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5 mars 2020 Volume 4 Numéro 3

La voix francophone d’Orléans

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Victoire convaincante de Stephen Blais dans Orléans

La petite histoire du... chemin Mer Bleue (2e partie)

Prochaine édition 2 avril

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Des artistes locaux et l’église Saint-Joseph à l’unisson

Édith Dumont remporte le Prix Bernard Grandmaître

Louis V. Patry, cofondateur et ancien vice-président de la SFOPHO, et Édith Dumont, directrice de l’éducation du CEPEO figuraient parmi les lauréats aux prix Bernard Grandmaître. PHOTO : FRED SHERWIN

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais C’est à Édith Dumont qu’est revenu le prix Bernard Grandmaître 2020. L’actuelle directrice de l’éducation du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) a ainsi été préférée par le jury à l’Orléanaise Trèva Cousineau, au cours d’un gala tenu le 20 février dernier à l’édifice de l’Horticulture du parc Lansdowne : « Je me sens extrêmement reconnaissante et honorée », a affirmé la lauréate. Elle tient toutefois à préciser qu’il s’agit d’une victoire partagée : « Quand on est francophone en milieu minoritaire, la force du développement, du rayonnement et de la pérennité de notre culture et de notre langue est un effort collectif. J’aurais souhaité que le prix se transforme en confetti pour qu’il retombe sur la communauté. »

Le 13 avril prochain, Mme Dumont joindra les rangs de l’Université de l’Ontario français à titre de vice-rectrice aux partenariats, aux collectivités et à l’international, mettant ainsi un terme à une carrière de 32 ans dans le secteur de l’éducation élémentaire et secondaire : « J’ai de la peine de quitter une famille. Par contre, je ressens toute l’énergie qu’apporte un nouveau projet, surtout à l’étape de la création. » Les contributions de plusieurs personnalités vivant ou œuvrant à Orléans ont été retenues au cours de cette soirée organisée par l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO-Ottawa) et qui cherche à rendre hommage aux personnes et aux organismes qui ont marqué la collectivité francoottavienne par leur engagement et leur leadership dans la promotion et le développement communautaire. SUITE À LA PAGE 2

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EN BREF Départ de Réjean Sirois à la tête du CECCE

Investissement par Brigil dans Ski Héritage Est d’Orléans ORLÉANS – Le 8 février, près d’une vingtaine de personnes se sont réunies à l’angle du chemin Trim et du boulevard Jeanne d’Arc Nord pour célébrer l’annonce d’un investissement de 10 000 $ par Brigil pour le sentier Ski Héritage Est (SHE) à Orléans. Selon le président de SHE, cette aide financière permettra de bonifier l’équipement d’entretien des pistes. La première section de ce sentier de 11 kilomètres, qui longe la rivière des Outaouais, de Greens Creek au chemin Trim, a été ouverte officiellement le 17 janvier 2018; Brigil y avait alors investi quelques milliers de dollars pour améliorer la signalisation le long du sentier.

Lancement d’une Trousse d’appui pour le patrimoine familial

2 • 5 mars, 2020 • Volume 4, Numéro 3

ORLÉANS – Le 27 février, l’Association du patrimoine familial francophone de l’Ontario (APFFO) a lancé une Trousse d’appui pour le patrimoine familial et l’a offerte à tous ses membres en règle afin de célébrer son 5e anniversaire d’incorporation. Cette trousse comprend un aide-mémoire enrichi de ressources Web et papier pour accompagner toutes les démarches essentielles reliées à la transmission d’un héritage patrimonial. Le lancement de la trousse a eu lieu chez Gabriel Pizza sur le boul. St-Joseph à Orléans lors du 3e souper-rencontre de l’organisme dans le cadre du Mois du patrimoine. Infos : apffo2015@outlook.com, 613-830-9060 ou facebook.com/apffo.

Inauguration du Centre de la vue Lumiris à La Cité OTTAWA – Le Collège La Cité a inauguré récemment son nouveau Centre de la vue Lumiris. Le Centre, dont bénéficieront les étudiants des programmes d’optique, comprendra une lunetterie, une salle de contactologie pour l’ajustement des lentilles cornéennes, un laboratoire de taillage et de montage, ainsi que des salles de tests ophtalmiques et d’optométrie. Les étudiants pourront rencontrer des patients et les accompagner du premier rendez-vous jusqu’au choix de leur orthèse visuelle. De plus, les examens nationaux en sciences optiques (NACOR) en français seront administrés à La Cité. Cet examen, autorisé par le Collège des opticiens de l’Ontario, permettra aux diplômés d’obtenir le titre d’opticien autorisé.

www.issuu.com/orleanais

PHOTO ; FRED SHERWIN

OTTAWA – Le directeur de l’éducation du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) prendra sa retraite après 30 ans dans le secteur de l’éducation francophone et catholique, dont environ cinq ans au CECCE. Il quittera en septembre prochain. Au cours des années, il a participé à la construction de plus de 30 écoles francophones dans plusieurs communautés au pays, soit au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse et en Ontario. Le CECCE a connu une forte croissance sous sa direction en enregistrant un bond de 4000 élèves.

