L'Orléanais 6 janvier 2022

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6 janvier 2022, Volume 6 Numéro 1

La voix francophone d’Orléans depuis 2017

PAGE 3 Une Orléanaise prépare sa carrière en politique

PAGE 4 De village en ville avec Gérald Poulin

Prochaine édition 3 février

PAGE 5 Avant-première de la série « Paris Paris » au MIFO

Vaccination des enfants : un cadeau à leur donner André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Selon les chiffres de la Santé publique Ottawa, depuis novembre 2021, près de 60 % des jeunes résidents de 5 à 11 ans de la capitale canadienne ont été vaccinés. Pour le virologue de l’Hôpital Monfort, Hugues Loemba, il ne s’agit pas de baisser les bras, ni pour les enfants ni pour les parents. « Au Canada, tout est répertorié. Il y a une surveillance tacite de tous les vaccins », assure le médecin. Pour les parents qui auraient quelques doutes, le Dr Loemba tient à préciser que des milliers d’enfants à Ottawa ont eu jusqu’à maintenant leur première dose et qu’il n’y a pas eu d’incidents majeurs à signaler. Le médecin souligne que dans un pays comme les États-Unis, la vaccination pour les enfants a débuté environ un mois et demi avant le Canada. Il n’y a pas eu là-bas, non plus, d’incidents regrettables qui ont été constatés. En général,

Jocelyne Lauzon

« il y a beaucoup moins d’effets indésirables signalés chez les enfants à la suite du vaccin que par rapport aux adultes », rappelle le médecin de Montfort. À ceux et celles qui pointent le peu d’effets secondaires de la COVID-19 sur les enfants pour retarder leur vaccination, Hugues Loemba rappelle que, peu importe le variant, les enfants continuent d’être des vecteurs de transmission et qu’ils peuvent subir des séquelles sérieuses à la suite de la COVID. Est-il besoin de rappeler le décès à la mi-décembre d’un poupon de deux mois à l’Hôpital Ste-Justine de Montréal à la suite de la contamination par le virus de la COVID-19? Pour le Dr Loemba, il ne fait pas de doute que la vaccination chez les enfants évite des éclosions dans les écoles et qu’elle apporte à l’enfant des gains personnels : « Il peut continuer d’être scolarisé, de voir ses amis et de protéger sa communauté », mentionne le scientifique.

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Vingt jeunes obtiennent un prix pour leurs réalisations L’Orléanais et The Orléans Star ont récemment annoncé les lauréats des Prix pour les jeunes qui se sont distingués. Lancés en 2005, ces Prix ont pour but de reconnaître les nombreuses réalisations et efforts altruistes entrepris par les jeunes d’Orléans et des environs. Au total, 28 candidatures ont été déposées. Chacune d’entre elles a été examinée par un panel de sept juges qui ont été invités à sélectionner 10 candidats. Les listes ont ensuite été rassemblées et les 20 candidats

ayant le plus grand nombre de mentions ont été choisis pour recevoir le prix. Le panel était composé de la juge de la citoyenneté à la retraite et animatrice pour enfants Suzanne Pinel; les conseillers municipaux Catherine Kitts, Matthew Luloff et Laura Dudas; la députée fédérale d’Orléans Marie-France Lalonde; le député provincial Stephen Blais; et le leader pédagogique Pierre Campeau. Les lauréats de cette année sont : Aliya Karimjee, Amy Simcoe, Aldège

« Bear » Bellefeuille, Samantha Wheadon, Vanessa Wright, Austin Luu, Isabelle Leduc, Martin Leduc, Emily Zhang, Williams Thottungal, Alex Saper, Emma Gabriel, Alexander Janus, Danielle DiLollo, Sarah Mahwinney, Precious Iziomon, Gabriel Benay, Zakia Irfan, Jean-Sébastien Gamache et Harrison Kay. Amy Simcoe a été la seule candidate à être sélectionnée par les sept juges. Cette élève de 12e année est, entre autres, membre des orchestres de concert et de jazz de son école,

en plus de maintenir une moyenne de 93,6%. Danielle DiLollo, Emma Gabriel et Emily Zhang ont reçu six voix chacune, tandis qu’Alex Saper, Martin Leduc et Williams Thottungal en ont obtenu cinq. En raison de la pandémie, il n’y aura pas, encore une fois, de cérémonie officielle de remise des prix cette année. Ainsi, chaque lauréat recevra son trophée personnalisé ainsi que plusieurs exemplaires du programme commémoratif par livraison exprès.

