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27 juin 2019 Volume 3 Numéro 7

La voix francophone d’Orléans

PAGE 3 Les francophones ont fêté la SaintJean à Orléans

Prochaine édition 25 juillet

PAGE 5 La SFOPHO présente « La petite histoire du parc Yves-Richer »

PAGE 6 Alexandre Perreault, jeune sportif, une fierté locale

L’avocat Ronald Caza reçoit la clé de la Ville d’Ottawa

Me Ronald Caza a reçu la clé de la Ville d’Ottawa lors d’une cérémonie à l’hôtel de ville pour son engagement professionnel et bénévole dans la communauté. PHOTO COURTOISIE

Nous traitons les adultes et les enfants nerveux

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le 18 juin dernier, l’avocat Ronald Caza s’est vu remettre la clé de la Ville d’Ottawa des mains du maire Jim Watson. Bien qu’il ait reçu plusieurs prix depuis le début de sa carrière il y a une trentaine d’années, le principal intéressé avoue qu’il ne s’attendait aucunement à recevoir la plus importante et prestigieuse distinction que décerne la capitale : « J’ai été très surpris quand ils m’ont annoncé que j’allais recevoir cet honneur. Quand on regarde la liste des gens qui ont reçu ce prix – comme l’ancien premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, qui a fait des choses absolument extraordinaires pour la province – c’est assez incroyable. » Fortement associé à la cause de la défense des droits des Franco-Ontariens, l’avocat ne se formalise pas d’être honoré par un maire

qui s’est longuement opposé au bilinguisme officiel dans sa municipalité : « Lorsqu’on regarde le déroulement de tout le dossier linguistique, à la fin, le maire a accepté les amendements qui étaient proposés pour qu’on se retrouve dans la situation actuelle. Si on regarde le travail que le maire a fait depuis longtemps, il a travaillé de près avec la communauté franco-ontarienne. » La clé est remise aux personnalités de marque ainsi qu’aux invités d’honneur de la Ville d’Ottawa : « Ronald Caza a été une voix importante pour Ottawa tout au long de sa carrière. On se souvient principalement de lui pour ses efforts visant à sauver l’Hôpital Montfort et son engagement envers notre communauté francophone, mais il a contribué à la Ville de bien d’autres manières. Par son travail en tant que bénévole ou sa participation à des collectes SUITE À LA PAGE 2

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EN BREF

Décès d’un pilier du théâtre francophone à Orléans ORLÉANS – Le 18 juin, la communauté d’Orléans et en particulier les amants du théâtre francophone de la région perdait un des fondateurs de la troupe Théâtre du Village d’Orléans, Marcus Carbonneau, à l’âge de 71 ans. Passionné du théâtre, cet ancien enseignant de l’École secondaire catholique Garneau, a cofondé la troupe communautaire avec Pierrette Boisvert et il en a été le directeur artistique pendant plusieurs années. M. Carbonneau a également siégé au conseil d’administration de la troupe, en plus d’agir comme metteur en scène et comédien à plus d’une occasion.

45e anniversaire des Chansonniers d’Ottawa ORLÉANS – En mai dernier, la Troupe Les Chansonniers d’Ottawa a présenté, à trois reprises, un spectacle époustouflant de près de deux heures intitulé De traditions et d’avenir au Centre des Arts Shenkman. Les 60 choristes, danseurs et danseuses ont fait vibrer les murs avec une variété impressionante de numéros qui leur a valu une participation active de la foule et de nombreuses ovations. Depuis 45 ans, la Troupe offre des centaines de spectacles sous la direction musicale de soit son fondateur Gilles Julien, son fils François et/ou son petit-fils Christian.

Honneur pour quatre auteures en herbe d’Orléans ORLÉANS – Quatre auteures « en herbe » d’Orléans ont vu leur texte publié dans un collectif d’élèves des Éditions David lancé le 30 mai. Intitulée Petites chroniques bizarres, la publication comprend 30 nouvelles fantastiques écrites par des élèves d’une vingtaine d’écoles secondaires françaises de partout en Ontario. Ces quatre auteures d’Orléans sont Aline Ahouzi du Collège catholique Mer Bleue, Laureanne Bousquet de l’École catholique Béatrice-Desloges, ainsi que Alima Traoré et Marianne Lessard, de l’École publique Gisèle-Lalonde. Les 30 nouvelles du recueil ont été choisies parmi quelque 120 qui ont été soumises aux Éditions David, dans le cadre d’un concours d’écriture appelé « Mordus des mots ».

