Convaincu dâaccomplir son devoir, le Mouvement pour LIBERTĂ & JUSTICE Ă CHYPRE, soumet ce document au Peuple de ChypreâŠ
Le Mouvement est indĂ©pendant et au-dessus de toute politique partisane. Il fut fondĂ© par des Grecs de Chypre le 11 mai 2008 Ă Nicosie, ayant comme tĂ©moin de leurs signatures sa BĂ©atitude lâArchevĂȘque de Chypre Chrysostomos II, et pour but de promouvoir les droits bien fondĂ©s de la RĂ©publique de Chypre, par tout moyen lĂ©gitime, de façon Ă faire prĂ©valoir les principes de la LibertĂ© de la DĂ©mocratie, des Droits de lâHomme et de la Justice.
Comme premier pas, Le Mouvement publia, en avril 2009, le livre bilingue, grec et anglais, «Bloody Truth» qui documente objectivement les Ă©vĂ©nements ayant eu lieu Ă Chypre pendant la pĂ©riode de 1950 jusquâĂ nos jours. Le livre fut distribuĂ© Ă lâĂ©chelle internationale, neutralisant dans une large mesure la propagande-intox turco-britannique contre les droits lĂ©gitimes de Chypre.
Comme deuxiĂšme pas, le Mouvement coordonna la rĂ©daction du document «La Proposition du OUI correct» -Ă lâĂ©laboration duquel contribua un grand nombre de scientifiques et de technocrates- persuadĂ© que lâavenir de tout Ătat rĂ©gi dans le respect de la Loi, ne se dĂ©termine que par le SEUL libre arbitre de ses citoyens lĂ©gitimes; ayant comme unique objectif un futur pour Chypre et pour la nouvelle gĂ©nĂ©ration des Chypriotes, qui soit forgĂ© dans un environnement de LibertĂ© et de Justice et convaincu que la LibertĂ© et la Justice peuvent et vont prĂ©valoir.
Mouvement pour LIBERTĂ & JUSTICE Ă CHYPRE
Chypre, septembre 2009
Chapitre 1: LâHistoire documentĂ©e
Le document «La Proposition du OUI correct» constitue la suite naturelle de lâHistoire documentĂ©e des Ă©vĂ©nements ayant eu lieu Ă Chypre1 qui, en bref, se sont dĂ©roulĂ©s comme ci-aprĂšs:
âą 1945: Les Britanniques refusent le droit dâautodĂ©termination aux Chypriotes.
âą 1950-1955: Les Britanniques persuadent la Turquie de revendiquer Chypre.
⹠1955-1963: Les Turcs, soutenus par les Britanniques, développent une intense activité terroriste à Chypre, pendant que les Britanniques élaborent la Constitution-piÚge de 1960.
âą 1963: Les Britanniques conseillent le PrĂ©sident de la RĂ©publique de Chypre de «proposer des amendements constitutionnels» et, du coup, ils utilisent ce prĂ©texte, pour instiguer lâinsurrection armĂ©e des Turcs de Chypre, ainsi que leur sĂ©cession et leur auto-isolement de lâĂtat lĂ©gitime, ayant comme but lâeffondrement de la RĂ©publique de Chypre.
âą 1964-1974: Suivent diverses machinations, qui se culminent dans le coup dâĂtat du 15 juillet 1974, perpĂ©trĂ© par la Junte militaire dâAthĂšnes [GrĂšce] contre le gouvernement lĂ©gitime de Chypre et servant comme prĂ©texte Ă lâinvasion de lâĂtat chypriote par la Turquie le 20 juillet 1974. Cette derniĂšre pĂ©rennise, depuis, lâoccupation de territoire chypriote, avec toutes les consĂ©quences qui sâensuivent.
âą 1974-2004: De multiples tentatives sont entreprises en vue du «rĂšglement de la Question chypriote», marquĂ©es par lâintransigeance constante des Turcs, en dĂ©pit de pĂ©nibles concessions de la part des Grecs de Chypre. Ces tentatives aboutirent au «Plan de solution Annan»2.
âą 2004 jusquâĂ nos jours: MalgrĂ© le rejet du «Plan Annan» le 24 avril 2004 et lâadhĂ©sion de la RĂ©publique de Chypre Ă lâUE en tant que membre Ă part entiĂšre le 1er mai 2004, Les Britanniques et leurs collaborateurs sont en train de rĂ©ajuster leurs efforts, conduisant le cours des Ă©vĂ©nements vers un «nouveau plan de solution», lâobjectif demeurant toujours la dĂ©structuration et lâabolition de la RĂ©publique de Chypre.
Cela fait six dĂ©cennies que les Britanniques et les Turcs trament lâabolition de la RĂ©publique de Chypre, visant Ă faire de Chypre un protectorat turc, sous tutelle britannique permanente.
1 Mouvement pour LIBERTà & JUSTICE à CHYPRE, «Bloody Truth» 2009.
2 Le «Plan Annan» (11 novembre 2002) fut Ă©laborĂ© Ă dessein par les Britanniques et leurs collaborateurs, fut signĂ© par le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de lâONU Ă lâĂ©poque, Koffi Annan, et fut soumis pour approbation aux Grecs et aux Turcs de Chypre lors de deux rĂ©fĂ©rendums sĂ©parĂ©s (24 avril 2004). Le 64% des votants turcs, dont la vaste majoritĂ© se composait de militaires turcs et de colons illĂ©gaux, approuvĂšrent le Plan. Le 76% des Grecs de Chypre le rejetĂšrent.
JusquâĂ prĂ©sent cette manĆuvre ĂCHOUA pour deux raisons:
1Ăšre : LâĂtat souverain de la RĂ©publique de Chypre NE SâEFFONDRA PAS, au contraire, il demeura internationalement reconnu sous son statut, tel quâil Ă©volua en 1963.
