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10 janvier 2019 Volume 3 Numéro 1

La voix francophone d’Orléans

PAGE 3 Les Gauthier : Un couple bâtisseur d’Orléans à l’impact indélébile

Prochaine édition 7 février

PAGE 5 La SFOPHO présente « La petite histoire du parc Gérald-Poulin »

PAGE 8 Le magicien Luc Langevin laisse la foule perplexe

2019 : D’autres turbulences à venir pour les francos?

Avez-vous remarqué que la Ville d’Ottawa a récemment installé un mât avec le drapeau franco-ontarien sur le site du Complexe récréatif Ray-Friel? Ce 4e mât rejoint les mâts arborant les drapeaux canadien, provincial et municipal. PHOTO FICHIER

L’équipe Jocelyne Lauzon

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Depuis son arrivée au pouvoir en juin dernier, le gouvernement progressisteconservateur de Doug Ford aime bien sortir son slogan Promise made, promise kept, lorsqu’il annonce la réalisation d’une promesse électorale. Par contre, la communauté francoontarienne a eu à encaisser un coup particulièrement dur le 15 novembre dernier, lorsque le gouvernement a annoncé différentes compressions dans le but de respecter son engagement de mettre un frein à certaines dépenses : « La priorité du gouvernement était de ramener la province à un équilibre budgétaire », rappelle Carol Jolin, le président de l’Assemblée de la francophonie (AFO). « [Ce que l’AFO] disait, c’est que la communauté francophone

est prête à faire sa part comme tout le monde en Ontario, mais le message était de ne pas toucher à nos institutions et à nos services en français », ajoute-t-il. Pourtant, parmi les coupes figuraient le projet de l’Université de l’Ontario français et le Commissariat aux services en français. Depuis, le discours s’est adouci. Le projet d’une université francophone n’est plus aboli, mais mis en veilleuse jusqu’au rétablissement des finances, alors que le Commissariat a été absorbé par le bureau de l’Ombudsman de l’Ontario, perdant du coup son indépendance. Puisque l’objectif avoué des changements était des économies financières, le renvoi du Commissariat vers le bureau de l’Ombudsman en a fait sourciller plus d’un : « De la façon que ça a été fait, il n’y a pas SUITE À LA PAGE 2

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La lutte des francos se poursuivra en 2019

EN BREF

Photo : Loluis V. Patry

Suite de la page 1

Concert de Noël conjoint à l’église Saint-Joseph d’Orléans ORLÉANS – Le 16 décembre dernier, les 86 choristes du Chœur d’Orléans de la paroisse Saint-Joseph et des Jeunes de Cœur du club Séraphin-Marion du MIFO ont uni leurs voix pour offrir à la communauté un magnifique concert bénéfice de chants de Noël, dans l’église Saint-Joseph d’Orléans, récemment rénovée. L’entrée étant libre, les dons recueillis étaient au profit de la Société de Saint-Vincent-de-Paul et de la Fondation du Centre Miriam.

Trèva Cousineau reçoit le Prix d’excellence de l’Ontario ORLÉANS – Le 23 novembre, Trèva Cousineau, présidente du MIFO et de Dialogue Canada, a reçu le Prix d’excellence de l’Ontario pour les personnes âgées lors d’une cérémonie à Queen’s Park. Impliquée dans plusieurs causes et organismes, madame Cousineau était une de 16 personnes âgées remarquables honorées cette année pour avoir apporté d’importantes contributions dans leurs collectivités et dans la province après l’âge de 65 ans.

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Regroupement des caisses Desjardins de l’Ontario OTTAWA – Réunis en assemblées générales extraordinaires à la fin novembre 2018, les membres des 11 caisses populaires de l’Ontario et les délégués de la Fédération des caisses populaires de l’Ontario (FCPO) ont voté très majoritairement en faveur du projet de regroupement qui leur était présenté. Dans le cas de la région d’Ottawa, l’assemblée générale extraordinaire a eu lieu le 27 novembre dernier au pavillon Excentricité de La Cité. La nouvelle Caisse Desjardins Ontario sera officiellement constituée le 1er janvier 2020. Selon le communiqué de presse, il n’y aura aucun inconvénient en matière d’expérience et de service pour les membres, puisque chaque caisse conservera son numéro de transit (même numéro de compte, mêmes cartes de crédit et de débit).

L’École secondaire publique Louis-Riel s’agrandit GLOUCESTER – Le 14 décembre, le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et l’École secondaire publique Louis-Riel ont célébré l’inauguration d’un nouveau bâtiment à cette école, qui permettra d’accueillir 252 élèves supplémentaires. L’événement a eu lieu en présence de dignitaires et d’élèves de 7e et 8e années qui seront les principaux bénéficiaires de cet ajout. Un total de 1800 mètres carrés ont ainsi été ajoutés à l’école.

d’économie. C’est ce qu’on a essayé de dire au gouvernement. Puisqu’il n’y a pas d’économie, laissez le Commissariat comme il est en ce moment », explique M. Jolin. À cet égard, l’organisme a mandaté les avocats Ronald Caza, bien connu grâce à son implication dans la survie de l’Hôpital Montfort, et Mark Power pour analyser la loi 57, qui inclut des coupes dans les services en français en Ontario, et voir quels sont les recours légaux possibles contre le gouvernement : « La francophonie perd au change, étant donné que le rôle d’un commissaire est très différent du rôle d’un ombudsman », explique le président de l’AFO, qui ne cache pas que les démarches pourraient aboutir qu’après 2019. Si l’année 2018 a été difficile pour les Franco-Ontariens, M. Jolin n’entrevoit pas nécessairement la nouvelle année d’un meilleur œil : « On craint d’autres compressions importantes », avoue-t-il sans détour, tout en promettant que l’AFO demeurera présente pour continuer à défendre les services et les institutions que la communauté a acquis au fil des décennies.

Mais tout n’est pas noir pour l’AFO, qui voit d’un bon œil l’arrivée de Marilissa Gosselin à titre de conseillère principale en politiques responsable des Affaires francophones au sein du bureau du premier ministre : « C’est une bonne chose d’avoir une personne francoontarienne qui pourra apporter une lentille francophone au premier ministre et à son entourage lorsqu’ils prennent des décisions », affirme M. Jolin. Avant l’arrivée de Mme Gosselin, cette garde rapprochée n’était pas accessible aux associations comme l’AFO. M. Jolin croit donc que la présence de Mme Gosselin permettra de communiquer les priorités de la communauté francophone, en plus de permettre au premier ministre de prendre conscience de l’impact que ses décisions auront sur elle : « S’il prend des décisions, il aura eu le signal de ce que ça représente pour la communauté, que ce soit positif ou négatif », conclut-il. L’Orléanais a contacté le bureau de Caroline Mulroney, la ministre des Affaires francophones, afin de discuter de l’année à venir avec elle. Notre demande d’entretien n’a pas eu de retour dans les délais prescrits.

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ACTUALITÉ

Un couple bâtisseur d’Orléans à l’impact indélébile m’a vu travailler et, plus tard, quand j’étais à mon compte et que j’ai fait une soumission pour une autre école, il s’est souvenu de moi. C’est comme ça que j’ai commencé. » Parmi toutes ses réalisations, celle qui a probablement marqué une génération a été Le Normandie Motor Hotel, où se trouve aujourd’hui le parc-o-bus d’OC Transpo près du centre Place d’Orléans. Si l’endroit a éventuellement connu un succès retentissant, il n’était, au départ, qu’une façon de tenir le père de Jean occupé : « Il disait qu’il était trop vieux pour travailler en construction et qu’il aimerait s’occuper d’un petit motel », explique Mme Gauthier. Cette dernière ajoute que l’hôtel a été construit trop vite. En effet, en 1962, il y avait peu de tels endroits à Orléans… et pour cause. La demande n’y était pas forcément : « C’est quand on a construit la salle de banquet [en 1968] que ça a fonctionné! C’est ça qui nous a sauvés », dit Mme Gauthier. Cette salle est rapidement devenue un endroit prisé pour les réceptions de mariage, en accueillant même, à une occasion, quatre le même samedi. L’aventure a toutefois pris fin en 1985, alors que le couple a été exproprié dans le but d’agrandir ce qui allait devenir la 174. La Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) planifie poser une plaque cette année au parc-o-bus pour commémorer l’endroit où était situé l’hôtel. Aujourd’hui, les Gauthier donnent beaucoup de leur temps à l’église évangélique Nouvel Espoir. Sans surprise, Jeannine a occupé, jusqu’en décembre dernier, le rôle de trésorière et Jean s’occupe des rénovations et des constructions diverses.

