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-Numéro 14 - Juillet-Août 2010 - édition gratuite et bilingue


Responsable de Rédacteurs à Communication: l’étranger:

Assoc. Liens et José Ramirez Cultures Latines (Hambourg, Allemagne)

Directeur de communication: S. Cabrejos S.

Equipe de rédaction:

Carlos Murayari Hadrien Partouche Rubén Romero Jérémie WachChastel Julia Estevez Hugo Seminario Xavier Barois

Carmen Ponce (Trèves, Allemagne) Gia Mateo (Californie, EtatsUnis ) Juan Ponce (Lima, Pérou)

< Edito >

Numéro 14 - Juillet-Août 2010

L’année foot Difficile de ne pas en parler. L’evenement planétaire le plus médiatisé du globe nous a apporté un grand brin de lumière et le feuilleton de l’été bien évidemment avec l’équipe de France, mais ce qui est très important de remarquer, c’est la continuité et l’engagement des « soi disant » petites équipes du foot. La preuve est la qualification en huitième de final de la majorité d’équipes du continent américain et les équipes asiatiques. Reste pour quelques pays européens encore en lice, de garder le trophée en terres du vieux continent.

Conception graphique:

AGC CREATIONS

Nous aurons cette année une grande surprise pour designer le nouveau champion du monde de football ? Seule la bonne performance de ces équipes nous le dirons, ceci étant, nous continuerons à écouter les ragots de cette équipe de France mal en point et la lassitude de ses joueurs, à tel point qu’on a même fait de cette mauvaise expérience footballistique une affaire d’état.

Collaboration spéciale:

Olga L.Gonzalez Christyan Loza Mendez

Distribution:

« Borrón y cuenta nueva » diront les plus radicales. Une épuration de base est à prévoir au sein de la Fédération et de l’équipe, cela s’impose, si nous voulons revoir d’ici peu une nouvelle équipe reformée et compétitive pour les éliminatoires de l’euro.

Via Internet

José Ponce (Bonn, Allemagne)

Mais le plus important de tout cela, est de voir à nouveau une grande compétition et un esprit collectif dynamique et ainsi pouvoir crier et vibrer du plus grand sport populaire du monde, le ballon rond.

http://issuu.com/parolesdesameriques

www.parolesdesameriques.com

Les textes publiés dans cette édition n’engagent que leurs auteurs et non l’ensemble de la rédaction.

Avec des études en Communication et en PAO, S. Cabrejos S. a collaboré comme animateur pour une radio associative et écrit des articles pour un magazine des spectacles à Paris, ancien correspondant de presse pour une chaine de télévision au Pérou, est le président de l'association Liens et Cultures Latines qui mène le projet de ce magazine.

Page 3: Débat

Page 13: Livres

Page 4 et 5: Problématique

Page 14: Echanges

La politique de l'immigration passée au crible

Page 6 et 7 : Immigration

La inmigracion peruana en Hamburgo : cambios y conflictos socioculturales, espagnol

Page 8 et 9 : Immigration

Les étapes de la migration latino-américaine en France (III)

Page 10 et 11 : Peinture

Interview à Alejandra Baiz, artiste portoricaine

Bodas de oro de la Hermandad en Bolivia, Tréveris y Hildesheim, espagnol

Page 15: Arts

El muro y su verbo, espagnol

Page 16 et 17: Santé

El Sol : Amigo o tu enemigo, espagnol

Page 18: Récit

Delirio de Persecución, espagnol

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Sommaire

Paysages (dé) naturés

"INCA le rêve volé"


POLITIQUE/Débat

La politique de l'immigration passée au crible

Combien d'immigrés en France? Combien de refoulés? Avec quel impact économique, social? Un collectif de parlementaires de tous bords lance un «audit» de la politique migratoire du gouvernement

C

hiffrer l'impact économique, démographique, social «non pas de l'immigration mais de la politique française de l'immigration». Etudier à la loupe chacun des choix faits en la matière, en peser le pour et, surtout, le contre. C'est la vaste entreprise dans laquelle se sont embarqués une vingtaine de parlementaires, de gauche mais pas seulement, réunis à l'Assemblée pour lancer leur «audit» de la politique migratoire française. Originale par son dessein, l'initiative l'est aussi par la composition hétéroclite de ses initiateurs: onze députés (dont deux UMP, Etienne Pinte et Françoise Hostalier, le Vert Noël Mamère, les PS Daniel Goldberg ou George Pau-Langevin...), quatre sénateurs, cinq eurodéputés (dont le Modem Jean-Luc Benhamias ou l'Europe-écologiste Eva Joly). Alliés pour l'occasion à des universitaires et militants du collectif Cette France-Là, à l'origine du projet. L'association s'était fait connaître en 2008 en publiant un ouvrage du même nom, qui se voulait être un bilan critique et documenté de la politique d'immigration à la française. Le deuxième tome est sorti il y a un mois (diffusé par les éditions La Découverte). Pour pousser plus loin son propos sur la place publique, «Cette France-là» a sollicité les parlementaires avec au fond, cette question, résumée par Michel Feher, philosophe qui préside le collectif : «Est-ce que l'immigration choisie sert vraiment les intérêts de la France?»

cas de refus d'une mission officielle, en vertu de la «mission de contrôle» qui incombe aux parlementaires. Quitte à puiser sur leurs propres deniers pour monter les auditions et publier le rapport final prévu pour la fin de l'année. Contre-attaque Sur la liste de noms que les parlementaires voudraient entendre à compter du mois de juin, des politiques, des hauts fonctionnaires, des chercheurs, des membres d'associations et d'ONG, des représentants d'autorités des pays à flux migratoires, des membres d'organisations internationales... Brasser large, tous positionnements et écoles de pensées confondus, pour «garantir la multiplicité des regards», insiste la députée Sandrine Mazetier, secrétaire nationale en charge des questions d'immigration au PS.

Encore faut-il que les auditionnés potentiels acceptent de se prêter au jeu. Le ministre Eric Besson a déjà fait savoir qu'il n'en serait pas, en tout cas si les travaux doivent se faire hors du cadre officiel et donc «sans aucun fondement juridique», pointe son cabinet. Le ministre a d'ailleurs contre-attaqué, annonçant début avril le lancement de son propre audit sur le «coût du maintien sur le territoire des étrangers en situation

«Mission de contrôle»

L'idée est bien de rassembler et décortiquer des données jusqu'alors éparses mais aussi, souligne le sociologue Eric Fassin, de «poser question»: «Donner des chiffres, mais aussi montrer comment on les calcule.» Et donc, au passage, démonter des «présupposés» voir des «dogmes» au fondement de la politique migratoire actuelle (la menace de «l'appel d'air», «l'immigration choisie» ou «subie»...).

Les élus qui ont attrapé la balle au bond comptent saisir la semaine prochaine les présidents des deux chambres – Assemblée, Sénat – et le Parlement européen pour créer une mission parlementaire officielle. Si elle permettrait d'asseoir la démarche et de lui apporter des moyens logistiques, sa mise sur pied reste pour le moins hypothétique. Le collectif ne s'en cache pas, assurant dès à présent vouloir mener l'audit même

irrégulière» ainsi que «le coût de leur placement en rétention». Audit confié à un cabinet privé, ce que le collectif de parlementaires ne se prive pas de relever.

Par Cordélia Bonal

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SOCIETE/Problématique Jérémie Wach-Chastel, Parallèlement à ses études en master de cinéma à la faculté de la Sorbonne Nouvelle, il est comédien au sein de troupes de théâtre amateurs et professionnelles depuis 1999. Engagé auprès du RESF (Réseau Éducation Sans Frontière) et de l’UNEF (Union Nationale des Étudiants de France). Il pratique la photographie en amateur depuis cinq ans. Avec des stages en photo-reportage en argentique et à la photographie numérique. Il a notamment approfondi ses connaissances dans le domaine du développement et du tirage en noir et blanc ainsi que dans celui de la technique et de la correction photographique numérique. Son projet Hombres sera l’occasion de mettre en pratique sa formation de photographe à travers la découverte d’autres univers visuels. http://univers.jwc-photos.com http://www.flickr.com/photos/jeremiewachchastel/

Paysages (dé) naturés

E

n 2009, j'ai passé neuf mois en Amérique Latine, afin d'y découvrir les populations, les cultures, les modes de vie. J'en reviens avec une vision étrange, celle d'un conflit entre notre mode de vie et la nature. À l'heure où l'on parle de développement durable pour préserver la planète, je peux témoigner que les dégâts sont déjà visibles. Si l'on souhaite que nos enfants puissent profiter de la Terre, cultiver son sol, boire son eau et respirer son air, notre but ne peut être la préservation de ce système, mais plutôt sa modification profonde sinon le risque est grand qu'il n'y ait pas beaucoup de générations futures.

