L'Orléanais 23 juin 2022

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23 juin 2022, Volume 6 Numéro 7

La voix francophone d’Orléans depuis 2017

PAGE 3 L’école Saint-Joseph d’Orléans accueille un réfugié

PAGE 4 Réflexion : Notre lune qui émerveille

Prochaine édition 7 juillet

PAGE 5 Une offre renouvelée et adaptée pour le MIFO

Stephen Blais prêt à défendre les intérêts d’Orléans

Les célébrations de la fête du Canada seront de retour sur l’île Petrie le 1er juillet. À lire en page 9. PHOTO FICHIER

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Alors que le Parti progressiste-conservateur de Doug Ford réussissait à gonfler ses rangs, le député sortant d’Orléans, le libéral Stephen Blais, a réussi à garder son siège en allant chercher 46,4 % des votes le 2 juin dernier. Au final, les libéraux n’enverront que huit députés à Queen’s Park. Un résultat décevant pour les troupes qui a causé la démission du chef Steven Del Duca. Un geste qui n’a pas surpris le député élu d’Orléans. « Steven est un homme d’honneur qui a beaucoup de respect pour les citoyens. Ce n’est donc pas une surprise qu’il ait pris cette décision assez rapidement parce qu’il a ce respect pour la démocratie. » Si la démission du chef n’était pas une surprise pour lui, le résultat du scrutin en était une. Bien qu’il était clair que l’équipe de Doug Ford allait former le prochain gouvernement, les sondages et les conversations qu’avaient les candidats

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libéraux sur le terrain leur donnaient bon espoir d’aller chercher une vingtaine de sièges, aux dire de M. Blais. Quoique son parti ne formera que la deuxième opposition, M. Blais demeure sûr que les demandes des gens d’Orléans seront entendues, se basant sur les deux années qu’il a siégé comme député d’Orléans alors que son parti ne comptait que sept représentants. « On a reçu des investissements pour la construction de deux nouvelles écoles. Quand la pandémie a commencé, il n’y avait aucun centre de dépistage à Orléans. On a travaillé fort pour en avoir un. Il y a donc des possibilités de travailler ensemble pour faire avancer nos intérêts. » Bien que la nouvelle législature ne soit pas encore commencée, le politicien a déjà établi trois priorités. Il promet ainsi de redéposer son projet de loi pour permettre le congédiement d’élus municipaux ontariens « pour arrêter l’abus des

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EN BREF La paroisse St-Joseph d’Orléans remercie ses bénévoles

ORLÉANS – Le 9 juin dernier, une cinquantaine de personnes se sont réunies pour un cocktail au jubé de l’église St-Joseph d’Orléans, puis pour un souper au Jardin Royal. L’événement avait pour but de remercier les bénévoles qui avaient mis l’épaule à la roue pour mener à terme la campagne de financement « St-Joseph d’Orléans… un patrimoine à sauvegarder » qui s’est déroulée de 2015 à 2020 et qui a permis d’amasser 2,6 millions de dollars. « Grâce à nous tous, les dévoués bénévoles, ces fonds nous ont permis de réaliser de grands travaux et sauvegarder St-Joseph », s’est exclamé Michel Lepage, qui a présidé le comité directeur de la campagne, aux gens présents. Comme ce fut le cas pour plusieurs événements depuis mars 2020, la pandémie peut être pointée du doigt pour cette célébration tardive.

Dernier tour de piste pour l’exposition de la SFOPHO

ORLÉANS – L’exposition gratuite « Orléans se souvient! », mise sur pied par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), et présentée à la Galerie d’art Eugène-Racette du MIFO, se termine le 30 juin. Cette présentation de photos de bâtiments et de structures d’hier et d’aujourd’hui sert à raconter le vécu et à définir l’identité locale. « Pour certains, ce seront de doux souvenirs… pour d’autres, de merveilleuses découvertes », ont exprimé les organisateurs.

