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NUMÉRO 10 1

MODE, TENDANCES ET CULTURE


EDITORIAL

POSE MAG EN MODE « TRIPLE A » AU FIL DES PARUTIONS, LES HOMMES ONT PRIS LE POUVOIR DE POSE MAG. NON PAS QUE LA DIRECTION AIT DÉCIDÉ DE METTRE LES RÉDACTRICES ET PHOTOGRAPHES À LA PORTE, ELLES SONT TOUJOURS LÀ, JE VOUS RASSURE. MAIS QUAND ON REGARDE LES DERNIÈRES COUVERTURES, CES MESSIEURS AVAIENT PRIS UN LÉGER AVANTAGE EN TERME DE MISE EN AVANT: FRANÇOIS VINCENTELLI, CLÉMENT SIBONY, JARED LETO ET SON GROUPE THIRTY SECOND TO MARS... IL ÉTAIT DONC TEMPS DE REDONNER UNE PLACE DE CHOIX AUX FEMMES DE NOS VIES. ET COMME POSE MAG NE FAIT JAMAIS LES CHOSES À MOITIÉ, CE DIXIÈME NUMÉRO AFFICHE FIÈREMENT SON TRIPLE A. IL N’EST PAS QUESTION ICI DE CRISE, DE TRADERS OU D’AGENCE DE NOTATION. POSE MAG EST AU-DELÀ DE TOUTES CES CONSIDÉRATIONS. NOUS SOMMES TRÈS FIERS DE VOUS ANNONCER QUE VOUS ALLEZ RETROUVER DANS LES PAGES QUI SUIVENT LA CHANTEUSE INNA MODJA ET LES ACTRICES SOFIIA MANOUSHA ET AUDREY DANA. VOUS L’AUREZ COMPRIS, NOTRE TRIPLE A A UN SOUPÇON EN PLUS DE TALENT, DE BEAUTÉ ET DE MAGIE. BIEN SÛR, NOUS AVONS AUSSI PENSÉ À VOUS MESDAMES (ET CERTAINS MESSIEURS). VOUS POURREZ RETROUVER UN ÉDITO QUI VOUS EST SPÉCIALEMENT DÉDIÉ : BACK TO BLACK. AJOUTONS À CELA UNE SÉLECTION SHOPPING SOUS FORME DE BATTLE IMPRIMÉ VS PASTEL, DES ARTICLES MODE ET LIFESTYLE, UNE INTERVIEW DE VIRGINIE DE CLAUSADE, L’ARRIVÉE DE LA POSE JURIDIQUE (OU COMMENT APPRÉHENDER LE DROIT D’AUTEUR), ET LES RUBRIQUES QUE VOUS AIMEZ TANT : LA POSE POSTALE, LA CHRONIQUE HOMME FEMME MODE D’EMPLOI!, LA POSE BEAUTÉ... ET SI AVEC TOUT CELA, ON NE PEUT PAS AFFIRMER HAUT ET FORT QUE CE NOUVEAU NUMÉRO MÉRITE AMPLEMENT SON TRIPLE A... ENRIQUE LEMERCIER

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SOMMAIRE

MODE & TENDANCES

Sélection shopping Imprimé VS Pastel p.12

Edito

Back To Black p.22

Décoration

Pose décoration p.38

En couverture Inna Modja

Tendance Drive Jacket

Photographe : Rachel Saddeline Modèle : Inna modja

Zoom sur

Les beaux moches p.66

Tendance

3 garçons dans le vent p.78

Edito

Surimpressions P82

Beauté

La boîte à malices de Pose Mag p.92

CULTURE Interview

Audrey Dana p.70

Loisirs

Et toi, tu pars au ski ? p.36

Interview Inna Modja p.40

Interview

Sofiia Manousha p.54

ET AUSSI... Chronique

Comment renflouer ses comptes après les soldes ? p.20

Homme,Femme, Mode d’emploi! L’amour haute tolérance p.52

La Pose Juridique Le droit d’auteur p.68

La Pose Postale La fermeture du site Megaupload / La tendance du blanc p.90

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CONTRIBUTEURS

Styliste

Photographes

Anaïs Delcroix

Pauline Darley

Cécilia Rowe

Je suis passionnée de kitsch et de symboles. Je collectionne les trolls et les poneys. J’aime autant écrire, que styliser, que faire mannequin ou donner des cours d’italien. Je dors encore avec mon nounours. Je regarde les Feux de l’Amour quand je peux. J’ai 5 soeurs et 2 frères.

Photographe sur Paris, j’ai suivi des études en communication et effectué des stages vers le monde de l’image pour m’ouvrir à un environnement photographique. J’aime créer avec l’humain et composer en mode et portraits. Pour résumer mon travail en photographie je pourrais citer plusieurs mots : symbolisme, ambiances, émotions mais surtout passion.

Artiste pluridisciplinaire basée à Paris, endossant tour à tour la veste de journaliste, photographe, chanteuse et performeuse scénique. Pin-up dans l’âme, son univers coloré rend hommage au style rétro et vintage des icônes hollywoodiennes d’antan.

http://anetvintageclub.tumblr.com/

http://paulinedarley.com/

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www.ceciliarowe.com


Rachel Saddedine

Julien Cozzolino

Amel Kerkeni

Photographe freelance basée sur Paris. Sans cesse influencée par la musique, le cinéma et ses icônes, c’est dans la mode et le portrait qu’elle développe son travail de photographe. Elle recherche des ambiances, des attitudes, des gueules, et à en tirer ce qu’elle y voit.

Assistant et retoucheur dans un studio, puis photographe diplômé, Julien Cozzolino mélange tout les techniques acquises durant ses différentes expériences professionnelles et personnelles et puise son inspiration chez les grands maitres de la photo de mode tels que Helmut Newton, Guy Bourdin, Peter Lindberg, Patrick Demarchier... www.juliencozzolino.com

C'est le théâtre, l’esthétique de la mise en scène et sa force symbolique qui m'ont amenée vers la photographie. Lors de mon tout premier cours en chambre noire, en développant une ancienne pellicule, j’ai eu un choc: j’ai vu mon grand-père, décédé, apparaître dans le révélateur. La photographie ne m’a alors plus lâché. J'aime créer une atmosphère et les thèmes que je traite sont en rapport avec ce que je vis, ce qui me touche, ce qui m’obsède. http://amel-kerkeni.com

http://rachelsaddedine.com

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Rédacteurs

Antoine Bertoni

Aude Bertrand Koubi

Armelle H.

Etudiant en M2 Droit des Affaires, Antoine vous propose une nouvelle rubrique, La Pose Juridique. Comme à son habitude on le retrouve en charge de La Pose Postale et de La Pose Décoration. Et pour ce 10ème numéro, il s’adonne même à des illustrations. Pas de ça entre nous, vous l’adorez, ne dites pas le contraire.

Toujours dans la lune, souvent pétillante, parfois craquante et trop souvent passionnée. Folle de mode, de cuisine, de voyages, de mode, je l’ai déjà dit, tant pis ! Pour la mode, aucune répétition n’est trop belle. Je vis mode, je dors mode, je suis mode !

Armelle HAEGY (pseudo Armelle H.) est rédactrice freelance presse écrite, ainsi qu’auteure de plusieurs ouvrages. Elle collabore également au blog Pose Mag : Culture, Interview et chronique hebdo «Homme, Femme, Mode d’Emploi». Elle a d’ailleurs sorti un livre dernièrement qui regroupe une sélection de chroniques et interviews qu’elle a réalisées pour notre support : « Rédactrice pour Pose Mag ! »

www.thelittleworldoffashion.fr

(Editions Baudelaire). http://armelleh.com/

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Malou cheveux courts

Marie Parent

Marine Revel

Passionnée d’écriture et férue de robes, je suis la créatrice d’un blog où la mode côtoie le cinéma, et où les livres font du pied à des questions existentielles aussi profondes que «comment résister au chocolat ?» et «comment se motiver à shaker son body pour avoir un corps de déesse ?», parce que c’est toujours bien de se moquer de soimême !

On m’appelle Ma ma ma ma et on ne peut pas lire mon visage de Poker. On peut en revanche parcourir ma prose sur Pose Mag, tout en se délestant d’une quantité d’argent non négligeable. Je n’hésite pas à tenir un discours engagé - la pauvreté c’est dégueulasse - voilà, c’est dit.

cheveuxcourtschiffonsandco.

Community manager, blogueuse, «liseuse de magazines», fan de True Blood, compte se marier avec Eric Northman d’ici quelques temps. C’est un vampire ? M’en fous ! Compte monter les marches de Cannes un jour (même si je ne travaille pas dans le Cinéma) et remporter un Oscar pour l’ensemble de ma carrière (je m’entraîne toutes les semaines pour mon discours, un vase à la main).

blogspot.com/

www.laventuriere.com

http://malou-

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Mélanie Launay

Krystel Madelaine

Deborah Bannwarth

Mes secrets de beauté ? Mon huile d’argan (dénichée chez un herboriste berbère du Maroc) idéale pour protéger mes cheveux, les baies de Goji que j’adore picorer quand j’en ai une soudaine envie... De temps en temps de la bave d’escargot quand j’en croise un ! Et pour finir un verre de jus de carotte en apéritif ! A la vôtre !

Si je dis que j’aime « How I met your mother », la mode et les bébés animaux, c’est cliché ? Bon alors disons plutôt que je mets le feu à n’importe quel dancefloor (Gilbert Montagné/Beyoncé même combat), que je rêve de faire le tour du monde et que j’ai une passion inexpliquée pour la moutarde. Community manager dans la vie (j’adore cette expression), j’aime aussi écrire, j’ai même une fâcheuse tendance à l’incontinence rédactionnelle...

Ne le dites à personne, mais je suis Superwoman: comédienne/assistante d’un prof d’anglais aveugle/ habilleuse sur les défilés de mode/ lindy hoppeuse... Je suis «multi-capelines» en fait. L’année prochaine, j’irai chercher ma Palme d’Or. Mais en attendant, j’y vais gaiement de mon petit commentaire, et de ma petite vacherie, parfois. http://danslesacdunefille. jimdo.com/billets-d-humeur/

http://jesensquecematin.over-blog. com/

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Correctrice

Corinne Garcia Passionnée par les voyages et la lecture, j’ai vécu plusieurs années aux Etats-Unis et j’habite aujourd’hui à Ottawa au Canada. J’aime surfer sur les blogs et les webzines de toutes sortes. Anglais, français, peu m’importe, j’aime naviguer d’une langue à l’autre. Mon petit côté perfectionniste pour l’orthographe me vaut le surnom de MissTypo. http://www.facebook.com/pages/ MissTypo/174094189312829

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Directeur de la publication / Rédacteur en chef / : Enrique Lemercier Photographes : Julien Cozzolino, Pauline Darley, Amel Kerkeni, Cécilia Rowe et Rachel Saddedine Rédaction : Deborah Bannwarth, Antoine Bertoni, Aude Bertrand Koubi, Armelle Haegy, Mélanie Launay, Enrique Lemercier, Malou cheveux courts, Krystel Madelaine, Marie Parent, Marine Revel. Graphisme : Marion Kalimeris Correctrice : Corinne Garcia Remerciements : Nous souhaitons remercier les personnalités qui nous ont fait confiance pour ce numéro : Inna Modja, Sofiia Manousha, Virginie de Clausade et Audrey Dana. Merci également à l’agence A&K Communication pour sa confiance et à l’équipe du Social Club pour son accueil. © 2012. Tous droits réservés. Pose Mag, marque déposée. Représentant légal: Enrique Lemercier La reproduction même partielle des articles, textes et photographies parues dans Pose Mag est interdite sans autorisation écrite préalable de directeur de la publication. La rédaction n’est pas responsable des textes et images publiées qui engagent la seule responsabilité de leur auteur. Les marques et adresses qui figurent dans les pages rédactionnelles de ce numéro sont données à titre d’information, sans but publicitaire. Ce magazine ne peut être vendu. Si vous souhaitez rejoindre notre équipe de rédacteurs, écrivez à redac.pose@gmail.com

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Imprimé VS Pastel ASSEZ ! ASSEZ DE LA RIGUEUR HIVERNALE, ASSEZ DU MANQUE DE FUN DE LA VIE, ASSEZ DE LA GRISAILLE PERPÉTUELLE ET DU FROID. LES SOLDES À PEINE TERMINÉES, LES NOUVELLES COLLECTIONS EN RAYON NOUS FONT DE L’ŒIL, NOUS PROMETTANT DE MEILLEURS JOURS, LA POSSIBILITÉ D’ÊTRE ENFIN CORRECTEMENT VÊTU SANS RESSEMBLER À UN BIBENDUM CONGELÉ, NEZ ROUGE ET GROS BONNET NON OPTIONNEL. APRÈS AVOIR BOUFFÉ DU BORDEAUX ET DE LA GROSSE MAILLE TOUT L’HIVER, L’ENVIE NOUS DÉMANGE DE MONTRER NOS JAMBES ET PLUS SI AFFINITÉ. ALORS OK, LA MÉTÉO N’ABONDE PAS VRAIMENT DANS NOTRE SENS, MAIS UN PEU D’ANTICIPATION N’A JAMAIS FAIT DE MAL. DANS CETTE PERSPECTIVE, AUTANT DÉCRYPTER D’EMBLÉE LES TENDANCES FORTES PRINTEMPS/ETÉ 2012, OU TOUT AU MOINS DEUX GRANDES TENDANCES RADICALEMENT OPPOSÉES: L’IMPRIMÉ DANS TOUT CE QU’IL PEUT AVOIR D’IMPROBABLE ET DE VOYANT CONTRE LE PASTEL DANS TOUTE SA SPLENDEUR. CHOISIRONSNOUS LE FLAMBOIEMENT POINTU OU SERONS-NOUS RAISONNABLES ET DÉLAVÉES ? IMPROBABLE IMPRIMÉ L’IMPRIMÉ EN 2012 SUR LES PODIUMS EST AVANT TOUT D’INSPIRATION SUB-SAHARIENNE. CE N’EST PAS UNE RAISON POUR DÉLAISSER LE DEMI-MILLION DE POSSIBILITÉS QUI S’OFFRENT À NOUS S’AGISSANT DE BARIOLAGE INTEMPESTIF. DES PETITS RONDS, DES PETITS CARRÉS, DES GROS PALMIERS, DU MULTICOLORE, DU NOIR ET BLANC... L’AVANTAGE DU MOTIF, C’EST QUE L’ON N’A QUE L’EMBARRAS DU CHOIX. FUNKY, BCBG, ETHNIQUE, LES COMBINAISONS SONT INFINIES ET ÇA NOUS PLAÎT. SANS PARLER DU GROS GROS AVANTAGE «PRISE DE RISQUE» QUE PERSONNE N’OSERA JAMAIS NOUS REFUSER. OSER L’IMPRIMÉ, C’EST SUSCITER LA RÉACTION ! LES MAGAZINES DE MODE SONT D’AILLEURS EN BOUCLE SUR LA PETITE SOEUR DE BEYONCÉ, QUI EST RECONNUE PAR TOUS COMME LA REINE MÈRE DU MIX AND MATCH. CERTAINS (BEAUCOUP... BON, OK, TOUT LE MONDE) DISENT QU’ELLE A BEAUCOUP PLUS DE STYLE QUE SON AÎNÉE. VOUS N’ENTENDREZ JAMAIS ÇA VENANT DE MOI, SERMENT D’ALLÉGEANCE OBLIGE, MAIS JE N’EN PENSE PAS MOINS.

