Page 1

FINALISTE

Pierre-Luc Bélanger L’Odyssée des neiges

28 mai 2020 Volume 4 Numéro 6

La voix francophone d’Orléans

PAGE 9

PAGE 5

Prochaine édition 25 juin

PAGE 9

Un parc La petite histoire Coup de pouce d’interprétation à ... de la Salle de pour les 19 août 2021, Volume 5 Numéro 9 La voix francophone d’Orléans depuis 2017 Prochaine édition 16 septembre venir près du silo réunion Patriciabanques Vinette Leduc PAGE 3 alimentaires PAGE 5 PAGE 7

30 mai 2019 Volume 3 Numéro 6

La voix francophone d’Orléans

COVID-19 : Les bienfaits des camps de jour

Patrimoine : La petite histoire du privé Bergeron

Prochaine édition 27 juin

Trèva Cousineau quitte la présidence du MIFO

COVID-19 : Des Levac et Groulx campagnes de Découvertes de s’improvisent pour financement sépultures : desau le nouveau MIFO point mort impacts jusqu’ici

ne pouvait être plus chaud alors que 177 Jean-Marc Pacelli votes sont allés campagne aux Bleus, contre aux L’Orléanais victimes des pensionnats autochtones, Karole André Magny Pacelli L’ambitieuse lancée 176 le 1er Jean-Marc Rouges. C’est avec un score très serré de 9 à 8 Dumont est convaincue que certains ont subi IJLInitiative – Réseau.Presse – L’Orléanais octobre 2015, et qui visait à amasserle5 de journalisme local – APF – La dernière a été que l’équipe des Bleus, dirigée par Patrick sorttoute quedollars les autres enfants autochtones. Plusieurs Canadiens ont peut-être envie de même millions de en 5improvisation ans pour mettre en Ontario jouée par les deux capitaines, au plus grand Groulx, a eu le dessus sur les Rouges de Elle donne pour exemple l’école de réforme demander pardon depuis l’annonce des récentes Pendant que des milliers d’individus chantier diverses rénovations, prendra fin plaisir où, des spectateurs, qui enfants avaientprochain, déboursé selonle elle, des métis y Katherine lorsetanonymes de découvertes desLevac sépultures comme prévu 30 septembre perdent leurs emplois quel’impro-bénéfice des retrouvées entreprises d’Alfred ont été envoyés. Quant à ceux qui sont morts près de quelques pensionnats autochtones, 75 $ le billet pour les voir : « Si vous n’êtes du MIFO, tenu le 22 mai dernier dans le papeinent à joindre les deux bouts, des malgré l’impact qu’a la pandémie depuis aucun hommage, elle espère qu’ils seront principalement dans l’Ouest canadien. De son sans pas connus, dites-vous que les gens n’ont villon Excentricité de La Cité. organismes qui pilotaient des campagnes de déjà plus de deux mois : « Après la COVID, honorés et non pas oubliés. côté, laL’événement, communauté autochtone d’Ottawa, et en paspense payé que pourçavous voirdifficile », avait d’énergiser même dit à se voulait un piquer match on va être financement voientqui l’afflux de dons Faut-il se l’arbitre surprendreMartin qu’il yLaporte ait eu moins de particulier à Orléans, n’est pasrassemblant insensible à ce qui la blague début d’improvisation éclaté les perdu nez. Il en est ainsi pour les campagnes les gens pour une campagne qui dureendepuis pensionnats autochtones dans les grands centres se passe. de certain soirée, aux autres plus drôles de la région,eta tenu temps. On participants. est dans un nouveau desonnalités l’église les Saint-Joseph d’Orléans du un comme Ottawa? « Pas vraiment, explique «promesse, Ce n’est pas une surprise. On le savait », Si elle a perdu la guerre, la capitaine des alors que les 447 spectateurs ont monde et il faut passer à autre chose », Mouvement d’implication francophone Mme Dumont. En milieu urbain, les gens se dit d’une voix calme la cheffe nationale élue de Rouges a toutefois gagné une bataille contre croulé de rire à plusieurs occasions au cours affirmedemandé M. Lepage. (MIFO). ce qui se passe » dans ces la d’Orléans Nation Métisse du Canada (NMC), Karole seraient son adversaire, obtenant l’étoile du match, des plus deavons 2 heures de divertissement offert Malgré « Nous des dons promis, donc ça établissements.les eaux troubles, certaines Dumont. une distinction qui l’a surprise… par les 22 improvisateurs présents. sont toujours au semblent menu etdevisiblecette entre encore àunOrléans, peu, mais c’est pas maldeau activités Les événements récents avoir Domiciliée mais originaire ment gênée. Mais il n’y avait pas que le rire au rencampagne quiélus. a suLaamasser un peu plus de ralenti. dans Nous le comprenons quel’Ontario, la situation certains conseillère du quartier Mattawa nord-est de sonde secoué membres de la troupele Improtéine, dez-vous de cette impro-bénéfice organisée La commande en ligne à l’ère de la COVID-19. Nicole parcours 2,5 Deux millions de dollars. tournoi de crise queprofessionnel nous vivons ne nous permet Laura Dudas, estimeAinsi, que la découverte d’historienne etpasdede Innes, Stéphane et Vincent Poirier, ont dans leune cadre du 40e anniversaire du MIFO. des golf prévucommunes leGuertin 23 mai adernier étéévidence repoussé au mener campagne agressive souligne fosses « mis aen les l’avait, en quelque sorte,»,préparée Patrydeux se Bleus demande faire avec 6 sacs lors de patates, Les commissions francophones dede lal’improville généalogiste L’équipe des a hâtequoi descolaires planifier sa stratégie quant à eux reçu respectivement l’étoile Le suspens y était aussi. Il a d’ailleurs fallu 12 septembre, tandis que le 2e Dimanche en Michel le La président du anciens comité traitements horribles subis par les peuples à de telles Lepage, découvertes. parole des alors qu’elle ne voulait que 6unpatates! Solution: accueilleront les élèves enseignement en Donner classe bénéfice du MIFO dans lepour pavillon Excentricité de La Citéleàle aussi, pour l’équipe des etréconciliation. des Bleus. Une unemême fusillade identifier vain- autochtones et le31 besoin pour » Musique du maiRouges a étéune reporté à une date si restent discrets. directeur deceux-ci lapour campagne « l’équipe Saint-Joseph la banque alimentaire. PHOTO COURTOISIE queur. Le vote qui allait trancher la soirée 31 août. PHOTO : FRED SHERWIN 22 mai. PHOTO JEAN-MARC PACELLI SUITE À LA PAGE 2 S’il y a sans un doute eu moinsàd’enfants métis» d’Orléans… patrimoine sauvegarder! SUITE À LA PAGE 3 SUITE À LA PAGE 2

