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LE VERNIS DE L’INNOCENCE

Patrick Scheffer Vancouver, Canada


Droits d’auteur Copyright © 2009 par Patrick Scheffer

Tous droits de traduction et d’adaptation réservés. La reproduction d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, tant électronique que mécanique, en particulier par photocopie, est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur. Dépot légal - ISBN : 978-1-926747-55-2 Imprimé et relié au Canada par: First Choice Books 460 Tennyson Place , unité 2 VICTORIA, Colombie-Britannique V8Z 6S8


Préface

Pauline Houle, psychothérapeute – auteure

Je suis une femme! Je ne suis pas une féministe, je ne suis qu’une personne qui a tous les droits de vivre, au même titre que mes « frères » de la planète. J’évolue et m’occupe de ma vie du mieux que je le peux. Je m’entends depuis plusieurs années à dire que je désire surtout être traitée comme un « humain » avant tout. Laissez tomber mes seins, mon vagin et mes courbes, et traitez-moi tout simplement comme une « humaine », car c’est d’abord et avant tout ce que je désire. Ensuite, vient ma femme, ma féminité qui a été capable de s’activer dès mon jeune âge et ce, grâce à la présence de mon père. Si ce n’eut été de sa présence, je ne peux qu’espérer qu’il se serait trouvé sur mon chemin une autre présence « mâle » qui m’aurait aidé à m’affirmer.


Depuis ma toute petite enfance, j’ai eu un père qui était très « évolué » pour son époque. En 2009, il aurait 102 ans s’il vivait. N’ayant qu’un seul frère aîné de 5 ans, mon père nous a démontré qu’il était aussi bien capable de faire la « cuisine »… et très bien en passant, que de réparer un moteur ou de me faire une belle tablette dans ma chambre. C’est lui qui disait à ma mère de ‘sortir de la maison’, de se faire plaisir, etc… qui voulait qu’elle soit bien dans sa peau. C’est lui qui a dit au vendeur d’appareils ménagers que si sa femme voulait acheter une lessiveuse en son absence, le vendeur n’avait pas besoin de son approbation! Elle était très bien capable de décider par elle-même. Il m’a surtout dit vers l’âge de 9 ans, lorsque je suis revenue « victimisée » d’une petite escarmouche à l’école avec une petite consoeur, « …que j’étais capable de me défendre, de ne pas me laisser faire! » -« Wow! Je peux me défendre!!! » Je me souviens encore dans ma mémoire : « Moi, j’ai le droit de me faire respecter! » Ben oui, c’est ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Cette permission bénéfique a orienté toute ma vie. Ce que je désire traduire ici, c’est qu’il venait de la terre, avec une mère qu’il aimait, qu’il respectait et qui lui avait enseigné sa vraie valeur d’homme. Malgré son enfance difficile, presque mort d’être tombé dans un puits à 2 ans, commençant à bégayer des suites de ce trauma, faisant rire de lui par la maîtresse d’école du village, sa mère devint un élément d’évolution et de guérison qu’il n’oubliera jamais toute sa vie. S’il n’avait pas eu cette vraie femme dans sa vie, la guérison ne se serait pas effectuée.


Aujourd’hui, on lui aurait donné du Ritalin et quoi d’autre encore… Si je n’avais pas eu cet homme vrai dans ma vie, ma propre guérison de femme ne se serait pas entamée. Mon cheminement et toute la thérapie que j’ai bien voulu faire comme croissance afin d’améliorer ma vie, guérir mes blessures de l’enfance, car aucun parent n’est parfait, m’ont amenée à une conclusion : les femmes ont besoin des hommes … et les hommes ont besoin des femmes… Mais pas n’importe comment!!! Ma vie m’a démontré hors de tout doute que mon père… et mon frère, ont été d’une influence incontestée. Rien n’est parfait, mais je m’évertue à dire à qui veut m’entendre, que nous sommes tous ‘perfectibles’. Tant et aussi longtemps que la perfectibilité et la soi-disant libération passeront par les dénigrements les plus vils contre l’autre humain – l’homme – nous faisons fausse route et nous nous alignons vers une psychose collective. Ce que nous ne réalisons pas c’est que notre propre agression envers autrui finit par nous agresser nous-même. Tout en lisant le livre de Patrick, je me demandais combien de ‘féministes enragées’ se réveilleraient et finalement comprendraient toutes les blessures, peu importe leur provenance, non réglée de leur passé, qu’elles continuent à cajoler, nourrir, traîner tels des fantômes insidieux qui continuent d’imprégner leur quotidien, et qu’elles ne voient plus…. Mais elles y croient férocement. Combien de femmes et d’hommes réaliseraient la fausse route qu’ils prennent tous : les femmes d’emprisonner les hommes et les hommes de se laisser emprisonner par des propos déshumanisants qui meublent un trop grand nombre de ces pages. Non seulement, ces femmes faussement libérées ne se voient plus, elles sont arrivées à donner à leur inconscience non guérie une raison d’actions dévastatrices pour leur entourage… et toute la planète. Ces fantômes non réglés sont le chapeau d’un faux pouvoir.


Rendons-nous donc à l’évidence une fois pour toute : nous avons tous été blessés, par des hommes, par des femmes. A quand le début de notre guérison vers une paix intérieure qui ne laissera plus les orgies du passé nous massacrer le présent… et le futur? Au cours de ma carrière de 20 ans comme thérapeute, il est clair qu’une majorité de femmes consultent en thérapie. On peut en tirer la conclusion que l’on voudra, de la plus cornue à la plus frivole. Chose certaine, la vraie féminité n’attaquera jamais la vraie masculinité car ils sont d’une compatibilité déconcertante, voire divine. Mes paroles seront interprétées, quelles qu’elles soient. Très difficile de plaire à tous, à moins de jouer d’une hypocrisie morbide. Je demeure profondément convaincue que tant et aussi longtemps que l’humain ne fera pas la paix à l’intérieur de lui, d’elle, et qu’ils ne se seront pas encore penchés sur leur potentiel créateur, autant de leur malheur que de leur bonheur, nous nous alignons vers notre perte. Je demeure convaincue que la rencontre des femmes et des hommes est encore la meilleure manière de créer l’amour. Mais avant tout, chaque humain se doit de guérir cet amour de lui-même, sinon nous devenons incapables d’aimer l’autre… et pire encore, nous finissons par enseigner qu’il est la seule voie à emprunter. Cette réalité de la rencontre d’une vraie femme et d’un vrai homme accomplit ce qu’il y a de plus merveilleux sur cette planète : un autre humain. Puissions-nous évoluer une fois pour toute et cesser la guerre intérieure qui est toujours à la base de toute guerre, peu importe qu’elle soit psychologique, philosophique, spirituelle ou politique. En conclusion, je vous laisse avec une citation de Napoléon Hill que je m’efforce d’appliquer et d’enseigner:


« … que le vrai succès dans la vie résulte de la poursuite d’un idéal sans enfreindre ni empiéter sur les droits des autres. » Tant et aussi longtemps que les « humains » ne comprendront pas cette vérité et cette justice implacable à toute leur vie, nous aurons besoin d’édicteurs de lois qui demeureront injustes et déshumanisées.

Sincèrement : Pauline Houle www.testadnetperes.com


« La vérité n’a pas d’heure, elle est de tous les temps, précisément lorsqu’elle nous paraît inopportune. » Albert Schweitzer


Remerciements Ce livre n’aurait jamais vu le jour sans l’opinion précieuse de mon ami David Reed. Sans la patience de ma femme Marjo et l’énergie de mon fils Ary, j’aurai sans doute abandonné un exercice allant à l’encontre de toutes les idées reçues. J’ai été soutenu par des centaines d’hommes et de pères dont les avis ne sont jamais écoutés. Le plus surprenant fut l’accueil positif de toutes ces jeunes femmes et secondes épouses qui en ont assez de cette guerre entamée par des féministes naïves, désormais poursuivie par une génération radicale de filles perdues jusqu’au-boutistes.


CENSURE « Nous sommes, comme sexe, infiniment supérieures aux hommes. » Elizabeth Cady Stanton, citée dans " Une femme, une voix ", Wheeler, page 58. Ce livre aurait aussi bien pu s'intituler : « Journal de bord d'un misogyne ». Autant il est parfaitement admis de critiquer, voire d'insulter les hommes et la masculinité en général, autant faire la moindre critique ou effleurer à peine, même en suggestion, le féminisme, les femmes ou la féminité constitue une action équivalente à commettre un acte suicidaire. Faire une étude sérieuse et accomplie sur le féminisme ou des recherches longues et pertinentes sur ses excès demande une dose de courage ou d'inconscience profonde. Vous serez aussitôt assimilé à un masculiniste ou tout simplement à un misogyne. Dans ce livre, je fais une différence entre les femmes traditionnelles et les femmes modernes. Les premières respectent 1


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les hommes et les considèrent comme partenaires dans leur vie. Les secondes sont le produit d’une société transformée en une cacophonie de petits intérêts mesquins, baignant dans la crasse du déclin. L’injustice est présente partout dans le monde. Il n’est pas nécessaire de regarder les autres nations pour comprendre que chez nous, en occident, les journaux sont plein d’innombrables discriminations et crimes, toujours plus atroces. Or, dans le moindre petit village, l’oppression et les inégalités sont communes, et cela, sans un battement de paupières de notre part. On détruit la famille, on manipule les statistiques, on glorifie les déviances, on se moque des critiques, on accepte les idéologies par intérêts, on travestit les arguments et on assassine la masculinité avec le sourire angélique d’une mante religieuse. Les garçons et les hommes sont aujourd’hui méprisés. La déclaration de guerre envers le mâle est totale, sans retenue. On suffoque de tant de mauvaise foi, dans un monde où les femmes modernes, constituant pourtant la majorité, assurent ne faire partie que d’une minorité et n’être que des victimes. Peut-être est-ce le temps du réveil masculin ! Aujourd’hui, il semble qu'un nombre de plus en plus croissant de femmes se prétend féministe. Est-ce une impression ? L'incarnation de ce féminisme ressemble à de la haine. En réalité, beaucoup de femmes de mon entourage semblent pourtant s'opposer, malgré tout, passivement au féminisme. Quoi qu'il en soit, le choix des femmes est directement influencé par le féminisme et elles sont largement bénéficiaires des changements sociaux et législatifs de ces dernières 40 années. La dernière génération de filles jouit des avantages des salles de classe féminisées, avec un programme fait sur mesure, présenté d'une façon féminine par des professeurs et enseignants majoritairement féminins. Elles reçoivent généralement de l’aide particulière pour faire du sport. Cette génération reçoit aussi de l’aide additionnelle sous forme de tutorat, ainsi que de l’aide gouvernementale qui n’est 2


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absolument pas accessible aux garçons. Ce traitement favorable accordé à ces jeunes filles se poursuit à l'âge adulte, quand on voit la législature imposer des traitements discriminatoires en fonction du sexe, souvent appelé discrimination positive. Dans la sphère du travail ou dans l'armée, la différence de traitement est importante. Cette différence de traitement devient insurmontable quand on parle du système de justice qui a trait à la famille ou au droit criminel. Là encore, les femmes jouissent de réels privilèges envers leur partenaire masculin. Pourtant, beaucoup de femmes ne se considèrent pas ellesmêmes féministes. Certaines considèrent leur statut spécifique comme étant dû essentiellement à leur sexe ; beaucoup d'autres ne réalisent même pas l'extension et l'importance de leur style de vie privilégiée. Quel que soit le degré de réalisation du formidable privilège qu'ont les femelles occidentales, les femmes d'aujourd'hui sont cajolées et gâtées à l'extrême. Elles n'entretiennent aucune gratitude envers le sexe opposé, mais exigent de plus en plus et n'abandonneront aucun de leurs avantages. Elles sont le produit d'une société féminisée. Elles sont de facto féministes. N’importe quelle commentatrice se prétendant conservatrice, ayant des idées de droite et pensant agir selon des principes traditionnels, sera immergée dans cette même société féminisée. Elle n'éprouvera aucune gratitude, mais au contraire réclamera de plus en plus. Elle, aussi, est en réalité une féministe. L'accusation féministe standard, selon laquelle les hommes cherchant surtout des femmes stables dans leur vie et désirent en fait des esclaves, devient le réflexe commun d’une pensée féminine hégémonique. Cette accusation répétée mille fois semble être le slogan principal de certaines vieilles harpies célibataires et envieuses. Chaque fois que vous vous interrogez au sujet de ce slogan, vous entendez toujours le même son de cloche : comment et 3


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pourquoi les femmes sont-elles toujours aussi manipulatrices ou dysfonctionnelles ? Je suis prêt à parier que vous n'avez jamais rencontré d'hommes manipulateurs désireux de trouver une esclave. Les règles de l'offre et de la demande sont des règles incontournables dans toute société à économie développée. Or, le nombre de femmes qualifiées pour devenir des épouses dites traditionnelles se rétrécit très rapidement. C'est précisément pour cela qu'il y a très peu d'hommes qui cherchent naturellement dans leur future compagne une femme aux idées traditionnelles. Par définition, les hommes bons, généreux et traditionnels ne peuvent pas facilement trouver une femme cherchant réellement la stabilité dans leur couple. Ce qui est vrai pour les hommes traditionnels est encore plus vrai et plus difficile pour les autres ; les menteurs, les tricheurs et tous les bobos… Et les hommes de votre entourage, sont-ils tous des hommes ayant de sérieux problèmes psychiatriques ? Sont-ils tous stupides ? Ont-ils tous mauvais caractère ? Veulent-ils tous « des femmes esclaves » ? Non ? Alors ! Comment se fait-il qu’ils aient tous des problèmes avec les femmes modernes ? Est-ce leur faute ? Comment se fait-il que des hommes bons, décents, traditionnels et travailleurs ne peuvent pas trouver, dans la société en général, des femmes généreuses et traditionnelles, acceptant le milieu familial comme étant le pivot central de leur vie ? Si vous pouvez répondre à ces questions, alors, multipliez-les par le nombre d'hommes en Occident et constatez la dimension et la réalité des vrais problèmes associés au déclin occidental. Puisque nous en sommes à la vision globale de l'Occident, interrogeons-nous sur les véritables raisons de l’agenda féministe pour continuer à propager ces mythes destructeurs envers les hommes. N'y a-t-il pas de similarité entre la croyance qu'avait Hitler envers les juifs ? Ne faisait-il pas lui aussi la promotion de la

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haine ? Ne disait-il pas que tous les problèmes de l'Allemagne étaient causés par eux ? Hitler savait que si une population pense être sous l'emprise d'un démon sioniste, il avait, lui, le droit moral de le marginaliser et de l’exterminer. Tous les tortionnaires et dictateurs de l'histoire ont toujours utilisé des groupes minoritaires ou non comme paravents à leurs sombres desseins. En dénigrant et en neutralisant les hommes, la caste féministe, peu à peu, parvient au pouvoir. La croyance féministe des hommes -- cause de toutes les calamités, participe au processus. Le problème principal de la femme moderne est comparable à celui du peuple allemand après la Deuxième Guerre mondiale. Les Allemands furent traités comme parias par leur complicité avec l’agenda nazi. En raison de la propagande constante durant les années 20 et 30, le peuple germanique pensait avoir raison de suivre inconditionnellement Hitler que l’on considérait comme sauveur de la nation. Mais à la libération, une fois la vérité étalée et exposée devant le monde, les fiers Allemands qu'ils étaient ressentirent une profonde honte d'avoir à être jugés par les nations du nonde comme étant un peuple de naïfs et de salauds. Quel est l’équivalent dans le féminisme ? Il suffit de très peu pour être du mauvais côté de l'Histoire. Que penseront les futures générations de ces hommes et femmes qui auront galvaudé leur liberté et préparé leur disparition ? À ceci, je répondrai deux choses : Une naïve croyance dans un mensonge mainte fois répété devient pour beaucoup une vérité à relents de pensée unique et l’esclavagisme supposé de naguère ne donne pas droit pour autant à un esclavagisme moderne. La femme moderne semble donner l'impression que s'occuper des enfants, s'occuper de sa maison, balayer, nettoyer et faire la vaisselle est un fardeau par trop insupportable. Serait-ce donc qu'une personne cuisinant, qui nettoie et change les couches 5


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de bébé et satisfait sexuellement son partenaire est une esclave ? Si tel est le cas, me référant à cette définition, je suis donc un esclave et des millions d'autres hommes dans le même cas le sont aussi. Si, les femmes modernes considèrent que faire la cuisine, nettoyer, changer les couches de bébé et satisfaire leur partenaire est un travail d'esclave, alors toutes les femmes qui le pensent devraient savoir que le mariage n'est pas pour elles. Pour être franc, le dogme féministe sur la libération du travail ménager des femmes me semble n'être qu'une piètre réponse à l'envie et à la jalousie que grignote de l'intérieur une minorité de lesbiennes. Lorsque les femmes rejettent le mâle, paradoxalement elles endossent des rôles masculins et abandonnent leur féminité. La « femme libérée » d’aujourd'hui n'a de « libération » que sa tentative de couvrir, ce que les gens de bon sens savent déjà, sa propre fainéantise et sa lâcheté. Comme le communisme aujourd'hui, le féminisme suivra le même destin. « Aussitôt que nous posséderons le pouvoir, nous détruirons et remplacerons par les nôtres les cadres de l’armée, de la magistrature, de la police, et nous procéderons à l’armement du prolétariat. Nous pourrons alors construire la société collectiviste ou communiste. Tout le reste n’est que littérature. » Léon Blum dans Le Populaire. Aux armes ! Citoyens ! Aux armes ! Citoyennes ! Léon Blum et Andrea Dworkin, même combat. À la poubelle, démocratie et liberté ! La promotion de la haine et du parti pris sera jugée demain comme une autre forme de totalitarisme, destructeur de la société, de la culture et de la civilisation. Le narcissisme féminin fera place, sans aucun doute, à d'autres rapports entre hommes et femmes. La culture du « moi, moi, moi, moi et c’est toujours la faute des hommes » n'est en fait que le déni de la masse de percevoir la réalité. 6


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Certes, l'idée maîtresse et originale des féministes était sans aucun doute l'égalité ! Un taux de divorce incroyablement important, une disparition progressive de tous les liens familiaux, de une à deux générations d'enfants analphabètes et violents et nous voici sur la pente rapide et glissante de la sclérose et du déclin. Comment épelez-vous le mot égalité ? Selon la méthode communiste ? Cela ressemble fort, selon moi, à de la tyrannie. Les peuples ayant été éduqués dans un environnement communiste sont souvent considérés comme étant des générations perdues. Il est certain que l'histoire jugera le mouvement féministe, ces fanatiques et ces courtisanes de la même façon. Parmi les peuples non occidentaux, il faut reconnaître que les femmes traditionnelles ont une idée bien plus réaliste de leur devoir. Elles ne considèrent pas le travail ménager comme étant de l'esclavage, mais comme étant un honneur. Les femmes russes, philippines, latines regardent le travail de maison et l’éducation de leurs enfants comme étant un honneur. Car il y a de l'honneur à s'occuper des enfants. Il y a de l'honneur à s'occuper de son mari. Il y a de l'honneur à s'occuper de sa famille. Et il y a un honneur extraordinaire, pour un homme, à faire partie de la vie de ces femmes. Ce que les femmes nord-américaines et européennes n’ont pas compris, est que les hommes clairvoyants, une fois passé l'âge de l'ignorance, s'en vont chercher l'âme sœur à l'étranger. La femme libérée moderne pense à juste raison faire d'excellentes partenaires en affaires, travailleuses assidues et méritoires et elle n'a donc ni le besoin ni l'envie d'avoir un pourvoyeur. Or cet adage moderne prétendant que la femme est capable de faire autant qu'un homme est vrai jusqu'à un certain point. Même si la femme moderne prétend le contraire, on ne peut pas obtenir tout et son contraire. On ne peut pas être une femme de carrière « libérée » et croire que l'on peut être aussi une « bonne mère » ou une « bonne

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épouse ». Cela semble évident; pourtant, les femmes qui se considèrent féministes n'ont pas forcément la motivation et le caractère requis pour être une « bonne mère » ou une « bonne épouse. » Les conflits d'intérêts qui en découlent sont d'une importance capitale pour les hommes. Celui qui est assez stupide ou malchanceux pour avoir une relation sérieuse avec une femme carriériste est assis sur une bombe. Les enfants nés de ce mariage malheureux, sous ce prétexte « familial », auront été émotionnellement privés d'une relation naturelle. Ce sont eux qui paieront le prix le plus cher de l'égoïsme de leur mère libérée. C’est souvent le prix que beaucoup d'enfants auront à payer toute leur vie. À la fin de leur propre vie, ces carriéristes libérées, seules dans leurs 12 m carrés de leur petite maison de retraite, verront peut-être, si elles sont chanceuses, le visage grimaçant et gris de leur progéniture. En effet, rares sont celles qui laisseront une trace de leur passage sur cette terre. Sans nul doute, la guerre engagée par les féministes et autres extrémistes n'est qu'un épiphénomène dans la transformation tragique des peuples occidentaux en peuples sous-développés. La guerre larvée entre les hommes et les femmes est, de toute manière, la conséquence de la détérioration du niveau de vie du monde occidental. Les femmes de ces nations auront donc réussi là où le monde totalitaire et communiste aura échoué. Il n’y a aujourd'hui aucune autre option à la restauration du patriarcat si l'on veut à nouveau retrouver des nations occidentales en progrès et riches. Mais, je ne me fais guère d'illusions. Le monde occidental continuera son déclin et sa disparition est programmée. Le monde arabo-musulman, lui, ne s'embarrasse pas de féminisme. En conséquence, il s'épanouit et son émigration devient invasion. Les nouveaux colonisateurs remplaceront bientôt les hommes que les femmes occidentales auront rejetés. La tristesse de ce constat, pourtant réel, ne semble pas avoir effleuré le moins du monde l'esprit hautement intellectuel des féministes radicales. Bien au contraire, elles semblent avoir ajouté la haine à leur ignorance. 8


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Les messages haineux envers les garçons et les hommes sont devenus, peu à peu, une guerre totale et inexplicable contre la masculinité dans son ensemble. Il suffit pour s'en convaincre, de passer quelques heures devant son poste de télévision ou de feuilleter la presse générale ou régionale pour s’apercevoir du discrédit systématique et sans contrepoint, fondé sur un parti pris résolument antimâle. Comment pourrais-je me regarder en face si, après l'humiliation, je devais subir le questionnement de mon fils de onze ans lorsqu'un jour il connaîtra, lui aussi, l'intolérance, la ségrégation et l'injustice ? Comment pourrais-je lui dire que son père n'a pas osé et n'a pas franchement pris position contre cet intolérable parti pris féminin détruisant tout, même sa propre identité ? Je ne le puis. Mon envie d'écrire ce livre était en moi depuis quelque temps déjà. Mais le véritable déclencheur fut, sans conteste, l’argumentation d'une cousine un soir d'été dans la région parisienne. Le sujet étant toujours identique, il faut avoir une sacrée dose de courage pour oser braver le politiquement correct et 50 ans de propagande féministe. La méthode est aussi toujours la même : censurer son adversaire en hurlant plus fort que l'autre. Ma cousine ne fit pas exception. Avant que je ne puisse m'expliquer et aller jusqu'au bout de ma réflexion, elle hurla comme les femmes le font si souvent, s'imaginant avoir une supériorité morale et innée sur le sexe opposé. Les lieux communs habituels me furent jetés au visage. La raison et le bon sens étant mis de côté. La censure féministe se dévoile aussi jusque dans les lieux les plus intimes tels que le couple et la famille. Les féministes demandent que la langue française soit révisée pour inclure les formes féminines des mots. En faisant abstraction des difficultés pour un raisonnement sain et cohérent de la langue, les situations les plus bizarres et cocasses se multiplient désormais. La censure devient un automatisme. Il est impossible désormais d’utiliser les mots dans un contexte neutre. Les journalistes et les médias en 9


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général se font un plaisir d'inventer de nouveaux mots à tout-va. La censure est présente dans toutes les nations développées. Les Scandinaves et les Allemands sont à la pointe de l’expérimentation idéologique. Voici ce qu’écrivit l’écrivain allemand Jan Deichmohle sur son site Internet: « Pas approprié pour publication » telle fut le commentaire de Karine J. qu'elle considéra comme une tentative de censure à l'égal du totalitarisme. » « Cette phrase, cependant, minimise la situation. Toute critique sérieuse du féminisme est automatiquement mise à l'écart. Un simple questionnement sur les bases et les principes du féminisme devient impensable. Mes propres écrits sont perdus dans la zone de mort des glaces éternelles du rejet tranquille. Cela devient même pire qu'une simple tentative de censure. Ce qui était auparavant une large majorité, modérée et extraordinairement raisonnable, est devenue aujourd'hui complètement silencieuse. » « Parce que 85 % des demandes des libraires sont faites par des acheteurs féminins, nous ne voyons malheureusement pas la possibilité de considérer votre livre comme publiable... » (Publishing House Ullstein, lettre rejetant et retournant le livre) Les médias mentionnent très rarement une critique du féminisme. S’ils le font, la critique sera notablement légère et sans fondement. Il est à remarquer qu'ils échouent souvent à toucher les principes féministes centraux de l'idéologie. Un silence de mort existe donc autour de l'idéologie féministe. Même certains auteurs féministes peuvent se retrouver en eaux troubles s'ils s'écartent un tant soit peu de la ligne du parti. Ceci est vrai aussi pour des auteurs féminins critiquant le féminisme dans son ensemble. Pour un homme, la gageure est insurmontable et son message ne sera simplement pas publié. 10


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En Allemagne, « Liberté d'opinion, la réalité immonde ... Lorsqu'elle entra dans le hall, l'auteure K.Rutschky de Berlin, pourtant invitée à parler à une conférence, fut poussée par des démonstrateurs dans un coin. Elle fut alors attaquée, reçut des coups de pieds et fut maîtrisée par une foule en colère. « Vos théories sont mauvaises, vous devriez avoir honte... »,hurla une femme, les yeux pleins de haine, en essayant de frapper K.Rutschky. « Vous méritez d'être étripée pour ce que vous avez dit. » Effrayée, l'écrivaine commença à pleurer et à crier à l’aide. Finalement, elle réussit à s'extirper de la foule et se sauva. » (Weekly magazine Spiegel 5/1994, p.114) « Sur le livre qu'elle écrivit deux ans auparavant, Rutschky… fut attaquée dans des lettres incendiaires avec menaces de mort. » (F.Stern, Penthesilea’s Daughters, p.36) “Apeurée par les attaques des féministes extrêmistes, l'auteure K.Rutschky de Berlin a annulé la conférence prévue au festival du théâtre de Fribourg... « Projet femme de Fribourg » a annoncé ne pas tolérer que Rustschky puisse parler ce jour-là. Dans une interview l'écrivaine a dit, que la méthode des féministes n'était pas la censure, mais la terreur. » (Journal Nordwest-Zeitung, 22.7.1995, p.R3) « le groupe lesbien révolutionnaire a clamé la responsabilité pour l'incendie volontaire de l'atelier de l'imprimeur » (Penthesila’s Daughter,p.36) L'imprimeur a publié un hebdomadaire qu'elles n'aiment pas.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE Publier un livre démontrant l'iniquité et la misandrie n'est pas de tout repos. Voici quelques-unes des réponses faites à mes demandes de publication : « Je suis au courant que certains livres critiquant le féminisme sont rarement publiés. Votre expérience n'est pas pire que celle de certains autres auteurs écrivant sur ce sujet. » (Arthur Krajc, auteur de la lettre au lecteur « la censure féministe » dans le journal Badische Zeitung, 29.1.1998) En réalité, écrire « rarement » est sous-évalué. « Pas du tout » serait plus approprié pour décrire les chances d'une sérieuse critique du féminisme. « Il y a quelques mois, j'étais chez un grand libraire et j'ai demandé naïvement de la littérature sur… l'antiféminisme. Furieuses, la vendeuse et les clientes se mirent à hurler des insanités et se tournèrent avec dédain. » (Le livre de Zeiler, p.35) Voici comment les féministes évitent les idées critiques. Elles cachent et censurent ou malicieusement transforment l'argument selon la méthode qui suit et publié par l'éditeur PahlRugenstein : « Bonjour! Je suis responsable de la logistique et par hasard, j'ai lu un petit peu de votre littérature. Ça vous donne envie de dégueuler ! Je considère n'importe quelle page de papier ayant bien trop de valeur pour être souillée par vos notions pré-pubères… essayant de s'adresser aux hommes. Salutation antipatriarcale. Une maman»(éditeur Pahl-Rugenstein, lettre mal écrite pleine de fautes d’orthographe) Il y a parfois quelques exceptions à cette tendance : « Cher Monsieur, nous regrettons d'avoir à faire la correction de votre texte et spécifiquement la dernière partie 12


CENSURE tout à fait fondée… » La création de livres malvenus, l'écrivain sans lecteur, le point de vue sans audience… Beaucoup de talents apparaissant à l'horizon ont cette expérience. Et vous avez certainement du talent. En d'autres temps et circonstances, quelqu'un vous aurait certainement donné votre chance. A nouveau, nous regrettons. Sincèrement » ( Hinstorff éditeurs) La série de rejets et de dédains continuent. La plupart du temps, on vous envoie une copie polie d'une lettre standardisée. S'ils ajoutent une ligne, elle n’apportera aucune réponse au rejet. Aucun éclaircissement sur les raisons ne sera apporté. Cela prend du temps parfois à collectionner les quelques lettres personnelles montrant la vérité cachée. « Nous avons des livres féministes. Je ne pense pas que le vôtre corresponde à notre liste… Notre responsable de la publicité est féministe. » (Un autre éditeur) Les disquettes que j'ai envoyées aux éditeurs étaient quelquefois retournées endommagées et endommagées précisément à l'endroit le plus fragile, le bord inférieur de la partie mobile : Docker éditeur, vgs éditeurs et GQ (journal for men). (8.1.1998 et 13.1.1998) les éditions Docker inclurent ma lettre froissée plusieurs fois. Le journal Bildzeitung retourna le script froissé. (21.1.1998) il est même possible de voir les pages sur lesquelles le lecteur (trice) a utilisé ses doigts. Ne pouvant ouvrir le livre d’une façon que les pages du côté gauche soient froissées, alors que les pages sur le côté droit sont en parfait état. On peut y lire une ligne visible : ils doivent supporter une idéologie, etc. Suffisamment absurde, pour tourner les pages de colère avec une main, alors que les pages de l'autre côté sont en bon état.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE « Ne me demandez pas, s'il vous plaît, de me plonger dans cette masse de papier pendant mon temps de travail. » (Une autre maison d'édition majeure.) Il n'est donné aucune chance à la critique du féminisme d'être publiée. Elle est automatiquement écrasée par les médias et les maisons d'édition avec des excuses sans pertinence. « Quelle sorte de texte ? Je l'ai perdu. Je ne sais pas où il est. Il s'agit de quoi ? Non, ne le renvoyez pas, je vous le demanderais si j'en ai besoin. » (Correcteur pour les essais au journal SZ) « À propos des avances et des rejets ? J'aurais à le rejeter” (le même journaliste de SZ, responsable de la critique des essais). La peur d'exprimer ses pensées envers l’idéologie des tabous et des normes et l'obligation de complaire à la propagande du politiquement correct empêche la liberté d'opinion, les recherches et la réfutation du féminisme d'émerger. « Même sur Internet, vous aurez des difficultés à trouver le livre… Serait-ce que quelqu'un désire que le livre soit ni connu ni lu ? » (L'hebdomadaire Focus 19/1997). Seulement quelques renseignements critiques atteignent le public et seulement si c’est écrit par des auteurs féminins avec un passé féministe. « Si cela avait été écrit par un homme, il est probable qu'il n'aurait jamais été publié. » Commentaire d'un lecteur de Focus 21/1997, à propos du même livre répondant à l'article cité auparavant. ( Note de l'éditeur-traducteur : un exemple récent de ceci est le livre : Stiffed : The Betrayal of American Man, par Susan Faludi. Kathleen Parker, une antiféministe convaincue, écrira dans 14


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le journal ‘The Orlando Sentinel’ (Floride, USA), le 29 septembre 1999 : « Ça m'ennuie d'avoir à vous dire cela, mais la fatale féministe Faludi n'est pas votre amie. Chaque remarque à propos de ses recherches, a résultent d'une interview d'avec un acteur pornographique ou d'un ancien combattant est difficilement cachée par le mépris. » Dans une société où la moitié des mariages finit en divorce, où les pères ne deviennent plus que des visiteurs dans la vie de leurs enfants, les hommes ont le droit d'être misérables. Même des auteurs féministes connus peuvent être en grande difficulté s'ils ne suivent pas la ligne idéologique du parti. C'est certainement encore plus vrai si l'auteur est un homme, car dans ce cas, son message ne sera pas publié. Les livres censurés sont légion. Très souvent, la presse en général, et surtout la presse spécialisée, ne veut pas entendre parler d'écrivain intéressé par le sujet des discriminations envers les hommes. Un homme qui oserait s'aventurer sur ce terrain serait aussitôt catalogué comme antifemmes. Au contraire, les livres féministes abondent. Un véritable fleuve de haine s'en échappe. Il ne s'agit plus maintenant de critiquer les hommes, mais de les faire taire en les insultant. Les féministes parlent souvent « d’un langage de violence » à propos des hommes. En réalité, leurs méthodes ressemblent beaucoup à un dénigrement perpétuel. Le langage de violence est toujours utilisé comme un moyen de puissance et d'autorité. Dans Emma magazine on pouvait y décrypter le monopole de la parole. Il suffisait de lire quelques lignes de la presse féministe et des médias dans leur ensemble : « La vulnérabilité au stress a détendu les rôles de chacun, en extirpant le sexe fort (c'est-à-dire les hommes) comme s'il s'agissait d'une maladie. 20 % de tous les hommes âgés 15


LE VERNIS DE L’INNOCENCE entre 20 et 24 ans sont des alcooliques. 80 % de tous les drogués et 90 % des malades du sida sont des mâles. 75 % des hommes âgés entre 45 et 54 ans sont obèses. Deux fois plus d'hommes que de femmes meurent du cancer de l’œsophage. Trois fois plus de morts masculins que féminin dans les accidentés de la route. Quatre fois plus d'hommes que de femmes se suicident. Bientôt ils seront éteints. Personne ne semble le regretter. » (Emma magazine, janvier-février 1996 p10) « Question : que fait une femme lorsqu'elle voit un homme zigzaguant à travers son jardin ? Réponse : elle continue de tirer! » (Emma magazine, humour féminin, janvier-février 1996) « Elle n'aura désormais plus besoin de s'excuser d’avoir bu trop de champagne, car il est mort pendant les vacances il y a quatre ans. » (Emma magazine, Mai-Juin 1996) « Un jour de commémoration pour un calendrier féministe est un jour ou une fermière tua son mari et un voisin. » (p. 240) Une équipe de « Femmes socialistes démocratiques » (Social Democratic Women- ASF) imprima sur le journal de leur parti un dessin montrant une femme avec une baguette et des éperons, intitulé : frapper dur, les filles ! La violence sournoise féminine dans les écrits, dans le langage et dans le comportement est, désormais, associée à de l’humour ; alors que toute forme de critique du féminisme est aussitôt interprétée par la communauté féministe comme étant une forme de violence à l’égard des femmes. Pareillement, si quelqu'un se permet d'avoir une opinion différente, il est aussitôt vilipendé et considéré violent à la cause. Il doit être aussitôt mis à l'index, et ramené si possible dans le droit chemin de la doctrine. Elle (la communauté) ne tolère pas l’humour à l'encontre de leur idéologie. A contrario, tout devient humour lorsqu'il s'agit de diminuer les hommes ou de les fustiger. 16


CENSURE En gros titres du magazine Stern — « des femmes courageuses —, des écrivaines dominent le livre de l’automne. » En réalité, les mots dominance et courage font partie du langage quotidien de la presse. Sous-entendu, les femmes dominent et ont plus de courage que les hommes. « Les hommes et les démons » « les femmes qui battent : hommes cachés vous » finalement l'article précise (« homme mort égal homme bon ? » L'automne arrive et si vous êtes un homme vous mourrez.) Selon Gaby Hauptmann, le message principal de beaucoup d'écrivains féminins feministes est que seul un homme mort est un homme bon. En Allemagne, le féminisme d'État est devenu le passage obligé pour tout prétendant à un poste politique. Ainsi, tout homme désireux de faire carrière dans l'administration se doit d'épouser la doctrine féministe.

Le Royaume-Unis. L'Angleterre n'est pas en reste; la censure semble toutefois reculer depuis que les « Fathers4justice » ont créé leur association. Des hommes divorcés n'ayant plus aucun recours pour voir leurs enfants, se travestissent en héros de bandes dessinées et se perchent en haut des ponts ou des immeubles pour alerter l'opinion publique de la discrimination envers les pères lorsqu'il s'agit de la garde des enfants. Acculés à utiliser des méthodes peu traditionnelles, les pères anglais n'en finissent pas de se battre contre le politiquement correct et l'establishment. Tony Blair, l’ancien premier ministre, se souviendra de ce jour où il aura reçu de la farine violette lancée du haut d'une tribune par un père excédé. La presse pourtant feint de les ignorer ou censure l’information. La censure se fait toujours subtile. Elle est pourtant toujours magnifiée par des propos antimâles de la part de certaines politiciennes. 17


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Les pères à l'agonie non plus d'autres ressources, pour faire valoir leurs droits d’accès à leurs enfants, que d'utiliser des méthodes pour le moins énergétique. Matt O'Connor, le fondateur de F4J, aura permis la création de filiales de son organisme dans la plupart des pays occidentaux modernes. Pourtant, les pères sont toujours la risée des médias. Bien entendu, les tribunaux anglais n'admettent pas qu'il puisse y avoir une attitude biaisée envers les hommes. Dans les sciences dites douces comme, notamment, la sociologie et la littérature, il est bien plus difficile de détecter une certaine manipulation dans la recherche fondamentale à l’inverse des sciences dites dures telles les mathématiques et la physique. Certes, les chercheurs en science douce recherchant l’objectivité méritent notre reconnaissance, car ces disciplines imparfaites sont difficiles. Malheureusement, beaucoup trop de chercheurs cherchent avant tout à pousser un agenda idéologique avant la raison et l’objectivité. Dans le journalisme comme dans la recherche douce, les mêmes résultats biaisés influencent les politiques sociales des nations développées et affectent ensuite les individus et les familles. Aux États-Unis d'Amérique, même les femmes admettent que les informations et les rapports en désaccord avec le féminisme d'État sont ignorés ou cachés. « La propagande féministe domine les médias, les lieux de travail, le système éducatif, pendant que les antiféministes sont soit ignorés soit écartés. Presque toutes les contributions importantes antiféministes sont cachées au peuple. Est-ce que vous avez été obligés de subir la rhétorique féministe ? Vous a-t-on écarté de l'information non féministe ? » (Amy Chavez, http://www.unm.edu/ ~acchavez/spareindex.html) En réalité, la critique du féminisme est une rareté. La plupart des gens n'osent pas en faire un sujet d'étude. Ils s'arrêtent très souvent dès qu'ils s'approchent de la zone taboue. L'objectivité de la 18


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science est désormais cassée et transformée en une gigantesque machine de propagande. La force de la puissante propagande féministe n'aura jamais été aussi élevée dans toutes les sphères de la vie en société, des médias et même dans l'industrie du cinéma. En fait, depuis l'origine de la campagne féministe, la propagande fut intense et sans limites. Une toute petite minorité féministe était mise en exergue par toute la presse. Malgré cela, cette minorité se plaignait constamment de ne pas être entendue. (Gloria Steinem, Outrageous Acts and Everydays Rebellions) Par des mensonges répétés maintes fois et un abandon des journalistes, les derniers représentants de la raison, du bon sens et de la tolérance se firent taire. «… efforts à développer et à disséminer des tactiques rhétoriques de choc pour rendre confus, aliéner et humilier leur adversaire. Ces tactiques furent popularisées avec des essais comme Verbal Karate dans le célèbre Sisterhood Is Powerful (1970). Le meilleur de cet effort est sans contexte représenté dans le fameux livre de Gloria Steinem : Outrageous Acts and Everyday Rebellions (1982) étant rempli de méthodes pour faire taire.” (Nicholas Davidson, The Failure of Féminism, 1988, p. 343-348, www.fortfreedom.org/o12.htm) La censure multiforme par pressions physiques et violentes est palpable surtout dans les lieux publics. Il y a plusieurs vidéos circulant sur Internet ayant été filmés par des amateurs avec des mini caméras ou des téléphones cellulaires. On peut y voir dans une réunion d'entraide d’hommes maltraités, une dizaine de femmes, hurlantes et insultantes, interrompre leur débat. Aujourd'hui, le pouvoir féministe agit silencieusement. La réfutation de la critique de l'idéologie féministe disparaît dans 19


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l'ignorance du public. L'existence même d'une information dissidente devient invisible. Le pire étant encore l'autocensure personnelle. Nous sommes ainsi tous responsables de cet état de choses. Ces formes de censure ne peuvent être quantifiées, car elles existent dans notre inconscient et ne sont pas détectables. Dans l'excellent livre de Christopher Rapp Mensonges, maudits mensonges et Lenore Weitzman, on peut lire comment et pourquoi les statistiques sont biaisées dans la presse. Je le cite : « Après un divorce, le niveau de vie des femmes baisse de 73 %, alors que le niveau de vie des hommes augmente de 43 % !Cette fémi-statistique mensongère, élaborée en 1985 par Lenore Wietzman dans son livre The Divorce Révolution a acquis, après avoir été répété des millions de fois, le vernis de la véracité. Ce mensonge a détruit, et continue de le faire, des milliers de vies d'hommes (ainsi que celles de leurs enfants) qui se font imposer un divorce par leur ex-femme endoctrinée par l'idéologie fémi-sexiste dominante. L'article qui suit décrit comment Weitzman a élaboré sa mystification fémi-sexiste. (http://www.acbr.com/biglie.htm) « Depuis la publication, en 1985, de The Divorce Revolution (La révolution du divorce,) la sociologue féministe Lenore Weitzman a joué un rôle critique dans le débat concernant le divorce et ses effets économiques. En par-ticulier, son allégation qu'une année après leur divorce le niveau de vie des femmes diminuait de 73 %, alors que celui des hommes augmentait de 43 % a captivé l'opinion des journalistes, des législateurs et des juges. Cette fémistatistique est devenu une des bases philosophiques qui sert à décider de la garde des enfants et de la division de la propriété lors d'un divorce. Cette fémi-statistique a également transformé la perception du public sur les 20


CENSURE hommes, les femmes et le divorce. Cette fémi-statistique fut (et continue à être) citée des centaines de fois dans des articles, des études « scientifiques » et articles synoptiques sur la loi. Cette fémi-statistique était (et continue à être) considérée comme parole d'évangile ; le président Clinton l’a citée dans son budget comme élément de son attaque contre les pères « deadheats » (pères paumés). Le seul problème avec cette statistique est... qu’elle constitue un mensonge. Or, Richard Peterson du Social Science Research Council (conseil de recherches en sciences sociales) (http://ssrc.org) a publié une étude sur la fémi-statistique des 73/43 de Weitzman, qui fut utilisée pour produire le fameux rapport « revenu/besoin ». Après avoir reproduit avec précision l'étude de Weitzman en utilisant l'échantillon émetteur de données décrit dans The Divorce Revolution, Peterson rapporte les résultats suivants : les chiffres de Weitzman sont le résultat d'une « erreur » de transcription d'ordinateur qui a nettement exagéré le problème. Après avoir corrigé les erreurs de Weitzman, Peterson en est arrivé à une diminution de 27 % du niveau de vie pour les femmes et à une augmentation de 10 % pour les hommes la première année après le divorce, des chiffres plus conformes avec d'autres études traitant de ce problème. Cependant, ces données corrigées continuent toujours d’exagérer les inégalités économiques du divorce ; la révision par Peterson des chiffres de Weitzman continue ironiquement à déformer la vérité. Les médias commencent lentement à employer les chiffres de Peterson pour corriger leur acceptation béate de la fémi-statistique des 73-43 de Weitzman. Cependant, ils vont probablement continuer à ignorer un corpus de preuves scientifiques et anecdotiques qui démontre que les femmes, ainsi que les hommes, souffrent les uns et les autres économiquement après un divorce. » 21


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On le voit, quelques chercheurs sérieux tentent malgré tout à rétablir la vérité. Mais la censure extrême s'impose toujours. Dans le même livre, un peu plus loin on peut lire ceci : «Atlee Stroup, professeur honoraire de sociologie à l'université de Wooster (Ohio), se rappelle avoir été étonné lorsque la fémi-statistique des 73/43 apparut sur la scène publique, en 1985. Il s'était spécialisé en sociologie de la famille depuis les années 50. Stoup estimait que les chiffres de Weitzman étaient trop extrêmes pour être valables. « Le sentiment que ces données devaient être réévaluées très soigneusement m'a mené à faire ce même genre d'étude, » ajouta Stroup. Le National Opinion Research Center (le Centre national de recherches d'opinion publique) http://www.namebase.org/ National-Opinion-Researchcenter.html) Un organisme sociologique affilié à l'université de Chicago, a donné à Stroup les données lui permettant de s’assurer qu’il éviterait le chauvinisme de Weitzman. Chaque année, le centre examine approximativement 1 500 adultes, créant une base de données représentant tous les principaux segments socioéconomiques de la société américaine. Avec Gene Pollock, un professeur de sciences économiques à l'université et à un statisticien expert, Stroup a combiné les données des années 1983-1987, créant une base de données de près de 7 500 répondants. Armés de cette considérable banque de données, Stroup et Pollock ont combiné leur expérience professionnelle (sept décennies de recherches et d’enseignement) à la question des répercussions économiques du divorce. (http://www.menweb.org/throop/economic/abj.html) Ils ont constaté que les femmes, et les hommes et ce, à chaque niveau socio-économique, souffrent d’un déclin de revenu après un divorce. Selon leurs données, une femme pendant la première année suivant son divorce voit son revenu familial décroître de 22 % ; le revenu familial des femmes professionnelles 22


CENSURE

décroît le moins (12 %) ; le revenu familial des travailleuses non qualifiées décroît le plus (30 %). Ces chiffres sont moins dramatiques et ce, de loin, à la fémi-statisque des 73 % de Weitzman. Ces chiffres sont comparables, bien qu’inférieurs, à d’autres études méthodologiquement semblables à « l’étude » de Weitzman, qui affirment que les femmes souffrent d’une diminution moyenne de 30 % de leur revenu. Cependant, lorsqu’ils ont étudié le statut des hommes, Stroup et Pollock ont découvert une information étonnante. Gardant à l’esprit que Weitzman et d’autres affirment que les hommes gagnent économiquement avec un divorce, ils ont écrit : « les résultats sont carrément contraires à ce à quoi on pouvait s’attendre. Au lieu des 43 % d'augmentation rapportés par Weitzman, ou même le chiffre plus commun de 10%, les données indiquent une diminution moyenne de 10 % du revenu des hommes ; les professionnels éprouvant un déclin de 8% ; les ouvriers moins instruits une baisse de 19%. » Stroup et Pollock ont écrit que la généralisation pointue de Weitzman « d'une croissance de 43 % du niveau de vie des hommes» n’est pas soutenue par leur échantillon (de 7 500 répondants). D'une manière fondamentale, les résultats de Stoup et Pollock apportent également un démenti implicite aux études apportant des chiffres inférieurs à ceux de Weitzman, mais qui sont conformes à la sagesse conventionnelle démontrant que les hommes bénéficient d’un divorce. L’étude Economic Consequences of Marital Dissolution (Conséquences économiques de la dissolution matrimoniale) du National Council on Family Relations (Conseil national sur les relations de famille) (http://www.ncfr.org/), en 1992 et plus tard, 23


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publiée, dans le Journal of Divorce and Remarriage (Journal du divorce et du remariage) a attiré peu d’attention de la part des médias. La fémi-statistique de Weitzman avait déjà, à ce momentlà, emprisonné l'opinion publique. Cependant, ces résultats ne furent d'aucune surprise pour les hommes qui avaient subi un divorce ; Pollock indique qu'un éditorialiste du Beacon-Journal à Akron (Ohio) a écrit que lui et Stroup « avaient découvert que l'eau était humide. » Malheureusement (et sans aucune surprise, compte tenu du zeitgeist politiquement correct à ce sujet), des observateurs du milieu universitaire, du gouvernement et les médias n'ont pas reconnu les implications de la recherche de Stroup et de Pollock. La promotion de la fémi-statistique des 73/43 de Weitzman a continué. Cette même statistique est citée dans plus de 170 journaux et articles de magazine, dans 350 articles de science sociale, dans 250 articles synoptiques sur la loi, dans 24 décisions de tribunaux d’appel ou de la Cour suprême et une décision de la cour suprême des États-Unis. L’American Sociological Association (association sociologique américaine) a attribué au livre The Divorce Revolution (La révolution du divorce) son prix 1986 pour « contribution distinguée à la science. » Weitzman a réaffirmé sa fémi-statistique lorsqu’elle a témoigné devant le congrès des ÉtatsUnis. Les législatures à travers tous les États-Unis ont changé leur loi sur le divorce pour les rendre conformes aux allégations fémisexistes de Weitzman (en Californie, Weitzman s’arroge le crédit d’avoir influencé 14 lois). L'attention portée à la fémi-statistique de Weitzman a atteint son apogée lorsqu’elle apparut, en 1996, dans la proposition de budget du président Clinton. Rapidement, la fémistatistique des 73/43 de Weitzman acquit, pour beaucoup d’observateurs, le statut de Parole d’Évangile. Un passionné, par exemple, a écrit en 1991 que les chiffres « sont moins étonnants, et ce, de très loin, au fait que les gens en soient étonnés. »

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CENSURE

La fémi-statistique de Weitzman fut intégralement acceptée par les médias, par le monde juridique et par les milieux de la science sociale, explique la sociologue Angela James, de l’université du sud de la Californie (the University of Southern California), au point que la recherche qui était en conflit avec cette fémi-statistique était négligée. « Il était acquis que la fémi-statistique de Weitzman donnait les données correctes, dit-elle, Je pense qu'il y avait quelques questions soulevées par des chercheurs dans ce domaine de recherche, mais ces questions n’ont pas reçu autant d’attention que la fémi-statistique elle-même. » Presque chaque article à ce sujet – et dans beaucoup de sujets connexes – cite la fémi-statistique de Weitzman. Les nouveaux chercheurs, arrivant sur la scène, n’ont peut-être pas lu les revues sceptiques, mais ils connaissaient certainement le livre de Lenore Weitzman. Comment ceci a-t-il pu se produire ? Comment la fémi-statistique des 73/43, si différente des autres recherches, ainsi que des expériences réelles des hommes divorcés, a-t-elle pu acquérir un tel pouvoir dans les médias, au gouvernement et dans le monde universitaire depuis plus d’une décennie? La réponse est dans l’atmosphère idéologique, radicalisée par le fémi-sexisme, dominant la discussion sur les conséquences économiques du divorce. La fémi-statistique des 73/43 a eu la force d'une idée dont le moment était venu. La disparité que Weitzman a prétendu découvrir était si dramatique qu’elle est devenue une «nouvelle » parfaite pour les médias, un « factoid » choquant qui, après multiples répétitions, a acquis le vernis de la véracité. Peutêtre que, de façon essentielle, la fémi-statistiques de Weitzman, servant l’agenda politique du moment, a assuré sa popularité. Weitzman elle-même, par exemple, a affirmé que son étude démontrait le besoin de changements dans le système de divorce sans faute qui, en 1986, était en vigueur dans 48 états américains.

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D'autres ont lu la fémi-statistique et ont recommandé d’éliminer entièrement le divorce sans faute. Un grand nombre de personnes, y compris la plupart des féministes, ont cité la fémi-statistique comme preuve que le niveau de paiement pour soutien d'enfant devait être augmenté afin d'égaliser les niveaux de vie post-divorce, un argument qui, selon Maggie Gallagher, l'auteur de The Abolition of Marriage (L'abolition du mariage) a reçu une attention symptomatique dans les médias. « Je pense que la raison [pour laquelle la fémi-statistique des 73/43] a acquis une telle ampleur est qu’elle faisait partie de ce mouvement affirmant qu’il existait une solution facile : nous n’avons qu’à augmenter les paiements de pension alimentaire pour enfants ». D’autres, des féministes plus radicales, notamment Susan Faludi, ont contesté les chiffres de Weitzman, affirmant que leur utilisation par les médias était preuve d’une réaction antiféministe généralisée et indésirable, visant à renverser les gains du mouvement féministe dans le secteur de la loi sur le divorce. Christina Hoff Sommers (http://www.menweb.org/throop/folks/sommers.html), professeur de philosophie à l'université de Clark et auteur de Who Stole Féminism? (Qui a volé le féminisme ?) explique bien que quelques féministes ont perçu la fémi-statistique des 73/43 comme preuve de discrimination patriarcale contre les femmes et que d'autres l'ont critiquée comme une menace à la cause de l'indépendance féminine, ces fémi-statistiques ont eu réellement le même objectif pour les deux camps. La « recherche » de Lenore Weitzman est employée par de nombreux groupes féministes pour agresser les hommes peu importe la réalité :

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CENSURE C’est que… « les hommes sont des monstres » ou bien « nous n’avons pas besoin d’eux. » Le sociologue Atlee Stroup nous apprend que la fémistatistique des 73/43 était également adapté aux préjugés sociaux concernant les hommes divorcés. « Je pense que, de façon intéressante, nous avons toujours ce concept fémi-sexiste de l'homme insouciant, jouissant de la vie (après le divorce), libéré de ses fardeaux et reprenant un second départ. C’est le préjugé que les hommes redeviennent célibataires, sans responsabilités et avec beaucoup d'argent. » Gene Pollock, le collaborateur de Stroup, a une explication plus simple : « je pense que c'était une statistique adaptée à l'idéologie de la rectitude politique. » Alors que l’histoire d’horreur d’une disparité de 115% entre le niveau de vie des hommes et des femmes a fait son chemin dans les législatures et les pages éditoriales de la nation, Weitzman a assuré le succès de sa fémi-statistique en refusant, à d'autres chercheurs, l'accès à ses données, prétextant qu'elle voulait « corriger » quelques erreurs dans le fichier électronique principal avant de le faire. C’était son droit, au début, explique Richard Peterson. « Mais il y a des normes généralement acceptées [dans la recherche scientifique], a-t-il dit, si vous rassemblez des données, vous avez le droit de les garder pour vous-même et de ne pas les partager avec d'autres jusqu'à ce… vous publiiez vos données. » Lorsque les fichiers des données de Weitzman sont finalement arrivés aux archives du Murray Research Center (centre de recherches Murray) à l'université de Radcliffe, Weitzman n'avait 27


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apporté aucune correction et, ce qui paraissait être ses droits de chercheuse, ressemble de manière suspecte à dix années d’obstruction scientifique. Weitzman s'était même réservé un droit de véto sur l’examen de ses données. Elle refusa la demande de Peterson (d’examiner ses données.) Il a fallu plus d’une année avant que la National Science Foundation, l’organisme qui avait subventionné la recherche de Weitzman, ne menace de la déclarer inéligible à de nouvelles subventions fédérales, qu'elle a finalement permis à Peterson d'examiner ses données. Étant donné qu’il avait finalement accès aux dossiers, Peterson a recréé l'étude de Weitzman en utilisant exactement le même échantillon de 228 personnes et les méthodes décrites dans The Divorce Revolution (La révolution du divorce). Il a constaté que, dans beaucoup de cas, l'information dans les fichiers électroniques de Weitzman ne correspondait pas aux notes écrites lors des entrevues originales des répondants. « Le fichier électronique est censé coder l’information écrite, précisa Peterson, mais, en fait, le fichier électronique ne correspondait pas aux informations écrites. Par exemple, supposez que le fichier électronique indique que le revenu d'une personne était de $27 000 l'année dernière ; lorsque j’ai regardé l’information écrite il s’avère que le revenu était de $37 000. » Après avoir « corrigé » le fichier des données, Peterson est arrivé à des chiffres plus conformes à ceux d’autres études nationales, avec le niveau de vie des femmes diminuant de 27 %, dans la première année après divorce et le niveau de vie des hommes augmentant de 10 %. Les résultats de Peterson sont un progrès sur les fémistatistiques démesurées de Weitzman. On croit sentir un soulagement à savoir que l'élite de la nation ne basera plus ses décisions sur des « erreurs » typographiques. Cependant, les 28


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chiffres plus modérés de Peterson ne correspondent pas à ceux de Stroup et de Pollock, sans oublier les expériences réelles de vie des hommes divorcés qui sont probablement éberlués d'entendre que le divorce a amélioré leur niveau la vie. Le problème se situe dans le rapport du revenu aux besoins employé par Weitzman, Peterson, et d'autres. Weitzman a demandé à 114 femmes et à 114 hommes de rapporter leur revenu pour eux-mêmes et pour leur conjoint, avant et après leur divorce ; revenus ajustés à la pension alimentaire et aux paiements de soutien d'enfant, s’il y avait lieu. Puis, Weitzman a comparé ces chiffres aux « besoins économiques » de chaque personne, chiffres basés sur le budget standard (Lower Standard Budget) du Bureau of Labor Statistics (Bureau des statistiques du travail) d'une famille urbaine de quatre personnes en 1977, pour en arriver à son rapport du revenu aux besoins. Même corrigées par Peterson, les données de Weitzman sont peu précises : le revenu ou les données sur les besoins étaient absents pour 134 (sur un total de 228 : soit 58 % de données absentes) des répondants et, selon Peterson, les données sur la taille de la famille, l'âge du chef du ménage, l’enfant le plus âgé et d'autres variables appropriées étaient problématiques, avec des «contradictions notables». De ces données, de toute évidence «défectueuses», un rapport de revenu-besoin a été créé par Weitzman et ses résultats furent intitulés niveau de vie. Gene Pollock estime que cette mesure des besoins n’est pas fiable. « Je pense que vous pouvez parler du niveau de vie basé sur le revenu, dit-il, mais quand vous commencez à parler de revenu par rapport aux besoins, vous êtes sur un concept méthodologique très glissant. » Dans la vraie vie, le niveau de la vie est déterminé non pas simplement par le rapport du revenu aux besoins, mais également par tout un éventail de choix économiques, par des revenus, par des 29


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investissements et par des achats économiques. Une mesure précise de niveau de vie inclurait nécessairement les propriétés possédées, l'épargne, la maison, les meubles, les automobiles, le voisinage dans lequel on vit, les vêtements et autres choses semblables qui sont typiquement divisées entre conjoints lors d’un règlement de divorce. Il semble très improbable que l'homme moyen aurait un niveau de vie 10 % plus élevé après avoir perdu la moitié de sa propriété matrimoniale et certes, beaucoup moins que l’augmentation de 43 %. Pollock précise que [le rapport revenubesoin’ de Weitzman] «ne tient aucunement compte de tous les capitaux antérieurs que possèdent les gens…Dans des règlements de divorce, le problème n’est pas seulement qui obtient quoi, ou simplement la pension alimentaire pour enfant, mais également la division des autres biens. Et la plupart des études que j'ai lues omettent la division de ces biens ». Warren Farrell de San Diego, en Californie, auteur de The Myth of Male Power (Le mythe de la puissance mâle) est d'accord avec Pollock. Farrell ajoute que les études de ce genre omettent habituellement plusieurs dépenses auxquelles les hommes ont à faire face. « Il y a cinq dépenses que, de façon générale, les hommes assument après un divorce ; des dépenses non mesurées,» dit-il. Ces dépenses comprennent : des paiements d'hypothèque sur une maison dans laquelle ils ne vivent plus ; le loyer d’une maison ou d’un appartement dans lequel ils vivent, des paiements de soutien d’enfants et de pension alimentaire et une proportion plus élevée des dépenses de sorties avec les femmes. Farrell dit que «personne n’a jamais tenu compte de ces cinq dépenses comme variables». Pollock pense qu’utiliser la mesure des besoins à la place du niveau de vie est fallacieux.

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CENSURE « Il y a quelques années, on avait l'habitude de dire, au sujet des ordinateurs, entrée d’ordures, sortie d’ordures, dit-il. Vous pouvez présenter le rapport revenu-besoin de façon quantitative en appelant cela niveau de vie et cela semblera être des données solides parce que d'une façon ou d’une autre vous ajustez les revenus aux besoins. Mais implicitement, vous prétendez que votre mesure des besoins est correcte. Quoique la majeure partie des gens présente le rapport revenu-besoin de cette façon, ce n’est pas la bonne méthodologie, quant à moi. » « Peut-être suis-je têtu, mais comme statisticien, vous ne mesurez pas quelque chose en décidant de façon arbitraire comment vous allez mesurer une des variables. » Pendant plus d’une décennie, les fémi-statistiques de Weitzman, affirmant que les femmes souffraient tragiquement lors d’un divorce alors que les hommes étaient avantagés, furent au cœur du débat sur le divorce et de ses effets économiques. Les fémistatistiques de Weitzman ont servi à ce que Thomas Sowell (http://www.tsowell.com/) appelle les statistiques « Aha ! », ce qui semble confirmer de façon dramatique les plus mauvaises attentes concernant le système social américain. Dans le cas de Weitzman, la fémi-statistique des 73/43 suggèra au minimum une injustice choquante, peut-être même de la misogynie pure. Il est facile de voir comment, pour des féministes radicales, cela est devenu partie intégrante de leurs fantasmes fémi-sexistes. La vraie puissance des statistiques est culturelle ; elle réside dans leur capacité de former la manière dont la société pense, discute et agit. Peterson a corrigé les « erreurs » dans l'étude de Weitzman ; mais il continue à accorder de la légitimité aux conclusions erronées de Weitzman qui, depuis plus d’une décennie, influencent les décisions que l’on prend dans les médias, dans le monde universitaire et au gouvernement. Alors que la fémi-statique des 73/43 de Weitzman semble avoir dépassé sa date limite de 31


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conservation, le mythe fémi-sexiste prouvant que le divorce catapulte les hommes dans des Champs-Élysées financiers continue, hélas, à influencer l'opinion publique et le débat sur le divorce ; du moins jusqu'à ce que des chercheurs tels que Stroup et Pollock, ainsi que les histoires réelles de milliers d’hommes divorcés reçoivent l'attention qu’ils méritent. La presse se tait, car trop souvent complice, la rectitude politique est désormais «l’habeas corpus» du journaliste soucieux, sauf rare exception, de faire carrière. Les journalistes sont souvent très attentifs à ne pas faire chavirer la chaloupe lorsque des groupes de pression puissants sont à l’écoute. C’est vrai pour le féminisme radical comme dans bien d’autres domaines. Un exemple pourra être apprécié pendant l’émission de télévision «C dans l’Air» avec Yves Calvi, le 4 mars 2008, en parlant de la conférence de Bilderberg. L’ensemble des invités présents se prétendaient «spécialistes» des affaires internationales. Or, interpelés par un message SMS d’un auditeur, ils ont déclaré ne pas connaître le «groupe» qui se réunit chaque année annuellement dans le plus grand secret… La réunion 2007 du Groupe de Bilderberg a eu lieu, du 31 mai au 3 juin, au Ritz-Carlton d'Istanbul. Elle avait comme principal sujet, selon des échos du web et des médias, l'entrée accélérée de la Turquie dans l'Union européenne. Jean-François Kahn (fondateur du magazine Marianne…): « J’connais la tri-continentale, j’connais Davos, mais j’connais pas » Nicole Bacharan (grande « spécialiste » des États-Unis) : «Je n’connais pas du tout cette organisation donc j’en dirai rien...» Yves Calvi (grand journaliste) : « Moi, je n’en avais jamais entendu parler… c est peut être une invention d’un téléspectateur. »

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CENSURE

Gérard Chaliand (géostratège et spécialiste des relations internationales) : « Je me méfie beaucoup de ces organisations mondiales qui dans l’ombre se réunissent et distribuent en quelque sorte les dividendes et les rôles; c’est une vision de complot de l’histoire.» Or, peu de journalistes auraient l’audace de dénigrer cette organisation qui, à l’origine financée par la société multinationale Unilever et la CIA, avait pour objectif, selon certains dissidents, de mettre en place les plans du Nouvel ordre mondial en leur donnant un habillage pseudo-démocratique : « Conférence annuelle qui, depuis 1954, réunit, sur invitation, environ 130 personnalités des affaires, universitaires et politiques de pays différents. Ses membres, des hommes politiques, des industriels, et des banquiers, s'appellent eux-mêmes les « Bilderbergers » ou « groupe Bilderberg. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilderberg) Les journalistes parlent très rarement de sujets qui fâchent. Les groupes de pression féminins sont, de très loin, les plus puissants de tous. C’est ainsi que la population reste dans un brouillard épais sur les agissements des groupes de pression féministes à l’échelle planétaire.

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EXTORSION En Grande-Bretagne, comme en Australie ou au Canada, les lois deviennent draconiennes lorsqu'il s'agit d'extorquer aux hommes quoi que ce soit et par tous les moyens. Il s'agit par exemple, d'imposer aux couples vivant en concubinage l'équivalent du contrat de mariage : l'égalité formelle des partenaires en ce qui concerne les richesses du couple, malgré l'inégalité réelle des contributions. En d'autres termes, comme c'est souvent le cas, les hommes contribuant majoritairement aux biens et richesses accumulés par le couple, sont, désormais par la loi, contrôlés, et la richesse engendrée est évidemment dépensée par les femmes (avant et après le mariage). On peut lire dans la presse londonienne du 1er novembre 2006, sous la signature du journaliste T.Hashi : « Les couples non mariés pourront bientôt réclamer les mêmes droits sur les biens de la famille que les couples mariés. Les personnes qui cohabitent auront bientôt les 34


EXTORSION mêmes droits sur la propriété et les retraites qu'un couple traditionnel. Il y a bien entendu un problème quand un couple a vécu ensemble très longtemps, a élevé des enfants ensemble, la femme étant restée à la maison, alors qu'elle aurait pu travailler, et que l'homme a pu grâce à cela, continuer sa carrière et enrichir le patrimoine du couple. Au début de l'année, la « Commission des lois » a proposé des droits du divorce identiques pour les couples non mariés étant restés ensemble un minimum de deux ans. » En extrapolant, très vite ce minimum de deux ans passera probablement à quelques mois. Sans que cela soit nécessaire, la loi s'appliquera même sans contrat préalable. On prétend que l'Église d'Angleterre s'y opposera. Je doute fortement à l'opposition de cette église devenue en quelques années pro-féministe, prohomosexuelle, multiculturaliste et socialisante. En réalité, il s'agit, ni plus ni moins, d'imposer le transfert de richesses des hommes vers les femmes et cela par la force. Depuis quelques années, les hommes étant extrêmement hésitant à s'engager dans le mariage. La grève des mariages aux États-Unis et au Canada est une véritable épidémie. Au début de 2007, le nombre de personnes mariées est moindre que le nombre de célibataires. Pour la première fois dans l'histoire du monde, le nombre de couples se formant est minoritaire. Dans la plupart des pays occidentaux, d'ailleurs, le nombre de naissances est inférieur très largement au nombre de décès. En France, par exemple, plus de 50 % des naissances se font hors mariages. Les femmes n’ayant plus besoin d’être mariées pour obtenir droits et privilèges, elles s’adressent directement à l’État qui remplacera avantageusement le père et mari. En réalité, la cohabitation existait surtout sur la demande des jeunes hommes qui voulaient éviter les obligations et extorsions légales du mariage. Les femmes, dans tous les cas, sont 35


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parfaitement au fait des avantages et privilèges liés à leur sexe au moment du mariage. L'extorsion maritale est très vite visible au moment du divorce. Tous les hommes mariés en instance de divorce, ou ceux ayant déjà divorcé, connaissent l'attitude biaisée des systèmes de justice occidentaux. Avec l'appui du système judiciaire, l’extorsion devient monnaie courante. Voici l'histoire de Gloria Ward : Après l'échec de son premier mariage, elle attaqua son mari en justice pour accroître la pension alimentaire due. Très rapidement, elle eut un enfant d'un autre homme. Elle attaqua à nouveau en justice son nouvel amant pour une pension alimentaire extraordinaire, et l’obtint. Car, après tout, c'est toujours la faute de l'homme si elle écarte les cuisses. Bien entendu, ce ne fut pas suffisant pour Ward. Comme une pauvre mère victime et sans défense, elle se devait de financer ses nombreuses activités personnelles. Au sujet de son deuxième enfant, elle jura en cour de justice que c'était le deuxième homme qui en était le père biologique. Un test de sang ADN en prouva la réalité. Gloria Ward eut alors deux hommes lui payant son loyer comme une reine. N'était-ce pas la belle vie ? Mais elle se prit les pieds dans le tapis. Le premier père mourut, cessant ainsi de payer la précieuse pension alimentaire. Mais, que diantre, une mère aussi innocente et victime ne doit pas être traitée comme les autres. Ce n'est pas à elle à régler ses propres problèmes. La vie n'est pas juste. Ce serait beaucoup trop lui demander d’assumer ses responsabilités, n'est-ce pas ? Les bénéfices financiers qu'elle perçut de la mort de son premier mari pour un enfant, n'était certainement pas à la hauteur de ce qu'elle espérait. Après tout, le système judiciaire lui avait appris que, tant qu'elle demanderait, elle obtiendrait. Elle n'hésita pas une seconde et elle demanda les mêmes bénéfices financiers de la mort de son premier mari pour son deuxième enfant. L'enfant qui était la progéniture du deuxième homme. Que la vie était sucrée pour Gloria Ward. Elle pouvait ainsi recevoir une pension pour décès pour ses deux enfants de la part du premier mari et recevoir aussi

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EXTORSION

une pension alimentaire de la part du deuxième. La définition utopique du féminisme. Super les filles ! Un petit problème surgit toutefois. La sœur du pauvre homme décédé comprit très vite ce que sa belle-sœur tramait. La belle-sœur avertit la police rapidement. Entre gens de bonne famille féministes, ça ne se fait pas. Une charge pour fraude s'ensuivit. Ward pensa qu'elle pourrait utiliser la technique des pleurs pour se sortir de ce mauvais pas. Or, il y a une différence importante entre un jury composé de véritables êtres humains et un vieux juge faisant effort de chevalerie en cour. Le jury la condamna pour fraude ainsi que pour s'être parjurée. On peut penser que le citoyen ordinaire ne se fait pas aussi facilement manipuler qu’un représentant d'un système biaisé. Ceci explique probablement l’absence de jury dans les jugements de divorce, même si des actes criminels ont pu être commis par une des parties. Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les chères mamans ne divorcent jamais devant des tribunaux traditionnels dans les pays anglo-saxons? Parce que leurs mensonges ne feraient guère le poids devant un véritable jury. Pensez-y ; la vérité voudrait dire quelque chose cette fois. Les preux chevaliers et les juges féministes y sont fortement opposés. On préfère les cloisons opaques, comme les tribunaux d’exceptions d’autrefois. Finalement, cette pauvre victime innocente et sans défense qu’est Gloria Ward obtint ce qu'elle réclamait tant. La société lui vint en aide, puisque quelqu'un, un anonyme en la personne du contribuable, paya pour elle. La société s'occupa de ses enfants, la nourrit, la blanchit et lui permit de vivre aux frais des autres, en cellule. « Une femme, une vraie femme, c'est une femme avant tout qui n'est pas féministe. » Sacha Guitry

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La piètre affaire de l’ancien Beatles, Paul McCartney, et de sa seconde épouse est, elle aussi, remarquable. L'indécente manipulation de cette femme (Heather Mills) dans la saga du divorce du musicien, ainsi que toute négation de justice de la part d'un système pro-féminisant en Grande-Bretagne, semble n'avoir pas de limite. « J'en ai fini avec les femmes ! » est la phrase que Paul McCartney a supposément dite, pendant des vacances dans les Caraïbes, après son divorce. La colère des hommes anglais ne fait que commencer. L’idéologie féministe a profondément affecté la culture occidentale, ses lois, son éducation et ses relations sociales. Une des briques principales de la rectitude politique est sans conteste le féminisme qui prévaut sur les campus universitaires et dans l'industrie du livre. Les féministes sont extrêmement puissantes dans les médias, les écoles et les collèges ainsi qu’en politique pour intimider toute opposition, particulièrement les hommes. Parmi les meilleurs livres défiant méthodologiquement l’idéologie féministe, on peut trouver Domestic Tranquility (Tranquillité domestique) de Carolyn Graglia. Elle y réfute brillamment les tirades répétées de l'idéologie féministe. Mais ne vous leurrez pas, son livre, lorsqu'on le trouve, sera enfoui sous une montagne de livres pro-féministes. Pour le lecteur curieux, désireux d'en savoir plus, un autre livre excellent, écrit par la célèbre Phyllis Schlafly, The power of the Positive Woman (Le pouvoir de la femme positive), publié en 1977, est depuis longtemps épuisé, quoique censuré par les libraires lorsqu'il sortit en librairie. Cependant, réfuter l'idéologie féministe ne suffit pas. Il faut aussi avoir une critique sincère de l'attitude féministe et de ses méthodes. Ses hypocrisies, son langage et son activisme social et politique. Il nous faudrait exposer les effets négatifs de cette 38


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idéologie dans les lois qui ont été changées pendant la dernière génération. Des effets dévastateurs qui ont eu comme conséquence l'interdiction de débattre dans les assemblées nationales, la réécriture des scripts pour les programmes de télévision et des films, les expériences sociales dans les forces armées, la transformation des relations sociales entre les hommes et les femmes, ainsi que leur rôle réciproque dans la société. Quelques femmes courageuses se sont pourtant levées contre ce mouvement hypocrite. Les excellents articles de Suzanne Field dans le Washington Times, ainsi que les braillements de Anne Coulter, ou encore la magnifique dissertation de Christina Hoff Sommer contre les féministes dans son livre The War against boys (La guerre contre les garçons), ainsi que l’article d’opinion par Barbara Kay « Nous ignorons toujours les abus faits aux hommes hétérosexuels » (We're still ignoring abused straight men) dans le National post, peinent, malgré tout, à s’élever contre la pensée unique. En France, l'écrivain Alain Soral et quelques rares autres ont d’extrêmes difficultés à faire passer leur message. Les « chiennes de garde » et autres « ni putes ni soumises » veillent au grain. La société française, dans son ensemble, semble anesthésiée par la carabistouille politique. À de rares exceptions, comme l'excellent livre d'Élisabeth Badinter Fausse Route, pourtant à l'origine une féministe elle-même, l'opposition à l'idéologie ressemble à un combat d'arrière-garde. Toute critique du féminisme devient extraordinairement absente des débats. Les quelques hommes s'y étant attelés ont vu leur carrière chanceler rapidement. Sachant que les féministes, comme les islamistes, n'ont guère le sens de l'humour, les humoristes français (et occidentaux) préfèrent, de très loin s'attaquer à la stupidité masculine ou au danger posé par l'Église chrétienne.

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En France et en Belgique, tout comme au Québec, l'extorsion masculine prend une ampleur de pandémie. Plus aucune sphère de la société n'est à l'abri du parti pris et de la mauvaise foi des autorités civiles et judiciaires. Il existe maintenant, grâce à Internet, des groupes d'hommes désireux de se protéger de la ruine financière qui les attend avant et après un divorce. Des sites Internet tels dumpyourwifenow.com (laisser tomber votre femme maintenant) ou encore garscontent.com aident les hommes, en leur donnant des instructions, dans des situations difficiles, pour se mettre à l'abri, en préservant secrètement des sommes d'argent en cas de nécessité. « Garscontent.com » et « égalitariste.com » sont d'ailleurs deux sites extrêmement utiles pour les hommes québécois. Les journalistes, travaillant très souvent dans un monde féminin, sont totalement ignorants des problèmes liés à la masculinité. Parfois leur ignorance devient sarcasme et loufoquerie. Il me vient à l'esprit cette conversation d'un autre monde entendu à une radio locale québécoise : le Marcel Béliveau de la radio, Trépanier Ismaël, se prétendant journaliste, essaya tant bien que mal de faire dire à Alain Soral, à la radio Rockik, que le parti « front national » en France, de Jean-Marie Le Pen, était le parti des islamistes et de l'extrême gauche. La réaction incrédule de l'intéressé sur la paranoïa de certains journalistes et l’extraordinaire désinformation de la politique française, ressemble à s'y méprendre au féminisme d'État qui voudrait faire avaler aux hommes que le féminisme travaille pour l'égalité entre les hommes et femmes, alors qu'il n'est qu'une machine subversive bien rôdée pour mettre « au pas » tous ceux qui ne pensent pas correctement. Les discriminations systémiques envers les hommes sont nombreuses. En 1960, les Américaines vivaient dans une nation ayant le niveau de vie le plus haut au monde et possédait 65 % (Parade magazine) de toute la richesse. Or, malgré tout, elles se 40


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sentaient victimisées et réussirent à convaincre une large majorité de femmes qu’elles étaient victimes de discrimination. Pourtant, à aucun moment de l'histoire, n'ont-elles été capables d’apporter par des statistiques sérieuses, une seule preuve tangible. Aux États-Unis, selon le Department of Health & Human Services (Ministère des ressources humaines et de la santé), les femmes reçoivent la garde des enfants dans 92 % des cas, contre 4% pour les hommes. Or, à aucun moment, les féministes prétendant agir pour l'égalité entre les hommes et femmes, n'ont essayé de réagir envers ce grossier privilège. Les hommes constituent 60 % des heures travaillées dans la société. Pourtant, bien qu'ils travaillent plus longtemps, dans des métiers plus difficiles et plus qualifiés ou risqués, qu'ils ne portent pas plainte pour discriminations sexuelles, qu'ils ne prennent pas de congés de maternité ou d'année sabbatique, ou qu'ils n'arrêtent pas leur carrière en cours pour la reprendre plus tard, ils ont un revenu de seulement 4 % (moyenne) plus élevés que celui des femmes (Ministère du travail, US) Les hommes ont un taux de suicide 4,6 fois plus élevé que celui des femmes (26 710 mâles contre 5 700 femelles) selon le ministère de la Santé. Les hommes ont une espérance de vie de 7 ans plus courte que celle des femmes (Centre national des études statistiques 72,3 ans pour les mâles contre 79 ans pour les femmes) et pourtant ils ne perçoivent que 35 % des aides gouvernementales en santé et en coûts médicaux. On discrimine contre les hommes sans vergogne grâce à la loi, par la discrimination positive. Pourtant, aux USA, les hommes payent 115 % des impôts et taxes fédérales, alors que les femmes constituent 11 % de plus d'électeurs. En Angleterre, dans les pays scandinaves et en Belgique, le taux est légèrement supérieur. En France et au Québec, les hommes payent environ 140 % des impôts, alors qu'ils ne représentent que 48 % du corps électoral. 41


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Quoique les femmes représentent 11 % de plus d'électeurs, les hommes n'ont pourtant aucune influence en tant que contribuables sur l'argent qui leur est extirpé. Pendant les guerres, la discrimination est à son apogée. Selon le ministère de la défense, aux États-Unis, pendant la guerre du Vietnam, les morts comptaient pour 47 369 hommes et 8 femmes. Les risques au travail sont extraordinairement élevés pour les hommes. Ils comptent pour 95 % des accidents mortels. Les morts d'hommes par assassinat ont un taux cinq fois plus élevé que celui des femmes aux États-Unis (Ministère de la Santé) Les systèmes judiciaires occidentaux sont aussi incroyablement biaisés en faveur des femmes. Les femmes sont acquittées 9 fois plus souvent que les hommes pour le meurtre d’un époux. Un homme est condamné à 2,8 fois plus longtemps en moyenne pour le même meurtre qu'une femme (Bureau des statistiques judiciaires : 17 ans pour un homme; six ans pour une femme). Selon le Code civil en France, il est possible de se dispenser d’une démarche pour reconnaitre son enfant s’il s’agit d’une femme. Pas pour les hommes (art.337 du C.c). Le père n’est que le mari de la mère (art. 312 du C.c). La mère peut abandonner complètement son enfant (art. 341-1 du C.c) et interdit pour le père (art. 340 et 342 du C.c). Les femmes peuvent bénéficier de prise en charge pour la rémunération de stages du régime public et la réinsertion professionnelle mais pas les pères même dans des situations similaires (art.6 du décret no 88-368, du 15 avril 1988). Même si la pension alimentaire due par une femme est la moitié de celle due par un homme et quoique les femmes qui doivent la payer ne soient que 50 % à le faire (96% des payeurs de pension alimentaire sont des hommes au Canada - Québec. Gouvernement du Québec, Ministère du revenu, Loi d'accès à l'information, no: 01-360047, année 2001. Pages 2 et 3), 97 % des 42


EXTORSION pères sont poursuivis pour non-paiement (Census Bureau). Bien que les hommes reçoivent seulement 10 % des aides financières d'État, ils sont obligés de rembourser les paiements faits aux femmes. En éducation, quoique 0 % des filles au secondaire sont capables de répondre correctement à des problèmes fondamentaux de mathématiques et de physiques, moins de 20 % des enseignants dans les écoles élémentaires et secondaires sont des hommes. Dans les études supérieures, le Canada et les États-Unis sont manifestement anti-mâles. Il y a plus de deux cents collèges et universités réservés aux femmes et aucun réservé aux hommes. Il y a 5,6 % moins d'hommes qui entrent au collège pour des études de plus de quatre ans, malgré que les deux tiers de ceux-ci aient des résultats de plus de 550 en mathématiques au SAT (Test d’habileté scolaire). En 1993, 44,5 % des étudiants inscrits aux collèges étaient des hommes. Et ce pourcentage a décliné depuis lors. Seulement 45,8 % des licences ont été octroyés aux hommes en 1992, malgré que 98,2 % des plus hauts pourcentages au test GRE soient des hommes. Il faut souligner que 0 % des jeunes filles américaines au secondaire peuvent correctement répondre à 28 des 67 TIMSS (Question de mathématiques avancées). Pourtant, en 1990, seulement 38,4 % des étudiants d’université sont des hommes et ce chiffre décline depuis. Le parti pris du système judiciaire est, à cet égard, effarant. 96 % des altercations physiques ayant pour résultat des blessures apparaissent après un divorce. En réalité, la violence conjugale assenée sans cesse, prétendant les maris dangereux, discrimine en réalité contre ceux-ci, car nous savons qu'un très petit pourcentage de la violence conjugale est associé avec eux. (Chadwick and Heaton, Statistical Handbook of the American Family). Par exemple, les mères commettent 55 % des infanticides et les pères biologiques en commettent seulement 6 %. Les statistiques démontrent pourtant que les foyers mono-parentaux (mères seulement) connaissent trois fois plus de fatalités envers les enfants que les foyers mono-parentaux (pères seulement), or, malgré tout, les enfants sont systématiquement enlevés au père naturel qui est 43


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pourtant le protecteur le plus efficace et les hommes sont emprisonnés à un taux 20 fois supérieur à celui des femmes. Étude après étude, il est démontré que les femmes sont majoritairement les initiatrices des violences domestiques et que 58 % de ces violences sont constituées par des altercations physiques. Pourtant, le Congrès américain continue de faire passer des lois telles que VAWA et VAWA II, connues pour être antimâles et considéré comme étant un facteur aggravant de la violence domestique. En réalité, même si les faits démontrent une discrimination systémique envers les maris dans les violences conjugales, les femmes, pourtant la cause de plus de la moitié de ces altercations, savent qu'elles pourront continuer à en être les principales instigatrices puisqu'elles ne seront pas inquiétées par la justice. Sur un ton ironique, le ministre américain de la santé (US Surgeon General) nota qu'il était plus dangereux pour la santé d'un homme de divorcer que de fumer. Même si le taux d'accidents fatals pour les pilotes d'aviation féminins est quatre fois plus élevé que pour les pilotes masculins, les lois fédérales obligent les compagnies aériennes à risquer la sécurité des passagers en les forçant à engager des femmes-pilotes. La discrimination dans les assurances automobiles est, elle aussi, palpable. Le taux d'accident des conductrices est de deux fois supérieur à celui des conducteurs. Mais, les hommes, qui exercent souvent des métiers professionnels de la route, mieux rémunérés, car plus dangereux, et qui, de par ce fait, parcourent beaucoup plus de kilomètres, doivent payer leur assurance plus cher. Or, les compagnies d'assurances calculent leur police d'assurance, non pas en fonction du nombre de kilomètres parcourus, mais en fonction du nombre de petits accrochages. Les femmes ont donc des assurances moins chères que les hommes. La société, en occident, est comme un puzzle dont chaque pièce est un mythe concernant les femmes innocentes et les hommes crapuleux. Parmi beaucoup d’autres, la conduite automobile prend une place à part dans l’imaginaire du 44


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citoyen lambda. Ce mythe, colporté depuis l’invention de l’automobile, démontre l’aisance avec laquelle l’intelligentsia du politiquement correct, depuis les années 70, nous abreuve de potspourris mensongers. "L'opinion publique ne résulte pas de l'addition des sentiments véritables de ceux qui la composent, mais de l'idée que chacun se fait de ce que les autres pensent." André Grjebine Les compagnies d’assurance ne se permettront pas la moindre allusion. Le consensus valant de l’or. La faculté de médecine et de santé publique de l’université Johns Hopkins à Baltimore, a découvert que les conductrices sont impliquées plus souvent dans les accidents que les hommes par mile parcouru. Généralement, les hommes sont impliqués dans 5,1 accidents par million de miles conduits, alors que les femmes en ont 5,7, en dépit du fait que les hommes conduisent, en moyenne, 74 % de plus de miles par an que les femmes. Beaucoup ont spéculé sur le sens d’orientation des femelles. Les études montrent qu’elles utilisent plus souvent la partie droite du cerveau et ont une perception spatiale, en moyenne, plus pauvre, leur permettant de moins bien estimer les distances et les angles, surtout lorsqu’il s’agit du stationnement en file. Les compagnies d’assurance sont unanimes à dire que les jeunes hommes et les adolescents sont les conducteurs les plus dangereux, le déséquilibre des genres se renverse au-delà de l’âge de 37 ans, pour lesquels les hommes sont considérés meilleurs conducteurs, avec des primes annuelles plus basses. Le directeur du marketing de Performance direct, Matthew Collett, ajoute : « Ces chiffres soulignent ce qu’une grande majorité d’hommes savent déjà. Nous étions pressés de révéler ces faits véritables au public qui est constamment inondé de publicité indiquant que les compagnies d’assurance ne veulent couvrir que les femmes, parce qu’elles représentent de meilleurs risques. Mais ce n’est pas le cas. L’expérience 45


LE VERNIS DE L’INNOCENCE de la conduite est le facteur-clé dans ce débat. Une fois les hommes ayant acquis plus d’expérience et qu’ils se sont dégagés de leur bravoure de jeunesse, ils sont, selon les statistiques, toutes choses relatives, de meilleurs risques. » La différence dramatique entre les hommes et les femmes dans la coordination des mains et des yeux est bien établie. Les femmes-pilotes ont un taux d’accidents quatre fois plus élevé que les pilotes masculins. Les conductrices de camions ont un taux d’accidents cinq fois plus élevé que les camionneurs masculins. Les conductrices ont des probabilités de 33 % à 56 % plus élevées d’avoir un accident que les hommes. En outre, les résultats du National Personal Transportation Survey (Étude nationale sur le transport personnel) [http://www.fhwa.dot.gov/ohim/1983/vol1pt1.pdf], insiste sur le fait que les femmes ne parcourent que 30 % de tous les miles et les hommes 70 %, ce qui change le rapport considérablement. Ceci démontre aussi que les femmes ont 56 % plus de chance d’avoir un accident par mile que les hommes, avec seulement 33 % par mile. On pourrait aussi dire que si seuls les hommes conduisaient, il y aurait seulement 2,22 accidents par million de miles, ce qui est de 21,8 % plus bas que le taux actuel de 2,84 accidents par million de miles, ce qui sauverait 9 159 vies par an. C’est aussi 8,3 % plus bas que le courant taux d’accident des hommes de 2,42, ce qui veut dire que 8,3 % ou 200 760 de ces accidents de nos jours sont causés par des conductrices. Si seules les femmes conduisaient, le taux d’accident serait de 4,46 accidents par million de miles, ce qui est 57 % plus élevé que le taux d’accidents totaux courant et 18 % plus haut que le taux d’accident courant des femmes de 3.78, ce qui accroîtrerai le nombre de fatalités du a la circulation de 23 893 par an. Sur la période des trente prochaines années, basée sur une projection démographique actuelle de 1,1 % par an, il y aurait 336 000 fatalités de circulation en moins si seulement les hommes conduisaient. A l’inverse, il y aurait 877 000 fatalités dues à la circulation si seulement les femmes conduisaient. Par mile 46


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conduit, les femmes ont un tiers d’accidents fatals de plus que les hommes, 3,3 contre 2,5 par million de miles conduits et 17 % de dommages accidentels non corporels, 5,86 contre 5,02. Bien sûr, les hommes aussi font beaucoup de choses stupides et sont constamment dénigrés pour cela dans notre société ; nous n’avons cessé de l’entendre depuis le milieu des années 60. Il est étonnant de voir cependant que ces mêmes bigots antimâles ne mentionnent aucunement la créativité des hommes. Comme Camille Paglia le nota : « Les hommes ensemble – se sacrifiant par subordination, disponibles, amenèrent l’espèce humaine des cavernes aux palaces. Lorsque nous regardons les hommes travaillant ensemble, nous payons un hommage à 10 000 années d’accomplissements des mâles - un record de vision, d’ingénuité et de labeur herculéen que le féminisme a par trop méprisé pour le reconnaître. » Il est dommage que les femmes modernes, trop soucieuses de leur petite personne, ne puissent le voir ; elles préfèrent mimiquer le féminisme anti-mâle, sans réellement considérer les dommages qu’elles créent. Présentement, dans notre culture, les hommes ont des responsabilités ; les femmes ont des choix. L'espérance de vie masculine étant un facteur dans le coût des assurances-vie, les compagnies d'assurances accroissent leurs taux de façon exponentielle. Les femmes paient moins pour leurs assurances automobiles et de santé, alors que leurs demandes d'indemnité ou leur déclaration de sinistre sont supérieures à celles des hommes. Les féministes sont fières de démontrer que 1,4 million de femmes mariées sont adultères. Malgré que plus de 90 000 fausses allégations de viol sont enregistrées chaque année, seulement 99 000 des 1 800 000 Américains derrière les barreaux sont des 47


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femmes. Aux États-Unis, cinq fois plus d'hommes que de femmes changent de sexe chaque année. Les médias ne sont pas en reste. Il est aujourd'hui impossible de voir un long métrage cinématographique ou télévisé où n'apparaît pas un homme inculte, pervers ou encore bouffon. Le parti pris racial est aussi un facteur non négligeable dans la misandrie globale. Les seules personnes ayant une espérance de vie moindre en 2006 qu'en 1980 étaient les hommes noirs. Les femmes noires par contre, considérées comme étant doublement désavantagées, vivent trois ans de plus que les hommes blancs. De nos jours, un homme gagnant moins que sa femme est considéré comme étant un perdant ou un fainéant par la société. Cependant, toutes les forces sociétales et lois systémiques induisant la perte des emplois masculins l'obligent à une situation sociale moindre. Ceci démontre clairement l’extraordinaire complaisance des femmes et de la société dans son ensemble à la disparition des valeurs familiales et patriarcales qui conférèrent sa richesse à l'Occident. Le socialisme d'État constitue également une forme d'extorsion organisée à grande échelle pour le paradigme féminin. « Plus récemment, outre la redécouverte de l’impact qu’ont eu ces grands mouvements de femmes du XXe siècle par exemple sur l’adoption de l’État providence (aux provisions très maternelles), une vision féministe contemporaine plus nuancée alimente désormais le débat. C’est un féminisme de la compassion ( qui reprend bien des éléments avancés par l’éco-féminisme déjà dans les années 1970) qui vise à l’émancipation des hommes et des femmes en faisant des qualités autrefois attribuées aux mères des valeurs universelles du care dans un monde vulnérable » (Joan Tronto, Un 48


EXTORSION

monde vulnérable, pour une politique du care, Paris, La Découverte, 2009 ). Les milliards, en monnaie locale, escroqués par les différents gouvernements occidentaux sous des prétextes divers, sont, presque toujours, le fruit du travail masculin, les femmes choisissant majoritairement des emplois rémunérés dans la fonction publique ou la redistribution. La richesse n’est créée pourtant ni par les fonctionnaires ni par les caissières ni par les employés de bureau. L'extorsion se réalise parfois par l'entremise des professionnels gravitant autour de la justice. Les avocats, les juges, les assistantes sociales et nombre d'autres spécialistes en psychanalyse en tout genre profitent directement ou indirectement de l'extraordinaire explosion de la cellule familiale occidentale. Tous ont des intérêts à créer des relations conflictuelles dans le couple pour justifier leur existence. Dans le chapitre sur la justice, nous verrons comment ces professionnels se comportent pour s'accaparer toujours plus. La manne de l'industrie du divorce paraît sans limites.

