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11 novembre 2021, Volume 5 Numéro 12

La voix francophone d’Orléans depuis 2017

PAGE 3 Campagne de financement pour le Carrefour santé

PAGE 5 La petite histoire du parc Royal 22e Régiment

Prochaine édition 9 décembre

PAGE 7 Jour du Souvenir : Aller au front du choc post-traumatique

Une semaine pour lutter contre l’intimidation

Après une pause forcée d’un an en raison de la pandémie, la cérémonie annuelle du jour du Souvenir sera de retour à la Légion d’Orléans cette année. PHOTO FICHIER

Rebecca Kwan IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais La semaine du 15 novembre marque la « semaine de la sensibilisation à l’intimidation et de la prévention », communément surnommée la « semaine du respect » au sein des écoles du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE). À l’ère où les cours en ligne font désormais partie du quotidien, le Conseil doit mettre les bouchées doubles pour contrer, sinon minimiser, les cas d’intimidation et de cyberintimidation dans leurs écoles. L’intimidation, le taxage et la cyberintimidation sont des phénomènes auxquels n’échappent pas les écoles du CECCE. Toutefois, le fléau qui autrefois était menable dans les salles de classe revêt un nouveau visage en cette période pandémique. C’est ce qu’explique France Goulard, surintendante de l’éducation au CECCE.

« Depuis le début de la pandémie, il y a une hausse dans l’utilisation des médias sociaux et de la technologie. C’est sûr et certain que ça donne plus accès aux élèves d’essayer de faire de la cyberintimidation », remarque-t-elle. Mme Goulard ne manque toutefois pas de dépeindre l’envers de la médaille. « En présentiel, les cas d’intimidation ont diminué comme les contacts entre élèves sont plus restreints, les pauses et les dîners sont beaucoup plus contrôlés qu’auparavant », explique la surintendante. « Mais quand les cours sont en mode virtuel, il y a plus d’occasions où des cas de cyberintimidation peuvent survenir », constate-t-elle. « Beaucoup plus de cas d’intimidation sur les réseaux sociaux nous sont rapportés qu’autrefois », recense pour sa part Jean Cloutier, directeur au service de soutien à l’apprentissage au CECCE. « C’est contraire

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EN BREF Vaccination obligatoire pour la police d’Ottawa OTTAWA – Le 29 octobre, le chef du Service de police d’Ottawa (SPO), Peter Sloly, a annoncé une politique de vaccination obligatoire de tous ses membres, qui entrera en vigueur le 31 janvier 2022. Lors de l’annonce, près de 84 pour cent des membres du SPO étaient complètement vaccinés. Tous les employés auront donc jusqu’au 31 janvier 2022 pour recevoir leurs deux doses de vaccin ou pour obtenir une exemption officielle conforme aux directives de Santé publique Ottawa. Les membres qui n’ont pas été vaccinés devront subir un test toutes les 72 heures. Le chef a tenu à préciser que le SPO avait reçu gratuitement une réserve limitée de fournitures de tests, qui ne coûteraient rien aux contribuables. Une fois cette réserve épuisée, les employés non vaccinés devront assumer les frais liés à leurs propres tests.

Des spectacles en français au Shenkman ORLÉANS – Le 13 octobre, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) annonçait le retour de ses spectacles au Centre des arts Shenkman. « Après 19 mois de pandémie, il était grand temps de retrouver nos spectateurs dans la Salle Harold-Shenkman. Nous avions très hâte de recommencer à vivre ces moments uniques entre public et artistes dans ce magnifique lieu », a exprimé Anne Gutknecht, directrice artistique du MIFO. La tâche de dépoussiérer les planches est revenue aux humoristes Maude Landry et Guillaume Pineault qui auront l’honneur de faire rire les Orléanais et les Orléanaises, les 18 novembre et 3 décembre respectivement, au Centre des arts Shenkman pour la première fois en 2021.

Arrivée prochaine d’un brigadier ORLÉANS – Le 1er novembre dernier, le Comité des transports de la Ville d’Ottawa a approuvé l’arrivée d’un nouveau brigadier à l’intersection du boulevard Orléans et de la rue Creek Crossing pour l’année scolaire 2021-2022. La personne qui veillera à la sécurité des élèves devrait arriver en poste prochainement.

Après deux décennies, Santa Pierre se retire ORLÉANS – Le 1er novembre, Pierre Alberti, plus affectueusement connu sous le nom de Santa Pierre par petits et grands, a annoncé sur sa page Facebook qu’il accrochait son costume de père Noël, lui qui tenait ce rôle à la Place d’Orléans depuis 1998. « Les milliers d’histoires drôles et d’anecdotes de tous les enfants et de leurs parents me manqueront sans aucun doute » a-t-il entre autres pris le temps de souligner, tout en remerciant les parents qui lui ont fait confiance au fil des ans. L’annonce n’est pas passée inaperçue. En 24 heures à peine, le message de Santa Pierre avait été partagé plus de 150 fois et avait obtenu près de 300 commentaires.

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Une semaine pour lutter contre l’intimidation

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à avant où l’intimidation était davantage présente en salle de classe ou dans les cours d’école », note-t-il. Le virage virtuel a contraint le Conseil à adapter ses méthodes en matière de surveillance en mettant des mécanismes en place pour rester à l’affût des jeunes qui, par exemple, se servent des plateformes virtuelles pour diffuser contenus et propos inappropriés. Entre autres, une surveillance au niveau technique permet au conseil d’être prévenu en cas d’échanges douteux entre élèves. Par le biais de la suite Google Enterprise, le CECCE est muni d’un système où certains mots-clés étiquetés « drapeaux rouges » mettent en alerte leurs intervenants lors de dérapages dans les espaces de clavardage ou au sein des échanges courriel des comptes étudiants des élèves. Il s’avère néanmoins impossible pour le CECCE de surveiller les interactions entre étudiants hors contexte scolaire. « On encadre les élèves quand ils sont à l’école, quand ils utilisent le réseau du Conseil, mais on ne peut pas encadrer l’élève dans

sa chambre à coucher, quand il est seul », soutient M. Cloutier. Des campagnes de sensibilisation à l’intimidation sont nonobstant mises en œuvre à longueur d’année au sein des écoles du CECCE. Le but est d’épauler les victimes d’intimidation et d’informer les élèves et les membres du personnel des mesures à prendre en cas de harcèlement ou d’abus. Capsules vidéos, formations, systèmes de récompense pour les gages de bon comportement, et la démarche « Arrête, éloigne-toi et parle » comptent parmi les mesures mises en place pour lutter contre l’intimidation. M. Cloutier observe justement à quel point les pratiques « anti-intimidations » ont des retombées positives sur le climat scolaire. « On a vu une différence parce que les élèves utilisent le vocabulaire qu’on leur enseigne, ils sont aussi plus à l’aise d’aller chercher de l’aide auprès des adultes ». La mission du Conseil demeure : s’assurer de créer et d’instaurer les outils et l’appui nécessaire à ce que personne ne se retrouve seul et démuni face à l’adversité.

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Rebecca Kwan L’Orléanais La promesse électorale de Justin TrPhilanthropes, donateurs, professionnels de la santé et membres de la communauté se sont rassemblés au Carrefour santé d’Orléans (CSO) le samedi 16 octobre à l’occasion du lancement de la campagne publique de financement du centre. L’objectif de la campagne : amasser un total de 12 millions de dollars au cours de l’année à venir. Propulsée par le don historique d’un million de dollars d’Yves Tremblay et de sa femme Sylvie Villeneuve l’année dernière, la campagne de financement va bon train. À ce jour, plus de la moitié de l’objectif de 12 millions a été atteint. Près de 8 millions de dollars ont été récoltés depuis le début de la pré-campagne, débutée en pleine pandémie. « Il en coûte très peu de rêver, mais pour que le Carrefour prenne son envol, nous avons besoin de soutien financier », a déclaré le Dr Bernard Leduc, directeur général de l’hôpital Montfort. Ronald Caza, président du conseil d’administration de la Fondation Montfort a, quant à lui, souligné l’importance du travail d’équipe dans la réalisation du projet. « C’est ensemble, en contribuant notre temps, notre

talent, et notre trésor que nous assurerons le succès de cette campagne », a-t-il soutenu. Le lancement avait donc pour objectif de reconnaître les efforts des bénévoles et des donateurs, en plus d’inciter la population à appuyer la vision d’un centre médical novateur, à proximité des résidents, offrant des services en santé centrés sur le patient. Selon Marc Villeneuve, président-directeur général de la Fondation Monfort, « [le lancement] était aussi un moment catalyseur qui transmet un message clair à la population qu’elle peut, elle aussi, participer au succès du CSO en faisant un don ». C’est donc dans cette optique que le groupe « Commémoration des pionniers de la santé d’Orléans et du canton de Cumberland » s’est formé. Composé d’environ 20 membres, tous passionnés de patrimoine, le groupe désire reconnaître des professionnels de la santé qui ont joué un rôle clé dans l’histoire d’Orléans et du canton de Cumberland. « Les médecins qui ont façonné l’histoire de la région d’Orléans et du canton de Cumberland méritent que leurs efforts et que leur travail acharné soient soulignés, que leur histoire soit racontée, que leur don de soi ne soit pas oublié », partage le philanthrope à la tête du groupe, l’ancien député provincial

PHOTO : REBECCA KWAN

Campagne de financement pour le Carrefour santé

Phil McNeely. Par le biais de dons, le groupe souhaite amasser un total de 50 000 $, à la fois pour appuyer la campagne de financement du CSO, mais aussi pour faire l’acquisition d’une plaque commémorative. La plaque sera exposée dans l’enceinte du Carrefour. Le parcours de sept praticiens et praticiennes de la médecine qui ont marqué l’histoire d’Orléans y sera présenté.