Édith Dumont remporte le prix Bernard Grandmaître Suite de la page 1 Yasmine Zemni, étudiante de 12e année à l’École secondaire publique GisèleLalonde et collaboratrice de L’Orléanais étudiant, s’est d’ailleurs vu remettre le Laurier Jeunesse : « Ce prix a une signification immense à mes yeux. Il me fait sentir que la jeunesse joue un rôle dans l’épanouissement de la communauté et qu’on fait partie intégrante de l’engrenage francoontarien. » Arrivée à Orléans en 2011 de Tunisie, elle siège au CEPEO à titre d’élèveconseillère et de présidente du Sénat des élèves, en plus d’être membre du Conseil consultatif ministériel des élèves de l’Ontario, d’avoir participé au Parlement Jeunesse franco-ontarien et d’avoir fait une présentation à la conférence TEDxUOttawaWo. Le Laurier Claudette Boyer - Citoyen de l’année a, quant à lui, été remis à Louis V. Patry, rédacteur en chef de ce journal. Cofondateur du Mouvement d’implication francophone d’Orléans et de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans, il participe activement à la création et l’installation de plaques commémoratives à Orléans afin d’honorer son histoire, ses lieux et ses bâtisseurs. M. Patry n’a pas caché sa fierté d’avoir été honoré au cours du gala : « C’est très émouvant! Je me suis senti excité, énervé, extrêmement heureux et reconnaissant! C’est une belle marque de reconnaissance de la part de l’ACFO-Ottawa pour mon bénévolat qui fait rayonner la francophonie », a-t-il témoigné. Au total, neuf prix ont été remis lors de ce 20e gala. La Coopérative multiservices francophone de l’Ouest d’Ottawa (CMFO), à qui l’on doit l’ouverture de la Maison de la francophonie d’Ottawa après des décennies de travail acharné, a été couronné

organisme de l’année. L’artiste anglophone Paul Weber s’est vu consacrer allié de la francophonie de l’année, alors que Claude-Andréa Bonny a été choisie nouvelle arrivante de l’année. William Burton a été nommé jeune leader de l’année, tandis que Karina Potvin recevait le Laurier intervenante en éducation de l’année. Le Laurier Intervenant en santé a été attribué à Yvon Lemire.

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Jean-Marc Pacelli L’Orléanais C’est avec une écrasante avance de plus de 8000 votes sur sa plus proche rivale que Stephen Blais a été élu à titre de député provincial d’Orléans le 27 février dernier. Le candidat libéral n’a pas caché sa satisfaction à l’égard du résultat… et de la fin de la campagne : « Je suis très content, mais aussi très fatigué. Ça a été une longue campagne de six mois [NDLR : incluant la course à l’investiture], dont une partie pendant l’hiver, et on a eu les deux ou trois semaines les plus froides de toute la saison. » L’ancien conseiller municipal du quartier Cumberland a aussi été en mesure d’établir un nouveau record d’appui dans la circonscription. En effet, en obtenant la faveur de 55,01 % des électeurs, contre près de 23 % pour la progressiste-conservatrice Natalie Montgomery, il a dépassé de peu le record précédent de 54,56 % établi par Brian Coburn en 1999. Toutefois, le taux de participation s’est avéré plutôt anémique à seulement 23,53 %. Quoique bas, ce taux ne surprend pas vraiment le député élu, qui admet que la participation citoyenne n’est pas la même lors d’une élection partielle que lors d’une élection générale. Viendraient s’ajouter

à ce fait la chute abondante de neige le jour du scrutin et l’absence de couverture médiatique : « À l’exception des derniers jours, pour la grande majorité des 30 jours de campagne, il n’y a presque aucun média qui l’a couverte. » Une deuxième élection partielle avait lieu en même temps dans la circonscription d’Ottawa-Vanier. Là aussi, la victoire est revenue au Parti libéral, représenté cette fois par Lucille Collard. Les deux nouveaux élus font ainsi croître à huit personnes la délégation libérale à Queen’s Park. Pour M. Blais, ces deux victoires sont signe que la population rejette l’approche du gouvernement Ford : « Ça indique que nos messages positifs et d’investissements dans les services, la santé et l’infrastructure, pour les enfants, les familles et les aînés sont plus importants que toute la négativité qu’on a vue avec M. Ford et ses coupes dans ces services. » Malgré le fait que son parti ne sera toujours pas officiellement reconnu à l’Assemblée législative de l’Ontario et qu’il fait face à un gouvernement majoritaire, le représentant d’Orléans promet qu’il sera une voix forte pour ses électeurs et sa circonscription : « Je vais travailler comme j’ai toujours fait à titre de conseiller scolaire et conseiller municipal. Je vais travailler

PHOTO ; FRED SHERWIN

Victoire convaincante de Stephen Blais dans Orléans

Le député provincial élu Stephen Blais (à gauche) lève ses bras en triomphe en compagnie du chef libéral par intérim John Fraser, la députée provinciale élue Lucille Collard, et la députée provinciale de Glengarry-Prescott-Russell Amanda Simard. avec tous les députés conservateurs, libéraux et néo-démocrates pour trouver des solutions et m’assurer qu’on reçoive des investissements importants. Je vais continuer à poser des questions difficiles au gouvernement quand il y a des plans d’action qui ne sont pas dans l’intérêt de notre circonscription. »

M. Blais promet aussi de demeurer un allié de la communauté franco-ontarienne dans les dossiers qui les touchent, comme celui de l’Université de l’Ontario français ou la demande de financement pour l’agrandissement du centre culturel du Mouvement d’implication francophone d’Orléans.