Il y a encore un demi-siècle, populations et industries cohabitaient. On produisait déjà des déchets (dont la toxicité n'était pas connue), mais dans une quantité bien moindre. Depuis une trentaine d'années, une accélération s'est produite. La société de consommation des pays occidentaux a engendré une exploitation maximale des ressources du sol laissant en marge la grande masse des populations dans les pays du Sud. Certains disent que nous sommes passés d'un capitalisme industriel à un capitalisme financier Ce qui est sûr c'est que nous vivons dans un monde où seuls les profits immé-

diats comptent au mépris des hommes et des femmes. Nous sommes dans l'univers du jetable et dans certaines régions du globe, la méthode est simple : on s'implante dans un lieu, on l'exploite au maximum et on en change dès que l'affaire est moins rentable ou que la terre est dévastée.

Dans cette sélection de photographies, j'ai souhaité illustrer les différentes étapes de ce processus. • Avant l'arrivée des méga-industries, • pendant l'exploitation, • après l'abandon • et toutes les conséquences sur des territoires désolés et la vie des populations.

Commençons par des lieux encore préservés mais qui attisent déjà les convoitises : la région des Lacs, au sud du Chili. Sept projets de centrales hydroélecDésert de

triques y sont à l'étude dont les conséquences seront détournements et assèchements de rivières, inondations de prairies, de cimetières ou encore déplacements de populations. L'électricité qui sera produite sera, pour les 3/4 consommée par les mines l'industrie et le commerce, l'utilisation domestique ne représentant que 17%. Avant de saccager la principale région touristique du pays (qui représente plus de 3 % du PIB) n'y a-t-il aucune économie d'énergie à réaliser ?

Plus au Nord dans la banlieue de Lima, ce sont ces fourneaux d'où sortent la majorité des briques du Pérou. Cette production est plus lucrative que la culture du riz et les habitants n'ont d'autre choix que d'extraire la terre de leur sol pour les fabriquer. Ils creusent ainsi jusqu'à six mètres de protrains fondeur et s'arrêtent quand la terre devient inutilisable car gorgée d'eau. Ils recommencent alors à cultiver le riz, ou à élever des porcs, ce qui leur permet juste de survivre dans un paysage devenu lunaire où les routes sont deux à trois étages au dessus des champs… Plus tard dans mon périple, La Rinconada, mine d'or du Pérou (Altitude 5.400mètres). Ici travaillent 50.000 personnes. Les déchets toxiques y sont rejetés sans traitement dans un lac, source du fleuve Rami. Toute la région de Puno, jusqu'au lac

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SOCIETE/Problématique

Titicaca, est contaminée. L'exploitation des mines d'or au plus bas coût possible et sans recyclage met en danger l'écosystème et la culture andine. L'élevage d'alpagas (source de laine et de viande), pratique ancestrale, ne peut plus

En Amérique du Sud, les lois, (souvent écrites sous des dictatures) sont très laxistes, particulièrement sur l'environnement et le droit du travail. Les mouvements sociaux sont criminalisés, toute contestation est fortement réprimée et les leaders Zone encore vierge, jusqu'à ce que l'on syndicaux accusés de s'apperçoive que son sol contient un minerai terrorisme et précieux... (Mendoza, Argentine) emprisonnés. L'Amazonie est touchée à son tour. Des

structures touristiques à quelques kilomètres.

Cette sélection photographique a pour but de susciter réflexion et débat. Notre action sur la nature a des conséquences. Utiliser les ressources des forêts en replantant et en entretenant ce bien commun est possible. Utiliser l'eau des rivières pour irriguer des champs ou abreuver des bêtes permet de se nourrir depuis 15.000 ans… mais quand l'exploitation sans limite en vue d'un profit immédiat interdit toute possibilité de retour en arrière, met en jeu la santé des populations, détruit irrémédiablement la

Une entreprise de cellulose est en train de construire un canal jusqu’à cet océan afin d’y rejeter ses déchets toxiques (Valdivia, Chili) se pratiquer. Ce sont 30 à 50% des bêtes qui meurent chaque année, empoisonnée par l'eau polluée et l'herbe contaminée. La Rinconada a été fermée provisoirement en 2007… mettant 50.000 personnes au chômage. Rien n'a été résolu. Les populations se sont déplacées et tout a recommencé de l'autre côté de la frontière transformant une partie des mineurs en vagabonds ou chômeurs. Actuellement c'est une spirale infernale… L'élevage d'alpagas ne permettant plus de vivre entraîne l'exode vers les mines qui accentue encore la contamination de la région. Seules des aides aux éleveurs, une campagne d'expertise pour connaître l'ampleur de la contamination et un accès à une eau moins polluée permettrait peut-être d'inverser la tendance (c'est en tout cas le souhait des éleveurs).

A trois heures de Lima, La Oroya (Altitude 3.700 m). C'est le cinquième site le plus pollué au monde. 80% des enfants sont atteints de saturnisme. La pollution n'y augmente plus, car la raffinerie vient de fermer... mais 4000 personnes ont été mises à la rue, et 8.000 familles sont dans l'attente de solutions. L'entreprise, une multinationale états-unienne, qui a racheté la mine en 1997 n'a jamais fait les investissements nécessaires pour diminuer les rejets toxiques, préférant distribuer des bénéfices à ses actionnaires…

lois permettent de vendre la forêt péruvienne en multiples parcelles bradées à des entreprises transnationales forestières, minières ou pétrolières. (44 millions d'hectares ont été lotis, soit un tiers du Pérou ou 80 % de la France). En juin 2009 des manifestations contre la vente de l'Amazonie ont été sauvagement réprimées faisant 45 morts officiels, mais plus probablement plusieurs centaines. Partout la logique du profit rapide impose sa loi. : Quand la rentabilité d'un site diminue ou qu'une catastrophe survient, on ferme et on va investir ailleurs. Les conséquences écologiques et sociales sont alors catastrophiques.

Pisco ancienne ville touristique du Pérou, a été détruite à 80% en août 2007 par un tremblement de terre. La ville n'est quasiment pas reconstruite. Parmi quelques fondations et des chantiers interrompus, une population aux abois survit sans emploi et sans ressources. Des associations et quelques ONG sont venues porter assistance, mais d'autres guerres, d'autres virus, d'autres catastrophes ont porté l'urgence ailleurs. Aucune aide à espérer des autorités qui ont fait le choix de reconstruire les infra-

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nature alors c'est la survie de l'humanité qui est menacée. Nous devons bien sûr agir à titre individuel, trier nos poubelles, éviter le gaspillage, économiser l'eau et l'électricité, diminuer le chauffage, etc.… etc.… Toutes ces actions sont nécessaires mais malheureusement insuffisantes si au niveau industriel, global, rien ou presque n'est fait.. Les accords, tel celui de Kyoto, que ratifient (ou pas) les États, imposent certes quelques timides contraintes. Mais où sont donc implantées les entreprises les plus polluantes ? Compagnies européennes et nord américaines essentiellement, elles opèrent souvent dans l'hémisphère sud, là où ces lois ne les atteignent pas ou dans des pays ou personne n'a les moyens de les leur imposer. A ma modeste échelle, je cherche à transmettre les messages reçus au cours de mon voyage, à faire entendre les appels au secours et à provoquer le débat pour suggérer ensemble des solutions.


