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www.bestdealmortgage.ca 16 septembre 2021, Volume 5 Numéro 10

La voix francophone d’Orléans depuis 2017

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Résignation à l’égard du dôme sportif

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La petite histoire du parc François-Dupont

Prochaine édition 14 octobre

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COVID-19 : Le cinéma toujours en vie

Les candidats vous révèlent leur priorité

(Dans le sens des aiguilles d’une montre à partir du haut à gauche) La députée sortante et candidate libérale Marie-France Lalonde, la candidate conservatrice Mary-Elsie Wolfe, le candidat du Parti vert Michael Fintan Hartnett et la candidate du NPD Jessica Joanis.

Jocelyne Lauzon

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le 20 septembre prochain, les électeurs d’Orléans, comme tous ceux du reste du Canada, seront appelés à choisir la personne qui les représentera au parlement. Pour cette raison, L’Orléanais a contacté tous les candidats de la circonscription afin de connaître leur plus grande priorité pour Orléans, si elle ou il était élu.e. Dans le but de respecter une impartialité, les réponses sont présentées en ordre alphabétique de noms de famille. Pour Michael Fintan Hartnett, du Parti vert du Canada, la réponse est simple : « Nous remettre sur pied est la priorité. Nous remettre d’une pandémie qui a changé notre façon de vivre, nos façons de faire des affaires, nos façons d’étudier et nos façons d’interagir. Nous voulons qu’il s’agisse d’une approche tournée vers l’avenir,

qui tient compte des problèmes mondiaux graves comme le changement climatique et des problèmes locaux importants comme le logement abordable, les transports publics fiables et l’éducation. Plus important encore, cette reprise doit être durable, afin que nos enfants et leurs enfants puissent vivre dans un monde qui n’est pas menacé par le réchauffement climatique et les terribles pandémies. Pour nous remettre sur pied, nous avons besoin d’une vision verte de l’avenir pour Orléans. » De son côté, Jessica Joanis, qui défend les couleurs du Nouveau Parti démocratique, affirme que « [b]ien que de nombreux problèmes affectent Orléans, l’un des principaux problèmes que j’aborderai en tant que députée est le logement abordable. J’ai personnellement témoigné (sic) comment les prix des logements à Orléans ont augmenté, et j’entends régulièrement

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EN BREF La SFOPHO organise un marché artisanal pour célébrer ses 10 ans ORLÉANS – Le 25 septembre prochain, la SFOPHO organise un Marché artisanal d’automne en vue de souligner son 10e anniversaire ainsi que le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes. L’événement gratuit aura lieu au Centre des arts Shenkman, de 9 h à 12 h. Près d’une trentaine d’artistes et d’artisans seront sur place pour vendre, entre autres, tableaux, chandelles, cartes, bijoux, pâtisseries. Les consignes de Santé publique Ottawa seront observées, dont le port du masque et la distanciation.

Tara Luz Danse innove en virtuel ORLÉANS – Tara Luz Danse a récemment annoncé que, grâce à la subvention de la Fondation Trillium de l’Ontario - Fonds pour les communautés résilientes, l’entreprise d’Orléans a pu donner vie à de nouveaux projets virtuels uniques et innovants au cours de la dernière année. Parmi ceux-ci se retrouvent plusieurs nouveaux ateliers en mode synchrone, performances et projets artistiques destinés au milieu scolaire et au grand public, de même que le projet de création Objets dans l’objectif et les capsules vidéo À la maison avec nous, accessibles via la chaîne YouTube de Tara Luz Danse.

Élections : les candidats révèlent leur priorité Suite de la page 1 en allant de porte-à-porte que les gens ont de la difficulté à payer leurs hypothèques ou loyers. Les investisseurs étrangers et les grandes entreprises de logement achètent des propriétés et font grimper les prix. Le NPD et moi-même allons nous attaquer à la crise du logement en mettant en œuvre des règlements sur le logement qui donnent la priorité aux Canadiens plutôt qu’aux grosses entreprises. » Pour Marie-France Lalonde, du Parti libéral du Canada et députée sortante, elle voit sa priorité de cette façon : « À titre de fière francophone, mère de famille, rotarienne, membre de la Légion d’Orléans, ancienne femme d’affaires et travailleuse sociale, les soins aux aîné(e)s, les langues officielles, l’inclusivité, l’appui à nos vétérans, un système de santé fort et l’essor de nos entreprises locales s’allient pour former ma priorité pour Orléans : le bien-être de notre communauté. Nous avons connu une croissance exponentielle au cours des dernières années. Notamment, avec l’arrivée du train léger, Orléans se positionne comme une communauté verte, connectée et bonne

pour les affaires. Je veux continuer à faire avancer Orléans, et je m’engage à soutenir la construction du nouveau MIFO, étendre le projet pilote CotravailGC, moderniser la loi sur les langues officielles et continuer à soutenir une économie plus verte. » Finalement, Mary-Elsie Wolfe, la candidate du Parti conservateur du Canada, dit que « [s]i je suis élue comme députée d’Orléans, ma priorité pour notre circonscription sera de travailler avec diligence pour aider à assurer l’avenir de notre circonscription et de tous les Canadiens. La tâche qui nous attend est énorme, mais pas insurmontable avec le bon leadership et le bon plan. Erin O’Toole a présenté un plan solide pour garantir les emplois, la responsabilité, l’économie, la santé mentale et le pays. Je travaillerai sans relâche pour m’assurer que les gens méritants d’Orléans soient bien représentés à la table alors que notre gouvernement met ces promesses en action ! » Spencer Oklobdzija, du Parti populaire du Canada, et le candidat indépendant André Cléroux n’ont donné aucune suite à notre demande.

Nouvelle compétition entrepreneuriale OTTAWA – Le 2 septembre dernier, le Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO) et le Regroupement des gens d’affaires de la Capitale nationale (RGA) annonçaient le début de l’inscription à Révolution est, une compétition entrepreneuriale virtuelle qui a pour but de trouver des solutions innovantes à la relance des petites et moyennes entreprises, des coopératives, des OBNL et des entreprises sociales d’Ottawa impactées par la pandémie. Au cours de l’événement, qui se déroulera du 27 au 29 octobre, les participants seront divisés en groupes sectoriels et travailleront ensemble pour solutionner un problème propre à leur secteur d’activité économique. Neuf mille dollars en prix seront distribués aux équipes ayant trouvé les meilleures solutions pour relancer leur secteur. Pour s’inscrire ou obtenir plus de renseignements, les personnes intéressées peuvent visiter le revolutionest.ca.

La police d’Ottawa veut votre avis OTTAWA – La Commission de services policiers d’Ottawa (CSPO) et le Service de police d’Ottawa (SPO) invitent les citoyens à faire part de leurs commentaires dans le cadre d’un sondage public lancé le 1er septembre, afin de les aider à déterminer les priorités en lien avec leur budget annuel. Les citoyens qui souhaitent participer au sondage doivent visiter le site ottawapolice.ca/2022Budget.