APPARTENU ET GÉRÉ LOCALEMENT

Notre priorité est d’être à l’écoute de vos besoins. 1250 chemin Trim • 613-830-2305 • www.heritagefh.ca


EN BREF Deux investissements de revitalisation ORLÉANS – Le 10 août dernier, Marie-France Lalonde, la députée fédérale sortante d’Orléans, a annoncé deux investissements de taille dans le cadre du Fonds canadien de revitalisation des communautés (FCRC) au nom de la ministre d’alors, Mélanie Joly. L’organisme Alimentation juste reçoit ainsi 291 533 $ afin de lui permettre d’aller de l’avant avec la construction, l’amélioration et l’expansion de son pavillon central extérieur, du balcon de la grange et de la nouvelle serre, qui seront terminées d’ici le 30 novembre 2022. Le Club de Canoë-Kayak de l’île Petrie a, quant à lui, reçu 609 000 $ pour améliorer et agrandir son espace communautaire, ses installations d’entreposage de la marina et son pavillon d’ici le 30 juin 2022.

Le talent d’ici à l’écran ORLÉANS – Après plusieurs mois d’attente, les enfants d’Orléans âgés de 6 et 7 ans qui ont participé à l’enregistrement de la série Les mimistoires (alors connue sous le nom de J’animagine) peuvent maintenant voir le produit final. S’adressant aux enfants de 3 à 5 ans et se déclinant en 30 épisodes animés de deux minutes, Les mimistoires sont de courtes histoires racontées spontanément par un enfant qui ont ensuite été mises en images. Au total, une douzaine d’enfants mis en vedette dans cette première saison proviennent de l’Est ontarien et d’Ottawa, incluant Orléans. Tous les épisodes peuvent être visionnés au tv5unis.ca/les-mimistoires/saisons/1.

L’APFFO recherche des bénévoles ORLÉANS – Oyez! Oyez! Bénévoles recherchés! L’Association du patrimoine familial francophone de l’Ontario (APFFO) est à la recherche de personnes qui ont un intérêt marqué pour la sauvegarde et la transmission de l’héritage familial au bénéfice des générations actuelles et futures. Toute personne intéressée, de partout en Ontario français, peut s’engager dans les divers projets, en personne ou à distance. Il est à noter que l’assemblée générale annuelle de l’APFFO est prévue le jeudi 28 octobre 2021. Pour tout renseignement, communiquez avec : Francine Gougeon, présidente – patrifami@gmail.com ; Diane Diotte, secrétaire – diane.diotte@sympatico.ca ; Trèva Cousineau, trésorière – trevac@rogers.com.

Gagnante du quiz de la SFOPHO ORLÉANS – Suzanne Fortier-Gour de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) a récemment présenté le panier Soir d’été à Lucie Cayouette (à gauche), l’heureuse gagnante du quiz Les héros et héroïnes d’Orléans, publié dans notre édition du 24 juin. Ce quiz est une des 10 activités présentées par la SFOPHO dans le cadre de son 10e anniversaire.

2 • 19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9

Les impacts à Orléans des sépultures anonymes Suite de la page 1 Dans la foulée de cette prise de conscience, la ville d’Ottawa a créé un groupe de travail autochtone qui, selon elle, devrait « répondre aux enjeux émergents et améliorer les services municipaux aux communautés autochtones. » Des actions devraient être prises dans plus d’une douzaine de domaines comme la culture, l’emploi et les services à l’enfance. Rappelons que, selon le recensement de 2016, la ville d’Ottawa compte près de 23 000 membres des Premières Nations. Le secteur d’Orléans en compte près de 4000, dont 600 Métis. De son côté, la députée libérale fédérale sortante d’Orléans, Marie-France Lalonde, est d’avis que « nous avons tous le devoir de nous assurer que cette tragédie ne tombe pas dans l’oubli si nous voulons faire avancer la réconciliation avec les peuples autochtones. » Au-delà des mots, cela prendra des actions concrètes, à commencer par la question de l’eau potable dans de nombreuses réserves

De belles jambes,

OUI C’EST POSSIBLE!

VARICES SANS CHIRURGIE Éliminées par injections guidées par ultrasons. VARICOSITÉS ET COUPEROSE Éliminez-les par de simples injections.

