La Proposition du OUI correct

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Convaincu d’accomplir son devoir, le Mouvement pour LIBERTÉ & JUSTICE À CHYPRE, soumet ce document au Peuple de Chypre


Le Mouvement est indĂ©pendant et au-dessus de toute politique partisane. Il fut fondĂ© par des Grecs de Chypre le 11 mai 2008 Ă  Nicosie, ayant comme tĂ©moin de leurs signatures sa BĂ©atitude l’ArchevĂȘque de Chypre Chrysostomos II, et pour but de promouvoir les droits bien fondĂ©s de la RĂ©publique de Chypre, par tout moyen lĂ©gitime, de façon Ă  faire prĂ©valoir les principes de la LibertĂ© de la DĂ©mocratie, des Droits de l’Homme et de la Justice.

Comme premier pas, Le Mouvement publia, en avril 2009, le livre bilingue, grec et anglais, «Bloody Truth» qui documente objectivement les Ă©vĂ©nements ayant eu lieu Ă  Chypre pendant la pĂ©riode de 1950 jusqu’à nos jours. Le livre fut distribuĂ© Ă  l’échelle internationale, neutralisant dans une large mesure la propagande-intox turco-britannique contre les droits lĂ©gitimes de Chypre.

Comme deuxiĂšme pas, le Mouvement coordonna la rĂ©daction du document «La Proposition du OUI correct» -Ă  l’élaboration duquel contribua un grand nombre de scientifiques et de technocrates- persuadĂ© que l’avenir de tout État rĂ©gi dans le respect de la Loi, ne se dĂ©termine que par le SEUL libre arbitre de ses citoyens lĂ©gitimes; ayant comme unique objectif un futur pour Chypre et pour la nouvelle gĂ©nĂ©ration des Chypriotes, qui soit forgĂ© dans un environnement de LibertĂ© et de Justice et convaincu que la LibertĂ© et la Justice peuvent et vont prĂ©valoir.

Mouvement pour LIBERTÉ & JUSTICE À CHYPRE

Chypre, septembre 2009

STRUCTURE DU DOCUMENT Chapitre Page Chapitre 1 L’Histoire documentĂ©e 5 Chapitre 2 L’adhĂ©sion Ă  l’UE et le parcours erronĂ© 6 Chapitre 3 «Le nouveau plan de solution » actuellement en gestation. 7 Chapitre 4 «La Proposition du OUI correct» 7 Chapitre 5 Les premiĂšres actions 9 Chapitre 6 La Constitution et les traitĂ©s de 1960 10 Chapitre 7 La gouvernance et les institutions 11 Chapitre 8 La religion 11 Chapitre 9 L’éducation et la culture 13 Chapitre 10 La sĂ©curitĂ© 14 Chapitre 11 L’économie 16 Chapitre 12 La matĂ©rialisation de «la Proposition du OUI correct» 17 Épilogue 18

Chapitre 1: L’Histoire documentĂ©e

Le document «La Proposition du OUI correct» constitue la suite naturelle de l’Histoire documentĂ©e des Ă©vĂ©nements ayant eu lieu Ă  Chypre1 qui, en bref, se sont dĂ©roulĂ©s comme ci-aprĂšs:

‱ 1945: Les Britanniques refusent le droit d’autodĂ©termination aux Chypriotes.

‱ 1950-1955: Les Britanniques persuadent la Turquie de revendiquer Chypre.

‱ 1955-1963: Les Turcs, soutenus par les Britanniques, dĂ©veloppent une intense activitĂ© terroriste Ă  Chypre, pendant que les Britanniques Ă©laborent la Constitution-piĂšge de 1960.

‱ 1963: Les Britanniques conseillent le PrĂ©sident de la RĂ©publique de Chypre de «proposer des amendements constitutionnels» et, du coup, ils utilisent ce prĂ©texte, pour instiguer l’insurrection armĂ©e des Turcs de Chypre, ainsi que leur sĂ©cession et leur auto-isolement de l’État lĂ©gitime, ayant comme but l’effondrement de la RĂ©publique de Chypre.

‱ 1964-1974: Suivent diverses machinations, qui se culminent dans le coup d’État du 15 juillet 1974, perpĂ©trĂ© par la Junte militaire d’AthĂšnes [GrĂšce] contre le gouvernement lĂ©gitime de Chypre et servant comme prĂ©texte Ă  l’invasion de l’État chypriote par la Turquie le 20 juillet 1974. Cette derniĂšre pĂ©rennise, depuis, l’occupation de territoire chypriote, avec toutes les consĂ©quences qui s’ensuivent.

‱ 1974-2004: De multiples tentatives sont entreprises en vue du «rĂšglement de la Question chypriote», marquĂ©es par l’intransigeance constante des Turcs, en dĂ©pit de pĂ©nibles concessions de la part des Grecs de Chypre. Ces tentatives aboutirent au «Plan de solution Annan»2.

‱ 2004 jusqu’à nos jours: MalgrĂ© le rejet du «Plan Annan» le 24 avril 2004 et l’adhĂ©sion de la RĂ©publique de Chypre Ă  l’UE en tant que membre Ă  part entiĂšre le 1er mai 2004, Les Britanniques et leurs collaborateurs sont en train de rĂ©ajuster leurs efforts, conduisant le cours des Ă©vĂ©nements vers un «nouveau plan de solution», l’objectif demeurant toujours la dĂ©structuration et l’abolition de la RĂ©publique de Chypre.

Cela fait six dĂ©cennies que les Britanniques et les Turcs trament l’abolition de la RĂ©publique de Chypre, visant Ă  faire de Chypre un protectorat turc, sous tutelle britannique permanente.

1 Mouvement pour LIBERTÉ & JUSTICE À CHYPRE, «Bloody Truth» 2009.

2 Le «Plan Annan» (11 novembre 2002) fut Ă©laborĂ© Ă  dessein par les Britanniques et leurs collaborateurs, fut signĂ© par le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’ONU Ă  l’époque, Koffi Annan, et fut soumis pour approbation aux Grecs et aux Turcs de Chypre lors de deux rĂ©fĂ©rendums sĂ©parĂ©s (24 avril 2004). Le 64% des votants turcs, dont la vaste majoritĂ© se composait de militaires turcs et de colons illĂ©gaux, approuvĂšrent le Plan. Le 76% des Grecs de Chypre le rejetĂšrent.