UN PLAN POUR TERMINER LA LUTTE CONTRE LA COVID-19 ET CONTINUER À FAIRE PROGRESSER ORLÉANS MarieFranceLalonde.ca Autorisé par l’agent officiel de Marie-France Lalonde.

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Résignation à l’égard du dôme sportif André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Il y a à peine deux mois, la Ville d’Ottawa a accepté le projet d’un dôme sportif du Conseil des écoles catholiques du CentreEst (CECCE), après l’aval du comité de l’urbanisme, en dépit du mécontentement de certains opposants. À commencer par la conseillère du quartier Innes, Laura Dudas, qui était contre l’adoption du projet. Toutefois, comme le projet est maintenant approuvé, elle reconnaît que celui-ci ira de l’avant. Elle admet aussi que le conseil scolaire a été très réceptif à l’idée d’augmenter la quantité d’arbres près des résidences familiales. Bien que la conseillère soit toujours fermement convaincue que l’emplacement du dôme n’est pas vraiment l’idéal, son entourage confirme qu’elle mettra des efforts sur la façon de modifier les plans d’aménagement paysager pour atténuer l’impact sur les gens du quartier. Du côté de l’Association communautaire de Châteauneuf, qui avait lutté contre le projet, on a quelque peu lancé la serviette. « On est déçu de la décision de la ville », affirme le président de l’Association, Pat Teolis. En dépit de quatre rencontres avec

le CECCE, « on n’a pas été assez écouté », ajoute-t-il. Il tient à souligner qu’il n’est absolument pas contre le projet du dôme. C’est son emplacement qui a créé la discorde. « On avait suggéré l’école Béatrice-Desloges comme emplacement. » Pour Yvan Rhéaume, agent immobilier, il n’y a pas de doute « que le fait de construire un dôme à cet endroit va faire baisser la valeur des maisons à proximité. » Selon lui, la valeur des maisons voisines du dôme n’augmentera pas autant que celles qui en sont plus éloignées. Il donne pour exemple la résidence pour personnes âgées qui fut construite récemment au 1980, chemin Trim. « Ce ne fut pas à l’avantage des propriétaires des maisons voisines de cet immeuble vivant sur la rue Scully et Cozumel. La valeur de ces maisons a augmenté, mais pas autant que si ces maisons avaient été un peu plus éloignées. » Depuis l’officialisation du projet au début de l’été, un processus d’appels d’offres a été lancé. Le Conseil évalue actuellement les soumissions selon ce qu’on nous dit du côté du service des communications du CECCE. L’administration attend le résultat

Le CECCE dit avoir apporté plusieurs modifications aux plans initiaux du dôme sportif. PHOTO : CECCE de son appel de propositions pour identifier un partenaire pour la construction du projet. Du côté pédagogique, les consultations se poursuivront avec les associations sportives afin de finaliser la programmation pour la 2e phase du projet de sport-études à Garneau prévue pour la rentrée 2022. Toutefois, le Conseil scolaire est conscient que certaines personnes ne sont

pas en faveur du dôme. En guise de réponse aux opposants, le CECCE mentionne que plusieurs modifications ont été apportées aux plans initiaux. Ainsi, que le dôme sera déplacé vers l’ouest, sur le terrain de football actuel. Outre la plantation d’arbres, il est aussi prévu qu’un système de ventilation soit installé pour préserver la quiétude dans le quartier.

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Des circonscriptions francos d’intérêt La date limite pour soumettre sa candidature à l’élection fédérale étant passée, les courses à surveiller se précisent. En Ontario, plus d’une vingtaine de candidats francophones briguent les suffrages, la majorité sous les bannières libérale et néodémocrate. Glengarry–Prescott–Russell La circonscription de Glengarry–Prescott–Russell est la seule en Ontario où les francophones sont majoritaires. Le député libéral sortant, Francis Drouin, souhaite obtenir un 3e mandat. En 2019, il avait défait par plus de 7 500 votes son plus proche adversaire, l’ancien député conservateur Pierre Lemieux. Cette année, la course s’annonce plus serrée. La controverse autour de la nomination de Susan McArthur comme candidate conservatrice joue toutefois en faveur de M. Drouin dans cette circonscription à tradition libérale. L’association conservatrice a appris sa candidature à travers les réseaux sociaux, alors que plusieurs auraient préféré un retour de M. Lemieux. L’un des vice-présidents de l’exécutif a même remis sa démission. De plus, Mme McArthur, une femme d’affaires bilingue, n’habite pas la circonscription qu’elle souhaite représenter. Elle vit plutôt à Hudson, au Québec. L’ancienne circonscription de Prescott, puis celle de Glengarry–Prescott– Russell ont été représentées par un francophone en continu de 1878 jusqu’à l’élection de Pierre Lemieux en 2006. Au cours de l’histoire, les électeurs de la région ont élu un total de 14 députés fédéraux franco-ontariens. Ottawa–Vanier La circonscription fédérale d’Ottawa–Vanier, dont le tiers de la population est francophone, est celle que détiennent les libéraux depuis le plus longtemps sans interruption à l’échelle du pays. Elle n’a jamais changé d’allégeance politique depuis sa création en 1935. La ministre libérale sortante, Mona Fortier, est candidate à sa réélection. Celle qui a été élue une première fois en 2017 lors de l’élection partielle à la suite du décès de Mauril Bélanger a obtenu plus de 50 % des voix en 2019. Il s’agit d’un siège sûr pour l’équipe Trudeau. Lors des trois dernières élections générales, les néodémocrates sont arrivés en deuxième position dans cette circonscription. Cette année, le parti est représenté par la fonctionnaire fédérale Lyse-Pascale Inamuco. Orléans La circonscription d’Orléans, dont un peu plus du tiers de la population est francophone, est représentée depuis 2019 par Marie-France Lalonde. Cette ancienne ministre provinciale des Affaires francophones est encore une fois favorite pour remporter la circonscription, devant Mary-Elsie Wolfe du Parti conservateur et Jessica Joanis du NPD. Lors des dernières élections, elle a obtenu 54 % des voix. La circonscription est demeurée libérale depuis sa création en 1988, sauf pour les trois mandats consécutifs de Royal Galipeau durant l’ère Harper.