Vaccination des enfants : un cadeau à leur donner

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Au Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) comme à celui du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), on s’accorde pour dire que ce sont les bureaux de Santé publique Ottawa qui gèrent les cliniques de vaccination dans les écoles. Bien que la Santé publique fasse la

récolte des données sociodémographiques des résidents selon leurs quartiers, il n’y a cependant pas de données enregistrées concernant l’école fréquentée par l’enfant ou à quel conseil scolaire il ou elle appartient. En ce qui concerne la division des vaccins entre les enfants francophones ou anglophones, « le temps permettant, nous allons étudier nos données pour

potentiellement pouvoir déterminer la réception des vaccins entre les populations francophones et anglophones », précise le service des communications de Santé publique Ottawa. Mais pour l’heure, l’organisme sanitaire étant débordé, il n’y a pas encore de données disponibles. Si l’espoir est toujours là en ce qui concerne le virologue de Montfort, il faut

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toutefois continuer de ne pas prendre de risques. Danser sans masque apparaît une aberration pour le médecin avec tout ce qu’on connaît du virus. Il faut donc aller chercher sa 3e dose, ventiler régulièrement son domicile, faire des tests rapides et continuer d’être masqué. « Et même d’être doublement masqué à l’intérieur », compte tenu de la virulence d’Omicron.


Une Orléanaise prépare sa carrière en politique André Magny L’Orléanais Résidente d’Orléans, Angelica Kalubiaka apprendra, grâce au prestigieux Programme de stage parlementaire (PSP) du gouvernement fédéral, les rouages de la politique canadienne. Elle fait partie de la dizaine de candidats sélectionnés qui approfondissent leurs connaissances de la vie parlementaire en secondant deux députés. Certains tombent dans la potion magique quand ils sont petits, d’autres tombent dans le chaudron de la politique encore tout jeune. « À 8 ans, je me rappelle que mon père m’avait amenée au Parlement. J’ai su, à ce moment-là, que je voulais devenir députée! » Depuis, elle a fait des études dans le domaine de la pharmacologie, mais son rêve de siéger au parlement canadien est toujours aussi vif. Ce stage permet à la seule représentante d’Orléans voire d’Ottawa au sein du PSP de connaître à fond le parlementarisme canadien. L’une des règles du PSP est de permettre aux stagiaires de travailler avec un député de la majorité parlementaire et

un autre de l’opposition. Qui plus est, c’est aux stagiaires sélectionnés de faire passer des entrevues à des députés afin de choisir celui ou celle qui leur convient le mieux. Quatre-vingts députés ont ainsi été soumis à des entrevues. En ce qui concerne Angelica Kalubiaka, son choix s’est arrêté sur Andy Fillmore, député libéral de Halifax, en NouvelleÉcosse, et la conservatrice Melissa Lantsman de Thornhill, en Ontario. Pour le premier, elle dira qu’elle ne souhaitait pas un député ayant le profil d’un avocat, mais plutôt quelqu’un au parcours plus atypique. Ça tombe bien, M. Fillmore est urbaniste. Quant à la seconde, « elle a brisé le plafond de verre » selon Angelica, faisant référence au fait que Mme Lantsman est la première députée juive, membre de la communauté LGBTQ2+ à se faire élire comme conservatrice. M. Fillmore étant secrétaire parlementaire du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, cela permet à la FrancoOntarienne de mélanger à la fois science et