Dre Lucie BEAUPRÉ Diplômée de l’American Board of Venous and Lymphatic Medicine

Karole Dumont souligne-t-elle. « Il y a aussi beaucoup d’informations méconnues entourant les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR). » Selon Mme Lalonde, il est important que la population suive l’état d’avancement des travaux. Outre la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, qui sera dorénavant célébrée le 30 septembre et la mise en berne des drapeaux canadiens depuis les macabres découvertes, est-ce que la nomination d’une Autochtone au poste de gouverneure générale aidera à atténuer le ressentiment des communautés autochtones à l’égard de ce qu’ils ont subi? Mme Lalonde assure qu’elle a beaucoup d’espoir en Mary Simon, soulignant au passage que la représentante de la Reine d’Angleterre est en train d’écrire « une page importante », à la fois pour les Canadiens et pour « le peuple autochtone ». Face à cette bonne volonté, Laura Dudas n’est pas dupe. « Comme nous ne l’avons que trop bien compris au cours des derniers mois, il y a encore beaucoup de travail à faire. » Et Karole Dumont de rétorquer que, s’il devait y avoir réparation monétaire, il est à espérer que les Autochtones ne soient pas encore victimes « d’abus des avocats ».

10 médecins à votre service Lundi au vendredi

Clinique de varices

Ottawa

1335, avenue Carling suite 600

613 722-0101 medicart.com

L’orléanais octobre 2020 1/8 H • 2,3 x 5,5 po.

613-868-3957 felix@bestdealmortgage.ca Services billingue français et anglais

www.bestdealmortgage.ca


ACTUALITÉ

COVID-19 : les bienfaits des camps de jour Rebecca Kwan IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Crème solaire en main et maillots de bain, les camps de jour ont eu l’effet d’un vent de fraîcheur pour les vacanciers cette année. Après des mois de confinement et d’isolement social, enfin pouvoir retrouver ses camarades n’a pas manqué de poser un sourire aux lèvres de Guillaume. « J’aime beaucoup le camp cette année, il y a beaucoup d’enfants et de nouveaux bateaux », partage avec candeur le campeur de 13 ans, inscrit aux camps du Club de Canoë-Kayak de l’île Petrie pour la cinquième année consécutive. Sa mère partage son enthousiasme. « En tant que parent ayant partagé le nouveau “bureau à domicile” avec mon fils au cours de la dernière année, c’est un énorme soulagement qu’il puisse non seulement passer du temps de qualité à l’extérieur, mais aussi interagir avec d’autres camarades tout en apprenant de nouvelles compétences sur l’eau », confie Jennifer Ball Laviolette. « L’apprentissage en ligne a fait des ravages chez de nombreux adolescents, la liberté du camp a permis d’atténuer beaucoup de stress et de leur redonner une partie de leur indépendance perdue à cause de cette pandémie », poursuit-elle. « J’aime que mon enfant ait la possibilité de participer à un camp de jour, ça lui permet

de rester en forme, il apprend à être plus indépendant et ses compétences sociales s’améliorent aussi ». C’est également l’avis de la propriétaire du club, Sarah Kennedy, qui compare d’ailleurs les camps à une « bouée de sauvetage dans une période difficile ». Que ce soit dû à l’expansion du club ou aux retombées de la pandémie, les inscriptions au programme plein-été du club ont doublé cet été par rapport à l’année dernière. « Le Club de Canoë-Kayak de l’île Petrie est un endroit très sûr où les enfants peuvent faire l’expérience d’une grande liberté, et les enfants adorent pouvoir courir et pagayer toute la journée, sans masque », renforce Mme Kennedy, témoin d’un grand soulagement chez les campeurs qui, après avoir subi les contrecoups de la pandémie, se réjouissent de retrouver leur liberté perdue. « C’est incroyable, tant d’enfants sont en mauvaise forme », constate-t-elle. « Près de la moitié des enfants que nous voyons ont subi un certain défi psychologique majeur cette année », ajoute la propriétaire. D’après ses observations, plusieurs des enfants ayant vécu des difficultés émotionnelles, notamment des troubles d’anxiété, semblent canaliser leurs frustrations sur leurs parents et sur leur famille. « Cela peut être très douloureux

Pendant cette période de pandémie, les camps de jour, comme celui du Club de Canoë-Kayak de l’île Petrie font le bonheur des enfants. PHOTO : CLUB DE CANOË-KAYAK DE L’ÎLE PETRIE pour tout le monde, car leurs familles sont également en difficulté ». Les camps de jour offerts par le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) ont eux aussi eu pour mission cet été d’alléger les pressions exercées par la pandémie sur le moral des plus jeunes. « L’objectif du MIFO durant les derniers mois a justement été de minimiser les effets négatifs des fermetures et des

interactions limitées pour les enfants », explique Marie-Claude Doucet, directrice générale de l’organisme. « Notre équipe croit à l’importance de l’apprentissage par le jeu et par les pairs », renchérit-elle. « Les camps de jours sont donc très importants, car ils permettent de passer du temps loin des écrans, de jouer avec des amis et de faire des apprentissages uniques ».

