son utilisation dans les mélanges garantit l’excellence du résultat. Elle a toutefois besoin d’eau en condition asséchante. Enfin, la fétuque ovine est une espèce qui s’adapte très bien aux conditions et sols difficiles, notamment aux sols sableux.

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L’infatigable pâturin des prés Le pâturin des prés est doté, quant à lui, d’un système de rhizomes, ce qui lui permet d’être résistant car bien ancré dans le sol. Comme le précise le directeur des Gazons Carneau, « c’est une espèce très pérenne et très résistante au piétinement, elle est donc principalement utilisée dans les mélanges à usage sportif ».

L’agrostide, pour une pelouse de luxe L’agrostide est l’une des graminées pour gazon les plus esthétiques. Elle sera choisie pour obtenir un gazon de très grande qualité. Son feuillage est fin et d’un beau vert.

C’est une espèce très utilisée sur les golfs et mélanges haut de gamme car elle combine finesse et densité. Parmi ses autres qualités, elle dispose d’une très bonne résistance au froid et supporte les tontes rases et fréquentes. Elle est par contre assez sensible à la sécheresse. L’agrostide commune demande un entretien modéré en termes de fertilisation et d’arrosage.

Comment choisir le bon gazon ? « Il y a plusieurs questions à se poser, affirment les spécialistes : quelle est la nature du sol ? Est-il sableux, argileux, lourd, ou sa texture est-elle au contraire idéale ? Quelle est la vocation du gazon : jardin de particulier, terrain de sports, aire de jeux, pelouse ornementale ? Bord de route ? Ce sont les premiers éléments déterminants. Ensuite, viennent les exigences des clients. Veulentils un gazon avec peu d’entretien, économe en eau, très résistant ? ». Une fois ces réponses définies, vous pourrez vous orienter vers le mélange le plus adapté. « Dans nos gammes, nous avons créé des concepts pour répondre aux attentes des clients », explique Michel Gaudillière. Par exemple, le concept “Speed Green®” favorise dans sa composition la vitesse d’installation et la couverture du terrain. Le concept “Water Saver®” quant à lui a pour but, comme son nom l’indique, de réduire l’arrosage et le stress hydraulique du gazon. Chez Carneau on trouve également différentes familles : agréments, sport et grands espaces. Chacune d’entre elles comporte plusieurs mélanges différents. Ainsi, par exemple, en gazon d’agrément, si l’esthétique prime et que votre client souhaite un beau gazon type gazon anglais, vous pouvez lui proposer “Excellence n°42”, un gazon haut de gamme composé de 35 % de ray-grass anglais, de 30 % de fétuque rouge traçante, 30 % de fétuque rouge gazonnante et 5 % d’agrostide. « Ces

valeurs représentent le pourcentage en poids du mélange. Toutefois, cela ne correspond pas au nombre d’individus. En effet, par exemple, l’agrostide qui ne représente que 5 % du poids du mélange constitue 45  % du mélange en nombre d’individu. Cette espèce assure au gazon un très bel aspect esthétique et une très bonne densité. Nous précisons ce pourcentage en nombre d’individus sur nos mélanges pour aider nos clients à faire le bon choix du produit selon sa destination », détaille Jean-René Lecoq. En conclusion, Jean-René Lecoq rappelle que « le gazon, c’est l’écrin de la réalisation. C’est ce beau tapis vert qui vient finir le travail du paysagiste. C’est un peu la cerise sur le gâteau pour le chantier. C’est un élément important pour le client qui lui reflètera l’ensemble de la réalisation et contribuera au contentement du client. C’est pour cela qu’il faut être vigilant dans sa sélection ». Bien entendu, la mise en œuvre du gazon dans les règles de l’art est déterminante dans la réussite du chantier. X

en bref  our sélectionner le bon P mélange de gazon il faut savoir quelle est la priorité du client en termes de critère : peu d’entretien, résistance, peu d’intrant, esthétisme…  râce aux travaux de G recherche et développement, les semenciers ont fait évoluer les espèces proposant aujourd’hui des graminées plus résistantes et nécessitant moins d’entretien dans l’ensemble.  ’est à vous professionnel C d’orienter et d’avertir le client sur le bon choix du mélange pour qu’il soit adapté aux contraintes du lieu.


chiffres & devis

quelles marges appliquer pour les abords de piscine ? #1 Légende :

Terrasse en pierre naturelle et gazon synthétique Libellé

Profession Paysagiste #51 mars 2014

30

Prix U ou m2 €HT

Qté ou m2

Total achat €HT

Coeff x

Marge €HT

Total facturation client €HT

Terrasse pierre naturelle quartzite. Fourniture, pose et petites fournitures.

140,00

77

10 780,00

1,7

7 546,00

18 326,00

Gazon synthétique haut de gamme. Fourniture, pose et petites fournitures. Pose sur chape béton en place.

65,00

52

3 380,00

1,7

2 366,00

5 746,00

Abri de jardin de type Piveteau Bois 300 x 300 cm. Fourniture et pose sur plots béton et petites fournitures.

1 900,00

1

1900,00

1,3

570,00

2 470,00

Pergola de type Mosse Collstrop + hard top. Fourniture, pose et petites fournitures. Pose sur dalle en place, fixation vis et scellement chimique.

2 089,00

1

2 089,00

1,3

626,70

2 715,70

Pool house de type Modern Line 300 Gardival. Fourniture, pose et petites fournitures. Pose sur dalle en place.

4 900,00

1

4 900,00

1,3

1 470,00

6 370,00

Toile d’ombrage et poteaux inox. Fourniture, pose et petites fournitures. Pose sur dalle en place, fixation vis et scellement chimique.

990,00

1

990,00

1,5

495,00

1 485,00

Coffre blanc résine tressée. Fourniture et pose.

150,00

1

150,00

1,1

15,00

165,00

Pergola fer forgé. Fourniture, pose et plantes grimpantes. Pose sur sol en place et plots béton 80 cm.

859,00

1

859,00

1,7

601,30

1 460,30

Sujet d’exception pleine terre de type Ilex Crenata 180/200. Fourniture plante, terreau, amandements et tuteurage. Plantation en fosse.

2 000,00

1

2 000,00

1,3

600,00

2 600,00

Cabine de changement double 180 x 200 cm de type Alain Roux. Fourniture et pose sur plots béton.

1 290,00

1

1 290,00

1,3

387,00

1 677,00

Douche de jardin de type Uno Conmoto intégrée dans la terrasse. Raccord PVC et scellement.

1 090,00

1

1 090,00

1,7

763,00

1 853,00

Total facturation €HT

44 868,00


Lorsque le jardin se pare d’une piscine, celle-ci devient la pièce maîtresse du lieu. Votre œil de paysagiste vous permet de l’intégrer au mieux dans son univers en la sublimant et en proposant un véritable espace de vie autour. Pierre naturelle ou reconstituée, platelage bois ou composite, gazon naturel ou synthétique pourront constituer les abords du bassin selon l’esprit que vous souhaitez donner. Mais vous pouvez aller encore plus loin et vendre au client des accessoires comme un abris de jardin qui servira de pool-house, une toile d’ombrage qui apportera la fraîcheur, une douche de jardin et végétaux d’exception… Autant d’éléments séduisants pour le client et qui vous permettent d’apporter une véritable plus-value tout en dégageant des marges intéressantes pour votre entreprise.