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politique, ses deux passions. Sa sélection lui permet aussi de côtoyer le monde pharmaceutique, car plusieurs entreprises privées sont également commanditaires du PSP. Le travail avec les députés n’ayant pas eu lieu l’automne dernier en raison de la campagne électorale – le PSP est non partisan –, Mme Kalubiaka en a donc profité pour se familiariser avec Médicaments novateurs Canada. L’organisme qui est, selon son site Web, « la voix nationale de l’industrie pharmaceutique », et qui aide ses membres à développer notamment des médicaments et vaccins novateurs » aura également appris à l’Orléanaise de mieux connaître son univers. Le stage d’une durée totale de 10 mois, rémunéré à hauteur de 27 000 $, s’accompagne d’un rapport final; Angelica Kalubiaka sait déjà qu’elle écrira sur l’attrait pour les scientifiques d’une carrière au parlement ou au Sénat. Outre les discours qu’elle rédige pour ses deux députés et les commissions parlementaires auxquelles elle assiste,

Angelica Kalubiaka cette ancienne guide au sein du parlement souhaite à court terme en apprendre davantage sur les différents acteurs de la scène politique canadienne. À moyen terme, c’est évidemment de « s’accomplir comme députée ».

Mon RAFO a' d1· stance Une activite du centre au bout du telephone

A qui s' adresse ce programme? • Yous habitez seul ou vous vous sentez seul ? • Yous n'avez pas acces a un ordinateur pour participer a des activites virtuelles? • Yous aimeriez vous distraire, jaser avec d'autres aines?

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2022, l’année des langues officielles? En décembre 2020, la pression était forte sur le gouvernement pour qu’il dépose un projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles avant la fin de l’année. 2021 s’est terminé avec la même question : à quand le dépôt et l’adoption du projet de loi tant attendu? En principe, la réponse est « d’ici le 3 février » pour respecter l’engagement d’un projet de loi dans les 100 premiers jours suivant l’assermentation du nouveau Cabinet, comme l’a réaffirmé la ministre Petitpas Taylor en octobre dernier. Mme Petitpas Taylor a une réelle occasion de laisser sa marque dans l’histoire des langues officielles au pays. Toutefois, un projet de modernisation moins ambitieux que la version présentée en juin dernier pourrait ternir son image. Il y a déjà trois ans et demi que le premier ministre Trudeau s’est engagé à ce que son gouvernement modernise la Loi sur les langues officielles et un nouveau report, ou un projet de moins grande envergure, serait très mal reçu. La capacité de la nouvelle ministre à livrer un projet de loi à la hauteur des attentes ne sera pas seulement jugée par les représentants des communautés francophones, mais aussi par ses propres électeurs, dont le tiers a le français comme première langue officielle parlée. Plusieurs institutions et organismes acadiens ont aussi pignon sur rue dans sa circonscription. Rarement dans l’Histoire la francophonie canadienne a eu une représentation aussi importante à Ottawa. Cinq francophones issus des communautés francophones de l’extérieur du Québec siègent au Cabinet, dont la présidente du Conseil du trésor, Mona Fortier, et le ministre des Affaires intergouvernementales, de l’Infrastructure et des Collectivités, Dominic LeBlanc. Les partis d’opposition se sont aussi tous dits en faveur d’une modernisation de la Loi lors de la dernière campagne. Ils demanderont peut-être à la ministre d’aller plus loin sur certains aspects, mais ne devraient pas mettre de bâtons dans les roues au gouvernement dans ce dossier. Cela entacherait leur crédibilité. Le Bloc pourrait toutefois venir jouer les trouble-fêtes et demander que les entreprises de compétence fédérale situées au Québec soient assujetties à la loi 101 plutôt qu’à la Loi sur les langues officielles. L’appui des néodémocrates et des conservateurs à une telle demande pourrait mettre le gouvernement dans l’embarras. Du côté du Sénat, ce ne seront pas les alliés qui manquent pour faire avancer ce dossier. Les membres du Comité permanent sur les langues officielles sont plus que prêts pour entreprendre l’examen du projet de loi, ayant déjà publié une étude sur le sujet en 2019. Le président sortant de ce comité, le sénateur René Cormier, a d’ailleurs manifesté son impatience à plus d’une reprise concernant les retards dans ce dossier. À noter également, la nomination de quatre secrétaires parlementaires issus des communautés francophones, dont le Franco-Ontario Marc Serré qui épaulera la ministre Petitpas Taylor aux Langues officielles. Ce sera donc un duo francophone qui pilotera le dossier de la modernisation aux Communes.

