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Supplément Formation & Orientation

FÉVRIER 2021

MAG A Z I NE LORRAINE I MEURTHE-ET-MOSELLE I MOSELLE I MEUSE I VOSGES I LUXEMBOURG


LORRAINE en bref

À l’horizon...

Sans frontières

Devant le manque de visibilité et le contexte sanitaire du 1er trimestre, Destination Nancy a décidé de reporter la prochaine édition du Salon Habitat, Déco, Métiers d’Art et Antiquaires du jeudi 3 au lundi 7 juin, en lieu et place de la Foire Expo, et de proposer, en simultané, 2 nouveaux rendez-vous avec un salon dédié aux nouvelles mobilités ainsi qu’une manifestation consacrée à la gastronomie (épicerie fine, saveurs, vins et spiritueux) sur le site du Parc Expo de Nancy. Le Salon du Brasseur et la Fête des Bières est repoussé du 22 au 24 octobre, afin d’accueillir fournisseurs et visiteurs dans des conditions sanitaires optimales en leur proposant en programme de conférences et d’ateliers attractifs. www.destination-nancy.com www.salondubrasseur.com

L’Université de Lorraine, en collaboration avec l’Université de la Grande Région, a lancé la première édition du prix littéraire «Frontières», dédié à l’univers de l’écrivaine camerounaise Léonora Miano, autrice de nombreux textes engagés consacrés à des questions universelles comme celles de l’identité, de la place de l’Afrique dans le monde, de la colonisation et des frontières. La cérémonie de lancement 100% en ligne a eu lieu le 2 février dernier et c’est au cours de cet événement littéraire qu’ont été dévoilés les 10 ouvrages sélectionnés ainsi que les portraits des vingt membres du jury, dont le président d’honneur est l’écrivain Michel Bussi, et la présidente l’universitaire Carole Bisenius-Penin. Ce prix littéraire récompensera le meilleur roman de l’année publié en 2020 abordant la thématique des frontières, et sera décerné le samedi 19 juin prochain pendant le Festival Littérature et Journalisme de Metz. http://factuel.univ-lorraine.fr

Souffle au coeur À l'occasion de la fête des amoureux, le Cerfav vous propose deux animations à réaliser en famille ou avec votre moitié. Un cadeau original à s'offrir ou à partager avec vos proches ! Ces animations sont accessibles aux personnes de plus de 6 ans. Les places étant limitées, la réservation est obligatoire. Accompagné par un souffleur de verre, réalisez en amoureux un coeur en verre. Partagez ainsi un moment de complicité et mêlez à jamais vos deux souffles... Les week-ends des 6/7 et 13/14 février (35 €/couple) Réalisez un cœur avec la technique du fusing pour l’offrir à la personne qui vous est chère ! Cette animation peut être réalisée en famille dans la limite de 4 personnes sur un même créneau. De 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h mercredis 10, 17, 24 février et 3 mars (25 €/personne) Galerie / Atelier du Cerfav, rue de la Liberté, Vannes-le-Châtel Tél. 03 83 50 18 43 - galerie-atelier@cerfav.fr - www.tourisme-vanneslechatel.fr

Hommage Une allée Gisèle Halimi à Nancy.

© www.nancy.fr

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La Ville de Nancy a voté en conseil municipal du 18 janvier la dénomination d’une «allée Gisèle Halimi», située devant l’Obélisque de la place Carnot. Cette personnalité humaniste, qui s’est éteinte le 28 juillet dernier à l’âge de 93 ans, a fait progresser tout au long de sa vie les droits humains, notamment les droits des femmes. www.nancy.fr

Notes en bulles Dans le cadre de son 9e festival, qui se déroulera les 29 et 30 mai prochains, l’association VillersBD organise un concours amateur de planches de bande dessinée. Chaque candidat, résidant dans la région Grand Est, proposera une bande dessinée faisant intervenir la mascotte de VillersBD avec des personnages de son choix, dans une ambiance ou un décor évoquant la musique. La date limite de remise des planches est fixée au 15 avril 2021, cachet de la Poste faisant foi. Les planches doivent être adressées à Suzanne Masini, VillersBD, 3 rue Saint Sébastien - 54600 Villers-lès-Nancy Rens. contact@villers-bd.com www.villers-bd.com

On lâche rien ! Comme elle l’a déjà fait lors des deux premiers confinements et si la situation sanitaire venait à l’imposer, l’équipe du TGP-Théâtre Gérard Philipe à Frouard, en étroite collaboration avec les artistes, vous proposera une offre alternative et dématérialisée, à savourer dans votre canapé. A suivre au jour le jour sur la page facebook « Culture à Frouard » ou sur www.culture.frouard.fr


FÉVRIER 2021

MA GA ZIN

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Suppléme

nt Formation

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& Orientat ion

LORRAINE I MEURTHE-ET-M

OSELLE I MOSEL LE I MEUSE

I VOSGES I LUXEM

BOURG

SOMMAIRE • LORRAINE EN BREF .......................................... page 2 • LIVRES ..................................................................... page 4 • LES FILMS DU GRAND EST EN BD ........... page 8 • MUSIQUES ............................................................ page 9

© Philippe Gisselbrecht

• EXPOSITIONS ..................................................... page 12

Ça roule pour Metz !

• FAMILLE .................................................................. page 16 • SCÈNES ................................................................... page 17 • CLASSIQUE ........................................................... page 18 • LOISIRS ................................................................... page 20 • LUXEMBOURG ................................................... page 22

La gare de Metz désignée plus belle gare de France 2020.

À l’occasion de la 3e édition du tournoi «Battle et Gares» célébrant les plus belles gares de France, la monumentale gare de Metz remporte sa 3e victoire consécutive. Ce tournoi ludique qui célèbre les gares françaises dans toute leur diversité architecturale donne à voir toute la richesse de ce patrimoine. Le bâtiment de la gare de Metz (façade, toiture, hall de départs, salon d’honneur) est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1975.

Supplément

Formation & Orientation

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SUPPLÉMENT FORMATION & ORIENTATION page 25

Chaque année, dans ce supplément, nous vous donnons des pistes pour anticiper l’avenir, afin de vous aider à y tracer votre chemin. Pourtant, son édition 2020 ne parlait ni de “cours en présentiel”, ni de “télétravail”, ni “d’activités non-essentielles”. Dans ses pages, les bars et les restaurants avaient besoin de personnel, les théâtres et les musées étaient fréquentés, les facultés ouvertes. Normal. On ne pouvait pas prévoir qu’un grain de sable, ou plutôt que des milliards de grains de sable couronnés allaient dérégler notre société, nous obligeant à réinventer sans cesse notre quotidien. Alors, dans ce monde incertain, où la visibilité n’excède pas quelques semaines, à quoi bon continuer d’essayer de prévoir ? Pourquoi se demander ce que sera le monde

de demain ? C’est comme si nous marchions sur des sables mouvants, dans un brouillard épais qui nous cache l’horizon. Mais nous aurions tort de croire qu’il n’existe plus, cet horizon. Il est là, et à défaut de pouvoir le discerner, nous devons essayer de nous le représenter à partir de ce que nous en devinons. Le virus a rebattu les cartes. À ce jeu, certains secteurs sont perdants. Mais parmi eux tous ne le resteront pas à long terme ; il y a fort à parier que, comme après chaque crise, la société sera prise d’une frénésie de distraction, de plaisir, de beauté. Certains autres profitent de cette nouvelle donne. Le numérique : sa place dans notre vie a encore augmenté. Le sanitaire : au Jour de l’an, le traditionnel “et surtout la santé !”

sonnait bien différemment… La logistique : mise à l’honneur pendant les confinements, elle est à nouveau sollicitée pour la vaccination. L’industrie : on veut recommencer à fabriquer en France les produits et les équipements qui nous ont tant manqués. Dans les pages qui suivent, nous parlons de ces secteurs (ainsi que d’autres encore, toujours solides), des mécanismes permettant de se former et des stratégies pour organiser vos recherches. Non, il n’est pas inutile de se projeter ! Au contraire, il est plus que jamais nécessaire de réfléchir aux différentes routes susceptibles de nous mener à bonne destination. Voire, de les créer. Car cet horizon, c’est nous qui le dessinons.

LORRAINE

Edité par SPECTACLES PUBLICATIONS

© Anne Schwab-Nodée - Grand Verdun

Siège social et rédaction : 22 rue François de Neufchâteau - 54000 NANCY Tél. 03 83 92 42 42

Di-fusion La MJC du Verdunois devient Contre-Courant MJC.

2021 marque l’année du renouveau pour la MJC meusienne et voit l’émergence d’un nouveau nom et d’une nouvelle identité visuelle suivie, au printemps, de l’inauguration d’un nouveau bâtiment. Connu sous de multiples noms par les habitants (MJC de Belleville, La Passerelle, MJC du Verdunois, MJ...), Contre-Courant vient offrir une dénomination unifiée du projet, à l’instar du nouveau bâtiment qui regroupera l’ensemble des activités. Contre-Courant MJC creuse le sillon de l’anticonformisme et autorise l’émergence d’une autre voix, buissonnière, artistique, qui ne se laisse pas emporter par la monotonie. www.contrecourantmjc.fr

info@spectaclespublications.com - www.spectacles-publications.com Facebook : Spectacles à Nancy - Spectacles à Metz Gérant, directeur de la publication : Julien Schick - julien.schick@spectaclespublications.com Publicité : Patrice Brogard - patrice@spectaclespublications.com Anaïs Bamonde - anais@spectaclespublications.com Rédaction : Nathalie Muller, rédactrice - nathalie@spectaclespublications.com Céline Kohler, rédactrice - celine@spectaclespublications.com Prépresse : Print : Karine Deschamps - karine@spectacles-publications.com Sauf demande expresse, les documents et photos envoyés ne sont pas retournés. Imprimerie : Est Imprimerie (Moulins-lès-Metz) Dépôt légal : n°286 - ISSN : 1259-1971 / n°286 - ISSN : 1259-1963


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LIVRES Des rues de Strasbourg aux campagnes jurassiennes, en passant par le massif vosgien, les paysages de nos régions campent les décors de plusieurs ouvrages du cru.

Nos amies les bêtes Fondées en 2015 par le photographe Jacques Hampé – qui œuvre régulièrement de concert avec l’historienne de l’Art Suzanne Braun –, les éditions Beau Regard ont déjà quelques belles réussites à leur actif, dont un opus faisant référence sur les Bains municipaux de la capitale alsacienne. Intitulé Strasbourg du coq à l’âne, leur dernier ouvrage est une invitation à découvrir un étonnant bestiaire urbain de pierre, de bronze, de céramique ou de verre. Pour l’autrice, « la ville est un livre ouvert. Elle raconte au promeneur de fabuleuses histoires venues de temps où les animaux sauvages et l’Homme vivaient dans une réelle promiscuité et narre des récits mythologiques. » Et son complice de renchérir : « J’ai arpenté ruelles, rues et avenues pendant le confinement du printemps passé, des conditions idéales et une lumière fabuleuse ». Le résultat ? Un livre passionnant, agréablement érudit, qui nous emporte dans une promenade inédite allant de A – comme les abeilles dans les fers forgés d’un cirier, rue du Sanglier – à T comme tortue – avec la géniale fontaine de Jean-Paul Henninger, place d’Austerlitz. Entre-temps, on aura croisé des lions (« On en dénombre plus de mille à Strasbourg », affirme Suzanne Braun), des ours en veux-tu en voilà, des hordes de dragons et même quelques baleines recrachant Jonas, sculptées dans la Cathédrale. On craque pour un chaton mignonnet de fer forgé doré (52, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons) ou pour un ours à l’air bougon sculpté dans le grès (17, rue d’Austerlitz) marquant l’emplacement d’une brasserie disparue, À l’Ours noir. Voilà ouvrage donnant envie de se perdre toutes affaires cessantes dans les rues de Strasbourg, histoire de voir ces merveilles dans leur environnement. # Hervé Lévy Paru aux éditions Beau Regard (34 €) www.beau-regard-editions.com

Paradis

Purgatoire

Enfer

Écrivain prolifique en diable, Pierre Pelot – plus de 200 titres au compteur, essentiellement des ouvrages de science-fiction et des polars sombres – fait son entrée dans la Série noire. Avec Les Jardins d’Eden, le Vosgien nous transporte dans la ville de Paradis. Ancien journaliste, Jip est de retour dans la cité thermale qui porte si mal son nom et où il a grandi. À la recherche d’une quelconque trace de sa fille, disparue depuis plusieurs mois. L’écriture est dense, les personnages cabossés à souhait, tandis qu’un passé monstrueux se révèle. Un très grand polar… # H.L. Paru chez Gallimard (18 €) www.gallimard.fr

Imaginé par Jacques Fortier, le détective Jules Meyer est de retour pour une septième aventure intitulée Les neuf sentinelles des Vosges. L’ancien journaliste aux Dernières nouvelles d’Alsace emporte son lecteur en 1928 dans une enquête à la mécanique bien huilée. Son point de départ ? La mort d’une jeune fille. Elle s’est jetée du haut de la Tour du Climont, en pleine forêt. Suicide ? Son père pense qu’elle a été assassinée. Où est le bien ? Où se trouve le mal ? Les mille et un rebondissements de l’enquête en donnent quelques indices… # H.L. Paru au Verger (10 €) www.verger-editeur.fr

Nicolas Leclerc s’était fait remarquer avec Le Manteau de neige : le natif de Pontarlier est de retour pour La Bête en cage, thriller tonitruant sur fond de campagne jurassienne et de trafic de drogue. Croulant sous les dettes, Samuel, éleveur laitier de son état, s’associe avec oncle et cousin margoulins pour faire passer de la cocaïne de Suisse en France pour le compte d’un réseau de Kosovars. Une nuit, tout dérape… Un drôle de thriller rural dans lequel nombre de personnages sont affreux, sales et méchants. Les dialogues claquent, les coups de feu aussi. # H.L. Paru au Seuil (19 €) www.seuil.com


LIVRES Chaque année, le Prix du Livre de la Région Grand Est met en lumière le talent des auteurs et éditeurs locaux de littérature jeunesse. À vos librairies, la cuvée 2021 est une mine d’or !

Prix de l’Illustration Album Jeunesse

Prix du Livre d’Art

Prix de l’Illustration BD

Nature

En miniature

3 Démesure

La vie d’un fraisier au fil des saisons, quelque part au fond du jardin. Juste un fraisier, rien d’autre, toujours montré à travers le même plan fixe, à ras de sol : ses feuilles, ses tiges et ses fleurs. Entre outils de jardinage, petites voitures oubliées, insectes et oiseaux, on assiste au discret spectacle de la nature. La neige qui recouvre tout, les pas feutrés d’un renard… Avec ce grand format, la talentueuse strasbourgeoise Amandine Laprun réalise l’exploit de dessiner faune et flore à échelle 1. Pour un album grandeur nature d’exception ! Dès 3 ans. # S.V. Paru chez Actes Sud Junior (22 €) www.actes-sud-junior.fr

C’est un livre-objet de collection, destiné à tous – y compris aux plus petits, mais pas plus grand qu’une carte de crédit ! Au fur et à mesure qu’on tourne les pages de Matriochka, on observe des poupées russes colorées rétrécir, rétrécir, rétrécir… jusqu’à devenir un point minuscule, riche de détails fascinants, mais visibles à la loupe seulement. Fille d’imprimeur, Fanette Mellier est une graphiste d’exception qui, depuis toujours, avec les complices strasbourgeois des Éditions du livre, fait de la chose imprimée une œuvre d’art en soi. Dès 5 ans. # S.V. Paru aux Éditions du livre (20 €) www.editionsdulivre.com

Toujours endormi dans sa bicoque à proximité d’un phare, Jim Curious rêve de grands espaces. Après Voyage au cœur de l’océan (2012), Matthias Picard emmène son héros scaphandrier à la démarche hasardeuse de l’autre côté du miroir, dans un Voyage à travers la jungle. Muni de lunettes 3D (fournies), nous sommes littéralement happés par la profondeur des décors naissant des anaglyphes de l’ancien pensionnaire des Arts déco de Strasbourg. Le jury du Prix du Livre de la Région Grand Est ne s’y est pas trompé ! Dès 7 ans. # T.F. Paru aux Éditions 2024 (19 €) www.editions2024.com

Coup de cœur du jury

Coup de cœur du jury

Coup de cœur du jury

À vive allure

À l’aventure

Magie pure

Julien sort son chien. Le maître marche droit devant, tenant la laisse qui le relie à Kiki, toujours derrière lui. Mais voilà que dans le dos de son propriétaire indifférent, le cabot se voit emporté dans les airs par deux grosses serres. Et, sans le savoir, notre Julien promène alors son aigle. Jungle touffue, rochers gris et grotte obscure, les décors se succèdent, et les prédateurs avec. Ce n’est plus Kiki en promenade mais un tigre, une chauve-souris, un renard, un poulpe, une mouche... Sans que l’homme réalise le drame qui se joue de l’autre côté de la page. Dès 2 ans. # S.V. Paru aux Éditions Les Fourmis Rouges (15,50 €) www.editionslesfourmisrouges.com

De bon matin, le petit garçon dont Adrien Parlange nous conte l’étrange périple, découvre sous son oreiller la queue lisse et pointue d’un serpent. Il remonte alors le fil sinueux du corps reptilien qui lui dessine un chemin à travers les rues de la ville, les forêts et les champs. Jusqu’à ce qu’il atteigne la tête de l’animal, coincée dans une grotte qui le coupe du monde et des autres. Le motif blanc et ondulant du Grand Serpent se déploie ainsi de la première à la dernière page, comme une sorte de “livre accordéon”, véritable métaphore des pouvoirs de l’imagination. Dès 3 ans. # S.V. Paru chez Albin Michel (15,90 €) www.albin-michel.fr

Les animaux ont des capacités extraordinaires ! Bien sûr, certains peuvent voler, d’autres encore savent courir à vitesse grand V. Ça, tout le monde le sait. Mais dans Je veux un super pouvoir !, Émilie Vast nous fait découvrir d’autres bêtes, moins répandues, dotées parfois de facultés incongrues. Figurez-vous que le bousier, par exemple, soulève mille fois son poids, tandis que notre amie la tortue peut rester six heures en apnée et que la baleine bleue est capable de se connecter avec ses copines à plus de huit cent kilomètres, en toute simplicité… Dès 3 ans. # S.V. Paru chez Memo (13 €) www.editions-memo.fr

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LIVRES BD La sélection d’Hervé Lévy