200 000 $ en dons pour le nouveau MIFO Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a reçu un coup de pouce substantiel dans sa campagne de financement pour la construction de son nouveau centre multidisciplinaire, alors que le Fonds commémoratif des IVes Jeux de la Francophonie et la Fondation Véronic DiCaire s’engageaient à verser 100 000 $ chacun à la cause. L’annonce a été faite le 14 juillet par Réal Leroux, soit 20 ans jour pour jour après le coup d’envoi des IVes Jeux de la Francophonie tenus à Ottawa-Gatineau. M. Leroux, qui a servi comme directeur général des Jeux, était accompagné de grosses pointures. Le sprinteur Bruny Surin a parlé de l’importance des Jeux dans sa carrière et la chanteuse Mélissa Ouimet, de l’importance que le Fonds a eu pour elle. Les 200 000 $ font ainsi gonfler le montant amassé à 2,34 M$ pour la campagne Acteurs

du Mouvement, soit 94% de l’objectif de 2,5 M$. « Pour nous, c’est un pas de plus vers la réalisation de ce beau projet. C’est un message à tout le monde qu’on est prêts et qu’on invite les gens à se joindre à nous pour qu’on puisse construire le nouveau MIFO », a déclaré Sébastien Lorquet, président de la campagne. Pour obtenir les fonds restants, M. Lorquet a indiqué que la communauté d’affaires continuait à être approchée. Il a aussi encouragé tous ceux pour qui le MIFO est important à faire un don, rappelant qu’il n’y a pas de date limite pour ce faire. Si l’objectif de 2,5 M$ semble être à portée de bras, l’organisme devra tout de même sécuriser le reste du montant nécessaire pour la construction de son nouveau centre : « La municipalité est le seul palier de gouvernement qui a confirmé des fonds. Les autres, c’est en cours de travail. J’ai bon espoir qu’on sera en mesure de faire

certaines annonces au cours des prochains mois », a affirmé Marie-Claude Doucet, directrice générale du MIFO, qui n’a pas caché que la construction ne pourra se faire sans l’apport des gouvernements fédéral et provincial. Évalué à 24,7 M$ en novembre 2019, le montant total pour la construction de l’édifice de 48 000 pieds carrés est, pour l’instant, inconnu : « Les choses changent. Il y a l’inflation des coûts des matériaux. Il y a aussi beaucoup de chantiers de construction en ce moment à Ottawa, ce qui fait qu’il y a une surenchère. On va attendre de voir ce que les gouvernements vont répondre. On pourra ensuite annoncer l’ampleur du budget », a expliqué la directrice générale. L’engagement de la Ville d’Ottawa est de 779 000 $. Pour l’instant, Mme Doucet indique que la construction d’un centre trois fois plus gros que celui occupé actuellement par le MIFO est toujours nécessaire, malgré le fait que

la pandémie a démontré que le télétravail était une option viable : « C’est sûr que ça relativise les choses, mais on cherche surtout à générer des espaces de programmations et de rassemblements. Avec la pandémie qui a causé plusieurs fermetures, les gens ont hâte qu’on leur offre des choses. » Si l’appétit pour un retour à la normale est palpable, le clinicien-chercheur et virologue Hugues Loemba rappelle que la COVID-19 et des variants risquent d’être encore présents en 2024 lors de l’ouverture prévue du centre : « Il va falloir apprendre à vivre et à s’adapter par rapport à ce virus. Même s’il n’a pas la même ampleur, il ne va pas partir. » Même dans ses nouveaux locaux, le MIFO devra ainsi probablement continuer à prendre des précautions sanitaires lors de ses rassemblements et activités, que ce soit en s’assurant que tous les participants aient été vaccinés ou en instaurant des tests barrières, selon le Dr Loemba.

19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9 • 3


En faveur de l’écriture inclusive En mai dernier, le ministre français de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer, a formellement banni des écoles l’utilisation de l’écriture inclusive, qui inclut le point médian. Cette interdiction survient après de longues années de débats houleux opposant les disciples d’une langue « pure » aux progressistes militant pour des tournures plus respectueuses des personnes. Le Canada n’échappe pas à ce débat. D’un côté, il y a l’Académie française, toujours dans la « retenue » et « l’ouverture d’esprit », qui a indiqué en 2017 que l’écriture inclusive mettait la langue française en « péril mortel ». Ce petit groupe — majoritairement masculin, bien sûr, et qui ne compte pas de linguiste dans ses rangs, rappelons-le — explique alors redouter « une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité ». De l’autre côté, toujours en France, 314 membres du corps professoral signaient en 2017 une tribune contre l’apprentissage de la règle grammaticale du masculin qui l’emporte sur le féminin. Au Canada, nous avons également notre lot de chroniques et de positions enflammées pour affirmer que l’écriture inclusive « rend la langue illisible ». Comme s’ils s’étaient déjà un jour souciés de rendre leurs textes accessibles au plus grand nombre. En contrepartie, il y a Valérie Plante, à la mairie de Montréal, qui annonçait en mai 2020 vouloir faire adopter un mode de communication épicène au sein de son administration. Il y a aussi le travail mené par l’Office québécois de la langue française (OQLF) depuis la fin des années 70. Mais reprenons depuis le début et précisons : l’écriture inclusive, ce n’est pas que le point médian. Il s’agit plutôt d’un ensemble de pratiques utilisées depuis une dizaine d’années dans les milieux académiques et communautaires afin de rétablir l’égalité entre le féminin et le masculin dans la langue française. Elle comprend, entre autres, les formulations neutres (la clientèle pour le client), les doublets complets (toutes et tous plutôt que tous) et les signes typographiques marquants l’inclusion, comme le point médian. N’en déplaise aux adversaires de l’écriture inclusive, il s’agit là d’un débat essentiel. La langue définit la manière dont nous pensons et agissons. Des études ont notamment démontré que les femmes renonçaient davantage à répondre à une offre d’emploi lorsque celle-ci était rédigée uniquement au masculin. L’écriture inclusive permet également de mieux représenter les minorités de genre. Des membres de la communauté LGBTQIA+ ont ainsi créé de nouveaux pronoms plus englobants en matière de sexe et de genre, comme le pronom iel construit sur les pronoms genrés existants il et elle. Ces pronoms conviennent aux personnes dont le genre est fluide, comme les personnes non-binaires. Les règles du français sont des constructions sociales, des choix politiques. Il serait temps de remettre la langue au service des gens ; de tous les gens, non? Julie Gillet, Francopresse

Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli

Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.

