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12 décembre 2019 Volume 3 Numéro 13

La voix francophone d’Orléans

PAGE 3 Le MIFO lance une campagne de financement de 2,5 M $

Prochaine édition 9 janvier

PAGE 9 Yvette BissonLapointe : l’une des doyennes d’Orléans

PAGE 10 Levée de boucliers contre un nouveau dôme sportif

La magie de Santa Pierre c’est l’amour et le partage

Le père Noël pose pour une photo avec un jeune admirateur à la Place d’Orléans. PHOTO: FRED SHERWIN

Samuel Gosselin-Bélanger L’Orléanais Assis confortablement sur son trône du « Château du père Noël » à la Place d’Orléans depuis le 23 novembre dernier, Pierre Alberti ou plus connu sous le nom de « Santa Pierre », est de retour pour cette période des Fêtes au grand plaisir des petits et des grands. Pour celui qui n’en est pas à ses premières armes dans le déguisement du père Noël, Pierre Alberti a débuté sa « carrière » à l’âge de 17 ans. Ayant été lui-même un membre des scouts, ce dernier a participé à plusieurs activités paroissiales comme la guignolée de la Saint-Vincent de Paul. Pour le principal intéressé qui tient le rôle du père Noël d’Orléans depuis 1998, il va sans dire que même après toutes ces années à porter la barbe blanche et le chapeau rouge, son amour pour ce travail n’a pas dérougi. Un amour qui se traduit par sa volonté de redonner aux autres. « C’est beau de voir les visages des enfants qui croient à la magie de Noël. J’en côtoie beaucoup et je peux voir

qu’ils ont tous les yeux pétillants quand ils voient le père Noël », a-t-il mentionné. Les enfants peuvent ainsi prendre une photo avec lui et par le fait même, lui demander leur cadeau idéal. En plus de faire sourire les enfants à la Place d’Orléans, « Santa Pierre » déplace son traîneau du côté du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) afin d’offrir la même chance aux enfants malades de rencontrer le père Noël. D’ailleurs, il fait ces rencontres annuelles au CHEO depuis une quinzaine d’années. Durant les premières semaines du mois de décembre, Pierre rencontre les enfants des employés du CHEO lors d’une soirée thématique pyjama appelée « Wake up with Santa ». Afin d’offrir une expérience inoubliable aux enfants, Pierre Alberti a la chance de pouvoir compter sur la présence de sa femme, qui pour l’occasion, est déguisée en mère Noël. Une aide très précieuse pour l’homme à la retraite. SUITE À LA PAGE 2

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EN BREF RPFO rend hommage à 25 franco-ontariens inspirants CASSELMAN – Le 28 novembre, le Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO) a lancé un numéro spécial de la revue Le Chaînon intitulé Des Franco-Ontariens inspirants, 25 coups de cœur d’une passionnée. L’auteure, Danielle Carrière-Paris nous présente ces personnalités inspirantes, de diverses sphères de la société, âgées de 18 à 92 ans, représentant la diversité des cultures, des compétences, des générations et des sexes afin de leur rendre hommage. Le prix de vente est de 20 $ pour ce numéro spécial de plus de 150 pages. Les personnes qui s’abonnent au Chaînon (40 $ pour un an ou 75 $ pour deux ans en version papier) peuvent le recevoir sans frais supplémentaires. Pour vous procurer une copie, visitez le site Web du RPFO www.mes-racines.ca/boutique ou composez le 613-729-5769. Il est aussi en vente à la Librairie du Soleil et au Coin du livre.

Importantes sommes remises par le CECCE à deux paroisses ORLÉANS – Le 5 décembre, 9 500 $ a été amassé au profit de la paroisse SaintFrançois d’Assise par dix chorales du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) qui ont partagé la scène avec l’artiste de renommée Nicola Ciccone pour un spectacle de Noël. Cinq de ces dix chorales étaient d’écoles élémentaires et secondaire d’Orléans. Ce concert a été précédé par un autre spectacle de Noël par Marie Michèle Desrosiers, le 22 novembre, au profit de la 5e année de la campagne de financement de la paroisse Saint-Joseph d’Orléans. Mme Desrosiers était accompagnée au début de son spectacle par la chorale de l’École élémentaire catholique d’Orléans La Source. Lors de ce concert, le CECCE a remis à la paroisse un chèque de 5 000 $.

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Lancement du livre « Noël d’ici... » par Gérald Poulin ORLÉANS – Dimanche le 17 novembre était une journée fort spéciale pour Gérald Poulin, un résident de longue date à Orléans. Il était présent au déjeuner mensuel du RAFO pour rencontrer les gens d’ici et leur présenter son nouveau livre pour le temps des Fêtes : Noël d’ici… contes, traditions, leçons et chansons publié aux Éditions ontariennes ProAînés d’Orléans; l’éditeur étant Alton Legault, un autre résident d’Orléans. Monsieur Poulin était accompagné à sa table de dédicace par sa fille, l’auteure Andrée Poulin, qui exposait plusieurs de ses livres pour enfants. Gérald Poulin Le livre de Gérald est présentement en vente au alegault10@hotmail.com ou geraldpo@sympatico.ca.