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PROPAGANDE « Il n'y a que deux sortes de femmes: celles qui trompent leur mari, et celles qui disent que ce n'est pas vrai. » Marcel Achard

En 2006, Serge Ferrand, le réalisateur et auteur de deux documentaires Entre père et fils et La machine à broyer les hommes résumait dans un excellent article la méthode employée pour propager des études fausses. Je le cite : « 800 000 enfants exposés à la violence conjugale chaque année au Canada ! C’est plus que les victimes en Irak, au Liban, en Afghanistan. Il faut envoyer les forces d’intervention, l’armée, les casques bleus, pour stopper, emprisonner et condamner tous ces hommes violents. Parce qu’évidemment, lorsque Maryse Rinfret-Raynor, vicerectrice de l’Université de Montréal, affiliée au CRI-VIFF 50


PROPAGANDE (Centre de recherche sur la violence faite aux femmes) et Denyse Côté, chercheure au département du travail social de l’UQAM en Outaouais, parlent de cette violence, elles parlent uniquement des hommes. Dans son article paru dans le quotidien La Presse du mercredi 25 octobre 2006, monsieur Hugo Meunier nous livre cet époustouflant « 800 000 enfants exposés à la violence conjugale » (http://www.lapresse.com/article/20061025/CPACTUALITE S/610250787/5077/CPACTUALITES) que les deux chercheures-militantes ont dégoupillés lors du colloque LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES qui s’est déroulé du 22 au 24 octobre dernier à Montréal. Madame Rinfret-Raynor continue : « Le Canada abriterait 172 0000 mères, victimes de violence conjugale, selon les dernières statistiques, qui remontent à 1999; 37% d'entre elles ont signalé que leurs enfants avaient été exposés à la violence cinq ans avant leur séparation. En revanche, plus de 50 % des enfants auraient été témoins de violences après la rupture». Le problème avec ce genre de chiffres lancés tout azimut, c’est qu’il faut expliquer leur origine pour comprendre leur impact. Quand mesdames Rinfret-Raynor et Côté parlent de «dernières statistiques», elles font référence à l’Enquête sociale générale (ESG) de 1999. Elles parlent donc de 800 000 enfants exposés chaque année à cette violence (des hommes seulement). Or, dans cette ESG de 1999, on rapporte qu’au cours des 12 mois précédant l’enquête, 218 000 femmes ET 173 000 hommes «déclarent» avoir été victimes d’un(e) conjoint(e) ou d’un(e) ex-conjoint(e) au Canada. De ces chiffres, 100 600 femmes ET 45 300 hommes ont mentionné que leurs enfants avaient été exposés

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE à la violence dont ils «auraient» été eux-mêmes victimes de la part de leur conjoint(e) ou de leur ex-conjoint(e). Ces résultats laissent planer un doute très sérieux sur le chiffre de 800 000 enfants exposés chaque année à la violence conjugale au Canada de Mme Rinfret-Raynor. En effet, pour que ce chiffre d 800 000 enfants exposés chaque année à la violence corresponde aux 100 600 mères d’enfants exposés à la violence conjugale de l’ESG de 1999, il faudrait que les mères victimes aient, en moyenne, 8 enfants chacune (100 000 x 8 = 800 000). Or, selon statistique Canada, les mères canadiennes ont en moyenne deux enfants. 800 000 enfants exposés annuellement à la violence conjugale impliqueraient donc environ 400 000 femmes (800 000 divisés par 2 enfants) avec des enfants victimes de violence conjugale chaque année au Canada; ce qui constitue environ deux fois plus que le nombre total de femmes (avec ou sans enfants) victimes de violence conjugale au cours des 12 mois précédant l’ESG de 1999. Et puis, d’où viennent les 172 000 mères victimes de mesdames Rinfret-Raynor et Côté qui ont également «oublié» les hommes victimes dans leurs calculs ? Quant à 50 % d’enfants qui «auraient» été témoins de violence après la rupture, », on parle de quoi ? D’après l’ESG de 1999, nous avons 45 300 hommes aussi victimes de violence conjugale. Donc, sur ces 50 % d’enfants, combien ont vu leur mère être violente envers leur conjoint ? Peut-être ne compte-on pas ces enfants-là, ou alors la mère aurait été violente en leur absence? Ou alors la violence commise par les pères est toujours commise en leur présence ? Combien d’enfants étaient présents, combien en ont entendu parler par un tiers ? Être violent c’est quoi ? 52


PROPAGANDE Crier, injurier, se moquer, lancer une assiette, un couteau, une fourchette, donner un coup, une claque, oser faire une remarque, faire la tête, sortir en claquant la porte, frapper le mur ? Tout cela ? Les deux chercheuress nous disent que leurs études ont été colligées à partir d'entrevues réalisées uniquement auprès de femmes qui habitent dans des maisons d'hébergement. Où est alors la symétrie indispensable à des recherches sérieuses ? Remarquez, je comprends; il aurait été difficile à nos deux chercheures de faire des entrevues dans les maisons d’hébergement pour les 173 000 hommes victimes : de tels lieux n’existent pas. Ce n’est pas la première fois qu’on nous assomme avec des chiffres stéroïdes sortis d’un chapeau. Le Canada et le Québec ont tous deux un répertoire impressionnant de tours de magie. Jugez-en plutôt: En 1980, madame Linda McLeod annonce que 300 000 Québécoises sont battues chaque année. En 1994, elle se voit obligée de déclarer «Mon estimation n’avait aucun semblant de validité ou de fiabilité statistique. C’était une supposition admise : je n’ai jamais prétendu que c’était autre chose ». Il faut attendre 2004 pour que madame Courchesne, alors ministre de l’immigration, des relations avec les citoyens et responsable de la condition féminine, admette sous la pression de mon documentaire La Machine à broyer les hommes et du groupe l’Après rupture, que la violence se chiffre dans les faits concrets à 14 209 plaintes déposées par les femmes et à 2 500 plaintes déposées par les hommes auprès des services policiers ; 285 791 femmes victimes viennent de disparaître des statistiques. Plus fort encore : de ces 14 209 plaintes à la police, on compterait 5 000 condamnations et environ 10 000 hommes relâchés. La plupart de ces derniers ayant perdu famille, enfants, boulot, 53


LE VERNIS DE L’INNOCENCE etc… sur des plaintes non fondées. Après 25 ans, on est donc passé de 300 000 femmes battues à 5 000 condamnations pour violence conjugale, crime où la tolérance n’est pas zéro, mais moins trente par les temps qui courent. Et avec raison. En 1989, madame Leonore J. Weitzman écrit dans son livre The Divorce Revolution : « le niveau de vie de l’homme augmente de 42 % et celui de la femme qui a la garde voit le sien baisser de 73 % un an après le divorce ». Cette donnée est reprise par de nombreux sites féministes canadiens et québécois. À la fin des années 90, deux chercheurs de l’Arizona font la preuve que ces chiffres sont faux. En 2000, l’auteure, madame Weitzman, admet «qu’elle avait fait une erreur informatique». Pendant 10 longues années ses chiffres stéroïdes ont été cités partout dans les divorces : 348 articles ont été inscrits dans le domaine des sciences sociales et se sont basés sur les chiffres de madame Weitzman, 250 articles de droit y ont fait référence au cours de jugements, 24 procès en appel les ont cités. En 2005, dans le texte « Addendum au mémoire concernant l’énoncé de politique sur les services de garde » de la Bibliothèque de la Fédération des associations de familles monoparentales du Québec(FAFMQ), on pouvait encore retrouver les fameux chiffres de madame Weitzman. En 1997, dans le quotidien Le Soleil de Québec, du samedi 6 septembre, Pierre April de la presse canadienne écrit que sur la base de chiffres fournis par le Conseil du statut de la femme (CSF) du Québec, madame Rita Dionne Marsolais, alors ministre du revenu, a déclaré que, parmi les payeurs de pensions alimentaires ( 95% sont des hommes) «55 % des personnes étaient de mauvais payeurs». Le message qu’on veut véhiculer est clair : plus de la moitié des pères 54


PROPAGANDE sont des monstres qui délaissent leurs enfants. Les avocats de l’AHSD qui deviendra le GEPSE, le Groupe d’entraide aux pères et de soutien à l’enfant et qui disparaîtra faute d’argent démontrent que les chiffres sont plus que douteux. Le CSF doit reconnaître que ses données sont inexactes et la ministre du revenu admet que c’est seulement dans 8,8 % des cas que le Service de perception de son ministère doit carrément intervenir. À ce jour, d’après les renseignements que j’ai moi-même obtenus directement auprès du département de la perception des pensions alimentaires du Québec, 90% des pères paient correctement leur pension. Les 10 % qui ne paient pas, en n’ont tout simplement pas les moyens. Aujourd’hui, en octobre 2006, les centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) nous lancent d’autres chiffres nucléaires: d’après l’Enquête nationale sur la violence faite aux femmes de 1993 (Pourquoi 93? Pourquoi ne pas prendre les derniers chiffres de 99 ou de 2001 ?) Environ 111 928 Québécoises seraient victimes d'une agression sexuelle chaque année et plus de 1 220 000 femmes auraient subi une agression à caractère sexuel depuis l'âge de 16 ans. Ôtons les personnes âgées, les trop jeunes, les invalides et les religieuses, ça représente plus du tiers de la gente féminine au Québec. Donc, toutes les Québécoises sont violées en 3 ans. Effrayer les gens avec des données extra-terrestres dans le but de les rallier à sa cause n’est pas étonnant en soi; c’est une pratique courante. Avant cela s’appelait de la propagande maintenant on parle de groupe de pression (lobby). Que personne n’ait épluché les rapports ni vérifié les chiffres pour valider les données tsunamesques qu’on nous livre, est fort inquiétant. Se rend-on compte des dégâts

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE que nous causons quand on se fait complice de telles énormités ? » La méthode est presque toujours la même. On utilise des chiffres tronqués, subodorés par quelques féministes en mal de reconnaissance, ou bien on crée une étude en n’interrogeant qu'une seule des deux parties. Le résultat est identique et presque toujours hautement improbable. Lorsqu’ils sont finalement confrontés à leurs mensonges et les pourvoyeurs de cette propagande démasqués, il est toujours trop tard pour rétablir la vérité. Le mal a été fait. La presse et les médias n'en ont cure et ne relayeront pas le rétablissement de cette vérité. « Il n’y a pas de meilleure chose, à cette date de l’histoire du monde, que la presse indépendante. Vous le savez et je le sais. Il n’y a pas un seul d’entre vous qui ose écrire son opinion honnêtement, et si vous vouliez le faire, vous savez d’avance que cela ne sera jamais imprimé. « Je suis payé chaque mois pour garder mes opinions honnêtes en dehors du journal avec lequel je travaille. D’autres parmi vous sont payés avec des salaires comparables pour les mêmes choses, et n’importe lequel d’entre vous qui serait assez fou pour écrire ses opinions honnêtement sait qu’il se retrouverait sur le pavé à chercher un nouveau travail. «Si je me permets de donner honnêtement mon opinion dans une des parutions de mon journal, dans les vingt-quatre heures j’aurai perdu mon boulot. «Le travail du journaliste est de détruire la vérité : de bien mentir, de pervertir, de vilifier, de se prosterner aux pieds de Mammon et de vendre son pays pour son pain quotidien. Vous savez cela, et je le sais aussi; quelle idiotie de vouloir porter un toast à la presse indépendante. Nous sommes les outils et les vassaux d’hommes riches dans la coulisse. Nous sommes des marionnettes; ils tirent les ficelles et nous dansons. Nos talents, nos possibilités et nos vies 56


PROPAGANDE appartiennent entièrement à d’autres. Nous sommes des prostituées intellectuelles. » Déclaration de John Swinton au cours de son dîner de départ à la retraite avec le NewYork Press Club en 1880, après qu’on l’a invité à "...porter un toast à la presse indépendante." Les journalistes paradent pour convaincre le petit peuple de leur sagesse innée. Cette mascarade ne trompe que les malvoyants et les hypocrites. Parfois, la propagande devient mélodramatique et consciencieusement prétend que la violence est exclusivement masculine. En passant silencieusement sur les formes de violence et en apportant des chiffres sans sources vérifiables, on incite à participer au lynchage. Ainsi, des statistiques tronquées ou inexistantes deviennent réelles dans l’esprit d’une personne non avertie : http://www.brisonslesilence.com/index.php La propagande est un outil précieux lorsqu'il s'agit d'éduquer les foules. Quelques remarques en l'air, comme si de rien n'était, quelques vagues allusions à des situations connues mais sorties de leurs contextes, et voilà en quelques mots comment, pour affaiblir les arguments de leurs adversaires, les féministes utilisent la parodie et les faux-semblants en dénigrant avec constance toute réflexion courageuse apportant la contradiction à leurs propagandes scandaleuses. Le Nazisme utilisait les mêmes techniques. On sait ce qu'il en est advenu. Avez-vous remarqué, comment les féministes trouvent, pour la plupart, terriblement facile de récupérer le calvaire des femmes maltraitées dans certains pays pauvres du tiers-monde, pour renforcer leurs pouvoirs par une survictimisation occidentale profitant surtout à leur agenda. Un homme bien intentionné voudrait, par exemple, argumenter ou même réfuter la propagande de faiblesses des femmes dans le monde moderne, aussitôt le voici condamné, sans espoir d'ouverture, par un sourire narquois 57


LE VERNIS DE L’INNOCENCE accompagné d’un « ... mais regardez donc ce que les femmes en Afghanistan doivent subir de la part des hommes... hein?...» Ainsi donc l'obscurantisme religieux de certains pays sert à promouvoir une discrimination envers les hommes en Occident....bel exemple de justice ! Extraordinaire propagande en effet ! mars 2009, les Français découvrent qu’un enfant de cinq ans a poignardé sa sœur plus âgée sous le prétexte de « jeux vidéo trop violent ». Répétée inlassablement sur toutes les ondes, l’information n’a jamais été mise en doute. L’enfant était un garçon. C’était donc normal. Même à cinq ans, vous vous rendez compte, mon bon monsieur !? Les journalistes se sont gargarisés de la soi-disant violence innée masculine. Bizarrement, le lendemain, on apprenait que la mère était soupçonnée par la police. La presse moins prompte à rétablir la vérité avait, tout à coup, d’autres chats à fouetter. « Le Parisien » du 5 mars precisait pourtant: « Samia G., 36 ans, a été mise en examen hier soir par un

juge d’instruction de Thionville (Moselle) pour « violences aggravées » et « manquement à ses obligations éducatives ». Elle a été placée sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet et n’a pas le droit de se rendre à Uckange. Cette mère de famille avait avoué, avant-hier, avoir porté elle-même un coup de couteau au thorax de sa fille, Khadija, 10 ans, et avoir persuadé son fils cadet, Mehdi, 5 ans et demi, de s’en accuser. »

Très souvent, cette propagande passe inaperçue. Mais parfois, elle est tellement énorme, qu’elle en devient choquante. Madame Ségolène Royal, dans une de ses nombreuses apparitions télévisées, révéla au public que, en France, une femme sur trois était assassinée par son époux (propos entendu un dimanche de janvier 2007 dans une émission de canal+ présentée par L.Ferrari.) 58


PROPAGANDE (Bizarrement la vidéo est devenue introuvable sur Internet.) Ainsi, le tiers de la population féminine française est assassiné, selon elle, par leur conjoint. Un nombre impressionnant de groupes de pression et d'organismes proféministes envahissent toutes les démocraties occidentales. La plus grande coalition d'organisation de femmes de l'union européenne est sans conteste le groupe de pression européen des femmes, fondé en 1990. Il est composé d'organismes féminins nationaux, de tous les états membres de l’organisation européenne. Il y a actuellement plus de 3 000 membres dont la moitié d'entre eux sont féministes. Cet organisme est une machine extraordinaire pour relayer la propagande officielle des états membres. Le féminisme a longtemps porté son attention sur les portraits sexistes et les stéréotypes des femmes dans les médias. Or, toutes les recherches démontrent désormais que dans la « guerre des sexes » rénovée d'aujourd'hui, les hommes sont surtout la cible des discriminations récentes. Les recherches montrent aussi que, quoiqu'il puisse exister quelque forme de sexisme envers les femmes dans certaines sphères de la société, la représentation des femmes a largement évolué et est beaucoup moins stéréotypées qu'auparavant. Elles ne sont plus sujettes à la marginalisation, à la trivialisation et à d’autres portraits négatifs dans la publicité ou dans les films. Bien au contraire, elles sont représentées désormais presque toujours comme des héroïnes, indépendantes et libérées sexuellement, qui ont bien réussies. À l'inverse, contrairement à l'idée généralement admise « des hommes, les héros de l'industrie cinématographique » et en littérature, les hommes apparaissent comme étant insuffisants et généralement niais. John Beynon, un professeur d’études culturelles à l’université, examina comment la masculinité était décrite dans la presse britannique dite « sérieuse », incluant The Times, The Guardian et The Sunday Times sur une période de trois ans, de 1999 à 2001, et dans des livres, tels le best-seller de Susan Faludi : 59


LE VERNIS DE L’INNOCENCE

The Betrayal of Modern Man, publié en 2000. Beynon conclut dans son livre publié en 2002, Masculinities and Culture, que les hommes et la masculinité étaient grossièrement sur-représentés négativement et comme quelque chose dont il faut se défendre. Quelque chose que l'on peut attaquer, dénigrer et ridiculiser si nécessaire. Les auteurs canadiens, Paul Nathanson et Katherine Young, dans leurs essais particulièrement controversés publiés en 2001, Spreading Misandry et The teaching of Contempt for Men in Popular Culture, démontrèrent avec une rare lucidité et par des exemples très larges, notamment : rire des hommes, les snober, les blâmer, les déshumaniser, que la misandrie était devenue un sport national. Ils en conclurent que la société était devenue gynocentrique (uniquement occupée à s'inquiéter des problèmes de femmes et de leurs besoins) et misandrique (uniquement intéressée aux portraits négatifs des hommes). La femme moderne, éduquée à l'ère de la misandrie officielle, propage, consciemment ou non, des idées fausses sur les hommes. Hillary Clinton, l’ancienne première dame très controversée des États-Unis, ne manque pas d'aplomb lorsqu'il s'agit de faire passer un message propagandiste et haineux. Une des controverses les plus manifestes de la campagne politique entre les démocrates et les conservateurs aux États-Unis semble être, sans aucun doute, qu’une femme devenant présidente d'une grande nation peut être un meilleur leader qu'un homme. Il y a trois ans environ, Marie Wilson écrivit un livre s'intitulant : Closing the Leadership Gap (Réduire l'écart du leadership), dans lequel elle écrivit que le leadership masculin, généralement en politique comme en d'autres domaines, était plutôt nombriliste et avait une perspective égoïste, alors que les femmes, elles, étaient plutôt enclines à avoir une perspective humaniste, que ce soit à la tête des nations ou dans leur famille. Hillary Rodham Clinton s'empara aussitôt du thème pour expliquer que les officiels 60


PROPAGANDE

féminins sont beaucoup plus réalistes et justes que leurs collègues masculins. Au Women’s Global Leadership Summit (Sommet mondial des femmes influentes), Mme Clinton clama que : « les recherches démontrent que les femmes élèvent les normes éthiques et diminuent la corruption ». Bien sûr, toutes les femmes prétendent, aujourd'hui, que le sexe dit faible rendrait un monde moins belliqueux et plus paisible. Or, l’éthique de Mme Clinton, comme chacun sait, semble être à géométrie variable. Comme le jour où, prétextant avoir été nommée à sa naissance « Hillary » d'après le fameux montagnard « Edmund Hillary », ainsi Hillary Clinton, née en 1947, soit six ans avant que « Sir Hillary » n'ait conquis le mont Everest (1953), apporta la preuve de sa mauvaise foi. Il existe des centaines de livres, démontrant avec certitudes, les manières calculatrices, fausses et mensongères de cette ex-première dame. Sa déclaration publique, le 17 mars 2008, sur son arrivée en Bosnie sous une pluie de balles ferait-elle encore sourire après avoir visionné la réalité ? : (http://www.youtube.com/watch?v=U2rtBUfc6YA) En France, Madame Ségolène Royal utilisa la même méthode. Dans une entrevue de madame Royal du magazine Courrier international d'avril 2006, on pouvait lire ceci : « Plus tard, James Traub essaie d’en savoir un peu plus sur quelques-uns des sujets que doit a fronter tout chef d’Etat : le terrorisme, l’Irak. “Poseriez-vous les mêmes questions à un homme? répondelle, à ma grande surprise. Evidemment ! Rétorquai-je. Si vous étiez en train d’interviewer LaurentFabius, vous ne lui demanderiez jamais de vous exposer sa vision du monde en quinze minutes. » Mme Royal ajouta qu’elle aborderait ces sujets lorsqu’elle serait prête. J’insistai : « Vous voulez dire qu’il est trop tôt ? » Apparemment, c’était la question de trop. Son sourire 61


LE VERNIS DE L’INNOCENCE s’est d’un coup effacé : « Je refuse d’être infantilisée en répondant à des questions qui impliquent que je ne sais rien ou que je suis le produit d’une bulle médiatique. Jusqu’àprésent, je n’ai entendu ni Laurent Fabius ni Nicolas Sarkozy donner leur vision du monde ou de l’ordre interplanétaire. » Ségolène Royal a beaucoup fait dans le registre « C’est parce que je suis une femme que vous êtes méchant avec moi. » Car les gens sont méchants avec elle. Les journalistes d’abord en lui parlant de choses dérisoires comme la couleur de ses chaussures - rien que pour la rabaisser- ou des choses non dérisoires comme sa vision du monde - rien que pour la rabaisser -. Les autres politiciens aussi sont méchants avec elle. Ils veulent la place qu’elle veut pour elle. Place qui lui revient de droit parce qu’elle est une femme et qu’ils sont des hommes. Elle lui revient de droit parce que le temps des femmes est venu, même que c’est vrai, c’est Jacques Chirac qui l’a dit. Pourtant, elle devrait être heureuse, lorsque l’on parle de son physique, elle est mieux traitée que beaucoup d’autres hommes politiques. On ne se souvient peut être plus des attaques contre Walesa, son look « plouc de l’est », et son origine ouvrière au moment de son ascension au pouvoir, elles n’avaient rien à envier aux moqueries contre Angela Markel. Doutse Blazy et sa mèche, Santini et sa laideur, Raymond Barre et ses kilos en trop, Robert Hue et sa barbe, les hommes politiques n’ont jamais été épargnés par les attaques sur leur physique, sans que cela fasse un scandale particulier. Cette interview est assez symptomatique de la pensée féministe concernant la carrière professionnelle à haut niveau. »

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L'ancien Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, a affirmé en septembre 2007 que Ségolène Royal était la seule femme politique à dénoncer du "sexisme" dès lors qu'elle était critiquée. Qu’elle soit la seule, j’en doute. Pour ma part ; toutes les femmes, en politique, font du "sexisme" leur ticket d’entrée dans les palaces de la République. Sur le site Internet : « masculinisme.fr », un excellent article décrit ceci : « On y retrouve l’incapacité des féministes à comprendre qu’afin d’atteindre certains postes, les hommes sont continuellement exposés à une pression ou à des coups d’une violence énorme. La différence d’avec les femmes, c’est qu’eux ne s’en plaignent pas. Il n’y pas de plafond de verre. Il y a un phénomène démographique lourd où la génération de femmes ayant accès massivement à l’éducation supérieure prend petit à petit sa ‘juste’ place aux commandes du pouvoir. Il y a beaucoup de femmes candides qui découvrent en passant que le prix à payer pour l’ambition sociale est très lourd, en qualité de vie, en confort psychologique. C’est le prix que les hommes paient depuis toujours en silence. Il y a des idéologues sexistes anti-hommes qui radotent les mêmes slogans depuis trente ans. Et puis, il y a quelques ambitieuses médiatiques qui exploitent méthodiquement le filon porteur de la victimisation. Montrant d’ailleurs par là, que pour obtenir le pouvoir, il n’y pas deux méthodes, une masculine (macho et fourbe) ou une féminine (à l’écoute et mûre). Mais une seule : une bonne dose de cynisme avec de la détermination. La prochaine découverte stupéfiante sera que pour exercer le pouvoir, il n’y a pas non plus deux méthodes, il y en a une seule. Un mélange de séduction et de brutalité potentielle. Le pouvoir est asexué. Ségolène Royal ne l’est pas. C’est 63


LE VERNIS DE L’INNOCENCE tant mieux pour son compagnon, mais ça n’a pas tellement d’importance pour tous les Français qui ne couchent pas avec elle. Si elle pouvait s’en souvenir lors de cette campagne qui débute. »

Que l’électeur envoie un homme à une fonction politique importante et la première chose qu’il fera sera de passer une loi qui bénéficiera aux femmes. On peut blâmer l’esprit chevaleresque masculin ou la patriarchie; néanmoins, nous n'entendrons jamais de politiciens désireux d'aider les hommes avant tout. Que ce soit dans les domaines de la santé, de la sécurité sociale, des retraites ou tous ces programmes pour nécessiteux, toutes ces lois et ces décrets sont largement le fait de législateurs masculins. Tous ces programmes sont, généralement, payés principalement par le contribuable mâle au profit, en moyenne, de bénéficiaires femelles. Examinons de plus près, a contrario, comment les femmes politiciennes au pouvoir parviennent à promulguer des lois. Y a-t-il eu dans l'histoire récente une députée, ou tout simplement une politicienne, ayant poussé à aider au financement dans l'éducation (sachant que l'écart entre garçons et filles ne cesse de s'accroître au primaire, au secondaire et à l'université) pour la cause des garçons ? Avons-nous jamais entendu une femme politique, créant un comité ou une organisation ou tout simplement agissant pour la création d'une loi sur la recherche du cancer de la prostate ? Le trop fameux sénateur Ted Kennedy fut le premier champion à insister au financement des recherches sur le cancer du sein. Peut-on m'indiquer précisément une seule résolution avancée par une femme politique pour contrer l’injustice des pères aimants que l’on empêche de voir leurs enfants ? Hillary, comme Ségolène, se targue d'être du côté des enfants et pourtant, elle est une ardente défenseuse du droit à l'avortement, même très tardif. Expliquez-moi ! 64


PROPAGANDE

Pour une femme comme Hillary, snober les hommes est une gymnastique courante. Au Mississippi Valley Fairgrounds, à une question posée par un journaliste concernant les hommes dangereux, machiavels et égoïstes comme « Osama Ben Laden » elle répondit avec un air narquois : « qu'est-ce qui dans mon expérience pourrait m'équiper pour confronter les hommes méchants et mauvais ? » (Allusion à Bill). À ma connaissance, je ne connais aucun politicien mâle qui aurait pu faire une réponse similaire en parlant de sa femme. Les commentaires de Mme Clinton firent naturellement rire et jaser l'auditoire féminin. Lorsque plus tard, Hillary Clinton essaya d'expliquer son a priori biaisé à l'encontre des hommes à un groupe de journalistes, elle n'eut en face d'elle que des hommes, ne sachant quoi dire et elle précisa ne vouloir que faire un peu d'humour! La guerre des sexes, entamée dans les années 60, semble désormais prendre de la vitesse. De nombreux signes mesurent l'ampleur du désastre qui s'annonce. Les hommes sont inquiets du basculement radical du kaléidoscope des identités présentées par la presse. Les hommes sont de moins en moins à l’aise dans le portrait qu'ils ont d'eux-mêmes et qu'ils voient à longueur de journée dans la publicité et dans les médias en général. Le Australian Advertising Standards Bureau rapporta que les publicités télévisées sexistes reçurent un nombre record de plaintes de la part des hommes (2005). La campagne de publicité du gouvernement fédéral australien contre la violence domestique uniquement focalisée sur les hommes a été considérée par beaucoup, comme étant de la propagande envers les hommes, utilisant des stéréotypes. (The Age, 3 janvier 2005). À la recherche de leur identité, beaucoup d'hommes et de garçons aujourd'hui sont plongés dans un vortex d'ingénierie sociale, politique et économique ; la philosophie féministe domine toute la pensée et la culture sur les problèmes de genre. Les 65


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hommes, aujourd'hui, font face à un monde progressivement misandre qui dévalue les attributs masculins et leur accorde très peu de respect. Les garçons font face à un système éducatif entièrement orienté vers les filles. Il n'y a plus de rôle positif à l'école. En propageant une vision négative des hommes et de la masculinité, les médias perpétuent et accroissent le rejet par un grand nombre d’hommes, du système et de ses valeurs. Le fait d'avoir perpétuellement une vision violente des hommes amène à penser qu'on ne peut leur faire confiance avec les enfants. L'idée qu'ils ont besoin d'être reconstruits, à l'image de la femme, devient désormais la pensée unique. Par exemple, des compagnies aériennes telles British Airways interdisent aux hommes de s'asseoir à côté d'un enfant dans un avion, j’y reviendrai. Finalement, l'opinion négative sur les hommes et les garçons a un effet majeur sur les coûts sociaux et financiers de la société dans les domaines de la santé, du taux de suicide et de désintégration familiale. Un livre publié par Palgrave Mac Millan, en septembre 2006, précise que les sociétés contemporaines pourraient regretter très rapidement le portrait négatif des hommes et de l'identité masculine. Car, même si cela devient un problème pour les hommes, cela deviendra bientôt un souci majeur aussi pour les femmes. Ce qui arrive aux hommes aura un impact inévitable sur les femmes qui vivent et travaillent avec eux. Leur mari, leur père, leurs frères et leurs collègues... La propagande est multiforme et sans souci pour les dégâts occasionnés. Répéter à l'excès que les femmes sont plus intelligentes que les hommes exige une bonne dose de culot. La preuve que les femmes sont plus intelligentes, disent les féministes, est qu’elles sont plus nombreuses à faire des études supérieures. Cette lamentable caricature répétée pendant des dizaines d'années, ferait presque oublier toutes les études scientifiques réalisées au cours de l'histoire. La dernière en date, publié par le Intelligence journal (The journal Intelligence) en

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septembre 2006, analysa 100 000 personnes de 17 à 18 ans, et trouva le Q.I. masculin supérieure de 3,63 à celui du féminin. Lu sur le site de l’Institut de Recherche Charles Darwin : « Le facteur G (le facteur général permettant l'habilité mentale concourant au SAT (Scholastic Assessment Test) verbal (SAT-V) et le SAT mathématique (SAT-M), étant supérieure de 0,90 pour les hommes. Les facteurs G mâles et femelles concourent ensemble pour un excès de 0,99 et favorisent les mâles d'un équivalent de 3,63 points de Q.I. Les différences hommes-femmes étaient présentes à chaque niveau socio-économique et dans plusieurs groupes ethniques. » Plusieurs autres études publiées récemment démontrent, avec surprise, des points supérieurs de quatre à cinq de Q.I. par rapport aux femmes à la fin de l'adolescence et au début de l'âge adulte. Le poids moyen du cerveau masculin est supérieur de 100 g à celui des femmes (et en volume). Les hommes ont en moyenne 15% de plus de neurones (étude danoise de 1997) que les femmes (22,8 contre 19,3 milliards). Des études ont démontré que la corrélation entre la taille du cerveau et le coefficient intellectuel (QI) est d'environ 0,40. Peut-être devrions-nous voir là un effet sur le fameux « plafond de verre » tant décrié par les féministes. En effet, ces différences en habilité mentale moyenne entre les sexes pourraient expliquer le phénomène de la réussite sociale. Paradoxalement, les femmes ont un taux de réussite aux examens scolaires très largement supérieur à celui des hommes. Serait-ce que les tests, conçus pour ces examens soient sous la férule d'une fonction publique majoritairement féminine ? Ou, plus prosaïquement, sous la dictature de la rectitude politique ? 67


LE VERNIS DE L’INNOCENCE « … Le professeur Helmuth Nyborg de l'université d’Aarhus au Danemark… est passé au conseil de discipline, en début d'année, de son université, pour avoir publié et avoir parlé aux médias de ses conclusions… ». La censure est interne et permet ainsi d'occulter les travaux et les études qui pourraient éclairer d'un jour nouveau les différences fondamentales entre les deux sexes. Or, la propagande répétée maintes fois devient un obstacle infranchissable. J.Philippe Rushton, professeur de psychologie à l'université de l'Ontario de l’ouest (University of Western Ontario) est un des auteurs de l'étude : « L'avantage moyen masculin a été trouvé « à travers toutes les échelles de distribution, à chaque niveau d'entrée du revenu familial, à tous les niveaux d'éducation des pères et des mères, et pour chaque groupe des sept groupes ethniques ». Avant l'âge de deux ans, les sexes sont égaux en intelligence générale. Étant donné que les filles mûrissent plus rapidement que les garçons, la différence des sexes est masquée pendant les années d’école. La conclusion de cette étude apporte une contradiction éloquente sur 100 ans de consensus public selon lequel les hommes et les femmes ont une habilité mentale moyenne identique. Une des raisons essentielles à l’incompréhension du public est que les recherches et les études sur les différences d'habilité mentale entre les sexes, étaient toujours formatées et recueillies parmi les enfants d'âge scolaire. Cela explique probablement les raisons d'une grossière ignorance de la société dans ce domaine. Pendant longtemps, les psychologues ont accepté que les hommes et les femmes diffèrent dans leur profil intellectuel, les hommes ayant une moyenne supérieure dans les tests de « capacités spatiales » et les femmes dans les tests sur « les capacités verbales ». Les différences s’annulant l'une l'autre.

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Les auteurs de l'étude, les psychologues Douglas N.Jackson et J.Philippe Rushton, tous deux professeurs à l'université de l'Ontario de l’ouest (University of Western Ontario) firent ces recherches à cause de deux ensembles d'observations nouvellement découverts, créant de nouvelles questions sur les différences en intelligence générale parmi les sexes. Le premier fut le cas du facteur de l'habilité mentale (G) qui fut trouvé imprégnant plus ou moins tous les tests étudiés. Quoique le test du « spatial » soit relativement élevé en « G » (rotation mentale) et bas en vitesse de perception, le test « verbal » peut-être relativement haut en réflexion ou bas en efficacité, le test de la mémoire peut-être élevé (on répète une série dans un ordre inverse) ou bas (répétition d’une série dans un ordre présent). Plus qu'aucun autre facteur, le test « G » est le meilleur prédicateur, parmi tous les autres tests, à la réussite universitaire et scolaire. Plus de deux douzaines d'études faites par I.R.M. (images par résonance magnétique) ont confirmé la corrélation entre le volume du cerveau et son coefficient intellectuel. Les psychologues britanniques Richard Lynn de l'université d'Ulster en Irlande du Nord et Paul Irwing, de l'université de Manchester, ont trouvé que les hommes adultes avaient quatre à cinq points de Q.I. supplémentaires à ceux des femmes, dans des études récentes à grande échelle et en utilisant des tests d’intelligence dans plusieurs pays. Les plus récentes études ont paru dans le magazine Nature du 6 juillet 2006. Selon le professeur Rushton, « les citoyens ne doivent pas avoir peur de faire des études dans des domaines controversés pour déterminer la vraie nature de la différence d'habilité des sexes, même dans les cas où les conclusions impopulaires.» Plus il y aura de recherche, mieux nous connaîtrons nos capacités et nos limites et moins nous interférerons avec des programmes sociaux différenciés pour instruire la censure et la propagande de l'un ou de l'autre sexe. 69


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Comme pour les chiens de Pavlov, les féministes propagent les idées que la société, dans son ensemble, désire entendre. Au début du XXe siècle, Ivan Pavlov effectuait une recherche sur la salivation des chiens pour un programme de recherche sur la digestion. Il pratiquait une incision dans la joue d'un chien et y insérait un tuyau qui récoltait la salive produite par la glande salivaire de l'animal. Ensuite, il mettait de la viande en poudre dans la gueule du chien et en observait l’effet. Il remarqua qu'un chien qui revenait dans le laboratoire de recherche plusieurs fois se mettait à saliver avant même qu'on le nourrisse. Le chien salivait à voir simplement la pièce, le plat où l’on mettait la nourriture, la personne qui la lui donnait ou encore à sentir l'odeur de la viande. Pavlov vit dans ce phénomène la base de l'apprentissage et le désigna par le nom de « réflexe conditionnel » ou réflexe de Pavlov. Le réflexe de Pavlov est désormais la garantie de la réussite d'un apprentissage résultant d'une propagande constante et assidue. Les mères modernes, elles-mêmes éduquées à la méthode pavlovienne, sont, dans la majorité des cas, assidues à enseigner à leurs garçons la servitude envers les filles et les femmes. La propagande féministe envahit même la pensée individuelle. Il est remarquable, très souvent, de rencontrer des hommes se pensant incultes dans un ou plusieurs des domaines de l'univers féminin. Beaucoup d'hommes se sentent incompétents quand il s’agit d'élever un nourrisson ou de tenir en ordre la maison familiale. En réalité, les hommes font aussi bien, sinon mieux que les femmes quand ils élèvent les nourrissons. Les hommes célibataires, vivant seuls, n'ont pas, contrairement aux idées reçues, leur maison ou leur appartement plus en désordre que celui des femmes. Ces idées reçues, maintes et maintes fois répétées, reviennent comme un leitmotiv dans le langage féministe. La maman à son petit garçon : « non, ne touche pas, tu vas te faire du mal ! » « Laisse faire maman ! », « tu m’aimes, n'est-ce pas ? ».

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Toutes les mamans du monde agissent de la même façon envers leur progéniture. Mais, pour les garçons, la maman devient désormais le parent principal... à protéger. Les pères, quant à eux, enseignent à leurs garçons à mesurer les risques. Souvent, sous la contrainte, les pères éduquent les garçons pour qu'ils puissent devenir des pourvoyeurs et des protecteurs. Dans les deux cas, les parents agissent de concert pour que le petit garçon soit un jour au service d'une femme. L'éducation institutionnalisée, dans les pays occidentaux, est ouvertement propagandiste. Les hommes s'excusent presque à demander l'avis des femmes concernant l'éducation des enfants. Il n'est pas d'organismes nationaux ou internationaux qui ne soient sous le joug de groupes de pression féminins ou féministes. Ainsi, la propagande s'insinue dans tous les rouages du subconscient de la personne, volontairement ou contre son gré. Carey Roberts, dans un article publié en septembre 2004, démontrait avec lucidité, le langage comme outil de propagande. Je le cite : « Le merveilleux monde de la fémlangue !… Il y a trois mots-clés dans le fém-vocabulaire. Portez attention, car ces mots ont un sens fort différent dans la langue française. 1. Féministe. En français, « féminin » indique une femme : être polie, modeste et avenante. Mais en Fémlangue. « Féministe » indique le contraire : une femelle exigeante, colériqueet débraillée. 2. Égalité. En français, égalité indique l'égalité des chances pour tous. Mais en Fémlangue, égalité signifie l'uniformité statistique imposée par des quotas rigides. Les Fémlandaises utilisent le mot égalité lorsqu'il est question des femmes et de leurs problèmes. Mais elles refusent d'utiliser le concept d'égalité dès qu'il est question des hommes. 71


LE VERNIS DE L’INNOCENCE 3. Genre sexuel. Ce mot a réellement trois sens : (1) Le sens biologique : mâle ou femelle. (2) Les différences sociales entre les hommes et les femmes ; ces différences seraient socialement apprises : ce sont les « rôles de genre. » (3) Tout ce qui a trait à l'idéologie féministe radicale.En fémlangue, il est parfaitement acceptable d'utiliser des mots et les expressions avec des dérivations femelles, telles que « mères nature, langue maternelle, ville sœur,la nécessité est mère de l'invention, »… Cependant, la fémlangue prohibe tout mot ou expressions ayant une connotation masculine ; tel que homme pour dire humanité, pompier, policier, homme au travail. Si vous violez cette convention linguistique intitulée « code de langage » par les Fémlandaises, vous pouvez vous attirer de sérieux problèmes juridiques. Une fois que vous avez saisi le vocabulaire fondamental de la fémilangue, vous est prêt pour un cours de fémstatistique. La fémstatistique est facile à comprendre une fois que vous saisissez la règle fondamentale : il faut toujours présenter ses pourcentages en multiple de 10 : tels que 30 %, 40 %, 50 %… Par exemple, si le chiffre réel est 53 % ? Aucun problème. On n'a qu'à arrondir vers le 10 le plus près -selon ce qui fera mieux paraître la fémstatistique. Si vos chiffres sont inexacts ? Aucun problème. Il n'y a qu'à utiliser le chiffre que l'on veut. Rappelez-vous qu'en fémland, la vérité n'est qu'un méprisable concept linéaire, une construction sociale basée sur la logique rationnelle inventée par les mâles blancs hétérosexuels… La fémlogique peut être décrite comme toute discussion qui présente de l'information hors contexte, introduit des concepts non pertinents à une discussion et qui tire des conclusions sans le moindre rapport avec le sens commun. 72


PROPAGANDE La fémlandaise qui désire élever son affirmation au niveau de la « vérité d'Évangile » n'a qu'à préfacer son commentaire des mots magiques : « j'ai le sentiment… ». Un exemple : Il y a quelques semaines des gens parlaient d'athlétisme et un homme affirma que les hommes étant biologiquement plus forts et plus rapides que les femmes, jouissaient d'un avantage inhérent dans les sports, tel le sprint. Les fémlandaises ont rétorqué que ce mâle avait absolument tort parce que son raisonnement, linéaire et logique, était en contradiction avec la définition fémlandaise de l'égalité. Après quelques instants de réflexion, une fémlandaise rétorqua : « j'ai le sentiment… que les femmes surpassent les hommes dans les sports d'endurance. Nous ne pouvons peut-être pas courir aussi vite, mais nous courons de façon plus efficiente et nous disposons d'une plus grande force pelvienne. » Vous avez compris ? En fémlangue, il est parfaitement acceptable de soutenir simultanément deux positions contradictoires. Vous pouvez parler des femmes comme étant fortes et indépendantes, tout en maintenant quelles sont de pauvres et faibles victimes qui ont un droit éternel à l'assistance de l'État et à la protection de la loi. Les Fémlandaises ne perçoivent aucune contradiction entre ces deux positions. Un bon conseil. En fémlangue, il ne faut jamais mettre en doute la vérité d'une affirmation d'une fémlandaise. Elle est infuse de la « manière de savoir des femmes ». Elle vous le rappellera vite en vous infligeant un « j'ai le sentiment… » La fémlangue est une langue riche et émotive, pleine de subtilités et de nuances. Avec un peu de chance, nous allons tous, très bientôt, parler la langue fémlandaise…» 73


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On ne peut pas se prétendre égales des mâles et maintenir des comportements de femelles dépendantes méritant un traitement spécial. On ne peut pas réclamer son autonomie tout en accaparant le fruit du travail des autres. Dans un débat qui fit particulièrement sensation, au journal le Figaro, en date du 26 mars 2007, intitulé « les Français savent-ils encore vivre ? », le comédien Jean Piat et Nadine de Rothschild, la fondatrice de l’Académie Nadine Rothschild International Way of Life, résumaient que la France avait perdu son art de vivre. A les lire, la joie de vivre avait disparu chez les Français. L’un, admettant que la France n’avait plus d'humour et était plutôt préoccupée par le jeunisme, l'autre, regrettant que les femmes soient obligées de travailler. Nadine de Rothschild : « En acceptant de tout assumer, la femme moderne est devenue son propre bourreau. Certes, en gagnant de l'argent, elle a acquis une forme d'indépendanc, dont on sait au fond qu'elle est la soeur de la solitude. Le grand paradoxe, c'est que ce sont les maris qui sont finalement les grands vainqueurs du féminisme et ce, bien souvent au détriment de leur propre charisme: leur épouse travaille autant qu'eux et doivent gérer la vie du foyer. J'observe pourtant un revirement chez les jeunes femmes, instruites et diplômées, qui ne courent plus après ce marché de dupes et cherchent avant tout une vie familiale épanouie. » Mme de Rothschild semble oublier que les femmes silencieuses comme les vocales ne se sont pas opposées à une minorité de féministes idéologiques et ont permis la désacralisation du père et sa disparition progressive de la cellule familiale. Dans tous les pays occidentaux, paradoxalement les femmes demandent, très majoritairement, le divorce. Mme de Rothschild, comme toutes 74


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les femmes bien intentionnées, ne voit que l'intérêt de sa propre caste. Ces malheureuses sont obligées de travailler, elles ne peuvent donc plus s'occuper de cette noble tâche d'éduquer leur progéniture. Il faut donc verser un salaire (déduction de ma part) aux femmes qui désireraient exercer le métier de mère au foyer. Une fois encore, on le voit, les femmes modernes ayant détruit la cellule familiale désirent désormais être gratifiées en leur permettant d'être salariées pour s'occuper de leurs enfants. Là où le salaire d'un homme était suffisant il y a 50 ans, le salaire de deux personnes ne suffit plus aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'il faut au couple d'aujourd'hui, puisque les femmes le demandèrent, une indépendance financière et logistique. Donc, deux voitures, deux comptes en banque. Vous pouvez être certains que les femmes qui désirent, malgré tout, revenir au foyer, ne se sépareront plus de leurs appareils ménagers et de leurs petits privilèges. Un lecteur du Figaro, Jean le Goff, quelques jours plus tard, répliquant à Jean Piat et à Nadine de Rothschild, écrivit ceci : « Tout ce que vous écrivez est hélas vrai et, comme j'appartiens à la même génération que la vôtre, mais je ne suis qu'un français lambda, je subis cette situation peut être encore plus que vous. Mais qui, in fine, va pouvoir nous sortir de là ? Et comment procéder ? Comment, d'abord : je crois fermement que c'est à l'école primaire que tous s’est perdu -par idéologie antibourgeoise-, car tout ce qui fait l'objet de vos regrets, à savoir, la perte de nos liens, le délitement de nos comportements, tout cela, vous le savez bien, est qualifié de « bourgeois », et personne, malgré tout le bon que créait cette bourgeoisie, ne veut plus être suspecté d'en être. Seule une réhabilitation de l'école primaire pourrait contribuer à reprendre les choses en main. »

Une fois encore, les véritables raisons sont ignorées ou passées sous silence. Les femmes étaient désireuses d'une éducation 75


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nationale mixte. Ce sont elles qui réclamèrent à corps et à cris, dans les années 50 et 60, des classes mixtes. Ceci, dans l'idée que, les filles soient amenées au même niveau de créativité et d'éducation que l’étaient les garçons à cette époque (j’y reviendrai dans les chapitres suivants). Elles se sont ensuite, tout naturellement, dirigées essentiellement dans les carrières de l’enseignement. L'école primaire, à laquelle fait allusion ce lecteur, est essentiellement composée aujourd'hui de femmes. Dans certaines parties du Québec, de la Belgique et en Grande-Bretagne, les femmes monopolisent toute l’éducation nationale. (Au Québec, elles représentent la quasi-totalité du corps enseignant.) Toutefois, certains journalistes osent affirmer les vérités qui dérangent. Dans le journal de 20 h de TF1 du 6 juillet 2009, un reportage sur le taux de réussite au Bac des étudiantes, plus important que celui des garçons, nous montre un journaliste se posant des questions sur les raisons de cette différence. Or, les garçons ne savent pas s’organiser et ils sont immatures selon les filles interviewées. Et le journaliste de rajouter : « Plus scientifiquement, les experts ont plusieurs réponses. L’une des principales, c’est la féminisation du monde enseignant, etc. » Bien sûr, aucun appel pour une réforme de l’éducation nationale. Il faut, que dis-je… il est obligatoire et urgent de ne rien faire. Les garçons n’ont qu’à se féminiser davantage. Après tout, les femmes ont des droits. Les hommes ont des devoirs et le premier d’entre eux, celui de se taire.

Destruction de la famille et de l'éducation, monoparentalité et criminalité, lois sexistes et programmes d’intégration active représentent aujourd'hui le lot commun à toutes les nations modernes, sous l'influence néfaste du féminisme extrême. Cependant, Jean Piat et Nadine de Rothschild, n'ont rien vu, rien entendu; ils peuvent voir les conséquences, mais en ignorent complètement les raisons. La propagande féministe a réussi une fois encore à apparaître non responsable du déclin. Sur Internet, le nombre de sites propagandistes féministe est incroyable. Leur 76


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nombre ferait frémir le meilleur des publicitaires.Il existe pourtant, de plus en plus, des contre-pouvoirs sous la forme de blogs. Le fameux bloggeur ZEK, qui reçoit un nombre de visites étonnant de la part de la blogosphère francophone poursuivant son chemin, a dénoncé la rectitude politique et les mensonges sociétaux. Sur son blog du même nom, ZEK écrit : « Je me résous à essayer d'organiser mes idées confuses sur le problème contemporain de la condition masculine. J'ai passé un certain temps sur Internet à essayer de glaner des informations sur l'état actuel des rapports entre les sexes dans les pays anglo-saxons. Ce n'est pas beau à voir et comme les pathologies sociales de ces pays finissent toujours par traverser la Manche ou l'Atlantique, nous n'avons encore rien vu. Il est à peine exagéré de dire que les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Canada, ainsi que d'autres pays, sont en train d'évoluer à grande vitesse vers des régimes totalitaires comparables à l'Allemagne nazie. Tous les ingrédients y sont et, s'il est trop tôt pour savoir si cela va déboucher sur un « genrocide » d'une ampleur comparable à la solution finale, on peut néanmoins affirmer que la pogromisation des hommes par les différentes incarnations de la gestapo féministe est largement entaméed'où, par exemple, le doublement du taux de suicide des hommes âgés entre 30 et 50 ans depuis 1980. Tous les ingrédients sont là : idéologie, propagande, lois de Nuremberg et surveillance policière. L'idéologie: elle est fondée sur la déshumanisation des hommes, ce qui entraîne la disparition de leurs droits civiques. On peut invoquer la négation de la paternité (« les femmes et leurs enfants »), les généralisations grossières («tous les hommes sont des violeurs »), la prolifération des théories biologiques fumeuses sur l'inutilité, l'obsolescence ou l'infériorité supposée du sexe masculin, etc...La rhéthorique est simple: il s'agit de définir l'humain comme étant exclusivement le féminin. D'où, entre autres, une 77


LE VERNIS DE L’INNOCENCE attention disproportionnée accordée aux émotions et aux sentiments, au détriment du raisonnement logique et des faits objectifs. La propagande : elle se développe à deux niveaux, à l'université et dans les médias. Dans les universités règne la censure sous toutes ses formes, « speech codes », « sexual harassment guidelines », tandis que l'on enseigne de la pseudo-science haineuse (women's studies, l'équivalent contemporain du lyssenkisme et de la « science aryenne »), que différents systèmes de quotas et de lois antidiscrimination empêchent les hommes (mais pas les femmes) de se retrouver entre eux au sein des associations sportives ou autres. Les étudiants sont embrigadés dans de grandes messes où l'on célèbre les icônes du régime (Vagina day, Gender Awareness day, Gay and Lesbian pride, etc) -encore un point commun avec l'Allemagne nazie. Quand aux médias, la majorité des hommes y sont présentés comme des animaux inférieurs: parfaits abrutis sans défense, sur lesquels une pétasse quelconque se permet de cogner, ce qui choquerait tout le monde si la victime était un chien, mais qui est censé être drôle et généralement ponctué d'une salve de faux éclats de rire. Ou psychopathes meurtriers à abattre. À de rares exceptions près, je ne crois pas avoir vu une seule oeuvre de fiction audiovisuelle américaine, où l'on ne voit une femme agresser physiquement un homme. Et tous les personnages féminins sont « positifs » : de la victime sur laquelle il faut s'apitoyer à la super-woman arrogante et sûre d'elle qui verse des verres de whisky dans le slip d'un quelconque macho ridicule qui se serait avisé de la draguer, de lui adresser la parole, ou de la regarder pendant plus de cinq secondes (Ah!Ah!Ah! Rions.). Il est loin le temps d’All About Eve, de la Nuit de l'Iguane, ou Vol au-dessus d'un nid de coucous... Je ne crois pas être le seul représentant de mon sexe à pratiquer le boycott intégral de ces productions ordurières.

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PROPAGANDE Les lois de Nuremberg: c'est l'aspect le plus choquant, et ça ne fait que commencer. On peut évoquer: 1. Le pillage légal par l'épouse et par l'État de la majeure partie des biens du mari lors des procédures de divorce, indépendamment des circonstances. 2. L'attribution de la garde à la femme dans 90 % des cas et ceci, alors même qu'elle peut avoir commis un adultère, initier le divorce de son propre gré ou se révéler incapable d'élever les enfants correctement (alcoolisme, notamment.) 3. L'emprisonnement des hommes divorcés pour nonpaiement de pension alimentaire, même si l'évolution de leur situation financière ne le leur permet pas. 4. Les fausses accusations d'abus sexuel, pour lesquelles un homme est présumé coupable, et qui conduisent généralement à emprisonnement, perte d'emploi, et assignation préventives à résidence. 5. Le fait qu'une femme ayant faussement accusé un homme d'abus sexuel, et ayant ainsi détruit sa vie, n'est généralement pas condamnée à une peine de prison. (Pas moins de deux exemples concrets m'en ont été donnés dans la même journée, alors que je soulevais le problème devant un tout petit nombre de personnes). 6. Les condamnations dérisoires imposées aux femmes pour des crimes aussi graves que le meurtre et le viol sur des mineurs … alors qu'un homme risquerait la prison à vie. 7. La suppression des droits des hommes en matière de reproduction. Une femme peut avorter sans le consentement du père, même en cas d'accord préalable entre le père et la mère pour faire un enfant et même si cet accord est validé par un contrat. Une femme peut se faire faire un enfant par un homme à son insu et le forcer à payer pour cet enfant. Une femme peut forcer son mari à subvenir aux besoins d'un enfant, même s'il n'en est pas le père. Une femme peut mettre le père de ses enfants à la porte du domicile conjugal, le forcer à payer une pensio importante et

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE restreindre, voire empêcher, tout contact entre le père et ses enfants. 8. La préférence sexiste envers les femmes dans les admissions à l'université et de nombreux emplois, alors même que 60 % des Américains qui font des études supérieures sont des femmes. On constate donc que les conquêtes des Lumières:l’habeas corpus, l’égalité d'opportunité, la présomption d'innocence et l’abolition de l'esclavage pour dettes, ont été retirés aux hommes, ce qui rend leur situation tout à fait comparable à celle des Juifs sous le troisième Reich. Inversement, les femmes constituent une caste supérieure au-dessus de la loi, un nouveau surhomme nietzchéen qui peut (et doit) anéantir les sous-hommes. On soulignera le lien intime entre les lois de Nuremberg et l'idéologie. Si la femme est nécessairement bonne, supérieure et le seul exemple valable d'humanité, une femme qui se comporte en tortionnaire ne peut être qu'une aliénée mentale. Sa responsabilité ne saurait donc être engagée; elle mérite au contraire un soutien psychologique pour l'aider à redevenir une femme. Inversement, si les hommes sont des animaux inférieurs et violents, ceux qui commettent des crimes violents doivent finir dans des camps d'internement, tandis que les autres doivent être soumis à une surveillance constante et sont privés de leurs droits civiques (interdiction de parler à une femme et de la regarder, ce qui est pratiquement le cas aux Etats-Unis). Par ailleurs, l'idéologie féministe définit l'« abus » et le «crime » sur la base du vécu subjectif de la « victime », non sur les faits objectifs. Un homme peut perdre son emploi pour avoir dit ceci ou cela à une femme, au motif qu'elle le vit comme un « harcèlement ». Inversement, une femme peut commettre toutes sortes d'abus sur un homme, puisque, selon l'idéologie féministe, un homme, en tant qu'être inférieur, est dépourvu de vécu affectif. Ce qui explique la prolifération des scènes d'humiliations et de violence envers 80


PROPAGANDE les hommes dans la quasi-totalité des fictions américaines. Ce culte hystérique de l'affectif conduit bien entendu à une « justice » parfaitement inique et souvent à la glorification du criminel, pourvu que ce criminel soit une femme « malheureuse »….’’ On le voit, le blogeur ZEK ne blâme pas, mais constate. Un bouleversement sans précédent dans l'histoire du monde a lieu sous nos yeux. Pourtant, la très large majorité des gens n'ont aucune idée qu'une bombe a été amorcée, à peine plus d'un quart de siècle auparavant, sous la forme d'un féminisme totalitaire. Continuant sur sa lancée, sa vision s'élargit et il apporte nombre d'exemples supportant sa conviction d'une société discriminatoire : Chronique d'une journée ordinaire. 11 h, RTL2. Publicité pour le gaz naturel. Une femme explique doctement à un homme qui visiblement n'y avait jamais réfléchi que le gaz naturel c'est super, que l'agence bidule pour le changement climatique l'avait labellisé développement durable, etc, etc...l'homme ne répond que par onomatopées. Le message contextuel: les femmes savent démêler le vrai du faux, le bon du mauvais et les hommes sont des gros balourds qui n'y comprennent rien. Cependant, les femmes qui, telles Erda-Gaïa, savent, dans leur magnanimité, expliquer aux hommes le vrai et le bon. Pourquoi devraient-ils le connaître, puisque, comme on va le voir, ils n'ont plus voix au chapitre et sont relégués aux couches-culottes? Je n'en sais rien. La vérité: l'idéologie féministe marche main dans la main avec la propagande socialo-environnementalo-antiraciste et, puisque l'idéologie féministe prétend que les seuls êtres humains valables sont les femmes, il n'est pas étonnant que cette propagande s'exprime au travers de voix féminines et qu'on entende rarement des femmes exprimer une critique envers le discours officiel. 81


LE VERNIS DE L’INNOCENCE 21 h, France-Info. Reportage enthousiaste sur le divorce des seniors. Il est question d'une femme extraordinaire qui largue son mari à 65 ans, car elle veut se consacrer à son épanouissement personnel. On ne nous donnera pas le point de vue du mari: est-il épanoui par ce divorce? Est-il heureux? Que va-t-il faire? Un mari est un objet pratique de la vie quotidienne, il n'a pas plus de sentiments qu'une machine à laver. On ne nous explique pas non plus pourquoi il est nécessaire d'expulser son conjoint pour s'épanouir personnellement. Dans le genre livre des records Guinness, interview d'une grabataire de 80 ans qui recommence sa vie avec un nouveau mari... Aucun homme interviewé. 01h00, télé par cable. Pub pour une table à langer. Un homme abattu, la tête entre les mains. Ce gros nul vient de laisser tomber son nourrisson par terre. Voix off culpabilisante. Avec la nouvelle table à langer bidule sécurisée, cela n'arrivera plus. Logos de l'association française de certification ou d'un machin du même tonneau. Moralité : pour une fois qu'on voit un homme dans une pub, c'est dans le seul rôle qu'on leur a laissé, changer des couches. Vous ne risquez pas de voir une femme changer un enfant, ni d'ailleurs dans un quelconque rôle de mère, dans une fiction télévisée. Mais les génies constructivistes qui ont décidé que les hommes changeraient désormais les couches savent aussi que ces gros nullards en sont totalement incapables (car de quoi est capable un homme, si ce n'est de faire le mal?). Cet après-midi, librairie: couverture de bouquin branchouze: « Pourquoi les hommes sont-ils lâches? Petit traité à l'usage des quelques femmes qui les aiment encore », écrit par un féminokollabo quelconque. Article du Monde où une journaleuse nous explique que Mme Royal est peu appréciée chez les gens de la commission européenne. Explication : ce sont de gros machos, bien sûr. 82


PROPAGANDE Aucun lien avec le programme inepte et la démagogie outrancière de cette personne. Interview d'une certaine Wallström-bidule, commissaire de je ne sais quoi. Elle nous explique en gros qu'il faut voter pour Mme Royal car c'est au tour des femmes de gouverner —et, je suppose, au tour des hommes de changer les couches et de laisser tomber les bébés, pour ensuite finir en prison. La suite au prochain numéro. » Quelle est l'évolution probable du système matriarcal anglosaxon? On peut d'abord envisager le statu quo, c'est à dire que les hommes continuraient à se marier pour se retrouver, dans la moitié des cas, après 5 à 10 ans, privés de leurs enfants et de leurs biens et réduits à un quasi-esclavage pour des dettes qu'ils ont contractées contre leur gré. C'est beaucoup présumer de la naïveté masculine. A force de voir leurs congénères jetés à la rue, emprisonnés, voir acculés au suicide, l'homme de l'anglo-sphère commence à comprendre et à éviter le mariage. Ce n'est ni une « grève du mariage », ni un mouvement de protestation, mais une simple mesure de survie qui peut même être un réflexe inconscient —voire un salutaire disfonctionnement érectile... c'est pour cette raison que les bureaucrates de l'Etat-providence et de l'industrie juridique ont imposé que le régime du divorce s'applique à la séparation entre concubins vivant ensemble depuis plus de deux ans. Cela donnera un peu de répit au racket étatique et à l'oppression féministe, jusqu'à ce que le concubinage lui-même disparaisse. A ce stade, il ne sera plus possible au système matricarcal d'exploiter les mâles en pervertissant les contrats explicites ou implicites que ceux-ci auraient signés en se liant à une femelle. Il faudra bien trouver autre chose pour financer les modes de garde collectivistes et la consommation des mères célibataires sur lesquelles repose la reproduction biologique d'une société sans pères. Dans un premier temps, le régime matriarcal tentera de se financer par l'impôt comme le font déjà largement les « social-démocracies » européennes. Ce financement par l'impôt, cependant, ne fonctionne que si une masse suffisante d'hommes acceptent d'occuper des 83


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emplois rémunérateurs. Or, pourquoi le feraient-ils? Les féministes de base, qui ne se sont jamais penchées sur la psychologie masculine, pensent que les hommes sont naturellement avides de statut et de richesses. C'est là une erreur grave, qui procède de leur stupide envie envers la réussite masculine. En vérité, comme l'a noté Tolstoï dans deux passages-clés d'Anna Karénine et de Guerre et Paix, l'homme s'accommode parfaitement du dénuement et la vie d'homme des bois nomade lui sied autant que celle de PDG surfant entre les cabines d'avions, les conseils d'administrations assommants, les maîtres, ses prédatrices, et les pontages coronariens. Si l'homme recherche les statuts et la richesse, c'est pour avoir accès aux femmes, avec lesquelles ils peut échanger ces richesses contre des services sexuels, mais surtout, et c'est beaucoup plus important, contre le droit à la paternité, c'est à dire celui de fonder une lignée et une assurance raisonnable qu'il puisse investir dans l'avenir d'enfants qui sont réellement les siens. L'hydre à deux têtes que constitue le tandem libération sexuellematriarcat ayant aboli ce droit à la paternité, la vie des hommes n'a plus de sens et leur volonté de réussite sociale a disparu. [N.B. : Voir Daniel Amneus, The Garbage Generation, accessible en ligne] Il se peut que l'évolution ait légué aux hommes un goût instinctif pour le statut, mais il peut s'exprimer hors de la sphère économique; on peut se contenter d'être champion de pétanque de son quartier ou d'être un as de l'aéromodélisme. Les matriarques pour qui l'homme n'est qu'un instrument, ont commis l'erreur de projeter leur propre psychologie féminine sur les hommes et de penser que ceux-ci recherchent les richesses pour eux-mêmes. Elles constatent aujourd'hui le désengagement massif des hommes des institutions économiques, notamment avec l'explosion de l'échec scolaire et la montée en puissance des gangs de rues. Le matriarcat atteindra donc le point critique où, privé de ses droits reproductifs, l'homme ne financera les désirs matériels de la femme ni au sein du mariage ni à travers la redistribution étatique. 84


PROPAGANDE

L'évolution tragique de la communauté noire américaine depuis sa prise en charge par l'Etat-Providence de la Great Society johnsonnienne en témoigne. Aux temps honnis de la ségrégation, les structures familiales des Noirs étaient les mêmes que celles des Blancs. Depuis, 70 % des enfants noirs naissent de mères célibataires. Un tiers des hommes noirs entre 18 et 34 ans sont en prison. Que s'est-il passé? La mise en place d'un certain nombre de programme sociaux, AFDC et food stamps qui permettent aux Noires de se passer des modestes salaires ouvriers de leur mari pour se lancer dans une carrière de «mère célibataire » professionnelle et de welfare queen. Même phénomène en Grande Bretagne où la priorité donnée à celles-ci en matière de logements sociaux conduit à une explosion de grossesses précoces de pères inconnus dans les classes inférieures de la société -- tandis que les pères inconnus en question naviguent entre alcoolisme et maladie mentale. Et la même tragédie s'apprête à nous frapper, en France, grâce à un gadget socialiste appelé API (Allocation de parent isolé). Ces pathologies ne survivent que parce que, jusqu'ici, elles ne frappent que certains segments de la population, ce qui permet à la société dans son ensemble de les financer. Mais elles se diffusent rapidement, de bas en haut. Une fois atteint le point critique, avec 50 % de la population réduite au désoeuvrement et à la clochardisation, le matriarcat fera face à des choix douloureux. Zek démontre, avec une acuité particulière, comment le futur pourrait se dérouler si un sursaut de survie n’apparaît : « Une première solution consisterait à procéder à des avortements et implantations d'embryons sélectifs pour réduire la proportion de mâles au minimum pour alimenter les banques de sperme nécessaires à la reproduction. Encore faudrait-il convaincre ces mâles de donner leur sperme, ce qui, en l'état de la jurisprudence esclavagiste (cf. le donneur suédois d'un couple de lesbiennes forcé de payer une pension alimentaire) ne sera pas facile. Cette société devra sans doute contraindre ces mâles à donner leur 85


LE VERNIS DE L’INNOCENCE sperme (certains auteurs prônent l'élimination définitive du mâle et une reproduction pseudo-sexuelle entre deux femelles grâce à des techniques reprogénétiques qui s'apparentent au clonage; je reviendrai plus tard sur cette possibilité, mais elle est peu différente de celle que j'envisage ici, du moins à court terme). La masse de l'activité devra pourtant être supportée par les femelles (marteau-piqueurs, chantiers, ramassage des ordures, plateformes pétrolières, armée, pompiers, patrouilles de flics, gardiens de nuit, plomberie, curage des égoûts, écluses, déménagements, chauffeurs routiers ... ) et celles-ci devront également assurer la production et l'éducation des enfants. Dans ces domaines, le collectivisme devra être renforcé puisqu'il y aura moins de ressources humaines disponibles pour effectuer ces tâches, étant donné qu'un grand nombre de femmes devra se consacrer aux activités économiques vitales qui étaient traditionnellement l'apanage des hommes : enlèvement des ordures, curage des égoûts, déménagement, etc. Il y aura nécessairement moins de nounous, moins de temps maternel consacré aux enfants, mais des crèches, des écoles où les enfants iront plus tôt, plus longtemps, et où moins d'adultes s'occuperont de plus d'enfants. La fonctionnaire indifférente sera le principal adulte des petites filles élevées par cette société. Cette société sans hommes offre clairement peu d'intérêt pour les femmes. La seconde option est une transition explicite vers une société esclavagiste, à travers un renforcement des lois de Nuremberg. On peut penser qu'une de ses premières étapes serait l'établissement d'un impôt sur les hommes, idée qu'un certain nombre de féminazies ont d'ailleurs proposée. En principe, on peut le fixer de manière assez inique pour que ceux-ci soient contraints de travailler pour l'acquitter; le sort des manants sous la féodalité n'était pas différent. Mais il y avait des jacqueries et il y a eu une révolution, et comme 86


PROPAGANDE l'existence ainsi imposée aux hommes est peu différente de la prison, on peut tabler sur une forte résistance. Pour contrer cette résistance, la société matriarcale devra augmenter la sanction en cas de non-paiement de l'impôt. Elle pourrait punir ce non-paiement de mort, mais il semble plus cohérent de créer des camps de travaux forcés. Les zeks de ce nouveau goulag accompliront les tâches nécessaires à la survie économique du système matriarcal : enlèvement des ordures, curage des égoûts, etc. Comme les hommes qui s'acquittent de l'impôt ne seront ni très motivés ni très efficaces, le système, au seuil de l'effondrement économique, se reposera de plus en plus sur le goulag. On y enverra de plus en plus d'hommes sous des chefs d'accusation fallacieux et fantaisistes. Cette possibilité me paraît plus réaliste que la première, mais ce n'est pas l'issue la plus probable. Après tout, aucune société authentiquement matriarcale n'a jamais été observée. Les sociétés primitives matrilinéaires ne sont pas matriarcales; les femmes y font tout et les hommes font la sieste. Il est possible que, grâce à la technologie, le matriarcat anglo-saxon échappe à cette fatalité et puisse effectivement se transformer en régime esclavagiste totalitaire. mais il est plus probable que sous l'effet de la désintégration du corps social qu'a engendrée le féminisme, des sociétés patriarcales allogènes s'installent et occupent des niches de plus en plus importantes (voir l'episode fameux de la charia dans l'Ontario)--un cas d'école des modèles de group selection étudiés par E.O. Wilson et d'autres. La société féminisée semble en effet incapable de s'imposer une stricte application de ses propres lois (voir la déliquescence du système judiciaire). Et c'est justement en Ontario, l'une des sociétés les plus féministes de la planète, que l'on traite la société traditionnelle la plus machiste du monde avec le plus de complaisance. Ce mélange 87


LE VERNIS DE L’INNOCENCE d'incapacité de faire respecter l'ordre et de fascination pour les mâles brutaux et dominants me conduit à prédire un effondrement brutal du matriarcat, suivi d'un chaos où les sociétés les plus archaïquement patriarcales, par exemple l'Islam, tireront le mieux leur épingle du jeu. »

Dans son essai qui a tant fait hurler les féministes Le premier sexe (p. 10-11), Eric Zemmour, journaliste au Figaro, décrit avec justesse la puissance de la propagande forçant les hommes à s’identifier aux femmes : « Privé de ses propres mots, l'homme (mâle) a été peu à peu privé d'une pensée propre. La machine est rodée. Implacable. D'abord, on ne lui parle que de grands principes, d'universel, d'humanité: il n'y a plus d'hommes, il n'y a plus de femmes, rien que des êtres humains égaux, forcément égaux, mieux qu'égaux, identiques, indifférenciés, interchangeables. Le discours qui confond ses propres valeurs avec celles de l'humanité est celui de toutes les puissances dominantes, de l'Empire romain jusqu'à la grande nation, du bon temps des colonies jusqu'à l'American way of life. Des hommes avec ou sans majuscule au temps d'une société patriarcale. Et puis, dans un second temps, on suggère la supériorité évidente des « valeurs » féminines, la douceur sur la force, le dialogue sur l'autorité, la paix sur la guerre, l'écoute sur l'ordre, la tolérance sur la violence, la précaution sur le risque. Et tous, hommes et femmes, surtout les hommes, de communier dans cette nouvelle quête du Graal. La société unanime somme les hommes de révéler la « féminité» qui est en eux. Avec une bonne volonté confondante, suspecte, malsaine, les hommes font tout ce qu'ils peuvent pour réaliser ce programme ambitieux: 88


PROPAGANDE devenir une femme comme les autres. Pour surmonter enfin leurs archaïques instincts. La femme n'est plus un sexe, mais un idéal….» Zemmour continue ainsi quelques pages plus loin à associer « le socialisme caviar » et homosexuel au féminisme ideologique moderne (Le premier sexe, p. 24-25) : « … Les mêmes mots, les mêmes rejets, les mêmes engouements se retrouvent ainsi chez les militants homosexuels et les féministes, au point que l'on peut parler d'alliance objective. Les rares hommes politiques qui assument ou revendiquent leur homosexualité sont aussi les féministes les plus ostentatoires. Il y a une rencontre sociologique, au cœur des grandes villes, entre homosexuels, militants ou pas, et femmes modernes, pour la plupart célibataires ou divorcées. Le cœur de cible de ce fameux électorat bobo. Mêmes revenus, mêmes modes de vie, même idéologie « moderniste », « tolérante », multiculturelle. À Berlin, à Hambourg et à Paris, ces populations ont élu comme édiles trois maires homosexuels - et fiers de l'être - qui ont la conviction de porter un nouvel art de vivre, une nouvelle renaissance. Peu à peu, la production, l'activité industrielle, toute activité productive ou même du négoce de marchandises ont été expulsées de ces villes transformées en musée pour touristes ou casino virtuel pour prédateurs de la finance - l'industrie c'est sale, c'est noir, c'est un travail d'hommes aux mains calleuses et aux mœurs rudes. Peu à peu, les ouvriers, puis les classes moyennes ont été expulsés de ces paradis par la spéculation immobilière; il ne reste plus que les gens très aisés, les fameux bobos et les familles d’immigrés, avec ou sans papiers, mono ou polygames, peu importe, puisque leur rôle est de servir — à bas prix — les nouveaux maîtres de la culture et de la fête. »

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Le consensus mielleux de la presse mondiale sur le filmreportage de monsieur Gore, Une vérité qui dérange, la version française de « An Inconvenient Truth », prix Nobel de la paix 2007, fait apparaître une « bien-pensance » extraordinairement obtus et caractéristique d’une propagande mensongère des nations alignées sur les idées féministes. Alors qu’un documentaire astucieusement éclairé de la BBC intitulé The great global warming swindle (la grande arnaque du réchauffement climatique) donne une réponse aux mensonges et aux manipulations de certains événements décrits par Al Gore, et que les scientifiques eux-mêmes ayant participé aux études sur le réchauffement climatique ne sont pas d’accord avec le raisonnement de Gore, le Nobel de la Paix, décerné par un comité nommé par le parlement norvégien (Storting) qui délivre le fameux prix chaque année au mois d’octobre suit chaque fois un peu plus la règle du politiquement correct imposée par les inlassables demandes et pressions des féministes scandinaves. Le Nobel de littérature, décerné par l'Académie suédoise, en est un exemple caricatural. Doris Lessing, communiste et féministe des premières heures, qui divorça au beau milieu de la Seconde Guerre mondiale de son premier mari et de son second, Gottfried Lessing, en 1949, écrivit un ouvrage qui lui permit de devenir une icône des féministes extrême. Le Carnet d’or (1962), devenu un classique parmi l’élite féministe enseignant dans les universités américaines, démontre l’indépendance féminine. La femme qui n’a pas besoin d’hommes. Ce roman mêle deux existences : celle d'Anna et de Dolly, son amie. Deux femmes célibataires et mères d'un enfant, qui vivent toutes deux de leur métier d'artistes. Au crédit de Lessing, elle avouera s’être trompée sur le communisme et sur le féminisme (en 1954) et s’adressa au journaliste du New York Times qui l’interviewait (le 25 juillet 1982) en ces termes : « Ce que les féministes veulent de moi est quelque chose qu’elles ne peuvent pas comprendre parce que cela tient de la religion. Elles veulent que je sois un témoin. Ce qu’elles voudraient que je dise est ceci : Ah ! Les filles, je suis de tout cœur avec vous dans votre lutte vers une aurore dorée ou toutes ces brutes masculines auront disparu. Veulent90


PROPAGANDE elles vraiment que les gens fassent des généralisations sur les hommes et sur les femmes ? Bien sûr qu’elles le veulent. A grand regret, j’en suis arrivé à cette conclusion. » L’élite bourgeoise de la « rectitude » occidentale féminisée a, malgré tout, fermé les yeux sur ces écrits en s’appuyant sans réserve pour la « nobéliser », sinon l’icône féministe des années soixante aurait été, comme pour Erin Pizzey, la fringante féministe des débuts ayant participé à la création des premiers refuges pour femmes, une ennemie à la cause. Wendy McElroy, journaliste et essayiste de renom résolument anti-féministe écrivit un texte qui démontait aussi cette propagande : « La recherche complaisante fait référence aux études et aux rapports produits par des gens ayant un intérêt particulier à atteindre une conclusion prévue d’avance. Le féminisme politiquement correct est tristement notoire pour sa recherche complaisante et pour sa méthodologie médiocre qui accompagne si souvent un parti-pris politique. La théorie est présentée comme un fait, les comptes-rendus anecdotiques comme des données solides. Ceux qui apportent des preuves contradictoires sont calomniés à travers des attaques ad hominem (contre la personne). De telles « recherches » pourraient être rejetées comme étant sans valeur et sans pertinence si elles ne formaient pas la base de tant de politiques publiques. La diffamation féministe pourrait être disqualifiée comme une mauvaise plaisanterie si elle n'avait pas brisé la vie des gens. Dans l’état actuel des choses, le féminisme politiquement correct et les légendes urbaines qu'il crée font du mal à des gens innocents. Et on ne doit jamais l’ignorer.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE En 1994, Christina Hoff Sommers a révélé des légendes urbaines que le féminisme a propagées à travers le public nord-américain dans son livre Who Stole Fémnism? How Women Have Betrayed Women (Qui a volé le féminisme? Comment les femmes ont trahi les femmes). Des exemples de légendes urbaines féministes incluent : * 150 000 femmes américaines meurent d'anorexie mentale chaque année. Sommers est remontée à la source de la statistique et a constaté que 150 000 personnes souffrent d'anorexie, avec une mortalité annuelle tournant autour de 100 personnes. * La violence conjugale grimpe de 40 % le dimanche du Super Bowl. Quand elle a retrouvé la source, la « chercheuse » a refusé de vérifier ses données, prétextant que l'étude n'était pas « du domaine public ». * Une étude de March of Dimes* a constaté que battre une femme durant sa grossesse était la principale cause de malformation à la naissance. Mais March of Dimes n'a fait aucune étude du genre et fut cité incorrectement. De telles légendes urbaines sont utilisées dans une campagne de peur pour soutenir les demandes de lois et l’accroissement du financement au profit des femmes. Pendant ce temps-là, ceux qui osent défier les découvertes politiquement correctes « d'études » approximatives ou inexistantes risquent d’être calomniés ou pire encore. Trois chercheurs pionniers de la violence conjugale - Murray Straus, Richard Gelles et Suzanne Steinmetz - ont dû affronter cette ruse du politiquement correct qui réduit au silence les dissidents. Ils ont mené une étude aujourd’hui modèle (1980), Behind closed doors: Violence in American Families (Derrière les portes closes : la violence 92


PROPAGANDE dans les familles américaines), qui montrait que les hommes et les femmes amorcent la violence conjugale à un taux similaire, bien que les hommes subissent moins de blessures. En conséquence de cette étude et de sa poursuite de la recherche, la carrière de Straus fut compromise par des attaques personnelles violentes, incluant une fausse rumeur qu'il battait les femmes. Ainsi que le remarque Gelles, presque tous les chercheurs masculins ou auteurs qui ripostent aux légendes urbaines féministes sont accusés de battre les femmes. Les chercheurs féminins ne s’en tirent pas mieux. La famille de Steinmetz - incluant ses enfants – ont subi des menaces de violence physique et une conférence à laquelle elle devait parler reçut un appel à la bombe. À ce jour, la plupart des gens que je connais qui se prononcent avec un tant soit peu d’efficacité contre le féminisme politiquement correct sont calomniés et visés par l'intimidation. Assurément, je reçois ma part de diffamations étranges et de menaces. Pourtant, il est essentiel que ces stratégies de voyous ne permettent pas de réduire au silence la recherche valable et les opinions dissidentes Il est important pour les gens de regagner confiance dans la recherche objective, fondamentale pour l'établissement des faits. Les campagnes de peur ont été utilisées si abusivement par les avocats du politiquement correct que le syndrome de « Pierre et le loup » commencent à s’installer. La « recherche » imprécise et médiocre a été utilisée pour sonner l'alarme si souvent qu'un public cynique commence à ignorer les données valables. Qui peut le blâmer d’avoir cette réaction ? Mais la recherche honnête est possible. Et les médias doivent cesser d’être complices de fausses alertes et de diffuser des inexactitudes. Même une attention superficielle 93


LE VERNIS DE L’INNOCENCE aux règles du bon sens permettrait aux journalistes et aux reporters de filtrer les pires légendes qui se font passer pour des faits, au lieu de les transmettre aux auditeurs comme des « nouvelles ». Quelle sont certaines de ces règles du bon sens ? Les médias devraient ignorer, ou questionner rigoureusement n'importe quel rapport qui contient ou utilise * un langage fortement émotif ; * des recommandations politiques spécifiques ou des demandes de financement ; * une approche « d'instantanéité » plutôt que des données sur plusieurs années ; * des anomalies internes et non expliquées ou des contradictions ; * Sans preuves empiriques en appui ; * qui ne révèle pas ses paramètres, par exemple une marge d’erreur ; * qui ne révèle pas l’affiliation pertinente des chercheurs ; * qui repose sur un échantillonnage non représentatif ou petit ; * qui n'essaye pas de vérifier les dires ; * qui met l’emphase sur des faits anecdotiques ; * qui ne vérifie pas indépendamment les propos des sujets. De plus, les médias devraient arrêter de traiter les attaques personnelles et la calomnie comme si elles étaient des contre-arguments. Quand les hommes qui questionnent les données des féministes sont pourfendus comme des batteurs de femmes, les journalistes devraient exiger la preuve incontestable de cette accusation criminelle. Quand les femmes qui critiquent se font menacer et calomnier, les journalistes devraient mettre en évidence la propension du féminisme à détruire des vies au lieu de s’occuper des arguments. 94


PROPAGANDE Si les médias prenaient ces premières mesures, peut-être alors le public regagnerait confiance dans un autre aspect essentiel du débat public. L'idée d'un désaccord honnête est possible entre gens qui se respectent, au lieu de ces séances de médisance qui passent pour du dialogue dans les émissions-débats « brutaux ». Une génération a été éduquée à croire que crier est débattre, que diffamer une personne est un argument et que la recherche valable n’existe pas. On ne doit pas permettre à cet héritage du politiquement correct de perdurer. * Le March of Dimes est une agence nationale américaine de santé, fondée en 1938 par le président Roosevelt pour vaincre la poliomyélite. » La propagande est si absolue que certaines femmes blanches se stérilisent elles-mêmes pour sauver la planète. L’histoire de Toni Vernelli qui, à 27 ans, fit subir un avortement à son enfant pour qu’il ne puisse polluer l’air de gaz carbonique est, en cela, édifiant de bêtises et d’atrocités : (http://www.dailymail.co.uk/pages/live/femail/article.html?in_articl e_id=495495&in_page_id=1879) Véritables soutiers de la pensée dirigée, certains journalistes n’ont de morale que celle qui leur convient. Dans l’émission « On refait le monde », dirigé par le journaliste Nicolas Poincaré, on pouvait entendre, le 28 mai 2008 sur RTL, la philosophe ( ?) Géraldine Muhlmann, Claude Askolovitch, du Nouvel Observateur et Claude Cabanes, éditorialiste à l'Humanité, prétendre d’un cœur commun : Géraldine Muhlmann : « La loi garantit à la femme des droits égaux à ceux de l’homme… » Claude Cabanes : « Pourquoi à travail égal, il n’y a pas un salaire égal ? » 95


LE VERNIS DE L’INNOCENCE Claude Askolovitch : « Il faudrait des sanctions beaucoup plus importantes, notamment contre les entreprises, heu…qui continuent de pratiquer… heu…des inégalités salariales, des inégalités de traitement ; notamment ce qui arrive aux femmes enceintes, qui est un scandale absolu… » En d’autres termes, les femmes sont des victimes. Qu’elles soient plus riches, qu’elles choisissent de travailler moins, qu’elles aient beaucoup moins d’accidents du travail que les hommes, qu’elles aient des droits supérieurs sur la reproduction, qu’elles ne créent pas d’entreprise, qu’elles se présentent peu aux élections, il faut ; que dis-je, on doit imposer par la force notamment des quotas dans les conseils d’administration du milieu économique. L’idéologie marxiste voulait faire le bonheur des individus malgré eux. Aujourd’hui, il s’agit d’imposer les femmes dans l’économie… malgré elles. En réalité, l'écart salarial entre les hommes et les femmes s'est inversé au profit de la gent féminine, dans les métropoles américaines et européennes, au cours des dix dernières années. C'est ce qui ressort d'une analyse démographique effectuée par le directeur du département de sociologie de Queens College, Andrew A. Beveridge, que le « New York Times » rapporte dans son édition du 3 août 2007. Peu importe leur degré de scolarité, les femmes âgées de 21 à 30 ans travaillant à temps plein à Dallas et à New York gagnaient, respectivement, 120 % et 117 % du salaire des hommes de la même tranche d'âge. En 2005, 53 % des femmes dans la vingtaine travaillant à New York détenaient un diplôme d'études supérieures, comparativement à seulement 38 % des hommes du même âge. Les statistiques, tirées du recensement de 2005, sont comparables à celles de Chicago, Boston, Minneapolis, ainsi que d'autres grandes villes.