LA PROPOSITION DU OUI CORRECT 5

Jusqu’à prĂ©sent cette manƓuvre ÉCHOUA pour deux raisons:

1Ăšre : L’État souverain de la RĂ©publique de Chypre NE S’EFFONDRA PAS, au contraire, il demeura internationalement reconnu sous son statut, tel qu’il Ă©volua en 1963.

2Ăšme: L’État souverain de la RĂ©publique de Chypre NE FUT PAS ABOLI, au contraire il fut admis dans l’UE sous son statut, tel qu‘il Ă©volua en 19633

Chapitre 2: L’adhĂ©sion Ă  l’UE et le parcours erronĂ©

Le 1er mai 2004 la RĂ©publique de Chypre devint un État-membre Ă©gal de l’UE, obtenant les MÊMES droits et les MÊMES obligations que tout autre État-membre, la souverainetĂ© sur la totalitĂ© du territoire chypriote lui Ă©tant internationalement reconnue. Or l’application de l’acquis communautaire reste suspendue sur la partie du territoire EUROPÉEN de Chypre oĂč l’État lĂ©gitime n’est pas en mesure d’exercer sa souverainetĂ© en raison de l’occupation turque4

Depuis le 1er mai 2004, la RĂ©publique de Chypre a le droit inaliĂ©nable et l’obligation formelle:

1) de se conformer strictement aux principes fondamentaux de la LibertĂ©, de la DĂ©mocratie, des Droits de l’Homme et de la Justice -sur lesquelles l’UE est fondĂ©e et conformĂ©ment auxquelles elle fonctionne- mettant Ă  profit tout Ă©lĂ©ment positif dĂ©coulant de l’adhĂ©sion Ă  l’UE5.

2) de promouvoir le seul parcours correcte et juste en vue du rĂšglement de la Question chypriote, celui de la rĂ©intĂ©gration en toute normalitĂ© de tous les citoyens LÉGITIMES de la RĂ©publique de Chypre dans l’État officiel.

Depuis le 1er mai 2004, les conjonctures jouant en faveur des droits légitimes de la République de Chypre sont réunies. Néanmoins, le parcours suivi est erroné.

3 L’État, tel qu’il Ă©volua en 1963 du fait de la conspiration turco-britannique, du fait de la sĂ©cession/ auto-isolation des Turcs de Chypre et du fait de l’auto-abolition du TraitĂ© de Garantie, est l’État de la RĂ©publique de Chypre, dĂ©mocratiquement administrĂ© par la majoritĂ© naturelle des 82% des de jure sujets chypriotes. C’est cet État qui, le 1er mai 2004, fut admis dans UE, en tant qu’État-membre Ă©gal, souverain sur tout le territoire de l’üle de Chypre.

4 Conseil Européen, Copenhague, 12/13 décembre 2002.

5 L’élĂ©ment positif essentiel est la possibilitĂ© offerte D’ÉCARTER DÉFINITIVEMENT les «clausespiĂšge» de la Constitution de l960 destinĂ©e Ă  Ă©chouer, les clauses anti-europĂ©ennes contenues dans les «accords» de 1977 et de 1979, les clauses incompatibles avec l’adhĂ©sion Ă  l’UE de certaines rĂ©solutions des Nations Unies, le «Plan de solution Annan», ainsi que toute autre tentative d’abolition de la RĂ©publique de Chypre.

6 LA PROPOSITION DU OUI CORRECT

Chapitre 3: Le «nouveau plan de solution» actuellement en gestation.

Depuis fĂ©vrier 2008 et jusqu’à prĂ©sent, l’évolution des faits corrobore les craintes exprimĂ©es, tant par le contenu de la dĂ©claration commune faite par les deux «nĂ©gociateurs» chypriotes le 23 mai 2008, que par le protocole d’accord conclu entre le PrĂ©sident de la RĂ©publique de Chypre et le Premier Ministre britannique le 5 juin 2008, qui se rĂ©sument en la neutralisation de tout effort rĂ©alisĂ© depuis le 1er mai 2004 afin de mettre sur pied un parcours correct et en la reconduction du «plan Annan» dans une version bien pire, soit dit en clair, l’abolition de la RĂ©publique de Chypre.

Chapitre 4: «La Proposition du OUI correct»

La Proposition vise Ă  faire savoir au Peuple chypriote, À TEMPS, quelle est la procĂ©dure correcte, pour qu’il juge, en connaissance de cause, tout «nouveau plan de solution» qu’il serait appelĂ© Ă  approuver dans un proche avenir

4.1. Principes de base de la Proposition

1) Est Exclu tout «plan de solution» adoptant une philosophie ou un contenu ayant déjà été rejeté.

2) Sont rejetés et abolis les qualificatifs «deux communautés», «Chypriotesgrecs», «Chypriotes-turcs» et «minorité turque», car elles constituent des réminiscences des desseins britanniques visant à diviser.

3) La Question chypriote, fut MONTÉE DE TOUTE PIÈCE par la conjuration turco-britannique de 1963, ayant comme aboutissement l’invasion illĂ©gale par la Turquie de l’État souverain de la RĂ©publique de Chypre et l’occupation illĂ©gale de territoire chypriote et europĂ©en6.

4) Visant l’épuration ethnique et la turquification des rĂ©gions occupĂ©es de Chypre, la Turquie mena et continue Ă  mener des interventions considĂ©rĂ©es illĂ©gales Ă  l’échelle mondiale7, ayant installĂ© un rĂ©gime hors la loi8, dont elle cherche Ă  imposer la reconnaissance internationale.

5) La «FĂ©dĂ©ration bicommunautaire, bizonale» envisagĂ©e abolira l’État de la RĂ©publique de Chypre et reconnaĂźtra le rĂ©gime illĂ©gal turc, crĂ©ant une «NOUVELLE structure Ă©tatique formĂ©e par deux États fĂ©dĂ©rĂ©s ÉGAUX, DÉLIBÉRÉMENT vouĂ©e Ă  l’échec tant sur le plan politique, que sur le plan Ă©conomique», acquittant la Turquie et mettant en place la conjoncture

6 Mouvement pour LIBERTÉ & JUSTICE À CHYPRE, «Bloody Truth» 2009, Ch. D

7 Principaux exemples d’interventions illĂ©gales: l’implantation de centaines de milliers de colons de la Turquie en vue de l’altĂ©ration des rapports dĂ©mographiques de la RĂ©publique de Chypre; l’usurpation, la liquidation et la destruction de propriĂ©tĂ©s grecques, la dĂ©vastation du patrimoine culturel et religieux des Grecs de Chypre, le changement des toponymes etc.

