Skip to main content

L'Orléanais 9 janvier, 2020

Page 1

9 janvier 2020 Volume 4 Numéro 1

La voix francophone d’Orléans

PAGE 3 Les Taupes des neiges pour améliorer les conditions

Prochaine édition 9 février

PAGE 7 Patrick Groulx s’en fout drôlement au Shenkman

PAGE 11 Rétrospective sur certains événements de 2019

Tour d’horizon sur l’année des francophones Charles-Antoine Côté Francopresse En septembre, soit 10 mois après la suspension du financement de l’Université de l’Ontario français, le gouvernement provincial est revenu sur sa décision. Dans une entente convenue avec le gouvernement fédéral, les deux parties se sont entendues afin d’en assurer le financement. Par ailleurs, le portrait démographique de l’Ontario fait toujours état du vieillissement de la population francophone. L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) revient sur ce vieillissement dans son Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario. Il relève certaines lacunes concernant l’accès aux services de soin en français pour les Franco-Ontariens, en particulier l’insuffisance de services de résidence et de soins de longue durée en français, le ratio actuel étant de neuf foyers de résidence de longue durée offrant des services

• Évaluation biomécanique complète • Orthèses plantaires sur mesure • Analyse posturale par imagerie • Cors, callosités, verrues plantaires

• • • • •

en français pour 744 000 personnes. En Atlantique Depuis 15 ans, le nombre de francophones est toujours en baisse dans les Maritimes, selon un article de Radio-Canada publié en mars dernier. Néanmoins, l’Île-du-Prince-Édouard accueillait, pour la première fois, le Congrès mondial acadien conjointement avec une partie du Nouveau-Brunswick. L’évènement présenté tous les 5 ans aura duré 15 jours. Le bilinguisme a été au cœur de nombreuses controverses ces derniers temps, notamment en janvier dernier sur le dossier du personnel ambulancier. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick avait demandé de mettre fin à la norme qui stipulait qu’au moins un travailleur paramédical bilingue devait être présent lors d’interventions. Le gouvernement a finalement fait marche arrière dans ce dossier. SUITE À LA PAGE 2

Chirurgie des ongles incarnés Traitement au laser Radiographies Podopédiatrie (enfants) Blessures sportives

Melissa Cloutier Chatel, DPM

www.orleansfootclinic.com | 3012, boul. St. Joseph, Suite 201


Bilan 2019 : Tour d’horizon

EN BREF De belles réussites pour l’Orléanaise Ivanie Blondin ORLÉANS – La patineuse de vitesse qui a grandi à Orléans, Ivanie Blondin, âgée de 29 ans, connaît le meilleur début de saison de sa longue carrière sur le circuit de la Coupe du monde. Participant à sa dixième saison au sein de l’équipe nationale sénior, elle a remporté cinq médailles d’or dans cinq épreuves différentes en longue piste, au Japon, en décembre dernier: le 5000 m, le 3000 m, le 1500 m, la poursuite par équipe et le départ en groupe. Ce faisant, elle a aussi établi deux records de piste. Le début de la nouvelle année sera très occupé pour Ivanie, car les sélections de l’équipe nationale l’attendent, tout comme la cinquième étape de la Coupe du monde à Calgary, les championnats du monde à Salt Lake City et Hamar, ainsi que la finale de la Coupe du monde à Heerenveen.

Portes ouvertes à la Maison du patrimoine de la SFOPHO ORLÉANS – Le 12 décembre, la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) présentait son nouveau site web www.sfopho.com et lançait son Portail des sites patrimoniaux lors d’un après-midi Portes ouvertes à la Maison du patrimoine au 1420 promenade Youville. Le Comité des sites patrimoniaux d’Orléans a repéré et documenté 190 sites dans l’ancien village d’Orléans et ses environs. Les sites consistent principalement d’édifices résidentiels, de quelques commerces et de sites naturels. Ceux-ci, ainsi que d’autres renseignements intéressants tels que certaines des chroniques historiques de rues et parcs rédigées par un autre des comités de la SFOPHO, le Comité pour l’amélioration de la place des noms francophones à Orléans (CAPNFO), peuvent être visionnés sur le site web de la SFOPHO.

sur l’année des francophones Suite de la page 1 En Colombie-Britannique La cause de l’éducation francophone en Colombie-Britannique est portée devant la Cour suprême du Canada. La Colombie-Britannique et le Conseil scolaire francophone ne s’entendent pas sur l’interprétation de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, pour des raisons financières. Selon le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne Jean Johnson: « La langue française devient un véhicule économique pour faire affaire au niveau national et international. Il faut arrêter de dire que c’est une dépense et dire que c’est un investissement et un renforcement de l’économie canadienne. » Dans l’Ouest L’Alberta a confirmé ses allégeances conservatrices lors des élections provinciales et fédérales. Il est plus difficile pour les associations telles que l’ACFA de représenter les intérêts des francophones alors que le pouvoir au niveau provincial et fédéral est partagé entre deux partis ri-

vaux. Brian Pallister est réélu au Manitoba. Les communautés francophones espèrent pouvoir compter sur son aide notamment dans le domaine de la santé, de la culture et de l’éducation. Cette année marquait le 40e anniversaire du drapeau fransaskois. Un lever de drapeau s’est d’ailleurs tenu à l’occasion du 21e Rendez-vous de la Francophonie en mars dernier. Selon un rapport récent de Statistiques Canada, le bilinguisme est en hausse dans la Saskatchewan. Dans le Nord Au Yukon, la francophonie se porte bien! Whitehorse est l’une des 14 villes au pays nommées « ville accueillante pour l’immigration francophone ». La construction de la nouvelle école de langue française a d’ailleurs été entamée en mai dernier. Au Nunavut, l’accès aux services de santé est difficile non seulement pour les francophones, mais pour la population en général. De plus, le manque de ressources en éducation incite souvent les francoSUITE À LA PAGE 7

Travaux d’agrandissement à une école du CEPEO

2 • 9 janvier, 2020 • Volume 4, Numéro 1

OTTAWA – La première pelletée de terre pour un important projet d’agrandissment de l’École secondaire publique De La Salle et du Centre d’excellence artistique de l’Ontario (CEAO) a eu lieu le 19 décembre dernier. Ce projet de plus de 13 millions, financé par le ministère du Patrimoine canadien, le ministère de l’Éducation de l’Ontario et le Conseil des écoles publiques de l’Ontario (CEPEO), permettra d’ériger un bâtiment de trois étages rattaché à l’immeuble actuel qui accueille 1600 élèves sur la rue Old St. Patrick. Il y aura huit nouvelles salles de classe spécialisées, deux studios professionnels dédiés aux arts, un gymnase et une salle de musculation. La cour d’école sera aussi réaménagée et l’auditorium modernisé. Le tout devrait être complété en 2021.