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PROPAGANDE

Tartuffe au pays des medias ! Pour autant, l’idée reçue à propos des différences salariales est, elle aussi, un mythe. L’excellent rapport, en anglais, que l’on peut consulter démontre, en effet, une réalité opposée. Le mythe du salaire moindre pour les femmes devient obscène devant la réalité. Tout à chacun peut télécharger sur Internet, les 50 études empiriques réfutant la revendication d’une différence salariale selon le sexe : http://www.consad.com/content/reports/Gender%20Wage%20Gap %20Final%20Report.pdf Le panurgisme des femmes modernes n’aura pas donné lieu à la bouffée d’égalitarisme du féminisme idéalisé. Malheureuses avant, malheureuses maintenant, malheureuses tout le temps ; même si les hommes n’existaient plus, les femmes modernes ne cesseraient de se sentir malheureuses. Leur existence de femmes en dépend.

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LES PRIVILEGES Dans un livre récent, aux États-Unis, la Tyrannie de l'intolérance, le juge Robert Dierker démontra avec virtuosité que quelques juges se réveillaient peu à peu à la vérité : derrière le voile mystérieux du féminisme humaniste se cache un profond mépris pour les hommes, pour le mariage (et les femmes traditionnelles ne font pas partie de l'élite.) On a très peu fait attention au féminisme moderne. Certains écrivains réussirent pourtant à décortiquer le féminisme destructeur latent. Kate O’Beirne, dans son livre les Femmes qui font empirer le monde (Women Who Make the World Worse) et Christina Hoff Sommers ont essayé de ramener le féminisme radical à ses demandes d'origine. Cette tâche, symbolique en soi, n'a que peu d'effets sur le parcours de l'idéologie. Phyllis Schlafly réussit pourtant à bloquer un amendement au congrès américain : Equal Rights Amendment (ERA). Cet amendement aurait créé une société basée sur des droits différents en fonction du sexe. Phyllis Schlafly, 98


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aujourd'hui âgée, continue pourtant à être une femme de principe, courageuse, à la tête d'un mouvement anti-féministe qui ne cesse de grossir. Contrairement à ses opposants féministes, utilisant les messages codés et évasifs, prenant soin d'être approximatifs dans leur réponse, le juge Dierker va droit au but dans son premier chapitre : le Nuage clownesque du féminisme radical. Dierker prouva que la thèse de son livre était juste avant même sa publication. Les féministes qui dominèrent le St. Louis Post Dispatch l'attaquèrent en première page de leur journal. Le sénateur du Missouri, Joan Bray (démocrate, St. Louis) porta plainte devant le barreau du Missouri avant que cet ouvrage ne soit publié. Joan Bray est une féministe classique et l'héritière de l'énorme machine féministe entourant le congrès du Missouri, tels que : Kaye Steinmetz et Sue Shear. Bray continue inlassablement à réclamer la ratification de l'amendement (ERA), qui conduira, inévitablement, à l'inégalité des sexes ; à la socialisation de tous les programmes de santé, à la promotion de l'avortement, prétendant pourtant le prévenir et, enfin, soutenir les valeurs homosexuelles au gouvernement de l'État du Missouri. Dans un article sensation d’un autre journal, le St. Louis Daily Record, la représentante Bray admit : « je représente probablement la définition du fémi-fascisme ». En considérant le fait que ce féminisme radical moderne est la petite fille du Ku Klux Klan féminin, on doit apporter à son crédit son attitude discriminatoire envers les hommes. L'élite féministe essaya de porter au pilori le juge Dierker de la même façon qu'elle le fit en critiquant le ministre de la justice, Antonin Scalia, pour sa croyance personnelle que l'avortement était immoral. Bien entendu, aucun mot de la part de cette élite sur les délicieuses pensées féministes de Ruth Bader sur la nécessité de tuer les bébés sans raison. En démocratie, le silence équivaut à un consentement. Ces millions de femmes restées silencieuses pendant de si nombreuses années, celles qui se sont tues lorsque des lois inéquitables ont été 99


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mises en vigeur pour évincer les pères de famille du droit à éduquer leurs enfants, celles qui sont restées muettes lorsque l'État, agissant soi-disant pour le bien des enfants, mettait en place des programmes consistant essentiellement à écarter les hommes du milieu familial, toutes ces femmes sont responsables, autant que les féministes, de la rapide détérioration des libertés. Les féministes attaquent, le plus souvent avec véhémence, ceux ou celles, qui osent se plaindre le plus ouvertement. Lynn Ricci, la présidente de l'Association des femmes avocates de St. Louis nous montre comment une féministe projette sur les autres sa propre turpitude pour éviter d'être ellemême critiquée. Elle s'offusque que : « Il (Dierker) […] ses propres préférences personnelles contre les femmes dans une soi-disant recherche légale, par un examen partial de la loi. » Apparemment, Mme Ricci ne peut pas voir la différence entre une personne qui se révolte contre un système biaisé et la croyance personnelle de cette personne envers les femmes. Puisque Mme Ricci prétend qu’ : « une soi-disant recherche légale » et « un examen partial de la loi » supportent sa conviction, regardons de plus près la partialité du féminisme systémique. L'affaire de viol en association à l’université Duke n'aurait jamais existé si le représentant du ministère public (Prosecutor), Mike Nifong, n'avait pas été éduqué à la jurisprudence féministe à l'école de droit. (Je reviendrai, dans le chapitre sur la victimisation, sur cette affaire stupéfiante où le représentant du ministère public a, malgré les preuves prouvant l'innocence de jeunes étudiants à l'université Duke Lacrosse, condamné par avance les hommes.) La jurisprudence féministe prétend que l'on ne doit jamais douter des plaignantes, ni les questionner. L'entrée dans une école de droit est subordonnée à l'acceptance de la véracité des allégations d'une auto-proclamée victime féminine. La « majorité féministe » est persuadée que les femmes sont toujours les victimes et que les 100


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hommes sont toujours les oppresseurs. L'auteur doit être présumé coupable, même s'il peut prouver son innocence. Le fardeau de la preuve et les preuves elles-mêmes sont standardisés à leur plus simple expression. Le but est d'établir un système juridique où seules les allégations invérifiables peuvent être considérées comme suffisantes pour une condamnation. La discrimination envers les hommes dans la famille et le mariage sont endémiques dans l'enseignement du droit et les publications dans les écoles de droit et de la magistrature. Il est aujourd'hui bien difficile de ne pas l’admettre. L'agenda du féminisme radical peut parfois être stoppé, ou tout au moins ralenti par quelques exceptions. Le rapport du secrétaire général des Nations-Unies sur la violence domestique envers les femmes a été unanimement rejeté par le troisième comité en novembre 2006. Peut-être, serait-il temps, d'en faire autant dans les différentes nations qui composent l'Occident. Toutes les études majeures sur la violence domestique prouvent que les hommes et les femmes sont égaux comme initiateurs d'une violence domestique sérieuse. Toutes les études sérieuses sur le mariage démontrent, avec constance, que la famille hétérosexuelle est le meilleur environnement économique et social pour les femmes, les enfants et les hommes. Toutes les études majeures concernant le divorce et l’illégitimité démontrent que les femmes seules avec enfants ont un taux important de pauvreté, un taux d'abus sur enfants très élevés et sont les moins susceptibles d'avoir accès au système de soins de la santé. Le Juge Dierker devrait être remercié pour avoir pointé du doigt que la jurisprudence féministe endommage la justice. Cela ne fait pas de lui pour autant un anti-féministe. Le barreau du Missouri devrait utiliser le livre du juge Dierker comme un vade-mecum. Une commission sur les partis pris selon le sexe devrait être établie. Cette commission devrait recommander des changements dans la 101


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jurisprudence pour éradiquer la haine et l'intolérance envers les hommes et le mariage qui, trop souvent, sont les règles des décisions judiciaires au Missouri et ailleurs. Les privilèges féminins sont légion. Aucune sphère sociétale n'est épargnée. Dans le domaine civil, les clubs de gymnastique, les night-clubs uniquement réservés aux femmes font partie du décor. Même les sites Internet de recherche d'emploi sont maintenant féminins. Une entreprise de Victoria, en Australie, a créé le premier site de recherche d'emploi réservé uniquement aux femmes. www.justbe.com offre de la publicité, du « coaching » sur la carrière et un forum dédié à la gent féminine. Cette société a été, naturellement, exemptée de la loi australienne sur l’égalité des chances (equal-opportunity laws). En accédant à l'exemption, la députée présidente Cate McKenzie, du tribunal administratif et civil de Victoria, admit que le Website pouvait être biaisé. « Il leur donne des informations spécifiques dont elles pourraient avoir besoin », ajouta-t-elle. Helen Szoke, la présidente de la commission sur l'égalité (Equal-Opportunity Commission) renchérit en insistant que les femmes étaient sous-utilisées et que cela enverrait un message fort aux employeurs pour les obliger à embaucher plus de femmes. Elle n'indique pas, bien entendu, que les femmes sont déjà majoritaires dans la société civile, dans la bureaucratie et au gouvernement. La farce féministe continue son travail de sape. Le 16 mars 2003, le New York Times Magazine publiait, sous la signature de Maggie Jones, un article surprenant démontrant, d’une manière convaincante, que le sexe faible n'était pas celui que l'on croit. Je la cite : « Les hommes démarrent en avance : 115 mâles sont conçus pour chaque centaine de femelles. Mais à partir de là, tout se détériore.

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PRIVILEGES Le fœtus mâle à un plus grand risque d'accoucher avant terme. La naissance des mâles est légèrement plus importante que la naissance des femelles, que les garçons ont un taux de mortalité supérieure s'ils naissent prématurément : 22 %, comparés à 15 % pour les filles. En moyenne et globalement, les nouveau-nés mâles meurent plus souvent que les femelles (cinq à quatre). Le syndrome de la mort soudaine est plus commun aux garçons qu'aux filles. Les garçons ont quatre à cinq fois plus de chances (de malchance) d'être autistiques. Les garçons ont trois fois plus de probabilité d'être atteints du syndrome de Tourette. Les retardés mentaux sont une fois et demie plus nombreux chez les garçons que chez les filles. La dyslexie est diagnostiquée deux à trois fois plus souvent chez les garçons que chez les filles. À l'adolescence, les garçons meurent à un taux deux fois supérieurs à celui des filles. Les garçons de 15 à 19 ans ont cinq fois plus de chances de mourir par homicide. Les garçons de 15 à 19 ans ont 11 fois plus de probabilité de mourir par noyade. Les garçons de 16 à 19 ans ont deux fois plus de probabilité de mourir dans un accident d'automobile. 103


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Les hommes sont 16 fois plus souvent daltoniens que les femmes. Les hommes souffrent d'une perte d'audition à un taux double de celui des femmes. Quoique les femmes fassent deux à trois fois plus de tentatives de suicide que les hommes, les hommes en meurent quatre fois plus souvent. Il est prouvé que la testostérone, l'hormone mâle, est à l'origine d'une élévation de la LDL, le mauvais cholestérol, et une diminution du HDL, le bon cholestérol. Les hommes ont moins de cellules protectrices T et ont un système immunitaire plus faible que celui des femmes. Les hommes ont un taux de mortalité due à la grippe et à la pneumonie très supérieur à celui des femmes. À l'âge de 36 ans, les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Entre 55 et 64 ans, les hommes sont deux fois plus nombreux à mourir dans un accident d'automobile. Entre 55 et 74 ans, les hommes sont deux foisplus nombreux à mourir de crise cardiaque. Aux États-Unis, les hommes sont deux fois plus nombreux à mourir d'une maladie parasitaire. Parmi les personnes âgées de plus de 65 ans, les hommes comptent pour 84 % des suicides.

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PRIVILEGES La crise cardiaque, le cancer, le diabète et les accidents sont les principales causes de décès chez les hommes, bien plus que chez les femmes. En moyenne, un homme meurt de six à sept ans plus tôt qu'une femme. À l'âge de 100 ans, il y a huit femmes pour un homme. La bonne nouvelle ? Les hommes qui vivent jusqu'à 100 ans sont en meilleur état de santé que les femmes centenaires. » Ces privilèges, accordés par la nature à la moitié féminine de la population, ne sont que la pointe de l'iceberg dans l'immense océan d’avantages accordés par la société. Gérard Pierre Levesque, l'excellent contributeur de l'association « L’après rupture » et blogeur, apporte un éclairage nouveau aux privilèges de la maternité. Je le cite : « Les féministes possèdent une aptitude bizarre à profiter des deux aspects d’un même problème. Prenez la maternité, par exemple. Pendant des années, la sororité féministe nous a cassé les oreilles en nous infligeant tout sur l’ingratitude et sur la difficulté à n’être rien d’autre qu’une mère. La maternité suffoquait l'individualité des femmes. Elle entravait leurs aspirations de carrière. Ah, souffrances ! Mais ce n'était pas assez que de gémir sur les exigences de la maternité. Il leur fallait blâmer quelqu’un. Et ce quelqu’un était… le Patriarcat. Dans son classique tract féministe Of Woman Born (née d’une femme) en 1986, Adrienne Rich affirma que le ‘patriarcat ne peut survivre sans la maternité’. Oui, oui, c’est bien cela qu’elle déclara. Selon Mme Rich, il était insuffisant que les femmes mènent le monde en contrôlant

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE les berceaux – les femmes devaient également mener le monde en contrôlant les leviers du pouvoir, Si les mamans allaient percer le ‘plafond de verre’, qui allait s'occuper des enfants ? Les épouses ont commencé à cajoler et à encourager leur pourvoyeur à devenir des pères impliqués. Les hommes se sont donc mis à suivre des classes de Lamaze, à pousser des poussettes et à aider bébé à faire ses rapports. Et vlan ! Les papas ont découvert les joies de la parentalité. Cependant, il y avait un minuscule problème – qui aurait la garde des enfants lors d’un éventuel divorce. Sachant que la moitié de tous les mariages font faillite, ce ne pouvait être une question que l’on pouvait confier à des avocats spécialistes du divorce. Dans le passé, la garde était habituellement attribuée à la mère, selon la doctrine des soi-disant ‘intérêts supérieurs des enfants’, mais comme Robin Williams dans le film, Mrs Doubtfire, les pères divorcés déclarèrent que l'argument était profondément défectueux. Les pères montrèrent qu’il y a désormais un corpus de connaissances scientifiques qui démontre que la participation continue du père est essentielle au bien-être des enfants. Dans le Journal of Family Psychology (journal de la psychologie de la famille) de mars 2002, il y a un article du Dr Robert Bauserman. Celui-ci, après avoir analysé 33 études scientifiques sur cette question, conclut qu’en dépit du divorce, les enfants jouissaient de meilleurs rapports familiaux, d’amour-propre, et d’équilibre émotif lorsque les pères avaient le droit de continuer à faire partie de la vie de leurs enfants. Les avocats, spécialistes du droit des enfants, ont commencé à propager l'idée de la parentalité partagée. Une approche éminemment sensée puisqu’elle allait mettre fin aux acrimonieuses batailles sur la garde des enfants. 106


PRIVILEGES Rétrospectivement, c’était une idée fantastique. Les femmes seraient libérées de la servitude à plein temps de l’éducation des enfants, les pères allaient rester impliqués et les enfants allaient garder contact avec leurs deux parents. Qui pourrait contester une si évidente idée ; là où tout le monde gagne ? Dans une distorsion bizarre de l'histoire, le pouvoir fémi-sexiste fit brutalement volte-face. Partout aux ÉtatsUnis, les sections régionales de la National Organization for Women (Organisation nationale des femmes) s’opposèrent publiquement à la garde partagée. Pendant des années, les féministes s’étaient lamentées sur la monotonie de la maternité. Maintenant, ces mêmes femmes se battaient farouchement contre le gros bon sens : l’idée de garder les pères impliqués et ainsi alléger les pressions sous lesquelles les mères travaillaient. Comment cela a-t-il pu se produire ? Sous le Matriarcat, les mères, et elles seules, détiennent l'autorité et le pouvoir de prendre des décisions concernant la vie de leurs enfants. En d'autres termes, la MÈRE RÈGNE ! Les malhonnêtes matrones de N.O.W. voyaient la garde partagée comme un danger au pouvoir maternel. J'ai rencontré certains de ces pères expulsés de la vie de leurs enfants. J'ai ressenti leur immense douleur et leur profond sentiment d’avoir été trahi par le fémi-sexisme. Ces papas ont refusé de se décourager. Ils ont commencé à s’organiser, ils ont écrit des lettres, ils ont exercé des pressions politiques auprès des législateurs, mais le progrès fut lent. Des groupes tels la National Association for Counsel of Children (l’association nationale des avocats du droit des enfants) se sont opposés à la garde partagée. Pourquoi ? Parce que ses membres font de l’argent en étirant les longues disputes sur la garde des enfants, qui peuvent coûter jusqu’à 100 000 $ en frais d’avocats. 107


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Récemment, 41 groupes de défenses des droits des pères ont intenté des poursuites collectives : (voir [www.indianacrc.org/assocsites.html]). Ces groupes affirment que les pères et les mères divorcés doivent jouir de droits égaux – ce qui s’appelle la présomption de la garde partagée. Jusqu'à ce que le rôle essentiel des pères soit reconnu et que les lois désuètes soient changées, des millions d'enfants seront privés de la stabilité et de l’affection de leur père. Ces enfants iront se coucher tous les soirs en se demandant quand ils pourront voir leur papa. C'est ça le Matriarcat au travail. » Les écrits de cet auteur reflètent parfaitement la pensée majoritaire régnant parmi les hommes qui se révoltent. Les privilèges féminins deviennent si flagrants et étouffants, qu'il n'existe plus aucune sphère de la société où le droit n'est pas bafoué sans vergogne et où l'égalité est à sens unique. La société Urgences-Santé, au Québec, applique un programme qui vise à l'égalité en invitant seulement les femmes, les minorités visibles et les minorités ethniques, les autochtones et les handicapés à offrir leur candidature, comme on peut lire sur ‘net femmes ’ cdeacf.ca. Tout est dit. Les codes administratifs de la plupart des nations occidentales sont truffés de règles visant à privilégier un sexe sur l'autre. Bien entendu, il n’est fait aucune mention dans la presse des énormes bénéfices et privilèges consentis par la société aux femmes. À quoi ressemblerait une société centrée uniquement sur les femmes ? Cette question semble plus que jamais d'actualité. Pour toutes les filles qui, aujourd'hui, en grand nombre, se pressent aux portes des universités et écoles internationales pour étudier, entre autres, dans le département d’études féminines, une gynécocratie pourrait sembler le paradis. Or, les mythes féministes 108


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sur une soi-disant supériorité d'une société féminine ne tiennent pas la route. Le mythe principal des femmes seules pouvant gouverner la société est presque une lapalissade dans les salons à la mode dans l'enseignement supérieur. En réalité, tout dépend de la définition que vous donnez à la société et au succès. Les sociétés qui réussissent sont celles dont les progrès techniques et sociaux avancent constamment. La réussite d'une société dépend, bien sûr d'une multitude de facteurs intrinsèquement liés, mais aussi d'un approvisionnement en nourriture, en eau et d'une protection physique telle, notamment, les abris (structures), la défense (armée, police), soit, le minimum vital pour que la société puisse se maintenir. En regardant de plus près ces trois besoins essentiels que sont le manger, le boire et l’autoprotection, on comprend très vite que, pour une large part, ces besoins sont essentiellement apportés par les hommes. À l’heure actuelle, les féministes, comme d'ailleurs la plupart des femmes, adorent faire du lèche-vitrine. Les marchés fermiers organiques et autres magasins d'alimentation «verts » étant le nec plus ultra de la bourgeoise endimanchée à la féministe postsoixante-huitarde. Or, pour que ces aliments parviennent sur l’étale des commerçants, ils ont dû être cultivés à l'échelle de la masse critique par d'innombrables fermes. Utilisant d'immenses machines et des hectares de terres, les fermiers sont principalement des hommes. On peut bien entendu, utiliser son propre petit lopin de terre, mais la bourgeoise féministe n'y touchera pas. La société a besoin d'une grande diversité dans ces cultures et d'une dimension pharaonique dans son agriculture. Entre les fertilisants, les pesticides et les climats difficiles, les fermiers sont, dans la quasitotalité des cas, des hommes à la capacité d'endurance, de logique et à l'esprit technologique avancé. Les machines doivent impérativement être manipulées et contrôlées. Ce travail ingrat et sale par nature est essentiellement un travail masculin. Quoique vous fassiez, dans tous les domaines de la technologie, de la recherche avancée dans le domaine agricole, les femmes sont 109


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absentes. Après la récolte, les produits doivent être empaquetés mis en caisse, expédiés, transportés, et généralement pilotés -par camion ou par voie ferrée- essentiellement par des hommes. Ce sont essentiellement des hommes qui entretiennent les tracteurs, les locomotives et les voies ferrées. Le pétrole nécessaire à l'essence et au diesel est essentiellement dû, lui aussi, au travail de l'homme. Les pétroliers qui transportent l'or noir sont essentiellement construits, pilotés et réparés par des hommes. De la raffinerie jusqu'à la pompe à essence, la quasi-totalité de tous les instruments de distribution ou de transport est le travail de l'homme. Maintenant, les produits fermiers arrivent à l'usine où ils sont transformés, manipulés, concassés, pulvérisés uniquement par la main de l'homme. Ces produits sont ensuite utilisés pour nourrir le bétail ou finissent dans le hamburger du McDonalds local où votre fille va déjeuner. Ce processus interminable entre la récolte et l'aliment dans votre assiette est essentiellement le fruit du travail des hommes. Dans une société principalement féminine, pensez-vous réellement que les femmes feraient ces travaux ? Y aurait-il suffisamment de femmes, en Occident, désireuses, par leur seul travail, de nourrir la planète entière ? Même, les marchés organiques ne pourraient subvenir à une microscopique portion de l'humanité. Même ces marchés ont besoin de réfrigération et d'électricité générée par les hommes. Les hommes travaillant dans les mines, sur les plates-formes pétrolières, qui extraient l’uranium ou construisent des centrales électriques, des viaducs, des ponts, des barrages hydroélectriques et autres digues et turbines qui génèrent l'électricité sont les héros ignorés du progrès humain. La femme moderne en costume trois-pièces d'aujourd'hui, ne travaillant très souvent qu’à mi-temps, ne fera pas ce travail.

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Dans une gynécocratie, l'électricité serait absente et la population crierait famine. Le deuxième élément principal d'une société moderne est l’eau. L'eau constitue l'élément principal de la vie. Il est également clair qu’une société a besoin d'un système d'égouts, de filtration, de traitement des eaux et de maintenance. Ces travaux guère reluisants sont encore principalement des travaux masculins. Nous trouvons normal de trouver de l'eau propre à notre robinet, sans vraiment réfléchir à l'immense capacité intellectuelle de tous les hommes qui ont contribué à ce progrès indispensable à une société moderne. Essayez par hasard de visiter un pays du tiers-monde. Vous aurez ainsi une petite idée de ce à quoi ressemblerait une société dirigée uniquement par les femmes. Dysenterie, choléra, diarrhée et autres infections seraient, à n'en pas douter, le commun dénominateur d'une société féministe. La Mésopotamie ne connaissait ni les égouts ni l'évacuation des déchets dans les rues. La population nageait dans les ordures. Elle disparut. Où pensez-vous que les ordures vont ? Les travailleurs sanitaires, les égoutiers et le ramassage des ordures ont tous un point en commun. Ce sont les hommes qui font ces métiers. Peut-on imaginer cet accomplissement titanesque de la part des hommes pour amener l'eau dans des métropoles de plusieurs millions d'habitants ? Ou encore, d'une manière récurrente, se débarrasser des déchets d'une population sans cesse croissante ? Sans une eau et une alimentation saine, l'espérance de vie serait sérieusement mise à mal. Quelle merveille de vivre dans une société où les maladies déciment, comme certains pays africains, des peuples entiers ! Se protéger des climats et des prédateurs est, là encore, le signe d'une société en progrès. N’avez-vous jamais visité le site 111


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d'un bâtiment en construction où le marteau-piqueur frappe le pavé ou le Caterpilar tournoie au fond d'une fosse profonde ? Parfois, vous apercevrez certaines jeunes femmes (ou moins jeunes) faisant tournoyer leur panneau (ou drapeau) de régulation de la circulation, avec leur casque jaune sur la tête prétendant ainsi faire le même travail que l'homme avec la pelle ou la pioche (mais réclamant un salaire identique). Quelle arrogance, de la part de ces femmes, de prétendre qu'une société entièrement féminisée soit capable d'être à la hauteur des défis gigantesques d'une société moderne. Qui, pensez-vous, construira les murs, brique par brique, du nouveau centre de gymnastique, uniquement féminin, local ? Les fondations des réseaux d'adduction d'eau et d'électricité, le mélange du béton et sa pose, les charpentes et la toiture, la plomberie, notamment, sont des travaux qu’effectuent les hommes dans la quasi-totalité. Les femmes, pourtant majoritaires dans presque toutes les spécialisations scientifiques aujourd'hui, ne créent aucun programme pour ordinateur. Peut-être pensez-vous encore que c'est un monde d'hommes. En réalité, ça n'en a que l'apparence. Les hommes sont principalement les outils d'une société féminisée. Un monde sans hommes, avec seulement des secrétaires, des publicistes, des enseignantes, des caissières de supermarché, des infirmières, des avocates, des juges ou des directrices des ressources humaines, n'existerait pas, car il n’y aurait rien à vendre et rien à produire. Le chapitre premier de l'auteur antiféministe Esther Vilar, dans son livre l'Homme manipulé, résuma en quelques phrases l'incroyable avantage qu'ont les femmes sur le contrôle de la société. Un extrait : « La MG de couleur jaune dérape dangereusement sur la route et la conductrice parvient à s'arrêter. Elle sort du véhicule et découvre son pneu avant gauche à plat. Sans 112


PRIVILEGES attendre, elle se prépare à le changer : elle observe les voitures qui passent comme si elle attendait quelqu’un. Reconnaissant le standard international du signe d'une femme en détresse (la faible femme, victime de la technologie masculine), un break s'arrête sur le bas-côté. Le conducteur comprend tout de suite ce qui ne va pas et dit : ‘ne vous en faites pas, nous allons réparer ça en un rien de temps ! ‘ Pour prouver sa détermination, il lui demande un vérin. Il ne lui demande pas si elle est capable de changer la roue elle-même, car il sait, étant donné qu’elle a environ 30 ans, qu’elle est bien habillée et maquillée, qu'elle ne l'est pas. Comme elle ne trouve pas le vérin, il récupère le sien, avec d'autres outils. Cinq minutes plus tard, le travail est fait et le pneu crevé proprement mis à sa place. Ses mains sont couvertes de graisse. Elle lui offre un mouchoir pour s'essuyer, qu'il refuse poliment. Il a un vieux chiffon pour ces occasions dans sa boîte à outils. La femme le remercie vivement, s'excusant de son impuissance ‘typiquement féminine’. Elle aurait été là probablement jusqu'à la nuit, dit-elle, s'il ne s'était pas arrêté. Il ne répond pas et, une fois qu’elle s’est assise dans son véhicule, il referme galamment la portière pour elle. Par la vitre ouverte, il lui conseille de faire réparer au plus vite et elle s'empresse d'ajouter qu'elle le fera voir par son pompiste le soir même. Puis elle démarre. Pendant que l'homme ramasse ses outils et retourne à son véhicule, il pense qu'il faudrait qu'il nettoie ses mains. Ses chaussures - étant restées dans la boue durant tout l'incident — ne sont pas aussi propres qu'il faudrait (c’est un commerçant). De plus, il devra se dépêcher pour être à l’heure à son prochain rendez-vous. En tournant la clé du 113


LE VERNIS DE L’INNOCENCE contact, il pense, ‘Les femmes ! Toutes aussi stupides les unes que les autres’. Il se demande ce qu'elle aurait fait s'il n'avait pas été là. Il met son pied sur l'accélérateur et démarre rapidement, plus vite que d'habitude. Il a du temps à rattraper. Après un moment, il est satisfait de lui. D'une certaine façon, il est heureux. La plupart des hommes agiraient de la même façon — la plupart des femmes aussi. Sans réfléchir; simplement parce que les hommes sont des hommes et que les femmes sont très différentes d’eux. Une femme utilisera un homme aussi souvent que cela est nécessaire. Qu’aurait-elle pu faire de plus de sa voiture sur le bascôté ? On lui a toujours enseigné d'utiliser l'aide des hommes. Grâce à son savoir-faire, il fut capable de changer son pneu rapidement -et sans aucun coût pour elle-même. Il est vrai qu'il abîma ses vêtements, fit prendre un risque pour son travail et risqua sa vie en roulant trop rapidement pour récupérer le temps perdu. S'il avait découvert quelque chose qui n'allait pas avec son véhicule, il l’aurait probablement réparé aussi. C'est à ça que sert la connaissance de la mécanique. Pourquoi voudriez-vous qu'une femme veuille apprendre à changer un pneu de voiture quand le sexe opposé (la moitié de la population mondiale) est capable et désireux de le faire pour elle ? Les femmes laissent les hommes travailler pour elle, penser pour elle et assumer leurs responsabilités à elles; en fait, elles les exploitent. Puisque les hommes sont forts, intelligents et pleins d'imagination et que les femmes sont faibles, sans imagination et stupides, pourquoi n'est-ce pas les hommes qui exploitent les femmes ? Serait-ce que la force, l'intelligence et l’imagination ne sont pas des préalables à la puissance, mais de vagues exigences à un statut d'esclaves ? 114


PRIVILEGES Serait-ce que le monde n'est pas gouverné par des experts, mais par des êtres incapables, c'est-à-dire par les femmes ? Et si cela était, comment les femmes font-elles pour que les hommes, leurs victimes, ne se sentent pas floués et humiliés, mais plutôt « Maîtres de l'univers » ? Comment les femmes réussissent-elles à instiller chez les hommes ce sens de fierté et de supériorité qui les inspire à toujours plus d'accomplissements ? Pourquoi les femmes ne sont-elles jamais démasquées ? » Esther Vilar, une femme pourtant, semblait être convaincue que l'énorme machinerie féminine a persuadé l'autre moitié de la population de son statut de victime. Non seulement, les hommes sont contents de leur statut de« victimes », ils en sont demandeurs. Ainsi, les femmes, réclamant à cor et à cri, sans cesse, des avantages et des privilèges particuliers, réussissent peu à peu à créer les conditions dans lesquelles les hommes découvrent, à leur grande stupeur, avoir été trompés. En Allemagne, quelques hommes se sont rebellés contre la pensée unique. Certains, comme Joachim H. Burger, qui avait manipulé les médias en ayant écrit un ouvrage qui fit sensation en son temps : Mec t’es du tonnerre, vendu à 280 000 exemplaires et dont on ne trouve plus la trace aujourd'hui. Veritable best-seller où il prétendait que les femmes n'étaient bonnes qu’au lit, à condition de ne pas leur parler. Il prétendit enfin, plus tard, qu'il avait voulu s'amuser, et qu'il ne croyait pas un seul mot de ce qu'il avait écrit. En réalité, il fut mis dans le droit chemin très rapidement par une foule prête à tout, même au lynchage. Dans l’État des femmes, le roman-vérité de l'écrivain berlinois Hubert von Brunn, l'auteur prétend que les femmes 115


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occidentales jouissent de plus de droits et de privilèges qu'aucune autre femme dans l'histoire de l'humanité, mais qu'elles font semblant d'être opprimées. Brunn, étudiant féministe dans sa jeunesse, se rendit compte de ses erreurs lorsque, dit-il : « Je me suis aperçu qu’à l'université, et plus tard dans mon métier, qu'un mouvement d'émancipation de plus en plus agressif tirait prétexte du droit à l'égalité des sexes pour opprimer systématiquement et progressivement tout ce qu'il y avait de viril dans notre société. » Des groupes de femmes et d'étudiantes se faisaient la main dans des « séminaires pour femmes » qui combattaient des professeurs prétendument « sexistes » et traitaient de « cochons de machos » les hommes qui ne témoignaient pas d’une « nécessaire servilité. » On prête à Hubert von Brunn, l'axiome suivant : « dans toute société s'enfonçant dans la décadence, les femmes investissent les professions. On les a vu envahir l'enseignement, la justice et maintenant les médias. » Monica Lehmann, sa compagne, semble être tout à fait de son avis. Son ouvrage, étiquetté « virulent » par la presse, fut refusé par 14 éditeurs avant de trouver preneur. La chape de plomb de la pensée unique n'a pas de frontières. À nouveau le très populaire blogger – ZEK —, sur Internet, écrivit un excellent « post » sur la condition masculine. Je le cite : « La raison pour laquelle toutes les idées bien-pensantes sur “la parité” n'ont aucune chance de fonctionner, que ce soit à l'école, à l'université, dans le milieu du travail ou en politique, outre le fait que pour les féministes qui nous les imposent, elles ne s'appliquent jamais qu'à sens unique, est qu'il est difficile pour les hommes et les femmes de cohabiter dans le même milieu, parce que les hommes sont culturellement, et peut-être biologiquement, conditionnés pour céder aux femmes. Ce que résume le proverbe “ce que femme veut, Dieu le veut.” 116


PRIVILEGES Comme les femmes le savent, elles sont naturellement portées à obtenir des hommes, des faveurs et des passedroits par des moyens qui allient à divers degrés le chantage sentimental et la séduction. C'est pour cette raison qu'un milieu où la proportion de femmes dépasse un seuil critique doit soit pratiquer une certaine forme de discrimination envers les femmes pour ramener la proportion en-dessous du seuil critique, soit se féminiser très largement pour que les postes de responsabilités soient occupés par des femmes, seules capables de résister aux assauts de leurs consœurs. C'est pour cette raison également que les hommes ont toujours cherché à éviter la compagnie des femmes hors des milieux réservés aux rituels sexuels et du ménage, où de toute éternité la femme a imposé sa volonté à son mari. D'où l'inanité hypocrite du mouvement totalitaire sur le partage des tâches, qui ne peut que réduire l'homme au statut de larbin, puisque sa femme ne tolérera pas de lui confier de réelles responsabilités domestiques et regardera constamment par-dessus son épaule pour inspecter la qualité de son travail et lui donner des instructions. Les hommes se sont ainsi protégés des femmes, notamment en se retranchant dans des clubs masculins, en reléguant les femmes aux tâches subalternes dans les entreprises. Bien entendu, cette situation n'a perduré que parce que les femmes l’autorisaient, s'estimant satisfaites de régner sans partage sur la sphère domestique et d’avoir leur accès privilégié aux enfants et aux ressources matérielles, tandis que les hommes se battaient pour conquérir le statut et la réussite sociale, pour « in fine » alimenter le système de production des biens et services essentiellement destinés aux femmes.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE La théorie du seuil critique exposé ci-dessus est illustrée par la prédominance des femmes dans l'éducation, la justice et (de plus en plus) les médias. Dès lors que les femmes ont décidé de s'immiscer dans la vie des hommes, elles ont obtenu d’eux tout ce qu'elles voulaient. À cet égard, il n'y a rien de plus fascinant que le succès dévastateur du mouvement féministe. Des personnes dont l'intolérance n'avait d'égale que la médiocrité intellectuelle ont conquis des postes importants uniquement parce qu'elles l'exigeaient et parce qu'elles étaient des femmes. Un homme, à leur place, se serait vu rire au nez et confiné au sort peu enviable des proscrit lunatique, tels Faurrisson, le révérend Moon, Mohammed Latreche ou Louis Farrakhan. Mais des pouffiasses hystériques au QI d'oiseau et aux projets délirants et totalitaires n'ont rencontré devant elles que des agneaux émasculés qui se sont rendus sans même avoir combattu. Un exemple archétypal en est l'irrésistible ascension de Katharine MacKinnon. Cette personne est l'incarnationmême de l’establishment contemporain. Ses doctrines affectent la vie quotidienne de milliards d'hommes et de femmes qui doivent affronter les lois délirantes sur le harcèlement sexuel, sur le divorce ou sur le viol « au sens large ». ...Cette personne occupe donc un poste très influent. Dans une société saine, on s'attend à ce que de tels postes soit entre les mains de personnes qui ont démontré leur sagesse, leur compétence, leurs expériences, ainsi également qu'un sens aigu de la justice et de l'équité. Or, apprend-on de la bouche de madame McKinnon ? « Tout le sexe, même le sexe consensuel dans un couple marié, est un acte de violence contre la femme. »

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PRIVILEGES En d'autres termes, la doctrine juridique de madame McKinnon prône l'extinction pure et simple de l'espèce humaine. On passera pudiquement sur le concentré de sexisme et de haine de l’autre que représente cette simple phrase et on se demandera comment il est concevable que quelqu'un qui mérite au mieux notre compassion amusée et au pire la camisole de force, puisse dans une démocratie pluraliste et élitiste comme les Etats-Unis, enseigner dans les universités de la « Ivy League » (c'est-à-dire que des fils, ou plutôt des filles de famille payent 30 000 $ par an pour écouter des éructations comparables, en négatif, à celle de n'importe quel imam arriéré des collines afghanes) et être « le conseiller du prince » en matière de législation sexuelle. Il faut retourner à Lyssenko et Mme Ceausescu pour trouver des exemples équivalents d'imposture officielle aux conséquences léthales. Autres citations de la même personne : « dans une société patriarcale, toute relation hétérosexuelle équivaut à viol parce que les femmes, en tant que groupe, ne sont pas suffisamment fortes pour donner leur consentement réel ». Tant que les hommes n’apprendront pas à dire « non » à une femme, les MacKinnon proliféreront dans les tribunaux, les médias, les entreprises, les universités avec le cortège de lois scélérates et de persécutions que cela implique. » Les hommes sont victimes aussi de discriminations sexuelles au travail selon une étude britannique suggérant que les professions, autrefois regardées comme étant des bastions masculins, sont désormais biaisées en faveur des femmes. Les mâles demandeurs d’emploi souffrent quatre fois plus souvent d’un traitement différentiel lorsqu’ils envoient leur demande en comptabilité et en programmation. Des chercheurs ont soumis des centaines de paires de CV aux employeurs, offrant des qualifications et expériences identiques, mais en alternant des noms masculins et féminins. Le professeur Peter Riach, auteur du rapport d’étude avec sa collègue 119


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Judith Rich semblait étonné de leur découverte. L’étude démontre que les employeurs sont majoritairement enclins à préférer engager des femmes, même dans les travaux dits masculins. L’étude ne dit pas si c’est le résultat de cinquante années d’un lavage de cerveau orchestré ou si ce sont les femmes qui excellent en mathématiques et en informatique, pourtant inventées par les hommes. Privilèges par-ci, privilèges par-là, la pensée unique enserre désormais la raison. Par principe, les jeux vidéo sont représentatifs de cette pensée unique. Le dernier opus du jeu pour adulte Metal Gear Solid 4 sur la console de jeux de Sony en rajoute dans la démesure. Les héroïnes sont désormais majoritaires. Les femmes sont partout, savent tout, font tout et sont d’une force inimaginable. Étrangement, pendant mon service militaire, je devais, avec mes camarades, porter les sacs à dos des quelques demoiselles incorporées dans nos rangs ; pendant les marches d’initiation et d’entraînement qui avait lieu lorsque nous faisions nos « classes » et qui duraient plusieurs jours dans la garrigue près de Nîmes. Les filles rentraient en camion et les gars à pied. Sentiments d’injustice et ressentiments ont durablement pénétré l’inconscient des engagés de l’armée de l’air. Déjà en 1971, les traitements préférentiels pour les PMFAA (personnel militaire féminin de l’armée de l’air) étaient la norme.

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LES PERES Paru dans : la Douleur des pères - Un enfant a droit à ses deux parents, de Bernard Filiare. Aux éditions STOCK 1998, page 65 : « La détérioration du tissu social et familial dans les quartiers difficiles avec toutes les conséquences qui en résultent : délinquance, incivilités. Il faudrait commencer par rendre aux pères toute la place dans des situations dont ils ont eu trop tendance à être écartés, voire exclus par les professionnels de l’éducation, de l’enseignement, du social, de la police et de la justice. Ne sont-ils pas d’autant plus démissionnaires qu’ils ont été disqualifiés?» Un juge peut trancher un cas de divorce le matin et accorder la garde des enfants à la mère. Il peut trancher une cause criminelle l'après-midi et condamner un homme à la prison pour vol dans un magasin d’alcools. Il est probable que, trois fois sur quatre, le 121


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criminel qu'il condamne à la prison a grandi dans une famille dirigée par une femme ; exactement le type de famille qu’il a créée le matin même alors qu’il tranchait un cas de divorce. Mais il ne voit aucun lien entre ces deux cas. Ce juge ne fait que ce qu’il a toujours fait et ce que font la plupart des autres juges. Il voit bien que le lien biologique qui existe entre la mère et sa progéniture est plus étroit que celui qui existe entre le père et ses enfants. Il croit donc que la mère est la gardienne normale des enfants. Dans un sens, il a raison. Le patriarcat est tout aussi artificiel que la civilisation. La civilisation est une structure fragile qui n’a que 5 000 ans. La civilisation est superposée à une base solide : une unité reproductrice menée par la mère, vieille de 200 milions d’années et caractérisée par le bétail. Le bétail profite des bienfaits de la nature. Le juge Nolan, ainsi que Margaret Mead, croit que le rôle de la femelle est un fait biologique et que la paternité est une invention sociale, créée par l’homme, artificielle et fragile. Lorsque les soutiens sociaux que requiert la paternité sont retirés, la société retourne au matriarcat; le modèle du bétail et celui du ghetto. Puisque les autres juges pensent comme le juge Noland et parce qu'ils créent presque toujours des familles dirigées par la femme lorsqu’ils décident des causes de divorce, la société, dans son ensemble, comme le disait le sénateur Moynihan, adopte le modèle du ghetto. Gérard Pierre Levesque, écrivit ceci en juin 2006 : « Les politiques socialistes et féministes ont détruit la famille noire américaine. En 1950, il n’y avait que 17 % de naissances « hors mariage » chez les Noirs américains. Lorsque le Sénateur Moynihan sonna l’alarme, dans son livre The Negro Family: The Case for National Action, en 1965, 26 % des enfants noirs avaient des mères monoparentales. En 1970, le nombre d’enfants noirs élevés sans père monta à 39 %. De nos jours, près de 70 % (80 % à Harlem) des enfants noirs sont nés de mères 122


LES PERES monoparentales ou vivent sans père, expulsé de la vie de ses enfants par la mère, assistée sociale, empoisonnée par le féminisme. Ces femmes se croient libres de l’oppression patriarcale ; en réalité, elles parasitent les richesses générées par les mâles patriarcaux, surtout blancs, des familles stables. » Censure et propagande mêlées aboutissent souvent à une ignorance teintée d'aveuglement volontaire. Dans une émission radiophonique en France sur RMC, « les grandes gueules », Michel Godet, professeur au conservatoire national des arts et métiers (titulaire de la chaire de prospective industrielle) prétendit que les femmes font plus de travail à la maison que les hommes qui préfèrent regarder les matchs de football à la télévision. Pourtant écrivain et économiste de talent, il ne fait pas exception lorsqu'il s'agit, pour un homme, de se faire manipuler. Alors que les maux de la société, peuvent être facilement identifiables pour cause d’abandon de la responsabilité, de la discipline et de l'autorité incarnée par le père, Michel Godet pense qu'il s'agit de rétablir l'autorité de la famille, alors que cette famille est désintégrée par la volonté, unique et entière, des féministes en premier lieu et des femmes modernes en général. L'excellent dernier ouvrage de M. Godet : le Courage du bon sens : pour construire l'avenir autrement semblait partir d'un bon sentiment lorsque Godet parle, selon son éditeur : « sans concession à la langue de bois »; pourtant, les causes de la décrépitude de la responsabilité individuelle de nos nations modernes ne sont évoquées qu'à la limite du politiquement correct. Il est vrai que, comme beaucoup d'autres hommes, il pense qu'il y a plusieurs avenues aux causes du mal français. Co-auteur, avec Évelyne Sullerot, professeur et ancienne fondatrice du mouvement français pour le planning familial, du livre intitulé la Famille, une affaire publique, M. Godet semble ne pas avoir compris l'implication de la pensée féminine dans tous les tiroirs de la société. 123


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Qui est madame Sullerot ? Professeur (19471949), fondatrice (1955) et secrétaire générale (1955-58), puis présidente d’honneur du Mouvement français pour le planning familial, elle écrit plusieurs ouvrages dont : la Presse féminine (1963) , la Vie des femmes (1964) , Demain les femmes (1965), Histoire de la presse féminine des origines à 1848 (1966), Histoire et sociologie du travail féminin (1968), le Droit de regard, la femme dans le monde moderne (1970), l’Emploi des femmes et ses problèmes dans les pays de la CEE (rapport, 1972), Les Françaises au travail (1973), les Crèches et les équipements d’accueil pour la petite enfance (en coll., 1974), Histoire et mythologie de l’amour (1976), le Fait féminin (1978), le Statut matrimonial et ses conséquences juridiques, fiscales et sociales (1984), Pour le meilleur et sans le pire (1984), Quels pères ? Quels fils ? (1992), Le Grand remue-ménage, la crise de la famille (1997, reéd. 2000). On le voit, madame Sullerot semble impliquée à vouloir expliquer le fait feminin à la société. Certes, elle va souvent à contre-courant des idées extrêmes d’une Andrea Dworkin ou d’une Simone de Beauvoir, deux féministes radicales appelées aussi “féminazies” par le journaliste Bill O’Reilly, ‘anchor’ de premier plan à la chaîne de télévision FOX aux États-Unis, mais elle semble avoir une vision reductrice sur ce que vivent les hommes. Levesque continue sur sa croisade antiféministe et poursuit : « En 1987, le sénateur Moynihan écrivait : Une communauté qui permet à un grand nombre de jeunes hommes de grandir dans des foyers brisés, dominés par des femmes, n'acquérant aucun rapport stable avec l'autorité masculine, n'acquérant jamais d’attentes rationnelles concernant le futur - une telle communauté demande et obtient le chaos. Et c’est ce que nous avons obtenu – le chaos. » Moynihan avait également prédit que « la dissolution de la famille inévitablement, prévisible... mènera à la croissance d'un grand nombre de mâles prédateurs. 124


LES PERES Nous l'avons vu venir. Cela est arrivé. » La famille noire a été détruite par les politiques « progressistes » et féministes. Vivre dans une famille sans père veut non seulement dire vivre dans la pauvreté et souvent dépendre de l’assistance sociale, mais vivre dans un désordre familial, psychologique, social et économique permanent. Lisons Daniel Amneus ( NDLR : Auteur du célébrissime essai The Garbage Generation (La Generation poubelle) : « Les foyers dirigés par les femmes sont une minorité (24 %) des foyers ; mais ils produisent plus de soixante-dix pour cent (70 %) de la classe criminelle. Selon une étude effectuée par le bureau de statistiques de la justice (USA), 72 % des délinquants juvéniles incarcérés ont grandi dans des foyers brisés, la plupart du temps dirigés par une femme (père expulsé). De tels foyers à parent unique ne constituent pourtant que 24% de tous les foyers. Le rapport statistique entre délinquance et foyers dirigés par le père et ceux dirigés par la mère démontre qu’il faut 815 foyers intacts pour produire autant de délinquance que 100 foyers brisés, la plupart du temps dirigés par une femme. » Selon Getting Men Involved: the Newsletter of the Bay Area Male Involvement Network, 63 % des jeunes qui se suicident proviennent de foyers orphelins (de leur père) ; 90 % de tous les enfants sans-abri ou en fugue (de leur foyer) viennent de foyers orphelins (de leur père) ; 85 % de tous les enfants qui exhibent des désordres de comportement viennent de foyers orphelins (de leur père) ; 80 % de tous les violeurs, qui sont motivés par de la colère déplacée, 125


LE VERNIS DE L’INNOCENCE viennent de foyers orphelins (de leur père) ; 71 % de tous les enfants expulsés du secondaire viennent de foyers orphelins (de leur père) ; 75 % de tous les adolescents admis à des centres de traitement pour abus de substances chimiques viennent de foyers orphelins (de leur père) ; 70 % des jeunes qui sont dans les institutions de l’état viennent de foyers orphelins (de leur père) ; et 85 % de tous les jeunes en prison ont grandi dans des foyers orphelins (de leur père).” Lorsque mauvaise foi et parti pris remplacent toute argumentation logique et de bons sens, alors le totalitarisme intellectuel se drape dans sa bonne conscience misandre et nous interdit d'apporter toute affirmation dérangeant l'ordre établi. Rationalité et logique sont à l’origine du progrès humain. Ils sont aussi caractéristiques du comportement masculin. Sans eux, point de civilisation. Aujourd'hui, les femmes modernes sont, pour une large part, comme les hamburgers : appétissantes et jolies à regarder, mais d'un goût douteux et dangereux pour la santé. Bien entendu, une large majorité d'entre elles n'ont aucun doute sur la qualité et sur la supériorité de leur sexe. Adroites à manipuler l'opinion, leur attitude de victimes permanentes leur permet, comme un écran de fumée, de faire oublier la lente dégradation de la qualité de la vie en société et l’inexorable descente aux enfers des liens du mariage. Il y a quelques générations de cela, au début du vingtième siècle encore, les pères éduquaient leurs garçons en les faisant travailler principalement à leurs côtés à la ferme ou dans l’atelier. Ce n’est que depuis l’industrialisation récente de la société que, à l’échelle de l’histoire, la vaste majorité des pères ont été séparés de leurs enfants. Vouloir prétendre que les enfants sont naturellement mieux adaptés à l’influence de leur mère, comme le soutiennent les

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féministes et les godillots que sont les juges aux affaires familiales, demande une bonne dose de bassesse intellectuelle. Les pères, de nos jours, sont exténués à devoir prouver, à chaque instant, leur qualité d'hommes respectueux et responsables. Ils doivent démontrer qu'ils ont toutes les qualités d'homme à la virilité qui ne se questionne pas, ainsi qu’au dévouement envers leur épouse et compagne et enfin leurs enfants. Rien ne leur sera épargné si, par mégarde, ils s’écartent du droit chemin, celui tracé pour eux par, dans l’ordre, leur mère, leur conjointe et l’État. S’ils dérogent à la rectitude politique, leurs punitions seront exemplaires. Un simple mot pris hors contexte sera automatiquement considéré comme abus et l’homme sera poursuivi devant les tribunaux avec toute la sévérité qu’il se doit. À la clé, un jugement de divorce bâclé et partisan. Ceux qui se refusent à courber l’échine sont, souvent, sur le fil du rasoir et prient, s’ils le peuvent, que leur conjointe soit suffisamment mûre pour ne pas utiliser les lois scélérates, mises en vigueur par quarante années de militantisme et d’obscurantisme féminins. Une petite majorité de femmes sont, heureusement, trop intelligentes pour admettre que leur conjoint est en situation d’infériorité devant la loi. Mais, si « rien ne va plus » dans le couple, alors l’attitude biaisée de la société n’aura que faire des droits du mari. Peu importe qui aura tort ou raison, le mari sera condamné. La presse nationale s’apitoie, à longueur de pages ou de journaux télévisés, sur les exactions commises au Darfour ou dans d’autres contrées éloignées, mais semble volontairement fermer les yeux devant la lente agonie des hommes divorcés, finissant clochards par millions sur les trottoirs de nos magnifiques capitales occidentales. S’apitoyant le plus souvent sur les mères monoparentales ayant des difficultés financières ou encore sur les minorités visibles ou ethniques, les médias ne relatent que très peu l’incroyable holocauste masculin se déroulant pourtant sous leurs yeux. 127


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Faites un test. Sortez de chez vous pour compter le nombre de mendiants selon leur sexe et leur couleur de peau. L’homme à abattre est bien l’homme occidental, le parvenu, le salaud naturel, celui qu’il faut éliminer coûte que coûte et qu’il faut surtout empêcher de parler. Pour culpabiliser les hommes, rien n’est trop fort, aucun argument n’est trop sulfureux pour démontrer, statistiques à l’appui, que c’est un monde d’hommes et que donc, ils n’ont rien à réclamer… Ils devront se taire. Que 99,9 % de la population masculine ne soient, en réalité, que de simples ouvriers ou employés n’aura aucune influence sur l’idée qu’ils n’ont pas à attendre de la société une quelconque entraide, car ils sont supposés avoir tout. Qu’il y ait plus d’hommes au chômage que de femmes, qu’ils se suicident à un taux de quatre à cinq fois supérieur à celui des femmes, ne changera pas l’opinion qu’ont les manipulateurs pour démontrer que les hommes, en tant que groupe, n’ont aucun besoin et qu’il faut, avant tout, aider les minorités, les handicapé(e)s, les homosexuels (les), les enfants, les animaux, la nature, les petits oiseaux notamment, et ... les femmes. Les hommes qui oseraient s'insurger contre la censure gynocentrique sont aussitôt étiquetés de ringard. Les modèles économiques de marketing des entreprises occidentales sont bien rôdés. Elles ne font pas payer les femmes au détriment des hommes. Des entreprises de rencontre par téléphone ou sur Internet sont presque toujours calquées sur le modèle identique. Sachant qu'il est beaucoup plus facile pour une femme de rencontrer un homme, les entreprises rivalisent d'ingéniosité pour les attirer en leur offrant souvent la gratuité. Des entrées dans les boîtes de nuit aux inscriptions dans les agences de mariage, la panoplie des avantages féminins semble sans limites. Les hommes, qui n’ont pas ces privilèges, sont, comme toujours, les payeurs. Cette société misandre, fabriquée de toutes pièces par une propagande totalement infondée et haineuse envers les hommes, crée un climat de tension et de peur permanente. Tous les hommes sont violents; donc tous les hommes sont mauvais. 128


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Fréquemment, mon fils m'apporte des dépliants provenant de son école, issus de la Police montée royale canadienne : « Mercredi 30 mai 2007, à approximativement 3 h 40 de l’après-midi, proche de l'école élémentaire « Eagle Ridge », plusieurs jeunes femmes qui marchaient ensemble furent suivies par un fourgon blanc qui a été observé à proximité. En conduisant lentement, le conducteur regarda avec insistance les jeunes filles. Aucun contact verbal ne fut échangé. Un résidant qui arrivait chez lui interrompit la surveillance que semblait faire le fourgon. Celui-ci fit demitour vers Facon Drive. Information sur le suspect : un fourgon blanc, âgé, très sale. Un homme caucasien, âgé entre 40 et 50 ans, cheveux blonds courts, bien rasés, portant sur lui un T-shirt de couleur blanche sale. Avertir la police locale s'il reconnaissait cet individu. » Aucun crime ne fut commis. Aucune violence de la part de l'individu. Aucun geste ou parole déplacés, pourtant il est désormais recherché dans toute la région par la police. On ne sait rien de lui; peut-être connaissait-il une des jeunes filles? Aujourd'hui, regarder une jeune femme dans les yeux est devenu dangereux pour un homme. Un simple contact verbal ou physique peut emmener un mâle en prison. Très souvent, aucune preuve n'est nécessaire. Une simple appréciation, un sentiment, une approximation suffisent, au Canada par exemple, pour condamner un homme. En 1999, j’emmenai mon fils dans un petit parc d'attractions pour enfants. Là, au milieu de toutes les mères qui bavardaient, je restai impassible à regarder mon fils jouer avec d'autres enfants de son âge. Cinq minutes suffirent pour qu'une voiture de police ait été appelée pour connaître mon identité. Une des mères présentes, par téléphone portable, a eu l'idée saugrenue de les appeler pour s'assurer que je n'étais pas un pédophile ou un criminel désireux de jouer avec un enfant. 129


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On le voit, l'attitude sociétale envers les hommes est devenue totalitaire. Plus aucun espace de liberté ne leur est permis. Beaucoup d'hommes savent aujourd'hui prendre des gants quant il s’agit de la petite enfance ou lorsqu'ils sont entourés de femmes. Les hommes n'élèvent plus la voix dans le cercle familial, de peur de paraître autoritaire. En groupe, avec d'autres femmes, les Canadiens très souvent baissent les yeux ou font mine de regarder ailleurs. Un désaccord dans une conversation pourrait très vite dégénérer alors, les hommes ont appris à céder dès que l'argumentation devient fébrile. Pour un étranger, cela démontre une prédisposition qu'ont les Canadiens à la politesse. Or, il n'en est rien. Les hommes ont peur tout simplement. Un mot, une phrase mal comprise et l'individu peut se retrouver à l'ombre pour un moment. Je n’exagère aucunement dans ce que j’écris. Chacun peut s'en rendre compte s'il a le désir d'avoir les yeux ouverts. Nous sommes tous collectivement responsables, car, après les manipulations, nous continuons de faire des différences selon le sexe des individus, selon leur culture ou selon la couleur de leur peau. Sans même nous en rendre compte, nous influençons ainsi l’ensemble de la société et nous perpétuons les mêmes attitudes et clichés. Il est inadmissible pour certains, que les pères puissent prétendre à une quelconque autorité sur leur progéniture. Ceux qui désirent garder le contact avec leurs enfants doivent montrer « patte blanche ». Malgré cela, une pression énorme de la société pour empêcher les pères d'avoir le droit de voir leurs enfants au moins autant que les mères se fait jour. En France, Jacqueline Phélip, une ancienne sage-femme aujourd'hui retraitée et mariée à un médecin hospitalier avec quatre enfants, par ailleurs tous médecins eux aussi, est très active dans le milieu associatif pour combattre la garde partagée. En 2002, alors qu'une de ses filles qui n'avait pu avoir la garde principale lors de son 130


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divorce et qui avait été contrainte à la garde partagée par un juge, madame Phélip décida de créer l'association « l'enfant d'abord ». Cette année-là est une année charnière en France puisque, essentiellement, elle autorisait la garde partagée. Mme Phélip est avant tout une admiratrice de Maurice Berger. Un sentiment trouble me fait penser que madame Phélip, comme ce bon docteur Berger, est résolument du côté des mères et semble faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher les pères d'avoir un juste accès à leurs enfants. Or, malgré ses dénégations sur ses nombreux blogs polluant Internet, Mme Phélip ne semble pas s'inquiéter outre mesure de la grande disparité en justice familiale entre les hommes et les femmes de ce pays. Le lundi 9 octobre 2007, sur Radio France International, débat SOS PAPA et l'Enfant d'abord. La présidente de l'Enfant d’abord, madame Phélip, toujours égale à elle même, y a été de son couplet de haine antihomme et antipère : « Les pères sont parfois des violeurs ou des violents Il faut dépénaliser les non-représentations d'enfant car si une mère fait une non-représentation, c’est uniquement pour protéger l'enfant. Les violences sont TOUJOURS masculines. La "figure d'attachement" est TOUJOURS vers la mère, pas le père parce que seules les mères s'ocuppent de l'enfant. » Comme les femmes sont quasiment les seules à s'occuper des enfants, même si un père le fait aussi, et comme le juge n'a pas les moyens de le vérifier, il trouve préférable de laisser l'enfant à la seule mère : au moins là, on est sûr de ne pas faire d'erreur. Madame Phélip utilise principalement les forums pour distiller son venin anti-masculin. Par exemple, sur le forum du site Web : www.auféminin.com, une partie importante des « posts » sont 131


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publiés par elle. En utilisant de nombreux pseudonymes, elle inonde méthodiquement, comme sur le site Internet l'Enfant d'abord tous les forums pour y faire la publicité de son bon docteur. La philosophie de madame Jacqueline Phélip est très claire: il faut que le juge aux affaires familiales (JAF) juge uniquement en fonction du sexe du parent : « parce que c'est plus simple pour le juge. Il ne risque pas de se tromper. » Or, que dire de cette récente étude publié par Edward Kruk, professeur associé et expert sur la garde des enfants à l’université de la Colombie britannique et, désormais, entre les mains du ministre de la Justice du Canada. « Beaucoup trop d’enfants sont volés de l’amour de l’un des deux parents par un système judiciaire déconnecté de leurs réels besoins et les traitent souvent comme étant des propriétés pouvant êtres gagnées ou perdues. Le système est mis au point pour polariser les parents, pour faire d’eux des ennemis, pour exacerber les conflits plutôt que de les réduire et pour déterminer le parent principal. Les juges aux affaires familiales manquent de jugement et font du tort aux enfants en octroyant la garde à un seul parent, généralement la mère, dans des divorces acerbes. » Parlant de honte nationale du système canadien, Kruk professe un partage sans équivoque entre les parents du temps de garde des enfants et citent des centaines d’études et de rapports démontrant le bienfait d’un partage équitable. Parions que cette étude ne sera jamais posée sur la table de chevet de Madame Phélip. (http://www.thestar.com/article/612728) Un autre personnage très activement engagé à empêcher la « résidence alternée » est madame Hélène Palma, un professeur d'anglais, enseignant à l'Université de Grenoble. Cette féministe réussit dans sa vie privée à séparer ses filles de leur père. Participante fréquente des associations antimasculine (violence des 132


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hommes etc.), elle fut active au Canada au côté d'hommes et de femmes représentant l'antipatriarcat tels : Martin Dufresne, JeanClaude Saint-Amand ou encore Pierrette Bouchard. Elle traduisit notamment de nombreux textes féministes américains ou canadiens. Claire Brisset, une autre féministe notoire, nommée par Jacques Chirac comme défenseur des enfants, est aussi ouvertement contre la résidence alternée. Tous ces gens sont, interconnectés par des idées identiques : abolir la loi de 2002 sur la résidence alternée permettant un accès égal des pères à leur progéniture. Toutes ces dévotes du bon docteur Maurice Berger promeuvent essentiellement un ouvrage, le Livre noir de la garde alternée de Jacqueline Phélip, publié chez Dunod. L'usage français des mots « garde alternée » n'a d’ailleurs pas de sens, car il s'agit en fait de la « résidence alternée » selon la loi du 4 mars 2002, d'après laquelle est donnée au juge aux affaires familiales la capacité d'imposer la résidence en alternance dans l'intérêt de l'enfant. Or, aucune recherche scientifique sérieuse n'admet qu'il existe des problèmes associés, chez l'enfant, dans le partage de son temps de vie alternativement avec chaque parent. L'ouvrage de Phélip fait mention de problèmes émotionnels concourant à une instabilité et des conséquences graves dans la construction de la personnalité de l'enfant. Son livre cherche à défier les consciences pour créer une réaction politique et modifier ainsi le texte de la loi. Pendant la Mission parlementaire sur la famille qui eut lieu en 2005 et 2006, on interviewa devant les parlementaires toute sorte de personnalité dont des scientifiques, des avocats et des juges, des associations de tous genres tels que des associations de pères ou d’homosexuels et cela a eu comme effet de rigidifier le statu quo qui régit les lois sur la famille. Un an de travaux et cent trente personnes entendues avec pour conclusion bien peu de 133


LE VERNIS DE L’INNOCENCE

progrès. Les gays et lesbiennes, ainsi que l’association Les bien nées (http://www.association-lesbiennees.org), étaient mécontents. Valérie Pécresse, le rapporteur de la commission, était pourtant satisfaite avec l’amélioration du PACS (Le Pacte civil de solidarité) et la délégation de « responsabilités » parentales à un tiers, sous seing privé ou devant notaire, qui constitue un aménagement de la loi de mars 2002. M. Alain Cazenave, président de SOS Papa, a souligné l'importance de préserver la coparentalité au-delà de la séparation. Lorsque vint le tour de Maurice Berger d'expliquer pourquoi il ne pouvait exporter son travail en dehors de sa sphère d'influence, les explications furent décevantes. Bien entendu, madame Phélip essaya d'expliquer pourquoi elle était opposée à « la résidence alternée » en présentant des témoignages sans réels fondements et en refusant de condamner les mères qui ne respectaient pas les jugements de garde d'enfants. La conclusion de la mission parlementaire fut limpide et à l'opposé de ce que cherchaient à imposer monsieur Berger et madame Phélip. Vexée de ne pas avoir été entendue devant les députés, elle voulut réécrire la réalité. Le 1er février, sous le probable pseudonyme « nouvelle45 » dans le forum « auféminin » (http://forum.aufémnin.com/forum/), elle écrit : « En effet, je ne suis pas concernée ! Mais cela ne m'empêche nullement de ne pas prendre avec légèreté ces problèmes au nom d'une idéologie du moment, sachant par ailleurs que d'autres États qui ont fait le même chemin, reviennent en arrière pour en voir les dégâts sur tant d'enfants. Et après avoir lu des témoignages de personnes, adultes aujourd'hui, qui en gardent un souvenir cauchemardesque, après avoir vu ces petits gosses canadiens, tristes à pleurer affirmer qu'ils n'imposeront jamais ça à leurs propres enfants, après avoir lu tous ces témoignages plus poignants 134


LES PERES les uns que les autres, dans le livre noir de la garde alternée, j'en tire au moins quelques leçons ! » Fabrice Devaux (Aix-en-Provence, France) écrivit sur son remarquable site (http://dataroc.free.fr/) : « La loi du 4 mars 2002 devrait inciter les juges à imposer la garde alternée comme mode de garde par défaut, puisque l'enfant a le droit de voir autant son père que sa mère. Pourtant, il n'en est rien et certains juges produisent des générations d’enfants malheureux, privés de leur père, mal construits. Une fois adultes, ils devront avoir recours à des années de psychanalyse pour espérer trouver une voie au bonheur... » Comme l’écrit Jean-Louis Touchot dans l’excellent site internet : http://www.p-a-p-a.org/, le déni de la réalité devient l’objet d’une manipulation poussant les politiciens à restreindre toujours l’accès des enfants à leurs pères : « Ce livre « noir » selon leurs auteurs qui se présentent comme des scientifiques, serait « une nouvelle politique de la vérité » sur l’enfance, dont le docteur Berger serait le grand détenteur. Contrairement à ce que Mme Jacqueline PHÉLIP affirme dans son interview au Figaro, face aux parents d’accord pour mettre en place une résidence alternée..., L’ ambition affichée par son association « l'enfant d'abord » et le docteur Berger, n’est pas d’accepter leur choix, de respecter leur décision de parents qui savent mieux que les autres ce qui est bon pour leur enfant, mais de changer leur « conscience », ce qu’ils ont dans la « tête» ; convaincre le « politique » que ce sont des inconscients , des parents défaillants. La loi du 4 Mars 2002 permettant cette « inconscience » ’ils 135


LE VERNIS DE L’INNOCENCE l’a considèrent comme néfaste au nom « de la protection d’enfant en danger » et ils revendiquent des dispositions législatives « encadrant » la pratique de la résidence alternée pour les moins de six ans, ce qui équivaut dans la pratique, à l’interdire ; les juges actants du système mis en place, au motif du risque de déstabilisation de l’enfant refuseront ensuite sa mise en place. Le « scientifisme » associé au « juridisme » c’est la recette de cet ouvrage pour convaincre ! Un ordre moral dicté par « ceux qui savent », « les bons parents » ; comme aux siècles précédent, le médecin et la sage femme, le "corps médical" seuls détenteurs du « savoir » concernant la petite enfance viennent dire aux non initiés simples parents que nous sommes, ce qui on bien pour l’enfant. A la diabolisation de la pratique de la résidence alternée (toutefois ils ne vont pas jusqu’à dire qu’elle rend sourds les enfants) on oppose le récit biblique du « jugement de Salomon » et des « études » anglo saxonnes du siècle dernier, choisies en fonction de la thèse que l’on soutien. La loi du 4 Mars 2002, devient pour eux une véritable paranoïa, elle serait une loi « pour les adultes, « elle provoquerait des pathologies chez les jeunes enfants (du nourrisson à six ans, voir neuf ans, puis voir jusqu’à l’adolescence), elle ne tiendrait pas compte de « l’intérêt supérieur de l’enfant » dont eux seuls ont la définition. Comme le dit Jean Lecamus Professeur émérite de psychologie sociale à l’université de Toulouse-Le Mirail qui dans une interview de "LA CROIX" du 14 Février 2006 : « Alors, de grâce, arrêtons d’avancer des arguments obsolètes et d’effaroucher inutilement les parents » Selon Mme Jacqueline PHÉLIP : « Or il arrive de plus en 136


LES PERES plus souvent que les juges français l'imposent alors même que les parents ne sont pas d'accord. Au départ, c'était une possibilité instaurée par la loi de mars 2002. C'est ensuite devenu une incitation et c'est maintenant presque une obligation" Bien entendu cette affirmation n’est corroborée par aucun chiffre vérifiant la véracité de la pratique des juges français, dont on sait lorsqu’on est sur le terrain, au contact de parents qui se séparent quelle est tout autre. Au-delà des grandes déclarations qu’en est-il dans la pratique ? Dans Études et Statistiques Justice 23 février 2004 (Ministère de la justice on apprend qu’une demande de résidence en alternance est formée dans une procédure sur dix. Selon la chancellerie, les trois quarts de ceux qui bénéficient d’une garde alternée sont âgés de moins de 10 ans, la moitié de moins de 5 ans et demi, à ma connaissance seules quelques décisions très exceptionnelles motivées par une situation propre au contexte familial, fixent une alternance pour des nourrissons ou jeunes enfants à partir de l'âge de 14 mois, il n’y en a quasiment pas. Comme l’indique Mme Anaïs Gabriel et Claire Strugala Magistrat à la cour d’appel de Aix en matière d’âge les juges n’ont pas de religion toute faite : ils prennent leur décision au cas par cas. "Si des facteurs favorables à la résidence alternée sont présents (maturité et équilibre de l’enfant, communication des parents, conditions matérielles satisfaisantes), l’âge ne constitue pas un motif de rejet. . Si une fragilité est perceptible chez l’enfant, le plus souvent à la suite d’un fort conflit parental, si l’éloignement des 137


LE VERNIS DE L’INNOCENCE domiciles entraîne des déplacements trop fatigants, les juges préféreront la refuser." Elle constate dans sa pratique que sur la question de l’âge, avocats et magistrats se disent souvent partagés. "J’ai accepté, un jour, une résidence alternée pour un bébé de quelques mois, explique Brigitte Schwoerer. Les parents avaient conservé la même nounou, habitaient à deux pas, étaient très impliqués dans la vie de leur enfant et cela marchait plutôt bien. Mais pour un bébé, si l’un des parents s’y oppose, je refuse systématiquement la résidence alternée. » La résidence alternée automatique, généralisée surtout pour les enfants de bas âge, c'est dans les rêves de certains pédopsychiatres ou psychologues qui comme Freud l’a démontré ont un inconscient, qu'ils ne maîtrisent pas mieux que les « non initiés » Dans l’immense majorité des cas (80,7%), les demandes de résidence en alternance sont formées conjointement par les deux parents. Lorsqu’il y a désaccord des parents,(une demande sur cinq), la résidence en alternance est retenue dans un quart des cas (Ministère de la justice direction de l’administration générale et de l’équipement, Sous-direction de la Statistique, des Études et de la Documentation) Lorsqu’on sait que les JAF(s) n’accordent que 25% des demandes d’alternance en cas de désaccord des parents, que cette décision est toujours provisoire , qu’une décision sur deux va en appel, que souvent en cas de désaccord sur les 25% , les tribunaux d’appel infirment la décision du juge du fond, la déclaration de Mme Jacqueline Phélip : «et c'est maintenant presque une obligation » est sans fondement dans la pratique. 138


LES PERES

Dans une analyse faite à la Cour d’appel de Aix sur l’ensemble des décisions rendues en matière de résidence alternée par les juges d’appel aixois, sur une période de 17 mois, s’étalant du mois de septembre 2003 au mois de janvier 2005, on constate que la Cour d’appel ne l’a admise que dans 34 % des cas Sur les 15% de de demandes de résidence alternée au juge du fond, si on se réfère au chiffre du ministère de la justice, 7,5% sont conflictuelles, 25% sont acceptées ce qui ramène à 1,9% "l'obligation" imposée par les juges du fond. Un dossier sur 2 va en appel, soit 0,95% si on prend le résultat de l'étude de la cour d'appel de Aix 34% d'acceptation, taux moins élevé dans les données déclaratives des adhérents à des associations de défense de la paternité,on arrive donc à une évaluation de (0,95+O,34)soit 1,30 % de décisions définitives imposées par les juges. En cas de désaccord des parents, il est doctrinaire sans justifier ses affirmations par des chiffres émanant de source neutre ( chancellerie, tgi, cour d’appel) d’affirmer que les juges en font « presque une obligation » alors qu’au contraire dans la pratique les juges sont un filtre et que très peu de résidence alternée sont mises en place. L'enquête auprès des juges aux affaires familiales, sur la base d'un échantillon représentatif de 7 700 décisions concernant la garde des enfants, fait état que 797 d'entre elles, soit un peu plus de 10 %, ont instauré une résidence alternée. Sur ces 797 résidences alternées, en admettant qu'aujourd'hui la pratique est passée à 15% soit 1195 139


LE VERNIS DE L’INNOCENCE résidences alternées ,Une sur deux sont par accord, soit 598,sur les 598 autres conflictuelles, le JAF va décider 25% de résidences alternées soit 150. Sur ces 150 décisions , 75 vont faire l'objet d'une procédure d'appel, et 35% de confirmation soit 27 décisions, au total (75+27) 102 décisions imposées sur 7700 décisions, dont 1195 de résidence alternées ( 797 10% en 2004; 1195(au taux de 15% en 2006). On peut soutenir au vu des chiffres fournis par la Chancellerie sur la pratique des juges,et ceux de la Cour d'appel de Aix sur sa pratique, ( chiffres supérieurs à celui constaté par des associations de défense de la paternité lors d'adhésion)que la résidence alternée sur décision se situe à un niveau de 0,085 %. L'affirmation de MMe Phelip " que les juges français l'imposent alors même que les parents ne sont pas d'accord" n'est elle pas un leurre?. Sur ces 0,085% combien de nourissons? d'enfants de moins de 18 mois? 24 mois? Ramener le débat de la résidence alternée sur le nourisson, l'enfant de bas âge, c'est créer un problème sur ce qui touche l'opinion publique "la protection maternelle infantile", c'est mettre le bébé, le nourisson en première ligne,pour faire peur,toucher la "fibre sensible" des parents toujours émus et protecteurs lorsqu'il s'agit d'un nouveau né ou enfant de bas âge, faire croire que "la petite enfance" est en danger, afin que l'ensemble de la pratique de la résidence alternée soit remise en cause. D'ailleurs le Docteur Berger lui même déclare en 2005 : « Depuis 1997, j’ai été saisi de plus de 150 situations dans 140


LES PERES lesquelles des enfants de moins de six ans présentaient des troubles importants. » 150 situations sur huit ans, et le docteur Berger se garde bien d'indiquer le nombre de nourisson de bébés. Sur le terrain, les associations qui défendent la paternité, les pères, premières victimes des freins des juges concernant la pratique de la résidence alternée, malheureusement savent qu'il n'y la matière aucune "presque une obligation » de décision de résidence alternée de la part des magistrats. Selon Mme Jacqueline PHÉLIP « coupé en deux entre deux parents qui ne s'entendent pas, un enfant va voir son développement psychoaffectif s'altérer » C’est le fameux recours à la Bible , une psychologue comparant la résidence alternée au jugement du roi Salomon, parlant de syndrome « Salomon » Mme Jacqueline Phélip et le Docteur Berger feraient bien de se pencher sur le « syndrome kangourou » ou l’enfant attaché à sa mère est sur investi par celle-ci, ou sur le « syndrome du dimanche soir » ou l’enfant de passage chez le parent chez lequel il ne réside pas, n’a même pas le temps de poser son « sac, » et qu’à force de « visite » passagère voit les liens avec son autre parent se distendent, voir cet autre parent disparaître de sa vie. Ces enfants qui sont coupés de leur lien avec un de leur parent, voir au minimum à qui on accorde un lien au rabais avec un de leur parent, ne développent pas de pathologies ? En quoi ne sont-ils pas plus en danger? » Certaines femmes pourtant s'opposent aux idées toutes faites et aux conventions. L’actrice, Anny Duperey, est un exemple 141


LE VERNIS DE L’INNOCENCE

éloquent. Sans hypocrisie ni langue de bois – elle pense tout de même que les femmes se devaient d’être libérées. Madame Duperey ose affirmer tout haut les privilèges exorbitants qu'ont les femmes en justice familiale. Dans une lettre adressée à l'association SOS papa, elle indique explicitement avoir été témoin d'un parti pris évident de la part du système judiciaire. Je reproduis ici sa lettre en sa presque totalité, car elle est non seulement honnêtement écrite, mais représente l'état des lieux d'une situation ubuesque, selon laquelle les femmes modernes désireraient l'égalité, mais refuseraient de céder leurs privilèges : « Bonjour à tous. Michel THIZON m'a proposé voilà un an environ d'être marraine de SOS PAPA, et j'ai accepté. Je m'avise tardivement que je ne me suis pas encore adressée directement à vous! C'est tout de même la moindre des choses de me présenter un peu et de vous dire pourquoi j'ai accepté. Pardon, d'avoir mis presque un an à le faire. Je crois pouvoir dire que j'ai un tempérament loyal, franc, porté vers la justice et l'envie d'égalité. Et l'homme pour moi, et depuis toujours, est tout simplement mon semblable doté de quelques différences. Je fus élevée dans un esprit de liberté et d'indépendance. J'ai eu la chance de gagner ma vie très tôt et je n'ai jamais eu l'idée qu'un homme eût pu subvenir à mes besoins. Puis passée ma vie de jeune fille – que d'aucuns auraient appelé une vie de garçon - j'ai aimé, vécu avec quelqu'un et eu deux enfants de lui. Dès leur naissance, j'ai eu le sentiment qu'il était très important que leur père s'occupe d'eux autant que moi, qu'ils reçoivent à part égale l'empreinte masculine et féminine, avec une manière d'être et des sensibilités différentes. C'était crucial pour la formation de leur propre sensibilité, et probablement leurs futurs rapports avec les hommes et les femmes. Et, regardant autour de moi, je voyais cette 142


LES PERES écrasante majorité de femmes autour des jeunes enfants gardes, institutrices, infirmières etc... Cela choquait mon sens un peu paysan des proportions, et assez sain, je pense. Toutes ces femmes faisaient généralement fort bien ce qu'elles avaient à faire, là n'est pas la question, mais trop, c'est trop! Et quelle terrible responsabilité aussi... Nous ne sommes plus dans l'ordre ancien des choses. Les femmes ont acquis une place dans la société; les hommes ne sont plus à la guerre ni écrasés par d'harassantes besognes physiques ou qui les exilent de longs mois au loin. Non, ils sont là, pour la plupart, près de nous. Pourquoi donc sont-ils si absents dans l'éducation des petits ? Je ressentais qu'il y avait là un manque dont les dommages ne sont pas mesurables, bien sûr... Et il est vrai que cet état de fait tend à s'amenuiser quand les enfants grandissent Nous n'étions pas mariés. J'entrevis alors le pouvoir - que je jugeais moi-même exorbitant ! - que j'avais sur des enfants pourtant reconnus par lui. J'étais sidérée. Un détail, particulièrement, m'atterra: si mes enfants, en voyage ou en vacances avec leur père, avaient un accident ou un problème de santé qui nécessite une intervention urgente, il n'avait pas le droit de les faire opérer (ni même de les hospitaliser, je crois ?) sans mon accord... Et si je n'étais pas là ? Qu'il n'arrive pas à me joindre ? Allait-il rester impuissant à sauver notre enfant? Aberrant. Je pris donc moi-même l'initiative d'aller avec lui signer devant un juge une autorité parentale partagée. Pour le reste ? Étant hors la loi, si j'ose dire, il nous restait donc à inventer notre propre loi, ce que nous fîmes avec calme et bon sens, pour le bien des enfants, sans qu'aucun intermédiaire ne s'en mêle. Mais je sais, sans vouloir m'en glorifier, que cela tenait beaucoup à moi que tout se passe bien, et que, s'il m'avait pris une envie de guerre à travers 143


LE VERNIS DE L’INNOCENCE les enfants, j'avais toutes les armes en main et lui aucune. C'est affreux. Seulement voilà, jamais une seule seconde je ne me suis sentie propriétaire de mes enfants, ils ne sont pas un appendice de moi, ni des otages, et je ne m'arroge aucun droit de les frustrer de leur père - j'avouerai que j'ai craint, au contraire, que les circonstances fassent qu'ils ne le voient pas assez! (certains d'entre vous penseront amèrement "il en a de la chance celui-là"...) Puis j'ai vu, parmi mes proches, un homme bafoué dans ses droits légitimes et sa tendresse de père. Je l'ai vu – bien que reconnu comme un père exemplaire par psychologues et enquêteurs sociaux - essuyer tous les coups bas donnés impunément au privé, et attendre des mois, des années, des décisions de justice hasardeuses, trop souvent soumises à l'arbitraire des juges et immédiatement remises en cause par un appel. Et la mère, acharnée à séparer l'enfant du père, demeurer sacrée envers et contre tout. Et d'autres cas aussi parmi mes amis. Et vos ennuis à vous que je lis dans ce bulletin... Nulle instance morale supérieure, nul conseil des sages pour dire à celui qui veut obstinément nuire : "ça suffit, maintenant!" De même qu'on peut dire ironiquement de la médecine qu'elle s'occupe de la maladie mais pas de la santé, j'ai l'impression qu'on peut dire souvent de la justice qu'elle s'occupe de la guerre mais pas de la paix! Avec ses lenteurs, ses tracasseries, ses atermoiements possibles, elle fait le jeu de celui qui ne veut pas que les choses s'arrangent. Le temps passe, passe. Et les enfants grandissent,... Véritable torture. Je reconnais, je vois que vous êtes effectivement victimes d'une sorte de sexisme ambiant à l'égard du père. Il faut prouver toujours et encore votre innocence, comme si vous étiez présumés coupables d'on ne sait quelle faute originelle. Ou plutôt si; on le sait : vous êtes victimes d'un contrecoup imbécile de la libération des femmes - si utile par ailleurs. Il 144


LES PERES fallait bien que les femmes acquièrent un vrai statut social et les mères une protection, elles qui ont été si longtemps écrasées. Mais doit-on pour autant écraser maintenant le père ?! Je m'entretenais dernièrement de vos problèmes, de cette scandaleuse discrimination, avec une femme d'une soixantaine d'années - que je croyais jusque là intelligente... Elle balaya mes arguments d'un geste excédé en s'écriant "Ha! Zut! Il y a eu tellement d'abus dans l'autre sens, alors hein...!" sous entendu : "ils n'ont qu'à payer maintenant!" Ce genre de réaction est monstrueusement bête. Sur combien de générations devriez-vous payer les erreurs de vos ancêtres ? Va-t-on continuer, partis comme nous le sommes pour un vrai chaos social, à dévaloriser le père ? Comment les enfants respecteraient-ils quelqu'un que la justice ne respecte pas ? Et pourquoi respecteraient-ils la justice, la loi, si elle n'est pas juste ? Mon fils de 14 ans, voyant un de nos amis se battre deux ans pour gagner un pauvre weekend par mois avec son enfant, ne s'est-il pas écrié : "la justice, c'est de la merde!" Il n'y a pas de quoi rire, vraiment. C'est on ne peut plus inquiétant. Se rendent-elles compte, ces mères qui se veulent omnipotentes, quelle accablante responsabilité elles prennent ? Quels garçons vont-elles élever en leur apprenant que les besoins de tendresse d'un homme, d'un père, sont négligeables ? Quelles filles vont-elles faire en leur signifiant déjà que l'homme est bon pour les entretenir et ça suffit – le premier homme de leur vie, leur père, n'aura-t-il pas été considéré comme un "cochon de payant" de pension alimentaire ? Et nous voilà repartis pour le joyeux manège de la misogynie et des femelles profiteuses...