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TENDRE PASTEL D’UN AUTRE CÔTÉ, TOUS CES MOTIFS PEUVENT VITE FILER LA NAUSÉE VISUELLE. LA SURENCHÈRE N’EST JAMAIS UNE BONNE IDÉE, AUSSI FAUT-IL DE TEMPS EN TEMPS SE FAIRE UNE BONNE CURE D’AUSTÉRITÉ. MAIS HORS DE QUESTION D’ÊTRE FADASSE POUR AUTANT. NOUS CHOISIRONS DONC DE NOUS TRANSFORMER EN JOLIE JARDIN ANGLAIS AU PRINTEMPS ET D’ARBORER LA PALETTE PARFAITE DES ANNÉES 1990 : LE PASTEL. ROSE, VERT, BLEU DRAGÉE, JAUNE DOUX, ORANGE LÉGÈREMENT PASSÉ, UN PEU D’ACCALMIE SOULAGERA LES RÉTINES AGRESSÉES PAR LES VAGUES SUCCESSIVES DE COLOR BLOCK, DE FLUO, ET AUTRES IMPRIMÉS PANTHÈRE. SANS PARLER DE LA SENSATION EXQUISE D’AVOIR L’IMPRESSION DE SORTIR D’UN CLIP VIDÉO VINTAGE ET LASCIF, DONT LES COULEURS SE SERAIENT LÉGÈREMENT ESTOMPÉES AVEC LE TEMPS.

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EH ! JE VIENS D’AVOIR UNE IDÉE RÉVOLUTIONNAIRE: ET SI ON MÉLANGEAIT LES DEUX TENDANCES ? MA PERSPICACITÉ ET MON AUDACE ME FASCINERONT TOUJOURS... MARINE REVEL 15


VIRGINIE DE CLAUSADE

AUTEURE DE TROIS OUVRAGES ÉDITÉS CHEZ FLAMMARION, ACTRICE ET ANIMATRICE FRANCO BELGE, VIRGINIE EST CHRONIQUEUSE, DÈS 2004, DANS L’ÉMISSION « CA BALANCE À PARIS », PRÉSENTÉE PAR MICHEL FIELD, SUR PARIS PREMIÈRE. EN SEPTEMBRE 2006, ELLE ENCHAÎNE SUR FRANCE 2 DANS « ON A TOUT ESSAYÉ » DE LAURENT RUQUIER, ET SUR EUROPE 1 AVEC LAURENT RUQUIER (TOUJOURS !) DANS « ON VA S’GÊNER ». EN PARALLÈLE, ELLE COLLABORE AU MAGAZINE DU CINÉMA SUR TPS « STAR MAG ». DÈS MAI 2006, ELLE REJOINT ARTHUR SUR TF1 POUR PRÉSENTER « LES ENFANTS DE LA TÉLÉ » ET ANIME LE CLUB TF1, UN PROGRAMME COURT D’INFORMATIONS PRATIQUES. EN AVRIL 2009, ELLE PRÉSENTE SUR NT1 LE JEU TÉLÉVISÉ « TOUT POUR PLAIRE », UNE ÉMISSION DE DATING ET CO-ANIME LA MATINALE DE FUN RADIO, DE 6H À 9H, AUX CÔTÉS DE MANU ET DE VACHER. D’OCTOBRE 2010 À FÉVRIER 2011, ELLE PRÉSENTE « PARIS TOUT COMPRIS » SUR FRANCE 3 ÎLEDE-FRANCE. 16


Quel parcours ! Tout s’est enchaîné merveilleusement pour vous depuis 2004 ! Quelle est la clé de cette réussite ? Ne pas se poser de questions et saisir les opportunités qui se présentent ! Michel Field, Laurent Ruquier, Arthur, et maintenant Nikos Aliagas… Une belle promotion, non ? Qu’avez-vous appris à leurs côtés durant toutes ces années ? Mon métier ! Celui de chroniqueuse m’a nécessité beaucoup de travail personnel. J’aurais néanmoins aimé recevoir plus de critiques. Un « C’est bien ou c’est mauvais ! » m’aurait certainement fait progresser davantage que le fait de n’avoir aucun retour, aucune appréciation particulière. Arthur, quant à lui, était ouvert à toutes mes suggestions. On recevait des invités sélectionnés par nos soins, dans le but de les mettre en avant et d’assurer leurs promotions, le temps de l’émission. Faire de la télé sur un petit plateau, c’est très sympa ! Son émission fonctionne à merveille ! Télévision, Radio… Quel exercice vous séduit le plus ? Les deux sont très complémentaires en fait ! Exit les minauderies, le contrôle de l’image ; on veut de l’esprit pur à la radio. Être réactif, drôle, spontané nécessite un travail bien différent. On ne figure plus, on articule ! J’adorerais reprendre l’antenne à Fun Radio, RTL ou Europe1 !

Autour du jury/coach, Virginie accompagne Nikos Aliagas dans un show musical « THE VOICE la plus belle voix » diffusée depuis le samedi 25 février sur TF1. Un programme qui a déjà fait ses preuves aux Pays-Bas, aux États-Unis et en Belgique. Jenifer, Louis Bertignac, Garou et Florent Pagny auditionneront les plus belles voix, et accompagnent tous ces talents, afin de n’en retenir qu’une : The Voice. Qu’est qui vous a le plus séduit dans ce projet ? Animer en tandem avec Nikos Aliagas, ou présenter un télé-crochet musical qui s’annonce être le divertissement événement de l’année ? Présenter ce télé-crochet évidemment et de surcroît accompagner Nikos. Je suis très fière que TF1 m’ait recrutée. Tout s’est fait si vite ! J’ai passé le casting, entre Noël et Nouvel An, et quatre jours après je recevais une réponse positive. C’est merveilleux, non ? 17


En quoi ce concept est-il novateur ? Durant la première phase, les participants se produiront sur scène en live et en public, accompagnés de six musiciens. Les coachs leur tourneront volontairement le dos, dans leurs fauteuils, et les auditionneront à l’aveugle. Seules les voix des talents feront la différence ! Dès que l’un d’entre eux sera conquis par une voix, il devra buzzer et pourra ainsi retourner son fauteuil. Il découvrira alors le talent qui rejoindra son équipe pour toute la compétition. Si plusieurs coachs sélectionnent le même talent, celui-ci se verra offrir une chance exceptionnelle : choisir lui-même son coach ! Les auditions terminées, quelle sera la phase suivante ? Les coachs organiseront, en public, des battles : deux à deux les talents de leurs équipes vont s’opposer. À l’issue de cette seconde étape, chacun d’eux choisira le plus convaincant pour poursuivre l’aventure à ses côtés. Et enfin, chaque semaine, les talents donneront le meilleur d’eux-mêmes en live, accompagnés d’un orchestre, face aux téléspectateurs et aux coachs, dans un seul et même but : gagner la compétition. Que remportera le vainqueur ? Un contrat avec une grande maison de disques (Universal Music, pour ne pas la citer) et la réalisation d’un album. Le tournage des castings a commencé et les coachs auditionnent chaque jour des dizaines de voix. Assistez-vous à cette présélection ? Effectivement, nous avons auditionné 150 candidats au départ. Le tournage se poursuit avec une sélection de plus en plus difficile. D’où proviennent majoritairement ces talents ? De toute la France. Il s’agit de pros ou semi-pros. Certains d’entre eux affichent déjà 10 ans de scène, mais aucun d’entre eux n’a participé, au préalable, à une émission de téléréalité. Entre larmes et cris d’hystérie, la tension doit être à son comble au studio du Lendit. Quels sont vos rapports avec tous ces candidats ? Nos rapports sont excellents. Bien que la sélection s’avère délicate, à aucun moment nous ne remettons en cause leur capacité vocale. Nikos est également très proche des candidats, ce qui instaure un climat de confiance très apprécié par tous, d’autant plus qu’aucun d’entre eux ne maîtrise les codes de la télé. Lors des prime times, quelle est votre fonction ? Je serai dans les coulisses pour recueillir les impressions des candidats et du jury, et animerai “l’after”, soit l’après-prime time où les jurés commentent les prestations des candidats. Avez-vous d’autres projets pour 2012 ? Après « The Voice », j’aspirerai très certainement à quelques jours de vacances. À quand le retour au cinéma, en tant qu’actrice ou productrice ? Actuellement, je prépare un scénario, pour l’actrice Mylène Jampanoï, destiné à sa propre boite de production, dont le thème sera : l’adaptation d’une jeune femme dans la vie parisienne. 18


L’écriture est-elle synonyme de divertissement ou d’exutoire ? Cela dépend des jours ! L’écriture est quelque peu autobiographique, même si vous pouvez être parfois tyrannique avec vos personnages. On est constamment dans l’esprit et la pensée, tout en campant des situations diverses, donc forcément, vous vous impliquez personnellement. PARLONS UN PEU DE VOUS À PRÉSENT ! Quelle est votre qualité première ? La franchise ! Et votre défaut ? La franchise ! Quelle est la première chose que vous faites au saut du lit ? J’allume une cigarette. Quel est votre péché mignon ? Les bonbons. Les crafts Pratiquez-vous un sport ? Aucun Côté mode, vous êtes plutôt chic ou choc ? Je ne suis absolument pas la mode ! Je suis une addict des t-shirts noirs et des jeans. Vous partez en voyage, quels sont vos indispensables ? Mes crèmes, mes jeans et mes t-shirts. Quelle situation peut vous déstabiliser ? Les compliments, car je ne sais absolument pas les recevoir. Je trouve ça très embarrassant. Votre dernière colère ? La trahison d’une soi-disant Amie !...

Propos recueillis par Armelle H. 19


Comment renflouer son compte après s’être ruinée pendant les soldes ? COMME CHAQUE ANNÉE, TU TE DIS QUE TU NE SUCCOMBERAS PAS À L’APPEL DE LA MINIJUPE EN CUIR À -30%, QUE TU FERMERAS LES YEUX POUR NE PAS VOIR LES ESCARPINS GLITTER QUI BRILLENT ENCORE PLUS À -50%, ET QUE TU NE RÉPONDRAS PAS AUX SUPPLICATIONS DU PETIT PULL EN CACHEMIRE… ET COMME CHAQUE ANNÉE, TU REPARS D’UNE JOURNÉE DE RÉSISTANCE LES BRAS CHARGÉS DE PAQUETS PARCE QUE, DIS-TU, « IL FAUT SAVOIR SE FAIRE PLAISIR DE TEMPS EN TEMPS, SURTOUT QUAND LES PRIX SONT CASSÉS ». POUR TOI, CEPENDANT, SE FAIRE PLAISIR RIME AVEC DÉPENSER UNE FORTUNE AVEC LE SOURIRE. SAUF QUE BIEN SOUVENT AU SOURIRE SUCCÈDENT LES LARMES QUI COULENT SUR LE RELEVÉ DE COMPTE, LARMES ACCOMPAGNÉES DE COMPLAINTES DIGNES DES PLUS GRANDES TRAGÉDIES GRECQUES « QUE ME FAUDRA-T-IL FAIRE POUR NE PAS SOMBRER AU PLUS BAS ? J’AURAIS DÛ ÉCOUTER LES DÉESSES DE LA MODE QUI NE CESSENT D’ASSÉNER LE MÊME REFRAIN : FAIRE LES BOUTIQUES, C’EST BIEN, MAIS SEULEMENT QUAND ON EN A LES MOYENS ». ALORS COMMENT FAIRE POUR NE PAS ATTIRER LES FOUDRES DE TON BANQUIER ? A avoir trop de jolies choses dans ton dressing, il faut apprendre à te séparer d’autres petites sources de bonheur. Tu peux dire adieu au traiteur italien qui ravit tes papilles de lasagnes aux légumes délicatement grillés, et aller saluer le pizzaiolo du coin qui remplira ton petit ventre pendant les quelques semaines à venir. L’avantage de la pizza, c’est qu’elle est peu chère et suffisamment bourrative pour ne pas t’inviter à manger quoi que ce soit d’autre ensuite. Fini le fromage affiné pendant 24 mois dans des caves voûtées, fini aussi les petites crèmes brûlées La Laitière… Bonjour la Margherita, la Reine et autres réjouissances consistantes. Tu peux dire à ton esthéticienne que tu as besoin de faire une pause, de te retrouver au naturel… aux séances d’épilation à la cire vient se substituer le vieil épilateur caché au fond d’un placard parce que trop douloureux et pas assez chic ; au soin du visage qui te fait une peau douce et lumineuse tu préféreras le gel Nivea aux micro bulles qui éclatent sur tes joues et te laissent une sensation de fraîcheur extrême pendant… 2 minutes ; aux manucures et papotages avec la spécialiste qui te fait des mains de fées, tu opteras désormais pour une simple pose de vernis fait maison, en prenant soin de ne pas oublier d’acheter du dissolvant parce que tu sais très bien que tu en mettras des tonnes à côté… Tu découvriras la satisfaction de faire les choses toimême, bien que le résultat ne soit pas toujours terrible ! Tu peux enfin inviter tes copines chez toi pour une soirée ailleurs que dans un bar branché. Bye bye le Café Chic, bonjour les mojitos concoctés par toi, avec l’aide de tes copines. Tu comprendras le sens du mot convivialité et tu éviteras de dépenser plus de 10 euros dans un cocktail, certes réalisé par un charmant barman aux muscles saillants mais tout aussi bon (le cocktail, je précise) que le tien.