Un banc devant le Centre culturel du MIFO

PHOTO : CHELSEY WYNNE

ORLÉANS – Un banc a récemment été installé devant le Centre culturel du MIFO sur la rue Carrière pour le bénéfice des personnes âgées, grâce à l’initiative d’un citoyen d’Orléans, Alton Legault (assis au centre) et les démarches de la conseillère municipale du quartier Innes, Laura Dudas (assise à l’extrême droite). L’inscription (version française) sur le banc se lit: « Banc offert grâce au Plan relatif aux personnes âgées de la Ville d’Ottawa ».

FÊTE FRISSONS

FEB. 1 FÉV., 2020 - 10 A.M. TO 1 P.M. • 10 H À 13 H 245, BOUL. CENTRUM BLVD., ORLÉANS

FREE ACTIVITIES FOR ALL: ART-MAKING, DANCE, MUSIC AND STORYTELLING!

ACTIVITÉS GRATUITES POUR TOUS: ART, DANSE, MUSIQUE ET DES CONTES!

•

Taffy

•

Tire d’érable

•

Music

•

Musique

• • • •

Face-painting Technology fun Crafts

Story time

• • • •

Maquillage de visage Divertissements technologique Artisanats

Récit de contes

PROGRAMMING PARTNERS / PARTENAIRES DE PROGRAMMATION :

www.orleansonline.ca/orleanais


ACTUALITÉ

ACTUALITÉ Entrées par effraction et cambriolages de véhicules Un couple bâtisseur d’Orléans à l’impact indélébile Rebecca Kwan Contribution spéciale Jean-Marc Pacelli Dass, résidente du Pour Chantal L’Orléanais quartier Orléans depuis huit ans, effectuer Jeandouble et Jeannine Gauthierde(née une vérification sesTaillefer) portières ont, sansd’éteindre l’ombre lad’un doute,le marqué avant lumière soir fait l’histoire d’Orléans et d’Ottawa. maintenant partie d’une routine imposée Né les à Sudbury en 1931, JeanDass Gauthier par circonstances. Mme et sa a famille suivi les traces de son père le ont notamment subi desdans entrées domaine de la construction. Au fil des par effraction dans leur véhicule, dûment ans, le principal estime avoir verrouillé et garéintéressé devant leur résidence, bâti une centaine d’immeubles : « Surtout cinq fois durant la dernière année. « C’est des écoles, mais il y a eu l’église Saintarrivé tellement souvent que même si c’est Louis-Marie-de-Montfort, à Ottawa, et la frustrant, ça fait partie du quotidien », première bibliothèque d’Orléans, sur le explique Mme Dass. boulevard St-Joseph », se rappelle-t-il. D’après la police d’Ottawa, Mme C’est en 1955, dans la cour de l’école Dass n’est pas la seule à devoir désormais Saint-François, que les futurs époux vérifier les portières de son véhicule deux se sont rencontrés : « Jean en faisait la fois plutôt qu’une. D’autant plus que dans construction et moi j’y travaillais comme la majorité des cas, les impliquent enseignante. C’était madélits première et des vols. Un total de 169 cambriolages dernière année d’enseignement », lance en riant Jeannine Gauthier. À une époque où les familles comptaient de nombreux enfants, cette femme, née à Orléans en 1937, a su Alton Legault faire une conciliation travail/famille Contribution spéciale étonnante. Tout en réussissant à s’occuper Vous aimezqu’elle vous apromener à pied des 10 enfants mis au monde, l’hiver, mais vousà titre trouvez que cela elle a aussi œuvré de secrétaire représente certains risques! Vous voudriez et de trésorière pour la compagnie Jean pouvoir marcher en toute sécurité! Gauthier Construction, fondée parAlors, son Les Taupes des neiges peuvent vous conjoint en 1959. intéresser. Les Taupes neiges estque une M. Gauthier, de son des côté, avoue initiativeson du Conseil surn’a le vieillissement démarrer entreprise pas été une d’Ottawa. y a qu’il quelques un mince affaire,Il alors devaitannées, affronter comité s’est penché sur la question et une compétition féroce. Il affirme mêmea produit un questionnaire d’évaluation des que des architectes ont tenté de lui mettre des bâtons dans les roues à plusieurs conditions de marche hivernale. Depuis reprises. ce temps, à chaque hiver, des citoyen(ne)s Heureusement, éthique de font rapport de c’est leurs son expériences de travail qui lui a valu son premier contrat marche en hiver dans leur quartier :à « Ottawa Dans le temps, je demeurais sur ledit les auprès du Conseil en utilisant chantiers de construction et je travaillais questionnaire. Les données recueillies desont 15 àanalysées 20 heures et parunjour. Un jour, quand rapport annuel est jeproduit bâtissais une école, le commissaire avec des recommandations à la