Terrasse en pierre reconstituée Prix U ou m2 €HT

Qté ou m2

Total achat €HT

Coeff x

Marge €HT

Total facturation client €HT

90,00

166

14 940,00

1,7

10 458,00

25 398,00

Abri de jardin de type Piveteau Bois 300 x 300 cm. Fourniture et pose sur plots béton et petites fournitures.

1 900,00

1

1900,00

1,3

570,00

2 470,00

Pergola de type Mosse Collstrop + hard top. Fourniture, pose et petites fournitures. Pose sur dalle en place, fixation vis et scellement chimique.

2 089,00

1

2 089,00

1,3

626,70

2 715,70

Pool house de type Modern Line 300 Gardival. Fourniture, pose et petites fournitures. Pose sur dalle en place.

4 900,00

1

4 900,00

1,3

1 470,00

6 370,00

Toile d’ombrage et poteaux inox. Fourniture, pose et petites fournitures. Pose sur dalle en place, fixation vis et scellement chimique.

990,00

1

990,00

1,5

495,00

1 485,00

Coffre blanc résine tressée. Fourniture et pose.

150,00

1

150,00

1,1

15,00

165,00

Pergola fer forgé. Fourniture, pose et plantes grimpantes. Pose sur sol en place et plots béton 80 cm.

859,00

1

859,00

1,7

601,30

1 460,30

Sujet d’exception pleine terre de type Ilex Crenata 180/200. Fourniture plante, terreau, amandements et tuteurage. Plantation en fosse.

2 000,00

1

2 000,00

1,3

600,00

2 600,00

Cabine de changement double 180 x 200 cm de type Alain Roux. Fourniture et pose sur plots béton.

1 290,00

1

1 290,00

1,3

387,00

1 677,00

Douche de jardin de type Uno Conmoto intégrée dans la terrasse. Raccord PVC et scellement.

1 090,00

1

1 090,00

1,7

763,00

1 853,00

Terrasse pierre reconstituée. Fourniture et pose. Pose sur chape béton collée et margelle associée.

Total facturation €HT

46 194,00

le mois prochain : les terrasses bois et upm

31 Profession Paysagiste #51 mars 2014

Libellé


chantier

"Nous pouvons apporter une véritable valeur ajoutée au jardin" L’entreprise Arbo-Concept est installée à Saint-Gervais, près de Blois (41). Son créateur, Benjamin Heim, passionné d’arboriculture, l’a créée en 2003. Sept ans après, il a développé son offre et intégré le réseau Magiline pour proposer des piscines à ses clients. Témoignage. Quel a été votre parcours et celui de votre entreprise ?

Benjamin Heim propose des piscines Magiline depuis 2010

J’ai suivi un cursus classique avec à la clé un BTS d’aménagement paysager. Je suis ensuite parti à l’étranger au Québec et au nord des Etats-Unis pour suivre un cursus dédié à l’arboriculture qui m’a permis d’obtenir un diplôme équivalent au CS élagage en France, mais avec d’autres connaissances. À mon retour en France, en 2003, j’ai créé l’entreprise Arbo-Concept, seul au départ, juste avec un ou deux intérimaires ponctuellement. Depuis, l’entreprise a bien grandi puisqu’elle compte 11 salariés aujourd’hui.

Quelle est votre activité ? Initialement, elle était liée à l’arboriculture que j’affectionne particulièrement. Je travaillais pour des privés, des entreprises et quelques collectivités comme la ville de Blois, de 60 000 habitants. L’activité création s’est développée progressivement. Il faut dire que je suis plus un technique qu’un créatif et que j’avais du mal à retranscrire mes idées sur une esquisse. Aujourd’hui, grâce aux lo-

Profession Paysagiste #51 mars 2014

32

L’entreprise a installé dans ce jardin piscine, douche, spa, abri en bois. L’ensemble est intégré dans le paysage environnant.

giciels et au photomontage, cela va beaucoup mieux et de fil en aiguille, l’entreprise a réalisé de plus en plus de chantiers de création.

Comment êtes-vous venu à ajouter la piscine à votre offre ? Nous avons eu l’occasion, lors de réalisation de jardins, de faire quelques montages de piscines en kit que les clients avaient achetées et qui se rendaient compte que c’était finalement plus laborieux qu’ils ne pensaient (rire). Comme je suis bricoleur, cela ne me gênait pas de le faire. En 2009, Magiline nous a démarché et nous avons intégré le réseau en 2010.

L’activité a démarré fort ? Non, nous avons commencé progressivement. Nous en avons réalisé trois la première année, quatre la deuxième et cinq la troisième. Cette année, l’objectif est d’en réaliser 10 et nous en avons déjà signé cinq. De plus, depuis octobre dernier, nous avons ouvert un magasin en pleine zone commerciale. Nous sommes ainsi bien visibles et nous avons rapatriés les bureaux de l’entreprise sur place.


Les possibilités avec les piscines Magiline sont très nombreuses

LE SYSTÈME iMAGI

Oui, nous pouvons apporter une véritable valeur ajoutée au client grâce à notre regard de paysagiste. De plus, en étant professionnel du paysage, nous étions déjà bien équipés en termes de matériel, l’investissement pour démarrer cette activité a donc été raisonnable. La première année, j’ai uniquement acheté une centrale d’aspiration de liner. La deuxième année, j’ai investi dans des citernes souples. Cela me permet, pour un changement de liner, d’arriver chez le client, de remplir ma citerne en pompant l’eau de la piscine, changer le liner et remettre l’eau. C’est non seulement un important gain de temps pour le remplissage, très rapide avec la cuve, mais aussi une réelle économie de plus ou moins 250 euros d’eau pour les clients (sans compter le sel pour les piscines équipées d’électrolyseur), et ils y sont sensibles !

Votre zone de chalandise est étendue ? Je suis revendeur Magiline sur le Loir-etCher et j’interviens également sur l’Indre et Loire. Cependant, c’est un secteur que je qualifie de sinistré ! Il y a eu un concessionnaire véreux pendant 8 ans qui a laissé de nombreux litiges. Il a fait du tord à la marque et la tâche n’est pas facile, mais je suis bien soutenu par Magiline. Je suis déjà intervenu chez 130 clients et je pense qu’il reste environ 200 bassins sur lesquels nous devrons agir dans les 10 prochaines années.