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Tu peux en profiter pour voir et revoir tes DVD fétiches. Le cinéma, c’est sympa, le DVD c’est chanmé, tel sera ton nouvel adage ! Avec un peu de chance, tu es tellement sur la paille que tu auras suffisamment le temps de regarder les mêmes films plusieurs fois, histoire de connaître quelques répliques par cœur parce que ça fait toujours bien de sortir ces choses là dans un dîner mondain ou pas. Tu peux renouer avec ton adolescence en proposant tes services de baby-sitter à tes amis, voisins et même aux inconnus si tu es vraiment en manque de flouz. Les enfants, tu ne les détestes pas au fond, à partir du moment où ils restent chez leurs parents… Et puis certains sont plutôt marrants… quand ils ne vomissent pas sur ton petit haut Maje, et n’accrochent pas leurs jouets dans ta jupe Valentine Gauthier. Aussi imprévisibles soient-ils, les enfants sont rarement méchants par intention... console-toi comme tu veux, mais dépasse tes appréhensions pour te lancer dans l’arène de jeu ! Abandonne ton ego, fais face à la vérité, et économise en te disant que quand tu seras à nouveau dans le vert, tu pourras à nouveau te faire plaisir !!!

Malou Cheveux Courts 21


BACK TO BLACK Photographe: Julien Cozzolino Modèle : Tatu Timonem @Angel & Demon Styliste : Calvin Nymon Maquillage : Sandra Gentil

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Chemise et ceinture Dockers, pantalon Melinda Gloss, chaussures Blackstone 23


24 Veste Rock Star, Chemise Alexis Mabille, Jeans Lee Cooper, Bague tĂŞte de mort Rock Star Paris


Veste, pull et jeans John Galliano, chaussures Blackstone

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26 Perfecto Rock Star Paris, chemise Vincent Shoepfer, ceinture Dockers, jeans Lee Cooper, bracelets Roc


ck Star Paris

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28 Manteau Melinda Gloss, chemise Alexis Mabille, pantalon Melinda Gloss, montre Ice Watch, chaussures Heschung


Chapeau, veste, leggin et caleรงon John Galliano, collier Rock Star Paris

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30 Chapeau et veste John Galliano, collier Rock Star Paris


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Faut-il croire aux signes ? Et je ne parle pas d’extraterrestres, encore que la comparaison se justifierait. Mardi soir à 21h44 très précises, alors que je terminais un article barbant sur la Saint Valentin, j’ai pris conscience d’une chose qui ne m’avait jamais frappée jusqu’alors, du moins jamais aussi violemment, qui pourtant est assez exceptionnelle de par son caractère injuste et purement aléatoire (aléatoire dans le sens où elle ressemble à une malédiction jetée au hasard par une puissance pour ainsi dire divine sur de malheureuses victimes élues sur aucun critère précis, juste parce qu’elles passaient par-là...) à savoir que le monde a séparé les concurrents à l’amour en deux catégories : les veinards et les poissards. Pour résumer rapidement, les poissards sont ceux qui galèrent en amour, n’arrivant jamais à se fixer ou à trouver chaussure à leur pied (exemple : les candidats de l’Amour est dans le pré) ou encore s’entichant toujours de la personne qui ne leur correspond pas du tout ou qui n’est pas disponible, éternels célibataires subissant les railleries permanentes et sadiques des « kooples » qui prennent un malin plaisir à les torturer, surtout en public « Alors, toujours seule au monde ? » (exemple : Bridget Jones, moi). Les veinards : ce sont tous les autres. Cependant, les poissards, optimistes et convaincus que chaque pot a son couvercle (et que finalement mieux vaut être solo que mal accompagné ou dépendant affectif chronique) continuent leur petit bonhomme de chemin au gré des vents et des rencontres. Seulement, la pratique n’est pas toujours chose aisée... Le plus difficile, une fois que l’on a accompli l’exploit d’avoir rencontré quelqu’un qui ne soit ni un pervers narcissique, ni maqué et père de famille, ni en âge d’être son grand-père, qui ne soit pas non plus son supérieur hiérarchique direct, ni un dépressif condamné à nous tirer vers le bas, est d’arriver à savoir si ça va le faire ou pas et si l’autre est « conquérable». Car oui, maintenant certains hommes attendant souvent des femmes qu’elles fassent le premier pas, nous n’avons plus de repères pour savoir si on a une chance ou non à tenter avec lui, on passe son temps à essayer de déceler dans l’attitude de l’élu de notre cœur les éventuels « signes » encourageants qu’il nous enverrait. En dépit de tout bon sens (et malgré les conseils avisés de votre meilleur « ami-fille »-ce mec qui passe sa vie avec des meufs sans jamais en serrer aucune, piégé dans sa camisole du bon pote sympa mais un peu moche sur l’épaule bienveillante duquel on peut toujours sangloter au sujet de notre dernière histoire de non-amour foireuse) on se retrouve à canarder nos copines de questions aux réponses toutes plus évidentes les unes que les autres, que l’on devinerait sans peine si on daignait les contempler à travers le prisme de la lucidité. Sauf que comme toutes les filles souffrent du même syndrome, souvent on s’enlise ensemble dans le grand marécage de la confusion.

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- « Caro, il m’a ENCORE ignoré, tu crois qu’en fait il est timide ? » - « Mais oui c’est sûr tu lui plais, il est mal à l’aise » On persiste aussi à traquer ces fameux signes dans des épisodes de notre vie complètement anecdotiques « et là on s’est croisé, je l’ai regardé, il m’a regardé, on s’est regardé, puis il m’a dit « hello », alors j’ai répondu « hello », et après il est parti, mais quand même j’ai bien senti qu’il s’était passé un truc »*. *Ne jamais, au grand jamais, raconter ce genre de détails ou rechercher une éventuelle approbation chez une copine maquée depuis trop longtemps et qui se contenterait d’ acquiescer d’un sourire un peu gêné, mais laissant transparaitre dans son œil le degré de loose auquel elle vous estime. C’est mauvais pour la self-esteem. Mais alors que faire ? Comment agir ? C’est quoi la drague aujourd’hui ? J’ai bien tenté la méthode « feeling » mais celle-ci m’a souvent conduite à de cuisantes déceptions (j’irais même jusqu’à dire humiliations) me faisant me sentir : - comme une dangereuse érotomane se croyant appréciée d’un mec qui ignorait complètement mon existence et à qui je souriais dans le vide OU PIRE - complètement à côté de la plaque, je ne voyais pas que le jeune homme se tenant en face de moi brandissait au-dessus de sa tête une pancarte où clignotait en rouge le mot « amour » (ou la version plus simpliste « moi vouloir toi »). Parfois, l’intuition féminine a des ratés, malgré toute la foi que je peux avoir en elle, il faut bien se rendre à l’évidence. Je me suis frottée à la méthode d’attaque frontale dite « casse-cou », exercice de haute voltige de séduction EDL (en direct live) coriace à souhait pour une timide, me mettant souvent dans des situations embarrassantes où je me retrouvais à braire péniblement au garçon concerné « euhh, tu veux mon num... Enfin, peut-être que éventuellement, si t’es pas trop occupé, enfin si tu veux, enfin jjjje-jejeje-tttte donne mon numéro, enfin vraiment si tu veux hein, ho, pardon ! ». Enfin bref, vous voyez l’idée, je passais pour une demeurée dénouée d’entendement incapable de s’exprimer dans un français correct. Bon, parfois ça marchait grâce à la fameuse fibre protectrice masculine que je réussissais à attendrir à grands renforts de rougissements et de regards de Bambi apeuré, mais la plupart du temps, c’était foireux. J’en tenté l’approche « je t’observe-tu m’observes » prolongeant avec délectation la période jouissive de la séduction, où l’on se chasse un peu mutuellement en toute complicité, mais au final n’étant pas vraiment une coureuse de fond, je finissais par douter et me poser mille questions « mais en fait, il veut ou pas ? ». Tellement de questions que l’étalon a fini par se lasser et s’est évaporé avec une mexicaine moins farouche avec qui il a fêté dignement sa lune de miel sur les plages dorées d’Acapulco.* VDM. *Je précise que le mec en question était Québécois. Dommage que je n’ai pas su à l’avance que là-bas les codes étaient inversés et qu’au Canada ce sont les filles qui draguent... NDLR. Dans un grand moment de désespoir, j’en ai presque fini par envier l’époque où les femmes n’avaient rien à faire et se contentaient de dire oui ou non sans avoir à se taper le sale boulot 33


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et où elles manipulaient joyeusement leur homme en lui laissant croire qu’il portait la culotte. Alors que non. C’est à se demander si, depuis l’intervention musclée de Simone de B. et ses copines, les mecs n’ont pas commencé à avoir un peu peur et a renverser les codes un peu trop violemment ? Parce que si la révolution féministe a fait un bien fou à tout le monde, certaines l’on peut-être prise un peu trop à cœur, mettant toutes les autres dans la panade avec leur catégorisation express de tous les hommes dans le panier « méchant macho esclavagiste voulant nous forcer à rester cloitrée à la maison à élever ses gosses et à farcir le poulet du dimanche » et leur enclin à rembarrer violemment toute tentative de séduction d’un « Fais gaffe, moi aussi JE PORTE UN PANTALON ! » accompagné d’un geste du doigt hyper trash à celui qui oserait tenter la moindre approche. Au bout d’un moment, j’ai fini par laisser tomber, lâcher prise, arrêter de me demander comment se débrouillaient les autres et laisser les choses se faire d’elles-mêmes. Et la bonne nouvelle : finalement le naturel, ça paye. Malgré quelques déconvenues (le mec te drague, prend ton numéro, te relance, puis soudain fait le mort sans raison apparente - Aurait-il rencontré quelqu’un entre-temps ? A- t-il flippé en découvrant mon profil Facebook ? Est-il mort ? Son portable est-il mort ? Tout le monde est-il mort ?) le grand jeu de l’amour et du hasard restera toujours un carnaval d’émotions excitantes et palpitantes, qui a l’extrême avantage de nous faire vibrer et nous faire sentir vivants. Je ne sais pas comment ça se passe pour vous et je serais assez curieuse de le savoir, mais perso, je reste assez fidèle à moi même : m’enticher du mec inaccessible, celui surtout sur qui il ne fallait pas flasher, consciente que ça va pas le faire mais esclave du gène Walt Disney en moi qui me pousse à chercher la petite étincelle vacillante qui brille dans le ciel noir du désespoir (grrrr/ hmmm ça fait froid dans le dos comme une chanson de Noir Désir). Je continuerai toujours à faire ce que TOUTES LES FILLES DU MONDE font (ne niez pas), à savoir : tenter d’interpréter les textos/regards/moindres mots prononcés par mon boy du moment, et à me laisser griser par les élans de mon cœur bondissant. Parce que parfois, plus dure est la lutte, meilleure est la victoire. Quand l’intuition nous donne raison c’est vraiment trop bon. Et surtout, si le jeu était si simple on s’ennuierait comme des crabes morts devant une télénovela en version originale. Mais au final la question subsiste: faut-il croire aux signes ou pas, ou ça dépend ? Rayez les mentions inutiles...

Déborah Bannwarth 35


Et toi tu pars au ski ? VOUS SAVEZ CE QU’IL Y A DE BIEN EN DÉBUT D’ANNÉE ? NON, PAS LES KILOS POST-FÊTES, PAS LA DÉPRIME DUE AU MANQUE DE SOLEIL NON PLUS... BON OK IL Y A LES SOLDES, MAIS AUSSI... LES VACANCES AU SKI, ET OUI ! MOI-MÊME J’Y SUIS ALLÉE QUELQUES FOIS ET JE DOIS DIRE QUE MÊME SI JE PRÉFÈRE DE LOIN PARTIR AU SOLEIL, LES VACANCES AU SKI ONT CE «JE-NE-SAIS-QUOI» QUI LES REND UNIQUES !