8 La prétendue «République Turque de Chypre Nord - RTCN»

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requise pour la turquification complĂšte de Chypre sous la tutelle du Royaume Uni9

6) «La Proposition du OUI correct» NE peut ĂȘtre assumĂ©e et promue QUE par le gouvernement lĂ©gitime de la RĂ©publique de Chypre10

4.2. Le postulat fondamental de la Proposition

La RĂ©publique de Chypre11 NE DOIT PAS ĂȘtre abolie, car ceci Ă©quivaudrait Ă  L’ABOLITION DE L’EXISTENCE DE l’État-membre de l’UE et L’EXPULSION d’une quelconque «nouvelle configuration Ă©tatique» du sein de l’UE et de la ZONE EURO.

4.3. La documentation du postulat fondamental

Dans le cadre de la «FĂ©dĂ©ration bicommunautaire, bizonale», La Turquie vise Ă  -entre autres- 2 États, 2 peuples, deux souverainetĂ©s sous une «structure fĂ©dĂ©rale» faible; Ă©galitĂ© politique constitutionnelle 50%-50% des deux États «fĂ©dĂ©rĂ©s», ce qui revient Ă  Ă©galiser le 18% avec le 82% des de jure citoyens de Chypre; l’impossibilitĂ© de rĂ©installation en leurs propriĂ©tĂ©s pour la majoritĂ© des refugiĂ©s; le maintien de tous les colons sur l’üle et DONC, du mĂȘme coup, le maintien en leur possession de la majeure partie du territoire occupĂ©; la gestion distincte des relations avec l’UE par chacun des deux États «fĂ©dĂ©rĂ©s» et l’incorporation de l’ensemble des dispositions de cet «arrangement» dans l’acquis communautaire, sous forme de clauses IRRÉVERSIBLES.

Si les propositions de la Turquie finissent par faire partie intĂ©grante du «nouveau plan de solution», telles quelles ou Ă  quelques dĂ©tails prĂšs, et se voient approuvĂ©es par le Peuple chypriote, nous aurons Ă  faire Ă  une VIOLATION MAJEURE du TraitĂ© d’AdhĂ©sion de la RĂ©publique de Chypre Ă  l’UE, car:

L’État admis dans l’UE en 2004 sera aboli, or les clauses des accords gĂ©nĂ©rant la nouvelle configuration Ă©tatique, constitueront de multiples violations permanentes des Principes Fondamentaux de l’UE.

L’UE ne s’opposera pas Ă  cet «arrangement», TOUTEFOIS, devant un prĂ©cĂ©dent qui menacerait la saine cohĂ©rence de l’acquis communautaire, elle se verra obligĂ©e de se prĂ©server, en s’en dĂ©barrassant

En d’autres termes, la RĂ©publique de Chypre, actuel État-membre de l’UE, se placera de son propre grĂ© hors UE, anĂ©antissant du coup l’unique arme EFFECTIVE dont elle dispose aujourd’hui:

9 Voir Ch.1 du présent «Cela fait six décennies ...»

10 Voir Ch.12 du présent «La matérialisation de la Proposition».

11 Voir Ch.1 du présent «annotation 3».

8 LA PROPOSITION DU OUI CORRECT

Son statut d’égalitĂ© avec 500 million d’EuropĂ©ens, TENUS de considĂ©rer l’État de la RĂ©publique de Chypre en tant qu’État SOUVERAIN sur le territoire chypriote tout entier.

Les consĂ©quences immĂ©diates d’une telle Ă©volution, seront L’EFFONDREMENT ÉCONOMIQUE12, L’INSÉCURITÉ PHYSIQUE13 et LE CHAOS CONSTITUTIONNEL14, faits qui conduiront Ă  la turquification de Chypre, sous la tutelle du Royaume Uni15.

La procédure correcte est:

Le maintien de la RĂ©publique de Chypre; la rĂ©intĂ©gration en toute normalitĂ© des Turcs de Chypre au sein de l’État lĂ©gitime et l’harmonisation avec les institutions europĂ©ennes de toute l’étendue du territoire chypriote. Un effort d’harmonisation qui fut dĂ©jĂ  menĂ©e Ă  bien dans la partie libre de Chypre moyennant un lourd tribut.

4.4. Les caractĂ©ristiques principales de la Proposition: GuidĂ©e exclusivement par les Principes fondamentaux de l’Union EuropĂ©enne, la Proposition:

‱ PrĂ©conise le retrait de l’armĂ©e d’occupation, le dĂ©part des colons et l’exclusion de tout systĂšme de sĂ©curitĂ© du type des «garanties» de 1960.

‱ PrĂ©conise la restauration de la RĂ©publique de Chypre en sa pleine normalitĂ©, et la neutralisation des effets de l’occupation illĂ©gale par la Turquie, au bĂ©nĂ©fice de tous les citoyens chypriotes LÉGITIMES.

‱ PrĂ©conise l’amĂ©lioration et l’actualisation de la Constitution en vigueur, ainsi que de la lĂ©gislation et des institutions, de maniĂšre Ă  inspirer effectivement un sentiment unanime de confiance et de sĂ©curitĂ©.

‱ En mĂȘme temps qu’elle fait preuve d’une approche positive Ă  l’égard des intĂ©rĂȘts gĂ©opolitiques et gĂ©ostratĂ©giques des pays tiers de la rĂ©gion, elle ne laisse aucune marge de concessions, envers quiconque, en tout ce qui concerne la souverainetĂ© et les intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de la RĂ©publique de Chypre.

Chapitre 5: Les premiĂšres actions

La Proposition préconise au sujet:

5.1. Du territoire occupé: La remise immédiate du territoire aux Forces des

12 Mise hors de la Zone Euro et remplacement de l’EURO, par une monnaie dĂ©valorisĂ©e.

13 Chypre sera colonisĂ©e d’un bout Ă  l’autre par des colons Turcs de la Turquie.

14 Le régime de diarchie basée sur la discrimination raciale, assorti de droit de veto dual et réciproque, à travers la «Présidence par alternance» etc.

15 Voir Ch.1 du présent «Cela fait six décennies ...».

LA PROPOSITION DU OUI CORRECT 9

Nations Unies, chargées du maintien de la paix, pour la période transitoire minime requise pour la mise en application des actions non encore effectuées.

5.2. Des personnes portĂ©es disparues: La levĂ©e immĂ©diate de tout obstacle, de façon Ă  permettre la dĂ©termination du sort et des circonstances de la disparition des traces de toutes les personnes portĂ©es disparues lors de l’invasion turque de 1974.

