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Numéro 22 - Avril-Mai 2011 - édition gratuite et bilingue

POLITIQUE

«La France et l'Italie ne peuvent pas mettre à mal l'Europe à elles seules» SOCIETE

Pérou : Racisme entre «incas» et «mandingues» (2/2) CULTURE

Vestido tradicional de Perú (Ancash)


Responsable de Communication

Assoc. Liens et Cultures Latines Directeur de la publication S. Cabrejos S. Collaborateurs: Carlos Murayari - Jérémie Wach-Chastel - Xavier Barois - Hadrien Partouche - Christyan Loza Mendez Florencia Avila - Angélica Montes Collaborateurs à l’étranger: José Ramirez (Hambourg, Allemagne) - Carmen Ponce (Trèves, Allemagne) - Gia Mateo (Californie, Etats-Unis ) - Juan Ponce (Lima, Pérou) José Ponce (Bonn, Allemagne) Collaboration spéciale Olga L.Gonzalez Rubén Grande Corrections Julia Estevez Photographies Hugo Seminario Conception graphique www.agc-creations.fr Distribution Via Internet

www.parolesdesameriques.com lienscultureslatines@yahoo.fr 3 politique Europe «La France et l'Italie ne peuvent pas mettre à mal l'Europe à elles seules» 4 SOCIETE Dossier Pérou : Racisme entre «incas» et «mandingues» (2/2)

6 SOCIETE Immigration La inmigración peruana en Hamburgo: cambios y conflictos socio-culturales

8 SOCIETE Analyse Des nouvelles perspectives pour la démocratie (2/2) Culture Survival France 10 Une vague de mortalité infantile frappe les Indiens du Venezuela Culture Histoire 12 Vestido tradicional de Perú (Ancash) 14 LITTERATURE Récit A veces no es como nos dictan los libros, sino como nos dicta el corazón

15 LITTERATURE Récit Mágico vaso

< Edito >

Numéro 22 - Avril-Mai 2011

L’enjeu politique

Nous revoilà encore dans le cirque politique péruvien, après le premier tour des élections présidentielles, le mois de juin nous sommes encore invités pour un deuxième tour plein de surprises électorales. Mais loin de savoir quel candidat favorisera notre vote, nous sommes confrontés à une invasion de mails de tous types, partenaires, adhérents, sympathisants…. Chose qui est normale durant ce type d’événements.

Mais encore une fois, il faudrait adopter une nouvelle attitude et nous conscientiser dès maintenant et en extrême urgence, envoyer nos mails toujours et à chaque fois en copie masquée. Pourquoi je vous dis cela : récemment des personnes ont récupéré dans une liste d’envoi, les mails de tous les destinataires à des fins politiques, ce qui a permis de répandre des messages incohérents en associant ces personnes à des listes politiques équivoques ou erronées. Mais mon ras-le-bol, ne va surtout pas aux personnes qui se sont permis d’utiliser cette liste pour envoyer leurs publicités politiques, loin de là, je suis mécontent avec celles qui ont l’habitude d’afficher leurs destinataires à tout le monde, sans savoir qu’à l’heure actuelle, cette manipulation peut nous occasionner des dégâts, non seulement physiques (introduction de virus, cheval de Troie, spams, etc) mais aussi sentimentaux, voir moraux.

Qu’on soit partisan de n’importe quel parti politique, c’est tout à fait normal, c’est la loi de la démocratie, mais arroser tout le monde et nous mêler à des histoires folles loin du vrai contexte politique, ce n’est pas du goût de tout le monde. Avec des études en Communication et en PAO, S. Cabrejos S. a collaboré comme animateur pour une radio associative et écrit des articles pour un magazine des spectacles à Paris, ancien correspondant de presse pour une chaine de télévision au Pérou, est le président de l'association Liens et Cultures Latines qui mène le projet de ce magazine.

Les textes publiés dans cette édition n’engagent que leurs auteurs et non l’ensemble de la rédaction.


Europe POLITIQUE

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«La France et l'Italie ne peuvent pas mettre à mal l'Europe à elles seules» Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi. AFP

traités auxquels il a été successivement intégré. Et donc au Traité de Lisbonne. L'article 72 du Traité de Lisbonne indique que la liberté de circulation ne doit pas porter atteinte au Florence Chaltiel, spécialiste "maintien de l'ordre public et à la saudu droit européen, explique que vegarde de la sécurité intérieure" et l'article 73 stipule que les Etats membres le Traité de Schengen ne peut peuvent organiser entre eux une pas être modifié du jour au len- "coopération" pour leur "sécurité natiodemain et que les instances de nale".

l'UE permettent d'éviter les dérives nationalistes.