L’avocat Ronald Caza reçoit la clé de la Ville d’Ottawa Suite de la page 1 de fonds, M. Caza a toujours cherché à faire d’Ottawa un meilleur endroit où vivre pour tous les résidents », s’est exprimé le maire. Mais, peu importe les raisons officielles qui lui ont valu cette distinction, l’avocat assure qu’elle revient à tous ceux qui ont travaillé avec lui pour mener à terme ces nombreux projets : « Si je regarde [la sauvegarde de] l’Hôpital Montfort, c’est un travail d’équipe extraordinaire. Il y a plusieurs personnes qui ont joué des rôles cruciaux que personne ne connaît. » En plus de ces gens de l’ombre avec qui il a eu l’honneur de travailler, l’homme de 57 ans avoue qu’il n’aurait pas accompli autant de choses dans sa carrière sans l’appui de sa famille : « Mon épouse est aussi très engagée dans la communauté francophone et, pour elle et nos enfants, le fait francophone est très important. Si tu n’as pas le soutien de la personne avec qui

tu partages ta vie, c’est difficile de réussir de grandes choses », dit-il au sujet de sa conjointe, Lyne Caza, avec qui il est marié depuis 37 ans. La coutume consistant à remettre une clé remonte au Moyen Âge, à l’époque où des restrictions légales limitaient l’accès aux villes. C’est au milieu du 19e siècle qu’il devint courant de remettre la clé de la ville pour signifier au récipiendaire son droit d’aller et venir à sa guise. Depuis le 4 novembre 1935, où lord et lady Tweedsmuir reçurent la première clé ottavienne, près d’une centaine d’autres clés ont été remises. Outre Dalton McGuinty, qui a reçu sa clé le 15 mai dernier, et Me Caza, trois autres individus ont eu droit au même honneur en 2019 : le patineur artistique Patrick Chan (29 avril), l’avocate Maureen McTeer (1er mai) et la directrice générale de l’organisme Le pilier logements pour femmes, Sue Garvey (en septembre prochain).

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10e anniversaire du Club Richelieu Vision OTTAWA – La soirée dansante du Club Richelieu Vision au restaurant Lebanese Palace, le 24 mai, s’est déroulée dans une ambiance festive et animée. Ce fut l’occasion de présenter le nouveau logo du Club Vision et de décerner le titre de membre émérite à sa fondatrice Trèva Cousineau. Par ailleurs, le Club Vision a annoncé son engagement à soutenir l’oganisme communautaire francophone Montfort Renaissance qui offre des services intégrés de santé mentale, de toxicomanie et d’hébergement aux personnes fragilisées. Cette belle soirée aura permis de recueillir environ 1000 $ qui seront remis à l’automne à cet organisme.

Investissement important dans les arts OTTAWA – Le Centre d’excellence artistique de l’Ontario et l’École secondaire publique De La Salle ont récemment reçu des investissements importants du gouvernement provincial (6,8 millions) et du fédéral (5,8 millions). Ces montants contribueront à l’ajout de 10 salles de classe et d’un gymnase, une modernisation de l’auditorium, l’ajout d’une aire d’accueil et d’exposition permanente ainsi que l’acquisition d’équipements spécialisés pour la diffusion communautaire des arts au grand public francophone partout au Canada.