Les petits fruits sauvages si délicieux Certains d’entre vous connaissent les petits constater que les étourneaux et les rouges-gorges fruits sauvages que vous dégustiez dans votre s’étaient gavés de ces bons petits fruits qu’on jeunesse. espérait depuis plusieurs semaines. On aimait Tout le monde connait les framboises, les bien les oiseaux, mais on gardait une certaine mûres et les bleuets; ce sont les plus communs. rancune envers ces volatiles qui venaient nous Ces petits fruits qu’on déguste à voler notre espoir. l’été nous parviennent toutefois Ici, à Orléans, il y a cinq à l’hiver de pays lointains et arbres qui poussent ensemble sont parfois arrosés de produits dans une sorte de haie plantée nocifs. par la ville depuis environ De l’été à l’automne, on 10 ans. Chaque année, je peut manger plusieurs sortes parviens à en récupérer deux Réflexion de petits fruits qui murissent à ou trois amélanches, mais cette différentes périodes. année, ce fut le « Klondike ». Mon ami et moi en Si vous n’êtes pas certains si ces petits fruits avons mangées à notre goût et j’en ai rapportées sont bons à manger, il s’agit de regarder si les à la maison. Mon épouse m’a fait une croustade grappes de fruits sont intactes, ce qui veut dire tout à fait délicieuse que j’ai savourée; un dessert que, si les oiseaux n’en mangent pas, ce n’est pas sans pareil. bon pour nous non plus. Il semble que cette année, les oiseaux « À la fin de juin, il y a les petites fraises des dormaient sur la switch » et… tant mieux pour champs que l’on trouve dans les terrains moi et mon ami Guillaume! Où se trouvent ces sablonneux, tout à fait délicieuses. Ça en prend amélanchiers? Vous ne pensiez pas que j’allais beaucoup pour faire une tarte, mais quel délice vous le dire, non? Désolé! une fois dans notre assiette. Ensuite, plus tard dans l’été, il y a le thé des Au commencement de juillet, il y a les bois qui pousse au ras le sol et qui donne des petits amélanches, nommées saskatoons par les fruits rouges, du goût de la gomme Spearmint. Amérindiens et nommées communément « les Les feuilles sont comestibles et servent aussi à petites poires » par les francophones d’ici. Une faire une excellente tisane. fois mûres, elles ont vraiment le goût de poires Vers septembre, on trouve les alises, petits savoureuses. Initialement vertes, elles deviennent fruits en grappes qui, eux aussi, deviennent bleus rouges pour finir d’un bleu bien foncé. et sont alors comestibles. Plus jeunes, nous avions un de ces Vous pourrez constater ce grand nombre de amélanchiers qui poussait le long d’une clôture petits fruits comestibles à l’adresse suivante : à quelques centaines de mètres de notre maison. www.gret-perg.ulaval.ca/fileadmin/fichiers/ Nous surveillions attentivement le temps où fichiersGRET/img/divers/livret_petits_fruits_ les saskatoons seraient de ce beau bleu pour en indigenes_Qc.pdf. apporter à maman. On se disait que si on attendait Donc, si vous avez à vous perdre dans la forêt, au lendemain, il y en aurait pas mal plus. Surprise faites-le à l’été : vous ne mourrez pas de faim... le lendemain : nous étions sur place assez tôt pour et, malheureusement, les maringouins non plus!

Denis

Gagnon

Pour un avenir meilleur : Améliorez vos compétences en

Guillaume Deschênes-Thériault, Francopresse

Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli

Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.

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La petite histoire… du parc François-Dupont L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO www.SFOPHO.com) afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Alton Legault Auteur principal Le parc François-Dupont, situé au 755, rue Champlain, s’étend de la rue Champlain à l’avenue Willow, et du croissant Larch jusqu’à la baie de Jamieson. Traversé par le sentier de la rivière des Outaouais, il comporte un terrain de balle et quatre terrains de soccer. En 1988, le conseil du canton de Cumberland nomme un terrain de 8 acres au bout de la rue Champlain, à proximité du centre communautaire Roy G. Hobbs dans le quartier de Queenswood Village, parc François (Frank) Dupont. En 1997, on y installe une plaque commémorative. On veut ainsi rendre hommage à celui qui a été le premier résident de Queenswood Village à être élu au conseil du canton. François Xavier Dupont est né le 17 août 1926 à Wynyard en Saskatchewan où il fait des études primaires et secondaires. Il poursuit des études secondaires au Collège de Gravelbourg en Saskatchewan. En 1948, il étudie au Saskatoon Teachers College. Il enseigne dans des écoles de l’Ouest canadien. Il y rencontre Élisabeth Vis, qu’il épouse le 19 décembre 1956 à Cottingham, Angleterre, alors qu’il fait un séjour en Europe comme enseignant pour la Défense nationale. Ils auront

quatre enfants : Marianne, Jérôme, Francine et Richard. Ils en adopteront un cinquième, Gilles. En 1959, il revient d’Europe et s’inscrit à l’Université d’Ottawa d’où il obtient un baccalauréat ès arts en 1962. En 1961, la famille Dupont, installée sur la rue Willow, est la troisième famille du nouveau quartier Queenswood Village, sans égouts ni rues pavées, qui est en plein développement au nord du Motel Le Normandie, au coin de la route 17 et de la rue Champlain. Membre du conseil d’administration de la Queenswood Heights Association dès 1964, il se fait élire de 1967 à 1969 au conseil du canton de Cumberland pour bien faire valoir les besoins des nouveaux quartiers résidentiels dans cette région rurale. En 1972, il revient au conseil sous la présidence du maire Henri Rocque. Il y servira jusqu’en 1976. Pendant ce temps, il donne des cours de conversation en français dans les écoles publiques locales, tout en s’impliquant dans l’animation d’équipes sportives. En 1969, il accède à un poste d’enseignant de mathématiques à la faculté d’Éducation de l’Université d’Ottawa, avant de travailler à développer des programmes informatiques en langue française auprès du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFORP) et auprès du ministère de l’Éducation de 1988 à 1991. En 1992, il reçoit de l’Association des agents d’éducation de la province de l’Ontario une plaque de reconnaissance pour son importante contribution au monde de l’éducation. Il s’implique généreusement dans le développement de sa communauté, tant au niveau de la bonne gestion que dans les services aux jeunes et aux aînés, pour lequel il reçoit plusieurs

prix de reconnaissance. En janvier 1969, il participe à la construction du Centre récréatif de Queenswood Village (renommé Centre communautaire Roy G. Hobbs en 1988), avec d’autres bénévoles, parmi lesquels on retrouve Laurent Bonneville et Roy G. Hobbs. En 1970, François met sur pied le Cumberland Township Fastball League (CTFL). En 1973, la Queenswood Village Community Association lui rend hommage pour services exceptionnels. En 1998, c’est le Ottawa François 60+ Slow Pitch League qui Dupont lui rend hommage. En 2000, il est responsable des bénévoles lors des Jeux des aînés de l’Ontario (Actifest 2000). Il reçoit en 2003 la médaille du Jubilée de la Reine et, en 2012, à l’âge de 86 ans, un certificat d’appréciation pour 20 ans de services exceptionnels en tant que bénévole Infoguide à l’aéroport international d’Ottawa. Il est aussi un père fier des réalisations de ses enfants, dont celles de Jérôme qui a joué pour les Black Hawks de Chicago de la LNH de 1981 à 1986. En 2019, il perd son épouse, Elisabeth « Lee », qui est inhumée dans le lot familial au cimetière Saint-Joseph d’Orléans, auprès de leur fils, Richard, décédé en 1966. La désignation de ce parc est une juste reconnaissance de l’importante contribution d’un citoyen qui disait que « servir l’humanité était une priorité dans sa vie. »

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cultivons le bien-être Ensemble,

Nous sommes heureux de vous revoir. Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est souhaite une

bonne rentrée scolaire aux quelque 26 000 élèves fréquentant l’une de ses 59 écoles.