La France et l'Italie viennent d'indiquer qu'elles sont favorables à "des modifications" au traité de Schengen. Est-ce possible du point de vue du droit européen?

- D'emblée, il faut préciser que la France et l'Italie ne peuvent pas modifier le traité de Schengen à elles deux. La décision doit être prise à 27. De même que réviser les clauses de sauvegarde doit être une décision collective. Et ce sont des décisions qui prennent du temps à mettre en place, qui nécessitent des discussions. On ne peut pas réformer l'espace Schengen du jour au lendemain. C'est un point positif de la construction européenne. L'Italie et la France ne peuvent pas prendre le dessus et mettre à mal l'Union Européenne.

Quelles décisions peuvent être prises dans l'immédiat ? - En cas de situation d'urgence, le droit peut permettre de prendre des mesures provisoires. Ce n'est pas au Traité de Schengen qu'il faut se référer, mais aux

On voit donc qu'il y a dans le traité une base juridique pour réformer. Il est possible de rétablir des contrôles à des points clé, cela a d'ailleurs déjà été fait dans le passé. Il faut aussi renforcer l'agence Frontex pour consolider les frontières extérieures de l'Europe. La protection des pays a été bien pensée dans les textes. En revanche, la protection des migrants est un point qui reste à construire.

Mais rétablir provisoirement des contrôles aux frontières, n'est-ce pas mettre à mal l'intégration européenne et favoriser les discours nationalistes ? - Je suis pro-européenne et pourtant je ne suis pas choquée qu'on puisse imaginer une révision des traités pour les adapter. Il faut penser dans le long terme. On l'a vu pour l'Euro: l'Union Européenne a su s'adapter. Il y a évidemment un message politique dans l'annonce de la réforme de l'espace Schengen. En France, l'élection présidentielle approche et le Front National monte. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy a fait référence à un certain "article 2" du Traité de Schengen, que je n'ai retrouvé que dans le discours de Mari-

ne Le Pen et qui ne correspond à rien dans le droit européen. Mais les instances de l'Union Européenne permettent d'empêcher les dérives.

Comment l'Union Européenne peutelle empêcher les dérives nationalistes ? - La force de l'Union Européenne, c'est qu'il y a un tas d'instances qui permettent de contrôler. Ainsi, si un Etat utilise des arguments tels que "maintien de l'ordre public" ou "situation d'urgence", la Commission européenne et la Cour de justice de l'Union européenne sont derrière pour vérifier que cela est bien justifié. Ces instances sont là pour demander des comptes aux Etats et examiner la légalité des décisions, c'est là toute leur force. Par exemple, pour le train bloqué à Vintimille, la Commission a été consultée. On a vu que quand la France a adressé une circulaire aux préfets qui visait explicitement les Roms, la Commission Reding l'a rappelé à l'ordre. La circulaire a d'ailleurs été définitivement annulée il y a deux semaines. Cela montre que les Etats se rangent derrière le droit européen.

Interview de Florence Chaltiel, professeure de droit public à l’IEP de Grenoble, spécialiste du droit européen, par Héloïse Leussier (Le mardi 26 avril 2011)


SOCIETE Dossier

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Pérou : Racisme entre «incas» et «mandingues» (2/2)

La tradition populaire dit que chaque péruvien a en lui quelque chose d’ « inga » (Inca) ou de mandinga (Mandingue) c’est à dire, d’indigène ou d’africain. Mais les descendants des esclaves noirs qui ont débarqué dans cette région côtière située au sud de Lima par milliers entre le XVI et le XVII ème siècle, s’interrogent sur la validité de cet adage très enraciné.

L

es premiers africains sont arrivés au Pérou pour remplacer la main d’œuvre indigène dans les mines, mais du fait des mauvaises conditions de travail dans les Andes, ils furent envoyés dans les plantations de coton et de canne à sucre tout au long de la côte.

À Chincha même où se sont réunis les experts de la situation des afro descendants, il y eut une propriété si grande qu’elle alla jusqu’à concentrer 30.000 esclaves. L’endroit est pour cette raison un lieu de grande densité de population noire et un des foyers culturels les plus importants du pays.

On peut encore voir certains vestiges de cette propriété, comme les catacombes où étaient confinés les africains, ou les cellules de châtiment, les chaînes et les boulets. Les visiteurs étrangers ont été émus en parcourant les vestiges d’une période d’humiliation.