4 • 19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9

L’utilité du grand tablier de maman Il est vrai qu’il a pris assez de temps avant que Autrefois, on sortait les aliments du four pour je réalise toutes les utilités du tablier de ma mère. les refroidir alors qu’aujourd’hui on les sort du Premièrement, ce tablier en coton servait congélateur pour les décongeler. Autres temps, à protéger sa robe faite de matériel plus autres mœurs. dispendieux, donc plus facilement lavable. Alors Le partage d’idées et de taquineries égaillaient que de la visite impromptue se un repas bien copieux rempli pointait à la porte, elle n’avait d’amour et de respect pour celle qu’à mettre son tablier au qui avait passé une partie de rancart afin d’y montrer une l’avant-midi à préparer ce bon robe bien propre et ça, pas repas en essuyant souvent, à avant d’avoir fait quelques l’aide de son tablier, ces grosses remontrances à la poussière la gouttes d’eau qui perlaient Réflexion plus évidente... toujours avec son front, devant un poêle son tablier. Maman avait l’habitude de se laver surchauffé en plein mois de juillet. les mains très souvent. Par contre, l’automne arrivé, elle se servait de Son tablier avait de multiples fonctions en plus son tablier pour s’emmitoufler les bras et épaules de protéger ses vêtements. par temps frais alors qu’elle se pointait dehors. Il servait à retirer les plats du fourneau, de Son tablier était aussi merveilleux pour essuyer contenant pour rapporter les oeufs du poulailler, nos larmes alors qu’on venait de se blesser. d’apporter les légumes du jardin si elle avait Parfois, ça valait même la peine de se faire mal oublié un seau. Des petits pois aux patates et afin de se coller contre elle faisant semblant que aux pommes en fin de saison, pommes de nos la blessure était bien plus souffrante qu’elle ne nombreux pommiers. l’était vraiment afin de sentir le confort de son Le matin, son tablier servait souvent aussi à grand tablier. transporter le petit bois d’allumage pour le poêle On rapporte que « se cacher dans les jupons de de cuisine, seule source de chaleur et de cuisson. sa mère » venait du fait que les enfants timides Souvent, le tablier servait ensuite de soufflet pour se cachaient sous le tablier de leur mère quand la attiser ce feu pas toujours coopératif. visite arrivait, ce qui n’était pas le cas de mes huit Venait l’heure du diner, elle allait dehors et frères et sœurs et moi. Notre mère nous donnait agitait ce grand tablier pour indiquer aux hommes toute la liberté voulue et convenable. des champs que le repas était prêt. On deviendrait bien fou aujourd’hui rien que Habituellement, ce n’était pas long que la table de songer à la quantité de microbes qui pouvaient était entourée de ces hommes, et parfois même s’accumuler sur ce tablier en une seule journée! Je de filles aussi venues des champs, affamés qui crois que nous avons été inoculés naturellement criaient famine. contre la plupart des maladies à la suite du contact À la fin du repas, dépendant de la saison, le bon avec ce cher tablier de maman. tablier servait à prendre, du bord de la fenêtre, En réalité, la seule chose que les enfants de une belle tarte aux pommes retirée du fourneau l’époque aient attrapée au contact du tablier de précédemment afin qu’elle « refroidisse » un peu. ces mamans, c’est l’amour!.

Denis

Gagnon


NOTRE PATRIMOINE

La petite histoire du privé Bergeron L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société francoontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO - www.SFOPHO.com) afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Suzanne Benoit Auteure principale Le privé Bergeron, situé au nord du chemin Innes dans le secteur Chapel Hill, est une petite rue perpendiculaire à la promenade Meadowglen, tout près du boulevard Orléans. La Ville d’Ottawa a accepté le choix du nom pour souligner la contribution de Rhéal Bergeron, propriétaire d’un commerce de fruits et légumes nommé R. Bergeron & Son Inc., un commerce qui est passé de père en fils pendant plus de 100 ans, et qui a marqué l’histoire d’Orléans. Avant de parler de Rhéal, il faut retourner en arrière et présenter Benjamin Bergeron (1845-1932), le premier des

ancêtres Bergeron à s’établir à Orléans, plus précisément dans le rang St-Louis, aujourd’hui le chemin Navan. Benjamin épouse Éléonore Champagne et le couple aura 11 enfants : Roland, Mary, Ernest, Ernestine, Armandine, Ubald, Benjamin, Albertine, Albert, Odulta et Alfred. Benjamin vend les produits de sa ferme au Marché By : du sirop d’érable, du boudin, de la crème, des poules, des fraises et des légumes. En 1906, son fils Ernest (1877-1954) achète une terre de 200 acres sur le lot 7 de la deuxième concession, c’est-à-dire entre le chemin Innes et le chemin Montréal, aujourd’hui le boulevard St-Joseph. Il épouse Florida (Frida) Gravelle et le couple aura 15 enfants dont plusieurs sont morts à la naissance. Les survivants sont : Edgar, Lucienne, Reina, Jeanne, Percy, René, Laurent et Colombe. Ernest cultive des fruits et des légumes et les vend au Marché By. En 1909, Ernest vend la moitié de sa terre à son frère Albert (1881-1962) et son épouse Agnès Savage, mais il garde la partie ouest. Albert et Agnès auront sept enfants : Germaine, Ida, Albert, Armand, Roger,

