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10 décembre 2020, Volume 4 Numéro 13

La voix francophone d’Orléans

PAGE 3 Des anciens disent au revoir à l’École des Villageois

Prochaine édition 7 janvier

PAGE 5 Denis Gagnon : Désastre évité de justesse au pôle Nord

PAGE 7 Le petite histoire de la rue Gabriel

Le temps des Fêtes : une tradition d’entraide à Orléans Rebecca Kwan Initiative de journalisme local – APF – Ontario

La pandémie n’a pas empêché les résidents d’Orléans de décorer leurs maisons en prévision du temps des Fêtes qui approche. PHOTO : FRED SHERWIN

L’esprit de Noël devra faire son entrée à Orléans d’une tout autre manière cette année. La pandémie aura eu raison des traditionnelles festivités de la banlieue, dont le classique défilé en lumière le long du boulevard Saint-Joseph. Faute de pouvoir se rassembler pour accueillir le père Noël à Orléans, l’Association des pompiers professionnels d’Ottawa, la banque coopérative Frontline Credit Union, le Service des incendies d’Ottawa et l’Armée du Salut ont uni leurs forces pour perpétuer cette tradition vieille de près de 20 ans en mettant sur pied une collecte de fonds virtuelle. « Pour mener notre campagne virtuelle, nous nous servons du site GoFundMe. Notre objectif, c’est d’amasser un total de 150 000 $ », commente Bob Rainboth, président du comité du défilé en lumière, optimiste quant aux retombées positives du projet.

Au programme pour les amateurs de magie de Noël, le traditionnel défilé a également pris la forme d’une exposition minimaliste le 5 décembre dernier, alors que les véhicules pouvaient circuler dans le respect des mesures sanitaires. L’événement se tenait au parc-o-bus derrière le centre d’achat Place d’Orléans et, tout comme l’initiative virtuelle, avait pour but d’amasser des fonds et des jouets pour les familles dans le besoin. Les dons en argent récoltés serviront à l’achat de jouets qui seront ensuite offerts à l’organisme Toy Mountain. Cette méthode s’annonce efficace et sécuritaire, d’après M. Rainboth, comme il n’y aura aucun contact physique entre les donateurs et les jouets qui seront distribués. Même son de cloche pour l’emblématique village de Noël orchestré par le Club des Lions de Gloucester Nord, qui avait annuellement pignon sur rue au centre d’achat Place d’Orléans.

SUITE À LA PAGE 3

Joyeux Noël et bonne année


EN BREF Interdiction de stationnement coûteuse

ORLÉANS – Le 23 novembre dernier, la Ville d’Ottawa décrétait une interdiction hivernale de stationnement. Pour les secteurs de surveillance qui incluent Orléans, cela s’est traduit par l’émission de 414 contraventions. « L’amende pour le stationnement dans la rue pendant une interdiction est de 125 $, avec une option de paiement anticipé de 105 $ », souligne Alison Sandor, agente d’information du public des Services des règlements municipaux. Mme Sandor rappelle que de telles interdictions peuvent être mises en vigueur lorsqu’une chute de plus de sept centimètres de neige est prévue. Elle invite du même coup les résidents à s’inscrire aux alertes sur Ottawa.ca, de suivre les comptes de la Ville sur les médias sociaux ou de télécharger l’application de la Ville pour être informés lorsqu’une interdiction hivernale de stationnement est mise en vigueur.

Partys de cuisine pour le MIFO

ORLÉANS – Dès le 12 décembre, le MIFO présentera une série de trois événements virtuels où des artistes franco-ontariens se joindront à un chef du collège La Cité pour préparer un plat en direct. Avec des interludes musicaux et des histoires, les participants en apprendront davantage sur les invités lors de ces partys de cuisine. « Nous souhaitions transformer l’expérience des spectacles virtuels pour qu’elle devienne plus interactive. Il serait impossible de cuisiner ensemble dans une salle de spectacles, alors nous invitons la communauté à sortir ses chaudrons pour (re)découvrir de nouvelles recettes en même temps que les artistes d’ici », explique Anne Gutknecht, directrice artistique du MIFO. La liste des artistes est accessible au mifo.ca. Les billets peuvent aussi y être achetés.