Dans ce pays, la femme noire peut uniquement avoir des chances dans le monde du spectacle ou dans le sport. Elles ne sont pas les préférées des grandes chaînes de prêt-à porter ou de fast food. "Ici à Chincha, il y a deux quartiers où les afro descendants sont très présents, El Guayabo et El Carmen. Le téléphone public n’existe dans aucun des deux. Mais des gens viennent de partout pour voir les musiciens qui vivent ici ", indiquait à IPS Cecilia Ramírez , du Centre de Développement de la Femme Noire Péruvienne . "Il y a beaucoup de racisme. Nous n’existons pas dans l’agenda politique. Si on fait la comparaison avec d’autres pays de la région, y compris dans les nations où la présence des afro descendants est moins importante, ici presque rien n’a été fait. Si on reconnaissait au moins notre

existence ce serait déjà un grand pas ", pouvoir et les différences. C’est la menaffirme Ramírez. talité qui nous fait nous voir différents les uns des autres, et cela devient un motif "Le pire c’est que les péruviens n’ad- pour utiliser le pouvoir et traiter les autres mettent pas qu’ils sont racistes", a expli- de la pire des façons possible", selon qué Osvaldo Bilbao. "Il y a une politique Frans. de dissimulation du racisme". Rapporteur spécial des Nations unies La rencontre de Chincha fait suite à la sur les formes contemporaines de racisConférence Mondiale contre le Racis- me le sénégalais Doudou Diène, indime, la Discrimination Raciale, la Xéno- quait à IPS qu’il avait constaté qu’en phobie et l’Intolérance qui y est Amérique Latine les nations se sont Associée, tenue en Afrique du Sud en construites sur des structures discrimi2001, qui s’est terminé par une série de nant les communautés indigènes et afro recommandations aux gouvernements, descendantes. sur la façon d’inclure les communautés afro descendantes dans les politiques de "Les nations latino américaines n’ont pas santé, d’éducation et de lutte contre la réussi à exprimer la multi culturalité dans pauvreté. le pouvoir et dans le gouvernement", indique Diène. "Le cas du Pérou est par"C’est triste et démoralisant de le dire, ticulièrement criard en comparaison à mais dans notre pays, cela n’a pas été d’autres pays. Ici il n’existe pas de stratéfait", affirme Bilbao. gie légale ni politique contre le racisme. Il Le spécialiste du Groupe de Travail des y a énormément de choses à faire", ajouPersonnes d’Ascendance Africaine, Joe te-t-il. Frans, indiquait que dans son pays, la Suède, le gouvernement a inclus dans le La discrimination touche autant celui Programme National de Travail un enga- qui a quelque chose d’inca que celui qui gement contre la discrimination et le a quelque chose de mandingue. racisme, et a accepté de consacrer 1% du produit intérieur brut aux programmes Traduit de l'Esapagnol par Guy Everard de développement. Mbarga "Le racisme est lié par deux éléments, le

Susana Baca, chanteuse afropéruvienne


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La photo du mois Par Rubén Grande

Children walking along the Amazone River, Iquitos, Peru. Niños caminando al lado del río amazonas, Iquitos, Perú. Enfants marchant le long de l'Amazone, Iquitos, Pérou.


SOCIETE Immigration

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La inmigración peruana en Hamburgo: cambios y conflictos socio-culturales José Ramírez Agurto, nació en Huancayo-Perú, y es sociólogo por la Universidad Nacional del Centro del Perú. Persiste en seguir investigando sobre este controvertido y tan actual fenómeno de la migración para poder arribar a conclusiones y sugerencias que asuman concretamente la posibilidad de buscar que el migrante pueda ser integrado en una sociedad por ser un derecho del ser humano y no el privilegio de unos pocos. Vive desde 1990 en Alemania, y a la par, gracias a su talento musical ha recorrido por diferentes países difundiendo el folklore latinoamericano con su agrupación ILARECK (Amanecer). Actualmente tiene discos compactos plasmados y es autor de varios temas de profundo contenido social.

3.9.-CAMBIOS Y CONFLICTOS SOCIO-CULTURALES DEL PERUANO INMIGRANTE EN HAMBURGO

“El duelo migratorio”, propiamente dicho como expresión del lado negativo de la migración, es desarrollado por la estudiosa mencionada, en estos términos: “El hecho clave que diferencia el duelo migratorio del duelo por la pérdida de un ser querido -referente clásico del concepto de duelo- es que, en el caso de la migración, el objeto del duelo -el país de origen- no desaparece, no se pierde propiamente para el individuo, pues permanece donde estaba y cabe la posibilidad de contactar nuevamente con él. Es más, cabe la posibilidad de regresar un día, definitivamente, al lugar de origen (salvo en el caso de los refugiados que, por no poder regresar, presentan un duelo más complicado). Es decir, el duelo migratorio es más por una separación que por una pérdida. Dos elemen-

