4 mars 2021, Volume 5 Numéro 3
La voix francophone d’Orléans
PAGE 3 COVID-19 : Quel impact sur les relations de couple
PAGE 5 La SFOPHO présente : La petite histoire du parc Georges-Dassylva
Prochaine édition 1er avril
PAGE 7 Nouveau projet de conversations intergénérationnelles
Pour la semaine de relâche, il faudra attendre Rebecca Kwan Initiative de journalisme local - APF - Ontario
Céleste Lévis (en haut à gauche), Marie-Clo (en haut à droite) et Moonfruits font partie des seize artistes franco-ontariens qui donneront une série de concerts virtuels sur rogerstv.com tous les vendredis soirs à partir du 12 mars. PHOTOS FICHIERS
Les élèves et les membres du personnel éducatif devront prendre leur mal en patience : c’est du 12 au 16 avril 2021 qu’ils pourront profiter de la traditionnelle semaine de relâche cette année. Le gouvernement ontarien en a fait l’annonce plus tôt en février, question de décourager les vacanciers de se déplacer à l’intérieur de la province alors que les taux d’infection demeurent élevés. Déception et compréhension sont au rendez-vous. « Je suis déçu de cette décision, même si je suis heureux que la pause n’ait pas été complètement annulée », partage le député provincial libéral d’Orléans, Stephen Blais. « Je pense que nous devons trouver un équilibre. Il est plus important que jamais que les élèves soient en classe pour apprendre et pour développer leurs compétences sociales, poursuit le politicien. Cela ne peut pas se faire au détriment des enseignants et du personnel éducatif qui ont travaillé sans relâche ces derniers mois pour
assurer un retour en classe en toute sécurité et qui méritent une pause. » À son avis, un épuisement chez le personnel enseignant, chez les familles, mais surtout, chez les étudiants, inquiète. « Cette année a été incroyablement difficile pour eux, reconnaîtil. Bien que nous devons attendre un peu plus longtemps pour la pause de cette année, je continuerai à insister auprès des résidents d’Orléans pour qu’ils priorisent leur santé physique et mentale. » Le représentant d’Orléans à Queen’s Park s’engage d’autant plus à continuer à militer pour limiter la taille des classes à 15 élèves, toujours dans le but de permettre une distanciation physique adéquate et sécuritaire dans les salles de classe. Quant à lui, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) dit comprendre les enjeux de santé publique ayant motivé cette annonce et respecter la décision du ministère de l’Éducation de l’Ontario.
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EN BREF Nouveau MIFO : un pas de plus ORLÉANS – La pandémie n’aura su atténuer le désir du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) d’aller de l’avant avec son projet de construction d’un nouvel édifice pour remplacer ses bureaux actuels. Dans un message envoyé à ses membres, l’organisme annonçait être en période d’appel d’offres pour une firme ou un expertconseil en gestion de projet de construction. Le choix du comité de sélection devrait être connu prochainement. Pour Pat Teolis, président de l’Association communautaire de Chateauneuf, l’arrivée éventuelle de ce nouveau MIFO est perçue positivement : « Le conseil d’administration de notre association communautaire soutient pleinement la construction du nouveau projet MIFO. Nous pensons que c’est excellent pour toute notre communauté. »
Pour la semaine de relâche, il faudra attendre en avril Suite de la page
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« La semaine de relâche est bénéfique pour l’ensemble des membres de la communauté scolaire, tant les membres du personnel, que les élèves, surtout dans un contexte où la santé mentale est plus fragile en ces temps de pandémie », prend le temps de mentionner par voie de communiqué aux parents le directeur de l’éducation et secrétaire-trésorier du Conseil, Marc Bertrand. « Je suis très sensible au fait que vos enfants ont tous besoin d’un moment de répit ». C’est justement le cas de l’étudiante de 8e année à l’École secondaire catholique Garneau, Myriam Leblanc, qui accueille la
nouvelle avec déception, mais résignation. « Je suis énormément déçue, mais au moins, il est repoussé, donc on aura notre congé plus tard, confie-t-elle en se disant très soulagée que la semaine de relâche n’ait pas tout simplement été annulée. On mérite tous une petite pause. Même si on ne peut pas voyager ni rencontrer des gens, des fois, ça fait du bien de prendre du temps pour soi. » Passer du temps dehors, faire de la lecture, essayer de nouvelles recettes et faire de l’exercice comptent parmi ses recommandations pour s’occuper une fois le congé arrivé. « Je vais surtout prendre le temps de relaxer et d’éviter de penser à l’école ou à toute autre chose qui me ferait stresser ».