2Ăšme: LâĂtat souverain de la RĂ©publique de Chypre NE FUT PAS ABOLI, au contraire il fut admis dans lâUE sous son statut, tel quâil Ă©volua en 19633
Chapitre 2: LâadhĂ©sion Ă lâUE et le parcours erronĂ©
Le 1er mai 2004 la RĂ©publique de Chypre devint un Ătat-membre Ă©gal de lâUE, obtenant les MĂMES droits et les MĂMES obligations que tout autre Ătat-membre, la souverainetĂ© sur la totalitĂ© du territoire chypriote lui Ă©tant internationalement reconnue. Or lâapplication de lâacquis communautaire reste suspendue sur la partie du territoire EUROPĂEN de Chypre oĂč lâĂtat lĂ©gitime nâest pas en mesure dâexercer sa souverainetĂ© en raison de lâoccupation turque4
Depuis le 1er mai 2004, la RĂ©publique de Chypre a le droit inaliĂ©nable et lâobligation formelle:
1) de se conformer strictement aux principes fondamentaux de la LibertĂ©, de la DĂ©mocratie, des Droits de lâHomme et de la Justice -sur lesquelles lâUE est fondĂ©e et conformĂ©ment auxquelles elle fonctionne- mettant Ă profit tout Ă©lĂ©ment positif dĂ©coulant de lâadhĂ©sion Ă lâUE5.
2) de promouvoir le seul parcours correcte et juste en vue du rĂšglement de la Question chypriote, celui de la rĂ©intĂ©gration en toute normalitĂ© de tous les citoyens LĂGITIMES de la RĂ©publique de Chypre dans lâĂtat officiel.
Depuis le 1er mai 2004, les conjonctures jouant en faveur des droits légitimes de la République de Chypre sont réunies. Néanmoins, le parcours suivi est erroné.
3 LâĂtat, tel quâil Ă©volua en 1963 du fait de la conspiration turco-britannique, du fait de la sĂ©cession/ auto-isolation des Turcs de Chypre et du fait de lâauto-abolition du TraitĂ© de Garantie, est lâĂtat de la RĂ©publique de Chypre, dĂ©mocratiquement administrĂ© par la majoritĂ© naturelle des 82% des de jure sujets chypriotes. Câest cet Ătat qui, le 1er mai 2004, fut admis dans UE, en tant quâĂtat-membre Ă©gal, souverain sur tout le territoire de lâĂźle de Chypre.
4 Conseil Européen, Copenhague, 12/13 décembre 2002.
5 LâĂ©lĂ©ment positif essentiel est la possibilitĂ© offerte DâĂCARTER DĂFINITIVEMENT les «clausespiĂšge» de la Constitution de l960 destinĂ©e Ă Ă©chouer, les clauses anti-europĂ©ennes contenues dans les «accords» de 1977 et de 1979, les clauses incompatibles avec lâadhĂ©sion Ă lâUE de certaines rĂ©solutions des Nations Unies, le «Plan de solution Annan», ainsi que toute autre tentative dâabolition de la RĂ©publique de Chypre.
Chapitre 3: Le «nouveau plan de solution» actuellement en gestation.
Depuis fĂ©vrier 2008 et jusquâĂ prĂ©sent, lâĂ©volution des faits corrobore les craintes exprimĂ©es, tant par le contenu de la dĂ©claration commune faite par les deux «nĂ©gociateurs» chypriotes le 23 mai 2008, que par le protocole dâaccord conclu entre le PrĂ©sident de la RĂ©publique de Chypre et le Premier Ministre britannique le 5 juin 2008, qui se rĂ©sument en la neutralisation de tout effort rĂ©alisĂ© depuis le 1er mai 2004 afin de mettre sur pied un parcours correct et en la reconduction du «plan Annan» dans une version bien pire, soit dit en clair, lâabolition de la RĂ©publique de Chypre.
Chapitre 4: «La Proposition du OUI correct»
La Proposition vise Ă faire savoir au Peuple chypriote, Ă TEMPS, quelle est la procĂ©dure correcte, pour quâil juge, en connaissance de cause, tout «nouveau plan de solution» quâil serait appelĂ© Ă approuver dans un proche avenir
4.1. Principes de base de la Proposition
1) Est Exclu tout «plan de solution» adoptant une philosophie ou un contenu ayant déjà été rejeté.
2) Sont rejetés et abolis les qualificatifs «deux communautés», «Chypriotesgrecs», «Chypriotes-turcs» et «minorité turque», car elles constituent des réminiscences des desseins britanniques visant à diviser.
3) La Question chypriote, fut MONTĂE DE TOUTE PIĂCE par la conjuration turco-britannique de 1963, ayant comme aboutissement lâinvasion illĂ©gale par la Turquie de lâĂtat souverain de la RĂ©publique de Chypre et lâoccupation illĂ©gale de territoire chypriote et europĂ©en6.
4) Visant lâĂ©puration ethnique et la turquification des rĂ©gions occupĂ©es de Chypre, la Turquie mena et continue Ă mener des interventions considĂ©rĂ©es illĂ©gales Ă lâĂ©chelle mondiale7, ayant installĂ© un rĂ©gime hors la loi8, dont elle cherche Ă imposer la reconnaissance internationale.
5) La «FĂ©dĂ©ration bicommunautaire, bizonale» envisagĂ©e abolira lâĂtat de la RĂ©publique de Chypre et reconnaĂźtra le rĂ©gime illĂ©gal turc, crĂ©ant une «NOUVELLE structure Ă©tatique formĂ©e par deux Ătats fĂ©dĂ©rĂ©s ĂGAUX, DĂLIBĂRĂMENT vouĂ©e Ă lâĂ©chec tant sur le plan politique, que sur le plan Ă©conomique», acquittant la Turquie et mettant en place la conjoncture
6 Mouvement pour LIBERTà & JUSTICE à CHYPRE, «Bloody Truth» 2009, Ch. D
7 Principaux exemples dâinterventions illĂ©gales: lâimplantation de centaines de milliers de colons de la Turquie en vue de lâaltĂ©ration des rapports dĂ©mographiques de la RĂ©publique de Chypre; lâusurpation, la liquidation et la destruction de propriĂ©tĂ©s grecques, la dĂ©vastation du patrimoine culturel et religieux des Grecs de Chypre, le changement des toponymes etc.
8 La prétendue «République Turque de Chypre Nord - RTCN»
requise pour la turquification complĂšte de Chypre sous la tutelle du Royaume Uni9
6) «La Proposition du OUI correct» NE peut ĂȘtre assumĂ©e et promue QUE par le gouvernement lĂ©gitime de la RĂ©publique de Chypre10
4.2. Le postulat fondamental de la Proposition
La RĂ©publique de Chypre11 NE DOIT PAS ĂȘtre abolie, car ceci Ă©quivaudrait Ă LâABOLITION DE LâEXISTENCE DE lâĂtat-membre de lâUE et LâEXPULSION dâune quelconque «nouvelle configuration Ă©tatique» du sein de lâUE et de la ZONE EURO.