tos básicos delimitarían el duelo migratorio, el tiempo y el espacio.” La autora aquí citada enumera que hay, como mínimo, siete duelos migratorios. Estos son: La familia y los amigos, la lengua, la cultura, la tierra, el nivel social, el contacto con el grupo étnico. Por último, los riesgos físicos ligados a la migración. Pero a la vez plantea mecanismos importantes de defensa más común a los cuales recurren los inmigrantes para combatir el duelo migratorio. Estos serían: La negación, la proyección, la idealización, el animismo, la formación y la realización. Luego, insistiendo, ya no sobre el duelo en general, sino sobre la “reavivación” del duelo migratorio, escribe: “… es muy frecuente que un viaje al país de origen, una llamada telefónica o la información que llega al inmigrante reaviva los vínculos con el país de origen. Cabe destacar el concepto `reavivar´ porque esos vínculos siguen activos durante toda la vida del inmigrante, a veces de modo consciente,

otras veces de modo inconsciente. Estos vínculos con el país de origen se expresan muchas veces a través de `fantasías de regreso´, que persisten de uno u otro modo.” Posteriormente, párrafos después, continúa: “Por otra parte, otros duelos interactúan y reactivan el duelo migratorio. Se observan casos de inmigrantes que parecían muy `integrados´ y que a raíz de un conflicto de pareja, un fracaso profesional, una enfermedad o un accidente laboral, cuestionan su adaptación a la cultura de acogida y reactivan algunos vínculos con la cultura de origen, dando lugar a la reactivación del duelo migratorio.” Viendo otras aristas del tema, la estudiosa destaca de igual modo los sentimientos encontrados al interior del migrante; ella los sintetiza en el concepto de “sentimientos de amor y odio” hacia los dos lados. Sus palabras: “En la migración se vive muchas situaciones de esfuerzo, de tensión, de frustración. Estas situaciones favorecen la rabia. El inmigrante siente a la vez amor hacia el país de origen y hacia el país de acogida, por todo lo que le han aportado, pero a la vez siente también rabia hacia el país de origen (del que tuvo que marchar porque no le daba lo que necesitaba) y hacia el país de acogida (por las frustraciones que le impone para poder adaptarse y progresar). Así pues se mezclan los sentimientos de amor y de odio.” Y finalmente, sobre estos seres humanos partidos y hasta desgraciados, agrega: “Una expresión muy frecuente y por todos conocida de la ambivalencia de los inmigrantes es que, cuando están en el país de acogida, se dedican a elogiar desmesuradamente al país de origen y cuando están en el país de origen elogian excesivamente al país de acogida. Así


7 logran enfadar a todo el mundo y que les digan que, si tan bien están en el otro lado, por qué no se van ya de una vez. El problema es que lo dicen en ambos lados y acaban por sentirse mal en todas partes.” En otro momento, a los especialistas Brune y Barreto, párrafos antes citados, les hemos formulado la siguiente pregunta: ¿Cuáles son los problemas psíquicos más frecuentes en esta población peruana residente en Hamburgo? La psicóloga Barreto respondió: “Depresión, aislamiento e insatisfacción generalizada. En parejas mixtas hay muchos problemas educativos, pues los valores son, en muchos casos, opuestos. Después de un tiempo aquí, son varios los sentimientos que se van despertando en toda persona que aquí llega: inseguridad, tristeza, frustración, añoranza. Ciertas carencias dificultan llevar a cabo los planes deseados. Todo ello va afectando la auto-valoración y la autoestima va disminuyendo progresivamente, lo cual va creando un círculo de mayor inseguridad que dificulta el deseo de relacionarse y va llevando a la persona a encerrarse cada vez en un círculo más pequeño. El deseo de volver, en algunos momentos, se acrecienta y, si eso no es posible, empiezan los sentimientos de impotencia que generan rabia y depresión. Es un proceso lento, poco consciente y muy complejo que en pocas palabras resulta difícil exponer. Resentimiento por sentirse discriminado. Esto es una realidad