Blais prêt à défendre les intérêts d’Orléans Suite de la page 1

femmes par les conseillers », souligne-t-il. Il reviendra aussi à la charge avec son projet de loi sur le transfert des routes 174 et 17. Si elle est adoptée, cette loi redonnera la responsabilité de l’autoroute 174 et de la route 17 à la province dont la gestion avait été transférée par le gouvernement Harris. « Depuis qu’elle a pris possession de l’autoroute 174, la ville d’Ottawa a dépensé au moins 40 millions de dollars en dépenses d’immobilisations et d’exploitation pour cette autoroute », pouvait-on lire sur le site du député lors de son dépôt initial en 2021. Finalement, il souhaite travailler avec le gouvernement Ford pour que le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) obtienne le financement nécessaire pour aller de l’avant avec son projet de construction d’un nouveau centre culturel. M. Blais ne cache pas qu’il est difficile pour l’instant de savoir si le gouvernement réagira favorablement à une telle demande de sa part. Il rappelle toutefois que Caroline Mulroney, qui était ministre des Affaires francophones avant la dissolution du dernier parlement, a visité Orléans et le MIFO

pendant la campagne électorale. « Je sais qu’elle connait l’importance du MIFO et de son [nouveau centre], parce qu’on en a discuté à quelques reprises. » En plus de ses priorités pour les gens d’ici, M. Blais doit aussi se questionner sur son avenir politique. Avec le départ de Steven Del Duca, la possibilité de devenir le prochain chef du Parti libéral de l’Ontario en est une que le député envisage. « Je veux prendre un rôle de leadership pour la reconstruction du parti. Il y a plusieurs façons de prendre ce rôle. Être chef est certainement une option », déclare-t-il en précisant qu’il discutera de la question avec sa famille, ses amis et les résidents d’Orléans, entre autres. Qu’il se lance dans la course à la chefferie ou non, M. Blais est conscient que son parti doit faire un sérieux travail d’introspection pour regagner la faveur des électeurs. « Je pense qu’on doit apporter des changements à notre position sur l’importance de l’économie et les questions fiscales. C’est seulement avec une économie forte et une position fiscale forte qu’on peut avoir l’argent nécessaire pour investir en éducation, en santé, en environnement et les autres priorités. »

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L’école Saint-Joseph d’Orléans accueille un réfugié André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Quand une communauté se met ensemble pour permettre à une famille ukrainienne de s’installer loin des bombes, cela donne la possibilité de construire des ponts entre la francophonie d’Orléans et les enfants du pays de Vladimir Zelensky. Il est arrivé fin avril d’Ukraine avec sa mère Anna. Lui, c’est Damir. Il est en 3e année. Il ne parle pas français. Pourtant, le voici dans une classe à l’École élémentaire catholique Saint-Joseph d’Orléans. La directrice Anik Régimbald-Cyr explique que c’est grâce à la famille d’accueil d’Anna et de Damir, qui connaissait bien l’école Saint-Joseph d’Orléans, que le processus d’inscription a pu commencer. Après avoir reçu il y a deux ans un petit réfugié syrien, cette fois-ci c’est à Damir que l’école ouvre les bras. Le petit bonhomme reçoit des services d’une éducatrice itinérante, affiliée au Service de soutien à l’apprentissage du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE). Celleci travaille au sein de l’école Saint-Joseph avec deux élèves allophones, dont Damir, et leur enseigne le français. C’est elle qui doit transmettre le plus de vocabulaire en français. D’après la directrice, « les deux élèves qui ne parlent pas la langue de l’autre s’entraident dans leur apprentissage du français. C’est d’ailleurs très beau de les voir apprendre une nouvelle langue commune. » Évidemment, les deux élèves retournent

par la suite en classe pour les récréations, les cours d’éducation physique ou d’arts. L’enseignante du jeune ukrainien, Catherine Bédard, trouve d’ailleurs que son protégé apprend vite. Pédagogiquement parlant, la langue est évidemment le plus grand défi pédagogique. « Même avec Google Translate, raconte-telle, le message n’est pas nécessairement exactement ce qu’on veut dire. Mais avec les gestes et les modèles dans la classe, Damir arrive à comprendre ce qu’on lui demande. » La présence du nouveau venu amène un élan de solidarité. Dans sa classe, certains élèves sont responsables de s’occuper de lui, « c’est-à-dire de ne jamais le laisser seul lors des transitions et des récréations », mentionne son enseignante. Mme Bédard a évidemment préparé ses élèves à la venue de leur nouveau camarade. Connaissant la situation en Ukraine, selon elle, « ils étaient très contents de l’accueillir! La classe lui a fait des cartes et a écrit dans sa langue maternelle des messages de bienvenue. Il était bien heureux. De plus, certains élèves lui ont fait des dessins. » En ce qui concerne l’ensemble de l’école, celle-ci entamera avant la fin des classes une cueillette d’articles pour préparer des paniers de bienvenue pour les nouveaux arrivants ukrainiens qui suivront les traces du petit Damir et de sa maman. En outre, le personnel de l’école travaille avec une travailleuse d’établissement dans les écoles francophones d’Ottawa (TÉÉ).

