L'Orléanais 22 septembre 2022

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22 septembre 2022, Vol. 6 Numéro 10

La voix francophone d’Orléans depuis 2017

PAGE 3 Le marché immobilier ralentit et les prix montent

PAGE 5 La petite histoire du parc St-François

Prochaine édition 13 octobre

PAGE 7 Voitures d’occasion : les prix sur l’accélérateur

Des candidats à la mairie donnent leur priorité pour Orléans

Des pancartes électorales ont fait leur apparition dans Orléans alors que les différentes campagnes passent à la vitesse supérieure. PHOTO MONTAGE

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais À quelques semaines de l’élection municipale, L’Orléanais a approché trois des candidats favoris à la mairie pour savoir quelle serait leur priorité pour Orléans, s’il ou iel était élu. « En tant que maire, ma priorité absolue pour Orléans est la revitalisation du Cœur d’Orléans – boulevard Saint-Joseph. Le temps pour parler est terminé. C’est maintenant le temps d’agir », répond Bob Chiarelli. « La tempête de mai qui a coupé l’électricité à des centaines d’entreprises doit être le coup d’élan pour enfin aller de l’avant avec l’enfouissement des lignes électriques dans ce quartier d’affaires historique », poursuit-il. Celui qui a occupé le siège de maire d’Ottawa de 2001 à 2006 admet toutefois que ce projet ne sera pas facile à payer. « La dette de la Ville ayant triplé pour atteindre plus de 3,5 milliards de dollars au cours de la dernière décennie, j’ai

déclaré dès le premier jour de cette campagne que je gèlerais les impôts et les dépenses (au niveau de 2022) au cours de la première année de mon mandat. Je propose donc à la Ville d’approcher l’opérateur de réseau électrique indépendant (IESO) qui a des programmes auxquels les municipalités peuvent puiser pour aider à financer cette initiative longtemps retardée. » De son côté, Catherine McKenney répond en précisant la raison de sa présence dans la course. « Je me présente à la mairie pour faire d’Ottawa la ville la plus verte, la plus saine et la mieux connectée. Une ville où personne n’est sans abri. Une ville qui travaille pour tout le monde et qui nous rend tous fiers. » Catherine McKenney, qui a accédé au Conseil municipal d’Ottawa pour représenter le quartier Somerset en 2014 et en 2018, souligne toutefois qu’une ville n’est aussi forte que son transport en commun.

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Des candidats à la Une transition tout mairie donnent leur en douceur au MIFO priorité pour Orléans Suite de la page 1

« Le transport en commun d’Ottawa peut être tellement plus fiable et abordable. Quand je serai à la mairie, je vais augmenter nos opérations de transport en commun de 20 % au cours des quatre prochaines années. Nous pouvons avoir des autobus et des trains fréquents qui arrivent à l’heure et vous emmènent là où vous devez aller, à l’heure. Dans le cadre de mon plan visant à rendre le transport en commun plus abordable, je vais geler les tarifs et étendre le transport en commun gratuit à tous les enfants et jeunes de 17 ans et moins », mentionne-t-iel avant d’inviter les électeurs et électrices à découvrir sa plateforme au www.mckenney2022.ca. Marc Sutcliffe dit quant à lui avoir « parlé à plusieurs résidents d’Orléans qui m’ont fait part de leurs idées pour rendre Ottawa plus sécuritaire, fiable et abordable. Orléans connaît une croissance rapide, et nous devons avoir un système de transport

en commun robuste et fiable qui relie ses quartiers et le reste d’Ottawa. Pour faire ça, je veillerai à l’amélioration de la phase I du train léger et que la phase II opère comme prévu. » Le journaliste et cofondateur du Ottawa Business Journal dit aussi soutenir le corridor Brian Coburn, un projet d’infrastructure qu’il juge essentiel pour les automobilistes, cyclistes et résidents d’Orléans. « La croissance de cette région signifie également un besoin pour plus de logements abordables, quelque chose que mon plan sur le logement va livrer. Je soutiendrai également les initiatives francophones comme l’augmentation de programmation française et les rénovations du Mouvement d’implication francophone d’Orléans. Au cours des prochaines semaines, j’ai hâte de rencontrer d’autres résidents d’Orléans et d’entendre directement leurs idées pour soutenir cette communauté », conclut-il.