5.3. Des personnes enclavĂ©es: L’application immĂ©diate de la libre circulation et du plein respect des Droits de l’Homme de toute personne rĂ©sidant en territoire occupĂ©.

5.4. De l’armĂ©e d’occupation et des colons: La dĂ©termination immĂ©diate des dĂ©lais minimum, requis pour le retrait des forces armĂ©es d’occupation et pour le dĂ©part des colons turcs, ainsi que de toute autre personne rĂ©sidant illĂ©galement sur le territoire de la RĂ©publique de Chypre.

5.5. Des rĂ©fugiĂ©s: La dĂ©termination immĂ©diate des dĂ©lais minimum requis pour la restauration des Droits de l’Homme dans leur intĂ©gralitĂ© et des libertĂ©s fondamentales de tous les de jure citoyens de la RĂ©publique de Chypre, notamment des libertĂ©s de retour, d’installation, de reprise de possession et du droit d’exploitation de leurs propriĂ©tĂ©s.

5.6. Des propriĂ©tĂ©s et des indemnisations: Toute personne responsable pour l’usurpation, l’altĂ©ration, la destruction, ou la perte d’usage d’une propriĂ©tĂ©, sans autorisation du propriĂ©taire ou du dĂ©tenteur lĂ©gitimes, versera l’indemnisation Ă©quitable correspondante au propriĂ©taire ou au dĂ©tenteur lĂ©gitimes, compte tenu de la durĂ©e de l’acte illĂ©gal. Ce principe de base Ă©tant posĂ©, l’éventualitĂ© d’un «rĂšglement Ă  l’amiable, conforme Ă  la Loi et de maniĂšre Ă  ce que la souverainetĂ© et les intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’État soient entiĂšrement prĂ©servĂ©s», n‘est pas exclue. Tous les cas d’arrangement seront jugĂ©s par les tribunaux compĂ©tents chypriotes, et donc europĂ©ens, qui, soit ratifieront les rĂšglements lĂ©gaux, soit appliqueront les dispositions de la Loi dans les cas oĂč l’arrangement s’avĂ©rera illĂ©gal ou inapplicable.

Chapitre 6: La Constitution et les traités de 1960

Se rĂ©fĂ©rant tout au long du prĂ©sent chapitre Ă  la totalitĂ© du Peuple chypriote LÉGITIME, la Proposition prĂ©conise:

‱ La suppression de celles des dispositions de la Constitution et des traitĂ©s annexes de 1960, dont, soit la validitĂ© fut rendue inactive en raison de la conspiration turco-britannique de 1963, soit le contenu constitue violation des principes fondamentaux de l’Union EuropĂ©enne et/ou de la Charte de l’ONU.

‱ La mise Ă  jour exhaustive de la Constitution en ratifiant tout amendement et toute modification nĂ©cessaires, afin de l’actualiser et l’harmoniser pleinement avec l’acquis communautaire, en d’autres termes, avec les principes de la LibertĂ©, de la DĂ©mocratie, des Droits de l’Homme et de la Justice.

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Chapitre 7: La gouvernance et les institutions

Basée sur les principes et les valeurs Européens, la Proposition préconise:

‱ Une gouvernance dĂ©mocratique stipulant pleine Ă©galitĂ© devant la Loi et l’État de tout citoyen lĂ©gitime de la RĂ©publique de Chypre.

‱ Une politique sociale Ă©quitable et juste, prĂ©voyant des critĂšres d’attribution d’allocations suffisantes en faveur de catĂ©gories spĂ©cifiques de citoyens, comprenant Ă©galement les dispositions en vue de la rĂ©intĂ©gration en toute normalitĂ© des Turcs de Chypre au sein de l’État lĂ©gitime et l’harmonisation avec l’acquis communautaire des territoires actuellement sous occupation16.

‱ Le dĂ©veloppement Ă©quilibrĂ©, dans les limites de la prĂ©vision objective des rĂ©elles capacitĂ©s de l’État, accordant une attention particuliĂšre en matiĂšre de sĂ©curitĂ© et de santĂ© publiques.

‱ La protection diligente de l’environnement et la planification en vue de la mise en place rapide de mĂ©thodes Ă©conomiques de production d’énergie.

‱ La prise de mesures de soutien substantielles en faveur de la nouvelle gĂ©nĂ©ration.

‱ Une politique Ă©conomique d’austĂ©ritĂ©, soucieuse, nĂ©anmoins, de prĂ©server une qualitĂ© de vie raisonnable pour le Peuple de Chypre.

‱ La mise en place de dispositions fiables pour assurer une administration efficace et Ă©thique au sein d’un État juste et Ă©quitable.

Chapitre 8: La religion

La proposition embrasse le principe, que «toute religion se doit de réunir et non pas de diviser les Peuples» et adopte ce qui suit:

‱ La majoritĂ© du Peuple chypriote est de religion chrĂ©tienne orthodoxe et la religion chrĂ©tienne admet et respecte toute religion et tout homme avec ses particularitĂ©s et ses croyances17.

‱ La coexistence de l’Islam et de l’Orthodoxie ne fut pas toujours sans heurts. Toutefois, les divers antagonismes survenus n’étaient PAS dus Ă  la diffĂ©rence de religion, mais instiguĂ©s par une combinaison de visĂ©es politiques locales et d’intĂ©rĂȘts de puissances Ă©trangĂšres, qui pensaient atteindre leurs objectifs en fomentant des conflits locaux, en instrumentalisant les religions -entre autres- Ă  leurs fins.

‱ Dùs le 16ùme siùcle aprùs J-C, lorsque Chypre fut conquise par les Turcs,

16 Voir Ch.11 «L’économie - Renforcement du rĂŽle social de l’État».

17 St. Paul, Ac. 17 24-26 «Dieu qui fit le monde et tout ce qui s’y trouve,...fit que toutes les nations, issues d’un seul sang, habitassent sur toute la face de la terre..»

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les rapports de coexistence au niveau du peuple, furent toujours bonnes. Les phĂ©nomĂšnes d’oppression rĂ©sultaient de la conquĂȘte et de l’effort de pĂ©rennisation de l’occupation, sans rapport quelconque avec les relations individuelles18.

‱ La coexistence bienveillante des fidĂšles des deux religions est attestĂ©e, tant par le fait mĂȘme de leur cohabitation dans des communes mixtes, que par leurs contacts dans les lieux mĂȘmes des Ă©glises et des mosquĂ©es19.