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE Sans parler de la douleur intime, de l'insupportable blessure au point le plus douloureux ; l’amour de son enfant et le besoin d'en prendre soin. Et le sentiment d'être déchu, déshonoré au sens propre du terme : non respecté dans son rôle fondamental d'éducateur et d'adulte responsable…

Plusieurs individus se lèvent aussi pour dénoncer l’incroyable cécité d’une justice biaisée en faveur des mères. Dans le fameux ouvrage déjà cité de Daniel Amneus The case for father custody, on peut lire l'extrait suivant : « La déloyauté sexuelle des femmes vide de sens le rôle des hommes dans la reproduction et réduit le rôle de la femme dans la reproduction à ce qu'il était dans le ghetto matriarcal. La femme sexuellement déloyale perd son droit à être subventionnée par son mari dans le mariage. La femme sexuellement déloyale perd son droit à être subventionnée par son ex-mari après le mariage. La femme sexuellement déloyale perd le droit à la garde des enfants. Ces féministes supposent que le fait d’avoir consenti à une cérémonie de mariage donne le droit à la femme de s’approprier les enfants du mari, sa maison, ses meubles et appareils ménagers et ses revenus futurs parce que c’est elle qui a la garde des enfants. Et la loi lui donne raison. La loi agrée que le mariage est désormais vide de son sens original : la création de la famille patriarcale. Le but du mariage, sous le féminisme, est de réduire en esclavage le mari et de restaurer le matriarcat. Les féministes sont folles de joie à l’idée de la liberté des femmes de divorcer tout en demeurant subventionnées par leur ex-mari ou par l’État. » Cet extrait, traduit par Gérard Pierre Levesque, montre bien la connivence de la justice familiale avec la pensée féministe. 146


LES PERES « Les ex-épouses et leurs avocats ont le privilège de “victimiser” les employeurs des ex-maris tout autant que les ex-maris eux-mêmes. Le Los Angeles Times, du 27 août 1985, rapporte le règlement, à l'amiable, de $24 000, d'un employeur qui avait congédié un ex-mari dont il avait reçu l’ordre de retenir les revenus à la source : « Allred (une avocate féministe) a affirmé qu’un ordre de la cour, fait alors que la cause était encore en suspens, donne le droit aux ex-conjointes et à leurs enfants de poursuivre les compagnies qui mettent à la porte le pourvoyeur de la famille. Ceci servira d'avertissement aux employeurs ; la loi d'évaluation du salaire a été votée pour la protection des enfants. De tels jugements ne feront que rendre les ex-maris moins employables. Être un pourvoyeur rendait autrefois un homme plus employable, parce qu'il était plus fortement motivé. Les pères, comme celui cité plus haut, vont trouver que de telles exigences des mères sur les “capitaux de leur mariage”vont les rendre moins employables. Ce seront les enfants qui en seront les victimes. Les “capitaux du mariage” de l’ex-épouse (sa capacité de poursuivre l’employeur de son ex-mari) sont des “capitaux négatifs” qui, dans l'intérêt d’une réelle justice, devraient être partagés par l'épouse. Les capitaux principaux de l'épouse, par lesquels elle rend son mari débiteur envers elle, sont sa fidélité sexuelle qui garantit au mari qu'il a une famille et des enfants légitimes. Le divorce, si l'épouse obtient la garde des enfants, le prive de cette garantie. Ce divorce prive donc l'ex-épouse de ses réclamations envers le mari, puisqu’elle le prive rétroactivement de la sécurité qu’il croyait avoir avant son divorce. Le divorce lui 147


LE VERNIS DE L’INNOCENCE prouve qu'il n’avait jamais vraiment joui de cette sécurité, pour laquelle il avait régulièrement payé. Cela est tout comme une police d'assurance offerte par une compagnie frauduleuse qui n’avait jamais l’intention de payer les bénéfices promis. Cette compagnie avait cependant accepté pendant des années des primes mensuelles en échange d’une promesse vide. Une épouse signe un contrat de mariage pour la vie, promettant au mari une progéniture inaliénable. Puis, à la suite du bris unilatéral de contrat par sa femme, le mari perd ses capitaux les plus importants, ses enfants. Pire, il se voit exproprié de ses revenus par son ex-femme parce qu’ils lui sont nécessaires pour l’entretien des enfants qu’elle a kidnappés. La contribution principale du mari au mariage est irrévocable. Sa contribution ne peut lui être enlevée rétroactivement: il a supporté son épouse, payé ses factures, lui a donné une maison, a élevé son niveau de vie de 73 pour cent, mais la contribution principale de l'épouse au mariage, le cadeau d'une famille, est rétroactivement enlevée dans plus de la moitié des mariages; tous les autres vivent sous la menace d’un tel divorce. L’épouse n’a jamais vraiment donné une famille à son mari; ce qui était le quid pro quo de son soutien. Le mari découvre au tribunal que ce qui l’avait motivé à se marier et à travailler pendant les années du mariage n'avait jamais eu d’existence permanente et que – ce n’était pas vraiment un cadeau - mais seulement un prêt, garanti par la seule promesse d'une femme. Il découvre que la loi qui, croyait-il, est sensée imposer le respect des contrats, interprète le contrat le plus fondamental comme ne liant pas son épouse, ne l’obligeant que lui seul. La loi considère donc juste de le priver de sa 148


LES PERES possession la plus précieuse, ses enfants, probablement aussi de sa maison et de ses futurs revenus. Une société qui désire demeurer civilisée doit motiver ses hommes à devenir des pourvoyeurs pour leur famille; autrement elle se transformera en matriarcat. Le taux de divorce, allié à la garde par la mère enseigne aux hommes qu'ils ne peuvent pas se fier au mariage. » On a de quoi rester perplexes devant tant de mauvaise foi de la part des systèmes judiciaires. Cette hypocrisie judiciaire semble aller de soi; pourtant, peu à peu, les langues se délient. Beaucoup d'hommes savent qu'en cas de divorce la balance de la justice penchera obligatoirement vers l'épouse. Certains se débattent seuls dans les méandres d'une bureaucratie aveugle. D'autres se regroupent, tels les Fathers 4 Justice en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord.

Au Canada, par exemple, il y aurait 546 000 mâles, victimes de violence domestique. Le ratio des victimes selon le sexe est très proche l’un de l’autre. Pourtant, les services gouvernementaux associés aux aides pour les victimes ignorent les hommes. Rien n’est plus vrai que de voir chaque jour un parti pris antihomme délibérément aveugle à la souffrance, s’exprimant par des taux de suicide masculins extraordinairement élevés dans les pays occidentaux. Selon que vous soyez du bon genre humain, votre devenir ne sera pas le même. La clochardisation de la masculinité s’accélère partout où le féminisme étatique s’impose. Je ne peux imaginer le résultat d’un lavage de cerveau sans cesse croissant sur des populations influençables par cinquante années de diabolisation télévisuelle et de propagande écrite. Dans une de ces émissions télévisuelles de commérages, favorite des Françaises, le présentateur Jean-Luc Delarue, dans l'émission de France 2 : Pourquoi leur ont-elles fait un bébé dans le dos? essaie de comprendre l'attitude de ces dames et la raison qui les 149


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pousse à mentir pour avoir un enfant. À aucun moment n'a-t-on évoqué l'attitude de la société envers les pères victimes d'escroquerie sentimentale par des femmes en mal d'enfants. Bien entendu, pas un mot non plus sur les pères que l'on met en prison parce qu'ils n'ont pu ou n’ont pas voulu payer leur pension alimentaire après avoir appris la duperie de leur compagne. Rien sur l'attitude biaisée de la justice sur la nonreprésentation d’enfants et l'aliénation parentale et toujours rien sur les véritables raisons qui poussent les femmes modernes à avoir des enfants, malgré les hommes. Nous l'avons vu, les hommes hésitent à s'engager, sachant les dangers qu’ils courent si les femmes sont enceintes. Les enfants étant la monnaie d'échange ou le passeport vers une vie libérée de soucis financiers. Si ce ne sont les hommes qui paient, alors ce sera l'État. Le besoin d'enfants n'a rien à voir avec l'égoïsme féminin. Les véritables raisons, jamais évoquées, sont, sans conteste, le désir d’assurance financière de la part de l’épouse et le fait que les hommes n'ont plus confiance. Dans l'intérêt des enfants, selon les mots consacrés, les femmes modernes peuvent se permettre unilatéralement d’élever des enfants sans père. Le demi-siècle de féminisme qui a échaudé les hommes ne semble pas avoir pénétré l'intelligence moyenne de la femme moderne. La meilleure façon pour une femme de sécuriser un flux continu d'argent est d'empêcher son ex-mari d'obtenir la résidence alternée. L'immense majorité des femmes divorcées font tout ce qui est en leur pouvoir pour interdire à leur ex-mari l'accès à leurs enfants communs. La ségrégation des hommes d'avec les enfants est l'outil principal utilisé par les femmes désireuses d'obtenir un revenu sans cesse croissant, mais aussi par les entreprises désireuses de s'acheter la paix sociale sous l'œil des groupes de pression féministes. Frances Kemp a obtenu un siège du couloir central dans 150


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l’avion de la compagnie British Airways parce qu'elle avait un problème à la jambe et qu'elle voulait plus de place pour les allonger. Son mari, à 76 ans, assis à côté d'elle sur le siège du milieu. Une jeune fille de neuf ans étaint elle assise à côté du hublot. Lorsque l'hôtesse de l'air demanda à Frances d'échanger son siège avec son mari, elle refusa. Michael est un journaliste retraité n'ayant aucun passé criminel. Il n'a pas parlé à la jeune fille et ne lui a pas adressé la parole. Aucune plainte n'a été déposée. La mère de la jeune fille étant quelque siège plus loin dans l'appareil. La sécurité de la jeune fille semblait être en péril par le simple fait qu'elle était assise à côté d'un homme. Comme beaucoup d'autres compagnies aériennes telles Qantas et Air New Zealand, British Airways considère les passagers masculins comme étant des agresseurs potentiels. Le règlement intérieur de la compagnie stipule, depuis au moins 2001, que les enfants ne doivent plus être assis à côté d'un homme. Un de ces hommes humiliés qui en demanda la raison se fit rétorquer… « Nous avons introduit ce règlement en réponse à de nombreuses clientes nous demandant de nous assurer que leurs enfants ne sont pas assis à côté d'un homme ». Certaines compagnies aériennes, on le voit, traitent votre père, votre mari, votre fils et tous les hommes en général comme des aggreseurs ou des pédophiles potentiels. Et la compagnie ne montre aucun signe de renoncement à l'idéologie misandre. Au contraire, d'autres compagnies ont dans leurs cartons d'autres réglementations bien plus contraignantes à l'égard des hommes. Récemment, un membre du Parlement anglais, Boris Johnson, à qui une hôtesse de l'air demanda qu’il change de siège parce qu'il était assis à côté d’enfants, expliqua qu'ils étaient les siens. Johnson relata l'expérience dans un article intitulé “Come off it, folks: how many paedophiles can there be?” (Laissez tomber, M’sieur, Dames, combien de pédophiles peut-il y avoir ? Si une compagnie aérienne restreignait de la même façon les 151


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sièges pour les femmes et hommes noirs parce que le rapport de recherche du département de justice américain de 2004 indiquait une prévalence disproportionnée de meurtres commis par des Noirs, il y aurait une réplique rapide et enragée de la part de l'intelligentsia. Les coups de Jarnac des féministes feraient disparaître l’entreprise en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Mais, puisqu’il s’agit d’hommes, au sens large, alors c'est acceptable. La société dans son ensemble ayant identifié la masculinité comme étant source de violence, les entreprises comme British Airways semblent ne vouloir satisfaire que leurs clientes et se sentent libre de traiter tous les hommes comme des prédateurs potentiels. Les règlements intérieurs des compagnies aériennes reposent bien souvent sur du vent, car en considérant toutes les statistiques et rapports de recherche sur le sujet dans l'aviation, à aucun moment ne peut-on considérer qu'il y a un risque particulier à asseoir des enfants à côté d’hommes, particulièrement en haute altitude et confinée dans une carlingue au vu et au su de tous. Cela ressemble plus à de la démagogie qu'à un quelconque souci de protéger les enfants pendant le vol. Pourquoi cette tendance est-elle dangereuse et pas seulement insultante ? Parce que les hommes ont de plus en plus tendance à vouloir se protéger et rechignent à aider un enfant dans le besoin ou à enseigner au primaire ou à offrir tout simplement leur protection. Les exemples abondent où les mâles abandonnent l'idée d'offrir leur aide. À la fin de 2002, dans un cas qui bouleversa l’Angleterre, la petite-fille Abigail Rae est morte noyée dans la mare du village. Un homme qui l'avait aperçu divaguer dans les rues peu de temps auparavant avait pensé vouloir l’aider, mais a eu peur d'être labellisé de « pervers ». Plus subtilement, ces règlements font beaucoup plus de tort aux enfants, car ceux-ci ne trouvent plus dans les hommes la confiance nécessaire pour demander de l'aide. Aujourd'hui, ils hésiteront à demander de l'aide à un policier ou à un pompier, car après tout, ce sont des hommes eux aussi. Le message que font 152


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passer les compagnies aériennes donne à penser aux petits garçons qu'ils sont sans valeur et qu'en grandissant ils devront se plier aux exigences de la pensée unique. Judith Warner, auteur de Perfect Madness: Motherhood in the Age of Anxiety, a soutenu récemment que: « Le système de castes sexistes est toujours vivant… Le monde a extraordinairement changé pour les femmes à l'extérieur de la cellule familiale durant les 40 dernières années. Mais pour la vie familiale ? Pensez-y à deux fois. Qui, régulièrement, s'occupe de la vaisselle, met de côté le linge sale et ramasse les chaussettes sur le sol ?... La réponse pour beaucoup de familles est la même qu'il y a 50 ans. La description de la vie des femmes dans les années 50 selon Betty Friedan (la pionnière féministe) ressemble beaucoup à la vie des femmes d'aujourd'hui. » Le professeur féministe Linda Hirshman ajouta récemment « … Le plafond de verre commence à la maison » Un second revenu et la carrière paraissent avoir certainement accru la pression sur le temps dévolu aux femmes, mais, est-ce pour autant la faute des hommes ? Sont-ils tous des fainéants ? Les hommes sont-ils tous des monstres au point de ne pas vouloir partager le travail de la maison ? Les critiques féministes comme Linda Hirshman ou Judith Warner essayent de comparer le travail que font les hommes et les femmes à la maison, mais oublient judicieusement les obligations extérieures. Dans toutes les nations européennes, les statistiques démontrent que seulement 40 % des femmes mariées avec enfants de moins de 18 ans travaillent à plein temps et plus d'un quart ne travaillent pas à l'extérieur de la maison. Selon le Bureau of Labor Statistics, en 2004 (Bureau des statistiques du travail) aux ÉtatsUnis, les hommes travaillent une fois et demie plus que les femmes à l'extérieur et les hommes qui travaillent à plein temps ont un 153


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nombre d'heures bien plus conséquent. Lorsque l'on considère le travail de la maison et de l'extérieur ensemble, il est clair que les hommes font au moins autant de travail que les femmes. Une étude réalisée par l'institut de l'université du Michigan en 2002 démontre que les femmes font 11 heures de plus de travail ménager que les hommes par semaine et que les hommes travaillent 14 heures de plus que les femmes. L'institut de la famille du travail à New York apporte un éclaircissement supplémentaire en précisant que les pères apportent, aujourd'hui, les trois quarts de l'éducation et de l'aide aux enfants que la mère apporte dans le ménage. Soit 50 % de plus qu'il y a 30 ans. En réalité, ces études diminuent la contribution des hommes, car elles ne tiennent pas compte de la difficulté ou du danger associé au travail des hommes. Un homme travaillant huit heures dans le bâtiment en plein été sous 40 à l'ombre n'est pas crédité, faisant plus d'heures qu'une femme travaillant dans un bureau climatisé ou restant à la maison pour s'occuper de ses enfants. Selon l'Administration de santé et de sécurité de l'emploi aux USA, plus de 3 millions de travailleurs sont traités dans les hôpitaux en urgence chaque année. La très large majorité d'entre eux sont des hommes. Plus de 100 000 Américains sont morts d'accidents du travail durant la décade qui vient de s'écouler. 95 % d'entre eux étaient des hommes. Des 25 emplois les plus dangereux cités par le Ministère du travail américain, tous ont entre 90 et 100 % de travailleurs masculins. Chaque année, en Chine, 20 000 travailleurs meurent au fond des mines (6 000 officiellement) et tous sont des hommes. En France, la quasi-totalité de tous les emplois dangereux est occupée par les hommes. Il n'y a pas d'endroit sur la terre où les hommes ne meurent pas dans des conditions terribles pour apporter un soutien financier à leur famille. Tous les pères de famille savent que leur contribution est essentielle à la cohésion familiale.

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Il est vrai que selon Warner et Hirshman, le travail à l'extérieur de la cellule familiale est plus intéressant, mais il est aussi vrai que le travail ménager et l’éducation des enfants, surtout lorsqu'ils sont jeunes, est plus gratifiant que le travail rémunéré. La critique persistante des hommes par les féministes, combinée aux rôles traditionnels expectatifs de pourvoyeurs par les hommes pour leur épouse obligent les mâles à des contorsions sociales, parfois difficiles. Un homme peut être un père entièrement dévoué à ses enfants et un excellent cuisinier, mais s'il ne peut pas apporter de soutien financier ou démontrer qu'il est un pourvoyeur, il ne sera pas respecté. Alors que les hommes sont obligés de travailler de longues heures pour apporter le soutien demandé, il est aussi blâmé parce qu’il ne donne pas assez d'heures au travail ménager. Les féministes ont raison de se plaindre que les longues journées de travail des femmes associées au travail ménager crée des tensions et accroissent la fatigue des femmes, mais ont tort de placer le blâme sur les hommes qui participent autant qu'ils le peuvent et même plus que les mères en nombre d'heures travaillées à la cellule familiale. « Faut-il en conclure qu'un certain féminisme aura tellement culpabilisé les hommes dans leur virilité qu'ils auront fini par s'identifier aux femmes pour se faire accepter ». Tony Anatrella, psychanalyste Interminables adolescences, Cerf-Cujas, page 35. Hermil LeBel, grand pourfendeur de la féminisation de la justice et précurseur dans la défense des droits des pères au Québec (accessoirement emprisonné arbitrairement), écrivit dans la presse faisant suite à la propagande des médias : « Votre série d’articles concernant l’engorgement des prisons laisse pantois les observateurs avisés de la scène judiciaire. Vous déplorez la situation imposée au personnel 155


LE VERNIS DE L’INNOCENCE des services correctionnels par la surpopulation en milieu carcéral tout en mettant l’emphase sur les contraintes qu’elle engendre en milieu de travail. Or singulièrement et ce, depuis une dizaine d’année, le taux de criminalité diminue alors que paradoxalement la population carcérale augmente. En ma qualité de militant impliqué dans la défense des droits des hommes du Québec, et père de famille criminalisé par un système judiciaire assujetti à la rectitude politique et aux groupes de pression, je suis quotidiennement témoin de la réalité imposée à un nombre croissant de pères de famille accusés, sans l’ombre d’une preuve, en vertu du Protocole d’intervention en matière de violence conjugale et subséquemment incarcérés de manière préventive sur la base d’allégations aussi frivoles qu’invérifiables. Par ailleurs, derrière les murs, je fus à même de constater qu’à travers la population de détenus se retrouvaient un pourcentage significatif de pères détenus arbitrairement dans le simple but de les éloigner de leurs enfants, de leur interdire l’accès à leur domicile et de les contraindre à renoncer à des procès justes et équitables. Peut-être sommes-nous ici en présence d’une explication de ce fameux paradoxe entre une criminalité en déclin et une population carcérale en expansion ? Enfin, il faut se souvenir que les ressources budgétaires allouées aux services correctionnels augmentent en fonction du nombre de détenus. En incarcérant toujours davantage de pères innocents, la manne qui en résulte contribue à gonfler la cagnotte ; les agents des services correctionnels profitent de la générosité du trésor public en additionnant les heures de temps supplémentaires passées à jouer solitaire dans leur guérite blindée, alors que des détenus croupissent dans des conditions propres à fomenter la 156


LES PERES sédition. Ces faits nous incitent à penser que le problème de la surpopulation en milieu carcéral masque en réalité la gabegie et le laxisme qui règnent au sein de l’appareil judiciaire, situation que votre série d’articles évite d’aborder. C’est également la raison pour laquelle il importe de mettre en place une Commission royale d’enquête sur l’administration de la justice au Québec. »

On se doit de lire également l'excellente étude de Alain Depaulis : Le complexe de Médée - quand une mère prive le père de ses enfants. Médée était la première femme de Jason, qui tua leurs enfants pour se venger. Ce mythe antique illustre des phénomènes sociaux très actuels : quand une femme fait tout pour couper le lien père-enfant (éloignement volontaire, aliénation parentale...), elle vise à châtrer son ex-conjoint en tuant sa descendance, sa fierté. C'est un syndrome par procuration courant, révélateur de sa propre incapacité à s'assumer comme femme. Un reportage de Pierre Stucki à la Télévision suisse romande (TSR), montre toutes les difficultés que doivent surmonter les adolescents en manque de père : Comment vit-on lorsque, dans le cadre d'une séparation, d'un divorce ou d'une disparition, la relation triangulaire père-mère-enfant se brise ? Un parent peut-il cumuler – seul – les rôles autoritaires et affectifs ? Les enfants peuvent-ils se structurer dans une relation exclusive avec un parent ? Pour aborder ces questions, Pierre Stucki a recueilli le témoignage de familles monoparentales à Vevey, Vallorbe, Begnin, Genève et Lausanne. Parents et enfants y racontent leur histoire hélas presque ordinaire, entre désespoir, traumatisme et remords. Des histoires, qui parlent de beaucoup d'amour et d'attention, de 157


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culpabilité parfois, pour tenter de combler l'absence physique ou morale, d'un père ou d'une mère. Un parent permissif ou au contraire envahissant, une relation exclusive qui peut devenir explosive. Ce sont alors les enfants qui imposent leur loi. Dans le meilleur des cas, ils se contentent de « mener la vie dure » à papa ou à maman. Mais si l'on n'y prend garde, ils peuvent déraper et tomber dans la délinquance. Une situation extrême que les Services de protection de la jeunesse (SPJ) tentent de désamorcer en apportant leur soutien aux parents et aux enfants en difficulté relationnelles.

La différence interdite, Aux éditions Flammarion 1998, pages 64 et 65 : « - Lorsque le père donne des soins nourriciers à l’enfant, il le fait en tant que père et non pas comme mère. Sa façon de parler au bébé, de le porter et de le toucher est différente et l’enfant le sait bien. - Les enfants ont besoin de la présence physique du père, de jouer, de s’affronter et de se mesurer corporellement avec lui. Cet échange affectif avec le père, plus vigoureux qu’avec la mère, permet aux enfants de trouver de la confiance en eux-mêmes. - A trop vouloir souligner uniquement la fonction symbolique, on finit par désincarner le père en négligeant l’importance de sa présence corporelle : car c’est bien dans un enracinement physique que la symbolique paternelle peut se déployer. Cette présence paternelle permet à l’enfant de s’unifier psychologiquement et lui donne le sens des limites et de l’autorité. - L’univers de la mère et de l’enfant fonctionne comme un monde clos et autosuffisant. Le père vient rappeler que la mère ne se confond pas avec l’enfant, que celui-ci n’appartient pas à la mère et que l’inceste, sous toute ses formes, est interdit. Le père vient détacher l’enfant de sa mère et donne l’enfant à lui même en le rendant libre. 158


LES PERES - Absence de père = trouble de la sexualité, perversion, toxicomanie, sadisme, violence juvénile. - Père = réalité. - Mère = fantasme. - Vers 10 mois, le père apparaît comme un autre pôle à partir duquel il va pouvoir affirmer son autonomie. Le père est ainsi le garant de l’autonomie psychique de l’enfant et de son ouverture sur le monde extérieur, car il est étranger à la relation mère-enfant. - Le père inscrit donc l’enfant dans la filiation en le détachant du seul vis-à-vis d’avec sa mère, qui risque de former une relation du même au semblable en deçà du parental. - Le père est aussi celui qui dit non à l’enfant comme à la mère, il limite afin de laisser un espace entre elle et l’enfant. Il intervient pour faire sortir l’enfant du lien fusionnel qui le lie à sa mère. - Déjà par sa seule présence, il introduit de la négativité et nomme l’interdit, c’est à dire la limite à partir de laquelle la vie devient possible. Le rôle de la fonction paternelle donne son fondement à la loi symbolique de la famille et situe l’enfant à sa place, alors qu’il aurait tendance à s’identifier à la toute puissance maternelle imaginée : maman peut tout puisqu’elle donne la vie! - Ces quelques observations montrent le rôle essentiel et nécessaire de la fonction paternelle. - C’est la reconnaissance de la fonction du père qui permet d’avoir le sens de l’éducation. » Sur un site Internet homosexuel populaire : http://www.altersexualite.com/spip.php? article74, le « Manifeste citoyen pour les garçons, les hommes et les pères » apporte une lumière crue sur le malaise des hommes et des pères : « Suicide des hommes.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE En France, toutes tranches d’âge confondues, les hommes se suicident trois fois plus que les femmes. Concernant les deux autres causes de surmortalité non naturelles, à savoir les meurtres et les accidents, les hommes sont également très largement surreprésentés du côté des victimes. Pourtant, à quelques exceptions près, aucune étude, aucun dispositif public, ne tient spécifiquement compte de la vulnérabilité des hommes en termes de violence et de santé. La prendre en compte a justement été rendu impossible par la domination virile dans la société et par celle de la mère sur les enfants. Suicide des pères Lorsque des hommes sont vulnérables, le taux inquiétant de violence contre soi – suicide, addictions, désinsertion sociale,… - et contre l’autre – maltraitance, violence conjugale – rencontre les mêmes résistances. On ne reconnaît l’étendue des dégâts que si les hommes sont situés du côté de la déviance et, en aucun cas, comme des victimes d’un système juridique et social inadapté à ce qu’ils sont aujourd’hui. Le refus d’accorder la résidence alternée à un père qui en fait la demande lorsqu’il y a conflit parental – car la mère y est opposée – s’est généralisé dans les TGI malgré la loi de mars 2002. A l’image de ce père désespéré - Stéphane Lafargue qui s’est suicidé fin 2006, sans réaction de la classe politique - nombre de pères pensent que le déni de justice qui leur est opposé est une atteinte grave aux droits de l’homme, celui de pouvoir élever ses propres enfants – en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il est évident que les enfants en sont les premières victimes. Aucun-e candidat-e n’y fait la moindre allusion dans son programme de campagne, alors qu’il-elle a la responsabilité de renforcer et de garantir le lien social. »

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La loi alloue toutes les considérations, même les plus triviales, pour empêcher tout contact matériel avec le parent non résident. Toute tentative pour obtenir un accroissement du temps de contact sera extrêmement chère et se terminera, dans tous les cas, en défaite. Une fois que la justice a décidé du temps alloué au parent non résident à un niveau bas, cela demande des années de litige pour obtenir de la part du tribunal la permission de garder son enfant à peine plus longtemps. Comment les ministres peuvent-ils prétendent que « les enfants ont besoin des deux parents », alors qu’ils sont responsables d’un système judiciaire qui s’assure que les enfants n’en auront qu’un seul. Une des raisons pour lesquelles ces ministres en sont convaincus est qu’ils ignorent en fait la réalité de la loi. Les ministres répètent, quel que soit le gouvernement, que pour les enfants la position légale courante, après la séparation, est qu’ils ont une relation normale avec leurs deux parents. Or, dans les faits, il n’en est rien. Ceci n’est pas normal. La loi demande que les décisions soient prises « dans l’intérêt de l’enfant ». Et si vous voulez savoir, ce qu’est « le meilleur intérêt de l’enfant » … et bien, bonne chance. Vous ne trouverez la réponse ni dans la législation ni dans aucun autre document gouvernemental. Il y a des centaines de pages « d’opinion » officielle sur la manière de résoudre un conflit entre les parents pour la garde des enfants. Mais il n’y a pas une seule phrase qui définit une méthode acceptable pour promouvoir et protéger « l’intérêt de l’enfant ». Est-ce, par exemple, dans l’intérêt de l’enfant que son temps soit partagé équitablement entre les deux parents ? Ou serait-ce le ratio de 70 % avec un parent et 30 % avec l’autre ? Ou encore 99,1 ? Est-ce que les enfants ne doivent avoir qu’un parent après un divorce ? La législature ne donne aucune réponse et, par conséquent, « l’intérêt de l’enfant » est devenu une incantation sans objet utilisé pour justifier la séparation d’avec un parent jusqu'à presque rien; dans la majorité des cas, l’ex-mari. C’est ce qui se passe chaque année des milliers de fois dans les tribunaux de la famille. La 161


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contradiction féminine se précise aussi par les dynamiques schismogenésiques lorsque la mère a très peur d'être abandonnée. On l’observe, en particulier à l'âge où l'adolescent(e) commence à "sortir". D'une part, la mère lui pose l'injonction verbale "Emancipe-toi! Sors!" D'autre part, la mère montre son intense désarroi par une mimique, sa peur de mourir de solitude. Ce déchirement conflictuel féminin entre la raison et l’émotion est bien connu des spécialistes, mais étrangement, totalement ignoré par les juges aux affaires familiales lorsque survient le divorce.

Le sexisme contre les hommes est un oxymore. Malgré des lois supposées neutres, les tribunaux sont biaisés et endoctrinés en faveur des mères. Quoique les garçons quittent l’école en plus grand nombre que les filles, ce sont elles qui reçoivent les aides gouvernementales, les subventions et les programmes spécifiques. Les garçons sont punis avec plus de rigueur et en plus grand nombre que les filles pour des incidents identiques. Notoirement, le comportement déviant des filles est excusé, si pas ignoré. 65 % des victimes de crimes violents et 70 % des homicides sont masculins. Or, ce sont les victimes féminines qui reçoivent la majorité des aides financières de l’État. L’avortement est très largement accepté aujourd’hui, sans le consentement paternel; pourtant le mâle est toujours responsable financièrement des enfants, même s’il ne les désirait pas. « Lorsque le mariage explose, les pères sont judiciairement, culturellement et législativement désavantagés sur la seule base de leur sexe » Edward Kruk, PhD, université de la Colombie-Brittanique-1990

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DESINTEGRATION FAMILIALE « Féminisme, socialisme et communisme c’est la même chose; un gouvernement socialo/communiste est le but du féminisme.” Catharine A. MacKinnon, Vers une théorie féministe de l’État (First Havard University Press, 1989), p.10 L’abandon volontaire des occidentaux à leur déclin semble se matérialiser rapidement sous nos yeux. Eric Zemmour, que j’ai déjà cité, a pris la dimension de cette disparition dans une allégorie digne d’un dramaturge grec: « Deux siècles pour ça. Ces chiffres ne sont pas sans conséquence sur le destin de nos pays. Les plus grands démographes nous alarment quant au devenir de l'Allemagne ou de l'Italie, le peuplement de ce dernier pays devant tomber à vingt millions de personnes d'ici quelques décennies seulement. Depuis trente ans, on 163


LE VERNIS DE L’INNOCENCE s'extasie sur la maîtrise parfaite, entre contraception et avortement, de la fécondité par les femmes. On ne dit jamais que la fin de cette histoire est funeste, qu'elle se conjugue justement avec la fin de l'histoire, avec la disparition programmée des peuples européens. Comme si un spectre hantait cette féminisation des sociétés occidentales, qui commença sous de si riants auspices, comme si cet appel à la vie, à l'amour, “make love not war”, devait finir tragiquement par la disparition collective. Comme si le mâle était maudit, et retrouvait in fine cette mort qu'il ne voulait plus donner. Symboliquement, tout s'est passé comme si les vieux peuples fatigués renonçaient à se reproduire eux-mêmes et appelaient à la rescousse des plus vigoureux, plus juvéniles. Tout s'est passé comme si les hommes français et européens, ayant posé leur phallus à terre, ne pouvant ou ne voulant plus féconder leur femme devenue rétive, avaient appelé au secours leurs anciens “domestiques” qu'ils avaient émancipés. Tout s'était passé comme si la France, et l'Europe, devenue uniformément femme s'était déclarée terre ouverte, attendant d'être fécondée par une virilité venue du dehors. » Le premier sexe, p. 106 à 108 Difficile d'être un homme aujourd'hui. Les hommes dits « nouveaux » ne sont en réalité que des hommes traditionnels ayant accepté leur destin. Comme l'esclave trouvant naturel sa soumission à son maître jadis, l'homme moderne n'est plus qu'un petit caniche n'osant même plus aboyer. L'homme a tort de regarder les femmes et il a aussi tort de ne pas les regarder. L'homme a tort d'aider les enfants et tort de ne pas les aider. L'homme a tort de travailler dur à l'extérieur de la maison et tort de ne pas travailler. L'homme a tort de donner sa vie pour son pays et tort de ne pas le faire. Entre le marteau et l'enclume, l'homme a toujours tort.

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DESINTEGRATION FAMILIALE Les féministes prétendent qu’elles combattent la patriarchie, pourtant leurs organisations et groupes de pression sont principalement financés par les Rothschild et autre Rockefeller. Aaron Russo, le cinéaste, précisa même dans une interview, 6 mois avant sa mort, que Rockefeller lui aurait dit être à l’origine du féminisme ; créant ainsi de nouvelles strates de consommateurs. La propagande des universités est payée par le contribuable et la majorité des donations proviennent pourtant d’entreprises internationales pointées du doigt comme « patriarcales ». La situation devient cocasse lorsque, sous des prétextes divers, les femmes trouvent bizarre de ne plus trouver chaussure à leurs pieds. Elles blâmeront naturellement le manque de célibataires disponibles sur le mythe de l’égoïsme masculin, alors qu'elles sont directement responsables de la désaffection à l'encontre du mariage. Les féministes institutionnelles ne cachent pas vouloir une disparition toute relative de la population masculine. Somme toute, en choisissant et en n’utilisant que les bons reproducteurs, sousentendu ceux qui se taisent, qui paient et qui acceptent leur « dimmitude ». Les premières féministes parlaient même d'euthanasier la moitié de la population en ne gardant que les jeunes mâles, nécessaires à la reproduction. Peu à peu, certaines sociétés s’ouvrent à l'idée d'une euthanasie codifiée, réglementée et encadrée par la loi. « Le simple fait est que chaque femme doit accepter d’être identifiée comme lesbienne, pour être véritablement féministe " (National NOW Times, Janvier, 1988) Dans un article récent sur Internet, (http://www.scrappleface.com/MT/archives/001965.html), on peut réaliser avec quelle rapidité la mentalité des pays occidentaux change : Les Hollandais dilatent la liste de ceux qui peuvent profiter de « l`EUTHANAZIE caritative. » 165


LE VERNIS DE L’INNOCENCE Les médecins de l'hôpital universitaire de Groningen en Hollande ont amplifié la catégorie des personnes ne jouissant pas de « conscience autonome » et qui se qualifient pour la procédure intitulée « fin de vie sans requête », une forme d' EUTHANAZIE qui ne requiert pas le consentement du patient. Les gens qui remplissent les exigences du « protocole de Groningen » ont le droit de recevoir une dose mortelle de relaxant musculaire sans être importuné par aucune demande officielle requérant leur injection. « Au début, notre catégorie de personne sans “conscience autonome” n’incluait que les mineurs et ceux qui souffrent d’incompétence mentale, a déclaré le Dr Eduard Verhagen, directeur de la clinique pédiatrique de l'hôpital. puis nous nous sommes aperçus qu'il y a aussi des personnes qui souffrent de manque de “conscience autonome” sur une base situationnelle – les détenus de prison, les enfants sous l'âge de consentement, particulièrement les orphelins, les personnes qui vivotent sous la totale dépendance des services de l’État et certains types de fondamentalistes religieux qui croient que tout ce qui se produit est voulu par Dieu. » Le nouveau « protocole de Groningen » est moins discriminatoire. Il fut immédiatement vu, par l'Association médicale royale de la Hollande (KNMG), comme « un progrès quantitatif dans le domaine des soins de santé et un progrès révolutionnaire dans l’expansion des droits civils. » « Les Hollandais vont finalement être reconnus pour autre choses que les tulipes, les moulins à vent et les sabots de bois, » a affirmé un anonyme porte-parole de la KNMG.

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DESINTEGRATION FAMILIALE

Le « protocole de Groningen » va simplifier la vie de tout le monde, mettre fin à la crise de la surpopulation et purifier le patrimoine génétique de l’humanité. Lorsqu’on y pense, c’est vraiment l’ultime « SOLUTION FINALE ! »

Pour autant, la désintégration familiale a lieu très tôt, sous la pression du politiquement correct et des lois abusives sur la masculinité conjuguée. À Williamsville, dans l'État de New-York, un petit garçon âgé à peine de six ans, ayant embrassé sur la joue une camarade de classe sur sa demande, fut poursuivi en justice pour harcèlement sexuel. Le petit garçon ne comprenait rien à ce qui lui arrivait, désolé de ne pouvoir joindre ses camarades pour jouer. À Canton, en Ohio, un autre petit garçon de six ans, après avoir été mis dans la baignoire par sa mère pour prendre un bain, avec l’idée de l'empêcher de voir le bus de l'école partir sans lui parce qu'il avait un rendez-vous chez le médecin, fut mis en examen pour harcèlement sexuel, étant donné qu’après avoir entendu le bus partir, il s’était rué vers la fenêtre sans prendre le temps de s’habiller. À El Paso, au Texas, un autre petit garçon fut mis en examen pour avoir tiré la langue à une petite fille. Cet affligeant constat, après un demi-siècle de mouvements de libération de la femme, n’est rien à côté du sombre avenir de nos petits gars qui ne comprennent rien à la triste réalité de ce monde misandre résolu à les détruire coûte que coûte. On empêcha un petit Californien de participer à une fêteanniversaire à cause d’un cas similaire à l’âge de 5 ans. Lorsque ces petits bonshommes deviendront grands, on les empêchera de poursuivre des études universitaires parce que leur nom figurera sur les listes judiciaires d’individus ayant un « passé » de harceleur sexuel. 167


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La rectitude politique, sous l’injonction de la pensée unique féministe, accroît toujours plus son emprise sous forme de lois discriminantes. Le trop fameux « Title IX » aux États-Unis qui, sous couvert d’une absolue égalité des sexes dans les collèges et universités et dans les sports, réduit ou fait disparaître les équipes masculines. La loi semble ne jamais s’appliquer à l’inverse lorsque les filles sont favorisées. Or, cette loi produit l’effet d’une suractivité féminine jusque dans les écoles primaires où les filles sont maintenant tout aussi expressives physiquement que les garçons et ne sont pourtant jamais inquiétées. Seuls les petits garçons sont des harceleurs sexuels. À sa naissance, un bébé du mauvais sexe pourra, très bientôt, être mis en examen pour attentat à la pudeur ou à l’âge de trois ou quatre ans, pour tentative de viol s’il tombe sur une petite fille à la recréation de son école maternelle. Selon Tony Anatrella, psychanalyste de renom, déjà cité au chapitre précédent : « La mixité à l'école a contribué à banaliser la différence des sexes. (...) Il est important de décloisonner la mixité et de favoriser des activités par sexe et d'autres qui rassemblent les garçons et les filles. Sinon, la femme risque de s'enfermer dans son "complexe de masculinité" et l'homme d'alterner entre l'intériorisation de normes féminines et le rejet d'une relation à la mère phallique. L'un comme l'autre cherchent leur identité plus dans la ressemblance que dans la différence. » Il faut se souvenir que ce ne sont pas les hommes qui demandèrent avec insistance la mixité à l'école, je le répète, mais bien les femmes qui considéraient que le mélange des genres apporterait aux petites filles une avancée sociale et une aide à la réussite scolaire. Sans clairons ni trompettes, la mixité obligatoire 168


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ne fut même pas discutée au parlement. Une simple circulaire « à la bolchevique », et voilà les garçons contraints de disparaître en silence. Le temps faisant son œuvre. Les féministes n’en reviennent pas. Sous la plume de Chloé Leprince : « Le 15 mai 2008 restera-t-il dans les annales comme la première grande brèche dans le principe de mixité scolaire? Jeudi, le Parlement a en tous cas adopté définitivement la nouvelle loi anti-discrimination, après plusieurs discussions houleuses tant que le texte faisait encore la navette entre les deux assemblées. Au détour de cette loi, s’installe en effet la possibilité d’organiser un enseignement séparé pour les garçons et les filles à l’école. La mixité s’était pourtant généralisée dès les années 60 dans l’éducation : une circulaire l’impose en juin 1965 pour toutes les nouvelles écoles élémentaires créées, avant de l’étendre à toutes les écoles primaires à la fin de la décennie. C’est, enfin, la loi Haby du 11 juillet 1975 qui allait rendre la mixité obligatoire dans l’enseignement public primaire et secondaire. » http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2988

Mon expérience personnelle est en cela exemplaire. Après un début désastreux dans l’école publique canadienne, nous décidâmes avec mon épouse de permettre à notre fils un enseignement particulier à la maison, non sans quelques conflits, générés principalement par les mères cédant aux sirènes du moisi éducatif sous les prétextes fallacieux de socialisation. Le redressement éducatif spectaculaire de notre fils après seulement 18 mois à mes côtés et son retour à la case départ aussitôt celui-ci réintégré dans les rangs des « faillis » du système – eh oui, pour la paix dans le ménage, les hommes abandonnent la bataille – avait pourtant démontré la justesse de la raison sur l’hypocrisie féminine. Malgré ceci, aujourd’hui mon épouse préfère toujours voir notre 169


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enfant rêvasser et décrocher et n’admettra jamais la responsabilité de son échec. La désintégration des familles ne date pas, en réalité, du début du mouvement de libération des femmes. Il semble que l'origine du désastre soit l'acceptation du divorce par la société. Toujours sur internet, sous la plume de Levesque : « Qu’est ce que l’industrie du divorce ? Voici une excellente définition de l’industrie du divorce du professeur Stephen Baskerville : « Ce qui se passe dans les cours de divorce est beaucoup plus sérieux que les préjugés de genre (sexuels) anti-pères des féministes. Une gigantesque industrie du divorce trouve de plus en plus facile – et lucratif – de tout simplement éliminer les pères de leur famille sans avoir à prouver qu’il n’a commis un crime ou un délit et de se saisir de ses enfants. L'industrie du divorce se compose des juges, des avocats, des psychothérapeutes, des travailleurs sociaux, de la police bureaucratique et des groupes féministes qui tous ont un intérêt commun : celui de séparer autant de pères de leurs enfants que possible. Un père peut alors être facilement extorqué de toutes ses richesses par des frais d’avocats imposés, des psychothérapies involontaires et l’imposition de ruineux frais de soutien pour des enfants qu’il peut ne jamais revoir. Si un père ne peut pas payer ces frais prescrits, il est fréquemment jeté en prison. » « Le seul pouvoir légitime qu’à le gouvernement est celui d’emprisonner les criminels, a écrit Ayn Rand, lorsqu’il n’y en a pas assez de criminels, on en manufacture. Le gouvernement déclare illégal tellement d’activités, qu’il devient impossible à l’homme moyen de vivre sans briser une loi. »

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Dans un article du WorldNetDaily du 16 Juin 2001 : Pillage de la paternité : « Les intérêts politiques qui ont supprimé le mariage ne sont devenus que plus riches et puissants par l’exploitation du système qu'ils ont créé. Pendant les trente-cinq ans du régime de divorce sans faute il s’est créé une industrie du divorce multimilliardaire. Il y a des milliers de profiteurs dont les intérêts sont incestueusement liés à l’industrie du divorce. Le divorce et la question de la garde des enfants sont la grande mine d’or de l’ordre judiciaire. L’industrie du divorce emploie directement une multitude de fonctionnaires fédéraux, provinciaux et municipaux, ainsi que de multiples parasites du privé. Pire, le chaos et les problèmes engendrés par le divorce créent du travail et du pouvoir pour une armée de fonctionnaires. Le pouvoir de l’industrie du divorce fait désormais partie de notre économie politique. Son habileté, quasi démoniaque, de s’insinuer dans notre culture politique est tellement vaste que même les critiques de l’industrie du divorce y trouvent intérêt : ils ont, en permanence, quelque chose à critiquer. Il n’y a pratiquement personne qui a intérêt à exercer un contrôle sur l’expansion de l’industrie du divorce. » Le divorce sans-faute; l’expérience la plus destructrice de la société contemporaine. Serge Ferrand, que j’ai déjà cité, rapporte que, au Québec, sur 20 000 avocats, il y en a 12 000 qui exercent le droit familial. (Source : INRS : Institut national de la recherche scientifique) « C’est donc là l’ampleur du sommet de la parasitaire “industrie du divorce québécoise” : 60% de la profession juridique. Vous remarquerez que chez les avocats aussi il y la loi de l’Omerta. Aucun avocat NI avocate, ne dénonce cette exploitation des mâles par les hommes ET les femmes de Loi. Et cela se comprend; quiconque parlerait serait 171


LE VERNIS DE L’INNOCENCE assassiné… « professionnellement. » L’industrie du divorce (Amérique du Nord) a même son propre site Web : http://www.divorcemag.com/proforum/divorcenews.shtml » Le Canada, les États-Unis, l’Europe de l'Ouest et la Scandinavie sont tous dans le même bateau du déclin dû à la destruction de la famille. La France a la chance, et la malchance, d'avoir un taux de reproduction plus élevé que ses voisins. Ceci est dû pour une large part, à une immigration incontrôlée provenant du Maghreb et de l’Afrique noire. Polyandrie et polygamie deviennent, à cet effet, acceptables. En même temps, elle identifie toujours plus ses textes de loi selon les caricatures nord-américaines. La loi semble de plus en plus restrictive pour les hommes et laxiste pour les femmes. Parfois, la contradiction féministe se prend les jambes dans ses propres chausse-trapes. La loi sur la résidence alternée en France est due, pour une bonne part, à l'idée (féministe) que les femmes et les hommes sont identiques sur la manière d’élever les enfants. De plus en plus d'associations françaises mettent en garde les politiciens sur l'aspect répressif du système judiciaire et sur la mise à l'écart volontaire des pères. À l'occasion des présidentielles de 2007, l'association Urgence Papa, à Paris, a publié une lettre à l'intention des candidats, leur soumettant quelques propositions. Il est intéressant de noter dans cette lettre, que l'association a eu des difficultés à obtenir des informations du système judiciaire. Un extrait : « Sur les 9 premiers mois de l'année 2006, 26 suicides de personnes dans des processus de séparation ont été recensés par le ministère de l'Intérieur, dont 25 pères. Sur cette même période, toujours d'après les chiffres du ministère de l'Intérieur, 10 enfants ont été tués pendant le processus de séparation. (…)

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DESINTEGRATION FAMILIALE L'Observatoire national de la délinquance indique que 102 788 mains courantes informatisées ont été enregistrées, dont le motif était “Différend a/s garde d'enfants' sur les neuf premiers mois de l'année 2006”. L'Observatoire sur les zones urbaines sensibles (ZUS) indique qu'il existe un taux de familles mono parentales de 15 % dans ces ZUS, alors que la moyenne nationale est de 8 %. En 2005, il y a eu 26 788 faits constatés de nonreprésentation d’enfants, par les services de police et de gendarmerie, pour seulement 1 320 condamnations prononcées (ce chiffre nous a été fourni de façon officieuse par le Parquet du TGI Paris) qui avaient pour objet principal le délit de non-représentation d’enfants et 1 213 étaient relatives à une infraction unique (soit environ 5 %).Si l’on peut s’appuyer sur des chiffres précis au travers des rapports du ministère de l’Intérieur (rapport de l’Observatoire national de la délinquance, rapport de la Délégation aux victimes), il n’en est pas de même concernant le ministère de la Justice dont l’activité baigne “dans l’opacité la plus complète”. L’annuaire des statistiques du ministère de la Justice ne donne qu’une idée extrêmement parcellaire et irréelle du ressenti du justiciable : les chiffres datent de 2003, lesdélais de traitement sont absents, et surtout, ces chiffres ne prennent un sens que par leur mise en perspective avec ceux du ministère de l’Intérieur. Ce constat est identique, quelle que soit la ten dance politique. » La route vers la servitude est toujours pavée de bonnes intentions. En concoctant de nouvelles lois et décrets toujours plus intrusifs, les politiciens à la solde des groupes de pression 173


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dénaturent la démocratie et rendent totalitaire une société toujours plus féminine et injuste envers la masculinité. Les terribles conséquences d'une cécité volontaire de la presse et des médias sur le carnage et la désintégration du contrat de mariage ne seront véritablement visibles qu'après son extinction. Aucune démocratie n'a jamais survécu en tant que telle dans l'histoire du monde. Le feu de l'intelligence occidentale s'éteint doucement par deux actions conjuguées que sont : la bureaucratisation incessante des états occidentaux et la lamentable lâcheté des hommes face au monopole des femmes sur la reproduction. Les poncifs de cette culture féminihiliste jetteraient aujourd’hui en prison Félix Mayol s’il se mettait à chanter “viens poupoule”. Quand le mouvement féministe fit irruption sur la scène sociale américaine dans les années 70, le cri de ralliement était «libération. » Libération de l’état de mère et d'épouse que Betty Friedan appelait avec certitude « un camp de concentration confortable. » L’idéologie féministe nous enseignait alors que les devoirs d’épouse et de mère étaient sans fin, monotones et sans intérêt. Que la société « puisse mettre en demeure » les femmes de s'occuper de leurs propres enfants devenait une idée oppressive dans l'esprit des féministes radicales ! En réclamant des époux qu'ils assument leur part dans l'éducation de leurs enfants, l'Organisation nationale des femmes (NOW) implémenta, par l'intermédiaire du législateur, des résolutions obligeant les pères à une responsabilité identique à celle des mères, permettant à celles-ci de se libérer du poison familial pour poursuivre une carrière comme les hommes. En 1970, Gloria Steinem, insista devant le comité judiciaire du Sénat américain que c'était un mythe de croire que les enfants avaient besoin d'une mère à plein temps. « … La vérité est que les petits Américains semblent souffrir en réalité d'être trop souvent avec leur mère et pas assez avec leur père. » 174


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Une partie du programme du mouvement de libération féminine était de forcer les hommes à prendre une part plus importante dans la vie des enfants. Si les lois permettent des opportunités de carrière et de salaire identique, les hommes doivent comprendre qu'ils ne seront plus les principaux pourvoyeurs. En 1974, dans la revue Harvard Educational Review, Hillary Clinton écrivit à propos des femmes qui vivent dans une relation de dépendance, qu'elles étaient comme des esclaves ou des indiens parqués dans une réserve. Pareillement, en 1972, la revue Ms publia des pré-contrats de mariage déclarant les femmes au foyer indépendantes du travail de la maison et des enfants et obligeant les époux à s'occuper de la vaisselle et des couches du bébé. Ruth Bader, la rutilante avocate américaine, écrivit dans son livre qu'elle publia en 1977 Sex Bias in the U.S. Code que, toute législation qui impose l'hommepourvoyeur et la femme-dépendante sera éliminée. Simone de Beauvoir, elle-même une icône des féministes radicales, se permit d'écrire que le mariage était une institution bourgeoise obscène. Le divorce facile devenant l'objectif principal de toute bonne féministe du mouvement de libération. Robin Morgan, une des fondatrices du magazine Ms, prédit qu’il n’est pas possible de détruire les iniquités entre les hommes et les femmes sans détruire le mariage. Les trois quarts des divorces sont maintenant initiés par les femmes. Selon les pays, les pourcentages varient. Environ 70 % en France et 90 % au Québec par exemple. Cependant, en totale contradiction avec leurs beaux principes, les demandes sur le partage du travail de la maison et de l'éducation des enfants devenaient soudain obsolètes. Pas question, au moment du divorce, de soutenir que les hommes peuvent aussi partager l'éducation de leurs enfants. Au moment de la séparation, les femmes demandent toujours d'avoir la garde physique et légale des enfants. Les féministes veulent maintenant que les hommes ne s’occupent plus de leur progéniture, mis à part quelques jours par mois. Soudain, les pères deviennent des pourvoyeurs essentiels. 175


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Tout à coup, l'éducation des enfants devient une charge principalement féminine. L'homme étant là pour pourvoir financièrement à leurs besoins. En réclamant aussi, bien sûr, à cor et à cri, de nouvelles aides et subventions pour la création de crèches en quantité et aux frais du contribuable. Or, la loi autorise un droit fondamental aux parents (remarquez le pluriel) à l'éducation de leurs enfants. Dans les faits, les féministes ont exercé de la pression sur les tribunaux pour ne donner le droit de garde et d'éducation qu’aux mères, dans la très large majorité des cas. Qu'est-ce qui a pu faire changer d'avis les féministes radicales sur ce sujet ? À la fameuse question de Freud « que veut la femme ? », la réponse est implicitement simple : L’argent. Au début des années 80, les féministes utilisèrent leur pouvoir politique pour obtenir du congrès américain quantité de lois draconiennes pendant et après divorce. Elles ont forcé les tribunaux à octroyer de larges sommes d'argent au prorata du temps passé avec les enfants, ce qui était devenu essentiel pour les groupes de pression désireux de forcer les hommes à n'être que des payeurs. Les pères, touchant typiquement un salaire supérieur aux mères, accorder la garde essentiellement aux femmes devenait lucratif pour le gouvernement, grâce au transfert unilatéral de la richesse et des commissions qui en résulteraient. Lorsque les pères demandèrent plus de justice dans l'accès aux enfants, l'industrie du divorce, avocats et juges en tête, s'opposèrent à leurs demandes. Tous les psychologues, sociologues, assistantes sociale dont les revenus sont directement liés à la séparation des enfants de leur père, affichèrent leur parti pris féministe. Il est curieux de noter l'obsession caricaturale de la violence faite aux femmes par les maris ou compagnons dans l'imaginaire féministe aux États-Unis. Elles opposent la violence lorsqu'il s'agit d'hommes blancs américains, mais s'empressent de la désirer en 176


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réclamant que les femmes aillent au combat. La discrimination à rebours (Affirmative action) pour les femmes dans l'armée a été un but essentiel de toujours du féminisme radical. On se souvient du soldat Lynndie England tenant à la laisse un Irakien nu, comme un chien, sur des photos qui ont fait le tour du monde. Elles ont eu un effet désastreux sur les relations publiques des États-Unis à l'étranger. Elles ont aussi révélé à quel point l'intégration des femmes dans l'armée était une erreur. Une autre histoire, celle de Mlle Lynch devait demontrer la « bravitude » (selon le terme Royal) féminine au combat. Lorsque l'histoire de Jessica Lynch parut dans la presse, elle fut acclamée par une armée de « socialite » comme étant l'exemple de la bravoure féminine sur le champ de bataille. Or, lorsque le livre de Lynch parut, révélant qu’elle fut l'objet de viol anal devant la journaliste Diane Sawyer («… il faut que les gens sachent comment les femmes sont traitées là-bas…»), bizarrement les féministes se distancièrent d'elle. Surtout ne pas laisser percevoir que les femmes n'ont pas leur place dans l'armée. Les féministes de l'ère Clinton éliminèrent la « règle du risque » au ministère de la défense des Etats-Unis, qui était en application précédemment pour les femmes. Le risque de capture qui existait fut immolé sur l'autel de l'intégration complète et fut responsable de la capture par les Irakiens de Jessica Lynch, de Shoshana Johnson et de Lori Piestewa (qui fut tuée). Malgré cela, les féministes poussèrent leur agenda toujours plus loin dans l'intégration. Depuis, au moins 48 femmes ont été tuées en Irak et en Afghanistan. Les expérimentations sociales ne s'arrêtèrent pas là. On y introduit de généreuses subventions pour forcer les mères monoparentales à s'engager dans l'armée. Des mères avec des enfants en bas âge et des femmes enceintes militaires ont été tuées jusqu'à aujourd'hui dans les conflits au Proche-Orient. En adaptant l'entraînement militaire à son niveau le plus bas pour accommoder les femmes et en notant celles-ci plus haut que leurs confrères pour prétendre que les femmes sont tout aussi capables que les hommes de porter l'uniforme, les politiciens subjugués par une armée de quémandeuses professionnelles, ont cédé et ont permis une fâcheuse 177


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dégradation de l'armée. Aujourd'hui, le pourcentage élevé de femmes dans l'armée américaine, par des moyens coercitifs tels que les quotas et par la discrimination à rebours, promeuvent les femmes à des grades militaires supérieurs à ceux des hommes, leur permettant de les commander et donc de les contrôler. Au Canada, l'école québécoise est tristement célèbre pour sa trahison à l'endroit des garçons. Le déni de justice semble singulièrement la norme dans l'éducation nationale canadienne. Selon le psychologue William Pollack, de la prestigieuse École de médecine de l’université Harvard, l’école ne se préoccupe pas assez des garçons. Cette tendance s’observe autant aux États-Unis que dans la plupart des pays occidentaux. « Sept décrocheurs sur dix sont de sexe masculin, précise-til. Le taux de décrochage atteint des sommets dans les familles défavorisées : 43 % des jeunes Québécois issus de ces milieux n’ont pas de diplôme d’études secondaires. Avant même de décrocher, les garçons ont peine à trouver leur place à l’école, plaide William Pollack. Aux États-Unis, les gamins prennent d’assaut les classes spécialisées — où se retrouvent les enfants en difficultés. Ils ne représentent pas moins de 70 % des effectifs de ces classes. De nombreuses filles font leur apprentissage en écoutant tout simplement leurs enseignants ou par observation. Quant aux garçons, ils préfèrent apprendre en expérimentant — en le faisant eux-mêmes. La plupart des classes ne sont pas adaptées à cette façon de faire. Par conséquent, un garçon pourra s’ennuyer ou s’agiter et se voir accoler l’étiquette d’avoir des “problèmes de comportements”, des “troubles de déficit de l’attention” ou d’“hyperactivité”. » « Ont-ils moins de capacités dès la naissance? », écrit William Pollack (et on sent bien qu'il n’y croit absolument pas), pour assouvir leur besoin de bouger, les écoliers de sexe masculin devraient avoir cinq périodes de récréation, 178


DESINTEGRATION FAMILIALE mais c’est déjà pas mal lorsqu’ils en ont une. Et parfois, il n’y en a pas du tout », affirme-t-il avec regret. Cette disparité entre les filles et les garçons se poursuit jusqu’à l’université. « Elles font de mieux en mieux, tandis qu’eux réussissent moins bien qu’il y a dix ans », souligne le psychologue américain. Les gauchos chics et les empapillonnés de la Croisette se gargarisant d’une morale à trois sous, dans leur robe Dior et leur Mercedes Mayback se sont extasiés devant le film de Laurent Cantet, d’après le récit de François Bégaudeau, Entre les murs, lui donnant la palme d’or au Festival de Cannes pour célébrer le misérabilisme à la Victor Hugo d’une école difficile, mais oh combien intéressante !… et pour glorifier des enseignants qui sont pourtant les premiers responsables du moisi éducatif français. Tous les Sean Penn au cerveau ramolli par un demi-siècle de fantaisies soixante-huitardes étaient au rendez-vous pour conseiller au bon peuple que le multiculturalisme est forcément fantastique, tout en se gardant bien d’y mettre leurs propres enfants. Simone Veil peut donc se rassurer ; le regroupement familial, ainsi que l’accès à la contraception, permettront à la France de continuer de dépérir. Madame Veil s’illustra aussi en promulguant, en 1975, la loi portant son nom sur l’interruption volontaire de grossesse. Giscard voulait féminiser son gouvernement… avec Veil, il fut servi. L’amendement constitutionnel sur la parité professionnelle apporte aussi quelques douceurs supplémentaires aux taiseux des mutations socioculturelles avec des quotas, des discriminations positives et autres « ismes » pour donner l’impression que la bourgeoisie parvenue s’intéresse aux difficultés du bon peuple. La France a le triste privilège d’être au 19e rang européen pour ce qui est de l’excellence dans l’éducation en Europe, la Finlande arrivant en première position. La fonction publique féminisée dans sa quasitotalité est devenue si ouvertement incompétente que, même les 179


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professeurs, préfèrent mettre leurs propres enfants dans des écoles privées ou encore prendre l’initiative d’utiliser le népotisme du réseau pour protéger leur progéniture. D’un faux problème pédagogique, les prétextes sont nombreux pour la création de fonctionnaires, obligatoirement féminins, d’aides à la petite enfance. Il ne suffit plus de créer des institutions pour jeunes vieux traînant leurs galères d’ignorance standardisées dans des universités délabrées après 30 ans, il faut créer des « jardins d’éveil », car voyez-vous ; les maternelles ne suffisent plus. Très bientôt, l’école avant la naissance sera loi ! La femme moderne veut travailler. Elle veut des enfants. Elle veut être payée pour les garder. Elle veut aussi qu’on les garde pour elle. Elle veut le divorce … Elle veut tout et son contraire, la malheureuse ! Rien d’étonnant à ce que l’Éducation nationale soit le premier poste budgétaire des nations. Bien vite, le citoyen sera instruit de sa naissance à sa retraite. On lui laissera tout de même quelques minutes de travail à la fin de sa vie, mon bon monsieur ! Les 35 heures c’est déjà trop ! Et il en faut du temps libre pour s’instruire à l’école de la pensée unique. Il y aura bien quelques socialistes en mal de reconnaissance pour proposer d’écourter encore le temps de travail. Combien pariez-vous ? Daniel Faivre, né avec la seconde guerre mondiale et professeur de français engagé en 1968, longtemps responsable local du SNES, écrivit, en janvier 2007, un pamphlet au titre évocateur, qui reçut de nombreux compliments de la part de la blogosphère, mais que les féministes se plurent à décrédibiliser : « Pauvres garçons et garçons pauvres. A l'exemple d'Usbek, le célèbre personnage de Montesquieu, j'ai toujours porté sur les mœurs de mon école, un regard « persan » : les œillères de la bien-pensance n'ont pourtant pas manqué, celle de l'administration, des syndicats, des médias, terriblement actifs dans la salle des profs ou 180


DESINTEGRATION FAMILIALE pendant les réunions pédagogiques. Mais rien n'y a fait. Cette manière naturelle de voir les choses, naïvement étonné, ne m'a jamais quitté. Ce qui donnait à mon implication professorale un style souvent incompris, rejeté (excepté des élèves !) ; un style que l'on qualifierait aujourd'hui de politiquement incorrect. Mon premier choc fut de constater la mauvaise part réservée à mon propre sexe ! Je ne l'ai vu exprimée qu'une seule fois dans le Monde de l'éducation de janvier 2003, au titre explicite : Il faut sauver les garçons! Longtemps représentant de professeurs au conseil d'établissement, je le fus également pendant trois ans au conseil de discipline. Totale exclusivité masculine pour les mises à la porte ! (Méritées pour la plupart, mais elles l'auraient été également pour quelques filles.) Très grande majorité également chez eux, pour les avertissements conduite, travail, punitions de toutes sortes. J'ai démissionné du conseil de discipline en donnant la raison : misandrie du système punitif. Cela fit sourire ... Des faits précis et significatifs émaillent mon parcours professionnel. Ainsi lors d'un conseil de classe, pour une élève difficile à orienter, une qualité trouvée pour une voie “esthétique” : “elle est féminine”, j'approuve mais je fais remarquer que je n'ai jamais entendu, à propos d'un garçon, qu’il est faible mais viril ! Imaginez le regard furieux que me lança la Principale ! La virilophobie régnante impose avec une telle force son évidence que cette simple remarque vous fait passer pour quelqu'un dont il est préférable se détourner. Un original, un “macho”. Et pourtant, cette qualité de virilité caractérisait bien nos héros littéraires. Elle doit être soulignée aujourd'hui plus qu'hier, car elle ne se confond pas avec la force et la violence. Au contraire, elle exprime le 181


LE VERNIS DE L’INNOCENCE courage. Viril : “Qui a les caractères moraux qu'on attribue plus spécialement à l'homme, (énergie, courage)”, lit-on dans le petit Robert, avec cet exemple qui fait sourire aujourd'hui : “Une femme virile”. Tournée chez les héros vers la défense du faible, de la femme, du vieillard, vers la prise de risque au nom d'un idéal, cette qualité de virilité, lorsqu'on l'ôte à l'homme, au garçon, laisse une force brute, une violence vide. D'où ces “jeux” dits dangereux qui égayent les cours de récréation, notamment “du foulard”, “du taureau”, “du petit pont”....Consistant tous à frapper au hasard, sans cause, lâchement, à plusieurs contre un seul. D'où les rackets, les chasses aux bouffons, aux juifs. D'où les mains aux meufs ou bien, après l'école ces tournantes ou ces jeux de “brûle-voitures”. A vouloir castrer, inhiber, on pervertit ce qui était, il n'y a pas si longtemps - au siècle classique - la si belle qualité du héros. Autre exemple : un jour, j'entre au secrétariat et je vois la Principale, visiblement hors d'elle, qui agitait une feuille. Elle me la montre “lisez cela!” Effectivement, c'était vulgaire et cru : menaces de viol en termes orduriers. Eh bien, Monsieur Faivre ? (Pour un peu, j'étais l'auteur du mot, le coupable !) J'ai dû avancer une explication du genre “pornographie liée à l'âge”; mais elle a éructé : “Je trouverai le coupable et ...à la porte!” Elle, qui était si opposée à l'autorité en général et aux exclusions en particulier. Je la quittai en lui recommandant de ne rien faire. Un mois plus tard, sans nouvelle, je lui demande les résultats de son enquête graphologique. C'était une fille ! “Vous l'avez mise à la porte ?” Non, bien entendu. Une fille, pensez donc... (Le factotum du collège l'avait pourtant avertie en lui montrant les graffitis également égalitairement (?) obscènes des toilettes des filles.)

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DESINTEGRATION FAMILIALE Gageons que ses valeurs d'éducatrice ne s'en trouveront pas entamées. Non. En toute bonne foi, elle ne voyait pas d'injustice, en toute bonne foi ! Ce qui est terrible, et même fascinant, dans cet aveuglement c'est cette inconscience. Le collège n'a évidemment pas pour volonté affichée de brimer les garçons et d'exclure les récalcitrants. Il le fait, c'est tout ! Naturellement. En toute bonne foi. On érigera en exemple de justice la réussite de Leïla ou de Fatou, au sexe et aux comportements plus conformes, augmentant encore l'humiliation de Nabil et d'Amadou. Les filles, les premières, sont sensibles à cette injustice. Je me souviens d'une fillette de 5e qui m'interpelait en tant que professeur principal : “Monsieur, madame untel est sexiste ! (J'avais entendu sexy !) Elle note mal les garçons.” D'ailleurs, elles savent bien, contrairement aux adultes que, dans le désordre actuel, elles y ont leur part. De plus, elles se sentent très fortement attirées - et combien est puissante la sexualité à cet âge ! - par ceux qui résistent, qui ne supportent pas le déni de leur sexe, principalement ceux d'origine maghrébine. A ce sujet, ce discours “égalitaire” n'a aucune chance de trouver un écho chez de jeunes sexualités tout entières tendues vers la “différence”. Les très fortes intensités érotiques ne peuvent s'exprimer, dans ce “no man's land” de patronage, insipide,“copain, copine” - au cours de gym ou à l'heure de classe. Pendant celle-ci, la moralisation à outrance du professeur principal passe au-dessus des têtes, préoccupées par d'autres pensées. Et les remontrances qui visent toujours les mêmes, lassent ou concourent à les valoriser aux yeux des filles. Même au gymnase, le préchiprécha ennuie. Au lieu d'entrer en compétition, de se mesurer physiquement, des cours zen, “peace and love”, s'attachent à noter l'état d'esprit participatif. Fini la divine

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE surprise, en conseil de classe, du retentissant “excellent !” à propos d'un cancre ! J'ai le souvenir attendri d'un collègue de gym dont le nez bosselé et cassé rappelait à tous – gentiment, sans esbroufe - qu'il tenait son métier de la boxe, pratiquée à un assez haut niveau avant de choisir le métier de prof. Inutile de s'attarder sur son aura auprès des élèves !... Quant aux résultats en français, décisifs pour les orientations en fin de troisième, le Collège ne réussit vraiment pas aux garçons. La concurrence avec les filles ne tient pas. Un simple coup d'œil dans une classe de 5e, par exemple, suffit : les filles sont déjà des jeunes filles, les garçons encore “bac à sable”! Elles l'emportent dans les récits écrits sentimentaux, dans le jeu théâtral, plus généralement dans la communication orale - elles expérimentent tous les jours leur charme, voire l'attrait de leurs appâts naissants. Elles présentent mieux leurs devoirs, soignent leur écriture... Bref, et c'est heureux bien sûr, elles s'épanouissent. Tant mieux, mais on aimerait qu'il en fût de même pour les garçons. Cette supériorité n'apparaissait pas lorsqu'il s'agissait d'acquisition de savoirs, de réflexions, de compréhensions. Ainsi, lorsque je faisais dans ma classe des exercices de grammaire ou bien des études “sémiotiques” de pubs ou bien encore des enquêtes journalistiques, j'égalisais les chances. Mais si je me fixais sur le récit d'imagination, style expérience personnelle sentimentale, panacée au brevet des collèges, les filles, plus mûres, reprenaient le dessus. Tout ce qui concerne le jeu, la représentation - le théâtre, la diction, la récitation, la mise en scène de sa propre parole crée un fossé entre les sexes. La jeune élève de 5e se voit, se dédouble, s'apprécie. Impossible pour le garçon de son âge 184


DESINTEGRATION FAMILIALE qui se trouve gauche ; et qui l'est d'autant plus qu'il souffre de la comparaison. Tous les professeurs de français au collège savent bien que si de nombreuses filles veulent être Chimène, il est quasi impossible de trouver un “amoureux” pour jouer Rodrigue. D'ailleurs, les garçons entre eux le verraient d'un très mauvais œil, à l'exemple des copains de Krimo, dans L'Esquive, qui parlent de lui : “Sur la vie de ma race, [...] il a un déguisement, on dirait v'la l'pédé”. (Surtout, ne pas y voir une confirmation du “machisme” des garçons. Il y a cinq ans, avec moi au conseil d'établissement, un éducateur en SES, spécialisé “couture floue”, donc avec une classe de filles uniquement, était homosexuel. Il a craqué sous les insultes quotidiennes de ses élèves. Il s'est malheureusement suicidé...) S'il y a des femmes qui me suivaient, c'étaient les mères de garçons. Elles sentaient bien que les difficultés de leur fils, cette a-scolarité si souvent reprochée, aux allures parfois dangereuses, ne montraient nulle tentative de compréhension. Lorsque je leur expliquais les handicaps masculins par rapport aux filles, surtout dans ma matière : ce peu de goût pour la lecture, pour l'univers romanesque, cette écriture fautive, cette présentation bâclée – cette fameuse propreté de la présentation d'un devoir, d'un cahier, critère prioritaire pour tant de profs ! - elles retrouvaient bien la carrière scolaire chaotique de leur fils. Je prenais bien garde d'accorder plus d'attention et d'importance au contenu, plus qu'à la forme. Même attitude égalitaire pour la “conduite” : lorsqu'une fille était, même “inconsciemment”, à l'origine d'un désordre, la sanction tombait. A l'instar des garçons. Rien d'étonnant à ce que ceux-ci m'appréciaient. Celles-là aussi, parce que, au fond, les élèves n'ont que mépris pour ceux qui les favorisent. Au collège donc - et l'avenir scolaire se joue là - le garçon est rejeté, pas tous, bien sûr ! Mais, même les excellents 185


LE VERNIS DE L’INNOCENCE élèves ne peuvent s'y épanouir. Je me souviens d'une correction de brevet à Bois-Colombes et d'une copie au style vigoureux et à la pensée à la fois subtile et amusée. Lecteur séduit, je mets 18/20, et en rendant mon paquet de copies, je félicite la principale : « Vous avez un petit génie ! » Elle me corrige avec condescendance : « Une petite génie, nous avons en effet deux ou trois filles remarquables .» Et, devant mon insistance, nous voilà partis à la recherche du chef-d'œuvre. C'était bien un garçon ! “Oh oui ! Un marginal qui nous pose problème par ses absences ...” Comme je le comprenais ! Et comme j'eus plaisir de partir en vacances (le brevet est le dernier acte pédagogique de l'année), en raillant, une Principale de Collège : “...Ne pas percevoir les différences d'écriture entre une fille et un garçon ! C'est ce qui fait leur beauté !...” Et l'intérêt du métier : se saisir de cette singularité irréductible - être fille, être garçon - pour les entraîner, au fil des grands textes, à découvrir une terre étrangère, mal connue mais fascinante, l'autre sexe; tous les élèves que j'ai eus ne demandaient que cela... En tout cas, je n'ai jamais eu l'impression que la faute en incombait à la féminisation de l'enseignement. C'est pourtant vrai que je me suis presque toujours trouvé le seul homme prof de français. C'est aussi vrai qu'il y a plus de 60 % de profs femmes dans les collèges. Cependant, certaines d'entre elles - aussi rares que certains hommes, si l'on excepte les mères de garçons - déploraient avec moi ce sexisme anti-mecs. Non. Cette misandrie est plus profonde. Feuilletons le premier dictionnaire culturel, tout juste paru en 2005. Il suffit de comparer l'article Femme qui court sur plus de neuf pages, encadré, rédigé et signé par l'auteur luimême, avec l'article anonyme. Homme, sans mise en relief, qui se contente de deux pages ! Bien moins que cet autre article consacré au féminisme, également encadré et signé ! Moins qu'Homosexuel, tous deux encadrés et signés! Quand 186


DESINTEGRATION FAMILIALE on sait que ces quatre gros volumes ont mobilisé pendant dix ans une centaine d'auteurs sous la direction d'Alain Rey, on ne peut s'empêcher de penser que la mise à l'écart de l'homme est fortement ancrée. Revenons à l'école ; tout au long de ma carrière (19702005) j'ai donc constaté - et cela allait en s'accentuant - que le garçon était sanctionné. Les chiffres le confirment :“Sur une cohorte d'adolescents entrés en 1989 en 6e, 54 % des garçons ont décroché au bac en neuf ans, contre 70 % chez les filles.” Précisons bien que l'“écrémage” s'est fait surtout au collège. Combien de fois ai-je insisté pour qu'un garçon de 3e, aux résultats trop justes, redouble, parfois même dans le privé lorsque l'opinion des profs et l'atmosphère générale étaient trop détestables pour lui. Je savais qu'au lycée, l'inégalité jouait moins. Dans cette dégringolade scolaire, poursuit l'article du Monde de l'Éducation, ce sont ceux des milieux les plus défavorisés qui tombent les premiers. Françoise Vouillot, chercheuse au CNAM, et spécialiste de mixité le précise bien : “Oui, les données scolaires jouent contre les garçons [...] Les premières victimes sont les élèves de sexe masculin et de milieux défavorisés.” En ZEP, sur 100 élèves, 56 sont lycéennes, et la proportion augmente en défaveur du genre masculin, en particulier dans les activités littéraires et langagières. C'est Annick Davisse, inspectrice pédagogique régionale d'EPS, qui affirme :“L'adolescence, c'est l'âge où les filles décrochent du sport et les garçons de la lecture.” Mais c'est la psychanalyste Françoise Dolto qui en tire tranquillement les conclusions misandres : “Dans les sublimations orales, écrit-elle dans Sexe Féminin, les filles prennent une longueur d'avance sur les garçons. Elles ont, comme on dit, la langue bien pendue. Le garçon, rassuré d'avoir le pénis, n'est pas pressé de prendre la parole.” En

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE d'autres temps, ce genre de justification pseudo-scientifique était avancé dans les cas, par exemple, d'antisémitisme. L'échec scolaire se vit au masculin et d'autres pays occidentaux s'en inquiètent. Le Québec est traumatisé par ces pourcentages : 41,3 % des garçons ont quitté le secondaire sans diplôme contre 26 % des filles ! Aux ÉtatsUnis, le gouvernement vient d'autoriser les districts à ouvrir des écoles non-mixtes. “« Dans un pays avare de ses deniers publics au bénéfice de l'Éducation, 3,27 M € ont même été réservés au programme expérimental non-mixte” précise le même Monde de l'Éducation. Mais en France ? Le sexisme misandre sévit sans la moindre étincelle de prise de conscience. La pensée unique qui “éclaire” les esprits de droite comme de gauche trouve tout naturel de considérer les garçons moins doués et plus turbulents ! Il est donc normal de les orienter d'avantage que les filles en fin de troisième ! Exemple : pour entrer au lycée, mieux vaut être beurette que beur ! Cependant, cette turbulence des garçons, plus visible que celle des filles, est plus fragile qu'il n'y parait. Sait-on qu'il y a eu cette année 50 000 tentatives de suicide chez les ados ? 600 ont abouti. 80 % de garçons. Bien sûr, l'injustice de l'orientation précoce est moins vraie pour les garçons “bien nés”. Ils bénéficient des filières qui le mènent aux classes préparatoires, filières nobles où l'on ne craint pas la compétition, où la réflexion prime la communication, où les Anciens sont admirés, où l'autorité va de soi ; écoles privées ou établissements publics de centre-ville ou de banlieue chic. Et si ces filières ne suffisent pas, il existe de nombreux instituts très chers qui rectifient, à la fin du secondaire, rattrapent et préparent aux concours. A ma grande honte, j'ai dû en conseiller parfois quelquesuns, mon école publique ne remplissant plus ses devoirs... 188


DESINTEGRATION FAMILIALE Être garçon à Henri IV ou au collège du Cèdre du Vésinet est moins handicapant qu'à Nanterre ou à Bobigny : l'ambition des objectifs scolaires, l'environnement culturel et familial, “égalisent” en quelque sorte les chances. Mais ailleurs ? Si l'on excepte son rayonnement auprès des filles, le garçon apprendra au collège, au quotidien, dans son travail, dans sa conduite, comme dans son orientation scolaire, le rejet et l'exclusion, le mépris de son sexe. D'où sa résistance par son style, par son allure, par sa musique, par ses provocs ; d'où la tentation de retour à ses racines religieuses, avec les repères symboliques forts de l'Homme et de la Femme. Mais si au fond, tout simplement, il appelait à une reconnaissance ?... » Destruction systématique des garçons par l’école. Destruction systémique des pères par l’État. La fronde de certains parents à propos de la féminisation de l’enseignement devient éclatante. De plus en plus d’hommes et de femmes ne s’en laissent plus compter. Ils écrivent sur Internet, le véhicule de prédilection, leurs inquiétudes sur la féminisation destructrice de l’école. Leur désarroi est à l’image de cet activiste sur l’excellent site Internet garscontent.com, du 27 mars 2008 : « De même que la collectivisation et la soviétisation de l’économie russe provoquèrent des catastrophes, l’application de la doctrine féministe à notre société pose de graves problèmes que les solutions féministes proposées ne font qu’aggraver. Petit tour d’horizon en ce qui concerne l’éducation.Les violences à l’école : Dans l’enseignement, dès 1968, le problème de l’autorité fut posé, puisque le féminisme définit

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE l’autorité comme un abus de pouvoir de l’homme dû au Patriarcat. “Il est interdit d’interdire !” Ce célèbre slogan et la doltomania ( de F. Dolto, psychologue pour enfants) ont fait des ravages dans les années 1970. Or, l’enseignement repose sur une délégation de l’autorité des parents envers les enseignants. Dès que l’autorité des parents vacille, celle des enseignants s’effondre, ouvrant la voie à la démagogie et au pédagogisme. A la limite, l’enseignant(e) peut se voir attribuer la responsabilité du comportement déviant d’un(e) élève. Joignez à cela la multiplication des foyers “sans pères ni repères” (surtout dans les banlieues) et vous aboutissez à la situation actuelle. Le phénomène de la violence à l’école, inconnu il y a 30 ans et longtemps nié, a fini par s’imposer, notamment à cause des filles victimes, les garçons victimes étant ignorés. Selon l’Observatoire national de la délinquance, cette violence a augmenté de 30 % de 2002 à 2007. Durant l’année scolaire 2005/06, 24 000 faits en France dont 2 275 avec violences physiques graves (gifles, coups…) contre les professeurs de lycée et de collège, dont 250 avec armes ( ex : il poignarde sa prof !). Si on compte les insultes et menaces graves, c’est une moyenne de 60 faits par jour de classe. 93 % des faits sont dus à des élèves de plus de 15 ans , dont 80 % de gars en retard scolaire. Mon explication : L’allongement des études (pour masquer le chômage) a piégé 15 % d’une génération ( pour les ¾ des garçons) dans