L’École élémentaire catholique Saint-Joseph d’Orléans. PHOTO : JM PACELLI « Celle-ci est affiliée, comme l’explique la directrice de l’école Saint-Joseph, au Centre des Services Communautaires Vanier et nous aide à trouver des ressources pour les familles nouvellement arrivées. » Du côté d’Orléans, un souper-bénéfice a eu lieu le 13 juin au Soul Stone Restaurant. Il était organisé par John Sanko, un membre actif au sein des Chevaliers de Colomb à Orléans, lui-même Canado-Ukrainien de la 2e génération; les fonds amassés ont été offerts à Anna, Damir, ainsi que d’autres familles ukrainiennes de la région. Au-delà des élans de générosité, la venue de Damir dans les corridors de l’école SaintJoseph, « aide le personnel et les élèves de l’école à mieux comprendre et saisir la

réalité des Ukrainiennes et des Ukrainiens », soutient Mme Régimbald-Cyr. D’après elle, son arrivée permet au personnel et aux élèves de faire preuve quotidiennement de bienveillance, d’accueil, d’entraide et d’empathie, « des valeurs importantes au CECCE », selon la directrice. Sa présence semble être bénéfique pour tous. Les échanges sont dans les deux sens. D’après son enseignant, Damir s’est déjà fait des amis et comme il est sportif, il s’intègre bien dans les équipes de basket et de foot européen. Semble-t-il heureux ? Selon Mme Bédard oui, « car il sourit lorsque les autres essaient de l’aider et veut entrer en relation en initiant des comportements amusants. »

Retour des célébrations de la Saint-Jean André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Après deux ans d’absence en raison évidemment de la pandémie, les festivités de la Saint-Jean seront de retour le 25 juin à Orléans grâce à l’initiative du Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa (RAFO). C’est la deuxième fois que le RAFO met son équipe de bénévoles - une cinquantaine de personnes - au service de cette fête si significative pour les francophones. Jacqueline Noiseux, la directrice générale du RAFO, explique que la journée se déroulera de 15 h à 21 h 30 au 3349 de la rue Navan. Il y aura de l’animation avec Serge Louiseize, un BBQ payant, des jeux gonflables et on pourra même étancher sa soif lors d’une dégustation de vin et de bière, le tout accompagné de produits locaux. La journée se terminera avec un feu de la SaintJean, au son de la musique de Brian St-Pierre. Selon Mme Noiseux, les francophones attendent depuis 2019 ce moment de souligner avec fierté leur appartenance francophone.

« Quand on a décidé en 2019 de s’investir dans une fête de quartier à Orléans, c’est qu’on pensait que nos francophones n’allaient pas nécessairement au Franco. » Et puis, l’autre bonne raison pour récidiver cette année, c’est que l’année 2022 marque le 20e anniversaire du RAFO. Une vidéo soulignant ces deux décennies sera d’ailleurs lancée en juin. Lors de la journée du 25 juin, les participants pourront aller d’un kiosque à un autre afin de découvrir de l’information sur tel ou tel organisme franco-ontarien. C’est le cas notamment du Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO) qui aura son kiosque sur les lieux. Toutefois, lorsque questionner sur le sujet, le CEPEO n’a pas énormément précisé sur ce qui sera mis de l’avant dans ce kiosque. Du côté du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), celui-ci est plus volubile sur sa participation. Son service des communications a fait savoir à L’Orléanais qu’il est très heureux de collaborer avec le

RAFO pour la fête de la Saint-Jean 2022. Selon les informations obtenues du CECCE, cette participation démontre concrètement la volonté de faire vivre le troisième pilier de la planification stratégique du conseil scolaire : « Une synergie communautaire catholique et francophone » ayant certaines valeurs comme la compassion, la passion et l’engagement. De manière très concrète, le CECCE s’est engagé à promouvoir la journée du 25 auprès de sa communauté scolaire ainsi que dans ses réseaux sociaux. Un macaron a aussi été créé pour les membres du comité organisateur. Enfin, le CECCE sera commanditaire de l’aire de jeux pour les enfants. Le service des communications du CECCE ne le cache pas, sa présence rue Navan permettra aux parents de venir rencontrer les experts en éducation afin d’en apprendre davantage sur les écoles, les services et les programmes spécialisés offerts au sein des établissements du conseil scolaire catholique. Ce partenariat donne même la chance à ses élèves du secondaire de venir faire des heures

de bénévolat, sur place, lors de l’événement. Avec tous ces partenaires, combien le RAFO espère-t-il réunir de personnes? Si en 2019, plus de 200 personnes avaient répondu à l’invitation du RAFO, cette année, Jacqueline Noiseux « en espère tout autant ».