Quels sont les avantages des piscines Magiline ? Ce sont des produits faciles à monter et modulables à souhait. Avec un peu de créativité, on fait vraiment tout ce qu’on veut : piscines à débordement, banquette… De plus, la facilité de mise en œuvre nous permet de nous y retrouver en coût de main d’œuvre, même si le produit n’est pas donné. Par ailleurs, la force du réseau nous permet de bénéficier de tarifs avantageux sur les systèmes de filtration… Enfin, Magiline propose des solutions comme iMagi, un système domotique que les clients apprécient. Cela leur permet de gérer leur piscine à distance et c’est très pratique, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une résidence secondaire. Toutefois, je mettrais un petit bémol, c’est un industriel qui suit de près ses ventes et a des ambitions mercantiles. Personnellement, si c’est pour vendre des bassins de 8 m x 4 m à moins de 20 000 euros, cela ne m’intéresse pas vraiment, je veux faire de beaux projets et apporter une véritable valeur ajoutée. Et nous avons fait quelques très beaux chantiers.

Pouvez-vous nous en présenter un ? Au-delà de vendre la piscine, Benjamin Heim veut apporter une véritable valeur ajoutée au jardin.

Oui, nous avons réalisé le jardin d’un client dans lequel il n’y avait rien au départ. Quand nous sommes repartis, il avait une

Le système iMagi est un coffret de pilotage à distance de la piscine. Ainsi, depuis son smartphone, le client peut gérer la mise en marche ou l’arrêt de la pompe à chaleur pour que la piscine soit à la bonne température à son arrivée, savoir si le volet est ouvert ou fermé, gérer l’éclairage de sa piscine... mais aussi connaître les indices pH et chlore, la température de l’eau, de l’air, et les alertes paramétrées. « J’ai tout de suite adhéré au concept que je trouve complètement dans l’air du temps, confie Benjamin Heim. Cela évite au client d’aller dans son local technique, généralement au fond du jardin pour effectuer ces manœuvres. Certes, c’est cher, mais l’intérêt est réel. Cela peut aider pour le SAV également. Par exemple, j’ai eu le cas d’un client qui m’a appelé un jeudi soir n’arrivant pas à mettre sa pompe à chaleur en route. J’ai pu prendre la main à distance et lorsqu’il est arrivé le week-end, sa piscine était à la bonne température ! »

belle piscine, une terrasse de 90 m2, un spa, l’éclairage, le gazon…

Quels étaient les désirs du client ? Il n’avait aucun critères. Nous avons eu carte blanche. Je lui ai donc proposé une piscine de 11,66 m x 4 m à fond plat de 1,50 m de profondeur. Nous avons installé deux escaliers dans les angles plutôt qu’un seul central. Ensuite, aimant la pierre naturelle, je lui ai posé une terrasse en travertin et la plage de piscine est dans le même matériau posé en opus. Comme la terrasse était grande, nous avons intégré un carré en ipé qui accueille le spa. Une douche d’extérieur a trouvé sa place et nous avons réalisé le support de douche en ipé également. Un abri de jardin en bois vient compléter l’ensemble. Enfin, des Leds ont été encastrées dans la terrasse et nous avons planté quelques végétaux et semé du gazon. Au départ, le client ne voulait pas d’arrosage automatique, et finalement, il m’a rappelé quelques temps après pour que l’on vienne l’intégrer. Nous avons donc refait le gazon en incorporant l’éclairage. X

33 Profession Paysagiste #51 mars 2014

C’est un avantage d’être à la fois paysagiste et pisciniste ?


chantier

Un esprit lavoir pour une parfaite harmonie L’entreprise Atlantic Jardin Concept, installée en Vendée à Mouilleron-le-Captif (85), a quatre ans d’activité paysage et piscine derrière elle. Pour cette dernière, les cogérants Vincent Jozelon et Benjamin Talbot ont choisi de devenir concessionnaires Carré Bleu pour la piscine et Bojardins pour le paysage. Entretien avec Benjamin Talbot. Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ?

Avec les piscines Carré bleu et l’association des Bojardins, nous pouvons proposer des réalisations sur-mesure à nos clients. Un aménagement cousu main.

Nous l’avons créée il y a quatre ans. Nous avons une équipe de sept paysagistes confirmés, un technicien piscine, une assistante commerciale piscine et paysage et un commercial piscine. Nous avons tout de suite intégré la piscine afin de proposer une offre globale à nos clients. Cela leur permet d’une part de n’avoir qu’un seul interlocuteur, et d’autre part qu’il y ait une réelle intégration paysagère de leur piscine dans le jardin.

Pourquoi avoir choisi Carré Bleu ? Pour plusieurs raisons. La première c’est que cela nous permet de toucher une clientèle haut de gamme, cohérente avec notre activité de paysage. Chaque piscine est unique, ce ne sont pas des standards. C’est un peu comme de la haute couture pour les jardins. Nous pouvons nous adapter à la demande du client, tout est possible dans les formes et les styles. De plus, nous pouvons échanger avec

Profession Paysagiste #51 mars 2014

34

Un mur de soutenement en granit cadre la piscine

les autres membres du réseau sur des produits, sur des problématiques… L’union fait la force.

Pouvez-vous nous présenter une réalisation ?

Oui, il s’agit de l’aménagement d’un jardin de centre ville de 800 m2 de La-Roche-surYon avec l’intégration d’une piscine. L’habitation est une maison bourgeoise et le client souhaitait un jardin assez traditionnel. Nous avons donc réalisé une piscine dans l’esprit d’un bassin d’ornement et l’aménagement autour est dans l’idée d’un jardin à la française. L’objectif était que l’on ait l’impression que l’ensemble est là depuis l’origine. Pour


La piscine a été réalisée dans l’esprit d’un lavoir pour l’intérer à l’architecture de la maison

Qu’avez-vous donc proposé ?

Nous avons utilisé des produits nobles, notamment du granit pour réaliser la margelle et le mur de soutènement. Pour intégrer la piscine, nous avons mis un revêtement en membrane armée noir, les bondes de fond, skimmers et projecteurs sont noirs également pour une intégration parfaite. Un gazon borde directement la margelle. Il permet aux enfants de disposer d’un espace de jeu. Sur les autres côtés, nous avons monté un mur

de soutènement en granit dans lequel nous avons intégré un tuyau en cuivre de diamètre 50 mm, relié directement à la filtration. Il crée un jeu d’eau visuel et sonore rappelant l’esprit d’une fontaine.

Quelles sont les dimensions du bassin ? Comme le jardin est en longueur, nous avons joué sur cet effet et installé un couloir de nage de 11 m x 3 m sur 1,50 m de profondeur. Aujourd’hui, la plupart des piscines que nous réalisons sont peu profondes. Les clients veulent essentiellement des espaces ludiques, où ils ont pied partout, plutôt que des bassins profonds.