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Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Pour la première fois depuis près de 20 ans, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) connait une nouvelle tête dirigeante. En effet, Marie-Claude Doucet, qui avait dirigé le centre pluridisciplinaire depuis 2003 avait causé la surprise en annonçant qu’elle quittait ses fonctions le 1er juillet pour « relever de nouveaux défis professionnels à titre de consultante en développement organisationnel ». Depuis le 15 août dernier, Arash Mohtashami-Maali siège à titre de directeur général du plus grand organisme communautaire francophone de la région. Lauréat du Prix hommage des arts et des industries culturelles de la Fédération culturelle canadienne-française, il cumule plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des arts et de la culture en plus d’être l’auteur de plusieurs publications. Il a d’ailleurs été directeur des Éditions L’interligne, une maison d’édition francoontarienne et de la revue d’arts Liaison. Il a aussi siégé au sein de plusieurs comités de jurys et de conseils d’administration d’organismes francophones hors Québec. Pour M. Mohtashami-Maali, son entrée au MIFO est un retour aux sources. « J’ai commencé ma carrière dans la communauté franco-ontarienne en travaillant quelques années au Conseil des arts du Canada avant de passer à la Ville de Gatineau. Ça me fait vraiment plaisir de revenir travailler avec la communauté qui m’a accueilli au départ. » Un mois après son entrée en poste, le nouveau DG assure que la transition se fait bien alors qu’il arrive « en même temps qu’on reprend nos activités à pleine vitesse ». Pour les habitués du MIFO qui s’inquiéteraient de ne plus reconnaitre leur centre culturel, M. Mohtashami-Maali se fait rassurant : « Pour l’instant, on se concentre sur la transition et au retour des activités. On est donc en train de relancer la machine. On a commencé à travailler sur une planification stratégique, qui va nous permettre de penser à une continuité dans nos activités. » D’ailleurs, le gestionnaire d’expérience mentionne qu’il a toujours construit sa vision avec son équipe et la communauté. « Arriver avec une vision établie, c’est parfois dangereux. » Parmi les dossiers que le directeur général devra piloter prochainement se trouve la construction du nouveau MIFO, dossier sur

Arash Mohtashami-Maali lequel l’organisme communautaire travaille depuis plusieurs années. Tout comme ce fut le cas pour MarieClaude Doucet, sa prédécesseure, M. Mohtashami-Maali confirme que cette construction est une priorité pour lui. Sans pouvoir promettre de date d’inauguration, il dit espérer que le projet se concrétise d’ici deux ans et demi ou trois ans. « Ça va beaucoup dépendre de nos partenaires gouvernementaux. On a investi dans beaucoup de recherche, de développement, de réflexion, de travail avec les architectes. Là, on aimerait que les différentes instances gouvernementales investissent dans le projet pour qu’on puisse le commencer. » Quant au programme fédéral de garderies, qui devrait voir les frais de garde passer à 10 $ par jour d’ici 2025, le DG affirme que le dossier avance. « On doit déposer nos demandes dans le programme qui a été créé au niveau de l’Ontario. Une fois dans le programme, nous pouvons commencer à offrir les rabais. » À titre de rappel, les parents dont les enfants âgés de cinq ans et moins fréquentent une garderie incluse au programme verront leur facture chuter de 25 % de façon rétroactive au 1er avril 2022. Une autre réduction de 25 % sera accordée à partir de décembre. L’entrée en vigueur des garderies à 10 $ par jour se fera d’ici septembre 2025. M. Mohtashami-Maali ne peut toutefois pas dire quand les parents verront la réduction, ne cachant pas que le programme est compliqué et que des rencontres ont lieu avec la Ville d’Ottawa, qui gère « la partiede l’investissementdu gouvernement ontarien. »


ACTUALITÉ Le marché immobilier ralentit et les prix montent André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Il y a à peine 18 mois, les acheteurs de maisons devaient renchérir sur le prix demandé pour obtenir la maison de leurs rêves. Avec la hausse des taux d’intérêt, les choses ont toutefois évolué selon les experts.