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ACTUALITÉ Jean-Marc Pacelli L’Orléanais C’est le 4 juin dernier qu’a eu lieu le dévoilement officiel de l’affiche de la nouvelle rue Roger Pharand. L’événement, qui a eu lieu en présence du conseiller Stephen Blais, la représentante du Smart Centre, ainsi que des membres de la famille et des amis du principal intéressé, s’est déroulé entre le magasin Indigo et le concessionnaire Orléans Toyota. Si le nom de Roger Pharand n’est pas connu de tous, sa contribution dans le secteur est bien réelle. Né en 1925 à Notre-Dame-de-la-Paix, au Québec, M. Pharand a déménagé à Orléans à l’âge de 6 ans. Le petit village et le petit garçon allaient grandir ensemble jusqu’au décès de M. Pharand en 1986, à l’âge de 60 ans. Au fil des ans, le jeune homme a fait son bout de chemin, achetant une ferme laitière en 1947, située sur un vaste terrain de 120 acres, qui inclut la rue qui porte maintenant son nom. Il allait y vivre jusqu’à la fin de ses jours en compagnie de son épouse, Noëlla Dutrisac. Cette dernière n’allait quitter les lieux qu’une vingtaine d’années plus tard lorsque les terres furent achetées pour bâtir un Smart Centre. Elle est décédée en 2009 à l’âge de 80 ans. Aux dires de leur fille Lise Pharand, le couple a travaillé ensemble très fort pour contribuer à l’essor de l’agriculture

et de l’économie locales. En plus de posséder un cheptel de plus de 120 têtes, dont plus d’une soixantaine étaient des vaches laitières, les Pharand engageaient de jeunes hommes du coin pour venir les aider, une fois le temps des récoltes arrivé. C’est aussi sur cette terre que le couple a élevé ses trois enfants : Denis, Gaëtan et Lise. En 2019, la descendance compte six petits-enfants et plusieurs arrière-petitsenfants. Aujourd’hui complètement disparue, la ferme a cédé sa place à une panoplie de commerces, parmi lesquels le Real Canadian Superstore, le Farm Boy, le McDonald’s et la Banque TD Canada Trust. De plus, le Lone Star se trouve où était située autrefois la maison familiale. C’est d’ailleurs en voyant l’arrivée de toutes ces infrastructures que Lise Pharand a choisi d’agir : « Je ne voulais pas que ça passe inaperçu qu’il ait vécu là toute sa vie et que ce soit tout construit, mais qu’il n’y ait rien à sa mémoire. » Suite à une consultation avec Louis V. Patry, viceprésident de la SFOPHO (Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans) à l’époque, elle décide d’envoyer une lettre à la Ville d’Ottawa en janvier 2014 pour leur exprimer son souhait. À peine un mois plus tard, la Ville reconnaît le caractère historique du nom, mais indique que le propriétaire immobilier doit donner

PHOTO : NICOLE PATRY

Dévoilement du nom d’une nouvelle rue à Orléans

Des membres de la famille Pharand tiennent des affiches démontrant le nom de la rue récemment nommée Roger Pharand. son aval pour officialiser le tout. Cinq ans plus tard, Mme Pharand peut se féliciter d’avoir accompli sa mission. Elle peine d’ailleurs à contenir sa joie : « Je suis très heureuse », lance-t-elle, tout en avouant que son père aurait de la difficulté à croire qu’une rue ait été nommée en son honneur : « Il était un homme très humble. Il dirait : “Bien non, voyons donc!” En même temps, je crois qu’il serait content de savoir que tous ses efforts ont été reconnus », conclut-elle.

Les francophones ont fêté la Saint-Jean à Orléans Lucie Cayouette Collaboration spéciale Restez calmes, on a fêté la Saint-Jean à Orléans! Et quel succès !! Ce fut une journée mémorable. Plus de 400 francophones et francophiles ont assisté à cette fête canadienne-française qui se déroulait à Orléans le 23 juin, organisée par des bénévoles du RAFO, le Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa. L’idée leur est venue d’organiser cette fête l’année dernière, à la suite du succès d’un pique-nique et BBQ au RAFO. Voulant répéter l’activité, ils ont décidé de la jumeler avec la Saint-Jean. C’était l’occasion idéale de démontrer que la francophonie est bien vivante à Orléans, que les francophones tiennent à leur langue et à leur culture. Le RAFO est un organisme pour les aînés, et ceux-ci ne demandent pas