La plaque relatera le legs de l’infirmière Eva Kennedy, du Dr James Ferguson, du Dr William Clayton Tweedie, du Dr Émile Major, du Dr David Campbell Irwin, de la Dre Annie Powers, et du Dr Irving Farmer Kennedy. À l’heure actuelle, le groupe a amassé 29 000 $. Ils espèrent maintenant attirer suffisamment de donateurs pour percevoir les 21 000 $ manquants d’ici l’été 2022.

Garderies à 10 $, un plan souhaité par les parents André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais La promesse électorale de Justin Trudeau d’établir un plan pancanadien et communautaire de services de garde d’enfants dont l’objectif est de ramener les frais de places réglementées de garde d’enfants à 10 $ par jour en fait saliver plus d’un et plus d’une. Face à ce plan qui fut cité dans le dernier budget, certains et certaines se questionnent cependant dans les réseaux sociaux. Dans le groupe de discussion « Fier d’être Franco-Ontarien », on trouve dommage que, contrairement à une majorité de provinces, l’Ontario tarde à donner son accord. « Il faut une entente entre le fédéral et le provincial ; à ce jour, le gouvernement provincial de Ford ne veut pas signer l’entente. Pas la faute du fédéral dans cette situation. » Alors qu’il en coûte, selon l’âge de l’enfant, entre 1200 et 1500 $ par mois pour faire garder son bambin à Orléans, l’absence d’entente veut-elle dire que les parents vont devoir encore se serrer la ceinture? « Malheureusement oui », signale une mère de famille sur le même site. La députée fédérale d’Orléans, MarieFrance Lalonde est catégorique en ce qui concerne un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes

enfants (AGJE) : « L’intérêt pour des services de garde à 10 $ se fait sentir à Orléans depuis déjà plusieurs années, et ça fait longtemps que je soutiens cette initiative. Plus récemment en 2020, je m’étais entretenue avec un groupe de pression d’Orléans qui m’a présenté son plaidoyer pour des services de garde plus abordables et plus accessibles. » Selon elle, le sujet a été abordé à plusieurs reprises lorsqu’elle faisait du porte-à-porte au cours de la récente campagne électorale. « Le système actuel laisse trop d’enfants et trop de familles pour compte », poursuit la députée. Pourquoi en coûte-t-il si cher pour des frais de garde ? Francine Beaudoin, directrice de Services à l’enfance et à la famille à La Coccinelle d’Orléans, se dit tout à fait favorable au projet du gouvernement canadien. Elle reconnait que les parents qu’elle côtoie sont également contents de la promesse, bien que parfois sceptiques. Elle en profite pour analyser la facture remise aux parents pour leurs tout-petits : « Il est important de comprendre que le tarif d’un service de garde pour chaque groupe d’âge (per diem), est établi en additionnant le total des dépenses pour ce groupe d’enfants, divisé par le nombre de jours de service par année, divisé par le nombre d’enfants dans

le groupe. » Le même exercice se fait pour chacun des groupes d’âge. À partir de chiffres donnés par Mme Beaudoin et datant du coût de la vie de 1970, on avait à l’époque un tarif quotidien de près de 38 $ pour le préscolaire. Vi n g t - c i n q Francine ans plus tard, le Beaudoin tarif a augmenté de 11,50 $ pour la même catégorie. Pour les poupons, on parle de 75 $ et de 59 $ pour les bambins. La directrice de La Coccinelle explique que les dépenses pour une garderie sont constituées entre 80 et 85% par les salaires et avantages sociaux des employés (éducatrices, cuisinière, commis comptable, etc.) et par 15 à 20 % de dépenses fixes et ponctuelles (nourriture, loyer, électricité, téléphonie, matériel et jouets pour les enfants, etc.). Étant donné que le gouvernement de Doug Ford se fait tirer l’oreille, n’aurait-il pas été souhaitable de proposer un crédit d’impôt pour des frais de garde, ce qui serait sans

doute plus facile à instituer ? À cette question, Marie-France Lalonde estime qu’en dépit des déductions actuelles incluant les crédits d’impôt fédéraux et provinciaux actuels, « les frais de garde d’enfants ont atteint des niveaux qui ne sont tout simplement pas abordables pour les familles. » Selon elle, offrir des crédits d’impôt aux parents « n’assure en rien la disponibilité de places ». Encore faut-il qu’il y ait du personnel dans les garderies. Francine Beaudoin admet qu’avec l’actuelle pénurie de personnel, « il faudra que le gouvernement accompagne sa promesse de programmes incitatifs pour amener plus de gens dans la profession d’éducatrices et d’éducateurs à l’enfance. Il faudrait aussi des salaires attrayants, mais bien entendu, ça augmenterait le coût des services de garde. » Pour l’instant, la mission du gouvernement canadien est de mettre en place le système pancanadien de l’AGJE. Pour Marie-France Lalonde, les frais de garde seront réduits de 50 % en moyenne d’ici la fin de 2022 et « atteindront 10 $ par jour en moyenne pour toutes les places réglementées d’ici la fin de 2026. » Mais encore faut-il la signature de Doug Ford.

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L’égalité ou un sort? Le 31 octobre, comme beaucoup de monde au Canada, j’ai eu l’occasion de distribuer des dizaines de bonbons à une ribambelle de vampires, sorcières, princesses et zombies en tous genres venu·es toquer à ma porte, avides de sucre et de colorants chimiques. Force est de constater que si les filles adoptent de plus en plus les costumes « traditionnellement masculins », l’inverse n’est pas vrai. Chaque année, l’Halloween me donne l’occasion de me livrer à quelques observations sociologiques intéressantes. Et c’est plutôt de ça que je vais vous parler. Si j’ai vu de nombreuses superhéroïnes, quelques guerrières et même une scientifique plutôt inquiétante sur mon perron, je n’ai vu absolument aucun garçon déguisé en princesse, en fée, ou en princesse-fée – qui sont les trois options les plus populaires dans les rayons «filles» des boutiques de costumes de fête, si je me fie à ma propre expérience. Quand Kylie, 8 ans, veut se déguiser en Spider-Man, tout le monde trouve ça mignon. Quand Marc, 8 ans, réclame un costume de la Reine des neiges, on l’oriente gentiment vers une autre option. Et voilà comment s’inscrit insidieusement dans les petites têtes qu’il y a quelque chose d’un peu honteux pour un homme à vouloir ressembler à une femme, même si c’est le personnage principal du dessin animé qu’il regarde tous les jours depuis six mois. La plupart du temps, ce seront des gestes inconscients, des petites phrases innocentes et des refus à peine formulés. Des « ça c’est pour les filles » et des « oh, tu sais, les garçons sont comme ça ». Rien de bien grave, rien d’ouvertement sexiste ou rétrograde. Juste un regard de côté, un teeshirt rose rangé au fond du placard, un rire un peu gêné. Je ne dis pas que les parents ou les enseignant·es font mal leur job – loin de moi cette idée, mon Dieu que je respecte leur dévouement et leur patience en ces temps de télétravail et d’école à la maison! Mais lorsqu’il est question de s’approprier les codes de l’autre genre, encore aujourd’hui, les filles montent en grade quand les garçons déchoient, merci au patriarcat. Vous allez me dire que je chiale encore pour pas grand-chose et qu’il y a plus important qu’un costume d’Halloween. C’est vrai. Mais la construction sociale genrée de nos enfants a des répercussions majeures sur leur avenir, sur leurs chances de réussite et leur épanouissement. En n’encourageant pas nos garçons à explorer des modèles féminins forts, nous les privons de tout un éventail de couleurs, d’émotions, de compétences qui leur seront utiles toute leur vie. En dévalorisant les attributs « traditionnellement féminins », nous renforçons chez nos filles l’idée qu’elles ne seront jamais suffisamment bien. Tout le monde a le droit aux paillettes, aux jupes qui tournent comme aux pantalons qu’on peut tacher, au rose comme au noir, au pelucheux comme au pointu. Réinventons les règles du jeu. Julie Gillet, Francopresse

Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli

Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.