4.3. La documentation du postulat fondamental
Dans le cadre de la «FĂ©dĂ©ration bicommunautaire, bizonale», La Turquie vise Ă -entre autres- 2 Ătats, 2 peuples, deux souverainetĂ©s sous une «structure fĂ©dĂ©rale» faible; Ă©galitĂ© politique constitutionnelle 50%-50% des deux Ătats «fĂ©dĂ©rĂ©s», ce qui revient Ă Ă©galiser le 18% avec le 82% des de jure citoyens de Chypre; lâimpossibilitĂ© de rĂ©installation en leurs propriĂ©tĂ©s pour la majoritĂ© des refugiĂ©s; le maintien de tous les colons sur lâĂźle et DONC, du mĂȘme coup, le maintien en leur possession de la majeure partie du territoire occupĂ©; la gestion distincte des relations avec lâUE par chacun des deux Ătats «fĂ©dĂ©rĂ©s» et lâincorporation de lâensemble des dispositions de cet «arrangement» dans lâacquis communautaire, sous forme de clauses IRRĂVERSIBLES.
Si les propositions de la Turquie finissent par faire partie intĂ©grante du «nouveau plan de solution», telles quelles ou Ă quelques dĂ©tails prĂšs, et se voient approuvĂ©es par le Peuple chypriote, nous aurons Ă faire Ă une VIOLATION MAJEURE du TraitĂ© dâAdhĂ©sion de la RĂ©publique de Chypre Ă lâUE, car:
LâĂtat admis dans lâUE en 2004 sera aboli, or les clauses des accords gĂ©nĂ©rant la nouvelle configuration Ă©tatique, constitueront de multiples violations permanentes des Principes Fondamentaux de lâUE.
LâUE ne sâopposera pas Ă cet «arrangement», TOUTEFOIS, devant un prĂ©cĂ©dent qui menacerait la saine cohĂ©rence de lâacquis communautaire, elle se verra obligĂ©e de se prĂ©server, en sâen dĂ©barrassant
En dâautres termes, la RĂ©publique de Chypre, actuel Ătat-membre de lâUE, se placera de son propre grĂ© hors UE, anĂ©antissant du coup lâunique arme EFFECTIVE dont elle dispose aujourdâhui:
9 Voir Ch.1 du présent «Cela fait six décennies ...»
10 Voir Ch.12 du présent «La matérialisation de la Proposition».
11 Voir Ch.1 du présent «annotation 3».
Son statut dâĂ©galitĂ© avec 500 million dâEuropĂ©ens, TENUS de considĂ©rer lâĂtat de la RĂ©publique de Chypre en tant quâĂtat SOUVERAIN sur le territoire chypriote tout entier.
Les consĂ©quences immĂ©diates dâune telle Ă©volution, seront LâEFFONDREMENT ĂCONOMIQUE12, LâINSĂCURITĂ PHYSIQUE13 et LE CHAOS CONSTITUTIONNEL14, faits qui conduiront Ă la turquification de Chypre, sous la tutelle du Royaume Uni15.
La procédure correcte est:
Le maintien de la RĂ©publique de Chypre; la rĂ©intĂ©gration en toute normalitĂ© des Turcs de Chypre au sein de lâĂtat lĂ©gitime et lâharmonisation avec les institutions europĂ©ennes de toute lâĂ©tendue du territoire chypriote. Un effort dâharmonisation qui fut dĂ©jĂ menĂ©e Ă bien dans la partie libre de Chypre moyennant un lourd tribut.
4.4. Les caractĂ©ristiques principales de la Proposition: GuidĂ©e exclusivement par les Principes fondamentaux de lâUnion EuropĂ©enne, la Proposition:
âą PrĂ©conise le retrait de lâarmĂ©e dâoccupation, le dĂ©part des colons et lâexclusion de tout systĂšme de sĂ©curitĂ© du type des «garanties» de 1960.
âą PrĂ©conise la restauration de la RĂ©publique de Chypre en sa pleine normalitĂ©, et la neutralisation des effets de lâoccupation illĂ©gale par la Turquie, au bĂ©nĂ©fice de tous les citoyens chypriotes LĂGITIMES.
âą PrĂ©conise lâamĂ©lioration et lâactualisation de la Constitution en vigueur, ainsi que de la lĂ©gislation et des institutions, de maniĂšre Ă inspirer effectivement un sentiment unanime de confiance et de sĂ©curitĂ©.
âą En mĂȘme temps quâelle fait preuve dâune approche positive Ă lâĂ©gard des intĂ©rĂȘts gĂ©opolitiques et gĂ©ostratĂ©giques des pays tiers de la rĂ©gion, elle ne laisse aucune marge de concessions, envers quiconque, en tout ce qui concerne la souverainetĂ© et les intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de la RĂ©publique de Chypre.
Chapitre 5: Les premiĂšres actions
La Proposition préconise au sujet:
5.1. Du territoire occupé: La remise immédiate du territoire aux Forces des
12 Mise hors de la Zone Euro et remplacement de lâEURO, par une monnaie dĂ©valorisĂ©e.
13 Chypre sera colonisĂ©e dâun bout Ă lâautre par des colons Turcs de la Turquie.
14 Le régime de diarchie basée sur la discrimination raciale, assorti de droit de veto dual et réciproque, à travers la «Présidence par alternance» etc.
15 Voir Ch.1 du présent «Cela fait six décennies ...».
Nations Unies, chargées du maintien de la paix, pour la période transitoire minime requise pour la mise en application des actions non encore effectuées.
5.2. Des personnes portĂ©es disparues: La levĂ©e immĂ©diate de tout obstacle, de façon Ă permettre la dĂ©termination du sort et des circonstances de la disparition des traces de toutes les personnes portĂ©es disparues lors de lâinvasion turque de 1974.
5.3. Des personnes enclavĂ©es: Lâapplication immĂ©diate de la libre circulation et du plein respect des Droits de lâHomme de toute personne rĂ©sidant en territoire occupĂ©.
5.4. De lâarmĂ©e dâoccupation et des colons: La dĂ©termination immĂ©diate des dĂ©lais minimum, requis pour le retrait des forces armĂ©es dâoccupation et pour le dĂ©part des colons turcs, ainsi que de toute autre personne rĂ©sidant illĂ©galement sur le territoire de la RĂ©publique de Chypre.