‱ Le fondement pour la rĂ©intĂ©gration et la coexistence pacifique de tous les citoyens lĂ©gitimes de Chypre peut se trouver dans le respect par tous de la «DĂ©claration des Droits de l’Homme», notamment le respect de la libertĂ© de conscience, du libre arbitre, et de la dignitĂ© humaine.

‱ Le ProblĂšme religieux n’a jamais constituĂ© la pierre d’achoppement Ă  Chypre, de mĂȘme que la diversitĂ© culturelle des habitants n’a jamais posĂ© problĂšme. Les Grecs de Chypre n’on jamais revendiquĂ© la restitution de leur lieux de culte, transformĂ©s en mosquĂ©es musulmanes depuis 157020

‱ NĂ©anmoins, les lieux cultuels grecs qui furent saisis en 1974 et furent altĂ©rĂ©s, dĂ©vastĂ©s transformĂ©s en mosquĂ©es, doivent ĂȘtre rendus Ă  leurs propriĂ©taires lĂ©gitimes, mĂȘme si «leur aventure se fait attribuer aux circonstances de guerre...». Les ChrĂ©tiens de Chypre se sont profondĂ©ment attachĂ©s Ă  ces lieux Ă  travers un vĂ©cu intense, et il n’y a que par leur restitution qu’ils rĂ©ussiront Ă  renouer avec le passĂ©.

La coexistence dans des conditions de paix et de justice ne signifie en rien la dĂ©gradation de l’identitĂ© de quiconque. Les Grecs de Chypre reconnaissent les Turcs lĂ©gitimes de Chypre comme leurs compatriotes avec leur culture, leur religion et leurs particularitĂ©s et les Turcs de Chypre font de mĂȘme pour leurs compatriotes Grecs.

À l’heure actuelle, oĂč tous les citoyens lĂ©gitimes de Chypre sont des membres Ă  part Ă©gale de l’Union EuropĂ©enne et dans la mesure oĂč les gens sont en quĂȘte d’une dimension religieuse dans leur vie, il est de la responsabilitĂ© de la RĂ©publique de Chypre de veiller -entre autres- Ă  la rĂ©insertion des Turcs de Chypre, tant

18 Des bonnes relations, loin des finalitĂ©s politiques, tĂ©moigne Vassilis Michaelides: mĂȘme lors du pire moment de l’occupation turque, notamment le massacre du 9 juillet 1821, un Turc musulman nommĂ© Kioroglou, tente dĂ©sespĂ©rĂ©ment, risquant sa vie, de faire Ă©vader et de sauver l’ArchevĂȘque Cyprien. [Kyprianos]

19 Citons en exemple, encore de nos jours, la commune de Peristerona de Morphou. Par ailleurs: l’ArchevĂȘque et le Mufti se rendaient visite et se fĂ©licitaient rĂ©ciproquement lors des cĂ©lĂ©brations du BaĂŻram et du Ramadan ou de NoĂ«l et des PĂąques respectivement. (Revue officielle de l’Église de Chypre L’ApĂŽtre BarnabĂ©). Tant le prĂȘtre que le muezzin, jouissaient du mĂȘme respect de la part de tout le monde, on faisait appel Ă  leur mĂ©diation pour rĂ©soudre des diffĂ©rends entre les habitants etc.

20 Leur saisie fut attribuĂ©e «aux circonstances de guerre», d’oĂč le respect portĂ© Ă  ces lieux, considĂ©rĂ©s lieux cultuels musulmans, et leur prĂ©servation en tant que tels par les Grecs depuis 1974.

12 LA PROPOSITION DU OUI CORRECT

religieuse que culturelle, au sein de l’État lĂ©gitime, fondant cette rĂ©insertion sur les relations dĂ©veloppĂ©es et prĂ©servĂ©es au courant des siĂšcles passĂ©s.

Mettant de cĂŽtĂ© les prĂ©jugĂ©s accumulĂ©s par le soin de tiers au cours des dĂ©cennies rĂ©centes, que tous les Chypriotes de droit s’érigent en modĂšle de coopĂ©ration, en vue du bien commun.

Chapitre 9: L’éducation et la culture

L’UE accepte tout citoyen europĂ©en avec son identitĂ© nationale et sa culture propre, sans contrarier ou uniformiser les traditions de ses États-membres, tous considĂ©rĂ©s sur un pied d’égalitĂ©.

Vouant un respect absolu envers la langue, la religion, la provenance historique, la culture et en gĂ©nĂ©ral l’éducation de toutes les nations et Ă©tant donnĂ© que la grande majoritĂ© du Peuple lĂ©gitime de Chypre est d’origine nationale grecque, la Proposition considĂšre l’éducation comme un prĂ©alable fondamental, sine qua non, pour la survie de l’État lĂ©gitime et prĂ©conise:

‱ Le rejet de toute tentative visant Ă  Ă©loigner la nouvelle gĂ©nĂ©ration des Chypriotes de ses racines nationales, de sa langue et de son Histoire.

‱ La prĂ©servation de la tradition et du patrimoine culturel.

‱ L’éducation hellĂ©no-centrique pour les Grecs de Chypre et la possibilitĂ© respectivement Ă©quivalente pour tout citoyen lĂ©gitime de la RĂ©publique de Chypre de toute autre provenance nationale.

‱ L’enseignement de l’Histoire et la sauvegarde de la conscience historique, faisant preuve d’égal respect Ă  l’égard de l’Histoire de toutes les nations.

‱ Le dĂ©veloppement du dialogue et l’utilisation de la technologie en vue de tracer le cheminement commun qui soit bĂ©nĂ©fique pour l’ensemble du Peuple chypriote.

‱ La mise en Ă©quilibre et la valorisation des idĂ©aux communs.

‱ L’apprentissage d’un enrichissement spirituel mutuel.

Une Ă©ducation source de valeurs, formant de nouveaux citoyens authentiques, chĂ©rissant les valeurs de la dĂ©mocratie; courageux et francs, ayant le sens de la droiture et de l’autodiscipline; confiants et respectueux d’eux-mĂȘmes et de leurs traditions, ayant de l’estime pour autrui, au sein d’un État rĂ©gi dans le respect des lois, qui assure l’égalitĂ© devant la Loi et procure des possibilitĂ©s de progrĂšs Ă©quitables pour tous.