Remise des Prix Bernard Grandmaître OTTAWA – C’est Ronald Brisson qui a mis la main sur le prix Bernard Grandmaître lors d’un gala virtuel tenu le 18 février dernier. Bénévole dans plusieurs organismes à Ottawa, il siège actuellement à titre de président de la Coopérative multiservices francophone de l’Ouest d’Ottawa (CMFO) et sa Maison de la francophonie d’Ottawa. À ce Ronald Brisson niveau, il s’investit dans l’accueil des réfugiés et fait la promotion de l’employabilité des gens trop souvent marginalisés par des défis systémiques. Huit autres prix ont été remis lors de la soirée, dont celui d’intervenante en santé, qui est allée à la médecin-chef de Santé publique Ottawa, Vera Etches.
Appui pour la réforme de la Loi sur les langues officielles OTTAWA – Le projet de réforme de la Loi sur les langues officielles dévoilé le 19 février par la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, peut compter sur l’appui de Dialogue Canada. Dans un communiqué, l’organisme s’est dit heureux de constater que la nouvelle loi avait pour but de renforcer la langue et la culture françaises au Canada; qu’elle chercherait à augmenter l’immigration francophone à travers le pays; qu’elle inclurait l’obligation que les juges de la Cour suprême soient bilingues; et que le commissaire aux langues officielles verrait ses pouvoirs renforcés.
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Mars 2021
MON RAFO À DISTANCE Un Centre pour aîné.e.s du confort de la maison (téléphonie) A qui s’adresse ce programme: • Vous habitez seul ou
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à un ordinateur pour participer à des activités virtuelles ? • Vous aîmeriez vous
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Qu’est-ce que c’est ? Mon RAFO à distance est un programme communautaire gratuit qui a pour objectif de contrer la solitude et l’isolement des personnes aînées de 50 ans et plus. C’est un programme d’activités et de discussions par telephonie. Grâce à l’appui financier de la Fondation Trillium et Older Adult Centre’s Association of Ontario (OACAO), l’Institut de santé en partenariat avec le RAFO offre aux aînés de 50 ans et plus une variété de d’activités téléphoniques.
COVID-19 : Quel impact sur les relations de couple Samuel Gosselin-Bélanger Initiative de journalisme local – APF – Ontario
Un an plus tard, la pandémie et les mesures sanitaires qu’elle entraine auront modifié le monde tel que nous le connaissions. En amour, les couples doivent maintenant faire preuve de plus de créativité dans leurs activités à deux. Il serait légitime de penser que le confinement n’amène que du négatif dans notre quotidien, surtout en amour, en limitant nos interactions avec les autres ou encore en minimisant le choix de sorties. Pour Amélie Trottier et Samuel Glaude, âgés de 19 et 20 ans respectivement, la pandémie n’aura aucunement affecté leur relation, loin de là. « La pandémie a solidifié notre relation. Nous avons discuté de plein d’enjeux qui ne seraient pas survenus autrement et nous nous sommes découvert des points communs idéologiques qui confirment encore plus notre complicité », mentionne le couple d’Orléans. Même son de cloche de la part de Janika Beausoleil et Samuel Bernier, un autre jeune couple du secteur d’Orléans. Toutefois, le fait de ne pas voir leurs amis aussi fréquemment qu’ils le souhaitent joue
beaucoup sur leur moral. Malgré tout, le couple a fait des compromis afin de répondre aux demandes des différents gouvernements. Un choix déchirant, mais qui devait se faire pour le bien commun. « Nous avons reporté un voyage en Europe, mis une croix sur nos sorties au restaurant et au théâtre, mais passons plus de temps à écouter des films, à commander du takeout de restaurants locaux et à découvrir la région à pied », mentionne Amélie. En effet, la COVID-19 a grandement changé nos habitudes. Les commandes en ligne, les livraisons de nourriture et bien sûr, la consommation de films sur internet sont maintenant des activités qui font partie de notre quotidien. Pandémie ou non, l’amour est toujours présent. Bien sûr, la situation ne permet pas aux couples de le vivre comme avant. Il faut donc que ces derniers se réinventent. « Le genre de date auxquelles nous étions habitués a changé ! Au lieu de trouver de nouvelles choses à essayer ensemble à l’extérieur, nous trouvons de nouvelles choses à essayer à la maison », affirme Amélie. À titre d’exemple, elle et son copain ont
développé un amour pour les casse-têtes, les jeux vidéo et les marches paisibles. Les restrictions actuelles peuvent également affecter le moral de plusieurs. Avec la COVID-19, la question de la santé mentale est devenue une priorité pour tous. Il est important d’en parler et d’agir. La pandémie aura permis à plusieurs de remettre les pendules à l’heure, de recentrer leurs priorités afin de conserver un esprit sain. « Le plus difficile serait l’incertitude de pouvoir continuer à se voir. Nous avons
rapidement décidé que pour notre bien psychologique et émotionnel, nous ne pouvions pas nous plier à toutes les mesures de la santé publique. Depuis, c’est beaucoup moins difficile pour notre santé mentale », affirme Samuel Glaude. Même constat pour Janika et Samuel : « On a trouvé une façon de se voir, on a brisé un peu les consignes sanitaires simplement parce que ce n’était pas dans nos plans de ne pas se voir », mentionnent les deux tourtereaux, tous deux âgés de 19 ans.