Lancement du programme Ottawa bilingue OTTAWA – Le 26 novembre, l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO) lançait officiellement l’ouverture des demandes de microsubvention pour son programme Ottawa bilingue financé par le gouvernement du Canada. Le programme s’adresse aux organismes sans but lucratif et aux entreprises privées. Les projets doivent viser la création de nouvelles expériences bilingues et la mise en œuvre d’activités bilingues. Une centaine de projets de six mois à un an seront subventionnés en 2019-2020 et les sommes allouées seront de 10 000 dollars à 25 000 dollars. La date d’échéance pour remettre une demande au programme Ottawa bilingue est le 20 décembre. Infos : www.ottawabilingue@ acfoOttawa.ca ou 613-744-8982, poste 104.

La magie de Santa Pierre c’est l’amour et le partage Suite de la page 1 De plus, comme à chaque année lors du jour de Noël, Pierre passe une bonne partie de la journée au CHEO afin d’amuser les enfants et ultimement, les faire sourire. Ce qui rend l’expérience encore plus humaine pour Pierre, c’est qu’il prend le temps de visiter chaque enfant individuellement dans leur chambre d’hôpital. Un moment unique et inoubliable pour ces jeunes. Cependant, pour le principal intéressé, la réalité le rattrape assez rapidement ; les enfants présents devant lui sont malades et cloués à leur lit lors du temps des Fêtes.

« C’est la partie difficile de mon travail. Lorsque je vais voir les enfants malades, ça m’attriste. Je vais là pour les faire sourire et les amuser afin qu’ils oublient leurs “bobos”», a dit l’homme. La période des Fêtes est souvent synonyme d’amour, de partage, c’est bien ce que Pierre Alberti essaie de transmettre à travers ses actions quotidiennes. D’ailleurs, pour chaque photo vendue, un don de 2 dollars est remis au CHEO afin d’aider. Une petite action qui peut faire une grande différence. L’année dernière, plus de 7000 dollars avait été remis à l’institution pour enfants.

Les banques alimentaires d’Orléans se préparent pour Noël Jean-Marc Pacelli L’Orléanais À l’aube du temps des Fêtes, les banques alimentaires du Canada se préparent à voir leur achalandage croître considérablement. Malgré sa réputation de quartier aisé, Orléans ne fait pas exception à la règle. D’ailleurs, le fait que le territoire soit plus aisé pourrait faire partie du problème : « Les gens veulent élever leurs enfants dans un milieu sécuritaire et Orléans est considéré comme plus sécuritaire que le centre-ville. Par contre, le coût de la vie est plus dispendieux ici », explique Nicole Perras, la coordonnatrice de la banque alimentaire du Centre de ressources communautaires OrléansCumberland (CRCOC). « Certains clients sont célibataires, d’autres ont plusieurs enfants. Il y a des professionnels qui n’arrivent pas à se trouver un emploi. Certains viennent pour une courte période de temps parce qu’ils ont été malades ou ont perdu leur emploi », renchérit Marlene Tosh, directrice de la banque alimentaire du Community Compassion Centre. Ouverte officiellement depuis le 25 octobre dernier, cette banque dessert une vingtaine de familles par mois. Mme Tosh prévoit toutefois une augmentation de sa clientèle au fur et à mesure que les autres banques redirigent les citoyens du code postal K1C vers elle. En effet, les autres banques offrent déjà leurs services à un bassin impressionnant d’usagers. Le Centre de secours alimentaire de Gloucester, qui dessert l’ouest d’Orléans, recense plus de 400 familles par mois, alors que le CRCOC et la banque alimentaire du Lifecentre desser-

vent respectivement 650 et 550 personnes mensuellement. La Société Saint-Vincent de Paul d’Orléans fait aussi sa part en organisant annuellement une guignolée. L’an dernier 106 paniers de Noël ont été distribués à 294 personnes. Cette année, la demande demeure forte et les citoyens ont encore une fois démontré une grande générosité, selon Pierrette Morin, présidente de la Conférence Jésus, Marie, Joseph. De la Ville, Mme Tosh aimerait obtenir un arrêt d’autobus à proximité de sa banque, afin de faciliter les déplacements de certains bénéficiaires qui doivent, en ce moment, marcher 300 ou 500 mètres pour attendre l’autobus. Le conseiller Matthew Luloff se dit prêt à appuyer une telle demande, mais il serait trop tôt pour aller de l’avant, pour l’instant : « Nous avons demandé à la banque alimentaire de nous fournir des données, comme l’arrêt d’autobus utilisé par les clients, et l’heure et le jour. Quand nous aurons plus d’information, je vais approcher OC Transpo pour discuter de solutions pratiques pour les utilisateurs du Centre. » Si vous avez besoin d’aide, si vous désirez faire du bénévolat ou si vous voulez faire un don, visitez les sites suivants afin d’obtenir tous les renseignements nécessaires: - Centre de secours alimentaire de Gloucester : www.gefc.ca. - Lifecentre : lifecentrefoodbank.org. - Community Compassion Centre : www.cpcorleans.ca/foodbank. - CRCOC : www.crcoc.ca/fr/banquealimentaire. - Saint-Vincent de Paul (boîte vocale) : (613) 837-7667