Jean et Jeannine Gauthier font partie intégrante de la communauté locale depuis presque toute leur vie. Parmi leurs nombreuses réalisations, citons la construction de l’ancien Normandie Motor Hotel. PHOTO : JEAN-MARC PACELLI

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Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Jean et Jeannine Gauthier (née Taillefer) ont, sans l’ombre d’un doute, marqué l’histoire d’Orléans et d’Ottawa. Né à Sudbury en 1931, Jean Gauthier a suivi les traces de son père dans le domaine de la construction. Au fil des ans, le principal intéressé estime avoir bâti une centaine d’immeubles : « Surtout des écoles, mais il y a eu l’église SaintLouis-Marie-de-Montfort, à Ottawa, et la première bibliothèque d’Orléans, sur le boulevard St-Joseph », se rappelle-t-il. C’est en 1955, dans la cour de l’école Saint-François, que les futurs époux se sont rencontrés : « Jean en faisait la construction et moi j’y travaillais comme enseignante. C’était ma première et dernière année d’enseignement », lance en riant Jeannine Gauthier. À une époque où les familles comptaient de nombreux enfants, cette femme, née à Orléans en 1937, a su faire une conciliation travail/famille étonnante. Tout en réussissant à s’occuper des 10 enfants qu’elle a mis au monde, elle a aussi œuvré à titre de secrétaire et de trésorière pour la compagnie Jean Gauthier Construction, fondée par son conjoint en 1959. M. Gauthier, de son côté, avoue que démarrer son entreprise n’a pas été une mince affaire, alors qu’il devait affronter une compétition féroce. Il affirme même que des architectes ont tenté de lui mettre des bâtons dans les roues à plusieurs reprises. Heureusement, c’est son éthique de travail qui lui a valu son premier contrat : « Dans le temps, je demeurais sur les chantiers de construction et je travaillais de 15 à 20 heures par jour. Un jour, quand je bâtissais une école, le commissaire


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Les silences qui parlent

Le maître maçon y laisse sa marque

Le 1er décembre, de l’Acadie au Yukon, des francophones sont descendus dans la rue pour unir leur voix à celles qui retentissaient en Ontario. On y scandait des slogans à Ottawa, Casselman, Hearst, London, Toronto, North Bay, Sudbury et ailleurs… Sous le grand chapiteau monté pour l’occasion à Ottawa, on a entendu Mona Fortier, députée libérale fédérale d’Ottawa-Vanier, Mélanie Joly, ministre fédérale de Patrimoine canadien, et Matthieu Lacombe, ministre québécois de la Famille. « Nous sommes, nous serons! Nous sommes, nous serons! » Le quotidien Ottawa Citizen a surpris tout le monde en dénonçant le programme de Doug Ford dans un éditorial traduit en français. La nouvelle s’est même répandue jusqu’à L’humeur de Linda à TV5 Monde. « Vivre en français au Canada, c’est un combat », a dit sans ambages la chroniqueuse Linda Giguère. Voilà donc la francophonie ontarienne telle qu’elle s’est révélée en ce samedi pas comme les autres : un mouvement de grande envergure nourri de multiples cultures, avec des appuis chez les anglophones, qui a des échos partout au Canada et ailleurs dans le monde, et qui mobilise la classe politique québécoise et canadienne. Quant à Doug Ford, il a réduit le phénomène à une statistique. Les francophones ne représentent que 3 % de la population ontarienne, a-t-il dit. De plus, il boude l’Organisation internationale de la francophonie. En 2016, l’Ontario célébrait son accession au poste d’observateur au sein de l’OIF. Qu’à cela ne tienne, le premier ministre est resté à Queen’s Park pendant que les pays membres de l’OIF se rencontraient au Sommet d’Erevan en septembre dernier. Trop cher, a présenté comme excuse la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney. Franchement! Quel pays au monde n’a pas les moyens de payer une traversée de l’Atlantique avec repas et chambre d’hôtel pour sa délégation? C’est le même prétexte qui sert à justifier les autres compressions. Pourtant, l’Ontario n’est pas en mauvaise posture économique. Son Produit International Brut (PIB) croît plus vite que celui du Canada et de tous les pays membres du G7 depuis 2014. De plus, elle dépasse son objectif de réduction du déficit pour la neuvième année de suite. Dans ce contexte, l’excuse budgétaire n’est guère crédible. Amanda Simard a quitté le parti. Elle a tenté par la suite de prendre la parole en Chambre à ce sujet. La procédure veut qu’il y ait assentiment unanime de l’assemblée pour ce faire. Les conservateurs ont refusé. Le jour de la manifestation, pas un mot de Caroline Mulroney, la ministre des Affaires francophones. Que peut-on déduire de son pouvoir au sein du cabinet? Le gouvernement Ford prétexte l’excuse économique, mais les gestes expriment autre chose. Souvent, l’intention véritable est ailleurs que dans les mots et les chiffres. Elle est dans le silence, celui observé par la ministre et imposé à la députée Amanda Simard. Ici, l’intention est politique.

L’église Saint-Joseph d’Orléans a subi un différente de toutes les autres pierres des murs rajeunissement formidable depuis trois ans. des églises et des cathédrales qu’ils bâtissaient. On a redressé, solidifié et repointé les murs La particularité de cette pierre, que le maître extérieurs, c‘est-à-dire refait les joints de maçon installait dans le mur, était toujours la mortier entre les pierres. Ces pierres viennent en même : elle portait le signe du maître maçon et majorité de l’ancienne carrière Robillard sur le représentait « l’Oeil de la Providence ». chemin Carson. D’après le site Internet : Le savoir perdu À l’intérieur de l’église, des anciens, « l’Oeil de la une fois le plâtre enlevé, on Providence, également connu y découvrit un autre mur sous le nom de l’Oeil qui voit de pierres et, selon André tout, est un puissant symbole Duford, celles-ci viendraient utilisé depuis des centaines principalement de la carrière de d’années, sinon plus. Certains Pierre Rocque, située autrefois savants retracent son histoire derrière la rue qui porte le à l’Egypte antique et à l’Oeil Réflexion même nom. Ces murs de pierres d’Horus. naturelles sont maintenant exposés dans ce beau L’Oeil qui voit tout a été un symbole chrétien monument historique, sous un éclairage très important que l’on trouve souvent sur les vitraux bien ciblé. des églises. En 1782, l’Oeil de la Providence Coordonnateur des travaux sur le terrain, a été adopté dans le cadre du symbolisme au André Duford se tenait toujours au courant verso du Grand Sceau des Etats-Unis » souligne de tous les menus détails. Un jour, alors qu’il encore ce site. Il est aussi au verso du billet de 1 discutait avec un des cinq repointeurs-maçons, il dollar américain. apprit qu’il y a sur le mur de cette église, comme La coutume traversa l’Atlantique et elle fut d’autres églises bâties pendant cette période, utilisée par nos maçons canadiens qui bâtissaient une pierre qui est complètement différente des nos cathédrales et nos églises. Toutefois, n’ayant autres dans sa forme et sa couleur. Apparemment pas de signe particulier, le maître maçon y qu’elle cacherait la pipe du maître maçon qui laissait sa pipe personnelle dans le mortier de l’aurait déposée lors de la construction du mur. cette pierre bien spéciale, ce qui semble avoir André me montra la pierre sur le mur et elle été fait, entre 1920 et 1922, par le maître maçon est bien apparente en effet. On présume que la de la compagnie Brunet et frère, entrepreneur pipe y est encore, mais on ne défera pas le mur chargé de la construction de l’église actuelle. pour vérifier. Donc, chers lecteurs, je vous mets au défi Voilà, ma curiosité était piquée à vif. Mes de trouver cette pierre apparente sur le mur de recherches primaires m’indiquèrent que cette l’église. À chaque chronique qui suit, je vous coutume datait de bien longtemps. En France, donnerai un indice. Prenez une photo et faitesles maçons étaient très populaires, car on la moi parvenir à : gagnonde@sympatico.ca. Il bâtissait beaucoup d’églises et chaque maître n’y a pas de prix à gagner et n’essayez pas de maçon voulait que son œuvre soit reconnue par contacter André Duford à cet effet : il sera bien tous. Ils formèrent une association de maçons où discret, qu’il m’a promis. Premier indice : cette chacun développa son signe bien spécial qu’il pierre se trouve à environ 10 mètres (30 pieds) inscrivait sur une pierre de couleur et de forme de hauteur sur le mur.