SOCIETE/Immigration

La inmigración peruana en Hamburgo: cambios y conflictos socio-culturales

José Ramírez Agurto, nació en Huancayo-Perú, y es sociólogo por la Universidad Nacional del Centro del Perú. Persiste en seguir investigando sobre este controvertido y tan actual fenómeno de la migración para poder arribar a conclusiones y sugerencias que asuman concretamente la posibilidad de buscar que el migrante pueda ser integrado en una sociedad por ser un derecho del ser humano y no el privilegio de unos pocos. Vive desde 1990 en Alemania, y a la par, gracias a su talento musical ha recorrido por diferentes países difundiendo el folklore latinoamericano con su agrupación ILARECK (Amanecer). Actualmente tiene discos compactos plasmados y es autor de varios temas de profundo contenido social.

3.3.-TRES TIPOS DE MIGRANTES

... Nuevamente, por las razones arriba mencionadas, nos limitamos a decir lo que hemos podido obtener en base a nuestra experiencia personal, a las entrevistas realizadas, encuestas aplicadas y testimonios recogidos. Somos conscientes que no es lo suficiente para un trabajo científico de esta naturaleza, pero la verdad es que no tenemos otra alternativa al respecto. Más o menos el 80% de inmigrantes peruanos que residen en Hamburgo, en el período analizado, 1987-2007, vienen por motivos económicos. Luego, de igual modo, más o menos el 10% por razones políticas y el restante 10%, por razones cultural-comercial-sentimentales.

-Los inmigrantes económicos. Las causas tienen que ver, en términos globales, con el Perú, como país pobre del Tercer Mundo. Esto no implica, como es bastante elemental, que en el Perú no haya también Primer Mundo. Estamos pensando en las clases o sectores acomodados que controlan la banca, la industria, el comercio, etc., los dueños del Perú, en términos del desaparecido investigador Carlos Malpica, que viven, sienten (a través de una serie de mecanismos se vinculan) como sus pares del Primer Mundo desarrollado. Lo dicho se acentúa más en el tiempo, llamado de la globalización, en el cual vivimos. Ello implica la desaparición de las fronteras económicas, que tienen su sustento real en que la mercancía y el capital no tienen patria ni bandera. Ellos sólo tienen intereses. Intereses que se concretizan en seguridad y ganancia para sus capitales e inversiones. La cadena de la migración interna en el Perú (del campo a la ciudad, de la pro-

vincia a la capital, etc.) se repite, de igual modo, a nivel internacional y específicamente de los peruanos hacia Hamburgo. El crecimiento de las familias, los pocos recursos económicos para mantenerse, la falta de trabajo o la existencia de trabajo con salarios y sueldos miserables son las razones principales que determinan la emigración. En una palabra, la necesidad está en el centro de toda la problemática.

Si tomamos como ángulo de análisis el género, en Hamburgo hay más mujeres peruanas que varones, en cuanto a la edad son similares. Para los trabajos domésticos (limpiar, lavar, planchar, cocinar, cuidar niños), la gente alemana prefiere a las mujeres antes que a los varones. Las mujeres se desenvuelven mejor en estas actividades, por un lado, y, por otro, brindan mayor seguridad y confianza a quienes las emplean. Es posible que ésta sea una razón más que Luego, o a la par, viene el deseo de salir. motiva a las mujeres peruanas a buscar la La ilusión de conocer otro mundo u manera de viajar a este país y trabajar en otros mundos. Hecho este que es nor- esta ciudad. mal, principalmente, en los jóvenes cuya edad fluctúa entre los dieciocho y treinta Si éste es el cuadro general en el período años. Es la edad en la que normalmente concretamente analizado, tiene que ver se termina la instrucción secundaria y se con la crisis económica que se agudizó presenta la necesidad de iniciar una en el Perú a comienzos de la década del nueva etapa en la vida. Esto se explica en 80 del siglo pasado, bajo el gobierno de la medida que la mayoría se siente con Acción Popular. Y también con el inicio mucha fuerza y con bastante energía, y desarrollo de la violencia armada encapero sin trabajo ni ocupación; y cuando bezada por Sendero Luminoso y el lo tienen, éste no es suficiente para Movimiento Revolucionario Tupac enfrentarse a esta nueva etapa. Normal- Amaru (MRTA) y su contraparte, la mente viven aún en la casa de sus padres, represión estatal, a través de los gobierla gran mayoría no tiene un nuevo hogar nos que se turnaron en esta etapa analiformado, por lo tanto, la pareja y los zada. hijos, que atan al común de las personas a mantenerse en el lugar, en la mayoría La crisis económica y la violencia polítide este sector aún no existe. co-militar hacían ver a los jóvenes que su presente era difícil, de ello se desprendía Además hay que recordar que ésta es la naturalmente que el futuro sería oscuro. edad biológica y psicológica de la aven- Ésta fue la coyuntura concreta que tura en casi todas las épocas y en todas las empujó a muchísimas personas de difeculturas. No tienen nada atrás, en rentes zonas del Perú, especialmente concreto, no tienen nada adelante. Sólo a jóvenes y pobres, a decidirse a salir, tienen un presente y, en la mayoría de como sea, del país. estos sectores, bastante miserable. En medio de ello, está el mito de lo nuevo, En este contingente que llegó, entre de lo desconocido; para llegar a ello hay 1987 y 2007, a Hamburgo, una gran que arriesgarse, hay que aventurarse y mayoría fue gente sin arte ni profesión. muchos lo hacen pensando que el futuro Como los recién llegados no sabían el será siempre mejor que el pasado y, idioma y no tenían documentos para tranaturalmente, mejor que el presente. bajar legalmente, se emplearon en traba-

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SOCIETE/Immigration

jos ilegales. Para ganarse la vida se dedicaron a las actividades domésticas, a la venta de artesanías en las calles y los que tenían alguna idea de la música, que no eran la mayoría, se hicieron músicos aquí. Está demás decir que la calidad de la música, en la mayoría de los grupos, no era tan buena, pero a pesar de ello pudieron vivir de ella. A fines de los 80 y comienzos de los 90, tocaban en las calles música andina peruana, luego latinoamericana (boliviana y ecuatoriana), continuaron haciendo innovaciones de ritmos (cumbia, salsa, chicha, etc.) y en los últimos cinco años han girado hacia la música que tocan y cantan los indios en Estados Unidos. En esta evolución se aprecian dos hechos: Primero, el interés comercial de los grupos en la medida que tocan lo que está de moda y pueden vender mejor. Segun-

do, la poca calidad de la música que hacen, pero como el público que escucha conoce muy poco lo acepta de buen grado. Esto no quiere decir, de ningún modo, que no hayan llegado grupos y personas que conocían y hacían música de calidad a tocar en las calles de Hamburgo. Ha habido y de los mejores. El problema es que la gran mayoría de éstos, por no decir todos, se estancaron o en su defecto degeneraron como consecuencia de la necesidad y del ambiente. Ambiente que implicaba ensayar poco y repetir mucho de lo más fácil y comercial. Como resultado, el interés por la calidad de lo que se tocaba disminuyó notoriamente. Luego la lucha interna y el boicot al interior de los grupos ha sido y es muy fuerte. Es por ello que los grupos, como hay dinero de por medio, no duran mucho y, al no durar, no hay constancia y finalmente esto redunda en la calidad de lo que tocan. A la par, la disputa o competencia con los otros grupos, sea por la ciudad y el lugar concreto donde se toca la música que se hace y el público a quien se dirige, de igual manera tiene su juego.

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En alguna forma, esta misma historia, que les sucede a los músicos de la calle, se repite al interior de los que venden artesanía. En estas circunstancias es cuando las personas se desnudan de pies a cabeza, es cuando realmente se les conoce. En esta competencia no hay amigos, no hay paisanos, no hay con-nacionales que valgan. Las peleas, la riñas y hasta la delación a la policía, de quien es ilegal, están a la orden del día. Tu peor enemigo es tu compañero de trabajo, tu paisano y tu con-nacional. Provenir de la misma ciudad, de la misma región, del mismo país o del mismo continente no garantiza absolutamente nada a nadie. En conclusión, en este sector de los emigrantes económicos, se juntan tres razones para devenir inmigrante. Primero, la necesidad-económica, segundo, el deseo de salir del lugar y, tercero, el mito de la aventura en busca de lo nuevo. Con variantes más o variantes menos, en el orden, aquí están comprendidos la gran mayoría de los inmigrantes económicos peruanos que viven en la ciudad de Hamburgo.