ACTUALITE Le MIFO lance une campagne de financement de 2,5 M Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le 28 novembre dernier, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) lançait sa campagne de financement « Acteurs du Mouvement », dans le but d’obtenir des fonds pour la construction d’un nouveau centre culturel : « Nous parlons de ce grand projet depuis plusieurs années et nous tournons officiellement une page déterminante de l’histoire du MIFO et d’Orléans. Nous voyons loin et nous voyons grand pour Orléans », a affirmé la présidente de l’organisme, Trèva Cousineau. Des 2,5 millions de dollars que la campagne cherche à amasser en un an, 1,98 million a déjà été sécurisé : « À même ses surplus, le MIFO a amassé 1,2 million au cours des dix dernières années et on a commencé à amasser de l’argent de façon silencieuse auprès des amis du MIFO depuis sept mois », a affirmé le président de la campagne, Sébastien Lorquet, pour expliquer la somme impressionnante déjà en banque. Grâce à son nouveau centre, dont l’ouverture est prévue à l’automne 2023, l’organisme triplera sa superficie, passant à 48 000 pieds carrés. Outre des bureaux administratifs mieux adaptés aux besoins des employés, les nouveaux espaces prévoient l’ajout d’un gymnase double, de salles polyvalentes et de locaux pour la création artistique, ainsi que des espaces pour la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) et le Théâtre du Village d’Orléans. La nouvelle infrastructure devrait permettre d’attirer 83 000 usagers et de générer 12,7 millions en retombées économiques annuellement, en plus de créer de nouveaux emplois locaux. Le montant visé par la campagne n’est qu’une fraction des 24,7 millions nécessaires à la construction du nouveau bâtiment, auparavant évaluée à 14 millions. En plus de l’inflation, le MIFO a dû revoir ses coûts à la hausse afin de répondre aux exigences énumérées dans une demande provinciale de financement. « On a aussi choisi d’ajouter

Le comité d’honneur et le comité de campagne, lors du lancement de la campagne de financement du MIFO ‘’Acteurs du mouvement’’, le 28 novembre au centre culturel. PHOTO: FRED SHERWIN des éléments qu’on pensait ajouter plus tard, comme des gradins pour la salle multifonctionnelle et des paniers de basketball », explique la directrice générale Marie-Claude Doucet. Pour atteindre son objectif, l’organisme a fait appel aux trois paliers de gouvernement. Au niveau municipal, 529 000 dollars ont été accordés pour la construction d’un gymnase. L’année prochaine, la Ville annoncera si elle injecte du financement supplémentaire, pour porter sa contribution totale à 2 millions. En novembre dernier, le gouvernement Ford a reçu une demande de financement de 8,24 millions par l’entremise

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du Programme d’infrastructure Investir dans le Canada. La réponse est prévue dans la deuxième moitié de 2020. Selon Marie-France Lalonde, ancienne députée provinciale et actuelle députée libérale fédérale, si la province donne le feu vert au projet, le fédéral devrait emboîter le pas : « L’argent est déjà disponible dans le programme. La Ville d’Ottawa nous assure qu’elle a choisi le projet. C’est maintenant à la province de l’endosser, car c’est elle qui dirige où va l’argent alloué », précise-t-elle. En plus de la contribution fédérale demandée à travers ce programme, des demandes de financements supplémentaires seront déposées auprès du gouvernement Trudeau pour divers aspects du projet de construction.

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12 décembre, 2019 • Volume 3, Numéro 13 • 3