Immigration SOCIETE

en ocasiones, pero es muy importante saber reaccionar frente a actitudes discriminatorias, no sólo de los alemanes, sino de cualquier persona. Prejuicios los tenemos todos y funcionan en las dos direcciones.” Sobre este punto referente a discriminación podemos manifestar que es uno de los graves problemas que influyen para que el inmigrante peruano vea lejana la posibilidad de establecer su permanencia en este país. Lo cierto es que las leyes cada vez son mas severas, lo que no permite un canal accesible para poder mejorar su situación de legalidad; por ejemplo cuando se presentan a una plaza de trabajo para poder ser contratados, uno de los principales requisitos es tener el permiso de residencia indefinida, de lo contrario la respuesta será negativa. Además cuando el Ministerio de Trabajo realiza cursos de especialización a corto plazo (Ausbildung), es importante tener la residencia indefinida; de no ser así lastimosamente no es posible esta capacitación porque el Estado invierte pensando solo en personas que podrán quedarse a vivir y podrán revertir lo aprendido trabajando para el país, y no en aquellos que tendrán que abandonar el país por el problema de sus papeles. Aquí podemos notar claramente que el aparato del capitalismo alemán, para generar más ganancias debe funcionar y para ello necesita mano de obra. Éste impone medidas de acuerdo a sus crite-

rios e intereses propios, y más aun cuando se trata de extranjeros en general que incluso, llevan consigo su titulo en la mano como muestra de haber estudiado y obtenido una profesión en su país de origen. Esto significa que el respeto y el valor humano por el inmigrante son categorías que no cuentan para nada. El concepto de integración que se plantea y es vociferado por el gobierno de turno para con otras culturas con que se convive, no se tiene absolutamente nada claro, más pareciera que fija trabas que leyes que en algún momento les permitirán sacarlos de Alemania sin derecho a reclamar nada. Pero viendo el lado tierno accesible y condescendiente que se tiene a la cultura peruana, y su historia, por parte de muchos alemanes, por ejemplo, en este punto la actual Cónsul Adscrita del Consulado Peruano en Hamburgo señala: “Las mujeres peruanas no usan velos ni túnicas que llamen la atención. De otro lado, el factor religioso no representa una barrera entre los alemanes y los peruanos. De otro lado, hay que agregar que el europeo quiere mucho nuestra cultura, añora nuestro pasado, admira nuestra historia basada en los Incas y grandes culturas preincaicas.


SOCIETE Analyse

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Des nouvelles perspectives pour la démocratie (2/2)

n avait dit que les efforts en faveur de la démocratisation et de la libéralisation des pays latino-américains demandaient, aussi, de faire attention à la sphère économique (champs économique). Concernant cet aspect le débat en Amérique latine porte sur les réponses à apporter aux grands problèmes du développement durable et du changement social qui permettront de surmonter la pauvreté. Les défis auxquels l’Amérique latine est confrontée vont au-delà des graves difficultés de la conjoncture internationale. Ils appellent un changement radical d’orientation pour renforcer leur présence dans le contexte international du marché.

C’ est pourquoi depuis plusieurs années la région s'est engagée dans le projet de faire une zone de libre-échange comme stratégie pour affronter les crises économiques. Le résultat de cet effort est la construction en 1969 du Pacte des Nations Andines (qui devint ensuite la Communauté des Nations Andines ou CAN) et plus récemment en 1994 la construction du traité de commerce accordé entre le Brésil, l’Argentine, l’Urugay et le Paraguay (MERCOSUR). Deux processus d’intégration importants, mais avec d’asymétries économiques, sociales et politiques, qui comme le montrent certains accords, semblent aller vers une complémentation [1] pour défendre leurs intérêts commerciaux, consolider et approfondir le processus d’intégration économique de la région. Pour mener à bien cette idée les pays doivent, d’une part s’assurer de pouvoir élaborer des règles capables de répondre aux intérêts de tous les pays impliqués. Cela parce qu’il est clair que les pays de la région ont différentes tailles et niveaux de développements économiques ainsi remarquables, d’autre part favoriser une mise en application différente des accords pour aider les pays qui ont des économies plus faibles, périodes plus longue pour la mise en oeuvre des dispositions négociées. Toutefois, si l’on arrive à construire ce « mariage » entre la CAN et le MERCOSUR, l’impact se fera sentir dans les sphères internes et externes de chacun des pays de la région. Car au-delà des motivations individuelles, on sera face à un événement qui influerait non seulement sur les pays de chaque bloque commercial sub-régionaux, mais aussi à l’ensemble de l’Amérique Latine.