Réjean Paulin Francopresse

Rédacteur en chef.............Louis V. Patry Pigiste principal...........Jean-Marc Pacelli Ventes.........................Danielle Sylvestre L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est appartenu et exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca.

Denis

Gagnon

Bonne et heureuse année 2019! Paix, joie et une bonne santé à tous et chacun. Marie-France Lalonde Députée Orléans

Bureau de circonscription 206-250, boul. Centrum, Orléans, ON K1E 3J1 613-834-8679 | mariefrancelalonde.ca @mflalonde


NOTRE PATRIMOINE

La petite histoire… du parc Gérald-Poulin L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Alton Legault Auteur principal ce mois-ci Il existe un parc accueillant, paisible et charmant, au 1899, chemin Du Clairvaux, dans le quartier Innes, secteur Chapel Hill, au nord-ouest de l’intersection du boulevard d’Orléans et du chemin Innes. Il a été aménagé dans les années 1980, au moment du développement de ce nouveau quartier résidentiel. Parc quatre saisons, il comprend des structures de jeu (remplacées et modernisées en 2009), un terrain de basketball, un terrain de volleyball de plage, une aire de jets d’eau (rénovée en 2018), un terrain de jeu, une piste pour promener son chien en laisse, bancs et tables de pique-nique et beaucoup de zones ombragées. En hiver, il y a une côte

pour les activités de glisse et une patinoire. Un lieu qui invite à la détente et à la joie de vivre ensemble. Le 10 février 1985, ce parc a été consacré parc Gérald-Poulin, en hommage à un éminent citoyen d’Orléans. Gérald Poulin est né à Ottawa, le 1er décembre 1931. Après des études à l’école St-Jean-Baptiste, rue Empress, et au juvénat des Rédemptoristes à SainteAnne-de-Beaupré, il obtient un baccalauréat des arts de l’Université d’Ottawa et un diplôme d’administration publique de l’Université Carleton. Il enseigne quelques années dans le Nord de l’Ontario et à Ottawa, avant de devenir traducteur et fonctionnaire-gestionnaire auprès du gouvernement du Canada. En 1956, il épouse Pauline Lortie. Ils s’installent à Orléans sur la rue Notre-Dame, où ils élèvent leur famille de huit enfants. Dès son arrivée à Orléans, Gérald s’implique dans sa nouvelle communauté. Il milite avec d’autres pour l’installation d’un système d’égouts et d’aqueduc moderne, participe à la chorale et au conseil d’administration de l’église SaintJoseph, devient secrétaire de la chambre de commerce et secrétaire de la commission scolaire (1964) où il travaille en étroite collaboration avec Vincent Barsona pour

Gérald Poulin vous salue devant l’affiche du parc qui porte son nom. Le parc a été consacré ainsi le 10 février 1985. PHOTO: LOUIS V. PATRY obtenir des écoles primaires et secondaires modernes pour les francophones du coin. En 1976, il siège au Gloucester Community Recreation Committee, dont il deviendra président en 1978; c’est au sein de cet organisme et avec l’appui de nombreux citoyens qu’il mène avec

succès une campagne de financement permettant la construction du Complexe récréatif d’Orléans (1980) (renommé, malgré des objections, Complexe récréatif Bob MacQuarrie – Orléans, en 2006)… Suite le 7 février

Brève histoire des deux acquis franco-ontariens en péril Diego Elizondo Chercheur indépendant en histoire franco-ontarienne

plusieurs générations qui souhaitaient successivement parachever le système scolaire franco-ontarien et pallier aux défauts des universités bilingues. Après des tentatives infructueuses dès les années 1940, la fin des années 1960 et l’époque des accords constitutionnels de Meech et Charlottetown, le projet est revenu à l’avant-scène en 2012 : l’Ontario abolissait sa Bourse pour étudier en français à l’université (créée en 1975), le commissaire Boileau publiait son rapport Pas d’avenir sans accès et le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO, fondé en 2009) renaissait de ses cendres. Porté par une nouvelle génération, le RÉFO, avec l’AFO et la FESFO, organise des États généraux communautaires sur le postsecondaire en Ontario français en 2013-2014, dont la principale recommandation est la création d’une université de langue française. D’abord récalcitrant et préférant bonifier l’offre de programmes en français dans les universités bilingues, le

gouvernement libéral de Kathleen Wynne établit en septembre 2016 le Conseil de planification pour une université de langue française. Ayant à sa tête Dyane Adam, le Conseil dévoile son rapport en septembre 2017 et propose l’ouverture en 2020 d’une université de langue française à Toronto, nommée Université de l’Ontario français. Le gouvernement Wynne approuve les recommandations et l’université est créée le 14 décembre 2017 avec l’adoption de la loi omnibus 177. Un bureau des gouverneurs est formé (avril 2018) et un recteur par intérim est nommé (juillet 2018). Légalement, l’Université de l’Ontario français existe toujours. Il faudrait un autre projet de loi pour l’abolir. Par contre, le projet de loi annoncé le 15 novembre 2018 (adopté le 6 décembre) prévoit la fin du financement provincial vers ladite université à partir du 15 janvier 2019, ce qui la transformerait en une coquille vide.