Lucien, et Gérard décédé à l’âge d’un an. Aidé de ses fils, Albert voit son entreprise prendre de plus en plus d’ampleur. En 1945, il vend une partie de sa terre à ses fils, Armand et Lucien et, en 1947, à son fils Albert junior. Roger choisit de travailler auprès de son père. Au début des années 1950, Ernest fait encan et vend sa ferme aux Sœurs de la Charité qui y construisent la Maison Notre-Dame-de-laProvidence. Roger (1926-2007) épouse Évelyna Clairoux et le couple aura trois enfants : Simone, Nicole et Rhéal. Il prend le commerce en main au décès de son père. Sous son égide, le commerce prend son essor. Il ajoute à sa liste de clients les grandes chaînes de magasins AL Raymond, IGA et Loeb. À la fin de sa carrière, il vend ses produits exclusivement à des restaurants chinois. En 1986, Roger vend sa compagnie à son fils Rhéal (1955-2011) qui continuera à l’exploiter. Certains se souviendront sans doute des nombreuses citrouilles à vendre qui longeaient son terrain près du boulevard Orléans à l’approche de la fête de l’Hallowe’en. En 2013, Domicile

Éléonore et Benjamin Bergeron Developments achète le terrain de 2 acres, y compris la maison familiale située au 5911 promenade Meadowglen. La compagnie y construit 49 maisons de ville en copropriété. Le projet immobilier est enregistré sous le nom de Bergeron Terrace. Plusieurs membres de la famille Bergeron sont inhumés dans le cimetière de la paroisse St-Joseph d’Orléans.

On ne travaille pas chez Desjardins. On grandit avec Desjardins. Nuance. Pour vivre l’expérience, joignez-vous à la grande famille Desjardins. desjardins.com/carrieres

19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9 • 5


CEPEO.ON.CA

6 • 19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9


ACTUALITÉ

Trèva Cousineau quitte la présidence du MIFO Jean-Marc Pacelli L’Orléanais La 43e assemblée générale annuelle du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), tenue le 23 juin dernier, a été un moment émouvant pour plusieurs personnes alors que Trèva Cousineau a quitté la présidence de l’organisme pour être remplacée par Luc Bessette. L’Orléanais a donc cru bon de faire le point avec cette grande dame de l’implication sociale, elle qui mettait ainsi un terme à une présence de sept années sur le conseil d’administration du MIFO, dont les six dernières années à titre de présidente et une à titre d’administratrice. « Je n’ai pas eu le choix de quitter. Notre règlement général dit qu’on ne peut pas servir plus de deux mandats consécutifs de trois ans. L’année passée, on m’a voté une année supplémentaire parce qu’on était en pleine pandémie et qu’on essayait de continuer à offrir des services », explique-t-

elle, ne cachant pas qu’elle serait restée trois ans de plus si elle avait pu le faire. Étonnement, si son nom est devenu presque synonyme de l’organisme francoontarien, Mme Cousineau a commencé à s’y investir pour une tout autre raison : « Le MIFO venait de faire la fusion avec le CSMO. Initialement, j’allais vraiment représenter le CSMO. » Toutefois, elle avoue avoir été rapidement emballée par tout ce qui était offert par le MIFO : « C’est tellement un beau projet pour la communauté francophone de la petite enfance aux aînés. » Si elle quitte son conseil d’administration, Mme Cousineau ne quitte pas pour autant la grande famille du MIFO, alors qu’elle continuera de faire partie du cabinet de la campagne majeure de financement, qui cherche à obtenir une partie des fonds nécessaires pour la construction d’un nouveau centre culturel pour l’organisme. Lors de l’assemblée générale annuelle,

elle a aussi été nommée membre à vie du MIFO, un honneur qui a fait chaud au cœur de la principale intéressée, alors qu’elle rejoint un groupe très sélect composé uniquement de deux autres bénévoles. Au cours des six dernières années, plusieurs réalisations ont eu lieu entre les murs du centre communautaire, au point que Mme Cousineau peine à identifier celle dont elle est la plus fière : « C’est sur qu’il y a tout le travail qu’on a fait pour la construction du nouveau MIFO. Je suis aussi fière d’avoir établi un processus annuel pour l’évaluation de la direction générale, on a créé un comité de gouvernance, on a aussi établi un lien privilégié avec la direction générale… il y a plein de petites choses! » Si elle quitte le conseil d’administration du MIFO, il ne faut pas voir là la fin de la vie active de Trèva Cousineau. Bien au contraire, elle demeure présidente de l’organisme Dialogue Canada, viceprésidente du conseil sur le vieillissement

Tréva Cousineau d’Ottawa et la trésorière de l’Association du patrimoine familial francophone de l’Ontario (APFFO). Quant à la possibilité qu’elle se présente pour un nouveau mandat au sein du conseil administratif du MIFO, l’ancienne présidente ne ferme pas la porte : « On verra dans le temps », conclut-elle.