5.5. Des rĂ©fugiĂ©s: La dĂ©termination immĂ©diate des dĂ©lais minimum requis pour la restauration des Droits de lâHomme dans leur intĂ©gralitĂ© et des libertĂ©s fondamentales de tous les de jure citoyens de la RĂ©publique de Chypre, notamment des libertĂ©s de retour, dâinstallation, de reprise de possession et du droit dâexploitation de leurs propriĂ©tĂ©s.
5.6. Des propriĂ©tĂ©s et des indemnisations: Toute personne responsable pour lâusurpation, lâaltĂ©ration, la destruction, ou la perte dâusage dâune propriĂ©tĂ©, sans autorisation du propriĂ©taire ou du dĂ©tenteur lĂ©gitimes, versera lâindemnisation Ă©quitable correspondante au propriĂ©taire ou au dĂ©tenteur lĂ©gitimes, compte tenu de la durĂ©e de lâacte illĂ©gal. Ce principe de base Ă©tant posĂ©, lâĂ©ventualitĂ© dâun «rĂšglement Ă lâamiable, conforme Ă la Loi et de maniĂšre Ă ce que la souverainetĂ© et les intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de lâĂtat soient entiĂšrement prĂ©servĂ©s», nâest pas exclue. Tous les cas dâarrangement seront jugĂ©s par les tribunaux compĂ©tents chypriotes, et donc europĂ©ens, qui, soit ratifieront les rĂšglements lĂ©gaux, soit appliqueront les dispositions de la Loi dans les cas oĂč lâarrangement sâavĂ©rera illĂ©gal ou inapplicable.
Chapitre 6: La Constitution et les traités de 1960
Se rĂ©fĂ©rant tout au long du prĂ©sent chapitre Ă la totalitĂ© du Peuple chypriote LĂGITIME, la Proposition prĂ©conise:
âą La suppression de celles des dispositions de la Constitution et des traitĂ©s annexes de 1960, dont, soit la validitĂ© fut rendue inactive en raison de la conspiration turco-britannique de 1963, soit le contenu constitue violation des principes fondamentaux de lâUnion EuropĂ©enne et/ou de la Charte de lâONU.
âą La mise Ă jour exhaustive de la Constitution en ratifiant tout amendement et toute modification nĂ©cessaires, afin de lâactualiser et lâharmoniser pleinement avec lâacquis communautaire, en dâautres termes, avec les principes de la LibertĂ©, de la DĂ©mocratie, des Droits de lâHomme et de la Justice.
Chapitre 7: La gouvernance et les institutions
Basée sur les principes et les valeurs Européens, la Proposition préconise:
âą Une gouvernance dĂ©mocratique stipulant pleine Ă©galitĂ© devant la Loi et lâĂtat de tout citoyen lĂ©gitime de la RĂ©publique de Chypre.
âą Une politique sociale Ă©quitable et juste, prĂ©voyant des critĂšres dâattribution dâallocations suffisantes en faveur de catĂ©gories spĂ©cifiques de citoyens, comprenant Ă©galement les dispositions en vue de la rĂ©intĂ©gration en toute normalitĂ© des Turcs de Chypre au sein de lâĂtat lĂ©gitime et lâharmonisation avec lâacquis communautaire des territoires actuellement sous occupation16.
âą Le dĂ©veloppement Ă©quilibrĂ©, dans les limites de la prĂ©vision objective des rĂ©elles capacitĂ©s de lâĂtat, accordant une attention particuliĂšre en matiĂšre de sĂ©curitĂ© et de santĂ© publiques.
âą La protection diligente de lâenvironnement et la planification en vue de la mise en place rapide de mĂ©thodes Ă©conomiques de production dâĂ©nergie.
⹠La prise de mesures de soutien substantielles en faveur de la nouvelle génération.
âą Une politique Ă©conomique dâaustĂ©ritĂ©, soucieuse, nĂ©anmoins, de prĂ©server une qualitĂ© de vie raisonnable pour le Peuple de Chypre.
âą La mise en place de dispositions fiables pour assurer une administration efficace et Ă©thique au sein dâun Ătat juste et Ă©quitable.
Chapitre 8: La religion
La proposition embrasse le principe, que «toute religion se doit de réunir et non pas de diviser les Peuples» et adopte ce qui suit:
⹠La majorité du Peuple chypriote est de religion chrétienne orthodoxe et la religion chrétienne admet et respecte toute religion et tout homme avec ses particularités et ses croyances17.
âą La coexistence de lâIslam et de lâOrthodoxie ne fut pas toujours sans heurts. Toutefois, les divers antagonismes survenus nâĂ©taient PAS dus Ă la diffĂ©rence de religion, mais instiguĂ©s par une combinaison de visĂ©es politiques locales et dâintĂ©rĂȘts de puissances Ă©trangĂšres, qui pensaient atteindre leurs objectifs en fomentant des conflits locaux, en instrumentalisant les religions -entre autres- Ă leurs fins.
âą DĂšs le 16Ăšme siĂšcle aprĂšs J-C, lorsque Chypre fut conquise par les Turcs,
16 Voir Ch.11 «LâĂ©conomie - Renforcement du rĂŽle social de lâĂtat».
17 St. Paul, Ac. 17 24-26 «Dieu qui fit le monde et tout ce qui sây trouve,...fit que toutes les nations, issues dâun seul sang, habitassent sur toute la face de la terre..»
les rapports de coexistence au niveau du peuple, furent toujours bonnes. Les phĂ©nomĂšnes dâoppression rĂ©sultaient de la conquĂȘte et de lâeffort de pĂ©rennisation de lâoccupation, sans rapport quelconque avec les relations individuelles18.
âą La coexistence bienveillante des fidĂšles des deux religions est attestĂ©e, tant par le fait mĂȘme de leur cohabitation dans des communes mixtes, que par leurs contacts dans les lieux mĂȘmes des Ă©glises et des mosquĂ©es19.
âą Le fondement pour la rĂ©intĂ©gration et la coexistence pacifique de tous les citoyens lĂ©gitimes de Chypre peut se trouver dans le respect par tous de la «DĂ©claration des Droits de lâHomme», notamment le respect de la libertĂ© de conscience, du libre arbitre, et de la dignitĂ© humaine.
