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7 février 2019 Volume 3 Numéro 2

La voix francophone d’Orléans

PAGE 3 Des jeunes célèbrent leur foi catholique au Panama

PAGES 7-10 Cahier special : Le MIFO fête ses 40 ans

Prochaine édition 7 mars

PAGE 11 Contact ontarois, plus que des représentations artistiques

Une année de célébrations pour les 40 ans du MIFO

La famille Tessier d’Orléans – Brigitte, Brielle et Martin – déguste de la tire d’érable à la Fête Frissons au Centre des Arts Shenkman le samedi 2 février. PHOTO : FRED SHERWIN

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le 21 février prochain, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) soufflera ses 40 bougies. Pour souligner cet anniversaire, une variété d’activités spéciales a été préparée par l’organisme pendant une année complète, parmi lesquelles le ciné-parc franco en juin dernier et le spectacle Kaléidoscope musical, marquant les célébrations de la Journée des Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes le 25 septembre dernier. Les célébrations se poursuivront jusqu’en juin prochain. Les curieux peuvent d’ailleurs se rendre dans la Galerie d’art EugèneRacette, située au 6600, rue Carrière, pour y visiter l’exposition spéciale « Les humains du MIFO » présentée en février. L’anniversaire même du MIFO sera

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souligné dans ses services de garde le 21 février et un souper enchanteur de la chorale Les jeunes de cœur aura lieu le 1er juin 2019. Un événement surprise est aussi prévu en mai, mais l’organisme se fait avare de commentaires pour l’instant. S’il a été fondé initialement pour créer le premier espace communautaire francophone de la région d’Orléans afin de combattre l’anglicisation de la communauté, sa raison d’être demeure toujours autant d’actualité : « Sa présence est toujours aussi pertinente et importante, car il permet à la communauté de se rencontrer, de discuter, de grandir et de vivre tous les jours en français. Il contribue à la pérennité de la communauté franco-ontarienne à Orléans et ses environs », explique Trèva Cousineau, présidente du conseil d’administration. SUITE À LA PAGE 9

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2 • 7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2

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ACTUALITÉ

Des jeunes célèbrent leur foi catholique au Panama Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Pour la première fois, des représentants du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) se sont joints à la délégation de l’Archidiocèse d’Ottawa qui se rendait aux Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ). Organisé par l’Église catholique tous les trois ans, l’événement, qui en était à sa 16e édition, se déroulait cette année au Panama du 22 au 27 janvier. Au total, environ 700 000 fidèles y auraient participé. Parmi eux se trouvaient trois élèves de l’École secondaire catholique Garneau, trois élèves du Collège catholique Mer Bleue, ainsi que quatre membres du personnel. « Je connaissais depuis longtemps les JMJ, mais je ne savais pas trop ce que c’était. J’avais vu à la télé à quel point ça pouvait être gros. Je voulais aller vivre moi-même cet événement de foi », relate Jean-François Dacquay, un élève de 12e année de Garneau. Pour avoir la chance de se rendre sur place, les jeunes devaient soumettre leur candidature en remplissant à un formulaire. Une fois choisis, ils devaient mettre la main sur 1900 $, le CECCE payant l’autre partie des 3400 $ que coûtait le séjour. Pour Jean-François qui en était à son

premier voyage à l’étranger sans ses parents, le séjour a été formateur : « C’est un peu inquiétant au début, parce que, quand tu es avec tes parents, ils s’occupent de tout. Cette fois-ci, j’ai dû être plus autonome en prenant des décisions seul. À la fin, je n’avais plus aucune peur. » Si les JMJ sont des moments qui marquent la vie des jeunes, l’impact est souvent tout aussi fort chez les adultes : « C’était incroyable de voir des jeunes du monde entier se rassembler pour prier. Ça m’a donné beaucoup d’espoir que la foi est encore là, malgré tout ce qu’on entend de l’Église catholique », relate Hortense Mvuemba, conseillère en engagement communautaire et membre du personnel accompagnateur. Sur place, la délégation a eu l’occasion de participer à des catéchèses en groupes linguistiques, un Chemin de Croix et une veillée avec le pape François 1er, ainsi que de faire un pèlerinage de plus de 9 km. La présence des jeunes n’étaient pas consacrée uniquement qu’à la prière, ils ont aussi eu la chance d’assister au Festival de la Jeunesse, qui proposait des manifestations de diverses formes d’arts et de cultures dans le cadre des JMJ, telles que la musique, la danse, la peinture et la photographie. Les membres de la délégation ont aussi

Des élèves du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est prennent une photo de famille en compagnie de pèlerins venus du Panama et du monde entier. PHOTO COURTOISIE DU CECCE eu droit à deux journées libres. JeanFrançois en a profité, lors de la première, pour faire une visite de la ville de Panama. Lors de la deuxième, lui et son groupe se sont rendus à Portobelo où ils ont pu apprendre l’histoire du pays. Cette sortie s’est avérée révélatrice pour Mme Mvuemba : « Je suis originaire

de la République démocratique du Congo et j’ai découvert que mes ancêtres étaient venus au Panama. » De retour dans le froid canadien, les deux pèlerins gardent en souvenir l’accueil chaleureux des Panaméens et des rencontrent remplies d’amour et de joie vécues l’espace de quelques jours.

Un devoir de mémoire qui va de soi pour Madame Orléans Jean-Marc Pacelli L’Orléanais

fait appel à la Ville et à des développeurs pour voir s’ils pouvaient l’acheter et en faire un restaurant ou un hôtel. » Bien qu’elle n’ait aucune formation en histoire, il semblerait que cette discipline ne soit jamais bien loin d’elle : « Après avoir fréquenté l’École Saint-Joseph et le High School d’Eastview, j’ai travaillé à la Défense nationale, dans la section du Génie de l’air, puis à la section historique des Forces canadiennes. » Pendant les années passées dans cette section, elle a contribué à la rédaction de l’histoire officielle des deux Grandes Guerres, de la guerre de Corée, de l’histoire de Terre-Neuve, en plus d’avoir aidé à composer un discours de la reine Elizabeth II. Outre sa carrière auprès du gouvernement, Mme Côté a aussi œuvré dans le monde hospitalier, travaillant à titre d’officière au personnel à l’Hôpital Montfort, puis à l’Hôpital Saint-Vincent, en tant que directrice adjointe des Ressources humaines. Elle y a d’ailleurs passé 20 ans, mettant un terme à sa

Colette Côté carrière à titre de directrice des ressources humaines. En 2019, Mme Côté compte diminuer son engagement patrimonial, mais promet de continuer son travail pour promouvoir les sites patrimoniaux d’Orléans.

7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2 • 3

Née en 1937, Colette Côté a vécu presque toute sa vie à Orléans, elle qui n’a quitté le secteur qu’en novembre 2017 pour aller vivre dans le secteur Vanier : « Je me considère encore à Orléans. J’y fréquente encore l’église… Ce n’est qu’à 8 minutes d’ici », précise-t-elle. Ce sentiment d’appartenance n’est pas surprenant lorsqu’on apprend que ses racines familiales sont profondément ancrées dans le sol d’Orléans, remontant presque aux origines du village : « Les parents de mon père sont arrivés en 1869 et ceux de ma mère, en 1873. » Avec des parents très présents dans la communauté, Mme Côté avoue avoir eu la chance de rencontrer presque toutes les familles francophones jusqu’à l’explosion démographique des années 1980. Jumelées à sa mémoire phénoménale, ces rencontres ont permis d’emmagasiner bon nombre de renseignements qui se sont avérés utiles pour elle. En effet, elle a, entre autres, contribué à l’écriture du livre

commémorant les 150 ans d’Orléans. Cet ouvrage lui a ouvert les yeux sur une lacune importante : « En composant le livre, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait très peu d’écrits sur notre histoire et que très peu de membres de la population connaissaient vraiment Orléans », affirme-t-elle. De là est née la Société francoontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) à laquelle elle a contribué plusieurs réalisations telles que l’identification de près de 200 sites patrimoniaux. Malgré tout, elle aimerait en faire plus pour notre héritage patrimonial : « Nous avons les deux mains liées! L’argent n’y est pas. » Elle cite en exemple la maison Gauthier. Cette construction de pierres, située sur le chemin Innes, avait été achetée par le grand-père de Mme Côté. En 2012, sa tante et son cousin ont dû la vendre, n’ayant pas les 400 000 $ nécessaires à sa rénovation. L’acheteur a démoli la résidence : « Mon cousin avait pourtant