LA PREUVE EN 5 ARGUMENTS : 1- Partir au ski, c’est désormais la seule façon de trouver de la neige, de se rouler allégrement dans les flocons comme un chiot foufou, de faire des bonshommes de neige et de plonger d’un toit (NOOOOOON ne jamais faire ça, quelle idée...) 2- Le ski, c’est la meilleure excuse jamais trouvée pour se goinfrer de fromage, patates, crème et lardons sans culpabiliser. Le fait que vous passiez votre journée à boire du chocolat chaud au lieu de dévaler les pistes tout schuss ne change en rien cette règle d’or : au ski, il vous faut DU GRAS 3- Quand on part au ski, c’est la grève du style. Vous qui passiez des heures devant votre dressing pour vous concocter votre tenue du jour, vous enfilez désormais collants en laine, dessous Damart, pull-chaussette et salopette rose sans sourciller ! Au ski, on est moche et tout le monde s’en fou. Avouez qu’une fois l’année c’est reposant ! 4- Le principal atout des vacances au ski ? Le retour ! Impossible d’ignorer que vous venez de passer 2 semaines dans les Alpes avec ce visage bicolore et ces lunettes de panda autour des yeux. Vous pourrez donc allégrement vous la péter encore 2 bonnes semaines, histoire de prolonger les vacances. 5- Si vous avez daigné faire du ski à la loyale, genre du vrai, toute la journée, vous avez obligatoirement vu les bienfaits sur vos cuissots. Raclette ou pas raclette, faisant fi de vos orgies de tartiflette et de vin chaud, le ski brûle toutes les calories !

Alors, qui va se la jouer Les Bronzés font du ski en février ?

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Krystel Madelaine


Illustration : antoine bertoni 37


POSE DÉCO Les gens passent mais les couloirs ne changent pas JE NE VOUS CACHERAI PAS QUE, COMME D’HABITUDE, J’AI MIS UN TEMPS INFINI AVANT D’ÉCRIRE CET ARTICLE. À L’HEURE OÙ MES DOIGTS CLAPOTENT, L’ENSEMBLE DES RÉDACTEURS A FAIT SON DEVOIR. ILS SONT, J’EN SUIS SÛR, DÉJÀ EN TRAIN DE PENSER AU PROCHAIN NUMÉRO ET MOI JE SUIS LÀ, À PEU PRÈS NULLE PART. . CEPENDANT, CE PLONGEON DANS LE NÉANT PEUT S’EFFACER EN UN SOUFFLE LORSQU’UNE IDÉE DINGUISSIME FAIT SON APPARITION. CE GENRE D’IDÉE QUI POURRAIT PARAÎTRE COMPLÈTEMENT BANALE, MAIS QUI DANS UN MOMENT DE TOTALE PERTE DE CONFIANCE EN SOI PARAÎT SUBLIME. Bon, je dois maintenant l’annoncer ! Dans ce nouveau numéro, la Pose Décoration va s’intéresser au couloir. ( Vous voyez, sans vous en rendre compte vous avez déjà les mains en l’air. Vous êtes bien trop enthousiastes, mais ça me plaît, alors dansez maintenant. ) L’idée peut paraître simplissime, mais il n’en est rien. En effet, le passage ne reçoit normalement pas l’intérêt ainsi un couloir n’est pas voué à se voir attribuer une quelconque ornementation. Pose Mag va vous aider à ajouter une petite touche simple, mais efficace, à ces endroits oubliés de votre appartement. Ainsi, il n’est pas question de disposer une loutre empaillée dans un endroit bien trop étroit pour réussir à apprécier le beau. Le tout sera ici l’accroche ou la disposition dite dans le jargon des gens de la déco « le plaquer au mur ». De plus, il faut rester simple, car on ne peut décemment pas vivre dans le musée de sa vie en permanence. C’est en ce sens que je vous propose quelques éléments sobres, mais qui justement disposés feront un tabac à vos moindres passages.

Horloge en céramique émaillée. Un « je ne sais quoi d’intemporelle ». Taille : 29 cm x 29 cm. Prix : 39.90 euros www.fly.fr

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Une illustration magnifique de Stockholm à travers les yeux de Ingela P Arrhenius Taille : 420 x 297 mm ( Numérotées et non encadrées) Prix : 18 livres http://www.lagomdesign.co.uk

Miroir Cargo, très original, ce miroir triptyque en métal vieilli est un miroir moderne qui constitue un superbe élément décoratif. Taille : H 120 x L 95 x P 3 Prix : 129 euros. http://www.maisonsdumonde.com

Etagère murale Frosine, 2 tailles. De style classique, cette étagère moulurée se fixe au mur de façon astucieuse grâce à un rail invisible. P.10 x H.10 cm. Prix : 28 euros. http://www.laredoute.fr

( AM.PM. )

Miroir de sorcière Samantha, 2 tailles. Doté d’un verre aluminé convexe, le miroir de sorcière aurait, dit-on, de véritables pouvoirs magiques … taille : 28 et 45 cm. À partir de 58,50 euros. http://www.laredoute.fr

( AM.PM. ) Antoine Bertoni 39


INNA MODJA Photographe : Rachel Saddedine Modèle : Inna Modja Styliste : Anaïs Delcroix Réalisation : Enrique Lemercier

Robe Erotokritos (sur le site www.lexception.com), chaussures Lanvin, bijoux Marthe Lazarus Collection 40


Merci à l’équipe du Social Club à Paris pour leur accueil 41


Inna Modja au micro de Pose Mag Inna Modja est une jeune chanteuse qui a su conquérir le public français avec « French cancan », le premier single issu de son second opus. Après quelques années d’expérience en tant que mannequin, c’est avec une aisance certaine qu’elle a posé devant l’objectif de notre photographe. Entre deux poses, elle a a accepté de répondre à nos questions.

Nouvelle année oblige, est-ce qu’on peut connaître tes bonnes résolutions pour 2012 ? Je n’ai pas vraiment de résolutions parce que je ne les tiens jamais, mais plutôt des projets que j’ai envie de vraiment mettre à exécution. Des projets secrets ? Non, ce ne sont pas des projets secrets, c’est la tournée, c’est partir au Canada, c’est voir plus mon entourage, car je n’ai eu le temps de voir personne dernièrement… Tu voudrais aller faire quoi au Canada ? Eh bien comme l’album est sorti là-bas, faire un peu de promo, et puis c’est aussi un des rares endroits que je ne connais pas du tout ! Ton père t’a inscrite à l’âge de six ans dans une chorale. Si ça n’avait pas été le cas, penses-tu que tu te serais tout de même tournée vers la musique ? Ah oui, complètement, je ne pense pas que la chorale m’ait vraiment influencée, même si je n’y étais pas allée j’aurais tout de même écouté de la musique chez moi, car on en écoutait beaucoup, et entre le moment où j’étais inscrite à la chorale et celui où j’ai commencé, il y a du temps qui s’est écoulé, donc je crois que c’est vraiment une passion que j’ai, qui s’est manifestée comme ça… Et puis mes parents m’ont inscrite à plein d’autres activités: le karaté par exemple. Le karaté, tu n’as pas continué ? Si, j’ai continué, car j’aime bien aller au bout des choses, mais je ne me serais pas non plus lancée dans un championnat de karaté ou de tae kwon do. Quels étaient tes rêves lorsque tu étais petite ? Je sais que j’ai toujours eu envie de faire de la musique… A 14 ans j’ai commencé à écrire et à composer. C’est à ce moment là que je me suis dit que j’avais envie d’en faire mon métier et de créer des chansons, pas juste chanter. Tes influences musicales sont très variées. Est-ce qu’on peut donc s’attendre à des changements de styles pour les prochains albums ? Sur le premier album c’était pop avec des influences assez folk, aujourd’hui c’est toujours un album pop mais avec plus de soul. Mais je me dis que je fais d’abord des chansons avant tout, avant de penser au genre et à la ligne directrice d’un album. Ainsi cela me laisse beaucoup plus de liberté.

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T-shirt Erotokritos, jupe GaĂŤlle Constantini (sur le site www.lexception.com), chaussures Lanvin, bijoux Marthe Lazarus Collection 43


Quel est l’artiste que tu admires le plus ? J’en ai beaucoup, mais surtout Ray Charles et Nina Simone. Tu vas débuter une tournée en France, est-ce que tu appréhendes un peu ? Non, pas vraiment. J’ai fait pas mal de premières parties et c’était très enrichissant et maintenant je suis contente aussi d’avoir ma propre tournée, même si ce n’est pas dans des salles gigantesques. Mais c’est ce que je voulais: avoir une tournée à taille humaine, et qui me corresponde pour l’instant. C’est une question d’étapes, et je suis à une étape ou il est logique que j’aie «ma tournée», mais je ne serai pas vraiment toute seule puisque j’aurai des premières parties. Tu sais déjà de qui il va s’agir pour les premières parties ? Non, pas encore, je ne sais pas pour toutes les dates. Parlons de ton nouvel album Love Revolution. Quel est le titre que tu préfères sur cet album, et pourquoi ? C’est un peu difficile de savoir… J’écris, et j’ai co-composé tout cet album, d’ailleurs le précédent aussi, et c’est très difficile de savoir quelle ma chanson préférée parmi toutes! Après c’est une question de période: en ce moment j’écoute beaucoup You Love Me, Kinks In My Hair, et I Am Smiling. Après avoir cartonné avec ton premier single French Cancan, tu as sorti La fille du Lido. Pourquoi ce thème ? Est-ce que tu aurais aimé être sur la scène du Lido ? En fait la Fille du Lido, ça parle de l’histoire d’une danseuse, mais pour moi c’est aussi un parallèle entre la vie de cette danseuse et la vie en général. Et j’ai choisi le Lido parce que c’est un endroit qui représente bien Paris pour moi. Mais je ne suis pas danseuse, donc ce n’est pas autobiographique, même si j’aime bien le strass et les paillettes ! Et d’ailleurs, pour en revenir au premier single French Cancan, Inna Modja = Sainte Nitouche ou pas ? Ah oui, carrément! Mais pour une fille c’est beaucoup plus facile d’admettre qu’elle est une Sainte Nitouche, plus qu’un homme. Avec quel artiste aimerais-tu enregistrer un duo ? Beaucoup ! J’aime bien Benjamin Biolay. Il a un univers tellement beau et poétique, c’est un artiste que je trouve très touchant. J’aime aussi un artiste qui s’appelle Mani, qui était dans le groupe Supermen Lovers et qui fait son album solo là. J’adore ce mec, il a une très belle voix. (Elle fait une pause pour manger ses sushis) C’est ton truc les sushis ? Je ne peux pas dire que c’est mon truc parce que j’essaye de manger le moins de poisson et de viande possible mais quand il faut manger un truc dehors et qu’il n’y a rien de végétarien, les sushis c’est un bon compromis!

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Tu étais mannequin avant de devenir chanteuse. Pourquoi ce changement d’orientation ? C’est ta passion pour la musique qui a repris le dessus ? Mannequin en fait, c’était un métier comme un autre. Ca m’a permis de gagner ma vie quand j’étais étudiante. Mais ce n’est pas un métier que j’avais prévu de faire à long terme. Ca a commencé comme un petit boulot. J’ai fait des études de lettres et langues ainsi qu’une école de commerce; et quand j’ai terminé j’ai continué car je gagnais bien ma vie comme ça. Mais je n’ai jamais abandonné le projet de faire de la musique. J’attendais seulement de me sentir prête. Et comme je suis autodidacte, ça m’a pris dix ans ! Et tu t’es prise au jeu pour le mannequinat, ça t’a plu finalement ? C’est plus sympa que d’être baby-sitter, c’est sûr. Mais dans tout métier il y a des avantages et des inconvénients. Et quand je fais quelque chose j’essaye d’en profiter et de passer un bon moment. Quel est ton rapport à la mode ? Est-ce que tu t’y intéresses encore ? Oui ! Et en plus je pense que la mode et la musique sont de choses qui vont bien ensemble. Par exemple quand on pense à la musique des années soixante, on pense tout de suite au look ! Et je crois que même les gens qui ont décidé de ne pas avoir de look, c’est un look. Pour moi la mode c’est un moyen d’expression, et ce n’est pas superficiel. Comment définirais-tu ton style vestimentaire ? Je pense que c’est un mélange de classique et de rétro. J’adore aller chiner dans les boutiques vintage, surtout en province. La pièce dont tu ne pourrais jamais te séparer ? Je crois que c’est un petit sac vintage Dior que j’avais acheté à New York il y a quelques années. Il est encore en super état, je le garderai toujours. On a entendu dire que tu aimais beaucoup faire à manger et que tu étais plutôt gourmande. Alors c’est quoi ton secret pour garder ce corps de rêve ? Je fais un peu de gym quand j’ai le temps ! En ce moment je n’en fait pas trop mais j’ai toujours été très sportive, j’ai commencé avec l’athlétisme vers treize-quatorze ans. Et je mange assez sainement. Quels sont tes projets pour la suite, qu’est-ce qu’on te fait comme propositions ? Des séries mode dans des magazines, des castings pour le cinéma aussi. Tu aurais envie de creuser ça, la comédie ? Oui, j’adore expérimenter de nouvelles choses, et je suis très curieuse de nature ! Mais je fais quelque chose surtout si le projet me plaît. Et enfin, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2012 ? Que la tournée se passe bien, que j’aille partager l’album partout, et que je continue à être cool dans ma vie !