SOCIETE/Immigration

Les étapes de la migration latino-américaine en France (III)

En l’espace de quarante ans, la communauté latino-américaine en France s’est modifiée en fonction des évolutions politiques, économiques et sociales qu’a connues le continent. Le passage du boom littéraire et de l’exil politique à l’explosion migratoire récente suppose un changement de la perception vis-à-vis des Latino-américains.

L

L’explosion andine en France

e phénomène radicalement nouveau pour la zone andine est la migration à grande échelle vers plusieurs pays européens, y compris vers la France qui était jusque là davantage tournée vers le Mexique ou les pays du Cône Sud.

Les ressortissants andins n’avaient pas émigré de manière massive vers l’Ancien Continent avant les années 1980, et ce malgré une tradition d’émigration internationale vers les pays limitrophes voisins ou vers le nord du continent américain, notamment les Etats-Unis. Conjugués aux facteurs internes déjà évoqués, deux autres facteurs concourent à expliquer cette nouvelle destination.

sans problème : confrontés à la fermeture officielle des frontières et insérés dans les secteurs les moins qualifiés de l’économie, ces migrants seront invisibles dans l’espace public et auront une forte proportion d’irréguliers.

Le premier est la difficulté d’émigrer vers d’autres destinations. A la fin des années 1990, il était devenu très difficile pour un ressortissant d’un pays andin d’obtenir un visa pour les pays où il aurait souhaité se rendre. Ceci est confirmé par de nombreux témoignages recueillis auprès de migrants résidant en France : les personnes expliquent que dans un premier temps ils auraient aimé s’installer aux Etats-Unis ou en Angleterre. La France arrive uniquement en deuxième ou en troisième place dans l’ordre des destinations préférées.

Le deuxième facteur est le recours à la main d’œuvre migrante dans plusieurs pays européens. Malgré un discours de fermeture des frontières relativement consensuel de la part des différents pays de l’Union européenne, de très nombreux Selon les données de l’OCDE, au début des années 2000 il y migrants latino-américains s’y sont installés. L’accès au conti- avait plus d’un million d’étrangers provenant des pays andins nent s’est principalement effectué par l’Espagne (Pellegrino, Colombie, Équateur, Pérou et Bolivie dans les douze pays 2007). d’Europe occidentale. Si on y ajoute la population d’origine andine possédant une des nationalités européennes, on arrive Les témoignages recueillis auprès des individus révèlent que la au chiffre de un million et demi de migrants d’origine andine en possibilité d’obtenir un emploi rémunéré est un élément Europe. important dans la décision d’émigrer. Les gens savent qu’« il y a du travail ». Or, l’Europe méditerranéenne est en train de vivre un processus de reconversion ethnique des secteurs les moins qualifiés de son marché du travail, de sorte que les Lati- La situation des migrants andins d’aujourd’hui est radicaleno-américains y deviennent sur-représentés (Oso, 2007). L’in- ment différente de celle des exilés et artistes d’il y a trente ou dustrie de la construction espagnole était jusqu’à peu quarante ans. Sur le plan de leur perception symbolique et culvigoureuse et segmentée (Gil et Domingo, 2006), et la main turelle, la dernière vague migratoire latino-américaine en Frand’œuvre requise dans les secteurs des services à la personne ce se situe à l’opposé de celle des intellectuels. L’occupation pour diverses raisons (vieillissement de la population, faiblesse spatiale a pris le dessus sur le signifiant symbolique. A l’explodes aides sociales pour la garde des personnes âgées et des sion des chiffres de ventes de la littérature latino-américaine enfants, impératif de la vie professionnelle et personnelle chez succède l’explosion du nombre de maçons ou de femmes de les femmes, mauvaise distribution des tâches ménagères en ménage andins (du boom littéraire à l’explosion andine). fonction du genre…). Mais la situation des migrants andins est également très difféDe fait, les besoins structurels du marché de travail européen rente de celle des anciens exilés du Cône Sud. La très grande constituent un facteur d’attraction remarquable pour les majorité de ceux-ci possédaient un statut de réfugié politique, ils migrants potentiels. Mais cette nouvelle destination n’est pas étaient hébergés et pris en main par des institutions spécialisées

Conclusion

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SOCIETE/Immigration dans l’aide aux exilés et pouvaient s’insérer dans le monde du travail. Ces conditions ont facilité leur intégration dans la société française, et sont à mettre en rapport avec leur forte visibilité.

A ces deux figures du passé s’oppose la figure du migrant économique. Contrairement aux migrants politiques, aux militants, aux intellectuels, c’est-à-dire à ceux qui sont chargés de donner publiquement un sens aux questions politiques et aux questions du pouvoir, les migrants économiques n’exercent pas leur droit à la parole. Arrivés par leurs propres moyens, ils n’ont très souvent pas de permis de travail et encore moins de résidence fixe. Ils habitent dans une société qui ne les voit pas, ils sont invisibles.

D

La présence massive de ces migrants économiques met en évidence les contradictions d’un système qui promeut d’un côté la libre mobilité pour les capitaux et l’ouverture des frontières pour les marchandises, et restreint de l’autre la mobilité des personnes et les possibilités d’installation des immigrants tout en leur assignant un statut inférieur et un accès limité aux droits sociaux.

Olga L. Gonzalez est docteure en sociologie de l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, chercheure à l’Universidad del Valle en Colombie, et présidente du Groupe Actualités Colombie, GAC, hébergé à la Fondation Maison des sciences de l’homme. Elle travaille sur les migrations internationales et sur la géopolitique des pays andins. En 2008 elle a coordonné le numéro « Migrations latino-américaines » de la revue Hommes et migrations,où on trouvera cet article dans son intégralité. (www.olgagonzalez.wordpress.com)

¿En donde vivirán mis hijos?

espués de ver el drástico golpe que sufren las economías mundiales con esta "crisis" y la desinformación que existe sobre ella, las catástrofes naturales que esta sufriendo nuestro planeta, y sobre todo, que se nos impone, culpabiliza y responsabiliza a pagar los intereses a vida. Es un buen momento para preguntarnos: ¿Qué mundo les espera a nuestros hijos? ¿Todavía tendrán la oportunidad de apreciar las maravillas de la naturaleza en vivo y no en foto? ¿Habrá vida en algunos años? Las respuestas a estas preguntas, es la preocupación permanente de muchas mentes pensantes, en esta era, la incertidumbre, de qué va a pasar? es una constante preocupación que ataca la mayor parte de la humanidad, que tiene la conciencia y los ojos abiertos para ver que nuestro sistema económico, jurídico y social van en sentido opuesto. Nos han vendido la ilusión de progreso, que el capitalismo abriría la puerta al consumo, y con ello tratar de calmar y satisfacer nuestros vacíos existenciales, comprando, acumulando y desechando, Y es que acaso ¿SENTIMOS PLENITUD FELICIDAD Y REALIZACION PERSONAL? A la clase baja se les impuso, el estigma de ser inferiores, tontos e incapaces de hacer algo por ellos mismos. Pero eso si muy buenos consumidores. Mientras que en la clase alta y política se encargan de: devorar las riquezas naturales, vender las patrias, robar los fondos del pueblo, mani-

pular y transformar las deudas de los bancos en deudas publicas, desperdiciar y desvalorizar el sentido de la vida, manipulando las leyes y violando los derechos humanos a diestra y siniestra, con el oscuro objetivo de permanecer en el poder. Quizás te suene a disco rayado, o a un discurso social de décadas pasadas, lo real es que estamos en un momento crucial, somos nosotros que alimentamos este sistema, poniéndonos la soga al cuello. Estamos viviendo el fin de un ciclo y el comienzo de un otro, los logros más grandes de la humanidad fueron posibles porque personas honestas e involucradas, como tu y como yo pudieron llevar la fe al estandarte mas alto de los hechos, no dejemos que nos roben nuestra fe.

Aprendamos a desaprender

Los medios de comunicación se encargan de trabajar y pulir una síntesis de la injusticia mundial, de la manera más burda y más cruda para formatearnos a su medida y así creer que no sirve nada intentar hacer un esfuerzo y que somos incapaces de cambiar algo. MENTIRA, no necesitamos pasar 4 horas enfrente la TV, ni leer todos los periódicos para conocer la situación mundial, abre bien los ojos y paséate en tu barrio, suficiente para ver el mundo que vivimos.