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L'inscription à l'école est encore possible ! ecolecatholique/inscription 6 • 16 septembre 2021 • Volume 5, Numéro 10


Soyez Informés

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Le cannabis et les aîné(e)s réunit dans une brochure à l’intention des adultes âgés un ensemble d’informations factuelles sur le cannabis. Facile à comprendre, rédigé dans un langage clair, le livret Soyez informés vise à aider les adultes âgés à prendre des décisions éclairées concernant l’usage de cannabis. Cette ressource publiée par Vieillir activement Canada, repose sur les recherches menées partout au Canada et dans le monde entier sur les adultes âgés et le cannabis. Le résultat de ce travail est présenté dans cette brochure détaillée. Clairs, faciles à lire, les faits entourant le cannabis sous toutes ses formes y sont abordés ouvertement, et l’information y est présentée de manière objective. Tout au long du livret, Vieillir activement Canada en profite pour rappeler aux lecteurs l’importance de faire preuve de modération et de mener une vie saine et active. Rédigée à partir des recherches compilées par Vieillir activement Canada, passée en revue par des experts, et mise à l’essai partout au Canada auprès d’adultes âgés, la brochure Soyez informés a été conçue dans le but d’aider les personnes âgées à connaître les faits sur le cannabis au moment de déterminer si, pour eux, l’usage de cannabis est une bonne ou une mauvaise idée. Soyez informés est offert en 16 langues (français, anglais, allemand, coréen, espagnol, farsi, grec, italien, mandarin, polonais, portugais, punjabi, russe, tagalog, tamoul et vietnamien) ainsi qu’en braille et en version électronique et podcasts (en anglais seulement). Vieillir activement Canada est un organisme de bienfaisance national; pour en savoir plus long sur ses activités, visitez le site www.activeagingcanada.ca/fr pour télécharger une copie numérique ou remplir un formulaire de commande pour une copie gratuite par la poste.

Cet été, le MIFO a programmé deux films à l’extérieur avec respect de la distanciation sociale. PHOTO : MIFO

COVID-19 : Le cinéma toujours en vie André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Après une année où le grand écran n’a cessé de s’éteindre et de se rallumer, la réouverture à la mi-juillet des salles de cinéma en Ontario – deux semaines après celles du Québec – a-telle finalement redonné le goût aux cinéphiles d’Orléans de renouer avec le septième art? S’il faut en croire le directeur général du Ciné Starz Orléans, Gaétan Roy, l’achalandage dans sa quelque demi-douzaine de salles n’est pas tout à fait ce qu’il était lorsqu’il y a eu une première réouverture en février dernier. Le DG explique la situation notamment en raison de l’absence de groupes de jeunes de camps de jour au cours de l’été et puis, fait assez essentiel, « on manque de films à cause de la pandémie. » De plus, avec les vacances, l’homme de cinéma mentionne que les fins de semaine ont été relativement tranquilles alors que les autres jours, les salles fonctionnaient mieux. Habituellement, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) présente deux films par mois

en français en louant à M. Roy l’une de ses salles, sises rue Centrum, à Orléans. En raison de la pandémie, la conseillère en marketing et communication, Gabrielle Marcotte, explique que le MIFO, à titre de diffuseur, en a profité pour se doter d’un nouvel écran et d’un nouveau projecteur, afin d’être mieux équipé pour présenter ses activités cinématographiques. Cet été, le MIFO a programmé deux films à l’extérieur avec respect de la distanciation. Entre 60 et 90 spectateurs sont venus. Lors de précédentes présentations estivales, « on est déjà allé jusqu’à 400 personnes », se remémore Anne Gutknecht, directrice artistique au MIFO. « Avons-nous perdu des cinéphiles en cours de route? Difficile à dire. C’est possible que la pandémie nous ait fait perdre des personnes mal à l’aise avec la pandémie et les diverses restrictions. » Pour la rentrée, côté cinéma, la directrice artistique et ses acolytes vont y aller progressivement au niveau de la programmation. Outre un film par

mois qui devrait être proposé un jeudi, pour l’instant dans la salle du MIFO, l’équipe est en train de concocter un projet scolaire pour deux écoles secondaires de la région : De La Salle et Béatrice-Desloges. Après s’être familiarisés l’an dernier avec les aspects de la critique au cinéma, les élèves se verront confier le défi d’écrire un scénario sous la direction d’une personne professionnelle de la scénarisation. Autre projet en devenir : l’attendu festival de films francophones à Orléans. Il sera proposé en novembre. Pour l’instant, la programmation est en développement. En plus d’y visionner des films provenant notamment du Québec, de la France ou de la Belgique, Anne Gutknecht assure que, comme d’habitude, il devrait y en avoir pour tous les goûts, de la comédie au drame, en passant par les films pour enfants. Peut-on en savoir un peu plus sur la programmation du festival? La directrice artistique est prudente n’osant rien annoncer. Avec la pandémie, la situation peut évoluer : « On est fragile… », laisse-t-elle tomber.

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Orléans accueillera un premier café Richelieu Joyeux Rebecca Kwan IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais

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Le Club Richelieu Laporte bouillonne de projets innovateurs. Aujourd’hui, c’est Orléans qu’ils ont pour point de mire, avec la mise sur pied du café Richelieu Joyeux. Le projet parle d’inclusivité, d’opportunités, mais surtout, aura pour but de faire rayonner la francophonie de chez nous. « Notre projet le plus important [au Club Richelieu Laporte], c’est l’ouverture du premier café Richelieu Joyeux au Canada, qui sera à Orléans », partagent avec fierté Stéphane Bégué, président du Club, et Cathe-

rine Bélanger, administratrice. À l’image de « cafés Joyeux » déjà sur place en France notamment, le café Richelieu Joyeux, appuyé par la société philanthropique Richelieu International, aura pour but d’accueillir à titre d’employés des personnes en situation de handicap mental et cognitif, principalement atteintes de trisomie 21 ou de troubles du spectre autistique. D’ailleurs, comme l’explique le pamphlet promotionnel du projet, en ouvrant le café Richelieu Joyeux, le Club Richelieu Laporte souhaite « fournir un emploi stable et une expérience professionnelle » aux personnes

vivant des situations de handicap. Tout cela dans le but « d’améliorer la qualité de vie des jeunes francophones à besoins spécifiques, de favoriser leur transition entre l’école et le monde du travail et d’encourager l’insertion communautaire grâce à une socialisation douce par le travail », peut-on lire dans les lignes directrices du projet. « En parallèle, nous menons les autres missions du mouvement Richelieu, qui sont le soutien à la jeunesse francophone et la francophonie en général », expliquent M. Bégué et Mme Bélanger. Bien que l’emplacement précis du café Richelieu Joyeux ne soit pas encore connu du public, sa mission, elle, est bien établie. « La première conséquence de nos actions, surtout avec le café Richelieu Joyeux, sera de permettre à la jeunesse francophone souffrant de troubles cognitifs de trouver un travail digne et stable », présentent les deux organisateurs. Justement, en plus d’assumer des rôles de production et de vente, les employés du café bénéficieront de formations en travaux culinaires et en pâtisserie. Ils pourront également prendre part à des ateliers et à des rencontres avec divers intervenants, dans le but de « célébrer la diversité sous toutes ses formes ».