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Préservons notre patrimoine

Mon intérêt pour les chemins de fer

Le mois de février est le Mois du patrimoine en Ontario. Comment se définit le patrimoine? Ce sont, entre autres, les biens, la culture, la langue, les savoir-faire légués par ceux qui sont venus avant nous, soit dans notre famille, notre communauté et notre pays. Chaque année, le Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO) célèbre le Mois du patrimoine en Ontario français en publiant un calendrier des activités organisées par des groupes communautaires des quatre coins de la province (voir le site web du RPFO). À Ottawa, la communauté est invitée, entre autres, à la Fête du patrimoine le mardi 19 février de 11 h 30 à 14 h à l’hôtel de ville d’Ottawa où il y aura plus de 40 exposants. À Orléans, la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) a comme mission la protection et la promotion du patrimoine et de l’histoire d’Orléans. La SFOPHO a dirigé plusieurs projets majeurs. Notons l’installation de plaques commémoratives le long du boulevard Saint-Joseph, la publication de deux recueils, à savoir, Orléans 1950-1960, et L’histoire d’Orléans (Ontario) en bref et de sa toponymie française ainsi que des propositions de noms pour des installations, des parcs et des rues en commémoration de pionniers d’Orléans. L’accent aigu sur Orléans est aussi constamment promu. De grands événements ont été organisés dans le cadre du 400e de Champlain et du 150e de la Confédération du Canada. Sur le plan provincial, en plus du RPFO, l’Association du patrimoine familial francophone de l’Ontario (APFFO) a comme mission d’encourager, renseigner et sensibiliser les familles à reconnaître, valoriser et partager le patrimoine familial et ancestral afin qu’elles puissent léguer leurs précieuses archives aux générations actuelles et futures. Depuis 2010, un résident d’Orléans, Diego Elizondo, un chercheur indépendant en histoire franco-ontarienne, offre, à tous les mois de mai, dans le cadre des Promenades de Jane, une visite guidée à pied sur l’histoire, le patrimoine et la toponymie d’Orléans, le long du boulevard Saint-Joseph et de la rue Carrière. Pourquoi est-il important de se préoccuper de notre patrimoine ? Pourquoi est-il important de préserver certains édifices, photos, objets, traditions ainsi que notre belle langue ? Selon l’UNESCO, notre patrimoine est une source irremplaçable de vie et d’inspiration. En appréciant le nôtre, nous contribuons à notre qualité de vie, ainsi qu’à notre développement communautaire et économique. Notre patrimoine nous donne un sens d’appartenance à notre famille, à notre communauté et à notre pays. Profitons du Mois du patrimoine pour remercier nos ancêtres pour leurs accomplissements grâce auxquels nous avons des bases sur lesquelles bâtir notre présent et notre avenir. Le patrimoine franco-ontarien est un héritage qui mérite d’être conservé. Un des objectifs de L’Orléanais est de reconnaître cette importance en ayant une section mensuelle intitulée Notre patrimoine pour vous faire découvrir la petite histoire derrière les noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Nous espérons que ça vous plaît! Louis V. Patry, Rédacteur en chef

Là où je suis né, la maison familiale se trouvait qui roulent entre l’Allemagne et la Chine passant à environ 150 mètres de la voie ferrée. C’était, et nécessairement par la Russie, suivant presque c’est encore aujourd’hui, le lien principal entre l’ancienne Route de la soie terrestre, vieille de Ottawa et Montréal. Le trafic ferroviaire était en 2000 ans. grande partie des trains de marchandises alors Contrairement aux voitures voyageurs qu’aujourd’hui, c’est devenu un lien principal du Moscou-Pékin ou du Moscou-Paris, les du transport de passagers entre compagnies ferroviaires impliMontréal et Toronto, bifurquant quées ne changent pas les à Ottawa. bogies des wagons, mais elles Ces trains de marchandises, transfèrent les boîtes aux frontirés par des monstres à vapeur, tières techniques, d’un train à passaient à toute vitesse, l’autre. Autrement dit, il faut trois descendant une dénivellation trains différents coordonnés pour douce vers Limoges, faisant faire l’intégralité d’un parcours Réflexion jaser dans une mélodie de 10 à 12 000 kilomètres qui cristalline, les verres qui se collaient les uns contre transportent 40 000 conteneurs par année. les autres dans nos armoires. Ces grands bruits des Au Canada, entre 1900 à 1930, nous avions trains ne dérangeaient nullement notre sommeil. notre Silk Train qui transportait la soie vierge Je me souviens d’entendre des trains de de la Chine aux marchands de l’est du Canada. voyageurs, qui, roulant à grande vitesse, Ces trains spéciaux, avec gardes armés à bord, commençaient à appliquer les freins à l’est de chez roulaient de Vancouver à Thunder Bay en nous, et à la brunante, de voir que du feu entre les seulement 15 heures. Ils avaient priorité absolue patins des freins et les roues passant vis-à-vis le sur tout leur parcours. passage à niveau. Maintenant, aucun train n’arrête Autrefois, avant la venue des autos, le train à Limoges et les trains de voyageurs passent à était un des seuls moyens de transport pour ceux Gagnon, à près de 150 km heure. qui demeuraient loin des cours d’eau où le bateau Notre père passa une bonne partie de sa vie avait l’avantage. On voyageait d’un village à comme contremaître en réparation et construction l’autre en voitures tirées par des chevaux, et de des chemins de fer alors que mon frère Philippe temps à autres, on allait en ville par train pour des consacra toute sa vie à desservir dans différentes occasions bien spécifiques. Il arrivait ainsi que stations pour voyageurs, principalement à les amoureux se mariaient entre cousin-cousine, Brockville. Toutes ces choses-là m’ont porté à n’ayant pas la chance de connaître des gens de m’intéresser aux chemins de fer tant au Canada l’extérieur de leur environnement immédiat. que dans le monde. Alors que le train en Europe ne connaît que de Saviez-vous que la largeur entre les rails est l’expansion et de l’amélioration, au Canada on uniforme au Canada, au Mexique, aux États-Unis, ne cesse de démolir les liens ferroviaires, faute en Europe et en Chine soit de 4 pieds 8 pouces et de passagers et surtout à cause de l’utilisation demi, ou 1,425 m? D’ailleurs, la largeur des rails grandissante des camions. Toutefois, les vient d’Angleterre, l’ayant importée en Amérique, grandes villes commencent à voir les bénéfices apparemment importée précédemment de la exceptionnels des trains locaux qui évitent les largeur des travées des roues des chars romains. embouteillages monstres des villes. Toutefois, la Russie a des rails d’une distance de (Indice chronique 6 janvier: Cette pierre est 1,520 m, ce qui complique le transport des trains intégrée dans le mur extérieur.)

Denis

Gagnon

Marie-France Lalonde Députée Orléans

N’hésitez-pas à nous contacter!

Rédacteur en chef.............Louis V. Patry Pigiste principal...........Jean-Marc Pacelli Ventes.........................Danielle Sylvestre L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est appartenu et exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca.