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L’importance des contes de Noël « Qu’est-ce qui te prend? Tu retombes en enfance? » Voilà ce qu’on nous dit parfois lorsqu’on se fait prendre à faire des choses qu’on juge être du monde de l’enfant. Ça m’est arrivé la semaine dernière quand ma femme me vit rapporter quelques contes de Noël de la bibliothèque. Je n’avais pas lu de tels contes depuis ma jeunesse. Un des livres contenait plusieurs histoires du temps de Noël, écrites par de grands écrivains comme Anatole France, Alphonse Daudet, Guy de Maupassant et Charles Dickens. Tous les grands auteurs ont vécu la Noël et comme nous tous, le commun des mortels, ils ont été marqués par la puissance évocatrice de cette belle fête. Peu d’entre eux, cependant, ont réussi à écrire un conte de Noël qui se rapproche du chef-d’œuvre. La raison en est bien simple, c’est qu’il est quasi impossible d’émuler l’histoire de la naissance de Jésus, elle-même un chef-d’œuvre de mystérieux, de joie, d’espoir et de merveille. Il est difficile de réunir tous ces éléments pour raconter un événement, inventer une histoire qui éveille autant de sentiments, de souvenirs et d’enchantement. En 1843, Charles Dickens avec Un cantique de Noël (A Christmas Carol) a fondé le genre littéraire qualifié de « conte de Noël ». Ce conte qui met tout l’accent sur la célébration de Noël dans son contexte le plus chrétien, celui de l’apaisement de la conscience et de la réconciliation, touche aux sentiments les plus humains, ne cache pas la noirceur du mal mais se termine dans un éclatement de la joie et du triomphe du bien sur le mal. La lecture de tous ces contes m’a rappelé l’importance du souvenir, la puissance de l’évocation d’images du passé, de scènes et de faits qui sont venus enrichir notre vie au cours des années. Ces moments qu’on peut ramener au conscient en tout temps ont gonflé notre bagage de souvenirs. La Noël est une fête propice pour se remémorer qui un cadeau, qui une chanson, qui un geste de générosité. Combien vive et profonde, par exemple, la joie de l’enfant à Noël. L’attente, les préparatifs, l’excitation du premier cadeau qu’on achète pour papa ou maman, avec son propre argent. Ces Noëls du passé se vivaient comme la Noël d’aujourd’hui, mais le passage du temps les a embellies. Il semble qu’on ne pourra jamais vivre aussi intensément l’atmosphère d’un Noël que celui qui n’existe plus que dans l’esprit. Il reste encore quelques jours avant Noël. Faites-vous le plaisir de trouver un bon conte, lisez-le ou relisez-le et vous verrez comment il peut évoquer pour vous toutes sortes de belles images de Noëls passés. Prenez un moment de détente, entre les courses pour les cadeaux, les préparatifs et le stress, et vous pourrez revivre l’atmosphère joyeuse, toute l’excitation de Noël. Non seulement, vous allez frémir, comme dans le temps, mais vous allez vous mettre dans le véritable esprit de Noël. Celui qui nous fait comprendre pourquoi on se donne tant de soucis et de peines pour en faire une belle fête pour tous ceux qu’on aime.1 1Extrait d’une chronique dans la série ‘Glosons’, parue dans l’Express d’Orléans, 14 décembre 1997 et publiée de façon intégrale dans la Partie 1 du livre de Gérald Poulin Noël d’ici… publié à l’automne 2019 aux Éditions ontariennes Pro-Aînés d’Orléans; éditeur : Alton Legault. Gérald Poulin, Citoyen d’Orléans

Rédacteur en chef.............Louis V. Patry Pigiste principal...........Jean-Marc Pacelli

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 350 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)

Le rêve de Camille le soir de Noël C’est le 24 décembre et Camille regarde le dans une heure, pas plus », lui dit mère Noël, téléviseur et peut suivre le tracé du père Noël à « il faut que tu sois habillée bien chaudement partir du moment qu’il quitte sa demeure du pôle mon amie, car il fait bien froid ce soir. » Nord pour venir porter des cadeaux aux enfants. Après s’être habillée de linge chaud parComme de raison, elle est bien trop grande pour dessus ses pyjamas, elle s’assoie donc aux côtés croire à ça mais, ça l’amuse. Elle pense aux tout- de mère Noël dans la carriole, tandis que le père petits qui sont charmés par ce vieux bonhomme Noël occupe le siège avant avec sa grosse poche habillé de rouge. de cadeaux. Il lui demande à Tout en montant l’escalier, quel endroit elle voudrait aller et elle essaie de se souvenir des elle lui propose d’aller porter les temps où elle croyait encore et cadeaux chez ses trois meilleures de tout ce bonheur qu’elle avait amies. à trouver de beaux cadeaux sous Arrivés à destination, ils l‘arbre, livrés spécialement s’arrêtent sur le toit et un des pour elle. Elle pouvait jurer rennes fait un grand signe avec Réflexion qu’il avait passé chez elle, car sa patte, et un foyer se construit les biscuits qu’elle et sa sœur Janelle avaient instantanément. Le père Noël entre dans la placés n’y étaient plus, et le lait non plus. cheminée, laisse les cadeaux, y ressort, et un Sa toilette terminée, elle s’étend dans son beau autre renne fait un signe et la maison redevient lit confortable, après avoir reçu une caresse de comme avant, sans foyer. ses parents. Elle ne veut pas s’endormir et elle se Tout va bien jusqu’au troisième endroit alors bat avec le sommeil, mais ce dernier l’emporte. que le renne-bâtisseur fait la cheminée un peu Après quelque temps, elle entend un « toc, trop petite et le père Noël en sort presque tout toc, toc » doux dans sa fenêtre. Elle pense que noir. Son beau manteau rouge ainsi que sa belle c’est le vent qui pousse des feuilles ou des barbe blanche sont devenus tout noirs. Il ne petites branches dans sa fenêtre. Elle s’approche sait pas comment se débarrasser de la suie qui craintivement pour faire face à un gros visage ne s’enlève plus. Maman Noël trouve cela bien rouge avec son gros doigt sur la bouche. Elle drôle, mais ne dit rien pour ne pas offusquer le demeure silencieuse malgré tout. Elle regarde un gros bonhomme, son mari. De retour à la fenêtre peu plus loin et voit les six rennes du père Noël de Camille, maman Noël la serre dans ses bras et arrêté sur le toit du garage. le père Noël fait de même. « Au revoir mon amie Il lui fait signe d’ouvrir la fenêtre, ce qu’elle et bonne nuit, » lui dit-il. fait instinctivement. Il dépose au pied de son lit À la grande surprise de l’enfant, le lendemain plusieurs cadeaux encore bien enveloppés malgré matin, son oreiller et ses couvertes sont placardés le long parcours cahoteux. À ses côtés, il y a de suie. « Qu’est-ce qui s’est passé ma petite ? mère Noël. « Est-ce que tu aimerais venir avec Tu es bien sale. As-tu fait ta toilette hier soir ? », nous pour continuer notre visite ? Nous n’avons lui demande sa maman. « Oui maman, oui mais, pas l’habitude de faire ça, mais nous reviendrons durant la nuit, j’ai fait un rêve… »