De village en ville avec Gérald Poulin Contrairement à mon habitude de ne pas C’est avec la participation d’un grand nombre nommer qui que ce soit dans mes chroniques, de personnes qu’un gros tirage eut lieu. Ce fut le aujourd’hui, pour souligner son 90e anniversaire début du financement de ce projet sportif, dont la célébré en décembre, je fais exception en Ville d’Ottawa a arbitrairement changé le nom à nommant Gérald Poulin, bien connu sous le nom Bob McQuarry. De grands joueurs de hockey et de Gerry. une championne olympique de Gérald est en premier lieu patinage artistique y firent leurs un ami, un cousin éloigné, un débuts. voisin, un partenaire de jasette Il fut aussi impliqué quelques d’occasion. Nuance, j’aime années auparavant dans bien le partir à jaser, car il a l’implantation de l’aqueduc à toujours des sujets intéressants Orléans. À un certain moment, Réflexion et passionnants à raconter. on manqua d’eau à l’école De plus, nous avons en commun une petite- Préseault. Gérald nolisa un immense conteneur et fille du prénom de Mariluc et son mignon petit livra de l’eau à l’école, ce qui reçut une couverture Antoine qui vient d’avoir 1 an. Pour Gérald, il médiatique et aida au projet d’aqueduc. porte le titre d’arrière-grand-père de nombreuses Mais le plus grand projet initié par Gérald fois, mais pour moi c’est la première fois. fut la mise sur pied du Rendez-vous des ainés Gérald et son épouse Pauline sont des pionniers francophones d’Ottawa. De vaillants ainés se de chez nous et ils sont connus par les gens réunissaient chaque matin au même restaurant d’Orléans et des alentours. Leur grande progéniture du boulevard St-Joseph pour y prendre un café. de huit enfants demeure majoritairement à moins Parmi eux, il y avait, Gérald Poulin, Roger de 200 km de chez eux, mais occasionnellement Laporte et Fernand Leduc qui sirotaient leur café en Europe et en Asie. Comme eux, ce sont des et discutaient à savoir où on pourrait trouver un personnes intelligentes et débrouillardes. Je les endroit assez grand pour accommoder ce nombre connais tous bien. Je fus entraineur de ringuette grandissant d’ainés d’Orléans. On décida de pour Dominique, j’ai travaillé pour Maurice et, commencer les démarches et c’est en octobre surtout, nous sommes les ex-beaux-parents de 2001 qu’on incorpora le RAFO. En premier lieu, Jean, que j’admire encore, car il est une personne on jeta les yeux sur l’ancienne école Préseault sans pareil, aimable et affable. devenue vacante, mais aucune entente ne fut Malgré le fait que Gérald soit bien connu de possible pour son acquisition. Au début de 2005, tous, ce n’est pas tout le monde qui connait les on confia à Marcel Gibeault le soin de préparer un projets dans lequel il s’est impliqué au cours du plan d’affaires détaillé et bien étoffé afin d’obtenir temps. Pour un résumé, veuillez lire l’article de du financement. Finalement, c’est en mai 2005 Alton Legault paru dans l’Orléanais en février qu’on acheta l’ancienne école Notre-Dame-des2019 : https://bit.ly/3sHYOGy Champs, sise au 3349 chemin Navan. Le Centre Gérald fut un pionnier dans cette grande aventure actuel du RAFO naquit. qui créa le complexe sportif d’Orléans, aréna Merci, Gerry, pour ta grande contribution à ce presque entièrement payé par les gens d’Orléans. village devenu ville. Joyeux 90e anniversaire.

Denis

Gagnon

Guillaume Deschênes-Thériault, Francopresse CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

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er d i a s u o v r u Ici po

Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli

Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.