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La pluie, source de vie pour tous Cette eau qui tombe du ciel vient de nulle part, sable. Ce n’est que tout récemment qu’on a vient de très loin et flotte dans les nuages jusqu’à découvert que ces tempêtes de vent mêlées de ce qu’un phénomène naturel la laisse tomber sur sable traversent l’océan Atlantique pour former nous. Elle est nécessaire, même obligatoire, et ces formidables ouragans qui frappent l’Amérique parfois cause des ennuis autant par sa très grande régulièrement. La chaleur fait monter l’eau de la abondance que par son manque mer et les nuages se gorgent de quantité. d’eau pour ensuite laisser tomber Dans les pays comme l’Inde, des pluies abondantes sur la terre le Bangladesh et autres pays ferme. Les vents et l’eau causent d’Asie, elle est très cyclique des dommages très importants et cause de grands dommages chaque année. Ici, au Canada, annuels, mais les gens ont su on ressent les contrecoups de Réflexion vivre et vivent encore avec ce ces tempêtes de pluie, mais l’eau phénomène. La pluie dans ces régions apporte affecte aussi notre existence. une certaine abondance en agriculture et surtout L’hiver, cette pluie dans les nuages tombe apporte de la nourriture par les poissons. C’est la du ciel, mais gèle à mesure que la température mousson. refroidit, causant des amoncellements de neige Le phénomène le plus extraordinaire se passe en importants et couteux pour les villes. Toutefois, Afrique de l’Est où la pluie contrôle la végétation, cette pluie/neige est nécessaire pour couvrir les mais aussi la vie des animaux. La migration de champs agricoles afin de préserver les racines des près d’un million et demi d’animaux sur une plantes dormantes. Avec la chaleur du printemps, grande distance dépendant de ces pluies. Au cette neige fond et les pluies d’avril inondent le commencement de la saison de pluies en janvier sol semi-gelé, ce qui fait gonfler les cours d’eau et février, les gnous entreprennent leur migration et parfois cause de formidables inondations. annuelle à travers l’Afrique de l’Est suivant les Éventuellement, les pluies modérées humectent les pluies de la Tanzanie et du Kenya sur une distance sols et le soleil plus fort permet aux agriculteurs de de plus de 1600 kilomètres. Ils sont accompagnés confier leurs semences à la nature. de milliers de zèbres, de girafes et bien d’autres En général, les chaleurs et les pluies raisonnables animaux dont les lions, indirectement influencés donnent de bons résultats aux agriculteurs qui se par les pluies. Ils doivent traverser à deux reprises fient à ces phénomènes naturels pour accumuler la rivière Mara où les attendent des centaines de assez de « soignages » pour nourrir leurs animaux crocodiles qui n’ont pas mangé depuis des mois. l’hiver suivant ou aux producteurs de grandes La pluie, qui tombera éventuellement après leur cultures à rapporter des revenus convenables. passage, leur fera rebrousser chemin et la migration Toutefois, le manque de pluie sur une longue de ces millions d’animaux recommencera dans période apporte des ennuis aux agriculteurs, mais l’autre direction, toujours suivant ces pluies aussi aux grandes villes dépendantes des pluies abondantes et cycliques. pour donner de l’eau aux citadins pour leur survie Le manque de pluie dans les déserts d’Afrique, et celle de leurs animaux domestiques. Sans la comme le Sahara, engendre des tempêtes de pluie, pas de vie.

Denis

Gagnon


NOTRE PATRIMOINE La petite histoire du parc Royal 22e Régiment L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO www.SFOPHO.com) afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Maj. Élizabeth Allard CD (Ret.) Auteure principale La dénomination du parc Royal 22e Régiment, situé au 315 boulevard Centrum, a eu lieu le 24 octobre 2013 et commémorait le 100e anniversaire de fondation de ce Régiment canadien-français. Ce parc, inauguré à l’automne 2009 par le conseiller municipal Bob Monette, est configuré pour le bien-être et les loisirs des aînés de la communauté. Ce fut le premier parc du genre dans l’Est de l’Ontario. Endroit idéal pour donner libre cours à vos souvenirs, cette oasis de paix épouse parfaitement la devise du régiment : « Je me souviens ». Dans la tourmente de la Première Guerre mondiale, le gouvernement canadien autorise la formation du seul bataillon d’infanterie

francophone qui participera aux combats de la Grande Guerre et signe ainsi la naissance du 22e Bataillon (canadien-français). Les actes de bravoure et les honneurs de batailles du Bataillon lors de la Première Guerre mondiale lui valent une reconnaissance au Canada et sur le plan international. Par la suite, il participe à tous les conflits et missions de paix ou d’aide humanitaire des Forces canadiennes. Même en faisant abstraction de son identité linguistique et culturelle, les succès et les sacrifices du Royal 22e Régiment justifient la place d’honneur de cette unité militaire. Ses 44 honneurs de batailles, ses trois récipiendaires de la Croix de Victoria et un récipiendaire de la Croix de la vaillance, témoignent d’un siècle de courage et de dévouement dans les guerres, les opérations de maintien de la paix et les missions humanitaires entreprises à la demande du gouvernement canadien. L’impact du Royal 22e Régiment dépasse les limites de la sphère militaire. En plus de ses grands accomplissements militaires, l’histoire de

ce régiment est unique par la façon dont il a marqué l’évolution de la collectivité canadienne francophone, et par extension, l’évolution du Canada en défendant le français comme langue de travail et de vie et en sauvegardant son identité et ses valeurs canadiennes-françaises. La région d’Ottawa a été le lieu de résidence d’illustres officiers du Royal

22e Régiment dont : le Major-général, le Très honorable Georges Vanier, ancien gouverneur général, le Général Jean-Victor Allard, premier francophone Chef d’état-major de la Défense, le Général Jacques Dextraze, et le Lieutenant-colonel Raymond LaBrosse, héros de la 2e Guerre mondiale, ont tous précédé les familles militaires d’aujourd’hui, établies à Orléans et aux environs.

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Deux pionniers reconnus au Carrefour santé Rebecca Kwan L’Orléanais Au nom de leurs contributions au patrimoine francophone d’Orléans, le Dr Émile Major et la Dre Annie Powers seront reconnus dans l’enceinte du Carrefour santé d’Orléans (CSO). L’histoire des deux praticiens francophones sera célébrée grâce à une plaque commémorative, et le Dr Major prêtera son nom au parc adjacent au Carrefour. Tout à son honneur, le parc sera nommé « Parc Dr-Émile-Major », suite à une proposition présentée par un comité de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), puis approuvée par le conseil municipal en septembre. « La maison familiale, son bureau, c’était le premier centre communautaire de santé d’Orléans », se rappelle son fils, Jean-Marc Major, issue de la 5e génération des Major à Orléans. « Donc que le Carrefour, un centre communautaire premier en son genre, reconnaisse son rôle, ça va de soi, c’est une reconnaissance qui s’impose ». Pour le président du Comité du Docteur Émile Major à la SFOPHO, Louis Patry, le fait que le Dr Major soit reconnu dans

sa communauté mérite d’être célébré. « Ça veut dire que finalement, il va y avoir une reconnaissance pour ce médecin qui a été très important pour Orléans [...] Il a offert ses services à la communauté pendant 47 ans. » Racontée par son fils, l’histoire du Dr Major a saveur de campagne, de communauté et de don de soi. Jean-Marc Major évoque une enfance marquée par la profession de son père, où il était même appelé à venir en aide à ses opérations médicales comme il pratiquait en plein cœur de la maison familiale. « [Notre maison], c’était là où les gens allaient s’il y avait eu un accident, pour les accouchements, pour la pharmacie [...] c’était là où on faisait appel 24 h sur 24, 7 jours par semaine », relate-t-il. Né à Ottawa Ie 23 juin 1899, le Dr Major a œuvré dans la région d’Orléans de 1925 à 1962. Il est décédé à l’âge de 73 ans. Pour sa part, l’une des premières femmes médecins de la région, la Dre Annie Powers, sera aussi honorée dans l’enceinte du Carrefour. Surnommée la « docteure des pauvres », elle s’est fait connaître pour ses qualités d’empathie, de bienveillance et de générosité. « Vous me rembourserez quand vous pourrez »,