Denis

Gagnon


NOTRE PATRIMOINE L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Monique Montpetit Auteure principale (1re partie) Situé au sud d’Orléans, entre le chemin Mer Bleue à l’est et le chemin Anderson à l’ouest, le chemin Renaud porte ce nom sur toute sa longueur, uniquement depuis 2002. Le 26 mai 1857, à SainteCécile-de-Masham, Québec, deux frères, Charles (1833-1902) et Joseph Renaud (1835-1920), fils de François Renaud et de Françoise Pepin-Lachance) prennent pour épouses Marie Laporte et Marguerite Philippe. En 1872, ils traversent la rivière des Outaouais et viennent s’installer avec leurs familles sur le lot 14 de la troisième concession du front de l’Outaouais du

canton de Gloucester. Charles en occupe la partie nord-ouest, Joseph la partie nord-est. Au sud de leurs terres se trouve un sol fertile et humide, traversé par les ruisseaux Mud, McCullogh et Green qui émergent de la tourbière Mer Bleue. C’est dans ce secteur qu’on développera, de génération en génération, une culture maraîchère prolifique. Noël Renaud (1868-1954), époux de Rachel LapierreMarsan, prendra la relève de son père, Charles, et Victor Renaud (1877-1966), époux de Joséphine Chénier, prendra la relève de son père, Joseph. Les familles Antoine Brazeau, Eugène Beaudoin, Narcisse Giroux, Louis Leblanc, Dollard Levesque, Charles Rhéaume, William Rocheleau et Alexandre Taillefer font aussi partie des premiers habitants francophones de ce secteur. Pour acheminer leurs produits au marché By à Ottawa, ils devront faire une corvée pour aménager dans ce sol boueux un chemin en terre battue et des ponceaux en bois au-dessus du ruisseau Mud. Selon la carte Belden (1879), le chemin Renaud original s’étend du chemin Kemp jusqu’au chemin Innes à l’ouest. Plus tard,

il s’arrêtera à la jonction avec le chemin Anderson. À l’est, le chemin Fourth Line reste embryonnaire à proximité du chemin Boundary (Mer Bleue). À cette époque, le territoire se divise en deux parties. À l’est, Blackburn Corners, une agglomération à la croisée des chemins Navan et Innes, compte des fermes laitières, parmi lesquelles celle de Joshua Bradley, et un bureau de poste (1876). À l’ouest, Blackburn Station apparaît avec la construction d’une gare en bois (1899) de la compagnie Canadian Pacific Railway (CPR) qui assure les services d’une ligne ferroviaire qui relie Ottawa à Montréal. Située au sud-ouest des chemins Renaud et Anderson, elle est détruite par un incendie en 1953. Vers le milieu des années 1980, la compagnie enlève les rails; aujourd’hui, le sentier Prescott-Russell longe l’ancienne voie ferrée. Au fil des ans, les enfants des premières familles marchent une distance importante pour fréquenter l’école. En 1924, une école primaire est construite sur une partie de la propriété de Howard Kemp, chemin Renaud, mais avant même

PHOTO COURTOISIE : MONIQUE RENAUD

La petite histoire… du chemin Renaud

l’ouverture, en raison des limites scolaires, on déménage l’école sur le chemin Dolman Ridge, au sud de la tourbière Mer Bleue. En 1950-1951, l’école séparée Notre-Dame-de-Lourdes, école à deux classes, est érigée sur le chemin Renaud, en face des terres Renaud. Elle demeurera ouverte jusque dans les années 1960 quand la Commission de la capitale nationale achète l’établissement scolaire et la loue, en 1968, au Gloucester School Board, avant sa démolition. Suite le 9 janvier

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L E C O N S E I L D E S É C O L E S P U B L I Q U E S D E L’ E S T D E L’ O N T A R I O P R É S E N T E