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Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800 /LalondeMF

MFLalondeMP.ca


Rebecca Kwan IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Les amateurs du petit écran se sont rassemblés dans l’amphithéâtre du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) le 9 décembre dernier. Au programme : l’avant-première de la toute nouvelle série franco-ontarienne, Paris Paris. L’acteur principal, Benoit Mauffette, et le réalisateur de la série, le FrancoOntarien Dominic Desjardins, étaient tous deux sur place, aux premières loges. La série, qui fait voyager l’auditeur de Paris, Ontario, à Paris, France, camoufle vérités et cris du cœur, sous ses airs cocasses d’humour dérisoire. C’est une œuvre très personnelle, a partagé le réalisateur, Dominic Desjardins. « J’y projette ma propre crise de la quarantaine, mon amour de la culture et le combat d’une vie pour la survie de la langue française ». « Je ne pensais pas que je réussirais à trouver quelqu’un capable de jouer toutes les sensibilités, les nuances, du sujet. Mais j’ai trouvé Benoit », a raconté M. Desjardins en faisant référence à Benoit Mauffette, qui incarne le rôle de Philippe dans la série, un personnage maladroit, aux prises avec un mariage en « chute libre » et un chômage imposé. « C’est sa vulnérabilité, sa subtilité, qui le

rend aussi attachant, aussi vrai », a vanté le réalisateur. La recette du succès, a révélé pour sa part M. Mauffette, c’est d’entrer dans la peau du personnage, de devenir « lui », au point où l’on ne se reconnaît presque plus. « La ligne devient floue », a confié l’acteur. « Quand je joue un personnage, je deviens quelqu’un d’autre, j’en viens à oublier qui est qui, entre moi et l’autre. » Quant à lui, le réalisateur n’a pas manqué de soulever l’aspect local du projet, son désir de mettre à l’écran une œuvre francoontarienne, qui touche des thématiques de « chez nous », comme le français en milieu minoritaire, le désir d’être ailleurs et la beauté d’une culture qui parfois s’oublie. À ses yeux, « la culture, ça nous permet de nous émerveiller ensemble de la même chose ». « L’Ontario français regorge de talents dans les mondes télévisuels et cinématographiques », remarque Virginie Lacombe, coordonnatrice à l’artistique au MIFO. « Les Franco-Ontariens et les FrancoOntariennes ont besoin de se reconnaître dans les productions : leur quotidien est teinté de narratives communes tel que les accents, l’importance du fait français, les familles exogames, et le manque de services francophones dans certaines régions »,

PHOTO : REBECCA KWAN

Avant-première de la série « Paris Paris » au MIFO

donne-t-elle pour exemple. « Toutes ces subtilités [présentes dans la série] font que la communauté francoontarienne peut se mettre plus facilement à la place des personnages et vivre les mêmes émotions qu’eux », observe la coordonnatrice, en espérant que Paris Paris serve de coup de départ pour d’autres séries à saveur franco-ontarienne. Pour Unis TV, diffuseur de la série, c’est précisément ce qu’ils comptent faire. « Nous avons plusieurs nouveaux projets franco-ontariens chaque année », fait valoir Séverine Biderman, cheffe de la production

originale d’Unis TV en Ontario. « Nos productions originales permettent à des gens de chez nous de raconter leurs histoires et à notre auditoire de les découvrir et de s’y reconnaître », explique-t-elle. Selon Mme Biderman, bien que des sujets abordés par l’émission soient universels, ces thèmes « sont ancrés dans la réalité francoontarienne; les coupures en éducation, dans la culture et la difficulté de garder son français en Ontario. Plusieurs se sentiront interpellés [par la série] et s’y reconnaîtront ». La série est diffusée sur la chaîne d’Unis TV depuis le 4 janvier.

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Ouverture d’une nouvelle école élémentaire publique à Orléans Sud Le 13 décembre dernier, nous avons accueilli avec enthousiasme l’annonce d’un financement de 10 701 982 $ du gouvernement de l’Ontario pour la construction d’une école élémentaire publique à Orléans Sud. Cette future école du CEPEO aura 354 places-élèves ainsi que d’une garderie pouvant accueillir 10 poupons, 15 bambins et 24 enfants d’âge préscolaire. L’annonce a été faite devant l’emplacement de la future école, en présence de M. Sam Oosterhoff, assistant parlementaire du ministre de l’Éducation, de M. Stephen Blais, député provincial d’Orléans, de Mme Jacinthe Marcil, présidente du CEPEO, de Mme Roda Muse, conseillère scolaire du secteur de Cumberland et de Mme Sylvie C.R. Tremblay, directrice de l’éducation du CEPEO. La présidente du CEPEO, Jacinthe Marcil et la directrice de l’éducation, Sylvie C.R. Tremblay, se réjouissent de cette annonce : « Notre conseil scolaire doit répondre à une demande croissante dans le secteur d’Orléans. Nous sommes ravis de cette annonce et remercions le ministère de l’Éducation de l’Ontario,