Comment se sont passés les travaux ? Comme il s’agissait d’une maison de ville, l’accès était compliqué. Nous avons donc creusé avec une pelle de 2,5 tonnes et utilisé un petit chargeur pour évacuer la terre par le garage. Pour le coulage du béton, nous avons utilisé une pompe à béton. Par ailleurs, nous avons réalisé un cheminement en brique qui rappelle l’encadrement des fenêtres de la maison. L’arrosage a été intégré au gazon et nous avons passé les réseaux électriques dans l’attente d’un éclairage prochain. Par ailleurs, nous avons planté une haie de hêtres taillée en rideaux pour cacher la vue du voisinage. X Le revêtement en membrane armée noire favorise l’intégration de la piscine

FICHE TECHNIQUE OBJET DU CHANTIER Réalisation d’un jardin traditionnel avec intégration d’une piscine devant une maison bourgeoise CONTRAINTES PARTICULIÈRES Architecture des lieux, accès difficile SUPERFICIE DU CHANTIER 800 m2 DURÉE DES TRAVAUX 2 mois PISCINE Carré Bleu 11 m x 3 m x 1,50 m ACCESSOIRES Jeu d’eau en cuivre, rideau de protection MATÉRIAUX ♦ briques ♦ pierre de granit VÉGÉTAUX POUR LES ABORDS: ♦ gazon ♦ haies de hêtres ARROSAGE oui ÉCLAIRAGE en attente mais réseaux installés

35 Profession Paysagiste #51 mars 2014

cela, nous avons été à l’écoute des souhaits du client, tant au niveau des couleurs que des matériaux.


chantier

L’intégration d’une piscine semi-enterrée pour une sécurité optimale L’entreprise Nature et Prestige, située à Venelles (13), propose à ses clients des piscines en bois Bluewood depuis un an. Vincent Porro, son gérant, nous explique les avantages de cette offre et nous présente une réalisation.

Pourquoi avoir choisi les piscines Bluewood ? La piscine est en pin traité autoclave classe IV. Le principal avantage de Bluewood c’est que nous pouvons faire des bassins surmesure. En effet, ce sont des poutres verticales de 14 cm de largeur qui s’emboîtent, ce qui nous donne beaucoup de souplesse. Par ailleurs, il s’agit d’un produit de fabrication française avec du bois certifié. Nous avons une véritable traçabilité du produit et c’est important pour nous. L’avantage supplémentaire c’est que la société garantit sa structure 15 ans contre le pourrissement, ce qui est rassurant car nous sommes soumis à la garantie décennale sur les piscines.

Cela apporte une véritable plus-value à votre offre ? Oui, c’est intéressant de pouvoir ajouter cela à nos aménagements de jardin et de proposer une offre globale. Nous avons démarré l’activité piscine il y a un an et nous en avons réalisé trois en 2013. Pour 2014, pour l’instant, nous en avons déjà quatre de prévues, deux sont en cours de réalisation et deux sont en commande. Par ailleurs, je pense que je vais étendre mon offre en proposant également de la piscine en dur haut de gamme. En tout cas, c’est un projet que nous avons à l’étude. Nous pensons mettre en place petit à petit une équipe dédiée à cette activité. Cependant, la véritable valeur ajoutée par rapport à un pisciniste se fait sur l’aménagement des abords. Ce qui me semble important c’est de vendre la globalité du projet.

Les gens choisissent les piscines en bois pour des raisons économiques ? Non, l’aspect budgétaire est une fausse bonne raison, sauf si vous prenez des pis-

Profession Paysagiste #51 mars 2014

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Les clients souhaitaient une piscine sécuritaire pour leurs petits-enfants. C’est pourquoi Vincent Porro ne l’a pas complètement enterrée.

cines premiers prix des GSB. Mais la piscine Bluewood est un produit assez haut de gamme. L’avantage de la piscine bois c’est surtout son intégration au jardin, quand vous partez sur des produits qualitatifs bien sûr. Elle laisse en outre un panel de choix intéressant, vous pouvez la poser enterrée, semi-enterrée ou complètement hors-sol selon le désir du client et la typologie du terrain. C’est un produit intéressant également lorsque les conditions d’accès à la maison sont complexes ou que les terrains sont petits.

Pour le chantier que vous souhaitez nous présenter, quelles étaient les attentes du client ? Les clients souhaitaient une piscine pour leurs petits-enfants. Ils ne voulaient pas effectuer de demandes de travaux et donc un petit bassin leur suffisait. Par ailleurs, pour des raisons de sécurité, ils préféraient que la piscine ne soit pas complètement enterrée.

Qu’avez-vous donc proposé ? Nous leur avons donc proposé une piscine


D’après Vincent Porro, la piscine bois laisse un panel de choix intéressant

FICHE TECHNIQUE

Avez-vous ajouté d’autres éléments au jardin ? Oui, nous avons également réalisé une plage de piscine en ipé sur laquelle les chaises longues ont trouvé leur place et planté une haie végétale qui isole du vis-à-vis avec les voisins. Par ailleurs, nous avons repris la terrasse existante avec du dallage Manoir de chez Bradstone, que nous avons posé en opus romain. Ce dallage se marie bien avec le bois qui constitue la piscine et la plage.

Comment s’est passée la mise en œuvre ? La construction se fait en deux temps. Tout d’abord, le terrassement et le coulage de la dalle pour commencer, puis après le temps de séchage, vous pouvez monter la piscine. Une fois l’emplacement de la piscine décaissé, nous avons coulé une dalle béton de 20 cm d’épaisseur. Ensuite nous avons mis le rail en résine qui sert de chaînage en bas pour

le tour de la piscine et une fois les poutres posées, nous avons installé le rail supérieur qui sert de chaînage en haut des poutres et de support pour la margelle.

Le montage des piscines est-il facile ?

Oui, le montage reste assez simple. Il suffit d’avoir de bonnes notions d’hydraulique pour la partie filtration. En outre, Bluewood assure une formation qu’il est fortement conseillé de suivre pour réussir ces bassins.

Vous installez quel type d’élément de sécurité pour la piscine ?

Cela dépend du budget du client, nous proposons des alarmes, volets roulants ou encore des bâches avec des barres. Cette solution n’est pas des plus esthétiques comme la clôture. Par ailleurs, Bluewood a développé un plancher mobile (Pink Floor) qui transforme la piscine en terrasse bois lorsqu’elle ne sert pas. Au niveau de la sécurité c’est extrêmement efficace mais cela reste un procédé très cher. X

OBJET DU CHANTIER Réalisation d’une petite piscine avec rénovation du jardin CONTRAINTES PARTICULIÈRES Les clients voulaient une piscine sécurisée sans demande de travaux SUPERFICIE DU CHANTIER 90 m2 DURÉE DES TRAVAUX 3 semaines (hors temps de séchage de la dalle béton : 28 jours) PISCINE Bluewood semi-enterrée dimension : 4 m x 2,50 m x 1,40 m MATÉRIAUX ♦ 40 m2 de dallage Manoir de chez Bradstone ♦ 20 m2 de platelage en ipé ♦ 1 velum « Toile & Voile » VÉGÉTAUX POUR LES ABORDS: ♦ Chamaerops ♦ Prunus ‘chanticler’ ♦ Arbustes à fleurs variés ARROSAGE oui ÉCLAIRAGE oui

« La véritable valeur ajoutée par rapport à un pisciniste se fait sur les abords »

37 Profession Paysagiste #51 mars 2014

en bois Bluewood de 4 m x 2,50 m sur 1,40 m de profondeur que nous avons semi-enterrée. La piscine dépasse de seulement 50 cm du sol. La margelle peut servir ainsi de banc autour du bassin. Cela leur permet notamment de s’installer en bord de piscine sans se baigner pour veiller sur leurs petits-enfants lorsqu’ils sont dedans.


procédé & innovation

Le Sonowall permet de réduire le bruit à 50 %

Sonomuro, quand le bruit n’est plus un problème Le défi de l’entreprise Belge Sonomuro : créer un claustra bois qui diminue les nuisances sonores. C’est ce qu’elle a réalisé en concevant et fabricant Sonowall. Une solution qui permet de réduire le bruit de 50 %. Michel Corbett, directeur de l’entreprise, nous en explique le principe.