mieux que de transmettre leur culture à leurs enfants et à leurs petits-enfants. Et nous en avons été témoins lors de cette journée intergénérationnelle, en voyant des grandspapas faire la course à trois pattes avec leurs petits-enfants et des grands-mamans démontrer l’art du hula hoop à leurs petits-enfants. Il y avait des activités pour tous les âges et tous les goûts. Plus de 80 bénévoles dévoués ont contribué au succès de cette première. La Résidence Jardin Royal a offert gracieusement la navette entre l’église Notre-Dame-des-Champs et le RAFO. Les Chevaliers de Colomb de Sainte-Marie ont fait cuire plus de 500 hamburgers et hot dogs au BBQ. La Résidence Promenade a donné 300 biscuits et les guides Kamsoks d’Orléans ont animé des jeux pour les enfants et les adultes. Les structures gonflables ont accueilli autant

les adultes que les enfants, car tous devaient réussir des défis pour avoir la chance de gagner un des 45 prix offerts par nos commanditaires et partenaires. Le Clos du Vully et Orléans Brewing Company ont servi des vins et des bières fabriqués localement. Durant la journée, un jeune artiste de l’École de musique du MIFO, Benjamin Richard, a contribué à la fête en jouant plusieurs chansons et même une de ses propres compositions. Il a même réussi à convaincre d’autres amateurs à prendre le micro et à partager leurs talents musicaux. La journée s’est terminée en beauté. Les participants se sont réunis autour d’un feu de camp, dans la joie, en chantant leur fierté d’être francophone grâce aux talents d’animation de Jean-Marc Lalonde et de Nicholas Doyon. SUITE À LA PAGE 7

! a d a n a C

LAURA DUDAS

Conseiller, Quartier Innes 613-580-2472 laura.dudas@ottawa.ca www.LauraDudas.ca

MATTHEW LULOFF Conseiller, Orléans 613-580-2471 Matt.Luloff@ottawa.ca www.matthewluloff.ca

STEPHEN BLAIS

Conseiller, Quartier Cumberland 613-580-2489 stephen.blais@ottawa.ca www.stephenblais.ca

27 juin, 2019 • Volume 3, Numéro 7 • 3

BONNE FÊTE DU


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Discrétion Quand un sujet est délicat, on s’arrange pour ne pas trop se faire entendre s’il en est question. Les langues officielles tombent dans cette catégorie. Le Symposium sur les 50 ans de la Loi sur les langues officielles a eu lieu les 27 et 28 mai dernier à Ottawa. Imaginons le scénario des grands évènements pour cette occasion. Le premier ministre et les chefs des autres partis seraient montés tour à tour sur les tribunes, auraient prononcé un discours enlevant par le style et alléchant par le contenu. Toute la presse nationale aurait été là, caméra à l’épaule et micro au poing. Les journalistes auraient fait le fameux «scrum», ces entrevues improvisées courantes sur la scène politique, où on se rue sur les politiciens pour obtenir «une bonne clip», ce court passage qui passera bien dans un reportage. En d’autres mots, les Trudeau, Scheer et Singh ont préféré éviter les projecteurs pendant le symposium. Ils n’étaient pourtant pas loin. Le Centre national des arts, où avait lieu le rassemblement, est à deux pas du Parlement. Quelques ministres et porte-paroles ont parlé à leur place. Ils ont bien fait leur travail, mais n’empêche que ça donne une idée de l’importance que les stratèges en communication ont voulu donner à la rencontre. Ces absences ou silences ne sont pas aléatoires en politique. Ils répondent à une stratégie. On quantifie les votes et les gens qui vont voir et entendre. On est face à une population que l’on veut influencer et à une presse en quête de cote d’écoute et de lecteurs. Les stratèges jouent le jeu des communications pour bâtir un capital sympathie, ce fer de lance pour le grand jour où les électeurs passeront derrière l’isoloir. Ce jour-là n’est pas très loin. Des élections auront lieu à l’automne. Pourtant, l’évènement n’était pas banal. On célèbre cette année le demisiècle d’une loi appelée à façonner le pays dans le sens de l’ouverture à l’autre, en quête d’un grand idéal dans toute société heureuse, celui de l’égalité. Ce n’est pas rien. Il y avait aussi de quoi nourrir les discours. Le commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, avait présenté son rapport annuel quelques semaines plus tôt. Il recommandait le dépôt d’une nouvelle mouture de la Loi qui placerait les langues officielles au cœur des priorités, avec du « leadeurship » et du « courage politique », avait-il pris la peine d’ajouter. Il souhaite aussi l’ajout de clauses précises pour obliger les provinces et territoires à mettre la main à la pâte, en consultant les communautés en situation minoritaire et à tenir compte de leurs besoins. Pourquoi la classe politique se fait-elle aussi discrète? Le sujet serait-il un peu embarrassant dans certains milieux? Il ne faut peut-être pas forcer la note jusqu’à conclure à l’indifférence. Cela dit, il est certain que l’on ne veut pas pousser trop fort quant à l’envergure à donner à ce dossier, pourtant d’une grande importance pour le Canada entier et ses citoyens. C’est comme si on convenait de continuer à modeler ce Canada bilingue, mais en se tenant un peu à l’écart des projecteurs pour ne pas froisser les récalcitrants. .. Réjean Paulin, Francopresse