Aprendamos a desaprender y recordarnos que somos SERES HUMANOS y no seres urbanos, reaprendamos a estar en contacto con nosotros mismos, a apreciar los ciclos

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de la naturaleza, a admirar un otoño, un invierno un verano, a sentir el descuerdo, el enojo, el dolor la tristeza, la plenitud la felicidad, vivamos.

En la sencillez esta la clave, abramos nuestro espíritu y nuestros cerebros, brindémonos la oportunidad de ver hacia atrás. Las culturas indígenas ancestrales, son modelos de vida y ejemplos vivientes de que se puede vivir en armonía con nuestros prójimos y con la naturaleza, cultivando sus valores y desarrollando sus actitudes, sin necesidad de acumular, de desechar a lo contrario. Responsabilicemos nuestros consumismo, cada centavo que gastamos son granos de arena que nosotros dirigimos al mundo que queremos. Revalorizar y considerar nuestros objetos y bienes como algo preciado, trabajar en comunión y en equipo, mostremos a nuestros hijos que no se acumula, se disfruta, se aprovecha y se recicla, se respetan los ciclos y se cuestiona lo que se ve. Cada momento es una oportunidad para trabajar por un mundo nuevo, en todo el mundo colectivos están viviendo y luchando por un mundo nuevo, campesinos, Zapatistas, grupos espirituales, estudiantes, obreros, ecologistas, músicos, y gente de todo tipo que siente la necesidad de no alimentar, algo que no eligió y que en su cabeza, existe la posibilidad de visualizar y exigirse un mundo nuevo.

Christyan Loza Mendez egresado del Colegio de Ciencias y Humanidades de Méjico


CULTURE/Peinture

Interview à Alejandra Baiz, artiste portoricaine

Artiste portoricaine, qui représente dans son œuvre non seulement son identité et ses racines, mais aussi son sentiment face à tout ce qui arrive à notre société contemporaine.

Le fait d’être née dans deux cultures sur la condition des femmes en particudifférentes, la portoricaine et l’influence lier. américaine dû au statut politique du pays, a-t-il influencé vraiment dans ta façon de Quelle peinture représente le plus ta propre histoire ? voir le monde et tes peintures ?

Je ne suis pas née de deux cultures, je C’est la peinture intitulé « Lamentation suis de culture portoricaine, cette culture Borriquen ». Cette peinture raconte mon possède deux faces. L’une étant d’in- histoire comme fille née au sein d’une fluence indigène-espagnol-africaine et famille traditionnelle portoricaine. l’autre plus récente d’influence nordaméricaine. C’est à la fois le portait de mon père (personnage omnipotent), qui tient son réaffirmer mon identité Latine, comme Ma peinture a plus exploré les cultures drapeau, mais aussi de notre pays (divisé femme et comme portoricaine. indigènes de mon pays et d’Amérique entre l’indépendance et la dépendance). Latine. C’était un désir profond de Mais quel est ce drapeau celui de Porto Quelle a été ta meilleure école dans le retrouver mes racines, et de me façon- Rico ou celui des USA ? domaine de la peinture ? ner dans une identité culturelle dans Ton passage par plusieurs pays de Je suis autodidacte, car je n’ai jamais pu laquelle, j’ai un ressenti plus profond. l’Amérique centrale et du sud (Panama, étudier que ce soit le dessin où la peintuEn tout cas tes racines portoricaines sont Pérou, Mexique) ont-ils été des éléments re, du fait de ma situation familiale. très évidentes dans la manière où tu déclencheurs pour ton inspiration artis- Comme fille je n’ai pu sortir de ma maison. perçois le monde à travers ta peinture tique ? Bien que vivant dans un petit quartier tranquille au bord de la mer, mon histoire familiale fut un peu plus difficile. A Porto Rico, à l’époque de mon enfance, l’homme avais tout pouvoir sur sa famille. Souvent l’homme décidait de la vie de sa femme, sans que celle-ci puisse si opposer. Je crois que tout cela a influencé ma vision des choses, et ma poussé à peindre

Oui, car l’Amérique Latine est le pays J’ai donc pu m’échapper par le dessin, et (même si c’est un continent) de mon c’est ainsi que petit à petit j’ai pu dévecœur. Il est vivant, de ces chaudes cou- lopper une certaine sensibilité et me lanleurs, il est vibrant de sa joie et de sa gen- cer peu à peu dans la peinture. tillesse. Mais j’ai toujours cette envie d’apJe me suis sentie un peu comme el Che prendre et d’essayer de nouvelles techqui part en moto découvrir son conti- niques, que ce soit par une école, ou par nent. un professeur. Pour ma part je suis juste partie avec mes crayons et mes pinceaux à la découverte.

Dans ces pays d’Amérique Latine j’ai non seulement rencontré des belles et chaudes couleurs, des contrastes entre la peau et les tissus, mais aussi une humanité incomparable, une gentillesse une joie de vivre qui m’a inspiré à étudier ces cultures et à peindre leurs visages. Au travers de ces retrouvailles avec ces cultures, j’ai pu

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Pourquoi nous dis tu, que tes peintures ont passé par plusieurs étapes ? Il y a-t-il un message différent ou profond dans chaque création ? Mes premières peintures furent une série d’auto-portraits, où je recherchais par le biais de la peinture ma propre identité. Après mes séjours dans les différents lieux et cultures américaines, mes peintures ont changé, ce qui est normal car ma vision du monde avait changé. Puis arrivée en France je fus confrontée à une autre réalité, qui m’a plutôt motivé à peindre des thèmes un peu plus politiques ou sociaux.


CULTURE/Peinture Je me suis adaptée à la France socialement, mais je ne peux cesser d’être moi. Je pense qu’il n’y a pas plus grande pauvreté que d’oublier ses racines, et cesser d’être qui on est.

Chaque peinture narre une histoire qui peut être spirituelle, mythologique indigène ou sur des personnes rencontrées, mais aussi sur des questionnements sur l’existence et la déshumanisation de la société.

Je te laisse le mot de la fin pour terminer cette interview.

Racontes-nous les endroits où tu as eu l’occasion d’exposer tes œuvres

J’aimerai beaucoup rencontrer d’autres artistes, afin de partager avec eux et recevoir des critiques constructives, pour continuer à progresser dans mon art. Je recherche toujours le contact avec mes compatriotes d’Amérique Latine. Je suis à la recherche de lieux où exposer et vendre mes œuvres.

Mes œuvres ont été exposées à Puerto Rico, au Pérou et en France

En France elles furent exposées à Montpellier, Lourdes, St Pé de Bigorre, Argeles Gazost et St Savin J’appartiens aussi à une association de femmes artistes peintres portoricaine (APPRA) et grâce à elle je peux ainsi exposer aussi en même temps sur mon ile natale, sans avoir à être présente à chaque exposition.

Tu as aussi reçu plusieurs distinctions

L’année 2000 j’ai obtenue le prix ENDAPP (Exposicion Nacional del Dia del Artista Pintor Puertorriqueño), une mention d’honneur du Musée de l’Art de Aguadilla et des Caraibes; une de mes peintures a obtenu le prix favoris du public et en 1999 j’ai reçu le prix attribué au thème de la Femme à l’Expo Nationale de l’Artsite peintre portoricain.

S.Cabrejos S.

Comment te vois-tu dans quelques années, l’art en générale, fera-il toujours partie de ta vie ? Vivre de l’art avec art, voila ce qui me motive, alors il m’est difficile de m’imaginer vivre sans peindre ou dessiner. Il est certain que pouvoir mener de front ma vie de famille et ma vie d’artiste n’est pas toujours facile. Mais j’ai toujours un petit coin, un peu de temps préservé pour pouvoir respirer avec mon art.