qui a su prendre en compte la démographie en plein essor de ce bastion de la francophonie ontarienne », a souligné Mme Marcil. « L’an dernier, le CEPEO s’est donné la mission d’être un créateur d’opportunités accessibles et équitables. Pour y arriver, nous avons besoin d’installations modernes qui répondent aux besoins de la communauté. La présence de cette nouvelle école contribuera à assurer l’épanouissement et la pérennité de notre communauté francophone dans ce secteur en forte croissance. Nous sommes ravis que la communauté d’Orléans Sud puisse bientôt bénéficier d’une nouvelle offre de services éducatifs de grande qualité en français », a ajouté Mme Tremblay. L’école sera construite sur le terrain du 2405, chemin Mer Bleue dans le secteur d’Orléans. Elle devrait recevoir ses premiers élèves au cours de l’année scolaire 2024-2025.

Dans l’ordre habituel, Sylvie C.R. Tremblay, directrice de l’Éducation du CEPEO, Roda Muse, conseillère scolaire du secteur Cumberland, Jacinthe Marcil, présidente du CEPEO, Stephen Blais, député provincial d’Orléans, Sam Oosterhoff, adjoint parlementaire au ministre de l’Éducation.

cepeo.on.ca

Les arts mènent à tous les métiers Depuis 20 ans, l’Académie des arts de l’École secondaire catholique BéatriceDesloges forme des artistes qui gagnent très bien leur vie après leur passage à l’école. Elles et ils sont photographes, cinéastes, créateurs, musiciens et plus encore. Le responsable du graphisme et du design chez les Panthers de la Floride de la Ligue nationale de hockey, Jérémie Lortie, a étudié à l’école Béatrice-Desloges. Avec son frère Hugo, un autre diplômé du programme, ils ont créé l’entreprise Lortie Design qui se spécialise dans le graphisme sportif. Un autre élève a obtenu un diplôme de l’École nationale de théâtre. Il y a aussi une avocate qui a choisi de se spécialiser en droit artistique en raison de son passage à l’Académie des arts. Les diplômés les plus âgés sont aujourd’hui dans la trentaine. Elles et ils commencent à faire leur place et à laisser leur marque dans toutes les sphères de la société. C’est le cas de cette ancienne élève en arts visuels, qui a ensuite étudié en gestion et finances à l’université. Son histoire débute avec un stage

dans une galerie d’art d’Ottawa entre sa 10e et sa 11e année. Elle a alors la piqûre pour les galeries et les collectionneurs. Aujourd’hui, une de ses spécialités est de guider celles et ceux qui veulent collectionner des œuvres d’art. « Elle n’aurait jamais fait ça si elle n’était pas passée par le programme », dit Daniel Côté, enseignant et responsable du dossier Éducation artistique de la 7e à la 12e année, à Béatrice-Desloges. « C’est un programme qui ouvre des portes. Ça vient bonifier et marquer le parcours scolaire de l’élève », poursuit M. Côté. Il est intarissable lorsque vient le temps de parler du programme arts-études. « Le programme a permis de sauver des jeunes », dit-il. Il a donné « un souffle, une raison d’être pour venir à l’école », renchérit la directrice de l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges, madame Marie-Claude Veilleux. Certaines et certains élèves n’auraient sans doute pas vécu le succès qu’ils connaissent aujourd’hui sans leur passage à l’Académie.

On compte plus de 200 élèves de 7e et 8e année dans le programme arts-études et il y en a autant au niveau secondaire. Vous voulez en apprendre plus ? Visitez le passionarts.ecolecatholique.ca

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École élémentaire publique

Le Prélude

École élémentaire publique

L’Odyssée

8 • 6 janvier 2022 • Volume 6 Numéro 1

École secondaire publique

Gisèle-Lalonde


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