Ésotérique

Iconique

Classique

Pour ce troisième volume de L’Épopée de la franc-maçonnerie (saga supervisée par Didier Convard prévue en 12 tomes), le scénariste Pierre Boisserie plonge dans le XVIe siècle. Décrivant la naissance des premières loges en Écosse, Le Mot du maçon est très joliment mis en images par le dessinateur alsacien Vincent Wagner. Le trait élégant et réaliste de cet ancien des Arts déco de Strasbourg permet d’emporter le lecteur dans une histoire complexe, dont le dossier pédagogique qui achève l’album donne les indispensables clefs. Paru chez Glénat (14,50 €) www.glenat.com

Après s’être emparé du personnage de Zorglub, José Luis Munuera dessine le 65e opus des aventures des Tuniques bleues, sur un scénario de BeKa (duo formé par Caroline Roque et Bertrand Escaich, à qui l’on doit Champignac). Disons le tout de go : L’Envoyé spécial est une belle réussite. Narrant l’irruption du journaliste so british William Russel (considéré comme le premier correspondant de guerre) au cœur des combats entre Yankees et Rebelles, cet album donne un sacré coup de jeune au mythique duo formé par Blutch et Chesterfield ! Paru chez Dupuis (10,95 €) www.dupuis.com

Vous avez aimé les opus des fifties et des sixties de Buck Danny, signés Victor Hubinon (dessins) et Jean-Michel Charlier (textes) ? Vous allez adorer ce génial revival imaginé par Frédéric Marniquet et Frédéric Zumbiehl. Fana d’aviation, le duo a écrit une histoire fort bien ficelée, dessinée avec classe par André Le Bras. En feuilletant l’album, qui narre l’histoire du Sea Dart (projet d’hydravion à réaction de l’aprèsGuerre), on pourrait se croire dans le Journal de Spirou des années 1960. C’est résolument vintage et fort bien troussé ! Paru chez Dupuis (14,95 €) www.dupuis.com

Scientifique Apocalyptique Pereira prétend et Malaterre furent des réussites : Pierre-Henry Gomont est de retour pour un album jubilatoire et fort différent des deux ici cités. La Fuite du cerveau narre l’histoire abracadabrantesque de Thomas Stolz, chargé de réaliser l’autopsie d’Albert Einstein. Le voilà décidant de voler son cerveau afin de percer le mystère de son génie… mais tout ne se passera pas comme prévu. Débute une épopée rocambolesque et burlesque en forme de road trip plein de fantaisie, rappelant les comédies de Billy Wilder. Un des gros coups de cœur de l’hiver ! Paru chez Dargaud (25 €) www.dargaud.com

Auteur helvète, Jared Muralt publie une saga haletante en six volumes (dont le deuxième vient de paraître en France). Intitulée La Chute, elle nous transporte dans un monde en plein chaos, pas si éloigné du nôtre. Dans le premier volume, nous plongions au cœur d’une société au bord de l’effondrement, marquée par la violence et subitement frappée par une épidémie. Désormais, on voit les gens s’organiser, chacun cherchant des stratégies pour survivre : il s’agit de quitter la grande ville (même Suisse) pour la campagne ou la montagne, mais le danger rôde… Paru chez Futuropolis (16 €) www.futuropolis.fr

Antique Alix a vieilli : devenu quinquagénaire et sénateur romain, ses nouvelles aventures gagnent en noirceur et en profondeur. Le héros créé par Jacques Martin vit une nouvelle jeunesse dans Alix Senator, dont L’Esclave de Khorsabad est déjà le 11e tome ! Imaginé par une historienne diplômée de l’École des Chartes, Valérie Mangin (textes) et l’ancien décorateur de théâtre à la Comédie française, Thierry Démarez (dessins), cet opus nous emporte dans les mystères de la cité assyrienne célèbre pour ses immenses lions de pierre conservés au Louvre. Paru chez Casterman (13,95 €) casterman.com


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LES GRANDS FILMS DU GRAND EST par Grégoire Berquin LIVRES / DVD

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MUSIQUES L’Autre Canal, Nancy

The show must go on En février, interviews, showcases vidéo, blind-test, conférences, musique sont au programme tous les jours sur lautrecanalnancy.fr

POPOP-U U P! P - U P !P ! P -U P!P P O U P!P O P P!P O O P !P O P P - U -UP

Interview s Session s live

Blind test Confére nces

Tous les jours du 6 au 28 @lautrec février analnan cy

lautreca

nalnanc

y.fr

Ëlle

LAC Sessions

Bobine de Cuivre, !AYYA!, Axmos, Lobo EL & Cotchei, Baleine, Mr Pelican et Ëlle ont un point commun : ils sont tous soutenus par L’Autre Canal et accompagnés par Grand Bain ou Grand Large, dispositifs d’accompagnement à la scène locale émergente. Pour les mettre en lumière, les sept groupes et projets ont tourné une session live, façon showcase télé, dans le studio d’enregistrement de L’Autre Canal revisité avec une scénographie lumière surprenante !

Interviews

Artistes soutenus via les dispositifs d’accompagnement, professionnelles et professionnels de la filière de la Région Grand Est, groupes accueillis pour travail artistique, ils sont nombreux à prendre la parole et vous parler de leurs projets ! Découvrez la richesse des musiques actuelles à l’échelle locale !

Portraits métier

Parce que programmateur ne se résume pas à aller de festival en festival, parce qu’accueillir un concert ne s’improvise pas en un jour, parce que s’occuper de la sécurité ne se résume pas à attendre devant la porte et parce qu’il y a beaucoup plus de missions, fonctions et métiers que vous l’imaginez à L’Autre Canal, découvrez les champs d’action de tous ses salariés à travers des portraits vidéo.

Baleine

Conférences

Les 9, 16 et 23 février, L’Autre Canal déconfine ses conférences, en visio gratuite, et vous invite à explorer les cinq continents par le prisme de la musique !

Blind-test

All you need is waiting for the man ? L’Autre Canal vous propose un blind-test en ligne « The Velvet Underground vs The Beatles », dimanche 28 février. Saurez-vous reconnaitre les morceaux de ces deux groupes cultes spécialement réarrangés par Mr Pelican ?

Pop-Up ! Programme proposé par L’Autre Canal - 45, bd d’Austrasie, Nancy - Tél. 03 83 38 44 88 Tous les jours sur www.lautrecanalnancy.fr et @lautrecanalnancy (Facebook & Instagram) Du 6 au 28 février

© Julien Oddo

Le 6 février devait se tenir le premier rendez-vous public de 2021 de L’Autre Canal, avec l’organisation de l’Open Club Day (journée portes ouvertes des salles de concert en Europe). La crise sanitaire ne permettant pas la bonne tenue de l’événement, L’Autre Canal décide de vous proposer un mois de contenus en ligne sur son site et ses réseaux sociaux. Du 6 au 28 février, retrouvez quotidiennement vidéos, photos, articles, blind-test et conférences en lien avec la scène régionale et l’activité de la scène de musiques actuelles.

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MUSIQUES Zénith de Nancy

Partie remise

Quatre concerts d’envergure sont programmés cet été en plein air par Label LN, au Zénith de Nancy. Et pour patienter utile, rendez-vous sur www.label-ln.fr et sur la page Facebook Les Productions Label LN pour suivre en temps réel les reports et les - nombreux - spectacles à venir... Loc. points habituels

Soprano

Sexion d'Assaut

Sting

Soprano

«Phoenix Tour» - Après son départ pour les étoiles, Soprano vous donne rendez-vous lors d’une série de dates exceptionnelles en festivals avant de poursuivre sa quête et revenir pour un nouvel album en 2021... 20 h - Samedi 26 juin

Sexion d’Assaut

«Le retour des rois», la tournée événement - Gims, Black M, Lefa, Barack Adama, Maska, Doomams et JR O Crom se réunissent après 10 ans de carrières solos : une occasion exceptionnelle de redécouvrir les plus gros tubes du groupe tels que «Désolé», «Balader», «Avant qu’elle parte», «Wati By Night», «Ma Direction»… 20 h - Samedi 3 juillet

Sting

© Martin Kierszenbaum

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«My songs» - Un concert rock-ambolesque et survolté durant lequel seront présentées les plus belles chansons écrites par Sting au cours de sa carrière prolifique, avec The Police et en solo, jalonnée par 17 Grammy Award : «Fields of God», «Shape of my Heart», «Roxanne», «Englishman in New York»... 19 h 30 - Mardi 13 juillet

Stars 80

«Une autre histoire» - Plus de 10 ans de succès pour ce show emblématique réunissant les stars des années 80 : Sabrina, Jean-Luc Lahaye, Christiane de Zouk Machine, Emile et Images, William de Début de Soirée, Joniece Jamison, Patrick Hernandez, Plastic Bertrand, Jean-Pierre Mader, Cookie Dingler, Phil Barney, Alec Mansion, Laroche Valmont. 20 h 30 - Vendredi 16 juillet


MUSIQUES

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met en lumière un monde de silence. Zic en Signe est une histoire d’initiations : celle vécue par Zic, une petite note de musique qui ne vit que sur ses partitions en noir et blanc et se prend à rêver de couleurs et d’aventures ; c’est aussi, pour le jeune public à partir de trois mois, une découverte de la langue des signes. Le chanteur et multi-instrumentiste Adrien Beaucaillou et la chansigneuse Constance Enard vont construire un voyage musical unique en son genre. Du 15 au 18 février

Amazônia par Shapiri

Le temps d’un concert-bivouac, ce duo vous embarque dans une expérience sensorielle étonnante. Shapiri est composé de Julien qui crée des expériences sonores et vibratoires et François, musicien issu des arts vidéos et des musiques électroniques. Deux musiciens qui élaborent en quadriphonie des paysages sonores inspirés par la forêt d’Amazonie, par les peuples autochtones qui la vénèrent et par le monde des esprits qui l’anime. Alliant chants, jeux de voix et instruments traditionnels aux ressources de la musique numérique, ils explorent la diversité des matières sonores et composent en direct un itinéraire musical intuitif et organique. Allongés dans la pénombre, les yeux clos, oserez-vous lâcher prise et vous laissez transporter dans leur rêverie ? Une résidence propice à l’évasion intérieure… Du 22 au 26 février

Vosges › ÉPINAL La Souris Verte SMAC - 17, rue des États-Unis Tél. 03 29 65 59 92 www.lasourisverte-epinal.fr

Osez la découverte !

Moselle › NILVANGE Gueulard+

découle un alliage tropicalisé, électrique et dansant. Des mélodies latines qui vont réchauffer la fin de l’hiver à l’aide de multiples instruments et de percussions endiablées. Leur prochain album sera audacieux, le groupe souhaite aller plus loin dans le métissage de ses influences. Ce septet va donc affirmer son style en pré-

parant cet album sur la scène du Gueulard Plus. À l’arrivée, c’est une promesse d’un live enflammé et plein d’énergie ! Rendez-vous en octobre pour sa sortie. Du 1er au 5 février

Zic en Signe

Entre instruments atypiques et musiques du monde, c’est un spectacle unique qui

3, rue Victor Hugo - Tél. 03 82 54 07 07 www.legueulardplus.fr

Assignés à résidence

2021 fera la part belle à la création avec pas moins de 17 résidences programmées. Qu’il s’agisse de résidences de création, de répétition ou de préproduction scénique, elles ont pour objectif de soutenir les artistes, les techniciens et les producteurs du Grand Est, durement touché par le contexte sanitaire. ¿Who’s The Cuban? mêle l’essence des musiques cubaines et caribéennes au rock psychédélique. De cette insolite fusion

¿Who's The Cuban?

© SMASH

¿Who’s The Cuban?

L’émission Souris Live mixe concert et interview et vise à faire découvrir des artistes en live en mode « circuit court ». Souris Live est réservée aux artistes émergents dont la structure de production/ label, ou plus largement de développement, est de la Région Grand Est, ou encore aux artistes en résidence à La Souris Verte. Le groupe est annoncé une semaine avant l’émission. Pour son 6e numéro, mardi 2 février à 19 h, la Souris Verte accueille Ork (Machette Production). Au carrefour du rock, de l’électro et de la musique contemporaine, Ork est une formation musicale hybride, propulsée depuis 2013 par Olivier Maurel au vibraphone et Samuel Klein à la batterie. Un duo improbable, qui a su créer un univers propre, fantasmatique et résolument hypnotique, à découvrir autant par les oreilles que par les yeux... À suivre en live sur la page Facebook de la Souris Verte : https://www. facebook.com/lasourisverte.epinal ainsi que sur sa chaîne Youtube : https://www.youtube.com/channel/ UCg42Gsq5oQfbrw87k05wWtw


EXPOSITIONS Centre Pompidou-Metz

Résister

Très favorablement accueillie par les visiteurs et saluée par la presse, la programmation 2020 du Centre Pompidou-Metz a su renforcer, malgré une situation exceptionnelle, le lien de l’institution avec son public, aussi bien national, régional que frontalier. À ces projets numériques a succédé un programme de master class de danse avec l’Étoile Benjamin Pech, d’écriture créative contemporaine avec le philosophe Gilles Collard, de kung-fu Shaolin par les moines guerriers du Temple de Fawang dans le Henan en Chine. L’année 2020 a aussi permis de présenter de nouveaux projets liés à l’architecture et au numérique, de proposer une réflexion sur la transmission et de mener des actions auprès des publics plus éloignés. Désormais ancré durablement dans le Jardin Sud du Centre, le «Paper Tube Structure» (espace au sein duquel le Centre Pompidou-Metz a été conçu) a été installé en présence de Shigeru Ban, amorçant une nouvelle réflexion autour des futurs développements architecturaux du Centre Pompidou-Metz. Ce lieu est à nouveau un atelier qui invite le public à participer activement à son fonctionnement. Le premier projet sera inauguré par Yoko Ono, qui place la participation et la collaboration des visiteurs au coeur de sa pratique artistique. Le Centre Pompidou-Metz a ainsi continué à proposer dans notre vie quotidienne des oeuvres et des moments, des projets, des activités, des contenus propices à un épanouissement à la fois intellectuel et physique, à l’expérience et à la réflexion. Chiara Parisi, Directrice du Centre Pompidou-Metz depuis décembre 2019, souhaite que le Centre Pompidou-Metz reste « au coeur de la ville, de la métropole et de la région Grand Est par des projets de qualité internationale en résonance avec les questions qui nous sont inhérentes, aujourd’hui et demain ». Dès la réouverture, les visiteurs pourront découvrir les expositions «Le ciel comme atelier. Yves Klein et ses contemporains» (jusqu’au 15 mars), «Chagall. Le passeur de lumière» (jusqu’au 26 avril), «Des mondes construits. Un choix de sculptures du Centre Pompidou» (jusqu’au 23 août) puis, au fil de l’année, «Aerodream. Architecture, design et structures gonflables», «Face à Arcimboldo», «Mimèsis. Un design vivant», «Écrire c’est dessiner. Sur une idée d’Etel Adnan», «Arthur Jafa. Une série d’interprétations tout à fait improbables, mais extraordinaires» (à confirmer). 1, parvis des Droits-de-l’Homme - METZ Tél. 03 87 15 39 39 - www.centrepompidou-metz.fr Charles Wilp, Yves Klein travaillant à l’Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, 1958 - Version PRINT

Photographie © Charles Wilp / BPK, Berlin © Succession Yves Klein c/o Adagp, Paris, 2020

Le Centre a accueilli un total de 114 187 visiteurs au cours de ses 6 mois d’ouverture contre 304 000 en 2019, franchissant le cap des 4 millions de visiteurs depuis son ouverture en 2010. Trois expositions d’envergure ont été présentées : «Des mondes construits. Un choix de sculptures du Centre Pompidou», «Folklore», «Le ciel comme atelier. Yves Klein et ses contemporains» ; ainsi que des installations d’exception in situ, «Frémissements. Susanna Fritscher», «Indistinti Confini-Noce. Giuseppe Penone», «I hear voices. Nadia Lauro» et des résidences jeune public qui ont rythmé l’ensemble de la programmation. Pendant les périodes de fermeture, le Centre Pompidou-Metz a fait le choix de donner chaque jour la parole aux artistes sur ses réseaux sociaux, toutes les générations et tous les univers de la création confondus : Etel Adnan, Tatiana Trouvé, Jérémy Demester, Mircea Cantor, Annette Messager, Piero Golia, Navid Nuur, Olivier Bardin, Stéphanie Saadé & Charbel-Joseph H. Boutros, Marc Leschelier, Fabrice Hyber, Shimabuku, Liam Everett, Ida Tursic & Wilfried Mille, Elmgreen & Dragset, Rosa Barba, Jorge Pardo, Davide Bertocchi, Jean de Gastines, Thomas Bloch… Ils ont ainsi partagé leurs activités d’atelier, leurs réflexions et leurs mots à travers des poèmes, des photographies, et des images en mouvement, mêlés à ceux de l’équipe du Centre. En mai 2020, à l’occasion de l’anniversaire des 10 ans du Centre Pompidou-Metz, Rodolphe Burger s’est produit en direct sur les réseaux sociaux, réunissant pour la première fois dans ce format plus de 20 000 personnes pour un moment de grande générosité, aussi bien pour le musée que pour le public. © Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes, avec Philip Gumuchdjian pour la conception du projet lauréat du concours / Metz Métropole / Centre Pompidou-Metz / Photo Jacqueline Trichard / 2020

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EXPOSITIONS

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de réfléchir sur elle-même, n’hésite pas à dépasser les limites de son cadre et s’étend davantage vers d’autres mediums ou d’autres domaines. L’exposition prend comme point de départ l’implantation de la synagogue de Delme, et la route traversant le village sur laquelle circulent quotidiennement de nombreux camions et convois exceptionnels. En pleine zone rurale, cette circulation est crispante. La France est une machine à distribuer. Aussi, et puisque la synagogue/espace d’exposition se trouve au bord de cette route, l’artiste propose d’en faire un entrepôt de stockage ou un lieu d’archivage, dans lequel se trouveraient des milliers de boîtes, dans l’attente d’être transportées. Rendez-vous sur www.youtube.com/ watch?v=J6RuhtmMdjA

«La neige rend aveugle» à la Galerie Lillebonne

Meurtheet-Moselle

Galerie Goslin-Kunst

379 Galerie Artothèque

29 place de la Carrière Tél. 06 60 88 87 65

379, av. de la Libération asso379.wixsite.com/artcontemporain

Joachim Romain

Caroline Ballet

«Matières», street-art Jusqu’au 13 février

› NANCY

Galerie Lillebonne

Archives dép. de Meurthe-et-Moselle

Espace culturel d’art contemporain 14, rue du Cheval Blanc galerielillebonne@wanadoo.fr

1, rue de la Monnaie Tél. 03 83 30 90 90

Jean-Yves Camus

Expositions virtuelles

«La neige rend aveugle», photographies Jusqu’au 20 février

Les archives proposent de découvrir, au fil d’une quinzaine d’expositions en ligne, la richesse et la diversité de ses fonds, sous les angles thématiques les plus variés. La dernière exposition proposée, «1870-1871. Il y a 150 ans, de la guerre à la naissance de la Meurthe-et-Moselle» (1er volet), retrace les origines, le déroulement et les effets de ce conflit pour le département. http://archives.meurthe-et-moselle.fr

Hôtel de Ville Grand Hall - Entrée place Stanislas nancy.fr

Centenaire des Cristalleries de Nancy

Présentation d’une partie de la collection de l’Académie Lorraine des Arts du feu (ALORAF) Jusqu’au 31 mai

© Arch. dép. Meurthe-et-Moselle, 2 Fi 248

Musée des Beaux-Arts

Monument élevé à la mémoire des Francs-Tireurs de l'Avant-Garde du Camp de la Vacheresse Episode de la Guerre 1870-1871

3 place Stanislas Tél. 03 83 85 30 01 musee-des-beaux-arts.nancy.fr Vous n’avez pas pu visiter l’exposition «Margot l’enragée» ? Mad Meg vous présente trois de ses oeuvres en vidéo : «La Tentation de Jiando», «L’Alpha-bête» et «Feast of fools». Tous ses commentaires vous plongent dans son univers et vous permettent de comprendre l’ensemble de sa démarche, ses références, ses principes et ses techniques. À découvrir sur https://youtube.com/ watch?v=zI6QIt9Keyo

«La Marelle», peintures et dessins Jusqu’au 24 février

Moselle › DELME La Synagogue Centre d’art contemporain 33, rue Poincaré - Tél. 03 87 01 43 42 www.cac-synagoguedelme.org

En immersion...