Une école qui me ressemble

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Jean-Marc Pacelli L’Orléanais La résidente d’Orléans Yvette BissonLapointe célébrait récemment ses 104 ans. Née le 21 novembre 1915 à Hull, au Québec, elle était la cinquième d’une famille de douze enfants. En un siècle, la centenaire a vécu plusieurs changements historiques : « Ma mère a voté pour la première fois en 1940. Avant, les Québécoises n’avaient pas le droit de vote », rappelle sa fille Madeleine Lapointe-Miller, qui héberge sa mère depuis quelques années. Comme plusieurs jeunes de sa génération, la Deuxième Guerre mondiale a eu un impact marquant dans la vie de Mme Bisson-Lapointe. Infirmière de formation, elle choisit de faire comme deux de ses frères et d’une sœur et de s’enrôler dans l’Aviation royale du Canada. Pendant la guerre, la réputation de son frère Louis Bisson aurait été tellement bonne, que Winston Churchill aurait demandé qu’il lui serve de pilote pour un vol en direction des États-Unis. M. Bisson a aussi fondé la société de Transport urbain de Hull en 1946. Son frère Jean, de son côté, aurait servi de pilote privé pour Eva Perón après la guerre. Postée pendant la guerre à la base aérienne de Mont-Joli, dans le BasSaint-Laurent, Mme Bisson-Lapointe y est la seule infirmière pendant ses six

premiers mois. C’est là qu’elle rencontre l’instructeur en aviation Robert Lapointe, qu’elle marie en 1941 et avec qui elle a eu trois enfants. À la suite du décès de son père en 1943, M. Lapointe obtient un congé de compassion de l’armée. Fils unique, c’est à lui que revient la responsabilité de s’occuper de sa mère et de l’hôtel familial situé à Kirkland Lake. Mme Bisson-Lapointe lui prête mainforte sur place, puis prend la relève lorsqu’il décède subitement à l’âge de 50 ans, en 1958. Elle vend l’hôtel quatre ans plus tard pour revenir à Hull où elle est embauchée comme infirmière à l’hôpital. Elle a aussi travaillé comme infirmière pour le Transport urbain de Hull, Sears… et pour toute sa famille : « Ça sonnait chez nous à toutes les heures du jour et de la nuit », se souvient-elle. Au fil du temps, elle refait sa vie avec Gérard Tardif, avec qui elle partage cinquante belles années. De tout ce qu’elle a pu vivre, elle considère son voyage de groupe en Russie soviétique comme étant son événement le plus marquant : « À 66 ans, c’était mon premier grand voyage. Je rêvais d’y aller depuis longtemps. » Sous le joug du communisme, le groupe a été accompagné dans tous ses déplacements, mais aurait quand même eu droit à du caviar : « C’est ma mère qui en aurait mangé le plus », raconte sa fille.

PHOTO : JEAN-MARC PACELLI

Yvette Bisson-Lapointe : l’une des doyennes d’Orléans

Une résidente d’Orléans, Yvette Bisson-Lapointe, a récemment fêté son 104e anniversaire de naissance. La centenaire prend un petit verre de cognac quotidiennement afin de maintenir sa vitalité. Si elle avoue avoir ralenti avec l’âge, Mme Bisson-Lapointe demeure active. À 100 ans, elle a même râtelé les feuilles automnales, assise dans une chaise. Aujourd’hui, en plus de faire de la couture, elle affectionne particulièrement sa sortie hebdomadaire du vendredi, qui lui permet de se faire coiffer et de

magasiner un peu. Quant à sa longévité, elle l’attribue au fait d’avoir travaillé fort toute sa vie, à avoir bien mangé, à avoir pris ses vitamines, à la modération et à… une once de cognac bue quotidiennement : « Mon médecin dit que c’est bon pour mon cœur », conclut-elle en riant.

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Le Chaînon : Une revue au cœur du débat Samuel Gosselin-Bélanger L’Orléanais Le 1er décembre 2018, un mouvement historique se soulevait en Ontario, mais également ailleurs au pays. Des manifestations étaient organisées afin de freiner l’élan du gouvernement Ford sur la question de la francophonie et également pour démontrer la résilience de la population francophone ontarienne. Plus de 14 000 personnes s’étaient déplacées pour manifester aux quatre coins de la province. Rappelons-nous que cette manifestation était en réponse à l’annonce faite par le gouvernement de Doug Ford. Le 15 novembre 2018, le premier ministre conservateur annonçait qu’il mettait fin au projet de création de l’Université de l’Ontario français en raison des « défis financiers ». Il voulait également abolir le Commissariat aux services en français. D’ailleurs, cette date est devenue «jeudi noir » dans la francophone ontarienne. Dans la foulée, une voix forte s’est fait entendre à Queen’s Park, mais aussi sur le terrain. La députée franco-ontarienne Amanda Simard qui était sous la bannière conservatrice avait décidé de quitter son siège en novembre 2018 en réponse à ces coupes annoncées par le premier ministre de l’Ontario. La députée de Glengarry-Prescott-Russell, qui siège désormais en tant que députée indépendante, s’est avérée être une figure de proue dans le mouvement de résistance francoontarienne. Ce mouvement n’a cessé de grandir durant la dernière