Bureau de circonscription 206-250, boul. Centrum Orléans, ON K1E 3J1 mflalonde.mpp.co@liberal.ola.org 613-834-8679 | @mflalonde


NOTRE PATRIMOINE

La petite histoire… du parc Gérald-Poulin L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Alton Legault Auteur principal ce mois-ci (2e partie) En 1978, Gérald Poulin est nommé Citoyen de l’année par la Chambre de commerce d’Orléans. Quelques années plus tard, en reconnaissance de son dévouement au bien-être de ses concitoyens, la mairesse de Gloucester, Betty Stewart, nomme un parc en son honneur. Il a alors à peine 50 ans; loin de l’amener à s’asseoir sur ses lauriers, cet appui le motive. Collaborateur de Marcus Carbonneau et de Pierrette Boisvert dans les premières productions du Théâtre du village Orléans, il en devient un

administrateur. Il assume la présidence du conseil d’administration du MIFO de 1987 à 1990. Pendant plus de 10 ans (1994-2007), il écrit une chronique fort appréciée par ses concitoyens dans le journal L’Express d’Orléans. En 1995, il est nommé Bénévole de l’année par le Conseil de la ville de Gloucester. Nommé au Conseil consultatif national sur le troisième âge (CCNTA) (19982004), il s’engage, avec d’autres, dans la mise sur pied d’organismes pour répondre aux besoins des aînés francophones de l’est d’Ottawa : Retraite en action (1996) avec Jean-Luc Racine et le Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa (RAFO), incorporé en 2001 mais mis sur pied en 2003 avec, entre autres, Roger Laporte, Fernand Leduc, Gérard Boyer, Paul et Thérèse Lacroix. Il est décoré du grade de Chevalier de l’Ordre de la Pléiade en 2006. Il appuie et collabore, en 2017, au lancement du journal L’Orléanais, présidé par Louis V. Patry. En 2018, il a le grand honneur de participer à l’inauguration de la nouvelle aire de jets d’eau au parc GéraldPoulin.

Gérald Poulin avec son « Gerrymobile ». PHOTO FICHIER Toujours actif et accueillant, un grand rassembleur à la recherche d’un équilibre bienveillant dans ses engagements et ses rapports avec autrui, il a été et demeure un précieux conseiller et collaborateur pour ceux et celles qui s’impliquent dans leur

milieu. N’oubliez pas de le saluer si vous le croisez dans son « Gerrymobile » rouge; cela lui fera plaisir de converser avec vous, sans jamais oublier de souligner l’apport de sa compagne de toujours, Pauline.

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Dans le cadre de son 40e anniversaire, le MIFO offre à la communauté l’exposition spéciale Les humains du MIFO. Venez découvrir les portraits de ces héros du quotidien qui, à leur manière, contribuent à faire de la francophonie un moteur de création à Orléans.

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Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Pour ce qui allait devenir le plus grand centre culturel franco-ontarien, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a connu un début pour le moins anodin. En 1978, Florian Couture, enseignant du cours d’économie de 13e année de l’École secondaire Garneau, demande à ses élèves de travailler sur un projet commun appelé « La survivance du fait français à Orléans ». Pour Monique DesLauriers, Raymond Benoît et leurs amis, qui imaginent les services que pourrait offrir un organisme fictif, le projet mérite de sortir des murs de l’école. Ils se mettent donc à la recherche de l’appui d’adultes pour ce qu’ils appelaient le Mouvement d’implication francophone d’Orléans. « Ils étaient très bien préparés et je pouvais constater la flamme qu’ils avaient dans les yeux. Ils y croyaient mordicus à ce projet et ils m’ont transmis leur passion », se souvient Jean-Guy Doyon, qui siégeait à la Chambre de commerce lors de leur passage. À l’époque, M. Doyon cherchait aussi à contrer l’anglicisation rapide d’Orléans. Si la Chambre y voit un projet trop gros et risqué, M. Doyon y voit un défi

incroyable. Il accepte d’en prendre le leadership et le MIFO naît officiellement le 21 février 1979 sous sa présidence. Encore aujourd’hui, il peine à exprimer sa fierté du moment : « C’est comme être fier de la naissance d’un enfant qui a grandi dans la beauté malgré de grandes difficultés et l’adversité, et qui a su s’entourer d’une famille exemplaire. » Le 28 mai 1979, se tient la première assemblée générale du MIFO, qui visait à le faire connaître et à recruter des membres. Une trentaine de personnes y assistent. Dès les premiers mois, le mouvement s’organise et prend forme. Les comités des activités socio-culturelles, des relations avec les institutions publiques et commerciales, du centre culturel, des camps de jour en été et du studio des jeunes voient le jour. Mais des défis se pointent à l’horizon. Tout est fait par des bénévoles, ce qui demande temps, énergie et débrouillardise : « Nos publicités étaient faites maison et faisaient “bric-à-brac” », explique Nicole Patry, bénévole de la première heure. Le MIFO devait aussi faire affaire simultanément avec les conseils municipaux de Gloucester et de Cumberland : « Tout se faisait en anglais et on n’était pas connu. Il fallait démontrer qu’on était crédible et que les francophones avaient

premier

emplacement

du

MIFO, en 1979, était dans une petite maison au 2754, boulevard St-Joseph, mais le lieu étant trop petit, on l’a abandonné après quelques mois. PHOTO COURTOISIE MIFO besoin de services bien à eux », relate Gérald Lacombe, président du MIFO de 1983 à 1986. L’absence d’un lieu physique pour l’organisme pose aussi problème. Les rencontres se tiennent chez les membres, à l’école Garneau ou encore au soussol de la Caisse populaire. Le MIFO obtient son premier local en octobre 1979 et déménagera à deux reprises avant l’ouverture du centre culturel en 1985. De là, le MIFO a su croître et

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devenir un incontournable pour 43 000 utilisateurs, que ce soit avec ses services à l’enfance et à la jeunesse, son école de musique, sa galerie d’art, ses projections de films ou son centre de vie active pour les personnes de 50 ans et plus. C’est sans oublier le fait que l’organisme est devenu le plus important diffuseur de spectacles franco-ontariens depuis l’ouverture du Centre des Arts Shenkman en 2009. Tout ça à partir d’un travail scolaire.

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7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2 • 7

DEPUIS 1979 – notre langue, notre culture, notre cœur – MERCI MIFO

Le

PHOTOS COURTOISIE MIFO

Le MIFO fête ses 40 ans


MIFO à travers les années... (À gauche) Environ 150 personnes sont présentes à la cérémonie de la première pelletée de terre. L’harmonie de l’École secondaire Garneau (qu’on voit en arrière-plan) y joue de la musique. La devise de l’école « Cette maison s’ouvre pour la collectivité » est reprise et traduit l’esprit de la fête. (Ci-bas à gauche) Le centre culturel actuel est enfin inauguré le 8 septembre 1985. (En bas à gauche) Soirée sociale au MIFO. (Centre) La pelle utilisée pour la première pelletée de terre de la construction du centre culturel avait deux manches pour représenter la dualité linguistique d’Orléans. (13 octobre 1984). (Ci-dessous de haut en bas) Plusieurs se souviendront du fameux Studio des jeunes du MIFO. En 1983, on accueille déjà plus de 500 jeunes et adultes dans l’École Préseault où sont offerts plusieurs activités et cours. Les plans du nouveau centre indiquaient qu’il y aurait une grande salle, une scène, une boutique et librairie, un centre préscolaire et plus. Plusieurs des services offerts à l’époque le sont

8 • 7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2

toujours au MIFO ou dans d’autres lieux à Orléans.

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Le MIFO célèbre ses 40 ans « Grâce au MIFO, nous pouvons bénéficier d’une programmation culturelle et de loisirs en français d’une grande qualité », ajoute Nicole Fortier, membre fondatrice et présidente du conseil d’administration de 1980 à 1981. Au fil des ans, le MIFO a su s’adapter aux besoins grandissants de la communauté francophone, ce qui lui a permis de devenir le plus grand centre culturel franco-ontarien, passant d’un seul employé et de nombreux bénévoles en 1979 à 350 employés et 160 bénévoles aujourd’hui. D’ailleurs, l’organisme a connu une croissance fulgurante de 187 % au cours des 10 dernières années. Cet exploit ne passe pas inaperçu pour Marie-Claude Doucet, directrice générale depuis 2003 : « Je vis deux sentiments. Il y a la fierté de tout ce qui a été accompli dans les dernières années avec l’équipe et les différents CA. Il y a aussi un sentiment de responsabilité pour tout ce qui s’en vient après pour poursuivre les succès qu’on a eus. » Pour Gérald Lacombe, qui a siégé à titre de président de 1983 à 1986, il n’y avait aucun doute que l’organisme connaîtrait un avenir prospère : « On avait une équipe du tonnerre et on savait que, si on était patient, on allait y arriver », dit-il en précisant que le fait d’avoir ouvert un centre culturel en 1985 sans dette a permis à l’organisme d’avancer constamment.