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DESINTEGRATION FAMILIALE un système scolaire sexiste qui les stigmatise à coup de “Bravo les filles !” et finit par les révolter. L’ascenseur social en panne : Seconde explication de la révolte des gars, principales victimes. L’allongement des études est souvent un leurre. Ainsi, le fils d’un ouvrier de chez Peugeot risque fort de se retrouver sur la chaîne à son tour. Sauf que le père était ouvrier à 15 ans, avec un CAP, et le fils “opérateur” à 20 ans, avec un Bac Professionnel. Les enfants d’ouvriers (25 % des hommes actifs) ont 4 fois plus de chances d’être en difficulté scolaire que ceux des cadres, et 4 fois moins de chances de décrocher un Bac général.( le meilleur) Résultat du Bac général : 50 % de réussite pour les enfants de cadres ; 10 % pour les enfants d’ouvriers qualifiés ; 5 % pour les non-qualifiés. Et au-delà de l’échec scolaire, c’est le spectre du chômage qui se profile ! Et le Bac n’est plus une garantie : Stop à l’Arnaque du Bac est le titre d’un livre de JR Pitte qui remarque que les 83 % de réussite aux 3 Bacs en 2007, masquent mal l’échec de 40 % des étudiants en 1re année de Fac. Il conclut :“… un examen dévalorisé, dispendieux, laxiste, truqué !” Citons aussi Nadine Chauvet, dans un rapport à l’Assemblée nationale : « L’école est donc injuste, puisque la réussite ne profite pas à tous… et le plus grave, c’est qu’elle s’accommode de cette situation » 191


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J’ajoute : surtout si les victimes sont des garçons. Terminons avec l’exemple emblématique de la famille Dati en France. La fille fut ministre de la Justice ; 2 de ses frères en prison pour trafic de drogue ! Jamal Dati, condamné à un an de prison ferme au mois d’août 2007 pour trafic de stupéfiants, dont le manuscrit d’un entretien avec un journaliste fut dérobé à la maison d’édition CalmannLévy en juin 2009, démontre la chape de plomb des inégalités en faveur des beurettes dans la France contemporaine. La Maternelle en question : Débat télévisé récent qui opposa A. Bentolila (pédagogue celèbre) à J. Lang, ancien ministre de l’EN : A. Bentolila : « La maternelle creuse les inégalités et elle est inadaptée aux enfants de 2 ans. » J. Lang : « cette maternelle que le monde entier nous envie » (mais, remarque personnelle, que personne au monde n’a eu l’idée saugrenue d’imiter) Ajoutons que l’entrée des 2 ans à la maternelle est surtout une solution peu coûteuse au problème de garde d’enfants pour les mères au travail. A-t-on seulement étudié les conséquences sur ces enfants, en particulier sur les garçons ? Le mal-être des ados : L’école accueille environ 7 millions d’adolescents (collégiens, lycéens, étudiants). En fait-elle des gens équilibrés ? Ce serait sa principale mission ! Or, de l’avis général, les ados vont mal : problèmes d’acoutumance (alcool, drogues…) conduites à risques (sur la route, en sport…) ou même suicides. Bien sûr, “Boys will be boys !”, mais leur mal-être n’est-il pas une réponse au mauvais accueil que leur réserve une société féministe ? Un exemple parmi beaucoup. De nombreux lycées organisent des journées d’orientation pour les filles vers les métiers 192


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masculins (ingénieurs, informatique …), mais rien pour les gars. Pourtant de nombreux métiers féminisés à 70, 80 %, qui comptent des millions d’emplois auraient besoin de la compétence des garçons ! Le suicide des ados : Cause nationale. Comparons 2 articles parus dans la presse : 1) En France, 12 161 suicides cette année, dont 887 ados. Les hommes sont 3 fois plus touchés que les femmes. Chez les 15/ 24 ans, c’est la 2e cause de mortalité après les accidents de la route. 2) Des ados de plus en plus suicidaires : 13 000 morts par an dont 800 ados, 140 000 tentatives… Entre ces 2 articles, 18 ans d’inaction. Le 1er date du 14 septembre 1989, le 2nd du 5 fevrier 2007. A vrai dire, on s’est intéressé aux tentatives (en majorité des filles) en créant des postes d’infirmières ou d’assistantes sociales dans les lycées, ainsi que 10 maisons d’ados avec psychologues. Quant aux gars, notre société semble impuissante à les empêcher de se suicider : 4 fois plus que les filles entre 15 et 34 ans. En 2005, 1385 hommes, 368 femmes. Cela ne vous fait pas penser au traitement préférentiel des cancers féminins ? Les célibattantes : Ce mot nouveau désigne ces millions de femmes qui ont réussi leur scolarité, leur insertion professionnelle… mais semblent incapables de réussir leur vie. Avec la réussite des filles et l’aide sociale, on aurait dû constater une baisse des tentatives de suicide. C’est l’inverse ! 8 % des adolescentes en 1993, 13 % en 2003. Quant aux suicides “réussis” des femmes, ils passent de 78 par an (entre 25 et 29 ans) à 162, puis à 216 et à 258 aux tranches d’âges suivantes. Leur problème ? Elles ne trouvent pas chaussure à leur pied ! Gagnantes 193


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d’une compétition truquée, elles se retrouvent seules en haut de l’échelle sociale. Or, la Nature et la raison leur commandent de rechercher un protecteur pour leurs enfants. Mais les hommes capables de jouer ce rôle se font rares (rançon des succès scolaires des filles). Pire, ils ont appris, par le divorce de leur père, que l’enfant n’est plus le ciment du couple, mais un danger pour l’homme. Ils refusent et mariage et enfants. La fille brillante est piégée par le féminisme. C’est une gagnante solitaire et amère qui dénigre ceux qu’elle ne peut atteindre. Comme le renard de la fable, les raisins sont trop verts et bons pour les goujates. « Immatures, les hommes ! » C’est l’expression à la mode. La boucle est bouclée. Grâce à l’éducation, fer de lance du féminisme, des femmes au service des femmes ont généré un monde impitoyable qui condamne chacune et chacun à la solitude… en attendant la révolte. Jean-Marc Bessette, un activiste anti féministe canadien, écrivit au ministre de la famille, des aînés et de la condition féminine, Carole Théberge, au Québec, son ras-le-bol dans une lettre publiée aussi dans « www.papapourtoujours.org »: « La Famille est assassinée au Québec ! À Montréal, le 10 mai 2005, vers 9h, nous fut confirmé le décès de la famille québécoise avec un père dedans. Ceci n’est pas un accident, c’est même très prémédité, ça va en causer d’autres à la rejoindre. C’est plutôt l’effet pervers de la libération de la femme qui est confondu entre la liberté sexuelle et l’irresponsabilité parentale, ou le droit devenu légitime de faire souffrir les enfants au nom de la femme : génocide émotif pervers ! Ou les acquis des femmes si vous préférez. Ainsi, elles se pavanent publiquement et continuent d’ignorer tout le mal que ladite monoparentalité cause sur notre jeunesse. Tort qui ne cesse de s’amplifier dans notre 194


DESINTEGRATION FAMILIALE triste société qui fait de moins en moins d’enfant, signe de notre très mauvaise santé mentale collective. Mais qui, par le fait même, force notre gouvernement à créer de plus en plus de boulots au féminin pour tenter de contrer cette lacune émotive et de socialisation, pour ne nommer que ces arguments ; peine perdue... Le tout fut confirmé par la ministre de la Famille elle-même qui, grâce à son triple statue de Ministre, s’occupe aussi, entre autres, de la Condition féminine ! À ce titre, elle se doit d’éliminer tout ce qui est mâle des désirs des femmes… Que des femmes étaient subventionnées pour y être présentes à ce colloque sur la famille ! Imaginez, elles parlent de la famille sans père très ouvertement et sans réaction autre que la mienne dans notre société proféministes et anti-homme-père !!! Elles refusèrent l’Équité, tant demandée par elles-mêmes, au père de leurs propres enfants ! » « Moi, qui ai un fils de 10 ans, sais que quand le temps sera venu de lui parler des choses de la vie, du sexe et de l’amour j’aurai la lourde responsabilité de le prévenir de ce contexte social aliénant pour tous les hommes. Me Théberge vient de par sa non-réponse à ma demande, oui oui pas de réponse, (manque de savoir-vivre en plus, la dame), de confirmer la hantise de mes vieux jours, voir la mère de mon petit fils m’en priver, sous prétexte que mon fils n’est qu’un…. homme !!! Alors j’aurai en temps opportun à le mettre au fait de la situation… J’aurais préféré que mon fils soit homosexuel pour ne pas éprouver cette crainte si bien alimentée de par notre système social qui ne vit que pour les femmes au triste détriment des enfants eux-mêmes et de leur père… Je me ferai malheureusement le plaisir de lui offrir une petite opération s’il le désir, plus un cadeau de libération pour nous deux qu’un sacrifice imposé !!! Et je ne suis pas le seul grand-père à réagir ainsi devant une 195


LE VERNIS DE L’INNOCENCE souffrance que je désire lui épargner, devant une souffrance que j’ai décidé de ne plus revivre… La preuve est dans notre taux de dénatalité croissant… » La caste des femmes Outil de travail tout féminin : Une Commission parle Ment Taire ! ParleZ moi Mesdames ! MenteZ autant que vous pourrez pour augmenter nos revenus tirés de la sueur du travail des hommes ! Taire tous les autres points de vue lors de la conclusion finale ! Assez facile comme procédé tordu mais encore très onéreux trop inutilement, il va sans dire… Pourtant devant la caméra elle pris un tout autre engagement, soit celui que cette dite Commission change des choses pour les hommes aussi…en quête de l’Équité ! … Écoutez la dame à la toute fin quand elle me regarde dans les yeux si hypocritement. Elle devait vouloir dire mais certes ça changera des choses pour les hommes puisque la facture va encore monter !!! C’est ce qui s’appelle la caste des femmes (http://www.assnat.qc.ca/fra/travaux/Debats/banquevideo/ca s/egalite.html) » Daniel Amneus Ph.D. dans l'ouvrage déjà mentionné The Case for Father Custody (http://christianparty.net/tcffc.htm). La loi de Briffault détermine la personne, dans le couple, qui contrôle l'autre (Robert Briffault): « La femelle, non pas le mâle, détermine toutes les conditions de la famille animale. Là où la fe melle ne peut trouver aucun avantage d’une asso

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DESINTEGRATION FAMILIALE ciation avec le mâle, aucune association n’a lieu. C’est l’inconscience des juges - ou plutôt leur mauvaise foi à ne pas respecter leur serment d’office et à ne pas administrer la justice de façon équitable en vertu de la loi qui exige que la garde des enfants par le père soit rendue obligatoire et automatique telle qu'elle l’était au milieu du dix-neuvième siècle. La garde automatique des enfants par le père sera parfois mauvaise, car il y a de mauvais pères; tout comme il y a de mauvaises mères. Mais on ne peut tout simplement plus faire confiance aux juges. La discrimination anti-mâle dure depuis plus de plus de cent ans. Dû à la prédisposition au divorce des femmes (la loi de Briffault) et à la certitude qu’elles ont d’être récompensées de la destruction de leur famille par la garde des enfants et par des pensions alimentaires, cette discrimination anti-mâle entraîne la destruction du mariage, de la famille et de la civilisation. » L'approche fondamentale de la majorité des femmes, et en particulier celles dont l'objectif principal est la carrière ou la profession, est de chercher le partenaire, l'homme ayant de la prestance, une solidité masculine dans l'apparence et le statut. En cela, elle ne diffère en rien du règne animal, étant donné que leurs instincts leur dictent de rechercher le plus grand ou le plus fort pourvoyeur pour une future progéniture. Bien entendu, une fois les enfants conçus, elles désirent ardemment que quelqu'un d'autre s’en occupe, permettant ainsi de continuer à gravir les échelons de la hiérarchie ou du succès social. C'est pourquoi ces femmes de carrière perdent le respect pour quelqu'un dont elles avaient initialement demandé de s'occuper des enfants à leur place. Il n'y a donc rien à voir avec la façon dont les femmes furent traitées dans le passé et tout à voir avec “le beurre et l'argent du beurre”. Certains appellent cela de la cupidité. Le rôle de la femelle est un fait biologique, alors que la paternité est une invention sociale, créée 197


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par l’homme, fragile et artificielle. Lorsque les soutiens sociaux que requiert la paternité sont retirés, la société retourne au matriarcat ; le modèle du bétail et celui du ghetto. Ainsi donc, le concept de “famille” arrive à sa fin. Les femmes modernes aiment trop l'argent et le pouvoir pour s'en passer désormais. Elles ont féminisé la plupart des professions pour se sentir par trop confortable pour pousser toujours plus les hommes en dehors. Elles ont joué au maître chanteur sexuel en donnant la priorité à la carrière au détriment de la famille et en laissant les hommes et les pères jouer à être des “hommes au foyer” s'ils veulent rester mariés. Rien d'étonnant donc à ce que les hommes recherchent des femmes traditionnelles dans des contrées éloignées. Les agences matrimoniales par Internet deviennent pléthoriques. Les exemples abondent démontrant l'incongruité et l'inconsistance du désir féminin. Les hommes désireux de se marier aujourd'hui en Occident devraient se faire examiner par un psychiatre. Lorsqu'on les interroge, la plupart des mâles seraient d'accord d’abandonner leur carrière pour s'occuper de leurs enfants. Or, ce n'est pas suffisant pour la femme moderne libérée et carriériste. Si le père est à la maison, il est sans concession, émasculé par son épouse pourvoyeuse et considéré comme un fainéant par la société. Si au contraire il travaille à l'extérieur et devient le principal pourvoyeur, alors il est considéré comme un cochon misogyne désireux de garder le contrôle sur sa femme. Dans Instabilité familiale et bien-être de l'enfance, publié en avril 2007 dans une revue de sociologie américaine (American Sociological Review), Paula Fomby and Andrew Cherlin, deux sociologues de l'université Johns Hopkins rédigèrent un rapport qui démontrait qu’à chaque séparation, divorce, remariage ou nouvelle cohabitation, il y a une période d'ajustement pour les parents, partenaires et les enfants pour retrouver leurs marques dans un nouveau milieu familial. Or, les enfants ont des problèmes 198


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comportementaux graves dès qu'ils subissent une instabilité liée à la séparation. Un ouvrage de Charles Murray, intitulé Human Accomplishment: The Pursuit of Excellence in the Arts and Sciences, 800 B.C. to 1950, démontrait que les réussites dans tous les domaines (sciences, mathématiques, technologies, philosophies, arts et littérature) étaient dans une vaste mesure le fait d’hommes, hétérosexuels, blancs et Européens de l’Ouest (incluant les USA), surtout pendant la période allant de la Renaissance à 1950. Les célèbres « dead white males », chrétiens et juifs ashkénazes (les juifs étant 2 % [ou peut être 1 %] de la population de l’Occident) ont gagné 14 % des prix Nobel de 1900 à 1950 et 29 % de 1950 à 2000. Aucune théorie n’explique un tel phénomène, mais ce sont eux que les fémi-sexistes et les gauchistes en général aiment tant haïr. Or, la jalousie inhérente au succès, les féministes radicales ont entrepris de réduire l'influence des hommes occidentaux par une panoplie de subterfuges et une propagande effrénée.Un de ces subterfuges employés par les féministes est la séparation par le blâme et par la loi des pères de leur progéniture. La propagation des idées, incessantes, sur la violence masculine, en ignorant celle des femmes, permit de créer un automatisme judiciaire en faveur des mères. L’outillage des groupes de pression est fourni par les lois véhiculant tout un fatras de règles différentes selon le sexe et l’âge. Une autre méthode consiste à créer le doute dans l’opinion publique sur les valeurs masculines, tels le respect, le courage et la force. Ceci pour donner le sentiment que seules les valeurs féminines sont honorables et donc octroyer unilatéralement et par précaution la garde des enfants aux mères. Tout un arsenal législatif en Europe de l’Ouest comme en Amérique du Nord est maintenant bien huilé pour séparer, sans la moindre hésitation et à la moindre incartade, les hommes de leurs enfants. Les bobos nantis et la gauche déboussolée par la disparition du rêve socialiste dans l’ex-URSS, à la recherche de nouveaux 199


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défis, sont les premiers à crier haut et fort, « Oh combien », notamment que la nouvelle famille est bien meilleure que l’ancienne, qu’il faut institutionnaliser l’union libre, le mariage homosexuel, considérer l’infanticide comme un avortement tardif, donner des droits identiques aux célibataires comme aux gens mariés. La Présentation à Bruxelles du rapport sur l’« Evolution de la famille en Europe, 2008 » et publié sur le site Internet zenit.org le 19 Mai 2008 créa l’événement mais resta enfouis pour ne pas incommoder les groupes féministes : « La France avec 2, l'Irlande avec 1,93, la Suède avec 1,85 et le Royaume Uni avec 1,84 sont les pays ayant le meilleur taux de fécondité. Les femmes espagnoles (30,88 ans), italiennes (30,8) et hollandaise (30,58) sont celles qui mettent au monde leur premier enfant le plus tard. Chaque année, l'Europe enregistre, à cause de l'avortement, une baisse de population égale à celles que comptent le Luxembourg, Malte, la Slovénie et Chypre ; c'est-à-dire qu'un enfant sur cinq conçus (20%) ne voit pas le jour. Sur 6.390.014 de grossesses en 2004, 1.167.683 se sont terminées par un avortement. Les avortements en France, au Royaume Uni, en Roumanie, en Italie, en Allemagne et en Espagne, représentent 77% de tous les avortements. L'Espagne à elle seule a doublé son nombre d'avortements entre 1996 et 2006. Les mariages sont en chute vertigineuse : entre 1980-2006, il y a eu 737.752 mariages en moins. Les européens se marient peu et de plus en plus tard. La moyenne d'âge pour se marier est de 31 ans chez l'homme et 29 ans chez la femme. Un enfant sur trois naît hors mariage. Sur 5.209.942 naissances en 2006, 1.766.733 sont nés hors mariage (33,9%).

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DESINTEGRATION FAMILIALE On compte plus d'un million de divorcés par an, à la cadence d'une rupture toutes les trente secondes. De 1996 à 2006, le nombre de divorcés dépasse les 10 millions, touchant environ 15 millions d'enfants. La Belgique, le Luxembourg et l'Espagne ont le taux le plus élevé de divorces, avec un divorce sur deux mariages. Les familles sont de moins en moins nombreuses : la taille moyenne des foyers est de 2,4 personnes par foyer, tandis que 54 millions de personnes vivent seules. En dépit de ce bien sombre tableau, le rapport de l'IPF relève un manque d'attention de la part des institutions européennes concernant cette problématique de la famille. Bien que la Commission européenne comprenne 5 viceprésidents et 21 commissaires, aucun d'entre eux ne s'occupe de la famille. De plus, l'Observatoire des politiques familiales nationales, créé en 1989, puis renommé en 1999 Observatoire européen des affaires familiales, et ensuite Observatoire européen de la situation sociale, de la démographie et de la famille, a été fermé en 2004, pour le remplacer par l'Observatoire de démographie et de situation sociale. Parmi les 95 livres verts écrits depuis 1984 par l'Union européenne, aucun ne traite de la famille. » Antonio Gaspari. Traduit de l'italien par Isabelle Cousturié Les idiots dociles se sont mis au service d’une idéologie de mort, pire que le nazisme ou le communisme en reprenant le credo féministe de la famille nouvelle. Toujours à l’affût de nouvelles modes, les apparentés ‘gauche caviar’, visibles surtout dans les studios de télévision et dans la presse consensuelle, sont désormais les nouveaux « Capos » de la rectitude politique et de la féminisation de tous les rouages de la société. Certains élus allant même jusqu'à proposer des lois anticonstitutionnelles pour favoriser un sexe sur l’autre.

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Dans le Rapport ministériel de la Commission de la Santé, de la Solidarité et de la vie Social et Familiale, rapport et avis présentés par monsieur Bruno Coste au nom de la Commission de la santé, de la solidarité et de la vie sociale et familiale, le 25 mai 2000, et qui parut dans le numéro de mars/avril 2001, École et parents, le magazine des parents qui s’intéressent à l’avenir de leurs enfants, on pouvait lire un dossier fort instructif : La prévention des comportements violents chez les jeunes, page 22 : « Au niveau national, le nombre de familles monoparentales a augmenté de 63 % en vingt ans. On dénombre aujourd’hui 2 millions d’enfants qui vivent dans 1.6 million de familles avec un seul parent au foyer, soit 7 % des ménages. Il s’agit essentiellement de femmes seules [ ] On observe par ailleurs que sur le long terme (période 1971 à 1995) le taux de chômage des jeunes sans diplôme et l’attitude de violence de la jeunesse (taux de vols avec violence) évoluent de manière parallèle. » page 23 : « On n’a pas pris suffisamment en compte les effets générés par le chômage sur l’éducation des jeunes : la décridibilisation des pères, l’économie parallèle qui valorise le modèle du tricheur, le non-apprentissage de l’institutionnel. Faute de pouvoir proposer un projet d’avenir aux jeunes, c’est leur adhésion à notre société qui est remise en cause. » « Il faut se méfier d’une surenchère d’actions en direction des jeunes qui négligerait les parents, en particulier dans le rétablissement de leur dignité. L’influence des parents est déterminante dans l’éducation au respect de soi-même et d’autrui et dans l’apprentissage de la loi. Si la mère apporte 202


DESINTEGRATION FAMILIALE la sécurité affective, le père a traditionnellement un rôle de socialisation et d’émancipation du jeune. Le père conforte le garçon à sa masculinité et facilite pour la fille la révélation de sa féminité. Il favorise l’introduction à la vie sociale. » Puis vient l’aliénation parentale. Très répandue aujourd'hui, car nécessaire au maintien de l’enfant jusqu'à l’âge adulte, dans le giron maternel autorisant un flux financier perpétuel de la part de l’ex. La définition de l’aliénation parentale peut-être consultée par tous sur Internet. Elle est pourtant toujours niée par une partie des spécialistes à la solde des groupes de pression féministes. Les principaux spécialistes pourtant ont démontré quelle peut être la malfaisance d’un ex-conjoint, obnubilé à détruire et aveugle aux besoins de leurs enfants. J’ai vécu cette expérience avec ma propre fille. Mon ex-épouse confortée par sa famille et par un père autoritaire continua (et continue encore) de produire une haine viscérale à mon égard, m’empêchant de voir mon enfant une large partie de son enfance jusqu’à l’âge adulte. Mais qu’est-ce, au juste ? Voici des textes extraits des rapports des psychologues Gardner, von Boch, Bone, Walsh, Lowenstein, Van Gijseghem, Kodjoe, Koeppel : « L'aliénation parentale est un processus qui consiste à programmer un enfant pour qu'il haïsse un de ses parents sans que ce ne soit justifié. Lorsque le syndrome est présent, l'enfant apporte sa propre contribution à la campagne de dénigrement du parent aliéné. (Gardner2 et Gardner3, §1) Dans les années 80, on observe une escalade des conflits et, dans les cas extrêmes, le détournement de l'affection des enfants par un des parents au détriment de l'autre parent. Le premier à mettre un nom sur ce phénomène est le psychiatre Richard Gardner : le “syndrome d'aliénation parentale”. (Major, §6 à 11)

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE Le syndrome se manifeste en général chez la mère des enfants, notamment parce que sa mise en place demande beaucoup de temps et que c'est souvent elle qui en a la garde principale. Toutefois, le cas peut se présenter chez des pères instables ou dans des cultures où la femme n'a traditionnellement aucun droit tangible. (Major, §31 et 33) Le parent aliénant est souvent un parent surprotecteur. Il peut être aveuglé par sa rage ou animé par un esprit de vengeance provoqué par la jalousie ou par la colère. (Gardner2, §14 à 17) Il se voit en victime, injustement et cruellement traitée par l'autre parent dont il cherche à se venger en faisant croire aux enfants que cet autre parent a tous les torts. (Lowenstein1, §15) Dans des familles qui présentent des dysfonctionnements, le phénomène implique plusieurs générations. Le parent aliénant est soutenu par des membres de sa famille, ce qui renforce son sentiment d'être dans le vrai. (Major, §53) L'enfant est amené à haïr et à rejeter un parent qu'il aime et dont il a besoin. (Familycourts, §3) Le lien entre l'enfant et le parent aliéné sera irrémédiablement détruit (Gardner3, §66) en effet, on ne peut reconstruire le lien entre l'enfant et le parent aliéné s'il y a eu un hiatus de quelques années (Gardner_addendum2, §2) Le parent aliéné devient un étranger pour l'enfant. [] Beaucoup de ces enfants développent de sérieux troubles psychiatriques (Major, §57). Induire un syndrome d'aliénation parentale à un enfant est une forme d'abus. Comment identifier un parent aliénant?

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DESINTEGRATION FAMILIALE Dans son livre Protecting your children from parental alienation, le Dr Douglas Darnall décrit le parent aliénant comme procédant d'un système fait d'illusions, où tout son être est orienté vers la destruction de la relation entre les enfants et l'autre parent (Major, §28) Pour le parent aliénant, avoir le contrôle total de ses enfants est une question de vie ou de mort. Il est incapable d'individualiser (de reconnaître en ses enfants des êtres humains séparés de lui) (Major, §38 et 39) Le parent aliénant ne respecte pas les règles et n'a pas l'habitude d'obéir aux jugements des tribunaux. Il présume que tout lui est dû et que les règles sont pour les autres (Major, §38 et 40) Le parent aliénant est parfois sociopathe et sans conscience morale. Il est incapable de voir la situation sous un autre angle que le sien, spécialement pas sous celui des enfants. Il ne distingue pas la différence entre dire la vérité et mentir (Major, §41) Le parent aliénant cherche désespérément à contrôler l'emploi du temps des enfants lorsqu'ils sont chez l'autre parent. Laisser partir ses enfants équivaut à lui arracher une partie du corps (Major, §45 et 46) Le parent aliénant est très convaincant dans sa détresse et dans ses descriptions. Il arrive souvent que les personnes impliquées (police, assistants sociaux, avocats et même psychologues) le croient (Major, §60) Le parent aliénant feint de manière hypocrite de vouloir forcer les enfants à rendre visite à l'autre parent (Gardner2, §22)

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE Le parent aliénant soutient l'enfant dans ses allégations propres, sans égard pour leur degré d'invraisemblance (Gardner1, §48 et 49) » Les méthodes utilisées par les mères pour aliéner un enfant ressemble à de la prose à la Prévert, notamment :Refuser de passer les communications téléphoniques aux enfants. Planifier toutes sortes d'activités avec les enfants durant la période où l'autre parent doit normalement exercer son droit de visite. Présenter le nouveau conjoint aux enfants comme leur nouvelle mère ou leur nouveau père. Intercepter le courrier et les paquets envoyés aux enfants. Dévaloriser et injurier l'autre parent en présence des enfants. Refuser d'informer l'autre parent au sujet des activités dans lesquelles les enfants sont impliqués (match de sports, représentation théâtrale, activités scolaires...) Parler d'une manière désobligeante du nouveau conjoint de l'autre parent. Empêcher l'autre parent d'exercer son droit de visite. « Oublier » de prévenir l'autre parent des rendez-vous importants (dentiste, médecin, psychologue...) Impliquer son entourage (sa mère, son nouveau conjoint...) dans le lavage de cerveau des enfants ; Prendre d'importantes décisions concernant les enfants sans consulter l'autre parent (choix de la religion, choix de l'école) Empêcher l'autre parent d'avoir accès aux dossiers scolaire et/ou médicaux des enfants. J’ai vécu tout cela comme la plupart des hommes qui ont divorcé. Ma fille n’aura jamais plus le même regard avec moi. Mon ex-épouse a, par son attitude, créé deux victimes. En cela, elle aura gagné une guerre idiote, mais la raison et la femme moderne sont à l’opposé l’un de l’autre. Aujourd’hui, la menace la plus importante au maintien de la structure familiale n’est pas la pornographie, l’homosexualité, la culture populaire, le clonage ou l’avortement, mais ce fatras de lois et de décrets régissant le divorce. Les privilèges féminins créeront notre ruine à tous. 206


DESINTEGRATION FAMILIALE Un auteur peu connu du grand public, Yves-Marie Laulan, économiste et banquier, résume à sa manière le déclin fatal de la civilisation occidentale. Les causes sont connues pourtant. Les bobos béats et autres révolutionnaires de salon comme Olivier Besancenot ( porte-parole de la ligue communiste révolutionnaire puis dirigeant du NPA --Nouveau Parti anticapitaliste), continuent leurs harangues, la larme à l’ œil (voir l’émission de Michel Drucker Vivement dimanche sur France 2), pour une immigration « laissez-faire » en soutenant les divers illégaux se multipliant dans ce beau pays de France. Or, selon l’éditeur du livre Les nations suicidaires, François-Xavier de Guibert, le féminisme sous-jacent et la disparition progressive des valeurs masculines nous amèneront inévitablement à notre déclin. Yves Marie Laulan ; quatrieme de couverture de son ouvrage, les nations suicidaires: « L'Occident se meurt. L'Occident est mort. Enfin, presque. De toute façon, c'est pour bientôt. Mais il ne le sait pas, ou feint de l'ignorer. Il n'y a, en effet, rigoureusement aucune chance que les nations qui forment l'essentiel de la civilisation occidentale, de l'Amérique à la Russie, en passant par l'Europe, puissent survivre à " l'hiver démographique " du XXIe siècle, comme le démontre impitoyablement l'histoire des civilisations passées englouties par le temps. L'Occident souffre d'une véritable névrose à caractère suicidaire dont on trouvera sans peine la signature dans une démographie exsangue, la perte du sens de son identité et de sa présence au monde. Il périra par implosion démographique, provoquée par la stérilité, voulue ou subie, de la femme occidentale, le sort injuste fait aux jeunes par les vieux, le souci obsessionnel de la santé, de l'hédonisme, l'effondrement des valeurs " fortes " au profit de valeurs " molles ". Face au défi, enfin, des nations montantes à la démographie foisonnante, l'Europe en particulier, à la vitalité exsangue semble avoir accepté avec fatalisme son inévitable marginalisation géopolitique. Elle n'a pas su conserver de capacité de riposte, qu'il s'agisse de 207


LE VERNIS DE L’INNOCENCE l'effort de défense en chute libre, d'une croissance économique en plein déclin ou d'une immigration sur laquelle elle a renoncé, en fait, à tout contrôle. Le XXIe siècle ne sera pas celui de l'Occident. En fait, il a toutes les chances de ne pas y survivre. Cet ouvrage a été publié en 1998. Serait-il dépassé ? Aurait-il vieilli ? Quels événements, quels développements survenus dans le monde permettraient d'infirmer la thèse principale de cette réflexion, à savoir que l'implosion démographique de l'Occident le condamne irrémédiablement à la ruine au cours du XXIe siècle ? A vrai dire, rien. Bien au contraire, deux évidences s'imposent fortement à l'esprit. La première est une sorte d'accélération du cours de l'histoire, de notre histoire. Si bien que les échéances paraissent aujourd'hui beaucoup plus proches qu'elles ne l'étaient encore à la fin du siècle dernier. La seconde est que les phénomènes de fond qui nous conduisent à la ruine - effondrement de la fécondité, immigration incontrôlée, insécurité, terrorisme latent semblent désormais imprimer leur marque dans la conscience collective. » Un entretien avec Yves Marie Laulan recueilli par Xavier Cheneseau apporte un éclairage cru sur la réalité de l’avenir occidental et le peu de réponses de la classe politique traditionnelle, elle-même obnubilée pour satisfaire leur clientèle, en particulier les femmes : Après des études de sciences politiques et un doctorat d'Etat en sciences économiques, Yves-Marie Laulan a été successivement économiste au FMI, à la Banque mondiale et à la Caisse française de développement, conseiller au cabinet de Michel Debré aux Finances puis aux Affaires étrangères, directeur des affaires économiques et président du comité économique de l'OTAN, directeur des études de la Société générale, directeur général du Crédit municipal de Paris. Il est consultant international depuis 1995 et 208


DESINTEGRATION FAMILIALE professeur associé à Paris II. Yves-Marie Laulan a été professeur à Sciences-Po, à Paris-Dauphine, puis au Panthéon, conférencier à Polytechnique et à l'Ecole supérieure de Guerre et à l'IHDN, membre de la commission des comptes et budgets économiques de la Nation, président international des économistes de banque. Il vient de publier chez F. X. de Guibert Les nations suicidaires, un ouvrage sur la démographie. XCh : En matière démographique, vous avez l'air d'être volontairement pessimiste YML : Ce ne sont pas les propos de l'auteur qui sont violents, mais la situation qui est violente. En fait, il est déjà presque trop tard; les phénomènes démographiques, ceux, disons, que je traite, ont ceci de particulier, et de singulier, qu'ils sont lents, et passent largement inaperçus, jusqu'à ce qu'il soit trop tard précisément; on peut réparer les ravages d'une guerre en quelques années, l'Allemagne et la France en ont fait l'expérience. On peut se remettre des conséquences d'une crise économique en peu de temps. Mais un traumatisme démographique prend des décennies, ou des siècles, pour guérir, quand il n'est pas inguérissable. Après tout, un siècle et demi après l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis, les Noirs américains ne sont toujours pas intégrés dans la société américaine. Mais vous avez en partie raison. J'ai adopté, volontairement un ton un tantinet provocateur. Car pour réveiller les sourds, il faut un énorme carillon. Et à quelle opinion publique abêtie, abrutie, anesthésiée par un matraquage médiatique quotidien n'avons-nous pas affaire? La France de l'information aujourd'hui, c'est, en mieux, car en plus efficace, la Roumanie de Ceausescu. Ceci étant, le dissident de la pensée unique que je suis, le samizdat de la Russie soviétique, selon l'expression de Pierre Chaunu, veut incarner, modestement, à sa mesure, le veilleur à l'aube dont parle la Bible (Isaïe), celui qui reste seul à son poste, toute la nuit, en attendant que l'aube se lève, peut-être. 209


LE VERNIS DE L’INNOCENCE XCh : Comment expliquez-vous que nous soyons confrontés à un hiver démographique des plus terribles ? YML : Pourquoi faut-il que ce soit au moment où le niveau de vie bat tous les records, où la condition humaine en général, celle de la femme occidentale en particulier, n'ont jamais été aussi favorables, que l'on assiste à un effondrement de la natalité? Ce phénomène est bien sûr nié ou camouflé par les menteurs patentés que sont les démographes officiels, qui sont aux réalités démographiques ce que Radio Paris était à la vérité de l'information pendant l'Occupation. Les principaux facteurs du phénomène sont les suivants. La femme occidentale ne veut ou ne peut pas avoir d'enfants. La fameuse poupée Barbie dont on parle tant ces jours-ci incarne bien la vision que l'on se fait de la femme dans nos sociétés repues et stériles. Ni mère, ni épouse, amante occasionnelle, elle vit en suzeraine au sein de son propre univers enchanté qui repose sur le sexe, un peu, le sport, beaucoup, la carrière énormément, son corps enfin, totalement. Elle se veut homme, à part entière. Car la société occidentale a été incapable de formuler une réponse convenable à ce grand défi du XXe siècle: comment réussir l'émancipation de la femme? Comment lui permettre de concilier raisonnablement son rôle de mère, indispensable pour la perpétuation de l'espèce, sur le plan biologique comme culturel, et son rôle, non moins nécessaire, de professionnelle. Allez donc poser la question à M. Juppé; et puis, il y a le triomphe, sans pudeur, des homosexuels, qui ne sont pas réputés pour leur fécondité naturelle. Acceptable à titre privé, dans la décence et la discrétion, l'homosexualité devient agressive et prosélyte, comme on le voit avec le Pacs. Les homosexuels réclament la reconnaissance sociale et la considération qui va, au même titre et même davantage, aux pères ou mères de famille, ce qui en dit long sur l'inversion des valeurs dans nos sociétés à vocation suicidaire. Mais on pourrait ajouter bien d'autres facteurs, comme la culture de mort si justement dénoncée 210


DESINTEGRATION FAMILIALE par le Pape Jean-Paul II, avec l'avortement de masse, remboursé par la Sécu ‹un comble‹ et l¹humanitarisme médiatique, qui s¹attaque sans cesse aux valeurs "fortes" : honneur, travail, dignité, sens de la famille, goût du sacrifice et du renoncement, etc. Si je poursuivais sur cette voie, on me prendrait pour un prédicateur en chair et en os. XCh: Cet hiver démographique n'est-il pas l'expression d'une fuite des responsabilités? YML : C’est bien le fond du problème. Car depuis trente ans, nous assistons, impuissants et résignés, à une fuite généralisée devant les responsabilités, et cela à tous les niveaux. Irresponsabilité des garçons qui ne veulent plus assumer la responsabilité d'être pères ou chefs de famille. Irresponsabilité des filles qui ne veulent plus mettre d'enfants au monde et préfèrent adopter des toutous pour leur tenir compagnie (il est vrai que les chiens ne cotisent pas pour la retraite; mais personne n'est parfait). Irresponsabilité des hommes politiques qui préfèrent sacrifier l'avenir du pays afin de préserver leurs précieuses chances aux prochaines élections (il ne faut mécontenter personne, et après moi le déluge !). Irresponsabilité des fonctionnaires qui veulent toujours plus d'effectifs, d'augmentations de salaires, de primes, et moins de temps de travail. La France est en train de se transformer, sous la houlette socialiste [mais la droite n'a guère fait mieux] en un gigantesque camp d'assistés de tous genres et de tous poils. D'ailleurs, dès lors que 57 % du PIB est redistribué, on peut affirmer sans crainte de se tromper qu¹un Français sur deux est assisté, et donc irresponsable. XCh: En épousant l'individualisme et un certain confort anesthésiant, la France n'est-elle pas sur la pente qui peut la conduire à sortir de l'histoire? YML : La France est déjà sortie de l'histoire de notre temps sur la pointe des pieds…

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En développant désormais une logique victimaire culpabilisatrice et revendicatrice, les organisations féministes les plus actives ou visibles médiatiquement, comme pour le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) ou le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) en France, installent durablement une discrimination anti mâle et anti blanche. Discrimination positive dans les médias : En septembre 2006, Harry Roselmack fut choisi comme présentateur du Journal du soir de TF1, en tant que Noir. Dans cette logique, la politique de discrimination positive est pratiquée avec intensité au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Michel Boyon, son président, nous le rappelle : « Aujourd’hui, cinq de ses membres (CSA) sont des femmes : trois sont issues de la diversité ». Christine Kelly et Emmanuel Gabla ayant été choisis en tant que Noirs. Représentant 3 % de la population française, les Noirs détiennent ainsi 22 % de la représentation au CSA. Les associations se gardent bien de mentionner ainsi, au public, les privilèges par le genre ou la couleur de peau.

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MARIAGE « Un monde ou les hommes et les femmes seraient égaux est facile a visualiser, c’est précisément ce que la révolution soviétique promet. » Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe (New York, Random House, 1952), p.806 Aujourd’hui, un homme qui a le désir de se marier ne mérite pas qu’il le soit. La loi étant si lourdement partisane contre les hommes et la masculinité qu’un homme prenant ce risque en connaissance de cause, n’est évidemment pas capable de jugements objectifs pour gérer les finances de la cellule familiale et protéger les enfants, et c’est quasi certain, qui seront élevés sans père grâce au divorce sans faute et à la panoplie de privilèges des femmes demandant le divorce dans la très large majorité des cas. Comment une femme honnête et traditionnelle voudrait-elle épouser un homme aussi stupide ?

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE « Ce qui est à moi est à moi. Ce qui est à lui est aussi à moi. » Le mariage est, pour la femme moderne, la certitude d’avoir un billet de Loto gagnant. Rien ne sert d’être marié d'ailleurs, car, de plus en plus, l’union civile et la cohabitation apportent les mêmes droits aux femmes et les mêmes obligations aux hommes. Dans certains états des Etats-Unis, quelques semaines suffisent pour qu’elles repartent avec au moins la moitié des avoirs du cohabitant. Le Canada demande, lui, un an de cohabitation, ainsi que la Belgique. Quand à la France, s’il y a des enfants, c’est selon l’humeur du juge aux affaires familiales. Craig Offman du National Post, au Canada, écrivit ceci : « Les Canadiens rejettent plus souvent le mariage, mais réinventent la façon dont ils vivent ensemble selon un rapport qui signale de profonds changements dans la vie de famille. Le dernier recensement publié par Statistiques Canada, a trouvé que 51,5 % de la population âgée de 15 ans et plus n’a jamais été marié, séparé ou divorcé— c’est la première fois que des statistiques montrent plus de célibataires que de personnes mariées dans ce pays. » Dans tous les cas, les hommes sont perdants. Essayez donc de trouver un divorcé satisfait qui a possédé des biens avant son mariage. Day Vox écrivit le 11 avril 2005 sur le site Internet WorldNetDaily.com : « La Cour suprême (USA) tient désormais compte du droit international lorsqu’elle décide de ce qui est ou n’est pas constitutionnel. Cela n’est donc qu'une question de temps avant que LA Cour ne découvre dans les pénombres ou émanations de la Constitution le droit fondamental de la femme à forcer son mari à faire le repassage ou donner le sein au bébé. Il faudra tout de même que quelqu’un fasse le travail domestique lorsque Maman siègera au Conseil d’administration de la compagnie. Et c’est ce qu'elle va 214


MARIAGE faire dès que le concept norvégien de discrimination à rebours, basée sur le sexe (c.-à-d. discrimination anti mâle) pour les postes de direction de compagnie, traversera l'Atlantique. Les jeunes hommes réagissent déjà au lourd fardeau, de plus en plus onéreux, du mariage en le repoussant ou en l’évitant tout à fait. Mais dans l’ensemble, ils le font de façon inconsciente. Il est grand temps que les hommes prennent conscience que, étant le sexe le plus créatif et le plus productif, ils sont la proie naturelle de l’État et de sa machinerie de contrôle sur la famille. Les tribunaux ont déjà décidé que tout homme - n'importe quel homme – peut combler leurs besoins lorsqu’ils décident qu’un enfant a droit à une pension alimentaire; et cela même s’il s’avère que cet homme n'a aucun rapport avec l'enfant. » Politiquement, la fonction centrale du mariage est d’établir la paternité. Or, la machine bureaucratique policière et judiciaire a comme préalable l’éjection du Père. Le mariage est donc devenu une institution pestiférée, uniquement utile à étaler les quémandes des gays et lesbiennes ou à offrir des papiers aux sans-papiers. En autorisant les couples homosexuels à adopter des enfants, c’est accepter qu’au moins un des deux a le droit d’avoir légalement l’enfant de quelqu’un d’autre. La question essentielle est donc de savoir si le géniteur de l’enfant était consentant, ce qui semble être de moins en moins le cas, considérant que l’État devient intrusif à la moindre futilité qui soit. Enlever des enfants à leurs parents est devenu monnaie courante (voir l’affaire Outreau en France), certains fonctionnaires étant désormais dans les affaires d’enlever des enfants pour les distribuer à d'autres. Georges Orwell ne manquerait pas d’idées, aujourd’hui, pour son ouvrage.

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Le mariage n’a donc plus de raison d’être. Son extinction est inscrite dans l’histoire; nous allons vers une aporie de plus, la féminisation. Les peuples polygames, nécessairement non féministes, apporteront ainsi au mot mariage un sens différent et opposé à son origine. La théorie d’une société culturelle polymorphe s’adaptant aux besoins des individus n’a jamais été aussi présente que lors de l’adoption par le parlement français d’un contrat de mariage bis, à l’origine destiné à donner les mêmes droits aux homosexuels pour un engagement réciproque devant la loi. Le PACS est aujourd’hui en France un contrat très utilisé. Parmi les pacsés, les couples hétérosexuels représentent 93 % des cas (entendu sur TF1). Le divorce étant le principal frein à l’engagement des hommes. Manifestement échaudés par un demi-siècle de justice biaisée, ceuxci préféreront s’adresser aux tribunaux aux affaires familiales et aux tribunaux d’instance « pour la séparation des biens », deux juridictions différentes, plutôt qu’à une seule, et on sait qui des deux personnes formant le couple bénéficiera après une rupture. Comment fabriquer une crise et faire passer une loi permettant de vous enlever des droits constitutionnels ? Pour répondre à cette question, il suffit de suivre la mystification féministe régnant en Amérique du Nord. Les Américaines semblent ulcérées par l'attitude masculine qui consiste à aller chercher ailleurs une épouse traditionnelle et restreindre ainsi leur soi-disant mouvement de libération. Ne supportant pas l'idée qu'une femme puisse avoir le désir de ne pas faire carrière et soit traditionnelle dans son approche avec les hommes et avec la famille, les femmes modernes aux États-Unis ont créé un climat de peur et de revanche permanente. La sénatrice Maria Cantwell, de l'État de Washington, applique avec férocité la méthode législative pour empêcher les hommes de rencontrer des femmes étrangères traditionnelles. En premier lieu, Cantwell prétendit que les Américains utilisaient la 216


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violence et abusaient des épouses rencontrées par correspondance. Ensuite, elle fit passer les agences internationales pour des « marchands de femmes blanches » et des esclavagistes. Le comité des relations internationales du Sénat américain ordonna une audition pour débattre, le 13 juillet 2004, d'une proposition de loi de la sénatrice Cantwell, obligeant les hommes à subir des tests et un questionnaire visant à restreindre leurs mouvements dans l'hypothèse d'un mariage avec une étrangère. Durant l'audition, elle attesta que les agences Internet n'étaient que des trafiquants de chair humaine et qu'il fallait aboutir, sinon à une interdiction, du moins à restreindre sérieusement leurs activités. Les envolées sarcastiques de la sénatrice emportèrent la majorité dans un élan fraternel soi-disant pour protéger les femmes étrangères des vilains Américains (bien entendu aucune femme étrangère mariée et heureuse ne fut appelée à témoigner). Le sénateur Sam Brownback ne résista pas et signa aussitôt la loi appelée : IMBRA (International Marriage Broker Regulation Act). Les deux camps du spectre politiques américains associés pour régulariser le comportement des hommes fuyant le totalitarisme féminin américain. Bel exemple d’hypocrisie. Pourtant, un rapport du ministère de l'Immigration des ÉtatsUnis mentionnait que seulement moins de 1 % des cas d'abus impliquaient des « épouses par correspondance » (http://www.uscis.gov/), démontrant ainsi la méthode mensongère d'une féministe radicale pour obliger les hommes à épouser des femmes modernes, « contraints et forcés ». Dans la réalité, les mariages avec des femmes étrangères sont les plus stables et les plus réussis (www.online-dating rights.com). Aujourd'hui, un Américain doit subir une batterie de tests et une recherche policière sur son passé pour avoir le droit de contacter une femme étrangère par correspondance. Désormais, aux États-Unis, ce sont des fonctionnaires de police et de justice qui décidera de votre choix de vie familiale.

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Le talon d’Achille masculin de toujours céder aux femmes devient le principal handicap à l’égalité des sexes. Ce qui est bon pour lui, ne l’est pas pour elle puisque seuls les hommes sont astreins à cette procédure. L’égalité féministe je suppose. Les hommes tournent le dos au mariage. Ce n’est maintenant plus une hypothèse, c'est une certitude. En Angleterre, présentement, le taux de mariage est le plus bas de l'histoire de ce pays. Étant donné que le gagnant d’un divorce récupère tout, la nature de la loi anglaise considère que les protagonistes sont des « adversaires ». Si vous êtes une femelle avare et ambitieuse, cette nation est étonnamment appréciée des femmes. Il n'est donc pas surprenant si 70 % des divorces sont initiés par les Anglaises. Vous n'avez probablement jamais entendu dire qu'une femme devait payer à son ex-époux, pendant toute sa vie, une pension alimentaire ou quoi que ce soit d’ailleurs. Serait-ce que les femmes modernes sont incapables de véritable amour pour les hommes? Il semblerait qu'elles ne désirent finalement que le style de vie qu’ils leur procurent. C'est pour cette raison que les femmes modernes épousent des hommes ayant un revenu plus élevé qu'elles, ou très élevé, pour ne pas avoir à travailler. Rares sont celles, en vérité, désireuses de se marier avec des hommes gagnant moins. Manipulatrice sociale exemplaire, la femme moderne se prétend libre et indépendante ou opprimée et victime, selon son humeur ou le gain qu'elle en tirera. Étrangement, les pauvres petites « madames » se plaignent de ne plus trouver d’homme à marier. Dans un environnement aussi malsain, de jolies femmes, éduquées, intelligentes et ayant réussi une carrière s’aperçoivent avec étonnement que leur horloge biologique expire avant d’avoir trouvé un mari. Aujourd’hui, la promiscuité sexuelle culturelle autorise les femmes occidentales à jouir d’une liberté à laquelle elles n’auraient jamais rêvé il y a seulement une génération. Or, elles ne réalisent pas que ce libre accès sexuel a comme corollaire le divorce qui luimême sert de repoussoir aux hommes qui auraient pu s’engager.

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Il existe maintes raisons pour lesquelles le mariage est devenu superflu. Puisque le sexe avant mariage est devenu la norme, les hommes n’ont plus besoin de se marier pour s’assurer une vie sexuelle équilibrée. Une autre conséquence de cette abrasive promiscuité est que les femmes concentrent leur attention à la recherche de candidats attractifs financièrement, mais en très petits nombres. Fondamentalement, la biologie masculine permet aux hommes d’avoir une plus grande variété de partenaires sexuelles tout au long d’une vie. Un grand nombre de femmes sont ainsi émotionnellement et sexuellement connectées à un nombre restreint d’individus, créant ainsi un déséquilibre évident. Mathématiquement, un nombre important de ces femmes aura donc une relation sexuelle avec des hommes avec qui elles ne pourront se marier. Le système monogame restrictif du désir sexuel masculin était contrôlé par les femmes. Dans un système de promiscuité, le pouvoir féminin semble singulièrement réduit. C’est justement dans cet environnement instable que les femmes poursuivent les hommes qui piquent leur curiosité. En écoutant leur cœur, elles ne rencontrent que des coureurs de jupon qui, on s’en serait douté, n’ont aucune envie de se marier. Les femmes pensent qu’une attraction physique intense est nécessaire à une relation qui perdure. Or, le contraire est vrai. Dans ce contexte, une majorité de femmes ne trouveront pas d’époux et n’auront pas d’enfants. Selon Alain Etchegoyen, philosophe français, notre société est marquée par une propension à l'infidélité. En politique, dans les entreprises ou dans les couples, les choix se multiplient et les occasions d'infidélités aussi. Dans son ouvrage La Force de la fidélité, il analyse l'évolution du sens de la fidélité. Intellectuel français et professeur de philosophie, il est également père de six enfants. Leur éducation est pour lui un sujet capital qui lui a inspiré un livre, écrit en collaboration avec le chanteur Jean-Jacques Goldman, sur la paternité. Etchegoyen n’a pas saisi l’importance, selon moi, de l’infidélité dans un système monogame. Car, 219


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infidélité et monogamie s’opposent, donc ils s’équilibrent. Or, dans un système de promiscuité, c’est l’arrêt des relations de couple et donc de la famille. L’infidélité est aussi une attitude nécessaire qui permet la compétition masculine et donc, par son désir de paraître le meilleur, apporte le progrès social humain. La monogamie et « la patriarchie » encadraient les débordements des hommes en leur apportant le sens de l’honneur et du devoir. Le féminisme aura détruit, par la promiscuité, ces deux sens qu’on appelait naguère ‘chevalerie’. Aux éditions Albin Michel, un livre de Robert Menard et Emmanuelle Duverger a clairement décortiqué le politiquement correct français qui interdit toutes controverses à la pensée unique : La Censure des bien-pensants - Liberté d'expression : L'Exception française : « Au nom de la morale, des droits de l'homme ou des bons sentiments, les bien-pensants ont inscrit dans la loi l'interdiction des propos racistes, antisémites ou négationnistes. Invoquant le respect de la vie privée, la défense des bonnes mœurs ou la protection des secrets d'État, ils ne tolèrent pas davantage que certaines informations soient dévoilées. Au point qu'il devient légitime de s'interroger : est-il encore permis, en France, de penser et de débattre librement ? Criminaliser certaines opinions, fussent-elles abjectes ou aberrantes, n'est pas acceptable dans une démocratie. Tout doit pouvoir être discuté. Les Français sont adultes. Il faut en finir avec cette caporalisation de la pensée, cette " exception française ", l'autre nom de la censure, dans le domaine de la liberté d'expression pour qu'en France nous n'ayons que le droit de nous taire. Postulat de base, pourrait-on croire, et droit imprescriptible figurant dans notre Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen depuis la Révolution française, la liberté de pensée, de parole et d'opinion reste et doit rester un droit fondamental et sacré.»

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Il est amusant de se souvenir de ma cousine, sans s’essouffler, récitant les leçons des apparatchiks de la censure pour m’expliquer, à moi qui ne suis qu’un mâle ignorant sans envergure, que les femmes étaient (sont ?), sans conteste, victimes du système patriarcal. Les bien-pensants n’ont pas de remords. Seulement des certitudes. Le futur serait-il sans femmes ? Des développements récents dans la recherche sur l’infertilité nous rapprochent un peu plus de la réalisation d’un futur sombre et moralement désespérant. La création et la production industrielle des générations suivantes d’êtres humains. Une méthode développée dans le nord-est de l’Angleterre, à l’université de Newcastle, permet de produire du sperme à partir de la moelle, permettant aux femmes de fertiliser d’autres femmes, ou elles-mêmes. Quoique cette forme d’inceste ne soit pas ce qui était prévu à l’origine par les scientifiques, selon certains observateurs la même technique pourrait être utilisée par les hommes pour produire des ovules. Dans les deux cas, le sexe du nouvel individu serait le même que celui du donneur. Les femmes produiraient ainsi des femelles et les hommes des mâles. Or, par une tournure bizarre de l’histoire, l’humanité risque d’être catapultée vers une trajectoire culturelle, légale et morale bien éloignée des idéologies féministes présentes. Les récentes reconnaissances du mariage homosexuel par les sociétés occidentales, devenu ainsi égal aux unions hétérosexuelles traditionnelles, rendent, de facto, illégale toute discrimination envers les couples gay et lesbiens recevant des traitements de fertilité par leur époux (ses) légaux. Ce qui arrivera avec certitude dans un avenir proche, aussitôt que cette technique se développera vers une technologie sans dangers et si les législations de nos nations développées ne s’opposent pas à sa mise en œuvre, sera une société ou les familles seront entièrement femelles ou mâles, avec parfois des familles mixtes naturelles. La grande majorité des politiciens y seront probablement opposés après avoir été les initiateurs de lois permettant cette farce annonciatrice de 221


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bouleversements aux conséquences grand-guignolesques. Il pourrait même y avoir de bonnes raisons pour ne pas s’y opposer. Un taux de reproduction bien en deçà du taux de renouvellement, dû, en grande partie, au déclin de la famille traditionnelle et à une aversion de plus en plus évidente de la part des hommes pour le mariage mènera l’humanité sur la trajectoire de sa disparition. Malgré certaines poches de résistance tels les groupes religieux ou certaines sociétés non teintées par le féminisme, le destin des hommes dépendra de leur volonté à ne pas céder à la rectitude politique. La guerre des genres présentement est considérée comme le symptôme de la renonciation à la reproduction. Le péril est réel. Il n’y a pas de solution facile. Ceux et celles qui ont joué aux maîtres à penser ne rendront pas de compte. Il n’y aura personne pour tenir les comptes. Dans le passé, l’humanité a utilisé la production de masse pour parvenir à tirer les coûts vers le bas. Nous sommes tout proche à appliquer ce même principe pour contrer nos taux de naissance déficients. La production industrielle des générations futures semble être utopique aujourd’hui, mais, si nous considérons que tous les changements majeurs du monde moderne l’auraient été par des changements mineurs au cours du temps, l’acceptation, par la société, d’accorder cette technologie aux couples homosexuels le réclamant, sera définitif. Aussitôt que nous accepterons cette technologie dans notre vie quotidienne, d’autres changements mineurs apparaîtront. Imperceptiblement, nous prendrons le chemin de l’usinage. Lorsque, finalement, l’humanité atteindra l’étape de sa reproduction industrielle, des méthodes de réduction de coûts se fera jour. Une question sera inévitable. Pourquoi construire des êtres humains avec des identités sexuelles différentes, dont le but est de concevoir, de porter et d’élever des enfants ? La technologie remplaçant la reproduction naturelle. En vérité, pourquoi ? Et fabriqueriez-vous des individus calqués sur le modèle masculin ou féminin ou quelque chose d’hybride ?

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On serait tenté de penser, à la lumière des bénéfices de l’un ou de l’autre sexe envers la société, que le modèle féminin serait extrêmement désavantagé sachant que son habilité à produire des enfants ne sera plus déterminante. En réalité, les femmes seront perçues comme plus petites, plus faibles et moins robustes que les hommes, exigeant des coûts geriatiques et de santé supérieurs aux hommes. Le futur des femmes sera loin d’être assuré. L’obsolescence des mères, alors, rejoindra l’obsolescence des pères d’aujourd’hui. Peut-être est-ce cela l’égalité. À l’heure où j’écris, depuis une semaine aux États-Unis, les tests de paternités sont en vente libre dans certaines chaînes de pharmacie. Les femmes américaines sont naturellement outragées. Le mensonge ne sera plus, bientôt, l’élément indispensable pour forcer un homme à payer une pension alimentaire où le forcer au mariage en utilisant la honte. On peut le comprendre. Les tribunaux aux affaires familiales sont surchargés par les fausses accusations, malgré leur attitude naturellement biaisée en faveur des mères. Les hommes n’ayant que peu de temps pour faire reconnaître une paternité ou non-paternité, ces tests seront les bienvenus. Les femmes, au contraire, ont bien souvent, et ce, dans beaucoup de pays, toute une vie pour forcer un homme à courber l’échine et à devenir le tiroir-caisse de madame et elles s’offusquent parce que les hommes ne devront plus céder à leurs chantages. Qu’à cela ne tienne, des lois sont en préparation pour que la paternité biologique ne soit plus nécessaire. N’importe quel homme, qu’il connaisse ou non la dame en question, pourra être poursuivi pour le paiement d’une pension alimentaire si la mère le désigne. Les lois scélérates sous Vichy redeviennent d’actualités.

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VIOLENCE « Tous les hommes sont formés dès la naissance à accepter les agressions verbales des femmes et à s'en remettre rapidement. » Scott Adams

Dans le Figaro du 4 mai 2007, à la page 8, on pouvait lire, sous la rubrique Services économies et sociétés, le paragraphe suivant : Des policiers pour protéger les policiers ? « Si je suis élue demain présidente de la République, les agents publics seront protégés et en particulier les femmes. Elles seront raccompagnées à leur domicile lorsqu'elles sortent tardivement des commissariats de police. (Ségolène Royal faisait référence au viol de deux gardiennes de la paix, à six semaines d'intervalle, à Bobigny (Seine-SaintDenis)). Joaquin Masanet, le patron de l’Unsa-police 224


VIOLENCE (majoritaire), rangé ouvertement derrière la candidate PS, soutient cette proposition. Mais les autres syndicats sont plus réservés. Selon Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie-officiers, « [] on répond à des événements graves par une solution improvisée qui révèle une profonde méconnaissance de la police ». La seule Sécurité publique départementale du 93 compte un quart de femmes, soit plus de 1 200 agents. Les femmes représenteront bientôt en France un policier sur trois, c'est-à-dire plus de 50 000. Jean-Claude Delage, le secrétaire d'Alliance (deuxième force syndicale), dénonce des « propos surréalistes », « Ils risquent, dit-il, de réveiller certains esprits mal intentionnés qui pensent encore que les femmes n'ont plus leur place dans la police. ». « Des policiers pour protéger les policiers ? Mais on aboutirait à la perversion de la fonction publique qui tournerait pour elle-même », objecte-t-on à la direction générale de la police nationale…

La caricature prétendant les femmes capables, comme les hommes, d'assumer toutes les fonctions, serait risible si elle n'était pas, malheureusement, la mascarade que les femmes ont gobée depuis l'avènement du féminisme. Ainsi donc, les femmes seraient prétendument capables de protéger des victimes de leurs agresseurs, de défendre leur nation contre un ennemi envahisseur, mais incapables de se défendre elles-mêmes sur un stationnement désert. Dans une étude albertaine faite au Canada, 67 % des femmes questionnées ont répondu avoir démarré un conflit sérieux. Dans un article paru dans le journal National Post du 10 juillet 1999, et sous la signature de Brad Evenson et de Carol Milstone, on pouvait lire l'article suivant :

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE « Les femmes sont aussi violentes envers leur époux que les hommes et initient presque trois fois plus la violence domestique, selon une nouvelle étude canadienne tendant à détruire l'idée que les hommes sont toujours les agresseurs. En fait, l'aspect le plus surprenant de l'étude, est l'origine de ces chiffres -- une étude de 1987 de 705 hommes et femmes d'Alberta qui voulait démontrer combien de fois les hommes frappaient leur femme. Quoique les chercheurs à l'origine posèrent la même question aux femmes comme aux hommes, leurs réponses n'avaient jamais été publiées jusqu'à présent. »

Lorsque l’étude albertaine fut publiée dans le Journal canadien des sciences comportementales, en 1989, pour les groupes féministes, elle prouva la présence d'une épidémie de violence envers les femmes. Les chercheurs, Leslie Kennedy et Donald Dutton, étaient intéressés principalement, à cette époque, selon eux, sur la violence faite aux femmes par les hommes. En fait, la moitié de l'étude Kennedy-Dutton fut citée à la Chambre des communes canadiennes en 1990 sur le rapport du comité - la guerre contre les femmes - et permit au premier ministre de l'époque, Brian Mulroney, d'ouvrir une enquête de deux ans avec un budget de 10 millions de dollars sur la violence faite aux femmes. Le rapport d'investigation de 460 pages fit 494 recommandations ayant pour objet de changer l’attitude des organismes gouvernementaux, de la police, de la justice, des hôpitaux et des églises. Il permit aussi d'ouvrir les vannes des médias avec des informations sinistres sur les femmes violentées. L'étude récente, toujours dans le Journal canadien des sciences comportementales admet que, bien qu'il soit évident et nécessaire d'arrêter la violence faite aux femmes, la violence envers les hommes est totalement ignorée.

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VIOLENCE « Notre société semble accepter implicitement que la violence générée par les femmes est sans danger, écrivit Marilyn Kwong de l'université Simon Fraser qui dirigea l'étude. De plus, l'échec de reconnaître la possibilité d'une violence des femmes compromet la crédibilité de toutes les théories et recherches ayant pour but de faire cesser la violence faite aux femmes. L'étude démontre qu'environ 10,8 % des hommes ont poussé, attrapé et lancé des objets vers leur épouse pendant l'année précédente. 2,5 % d'entre eux commettant des actes plus graves comme l'étranglement, les coups de pied et l'usage d'une arme. Par contraste, les femmes commirent 12,4 % des violences bénignes et 4,7 % des violences graves. La violence n'a pas qu'une seule face. Parmi ceux et celles qui répondirent à l'étude, 52 % des femmes et 62 % des hommes admirent que les deux partenaires étaient violents. Sans considérer qui des deux démarra le conflit, une étude américaine importante sur ce sujet démontra que 3 % des femmes subirent de graves blessures durant une altercation conjugale contre seulement 0,4 % des hommes. » En publiant l'autre facette de l'étude, la recherche montre une cinglante illustration sur la façon de manipuler la science sociale à des fins dogmatiques, permettant ainsi de suivre un agenda particulier. « Ça arrive tout le temps, les gens ne disent toujours que la moitié de l'histoire, rapporte Eugen Lupri, un sociologiste à l'université de Calgary qui fit des recherches similaires sur la violence envers les hommes. Même les féministes utilisent nos recherches, seulement elles ne publient que ce qui leur convient. Certaines féministes disent même que c'est contre 227


LE VERNIS DE L’INNOCENCE intuitif. Les gens ne pensent pas que ce soit vrai et, si les choses ne sont pas supposées être vraies, pour certaines personnes, c'est faux. » Même le gouvernement fédéral canadien semble avoir fermé les yeux. En 1993, Statistique Canada commença à répertorier les voies de fait des hommes sur les femmes dans son rapport Étude sur la violence envers les femmes, sans mesurer l'étude de la violence faite aux hommes par les femmes. « À cette époque on pensa que, comme la violence contre les femmes est prévalante, il n’était pas nécessaire de répertorier la violence envers les hommes, » expliqua la représentante Shelley Crego. Madame Crego ajouta que cette décision était basée sur les rapports de police qui démontraient que les femmes portaient plainte plus souvent que les hommes. Dans une étude séparée, des chercheurs de l'université de Regina et de l'université Wilfrid Laurier rapportèrent que 39 % des mâles de l'étude avaient souffert de voies de fait de la part de leur petite amie, alors que seulement 26 % des femelles en étaient victimes. « Cette différence entre les sexes a été constatée dans d'autres études psychologiques et physiques, » rapportèrent les chercheurs Donald Sharpe et Janelle Taylor. Le 10 mai 2005, Donald G. Dutton et Tonia L. Nicholls publièrent un essai sur leurs recherches : The gender paradigm in domestic violence research and theory. (http://www.mediaradar.org/docs/Dutton_GenderParadigmInDVPt1.pdf ) université de la Colombie-Britannique :

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VIOLENCE « Cet article examine de manière critique la théorie féministe sur la violence conjugale, à la lumière des données de nombreuses études d'incidence qui rapportent des niveaux plus élevés de violence féminine que ceux constatés pour les hommes, en particulier dans les échantillons de sujets plus jeunes. Il fait une analyse critique de la méthodologie de ces études en portant une attention particulière à l'Échelle des tactiques de conflit développée et utilisée par Straus et ses collègues. Les résultats montrent que la disparité entre les sexes concernant les blessures infligées en situation de violence conjugale est moins grande que celle dépeinte à l'origine par la théorie féministe. Les études passées en revue ont aussi indiqué des niveaux élevés de violence intime unilatérale perpétrée par des femmes contre des hommes et des femmes. Les hommes semblent déclarer moins que les femmes leur propre victimisation et ne pas voir la violence féminine contre eux comme un crime. Conséquemment, ils déclarent moins avoir été abusé par leur partenaire lors des enquêtes auprès des victimes de crime. L’article conclut que ces découvertes contredisent la théorie féministe et que la demande par les féministes d’études “qualitative” ne sert qu’à faire obstacle à cette conclusion. Il affirme qu’un modèle qui rejette la notion de violence féminine, qui banalise les blessures infligées aux hommes et qui entretient une vue monolithique d'un problème social complexe, s’est développé parmi les activistes de la violence familiale et les chercheurs. » La presse rarement fait étalage des meurtres féminins pourtant nombreux. Certaines affaires, pourtant, semblent apparaître à la lumière lorsque l’inquiétude du public à un moment précis réclame une action politique. Dans le Figaro du 24 Août 2007 : « Plusieurs dizaines de mères tuent leur enfant chaque année.L’affaire Courjault a montré que ces crimes ne sont 229


LE VERNIS DE L’INNOCENCE ni exceptionnels ni réservés à des milieux marginaux. Un coin du voile s’est levé en octobre dernier lorsque Véronique Courjault a reconnu avoir donné la mort à trois de ses enfants, quelques heures après leur naissance en 1999, 2002 et 2003. L’opinion, jusqu’alors convaincue que l’infanticide était un crime d’un autre temps, a soudain pris conscience qu’il sévit encore dans des milieux très divers et non seulement dans des familles marginalisées – malgré l’avènement de la contraception et la légalisation de l’avortement. Quoique forcément incomplète, la chronique récente des faits divers laisse entrevoir la fréquence du phénomène. Le 20 juin dernier, à Chambéry (Savoie), une femme de 29 ans a défenestré son nouveau- né depuis le huitième étage de son immeuble. Seize jours plus tôt, le cadavre d’un bébé avait été découvert dans le réfrigérateur d’une maison à Foug (Meurthe- et- Moselle). Le 7 mai, une femme de 20 ans avait été mise en examen dans les Hautes Alpes pour avoir étouffé son enfant à la naissance. Comme nombre de mères infanticides, elle avait caché sa grossesse à l’ensemble de son entourage. » Bien entendu, comme tous ses confrères, le journaliste du Figaro (Cyrille Louis) ne put s’empêcher d’excuser la meurtrière en apportant prétextes et raisons à son geste. « Selon les psychiatres, les mères infanticides ne présentent pas toujours une pathologie psychiatrique caractérisée. Pour certaines, le meurtre de l’enfant survient à l’issue d’un déni de grossesse, en réponse à la violence du choc que constitue l’accouchement non prévu. Généralement non préméditée, la mise à mort se fait par étranglement, étouffement, noyade ou par simple privation de soins. Dans de nombreux cas, l’entourage, y compris le conjoint, découvre l’existence de l’enfant en apprenant son décès. Souvent, la mère jette le cadavre, mais il arrive aussi qu’elle 230


VIOLENCE mette tout en oeuvre pour conserver le petit cadavre, par exemple en le congelant. Pour toutes ces femmes, le congélateur est d’abord un moyen formidable d’obtenir un compromis, explique le psychiatre Pierre Lamothe, expert près la Cour de cassation : “Je n’ai pas vraiment tué mon bébé, il est toujours là.” Ces mères ne veulent pas reconnaître leur geste, trop choquant pour leur identité et leur amour-propre. Cela rend d’ailleurs très difficile un travail psychothérapique. Si la justice, qui a gommé la notion d’infanticide du Code pénal en 1994, pour la remplacer par celle, plus large, d’“homicide aggravé sur mineur de moins de quinze ans”, ne dispose d’aucune statistique, les spécialistes estiment que plusieurs dizaines de nouveaux- nés sont tués par leur mère chaque année en France. Dès leur interpellation, nombre de ces mères meurtrières sont jugées irresponsables. D’autres sont renvoyées devant une cour d’assises où elles encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Fin 2005, une mère infanticide a par exemple été condamnée à quinze ans de réclusion par la Cour d’assises d’Ille- et-Vilaine. Elle avait successivement tué quatre de ses nouveaux-nés. » Comme pour excuser l’évidente notion de parti pris, le journaliste ajouta que certaines étaient condamnées. Dans la réalité, les très rares cas de condamnation le sont par pression de l’opinion publique sur la justice lorsque le meurtre est connu. Ce qui est rare au vu d’une presse biaisée. Lorsqu’il s’agit d’un homme, aucune excuse ou raison n’est généralement apportée dans la presse consensuelle. On y ajoutera plutôt le terme de monstre. Or, les chiffres sont éloquents. L’exemple du Quebec : "Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada. 2004", Institut de la statistique du Québec, page 19

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Prévalence de la violence conjugale sur 12 mois au Canada et au Québec : Au Québec, chez les personnes avec un conjoint actuel, les taux de prévalence sur 12 mois sont respectivement de 13 ‰ (25 400 victimes) et de 9 ‰ (16 900 victimes) chez les hommes et les femmes. Il en découle qu’un homme sur 75 et qu’une femme sur 108 ont été victimes de violence de la part du conjoint actuel au cours des 12 mois précédant l’ESG de 2004. En ligne: http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2007/ ViolenceH_F2004.pdf Les abus sexuels ne sont pas de nature uniquement masculine, malgré ce qu’écrit une presse aux ordres. Santé Canada publia récemment un rapport Le garçon invisible : Nouveau regard sur la victimologie au masculin : enfants et adolescents : « Les femmes seraient plus portées à la coercition verbale que physique. Les types d'abus les plus communément signalés dans le cas des contrevenants féminins comportent : pénétration vaginale, sexe oral, attouchements, et actes sexuels de groupe (Faller, 1987; Hunter et coll., 1993). Toutefois, les femmes s'adonnent également à la masturbation mutuelle et à des actes sexuels de type oral, anal et génital; elles montrent à des enfants des images pornographiques et elles jouent à des jeux sexuels (Johnson, 1989; Knopp et Lackey, 1987). La recherche suggère que, dans l'ensemble, les contrevenants féminins et masculins commettent essentiellement les mêmes actes et suivent en majorité les mêmes modèles de conduite abusive à l'encontre de leurs victimes. En outre, ils n'ont pas tendance à être bien différents en termes de leur relation avec la victime (la plupart étant apparentés) ou du lieu où se déroule l'acte (Allen, 1991; Kaufman et coll., 1995.) » 232


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Il est intéressant de noter dans l'étude de Kaufman et coll. que 8 % de ces femmes étaient des enseignantes et 23 % des gardiennes d'enfants; les contrevenants masculins n'assumant ce type de fonctions que dans 0 % et 8 % des cas respectivement. Finkelhor et coll. (1988) signalent aussi des taux nettement plus élevés d'exploitation sexuelle d'enfants par des femmes dans un cadre de garderie ou de garde d'enfants. « La recherche sur les contrevenants sexuels féminins a permis de constater que nombre de ces adolescentes ou adultes ont une faible estime de soi, un comportement antisocial, des aptitudes sociales inadéquates, de la difficulté à se contrôler, elles craignent le rejet, et elles souffrent de passivité, de promiscuité, de problèmes de santé mentale, d'un désordre consécutif à un stress post-traumatique et de très brusques sautes d'humeur (Hunter, Lexier, Goodwin, Browne et Dennis, 1993; Mathews, Matthews et Speltz, 1989). Néanmoins, comme dans le cas des contrevenants masculins, la recherche ne permet pas d'établir que ce soient des femmes psychotiques ou fortement perturbées qui prédominent dans cette catégorie (Faller, 1987). » Il y a toutefois des indices qui suggèrent que les femmes seraient plus portées à agir de concert avec un autre contrevenant, ordinairement un homme, bien que les études affichent sur ce point un écart de l'ordre de 25 % à 77 % (Faller, 1987; Kaufman et coll., 1995; McCarty, 1986). Cependant, Mayer (1992), dans un examen des données sur 17 adolescentes ayant commis des délits sexuels, a constaté que deux d'entre elles seulement avaient agi de concert avec un homme. Elle a également observé que les jeunes femmes dans cette étude connaissaient leurs victimes et qu'aucune d'entre elles n'avait eu à souffrir des conséquences judiciaires de leurs actes. « Les études sur les auto-signalements offrent un tableau très différent des délits sexuels et gonflent considérablement 233


LE VERNIS DE L’INNOCENCE le nombre de contrevenants féminins. Dans une étude rétrospective des victimes masculines, 60 % rapportent avoir été exploitées par une femme (Johnson et Shrier, 1987). On retrouve le même taux dans un échantillon d'étudiants universitaires (Fritz et coll., 1981). Dans d'autres études sur des universitaires masculins, on a noté des taux de délinquance féminine allant jusqu'à 72 % - 82 % (Fromuth et Burkhart, 1987, 1989; Seidner et Calhoun, 1984). Bell et coll. (1991) ont constaté que 27 % des victimes masculines avaient été ciblées par des contrevenants féminins. Dans certaines des études de ce type, les contrevenants féminins représentent jusqu'à 50 % du total (Risin et Koss, 1987). Knopp et Lackey (1987) ont constaté que 51 % des victimes des contrevenants féminins étaient de sexe masculin. Il est évident que les études de signalement de cas livrent des données de prévalence très différentes de celles des auto-signalements. Ces écarts extraordinaires nous alertent à la nécessité de commencer à remettre en question toutes nos idées reçues concernant les contrevenants et les victimes en matière d'enfance maltraitée. Finalement, dans les antécédents des violeurs, des contrevenants sexuels et des hommes sexuellement agressifs, il y a des taux alarmants d'exploitation sexuelle par des femmes : 59 % (Petrovich et Templer, 1984), 66 % (Groth, 1979) et 80 % (Brière et Smiljanich, 1993). Ceux de sexe masculin qui avaient précédemment été exploités par une personne de sexe “féminin seulement” ont presque exclusivement choisi des victimes féminines. » On constate que, selon ces études, loin d’être innocentes, les femmes modernes ont su maîtriser la propagande ET le mensonge pour mieux contrôler la société. La pédophilie n’est donc pas 234


VIOLENCE réservée à la gente masculine, mais les ‘j’ai rien vu’ journaleux n’en feront état. Une autre étude, toute aussi alarmante de James Thomas B., Domestic Violence: The 12 Things You Aren't Supposed to Know (Les 12 choses que vous n’étes pas supposé connaître) (Chula Vista, Calif.: Aventine Press, 2003)’ détonne : « …La plupart des victimes de mauvais traitements à enfant sont masculines. Le Bureau américain de Justice and Statistics annonce que les parents ont deux fois plus de probabilité de tuer leurs fils que leurs filles et le D.H.H.S. confirme que la majorité des enfants subissant des abus tant sexuels que physiques – est dirigé principalement envers les enfants masculins de moins de 12 ans ». Or, ce qui est vrai pour les enfants l’est aussi pour les adultes : « La plupart des victimes sont masculines. Pour la durée d’une vie, un citoyen masculin des Etats-Unis (ndr : et du Canada ainsi que les états européens de l’ouest), sera violemment attaqué deux fois plus souvent que la moyenne des citoyennes. Contrairement à la croyance populaire qui voudrait que 95 % de la violence domestique impliquent principalement des hommes battant leur femme, ce que des études scientifiques démontrent vraiment sont que les femmes commettent plus de 50 % de la violence domestique dans ces pays.… La violence contre des hommes n'est pas moins sévère que la violence contre des femmes. Selon l'Enquête nationale de victimisation des crimes, les hommes sont 20 % plus souvent la victime de voies de fait causant de sérieux dégâts physiques ou d’une attaque avec arme mortelle par quelqu'un de leur entourage que les femmes. Les femmes qui abusent n'agissent pas normalement en état d’autodéfense.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE Les enquêtes sur les femmes au collège ou a l'université, en prison ou sur les femmes mariées révèlent que les femmes le plus souvent introduisent la violence pour les mêmes raisons que les hommes, la colère, la jalousie, le contrôle, etc. — et que, ce sont en réalité les hommes, pas les femmes, qui sont le plus souvent en état d’autodéfense pendant une discussion domestique tumultueuse… » Bien entendu, le déni, les hochements de tête et les sourires en coin de l’intelligentsia vous feront être la risée si, en réunion, vous pensiez à faire état de ces études. Les ‘Huster’ et ‘Autain’ (voir le chapitre : Marxisme, Nazisme et Islamisme) ne les auront pas lues (et ne voudront probablement pas les lire) trop préoccupés de salir les hommes, surtout s’ils sont blancs (pour Huster). « Quand les historiens regarderont les années présentes, ils se gratteront la tête devant l’hypocrisie des féministes activistes qui insistent sur le fait qu’ “aucune violence n’est acceptable quand l’attaquant est mâle”, mais qui ne manque jamais l’occasion de minimiser la violence quand elle est commise par une femme. » Citation de Donna Laframboise, National Post, 1er août 2000. Pourtant, la violence… les femmes la connaissent ! Qui, dans l'Histoire, est considéré comme le plus grand assassin d'enfants? Non, ce n'est pas un homme! Il s'agit de Catherine Monvoisin, de son nom de jeune fille Deshayes, mieux connue sous le surnom de "La Voisin". Dans sa maison, à Paris, vers 1660, des policiers trouvèrent un four, qui, de l'aveu même de cette chère dame, a servi à incinérer les corps de 2 000 enfants durant des cérémonies sacrilèges... Elle était un personnage clé de « L’affaire des poisons », qui discrédita le roi Louis XIV. Elle fut brûlée en place de Grève pour sorcellerie. En décembre 2004, la police arrêta une suspecte au sujet d'un meurtre bizarre commis sur une femme au Missouri. Lisa 236


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Montgomery a admis avoir étranglé Bobbie Jo Stinnett habitant Skidmore, puis ensuite avoir ouvert le ventre de sa victime pour lui voler l'enfant qu'elle portait et qui était presque à terme. Montgomery fit passer le bébé, qui survécut cet atroce accouchement, pour le sien à son mari. Sans aucun remords, elle appela son mari pour lui dire qu'elle avait accouché et qu'il devait venir la chercher au plus tôt. Comme tous les hommes sagement domptés par leur compagne, il accourut sans même songer à lui poser des questions. Kévin la récupéra avec le bébé au stationnement d'un restaurant proche de Topeka. Peut-être penserez-vous que c'est un cas rare. Or il n'en est rien. En 2003, une femme de 37 ans, en Oklahoma, Effie Goodson, convainquit son mari qu'elle attendait un enfant. Tout son entourage était content pour elle. Puis elle assassina une connaissance qui était enceinte de six mois et arracha le cordon ombilical de sa victime. Le lendemain, on retrouva le corps de Carolyn Simpson avec une balle dans la tête sur un terrain vague pendant que Mme Goodson arrivait à l'hôpital de Holdenville en Oklahoma. Un jury la jugea coupable et voulut la faire condamner à la peine capitale, mais elle fut déclaré irresponsable par le juge. Spécialiste du commérage familial, la femme dans son milieu, s’ingénie à créer toujours plus de mésententes parmi ses membres. Son sport favori, la manipulation du clan pour parvenir au contrôle total. Parfois, au seing du groupe, le désordre est tel qu’il se termine en tragédie. Presque toujours, l’homme en sera tenu pour responsable. Dans « La mégère apprivoisée », une des premières pièces de William Shakespeare, et son adaptation pour la télévision en 1964, Rosy Varte redevient une colombe. Le public est soulagé. Au fond les femmes sont douces et gentilles. Dans la réalité, les familles sont disloquées et la guerre ne prend jamais fin.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE

La croyance populaire d’une femme plus douce et gentille et moins violente qu’un homme est profondément inscrite dans notre mémoire collective. Les féministes sont les premières à le répéter sauf, et en totale contradiction, à nous faire croire que les dames sont tout autant capables de se battre au combat. Ce mythe explique en partie qu’une certaine presse le rapporte comme une affaire extraordinaire. En réalité, la très large majorité des hommes et des femmes ne sont ni violents ni agressifs. Ceux et celles qui le sont n’ont pas de valeurs morales et ne font pas de distinction entre l’œstrogène et la testostérone. Les insanités, la jalousie et l'envie sont les ingrédients qui distinguent les criminels des autres. La presse a donné de la voix sans cesse pour que la société ouvre les yeux, avec raison, sur la violence faite aux femmes depuis longtemps. Depuis quelques années maintenant, de la même façon, la presse s’acharne à convaincre le bon peuple que la pédophilie est un fléau. Chaque fois, sans égard pour la réalité, les journalistes faisant du sensationnalisme pour quelques cas apportent du grain à moudre pour les champions de la haine. Aujourd'hui, pour beaucoup, tous les hommes sont des violeurs et des pédophiles. « Aujourd'hui, écrit Liz Gill du London Times en 1987, le doigt qui appuie sur la gachette ou qui allume le détonateur est aussi bien femelle que mâle. » Plus récemment, on pouvait lire dans le Washington Post, sous la plume de Libby Copeland qui décrivait une jeune palestinienne, Wafa Idriss, s’étant fait sauter avec la bombe qu'elle portait dans un bus israélien pour tuer un maximum de gens. Là encore, la réalité n'est jamais rapportée par la presse consensuelle. Les personnes qui tuent et qui violent sont aussi souvent du genre féminin que masculin. L'assassinat du tsar Alexandre II en 1881 fut organisé par une femme nommée Sofia Perovskaya. Les leaders féminins du 238


VIOLENCE XIXe siècle n'étaient pas des anges non plus. Vera Figner, la fameuse patronne du groupe terroriste qui portait son nom, le groupe Figner, s'auto proclamant ‘ la volonté du peuple’ était spécialisée dans le régicide par explosif. Toujours en Russie, les groupies désireuses de copier la maîtresse étaient nombreuses : Sofia Liubatovich, Sofia Ivanova, Tatiana Lebedeva, Anna Sergeeva et Anna Iakimova. Comme les hommes, les femmes participèrent à la politique bien avant leur droit de vote. Charlotte Corday poignarda Jean-Paul Marat, un des leaders de la révolution, dans sa baignoire en 1793. Il s'agissait d'un meurtre politique et non d'un acte de jalousie comme le laissa penser une certaine presse désireuse de trouver des prétextes aux gestes criminels féminins. Tout comme Dora "Fanya" Kaplan qui tira sur Lénine en 1918, quoique celui-ci attendit deux ans avant de mourir pour laisser la place à son successeur Staline. De Leila Khaled qui détourna un avion de ligne pour le front de libération populaire de Palestine en 1969 à Kim Hyon Hui qui fit sauter un autre avion de ligne de la compagnie coréenne ‘Korean Air’ vol 858 tuant 115 personnes en 1987, la liste est longue de ces femmes qui tuèrent pour des raisons politiques comme Attila le Hun, assassiné par sa femme Ildiko en 453 avant Jésus-Christ. Les femmes sont presque toujours encensées dans l’adversité. Si, par malheur, elles aient à souffrir aux mains de tortionnaires, le bon peuple a le devoir devant son courage, d’idéaliser la sainte. L’exemple d’Ingrid Betancourt, enlevée par les FARC en Colombie, est bien loin de l’image d’Epinal et de l’angélisme qu’elle s’est évertuée à donner dans les médias. Non contents de la taxer d’arrogance et d’égoïsme, Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves, trois Américains, dans leur ouvrage « Out of Captivity » écrivirent qu’Ingrid Betancourt a mis leurs vies en danger ! Les trois hommes avaient été enlevés en février 2003 alors qu’ils menaient une opération antidrogue pour le compte de l’armée américaine en Colombie. Keith, 44 ans, le plus 239