Propos recueillis par Anaïs Delcroix et Enrique Lemercier 45


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DRIVE JACKET CETTE ANNÉE, MAX ET LES MAXIMONSTRES M’A DONNÉ ENVIE D’AVOIR UN PYJAMA-OURS, DE L’EAU POUR LES ÉLÉPHANTS UNE VESTE KIMONO COLORÉE ET DÉLICATE, MY LITTLE PRINCESS DES ROBES EN DENTELLE VAPOREUSE ET DRIVE UNE VESTE EN SATIN MATELASSÉ ET DES MITAINES DE PILOTE EN CUIR. JE N’AI MÊME PAS LE PERMIS.

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Drive, petit joyaux de ce début d’hiver fait parler tant pour ces qualités cinématographiques que pour sa BO et son déjà célèbre blouson en satin blanc. Les journalistes et bloggeuses s’étonnent : du jour au lendemain, la pièce est devenue iconique et l’envie est née là où on ne l’attendait pas la veille. Qui aurait cru vouloir posséder un jour une veste en satin blanche, matelassée, estampillée d’un scorpion au dos ? Dessinée par Ryan Gosling (hissé également au rang d’icône), il dit s’être inspiré de vestes qu’il avait vues lors de ses voyages en Corée. On murmure aussi un lien avec les blousons portés par Kiss lors de leur tournée japonaise. Le scorpion serait un clin d’œil à Scorpio Rising de Kenneth Anger. On sous-estime souvent l’influence qu’a pu avoir le cinéma sur la mode. Les créateurs sont à la fois complices, étant mis à contribution sur des tournages, et spectateurs admiratifs, inspirés par des films, tel que Jean Paul Gaultier pour sa collection hiver 2009-2010. De nombreuses collaborations entre mode et cinéma ont donné naissance à des objets cultes réédités, souvent en éditions limitées, devenant alors de véritables collectors. Star Wars est une valeur sûre : H&M en a fait des t-shirts et des caleçons, Adidas des sneakers, vestes et bonnets. Récemment, Nike a créé l’évènement en éditant à 1500 exemplaires la paire de Dunk de Retour vers le futur. Historiquement, le cinéma a de nombreuses fois joué un rôle dans le lancement d’une tendance et eu une influence durable sur les basiques de notre dressing. L’incontournable t-shirt, d’abord vêtement de dessous, est popularisé par Marlon Brandon, trempé de sueur, irrésistible dans Un tramway nommé désir (1951) et par James Dean dans La fureur de vivre (1955). Le perfecto en cuir, devenu mythique sur le dos de Marlon Brando dans l’Equipée sauvage (1953) a longtemps souffert d’une mauvaise réputation et fût longtemps interdit dans de nombreux lycées. L’anecdote est reprise avec ironie dans Retour vers le futur 2 (1989) lorsque Marty remonte le temps en 1955 et qu’il est prié de porter des vêtements moins voyants. Il s’achète alors un perfecto. Son statut de 7ème art hors de la mode, au travers d’icônes glamour et rebelles a permis d’aider la jeunesse à des choix et des actes audacieux, qui aujourd’hui se sont banalisés. Dans les années 30, Marlene Dietrich, Greta Garbo et Katharine Hepburn se sont faites photographier à Hollywood, hors tournage, vêtues de pantalons. Jusqu’alors tolérés pour certaines pratiques sportives ou comme vêtement d’intérieur, les actrices, par ce léger affront ont rendu un grand service à la femme à venir et donner une grande impulsion à l’histoire de la mode féminine. A l’instar du théâtre, dont les protagonistes doivent être rapidement identifiables grâce à leur costume souvent codifié, au cinéma les costumiers font preuve d’imagination et de créativité pour toujours réinterpréter de façon nouvelle des personnages « semblables » : le méchant, le gentil, la jolie fille. C’est pour cette raison qu’un méchant caché sous un gentil (à moins que ce ne soit l’inverse), à l’image de Ryan Gosling dans Drive, affublé de sa veste satinée, nous étonne et provoque l’envie « de porter la même chose ». Car ce n’est pas uniquement la veste qui nous a séduit, mais bien l’image du personnage dans le film. C’est la même impulsion « d’apparence miroir » et de ce que représente le vêtement qui poussa les jeunes des années 50 à porter le perfecto. Et si fort heureusement tous les films n’influencent pas le prêt à porter, cinéastes, ne sous-estimez pas le choix et le pouvoir des costumes que vous mettez en scène. S’il vous plaît. Vanessa Montalbano 51


L’AMOUR HAUTE TOLÉRANCE ! QU’EST-CE QUE L’AMOUR ? UN SENTIMENT PROFOND QUI UNIT DEUX ÊTRES, BASÉ SUR L’AFFECTION, L’ATTACHEMENT, ÉVOLUANT DANS UN UNIVERS SPIRITUEL PLUS OU MOINS RATIONNEL. CE LIEN QUELQUE PEU COMPLEXE, FRAGILE MÊME, OCCUPE UNE PART IMPORTANTE DE NOTRE VIE ET NOUS PERMET DE GRANDIR DANS NOTRE VIE SOCIALE ET AFFECTIVE.

Ne nous voilons pas la face ! L’amour est aussi vital que manger, boire, dormir, alors pourquoi ? Pourquoi ne le concevoir que dans notre couple homme-femme ? Pourquoi rejeter l’idée que ce sentiment, qui nous anime au quotidien, soit aussi intense dans une relation homosexuelle, ou à travers l’union de deux êtres de cultures et de religions différentes ? Je vous le demande ! Pourquoi s’y opposer et rejeter votre enfant, votre neveu, votre collègue ou votre voisin qui vous avoue sa relation avec un homme ou une femme différente de votre cliché « couple » ? Soudain, votre affect ou votre sympathie envers cette personne se brise. Pourquoi ? L’homme est-il donc conçu pour ne valider que ce que son entendement lui dicte ? Ou est-ce la peur qui le domine ? Les médias auraient-ils un impact prédominant sur nos appréhensions ? « Noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir ! » ou « Attention, danger ! ».

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Accepter de rencontrer « son autre » serait peut-être la première démarche à adopter, au lieu de porter un jugement hâtif et peut-être infondé. Après tout, il nous est souvent offert de côtoyer diverses personnes dans notre réseau professionnel, et toutes ne remportent pas nécessairement notre désapprobation. La preuve, certaines font désormais partie intégrante de notre vie personnelle ! Je bondis chaque fois que j’entends des propos homophobes, du genre « Fais gaffe à tes fesses demain soir, Armelle a convié ses amis homos ». Vive les étiquettes ! Mes amis ont des prénoms, de l’éducation, une profession et une finesse d’esprit sans pareille ! Rassurez-vous, ils ne vont pas sauter sur tous les hommes hétéros de la soirée ! A contrario, vos amis hétéros sont-ils déchaînés à ce point que vos dîners se terminent toujours en orgie ?... L’Amour est un combat de chaque jour, lorsqu’il est également confronté à la mixité religieuse. Le regard de l’autre est pesant, méprisant parfois. Et pourtant, ils s’aiment !!! Oui, c’est vrai que leurs us et coutumes sont différentes des nôtres, qu’ils mangent différemment de nous… Mais ils s’aiment du même amour, tout comme nous ! Dans ce sectarisme rigide, il n’est également pas concevable qu’un noir s’unisse à une blanche, qu’une Maghrébine aime un blanc. Non, à l’union des races et des couleurs ! Quel dommage, les enfants issus de ce métissage sont si beaux ! Si les voies de l’amour sont impénétrables, notre intolérance irréversible est préjudiciable ! De vous à moi, vous êtes-vous déjà penchés sur votre arbre généalogique ? Je suis certaine que dans votre sang coulent des origines que vous ne soupçonnez même pas. Sur ces quelques mots, je vous laisse à vos réflexions, sans néanmoins vous rappeler que Dieu créa au sixième jour, Adam et Ève, qui mirent au monde des enfants, qui donnèrent, eux aussi, naissance à d’autres, puis d’autres… Oh my God, ne serions-nous pas issus d’une reproduction incestueuse ? Alors aimons-nous vivant, n’attendons pas que la mort nous trouve du talent ! Je ne prône pas le PEACE & LOVE des années 70, mais suggère de faire preuve d’un peu plus d’empathie avec les nôtres ! Leur bonheur ne dépend-il pas un peu de nous ? Le verbe AIMER est international et implique chacun d’entre nous !

Armelle H. 53


Sofiia Manousha Photographe : Amel Kerkeni Modèle : Sofiia Manousha Styliste : Valeriane Dousse Make-up & hair : Matvei Droulez Looks : Vanessa Bruno et Les fÊes de Bengale

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SOFIIA MANOUSHA RENCONTRE AVEC UNE ACTRICE PÉTILLANTE ET DYNAMIQUE, QUI DU HAUT DE SES 25 ANS, AFFICHE DÉJÀ UN JOLI PARCOURS CINÉMATOGRAPHIQUE. ELLE ÉTAIT À L’AFFICHE DE LA COMÉDIE MUSICALE « BLANCHE NEIGE » DIFFUSÉE SUR FRANCE 2 EN FIN D’ANNÉE, AUX CÔTÉS DE CLAIRE KEIM, LOU DE LAÂGE, BRUNO SOLO ET ARMELLE. LA MEILLEURE AMIE DE BLANCHE NEIGE, MALIKA, C’ÉTAIT ELLE ! L’ANNÉE 2012 S’ANNONCE FORT PROMETTEUSE POUR SOFIIA ENTRE LA PROMOTION DU FILM DE JACQUES BRAL « LE NOIR (TE) VOUS VA SI BIEN » DANS LEQUEL ELLE INCARNE LE RÔLE PRINCIPAL AUX CÔTÉS DE THIERRY LHERMITTE ET GRÉGOIRE LEPRINCE RINGUET, UN DIPTYQUE POUR FRANCE 2 DONT LE TOURNAGE DU PROCHAIN VOLET EST IMMINENT ET DE BEAUX PROJETS DANS LESQUELS ON LUI CONFIE LES RÔLES PHARES.

Qu’est-ce qui vous a séduit à la lecture du scénario « Le noir (te) vous va si bien » ? En avril dernier, alors que nous étions en pleine répétition de « Blanche Neige », j’entends parler du projet de Jacques Bral. Lors de notre première rencontre, il me sollicite pour un tout petit rôle dans son film, nécessitant ma présence une journée. J’accepte bien sûr, car on ne refuse pas de travailler avec Jacques Bral. Et le temps passe… Début mai, alors que je reviens du Maroc, on me propose de passer un casting afin d’obtenir le rôle principal (Cobra) dans le film de Jacques Bral toujours. Je suis surprise, d’autant plus que nous sommes à deux semaines du tournage. Je le passe sans conviction et sans trop comprendre ce revirement. Trois jours plus tard, Jacques Bral m’adresse un SMS me signalant qu’il désire me rencontrer à nouveau suite au casting (nous sommes dimanche !). Il me parle longuement, mais sincèrement je ne sais toujours pas où il veut en venir, quand soudain, au détour d’une phrase, il m’annonce que j’ai obtenu le rôle principal. Vous imaginez ? Mon premier grand rôle ! C’était trop beau pour être vrai ! J’avais envie de le crier au monde entier, d’appeler ma mère, là, tout de suite. Puis, j’ai joué la carte de la sagesse. Et si Jacques Bral changeait d’avis ? Alors, je me suis tue et n’ai informé mon entourage qu’après la première journée de tournage. C’était enfin concret ! J’étais si heureuse. Je me retrouvais, moi, Sofiia, entourée de nombreux comédiens confirmés : Thierry Lhermitte, Grégoire Leprince Ringuet, Salim Kechiouche, et bien d’autres… Quelques mots sur le personnage que tu incarnes ? Cobra est un personnage très ambigu. Elle a une double personnalité qu’elle assume complètement d’ailleurs. À l’extérieur, elle s’émancipe, croque la vie à pleines dents, mais de retour à la maison, elle se plie aux traditions familiales et à sa culture. Elle jongle en parfaite harmonie et tente avant tout de respecter les siens, sans jamais vouloir les décevoir. Elle assume tout, portée par une envie de vivre dominante. Toutes les communautés se retrouveront dans ce film, car son message est universel. Tenir ce premier rôle, mon premier rôle, m’excitait tout autant qu’il me faisait prendre conscience que je détenais une lourde responsabilité, et que je devais avant tout assumer. Quelle est votre position dans la libération de la femme ? Je suis très spirituelle, en fait, et souhaite que chaque femme trouve son plein épanouissement entre son bonheur personnel et le respect d’autrui. Un bon équilibre, non ?