Une conférence pour mieux se préparer en cas d’urgence Au total, une douzaine de kiosques, allant d’Échec au crime à l’Ambulance Saint-Jean, en passant par la CroixRouge, sont venus offrir des suggestions critiques à la survie en cas d’urgence lors de cette soirée pilotée par l’ACGA, à laquelle s’étaient greffées les associations communautaires Bradley Estates et Chapel Hill Sud, en plus de la Ville d’Ottawa. Lors de la conférence en français, deux panélistes ont eu l’occasion de raconter ce qu’ils ont vécu le 2 juin dernier, alors qu’une tornade frappait Orléans. Par l’entremise du conseiller financier Jason Wilson du groupe d’assurance Cooperators, les gens présents ont aussi appris, avec surprise, que la plupart des contrats d’assurance à Ottawa ne couvrent pas les dommages causés par les tremblements de terre. Christine Taylor, de Santé publique Ottawa, a donné des trucs pour mieux se préparer aux urgences, tels qu’identifier un lieu de rencontre avec ses proches, avoir

une liste écrite de numéros de téléphone et préparer une trousse d’urgence pouvant subvenir aux besoins de deux personnes pendant 72 heures. D’ailleurs, les experts semblaient s’entendre pour dire que la préparation d’une telle trousse devrait être la priorité de tout citoyen. Toutefois, seulement une poignée d’individus ont répondu à l’appel : « Nous avons été très déçus de la participation en total. Avec les tempêtes qui se font de plus en plus sévères et fréquentes, il devient de plus en plus urgent de se préparer et de préparer notre famille », a témoigné Mme Lecours. Pourtant, l’importance d’une telle soirée n’est plus à prouver, selon Eric Janus, l’un des panélistes témoins de la tornade : « C’est important que les gens aient conscience de ce qui peut arriver pour être prêts. Dans mon cas, il n’y avait pas eu d’alerte pour nous avertir qu’une tornade arrivait. »

Joignez-vous à nous pour notre soirée d’entraide et de soutien sur le deuil en français tous les 3e mardi du mois (24 mars, 21 avril, 19 mai...) de 19h00 à 21h00 au Centre MIFO, 6600, rue Carrière, Orléans. La soirée débute avec le témoignage d’un invité, suivi par la formation de groupes selon la nature du deuil. Tous sont bienvenus. Un don de 10$ serait apprécié. Portes ouvertes à compter de 18h30. Nos accompagnateurs formés ont vécu des pertes similaires.

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5 mars, 2020 • Volume 4, Numéro 3 • 3

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le 25 février dernier se tenait une conférence sur les mesures en cas d’urgence, sous le thème « Êtes-vous prêt? ». L’idée de cet événement tenu à l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges a découlé d’une présentation sur le sujet, faite lors de la dernière assemblée générale annuelle de l’Association communautaire du Grand Avalon (ACGA) par le Bureau de gestion des mesures d’urgence de la Ville d’Ottawa : « Ça nous a vraiment ouvert les yeux sur le fait que nous ne sommes pas prêts. On pourrait anticiper les situations d’urgence, mais on ne le fait pas », explique Rachelle Lecours, présidente de l’ACGA. « En général, les gens pensent qu’ils sont prêts. Mais quand on commence à aller dans les détails, ils s’aperçoivent qu’il y a des choses auxquelles ils n’ont pas pensé », seconde Lyne Poissant de Sauvetage Bénévoles Outaouais.


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La francophonie

Les fèves au lard, les

canadienne en 2020

bines et les « zaricos »

Réjean Paulin, Francopresse (NDLR : Ceci est la dernière chronique publiée par Réjean Paulin avant son décès le 2 février 2020 à l’âge de 64 ans.)

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 350 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)

Je ne suis pas un de ceux qui font de la cuisine toujours « zarico » à un party. On dira donc : tous les jours. J’aide quand-même à préparer de « Viens-tu zarico ce soir ? », en d’autres mots, petites choses, mais la cuisine, ça appartient à mon viens-tu au party ce soir. « Zarico » ou pas, les épouse et je respecte ça, car elle fait d’excellents Cajuns ont beaucoup de plaisir. Donc, quand vous repas et desserts... miam! C’est probablement la entendrez Zachary Richard chanter Viens zarico, le cause du mouvement de mes muscles vers mon party pogne! bedon! Je m’occupe plutôt à plusieurs autres Chacun a sa recette préférée, mais je vous offre choses relatives à l’entretien de la maison. quand-même la mienne. C’est une recette que j’ai Ce que je peux faire: cuisiner peaufinée au cours des années et sur le Bar-B-Q à l’été et faire, que j’aime bien. Essayez-la et à l’aide d’une machine, de bien donnez-m’en des nouvelles. bonnes miches de pain dont je Recette de bines à Denis modifie la recette. Mais, ce avec Ingrédients : lequel j’ai beaucoup de succès, - 2 livres (908 g) de haricots c’est la préparation des fèves au blancs préférablement de marque lard, communément appelées des Thompsons Réflexion « bines ». Je vous présente un - 1/8 (56 g) à 1/4 livre (114 g) petit historique de ce fameux plat, car il remonte de graisse blanche pas mal loin dans le temps au Canada français. - 1/3 de tasse de mélasse Grandma (Si on veut Certains se souviendront que le vendredi, il des bines plus foncées, mettre plus de mélasse) ne fallait pas manger de viande, mais on pouvait - 1/4 de tasse de sucre brun manger du poisson, car les poissons ne sont pas - 1/4 de livre (114 g) de lard salé « des animaux de la terre », écrit-on. Toutefois, les - 1/2 tasse de sirop d’érable (ou sirop de poteau, fèves au lard étaient faites avec de la graisse (ça mais c’est au choix) c’est pas de la viande, mais pas mal proche) et du - 1 petit à moyen oignon en tranches lard salé. Les fèves au lard étant un met typiquement - Poivre, sel, au goût canadien-français, l’Église avait fait une exception - Méthode: Mettre les haricots dans une permettant d’en manger, incluant le lard salé, même mijoteuse, recouvrir d’eau et faire tremper pendant le vendredi. 12 heures. Après 12 heures, jeter l’eau. (Ceci Quand les Acadiens furent victimes du Grand enlève certains effets nocifs!) Remplacer par de dérangement, plusieurs se retrouvèrent éparpillés l’eau fraîche à égalité avec les haricots. Y mettre en Amérique du Nord, dont un bon nombre en la mélasse en premier, ensuite ajouter la graisse et Louisiane. Ils apportèrent avec eux leur recette le sucre brun. Placer le lard salé en tranches parde fèves au lard. Une recette de bines n’était pas dessus et couvrir avec l’oignon en rondelles. Verser dispendieuse à faire et ils en faisaient souvent, le sirop sur le tout et ajouter du poivre et un peu de surtout lors de réunions qui se terminaient sel, le lard étant déjà salé. Cuire à haute intensité immanquablement en party. Ils appelaient ça pour 6 heures. Ensuite laisser sur réchaud jusqu’à des haricots, mais avec l’influence américaine, cuisson à votre goût. Vous aurez alors des fèves au l’épellation fut changée pour « zarico », ce qui lard de bonne couleur et de saveur agréable. Bon en est encore le nom. On associait et on associe appétit !