LA PROPOSITION DU OUI CORRECT 13

Chapitre 10: La sécurité

Tout État pour assurer sa survie, se doit de disposer d’un SystĂšme de SĂ©curitĂ© fiable, afin d’ĂȘtre en mesure de garantir Ă  ses citoyens la protection de leur personne et de leurs intĂ©rĂȘts, de faire face aux menaces Ă  leur encontre et de leur assurer la possibilitĂ© de l’exercice de leurs droits souverains.

ConsidĂ©rant que la mise en place de conditions de sĂ©curitĂ©, ainsi que la capacitĂ© dĂ©fensive de l’État contre toute menace, constituent des conditions prĂ©alables Ă  son fonctionnement adĂ©quat et Ă  sa viabilitĂ©; que la position gĂ©ographique de Chypre en MĂ©diterranĂ©e orientale exige un potentiel sĂ©curitaire accru; que le vĂ©cu sous les conditions du SystĂšme de SĂ©curitĂ© de 1960 fut traumatisant21; que les expĂ©riences du Plan Annan furent nĂ©gatives22; que depuis les annĂ©es 50 Ă  nos jours la Turquie poursuit l’objectif stratĂ©gique du «contrĂŽle politique et militaire de toute l’üle de Chypre»23; que la RĂ©publique de Chypre adhĂ©ra Ă  l’UE et que les rapports d’équilibre dans le domaine de la sĂ©curitĂ© ont depuis Ă©voluĂ© sur le plan international, la Proposition adopte un nouveau SystĂšme de SĂ©curitĂ©, conforme aux normes europĂ©ennes, qui sauvegarde les droits acquis de la RĂ©publique de Chypre en tant qu’État souverain, membre Ă©gal de l’UE et, entre autres, prĂ©conise:

‱ L’exercice total par l’État chypriote du droit d’autodĂ©fense et du droit de disposer de ses propres forces armĂ©es, selon son apprĂ©ciation24

‱ L’exclusion de l’éventualitĂ© de dĂ©militarisation totale25

21 Les «TraitĂ©s de Garantie et d’Alliance de 1960» se sont avĂ©rĂ©s une source permanente d’anomalie et de tutelle, de plus, avec l’encouragement de la part du Royaume Uni, ils ont servi les objectifs stratĂ©giques de la Turquie, notamment celui de prendre le contrĂŽle sur toute l’üle de Chypre [bombardements de Tylliria-1964, invasion-1974, occupation, colonisation etc.]. Par ailleurs, l’article IV du TraitĂ© de Garantie, se rĂ©fĂ©rant Ă  une «intervention unilatĂ©rale», viole la Charte des Nations Unies, dont l’article 2(4) stipule que «Tout État-membre, dans le cadre de ses relations internationales, doit s’abstenir de recourir Ă  la menace et Ă  l’emploi de la force contre l’intĂ©gritĂ© territoriale ou l’indĂ©pendance politique de tout autre État, et doit s’abstenir Ă©galement de tout autre acte incompatible avec les objectifs des Nations Unies».

22 Il s’agit de la «Solution globale du ProblĂšme chypriote par les Nations Unies, mars 2004 (5Ăšme Ă©dition)», Ă  travers laquelle, d’une part la Turquie tenta de renforcer ses droits d’intervention et son rĂŽle tutĂ©laire sur Chypre, l’extension de ses droits souverains sur l’espace maritime et aĂ©rien chypriotes, la limitation des droits souverains et le dĂ©sarmement de la RĂ©publique de Chypre et la lĂ©galisation de la colonisation, d’autre part les Britanniques visĂšrent Ă  lĂ©gitimer et Ă  rendre permanente la souverainetĂ© des Bases et Ă  s’assurer un accĂšs Ă©largi Ă  l’espace maritime de Chypre.

23 Mouvement pour LIBERTÉ & JUSTICE À CHYPRE, «Bloody Truth» - 2009, Ch. B8, B10 rapport Nihat Erim (1956), Plan «RĂ©cupĂ©ration de Chypre» du Bureau de Guerre SpĂ©ciale de l’État Major turc (1958) et Ch. B8, B30-B32.

24 Charte de l’ONU, art.51: «Aucune disposition de la prĂ©sente Charte ne porte atteinte au droit naturel de lĂ©gitime dĂ©fense individuelle ou collective...».

25 Non seulement pour des raisons de dignitĂ© de l’État, mais Ă©galement en raison de la grande importance gĂ©ostratĂ©gique et l’instabilitĂ© caractĂ©ristiques de la rĂ©gion oĂč Chypre se situe, de l’impossibilitĂ© de l’exercice des droits souverains de l’État, des visĂ©es expansionnistes de la Turquie et des finalitĂ©s du Royaume Uni concernant Chypre.

14 LA PROPOSITION DU OUI CORRECT

‱ L’exclusion des «TraitĂ©es de Garantie et d’Alliance de 1960»26 et d’autres rĂ©miniscences coloniales contraires Ă  l’acquis communautaire et Ă  la participation de la RĂ©publique de Chypre Ă  la Politique ÉtrangĂšre et de SĂ©curitĂ© Communes (PESC)27.

‱ Aucune limitation Ă  la souverainetĂ© de la RĂ©publique de Chypre sur la totalitĂ© du territoire de Chypre (terre, mer, air).

‱ Le dĂ©part des troupes d’occupation et des colons28.

‱ La participation et/ou la conclusion d’accords ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ©, ainsi que la coopĂ©ration avec d’autres organisations de sĂ©curitĂ© collective en plus de l’OSCE29, telles que le Partenariat pour la Paix de l’UE (PPP) et l’Organisation du TraitĂ© de l’Atlantique Nord (OTAN).

‱ L’application intĂ©grale des dispositions de La Convention sur le Droit de la Mer (Montego Bay, 1982).

‱ La suppression des bases militaires britanniques et l’exclusion de pareille Ă©ventualitĂ© au bĂ©nĂ©fice de quelque pays que ce soit.

‱ L’éventualitĂ© d’installation de bases UNIQUEMENT au bĂ©nĂ©fice d’organisations collectives, dans lesquelles la RĂ©publique de Chypre participera et/ou avec lesquelles elle contractera une convention de sĂ©curitĂ© et de coopĂ©ration, toujours conformĂ©ment aux termes en vigueur dans le reste de l’Union EuropĂ©enne et, sous rĂ©serve, que ces accords ne portent nullement atteinte Ă  la souverainetĂ© ou Ă  tout autre intĂ©rĂȘt lĂ©gitime de la RĂ©publique de Chypre.