âą Le ProblĂšme religieux nâa jamais constituĂ© la pierre dâachoppement Ă Chypre, de mĂȘme que la diversitĂ© culturelle des habitants nâa jamais posĂ© problĂšme. Les Grecs de Chypre nâon jamais revendiquĂ© la restitution de leur lieux de culte, transformĂ©s en mosquĂ©es musulmanes depuis 157020
âą NĂ©anmoins, les lieux cultuels grecs qui furent saisis en 1974 et furent altĂ©rĂ©s, dĂ©vastĂ©s transformĂ©s en mosquĂ©es, doivent ĂȘtre rendus Ă leurs propriĂ©taires lĂ©gitimes, mĂȘme si «leur aventure se fait attribuer aux circonstances de guerre...». Les ChrĂ©tiens de Chypre se sont profondĂ©ment attachĂ©s Ă ces lieux Ă travers un vĂ©cu intense, et il nây a que par leur restitution quâils rĂ©ussiront Ă renouer avec le passĂ©.
La coexistence dans des conditions de paix et de justice ne signifie en rien la dĂ©gradation de lâidentitĂ© de quiconque. Les Grecs de Chypre reconnaissent les Turcs lĂ©gitimes de Chypre comme leurs compatriotes avec leur culture, leur religion et leurs particularitĂ©s et les Turcs de Chypre font de mĂȘme pour leurs compatriotes Grecs.
Ă lâheure actuelle, oĂč tous les citoyens lĂ©gitimes de Chypre sont des membres Ă part Ă©gale de lâUnion EuropĂ©enne et dans la mesure oĂč les gens sont en quĂȘte dâune dimension religieuse dans leur vie, il est de la responsabilitĂ© de la RĂ©publique de Chypre de veiller -entre autres- Ă la rĂ©insertion des Turcs de Chypre, tant
18 Des bonnes relations, loin des finalitĂ©s politiques, tĂ©moigne Vassilis Michaelides: mĂȘme lors du pire moment de lâoccupation turque, notamment le massacre du 9 juillet 1821, un Turc musulman nommĂ© Kioroglou, tente dĂ©sespĂ©rĂ©ment, risquant sa vie, de faire Ă©vader et de sauver lâArchevĂȘque Cyprien. [Kyprianos]
19 Citons en exemple, encore de nos jours, la commune de Peristerona de Morphou. Par ailleurs: lâArchevĂȘque et le Mufti se rendaient visite et se fĂ©licitaient rĂ©ciproquement lors des cĂ©lĂ©brations du BaĂŻram et du Ramadan ou de NoĂ«l et des PĂąques respectivement. (Revue officielle de lâĂglise de Chypre LâApĂŽtre BarnabĂ©). Tant le prĂȘtre que le muezzin, jouissaient du mĂȘme respect de la part de tout le monde, on faisait appel Ă leur mĂ©diation pour rĂ©soudre des diffĂ©rends entre les habitants etc.
20 Leur saisie fut attribuĂ©e «aux circonstances de guerre», dâoĂč le respect portĂ© Ă ces lieux, considĂ©rĂ©s lieux cultuels musulmans, et leur prĂ©servation en tant que tels par les Grecs depuis 1974.
religieuse que culturelle, au sein de lâĂtat lĂ©gitime, fondant cette rĂ©insertion sur les relations dĂ©veloppĂ©es et prĂ©servĂ©es au courant des siĂšcles passĂ©s.
Mettant de cĂŽtĂ© les prĂ©jugĂ©s accumulĂ©s par le soin de tiers au cours des dĂ©cennies rĂ©centes, que tous les Chypriotes de droit sâĂ©rigent en modĂšle de coopĂ©ration, en vue du bien commun.
Chapitre 9: LâĂ©ducation et la culture
LâUE accepte tout citoyen europĂ©en avec son identitĂ© nationale et sa culture propre, sans contrarier ou uniformiser les traditions de ses Ătats-membres, tous considĂ©rĂ©s sur un pied dâĂ©galitĂ©.
Vouant un respect absolu envers la langue, la religion, la provenance historique, la culture et en gĂ©nĂ©ral lâĂ©ducation de toutes les nations et Ă©tant donnĂ© que la grande majoritĂ© du Peuple lĂ©gitime de Chypre est dâorigine nationale grecque, la Proposition considĂšre lâĂ©ducation comme un prĂ©alable fondamental, sine qua non, pour la survie de lâĂtat lĂ©gitime et prĂ©conise:
⹠Le rejet de toute tentative visant à éloigner la nouvelle génération des Chypriotes de ses racines nationales, de sa langue et de son Histoire.
⹠La préservation de la tradition et du patrimoine culturel.
âą LâĂ©ducation hellĂ©no-centrique pour les Grecs de Chypre et la possibilitĂ© respectivement Ă©quivalente pour tout citoyen lĂ©gitime de la RĂ©publique de Chypre de toute autre provenance nationale.
âą Lâenseignement de lâHistoire et la sauvegarde de la conscience historique, faisant preuve dâĂ©gal respect Ă lâĂ©gard de lâHistoire de toutes les nations.
âą Le dĂ©veloppement du dialogue et lâutilisation de la technologie en vue de tracer le cheminement commun qui soit bĂ©nĂ©fique pour lâensemble du Peuple chypriote.
⹠La mise en équilibre et la valorisation des idéaux communs.
âą Lâapprentissage dâun enrichissement spirituel mutuel.
Une Ă©ducation source de valeurs, formant de nouveaux citoyens authentiques, chĂ©rissant les valeurs de la dĂ©mocratie; courageux et francs, ayant le sens de la droiture et de lâautodiscipline; confiants et respectueux dâeux-mĂȘmes et de leurs traditions, ayant de lâestime pour autrui, au sein dâun Ătat rĂ©gi dans le respect des lois, qui assure lâĂ©galitĂ© devant la Loi et procure des possibilitĂ©s de progrĂšs Ă©quitables pour tous.
Chapitre 10: La sécurité
Tout Ătat pour assurer sa survie, se doit de disposer dâun SystĂšme de SĂ©curitĂ© fiable, afin dâĂȘtre en mesure de garantir Ă ses citoyens la protection de leur personne et de leurs intĂ©rĂȘts, de faire face aux menaces Ă leur encontre et de leur assurer la possibilitĂ© de lâexercice de leurs droits souverains.