Panneaux solaires pour Mer Bleue

OTTAWA – Le 2 décembre, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) a annoncé l’installation de près de 1700 panneaux solaires sur les toits du Collège catholique Mer Bleue, à Orléans, et de l’École secondaire catholique Paul-Desmarais, à Stittsville. Ceci porte à vingt le total des écoles du CECCE bénéficiant de ces installations. Le système au Collège catholique Mer Bleue détient maintenant la plus grande installation de panneaux solaires du CECCE sur une même école, avec une capacité de 351 kilowatts ou 334 000 kWh, soit l’équivalent de la consommation énergétique annuelle de 39 maisons typiques. Johanne Lacombe, présidente du CECCE, espère que ces initiatives puissent avoir un impact encore plus grand, en inspirant la communauté à réfléchir à sa consommation d’énergie et à adopter un mode de vie plus écoresponsable.

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Le temps des Fêtes : une tradition d’entraide Suite de la page 1 Histoire de véhiculer la magie de Noël en toute sécurité, les organisateurs se sont également pliés aux nouvelles exigences. Cette année, les merveilles du village de Noël pourront être admirées de manière virtuelle. Des souvenirs du village magique pris au fil du temps ont été compilés sous la forme d’une collection de photos et de vidéos. Cet album virtuel met en vedette les petites maisons, les paysages pittoresques et les traditionnels trains électriques que les curieux avaient pour coutume d’admirer en personne. « Bien qu’il nous soit impossible, cette année, de réaliser le village magique tel qu’à l’habitude, les organismes de bienfaisance ont besoin de notre contribution plus que jamais », partage Nancy Wolstenholme, coordinatrice du projet philanthropique. Le village virtuel est accessible en ligne jusqu’au 2 janvier 2021. La totalité des

fonds amassés sera distribuée à une gamme d’organismes communautaires locaux, dont la banque alimentaire du Centre de ressources communautaires OrléansCumberland (CRCOC). De son côté, le CRCOC mène lui aussi ses collectes de fonds de la période des Fêtes avec optimisme. Cette année encore, comme depuis plus de 30 ans, le centre invite les donateurs à parrainer une famille ou à contribuer à un « arbre des anges », explique Luc Ouellette, directeur général du centre. Toutefois, cette année, toute collecte se fera de manière virtuelle. « L’an dernier, notre programme de Noël a aidé 952 personnes, dont 259 familles et 410 enfants. Cette année plus que jamais, nous comptons sur des donateurs généreux pour nous aider à faire en sorte que les gens de notre communauté aient de la nourriture et des cadeaux pour le temps des Fêtes », partage avec conviction le directeur général.


Des anciens disent au revoir à l’École des Villageois Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le 9 novembre, une dizaine d’anciens membres du personnel de l’École des Villageois se sont réunis devant le bâtiment maintenant abandonné situé sur la rue de Verchères. Les retrouvailles ont été organisées à la dernière minute lorsque Nicole Patry, une enseignante retraitée de l’école, a appris que les travaux de démolition des lieux allaient commencer : « C’est très émouvant de voir notre école en décrépitude, triste et froide. Pourtant c’était une école belle, joyeuse et accueillante lorsqu’on a emménagé en mai 1989 », a-t-elle a exprimé. Pour cette femme qui a enseigné pendant une quinzaine d’années à des Villageois, il était impensable de ne pas souligner sa disparition entre collègues. « L’édifice va tomber bientôt, mais je ne veux pas que l’école tombe dans l’oubli puisqu’elle a fait partie de la vie d’audessus de 3000 sinon 4000 Orléanais – sans compter les parents – et je considère qu’elle fait donc partie du patrimoine d’Orléans. Je suis un peu émue pour deux raisons : premièrement, aucune trace de cette école ne demeurera; deuxièmement, lorsqu’il est