En juin 2021, L’Orléanais avait consulté le courtier immobilier Yvan Rhéaume, associé à l’agence indépendante Right at Home. Il confiait alors que le prix médian d’une maison était de 660 000 $, soit un bond de 30 % par rapport à 2020. Actuellement, selon le spécialiste, « la majorité des ventes se fait maintenant sous le prix demandé. » Yvan Rhéaume donne un exemple précis datant de la miaoût. Sur 32 propriétés vendues cet été, « huit ont été vendues au-dessus du prix de vente et la différence de prix était minime dans plusieurs cas. » Est-ce que cela signifie que l’ensemble du prix des maisons baisse? Il faut être prudent avant de tirer des conclusions.

C’est du moins l’avis d’Yvan Rhéaume : « Le marché a ralenti dans le sens que beaucoup moins de maisons et de condos ont été vendus en 2022 par rapport à l’an dernier et les années précédentes. » Cependant, le prix de vente moyen, lui, continue de grimper. D’après des chiffres du Ottawa Real Estate Board, qui englobent non seulement Ottawa, mais également des municipalités comme Embrun ou encore Rockland, entre juillet 2021 et juillet 2022, les ventes de propriété ont chuté de près de 37 % comparativement aux prix, qui ont augmenté de 6 % pour les maisons et de 8,5 % pour les condos. Uniquement pour Ottawa, en y incluant Orléans, M. Rhéaume confirme que c’est la même augmentation. Une récente étude publiée à la mi-août et réalisée par les économistes Hélène Bégin et Chantal Routhier de Desjardins titrait « Les conditions de marché ont changé rapidement : la baisse des prix se

poursuivra au Québec et en Ontario ». On y mentionnait qu’en raison de la remontée des taux hypothécaires, les marchés ontariens qui avaient connu « une forte surenchère jusqu’en début d’année, encaissent un dur retour à la réalité. » Selon le document des deux spécialistes, « le prix moyen des propriétés en Ontario a déjà fléchi d’environ 15 % entre février et juillet. Une baisse cumulative de 24 % est prévue d’ici la fin de 2023. » Cependant, de l’avis de Daniel Caron, le directeur du développement de marché à la Caisse Desjardins de l’Ontario, la région d’Orléans n’en est pas encore là. « Vous savez, le prix des maisons est encore élevé, car Orléans est prisé comme secteur », précise-t-il. Cela veut-il dire qu’il faut mettre un X sur l’idée d’acheter une maison? Yvan Rhéaume ne le croit pas. Selon lui, les banques ne semblent pas plus « réticentes à prêter aux futurs acheteurs maintenant que les taux d’intérêt ont augmenté.

Toutefois, pour des revenus similaires, la hausse des taux d’intérêt va évidemment se traduire par une capacité réduite et des montants de financement réduits pour les acheteurs, puisque les taux d’intérêt sont plus élevés. » De son côté, M. Caron tient à prodiguer quelques conseils aux futurs acquéreurs. « Avoir en tête de s’acheter une maison, c’est quelque chose qui se planifie. C’est par exemple, aller faire des démarches auprès de sa caisse ou de sa banque pour voir si on se qualifie pour une préapprobation. » Puisque l’autonomie financière de ses clients est l’un des objectifs de Desjardins, M. Caron insiste beaucoup sur l’importance d’aller rencontrer un conseiller financier. Celui-ci saura aiguiller la ou le propriétaire en devenir vers les meilleures solutions. « Vous savez, contracter une hypothèque pour acheter une maison, c’est un très gros projet », conclut-il.

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Agir en vue de la réconciliation