Denis

Gagnon

CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

! r e d i a s u o v Ici pour Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800 /LalondeMF

@MFLalonde

5 mars, 2020 • Volume 4, Numéro 3 • 5

L’année 2020 a commencé sur une note un peu sèche. La Bibliothèque municipale de Toronto voulait retirer des dizaines de milliers de titres en français de ses rayons. Le livre est pourtant un des plus importants fondements matériels d’une culture. La mauvaise nouvelle s’est vite répandue dans l’actualité. Le quotidien Le Devoir l’a dénoncée. Livres Hebdo, en France, a fait de même tandis que TV5 Monde l’a publiée à l’intention de la francophonie planétaire. Le milieu politique s’en est mêlé. Les ministres Mélanie Joly à Ottawa et Caroline Mulroney à Toronto, les deux responsables des questions francophones dans leur gouvernement respectif, ont protesté. Indignation aussi chez les francophones; l’Association des communautés francophones de l’Ontario à Toronto (ACFO-Toronto) et la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF) ont sonné les clairons. Étonnée par l’ampleur du mouvement, la bibliothécaire en chef de Toronto, Vickery Bowles, s’est finalement confondue en excuses. Elle va ajouter 20 000 titres à la collection. Cette fausse note faisait suite aux échos du Jeudi noir de l’automne 2018, l’œuvre du premier ministre ontarien, Doug Ford. L’Université de l’Ontario français était mise en dormance puis le Commissaire aux services en français disparaissait. Tourmente par la suite, les protestations ont fusé de partout au pays avec de bons résultats. L’Ontario a maintenant une nouvelle commissaire aux services en français puis l’Université de l’Ontario français, toujours en projet, est remise sur les rails.Les volte-face sont rares en politique. La règle habituelle veut qu’un décideur ne se trompe pas. Ce qui est fait est fait, et le restera, mais pas cette fois. L’erreur n’a pas résisté au poids de l’opinion. On a l’impression que le Canada que l’on dit «anglais» a testé ses limites. Que l’annonce de la suppression de livres en bibliothèque fasse le tour du monde, personne ne s’y attendait. Que le Jeudi noir soulève une déferlante d’un océan à l’autre, Doug Ford ne l’avait certainement pas prévu. L’opinion publique serait-elle maintenant un atout dans la défense de la langue française au Canada? Ce serait bien parce qu’il y a encore beaucoup à faire comme en témoigne le mandat de la ministre fédérale responsable des Langues officielles, Mélanie Joly. Voici quelques éléments. Elle doit moderniser la Loi sur les langues officielles, renforcer le rôle de Radio-Canada auprès des minorités, veiller à ce que Air Canada offre désormais un service bilingue, et affirmer davantage les pouvoirs du commissaire aux langues officielles. On lui demande aussi de mieux compter les élèves qui ont besoin d’écoles françaises tout en investissant généreusement dans les infrastructures et programmes pour mieux soutenir les minorités. La liste est longue. Les augures semblent bons au Parlement. Tous les partis qui ont fait élire des députés veulent moderniser la Loi sur les langues officielles. S’ils sont tous fidèles à leurs promesses, le travail en sera grandement facilité. La confrontation, souvent fréquente entre députés, fera place à la collaboration. Enfin, on attend le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, qui rassemblera toute la famille francophone, Québécois compris. Il aura lieu dans la Vieille capitale en juin. Trois cents leadeurs de la francophonie vont y participer. Les jalons semblent en place pour que 2020 soit prospère.