D’autant plus, le café comprendra un mur de célébrités francophones et un coin lecture-bibliothèque, afin de « permettre à la francophonie de rayonner de manière créative, inclusive et respectueuse de l’environnement », affiche le pamphlet promotionnel de l’initiative. « C’est fondamental de faire rayonner la francophonie à travers un projet, plus qu’à travers des activités, car c’est bien plus durable », expliquent les deux cerveaux derrière le projet. « Pour Catherine et moi, le mouvement Richelieu, c’est une plateforme incontournable pour la défense de la jeunesse francophone et la francophonie en général », confie M. Bégué. « L’impact sera important, car cela va montrer à quel point Orléans [...] est impliquée dans la défense et le développement de la francophonie », ajoutent le président et l’administratrice. Le café Richelieu Joyeux devrait voir le jour dans les prochains mois, si tout va comme prévu. M. Bégué et Mme Bélanger se disent optimistes quant aux retombées positives du projet et comptent pouvoir épauler bonne quantité de vies d’Orléans et de partout à Ottawa qui n’attendent qu’un coup de pouce pour s’épanouir dans le marché du travail.

Là où résonnent créativité, engagement et fierté francophones BON JOUR DES FRANCO-ONTARIENNES ET DES FRANCO-ONTARIENS !

Le 25 septembre, le CRCOC salue la résilience de la communauté francophone et francophile d'OrléansCumberland et des alentours.

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10 ans de rendez-vous historiques à Orléans André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais 2021 marque le 10e anniversaire de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO). Un jeune organisme formé de bénévoles ayant à cœur les quelque 160 ans d’Orléans. Avec d’autres passionnés d’histoire, Nicole Fortier a aidé à la fondation de la SFOPHO. Elle en est la présidente depuis ce temps. La native d’Orléans rappelle que son organisme fut fondé lors du 150e anniversaire de la paroisse Saint-Joseph d’Orléans. « Colette Côté, alors présidente des festivités du 150e, a lancé, à quelques membres du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), l’idée d’offrir aux Orléanais un organisme servant la promotion du patrimoine d’Orléans », se remémore Mme Fortier. Depuis 10 ans, « les historiens de cœur » qui forment la SFOPHO, avec l’aide de certains historiens, accumulent les activités ainsi que les réalisations : la pose d’une quarantaine de panneaux historiques sur le boulevard Saint-Joseph, les visites guidées

historiques ou encore sa participation à certains grands événements. Ce fut notamment le cas lors de la commémoration du 400e anniversaire de l’arrivée de Champlain en terre ontarienne et des célébrités entourant le 150e de la Confédération canadienne. Lors de ces commémorations, trois conseils scolaires ont été sollicités à l’occasion de spectacles montés par Félix St-Denis de L’Écho d’un peuple, dont celui de Champlain à Orléans en 2013. « C’était une façon de sensibiliser les jeunes », soutient Mme Fortier. Se voulant également inclusive auprès de ses concitoyens anglophones, la SFOPHO tient à s’assurer que les plaques historiques installées soient bilingues. « On parle aussi de leur patrimoine », mentionne Mme Fortier. C’est peut-être l’une des raisons qui fait que l’organisme historique francophone reçoit autant le soutien de la Zone d’amélioration des affaires (ZAA) Cœur d’Orléans. Cette BIA (Business Improvement Area), créée en 2008, représente plus de 350 entreprises issues de la communauté d’affaires d’Orléans. Pour Rita Chalibi,

À l’occasion du 10e anniversaire, Nicole Fortier, entourée de sa troupe de bénévoles, devant les locaux de la SFOPHO, la Maison du patrimoine, place d’Youville, à Orléans. PHOTO COURTISERIE agente de liaison marketing, il ne fait pas de doute que le fait français fait partie des gènes d’Orléans. « Il est important de préserver cette histoire. Nous sommes une

ZAA bilingue et nous sommes fiers d’avoir établi un partenariat avec la SFOPHO depuis 2017. » Cette collaboration s’est notamment

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traduite par la mise en place du programme d’affiches historiques. Selon Rita Chalabi, de telles initiatives, « peu importe notre culture ou notre langue, donnent ainsi aux gens un sentiment de fierté et d’appartenance ». C’est d’ailleurs là deux objectifs auxquels doivent souscrire des sociétés historiques comme la SFOPHO, explique Stéphanie St-Pierre, professeure à l’Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, qui s’est intéressée à l’histoire des sociétés historiques en milieu minoritaire à l’occasion de sa thèse de doctorat. Pour elle, une société comme la SFOPHO exerce « un rôle de mémoire ». Si les articles diffusés par les sociétés historiques ont peut-être une méthodologie moins académique que des revues d’histoire scientifique, selon Mme St-Pierre, elles apportent auprès du grand public de beaux témoignages sur des aspects historiques très régionaux qu’on aurait tort d’ignorer. De quoi rendre fière Nicole Fortier, celle qui voit depuis dix ans l’engagement des bénévoles comme essentiel. Un travail

Nicole Fortier, présidente de la Société franco-ontarienne de patrimoine et de l’histoire d’Orléans. PHOTO FICHIER avec des résultats concrets : les 200 sites historiques répertoriés dans Orléans, voire jusqu’à Cumberland, ainsi que la sauvegarde du silo Vinette en sont une preuve éloquente, selon elle.


Le bonheur de transmettre la passion pour la francophonie et la langue française aux élèves du CECCE C’est avec beaucoup de fierté que le Conseil des écoles catholiques du CentreEst (CECCE) et l’ensemble de ses 58 écoles célébreront, le 25 septembre prochain, la journée des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens. « Cette journée est une belle occasion pour nourrir le sentiment d’appartenance envers la communauté franco-ontarienne à laquelle les élèves et membres du personnel s’identifient », indique Marc Bertrand, directeur de l’éducation au CECCE. Selon lui, « le 25 septembre est aussi un moment propice pour enseigner des passages importants de l’histoire franco-ontarienne afin que les élèves puissent mieux comprendre le chemin parcouru et qu’elles et ils puissent à leur tour agir en tant qu’ambassadrices et ambassadeurs de la langue française et de la culture franco-ontarienne ». Le personnel scolaire joue d’ailleurs un rôle primordial dans la construction identitaire