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Notre lune qui émerveille

Entre l’érable et le lys Je veux vous parler de ces francophones qui vivent en contexte minoritaire. Malgré les succès de certains artistes issus de leurs rangs, ils demeurent peu connus, et surtout, incompris par les deux solitudes qui existent au Canada. On a donc deux grands espaces discursifs, deux aires sociétales dans cette fédération qui est l’héritière de l’Amérique du Nord britannique : l’un dans lequel on échange en français et l’autre en anglais. Nommons-les l’anglosphère et la francosphère. Les fameuses deux solitudes. À chacun de ces espaces correspondent un ensemble de personnes qui partagent tout plein de références communes, parce qu’ils ont participé à la même conversation. Inversement, d’un espace à l’autre, c’est à peine si on utilise le même langage pour parler du temps qu’il fait. Vous répondrez que la culture et la communication dans le monde d’aujourd’hui, c’est plus compliqué que ça. Il y a l’influence culturelle américaine. Il y a le fractionnement médiatique. Il y a les sous-cultures d’Internet. Il y a l’influence des communautés issues de l’immigration. Tout ça est vrai! Malgré tout, ces deux grands espaces discursifs et médiatiques définis par la langue ont des effets palpables, visibles et mesurables sur l’opinion publique dans ce pays. Régulièrement, on voit des différences notables surgir dans les résultats de sondages d’opinion sur des sujets variés (le contrôle des armes à feu, les peines minimales au criminel, la laïcité et la religion dans l’espace public, etc.). Toutefois, les « solitudes » sont peut-être mal nommées, puisque chacune est composée de gens qui, loin d’être esseulés, sont enveloppés dans le doux cocon collectif de leurs nations respectives. S’il y a une solitude au Canada, c’est plutôt nous, les francophones en milieu minoritaire, qui sommes pognés entre les deux conversations nationales. La plupart d’entre nous tentent de participer aux deux « conversations ». On n’accepte d’être exclus ni de l’une ni de l’autre. On craint de manquer quelque chose. Aussi, parfois, on en veut aux deux majorités. Notamment pour la manière dont ils se traitent et s’ignorent mutuellement. On peut se sentir tour à tour trahis par des manifestations d’autonomisme de la part des Québécois et vexés par le Quebec-bashing des Canadians. Si on participe aux deux conversations, il est aussi vrai qu’on le fait souvent imparfaitement. Difficile de rester à l’affut de deux conversations nationales à la fois! D’autant plus que nos communautés s’efforcent de faire vivre, autant qu’elles le peuvent, des « scènes » culturelles et médiatiques distinctes, des scènes qui leur ressemblent, profondément originales, ancrées dans l’histoire, mais embrassant aussi (parfois) leur hybridité culturelle. Les majoritaires se rendent-ils compte qu’on peut passer toute notre vie dans ces interstices entre les deux majorités? Voilà en tout cas ma réalité, celle dans laquelle j’ai grandi et évolué. J’ai en effet presque toujours vécu dans ce que le linguiste anglo-québécois Richard Joy a appelé la ceinture bilingue du Canada, habitant tour à tour Shediac, Moncton, Ottawa, Fredericton, Montréal, Edmundston, Sudbury et Embrun. Chacun de ces lieux détient une dynamique linguistique qui lui est propre, mais aucun n’appartient pleinement à une seule des « solitudes » canadiennes. Ce sont les histoires, espoirs et sensibilités de cet interstice dans le tissu culturel de notre pays que je vous raconterai. Joel Belliveau, Francopresse