UN DÔME SPORTIF POUR LA COMMUNAUTÉ D’ORLÉANS La communauté d’Orléans et ses environs pourraient profiter d’installations sportives de grande qualité et à la fine pointe de la technologie avec la création d’un carrefour sportif que le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) désire mettre sur pied, entre autres, grâce à la construction d’un dôme sportif sur le terrain de football de l’École secondaire catholique Garneau. Ce dôme très attendu par plusieurs permettrait aux élèves et membres de la communauté d’Orléans de tous les âges de pratiquer une panoplie de sports, à l’abri des intempéries et durant toute l’année. Si ce projet reçoit l’aval de la Ville d’Ottawa, le CECCE considère offrir sous le dôme, des sports susceptibles de plaire à bon nombre de personnes, comme le football, le volleyball, le soccer, le pickleball, le baseball, le tennis, la course, le yoga ou tout simplement la marche, en plus de fournir l’accès à des terrains extérieurs de soccer et de baseball au sein du carrefour sportif. Sans compter que plusieurs équipes sportives ou organismes pourraient tenir leurs pratiques ou activités au même moment, à l’extérieur des heures scolaires, puisque le dôme pourrait être divisé en sections permettant ainsi la pratique de différents sports simultanément. C’est d’ailleurs grâce à l’intérêt marqué de la part de partenaires du secteur privé et d’organismes à but non lucratif que le Conseil serait en mesure de réaliser ce projet d’envergure.

Un investissement pour la communauté Bien que le CECCE envisage la possibilité d’implanter le dôme sur le terrain de l’École secondaire catholique Garneau, l’infrastructure serait profitable à l’ensemble de la communauté d’Orléans puisque l’accès ne se limiterait pas uniquement aux élèves de l’école. L’ensemble des élèves des écoles du CECCE de l’est de la Ville d’Ottawa, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), les membres et invités d’associations sportives et, bien entendu, les résidentes et résidents de tous âges du secteur d’Orléans, seraient les bienvenus, en plus du grand public en général.

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Par ailleurs, afin de bonifier l’offre de services aux résidentes et résidents à l’extérieur des heures scolaires, le CECCE s’est affilié à plusieurs partenaires tels que le MIFO, le club de football les Sooners d’Ottawa, l’Association de football mineur des Bengals d’Orléans, le Club de football midget des Raftsmen d’Orléans, Tennis Canada, le Club de volleyball Maverick et l’Association de pickleball d’Ottawa. Ces partenaires sont emballés par ce projet d’envergure et l’attendent avec impatience. « Le MIFO reconnaît que le dôme sportif qui sera construit sur le site de l’École secondaire catholique Garneau sera un atout pour la communauté d’Orléans offrant des espaces pour la pratique de plusieurs sports et la tenue d’activités sportives. Toute la communauté en sera gagnante. » - Trèva Cousineau, présidente du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO)

École secondaire catholique Garneau - École élémentaire catholique Saint-Joseph d’Orléans 2019-12-19

« L’établissement d’un centre d’entraînement au nouveau dôme fera de notre club, LA référence en volleyball à Ottawa, ce qui nous permettra d’élever la qualité de nos programmes et d’inspirer nos joueuses et nos joueurs vers l’atteinte de hauts niveaux de performance. » Kerry MacLean, président du Club de volleyball Maverick

À l’écoute de sa communauté Toujours à l’écoute de sa communauté, afin de répondre aux attentes et besoins des familles, le CECCE a pris le temps de consulter les parents des écoles catholiques Saint-Joseph d’Orléans et Garneau, les membres de la communauté d’Orléans, la Ville d’Ottawa et les associations communautaires Châteauneuf et Chapel Hill North afin de livrer la meilleure version du projet qu’il soit. Par ailleurs, suite à ces consultations, le Conseil a apporté d’importantes modifications aux plans initiaux et présente désormais un projet rassembleur pour la communauté, ralliant également des partenaires locaux et des associations sportives.

Dans le respect du quartier Donnant suite aux suggestions émises par certaines résidentes et certains résidents du secteur, le CECCE propose de construire le dôme sportif sur le terrain de football de l’école Garneau, plutôt que sur les deux terrains de baseball, site qui avait initialement été envisagé. L’aménagement du terrain sur lequel pourrait être construit le dôme serait conforme aux

« L’Association de football mineur des Bengals d’Orléans se réjouit de l’annonce de la construction d’un dôme sportif à Orléans. Le dôme nous permettra de bonifier notre variété de programmes, tant pour les filles que pour les garçons et d’offrir des périodes de pratique durant les quatre saisons! » - George Zigoumis, président de l’Association de football mineur des Bengals d’Orléans

ecolecatholique.ca

Dôme sportif

EDWARD J. CUHACI AND ASSOCIATES ARCHITECTS INC.

normes établies par la Ville d’Ottawa en matière de gestion des eaux pluviales. De plus, de manière à préserver la quiétude dans le quartier, le CECCE prévoit mettre en place des mesures afin de minimiser le bruit et de se conformer aux normes municipales. Le CECCE respecterait également le zonage du secteur en ce qui a trait à la hauteur de l’infrastructure sportive. Enfin, si le projet obtient l’aval de la Ville, le CECCE préserverait et aménagerait de nombreuses zones de verdure afin d’atténuer l’impact visuel.