des élèves en tant que francophones. Ainsi, en inscrivant son enfant au CECCE, les parents s’assurent que leur enfant sera encadré par un personnel passionné qui accorde une grande importance à la langue française et à la culture franco-ontarienne, à l’image de Mylène Goulet, enseignante de 6e année de l’École élémentaire catholique Notre-Dame-des-Champs. Fière Franco-Ontarienne originaire d’Orléans, ancienne élève de l’École élémentaire catholique Des Pionniers et de l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges, cette enseignante dévouée a trouvé différentes façons de transmettre aux élèves son amour pour la langue, la culture et la communauté franco-ontarienne. « La francophonie me passionne et je tente dans tous les aspects de la vie scolaire de faire ressurgir chez mes élèves, ce sentiment de fierté qui m’habite en tant que FrancoOntarienne. Dès la rentrée scolaire, je leur

partage mes valeurs et mes expériences en lien avec la francophonie. Au fil des mois, c’est par l’entremise d’activités diverses telles que la découverte d’artistes FrancoOntariennes et Franco-Ontariens que j’aspire à nourrir leur sentiment d’appartenance et à leur faire vivre des émotions positives marquantes. Je suis convaincue que c’est en s’imprégnant de la culture francophone et au contact de rencontres inspirantes qu’un jour une flamme s’allumera en chacune et chacun de mes élèves », témoigne Mylène Goulet. Le CECCE est un acteur clé pour assurer la pérennité de la langue française en Ontario et rassemble une communauté de quelque 26 000 élèves et 3 000 membres du personnel fières et fiers défenseuses et défenseurs de la francophonie. Bonne Journée des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens !

Mylène Goulet et ses enfants, élèves à l’École élémentaire catholique Notre-Dame-des-Champs.

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Bonne journée des franco-ontariens! STEPHEN BLAIS DÉPUTÉ PROVINCIAL BUREAU DE CIRCONSCRIPTION

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Un service en français, s’il vous plaît

Rebecca Kwan IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais

C’est un luxe et non pas un acquis d’être servi en français, peu importe où on met les pieds. N’en reste qu’à Orléans, les entreprises font la queue pour servir leurs clients dans la langue de leur choix. Le Business Club d’Orléans (BCO), un réseau regroupant divers gens d’affaires locaux dont l’ensemble des entreprises membres sont aux premiers abords francophones, atteste l’importance d’offrir un service à la clientèle bilingue, question que le client se sentent à l’aise, et respecté dans ses préférences. « La majorité de nos membres considèrent le bilinguisme comme moteur de l’économie, c’est un atout supplémentaire pour faire des affaires », témoigne Mona Safarian, présidente du BCO. « Nous croyons fortement que la communauté d’Orléans mérite d’obtenir des services dans les deux langues officielles », partage pour sa part Renée LeBlanc, copropriétaire de MOVEO Physiothérapie Manuelle et Sportive, entreprise membre du BCO. « Nous recevons souvent des commentaires positifs lorsque nous envoyons

nos publications et infolettres bilingues. Nous pouvons vraiment voir que l’intention d’offrir des services bilingues est appréciée au sein de notre communauté ». Même son de cloche pour Karine Bossé, propriétaire et audiologiste-en-chef d’Echo Audiology. « C’est une priorité pour moi d’offrir les services et l’affichage en français et en anglais, surtout dans un domaine comKarine Bossé me le mien qui est tellement lié à la communication », explique-t-elle. « Étant francophone d’Orléans, j’ai toujours remarqué ce besoin dans la communauté ». Mme Bossé se dit fière de pouvoir accueillir les clients dans la langue de leur choix. « Ça demande quand même du temps et de l’effort additionnel de créer toutes nos communications dans les deux langues », mentionne-t-elle, néanmoins satisfaite du fruit de son labeur. « Les patients nous rapportent souvent

qu’ils préfèrent communiquer dans leur langue maternelle lorsqu’ils doivent discuter de leurs problèmes médicaux. Ils se sentent ainsi plus en confiance et ils ont plus de facilité à s’exprimer », rapporte quant à elle, Julie Bossé, propriétaire et kinésithérapeute principale de NewUPhysio, à Orléans. Julie Bossé « En tant que francophone, la dualité linguistique du Canada a toujours été une source de fierté pour moi. J’ai grandi à Orléans et j’ai toujours aimé vivre dans une ville dans laquelle les deux langues étaient aussi présentes. C’est une des raisons pour laquelle je me suis établie ici », confie-t-elle. « Il y a définitivement une grande demande pour des services en français à Orléans. Approximativement 50 % de nos patients préfèrent se faire servir en français, si pas plus », constate d’autant plus la propriétaire. « Je me fais un point d’honneur d’en-

couragerle bilinguisme dans la clinique », affirme-t-elle fièrement. « Toutes nos réceptionnistes médicales peuvent accueillir et servir les patients dans les deux langues officielles. La majorité de mes professionnels sont aussi bilingues », confirme-t-elle. « Il est important d’encourager les francophones et les francophiles afin de préserver notre langue française ». C’est également l’avis d’Éric Laniel, président de Lacroix La Source du sport. « Orléans est une communauté très francophone donc, je crois qu’il est bien de supporter la langue », explique-t-il en disant accorder une place toute spéciale au bilinguisme dans son entreprise. Éric Laniel Pour lui, l’important c’est qu’au moins la moitié de ses employés puissent s’exprimer dans les deux langues officielles, question que les clients aient toujours la possibilité d’être servis dans la langue de leur choix.

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L’ACFO Ottawa enchantée d’une ville bilingue Rebecca Kwan IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais La Ville d’Ottawa porte le sceau du bilinguisme depuis le 15 décembre 2017, grâce aux efforts de Nathalie Desrosiers, ancienne députée à la province de l’Ontario. L’annexe reconnaissant le caractère bilingue d’Ottawa contraint la ville à instaurer le bilinguisme dans ses politiques et dans ses services. Près de quatre ans plus tard, le changement se fait toujours sentir à Orléans selon Soukaina Boutiyeb, présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa). « Une augmentation du bilinguisme à Ottawa est bénéfique pour tout le monde », avance-t-elle avant toute chose. « Voir aujourd’hui l’enchâssement du bilinguisme à la Ville d’Ottawa, c’est une victoire importante pour l’ensemble de la communauté ». « Nous avons lutté pendant longtemps pour cette reconnaissance », ne manque pas de noter Mme Boutiyeb. « Évidemment, il y a toujours du chemin à faire pour se rendre où nous aimerions nous rendre, mais cette désignation était une première étape très importante », affirme-t-elle, se remémorant s’être ralliée sous la bannière

#OttawaBilingue en 2014, un mouvement auquel s’étaient joint de nombreux organismes. « Après plusieurs années de mobilisation pour ce dossier, culminant avec une journée d’action où plus d’un millier d’Ottaviens se sont ralliés pour la cause du bilinguisme à Ottawa, l’ACFO est ravie de constater que nos élus sont à l’écoute des citoyens », partage la présidente. « Nous avons remarqué une augmentation des efforts visant à rendre des activités qui étaient par le passé uniquement anglophones, maintenant bilingues ou au moins avec des composantes bilingues », poursuit Mme Boutiyeb. Toutefois, pour sa part, Aimée Scheffer, étudiante à l’Université d’Ottawa et sauveteuse à la Ville d’Ottawa, ne voit pas les choses du même œil. « À l’Université, par exemple, on a moins d’options de cours en français », explique Mme Scheffer. « Alors à mon avis, que la loi ait changé, ça ne fait pas une grosse différence », partage-t-elle avec candeur. Néanmoins, le changement aura eu pour retombées positives la montée en investissement dans divers projets locaux. Faisant suite à la désignation du statut