Profession Paysagiste #51 mars 2014

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Combien ça coûte ? Pour un panneau de 1,83 m x 2 m (soit deux éléments de 1 m de haut) 299 € TTC Pour un panneau de 1,83 m x 2,20 m (soit un élément de 1 m de haut et un autre de 1,20 m) 325 € TTC Pour un panneau de 1,83 x 2,40 m (soit deux éléments de 1,20 m de haut) 350 € TTC

Sonomuro est un mur antibruit pour “Monsieur tout le monde”, affirme Michel Corbett. C’est en constatant que les particuliers n’avaient pas vraiment de solutions anti-bruit esthétiques, pratiques et accessibles en termes de coût, que nous avons décidé de développer ce mur. Nous proposons une solution à partir de 180 euros le mètre linéaire ». L’entreprise propose donc ce claustra bois en éléments d’une hauteur de 1 m ou 1,20 m qui peuvent se superposer. « Cela permet de monter des murs de 2 m, 2,20 m ou 2,40 m », argumente Michel Corbett. Par ailleurs, Sonomuro propose son aide aux paysagistes pour l’étude préalable afin de proposer une solution optimale dans la

«

réduction sonore. « Il faut bien expliquer au client que le bruit ne sera pas enlevé. Si vous avez une voie ferrée à proximité, le train passera toujours mais la nuisance sera amoindrie. Par ailleurs ces solutions sont efficaces si vous avez du bruit à proximité, entre 1 et 50 m. Si la nuisance sonore vient de plus loin, vous ne pouvez rien faire car le bruit est trop diffus », précise le spécialiste.

Des panneaux en pin traité Pour la fabrication de ses panneaux, l’entreprise utilise du bois de pin de haute qualité qu’elle traite selon un procédé d’imprégnation sous haute pression avec des concentrations dispersées d’agents préservatifs, inof-


LA MISE EN ŒUVRE D’UN SONOWALL EN 5 ÉTAPES

1. Placer le premier poteau:
disponibles en 3 hauteurs, les SonoPosts doivent être enfoncé et fixés avec du béton rapide à 60 - 70 cm dans le sol. 2. Lorsque le premier poteau est en place, vous pouvez installer le premier panneau qui est composé de 2 éléments. Glissez le premier élément dans la rainure du poteau et nivelez le horizontalement. 3. Lorsque le premier élément est à niveau et le trou pour le second poteau a été préparé, vous pouvez placer le second élément au-dessus du premier. 4. Vous pouvez ensuite fixer le second poteau en insérant le panneau dans la rainure du poteau. Puis fixez définitivement panneaux et poteaux à l’aide de vis. 5. Répétez la même manœuvre pour les autres panneaux à l’avancée.

Vous pouvez superposer deux panneaux pour plus de hauteur

À venir

L’entreprise proposera également d’ici quelques mois, Sonowall Wood 2 « un claustra anti bruit également qui sera anthracite pour se marier aux architectures modernes ». Enfin, Sonomuro a également mis au point un gabion de 4 cm d’épaisseur avec un grillage très fin qui permet de le remplir de graviers. Devant l’intérêt suscité par le produit lors du salon Paysalia, le même système va être développé sur 10 cm d’épaisseur pour intégrer un cœur acoustique qui permettra de réduire les nuisances sonores. Les premiers produits doivent arriver sur le marché prochainement, lorsque les test acoustiques auront été effectués. X

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39 3

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fensifs pour l’environnement. Ce système de protection du bois permet de protéger les panneaux contre la pourriture et la moisissure pendant au moins 25 ans. Par ailleurs, l’entreprise a travaillé sur la solidité des produits. « Grâce au cadre en bois solide et l’inclusion du matériau acoustique, nos clôtures sont robustes. D’une part, nous utilisons six supports transversaux pour une structure solide du panneau à 2 m de hauteur, d’autre part le revêtement bilatéral contribue à la solidité générale. Nos panneaux ont une épaisseur de 5 cm, pèsent 70 kilos et sont supportés par des poteaux à rainures spécialement conçus », souligne Michel Corbett.

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BOSCH

matériel

UNE gamme sans fil POUR les pros

Le groupe Bosch a développé une gamme d’outils sans fil destinée à des utilisateurs professionnels. Elle est une alternative aux outils thermiques en offrant de bonnes performances. Démarrer les chantiers plus tôt, limiter l’impact écologique, autant d’éléments qui peuvent faire pencher le choix des professionnels sur du matériel électrique fonctionnant grâce à la technologie Lithium Ion. Bosch affirme proposer « un nouveau standard de performance pour les outils de jardin sans fil grâce à sa batterie innovante permettant de réduire le bruit, les émissions de gaz, les coûts d’entretien et d’utilisation par rapport aux outils thermiques ». Focus. es études de marché au sein de la communauté européenne ont montré que les paysagistes, qui s’occupent de l’entretien de jardins privés et des copropriétés, utilisent des outils de jardin thermiques offrant de meilleurs résultats. En effet, jusqu’à présent, la technologie sans fil ne délivrait pas le niveau de performance requit par les utilisateurs professionnels.

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La tondeuse 36V 53 cm La tondeuse est entraînée par deux moteurs indépendants, à commutation directe, qui n’ont pas besoin d’entretien. Le moteur indépendant Le système du réglage de la hauteur de coupe permet un ajustement rapide selon le besoin, grâce aux six positions différentes de réglage : de 20 à 70 mm.

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de traction, avec régulateur de vitesse, permet de délivrer la puissance nécessaire à la tonte en fonction du terrain. Comme cela fonctionne indépendamment, la machine peut être tractée à l’arrêt sans mettre en route le système de coupe - particulièrement utile pour la déplacer d’un terrain à un autre. L’autre moteur entraîne la lame, puis l’herbe est envoyée dans le bac de ramassage d’une capacité de 75 litres. Les deux moteurs sans charbon EC n’utilisent de l’énergie que lorsque cela est nécessaire et apportent donc une plus grande efficacité énergétique par rapport aux moteurs à combustion considérés comme « ancienne technologie ».

Le système simple et centralisé du réglage de la hauteur de coupe permet un ajustement rapide selon le besoin, grâce aux six positions différentes de réglage : de 20 à 70 mm. Un kit mulching est également disponible.