PHOTO COURTOISIE MIFO

Suite de la page 7

La construction de ce centre marque aussi un point tournant dans l’histoire du MIFO qui pouvait dès lors offrir aux francophones et aux francophiles de la région, une programmation répondant à leurs besoins dans un seul lieu de rassemblement. À quelques jours du 21 février, Nicole Fortier ne peut s’empêcher de penser à tout le travail nécessaire pour faire avancer cet immense navire qui compte

environ 43 000 utilisateurs : « J’aimerais en profiter pour féliciter et remercier tous les employés, les bénévoles et les membres qui, depuis 40 ans, ont contribué à faire du MIFO un organisme franco-ontarien exemplaire qui favorise l’essor de notre langue et de notre culture, et ce faisant, donne aux Franco-Ontariens et aux FrancoOntariennes de la génération montante, une raison de fierté et d’espoir! »

La SFOPHO félicite le MIFO à l’occasion de son 40e anniversaire. Nous en profitons pour remercier les employés, les bénévoles et tous les membres qui ont contribué à faire du MIFO un organisme franco-ontarien dont nous sommes tous très fiers !

À L’OCCASION DU MOIS DU PATRIMOINE

INVITATION Table ronde : Les Champlains d’Orléans inc. (1969-2007) Par la SFOPHO

Date et heure :

Le vendredi, 22 février 2019, à 15 h (L’accueil se fera à partir de 14 h 30.)

Endroit :

Salon du RAFO, 3349, chemin Navan Orléans (Ontario) K1W 0K7

Invités spéciaux :

Jean-Yves Bouchard, Ronald Breau, Claude Montpetit et Benoit Lalonde. D’autres Champlains d’Orléans (du temps) pourraient se joindre au groupe.

Réservations :

sfopho@gmail.com ou 613-720-2325

Venez rendre hommage aux Champlains d’Orléans inc., un organisme qui a grandement contribué à la vie communautaire d’Orléans entre 1969 et 2007. Ce sera également une belle occasion d’échanger souvenirs et photos avec d’autres personnes qui ont bien connu ce groupe et leurs œuvres.

ÉVÉNEMENT GRATUIT

Le RAFO voudrait par la même occasion annoncer qu’il tiendra une Foire d’information pour les 50 ans et plus le vendredi 22 mars 2019 sous le thème « Demeurons en santé, restons actifs ». De nombreux intervenants du domaine de la santé et des services sociaux seront sur place et plusieurs ateliers seront offerts gratuitement tout au long de la journée. Pour plus d’information, communiquez avec le RAFO au 613-834-6808.

Rendez vous des aines francophones d’ottawa 3349, chemin Navan, Orléans Télé : 613-834-6808 Couriel : info@rafo.ca

7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2 • 9

Organisée :

Le Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa (RAFO), en partenariat avec la SFOPHO, désire féliciter le MIFO à l’occasion de son 40e anniversaire et lui souhaiter longue vie en matière de soutien et de promotion de la culture française à Orléans.


Au-delà de ses 40 ans, le MIFO prépare son avenir

O F I M U A O V A BR A TS E T L S R A S E N N E R L DEPUIS 40 AN O Y A R T QUI FAI EN FRANÇAIS E CULTUR bb O bbb DU MIF E R I A N RTE

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Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Pendant que plusieurs célèbrent l’histoire et les réussites du MIFO, d’autres ont le regard tourné vers son futur, afin d’en assurer sa pérennité. Pour la haute direction, la plus grande priorité de l’organisme pour les trois prochaines années sera la construction d’un nouveau centre culturel : « L’édifice actuel a été le porteur, le centre, le cœur des succès des 40 dernières années. Étant donné que la demande et les besoins de la communauté n’ont jamais cessé de croître et que le MIFO a grandi, nous y sommes aujourd’hui à l’étroit », explique Trèva Cousineau, présidente du conseil d’administration. « Si le projet de construction ne se réalise pas, le MIFO va avoir des problématiques à régler en termes d’infrastructure et pour être capable de bien répondre aux besoins de la communauté », ajoute la directrice générale Marie-Claude Doucet. Pour arriver à cette fin, l’organisme termine une étude de faisabilité, afin d’officialiser ses démarches auprès des bailleurs de fonds, en plus d’avoir fait du démarchage politique. Outre la construction d’un centre, le MIFO cherchera à impliquer

Marie-Claude Doucet et Trèva Cousineau plus directement les adolescents dans la communauté. Un endroit leur serait d’ailleurs réservé dans le futur centre : « On veut leur faire une place pour qu’ils puissent animer leur propre communauté et créer un sentiment d’appartenance », affirme Mme Doucet. Finalement, le MIFO désire assurer une présence dynamique auprès de la communauté en étant partie prenante lors de différents événements qui s’organiseront à Orléans ou à Ottawa.

10 • 7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2

Soulignons 40 ans de culture francophone! Desjardins, fier partenaire du MIFO depuis ses tout débuts. Merci de contribuer à l’épanouissement de la francophonie sous toutes ses formes.


LA SCÈNE CULTURELLE Contact ontarois, plus que des représentations artistiques Mélodie Maxwell L’Orléanais La 38e édition de Contact ontarois était grandement anticipée par les francophones du monde du spectacle. Bien plus que des représentations artistiques, l’événement produit par Réseau Ontario, est surtout une chance unique de s’épanouir et de se faire découvrir par de nombreux diffuseurs, agents et producteurs dans l’espoir de percer sur la scène nationale. Les prestations dévoilées au Centre des Arts Shenkman, du 15 au 19 janvier dernier, représentaient non seulement une grande audition pour les artistes francophones, mais aussi une occasion de divertir les spectateurs d’Orléans. « On se lance là-dedans [...] on a rien à perdre et tout à gagner », mentionne Jean-Marc Lalonde, membre du groupe Hey, Wow. Cette année, plus de 175 participants ont posé leur candidature afin de se joindre à l’événement. Parmi eux, 51 artistes ont eu la chance de présenter un extrait de leur spectacle lors des différentes Vitrines. Le plus grand marché du spectacle de l’Ontario français est un événement à la fois divertissant pour le public et une opportunité de réseautage pour les artistes et les diffuseurs. « Contact ontarois, c’est un tremplin incroyable pour des artistes établis ou émergents parce que tout est

en place pour qu’on puisse circuler très rapidement à travers pleins de réseaux [...] on rencontre autant de gens de l’international que du Canada », affirme Marie-Clo, une artiste franco-ontarienne. Contact ontarois a une énorme programmation qui contribue à l’épanouissement de la culture francophone sur la scène artistique ontarienne. Il a offert une programmation diversifiée aux délégués et au public, qui lui, a pu y assister du 16 au 18 janvier. Pour ce qui est de la Vitrine grand public, chacun des artistes a eu 20 minutes pour présenter un extrait de son spectacle, ainsi que de se présenter en tant qu’artiste. Sans oublier qu’après chaque Vitrine grand public, des entrevues ont lieu afin d’apprendre à connaître les artistes en profondeur. « Contact ontarois me permet vraiment d’être créative [...] de présenter ce que j’aimerais présenter sur une grosse scène et ce que je veux offrir aux gens », affirme Kristine St -Pierre, auteure-compositriceinterprète bilingue. Toutefois, il ne faut jamais oublier ce qui se passe derrière les grands rideaux du Centre des Arts Shenkman. Contact ontarois est allé plus loin que les Vitrines grands publics. L’événement offrait ailleurs des Vitrines jeunesse, des Présentations éclair, une Intégrale avec le Théâtre du Nouvel-Ontario, ainsi que

Marie-Clo offre sa prestation lors de la 38e édition de Contact ontarois qui a eu lieu du 15 au 19 janvier au Centre des Arts Shenkman. PHOTO : MÉLODIE MAXWELL plusieurs formations aux artistes. Pour clôturer l’événement, une grande variété de prix ont été remis aux artistes lors du gala de clôture. De la région, on a reconnu comme récipiendaires, le MIFO, Vox Théâtre en collaboration avec le Théâtre la Catapulte, Mehdi Cayenne, Marie-Clo et Louis-Philippe Robillard. En particulier, le MIFO a obtenu le prix FrancoFlamme. Celui-ci met en valeur son engagement dans l’épanouissement des

artistes franco-ontariens lors de la saison dernière. À la suite de Contact ontarois, maintenant, pour les diffuseurs de Réseau Ontario, il ne reste plus qu’à choisir les artistes qui feront partie de leur programmation artistique. De plus, un grand nombre de francophones qui ont participé aux Vitrines du Contact ontarois se joindront à la programmation des Tournées Réseaux Ontario 2019-2020.