Le 31 mai 2017, plus de 1000 personnes se sont donné rendez-vous pour réclamer qu’un statut officiellement bilingue soit octroyé à la Ville d’Ottawa. PHOTO : ARCHIVES bilingue de la Ville d’Ottawa en 2017, l’ACFO Ottawa a mis sur pied un programme de micro-subventions, question d’appuyer des initiatives bilingues locales. Aujourd’hui, plus de 39 % de la population d’Ottawa, soit un total de 555 000 per-

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sonnes, sont touchées directement ou indirectement par les projets d’Ottawa bilingue, estime Mme Boutiyeb. « Le soutien des projets continue, puisqu’une nouvelle ronde de financement

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devrait être annoncée pour le printemps 2022 », confirme-t-elle. « Le financement du programme Ottawa bilingue de l’ACFO Ottawa a aussi permis d’investir dans des projets concrets pour renforcer le bilinguisme dans la région », ajoute Mme Boutiyeb, recensant avoir octroyé des subventions cumulant un total de plus de 2 millions de dollars depuis le début du programme en 2019. « Et en 2021 seulement, 20 000 $ ont déjà été investis dans des projets ou programmes qui auront un impact direct sur le bilinguisme à Orléans », poursuit-elle. Qu’il s’agisse de francophones ou de francophiles, les efforts de l’ACFO Ottawa font bonne presse selon la présidente. « Les commentaires de la communauté ont été très positifs à date. Dans la rétroaction des projets du programme de 2019 à 2021, nous avons eu des centaines de rétroactions positives qui encouragent davantage le développement du bilinguisme à Ottawa », observe-t-elle.

Soukaina Boutiyeb, présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa). PHOTO FICHIER

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Notre drapeau met en valeur « notre place » Il y a 46 ans, le drapeau franco-ontarien, conçu par le professeur

d’histoire Gaétan Gervais et Michel Dupuis, un étudiant en sciences politiques de première année à la même université, est déployé officiellement pour la première fois le 25 septembre 1975, à l’Université Laurentienne de Sudbury. Le drapeau est riche en symboles,

le vert et le blanc symbolisant l’été et l’hiver de l’Ontario. La fleur du trille blanc à la droite est la fleur emblème officielle de la province de l’Ontario tandis que la fleur de lys à la gauche est le rappel

en Ontario, adopte le drapeau francoontarien. Le 29 juin 2001, le drapeau francoontarien reçoit le statut de symbole officiel de la province par l’Assemblée législative de l’Ontario et devient ainsi reconnu au

de l’appartenance au peuple Canadien français. En 1977, l’Association canadiennefrançaise d’éducation de l’Ontario (ACFEO), organisme fondé en 1910 pour défendre le droit à l’éducation en français

même titre que le drapeau de la province. Il devient

donc

l’emblème officiel de la communauté franco-ontarienne. En décembre 2006, le maire du Grand Sudbury, John Rodriguez, réalise un geste important en faisant hisser le drapeau franco-ontarien devant l’hôtel de ville de Sudbury, la ville où le drapeau a été créé. Il y flotte maintenant en permanence. Le 26 avril 2010, la loi faisant officiellement le 25 septembre le Jour des FrancoOntariens et des Franco-Ontariennes est adoptée à l’unanimité par l’Assemblée législative de l’Ontario. Cette journée était déjà célébrée comme « la fête du drapeau » par de nombreuses institutions scolaires de langue française en Ontario. Le drapeau franco-ontarien flotte maintenant en permanence devant l’hôtel de ville d’Ottawa. De plus, ce drapeau fait partie intégrante des 15 Monuments de la francophonie de l’Ontario.

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André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Choisir le français pour nos enfants quand on est parents anglophones. Un choix culturel, éducatif, économique, politique ? Ces parents, tutrices et tuteurs qui choisissent un système d’éducation francophone pour leur enfant le font pour diverses raisons. D’après le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), certains prennent cette décision parce que l’un des parents est francophone et tient à léguer l’héritage de la langue à leur enfant. D’autres le font parce qu’ils sont conscients que le bilinguisme constitue un atout et qu’il élargit de façon substantielle les options d’institutions scolaires ou programmes d’études que l’enfant pourra choisir après son secondaire.

Une affirmation qui va dans le sens de ce que croit François Charbonneau, professeur agrégé à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa : « Les parents anglos qui envoient leurs enfants à l’école francophone, c’est souvent pour qu’ils puissent parler une langue qu’ils ne parlent pas souvent à la maison. Mais il y a beaucoup d’autres motivations, surtout économiques, pour que les enfants puissent avoir accès à des postes bilingues. » Contrairement à l’immersion, c’est vraiment toute la vie scolaire qui se passe en français. Le volet parascolaire ainsi que les activités sportives et culturelles se passent donc en français. « Nous avons trouvé que notre nièce et notre neveu, qui vont à l’école française, communiquent mieux en français que les autres qui vont dans des écoles d’im-

mersion », lance Steve McIntyre, papa d’un bambin de bientôt quatre ans, qui vient de commencer à la maternelle de l’École élémentaire publique Louise-Arbour. Sa femme aussi est anglophone. Loin d’être perçus comme étant des extraterrestres, ils sont même le 2e couple à envoyer leur enfant dans un conseil scolaire francophone au sein de leur famille. Steve McIntyre n’est pas un cas isolé. Dans ses classes à Orléans, Mélanie - qui préfère garder l’anonymat et taire le nom de son école - mentionne que neuf de ses seize bouts de choux sont strictement anglophones au jardin d’enfants. En maternelle, on en retrouve cinq sur onze. Sur le plan pédagogique, ça ne semble pas être toujours simple. Selon l’enseignante, secondée par une éducatrice de la petite enfance ins-

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Anglophones à l’école franco, pas que du bon

crite (EPEI), il faut passer plus de temps à revoir certains concepts d’apprentissage ainsi que sur l’acquisition du vocabulaire français, « car les enfants non francophones n’en ont pas. » En raison de la COVID-19, Mélanie rappelle que les services d’aide aux élèves pour l’acquisition de la langue française ont été coupés. Selon elle, c’est beaucoup plus difficile pour les petits anglophones. Con-

traints à l’enseignement en ligne, « ils n’ont aucune exposition à la langue française dans leur milieu familial. » Steve McIntyre, lui, ne regrette pas son choix. Il est d’avis que « si les parents anglophones ont la capacité de supporter leurs enfants et leur apprentissage de la langue française, je les encourage d’envoyer leurs enfants à l’école française. »