Conte d’un

question de cette institution, on la nomme La Source, nom de l’école qui l’a remplacée. Donc l’École des Villageois va tomber dans l’oubli », a affirmé Mme Patry. En effet, si l’École élémentaire catholique La Source a occupé les lieux de 2003 à 2009, c’est l’École des Villageois qui y a élu pénates de 1989 à 2003 : « Des Villageois, qui portait le nom d’Orléans-Sud jusqu’en septembre 1989, avaient été créée pour décongestionner l’École Préseault. Elle ne devait être qu’une solution temporaire. De septembre 1988 à mai 1989, on cohabitait dans les locaux de Préseault sur la rue St-Pierre », se souvient Rhéal Delorme qui a servi à titre de directeur de l’école de 1988 à 1994. Elle a fermé ses portes en 2003, alors que le personnel et les élèves ont transféré à l’ancienne École intermédiaire catholique Léo-D. Côté. Cette dernière a, par la suite, pris le nom de Saint-Joseph d’Orléans. Toutes les personnes présentes s’entendaient pour dire que l’École des Villageois était un endroit où il faisait bon vivre : « Je me souviens quand on a ouvert l’école. C’était tellement familial et chaleureux. Je suis triste pour les anciens élèves qui ne pourront plus venir montrer l’endroit à leurs enfants », a confié Lise Gagnon qui y a œuvré à titre de

D’anciens membres du personnel de l’École des Villageois se sont réunis devant le bâtiment avant sa destruction. PHOTO : JEAN-MARC PACELLI secrétaire jusqu’en 1999. « Ce qui m’a frappé, c’était le sentiment de village qu’on avait ici, parce qu’Orléans n’était pas aussi gros qu’aujourd’hui. Tout le monde se connaissait et les élèves demeuraient tout près. Ça me fait un petit pincement au cœur de voir la bâtisse de

I

l était une fois, dans un magnifique royaume lointain, une génération de grands sages qui demeuraient paisiblement en harmonie tous ensemble. Ils avaient été élus par les propriétaires de l’endroit pour se faire gâter au quotidien en profitant d’une retraite cossue tant méritée. Les locataires des lieux bénéficiaient de services haut de gamme desservis par une équipe de travailleurs chevronnée, la meilleure selon les dires.

Noël Royal

Soudainement, un jour quelconque, le malheur fit son apparition sous la forme d’une gigantesque pandémie mondiale. Le virus pris d’assaut la planète entière obligeant ainsi ses habitants à sortir l’artillerie lourde. Tous s’armèrent du suprême bouclier facial espérant déjouer l’ennemi. Les grands manitous de la santé publique imposèrent un tortueux rituel consistant à insérer une longue brèche dans la cavité nasale pour aller toucher le cortex crânien dans le but d’indiquer si la peste COVID s’est infiltrée par les fissures du royaume. Les officiers du roi dûment faire de grands sacrifices pour ne pas s’exposer et ainsi rapporter le germe maudit auprès des grands sages, plus sensibles à la contagion. De grands sorciers intellectuels s’allièrent pour formuler des potions enchantées dans le but de développer la cure parfaite, mais en vain…

l’école nous quitter », a ajouté Alain Lortie, qui y a enseigné de 1990 à 1998. Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est prévoit l’aménagement d’espaces verts sur le terrain de l’ancienne école, comme le souhaitaient les résidentes et résidents du secteur.

Le royaume en question, grâce à l’expertise de son gouvernail se trouva épargné de la maladie mais, les royaumes avoisinants furent frappés dure et perdirent même des hommes au combat. Le bon moral des résidents perdit des plumes au fur et à mesure que ce difficile moment s’étira. Ils vous diraient tous que ce défi ultime en fut un des plus ardus du siècle dernier. Heureusement, par l’hiver, un vent de changement se pointa le bout du nez. Une atmosphère enchantée émana une odeur familière de Noël. Les cantiques, connues de tous, résonnèrent partout dans le royaume et les coeurs recommencèrent à battre la cadence. L’amour dans l’air créa une brume enveloppante comblant tout le monde. La fée MEHL brandit sa baguette magique pour transformer les lieux en jardin féerique. Les décorations firent leur apparition égayant le paysage du château. Les bons petits plats, concoctés par la cuisine royale, rappelèrent les plus beaux moments d’une vie et vinrent rehausser la bonne humeur de chacun. L’ambiance fût à la fête et le royaume comblé de joie. Finalement, malgré la pandémie s’acharnant toujours sur tous, les résidents du Jardin Royal purent profiter d’un armistice temporaire, un baume magique tant nécessaire.