Un système de refroidissement pour optimiser les batteries La nouvelle tondeuse Bosch fonctionne avec deux batteries Lithiumion 36 V 6.0. Ces batteries professionnelles disposent d’un système «  CoolPack » permettant d’optimiser la température des cellules. Plus le temps d’utilisation d’une batterie


Puissance

Tondeuse GRA 36V-LI 531 A

Débroussailleuses GFR 36V-LI 42 double fil renforcé 4,6 mm x 2,4 mm

GFR 36V-LI 251M : lame en métal 2 dents

2 x 36 V / 6,0 Ah

1 x 36 V / 6,0 Ah

1 x 36 V / 6,0 Ah

Largeur de coupe

53 cm

42 cm

25 cm

Niveau de puissance sonore

89 dB

90 dB

79 dB

Poids

48 kg

-

5,3 kg

est long, plus il est nécessaire de la protéger d’une éventuelle surchauffe, qui serait à l’origine du vieillissement prématuré de la batterie ou qui pourrait occasionner des dommages. « Ces batteries CoolPack offrent une protection fiable contre la surchauffe des cellules et une durée de vie jusqu’à deux fois supérieure. L’utilisateur évite ainsi les pauses forcées en raison d’une surchauffe. Les ailettes de refroidissement en aluminium offrent une plus grande surface d’échange et dissipent la chaleur vers l’extérieur, de la même manière qu’à l’intérieur d’un réfrigérateur. Les batteries CoolPack ont, en conséquence, une durée de vie rallongée et assurent une meilleure transmission de l’énergie au moteur », affirme le groupe. Enfin, la nouvelle batterie à un temps de charge de seulement 42 minutes, équivalant, en terme de coût, à l’utilisation d’une ampoule pendant une heure, à seulement quelques centimes d’euro. « Sachant que la consommation hebdomadaire de carburant est de 9-20 litres, le système de fonctionnement des batteries Bosch est moins coûteux. Les batteries sont garanties deux ans », argumente Bosch.

La batterie et le chargeur sont vendus indépendamment de la nouvelle tondeuse et des débroussailleuses sans fil. Ils s’adaptent de manière polyvalente et interchangeable à l’ensemble des outils sans fil de la gamme jardin professionnelle, actuels et futurs.

Les débroussailleuses sans fil 36 V Bosch

Les nouvelles débroussailleuses sans fil Bosch peuvent être équipées d’une lame métal pour la végétation éparse et herbes récalcitrantes ou fil à bruit réduit pour les grandes surfaces d’herbe. « Il existe une large gamme d’accessoires englobant des diamètres de fils et des lames différentes pour convenir à tout type d’utilisation. Avec toujours le même message clé : la puissance du thermique, le bruit en moins », affirme le groupe. Le bruit est un facteur de plus en plus irritant et les niveaux de bruit sont régis par des lois locales, qu’il faut respecter notamment dans les zones sensibles aux bruits (ex : maison de retraite, hôpitaux, écoles…). «  C’est pourquoi nous avons veillé à concevoir des outils peu bruyants. Par exemple, la lame en métal de la débroussailleuse sans fil

Bosch émet 79 dB. Ceci correspond au bruit d’une voiture se trouvant à une distance de 10 mètres, contrairement aux débroussailleuses thermiques émettant 103 dB, équivalent à un marteau piqueur se trouvant à moins d’un mètre ». Au-delà des riverains, les utilisateurs eux-mêmes bénéficient de cette réduction sonore ne les obligeant plus à porter de casque anti-bruit. X

Les ailettes de refroidissement en aluminium de la batterie offrent une plus grande surface d’échange et dissipent la chaleur vers l’extérieur.

« La nouvelle batterie à un temps de charge de 42 minutes, équivalant, en terme de coût, à l’utilisation d’une ampoule pendant une heure, à seulement quelques centimes d’euro »

La lame en métal de la débroussailleuse sans fil Bosch émet seulement 79 dB, offrant ainsi du confort à l’utilisateur.

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FICHES TECHNIQUES


économie

gagner de l’argent en réduisant vos frais bancaires Savez-vous combien vous coûte votre banque ? Connaissezvous votre cotation banque de France ? À combien s’élève la commission de mouvement de votre banque ? Autant de réponses que beaucoup ignorent et qui pourtant permettent d’avoir les armes pour négocier les frais bancaires. Les économies qui peuvent être réalisées sont conséquentes. Votre banquier est un fournisseur comme les autres. Il est important d’avoir les clés pour maîtriser les négociations.

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« Les frais bancaires représentent jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires d’une PME et 4 % pour une entreprise de moins de 20 salariés »

e rapport Gérard Rameix, publié en juillet 2011, sur l’accès au financement des TPE, soulignait que les banques ne jouaient pas le jeu à l’égard de ces entreprises. En effet, quoiqu’en disent les banques, les différentes organisations auditionnées ont unanimement souligné la technique bancaire des découverts en compte et leurs cascades de frais, en lieu et place de crédits stables. D’après les conclusions du rapport Rameix, structurellement, « les micro entreprises sont plus dépendantes de leurs banques que les autres PME. (…) Elles n’ont d’autre choix que de se tourner vers les établissements de crédit ». Les plus petites entreprises ont des besoins de fonds propres plus importants que les PME en raison du faible poids du «  poste fournisseurs  ». En moyenne, le crédit fournisseur représente seulement 4,7% du bilan d’une entreprise dont le chiffre d’affaires est inférieur à 2 millions d’euros, lorsqu’il est de 16,2% pour une PME. C’est pourquoi, les TPE n’ont pas les moyens, comme les PME et les grandes entreprises, de faire en sorte que leurs clients fassent offices de banquiers. Elles sont, par conséquent, contraintes de trouver auprès de leurs partenaires bancaires les moyens de répondre à ce besoin en flux tendu de trésorerie. Le rapport soulignait par ailleurs que les frais bancaires représentent jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires d’une PME et 4 % pour une entreprise de moins de 20

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salariés. Un pourcentage qu’il est intéressant de faire diminuer.

Pourquoi ces frais sont-ils aussi élevés ? Les banquiers des TPE et PME sont aujourd’hui plus des commerciaux que de véritables conseillers. Ils ont des objectifs de vente à atteindre et n’ont plus vraiment de délégation. Rentabilité oblige, ils privilégient la vente au conseil et n’effectuent pas toujours le suivi qu’il faudrait. De l’autre coté, souvent pris par le temps, vous appelez votre banquier juste quand vous avez besoin de lui. Les emprunts se font souvent dans l’urgence quand la machine que vous acquérez est déjà chargée sur le camion. Tout cela a pour conséquence des prestations bancaires mal suivies, des négociations non maîtrisées et des dispositifs non optimisés.