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virulent d’entre eux, estime qu’elle les a mis en danger de mort en indiquant à leurs tortionnaires qu’ils faisaient partie de la CIA. Elle reçut pourtant la Légion d’honneur. Lorsque les gens pensent “violence domestique”, c'est l'image d'un homme battant sa femme qu'ils perçoivent. Ce stéréotype parfaitement orchestré n'a en réalité aucun fondement. Tout démontre au contraire, que les deux sexes sont très largement représentés dans l'atrocité. De la rectitude politique des entreprises à la presse « clochemerlesque » des menteurs encartés, le doigt est toujours pointé vers les hommes. Dans un show télévisé populaire aux États-Unis intitulé : The Bachelor (le célibataire), Mary Delgado, une ancienne pompom-girl de la NFL a été arrêtée par la police à Seminole, en Floride, pour avoir attaqué son fiancé Byron Velvick. Malgré cela M. Velvick, pourtant ensanglanté, ne porta pas plainte. En janvier 2006, la femme du cornerback Nick Harper des « Colts » d’Indianapolis poignarda son mari pendant une dispute. Selon la police, sa femme prit un couteau de cuisine et se jeta sur lui alors qu'il était allongé sur son lit. En avril 2002, l'actrice Tawny Kitaen, épouse de Chuck Finley, le lanceur des « Indians» de Cleveland, fut arrêtée pour avoir sauvagement battu son mari. Ces quelques cas, parmi les nombreux exemples des élites nord-américaines, illustrent précisément le double langage d'une presse aux ordres qui contribue à soutenir le mythe de la femme innocente. Les victimes masculines de la violence domestique sont presque toujours silencieuses. La propagande et la cécité volontaire ont tôt fait de les faire taire. Tous les hommes le savent. Très souvent, presque toujours, les hommes ne portent pas plainte de peur d'être ridiculisés, soit par la police, soit par la justice ou leur entourage et ils sont découragés devant les sourires narquois des salauds du féminisme débile. La plupart des études sérieuses démontrent que les femmes assaillent les hommes au moins autant que les hommes assaillent les femmes. Fréquemment, les séquelles 240


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d'une bagarre dans un couple sont plus facilement visibles chez la femme par la nature de la musculature plus développée du mari. La femme compensant sa faiblesse toute relative par l’élément de surprise. Depuis plusieurs années, des études canadiennes ont démontré que 87 % de la violence domestique et 93 % des relations sexuelles forcées ont été révélés comme étant fausses. Au Canada, 93 % des femmes interrogées ont admis n'avoir jamais été soumises à de la violence. Comme 94 % des hommes ! La violence domestique compte pour moins de 11 % de la violence totale. Et pour six femmes battues, cinq hommes le sont aussi. L'institut de sondage canadien, Statcan, a publié, il y a plusieurs années, un rapport qui démontrait que 7 % des femmes et 6 % des hommes ont été victimes d'abus aux mains de leur ex-partenaire ou époux. Ces chiffres sont basés sur une récolte d'information qui dura cinq ans, de 1999 à 2004. La violence domestique reste en moyenne inchangée à 7 %. En termes de nombre, la moyenne canadienne se situe aux alentours de 653 000 femmes pour 546 000 hommes. Il est à noter que Statcan apportait la preuve aussi que les femmes étaient de plus en plus violentes envers leur conjoint. Présentement, les hommes représentent 65 % des victimes de toute la violence perpétrée au Canada. Ce qui est vrai pour le Canada l'est aussi pour les autres nations occidentales. Les États-Unis ont des chiffres très similaires à leurs voisins du Nord. Pour chaque femme assassinée, il y a trois hommes tués. Pour chaque femme suicidée, trois à quatre hommes le sont aussi. Il est indéniable que les victimes de violence sont surtout masculines. Toutes les statistiques et rapports sont souvent remisés dans les placards de l'oubli. Volontairement ignorés par une classe politique aux ordres, les dossiers s'empilent et ne sont jamais plus ouverts. Pourtant, les journalistes ne se préoccupent que de la violence faite aux femmes. Les articles tendancieux, ne sont que des copier-coller d'autres articles qui eux-mêmes sont basés sur des faussetés, des « ouï-dire » ou des mythes. 241


LE VERNIS DE L’INNOCENCE

Une femme du New Jersey de 32 ans qui abusa sexuellement puis qui tortura son fils de 11 ans fut condamnée à 10 ans de réclusion (ce qui est rare) après avoir déclaré sa satisfaction, avec fierté, dans tout son entourage. Tonja Chamberlain, qui força son fils Rob à coucher dans un placard pendant des années avec un cochon miniature et un perroquet et lui interdisait d'aller aux toilettes. Ce pauvre gamin allait à l'école en sentant l'urine. Que dire de ces femmes qui ont essayé de faire cuire leur bébé aux microondes. Ou de celles qui placèrent leur nouveau-né sur la plaque brûlante de leurs poêles à charbon pour tester la résistance de ceuxci. La longue liste de toutes les atrocités commises par des mères ou des femmes, souvent sans raison apparente, envers leur mari ou leur concubin et bien plus souvent envers les plus faibles, leurs enfants. Avec très peu de difficultés, chacun peut s'en rendre compte aujourd'hui. Internet est d'un accès facile et nous pouvons tous avoir accès aux statistiques et aux rapports. Seule la volonté compte. Or, les médias traditionnels n'en ont cure. Leurs revenus provenant de la publicité et la clientèle des annonceurs étant principalement féminine, la presse se tait. Même si ces histoires sont rapportées par les agences de presse conventionnelle telle que AP, AFP ou Reuters, la presse nationale ou locale ne s’y s'intéressera pas, par peur des gendarmes que sont, les groupes de pression, les agences administratives, les journalistes féminins du journal, les annonceurs et les patrons de presse. Tout ce beau monde a intérêt à ne pas faire de vagues. En France, la rectitude politique a transcendé tous les courants politiques. Le ministère de l’Intérieur publie parfois des statistiques tronquées, comme pour mieux marquer la différence entre les hommes et les femmes. Le Suisse John Goetelen a vécu une relation tumultueuse avec une femme qui sut utiliser la justice de son pays pour l’incarcérer. Son livre La femme - est-elle l'avenir de l'homme? est un exemple d’abus d'autorité commis par l'appareil judiciaire genevois. Sur son site : www.hommecible.com, il écrivait notamment ceci : 242


VIOLENCE Violence conjugale en France. L'Observatoire National de la Délinquance en France a publié son enquête 2007 de victimisation. Il ressort que 3 % (5/8èmes des victimes) des femmes subissent la violence de leur conjoint, et 1,7% (3/8èmes des victimes) des hommes subissent la violence de leur conjointe. Les atteintes physiques sont plus importantes chez les femmes que chez les hommes. Notons aussi que dans les agressions hors ménages, 20 % des femmes sont agressées par une autre femme. (http://www.inhes.interieur.gouv.fr/fichiers/OND_Synthsera pport07.pdf) Qu'a-t-on observé dans les médias? Qu'en octobre, TF1 annonçait que 20 % des femmes subissaient la violence de leur mari (Amnesty Belgique avait été jusqu'à 60 % il y a 2 ans...). Ce chiffre est donc clairement faux. Autre observation : les médias n'ont parlé que des femmes victimes, et PAS DU TOUT des hommes. Et le premier ministre a débloqué 10 millions d'€ pour les femmes battues - mais rien pour les hommes battus. La thèse des féministes marxistes selon laquelle la violence est liée au genre, et donc aux hommes quasi exclusivement, est donc totalement fausse. On retiendra que le sort des hommes battus n'intéresse personne, que cela doit être normal puisqu'on a tellement pris l'habitude de taper sur les hommes. Ceux-ci minimisent d'ailleurs leur état: un homme ne peut être victime, il ne dénonce donc presque pas et de plus, à qui en parler sans se faire tourner en ridicule? Précisons que cette enquête ne vise que les adultes. La pédophilie féminine sur les enfants, ou la maltraitance contre les enfants qui est majoritairement le fait des mères (voir les rapports de la SNATEM/Allo 119), ne sont pas incluses. Ni les agressions pénales comme les fausses accusations (de 50 % à 75 % selon les cas et les régions). 243


LE VERNIS DE L’INNOCENCE La propagande féministe continue de criminaliser les hommes uniquement, alors que de nombreuses femmes sont aussi violentes que les hommes. Ce qu'il faut retenir, c’est que la violence et la souffrance n'ont pas de sexe et que la criminalisation systématique des hommes - comme la victimisation systématique des femmes - produit des partis pris dans les médias, dans les organismes sociaux et devant la justice…[ ] Les JT (Journaux télévisés) de France 2 et TF1 de dimanche soir, le 28 octobre, ont fait un reportage sur une minimanif contre la violence conjugale, initiée par Nadine Trintignant. Sur TF1, Claire Chazal annonce sans sourciller: "1 femme sur 5 subit de la violence conjugale". Il s'agissait de la violence conjugale avec passage à l'acte physique comme les images le montrent. D'où vient ce nouveau chiffre de1 femme sur 5? Mystère, aucune source n'est citée. Sur le site de TF1, un petit bémol: "1 femme sur 5 est ou SERA victime...". Je rappelle que l'analyse détaillée des chiffres officiels de l'atteinte aux personnes en France montre qu'environ 7 personnes sur 100 sont victimes de voies de faits ou de menaces. Ce chiffre comprend les hommes et les femmes, ainsi que les menaces sans voie de faits. Tous décomptes faits, et en ajoutant un pourcentage d'actes non dénoncés à la police, on arrive de 2 à 3 % de femmes victimes de voies de fait par leur conjoint et de 1 à 2 % d'hommes par leur conjointe. Nadine Trintignant demande de durcir la loi contre les hommes violents. Pas un mot bien sûr sur les femmes violentes. On rappelle le chiffre d'une femme tuée tous les 4 jours en France en 2005 par son conjoint. On passe sous silence le chiffre d'un homme tué par sa conjointe tous les 14 jours [chiffrefaux selon des etudes recentes]. En Suisse,

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VIOLENCE pour mémoire, 30 % des morts par violence conjugale sont des hommes. Le but de chiffres délibérément faux et amplifiés par des journalistes qui ne font pas leur travail de vérification est de criminaliser toujours plus les hommes et d'obtenir des fonds pour les associations féministes extrêmistes. Cela marche, comme le montre le reportage de France 2: l'acteur Thierry Lhermitte parle de chiffres effrayants et le réalisateur Patrice Leconte dit à la caméra: “J’ai honte d’être un homme”. Et voilà, la honte, et la culpabilité qui en découle ont empoisonné l'esprit des hommes. Pas étonnant que la moindre accusation contre un homme soit automatiquement amplifiée et crédibilisée. Moi, je ne m'identifie pas aux hommes violents, je n'ai pas honte d'être un homme ; et je n'identifie pas toutes les femmes comme étant violentes ou fausses accusatrices. Je ne demande pas aux femmes d'avoir honte, je ne demande pas de lois de genre contre les femmes, car les lois de genre sont le début du fascisme. La France radicale-féministe a son héroïne en la personne de Marie Trintignant, aussi triste et terrible qu'ait été cet événement. Les hommes de Suisse devraient avoir comme héros le Russe tué par sa femme de 40 coups de couteaux à Genève, ou d'autres qui ont été assassinés par leur conjointe ces dernières années. Plus sérieusement, cela suffit d'instrumentaliser cette problématique. Il y a des hommes et des femmes violent-e-s. Chaque cas doit être analysé, et l'on doit comprendre ce qui, dans les mots et les attitudes d'une femme ou d'un homme, peut pousser son ou sa conjointe à une telle extrémité si l'on veut vraiment trouver des solutions préventives. J'en ai assez jusqu'à la nausée de ce 245


LE VERNIS DE L’INNOCENCE manichéisme simpliste et populiste "hommes salaudsfemmes victimes". » David MacRae, un consultant en logiciel, vivant à St Laurent au Québec, écrivit aussi un intéressant pamphlet, véritable camouflet à la langue de bois, démontrant sans doute la justice biaisée en faveur des femmes chez nos voisins nord-américains : « Les femmes : les meurtrières d'enfants. Après des années de recherche pour un peu de compassion de la part du système légal canadien, Robert Latimer a dû, comme le dicton le dit si bien, payer sa dette à la société. Son crime : avoir tué un légume à forme humaine. Après trois jugements, la Cour suprême du Canada délivra son verdict. Il n'y aura plus d'appels. Il passera les 10 prochaines années en prison. Quasiment oublié dans le débat national, le cas de M. latimer a finalement établi un principe dans la loi canadienne que, si la Couronne n'aime pas le verdict d'un jury, elle n'a simplement qu'à faire appel pour ordonner le changement. Une nouvelle limite de la puissance étatique vient d'être atteinte. Oublié également est le fait que M. Latimer avait un complice. Il n'a pas pris la décision de terminer l'existence de sa fille réduite à l'état de légume seul. Il en discuta longuement avec sa femme Laura . C’est ensemble qu’ils décidèrent qu'il était temps pour Tracy de mourir. Une simple erreur. Pourquoi des parents aimants décident-ils de déterminer la vie de leur seule fille ? En fait, les avocats pour les handicapés applaudissent la décision de la cour, démontrant ainsi du respect pour leurs 246


VIOLENCE droits, mais néanmoins il reste que Tracy Latimer n'était pas handicapée. Elle était en vérité un légume. Un légume qui ne savait rien de la vie sinon la douleur. Elle ne pouvait ni marcher ni parler ni se nourrir par elle-même. Elle fonctionnait au niveau d'un bébé de trois mois. Elle endura plusieurs opérations majeures et elle en aurait certainement eu beaucoup d'autres. Après 12 ans, ses parents décidèrent de terminer la vie de ce travesti. Personne ne saura jamais s'ils l'ont fait pour que sa souffrance s'arrête ou parce qu'ils avaient besoin d'avoir une vie a eux. Quoi que vous puissiez penser de l'éthique de leur décision, Robert Laura Latimer a fait une simple erreur qui aurait empêché le système légal canadien de les persécuter pendant six ans, détruisant leur famille et leur réputation et envoyant le père en prison. Ils choisirent la mauvaise personne pour accomplir l'acte. Si Laura avait tué sa fille, il est quasiment certain que personne n'aurait été en prison. Le système aurait été biaisé et elle aurait reçu une sentence pour un traitement, mais pas de prison. Si, et seulement si, ce cas eu été mis en jugement. Ce qui n'est pas certain. La scandinavie n’est pas en reste. Svein Mossige, chercheuse à NOVA (Institut Norvégien de Recherche en Sciences Sociales), en coopération avec Kari Stefansen, a publié un rapport sur la violence physique perpétré sur les enfants en Norvège. Les résultats, terrifiants, démontrent une implication majoritaire des mères : 20 % des enfants norvégiens ont expérimentés de la violence physique de la part de leurs mères. (http://www.nova.no/?id=15747&subid=0&language=0) « Il y a une énorme différence de la façon dont les hommes et les femmes sont traitées pour un crime contre leurs enfants. Vous êtes surpris ? Ne le soyez pas ! Considérez ceci. 247


LE VERNIS DE L’INNOCENCE La compassion féminine. Pendant le laps de temps entre le premier jugement et le second procès, Danielle Blais de Montréal fut mise en examen pour avoir tué son fils de six ans, Charles Antoine, dans une baignoire. Comme Tracy Latimer, Charles Antoine avait un handicap, il était autiste. Contrairement à Tracy, il avait une vie. Il pouvait se lever de son lit. Il allait à l'école. Il avait l'espoir qu'un jour il deviendrait indépendant, peut-être même productif. Comme Robert Latimer, Danielle Blais fut mise en examen pour son acte. Blais fut initialement reconnue coupable et reçut une sentence de deux ans de prison. Ensuite, les deux histoires diffèrent. Le verdict des Latimer provoqua une rage émotionnelle nationale. La Couronne fit appel avec le résultat suivant, quoique déjà noté, qu'il passe désormais au moins 10 ans en prison. Et Blais ? Sa sentence fut suspendue. Quelques personnes seulement, même à Montréal, ont jamais entendu parlait d'elle. Il n'y eut pas d'appel. Est-ce que les activistes des groupes de pression pour handicapés réagirent avec outrage à ce travesti et déni de justice ? Pas exactement. La Société québécoise pour les Enfants autistiques engagea la meurtrière comme porteparole, pour expliquer combien il était difficile de vivre avec un enfant autiste. Vous en voulez plus ? Pendant que le cas de Latimer attendait d'être entendu devant la Cour suprême du Canada, en Colombie Britannique, Cheryl Baker laissa sa fille de 10 ans mourir de faim. À la fin, Katie Lynn ne pesait que 10 kilos. Oui, vous avez bien lu, elle était âgée de 10 ans et pesait 10 kilos! Pour la défense de sa mère, Katie Lynn avait le syndrome de Rett, une forme grave d'autisme avec pour effet une complète ignorance au besoin de manger. Néanmoins, comme Charles Antoine Blais, Katie Lynn Baker se sentait suffisamment bien pour aller à l'école. Pourtant, sa mère ne fut pas mise en examen pour négligence criminelle, encore moins pour meurtre. Aucune 248


VIOLENCE des nombreuses travailleuses sociales ou, d'ailleurs, aucun des officiels de l'école qui la regarda lentement mourir ne furent inquiétés. Pendant que la Cour suprême rendait son verdict dans le cas Latimer, à Toronto, une enquête essayait de trouver du sens à la mort de Jordan Heikamp. Comme Katie Lynn Baker, Jordan mourait de faim sous la supervision de travailleuses sociales et des bureaucrates des maisons pour femmes (organismes subventionnés). Ainsi, dans ce cas comme dans d'autres, les protecteurs de la société ne firent rien. Contrairement à Katie Lynn, Jordan Heikamp n'était pas handicapé. Il avait simplement la mauvaise fortune d'être né de la mauvaise mère. Elle ne lui donnait jamais aucune nourriture, jusqu'à sa mort. Renée Heikamp fut mise en examen pour négligence criminelle, ainsi qu'une travailleuse sociale. Néanmoins, le résultat fut le même. Quand le cas arriva devant le tribunal, le juge absolut les deux femmes de tout blâme. Eh oui ! Il n'y eut pas appel. On peut donc raisonnablement en arriver qu’à une seule conclusion : les femmes qui tuent leurs enfants reçoivent de la sympathie et sont exemptées très souvent de prison. Elles reçoivent tout au plus, quelques traitements. Les hommes quant à eux, pourtant accusés de la même chose, sont condamnés pour meurtre et reçoivent la prison à vie. Ce n'est donc pas un hasard si les femmes sont bien plus souvent que les hommes les meurtrières de leur progéniture. » Les responsables d’un hôpital en Angleterre, après avoir installé des caméras cachées pour surveiller les chambres où des enfants avaient été maltraités et qui risquaient un abus par leurs parents, furent très surpris. Cet hôpital trouva des douzaines de cas d'abus. Les gros titres des journaux parlant de parents et de beaux249


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parents. Même le canal The Life Channel fit une impressionnante chronique de cette histoire (la version fut traduite aussi en français sur Canal vie). Ce que la plupart des commentateurs choisirent d'ignorer prudemment et de cacher au grand public était que ces «parents » étaient : une grand-mère, un père... Et 37 mères. La référence aux beaux-parents, je présume, désigne un homme n’étant pas le vrai père. Comment et pourquoi l'hôpital choisit-il de surveiller ces gens ? Dans chaque cas, un enfant était mort précédemment dans de mystérieuses circonstances. Pour être plus précis, 37 mères tueuses ont assassiné 40 enfants. Temps de prison total imposé : zéro, même sachant que certaines de ces femmes ont confessé plus tard. Il y a environ 1 300 meurtres d'enfants chaque année aux États-Unis. De ce total, cinq cents assassins n'étaient pas des parents, grossièrement divisés entre hommes et femmes. Pour le reste, seulement 30 étaient des pères. Autrement dit, les mères ont 25 fois plus de probabilité de tuer leur progéniture que les pères. Bizarrement, les hommes sont considérés comme étant plus dangereux à leurs enfants que les femmes. Au Canada, les statistiques de beaucoup de crimes sont présentées d'une façon à cacher la malveillance féminine. Par exemple, les statistiques ne séparent pas le sexe des assassins d'enfants. En conséquence, je ne peux vous apporter cette information ici. Mais je suis certain que les statistiques canadiennes ne sont pas bien différentes de celles des États-Unis. Un traitement favorable pour les femmes n'est pas seulement limité aux meurtres d'enfants. Rose Cece et Mary Taylor, un couple de lesbiennes à Toronto, décida sur un coup de tête de tuer un agent de police. S'il s'agissait d'un homme, il aurait été condamné pour meurtre au premier degré, quoique soient les faits. Sinon les associations de polices à travers le pays auraient été outragées. Cece et Taylor furent condamnés pour homicide involontaire et personne ne trouva rien à redire. Au moins furent-elles envoyées en prison. Les femmes 250


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sont souvent laissées avec des condamnations suspendues. Comme le journal Ottawa Citizen l’écrivit si bien : « La condamnation de la tueuse de Mari Lilian Getkate est une insulte à nos sens naturels pour la Justice.» La meurtrière elle-même a réagi en disant ceci : « j'étais en extase, je n'y comprends rien, j'ai pris la vie de quelqu'un et je ne vais même pas en prison. Bien sûr que je suis surprise. » Une fois encore, la Couronne n’interjeta aucun appel. Tuer et s'en sortir sans problème. Cette hésitation à condamner les femmes meurtrières vient de très, très loin. En fait, c'est la raison pour l'invention du crime d'infanticide au début du XXe siècle. Les jurés refusant de condamner les femmes assassinant leurs enfants.Une chanson en fut tirée : Lizzy Borden. Ce que la chanson ne mentionne pas est que, en 1892, un jury de Boston laissa Lizzie sans condamnation. Une des raisons principales pour cela est que le (là ?)Juge, comme celui du cas Getkate, dirigea pratiquement le jury pour l'acquittement. Plus ça change... Une différence fondamentale qui apparaît entre les femmes condamnées à la prison et celles qui ne le sont pas est sans conteste la cause de la relation familiale. Seulement deux femmes ont été condamnées pour meurtre au premier degré au Canada. Ivonne Johnson qui tua un homme qu'elle connut brièvement et Sarabjit Kaur Minhas qui étrangla son neveu. En d'autres termes, il est permis aux femmes de tuer leur mari, parents ou enfants sans problème. Bien sûr, il arrive quelquefois un petit incident comme dans les cas de Cece et Taylor. La discrimination des tribunaux en faveur des femmes n'a pas de limites pour les meurtres. Et c'est vrai pour tous les crimes. Officiellement, les femmes commettent 15 % des crimes sérieux au Canada. Un chiffre certainement très sous-estimé. Quel que soit le vrai nombre, elles ne représentent que 1 % des personnes emprisonnées. 251


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Au Texas, Les statistiques indiquent que les femmes ont plus de probabilité de commettre une fraude que les hommes. Malgré tout, les hommes ont 10 fois plus de chances d'être mis en prison pour cette infraction. Il semble y avoir un refus fondamental à admettre que les femmes sont capables de commettre des crimes. Nous avons tendance à minimiser leurs actes et les voyons bien trop souvent comme des victimes. Un livre a été écrit à ce sujet sur le cas Johnson. Son titre est Stolen Life. Devinez à propos de qui, l'auteure pense que la vie a été volée? En tout cas pas celle de l'homme qui a été tué. Quoique le féminisme puisse être partiellement responsable de ceci, les réponses apparaissent être bien plus profondes. Les parents de Lizzy Borden étaient morts très longtemps avant l'apparence de cette forme d’insanité collective. La réalité est que les gens, dans toutes les sociétés, assument que la femelle doit être protégée, même de ses propres actions. Quoi qu'on en dise, au final, l'attitude et les exactions des hommes semblaient être toujours punies beaucoup plus sévèrement que les crimes équivalents des femmes. Robert Latimer serait aujourd'hui libre s'il n'avait pas accepté de prendre, à la place de sa femme, la responsabilité des décisions de celle-ci. Car elle aussi le serait. Après tout, elle ne fut même pas investiguée pour l'assassinat, alors vous pensez!... Condamnée ?! « La femme est un animal violent et incontrôlable, et il est futile de lui lâcher les reines et espérer qu’elle s’assagisse. Vous devez contrôler les reines solidement… Les femmes souhaitent une totale liberté – en parlant simplement – une licence totale. Si vous les autorisez à parvenir à une égalité entière avec les hommes, pensez-vous qu’elles seront plus faciles à vivre ? Pas du tout. Une fois l’égalité achevée, elles seront les maîtres… » -- Caton l’ancien – 234-149 B.C. cité par Livy dans Histoire de Rome. 252


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La haine et la jalousie sont, souvent, les objets uniques des conflits féminins. L’exemple de la guerre larvée entre Diane de Poitiers, la favorite du roi Henri II appelée aussi la putain du roi et Catherine de Médicis beaucoup plus âgée, donne une idée sur la haine et sur la vengeance, sur la manipulation et sur le pouvoir que même le temps n’efface pas. L’influence de Catherine devenue régente, après la mort d’Henri, durera trente ans et aura un rôle controversé dans le massacre de la Saint-Barthélemy. Les Nations-Unies aussi travestissent la science par une propagande sournoise a l’encontre de la moitié de la population mondiale. Mark B. Rosenthal écrivit un article qui fit date et fut enterré aussi vite qu’il fut lu : « L’EMPEREUR EST NU: COMMENT LES NATIONS UNIES CACHENT LA VERITE SUR LA VIOLENCE DOMESTIQUE. Pendant des années, les Nations-Unies ont fait de nombreuses déclarations sur la violence domestique. Cela commença en 1980 par une conférence sous l’égide de l’organisation au Danemark, qui adopta une résolution sur « les femmes battues et la violence domestique. » Cinq ans plus tard, l’Assemblée générale des Nations-Unies adopta la première résolution sur le sujet. Depuis, les Nations-Unies ont organisé différentes conférences et recommandations sur la violence domestique. A la quatrième conférence mondiale sur les femmes, à Beijing en 1995, la violence envers les femmes était identifiée comme étant une des douze préoccupations de l’ONU. En 2000, un protocole optionnel à la convention demandait l’élimination de toutes formes de discrimination contre les femmes (CEDAW) et fut établi pour permettre aux femmes abusées de pétitionner directement CEDAW.

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Aujourd’hui, les efforts pour arrêter la violence envers les femmes est devenue la principale préoccupation de toutes les agences des Nations-Unies qui s’occupent de la santé, des droits humains et de la protection des réfugiés. Ces agences incluant l’Organisation mondiale de la santé, l’UNICEF, la Haute Commission pour les droits Humains, le Fond pour la Population des Nations-Unies et le Fond de développement pour les femmes des Nations-Unies (UNIFEM.) L’assomption derrière tous ces efforts est le même: Les femmes sont des victimes –et jamais les agresseurs --dans les incidents d’agressions de partenaires. Mais est-ce que cette assomption s’accorde avec la recherche ? La recherche sur la violence domestique dans les pays occidentaux. Plus de cent études ont examiné l’étendue de la violence domestique dans les nations développées telles les États-Unis, l’Angleterre et l’Australie. Ces études ont toutes la même consistante conclusion : les hommes et les femmes sont également représentés dans l’agression domestique. [www.mediaradar.org/media_fact_sheet.php] . Linda Kelly, récemment, nota dans la Revue juridique de l’université de l’État de Floride : « les meilleurs sociologistes ont tous trouvés que les hommes et les femmes commettent de la vio lence à un taux similaire. » [www.law.fsu.edu/journals/lawreview/downloads/304/k elly.pdf] En fait, plusieurs études suggèrent que les femmes sont légèrement plus sujettes à commettre une agression envers leur partenaire. 254


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Mais qu’en est-il pour la violence domestique dans les sociétés non occidentales, beaucoup d’entre-elles étant bien moins développées économiquement? Est-il possible que les mâles soient les seuls agresseurs dans ces pays? La recherche dans les nations non-occidentales. Deux compilations ont été recherchées pour trouver des études qui comparaient des taux, spécifiquement reliés au sexe, de violence domestique dans les nations non-occidentales. Les deux compilations furent : 1. Le Programme d’information sur la population: La violence envers les femmes. Les rapports de population Séries L, No. 11, 1999 [www.infoforhealth.org/pr/l11edsum.shtml] 2. Martin S. Fiebert : Les références examinant les attaques par les femmes sur leur époux et partenaire masculin : Une Bibliographie annotée. 2005 [ www.csulb.edu/~mfiebert/assault.htm]. Cinq études furent identifiées. Ce qui suit sont les sommaires de ces projets de recherche: 1. Kim, K., & Cho, Y. (1992). Exposé Epidémiologique sur les abus domestiques en Corée. Dans E. C. Viano (Ed.) Violence Intime: Perspectives Interdisciplinaires. (pp. 277-282). Bristol, PA: Taylor et Francis. A utilisé les Échelles de tactiques conflictuelles dans les interviews par échantillons au hasard de 1 316 Coréens mariés (609 hommes, 707 femmes). En comparant les résultats avec les couples américains, les résultats indiquèrent que les hommes coréens étaient victimes de leur épouse deux fois plus souvent que les hommes américains, pendant que les

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femmes coréennes étaient victimes de leurs époux trois fois plus souvent que les femmes américaines. 2. Kim, J-Y., & Emery, C. (2003). Le pouvoir marital, le conflit, la norme du consensus et la violence maritale dans un échantillon représentatif national des couples coréens. Journal de la violence interpersonnelle, 18, 197-219. Un échantillon de 1 500 Sud-Coréens a été examiné. Le pouvoir marital, le conflit et la norme du consensus corrélaient la violence maritale. Ces découvertes révéleront que l’incidence de la violence du mari sur la femme était de 27,8 %, pendant que la femme sur le mari était de 15,8 %. 3. Steinmetz, S. K. (1981). “Une comparaison interculturelle de l’abus marital”. Le Journal de sociologie et d’assistance sociale, 8, 404-414. En utilisant une version modifiee du CTS, examinant la violence maritale par de petits échantillons dans six sociétés: Finlande, États-Unis, Canada, Puerto Rico, Belize, et Israël. Total des échantillons: 630 personnes. Ils concluaient que « Dans chaque société, le pourcentage de maris qui utilisent la violence était similaire au pourcentage de femmes violentes. » L’exception principale étant celle de Puerto Rico ou les hommes étaient plus violents. L’auteur aussi rapportit que « lorsque les femmes utilisent la violence... elles tendent à l’utiliser en plus grandes quantités ». 4. Straus, M. A. (2001). La Prévalence de la violence envers leur partenaire par le mâle et la femelle des étudiants d’universités dans le monde. La Violence envers les femmes, 10, 790-811. L’agression entre amants a été étudiée dans 31 universités de 16 pays au niveau mondial. En répondant à l’échelle de tactique de conflit révisée avec 8 666 étudiants (2 747 hommes, 5 919 femmes.) Les résultats 256


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révéleront que malgré tout, 25 % des hommes et 28 % des femmes assaillirent leur partenaire pendant l’année écoulée. A 21 des 31 universités, un plus grand pourcentage de femmes que d’hommes assaillit leur partenaire. Concernant la violence grave, un taux plus important était perpétré par les femmes dans la majorité (18 sur 31) des sites. 5. Tang, C. S. (1994). “La prévalence de l’agression maritale à Hong Kong”. Journal de la violence familiale, 9, 347-356. Les sujets étaient 382 étudiants du 1er cycle (136 hommes, 246 femmes) de l’université chinoise de Hong Kong. Le CTS fut utilisé pour évaluer le niveau des réponses des étudiants des réponses des parents pendant un conflit familial. 14% admettèrent que leurs parents utilisèrent la violence physique. L’auteur conclura, « Les mères utilisent probablement autant que les pères la force physique à l’encontre de leurs époux. » Quelles conclusions pouvons-nous en déduire? Ces cinq études ont comparé les taux d’agression entre partenaires dans les pays non-occidentaux suivants : la Corée, Puerto Rico, le Belize, Israël, le Mexique, l’Inde, Hong Kong, le Brésil, et Singapore. L’Échelle des tactiques des conflits ( Conflit Tactics Scales -CTS) fut l’outil d’étude le plus utilisé. Des cinq études, l’étude de Straus a été de très loin l’échantillon le plus important – 2 747 hommes et 5 919 femmes – et fut étudiée dans 16 nations occidentales et non occidentales. Les participants étaient des étudiants d’université inscrits en classe de science sociale, mais, les résultats peuvent ne pas être généralisable. L’étude de Straus montra qu’à Singapour, 27,8 % des femelles et 11,6 % des mâles ont perpétré un assaut sur leur partenaire – une différence de plus du double. En Inde, 25,8 % des femelles et 12,5 % des mâles ont commis des voies de fait graves. Straus conclut : « la similarité la plus importante est le taux élevé de voies de fait 257


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perpétré par les étudiants aussi bien mâles que femelles dans tous les pays. » [ http://pubpages.unh.edu/~mas2/ID16.pdf] Les autres études suggèrent que dans des pays comme la Corée (Kim et Cho, 1992; Kim et Emery, 2003) et Puerto Rico (Steinmetz 1981), les mâles dans les groupes étudiés avaient plus de probabilité de commettre des voies de fait. Au Belize et en Israël (Steinmetz 1981) et Hong Kong (Tang 1994), le taux de voies de fait était similaire pour les deux sexes. Globalement, les résultats de ces études de plus de 12 000 personnes dans neuf pays non occidentaux sont généralement consistants avec les découvertes dans les sociétés occidentales : les hommes et les femmes sont égaux dans les probabilités de commettre des voies de fait sur leur partenaire. Réconcilier la perspective des Nations-Unies avec la recherche Les résolutions et recommandations des NationsUnies insistent exclusivement sur la violence mâle sur les femmes. Par contraste, la recherche dans les pays occidentaux et non occidentaux montre que l’agression entre partenaires est également partagée. Comment réconcilier ces deux perspectives opposées? Un examen des compte-rendus des Nations-Unis ont révélé un fait troublant : ils n’apportent aucune statistique ni chiffres; Ils se réfèrent seulement aux études rapportées par les femmes, mais pas par les hommes ou ont recourt a des anecdotes biaisées sinistres. Par exemple, la Déclaration et la plate-forme pour l’Action de 1995 à Beijing est considéré généralement comme le document marquant dans le domaine du droit des 258


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femmes. La section sur la violence faite aux femmes contient neuf pages recto seulement avec espaces d’analyses et de recommandations. Cependant, la Déclaration de Beijing ne mentionne pas une seule étude ou statistique sur la violence familiale. La Déclaration offre des exemples de violence domestique et spécule sur ses causes possibles, mais elle n’établit aucune incidence, et n’apporte aucune allusion au fait que les femmes puissent être également engagées, comme les hommes, dans l’agression de partenaire. L’explication pour cette surprenante omission est trouvée au paragraphe 120 de la Déclaration : « L’absence de genre adéquat d’informations et de statistiques désagrégés sur l’incidence de la violence rend l’élaboration de programmes et les contrôles des changements difficiles." [ www.un.org/womenwatch/daw/beijing/platform/ violence.htm]. Mais l’explication est-elle vraie? La recherche sur la violence domestique commença au début des années1970. Presque toutes les études séparaient les résultats par sexe. C’est presque inconcevable qu’aucune des études n’ait séparé les informations par sexe. Ainsi, la Déclaration de Beijing revendiquant l’absence d’informations désagrégés est clairement fausse. Pareillement, la publication de 1999 du WHO, Mettre les femmes en premier: Recommendations d’Ethiques et de sauvegarde de Recherche sur la Violence Domestique contre les Femmes(Putting Women First: Ethical and Safety Recommendations for Research on Domestic Violence Against Women,) n’apporte aucune allusion sur le fait que les femmes sont souvent les

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instigatrices de la VD. Pareillement, le rapport ne suggere pas que les femelles abusises soient l’objet de recherche. [ www.who.int/docstore/frh-whd/PDFfiles/ Ethical% 20Guidelines2.pdf]. Engendrer les mythes globaux sur la VD Le psychologue John Archer a étudié et analysé 552 rapports de violence domestique du monde entier. Son étude représente le sommaire le plus rigoureux jamais fait dans la littérature sur la violence domestique. Son article, publié dans le Bulletin Psychologique (Psychological Bulletin) en 2000, en arrive à cette Conclusion : « les femmes utilisent plus souvent des actes d’agression physique et les utilisent en plus grande frequence. » [ http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?Cmd=Retrie ve&db=PubMed&list_uids=10989615&dopt= Abstract] Mais vous ne pourriez jamais le suspecter en lisant les nombreuses annonces sur la violence domestique des NationsUnies. « L’Empereur UN est nu. » Les Nations-Unis ne sont guère étrangères à la fraude. Le « pétrole iraquien contre produits alimentaires » permit d’enrichir les cadres du parti du bienheureux Saddam. L’indifférence du machin qu'on appelle l'ONU – de Gaulle – aux offenses aux droits humains ou aux génocides, est établie (Rwanda, Soudan, etc.) et ne provoqua aucun froncement de sourcils convenu de l’intelligentsia. Son amour pour les traités, lui permettant d’accroître son pouvoir sur les nations, est documenté.

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La déclaration que la violence est un phénomène masculin est essentiellement une propagande de guerre. C’est de la propagande parce que c’est quelque chose qui est répété encore et toujours avec pour seul objectif que les gens le croient, même si les faits prouvent le contraire. C’est une propagande de guerre parce que le but est d’inciter à la haine envers une personne ou une classe de personnes ayant été identifiée comme l’ennemi. Dans le monde anglo-saxon, et particulièrement en Amérique du Nord, l’obligation est faite par la justice aux hommes de participer a des programmes de traitements sur la violence domestique. Que la violence soit avérée ou non, c’est toujours (inscrit dans la loi) au mâle de s’inscrire à ces programmes. Aucune obligation n’est faite à l’encontre des femmes ou des mères qui tuent leur progéniture. Les soins palliatifs hospitaliers ou psychiatriques sont les seuls recours si la responsabilité de la violence ne peut être mise sur le dos d’un homme. Dans ces programmes de traitement, dirigés essentiellement par des femmes, le contenu insiste sur la violence masculine comme étant une priorité. Pour démontrer avec force de conviction que la masculinité est responsable dans son ensemble de tous les maux et qu’il faut donc reconstruire l’homme à l’image de la femme. Malgré cette obligation judiciaire, les stéréotypes d’accusations de violence dont ils sont majoritairement les détenteurs, les hommes doivent accepter de se soumettre aux mensonges comme préalable à une réhabilitation. Les programmes refusant d’établir une égalité de traitement avec les femmes. L’approche traditionnelle de l’industrie de la violence domestique commence toujours par insister sur le fait que les participants doivent admettre que la violence est un phénomène masculin. En d’autres termes, les hommes de ces programmes doivent démontrer qu’ils sont intrinsèquement violents par la seule nature de leur genre, avant d’accepter d’être reprogrammés. Ils doivent accepter des faussetés à tout préalable à leur « guérison. ». En forçant un homme à se sentir honteux d’être ce qu’il est, ou du 261


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genre sexué dont il est membre et considéré violent, il devient facile de lui apporter la supposition que la théorie du modèle féminin est le seul qui soit acceptable dans la vie en société. Pour les féministes radicales, l’idéal féminin étant l’idée que les hommes sont en position de servitude et en soumission aux femmes. Ou, comme le dit si bien Carl Bergeron dans un article publié dans le numéro 18 de la revue Égards –“de la misogynie considérée comme l’un des Beaux-Arts” : «(…) les féministes s’attaquent en réalité à une seule cible, qui est le désir masculin []l’antagoniste, le récalcitrant, le décalé. L’homme qui aime les femmes, tel que l’entendent les féministes, c’est l’homosexuel ou, le métrosexuel, qui en est la variante sous des apparences trompeuses d’hétérosexualité. (...) La conclusion des centres en conseils sur la relation dans le mariage est que les hommes qui sont battus le sont principalement, d’abord parce qu’ils l’ont vu venir et parce qu’ils n’ont su changer leur personnalité pour s’adapter à celui de leur épouse. Sur Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Violence_des_femmes): « Comme le dit, la féministe, Liliane Kandel, même si la violence des femmes dérange parfois les femmes comme thème jusque dans les rangs des féministes, certaines n'hésitent plus à faire le traitement de ce sujet. L'intérêt de ces travaux réside dans la compréhension de la violence et des femmes, mais aussi la recherche de traitement soit de la violence soit des douleurs des victimes. N'y a-t-il pas paralysie d'une certaine pensée de gauche - et féministe - face au crime de masse (indifférent au genre), face aux situations de violence extrême, face enfin aux entreprises totalitaires ? Beaucoup des problèmes et des malaises qui ont suscité cette confrontation entre l'historiographie des femmes et celle du national-socialisme 262


VIOLENCE se sont généralisés et radicalisés, éclatant aujourd'hui dans le débat public, comme l'ont montré les réactions à l'attentat du 11 Septembre 2001 à New York ou, en ce moment même en France, la querelle du voile à l'école. Participation des femmes, des opprimé(e)s, aux entreprises les plus menaçantes pour elles-mêmes, et pour les démocraties. Paralysie de la pensée de gauche - et féministe - face à ces questionnements. » Bien entendu, il ne faut pas faire de vagues. Répétez le mensonge inlassablement ou manipulez les statistiques en les discréditant ou encore en n’en mentionnant qu’une partie et le public n’aura droit, de la part des féministes, qu’à un seul son de cloche. Un exemple, Hélène Palma. Hélène Palma ne croit pas à la théorie des « fausses allégations » et du « Syndrome d’aliénation parentale » et le fait savoir, parlant plutôt de méthodes pour « étouffer la parole des victimes ». Rien d’étonnant ! Palma, agrégée d'anglais et féministe, a milité au sein de deux associations : « Solidarité femmes Grenoble », spécialisées dans la défense des femmes victimes de violences masculines privées et "SOS Sexisme Paris». Elle fait à présent partie de l'association des « Chiennes de garde ». Elle dénonce le belgo-canadien Hubert Van Gijseghem, professeur de psychologie, intervenant à l’École nationale de la magistrature et expert près des tribunaux et Richard Gardner, « médecin aux écrits douteux » qui inventa, selon elle, le Syndrome d’aliénation parentale et enfin Paul Bensussan, psychiatre expert auprès de la Cour d’appel de Versailles, qui relaierait les mensonges orchestrés par Van Gijseghem. Or, prétendant que les statistiques sont truquées puisque différentes au ministère canadien de la Justice: 1,3 % de fausses allégations, selon l’enquête « Allégations de violence envers les enfants lorsque les parents sont séparés », Hélène Palma s’appuie sur « Statistique Canada », biaisé ou tronqué par le féminisme qui ne reflète que des statistiques provenant d’organismes d’État (Police et Maisons pour femmes), et jamais 263


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d’études scientifiques; comme « Santé Canada » le démontra avec les Études de Johnson, 1989; de Knopp et Lackey, 1987, de Faller, 1987; de Hunter et coll., 1993; de Kaufman et coll., 1995; de Finkelhor et coll. (1988 ). Palma ment ou est ignorante de la réalité. S’ingéniant à mélanger la pédophilie et la violence conjugale dans un article sur Sisyphe (http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1772), elle critique sans jamais apporter de preuves selon lesquelles les fausses allégations et le Syndrome d’aliénation parentale n’existent pas. La manipulation féminine excelle lorsqu’il s’agit de prouver que les femmes modernes sont toutes innocentes. Une étude intéressante semble enfin passer inaperçue dans la mythologie sur la violence domestique : Dans 70 % des cas de violence conjugale, la violence est mutuelle et c'est la femme qui frappe en premier 3 fois plus souvent (coup de pied, morsure, griffure, coup de poing, gifle) [http://www.dgp.toronto.edu/~jade/safe/essays/vtbreak.pdf] Présentement, aucun journaliste ou observateur n’en a fait état. Voici un extrait extrait du livre de Maurice T. Maschino (1999) « Y a-t-il de bonnes mères ? » (Éditions Belfond, Paris) donnant un aperçu de la position dominante et de la désinvolture des femmes sur les enfants – surtout, n’y voyez pas la raison dans l’abandon des familles sur l’accroissement de la criminalité juvénile — n’oubliez pas et répétez après moi : c’est toujours la faute des pères … « Si certaines formes d'ambivalence semblent (ou sont) minoritaires, d'autres paraissent beaucoup plus répandues. Peut-être parce qu'elles sont plus discrètes, attirent moins l'attention et peuvent plus facilement « se justifier » aux yeux d'autrui : surcharge de travail, horaires « impossibles », embouteillages - les « bonnes raisons » ne manquent pas.

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VIOLENCE Par exemple, pour excuser un retard, ou un oubli. Charlotte, en fin de journée, attend généralement une demi-heure que tous les enfants aient été récupérés : « Plus de la moitié de mes élèves (4 et 5 ans) attendent chaque jour leur mère. Ils s'énervent, pleurent, se croient abandonnés. Or, la plupart de ces femmes ne travaillent pas, elles pourraient être à l'heure. Le plus souvent, d'ailleurs, elles ne s'excusent même pas. L'une d'elles, qui habite à cent mètres de l'école, arrive généralement la dernière. » Quand elle y pense : parfois, comme d'autres, d'ailleurs, elle « oublie » l'enfant : « À 17 h 30, après une heure d'attente, je lui téléphone. "J'ai complètement oublié ! " dit-elle, en partant d'un grand rire, et je la vois bientôt arriver, sans se presser. » On oublie l'enfant à l'école, au supermarché, chez des voisins (l'un d'eux y est resté quarante-huit heures) : si extravagants qu'ils paraissent, ces actes manqués ne sont pas rares. Il n'est pas une enseignante, un pédiatre, une assistante sociale, une psychologue qui n'ait son lot d'exemples. Tous aussi invraisemblables, mais vrais. « Une mère vient en consultation avec sa gamine, dit une gynécologue et, tandis que je la reçois, laisse la petite dans la salle d'attente. A 18 heures - quatre heures après - je la retrouve, à la même place, endormie : sa mère l'avait oubliée. » En partant pour un long week-end, un couple confie son gamin de deux ans à la grand-mère : « On le reprend dans trois jours », promettent-ils. Une semaine après, ils ne l'ont toujours pas repris : « On a dit à la grand-mère qu'on était surchargés de travail, raconte Colette (32 ans, architecte). En fait, ajoute-t-elle en riant, comme si elle racontait une bonne blague, on l'avait complètement oublié ! » 265


LE VERNIS DE L’INNOCENCE « Le cas le plus triste que j'aie vu, raconte Mme B., psychologue, c'est celui d'un petit garçon de six ans que ses parents oublient au bord de la route. Ils se promenaient en voiture dans la campagne ; à un moment donné, ils s'arrêtent pour pique-niquer. Le gamin s'éloigne. Quand il revient, la voiture n'est plus là. Ses parents n'ont remarqué son absence qu'au bout de deux heures. » « Elles négligent leurs enfants. » Si l'oubli, comme tel, et surtout quand il prend de pareilles proportions, est un acte isolé, il n'en est pas moins révélateur d'une attitude plus générale envers l'enfant, et s'inscrit dans une série de comportements qui, tous, d'une façon ou d'une autre, participent d'une logique de rejet. Ou de mépris. Comme si, par ces manières d'être et de faire, on signifiait à l'enfant qu'il est une quantité négligeable. « Les mères qui arrivent en retard, ou oublient leur gamin, sont également celles qui s'en occupent à peine, poursuit Charlotte. Certains ne sont pas propres - "Maman n'a pas eu le temps de me laver", expliquent-ils -, d'autres, en hiver, viennent trop légèrement vêtus. Quand je dis à une mère : "Il n'a pas de bonnet, pas d'écharpe, pas de manteau, pas de chaussettes", elle tombe des nues. "Ah bon ? C'est vrai, il s'habille tout seul." À 5 ans... D'autres, encore, viennent en classe sans avoir pris de petit déjeuner : leur mère n'a pas eu le temps. À 9 heures, ils bâillent : "Charlotte, j'ai faim. T'as du chocolat ?" » Charlotte en a, mais n'en abuse pas. Et plutôt que de jouer les mères bis, elle préférerait que les mères en titre s'occupent un peu plus de leurs enfants. Il lui arrive donc, souvent, de les convoquer. Presque toujours, en vain : elles ne répondent pas. Parfois, interpellées à la sortie, elles

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VIOLENCE s'éclipsent promptement : elles n'ont pas le temps, une autre fois... Une deuxième, une troisième lettre restent sans effet. Si bien que l'institutrice, dans certains cas, demande à l'assistante sociale d'intervenir : « L'an dernier, une gamine venait régulièrement couverte de bleus. Convoquée, sa mère ne se manifestait pas. Jusqu'au jour où, à la quatrième lettre, elle vint expliquer que sa fille passait son temps à tomber. Le médecin l'examina - et ne trouva rien. L'école déclencha une enquête : la petite tombait bien, en effet - sous les coups. »

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LE SUICIDE Depuis les temps les plus reculés, nous voyons, chaque fois que l'humanité fait un grand pas en avant, qu'elle le doit à des individus; et presque toujours, ces individus rencontrent une opposition farouche de la société. Bertrand Russell Pour le malheur des hommes et des femmes, et pour certaines d'entre elles, heureusement minoritaires, à l’aveuglement se rajoute la haine. Cinquante ans de militantisme pour un résultat pitoyable ! Le schisme est consommé. Les peuples du tiers-monde nous auront bientôt remplacés. Je suis fier de ne pas avoir participé à cet holocauste. Suffisamment d’hommes, protecteurs incurables, ont accepté d’être obérés et asservis comme preuve de leur compréhension. Honte sur eux. Le suicide des hommes, selon les pays, ne varie guère. Environ 80 % de tous les suicides sont masculins et souvent jeunes.

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Aux États-Unis, les hommes ont un taux de suicide 4 fois supérieur à celui des femmes. (Selon le gouvernement américain http://www.cdc.gov/ncipc/factsheets/suifacts.htm. ) En Irlande et en Angleterre : « les tentatives de suicide sont doublées pour les jeunes hommes » et « 75 % des suicides sont masculins. » (souce : http://www.a1b2c3.com/suilodge/figuk1.htm) Au Canada ‘Statcan’ présente un tableau particulièrement révélateur. Statistique des principales causes de suicide d’hommes au Canada: · 3 019 morts d’homme par arme à feu au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 2 612 morts d’homme par pendaison au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 811 morts d’homme par empoisonnement au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 991 morts d’homme par asphyxie au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 372 morts d’homme par défenestration au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 266 morts d’homme par noyade au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 159 morts d’homme par arme blanche au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) Morts d’homme au total : 8 230 Statistique des principales causes de suicide de femme au Canada: · 195 morts de femme utilisant l’arme à feu au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 492 morts de femme par pendaison au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 827 morts de femme par empoisonnement au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 253 morts de femme par asphyxie au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 150 morts de femme par défenestration au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) 269


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· 156 morts de femme par noyade au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) · 37 morts de femme par arme blanche au Canada 1990-92 (Statistics Canada, Health Canada) Morts de femme au total : 2 110 (Source : http://www.wrongdiagnosis.com/s/suicide/causes.htm) Le Canada a l'un des taux de suicide les plus élevés dans le monde occidental. Un peu moins de 2 % de tous les décès au Canada sont dus au suicide et près de quatre fois plus d'hommes ou de garçons que de femmes ou de filles se suicident annuellement. Le taux de suicide des jeunes a augmenté depuis les années 1950, surtout pour les jeunes gens de 16 à 24 ans (Santé Canada, 1994.) Les adolescents homosexuels de sexe masculin et les jeunes autochtones sont particulièrement à risque.Taux de suicide masculin au Canada : 79,6 % En Australie : « Les hommes continuent d’avoir un taux de suicide quatre fois supérieur aux femmes » ( Source : http://www.nisu.flinders.edu.au/pubs/bulle....html#Heading14) En Nouvelle-Zélande : Les mâles représentent les trois quarts des suicides en 1997, soit 440 mâles pour 121 femelles. Le taux de suicide masculin en 1997 était de 22,3 pour 100.000 habitants, un accroissement de 72 % depuis 1978. Le taux de suicide féminin, en revanche, était de 6,0 en 1997 pour 100.000 habitants, une diminution substantielle de 14 % depuis 1978. ( Source : http://www.nzhis.govt.nz/publications/Suicide.html ) En France la rareté des informations est très souvent dévoyée pour ne faire apparaître qu’un chiffre approximatif en y incorporant les tentatives de suicide qui sont très souvent perpétrées par les femmes.

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Dans les statistiques, bien entendu, on omet les suicides en prison qui sont 7 fois plus nombreux que pour le reste de la population. (http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2003/mag0131/d ossier/ps_6444_suicide_france_etat_lieux.htm) « Selon les dernières estimations de l'INSERM, un peu plus de 10 000 suicides se seraient produits en 1999. Mais les chiffres seraient plus proches des 12 000. Car le recueil du nombre de suicides est difficile : les causes de décès ne sont pas toujours communiquées. On estime ainsi à 20 % cette sous-estimation [ ] En 30 ans, le taux de suicide a fortement augmenté : il est passé de 1,73 à 2,13 pour 10 000 habitants. La hausse a été la plus forte entre les années 1976 et 1985 (plus 40 % en dix ans). Mais la tendance, selon la Direction de la recherche des études, de l'évaluation et des statistiques serait aujourd'hui à la baisse. Et bien sûr il faut prendre en compte le nombre de tentatives : plus de 160 000 par an. Les femmes et les jeunes sont plus nombreux à tenter de mettre fin à leurs jours, mais les décès concernent surtout les hommes (3 suicides sur 4) et les plus de 65 ans (1/4 des décès.) » Toujours selon l'INSERM, 650 décès environ ont lieu chaque année chez les personnes entre 15 et 24 ans en France. Parmi ces jeunes, deux tiers sont des garçons. Le taux de suicide a chuté depuis 1985, mais les tentatives de suicide des 15 à 19 ans ont augmenté (4,3 % en 1999). Maintenant, voyons la part des pays non féministes dans cette hécatombe. En Inde, le taux de suicide masculin est de 57% (source : http://www.ingenta.com/isis/searching/Expa...000002/0018579) 271


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En Chine, le taux de suicide féminin est de 25 % supérieur à celui des hommes. Ce qui se traduit par un taux de 55,55% de tous les suicides pour les femmes. Le féminisme est donc, de toute évidence, en grande partie responsable des taux élevés de suicide des hommes en Occident. Pour autant, la société s’inquiète davantage des tentatives des femmes que de la terrible réalité. Les suicides réussis chez les hommes blancs sont aussi très souvent étouffés pour ne laisser apparaître que des généralités. (Voir : http://www.cdc. gov/ncipc/dvp/suicide/) Ce formidable échec d’une société en crise qui n’en finit plus de dépérir serait le fardeau des hommes en Occident. Les jeunes gens sont particulièrement touchés par ce lamentable «tableau de chasse ». « Quarante-cinq pour cent des adolescents morts par suicide (...) avaient perdu un parent lors des premières années, par décès ou à la suite d'un divorce. » Cité par Boris Curulnik dans Le murmure des fantômes, Odile Jacob, 2003, p.208 Très souvent, après un divorce, le père est écarté ET encarté par la police. Ceci pour permettre à la mère de spolier à son aise son ex-conjoint et lui permettre de punir, avec l’éloignement des enfants, les hommes encore plus. Selon le président de l'Union nationale pour la prévention du suicide (UNPS), Michel Debout : « … [ ] plus de 6 200 adultes entre 30 ans et 59 ans continuent de mourir chaque année, dans une quasiindifférence de la société, déplore l'UNPS, qui fédère une trentaine d'associations. Relevant que la "tentation suicidaire intervient souvent lorsque la personne est dans 272


SUICIDE une situation de rupture (licenciement, divorce, surendettement ou deuil)", l'UNPS préconise des actions » Si les femmes font quatre à cinq fois plus de tentatives de suicide que les hommes, ils sont les premiers à en périr. Le taux de suicide en France est de 26,6 pour 100 000 hommes, contre 8,7 pour100 000femmes. Sur les 10 798 suicides recensés en 2004, 73 % concernaient des hommes. Parmi les 6 248 suicides de personnes entre 30 et 59 ans, plus de 4 500 touchaient des hommes, selon des données de l'Inserm.

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LA HAINE FÉMINISTE « Le parti des femmes [adhère à] la pensée marxiste-léniniste. » Robin Morgan, Sisterhood is Powerful, p.597 L'une des méthodes les plus efficaces pour promouvoir le cloaque féministe est sans conteste la création de la bureaucratie. Jamais, dans l'histoire de l'humanité, les arcanes du pouvoir n'ont été autant assiégés par des millions d'employés de bureau participant à des dizaines de milliers de commissions en tout genre, d'organismes inutiles et d'agences superflues. Parfois même, la totalité de l'économie d'une nation est réalisée par l'État (voir l'URSS). Cet état omniprésent et omnipotent est devenu le pivot essentiel des nations occidentales, et ce, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Étrangement, c'est depuis cette époque que les femmes occidentales ont envahi toutes les sphères de l'administration publique. Les fonctionnaires modernes insistent désormais pour 274


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prendre des décisions dans les affaires publiques, sans avoir à les assumer. L'irresponsabilité collective devient le credo de toute apprentie collectiviste. L'homme occidental a été remplacé, dans l'esprit des parvenues du système, par une administration dirigiste et complaisante à l'égard des femmes. En Amérique du Nord, ne demandez jamais votre chemin à une personne du genre féminin. Au cas où vous n'auriez pas compris la première fois, si vous lui demandez de répéter, elle pourrait se vexer et vous, vous retrouver en prison sur une accusation frivole. Vous ne saurez jamais dans quel état de désordre psychique ces femmes sont aujourd'hui. Le risque est trop grand et les femmes modernes n'ont ni la patience ni l'humour qu’avaient leurs ancêtres. Le vice-président pour les communications à l’Institut de recherche sur les populations (http://www.pop.org/), Joseph D’Agostino, en regardant l’influence du féminisme sur le taux de natalité du monde moderne déplora que nos nations modernes soient désormais organisées en fonction de la production économique, et non pas sur la production d’une nouvelle génération d’êtres humains. D’Agostino précisa même « que le féminisme détruit chacune des sociétés qu’elle touche. » D’Agostino : « C’est le mouvement social peut-être le plus destructeur dans l’histoire du monde — et je le dis d’une manière scientifique, puis il insiste. Chacune des cultures, chacune des nations ayant adopté le féminisme [comme philosophie dominante] est maintenant en train de mourir. Le féminisme, c’est la mort. » D'Agostino prétend aussi que ; quoique le « Jihad islamique » et « le changement climatique » soient souvent présentés comme des menaces pour le monde occidental, ils sont 275


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pâles en comparaison de la crise démographique, parce que sans êtres humains, rien n’est important. Toutes les sociétés humaines, sans exception, sont patriarcales. C’est pourquoi les écrivains et essayistes féministes obscurcissent ou, le plus souvent, trompent pour cacher ce fait embarrassant. Comment se fait-il qu’une société, pour avoir quelques chances de survivre, doive suivre le modèle masculin ? Se pourrait-il que le progrès humain ne soit que le fait de l’ingénierie et de la science ? Certains osèrent le dire. Le professeur Ian Robertson, du Collège de la Trinité à Dublin, en Irlande, suggéra qu’il pourrait y avoir des raisons tangibles aux meilleures performances masculines en science et en ingénierie. La dernière fois que l’on osa en discuter publiquement, le 15 janvier 2007, les féministes n’eurent qu’une envie, celle de détruire la carrière du nouveau principal conseiller économique d’Obama, Laurence Summers, l’ancien président de Harvard, sommé de s’excuser d’avoir mentionné l’hypothèse d’une différence de genre du cerveau humain pour expliquer qu’un nombre important d’hommes réussissaient dans ces domaines. Le dogme féministe institutionnalisé de la fameuse université eut raison de son président. Summers démissionna quelque temps plus tard (http://www.rte.ie/tv/thepanel/200701) même le Sunday Times mentionna la remarque du professeur comme sexiste dans son éditorial du 18 mars. Comment expliquer, alors, que les féministes radicales cherchent tant à faire taire les pensées divergentes ? Les méthodes sont toujours identiques. Accuser, accuser. Les fausses accusations des femmes modernes, à cet égard, sont exemplaires. Pourtant… « Les fausses accusations par les femmes sont, en fait, rares. Leurs nombres ne sont pas plus importants que les rapports des autres crimes et délits. »

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Cette déclaration figura dans un rapport, HCR 182, de la représentante républicaine américaine, Constance Morella. Dans la réalité, ces déclarations sont fréquentes. La très large majorité des études et recherches mondiales démontrent qu’en fait, au moins la moitié des déclarations de viol ou de tentatives de viol sont frauduleuses et purement mensongères, pour des raisons de revanche, d’extorsion ou de gains personnels. Dans un documentaire, la chaîne de télévision ABC apporta même la conclusion que sur les trois millions d’allégations d’abus sexuels sur mineurs recensés aux États-Unis, deux millions étaient fausses. Références : Eugene J. Kanin, False Rape Allegations, Archives of Sexual Behaviour, Vol 23, No 1, 1994. Charles P. McDowell et. al., False Allegations, in Practical Rape Investigation, Behavioral Science Unit, FBI Academy, Quantico, VA 1985. Stephen Buckley, "Unfounded Reports of Rape Confound Area Police Investigators", Washington Post, le 27 Juin 1992, page B1. ABC-TV "False Accusations of Child Abuse", 20/20, le 11 décembre 1997. Le politiquement correct des politiciens est calqué sur l’agenda féministe. Quarante ans de féminisme ont transformé les hommes français de classe moyenne en de misérables créatures intimidées par les femmes et ne sachant plus quel comportement normal la société leur attribue depuis les mouvements de libération féminins des années soixante et l’avènement de la pilule. Dans le magazine Elle, une analyse semble éclairer d’une lumière nouvelle la défaite et l’obsolescence masculine. Les hommes âgés aujourd’hui entre 18 et 50 ans ont payé un lourd tribut pour la soi-disant libération 277


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sociale, légale et professionnelle des femmes. Les hommes de toutes les générations en souffrent, est-il expliqué. Ils se sentent diminués et dévalorisés dans une société ne percevant comme positives que les choses féminines. Les hommes jeunes, en particulier, se considèrent traités comme de simples objets sexuels par les jeunes prédatrices sexuelles. Elle fut surpris par le sens de victimisation, ainsi qu’une sourde colère montante de la part des hommes, surtout de la jeune génération, révélé par le Centre des études avancées en communication. Ils pensent que les femmes ont été trop loin, trop vite, sans limites à leurs demandes et sans se questionner. Les hommes modernes regardent les femmes comme castrantes, revanchardes, ambitieuses et obsédées par les performances sexuelles de leurs hommes. L’étude, basée sur des interviews de quatre groupes de 12 hommes professionnels urbains fut commissionnée pour marquer le Jour international de la femme. Le résultat fit écho au refrain masculin de cette dernière décennie en France et à travers le monde occidentalisé. Tout en notant avec incrédulité, cependant, cette peur masculine, Elle ne put s’empêcher d’ajouter que les Françaises étaient pourtant toujours payées 30 % de moins que les hommes, ce que nous savons être faux, qu’elles subissaient 80 % du travail de maison et étaient principalement les victimes de la violence domestique. Les mythes ont la peau dure. Selon cette étude, les hommes sont distraits par les demandes conflictuelles des femmes modernes. Ils sont, paradoxalement, encouragés à adopter des caractéristiques féminines, tout en étant supposés conserver leur virilité. Pour le magazine, la masculinité est en crise, il n’y a désormais plus de modèle pour construire une identité masculine. L’homme n’existe plus. « Le gouvernement, surtout, dépend depuis des siècles, de l'administration nocturne des femmes ; le cabinet n'a point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, 278


LA HAINE FÉMINISTE commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la besogne des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l'ambition du sexe féminin, méprisable et peu respectable, et depuis la Révolution fémisexiste, peu estimable et méprisable. » Gouge Marie Gouze (Aubry) dite Olympe de Gouges. Être un homme aujourd’hui est un véritable cauchemar. L’identité masculine se sent écrasée par les demandes paradoxales des femmes où une société tout entière est obnubilée à satisfaire le moindre des désirs féminins, dans la législation, la morale, la publicité et les techniques de reproduction. On a désormais l’impression qu’une guerre des sexes est, à nouveau, très largement engagée ou les anciens supposés dominés sont les nouveaux dominants. Les hommes sont majoritaires à dire que la publicité et les médias les traitent comme sans valeur ou comme objets sexuels. Plusieurs phases de déstabilisations les ont fait souffrir, en particulier dans les années soixante et soixante-dix lorsque la révolution morale et l’égalité (pour les femmes seulement) fut à son apogée. Depuis les « Golden Boy », les gays ou le type « Rambo », les hommes ont vu exploser devant eux des multitudes de modèles. Puis vinrent le chômage, la globalisation et la faillite du modèle masculin technocratique de la société qui prévalut en France. Le groupe le plus inconfortable est sans conteste celui des 25 à 35 ans que le magazine définit comme étant le plus féminisé.À cet âge, Il n’est pas rare de cultiver une image de gay pour accéder à la féminité. Derrière l’abandon de leur virilité, les métrosexuels espèrent trouver la fusion homosexuelle avec la femme. La disparition de la différenciation des sexes. La rectitude politique vous impose de penser juste. Agnès Bouquet représente précisément la pensée unique au féminin. Le titre de son livre J'ai épousé un con : L'histoire de presque toutes 279


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les femmes montre à quel point la suffisance féminine n’a d’égal que son hypocrisie. Les femmes sont plus anxieuses que les hommes à vouloir se marier ; or, une fois le pigeon piégé, elles sont avides de jérémiades, les insultes fusent. Imaginons le titre d’un livre où les rôles soient inversés. N’ayez crainte, aucun éditeur sérieux n’aurait cette audace. La haine des féministes, devenue viscérale, amène à des excès de langage. Parmi les citations des féministes assumées, un thème est, cependant, toujours mis en exergue : la destruction familiale comme objectif principal. Les citations des idéologues du parti des femmes sont emblématiques de leur envie de faire table rase de cette institution ancestrale. L'idée que les hommes ne sont que des violeurs et que le lesbianisme sera l'avenir du mouvement tient lieu de programme pour couvrir l'insuffisance des idées et des arguments. La violence des propos en dit long sur la haine qui transpire des citations ramassées ici et là dans la littérature féminine : « On doit détruire la famille nucléaire... Quelle que soit sa signification ultime, l’éclatement des familles, maintenant, constitue un processus révolutionnaire objectif. » -- Linda Gordon « J’estime que l’androphobie constitue un acte politique honorable et viable et que les opprimées ont le droit de haïr la classe qui les opprime. » -- Robin Morgan, rédactrice en chef de la revue Ms. « Je n’ai pas la moindre idée quel rôle révolutionnaire les hommes hétérosexuels pourraient jouer, puisqu’ils sont l’incarnation fondamentale du pouvoir réactionnaire et d’intérêt direct. Alors, j’éprouve une grande difficulté à examiner ce que les hommes, en général, pourraient faire à ce sujet. En plus du travail merdique que les femmes font depuis des siècles, peut-être ne pas exister? Non, ce n’est 280


LA HAINE FÉMINISTE pas ce que je veux dire. Oui, c’est bien cela. » -- Robin Morgan « Nous ne pouvons détruire les inégalités entre hommes et femmes tant que nous ne détruisons pas le mariage. » -Robin Morgan « Je déclare qu’il y a viol chaque fois qu’il y a des rapports sexuels non-initiés par la femme, venant de sa propre affection et désir réels. » -- Robin Morgan (The Demon Lover, NY: Norton & Co., 1989) Morgan ne cache pas son sectarisme : « (p. 138-9): La maladie phallique est épidémique et systémique… Chaque individu mâle de la patriarchie est conscient de son pouvoir relatif sur le schème des choses… Il sait que ses actions ont l’appui des deux piliers de l’État de l’homme – le rite de la confrérie de l’exigence politique, ainsi que la confrérie rituelle du frisson sexuel attaché à la domination. En tant qu’enthousiaste de la pulsion de mort, il ne fait qu’un avec le spécialiste du « jeu » sadomasochiste entre « adultes consentants », puisqu’il ne fait qu’un avec le violeur. (p. 224): Ma peau blanche me dégoûte. Mon passeport me dégoûte. Ils constituent le symbole insupportable des privilèges achetés au prix de l’agonie des autres. (p. 229): Jusqu’à présent dans ma vie, le sexe a été trivial, au mieux un geste de tendresse, au pire une corvée. Je ne pouvais pas comprendre ľ’enthousiasme démesuré à son sujet. (p. 316): Est-elle morte de la maladie appelée « famille » ou de celle que l’on appelle

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE « réhabilitation », ou de pauvreté ou de toxicomanie, de pornographie, d’esclavage économique ou sexuel, ou encore d’un corps brisé? Et laissons un mensonge mourir de sa belle mort: le mensonge qui dit que les hommes sont également opprimés par le sexisme – ce mensonge qui dit qu’il peut exister des « groupes de libération des hommes ». L’oppression est commise par un groupe de personnes contre un autre groupe, surtout à cause d’une caractéristique de « menace » que ce dernier possède, notamment peau, couleur, sexe, âge. Les personnes qui oppriment sont vraiment VACHEMENT DÉMOLIES (“fucked up”) parce qu’elles sont maîtres, mais ces maîtres ne sont pas OPPRIMÉS. Tout maître a l’option de se départir du sexisme ou du racisme, alors que l’opprimé n’en a pas le choix, étant donné qu’ils ne possèdent aucun pouvoir et qu’ils ne peuvent que se battre. À la longue, la libération des femmes libérera bien sûr les hommes, mais à court terme, cela coûtera beaucoup de privilèges à l’homme, ce que personne n’abandonne volontairement ou avec bonne volonté. Le sexisme N’est PAS la faute des femmes, tue ton père, mais pas ta mère. » -- Robin Morgan « Appeler un homme un animal, c’est le flatter. Il est une machine, un godemiché ambulant. » -- Valerie Solanas, Auteure du SCUM Manifesto « Comme, au mieux, la vie dans notre société est d’un ennui profond et aucun de ses aspects ne sont pertinents aux femmes, il ne reste qu’aux femmes civiques, responsables et en quête de frissons de renverser le gouvernement, d’éliminer le système monétaire, d’introduire l’automatisation complète et de détruire les hommes. » -Valerie Solanas, fondatrice de SCUM (Société pour mettre les hommes en pièces) (Society for Cutting Up Men.)

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LA HAINE FÉMINISTE « Le mâle est un animal domestique qui, si on le traite fermement, peut être entraîné à faire la plupart des choses. » -- Jilly Cooper, SCUM (Société pour mettre les hommes en pièces) (Society For Cutting Up Men), organisme mis sur pied par Valerie Solanas) « Puisque le mariage est synonyme d’esclavage pour la femme, il est évident que le mouvement féministe doit se concentrer sur l’attaque contre cette institution. Les femmes ne peuvent accéder à la liberté sans l’abolition du mariage. » -- Sheila Cronin, la présidente de l’organisme féministe NOW « Je veux voir un homme battu en bouillie sanglante avec un talon haut dans la bouche, comme une pomme dans le groin d’un cochon. » -- Andrea Dworkin « Le mariage est une institution développée à partir de la pratique du viol. » -- Andrea Dworkin « Les rapports sexuels entre femmes et hommes est l’expression officialisée de l’outrage au corps des femmes. » -- Andrea Dworkin « Dans ma propre vie, je n’ai pas de rapports sexuels. C’est mon choix. » -- Andrea Dworkin « Sous le régime patriarcal, le fils de chaque femme constitue son traître potentiel et aussi le violeur inévitable ou l’exploitant d’une autre femme. » -- Andrea Dworkin « Être victime de viol est une position sociale et non biologique qui définit ce qu’est une femme. » -- Andrea Dworkin « Question : On pense que vous êtes hostiles aux hommes. Réponse : Je le suis. » -- Andrea Dworkin 283


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« Les hommes utilisent la nuit pour nous effacer » -- Andrea Dworkin « L’annihilation de la personnalité, de l’individualité, de la volonté, du caractère de la femme constitue une condition préalable à la sexualité de l’homme. » -- Andrea Dworkin « Les hommes aiment la mort. Dans tout ce qu’ils font, ils creusent un endroit central pour la mort, laissant son odeur rance contaminer chaque dimension de ce qui survit encore. Les hommes aiment surtout le meurtre. En art, ils le fête et dans la vie, ils le commettent. Ils adoptent le meurtre comme si la vie sans lui manquerait de passion, de signification et d’action; c’est comme si le meurtre constituait une consolation, étouffant leurs sanglots alors qu’ils portent le deuil du vide et de l’aliénation dans leur vie. » -- Andrea Dworkin « Les hommes sont des violeurs, des agresseurs, des pillards, des meurtriers; ces mêmes hommes sont des prophètes religieux, des poètes, des héros, des personnages d’histoires sentimentales, d’aventure et d’accomplissement, en fait des personnages ennoblis par la tragédie et la défaite. Les hommes ont revendiqué la terre, l’appelant “elle”. Les hommes l’ont dilapidée. Les hommes ont des avions, des armes, des bombes, des gaz toxiques, des armes si iniques et meurtrières qu’elles défient toute imagination humaine.» -- Andrea Dworkin, Pornography: Men Possessing Women (La pornographie. Les hommes en possession de la femme) « À gauche, à droite et au milieu; chez les auteurs, chez les hommes d’État, chez les voleurs, chez les soi-disant humanistes et chez les autoproclamés fascistes, chez les aventuriers et chez les penseurs contemplatifs, on retrouve dans chaque sphère de l’expression et les actions du mâle 284


LA HAINE FÉMINISTE que l’on a l’expérience de la violence exprimée en termes d’amour et de liberté. » -- Andrea Dworkin, Pornography: Men Possessing Women. (La pornographie. Les hommes en possession de la femme) « L’institution des relations sexuelles est anti-féministe. » -Ti-Grace Atkinson « Le féminisme est la théorie; le lesbianisme est la pratique. » -- Ti-Grace Atkinson « Le viol n’est ni plus ni moins qu’un processus conscient d’intimidation grâce auquel touls les hommes gardent les femmes dans un état de crainte. » -- Susan Brownmiller; Auteur de Against Our Will (Contre notre volonté), p.6 « Quand une femme jouit avec un homme, elle ne fait que collaborer au régime patriarcal, rendant érotique sa propre oppression. » -- Sheila Jeffrys « Politiquement, j’appelle cela un viol quand une femme a des rapports sexuels et qu’elle se sent violée. » -- Catherine MacKinnon « Tout rapport sexuel, même s’il est consensuel, entre un couple marié, est un acte de violence perpétré contre la femme. » -- Catherine MacKinnon « Vous grandissez avec votre père qui vous retient et qui vous couvre la bouche de façon à ce qu’un autre homme puisse vous causer une douleur horrible qui vous marque au fer rouge entre les jambes. » -- Catherine MacKinnon (Éminente universitaire féministe et juriste de l’université du Michigan et de Yale.) « Dans une société patriarcale, toute relation hétérosexuelle constitue un viol, étant donné que les femmes, en tant que 285


LE VERNIS DE L’INNOCENCE groupe, ne sont pas assez fortes pour donner leur consentement significatif» -- Catharine MacKinnon, citée dans Professing Fémnism: Cautionary Tales from the Strange World of Women's Studies (Pratiquer le féminisme : Histoires d’avertissement de l’étrange monde des études de la condition féminine) « Plus je deviens célèbre et puissante, plus j’ai le pouvoir de faire mal aux hommes. » -- Sharon Stone; actrice « Quatre-vingt-quinze pourcent de l’expérience des femmes consistent à être victimes, à être des perdantes ou de devoir survivre … les femmes ne sont pas allées au Vietnam pour y faire sauter les choses. Elles ne sont pas des Rambo. » -Jodie Foster; actrice – citée par The New York Times Magazine. « La proportion des hommes doit être réduite et maintenue à approximativement 10 % de la race humaine. » -- Sally Miller Gearhart, dans The Future - If There Is One - Is Female (L’avenir – s’il y en a un – est féminin) « Si le violeur professionnel était séparé de l’hétérosexuel dominant moyen (mâle), il se pourrait qu’il n’y ait qu’une différence quantitative. » -- Susan Griffin, Rape: The AllAmerican Crime (Le viol : Le crime tout américain). « Si la vie doit survivre sur cette planète, il faut qu’il y ait décontamination de la terre. Je pense que cela sera accompagné d’un processus évolutionnaire qui résultera en une réduction radicale de la population mâle. » --Mary Daly, ancienne professeure à Boston College, 2001. « Si quelqu’un est poursuivi pour avoir classé un faux rapport, alors il est peu probable que la victime d’attaques réelles les rapporte. » -- David Angier

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LA HAINE FÉMINISTE « Les hommes que l’on accuse injustement de viol peuvent parfois acquérir de l’expérience. » -- Catherine Comins « Aussi longtemps que certains hommes utilisent leur force physique pour subjuguer les femmes, les autres hommes n’ont aucun besoin de le faire. En sachant que certains hommes le font suffit à menacer toutes les femmes. Il peut battre ou tuer la femme qu’il dit aimer; il peut violer les femmes …il peut agresser sexuellement ses filles… LA GRANDE MAJORITÉ DES HOMMES DANS LE MONDE FONT L’UNE DE CES CHOSES OU DAVANTAGE. » -- Marilyn

French (C’est elle qui souligne) « Ce que je ressens envers les hommes est le résultat de mon expérience. J’ai peu de pitié pour eux. Comme une Juive libérée depuis peu de Dachau, je regarde le jeune et beau soldat nazi tomber en se tordant de douleur avec une balle dans l’estomac, je regarde brièvement et je passe. Je n’ai même pas besoin de hausser les épaules. Tout simplement, cela ne me touche pas. Ce qu’il était, comme personne, je veux dire, quelles étaient ses hontes et attentes, tout simplement n’ont pas d’importance. » -- Marilyn French; The Woman's Room. (Toilettes pour femmes) « Tout patriarche fait l’éloge du foyer et de la famille et les considère comme sacrés, exigeant qu’ils demeurent loin des yeux inquisiteurs. Les hommes veulent leur vie privée pour leur permettre de violenter les femmes ... Toutes les femmes apprennent durant leur enfance qu’elles ne sont que la proie sexuelle de l’homme. » -- Marilyn French « Tous les hommes sont des violeurs et c’est tout ce qu’ils sont. » -- Marilyn French, Auteur; (plus tard, conseillère lors de la campagne présidentielle de Al Gore.)

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE « Les médias traitent les agressions des hommes sur les femmes comme le viol, une volée de coups et le meurtre de maîtresses ou de l’inceste masculin envers des enfants comme des aberrations individuelles … occultant ainsi le fait que toute violence masculine envers les femmes fait partie d’une campagne concertée. » -- Marilyn French « Je crois que les femmes ont la capacité de compréhension et de compassion qu’un homme ne possède pas structurellement; il ne les a pas parce qu’il en est incapable. » -- Barbara Jordan; ancienne membre du Congrès américain. « Il est probable qu’une prison à sécurité maximale est le seul endroit où l’homme se sent en sécurité, sauf pour ce qui est de la menace imminente de libération. » -- Germaine Greer. « L’anthropophagie est partout, mais partout, elle est tordue et transformée, déguisée, tranquillisée et qualifiée. Elle coexiste, jamais de manière pacifique, avec l’amour, le désir, le respect et le besoin que les femmes éprouvent également envers les hommes. L’anthropophagie est toujours accompagnée par son jumeau plus doux, plus diplomatique et plus incertain, l’ambivalence." -- Judith Levine; auteur. « La sexualité masculine est méchante et violente et les hommes sont si puissants qu’ils peuvent “ atteindre L’INTÉRIEUR de la femme pour les baiser et nous construire de l’intérieur. ” Comme Satan, les hommes possèdent les femmes, faisant en sorte que leurs fantasmes et leurs désirs malveillants deviennent ceux de la femme. Ainsi, une femme qui a des rapports sexuels avec un homme le fait contre sa volonté, “ même si elle ne se sent pas forcée

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LA HAINE FÉMINISTE ” » -- Judith Levine (commentaire explicatif sur la misandrie prédominante.) « Je ressens ce qu’elles ressentent : la haine de l’homme, ce mélange volatile de pitié, de mépris, de dégoût, d’envie, d’aliénation, de peur et de rage envers les hommes. Il s’agit de haine non seulement envers l’homme anonyme qui émet le son de succion dans la rue, non seulement envers le violeur ou envers le juge qui l’acquitte, mais envers les Grecs appelaient philo-a philos, “ la haine dans l’amour ”, pour les hommes avec lesquels les femmes partagent leur vie – époux, amants, amis, pères, frères, fils, collègues et confrères. » -- Judith Levine, Auteur de My Enemy, My love (Mon ennemi, mon amour) « Il n’existe aucune limite entre le sexe de l’affection et celui de l’esclavage dans le monde (mâle). La distinction entre le plaisir et le danger est théorique : la liste de blanchissage du linge sale des “ actes sexuels ” … comprend le viol, lier les pieds, la fellation, les rapports sexuels, l’autoérotisme, l’inceste, la sodomie, l’utilisation et la production de pornographie, cunnilingus, le harcèlement sexuel et le meurtre. ” -- Judith Levine qui résume le commentaire dans le document WAS (Un recueil d’oeuvres écrites par des femmes du Sud : Women Against Sex - Les femmes contre le sexe.) « Tous les hommes sont propres à baiser et à dépasser en camion. » Une déclaration prononcée par une administratrice féministe du Maine, citée par Richard Dinsmore qui a intenté une action avec succès contre l’université et qui a obtenu 600 000 $. Richard avait protesté contre cette citation, avait été renvoyé au motif de harcèlement et avait répondu en poursuivant l’université. Règlement de 1995.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE (Delaney Nickerson, de l’American Coalition for ABUSE AWARENESS (la coalition américaine pour la PRISE DE CONSCIENCE DE LA VIOLENCE) appelle la False Memory Syndrome Foundation (la Fondation du syndrome des faux souvenirs) « The Fucking Molesters Society » (la Société des foutus agresseurs). (Miami Herald, du 3 avril 1995.) L’American Coalition for ABUSE AWARENESS est un groupe de pression qui comprend Ellen Bass (coauteur de the courage to heal, le Courage de guérir), et Rene Frederickson, psychothérapeute féministe de premier rang et partisane très solide de la théorie des souvenirs réprimés.) (Lors du congrès sur les STONE ANGELS, « satanic ritual abuse » (anges de pierre, violence rituelle diabolique) qui a eu lieu à Thunder Bay, en février 1995, ce qui suit est compris dans la circulaire distribuée à un congrès financé par le gouvernement ontarien: FMS signifie Full of Mostly Shit (plein surtout de merde); For More Sadism (pour plus de sadisme); Felons, Murderers, Scumballs (criminels, meurtriers, rebus de la société); Frequent Molesters Society. (La Société des agresseurs sexuels fréquents.) « Les femmes ont leurs défauts, les hommes, seulement deux: tout ce qu’ils disent, tout ce qu’ils font. » Graffiti féministe « En fait, j’ai été élevé par mes parents, en tant que concubine de mon père… ce que nous prenons pour acquis comme stabilité familiale peut dépendre de l’esclavage sexuel de nos enfants. Qui plus est, il s’agit d’un arrangement cynique que nos institutions se sont mis d’accord de cacher. ». -- Sylvia Fraser, journaliste « On nous a enseignées, encouragées, moulées et bercées d’illusions de façon à ce que nous acceptions un éventail de notions fausses sur la famille. Comme il s’agit d’une source 290


LA HAINE FÉMINISTE de certaines de nos plus profondes expériences, cela demeure une telle part intégrale de notre vie émotionnelle que cela paraît à l’abri de toute critique. Cependant, en cachant la vérité de la vie familiale, les femmes et les enfants restent vulnérables. » -- Comité canadien sur la violence faite aux femmes. « Catharine MacKinnon ( ) maintient que “le privé est un milieu d’actes de violence, de viol d’une conjointe et de l’exploitation du travail des femmes.” De cette manière, la vie privée et la famille sont réduites à rien de plus que des aspects du plan directeur qui constitue en la domination mâle. Les libertés démocratiques et le besoin d’empêcher l’État de mettre son nez dans nos affaires personnelles sont dénués de sens. La vraie raison pour laquelle notre société aime tant la vie privée c’est que les hommes l’ont inventée comme excuse pour cacher leur criminalité. Si on insiste encore que la famille traditionnelle consiste en amour et en assistance mutuelle – idéaux qui, il faut l’admettre, sont parfois trahis, on “se met des oeillères”. La famille n’est pas l’endroit où les actes de violence sur la conjointe, ou son viol, se passent parfois, mais plutôt, semble-t-il, là où peu d’autres choses se passent. Des hommes malades ne font pas qu’agresser sexuellement leurs filles, ils fonctionnent ensemble avec leur épouse pour les “élever” dans ce but. » -- Donna Laframboise; The Princess at the Window (La princesse à la fenêtre); (dans une explication critique de l’oeuvre de Catharine MacKinnon, Gloria Steinhem et al Tenets of misandric belief. (Doctrine de la croyance en la misandrie) « Au cas où la salle de classe est très hétéropatriarcale— une grande classe de commençants et de commençantes de 50 à 60 élèves, disons avec quelques féministes, il est probable que je définisse ma tâche surtout comme celle d’un recrutement... de persuader les élèves que les femmes sont 291


LE VERNIS DE L’INNOCENCE opprimées. » -- Le professeur Joyce Trebilcot de Washington University, citée dans Who Stole Fémnism: How Women Have Betrayed Women (Qui a volé le féminisme : Comment les femmes ont trahi les femmes). « Les hommes, en tant que groupe, ont tendance à être violents, verbalement, sexuellement ou sur un plan émotif. Il y a toujours des exceptions, mais elles sont rares (j’ai épousé l’un d’eux.) Il existe différents niveaux de violence et les hommes acceptent ce système à des niveaux différents. Cependant, la structure du pouvoir mâle demeure toujours intacte. » Message de FÉMSA, en réponse à une demande d’arguments que les hommes sont inutiles pour qu’un enfant grandisse et devienne un adulte mûr. Un autre affichage de FÉMSA : « Étant donné la nature et l’omniprésence de la violence chez les hommes, j’aimerais dire que, hors de tout doute, il est préférable que les enfants soient élevés en dehors de la présence masculine. Les voies de fait sur les femmes et sur les enfants sont surtout commises par des hommes qu’ils doivent aimer et en qui ils doivent avoir confiance : les pères, les frères, les oncles, les grands-pères, les beaux-pères. » Les deux citations sont prises dans l’excellente oeuvre critique de Daphne Patai Heterophobia (Hétérophobie) « À Brandeis, j’ai découvert le féminisme. J’ai été converti instantanément … Dans ma classe sur les mythes de la patriarchie, j’ai écrit des dissertations brillantes dans lesquelles je comparaissais mon destin de femme à celui d’autres victimes à travers les âges. » -- Heather Hart 7 Voilà 10 raisons pour lesquelles nous nous préoccupons du féminisme et de la National Organization for Women (NOW).