ConsidĂ©rant que la mise en place de conditions de sĂ©curitĂ©, ainsi que la capacitĂ© dĂ©fensive de lâĂtat contre toute menace, constituent des conditions prĂ©alables Ă son fonctionnement adĂ©quat et Ă sa viabilitĂ©; que la position gĂ©ographique de Chypre en MĂ©diterranĂ©e orientale exige un potentiel sĂ©curitaire accru; que le vĂ©cu sous les conditions du SystĂšme de SĂ©curitĂ© de 1960 fut traumatisant21; que les expĂ©riences du Plan Annan furent nĂ©gatives22; que depuis les annĂ©es 50 Ă nos jours la Turquie poursuit lâobjectif stratĂ©gique du «contrĂŽle politique et militaire de toute lâĂźle de Chypre»23; que la RĂ©publique de Chypre adhĂ©ra Ă lâUE et que les rapports dâĂ©quilibre dans le domaine de la sĂ©curitĂ© ont depuis Ă©voluĂ© sur le plan international, la Proposition adopte un nouveau SystĂšme de SĂ©curitĂ©, conforme aux normes europĂ©ennes, qui sauvegarde les droits acquis de la RĂ©publique de Chypre en tant quâĂtat souverain, membre Ă©gal de lâUE et, entre autres, prĂ©conise:
âą Lâexercice total par lâĂtat chypriote du droit dâautodĂ©fense et du droit de disposer de ses propres forces armĂ©es, selon son apprĂ©ciation24
âą Lâexclusion de lâĂ©ventualitĂ© de dĂ©militarisation totale25
21 Les «TraitĂ©s de Garantie et dâAlliance de 1960» se sont avĂ©rĂ©s une source permanente dâanomalie et de tutelle, de plus, avec lâencouragement de la part du Royaume Uni, ils ont servi les objectifs stratĂ©giques de la Turquie, notamment celui de prendre le contrĂŽle sur toute lâĂźle de Chypre [bombardements de Tylliria-1964, invasion-1974, occupation, colonisation etc.]. Par ailleurs, lâarticle IV du TraitĂ© de Garantie, se rĂ©fĂ©rant Ă une «intervention unilatĂ©rale», viole la Charte des Nations Unies, dont lâarticle 2(4) stipule que «Tout Ătat-membre, dans le cadre de ses relations internationales, doit sâabstenir de recourir Ă la menace et Ă lâemploi de la force contre lâintĂ©gritĂ© territoriale ou lâindĂ©pendance politique de tout autre Ătat, et doit sâabstenir Ă©galement de tout autre acte incompatible avec les objectifs des Nations Unies».
22 Il sâagit de la «Solution globale du ProblĂšme chypriote par les Nations Unies, mars 2004 (5Ăšme Ă©dition)», Ă travers laquelle, dâune part la Turquie tenta de renforcer ses droits dâintervention et son rĂŽle tutĂ©laire sur Chypre, lâextension de ses droits souverains sur lâespace maritime et aĂ©rien chypriotes, la limitation des droits souverains et le dĂ©sarmement de la RĂ©publique de Chypre et la lĂ©galisation de la colonisation, dâautre part les Britanniques visĂšrent Ă lĂ©gitimer et Ă rendre permanente la souverainetĂ© des Bases et Ă sâassurer un accĂšs Ă©largi Ă lâespace maritime de Chypre.
23 Mouvement pour LIBERTĂ & JUSTICE Ă CHYPRE, «Bloody Truth» - 2009, Ch. B8, B10 rapport Nihat Erim (1956), Plan «RĂ©cupĂ©ration de Chypre» du Bureau de Guerre SpĂ©ciale de lâĂtat Major turc (1958) et Ch. B8, B30-B32.
24 Charte de lâONU, art.51: «Aucune disposition de la prĂ©sente Charte ne porte atteinte au droit naturel de lĂ©gitime dĂ©fense individuelle ou collective...».
25 Non seulement pour des raisons de dignitĂ© de lâĂtat, mais Ă©galement en raison de la grande importance gĂ©ostratĂ©gique et lâinstabilitĂ© caractĂ©ristiques de la rĂ©gion oĂč Chypre se situe, de lâimpossibilitĂ© de lâexercice des droits souverains de lâĂtat, des visĂ©es expansionnistes de la Turquie et des finalitĂ©s du Royaume Uni concernant Chypre.
âą Lâexclusion des «TraitĂ©es de Garantie et dâAlliance de 1960»26 et dâautres rĂ©miniscences coloniales contraires Ă lâacquis communautaire et Ă la participation de la RĂ©publique de Chypre Ă la Politique ĂtrangĂšre et de SĂ©curitĂ© Communes (PESC)27.
⹠Aucune limitation à la souveraineté de la République de Chypre sur la totalité du territoire de Chypre (terre, mer, air).
âą Le dĂ©part des troupes dâoccupation et des colons28.
âą La participation et/ou la conclusion dâaccords ayant trait Ă la sĂ©curitĂ©, ainsi que la coopĂ©ration avec dâautres organisations de sĂ©curitĂ© collective en plus de lâOSCE29, telles que le Partenariat pour la Paix de lâUE (PPP) et lâOrganisation du TraitĂ© de lâAtlantique Nord (OTAN).
âą Lâapplication intĂ©grale des dispositions de La Convention sur le Droit de la Mer (Montego Bay, 1982).
âą La suppression des bases militaires britanniques et lâexclusion de pareille Ă©ventualitĂ© au bĂ©nĂ©fice de quelque pays que ce soit.
âą LâĂ©ventualitĂ© dâinstallation de bases UNIQUEMENT au bĂ©nĂ©fice dâorganisations collectives, dans lesquelles la RĂ©publique de Chypre participera et/ou avec lesquelles elle contractera une convention de sĂ©curitĂ© et de coopĂ©ration, toujours conformĂ©ment aux termes en vigueur dans le reste de lâUnion EuropĂ©enne et, sous rĂ©serve, que ces accords ne portent nullement atteinte Ă la souverainetĂ© ou Ă tout autre intĂ©rĂȘt lĂ©gitime de la RĂ©publique de Chypre.
âą Lâexclusion de lâinterconnexion du rĂšglement de la Question chypriote avec le processus dâadhĂ©sion de la Turquie en lâUE.