À défaut d’avoir pu la visiter in situ, la Synagogue de Delme vous propose de découvrir en vidéo l’exposition «Archive élastique», de Merlin Carpenter. La pratique picturale de l’artiste, afin

Médiathèque Roger Bichelberger 4 place Aristide Briand Tél. 03 87 84 61 90 Expositions hors les murs présentées par Castel Coucou - www.castelcoucou.fr

Voir l’invisible

L’artiste Stefania Becheanu est intervenue du 20 au 24 janvier 2019 dans l’école primaire du Loeberg dans le cadre du projet «Des clics et des classes» mis en place par le réseau Canopé. Deux classes ont travaillé avec l’artiste sur le sujet «Voir l’invisible» autour de la photographie et des émotions. L’exposition est visible de l’extérieur de la galerie. Jusqu’au 13 février

Clara Denidet

Alors que sa résidence d’écriture aura débuté depuis un mois à Castel Coucou, l’artiste Clara Denidet est invitée à présenter son travail lié à l’écriture dans la Galerie de la Médiathèque. Autour de l’édition «Façons de faire», réalisée avec le soutien du CEAAC à Strasbourg et de l’Institut Français de Stuttgart dans le cadre d’une résidence à Stuttgart en 2019, l’exposition éponyme présentera une sélection de pièces comme des échos tangibles aux textes de l’édition. Lecture prévue samedi 20 février Du 18 février au 1er avril Merlin Carpenter, Sans titre, 2020. Manitou 1440, chariot élévateur télescopique 14m, dimensions variables. Vue de l’exposition archive élastique de Merlin Carpenter, CAC-La synagogue de Delme, 2020.

© Photo : OH Dancy

© Jean-Yves Camus

› FORBACH


EXPOSITIONS MUDAAC - Épinal

Attention fragile

Dès son ouverture en 1828, le Musée départemental d’art ancien et contemporain, associé à l’école de dessin municipal, conserve dans ses collections une section dédiée aux arts graphiques. L’intérêt et la richesse de cet ensemble résident dans sa diversité : dessins, gravures, lithographies du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle constituent un ensemble cohérent de 4000 feuilles.

La qualité de l’ensemble et la volonté de proposer des expositions, malgré les contraintes de conservation, ont abouti à une réflexion sur la valorisation et l’étude de ces collections. Le format d’exposition-dossier dans un espace dédié (1er étage des salles d’exposition), sans lien direct avec le parcours permanent offre une formule compatible aux trois mois d’exposition requis afin de respecter les conditions de conservation et propose un rendez-vous annuel pour le public néophyte amateur ou curieux de découvrir des artistes, des techniques ou des thématiques transversales d’histoire ou d’histoire de l’art, «racontées» par l’iconographie des dessins et estampes. Intitulé «Les arts graphiques sortent de leur réserve», ce concept propose d’exposer chaque année des dessins ou des estampes réunis par une thématique commune (même artiste, même lieu représenté, technique identique, courant artistique...). Fragiles par la nature de leur support (le papier) et leur technique (crayon, fusain, encre, pastel...), les collections d’arts graphiques doivent pour cette raison être conservées en réserve. Une exposition permanente est en effet contre-indiquée pour la conservation de ces oeuvres, en raison de la chaleur et de l’impact des rayons ultraviolets générés par la lumière. De manière à prolonger cette opération, une mise en ligne des oeuvres exposées sera réalisée en parallèle via le site internet du musée ainsi que la base nationale POP (Portail ouvert du patrimoine).

Victor Guillaume, Paysage lorrain, vers 1920, C.1418.2

Composée d’une trentaine d’oeuvres, du XVIIIe au XXe siècle, le corpus de cette nouvelle exposition-dossier est inédit. C’est sous l’angle de la technique, et non d’une époque, d’un artiste ou d’une thématique, que le musée départemental a choisi de présenter cette collection de pastels, genre bien à part dans la diversité de la pratique du dessin. Le pastel a en effet été considéré à mi-chemin entre la peinture et le dessin : peinture car le support est dans la majorité des cas complètement recouvert de matière, et dessin car le pastelliste travaille à sec directement sur le papier avec des bâtonnets de pigments réduits en poudre. Au-delà des qualités intrinsèques des oeuvres, cette sélection reflète une large partie de l’histoire de ce médium, dont la précision et la finesse d’exécution demeurent exceptionnelles. Par ailleurs, la provenance de la grande majorité du corpus est issue de dons ou de legs de collectionneurs (Paul Oulmont, Edmond Olry, Robert Chevalier), attestant de l’intérêt des oeuvres et de la technique pour les initiés. La singularité de cette technique renforce l’intérêt de ces oeuvres, à la fois délicates par le rendu de leur texture soyeuse, et

© MUDAAC Epinal, cliché Claude Philippot

Odilon Redon, Les Yeux clos, vers 1890, 67.1.2

© MUDAAC Epinal, cliché CD88 - JL

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puissantes par le traitement des couleurs. Leur fragilité intrinsèque et l’instabilité de la poudre rendent leur présentation peu fréquente. Une importante campagne de restaurations, réalisée en 2018 et 2019, a par ailleurs permis de mettre à niveau la conservation de celles-ci. L’ensemble se décline de manière chronologique et thématique : le fonds originel est composé de portraits d’hommes et femmes, réalisés au XVIIIe siècle par des pastellistes renommés comme Simon Lenoir ou des artistes inconnus s’inspirant de maîtres réputés. Ainsi, «Le portrait de jeune femme en costume turc», d’un anonyme français, s’inspire directement du célèbre «Portrait de Felicita Sartori en costume turc» par Rosalba Carriera. Le point d’orgue de l’exposition est la présentation rare d’une version de l’oeuvre «Les Yeux clos» d’Odilon Redon, maître du symbolisme. Des paysages aux accents impressionnistes composent la suite de l’exposition avec les oeuvres de Victor Guillaume puis les natures mortes d’Étienne Cournault. Pour clôturer l’exposition, un petit pastel abstrait de Zoom Walter témoigne de la fascination des artistes contemporains pour cette technique.

Les arts graphiques sortent de leur réserve Papiers poudrés : la collection de pastels du MUDAAC MUDAAC - Musée départemental d’art ancien et contemporain - 1, place Lagarde - ÉPINAL Tél. 03 29 82 20 33 - mudaac.vosges.fr - Facebook/Instagram MudaacEpinal Du 6 février au 10 mai


EXPOSITIONS

Moselle

présentations des œuvres seront faites sur les réseaux sociaux. Une partie des œuvres sera visible depuis les espaces publics lors d’une visite à la médiathèque Puzzle. Aujourd’hui, les innovations techniques occupent une place croissante dans notre quotidien, si bien qu’elles fascinent tout en effrayant à la fois de par les possibilités qu’elles offrent. C’est cette contradiction qu’explore «h.IA.tus». La technologie pourrait-elle nous sauver alors qu’on l’associe à une menace ? L’Intelligence Artificielle pourrait-elle optimiser notre avenir ? Les artistes ont eu une vision à travers l’histoire sur leur monde de demain. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Et demain, quelle sera leur place ? www.facebook.com/centre.jacques. brel.thionville Visites découvertes sur RDV au 03 82 56 12 43

Au Puzzle de Thionville : Barthélémy Antoine Loeff & Antoine Meissonnier "Ce qui disparait se transforme immédiatement en éternité", installation, 2021

› ILLANGE Vitrine du centre culturel chapelle-st-roch-illange.blogspot.com

José Cavallaro

«Instantané en plein vol», photographies Du 2 au 14 février

Stéphan Milliet

«Regarde ce que je vois», photographies Du 16 au 28 février

› MAIZIÈRES-LÈS-METZ Médiathèque

Vosges

65 Grand Rue - Tél. 03 87 51 42 00 mediatheque-maizieres.fr

Association Minerva

«Voyages d’artistes...», peintures sur le thème du voyage Du 9 au 24 février

› METZ Cathédrale Saint-Étienne "Blow Bangles"

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Musée de la Cour d’Or Metz-Métropole 2, rue du Haut Poirier Tél. 03 87 20 13 20 Vous souhaitez découvrir le musée de façon différente ? Depuis chez vous ? Vous souhaitez préparer de façon décalée votre prochaine visite ? Le musée de La Cour d’Or met à votre disposition des ressources numériques ludiques, qu’il complète régulièrement. 365 jours en compagnie du musée de La Cour d’Or grâce à un calendrier à télécharger ; test de vos connaissances sur le musée et ses collections ; exploration des collections du musée grâce à une grille de mots croi-

› ÉPINAL

sés ; reconstitution du plafond héraldique à l’aide d’un puzzle... musee.metzmetropole.fr/fr/ ressources-numeriques.html

Conseil départemental

› THIONVILLE

Jackdal

Puzzle Place Malraux

h.IA.tus

En soutien aux artistes et à la création, Puzzle et le Centre Jacques Brel présentent l’exposition «h.IA.tus», jusqu’au 6 mars. Elle sera exclusivement ouverte au public scolaire sur rendez-vous et des

Hall - 8, rue de la Préfecture Tél. 03 29 29 88 88 Dans cette vie qui va trop vite, Jackdal amène le spectateur à prendre le temps de regarder et de penser. Histoire de faire passer le message, ses clichés sont d’ailleurs toujours accompagnés d’un texte court : «C’est ma marque de fabrique, de préférence humoristique» explique le photographe. Cadrage précis, lumière naturelle et noir et blanc, donnent force et sens au regard de l’artiste. Du 15 février au 11 juin

À l’occasion des 800 ans de la cathédrale sont présentées plusieurs expositions à Metz : «La cathédrale au fil des siècles», grands événements qui ont marqué l’histoire de l’édifice et «La balade mosellane des saints», grandes figures de sainteté d’hier et d’aujourd’hui (Cathédrale SaintÉtienne jusqu’au 24 mai) ; «Chagall. Le passeur de lumière», en visite virtuelle sur YouTube (Centre Pompidou-Metz jusqu’au 26 avril) ; «Blow Bangles - De Firozabad à Meisenthal», en visite virtuelle avec l’artiste François Daireaux sur YouTube (Saint-Pierre-aux-Nonnains du 2 au 28 février). 800-cathedrale.metz.fr

Galerie Octave Cowbell 5, rue des Parmentiers www.octavecowbell.fr «Neben dem halben kamin» Jusqu’au 20 février

Rebelles

© Jackdal

Matthias Ruthenberg


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FAMILLE

Meurthe-et-Moselle

› CHAMPIGNEULLES FJEP Centre socio-culturel Louis Aragon - 61, rue Hector Berlioz www.fjep-champigneulles.fr

La chasse au loup

«Affabulaconte» musical dès 4 ans, Cie Rêveurcibles - Ce spectacle revisite, au travers des arts du cirque et en musique, divers contes et fables populaires centrés sur le fameux personnage du Loup. Les histoires se succèdent et s’imbriquent sur scène, soutenues par une narration dynamique, pleine de rebondissements, de balles et d’accords ! Rens. et rés. 03 83 38 24 94 - secretariat@fjep-champigneulles.fr Sous réserve des directives gouvernementales et dans le respect du protocole sanitaire en vigueur. 15 h - Mercredi 17 février Conditions d’accueil en fonction des règles sanitaires du moment. Attention, le nombre de places risque d’être limité ! Rens. et rés. (conseillée) : 03 83 33 14 52 ou cie@theatre-en-kit.fr Tarif plein : 8 €, réduit : 7 € www.theatre-en-kit.fr Suite du programme dans notre édition de mars Du 13 février au 27 mars

› NANCY Salle Poirel 3, rue Victor Poirel

Le Petit Prince à travers les étoiles

Théâtre en Kit, à partir de 5 ans 11 h et 16 h 30 - Samedi 13 février

Fibres

Héliotrope Théâtre, dès 3 mois 10 h, 11 h 30 et 16 h - Samedi 20 février

Il était une fois © Carlotta Forsberg

d’après «Le Petit Prince» d’Antoine de Saint-Exupéry © Gallimard 1945 Duo Jatekok, piano 4 mains Julien Cottereau, mime et comédie Fane Desrues, mise en scène Spectacle musical proposé par l’ALMC, pour enfants dès 5 ans - Panne de moteur dans le désert, sale coup pour un aviateur, mais soudain une petite voix venue de nulle part lui dit : «S’il vous plaît, dessine-moi un mouton». Antoine de Saint-Exupéry (aviateur, reporter et romancier) se met en scène dans ce conte écrit lors de son séjour à New York et paru en France en novembre 1945 aux éditions Gallimard. Saint-Exupéry ne connaîtra pas l’immense succès de son récit : le 31 juillet 1944, il disparaît au large de Marseille à bord de son Lightning F-5B, lors d’une mission de reconnaissance. Le texte de Saint-Exupéry est totalement respecté dans ce spectacle, mais il est ponctué ici et là par l’intervention du piano à 4 mains et du mime-comédien. La musique n’est pas une simple bande son, elle participe de la narration et crée une atmosphère propice à l’écoute de ce texte très romantique. Le Petit Prince parle aux enfants sur le

Quand les semelles s’en mêlent

Théâtre Burle, à partir de 5 ans 11 h et 16 h 30 - Mardi 23 février

Julien Cottereau

mode du conte, mais il résonne avec nos expériences d’adultes, avec nos désillusions amoureuses. Le dialogue entre les différents modes d’expression, entre le rire et l’émotion, permet une autre approche que celle de la seule lecture. Ce spectacle est une expérience à la fois drôle et sensible. Rens. www.almc.fr Tarifs (frais de loc. en sus) : 15 € - 5 € (-18 ans) Rés. www.poirel.nancy.fr Port du masque obligatoire (adultes) Dans le respect des mesures d’espacement physique et des gestes barrière. 14 h 30 et 17 h 30 - Dimanche 14 février

› TOMBLAINE Théâtre de la Source Le Rendez-vous des Moutards

27 représentations, 13 spectacles, 8 compagnies... Le Théâtre en Kit est impatient de vous faire découvrir cette 16e édition de son festival jeune public, qui se déroule au Théâtre de la Source à Tomblaine, magnifique petit théâtre de 150 places, gradiné, avec des banquettes en mousse pour un plus grand confort ! Un accueil chaleureux et une équipe impeccable à votre service...

Spiti Mou

Cie Melocoton, à partir de 3 ans 11 h et 16 h 30 - Mercredi 24 février

Les trois petits cochons

Théâtre en Kit, à partir de 3 ans 11 h et 16 h 30 - Jeudi 25 février

Sam et Pat

Mie & Colombero, à partir de 6 ans 11 h et 16 h 30 - Vendredi 26 février

Quand les semelles s'en mêlent


Théâtre • Danse

Moselle

SCÈNES

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Meurthe-Et-Moselle

› MAIZIÈRES-LÈS-METZ Médiathèque Georges Brassens 65 Grand Rue - Tél. 03 87 51 42 00 mediatheque-maizieres.fr

Julia Vidit

Voyage par la Poste

› NANCY

Je pars en voyage

La Manufacture, CDN Nancy Lorraine

Sur le thème de l’Art Postal 14 h 30 - Mercredi 17 février Création de carnet de voyage 14 h 30 - Samedi 20 février

Je pars dans l’espace

Création d’une mini-fusée 14 h 30 - Mercredi 24 février

› THIONVILLE Centre Jacques Brel Puzzle - 1, place André Malraux Tél. 03 82 56 12 43 www.centre-jacques-brel.com Tarif : 60 €/semaine + 7 €/adhésion (matériel et goûter fournis)

Un monde sous cloche

Dès 12 ans - Sarah Poulain propose de créer un petit monde «sous cloche». 14 h à 17 h - Du 22 au 26 février

Atelier illustration

8/14 ans - Lydiane Karman t’invite à partir à la découverte de ton jardin intérieur. 14 h à 17 h - Du 1er au 5 mars

10 rue Baron Louis Tél. 03 83 37 42 42 www.theatre-manufacture.fr

Le Temps libre (titre provisoire)

de Marilyn Mattéi (commande d’écriture) - Mise en scène : Julia Vidit avec trois acteurs / actrices issus de la Grande Région Production Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy / Coproduction Scènes et Territoires, Les Tréteaux de France-CDN itinérant, Le Théâtre du Centaure (Luxembourg) – production en cours / Résidence de création Territoire partenaire en Meurthe-et-Moselle - Avec le soutien du Département de Meurthe-et-Moselle Julia Vidit, metteuse en scène, a été nommée à la direction du Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy au 1er janvier 2021. Un des axes forts de son projet est de sortir le théâtre de ses murs, d’aller à la rencontre des publics parfois éloignés des centres culturels, les habitants de zones péri-urbaines ou rurales, de créer sur les territoires. À partir de 2021, la Manufacture va développer un projet d’itinérance sur le territoire départemental, en partenariat étroit avec Scènes et Territoires dans une dynamique de co-constructions avec les forces en présence sur ces territoires. « Le Temps libre » (titre provisoire) est la première pierre de ce projet.