Ce n’est donc que le 21 juillet 1969 que Neil Je dis bien notre lune, car il y en a des milliards Armstrong posa le pied sur une surface autre que dans l’univers. Par exemple, Jupiter en a 79. C’est lors de la création de l’univers que de celle de la terre en disant : « C’est un petit pas pour gros amoncellements se sont retrouvés autour l’homme, un bond de géant pour l’humanité. » de certaines grosses planètes, attirés par la force Ceux et celles qui étaient nés et d’âge à comprendre se souviendront toujours où gravitationnelle de celles-ci. ils étaient en ce grand jour. À La Terre, elle, due à sa rel’époque, c’était une grande lative petite taille en a attiré découverte. De nos jours, nous seulement une qui gravite envoyons des robots sur Mars autour d’elle en un cycle bien pour y découvrir de nombreux précis depuis des milliards phénomènes. Entretemps, la d’années, soit 28 jours entre Réflexion lune est retournée à son sciage les pleines lunes et 13 cycles lunaires avant que le tout recommence après de bois. Les Premières Nations se fiaient à la lune approximativement un an. Oui, notre lune fait le tour de la terre de telle pour l’environnement, le climat, les plantes, les façon que nous ne voyons qu’un côté. Comment animaux et la température, qui semblaient suivre ce phénomène se produit-il? C’est simple, car la les cycles lunaires. Par exemple, sur la tortue, il période de rotation de notre satellite autour d’elle- y a 28 scutelles autour de sa carapace alors qu’il même est la même que sa période de révolution y en a 13 plus grosses sur le reste de la carapace d’où les 28 jours entre les lunes et les 13 cycles de autour de la terre, soit 27 jours 43 minutes. Ainsi, cela signifie que la lune met autant de suite. Ils sont perspicaces nos autochtones. L’autre aspect de cet astre est la grande temps à tourner au-tour de la Terre que sur ellemême, soit 27 jours et 43 minutes. On appelle importance que les pêcheurs y attachent. Oui, ce phénomène la rotation synchrone. Donc, les pêcher à la pleine lune, ce n’est pas chanceux variations que l’on voit dans l’intensité de certains tandis que pêcher à la « lune croissante » s’avère être le temps idéal. secteurs de la lune sont toujours les mêmes. L’explication est la suivante : les poissons Anciennement, bien avant l’exploration spatiale, on pensait que la partie foncée de la aiment se nourrir la nuit, surtout à la pleine lune. lune était en fait un gros bonhomme qui sciait du Ils voient beaucoup de proies et le petit vers bois. Certains autres y voyaient une grande mer du pêcheur ne semble pas trop appétissant le d’eau, qui en effet n’est qu’un dépôt de basalte de lendemain. Toutefois, alors qu’ils ont été privés de lumière durant la « nouvelle lune » l’appât 876 km carrés. C’est la mer de la Tranquilité. Même certaines religions basent des du pêcheur semble attirant le lendemain : ils ont événements sur le cycle lunaire. L’exemple le faim. C’est ça qu’un vieux pêcheur m’a raconté et plus frappant est la religion chrétienne qui définit Pâques le premier dimanche après l’équinoxe du les pêcheurs, en général, ne sont pas menteurs. Toussote, toussote comme dirait mon ami Gratton. printemps.

Denis

Gagnon

CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

a!

d a n a C u d e t Bonne fê Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.

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Une offre renouvelée et adaptée pour le MIFO Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Comme d’autres organismes qui présentent des spectacles et qui offrent des cours ou des activités à la communauté, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a dû faire preuve de créativité pour continuer à offrir ses services au cours des deux dernières années. Avec la levée des mesures sanitaires et un retour vers une certaine normalité, le MIFO est heureux de constater que les gens répondent toujours présents. « Il y avait déjà une bonne présence de participants à l’automne dernier, mais depuis les dernières semaines, avec la situation sanitaire qui se stabilise, les gens ont commencé à revenir de plus en plus à nos événements », mentionne Olivier Gauthier, directeur du CSMO et des activités récréatives au MIFO. Le fait que certains cours soient offerts en mode hybride contribue à ce niveau de participation, selon M. Gauthier. « Les gens peuvent s’inscrire selon leurs intérêts. Même s’ils ne se sentent pas à l’aise de revenir en personne, ils peuvent quand même suivre le cours. » C’est d’ailleurs le cas pour les populaires