La Journée nationale pour la vérité et la réconciliation rappelle les allochtones à une tâche. Malmenée par les gouvernements, les services policiers et les services hospitaliers, la réconciliation semble encore lointaine, si ce n’est inatteignable. Mais rien n’empêche de se mettre à la tâche, sans attendre la classe politique ou les institutions visées par les recommandations. La réconciliation échouera si elle ne repose pas sur une initiative citoyenne. Dans le discours et l’imaginaire publics, l’idée de la réconciliation est intimement liée à l’histoire des pensionnats pour enfants autochtones et à leurs séquelles. L’importance de bien connaitre le passé, même récent, afin de ne pas le répéter est l’un des enseignements de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR). Toutefois, il ne suffit pas de connaitre cette histoire. Le rapport de la CVR montre patiemment comment les objectifs des pensionnats continuent d’être poursuivis par de nouvelles politiques. Le sousfinancement des écoles, la surincarcération des personnes autochtones, le système dit de protection de la jeunesse, ainsi que l’absence d’une politique robuste sur les langues autochtones contribuent à séparer les enfants autochtones de leur famille, de leur communauté, de leurs culture et langues, et de la société allochtone. Il y a donc la vérité dont témoignent les survivants et survivantes des pensionnats, mais également celle de chaque personne autochtone qui doit vivre au sein de ces institutions. Le rapport de l’Enquête nationale porte surtout sur les conditions qui créent ou encouragent la violence, soit la présence d’un traumatisme lié aux pensionnats et aux politiques coloniales plus vastes, la marginalisation tant sociale qu’économique, l’absence d’une volonté de changer les choses, et le refus de reconnaitre l’expertise et la capacité des femmes, filles et personnes 2ELGBTQQIA autochtones à agir pour transformer leur propre situation. L’absence d’autodétermination est ainsi une composante de la situation des peuples autochtones. Elle empêche que de véritables efforts soient mis en branle pour répondre aux besoins distincts et à l’insécurité culturelle des communautés autochtones. Tant la CVR que l’Enquête nationale ont formulé des appels plutôt que des recommandations. Contrairement à une recommandation, qui est simplement proposée, un appel a une portée plus large. Appeler à l’action, c’est aussi appeler à ne plus faire preuve d’inaction. Appeler à la justice, c’est aussi appeler à ne plus tolérer l’injustice. Et tandis que la plupart des appels des deux commissions s’adressent aux gouvernements, plusieurs visent aussi les entreprises qui emploient des gens et les institutions qui les aident à mener une bonne vie, comme les écoles et les Églises. En ajoutant notre voix à celles des commissions et des peuples autochtones, nous pourrons exercer le genre de pression qui motivera les gouvernements et autres institutions à transformer leurs pratiques. La manière la plus claire et efficace de s’engager pour la réconciliation est de le faire soi-même, avec d’autres, de créer les moyens de la réconciliation.

Les autos d’antan et de nos jours Ceux et celles qui lisent cette chronique se directement à la structure de l’auto. Quel progrès souviennent exactement ce qu’était leur première avec les années que les manufacturiers ont été automobile. Ils savent où ils l’ont achetée, le prix, obligés de faire sous la pression populaire! la couleur, etc. Bons souvenirs ou pas, la mémoire Les voitures américaines ne duraient pas ne trahit pas. longtemps. La rouille s’accaparait de la tôle, le Pour moi, ma première auto fut une Chevrolet moteur ne durait pas plus que 100 000 milles (un 1963 (ça dit mon âge). C’était peu plus de 160 000 km). Après une ruisselante Impala bleu 5 ans, il a malheureusement foncé, quatre portes « hardtop », fallu que je m’en départisse. Le c’est-à-dire pas de poteau entre cadrage principal commençait la vitre avant et celle en arrière. à avoir des défaillances. Enfin, Une bien belle auto. La beauté j’ai dû laisser partir cet « ancien était toutefois contrecarrée par petit bijou », incluant tous les Réflexion l’inefficacité de la consommation souvenirs qui s’y rattachaient. de carburant, soit environ 18 milles au gallon, ce qui Par le temps que je me procure une Dodge Dart équivaut environ à 16 litres aux 100 km! Mais, le 1968, j’étais marié et nous avions 2 enfants. Oui, gallon impérial d’essence (4,5 litres) valait 0,37 $. une Dodge Dart dont la particularité était que la Pour remplir ce guzzler, ça me coutait environ 4 $. vitre arrière était bombée vers l’intérieur, belle C’était quand même assez cher quand mon salaire place pour que la neige s’y accumule, nuisant à la horaire n’était que de 1,72 $ l’heure. De toute visibilité. façon, j’étais bien heureux de mon acquisition. En 1973, notre troisième fille naquit, ce qui Il n’y avait aucune ceinture de sécurité, même compliqua un peu les choses pour l’espace. de base. Ce n’était même pas en option dans ces Avec les années, je me suis procuré différentes autos! sortes d’autos : Ford, Dodge, GM et éventuellement Dans mon camion de Bell, il y en avait et je des autos japonaises. C’est là que j’ai compris la trouvais ça important, même si ce n’était que de différence entre les autos US et nipponnes. Confort rudimentaires ceintures au siège. et surtout sécurité étaient de mise pour ces autos en Donc, j’ai décidé de me faire « patenter » des comparaison au glamour extérieur américain, mais ceintures pour le conducteur et le (la) passager, pas plus confortables et, en plus, moins durables. mais impossible d’en installer à l’arrière. Il a donc fallu que les manufacturiers américains Éventuellement, j’ai mis une sangle qui contournait emboitent le pas et rendent leurs autos comparables, la taille de l’enfant. Ensuite, j’ai mis une autre sangle autant que possible, aux autos japonaises. qui faisait le tour du dossier du siège arrière et qui De nos jours, c’est un mélange des deux visions passait dans la première sangle/ceinture, laissant qui s’intègrent à travers les propriétés conjointes ainsi la « liberté » à l’enfant de se tenir debout ou des manufacturiers. de se coucher sur le siège. J’entends des murmures Viennent ensuite les autos électriques qui de jeunes qui ne comprennent pas le manque de apportent aussi de grands débats. Beaucoup de sécurité en comparaison d’aujourd’hui où les petits questions tant à la pollution primaire des batteries, sont emprisonnés dans un siège solidement attaché le recyclage et la conscience écologique.