Les avantages d’un dôme sportif à Orléans Les résidentes et résidents du secteur bénéficieraient tout autant de la construction de ce dôme que les élèves de l’École secondaire catholique Garneau. En plus d’améliorer l’offre de programmes sport-études pour les élèves, ce dôme serait la seule infrastructure haut de gamme de ce genre à Orléans et favoriserait le développement et l’épanouissement physique et sportif de la communauté. Ce serait également un carrefour rassembleur pour l’ensemble de la communauté ainsi qu’un endroit où pratiquer son sport ou loisir à longueur d’année, à l’abri des intempéries. Le Conseil des écoles catholiques du CentreEst est donc convaincu que ce carrefour sportif bénéficierait à une grande partie de la communauté d’Orléans et que ce dôme deviendrait un point de rencontre central pour les résidentes, résidents, associations et équipes sportives.


L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Alton Legault Auteur principal (2e partie) Les temps changent avec la création de la paroisse Notre-Dame-des-Champs en 1954, grâce surtout au travail de l’un des membres fondateurs, Patrick Dugas. La nouvelle église ouvre ses portes au coin sud-est des chemins Navan et Boundary en 1956, sur un terrain cédé par Oscar et Rose-Alma Rochon. Déjà, en 1948, des familles, comme les Lavergne et les Huneault, se sont établies à proximité sur le chemin Boundary. La vie communautaire se développe autour de l’église et de nouvelles résidences viennent s’ajouter le long du chemin, avec fossés pour contrer les inondations, jusqu’à la 4e ligne (chemin Renaud). Les projets Lavallée Plaza (1969) et Châtelain (1984) annoncent déjà une transformation du paysage de l’ancien rang St-Louis. Pour certains, ce bout de chemin se présente comme le chemin de l’église ou le chemin de la Mer Bleue. Au milieu des années 1970, la nouvelle municipalité régionale d’Ottawa-Carleton (1969) reconnaît comme « chemin Mer Bleue » la voie qui part du chemin Innes jusqu’à la tourbière. Elle procède à la reconfiguration de

l’intersection avec le chemin Navan devant l’église et au pavage du chemin jusqu’à la 4e ligne (chemin Renaud). Il faudra attendre encore plusieurs années avant que la section nord soit pavée (1990). Au nord, les fermes traditionnelles (à bétail) et laitières cèdent progressivement leur place à des zones commerciales et industrielles, et surtout aux nouveaux quartiers résidentiels de banlieue. Au début des années 1990, le chemin Mer Bleue est raccordé avec le nouveau boulevard Jeanne d’Arc. En 1999, la municipalité régionale d’Ottawa-Carleton achète près de 500 hectares au nord-ouest du chemin Mer Bleue dans l’espoir d’y voir installer, sans succès, une entreprise d’informatique. La nouvelle ville d’Ottawa (2001) y aménagera un dépotoir à neige (2007). À partir de 2007, la partie nord du chemin Mer Bleue est élargie par étapes de deux à quatre voies donnant accès aux centres commerciaux et occasionnant la démolition en 2014 de la maison plus que centenaire Ladouceur. En 2015, on installe un carrefour giratoire au coin du chemin Mer Bleue et du nouveau boulevard Brian Coburn appelé à desservir plusieurs nouveaux quartiers résidentiels de banlieue, comme Avalon de Minto à l’est et Trailsedge de Richcraft à l’ouest, qui ne cessent d’envahir les terres arables et humides d’antan. En 2019, on procède à la première pelletée de terre pour le Carrefour Santé d’Orléans tant attendu au coin nord-est du carrefour giratoire. Depuis 1995, la tourbière de la Mer Bleue, datant de plus de 7700 ans, est une aire de conservation à vocation

PHOTO : ALTON LEGAULT

La petite histoire… du chemin Mer Bleue

Église Notre-Dame-des-Champs écologique et touristique gérée par la Commission de la capitale nationale. Certaines personnes s’y rendent encore par le sentier au bout du chemin Mer Bleue. Les terres agricoles et maraîchères disparaissent à vue d’œil sous la poussée effrénée de la construction domiciliaire. Denis Ladouceur, fier descendant de Alexis et Willes, cultivateurs et bâtisseurs d’Orléans, demeure l’un des derniers résistants sur la terre que lui a léguée son père. Le chemin Boundary, devenu chemin Mer Bleue inachevé, trouvera-t-il enfin une nouvelle vocation de route collectrice bien entretenue pour accommoder l’achalandage interminable de banlieusards à la recherche d’un milieu de vie naturel en voie de disparition?

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Journée des Archives

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Le jeudi 9 avril 2020, de 9 h 30 à 15 h Au RAFO, 3349, ch. Navan, Orléans (ON) Conférences par des archivistes

GRATUIT Repas sur place au coût 11 $ (9 $ pour les membres du RAFO). Inscription au plus tard le 2 avril (avec repas) et jusqu’au 7 avril (sans repas) :

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5 mars, 2020 • Volume 4, Numéro 3 • 7

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8 • 5 mars, 2020 • Volume 4, Numéro 3

June & John Résidents de Revera

Cindy du Plessis Directeur general

Aziza Abawi Directeur de la santé et du mieux-être

Revera est toujours là pour répondre à vos questions. La vie en résidence est-elle pour moi? Comment pourrai-je demeurer physiquement actif? Y trouverai-je des gens de mon âge? Est-ce que tout le monde reçoit la même assistance? Est-ce que j’aimerai la nourriture? Nos experts Revera peuvent répondre à toutes vos questions portant sur la vie en résidence et nos conseillers aux ventes se feront un plaisir de vous rencontrer quand et où vous le souhaitez.