Un nouveau directeur de l’éducation au CECCE
Marc Bertrand, un père de famille prêt à servir les intérêts des élèves et des familles La nouvelle année est signe de renouveau et d’espérance au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), qui a débuté 2021 avec à sa tête Marc Bertrand, un nouveau directeur de l’éducation prometteur. Fort d’une expérience de plus de vingt ans dans le domaine de l’éducation, monsieur Bertrand a rapidement gravi les échelons au courant des 12 dernières années, passant d’enseignant, à direction adjointe d’école, puis à direction d’école pour plus récemment occuper les fonctions de surintendance de l’éducation, jusqu’à accepter de relever les défis que comporte le poste le plus élevé de l’institution.
Au service des élèves et de leur famille Ce professionnel de l’éducation chevronné qui dit « entamer avec confiance et enthousiasme le mandat qui lui a été confié », est reconnu et apprécié pour son grand engagement auprès des élèves et de leurs familles ainsi que des membres de son personnel.
« Avec l’appui de la grande équipe du CECCE, je veillerai à ce que les élèves puissent continuer à avoir accès à une éducation en français de très grande qualité ainsi qu’à entretenir et à rehausser leur désir d’apprendre par l’offre d’une expérience d’apprentissage unique et stimulante », explique monsieur Bertrand, également père de quatre enfants qui fréquentent les écoles catholiques du Centre-Est. « C’est aussi pour m’assurer que les élèves et le personnel puissent continuer à se sentir bien dans leur école que je continuerai de mettre à l’avant-plan leur sécurité et leur bien-être et que je veillerai à préserver un climat de bienveillance et nourrir leur sentiment d’appartenance et d’inclusion, en harmonie avec les valeurs catholiques du Conseil », poursuit-il.
L’enseignement, passion d’hier et d’aujourd’hui et tradition familiale Sa passion pour l’éducation, il la partage également avec sa famille, puisque ses parents, frère et sœur, ont exercé ou exercent
dans le domaine. Son père a occupé les fonctions d’enseignant, puis de direction adjointe d’école, avant de devenir conseiller scolaire puis président. Fait exceptionnel, l’un des frères de monsieur Bertrand est également directeur de l’éducation d’un conseil scolaire francophone de la région de Toronto. Outre l’éducation, Marc Bertrand affectionne le monde de la construction dans lequel il a gravité aux côtés de son père (également promoteur immobilier) depuis son plus jeune âge. C’est ainsi qu’on aura pu le voir à titre de surintendant des immobilisations, de l’entretien et de l’éducation sur les chantiers du CECCE. Passionné, engagé et humble sont autant de qualificatifs pour décrire ce professionnel de l’éducation. Alors que le CECCE a le vent dans les voiles, fort de ses 59 écoles, de son Académie d’apprentissage virtuel et de ses près de 26 000 élèves, Marc Bertrand s’engage à poursuivre sur cette lancée d’excellence.