‱ L’exclusion de l’interconnexion du rĂšglement de la Question chypriote avec le processus d’adhĂ©sion de la Turquie en l’UE.

26 D’ailleurs, les TraitĂ©es de 1960 se sont auto-abolies par la conspiration turco-britannique etc. de l963 (voir: Mouvement pour LIBERTÉ & JUSTICE À CHYPRE, «Bloody Truth» - 2009, Ch. B27 et C1); par les bombardements turcs de 1964 (voir: Mouvement pour LIBERTÉ & JUSTICE À CHYPRE, «Bloody Truth» - 2009, Ch. C7-C9); par l’invasion illĂ©gale turque de 1974 et tout ce qui s’en suivit (voir: Mouvement pour LIBERTÉ & JUSTICE À CHYPRE, «Bloody Truth» - 2009, Ch. D1-D5)

27 La PESC est instituĂ©e et rĂ©gie par le titre V du TraitĂ© sur l’Union EuropĂ©enne. Elle remplaça la CoopĂ©ration Politique EuropĂ©enne (CPE) et prĂ©voit la dĂ©finition, Ă  terme, d’une politique commune de la dĂ©fense qui pourrait conduire, le moment venu, Ă  une dĂ©fense commune.

28 La colonisation perpĂ©trĂ©e par la Turquie est considĂ©rĂ©e comme crime contre l’HumanitĂ© par le Droit international (Convention de GenĂšve 1949). Le nombre des colons illĂ©galement amenĂ©s dans le but de l’altĂ©ration de la Carte dĂ©mographique de Chypre, se monte Ă  au moins 200.000 (dĂ©claration de Derviß Eroğlu, le 1er juillet 2009) et constitue une forte majoritĂ© par rapport au Turcs citoyens chypriotes lĂ©gitimes. Le nombre de ces derniers s’étant rĂ©duit de 118.000 (1974) Ă  88.000 (Rapport dĂ©mographique du Service des Statistiques de la RĂ©publique de Chypre, 2006) Voir Ă©galement: Ch.5 du prĂ©sent «Les premiĂšres Actions».

29 Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, à laquelle la République de Chypre participe.

LA PROPOSITION DU OUI CORRECT 15

Chapitre 11: L’économie

ConsidĂ©rant, que le processus de l’harmonisation de l’économie chypriote avec l’acquis communautaire fut laborieux et de longue haleine; que la forme et la structure europĂ©enne actuelle de l’économie -combinĂ©es Ă  une politique interne correcte- procurent la possibilitĂ© pour un dĂ©veloppement Ă©conomique durable et de qualitĂ©, visant Ă  contribuer au progrĂšs et au bien-ĂȘtre de l’ensemble des citoyens lĂ©gitimes de la RĂ©publique de Chypre; que le fait de disposer d’un État opĂ©rationnel et d’une Ă©conomie viable est absolument dĂ©terminant pour la viabilitĂ© politique du rĂšglement de la Question chypriote, quel qu’il soit, la Proposition adopte le principe de base stipulant que:

La forme finale de la solution de la Question chypriote se doit d’ĂȘtre dĂ©terminĂ©e, d’une part par le fait que «les rĂ©gions occupĂ©es appartiennent Ă  la RĂ©publique de Chypre et Ă©chappent Ă  l’exercice effectif du contrĂŽle du gouvernement officiel en raison de l’occupation turque»30 , et d’autre part du fait que «le rĂšglement de la Question chypriote doit ĂȘtre compatible avec des principes Ă©conomiques rationnels, en particulier ceux qui sont protĂ©gĂ©s par l’acquis communautaire».

Par consĂ©quent, la Proposition prĂ©conise les principes Ă©conomiques suivants, qui, lorsque appliquĂ©s, opĂšrent pour le bĂ©nĂ©fice de tous les citoyens lĂ©gitimes et sont en tout compatibles avec une solution basĂ©e sur la continuation de la RĂ©publique de Chypre en tant qu’État-membre de l’Union EuropĂ©enne:

‱ Le maintien du systĂšme d’économie mixte avec intervention de l’État, basĂ© UNIQUEMENT sur des critĂšres Ă©conomiques et sociaux, et non pas sur des critĂšres politiques et raciaux.

‱ Une politique Ă©conomique gĂ©nĂ©rale, qui sera appliquĂ©e dans le cadre dĂ©fini par l’UE, incluant le Pacte de StabilitĂ© et de Croissance31, ainsi que le TraitĂ© de Lisbonne32, qui assurent, tant une Ă©conomie fonctionnelle, que l’amĂ©lioration des conditions de l’emploi et le renforcement de la compĂ©titivitĂ© de l’économie dans son ensemble.

‱ Le renforcement de la fonction sociale de l’État, pour soutenir la rĂ©intĂ©gration en toute normalitĂ© des Turcs de Chypre dans l’économie unitaire33. Il est souhaitable que les Turcs de Chypre soient adĂ©quatement

30 Protocole 10 de l’Acte d’AdhĂ©sion de la RĂ©publique de Chypre Ă  l’Union EuropĂ©enne.

31 Il s’agit d’un systĂšme fondĂ© sur des rĂšgles et Ă©laborĂ© pour coordonner les politiques budgĂ©taires nationales au sein de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire (UEM). Il a Ă©tĂ© Ă©tabli afin de garantir des finances publiques saines, une condition indispensable pour le bon fonctionnement de l’UEM.

32 Il comprend un ensemble de rĂ©formes structurelles dans le domaine de l’économie, basĂ©es sur la coopĂ©ration entre les États-membres et la Commission europĂ©enne, visant Ă  l’accĂ©lĂ©ration du rythme du dĂ©veloppement Ă©conomique et Ă  l’accroissement du taux d’emploi au sein de l’UE.

33 Les mesures de soutien doivent se faire sous forme d’allocation ou de subventions (p.ex. des prestations sociales accrues ou des programmes Ă©ducatifs au autres programmes etc.) et non pas sous forme de limitation et d’altĂ©ration (p.ex. traitement fiscal favorable), qui perturbent le fonctionnement du marchĂ©, vont Ă  l’encontre de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et enfreignent l’acquis communautaire.

16 LA PROPOSITION DU OUI CORRECT

représentés au sein des centres décisionnels concernés.