« impose-toi le ciel coloré et la lenteur de la déclinaison lumineuse ». Ce n’était pas facile de laisser couler les secondes, les minutes, l’heure de voyage sans rien faire. Je décidais aussi de laisser libre ma pensée. Ne pas écrire de liste dans ma tête, ne pas projeter une discussion professionnelle, ne pas, ne pas : préférer ne pas. Le voyage filait à toute allure et après Melville et son Bartelby, je repensais à Oblomov de Gontcharov lu l’été précédent. Ils ne sont pas si nombreux à avoir abordé l’inaction et les conséquences de l’inaction. Et paf : c’est maintenant L’éloge de la Paresse de Paul Lafargue qui me venait.

Commande d’écriture post-confinement Je souhaite vivre et créer ce spectacle avec Marilyn Mattéi, autrice dont j’aime l’écriture précise. Son sens des dialogues lui permet de transposer le réel avec force, avec autant d’humour que de cruauté. Le miroir qu’elle tend de notre monde est sans complaisance et plein d’humanité. Nous commencions à échanger quand le premier confinement a brisé notre élan, renforçant et complexifiant encore le rapport qu’entretient chacun avec le temps. Ce temps suspendu a été vécu, pour certains, dans un vide intersidéral ; pour d’autres, dans un temps compressé avec bien trop d’activités à assumer. Un questionnement collectif nous semble avoir eu lieu sur cette notion, et le rapport au temps s’est trouvé modifié pour nombre d’entre nous. La discussion s’est donc nourrie de cette pandémie mondiale inédite. Aujourd’hui, nous préparons les premiers entretiens avec des habitants. Nous orientons plus particulièrement notre réflexion sur l’articulation entre travail et temps libre ; entre système capitaliste et travail ; entre chômage et temps libre.

Il m’est venu alors l’idée de poser la question du Temps libre aux autres. Ont-ils du temps libre ? Se le procurent-ils ? En dehors d’un temps de loisir consommé, organisé : le tourisme ? Pouvons-nous encore nous octroyer un vrai temps de vacance ? Alors que je commençais à construire ce projet d’écriture et de spectacle, je culpabilisais sur mon incapacité à vivre moi-même ce temps dégagé de toute obligation. Est-ce mes activités qui donnent tout leur sens à mon existence ?! Suis-je incapable de faire autrement ?

Un spectacle partagé La vocation de ce spectacle, au-delà de questionner un sujet brûlant, sensible, sera d’aller à la rencontre de tous les publics. La résidence de création de ce spectacle créé hors-les-murs du CDN, permettra aux habitants et aux artistes de vivre une aventure commune et théâtrale. Techniquement légère, ne convoquant que l’essentiel pour produire un moment de théâtre exigeant et populaire, cette création sera aussi un moyen pour favoriser un temps d’échanges entre publics et équipe artistique.

Genèse «À l’automne 2019, je me retrouvais une fois de plus dans un train, côté fenêtre, dans le sens de la marche. Ma place préférée pour passer un bon voyage. Cette fois-là, comme souvent, des obligations me forçaient à ouvrir mon ordinateur et à renoncer à la naissance du coucher de soleil. Soudain, après avoir entrepris de me mettre au travail, contemplant l’horizon, je me demandais : comment est-il possible de renoncer au spectacle du soir couchant ? Quelle raison me pousse à ne pas « prendre le temps » ? Est-ce justement la peur de « perdre du temps » ? De question en question je décidais de jouer :

Spectacle partagé car le désir de réussir à mettre en scène une distribution franco-luxembourgeoise nous permettra autant d’apprendre à mieux nous connaitre, que de faire circuler oeuvres et artistes dans notre grande région». Marilyn Mattéi

© D.R.

Autour de l’exposition «Voyage d’artistes...» présentée du 9 au 24 février Réservés aux 7/11 ans adhérents à la Médiathèque. Insc. obligatoire

© Jeanne Dreyer

Ateliers arts plastiques

Création sur territoire - Juin 2021


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MUSIQUE Classique

SCÈNES Théâtre • Danse

Moselle

Meurthe-et-Moselle

Halle Verrière Place Robert Schuman http://halle-verriere.fr

Dr Jekyll ou Miss Carabosse ?

oppose avoir besoin l’une de l’autre. Où l’on découvre que l’histoire et la politique peuvent surgir du nom des arbres. Où une fois encore, le mieux est l’ennemi du bien. Où l’on perçoit l’intense complicité des arbres et des hommes. Où l’on entend tous ces voyageurs dont les arbres sont les témoins». Du 22 au 25 février

Résidences de création à la Boîte Noire

Compagnie Annibal et ses éléphants

Théâtre forain - La compagnie sera en résidence dans le cadre de la création de son spectacle «L’étrange cas du Dr Jekyll et de Monsieur Hyde», adaptation très libre pour s’amuser à se faire peur dans l’espace public. Chronique urbaine nocturne. Traitée comme une bande dessinée vivante, l’histoire est une course-poursuite trépidante à la recherche d’une inconcevable vérité. Dans tout Londres, toutes et tous se demandent avec effroi : mais qui donc est ce mystérieux et terrifiant monsieur Hyde ? Du 9 au 17 février

Compagnie Carabosse

© Julia Gat Photography

Théâtre de rue - «D’Arbre en arbre» est un voyage fait de rencontres avec ces êtres immobiles. Où l’on embarque pour un voyage dans notre parcours de Compagnie. Où l’on voit des choses que tout

Marta Gardolinska

› NANCY Opéra national de Lorraine Place Stanislas - opera-national-lorraine.fr

Marta Gardolinska, nouvelle directrice musicale

› METZ Cité musicale-Metz ARSENAL - 3, av. Ney

La création continue

Cie Emanuel Gat Dance Le chorégraphe Emanuel Gat a choisi de pousuivre la création et d’embarquer ses danseuses et danseurs dans de nouvelles pièces pleines d’énergie et d’espérance. C’est à L’Arsenal qu’ils se retrouvent pour créer et danser au cours d’une résidence. Chaque danseur prend part au langage chorégraphique porté par l’artiste. «LOVETRAIN2020» aurait dû se tenir les 13 et 14 janvier derniers, mais il est reporté au 10 mai prochain. En attendant, la compagnie répète et se prépare à monter sur scène ! www.citemusicale-metz.fr facebook.com/citemusicalemetz

Cie Emanuel Gat

Marta Gardolinska, que le public a pu découvrir à l’Opéra de Nancy lors de la création française de «Görge le rêveur» en octobre dernier, prendra pleinement ses fonctions à compter de la saison 2021-2022 pour une durée de trois ans. Dans le cadre de ce poste, elle sera amenée à diriger des concerts de l’Orchestre de l’Opéra national de Lorraine ainsi qu’une à deux productions lyriques par saison. Sa nomination marque une nouvelle étape dans la vie de l’Opéra national de Lorraine et de son Orchestre, en s’inscrivant pleinement dans le développement du projet artistique et culturel impulsé par Matthieu Dussouillez depuis juin 2019. Ce partenariat nouveau et imaginé sur le long terme se concentrera notamment sur le développement d’un voyage à travers l’Europe musicale au temps de l’Art nouveau, la mise en valeur du lien intime et historique liant Nancy à la Pologne par le développement du répertoire polonais ainsi que le développement du projet Nancy - Opéra citoyen, avec la mise en place d’un programme d’actions artistiques et culturelles ambitieux visant l’excellence au bénéfice de toutes et tous. La cheffe retrouvera l’Orchestre de l’Opéra national de Lorraine pour le concert «Rêve ou Destin» - (qui ne pourra se tenir en public comme prévu) - enregistré les 4 et 5 février prochains par Radio France aux côtés de David Guerrier et Alexander Melnikov (diffusion sur France Musique le 18 février à 20 h).

Les musiciens de l'Orchestre, dirigés par Jonathan Stockhammer, enregistrent le projet NOX

© Bartek Barczyk

› MEISENTHAL

© Bartek Barczyk

Compagnie Carabosse, théâtre de rue


Classique

MUSIQUE

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NOX (Nancy Opera Xperience)

Création mondiale - Nouvelle production Musique : Paul Brody Textes : Chloé Kobuta, d’après les interviews de Nancéien(ne)s menées en collaboration avec Alexandra Levinger Direction musicale : Jonathan Stockhammer - Orchestre et Chœur de l’Opéra national de Lorraine - Concept : Kevin Barz et Paul Brody - Mise en scène et vidéo : Kevin Barz Décors : Lisa Navarro - Costumes : Pauline Kieffer - Lumières : Henning Streck avec Guillaume Andrieux, Lionel Peintre, Pauline Sikirdji, Léa Trommenschlager Sous l’impulsion initiale et avec la complicité de David Marton C’est un opéra qui parle d’amour. Comme beaucoup d’opéras, direz-vous ? Sauf qu’il ne s’agit ni d’une comtesse et de son page, ni d’une cantatrice et d’un peintre, ni d’un séducteur aux mille et trois conquêtes, ni d’aucune autre de ces figures qui occupent habituellement la scène. Les histoires dont il est question ici mettent en jeu des anonymes qui ont pour seul point commun d’habiter la ville de Nancy. De l’été 2019 à l’hiver 2020, la réalisatrice sonore Chloé Kobuta a arpenté Nancy, recueillant les récits drôles, tristes, tragiques, tendres, passionnés, banals ou extraordinaires de celles et ceux dont elle croisait le chemin : oiseaux de nuit qui hantent les rues de la Vieille-Ville, octogénaires dansant au parc de la Pépinière, chauffeur de taxi naviguant sur les boulevards, vieille dame qui fait ses courses au supermarché ou jeune mère promenant son enfant… Tous se sont confiés à celle qui se qualifie, selon ses propres mots, d’ « ébruiteuse d’histoires ». Le compositeur Paul Brody a fait de la voix parlée son terrain de jeu. Il s’intéresse à la musique invisible qui se cache sous chacune de nos phrases : cette mélodie intime qui révèle notre état émotionnel, nos origines, nos voyages passés ou notre histoire familiale. Il collabore pour cette création avec le metteur en scène Kevin Barz, dont le travail original s’enracine dans une lecture profonde de la musique. Parce qu’il s’agit plus que jamais d’une création en prise avec notre présent, «Êtes-vous amoureux ?» s’est adapté à la situation inédite que nous vivons en devenant entièrement digital et gratuit. Lancement en ligne mi-mars

Victor Julien-Laferrière

Salle Poirel 3, rue Victor Poirel

Victor Julien-Laferrière, violoncelle Jonas Vitaud, piano

Beethoven, Enesco, Grieg Vainqueur du 1er prix au concours Reine Elisabeth à Bruxelles en 2017, Victor Julien-Laferrière obtient également en 2012 le 1er prix au Concours International du Printemps de Prague et la Victoire de la Musique classique 2018 dans la catégorie «Soliste Instrumentiste de l’Année». Il débute le violoncelle avec René Benedetti puis étudie avec Roland Pidoux au Conservatoire National Supérieur de Paris, Heinrich Schiff à l’Université de Vienne et Clemens Hagen au Mozarteum de Salzbourg. Parallèlement, il prend part de 2005 à 2011 à l’International Music Academy Switzerland de Seiji Ozawa. En 2018 et 2019, Victor Julien-Laferrière est, entre autres, l’invité de nombreux orchestres prestigieux partout dans le monde. Il obtient le Diapason d’or de l’année 2017 pour son enregistrement avec le pianiste Adam Laloum. En janvier 2019 il fait paraitre un album «Schubert» avec le Trio Les Esprits. À l’automne 2019 parait un disque avec le pianiste Jonas Vitaud (Alpha Classics). «Victor Julien-Laferrière insuffle à chaque note une véritable vie intérieure. Les éminentes qualités du chambriste ne doivent cependant pas faire oublier l’évidence : il est l’un de nos très grands solistes. Présence, sonorité d’une richesse et d’une profondeur admirables distinguent un artiste - car c’en est

Jonas Vitaud

un, au plein sens du terme - dont l’engagement et l’intelligence musicale ont fait des merveilles». (Alain Cochard) Né en 1980, Jonas Vitaud commence le piano à 6 ans et l’orgue à 11 ans. Formé par Brigitte Engerer, Jean Koerner et Christian Ivaldi, il obtient au Conservatoire National Supérieur de Paris quatre premiers prix (piano, musique de chambre, accompagnement au piano, harmonie). Lauréat de plusieurs concours internationaux tant en soliste qu’en chambriste (Lyon, ARD de Munich, Trieste, Beethoven de Vienne), Jonas Vitaud se produit dans de prestigieux festivals. Reconnu pour sa fibre poétique, la précision de son jeu et sa puissance expressive, Jonas Vitaud est l’un des pianistes les plus talentueux de sa génération. C’est un artiste curieux qui explore aussi bien les terres inconnues de la musique d’aujourd’hui que le grand répertoire. «Évidence de l’architecture, souplesse des lignes, plénitude et richesse du timbre : avec en son cœur un magique Lied semblable à une méditation face à l’immensité du cosmos, cette interprétation d’une densité peu ordinaire est à ranger parmi les grandes versions du répertoire». (Alain Cochard) - «Une grande délicatesse d’articulation et une sonorité infiniment travaillée… l’interprétation de Jonas Vitaud se révèle des plus inspirées, sans déroger à une rigueur musicale de grande tenue». (Bertrand Bolognes) Concert ALMC - www.almc.fr Tarifs : 39 € (+ frais de location) - Moins de 18 ans : 5 € (+ frais de location) - Rés. www.poirel.nancy.fr 20 h 30 (Horaire à confirmer en fonction du couvre-feu) Lundi 15 février

© Jean-Baptiste Millot

Êtes-vous amoureux ? Nancy Opera Xperience #1

© Jean-Baptiste Millot

L’Opéra national de Lorraine s’est doté avec le NOX d’un laboratoire de création lyrique. Son but est de repenser le mode de production d’un opéra en invitant les artistes à travailler à long terme, dans un dialogue intime, en élaborant un spectacle en étroite connexion avec le territoire. Le résultat du NOX est une expérience à partager avec le public. Pour sa première édition, l’Opéra est parti d’une question directe posée aux habitants de Nancy : “Êtes-vous amoureux ?”


LOISIRS

Meurtheet-Moselle › NANCY Place d’Alliance Nancyclette

Réunion de cyclistes Rens. Facebook Nancyclette 15 h le 2e samedi du mois

› VANDOEUVRE CCAM Scène nationale de Vandoeuvre Esplanade Jack Ralite, rue de Parme Tél. 03 83 56 83 56 www.centremalraux.com Impatientes de pouvoir rouvrir au public les portes de la scène nationale, les équipes du CCAM poursuivent différentes actions à destination des artistes, associations, publics jeunes et/ou publics scolaires du territoire. Courant février, le contrebassiste Louis-Michel Marion, la multi-instrumentiste Céline Pierre et la pianiste Françoise Toullec seront en résidence de création sonore et bénéficieront de la mise à disposition d’un studio de répétition. Du 8 au 12 février, le spectacle « À l’ombre d’un nuage » de la cie En attendant... s’invitera dans les écoles maternelles vandopériennes et proposera aux tout-petits une odyssée poétique et colorée. Toujours en milieu scolaire, trois autres projets fédérateurs débuteront ce mois-ci et se poursuivront jusqu’en juin 2021 : l’initiation au théâtre au collège Albert Camus de Jarville avec Coco Bernardis (comédienne et metteuse en scène), à la musique au collège de la Craffe de Nancy avec Louis-Michel Marion (compositeur et contrebassiste), et à la danse mise en musique au lycée Chopin de Nancy avec Sylvie Bédaride (professeure de danse), Hervé Birolini (compositeur) et Mathieu Chamagne (musicien et développeur multimédia).

À l'ombre d'un nuage

› CHALIGNY La Filoche Espace culturel - 90, rue René Cassin Tél. 03 83 50 56 60 - www.la-filoche.fr Événements gratuits sur réservation

Lancement du cycle «Mythes et Légendes»

Vernissage des expositions et spectacle «Yggdrasil», dès 6 ans, Léa Pellarin - Au commencement, il y avait un arbre immense doté de trois racines, trois mondes gardés par de terribles créatures : un dragon, un géant et trois sorcières. Ce spectacle vous propose une immersion dans la mythologie nordique ponctuée de chants scandinaves. 19 h - Vendredi 5 février

Expositions Sauvages

Sophie Lécuyer revisite l’espace exigu entre nature féminine et nature sauvage. Les êtres et les éléments dialoguent, s’enchevêtrent, imprégnés des récits légendaires, des mythes et des contes qui peuplent notre imaginaire collectif.

Mythes et Légendes

Depuis près de 30 ans, le festival de sculpture Camille Claudel de La Bresse accueille des artistes du monde entier. Une semaine de création artistique sur un thème défini. Découvrez la production hétéroclite de l’édition 2017 sur le thème «Mythes et légendes».

Râ et Mytho

Matthieu Roda, auteur jeunesse largement inspiré par les mythologies, livre ici des extraits de ses collections Râ et Cie et Super-héros mythos. Du 2 février au 24 avril Du côté des associations vandopériennes, le metteur en scène Nicolas Kerszenbaum animera un 4e et dernier atelier auprès d’un groupe d’adultes allophones de l’association RÉPONSE. Après un travail mené autour d’une chanson d’amour, les participants seront encouragés à écrire leur propre vision de ce morceau grâce aux images et métaphores glanées lors des séances précédentes.

Être une fille ou un garçon, c’est pareil ? Goûter philo dès 6 ans (1 h) 15 h - Mercredi 3 février (Médiathèque de Méréville)

Atelier d’écriture

animé par Garance Fondeur, dès 6 ans (2 h 30) - Participation à toutes les séances d’un même atelier obligatoire, et au parcours complet conseillé. 10 h - Samedis 6 février et 6 mars

Journée Jeux et Mythologies

Jeu de l’oie d’Achille et Ulysse / Jeux du monde (en continu, dès 7 ans), Cyclades et Mare Nostrum (14 h à 17 h, dès 14 ans) 10 h à 17 h - Samedi 27 février "Sauvages", Sophie Lécuyer

Happening musical

École de musique Moselle et Madon (4 h) 14 h - Mercredi 10 février

Mythe & Super-Héros

Conférence d’Alex Nikolavitch (dès 12 ans) 20 h - Mardi 16 février

Atelier d’écriture

«En voeux tu en voilà», animé par Agnès Debacker, dès 7 ans (1 h 30) 15 h - Mercredi 17 février L’artiste plasticien Gilbert Coqalane dirigera un atelier auprès d’un groupe de jeunes allophones de l’association Prév’en Scène. Pour ce second atelier, il invitera les adolescents à sculpter des animaux sauvages dans des matériaux du quotidien.