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La pandémie de COVID-19 est sérieuse. Continuez de pratiquer toutes les mesures de santé publique : Suivez les consignes locales sur les rassemblements. Pratiquez la distanciation physique.

Lavez vos mains.

Portez un masque. Restez à la maison si vous avez des symptômes, même légers. Téléchargez l’appli Alerte COVID.

Protégeons-nous les uns les autres. Apprenez-en plus au Canada.ca/le-coronavirus ou au 1 833 784-4397.

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Pas drôle, mais nécessaire Est-ce que j’ai envie de parler de violence conjugale? Non. Est-ce qu’il faut que je parle de violence conjugale? Oui. Parce que la parole des femmes doit être entendue. Parce qu’il est temps que ça change, et que le problème nous concerne toutes et tous. Comme près d’une femme sur quatre au Canada, j’ai connu la violence conjugale. Je connais l’incompréhension, la surprise et l’effroi. Je connais la peur de ne pas pouvoir appeler à l’aide, de ne pas pouvoir quitter assez rapidement mon appartement. Je connais aussi les chiffres de la violence conjugale : en moyenne, une femme est tuée par son partenaire intime tous les cinq jours au Canada. L’endroit le plus dangereux pour une femme, c’est chez elle. Presque toutes les femmes assassinées au Canada le sont par un conjoint, un ex-partenaire ou un membre de leur famille. Combien d’amies devrons-nous encore accueillir chez nous en pleine nuit? Combien d’inconnues entendrons-nous encore hurler avant que cela ne cesse? Je suis fatiguée de devoir réexpliquer sans cesse, que oui, la violence a un sexe, et que non, une femme qui crie sur son mari, ce n’est pas la même chose. Que la violence conjugale se retrouve dans tous les groupes sociaux, économiques et culturels. Qu’elle n’a pas d’âge, pas de couleur, pas d’excuses. Fatiguée de ces médias qui osent encore parler de « crime passionnel » ou de « dispute qui tourne mal ». Fatiguée du manque de formation des forces policières, des médecins, des juges. Fatiguée du silence des voisin·es et des proches qui ne veulent surtout pas se mêler des histoires des autres. Je suis en colère contre le patriarcat, contre un système qui valide la domination des hommes sur les femmes et l’utilisation de la violence comme moyen de contrôle. Je suis en rage contre une société qui éduque ses garçons à réprimer leurs sentiments et à se construire dans le dépassement de soi et l’agressivité. Une société qui n’éduque pas ses filles à se battre et à réclamer leur juste place. Comme tout le monde, je suis pleine de haine contre cette pandémie, qui renforce et exacerbe les tensions familiales et fait bondir les chiffres de la violence conjugale. Le 25 novembre, c’était la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Une date choisie en hommage aux sœurs Mirabal, trois militantes dominicaines violemment assassinées le 25 novembre 1960 sur les ordres du dictateur Rafael Trujillo. Le 6 décembre, nous avons souligné le 31e anniversaire de la fusillade à l’École Polytechnique de Montréal, où un homme a assassiné 14 femmes parce qu’il « haïssait les féministes ». Dans le monde, 137 femmes sont tuées par un membre de leur famille chaque jour. Alors non, ce texte n’est pas drôle. Mais je n’ai pas le choix. Julie Gillet, directrice du Réseau féministe du Nouveau-Brunswick Francopresse

Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)