L’univers musical de Yao – l’authenticité à l’état pur de nous présenter le personnage de Yao de même que son art, ce quatuor a effectué une chorégraphie sur l’un des succès du chanteur, sous les regards ébahis des spectateurs. C’est un sans-fautes qu’a réalisé l’artiste d’Ottawa. Sous des airs intimistes, le chanteur nous a permis d’entrer dans son univers musical ; un monde où l’authenticité règne. Avec son esprit rassembleur, Yao a voulu faire participer la foule en effectuant des chansons à répondre en plus de les inviter à se lever pour danser avec lui. C’est cet effet de proximité que l’artiste voulait créer avec son public. Cet artiste aux multiples talents a offert une performance grandiose qui en a surpris plus d’un, moi le premier. Plusieurs de ses fidèles admirateurs s’étaient également déplacés pour l’occasion. Alliant le hip-hop, le soul et le

funk, le chanteur se dit très proche des communautés. Ayant bien à cœur la langue de Molière, Yao se démarque par sa touche poétique et par un répertoire francophone. Pour ma part, sa chanson Étrange absurdité m’a complètement séduit. La musique est un art qui permet de s’exprimer et Yao le fait à merveille. Par sa bonne humeur et son sourire contagieux, Yao est un personnage attachant, qu’il est impossible pour le public de ne pas aimer. L’instant d’un moment, le monde s’arrête, car il nous fait sourire, danser et oublier les aléas du quotidien. Un style unique, une plume hors-pair, cet artiste aguerri touche par les mots, par l’émotion. Par ses expériences de vie, cet amoureux des mots nous permet d’entrer dans son intimité. Cet artiste, nominé à huit reprises pour le 10e Gala Trille Or qui aura lieu le 2 mai prochain, possède une discographie de

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quatre albums solos. Pour celui qui poursuit sa tournée canadienne intitulée « Nomade », Yao aura su se faire connaître à l’international dans les communautés francophones, telles que le Madagascar et l’Algérie. Comme quoi, la musique est sans frontières.

7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2 • 11

Samuel Gosselin-Bélanger L’Orléanais C’est devant une salle comble que l’artiste Yao a présenté son spectacle Lapsus au Théâtre Richcraft du Centre des Arts Shenkman à Orléans, le 24 janvier dernier. Organisé par le MIFO, ce spectacle unique en son genre alliait chant et danse pour le grand bonheur de la foule. Avant ledit spectacle, le MIFO était en mode séduction avec Yao afin de lui démontrer que le public d’Orléans était l’un des plus chaleureux. En son honneur, des bières et des petites collations étaient servies aux spectateurs afin de faire connaître les produits de la région. En effet, la Brasserie Cassel de Casselman offrait ses bières artisanales au grand public. Toujours dans l’optique de séduire le compositeur-interprète, le MIFO avait organisé une première partie avec le groupe BBOYIZM formé de quatre danseurs. Afin


C'est le temps de s'inscrire! Baccalauréat International - Collège catholique Mer Bleue Transport offert aux élèves hors-secteur

Baccalauréat International International Baccalaureat

AUX FUTURS ÉLÈVES DE LA 11e ANNÉE Vous pouvez vous inscrire au Programme du diplôme (DP) ou au Programme à orientation professionnelle (POP). Pour vous inscrire, veuillez remplir la trousse d'admission : mer-bleue.ecolecatholique.ca/IB

12 • 7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2

La trousse d'admission doit être acheminée par courriel ou en personne à Mme Valérie Labelle (labelval@ecolecatholique.ca) avant le 25 février.

UN PROGRAMME INCLUSIF Tous les élèves de la 7e à la 10e année profitent déjà de l'approche pédagogique du Programme d'éducation intermédiaire (PÉI) de l’IB. C’est un programme inclusif qui ne nécessite aucune admission.

Ecoles ca holiques Centre-Est


Le MIFO reçoit de l’aide financière du fédéral TORONTO – Le 23 janvier, la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie du Canada, Mélanie Joly, a annoncé que huit organismes se partageront une enveloppe de 864 000 $ du fédéral afin de promouvoir les langues officielles en milieu minoritaire. Le MIFO est un de ces organismes qui se partageront l’aide financière qui sera échelonnée sur une période de deux à trois ans. La part du MIFO sera une augmentation de 20 % de son financement de fonctionnement de Patrimoine canadien sur 3 ans, ce qui représente 7 000 $ de plus par année.

Taupes des neiges 2019 à Orléans ORLÉANS – Le projet « Taupes des neiges » est une création du Conseil sur le vieillissement d’Ottawa dans le cadre du programme Ottawa – amie des aînés; il comprend des activités d’évaluation des conditions hivernales d’accessibilité et de sécurité piétonnières pour les aînés et autres personnes. Les Taupes des neiges sont des bénévoles qui font rapport sur leur expérience de se déplacer à pied en hiver à Ottawa. Les données ainsi recueillies permettront au Conseil sur le vieillissement d’Ottawa de faire des recommandations aux autorités, services municipaux et autres instances concernées, sur les façons d’améliorer les conditions piétonnières hivernales. Il y a deux façons de devenir Taupe des neiges : en agissant seul ou en vous joignant à un groupe communautaire. Trois associations communautaires ont accepté de participer au projet. Alton Legault est le responsable pour Orléans. Pour plus de renseignements : alegault10@hotmail.com.

La Ville d’Ottawa expose ses archives OTTAWA – La Ville d’Ottawa invite la population à une exposition intitulée Cartes postales d’Ottawa : récits de voyageurs. Située à la Galerie Barbara-Ann-Scott au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, l’exposition met l’accent sur les visiteurs et les voyageurs qui sont venus à Ottawa et leur influence sur les aspects physiques, culturels, historiques et intellectuels de la ville. Artéfacts, vidéos, images et panneaux explicatifs sont à la disposition des visiteurs. Au total, 14 différents thèmes historiques sont présentés. Ouvert tous les jours de 9 h à 18 h. Gratuit. Renseignements : 613-580-2857.

OTTAWA – En décembre 1995, la Chambre des communes a reconnu officiellement le mois de février comme étant le Mois de l’histoire des Noirs au Canada à la suite d’une motion initiée par l’honorable Jean Augustine, première Canadienne noire élue au Parlement. La motion fut adoptée à l’unanimité par la Chambre des communes. En février 2008, le sénateur Donald Oliver, le premier Noir nommé au Sénat, a présenté la motion visant à reconnaître les contributions des Canadiens noirs et le mois de février comme le Mois de l’histoire des Noirs. La motion a été approuvée à l’unanimité et adoptée le 4 mars 2008. Des personnes d’ascendance africaine ont contribué à façonner le patrimoine et l’identité du Canada depuis l’arrivée de Mathieu Da Costa, navigateur et interprète, dont la présence au Canada remonte au début des années 1600.