Les écoles du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario sont prêtes pour la rentrée ! À quelques semaines de la rentrée scolaire, les écoles du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) sont ravies d’accueillir les élèves et le personnel dans un environnement accueillant, sécuritaire et bienveillant en présentiel comme en virtuel. Le 3 août dernier, le gouvernement de l’Ontario a annoncé que le retour en classe se fera en présentiel pour tous les élèves de la province. Palier élémentaire (maternelle à 8e année) Les écoles élémentaires du CEPEO rouvriront et l’enseignement y sera fait en personne, selon le mode de prestation habituel, avec des protocoles de santé et de sécurité renforcés : • Les élèves des écoles élémentaires, de la maternelle à la 8e année, iront en classe 5 jours par semaine; • Ils recevront 300 minutes d’enseignement par jour et resteront dans la même cohorte toute la journée; • Ils pourront utiliser des espaces communs (par exemple, les bibliothèques);

• Le port du masque (sauf pour les élèves de la maternelle et du jardin), la distanciation physique et autres mesures de protection demeureront en vigueur, sensiblement comme l’an dernier moyennant quelques ajustements. Palier secondaire (9e année à 12e année) Les écoles secondaires du CEPEO assureront un enseignement en personne tous les jours, pendant toute la durée de la journée de classe : • Les élèves du secondaire fréquenteront l’école chaque jour en suivant l’horaire des quadrimestres (c’est-à-dire 2 cours pendant environ 9 semaines) du moins pour le début de l’année scolaire. Certaines écoles secondaires suivront un horaire en mode semestriel. Veuillez consulter le site web pour tous les détails : CEPEO.ON.CA/PARENTS/ CALENDRIER-SCOLAIRE • Ils recevront 300 minutes d’enseignement par jour; • Ils pourront utiliser des espaces communs (par exemple, la cafétéria, le centre de ressources);

• Le port du masque, la distanciation physique et autres mesures de protection demeureront en vigueur, sensiblement comme l’an dernier moyennant quelques ajustements.

École élémentaire publique

Le PAVÉ, une option tout au long de l’année 2021-2022 Pour les parents et élèves qui le désirent, l’apprentissage à distance reste une option. Le Programme d’apprentissage virtuel des écoles (PAVÉ) s’impose aujourd’hui comme une alternative durable à l’apprentissage en présentiel. Le PAVÉ est offert aux élèves de la maternelle à la 12e année. Les inscriptions se font en tout temps. Pour plus de détails relatifs à l’inscription et au fonctionnement du PAVÉ, veuillez consulter le site web : CEPEO.ON.CA/PAVE

École élémentaire publique

DES SENTIERS

des-sentiers.cepeo.on.ca

École élémentaire publique

JEANNE-SAUVÉ jeanne-sauve.cepeo.on.ca

GABRIELLE-ROY gabrielle-roy.cepeo.on.ca

École élémentaire publique

L’ODYSSÉE

odyssee.cepeo.on.ca

École élémentaire publique

LE PRÉLUDE prelude.cepeo.on.ca

École élémentaire publique

SÉRAPHIN-MARION seraphin-marion.cepeo.on.ca

École secondaire publique

Inscriptions en tout temps Peu importe le temps de l’année, les inscriptions dans les écoles du CEPEO et au PAVÉ se font en tout temps. Rendez-vous au CEPEO.ON.CA pour plus de détails.

GISÈLE-LALONDE gisele-lalonde.cepeo.on.ca

École secondaire publique

LOUIS-RIEL

louis-riel.cepeo.on.ca

Bonne rentrée !

19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9 • 7


Faire la maternelle et le jardin d’enfants à la maison et en nature Une nouvelle option s’offre maintenant aux parents qui ont choisi de ne pas envoyer leur enfant de 4 à 6 ans à l’école cette année, mais qui souhaitent tout de même le préparer à cette éventuelle rentrée scolaire. Cette option se nomme Explor’A. La pandémie a bousculé le quotidien de plusieurs familles et certaines ont fait le choix de garder leur tout-petit à la maison. C’est d’ailleurs dans le but d’accompagner ces familles et afin de permettre aux enfants de bien se préparer à leur éventuelle rentrée scolaire que le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) a développé Explor’A, une toute nouvelle offre flexible et des plus stimulantes pour les enfants de 4 à 6 ans. Explor’A propose une série d’activités enrichissantes qui s'intégreront facilement à la routine familiale. Le summum du programme ? Des cours en nature à raison d’une journée par semaine ! Les élèves inscrits à l’option Classe en nature auront accès à une expérience d’apprentissage unique. Les classes en nature permettent aux petites exploratrices et aux petits explorateurs de vivre une immersion multisensorielle par la découverte de la faune et de la flore. À cet âge, quoi de mieux que de bouger et de profiter du grand air pour apprendre et s’épanouir ? Pour les familles d’Orléans, la classe en nature sera offerte en présentiel, dans le boisé de l’École élémentaire catholique l’Étoile-de-l’Est. Les enfants inscrits à Explor’A auront donc la chance de s’épanouir dans un environnement familier, soit à la maison, et d’en apprendre davantage sur le monde dans lequel ils grandissent, en nature. Explor’A constitue une belle façon de développer les compétences des tout-petits à partir du domicile, tout en réduisant de manière significative le temps passé devant l’écran et en respectant la routine, ainsi que les intérêts de l’enfant et de la famille. Outre les classes en nature, le programme offre une grande flexibilité à l’enfant et aux parents. La trousse éducative est conçue de manière à respecter le rythme d’apprentissage de l’enfant et propose des activités éducatives s’inspirant des éléments du quotidien. Les parents et les enfants qui le désirent auront aussi accès à des activités se déroulant en ligne et en temps réel. Par exemple, pour prendre part aux sessions de lecture interactive enrichie lors desquelles le personnel enseignant fera la lecture à voix haute du même album, sur une période de trois jours. Cette approche permet de développer chez l’enfant un intérêt pour la lecture et l’écriture. Les activités sont toutes facultatives et le temps alloué est à la discrétion du parent, qui peut choisir les heures qui conviennent le mieux à la famille et à l’enfant. Le CECCE est conscient des défis liés aux horaires familiaux, particulièrement changeants depuis le début de la pandémie et c’est pourquoi il tenait à concevoir un programme qui n’imposerait aucune restriction temporelle supplémentaire aux familles. Ainsi, avec cet horaire flexible, le parent est en mesure de concilier l’apprentissage de son enfant avec sa réalité. Consultez le ecolecatholique.ca/explora afin d’en apprendre davantage sur le programme et y inscrire votre enfant. Pour en connaître davantage sur tous les programmes ou l’école de votre quartier, rendez-vous au ecolecatholique.ca/inscription.