APPEL DE CANDIDATURES

Poste d'administrateur.trice au CONSEIL D'ADMINISTRATION DU CRCOC (postes vacants)

Le Centre de ressources communautaires Orléans-Cumberland (CRCOC) est un centre multiservice bilingue lequel promouvoit et contribue à la santé et au bien-être des communautés d'OrléansCumberland tout en travaillant en faveur du changement social. Si vous êtes bilingue, vous possédez une diversité d'habiletés et d'expériences, et désirez faire partie d'une équipe dynamique, on vous invite à soumettre votre candidature. Les candidat(es) intéressé(es) devront remplir un formulaire de mise en candidature, accompagné d'un CV récent. Veuillez soumettre votre candidature à l'adresse suivante:

Dr Émile Major

avait-elle souvent comme politique à l’égard de ses patients moins nantis, peut-on lire dans les textes de l’époque. Il est dit qu’elle ne soignait pas seulement les plaies physiques, « elle savait en même temps apporter le baume de l’amour et de la compassion ». « Les petits, les pauvres, les affligés étaient ses patients de prédilection, son cœur vibrait

à la souffrance des autres ». Issue d’une famille de médecins, la Dre Powers est née à Rockland en 1907. Une bibliothèque à l’Hôpital Monfort porte son nom depuis mars 1979, de même que le nom du local des Chevaliers de Colomb de Rockland, le Centre Powers. La Dre Powers est décédée à l’âge de 82 ans, le 3 décembre 1989.

CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

Rappelons-nous de ces femmes et de ces hommes qui ont tant sacrifié pour notre liberté et notre pays. Joyeux 100 e à notre coquelicot! Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800 MFLalondeMP.ca

Nous nous rapellerons d’eux.

Le formulaire et les exigences pour le poste sont sur notre site Web:

ou par courriel à : mwert@crcoc.ca Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nous au mwert@crcoc.ca

https://www.crcoc.ca/ fr/a-propos/conseildadministration/

105-240 boul. Centrum Orléans, ON K1E 3J4

Dre Annie Powers

Député provincial Orléans

(613) 834-8679 | SBlais.mpp.co@liberal.ola.org | StephenBlais.ca

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du Souvenir Souvenir Jour de Aller au front du choc post-traumatique André Magny L’Orléanais

En ce 11 novembre, les soldats du siècle dernier cèdent la place à des vétérans plus jeunes. Partis pour des conflits plus régionaux, mais tout aussi violents, ils en reviennent aussi meurtris que leurs aînés. Le conseiller municipal d’Orléans, Matthew Luloff est l’un de ceux-là. Pendant huit mois, en 2008, il fut en Afghanistan. Le temps de voir ses frères et sœurs d’armes périr à côté de lui. Il a la carrure d’un joueur de rugby. Ou alors, il pourrait être garde sur la ligne offensive du Rouge et Noir pour défendre son quart-arrière. Plus jeune, il était sauveteur dans les piscines d’Ottawa. « Pour moi, c’est une question de service », dit-il. C’est ce qui l’a amené à s’enrôler dans l’armée canadienne au risque d’y laisser sa peau. Partir à 24 ans Bien sûr, il y a la formation. « Des experts viennent nous briefer sur la culture, la langue. » Les soldats sont également formés dans la reconnaissance du terrain, histoire de débusquer les bases afghanes. La formation, c’est une chose. Patrouiller réellement, c’en est une autre. Il a 24 ans quand il part en Afghanistan vers des districts instables comme PanjwaiZharey dans la province de Kandahar.

Alors qu’un collègue tombe au combat, il a la « chance » d’être nommé navigateur, dans un territoire où les talibans ne sont pas là pour leur rendre la vie facile. Il perdra de nombreux camarades. Une douzaine. Revenir l’âme blessée « Tuer quelqu’un, c’est difficile pour un humain de comprendre. Pour moi, ça reste un choix difficile. » Il revient à Ottawa, clopin-clopant au niveau des émotions. Il essaie des thérapies qui échouent. Jusqu’au jour où, en 2017, sa psy lui fait découvrir la thérapie par exposition. Il prendra 45 jours pour revivre des expériences, afin de comprendre le processus des réactions après un choc posttraumatique. On ne revient pas d’une scène de guerre comme si on avait cueilli des roses. Avoir des symptômes comme la phobie de certains bruits en raison des bombes, « c’est une situation normale à quelque chose d’anormal », tient-il à répéter pour ceux qui hésiteraient à se faire soigner. Matthew Luloff admet que l’armée canadienne essaie de bien préparer son monde avant les combats. Cependant, il aimerait que plus d’efforts soient faits pour indiquer aux soldats retraités où trouver de l’aide pour se faire soigner. Et qu’on soit soldate ou soldat, pour le conseiller municipal, c’est la même souffrance : « On

Ne l’oublions pas

Matthew Luloff en Afghanistan. PHOTO : COURTOISIE est tous dans le même bateau. » Le retour des talibans au pouvoir… Tout ça pour ça ? « Je suis fier du travail fait par le Canada. Partir, c’est une question politique. Pour moi, le retrait est un peu trop tôt. » L’ancien fantassin porte l’Afghanistan dans

MATTHEW LULOFF Quartier 1 Orléans

LAURA DUDAS Quartier 2 Innes

son cœur. Il est d’avis qu’il y aura d’autres occasions d’aider les Afghans, en particulier les Afghanes, qui, pendant 20 ans, ont goûté à la liberté. « Je rêve de marcher en paix là-bas… » I have a dream…

TIM TIERNEY

Quartier 11 Beacon Hill-Cyrville

CATHERINE KITTS Quartier 19 Cumberland

11 novembre 2021 • Volume 5, Numéro 12 • 7


NOUVELLES DU QUARTIER Chère voisine, Cher voisin! Bienvenue à une autre édition du Bulletin communautaire! Cet espace me permet de transmettre des informations pertinentes à vous et à votre famille si vous ne me suivez pas sur mes comptes de médias sociaux, en plus de soutenir notre incroyable journal local. Pour des mises à jour plus fréquentes, vous pouvez vous abonner à ma page Facebook nommée Matthew Luloff, consulter l’onglet « Médias sociaux » de mon site Web au matthewluloff.ca, ou cliquer sur le bouton d’inscription pour recevoir mon bulletin d’information. Nous y partageons sans cesse des mises à jour à la communauté sur les occasions de mobilisation, les projets en cours dans le quartier, les perturbations à la circulation et de nombreuses autres nouvelles. L’automne est à nos portes et il y a tant de raisons d’aller jouer dehors dans le secteur Est et ses environs. Que ce soit pour aller au Festival de la citrouille à la Ferme Proulx, faire le plein de fruits et légumes à la Ferme d’Orléans, faire une promenade en famille sur le sentier de la Rivière-des-Outaouais ou à la tourbière de la Mer Bleue, ou courir avec votre compagnon à fourrure au parc Coyote Trail, il n’y a pas de meilleur moment dans l’année pour sortir et respirer l’air frais et vivifiant. Laura et moi saisissons aussi toutes les occasions de sortir prendre l’air avec nos petites filles (et cela les aide certainement à passer une bonne nuit de sommeil)! J’ai vraiment été heureux de croiser des voisins et de discuter des questions qui vous tiennent le plus à cœur. Nous avons de grands projets en cours à Orléans, de la réfection du sentier allant de la rue Thurlow au chemin Tenth Line à l’installation d’un abri de pique-nique électrifié dans le parc Queenswood Ridge, le travail acharné que nous avons fait en faveur du renouvellement des infrastructures a porté fruits au cours des derniers mois. Au moment où vous lisez ces lignes, un nouveau bureau de réception accessible est installé au Complexe récréatif Ray-Friel, le terrain de balle du parc Pierre Roque subit des améliorations et la sécurité au Centre communautaire Roy-G.-Hobbs est améliorée grâce à l’installation d’un nouveau lampadaire alimenté à l’énergie solaire à l’entrée du sentier.

Nettoyage des puisards À la suite des récentes précipitations, j’ai reçu des signalements d’inondations localisées dans certains secteurs d’Orléans. J’en ai fait part à notre équipe chargée des routes, qui aide à débarrasser les puisards des feuilles. Si vous le pouvez, essayez de les aider en retirant les feuilles accumulées dans le puisard le plus près de votre maison. Cela permettra à l’eau de s’écouler correctement et de libérer votre rue de toute inondation. Je vous en remercie.