26 Dâailleurs, les TraitĂ©es de 1960 se sont auto-abolies par la conspiration turco-britannique etc. de l963 (voir: Mouvement pour LIBERTĂ & JUSTICE Ă CHYPRE, «Bloody Truth» - 2009, Ch. B27 et C1); par les bombardements turcs de 1964 (voir: Mouvement pour LIBERTĂ & JUSTICE Ă CHYPRE, «Bloody Truth» - 2009, Ch. C7-C9); par lâinvasion illĂ©gale turque de 1974 et tout ce qui sâen suivit (voir: Mouvement pour LIBERTĂ & JUSTICE Ă CHYPRE, «Bloody Truth» - 2009, Ch. D1-D5)
27 La PESC est instituĂ©e et rĂ©gie par le titre V du TraitĂ© sur lâUnion EuropĂ©enne. Elle remplaça la CoopĂ©ration Politique EuropĂ©enne (CPE) et prĂ©voit la dĂ©finition, Ă terme, dâune politique commune de la dĂ©fense qui pourrait conduire, le moment venu, Ă une dĂ©fense commune.
28 La colonisation perpĂ©trĂ©e par la Turquie est considĂ©rĂ©e comme crime contre lâHumanitĂ© par le Droit international (Convention de GenĂšve 1949). Le nombre des colons illĂ©galement amenĂ©s dans le but de lâaltĂ©ration de la Carte dĂ©mographique de Chypre, se monte Ă au moins 200.000 (dĂ©claration de DerviĆ EroÄlu, le 1er juillet 2009) et constitue une forte majoritĂ© par rapport au Turcs citoyens chypriotes lĂ©gitimes. Le nombre de ces derniers sâĂ©tant rĂ©duit de 118.000 (1974) Ă 88.000 (Rapport dĂ©mographique du Service des Statistiques de la RĂ©publique de Chypre, 2006) Voir Ă©galement: Ch.5 du prĂ©sent «Les premiĂšres Actions».
29 Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, à laquelle la République de Chypre participe.
Chapitre 11: LâĂ©conomie
ConsidĂ©rant, que le processus de lâharmonisation de lâĂ©conomie chypriote avec lâacquis communautaire fut laborieux et de longue haleine; que la forme et la structure europĂ©enne actuelle de lâĂ©conomie -combinĂ©es Ă une politique interne correcte- procurent la possibilitĂ© pour un dĂ©veloppement Ă©conomique durable et de qualitĂ©, visant Ă contribuer au progrĂšs et au bien-ĂȘtre de lâensemble des citoyens lĂ©gitimes de la RĂ©publique de Chypre; que le fait de disposer dâun Ătat opĂ©rationnel et dâune Ă©conomie viable est absolument dĂ©terminant pour la viabilitĂ© politique du rĂšglement de la Question chypriote, quel quâil soit, la Proposition adopte le principe de base stipulant que:
La forme finale de la solution de la Question chypriote se doit dâĂȘtre dĂ©terminĂ©e, dâune part par le fait que «les rĂ©gions occupĂ©es appartiennent Ă la RĂ©publique de Chypre et Ă©chappent Ă lâexercice effectif du contrĂŽle du gouvernement officiel en raison de lâoccupation turque»30 , et dâautre part du fait que «le rĂšglement de la Question chypriote doit ĂȘtre compatible avec des principes Ă©conomiques rationnels, en particulier ceux qui sont protĂ©gĂ©s par lâacquis communautaire».
Par consĂ©quent, la Proposition prĂ©conise les principes Ă©conomiques suivants, qui, lorsque appliquĂ©s, opĂšrent pour le bĂ©nĂ©fice de tous les citoyens lĂ©gitimes et sont en tout compatibles avec une solution basĂ©e sur la continuation de la RĂ©publique de Chypre en tant quâĂtat-membre de lâUnion EuropĂ©enne:
âą Le maintien du systĂšme dâĂ©conomie mixte avec intervention de lâĂtat, basĂ© UNIQUEMENT sur des critĂšres Ă©conomiques et sociaux, et non pas sur des critĂšres politiques et raciaux.
âą Une politique Ă©conomique gĂ©nĂ©rale, qui sera appliquĂ©e dans le cadre dĂ©fini par lâUE, incluant le Pacte de StabilitĂ© et de Croissance31, ainsi que le TraitĂ© de Lisbonne32, qui assurent, tant une Ă©conomie fonctionnelle, que lâamĂ©lioration des conditions de lâemploi et le renforcement de la compĂ©titivitĂ© de lâĂ©conomie dans son ensemble.
âą Le renforcement de la fonction sociale de lâĂtat, pour soutenir la rĂ©intĂ©gration en toute normalitĂ© des Turcs de Chypre dans lâĂ©conomie unitaire33. Il est souhaitable que les Turcs de Chypre soient adĂ©quatement
30 Protocole 10 de lâActe dâAdhĂ©sion de la RĂ©publique de Chypre Ă lâUnion EuropĂ©enne.
31 Il sâagit dâun systĂšme fondĂ© sur des rĂšgles et Ă©laborĂ© pour coordonner les politiques budgĂ©taires nationales au sein de lâUnion Ă©conomique et monĂ©taire (UEM). Il a Ă©tĂ© Ă©tabli afin de garantir des finances publiques saines, une condition indispensable pour le bon fonctionnement de lâUEM.
32 Il comprend un ensemble de rĂ©formes structurelles dans le domaine de lâĂ©conomie, basĂ©es sur la coopĂ©ration entre les Ătats-membres et la Commission europĂ©enne, visant Ă lâaccĂ©lĂ©ration du rythme du dĂ©veloppement Ă©conomique et Ă lâaccroissement du taux dâemploi au sein de lâUE.
33 Les mesures de soutien doivent se faire sous forme dâallocation ou de subventions (p.ex. des prestations sociales accrues ou des programmes Ă©ducatifs au autres programmes etc.) et non pas sous forme de limitation et dâaltĂ©ration (p.ex. traitement fiscal favorable), qui perturbent le fonctionnement du marchĂ©, vont Ă lâencontre de lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et enfreignent lâacquis communautaire.
représentés au sein des centres décisionnels concernés.