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LA HAINE FÉMINISTE 1. « Le simple fait est que chaque femme doit accepter d’être identifiée comme lesbienne pour être pleinement féministe. » (National NOW Times, janvier 1988). 2. « Puisque le mariage constitue de l’esclavage pour les femmes, il est clair que le mouvement des femmes doit se consacrer à l’attaque contre cette institution. On ne peut atteindre la liberté des femmes sans l’abolition du mariage. » (Sheila Cronan, chef féministe). 3. En réponse à une question posée sur la politique de la Chine sur l’avortement obligatoire après le premier enfant, Molly Yard a répondu : « Je considère que la politique du gouvernement chinois est parmi les plus intelligentes au monde. » (Gary Bauer, "Abetting Coercion in China," (Encourager la coercition en Chine) (The Washington Times, le 10 octobre 1989). 4. « Renverser le capitalisme n’est pas suffisant pour nous. Nous devons renverser tout le… patriarcal! » (Gloria Steinem, chef radical féministe, rédactrice de la revue MS.). 5. « Le mariage a existé au profit de l’homme et a constitué une méthode accréditée légalement pour contrôler la femme… Nous devons nous efforcer de le détruire. La fin de l’institution du mariage est une condition nécessaire à la libération des femmes. Ainsi, il est important pour nous d’encourager les femmes à quitter leur mari et à ne pas vivre individuellement avec les hommes… Toute l’histoire doit être réécrite en termes d’oppression de la femme. Nous devons retourner aux anciennes religions des femmes, comme la sorcellerie. » (Tiré de "The Declaration of Fémnism," (La déclaration du féminisme, novembre 1971).

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE 6. « Avant l’an 2000, nous aurons, je l’espère, élever nos enfants pour qu’ils croient au potentiel humain et non pas en Dieu. » (Gloria Steinem, rédactrice de la revue MS.) 7. « Oublions le Jésus illusoire et cherchons l’encouragement, la consolation et l’inspiration chez de vraies femmes… Deux mille ans de pouvoir patriarcal sous l’ombre de la croix devraient suffire à faire graviter les femmes vers le “salut” féministe de ce monde. » (Annie Laurie Gaylor, "Fémnist Salvation," (Le salut féministe) The Humanist, p. 37, Juillet/Août 1988.) 8. « Pour élever les enfants avec égalité, nous devons les retirer de leur famille et les éduquer en communauté. » (Le pofesseur Mary Jo Bane, féministe, professeur adjoint des sciences de l’éducation à Wellesley College et codirectrice du centre de recherches sur la femme de ce collège.) 9. « Femme au foyer est une profession illégitime… Le choix de servir et d’être protégée, ainsi que de planifier de faire une famille est une option à ne pas prendre. La clé de voûte du féminisme radical constitue à changer cela. » (Vivian Gornick, écrivain féministe, University of Illinois, The Daily Illini, le 25 avril 1981.) 10. « La chose la plus humaine qu’une grande famille peut faire à un de ses enfants, est de le tuer. » (Margaret Sanger, fondatrice du Planning des naissances, dans "Women And The New Race," (Les femmes et la nouvelle race) p. 67). De “A Fémnist Dictionary” (Un dictionnaire féministe); ed. Kramarae et Triechler, Pandora Press, 1985: MALE... represents a variant of or deviation from the category of female. The first males were mutants...the male sex represents a degeneration and deformity of the female. (MÂLE :… représente une variante ou une déviation de la 294


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catégorie des femelles. Les premiers mâles étaient des mutants… le sexe mâle représente la dégénération et la malformation de la femelle.) MAN... an obsolete life form... an ordinary creature who needs to be watched...a contradictory baby-man... (HOMME : … une forme vivante désuète… une créature ordinaire qui a besoin d’être surveillée… une contradiction bébé-homme…) TESTOSTERONE POISONING: ... Until now it has been thought that the level of testosterone in men is normal simply because they have it. But if you consider how abnormal their behavior is, then you are led to the hypothesis that almost all men are suffering from "testosterone poisoning." (EMPOISONNEMENT DE TESTOSTÉRONE : « Jusqu’à présent, on pensait que le niveau de testostérone chez l’homme était normal, simplement parce qu’il l’avait. Cependant, si vous considérez combien leur comportement est anormal, vous en arrivez à l’hypothèse que presque tous les hommes souffrent d’empoisonnement de testostérone ».) Lettre à la rédactrice : Women's Turn to Dominate (C’est au tour des femmes de dominer) : «... Il est clair que vous n’êtes pas encore une féministe qui pense librement, mais plutôt une de ces femmes que les structures sociales dominées par les mâles et contrôlées par eux font rebondir. Je me moque de ce que les hommes ressentent, de ce qu’ils font ou s’ils souffrent. Ils ont profité de plus de 2 000 ans pour dominer et tout gâcher. Maintenant, c’est notre tour. Le seul commentaire que j’ai à faire aux hommes : si vous n’aimez pas ça, c’est vraiment dommage – et si vous me gênez, je vous éliminerai.» Signée : Femme libérée, Boronia Herald-Sun, Melbourne, Australie. Le 9 février 1996. 295


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« La fixation de Bill Clinton sur la fellation – et non sur le cunnilingue – a constamment mis les femmes en état de soumission devant lui. Il s’agit de l’échange sexuel le plus fétichiste, le plus cruel et le plus froid que l’on puisse imaginer. » -- (Andrea Dworkin) « Je veux être capable d’expliquer à un garçon de 9 ans, en termes qui lui sont compréhensibles, pourquoi je pense que les filles peuvent porter des chemises qui louent leur supériorité sur les garçons. » -- Treena Shapiro « En général, je supporte le droit d’une fille de blesser tout membre du sexe opposé qui se trouve sur son chemin. En fait, Je préfère de loin voir une petite fille porter une chemise qui se moque des garçons, plutôt qu’une chemise qui les allume. » -- Treena Shapiro « Nous identifions les agents de notre oppression : les hommes... TOUS LES HOMMES ONT OPPRIMÉ LES FEMMES...Nous n’avons pas besoin de nous changer, mais de changer les hommes... l’évasion la plus diffamatoire est que les femmes sont capables d’opprimer les hommes. » -The Redstockings Manifesto « Nous considérons notre expérience personnelle et nos SENTIMENTS au sujet de cette expérience comme le fondement d’une analyse de notre situation commune. Nous ne pouvons nous fonder sur des idéologies existantes, étant donné qu’elles sont toutes le produit de la culture de la suprématie mâle. » -- The Redstockings Manifesto

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LA HAINE FÉMINISTE « Je suggère que le phénomène appelé amour est le pivot psychologique de la persécution des femmes. » -- Ti-Grace Atkinson, dans Radical Fémnism and Love (Le féminisme radical et l’amour) « Les hommes sont des animaux. Ne le pensez-vous pas? » - Ireen von Wachenfeldt, chef feministe radical de Suède « L’hétérosexualité est une coutume conservatrice à outrance grâce à laquelle les institutions de la suprématie mâle assurent leurs propres perpétuité et contrôle sur nous. Les femmes sont entretenues, maintenues et retenues par la terreur, la violence et l’arrosage de spermes.... [Le lesbianisme est] un moyen de se libérer idéologiquement, politiquement et philosophiquement de la tyrannie hétérosexuelle… » -- Cheryl Clarke, "Lesbianism, An Act of Resistance," (Le lesbianisme. Un acte de résistance) dans This Bridge Called My Back: Writing by Radical Women of Color (Ce pont appelé mon dos : des écrits de femmes radicales de couleur) « Le soin des enfants ... est infiniment meilleur s’il est laissé aux spécialistes des deux sexes les mieux formés, qui ont choisi cette vocation....[Cela] saperait davantage la structure familiale tout en contribuant à la liberté de la femme. » --Kate Millet, Sexual Politics (La politique du mâle) p. 178-179 « Nous vivons dans une culture qui tolère et qui fête le viol. À l’intérieur d’un État phallocentrique et patriarcal, le viol des femmes par les hommes est un rite qui perpétue quotidiennement et qui maintient l’oppression et l’exploitation sexistes. Nous ne pouvons espérer transformer cette "culture du viol", sans nous engager entièrement à résister au régime patriarcal et à l’abolir. » --Bell Hooks, "Seduced by Violence No More,"(Plus jamais séduite par la violence), dans Stan, Adele ed. Debating Sexual

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Correctness (Débat sur la correction sexuelle) (New York, 1995) p.231.

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LA GUERRE DES SEXES « J'ai souvent envie de demander aux femmes par quoi elles remplacent l'intelligence. » [ Au professeur Mondor. ] Émile-Auguste Chartier, dit Alain François Marie Arouet avait déjà traduit la difficulté qu’ont les hommes à faire connaître leur point de vue : « Tous les raisonnements des hommes ne valent pas un seul sentiment de femmes » écrivit-il. Connu aussi par son nom de plume, Voltaire avait souvent conclu à l’inconsistance féminine. Après la révolution agraire, l'ère industrielle demanda des bras, surtout masculins. L'explosion des sciences et l'avènement des inventions (masculines) les plus spectaculaires demandèrent la création d'entreprises de l’industrie lourde, d’aciéries, d'ingénieries

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aux capacités extraordinaires. Or, les hommes étant majoritairement les précurseurs et créateurs de ces nouvelles entreprises, s'ensuivirent, mathématiquement et par effet mécanique, qu'ils en furent aussi majoritairement les gérants. Les femmes n’ayant jamais été possédées par le virus de l'ingénierie mécanique (jusqu'à preuve du contraire), ne sont devenues que tardivement PDG de sociétés internationales cotées à la bourse. Elles sont aujourd'hui majoritaires parmi les cadres supérieurs aux États-Unis (la Norvège faisant mieux en imposant légalement un quota de femmes dans les directoires des entreprises). Les lois discriminatoires, appelées aussi « discrimination à rebours » sont, comme les discriminations à l'embauche, parfaitement acceptables lorsqu'il s'agit de patronner une femme moderne et carriériste. Aujourd'hui encore, il est particulièrement rare de connaître une femme désireuse de créer une entreprise de charpente ou de plomberie. Pourtant, elles sont nombreuses à en être les gérantes. Contrairement aux femmes modernes, les hommes ne sont jamais jaloux d'autres hommes ayant réussi par leur travail ou leur intelligence dans la création d'entreprises. En réalité, pour la majorité d'entre eux, ils admirent les décideurs et créateurs qui construisirent des empires. La camaraderie masculine aussi est très différente de l'amitié féminine. Un homme ne porte pas de jugement sur le statut financier de son interlocuteur masculin. Les femmes le savent et envient le franc-parler des mâles. Or, mesquineries et commérages sont les traits de caractère de toute entreprise dirigée par des femmes. Dans une entreprise dont les cadres sont majoritairement féminins, la guerre des sexes est à son apogée. Souvent subtile, elle est parfois ouvertement violente vis a vis des hommes. Très peu d'hommes tiennent le coup dans cet environnement hostile. Très vite, l'entreprise prend le chemin de la faillite ou alors les cadres principaux sont remplacés par des hommes sous la pression des 300


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actionnaires. On peut y voir, dans le monde politique, des exemples éclatants. Parfois des femmes de talent excellent et réussissent comme capitaines de grands groupes. Elles deviennent d’excellentes ministres et gravissent les échelons de la hiérarchie du monde des affaires sans l'aide d'un père, d’un mari ou d'un autre homme. Celles-ci ne réclament pas de faveur pour parvenir au sommet. Elles ne quémandent pas non plus des horaires et des résultats adaptés, des crèches disponibles, des toilettes particulières, des jours de congé différents, une réglementation assouplie, un entraînement plus faible ou encore un salaire supérieur. Celles-là, ne se plaignent pas de n'avoir pas d'enfants ou de ne pas s'être mariées, ne gémissent pas sur le peu de temps qu'elles ont à consacrer à leur vie privée et ne pleurent pas sur un plafond de verre qui n'a jamais existé à leurs yeux. La guerre larvée des genres qui, par l'entremise des féministes, imposèrent une demande permanente d'égalité salariale permet sans conteste, une iniquité sociale. Judicieusement, à travail égal, salaire égal ne s'applique pas pour les femmes modernes. Estce qu'une femme portant une brique dans sa brouette doit recevoir le même salaire qu'un homme en portant deux ? Pour la plupart des femmes, la réponse est claire : certainement ! Pour les hommes, il en va tout autrement. Considérant le fait qu'il transporte deux briques, son salaire devrait être double. Pour la femme, elle trouvera injuste que son salaire soit de moitié de celui d'un homme parce qu'elle ne fournit que la moitié du travail alors qu'elle n'a pas les moyens physiques de celui-ci. Bien entendu, l'homme et la femme trouveront injuste la solution et le compromis ne sera jamais trouvé. La quête de l'égalité est sans issue. « Les femmes sont égoïstes, elles espèrent un salaire égal pour un travail inégal » diront les hommes. « Les hommes sont égoïstes, ils espèrent un salaire supérieur alors que nous apportons le même effort. » Et bien sûr, la métaphore des briques dans la 301


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brouette ne s'arrête pas à ces quelques arguments. Dans le monde réel, des deux côtés de l'argumentation sur les femmes dans l'armée étant payées comme les hommes, mais n’allant pas au champ de bataille ou encore, les femmes dans la construction ne portant pas les mêmes charges, mais demandant les mêmes salaires sont légions. Bien entendu, les arguments des deux sexes ne s'appliquent pas seulement au salaire, mais aussi à la question du relationnel « homme-femme » dans toutes les sphères de la société, la famille, des enfants, le divorce, le système judiciaire : c'est-à-dire partout. Doit-on pour autant, favoriser dans tous les cas la réglementation en faveur des femmes pour contrebalancer, comme le réclament les féministes, une soi-disant iniquité historique ? Or, il n'est pas possible, on le conviendra, de satisfaire toutes les minorités ou toutes les demandes provenant d'un groupe ou d'un autre. Le constat, visible par tous, est une guerre sans cesse renouvelée. Depuis un demi-siècle environ, le balancier de la demande sexiste féministe n'a rencontré que peu d'opposition de la part des hommes. Étouffés par le couvercle du silence sous l'influence de deux armes concomitantes : l'intimidation et la rectitude politique. Jean-Jacques Rousseau écrivit qu'il y a l'infidélité pour l'homme et la perfidie pour la femme. La crainte qu'ont les hommes depuis toujours de ne pas être le père de leurs enfants est responsable du pouvoir (tout relatif) que l'homme a voulu développer sur la femme. Avec justesse, car nous savons que 10 % des enfants, en France, n’ont pas de père biologique selon le corps médical. Le Canada a, lui aussi, une inaptitude à reconnaître son parti pris étonnamment sélectif. L’ex-ministre de L'Égalité des femmes de Colombie-Britannique, Sue Hammell, a écrit ouvertement au National Post : « pour dire que si les femmes et les hommes sont

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LA GUERRE DES SEXES également violents l'un avec l'autre, on ignore la réalité des déséquilibres de pouvoir et de l'inégalité des sexes. »

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Il est dur de garder cela à l'esprit quand vous venez de recevoir une poêle à frire sur le crâne. Enfin, le discours hégémonique continue de rouler. Jean Chrétien, l’ancien premier ministre, peut toujours dire « les femmes travaillent plus dur et parlent moins » que les hommes et chacun rit sous cape. S'il avait dit les hommes travaillent plus dur et les femmes baragouinent trop, tout ce qu'il dirait en public serait maintenant « passé ». Les organisateurs d'une réunion pour la collecte de fonds sur le cancer du sein, à Nanaimo, en Colombie-Britannique, ont annulé un orchestre de musique où se produisait quelques hommes, en répondant à une question d’un journaliste sur la raison du refus de musiciens masculins, la réponse fut sibylline « Quel est le problème ? Les hommes ont leurs fonctions — pourquoi pas nous ? » Et quels sont ces problèmes ? Les « Boys scouts » ? Non, c’est mixte désormais, à la différence des Éclaireuses. Les Grands Frères ? Non, c’est mixte aussi, à la différence des Grandes Sœurs. Le Sport ? Non, car les filles peuvent jouer dans les équipes des garçons, mais pas l’inverse. Des journalistes féminins peuvent entrer sans prévenir dans les quartiers réservés aux athlètes masculins nus, mais pas l’inverse. ( Ohio, en 1993 la Cour suprême jugea à 7-0 que les gardiennes de prison peuvent s’occuper des prisonniers nus, mais pas l’inverse.) Le changement est peu probable, puisque l'éducation est ainsi systématiquement influencée. À ce jour, 21 pour cent des femmes canadiennes de 20 à 29 ans ont des diplômes universitaires, mais seulement 16 pour cent des hommes. Les femmes sont maintenant 55 pour cent à préparer une licence et au moins la moitié des maîtrises parmi les étudiants en droit et en médecine. La masculinité, en attendant, est une maladie : 10 pour cent des garçons en Alberta prennent du « Ritalin » et environ 80 pour cent sur de tels médicaments en Colombie-Britannique sont utilisés par les mâles. Par une coïncidence remarquable, à 79 pour cent, les étudiants en éducation sont des femmes, comme à UBC304


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(l’université de la Colombie-Britannique. (Ainsi que 80 pour cent des travailleurs sociaux en Ontario). Esther Vilar dans son livre L’homme manipulé écrivait : « Les hommes ont mis fermement leur bien-être entre les mains des femmes, ce qui est une grave erreur…étant donné qu’elles sont bien plus égoïstes et insensibles…et chasseront simplement leur bien-être dans les toilettes !! » F. Roger Devlin, dans sont essai L’Utopie sexuelle au pouvoir écrivit aussi : « Les femmes se plaignent du double standard en pointant du doigt ceux qui favorisent les hommes. Mais, sans un cillement de cils, prennent les avantages de ceux qui les favorisent. Dans un couple marié typique, par exemple, avec deux revenus, l’épouse principalement assume toujours le « ce que je gagne est à moi ; ce qu’il gagne est à nous. » Les femmes modernes insistent à vouloir prouver leur indépendance et ordonnent que les hommes assument leurs responsabilités de mâles si les choses deviennent dangereuses. Enfin, l’ultime expression de l’hypocrisie de la femme moderne est sans conteste l’assertion du droit à l’adultère pour les femmes seulement. Littérature et magazines féminins en font implicitement et ouvertement la demande. Sur l’étal des libraires ont peux y voir des titres comme Laissez-le tomber et jetez ce perdant côtoyant Les hommes qui ne peuvent aimer ou comment reconnaître ceux qui ont peur de s’engager. En d’autres termes, je lui demande d’être loyal, mais il n’a aucun droit à me demander la réciprocité. La majorité des femmes sont sincèrement incapables d’en apprécier la contradiction. En réalité, comme Schopenhauer le pensait, la femelle n’est pas 305


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naturellement pourvue avec le sens de la justice. La justice, après tout, est la vertu des leaders et n’est pas nécessaire pour élever des enfants. « Avant les revendications féministes, les femmes étaient victimes d'un manque de liberté sexuelle. Aujourd'hui, elles sont encore les victimes, mais d'une trop grande liberté sexuelle. Victimes, toujours victimes, et on connaît la suite: s'il y a des victimes, il y a des bourreaux, et on devine qui ils sont ». Valérie Daoust, Auteur de De la sexualité en démocratie. PUF.

Esther Vilar, encore, montrait à quel point l’homme était désavantagé. Dans les sphères privées du sexe et de l’amour, la femme a toujours le contrôle. Certains extraits de son livre ne manquent pas de piquants, même pendant l’acte sexuel, l’homme est asservi : « En réalité, les contraceptifs de confiance (inventés par l’homme naturellement) ont spolié l’homme du seul triomphe qui lui reste dans son état de subjugation sexuelle. Auparavant, la femme était toujours, peu ou prou, à sa merci. Maintenant, soudainement, elle est aux contrôles. Elle peut avoir autant d’enfants qu’elle désire. Elle peut même sélectionner le père (riche, si possible.) Si elle n’a pas l’intention d’avoir d’enfants, elle peut avoir autant de rapports sexuels qu’elle préfère aussi souvent qu’elle en tire un bénéfice. Les hommes ne peuvent en faire autant. » P. 80-81 « Les femmes vivent des existences d’animaux. Elles aiment manger, boire, dormir — et faire l’amour, à condition qu’il n’y ait rien à faire et qu’aucun effort ne leur sera demandé. Contrairement à l’homme, la femme fera rarement l’effort d’amener son partenaire au lit. Si, par contre, il y est déjà et qu’elle n’avait pas organisé son temps pour se peigner où entreprit d’autres formes de réparation de beauté à grande 306


LA GUERRE DES SEXES échelle et qu’il n’y a pas à la télévision un programme qu’elle voudrait regarder, elle ne s’offusquerait pas de faire l’amour, pourvu qu’il soit préparé à être le partenaire actif. » « Mais, même les euphémismes “actif” pour le partenaire masculin et “passif” pour la femelle ne peuvent cacher le fait que la femme autorise l’homme à la servir au lit comme il le fait dans les autres sphères de sa vie. Même si les rapports sexuels apportent satisfaction à l’homme au bout d’un moment, ce n’est rien d’autre qu’un service rendu à la femme pour laquelle l’homme est un bien meilleur amant suscitant le désir plus habilement, rapidement, et qui dure plus longtemps. » « Les hommes ont toujours soupçonné que les femmes tendent à les exploiter pendant les rapports sexuels et ont développés une certaine crainte à l’appétit sexuel féminin. Des signes de cela sont apparus dans certains rites culturels anciens. Dans les travaux philosophiques d’hommes tels Schopenhauer et Nietzche, dans les romans de Baudelaire, de Balzac et de Montherlant, dans les pièces de théâtre de Strindberg, de O'Neill et de Tennessee Williams. Depuis la découverte des contraceptifs, cette crainte a atteint des proportions presque hystériques. » « Le sexe a deux conséquences durables (sans compter le court plaisir.) D’abord, il fabrique des enfants. Ensuite, il asservit l’homme. Contrairement à la crainte masculine populaire, les femmes ne comparent pas la virilité des hommes entre eux – loin de là, étant donné qu’elle n’est pas elle-même portée sur la chose. Donc, en supposant que toutes les conditions soient égales, elle préférera probablement l’homme le moins potent car ainsi, elle pourra le faire chanter par la connaissance intime de sa faiblesse. Dans le domaine du sexe, plus qu’aucun autre,

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE l’homme est victime des principes de l’efficience pour lesquels il est manipulé. » Certains hommes pensent que l’idéologie féministe est enracinée pour de bon dans la société. Pourtant, rien n’est moins vrai. L’existence du féminisme ne tient que par le mensonge et la déception et les hommes découvrent désormais la véritable nature de cette idéologie. De plus en plus d’hommes pensant qu’il s’agissait de justice deviennent d’ardents défenseurs de l’équité en matière de divorce, par exemple. Il y a quelques années, vous n’auriez imaginé voir autant de sites Internet et de blogs sur la toile. L’explosion est étonnante si l’on considère la force de la propagande anti-mâle de la vie courante. Beaucoup d’hommes savent désormais que les féministes ne désirent rien d’autre que leur asservissement par la loi en plus du contrôle par la manipulation, l’éradication totale de la famille et un état oligarchique et totalitaire. Beaucoup d’hommes ont compris le message. Peu sont enclins à créer une famille. Les vraies perdantes sont toutes les femmes qui, malgré leurs dénégations, désirent le mariage bien plus que les hommes. Les femmes ne veulent pas être enchaînées à un travail et certaines ne travailleront que quelques années, en espérant trouver un homme, un jour, qui paiera les factures et s’occupera d’elle. L’avenir crépusculaire des femmes modernes, obligées de travailler toute une vie comme vendeuse ou caissière de supermarché, s’installera doucement sur leurs solitudes de vieilles. Beaucoup de femmes ont sous-estimé l’adaptabilité masculine. Cette erreur leur sera fatale. Les hommes se sont adaptés à toutes les conditions pendant des millénaires. Ce n’est donc pas surprenant qu’ils soient de formidables inventeurs et créateurs. S’agissant d’idées nouvelles ou de pensées radicales, l’espèce humaine s’est, depuis toujours, reposée sur les hommes pour survivre. Les féministes le savent. Leur jalousie n’a d’égale que leur propension à mentir.

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De plus en plus d’hommes, et depuis toujours les femmes elles-mêmes, savent qu’on ne peut guère faire confiance au genre féminin et que les femmes regardent le mariage comme un aboutissement à leurs désirs plutôt qu’à un engagement permanent pour la vie. Les lois sur le divorce ont permis aux femmes modernes de spolier les hommes, sans retenues, les laissant sans même la possibilité de voir leurs enfants. Les hommes s’adaptent donc en ne se mariant pas et en n’ayant pas d’enfants. Instinctivement protecteurs de leur femme, l’homme occidental a, sans réchigner, donné sans restrictions son salaire après de durs labeurs depuis les temps immémoriaux. Soudainement, l’idéologie féministe lui imposera de voir son revenu contrôlé et prélevé par l’État pour payer son ex. et ses enfants. Pourquoi diable un homme serait-il prêt à travailler avec ardeur, durant de longues heures dans un emploi non gratifiant pour dire adieu à son salaire et à son patrimoine par décision de justice ? Les hommes sont maintenant, dans l’histoire, à la croisée des chemins. Beaucoup de jeunes hommes ne désirent plus faire carrière. Un nombre important abandonne même leurs études pour ne chercher que des emplois alimentaires. Pourquoi se tuer à la tâche pour ne finir que comme guichet automatique ? Naguère, ils désiraient construire, aujourd’hui ils deviennent des adolescents attardés vivant au mieux dans une garçonnière, mais le plus souvent chez « Papa-Maman, » lorsque cette famille traditionnelle existe encore. La stagnation de la société est due, en partie, à ces hommes qui ont décidé de rester célibataires. Pourtant, qui entendons-nous geindre et pleurer sur le manque d’hommes à marier ? Vous l’avez deviné, les mêmes qui ont permis le désastre annoncé. L’accroissement du nombre de célibataires est, sans équivoque, due au libertinage facile et aux dangers évidents, pour les hommes, que représente le mariage. Le féminisme a laissé une génération de femmes seules et misérables et c’est d’autant plus pathétique de les regarder essayer de faire porter le blâme sur les hommes. L’irrationalité grandissante des femmes modernes dans leurs attentes pour des hommes toujours plus adaptables à l’inconstance 309


LE VERNIS DE L’INNOCENCE féminine deviendra, au 21e siècle, le conflit permanent qui dégradera l’idée originelle d’une juste répartition des rôles. Le siècle où les femmes perdront tout est déjà entamé. L’ignominie féministe reste une valeur sûre dans les pays scandinaves. Une affaire récente montre à quel point les méthodes pour émasculer tous les symboles des nations peuvent être perverses et grotesques. Le très ancien et classique symbole militaire suédois, un fier lion mâle, a été récemment castré par le féminisme d’état qui sévit actuellement dans ce pays. Les fiers soldats scandinaves, descendants des Vikings, sont représentés maintenant à l’étranger, comme en Afghanistan par exemple, par un lion castré. Dans les temps ancestraux, un lion castré était donné par le roi aux vassaux pour les humilier. Naguère, un homme aurait vécu la honte de sa vie pour avoir été associé à un symbole aussi peu masculin. Or, aujourd’hui, sans en référer au peuple, subrepticement par la seule force du politiquement correct et du féminisme idéologique, même les leaders militaires ont, sans hésiter, décidé de castrer leur propre symbole de plusieurs centaines d’années représentant les meilleures qualités du mâle : Sa force, son courage et sa volonté de risquer sa vie pour protéger les femmes et la société. Par la volonté de quelques lesbiennes jalouses, les Suédois sont représentés comme ayant le courage d’un lion castré, un lion privé de sa masculinité. En même temps, le gouvernement suédois, contrôlé par les féministes et par les nations européennes a établi une organisation dénommée « Genderforce », dont le but avoué est d’obliger les forces armées de l’union à devenir plus « féminine » Dans une interview à la radio suédoise, le commandant qui décida de castrer le symbole héraldique, Karl Engelbrektsson, expliqua qu’après avoir lu la Résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité du Conseil de sécurité de L’ONU, il avait penser nécessaire d’effacer la masculinité de l’emblème militaire.

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LA GUERRE DES SEXES « Lorsque les femmes, dans les zones de guerre de par le monde sont souvent les victimes d’abus sexuels, ajouta-t-il, j’ai considéré que l’appendice masculin n’était pas un symbole approprié pour ses troupes à porter à la bataille. » La propagande a réussi à castrer certains hommes aux pouvoirs. Peut-être devrions-nous aussi castrer tous les hommes mis en prison, puisque, comme chacun le sait, une partie importante d’entre eux sont violés ? Peut-être, devrions-nous aussi assassiner tous les mâles, dès la naissance, pour nous assurer qu’il n’y ait plus de guerre ? Quoique, sans doute, les conflits seraient plus nombreux. « Quoiqu'en disent les féministes, la supériorité de la femme sur l'homme est inculpée aux enfants dès leur plus jeune âge. Je ne connais pas de conte de fée dont le titre soit le nom du prince charmant. » Patrick Sébastien L’attitude d’intolérance des groupes de pression féministe à la tête de l’État devient la clé de voûte de toute action judiciaire ou policière. Aucun raisonnement des responsables français n’eut lieu lorsqu’il s’est agi d’embarquer manu militari et illégalement, par la police, un jeune enfant de neuf ans, en février 2008, après la plainte de la mère d’une petite fille du même âge qui avait subi une agression. La rectitude politique en France ne s’embarrasse pas de préjugés s’il s’agit de garçons. Les deux enfants furent de retour à l’école quelque temps plus tard. Or, Internet pullule de vidéos montrant des filles s’adonnant à la chasse aux garçons et les histoires de violence féminine à l’école sont légions et documentées. Pourtant, jamais le bon peuple n’a entendu parler de jeunes filles arrêtées à l’école pour avoir bousculé ou giflé un garçon. Un article paru dans Le Figaro, par l’auteur de l’ouvrage : Ainsi soient-ils. Sans de vrais hommes, point de vraies femmes

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(éd. Calmann-Lévy), Hélène Vecchiali, démystifiait sans détour la féminisation des hommes : « De nos jours, le “fémininement correct” est en passe de supplanter le “politiquement correct”. Les hommes sont fortement encouragés, quelquefois même sommés, de laisser parler leur “part féminine”. S’il est indispensable de poursuivre encore de légitimes combats féministes, insidieusement, nous les femmes ne nous trompons-nous pas à présent de stratégie ? Ne risquons-nous pas de transformer cette saine révolte (changement de cap), amorcée en 68, en une stérile révolution (revenir au même point) ? Car, même si certains hommes n’obéissent pas aveuglément à cette injonction, cela provoque chez tous une crise identitaire et sociale dans leurs divers rôles : compagnons, pères et citoyens. Les dégâts sont considérables : perte de désir, déficit de loi, société maternante. Perte de désir, tout d’abord. En féminisant l’homme, le couple nouvellement formé perd de l’Autre, du différent, de l’incomplet, donc du manque, racine du désir. Symbole de ce désir amoureux, Éros est effectivement le fils de Pénia, mendiante, et de Poros, dieu des ressources. Ce mythe met en évidence la nature contradictoire d’Éros : richesse et vide, grandeur et misère. Si nous voulons goûter à l’intense plénitude du désir, il nous faut en accepter sa condition nécessaire : la frustrante dissemblance de l’Autre. Deuxième conséquence de cette féminisation des hommes, le déficit de loi. Il est trop manifeste chez nos enfants de plus en plus violents. Cette défaillance prend naissance au sein des familles avec des pères contraints de se materniser, comme le lait du même nom – et, comme lui, “stérilisé”… Pourtant, comme un point dans un espace géométrique, tout humain se définit par une abscisse et une ordonnée : une 312


LA GUERRE DES SEXES identité sexuelle et une lignée familiale, offertes par deux êtres différents, une mère et un père. Or, les pères maternisés sont ainsi destitués de leurs quatre fonctions primordiales : un rôle identificatoire pour leurs fils, un objet à séduire pour leurs filles, un personnage biologique, objet du désir de la mère, enfin et surtout une mission symbolique de représentant de la loi. La société maternante, troisième risque lié au “fémininement correct”, se caractérise par un État abandonnant peu à peu sa fonction principale [] pour se focaliser en priorité sur la proximité, l’urgence et la providence. État, par exemple, répondant immédiatement à nos demandes, quitte à devoir se déjuger par la suite, et substituant au «non» paternel, le «oui, mais…» de la maman. La démocratie ne dérive-t-elle pas ainsi vers une gesticulation d’allure populiste ? Mais pour dire « non », pour poser la loi, c’est-à-dire oser faire barrage aux torrents des pulsions non citoyennes, un homme politique doit consentir à ne pas être aimé. Ce qu’une mère récuse, ce qu’un père se doit d’accepter… par devoir. Au sein des entreprises, cette injonction féminisante sévit aussi. Même s’il y a du bon dans ces valeurs se recentrant – enfin ! – sur l’humain, pourquoi en oublier pour autant la nécessité de poser par moments des actes énergiques ? Prenons deux exemples. Il n’est plus demandé à un patron de « décider », mais d’« arbitrer » […] De son côté, un chef de projet n’est plus « responsable » de la mission, mais « son pilote ». Il ne « répond donc plus devant la loi » (respondere), comme on le voudrait mais sert de « gouvernail », origine grecque de « pilote »! Ainsi, même l’étymologie nous convoque au… bon sens. Ce bon sens serait donc que nous, femmes, renoncions à cette envie acharnée de « même itude », confondant la saine revendication d’une égalité entre les sexes avec une vaine 313


LE VERNIS DE L’INNOCENCE détermination, parfois aveugle, de similitude. Oui, un homme et une femme sont égaux. Non, un homme et une femme ne sont pas semblables. Aussi, entre viragos ou soumises, machos ou métro sexuel, si nous choisissions enfin la voie du milieu, celle du bon sens : femme et homme, tout simplement ? Pas si simple, pourtant ! Cette voie est celle qui demande le plus de courage personnel, ce salut-là ne pouvant être collectif. Courage pour que chacune et chacun se réconcilient avec son identité sexuée, en fuyant la facilité d’accuser ou de transformer l’autre. Que ferions-nous, nous femmes, si les hommes nous sommaient d’exprimer notre «part masculine» ? Courage alors et ensuite pour placer le débat au niveau qui convient : entre adultes des deux sexes, réconciliés avec eux-mêmes, donc respectueux, curieux et désireux de l’Autre. Débat créatif, enfin, pour que les nombreuses paroles masculines magnifiant les femmes soient assorties, avec éthique et ténacité, d’actes réellement égalitaires, concrètement égalitaires, très loin de cette féminisation insensée des hommes et très loin des anciens schémas obsolètes. C’est aujourd’hui un choix urgent et vital pour une civilisation «durable»! Qu’est-ce qui empêche les femmes modernes de créer une entreprise de pêcherie, une scierie, un garage ou encore faire de la chaudronnerie, être débardeur ou plombier ? Rien ! Aucune loi ni coutume; aucun décret n’interdit aux femmes de choisir ces métiers. C’est donc par choix personnel que les femelles occidentales restent à l’écart de ces professions difficiles. Qu’est-ce qui obligent les femmes à choisir l’enseignement, le social, la fonction publique et les métiers de service où elles sont majoritaires ? À nouveau, le choix personnel des individus semble se déterminer principalement par le genre de la personne. Or, en politique ; comme dans bien d’autres domaines, la minorité de femmes se plaignant de ne pas accéder aux postes de directions réclament et obtiennent des quotas. 314


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La mascarade a encore eu lieu aux élections municipales françaises de mars 2008. Les électrices sont pourtant plus nombreuses que les électeurs. Et les couplets des journalistes en verve de rassurer le bon peuple qu’on instaure plus d’obligations pour que les femmes soient mieux représentées, même contre leur gré. Telle est, aujourd’hui, le substrat d’une pensée hégémonique pressante et globale. Les femmes modernes ne supportent pas, bien entendu, certaines blagues cavalières. Des brèves de comptoir à l’humour gras ou même quelques sous-entendus doivent désormais être interdites. Les pompiers américains ne peuvent plus afficher dans leur bureau des calendriers « adultes » et dans les ascenseurs, les hommes sont invités à regarder au plafond. Nelly Martin, syndicaliste à SUD-PTT, féministe et participante à la Coordination française pour la marche mondiale des femmes, ne supporte pas l'humour de Candia. « Babette, je la lis, je la fouette et parfois elle passe à la casserole. » France Inter, avril 2000 : «Je sortais du métro Ménilmontant avec une bande de copains et de copines et on est tombés sur cette affiche. On en est tous restés babas. Au début, on ne voit que le texte, très violent. On s'aperçoit seulement après que c'est une publicité pour une crème fraîche. Je sais bien qu'il s'agit de second degré, mais il y a un moment où ça va bien. Des femmes nues pour vendre des yaourts, on a fini par s'y habituer, mais donner à voir ça, c'est légitimer le discours de violence tenu envers les femmes.» La crème Babette gêne les féministes selon Candia, la société qui produit la célèbre crème. Or, il n’est pas une publicité, une émission de radio, un feuilleton télévisé qui ne vante les prouesses des femmes et le ridicule des hommes, sans que ceci ne donne lieu à une plainte masculine. Elles giflent, frappent, se moquent ou avilissent ces derniers tout en considérant cela comme innocent ou amusant. Considérés comme des abrutis dès la naissance, les mâles occidentaux doivent se tenir droit devant les 315


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jérémiades féminines et se taire devant le tsunami misandre de la société. La femme honnête, très souvent non occidentale ; (http://aileenl.blogspot.com/2005/10/sexual-inequality.html) découvre le pathétique dans l’attitude biaisée des femmes modernes. La richesse des méthodes employées pour paraître victime en dit long sur la naïveté masculine. Du vol de nourrissons dans les hôpitaux (http://www.boston.com/news/nation/articles/2008/03/29/baby_is_a bducted_from_hospital_unit/), aux chèques sans provision, la liste est longue des larcins et crimes majoritairement féminins. Pourtant, avec la candeur d’une bluette printanière, la femme moderne se considère innocente. « Toutes les généralisations sont dangereuses, même celle-ci. », aurait dit Alexandre Dumas. Vivant au 21e siècle, sans doute aurait-il pensé autrement, car, la flaccidité masculine devant les sollicitations des femmes est la conséquence du déclin familial et sociétal. Jamais les hommes n’ont été aussi peu hommes. L’exemple de l’Éducation nationale reflète la situation macabre. Un état des lieux : Au mammouth, surnom donné par Claude Allègre au ministère de l'Éducation nationale français ; 51 % des emplois de l’État, premier budget (7 % du PIB) 1,5 million d’emplois dont 70 % (9 % des femmes actives), sont féminins. Refusant toutes les reformes depuis plus d’un quart de siècle, les femmes veulent conserver leurs privilèges notamment, absentéisme important, doublon, professeurs sans élèves, classes sans professeurs, vacances interminables, jours d’allocations pour maladie pris à leur maximum, impossibilité d’une rentrée scolaire sans grève généralisée pour manque de personnel ( alors que la France a plus d’emplois pérennisés dans ce secteur, per capita, que tous les autres pays sur la planète). Fabienne Rosenwald, pourtant, nous apporte quelques éclaircissements dans son recueil : Filles et garçons sur le chemin de l’égalité. Il s’agit d’une étude sans conviction directement inféodée à la langue de bois étatique.

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(http://eduscol.education.fr/D0234/filles_garcons_chiffres2007.pdf) . Or, en lisant avec attention le livret, on s’aperçoit que les enseignants étaient en 1982 : 922 000 (dont 61 % de femmes) ; et en 2002 : 1 120 000 (64 % de femmes). Une croissance de 21 % à 75 % féminine. Dans le même temps, la population française a cru de 9,8 %. Et il faut ajouter les emplois annexes : assistantes scolaires en Maternelles, femmes de ménage, surveillant(e)s, orthophonistes… 500 000 emplois supplémentaires, dont 70 % de femmes. Le nombre d’élèves aurait légèrement augmenté : 1982 : 13 500 000 élèves ; 2002 : 14 312 000 (24 % de la population). Bizarrement, moins il y a d’enfants, plus il y a d’élèves… À partir des années 80, les naissances ont diminué, mais les enfants entrent désormais dès l’âge de deux ans en maternelle (on les fera probablement, sous peu, entrer à l’école avant la naissance). La scolarité, allongée artificiellement, permet ainsi de cacher les problèmes liés à l’irruption des femmes dans l’éducation. L’entrée de jeunes enfants dès deux ans à l’école représente aussi une garde gratuite revenant à subventionner les familles à deux revenus au détriment des familles à un seul revenu. Bel exemple d’égalité. L’allongement des études en France (80% d’une classe d’âge doit avoir son Bac, selon Jack Lang) fabrique les nouvelles réserves de chômeurs. Tout ceci par une embauche massive des femmes dans l’enseignement. De 1997 à 2002, il y a eu 150 000 élèves de moins et 132 000 emplois de plus et 13 milliards d’euros supplémentaires ! Et l’Éducation nationale pleure de son manque de moyens. Dans le même temps, en 1980 : 27 % d’une classe d’âge parvient au Bac. Parmi eux, 62,5 % de garçons sont admis et 64,9 % des filles. En 2006 : 64% d’une génération a le Bac : 59 % sont des mâles et 70 % des femelles : les femmes professeurs sont donc, lamentablement, au service des filles. Pour les non-diplômés, nous voyons une triste réalité s’accentuer : dans les années 50, 30 % des femmes et 28 %

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des hommes n’ont pas de diplôme. Or, pour celles nées au début des années 70, 10 % des femmes et 15 % des hommes n’ont pas de diplôme. Les femmes ont créé les conditions pour que les garçons disparaissent de l’éducation. Beau résultat ! Ces disparités continueront sans aides spécifiques. Car il y a déjà 65 % de femmes en droit, 77 % en lettres, 70 % en sciences humaines, 65 % en médecine et pharmacie et près de 80% dans les IUFM (formation des maîtres) ou à l’ENM (futurs magistrats). Et, sans s’inquiéter outre mesure, Fabienne Rosenwald nous explique que : « Les filières peu féminisées évoluent vers plus de parités (ex : les ingénieurs); en revanche les filières déjà féminisées (études littéraires) attirent encore plus de femmes, ce qui conduit à moins de parité… Depuis les années 70, le licencié est une licenciée; depuis les années 85, le titulaire d’une maîtrise est une titulaire ; depuis les années 95, le diplômé d’études supérieures spécialisées (DESS) est une diplômée, mais le doctorant et l’ingénieur sont toujours des hommes. » S’ingénier à camoufler l’hégémonie féminine dans toutes les sphères de l’enseignement s’apparente parfois au comportement d’une guerre ouverte envers tous les hommes. Ne promouvoir que les femmes au détriment des hommes prend, ici comme ailleurs, des allures d’extermination. Les féministes, utilisant les lois corrompues, ont détruit les familles naturelles. Leurs demandes pour des emplois au lieu d’enfants, créant ainsi une réduction de la démographie ont été utilisées comme excuses pour inviter des migrants d’autres cultures, détruisant notre héritage.

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Sur Rmc, la station de radio française, dans l’émission des « Grandes Gueules » du 7 avril 2007, Olivia Cattan, invitée pour son livre La Femme, la République et le Bon Dieu demandant à l’état d’intervenir sur les discriminations dont les femmes font l’objet dans les religions, réclamait, avec toute la candeur d’une victime autoproclamée, la coercition …car : [les femmes ne sont pas les égales des hommes et sont opprimées encore aujourd’hui, elles réclament des salaires égaux etc.] L’intervention gouvernementale est toujours la solution favorite des femmes modernes. Propagande constante, mensonges et manichéisme facile, Cattan était à son aise pour dénoncer les hommes, sous-entendus, la masculinité. Les journalistes endoctrinés toute leur vie n’ont fait qu’acquiescer. Or, la méthode féministe est toujours identique. Pas un mot sur la violence envers les hommes. Rien sur le taux de suicide masculin. Pas un cillement sur les abus sexuels et les assassinats d’enfants par leur mère nombreuse en Occident. Silence assourdissant sur la circoncision des enfants mâles dans les nations modernes bien plus importante que pour les petites filles. Utilisant la religion comme vecteur à une misandrie naturelle, les femmes modernes ne se remettront jamais en question. Les hommes sont des salauds, les femmes sont des saintes. Point. Or, le vide d’air laissé par l’expulsion des pères de la vie des familles et le manque d’enthousiasme des célibataires pour le mariage au vu des divorces faciles a rendu possible l’installation de l’Islam conquérant qui est l’objet sous-jacent du livre de Cattan. Les femmes modernes sont responsables des dégâts et rejettent encore la faute sur les hommes. Elles mériteront certainement l’asservissement futur dont elles auront permis la création. Les stratagèmes employés par les féministes suivent [à la virgule] les méthodes développées par Schopenhauer dans son traité L’Art d’avoir toujours raison [et de se faire détester de tous], (éditions mille et une nuits- 1983) : « Exagérer, généraliser, jouer sur les mots, cacher son jeu, affirmer péremptoirement, détourner la conversation, noyer 319


LE VERNIS DE L’INNOCENCE le poisson, trouver une exception, mystifier, opposer théorie et pratique, réfuter en dénonçant la preuve, étourdir par la parole, injurier, etc. » Toutes les femmes que j’ai connues, de ma mère à ma cousine, n’acceptant pas la critique, ont utilisées un ou plusieurs de ces stratagèmes. Si l’objectif du féminisme était l’égalité, alors celui-ci s’appellerait « humanisme » or, l’asservissement est l’essentiel.

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PAUVRETE « Cela prend vingt ans pour une mère de faire de son fils un homme, et vingt minutes pour une femme de faire de lui un imbécile. » – Auteur inconnu.

Les hommes, les femmes et la politique. Je m’intéresse à la science, à la mécanique, à la technologie, à la politique et accessoirement aux femmes… Bien entendu, je m’intéresse volontiers à plein d’autres choses comme l’économie, l’art… Suis-je différent des autres hommes ? Certainement, car le sport est probablement le dernier sujet sur lequel je m’étendrais. Mais, même si les sujets de conversation divergent des autres conversations mâles, les idées manifestement différentes et opposées permettent les conversations libres et sans contrainte, mis 321


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à part l’autocensure que le politiquement correct nous « impose » à tous chaque jour un peu plus. La politique étant un sujet favori parmi les hommes, je découvre toujours plus que ce n’est pas le cas lorsqu’il s’agit des femmes. J’ai beau engager lentement et avec diplomatie (on ne sait jamais a quoi s’attendre en face d’une femme auto proclamée libérée) une conversation portant sur un sujet d’histoire et donc politique, et invariablement elle me répond… « Je ne fais pas de politique. » Constatation non exhaustive, car même si je voulais engager avec elle une discussion amicale sur un des sujets mentionnés plus hauts comme les sciences, la technologie, la mécanique, là encore invariablement et avec presque toutes les personnes de sexe féminin je me heurte à un mur d’incompréhension, un froncement de sourcils et souvent, bien trop souvent, à une attitude de pie outragée. Serait-ce donc une contradiction éminemment féminine que de prétendre imposer des quotas le jour des élections et de ne s’intéresser en rien à la vie de la cité ? Mais quels sont les sujets favoris des femmes dites « libérées » ? Asseyez-vous dans un bar « tendance » aujourd’hui fréquenté majoritairement par les femmes (tous les bars le sont !) Et laissez-vous porter par les sujets de conversation de ces pervenches de la carrière à tout pris. Vous ne devinez pas ? Bon sang, mais c’est bien sûr, les hommes, le sexe, la jalousie et l’argent et inversement. Tout étant intimement mêlé. N’avez-vous jamais rencontré un homme vous parlant de sexe ? De sa femme regardant les autres hommes dans le métro ? Des autres filles qu’il aperçut aujourd’hui ? Des autres hommes regardant sa femme ? Des doutes de sa fidélité ? Du manque d’argent parce que son épouse n’a pas de volonté ou d’ambition ? Tout ceci serait risible si quelque part, au fond, vous reconnaissiez les attitudes décrites comme étant souvent véridiques des femmes en réunion (pour les jeunes femmes et jeunes filles, c’est même une 322


PAUVRETTE

lapalissade), étonnez-vous ensuite d’une incompréhension grandissante entre les hommes et les femmes en vieillissant. Endoctrinées à vous laissez croire que leurs intérêts sont aussi, oh miracle ; ceux des hommes, l’intérêt supposé féminin est toujours proportionnel aux gains espérés. La politique est toujours, pour la femme moderne, un non-sujet. À moins d’en tirer un bénéfice. L’exemple édifiant du particularisme français en matière politique a rarement été égalé. Lors de la création de l’École Nationale d'Administration, le droit, bizarre, d’un haut fonctionnaire de pantoufler dans le privé ou de se faire élire puis de retrouver son administration d’origine ferait pâlir d’envie les despotes les moins éclairés. Société féministe construite sur une fraude, à l’échelle de l’Histoire, mathématiquement, tous les dirigeants seront, peu ou prou, issus de l’ENA, tôt ou tard. L’esprit le plus simple sait que, quoi qu’on en dise, le népotisme, le réseautage ou la filiation (Arnaud, Lagardère, etc.) sont les ingrédients nécessaires dans la réussite d’une carrière. Il est vrai que certains fils ou filles de maçon deviendront peut-être hauts fonctionnaires, politiciens, artistes populaires ou grands dirigeants d’entreprise. Mais à l’inverse, on n’a jamais vu de fils ou fille de politiciens ou d’artistes de renommées devenir maçons. L’égalité est un gros mensonge que colportent ceux et celles qui désirent conserver leurs privilèges. Or, ce qui est vrai depuis la création de l’école, l’est aussi des privilèges féminins accordés depuis que toutes les quémandeuses ont obtenu des avantages (discrimination positive, programmes spécifiques, mixité forcée, quotas, etc.) permettant un accroissement vertigineux du nombre de femmes dans la fonction publique et donc à l’ENA. Attendez-vous à voir, très rapidement, une majorité de femmes sur les bancs de l’Assemblée nationale ou dans les conseils d’administration (en Norvège déjà, la parité est loi.) Certain(e)s sont plus égaux que d’autres.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE « Je suis un homme du passé et de l'avenir lointain. Je n'habite pas le présent, car j'ai compris la nécessité de combattre la mémoire courte. » (Pierre Legendre)

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MASCULINISME « Je n’ai aucun doute qu’un jour, la distorsion de la vérité par les féministes radicales d’aujourd’hui, sera regardé comme le crime intellectuel le plus grand de la deuxième moitié du 20e siècle. Mais pour l’instant, cependant, nous vivons sous l’égide de ce crime, et en faire la critique publiquement est un acte de grand courage moral ». Professeur Howard S. Schwartz dans: The Revolt of the Primitive (2003) Le mâle est éjectable. Ce qui rend des hommes utiles à la société sont leur expansibilité. Culturellement, les sociétés ont tendance à utiliser les hommes lorsque les risques sont importants ou majeurs. On usera, par exemple, des hommes pour de la « chair à canon, », sans hésitation. Tout citoyen lisant un hebdomadaire rencontrera deux à trois fois par mois la phrase « même les femmes et les enfants », 325


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quand il s’agit de violence ou de meurtre. Si l’on traduit littéralement la phrase ceci indique que la vie des hommes est de moindre valeur que celle d’autres être humains. L’idée générale des médias est de dire: il est mauvais que des gens soient tués, mais c’est encore pire si ce sont des femmes et des enfants.” Éric Zemmour, encore lui, sur France 2 dans une émission de Ruquier, intervenant après Christine Ockrent qui parlait du Soudan : « ce sont les femmes évidemment qui sont les premières victimes des viols et des violences. Les hommes sont assassinés…» Zemmour, après que Laurent Ruquier lui donna la parole : « Ce que j’aime bien avec Christine Ockrent, c’est qu’il n’y a que le blanc et le noir, c’est ça qui est bien…les femmes sont toujours victimes et les hommes sont toujours méchants (…) Elle dit (…) et les femmes sont violées (…) et les hommes ne sont que tués, c’est pas grave ça… » Aux urgences des hôpitaux, si des femmes et des enfants sont présents, les hommes sont supposés donner leur vie sans arguties ni complaintes pour permettre aux autres de survivre. Sur le Titanic, les hommes les plus riches avaient un taux de survie (34 %) bien moindre que les plus pauvres des femmes (46 %). Ce qui est remarquable, c’est que des puissants, ces hommes riches et influents, ces « tycoons » de la finance et de l’entreprise, supposés être favorisés par la société, devenaient, en un instant, sans valeur face à des femmes sans argent ni statut. Les quelques rares places sur les canots de sauvetage furent occupées par des femmes n’étant même pas, à l’époque, des ladies, au lieu de ces patriarches. Toutes les sociétés ont eu culturellement la même attitude. Les raisons sont pragmatiques. Lorsqu’une communauté est en conflit ou en concurrence avec une autre, en général la communauté la plus large tend à gagner au long terme. C’est pourquoi elles promeuvent l’accroissement de leur population. Et cela dépend des femmes. Pour maximiser la reproduction, une communauté a besoin 326


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de tous les ventres qu’elle peut avoir, mais seules quelques verges peuvent faire le travail. Il y a donc un surplus de pénis significatif. Si un groupe perd la moitié des hommes, la génération suivante pourra se recompiler. Mais si vous perdez la moitie des femmes, la dimension de la génération qui suit sera sérieusement diminuée. Les sociétés tendent donc à écarter leurs femelles des risques majeurs tout en utilisant les hommes en abondance dans les moments de conflits. Ces emplois à risques s’étendent bien au-delà des champs de bataille. Beaucoup d’entreprises commandent de sacrifier des vies. Les explorateurs, de Marco Polo à Amundsen, ne peuvent être que des hommes dont la destinée est de risquer leur vie. Une société peut expédier des dizaines ou des centaines de personnes de par le monde et beaucoup d’entre elles seront perdues ou tuées, pendant que d’autres rapporteront richesses et des opportunités. Cependant, beaucoup d’hommes, dont je fais partie, en ont assez d’être traités « d’êtres humains de seconde classe », utiles uniquement à servir les dames, le moment venu, et superflus le reste du temps. Certains hommes se rebellent et parlent. Internet et l’explosion de la libre opinion par les blogs redonnent de la vigueur à la critique. En réponse au féminisme exacerbé des quarante dernières années, par humour narguant et par opposition à tous les mots en « isme » et surtout pour bien marquer la futilité des étiquettes, certains se catégorisent comme « masculiniste » ou « masculiste. » Méthode classique de déshonneur par association, ou « reductio ad hitlerum », les masculinistes sont assimilés pour les feministes à des machistes et/ou fascistes. La tendance de ne voir parmi les victimes que des groupes opprimés a envahi la sphère des relations internationales. Dans un article paru sur le site internet de l`organisation en prévision géopolitique internationale Stratford (U.S. Overlooks Underlying Causes of Asian Conflicts), le 13 août 1999, on pouvait y lire que 327


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souvent la tendance place les affaires étrangères des nations comme les États-Unis et d`autres, plus susceptibles à la manipulation par une campagne de relation publique appropriée. Un phénomène colporté par les médias semble porter fruit, surtout dans les domaines de la politique domestique (violence, etc.). Ceux qui paraissent être victimes obtiennent les supports. Les studios de télévision formatant exclusivement leurs offres télévisuelles en termes d`agresseurs-victimes, l`électorat croit aux images présentées et met de la pression sur le législateur pour plus de lois. Cela fonctionne et les féministes le savent. Celles-ci dominent la société avec leur propagande. Bien entendu, les féministes le nient et prétendent que ce n`est que justice. Paradoxalement, aussitôt qu`un groupe aura convaincu l`intelligentsia de l`éducation de sa qualité d`opprimé, les médias, les éducateurs et les gouvernements s`empressent de disséminer cette propagande comme étant la vérité de Dieu. Cependant, le seul groupe n`ayant jamais la parole dans les médias demeure les hommes. N`ayant d`autres solutions que de s`associer comme le font les Fathers4Justice. L`influence du féminisme est devenue un monopole par l`établissement d`une force politique aux confins infinis. Avec de l`argent public et privé, les féministes dominent toutes les nations occidentales et sont en passe de parvenir à instrumentaliser les Nations-Unies pour pénétrer les nations du Tiers-Monde. Les preuves de leur influence croissante sont légions. Parmi elles, le nombre exponentiel de groupes de femmes dans tous les pays du monde, la somme extraordinaire d`argent public qu`ils obtiennent, la somme non quantifiable de couvertures médiatiques qu`ils reçoivent, le nombre de ministères aux Affaires féminines, le nombre des Études féminines dans les universités, payées par les contribuables, la quantité de textes de loi depuis la dernière guerre mondiale d`inspiration féministe, ratifiée par les parlements, le nombre de programmes de discrimination à rebours adoptés par toutes les nations et les informations biaisées formulées par les 328


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éducations nationales occidentales concernant les problèmes féminins. Les masculinistes semblent n`avoir que peu d`espoir sur la perception qu`a le public de les classifier à gauche politiquement. Pour tous, un masculiniste est par nature conservateur donc à droite, et même à l`extrême droite pour certains. Toutes les nations se ‘soviétisant’ peu à peu avec l`accroissement de l`état et l`influence féministe, les hommes n`ont d`autres choix que la résistance ou l`abandon. Les masculinistes deviennent plus nombreux chaque jour. « Celui qui ne se rend pas, a raison contre celui qui se rend. » Charles Péguy

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VICTIMISATION « Quand des crétins tiennent le haut du pavé et que ceux qui incarnent la part féconde d’une civilisation sont ignorés, cela indique que cette civilisation est en état de décomposition avancée. » Guy Millière

Dans le magazine L'Express du 24 avril 2003, Elizabeth Badinter fut interviewée par Jacqueline Remy. Un extrait : « (-)C'est ainsi qu'aujourd'hui on attire la sympathie et la commisération. Il n'est pas indifférent que l'une des plus célèbres féministes radicales américaines, Andrea Dworkin, parle du peuple féminin comme de “survivantes”. Certes,

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VICTIMISATION quand les féministes se mobilisent pour venir en aide aux victimes de violences objectives, elles font leur travail. Mais quand elles étendent le concept de violence masculine à tout et à n'importe quoi, quand elles tracent un continuum de la violence qui va du viol au harcèlement verbal, moral, visuel… en passant par la pornographie et la prostitution, alors chaque femme un peu parano peut se déclarer victime - réelle ou potentielle - des hommes en général. Il est stupéfiant de voir que c'est au moment où les femmes sont en train de réussir une révolution immense que le discours féministe fait comme s'il s'agissait de fausses avancées, comme s'il n'y avait pas de différence entre les conditions féminines aujourd'hui, hier, et partout dans le monde. On met globalement en cause l'autre partie de l'humanité - tous les hommes sont des salauds. C'est une tentative d'instaurer la séparation des sexes. Vous prenez pour exemple la modification du texte de loi sur le harcèlement sexuel, qui doit être appliquée en 2005.Ce texte me semble monstrueux : on est passé de la pénalisation d'un chantage sexuel par un supérieur, c'est-à-dire d'un abus de pouvoir, à la pénalisation d'on ne sait plus trop quoi: une attention sexuelle non désirée! A chaque loi, on construit des barrières un peu plus élevées entre les sexes. Pourtant, il y a là un véritable enjeu: comment faire avancer l'égalité des sexes, sans menacer les relations des femmes aux hommes? Je ne suis pas sûre que ce soit l'objectif de toutes les féministes. C'est même le contraire. [] Le discours féministe s'appuierait sur des chiffres artificiellement gonflés et des arguments parfois biaisés. Pour justifier des lois aussi protectrices, il faut démontrer que les femmes sont constamment les victimes des hommes. Il y a un malentendu qui est en train de s'imposer en France et dans toute l'Europe sur les violences dont les femmes 331


LE VERNIS DE L’INNOCENCE seraient victimes, et ce n'est pas innocent. Est-il légitime d'additionner viols, coups et blessures et pressions psychologiques comme s'il s'agissait de la même violence? Lorsque tous les médias répètent que 10 % des Françaises sont objets de violences conjugales, sans plus de précision, le public et certains journalistes traduisent aussitôt: 10 % des Françaises sont des femmes battues. Ce qui est faux, archifaux. A lire l'enquête à l'origine de cet “indice global de violences conjugales”, 2,5 % des femmes sont l'objet d'agressions physiques et 0,9 % seraient victimes de viols conjugaux et d'autres pratiques sexuelles imposées, quand 37 % se disent victimes de “pressions psychologiques” … Pourquoi ces nécessaires précisions sont-elles toujours passées sous silence? Et pourquoi ce chiffre de 10 % devient-il 12 %, puis 14 % au fil des articles et émissions consacrés à ce sujet, sinon parce que, consciemment ou non, on en tire un bénéfice un peu pervers? Il y a une sorte d'allégresse, de surenchère, dans l'exploitation des statistiques: 10 % de femmes victimes, cela signifie 10 % d'hommes violents, voilà bien le signe de la domination masculine! [ ]» Selon l'Alliance pour la recherche sur le vieillissement, les vieilles femmes aux Etats-Unis sont particulièrement vulnérables aux vides dans les services sociaux que les hommes et ont plus de probabilité d’éprouver des problèmes financiers et de santé à la fin de leur vie. Parue dans la Presse du 28 avril, l'Alliance a annoncé la disponibilité d’un nouveau rapport, Un cadeau final : l’Humanisation de la fin de vie pour les femmes en Amérique. Ce rapport "identifie des vides spécifiques dans la recherche et la politique publique concernant la santé, les problèmes sociaux, émotionnels et spirituels que peuvent affronter les femmes vers la fin de leur vie." Le nouveau rapport conclut que les femmes 332


VICTIMISATION

américaines seront, plus que les hommes, malades, pauvres, seules et avec des besoins de soin plus grands à la fin de leur vie que les hommes. Ce rapport ne mentionne pas, par contre, que ces choses arrivent aux femmes parce que les hommes seront probablement morts. Il est typique de l'Amérique des années 1990 qu'au lieu de voir l’état désastreux de la différence de mortalité entre les hommes et les femmes de plus de dix pour cent comme quelque chose que nous devrions remédier pour les hommes, nos médias la présentent en des termes ne prenant en compte que les femmes en tant que victimes. La différence dans l'espérance de vie moyenne entre les hommes et les femmes est à peine un artifice de la Nature. Celle-ci n’est apparue que durant le dernier siècle, en réponse aux améliorations de la science médicale. Dans la deuxième moitié du 19e siècle, les améliorations de la connaissance médicale ont résolument réduit l'incidence de mort pendant l'accouchement. Avant 1875, les femmes survivaient aux hommes de deux ans en moyenne; avant 1910, la différence s'était élargie à presque sept ans, comme aujourd’hui. Nous avons réduit la mortalité des femmes en couches par le progrès médical. Nous pourrions vouloir faire de même pour les hommes et les maladies du cœur, par exemple. Si nous réduisions le taux de mortalité des hommes à cause de problèmes cardiaque au même niveau que celui des femmes (particulièrement dans la tranche d'âge des 45 à 64 ans, où c'est deux fois et demi plus haut), la différence dans l’espérance de vie disparaîtrait très probablement. Cependant, cela n'arrivera pas tant que nous lisons chaque publication avec des yeux d'avocats de femmes, qui voient apparemment même la mort prématurée des hommes comme une raison d'augmenter le financement pour des programmes de santé en faveur des femmes. La nomenklatura de Hollywood, les artistes autoproclamés de France et d’ailleurs et tous les roitelets du narcissisme humain défilant pour prêcher la bonne parole des hommes vilains et des 333


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femmes victimes, comme ils le font aussi pour les blancs salauds et les noirs gentils depuis Victor Hugo, seront de ceux qui retourneront leur veste les premiers lorsque des temps difficiles viendront prouver inéluctablement la disparition des hommes d’occident. C'est avec une ironie certaine que ceux d'entre nous qui ont été les témoins, dans les années 90, des prises de position de la femme du président américain, que nous assistions à un comportement d'arriviste confirmé. Il a été dit et écrit pendant des années que Hillary Clinton, championne féministe toutes catégories, ne serait jamais parvenue là où elle est sans un homme comme Bill Clinton. À l'instar de Jane fonda, qui se prétend féministe et qui a l'audace de se faire faire des implants mammaires, madame Clinton utilise son sexe par profit et intérêt. C'est-à-dire que si elle était noire, elle aurait rejoint le Ku Klux Klan pour démontrer combien elle est maltraitée. Une femme forte, indépendante et sûre d'elle, et de surcroît féministe, n'aurait pas gardé un époux aussi volage si les gains n'étaient pas à la hauteur de ses espoirs. Il faut croire que le fromage est encore goûteux puisque les présidents d'Irlande, Mary McAleese, de Nouvelle-Zélande, Helen Clark, de Finlande, Tarja Halonen, des Philippines, Gloria Macapagal-Arroyo, du Mozambique, Luísa Días Diogo, du conseil général de la Réunion, Nassimah Magnolia Dindar, le gouverneur du Canada, Michaëlle Jean, la chancelière de l'Allemagne, Angela Merkel, le président du Libéria, Ellen Johnson-Sirleaf, du Chili, Michelle Bachelet Jeria, des Antilles néerlandaises, Emily de Jongh-Elhage, de l'Inde, Pratibha Patil, de la Géorgie, Nino Burjanadze, de l'Argentine, Cristina E. Fernández de Kirchner, des Barbades, Louise Lake-Tack, le premier ministre de l'Ukraine, Yuliya Tymoshenko, des territoires externes finlandais, Viveca Eriksson, sont des femmes. La liste des femmes chefs d'État est beaucoup plus longue que les quelques noms mentionnés plus haut. 334


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On pourrait y inclure notamment les monarques, Elizabeth II, reine d'Angleterre, Margrethe II, reine du Danemark, Beatrix, reine de Hollande. Bizarrement, en cherchant bien, les femmes ne sont plus du tout victimes de l'ostracisme supposé masculin et représentent, numériquement au moins, autant que les hommes, la politique politicienne tant décriée par ailleurs dans le monde, ce qui est chagrinant si l’on veut conserver son statut de victime. Il faut donc étendre le mythe du plafond de verre et surtout, ne jamais laisser s’installer l’idée que les femmes sont, elles aussi, à la tête des nations. Prétendre que si les femmes gouvernaient le monde, il n'y aurait plus de guerre, que la planète vivrait dans une harmonie parfaite et nous serions tous en bonne santé, relève de la farce. Contrairement à la mythologie populaire, le sexe féminin n'est pas le plus doux ni le plus harmonieux. La réalité, difficile à admettre pour les imbéciles heureux, est que les femmes peuvent être au moins aussi déviantes, vindicatives et violentes que les hommes. Ce n'est pas la comtesse Erzsebet Bathory, de Hongrie, qui tortura et assassinats des centaines de jeune fille sur son domaine en Transylvanie au XVIe siècle, qui pourrait me contredire. Le modus operandi de cette charmante dame était de trancher la gorge des enfants et de prendre des bains dans leur sang. Parfois elle leur enflammait la vulve. Très féminine la femme n'estce pas ? Il ne fait aucun doute qu'elle aurait apprécié grandement une tasse de thé et une conversation de boudoir avec Katherine Knight, une ancienne travailleuse pour les abattoirs qui, en 2001, fut emprisonnée pour avoir planté 37 fois un couteau dans le corps de son mari, lui enleva la peau comme pour un lapin, fit bouillir sa tête et dépeça les restes pour les manger avec des légumes. Dominique Marcilhacy, dans l’émission de radio les grandes gueules, sur RMC, le 1er mai 2008, en parlant de l’attitude des syndicats dans les défilés ne put s’empêcher de démontrer que les femmes sont toujours des victimes. Le talent de cette magistrate, 335


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ancienne vice-présidente de Familles de France, par ses prises de position antichoix comme présidente de la Maison de la famille de Neuilly, se devait de designer les hommes comme des profiteurs des lois sur le travail. « Attendez, moi j’ai quand même été frappé d’un truc ! La pénibilité, hein ?le droit aux carrières longues, etc. Qui estce qui en profite ? 95 % des mecs en profitent ! Hein ? On a fait des lois qui permettent d’assimiler le service national, hein, au fait d’avoir une carrière longue. Mais les pauvres femmes qui elles ont des enfants et qui accouchent, etc. alors là elles ont pas de droits ! [ ] quand je les vois (les syndicalistes), alors là ça m’a sidéré, y a que des mecs ! » Or, la mortalité masculine au travail et l’écart important d’espérance de vie entre les sexes prouvent, naturellement, que les hommes sont bien moins lotis que les femmes dans ces domaines. Les hommes ne font pas le choix de rester à la maison, simplement parce qu’ils ne peuvent pas le faire. Le privilège du choix n’est accordé qu’aux femmes. La pension de réversion est majoritairement versée aux femmes et les subsides de l’État vont principalement à la santé des femmes. Mais, pour madame Marcilhacy, il semblerait que seules les femmes soient victimes !

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L’ARGENT La plupart des femmes n’acquièrent pas d’assurance vie. Elles se marient avec. Dicton

Selon le journal le Parisien du 10 mars 1998, en France, les hommes travaillent en moyenne 41 heures par semaine et les femmes seulement 39 heures. Tous cadres confondus. Bien entendu, selon le politiquement correct féministe, ce n'est pas une raison pour que les hommes aient des salaires parfois un peu plus élevés. Dans toutes les recherche internationale sur la différence de salaires entre les hommes et femmes, le point principal est que les hommes choisissent toujours des métiers mieux rémunérés, plus risqués ou salissants. Le métier de plombier est bien mieux rémunéré que celui de puéricultrice. Or, les femmes ne choisissent que très rarement le métier de plombier. Vous avez dit étrange ? Car voyez-vous, pour être plombier, il faut accepter des horaires difficiles, une vie 337


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familiale en pointillé, des accidents physiques nombreux et les mains dans des endroits qualifiés souvent d’insoutenables. C'est pourquoi le revenu de ces hommes qui acceptent ces sacrifices est plus élevé que celui des puéricultrices. La police de la pensée, malgré tout, s'interdit de réfléchir à cela. Les bobos béats féministes n'ont que faire de la réalité. Dans les médias on continuera de gaver le bon peuple d'une propagande mensongère et délétère. Vous vous souvenez du baratin des fesse-mathieux en herbe prétendant que l'obstruction de la part des hommes à des postes de direction était considérable ! Voici une information qui ne sera pas, soyez en certain, chantée sur les toits : Selon UPI, aux USA, depuis que le Bureau des statistiques du travail étudie le différentiel salarial, le rapport en date du 30 novembre 2003 montre que les femmes représentent 50,6 % des cadres, toutes industries confondues, des 48 millions d’employés. Les femmes ne représentant pourtant qu'une infime partie des entrepreneurs; cela démontre, s'il en était encore besoin, qu'elles désirent des postes de direction en plus grand nombre que ces messieurs, et y accèdent, mais qu’en aucun cas elles ne prendraient le risque d'en créer. L’écart continuera de s’accroître par effet mécanique, selon l’agence de placement international basée à Chicago, Challenger, Gray & Christmas. « … un nombre de plus en plus important (ndr : de femmes) obtiennent des postes à très hautes responsabilités, celles qui sont en bas de l’échelle en bénéficieront aussi en étant la cible d’avancement supplémentaires, » insista John A. Challenger, PDG de Challenger, Gray & Christmas. Les États-Unis, similaires dans le processus d’intégration social des femmes à l’Europe, les taux féminins d’encadrement doivent certainement être identiques sinon supérieur si l’on y inclut les pays scandinaves. La litanie des pleureuses sur un monde patriarcal aux plafonds de verre impénétrables semble prendre sérieusement du 338


L’ARGENT

plomb dans l’aile. Les palinodies des langues de bois sont comme les cigales, elles se lamentent sur un avenir sombre qu'elles ont elles-mêmes créé. On apprend donc silencieusement, sur la pointe des pieds, que les femmes sont plus nombreuses parmi les cadres dans toutes les industries. On les savait majoritaires dans la fonction publique, elles le sont donc partout. Or, ce n’est pas du tout ce dont la presse fait écho. Bien au contraire ! Les Benis-oui-oui, en occident, de l’aristocratie bien pensante, continuent leurs harangues pour l’imposition de quotas féminins. La France, non contente d’être soumise à une immigration qui détruit la République, se permet de se coucher devant l’idéologie marxiste des années soixante. Son socialisme « à la Française », depuis l’élection de François Mitterrand en 1981 à la Présidence de la République, promet sa disparition rapide par l’entremise d’une fonction publique féminisée étouffante. Le mantra de toutes les femmes moderne est l’assistanat. L’exemple de la fonction publique en est son apogée. La sécurité d’emploi est maximale, les avantages financiers nombreux et la fonction demande souvent peu d’efforts. C’est aussi très utile pour prétendre qu’à l’égal des hommes, elles contribuent au progrès de la société. Or, l’administration au mieux administre et régule le travail de la société civile, mais le plus souvent elle étouffe cette dernière et la rend esclave. Marx n’aurait pas mieux rêvé. Le capitalisme mondial est désormais chinois et indien. La France sera très bientôt sous-traitante pour des employeurs asiatiques. Les nations aux économies florissantes fabriquent des riches par milliers ; ils enrichissent à leur tour leurs concitoyens en leur apportant travail et prospérité. En tête se situe la Chine, dont le club des millionnaires augmente chaque jour de plusieurs centaines d'entrants ; à courte distance suivent les États-Unis, dont la vitalité économique est la somme de tous ces pauvres qui deviennent riches au cours de leur vie, par leur énergie, leur innovation, leur esprit 339


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d'entreprise ; d'après la revue Forbes, près de 70 % des riches vivants sont nés pauvres ou du moins sans fortune. La vertu de la redistribution française selon les socialistes est un mythe ! Iegor Gran, auteur de l'excellent livre 'ONG!' (Folio), qui a balayé les sentiments bien-pensants véhiculés par les organisations nongouvernementales, a tenu ces propos dans Libération du samedi 7 septembre 2003: « France, exception culturelle? Pays de liberté? Mes choses! France, pays de jalousie et de trouille, rongée par le complexe d'infériorité, petite nation de petits conformismes! France, qui agite sa déclaration des droits de l'homme comme une amulette, monarchie bovésienne, consternante de bonne conscience tissue de chauvinisme! » Christian Julienne nous apportait ainsi des éclaircissements sur le socialisme à la Francaise : Les USA redistribuent pratiquement deux fois plus d'argent, per capita, aux pauvres que la France ! Pour l'année 1995, les montants redistribués s'élevaient à 2,8 % du PIB français contre 5 % du PIB américain (iFRAP). Trois fois et demie plus de fonctionnaires pour distribuer ces maigres ressources. Cinq fois plus de travailleurs sociaux vivant de l’aide sociale. La précarité du travail est 10 fois plus élevée en France qu’aux USA. Le chômage est 3 fois plus élevé en France qu’aux USA et les Américains sont au plein emploi. La crise récente les font sans doute entrer en récession, mais rien n’est acquis. Les pensions du secteur public par rapport au privé sont de plus en plus inégales. Dans le secteur public, la pension moyenne s’élevait, en 1997, à 9 500 F par mois. Dans le secteur privé, elle était de 5 800 F par mois. À la retraite, un fonctionnaire touche en moyenne 40 % de plus qu’un salarié du privé. Les fonctionnaires touchent 80 % de leur dernier salaire (base : 6 derniers mois). Pour 340


L’ARGENT 60 % des Français, les 35 heures n’ont rien changé à l’emploi. Selon un sondage CSA — France 3 — France Infos réalisé le 4 octobre auprès de 1 008 personnes. La dette publique de l'état s’élève à 418 milliards en 1980, 5 400 milliards en 2000. (Le diable est-il libéral ? Ed. Les Belles Lettres, Christian Julienne) Dans ce contexte, féminiser encore davantage la société française, c’est prendre le risque d’une velléité masculine d’origine afro-magrébine bien plus désastreuse que le féminisme radical américain. Les pensions alimentaires sont aussi des moyens d’agrémenter des revenus jamais suffisants aux yeux de la divorcée. On prétendra donc que les hommes veulent échapper à leurs obligations et qu’ainsi, pour prévenir leur défaillance, il faut des lois coercitives pour les mauvais payeurs. Une autre bizarrerie de la justice est que le système judiciaire ne pénalise jamais les femmes qui ne payent pas. 96 % des payeurs de pension alimentaire sont des hommes au Canada - Québec. Gouvernement du Québec, Ministère du Revenu, Loi d'accès à l'information, nu: 01-360047, année 2001. Pages 2 et 3 50 % du 4 % des femmes qui doivent payer des pensions alimentaires, "s'arrangent" pour échapper à leur obligation ! Une autre catégorie, fréquemment utilisée par les men teurs patentés du féminisme - à marche forcée-, est celle de la différence de salaires entre hommes et femmes. Dans tous les pays occidentaux, les organismes de statistiques officiels sont mandatés pour obtenir des chiffres correspondant « à la ligne du parti » de

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l’orthodoxie féministe. Malgré cela, il est difficile pour ces organismes de cacher la vérité. En France, le Secrétaire général du Mouvement de la condition masculine-Soutien de l’enfance, Gilles GARNIER (www.sos-divorce.org) adressa une réponse au journal 20 minutes, distribué gratuitement dans le métro parisien et les stations SNCF. Il y mentionnait la désinformation dont fait preuve la presse sur l’écart salarial entre hommes et femmes : « Votre journal du mercredi 12 juin 2002 déclare en page 13 que, je cite « Selon L’INSEE, une femme âgée de 20 ans gagne 20 % de moins qu’un collègue masculin occupant le même poste dans le même secteur. De la même manière, en nous reportant à quelques mois en arrière, la journée de la femme 2002 a été fidèle à la tradition, bien ancrée depuis des années. Sur un peu tous les médias, on a pu lire ou entendre que l’INSEE venait, pour cette occasion, de remettre à jour ses statistiques sur les différences de salaires entre homme et femmes. C’est ainsi que tout le long de la journée on a déclaré que l’écart de salaire à travail égal était de 20 %. Vérifier avant d'informer... Mais avec le développement d’Internet, l’information est facile à vérifier, il suffisait, le 8 mars, de se rendre sur le site www.insee.fr et de consulter la rubrique “ information du jour”. Effectivement, on trouve là une information statistique donnant les salaires nets annuels moyens par catégorie socioprofessionnelle, secteur privé et semi public, l’étude portant sur les salariés à temps complet du secteur privé et semi public. Les catégories socioprofessionnelles en cause sont réduites à quatre seulement : cadres, professions 342


L’ARGENT intermédiaires, employés, ouvriers. Le salaire moyen, les quatre catégories étant confondues, sont de 21 936 Euros pour les hommes et de17 543 Euros pour les femmes, ce qui correspond bien à un écart de 20 %. Mais il s’agit alors d’être clair : cet écart de salaire constaté ne prend en compte ni la catégorie socioprofessionnelle, ni la profession exercée, ni la qualification, ni les diplômes, ni la ou les formations professionnelles suivies, ni l’ancienneté, ni l’âge. En fait, ce chiffre ne prend strictement rien en compte : Dans ce cadre, est il permit à nos journalistes d’annoncer sans hésitation qu’à travail égal, les femmes gagnent 20 % de moins que les hommes ? Ce n’est plus de l’information, c’est tout simplement de la désinformation, voire de l’intox féministe. » Il est intéressant de noter que, très souvent, les approximations sont nombreuses. On mélange allégrement les carottes et les choux pour s’assurer que l’écart salarial est effectif. Malgré cela, pour le lecteur attentif, les écarts ne correspondent en rien à ceux affichés. Sur www.insee.fr, une autre étude un peu plus affinée décortique les différences. Il s’agit des salaires médians selon le diplôme (ou l’absence de diplôme) et la durée écoulée, moins de 10 ans ou plus de 10 ans, depuis la sortie du système éducatif. En dernière ligne figure la récapitulation, sans tenir compte des diplômes, en ne conservant qu’un seul critère : la sortie du système éducatif depuis plus de 10 ans ou depuis moins de 10 ans. Dans la catégorie de moins de 10 ans, le salaire mensuel médian des femmes est de 1 143 euros, celui des hommes de 1 189 euros, les hommes gagnent donc 4,02 % de plus que les femmes, les femmes gagnant 3,87 % de moins que les hommes. L’INSEE affichant un chiffre de 4 %. Dans la catégorie de plus de 10 ans, le salaire médian mensuel des femmes est de 1 283 Euros, le salaire médian mensuel des hommes étant de 1 448 Euros. Les hommes 343


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gagnent donc 12,86 % de plus que les femmes, les femmes gagnant 11,40 % de moins que les hommes. L’INSEE affichant 12,9 % d’écart. Là encore, il faut souligner que l’on ne tient pas compte notamment de la profession exercée, de l’ancienneté exacte, des diplômes. Les emplois pénibles pour les non-diplômés sont généralement mieux payés que les emplois moins fatigants. Or, c’est là que l’on retrouve le plus d’hommes ayant abandonné leurs études avant l’obtention d’un diplôme. Les femmes qui ont suivi le même parcourt choisissent principalement des emplois moins rémunérateurs, mais plus flexibles ou moins contraignants ou dangereux. En début de carrière, le journalisme, tout comme l’éducation, est maintenant une des professions les moins rémunérées. Ce qui veut dire que, de plus en plus, les femmes (et les homosexuels) deviendront des professionnelles de l’écrit, non pas parce que cette profession intéresse plus particulièrement les femmes, comme le prétendent les féministes, mais parce qu’un revenu moindre attirera de moins en moins les hommes (hétérosexuels.) Les féministes soutiennent que la dominance des femmes a créé les bas salaires. Or, ce sont les bas salaires qui ont créé la dominance féminine en décourageant les hommes. Les discriminations à rebours forcent donc la société, dans son ensemble, à mieux rémunérer les femmes, au détriment des hommes, dans des domaines identiques. Les Etats-Unis ont souvent des chiffres plus proches de la réalité. Parfois l’on découvre au détour d’une phrase, par des officiels, des chiffres méticuleusement ignorés ne rencontrant que sourires ou incrédulité : « Les femmes de carrière à temps plein qui ne se sont jamais mariées ou eu des enfants, gagnent en moyenne 1,02 $ pour chaque dollar gagné par les hommes dans la même situation. Un salaire plus bas que les hommes, n’est en fait que le résultat de choix familiaux plutôt que de 344


L’ARGENT discrimination sexiste. » Mr Ronald Bird, économiste et auteur d’études pour la Fondation publique pour l’emploi (http://www.epf.org) Les femmes savent, au fond, que les hommes feront tout leur possible lorsqu’ils démarrent dans leur carrière, pour que le revenu du couple soit décent. Qu’ils prendront des risques ou choisiront des emplois peu gratifiants mais rémunérateurs pour une épouse heureuse. Les hommes savent instinctivement que le respect qu’ils recevront de leur conjointe est proportionnel à leur revenu. Pourtant, j’entends bien les femmes modernes clamer leur innocence. Elles n’ont jamais épousé leur mari pour leur argent, jurent-t-elles. Je les écoute avec toute la patience nécessaire à un philatéliste classant sa collection à l’extérieur par un jour de mistral. Bien sûr que non, oh grand Dieu ! n’ont-elles pas considéré leur futur époux comme un revenu potentiel ? Comment peuvent-elles savoir que le succès d’un homme ne dépend pas seulement du choix de carrière, mais aussi du poids du boulet qu’il devra trainer, en sus de la concurrence, à partir du jour de son mariage ? Conscientes ou inconscientes, elles épousent donc un potentiel. Comme un joueur ne pourra se passer de son tiercé hebdomadaire, la femme moderne essaiera de repérer le futur gagnant s’il est jeune, ou un demi-succès mûr, s’il l’est moins. Mais, si le hasard lui fait croiser le chemin d’un vainqueur, elle n’aura à cœur que d’épouser ce champion, quitte à divorcer d’abord le crétin n’ayant pas su apporter à sa femme le trône qu’elle s’imaginait lui être due. Bien sûr, les femmes modernes n’épousent jamais les hommes pour leur argent, prétendent-elles. Bizarrement, elles n’épousent, non plus, jamais des clochards. « Vous n’entendrez jamais de plainte à payer une pension alimentaire, à moins que ce soit une femme qui doit la payer. » Lisa Scott, avocate spécialiste dans les affaires familiales à Seattle. 345


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L’Europe fut, il y a quelques siècles, sous un système féodal extraordinairement injuste. Une classe d’aristocrates autoproclamées vivant aux dépens de ceux qui n’y étaient pas intégrés. Une minorité d'individus ne payait pas de taxes pendant que la large majorité supportait un labeur d'esclaves et payait toute la taxation. La monarchie n'avait pas besoin de travailler pour vivre. Finalement, la révolution mis un terme aux privilèges de quelquesuns. L'époque des lumières abolit les privilèges des nobles et institua des constitutions, partout en Europe, sauf exception, qui permit l'égalité entre les citoyens devant la loi. En Espagne, les éditorialistes Alberto Alesina et Andrea Ichino ont proposé de faire fi de ces constitutions et de restaurer les privilèges fiscaux basés sur des caractéristiques de la naissance. Leur proposition est toute simple : permettre aux femmes de payer moins de taxes que les hommes. Cette proposition a souvent été associée à une frange importante du féminisme radical. C'était donc avec beaucoup de surprises que je découvris que cette idée faisait désormais partie de l'establishment universitaire et économique. Le parti conservateur espagnol Partido Popular a décidé de proposer, sur sa plate-forme électorale, une législation différenciée en fonction du sexe. Mr. Rajoy, le candidat du parti, alla même jusqu'à ajouter : « Notre but est d'obtenir une véritable égalité entre les hommes et les femmes. » Puis il insista : « il faut imposer les femmes moins que les hommes jusqu'à ce que l'égalité soit acquise. » Cette proposition était aussi dans les cartons du parti socialiste qui essaya de l'imposer à plusieurs reprises au Parlement espagnol. Il est fort probable donc, que le parti socialiste ne s'opposera pas à cette nouvelle mesure et que les Espagnols auront une taxation discriminatoire basée sur le sexe. Qu'ils le veuillent ou non ! Cela leur rappellera le bon vieux temps sous le régime de Franco. Pourquoi diable, désormais, les politiciens et l’élite intellectuelle s'accaparent-ils maintenant d’une proposition de

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L’ARGENT

l'agenda politique du féminisme radical ? Pour deux raisons très simples : L'argument économique : Selon le « principe de taxation Ramsey » selon lequel les produits dont l'offre et la demande sont les plus élastiques, par les prix, devraient être taxés à un taux moindre. La raison en est que plus une quantité de produit est en équilibre avec le prix, plus les taxes déforment les allocations en ressources. En appliquant ce théorème aux individus, il paraîtrait que le travail féminin soit plus sensible et élastique aux salaires que le travail masculin. Ainsi, si nous accroissions les taxations sur les hommes et réduisions les taxes sur les femmes, l'accroissement de l'offre du travail pour les femmes serait plus grand que la diminution de l'offre du travail pour les hommes et le PNB augmenterait. En réalité, l'argument ne tient pas, car le PNB n'est pas un but en lui-même. Les camps de concentration soviétiques avaient un taux de PNB en constante augmentation. Pourtant, à ma connaissance, personne ne voudrait en réinstaurer aujourd'hui. L'argument social : Très souvent, l'état justifie la discrimination sous toutes ses formes pour rétablir une supposée injustice. Le socialisme idéologique a perverti toute forme de raison censée. Pour abolir les différences parmi les groupes humains, on essaie de rétablir l'équité en créant des privilèges. Il n'est donc pas surprenant de voir les nations occidentales taxant notamment les individus selon leur sexe, leur âge, leur race, leur statut ou leur lieu de résidences. Bien entendu, certaines de ces taxes semblent être normales pour un observateur dont l'égalité serait la première des vertus. Celle proposée favorisant les femmes en Espagne est, entre autres, considérée comme rétablissant une injustice. Or, elle ne fait qu'implémenter des discriminations. Une discrimination basée sur le sexe créera certainement une importante quantité de perdants, hommes et femmes. Le chercheur Kevin McGraw, de l`université Cornell à Ithaca, dans l’État de New York, a collectionné les annonces 347


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matrimoniales des journaux de 23 villes américaines pour les organiser selon les priorités exigées d’un futur conjoint. Dans les grandes villes, les femmes recherchaient un partenaire - stable financièrement -, un professionnel ou tout simplement un… riche. Dans les villes plus petites, la prévalence portait sur l`émotionnel et la sécurité. Selon McGraw les citadines sont plus « portées sur l`argent » que les provinciales, étant donné le coût nécessaire à la vie urbaine. L`étude a été publiée dans le New Scientist du 18 mai 2005. Il est entendu que les femmes sont intéressées par l`argent. Rien d`étonnant ! Les hommes l`ont toujours su, feignant de croire les femmes les aimant exclusivement pour leur personnalité. Pourquoi diable se tueraient-ils au travail ?