ecolecatholique.ca
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Une ambitieuse Les à-côtés insoupçonnés de la COVID-19 réforme
Après des mois d’attente, la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, a récemment dévoilé une ambitieuse réforme pour renouveler l’action du gouvernement fédéral en matière de langues officielles. Ceux qui s’attendaient à une Loi modernisée en 2021 devront toutefois s’armer de patience. La soixantaine de propositions incluses dans ce document sont accueillies avec enthousiasme au sein de la francophonie canadienne, et ce, avec raison: approximativement 80 % des demandes effectuées par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada dans le dossier de la modernisation de la Loi sur les langues officielles ont été retenues. Les propositions mises de l’avant vont de l’octroi de pouvoirs accrus au commissaire aux langues officielles au bilinguisme des juges à la Cour suprême, en passant par une plus grande promotion du français à l’international. Le gouvernement fédéral reconnait aussi l’importance pour les communautés de disposer de leurs propres institutions dans des secteurs comme l’éducation, la santé, la culture, la justice et l’immigration. Le document ouvre aussi la voie à une nouvelle approche plus ambitieuse dans le domaine de l’immigration. Il mentionne notamment l’importance de « maintenir le poids démographique des francophones hors Québec afin que ceux-ci représentent 4,4 % de la population du pays ». Or, entre les recensements de 2001 et de 2016 de Statistique Canada, le poids démographique des francophones hors Québec est passé de 4,4 % à 3,8 %. L’atteinte de l’objectif présenté dans le document de travail implique donc une approche de rattrapage pour compenser le déclin démographique des francophones accumulé au cours des 20 dernières années, afin d’atteindre un poids similaire à celui du début des années 2000, puis de le maintenir à ce niveau. Reste à voir les stratégies qui seront mises en place, car le gouvernement fédéral n’a encore jamais atteint la cible annuelle de 4,4 % en immigration francophone qu’il s’est fixée en 2003. Une telle approche de rattrapage nécessiterait une cible annuelle beaucoup plus ambitieuse. Plus de détails devront être fournis pour que ces engagements en immigration soient pris au sérieux. Le dépôt de cet énoncé d’intention est un pas important vers une plus grande égalité réelle du français et de l’anglais, mais le chemin à parcourir est encore long avant de voir ces propositions se concrétiser. Plutôt que d’opter pour le dépôt d’un projet de loi, qui aurait permis d’entreprendre le travail législatif dès maintenant, la ministre a préféré soumettre à la Chambre des communes un document de travail. Celui-ci sera examiné par un comité d’experts qui disposera de soixante jours pour mener à bien ses travaux et déposer un rapport qui sera par la suite pris en considération dans la rédaction du projet de loi. Dans le contexte d’un gouvernement minoritaire, le temps presse si le gouvernement Trudeau a réellement pour objectif de compléter cette réforme dans le présent mandat. Si le projet de loi n’est pas déposé rapidement, il risque fort bien de mourir au feuilleton. Guillaume Deschênes-Thériault, Francopresse
Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli
L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)
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Je vous comprends, je vous comprends. Vous caractère de la personne à partir de sa bibliothèque aussi êtes tannés d’entendre parler de cette maladie en arrière-plan. Certaines biblios sont en un répandue à travers le monde, une de ces maladies désordre complet, DVD, revues, livres placés tout qui essaye d’éliminer, tous les cent ans, autant de croches. Par contre, d’autres montrent un certain gens qu’elle le peut sur ce globe surpeuplé. niveau d’organisation, tandis que d’autres sont Toutefois, cette maladie a beaucoup d’effets maladivement organisées avec des livres bien ricochets non anticipés. Elle a droits comme chez le notaire ou créé de nouveaux mots tels que se à la bibliothèque du Parlement renouveler, se réinventer et ainsi canadien. de suite. Mais rien n’arrive proche Il ne faut pas juger, car toutes des mots dérivés du système de ces personnes arrivent à se trouver conférence Zoom. « On zoome à travers leur organisation et tant ce soir? », par exemple qui aurait mieux pour eux, car ces étagères eu une tout autre signification il peuvent contenir des choses Réflexion y a seulement quelques années. bien importantes, soit de la Tout le monde comprend maintenant la vraie généalogie, des photos de familles, de vieux livres signification. de collection et des DVD de famille. D’autres livres On ne peut passer sous silence l’utilité de cette concernent la loi, des recueils, des livres religieux, application Internet qui permet aux médias visuels etc. À chacun sa bibliothèque et à nous de ne pas de se connecter avec leurs auditeurs ou de donner porter jugement, mais, les bibliothèques font partie une apparence d’auditoire aux jeux-questionnaires du « zoomage » la grande partie du temps. ou talk-show. Au point de vue personnel, les Il y a aussi l’apparence des gens qui sont familles peuvent se « zoomer », les amis