dans les véhicules devant les résidences à Orléans a d’ailleurs été signalé à la m’a vu d’Ottawa travailler entre et, plus police le 15 tard, mai etquand le 15 j’étais à mon2019, compte quepériode j’ai faitdeune novembre soitetune six soumission pour unede autre s’est mois. La majorité ces école, vols, il commis souvenu moi.ont C’est que j’ai durant ladenuit, été comme rapportésçadurant les commencé. » mois de juin et de juillet. Marc Leroux, Parmide toutes ses réalisations, celle qui 15 a agent police depuis maintenant probablement marqué une génération a été ans, et récemment affecté comme agent Lecommunautaire Normandie Motor où seOrléans, trouve pourHotel, le quartier aujourd’hui le parc-o-bus d’OCagréable Transpoet est d’avis que la température près du centre Place d’Orléans. les longues nuits d’été sont des facteurs Si l’endroit adans éventuellement un déterminants la hausse deconnu ces vols. succès retentissant, il n’était, au départ, « En été, les gens sont plus souvent qu’une façon de tenir le père de Jean dehors, à pied, surtout le soir. » De plus, occupé : « Il disait qu’il était trop vieux contrairement aux saisons froides où les pour travailler en construction et qu’il résidents tendent davantage à garer leur aimerait s’occuper d’un petit motel », véhicule dans leur garage afin d’éviter explique Mme Gauthier. la neige et le verglas, en été, les voitures Cette dernière ajoute que l’hôtel a été passent souvent la nuit à l’air libre. construit trop vite. En effet, en 1962, il De tels cambriolages et entrées par y avait peu de tels endroits à Orléans… et pour cause. La demande n’y était pas forcément : « C’est quand on a construit la salle de banquet [en 1968] que ça a fonctionné! C’est ça qui nous a sauvés », Ville pour améliorer les conditions de dit Mme Gauthier. marche pour les piétons de tout âge, mais Cette salle est rapidement devenue tout particulièrement les personnes âgées un endroit prisé pour les réceptions et les gens vulnérables. de mariage, en accueillant même, à dernier,quatre plus dele250même questionnaires une L’an occasion, samedi. ont été reçus, dont plusieurs L’aventure a toutefois pris fin du en secteur 1985, Orléans. Orléans, campagne 2019 alors que leÀcouple a étélaexproprié dans le avait été soutenue par le MIFO avec la but d’agrandir ce qui allait devenir la 174. collaboration plusieurs résidences La Société defranco-ontarienne du pour personnes âgées, telles qued’Orléans le Village patrimoine et de l’histoire Bruyère, le Jardin Royal, le Manoir (SFOPHO) planifie poser une plaque cette Belcourt et la Résidence Chapel Hill. année au parc-o-bus pour commémorer Cela nous de constater l’état l’endroit où aura était permis situé l’hôtel. enneigé et glacé des les traverses Aujourd’hui, les trottoirs, Gauthier donnent beaucoup de difficiles leur temps à l’église piétonnières à naviguer, les évangélique Sans bancs de neigeNouvel obstruant Espoir. la vue et autres surprise, a sécuritaire occupé, jusqu’en obstaclesJeannine à la marche en hiver. décembre dernier, lele rôle de atrésorière Le 4 décembre, comité présenté etson Jeanrapport s’occupeannuel des rénovations et des faisant état de constructions diverses. accompagnées de ces observations,

effraction ne représentent pas un enjeu propre à la communauté d’Orléans. « C’est un problème permanent, non seulement à Orléans, mais dans toutes les parties de la ville. C’est quelque chose qui est resté assez constant à travers les années. Parfois il s’en produit plusieurs en peu de temps, puis ça se calme », précise M. Leroux. D’après Mme Dass, les délinquants s’introduiraient souvent dans les véhicules par simple désir de défi. Lorsque les incidents n’impliquent pas de vol, les victimes tendent parfois à ne pas le rapporter aux policiers. « Plusieurs incidents finissent donc par passer sous silence », explique M. Leroux. La conseillère municipale du quartier Innes, Laura Dudas, témoigne du phénomène dans l’est de la ville. Elle souligne l’importance de signaler les

incidents aux policiers afin d’identifier les tendances et retracer les responsables. « J’encourage fortement les résidents à signaler immédiatement toute activité suspecte à la police », soutient Mme Dudas. Mis à part les véhicules laissés déverrouillés, les voleurs potentiels se servent de plus en plus de nouvelles technologies pour parvenir à leur fin. D’ailleurs, les véhicules munis d’un bouton de démarrage plutôt que d’une clé de contact peuvent s’avérer être plus faciles à voler puisque des techniques de piratage informatique peuvent être employées afin de corrompre le système de verrouillage. La police d’Ottawa préconise donc d’éviter de laisser des objets de valeurs visibles dans les véhicules garés afin de ne pas se rendre vulnérable au vol.

Les Taupes des neiges pour améliorer les conditions recommandations pertinentes à la Ville. pour améliorer les conditions de marche Parmi ces recommandations, il y a hivernale dans nos quartiers à Ottawa. l’urgence de revoir les vieilles normes Pour y participer, il suffit de consulter le de déneigement adoptées en 2001 et site www.coaottawa.ca/fr/les-taupes-desd’ajuster les nouvelles pratiques de neiges ou appeler 613-789-3577 poste déneigement pour prioriser la marche 103. sécuritaire en hiver en tenant compte de Vous pouvez aussi communiquer nouveaux cycles météorologiques (neige, avec le responsable local Alton Legault dégel, gel, neige, glace, etc.). Surtout à alegault10@hotmail.com ou en privilégier le déneigement et le déglaçage composant le 613-834-1747. Tous les à même le pavé dans les points chauds, à citoyens sont invités à y participer, cela ne forte densité de personnes âgées et gens prend que quelques minutes pour produire vulnérables – tels que les résidences de son rapport, après une marche dans son personnes âgées, les centres pour aînés, milieu, en répondant au questionnaire sur écoles et services publics et de santé. le site. Les associations communautaires, Ce fut aussi l’occasion de lancer la les intégrante clubs de marche autres groupes Jean et Jeannine Gauthier font partie de laet communauté campagne Taupes presque des neiges 2020 sont invités y participer en locale depuis toute: une leur concernés, vie. Parmi leurs à nombreuses invitation à tous les citoyens, à l’instar en faisant la promotion et, pourquoi pas, réalisations, citons la construction de l’ancien Normandie Motor Hotel. des taupes, de poursuivre le travail de en organisant leur propre sortie pédestre PHOTO : JEAN-MARC PACELLI surveillance et de participation citoyenne hivernale. Bienvenue à tous.

Notre priorité est d’être à l’écoute de vos besoins.