cours de yoga et les cours d’espagnol. « On a développé un système dans nos locaux où les gens voient les personnes en classe et peuvent interagir avec elles. » M. Gauthier ne cache pas que les commentaires provenant des gens en présentiel, qui représenteraient environ 60 % des inscriptions, sont positifs. « Les gens sont bien heureux de se revoir en personne. » Pour les parents qui aimeraient que leurs enfants bougent, M. Gauthier rappelle que le MIFO offrira un cours hebdomadaire de Zumba pour les 4 à 6 ans et pour les 7 à 10 ans à l’automne. Il sera possible d’avoir une meilleure idée de l’expérience en participant à des ateliers au courant de l’été. Quant aux spectacles, la directrice artistique Anne Gutknecht se dit satisfaite du niveau de vente des billets et curieuse de voir si les deux dernières années de pandémie auront un impact sur la présence des gens en salle. « Comme tout humain, on est allé développer d’autres intérêts en attendant [les réouvertures]. Est-ce que ces intérêts ont été compensatoires et là on retourne en salle comme avant? Ou est-ce que ces nouveaux hobbys vont aussi devoir prendre de la place dans les emplois du temps des gens? »

Tout en se disant convaincue que les gens reviendront en salle, Mme Gutknecht est consciente qu’une partie du développement de l’auditoire qui avait été fait avant la pandémie sera à refaire. « Il va falloir être à l’écoute de la communauté et comprendre à quoi elle ressemble aujourd’hui, parce qu’on a tous pas mal changé après ces deux ans. » L’offre des spectacles aura sûrement aussi son rôle à jouer dans la présence des gens. Parmi les artistes qui fouleront les planches du Centre des arts Shenkman, notons Marc Hervieux, qui affiche complet et dont la vente des billets remonte à 2019, et Zachary Richard, dont les billets pour sa représentation en novembre s’envolent rapidement, selon la directrice artistique. Mme Gutknecht invite aussi les gens d’Orléans à venir découvrir la chanteuse québécoise Marie Mai en mode acoustique le 21 octobre. « Il n’y a pas toutes les chorégraphies, donc ses textes ressortent vraiment. C’est un petit bijou. » Pour ceux et celles qui ne se sentiraient pas à l’aise de remettre les pieds dans une aussi grande salle que le Shenkman, Mme Gutknecht rappelle que le MIFO présente aussi des spectacles , comme le Kaléidoscope

Zachary Richard le 21 septembre, dans son centre culturel de la rue Carrière, et dans la salle Richcraft du Centre des arts Shenkman, dont VACHES, the musical, qui sera présenté à cinq reprises en octobre. « Si vous avez hésité à revenir en salle, celui-là va être un beau moyen de se remettre en selle. On remonte à vache! », lance la directrice artistique au sujet de cette comédie musicale campée à Casselman pendant la crise du verglas de 1998.

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École élémentaire publique

Le Prélude

École élémentaire publique

L’Odyssée

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École secondaire publique

Gisèle-Lalonde


La fête du Canada en 2022 NC – Voilà trois ans maintenant que les Orléanais ont pu célébrer la fête du Canada sur l’île Petrie. Au cours des deux dernières années, les célébrations ont été limitées à des quartiers individuels et à des feux d’artifice de fortune. C’est le 1er juillet 2019 que le Kiwanis Eastern Ottawa Est a organisé pour la dernière fois les festivités de la fête du Canada sur l’île. Le club philanthropique a commencé à organiser sa célébration Ô Canada en 2017, un an après que les organisateurs de la célébration du Grand Orléans Canada aient arrêté d’organiser l’événement sur l’île après 12 années consécutives. Un certain nombre d’activités populaires seront de retour cette année, notamment la zone des enfants, le BBQ et la tente de bière. Une gamme complète de divertissements en direct commencera à 14 h avec le groupe local Heart & Mines, mettant en vedette le conseiller municipal d’Orléans Matthew

Luloff à la guitare électrique et au chant. Le plus grand feu d’artifice dans l’est d’Ottawa est prévu à 22 h. Mieux encore, les nombreuses activités sont entièrement gratuites. Il y aura également un service de navette gratuit depuis le Centre des métiers Minto. L’une des attractions à visiter cette année est la zone culturelle qui proposera des démonstrations et des contes par des membres de la communauté métisse. Les cérémonies d’ouverture, y compris le partage d’un énorme gâteau d’anniversaire, auront lieu à 13 heures. Outre Heart & Mines, le divertissement sur la scène principale comprendra également le musicien et danseur de Bollywood Kuljit Sodhi, l’artiste afrobeat et hip-hop Wise Ayangana et des prestations par des musiciens de la School of Rock Orléans et de la School of Rock Markham. Le spectacle se terminera avec le groupe Garden Variety.