ecolecatholique.ca/explora 8 • 19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9

Explor'


L’ORGANISME DU MOIS

Fédération des aînés et des retraités francophones de l’Ontario (FARFO) QUI SOMMES-NOUS? Depuis plus de 40 ans, la Fédération des aînés et des retraités francophones de l’Ontario (FARFO) défend les droits des francophones de 50 ans et plus en Ontario, et fait la promotion de leurs intérêts. La FARFO est une de 12 associations membres provinciales territoriales de la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC) qui compte plus de 60 000 aînés membres qu’on retrouve essentiellement en milieu minoritaire au Canada et dans l’est du Québec. La FARFO est composée de cinq FARFO régionales et de l’Association des membres individuels, l’AMI-FARFO. La FAAFC et ses associations membres agissent comme porte-parole et chefs de file dans les dossiers concernant le vieillissement, la revitalisation des communautés par et pour les aînés, les activités intergénérationnelles, les stratégies de prévention des

abus et de la fraude, ainsi que le mieuxêtre des personnes aînées francophones au Canada. MISSION La FARFO a comme mission de défendre les droits et les intérêts des aînées et aînés francophones de l’Ontario et de faire valoir leurs besoins de façon à leur permettre de s’épanouir pleinement dans leur langue et leur culture. Elle est la voix des francophones de 50 ans et plus. HISTORIQUE En 1974, madame Pauline Charron, présidente du Club 60 de Vanier, imagine une fédération pour les personnes aînées francophones de l’Ontario. En 1979, son rêve se réalise lorsque la FAFO (Fédération des aînés francophones de l’Ontario) est incorporée. La FAFO change d’acronyme, par la suite,

pour devenir la FARFO lorsqu’ on a voulu indiquer que les retraités de tout âge font et feront toujours partie du membership. L’AMI-FARFO est incorporé en 2015. ACTIVITÉS Formée de membres de partout en prince, et présente dans la majorité des clubs sociaux francophones, la FARFO prépare le terrain pour la population francophone vieillissante. Porte-parole auprès des gouvernements provinciaux, la FARFO travaille sur certains grands dossiers tels que la maltraitance des aînés et aînées, les services et les soins de santé en français, la sécurité du revenu, l’isolement social et le livre blanc sur le vieillissement de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO). Les régionales de la FARFO, quant à elles, offrent dans leurs communautés, des foires d’information sur les services ainsi que

des ateliers ciblant des sujets tels que la vie économique, le logement, et, bien sûr, les aînés... branchés. Ces organismes sont les piliers de l’engagement communautaire et du rayonnement de cette population dans la société. Toute personne de 50 ans et plus peut être membre de la FARFO. Ceci donne des bénéfices tels que des rabais sur les assurances et les voyages, mais ce sont les opportunités d’échange entre régions qui génèrent l’information nécessaire à donner une voix aux aînés francophones. Vous pouvez en apprendre davantage en devenant membre, en visitant le site web www.farfo.ca, en vous abonnant au VIVRE+ ou en envoyant vos questions au dg@farfo.ca. Pour les gens qui demeurent dans la région d’Ottawa, contacter Cécile Paquette, présidente de la FARFO d’Ottawa, farfo.ottawa@gmail.com.

Des millions de personnes en Ontario ont reçu le vaccin contre la COVID-19.

À vous de jouer! Faites-vous vacciner! Les vaccins approuvés par Santé Canada sont administrés dans des hôpitaux, des cabinets de médecin, des pharmacies et des centres de vaccination de masse. Et chaque dose administrée est un pas de plus vers la vie que nous avions avant. Prenez rendez-vous dès aujourd’hui, sur le site ontario.ca/rendezvousvaccin ou en téléphonant au 1 888 999-6488 pour obtenir de l’aide dans 300 langues différentes. Payé par le gouvernement de l’Ontario

19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9 • 9


FAITES VOTRE

DEMANDE D’ADMISSION POUR SEPTEMBRE 2021 ! Découvrez nos programmes : > Communications sociales > Droit canonique > Éthique, justice sociale et service public > Études de conflits > Innovation sociale > Leadership transformatif > Relations humaines, counselling et psychothérapie > Théologie

APPLY NOW FOR SEPTEMBER 2021! Discover our Programs: > Canon Law > Conflict Studies > Ethics, Social Justice and Public Service > Human relations, counselling and psychotherapy > Social Communication > Social Innovation > Transformative Leadership > Theology

10 • 19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9


19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9 • 11


La maternelle et le jardin d'enfants

à la maison... comme en nature !

ECOLECATHOLIQUE.CA/EXPLORA

12 • 19 août 2021 • Volume 5, Numéro 9

Explor'

Profile for Orléanais

L'Orléanais 19 août 2021  

L'Orléanais 19 août 2021  

Profile for orleanais
Advertisement

Recommendations could not be loaded

Recommendations could not be loaded

Recommendations could not be loaded

Recommendations could not be loaded