peuvent se généralement bien mis, propres et la plupart « zoomer » et ainsi de suite. du temps bien peignés. Zoom, ou l’équivalent, Un autre dérivé du « zoomage » c’est l’apparence expose les gens proportionnellement à la distance des interlocuteurs. Avez-vous déjà vu autant de qu’ils sont de leur appareil, le nez en particulier ventilateurs de plafond, de bibliothèques et de attire notre attention puisqu’il est le plus près de nez que ça dans une seule application? J’énumère. l’appareil. On y voit de gros nez, des nez allongés, L’angle du iPad ou autre tablette montre, en plus croches, bien droits et distingués. Rarement, mais de la personne, l’endroit où elle est située. Il y a au occasionnellement, certaines narines montrent une plafond la lumière de salon, de cuisine ou chambre, fourrure apparente qui aurait besoin d’un rafistolage ou le ventilateur. ou une barbe négligée, mais généralement, les Souvent, il y a une porte en arrière-plan, mais, interlocuteurs paraissent bien. avez-vous déjà vu autant de bibliothèques? Les Zoom, Messenger, FaceTime et autres nous bibliothèques ont différentes grandeurs et grosseurs. gardent quand même en contact les uns avec les Du côté américain, ce sont de grosses bibliothèques autres ce qui est spécialement important pour les remplies à craquer de livres de toutes sortes, mais personnes âgées qui peuvent parler et voir leurs on en voit presque partout. petits-enfants, faute de ne pouvoir le tenir dans En général, on pourrait même déterminer le leurs bras.
Denis
Gagnon
Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans ale n o i t a n r e t n i ée n r u o j e 21! n 0 n 2 o e B m m e f a de l
CANADA
Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800 MFLalondeMP.ca
NOTRE PATRIMOINE
La petite histoire… du parc Georges-Dassylva L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO - www.SFOPHO.com) afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Louis V. Patry Auteur principal Le parc Georges-Dassylva est situé au 670 voie Monardia entre le chemin Mer Bleue et le chemin Tenth Line, dans le quartier de Cumberland. Pour s’y rendre, il faut aller en direction sud sur le chemin Mer Bleue, tourner à gauche sur la promenade Décoeur et tourner à droite sur la promenade Jerome Jodoin qui mène à la voie Monardia. Ce grand parc offre des espaces verts, des endroits ombragés, des bancs, des structures de jeu et des balançoires. En février 2019, le Comité sur les dénominations commémoratives de la Ville d’Ottawa a reçu une proposition du Comité pour l’amélioration de la place des noms francophones à Orléans, le CAPNFO, un comité de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), en vue de créer un parc en l’honneur de Georges Dassylva. Ce dernier a vécu à Orléans pendant près de 50 ans, s’est bien enraciné et a grandement contribué
à améliorer la qualité de vie de sa communauté. À la suite d’une consultation publique de 30 jours, la Ville a accepté la proposition et le parc Georges-Dassylva a été ouvert officiellement le 5 octobre 2019. Né à Campbellton, Nouveau-Brunswick, sur la baie des Chaleurs, Georges Dassylva, un homme de six pieds, six pouces, arrive à Orléans en 1949 avec Clara Séguin, qu’il a épousée en 1943, et ses deux enfants, Georgette et Paul. Vétéran de la Seconde Guerre mondiale comme membre de l’Armée royale canadienne de l’air (R.C.A.F.) escadrille Atlantique du Nord, de 1939 à 1945, il a été stationné à plusieurs endroits dans l’Est canadien et à la base militaire de Gander, Terre-Neuve; il y exerçait le métier de mécanicien. Membre actif de la communauté, il est fondateur et/ou président de plusieurs organismes tels que la Chambre de commerce d’Orléans de 1967 à 1969, les Champlains d’Orléans, le Club 60 Orléans et le Centre de jour SéraphinMarion d’Orléans. Aussi, il fait partie de la filiale 632 de la Légion royale canadienne, du club local des Chevaliers de Colomb (3e degré) et du conseil paroissial de l’église SaintJoseph d’Orléans. Au milieu des années 70, il coordonne la rénovation de l’église Saint-Joseph d’Orléans après qu’un incendie ait endommagé le sous-sol. M. Dassylva est aussi bénévole dans des résidences locales pour personnes âgées (Saint-Louis et Bellevue) et à l’Hôpital Montfort. Récipiendaire de quatre médailles, il est parfois invité par
les écoles à présenter son passé militaire, à l’occasion du jour du Souvenir. Il reçoit plusieurs prix communautaires et distinctions honorifiques. En 1966, la Chambre de commerce d’Orléans lui décerne le titre de Citoyen de l’année. En 1991, il reçoit le Prix d’excellence de l’Ontario pour les personnes âgées et l’année Georges Dassylva suivante, la médaille du 125e anniversaire du Canada décernée par la Ville de Gloucester et le gouvernement fédéral. Le 24 avril 1998, Georges Dassylva décède à l’Hôpital Montfort des suites d’un anévrisme à l’âge de 84 ans. Dans les commentaires énoncés lors de son décès, un qui revient fréquemment est le suivant : « Georges Dassylva a passé sa vie à rendre service à tous ses semblables. » M. Dassylva repose au cimetière Saint-Joseph d’Orléans. Erratum : Dans « La petite histoire... du parc Ouellette » parue dans l’édition précédente, il est écrit que l’auteure principale était Rachel Major alors que c’était Suzanne Benoit.