Quand et comment Alejandra Baiz décide de partir vers l’Europe, plus préciséPense-tu qu’il est difficile pour un artiste ment en France ? latino-américain de s’imposer dans le Mes peintures ayant pour thèmes le monde européen ou français ? monde indigène, je fus invitée à une rencontre internationale d’indigènes d’Amérique. C’est là que j’ai rencontré mon mari qui est Français de naissance mais latino de cœur, et qui travaillais pour une ONG au Pérou. Nous nous sommes mariés au Pérou puis après quelques temps, nous partîmes pour le Mexique puis Puerto Rico, pour arriver enfin en France

Pour la France je répondrais que oui, car jusqu’à aujourd’hui aucun français m’a acheté de tableau. Par contre j’ai pu vendre des tableaux en Belgique, Ecosse, Irlande et Angleterre. Ici en France, toutes les galeries que j’ai pu contacter, trouvent mes peintures trop « exotiques », trop « latino », trop « colorées ».

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CULTURE/Survival France

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De retour d’exil, un leader indien s’en prend à une compagnie pétrolière française

eu après son retour au Pérou, après onze mois d’exil politique, Alberto Pizango, leader de l’organisation indigène AIDESEP, a porté de lourdes accusations contre la compagnie pétrolière Perenco qui nie l’existence des Indiens isolés dans une région reculée d’Amazonie péruvienne où elle prévoit d’extraire 300 millions de barils et de construire un oléoduc. Dans une lettre adressée le 3 juin dernier à l’INDEPA, le département des affaires indigènes du gouvernement péruvien, Pizango attire l’attention sur le fait que des recherches anthropologiques indépendantes ont attesté de la présence d’Indiens isolés dans la région. Les résultats de leur enquête ont été confirmés par le gouvernement régional, un institut de recherche réputé et la compagnie pétrolière Barrett Resources qui a précédé Perenco dans la région. La lettre indique également que le gouvernement régional a interdit toute exploitation forestière en raison des impacts potentiels qu’elle pourrait avoir sur les Indiens isolés. La lettre de Pizango conclut en exhor-

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tant l’INDEPA à contraindre Perenco de cesser toute activité dans la région, une demande également formulée par Survival. ‘Les opérations pétrolières mettent la survie des Indiens isolés en danger’ peut-on lire dans la lettre. Perenco a récemment révélé avoir transporté par hélicoptère ‘plus de 50 000 tonnes de matériel et de produits consommables, soit l’équivalent de sept tours Eiffel’ dans cette région. Tout en niant l’existence des Indiens isolés, la compagnie prévoit, dans le ‘plan d’urgence’ qu’elle a soumis en début d’année au ministère péruvien de l’Energie, de recommander à ses ouvriers de les ‘effrayer et de les repousser’ en cas de contact. Pizango est retourné au Pérou à la fin du mois de mai, après onze mois d’exil

au Nicaragua, où il avait demandé l’asile politique après avoir été tenu responsable du violent conflit qui, le 5 juin 2009, a fait de nombreux morts en Amazonie péruvienne. Il a immédiatement été arrêté à son retour, puis libéré sous caution le jour suivant. Le directeur de Survival, Stephen Corry, a déclaré aujourd’hui : ‘Le fait que Pizango fasse pression sur Perenco si peu de temps après son retour tant attendu au Pérou est un signe clair de l’urgence de la situation’.

Le leader de l'AIDESEP a condamné Perenco pour avoir nié l'existence d'Indiens isolés. © Survival

50 000 tonnes de matériel heli-transportées en Amazonie

a compagnie pétrolière franco-britannique Perenco a révélé avoir transporté par hélicoptère ‘plus de 50.000 tonnes de matériel et de produits consommables’ dans une région reculée d’Amazonie péruvienne.

de sept tours Eiffel’. La compagnie a foré plusieurs puits dans le cadre de son programme d’exploitation d’un potentiel pétrolier de 300 millions de barils gisant sous la forêt tropicale.

La région exploitée par Perenco est Perenco évalue le volume du matériel habitée par deux des dernières tribus transporté dans la région à ‘l’équivalent isolées du monde et est décrite par un scientifique comme ‘la zone de plus grande biodiversité d’Amérique du Sud’. Les Indiens isolés sont extrêmement vulnérables à toute forme de contact et la présence des équipes de Perenco risque de leur être fatale.

La compagnie continue de nier leur existence.

L’activité de Perenco dans la région a été vivement critiquée par les organisations indigènes du Pérou, telle que l’AIDESEP qui a engagé des poursuites contre elle devant les tribunaux péruviens. Malgré les mises en gardes de Survival, Perenco refuse d’abandonner ses activités dans la région.

Perenco a également l’intention de construire un oléoduc destiné à transporter le pétrole depuis l’Amazonie jusqu’à la côte pacifique péruvienne.

Lances plantées en croix par des Indiens isolés dans la zone d’opération de Perenco. © Marek Wolodzko/AIDESEP

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CULTURE/Livres

"INCA le rêve volé"

"INCA le rêve volé", comme les précédents livres de Mario Turpo Choquehuanca (voir 4ème de couverture) a d'abord été pensé en quechua (langue des Incas, actuellement parlée par plus de 10 millions de locuteurs, entre le Pérou, la Bolivie, l'Equateur et l'Argentine actuels) avant d'être écrit en espagnol pour être ensuite traduit en français. Le lecteur de ce récit doit savoir que ce livre vient d'ailleurs, et qu'il a déjà voyagé pour arriver jusque dans ses mains... qu'il vient d'Amérique du Sud, et que son auteur, né au Pérou, de langue et de culture quechua, ne se reconnaît pas comme "latino-américain" (il n'est pas le seul !).

Il s'agit d'un roman, non d'un reportage, mais cela n'empêche pas son auteur d'exprimer la vision du monde et les valeurs du peuple quechua, comme plus largement des peuples andins, en les proposant au lecteur (avec de nombreuses notes en bas de page et un glossaire à la fin du livre). Dès le début, le ton est donné, celui du conflit : ce récit n'est pas un conte de fées, ni un livre de voyage pour séduire les occidentaux, mais une chronique de la résistance, cinq fois séculaire des peuples originaires d'Amérique du Sud (ici Quechua) face aux envahisseurs espagnols et à leurs descendants (biologiques et/ou spirituels). Nous le savons, si nous voulons bien le savoir, les colonisations ont toujours été des irruptions violentes et criminelles, oppressives, dans l'espace de vie et la vie tout court des peuples soumis, et les séquelles en restent tragiquement actuelles ... Bonne lecture !

Xavier Barois est titulaire d'une maîtrise d'espagnol (Paris III). Sa passion pour l'Amérique latine et l'Amérique autochtone l'a saisi depuis tout jeune. Depuis les années 1970 il joue des flûtes andines (quena, quena-quena, siku, antara, tarka, anata, pífano) dans divers groupes musicaux en Ile-deFrance. Il est également travailleur social dans le réseau du Service Social International - SSI.

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CULTURE/Echanges

Bodas de oro de la Hermandad en Bolivia, Tréveris y Hildesheim

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l monseñor Maurer, Arzobispo artesanía en el marco de la acción del de Sucre, pionero junto al monseñor Wehr, Obispo de Tréveris, dieron el primer paso en 1960, que marcará el inicio del camino que comparten bolivianos y alemanes. Muchos bolivianos testimonian las huellas dejadas en estos 50 años; más aún, pasan a ser testigos de este proceso de aprendizaje, con caídas y levantadas. La perspectiva de celebrar estos 50 años es de seguir reconociéndose y participando de las propias riquezas materiales o espirituales recíprocamente. Se trata de un intercambio mutuo de dar y de recibir al mismo tiempo. Interesarse la una por la otra, por la historia de la vida de la otra, por sus deseos y sus esperanzas, pos sus capacidades y talentos y también por sus necesidades. Se visitan mutuamente, permiten a la otra participar en su propio mundo, se alegran con ella y sufren con ella y no de crear nuevos mendigos ni sentirse satisfechos con sólo las limosnas, cuando se pueden abrir espacios de superación y libertad al alcance de todos. El festejo se inició en Tréveris el 04.10.2009 con un micro enviado desde Bolivia a Alemania que va de parroquia en parroquia, de pueblo en pueblo a las diócesis hermanas de Tréveris y Hildesheim. El bus está en marcha tal como se entiende la Hermandad, que de año en año crece y une a las personas de dos continentes. En este año la fiesta diocesana en Tréveris, Fiesta de la Túnica Sagrada, reliquia que se venera en en esta ciudad, tuvo el brío de Bolivia con música boliviana, exposición de arte, encuentros y diálogos entre alemanes y bolivianos. Se enviaron de Bolivia 1500 artículos de

comercio justo. El Museo del Obispado de Tréveris expuso obras de arte de connotados artistas bolivianos. La clausura del 24 y 25 de abril de 2010 gozó de la llamada “noche de las catedrales”: Las catedrales de Tréveris, Luxemburgo, Metz, Nancy, Reims (Francia), Lieja (Bélgica), Bolivia con la catedral de Concepción abrieron sus puertas toda la noche y organizaron celebraciones especiales.