L’évolution du téléphone dans le temps Je crois être bien chanceux, ayant eu le privilège cellulaire. Même là, la partie téléphone est devenue de connaître l’ère presque complète du téléphone, presque chose du passé dans ce petit appareil que commençant par celui de l’appareil peu auditif au chacun porte sur soi à longueur de journée. Le téléphone addictif. texte est devenu plus important, suivi de l’appareil C’est le 22 octobre 1962 que je me joins à la photographique tellement performant. Même nos compagnie Bell comme technicien apprenti. Je fais dirigeants politiques se « selfiquent » avec des partie du groupe qui remplace partisans et même avec d’autres à Chelsea, les téléphones à politiciens étrangers, à l’exception manivelle par de beaux téléd’un certain leader aux cheveux phones de table du type 500, orange. couleur ébène (en plastique Ces téléphones ont créé leur noir). Je suis assigné ensuite propre dictionnaire. Des mots à l’installation de téléphones comme Twitter, Facebook, résidentiels à Hull et les environs. Instagram, Chat et Facetime Réflexion J’ai vu apparaître les téléphones sont apparus. Les plus jeunes se Princesse, avec lumière intégrée s’il vous plaît, communiquent en textos presque continuellement, le Contempra et bien d’autres. J’ai connu aussi dans un langage bizarre que George Orwell avait les téléphones Logic 10 et les différentes sortes décrit dans son livre publié en 1949, soit le livre : de tableaux de communication (switchboard) qui 1984. Il avait prédit que les mots seraient raccourcis, devenaient de plus en plus électroniques. ce qui est le cas de nos jours. À lire certains messages Je passe ensuite par le bureau de répartition remplis de raccourcis, je me demande souvent avant d’apprendre l’informatique, ses lignes et ses comment ils se comprennent. Dans les années 50, instruments. Finalement, j’aboutis, avec promotion, il y avait un téléphone par maison. Maintenant, il au bureau de l’Ingénierie, là où je finis ma carrière, y a une maison contenant autant de téléphones que responsable des communications numériques pour d’individus. Je ne dis pas que ce n’est pas bien, mais les communications du gouvernement du Canada. l’individualisme a pris le dessus. Mon dernier projet consistait, en 1994, à aider Autrefois, en campagne, une ligne téléphonique à construire un système de communication où on desservait souvent dix maisons. Le téléphone sonnait pouvait avoir des vidéos sur demande. C’était le aux dix fermes et on devait répondre seulement premier système de ce genre au Canada. Imaginez quand on reconnaissait son propre code. On levait pouvoir commander un film, en prendre contrôle et alors l’écouteur et on pouvait entendre plusieurs pouvoir faire des arrêts, des retours en arrière, etc. « clics » additionnels. C’était aussi l’écouteur des Wow ! neuf autres clients sur notre ligne. Tout le monde Le noyau, là où se situaient les 17 films, savait les nouvelles en même temps, les nôtres et était à notre bureau et nos « clients » étaient parfois… les leurs ! Autrefois, c’était des lignes les Universités d’Ottawa et de Carleton. À ce rurales et maintenant, on appelle ça Facebook. moment-là, le CRTC (Conseil de la radiodiffusion La seule différence, c’est que les nouvelles se et des télécommunications canadiennes) n’avait propageaient par la bouche alors que maintenant, ce pas encore approuvé ce système et ce n’est que sont les pouces qui sont devenus rois. quelques années plus tard que tout cela devint chose Si la tendance se maintient, notre bouche bien commune. deviendra plus petite, on portera tous des appareils De nos jours, on abandonne souvent le téléphone visuels à la naissance et nos pouces auront 10 cm « terrestre » pour ne garder que son téléphone de longueur!