Denis

Gagnon

Pour un avenir meilleur : Améliorez vos compétences en

Jérôme Melançon – Chroniqueur, Francopresse

Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.

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ROCKLAND : 613 446-5312 OTTAWA : 613 748-3879 CORNWALL : 613 936-2227 HAWKESBURY : 613 632-7979 CASSELMAN : 613 764-0214 INFO@MOIJAPPRENDS.CA WWW.MOIJAPPRENDS.CA WWW.FACEBOOK.COM/LECENTREMOIJAPPRENDS

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NOTRE PATRIMOINE

La petite histoire... du parc St-François

Suzanne Benoit Auteure principale Le parc St-François est situé à Orléans, au 1855 promenade Simard, au nord du chemin Innes, dans le secteur Chateauneuf. La promenade Simard longe le côté ouest du parc et le croissant Longman, le côté est. Ce parc offre à la communauté des structures de jeu, des courts de tennis et de pickleball, des paniers de basketball, des bancs, des balançoires, et en hiver, une grande patinoire. On y trouve aussi un endroit sablonneux avec divers attraits pour les plus jeunes. En 1976, le canton de Gloucester loue à la Commission des écoles séparées de Carleton une petite partie d’un grand terrain qui se

trouve derrière l’école Saint-François située sur le chemin Innes. L’école a besoin d’un espace de jeu pour ses élèves. Un terrain de balle est aménagé, et en hiver on y entretient une patinoire. Le contrat de location est renouvelé plusieurs fois par la suite. Avec le projet domiciliaire Chateauneuf (fin des années 1970 - début 1980), la ville étend le parc au-delà de l’ancienne section près de l’école où était situé le terrain de balle et, plus tard, cette ancienne section est convertie en projet domiciliaire, là où se trouve aujourd’hui la rue nommée « privé Chapel Park ». Le parc est nommé St-François en souvenir de l’école du même nom. Cette école a une longue et importante histoire pour les familles d’Orléans. La première école de rang est construite en 1885 sur le rang StFrançois, maintenant le chemin Innes, sur un terrain donné par Paul Boyer, un cultivateur et un des commissaires d’école dont les réalisations lui ont valu l’honneur qu’une rue porte son nom : le chemin Boyer. En 1924,

Laissez votre marque lors des élections municipales de 2022 Vous avez le choix entre sept jours de vote en personne :

Jours de vote par anticipation spécial Du 24 au 27 septembre

Jours de vote par anticipation Les 7 et 14 octobre

Jour du scrutin Le 24 octobre

l’école, devenue trop petite, est démolie et la commission scolaire construit une nouvelle école sur le même site. C’est une construction en bois comprenant une salle de classe, deux toilettes chimiques et un poêle à bois. L’eau potable provient d’un puits à l’extérieur. Cette école est jugée moderne pour l’époque. L’école Saint-François peut recevoir jusqu’à 60 élèves de la première à la huitième année pendant la période où les enfants ne travaillent pas aux champs. On agrandit l’école au cours des années 1940 et 1950, période pendant laquelle l’école passe de deux classes à trois. En 1959, la plus vieille partie de l’école est démolie pour construire trois nouvelles salles de classe portant le nombre de salles de classe à six. Le développement du boulevard Belcourt et des chemins Pagé et Boyer fait en sorte que l’école compte 8 salles de classe en 1962 et 11 en 1966. Le nombre d’élèves demeure stable jusqu’à sa fermeture en 1983. Les élèves sont alors dirigés vers l’école Préseault,