2010:

2. Protección del medio ambiente: En la

Arquidiócesis de Sucre se desarrollará el proyecto “Sensibilizar a niños, niñas y adolescentes entre 10 y 17 años y su entorno para la importancia de la preservación del medio ambiente.

3. Diálogo y participación

ciudadana: A través de la Fundación Jubileo, la Hermandad ha generado un foro para el análisis social, político y económico, formación de líderes y contribución al debate político de Bolivia.

4. Comercio justo y espiritualidad: Con el objetivo de mejorar el ingreso de pequeños productores se pretende disminuir el concurso de intermediarios, capacitando a sus organizaciones en las prácticas de comercio bajo el concepto de precio justo.

5. Espiritualidad: El intercambio entre alemanes y bolivianos que promueve la Hermandad les ha permitido conocer sus culturas, hábitos y costumbres que posibilitan sus convivencias.

Hoy concentran sus actividades en 5 áreas temáticas que son los puntos centrales de sus tareas durante los años 2009 y

1. Educación y formación permanente: La Hermandad asigna a este tema la mayor importancia, porque reconoce que los jóvenes y niños constituyen la reserva moral, y serán ellos quienes conduzcan el futuro de la sociedad. Carmen Ponce de Mirbach, nacida en Los Organos (Piura) -Perú en Julio de 1959 hizo sus estu-

dios secundarios en el Colegio Miguel Grau en Lima. Licenciada en Turismo y Hotelería por la Universidad de San Martin de Porres de Lima. Viajo a Alemania país donde reside desde 1990. Colaboró con la Agencia Latinoamericana de Servicios Especiales de Información ( ALASEI-Bonn). Actualmente da clases de español en la Universidad del Pueblo en la ciudad de Tréveris.

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A

El muro y su verbo

CULTURE/Arts

través de la historia siempre ha querido el hombre plasmar en paredes sus ideas, formas de vida y sentimientos a través de inscripciones. En los años sesenta se inicia en los Estados Unidos una forma de expresión como uno de los cuatro elementos de la cultura Hip Hop, comienza el Graffiti. Este término, italiano en su origen, designa a las varias formas de inscripción o pintura generalmente sobre superficies públicas o privadas. Pueden ser simples firmas o todo un Izquierda: un Graffiti en Perú de Héctor Lavoe en el Callao arte. Es un mecanismo de comunicación juvenil, incluso, pueden ser considerados como construc- das" es una variante chalaca* del Graffiti que en estos barrios tores de una identidad colectiva. En el Perú es una disciplina populares va convirtiéndose en una tradición contemporánea nueva. Toma fuerza a partir del año 2004. En sus inicios tam- para honrar a los caídos en defensa propia. bién estuvo relacionada a la música como el Rap y otros géneros musicales. El medio ambiente detelos muros, además, el Para unos es arte y para otros, vandalismo. riora Para unos es arte graffiti no da una ecoDepende del punto de vista de cada uno y para otros, vannomía para vivir pero el dalismo. Depende ingenio popular ha creado del punto de vista de cada uno. Lo que si es seguro es que las el graffiti de lavar y usar, el graffiti para llevar puesto. Así se puecalles de la gran Lima se han convertido desde hace algún tiem- den convertir los admiradores rápidamente en homenajeados po en un lugar donde los jóvenes necesitan exponer sus ideas como una respuesta indirecta a las condiciones sociales y políy sentimientos a ticas de este país. través de Graffitis. Los juveniles *Chalacos: término con que se desiartistas de la calle gna a la gente del Callao inventan obras pasajeras para admiradores al paso. En esta gran metrópoli nadie habla de ellos pero todo el mundo los ve. Están en todas partes como en paredes, vehículos, puertas y hasta en pistas. Se les encuentra en muchas formas, tamaños y colores. Pueden ser desde retratos hasta figuras abstractas que a pesar de su rareza entornan un mensaje o una historia provocando todo tipo de reacción ya sea de risa, indignación o rechazo.

En el Perú uno de los lugares donde este movimiento ha cobrado mayor fuerza es en los barrios marginales de la provincia constitucional del Callao. Aquí los muros cuentan historias. Hablan de la vida y hablan de los muertos y de los que se quedaron aquí para pintarlos. Toman personalidad elevándose a la categoría de lienzos. Aquí se pintan ídolos populares que rápidamente se convierten en amadas insignias del barrio. Soneros, que no existen más, sus rostros pintados sobre los muros hace que su música cobre aliento. "El pintado de lapi-

Varios Graffitis en diferentes puntos de Lima

José Augusto Ponce Zavala cursó estudios de Agronomía y posteriormente de fotografía. Co-fundador de la iniciativa “Los sin papeles” en la ciudad de Bonn, además, integró el grupo de trabajo de ALASEI-Bonn ganador de dos condecoraciones otorgado por el INC-Cuzco: “Inca Garcilazo de la Vega“ y “Pachacutec” el año 2005. Reside en Alemania desde 1994.

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VIVRE MIEUX/Santé

El Sol : Amigo o tu enemigo BAJO EL EFECTO ULTRAVIOLETA

L

as estaciones son ciclos del año que nos traen además de temperaturas distintas, nuevos colores en los paisajes. La llegada del verano trae consigo inevitablemente un brillante sol y un aumento en la temperatura. En consecuencia, comenzamos a variar nuestros hábitos, nuestros regímenes alimenticios y la forma como nos vestimos. Es decir, lucimos ropa más ligera, comemos menos porque queremos lucir regios. Los rayos del sol nos hacen sentir bien y en poco tiempo lucimos ese bronceado que hemos soñado por casi todo un año. Entonces nos preparamos para ese momento, bajamos de peso para estar en forma, nos hacemos un lindo corte de pelo, compramos un bikini de moda y una toalla que haga juego con ello y hacemos de nuestros fines de semana visitas a las playas de moda. Otro de los actos que se nos viene a la mente, es disfrutar el verano y aprovechar del sol para lograr que nuestro cerebro produzca la suficiente melatonina y serotonina, que ante la falta del brillo solar nos produce depresión y otros males, sobretodo en los países nórdicos.

Debemos, sin embargo, no caer en extremos y tomar las precauciones del caso por los peligros que los rayos solares nos traen, no exponiéndonos muchas horas al sol sin una adecuada protección que nos arruine lo saludable que significa para nuestro organismo tomar baños solares, debido a que el cambio climático mundial ha comenzado a hacer sentir sus estragos en muchos lugares del planeta y las consecuencias de este fenómeno comienzan a lacerar la salud de los habitantes, sobretodo en las estaciones veraniegas, convirtiéndose en un peligro mundial en creces. Muchas veces asociamos una piel radiante con buena salud, pero el color de la piel obtenido por excesiva exposición al sol, en realidad solo acelera el proceso de envejecimiento y aumenta el riesgo a desarrollar cáncer a la piel. Muchos casos de cáncer a la piel, están ligados al sol de candela, que ha empeorado la calidad de vida de muchas poblaciones en el mundo, y esto es producto y debemos entender, que la energía solar también tiene su lado dañino. Esos son los rayos ultravioleta (RUV-B), que traspasan la piel y comienzan a generar cambios en las células de los seres humanos. Según

los especialistas, este incremento de radiación ultravioleta se debe al adelgazamiento que ha sufrido la capa de ozono en diversos lugares del orbe. La mayoría de investigadores señalan, que hay pruebas crecientes de que el calentamiento global está vinculado a actividades humanas, sin embargo, otros especialistas afirman que los cambios actuales forman parte de un ciclo natural y no hay porque alarmarse. Valederas o no, ambas posiciones, si no somos cuidadosos en nuestras exposiciones al sol sin una adecuada protección, podemos ser víctimas de los peligrosos melasmas, que se producen cuando el sol no solo broncea la piel si no la daña. Y, se trata de la aparición de manchas oscuras en el rostro por habernos expuesto mucho al sol, sin bloqueador o con alguno que no sea el adecuado para protegernos de los rayos ultravioleta.