Denis

Gagnon

Bonne fête du Canada!

Rédacteur en chef.............Louis V. Patry Pigiste principal...........Jean-Marc Pacelli Ventes.........................Danielle Sylvestre L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est appartenu et exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)

Marie-France Lalonde Députée

N’HÉSITEZ-PAS À NOUS CONTACTER! Bureau de circonscription 206-250, boul. Centrum, Orléans, ON K1E 3J1 mflalonde.mpp.co@liberal.ola.org 613-834-8679 | mariefrancelalonde.ca

Députée/MPP Orléans


NOTRE PATRIMOINE

La petite histoire… du parc Yves-Richer L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Louis V. Patry Auteur principal ce mois-ci Le parc Yves-Richer est situé au 499 avenue des Épinettes dans le secteur Queenswood Heights, en bordure de la rue des Arbres, la promenade Prestwick, le croissant Summerlands et la promenade Lafrance. Nommé en 1997 pour honorer un policier de la région, le parc comprend des structures de jeux pour enfants et un terrain de baseball. On peut accéder au parc par la promenade Prestwick et la rue des Arbres, mais l’entrée principale est située sur l’avenue des Épinettes. À cette entrée se trouve une plaque, installée en

mai 1997 par le canton de Cumberland, en reconnaissance de la contribution d’Yves Richer à la municipalité. Avant 1997, ce terrain était nommé le « parc Bilberry Creek », sans doute à cause du ruisseau Bilberry qui le traverse du sud au nord. À l’ouest du parc, on y découvre un sentier naturel, pittoresque et peu connu, d’environ un kilomètre, en bordure du ruisseau qui sillonne à travers une mini-forêt, laquelle fait partie d’un projet de reboisement; le cours d’eau poursuit son trajet jusqu’à l’avenue des Épinettes, non loin de l’entrée du parc de la Ferme Cardinal. Il passe sous cette avenue, entre la cour Wayside et le chemin Turnberry, pour ressortir de l’autre côté de la voie pour finalement aller se déverser dans la rivière des Outaouais. Le parc Bilberry Creek a été renommé « parc Yves-Richer », suite au décès en avril 1997 à l’âge de 52 ans, d’un agent de la police régionale d’Ottawa-Carleton. Celui-ci avait été policier pendant 23 ans. L’amour et le respect que lui portait sa communauté étaient évidents lors

de ses funérailles, alors qu’environ 500 personnes étaient présentes et que plusieurs avaient témoigné de l’effet positif qu’il avait eu dans leur vie. À son décès, lié à un anévrisme, il laissait son épouse, et ses deux enfants âgés de 11 et 14 ans qu’il avait fréquemment accompagnés à ce parc, la famille demeurant sur le croissant Cottonwood en face du parc. Au cours de sa carrière de policier, il avait été, selon son superviseur, responsable de plusieurs initiatives ayant possiblement contribué à sauver des vies. Un événement marquant dans sa vie de policier a eu lieu en novembre 1995 lorsqu’il avait répondu à un appel d’urgence 911 et qu’il avait ravivé une jeune fille de 4 ans, nommée Holly Parsons. Elle était inconsciente après s’être coincée accidentellement dans une structure de jeu dans sa cour alors qu’elle portait des vêtements d’hiver encombrants. Ceci a contribué à ce qu’il soit considéré, par la suite, un héros digne de faire les manchettes des journaux.

Yves Richer

De plus, cette reconnaissance démontre la volonté de la communauté à souligner le travail essentiel des corps policiers dans notre milieu. Yves Richer est inhumé dans le cimetière de Ramsayville.