© Sébastien Bozon

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L’auteur et illustrateur Hervé Walbecq rencontrera quant à lui un groupe d’adultes de l’association GEM L’Avenir. Il les conviera à écrire et à dessiner en s’inspirant de son univers sensible et minimaliste.


Activités • Conférences

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› NANCY Conf’Canap

© Maxppp - Philippe Clément

Au départ de la place Stanislas, choisissez parmi 25 vues de sites touristiques, patrimoniaux et naturels de la Métropole du Grand Nancy. Pour enrichir votre exploration, chaque site présenté est accompagné d’une fiche descriptive, avec des images, des vidéos et des hot spots d’informations. D’un seul clic, vous découvrirez les points d’intérêts touristiques, mais aussi des boutiques, restaurants, services, commerces… Cette liste sera étoffée régulièrement pour couvrir à terme l’ensemble des communes de la Métropole. Rendez-vous sur www.visitnancy360.com

Sciences et société Conférence en ligne «Les effets de la deuxième guerre mondiale sur le jeune groupe Nicolas Bourbaki» par Christophe Eckes, maître de conférences à l’Université de Lorraine Lien sur http://www.iecl.univlorraine.fr/Cycle-ConferencesSciences-et-Societe 18 h 30 à 20 h 30 - Jeudi 11 février

La place de la Comédie à Metz

Les vitraux

modernes et contemporains de la Cathédrale 14 h - Dimanche 7 février

La porte des Allemands et St Maximin

«Jean Lamour», conférence en ligne Connaissez-vous le fameux ferronnier d’art de Stanislas à qui l’on doit les magnifiques portes d’or de la place Stanislas, inscrites au patrimoine de l’UNESCO ? Un grand homme qui a oeuvré à la cathédrale, à Notre-Dame de Bonsecours ou encore à l’Hôtel de ville de Nancy. Une guide spécialiste vous présentera ses plus beaux chefs-d’œuvre, et tout cela sans sortir de chez vous. nancy-tourisme.fr - Tél. 03 83 35 80 00 Gratuit sur inscription : https://visites.nancy-tourisme.fr 10 h 30 - Samedis 6 et 13 février

Prenez de la hauteur ! Visitez des lieux emblématiques d’une manière inédite et immersive lors de balades virtuelles gratuites à 360°, accessibles depuis un lien directement sur ordinateur, tablette, smartphone et casque de réalité virtuelle.

Moselle

De la Cathédrale à la place de la Comédie

› METZ

Sang Valentin

14 h 30 - Jeudi 11 février

14 h 30 - Samedi 13 février

Visites Office de Tourisme

Architecture gothique Grammaire d’une cathédrale 14 h - Dimanche 14 février

2 place d’Armes Rés. 03 87 39 00 00 - 8 €, sauf mention Sous réserve des instructions gouvernementales en fonction du contexte sanitaire - Toutes les informations sur tourisme-metz.com et les réseaux sociaux

Les histoires d’amour 14 h 30 - Dimanche 14 février

Sur les pas de Verlaine 10 € 14 h 30 - Mercredi 17 février

Metz classique

Metz médiévale

De la lanterne du Bon Dieu

Metz costumée

14 h 30 - Jeudi 18 février

14 h 30 - Jeudi 4 février

Visite famille - 4 €, gratuit pour les enfants déguisés 14 h - Samedi 20 février

à la gare impériale de Guillaume II 14 h 30 - Vendredis 5 et 19 février

Metz incontournable

La Cathédrale de Metz

14 h 30 - Samedi 6, mardis 9, 16 et 23, vendredi 12, jeudi 25 février

en Langue de Signes Français 14 h - Samedi 20 février

Lumière sur Chagall Visite famille - 4 € 14 h - Mercredi 24 février

Centre Culturel Jacques Brel Puzzle 1, place André Malraux

Histoire de l’art

Conférence en ligne «Jean Tinguely : de l’idée à l’oeuvre, métamorphose des Méta-Matics» par Catherine Koenig, conférencière nationale Jean Tinguely récupère, démonte et stocke des machines et des mécanismes industriels, constituants métalliques qui se transforment ultérieurement en constructions méta-mécaniques. Il y a une appropriation et une transformation de la matière par l’intermédiaire des objets collectés. Par l’adjonction successive d’éléments métalliques, l’oeuvre est le lieu d’une transformation sémantique : les engrenages, tout en conservant leurs caractéristiques physiques de transmission de forces, deviennent dans l’oeuvre finale le noeud, le lien, le point de convergence des multiples manifestations de l’idée dans l’oeuvre qui acquiert une présence au monde singulière et prégnante. Engrenages, pistons et machines, ou l’art de rouler des mécaniques dans l’art contemporain. Sur inscription : contact@centre-jacques-brel.com ou 03 82 56 12 43 jusqu’au jeudi 11 février 14 h 30 - Samedi 13 février Jean Tinguely, Gismo, 1960, coll. Stedelijk Museum Amsterdam

La Nouvelle Ville

14 h 30 - Vendredi 26 février

De la Cathédrale à la porte des Allemands 14 h 30 - Samedi 27 février

Sur les traces du Graoully Visite famille - 4 € 14 h - Samedi 27 février

La place Stanislas à 360°

© www.visitnancy360.com

Notre-Dame de Bonsecours

© Régine Datin

14 h 30 - Mercredi 10 février

› THIONVILLE

Chagall et Cocteau à Metz 14 h - Dimanche 28 février

© Gert Jan van Rooij

Meurtheet-Moselle-

SAVOIR


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LUXEMBOURG › ESCH/ALZETTE Escher Theater 120, rue de l’Alzette Tél. (00352) 27 54 5010 ou 5020 theatre.esch.lu

Prévert

Yolande Moreau, comédienne, célèbre lunatique de la famille Deschiens, et Christian Olivier, musicien leader des Têtes Raides, ajoutent leur grain de sel aux poèmes de Prévert. 20 h - Vendredi 5 février

Facéties

© Gilles Coulon

Façon cinéma burlesque, les chorégraphes Ben Aïm partent de situations du quotidien pour parler de fraternité. Ils utilisent pour ce faire toute leur malice, leur immense talent chorégraphique et surtout la virtuosité de six danseur.euse.s et acrobates. Impulsée par une mu sique frémissante, la danse offre des scènes pleines de vitalité et d’autodérision. 20 h - Mardi 9 février Gilles Coulon "White night", Niamey, Niger 2000

› CLERVAUX

› DIFFERDANGE

› DUDELANGE

Cité de l’image

Aalt Stadhaus

Centres d’art

La saison photographique de Clervaux-Cité de l’image, résumée sous le titre «Still Light», invite le contemplateur à un voyage méditatif. Les ombres et la lumière. Si l’un existe, l’autre est aussi. Le clair-obscur forme une unité cohérente et inséparable. La lumière condamnée à une existence isolée, sans son confrère, ne révélerait rien, éblouie par son propre rayonnement. De même pour la nuit qui serait aveugle sans complément. Si jamais l’homme interfère dans ce fragile équilibre cosmique, les mondes se confondent, se dégradent et se déforment jusqu’au grotesque. La deuxième partie de la saison «Still Light» analyse deux sources de lumière spécifiques, l’une naturelle, l’autre artificielle. Les effets résultant des deux lueurs sont caractéristiques pour l’entourage reproduit et servant de motif à l’image. Expositions à ciel ouvert www.clervauximage.lu

Centre culturel régional 38, av. GD Charlotte Tél. (00352) 58 77 1-1900 www.stadhaus.lu

Rens. (00352) 51 61 21-292 www.galeries-dudelange.lu Du mercredi au dimanche de 15 h à 19 h

ARC Kënschtlerkrees Peintures et sculptures Du 4 au 21 février (Espace H2O, Oberkorn)

Instincts. Same but different CENTRE D’ART NEI LIICHT Rue Dominique Lang Jusqu’au 21 février

Jilly Kevo

Trixi Weis - Empty emptiness

Aquarelle, crayon, dessin numérique. Du 5 au 27 février

Cristina Dias de Magalhaes

CENTRE D’ART DOMINIQUE LANG Gare centre-ville Jusqu’au 21 février

Frusques

Dès 6 ans, cie ACT2 - Quatre personnes émergent au milieu d’un no man’s land de friperies de seconde main, reliquats intimes d’une société révolue. Où sont-ils et qui sont-ils ? Ils ne le savent pas euxmêmes, mais n’en attendent pas moins pour faire usage de ces trésors. 16 h - Samedi 27 février

La mère coupable

Amour, divorce, enfants déshérités, fraude fiscale, domination masculine, religiosité fanatique et culpabilité féminine construite et entretenue : ce Beaumarchais-là nous parle bien du monde d’aujourd’hui. Après avoir soufflé sur la poussière de l’original, le metteur en scène Laurent Hatat en propose une version effrontément contemporaine et colorée. 20 h - Mardi 2 mars

Hans-Christian Schink «1h» SCHLASSGAART, MONTÉE DU CHÂTEAU Jusqu’au 26 mars

Gilles Coulon

Frusques

© Franck Delhomme

«White night» LE JARDIN DE LÉLISE, MONTÉE DE L’ÉGLISE Jusqu’au 9 avril


LUXEMBOURG Église Saint Joseph 4106 Esch-sur-Alzette

Lambert

Fantasmagorique et mélancolique, le pianiste et compositeur allemand Lambert est inclassable. De Satie au jazz modal en passant par une pop toute romantique, sa musique traverse les genres. Rens. et rés. Kulturfabrik Tél. (00352) 55 44 93-1 www.kulturfabrik.lu 20 h - Lundi 15 février

Rockhal Centre de Musiques Amplifiées www.rockhal.lu

Because Music Matters

5 jours pour profiter de 5 spectacles uniques et intimes d’artistes se produisant sur une scène à 360° et devant un public restreint...

The melody : Mezerg Piano-techno 20 h - Mercredi 10 février

The experience : Cleveland Concert dans le noir 20 h - Jeudi 11 février

d’autres compositeurs. Après Chopin en 2014 et Debussy en 2019, le CAPE – Centre des Arts Pluriels Ettelbruck - consacre à nouveau, du 4 au 7 février, un festival de piano à un compositeur extraordinaire : Alexandre Nikolaïevitch Scriabine (1872-1915). Au cours de 4 soirées musicales de haut niveau, 8 pianistes internationalement reconnus présenteront leur programme inspiré de l’oeuvre de Scriabine, que ce soient des interprétations de ses oeuvres ou des compositions inspirées par elles. C’est l’occasion rêvée de (re)découvrir la musique exceptionnelle de ce compositeur, dont l’oeuvre est trop rarement jouée. www.festival-piano.lu Rés. (00352) 2681 2681 billetterie @cape.lu Tarifs soirée : 31 € - 15,50 Ð (-26 ans) Kulturpass : 1,50 € Pass Festival : 93 € - 46,50 € (-26 ans) Du 4 au 7 février

Acoustique 16 h 30 - Dimanche 14 février

› ETTELBRUCK CAPE Centre des Arts Pluriels Ed. Juncker Place Marie-Adélaïde Tél. (00352) 26 81 26 81 - cape.lu

Scriabine+

Festival de piano

1 piano + 1 compositeur + 8 interprètes + 4 soirées de récital = Un sommet musical à Ettelbruck autour de la musique d’Alexandre Nikolaïevitch Scriabine et

Forum d’art contemporain 41, rue Notre-Dame Tél. (00352) 22 50 45 www.casino-luxembourg.lu

Arnaud Eubelen

20 h - Vendredi 5 février

The energy : Fusion Bomb The sincerity : C’est Karma + Francis of Delirium

Casino Luxembourg

Pascal Meyer (LU) / Helena Basilova (RU)

Anna Federova (UA) / Håkon Austbø (NO)

Métal 16 h 30 - Samedi 13 février

› LUXEMBOURG

20 h - Jeudi 4 février

Maria Lettberg (SE) / Boris Giltburg (IL)

Jazz-soul 20 h - Vendredi 12 février

William Kentridge

Zala Kravos (LU/SI) / Severin von Eckardstein (DE)

The emotion : Claire Parsons + Klein

«Unified Glare Rating» - Travesties en objets du quotidien, les oeuvres de l’artiste jouent avec les codes établis et détournent les matériaux de leur usage initial. Elles se rattachent au monde du design tout en étant fabriquées à partir d’éléments industriels reconvertis. Ces créations uniques, singulières par leur apparence et leur identité, relient l’art et l’objet au sein d’un monde manufacturé. Jusqu’au 21 février

20 h - Samedi 6 février

17 h - Dimanche 7 février

Suzan Noesen

Labyrinth der Gestischen Tropen - Suzan Noesen teste de différentes manières le franchissement des limites de la communication. Dans une approche transversale, elle travaille avec la peinture, la photographie, la performance, l’installation et le film afin d’explorer les espaces de réflexion et de perception lors de rencontres interpersonnelles. Du 25 février au 20 mars

Penser les images aujourd’hui Cycle de vidéoconférences

L’image et le corps. Vers la parallaxe.

par Cédric Kayser, doctorant en philologie à l’Université de Montréal 19 h - Jeudi 4 février

Anima Eterna Brugge

L’image de demain. Vive la Convolution !

Dir. Giovanni Antonini / Rossini, Beethoven, Schubert - Un orchestre de projets à la renommée internationale, basé à Bruges et fondé par Jos van Immerseel en 1987 dans le but de reproduire la musique baroque de manière aussi authentique que possible, avec des instruments historiques. 20 h - Samedi 27 février

par Mario Klingemann (artiste, Munich, en anglais) 19 h - Jeudi 4 mars

L’homme gris

L’exposition interroge les représentations non-archétypales du Diable dans l’art contemporain. Bien loin de disparaître, sa figure a simplement muté, démontrant de nouveau la fascinante faculté d’adaptation qui lui a permis de traverser l’histoire de l’art - et des hommes -, sans faiblir. Jusqu’au 6 juin

L’Atelier 54, rue de Hollerich Tél. (+352) 495 485-1 - www.atelier.lu

© Oliver Binns

Tim Dup

Scriabine+ Boris Giltburg

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«Qu’en restera t-il?» est un album de poésie moderne, cinématographique, aux sonorités variées et audacieuses, aux textures puissantes et intimes à la fois. 19 h - Samedi 27 février

Mudam 3, Park Draï Eechelen Tél. (00352) 45 37 85-960 www.mudam.lu

William Kentridge

More Sweetly Play the Dance - Au cours des quarante dernières années, il a développé une œuvre majeure située à la croisée des disciplines artistiques, investissant notamment les champs de la performance, du théâtre et de l’opéra. Du 13 février au 30 août

Thomas Hirschhorn

Flugplatz Welt/World Airport - Une installation créée en 1999 pour la Biennale de Venise, Collection Mudam. Jusqu’au 7 mars

Me, Family

Projet de grande envergure comprenant une série de présentations de la Collection Mudam, d’événements, une publication, ainsi que la plateforme digitale mefamily.mudam.com où sont présentées les œuvres de 24 artistes originaires de 14 pays. Jusqu’au 21 mars

Cabrita / Cerith Wyn Evans

Dialogue entre deux œuvres majeures une installation au sol de Cabrita (*1956, Lisbonne) de la Collection Mudam et une sculpture suspendue de Cerith Wyn Evans (*1958, Llanelli) de la Pinault Collection. Jusqu’au 5 avril

Leonor Antunes

Vides, intervalles et jonctions - Sculptures récentes Jusqu’au 5 avril

Portrait of a Young Planet

Cette présentation de la Collection Mudam s’inspire de l’exposition iconique «The Family of Man» (1955) conçue par Edward Steichen (1879, Bivange - 1973, West Redding). Jusqu’au 13 septembre

Les 25 ans de la collection Mudam

À travers la sélection d’une quarantaine d’oeuvres, cette nouvelle présentation propose un panorama autour des questions de formes, de processus ou d’attitudes dans l’art contemporain, des années 1960 jusqu’aux premières décennies du XXIe siècle. Jusqu’au 3 octobre 2022


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LUXEMBOURG Orphée et Euridyce au Grand Théâtre de la ville

Flèche Love

Neimënster

Philharmonie

Centre culturel Abbaye de Neumünster 28, rue Münster Tél. (00352) 26 20 52 444 www.neimenster.lu

GRAND AUDITORIUM 1, place de l’Europe Tél. (00352) 26 32 26 32 www.philharmonie.lu Caisse 1 h avant concert

Arthur Possing Trio feat. Fabrice Alleman - Jazz 11 h - Dimanche 7 février

Arthur Possing Vibes Quartet Vibraphone 10 h - Dimanche 14 février

Soundcolors

Installation musicale - Un parcours ludique inclusif Du 19 février au 1er mars

Pol Belardi’s Force & Strings

feat. In Praise of Folly String Quartet 11 h - Dimanche 21 février

Orchestre de Chambre du Luxembourg

Dir. Carlo Rizzari / Samantha Gaul (soprano) - Dartevelle, Mahler 20 h - Dimanche 7 février

Iveta Apkalna (orgue) Bach, Glass 20 h - Lundi 22 février

Leonidas Kavakos (violon)

Yuja Wang (piano) - Busoni, Chostakovitch, Bach 19 h - Dimanche 28 février

© Roberto Greco

Grand Théâtre de la Ville

Norén...). Rasmus Lindberg joue avec cette tradition grâce à une dramaturgie originale dont la simultanéité est le moteur. Introduction à la pièce 1/2 heure avant chaque représentation 20 h - Vendredi 12 et samedi 13 février

1, rond-point Schuman Rens. (00352) 47 96 39 00 lestheatres.lu Rés. (00352) 47 08 95-1 www.luxembourgticket.lu

Orphée et Eurydice

Opéra en français, avec surtitres français et allemand - Dir. Mus. Raphaël Pichon Si Monteverdi est l’inventeur de l’opéra, Gluck (1714-1787) en est le réformateur : réagissant contre les excès baroques, il veut davantage de simplicité, de naturel, d’austérité même. La partition est splendide, riche de ses contrastes. Aurélien Bory met en scène ce fascinant voyage dans l’au-delà. Introduction à la pièce 1/2 heure avant chaque représentation 20 h - Mardi 23 et jeudi 25 février