10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1 • 5

Le 15 novembre 2018, par voie d’énoncé économique, le gouvernement de l’Ontario annonçait l’abolition du Commissariat aux services en français de l’Ontario et l’annulation du projet de l’Université de l’Ontario français. Créé en 2007 par le gouvernement provincial alors dirigé par le libéral Dalton McGuinty, le Commissariat aux services en français veille à ce que les obligations du gouvernement et des organismes gouvernementaux soient respectés selon la Loi sur les services en français (1986). Pour mener à bien son mandat, il réalise des enquêtes indépendantes, par suite de plaintes ou de sa propre initiative, dépose des rapports et formule des recommandations. De plus, il étudie les enjeux qui affectent l’offre des services, tels que la démographie. Devenu indépendant en 2014, il relève depuis de l’Assemblée législative de

l’Ontario. Le commissaire, qui dirige le Commissariat, est un agent du Parlement. Le poste est occupé depuis sa création par Me François Boileau. Parmi les réalisations du Commissariat, on compte l’adoption d’une définition inclusive de la francophonie en 2009, d’un rapport accablant en 2012 intitulé Pas d’avenir sans accès sur la situation du postsecondaire de langue française en Ontario et une campagne de sensibilisation soutenue sur l’offre active. Le Commissariat aux services en français de l’Ontario est l’un des onze commissariats linguistiques dans le monde. Suite aux pressions, le gouvernement de Doug Ford s’est ravisé le 23 novembre dernier : il prévoit placer le Commissariat, après mars 2019, sous la tutelle de l’Ombudsman de l’Ontario plutôt que de l’abolir, bien que les rôles d’ombudsman et de commissaire (ce dernier ayant un rôle de promotion) soient différents. Le projet d’une université de langue française en Ontario fut porté par


SOIRÉES PORTES OUVERTES DANS LES ÉCOLES SECONDAIRES DU CECCE À OTTAWA

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6 • 10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1

ernational et médias dias

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Entrepreneuriat et Innovation

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6 décembre 2018

Informatique; Affaires et commerce; Classe hockey

Pierre-Savard

16 janvier 2019

Santé environnementale

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17 janvier 2019

Design; Baccalauréat International

Samuel-Genest

21 janvier 2019

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22 janvier 2019

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17 janvier et 28 février 2019

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*Les soirées portes ouvertes ont eu lieu en 2018.

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étudiant 10 janvier 2019 Volume 2 Numéro 3

La voix des étudiants francophones d’Orléans

Prochaine édition 8 février

Avis de perte des valeurs authentiques de Noël

SUITE À LA PAGE A4

COR-18-075

COMMENCE TA CARRIÈRE

DÈS LA RENTRÉE

10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1 • 7

Les Anges de Noël sont accrochés dans le sapin à l’entrée de l’école secondaire catholique Garneau. Suite à la page 2. PHOTO : MARIE-ÈVE DUGUAY

Éloïse Badin, 11e année École catholique Béatrice-Desloges Lorsqu’il est finalement temps de tourner la page du calendrier pour le mois de décembre, les émotions semblent avoir changé. Nos parents sont constamment en train de nous dire : « Auparavant, recevoir une orange faisait l’affaire, mais de nos jours, cette fête est de plus en plus commercialisée. » Ils n’ont pas tort, les valeurs authentiques sont maintenant diluées avec les achats de cadeaux. Dépendamment de l’âge de la personne, Noël est perçu de deux manières : un moment rempli de magie et l’autre, un moment bourré d’anxiété. Comment? vous demandez. Deux stades séparent les âges. Pour un enfant, il attend patiemment (ou impatiemment) le temps des Fêtes, le temps où le sapin sera magiquement rempli de cadeaux. En revanche, pour les parents c’est une différente histoire, la liste interminable de cadeaux et plusieurs autres facteurs ont la capacité d'augmenter la pression artérielle. Il y a le grand dilemme de cadeaux, une décision très stressante pour plusieurs personnes. Qui recevra des présents cette année? Les gens n’évaluent pas bien leurs finances et ils finissent par s'endetter. Et lorsqu’il est finalement temps pour les rassemblements de famille : la tension. Il y a l'oncle qui choisit de parler de son parti politique, ce qui rend le beau petit souper une simulation de la « troisième guerre mondiale. » Ce repas de soir a tristement aussi amené son amie nommée « Prise de poids ». Il faut nuancer sa résolution de l’année qui semble toujours être la même chose : un régime avec le retour au travail. Un besoin fondamental d’équilibre : avec tout ce stress qui frappe, il faut se rappeler les vraies valeurs de Noël et ainsi, le retour à la routine sera un peu plus détendu.


Actes de bienveillance à l’École catholique Garneau Marie-Ève Duguay, 12e année École catholique Garneau Dans le cadre du temps des Fêtes, l’école Garneau a proposé encore une fois cette année son programme Anges de Noël. Dans le but de souligner le thème de la bienveillance qu’appuie le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), le comité de la pastorale de Garneau a placé à l’entrée de l’école un arbre de Noël décoré d’anges sur lesquels sont inscrits des suggestions de cadeaux. Les élèves et les membres du personnel ont été invités à se procurer les items proposés, par exemple des cartes-cadeaux, des vêtements chauds pour l’hiver ainsi que des jouets pour enfants. Les cadeaux ont ensuite été offerts aux familles démunies de la région par l’entremise de certaines causes

humanitaires, notamment les Bergers de l’Espoir, le Centre Miriam ainsi que la Société de l’aide à l’enfance. Ces organismes ont pour raison d’être de venir en aide aux gens en difficulté dans notre communauté. En favorisant la collaboration, le partage et l’entraide, ces services de soutien réussissent à rendre la période des Fêtes plus agréable pour les enfants, les adolescents et les adultes dans le besoin. Évidemment, le tout se fait avec respect, honnêteté et équité. Les élèves de l’école se sont démarqués : la classe de français de douzième année de Monsieur Patenaude a, elle seule, amassé au-dessus de 75 $. Avec l’argent, la classe s’est procuré des jouets pour deux jeunes enfants ainsi qu’une carte-cadeau de Walmart. D’après l’équipe de la pastorale, la

communauté scolaire de Garneau s’est surpassée et a donné en tout 163 cadeaux, faisant ainsi preuve d’une « grande générosité et [d’un] esprit de bienveillance envers ceux dans le besoin ». Comme l’a constaté Sarah Lapolice, élève de douzième année à Garneau, le programme Anges de Noël est la manière parfaite d’appuyer le thème de la bienveillance : « Je crois que ce programme est une très bonne idée! J’adore donner aux gens autour de moi, et je suis rassurée de savoir que mes dons vont apporter de la joie aux gens pour qui la période des Fêtes n’est pas toujours facile. » Espérons que l’école Garneau pourra continuer à organiser le programme Anges de Noël dans les années à suivre. Quelle belle initiative de la part de l’équipe de la pastorale!

Les Anges de Noël sont accrochés dans le sapin à l’entrée de l’école. PHOTO : CEPEO

8 • 10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1

Pour tout connaître sur le programme de l’IB du CCMB Geneviève Bessette, 11e année Collège catholique Mer Bleue Si on est curieux à propos de quelque chose et on veut en apprendre plus, que fait-on? On s’informe évidemment! Le mercredi 12 décembre 2018, plusieurs parents et élèves de la 10e année du Collège catholique Mer Bleue (CCMB) sont venus à la soirée d’information des programmes du Baccalauréat International (IB) pour la 11e et 12e année. Cette rencontre présentait les options et les exigences des programmes de l’IB pour les deux dernières années du secondaire. Mme Labelle, coordonnatrice du diplôme, et Mme Brisebois, enseignante en affectation spéciale au conseil catholique, ont préparé et livré la présentation. La bibliothèque était pleine de parents et d’élèves avides d’en connaître davantage.