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Horaire de la fête du Canada de l’île Petrie

Il y aura un service de navette gratuit du Centre des métiers Minto sur le boulevard Jeanne d’Arc au site de l’île Petrie. Le service de navette débutera à 11 h. La dernière navette quittera l’île à 19 h. 11 h 12 h 30 13 h 14 h 16 h 17 h 18 h 19 h 20 h 15 21 h 55 22 h 22 h 20 23 h

Activités pour enfants; Départ des navettes Concessions alimentaires et ouverture de la tente à bière Contes métis, expositions culturelles et démonstration Cérémonies d’ouverture officielles; Gâteau de la fête du Canada Hearts & Mines avec le conseiller Matthew Luloff Kuljit Sodhi – Musicien et danseur de Bollywood Wise Ayangana – Afrobeat & Hip-Hop School of Rock Orléans School of Rock Markham Garden Variety (tête d’affiche) Hymne national Feux d’artifice spectaculaires Musique Fin de l’événement

* Activités sujettes à changement sans préavis

Bonne fête du Canada! STEPHEN BLAIS DÉPUTÉ PROVINCIAL BUREAU DE CIRCONSCRIPTION

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Ouverture officielle : le lundi 6 juin

Centre de donneurs de plasma d’Orléans

Rakesh, Donneur de plasma

Votre communauté est un maillon essentiel de la chaîne de vie du Canada. Le lundi 6 juin, nous célébrerons l’ouverture officielle de notre tout nouveau centre de donneurs de plasma, qui a ouvert ses portes le mois dernier à Place d’Orléans (à côté de Mark’s).

Qu’est-ce que le plasma?

De couleur jaunâtre et riche en protéines, le plasma est la partie liquide du sang. Il participe au système immunitaire et favorise l’arrêt des hémorragies. Chaque jour, des patients ont besoin de médicaments fabriqués à partir des protéines que l’on retrouve dans le plasma pour lutter contre des maladies graves et chroniques.

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Pourquoi Orléans?

Le Canada a besoin de quatre fois plus de plasma que ce qu’il recueille présentement. Nous avons choisi Orléans parce que nous sommes persuadés que ses résidents sauront répondre aux besoins croissants des patients en médicaments à base de protéines plasmatiques.

Comment devenir un donneur de plasma?

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Le CEPEO : entre bougies et ballons Le CEPEO : entre bougies et !ballons ! Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) a de quoi célébrer en cette fin d’année scolaire 2022.

50e anniversaire de l’école secondaire publique Omer-Deslauriers Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) a célébré le 8 juin dernier, le 50e anniversaire de l’école secondaire publique Omer-Deslauriers. Les élèves, les membres du personnel, les dignitaires, les parents ainsi que les « anciens » se sont réunis pour une journée de célébrations où le passé, le présent et le futur se sont croisés sous un air festif. Le soleil était de la partie pour le coup d’envoi de cette deuxième moitié de siècle tout aussi prometteuse. Les personnes présentes ont pu profiter de chaque instant, ensemble. Cette journée de célébrations, qui devait avoir lieu il y a deux ans, fut une excellente occasion pour les membres du personnel de renouer leurs liens avec les parents et de s’amuser avec les élèves ; barbecue familial, musique d’ambiance offerte

par DJ Skorpyon, spectacles musicaux du groupe musical Colores Andinos et de l’artiste Kimya, jeux et spectacle d’humour de l’artiste et humoriste John Dion… tout était en place pour une journée réussie.

10e anniversaire de l’école élémentaire et secondaire publique Maurice-Lapointe Les célébrations hautes en couleur et en émotion du 10e anniversaire de l’école élémentaire et secondaire publique Maurice-Lapointe resteront gravées dans le cœur de sa communauté scolaire. Durant cette soirée du 15 juin 2022, riche en témoignages émouvants et en prestations artistiques, l’entraide et la contribution des élèves, du personnel et du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) ont été dévoilées et félicitées devant un grand public. « Merci à tous d’être parmi nous afin de célébrer 10 années uniques où des milliers d’élèves des paliers élémentaires, intermédiaires et secondaires ont franchi les portes de notre école. Ils ont retrouvé, et retrouvent encore, une école

où la réussite est souhaitée pour tous et chacun par des membres du personnel engagés et passionnés. Notre devise, ENSEMBLE VERS LES SOMMETS DE LA RÉUSSITE, nous inspire tous à donner le meilleur de nous-même dans un cadre où l’entraide est la clé », a fait valoir un finissant de 12e année, Adam Nawego.

espaces sanitaires universels, une salle électrique et une salle mécanique. Près d’un an après la cérémonie de pelletée de terre virtuelle soulignant le début des travaux d’agrandissement de l’école, les élèves et le personnel de l’établissement se réjouissent de cette grande réalisation qui enrichira leur quotidien à Nouvel Horizon.