âą Le maintien de lâĂ©conomie et du marchĂ© unitaires, en tant que membre de lâUE et de la zone euro, sans restrictions Ă la libre circulation des biens, des services, de la main-dâĆuvre et du capital dans tous les domaines de lâĂ©conomie34
âą La sauvegarde du fonctionnement harmonieux des institutions de lâĂtat, dont la structure mĂȘme doit assurer lâopĂ©rationnabilitĂ© imperturbable. Il est dâune importance particuliĂšre de prĂ©server le fonctionnement harmonieux des institutions indĂ©pendantes, telles que la Banque centrale, les Cours de Justice, lâAuditeur gĂ©nĂ©ral, le Procureur gĂ©nĂ©ral. Il est souhaitable que les Turcs de Chypre soient adĂ©quatement reprĂ©sentĂ©s dans la structure de ces institutions. LĂ oĂč le cadre du fonctionnement des institutions est dĂ©terminĂ© par lâacquis communautaire, celui-ci demeure inviolable.
âą La sauvegarde de la viabilitĂ© durable des finances publiques, est dâune importance vitale, particuliĂšrement au cours des premiĂšres Ă©tapes de la rĂ©intĂ©gration des Turcs de Chypre dans lâĂ©conomie unitaire, vue que, tant la rĂ©intĂ©gration par elle-mĂȘme, que lâharmonisation avec lâacquis communautaire des rĂ©gions actuellement sous occupation, comporteront un coĂ»t Ă©conomique que lâĂtat sera appelĂ© Ă financer dans une large mesure. Par consĂ©quent, la gestion du financement de la rĂ©insertion doit faire lâobjet dâune attention minutieuse.
Les principes prĂ©citĂ©s assurent une Ă©conomie solide et opĂ©rationnelle. Ils sont en parfaite conformitĂ© avec la continuation de la RĂ©publique de Chypre (telle que lors de son adhĂ©sion Ă lâUE en 2004 et dans la zone euro le 2008). De plus ils satisfont aux inquiĂ©tudes des Turcs de Chypre, quelles quâelles soient, dans la mesure oĂč ils prĂ©voient une reprĂ©sentation suffisante au niveau de la gestion de lâĂ©conomie et des structures institutionnelles, ainsi quâun soutien socioĂ©conomique adĂ©quat, de maniĂšre Ă atteindre, dans de brefs dĂ©lais, une convergence de revenus de tous les citoyens chypriotes lĂ©gitimes au sein dâune Ă©conomie europĂ©enne unifiĂ©e.
Lâacquis communautaire constitue un bouclier pour lâĂ©conomie chypriote. Toute dĂ©rogation sera catastrophique pour tous les citoyens lĂ©gitimes de la RĂ©publique de Chypre.
Chapitre 12: La matérialisation de «la Proposition du OUI correct»
Dans lâespoir de parvenir Ă Ă©carter le danger que reprĂ©sente le «nouveau plan de solution» actuellement en gestation, SEUL le gouvernement lĂ©gitime de la RĂ©publique de Chypre est Ă mĂȘme de matĂ©rialiser la Proposition, fixant comme critĂšre les intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de lâĂtat et les droits lĂ©gitimes de tous les de jure citoyens chypriotes, Ă©tant par lĂ -mĂȘme, citoyens europĂ©ens.
34 Garantie pour le systĂšme constituent la monnaie commune (lâEURO) et la Banque Centrale unitaire indĂ©pendante de Chypre (membre de lâEurosystĂšme).Dans ce cadre le gouvernement sera Ă mĂȘme de pratiquer une politique sociale et pourra soutenir les rĂ©gions aujourdâhui occupĂ©es, afin dâamĂ©liorer leur infrastructure de croissance.
Ă cet effet, le gouvernement responsable doit:
1) Adopter la Proposition.
2) Ălaborer en dĂ©tail tous les paramĂštres, en constituant le document complet de la Proposition de Solution.
3) Appeler tous les Ă©lecteurs chypriotes lĂ©gitimes Ă approuver la Proposition lors dâUN SEUL rĂ©fĂ©rendum commun.
4) Persuader les partenaires Ă©gaux de la RĂ©publique de Chypre dans lâUE du bien fondĂ© de la Proposition.
5) DĂ©poser la Proposition de Solution Ă lâOrganisation des Nations Unies et la dĂ©fendre en tant que la marche Ă suivre CORRECTE et INDĂROGEABLE vers un rĂšglement de la Question chypriote.
Lâargument irrĂ©futable pour faire prĂ©valoir la Proposition est le fait que «tout autre dĂ©nouement Ă©ventuel dans le cas de Chypre serait, PAR DĂFINITION, RĂSULTAT de lâINVASION et de lâOCCUPATION, constituant une infraction grave au Droit International, ĂTANT DE CE FAIT illĂ©gal et Ă rejeter, tant du point de vue europĂ©en, que sur le plan international.
Ăpilogue
Le processus de lâadoption, de lâĂ©laboration, de la promotion et de la consĂ©cration de la Proposition en tant que la solution correcte Ă la Question chypriote, se profile laborieux et accompagnĂ© de maintes pressions et autres obstacles politiques.
Il faudra faire preuve de VOLONTĂ, DE PATRIOTISME, DâHONNĂTETĂ et de PERSĂVĂRANCE, hors du commun et au-dessus de tout opportunisme et dâintĂ©rĂȘts personnels, partisans ou autres, en particulier de la part du Chef dâĂtat que le Peuple chypriote investira de ce mandat.
Le temps requis pour la consĂ©cration de la Proposition constitue une inconnue, vu quâil nâexiste pas de prĂ©cĂ©dent Ă une proposition Ă©manant, en toute responsabilitĂ© et exclusivement, du PrĂ©sident de lâĂtat officiel de la RĂ©publique de Chypre membre de lâUnion EuropĂ©enne, et qui concerne lâensemble du Peuple lĂ©gitime de Chypre.
Ce qui est certain, câest que, quelque soit le temps nĂ©cessaire, ce sera, POUR LA PREMIĂRE FOIS, du temps investi en la marche dans la bonne direction, Ă condition que toute pusillanimitĂ© et toute rĂ©cidive de la politique des concessions soient Ă©vitĂ©es.
Si le Peuple de Chypre se convainc du bien fondĂ© de «la Proposition du OUI correct», lâĂ©rige en MANDAT INDĂROGEABLE, en investit un chef dâĂtat compĂ©tant et livre le combat pour quâelle puisse ĂȘtre matĂ©rialisĂ©e, la Proposition sâavĂ©rera comme la seule issue Ă la Question chypriote qui soit honnĂȘte, digne, juste et viable et conforme aux normes europĂ©ennes.