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VANITE ET FUTILITE La vanité des femmes est telle que pour paraître aimées, elles se passeraient fort bien de l'être. [ Mémoires ] Laure Permon Junot, duchesse d’Abrantès

De tout temps, les êtres humains se sont fardés. Les hommes autant que les femmes. Il y eut des périodes austères et d’autres farfelues. Les coquettes et précieux de ce monde ont laissé des traces dans l’imaginaire collectif et dans nos accoutrements contemporains. Les femmes ont pourtant, à juste titre, conservé à travers l’histoire, l’avantage de la beauté et de l’élégance. Aujourd’hui, « rimmel » et autres poudres constituent une large part des recettes publicitaires des médias. Tous ces produits servent à cacher, certains diront « embellir », ce que le monde entier voit s’étaler avec insistance dans notre environnement quotidien ; le corps de la femme. Or, un produit supplante tous les autres par sa 349


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capacité à tricher avec la nature. Utilisé dans la construction, dans l’art figuratif, dans le mobilier, la mécanique et l’industrie chimique ; il est avant tout, avec le rouge à lèvres, la quintessence de la parodie ludique des femmes modernes, et représente à lui seul la double identité de la féminité. Le vernis à ongles a donc pour vocation de transformer la réalité. Cependant, un autre verni, bien plus subtil et sournois transforme nos sociétés en moquerie de démocratie ; celui de l’innocence. Les femmes occidentales semblent ignorer que les bagues de fiançailles dont elles se pâment et qui font tant de mort d'homme par milliers, chaque année, dans des guerres civiles pour financer des conflits, principalement en Afrique, premier continent producteur de diamants au monde, particulièrement en Sierra Leone, Angola et Congo, démontrent que leurs frivolités naturelles vont à l'encontre de leurs prétendus besoins d'égalité et de justice. Les féministes et les groupes de pression féminins le savent, mais font mine de ne rien voir ou de ne rien savoir. Bizarrement, l'équité n'a plus cours dans leurs discours. Ce qui importe avant tout, c'est que les hommes cherchent à les satisfaire. Ce qu'est le diamant aujourd'hui, la fourrure l’était naguère. De tout temps les femmes semblent avoir eu une mémoire sélective. Des « Madame de » de la monarchie au gouvernement Sarkozy à l'équité obligatoire, toutes les vaniteuses dans l'histoire, ont autorisé et réclamé à leur endroit des aides et des lois spécifiques en contradiction avec leurs soi-disantes quêtes sur l'égalité des sexes. Bien entendu, toutes les grandes causes internationales sur la protection des animaux, Brigitte Bardot et les bébés phoques, organisation caritative sur la protection des ours dans les Pyrénées, protection des espèces à fourrure, font, à l'unanimité, l'orgueil des grandes prêtresses de l'écologie et du féminisme. À l'avant-garde des nouvelles tendances, les femmes sont sur la proue d'un navire qui prend l'eau de toutes parts. L'Occident se

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meurt, faute d'enfants. Parallèlement, elles ont été souvent les instigatrices directes ou indirectes des grands conflits mondiaux. Des femmes de Mitterrand à celles d'Hitler, d'Hillary à Ceausescu, elles ont utilisé le paravent masculin comme tremplin à leur réussite sociale. Un monde plus doux et sensible serait essentiellement féminin, disent-elles. Un monde totalitaire et esclavagiste le serait tout autant. Les hommes savent terminer un conflit. Idées préconçues et fainéantise intellectuelle sont généralement les ingrédients nécessaires à la rapide ascension de la rectitude politique. Interdiction de penser différemment ou gare ! Comme pour les hurlements de ma cousine, la femme moderne ne supporte aucune critique, même argumentée. Le glissement d’une conversation sur le chemin du féminisme vous mènera droit à une opposition offensive, dépourvue de logique de la part des défenseurs de la pensée unique. « Je pense que le féminisme nous donne le droit et même nous fait le devoir de traiter des femmes comme des individus et donc de les critiquer si besoin est. » Paroles prononcées par Alain Finkielkraut (« wishfull thinking » selon le dicton anglo-saxon) le 8 décembre 2006 à l’émission de Taddei Ce soir ou jamais, sur les propos de Ségolène Royal sur l’Iran. Gisèle Halimi, féministe assumée, ayant pris la défense des combats féminins se cru obligée de défendre les bévues de la candidate à la présidence de la France. Houria Bouteldja, une autoproclamée féministe arabe, après avoir traité les Européens blancs de « sous-chiens » le 26 juin 2007 dans la même émission en public et qui rajouta « a qui il faut bien donner un nom, les blancs » était présente ce jour-là. Son opposition à Finkielkraut était palpable. Le journaliste présent avait le devoir de rectifier ou de ne pas laisser dire certains propos comme ceux prononcés par 351


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mademoiselle Bouteldja sur le ton de la galéjade. En effet, parler de résistance lorsque l'on parle du Hezbollah, alors qu'ils ont tué prés de 90 soldats français au Liban, ceci sans parler des attentats antisémites en Argentine est tous simplement scandaleux. Il est clair que les femmes modernes peuvent dire et écrire des mensonges sans indigner les médias bien pensants. Sur l’Islam, comme sur le féminisme, la presse porte toujours des gants de velours. Presse de jupons et presse de coton, Islamisme et féminisme sont les deux « ismes » intouchables du siècle qui débute. Auparavant, dans une autre interview à la télévision publique, Gisèle Halimi précisait : « Les femmes descendaient dans la rue à l’époque. Un enfant quand je veux si je veux ! C’était une société tellement fermée…[] qu’on étouffait ! Nous avons signé le manifeste des 343 femmes [] nous avons crées le mouvement « Choisir »(INA) Gisèle Halimi, non contente d’être satisfaite de la désintégration familiale qui eu lieu depuis, pense peut-être se sentir moins étouffée aujourd’hui. Je me demande se qu’en pense les millions d’hommes et de femmes misérables dans leurs galères quotidiennes, s’entassant dans les wagons de la RATP, pour parvenir chez eux exténués, aigris et désemparés devant l’absurdité de la carrière à tout pris et leurs solitudes grises sans descendances ?

L’idéologie féministe ne se satisfait pas d’égalité. En France, deux cas sont en cela éloquents. Dans l’Isère, une piscine a été ouverte pendant deux heures aux femmes exclusivement, provoquant une polémique au sein du conseil municipal. À Vigneux (Essonne), le maire a prêté un gymnase pour un tournoi de basket féminin inter mosquées, interdit aux hommes, avant de se raviser. Lorsque sur les ondes radiophoniques certains journalistes demandèrent l’avis des auditrices, la plupart répondirent qu’elles trouvaient cela normal, que si certaines femmes ne désiraient pas se baigner avec les hommes c’était leur droit. Il semblerait que ce soit aussi le droit des femmes d’entrer dans les vestiaires masculins, de participer à des compétitions dans des équipes masculines et 352


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d’obtenir des hôpitaux et des départements d’études uniquement féminins. Mais pas l’inverse. Égalité féminine, je présume. Bien sûr, l’aspect religieux a été avancé par les médias sur ces aberrations dans une république laïque, mais certaines femmes modernes, mêmes non-musulmanes, se satisfont de ces quelques entorses au pacte républicain s’il s’agit de profiter d’un avantage supplémentaire. Churchill disait « Certaines personnes trébuchent sur la vérité, mais beaucoup continuent leur chemin comme si de rien n'était » ; or, la vérité est aujourd’hui facilement reconnaissable. Octroyer des lieux publics seulement aux femmes sans sa correspondance aux hommes fait montre d’une pathétique discrimination profitant toujours aux mêmes. Ces femmes modernes sont majoritairement pro-islamiques et anti-européennes; c’est chic, mais c’est aussi du chiqué. Comme le féminisme à ses débuts, le nombrilisme féminin pense être du côté des opprimés, alors qu’elles créent les conditions à la dictature. Les femmes traditionnelles savent que la chienlit culturelle qui écrase toute velléité à la contradiction sera perçue comme une attaque frontale. Les « traditionnelles » se cachent et restent silencieuses. Où sont passées les femmes d’antan, celles qui savaient nous faire rêver ? Elles portaient des jupes ou des robes qui ne montraient rien, mais laissaient entrevoir; elles nous souriaient et nous laissaient de l’espoir, elles étaient élégantes avec des « suivezmoi-jeune-homme », ces rubans que les jeunes filles nouaient dans leurs cheveux. La femme moderne aime la chirurgie esthétique. De l’accroissement des seins au gonflement des lèvres façon babouin, de l’effacement des rides par le botox à la teinture périodique de ses cheveux, la princesse est obnubilée par son poids. Alors que les hommes aiment les femmes aux rondeurs douces, les femmes modernes n’ont qu’un désir, apparaître squelettique. Les agences de 353


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mannequins deviennent le reflet d’une frange de la population féminine dont le « sex appeal » se résume à des dépassements osseux. Étrangement, la presse devient soudainement silencieuse sur les différences salariales entre les mannequins féminins et masculins. Il est vrai qu’il ne faut pas déranger l’ordre établi et puisque les hommes se taisent, l’élite semble trouver normal l’inéquité salariale en faveur des femmes. La femme moderne ne peut être satisfaite. Ses connections cérébrales sont très différentes de celles des hommes. Elle recherche le conflit, l’instabilité et le drame. Elle argumente sur des insignifiances par son besoin de réassurance et sa quête de sécurité. C’est une créature menée par ses émotions et illogique dans ses raisonnements. Elle construit en permanence des pièges pour y faire tomber ses proies. En conséquence, les hommes doivent sans cesse prouver leur engagement, leurs loyautés et leurs motifs devant le tribunal féminin.

Le mythe de l’instinct maternel nous renseigne un peu plus sur la vénalité de la femme moderne. Le cas des mères porteuses est en cela éclairant. Alors que la plupart d’entres-elles bassinent le bon peuple sur l’attachement charnel et indissociable du fœtus à sa mère, et qu’il est donc inopportun de la séparer de son enfant dans les premières années de la vie de cet enfant. Alors que les juges aux affaires familiales, comme un seul homme, prennent le prétexte de ce soi-disant instinct pour donner exclusivement à la mère la garde de l’enfant en âge précoce. Alors que toutes les pleureuses, devant les tribunaux, réclament et obtiennent la garde exclusive des enfants après un divorce ; bizarrement lorsqu’il s’agit de profiter ou de faire profiter, financièrement ou pas, d’un gain en louant son ventre, alors l’instinct devient soudainement sélectif. La plupart d’entres elles prétendent qu’elles seraient capables d’être mères porteuses (Sophie de menton dans les grandes gueules sur RMC, le 26 juin 2008).

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VANITE ET FUTILITE « Moi je gagne des batailles, Joséphine me gagne des cœurs. » Napoléon avait compris l’attachement des Francais à cette femme, Josephine de Beauharnais, qui fut obligée de divorcer par manque de progéniture et finit sa vie à Malmaison. Josephine connaissait l’art de séduire. Elle savait que la force des femmes était d’être courtisane. Aujourd’hui, cette courtisanerie est devenue superficialité. A Venise, l’exemple des courtisanes de ce 16e siècle debutant, considérées comme prostituées et représentant environ 10 % de la population, étaient connues du monde entier. Les courtisanes vénitiennes utilisaient de l’urine pour se blondir les cheveux, l’ammoniaque nécessaire n’étant pas, à l’époque, vendue dans le commerce. Elles restaient ainsi des jours entiers à souffrir et à sentir. Des milliers de petits balcons privés se multiplièrent sur les toits de Venise. Elles portaient des chapeaux à large bord, sans fond, pour y laisser leurs cheveux étalés au soleil. La superficialité féminine, à toutes les époques, exigeait la manifestation du paraître. La courtisanerie étant, à leurs yeux, bien plus rémunérateur et facile que le métier de tailleur de pierre. La superficialité et la facilité sont très souvent liées dans l’esprit de la femme moderne. Aujourd’hui, les méthodes et les choix sont différents, mais l’esprit n’a pas changé. Les magazines féminins regorgent de publicité et d’articles professant l’art de séduire et de l’apparat. Souvent, pour beaucoup d’hommes, une évidence limpide apparaît… Les femmes ne s’intéressent à rien d’autre qu’à ellesmêmes. Aucune raison ou logique ne changera cette immuable loi de la nature. Jusqu'à ce que la majorité des hommes le reconnaisse, en particulier ceux qui possèdent quelques pouvoirs, je ne me fais guère d’illusions sur l’avenir de nos sociétés. Les articles de presse émanant de journalistes féminins sont, presque toujours, larmoyants. Ne cherchant rien d’autre que de la sympathie, leur élévation au rang de victimes reste l’essentiel des sujets sociétaux féminins. Le féminisme, comme l’Islamisme radical, le communisme ou le nazisme, attire pourtant ceux et celles qui ne partagent pas 355


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cette idéologie. Ils et elles en payeront le prix par le sang, la sueur et les larmes avec les véritables croyants. Les dommages les plus importants seront, sans nul doute, faits aux femmes au style de vie traditionnelle qui désirent se marier et fonder une famille. Beaucoup d’hommes supposent que toutes les femmes adhèrent à la pensée féministe. Cette présomption rationnelle est déterminée par l’idée que le féminisme est une authentique recherche d’égalité. Les hommes sont nombreux à se bousculer pour servir les désirs des dames. Ils sont donc tout aussi nombreux à céder aux quémandes du féminisme radical. Un nombre de plus en plus élevé d’hommes pensent, désormais, que les femmes occidentales les haïssent et ne les respectent plus. Tout comme les féministes considerant tous les hommes pour des abuseurs potentiels, les hommes occidentaux voient les femmes comme des plaintives potentielles, avec des risques importants de fausses accusations. Ils sont de plus en plus inquiets de leurs rapports avec les femmes dans la sphère du travail par exemple, où elles deviennent plus glaciales envers leurs supérieurs, employées, partenaires. De ce fait, beaucoup d’entre eux évitent le mariage ou la cohabitation. Laissant à tout jamais dans leur solitude les femmes désireuses de se marier ou de cohabiter. Le flot de travailleuses a doublé la main-d’œuvre disponible sur des marchés stagnants. Accentués par une immigration de peuplement, les salaires se réduisent par une délocalisation du travail. Pour l’occident, le coût de la vie devient exorbitant et les Chinois et les Indiens deviennent les maîtres de l’économie mondiale. Les femmes desireuses de ne pas travailler ont de moins en moins ce choix. Les femmes ont monopolisé l’enseignement, créant une désaffection des études par les hommes. La rareté des hommes avec diplômes deviendra un casse-tête pour celles qui voudraient se marier pour devenir « femme au foyer ».

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Les hommes ne s’affranchiront pas de leur attitude protectrice atavique et préféreront rester célibataires plutôt que de se marier à des femmes gagnant plus qu’eux. La main-mise des femmes modernes dans la sphère familiale se doublera du contrôle dans la sphère externe. L’homme deviendra non pertinent. Le processus est déjà bien avancé dans des pays comme le Canada et la France. Les hommes abandonneront l’emploi salarié pour créer leurs propres entreprises (ou resteront à la charge de la société) et n’embaucheront que peu de femmes pour les raisons citées plus haut. L’emploi public sera en totalité féminin et la petite entreprise ou les métiers sales ou difficiles seront masculins. Les chômeurs, érémistes et autres préretraités vont voir sans doute leurs rangs s’accroître parmi la population occidentale. Les femmes seules, vivant de l’assistance publique, le resteront. Aucun homme sensé n’aurait l’idée de lutter contre l’État pour subvenir financièrement à la promise. Le féminisme paupérise la population comme l’ont fait toutes les idéologies extrêmes. Du vernis à ongle des Occidentales superficielles au vernis du discours victimaire, le vernis de l’innocence se craquelle de toutes parts. À grand renfort de propagande, les femmes modernes semblent cependant se satisfaire de leur médiocrité intellectuelle, au point de faire semblant de croire aux mensonges du féminisme idéologique. Aujourd’hui, rares sont celles qui admettent pourtant les excès de cet extrémisme. « Les hommes sont soumis à des lois discriminatoires de harcèlement sexuel : les femmes étant toujours inaptes à assumer la moitié des initiatives et des risques de la séduction. Néanmoins, elles s'arrogent le droit de détruire la vie de celui qui n'a pas deviné la bonne manière avec cette femme-là, ce soir là. Nous sommes les boucs émissaires des lois contre la violence faite aux femmes : là où la parole et la subjectivité de la femme fait loi. Néanmoins les femmes commettent 357


LE VERNIS DE L’INNOCENCE plus de la moitié de la violence domestique (csulb.edu/~mfiebert/assault.htm) et la majorité de la violence faite aux enfants. » (http://www.lapresrupture.qc.ca/frameGerardLevesq ue.html) Mais, peu à peu, en élargissant le concept de harcèlement sexuel ou de pression psychologique, on a tracé l'image d'une femme qui serait maltraitée par les hommes, qui ne saurait pas dire non, qui serait un enfant à protéger. Certaines féministes voient des victimes partout. En développant cette image à l'excès, on impose non seulement l'idée que toutes les femmes sont de véritables martyrs, mais l'idée que tous les hommes sont des bourreaux dominateurs. C'est la grande thèse de Bourdieu, mais aussi celle de toute la sociologie féministe contemporaine (http://www.interpc.fr/papa/).

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JUSTICE « L’abondance des lois mène inexorablement à la contradiction dans les lois et à l’incertitude juridique, ellemême source de paupérisation. Ce principe et quelques autres balisent sans erreur le chemin de la décadence du pays. » Michel de Poncins Dans son ouvrage les Suprémacistes, Phyllis Schlafly encore elle -commence sa préface avec deux questions : « Quel est le futur d'une Amérique qui s'auto- gouverne ? Continuerons-nous d'être la plus grande nation autogérée du monde, une terre d'indépendance et de prospérité découlant de la liberté ? Où accepterons-nous, comme beaucoup d'autres, d'être gouvernés par une bande d’élitistes prétendant être plus sages que la population en faisant les lois à notre place. » 359


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Le sous-titre de son livre est tout aussi étonnant : la tyrannie des juges et comment s'en prémunir. Mme Schlafly, une fois encore, détonne par son manque de respect envers les élites autoproclamées de la nation. L'Amérique du Nord est, comme chacun le sait, une terre principalement gérée par la jurisprudence. Les juges aux États-Unis sont principalement élus. Les Canadiens eux, sont plus traditionalistes et nomment leurs juges. Mais dans les deux cas, les juges transforment d’une manière significative les lois, selon un mode de pensée politiquement correct. Malgré leurs dénégations, les juges sur ce continent ont changé la définition du mariage, imposé des taxes et dépenser l'argent des contribuables, réécrit les procédures et les lois au criminel et au civil, imposé des expérimentations sociales, autorisé des préférences raciales et des quotas à l'embauche ainsi que dans les admissions à l'université, réécrit les lois sur la façon de conduire les élections, bannit le scoutisme de la propriété publique, inventé le droit à l'avortement et le droit au mariage avec des personnes de même sexe. Ils ont inventé le droit de publier de la pornographie avec de l'argent public, le droit des étrangers illégaux à recevoir les bénéfices financiers et sociaux avec l'argent des contribuables. Les juges se sont aussi octroyé l'autorité de gérer les écoles, les prisons, les normes d'embauche. La politique économique et sociale doit être faite par le législateur. Malgré cela, les petits juges désireux de laisser une trace dans l'histoire, s'ingénient à créer de nouvelles tendances, contre l'avis des peuples. Pour l’europe, idem. Comme le dit si bien Jean-Marie Couteau, en France, interviewé à l'émission C dans l’air, le 26 juillet 2007, à propos de l'entrée de la Turquie dans l'Europe : « Le peuple n'aura pas son mot à dire. La France n’a pas voulu d'un énième traité, alors, sans lui demander son avis, on lui a imposé un traité simplifié (identique à peu de chose près au premier.) » 360


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Les féministes savent très bien manipuler l'opinion. Mais elles excellent avant tout à manipuler la justice. Toutes les nations occidentales ont aujourd'hui, peu ou prou, une justice aux ordres de l'intelligentsia féministe. En matière de justice familiale, il n'y a rien de plus choquant que de s'apercevoir que le bon sens et la raison n'existent pas dans le prétoire. Justice secrète s'il en est en Amérique du Nord, et justice bâclée en Europe de l'Ouest, le droit de pères et des hommes est constamment bafoué par les juges de la nouvelle génération. Les magistrats sont majoritairement des magistrates aujourd'hui en matière de justice familiale. Cette justice est parfaitement adaptée aux personnes à la personnalité déviante ou changeante. Les mensonges, imprécisions, fausses déclarations perpétrées par les épouses sont automatiquement sinon en totalité vus comme étant de légers incidents et ne doivent pas être considérés en matière de divorce ou de garde des enfants par les juges. Il n'existe pas un seul homme, ayant divorcé, qui puisse prétendre avoir joui de tous ses droits pendant la procédure de divorce. On fait taire les hommes et parler Madame. On fait subir aux hommes de terribles et longues procédures coûteuses. On prétend que les pères ne sont pas aptes à élever des enfants, alors qu'ils les élevaient très bien avant de divorcer. On prétend que, à cause de leur travail, ils n'auront pas suffisamment de temps pour être proches de leur progéniture. Deux week-ends par mois sont bien suffisants. Lorsqu'il s'agit de Madame, alors tout est différent. Tout à coup son travail à plein temps ne semble plus être un obstacle pour élever ses enfants. Quelle ait quelque problème d'alcoolisme ou de tabagie aiguë, qu’occasionnellement elle se prostitue ou quelle ait une double personnalité, ne semble plus poser de problème à une magistrature qui a pourtant fait le serment d'être neutre. Le parti pris terriblement évident en matière de justice familiale est un puits sans fond dont aucun mâle ne peut s’échapper.

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Selon le guide des droits des victimes, publié par le ministère de la Justice en France, il suffit de déposer plainte pour recevoir du procureur de la république une attestation sur la pertinence de la demande. Pourtant, cent mille plaintes par an, en France, pour non présentation d’enfants sont littéralement enterrées. En d’autres termes, il s’agit de victimisations par l’appareil judiciaire lui-même et ceci, sans recours. Drôle de justice. Les essais, grandeur nature, pour transformer la société selon un agenda féministe sont, vaille que vaille, toujours plus lourds de conséquences pour la société en général et destructeurs pour la famille. Roy McMurtry, l’ancien ministre de la justice de l'Ontario au Canada, siégeant lui-même lors d’une décision de la Cour d'appel créa, récemment, un troisième parent légal à l'enfant d'un couple de lesbiennes activistes et d'un donneur de sperme. McMurtry a une fille, elle aussi de tendances saphiques ayant un intérêt particulier à cette cause. Le juge McMurtry semble n'avoir eu aucune appréhension à poursuivre justice alors qu'il aurait dû se récuser dans cette affaire. Bien entendu, aucune voix ne s'est élevée pour dénoncer cette parodie de justice. Les juges ont parcimonieusement, mais avec constance, créé les conditions permettant des idéologies aventureuses et permirent d'établir les fondations à la polygamie, comme dans ce cas particulier. Les juges ont aujourd'hui le doigt sur la gâchette du revolver. S'auto jugeant et s’auto amnistiant, les juges n'ont que faire d'une société civile qui s'est agenouillée devant eux. Les intouchables font partie d'une caste que Schlafly dénonce comme étant élitiste. En matière de justice familiale, l'intérêt des enfants a bon dos. Dans l'intérêt des enfants, on écarte le père dans la majorité des cas. Souvent, pendant de nombreuses années, de 30 à 40 % des pères, selon les statistiques, ne revoient jamais leurs enfants. Dans 362


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l'intérêt des enfants, on ruine un, si ce n’est deux parents, interdisant ainsi au père d'apporter un meilleur soutien financier à sa progéniture. Dans l'intérêt des enfants, les employés des crèches, les assistantes sociales, les avocats et les juges, les psychologues, les maisons pour femmes et tous les procéduriers en herbe se frottent les mains. Dans l'intérêt des enfants, on aliène volontairement le papa. Selon un juge : « Nous ne sommes pas là pour faire justice, mais pour appliquer la loi. » Or, la loi, ils ne l’appliquent que très rarement. Ils la contournent, la transforment ou l’inventent selon les idées gauchisantes de la rectitude politique et des groupes de pression féministes. La loi contre la Justice. N’importe quel imbécile sortant de l’École nationale de la magistrature sait que la Justice et la Loi sont deux choses totalement différentes et même souvent opposées. Le citoyen Lambda, lui, est autorisé à rêver qu’elles sont synonymes. Par ailleurs, le système judiciaire applique avec constance le double langage pour troubler toujours plus les eaux glauques des sinécures de la nouvelle monarchie. Ne parle-t-on pas de « justiciables », de « Palais de Justice » ? Plus prosaïquement, la France comme dans la plupart des pays occidentaux n’a que faire de la justice, sinon, elle autoriserait le port d’armes par ses citoyens. Or, lorsqu’un homme a une relation de justiciable avec les tribunaux, ses droits sont immanquablement au mieux dévalorisés sinon diminués. Cela est particulièrement vrai dans les jugements de divorce. Quelles que soient les fautes commises par l’épouse, elle s’en sort toujours avec 363


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les honneurs. Le fait est que nos systèmes « de justice » civils et criminels, ne sont pas des systèmes « de justice ». Ce sont des systèmes de lois, pas de « justice ». Pour la loi, les femmes américaines n’avaient pas le droit légal de voter, sauf si elles étaient chef de famille. Pour la loi, en Amérique, les Noirs américains vivaient dans l’esclavage. Pour la loi, les Juifs occidentaux n’avaient systématiquement aucun droit. Pour la loi, les hommes riches pouvaient le plus légalement du monde, aux États Unis et en France, payer des honoraires pour éviter la conscription que de pauvres diables remplaçaient avantageusement. De quelle version de la justice parlons-nous ? Il n'existe pas d’oppresseurs plus grands que ceux qui pensent être opprimés. Ceux qui se voient comme étant opprimés, ne semblent pas comprendre qu'en essayant d'opprimer leur oppresseur, ils sont maintenant aussi coupables qu’eux. Plus triste encore, le plus souvent ces gens l’ont compris, cependant, ils ne s’en soucient pas. Un homme diagnostiqué avec un cancer de la prostate, reçoit seulement un quart de l’argent disponible par les subventions dans la recherche de cette maladie comparée aux sommes alloués pour la recherche sur le cancer du sein. Cette différence importante montre l’ampleur de la discrimination envers les hommes. (http://www.timesonline.co.uk/newspaper/0,,1761827917_1,00.html) Dans le journal La Presse du 14 octobre 2005, la journaliste Pascale Breton écrivait ceci : « Québec refuse de rembourser aux hommes le “Zometa”, seul médicament efficace dans le traitement du cancer de la prostate à un stade avancé. Pourtant, il le rembourse aux femmes atteintes d’un cancer du sein (…) Aux yeux du Dr Saad, urologue-oncologue au Pavillon Notre-Dame du CHUM, il est tout simplement “inacceptable” que Québec refuse de payer. Avec une trentaine d’autres spécialistes, il 364


JUSTICE a même signé un avis en ce sens, qui a été envoyé au ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard. Le Dr Saad ne s’explique pas que le médicament soit remboursé pour les femmes et pas pour les hommes (…) Le cancer de la prostate est le plus répandu chez l’homme. Un Canadien sur sept en souffrira au cours de sa vie. Un malade sur 26 en meurt (…) » La haine, pour certains, simplement parce qu'ils vous détestent. Les organisations féministes dans le sens tordu « de la justice de genre », pensent que pour apporter la justice à nos filles nous devons rendre nos fils démoniaques. Les femmes, et surtout les mères, seraient bien avisées de ne pas tendre la corde jusqu’au point de rupture, sinon leurs fils pourraient bien un jour leurs demander des comptes. Je me souviendrai longtemps de cette convocation à la conciliation comme le veut la loi française. Il n'y a rien de pire que de savoir que tous les efforts que l'on peut fournir sont voués à l'échec. Se retrouver soudainement dans un piège sans comprendre ce qui nous arrive ni même l'avoir subodoré est pour moi, la pire expérience. Je me souviens, montant allègrement les marches du tribunal de grande instance, penser au temps me restant sur le parcomètre du stationnement où j'avais garé ma voiture. Je ne voulais pas, à nouveau, me retrouver avec une amende sur mon pare-brise. Par contre, je n'avais aucun souci à l'idée de rencontrer le juge aux affaires familiales qui, somme toute, aurait compris l'intérêt d'une juste répartition entre ma femme et moi. Dans mon esprit, le divorce était une simple procédure. Je n’imaginais pas à quel point j'avais tort. Le juge aux affaires familiales était une femme. Comme d'ailleurs tous les juges aux affaires familiales que j'ai pu rencontrer depuis. Lorsque je pénétrai dans la grande salle de ce tribunal, je ressentis soudain un malaise comme jamais auparavant. Il y avait là des centaines de gens dont la grande majorité se tenait debout dans 365


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les coins et recoins de cette vieille bâtisse pleine de colonnes de granit rouge. La moitié au moins de ces personnes, était habillé d'une longue tunique noire, et je devinais tout de suite que mon entrée dans cette salle avait quelque peu ralenti les conversations qui s'y tenaient. Le silence s’est fait plus pesant à mesure que j'avançais et devint même assourdissant lorsqu'enfin je m'arrêtais au centre de cette pièce. Tout d'abord, je m'aperçus que la plupart des avocats étaient des avocates et la plupart des clients étaient des clientes. Très peu d'hommes en effet semblaient être présents dans cette très grande salle. Qu'avais-je de si étonnant pour que le bruit des conversations puisse devenir tout à coup des chuchotements. Était-ce mon accoutrement ? Avais-je une étiquette collée au dos ? Avais-je la braguette ouverte ? Sur le moment, intimidé, des millions de questions se bousculaient dans ma tête. Un personnage que je n'avais pas encore vu me surprit lorsqu'il s'adressa à moi en ces termes : « Monsieur ? Puis-je vous aider ? » Je balbutiai quelques mots et répliqua : « non, non, je viens pour une entrevue de conciliation, c'est à quel endroit ? » Il me fit signe de la main pour m'indiquer la direction. Je m'approchais du couloir qu'il m'avait indiqué et là se tenait haut perché sur un tabouret un homme en train d’écrire sur une écritoire. « Asseyez-vous », me dit-il. Cet homme ne connaissait ni mon nom ni l'objet de ma visite et pourtant, d'un ton péremptoire, m'ordonnait de m'asseoir. Je sentis en moi une inquiétude grandissante. Je pris mon courage à deux mains et lui posa cette question : « est-ce que je suis bien dans... » Cet homme se retourna sur son tabouret et en descendit en s'exclamant : « attendez votre tour ! ». Il était tout petit, son tabouret lui servait probablement à compenser sa petite taille. Je n'étais pas le bienvenu me semblait-il. Mon rendez-vous avec le juge était à 14 heures. Il était 13 heures 30, j'étais donc largement en avance. Une heure passa, puis deux, enfin à la fin de la troisième heure, n'y tenant plus, je me redressais pour questionner à nouveau le petit homme lorsque soudain 366


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j'entendis mon nom par l'entremise d'un haut-parleur perché en haut d'une colonne. Enfin, pensais- je ! Une porte dans le couloir s'ouvrit, une femme en sortit et me fit un signe de la main. Je m'approchais rapidement et pénétrais dans ce qui me semblait être une autre salle des pas perdus. En fait de salle, ce n'était que son bureau. D’un signe, la juge présente me fit asseoir et, avant que ne puisse dire un mot, commença sa lecture d'un dossier déjà grand ouvert sur son bureau. Elle me récita une longue liste des doléances provenant de mon épouse. 10 minutes me suffirent pour comprendre que les jeux étaient faits. La décision était prise. Ma culpabilité était acquise. Je n'avais qu'à signer ! Abasourdi, sans comprendre ce qui m'arrivait, je ressortis de son bureau assommé sans avoir même pris la peine de lui poser la moindre question. En sortant, je me dirigeais au radar sans même me souvenir où se trouvait la sortie en balbutiant quelques mots sans importance tels que : « je ne sais pas ! »…« ah bon ? », « Merci ! » « À bientôt ! ». Etc. Tous mes sens d'être humain étaient anéantis. Lapidé, vidé, exténué, je traversai la grande salle dans un brouillard. Je n'avais rien compris, rien vu. Un vague sentiment de m’être fait avoir me submergea. Ainsi donc tout était arrangé d'avance. Les dés étaient pipés. Aucune conciliation n'était prévue... tout était écrit. Nous étions en 1975. J'avais 21 ans. Le divorce était accepté, ma femme avait la garde de notre fille, je devais payer une pension alimentaire, tous les frais judiciaires étaient à ma charge... Je n'avais qu'à me taire. Je retrouvai ma vieille voiture avec une contravention sur le pare-brise. Justifier la séparation du père de ses enfants, par des explications souvent obscures et mensongères de violence, d’abus ou d’autres raisons fantaisistes est la méthode employée pour garantir une certaine sécurité d’emploi des serviteurs de l’état. Leur existence dépend du nombre de procédures (divorce, assistance sociale, police, justice, organismes lucratifs et non lucratifs etc.)

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Tous les services sociaux ont besoin de victimes pour justifier leurs existences. S’il n’y avait pas de victimes, ces services seraient inutiles. En conséquence, les services sociaux, très souvent, créent des victimes par pure fabrication, en étant absolument convaincus qu’ils agissent pour le bien des gens dont la vie est presque toujours irrémédiablement détruite. En 1985, le Gouverneur de l’État de Hawaii de l’époque, fut pris d’une bouffée de bon sens en ordonnant l’élimination, pure et simple, des services sociaux à la protection des mineurs. Il le remplaça par un programme simple désigné pour être facile d’accès et non intrusif. En utilisant les régisseurs des centres obstétriques des hôpitaux, il simplifia les procédures et rendit le programme sain et utile. Le coût du programme est désormais 15% du monstre bureaucratique qu’il remplace. Certains observateurs prétendent que le nouveau programme est si efficace, qu’il élimine 99 % des cas de malfaisance à enfant. Pour autant, aucun pays n’a copié le programme Healthy Start de cet État. Ce service n’a pas « trouvé » 99 % d’abus et de malfaisance mais en a éliminé 99 %. Certaines nations ont dépêché des fonctionnaires pour comprendre. Au Canada, le ministère des services à l’enfance et à la jeunesse a étudié ce programme hawaiien pendant huit ans et considère seulement aujourd’hui introduire des programmes pilotes. Parions que ça n’ira guère au delà. Demandons-nous pourquoi les organismes publiques sont si réservés à la mise en place d’une procédure simple et efficace. Serait-ce parce que leur emploi n’aurait plus de raison d’être ? On le voit présentement avec les reformes voulues par l’actuel président de la République en France, qui reçoit une violente opposition des corporatismes étatiques et para-étatiques (réforme des tribunaux, du divorce etc.) « La tierce personne innocente : Les victimes de la fraude à la paternité » écrit par Ronald K Henry, en anglais, détaille comment la justice hypocritement défend la mère plutôt que le père dans les situations de divorce simplifiées. Le père étant le maillon faible, il est plus utile et facile pour le système judiciaire et ses parasites de l’écarter en laissant entendre que c’est pour le bien 368


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de l’enfant. La réalité est que le gain financier serait moindre si les hommes découvraient qu’une part non négligeable de leur progéniture n’a pas de père biologique connu : « JAMA (Journal of American Medical Association) nous révèle que dans 20% des cas, l’ADN étudié prouve que le supposé père n’est pas le père biologique » Pauline Houle, Je pensais être le père de tous mes enfants—MBS Editions. Les condamnations par défaut sont donc majoritaires (entre 50 et 80 % selon les pays.) La rapidité des satellites administratifs et des juges aux affaires familiales ayant des intérêts dans la désintégration de la cellule familiale n’a pas son pareil. À l’inverse, lorsque le père demande par l’entremise de la justice, un abaissement de la pension alimentaire ou un ordre du tribunal l’autorisant à voir son enfant, bizarrement la justice retrouve sa lenteur proverbiale (justifiant toujours plus le travail des avocats.) Peut-être n’avez-vous jamais entendu parler du bon monsieur Wade. Né au Texas, Henry Wade a été le plus controversé des avocats américains. Procureur local (district attorney) pour le comté de Texas pendant 36 ans, Henry Wade perdit l’occasion de poursuivre Lee Harvey Oswald avant que celui-ci ne soit tué par Jack Ruby dans l’affaire de l’assassinat de Kennedy en 1963. Opportuniste et carriériste, Wade est considéré aujourd’hui comme ayant été le plus arrogant et injuste district attorney dans l’histoire du Texas. Des investigations ont présentement lieu par son remplaçant, le noir Craig Watkins, pour comprendre comment il y eut tant de « fautes professionnelles » et d’hommes innocents emprisonnés sous son règne. En collaboration avec le groupe américain d’entraide aux prisonniers Innocence project, Watkins recherche désormais les centaines de cas d’innocents où la corruption permit à Wade et à ses acolytes d’accuser souvent sans preuve ou par pure fabrication, de ne jamais perdre un procès. On frémit à l’idée que le Texas est l’état américain ou la peine de mort, le plus souvent, a été utilisée. On retiendra surtout son nom dans la 369


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fameuse affaire qui transforma (et transforme toujours) la démographie occidentale. Il fut nommé avocat de la défense lorsque les avocates Linda Coffee et Sarah Weddington défièrent la constitution du Texas qui interdisait l’avortement par les médecins (sauf en cas de danger pour la mère) et perdit le procès contre la plaignante Norma McCorvey (Jane Roe). Appel après appel, le cas se termina à la Cour suprême qui, en 1973, entérina la décision permettant l’avortement légal aux États-Unis (Roe contre Wade). Puis le reste du monde suivit.

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Marxisme, Nazisme et Islamisme “Si une communauté n’est pas acceptée, c’est qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras”. (De Gaulle, mon père, Philipe De Gaulle)

Le féminisme est fondamentalement d'obédience marxiste. De Simone de Beauvoir à Clémentine Autain en France, les femmes qui personnifient le féminisme sont toutes, sans exception, communiste ou apparentée. Dans toute la zone francophone, le féminisme est désormais une religion d'État. Au Québec, La Gauche journal autoproclamé « pour l'indépendance, le féminisme et le socialisme » montre à quel point l'idéologie qui permit 100 millions de morts au moins (selon Le Livre noir du communisme. Crimes, terreur, répression (1997), ouvrage rédigé par un collectif 371


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d'universitaires, publié chez Robert Laffont), est intrinsèquement lié à l'idéologie mortelle du féminisme radical. Les méthodes propagandistes comme les actions sont, à bien des égards, identiques au contexte nazi qui prévalut avant-guerre. Bien entendu, les leaders de la pensée dirigée feignent de l'ignorer. Les artistes, comme les politiciens de carrière, sont, eux aussi, émasculés par une pensée collectiviste anti masculine. L'ignorance des petits chiens de salon est à son apogée lorsque des personnages imbus d'eux-mêmes et pédants se prétendent être le nombril du savoir. Les téléspectateurs peuvent apprécier des exemples caricaturaux de cette pensée unique hégémonique dans l'émission Tout le monde en parle. Francis Huster, Clémentine Autain et tous les adolescents retardés dans le studio s'acharnant sur l'auteur de l'ouvrage le Premier sexe, Éric Zemmour. Tous les petits « Pétain » et « Daladier », tous les vaincus d'avance, tous les bobos crétinisés par la propagande fémino socialiste ne peuvent trouver aucun argument censé pour contrer Zemmour. Le preux Chevalier Huster, pontifiant sur la beauté de l’homme maternant, admet n'avoir pas lu le livre de celui-ci, mais était prompt à dire que certains hommes blancs sont des salauds. Il proposa d'offrir à Zemmour la collection complète de « Racine », une femme noire sans doute, comme réponse à la société misandre dont parlait l'auteur. « Faites un gros mensonge, simple, répétez-le souvent et, éventuellement, le peuple finira par l’admettre comme LA vérité. » Paul Joseph Goebbels Hitler, par ailleurs, obnubilé par les groupies, s’était d’ailleurs empressé de reproduire son fan-club sur le modèle d’une grande université américaine. Son meilleur ami, Ernst Hanfstaengl, lui ayant conseillé, après avoir été envoyé par ses parents à l’Université d’Harvard, la création de groupes féminins identiques. Hitler créa de grands ralliements nazis avec meneuses de claque pour forcer l’enthousiasme aveugle des masses. « Rah, rah, rah…”

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MARXISME, NAZISME ET ISLAMISME devenant “Sig Heil, Heil Hitler” Unheard Witness, par Ernst Hanfstaengl -J.B. Lippincott, 1957Les films d’époque permettent de témoigner de l’allégresse des femmes allemandes pour ces mises en scène publiques militaires. La nouvelle semblait être de première importance, en ce 30 décembre 2007 où, une journaliste de LCI commentait cette information capitale : Le gouvernement envisagerait le bracelet d’identification pour les conjoints violents. Et de surenchérir en ajoutant « désormais les hommes seront suivis grâce à un bracelet électronique… » Sous-entendu, seulement les hommes. La malhonnêteté journalistique habituelle prend toujours la forme d’une anecdote passée subrepticement à une heure de grande écoute sur les antennes. Mais répétée avec l’aveuglement de la supposée « supériorité féminine » d’une journaliste dans les médias et nous avons une manipulation des esprits parfaitement rodée. Dans le chapitre sur la violence, nous avons vu les vrais chiffres qui ridiculisent ceux et celles qui affirment de telles inepties. En réalité, la violence est très largement partagée. Le chiffre de 70 000 Françaises, chaque année, ayant été victimes de leur mari est trompeur et mensonger. D’abord, la journaliste fait abstraction de la totalité de l’analyse du rapport duquel est tiré ce nombre (il y a autant d’hommes violentés par leur conjointe), mais de plus, ce nombre comprend les actes avec violence ET les désaccords verbaux tels, notamment, « se sentir humiliée » ou « avoir oublié un anniversaire ». On comprend que la journaliste soit intéressée à prétendre que seuls les hommes sont violents, mais pour les citoyens avertis, cette absence d’objectivité prouve, encore, la profonde haine imprimée dans le subconscient des femmes modernes. Les femmes modernes aiment-t-elles les hommes ? Probablement pas. Les femmes modernes aiment le pouvoir, la puissance et la richesse, comme les hommes. Non pas pour en assumer la 373


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responsabilité, mais pour en jouir par subjugation. Elles sont promptes à défendre les immigrants musulmans, comme souvent toutes les obédiences anti racistes, toutes en utilisant la violence de l’exercice de l’islam pour démontrer la violence des hommes en général. La violence musulmane envers les femmes en Occident est symptomatique de la contradiction de l’utopie féministe. Les libertés doivent être préservées par la violence ou par la dissuasion qu’implique la violence, sinon elles seront sans effets. Même si les femmes peuvent prendre les décisions nécessaires à leur propre sauvegarde, la responsabilité principale de leur protection incombera certainement toujours aux hommes. Les femmes auront ainsi la liberté que les hommes ont la capacité ou la volonté de leur garantir. L’erreur fondamentale de la théorie féministe est de ne pas l’avoir reconnu. La différence entre le droit des femmes et leurs illusions est définie par le canon du fusil, pas par une Betty Friedan, une Virginia Wolf ou une Simone de Beauvoir. C’est pourquoi les femmes modernes se soumettront lorsque qu’une nouvelle force apparaîtra. L’Islam en est une. Le processus est enclanché. L’écrivain danois, Lars Hedegaard, ne croit pas en la théorie des femmes occidentales approuvant l’immigration musulmane par une naïveté irrationnelle ou par conviction idéologique. Il pense qu’elles la désirent, comme dans sa brochure intitulée « Le rêve de la soumission ». Il perçoit comme moi, que les femmes, plus souvent que les hommes, votent pour des partis ouvertement accueillants à l’immigration musulmane. Comment se fait-il, puisqu’il n’existe pas sur la planète un seul endroit musulman où les femmes jouissent de tous les droits accordés aux hommes, qu’elles puissent être subjuguées au point de le désirer chez elles ? Seraient-elles plus idiotes et moins réfléchies que les hommes à vouloir ainsi dérouler le tapis rouge à leur propre soumission ? Selon Hedegaard, les femmes occidentales seraient 374


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prêtes à accueillir la charia, parce que les femmes modernes la désirent. Au fond, elles ne désirent pas la liberté parce qu’elles se sentent attirées par l’asservissement et l’assujettissement. L’auteur anglais Fay Weldon nota que « pour les femmes, il y a quelque chose de sexuellement très attirant dans la soumission. » Ainsi, Hedegaard ajouta froidement que si la soumission est ce que beaucoup de femmes recherchent, alors elles seront servies. Les hommes danois féminisés sont donc insipides et ennuyeux comparés aux cheikhs du désert qui ne vous autorisera pas à sortir sans leur permission. Les musulmans répètent à l'envi qu’en occident, il y a plus de femmes que d’hommes qui se convertissent à l’Islam, ce qui est parfaitement vérifiable. Islam veut dire soumission. Serait-ce qu’il y ait quelque chose de plus attrayant à la soumission pour certaines femmes que pour les hommes ? Les femmes se soumettraient-elles plus facilement au pouvoir ? Dans les pays scandinaves, la presse s’est emparée du sujet pour s’apercevoir que beaucoup de femmes scandinaves sont particulièrement attirées par la vie séculaire familiale des musulmans. Bizarrement, les féministes scandinaves n’en font état sauf s’il s’agit de dénoncer la violence masculine dans sa généralité. Serait-ce que les féministes essaieraient simplement de tester les limites des hommes dans l’espoir de trouver un équilibre entre les sexes ou, de savoir si les hommes sont assez hommes pour se lever et s’opposer à leurs lancinantes demandes ? Certaines femmes féministes des années 70, aujourd’hui, et particulièrement sur Internet, se lamentent du manque de réaction des hommes depuis ces années : « Nous étions horribles. Pourquoi ne pas nous avoir arrêtées ? » Certains observateurs prétendent pourtant que les plus braves et passionnés défenseurs de l’occident sont les femmes. L’écrivain italien, Oriana Fallaci, par exemple, malgré sa réputation, n’est pas représentative des Occidentales. En scrutant, 375


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en moyenne, les Occidentales sont plus supporteurs du multiculturalisme et d’une immigration massive que les hommes. L’explication généralement apportée en Europe principalement est celle-ci : les hommes sont « xénophobes et égoïstes », alors que les femmes sont plus ouvertes et possèdent de bien meilleures habilités à démontrer de la solidarité vis-à-vis des étrangers. Une autre explication, plus plausible, est la traditionnelle responsabilité des hommes à protéger leur tribu. La naïveté des femmes modernes devant les conséquences à long terme pour avoir à éviter la confrontation ne menant qu’a l’accélération de notre déchéance à tous ou à notre disparition, ressemble à de l’aveuglement. Une autre possibilité. Les féministes occidentales ont échoué lorsqu’elles confrontent l’immigration musulmane pour des raisons idéologiques, en embrassant “le tiers-mondisme et les sentiments anti-occidentaux”. Ainsi, l’écrivain américain Phyllis Chesler a critiqué vertement ses ‘copines’ de combats dans un livre La Mort du Féminisme (The Death of Fémnism.) Elle soutient que trop de féministes ont abandonné leur engagement pour la liberté et sont “devenues des animaux peureux, à la pensée totalitaire,” pour ne pas confronter le terrorisme islamique.» Elle dépeint un portrait des campus des Américains comme étant “un nouveau et diabolique McCarthyisme”, influencé par une rhétorique gauchiste. Les féministes deviennent soudainement silencieuses à propos de l`épidémie de viols de femmes occidentales par des musulmans. (http://www.frontpagemag.com/Articles/Read.aspx?GUID= 473928E3-18E1-4E4E-ADF6-1AD796E3D400) Les personnes non occidentales sont automatiquement immunisés des critiques sur les terres du politiquement correct. En Allemagne, Hans-Peter Raddatz dans son livre Les Femmes d’Allah (Allahs Frauen) a démontré l’attitude destructive 376


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du multiculturalisme encensée par beaucoup de fonctionnaires, de politiciens et de journalistes en Europe. Le lecteur réalise combien les femmes occidentales seront prêtes au compromis aussitôt l’Islam majoritaire sur le vieux continent. A l’inverse, la confrontation aura lieu par une minorité d’hommes, derniers vestiges d’un patriarcat responsable et juste. Les menaces des féministes norvégiennes d’obliger les entreprises privées à recruter au minimum 40 % de femmes dans leur conseil d’administration ont eu l’effet d’une bombe. Malgré une presse pourtant élogieuse à leur encontre, elles ont subi des rebuffades de la part de groupes d’hommes de plus en plus organisés. Cette méthode de régulation à la « soviétique » mesure l’ampleur de la transformation des pays nordiques. Le journal Dagbladet, féministe et multiculturaliste annonçant aussitôt des quotas minimums pour les immigrants musulmans. Le féminisme du début, s’étant graduellement transformé en féminisme radical dans les années 90, est devenu désormais égalitariste. Le combat contre toutes les formes de discrimination en est l’exemple caricatural. Très bientôt, la Norvège aura l’obligation de céder ses droits à tous individus, qu’il soit ou non Norvégien, qu’ils habitent ou non la Norvège. L’Equality and AntiDiscrimination Ombud, la loi sur l’égalité et contre les discriminations prétendant promouvoir le combat sur les discriminations sur des bases de sexe, origine ethnique, orientation sexuelle, handicap et âge, en est l’exemple principal. Les féministes occidentales ont cultivé la culture de la victime où le statut hiérarchique dépend surtout du niveau de victimisation. Elles ont aussi créé la rectitude politique qui, à des degrés divers, nous influence chaque jour un peu plus. Elles ont réclamé et obtenu la réécriture des livres d’histoire pour coller à la fiction de l’idéologie féministe. Leur vision du monde est désormais LA vision de l’université et des médias. Elles ont surtout réussi à

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faire taire leurs critiques en les faisant passer pour sectaires. Enfin, notre langage est désormais piloté et contrôlé par la pensée unique. Certaines, bien intentionnées, nous rappellent la victimisation des femmes par la trop fameuse traite des blanches. Or, une fois encore, distorsion et manipulation furent d’emblée utilisé pour la création d’une injustice dont la société se devait de réparer. Pourtant Jean-Michel Chaumont démontra qu’il s’agissait d’une mystification. Dans son livre « Le mythe de la traite des blanches », on y découvre l’ampleur de la désinformation. (La Découverte, 324 p) : « Enlèvement et séquestration de jeunes innocentes, prostitution et esclavage sexuel, réseaux criminels internationaux : depuis plus d’un siècle, la « traite des blanches » est considérée comme un véritable fléau. Le « Comité spécial d’experts » de la Société des Nations est crédité d’avoir scientifiquement prouvé l’existence de ce phénomène – les militants anti-traite et les historiens contemporains font toujours référence à son œuvre fondatrice (1924-1927). Jean-Michel Chaumont a analysé les 20 000 pages d’archives de ce Comité. Et elles révèlent une réalité plus effroyable encore, mais pas celle qu’on croyait. En effet, son livre analyse les opérations intellectuelles auxquelles les experts ont procédé pour fabriquer de toute pièce un fléau en travestissant les résultats de leur propre enquête. Il examine minutieusement comment les experts, portés par leur croisade morale, ont manipulé données, documents et chiffres pour parvenir à leurs fins : prouver l’existence de la traite de femmes étrangères et la responsabilité de la réglementation de la prostitution dans cet état de fait, et obtenir la mise en place de politiques liberticides de répression et de surveillance. Ce faisant, ils ont durablement occulté et aggravé les conditions de vie déjà très difficiles des prostituées candidates à l’émigration, aujourd’hui 378


MARXISME, NAZISME ET ISLAMISME comme hier. Sans même parler de l’amalgame qu’ils ont validé entre traite des noirs et traite des blanches, qui ouvrait la voie à une véritable banalisation des traites négrières et de l’esclavage. » Réseau Interuniversitaire et Interdisciplinaire sur le genre. Lorsque les immigrants musulmans utilisent aussi la victimisation pour leur permettre d’entrer à travers les frontières passoires de l’Europe, ils découvrent un travail déjà mâché pour eux. Ainsi, ils peuvent utiliser une tradition pré établie de revendications d’état de victime, réclamant l’intervention de l’État et l’instauration de quotas. Voir défiler des immigrants illégaux en Europe n’a, aujourd’hui, plus rien d’incongru. Leurs demandes sont aussitôt satisfaites par des régularisations massives ou des aides au retour. Toutes les critiques étant aussitôt assimilées à des discours de haine ou à des campagnes de bigoterie. Les féministes occidentales ont déroulé le tapis devant des forces qui les écraseront et elles finiront couchées, même littéralement, devant ces peuples qui n’ont qu’un désir, les rendre esclaves. Lorsque la politicienne marxiste suédoise Gudrun Schyman a suggéré un amendement qui taxerait collectivement les hommes suédois pour financer l’aide à la violence envers les femmes, rares ont été les voix d’hommes scandalisés par cette discrimination ouverte. En 2002, dans un discours enflammé, qui eut des répercussions dans toute la Scandinavie, elle prétendit que les hommes suédois étaient à l’image des talibans. Un journaliste (luimême un mâle) du Aftonbladet insista en rétorquant que Schyman avait raison : tous les hommes sont des talibans. L’ironie est que dans un état islamique similaire à celui des talibans comme en Afghanistan, certains groupes ethniques ou religieux sont obligés de payer une taxe de punition simplement parce qu’ils ne sont pas musulmans. L’obscurantisme de madame Schyman est bien plus proche des talibans que celui des hommes occidentaux.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE

L’Europe, s’islamisant peu à peu, devient imperceptiblement aveugle à sa propre transformation. L’intelligentsia nous assène, jour après jour, que le multiculturalisme est l’avenir des nations de l’Ouest. Les femmes modernes, en première ligne de cette mascarade ethno-égalitaire, nous font apprécier les joies des mutilations et des mariages forcés. L’ancien directeur du Méridional, Gabriel Domenech, avait prédit avec justesse en 1988, en parlant de l’islamisation de l’Europe: « Le jour où ça arrivera, le seul plaisir sera de voir la tête de ceux qui n'y avaient pas crû ! » Certains journalistes l’ont très bien compris. Richard Martineau, le populaire journaliste québécois, dans sa chronique quotidienne du 11 mai 2009, nous dévoile son écœurement : [] Ce week-end, au terme d'une «réunion extraordinaire», la Fédération des femmes du Québec a décidé que l'État devrait permettre aux femmes qui travaillent au sein de la fonction publique québécoise de porter le voile islamiste. Un autre groupe de gauche qui fait la carpette! Une autre association féministe qui se met à quatre pattes devant les barbus! [] La Fédération des femmes du Québec devrait changer de nom et s'appeler La Fédération des femmes soumises du Québec. En fait, non, j'exagère. Les membres de la FFQ ne sont pas soumises à 100%. Quand il s'agit de manifester contre Anne-Marie Losique, les minijupes et les blouses trop décolletées, nos gardiennes de la morale n'hésitent pas à sortir de leur couvent et à crier leur colère et leur indignation. C'est juste quand vient le temps de condamner la misogynie des autres cultures qu'elles prennent leur trou et courbent le dos. 380


MARXISME, NAZISME ET ISLAMISME Dès que la haine des femmes agite un passeport étranger ou parle avec un accent, nos émules de Simone de Beauvoir perdent tous leurs moyens, rentrent leurs griffes et ronronnent. [] Au lieu d'écrire de longs manifestes contre les dangers du rouge à lèvres et du g-string, nos amies de la FFQ devraient plutôt lire Ma vie à contre Coran, de Djemila Benhabib. [] Honte à vous, mesdames de la Fédération des femmes du Québec. Honte à vous, Michèle Asselin. Honte à vous, Françoise David, qui appuyez le même discours. » Martineau découvre l’étendue de la demande d’égalité des féministes radicales. Devant la peur, la femme dite « moderne » le sera de moins en moins. Dors et déjà, le manque d’enfants, de la part des occidentales, est criant. Certaines, fières d’elles, se font ligaturer les trompes parce que, disent-elles, la planète est trop peuplée. Il est heureux que le féminisme soit une voie sans issue de l’évolution humaine, en espérant qu’il disparaisse avant qu’il ne soit lapidé par la Sharia. La plupart des féministes radicales sont bien trop poltronnes pour se battre à main nues contre l’Islamisme grandissant (voir les banlieues.) Une fois qu’elles auront réalisé que la « sympathie envers les peuples et cultures opprimées » ne fonctionne pas contre la terreur aveugle, elles feront, ce qu’elles ont toujours fait lorsqu’elles sont confrontées à des hommes n’ayant pas peur de se battre avec des femmes, acte de soumission. On peut craindre alors que le concept de « droits identiques » ne soit relégué au rayon des oubliettes.

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE

Pour Mme Schyman, le combat de sa vie est : « Mort à la famille nucléaire ! » Ce slogan, maintes et maintes fois répété par toutes les féministes scandinaves serait, selon elles, la pierre angulaire d’une politique véritablement équitable. Schyman prétend que l’unité familiale « est construite sur des fondations où les genres sexuels sont cimentés et où les femmes sont subordonnées à leurs maris. La violence envers les femmes en est l’expression ultime. » « La droite veut rétablir l’autorité familiale. Je trouve cela extrêmement dommageable. » Ajouta-t-elle. Joanna Rytel est l’exemple extrême de la raciste anti-mâle qui prévaut en Scandinavie de nos jours. En 2000, cette Suédoise du groupe d’action « les chattes pas baisées » (Unfucked Pussy), ont perturbé, pendant l’émission télévisée, en direct, le concours de Miss Suède. Rytel est d’une virulence très loin de la normalité. Dans un article qui fut publié en 2004 dans Aftonbladet « Je ne concevrais jamais avec un homme blanc », elle expliqua pourquoi elle hait tant les homes blancs : « ils sont égoïstes, vains, exploiteurs et ne pensent qu’au sexe – et pour mettre les choses au clair, elle ajouta, pas d’hommes blancs, S.V.P., je leurs dégueulerais dessus, merci beaucoup. » En France, l’association « la Barbe » ressemble à s’y méprendre au groupe « unfucked pussy », en se déguisant pour dénigrer les orateurs masculins lors de colloques. Nouveau groupe féministe français, réminiscence d’un groupe sexiste américain, les « guerrilla girls » (http://www.guerrillagirls.com/), le groupe réclame une égalité dans les domaines ou les hommes sont supposés être surreprésentés. Silence convenu, à l’inverse, dans ceux où les femmes sont majoritaires. Rien ne change. L’insatisfaction principale des femmes modernes étant simplement d’être des femmes, leur attitude burlesque vire à la farce de boulevard. Mais n’ayez crainte, il y aura encore des flatteurs et flagorneurs prêts à servir d’escabeau aux idiotes de carnaval.

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MARXISME, NAZISME ET ISLAMISME

La misandrie est de nos jours bien plus acceptable socialement que la misogynie. « La cécité volontaire est la plus dangereuse des idéologies. Or, il faut se rendre aveugle pour ne pas percevoir a quels malheurs et a quels excès désordonnés mous mènent l’arrivée massive d’immigrés non européens et leur regroupement dans certains quartiers qui se transforment en zones interdites. » L’Académicien Maurice Schumann dans son livre Une grande imprudence (Flammarion -1986), nous prévenait déjà des désastres à venir. Dans les zones désormais dites interdites par une majorité de journalistes, les femmes européennes sont soumises à la violence visible et latente d’une population immigrée ou l’acculturation côtoie le prosélytisme. Bizarrement les féministes n’osent dénoncer ce que tout le monde sait, la transformation de la société française en communautés conflictuelles. Entre « victimes à statut », on se comprend. Alors, malgré les béni-oui-oui de l’intelligentsia politique et syndicale, malgré les incantations des thuriféraires comme des contempteurs du féminisme radical ne désirant surtout pas entendre parler de non-mixité, beaucoup de parents, et en particulier les mères, demandent désormais une séparation des sexes (contradiction féminine) dans les classes d’école pour ne pas faire subir à leurs filles le port du voile ou le mariage avec un Maghrébin d’obédience islamique. Politiquement incorrect de l’écrire, encore plus de le dire. Les Français (et les Européens) votent avec leurs pieds en désertant ces quartiers (communautarisme) et en réclamant la division des sexes dans les écoles. La commission européenne, pressurisée par d’innombrables associations en Europe a émis une directive le rappelant. Le parlement français, le 15 mai 2008, a voté sous la pression de la directive de Bruxelles un texte allant dans ce sens. Et que dit cette directive ? : « Le principe de non-discrimination fondée sur le sexe ne fait pas obstacle à l’organisation 383


LE VERNIS DE L’INNOCENCE d’enseignement par regroupements d’élèves en fonction de leurs sexes. » Aussitôt, levée de boucliers de la part des syndicats d’enseignants et de certaines associations de parents d’élèves politisées de gauche. Les féministes radicales se prennent les pieds dans le tapis. La mixité obligatoire était leurs credo. La violence ( viols, gangs), dans certaines banlieues apportant du grain a moudre sur la violence faite aux femmes en utilisant cette violence comme un prétexte aux lois vichystes imposées aux hommes, mais en étant gênées de dénoncer de quels hommes il s’agit. Et tout ceci, pour quel résultat ? Les pitres qui gouvernent en occident se sont suicidés et ont emmené avec eux leurs populations. Les écoles de pensée politisées ont toujours été à l’origine des bouleversements culturels des nations. Certaines furent, néanmoins, particulièrement actives dans la destruction des valeurs conservatrices de l’Ouest. L’École de Francfort a été en partie à l’origine de la rectitude politique. Principalement une école de pensée marxiste, la clé de cet Institut était de propager des idées antiéconomiques et radicales sur l’indifférenciation des sexes et d’instiller des théories anticapitalistes. Leurs théories critiques sont les bases du politiquement correct moderne. Nihilisme et destruction culturelle de l’occident furent au cœur de son objectif. Theodore Adorno, un des architectes marxistes de cet institut, dans son livre « Études sur la personnalité autoritaire » et Erbert Marcuse, un autre participant de cette école de pensée, dans son ouvrage « Éros et civilisation », furent les précurseurs, d’une extrême influence, des politiques du laissez-faire, du féminisme (mouvements de libération de toutes sortes) à la base de la pensée dirigée d’aujourd’hui. L’origine marxiste du féminisme est d’emblée reconnaissable par les formes d’interdiction de la critique qui prévaut dans les Universités, les gouvernements et les médias. Nul doute que l’Histoire reconnaîtra l’influence néfaste qu’a apportée l’école de francfort au déclin de l’Occident. 384


MARXISME, NAZISME ET ISLAMISME

«La femme est assez proche de l'Homme, comme l'épagneul breton. À ce détail près qu'il ne manque à l'épagneul breton que la parole, alors qu'il ne manque à la femme que de se taire. Par ailleurs, la robe de l'épagneul breton est rouge feu et il lui en suffit d'une. » Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis, Pierre Desproges, éd. Seuil, 1985, Noms communs, lettre F, p. 20 La fuite devant la réalité est le propre de toutes les « gynocraties » et, ce que l’être humain ne peut designer, il ne peut l’affronter. Or, la classe politico-médiatique en France comme partout en Occident parle une langue de bois en parlant d’incivilités pour des délits et de délits pour les crimes. Vous serez mis au pilori si d’aventure vous parlez d’islamisme ou de féminisme. Si vous expliquez qu’il y a autant d’hommes victimes que de femmes ou que la majorité des crimes sont le fait d’immigrants d’origine africaine, au mieux on vous bâillonnera, au pire on vous assassinera. Regardez comment les jurés se défilent, blêmes et livides, après une légère condamnation d’une « chance pour la France. » Les héritiers de Daladier peuvent être fiers.

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Antiféminisme "La dernière société occidentale qui idolâtra le pouvoir des femmes était Minoan Crète. Qui, remarquablement, tomba et ne se releva plus jamais." - Camille Paglia, Sexual Personae, p. 8

Selon Régis Debray, toutes les religions procèdent du même paradigme. Or le féminisme est une idéologie qui n’a d’autres fondamentaux que ceux du religieux, dans son concept, sa philosophie et sa structure. Le mouvement féministe, comme nous le connaissons aujourd’hui depuis plusieurs décennies est fondamentalement une escroquerie, pleine d’inexactitudes, faussetés et mensonges. Emplie d’idioties au même titre que l’astrologie ou la parapsychologie, c’est considérer être une trahison de critiquer un ou une féministe. Aucun standard de précisions ou 386


ANTIFÉMINISME

d’honnêteté ne sera réclamé. Déception et hyperbole deviennent la formule du succès. Le contrôle par les pairs étant la clé de la désinformation. Christina Hoff Sommers , Camille Paglia , Wendy McElroy , Elaine Showalter , Erin Pizzey , Elizabeth Loftus, Elizabeth Badinter etc. sont considérées comme les ennemies des femmes modernes et éjectées du mouvement. Il est dangereux d’avoir raison lorsque le gouvernement à tort — Voltaire En science fondamentale, il n’y a pas de petites ou de grandes découvertes. Il y a juste la connaissance. Or, le citoyen lambda sait qu’il n’existe pas d’égalité. Nos scientifiques d’aujourd’hui comme nos ancêtres d’hier savaient que les femmes et les hommes ne sont pas égaux mais différents. Chaque jour pourtant, la science nous apporte la confirmation de ces différences. A l’encontre des idées reçues de la police de la pensée, les hommes et les femmes de bon sens savent qu’il n’y a d’égalité que devant la loi. Le mot « égalité » dont la définition est travestie selon la tendance culturelle du moment, devient le leitmotiv d’une génération de féministes ‘fumistes’ désireuses d’avilir encore les hommes, en les persuadant que seuls les comportements féminins sont dignes d’intérêts. Seulement l’égalité est double. Ce que ne comprennent assurément pas les femmes modernes. Quelle est la partie du mot « égalité » incompris par les féministes ? Est-ce que la conscription obligatoire seulement pour les hommes ; c’est de l’égalité ? Les quotas obsessionnels parmi les nations modernes favorisant les femmes, est-ce de l’égalité ? Est-ce qu’accoucher sous X, avorter ou abandonner son enfant tout à fait légalement, uniquement pour les femmes, c’est de l’égalité ? Est-ce que les départements d’études féminines sans sa correspondance masculine dans les universités, c’est de l’égalité ? Est-ce qu’un salaire identique pour un nombre d’heures travaillées moindre, c’est de l’égalité ?

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LE VERNIS DE L’INNOCENCE

On le voit, l’égalité n’a de sens, aujourd’hui, que s’il induit un avantage féminin. Lorsque l’avantage est masculin, alors il s’agit de rétablir très vite cette horrible différence, même si elle n’est que biologique en affublant d’abord cette pseudo-injustice du mot « patriarcal » puis en dérivant le discours simultanément sur la violence masculine. « Tous ceux qui connaissent un peu l’histoire savent que les grands changements sociaux sont impossibles sans l'approbation féminine. Le progrès social peut être mesuré exactement par la position sociale du sexe faible, y compris les moches. » Karl Marx -- Théorie féministe -La doctrine principale de la théorie féministe, et sa myopie de la violence intime, déshonore les femmes pour qui la propagande officielle d'une structure patriarcale instituée en des différences de statut, de pouvoir et de contrôle, n'est qu'un tissu de mensonges et d'hypocrisie. Cette pensée, aujourd'hui majoritairement acceptée, se reflète dans les attitudes et les comportements des individus. (Dobash et al. 1992, 1998) Les programmes de recherche biaisée conceptualisent les hommes comme des auteurs de crime et les femmes comme des victimes. En dépit de ces problèmes de concepts et de méthodologie, les enseignant(e)s féministes universitaires ont développé plusieurs stratégies, anciennes ou récentes, avec succès dans le monde académique, politique et légal pour rendre silencieuses les voix d'hommes (et d’enfants) qui pourrait s'élever dans l'arène politique. Aucun gouvernement, en Occident, n’aura permis par le biais de subventions d’aider les associations d'entraides d’hommes ou de pères, alors que des milliards sont offerts pour les groupes féministes chaque année en utilisant l'argent des contribuables, permettant d'affaiblir et souvent de désintégrer la cellule familiale.

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ANTIFÉMINISME

En mars 2003, le gouvernement canadien subventionna un rapport appelé : « La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes » de Pierrette Bouchard, Isabelle Boily et Marie-Claude Proulx, sponsorisant des militants féministes à traquer (p.109) les organisations d'hommes et de pères aux États-Unis, Australie et en France, pour les dénoncer comme étant des groupes subversifs de droite se devait d’être placée sous contrôle étroit et poursuivi en justice pour haine de genre et devant être interdit de la liberté de parole au Canada. Cette distorsion de la réalité participe de l'accroissement vertigineux des groupes masculinistes depuis quelques années. Voir : http://www.foxnews.com/story/0,2933,88400,00.html Des groupes de Droit des pères furent rapportés dans le monde, grâce à ces trois féministes, au rapport du gouvernement féministe canadien de Laval pour le « Statut des Femmes Canada » comme étant des groupes haineux de pédophiles et pornographes. Sans rien connaître de la vie de ces hommes, de ces pères et de ces enfants à tout jamais détériorés. Sans jamais justifier ni prouver la teneur des crimes des individus ou groupes sur cette liste noire. « Les moralistes sont toujours bouffons, et souvent comiques quand on regarde ce qu'ils sont eux-mêmes. » Paul Léautaud. Je pourrais écrire mille ouvrages sur la pensée totalitaire féministe. Mais, à quoi bon ? De la St Valentin à la journée de la femme, les occidentaux se sont agenouillés devant les occidentales. Ils espèrent seulement que leurs femmes ne les feront pas souffrir avant de mourir. Après tout, le vernis de l’innocence n’existe pas pour eux. « Ramener les femmes à la réalité c'est être antiféministe ». Denise Bombardier

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Notes Entraide masculine sur l’Internet anglophone: American Coalition for Fathers and Children: www.acfc.org Black men: www.bondinfo.org Citizens Against Paternity Fraud: www.paternityfraud.com Divorce magazine: www.levingsdivorcemagazine.com False abuse charges: www abuse-excuse com Family law: www.RealFamilyLaw.com Family law books: www.familylawsource.com Fathers For Life: www.fathersforlife.org Fémnist links: www.Discoverthenetworks.org Great Dads: www.greatdads.org Justice oriented: www.jail4judges.org Men’s Activism: www.mensactivism.org Men’s Blogsite – excellent: www.ANCPR.org

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NOTES Men’s Health: www.menshealthnetwork.org MensNewsDaily: www.mensnewsdaily.com National Coalition of Free Men: www.ncfm.org Paternity fraud/Shared parenting: www.NFJA.org Radio: www.krightsradio.com Resources for Dads: www.fathers4kids.org Second Wives Club: www.secondwivesclub.com Spiritually-oriented fatherhood: www.momentumevents.org Livres en anglais: Abused Men, The Hidden Side by Philip Cook American Dream: Three Women, Ten Kids, and a Nation’s Drive to End Welfare by Jason DeParle. Ashes to Ashes.. Families to Dust by Dean Tong (1996) Between Two Worlds: The Inner Lives of Children of Divorce by Elizabeth Marquardt Bias by Bernard Goldberg. Big Sister: How Extreme Fémnism Has Betrayed the Fight for Sexual Equality by Neil Boyd Blind Baseball: A Father’s War by Allen Green Boys Adrift by Leonard Sax, MD, PhD (2007) Bringing Up Boys by James Diagnosis for Disaster: The Devastating Truth About False Memory Syndrome and its Impact on Accusers and Families, by Claudette Wassil-Grimm Divorce and The Military Frank W, Ault and Marsha L. Thole Divorce Wars by Jeff Leving, J.D. (2007) Divorced Dads: Shattering the Myths by Sanford Braver (1998) Domestic Tranquility: A Brief against Fémnism by F. Carolyn Graglia Domestic Violence: The 12 Things You Aren't Supposed to Know by Tom James, J.D. Don’t Blame ME Daddy by Dean Tong (1992). Elusive Innocence: Survival Guide for the Falsely Accused by Dean Tong, (2002)

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NOTES

Exposing The Corruption In The Massachusetts Family Courts by Kevin Thompson Father and Child Reunion by Warren Farrell Father's 4 Justice - The Inside Story by Matt O'Connor Fathers’ Rights by Jeff Leving (1998) Fémnism and Freedom by Michael Levin Fémnist Fantasies by Phyllis Schlafly Fémnist Crusades: Making Myths and Building Bureaucracies by Frank Zepezauer Fémnizing the Nation's Boys, article by Janice Shaw Crouse, Ph.D. (2004) From Courtship to Courtroom by Jed Abraham Issues in Child Abuse Accusations, Institute for Psychological Therapies, 13200 Cannon City Blvd., Northfield, Minnesota 55057. It Takes a Family: Conservatism and the Common Good by Rick Santorum Legalizing Misandry: From Public Shame to Systematic Discrimination Against Men by Paul Nathanson and Katherine Young Marriage Under Fire by Dr. James Dobson Men and Marriage, by George Gilder Men in Black: How the Supreme Court Is Destroying America by Mark R. Levin Naked Nomads by George Gilder Outrage: How Gay Activists and Liberal Judges are Trashing Democracy to Redefine Marriage by Peter Sprigg, (2004) Responsible Manhood by Winston Smith (a.k.a. Alan Barron) Soft Patriarchs, New Men: How Christianity Shapes Fathers and Husbands by W. Bradford Wilcox Spin Sisters: How the Women of the Media Sell Unhappiness and Liberalism to the Women of America, by Myrna Blyth Spreading Misandry by Paul Nathanson and Katherine Young, 2001. Taken Into Custody: The War Against Fathers, Marriage, and the Family by Stephen Baskerville (2007) Taking Sex Differences Seriously by Stephen E. Rhodes,

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NOTES

The Abolition of Marriage: How We Destroy Lasting Love by Maggie Gallagher The Bulldog Attitude by Doug Giles The Case For Father Custody by Daniel Amneus, Ph.D The Compleat Gentleman by Brad Miner The End of Equality by Anne Summers The Family in America. A periodical publication of the Howard Center in Rockford, IL. The best source of knowledge on family sociology. The Female Brain by Dr. Louann Brizendine The Fémnized Male by Patricia Sexton The Garbage Generation, by Daniel Amneus, Ph.D. The Inevitability of Patriarchy by Steven Goldberg The Meaning of Marriage by Robert P. George and Jean Bethke Elshtain The Myth of Male Power by Warren Farrell The Myth of Repressed Memory by Dr. Elizabeth Loftus The Politically Incorrect Guide to Women, Sex and Fémnism by Carrie Lucas The Privilege of Being a Woman by Alice Von Hildebrand The Revolt of the Primitive: an Inquiry into the Roots of Political Correctness by Howard Schwartz The Sex-Change Society: Fémnized Britain and the Neutered Male. by Melanie Phillips London: The Tyranny of Tolerance… by Robert H. Dierker, Jr., The War Against Boys by Christina Hoff Sommers The War Against Men by Dr. Richard Hise. Un des meilleurs ouvrages sur la guerre des sexes. Tilting the Playing Field by Jessica Gavora The Father’s Emergency Guide to Divorce-Custody Battle by Robert Seidenberg Why Gender Matters: What Parents and Teachers Need to Know about the Emerging Science of Sex Differences. by Leonard Sax Women Who Make the World Worse: and How Their Radical Fémnist Assault is Ruining Our Schools, Families, Military and Sports. By Kate O’Beirne 393


NOTES

Why Men Earn More: The Startling Truth Behind the Pay Gap— and What Women Can Do About It. By Warren Farrell, Ph.D Références françaises « Ces mères qui fuient à l’étranger avec leurs enfants », MarieClaire, juillet 2002 ; « Les Fugitives », Zone Interdite, avril 2003. Collectif Féministe Contre le Viol, (9, Villa d’Este, 75013 Paris), Comité International pour la Dignité de l’Enfant. CFCV, Rapport Agressions Sexuelles Incestueuses dans un Contexte de Séparation des Parents : Dénis de Justice, 1999, récit n°7 La recherche de la vérité en matière d’allégation d’abus sexuel : situations difficiles, in : Revue Canadienne de Psycho-Education, Vol 25, n° 2, 1996. « La multiplication des fantasmes », interview de P. Bensussan, L’Hebdo (Suisse), 30 mars 2000. Le 13 mars 2003, le magazine télévisé Envoyé Spécial diffusait Divorces : l’arme du soupçon, dans lequel il était affirmé qu’un nombre croissant de pères seraient victimes de « fausses allégations ». Femme actuelle faisait de même dans son n°958 (du 3 ou 9 février 2003). Rapport du ministère de la Justice du Canada, selon l’étude d’Everson et Boat (False allegations of sexual abuse by children and adolescents, in J. Am. Acad. Child Adolesc. Psychiatry 28 : 230-235, 1989) : les pourcentages de fausses allégations sont de 1,6% pour les enfants de moins de 3 ans, 1,7% pour les 3-6 ans et 8% pour les adolescents, soit 4,7% en moyenne. Revue dont J.-P. Rosenzweig, Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny est membre du comité de rédaction.

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NOTES

Voir C. Marneffe, pédopsychiatre, JDJ, n° 194, avril 2001, p. 33, Underwager déclare par exemple : « Les pédophiles peuvent affirmer leur choix avec audace et courage », in : Paidika, the journal of paedophilia, hiver 1993, vol. 3, n° 1, p. 4 Gardner, R., True and False Accusations of Child Sex Abuse, Creative Therapeutics, 24, 1992. R. Gardner avait un équilibre mental très chancelant qui l’ont conduit à se suicider dans des conditions atroces : voir le site de Parental alienation syndrome. « La recherche de la vérité en matière d’allégation d’abus sexuel : situations difficiles », in : Revue Canadienne de Psycho-Education, Vol 25, n° 2, automne 1996 « De la psychothérapie de l’enfant incestué : les dangers d’un viol psychique », Santé mentale au Québec Vol. 17, n° 1, p.19-30, printemps 1992 Allégations d’abus sexuels sur mineur dans un contexte de séparation parentale conflictuelle, Ministère de la Justice, Octobre 2001 Fausses Allégations ou Vrais Drames ? », Viva, février 2000 « Immunité pour les médecins signalant des cas de maltraitance », Le Monde, 21-22 décembre 2003. Livres en français : Homme : Et fier de l'être d’Yvon Dallaire, Les Éditions Option Santé La cause des hommes. Pour la paix des sexes De Patrick Guillot, Les Éditions Option Santé Père manquant, fils manqué de Guy Corneau, les Éditions de l'Homme 395


NOTES

Tendresse suspecte de Kochtchouk Oleg, les Éditions Cabédita L'homme battu : Un tabou au coeur du tabou de Sophie Torrent, Les Éditions Option Santé Coupable d'être un homme: Violence conjugale et délire institutionnel par Georges Dupuy, Les Éditions VLB Fausse route par Elisabeth Badinter, Les Éditions LGF Quand les hommes parlent... de Patrick Guillot, Les Éditions Le Souffle d'Or Sans père et sans parole de Didier Dumas, les Éditions Hachette Littérature L'école du soupçon : Les dérives de la lutte contre la pédophilie de Marie-Monique Robin et David Charasse, Editions La Découverte L'ultime tabou : Femmes pédophiles, Femmes incestueuses d’Anne Poiret, les Éditions Patrick Robin

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Table des matières CENSURE........................................................................................ 1 EXTORTION ................................................................................. 34 PROPAGANDE ............................................................................. 50 LES PRIVILEGES ......................................................................... 98 LES PERES .................................................................................. 121 DESINTEGRATION FAMILIALE............................................. 163 MARIAGE ................................................................................... 213 VIOLENCE .................................................................................. 224 LE SUICIDE ................................................................................ 268 LA HAINE FÉMINISTE ............................................................. 274 LA GUERRE DES SEXES .......................................................... 299 PAUVRETE ................................................................................. 321 MASCULINISME........................................................................ 325 VICTIMISATION........................................................................ 330 L’ARGENT .................................................................................. 337 VANITE ET FUTILITE............................................................... 349 JUSTICE....................................................................................... 359 Marxisme, Nazisme et Islamisme................................................. 371 Antiféminisme .............................................................................. 386 Notes............................................................................................. 390

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Le Vernis de l'Innocence  

Exces du feminisme.

Le Vernis de l'Innocence  

Exces du feminisme.

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