année, augmentant sa présence et son importance dans les débats politiques concernant la francophonie. « C’est de plus en plus difficile pour les organismes franco-ontariens, mais aussi pour toutes les communautés qui se retrouvent en situation minoritaire au Canada », mentionne d’entrée de jeu le rédacteur en chef du Chaînon, Samy Khalid lors d’une entrevue à la station de TV Rogers en octobre dernier. Le Chaînon se veut être une revue très importante dans le paysage ontarien puisqu’elle est la seule revue de l’Ontario français à se consacrer à l’histoire, la généalogie et le patrimoine. En d’autres mots, elle fait état de l’identité francophone ontarienne. Celle-ci qui a vu le jour en 1983, est publiée trois fois par année. Elle est l’un des projets du Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO) qui a d’ailleurs fêté ses 30 ans d’existence cette année. En février dernier, lors du Mois du patrimoine dans l’Ontario français, le RPFO a organisé un symposium qui permettait de réfléchir sur le militantisme, sur la question du français dans des milieux minoritaires et les actions concrètes à poser pour militer. Dans le cadre du premier anniversaire de la manifestation, Samy Khalid a lancé une invitation à la population afin que tous et chacun explique leur vision d’une résistance, de manière à l’imager avec un évènement actuel. D’ailleurs, ces témoignages se retrouvent dans la plus récente édition de la revue dans la section « Résistance et militantisme » faite spécialement pour cet anniversaire. En plus d’histoires

Billetteries en ligne MIFO.CA

de détermination qui sont racontées, d’autres sujets intéressants font aussi partie de ladite édition. Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter la version papier de la revue pour 15 $ l’unité ou 40 $ pour un abonnement annuel. Une version électronique est également disponible pour 25 $ par année, au site www. mes-racines.ca/lechainon/.

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12 mars /20

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4 avril /20

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12 décembre, 2019 • Volume 3, Numéro 13 • 7

Julien Lacroix


Levée de boucliers contre un nouveau dôme sportif Jean-Marc Pacelli L’Orléanais

En mars 2021, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) compte inaugurer un dôme sportif sur le terrain de l’École secondaire catholique Garneau. Pour faire suite à une consultation publique tenue en mai dernier à ce sujet, une session d’information a eu lieu le 14 novembre dernier à l’école Garneau. Elle avait comme objectif de montrer les modifications apportées à la construction, afin de répondre aux inquiétudes et commentaires qu’avaient émis les résidents du quartier. Parmi les changements comptait l’ajout d’arbres d’une hauteur éventuelle d’une vingtaine de mètres pour diminuer l’impact visuel de la structure de près de 23 mètres. Une fois construit, le dôme serait ouvert à l’ensemble de la population les soirs et les fins de semaine, à longueur d’année. Plusieurs organismes tels que Tennis Canada, l’Association de pickleball d’Ottawa et les Sooners d’Ottawa ont déjà signifié leur intérêt à utiliser les lieux. Le CECCE est actuellement en discussion avec des partenaires potentiels pour financer le projet évalué à cinq ou six millions de dollars.

10 • 12 décembre, 2019 • Volume 3, Numéro 13

x u e y o J Noël

À en juger par l’accueil glacial qu’a reçu la présentation du surintendant de l’éducation Jason Dupuis et d’autres représentants du CECCE, le Conseil aura beaucoup de travail à faire pour convaincre les résidents des bienfaits du dôme : « Nous ne sommes pas contre les dômes. C’est l’endroit choisi pour celui-ci qui nous pose problème. Nous encourageons le Conseil à lui trouver un endroit plus approprié », a répété à quelques reprises Pat Teolis, président de l’association communautaire de Châteauneuf, au cours de la soirée. M. Dupuis a toutefois affirmé que, selon les vérifications faites par le CECCE, le terrain de Garneau était le plus approprié pour accueillir une telle construction. La circulation, la pollution visuelle et sonore, la proximité des résidences et la perte en valeur immobilière estimée de 20 % à 40 % ont suscité de vives réactions du public : « Personne ne va vouloir acheter une maison où tout ce que tu vois est un gros ballon blanc, sans compter le bruit des gens qui vont jouer là et de la circulation qui va entrer directement dans ma cour », a déclaré au journal un résident, dont la maison serait à 14 mètres du dôme, advenant sa construction. « C’est inimaginable! Je n’en ai pas dormi de la nuit, ça m’affecte profondément. »

Le dôme proposé à l’École secondaire Garneau serait semblable au dôme récemment installé à l’École secondaire Paul Desmarais à Stittsville ci-dessus. PHOTO FICHIER Pour Jason Dupuis, l’exercice en fut un constructif : « On va ramener les commentaires et inquiétudes des gens à notre équipe. On va voir ce qu’on peut faire pour essayer de les accommoder. Je pense qu’on a une belle vision pas seulement pour nos écoles, mais aussi pour la communauté d’Orléans. C’est une structure de haute qualité qui va bénéficier à tous. » Au cours de la soirée, une pétition a circulé pour demander à la Ville d’Ottawa

de ne pas permettre la construction du dôme. Plus haut que la limite permise actuellement, un changement de zonage sera requis. La conseillère Laura Dudas a tenu à préciser que le projet n’en était qu’à ses balbutiements et que la Ville n’avait pas encore été approchée à cet effet. Le MIFO, qui sera voisin immédiat du dôme, n’avait pas pris position quant à sa construction au moment d’aller sous presse.