Il est normal que de l’eau s’accumule autour des puisards par temps de pluie. Les routes sont conçues pour évacuer l’eau, selon la capacité des égouts. Vous pouvez envoyer une demande de service pour informer la Ville si un puisard (plaque d’égout) : • est bouché (causant l’inondation de la route); • est surbaissé ou surélevé; • est brisé. Pour les demandes de service provenant de la Ville d’Ottawa, appelez le 3-1-1.

Occasions de mobilisation

Parlant de mobilisation, la Ville d’Ottawa offre plusieurs occasions de mobilisation sur Participons Ottawa, notamment dans le cadre du nouveau Plan officiel, du Plan directeur de la gestion des déchets solides, du budget 2022, de la mise à jour du Plan directeur des transports, du Plan directeur de l’infrastructure, et bien d’autres initiatives. Visitez participons. ottawa.ca pour obtenir des détails sur ces politiques importantes et y participer.

Sois visible pour ta sécurité

Afin de promouvoir la sécurité sur les sentiers et sur la route, je me suis joint à Sécurité des routes Ottawa et à sa campagne « Sois visible pour ta sécurité » au début du mois. Ensemble, nous avons organisé un événement surprise spécial le long du sentier de la Rivière-desOutaouais, près de l’école secondaire Cairine Wilson. Les jours raccourcissent et la nuit tombe plus tôt. N’oublions pas d’adapter nos pratiques de sécurité en conséquence en portant des couleurs vives et des matériaux réfléchissants, que nous soyons à vélo ou à pied. J’ai eu la chance de vous parler le long du sentier et de vous donner des cloches, des lumières et des réflecteurs. Si je vous ai manqué, envoyez-moi un mot. Il nous reste quelques articles à donner. De plus, chaque association communautaire du quartier fait installer des tableaux d’affichage communautaires cet automne. Vous y trouverez des informations pertinentes sur nos quartiers. Ces tableaux font partie de mon plan en vue de poursuivre le développement de notre communauté. Le resurfaçage de la rue St. Georges se termine bientôt. La rue et les trottoirs auront fière allure! Il reste encore beaucoup d’autres améliorations à apporter à l’infrastructure au cours de la prochaine année; restez donc à l’affût pour de plus amples informations. Je termine en vous souhaitant, à vous et à votre famille, une joyeuse Halloween. C’est un honneur de vous servir avec mon équipe ici dans la communauté. Bien que les choses aient été difficiles ces derniers temps à l’hôtel de ville, vous et notre belle communauté demeurez ma priorité. N’hésitez pas à nous demander de l’aide.

Conseiller Quartier Orléans (613) 580-2471 // Matt.Luloff@ottawa.ca // www.MatthewLuloff.ca 8 • 11 novembre 2021 • Volume 5, Numéro 12


AGA AFO : occasions de plusieurs mises au point André Magny IJL – Réseau.Presse – Le Voyageur La 16e édition de l’assemblée générale annuelle (AGA) de l’Assemblée de la Francophonie de l’Ontario (AFO) aura notamment été marquée par l’avenir du programme universitaire francophone au sein de l’Université de Sudbury. Une AGA qui clôture une semaine d’activités placée sous le signe de la vitalité franco-ontarienne. Pandémie oblige, pour une deuxième année consécutive l’AFO a tenu son congrès annuel de manière virtuelle du 25 au 30 octobre. Alors qu’il entame sa dernière année de sa présidence, Carol Jolin a noté que l’AFO aura notamment à l’œil, au cours des prochains mois, les élections provinciales, les états généraux postsecondaires, les soins de santé longue durée et la santé mentale, la nomination d’un prochain PDG à TFO et le rapprochement des francophones, notamment avec les Québécois. De son côté, le directeur général de l’AFO, Peter Hominuk, a tenu à préciser que l’AFO continuerait d’être active en termes d’inclusion et pour lutter contre le racisme. La nomination d’un coordonnateur veillant à l’inclusion dans le cadre du programme

AGIR (Accompagnement des groupes identitaires racialisés) va dans ce sens. Le DG a d’ailleurs fait une mise au point importante par rapport à certaines rumeurs qui semblent circuler : « L’AFO ne bloque aucunement des fonds gouvernementaux destinés vers des organismes représentant des franco-ontariens racialisés ». Selon lui, le problème est au niveau du gouvernement. Pour appuyer ses dires, le DG a mentionné que près de 30 % des sommes données aux OBNL francophones de l’Ontario étaient justement racialisés. La question politique n’a pas été absente des discussions. Ce fut le cas lors de la plénière du vendredi 29 octobre. La rencontre réunissait la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, le porteparole du NPD aux Affaires francophones, Guy Bourgoin, la porte-parole aux Affaires francophones du Parti libéral de l’Ontario, Amanda Simard, et le chef du Parti vert de l’Ontario, Mike Schreiner. Ce webinaire, qui n’était pas un débat, aura permis tour à tour aux invités de faire part de leurs objectifs face aux questions concernant les Franco-Ontariens. Trois grands thèmes ont particulièrement ressorti de ce rendez-vous : la modernisation de la

Loi sur les services en français en Ontario, l’immigration ainsi que la question de l’avenir de l’Université de Sudbury. Si tous et toutes s’entendent pour dire que les services en français doivent être mieux développés en Ontario afin « de prospérer au lieu de survivre », comme l’a martelé à plusieurs reprises la ministre Mulroney, Guy Bourgoin a tenu à rappeler, tout comme Mike Schreiner, qu’il fallait que cela se fasse en consultation avec l’AFO et d’autres organismes francophones sur le terrain. La ministre a promis que cette modernisation se ferait dans le cadre de l’actuelle législature. « L’immigration fait partie de la solution pour contrer l’assimilation » a rappelé le député du NPD. Il est ainsi important de faciliter la reconnaissance des diplômes, a-til poursuivi. De son côté, Caroline Mulroney a souligné les ententes que son gouvernement a signées, en particulier avec la France « pour créer des corridors d’immigration afin d’attirer les enseignants », compte tenu de la pénurie d’enseignants francophones en Ontario. Alors que le chef des Verts ontariens favorise une université de langue française à Sudbury et que la création d’un réseau franco-ontarien universitaire « était une

idée à explorer », Amanda Simard n’est pas entièrement opposée à ce que l’Université Laurentienne conserve des cours en français, « seulement si ça ne nuisait pas à l’Université de Sudbury ». Faisant un parallèle avec ce qu’elle avait vécu à l’Université d’Ottawa, elle a affirmé que « c’était un avantage d’avoir des programmes bilingues », car cela permettait à des anglophones de suivre des cours en français. Un point de vue qui rejoint celui de Guy Bourgoin, qui tient à une institution universitaire par et pour les francophones à Sudbury. Sur Twitter, la députée Amanda Simard a précisé sa pensée, indiquant qu’elle favorisait une entente entre les deux établissements pour que les étudiants de la Laurentienne aient accès à des cours en français. Tout en affirmant que l’éducation en français dans le Nord de l’Ontario était une priorité pour son gouvernement, Caroline Mulroney n’a toutefois pas osé se prononcer face à l’incertitude de l’Université de Sudbury « à cause du processus judiciaire en cours ». Une réflexion qui a fait bondir Guy Bourgoin et Amanda Simard. « L’aspect juridique concerne uniquement les créanciers et non la francophonie » a répliqué cette dernière.

Renouveler votre permis de conduire, votre vignette de plaque d'immatriculation ou votre carte-photo de l'Ontario est aussi simple que de commander votre épicerie. ServiceOntario vous permet de procéder à un renouvellement rapidement, en toute sécurité, dans vos temps libres. Gagnez du temps. Procédez à un renouvellement en ligne. Pour de plus amples renseignements, visitez la page ServiceOntario.ca/Services-Offerts Payé par le gouvernement de l'Ontario

11 novembre 2021 • Volume 5, Numéro 12 • 9


École élémentaire publique

Le Prélude

École élémentaire publique

L’Odyssée

10 • 11 novembre 2021 • Volume 5, Numéro 12

École secondaire publique

Gisèle-Lalonde


Le CEPEO : accueillant, impliqué et ouvert sur le monde ! La 9e édition de la Semaine nationale de l’immigration francophone (SNIF), coordonnée par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, en collaboration avec les Réseaux en immigration francophone (RIF), se tiendra du 7 au 13 novembre 2021.

et de parents d’élèves, diverses recettes qui mettent en valeur et en lumière les racines, les souvenirs et les cultures de ceux et celles qui forgent le conseil scolaire.