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Ouvert depuis 2016, le Collège catholique Mer Bleue ne perd pas de temps. Dès sa première année, le comité de bienveillance de l’école reçoit le Prix de la première ministre pour les écoles tolérantes. Moins d’un an plus tard, sa directrice Marie-Claude Veilleux voit son nom apparaître sur la liste des 40 directrices et directeurs remarquables du Canada. L’été dernier, l’école secondaire a reçu le feu vert pour offrir un nouveau programme, elle qui offrait déjà un programme d’enrichissement aux élèves de 7e et de 8e année, ainsi que la seule concentration design dans l’est d’Ottawa. En effet, l’école recevait alors l’accréditation nécessaire pour offrir le Programme de Baccalauréat International (IB) : « C’est un programme qui développe chez les jeunes une pensée critique, ainsi qu’une méthode de travail rigoureuse, une curiosité intellectuelle et une sensibilité à l’égard de ce qui se passe ailleurs », explique la directrice. Parmi les autres avantages du bac, les élèves peuvent recevoir des crédits universitaires et avoir accès à des universités à travers le monde. Tous les élèves de la 7e à la 10e

année participent automatiquement au programme. En 10e année, ils doivent mettre sur pied un projet qui répondra à un besoin dans leur communauté. Une fois arrivés en 11e et en 12e année, les élèves choisissent s’ils désirent obtenir le diplôme du Baccalauréat International ou se diriger vers le Programme à orientation professionnelle (POP). Si la première option répond davantage aux besoins de ceux qui visent l’université, la seconde répond à ceux qui visent le collégial ou le marché du travail. Les parents d’élèves qui entameront leur 9e année en septembre 2019 pourront en apprendre plus au sujet du Baccalauréat International et de la concentration design lors d’une soirée porte ouverte le 13 février prochain.

Logements pour les personnes de 60 ans et plus, sur les berges de la rivière des Outaouais. Visite guidée : 613-683-2508 889, ch. Hiawatha Park, Orléans bruyere.org/village 7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2 • 13

Mois de l’histoire des Noirs au Canada

Le Baccalauréat International offert au Collège Mer Bleue

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EN BREF


14 • 7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2

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BABILLARD Février à avril JOIGNEZ-VOUS AU PROGRAMME « LES TAUPES DES NEIGES » : Marchez et rapportez les conditions de marche hivernale dans votre secteur auprès du Conseil sur le vieillissement d’Ottawa à www.coaottawa.ca/fr/les-taupes-des-neiges. Renseignements auprès de Alton Legault, alegault10@hotmail.com. Du 8 au 27 février LES HUMAINS DU MIFO Afin de célébrer le 40e anniversaire du MIFO, la Galerie d’art Eugène-Racette, située au 6600 rue Carrière, met en lumière des personnes importantes pour la communauté. Venez découvrir les portraits de ces héros du quotidien qui, à leur manière, contribuent à faire de la francophonie un moteur de création à Orléans. Info : 613-830-6436. Vendredi 8 février LES HUMAINS DU MIFO – VERNISSAGE à compter de 19 h, toute la communauté est invitée au vernissage de l’exposition au MIFO (voir ci-haut). Samedi 9 février SPECTACLE KALABANTÉ « AFRIQUE EN CIRQUE » à 19 h au Centre des Arts Shenkman. Billetterie : 613-580-2700; en personne au 245 boul. Centrum.

Mercredi 13 février TABLE RONDE DES AÎNÉS « QUELLE EST LA PLACE DES AÎNÉS AUJOURD’HUI? » de 13 h à 15 h au Jardin Royal, 2802 boul. St-Joseph. Une invitation de la députée provinciale Marie-France Lalonde. RSVP au mflalonde.mpp@liberal.ola.org ou au 613-834-8679.

de la tire d’érable sur neige, du chocolat chaud et des biscuits, de la peinture sur le visage et une patinoire illuminée de lumières photoluminescentes. Le tout est gratuit. Apportez vos patins, bâtons de hockey et traîneaux. En cas de mauvais temps, consultez www.gaca-acga.com ou www.facebook.com/Greater.Avalon

OBJECTIF CINÉMA « LE GRAND BAIN » Une comédie française à 19 h 30 au Cinéstarz Orléans, 250 boul. Centrum. Coût : 8 $ (adulte) et 6 $ (enfant).

Lundi 18 février CONFÉRENCE « L’IMMIGRATION » par Yao Assogba à 13 h 30 dans le cadre d’une rencontre à l’Institut canadien-français d’Ottawa (ICFO) au 316 rue Dalhousie; mobilité réduite : 87 rue York. Entrée gratuite. Info : 613-830-3579.

Samedi 16 février ÉVÉNEMENT PARTICIPATIF DE TARA LUZ DANSE « EN STUDIO AVEC NOUS : 1, 2, 3… CRÉÉZ! pour tous les âges, à 14 h au Studio de danse Ottawa Citizen du Centre des Arts Shenkman. Coût d’entrée sous forme de dons : 10 $ par personne est suggéré. SPECTACLE DAMIEN ROBITAILLE « UNIVERS PARALLÈLES » à 20 h au Centre des Arts Shenkman. Billetterie : 613580-2700, en personne au 245 boul. Centrum. Dimanche 17 février SOIRÉE DE PLAISIR EN FAMILLE « BRILLER DANS LE NOIR » de 18 h à 20 h au parc Aquaview, 318 prom. Aquaview. Promenades en wagon tiré par des chevaux,

Mardi 19 février JOURNÉE DU PATRIMOINE 40 exposants au rez-de-chaussée Place Jean-Pigott, hôtel de ville d’Ottawa, 110 avenue Laurier ouest de 11 h 30 à 14 h. Gratuit. Jeudi 21 février CONFÉRENCE « COMPRENDRE L’ART CONTEMPORAIN » offerte par BRAVO et le MIFO avec Michel V. Cheff à 19 h au MIFO, 6600 rue Carrière. Gratuit. Vendredi 22 février TABLE RONDE SUR LES CHAMPLAINS D’ORLÉANS (1969-2007) à 15 h, animée par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de

l’histoire d’Orléans (SFOPHO) au Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa (RAFO), 3349 chemin Navan. Tous sont les bienvenus. Gratuit. Renseignements : 613-720-2325. Mardi 26 février SOIRÉE DU PATRIMOINE DU RÉSEAU DU PATRIMOINE FRANCO-ONTARIEN (RPFO) de 17 h à 20 h au 435 rue Donald. Remise des prix du patrimoine HuguetteParent et Roger-Bernard. Diego Elizondo animera un panel sur le militantisme francoontarien, réunissant Rolande Faucher, Solange Fortin, Jacqueline Pelletier, Félix Saint-Denis, Alain Dupuis et Najat Ghannou. Léger goûter et consommation inclus; dégustation de bières et poutine. Prix d’entrée : 25 $ (régulier), 20 $ (étudiant). RSVP admin@rpfo.ca. Mercredi 27 février SOIRÉE DU PATRIMOINE DE L’ASSOCIATION DU PATRIMOINE FAMILIAL FRANCOPHONE DE L’ONTARIO (APFFO) à compter de 18 h au Gabriel Pizza, 2158 boul. St-Joseph. Les non-membres sont invités à venir rencontrer les membres de l’APFFO et écouter une conférence par Dolorès Côté sur un sujet fort intéressant : l’ADN. Repas aux frais de chacun.

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7 février, 2019 • Volume 3, Numéro 2 • 15

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7 février, 2019 • Volume 2, Numéro 4 • A1

Marie-Ève Duguay, 12e année École catholique Garneau En prenant compte des nombreux événements qui ont ébranlé la population francophone dans les derniers mois, il va sans dire que l’année 2018 a été un réveil pour les Franco-Canadiens. Du Nouveau-Brunswick à la Colombie-Britannique, l’actualité francophone a été grandement bouleversée. La province de l’Ontario, quant à elle, n’est pas prête à oublier les actions de son gouvernement face aux Franco-Ontariens : au mois de novembre dernier, le gouvernement Ford a mis fin à la création de l'Université de l'Ontario français et a dissout le Commissariat des services en français. Évidemment, ces mesures de la part du Parti progressisteconservateur ont grandement choqué le pays, car de tels événements représentent une grande menace pour les francophones du Canada. Afin de préserver la langue et la culture, les élèves de la région doivent redoubler leurs efforts en 2019. Les écoles ont un rôle énorme à jouer pour faire prendre conscience aux élèves de leur place au sein de la francophonie. Contrairement à ce qu’on pourrait croire en tendant l’oreille dans le corridor d’une école secondaire francophone de la région, la langue française est encore très importante pour la plupart des élèves. Oui, les élèves parlent peut-être souvent l’anglais, mais ça ne diminue pas l’importance du français dans leur vie. Il suffit de continuer à encourager l’utilisation de la langue afin que les élèves ne se découragent pas. Plusieurs manifestations ont eu lieu et nombreuses mesures ont été mises en place dans les écoles dans le but de conserver la fierté francophone de la province.