L’un des résultats les plus remarquables de ce « mariage » serait que l’Amérique latine deviendrait un lieu important de ressources naturelles et économiques du monde, et en conséquence elle aurait la possibilité d’établir des alliances stratégiques pour la productivité et l’exportation de ces ressources. Cet engagement donnerait lieu à un changement du panorama des négociations commerciales de l’hémisphère. Donc, il aiderait à exiger un meilleur accès au ALCA [2] face aux intérêts des Etats-Unis. Cela sera une sorte de période de transition vers un marchée plus amplifié dans le cadre du ALCA. Il faut dire que dans ce contexte, la négociation de libre-échange entre la CAN et le MERCOSUR se présente comme une stratégie qui conjugue des intérêts politiques et économiques avec des

enjeux différents pour chaque pays membre. En effet, à titre d’exemple, pour le Brésil, cela permettra politiquement à ce pays de devenir l’axe de l’intégration d’Amérique du Sud en devenant la référence économique de la région. Economiquement, elle contribuerait à une amélioration de la compétitivité de ses entreprises grâce à l’extension du marché. De la même façon, le Brésil consoliderait ses bénéfices dans le cadre de l’ALCA au cas où ce projet se réalise.

Ainsi, la relation entre le Brésil et les autres pays de la région sera une relation d’interdépendance et asymétrique qui donnera à ce pays un grand pouvoir de négociation commerciale dans l’hémisphère. Aujourd’hui ce grand projet d’intégration commerciale soulève beaucoup d’espoir parmi les pays de la région, cependant ce qui doit être fait ne peut l’être n’importe comment. Les politiques commerciales conçues n’importe comment n’ont réussi qu’à engendrer le désordre et à augmenter l’inflation. C’est pourquoi il est souhaitable que les mesures de politiques économiques communautaires amènent non seulement un développement commercial, mais aussi des bénéfices sociaux, culturels et scientifiques, car de la réussite dans cette sphère économique dépend au moins en partie- la consolidation de la « gubernabilidad » démocratique. En effet, si les gouvernements ne montrent pas de signes forts sur le plan social, ni dans la lutte contre la pauvreté et la corruption, la situation politique et économique continuera à se dégrader en Amérique du Sud, aboutissant à un élargissement protestataire comme ceux qui ont eu lieu en Argentine, au Pérou ou en Bolivie.

[1] Voir « Acuerdo de complementacion economica celebrado entre la comunidad Andina y el Mercado comun del sur ». Signé à Brasilia le décembre 2002 [2] Accord de libre-échange entre les Amériques. Lancé en 1994 en Miami par les Etats-Unis à loccasion du sommet de chefs dEtats continent, prévoit la creation de la plus vaste zone de libre échange de biens et des services, de lAlaska à la terre du feu. Angélica Montes Montoya

Philosophe colombienne. Spécialiste en philosophie politique, actuellement en doctorat à Paris VIII.


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agenda


CULTURE Survival France

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Une vague de mortalité infantile frappe les Indiens du Venezuela

construction. Ils n’ont pratiquement pas accès à l’eau potable.

L’exploration pétrolière dans la région a pollué les rivières et l’environnement des Warao et détérioré leur santé. Ils n’ont jamais été consultés lors de l’attribution des concessions pétrolières aux compagnies.

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Enfants warao, Delta Amacuro, Venezuela. © Fiona Watson/Survival

ix enfants d’une communauté warao sont morts ce mois-ci en l’espace de dix jours par suite de malnutrition, maladie et manque de soins. Selon l’Institut de santé publique vénézuélien, vomissements, diarrhée, fièvre,

problèmes respiratoires et déshydratation sont à l’origine des décès. Les Warao de la communauté de Cambalache, située à l’est du Venezuela, vivent dans des conditions dégradantes à proximité d’une décharge d’ordures qui est devenue leur unique source de nourriture et de matériaux de

Beaucoup d’autres enfants sont en danger. Tandis que les épidémies terrassent leur communauté, ils ne reçoivent aucun soin de santé approprié et souffrent de grave malnutrition. Les autorités ont été lentes à réagir devant cette situation. Antonio Valenzuela, représentant warao de la communauté, a déploré : «Combien de temps devrons-nous encore vivre près de la décharge? …

Nous n’avons pas d’argent… Nous souffrons chaque jour de vivre dans ce lieu immonde… Les enfants meurent, on nous extermine, mais nous ne voulons pas cela… C’est pourquoi le gouvernement devrait agir». Environ 20 000 Warao vivent dans la région du Delta Amacuro dans le Venezuela oriental. Beaucoup d’entre eux habitent dans des huttes en toit de chaume construites sur pilotis pour résister aux courants des rivières. Ils ont une relation particulière avec la rivière dont ils dépendent pour se nourrir, boire, se laver et se déplacer. Le poisson est un aliment vital dans le régime des Warao qu’ils accompagnent du sagou extrait du palmier «moriche».


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agenda


CULTURE Histoire

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Vestido tradicional de Perú (Ancash)

das mayormente por artesanos de Yungay, especializados en esas labores.