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Je crois savoir que le film ambitionne d’être présenté lors du prochain festival de Cannes. Une jolie consécration non ? Je suis très impatiente de voir ce film en avant-première. Qu’il soit présenté au festival de Cannes ou à la Mostra de Venise serait merveilleux ! Mais avant tout, nous souhaitons qu’il touche un large public. Prochainement, vous tournerez la seconde partie du diptyque pour France 2, écrit et réalisé par Touria Bezari. Le premier « Mariage Blues », dans lequel vous teniez le rôle de Sofia aux côtés de Salim Kechiouche, a déjà été diffusé courant juin sur France 2. Lorsque Touria m’a proposé son projet, j’ai tout de suite validé. J’avais déjà travaillé avec Salim, dans « Le noir (te) vous va si bien », nous étions donc plus complices. Du statut « mon frère » dans le film de Jacques Bral, il passait en mode « mon amant » dans celui de Touria Bezari. C’est drôle, non ? Nous reprendrons le tournage au printemps. Après « Mariage Blues », place à « Rock n’Bled ». D’autres projets en cours ? Nous avons tourné un court métrage « Love collection » d’Antoine Lhonoré-Piquet qui sera présenté au festival de Cannes. C’est l’histoire d’un comédien célibataire, la trentaine, séducteur qui se laisse aller à l’oisiveté, aux plaisirs éphémères et au sexe facile. Il partage sa vie en alternance avec ses trois maitresses, présentant toutes des facettes différentes. J’ai adoré ce tournage ! Parlons un peu de vous à présent ! Vers quel avenir professionnel vous prédestiniez-vous avant de devenir actrice ? Je n’étais pas très assidue à l’école, pour ne rien vous cacher, mais j’ai néanmoins obtenu mon Bac, en candidat libre. Mon plaisir à moi ; c’était le piano. Alors, après 16 années d’études, ma destinée aurait dû être : pianiste ! Mais la vie en a décidé autrement. Je me suis retrouvée assistante junior attachée de presse, et là, j’ai découvert le côté off du cinéma. Alors que j’assistais au tournage d’un clip, j’ai ressenti mon premier déclic : je n’étais pas faite pour le métier que j’exerçais. J’éprouvais un réel besoin de vouloir m’exprimer, de me dépasser, de transmettre des émotions, de communiquer, de partager. Toute petite déjà, le simple fait d’écouter de la musique me transportait et j’imaginais alors le scénario d’un film qui se poserait à merveille sur cette mélodie. Bref ! Ma place était ailleurs ! Il me fallait donc trouver un agent et franchir les étapes une à une. Rappelons que je n’avais suivi aucune formation artistique. J’ai rencontré Brigitte, mon agent, et je lui suis très redevable. Elle a cru en moi et m’a tiré vers le haut. Après trois ans, je suis heureuse et pleinement satisfaite de mon parcours. Merci à toi Brigitte ! Quelle est votre qualité première ? Et votre défaut ? Je suis déterminée, persévérante et très positive. Parallèlement, je suis très exigeante. Dans la vie professionnelle, c’est certainement une grande qualité, mais dans la vie personnelle, c’est très difficile à gérer. Une personne exigeante l’est avec elle, mais également avec les autres, j’en suis consciente. Avez-vous une addiction particulière ? Les Cruesli au chocolat au lait et le tofu sauté à la citronnelle. J’en raffole ! 64


Pratiquez-vous un sport ? J’ai un coach perso pour le yoga et je pratique de la barre au sol dans mon ancienne école de danse. Côté mode, vous êtes plutôt chic ou choc ? Ni chic, ni choc. J’ai mes délires personnels : du Dolly Rock ! Un mariage entre le Babydoll et le rock ! Je suis une grande adepte de la marque suédoise Minimarket. Elle me correspond totalement. Ce n’est pas anodin si je suis leur égérie française depuis un an ! Votre dernier achat « coup de cœur » ? Un chiot, un York terrier … Il adore mes chaussures… Je l’ai appelé Elvis ! Une robe noire en velours Ysterike et une paire d’escarpins Miss Sixty. Lors de la fashion week, participez-vous à quelques défilés ? Si oui, lesquels et pourquoi ? J’ai adoré la collection de Basil Soda, créateur Libanais. Le défilé était féérique. Ils ont un don inné pour sublimer la femme, c’est magique ! J’ai également apprécié plusieurs pièces de la collection que présentait Eva Minge, créatrice polonaise. Vous partez en voyage, quels sont vos indispensables ? Le sérum White Caviar de La Prairie qui lisse à la perfection mon grain de peau. Ma crème hydratante Tolérance Extrême d’Avène. Mon brumisateur d’eau thermale, car l’eau calcaire est incompatible avec ma peau. Mes infusions au fenouil pour favoriser le drainage et la digestion. Mon indispensable… Une grosse polaire car j’ai toujours peur d’avoir froid !!! Quelle situation peut vous déstabiliser ? Je suis hyper-réceptive et je ressens de suite une situation étrange. J’ai une peur bleue de l’avion et il m’arrive de pressentir, une fois à bord, qu’un problème technique va survenir. C’est terrible en fait ! Je déteste trois choses : l’avion, les ascenseurs et… les choux Bruxelles (rire !) Votre dernière colère ? Pas plus tard qu’hier, chez un commerçant de proximité afin d’imprimer des documents. Je reconnais ne pas être très douée en informatique, et je lui ai donc demandé assistance pour obtenir mes impressions. Il a refusé catégoriquement. Je l’ai insulté ! Vous payez un service que l’on refuse de vous rendre, c’est intolérable, non ? Quelle est votre relation aux réseaux sociaux Facebook et Twitter ? Je suis sur Facebook et j’apprécie l’échange dans un but de communication. En revanche, je déplore une chose… Nous nous battons, chaque jour, pour préserver notre liberté, alors expliquez-moi pourquoi tant de personnes affichent (aux yeux de tous) leurs vies privées et s’exhibent en maillots de bain ou tenues légères ? Merci Sofiia Manousha de nous avoir confié votre exclusivité. Toute l’équipe se joint à moi pour vous souhaiter une longue et belle carrière ! Propos recueillis par Armelle H. 65


La nouvelle tendance masculine : le « beau-moche » UN NOUVEAU GENRE D’HOMME EST ARRIVÉ, IL N’EST NI ÜBER, NI METRO, NI EMO, NI RIEN DU TOUT… IL EST MOCHE ! OUI IL EST MOCHE MAIS MAIS MAIS MAIS (MILLE FOIS « MAIS ») IL EST BEAU ! JE VOUS AI PERDUS, JE LE VOIS BIEN… ALORS JE M’EXPLIQUE.

Il y a quelques années, lorsque je regardais un clip de NTM à la télé, je me demandais franchement comment on pouvait trouver le moindre milligramme de charme à Joey Starr… et puis je l’ai vu dans « Polisse » et là… il s’est passé un truc, je l’ai trouvé tout à coup over méga carrément sexy (mais siiiii la scène où il danse dans la boîte lorsqu’il se trémousse sur Keedz) Vous aussi ??? Ah je savais que j’étais pas seule !! Que s’est-il passé ? Et bien la mode du « beau-moche » est arrivée.

Bon ok j’ai toujours eu un faible pour les physiques un peu « alambiqués », j’ai très vite décelé un potentiel de fou chez Frédéric Beigbeder (oui oui j’ai bien dit Beigbeder). Le côté dandy mal aimé qui s’habille chez Zadig&Voltaire mais qui l’assume pas, moi j’adore (Vous aussi ? Décidément on est sur la même longueur d’onde !). Sauf que maintenant Beigbeder est devenu une véritable icône de mode (cf : la pub Kooples avec sa nana). Alors moi j’ai presque envie de me jeter des fleurs et de dire que je suis un précurseur en termes de « tendances de mecs » !

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Depuis quelques temps, le « beau-moche » devient trendy, Gaspard Proust fait la une de tous les magazines et devient la coqueluche des filles (mais lui aussi il est choubidou dans « L’amour dure 3 ans »), Adrian Brody défile pour Prada (le mec canon alors qu’il a un nez… enfin que dis-je, un cap, une péninsule…), Tahar Rahim ne cesse de tourner et devient le chouchou du cinéma français. Même les fashionistas se mettent à sortir avec des « beaux-moches » comme Sienna Miller avec Tom Sturridge (physique pour le moins pas évident). Sienna était également sortie avec le « plus que douteux » Rhys Ifans (à qui on attribue une relation avec Kate Moss –rien que ça). Si vous vous demandez encore qui est Rhys Ifans, c’est le pote relou de Hugh Grant dans « Coup de foudre à Nothing Hill »

Il est vrai que la tendance aurait dû être préméditée il y a quelques temps avec l’arrivée du übersexuel. Le côté « homme ours mal léché 100% testostérone », ça envoyait du pâté. Maintenant le « beau-moche » lui met une claque et le relègue au rang d’ « has been ». Dorénavant nous voulons un homme grand, pas bien gros (voire maigrelet) un peu pâle (enfin… faut voir), les wayfarer vissées sur le nez (même Joey Starr les a enfilées dans « L’amour dure 3 ans »), tous les exemplaires de Bukowski sous le bras et une tête qui dit « je suis complètement dépressif et neurasthénique mais j’ai très envie d’être aimé ». Le beau-moche a tout de même un avantage sur les autres, il est souvent bien plus malin pour attirer l’attention des filles !

Petit message à Gaspard, Fred (oui appelons le Fred), Joey, Adrian, Tom, Rhys, Tahar et les autres. Profitez de votre statut, ça va pas durer, les filles, elles changent d’avis comme de chemises ! Espérons juste que Joey recevra un césar et nous fera un discours émouvant, ça prolongera votre gloire d’un an au moins ! Marie Parent 67


Pose Juridique POSE MAG S'ENRICHIT DE NUMÉRO EN NUMÉRO. DANS L'IDÉE DE METTRE À PROFIT TOUTES NOS COMPÉTENCES, NOUS AVONS DÉCIDÉ DE CRÉER CETTE RUBRIQUE. SIMPLE, CLAIRE ET EFFICACE, NOUS NOUS EFFORCERONS DE METTRE EN LUMIÈRE LES PROBLÈMES JURIDIQUES QUE NOUS SOMMES TOUS AMENÉS À RENCONTRER. COMME TOUTE NOUVEAUTÉ, NOUS AVONS VOULU FAIRE LES CHOSES EN GRAND. IL NE SERA ICI QUESTION NI DE CHAMPAGNE, NI DE TAPIS ROUGE, NI DE ROBE DE SOIRÉE, BIEN QUE… LA QUESTION DU JOUR ÉTANT : QUELLES SONT LES CRÉATIONS COUVERTES PAR LE DROIT D'AUTEUR ?

L'article L. 111-1 du Code de la Propriété intellectuelle dispose que « l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre du seul fait de sa création d'un droit de propriété incorporel, exclusif et opposable à tous ». Comme à son habitude, notre ami législateur n'a pas pris le soin de définir ce qu'est une œuvre de l'esprit. Est-ce un avantage ? Un inconvénient ? Il suffit d'avoir un minimum de connaissance en droit pour comprendre que cet article est un clin d’œil bien trop sympathique, pour ne pas être un avantage. Le législateur sait depuis longtemps à qui il a à faire. Une civilisation qui peut passer de la musique classique au zouk love en un rien de temps, à une palette de création tellement large qu'il serait impossible d'enfermer la notion dans une définition restrictive au risque d'officialiser la mort de la création dans les années 90. Cependant, il ne faut pas entendre conception large comme l'encouragement à la protection du n'importe quoi. La qualité d'œuvre est à fortiori une invitation au César. Elle nécessite que votre création ait pris corps dans une forme objectivée et que celle-ci soit empreinte de la personnalité de son auteur. Il faut ainsi que votre personnalité transparaisse et que votre œuvre soit au minimum matérialisée. Armés de ces deux conditions, vos photos, vos écrits, vos chorégraphies, vos chansons, vos blogs ou autres illustrations sont couverts par le droit d'auteur. Il n'est nullement besoin de s'entourer de tout un tas de formalités, car vos droits naissent en même temps que votre création. Vous êtes bien trop artiste pour ne pas vous adorer !

Teasing Pose Juridique : Que recouvre le droit d'auteur ? Comment protéger ce droit ? Vous le saurez dans le prochain numéro.