L’école

francophone de votre quartier

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Pensez-y


Bonne fête du Canada! Au nom du conseil d’administration, du personnel et des bénévoles.

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Ici, vous serez au bon endroit au bon moment. L’Île-du-Prince-Édouard se prépare à accueillir le Congrès mondial acadien pour la toute première fois! La culture acadienne battra son plein à l’Île du 10 au 15 août; puis, vers midi, la fête se déplacera au sud-est du Nouveau-Brunswick jusqu’au 24 août.

ipe.ca/cma

Le nageur canadien, Alexandre Perreault, en action. PHOTO : COURTOISIE, SCOTT GRANT, SWIMMING CANADA

Alexandre Perreault, jeune sportif, une fierté locale Samuel Gosselin-Bélanger L’Orléanais Alexandre Perreault, 20 ans, étudiant et nageur de haut calibre est un jeune homme originaire d’Orléans. À travers les médailles et les manuels scolaires, ce jeune homme doit concilier vie étudiante et vie sportive, un défi auquel il est préparé. Pour celui qui en est à sa 11e année au sein du Ottawa Swim Club, qui s’entraîne à la piscine du Centre récréatif FrançoisDupuis, Alexandre Perreault a su, à travers les années, se démarquer et monter sur les marches du podium à maintes reprises. Il a tout d’abord gagné sa toute première médaille de bronze aux nationaux junior de 2013, au 50 m papillon. Par la suite, il sera couronné d’or à deux reprises aux nationaux junior 2014 dans les épreuves du 100 m et du 50 m papillon. Évoluant maintenant dans la catégorie sénior, il a reçu son premier titre de champion national, en avril 2018, au 100 m papillon. Avoir la chance de représenter le Canada outre-mer peut avoir ses avantages, comme celui de voyager. En effet, dans le cadre de ses compétitions internationales, Alexandre a participé en 2016 aux Championnats panpacifiques qui se déroulaient à Hawaii. Il a d’ailleurs mis la main sur une médaille de bronze dans l’épreuve de relais 4 x 100 m, une première médaille d’équipe pour le jeune homme. Il a ensuite pris, en 2017, la direction de l’Espagne, pour effectuer une tournée de l’Europe avec Équipe Canada. En plus d’Hawaii et de l’Espagne, le jeune athlète a pris part en décembre dernier aux 14e Championnats du monde de la Fédération internationale de natation (FINA) en Chine. Cette compétition est considérée comme une opportunité d’apprentissage dans la perspective des

compétitions internationales de 2019 et de Tokyo 2020. Tantôt étudiant à temps plein en Sciences de l’activité physique à l’Université d’Ottawa, tantôt nageur de haut niveau, conjuguer ces deux peut s’avérer compliqué. Pour Alexandre, le plus difficile est surtout relié aux heures de sommeil et le temps disponible pour ses études, « concilier les deux ça me restreint mes heures (sic), parce que je dois me coucher tôt, puisque je suis debout à 4 h 45, c’est rough un peu ». Mis à part des nuits courtes, pour Alexandre il n’y a pas de secret. Avoir ce genre d’horaire demande beaucoup d’organisation. Cet emploi du temps l’aide dans son organisation. « Ça m’aide à mieux m’organiser et ça m’oblige à utiliser mon temps le plus efficacement possible », rajoute le jeune sportif. L’étudiant ne chôme pas. Entraînements matinaux sept jours sur sept. Au total, Alexandre passe 22 heures par semaine dans la piscine. Il faut ajouter à cela l’école et les devoirs, ainsi que les entraînements en gymnase le lundi, mardi et samedi pour la forme physique. Il n’y a pas de recette miracle, c’est plutôt une question de « discipline et de rigueur », mentionne-t-il. N’ayant pas beaucoup de temps libre dû à un rythme de vie effréné, Alexandre se doit de le consacrer à ses études pour ainsi, aussi bien réussir dans la piscine que sur les bancs d’école. La saison 2019-2020 en sera une très grosse pour Alexandre qui souhaite se préparer adéquatement afin d’atteindre son but ultime. Un objectif qui ferait de lui un athlète olympique : « Mon prochain but est de faire l’équipe nationale pour les Jeux Olympiques 2020 à Tokyo. »