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CEPEO.ON.CA
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Projet de conversations intergénérationnelles De belles jambes,
OUI C’EST POSSIBLE!
VARICES SANS CHIRURGIE Éliminées par injections guidées par ultrasons. VARICOSITÉS ET COUPEROSE Éliminez-les par de simples injections.
Dre Lucie BEAUPRÉ Diplômée de l’American Board of Venous and Lymphatic Medicine
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Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et le Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa (RAFO) ont récemment mis sur pied des conversations intergénérationnelles, afin d’unir étudiants et aînés. Le CEPEO n’en est d’ailleurs pas à son premier projet intergénérationnel. Entre autres projets, des élèves de l’École élémentaire publique L’Odyssée avaient envoyé des souhaits de bonne santé à des aînés de la résidence Chartwell en juin dernier. En retour, ces derniers leur ont transmis des conseils de sagesse. Cet échange se poursuit à ce jour. « Les aînés sont des bibliothèques vivantes et ils ont beaucoup de choses à léguer aux générations futures. Pour moi, les conversations intergénérationnelles sont une façon d’assurer la sécurité culturelle et de faire comprendre aux jeunes que le français n’est pas une langue que l’on vit seulement à l’école », explique Élise BusaBoyi, conseillère en développement et en engagement communautaire du CEPEO. « Étant confinés à la maison, plusieurs
de nos aînés n’ont pas accès à leurs petitsenfants. C’est une façon d’avoir un peu de chaleur humaine », ajoute Jacqueline Noiseux, la directrice générale du RAFO. C’est donc le 28 janvier que la première conversation intergénérationnelle a eu lieu, alors qu’une classe de première année de l’École élémentaire publique LouiseArbour a eu la chance de questionner treize aînés au sujet de sports d’hiver et de leurs passions. Pour Noël Thomas, 71 ans, la décision de participer à cette rencontre allait de soi : « Je déteste l’idée d’avoir un bloc 55 ans et plus. Ça nous coupe de la vie et c’est frustrant. J’ai beaucoup de plaisir à voir des jeunes agir et être actifs. C’est aussi très nourrissant de savoir qu’ils s’intéressent à nous », affirmet-il, en ajoutant du même souffle avoir été absolument fasciné par l’activité. Plus tard ce mois-ci, ce sera au tour d’élèves de 8e année du programme d’apprentissage virtuel des écoles (PAVÉ) du CEPEO de converser avec des aînés. Pour l’enseignante Pierrette Fequet, qui a sauté sur l’occasion de participer au projet, cette rencontre compte de nombreux avantages : « J’enseigne l’histoire et la géo-
graphie. Pendant la rencontre, les jeunes seront en rapport direct avec ces deux matières. Au niveau académique, on ne peut pas demander mieux. Ça donne des leçons vivantes, interactives et authentiques. » Mme Fequet y voit aussi des bienfaits pour le fait français, alors que, d’un côté, les jeunes s’efforceront de bien s’exprimer pour faire bonne impression et, de l’autre, ils seront mis en contact avec des gens qui ont vécu des batailles pour obtenir des services en français. Pour l’instant, une conversation virtuelle est prévue par mois, mais vu l’engouement des directions d’écoles, Élise Busa-Boyi ne cache pas qu’une deuxième conversation puisse être ajoutée. De son côté, la directrice générale du RAFO avance la possibilité que le projet puisse éventuellement continuer sous une autre forme, advenant un allégement des mesures sanitaires, un souhait que partage Pierrette Fequet. « J’espère que le CEPEO mettra un programme sur pied pour le retour en présentiel. Si chacune de nos écoles avait des grands-parents adoptifs, ça serait super », conclut l’enseignante.