On nous a expliqué qu’il y a deux options : le Programme à orientation professionnelle (POP) et le Programme du diplôme. Pour l’année scolaire 2018-2019, seul le Programme du diplôme est en place avec une classe de 11e année. La différence majeure entre les deux programmes est que le POP permet à l’élève de suivre certains cours IB et d’autres réguliers de l’Ontario tandis que le Programme du diplôme demande à l’élève de suivre 6 cours IB ainsi que le tronc commun. Le tronc commun comprend un cours sur la théorie de la connaissance, le mémoire et le CAS (créativité, action, service). L’avantage de l’IB, c’est que les élèves sortiront prêts pour l’université. En effet, le Programme du diplôme comprend les langues, les mathématiques, les sciences et les sciences sociales. Tous les cours

sont offerts sur une période de deux ans avec des examens en mai à la fin de la 12e année. Le CAS encourage l’élève à être engagé dans sa communauté en essayant différentes activités de créativité, d’action et de service en communauté. Le savais-tu? Tous les élèves de la 7e à la 10e année, sans exception, sont dans le Programme d’éducation intermédiaire (PEI) du Baccalauréat International (IB). Le programme est inclusif pour tous les élèves de Mer Bleue dès leur rentrée à l’école! Des élèves de l’IB ont aussi présenté leur témoignage. Eliana Wolfe et Léa Paquet, qui n’ont pas pu être présentes, ont partagé des courts messages sur leurs impressions et expériences dans ce programme. Pour ma part, j’ai eu le plaisir de m’adresser aux gens et de répondre aux

questions. Ce qu’on peut conclure de leurs paroles, c’est que le programme est ardu et prend du temps, mais il en vaut la peine parce qu’il apporte un défi aux élèves. Il les prépare très bien pour l’université et il y a beaucoup d’appui offert par les enseignants et la direction. De plus, les liens tissés sont ceux d’une vraie famille. Les élèves du diplôme se suivent partout. Cela crée un esprit d’équipe fort. Bref, les parents et les élèves ont quitté l’école, ce soir-là, avec plus de connaissances au sujet des programmes de l’IB au Collège catholique Mer Bleue. Il est à souhaiter qu’il y aura de nombreux élèves intéressés à relever le défi l’an prochain. Certains d’entre eux étaient tellement enthousiastes et si excités, qu’ils sont venus à la soirée quatre ans trop jeunes! L’avenir du programme semble donc très prometteur.


La Rencontre des lutins – un événement annuel Anastasia Thorpe, 9e année École publique Louis-Riel Le jeudi 6 décembre 2018, l’École secondaire publique Louis-Riel fut l'hôte d’une rencontre d'athlétisme au Dôme de Louis-Riel. Depuis maintenant 10 ans, l’École secondaire publique LouisRiel organise la Rencontre des lutins, un événement d’athlétisme. L'entraîneur du programme de Sports-Études en athlétisme, M. Sébastien Lalonde, prépare cette rencontre depuis le début du mois de novembre. Cette année, la rencontre a accueilli 15 équipes provenant de différentes écoles de la région d’Ottawa, de Brockville et de Kingston. Au total, il y a eu 335 élèves, de la 7e à la 12e année, qui ont participé à cet événement à saveur du temps des Fêtes, ayant comme devise: Pas de vent, pas de pluie, pas de neige… pas d’excuses! Cette devise est possible grâce aux installations du Dôme Louis-Riel qui comprend une piste intérieure de 400 m à 4 couloirs et une aire de sauts aménagés. Cette rencontre propose plusieurs

épreuves de courses et de sauts. Le fameux relais «canne de Noël» est vraiment à la saveur de la rencontre, car les témoins échangés entre les coureurs sont décorés comme des cannes de Noël. La rencontre connaît un succès, entre autres, grâce à l’appui incontournable des bénévoles. L’école Louis-Riel organise cet événement pour donner le coup d’envoi à la saison d'athlétisme intérieur, en donnant une occasion aux élèves-athlètes de participer à une rencontre d'athlétisme qui vise l’aspect participatif plus que compétitif, car la rencontre n’utilise pas le système de pointage normalement associé à ce type d’événement. La rencontre sert de collecte de fonds pour la saison extérieure de l’équipe d’athlétisme de l’école Louis-Riel - Les Rebelles, mais a aussi un aspect caritatif, car lors de l’inscription, on encourageait les participants à apporter une boîte de céréales afin qu’elle soit ensuite remise à l’organisme Ami Jeunesse. Les organisateurs sont fiers d’avoir reçu plus de 150 boîtes de céréales à remettre à un

Les boîtes de céréales remises par les participants de la Rencontre des lutins. PHOTO : KARINA POTVIN organisme francophone qui vient en aide aux familles dans la région d’Ottawa. L’École secondaire publique LouisRiel organisera huit autres rencontres intérieures, qui serviront à la préparation

des athlètes pour la saison extérieure. Vous pouvez prendre note des rencontres prévues pour la saison 2019 ainsi que de tous les résultats en visitant le site web www.louisrielathxc.com.

La guerre de 1932 contre les émeus en Australie aller manger les récoltes. L’Australie dépend beaucoup de l'exportation, et détruire les réserves massacrait son économie. Dans un acte désespéré, les fermiers rencontrèrent en 1932 le ministre de la Défense, Sir George Pearce, et non celui de l’agriculture, pour essayer de résoudre ce «conflit». Ces anciens soldats de la Première Guerre mondiale, maintenant des fermiers, réussirent à convaincre le gouvernement d’envoyer l’armée pour exterminer 20 000 émeus, avec l’aide de mitraillettes. La première tentative se passa à Campion dans l’ouest de l’Australie, le 2 novembre 1932. L’affront ne fut pas un

grand succès avec seulement un nombre peu élevé d’émeus tués, selon les soldats. La deuxième tentative fut essentiellement pareille, car les mitraillettes se bloquèrent après que seulement 12 émeus furent tués. C’est comme ça que s’est passée la majorité de cette opération intrigante. Après 6 jours de combats, 2500 cartouches de munition furent utilisées et entre 200 et 500 émeus sont morts, des 20 000 du début. Le gouvernement appela au «cessez-lefeu» et donna la victoire aux émeus. Après la guerre, le major Meredith constata que: « Si nous avions une division militaire avec la capacité de ces oiseaux de porter des balles, elle ferait face à n'importe quelle armée du

monde… », en référence aux émeus qui avaient pu continuer à courir malgré les blessures causées par les balles. Malgré le «cessez-le-feu» du gouvernement, les fermiers ont rappelé l’armée pour tuer les émeus. Cette fois-ci, ils ont tué ou blessé environ 3000 émeus, mais le prix fut plus de 10 000 cartouches de munitions utilisées. Cela est quand même bizarre que les Australiens aient déclaré la guerre contre leur propre animal national et aient assassiné plus de 3000 oiseaux de cette espèce. La prochaine fois, la prochaine fois...ils devraient choisir quelqu'un de leur propre taille.

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10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1 • 9

Vincent Rivard, 8e année Benjamin Honalan, 8e année École publique De La Salle La guerre des émeus fut une guerre contre la faune nuisible et plus particulièrement contre les émeus en Australie. Les émeus sont des oiseaux, cousins des autruches, qui ravageaient les champs de fermiers de l’Australie en 1932. Déjà, c’était très difficile pour les fermiers de faire des récoltes, et là, avec l’arrivée des émeus, leurs problèmes se sont décuplés. La migration des émeus consistait à ce qu’ils passent sur les terres pour aller dans leurs lieux de nidification, et quand ils voyaient une ferme, ils détruisaient les clôtures pour


Les Héros Franco de l’école Gisèle-Lalonde Alexanne Larocque,12e année École publique Gisèle-Lalonde À l’École secondaire publique GisèleLalonde, des ateliers sont animés dans les classes par des élèves surnommés les Héros Franco afin de sensibiliser les élèves à l’insécurité linguistique des francophones. Ces élèves passent dans les classes de la 7e à la 12e année depuis le vendredi 18 novembre dernier afin d’animer des Ateliers Franco. Ces ateliers comportent entre autres une activité amusante sur le dictionnaire franco-ontarien nommée « Ça parle quoi un Ontarois? », où les élèves doivent essayer de déterminer ce que les expressions franco-ontariennes signifient. Le but de ces ateliers est de montrer aux élèves de tous les âges que les régionalismes donnent des expressions spécifiques aux régions, ce qui crée un langage coloré qui se distingue des autres régions parlant le français. Au travers de cette présentation, une discussion est abordée avec les élèves concernant l’importance de la langue franco-ontarienne et l’importance de la

protéger. D’après Leonardo Curzio Dávila, une élève de 12e année qui a assisté à un de ces ateliers, « C’est un atelier bien organisé. Le but du jeu est très bon parce que cela peut ouvrir les portes de l’esprit de l’élève pour le rendre conscient du rôle de la francophonie au sein de l’Ontario et comment la communauté francoontarienne aussi est importante. Cela rend les étudiants sensibles aux thèmes de ce que les franco-ontariens sont en train de vivre en ce moment avec les changements au niveau gouvernemental. » Grâce à l’immense succès des Héros Franco à l’école Gisèle-Lalonde, les ateliers seront prochainement présentés aux écoles nourricières du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario. Il est espéré que ces ateliers, faits par les élèves et pour les élèves, permettront aux grands comme aux plus jeunes d’apprécier leur langue et de se sentir plus confiants lorsqu’il vient le temps de s’exprimer en français. L’objectif pour les écoles nourricières