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ACTUALITÉ Des artistes locaux et l’église Saint-Joseph à l’unisson Rebecca Kwan L’Orléanais L’enceinte de l’église Saint-Joseph d’Orléans a pour une deuxième année consécutive vibré au son des notes du pianiste Frédéric Lacroix, le dimanche 16 février. L’instrumentaliste de talent était cette fois accompagné d’un arsenal de musiciens de la région pour exécuter un ensemble de pièces de compositeurs classiques tels que Mozart, Gabriel Fauré et Alexander Glazunov. Une cinquantaine d’amateurs de musique de chambre d’Orléans se sont rassemblés pour assister à une représentation avec au programme le duo Les Récitalistes d’Ottawa, le groupe Bel Canto du Centre national des Arts (CNA), et le saxophoniste Maxime Brisson. Parmi les musiciens réunis sur scène, les artistes Frédéric Lacroix, Maxime Brisson, et Olivier Brisson du groupe Bel Canto, ont tous trois revisité des souvenirs d’enfance en se produisant dans la paroisse où ils ont grandi. « C’est vraiment spécial de venir performer avec mon ensemble du CNA dans la communauté de ma jeunesse », partage Olivier Brisson, aujourd’hui joueur de cor français au sein de l’orchestre symphonique d’Ottawa. Pour le recrutement des artistes, Roch Brisson, directeur musical de la paroisse, explique avoir eu un penchant particulier

pour les artistes locaux. « Je cherchais des musiciens de la région, des artistes avec des racines à l’église Saint-Joseph », précise le directeur musical. En plus d’unir la communauté au son d’une mélodie commune, une représentation de la sorte permet de transmettre le goût pour la musique classique, explique Frédéric Lacroix. « On le fait pour le plaisir de la musique et pour partager, communiquer quelque chose de profond », ajoute le musicien, aujourd’hui professeur à l’Université d’Ottawa et membre collaborateur des Récitalistes d’Ottawa avec le ténor Denis Boudreault. Avec le jeu de la pierre, la beauté des vitraux et l’emplacement central de la paroisse, le curé Mgr Maurice Dionne souhaite que l’église SaintJoseph d’Orléans devienne un « haut lieu de rassemblement musical pour la communauté ». Il souligne d’autant plus que l’église est « un très bel espace acoustique, une très belle caisse de résonance pour les performances musicales ». Maxime Brisson, aujourd’hui enseignant spécialisé en musique à l’École secondaire publique De La Salle, est du même avis. D’après lui, l’église devrait servir plus fréquemment de « centre culturel » à l’est de la ville d’Ottawa. « À part le centre Shenkman, Orléans n’a

Le pianiste Frédéric Lacroix en concert avec l’ensemble Bel Canto du CNA le 16 février à l’église Saint-Joseph d’Orléans. PHOTO: REBECCA KWAN pas vraiment d’autre scène de concert de la sorte », sous-tend l’artiste. Organisé par le Chœur d’Orléans, le récital s’inscrit dans le cadre de la campagne de remise à neuf et d’embellissement de la paroisse. Au moyen de fréquentes collectes de fonds et d’activités culturelles, Mgr Dionne confirme avoir amassé à ce jour la moitié de l’objectif final de 5 millions du diocèse,

soit un total de 2,5 millions de dollars en dons et promesses de dons. Ces musiciens professionnels seront de retour à Orléans pour un deuxième récital en partenariat avec Piano Steinway, le dimanche 31 mai prochain. Des morceaux différents seront au programme, par exemple une pièce de jazz interprétée par Maxime Brisson au saxophone

Pour enfin en finir avec votre phobie des dentistes Jean-Marc Pacelli L’Orléanais

antalgique]. Maintenant, ils n’en ont plus besoin. » La bonne nouvelle est que les enfants auraient de moins en moins peur du dentiste. Ce changement serait dû en partie à une approche plus ouverte où les instruments et les procédures sont expliqués et à l’arrivée de dentistes féminines. Pour éviter de transmettre nos peurs à nos enfants, la Dre Plant suggère que le parent le plus à l’aise avec le dentiste accompagne l’enfant à son rendezvous : « Les enfants ressentent cette énergie et on voit la différence dans leurs comportements, selon le parent accompagnateur. » Elle demande aussi d’éviter de détailler les différentes procédures : « Lors d’une première carie, restez généraux. On a nos trucs pour leur expliquer les procédures. » Si vous souhaitez faire face à vos peurs, la Dre Plant vous encourage à contacter son bureau au (613) 834-5959.

Dre Chantal Plant

5 mars, 2020 • Volume 4, Numéro 3 • 9

Selon une étude publiée dans le Dentist Research Journal en 2015, 80 % des Américains vivraient une certaine anxiété à l’égard des traitements dentaires et de 5 à 14 % d’entre eux ressentiraient une anxiété dentaire intense. La dentiste Chantal Plant croit que ces statistiques attribuées à nos voisins du Sud sont similaires au Canada. Avec 21 ans d’expérience, la propriétaire du Blackburn Shoppes Dental Centre a vu passer bon nombre de patients anxieux. Dès ses débuts, elle cherchait à atténuer leurs craintes. Au fil du temps, son empathie naturelle s’est métamorphosée en passion pour changer l’opinion de sa clientèle à l’égard de sa profession. « On pense souvent que la peur provient des aiguilles, mais ça peut être le son ou même la peur de l’inconnu : le patient se demande s’il va se faire présenter de gros

plans de traitements. » Pour cette peur financière, elle se veut rassurante : « On n’a pas besoin de tout attaquer en même temps. On commence par ce qui est urgent. » Une bonne discussion avec le patient permet donc d’établir un plan de match, en déterminant le travail à faire une année et ce qui le sera l’année suivante. Pour les très gros traitements, elle offre parfois des arrangements financiers. « Tout ça contribue à atténuer la peur financière. » Pour ceux qui auraient peur des procédures, des instruments… ou des dentistes, la Dre Plant propose une première rencontre où le patient énumère tout ce qui le rend inconfortable : « Cette conversation me permet de trouver des solutions aux choses que je peux contrôler. » Les résultats seraient sans équivoque : « J’ai des clients avec lesquels je devais toujours utiliser du protoxyde d’azote [NDLR : un gaz anesthésique et