Désastre évité de justesse au pôle Nord « Maman Noël, je ne sais pas ce qui m’arrive. majorité, au contraire, voulait absolument trouver Depuis quelques jours, je tousse et j’ai le nez qui une solution, les cadeaux étaient tous prêts à partir. coule. » « C’est probablement juste un petit rhume, « Pourrait-on entrainer un autre renne à prendre la mais je vais te réchauffer un bon bouillon de plantes direction du voyage? » demanda Bonnet bleu*. de la toundra que j’ai préparé et tu verras bien. Si « Il ne reste plus que cinq jours avant Noël et c’est ta santé ne s’améliore pas, des impossible d’entrainer un renne millions d’enfants seront déçus dans un délai aussi court », suggéra et si nous y allons quand même, le père Noël, car on ne pourrait nous apporterions cette maladie pas enseigner à un autre renne le à un grand nombre de maisons long parcours compliqué du soir remplies d’enfants et d’adultes. de Noël. Ça serait désastreux.» « Bon, j’en Et la discussion continua tard prendrai de ta potion, même si ça dans la nuit sans qu’aucune soluRéflexion goute tellement mauvais. » tion concrète ne fût trouvée, même Comme par magie, le père Noël fut rétabli en s’il y avait eu un bon nombre de suggestions par les quelques heures. Il consulta alors le « Grand livre différents intervenants. des vérités » pour découvrir qu’il avait été affecté Trois jours avant Noël, maman Noël eut une par la COVID-19, cette nouvelle maladie très brillante idée. « Pourquoi ne pas donner au renne contagieuse. malade la même potion que je t’ai donnée pour Le père Noël prenait bien soin de ses rennes et guérir ta maladie? On n’a rien à perdre, car toutes les sortait chaque jour pour s’enquérir de leur forme. autres options sont épuisées? » Quelques jours avant Noël, le renne de proue, celui C’est ce qu’ils firent. Quelques heures plus tard, qui dirige l’ensemble des autres rennes lors du long le renne de proue s’était levé et broutait déjà l’herbe voyage le soir de Noël, était bien malade et avait cachée sous la neige. Il était guéri! On attela les l’air abattu. Couché, dans la neige fraichement rennes et on fit une tournée de routine pour savoir tombée, son nez coulait et il avait une grosse toux. si les rennes se portaient bien. Oui, la potion de la Le père Noël était bien déçu, car ça ne se pouvait toundra avait fonctionné encore et le voyage aurait pas que les enfants soient privés de cadeaux à cause lieu. Le soir de Noël, tous les lutins et lutines étaient de la maladie du leader des rennes. rassemblés pour voir le père Noël et maman Noël Il revint à la maison et en discuta avec maman monter doucement dans le ciel, tirés par les rennes. Noël afin d’y trouver une solution. On convoqua * L’atelier de fabrication du père Noël compte alors les Bonnets*. Si le renne majeur ne pouvait cinq sections de couleurs différentes. Quatre de ces pas voyager et que le remplaçant s’était blessé sections sont supervisées par des Maîtres lutins/ sérieusement à l’été, il serait donc impossible de lutines qui portent un bonnet associé au secteur. La faire le grand voyage de Noël. cinquième section est blanche, identifiée à maman Certains voulaient tout abandonner alors que la Noël, la cheffe de la coordination.

Denis

Gagnon

CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

! r e d i a s u o v Ici pour Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800 MFLalondeMP.ca 10 décembre, 2020 • Volume 4, Numéro 13 • 5


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ecolecatholique.ca/portesouvertes 6 • 10 décembre, 2020 • Volume 4, Numéro 13


La petite histoire… de la rue Gabriel L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www. SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Alton Legault Auteur principal Il y a de ces rues qui passent presque inaperçues. Et pourtant, elles valent le détour. Tel est le cas de la rue Gabriel qui s’étend sur une courte distance du boulevard St-Joseph à la rue Rocque au nord. Elle se situe à la limite est du cœur d’Orléans à proximité de la Place d’Orléans. La rue Gabriel apparaît pour la première fois en 1881, dans la révision du plan de développement du village Saint-Joseph d’Orléans sans doute proposée par la famille Rocque qui était devenue propriétaire des