La cotation Banque de France La cotation Banque de France est une appréciation de la Banque de France sur la capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers à un horizon de trois ans. La Banque de France est inscrite sur la liste des Organismes Externes d’Evaluation du Crédit (OEEC), reconnaissance qui atteste qu’elle respecte les critères internationaux


économie

3++

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers est jugée EXCELLENTE

4

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers est jugée ACCEPTABLE

7

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers nécessite une attention spécifique en raison de la déclaration d’au moins un INCIDENT DE PAIEMENT

3+

3

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers est jugée TRÈS FORTE

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers est jugée FORTE

5+

5

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers est jugée ASSEZ FAIBLE

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers est jugée FAIBLE

8

9

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers est jugée MENACÉE

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers est jugée COMPROMISE

4+

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers est jugée ASSEZ FORTE

6

La capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers est jugée TRÈS FAIBLE

P

L’entreprise est en PROCÉDURE COLLECTIVE

0

Aucune information défavorable

La notation de votre banque Avec la réforme Bâle III, la cote dirigeant a été supprimée. Par contre depuis, les banques établissent aussi leur propre note. « Ils ont l’obligation de vous la donner », rappelle Patrick Bouis. En effet, depuis la Loi n° 2009-1255 du 19 octobre 2009, dite “Loi Brunel”, les établissements bancaires ont

l’obligation de fournir aux entreprises qui en font la demande par courrier une explication sur les éléments ayant conduit aux décisions de notation les concernant. C’est lors d’un rendez-vous que les établissements bancaires communiquent les notes attribuées aux entreprises. Ils peuvent également positionner les entreprises par rapport à celles du même secteur qu’ils ont pu noter. Mais surtout, ils expliquent les raisons de l’obtention de telle ou telle notes ainsi que les facteurs qui ont joué. Vous pourrez ainsi analyser quels sont vos points forts et vos points faibles, puis travailler afin d’améliorer ces points, et donc votre notation. Comme pour la cotation Banque de France, mieux votre société sera notée, plus vous aurez la capacité d’obtenir de nouveaux crédits et des conditions bancaires intéressantes. Pour établir cette notation, plusieurs éléments sont pris en compte. Tout d’abord, suite à la saisie informatique des comptes annuels de la société, une batterie de ratios comme les fonds propres, l’endettement, les frais financiers, la rentabilité… sont calculés. Mais cela ne s’arrête pas là, des éléments qualitatifs sont pris en compte et c’est là que vous pouvez intervenir. La banque va regarder notamment : ⊲ le positionnement de l’entreprise sur son marché et sa concurrence ; ⊲ la typologie des produits et services que vous proposez et leur valeur ajoutée ; ⊲ le portefeuille client dont vous disposez  : est-il diversifié ? Plutôt en croissance ? Avez-vous connu des incidents de paiement avec certains clients ? Si oui, avez fait en sorte de réduire les risques clients avec des techniques adaptées ? ⊲ la qualité des fournisseurs et les risques que vous subissiez une forte hausse de vos

coûts d’achat sans pouvoir de négociation ; ⊲ l’activité de l’entreprise risque-t-elle d’être soumise à de nouvelles réglementations qui peuvent pénaliser sa croissance ; ⊲ l’entreprise dépend-elle fortement de vous, dirigeant, et si oui, si vous avez souscrit une assurance “homme clé” ; ⊲ l’importance du turn-over dans l’entreprise… Autant d’éléments qui peuvent jouer sur votre notation. Vous pouvez constituer un dossier de présentation à votre banquier. « Cela lui facilitera le travail, ce qu’il appréciera et vous permettra d’apporter des éléments factuels en termes de croissance et management et donc d’augmenter votre note  », suggère Patrick Bouis.

Les ratios préférés des banquiers Fonds propres /dettes moyen terme : doit être le plus proche de 10 Fonds propres sur total bilan : doit être supérieur à 30 % Frais fixes / EBE : doit être inférieur à 50 % Résultat net / CA : doit être supérieur à 5 % Dettes MT / CAF : doit être inférieur à 3

Cet état des lieux permet de faire une analyse critique de la cotation, d’évaluer la capacité d’investissement de votre entreprise et d’évaluer le recours au crédit. Pensez à bien regarder à quoi correspondent les frais bancaires que vous avez. Tout cela vous permettra d’approcher votre banque de façon proactive.

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d’évaluation du risque de crédit : objectivité et indépendance dans l’attribution de la cotation, examen régulier de celle-ci, transparence et publicité de la méthode, large utilisation par la profession bancaire. La cotation est composée de deux éléments : une cote d’activité (qui dépend d’un niveau de chiffre d’affaires) et une cote de crédit. Pour la cote d’activité, le critère sectoriel est pris en compte : ⊲ secteur en croissance ou non ; ⊲ taux de défaut dans le secteur. Le secteur du paysage est en croissance de 5,5% entre 2010 et 2012. Toutefois, le chiffre d’affaires moyen par actif est en recul de 10 % entre 2008 et 2012. Le critère de marché est évalué comme les critères managériaux (succession, pérennité, profil des dirigeants). Cette dernière cotation s’établit sur une échelle allant de 3 ++ à 9. En bref, si vous cotez à 3 ++, tous les banquiers vont vouloir travailler avec vous, si vous avez une cotation à 4, les banquiers vont être plus refroidis. « Si la cotation de votre entreprise est inférieure à 4, vous avez intérêt à aller discuter avec la banque de France pour la faire remonter. Cela se fait et si vous parvenez à rehausser votre cotation, vous aurez un plus fort pouvoir de négociation avec votre banque », informe Patrick Bouis, un ancien banquier.


économie

LES 10 RÈGLES D’OR POUR RÉDUIRE SES FRAIS BANCAIRES

Une fois cet état des lieux effectué, on peut évaluer à combien peuvent être montées les économies. « Si les dernières négociations effectuées avec votre banque étaient à un moment compliqué de la vie de l’entreprise n’hésitez pas à retourner au front pour renégocier les conditions avec votre banquier  », insiste Patrick Bouis. Avant d’ajouter « en effectuant les bonnes négociations avec votre banque, les

« En négociant vous pouvez essayer d’obtenir un taux réduit sur les commissions de mouvements qui vous fera réaliser de belles économies »

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économies peuvent être considérables. Elles peuvent être de l’ordre de 3 000 à 10 000 euros pour des entreprises réalisant un chiffre d’affaires de 3 à 10 millions d’euros ».

Les commissions Bien souvent, à force de se focaliser sur les intérêts que l’entreprise paie, on ne se rend même pas compte que certains services et commissions augmentent. La banque prélève plusieurs commissions sur lesquelles les taux sont parfois négociables : ⊲ la commission de mouvement : trimestrielle à un taux de 0,125 ‰ à 0,5 %, elle s’applique à tous les mouvements débiteurs tiers et non financiers ; ⊲ la commission du plus fort découvert : qui

s’effectue chaque mois sur le montant le plus élevé du découvert, facturé trimestriellement, taux d’environ 0,06 %, elle est négociable avec le banquier ; ⊲ la commission d’immobilisation : en cas de découvert permanent, la banque prélève une commission au taux de découvert majoré ; ⊲ la commission de compte : elle est calculée par trimestre et varie selon les établissements entre 55 et 120 euros par trimestre. Ainsi, par exemple, les commissions de mouvements ont pour objectif de rémunérer la banque pour service rendu, quel que soit l’état du compte. Il peut arriver que ces commissions doublent en quelques années d’où l’importance d’être vigilant. Si, par exemple, les mouvements au débit de votre entreprise s’élèvent à 50 000 euros par trimestre et que la banque se commissionne à hauteur de 0,20 % vous devrez régler 100 € par trimestre. En négociant avec votre conseiller, vous pouvez essayer d’obtenir un taux de 0,10 % réduisant ainsi vos frais bancaires de moitié.