L’équipe Héros Franco anime en classe l’atelier « Ça parle quoi un Ontarois? » PHOTO: CEPEO serait de faire en sorte que les ateliers soient animés par des élèves de ces écoles. Ainsi, les Héros Franco de Gisèle-Lalonde offriraient une demi-journée de formation pour un groupe d’élèves de 5e et 6e année,

qui pourraient ensuite être en mesure de faire leurs propres présentations dans leurs écoles. Le but est d’adapter l’atelier afin qu’il soit approprié et compréhensible pour tous les groupes d’âges.

Avis de perte des valeurs authentiques de Noël

10 • 10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1

Suite de la page A1 En plus de ça, il y a le sujet malaisant, le sentiment d'infériorité par rapport aux autres lors de cette célébration. Depuis la création des médias sociaux, ce problème est encore plus réel. Lorsqu’on se compare sur ces plateformes, aux autres qui semblent cent fois plus joyeux que nous, il est inévitable de vouloir ce qu’ils ont. Il faut tout de même se rappeler qu'une photo ne capture qu'une petite période d'un moment. Bref, l'esprit de Noël a l'air de tranquillement disparaître de notre société. Il est devenu plus important de recevoir que de donner. Prochaine fête : la SaintValentin …

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L’année en images

(Dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du haut à gauche) Plus de 5000 personnes se sont réunies à l’hôtel de ville d’Ottawa pour protester contre la réduction des services aux francophones en Ontario; les rénovations intérieures de l’église SaintJoseph sont presque achevées; une jeune fille est perchée sur les épaules de son père lors de la manifestation francophone du 1er décembre; Michel Prévost a reçu le Prix Bernard-Grandmaître 2018; la députée provinciale d’Orléans, Marie-France Lalonde, était présente en avril au lancement du projet en tourisme du patrimoine culturel d’Orléans par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) ; le conseiller du quartier Orléans, Bob Monette, s’est retiré de la politique après avoir siégé au conseil municipal pendant près de 13 ans.

10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1 • 11


LA SCÈNE CULTURELLE Le magicien Luc Langevin laisse la foule perplexe

12 • 10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Les 28 et 29 novembre derniers, Luc Langevin est venu remettre en doute nos concepts de la réalité, lorsqu’il est venu présenter son deuxième spectacle de magie au Centre des Arts Shenkman. Comme son titre l’indique, Maintenant demain offre une douzaine d’illusions qui jouent fortement sur les notions du passé, du présent et du futur. L’illusionniste parle d’ailleurs beaucoup de sa timidité et de son incapacité à approcher les autres, au cours de sa jeunesse. De toute évidence, il a su surmonter ces obstacles depuis, n’hésitant pas à faire monter des personnes sur scène avec lui, laissant libre cours à des échanges improvisés, qui ont fait rire la foule à plusieurs reprises. Avant même son entrée sur scène, Luc Langevin a su épater les spectateurs en identifiant les deux objets sur la scène auxquels ils pensaient. Ces deux mêmes objets ont joué un rôle crucial dans l’apparition du magicien sur scène, laissant plus d’une personne perplexe. Bien que la surprise soit un élément

important de la magie, Langevin exploite aussi à fond l’anticipation, ce moment où la foule devine ce qui va se passer… mais n’arrive pas à y croire. D’ailleurs, des « non! » incrédules ont fusé à plusieurs reprises, avant même que le tour ne soit complété. Ce à quoi l’illusionniste répondait simplement, sur un ton bon joueur : « Oui! » « En passant, je vous entends émettre vos hypothèses sur comment les choses fonctionnent… Et vous ne l’avez pas du tout », a-t-il lancé en riant. Le tour le plus réussi était peut-être aussi le plus simple en apparence, alors que Langevin replaçait à une vitesse ahurissante, et à l’aveuglette, un paquet de photos préalablement mélangé par un spectateur. Pendant qu’une spectatrice lisait une histoire, il devait sortir le cliché correspondant à ce qui était dit. D’une façon inexplicable, le numéro s’est terminé quand l’illusionniste a retourné la dernière photo pour révéler un égoportrait pris quelques minutes plus tôt avec le cellulaire de la spectatrice. Difficile aussi de passer sous silence le numéro où une dame choisie au hasard a été téléportée d’un coffre-fort à un autre.

Vous ouvre ses portes à 18 h 30 le 7 février 2019

Un jeune assistant du public se joint à Luc Langevin qui effectue un tour de cartes lors de sa récente apparition au Centre des Arts Shenkman. PHOTO : JEAN-MARC PACELLI Les applaudissements les plus nourris sont toutefois venus alors que le magicien a remercié le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) de présenter des spectacles en français à Orléans. Selon les dires du Québécois, ses spectacles

ÉCOLE SECONDAIRE PUBLIQUE

GISÈLE-LALONDE

présentés à l’extérieur de sa province natale lui permettent de constater la vivacité des Canadiens français. « Continuez à vous battre pour vos droits. C’est important », a-t-il conclu avant de quitter la scène

Vous ouvre ses portes de 18 h à 20 h le 6 février 2019

iciMONecole.ca/2019


LES SPECTACLES MIFO

Une programmation pour tous les goûts Au cours des prochaines se- Yao - Lapsus maines, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) présentera sept spectacles qui sauront plaire à tous les goûts. D’ailleurs, le spectacle du chanteur Bruno Pelletier, prévu le 12 janvier au Centre des Arts Shenkman, et celui de l’humoriste Guillaume Pineault, présenté le 8 février à la Station 4 Saisons, seront offerts à guichets fermés. Les intéressés devront faire vite Urbain, festif, émotionnel et pour les spectacles suivants. personnel, Lapsus, le spectacle tiré de son plus récent album, fera Contact Ontarois sourire et danser la foule dans la salle Richcraft du Centre des Arts Shenkman, le 24 janvier. Accompagné sur scène par d’extraordinaires musiciens, Yao offrira un spectacle généreux à voir et à revoir. Coûts : 28,25 $ (régulier), 24,25 $ (privilège) et 21,25 $ (étuDu 16 au 18 janvier, le public est diant). Billets : 613-580-2700. invité à venir à la rencontre d’artistes francophones de partout au Alex Roy pays, lors des Vitrines grand public de cet événement unique, qui contribue depuis 38 ans à l’épanouissement des arts de la scène francophone en Ontario. Vingt-cinq artistes, dont la rockeuse Mélissa Ouimet et le ténor Marc Hervieux, sont attendus au cours des trois soirées ouvertes à tous au Centre des Arts Shenkman. Coûts par soir : 20 $ (régulier) et 16 $ (privilège). Plus de 75 % des billets ont déjà trouvé preneur pour le rodage de Billets : 613-580-2700

ce récipiendaire du Prix nez d’or Kalabanté – Afrique en cirque Révélation du Festival Grand Rire de Québec en 2014, au MIFO le 25 janvier. Décrit comme une machine à gags munie d’un visage désarticulé, il propose un style unique qui charme les spectateurs au fil des sketchs, tant par son côté maladroit que par sa séduisante innocence. Coûts : 25 $ (régulier), 21 $ (privilège) et 18 $ (étudiant). Billets : 613-830-6436. Anthony Kavanagh

Le 9 février, les spectateurs en auront plein les yeux, alors que six acrobates audacieux exécuteront, sur le rythme effréné des djembés de la Guinée, des chorégraphies authentiques lors de cette co-présentation avec le Centre des Arts Shenkman. Coûts : 45 $ (régulier), 41 $ (privilège) et 21,25 $ (étudiant). Billets : 613-580-2700.