Un camp de leadership pour les 7e et 8e du CEPEO Marie-Pierre Gauvin et Ella Duguay, 8e année Sara Trépanier, 7e année École publique Louis-Riel Cette année, pour la première fois, les élèves de l’intermédiaire du CEPEO ont eu la chance de participer à un camp de leadership qui leur était dédié. Le mardi 8 janvier, des élèves de partout sur le territoire du CEPEO se sont déplacés à l’École secondaire publique Louis-Riel pour vivre une activité de deux jours en développement de leadership. Vers 13 h, les écoles commençaient à arriver tranquillement à destination. En attendant les écoles les plus éloignées, l’équipe d’animation culturelle animait les élèves grâce à de petits jeux très simples pour les divertir et les faire bouger. Il y avait des courses, des rondes de «POW», des danses et des matchs de soccer. Cette heure d’animation a permis aux élèves de faire de nouvelles connaissances, ce qui a mis la table pour les activités à venir. L'ambiance était déjà au rendez-vous. Les onze écoles étant arrivées et les élèves étant divisés en groupes de couleur, il ne restait plus qu’à officiellement commencer le camp! Ce fut le temps du bingo des connaissances. Chaque élève avait une carte de bingo, mais au lieu d'un numéro sur les cases, il y avait un énoncé et le

but était de trouver une personne qui répondait au critère de l’énoncé. Attention! interdit d’avoir le même nom plus d’une fois sur la carte. L’activité était amusante et a permis aux élèves de connaître davantage les autres participants du camp, surtout des autres écoles. Plus tard en après-midi, les groupes de couleurs se sont séparés pour suivre différents ateliers. Ceux-ci avaient chacun un objectif spécifique : la confiance en soi, la communication, la découverte de son type d’intelligence et l’ouverture d’esprit. Après les ateliers en petits groupes, M. Brad Lafortune a fait vivre un atelier de danse métisses à toutes les participantes et tous les participants. C'était une série de pas très rapides et amusants. Il faisait chaud dans le gymnase! En soirée, place au spectacle d’Ariko : un groupe francoontarien formé de trois jeunes femmes accompagnées de leur père et de leur mère. Ils ont interprété plusieurs chansons francophones telles que L’arbre est dans ses feuilles et Notre place. Leur musique a créé une atmosphère de fête dans la salle : des groupes d’élèves dansaient, d’autres jouaient de la cuillère et d’autres chantaient. C’était ensuite l’heure du coucher, mais pas n’importe où… un dodo dans le Dôme de Louis-Riel. Quelle chance pour les participantes et les participants de réaliser un des

Les participantes et les participants au camp : La voix de la jeunesse du CEPEO. PHOTO : CHANEL ÉTHIER souhaits de plusieurs élèves de Louis-Riel. Le lendemain matin, au réveil, les activités ont repris en force jusqu’à l’heure du dîner. Ce fut ensuite le temps des aurevoirs, le départ des autobus et le retour à l'école. Le camp de La voix de la jeunesse est peut-être terminé, mais ce n’est que le début de belles choses organisées par ces élèves dans les écoles du CEPEO.

Danika Parenteau et Elicia Boutin, 7e année Collège catholique Mer Bleue Nous avons un GROS problème, notre planète souffre des changements climatiques. Les citoyens(nes) sont la cause de ces événements désastreux. Le dioxyde de carbone est une cause du changement climatique. À cause de nous, plusieurs espèces sont en péril. Par exemple, les changements climatiques causent la fonte de l’habitat des ours polaires et d’autre animaux. Alors, nous devons agir au plus vite pour sauver notre beau monde. Ce que nous faisons pour endommager la planète, c’est gaspiller notre nourriture. Une autre activité que nous faisons pour empirer ce désastre est d’utiliser en très grande quantité le plastique. Ce que vous ne savez peut-être pas est qu’un sac d’épiceries en plastique prend au moins 400 ans à se décomposer dans la nature. Tout le plastique qu'on gaspille endommage

énormément notre environnement. Cela doit arrêter, nous ne nous rendons pas compte comment nous tuons notre planète. De plus, cela n’affecte pas seulement les animaux, mais aussi les plantes et nous aussi. Depuis plusieurs ananées, nous ne remarquons pas combien la Terre a changé. Des scientifiques travaillent régulièrement dans des laboratoires pour observer la moyenne de température. La température moyenne de la Terre augmentera encore beaucoup d’ici l’année 2100. Vous demandez-vous pourquoi il y a eu plusieurs désastres naturels en 2018? C’est la faute du changement climatique. Il a produit plusieurs sécheresses intenses, des pluies, des tempêtes tropicales, des ouragans, etc. Si ça continue comme cela, le nombre d’habitants de la planète baissera de beaucoup. De quoi est composé le changement climatique? Le changement climatique est composé d’émissions de gaz à

effet de serre. Produit par les humains, ce dernier modifie l’atmosphère de notre planète. De plus, le changement climatique est de plus en plus grave et nous avons besoin de l’aide de tous les citoyens(nes) pour aider la planète qui est en danger. Tout ce qui se passe dans ce monde est la faute des humains. Nous choisissons dans quel monde nous voulons vivre. Nous sommes responsables de tous les dommages. Puis, nous avons choisi un monde de pollution et de désastres naturels. Ensuite, nous nous demandons pourquoi le monde se détruit. Alors, nous devons réduire notre empreinte écologique et faire plus attention à ce que nous faisons. Plusieurs personnes font attention à l’environnement, mais, ce n’est pas assez. Tout le monde doit faire sa part pour avoir un monde magnifique.

APPRENDS À PENSER COR-18-075

A2 • 7 février, 2019 • Volume 2, Numéro 4

Le changement climatique dans notre environnement

COMME UN PRO


Un succès pour les amoureux de la nature à Gisèle-Lalonde Nada Achtoutal et Yasmine Zemni, 11e année École publique Gisèle-Lalonde Un projet d’envergure a vu le jour à l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde ces derniers temps! Après plus de 3 ans de travail conjoint entre les élèves et les enseignants du Club Enviro, sous la gouverne de Mme Caroline Côté, la ruche est maintenant inaugurée. Cette ruche a pour but de prodiguer un habitat naturel de développement optimal pour les abeilles en danger au Canada. En plus de fournir un environnement de choix à cette espèce, la ruche permet aux étudiants de vendre le miel qu’ils obtiennent. Ce projet est une des plus grandes réussites de ce groupe d’étudiants dévoué à l’environnement et déterminé à avoir un impact positif dans sa communauté! Ce projet environnemental a été le sujet de discussion des membres du Club Enviro pendant plusieurs années et une grande démarche a été mise en place pour assurer la réussite de la ruche. L’an passé, pour la réalisation de ce projet, les élèves ont obtenu une subvention dans le cadre des demandes de financements Exprime-toi. En 2018, le Club Enviro est donc parvenu à parrainer une ruche à Carp au Diefenbunker pour continuer à venir en aide aux abeilles au Canada à travers la compagnie Gees

Bees. Par contre, grâce à la résilience et au dévouement des élèves ainsi qu’à la collaboration de la famille Plante, à partir de cette année, la ruche de Gisèle-Lalonde sera maintenant située aux Serres Robert Plante, à Navan. Cet emplacement permettra à la communauté scolaire de visiter leur ruche à quelques kilomètres de chez-eux. Par ailleurs, lors de la conception et la réalisation de ce projet, les élèves du Club Enviro continuent d’effectuer des campagnes de sensibilisation afin de démontrer aux élèves les différences entre une guêpe et une abeille, pour briser les mythes qui tachent la réputation des abeilles. De surcroît, ces campagnes soulignent l’importance des abeilles dans l’environnement tout en partageant de l’information concernant le progrès et le déroulement de la ruche, à l’aide d’expositions dans l’école et de présentations dans les classes. Le miel récolté de cette ruche, sera par la suite vendu aux membres du personnel et aux élèves pour amasser des fonds qui serviront à acheter de nouvelles plantes ou toutes autres nécessités concernant l’équipement ou les ressources du Club Enviro. En plus d’être une source de fierté pour les étudiants et pour les enseignants qui les encadrent, ce projet a été une opportunité d’apprentissage exceptionnelle et un exemple de persévérance. Les élèves ont, sans aucun doute, développé des qualités indispensables à leurs relations interpersonnelles tout en ayant eu un impact remarquable

Un pot de miel provenant de la ruche de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde PHOTO : ÉCOLE PUBLIQUE GISÈLELALONDE sur l’environnement qui les entoure. Le Club Enviro se distingue, encore une fois, par l’ampleur de ses réalisations qui ne font que réaffirmer la ténacité de ses membres!