«

1250 chemin Trim • 613-830-2305

Appartenu et géré localement

www.heritagefh.ca

janvier,2020 2019• •Volume Volume4,3,Numéro Numéro11 •• 33 910janvier,

«


4 • 9 janvier, 2020 • Volume 4, Numéro 1

En français du berceau à l’adulte « Maman…» Deux syllabes, deux phonèmes, le mot français le plus facile à prononcer, le premier appel parlé d’un jeune enfant à sa mère. C’est comme une seconde naissance : celle du bébé d’abord puis celle du francophone. Ce mot, c’est la jeune pousse fragile qui sort de terre après les semailles. En milieu fertile, elle trouvera le soleil et grandira sans césure pour devenir un beau tournesol. Dans le cas contraire, elle cherchera en vain la lumière. C’est contre cette issue fatale que l’on doit protéger ce francophone naissant, en évitant la cassure qui brisera sa croissance. Ce n’est pas facile quand on est minoritaires. Il faut aller plus loin que la Charte des droits et libertés qui ne porte que sur l’enseignement en français. Entre le berceau et l’école, le chérubin aura rencontré sa voisine Judy ou son voisin Trevor à la garderie ou ailleurs. Il aura emprunté leurs mots comme il empruntait ceux de ses parents depuis ses premiers balbutiements. Le milieu ne lui aurait pas apporté cette force nécessaire à la vie. Petit à petit, la confusion va s’installer dans son esprit. Son sentiment identitaire va accuser le choc. L’insécurité finira par gruger sa confiance. Une initiative toute récente vise à lever cet écueil. La Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF) a annoncé en novembre dernier un ensemble de projets de développement de la petite enfance et de services de garde en français dans les communautés minoritaires. Oui, c’est là qu’il faut commencer. Myriam Quimpère, éducatrice à la petite enfance, en est convaincue. Elle a travaillé auprès d’enfants francophones dans une ville anglophone de l’Ontario. Déjà à quatre ou cinq ans, la gêne s’installe. « La fierté n’est pas toujours là chez les enfants. Il faut la développer. C’est plus facile quand l’enfant est jeune », dit-elle. Or, si l’on s’en tient à notre Charte des droits et libertés, la vie linguistique ne commencerait qu’à six ans. C’est trop tard. Il faut constamment arroser la fleur qui pousse. Les projets annoncés par la FNCSF visent à maintenir la continuité pour que l’enfant s’enrichisse chaque jour d’un nouveau mot ou d’un son qui sera français. Voici une petite anecdote au sujet de mon plus vieux souvenir d’enfance. Je me trouvais dans une pièce étrange peinte en vert pâle, une teinte dont on dit parfois « vert hôpital ». Un jour, j’ai demandé à mes parents d’où me venait ce souvenir. « De l’hôpital du trois milles », ont-ils répondu. C’était comme ça que l’on appelait le baraquement qui, à l’époque, servait d’hôpital à Sept-Iles. Mon père y était hospitalisé. J’avais deux ans et cinq mois. À cet âge, les conversations abstraites entre grandes personnes forment un ensemble de sons sans signification nette. Ces sons prennent un sens au fur et à mesure que l’on grandit, et une couleur, celle de la langue que l’on entend partout et à tous les jours. Ça, c’était le rayon de soleil qui faisait grandir ma francité. Un an plus tard, une petite voisine anglophone vivait près de chez nous. Elle mettait du sable mouillé dans un petit sceau puis le retournait. Elle faisait du « cake », disait-elle. Et bien, je me suis mis à faire du « cake », moi aussi. Sans le savoir, je faisais un emprunt à la langue anglaise. Pensez-y, un mot anglais entendu une fois… Imaginons maintenant l’enfant qui en entend partout et à tous les jours dès qu’il sort de la maison… Réjean Paulin, Francopresse

Rédacteur en chef.............Louis V. Patry Pigiste principal...........Jean-Marc Pacelli

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 350 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)

Les à-côtés de faire ses épiceries Depuis plusieurs années, je fais les épiceries sort d’autres raisins d’un autre sac, vide un sac et pour les fruits et légumes, ce que j’aime bien le remplit de ceux qu’elle a choisis. Tout ça, sans faire. Je connais les prix, les spéciaux s’il y en scrupule pour ceux et celles qui passeront après a et les rangées où on trouve ces items, mais elle. Ensuite, elle se dirige vers les tomates, en ce qui m’intéresse le plus, ce sont les gens qui prend une, la regarde et la lance sur les autres magasinent. Oui, il y a une grande variété de avec aucune délicatesse. Et c’est de même pour personnes avec des habitudes bien différentes. les pommes. Aucun des préposés n’intervient, Il y a la maman avec son probablement pour ne pas nouveau-né, et la grand-mère froisser ses clients qui achètent qui pousse le « carrosse » tout beaucoup ou pour ne pas causer en essayant d’amuser ce beau un tintamarre. Parfois, je suis petit alors que la mère remplit tenté d’intervenir, mais ceci le gros panier qu’elle pousse n’est pas de mon domaine et… allégrement. « On mange quoi je cours moins vite qu’avant! Réflexion ce soir m’man? Vous aimez les Dans l’allée 3, se trouvent fèves? », demande cette dernière. « Oui », lui deux vieux copains. Magasinant que la semaine répond la mère, « mais seulement les jaunes, les afin de laisser la place en fin de semaine à vertes sont trop cireuses. Ah, qu’elle est belle ta ceux qui travaillent, je rencontre souvent des petite France! Elle te ressemble tellement. Oui, personnes plus âgées. Toujours est-il que ces des fèves et du maïs. Il me semble que ce serait deux vieux copains jasent en bloquant l’allée. bon pour souper… » Ils sont si absorbés qu’ils oublient que d’autres Un gros monsieur entre dans le magasin, aussi veulent des denrées. Ils parlent de la chasse s’appuyant sur le panier dans lequel on y qui s’en vient et la pêche qui est presque finie. trouve un dépliant publicitaire qu’il consulte « Pis, ta fille s’est mariée cet été », dit l’un des périodiquement. Son épouse, plus alerte, dirige deux. « C’était pas mal le temps, mon chum. Elle le magasinage, lui, il suit et essaie de donner son a 32 ans, deux enfants et un chum qui l’adore. opinion de temps à autres. « Prends donc des Comme mon père disait, ils ont fêté Pâques pommes, mais pas des McIntosh. Elles sont trop avant les Rameaux », plaisante l’autre copain. molles à ce temps-ci de l’année. J’aime bien les Et des rires s’ensuivent. Une très jolie dame Spartan », recommande-t-il, humblement. « Oui, s’approche d’eux, ce qui attire leur attention : je connais bien tes goûts, ayant passé 55 ans avec « Excusez messieurs. » C’en est fait de ces vieux toi. Il te faut deux ou trois pommes par jour. C’est placoteux. ça qui te tient en santé mon vieux », affirme-tRendu à la sortie, je place mes aliments sur le elle. « C’est vrai, ça va me permettre de t’aimer comptoir amovible. Mais qui est censé placer le encore plus longtemps », renchérit l’époux. Éclat bâton qui sépare les épiceries? Celui qui est en de rire des deux complices. train de payer ou le prochain qui attend son tour? Dans le coin où se trouvent les raisins, une Il semble n’y avoir aucune convention, mais ça dame dans la cinquantaine les manipule, mais pas porte les gens à se dire quelques mots avec un à peu près. Elle en sort d’un sac, les met de côté, sourire. Moyen problème!