L’orléanais octobre 2020 1/8 H • 2,375 x 5,5 po.
Esprits créatifs RECHERCHÉS !
PASSIONARTS.ECOLECATHOLIQUE.CA 4 mars 2021 • Volume 5, Numéro 3 • 7
Apprends en français et in English.
À Boréal, tu apprends les termes de l’industrie en français et en anglais.
8 • 4 mars 2021 • Volume 5, Numéro 3
Découverteetetexploration exploration: :lalacréativité créativitéauau rendez-vous dans écoles CEPEO Découverte rendez-vous dans lesles écoles du du CEPEO Une approche novatrice
Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) offre, dans chacune de ses écoles et chacun de ses centres de la petite enfance des services et programmes stimulants visant l’épanouissement global des enfants dans un environnement francophone accueillant, attentionné, bienveillant, inclusif et sécuritaire qui favorise l’apprentissage par l’exploration, le jeu et l’enquête. Au CEPEO, nous croyons profondément que l’enfant est un être compétent, curieux et capable de réflexions complexes. Dans le cadre de ces apprentissages, le CEPEO est ravi de collaborer avec divers organismes communautaires pour offrir des activités ludiques, culturelles et éducatives
permettant aux jeunes et aux moins jeunes de découvrir la richesse de la langue française.
lointaines et vivez émotions, mots, couleurs et mouvements par le biais de contes et d’activités stimulantes.
Bulles d’histoires du MIFO
Sébastien Lemay - le 13 mars 2021
Le CEPEO est fier de présenter la série Bulles d’histoires organisée par le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO).
Partez à la découverte musicale d’un village d’antan avec Sébastien Lemay et perdez-vous dans un monde enjoué et coloré où on retrouve trésors, carnavals, mythes et légendes. Peut-être apercevrez-vous le valeureux cheval blanc ou les mystérieux feux-follets!
Dans le cadre de cette initiative virtuelle, le CEPEO et le MIFO vous invitent à découvrir chaque mois un conte en famille. Chaque histoire est accompagnée d’expériences interactives qui engagent les sens et la créativité des enfants de 4 à 10 ans. Allez à la rencontre de personnages fabuleux et farfelus, explorez des contrées
Participez à cette merveilleuse initiative en vous rendant au mifo.ca.
Les écoles du CEPEO vous accueillent virtuellement en tout temps
Nous invitons les membres de la grande communauté d’Orléans à découvrir en tout temps leur école francophone. Prenez rendez-vous dès aujourd’hui afin d’en apprendre davantage sur les opportunités d’apprentissage uniques offertes dans les écoles du CEPEO d’Orléans : Élémentaire : É.é.p. Des Sentiers É.é.p. Jeanne-Sauvé É.é.p. L’Odyssée É.é.p. Le Prélude Secondaire : É.s.p. Gisèle-Lalonde É.s.p. Louis-Riel
CEPEO.ON.CA
Corneille enen conférence au Collège catholique Mer Bleue Mer Bleue Corneille conférence au Collège catholique Un parfait parfaitexemple exempled’une d’uneécole écoleengagée engagéepour pour diversité et l’inclusion Un la la diversité et l’inclusion ! ! Le Collège catholique Mer Bleue a invité Corneille, le 25 février dernier, pour souligner le Mois de l’histoire des Noirs. Offert aux élèves, à leur famille, ainsi qu’aux membres du personnel, cet événement virtuel se voulait une occasion d’enrichir chacune et chacun et de faire honneur à la diversité de la communauté d’ascendance africaine. L’artiste originaire du Rwanda (un pays de l’Afrique de l’Est) a offert une conférence inspirante au cours de laquelle il a abordé avec bienveillance les sujets de l’immigration, de l’adaptation, de la résilience et du pouvoir de la diversité dans la communauté, tout en présentant son parcours personnel et en invitant les gens à rêver grand. « Notre école a à cœur d’offrir à ses élèves et à leurs parents des initiatives qui reflètent leurs centres d’intérêt, leurs valeurs, leur
culture et leurs aspirations. Plus encore, elle est en recherche constante de façons d’engager et d’inspirer ses élèves afin qu’ils puissent s’identifier à des modèles de réussite qui leur démontreront que tout est possible, quels que soient leurs origines et leur parcours », explique Chantal Thermonvil, directrice adjointe du Collège catholique Mer Bleue et elle-même d’origine haïtienne.