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Antoine Bertoni


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AUDREY DANA TRÈS OUVERTE SUR LE MONDE EXTÉRIEUR, CURIEUSE ET FORT COMMUNICATIVE, AUDREY DANA RESSORT DU CONSERVATOIRE D’ORLÉANS, AVEC UN PREMIER PRIX D’ART DRAMATIQUE. DIRECTION PARIS ! ELLE RÉUSSIT LE CONCOURS DE L’ECOLE D’ART DRAMATIQUE AVEC BRIO ET RENCONTRE LORS DE SA 4E ANNÉE DE FORMATION, SON PREMIER AGENT ET QUELQUES METTEURS EN SCÈNE. MAIS L’ENVIE DE DÉCOUVRIR D’AUTRES HORIZONS ET D’AUTRES CULTURES SERA LE PLUS FORT. ELLE PLAQUE TOUT ET PART VIVRE À NEW YORK OÙ ELLE SÉJOURNERA DEUX ANS. ELLE N’EST PAS LA FILLE D’UNE MAMAN AMÉRICAINE POUR RIEN ! LÀBAS, ELLE SE DÉCOUVRE UNE AUTRE PASSION : CELLE DE RÉUNIR LES TALENTS. DE SPECTACLES EN SPECTACLES, ELLE SE FAIT UN PETIT NOM D’ARTISTE UN PEU ALLUMÉE…

Photographe : Pauline Darley Maquillage : Mademoiselle Mu Coiffure : Felix Puget Stylisme : Valeriane Dousse Assistant : Maxime Stange Tenue : Paul Ka 70


Photographe : Maxime Stange 71


Retour sur Paris ! Elle auditionne avec succès pour une pièce « Le Carton » dans laquelle elle se surprendra à faire rire, pendant 400 dates. Elle enchaîne au théâtre avec une œuvre de Bernard Werber « Nos amis les Humains », puis dans une comédie explosive « La sœur du Grec » produite dans un premier temps à Paris, puis dans toute la France. Claude Lelouch lui propose alors son premier rôle dans « Roman de gare ». Son interprétation très remarquée lui vaudra de nombreuses nominations en tant que jeune espoir féminin (Les prix Lumière, Les César, le prix Romy Schneider,…). Quelques années plus tard, Claude Lelouch recontacte Audrey pour incarner Ilva, l’héroïne de « Ces amours là », aux côtés de Laurent Couson et Raphaël. Une prestation magnifique ! Entre-temps, Audrey s’adonne à l’écriture : elle co-écrit quelques pièces montées et rédige ellemême le scénario de son premier film. Il n’y avait qu’un pas à franchir pour passer à l’étape supérieure : la réalisation. Audrey réalise donc un premier court métrage « 5 à 7 ». Forte de cette expérience, elle co-écrit avec sa sœur Marie-Noëlle, son premier long métrage « Des betteraves à Noël ». Gageons que cette collaboration familiale lui soit salutaire ! Partons à la rencontre d’Audrey Dana, à présent, afin qu’elle nous dévoile toute son actualité cinématographique, en ce début d’année ! Nous vous verrons prochainement dans « Torpédo » de Matthieu Donck (un jeune réalisateur) aux côtés de François Damiens. En compétition officielle au Festival de l’Alpe d’Huez (mi-janvier), ce film sortira le 28 Mars 2012. Synopsis / Michel, 36 ans, n’a pas fait carrière. Il vit seul, de petits boulots précaires. Un jour, il reçoit un appel d’une société de télémarketing qui lui promet de gagner un dîner avec la star Francky Torpedo. Michel ne sent pas l’arnaque. Il voit dans cet appel une chance ultime de se valoriser aux yeux de son père mourant. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce scénario ? Ce film est une comédie à la fois drôle et touchante. C’est la première fois que je tourne dans un film qui est à l’image de ce que je vais voir au cinéma ! Le personnage que j’interprète pourrait se résumer à : « Fille paumée cherche mauvaise vie ». Sortie en salle le 5 Mai prochain du film de Christine François « Le secret de l’enfant fourmi » Synopsis / Cécile, une jeune femme trentenaire, se rend en Afrique avec un enfant qu’elle a adopté sept ans plus tôt, dans ce pays, pour percer le mystère de son abandon. Ce film aborde le thème de la famille, de la filiation : un sujet d’actualité. Vous interprétez le rôle d’une femme, devenue mère adoptive, par hasard, aux côtés de Robinson Stevenin. Autre lieu, autre culture ! Quel regard portez-vous sur ce film après le tournage ? Je l’ai abordé avec tout mon ressenti de mère que je suis. Les enfants du film portaient les prénoms de mes propres enfants, surprenant non ? Devenir maman est avant tout un lien du cœur, alors l’avoir réellement conçu ou l’avoir adopté… C’est un sentiment puissant qui unit une mère et son enfant pour la vie. Nous vous retrouverons également dans « Le jeu des nuages et de la pluie » de Benjamin de Lajarte, dont la sortie est prévue courant 2012, aux côtés de Simon Yam, Hiam Abass et Alain Chamfort. 72


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Synopsis / Dans la tradition de l’ancienne Chine, le Jeu des nuages et de la pluie désigne une métaphore des jeux amoureux. Nous y découvrirons un cadre chinois qui erre dans la ville, un couple de magiciens traversant une crise, une serveuse se démenant pour trouver un semblant d’équilibre. Certains se retrouveront, d’autres pas. De quoi traite plus précisément ce film ? Quelques mots sur le personnage qui vous a été confié ? Ce sont différents tableaux qui se succèdent durant toute une nuit. En l’espace de vingt-quatre heures, le destin de six personnes va basculer à travers leurs rencontres. L’exercice de style réside dans le langage du corps qui s’exprime au-delà des mots. L’expérience du tournage s’est avérée très enrichissante dans le ressenti. Le couple que je forme avec Simon Yam, un acteur emblématique du cinéma de Hong Kong, surmonte aisément les barrières de leur langue, puisque je ne parle pas chinois et qu’il ne comprend pas le français. Abordons à présent votre prochaine réalisation intitulée « Des betteraves à Noël » et co-écrit avec votre sœur et Jacques Fieshi ! Je crois savoir que le tournage ne va pas tarder… Alors, heureuse ? C’est énorme ! Je suis très excitée à l’idée de porter ce projet jusqu’au bout de l’aventure. Je me suis éclatée à réaliser mon premier court métrage « 5 à 7 », et bien que j’y ai beaucoup perdu (ce fut un flop !), j’en ai néanmoins retiré une bonne leçon. Je remercie Claude Lelouch pour son soutien. Je lui dois énormément, car j’ai beaucoup appris à ses côtés. Et comme il me l’a dit fort justement, l’argent que j’ai perdu dans cette réalisation, je ne la perdrai pas dans la prochaine. Reconnaître ses erreurs vous aide à avancer et vous grandit. Message bien reçu ! Pouvez-vous nous révéler le synopsis de votre film ? Une famille entière décide de quitter Paris pour s’installer dans la Beauce, région réputée pour sa vaste étendue de cultures céréalières, et plus particulièrement sa betterave sucrière (d’où le titre du film). Ils s’installent dès lors dans une belle et grande maison, dans laquelle la fratrie prend ses marques et s’émancipe. Il s’agit d’une fable contemporaine drôle, d’une épopée fondée sur une autobiographie, que j’ai pris soin de retransposer dans un univers quelque peu décalé. A quels acteurs avez-vous confié le scénario ? L’histoire tournera autour d’Alice, mon héroïne. Le casting est en cours. Je désire quelques acteurs français, américains, et je compte bien y faire figurer mes frères et sœurs, au milieu de tous ces personnages. Je désire également m’entourer d’une excellente équipe technique. Quand et où se déroulera le tournage ? Le tournage débutera cet automne au milieu des champs, je veux des champs dans la Beauce. Appel lancé ! En raison du titre, j’en déduis que la sortie du film est prévue pour la fin de l’année ? Pas du tout ! Le titre n’a aucun rapport direct avec Noël. (rire) Sa sortie est prévue pour 2013.

Parlons un peu de vous, à présent ! 75


Quelle est votre qualité première ? Infatigable, je fais preuve d’une énergie débordante Avez-vous une addiction particulière ? Je suis capable de boire des litres de Contrex, sans soif. Mais uniquement cette marque ! (rire) Le stress est-il pour vous un excitant ou un état difficile à gérer ? En matière de stress, le théâtre est une excellente école, pour apprendre à le maîtriser. Les périodes de promotion correspondent à des moments de bonheur intense, même si vous guettez les réactions du public : je ne le vis pas comme du stress. Côté mode, vous êtes plutôt chic ou choc ? Tout dépend des circonstances, mais en règle générale, je privilégie l’élégance en portant des tenues simples. Vous partez en voyage, quels sont vos indispensables ? Mon iPad pour lire mes livres, mon MacBook pour travailler mon scénario, mon iPhone… C’est terrible !.. Je suis une véritable Apple Addict… et mon parfum Cuir Beluga de Guerlain. Quelle situation peut vous déstabiliser ? Etre victime d’un malaise pendant que vous jouez sur scène… Du vécu ! Quelle est votre relation au réseau social Facebook ? Très sincèrement, je gère ma page depuis peu et j’adore cette proximité qui s’instaure avec les gens qui me suivent. C’est un véritable partage ! Je tiens à leur montrer d’autres facettes du métier d’acteur et de réalisateur, tout au long de l’année. Citez-moi un de vos films cultes ? Il y en a tant ! Deux secondes, je réfléchis… J’ai été conviée à une projection privée d’»Intouchables» réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano, et sincèrement, j’en suis ressortie bouleversée. J’ai beaucoup ri, mais pleuré également. Ce jour-là, je leur ai dit : « vous avez fait mieux qu’Avatar ! » Retrouvez toute l’actualité d’Audrey Dana sur son site officiel : www.audreydana.com Sur sa page Facebook : Audrey Dana

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Propos recueillis par Armelle H.


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Trois Garçons dans le vent

Si je vous dis : abat-jour, brocante, chaussures, tissu, plaid, béret, nouvelle collection, vernis, drapés, vous vous imaginez déjà la revue de bonne femme, avec tous les sujets classiques d’un dressing à la Carrie Bradshaw… les dernières trouvailles pour rendre votre intérieur tendance à petits prix… ou la dernière publicité Sarenza sur le web qui fait le buzz ? Il y a certains sujets qui semblaient exclusivement féminins comme ceux-ci par exemple... certains sujets qui semblaient bien loin du combo football + pizza + canapé. Des sujets comme, la décoration, la mode, le journal de bord (blog) ne sont désormais plus le terrain de jeu des femmes à travers le monde, mais captivent également les hommes, les passionnent au même titre que les belles voitures, le dernier téléviseur led ou l’iPhone 5. Les hommes ne sont les plus mêmes ! OUT le mâle viril qui ne comprend rien au cycle menstruel de madame, à la silhouette parfaite pour aller en soirée avec la belle, aux dernières pièces IN à avoir chez soi. L’homme est resté viril, certes, mais a pris une bonne dose de créativité, d’ouverture d’esprit, de tendances, de mode, de design, de tous les sujets qui font qu’aujourd’hui à table Vénus et Mars se comprennent sans trop de problèmes. Partageant même l’espace cuisine! Dans le Sud, des irréductibles mâles, prêts à soulever des montagnes de code HTML, nous racontent en toute simplicité, leurs amours, leurs passions, leurs projets…Eux! Rencontre avec Jo, Alex, et Nicolas à Avignon

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ALEXANDRE REIGNIER

Âge, profession, lieu de résidence 26 ans, designer, Aix-en-Provence Comment t’es-tu réveillé un matin avec l’envie de devenir designer (puisque ce n’était pas ta formation première si mon petit doigt dit vrai!) et comment as-tu créé ton site ? Tout petit déjà, je passais mon temps à dessiner et à créer toutes sortes de choses… Les circonstances ont fait que je n’ai pas pu m’orienter dans le design. Les années ont passé et mon amour pour la création et le design est resté intact. Qui ne tente rien n’a rien ! Ma décision est prise. Je ferai de ma passion, ma nouvelle vie, mon nouveau défi… La création de mon site fut un vrai casse tête, un grand point d’interrogation. Après quelques heures passées devant mon ordinateur et un peu d’aide, mon site était né, ouf j’ai fini par m’en sortir, merci wordpress...  Parle-nous en quelques mots de ton Sud, ta vision de sa nouvelle évolution (sud plus tendance, plus mode, avec plus d’events) ? Le Sud bouge ! Il commence enfin à se réveiller, il y a encore du travail mais justement, il y a tout à faire et tout à créer ! Où shoppes-tu ton dressing ? Quels sont tes créateurs favoris ? Une autre de mes passions, ce sont les fringues ! Et dans le Sud, on est bien servi ; rien à envier à la capitale. On retrouve de bons, très bons shop comme Novoid Plus à Aix-en-Provence, Antic boutik à Nice, The Next Door à Avignon dans lequel on retrouve des marques telles que Grenson, Barbour, Our legacy, Mark Mcnairy, Homecore, Levi’s vintage, et j’en passe, que du bon ! Sans oublier notre marque de cœur Kulte, crée dans le Sud et qui fait bouger le Sud! Qu’est-ce qui te fait vibrer dans la vie, tes passions ? Comme tu l’as compris, j’aime tout ce qui touche au design et à la mode. Mais la chose la plus importante est, sans nul doute, de passer du temps en famille et entre amis, prendre un petit apéro en terrasse, dans le Sud, sous le chant des cigales, que du bon ! Rendez-nous le soleil ! On m’a soufflé qu’Henri devrait avoir une petite sœur et un petit frère très prochainement, info ou intox, une exclu pour Pose Mag ? Ça bosse, ça bosse dur ! Quelques projets sont en cours, encore un peu de patience... Des projets pour cette année 2012 ? Pleins de projets ! Une éventuelle collaboration et une nouvelle vie qui démarre...Quelques mots pour les lecteurs de Pose Mag ? Follow me ! @reignierdesign http://www.alexandre-reignier.com/ 79


JO YANA

Âge, profession, lieu de résidence ? 27 ans, directeur communication pour LE PÉLICAN & rédacteur en chef de DECO-DESIGN. J’habite un petit village gaulois entre Aix et Marseille... Comment es-tu devenu blogueur ? Le blog Deco-Design est la suite logique du Forum éponyme créé en 2006. Le blog est né à la base pour apporter un contenu plus journalistique à Deco-Design, depuis je suis accro... Quelle est ta vision du Sud, son évolution ? Mon Sud, j’espère vraiment le voir évoluer dans les années à venir. Je suis légèrement frustré car encore aujourd’hui l’essentiel se passe à Paris. Heureusement que quelques personnes sont là pour faire bouger les choses, j’ai énormément d’espoir en 2013, surtout pour les designers sudistes... Où achètes-tu tes vêtements ? J’achète énormément sur le net (Studio homme, MR porter, My wardrobe...), en shopping physique j’adore cette boutique d’Avignon The Next Door, Novoid Plus à Aix, ou encore Colette à Paris... Tes créateurs préférés ? J’adore Marc Jacobs, Raf Simons, pour les chaussures MR HARE, et Grenson. Sinon en marque j’achète beaucoup chez SIXPACK ! Qu’est-ce qui te fais vibrer dans la vie, tes passions, tes « rendez-vous » importants dans l’année ? Ma vie est rythmée par mes coups de cœur quotidien, mes reportages, mes shooting photo (car c’est aussi une de mes passions), et avant tout par ma chérie qui partage ma vie depuis 10 ans. Mes RDV de l’année sont septembre et janvier à MAISON & OBJET, en avril l’euphorie Milanaise pendant une semaine, et avant l’été, parcourir tous les showroom parisiens pour les Designer’s Days...  Des projets pour cette année 2012 ? 2012, c’est une année de changement pour Deco-Design, mais aussi pour Joyana.fr stay tuned... Quelques mots pour les lecteurs de Pose Mag ? Vivez pour l’amour du Beau... http://deco-design.biz/ 80