L’appétit du pouvoir : abus malsain en politique « Le pouvoir endommage le cerveau et bloque la capacité de se mettre à la place des autres. Plus on goûte au pouvoir, plus on en redemande. Jusqu'au point où l'on ne peut plus se passer du pouvoir. » Certaines personnes abusent de leur pouvoir et imposent leurs décisions. Elles veulent montrer qu’elles sont supérieures et qu’elles ont le contrôle sur les autres. Un exemple parfait est Donald Trump, le président des ÉtatsUnis. Il intimide et harcèle la presse en disant jour après jour qu’elle est « l’ennemie du peuple américain ». Il répand des attaques personnelles mesquines contre des journalistes sur son compte Twitter pour exprimer son insatisfaction. Dans le Briefing Room de la Maison-Blanche, les journalistes qui adoptent le discours officiel du gouvernement ont le droit de poser des questions, alors que

ceux qui s’y opposent sont ignorés. Trump s’attaque à la liberté de presse en contrôlant l’information. De plus, au cours de l’été 2018, le gouvernement de Trump a séparé les familles qui ont traversé la frontière américaine, en arrachant les enfants des bras de leurs parents en les mettant dans des cages comme des animaux. Plusieurs de ces enfants avaient moins de quatre ans. Le gouvernement de Trump aurait pu trouver d’autres solutions au lieu de traumatiser des enfants, d’innocentes victimes. Trump a commis un geste immoral et cruel! Tout au long de l’histoire, les leaders ont été sujets à la corruption. Il y a mince espoir de penser que cela changera à l’avenir. Mais comment faire pour résister à la corruption? Si les personnes peuvent changer pour le pire, elles peuvent également changer pour le meilleur – tant que le désir existe. Oser espérer!

7 février, 2019 • Volume 2, Numéro 4 • A3

Sabrina Vriesendorp, 11e année École catholique Béatrice-Desloges Selon Lord Acton, historien et politicien britannique du X1Xe siècle, « le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument ». Cette fameuse citation est encore pertinente de nos jours. Mais pourquoi le pouvoir prédispose-t-il à la corruption? Alors que les leaders gagnent habituellement du pouvoir en étant honnêtes, empathiques, collaboratifs, ouverts d’esprit, impartiaux et généreux, leur attitude empire au fur et à mesure qu’ils commencent à se sentir puissants. Ils commencent à avoir des comportements égoïstes ou immoraux. Ce changement peut se produire rapidement. D’après le psychologue Keltner, le pouvoir exerce le même effet sur le cerveau humain que celui de la drogue :


Supprimer la langue française en Ontario, vraiment ? Nicholas Cléroux, 12e année École publique L'Héritage Les Franco-Ontariens et les FrancoOntariennes subissent une attaque d'ordre linguistique par le gouvernement Ford. Annuler le projet de l’Université de l’Ontario français, franchement ! Annuler le Commissariat pour les services en français, impossible ! Comme jeune Franco-Ontarien, je me sens attaqué par ces actions. Je crois en une province où les jeunes ont le choix de continuer leur éducation en français dans une université francophone. Saviezvous qu’au Québec, il y a trois universités anglophones ? Ici, on en veut seulement une... Cela n’est-il pas notre droit comme francophone ? Doug Ford n’a aucunement le pouvoir de nous enlever notre identité et notre fierté francophone. Le règlement 17 n’est pas seulement un bout de papier : il représente nos droits à l’éducation en français. Maintenant, nous en voulons plus : des études postsecondaires en français dans un établissement reconnu. Au risque de me répéter, M. Ford ne réalise aucunement que la langue française n’est pas seulement notre langue, mais notre identité comme individus et comme communautés francophones. Cela est évident pour Amanda Simard qui a quitté le parti du gouvernement progressisteconservateur de l’Ontario pour siéger comme députée indépendante. Nous

pouvons dire que l’audace de Mme Simard a inspiré toute une génération de jeunes Franco-Ontariens comme moi. Nous saluons TOUS son courage. Nous sommes TOUS debout à côté d’elle pour la Résistance. Même si cela semble ne pas inquiéter M. Ford, certaines de ses décisions démontrent ses préoccupations... Il a tellement causé de turbulence dans la communauté francoontarienne qu’il a réveillé notre flamme pour notre identité. Des communautés francophones de partout au pays ont réagi et militent avec nous pour reconnaître la francophonie d’un océan à l’autre. Les droits de tous les Franco-Ontariens n’ont pas seulement été violés, mais ils ont été abolis. Comme Franco-Ontariens, nous avons le droit d’être servis dans notre langue. Même si l’Ontario ne s’identifie pas comme province bilingue, la ville d’Ottawa, la capitale du Canada (qui est officiellement bilingue), qui se situe en Ontario, est officiellement bilingue. M. Ford, vous n’avez aucune raison de nous enlever nos droits comme Canadiens. Nous sommes des Franco-Ontariens fiers et, s’il le faut, l’article 20 de la Charte canadienne des droits et libertés vous servira de leçon. Sources: La Presse – Annulation Université Francophone (le 12 décembre 2018) La Presse – Revenir au Canada Français? (le 12 décembre 2018)

Les Franco-Ontariens doivent se manifester en 2019 A4 • 7 février, 2019 • Volume 2, Numéro 4

Suite de la page A1 Grâce au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), plusieurs activités sont offertes aux élèves dans le but de promouvoir la francophonie. Au cours de l’année, par exemple, les élèves ont droit à plusieurs spectacles d’artistes francophones, ont la chance de participer à plusieurs activités, notamment Destination réussite, et la journée SIXUNTROIS organisée par le MIFO, et peuvent célébrer en grand la Journée de la francophonie. Il semblerait que ces activités sont majoritairement bien reçues par les élèves et qu’elles permettent aux jeunes de réaliser à quel point la culture francophone est importante. Comme le constate le site de l’actualité franco-ontarienne (l’ONFR), même

si le taux de francophones en Ontario diminue encore depuis 2011, il est important d’encourager les jeunes de continuer à vivre en français, surtout depuis les changements apportés par le gouvernement Ford. Il est donc crucial pour les écoles de continuer à pousser ceux qui tiennent la francophonie à cœur de vivre en français au quotidien, malgré les difficultés qui peuvent survenir. En s’exposant davantage à la culture, en assistant à des concerts, en faisant du bénévolat pour des organismes francophones et en demandant de se faire servir en français à l'épicerie ou au centre commercial, les francophones réclament leur place au sein de la société et offrent la chance aux générations futures de pouvoir continuer à vivre en français.

La Presse – Amanda Simard & Règlement - 17 2.0 (le 12 décembre 2018) La Presse ― Pourquoi Québec doit défendre francophonie canadienne (le 12 décembre 2018) La Presse ― Redevenir des Canadiens Français? (le 12 décembre 2018) Thot Cursus – Enjeux linguistico politiques (le 12 décembre 2018) Wikipedia―Article 20 (le 12 décembre 2018)

PHOTOS : NICHOLAS CLÉROUX

En Spectacle à

l’Église Saint-Joseph d’Orléans

ÉDITH BUTLER le samedi 30 mars 2019 à 20 h Coût : 45 $

Un spectacle de marionnettes

POUR ENFANTS DE 5 À 10 ANS

le samedi 13 avril 2019 à 10 h ou 13 h

Coût : 10 $

Luce Dufault le vendredi 10 mai 2019 à 20 h Coût : 45 $ Les billets sont en vente au secrétariat de la paroisse 2757, boul. St-Joseph, Orléans – 613-824-2472 et en ligne sur le site www.eventbrite.ca

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L'Orléanais 7 février, 2019  

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