Denis

Gagnon


L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Monique Montpetit Auteure principale (2e partie) Avec la création de la ceinture verte par la Commission de la capitale nationale en 1958, le chemin Renaud et ses environs connaîtront une nouvelle vocation. De paisible chemin rural traversant des terres maraîchères, il deviendra une route collectrice pour les quartiers résidentiels d’Orléans sud en pleine expansion. La création de la ceinture verte, dont le but était de limiter l’étalement urbain de la ville d’Ottawa, aura comme conséquence l’expropriation des terres sises sur le chemin Renaud, l’exode des familles et le déplacement du développement urbain dans l’est vers le secteur d’Orléans. Lors de l’expropriation s’y trouvent les familles Brazeau, Chénier, Cléroux, Cloutier, Cyr, Desjardins, Giroux, Ladouceur, Lamesse,

Leblanc, Levesque, Renaud, Rocheleau, Séguin et Taillefer. Peu à peu, les familles quittent leur propriété, les maisons sont démolies et cette partie du chemin devient déserte. En 1957, le petit-fils de Charles, Gabriel (1893-1983), époux de Rhéa Brazeau, cède pour 150 $ une portion de son terrain dans la partie nord-ouest du lot 11 (1116 chemin Renaud), où il pratiquait la culture maraîchère avec l’aide de ses fils, Jean-Marie (1921-2002) et Pierre (1934-2004). Le canton de Gloucester procède alors au redressement et à l’asphaltage de 2 km du chemin Renaud. En 1965, Gabriel Renaud et ses fils s’établissent à l’est du Queenswood Village, à Orléans, près de la rivière des Outaouais où ils installent un système d’irrigation pour arroser leurs jardins potagers. En 1974, Pierre et sa femme, Nora Ringuette, ouvrent le premier commerce de fruits et légumes à Orléans, Pete’s Garden, au 2832 boulevard StJoseph, qu’ils exploitent jusqu’en 1990. Le nouveau siècle donne un second souffle au secteur du chemin Renaud. En 2001, la Ville d’Ottawa absorbe la municipalité de Gloucester. En 2002, les trois anciens chemins, Renaud, Kemp et Fourth Line (temporairement nommé

chemin du Chantier en 2001), deviennent une route collectrice portant le nom de « chemin Renaud » pour éviter tout dédoublement de noms de rue. Le paysage à l’est se modifie de façon spectaculaire en raison de nombreux projets immobiliers, de deux écoles francophones et d’un chemin en constante transformation. Le premier projet résidentiel Bradley Estates de la compagnie Minto, voit le jour vers le milieu des années 2000. Depuis 2013, une nouvelle école élémentaire, NotreDame-des-Champs, a pignon sur rue au 6280 chemin Renaud. En 2016, une école secondaire ouvre ses portes: le Collège catholique Mer Bleue, au 6401 chemin Renaud. En 2015, un carrefour giratoire est aménagé à l’intersection des chemins Renaud et Anderson, mais ce dernier axe demeure souvent engorgé et inadéquat. En 2018, l’artère Renaud est toujours en attente d’un aménagement moderne approprié en tant que route collectrice pour desservir une population de banlieusards qui ne cesse de croître. La désignation de cette voie qui traverse les terres humides des maraîchers d’antan, au nom de la famille Renaud, est une belle façon de rendre hommage à des

PHOTO COURTOISIE : MONIQUE RENAUD

La petite histoire… du chemin Renaud

Jean-Marie Renaud bâtisseurs d’ici, non seulement comme maraîchers, mais aussi comme citoyens engagés. Jean-Marie Renaud, époux de Marguerite Levesque, est connu pour son dévouement et sa générosité comme membre fondateur (1958) et président de la Société Saint-Vincent de Paul; depuis 2003, une salle de réunion porte son nom au sous-sol de l’église Saint-Joseph d’Orléans. Plusieurs des ancêtres Renaud sont inhumés dans le cimetière de l’église et, de nos jours, des membres de la sixième génération Renaud habitent toujours à Orléans et dans les environs.

CELI 2020

Cotisez plus tôt à un meilleur taux

Parlez-en à votre conseiller!

* Pour plus de détails, visitez desjardins.com/CELI.

9 janvier, 2020 • Volume 4, Numéro 1 • 5

Cotisez dès maintenant et profitez d’un taux plus élevé que le taux courant jusqu’au 31 décembre 2019*.


LE CONSEIL DES ÉCOLES PUBLIQUES DE L’EST DE L’ONTARIO PRÉSENTE

PORTES

OUVERTES VENEZ NOUS RENCONTRER! École élémentaire publique

L’ODYSSÉE 30 janvier 2020 |

14 h 30 à 18 h 30

École élémentaire publique

LE PRÉLUDE 23 janvier 2020 | prelude.cepeo.on.ca

613-834-2097

613-834-8411

O R L É A N S / OT TAWA

O R L É A N S / OT TAWA

École élémentaire publique

JEANNE-SAUVÉ 16 janvier 2020 | 16 avril 2020 |

9 h à 16 h

École élémentaire publique

SÉRAPHIN-MARION 6 février 2020 |

18 h

613-748-7636

613-824-9217

O R L É A N S / OT TAWA

8 h à 18 h 30

seraphin-marion.cepeo.on.ca

jeanne-sauve.cepeo.on.ca

O R L É A N S / OT TAWA

École élémentaire publique

DES SENTIERS 23 janvier 2020 (parents) 18 h 30 à 19 h 30 7 février 2020 | 10 h à 11 h 45 des-sentiers.cepeo.on.ca 613-834-4453