terres achetées de l’archevêché d’Ottawa. Le plan original, préparé par Luc Major en 1858, se trouve ainsi modifié tant par le nombre de rues à l’est de l’église, passant de cinq à quatre, que par leur désignation plutôt féminine : St-Peter, Sophia (nom de la femme de Pierre Rocque), Emma (nom d’une des filles de Pierre Rocque) et Gabriel (nom de la femme de Ovide Arthur Rocque – parfois écrit Gabrielle – et de leur fils, Emilius Antoine Gabriel, né en 1881). Madame G. Rocque sera aussi éventuellement désignée comme propriétaire de terrains dans le secteur. Pendant longtemps, ces rues servent de point de référence pour localiser les terrains avoisinants et établir le rôle de taxation pour les propriétaires, sans qu’elles n’existent réellement. Il faut attendre le mouvement de déplacement de la population vers Orléans après la Seconde Guerre mondiale pour qu’enfin on concrétise le projet de 1881. Dès 1949, Donalda (Gervais) Renaud, entre autres, obtient un permis pour une

construction d’une valeur de 4 000 $ pour s’établir sur la rue Gabriel. Son mari, Charles Renaud, est menuisier et ancien soldat, membre du Régiment de l’est ontarien, fait prisonnier de guerre et libéré en 1945. Ils seront parmi les premiers résidents de cette rue. Ils y élèveront leur famille de six enfants avant de quitter Orléans au milieu des années 1970. La rue est officiellement ouverte en 1951 par le président du « Police Village of StJoseph d’Orléans » (Conseil du village), Lucien Gauthier, qui procède à l’abattage d’un grand orme entre les terrains de MM. Joseph Chartrand et Anatole Lemay. Dix ans plus tard, le chemin de gravier est pavé et les Renaud y vivent aux côtés des familles de Gérard Champagne, Jean Gauthier, Wilfrid Noël, Eugène Ouellette et Guy Saumure. En 1974, au moment de l’abolition du « Police Village of St. Joseph d’Orléans », il y a plus d’une quinzaine de familles établies des deux côtés de la rue. Or, 1979 marque un tournant avec

l’arrivée du centre commercial Place d’Orléans en plein sur la partie sud de la rue Champlain séparant les cantons de Cumberland et de Gloucester. Ce sera tout un changement pour le paysage et la vie dans le milieu. Dans le plan de développement de la Place d’Orléans, on prévoit une phase 2 comprenant un chemin de contour avec magasins avoisinants. Pour réaliser ce projet, le conseil de Gloucester procède au changement de zonage de résidentiel à commercial et à l’expropriation et à la démolition de toutes les maisons sur le côté est de la rue Gabriel. Le plan est finalement complété en 1990. En 1994, un projet de Quartier français au cœur d’Orléans, incluant ce qui reste de la rue Gabriel, ne parvient pas à se réaliser. Il n’en demeure pas moins que la maison des Renaud, au 1146 rue Gabriel, est toujours debout et témoigne de la volonté patrimoniale du cœur d’Orléans de se battre toujours aussi fort pour les générations à venir.

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À l’école un jour sur deux : un apprentissage bien différent Samuel Gosselin-Bélanger Initiative de journalisme local – APF – Ontario Les élèves du secondaire d’Orléans fréquentent l’école une journée sur deux depuis quelques mois en raison de la COVID-19. Une situation sans précédent qui bouleverse le quotidien des enseignants et des élèves. « Je trouve ça différent, rien n’est plus comme avant! Les dîners, les pauses, les devoirs et les évaluations », s’exclame d’emblée une étudiante de 9e année à l’école secondaire Gisèle-Lalonde, Maissa Zemni. Même son de cloche de la part de Nour Guesmi-Mekki, également en 9e année à Gisèle-Lalonde : « Je trouve difficile le fait de condenser les cours afin qu’ils nous donnent la matière pendant un quadrimestre. Ça rend la vie difficile aux élèves qui se retrouvent avec plusieurs devoirs et évaluations, mais le plus dur pour moi est de rester avec un masque toute la journée. » Maissa abonde dans le même sens que sa collègue : « Je trouve

que le quadrimestre n’a aucun sens et doit être changé. Ça affecte la santé mentale et l’éducation des élèves. On stresse constamment et on n’est pas toujours prêts pour les évaluations. » En raison de la COVID-19, le calendrier scolaire ontarien a été revu et divisé en quadrimestres plutôt qu’en trimestres. Cela doit permettre aux élèves de suivre deux crédits simultanément, en consacrant la matinée à une matière et l’après-midi à une deuxième matière, ce qui peut s’avérer plus difficile pour certains. L’année scolaire est ainsi divisée en quatre segments. La directrice adjointe à l’école secondaire Gisèle-Lalonde, Valérie Beauchamp, affirme que des adaptations ont été nécessaires. « C’est sûr que les professeurs ont dû s’adapter rapidement à cette nouvelle réalité. Il y a eu des modifications dans le fonctionnement des évaluations, dans l’aide apportée aux élèves », mentionnet-elle. Un autre défi pour les enseignants