Hors la loi

Pauline Bureau aime croiser théâtre et questions sociétales. Avec «Hors la loi», elle a écrit une pièce documentaire qui met en avant la détermination des femmes à défier les lois d’une société en mutation. Introduction à la pièce 1/2 heure avant chaque représentation 20 h - Vendredi 5 et samedi 6 février

Omma

Les Frontalières

Le chorégraphe Josef Nadj nous renvoie à l’essentiel : regarder ce qui se passe sous nos yeux pour mieux voir au fond de soi. Œil, regard, ce que l’on voit, vue et même spectacle : «omma», en grec ancien, nous dit tout cela à la fois. 20 h - Mardi 9 et mercredi 10 février

Escher Theater et La cie du Grand Boube - M. en scène : Sophie Langevin - Le Luxembourg a cette particularité unique au monde de voir près de la moitié de sa population active venir de l’étranger. Partant de témoignages, Sophie Langevin a eu le désir d’explorer les débats intimes, sociaux et politiques que couvre l’ampleur du phénomène pour comprendre ce que ces personnes vivent des deux côtés de la frontière. Introduction à la pièce 1/2 heure avant chaque représentation 20 h - Mercredi 24 février

Habiter le temps

Une palpitante histoire de famille, un thème central du théâtre et du cinéma scandinaves (Strindberg, Bergman, Ibsen,

Flèche Love

+ Edsun 20 h - Samedi 27 février

NoMad Volt

Théâtre National du Luxembourg

Expositions

194, route de Longwy Tél. (00352) 26 44 12 701 - www.tnl.lu

11 h - Dimanche 28 février

Anthropocène

Castro

Élèves de la classe du BTS Cinéma du Lycée des Arts et Métiers Jusqu’au 7 février

d’António Ferreira - M. en scène : Nuno Cardoso - En portugais surtitres anglais 20 h - Samedi 6 février 17 h - Dimanche 7 février

World Press Photo Exhibition 2020 Jusqu’au 21 février

Ma barque vagabonde

«Time 0» - Polaroids pris au cours des deux dernières années à New York, Barcelone, Lisbonne, Palma, Arlon et Bruxelles. Jusqu’au 28 février

Iveta Apkalna

© Juris Zigelis

Paul Kirps

À l’instar des paroles de Youkali, le célèbre tango de Kurt Weill, Sascha Ley et Véronique Nosbaum ont choisi d’explorer d’autres paysages musicaux que ceux dans lesquels elles séjournent d’habitude. 20 h - Jeudi 11 février


Supplément

Formation & Orientation

Chaque année, dans ce supplément, nous vous donnons des pistes pour anticiper l’avenir, afin de vous aider à y tracer votre chemin. Pourtant, son édition 2020 ne parlait ni de “cours en présentiel”, ni de “télétravail”, ni “d’activités non-essentielles”. Dans ses pages, les bars et les restaurants avaient besoin de personnel, les théâtres et les musées étaient fréquentés, les facultés ouvertes. Normal. On ne pouvait pas prévoir qu’un grain de sable, ou plutôt que des milliards de grains de sable couronnés allaient dérégler notre société, nous obligeant à réinventer sans cesse notre quotidien. Alors, dans ce monde incertain, où la visibilité n’excède pas quelques semaines, à quoi bon continuer d’essayer de prévoir ? Pourquoi se demander ce que sera le monde

de demain ? C’est comme si nous marchions sur des sables mouvants, dans un brouillard épais qui nous cache l’horizon. Mais nous aurions tort de croire qu’il n’existe plus, cet horizon. Il est là, et à défaut de pouvoir le discerner, nous devons essayer de nous le représenter à partir de ce que nous en devinons. Le virus a rebattu les cartes. À ce jeu, certains secteurs sont perdants. Mais parmi eux tous ne le resteront pas à long terme ; il y a fort à parier que, comme après chaque crise, la société sera prise d’une frénésie de distraction, de plaisir, de beauté. Certains autres profitent de cette nouvelle donne. Le numérique : sa place dans notre vie a encore augmenté. Le sanitaire : au Jour de l’an, le traditionnel “et surtout la santé !”

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sonnait bien différemment… La logistique : mise à l’honneur pendant les confinements, elle est à nouveau sollicitée pour la vaccination. L’industrie : on veut recommencer à fabriquer en France les produits et les équipements qui nous ont tant manqués. Dans les pages qui suivent, nous parlons de ces secteurs (ainsi que d’autres encore, toujours solides), des mécanismes permettant de se former et des stratégies pour organiser vos recherches. Non, il n’est pas inutile de se projeter ! Au contraire, il est plus que jamais nécessaire de réfléchir aux différentes routes susceptibles de nous mener à bonne destination. Voire, de les créer. Car cet horizon, c’est nous qui le dessinons.


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FORMATION • ORIENTATION

Tracer sa propre route, mais pas seul Orientation rime rarement avec révélation. Et si une vocation vous arrive soudain, c’est sans le guide pratique pour l’accomplir. S’orienter est une démarche de longue haleine, qui nécessite de la méthode et des appuis. L’orientation, c’est comme un trek : ça se prépare ! Sauf à accepter le risque de se retrouver n’importe où après avoir pris un chemin au hasard. C’est à vous de choisir la destination, ou au minimum une direction générale, et de vous renseigner pour vérifier que l’idée que vous vous en faites n’est pas trompeuse. Vous devez aussi évaluer les différents itinéraires qui mènent à votre but, et jauger vos possibilités afin de déterminer s’ils peuvent correspondre, à quels prix et avec quelles probabilités de réussite. Un travail de fond qui est plus simple si on ne le mène pas seul. Ça tombe bien : vous êtes entouré de conseillers. À commencer par vos proches, famille et amis. Ils peuvent vous parler de leur quotidien, de leurs études ou emplois. Et vous dire s’ils vous y voient. Mais peuvent-ils être totalement honnêtes avec vous ?

Entre passionnés

Plus détachés, vos enseignants sont plus objectifs, et ce sont des connaisseurs en la matière. Le professeur principal est censé être votre interlocuteur privilégié. Vous pouvez cependant avoir plus d’affinités avec un autre membre de l’équipe éducative.

ONISEP qui tôt y pense Les psychologues de l’éducation nationale sont, eux, des spécialistes de l’orientation. Ne craignez pas de leur montrer votre ignorance en la matière : ils sont habitués. S’il n’y en a pas dans votre établissement, si vous êtes loin d’un Centre d’Information et d’Orientation, ou si vous n’avez que peu de goût pour le contact direct, la plateforme Mon orientation en ligne vous donne les coordonnées pour discuter par téléphone ou par “tchat” avec un conseiller de l’ONISEP.

L’Office National d’Information sur les Enseignements et les Formations, c’est LA mine de documentation, sur papier et en ligne : onisep.fr onisep.fr. Notez qu’il propose un espace aux parents désireux d’aider leur enfant dans son projet : Kit-Parents. Mais si vous êtes tenté par une réorientation ou une reprise de formation, voyez le portail que l’État a créé pour guider tous les internautes dans leurs projets professionnels ou scolaires : orientation-pour-tous.fr orientation-pour-tous.fr. Vous pouvez aussi consulter des valeurs sûres de la presse : l’Étudiant, sur papier ou web, et studyrama.com studyrama.com. Elles sont très réactives à l’actualité, et indépendantes des pouvoirs publics.

Un moment donné, vous devrez aller sur le terrain. Les salons spécialisés, physiques ou par visio, permettent de rencontrer les représentants de plusieurs établissements : des enseignants et, souvent, des étudiants. N’hésitez pas à reprendre les coordonnées de ces derniers pour échanger ensuite plus librement. Autre incontournable, les portes ouvertes, qui permettent de découvrir le cadre et l’ambiance des écoles. Procédez de même pour les métiers qui vous intéressent : rencontrez des professionnels et trouvez moyen de les voir en action. Si votre cursus ne comporte pas de stage en bonne et due forme, demandez-leur l’autorisation de venir au moins les observer. Et si vous n’avez pas le réseau nécessaire, allez-y au culot : témoigner d’une commune passion peut ouvrir des portes. En suivant ce processus, vous ne vous mettrez certes pas complètement à l’abri des mauvaises surprises et des déconvenues, mais vous en limiterez la probabilité et la proportion. Vous risquez surtout de troquer le problème du “Je n’ai pas d’idée !” contre celui du “J’ai trop d’idées !” Mais quel plus exaltant embarras, que l’embarras du choix ?


FORMATION • ORIENTATION

Un bac+3 droit au BUT ! La grande affaire de la rentrée 2021, c’est le remplacement des anciens diplômes d’IUT par le tout nouveau Bachelor Universitaire de Technologie. Explications. Obtenu au terme de trois années d’études, le BUT entraînera d’abord la disparition du quinquagénaire DUT, dernier vestige des bac+2 préparés à l’université. La France continue ainsi à s’intégrer dans la norme européenne LMD, avec ses trois paliers : licence, maîtrise et doctorat. Deuxième effet (au terme de l’année universitaire 2021-2022) : l’extinction des licences professionnelles, auxquelles les bachelors se substitueront. Avantage pour les étudiants d’IUT voulant accéder à des formations de niveau bac+4 : une continuité d’études, sans sélection intermédiaire à l’entrée de la licence pro. Les titulaires de BTS qui poursuivaient leurs études par ce diplôme intégreront le BUT en troisième année.

Plus long, mais moins intense Pour ce qui est du contenu, le bachelor proposera les 24 mêmes spécialités que le DUT. Celles-ci seront déclinées en troisième année dans des “sous-spécialités” inspirées de celles des actuelles licences pro. L’enseignement gardera la marque de fabrique IUT : cadré, concret, avec beaucoup de travaux dirigés et pratiques. Et une prédilection pour l’alternance. Mais il sera un peu moins intense que celui du DUT : de 2 100 heures de formation réparties sur deux années, on passe à 2 600 heures sur trois ans. On joue plus l’endurance que la résistance ! L’objectif reste toutefois identique : proposer un diplôme professionnalisant qui permette de poursuivre des études longues.

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Alternance et apprentissage : un duo qu’on gagne à connaître Mal considérée par le public, l’alternance est parfois vue comme un pis-aller. Et l’apprentissage, avec laquelle on la confond souvent, comme une voie réservée aux métiers peu qualifiés. Elles concernent pourtant un grand nombre d’apprenants et peuvent aboutir à des diplômes du supérieur. Précisons d’abord les deux termes. L’alternance est le système de formation où se succèdent des phases pratiques en milieu professionnel et des phases d’enseignement théorique. L’apprentissage n’en est que l’une des formules. Les phases théoriques se déroulent dans des établissements du secondaire - lycées professionnels ou agricoles, Centres de Formation des Apprentis (CFA), Maisons Familiales et Rurales (MFR) - ou du supérieur - IUT, facs, écoles d’ingénieurs ou de commerce. L’alternant a le choix entre rester sous statut scolaire /étudiant en enchaînant des stages, et passer sous statut salarié en signant un contrat avec une entreprise, une association, un libéral ou un organisme d’État. Ce contrat peut être de deux types : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation. Le premier prépare à des diplômes de l’enseignement professionnel et technologique (CAP, bac pro, BTS…) ainsi qu’à des diplômes du supérieur (BUT, licence et master pro). Le second vise plutôt une qualification professionnelle - titres du Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP), Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) ou qualifications reconnues par une convention collective nationale - pour une intégration rapide dans le monde du travail. C’est pourquoi il est ouvert aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, aux bénéficiaires de minima sociaux et aux personnes ayant bénéficié d’un contrat aidé.

Bonjour salaire, adieu grandes vacances ! Une fois qu’on a choisi l’alternance se pose la question : être étudiant ou apprenti ? L’apprentissage est le plus souvent préféré, pour trois avantages : le salaire perçu durant le cursus, une meilleure intégration à son terme, des indemnités chômage en fin de contrat. Mais en contrepartie, les contraintes professionnelles sont exigeantes : responsabilités, relations hiérarchiques, vacances réduites aux congés payés. Sans ignorer la grande tentation de privilégier l’activité en entreprise au détriment de la préparation du diplôme, au risque de le rater.

Coups de pouce de l’État Mais pour entrer en apprentissage, encore faut-il avoir trouvé une structure d’emploi et un maître de stage, ce qui n’est pas une sinécure. Il faut donc s’y prendre

tôt et ne pas hésiter à se rapprocher des instances professionnelles : Chambres de Commerce et d’Industrie, Chambres des Métiers et de l’Artisanat, Chambres d’Agriculture. Compte-tenu des difficultés actuelles, le ministère du travail a assoupli le système : il autorise les apprentis à commencer leur formation sans avoir trouvé d’employeur, et leur donne 6 mois pour signer leur contrat d’apprentissage. De même, l’État incite financièrement les entreprises en leur versant une aide pour chaque apprenti accepté : 5 000 euros aux mineurs, 8 000 euros aux majeurs. À vous de montrer que vous valez plus encore que ces primes !

➤ alternance.emploi.gouv.fr/portail_alternance/


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FORMATION • ORIENTATION

Le CROUS : partenaire des étudiants au quotidien Pour étudier avec succès, il faut pouvoir étudier sereinement. Et pour cela, il faut avoir un toit, les moyens de bien se nourrir et, dans les moments difficiles, pouvoir compter sur une aide, matérielle et morale. Cette mission, depuis 75 ans, est celle du CROUS, avec des services sans cesse mis au goût du jour. On connaît son nom sans toujours savoir ce qu’il signifie : le CROUS, c’est le Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires. Présents dans chaque académie, ces établissements publics sous la tutelle du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, ont pour vocation d’épauler les étudiants dans leur vie de tous les jours. Pour bénéficier de leur aide, il suffit de s’inscrire grâce à une procédure unique : le Dossier Social Etudiant (DSE). Accessible en ligne jusqu’au 15 mai sur MesServices.etudiants.gouv.fr, c’est le DSE qui permet MesServices.etudiants.gouv.fr de demander une bourse sur critères sociaux ou un logement en résidence universitaire. Dans les 48 heures suivant la validation du dossier, un courriel de confirmation est envoyé à l’étudiant, stipulant, si besoin, la liste des pièces complémentaires à fournir sous huitaine.

Des aides financières ponctuelles Les étudiants qui, au vu de la situation de leurs parents, ne sont pas éligibles aux bourses sur critères sociaux, peuvent néanmoins bénéficier d’une allocation annuelle, s’ils sont en situation “d’indépendance avérée” et rencontrent des difficultés durables. Il doivent cependant avoir au préalable fait une demande de bourse via le DSE. Le rôle du CROUS ne s’arrête pas à cette étape initiale.

C’est tout au long de l’année que les étudiants peuvent venir chercher des informations et de l’aide auprès de ses assistantes sociales. Elles ont pour mission de les accueillir, de les écouter, et de les soutenir en cas de problème. S’il s’agit d’ennuis matériels, des aides financières ponctuelles peuvent, si nécessaire, être attribuées dans la journée. En cas d’ennuis de santé, elles peuvent diriger les étudiants vers les interlocuteurs appropriés.

Santé physique et psychologique Dans le même ordre d’idée, le CROUS Lorraine, en partenariat avec l’association Apsytude, propose des consultations auprès de psychologues. Ces séances, bien évidemment gratuites et couvertes par la confidentialité, peuvent être menées en visio. Mais le Crous est là aussi pour loger les étudiants dans ses résidences universitaires réparties sur tout le territoire : 19 en Lorraine. Cette solution d’hébergement présente quantité d’atouts : logements proches des campus, de taille variée mais tous meublés, avec des loyers adaptés, bénéficiant d’aides et sans taxe d’habitation. Sans oublier les services fournis : des agents présents en permanence dans les résidences, y compris la nuit, un accès sécurisé, la Wifi gratuite, des laveries, des salles informatiques, des salles de sports, etc.

Restauration et jobs étudiants Autre mission classique du CROUS : la restauration. Fini le RU à l’ancienne avec son ticket papier. Aujourd’hui, on règle avec sa carte étudiante ou son smartphone, grâce au service de paiement sans contact Izly. Vente à emporter, cafétérias et restaurants, généralistes ou spécialisés : il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Avec le repas complet à 1 € pour tous les étudiants disposant d’un compte Izly, le rapport qualité-prix est imbattable. D’autant que le CROUS veille à proposer des menus équilibrés, comprenant des plats sains, souvent faits maison, et de plus en plus de bio. Le CROUS donne également un coup de main aux étudiants en recherche d’emploi. Son portail Jobaviz.fr recense gratuitement les offres proposées par divers employeurs, et par le CROUS lui-même. Des jobs conciliables avec les études. Car la mission du CROUS, c’est d’accompagner des étudiants pour prévenir le décrochage et l’isolement. Et, au delà, de leur faciliter la vie. Tout simplement.


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FORMATION • ORIENTATION

Le métal a retrouvé son éclat Pièce maîtresse d’une industrie qu’on disait condamnée, la métallurgie française s’est modernisée pour survivre. Aujourd’hui, ses entreprises ont besoin de professionnels formés aux techniques les plus récentes. Les nouveaux diplômés y trouvent une occasion en or. Ici, c’est la construction auto et ses équipementiers qui occupent le plus de salariés : 25 000. Viennent ensuite la forge, le traitement et l’usinage des métaux : 14 400. La fabrication de machines et d’équipements d’usage général (14 000), la réparation et l’installation de ceux-ci (13 800), suivent de près. Mais tous les secteurs de l’économie recourent à la métallurgie.

Verte grâce à la matière grise

Dans le Grand Est, le mot métallurgie évoque une époque glorieuse ; celle où les haut-fourneaux, fleurons de l’industrie française, faisaient la fierté et la richesse de la Lorraine. Il évoque aussi la crise qui a entraîné leur démantèlement, laissant penser que, dans le sillage de la sidérurgie, la métallurgie était vouée à disparaître du territoire national. Pourtant, il n’en est rien. En France, le secteur employait l’an passé 1,3 million de salariés, plus 82 000 équivalents temps plein (ETP) en intérim. Et notre grande région reste au dessus de la moyenne nationale avec 139 000 emplois et 9 800 ETP. Sans négliger, à nos frontières, les entreprises luxembourgeoises et allemandes.

Ces effectifs ne devraient plus diminuer car, après plusieurs décennies de retrait, le temps semble venu d’arrêter de délocaliser, voire de relocaliser. Le made in France ne relève plus seulement du patriotisme économique, il est partie prenante de la lutte contre le réchauffement climatique et, avec la Covid, il est devenu un enjeu de souveraineté : les Français ne veulent plus dépendre pour leurs besoins essentiels d’usines installées à l’autre bout du monde. Face au dumping environnemental ou social de la concurrence low-cost, nos entreprises n’ont eu d’autre choix que de miser sur la recherche et sur les techniques les plus modernes, pour proposer des produits haut de gamme, en utilisant des process de pointe : impression 3D, machines connectées, lignes de production en réalité augmentée, big data, simulation numérique, etc.