6 • 9 janvier, 2020 • Volume 4, Numéro 1

8 h à 15 h

odysee.cepeo.on.ca

O R L É A N S / OT TAWA

École secondaire publique

LOUIS-RIEL 6 février 2020 |

18 h 30 à 20 h 30

louis-riel.cepeo.on.ca 613-590-2233

G LO U C E ST E R / OT TAWA

École secondaire publique

École secondaire publique

GISÈLE-LALONDE

DE LA SALLE

6 février 2020 |

18 h à 20 h

26 février 2020 |

18 h à 20 h

gisele-lalonde.cepeo.on.ca

de-la-salle.cepeo.on.ca

613-833-0018

613-789-0053

O R L É A N S / OT TAWA

OT TAWA

INSCRIPTIONS EN COURS ICIMONECOLE.CA


Patrick Groulx s’en fout drôlement au Shenkman Jean-Marc Pacelli L’Orléanais C’est un Patrick Groulx en pleine possession de ses moyens qui est monté sur scène les 13 et 14 décembre dernier au Centre des arts Shenkman. De toute évidence, les cinq années sabbatiques qu’il s’était imposées n’ont pas eu d’effets négatifs sur ses capacités à livrer des gags efficaces et surprenants. Au cours de ce quatrième one-man show simplement intitulé GROULX, l’humoriste traite du bonheur, plus spécifiquement celui que l’on retrouve lorsqu’on se fout de ce que les autres pensent de nous. Pendant 80 minutes, sans entracte, Patrick Groulx enfile le plus naturellement du monde plusieurs anecdotes en lien avec ce fil conducteur, en partant du fait que son père aime bien porter des bas blancs, jusqu’à un crescendo qui a fait crouler la salle de rire, alors que le quarantenaire raconte un moment peu flatteur le mettant en vedette, à l’époque des 4-Alogues. Avant de commencer cette partie du spectacle, l’humoriste a constaté à voix haute que, habituellement, les spectateurs ne connaissent pas ce quatuor francoontarien qui a évolué de 1993 à 1997… mais à Orléans, certains spectateurs connaissent personnellement certains

d’entre eux! Parmi ceux-ci, notons la grand-mère de 97 ans de Patrick Groulx, qui fait l’objet d’une blague au cours de la soirée. Cette femme qui suit fièrement la carrière de son petit-fils depuis ses débuts a eu droit à une présentation touchante. Cette familiarité a donné une toute nouvelle dynamique autant à un spectacle maintes fois présenté en salle, qu’à l’artiste lui-même, donnant l’impression aux spectateurs d’assister à un moment unique : « Quand j’étais jeune, je n’étais pas très bon à l’école… il y en a peutêtre qui s’en souviennent », a-t-il déclaré en lançant l’un de ses nombreux regards complices à la foule. Malgré l’atmosphère plus détendue, l’ancien élève de l’École élémentaire catholique des Pins et du Collège catholique Samuel-Genest a livré une performance sans faute au cours de laquelle il a abordé des sujets dans lesquels tous peuvent se reconnaître, entre autres les enfants, la séparation, et les beuveries qui tournent mal. Bref, aucun pan de sa vie riche en rebondissements n’est épargné et le tout est livré sans aucune pudeur. On n’a qu’à penser à ses efforts impressionnants et créatifs pour manger du McDonald’s en pleine nuit à Thetford Mines ou à son désir d’être couronné le king des

Patrick Groulx était à Orléans les 13 et 14 décembre pour présenter son one-man show au Centre des arts Shenkman. PHOTO : J-M PACELLI 4-Alogues en relevant un défi qui a achevé plusieurs spectateurs qui riaient déjà à gorge déployée. Cette dernière partie de la soirée vient d’ailleurs rendre explicite le fait que le spectacle est fortement suggéré à un public de 16 ans et plus. Quasiment dénué d’un décor, il ne fait aucun doute que GROULX est un spectacle qui plaira à tous les amateurs de

BABILLARD Du 8 au 30 janvier EXPOSITION ARTISTES EN HERBE dans la Galerie d’art EugèneRacette au Centre culturel du MIFO, 6600 rue Carrière, 613-830-6436. Dans le cadre d’un concours organisé par la Ville d’Ottawa, cette exposition met en lumière les talents de jeunes artistes visuels locaux pratiquant diverses formes d’arts. Vernissage le vendredi 10 janvier de 19 h à 21 h.

Mercredi 22 janvier OBJECTIF CINÉMA : « nom à déterminer » à 19 h 30 au Cinéstarz

Jeudi 30 janvier HUMORISTE JULIEN LACROIX « JUSQU’ICI TOUT VA BIEN », à 20 h au Centre des arts Shenkman. Billetterie : 613-580-2700, MIFO.ca ou en personne au 245 boul. Centrum. . Samedi 1er février SOUPER DE SPAGHETTI à 17 h à la salle paroissiale de l’église SaintJoseph d’Orléans au coût de 15 $. Billets en vente au secrétariat de la paroisse au 2757 boul. Saint-Joseph ou en communiquant avec Léonard Larabie au 613-824-3172. Jeudi 6 février SOUPER-DANSE DU RAFO à 18 h au Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa, 3349 chemin Navan. Thème : Western. Animation musicale : Serge Louis-Seize. Coût : 25 $ membre/30 $ invité. Billets : 613-834-6808. ARIANE MOFFATT « PETITES MAINS PRÉCIEUSES », un tout

nouveau spectacle à 20 h au Centre des arts Shenkman. Billetterie : 613-5802700, MIFO.ca ou en personne au 245 boul. Centrum Vendredi 14 février HUMORISTE P-A MÉTHOT « FAIRE LE BEAU », un nouveau spectacle à 20 h au Centre des arts Shenkman. Billetterie : 613-580-2700, MIFO.ca ou en personne au 245 boul. Centrum. Dimanche 16 février er 1 DIMANCHE EN MUSIQUE à 14 h à l’église Saint-Joseph d’Orléans. En collaboration avec les pianos Steinway, en vedette, Frédéric Lacroix, pianiste, Denis Boudreault, ténor, Maxime Brisson, saxophoniste et l’ensemble Bel Canto du CNA. Coût : 25 $. Billets disponibles au bureau de la paroisse et en ligne via www. eventbrite.ca.

Tour d’horizon sur l’année des francophones Suite de la page 2 phones à déménager, nous indique-t-on du côté de l’association francophone. À l’automne dernier, le Réseau des cégeps et des collèges francophones du Canada (RCCFC) annonçait qu’il appuie le développement de l’accès à l’éducation aux adultes et au niveau postsecondaire en français à TerreNeuve-et-Labrador et au Nunavut. Aux Territoires du Nord-Ouest, un bras de fer entre les commissions scolaires et le ministère de l’Éducation est en cours concernant l’admission des élèves non-ayants droits dans les écoles francophones, et l’utilisation du pouvoir discrétionnaire par le ministère qui a été jugée trop sévère par la Commission scolaire francophone. Le dossier est actuellement devant la Cour d’appel et le jugement devrait être rendu en 2020.