Cette saison des fêtes, on doit faire les choses différemment.

réside dans la manière d’enseigner, enchaîne la directrice adjointe : « L’enseignant est en classe et il enseigne sa matière, mais il ne peut pas vraiment répondre en même temps aux questions de son élève qui se trouve chez lui. » Plusieurs mesures ont été mises en place afin de faciliter le travail des enseignants, comme l’ajout de logiciels et d’un enseignant ressource responsable de la réussite. Afin de respecter les règles sanitaires implantées par le gouvernement Ford, plusieurs stations pour se laver les mains ont été installées un peu partout dans l’école et un ménage complet est fait quotidiennement. Des initiatives qui sont bien perçues par Nour : « Je trouve que ces nouvelles mesures sont adéquates. Avoir deux différentes cohortes peut permettre de diminuer le risque d’attraper la COVID-19 […] Aussi afin que nous soyons plus en sécurité, nous avons des zones d’attente devant chaque classe. » En cette période où la santé mentale est particulièrement impor-

Des élèves participent à une activité avec l’auteur Simon Boulerice via une plateforme numérique. PHOTO : COUTOISIE – ÉCOLE SECONDAIRE PUBLIQUE GISÈLE LALONDE tante, la directrice adjointe souhaite offrir le meilleur environnement à ses étudiants, mais reste réaliste : la situation continuera d’apporter son lot de défis. Elle souhaite toutefois un retour à la normale le plus vite possible. «Je pense à nos étudiants qui

La meilleure façon de profiter des fêtes à l’intérieur en sécurité, c’est de le faire uniquement avec ceux avec qui l’on vit. Ceux et celles qui vivent seuls peuvent fréquenter un autre ménage exclusivement. Les rassemblements avec parenté et amis peuvent comporter un risque accru de contracter et de propager la COVID-19. Songez à profiter des fêtes dehors ou virtuellement avec ceux qui ne vivent pas avec vous. Sachez quel est le nombre de participants autorisé dans votre région avant d’opter pour une fête saisonnière à l'intérieur avec parenté et amis. Les rassemblements à l’intérieur sont interdits dans les régions au palier gris (confinement).

souhaitent une graduation ou participer à des activités extrascolaires. Pour nous, c’est important qu’ils retrouvent tout ça puisque c’est quelque chose qui peut les motiver à aller à l’école et à développer un sentiment d’appartenance »

Pour tout rassemblement avec des gens avec qui vous ne vivez pas : • respectez l’écart sanitaire de 2 mètres • portez un masque barrière • évitez les repas à la fortune du pot et le partage d’ustensiles • veillez à ce que tout le monde se lave les mains régulièrement, y compris avant et après les repas Si vous êtes malade, isolez-vous, même si vos symptômes sont légers, et demandez à vos invités de rester chez eux s’ils ne se sentent pas bien. Pendant la saison des fêtes, pour vous protéger, ainsi que vos proches, suivez les consignes sanitaires de la province et du bureau de santé publique. À vous de jouer pour freiner la propagation. Pour en savoir plus, consultez ontario.ca/celebrerensecurite

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EN ROUTE VERS LA MATERNELLE ET LE JARDIN D’ENFANTS L’entrée à la maternelle et au jardin d’enfants représente une étape importante dans la vie d’un enfant et de sa famille. Pour plusieurs, c’est une belle aventure qui marque un rite de passage mémorable. Elle provoque une fierté et de la joie, mais aussi parfois un peu d’anxiété et de questionnements. Pour les parents, c’est le moment de confier leur enfant à la grande école et de le laisser prendre son envol, alors que pour l’enfant, c’est un monde d’apprentissage et d’aventures qui l’attend à bras ouverts. Afin de faciliter la transition vers la maternelle, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) propose aux parents d’assister à une série de quatre webinaires éducatifs, sans oublier quatre activités virtuelles destinées spécialement aux tout-petits.