Pôle formation UIMM Lorraine : objectif 2 000 réussites Fournir à l’industrie les personnels qualifiés dont elle a besoin : c’est la mission du Pôle formation Union des Industries et Métiers de la Métallurgie Lorraine, une structure qui prépare à une cinquantaine de diplômes, du CAP à celui d’ingénieur. Quand alternance rime avec excellence.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Pôle formation UIMM Lorraine ne s’occupe pas uniquement des salariés de la métallurgie. Ce secteur ne représente que la moitié de ses 3 000 entreprises partenaires. “Nous

sommes, en Lorraine, le leader de la formation industrielle au sens large. Grâce en particulier à nos sept sites, répartis sur les quatre départements” précise Damien Costella, le directeur adjoint . Des sites sur lesquels le Pôle forme chaque année davantage d’apprentis. Y compris à la rentrée 2020, malgré la crise sanitaire : “Nous avons pu franchir la barre des 1 700, mais notre objectif reste d’atteindre les 2 000, filles et garçons, en 2022”. Pour inciter les indécis à passer le pas, des journées d’immersion leur sont proposées : “Ils découvrent la vie d’un apprenti dans son quotidien sur un de nos sites, aussi bien en cours qu’en dehors, ainsi que les différents métiers.”

Rapport de force favorable De nouveaux postes apparaissent et les anciens évoluent, ce qui ouvre de belles perspectives aux nouveaux diplômés et pousse les entreprises à accentuer l’effort de formation continue. C‘est indispensable dans un secteur où de nombreux métiers sont en tension, des ingénieurs d’étude en Recherche & Développement aux chaudronniers, en passant par les forgerons, les soudeurs et les tuyauteurs… Pour ces professionnels, le rapport offre/demande permet de choisir son employeur, ce qui, aujourd’hui, est un confort peu courant. Surtout pour des fonctions accessibles par des formations courtes, y compris sans le bac. Reste cependant une tendance : favoriser les polycompétences de ses salariés afin de pouvoir s’adapter à des marchés variés et en pleine mutation. Pour rester tranchante, une lame doit repasser régulièrement au feu de la forge.

Autre coup de pouce, le dispositif “Apprenti sans contrat” : “Nous acceptons des jeunes qui n’ont pas encore signé de contrat d’apprentissage et nous les aidons à trouver une entreprise. Pour qu’ils ne perdent pas de précieuses semaines d’enseignement. Sur 90 qui étaient dans ce cas à la rentrée, il en reste moins de dix encore en recherche.”

90 % de réussite Mais la meilleure façon d’attirer les candidats, pour le Pôle, c’est d’étoffer sans cesse son offre de formation. Aux 48 du catalogue (plus les diplômes de cinq écoles d’ingénieurs) quatre s’ajouteront à la rentrée : le bac pro “Systèmes numériques”, les titres pro “Agent de fabrication industrielle” et “Conducteur d’Installation et de Machines automatisées”, ainsi que le BTS “Services informatiques aux entreprises”. “Nous répondons à la demande des entreprises. Nous anticipons même leurs besoins. Ce qui explique que 80 % de nos apprentis trouvent un emploi dans les six mois suivant l’obtention de leur diplôme.” Et ils sont chaque année 90 % à réussir leur examen. Une fierté pour Damien Costella : “Nos éléments visent l’excellence. Dans tous les domaines. L’année dernière, nous avons eu 14 mentions très bien au bac, dont quatre majors académiques, cinq médaillés d’or régionaux aux Olympiades des métiers et quatre sélectionnés aux Olympiades de la robotique Fanuc France. Sans oublier le deuxième du concours international Poésie en liberté !” Cet état d’esprit n’est pas inculqué qu’aux jeunes en parcours initial : le Pôle formation UIMM Lorraine forme chaque année des dizaines de salariés en poste et demandeurs d’emploi.


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FORMATION • ORIENTATION

Formation continue : c’est pour la vie Pilote de drone, community manager, développeur d’applications mobiles, spécialiste des véhicules électriques et hybrides : autant de professions auxquelles personne ne s’est préparé il y a 20 ans ! À l’heure où le monde change de plus en plus vite, il est impensable de rester cantonné à sa formation initiale. La formation continue a deux piliers : le devoir des entreprises de participer à son financement, et le droit des salariés à se former sur leur temps de travail. Ces actions de formation peuvent être organisées par l’employeur, dans le cadre de son plan de formation ou, sur le mode de l’alternance, lors de périodes de professionnalisation. Le salarié peut en prendre lui aussi l’initiative. Deux mécanismes lui permettent de suivre la formation de son choix sans perte de salaire : le Droit Individuel à la Formation, avec lequel il capitalise chaque année 20 heures de formation, et le Congé Individuel de Formation, d’une durée pouvant aller jusqu’à un an, qu’il peut même prendre sur son temps de travail.

En bonne Eduform Dans ce mécanisme propice à la reconversion, il lui est possible d’obtenir un financement des Fongécif et des Opacif, qui collectent la Contribution Unique à la Formation Professionnelle et à l’Alternance. Les non-salariés - agriculteurs, artisans, libéraux, etc. - doivent s’adresser à leurs propres organismes collecteurs. Les salariés ont également droit à un congé pour faire un bilan de compétences ou valider des acquis de leur expérience. Autre question : auprès de qui se former ? Quelque 50 000 organismes se disputent ce marché lucratif. Les sociétés privées y représentent 80 % de l’activité mais toutes ne sont pas fiables. Il est prudent de vérifier si la société que vous voulez solliciter possède le label Eduform, délivré par le ministère de l’éducation.

Remettre le pied à l’étrier Ce sont néanmoins les structures publiques et parapubliques qui donnent le plus de garanties de sérieux. Les Services Universitaires de Formation Continue et le Conservatoire National des Arts et Métiers préparent à des diplômes du supérieur. Les GRETA, qui mutualisent les compétences et les moyens de plusieurs établissements publics d’enseignement, les établissements agricoles et les unités de l’Agence nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes, préparent à des diplômes du secondaire ainsi qu’à des qualifications professionnelles. Ces organismes s’adressent également aux plus de 25 ans éloignés du monde du travail. Principal mécanisme pour aider ces personnes à découvrir l’entreprise ou à y reprendre pied : le Contrat de Professionnalisation (voir “Alternance et apprentissage”). Il s’adresse dans ce cas aux demandeurs d’emploi, aux bénéficiaires du RSA, de l’ASS ou de l’AAH, et aux anciens signataires d’un contrat aidé. Parce que la formation continue, dans certaines situations, c’est la formation qui commence pour de bon. ➤ www.education.gouv.fr/la-formation-tout-au-long-de-la-vie-7508


FORMATION • ORIENTATION

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Armées : la relève vous attend “Si tu veux la paix, prépare la guerre”, dit l’adage. Pacifique et attachée à la concorde internationale, la France possède néanmoins un des budgets militaires parmi les plus importants. Et dans un monde de plus en plus instable, elle ne baisse pas la garde, bien au contraire. Ses besoins en hommes, et en femmes, restent donc importants.

Transport et logistique : jobs en stock Ils se sont adaptés dans l’urgence pour assurer l’approvisionnement des commerces et particuliers. La crise a révélé à quel point transport et logistique nous étaient indispensables. Ce secteur, qui figurait déjà parmi les plus porteurs, semble promis à un bel avenir, riche en opportunités professionnelles. “L’année prochaine nous recruterons 27 000 jeunes” annonçait début décembre Florence Parly, rappelant que son ministère est le premier pourvoyeur de l’État. Terre, air et mer : la trinité militaire propose plus de 400 métiers différents. On pense immédiatement aux fonctions opérationnelles combattantes : les fantassins, artilleurs, parachutistes, pilotes de blindés et d’aéronefs, commandos de l’air, sous-mariniers, marins et fusiliers, etc. Mais l’Armée recrute également des spécialistes non-combattants qui travaillent dans l’ombre : mécaniciens, topographes, météorologues, informaticiens, “hackers”, transmetteurs, linguistes d’écoute… Autant de postes qui permettent de faire carrière plus longtemps que dans les missions combattantes où, par nature, la durée de service est plus courte, conditionnée à la montée en grade via la réussite aux examens internes.

Du contrat d’un an à la carrière Traduction dans les statuts, près des deux tiers des personnels ont signé un contrat à durée limitée, allant de une à 10 années. Si affinité réciproque, on peut devenir militaire de carrière, avec pour terme la limite d’âge, qui augmente avec le grade. La ministre a d’ailleurs annoncé qu’afin d’améliorer les conditions de vie, d’entraînement et d’exercice des missions, l’État engageait des investissements dans les bâtiments, les matériels et les équipements. Le tout avec l’objectif de “fidéliser” ses troupes.

Mais même pour ceux et celles qui ne feront pas carrière sous l’uniforme, l’expérience est formatrice. Et, pour peu qu’elle n’ait pas été anormalement brève, elle représente sur le CV une ligne qui plaît aux chasseurs de tête.

Recrutement : aucun diplôme requis Pour les simples soldats, l’Armée recrute niveau 3e ; pour les sous-officiers et sous-officières, les titulaires d’un bac ; pour les officiers et officières, les bac+3. Les formations internes permettent ensuite d’obtenir des diplômes équivalents pour gravir les échelons : 70 % des sous-officiers ont été militaires du rang, autant d’officiers ont été sous-officiers. Sous-officière et officière : le vocabulaire a évolué pour suivre la féminisation. Aujourd’hui, 13 % des militaires français sont des femmes. Ce qui fait de notre armée la quatrième plus féminisée au monde. Femmes ou hommes, le recrutement se fait à l’aide d’un bilan médical, d’épreuves sportives, d’évaluations psychotechniques et d’un entretien individuel. Le métier des armes n’est pas un métier comme les autres. Difficile de l’accomplir sans avoir le sens de la mission et de l’engagement, sans consentir aux servitudes et aux sacrifices. Aussi, il est conseillé de commencer par accomplir une préparation militaire, de 10 à 20 jours durant les congés scolaires, pour vérifier qu’on a l’étoffe du soldat.

➤ Armée : www.recrutementarmee.com/ ➤ Terre : www.sengager.fr/ ➤ Air : www.devenir-aviateur.fr/ ➤ Mer : www.etremarin.fr/

Comme Castor et Pollux, Gault et Millau ou Starsky et Hutch, transport et logistique vont toujours ensemble, et on se demande qui fait quoi. Le transport, on connaît : l’acheminement de biens et de personnes d’un point à un autre. Mais la logistique ? Le colis que vous avez commandé à l’autre bout du monde n’est pas conduit d’une seule traite à votre domicile par un chauffeur dédié. Il circule à bord de différents véhicules qui se succèdent entre les entrepôts où il est trié, conservé, conditionné… La gestion de ces structures et la coordination de ces flux, c’est ça, la logistique ! En France, les sociétés spécialisées emploient 1,9 million de personnes. Auxquelles il faut ajouter les salariés chargés de ces tâches au sein des autres entreprises. Elles exercent des métiers en pleine transformation : la digitalisation des équipements, le surgissement de l’e-commerce, la montée de l’impératif environnemental dans des activités traditionnellement énergivores et polluantes, sont les prémisses d’une révolution.

Autoroute vers l’insertion professionnelle Pour les métiers, on pense immédiatement aux plus visibles, et qui sont aussi ceux qui emploient le plus de monde : les conducteurs. Ils peuvent être juste chauffeurs ou aussi livreurs ; caboteurs ou internationaux ; transporter des marchandises ou des personnes ; à bord de cars ou de véhicules sanitaires légers… Au volant, l’insertion professionnelle est rapide grâce à plusieurs CAP, qu’il est possible de compléter par un bac pro, voire par une mention complémentaire “Transport logistique”.

Même mode d’accès pour nombre de métiers de l’ombre : magasinier, agent de manutention, emballeur, préparateur de commande. Sans oublier le marinier et l’agent d’exploitation ferroviaire ! Ça tombe bien puisque, contrairement à l’aérien qui souffre de la Covid, le rail et le fluvial sont dans l’air du temps.

Route, rail, eau et ciel Le BTS “Gestion des transports et logistique associée” permet aux bacheliers d’acquérir une formation polyvalente ouvrant à diverses fonctions : chef de quai, affréteur, déclarant en douane, analyste logistique, gestionnaires de stock, gestionnaire service client, commercial, etc. Des diplômes bac+3 (licences générales et professionnelles, ainsi que BUT à partir de cette rentrée) préparent à des métiers très qualifiés : manager, logisticien, gestionnaire des réseaux ferrés ou des transports de voyageurs, entre autres. Certaines écoles proposent des formations bac+4, des masters (bac+5) et des mastères spécialisés (bac+6). Par exemple pour devenir contrôleur aérien, officier de la marine marchande, ou manager de grande entreprise. À vous de trouver votre propre voie. Dans ce secteur, ça tombe sous le sens.


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FORMATION • ORIENTATION

Numérique : plongez dans la matrice ! Télétravail, télémédecine, e-commerce, visiocours et apéroZoom : la pandémie a spectaculairement accéléré la digitalisation de la société. En perpétuelle effervescence créatrice, le numérique donne à ses nouveaux diplômés un avantage compétitif qui leur assure une place dans un milieu professionnel très porteur. On pensait le marché du matériel informatique arrivé à saturation, porté essentiellement par le renouvellement périodique. Mais la Covid 19 a incité les particuliers à améliorer leur équipement, tout en poussant les entreprises à étoffer leur parc portable et à sécuriser un réseau éparpillé hors les murs. Cela fait l’affaire des techniciens et des connaisseurs des systèmes et des réseaux. À nouveaux besoins, nouveaux logiciels, que grandes entreprises et start-ups imaginent, développent et testent, pour l’internet classique et pour l’internet mobile, avec chacun leurs spécialistes. L’arrivée sur le Web d’un public encore novice oblige à faire des efforts d’ergonomie sur les sites ; c’est le boulot des architectes web, webdesigners et UX designers.

Objets connectés et 5G Qui dit sites et réseaux sociaux, dit community managers et modérateurs, pour fidéliser les membres et veiller au respect des règles, voire de la loi. L’expert en e-reputation est de plus en plus consulté par les entreprises, et même les particuliers, soucieux de leur image publique. À la fois redoutée et espérée, la 5G va faire exploser le nombre d’objets connectés, tout comme celui des développeurs en systèmes embarqués. Elle facilitera aussi la diffusion de la réalité virtuelle, d’où un besoin croissant en ingénieurs VR. L’intelligence artificielle requiert elle aussi des ingénieurs spécialisés. Moins connus, les coachs de chatbot apprennent aux assistants-robots comment répondre aux besoins des humains.

Autant d’activités où sont collectées des masses de données qui doivent être traitées par des data analystes, stockées par des ingénieurs cloud, et protégées par des spécialistes dont la rémunération est à la mesure de la valeur des informations.

Hacker vaillant, rien d’impossible Le diplôme minimum pour exercer un métier du digital, c’est le bac pro “Système numérique”. Il permet de commencer comme technicien de maintenance, une profession occupée également par les titulaires du BTS “Systèmes numériques option informatique et réseaux”, et par ceux d’un des quatre DUT* Informatique. Ces diplômes bac+2 mènent à des licences (professionnelles ou générales), des masters et des diplômes d’écoles d’ingénieurs. En tous cas, dans le secteur, ce sont les bac+5 qui se taillent la part du lion, avec les spécialisations les plus pointues à bac+6. Par exemple, certains des as de la cybersécurité sont formés à Nancy, via le mastère “Attaque et défense des systèmes informatiques” que proposent conjointement deux écoles d’ingénieurs : Mines et Télécom. Mais si vous êtes un génie rétif aux études encadrées, vous pouvez aussi tenter de monnayer vos services de hacker éthique, moderne corsaire chassant les pirates du web. C’est moins confortable, mais beaucoup plus romantique. *Les Diplômes Universitaires de Technologie, bac+2, seront remplacés à la rentrée 2021 par les Bachelors Universitaires de Technologie en trois années.

Sanitaire et social : Prenez bien soin de nous Avec une réforme des études de santé prévue de longue date et l’irruption inopinée de la Covid, 2020 a bouleversé le secteur sanitaire. Les prochaines années seront marquées par le développement du “care”, gourmand en emplois. Il était décrié depuis des décennies pour avoir provoqué la pénurie de médecins : le numerus clausus national, qui limitait drastiquement le nombre de carabins, a enfin été supprimé ! Désormais, chaque faculté de médecine fixe l’effectif de ses étudiants, en collaboration avec son Agence Régionale de Santé. Le moyen de s’adapter aux besoins des différents territoires et d’en éliminer les déserts médicaux. Deuxième réforme de la rentrée 2020 : la suppression de la Première Année Commune aux Études de Santé. Pour les recalés au concours final, elle s’apparentait trop à une année perdue. Désormais, les aspirants aux études de médecine, pharmacie, odontologie (dentiste) et de maïeutique (sage-femme) préparent les épreuves d’admission tout en se ménageant un vrai plan B.

Éviter l’orientation par défaut Avec deux chemins : le Parcours Spécifique Accès Santé (PASS), qui comprend une discipline au choix, et n’importe quelle licence assortie de l’option “Accès santé” (L.AS). L’étudiant qui échoue aux admissions peut ainsi poursuivre dans sa voie de repli. Sur chacun des deux chemins, on dispose de deux tentatives pour passer les épreuves. À noter que celles-ci sont désormais spécifiques à chaque domaine. Ce qui devrait éviter les orientations par défaut, pour le plus grand bien des soignants et des soignés. Les études de santé restent toutefois difficiles. Et longues. En particulier

celles de médecine : huit à douze années après l’admission, selon la spécialisation. Mais il n’est pas indispensable d’être médecin pour prendre soin de son prochain. La pandémie a montré l’importance de chaque élément du système sanitaire et mis en évidence le manque de moyens humains. S’il est trop tôt pour savoir si la société décidera d’augmenter le nombre de soignants, il est à peu près certain que les effectifs d’infirmières et d’aide-soignantes ne baisseront plus. Considérant les départs en retraite et ceux dûs à l’usure, les perspectives de recrutement sont claires et importantes.