Messes de Noël Mardi, 24 décembre – Veille de Noël 16 h, 18 h, 20 h, 22 h et Minuit Mercredi, 25 décembre Nativité du Seigneur 9 h 30 et 11 h

Paroisse Saint-Joseph

2757, boul. St-Joseph, Orléans Téléphone: 613-824-2472

Que ce temps des Fêtes soit l’excuse parfaite pour exagérer! Le Jardin Royal vous offre ses meilleurs vœux de bonheur, santé et prospérité pour la nouvelle année.


BABILLARD Samedi 14 décembre SPECTACLE DE MARIONNETTES « LES ROUTES IGNORÉES » à 15 h au Centre culturel MIFO, 6600 rue Carrière, pour les 5 ans et plus et leurs familles. Ouverture des portes à 14 h 45. Cinquante minutes d’aventures, de surprises et de musique endiablée. Coût : 18,50 $, Privilège 14,50 $. Renseignements : 613830-6436. 14 et 15 décembre VENTE DE LIVRES – Les Filles d’Isabelle de la paroisse Sainte-Marie organisent une vente de livres usagés en français et anglais au Centre récréatif François-Dupuis, 2263 boul. Portobello, 9 h à 15 h. Tous les profits serviront à financer les différentes activités de bienfaisance dans la communauté. Pour de plus amples informations, communiquez avec Roberte 613-830-5584 Dimanche 15 décembre DÉJEUNER ET BAZAR DE NOËL entre 9 h et midi au RAFO, 3349 chemin Navan. Coût du déjeuner 9 $. Déjeunez en famille et profitez du bazar. « DEUX CHŒURS CHANTENT NOËL » Les Jeunes de cœur et le Chœur d’Orléans

s’uniront pour vous offrir les plus belles mélodies de Noël à 14 h dans l’église SaintJoseph. Entrée libre. Les dons recueillis seront remis à la Saint-Vincent de Paul et au Centre Miriam. Un reçu officiel sera remis pour un don de 20 $ et plus. APRÈS-MIDI EN FAMILLE de 15 h à 17 h à l’aréna de Blackburn, 200 prom. Glen. La conseillère du quartier Innes, Laura Dudas, vous invite à y chausser vos patins. L’activité est gratuite et des rafraîchissements seront servis. Le port d’un casque est obligatoire. Jusqu’au 22 décembre VILLAGE D’ANTAN AUX MILLE LUMIÈRES les vendredis, samedis et dimanches de 15 h à 20 h (les lumières brillent de 17 h à 20 h) au Musée-village du patrimoine de Cumberland. Le Village est éclairé par 30 000 lumières chaque soir. Visitez le père Noël et faites un tour de calèche; décoration de pain d’épices, chants de Noël, feu de camp, etc. Coût: 19,75 $ par famille (2 adultes et tous vos enfants de moins de 18 ans); 7,75 $ par adulte; 5,50 $ par enfant, aînés (65+) et étudiants. Les enfants âgés de 5 ans ou moins sont admis gratuitement.

Mardi 31 décembre VEILLE DU JOUR DE L’AN au RAFO, 3349 chemin Navan. Venez danser et fêter; Nick Cinanni assurera l’animation musicale. Du mousseux et un léger goûter seront servis en fin de soirée. Coût : 35 $ par personne. Date limite pour l’achat de billets : le jeudi 19 décembre. 613-834-6808. Jeudi 9 janvier PIÈCE DE THÉÂTRE « COMMENT JE SUIS DEVENU MUSULMAN » une comédie dramatique à 20 h au Centre des arts Shenkman. Coût : Régulier 47 $, Privilège 43 $ , Étudiant 21,25 $ (Billets étudiants limités). 613-580-2700. OFFRE D’EMPLOI L’ARCHE OTTAWA, un organisme sans but lucratif soutenant des adultes ayant une déficience intellectuelle, recherche un agent de développement/ collecteur de fonds, temps partiel, 3 jours/semaine. Salaire selon qualifications et expérience. Pour plus d’information ou pour postuler : office@larcheottawa.org.

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Conseil des écoles catholiques du Centre-Est vous souhaitent un joyeux Noël, entouré des personnes qui vous sont chères. Que votre nouvelle année vous comble d’amour, de joie et de nombreux petits bonheurs au quotidien.

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L'Orléanais 12 décembre, 2019  

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