BABILLARD

2 juillet au 9 août APPRENDRE À JOUER AU SOCCER de 18 h à 19 h, la Ville d’Ottawa, en partenariat avec le Programme Canadian Tire Bon Départ, offre des cours gratuits « J’aime jouer au soccer » pour les jeunes de 6 à 12 ans tous les mardis au parc Vista, à Orléans. Infos et pour s’inscrire : Rachelle au info@gaca-acga.com. Jeudi 4 juillet SOUPER-DANSE « BBQ BRÉSILIEN » à 18 h au RAFO, 3349 chemin Navan. Animation musicale par DJ Joe. Au menu : Contre-filet de bœuf ou poitrine de poulet. Coût : 25 $ membre/30 $ invité. Billets en vente à la billetterie du RAFO jusqu’à 16 h le vendredi 28 juin 2019. Infos : 613-834-6808.

Mercredi 10 juillet OBJECTIF CINÉMA : « LA CHUTE DE L’EMPIRE AMÉRICAIN » un drame social québécois; à 19 h 30 au Cinéstarz Orléans, 250 boul. Centrum. Coût : 8 $ (adulte) et 6 $ (enfant). Vendredi 26 juillet OBJECTIF CINÉMA – CINÉMA EN PLEIN AIR : « ASTÉRIX, LE SECRET DE LA POTION MAGIQUE » Animation France; à 20 h au parc du Centenaire de Queenswood Heights. Gratuit. Aide requise DAME HANDICAPÉE DE NAVAN, cherche aide francophone, non-fumeuse, pour quelques avantmidis de travail et deux nuits par semaine pour commencer. Elle doit être capable de conduire une fourgonnette. Toute femme qui est seule, pourrait dans le futur, avoir le choix de vivre chez-moi. Belle maison, complètement adaptée pour handicapés, facile d’entretien. Courriel : fern.onwheels@gmail.com.

PHOTO : GILLES LAPORTE

Samedi 29 juin FESTIVAL DES FRAISES ANNUEL DE LA DÉPUTÉE PROVINCIALE MARIEFRANCE LALONDE à 13 h au 250 boul. Centrum.

Jean-Marc Lalonde anime un groupe lors de la fête de la Saint-Jean au RAFO.

Les francophones ont fêté la Saint-Jean à Orléans Suite de la page 3 Merci à Patrimoine canadien, au Programme de bourses TD Amis des parcs et à nos généreux commanditaires tels que la Caisse populaire Desjardins et notre conseillère Laura Dudas, entre autres. La liste complète se trouve sur notre site rafo.ca et sur notre page Facebook.

Le soleil et la superbe température ont évidemment contribué au succès de cette fête, mais c’est surtout le fait que la population était au rendez-vous! Sans les participants, ce n’aurait pas été un tel succès. La conclusion de tous : il faut refaire l’an prochain. Alors, restons calmes, nous fêterons la Saint-Jean à Orléans l’an prochain.

253 M$ retournés

aux membres des caisses Desjardins et à la collectivité cette année. Dont 10 M$ en Ontario.

La nouvelle ristourne, ça fait jaser. Maintenant plus accessible, la ristourne évolue afin que plus de membres reçoivent leur part des surplus. Détails et conditions : desjardins.com/ristourne

27 juin, 2019 • Volume 3, Numéro 7 • 7

C’est ça la ristourne.

Ça en fait de l’argent au service des gens!


8 • 27 juin, 2019 • Volume 3, Numéro 7

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UE , O J

J’ AP

Garderie préscolaire - 0 à 4 ans Groupes de jeu - 0 à 6 ans Prématernelle Mon atelier - 2 ans et demi à 4 ans Petits pas à trois - 3 ans Maternelle et jardin d’enfants - 3 à 5 ans Journée scolaire prolongée - Dès la maternelle

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E N FA N C E

Découvrez les programmes de la petite enfance offerts en français dans les écoles catholiques du Centre-Est!

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L'Orléanais 27 juin, 2019  

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