Pour l’édition actuelle, la thématique est Une francophonie aux mille saveurs et elle s’inscrit directement dans l’objectif de l’événement, soit de se rassembler entre francophones, de s’ouvrir aux autres cultures et de discuter.

Depuis le 7 novembre, le recueil complet est disponible au cepeo. on.ca. La richesse des mélanges et le métissage des épices présents dans les recettes sont un clin oeil à la thématique Une francophonie aux mille saveurs de la SNIF mais aussi à la composition de la communauté scolaire du CEPEO.

Les valeurs misent de l’avant dans le cadre de la SNIF s’imbriquent aussi aisément avec celles qui guident les actions et l’implication du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO),prônant le pluralisme et la bienveillance. Souhaitant jouer un rôle actif dans cette semaine annuelle importante, le CEPEO a élaboré un recueil en collectant, auprès des membres du personnel, des apprenants

« L’élaboration d’un recueil de recettes est une idée simple sur papier, par contre, la symbolique que le conseil en fait est complètement géniale. Un repas est souvent l’occasion de discuter avec autrui, de dialoguer, d’en apprendre davantage,

LIVRET DE RECETTES Un ingrédient aux mille saveurs CEPEO.ON.CA d’exposer qui nous sommes et le tout dans un environnement respectueux et ouvert, ce que le conseil scolaire encourage! » affirme Laurence Paradis, administratrice en recrutement scolaire, développement communautaire et partenarial et coordonnatrice du CEPEO dans ce dossier.

les uns des autres et interagissent en français. Parsemée sur près de 40 319 km2, notre communauté de près de 20 000 personnes et de 96 langues parlées est un bel exemple d’accueil et d’ouverture.

Le CEPEO, ce sont des membres du personnel et des élèves provenant de plus de 130 pays qui collaborent, apprennent

Le Programme du diplôme du Baccalauréat International à Mer Bleue : un choix gagnant ! Le Collège catholique Mer Bleue est fier d’offrir à ses élèves de 11e et de 12e année le Programme du diplôme du Baccalauréat International (IB). En participant à ce programme, les élèves ont la chance de vivre une expérience stimulante et enrichissante, en plus d’obtenir un diplôme reconnu dans plus de 150 pays. Suivre un programme du Baccalauréat International est une réelle valeur ajoutée au parcours académique d’un élève, notamment puisque l’enseignement : • les encourage à penser de façon autonome et à prendre en main leur propre apprentissage ; • les incite à poser des questions, à poursuivre leurs propres aspirations, à se fixer des objectifs ambitieux et à développer la persévérance nécessaire afin de les atteindre ; • les aide à émettre des jugements critiques et éthiques en connaissance de

cause, ainsi qu’à développer la souplesse, la persévérance et la confiance nécessaires pour apporter des changements importants dans le monde ; leur permet de suivre des programmes d’enseignement susceptibles de leur ouvrir les portes des universités les plus prestigieuses au monde et la possibilité d’obtenir des équivalences universitaires ; leur permet de développer une plus grande ouverture sur le monde et une sensibilité internationale afin d’être en mesure de percevoir la richesse de la diversité, des perspectives et des cultures ; leur permet de prendre connaissance et d’engager la conversation au sujet de la mondialisation et de comprendre les différents rôles qu’elles et ils peuvent assumer et l’impact positif qu’elles et ils peuvent générer par leurs actions.

En plus des nombreux atouts du Baccalauréat International, celui-ci entretient une philosophie qui est alignée avec l’approche pédagogique du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), mettant à l’avant-plan le développement des compétences globales telles que la communication, la collaboration, l’autonomie dans l’apprentissage, la pensée critique, l’innovation et la créativité ainsi que la citoyenneté.

Pour tout savoir sur cette opportunité unique et pour obtenir les détails sur l’inscription, vous êtes invités à participer à une soirée d’information, le 25 novembre prochain, à 18 h. Retrouvez tous les détails sur le site Web du Collège catholique Mer Bleue : mer-bleue.ecolecatholique.ca

Soirée d’information sur l’IB

25 novembre 2021 18 h

11 novembre 2021 • Volume 5, Numéro 12 • 11


POSTES DE DIRECTIONS D’ÉCOLE À COMBLER VENEZ FAIRE UNE DIFFÉRENCE! Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) souhaite recruter des personnes passionnées et engagées pour combler des postes de directions et de directions adjointes d’école. Joignez-vous à une équipe ouverte sur le monde et participez au succès du plus grand conseil scolaire francophone à l’extérieur du Québec!

UNE CARRIÈRE EN ÉDUCATION À LA HAUTEUR DE VOS AMBITIONS Saviez-vous que le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) compte près de 5 000 membres du personnel occupant des emplois variés et stimulants au sein de ses 59 écoles et de son Centre éducatif? Les directions et directions adjointes d’école jouent un rôle de premier plan pour amener les élèves vers la réussite, en étant d’ailleurs souvent appelées à surpasser le cadre de leurs fonctions. Leur principale motivation demeure la satisfaction de contribuer de façon significative au parcours des élèves. Au quotidien, les directrices et directeurs oeuvrant dans les écoles catholiques du Centre-Est ont accès à plusieurs programmes de formation et initiatives de perfectionnement, qui visent à les aider à développer leur plein potentiel en matière de leadership scolaire : •

Occasions de perfectionnement professionnel tout au long de leur carrière;

Collaboration avec une équipe-école offrant des services de soutien aux élèves;

POSTULEZ DÈS MAINTENANT ! ecolecatholique.ca/carriere 12 • 11 novembre 2021 • Volume 5, Numéro 12

Environnement de travail sain où le bien-être personnel est une priorité;

Programme de mentorat personnalisé pour les cadres.

Le CECCE, qui a récemment lancé une vaste campagne de recrutement pancanadienne, souhaite attirer la prochaine génération de directions et directions adjointes d’école. Ces postes sont ouverts à toute personne démontrant un intérêt, voire une passion pour la gestion et les relations humaines, peu importe sa provenance géographique. Oeuvrez-vous déjà dans le milieu de l’éducation en Ontario ou ailleurs? Cherchez-vous à faire évoluer votre carrière? Venez faire une différence en choisissant de travailler dans une école catholique du Centre-Est! Fier d’offrir un milieu de travail stimulant, inspirant et 100 % francophone dans la région de la capitale nationale du Canada, le CECCE invite les personnes de tous les horizons à postuler à l’un de ses postes de direction. Pour en apprendre plus sur les avantages et les offres d’emploi disponibles au sein des écoles catholiques du Centre-Est, rendez-vous au ecolecatholique.ca/carriere.


étudiant 11 novembre 2021, Volume 4 Numéro 2

La voix des étudiants francophones d’Orléans

Prochaine édition : 9 décembre

Des capsules historiques par les élèves Ary Godin, 8e année École secondaire publique Louis-Riel

Avec un écran vert, les élèves de la 8e année du programme VéloTechno ont créé des capsules historiques avec le logiciel de montage Wevideo. Il y a un local séparé dans la classe qui contient un écran vert et un bon éclairage pour assurer que les élèves apprennent comment bien utiliser un arrière-plan pour créer des vidéos et des présentations de haute qualité. Ce projet était une occasion pour les élèves d’utiliser la partie technologie de VéloTechno pour créer une vidéo éducative destinée aux élèves de la 7e année. « Savoir utiliser divers outils technologiques, c’est super important pour les élèves, et ce, pour plusieurs raisons. Sur le marché du travail, la technologie va être dans leur vie quotidienne, c’est vrai qu’ils utilisent la technologie, mais ce n’est pas toujours à des fins pédagogiques. Ils l’utilisent souvent pour se divertir. C’est important de développer des habiletés comme du montage, être polyvalent avec différents outils », explique M. Dignard, un des enseignants du programme VéloTechno. Apprendre comment utiliser des logiciels

de montage en classe à un jeune âge est une très bonne occasion pour nous préparer pour le futur et le monde autour de nous. « Je pense que l’écran vert est important pour enseigner aux élèves, car s’ils veulent faire des films, ils doivent savoir comment utiliser un écran vert », exprime Suzanne Wright, une élève de la 8e dans le programme. Apprendre comment utiliser ce type de technologie pourrait devenir un nouvel intérêt et ouvrir des perspectives d’emploi pour les élèves. Les capsules historiques étaient une bonne façon de se familiariser avec ces types de projets. Utiliser un écran vert lorsqu’on filme aide à rendre nos capsules plus pertinentes à visionner. Les étudiants qui préparent des capsules peuvent montrer leur visage tout en montrant des photos ou des vidéos en arrière-plan, ce qui rend le produit plus intéressant et professionnel. Le nouveau programme VéloTechno est disponible à l’intermédiaire de l’École secondaire publique Louis-Riel depuis la rentrée. Il combine l’apprentissage des technologies et du plein air à travers des projets interdisciplinaires en contextes authentiques.


Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

De beaux projets environnementaux à l’ÉSP Gisèle-Lalonde Maissa Zemni, 10e année École secondaire publique GisèleLalonde Malgré la pandémie, le Club enviro de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde a tenu bon et continue toujours de travailler afin de créer un impact positif au sein de l’école et de la communauté. Récemment, le mercredi 22 septembre, le club a voulu célébrer la Journée internationale de l’arbre en transplantant six conifères, afin de créer une forêt miniature devant l’école. À cause de la forte pluie, la transplantation a été reportée au vendredi 1er octobre après l’école. D’ailleurs, j’ai moi-même eu l’occasion de participer à cet événement avec l’accompagnement de deux élèves engagés en environnement, à savoir Nour Harb de la 9e année et Carl Cruz-Nantel qui est, comme

moi, en 10e année. Nous avons transplanté les conifères avec l’aide de Madame Élisabeth Bengle et Monsieur Frédérique Lalonde, nos deux mentors pour le Club enviro de notre école. Grâce aux nouvelles mesures sanitaires liées à la COVID-19, il est maintenant possible de se rencontrer dans le cadre des activités du club. Les rencontres ont lieu chaque mercredi midi à l’intérieur de notre serre, afin de discuter et de créer différentes actions environnementales. Peu à peu, le Club enviro de l’école reprend vie après ce long confinement. Les actions environnementales ne s’arrêtent pas là. L’école a également reçu une vingtaine d’arbres, un généreux don de l’Association communautaire du Grand Avalon, par Écologie Ottawa. Ces arbres

seront plantés pour l’hiver. En attendant que l’association puisse créer son projet environnemental pour le printemps, ces arbres seront donc plantés dans la communauté, à Orléans. Le club est très content de pouvoir reprendre son mandat en créant des impacts environnementaux. D’ailleurs, un nouveau volet environnemental a été ajouté aux annonces de la semaine, ayant pour but d’encourager les élèves à relever un défi environnemental et à l’immortaliser en photos, qui seront partagées sur nos médias sociaux. Un autre objectif du club est de rejoindre le CÉRÉ (Comité des élèves responsables en environnement), en espérant que cela soit possible malgré la pandémie. Récemment, le jardin de notre serre a hérité d’une

nouvelle pergola, construite par les élèves, qui sera couverte de verdure, de plantes et d’arbres divers. Ce projet permettra non seulement d’encourager les élèves et les enseignants à passer plus de temps dans notre jardin, mais aussi de contribuer à la biodiversité, puisque chaque plante abrite des microphones auxiliaires qui permettent à différents insectes et espèces de trouver de la nourriture, un habitat et d’autres ressources. Tous ces projets sont des actions qui ont été réalisées par des élèves et le personnel de l’école. Étant membre du club, j’espère de tout cœur continuer à contribuer à divers impacts environnementaux positifs dans notre communauté. Vous pouvez d’ailleurs suivre Matière verte E.S.P Gisèle Lalonde sur Twitter afin de suivre les nouvelles environnementales à Gisèle-Lalonde.

Les Rebelles participent au tournoi de golf Franco-ontarien Philippe Gagnon, 8e année École secondaire publique Louis-Riel Les Rebelles de l’intermédiaire de l’École secondaire publique Louis-Riel ont pris part au tournoi de golf Franco-ontarien sur le terrain Castleview le mercredi 6 octobre. Ce tournoi de golf est organisé pour réunir des élèves d’écoles francophones. Les Rebelles de Louis-Riel de l’intermédiaire ont participé à ce tournoi et l’école, située à Blackburn, était celle qui comptait le plus de participants. Le premier quatuor de golf a pris le départ vers 8 h 30 puis les autres groupes ont suivi. Les Rebelles de l’intermédiaire comptaient plus de 20 élèves qui compétitionnaient pour le plaisir. Les élèves

étaient très chanceux, car les organisateurs donnaient le choix de plusieurs petits prix de participation. Il y a eu des ensembles de balles de golf et d’accessoires de golf, des casquettes, des gilets et plus. Quand les groupes ont fini leurs neuf premiers trous, ils pouvaient dîner. Un autre plus est que le tournoi offrait gratuitement un dîner à tout le monde. Par la suite, les équipes sont reparties jouer le reste du parcours le ventre plein. Le terrain Castleview, où se déroulait le tournoi, était pittoresque. Ce dernier a une superficie de plus de 6500 verges et il est entretenu chaque jour. C’est un terrain où des professionnels pourraient jouer. Les Rebelles se comptaient très chanceux de pouvoir jouer sur ce terrain. Lors de cette

journée, il faisait très beau, mais le matin était extrêmement brumeux, les joueurs et joueuses avaient du mal à jouer, car ils ne pouvaient pas voir la balle ni le trou. Par exemple, des joueurs frappaient dans des petits lacs, car ils ne pouvaient pas voir où ils frappaient leurs balles. Plus tard dans la journée, la température est devenue meilleure et chaque groupe de Louis-Riel pouvait avoir de meilleurs pointages. Pendant ce tournoi, les groupes compétitionnent entre eux, même s’ils étaient de la même école. Chaque équipe devait marquer leur pointage pour chaque trou afin que l’enseignant et l’organisateur du tournoi puissent déterminer le quatuor gagnant. L’équipe gagnante était constituée de

Ben Leblanc, Émile Vineberg, Ethan Roy et Philippe Gagnon. Ils ont remis une carte de pointage de 75 soit 3 au-dessus de la normale. Les joueurs et joueuses devaient jouer la meilleure balle qui était frappée (best ball). C’est une des raisons pour lesquelles les pointages étaient si bons. Les autres quatuors ont remis des cartes de pointage se situant entre 81 à 91. « Je voudrais vraiment revivre cette expérience l’année prochaine, car ce tournoi était très amusant », a dit Émile Vineberg, membre de l’équipe gagnante. Ça fait plus de 20 ans que l’enseignant Eric Rochon organise cet événement pour des écoles francophones. On se revoit l’an prochain pour une autre édition du tournoi de golf Franco-ontarien.

COR-21-034

COMMENCE TA CARRIÈRE

DÈS JANVIER

A2 • 11 novembre 2021 • Volume 4, Numéro 2


Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Partir pour devenir : est-il essentiel de voyager Camille Houle, 12e année École secondaire Béatrice-Desloges La vie est une quête complexe et énigmatique sans fin. Certains se perdent en cours de route, mais voilà ce qui rend le trajet passionnant et qui en fait sa beauté. Malgré les détours et les obstacles, l’important est de continuer à avancer, à grandir, à apprendre et à vivre. Cette notion semble échapper à beaucoup de membres de la société d’aujourd’hui, tellement absorbés par leur routine et préoccupés par des banalités, qu’elles et ils ne voient pas le temps filer devant leurs yeux. En réalité, il faut parfois sortir du moule pour voir la vraie valeur de la vie et la meilleure manière d’y parvenir est de voyager. Pour débuter, le voyage est essentiel puisqu’il contribue au développement personnel à différents niveaux. D’abord, les circonstances lors d’un voyage favorisent la confiance en soi. Comme plusieurs situations

poussent les voyageurs à sortir de leur zone de confort, l’inconnu devient de moins en moins effrayant et de plus en plus accueillant. Avec le temps, approcher de nouvelles personnes, affronter ses peurs ou partir à l’aventure en solo peut même être excitant. Un grand nombre d’études démontrent aussi que voyager permet d’accroître la créativité. D’ailleurs, selon plusieurs neuroscientifiques et psychologues, l’immersion culturelle contribue à améliorer la neuroplasticité et la flexibilité cognitive. Influencées par les expériences étrangères, ces capacités sont directement liées à différents aspects qui forment la créativité telle qu’on la connaît. Pour continuer, voyager a un grand impact sur le cheminement intrapersonnel et la découverte de soi. Puisque celles et ceux qui voyagent font indéniablement face à divers inconvénients, elles et ils découvrent plusieurs facettes de leur personnalité, incluant leurs forces et leurs

faiblesses. Effectivement, selon Mary Helen Immordino-Yang, professeure d’éducation et de psychologie, l’immersion dans une autre culture et les interactions avec différents types de personnes jouent un grand rôle dans la fortification du sentiment d’identité d’une personne. Voyager influence positivement la perspective des individus, ce qui contribue à créer un monde meilleur. Le temps passé à l’étranger a aussi un impact sur la manière dont un individu résout des problèmes. Ce sont de ces individus dont la société a besoin puisqu’elles et ils sont capables d’adopter une nouvelle approche afin de relever les défis de la vie et de surmonter les obstacles. Par la suite, voyager permet de développer son ouverture d’esprit comme nulle autre expérience. En étant plongés dans de nouvelles cultures, traditions et modes de vie, les voyageurs découvrent que malgré les différences, il existe plusieurs similarités entre chaque population. Ces expériences

immersives permettent de déconstruire des stéréotypes et des préjugés en plus d’encourager la tolérance, l’acceptation, la compréhension et l’empathie; des valeurs qui sont en manque dans le monde d’aujourd’hui. Voyager dans différentes parties du monde permet aussi de constater la richesse, la pauvreté, la misère et le bonheur et cela met en valeur ce qui est réellement important. Conséquemment, on apprend à vivre une vie moins matérialiste et à prioriser les liens, les expériences et les souvenirs. Bref, le voyage est crucial afin de faire évoluer les mentalités et faire du monde un endroit plus positif et authentique. Pour tout dire, voyager et se baigner dans d’autres cultures est primordial dans la vie puisque cela permet de s’épanouir au niveau personnel ainsi que psychologique et contribue à améliorer le monde en changeant la perspective des voyageurs.