NICOLAS

Âge, profession, lieu de résidence ? Trente ans, directeur artistique en free-lance, réside entre Avignon et Paris selon les projets. Comment est né ton blog ? Je suis arrivé dans le milieu du blog grâce à un ami (si je ne le cite pas, il va faire la tête, c’est Pierre-Jean). Lors d’un événement, je l’ai accompagné et ce fut le déclic ! J’ai trouvé que c’était un excellent moyen de rencontrer des personnes différentes et à plus long terme d’avoir un maximum de contact professionnel, et d’obtenir un accès privilégié aux marques... Que penses-tu du Sud ? Originaire d’Avignon, j’ai vécu plusieurs années à Paris et suis revenu m’installer dans le Sud pour avoir un idéal de vie au quotidien. Mon métier me le permet, je monte chaque mois à Paris. Le Sud, niveau tendance, talonne Paris, mais avec moins de prise de tête car tu y trouves toutes les marques tendances. Pour ce qui est des sorties, c’est un autre problème, tu n’as pas toute la dynamique parisienne et la diversité des lieux. Où achètes-tu tes vêtements ? Clairement j’ai une boutique de «prédilection», c’est une boutique qui regroupe beaucoup de marques «TheNextdoor» et ils ont également un eshop. Quelles sont tes passions ? Mon blog principal «Les Rhabilleurs» traite d’un seul thème : la montre. C’est un objet qui me fait rêver, qui me fascine. À côté de ça, j’aime la mode, le design, la photo Ton intérieur a servi de lieu pour le shooting de cet article, peux-tu nous dire d’où te vient cette passion pour la « chine ». Des adresses à nous confier? C’est vrai que j’aime beaucoup les beaux meubles ! Je marche aux coups de cœur et surtout aux bons plans. Je déteste surpayer un meuble donc, je préfère prendre mon temps et trouver la perle rare. Le seul conseil que je puisse donner est le suivant : faites très régulièrement les déballages et vide-greniers. Des projets pour 2012 ? Un relifting de notre site « Les Rhabilleurs » pour fêter nos 3 ans et peut-être la création de deux autres sites courant 2012. http://www.lesrhabilleurs.com/ Les filles, nous n’avons plus qu’à bien nous tenir et à assurer nos arrières, les hommes viennent de percer une belle remontée après des années de déni de leur côté féminin ! Doit-on leur faire un cours de biologie pour qu’ils comprennent que tout ceci est normal ? Aude Bertrand Koubi 81


SURIMPRESSIONS Photographe : Cécilia Rowe Assistante : Mimiko Stylisme : Tara Ziegfeld Modèles : Aude Helfer & Rémy David Hair : Rémy David Make-up : Karen V. Remerciements : Poulain & Proust, Zwitter

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Veste noire  Zwitter, robe camel taille empire PrivÊe, faux cils Mily Mak-up 83


Manteau H&M, robe modèle Lady marque Zoé la Fée, pochette jaune à franges Chemins Blancs, collie 84


er vintage, faux cils Mily Mak-up 85


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Manteau long, pantalon à empiècements en cuir et laine Zwitter, collier antiquité, chaussures Cosmic Lita de Jeffrey Campbell

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Veste noire Zwitter, robe camel taille empire PrivĂŠe, sac Louis Vuitton, faux cils Mily Mak-up 89


La Pose Postale Bonjour, je m’appelle Sarah. Pourquoi personne ne nous a consultés concernant l’arrêt brutal de Megaupload et donc de Megavideo ? Je me meurs depuis quelques jours, je suis une âme en peine à la recherche de mes séries préférées...

Chère Sarah, je suis d’accord avec vous, c’est la fin d’une ère. Il y a eu les dinosaures, il y a eu les châteaux forts, il y a eu la Renaissance, il y a eu la révolution industrielle et il y a eu Megaupload. A une époque que l’on peut dorénavant appeler « Jadis », il était chose facile de regarder nos séries US préférées le lendemain de leurs diffusions sur les télés américaines. Le vent sibérien pouvait trouver refuge dans nos rues, les crises économiques pouvaient s’abattre sur nos carrières professionnelles et des bateaux de croisière pouvaient s’échouer pour des raisons incroyables, nous étions certains une fois chez nous de retrouver l’Upper East Side, le lycée de West Beverly, le Seattle Grace Hospital, Stars Hollow ou autre Fairview. Nous faisions tous semblant de parfaire notre maîtrise de la langue anglaise pour contrer les arguments de nos détracteurs. Nous étions heureux, nous étions insouciants. C’est en ce sens que si le droit a eu raison de nous, nous devons nous battre pour que cette époque ne fasse pas l’objet d’un oubli pour les générations futures. Les livres d’histoires doivent se remplir de Serena Van der Woodsen et de streaming en tout genre. Mieux encore, nos petits enfants doivent savoir qu’au commencement de l’époque du tout numérique, ces séries faisaient la gloire de nos quotidiens embourbés dans la titrisation et des températures ressenties. Il est un temps que les plus de 40 ans ne pouvaient pas connaître. Au nom de notre culture jeune, nous allons faire l’Histoire.

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Bonjour, je m’appelle Caroline. Je n’ai pas de question particulière, je voudrai juste pousser un coup de gueule contre toutes ces tendances, notamment le « blanc, presque blanc mais rien que blanc » de cette saison. Je n’aime pas: c’est nul et chiant. Chère Caroline, j’ai choisi votre courrier car j’aime les prises de position. A l’aube de la campagne présidentielle, il est important que chacun affirme ses idées. Cela va de soi que toute prise de parole ayant autant de profondeur ouvre la voie au débat. Débat qui, à mon sens, est nécessaire pour tenter de rééquilibrer les choses. Il est vrai que les tendances proposées par quelques uns, oh grands maîtres de la mode, pourraient être perçues comme étant une sorte de domination et de dictat du beau. Les tendances seraient alors une sorte de pression morale déguisée où l’individu s’effacerait au bon vouloir de quelques tyrans qui nous mèneraient à notre perdition. Cependant, je pense que la chose est toute autre. Les tendances ne sont que des clins d’oeil séduisants qui nous poussent à l’infidélité de notre dressing chaque saison. Comme toutes propositions, nous sommes totalement libres de les accepter. Mais soyons sérieux, comment votre dressing, plus seul que jamais et reclus au fond de votre chambre, peut-il rivaliser contre les multiples invitations que vous retrouvez dans les vitrines de vos magasins préférés et sur papier glacé ? Et puis le blanc c’est tout de même beaucoup mieux que le noir, le nouveau noir, la nouvelle vision du noir, la renaissance du noir, le noir revisité que nous voyons à chaque saison. Au fond de moi, j’ai cette conviction : comme tombe la neige, le blanc vous aimerez.

Antoine Bertoni 91


La boîte à malices de Pose Mag POUR ELLE COMME POUR LUI, LA BOÎTE À MALICES DE POSE MAG EST À DÉCOUVRIR AVEC ENVIE AFIN DE PERCER SES PLUS INTIMES SECRETS… POUR L’OUVRIR, IL EST IMPORTANT D’AVOIR LA CLEF : DANS UN PREMIER TEMPS, TENDEZ VOTRE OREILLE ET APPRENEZ À L’ÉCOUTER. EN CONNAISSANT SES MOINDRES DÉSIRS, VOUS APPRENDREZ À LA METTRE À NU PETIT À PETIT. PUIS, UN À UN, DU BOUT DES DOIGTS, EFFLEUREZ LÀ… AYEZ TOUTE SA CONFIANCE… ALORS, CONFESSIONS SUR L’OREILLER, ELLE S’OUVRIRA POUR VOUS FAIRE GOÛTER AUX FRISSONS DE LA PASSION…

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JE, JE SUIS LIBERTINE… 1 - Brume de soleil Nutrimetics Cendre de lune ou encore petite bulle d’écume… ce petit vaporisateur à poire très vintage allume de sa texture aérienne et soyeuse le corps de reflets irisés pour embrumer les esprits et parfumer la peau de sa fragrance poudrée… A vaporiser subtilement entre ses dunes, pour que le désir se consume petit à petit… 5 gr – 29 €€ www.nutrimetics.fr POUR METTRE LE FEU AUX POUDRES… 2 - Les parfums Phiero aux phéromones Secret de garçons à révéler entre garçons, pour scotcher les filles ou vice versa… les parfums Phiero se révèlent un atout de taille pour mettre « sens » dessus dessous ! Instant piquant pour révéler en lui ou elle un intérêt soudain, les émotions décuplées frôlent tout à coup l’ambiguïté. Leurs cocktails explosifs aux trois phéromones offrent à la fois un câlin de domination, une caresse d’amour et un soupçon d’attraction pour mettre le feu aux poudres en un seul pschitt ! Phiero Woman : 30 ml – 59, 95 € - http://fr.phierowoman.com/ Phiero Premium (Homme) : 30 ml - 59, 95 €€ - http://fr.phieropremium.com POUR DES CÂLINS BRÛLANTS…` 3 - Bougie de massage au Yuzu Envoûtant Erborian Des courbes parfaites, un parfum enivrant de Yuzu qui titille les sens, une caresse brûlante et énergisante… La bougie de massage Erborian a été réalisée pour les mordus de câlins torrides ! Coquine à souhait, il suffit de l’allumer pour récupérer délicatement la cire-huile fondue sur le bout des doigts ou de la verser directement sur la peau. Tiède, il n’y aucun danger de brûlure, le seul risque, enflammer vos instincts le temps d’une soirée… 35 gr – 9,50 €€ http://www.erborian.com POUR PALLIER LES IMPRÉVUS… 4 - LA BOÎTE (du lendemain…) Il/elle se sont vus… Il/elle se sont plu… Il/elle ont passé une si BONNE soirée qu’il/elle ont découché… Le seul HIC ? Aucun moyen de prévoir ce qui allait arriver… Alors, « juste au cas où », quand le moment fatidique arrive et plus si affinités il vaut mieux sortir avec sa boîte… du lendemain ! Utile et originale, cette boîte à offrir ou à se faire offrir est idéale quand il/elle se retrouve dans une situation d’urgence ! 93


POUR LE SURPRENDRE ET ÊTRE BELLE MÊME AU RÉVEIL, CETTE BOÎTE CONTIENT UN CHOCHOII (JEU DE GAGES COQUINS), UN GEL DOUCHE, UN SHAMPOING, UN APRÈS-SHAMPOING, UN LAIT HYDRATANT, UN DENTIFRICE, UN RASOIR JETABLE, UNE BROSSE ET UN MIROIR, DES PRÉSERVATIFS ET UN GEL LUBRIFIANT, UN STRING. LA BOÎTE, POUR LUI : Pour être toujours sûr de maîtriser la situation, cette boîte contient un Chochoii (jeu de gages coquins), un gel douche, un shampoing, un lait hydratant, un rasoir jetable, un gel de rasage et un après-rasage, une brosse à dents et son dentifrice, un petit pot de gel coiffant et peigne, des préservatifs et un gel lubrifiant, un boxer. 39,90 €€ www.lesboites.fr POUR CHANTER SOUS LA DOUCHE… 1 - Sex in the shower Emotibomb Lush Pour échauffer ses cordes vocales, rien de mieux que ladite chose sous une douche bien chaude… Et pour faire monter la température, on se la joue collectif en invitant ce galet très « Hot » au gingembre, à la rose et au jasmin à exploser au moment le plus intéressant ! Cette petite bombe est à placer sur le sol de la douche où il suffit de l’arroser pour faire éclater son côté aphrodisiaque… Alors, loin de vous l’idée de la désamorcer ! 3,45 €€ http://fr.lush.eu/ POUR DES LÈVRES TORRIDES… 2 - Rouge Terrybly by Terry Parce que vous aimez tendre le bâton de rouge à lèvres pour avoir la fessée… By Terry propose cinq teintes follement attirantes, à base d’extrait végétal de « Kiss Me Quick volumateur », pour parer les lèvres d’une fatale tendresse à damner tous ses amants ! Vous entamez alors une « Pink Party » (teinte N°301) des plus addictives, pour glisser petit à petit vers un « Torrid Rose » (teinte N°303) qui dévoilera votre côté « Hot Cranberry » (teinte N°302) pour débusquer les « Cherry Cherry » (teinte N°304) et frapper un grand coup avec un « Cupid Peony » (teinte N°300) … Les mordus de sensations ne s’y tromperont pas ! 35 €€ www.byterry.com POUR CALMER LES PASSIONS… 3 - Infusion pour Elle/pour Il Florisens Il pense à elle… Elle pense à lui… Quand la nuit est longue et que les pensées sont agitées, Florisens a concocté pour les amoureux en mal d’amour une panacée de plantes à tisane bio pour apaiser les esprits et aider à s’endormir malgré l’excitation… 20 gr – 5,50 €€ www.bio-duo.fr

Mélanie Launay 94


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Pose Mag 10  

Dixième numéro du magazine en ligne Pose Mag, avec entre autre : Inna Modja, Sofiia Manousha, Audrey Dana, Virginie de Clausade, des éditos...

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