La moitié des billets pour Showman, un spectacle rempli d’espoir et d’énergie, se sont déjà envolés. Au cours de la soirée du 31 janvier au Centre des Arts Shenkman, l’humoriste québécois, qui roule à plein régime en Europe depuis deux décennies, partagera, de façon décalée, sa vision du plus beau show de l’univers : la vie! Coûts : 55,25 $ (régulier), 51,25 $ (privilège) et 21,25 $ (étudiant). Billets : 613-580-2700.

Damien Robitaille Damien Robitaille c’est poétique, pétillant, pur et plaisant! Il aime, comme à son habitude, proposer une version plus intime de ses spectacles, c’est le cas d’Univers Parallèles. Il faudra s’attendre à de magnifiques harmonies vocales. Nul besoin de dire que c’est un rendez-vous à ne pas manquer. Damien Robitaille se produit au Centre des Arts Shenkman dans la soirée du 16 février. Coûts : 39 $ (régulier) et 21,25 $ (étudiant). Billets : shenkmanarts.ca.

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Joëlle fait partie de l’équipe de Locke Real Estate depuis 2004, mais elle fait partie de la communauté depuis très longtemps. Une graduée de l’École secondaire catholique Garneau, ses deux parents étaient également des agents immobiliers. En tant que professionnelle expérimentée bilingue de l’immobilier, Joëlle peut vous aider à trouver votre maison parfaite ou à obtenir le plus haut niveau d’équité.

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10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1 • 13

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L’ORGANISME DU MOIS Centre de ressources communautaires Orléans-Cumberland QUI SOMMES-NOUS? Le Centre de ressources communautaires Orléans-Cumberland (CRCOC) est un des plus grands centres multiservices situé à l’est de la ville d’Ottawa. MISSION Établir et gérer un centre de ressources communautaires dont le rôle est de fournir des services communautaires adéquats. Ces services visent à répondre aux besoins physiques, émotionnels, sociaux, économiques et mentaux des résidents francophones et anglophones des quartiers de Cumberland, Sarsfield, Navan, Vars, Carlsbad Springs et certains secteurs d’Orléans. Notre vision est d’être un leader dans le renforcement de la communauté et notre mandat est de travailler avec la communauté à soutenir les individus dans leurs efforts à se réaliser pleinement. HISTORIQUE L’histoire du Centre remonte au milieu des années 1980. Pendant une crise économique, quelques citoyens et citoyennes ont uni leurs efforts pour venir

en aide à des résidents et résidentes du comté de Cumberland qui faisaient face à des difficultés. En 1988, le premier conseil d’administration élu a embauché la première directrice générale, madame Thérèse Preston. Le Centre offrait des services de base tels qu’une banque alimentaire et de vêtements ainsi qu’un service d’intervention de crise. L’édifice, appelé « La petite maison » était situé sur le boulevard St-Joseph. En 1996, les services et les activités du Centre ont déménagé au 210, boulevard Centrum. Deux ans plus tard, la banque alimentaire a ouvert ses portes sur le chemin Taylor Creek. En 2002, le Centre de la petite enfance de l’Ontario a ouvert un bureau satellite au CRCOC. En octobre 2010, le Centre a emménagé dans son emplacement actuel situé au 240, boulevard Centrum. C’est à cet endroit que le Centre, appuyé par une formidable équipe de professionnelles et de professionnels, et de bénévoles, et de ses partenaires communautaires continuent d’offrir un éventail de programmes et de services en

réponse aux besoins de la communauté. Ceci est possible grâce aux donatrices et aux donateurs exceptionnels de notre communauté qui appuient le Centre d’année en année. Depuis notre incorporation il y a 31 ans, nous avons recueilli plus de 3,4 millions de dollars en dons monétaires. Ces sommes importantes nous permettent de bonifier les programmes et les services que nous offrons. ACTIVITÉS Nous offrons des services et des programmes bilingues et gratuits tels que le counseling, les groupes de jeu pour enfants, les ateliers pour les adultes et les parents, les services d’emploi, les services d’orthophonie, l’éducation sur le diabète, les conseils en crédit, les haltesaccueil pour les adolescents et la banque alimentaire. À chaque année, nous tenons en

décembre une campagne de collecte de fonds pour notre programme de Noël qui vient en aide aux familles dans le besoin. La communauté peut aider en parrainant une famille, en organisant un « Arbre des anges » ou en faisant un don de nourriture ou d’un jouet neuf non-emballé. Si vous désirez plus d’informations à notre sujet, venez nous visiter au local 105, 240 boulevard Centrum ou communiquez avec nous par téléphone au 613-830-4357. Notre site Web www.crcoc.ca vous permet également de vous inscrire à notre bulletin électronique mensuel qui vous informe au sujet de nos activités et de nos programmes.

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Rétrospective sur quelques événements de 2018 Janvier 11 – Décès à 60 ans du cocréateur du drapeau franco-ontarien, Michel Dupuis 27 – Décès à 71 ans de l’ex-député, Royal Galipeau Février 3 – Lancement du livre Mon arbre de vie, la biographie de Roger Laporte 5 – La salle Bériault à la succursale Orléans de la Bibliothèque publique d’Ottawa est renommée « Salle de réunion Dolorès and/et Marcel Bériault Meeting Room » et une plaque historique commémorative y est installée le 8 mars. 8 – L’archiviste et historien, Michel Prévost, reçoit le prix Bernard-Grandmaître et Fred Sherwin,cle propriétaire de L’Orléanais et le Orléans Star est consacré francophile de l’année par l’ACFO Ottawa. 27 – Marie-Claude Veilleux, directrice du Collège catholique Mer Bleue est attribuée le prix des « Directrices et directeurs remarquables du Canada ». Mars 20 – Suzanne Pinel, alias Marie-Soleil, est décorée de l’Ordre de la Pléiade. 21 – Première conférence par la SFOPHO sur les familles d’Orléans d’antan à aujourd’hui : Les Chartrand 22 – Les propriétaires du Domaine Perrault de Navan, Lyse et Denis Perrault, reçoivent le prix Pierre-Bercier pour l’excellence en agriculture. Avril 5 – Lancement par la SFOPHO de son projet de tourisme culturel d’Orléans et réception d’un document certifiant que la Maison du patrimoine d’Orléans (SFOPHO) est membre officiel de la

Route touristique Champlain de l’Ontario 14 – Le pape François attribue à Mère Élizabeth Bruyère, fondatrice de la congrégation des Soeurs de la Charité d’Ottawa, le titre de « vénérable ». Mai 12 – La Fondation franco-ontarienne tient la 4e édition de sa Soirée Saphir à Ottawa qui vise à mettre en valeur l’apport exceptionnel des femmes dans la communauté franco-ontarienne; Najat Ghannou et Anne Gutknecht sont parmi les sept femmes honorées. Juin 7 – Marie-France Lalonde est réélue députée d’Orléans. Juillet 4 – Décès à 58 ans de l’auteure compositrice-interprète pour enfants, Carmen Campagne 6 – Décès à 86 ans du politicien au niveau municipal et fédéral, Eugène Bellemare 10 – Annonce officielle que Amazon, le géant américain de la distribution en ligne, ouvrira un centre d’expédition sur le chemin Boundary à l’est d’Ottawa, près de l’autoroute 417 Août 21 – Le docteur Bernard Leduc, président directeur général de l’Hôpital Montfort d’Ottawa est reçu au Temple de la renommée FireStarter, le reconnaissant comme chef de file dans le domaine de la santé. 31 – Décès à 76 ans d’un pilier de la franco phonie en Ontario, Jacques de Courville Nicol