9 janvier, 2020 • Volume 4, Numéro 1 • 7

Du 14 au 18 janvier 39e ÉDITION DE CONTACT ONTAROIS au Centre des arts Shenkman. Plusieurs artistes auront la chance de montrer leur talent, y compris plusieurs artistes franco-ontariens, en plus d’artistes des Maritimes et des Prairies. Pour la programmation complète, visitez le site web : www. reseauontario.ca section Contact ontarois/ programmation. Achat de billets : 613580-2700.

Orléans, 250 boul. Centrum. Coût : 8 $ (adulte) et 6 $ (enfant).

stand-up pur et que le principal intéressé est d’une efficacité redoutable lorsqu’il est armé d’un micro, réussissant à établir un bel équilibre entre moments touchants et crus. GROULX sera présenté en supplémentaire le 11 décembre 2020. Les billets sont actuellement en vente au mifo.ca/ spectacles ou à la billetterie du Centre des arts Shenkman.


L’école francophone

8 • 9 janvier, 2020 • Volume 4, Numéro 1

de mon quartier

Nen o

ce

vin o r p

C'est le temps d'inscrire votre enfant! ecolecatholique.ca


L’année en images De gauche à droite : des travailleurs nettoient les débris laissés par le passage d’une tornade à Orléans le 2 juin; Marie-France Lalonde remporte l’élection au niveau fédéral à Orléans; Lise Bourgeois est la récipiendaire du prix Bernard-Grandmaître; la construction du Carrefour santé d’Orléans débute; le MIFO lance sa campagne de financement pour la construction d’un nouvel édifice pour son centre culturel.

9 janvier, 2020 • Volume 4, Numéro 1 • 9


Le nouveau parc-o-bus de Chapel Hill est désormais ouvert! Une solution parfaite pour les navetteurs du sud d’Orléans et des communautés avoisinantes. Il vous suffit de garer votre voiture. OC Transpo se charge du reste et vous dépose au centre-ville 35 minutes plus tard! • Parc-o-bus situé à l’angle du boulevard Brian-Coburn et du chemin Navan • 260 places de stationnement sans frais • Arrêt desservi toute la journée par les autobus des circuits 34 et Connexion 225 • Des autobus assurent une correspondance avec la Ligne 1 de l’O-Train (station Blair) toutes les 15-20 minutes, pendant les heures de pointe • Rendez-vous à vélo aux stations de transport en commun : Profitez des stationnements abrités pour vélos To/Vers Blair 34

Chapel Hill

an rocade de Blackburn Hamlet Bypass

34

225

Brian Coburn

Chapel Hill

34

Renaud Renaud

225

Jos

hu

a

Na

Fern Casey

Orléans

av

Barnabe

Mer-Bleue

Longleaf

N

Saint-François

Innes

225

Saddleridge

10 • 9 janvier, 2020 • Volume 4, Numéro 1

To/Vers Blair

Jeanne d’Arc

Boyer

Roy

Mer Bleue

Willow Aster

225

va n Notre-Damedes-Champs

INFO 613-741-4390 octranspo.com


Rétrospective sur certains événements de 2019 Janvier 16 au – 38e édition de Contact ontarois 18 au Centre des arts Shenkman 24 – Spectacle de l’artiste Yao au Théâtre Richcraft du Centre des arts Shenkman Février 5 au – Exposition Les Humains du 27 MIFO. Afin de célébrer le 40e anniversaire du MIFO, la Galerie d’art Eugène-Racette met en lumière des personnes qui ont un lien avec le MIFO. 21 – Lise Bourgeois, présidente directrice générale de La Cité, remporte le prix Bernard Grandmaître, et Diego Elizondo, un résident d’Orléans, est le co-lauréat du Laurier de jeune leader de l’année, lors du Gala des Prix Bernard Grandmaître. 26 – Colette Gauthier-Côté est la gagnante du prix Huguette Parent remis par le Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO) pour sa contribution exceptionnelle à la préservation et à la promotion du patrimoine franco-ontarien. – Décès de Laurent Isabelle, un ambassadeur de la francophonie, à l’âge de 90 ans

Avril 8 – Paulette Corbeil, résidente d’Orléans, reçoit la Médaille du Souverain pour son bénévolat à la Résidence Saint-Louis. Mai 7 – Décès de Jean Vanier, philan-

Juin 2 – Une tornade en passage laisse d’importants dégâts à Orléans. 4 – Dévoilement officiel de l’affiche de la nouvelle rue Roger Pharand entre le magasin Indigo et le concessionnaire Orléans Toyota 18 – Décès de Marcus Carbonneau, à l’âge de 71 ans, un pilier du théâtre francophone à Orléans, un des fondateurs de la troupe Théâtre du Village d’Orléans – L’avocat Ronald Caza reçoit la clé de la Ville d’Ottawa. 23 – 1re fête de la Saint-Jean à Orléans, organisée par des bénévoles du Rendez-vous des aînés franco phones d’Ottawa (RAFO) à laquelle plus de 400 franco phones et francophiles assistent. Juillet 14 – Décès de François Bélair, pilier des médias de l’Est ontarien, à l’âge de 64 ans 27 – Décès de Henri Pierre Bourque, développeur immobilier franco ontarien, à l’âge de 86 ans Août 2 – Dévoilement officiel de l’affiche de la voie Noëlla Leclair, située en face du chemin Wildflower à l’intersection du chemin Innes, suite à une proposition de la SFOPHO 20 – Cérémonie de première pelletée de terre pour le Carrefour santé d’Orléans, le premier en son genre en Ontario, au coin nord-est du chemin Mer Bleue et du boulevard Brian Coburn Septembre 3 – Décès de Pierre Nadeau, célèbre journaliste, à l’âge de 82 ans