Quels sont les leviers d’optimisation ? Pour être fort dans la négociation, votre banquier doit vous voir comme un bon client qu’il veut conserver. Vous devez avoir quelques atouts à mettre en avant : ⊲ la qualité des bilans de votre entreprise avec de bons ratios ; ⊲ la répartition équilibrée des flux ; ⊲ la spécialisation des flux ; ⊲ le taux d’équipement : plus vous avez de produits chez votre banquier, plus il aura envie de vous soigner ; ⊲ la double relation : si vous êtes clients à titre personnel dans cette banque, c’est aussi un moyen de négociation ; ⊲ L’aura de votre entreprise. X

1. Vous devez traiter votre banquier tel un fournisseur comme les autres → Négociez les conditions annuellement → Voyez quelles sont les contreparties que vous pouvez obtenir 2. A  voir confiance ne signifie pas absence de contrôle → La banque est le seul fournisseur qui se sert sur votre compte sans vous prévenir 3. Réclamez régulièrement des remises → Les extournes sont réservées à ceux qui les réclament ! 4. V  ous devez connaître votre cotation Banque de France et Bancaire → Cela vous permet d’avoir une idée du pouvoir de négociation avec la banque 5. Établissez un comparatif des conditions bancaires de plusieurs banques → Des écarts de 1 à 3 sur une même prestation ne sont pas rares 6. Suivez la courbe des taux → Cela vous permet d’évaluer la marge de la banque sur les crédits 7. Soyez optimiste → Le banquier ne le sera jamais plus que vous et a besoin d’être rassuré 8. Demandez conseil → La banque peut vous faire des études pointues et gratuites (elle a des experts pour) et cela ne vous engage à rien 9. Réunissez votre expertcomptable et votre banquier une fois par an → Pour qu’ils échangent sur la gestion et les suggestions qu’ils feraient pour l’améliorer 10. Une fois par an organisez un repas avec votre banquier et son N+1


rh

par Béatrice Vermot & Hubert Vidal Paysajob, cabinet de conseil en Ressources Humaines et recrutement www.paysajob.fr - contact@paysajob.com - 04 81 91 91 69

MONTRE MOI COMMENT TU BOUGES, JE TE DIRAIS QUI TU ES…..

Chaque jour, dans votre environnement professionnel, vous communiquez avec les autres, collaborateurs, clients, fournisseurs, etc…. ien communiquer, c’est savoir transmettre et recevoir un message. Aujourd’hui, si tout le monde communique, cela ne signifie pas que tout le monde se comprend ! En fait, chaque individu réagit différemment en fonction de sa façon de voir les choses.

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La bonne compréhension de la communication non verbale vous permettra de mieux cerner vos interlocuteurs : cette communication passe par le ton de la voix, les gestes et les regards, le poids des mots utilisés, la gestion du silence etc. Savez-vous ce que l’on retient d’un message ou d’une communication ? 7 % des mots utilisés (seulement…) 38  % de l’intonation utilisée et 55 % des gestes, de l’attitude…. Cela fait réfléchir et nous allons tenter de vous aider à comprendre certaines attitudes avec plusieurs exemples.

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malaise et une difficulté à comprendre le propos. Si votre interlocuteur croise les bras, il vous signifie un certain désaccord (fermeture) tout en marquant un retrait en arrière. Cela peut également signifier que ce dernier se sent «  envahi » et qu’il n’est plus en confiance. Vous devez alors vous interrompre et lui donner la parole pour que cette posture disparaisse. À l’inverse, observez les paumes de main : tournées vers vous, elles sont preuve d’ouverture. A contrario, le dos de la main ou les poings fermés sont signes de domination. Les mains dans les poches marquent de la désinvolture voire une nonchalance peu adaptées à une bonne communication. Elles signifient souvent que votre interlocuteur ne souhaite pas partager cette conversation.

Lors du premier contact, vous allez utiliser la poignée de main. Ce geste symbolique doit démontrer un rapport équilibré entre les deux personnes. Les deux creux du pouce doivent en principe se toucher !

Les mains croisées devant vous, coudes posés sur la table signifie que vous êtes frustrés : on peut voir ce type d’attitude en cours de négociation quand l’une des deux parties commence à perdre espoir.

Dans l’idéal, votre main doit être ferme, vous devez garder le sourire et regarder votre interlocuteur dans les yeux. Si vous avez tendance à « broyer » la main de l’autre, vous souhaitez ainsi lui faire remarquer que vous restez le « chef » et cela peut également signifier un manque de confiance en soi… La main humide de votre interlocuteur, bien que désagréable, doit vous faire comprendre son anxiété. Soyez indulgent… La poignée de main qui n’en finit pas signifie que celui qui serre votre main décidera luimême du moment pour la lâcher : c’est une personne qui aime commander et contrôler.

Si votre interlocuteur se frotte le dessus de la main, c’est un signe de nervosité voire d’agressivité refoulée : il préfère ce geste plutôt que de frapper, et nous le félicitons de ce choix…

Vous pouvez déceler chez l’autre des gestes d’ouverture, de fermeture, d’insécurité. Par exemple, certains individus ont tendance à se balancer sur leur siège : cela signifie un

Faire les cent pas n’est pas conseillé face à un client ou à un groupe : ceci est interprété comme de la nervosité. Préférez rester bien droit, ancré dans le sol et les jambes droites : tel un chêne, solide, avec de belles racines. Pour mettre votre interlocuteur en position d’écoute, rien de mieux qu’un sourire sincère, un regard franc qui ne refuse pas le contact visuel : ne pas regarder le sol par exemple. Face à un groupe, le regard doit balayer l’ensemble de vos interlocuteurs. Si la personne en face de vous se caresse le

menton, cela signifie qu’elle vous jauge, pèse le pour et le contre, mesure les risques. Votre argumentation n’est donc pas terminée. Certaines personnes pourront aussi toucher leurs lunettes : c’est un geste de concentration qui indique que la personne essaie de prendre du recul. La domination, notion inévitable dans les rapports humains, se caractérise souvent par l’occupation de l’espace, de grands gestes, une voix forte. La posture et la gestuelle peuvent parfois être agressives. A contrario, le manque de confiance ou la soumission se traduisent par une gestuelle en retrait : prendre le moins de place possible, ne représenter aucun danger. Ces personnes seront dans une écoute active (hochements de tête, regards concentrés) mais moins à l’aise lors de la prise de parole. Enfin, la distance observée entre deux personnes (appelée la proxémie) est révélatrice des relations établies : il existe une bulle de sécurité, réservée aux intimes. Une intrusion dans cette bulle peut provoquer du stress, un sentiment d’agression. La bonne distance avec une relation de travail se situe entre 45 et 125 cm en fonction du niveau d’intimité. Ne sortez pas pour autant votre mètre ! Ce qu’il faut retenir de cette communication non verbale, c’est que vous devez vous synchroniser avec votre interlocuteur : adapter le même ton de voix, une posture similaire, le même rythme : la réception de votre message ne sera que mieux comprise. Bonne analyse…. X



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