20 000 emplois de plus en dix ans Une étude récente de l’INSEE annonce que dans le Grand Est le nombre d’emplois dans la santé augmentera de 2 000 chaque année pour dépasser les 200 000 en 2030. Elle souligne la montée en effectifs des aides aux personnes dépendantes, à domicile ou en institution, qu’entraîne le vieillissement de la population. Les postes d’agents hospitaliers devraient suivre la même évolution, ouvrant des opportunités de retour à l’emploi pour des personnes en reconversion. L’INSEE pointe aussi les besoins croissants en puéricultrices, auxiliaires de puériculture et, surtout, éducateurs de jeunes enfants. Aux deux extrémités de la vie, nous avons de plus en plus recours aux structures collectives pour prendre soin de ceux qui nous sont le plus cher.


Aide à domicile : une passerelle pour les bénéficiaires du RSA Partant du double constat selon lequel nous manquons d’auxiliaires de vie, mais que de nombreuses personnes sont en recherche d’emploi, le conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a mis en place un dispositif pour accompagner les bénéficiaires du RSA dans cette piste de professionnalisation. Et ça marche ! Vivre chez soi plutôt qu’en institution, c’est une aspiration fondamentale que partagent les personnes âgées et les personnes handicapées. Des Services d’Aide et d’Accompagnement à Domicile (SAAD) sont là pour le leur permettre. Mais ces SAAD se heurtent tous au même facteur limitant : la pénurie d’auxiliaires de vie. Résultat, des dizaines de milliers de postes sont à pourvoir dans toute la France. Sur la seule Meurthe-et-Moselle, ce nombre est estimé à 300. Face à une crise de vocations dont pâtit la population, le conseil départemental, qui conventionne les SAAD de son territoire (ADMR, ADAPA ou encore Esprit tranquille, entre autres) a eu l’idée de creuser un gisement de candidats potentiels : les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA). Un public qu’il suit déjà dans le cadre de sa compétence d’action sociale et d’insertion. Il a d’abord identifié ce qui pouvait les rebuter dans le métier d’auxiliaire de vie. En premier lieu, une rémunération (le SMIC) peu en rapport avec ses multiples contraintes : horaires décalés, travail le week-end, nécessité d’avoir un véhicule… Restait à trouver les parades.

Objectifs 150 postes Pour commencer, le CD 54 a autorisé les auxiliaires de vie à cumuler RSA et salaire, jusqu’à 300 heures par an. Il a également mis en place des aides financières à la mobilité et à la garde d’enfants. Et pour faire connaître ces mesures, il a confié à l’Association des Paralysés de France Entreprise la gestion d’une plateforme chargée de contacter les bénéficiaires du revenu de solidarité active. Les résultats ne se sont pas fait attendre : alors que l’objectif initial était de créer et fidéliser 150 postes d’auxiliaire de vie en 2021, à la mi-janvier, 58 candidats avaient déjà été vus en entretien, et cinq embauchés. De surcroît, la plupart des 53 autres ont entamé un processus d’intégration : immersion, formation, préparation à entrer dans le monde du travail. L’opération a aussi permis d’aiguiller certaines des 3 400 personnes contactées vers d’autres secteurs en manque de salariés, comme le BTP, la logistique, etc. Reste un frein sur lequel il faudra encore travailler : le manque de reconnaissance sociale des auxiliaires de vie. Un paradoxe, quand chacun s’entend à reconnaître le rôle crucial qu’ils jouent dans la société.


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FORMATION • ORIENTATION

Écoles de commerce : la business classe L’appellation un peu vieillotte cache des établissements à la pointe de l’actualité, où l’on s’intéresse aux entreprises et aux affaires qu’on y réalise. À la fois généralistes et spécialisées, elles offrent un choix aussi large que complexe. Les écoles de commerce ont vocation à vous apprendre comment les “boîtes” s’inscrivent dans le monde économique. Voilà pourquoi les matières y sont si variées : marketing, gestion, compta, management éco, droit, sciences po, langues, communication, etc. Une diversité qui n’a d’égale que les domaines auxquels préparent ces business schools : RH, finances, vente, logistique, achats… Les écoles de commerce délivrent un enseignement concret, grâce à des professeurs pour beaucoup issus du monde professionnel, qui privilégient l’étude de cas pratiques, avec une place importante donnée aux stages, en France et à l’international. Cet aspect est renforcé par des échanges avec des écoles étrangères, ainsi que par la présence d’enseignants et d’étudiants venus d’ailleurs. En ancien français, le commerce c’était aussi le contact avec les autres, et de ce

point de vue les écoles sont fidèles à l’étymologie. La vie étudiante y est une matière à part entière : sympathiser n’est pas futile, car il s’agit de se tisser un réseau pour l’avenir.

Sur concours Les études en école de commerce durent de trois à cinq ans et commencent soit après le bac, via Parcoursup, soit après au moins deux années d’études supérieures. Dans ce cas, la voie traditionnelle c’est la prépa, économique et commerciale ou, plus récemment, littéraire. Moins classique mais en plein essor, l’admission parallèle permet aux établissements de diversifier les profils dans leurs promos. Elle concerne les étudiants titulaires au minimum d’un bac+2, mais les plus diplômés sont accueillis à bras ouverts. À commencer par les ingénieurs. Dans tous les cas, l’admission se fait au

moyen de concours, presque toujours payants mais le plus souvent communs à plusieurs établissements. Selon les écoles et les cursus choisis, les étudiants peuvent viser des bachelors en trois ans, des Bachelors in Business management (BBA) en quatre ans et, en cinq ans, des masters ou des diplômes du Programme Grande Ecole (PGE).

Trouver son école Reste encore à choisir où postuler : la France compte plus de 150 écoles. Critère souvent déterminant, le coût de la scolarité, qui dépasse les 16 000 € par an dans les établissements les plus pres-

tigieux. Mais même la facture annuelle moyenne, 11 000 €, incite à la prudence. Privilégiez les écoles reconnues par l’État, les diplômes auxquels il a donné un visa, et les labels nationaux et internationaux. On peut également opter pour un établissement parapublic du réseau des Écoles de Gestion et de Commerce, adossé à celui des CCI. Ils présentent l’avantage d’être accessibles par l’alternance. Notez enfin que parmi les écoles supérieures de commerce, l’EM Strasbourg, l’ESC Dijon et l’ICN Nancy-Metz sont moins coûteuses que la plupart de leurs homologues. L’opportunité de faire une vraie affaire.

Banque : des métiers qui comptent ! Quand on évoque les métiers transformés par la digitalisation de la société, ce n’est pas à ceux de la banque qu’on pense en premier. Pourtant, les nouvelles technologies ont imposé au secteur de grands changements et une montée en qualification dont bénéficient les employés. L’époque où les effectifs des banques fondaient comme neige au soleil est révolue. Aujourd’hui, avec 370 000 emplois, ils ont même tendance à augmenter légèrement, et ce sont quelque 40 000 jeunes qui sont embauchés chaque année. Les deux tiers d’entre eux dans la relation client ! Déjà mis à mal par l’arrivée des distributeurs automatiques, le guichetier à l’ancienne a disparu, victime de la popularisation des ordinateurs et des smartphones. Aujourd’hui, sept clients sur dix utilisent ces moyens pour effectuer leurs opérations courantes. Ils y trouvent aussi les renseignements de base pour gérer leurs comptes, et ne viennent donc plus en rendez-vous que pour poser des questions pointues. Le conseiller est désormais un spécialiste capable de proposer du sur-mesure à chacun de ses interlocuteurs.

L’alternance et le CDI à l’honneur Dans ce domaine, les banques cherchent des collaborateurs expérimentés et, pour cela, privilégient la voie de l’alternance. C’est leur manière de repérer et de garder les recrues prometteuses, qu’elles embauchent ensuite de préférence en CDI. Une opportunité qu’offrent peu de secteurs.

Pour y débuter, les étudiants peuvent s’engager dans des formations rapidement professionnalisantes, comme le BTS “Banque, conseiller de clientèle (particuliers)”, ou entreprendre une formation plus générale, par exemple les BUT “Gestion des Entreprises et des Administrations” et “Techniques de Commercialisation”. Le principal acteur de la formation dans le secteur, c’est l’ESBanque (Esbanque.fr), née de la fusion du Centre de Formation de la Profession Bancaire et des 14 CFA Banque Finance. Ses campus de Strasbourg, Nancy, Reims et Di-

jon, et ses centres de cours de Troyes, Metz, Belfort, Besançon et Mâcon, proposent des formations allant jusqu’aux Mastères Spécialisés Grande École à bac+6.

Former et fidéliser ses cadres Car les établissements bancaires sont de plus en plus friands des candidats ayant un diplôme supérieur à bac+3. Ceux-ci représentent une grosse moitié des recrutements, principalement dans les fonctions de management et de support : gestionnaires de “back-office”, data-analystes, analystes de crédit, fiscalistes, juristes, traders, spécialistes de la cyber-sécurité, de la qualité ou de la gestion de risque. Pour accéder à ces postes de haute qualification, il y a aussi les diplômes d’écoles d’ingénieurs. Voire les doctorats universitaires. Par exemple de mathématiques dans le cas des créateurs d’algorithmes de marché. D’ailleurs, le secteur possède un autre atout : les banques favorisent la promotion interne de leurs salariés pour les fidéliser. Résultat, deux tiers d’entre-eux ont le statut de cadre, avec tous ses avantages. Des raisons de plus pour dire banco à la banque.


FORMATION • ORIENTATION

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Arts plastiques : pour la beauté de l’Art Vous aimez l’art pour l’art, et sa valorisation économique passe en second ? Plutôt que les études d’arts appliqués, choisissez les études d’arts plastiques. Avec tout autant de variété, plus de liberté, mais aussi moins de débouchés tracés. Les contingences économiques, industrielles et commerciales, ce n’est pas la priorité des études d’arts plastiques. L’inspiration personnelle du créateur y prend le pas sur la commande du client. Des dizaines d’établissements privés sont sur le marché. Ainsi que 45 écoles publiques : les Écoles Supérieures d’Art et de Design. Ces écoles “des Beaux-Arts”, comme on les appelle encore souvent, recrutent au niveau bac par des concours dans lesquels culture générale et langue étrangère accompagnent l’épreuve plastique et la présentation d’un dossier de travaux artistiques. La singularité du candidat est tout aussi appréciée que sa patte. Il existe des prépas, publiques et privées, pour augmenter ses chances de réussite.

DNA, c’est bac +3 Les ESA ont pour mission de former des concepteurs-créateurs, avec un premier palier à bac+3 : le Diplôme National d’Art. Après une première année commune et généraliste, les étudiants choisissent une option : Art, Communication ou Design. Éventuellement assortie d’une mention. Par exemple, la Haute École des Arts du Rhin propose le DNA option Design mention Textile, et le DNA option Communication mentions Didactique visuelle, Graphisme et Illustration. Durant deux années, l’enseignement associe cours,

ateliers, journées de production auprès d’un professionnel, séminaires et projets personnels.

Qualité supérieure Devenir créateur et vivre de son art, c’est l’aspiration de la plupart des étudiants en arts plastiques. Mais ce cursus a aussi des débouchés plus prosaïques : expert, critique, commissaire d’expo, professeur, auteur de logiciel, intervenant, restaurateur d’œuvres… Il est possible de poursuivre par le Diplôme National Supérieur d’Expression

Plastique (DNSEP), bac+5, qui forme les futurs concepteurs et les chefs de projet en agences de pub, de com ou de design. Les étudiants travaillent sur un projet artistique et préparent le mémoire qu’ils soutiendront devant un jury. Le DNSEP est délivré par neuf Écoles

Nationales Supérieures d’Art. Dans cette courte liste, les ENSA de Dijon (DNSEP Art, Design) et Nancy (DNSEP Art, Communication, Design d’espace) sont réputées dans leur domaine. Les étudiants qui en sortent ont devant eux des carrières qui n’ont rien d’abstrait.

Arts appliqués : l’artistique, mais sans le flou Vous avez une âme d’artiste et des envies de réalisations concrètes ? Les études d’arts appliqués vous ouvrent les bras. Avec une vaste palette de domaines, techniques, formations et établissements. Les études supérieures ne sont pas indispensables pour créer les objets du quotidien : l’artisanat reste accessible sans passer par le bac. Mais celui-ci donne accès à des formations permettant d’acquérir une précieuse culture artistique, et qui associent au geste créatif, processus industriel et actions de communication. Elles sont délivrées dans des écoles d’arts appliqués. Certaines sont publiques, d’autres privées. Pour ces dernières, il est essentiel de s’assurer du sérieux de l’enseignement. Vérifiez qu’elles sont reconnues par l’État et que leurs diplômes sont inscrits au Répertoire National des Certifications Professionnelles. C’est le cas, par exemple, de l’Institut Supérieur des Arts Appliqués de Strasbourg.

DNMADE : objectif insertion professionnelle Côté études “courtes”, le Diplôme National des Métiers d’Art et du Design a remplacé la MANAA, le DMA et les six BTS Arts appliqués. Il est accessible aux bacheliers et aux titulaires d’un diplôme de niveau équivalent, comme le brevet des métiers d’art. Ce bac+3 est à la fois une clarification du parcours et une montée en qualification. Sa première année est consacrée à la découverte, théorique et pratique, de tous les arts. Durant les deux suivantes, l’étudiant travaille la spécialité qu’il a choisie parmi 14 : Graphisme, Numérique, Espace,

Mode, Patrimoine, Innovation sociale, etc. L’enseignement fait la part belle au concret grâce à des stages et à un mémoire. Sans oublier le projet personnel dont l’examen conditionne la validation de l’année. Ce diplôme vise l’insertion directe dans diverses professions : ébéniste, horloger, infographiste, designer, modeleur…

Application et excellence

Ce bac+5 forme des concepteurs-créateurs destinés à des postes à responsabilité dans des studios ou agences de création. On le prépare dans un lycée, par exemple Le Corbusier d’Illkirch-Graffenstaden (DSAA Design mention Produit), ou dans une des sept prestigieuses Écoles Supérieures d’Arts Appliqués. Comme les fameuses écoles parisiennes Boulle (DSSA Designe mention Produit) et Olivier-deSerres (DSAA Conception-Création).

Le DNMADE permet cependant de poursuivre ses études. En particulier de briguer le Diplôme Supérieur des Arts Appliqués, dont la spécialité Design existe avec quatre mentions : Espace, Graphisme, Mode et Produit.

Mais il est également possible, après le DNMADE, de bifurquer vers la filière arts plastiques ; arrivé à un certain niveau, la différence est encore plus mince entre les deux voies artistiques.


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FORMATION • ORIENTATION

PACE Grand Est : pour les jeunes, c’est le bon plan ! Pour entrer dans la vie active, avoir un CV sur lequel figure une première expérience professionnelle significative est un atout. Avec son PACE, le Conseil régional veut donner cette possibilité à tous les jeunes. Le Parcours d’Acquisition des Compétences en Entreprises permet à toute personne de 18 à 29 ans, diplômée ou pas, de postuler à un stage tutoré de six mois dans une entreprise du Grand Est. Et il encourage ces dernières, quelle que soit leur taille ou secteur d’activité, à les accueillir. Des prestataires peuvent aider les jeunes à trouver l’employeur qui les recevra, selon leurs attentes et profil. Ces organismes reçoivent 2 500 € par candidat. Les entreprises perçoivent, elles, une aide au tutorat qui dépend du niveau du stagiaire : 230 € pour les diplômés, 350 € pour les non-diplômés. Sans tenir compte de cette distinction, les stagiaires touchent quant à eux 500 € chaque mois. Le budget total de l’opération se monte ainsi à 16,4 millions d’euros.

Un plan personnalisé Grâce au PACE, la Région Grand Est aide à la fois les jeunes et les entreprises. Avec deux priorités : soutenir les secteurs mis en difficulté par la crise sanitaire (hôtellerie, restauration, tourisme, événementiel, culture), et épauler les filières d’avenir (transition écologique, numérique, industrie, bâtiment, soin et santé). Pour assurer le succès du dispositif, le Conseil régional rassemble les compétences venues de tous horizons : des sociétés expertes dans la formation, le Service Public Régional de l’Orientation, les réseaux associatifs et économiques, etc. Il compte aussi sur un suivi exigeant : chaque candidat bénéficie d’un plan personnalisé tenant compte de ses compétences initiales, puis d’un bilan pour mesurer celles restant à acquérir et les progrès accomplis. Et si le stage n’a pas été suivi d’une embauche, des propositions sont faites en vue de poursuivre le parcours d’insertion professionnelle. ➤ http://www.pace-grandest.fr/

Et roulez Jeun’Est ! Jeun’Est, c’est le passeport culture, sport et loisirs pour les 14-29 ans du Grand Est. Avec une palette de prestations qui ne cesse de s’étoffer. La dernière en date : une plateforme gratuite pour apprendre les langues étrangères. Jeun’Est, c’est un portail et une appli qui s’adressent à tous les jeunes de la région, quelle que soit leur situation, en étude, au travail ou en recherche d’emploi. Pour les lycéens, c’est aussi une carte à garder sur soi. Adolescents et jeunes adultes peuvent y retrouver des infos pratiques rassemblées pour eux par le Conseil régional : santé, formation, emploi, logement, etc. Grâce au dispositif, les jeunes de la région peuvent bénéficier de quantité de bons plans, comme des tarifs préférentiels dans 160 musées, parcs de loisir et lieux patrimoniaux, des réductions sur des livres, des places de concert, théâtre, cinéma… Sans oublier des jeux-concours permettant de gagner des cadeaux. Par exemple, des places de match ou de spectacles.

My platform is rich ! La dernière initiative du dispositif, c’est “Do you speak Jeun’Est ?” : une plateforme linguistique pour aider les jeunes de la région à apprendre une langue étrangère, ou à l’approfondir. Et ce, au moyen d’extraits de films et

de séries, de clips, de reportages ou de documentaries à visionner en version originale. On peut ainsi travailler l’anglais en binge-watchant les séries “Game of Thrones”, “The Simpsons” ou encore “The Mandalorian”, l’allemand en regardant le film Vorwärts immer !, l’espagnol en se laissant absorber par l’univers noir de “Narcos”, le portugais en découvrant les feuilletons à l’eau de rose de la télénovela “Rosa Fogo”, et même le chinois en découvrant la déconcertante “Mäma mïya”… Au total, la plateforme compte déjà pas moins de 1 500 références ! Pour s’orienter dans cette offre foisonnante, les utilisateurs peuvent compter sur le bouledogue Booster. Partant de leurs centres d’intérêt et de leurs objectifs, ce coach virtuel les guide tout au long du parcours d’apprentissage, à travers une succession de défis. Une démarche à la fois pédagogique, ludique et gratuite. Of course ! ➤ www.jeunest.fr


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Spectacles Publication Lorraine - Février 2021  

Spectacles Publication Lorraine - Février 2021  

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