une école élémentaire catholique. L’école Saint-François, vacante de sa population estudiantine francophone, sert d’annexe à l’école anglophone Our Lady of Wisdom pendant un certain temps. Puis, elle accueille de nouveau les élèves francophones de 1993 à 1999 en attendant la construction de l’École élémentaire catholique l’Étoile-de-l’Est, inaugurée en 2000, située au 6220 promenade Beauséjour. Pendant cette période, l’école se nomme Nouveaux-Horizons. Le terrain de l’école, démolie en 2009, est maintenant occupé par une boucherie, Georges Meat Shop, située au 3681 chemin Innes. L’école Saint-François fait partie des nombreuses écoles qui ont marqué la vie des jeunes d’Orléans. À partir d’une école de rang, elle s’est adaptée à l’augmentation de la population et aux réalités d’une communauté changeante. Puisqu’un parc porte son nom, elle demeurera dans la mémoire de la population un porte-étendard de l’importance de l’éducation en français à Orléans.

Élections Ottawa Lors des jours de vote par anticipation spécial, vous pourrez voter en personne dans l'un des neuf bureaux de vote de la ville. Les jours de vote par anticipation et le jour du scrutin, vous pourrez voter à votre bureau de vote désigné. Visitez ottawa.ca/votez et utilisez l'outil « Où puis-je voter? » pour savoir quand et où vous pourrez voter. Tous les bureaux de vote sont entièrement accessibles. Si vous ne pouvez pas vous rendre dans un bureau de vote, vous pouvez nommer un mandataire qui votera en votre nom. Ottawa a de nouvelles limites de quartiers pour les élections de 2022 et le mandat du Conseil de 2022-2026. Consultez ottawa.ca/votez et utilisez l'outil « Qui sont les candidats dans mon quartier? » pour vérifier le nom et le numéro de votre quartier et pour afficher la liste des candidats qui s’y présentent. Consultez ottawa.ca/votez ou communiquez avec le Bureau des élections de la Ville d’Ottawa par téléphone au 613-580-2660 ou par courriel à elections@ottawa.ca pour obtenir de plus amples renseignements sur les élections municipales de 2022.

Élections Ottawa

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L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO www.SFOPHO.com) afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans.

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! e é r t n e r e Bonn

Inscription encore possible ecolecatholique.ca/inscription 6 • 22 septembre 2022 • Volume 6 Numéro 10


André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Depuis presque toujours, dès qu’une auto neuve traversait l’enceinte d’un concessionnaire, elle était dépréciée de manière notable. Avec la pandémie, le prix des voitures d’occasion n’est plus ce qu’il était. Et c’est encore plus vrai pour les véhicules hybrides et électriques. « Si tu es prêt à accepter une voiture usagée juste au gaz (sic), je peux t’en avoir une maintenant, sinon pour une électrique neuve, il faut attendre au moins 10 mois. » C’est la constatation que fait Ehren Winges de chez Myers Orléans Nissan. Et comme Nissan a misé sur les véhicules électriques plutôt qu’hybrides, au moment de l’appel chez le concessionnaire du chemin Youville, les électriques étaient toujours en attente. En raison de la pandémie qui a ralenti certaines chaînes de montage de plusieurs manufacturiers automobiles ainsi que l’approvisionnement de divers composants comme les puces électroniques, le prix des véhicules d’occasion a monté en flèche. Il n’est pas rare de trouver sur le plancher des concessionnaires des véhicules hybrides rechargeables possédant un faible kilométrage – 15 000 km, par exemple – valant près de