Las mantas con que se abrigan son la lana azul, rosado intenso, granate u otros colores, según los pueblos, adornadas generalmente con pespuntes armando volutas o flores, y orladas con flecos y cintas. Usan sombreros de lanas o de paja, que en ciertos lugares adornan de manera característica con cintas de colores, borlas y “bellotas” o pompones de lana. En el distrito de Yungay y en otras poblaciones acostumbran colocarse la manta sobre el sombrero durante las horas de mucho calor, lo que produce un efecto muy original. Para las fiestas y ferias dominicales se adornan con pendientes de plata en las orejas, gran cantidad de collares de cuentas de colores y anillos en los dedos de la mano. Actualmente usan ojotas. Hasta aproximadamente la década de los 50 caminaban descalzas, y hoy como entonces sólo para las fiestas o ferias usan zapatos las de mayores recursos, que suelen llevar en la mano desde el caserío hasta el lugar donde los lucirán como demostración de elegancia.

Los varones ancashinos visten pantalón y chaleco de corte europeo, a veces también saco, hechos de bayeta azul oscuro o en color natural. Se sostienen el pantalón con una faja multicolor tejida generalmente por los artesanos especializados de Yungay. La camisa así como el pantalón interior que acostumbran llevar son, por lo común, de tocuyo blanco. Los ponchos son muy hermosos, tejidos de lana a veces tramada con fibras de algodón y decorados mayormente con listas verticales de color sobre fondo ocre, marrón, gris o negro, siguiendo la costumbre local de cada pueblo. Mientras trabajan lo llevan echando una l traje regional en las áreas serranas del departamento punta a cada lado sobre los hombros, de manera de tener libres de Ancash se distingue por su suntuosidad, especial- los brazos. mente el femenino. Está compuesto por las prendas comunes de la indumentaria tradicional: pantalón, camisa y poncho en los varones; falda, blusa y manta en las mujeres, Usan indistintamente tradicionales sombreros de paja, manuaunque con característcas locales, particularmente en el Calle- facturados en la costa norte, o de lana de oveja en color natural jón de Huaylas. o teñida de gris u ocre, y también industriales de paño. Calzan llanques, ojotas cuya suela actualmente hacen de llanta, y a Por lo común las mujeres visten blusas de colores claros con veces zapatos, como demostración de buena situación econórosado, celeste, lila o blanco, confeccionadas de tela de seda o mica. de algodón y adornadas con volantes y algunos bordados hechos con sencillas puntadas representando aves, flores o Colgada al hombro va la indispensable pishka de origen presimples motivos simétricos. Llevan superpuestas varias polleras hispánico, bolsa rectangular de cuero o tejida que les sirve para de bayeta negra, azul oscuro de colores intensos, que en algu- portar sal, coca, dinero y objetos pequeños. Cuando viajan llenos lugares adornan con cintas, alforzas y pespuntes. Al igual van sus enseres y productos comerciales en alforjas tejidas.( 1 ) que en las áreas rurales de la sierra norte y central, las polleras interiores son desde la cintura hasta la cadera de tela delgada de algodón y las bordan con tirillas. En ciertos pueblos se ponen sobre la falda superior de bayeta una de seda y otra de percala. Ciñen por lo general la cintura con las polícromas de lana, teji-

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Histoire CULTURE Provincia de Corongo

Las mujeres de Corongo usan una llamativa vestimenta en la fiesta en honor a San Pedro de Corongo que es el traje típico de las “Pallas de Corongo” que en los días de fiesta realzan con prendas y adornos especiales. Esta indumentaria consta de una corona en la cabeza que es un armazón de forma circular pura seda, la cual se encuentra adornada con finas plumas multicolor, de ella cuelgan largas cintas de colores que van a lo largo de la espalda, hasta la cintura aproximadamente. A lo ancho de la frente cuelga una vincha de perlas y pedrería. Visten encajes y una falda de terciopelo, llamada anaco, de color azul, granate, verde o negro. El anaco esta adornado con espejos y lentejuelas doradas y plateadas. Los brazos estan cubiertos por anchas mangas que baten a modo de alas cuando se encuentran bailando. El Carmen Ponce de Mirbach, nacida en Los Organos (Piura) -Perú, en Julio de caluado por lo general es de 1959 hizo sus estudios secundarios en el Colegio Miguel Grau en Lima. gamuza y hace juego con el Licenciada en Turismo y Hotelería por la Universidad de San Martin de anaco. La danza de las Pallas de Porres de Lima. Corongo es típica de la proViajo a Alemania país donde reside desde 1990. Colaboró con la Agencia Latinoamericana de Servicios Especiales de Información ( ALASEI-Bonn). Actualmente da clases de español en la Universidad del Pueblo en la ciudad de Tréveris.