10 • 5 mars, 2020 • Volume 4, Numéro 3


BABILLARD Samedi 7 mars L’ONF AUX RENDEZ-VOUS DE LA FRANCOPHONIE – LE MONDE DES ENFANTS à 15 h au Cinéstarz Orléans, 250 boul. Centrum; 6 courtsmétrages d’une durée totale de 55 minutes pour les 6 ans et plus. GRATUIT

Vendredi 3 avril SOUPER DE DORÉ ET SOIRÉE DANSANTE à 17 h 30 au MIFO, 6600 rue Carrière. Coût : 25 $ membre; 35 $ non-membre. Date limite d’inscription : 1er avril 16 h.

Samedi 14 mars ATELIER PARTICIPATIF DE CUISINE donné par Marc Miron, avec lunch de 10 h à 13 h au RAFO, 3349 chemin Navan. Confection de bouchées chinoises (dim sum) – San Chow Bow, Simai, Gyoza et toast de crevettes. Coût : 60 $ par personne, maximum de 10 personnes. Inscription obligatoire à l’accueil ou par téléphone au 613-834-6808.

Jeudi 9 avril JOURNÉE DES ARCHIVES organisée par la SFOPHO en collaboration avec Les Amis des Archives d’Ottawa et la Ville d’Ottawa, de 9 h 30 à 15 h, au RAFO, 3349 chemin Navan. Conférences par des archivistes. Gratuit. Repas sur place : 9 $ membres du RAFO; 11 $ pour non-membres. Inscription au plus tard le 2 avril (avec repas) et jusqu’au 7 avril (sans repas) : 613-830-4243 ou sfopho@gmail.com.

Samedi 28 mars GALA DE LA FRANCOPHONIE à 17 h 30 au Centre de conférences St. Elias, 750 avenue Ridgewood, Ottawa. Coquetel, repas, remise du prix Champlain Fondateur de la Francophonie et soirée dansante avec La tournée du bonheur. Coût : 85 $. Billets en vente au www.lecpc.ca, 613-741-0562 ou à la réception du Centre Pauline-Charron, 164 rue Jeanne-Mance, Ottawa.

24 et 25 avril à 19h30 1 et 2 mai à 19h30 26 et 29 avril à 14h 3 mai à 14h PIÈCE DE THÉÂTRE « PÉCHÉ MORTEL » par la Troupe des joyeux retraités, une comédie de Norm Foster adaptée par Robert Marinier au RAFO, 3349 chemin Navan. Coût : 17 $. Billets à la billetterie du RAFO ou 613-8346808.

Examen des limites de quartiers de 2020 Participez en ligne et en personne Une équipe de consultants indépendants procède actuellement à un examen complet des limites des quartiers de la ville d’Ottawa, lesquelles serviront minimalement aux élections municipales de 2022, 2026 et 2030. Ottawa s’est développée depuis le dernier examen important effectué à cet égard en 2005 et il s’en suit un déséquilibre important au chapitre de la population d’un quartier à l’autre, ce qui a une incidence sur vous, électeurs et électrices. Alors, voici votre chance de faire connaître votre point de vue. En ligne Remplissez un sondage en ligne en vous rendant à ottawa.ca/limitesquartiers. Séances de consultation Assistez à l’une de nos prochaines séances de consultation. Le mercredi 11 mars Complexe St-Laurent — de 19 h 30 à 21 h 30 Le jeudi 26 mars 26 Centre des arts Shenkman — de 19 h 30 à 21 h 30 Le lundi 30 mars Centre récréatif Jim-Durrell — de 19 h 30 à 21 h 30 Le mardi 31 mars Hôtel de ville — de 15 h à 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30 La Ville d’Ottawa accorde beaucoup d’importance à l’accessibilité. Si vous avez besoin de mesures d’accessibilité particulières, veuillez en faire la demande à l’équipe de projet à limitesquartiers@ottawa.ca. Nous aurons besoin d’une semaine d’avis préalable pour mettre en place des mesures d’accessibilité ou des services de soutiens. Pour de plus amples renseignements, rendez-vous à ottawa.ca/limitesquartiers

Programme de bourses d’études 2020 – Caisse Desjardins Ontario

Soumettez votre candidature entre le 1er et le 31 mars 2020 desjardins.com/bourses Le saviez-vous? Vous serez automatiquement inscrit aux bourses de la Caisse et à celles de la Fondation Desjardins! Deux fois plus de chances de recevoir une bourse. Règlement disponible au desjardins.com/Ontario

5 mars, 2020 • Volume 4, Numéro 3 • 11

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L’école francophone

12 • 5 mars, 2020 • Volume 4, Numéro 3

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L'Orléanais 5 mars, 2020  

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