Au-delà de ce mois symbolique, le Collège catholique Mer Bleue, fort d’une communauté scolaire provenant de près de 30 pays, saisit toutes les occasions de souligner la diversité. L’école a d’ailleurs tenu, en 2018 et 2019, son Sommet de l’inclusion, un événement qui se voulait une formidable occasion d’encourager les valeurs fondamentales du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, soit l’inclusion et le bien-être.
Partenariat avec le RAF
Pour terminer, la présidente du CECCE, madame Johanne Lacombe, indique qu’ « à l’image de toutes les écoles du CECCE, le Collège catholique Mer Bleue se fait un point d’honneur d’accueillir et d’offrir à sa communauté scolaire un environnement pour permettre aux élèves de s’épanouir en posant un regard ouvert sur le monde et de développer leur plein potentiel afin qu’ils deviennent des citoyennes et citoyens éthiques, engagés, épanouis et affirmés. »
C’est dans cette volonté que le Collège catholique Mer Bleue, en partenariat avec le Regroupement Affaires Femmes (RAF), permettra à 25 jeunes filles d’ascendance africaine qui fréquentent cette école de bénéficier d’un programme de mentorat prometteur qui leur donnera certainement des ailes et toute la confiance nécessaire pour entrevoir un brillant avenir.
ecolecatholique.ca 4 mars 2021 • Volume 5, Numéro 3 • 9
Nouveau coronavirus 2019 (COVID-19)
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10 • 4 mars 2021 • Volume 5, Numéro 3
Un programme unique en Ontario pour l’école Louis-Riel Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Dès la prochaine rentrée, l’École secondaire publique Louis-Riel offrira VéloTechno, un nouveau programme alliant plein air, technologie et entrepreneuriat pour des élèves de la 7e et de la 8e année. « Ce programme vise à briser les frontières qui existent entre l’école et le monde qui nous entoure. L’élève y sera au centre de ses apprentissages et vivra des expériences authentiques en sortant de la salle de classe notamment en faisant du vélo et d’autres activités de plein air », explique Léo Dignard, qui a élaboré le projet en compagnie de son collègue Martin Pontbriand. Les élèves admis au programme deviendront les premiers à vivre cette approche unique en Ontario, qui mettra de côté l’enseignement traditionnel en silo : « Il y aura des blocs d’apprentissage avec des fils conducteurs et les élèves devront réaliser des projets en intégrant différentes matières », souligne M. Dignard. « Souvent à l’école, on apprend un concept par cœur sans trop le comprendre, puis on passe à autre chose. Notre but est de faire le lien entre la théorie et la réalité. On va voir le concept, on va le comprendre, puis on va l’appliquer concrètement pour pouvoir
réellement se l’approprier », ajoute Martin Pontbriand. À cet effet, l’enseignant d’éducation physique et de sciences offrira des ateliers de réparation de vélo : « Il y a plein de liens à faire avec la science et la mécanique. On peut penser ici aux machines simples, par exemple. » Dans le cadre du programme, le vélo deviendra le mode de déplacement des élèves lors de leurs sorties scolaires, lorsque les distances le permettront. Idem pour les raquettes et le ski de fond l’hiver : « On veut vraiment promouvoir les transports actifs autant dans la vie de tous les jours que pour le sport », précise M. Pontbriand, qui a œuvré comme guide d’expéditions avant d’être enseignant. Une fois à l’extérieur, les élèves apprendront à monter des tentes, à identifier des plantes et des traces d’animaux, entre autres. Le volet technologique ne sera pas en reste, alors que les élèves auront accès à une salle de création multimédia où ils pourront apprivoiser les technologies de l’information et de communication, que ce soit en enregistrant leurs propres balados ou en faisant du montage télévisuel. Lors de leurs sorties à l’extérieur des salles de classe, ils seront appelés à documenter
ce qu’ils apprennent sur le terrain pour ensuite le diffuser à plus grande échelle : « On veut qu’ils créent des choses utiles pour les autres et pas seulement pour obtenir une note », lance Léo Dignard, qui possède une formation en journalisme. Bien que les élèves intéressés par le programme doivent démontrer un intérêt
pour le vélo et les sports de plein air, les deux hommes assurent qu’ils ne sont pas à la recherche de grands sportifs, mais plutôt de jeunes engagés qui sont prêts à prendre des risques et à goûter à quelque chose de différent. Avis aux intéressés, la période de recrutement est présentement ouverte.
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4 mars 2021 • Volume 5, Numéro 3 • 11
12 • 4 mars 2021 • Volume 5, Numéro 3