10 000 $ de plus que le même modèle, mais neuf. S’ajoute de plus le fait que l’achat d’une voiture hybride rechargeable usagée ou d’une voiture électrique de seconde main ne sera pas admissible aux subventions gouvernementales. Pourquoi une telle hausse? Parce que ceux et celles qui ont besoin d’un véhicule présentement ne sont pas prêts à attendre un véhicule neuf. Et comme « la plupart des gens recherchent davantage de voitures hybrides, ça peut prendre jusqu’à un an », estime Sébastien Larivière de chez Orléans Dodge Chrysler. La demande fait en sorte que les prix montent en flèche, parfois jusqu’à 25 % du prix habituel selon certaines sources contactées. Devin Desmarais, conseiller chez Toyota Orléans est du même avis : le temps d’attente « ne devrait pas changer en 2023. » Au moment de notre appel, il n’avait d’ailleurs qu’une auto d’occasion en vente : un RAV4. Les consommateurs auront intérêt à se renseigner avant d’acheter un véhicule usagé. Des sites comme Carfax Canada et CAA donnent des conseils sur ce qu’il faut demander et avoir en tête lorsqu’on veut acheter une voiture usagée, alors que CarGurus, offre une analyse des véhicules

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Voitures d’occasion : des prix sur l’accélérateur

sur le marché afin de calculer la valeur marchande instantanée par rapport à la valeur de reprise de n’importe lequel véhicule. Ou encore on peut s’en remettre à la réflexion d’un dernier conseiller contacté, Stephane Paquet, représentant chez Myers Orléans Chevrolet Buick GMC. Lorsque questionné sur un conseil à donner à ceux qui attendent un véhicule hybride ou électrique, celui-ci avoue qu’en 35 ans de carrière à vendre des GM, « je ne saurai quoi vous répondre. J’en suis maintenant à ma

deuxième voiture électrique. Et on m’offre des montants impressionnants. Mais je vais la conserver. La pandémie, la guerre, le manque de micro-processeurs sont tous des facteurs qui retardent la production », dit-il. « Même avec l’expérience que j’ai, il est difficile de prodiguer des conseils, car personne n’a jamais vu une situation semblable. Le seul conseil que je peux donner, c’est de réserver et d’être patient. De toute façon, les dépôts sont entièrement remboursables si le client change d’idée. »

Découvrons par nos passions La passion… que ce soit dans le domaine du sport, des arts, des affaires, etc., chaque personne est appelée à développer au cours de sa vie une passion, voire plusieurs, qui la mettra dans un état affectif et intellectuel assez puissant pour la pousser à déployer les efforts nécessaires afin de s’épanouir et de se réaliser pleinement dans ce champ d’intérêt. C’est d’ailleurs cette même passion qui habite les élèves lorsqu’elles et ils découvrent qu’il est possible d’allier leurs intérêts à leurs études et apprentissages. Car quoi de plus motivant et stimulant pour un jeune que d’apprendre sur un sujet qui le passionne. C’est pourquoi le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) développe chaque année de nouveaux programmes permettant aux élèves de découvrir ce qui les fait vibrer et les inspire à aller plus loin.

En nouveauté cette année, l’Académie d’apprentissage virtuel s’est dotée d’une vocation artistique afin d’inclure l’art dans toutes les matières, et un volet danse s’est ajouté au programme sports-études de l’École secondaire catholique Garneau. Ces deux nouveautés s’ajoutent à une incroyable panoplie de programmes et de services offerts aux élèves qui fréquentent les 45 écoles élémentaires, les 14 écoles secondaires, l’Académie d’apprentissage virtuel du CECCE et le Centre d’enseignement personnalisé virtuel. Ainsi, chacune et chacun peut recevoir un enseignement en français, selon des valeurs catholiques et dans un environnement bienveillant, tout en poursuivant ses passions. « Découvrons par nos passions », voilà d’ailleurs la thématique annuelle qui sera mise de l’avant cette année par le CECCE. Les quelque 26 000 élèves et 3 000 membres

du personnel qui ont repris le chemin des classes le 30 août dernier peuvent s’attendre à une année scolaire riche en découvertes et créations mettant en valeur la passion qui est source d’inspiration, de mobilisation et de mille réussites. La citation « Si tu ne trouves pas le but, cherche ta passion. Ta passion te mènera droit au but. » illustre à merveille l’importance de permettre aux élèves de puiser d’abord et avant tout dans ce qui les anime pour découvrir ensuite toutes les possibilités qui s’offrent à eux. Qu’elles et ils aient une passion pour la lecture, le sport, la cuisine, les arts, la construction, la mécanique, le cinéma, la coiffure, les sciences, la mode, la nature, les jeux vidéos, etc., elles et ils sauront tracer leur chemin au sein des écoles catholiques du Centre-Est.

Bonne année scolaire 2022-2023 ! ecolecatholique.ca/passions

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