Semaine bien remplie pour l’Halloween au CCMB Geneviève Bernier, 7e année Collège catholique Mer Bleue Durant la semaine du 25 au 29 octobre, les élèves et les enseignants du Collège catholique Mer Bleue (CCMB) ont vécu une semaine bien remplie. En effet, plusieurs activités ont été organisées par le gouvernement des élèves (GDE) afin de souligner l’Halloween. En arrivant à l’école le lundi matin, les élèves étaient bien confortables en pyjama. Mardi, les élèves étaient déguisés en diverses personnalités de la culture populaire à l’occasion de la journée culture pop. Le

lendemain, pour la journée Passez au mauve, organisée par les sociétés d’aide à l’enfance de l’Ontario, les élèves étaient vêtus de mauve en signe de reconnaissance des droits de l’ensemble des enfants et des jeunes à la sécurité et au bien-être. Pour la journée Jeudi rétro, le personnel et les élèves sont retournés dans les années 90 avec beaucoup de créativité. Le vendredi avant l’Halloween, les élèves ont porté leurs costumes! Durant le déroulement de ces journées, les élèves étaient joyeuses, joyeux, enjouées et enjoués d’y participer. En plus de porter leurs costumes le

vendredi, les élèves ont eu la chance de participer à une quantité énorme d’activités organisées par le GDE. En début de journée, il y a eu un bingo animé par le premier ministre de l’école. Ensuite, il y a eu un Kahoot d’Halloween, aussi animé par un membre du GDE. Les élèves s’entraidaient pour arriver à la bonne réponse afin d’essayer d’avoir le dessus sur les autres classes. Après le dîner, certaines classes ont joué au jeu du loup-garou, puis, en fin de journée, il y a eu une dernière compétition entre les classes et des prix ont été remis aux élèves ayant gagné les diverses compétitions. Ce fut

une belle journée remplie d’activités et de bonbons bien mérités! Les activités ont certainement amusé les élèves de l’école. Ce fut un vendredi rempli d’activités avec moins de travaux et plus de joie où tous les élèves ont eu la chance de participer à des jeux en salle de classe. En effet, avec les journées thèmes et les diverses activités, la semaine d’Halloween était certainement plus amusante qu’une semaine normale. Les élèves qui fréquentent le CCMB espèrent fortement que lors des prochaines fêtes, le GDE organisera d’autres activités comme celle-là.

Apprenez à connaître vos publics cibles et à communiquer avec eux. École de communications sociales.

ustpaul.ca 11 novembre 2021 • Volume 4 Numéro 2 • A3


Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Ce qu’on apprend à l’école, à quoi ça sert Danica Xatruch, 11e année École secondaire catholique Garneau « À quoi sert de trouver la valeur de la pente d’une droite sur un graphique ou d’être en mesure de réciter le tableau périodique des éléments de mémoire ? » « Comment cela m’est-il nécessaire dans la vie quotidienne ? » Voilà des questions que j’ai entendues d’innombrables fois tout au long de mon parcours scolaire de la part de mes confrères et consoeurs étudiants et étudiantes. D’ailleurs, ce serait mentir que de prétendre que je ne me suis jamais posé des questions semblables, en particulier ces derniers temps, alors que j’étudie des textes littéraires anciens. « Pourquoi analyser des œuvres historiques de Shakespeare et de Molière lorsque ces textes n’ont peu ou aucune pertinence aujourd’hui ? » Bien que la plupart du temps, les enseignants

évitent de répondre à de telles questions ou, au mieux, fournissent des réponses vagues et nébuleuses, il est tout à fait normal pour les jeunes de remettre en doute l’importance de l’école. Effectivement, certaines notions apprises à l’école ne seront d’aucune utilité pratique pour la vaste majorité des adultes. Dans ce cas, pourquoi poursuivre nos études dans les matières qui nous sont inculquées, faire nos devoirs, nos exercices, nos leçons, nos dissertations, notre lecture ? Outre le fait que nous sommes obligés, en vertu de la loi, de fréquenter une école jusqu’à l’âge de 18 ans, en quoi l’éducation est-elle indispensable à notre avenir ? La réponse est simple : l’école nous apprend à apprendre. Je m’explique. Sans s’en rendre compte, l’école nous permet, grâce à la richesse et à la grande diversité des sujets abordés, de développer une multitude de compétences fondamentales dans plusieurs domaines afin

que nous puissions nous épanouir et nous forger une pensée autonome. Notamment, à l’école, nous apprenons à : - comprendre et interpréter divers textes; - assimiler des informations importantes et les appliquer; - travailler en équipe efficacement; - structurer ses idées et s’exprimer avec logique et cohérence - développer de bonnes habitudes de travail (gestion du temps, du stress et des priorités); - analyser différents sujets sous différents angles; - stimuler sa curiosité et acquérir de nouvelles connaissances; - s’adapter rapidement aux changements. Par surcroît, une éducation solide nous permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. C’est-à-dire, une personne éduquée et instruite est plus apte à éviter les abus de l’État, moins susceptible

de se faire exploiter, et privilégie, selon toute vraisemblance, des relations saines et égalitaires autant dans le milieu du travail que dans la vie quotidienne. D’autre part, une personne qui a la capacité de comprendre et de se faire comprendre a l’avantage de minimiser des conflits pouvant découler de l’incompréhension ou de l’ignorance. Dernièrement, il va de soi que la principale raison pour laquelle la plupart d’entre nous sommes à l’école réside dans notre désir à mener une vie meilleure et à se diriger vers un avenir radieux dans l’espoir d’occuper, un jour, un métier qui nous passionne. Bref, un message à tous ceux qui songent abandonner et qui se plaignent d’écrire des dissertations sur des romans de fiction ou d’effectuer une panoplie de calculs pour trouver la valeur de x : ne lâchez pas. Vos efforts porteront fruit plus tôt que vous ne l’imaginez. L’école, ça en vaut la peine.

Les Prix annuels d’Orléans pour

les jeunes qui se sont distingués

les arts – les sports – la réussite scolaire – le service communautaire

Y aurait-il dans votre communauté un jeune de moins de 18 ans qui se démarque par son aptitude et ses talents? Ou peut-être y aurait-il un jeune qui donne généreusement de son temps et de son énergie pour le bien-être d’autrui et dans le but d’améliorer la qualité de vie dans sa communauté? Si le nom d’un jeune vous vient à l’esprit, vous pouvez le proposer pour un des prix de L’Orléanais pour les jeunes qui se sont distingués. Les candidats doivent être âgés de moins de 18 ans et doivent habiter le secteur de la Ville d’Ottawa se trouvant à l’est du boul. St-Laurent, ceci à partir du 1er septembre 2021. Les candidats seront jugés selon leurs accomplissements entre le 1er septembre 2020 et le 31 août 2021. Les candidatures proposées doivent comprendre le nom, l’adresse et le numéro de téléphone du candidat et de la personne qui le propose, ainsi qu’un texte résumant les réalisations du candidat. Vous pouvez faire parvenir votre soumission par courrier électronique au OYA@orleansstar.ca ou par la poste à l’adresse suivante : 745 Farmbrook Cres., Orléans K4A 2C1. La date limite pour les soumissions est le 22 novembre. Pour de plus amples renseignements, visitez www.orleansstar.ca/OYA_francais ou veuillez communiquer avec Fred Sherwin au 613-447-2829.

A4 • 11 novembre 2021 • Volume 4, Numéro 2


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