Septembre 7 – La Cité inaugure son nouveau pavillon de technologie immersive, l’Excentricité, construit au coût de 30 millions. 15 – Dévoilement d’une plaque commémor tive et l’ouverture officielle du parc Patrick-Dugas au 555 rue Compass, Orléans 22 – Première Fête FrancOrléans à l’École secondaire publique Gisèle Lalonde – Dévoilement officiel des rénovations majeures dans l’église Saint-Joseph d’Orléans Octobre 17 – Deuxième conférence par la SFOPHO sur les familles d’Orléans d’antan à aujourd’hui : Les Cardinal 20 – Décès à 74 ans du cocréateur du drapeau franco-ontarien, Gaétan Gervais 22 – Suite aux départs de Bob Monette et Jody Mitic, Matthew Luloff et Laura Dudas sont élus les nouveaux conseillers municipaux pour les quartiers Orléans et Innes respectivement. 27 – Guy Matte reçoit le Prix du pilier de la francophonie lors du Congrès annuel de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO). Novembre 3 – Soirée du Bistro d’Orléans des années 1966-1968 dans la salle paroissiale de l’église Saint-Joseph d’Orléans 15 – Annonce par le gouvernement progressiste-conservateur de l’Ontario de l’abolition du poste de Commissaire aux services en français et le projet de l’Université de l’Ontario français 22 – L’AFO annonce pour le 1er décembre la tenue d’une journée de mobilisation provinciale pou protester contre les coupes dans les services en français.

– Marie-Claude Doucet, directrice générale du MIFO, reçoit la médaille de l’Ordre d’Ottawa. – Cocktail dînatoire à La Cité pour célébrer le 20e anniversaire du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) 23 – Trèva Cousineau, présidente du MIFO, reçoit le Prix d’excellence de l’Ontario pour les personnes âgées. 24 – Défilé de Noël à Orléans dans lequel le MIFO, la SFOPHO, le journal L’Orléanais et plusieurs écoles franco- phones y participent 27 – Assemblée générale extraordinaire pour approuver le regroupement des Caisses populaires de l’Ontario 29 – Amanda Simard, la députée progressiste conservateur de Glengarry-Prescott Russell annonce qu’elle siégera dorénavant à titre d’indépendante. 30 – Soirée pour souligner la retraite du maire suppléant et conseiller Bob Monette après 19 ans en politique Décembre 1 – Jour de la Résistance : manifestation monstre d’environ 5000 personnes près de l’hôtel de ville d’Ottawa pour protester les coupures en francophonie par le gouvernement Ford 6 – Adoption à Queen’s Park du projet de loi 57 qui inclut des coupures dans les services en français en Ontario 14 – L’AFO embauche deux avocats pour préparer la riposte aux coupures en francophonie par le gouvernement Ford. – Inauguration d’un ajout important à l’École secondaire publique Louis-Riel. Note : L’année 2018 marque le 20e anniversaire de la création des conseils scolaires francophones en Ontario.

BABILLARD

Mercredi 16 janvier SOIRÉE JEUX DE SOCIÉTÉ à 19 h au MIFO, 6600 rue Carrière. Renseignements : 613-580-2766. Jeudi 17 janvier SOUPER DANSANT FOLKLORIQUE DU CSMO à 17 h 30 au MIFO, 6600 rue Carrière. Renseignements : 613-580-2766. RÉCEPTION DU NOUVEL AN de 18 h à 20 h dans le foyer de l’église Resurrection Lutheran au 1325 avenue Gaultois; une invitation de Andrew Leslie, député fédéral et

Marie-France Lalonde, députée provinciale. Les invités sont encouragés à penser à la banque alimentaire locale.

à 19 h 30 au Théâtre Richcraft du Centre des Arts Shenkman. Billetterie : 613-580-2700, MIFO.ca ou en personne au 245 boul. Centrum.

Dimanche 20 janvier CONFÉRENCE PAR L’AUTEUR HUGUES THÉORET de 13 h 30 à 15 h 30 dans la grande salle de l’Institut canadienfrançais d’Ottawa au 316 rue Dalhousie ou au 87 rue York pour personnes à mobilité réduite. Le sujet sera son dernier livre La presse candienne-française et l’extrême droite européenne : 1918-1945. Entrée libre. Information : Rhéal Sabourin 613-830-3579 ou rhealsabourin@rogers.com.

Vendredi 25 janvier HUMORISTE ALEX ROY – EN RODAGE à 20 h dans la grande salle du MIFO au 6600 rue Carrière. Billetterie : 613-580-2766; MIFO.ca; en personne au 6600 rue Carrière ou au bureau du MIFO au Centre des Arts Shenkman, 245 boul. Centrum.

Mercredi 23 janvier OBJECTIF CINÉMA « LARGUÉES » Une comédie française avec, entre autres, MiouMiou, Camille Cottin et Camille Chamoux, à 19 h 30 au Cinéstarz Orléans, 250 boul. Centrum. Coût : 8 $ (adulte) et 6 $ (enfant). Jeudi 24 janvier SPECTACLE DE YAO « LAPSUS »

Jeudi 31 janvier HUMORISTE ANTHONY KAVANAGH à 20 h au Centre des Arts Shenkman. Billetterie : 613-580-2700, MIFO.ca ou en personne au 245 boul. Centrum. Samedi 2 février SOUPER SPAGHETTI à 17 h à la salle paroissiale de l’église Saint-Joseph d’Orléans au coût de 15 $. Il sera possible d’acheter du vin rouge et du vin blanc. Billets en vente au secrétariat de la paroisse au 2757 boul. SaintJoseph. Information : Léonard Larabie au

613-824-3172. Du 5 au 27 février LES HUMAINS DU MIFO Afin de célébrer le 40e anniversaire du MIFO, la Galerie d’art Eugène-Racette, située au 6600 rue Carrière, met en lumière des personnes importantes pour la communauté. Venez découvrir les portraits de ces héros du quotidien qui, à leur manière, contribuent à faire de la francophonie un moteur de création à Orléans. Renseignements : 613-830-6436. Jeudi 7 février SOUPER-DANSE DU RAFO de 18 h à 23 h au Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa, 3349 chemin Navan. Membres : 22 $. Non-membres : 27 $. Renseignements : 613-834-6808. Samedi 9 février SPECTACLE KALABANTÉ « AFRIQUE EN CIRQUE » à 19 h au Centre des Arts Shenkman. Billetterie : 613-580-2700; en personne au 245 boul. Centrum.

10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1 • 15

Du 16 au 18 janvier 38e ÉDITION DE CONTACT ONTAROIS au Centre des Arts Shenkman. Vingt-cinq artistes auront la chance de montrer leur talent, y compris plusieurs artistes franco-ontariens tels que Mélissa Ouimet, Mehdi Cayenne et Hey Wow. Pour la programmation complète, visitez le site web : www.reseauontario.ca section Contact ontarois/programmation et pour l’achat de billets : 613-580-2700.


École élémentaire publique

L’OSYSSÉE

Vous ouvre ses portes à 14 h le 24 janvier 2019

16 • 10 janvier, 2019 • Volume 3, Numéro 1

Vous ouvre ses portes à 8 h à 16 h le 29 janvier 2019 Vous ouvre ses portes à 9 h le 31 janvier 2019 École élémentaire publique

SÉRAPHIN-MARION

Vous ouvre ses portes à 8 h 30 le 6 février 2019 Vous ouvre ses portes à 10 h et 13 h le 8 février 2019 iciMONecole.ca/2019

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L'Orléanais 10 janvier, 2019  

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