‱ Le maintien de l’économie et du marchĂ© unitaires, en tant que membre de l’UE et de la zone euro, sans restrictions Ă  la libre circulation des biens, des services, de la main-d’Ɠuvre et du capital dans tous les domaines de l’économie34

‱ La sauvegarde du fonctionnement harmonieux des institutions de l’État, dont la structure mĂȘme doit assurer l’opĂ©rationnabilitĂ© imperturbable. Il est d’une importance particuliĂšre de prĂ©server le fonctionnement harmonieux des institutions indĂ©pendantes, telles que la Banque centrale, les Cours de Justice, l’Auditeur gĂ©nĂ©ral, le Procureur gĂ©nĂ©ral. Il est souhaitable que les Turcs de Chypre soient adĂ©quatement reprĂ©sentĂ©s dans la structure de ces institutions. LĂ  oĂč le cadre du fonctionnement des institutions est dĂ©terminĂ© par l’acquis communautaire, celui-ci demeure inviolable.

‱ La sauvegarde de la viabilitĂ© durable des finances publiques, est d’une importance vitale, particuliĂšrement au cours des premiĂšres Ă©tapes de la rĂ©intĂ©gration des Turcs de Chypre dans l’économie unitaire, vue que, tant la rĂ©intĂ©gration par elle-mĂȘme, que l’harmonisation avec l’acquis communautaire des rĂ©gions actuellement sous occupation, comporteront un coĂ»t Ă©conomique que l’État sera appelĂ© Ă  financer dans une large mesure. Par consĂ©quent, la gestion du financement de la rĂ©insertion doit faire l’objet d’une attention minutieuse.

Les principes prĂ©citĂ©s assurent une Ă©conomie solide et opĂ©rationnelle. Ils sont en parfaite conformitĂ© avec la continuation de la RĂ©publique de Chypre (telle que lors de son adhĂ©sion Ă  l’UE en 2004 et dans la zone euro le 2008). De plus ils satisfont aux inquiĂ©tudes des Turcs de Chypre, quelles qu’elles soient, dans la mesure oĂč ils prĂ©voient une reprĂ©sentation suffisante au niveau de la gestion de l’économie et des structures institutionnelles, ainsi qu’un soutien socioĂ©conomique adĂ©quat, de maniĂšre Ă  atteindre, dans de brefs dĂ©lais, une convergence de revenus de tous les citoyens chypriotes lĂ©gitimes au sein d‘une Ă©conomie europĂ©enne unifiĂ©e.

L’acquis communautaire constitue un bouclier pour l’économie chypriote. Toute dĂ©rogation sera catastrophique pour tous les citoyens lĂ©gitimes de la RĂ©publique de Chypre.

Chapitre 12: La matérialisation de «la Proposition du OUI correct»

Dans l’espoir de parvenir Ă  Ă©carter le danger que reprĂ©sente le «nouveau plan de solution» actuellement en gestation, SEUL le gouvernement lĂ©gitime de la RĂ©publique de Chypre est Ă  mĂȘme de matĂ©rialiser la Proposition, fixant comme critĂšre les intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’État et les droits lĂ©gitimes de tous les de jure citoyens chypriotes, Ă©tant par lĂ -mĂȘme, citoyens europĂ©ens.

34 Garantie pour le systĂšme constituent la monnaie commune (l’EURO) et la Banque Centrale unitaire indĂ©pendante de Chypre (membre de l’EurosystĂšme).Dans ce cadre le gouvernement sera Ă  mĂȘme de pratiquer une politique sociale et pourra soutenir les rĂ©gions aujourd’hui occupĂ©es, afin d’amĂ©liorer leur infrastructure de croissance.

LA PROPOSITION DU OUI CORRECT 17

À cet effet, le gouvernement responsable doit:

1) Adopter la Proposition.

2) Élaborer en dĂ©tail tous les paramĂštres, en constituant le document complet de la Proposition de Solution.

3) Appeler tous les Ă©lecteurs chypriotes lĂ©gitimes Ă  approuver la Proposition lors d’UN SEUL rĂ©fĂ©rendum commun.

4) Persuader les partenaires Ă©gaux de la RĂ©publique de Chypre dans l’UE du bien fondĂ© de la Proposition.

5) DĂ©poser la Proposition de Solution Ă  l’Organisation des Nations Unies et la dĂ©fendre en tant que la marche Ă  suivre CORRECTE et INDÉROGEABLE vers un rĂšglement de la Question chypriote.

L’argument irrĂ©futable pour faire prĂ©valoir la Proposition est le fait que «tout autre dĂ©nouement Ă©ventuel dans le cas de Chypre serait, PAR DÉFINITION, RÉSULTAT de l’INVASION et de l’OCCUPATION, constituant une infraction grave au Droit International, ÉTANT DE CE FAIT illĂ©gal et Ă  rejeter, tant du point de vue europĂ©en, que sur le plan international.

Épilogue

Le processus de l’adoption, de l’élaboration, de la promotion et de la consĂ©cration de la Proposition en tant que la solution correcte Ă  la Question chypriote, se profile laborieux et accompagnĂ© de maintes pressions et autres obstacles politiques.

Il faudra faire preuve de VOLONTÉ, DE PATRIOTISME, D’HONNÊTETÉ et de PERSÉVÉRANCE, hors du commun et au-dessus de tout opportunisme et d’intĂ©rĂȘts personnels, partisans ou autres, en particulier de la part du Chef d’État que le Peuple chypriote investira de ce mandat.

Le temps requis pour la consĂ©cration de la Proposition constitue une inconnue, vu qu’il n’existe pas de prĂ©cĂ©dent Ă  une proposition Ă©manant, en toute responsabilitĂ© et exclusivement, du PrĂ©sident de l’État officiel de la RĂ©publique de Chypre membre de l’Union EuropĂ©enne, et qui concerne l’ensemble du Peuple lĂ©gitime de Chypre.

Ce qui est certain, c’est que, quelque soit le temps nĂ©cessaire, ce sera, POUR LA PREMIÈRE FOIS, du temps investi en la marche dans la bonne direction, Ă  condition que toute pusillanimitĂ© et toute rĂ©cidive de la politique des concessions soient Ă©vitĂ©es.

Si le Peuple de Chypre se convainc du bien fondĂ© de «la Proposition du OUI correct», l’érige en MANDAT INDÉROGEABLE, en investit un chef d’État compĂ©tant et livre le combat pour qu’elle puisse ĂȘtre matĂ©rialisĂ©e, la Proposition s’avĂ©rera comme la seule issue Ă  la Question chypriote qui soit honnĂȘte, digne, juste et viable et conforme aux normes europĂ©ennes.

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La Proposition du OUI correct by Panos Ioannides - Issuu