7 – Entente entre l’Ontario et Ottawa pour l’établissement de l’Université de l’Ontario français – 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles 9 – Décès de Yves Saint-Denis, militant franco-ontarien, à l’âge de 78 ans 11 – La Ville d’Ottawa désigne patrimoniale La belle maison de pierres au 1820 boulevard St Joseph, Orléans. 14 – Inauguration du train léger d’Ottawa 17 – Installation d’une nouvelle croix, en acier inoxydable, au sommet du clocher de l’église Saint-Joseph d’Orléans, en raison de l’état pitoyable de l’ancienne croix 25 – Journée du drapeau franco ontarien. Le MIFO présente du talent franco-ontarien lors de son Kaléidoscope musical. 27 – Inspirés par la militante suédoise de 16 ans Greta Thunberg, des milliers de personnes participent à une marche pour l’environne ment, sur la rue Elgin. 30 – Lancement du Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario Octobre 5 – Inauguration officielle du parc Georges-Dassylva, situé au 670 voie Monardia, nommé ainsi suite à une proposition de la SFOPHO 6 – Denise Bombardier sème la controverse à l’émission Tout le monde en parle. 19 – Installation par la SFOPHO d’une plaque historique du motel Le Normandie au parc-o-bus de Place d’Orléans 21 – Marie-France Lalonde est élue comme députée aux élections fédérales dans la circonscription d’Orléans, remplacant Andrew Leslie qui se retire de la politique. 27 – Ouverture du parc-o-bus Chapel Hill offrant 263 espaces au 2925 chemin Navan Novembre 2 – Soirée du 2e Bistro d’Orléans des années 1966-1968 dans la salle paroissiale de l’église Saint-Joseph d’Orléans, organisée par la SFOPHO 8 – Dévoilement par la SFOPHO d’une plaque historique à l’ancienne École Préseault sur la rue St-Pierre

9 – Le conseiller municipal, Stephen Blais, remporte l’investiture libérale dans le comté d’Orléans, remplacant l’ex-députée Marie France Lalonde au niveau provincial. 17 – Lancement du livre « Noël d’ici… » par Gérald Poulin 22 – Concert de Noël par Marie Michèle Desrosiers à l’église Saint-Joseph d’Orléans dans le cadre de la campagne de financement de la paroisse 26 – L’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO) lance le programme Ottawa bilingue financé par le gouvernement du Canada. 28 – Lancement par le Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO) du numéro spécial de la revue Le Chaînon intitulé Des Franco-Ontariens inspirants, 25 coups de cœur d’une passionnée, rédigé par Danielle Carrière-Paris – Le MIFO lance sa campagne de financement « Auteurs du Mouvement » dans le but d’obtenir des fonds pour la construction d’un nouveau centre culturel. 30 – Défilé de Noël Tout en lumière à Orléans Décembre 1 – 1er anniversaire de la manifestation monstre d’environ 5000 personnes près de l’hôtel de ville d’Ottawa pour protester les coupures en francophonie par le gouvernement Ford (connue dorénavant comme le Jour de la Résistance) 13 – Lancement du Portail des sites patrimoniaux d’Orléans par la SFOPHO à la Maison du patrimoine d’Orléans 23 – La décision de la Cour supérieure du Québec d’entériner le plan de sauvetage qui fait six coopératives locales et une Coopérative nationale de l’infor mation indépendante, ce qui sauve le journal Le Droit et les six journaux du Groupe Capitales Médias (GCM) Autres événements : – Inondations au printemps à l’île Petrie – Les médailles d’or pour la patineuse de vitesse Ivanie Blondin en Coupe du monde

9 janvier, 2020 • Volume 4, Numéro 1 • 11

Mars 8 – En la journée internationale de la femme, la députée provinciale à l’époque, Marie-France Lalonde, remet le Prix Leadership à 28 femmes et jeunes filles d’Orléans pour leur leadership exceptionnel dans la communauté. 20 – Journée internationale de la Francophonie 30 – Dans le cadre du Gala de la francophonie, Amanda Simard est honorée du prix Champlain Fondateur de la Francophonie pour sa défense des Franco Ontariens. – Concert d’Édith Butler à l’église Saint-Joseph d’Orléans dans le cadre de la campagne de financement de la paroisse

thrope, philosophe, théologien, écrivain et humaniste, à l’âge de 90 ans 10 – Concert de Luce Dufault, native d’Orléans, à l’église Saint-Joseph d’Orléans dans le cadre de la campagne de financement de la paroisse 22 – Soirée Impro-bénéfice du MIFO dans le pavillon Excentricité de La Cité permet d’amasser 25 000 $ pour le nouveau MIFO. 31 – Récital du pianiste Frédéric Lacroix d’Orléans à l’église Saint-Joseph d’Orléans dans le cadre de la campagne de finance ment de la paroisse


LE SUCCÈS DES ÉLÈVES FRANCO-ONTARIENS EST

NON-NÉGOCIABLE

L’enseignante ou l’enseignant de votre enfant fait bien plus qu’enseigner une matière selon un programme-cadre. Elle ou il l’accompagne dans son cheminement, l’aide à trouver sa place dans la société et à mieux comprendre les enjeux qui nous concernent toutes et tous, comme l’éducation, la francophonie, la justice sociale.

Les enseignantes et enseignants des écoles franco-ontariennes financées par les fonds publics ont à cœur le succès de leurs élèves. C’est pourquoi, après de longs mois de négociations qui avancent au ralenti avec le gouvernement et les conseils scolaires francophones, les enseignantes et enseignants ont voté récemment à 97 % en faveur d’un mandat de grève. Il est temps de passer à l’action.

ASSEZ, C’EST ASSEZ!

12 • 9 janvier, 2020 • Volume 4, Numéro 1

Car les négociations ne portent pas seulement sur les droits et les conditions de travail. À la table de négociation, l’apprentissage des élèves est aussi un enjeu de taille pour lequel les enseignantes et les enseignants sont prêts à participer à des mouvements de grève. •Réduire le choix des cours offerts aux élèves? L’AEFO dit non. •Forcer les élèves à suivre des cours en ligne? L’AEFO dit non. •Affaiblir notre système d’éducation francophone par des coupes absurdes? L’AEFO dit non. Le gouvernement Ford veut couper, enlever, trancher et voit l’éducation comme une dépense, alors qu’il s’agit d’un investissement pour l’avenir. Les conseils scolaires sont complices.

Des mouvements de grève comme dernier recours Nous comprenons que des mouvements de grève peuvent perturber le quotidien des parents d’élèves franco-ontariens. Mais l’AEFO a une part de responsabilité dans les décisions qui seront prises à la table de négociation et ne peut pas accepter de participer à la détérioration de notre système d’éducation franco-ontarien. Nos jeunes seraient les grands perdants. C’est pourquoi les mouvements de grève sont nos derniers recours. Nous espérons pouvoir compter sur votre compréhension et votre soutien.

| aefo.on.ca | #EnsemblePourNosDroits


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
L'Orléanais 9 janvier, 2020 by Orléanais - Issuu