Inauguration d’un nouveau pavillon à l’école élémentaire publique Nouvel Horizon

Ce projet d’agrandissement, financé par le ministère de l’Éducation, permet également de répondre aux besoins d’une communauté francophone en pleine croissance. En effet, le service de garde à l’intérieur de l’école pourra dorénavant accueillir 15 bambins supplémentaires, dès l’automne prochain.

La bonne humeur était palpable, le 14 juin dernier, à l’école élémentaire publique Nouvel Horizon lors de l’inauguration de son nouveau pavillon. Ce rassemblement tant attendu a permis aux dignitaires du Conseil des écoles publiques de l’Ontario (CEPEO), aux membres de la communauté scolaire de l’école ainsi qu’aux partenaires de faire la tournée du nouveau pavillon moderne et harmonieux, accessible depuis le mois d’avril. Cette nouvelle section comporte, entre autres, neuf salles de classe, des

cepeo.on.ca

Le choix décisif des élèves de 12e: stabilité ou risque ? Rédigé par Léa Francoeur, 12e année, École secondaire catholique Garneau

La fin de l’année scolaire arrive à grands pas ; le stress ne fait qu’augmenter pour les finissants de la classe de 2022. Ils se préparent depuis longtemps au choix de leur cheminement postsecondaire. De nos jours, cette décision est cruciale et peut souvent causer beaucoup d’anxiété chez les jeunes. Le choix d’un programme n’est définitivement pas évident lorsqu’il y a autant d’options. Dix-huit ans, c’est assez jeune pour choisir ce qu’on va faire pour le reste de notre vie. Certains croient le savoir dès l’âge de huit ans, mais soyons réalistes, « fermière le matin et ballerine le soir », ce n’est pas une carrière très stable. Et pourtant… Pourquoi pas ? Une majeure partie de la pression reliée au choix de carrière des élèves du secondaire provient du stigma des carrières dites « supérieures ».

Dès un jeune âge, il nous est constamment dit à quel point « l’argent est un facteur important dans le choix de notre carrière ». Bien que cette mentalité contienne une part de vérité, elle cause un inconfort significatif chez certains qui se sentent obligés de sacrifier leur bonheur pour l’argent. Que faire lorsque notre entourage nous pousse vers les STIM (Programmes en Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) mais que notre passion, c’est le théâtre ? Stabilité ou risque ? Ce dilemme peut définitivement être l’origine du stress de plusieurs lorsqu’on s’apprête à choisir un programme postsecondaire. Les STIM offrent habituellement des carrières plus stables, traditionnelles et payantes, c’est pourquoi plusieurs jeunes se sentent obligés de poursuivre dans cette voie. Pourtant, certains élèves sont assez courageux pour lutter contre cette pression sociale et poursuivre dans un domaine qu’ils

aiment véritablement. C’est le cas pour Justin Saulnier, élève de 12e année à l’école Garneau, qui poursuit dans la direction non conventionnelle de la musique classique à l’université McGill. « J’ai décidé de suivre ma passion et de tenter ma chance avec la musique. Dans 10 ans, il sera impossible de concurrencer avec les autres musiciens et je ne veux pas vivre avec le regret de ne pas même avoir essayé. » Malgré le fait que les carrières en STIM sont souvent plus valorisées et prestigieuses, la société ne peut tout simplement pas fonctionner sans les individus qui étudient les arts, les langues, les affaires, les sciences sociales, l’histoire, l’éducation, etc. C’est pourquoi il faut faire un effort collectif, en tant que société, de ne pas décourager les jeunes de faire ce qui leur plaît. L’argent c’est important, mais la passion pour ce qu’on fait, ça l’est encore plus.

23 juin 2022 • Volume 6, Numéro 7 • 11


aux finissantes et aux finissants

du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, de la part de la Table politique, de l'administration et du personnel.

Robert Rainboth Conseiller scolaire Innes

Daniel Boudria

Conseiller scolaire Cumberland

ECOLECATHOLIQUE.CA/FINISSANTS2022 12 • 23 juin 2022 • Volume 6 Numéro 7

Johanne Lacombe Conseillère scolaire Orléans