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Décès de 10 francophones bien connus Louis V. Patry Contribution spéciale Depuis le 17 septembre 2020, des francophones bien connus nous ont quittés. L’Orléanais a cru bon de rendre hommage à certains d’entre eux.. Claire Boudreau Héraut d’armes du Canada Claire Boudreau est décédée le 17 novembre 2020 à l’âge de 55 ans à la suite d’un cancer. Elle était le héraut d’armes du Canada. Experte dans son domaine, elle a rendu les armoiries et blasons accessibles à la population. Elle a été embauchée en 1997 par l’Autorité héraldique du Canada (AHC), qui avait été créée Claire Boudreau en 1988, afin que le pays ne dépende plus de l’autorité britannique. En 2007, Mme Boudreau a été portée à la tête de l’AHC, la première femme à occuper ce poste. Elle y est demeurée 23 ans jusqu’à son décès. Samy Khalid lui a succédé. Jean Malavoy Directeur général de plusieurs organismes et défenseur de la communauté franco-ontarienne Jean Malavoy est décédé le 2 octobre 2020 à l’âge de 71 ans. Il a siégé comme directeur général de plusieurs organismes dont le Fonds canadien de la radio communautaire, l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, l’AssemJean Malavoy blée de la francophonie de l’Ontario, la Conférence canadienne des arts, directeur de La Nouvelle Scène et, de 2018 à 2020, directeur général du Muséoparc Vanier. Il a aussi été un des créateurs de l’événement artistique francophone Contact Ontarois qui existe depuis 39 ans. À titre posthume, M. Malavoy a reçu en 2021 les deux prix suivants : le Laurier Claudette Boyer - Citoyen de l’année et le prix Bâtisseur Paul Demers.

Louis-Philippe Dion Scénariste à TFO Louis-Philippe Dion est décédé subitement le 24 octobre 2020 à l’âge de 33 ans. Il était le scénariste principal de la franchise FLIP de la chaîne TFO. Franco-Ontarien d’Embrun, il était responsable du contenu derLouis-Philippe Dion rière le « Bye Bye franco-ontarien », Flippons, en signant la plupart des textes. Farhan Hassan Leader dans la communauté francophone Farhan Hassan est décédé de la COVID-19 le 5 juin 2021 à l’âge de 68 ans. Il a été le cofondateur et directeur général du Regroupement ethnoculturel des parents francophones de l’Ontario (REPFO), mis sur pied au tournant des anFarhan Hassan nées 2000. L’organisme offre aujourd’hui des services de soutien aux enfants, aux jeunes et aux familles de la communauté noire franco-ontarienne. De 2009 à 2012, M. Hassan a occupé le poste de président de l’Union provinciale des minorités raciales et ethnoculturelles francophones de l’Ontario. L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Maison de la francophonie d’Ottawa ont louangé son leadership.

André Gagnon Pianiste, compositeur et arrangeur André Gagnon est décédé le 3 décembre 2020 à l’âge de 84 ans des suites de la maladie à corps de Lewy. Il a eu une prolifique carrière y compris à l’international avec son disque Neiges. Il a remporté trois prix Juno, un Gémeau (pour la trame soAndré Gagnon nore des Dames de

cœur) ainsi que 15 prix Félix, dont 13 furent décernés pour l’album de musique instrumentale de l’année. Il a écrit bon nombre de musique pour le petit comme le grand écran, composé la musique de l’opéra Nelligan et enregistré plus de 600 œuvres musicales répertoriées à la SOCAN. Claude Gingras Chef de file de la francophonie Claude Gingras est décédé le 26 avril 2021 à l’âge de 77 ans à la suite d’un cancer. Il a fondé Ginsberg, Gingras & Associés. Il a travaillé avec de nombreux organismes sans but lucratif pour soutenir la jeunesse canadienne et il a été président de la Fondation franco- Claude Gingras ontarienne pendant 20 ans. À son départ, la Fondation a créé en son honneur un fonds intitulé Fonds jeunesse Claude B. Gingras. Jacques Godin Acteur Jacques Godin est décédé le 26 octobre 2020 à l’âge de 90 ans d’une défaillance cardiaque. Il a joué dans près de 240 productions au cinéma, au théâtre et à la télévision. Il a occupé une grande place à la télévision dès les années 1950 dans le rôle de Radisson et en incarnant plus Jacques Godin d’une centaine de rôles dans des télé-théâtres, des téléromans et des séries dramatiques. Il a aussi joué dans une soixantaine de pièces de théâtre et une cinquantaine de films. Au cours de sa carrière, il a remporté onze prix d’interprétation de premiers rôles.

Raymond Lévesque Auteur-compositeur-interprète, poète, romancier, dramaturge Raymond Lévesque est décédé de la COVID-19 le 15 février 2021 à l’âge de 92 ans. Il a créé plus de 500 chansons interprétées par plusieurs vedettes, dont la chanson très connue Quand les hommes vivront d’amour, cinq pièces de théâtre, une cinquantaine de revues humoristiques

et sept recueils de poésie. Il a joué dans divers téléromans. En 1986, atteint de surdité, il a abandonné l’interprétation de la chanson. Il a reçu le trophée Félix Raymond hommage pour sa Lévesque carrière exceptionnelle lors du second Gala de l’ADISQ. Michel Louvain Chanteur Michel Louvain est décédé le 14 avril 2021 à l’âge de 83 ans à la suite d’un cancer de l’œsophage. Il a été actif comme chanteur dans plusieurs cabarets montréalais dans les années 1950 et, dans les années 1960, il s’est maintenu au sommet des palmarès Michel Louvain avec des ballades sentimentales musicales telles que Louise, La Dame en bleu et Un certain sourire; il a aussi animé des émissions à la télévision et en 1965, il a été élu Monsieur Radio-Télévision au Gala des artistes. En 1987 et 1988, M. Louvain a remporté le prix MétroStar du public comme chanteur de l’année. En 2014, il a reçu un prix hommage a gala de l’ADISQ pour l’ensemble de sa carrière et de son œuvre et, en 2015, il est devenu membre de l’Ordre du Canada. Alex Trebek Animateur, Jeopady! Alex Trebek est décédé le 8 novembre 2020 à l’âge de 80 ans suite à un cancer du pancréas. Natif de Sudbury, ce FrancoOntarien parfaitement bilingue a animé le très populaire jeu télévisé américain Jeopardy! pendant 36 ans, et ce, jusqu’à enviAlex Trebek ron deux semaines avant sa mort. Au cours de sa longue carrière au petit écran, il a reçu cinq prix Emmy. De plus, il a été nommé à l’Ordre du Canada et il a son étoile sur l’Allée des célébrités à Toronto et à Hollywood.

16 septembre 2021 • Volume 5, Numéro 10 • A11


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Le Prélude

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L’Odyssée

A12 • 16 septembre 2021 • Volume 5, Numéro 10

École secondaire publique

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L'Orléanais 16 septembre 2021  

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