Une fois par mois, de décembre à mars, le CECCE vous convie à deux événements incontournables et gratuits : Un webinaire présenté le jeudi de 18 h 30 à 19 h 30, et une activité pour les tout-petits présentée le samedi de 10 h 30 à 11 h.

du Centre-Est est heureux d’accompagner les parents en offrant ces webinaires pour mieux les guider afin que leur enfant se sente bien et en confiance, et qu’il entame cette grande étape tout en douceur.

Au cours de ces webinaires, les parents auront l’occasion de visiter virtuellement une classe de maternelle-jardin et de rencontrer des spécialistes pédagogiques et des spécialistes de divers champs d’expertise du CECCE, ainsi que des surintendances de l’éducation, qui leur donneront des conseils au sujet de l’entrée à l’école. Bien que cette étape d’entrée à la maternelle et au jardin d’enfants puisse paraître comme un grand pas à franchir, sachez que le personnel du Conseil des écoles catholiques

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Un nouveau plan stratégique 2020-2025 novateur et ambitieux pour le CEPEO Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) a tourné le 2 décembre dernier une nouvelle page de son histoire avec le lancement de son plan stratégique 2020-2025, développé par et pour les membres de ses communautés scolaires. Un plan ambitieux et novateur, auquel élèves, parents, partenaires, membres du personnel et de ses communautés ont participé à titre de coartisans et dans lequel le CEPEO s’engage à devenir créateur d’opportunités, une vision qui orientera toutes ses actions pour les cinq prochaines années. Les écoles du CEPEO offrent à l’apprenant un environnement d’apprentissage bienveillant, accessible et équitable, dans lequel elles l'accueillent et l’accompagnent en lui offrant un accès à des services, à des programmes et à des expériences d’apprentissage riches qui l’aident à développer ses compétences et à s’engager pleinement dans un monde d’opportunités qui soutiendront son épanouissement la vie durant.

Le CEPEO s’engage à accompagner, à guider et à inspirer les élèves et les apprenants pour qu’ils assument pleinement leur rôle de citoyens engagés dans la francophonie et dans le monde. Il co-construit des milieux d’apprentissage et de vie francophones qui favorisent l’épanouissement et la réussite scolaire de chaque apprenant pour qu’il puisse contribuer activement à une communauté francophone vibrante, résiliente, et unifiée dans toutes ses diversités. De nouvelles valeurs, bienveillance, excellence, innovation et pluralisme, inspireront sa façon d’être et d’agir pour offrir un continuum d'apprentissage de grande qualité de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte. Le CEPEO est le conseil scolaire de la francophonie de demain : ouvert, moderne et pluraliste.

« Le CEPEO s’engage dans la voie du pluralisme pour célébrer la diversité sous

toutes ses formes et en faire un moteur de bien commun pour notre organisation » précise Mme Sylvie C.R. Tremblay, directrice de l’éducation. « Nous nous pencherons notamment sur les enjeux de lutte contre les inégalités et le racisme. Nous avons d’ailleurs beaucoup à apprendre à cet égard. La valorisation et l’inclusion de chaque personne en tant que membre à part entière de nos communautés scolaires vont exiger notamment beaucoup d’humilité, de courage et de transparence. En nous appuyant sur la contribution de chacune et chacun d’entre nous, nous bâtirons, ensemble, une société plus équitable. » « Nous invitons chacun des membres de nos communautés scolaires à s’engager avec nous dans cette vision stratégique renouvelée qui repose sur l’apprentissage durable et en profondeur, le bien-être ensemble et l’engagement francophone et citoyen au service d’une communauté francophone, vibrante, résiliente et unifiée dans toutes ses diversités. » ajoute M. Denis M. Chartrand, président du CEPEO.

cepeo.on.ca 10 décembre, 2020 • Volume 4, Numéro 13 • 11


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12 • 10 décembre, 2020 • Volume 4, Numéro 13

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L'Orléanais 10 decembre 2020  

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