vincia del mismo nombre. “Se dice que la mujer corongina luce estos hermosos vestidos porque era para pedirle al Inca perdón por los pecados y los errores cometidos, ofreciéndole en su pechera todos sus tesoros guardados, para su absolución”. Actualmente el 29 de junio, en la fiesta religiosa de San Pedro deCorongo, que es el patrono de la Provincia, las Pallas bailan solas por las calles, al son de la banda de músicos o de la típica roncadora, con movimientos de gracia y armonía y encanto, que en conjunto impregnan el ambiente de una risueña sensación de primavera y evocan con su belleza a las Coyas del antiguo imperio Incaico. En el concurso Miss Mundo 1982, en la presentación de trajes tradicionales de los países, la candidata peruana Maria Francesca Zaza desfiló con la vestimenta de “Las Pallas de Corongo” y fue justamente esta vestimenta la ganadora de este concurso(2)

(1)LEON CASTAÑEDA, Luisa; Vestido tradicional del Perú; p. 97. (2)CORTAZAR, Pedro Felipe; Documental del Perú; Departamento de Ancash; p 78.


LITTERATURE Récit

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A veces no es como nos dictan los libros, sino como nos dicta el corazón

A Cesar Vallejo…

Dejadme

Dejadme tranquilo. Mi vida fue golpe de suerte, un retazo de notas perdidas, un toque de queda en mi estomago vacio. Pasos de gatos minúsculos invaden mi sangre, huellas de leones persiguen mi sombra encorvada. Soy Vallejo sí y duermo frío; nadie me quiere como soy, todos buscan entre mis huesos húmeros una seña; pero estoy muerto y a pesar que os escucho, tengo frío, mucho frio.

Dejadme tranquilo, que estoy llorando. Mis pestañas arden, mis manos titubean, bosquejan mis dedos acuerdos de paz; pero veo que me matan, quiero dormir mi anhelada siesta y escucho pasos de garzas en mi tumba. ¿Serán los pasos de esos bárbaros Atilas que manda la muerte?

¡NO!...dejadme tranquilo hombres de piedra, dejadme que la lluvia me moje, que el viento sople sobre mi tumba, dejadme, dejadme que quiero dormir mi anhelada siesta.

AGENDA

Carlos Luis Murayari Coral, nació en Yurimaguas - Perú. Cursó estudios de periodismo en la Univ. “Inca Garcilaso de la Vega” (Perú); La Univ. Estatal de Minsk (Bielorusia). Es licenciado en Pedagogía y Psicología; "Grado máster of arts." de Educación, " consigna de honor" por la Universidad Estatal de Oriol (Rusia). Publicó el libro de relatos y poesía " Sombras" en 2003 (Editorial: Isdatelsvo Oriol). Actualmente prepara una licencia en Literatura Francesa y Latina, en la Sorbona Paris III y su tercer trabajo; “Itinerario de un Guerrero”.


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Récit LITTERATURE

Mágico vaso

esfilaban las penas en el vaso de cerveza, yo solamente lo observaba. Lo acercaba poco a poco, lentamente, como si se tratase de acertar el hilo en la aguja.

Hasta que llegó a los labios rosados, quizá blancos, producto de los vasos anteriores, y en cada burbuja se ahorcaban los intentos de suicidio, se daba cuenta que por una mujer no se bebe, el estaba perdido de ira.

Cada vez que recordaba como aquel tipo resbala sus peludas manos en los senos de su mujer, seco y volteado. Nervioso tomaba por décima vez la botella, llenaba su vaso sin importar los dos dedos de espuma. Al ingerir el líquido, Juan Diego Ponce Tuesta, estudiante, cursa el 5to año de éste jugaba haciéndolo rebotar de secundaria. Próximo estudiante de Ing.Electronica, como a lado a lado, las amígdalas se irrita- muchos, les parece extraño balancear estos dos gusto que son ban y una gota de rencor rozó su dos polos opuestos como el de ciencias y literatura. El arte de úvula esta sin que nadie escuchase escribir es un hobbie, desde muy pequeño solía invetar histolanzó un gemido, las lagrimas hacían fila para asomarse a un mundo materia- rias hasta que un día decidió de crear un blog y poder publilista, injusto e infiel. car con mas frecuencia. Estos vasos ya surtían efecto en el corpulento joven, este dijo: ¿Por quien lloro?, ¿por la que fabricó nudos en mi garganta?..

¡Bah! Mujeres hay muchas, como ella ninguna… puta, perra, ramera, iré a

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