Sin llegar a casos extremos como el cáncer, la exposición al sol causa también cambios en la piel que muchas veces asociamos como un proceso normal del envejecimiento. Con el transcurrir del tiempo, los rayos ultravioletas (UV) dañan las fibras de la piel conocidas como elastina. La elastina es una proteína con funciones estructurales que, a diferencia del colágeno que proporciona resistencia, confiere elasticidad a los tejidos. Cuando estas fibras se rompen, la piel comienza a caerse, estirarse y a perder su abilidad de regresar a su estado inicial. La piel está propensa a hematomas y se quiebra fácilmente requeriendo mucho tiempo para sanar. Por lo tanto, a pesar que el sol no ocasione daños evidentes cuando eres joven, este deterioro se notará posteriormente a través de los años. Hay que tomar en cuenta también, que los rayos ultravioleta (RUV-B), no solo son nocivos y patrimonio del verano. En muchas partes del mundo, estos también son dañinos en la estación primaveral y aún en otras estaciones del año. Por ejemplo: En la ciudad de Arequipa, al sur del Perú, en las estaciones de verano y primavera, los volúmenes de energía solar en el día llegan a 7.5 Kilowatts hora por metro cuadrado, según el estudio del SENAMHI y el Ministerio de Energía y Minas de éste país. Y, estos rayos ultravioletas que traspasan la piel, han comenzado a generar cambios en las células de sus habitantes.

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VIVRE MIEUX/Santé Los expertos que siguen estudiando este grave flagelo que sufre esa ciudad, manifiestan que la curva de (RUV-B), en los últimos años va en ascenso, y que el incremento de la radiación ultravioleta se debe al debilitamiento de la capa de ozono en la zona altiplánica de Sudamérica, que comprende el sur peruano, norte de Chile y parte de Bolivia. Sin embargo, los rayos ultravioletas en Arequipa, están potenciados por otro factor adicional, debido que se trata de una ciudad que es prolongación del desierto de Atacama, con un clima seco ubicada a 2,360 metros de altura, donde los rayos solares caen primero en ella que en poblados de la costa protegidos a menudo por nubosidad. Lo cierto es, que los melanomas (tumoración pigmentada de la piel), en las últimas décadas en esta ciudad, con los casos de pacientes que llegan al Instituto de Neoplásicas del Sur (IRENSur), han aumentado alarmantemente, siendo muchos de ellos mortales y son atribuidos a las radiaciones ultravioleta. Por lo que el gobierno regional de arequipa, como una forma de prevenir mayores casos de cáncer a la piel, ha ordenado que al uniforme de sus trabajadores se agregue el sombrero de ala ancha como una pieza indispensable. La misma medida se ha hecho extensiva para escolares. Asimismo, la gerencia de educación, prohibió hacer actividades en las horas punta, donde la radiación solar es alta: 10.00 horas a 15.00 horas. Además se dispuso que las ceremonias organizadas a la interperie se harán debajo de una toldera. Estas medidas se han tomado con la finalidad que las próximas generaciones, no sufran los dolores de los que actualmente padecen

postrados en una cama, desahuciados por el cáncer de piel, y solo aguardando el zarpazo de la muerte. Hay que puntualizar también, que los diversos tipos de cáncer de piel producidos por los rayos ultravioleta, suelen padecerlo mujeres y hombres de piel oscura o blanca. Así tenemos, que los melasmas que suelen ser el comienzo de un cáncer de piel, si no se controla a tiempo, es padecido en mayor número por personas que tienen el pelo castaño oscuro, los ojos marrones y la piel de por sí morena y oscura. Y, en los melanomas tienen mayor riesgo las personas de tez blanca; que por raza tienen poca concentración de melanocitos en la piel, una suerte de fotoprotector natural que se activa con el estimulo solar. El protector natural es abundante en personas de piel trigueña o morena, que expuestas al sol adoptan una coloración tostada, para bloquear el ingreso de los rayos solares. En conclusión, la humanidad entera deberá tomar severas precauciones, para no sufrir algún efecto nocivo por culpa de los (RUV-B) rayos ultravioleta, que cada vez tienen más efecto en diversos lugares del orbe. Pero lo más importante será tomar conciencia que el planeta está cambiando, por causas del calentamiento global, y como señalan la mayoría de expertos, estudiosos de este tema, solo nos queda un periodo limitado de tiempo para hacer algo al respecto. Se necesita empezar a planear ahora, para poder enfrentar los efectos de este cambio en 20 o 30 años como afirma el reconocido experto en la materia: David Satterthwarte. Solo así podríamos parafrasear lo que decía Cicerón: "La vida es breve, pero lo suficientemente larga para hacer de ella una cosa buena y honesta". De lo contrario, nos podríamos encontrar con grandes consecuencias en el futuro, quizás imprevisibles hasta el momento, pero peligro al fin. Mientras tanto tú puedes tomar tus proprias precauciones, usa mucho protector solar en la piel todos los días con una protección mínima SPF 15, limita la exposición directa del sol especialmente al mediodía, evita las lámparas y las camas solares, revisa los medicamentos que usa, algunos de ellos hacen que uno sea mas susceptible a las quemaduras de sol, usa lentes de sol que protejan los rayos ultravioleta. No solo está en la humanidad misma poder evitarlo sino tú puedes crear esa diferencia en ti mismo.

Gia Mateo, Comunicadora de profesión y de convicción. Licenciada en Ciencias de la Comunicación de la Universidad San Martin de Porres. Estudios posteriores en ESAN y en la Universidad de Cypress en California, EE.UU. Colaboró en la redacción de la Revista Medio de Marketing. Productora y Editora de diversos programas de TV del Canal 4TV y Canal 7TV. Relacionista Pública del Centro Camaldoli en Napoli, Italia..Actualmente radica en el sur de California . Creadora y colaboradora del Programa Virtual de Transformación Personal "Oracles of Truth" (Oráculos de Verdad), un Centro Comunitario de aprendizaje virtual sin fines de lucro. Partidaria de Campañas Ecológicas y Orgánicas.

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LITTERATURE/Récit

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Delirio de Persecución

l razonamiento me hizo amortiguar a no ceder a la Ni con actos de telepatía ni con la guija borro esa voz muerte profana Que hace que me mande a lugares, que me persiga la sombra ni pensar en el edén que ni con artilugios que me atormenten los pasillos matemáticos llegaré a parchar mis cuentas Borro de mi rutina voltear en cada esquina. se me acusa de epidemias de fomentar subMujer no estoy loco solo quemo mis fotos versivas ideas, de sublevarme. Me adecuo en cualquier lugar aire, tierra y Porqué me persiguen si no e cometido mar… con tal de vivir más ningún crimen. Abro mi mente busco en lo pendiente Podemos hablar con palabras rebusque no es de fallar cadas o jerga apirañada Truco en el camino abismo del Para vengarme me arrancaré el pasado crucero del futuro corazón Ni en el abisal ni en Marte ni en con la luna llena circulan mis ideas cualquier lugar podré descansar… Y es que no encuentro sacrificio o a lo menos un prefijo que me haga burlar. Las ideas me persiguen me amenazan y me siguen diciendo que no están acá

Juan Diego Ponce Tuesta, estudiante, cursa el 5to año de secundaria. Próximo estudiante de Ing.Electronica, como a muchos, les parece extraño balancear estos dos gusto que son dos polos opuestos como el de ciencias y literatura. El arte de escribir es un hobbie, desde muy pequeño solía invetar historias hasta que un día decidió de crear un blog y poder publicar con mas frecuencia.

www.agc-creations.fr

www.europalatina.fr

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Paroles des Amériques 14  

Magazine culturel Paroles des Amériques

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